Vive l'Anarchie - Semaine 00, 2020

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Munich, Allemagne : Des flammes au coeur des quartiers riches – 13 décembre 2019

Publié le 2020-01-01 15:04:05

Les nuits restent agitées pour les riches de Munich. Dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 décembre, les habitant.e.s du quartier huppé de Bogenhausen, situé à proximité du parc Herzog bordant l’Isar, se sont réveillé.e.s en sursaut au milieu de la nuit, après avoir entendu un puissant bruit d’explosion de pneus : en regardant par leur fenêtre, ils/elles ont aperçu un brasier: deux voitures flambaient dans la Adalbert-Stifter-Straße.

Deux voitures de luxe ont volontairement été incendiées, d’après ce qu’affirme la police. Selon elle, le feu a été mis à une voiture Mercedes SLS-Roadster vers 3h20 puis s’est propagé à une autre voiture (une Range Rover). Les deux véhicules étaient garés à moins de dix mètres l’un de l’autre. Au total, les dégâts s’élèveraient à plusieurs centaines de milliers d’euros (supérieur à 300.000 euros). Il ne fait aucun doute que derrière ces flammes se trouvent des mains partisanes de la guerre sociale, que les flics qualifient « d’extrême-gauche ». 

Un article de la TZ nous donne une petite idée du type de bolide qui vient de partir en fumée: « le propriétaire de la Mercedes, un homme de 64 ans, a perdu la voiture de ses rêves. La SLS-Roadster est munie de près de 600 CH et coûte près de 200.000 euros neuve. Ce modèle n’est plus construit depuis 2014. D’occasion, elle coûte pas moins de 140.000 euros, mais la plupart du temps c’est bien plus. »

C’est devenu une habitude à Munich de s’attaquer nuitamment à l’opulence des bourgeois. « Depuis environ deux ans à Munich », les voitures de luxe brûlent régulièrement dans divers quartiers, comme à la fin septembre et début octobre, lorsque des bagnoles à plusieurs centaines de milliers d’euros avaient cramé dans deux quartiers distincts de la capitale bavaroise.

La bagnole à plus de 200.000 euros réduite en cendres

 

Et de dix … les malfaiteurs-ses se bousculent à bure !

Publié le 2020-01-01 15:31:05

Tout part de l’intrusion d’un peu moins d’une dizaine d’opposant.e.s dans les locaux de l’Hôtel-restaurant situés dans l’enceinte du laboratoire de l’Andra à Bure. Des pierres brisent des vitres, du mobilier est chahuté dans le réfectoire et un départ de feu sur une flaque d’essence est maîtrisé par le cuistot tandis que les intrus quittent les lieux. Le départ de feu devient un incendie dans la presse, la présence de clients dans l’hôtel une mise en danger de la vie d’autrui pour le procureur : les critères sont réunis pour caractériser le crime en bande organisée. Et s’il y a crime organisé, il y a organisation, il n’en faut pas plus pour que toute la lutte et ses opposant.e.s deviennent suspects et ouvrent ainsi le champ à une instruction sans limites.

En quelques mois une vingtaine de perquisitions et de nombreuses auditions puis gardes à vue vont suivre. Les expertises d’ADN, informatiques, chimiques s’accumulent et multiplient les cabinets d’experts et les divisions de police scientifique chargés de décortiquer les m³ de saisies provenant d’une vingtaine de perquisitions. Ainsi ce sont au moins 55 000 euros de frais qui sont déjà déboursés et sans doute plus près de 100 000 euros engagés en réalité. Pour une trentaine d’ordinateurs et de téléphones et une cinquantaine de disques durs, on compte ainsi, par exemple, 30 000 euros de frais d’expertise informatique ; et 1 400 euros pour l’ADN d’un t-shirt et un pantalon.

C’est sans compter le salaire de la trentaine d’officiers de gendarmerie de la section de recherche de Nancy et des brigades de recherche locales qui les épaulent et ont consacré des milliers d’heures à dépiler et compiler les données extraites de centaines de scellés, de dizaines d’heures d’auditions, écoutes téléphoniques et perquisitions pour pondre des procès-verbaux fleuves.

Des centaines de milliers d’euros qui égaleront, sinon dépasseront, au final les frais des dégâts occasionnés aux infrastructures de l’Andra, à l’origine de cette gargantuesque instruction. Celle-ci ne semble pouvoir parvenir à satiété que lorsqu’elle aura avalé jusqu’aux derniers des opposant.e.s ayant lutté contre le projet Cigéo entre l’été 2016 et le printemps 2018.

104 000 communications écoutées/lues intégralement sur 26 lignes téléphoniques interceptées des mois durant. Parmi celles-ci des responsables et locaux associatifs, des journalistes, des avocats. Une voiture de gendarmerie banalisée surmontée d’une antenne IMSI Catcher qui s’est baladée durant un mois pour capturer tous les numéros de téléphones sur une aire située dans un rayon de 5km autour de Bure et même ponctuellement aux abords du Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc. Des géolocalisations d’une vingtaine de lignes de téléphones portables en temps réel durant trois semaines. Deux balises GPS implantées sous des véhicules personnels, et une tentative d’intrusion avortée de micros-espion dans les locaux associatifs de la Maison de Résistance durant un week-end de mobilisation. Et enfin, des centaines de réquisitions téléphoniques auprès des opérateurs pour connaître les identités reliées à l’ensemble des téléphones bornant sur les antennes-relais à proximité des manifestations autour de Bure durant plus d’un an.

Et à la fin, pour parfaire le tableau dystopique, on injecte toute cette matière obtenue dans un super logiciel, ANACRIM, qui génère des cartes mentales reliant des individus à des lieux, à des dates, à des numéros de téléphone, à des responsabilités associatives, à des implications supposément délictueuses. On obtient des frises arachnéennes où les acteurs principaux sont affublés de photographies, glanées ici et là dans des coupures de presse, ou des photos floues de filatures et surveillance policière, tandis que les seconds rôles ne sont désignés pour la plupart que par un pseudo ou un numéro de téléphone. Le décor d’un mauvais feuilleton policier futuriste est planté : on a notre association de malfaiteurs sous la main, il ne reste plus qu’à broder le réseau organisé autour du crime. En l’occurrence, une pseudo tentative d’incendie d’un hôtel-restaurant dans l’enceinte du laboratoire de l’Andra en juin 2017 et des tirs de fusées et jets de pierre sur des gendarmes qui bloquaient l’avancée de manifestations en février et août 2017.

On trouve des textes radicaux sur des clés usb et des disques durs, de l’ADN et des empreintes sur des fusées, des pétards et bouteilles d’essence dans des placards, des milliers d’euros qui rentrent et qui sortent de comptes en banque associatifs, des allusions, des confidences et des mea culpa dans des conversations téléphoniques et des textes qui traînent. On a notre faisceau d’indices concordants qui, collés bout à bout dans des procès-verbaux policiers, extrapolent les contours du complot, devinent une intentionnalité et complicité collective tapie au cœur d’une entreprise malfaisante.

Comment pourrait-il en être autrement quand on part du « crime » pour confondre l’ensemble de celles et ceux dont on veut persuader de la culpabilité ? Et si la lutte ne veut pas faire le tri en son sein, alors tout le monde est complice, tout le monde sera sur le banc des accusé.e.s au jour du « jugement dernier ». À défaut de contre-version et de démenti de la part des accusé.e.s, ce feuilleton juridico-policier aura valeur de vérité au regard de la Cour qui jugera, et sans doute au regard de l’Histoire elle-même. Cette version lissée par la méthodologie policière, destinée à rentrer dans le moule judiciaire de la criminalité organisée, se substituera dans les annales à la réalité tellement plus complexe d’un terrain de lutte hétéroclite et ses inter-individualités hétérogènes. Fi des amitiés, fi des complicités intimes, fi des différences et divergences, fi de la détermination que forge le sentiment d’injustice, fi encore des trajectoires abîmées par une répression brutale et aveugle, fi aussi du désespoir de voir l’avenir hypothéqué alors qu’il nous reste des décennies d’existence à y projeter. Après tout, ce n’est que subjectivité en regard de l’impératif de paix sociale, même fictive, de force qui doit rester à la loi, à l’État nucléocrate, souverain dans la décision politique d’entériner un projet soi-disant d’utilité publique.

Justice et police agissent comme l’ignorant face à un parterre d’orties : elles arrachent et coupent sauvagement à ras, comme si sous la surface la lutte n’était pas un vaste réseau de racines entremêlées. Juge et enquêteurs tirent, tirent sur quelques plants, semblant penser qu’à la fin ils éradiqueront ou dissuaderont la mauvaise herbe de repousser. Mais qui a déjà tiré sur des orties, sait qu’il faut déraciner l’ensemble du réseau de racines pour les dissuader de repousser et en venir à bout. Ici nous sommes des dizaines et dizaines de subjectivités et d’individualités entremêlées dans un réseau inextricable de racines accumulées sur des années de lutte, des mois de co-existence qui ne se cantonnent pas à des frontières géographiques d’un territoire ou à des ensembles définis d’individus. Et même en nous tenant à l’écart les un.e.s des autres, nous restons lié.e.s par des amitiés et des complicités profondes : nous sommes constamment en contact par l’intuition, par l’empathie, par le reste du réseau étendu de nos ami.e.s de lutte et de coeur, et malgré la désorientation initiale des coups frénétiques de bêche, nous tendons constamment à faire collectif, à continuer d’agir collectivement. Chaque jour, semaine et mois qui passent comblent les sillons que la répression à creusés entre nous, et la solidarité retisse entre nous les liens invisibles du collectif large d’une communauté de lutte.

Le jeu du gendarme et du voleur, du juge et du prisonnier doit cesser : nous sommes tous et toutes des malfaiteur-se.s, il n’y aura pas assez d’arbres à couper dans le Bois Lejuc pour imprimer les procès-verbaux pour nous tout.e.s, coupables d’avoir participé à 500 à abattre un kilomètre de mur érigé par l’Andra à l’été 2016, ni pour avoir participé à 700 à la manifestation qui a renversé toutes les grilles du versant nord de l’écothèque à Bure en février 2017, ni encore avoir à autant de monde participé à une manifestation champêtre non déclarée qui a conduit à une confrontation physique avec les gendarmes mobiles qui les bloquaient dès la sortie du village de Bure le 15 août de la même année.

La mascarade doit cesser : nous sommes tous et toutes complices, et il n’y aura jamais assez de contrôles judiciaires et de gendarmes pour perquisitionner les centaines de domiciles de tout.e.s celles et ceux qui ont délibérément choisi de se mobiliser à Bure dans un contexte croissant de répression policière et judiciaire. Si cette instruction vise à faire exemple et dissuasion en extrayant des coupables parmi les centaines que nous sommes, alors elle ne s’appelle pas Justice, elle porte le nom de Police Politique. Et à ce jeu là, même s’il faut que 5, 7, 8, 9 ou 10 personnes en payent chèrement le prix, tôt ou tard la révolte finit par avoir le dernier mot et le nom des tyrans et des petits bourreaux exécutants finit gravé en lettres de sang et de honte dans le marbre de l’histoire.

L’omerta doit cesser : avec ou sans nous, la lutte se nourrira de notre rage, de nos sentiments d’injustice, les couvera patiemment avant de raviver violemment et soudainement la tempête qui emportera avec elle tous ces hommes et femmes de paille qui se dissimulent derrière les habits grandiloquents de leurs fonctions pour distribuer les coups, au nom d’une paix sociale qui empeste la mauvaise foi en l’argent. Cigéo n’est pas une oeuvre humaniste, c’est une fosse d’immondices sur le couvercle de laquelle sont assis une pyramide d’ingénieurs, de fonctionnaires, de scientifiques, d’entrepreneurs, d’ouvriers, avec comme clé de voûte des politiciens, des procureurs, des préfets et des juges. Et tous ensemble ils tiennent les muselières financières et coercitives de la Meuse, de la Haute-Marne et progressivement de tout le Grand Est. Tous unis dans la construction et la compromission honteuse d’un projet mégalomane dont la plupart des habitant.e.s ne veulent pas et n’ont jamais voulu.

Pour ceux et celles qui ont été marqués dans leurs chairs et leurs esprits par la répression, pour ceux et celles qui garderont pour toujours la peur des coups à leur porte et sur leur peau dans leurs mémoires, pour celui et celle qui se sont ôté.e.s la vie en perdant de vue l’horizon de la lutte, pour ceux et celles qui ont été et sont toujours privé.e.s de liberté, puni.e.s pour l’ivresse fulgurante de leurs rages, pour ceux et celles innombrables qui se sont vus mépriser et humilier par des gendarmes et des magistrats davantage pour ce qu’ils et elles étaient que pour ce qu’ils et elles défendaient, pour ceux et celles qui se sont vu.e.s défendre de vivre leurs amitiés là où elles s’étaient enracinées, pour ceux et celles qui s’aiment et n’ont plus le droit de se toucher autrement que par des regards distants et complices, pour ceux et celles qui se sentent plus seul⋅es et désespéré⋅es chaque jour d’être les riverain.e.s d’un futur cimetière d’atomes, pour trop de nos rêves et espoirs piétinés par le bruit des bottes, il n’y aura ni oubli ni pardon !

Munich, Allemagne : Sabotage incendiaire de faisceaux de câbles sur deux ponts – 19 décembre 2019

Publié le 2020-01-01 18:03:08

Munich : Des câbles de fibre optique de Vodafone et des services de la ville incendiés

Dans la nuit du 19 décembre à Munich, nous avons paralysé par le feu les deux principaux câbles [de fibre optique] de Vodafone et des services techniques de la ville sur deux ponts de l’Isar. Ces câbles alimentent, outre les grosses entreprises comme BMW, la centrale thermique-nord des services municipaux de Munich. L’objectif était de causer le plus de dégâts matériels possibles pour s’attaquer de manière concrète à la politique climatique dominante.

Le charbon brûlera encore pendant de nombreuses années dans la centrale thermique-nord pour produire de l’électricité et du chauffage urbain. La ville de Munich ignore systématiquement le référendum ayant acté sur le fait de ne pas poursuivre l’exploitation du charbon, car cette centrale est censée rester sur le réseau en tant que réserve principale. Les services municipaux n’ont que pour seule possibilité de provoquer une flambée des coûts s’ils comptent mettre la centrale à l’arrêt de manière prématurée.

Nous ne pouvons pas évaluer avec exactitude l’ampleur des perturbations causées par nos petits incendies. Dans les rares articles de journaux, on parle de plusieurs jours de travaux nécessaires pour les réparations et de dégâts matériels supérieurs à 100.000 euros.  

L’abandon du charbon est un travail manuel.
Abolissons le capitalisme.
Coupons le jus des tueurs du climat.

Salutations enflammées aux trois du banc public.

[Traduit de l’allemand d’indymedia, 30.12.2019]


Extrait de l’article de l’Abendzeitung, 20.12.2019:

« Les tuyaux noirs épais qui passent par le pont Leinthaler et le pont Herzog-Heinrich à Oberföhring sont à peine visibles. Ils sont fixés aux parois extérieures des ponts. A l’intérieur se cachent des brins entiers de câbles de fibres optiques de l’épaisseur d’un pouce. Ceux-ci alimentent en internet haut-débit les grandes entreprises à Oberföhring – comme les stations de télévision, l’institut technologique de la radiodiffusion (centre de recherche de diffusion audiovisuelle allemande, autrichienne et suisse), la radio bavaroise (Bayerische Rundfunk) et même les foyers d’habitant.e.s. Les câbles transportent d’énormes quantités de données.
Dans la nuit de jeudi 19 décembre, ces câbles ont été la cible d’un incendie, qui a pu se déclencher avec un produit incendiaire, probablement avec de l’essence. La police part du principe qu’il s’agit d’un acte délibéré. […]
A 5h du matin, plusieurs témoins ont signalé de la fumée sur le pont Leinthaler. Les pompiers sont intervenus et ont éteint le feu. Ils se sont très vite aperçus qu’ils ne pouvaient pas s’agi d’un défaut technique. Non seulement les câbles du pont Leinthaler ont été complètement brûlés et ont même fondu, mais ils l’ont aussi été 50 mètres en amont sur le pont Herzog-Heinrich. »
La police estime les dégâts à plus de 100.000 euros. Selon un porte-parole, les services municipaux de la ville n’ont pas été touchés (sic).
Un techncien de Vodafone assure que les réparations dureront plusieurs jours. Les deux ponts ont été fermés pour la durée des travaux.

Un article de la Süddeutsche Zeitung rappelle qu’en mars 2019, un sabotage similaire avait eu lieu à Munich contre une conduite de câbles qui longent le pont John-F.-Kennedy. Là encore, les installations appartenaient à Vodafone.

Conduite de câbles visée par l’incendie sur l’un des deux ponts qui traversent l’Isar

 

Pour bien commencer l’année (MAJ 2, du 4/01)

Publié le 2020-01-02 00:12:06

De Strasbourg  à Lyon, les bagnoles crament, les flics se font caillasser

France Info / mercredi 1er janvier 2020

Dans le Bas-Rhin, en Alsace, une trentaine de véhicules ont été incendiés. Les faits se sont déroulés dans la nuit du lundi 30 au mardi 31 décembre, vers 21 heures, a appris franceinfo. Les incidents se sont notamment concentrés sur Strasbourg et dans la commune d’Illkirch-Graffenstaden, au sud de l’agglomération strasbourgeoise. Par ailleurs, 18 véhicules ont été brûlés près de Lyon, dont 12 dans la seule commune de Vénissieux (Rhône).


A Strasbourg, des violences ont été signalées dans les quartiers du Neuhof, Hautepierre, Cronenbourg et Port du Rhin. Dans le Haut-Rhin, neuf véhicules ont été brûlés dans les communes de Rixheim, Illzach, Petit-Landau et Issenheim.

Le Parisien / mercredi 1er janvier 2020

La nuit de la Saint-Sylvestre a été agitée pour les forces de l’ordre à Strasbourg, où plus de véhicules ont été incendiés que l’année précédente, davantage de personnes interpellées et des fonctionnaires blessés, a-t-on appris de source policière.
La police n’a pas souhaité préciser le nombre de véhicules incendiés. « La nuit a été très chargée », a résumé cette source, faisant état de « plusieurs fonctionnaires blessés », tout en soulignant que ces blessures n’avaient pas de caractère de gravité.
Des violences urbaines s’étaient déjà produites dans plusieurs quartiers de Strasbourg le week-end dernier puis dans la nuit de lundi à mardi. Des voitures et des poubelles avaient été incendiées. Pompiers et policiers avaient été visés par des tirs d’artifices.
« On a assisté à une montée des incendies de véhicules depuis Halloween et depuis deux week-ends le phénomène s’est accéléré, avec également l’usage de mortiers, des engins qui peuvent blesser très grièvement des policiers ou des pompiers », avait souligné mardi soir la directrice départementale de la sécurité publique du Bas-Rhin, Annie Brégal, faisant état de « groupuscules d’individus souvent cagoulés », composés de mineurs ou jeunes majeurs. […]

même torchon, même date

[…] Dans la capitale alsacienne, il y aurait aussi eu plus de 200 voitures brûlées, selon France Bleu Alsace. Longtemps considéré comme un marqueur du niveau des violences urbaines, le chiffre des voitures brûlées n’est plus communiqué par le ministère de l’Intérieur depuis deux ans. Selon nos informations, durant cette nuit de la Saint-Sylvestre, les 100 000 policiers et gendarmes mobilisés auraient procédé à près de 400 interpellations. […]

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Vénissieux (Rhône) : Minguettes rock ‘n’ roll

Le Progrès / mercredi 1er janvier 2020

A Vénissieux, les incendies avaient commencé la veille, avec une douzaine de voitures brûlées dès le 30 décembre. Les véhicules ont continué à flamber pendant la nuit de la Saint-Sylvestre. La circulation du bus C12 et du tram T4 a même dû être interrompue.
De nombreuses voitures, mais aussi des scooters, des containers à ordure et des poubelles ont été incendiées pendant une nuit particulièrement agitée. […]

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Bordeaux : Incendies, trams interrompus et un flic blessé

Sud-Ouest / mercredi 1er janvier 2020

La nuit du réveillon du premier de l’an a été agitée dans l’agglomération bordelaise. « Les services de police ont dû gérer des tensions qui ont commencé tôt mardi soir avec des groupes de jeunes et qui se sont traduits par des feux de véhicules et de poubelles dans plusieurs villes de la métropole.
Il y a eu des interpellations suite à des jets de projectiles sur les forces de l’ordre », indique la préfecture ce mercredi matin, sans plus de précisions.
La circulation des tramways, qui devaient rouler toute la nuit, a dû être interrompue plusieurs heures à cause « d’actes de vandalisme », selon des annonces de TBM sur les réseaux sociaux.
C’est notamment dans le quartier des Aubiers, à Bordeaux, que des tensions ont éclaté. Des feux ont été allumés sur la voie publique et des policiers ont été pris à partie et ont reçu des jets de projectiles à leur arrivée sur les lieux. Un agent a été blessé. Une personne a été interpellée et placée en garde à vue.
Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montraient des incendies dans le quartier.

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Saint-Dié-des-Vosges (Vosges) : On caillasse les flics et aussi les journaleaux !

Vosges-matin / mercredi 1er janvier 2020

La nuit du réveillon du Nouvel An n’a pas été calme à Saint-Dié-des-Vosges où, après les premiers pétards lancés vers 17 h 30 à Saint-Roch, une douzaine de voitures environ ont été incendiées dans le quartier de Kellermann et une en centre-ville, place des Déportés. Mais là, sans que l’on sache à cette heure s’il s’agit d’un acte volontaire ou non. A leur arrivée à Kellermann, les fonctionnaires de la police nationale ont été caillassés. Dans l’attente de renforts en provenance de Nancy, des militaires du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) ont été appelés pour se rendre sur place. Les véhicules stationnés à différents endroits dans le quartier ont été entièrement détruits, malgré l’intervention des sapeurs-pompiers. Il n’était toujours pas prudent de se rendre dans le quartier ce mercredi matin de bonne heure, un ou des individus ont lancé des cailloux sur un véhicule de presse.

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Limoges : Soirée agitée… et enflammée !

France Bleu / mercredi 1er janvier 2020

Le passage à l’année 2020 a été particulièrement agité pour les pompiers et policiers de Limoges, mobilisés sur de nombreux feux de voitures en cette nuit de réveillon. Au petit matin, le service départemental d’incendie et de secours de la Haute-Vienne dénombrait « au moins 36 voitures brûlées à Limoges« .
Le premier sinistre a été signalé à 20h30 et des véhicules ont continué à s’embraser à un rythme soutenu jusqu’à 4 heures du matin environ. Parmi les secteurs touchés, il y a essentiellement les quartiers sensibles comme La Bastide ou encore le Val de l’Aurence, mais aussi de manière plus marginale d’autres quartiers comme les Portes Ferrées ou encore des lieux à priori plus tranquilles   tels que la rue Sainte claire.
Les interventions des pompiers ont  du être sécurisées par les policiers car ils ont essuyé des tirs de projectiles à leur arrivée à La Bastide et à la ZUP de l’Aurence. […]

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Nantes : Barricader le quartier

Ouest France / mercredi 1er janvier 2020

[…] Attablées autour d’un café bien chaud, ces habitantes du quartier Malakoff font les comptes. En sortant de chez elle, en ce premier matin de l’année, l’une d’elles en a compté cinq, au moins. Elles sont une petite vingtaine, en réalité. Elle ne les a pas vues, mais certaines fument encore à l’autre bout de la cité.
Les premières flammes se sont élevées après 23 heures, mardi, selon elles. Les dernières ont été étouffées, vers 3 heures, peut-être. Des mômes avaient mis des voitures en travers de la route pour bloquer les accès, soupire une femme, qui avait une vue quasi imprenable sur la scène depuis chez elle. […]
Pour ne pas susciter de surenchère entre les quartiers, les autorités ont refusé de communiquer le chiffre précis des voitures incendiées en cette nuit de la Saint-Sylvestre. C’est le cas depuis plusieurs années déjà, rappelle-t-on à la préfecture, ce mercredi matin.
Après avoir sillonné plusieurs cités nantaises, ce mercredi matin, on a pu observer que c’était à Malakoff que les interventions avaient sans doute été les plus nombreuses, le soir du réveillon. C’est simple, les pompiers ne savaient plus où donner de la tête, souffle l’une des habitantes de Malakoff. L’année dernière, cela avait été plus calme ici, pourtant. J’ai l’impression qu’ils se sont vengés cette année…
Aucun blessé ne serait à déplorer ce mercredi matin. Deux jeunes hommes, âgés de 18 et 19 ans, ont été interpellés à Malakoff et dans le quartier du Château, à Rezé. Le premier est soupçonné d’avoir transporté un pistolet Airsoft et de l’acide chlorhydrique. Le second – qui a pris ses jambes à son cou à l’arrivée de la police – est soupçonné d’avoir incendié une ou plusieurs voitures, avec d’autres jeunes gens.

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Toulouse : Voitures en feu et caillassages de flics, mais c’est plus calme que l’année dernière

La Dépêche / mercredi 1er janvier 2020

[…] Au total, une trentaine de feux de poubelles ou de véhicules ont été recensés. La moyenne.
À Toulouse, qui a catalysé l’essentiel des « festivités », le top départ a été sonné à 18h30 dans le quartier Bagatelle pour un incendie de véhicule survenu rue de La Martinique. Vers 20 heures, on entendait déjà quelques pétards à Bellefontaine, toujours dans le secteur du Grand-Mirail. À 21 heures, cap au nord de la ville où des grenades lacrymogènes ont été lancées suite à des incidents enregistrés place des Faons, quartier des Izards. Vers minuit, retour au Mirail où des sapeurs-pompiers et des policiers, qui intervenaient pour éteindre des poubelles embrasées à même les voies de circulation, ont été pris pour cible par des jets de projectile. Là encore, du gaz lacrymogène a été utilisé.
À Tournefeuille, plusieurs feux d’artifice très impressionnants, visibles depuis les communes aux alentours, ont été tirés entre 23 h 15 et 00 h 30. De véritables bouquets pyrotechniques ont ainsi éclairé le ciel de l’ouest toulousain dans un vacarme de détonations. […]

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Soyaux (Charente) : Incendies de bennes à ordure et d’une bagnole

La Charente Libre / mercredi 1er janvier 2020

Les policiers ont eu fort à faire cette nuit à Soyaux. Deux bennes à ordures puis une voiture ont été incendiées dans le quartier du Champ de manoeuvre. Ces scènes de violences urbaines se sont produites entre 23h et 1h du matin, au niveau du rond-point qui relie les boulevards Vincent-Auriol et Léon-Blum. […] Les pompiers sont intervenus pour maîtriser les flammes, encadrés par de nombreux policiers, mobilisés sur place une grande partie de cette nuit de la Saint-Sylvestre. L’enquête est toujours en cours.

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Nice : Les flics pris pour cible, mais une soirée calme

Nice-matin / mercredi 1er janvier 2020

La nuit du réveillon a connu son lot d’interventions habituel, mais a été relativement calme dans les Alpes-Maritimes comparé à d’autres années. Feux de poubelles, de voitures, les vandales étaient hélas comme chaque année de sortie, obligeant les sapeurs-pompiers à intervenir à plusieurs dizaines de reprises.
Mardi soir, route de Turin à Nice, trois équipages de la police municipale qui intervenaient sur un enlèvement de véhicule ont été pris à partie et ont reçu des tirs de fumigènes, selon le maire de Nice, Christian Estrosi. Ils ont fait usage de leur flashball. […]

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Hauts-de-Seine : Il incendie la voiture de la municipale, mais attention !

Le Parisien / mercredi 1er janvier 2020

La tête couverte d’une capuche ou d’un bonnet, il traverse la rue déserte pour s’approcher d’une voiture de la police municipale, stationnée juste devant le poste de police de la ville. L’homme extirpe une bouteille de sa manche, en vide le contenu sur le pare-brise et le toit du véhicule puis met le feu pour que la voiture s’embrase. La scène, qui ne dure que quelques secondes, a été filmée ce mercredi matin vers 6 heures, rue de la Liberté à Colombes. Juste après que la voiture ne s’embrase, on voit l’incendiaire s’enfuir à toute hâte, ses vêtements ayant aussi pris feu…
« C’est clairement un acte gratuit qui cible la police municipale, commente le cabinet de la maire (LR) Nicole Goueta. Il ne s’est rien passé de spécial au cours de la nuit, sauf l’incendie de cette voiture de la police municipale, stationnée et sans personne à l’intérieur. » […]

Cet acte de vandalisme a été commis à la fin d’une nuit de la Saint-Sylvestre « plutôt calme » dans les Hauts-de-Seine. Du nord au sud du département, en particulier à Asnières, Nanterre, Clamart, Bagneux, une quinzaine de véhicules ont été incendiés.
Les forces de l’ordre ont aussi essuyé quelques jets de projectiles et tirs de mortier. Sans pour autant que les situations ne dégénèrent vraiment. Et sans que ces échauffourées, à Asnières et Bagneux notamment, n’aient fait de blessés.

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Oise : Une soirée (trop) calme

Le Parisien / mercredi 1er janvier 2020

[…] Traditionnellement sensible, la nuit du Nouvel an a bien connu son lot d’actes délictuels, mais en quantité moindre que les années précédentes.

C’est dans le Creillois que le plus grand nombre d’incendies de voitures a été relevé. En cette nuit du 31 décembre au 1er janvier, ce sont environ dix véhicules qui ont été incendiés, notamment dans les quartiers des Cavées et du Moulin, à Creil, ou encore celui des Rochers, à Nogent-sur-Oise.
Et si les policiers ont dû intervenir après avoir été pris à partie à Villers-Saint-Paul, la situation est très rapidement revenue au calme.
À Compiègne, seul le quartier du Clos-des-Roses a fait parler de lui. Une voiture y a été incendiée dans la nuit, selon des responsables locaux, suite à une course-poursuite avec les gendarmes. À l’arrivée des pompiers, escortés par les forces de l’ordre, des affrontements ont éclaté entre les agents et des jeunes.
Les policiers ont riposté aux jets de pavés par des tirs de bombes lacrymogènes, autour du square Charles-Baudelaire. Un abribus a été cassé et deux poubelles ont été incendiées dans la rue Phileas-Lebesgue, à proximité du centre commercial du Clos-des-Roses.
À Beauvais, il n’y a guère que dans le quartier de la Soie-Vauban que des incidents marquants ont éclaté dans la soirée, avec quelques débuts d’incendies. Six jeunes ont notamment été interpellés et placés en garde à vue, « ce qui a ramené le calme dans le secteur », indiquent les forces de police.
Dans la zone surveillée par les gendarmes – soit l’ensemble du territoire à l’exception des trois grandes agglomérations – il n’y aurait pas eu d’incident notable. […]

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Marseille : Seuls quelques feux de poubelle égayent une soirée de paix sociale

La Provence / mercredi 1er janvier 2020

Des feux de poubelles ont été allumés la nuit dernière à la cité des Rosiers, chemin de Sainte-Marthe (14e). La police et les pompiers sont toutefois rapidement intervenus. Le calme est revenu peu avant minuit.

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Pleyber-Christ (Finistère) : Des bonnes propositions pour 2020

extrait du Télégramme / mercredi 1er janvier 2020

[…] vers minuit, ces dégradations au sein de l’école Saint-Pierre de Pleyber-Christ. Entrés par effraction dans l’établissement, quatre mineurs y ont uriné avant de renverser des objets et de casser du matériel. Le premier, qui avait filmé ses « exploits » avec son téléphone portable – ce qui a permis aux militaires d’identifier formellement les quatre membres du groupe -, a tenté de fuir en voyant les gendarmes. Mais il a été rapidement interpellé. Le deuxième l’a été de façon incidente, quelques minutes plus tard, au bourg. Entendus, ils ont ensuite été remis à leurs parents. Les deux autres seront convoqués ultérieurement. […]

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A Strasbourg

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Mise à jour du 2 janvier

Behren-lès-Forbach (Moselle) : Saccage des structures communales et d’un commerce

Le Républicain Lorrain / mercredi 1er janvier 2020

La cité de Behren-lès-Forbach s’est à nouveau enflammée lors du réveillon du Nouvel An, avec des feux de voitures, de poubelles, mais aussi de nombreuses dégradations, sur la maison des associations et la boulangerie, totalement saccagée.

Les premiers faits ont été recensés rue de la Liberté, vers 22 h 30, avec l’incendie de deux véhicules. Les pompiers du centre local, sous l’autorité du lieutenant Anthony Gerber, sont intervenus rapidement pour circonscrire le sinistre, avant de se rendre rue de la Pfisterquelle, également pour une voiture en feu. L’intervention des gendarmes de la compagnie de Forbach a permis de ramener le calme… provisoirement.

La tension est montée d’un cran peu après minuit, lorsqu’un groupe de jeunes s’est rassemblé rue du Kelsberg. Des poubelles sont d’abord incendiées et placées sur la route, puis ils se sont attaqués au sapin de la maison des associations (MDA), lui aussi brûlé, avant de s’en prendre aux vitres de la structure, prise pour cible par des jets de projectiles. La boulangerie Ipec, toute proche, a été la victime de ce déchaînement de violence. Les jeunes ont arraché des panneaux de signalisation et s’en sont servis comme des béliers pour forcer le rideau de l’enseigne et pénétrer dans les locaux, qu’ils ont entièrement saccagés.

D’importants moyens ont été mobilisés, des gendarmes aux CRS, qui se sont déployés dans tout le quartier pour tenter d’interpeller les auteurs des faits, mais surtout éviter d’autres exactions. Le « calme » est finalement revenu vers 2 h du matin. Les forces de l’ordre ont maintenu une surveillance une grande partie de la nuit pour éviter le retour des casseurs.

Du côté des pompiers de Freyming-Merlebach, la nuit a également été agitée. Entre le début de soirée et la fin de la nuit, une quinzaine d’interventions ont été recensées, à Freyming-Merlebach, mais aussi Farébersviller. […]

La maison des associations

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Haut-Rhin : Bonne ambiance avec bagnoles en flamme, barricades et électricité coupée

Dernières Nouvelles d’Alsace / mercredi 1er janvier 2020

Si aucun chiffre n’a été communiqué officiellement par la préfecture du Haut-Rhin, le bilan final de la nuit du nouvel an en terme de feux de voitures dépasse les 70 voitures brûlées sur les zones police et gendarmerie dans le Haut-Rhin.

A Wittelsheim, le quartier de la Thur (quatre VL incendiés), a vu l’intervention de l’EGM, un escadron de gendarmes mobiles, suite à la mise en place de barricades (barrières des chantiers et caddies).
Les forces de l’ordre visées par des tirs tendus de mortier ont fait usage de leur LBD (lanceurs de balles de défense).
Dans le quartier de la Doller, non loin du bâtiment des services techniques, les gendarmes ont également essuyé des tirs de mortiers. Deux gendarmes ont d’ailleurs été légèrement blessés peu après minuit lors d’une intervention qui s’est soldée par l’interpellation d’un majeur auteur d’un tir dangereux sur les fonctionnaires.

En zone police, le chiffre des feux de voitures est de 17 véhicules plus 3/4 de propagations sur le Département (Colmar, Wittenheim et Mulhouse); plus spécifiquement sur Mulhouse à 3 heures du matin le bilan était de 14 véhicules. En terme de violences urbaines (essentiellement feux de bennes) on parle d’une cinquantaine de faits.
Pas de blessés dans les forces de l’ordre mais une dizaine de prises à partie avec des caillassages principalement sur Bourtzwiller et dans le quartier du Drouot.
L’occupation par la police épaulée par un renfort de trois pelotons de CRS (environ 70 hommes) a été clairement dissuasive même si certains quartiers comme le Drouot ont donné du fil à retordre aux fonctionnaires. Les éclairages publics y avaient été coupés et les caméras de surveillance dégradées, plongeant certaines rues dans le noir absolu.
Les policiers de la BAC (brigade anticriminalité) ont procédé à une quinzaine d’interpellations dont trois rien que sur le quartier du Béarn à Kingersheim.
Au final, une vingtaine de gardes à vues étaient en cours ce mercredi matin au commissariat central. Des gardes à vue pour des ports d’armes, outrages, mais également pour des violences en direction de représentants des forces de l’ordre, ainsi que pour des attroupements formés en vue de commettre des délits.
Les « baceux » ont par exemple essuyé des jets de projectiles à Bourtzwiller rue de Toulouse (feux et barricades), aux Coteaux et du côté de la rue du Manège et des Abeilles dans la Cité. Pour se faire une idée de « l’ambiance », la ville a dû faire intervenir ses services pour mettre une benne de la voirie en place au Drouot afin dû stocker plus de 300 gros projectiles (morceaux de dalles cassés), préparés en vue de la soirée. […]

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Agglomération de Nancy : Soirée agitée

L’Est Républicain / mercredi 1er janvier 2020

En matière de violences urbaines, la nuit de la Saint-Sylvestre a été (un peu) agitée sur les communes de Laxou et Vandoeuvre. Rien en comparaison à d’autres départements, ne serait-ce que dans les Vosges, à Saint-Dié,où les forces de l’ordre nancéiennes – huit policiers – ont été appelées en renfort pour prêter main-forte à leurs collègues déodatiens confrontés à un pic de violences dans le quartier Kellermann.

À Laxou, c’est traditionnellement dans le quartier des Provinces que deux véhicules ont été incendiés dans des allées situées en bordure de l’avenue de l’Europe. Totalement calcinée, la carcasse d’une première berline gisait au milieu d’une contre-allée, devant le bâtiment Lorraine. Une autre était partiellement brûlée rue Auguste-Desch, face au centre commercial Intermarché.

À Vandoeuvre, c’est Vand’Est qui était une nouvelle fois le théâtre de ces violences urbaines du 31 décembre. Un véhicule stationné place de Londres, face à la station essence Esso, était totalement détruit par les flammes tout comme un second, rue de Hollande. Tous les sinistres ont été circonscrits par les pompiers et constatés par les forces de police.

Par ailleurs, sur le ressort du parquet de Nancy, huit personnes ont été placées en garde à vue pour des infractions de droit commun (conduite sous l’empire d’un état alcoolique et de stupéfiants, violences conjugales, dégradations…), précise le parquet. […]

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A Montauban

extrait de La Dépêche / jeudi 2 janvier 2020

[…] Les sapeurs-pompiers relatent une nuit assez calme, sans accidents, mais rythmée par des incendies volontaires de véhicules et de poubelles en différents points de la ville. A minuit, un premier véhicule a brûlé, avenue de Gasseras. Sept minutes plus tard, les pompiers ont eu à circonscrire un feu de poubelle.
Puis à 1 h 14, à nouveau sur un feu de poubelle. Et ils ont enchaîné les sorties pour éteindre des incendies de véhicules : […] La préfecture et les forces de police n’ont pas souhaité s’exprimer sur ces incendies.

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A Rennes

Ouest-France / mercredi 1er janvier 2020

 On a entendu une explosion vers 1 h. Je suis allée à ma fenêtre et j’ai vu plusieurs voitures qui étaient en feu sur le parking de nos immeubles. Les gens sont tous sortis pour voir ce qui se passait. Les pompiers sont arrivés peu de temps après , raconte cette riveraine d’un des immeubles de la rue Marc-Sangnier, au sud de Rennes. Une fourgonnette et une voiture ont été totalement détruites. Deux autres véhicules ont été très endommagés. […]
Ni la préfecture ni la police ne communiquent sur le nombre de voitures incendiées lors de la nuit de la Saint-Sylvestre. Mais le chiffre de la nuit de mercredi à jeudi serait inférieur aux années précédentes. Moins d’une dizaine.

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Orange (Vaucluse) : Caillassages et barricades

extrait du Dauphiné Libéré / jeudi 2 janvier 2020

[…] Vers 1h10, deux unités d’intervention de la police nationale sont parties en direction du quartier de Fourchevieilles pour mettre fin à un début d’échauffourée.
Arrivés sur les lieux, les fonctionnaires ont été victimes dans un premier temps d’un caillassage entrepris par une poignée de jeunes gens. Munis de pierre, ces derniers ont essayé de repousser l’intervention des deux patrouilles avant de monter plusieurs barricades.
La tentative d’intimidation n’a toutefois pas empêché les policiers de mettre fin à cette rébellion et de partir à la recherche des personnes incriminées. Une traque achevée quelques minutes plus tard dans un appartement situé au rez-de-chaussée d’un immeuble du secteur.
Dans ce logement, ont été interpellés sept individus, quatre majeurs et trois mineurs. […] Placés en garde à vue, les sept interpellés ont été relâchés dans l’après-midi du 1er  janvier pour les fins de l’enquête, des investigations supplémentaires devant être menées pour définir le rôle de chacun au cours de cette soirée agitée.

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Deuxième mise à jour, du 4 janvier

Saint-Dié-des-Vosges : Le centre de normalisation des enfants morfle aussi

Vosges-matin / jeudi 2 janvier 2020

Fermé le jour du réveillon, le centre médico-psychologique pour enfants, installé rue Jacquot à Kellermann, n’a pas été pour autant épargné par les casseurs qui ont agi dans la nuit de la Saint-Sylvestre. Mais les salariés (ils sont une quinzaine à travailler dans les locaux) n’ont découvert les dégâts que ce jeudi matin.

En arrivant et alors que le soleil n’était pas encore levé, ils ont vu les vitres du sas d’entrée fracassées, les impacts laissant penser à des coups donnés avec des pierres. Une porte a été cassée et des pots de fleurs renversés. Apparemment, les locaux n’ont pas été fouillés et les bureaux qui renferment les dossiers des jeunes patients n’ont pas été forcés.

Toujours est-il que le site est resté ouvert ainsi aux quatre vents depuis la nuit du 31 décembre. La police est venue sur place ce jeudi matin pour constater les dégâts et le bailleur social du Toit vosgien, auquel les bureaux appartiennent, doit déposer une plainte.

Ce n’est pas la première fois que le CMP pour enfants de Kellermann, installé là depuis dix ans, est la cible de dégradations. Des employés ont vu leurs voitures dégradées et des vitres ont déjà été cassées.

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Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) : Le commissariat visé aux mortiers, des interpellations

Le Parisien / jeudi 2 janvier 2020

De plusieurs sources, la nuit de la Saint-Sylvestre a été « relativement calme » dans le Val-de-Marne, en comparaison avec d’autres années.
Avec tout de même quelques « pics d’activité ». À Vitry notamment où quatre personnes ont été interpellées vers 1 heure du matin alors que le commissariat avenue Gagarine faisait l’objet de tirs de mortier. Des tirs qui n’ont fait ni blessés ni dégâts matériels. Mais qui ont abouti au placement en garde à vue de quatre personnes, dont un homme sur qui les policiers ont trouvé des mortiers.
Âgé de 19 ans, il se trouvait toujours en garde à vue jeudi en fin de journée et devrait être déféré vendredi au tribunal de Créteil en vue d’une comparution immédiate pour « dégradation par moyen dangereux », a précisé le parquet de Créteil. Les trois autres personnes ont été remises en liberté.

La nuit du réveillon n’a pas échappé à son lot de voitures brûlées, à Villeneuve-Saint-Georges notamment. « Une vingtaine » dans le département de source policière. Autant que le nombre de personnes qui se trouvaient toujours en garde à vue dans la nuit de mercredi à jeudi. Avec cette précision que la préfecture de police refuse depuis plusieurs années de communiquer ces chiffres pour « ne pas donner lieu à une émulation malsaine ».

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Ronchin (Nord) : Poubelles brûlées, pompiers caillassés

La Voix du Nord / vendredi 3 janvier 2020

Le 31 décembre, trois jeunes Ronchinois ont été interpellés par la police pour avoir tenté de brûler des poubelles et avoir caillassé des sapeurs-pompiers.

Le soir du réveillon de la Saint-Sylvestre, vers 23 h 30, la police est sollicitée pour des feux de poubelles dans le quartier de la Comtesse-de-Ségur. Les forces de l’ordre repèrent une dizaine d’individus dont certains se déplaçant en Renault Captur.
Les policiers mettent pied à terre pour stopper le véhicule mais le conducteur décide de foncer vers les forces de l’ordre. La Renault a pris la fuite mais n’a pas été retrouvée. [article payant ; NdAtt.]

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Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne) : 18 bagnoles en feu

La République de Seine-et-Marne / samedi 4 janvier 2020

Ce samedi 4 janvier 2020, 18 voitures stationnant sur la voie publique ont été incendiées à Dammarie-les-Lys.

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Soyaux (Charente) : Une personne passera en jugement

Sud-Ouest / vendredi 3 janvier 2020

Le Nouvel an a été mouvementé cette année pour les officiers de police et les pompiers d’Angoulême.Plusieurs bennes à ordures et un véhicule ont été incendiés dans le quartier du Champ-de-Manœuvre à Soyaux, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.
Les pompiers sont intervenus sur place pour éteindre les flammes. La police avait elle aussi été mobilisée toute la nuit à plusieurs reprises pour permettre un retour au calme et éviter toute autre dégradation.
Les officiers de police ont ainsi été la cible d’un groupe d’individus présents sur les lieux. Ils ont notamment subi des jets de pierres et ont été insultés.
Un des auteurs a été « formellement identifié et interpellé », a indiqué la Police. L’homme sera jugé lundi en comparution immédiate au tribunal correctionnel d’Angoulême.

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Nantes : Un jeune dans les mains de la justice

Ouest-France / jeudi 2 janvier 2020

Un jeune homme de 18 ans a été interpellé dans le quartier Malakoff, à Nantes, la nuit du 31 décembre, en possession d’une bouteille d’acide chlorhydrique et d’un rouleau de papier aluminium. Il est soupçonné d’avoir voulu fabriquer des cocktails explosifs avec ces produits. Le jeune homme, placé en garde à vue, a reconnu les faits. Il a été libéré et sera jugé devant le tribunal correctionnel le 5 mai 2020 pour violation de l’arrêté préfectoral interdisant le transport de substances et de produits incendiaires. Comme chaque année, le préfet avait en effet pris un arrêté interdisant le transport d’artifices de divertissement dans le département, entre le 31 décembre, 8 h et le 1er janvier, 10 h.
Rien qu’à Malakoff, à Nantes, lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, une quinzaine de voitures ont été incendiées.

Rennes : Action du nouvel an

Publié le 2020-01-02 13:31:20

reçu par mail / jeudi 2 janvier 2020

Rennes le 31/12/19

A 23h15, Rue du Chapelier, des feux d’artifices éclatent à côté de la prison des femmes de Rennes en soutien aux enfermées. Les détonations sont accompagnées de cris tel que « solidarité avec les taulardes » avec l’approbation des habitant.e.s de la rue qui ont approuvé l’action depuis chez elles et eux.

En 2020 luttons contre la cruauté de l’État, brisons le rouleau compresseur judiciaire, et brûlons toutes les taules !
En 2019, brûles un keuf, en 2020, brûles en pleins !

Quelques individu.es très très mobiles

Regain d’hostilités pour le passage à la nouvelle année

Publié le 2020-01-02 21:00:05

A chaque 31 décembre, les incendiaires descendent dans les rues et retirent du trafic quelques centaines de voitures. Une volonté de dépolluer les rues de ces boîtes de métal qui nous asphyxient. Aux feux de voitures s’ajoutent les incendies de containers à poubelles et les affrontements avec les flics.

Ce passage à l’année 2020 a été particulièrement chaud en Alsace, où plus de 220 voitures ont cramé à Strasbourg, plus d’une quarantaine dans le Haut-Rhin. Plutôt de faire la liste de tous ces feux nocturnes, on préfère donner quelques exemples d’attaque contre les flics et leurs outils de surveillance.

A Colombes (Hauts-de-Seine), le seul véhicule incendié de la nuit n’est pas des moindres : il s’agit d’un véhicule de la police municipale, garé devant le commissariat. La scène a été filmée par les caméras, où l’on voit un homme au visage couvert répandre de l’essence sur le capot avant d’allumer (cette technique n’est pas des moins risquées, puisque l’incendiaire met en même temps le feu à ses vêtements). Il part en courant sans qu’il ne soit heureusement interpellé.

Autre exemple à Mulhouse où, dans le quartier du Drouot, quelques silhouettes ont plongé le quartier dans le noir et dégradé plusieurs caméras de surveillance, afin de couvrir les rebelles qui affrontaient la police aux mortiers.

Ce ne sont que quelques exemples parmi d’autres de la guerre sociale qui sont tous reproductibles, seul.e ou à quelques-un.e.s, surtout lorsque les nuits sont moins remplies de flics qu’au nouvel an.

Bristol, Angleterre : Sabotage à la prison pour mineurs – 12 décembre 2019

Publié le 2020-01-02 21:00:05

Nous sommes de retour ! Nous nous sommes payé une nouvelle visite de « l’Unité sécurisée” (aka prison pour mineurs) de Vinney Green, dans la banlieue de Bristol. Nous avons saboté et immobilisé quatre voitures appartenant à des matons. Vinney Green a déjà été attaqué en juin.

Vingt-quatre jeunes (âgés de 10 à 18 ans) sont incarcéré.e.s à Vinney Green. C’est l’une des 15 unités sécurisées d’Angleterre et elle est en cours d’agrandissement. Il y a eu 144 agressions l’an dernier. La prison a été publiquement critiquée, entre autres, pour son « fort recours à la contrainte » (mais ne nous méprenons pas, il n’existe pas de « bonne » prison, et il n’est jamais acceptable d’utiliser la contrainte)…

Souvenez-vous les jeunes, de ce Noël. Souvenez-vous d’Alexis Grigoropoulos, qui a été abattu par la police en Grèce, à l’âge de 15 ans.

A un moment où beaucoup se tournent vers les urnes…, nous sommes descendu..e.s dans la rue. Une farce juvénile, pour ceux/celles qui sont en taule… Leurs caméras et leurs clôtures ne nous découragent pas… et notre rage ne sera jamais réduite au silence par leur propagande électorale et leur rhétorique. Boris Johnson promet des peines plus sévères. Nous promettons plus d’actions…

Jusqu’à la prochaine fois.
Feu aux prisons !

Cellule Décembre
Vandales éco-anarchistes – FAI/IRF

 

[Traduit de l’anglais de 325, 12.12.2019]

 

Le Mans (Sarthe) : Résister la prolifération des caméras de surveillance – 27 décembre 2019

Publié le 2020-01-02 21:01:13

L’extension du contrôle et de la surveillance ne connaît aucune trêve. Partout, les caméras n’en finissent plus de proliférer. Mais parfois, certain.e.s se décident à enrayer ces équipements du flicage. Ainsi, dans la capitale de la Sarthe, deux caméras qui venaient d’être installées au sommet d’un immeuble d’habitation, place des Sablons, ont été sabotées peu après minuit, ce vendredi 27 décembre 2019.

Pour en venir à bout, l’individu encapuchonné a scié le support qui soutenait les deux caméras. On apprend par ailleurs que le saboteur avait des complices au pied de l’immeuble, lui permettant aux griffes des flics.

« Selon les premiers éléments de l’enquête, l’auteur présumé des faits a forcé la trappe de désenfumage de l’immeuble, afin d’accéder au toit-terrasse. Le mis en cause, coiffé d’une capuche, a immédiatement été repéré par un dispositif de surveillance de la zone. La police est ainsi arrivée dans la foulée, non sans problème, puisqu’un comité d’accueil les y attendait. Ce qui a permis à l’auteur présumé de s’évaporer dans la nature. » (Ouest-France, 27.12.2019)

[région parisienne] feux d’artifices et parloirs sauvages solidaires

Publié le 2020-01-02 21:07:06

Le 31 décembre 2019 au soir, autour des prisons de Villepinte, de Fresnes, de Nanterre et de Versailles, ainsi que du centre de rétention du Mesnil-Amelot, les prisonnier-es ont pu voir et entendre, pétards et feux d’artifices et échanger des cris de liberté.

Contre toutes les prisons, liberté pour tou-tes !

 

La Gordolasque (Alpes-Maritimes) : Contre le relais téléphonique au Belvédère – Décembre 2019

Publié le 2020-01-02 21:07:06

Dans les cartons depuis des lustres, le projet d’installation d’une antenne-relais au sommet du Belvédère à La Gordolasque s’est concrétisé récemment, après avoir reçu les financements du conseil départemental et obtenu un emplacement. Depuis deux mois, les machines d’une entreprise (dont on ignore le nom) sont à pied d’oeuvre pour ériger ce pylône téléphonique qui connectera cette vallée du Mercantour. Il est prévu que l’ensemble des opérateurs de téléphonie (Orange, Bouygues, SFR et Free) se raccordent sur cette antenne. Bien sûr, le principal prétexte avancé par les autorités est le fameux refrain de la sécurité et des secours, dans ce lieu touristique où défilent chaque année des milliers de randonneur.euse.s. En réalité, il s’agit surtout de couvrir un coin touristique qui jusque-là était « ‘l’une des dernières zones blanches du département », de permettre aux touristes de se prendre en selfie du haut de la montagne (qui comme chacun le sait n’est pas du tout source d’accident), de rendre la vallée plus attractive pour les commerces et de renforcer le contrôle social et la surveillance des flics.

Mais samedi 7 décembre, le patron de l’entreprise a constaté qu’il pouvait y avoir d’autres formes de contestation contre ce pylône que la pétition citoyenne lancée il y a deux ans par des locaux. Il a découvert ces deux engins de chantier vandalisés, alors qu’ils étaient restés durant une semaine sur le parking Tréminil: « Il y a eu des vitres cassées, des pneus crevés, des sièges lacérés. Ils m’ont bien abîmé les deux engins. Et ce n’est pas des jeunes. La route est fermée. Pour monter là-haut, il faut marcher sur une piste pendant une heure. C’est peut-être un randonneur, un écolo? […] »

C’est réjouissant d’apprendre qu’une antenne pas encore érigée est déjà en proie à l’action directe. Ca pourrait être une idée de prendre le problème des ondes à la racine, autrement que par des comités de vigilance citoyenne, surtout quand on sait que tout un tas de projets similaires pullulent partout sur le territoire.

Cette nouvelle nous rappelle que la randonnée peut parfois être un chouette sport, surtout quand une fois arrivée au sommet on tombe sur un chantier de la domestication technologique, esseulé au milieu de la nature.

L’article de Nice Matin paru ce 11.12 sous le titre  »Belvédère, qui en veut au relais de la Gordolasque ? Alors que les travaux d’implantation du relais téléphonique attendu depuis des années viennent de commencer, les engins du chantier ont été vandalisés la semaine dernière ».

 

Berlin, Allemagne : Attaque du pôle emploi de Wedding – 1er janvier 2020

Publié le 2020-01-02 23:59:04

Dans la nuit du 31.12. au 01.01.2020, nous avons rendu visite au Pôle emploi du quartier de Wedding à Berlin, au n°16 de la rue Müllerstraße.

Ainsi, la baie vitrée donnant sur la place Max-Josef-Metzger a été largement caillaissée avec des pavés.

La plupart d’entre vous doit bien savoir pourquoi c’est tombé sur l’organisme de merde pôle emploi et il n’y a donc pas besoin ici d’une analyse détaillée.

Des salutations solidaires et combatives aux trois volcans endormis (Interim n° 809, page 37) et aux trois du banc public!

Pour une année 2020 combative et d’autres moments de résistance!

Merry crisis and a happy new fear!

[Traduit de l’allemand d’indymedia]

Selon un article de la Berliner Zeitung, quelques vitres ont été brisées, ainsi que celles de deux portes. Un agent de sécurité qui patrouillait a constaté l’attaque vers 1h et a appelé les flics.

Hambourg, Allemagne : Hourra! Hourra! Le pôle emploi brûle!

Publié le 2020-01-03 00:06:14

Dans la nuit du 1er janvier, nous nous sommes rendu.e.s sans avoir pris rendez-vous à pôle emploi d’Altona-Nord de la Kieler Straße. Plutôt que de tirer sagement un numéro et de nous faire harceler par les employé.e.s et la structure de l’institution, nous avons détruit quelques vitres du pôle emploi et jeté des engins incendiaires à l’intérieur, afin de s’assurer que son fonctionnement soit perturbé le plus longtemps possible.

Le pôle emploi (Jobcenter) et l’agence pour l’emploi font partie du même appareil qui divise les gens en fonction de leur rentabilité économique. Dans les pôles emploi, celles et ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas s’adapter au système de travail forcé et de l’exploitation sont sanctionné.e.s. En privant les allocataires de prestations ou en exerçant une pression permanente à leur égard, les gens doivent non seulement être amenés à accepter tout type de travail dégoûtant. Dans le même temps, une ligne doit être tracée, visant à distinguer qui est normal et qui ne l’est pas. Qui en fait partie et qui n’en fait pas partie.

L’agence pour le travail et le centre pour l’emploi ne s’adressent pas uniquement aux allocataires. Ces deux institutions s’adressent également aux personnes qui ont un travail, en désignant le chômage comme une épée de Damoclès et à quel traitement ils peuvent s’attendre s’ils n’obéissent pas aux « règles du jeu » du monde du travail.

Retour sur une année 2019 riche en événements. En attaquant pôle emploi, nous commençons l’année comme elle s’est terminée : enragée et combative.

Nous envoyons des salutations solidaires au trois du banc public, en espérant que le feu dans le pôle emploi ait pu se voir par-delà les murs d’Holstenglacis. Leur procès commence le 8 janvier 2020 à 13h au tribunal de Holstenglacis. Passez et montrez votre solidarité.

Liberté pour tou.te.s les prisonnier.e.s !
Pour la révolte sociale !
Pour une année 2020 combative !

[Traduit de l’allemand d’indymedia, 02.01.2020]

Petit cr vénère du rassemblement devant la raffinerie de donges

Publié le 2020-01-03 12:59:03

Rendez-vous annoncé comme blocage à Donges devant la raffinerie jeudi 2 janvier 2020, j’ai loupé les prises de paroles, quand je suis arrivée, les gilets jaunes s’étaient regroupés pour se dire : quand même, on va pas rien faire, des gens sont venus de loin, y a pas de blocage de la raffinerie, on va quand même bloquer le rond point. Le rond point était à 50 m de la tente de la cgt, quasiment aucun syndicaliste ne nous a suivi. En 10 minutes, une route du rond point est bloquée (on laissait passer les voitures mais pas les camions). Du coup, les fdo arrivent, nous demandent de libérer la voie ou sinon ils nous verbalisent. On ne part pas, plus de fdo arrivent mais aucune verbalisation. On est dégagé par la force. Les syndicalistes, appelés à la rescousse, s’avancent à 10 m, et restent en spectateurs. C’est chiant de le dire car on voudrait être tous ensemble, mais à un moment faut dire la vérité, dans l’espoir de sortir de cette impasse. C’est des blocages de l’économie qu’il faut faire, la grève générale restera une incantation car le monde a changé et la précarité touche trop de gens qui ne feront pas grève, les caisses de grève des professions bloquantes ne remboursent qu’une partie infime des salaires perdus, Macron ne cédera pas. il faut leur faire vraiment peur, être incontrôlables, inventifs, créatifs, gilets jaunes

article de France Bleue : Pas de blocage du site
L’accès au site n’est pas bloqué même si aucune goutte de carburant ne sort en raison de la grève. Les camions circulent dans le secteur et peuvent s’approvisionner au dépôt pétrolier voisin (qui appartient à Bolloré et non à Total). Des CRS sont sur place.
https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/reforme-des-retraites-rassemblement-devant-la-raffinerie-total-de-donges-1577962926

interview du délégué cgt de la raffinerie total de Donges, ne pas louper ça
https://www.youtube.com/watch?v=d5pcwq99VRo

Crest 31 décembre 2019 : manifestation nocturne de contre-voeux à minuit

Publié le 2020-01-03 21:54:05

En guise de vœux, une manif spontanée a parcouru les rues de Crest avec force casseroles. Repris de ricochets.cc.



A Crest, rien n’arrête la contestation.

Vers minuit le 31 décembre, une manifestation spontanée d’une trentaine de personnes est partie depuis la place de l’Église, des gilets jaunes et des casseroles étaient de sortie.

Le discours de Macron et ses « réformes » anti-sociales en faveur de grands capitalistes qui attisent la précarité et les destructions écologiques risquent pas de calmer les révoltés, bien au contraire !

https://www.facebook.com/mathieu.sauvan.12/videos/2635553856497656/

Une grande banderole jaune « quand le peuple déborde comme un torrent , quelle rive lui résiste ! » était déployée dans les rues sur des airs de : « on est là..., Macron dégage !, Aaaha, anti-anti-capitalistes, le gouvernement à la retraite, vive les cheminots, la police déteste tout le monde, tout brûle déjà, etc. »

Quelques personnes saluaient aux fenêtres, quelques autres ont suivi un temps le cortège, tandis que d’autres observaient courageusement depuis derrière leurs rideaux.

Rue Sadi Carnot, un véhicule de gendarmeries a joué le toro quand il est passé sous la banderole : « ooolééé », (voir vidéo)

La manifestation s’est rendue à la gare de Crest, puis a emprunté les quais pour revenir au pont Mistral, puis retour à la rue piétonne jusque Rue Archinard en passant devant la mairie du tyran local.

2020 démarre, la révolte gronde de partout.

Manifestation nocturne à Valence du 2 janvier 2020

Publié le 2020-01-03 21:57:05

Quelques images et infos - Les vœux de révolution s’amplifient partout. Repris de ricochet.cc.



D’après divers posts FB, la manifestation prévue à Valence ce soir (rdv était donné à 17h) est bien partie !

Au rond-point Valence Sud, la foule manifestante s’est accumulée, bloquant le rond point et la circulation.

Après l’arrivée des gendarmes, la manifestation est partie sur l’avenue Victor Hugo.
Quelques objets semblent avoir décidé de déborder sur la chaussée...

Après un gazage vers la fin de l’avenue Victor Hugo, la manif est arrivée au champ de mars vers 19h30.

Une manifestation aux flambeaux réussie à Marseille !

Publié le 2020-01-03 21:58:04

Ce 2 janvier au soir, une manifestation aux flambeaux était convoquée sur la Canebière pour poursuivre la lutte contre la réforme des retraites, sans trève et jusqu’au retrait, et ce alors que des initiatives similaires avaient lieu à Crest et à Valence dans la Drôme, ou encore à Poitiers.



Des flammes pour éclairer la nuit

L’année de manifestations commence avec une belle preuve de détermination à ne rien lâcher à Marseille (comme ailleurs), avec plus de 2000 personnes [1] qui ont descendu la Canebière depuis les Réformés et jusqu’au Vieux Port, dont un très grand nombre portaient des flambeaux, bougies, torches et autres lanternes qui éclairaient la nuit.

Après des voeux de fin d’année d’un politicien néolibéral toujours aussi méprisant et sourd à la colère sociale et ceux d’un maire là encore hallucinant d’autocongratulation et de désintérêt envers la population de la ville, il y avait fort à parier que nombreux seraient ceux et celles qui refuseraient d’abdiquer dans la lutte pour la défense de la retraite et, plus largement, pour une société de solidarité et contre le chacun pour soi.

Et c’est un pari réussi, puisque le nombre était là, tout autant que la détermination à ne pas lâcher la rue :

Des logements, pas des pots de fleurs

Sur la fin du parcours, en bas de la Canebière, et alors que la tête de manifestation se déversait sur le Vieux Port, le reste traversait "l’installation botanique" de la mairie sur la voirie : quelques dizaines de cagettes en bois contenant des pots de fleurs (ou de l’herbe), entreposées là comme un symbole de la considération qu’a l’élite politique de la ville pour celles et ceux qui y vivent. Et des slogans surgissents spontanément : "On veut des logements, pas des pots de fleurs", venant rappeler que le malaise et la colère ne sont pas restreints à cette seule réforme des retraites.

Après la destruction de la Plaine à grands renforts de matraques, l’abandon de Noailles à coups de morts (et là encore de matraques), l’expulsion de milliers de personnes, la mairie fait enfin quelque chose : elle installe des cagettes de fleurs, destinées à être par la suite jetées.
Pas de bancs, seulement des places vides pour circuler sans s’arrêter, partout.
Pas de remise en question, seulement un cynisme qui grandit sur les profits immobiliers.
Pas d’inclusion des gens dans la prise de décision politique et sociale, seulement une distance abyssale qui grandit. Et la colère avec.

Alors logiquement, de cet espace qui n’était à personne (la nouvelle conception de "l’espace public"), les manifestant-e-s en ont fait un espace à tout le monde : c’est un grand marché aux fleurs gratuit qui s’est ouvert, avec des fleurs qui vivront un peu partout dans Marseille, soignées par ses habitant-e-s, plutôt que d’être laissées là à crever comme de la poudre aux yeux.

Comme pour la ville. Comme cette grève qui doit s’étendre. On se retrouve pour la prochaine manifestation !

Arrosons la lutte !



Notes :

[1Selon un comptage AFP.

Berlin, Allemagne : Attaque du profiteur de guerres Bosch – 1er janvier 2020

Publié le 2020-01-04 12:06:04

Nous avons profité de la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2020 pour attaquer avec pierres et peinture le bureau de représentation de l’entreprise BOSCH à Berlin.

BOSCH collabore étroitement avec les entreprises d’armement comme Airbus, Rheinmetall ou Heckler & Koch, et fait ainsi partie de l’industrie qui tire profit massivement des guerres qui ont lieu en ce moment partout dans le monde, que ce soit au nord-est de la Syrie, au Yémen ou au Mali.

BOSCH est aussi depuis des années un partenaire du congrès européen de la police à Berlin. BOSCH fait la publicité pour le congrès des 4 et 5 février 2020 à Berlin avec le slogan « appliquer l’état de droit » et exige : « le réseau sécurité doit fonctionner de manière globale ».

Les camarades de la FAZ (Cellule d’Action Féministe) ont publié une recherche plus détaillée sur les raisons d’attaquer BOSCH (en allemand ici)

Nous saluons tou.te.s les rebelles et résistant.e.s qui ont profité de ce nuits du Nouvel An. Nous saluons en particulier les ami.e.s du commando de solidarité révolutionnaire Haukur Hilmarsson (le communiqué peut être lu en anglais ici)

Nous exprimons notre solidarité aux cinq jeunes qui par hasard étaient à proximité et qui ont terrorisé les flics après notre action.

Contre le congrès des flics à Berlin.
Contre tous les profiteurs de guerre.
Pour la belle vie.

 

Action dans le cadre de la campagne :
https://fight4rojava.noblogs.org/

[Traduit de l’allemand d’indymedia, 02.01.2020]


Dans la presse des flics du 1er janvier 2020 :

« La nuit dernière, des bureaux ont été dégradés à Charlottenburg. Selon les informations connues à ce jour, un témoin a alerté la police vers 22h15 dans la Bismarckstraße, après avoir vu cinq jeunes hommes lancer des petits pavés sur le bâtiment. Le groupe s’est enfui ensuite. Peu après, les forces de police ont arrêté cinq jeunes qui correspondaient aux descriptions données par le témoin. Les cinq individus ont été arrêtés provisoirement. Alors qu’un adolescent de 17 ans et deux autres de 18 ans ont été relâchés sur place après un contrôle d’identité, les deux autres complices présumés ont été emmenés au poste de police pour prise de signalétiques. Une fois prises les mesures par la police, les deux jeunes ont été relâchés. La sûreté de l’État de la police de la PJ de Berlin enquête. »

Cologne, Allemagne : Sabotage de plus de 200 trottinettes ‘Lime’ – Décembre 2019

Publié le 2020-01-04 12:07:05

En décembre, « Greta et Kenny » se sont concentré sur un quartier de Cologne comme un test et y ont démonté plus de 200 trottinettes électriques. Le plus gros fournisseur de trottinettes électriques en location « Lime » avait décidé de ne pas réduire son offre dans les villes plus chaudes à cause des conditions météorologiques. Désormais, le sabotage ciblé a sensiblement décimé le nombre de trottinettes dans le quartier visé.

En donnant un puissant coup à travers l’écran de l’électronique de commande (avec un marteau, une pointe en métal du genre mandrin ou ardillon), la trottinette dit adieu et ne peut plus être déverrouillée. La réparation coûte plusieurs centaines d’euros ; la Hipster-Mobil est en général retirée de la circulation pendant quelques jours. Bien entendu, le fournisseur a du matériel de remplacement en stock. Mais il préfère éviter l’indocilité d’un sabotage régulier. Nous partageons à cet égard l’expérience venant de Suisse.

Avec la réminiscence du débat écologique, les voix critiques se font de plus en plus entendre à l’encontre des concepts particulièrement absurdes de Smart City et Smart Mobility. Toutes les études actuelles démontrent de manière saisissante que le changement climatique ne peut être évité si nous nous en tenons au modèle du transport privé. Un passage au transport électrique privé ne change absolument rien. Au contraire : la mobilité électrique qui émet moins en conduisant se paie par un impact environnemental maximal (et des conditions d’exploitation intolérables) en ce qui concerne la fabrication et l’élimination du stockage d’énergie. Par exemple, la fabrication d’une batterie pour la très citée Tesla est tout aussi nuisible à l’environnement que huit années de fonctionnement d’un moteur à combustion. Pour cette même raison, le bilan pour la trottinette électrique est catastrophique. A cela s’ajoute la faible durée de vie de la batterie qui est seulement de quelques mois et qui est particulièrement fatal sur le plan écologique. De plus, c’est prouvé qu’elles ne remplacent en aucun cas la circulation motorisée ; on assiste purement à une consommation des ressources supplémentaire.

Dans un contexte de débat écologique plus large (et, espérons-le, encore plus poussé en ce sens), nous pensons qu’il est possible de refouler les trottinettes électriques introduites l’été dernier et peu appréciées (à part des hipsters et des touristes), en tant qu’aberration du capitalisme de plateforme, particulièrement en ce qui concerne l’écologie. On a besoin d’apporter une contradiction visible chaque jour – par exemple sous forme de sabotage. En plus de l’activité quotidienne à petite échelle, des journées d’action-climat ou des salons sur la mobilité se prêtent à merveille pour des actions plus largement perceptibles et plus massives. Le « nouveau » salon international de l’automobile veut se transformer en un lieu d’exposition des concepts de mobilité du green washing. En mars, on saura dans quelle ville se tiendra ce « nouveau » salon : Francfort, Berlin, Hambourg, Hanovre, Cologne, Stuttgart ou Munich. Certains candidats souhaitent que ce soit toute la ville qui soit organisatrice de leur événement – Tant mieux pour nos attaques contre leur forme rétrograde de « E-Mobilité smart ». Les blocages et les attaques plus violentes contre des dizaines de bagnoles de luxe lors du dernier salon international de l’automobile à Francfort, en plus de la campagne « Ende Geländewagen » lancée partout dans le pays contre les SUV, donne un avant-goût de ce qui est possible.

Quelques autres moyens rapides de sabotage contre les trottinettes électriques :

– rendre illisible avec une petite bombe de peinture ou un marqueur le QR-Code et le code d’identification de l’appareil à 4 ou 6 chiffres.
– des attache-câbles à travers la roue-avant de la trottinette et autour du guidon empêche le démarrage sans pince coupante.

 

[Traduit de l’allemand de indymedia, 03.01.2020]

Mareuil-lès-Meaux (Seine-et-Marne) : Pour bien finir l’année, et bien commencer la suivante !

Publié le 2020-01-04 12:08:04

A Mareuil-lès-Meaux, en Seine-et-Marne, pour ce dernier jour de 2019, un petit groupe est passé à l’acte contre le monde numérique et des communications virtuelles, semble-t-il en plein après-midi, en sabotant l’armoire de fibre optique de la commune.

Depuis ce mardi 31 décembre, impossible donc de passer un coup de fil pour souhaiter la bonne année à ses proches, impossible de surfer sur internet ou de regarder la télévision »….

« C’est du vandalisme. Mardi après-midi, sans même se cacher, des gens ont ouvert l’armoire de la fibre et sectionné les câbles », s’est indigné le maire, Guy Nicoud.

Le surlendemain, c’est-à-dire le 2 janvier, une équipe d’Orange est intervenue pour réparer ce qui a été arraché, mais « il faut tout reconnecter un à un, ce sera long ». Malgré la présence des quatre agents Orange, le maire estime que les réparations prendront entre 3 et 5 jours.

[Reformulé de LaMarne, 02.01.2019]

Belvédère (Alpes-Maritimes) : Faire face à la nuisance avant qu’elle ne soit installée

Publié le 2020-01-04 12:12:08

Nice-matin / mercredi 11 décembre 2019

Alors que les travaux d’implantation du relais téléphonique attendu depuis des années viennent de commencer, les engins du chantier ont été vandalisés la semaine dernière à Belvédère, dans la Gordolasque.

La Gordolasque, sur les hauteurs de Belvédère dans la vallée de la Vésubie : une dizaine d’habitants à l’année et haut lieu de randonnée au cœur du Mercantour. Pas le genre d’endroit qu’on qualifierait de ghetto.
« On a l’habitude de travailler à L’Ariane et au Point-du-Jour et on nous y sert le café, s’effare Serge Benedetti, gérant de l’entreprise du même nom. Et là, on monte à la montagne et on nous détruit nos engins. Les malotrus ne sont pas là où on pense. »
Samedi soir, cette entreprise, chargée d’une partie des travaux d’implantation du relais téléphonique attendu depuis des années, a retrouvé ses véhicules saccagés sur le parking Trèminil, où ils étaient restés pendant une semaine.
Dans cette histoire, personne croit au hasard. Dans les cartons depuis des lustres, l’installation du relais téléphonique dans cette vallée considérée comme l’une des dernières zones blanches du département s’est enfin concrétisée cette année, avec la désignation d’un emplacement. Les engins travaillent sur place depuis deux mois, dans le but de faire aboutir le projet en début d’année prochaine.
« Il y a eu des vitres cassées, des pneus crevés, des sièges lacérés, détaille le chef d’entreprise. Ils m’ont bien abîmé les deux engins. Et ce n’est pas des jeunes. La route est fermée. Pour monter là-haut, il faut marcher sur une piste pendant une heure. C’est peut-être un randonneur, un écolo ? Quelqu’un qui passait par là, qui a des idées saugrenues ou quoi. Parce que c’est quelque chose qui dérange ».
« Ce sont des gens qui sont opposés au relais », juge le maire, Paul Burro, qui se dit « très en colère »: « Ce n’est pas un manque de civisme ou de respect, c’est un acte lâche et méprisable, qui n’entame pas ma détermination mais la renforce pour la réalisation de ce projet. Il a fallu cinq ou six ans de travail pour obtenir les autorisations, les financements, la qualification en zone blanche, 600 000 euros de financement… Les gens qui ne veulent pas de portable à la montagne, il suffit de l’éteindre. On peut être réfractaire, mais là, ce sont des extrémistes ». Résultat: les travaux vont prendre du retard. […]

Serge Benedetti ne pense pas avoir la réponse un jour. Il compte porter plainte aujourd’hui, pour faire marcher l’assurance. Pas pour que les coupables soient débusqués: « Là-haut, il n’y a pas de caméra ». [et il n’y en aura probablement pas non plus quand l’antenne sera sur ses pieds… NdAtt.]

Le massif du Mercantour est mieux comme-ça, une « zone blanche »

 

Publication : « A Travers – Creuser les murs, brûler les frontières » n°2 – Janvier 2020

Publié le 2020-01-04 12:12:08

Petit journal contre les frontières publié sur internet et diffusé dans la rue.

Dans ce numéro 2 : une recension chronologique d’actions menées en 2019 contre la construction d’une prison pour étranger.e.s à Laval, près de Montréal ; des brèves qui racontent des actes de lutte et de résistance ; quelques textes sur des technologies qui renforcent les frontières. Bonne lecture !

Le n°2 à lire au format PDF

[Publié sur indymedia nantes, 03.01.2020]

Rochefort (Charente-Maritime) : Les enfants, les vacances sont prolongées !

Publié le 2020-01-04 12:13:05

Sud-Ouest / jeudi 2 janvier 2020

De la peinture sur le sol, les murs, les bureaux, les tableaux, les fenêtres, les ordinateurs ; du matériel informatique renversé ; des vols… Aucune salle de classe de l’école élémentaire Herriot n’a été épargnée. Lundi 30 décembre, l’établissement scolaire a été la cible d’importantes dégradations – « du vandalisme gratuit », se désole Sophie Cousty, adjointe au maire chargée des affaires scolaires -, à tel point qu’il sera fermé lundi 6 janvier. Seul un accueil minimal sera mis en place pour les enfants qui ne pourront pas être gardés par leurs parents.

Pour autant, ce n’est pas la première fois que l’école Herriot est le théâtre de ce type d’événements. La dernière fois c’était en septembre, tandis que l’école Libération a aussi connu le même sort l’an passé à plusieurs reprises.

Revin (Ardennes) : La cabane des chasseurs en cendres

Publié le 2020-01-04 12:14:05

L’Ardennais / vendredi 3 janvier 2020

Les chasseurs de La Revinoise ont découvert au lendemain du Nouvel An que leur abri du Châtelet était calciné.

Willy Degraeve, président de la société de chasse La Revinoise, est catégorique : « La cabane située au Châtelet a été incendiée, c’est criminel. Les poêles n’ont pas été allumés depuis des jours et il n’y avait pas d’électricité. Vous avez vu aussi où elle se situe, c’est forcément quelqu’un qui connaissait l’endroit. » 
L’endroit, localisé dans la partie revinoise boisée, près de la route de Rocroi et du bassin de Whitaker, est perdu au fin fond de la forêt. Pour y accéder, une route boueuse, truffée de nids-de-poule, et donc une cabane de chasseurs dont profite la société depuis 50 ans. Kader Kebir, responsable de l’équipe de chasse du Châtelet, a constaté les dégâts jeudi 2 janvier matin. « Cet incendie s’est déroulé soit le 1er janvier, soit dans la nuit du 1er au 2 janvier. Nous avons arrêté de chasser dans ce secteur depuis des jours. Cet incendie a été réalisé de main de maître. Le local, appartenant à la mairie, a été remplacé par leurs soins ce matin (vendredi 3 janvier ). »
Plus bas dans la forêt, un local temporaire pour les quatre dimanches de chasse à venir a été installé. Un dépôt de plainte auprès de la gendarmerie a été effectué par la municipalité et la société de chasse. « C’est un acte volontaire, insiste Kader Kebir. Il y avait notamment six cuisinières, dont deux neuves. Des tôles blindées ont fondu. Tout a brûlé. Ici, il n’y a jamais eu de signes avant-coureurs, des anti-chasse. Nous n’avons jamais été embêtés. Des traces de pneu de 4×4 ont été relevées. Il y en a pour plus de 30 000 € de dégâts. Les premiers chasseurs, André Delhaye, Roger Henrard, Francis Robini ou Édouard Cromecke – dont les noms sont visibles sur des plaques fixées à l’entrée de la cabane – vont se retourner dans leurs tombes. Il va falloir trouver des fonds pour la reconstruction, on va en parler ce dimanche. »
Du côté de la gendarmerie, le dépôt de plaintes était confirmé. « Des auditions se déroulent encore, l’enquête est en cours, explique-t-on. Il pourrait y avoir des dissensions au sein de cette société de chasse. » Ce que réfute Willy Degraeve, qui ne voit « pas spécialement de tensions dans notre société de chasse ou avec d’autres sociétés de chasse ».

Montpellier : On va souhaiter bonne année au député

Publié le 2020-01-04 12:14:07

Midi-Libre / vendredi 3 janvier 2020

Déjà prise plusieurs fois pour cible lors de manifestations, la permanence du député Patrick Vignal, située rue Andy-Warhol, à Montpellier, a encore été dégradée au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre.
Pas de message politique, cette fois, mais de la peinture blanche jetée sur la porte d’entrée. De grosses pierres ont par ailleurs permis de casser l’une des vitres. Victime collatérale, le local voisin a également subi des dégradations.

Las de déplorer ces faits, Patrick Vignal, candidat aux municipales à Montpellier, annonce son dépôt de plainte contre X. Selon des témoins qui les ont fait fuir, les auteurs étaient au nombre de quatre et avaient masqué leurs visages à l’aide de cagoules.

Madrid (Espagne) : Des voies ferrées coupées lors du sommet COP25

Publié le 2020-01-04 12:15:07

ContraMadriz / vendredi 3 janvier 2020

Du 2 au 13 décembre a eu lieu le sommet sur le climat (COP25) ; cet événement consiste en une réunion de dirigeants, d’entreprises multinationales et de membres de la communauté scientifique de différents pays. Cet événement devait à l’origine avoir lieu à Santiago du Chili, mais en raison du conflit dans lequel cette ville se trouvait et se trouve encore, il a été déplacé à Madrid.

Lors de cet événement, les principaux responsables de la situation dans laquelle se trouve actuellement la planète se réunissent pour prendre des décisions concernant le problème qu’eux-mêmes causent. La réponse est orchestrée par le spectacle dantesque de groupes écologistes étatiques et de partis politiques progressistes peu connus, qui, loin de représenter un affront face à la situation hilarante qu’est le fait que celui qui cause le problème est celui qui devrait le résoudre, demandent que le participants au sommet s’impliquent vraiment et cherchent des solutions à la crise climatique.

Face à cette situation, et loin de chercher une réconciliation avec la démocratie, le système capitaliste et ses stratagèmes pour continuer à détruire la planète et maintenir son système de domination. Le 7 décembre, tôt le matin, on a mis en place des coupures des voies ferrées dans différents quartiers de la ville, causant des retards et altérant légèrement le fonctionnement de la ville de Madrid.

 

NdAtt. : d’autres attaques dans le cadre du sommet COP25 ont été revendiquées dans les semaines passées.

Le Mans : Préparation et coordination, pour s’en prendre aux caméras

Publié le 2020-01-04 15:11:08

Ouest-France / vendredi 27 décembre 2019

Deux caméras de vidéosurveillance ont été dégradées, peu après minuit ce vendredi 27 décembre 2019. Il s’agit des récentes, installées ces derniers jours, au sommet d’un immeuble d’habitation, place des Sablons au Mans.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’auteur présumé des faits a forcé la trappe de désenfumage de l’immeuble, afin d’accéder au toit-terrasse. Le mis en cause, coiffé d’une capuche, a immédiatement été repéré par un dispositif de surveillance de la zone. La police est ainsi arrivée dans la foulée, non sans problème, puisqu’un comité d’accueil les y attendait. Ce qui a permis à l’auteur présumé de s’évaporer dans la nature.

CRA de Lesquin (Nord) : Les grilles découpées et hop !

Publié le 2020-01-04 15:13:07

La Voix du Nord / vendredi 3 janvier 2020

Ce vendredi matin, trois individus de nationalité algérienne se sont échappés du centre de rétention administrative de Lesquin. Le climat y est de plus en plus tendu.

Pour s’échapper du centre de rétention de Lesquin, tout proche de l’aéroport, ce vendredi matin, très tôt, les trois individus ont découpé des grilles et sont passés par les toits. Ils ont voulu s’enfuir au volant d’une Peugeot 406 qui était stationnée tout près mais ils n’ont pas pu s’en servir car le véhicule s’est embourbé. Ils sont tous les trois de nationalité algérienne. Pour l’instant, nous n’avons pas d’informations plus précises émanant des autorités compétentes que sont la police aux frontières et la préfecture du Nord. [article payant ; NdAtt.]

Spectacle lumineux du Nouvel An pour les DétenuEs du Centre de Détention de Québec

Publié le 2020-01-04 19:27:05
Jan 042020
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

31 decembre 2019

Vers 19h00, un groupe de personnes s’est rassemblé dans les boisés en périphérie du Centre de Détention de Québec dans le but d’afficher leur support aux personnes détenues. L’établissement accueille des détenuEs qui purgent des sentences de moins de deux ans et des prévenus en attente de leurs procès. L’établissement peut accueillir plus de 710 détenus masculins, il est le deuxième plus grand établissement de détention provinciale au Québec, après la Prison de Bordeaux. La prison comporte également une section féminine qui comporte 56 places régulières. Au moment de la visite nocturne, une quinzaine de prisonniers se trouvaient dans la cour extérieure lorsque des feux d’artifice et des fusées de détresse ont été allumés, leur offrant un lumineux message de bonne année. Des souhaits et des cris enthousiastes furent échangés de part et d’autre des grillages avant que la sécurité ne tente de prendre la situation en charge. L’action s’est conclue sans arrestations.

Parce que nous vivons toujours dans un contexte colonial et raciste où les Premiers Peuples sont incarcérés par le gouvernement Canadien de façon disproportionné comparé au reste de la population, nous voulons réaffirmer notre solidarité en dénoncant la juridiction du “Canada’’ sur ces terres et sa main mise sur la vie et la détermination des peuples qui y vivent.

On ne peut plus nier l’impact du colonialisme !

Nous voulons aussi saluer le courage de Shanet Pilot, une autochtone guerrière, qui est toujours incarcérée 3 heures par semaines à la prison de Québec pour avoir défendu son territoire, le Nitassinan, et s’être opposée à un développement hydroélectrique d’Hydro-Québec. Depuis 2012 que le Gouvernement la fait payer par la prison le prix de ses dettes, quand en ce moment même, Hydro-Québec ne paie que des miettes en retour pour le vol de ses territoires. SOLIDARITÉ AVEC SHANET PILOT!

La pratique de mettre des détenu.es dans le « trou » de façons excessives est une pratique récurrente, qui se passe ici même au centre de détention de Québec et qui doit être abolie tout comme les prisons. Le rappeur Souldia raconte son expérience du « trou » alors qu’il avait 24 ans: « On m’a emmené au trou pour 21 jours. Ça sent les restants de nourriture de la veille, ça sent la pisse, ça sent la marde. Les murs sont sales. Y a du sang séché, de la bave. En moins de 10 jours, tu délires. »

La prison de Québec a aussi reçu l’indice « E » de la part de la société québécoises des infrastructures du Québec, ce qui signifie qu’elle a eu la note la plus basse et qu’elle est en très mauvaise état.

Un recours collectif est intenté contre le gouvernement du Québec pour dénoncer les préjudices vécus par les détenus vivent dans cette prison. La requête qui est mené par Samuel Cozak, un ancien détenu, révèle une mesure nommé le « camping » où les détenus doivent dormir à même le sol dans la cellule d’une autre personne incarcérée et ce à moins de 20 centimètres d’une toilette. M. Cozak dénonce aussi la sous-alimentation des détenus, l’insalubrité des cuisines et les interventions des agent.es qui sont teintées d’intimidation, d’utilisation de la peur et de mise en isolement excessive. On déplore aussi qu’un seul médecin soit présent par semaine pour répondre aux problèmes de santé de quelque 800 détenus incluant les services de santés mentales.

Un autre recours collectif est en cours en lien avec le suicide de Gaétan Laurion qui était incarcéré dans le secteur de l’infirmerie de la prison sous surveillance accrue après plusieurs tentatives de s’enlever la vie. Au moment de son décès, le gardien avait travaillé 45 heures dans les trois jours précèdent et dormait au poste de surveillance. La famille réclame réparation pour négligence.

Les prisons au Québec sont en général surpeuplées, il est estimé que le taux d’occupation de la prison de Québec est de 104%. Cette situation crée beaucoup de répercussions sur la vie des personnes criminalisées et se traduit notamment par d’importants transferts de détenuEs, soit l’équivalent d’une prison entière déplacée par jour dans la province.

Finalement, nous tenons à affirmer notre solidarité avec les personnes trans et la communauté LGBTQIA2 qui vivent d’autant plus de discriminations dans le milieu carcéral genré et qui font face aussi à des humiliations quand vient le temps de devoir se plier à des fouilles à nues. Un réseau est en place et se développe de plus en plus pour soutenir ces personnes en prison par l’entremise de correspondances écrites qui servent à créer des liens et même créer une certaine sécurité pour ces détenu.es, nous vous invitons donc à contacter le Prisoner Correspondance Project pour plus d’infos.

ENCORE UNE FOIS BONNE ANNÉE ET SOLIDARITÉ!
LE POING EN L’AIR PARCE QU’ON EST TOUS ET TOUTES NÉES POUR ÊTRE LIBRE!
NI PRISONS! NI ÉTATS! NI QUÉBEC! NI CANADA!

Projet de nouvelle prison à Muret, que crèvent toutes les taules !

Publié le 2020-01-04 19:28:04

Discussion/infos autour du projet de nouvelles prisons en france (et spécifiquement de celle de Muret), le jeudi 16 janvier à 19h à l’Obs !



Youpi, encore un super projet !!

Le plan présenté par la ministre de la justice Nicolle Belloubet prévoit 15 000 places supplémentaires dans de nouvelles prisons dont 7000 devraient être terminées d’ici 2022.

Ces places seront créées de différentes manières :

La ministre a aussi annoncé la carte de ces futures prisons, et parmi les heureux élus on retrouve dans la région : Pau, Bordeaux, Montpellier, Perpignan, Nimes … Et Toulouse n’y échappera pas. Ainsi une nouvelle taule devrait voir le jour au sud de la ville rose dans les années qui viennent. Après le centre de détention de Muret et la Maison d’arrêt de Seysses, une autre prison de 600 places devrait être construite à Muret. Le calendrier prévoit le début du chantier en 2022 et sa fin pour 2024. Une fois construite, 200 « personnels de l’administration pénitentiaire » y feront leur sale taf.

Voila ce qu’on sait pour le moment de ce formidable projet...

Ca nous fait envie de se rencontrer à plusieurs pour discuter de tout ça, en partageant un minimum de bases communes.Ça ne veut pas dire qu’on en reparlera pas ou qu’on pourra partir de plein d’évidences qu’on a les mêmes façons de voir les choses, mais au moins quelques points qui nous semblent nécessaires :

Pour nous ce plan de nouvelles taules c’est toujours plus de places pour enfermer et essayer de rendre docile toujours plus de galèriennes, de personnes racisées, de révoltées … pour s’assurer que personne ne sorte du rang. Pour maintenir un ordre basé sur le travail, la propriété, la soumission, la consommation, les oppressions, le contrôle, la peur... Le système d’enfermement (prisons, centres de rétention, établissements pénitentiaires pour mineurs, hôpitaux psychiatriques...) n’est pas une solution pour "soigner" la société, il fait intégralement partie du problème. Donc lutter contre une prison sans remettre en question les rapports sociaux plus globaux ça nous semble absurde et ne servir à rien.

Dans cette même logique, on ne veut pas demander des prisons plus « humaines », avec deux fois moins de barreaux aux fenêtres, des cours de poterie pour les détenus, un SMIC à 5 euros, et des produits bio et locaux à la cantine. Vouloir réformer les prisons, c’est vouloir qu’elles continuent à exister, alors que vouloir leur destruction, ba c’est vouloir leur destruction.
Il ne s’agit pas non plus de dire que l’on ne veut pas d’une nouvelle taule à Muret, et qu’on préfèrerait la construire ailleurs, on ne veut pas de prisons du tout, nulle part.
De la même manière, on ne veut pas rentrer dans une logique "innocentiste" d’aller juger de qui aurait leur place en taule, par rapport à d’autres personnes innocentes, accusées "à tord".

Si tu partages ces points de vue, pas la peine d’avoir un bac + 25 en militantisme ou de te sentir ultra sûr-e de tout, viens et on en parle :)

Il y aura au début un moment partage d’infos sur le plan prison et un peu de la réforme de la justice de 2019 (nous on en ammènera mais si vous en avez aussi c’est super). Dans la deuxième partie on aimerait se laisser le temps de pouvoir parler de nos envies, des projets qui seraient déja existant ou en chantier autour de ça, des discussions de fond qu’on voudrait avoir. On imagine cette partie assez libre et ouverte, et si ça prend pas on aura des sujets de discussions sous la main qu’on pourra proposer.

RDV à l’OBS (87 rue du 10 avril) le jeudi 16 janvier, à 19h !

Anticarcéralement
Feu aux prisons (et à tout le reste).

Vendredi 10 janvier 2020 : Causerie sur le Chili

Publié le 2020-01-04 22:29:06

Vendredi 10 janvier 2020, 19h :
Combattre l’existant pour en finir avec la domination, au Chili et ailleurs

Depuis plus de deux mois, l’ordre établi est amplement secoué par une explosion sociale au Chili. Émeutes, affrontements contre les forces de l’ordre, attaques tous azimuts contre des bâtiments étatiques et religieux, incendies de locaux commerciaux et d’infrastructures de transport, se sont répandus comme une trainée de poudre sur l’ensemble du territoire.

Ni l’état d’ugence et le couvre-feu décrétés dans un premier temps, ni la répression policière qui continue son sale boulot, tuant, blessant et mutilant gravement, et enfermant en masse, ne sont parvenus à mettre un terme à la révolte.

Les habituelles manœuvres des pacificateurs de tout poil (dont les organisations politiques de gauche) visent aussi à ramener la rage vers les canaux démocratiques. En mettant en avant “l’intérêt national” et des revendications telles que l’élaboration d’une nouvelle constitution, les aspirant-e-s au pouvoir (y compris populaire) tentent de désamorcer tout le potentiel subversif contenu dans de multiples expressions destructrices qui se déploient sans leaders ni partis.

Des compagnon-ne-s anarchistes qui prennent part à cette révolte sur le territoire dominé par l’État chilien ont à cœur de partager les situations vécues, ainsi que leurs réflexions et leurs questionnements sur les dynamiques en cours, posant ainsi des jalons pour un échange réciproque et une solidarité revolutionnaire.

Et c’est aussi parce que nombre des problématiques cruciales qui les préoccupent, notamment liées aux propositions et interventions anarchistes pour étendre et approfondir les moments de rupture, font écho ici, que nous saisissons à notre tour cet appel au vol pour inviter à une discussion, le vendredi 10 janvier à la bibliothèque Libertad.

Télécharger le fly et le faire tourner

Bordeaux : Occupation, blocage… et sabotage à la fac de la Victoire – Janvier 2020

Publié le 2020-01-05 11:50:03

Ce samedi 4 janvier, la direction de l’université de Bordeaux a pris la décision de fermer les bâtiments du site de la Victoire pour « plusieurs semaines » après avoir découvert plusieurs dégradations. Ces locaux ont été occupés une bonne partie du mois de décembre et ont servi de lieu d’organisation contre la réforme des retraites.

Selon le service communication de la direction, les dégradations auraient été commises sur le dispositif sécurité incendie, des portes (qui auraient été enfoncées) et des tags inscrits sur les murs. Du matériel aurait également été volé.

La faculté de la Victoire, où se trouvent notamment les filières de sciences humaines et sociales (comme la sociologie), ne rouvrira donc pas ce lundi 6 janvier et les partiels prévus à la rentrée « seront reprogrammés ». Rappelons que ceux programmés avant les vacances de Noël ont déjà été reportés par la présidence. Quand aux quelques cours de la rentrée, ils seront pour certains « relocalisés » sur d’autres campus.

Certains étudiant.e.s n’ont pas manqué d’exprimer leur indignation à l’égard de cette décision, qui serait une machination de la direction pour salir « les militant.e.s ». Soucieuses et soucieux de respecter les biens de l’université (allant jusqu’à effacer les tags!), ils et elles réfutent l’emploi de « dégradations importantes » par la direction et détaillent auprès des journaflics les démarches entreprises pour donner l’image d’une contestation pacifiée et inoffensive: comme Fleur, militante et étudiante en sociologie, qui affirme à FranceBleu: « Evidemment il y a eu des dégradations, mais on a fait en sorte de les limiter au maximum, on a même réparé certaines portes, passé des nuits à nettoyer les tags. Donc parler de grosses dégradations, je ne suis pas d’accord. C’était une occupation, quand il y a parfois 400 personnes ou plus au même endroit, on ne peut pas savoir qui est présent et ce qu’il va se passer. »

Allemagne : Quelques brèves d’attaques incendiaires de décembre 2019

Publié le 2020-01-05 11:51:10

Berlin, 2 et 11 décembre 2019 : Feu à l’industrie militaire allemande

Dans la nuit du 10 au 11 décembre, une voiture de l’entreprise ThyssenKrupp à Schmargendorf, dans l’arrondissement de Charlottenburg-Wilmersdorf. Vers 3h15, un habitant du quartier a alerté la police en voyant un véhicule Skoda en flammes dans la Cunostraße. La voiture a fortement été endommagée.
La semaine précédente, trois camions de cette même entreprise sont partis en fumée dans la Ullsteinstraße. Dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 décembre, une intrusion nocturne sur l’aire de ThyssenKrupp à Tempelhof a laissé trois poids-lourds en cendres. Un communiqué rappelle le rôle de l’entreprise, à travers sa filiale „Thyssen Krupp Marine Systems“, dans l’industrie de l’armement. « Chaque année, l’entreprise gagne plusieurs milliards d’euros en constuisant des navires de guerre. Les navires et les sous-marins sont exportés dans le monde entier et un de ses plus gros clients est l’armée turque. »


Forêt de Hambach, 17 décembre 2019 : incendie d’un transformateur de l’exploitant de charbon RWE

Hier (le 17.12.19), la police a eu connaissance d’un incendie contre des matériels techniques propriétés de la RWE, dans le secteur de la rue des fleurs, à proximité de la forêt de Hambach. Des inconnus ont mis le feu à un transformateur mobile de la station de pompage de la zone, l’endommageant gravement; les dégâts s’élèvent à plus de 30.000 euros. Selon RWE, il y a eu un message de perturbation de l’appareil vendredi dernier vers 01h30 du matin; les vérifications d’hier ont constaté les dommages et la police a été informée. La commission d’enquête de Hambach est en charge des investigations pour dégradation par le feu et perturbation des services publics; à l’heure actuelle, les auteurs restent inconnus ». (dépêche des flics)


Magdebourg, 28 décembre : une voiture de Vonovia incendiée

« Selon les pompiers, l’incendie d’un véhicule d’entreprise samedi matin à Magdebourg a causé des dégâts estimés à 29.000 euros environ.

Une citoyenne de 49 ans rentrait chez elle lorsque, peu après 5h, elle a entendu un bruit d’explosion dans la rue Hans-Löscher. En regardant autour d’elle, elle a remarqué qu’un pneu d’une voiture Opel Astra était en feu. Avant l’arrivée des pompiers, les flammes se sont étendues à l’ensemble de la voiture.
Les pompiers ont pu empêcher que les flammes gagnent d’autres voitures, mais deux autres voitures ont néanmoins été touchées. Personne n’a été blessé.
Les pompiers et la police pensent qu’il s’agit d’un incendie criminel. Une entreprise de Bochum (groupe immobilier Vonovia, cf photo) est propriétaire du véhicule brûlé. »


Dresde, 30 décembre : feu au domicile du fasciste de l’AfD Hans-Joachim Klaudius, après plusieurs attaques par le passé

Dans la nuit de dimanche à lundi, un incendie a eu lieu dans la Kurt-Beyer-Straße. À l’arrivée des pompiers, un abri auto et le véhicule garé en dessous étaient en flammes. Pour pouvoir accéder à l’incendie, un portail a dû être ouvert de force. La voiture et l’abri auto se trouvaient sur le terrain du membre de l’AfD, Hans-Joachim Klaudius, c’est pourquoi il s’agirait d’un incendie volontaire aux motivations politiques.
Comme l’AfD de Dresde l’a indiqué sur Facebook, plusieurs attaques se sont déjà produites par le passé sur le lieu de l’incendie. En août, la maison se trouvant sur le terrain avait été caillassée, puis en octobre, souillée avec de la peinture. Le centre policier de défense contre l’extrèmisme et le terrorisme de la police criminelle du land de Saxe est en charge de l’enquête.

Dégradations et tentative d’incendie également la nuit précédente
Dans la nuit de samedi à dimanche, un bâtiment de la compagnie d’électricité Drewag avait aussi reçu de la peinture à Dresde. Selon le porte-parole de la police, les enquêteurs auraient trouvé des engins incendiaires n’ayant pas été allumés sur le site. Dans cette affaire aussi, les autorités pensent à une motivation politique. La police criminelle de Saxe est également en charge de l’enquête.

Lien avec des incendies à Leipzig
Le porte-parole de la police criminelle, Tom Bernhardt, a précisé qu’ils vérifient s’il existe un lien avec l’incendie volontaire présumé à Leipzig. Dimanche soir, deux voitures avaient brûlé sur une aire de service de la police, elles portaient l’inscription „Service de police“ et étaient utilisées par la police municipale. Un troisième véhicule, ainsi qu’une antenne-radio ont également été endommagés par l’incendie.

L’abri et la voiture du facho réduits en un tas de cendres


Hambourg, 31 décembre : incendie de la voiture de patrouille

Les agents étaient en intervention vers 22h50 dans la rue Fehlinghöhe, suite à un appel d’urgence pour des coups de feu tirés d’un balcon.
Pendant que les policiers tentaient de localiser l’appartement, une femme a attiré leur attention sur une voiture de patrouille en train de brûler, une Mercedes E220d. Le matin du nouvel an, la police a indiqué que „par la suite, plusieurs témoins avaient donné des indications sur deux hommes apparemment jeunes, qui étaient près de la voiture de patrouille et y bidouillaient manifestement quelque chose, finissant par jeter un objet à l’intérieur du véhicule“. Peu après, de la fumée serait d’abord sortie de la Peterwagen [Le surnom autrefois usuel de « Peterwagen » (voiture de Pierre) s’applique au sens strict uniquement à la coccinelle avec la radio police], qui aurait ensuite brûlé rapidement. Le véhicule a entièrement été détruit par les flammes.
Lorsque les pompiers sont arrivés, la bagnole se consumait. Ils ont dû éteindre l’incendie en position couchée, craignant que des munitions dans la voiture puissent exploser.
30 minutes après, le feu était éteint. Les équipements qui se trouvaient à bord ont été complètement anéantis par l’incendie. L’équipage se tenait choqué à côté du véhicule de police réduit en cendres.
Les recherches lancées immédiatement sont restées vaines.

La voiture des flics carbonisée

 

[L’ensemble de ces brèves accompagnées de photos ont été compilées par chronik.blackblogs.org]

Santiago, Chili : Beau comme une église des carabiniers qui part en fumée – 3 janvier 2020

Publié le 2020-01-05 14:50:06

Une église consacrée aux carabiniers a été incendiée vendredi 3 janvier lors de la première émeute de l’année 2020 au Chili. Située près de la Plaza Italia à Santiago, épicentre de la révolte dans la capitale chilienne depuis octobre, l’église de San Francisco de Borja a été incendiée par un groupe de révolté.e.s encagoulé.e.s. Les murs de l’édifice ont été tagués, le mobilier sacrés non seulement détruit mais aussi jeté dans de gigantesques feux iconoclastes devant l’église. Sur plusieurs images, on voit des foyers d’incendie à divers endroits dans l’église.

Par ailleurs, non loin de l’église en feu, le monument aux morts dédié également aux carabiniers a aussi été attaqué lors de cette nouvelle journée de révolte.

« De grandes colonnes de fumée étaient visibles depuis le centre-ville. Les forces de police du Chili ont condamné cette attaque, de même que les incendies qui ont visé plusieurs bâtiments du patrimoine sur cette même place depuis le début des manifestations le 18 octobre. La semaine dernière, le cinéma Arte Alameda a également brûlé. »

Cette église est (était) à double titre historique : d’abord comme monument national, puisque construite en 1876 sous le nom de Sagrado Corazón de Jesús, et ensuite parce lors de son centenaire, en 1976 où elle a reçu son nom actuel, elle a été officiellement dédiée et consacrée religieusement aux carabiniers.

foyers d’incendie à l’intérieur de l’église

 

[Repris de l’afp et de la presse chilienne, 04.01.2020]