Vive l'Anarchie - Semaine 01, 2023

Sommaire

Incendiary Attack Against Job Center Vehicle Fleet in Farmsen, Germany

Publié le 2023-01-02 08:30:16

You are the crisis! – Incendiary visit to the Farmsen Job Centre vehicle fleet

In the night from December 25 to 26, we honored the Farmsen Job Centre with our visit and significantly reduced their vehicle fleet by means of fire. The vehicles are used, among other things, for the degrading home visits of the so-called needs assessment. Poor people and families are harassed and bullied while corporations continue to rake in fat profits during the crisis.

The renaming of Hart IV* as “citizen’s income” does not change this.

Against the world of capital and its red-green-yellow helpers!

For social Revolution worldwide

******

*Translation note: Hartz IV combines unemployment assistance with social assistance that is granted to people without an entitlement to unemployment benefits. As a result, the long-term unemployed receive monthly financial support that is no longer related to their previous income.

source: https://de.indymedia.org/node/248388

translated by Nae Midion

Attack Against the Home of the Former Director of the Elaionas Migrant Concentration Camp in Greece

Publié le 2023-01-02 08:30:22

Vandalism of the home of M.D. Nioutsikou, former administrator of the Elaionas migrant concentration camp

WHO IS SHE?

Maria-Dimetra Nioutsikou was appointed as the temporary administrator of the Elaionas immigration camp in order to carry out the plans of the Municipality of Athens for the closure of the camp and its conversion into a new stadium for Panathinaikos (Greek football club). This means displacing thousands of people outside the city and imprisoning them in concentration camps in the middle of nowhere. The choice of Nioutsikou to carry out Bakoyannis’ (Kostas Bakoyannis – Mayor of Athens) violent plans was no accident as she has a rich resume of repression and crushing the lives of immigrants and migrants. We do not forget when, as the administrator of the Samos camp, she tortured and psychologically and physically abused minor children who had participated in protests about the conditions in the hellhole, leading some of them to commit suicide. She also used the tactic of psychological torture in the Elaionas camp where she used documents to blackmail the migrants fighting against the eviction.

For us there are no good or bad commander of the modern concentration camps; all those who take up such positions implement the racist murderous policy of the Greek state. In the case of Elaionas, a series of informers from Nioutsikou to every last security guard of the camp, orchestrated the violent eviction. We do not forget the case of Wares Ali, who burnt to death because his security guards refused an emergency hospital transfer.

For us, every death in modern concentration camps is the result and responsibility of the Greek state and its snitch henchmen. That is why we chose, on Monday night 5/12, as a minimal symbolic gesture, to vandalize the facade of the entrance to the building where Nioutsikou lives by painting slogans denouncing her as a murderer. Our intervention is nothing more than a symbolic gesture to show that we do not and will not forget those whose careers are stained with the blood of immigrants, and to send a signal of solidarity to the struggling immigrants.

STRENGTH TO EVERY MIGRANT WHO RESISTS THE WAR ON IMMIGRANTS INSIDE AND OUTSIDE THE BORDERS

FIRE TO THE CONCENTRATION CAMPS AND TO EVERY PRISON

source: https://athens.indymedia.org/post/1622877/

translated by Nae Midion

Caudry (Nord) : l’année commence bien pour Pôle Emploi

Publié le 2023-01-02 08:35:05

Un début d’incendie vite maîtrisé au Pôle emploi de Caudry
La Voix du Nord, 1er janvier 2023 (extrait)

C’est vers 2 h 30 la nuit de samedi 31 à dimanche 1er janvier qu’une vingtaine de pompiers de Caudry ont été envoyés sur le site du Pôle emploi où un incendie s’était déclaré au niveau de l’entrée du bâtiment. Un incendie qui a été vite maîtrisé par les soldats du feu. Les dégâts sont minimes. Une enquête devra déterminer les raisons de ce départ de feu. Il n’est pas sûr que le site soit accessible au public ce lundi.

Hambourg (Allemagne) : les voitures des contrôleurs de Pôle Emploi en fumée

Publié le 2023-01-02 08:35:09

Vous êtes la crise! – visite enflammée au parc automobile
du Pôle Emploi de Farmsen
Traduit de l’allemand de Sozialer Zorn, 26 décembre 2022

Dans la nuit du 25 au 26 décembre nous avons honoré de notre visite le Pôle Emploi [Jobcenter] du quartier de Farmsen, et par le feu nous avons réduit significativement leur parc automobile. Ces véhicules sont notamment utilisés pour des visites domiciliaires humiliantes de la dite « vérification des besoins ». Des personnes et des familles pauvres se font harceler et emmerder, tandis qu’en ces temps de crise des grandes entreprises continuent à empocher de gros profits.

Le fait que le plan Hartz IV porte désormais le nom de « revenu de citoyenneté  » n’y change rien.

Contre le monde du Capital et ses petites mains en
rouge-vert-jaune* !
Pour la révolution sociale dans le monde entier

* NdT : couleurs de la coalition au pouvoir (sociaux démocrates-verts-libéraux)


D’après la presse

Lundi, plusieurs véhicules ont brûlé devant le pôle emploi dans le
quartier Farmsen-Berne à Hambourg . Selon la police, quatre véhicules de cette institution ont été réduits en cendres et trois autres ont été fortement endommagés. Il s’agissait de voitures hybrides. L’office de police criminelle de Hambourg est en charge de l’enquête.

Milan (Italie) : évasion de Noël [MaJ]

Publié le 2023-01-02 08:35:11

Sept prisonniers (quatre mineurs et trois majeurs) se sont évadés dans l’après-midi du 24 décembre de la cour de promenade de la prison pour mineurs Cesare Beccaria à Milan.

« Les évadés auraient profité des travaux en cours, qui duraient depuis un certain temps, pour franchir la clôture, puis escalader le mur d’enceinte. Des recherches ont immédiatement été lancées par la police pénitentiaire et d’autres organismes, sans succès jusqu’à présent », a déclaré Gennarino De Fazio, secrétaire général de la police pénitentiaire de l’UILPA. « Ils auraient arraché des panneaux de bois qui délimitaient la zone de travail et, profitant de cette ouverture, ils ont franchi le mur d’enceinte », a-t-il complété sur une autre chaîne.

Quelques heures après l’évasion, deux des évadés ont été arrêtés, dont un chez ses proches, mais les cinq autres ont réussi à disparaître dans la nature. Le parquet de Milan et le parquet des mineurs sont conjointement chargés de l’enquête, car trois des évadés ont entre 18 et 19 ans. Dans la soirée, des prisonniers de  cette même taule pour mineurs ont mis le feu à plusieurs cellules en signe de solidarité avec eux, en apprenant la nouvelle. Ces incendies ont nécessité l’intervention des pompiers.

[Synthèse de la presse italienne, 25 décembre 2022]

Après une spectaculaire évasion, les structures d’enfermement de mineurs mises en cause en Italie
Le Monde, 30 décembre 2022 (extrait)

Pour les gardiens de la prison de Beccaria, le jour de Noël est loin d’avoir ressemblé à un conte. Dans l’après-midi du 25 décembre, sept adolescents de cette maison d’arrêt pour mineurs située en banlieue de Milan ont en effet réussi à s’évader avant de s’évanouir dans la nature. Profitant de la distraction d’un gardien parti chercher un ballon de foot, les fugitifs, âgés de 17 à 19 ans, sont parvenus à faire tomber des cloisons qui couvraient des échafaudages entourant la structure pénitentiaire en chantier. Une évasion spectaculaire, et sans violence. « C’est la première fois depuis plusieurs décennies qu’on assiste à l’évasion de sept prisonniers d’un centre de détention pour mineurs, ils ont profité d’une série de failles », commente Ciro Cascone, procureur de la République auprès du tribunal pour mineurs de Milan.

Jeudi 29 décembre, les sept évadés avaient tous été retrouvés, certains d’entre eux étant spontanément revenus à la prison. « La priorité est que le chantier se termine au plus vite et de veiller à ce que l’exécution des peines pour les mineurs soit digne, vise à la rééducation et ne prenne pas simplement la forme d’une punition », a commenté le sous-secrétaire à la justice Andrea Ostellari, après le retour des deux derniers prisonniers.

Les Gets (Haute-Savoie) : saboter les canons à neige

Publié le 2023-01-02 08:35:14

Des actes de vandalisme sur deux enneigeurs aux Gets : un préjudice estimé à « plusieurs milliers d’euros »
Le Dauphiné/Le Messager/France3, 26-27 décembre 2022

C’est une bien surprenante découverte qu’on fait les responsables du domaine skiable de la station des Gets. Dans la nuit du 24 au 25, deux canons à neige de la station ont fait l’objet d’actes de vandalisme sur le front de neige de Carry, l’un des secteurs les plus fréquentés de la station chablaisienne. Les câbles d’alimentation des deux enneigeurs, de type perche et ventilateur ont d’abord été sectionnés, rendant les appareils inutilisables.

L’un des deux canons à neige a également été tagué avec la mention « Pas de ski sans neige », référence à peine cachée aux conditions d’enneigement actuelles en montagne.

« On sabote notre outil de travail. On fait tout pour accueillir au mieux les nombreux touristes pendant cette période, qui est également difficile à cause du manque de neige », déplore Benjamin Mugnier, directeur marketing et commercial de la SaGets. « Ca nous attriste de voir une action comme celle-là en pleine fête. Nous ne menons pas de sujet polémique en ce moment, nous respectons nos actions d’éco-engagement, comme le pass en bois ou un domaine skiable sans tabac… », poursuit-il.

Quoi qu’il en soit, pour Benjamin Mugnier, ce sabotage n’est pas à prendre à la légère. « Le montant du préjudice est estimé à plusieurs milliers d’euros. Au-delà de ça, s’il arrive une fenêtre de froid et qu’on la loupe, ce sera très problématique. C’est un endroit critique du domaine skiable car il est très passant. »

Une préoccupation d’autant plus importante que la neige manque en station. Depuis plusieurs jours, les enneigeurs ne peuvent être activés aux Gets, comme dans de nombreuses destinations des Alpes, car les températures sont trop élevées. « L’engin vandalisé ne fonctionne qu’à partir de -3ºC », précise Benjamin Mugnier. Même si la baisse des températures n’est pas prévue cette semaine, le responsable sait que « entre Noël et Nouvel an, ce n’est pas le meilleur moment pour réaliser des réparations ou trouver des pièces ».

Une plainte a été déposée à la gendarmerie de Taninges (Haute-Savoie). Une enquête a donc été ouverte et tentera d’identifier les « malfrats ». D’après les inscriptions taguées sur une des machines, l’action semble avoir été menée par des activistes écologistes. A côté du message, un logo avec un sablier dans un rond rappelle celui du mouvement Extinction Rebellion, connu pour ses actions de désobéissance civile non-violente.

Contacté par France3 Auvergne Rhône Alpes, le mouvement Extinction Rebellion (XR) à Annecy a précisé ne pas être à l’origine de ces dégradations : « Nous ne revendiquons en aucun cas cette action. Nous ne sommes pas à la base des éco-saboteurs donc ce n’est clairement pas notre mode d’action et jamais cela n’a été discuté au sein de notre collectif. (…) Notre ADN c’est la désobéissance civile », explique « XR » à Annecy.

Aix-en-Provence : gagner la sortie sans attendre

Publié le 2023-01-02 08:35:16

Aix : un homme de 18 ans s’évade d’une structure
d’accompagnement à la sortie

La Provence/France3, 22 décembre 2022 (extraits)

Ce mercredi 21 décembre, vers 22 h 30, un détenu de 18 ans s’est enfui du centre pénitentiaire d’Aix-Luynes, situé à Aix-en-Provence. L’homme originaire de Roumanie se trouvait dans une structure d’accompagnement à la sortie (SAS). Il n’a toujours pas été retrouvé par les forces de l’ordre, confirme Cyril Huet-Lambing, délégué général national adjoint du SPS (Syndicat pénitentiaire des surveillants).

Selon les premières informations recueillies sur place, celui-ci aurait tout simplement fabriqué une corde pour descendre de sa cellule sans barreau du premier étage avant de disparaître dans la nature.

Cambrai (Nord) : nouvelle flambée de voitures de flics, et une arrestation

Publié le 2023-01-02 08:35:19

Feux de véhicules au commissariat : le sexagénaire mis
en examen
France Bleu/Le Figaro/La Voix du Nord, 28 décembre 2022 (extraits)

Dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 décembre, un homme de 64 ans a été interpellé par les policiers du commissariat de Cambrai (Nord). Pris en flagrant délit, il est accusé d’avoir incendié deux véhicules de police garés sur le parking, dans la cour intérieure du commissariat, et d’en avoir aspergé d’autres avec de l’essence. Un fonctionnaire de police a repéré le mis en cause qui prenait la fuite par le jardin de la propriété voisine jouxtant le commissariat. Ce dernier tentait de se cacher sous une voiture, «une grande pince coupante» à ses côtés. Il aurait, grâce à cet outil, réussi à sectionner le mur de grillage séparant la cour du commissariat de ce jardin privé.

Quelques jours plus tôt, dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 décembre, ce sont cette fois trois véhicules de police qui avaient été détruits par les flammes, un quatrième étant endommagé. L’acte, dont le caractère volontaire ne laissait guère de doute, n’avait alors pas été revendiqué. Restait à savoir si un lien devait être établi entre deux méfaits au mode opératoire similaire et au même endroit.

Une enquête a donc été ouverte par la police judiciaire de Lille, et hier, en fin de journée, le parquet de Cambrai a fait savoir que « la personne placée en garde à vue a été présentée à un juge d’instruction du tribunal judiciaire de Douai à l’issue de sa garde à vue pour une ouverture d’information judiciaire. Il a été mis en examen pour les chefs de destructions et dégradations de biens par un moyen dangereux pour les personnes en raison de la qualité de personne dépositaire de l’autorité publique de leurs propriétaires ou utilisateurs dans la nuit du 23 au 24 décembre 2022 et dans la nuit du 27 au 28 décembre 2022, faits de nature criminelle. Il a par la suite été placé en détention provisoire par un juge des libertés et de la détention. »

Le suspect, un retraité de 64 ans, serait connu des services de police pour différents faits, notamment pour outrage et rébellion. L’individu interpellé a reconnu son implication pour les faits de ce mercredi, mais a nié être impliqué dans tout départ d’incendie antérieur à cette date. Selon une source proche du dossier, le mode opératoire n’est pas le même : la première fois, les policiers ont retrouvé une échelle dans le jardin du voisin, mais pas la seconde fois. Enfin, le suspect a déclaré avoir agi «par vengeance» après avoir été victime de «violences policières» vraisemblablement subies après une interpellation. Il a en outre ajouté «n’avoir rien à perdre» étant «atteint d’un cancer».

Porto Alegre (Brésil) : le consulat d’Italie à l’huile de vidange

Publié le 2023-01-02 08:35:22

Le siège du consulat général d’Italie à Porto Alegre a été la cible d’un acte de vandalisme tard dans la nuit de jeudi à vendredi 29 décembre 2022. Plusieurs litres d’huile de vidange ont été lancés contre la porte d’entrée en bois et le trottoir. Le carburant a causé des dégâts matériels sur le consulat situé Avenida José de Alencar, dans le quartier de Menino Deus à Porto Alegre.

De petits tracts ont été laissés sur place, disant « En solidarité avec Alfredo Cospito, en grève de la faim en Italie depuis plus de 60 jours contre le régime de mort nommé 41bis. Contre toutes les prisons. Vive l’Anarchie !« . La police scientifique accompagnée de la police militaire se sont rendues sur les lieux pour boucler  la zone.

Ce n’est pas la première fois que la représentation diplomatique italienne est attaquée. Dans l’après-midi du 11 juillet 2008, un molotov avait été jeté sur l’entrée du bâtiment, qui avait pris feu.

[Synthèse de la presse brésilienne, 29 décembre 2022]

Scoppi e cassonetti in fiamme per le strade di Bologna

Publié le 2023-01-02 11:15:03

Scoppi e cassonetti in fiamme per le strade di Bologna

Apprendiamo dai media di regime e inoltriamo:

https://www.ansa.it/emiliaromagna/notizie/2022/12/30/anarchici-a-bologna-scoppi-e-fuoco-a-cassonetti-in-strada_3a2e9a1c-f831-46bb-8257-3519c72cb12d.html

https://www.ilrestodelcarlino.it/bologna/cronaca/attacco-anarchico-in-via-emilia-levante-cassonetti-fatti-esplodere-in-mezzo-alla-strada-vuk96byz

https://bologna.repubblica.it/cronaca/2022/12/30/news/anarchici_a_bologna_scoppi_e_fuoco_a_cassonetti_in_strada_tra_via_emilia_levante_e_pontevecchio-381395411/

Anarchici a Bologna, scoppi e fuoco a cassonetti in strada - Notizie - Ansa.it

Publié le 2023-01-02 11:15:03

Azione degli anarchici nel tardo pomeriggio nella prima periferia di Bologna. Intorno alle 19 alcuni grossi petardi sono stati fatti esplodere in cassonetti in via Emilia Levante, nei pressi del Pontevecchio e per spegnere le fiamme, forse innescate anche da molotov, sono intervenuti i vigili del fuoco. I cassoneti sono finiti in mezzo alla strada, bloccando il traffico. Sono stati avviati accertamenti dai carabinieri ed è stata informata anche la polizia. Dalle prime informazioni non ci sono feriti, ma gli scoppi hanno creato preoccupazione in un orario in cui la strada è piuttosto frequentata. Sul posto sono state trovate scritte di matrice anarchica legate alla battaglia contro il regime del 41 bis per Alfredo Cospito.
   

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Attacco anarchico in via Emilia Levante Cassonetti fatti esplodere in mezzo alla strada

Publié le 2023-01-02 11:15:03

Un nuovo blitz di matrice anarchica in città. È stato rivendicato con volantini e scritte contro il 41bis e in favore di Alfredo Cospito (l’anarchico insurrezionalista che sta facendo lo sciopero della fame nel carcere di Sassari dopo essere stato sottoposto al regime detentivo del ’carcere duro’) l’episodio accaduto ieri sera attorno alle 19 in via Emilia Levante, proprio sotto al Pontevecchio: due bidoni dell’immondizia sono stati posti in mezzo alla strada e poi fatti esplodere, forse grazie a delle molotov inserite al loro interno. Rifiuti si sono sparsi ovunque e naturalmente si sono registrati notevoli disagi al traffico, dato l’orario di punta e l’arteria centrale, ma non si sono registrati altri danni a cose o edifici né tanto meno ci sono stati feriti. Sul posto sono intervenuti immediatamente i vigili del fuoco, che hanno domato le fiamme uscite dai cassonetti esplosi, e i carabinieri. Informata anche la polizia e la Digos, che approfondirà le responsabilità e il coinvolgimento degli anarchici.

I carabinieri, incaricati dei rilievi del caso e di rimettere in sicurezza l’area, hanno tenuto l’area bloccata per diverso tempo.

Il boato avvenuto poco prima dell’ora di cena ha terrorizzato i residenti e i commercianti della zona.

Ultimamente, gli anarchici sono tornati attivi in città, con scritte contro il 41bis che si sono moltiplicate in diversi punti (l’altro giorno, per esempio, su Palazzo Malvezzi, sede della Città metropolitana). Un movimento che tiene in allerta le forze dell’ordine, che ne terranno conto anche nell’organizzare i controlli per gli eventi di festeggiamento della fine dell’anno, questa sera in centro.

Resoconto manifestazione a Giulianova

Publié le 2023-01-02 11:20:02

Resoconto manifestazione a Giulianova

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Riceviamo e diffondiamo:

Ieri pomeriggio, verso le 6 di sera, una cinquantina di solidali si sono ritrovati in piazza Fosse Ardeatine a Giulianova (provincia di Teramo), in solidarietà ad Alfredo ed al suo sciopero della fame ad oltranza contro 41 bis ed ergastolo ostativo.
Dopo una buona mezz’ora di interventi e contributi audio sulle condizioni di salute di Alfredo e sulla situazione, la decisione è quella di muoversi tra le vie del lido cercando di arrivare alla statale Adriatica.
Dopo un tentativo di bloccare i solidali da parte di Digos e qualche sgherro in divisa, tra spintoni, cori e fumogeni si riesce a guadagnare il sottopasso ed il semaforo, e ci si avvia verso la stazione occupando per poche centinaia di metri la ss16.
Arrivati qui, ancora interventi, e si decide di tornare in corteo, per la via più breve, verso il punto di ritrovo dove ci si scioglie.

Di sicuro nulla di eclatante ed eccezionale rispetto a più grandi mobilitazioni in altre città; certi però di essere pochi, buoni e genuini, ma soprattutto determinati e con la voglia di farsi sentire, per Alfredo, oramai in sciopero da 72 giorni, e per la sua lotta, che è anche la nostra.

FUORI ALFREDO DAL 41 BIS
CONTRO IL 41 BIS
CONTRO L’ERGASTOLO OSTATIVO

Presidio di solidarietà ad Alfredo a Lisbona

Publié le 2023-01-02 11:20:04

Presidio di solidarietà ad Alfredo a Lisbona

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Riceviamo e diffondiamo:

Presidio in solidarietà ad Alfredo e contro il 41 bis  il 4 gennaio davanti all’ambasciata italiana a Lisbona.

Saronno: Banche danneggiate per Alfredo

Publié le 2023-01-02 11:20:06

Saronno: Banche danneggiate per Alfredo

Riceviamo da mail anonima e diffondiamo:

Passeggiando per le vie di Saronno, la mattina del 28/12/22, si notava ciò di cui i giornali hanno scentemente preferito tacere:

-la sede della BNL con bancomat e vetrate in frantumi

-la sede delle poste di via Varese con vetrate danneggiate 

-la sede di un’altra banca saronnese con tutti i vetri infranti 

Bastava uno sguardo in più (o una indicazione di censura da parte della questura in meno) per trovare il senso di ciò che le testate giornalistiche locali hanno derubricato come “vandali in azione nella notte”: infatti di fianco ad ogni vetro danneggiato risultava evidente e ben visibile la scritta “Stato assassino. Alfredo libero”. Nulla di casuale, quindi, ma tre azioni in solidarietà and Alfredo Cospito, anarchico prigioniero in sciopero della fame da oltre due mesi che lo Stato italiano ha condannato a morte.

Ci si chiede come questo sia potuto sfuggire loro, ma non si pecca di ingenuità: quando lo Stato ha paura, la censura non tarda ad arrivare. 

Solidarietà ad Alfredo da Trieste

Publié le 2023-01-02 11:20:08

Solidarietà ad Alfredo da Trieste

Riceviamo  da mail anonima e diffondiamo:

L’altra notte è stata presa a martellate una filiale dell’unicredit di trieste, in solidarietà con il compagno alfredo cospito in sciopero della fame. 
La notizia è riportata anche dai media di regime:
https://ilpiccolo.gelocal.it/trieste/cronaca/2022/12/30/news/trieste_scritte_contro_il_41_bis_su_una_sede_dellunicredit-12439964/?ref=PICC-M6-S4-T1
In solidarietà ad alfredo, a tutti e tutte le prigioniere rivoluzionarie, contro il 41 bis, l’ergastolo ostativo e la tortura di stato.
A fuoco stato e capitale!

Bank of America Set on Fire in Portland

Publié le 2023-01-03 09:00:06

This communique was originally found here at:

https://scenes.noblogs.org/

 

Last night I broke into a Bank of America in Portland, Oregon and started a large fire. According to news reports, the fire grew quickly and took firefighters more than an hour to extinguish.

I attack for revenge against capital for the hell it creates, to break the illusion of police control that usually protects it, and just because I can.

Bank of America funds the Atlanta Police Foundation and a thousand other projects of control. Earlier that day, the six friends in Atlanta charged with “domestic terrorism” were released from jail. May this fire bring them some warmth in winter.

Long live anarchy!

[MàJ] Rome – 31/12, Manifestation en solidarité et voitures brulées

Publié le 2023-01-03 09:15:02

Rome : La manifestation du 31 décembre en solidarité avec Alfredo Cospito et tous les anarchistes emprisonnés s’est terminée par une impasse qui a duré jusque tard dans la nuit.

La police en tenue anti-émeute a bloqué toutes les issues de la place, empêchant les manifestants de partir sans identification préalable.

À minuit passé, alors que le ciel scintillait aux lumières des feux d’artifice, plus de 100 compagnons ont été humiliés par des fonctionnaires, contraints de défiler à visage découvert devant les caméras des officiers, par petits groupes de cinq, afin de pouvoir rentrer chez eux auprès de leurs proches.

Traduit d’inferno urbano

 

Au cours de la journée et de la soirée du samedi 31 décembre, de nombreuses personne rattachés à la zone anarchiste et provenant de diverses provinces italiennes (mais aussi de l’étranger) ont tenté des incursions dans les célébrations de l’année 2023 par le biais de « cortèges inopinés et d’initiatives impromptues, même violentes ».

Selon le quartier général de la police de Rome, les manifestants ont tenté, en vain, d’arriver devant la Direction nationale anti-mafia et anti-terrorisme. Des gestes ont été faits en solidarité avec Alfredo Cospito, un anarchiste de Pescara qui a été condamné et détenu, et contre le régime 41 bis. « Les services d’ordre public mis en place par la préfecture de police de Rome ont permis de contenir les actions dangereuses et les comportements préjudiciables à l’ordre et à la sécurité publics. Au cours de ces activités, une grande quantité de matériel attribuable aux manifestants susmentionnés a été trouvée et saisie, notamment des objets offensifs, des boucliers, des casques et d’autres vêtements probablement utilisés pour les déguiser. Les Digos examinent les images prises par la police scientifique afin d’identifier les personnes impliquées et, le cas échéant, de les déférer aux autorités judiciaires », a déclaré la préfecture de police.

Du côté des pétards et feux d’artifice, des dizaines de voitures, ainsi que des poubelles, auraient été endommagées et détruites par les flammes. En particulier, après minuit, les Carabiniers sont intervenus dans la Via Keren, zone de Nomentana, pour un incendie de véhicule. Non loin de là, à Circonvallazione Nomentana, les carabiniers sont intervenus, avec les pompiers, pour deux camionnettes et une voiture en feu. Sur Via Appia Nuova, 24 véhicules ont été incendiés devant une agence de location, tandis que 28 autres voitures ont été détruites par les flammes dans un garage du quartier de Cinecittà. Deux camionnettes et une voiture ont été incendiées dans la Via della Stazione Prenestina, tandis que deux bennes à ordures et un scooter ont été incendiés sur la Piazza San Cosimato, à Trastevere. Les pompiers et les carabiniers étaient sur place. Un total de 59 véhicules.

Traduit de la Presse

[Modifié] Bresil – Attaque contre le consulat Italien

Publié le 2023-01-03 09:15:06

Le siège du consulat général d’Italie à Porto Alegre a été la cible d’un acte de vandalisme tard dans la nuit de jeudi à vendredi 29 décembre 2022. Plusieurs litres d’huile de vidange ont été lancés contre la porte d’entrée en bois et le trottoir. Le carburant a causé des dégâts matériels sur le consulat situé Avenida José de Alencar, dans le quartier de Menino Deus à Porto Alegre.

De petits tracts ont été laissés sur place, disant « En solidarité avec Alfredo Cospito, en grève de la faim en Italie depuis plus de 60 jours contre le régime de mort nommé 41bis. Contre toutes les prisons. Vive l’Anarchie !« . La police scientifique accompagnée de la police militaire se sont rendues sur les lieux pour boucler  la zone.

Ce n’est pas la première fois que la représentation diplomatique italienne est attaquée. Dans l’après-midi du 11 juillet 2008, un molotov avait été jeté sur l’entrée du bâtiment, qui avait pris feu.

[Synthèse de la presse brésilienne, 29 décembre 2022] par sansnom

 

Un engin incendiaire a explosé peu avant 7 heures du matin à Porto Alegre, devant le portail du consulat général d’Italie au Brésil. Aucun dommage aux structures ni aucune blessure n’ont été signalés. Les premières analyses suggèrent une matrice anarchiste, ce qui n’a pas encore été officiellement confirmé.

Tracts déposés devant le consulat italien au Brésil

Un baril de pétrole a été jeté contre la porte et le trottoir du bâtiment, situé sur l’Avenida José de Alencar, dans le quartier de Menino Deus.

Des tracts avec des messages anarchistes ont été laissés sur les lieux. Le texte parle de « solidarité avec Alfredo Cospito », l’anarchiste qui est emprisonné dans une prison italienne. La police civile et les géomètres sont intervenus et ont bouclé la zone. L’affaire est toujours en cours d’investigation. « Nous ne pouvons pas nous laisser intimider, car nous sommes une institution très importante pour les citoyens italo-brésiliens. Nous ne nous laisserons intimider par personne », a déclaré le consul général d’Italie à Porto Alegre, Valerio Caruso.

[… ]

Extrait traduit de la presse

 

Saronno : Des banques défoncées pour Alfredo

Publié le 2023-01-03 09:55:03

En marchant dans les rues de Saronno le matin du 28/12/22, on a remarqué ce que les journaux avaient si sagement préféré taire :

-le siège du BNL, avec ses guichets automatiques et ses vitres brisées

-le bureau de poste de Via Varese dont les fenêtres sont endommagées.

-le siège d’une autre banque à Saronnese, avec toutes les vitres brisées.

Il a suffi d’un coup d’œil de plus (ou d’une indication de censure de la part de la préfecture de police de moins) pour trouver la signification de ce que les journaux locaux ont qualifié de « vandales en action pendant la nuit » : en fait, à côté de chaque fenêtre endommagée, les mots « Etat assassin ». « Liberté pour Alfredo ». Rien d’aléatoire, donc, mais trois actions de solidarité avec Alfredo Cospito, un prisonnier anarchiste en grève de la faim depuis plus de deux mois que l’État italien a condamné à mort.

On se demande comment cela a pu leur échapper, mais il ne faut pas tomber dans la naïveté : quand l’État a peur, la censure ne se fait pas attendre.

Traduit d’Il Rovescio

Trieste – Solidarité avec Alfredo

Publié le 2023-01-03 09:55:06

Une succursale de trieste unicredit a été défoncée au marteau l’autre nuit en solidarité avec le compagnon alfredo cospito en grève de la faim.
La nouvelle est également rapportée par les médias du régime 

En solidarité avec alfredo et tous les prisonniers révolutionnaires, contre le 41 bis, l’emprisonnement à vie incompressible et la torture d’état.
L’État et le capital en feu !

Traduit de Ilrovescio

Weekend contre toutes les prisons !

Publié le 2023-01-04 07:32:48

Le weekend du 27, 28 et 29 Janvier seront organisées à Toulouse et Muret des rencontres nationales et des discussions contre la construction d’une nouvelle prison dans le coin et plus généralement contre toutes les prisons. Ce moment s’inscrit dans la continuité de trois autres rencontres régionales dont la dernière a eu lieu en Novembre dans la région d’Avignon. L’idée c’est de se retrouver entre des personnes qui réfléchissent à la question de la prison et/ou qui se bougent contre des projets de construction de taules près de chez elles sur des bases anticarcérales, quelque soient les formes que la prison prend ( prison, CRA, peines alternatives …). De se retrouver, de discuter ensemble, de faire du partage d’expérience pour essayer de lutter ensemble contre les 15000 nouvelles places que l’état commence à construire pour les prochaines années.

On a aussi envie de profiter de ce weekend pour renforcer la lutte locale contre la construction d’une nouvelle maison d’arrêt de 600 places à Muret, en organisant des moments publics et ouverts, à Toulouse et à Muret. A Toulouse, des personnes se bougent depuis quelque temps contre ce projet nauséabond, dans une perspective anarchiste et anticarcérale, on a envie que ce weekend s’inscrive dans ce cadre.

Ce qu’on a prévu :

Vendredi  : La chapelle, 36 rue Danielle Casanova, Toulouse  :

18h30 : Ouverture des portes et cantine
20h : Point info, partage d’expériences et perspectives locales. Et discussion avec des personnes qui luttent contre différents projets de nouvelles taules.

Samedi : Théâtre des préambules, 22 avenue Jacques Douzans, Muret

19h : ouverture des portes et cantine
20h : point info autour du projet de constuction à Muret, suivi d’une pièce de théâtre interactive sur le pourquoi être contre l’existence de la prison.

Au niveau de la logistique, si le week-end t’intéresse mais que tu n’as pas d’endroit ou dormir (on va essayer de s’arranger) ou que tu te poses des questions sur des points précis, tu peux nous contacter à l’adresse mail suivante : wkdantitauletlse2023@riseup.net

Les cantines seront véganes et à prix libre.

On vous attends nombreuses, feu aux prisons construites ou à venir !

Rome (Italie) : nouvelle année, même merde

Publié le 2023-01-04 07:32:50

Traduit de l’italien de infernourbano, 3 janvier 2023

N’ayant rien à fêter, nous avons décidé d’attaquer, profitant des célébrations chaotiques du Nouvel An.

En effet, dans la nuit du 31 décembre, nous avons mis le feu à une armoire de fibre optique en espérant que ce geste ait enrayé le dense réseau de connexions qui envahit désormais les villes. Un réseau toujours plus resserré, entre contrôle et anesthésie sociale, mais qui signifie aussi que ses mailles et ses nœuds sont partout et donc partout attaquables.

Nous sommes conscients que ce geste n’est qu’une petite étincelle mais, comme chacun sait, c’est en partant d’étincelles que le feu de la révolte peut se déchaîner.

Nous voulons exprimer notre solidarité avec Alfredo, Thanos et Ivan, qui sont en train de lutter dans les infâmes prisons à travers leur grève de la faim.

Une pensée à Anna, Juan et Rupert, ainsi qu’à tou.tes les prisonnier.e.s anarchistes.

Pour la propagation de la conflictualité anarchiste, pour la destruction de l’État.
Contre le 41bis et la perpétuité incompressible !
Vive l’anarchie !

Discussion à propos du régime d'isolement en Italie et de la grève de la faim d'Alfredo Cospito

Publié le 2023-01-04 07:32:54

Depuis le 20 octobre 2022, Alfredo Cospito prisonnier anarchiste est en grève de la faim contre le régime de détention 41 bis, auquel il est soumis, et contre la peine de perpétuité incompressible. Une bataille qu’Alfredo n’a pas l’intention d’interrompre avant son décès.



On propose de se retrouver le vendredi 6 janvier au local Camarade au 56 boulevard Déodat de Séverac, à 18h, afin de discuter de la situation d’Alfredo Cospito, en grève de la faim depuis plus deux mois ; ce sera aussi l’occasion de parler de ce régime d’isolement qu’est le 41 bis ainsi que de la campagne de solidarité qui s’est lancée depuis l’annonce de sa grève de la faim.

La fresque patriotique d'Airbus salie à Toulouse.

Publié le 2023-01-04 07:32:57

Dans la nuit du lundi 26 décembre, la fresque sur le site d’Airbus St Eloi a été salie à l’huile de vidange et taguée : "A bas la guerre et son business !".
Airbus fabrique et vend du matériel militaire. Et les symboles patriotiques comme la devise républicaine, peints sur leur bâtiment, méritaient une petite redécoration.
Parmi d’autres dégueulasseries, Airbus fait aussi partie des entreprises qui exploitent la main d’oeuvre bon marché des personnes enfermées en taule.

Feu aux prisons !
Contre la guerre et son industrie !

Croix Daurade, borne en feu, si on les brûle pas, on aura la ZFE !

Publié le 2023-01-04 07:33:01

Croix Daurade, borne en feu, si on les brûle pas, on aura la ZFE !

En cette fin de décembre 2022, tandis que certains roulent en tesla et sont bien au chaud chez eux, nous n’avons pas la moula pour payer nos factures. Pour se chauffer on a fait un bon feu avec une borne de recharge pour voitures électriques à Croix-Daurade.

La ZFE empêchera les plus pauvres d’accéder à Toulouse sous un prétexte écologique. Rouler en Zoé n’arrête la pollution que dans tes rêves. La ZFE exclue les pauvres, les pauvres veulent exclure la ZFE.
L’écologie d’État passe par le tout-électrique, notamment par le nucléaire, qui est une industrie de la mort. La mort des prolos colonisés dans les mines d’uranium, la mort dans la production et dans les gestions des déchêts, bref la mort du vivant qui ne serait qu’un dêgat collatéral.

Il y a 10 ans, après le léger accident de fukushima, des compagnons révolutionnaires ont tiré dans les genoux du PDG d’une boîte italienne qui exportait de la technologie nucléaire. Aujourd’hui, l’un d’entre elleux, Alfredo Cospito, est en taule et subit un isolement total. Depuis deux mois, il est en grève de la faim pour alléger ses conditions de détention.

Force à lui, à Anna Beniamino qui a aussi assumé la jambisation, et à tous les camarades qui luttent contre le nucléaire.

Contre l’Empire du capital vert, soyons Spartacus !

Carapatage : émission sur le fichage des empreintes digitales

Publié le 2023-01-04 09:50:04

Une émission de radio de début décembre autour du fichage par les d’empreintes digitales alors que la loi sur la prise d’empreintes forcé commence à être appliquée.



https://carapatage.noblogs.org/carapatage-40-le-fichage-des-empreintes-digitales-08-12-22/

Quelques brèves d’actualités sur ce qui se passe en prison et ensuite on parle du fichage des empreintes digitales, ce que dit la loi sur la prise d’empreintes, dans quelles bases de données ces empreintes sont stockées, comment ces bases de données sont utilisées à des fins de répression et de contrôle. On parle aussi de comment on peut résister pour pas les donner, c’est quoi les enjeux de refuser la signalétique. On parle des prises d’empreintes dans les commissariat en garde-à-vue, dans le contrôle des frontières et en prison, en commençant par un petit historique.

Vous pouvez retrouver toutes nos émisssions sur https://carapatage.noblogs.org/ et en direct sur 89. 4 FM sur radio libertaire tous les 1er et 3e mercredi du mois de 20h30 à 22h.

Carapatage #40 : Le fichage des empreintes digitales (08.12.22)

Publié le 2023-01-04 09:50:04

Le fichage des empreintes

digitales



Lien du téléchargement

Lien vers le podcast

On parle du fichage des empreintes digitales, ce qui dit la loi sur la prise d’empreintes, dans quelles bases de données ces empreintes sont stockées, comment ces bases de données sont utilisées à des fins de répression et de contrôle. On parle aussi de comment on peut résister pour pas les donner, c’est quoi les enjeux de refuser la signalétique. On parle des prises d’empreintes dans les commissariat en garde-à-vue, dans le contrôle des frontières et en prison, en commençant par un petit historique.

Sommaire :

Playlist

Ressources

Carapatage#41 : Contre la Psychiatrie (21.12.22)

Publié le 2023-01-04 09:55:02

CONTRE LA PSYCHIATRIE

Lien de téléchargement

Lien vers le podcast

La psychiatrisation sous contrainte et donc l’enfermement psychiatrique a déjà fait l’objet d’un émission de Carapatage, que vous pouvez retrouver ici. Mais le rôle de la psychiatrie dans l’enfermement et le contrôle de nos vies ne s’arrête pas là. Avec l’avènement de la médecine et de ses conceptions de la santé mentale, la psychiatrie a développé des outils s’appuyant sur les diagnostiques et les traitements qui définissent tout écart de la normale comme pathologique, et utilise le « soin » comme instrument au service de la répression et de la domination. Petite introduction à l’institution psychiatrique et pourquoi s’y opposer en compagnie personnes du Front de Libération Anti Psychiatrique. Bonne écoute !

Sommaire :

Playlist :

Ressources :

Emissions de carapatage en lien avec celle-ci :

Rome (Italie) : incendie solidaire d’un fourgon d’Italgas

Publié le 2023-01-04 13:35:02

Traduit de l’italien de infernourbano, 4 janvier 2023

Je me promenais dans cette ville infâme, le cœur plein de rage en pensant à Alfredo enterré au 41bis et plus généralement à ce monde de frontières, de flics et de prisons.

Alors que les bouteilles de mousseux et les pétards chassaient l’année précédente, j’ai décidé de ne pas réprimer mes passions, mais plutôt de les réaliser. J’ai donc mis le feu à un utilitaire d’Italgas*, entreprise qui tire ses profits en exploitant les peuples et les terres, en étant complice de cette société énergivore.

Liberté pour Alfredo, Anna, Juan, Toby, Ivan, Stefano, Rupert, Thanos et tous les prisonniers révolutionnaires.
Mes pensées vont à tous ceux qui se rebellent à l’intérieur et à l’extérieur des cages.
Mort à l’État, pour l’Anarchie !

*NdT : multinationale italienne de l’énergie spécialisée dans la distribution de gaz naturel, opérant aussi de l’Argentine à la Grèce.

Attacco incendiario contro un furgone di Italgas in solidarietà con Alfredo Cospito in sciopero della fame ad oltranza e con tutti i prigionieri anarchici e rivoluzionari (Roma, 1° gennaio 2023)

Publié le 2023-01-04 14:10:03

Attacco incendiario contro un furgone di Italgas in solidarietà con Alfredo Cospito in sciopero della fame ad oltranza e con tutti i prigionieri anarchici e rivoluzionari (Roma, 1° gennaio 2023)

Tratto da https://lanemesi.noblogs.org/post/2023/01/04/attacco-incendiario-contro-un-furgone-di-italgas-in-solidarieta-con-alfredo-cospito-in-sciopero-della-fame-ad-oltranza-e-con-tutti-i-prigionieri-anarchici-e-rivoluzionari-roma-1-gennaio-2023/

Roma: incendiato furgone Italgas

Passeggiavo per quest’infame città, con il cuore pieno di rabbia pensando ad Alfredo sepolto in 41bis e più in generale a questo mondo fatto di frontiere, sbirri e galere.

Mentre spumanti e botti scacciavano via l’anno trascorso, ho deciso di non reprimere le mie passioni, ma anzi realizzarle.
Così ho dato fuoco ad un furgone Italgas, azienda che fa i suoi profitti sfruttando popoli e terre, complice di questa società energivora.

Libertà per Alfredo, Anna, Juan, Toby, Ivan, Stefano, Rupert, Thanos ed a tutti i prigionieri rivoluzionari.
Il mio pensiero va a tutti coloro che si ribellano dentro e fuori le gabbie.
Morte allo Stato, per l’Anarchia!

Attacco incendiario contro un furgone di Italgas in solidarietà con Alfredo Cospito in sciopero della fame ad oltranza e con tutti i prigionieri anarchici e rivoluzionari (Roma, 1° gennaio 2023)

Publié le 2023-01-04 14:10:03

Attacco incendiario contro un furgone di Italgas in solidarietà con Alfredo Cospito in sciopero della fame ad oltranza e con tutti i prigionieri anarchici e rivoluzionari (Roma, 1° gennaio 2023)

Roma: incendiato furgone Italgas

Passeggiavo per quest’infame città, con il cuore pieno di rabbia pensando ad Alfredo sepolto in 41bis e più in generale a questo mondo fatto di frontiere, sbirri e galere.

Mentre spumanti e botti scacciavano via l’anno trascorso, ho deciso di non reprimere le mie passioni, ma anzi realizzarle.
Così ho dato fuoco ad un furgone Italgas, azienda che fa i suoi profitti sfruttando popoli e terre, complice di questa società energivora.

Libertà per Alfredo, Anna, Juan, Toby, Ivan, Stefano, Rupert, Thanos ed a tutti i prigionieri rivoluzionari.
Il mio pensiero va a tutti coloro che si ribellano dentro e fuori le gabbie.
Morte allo Stato, per l’Anarchia!

[Ricevuto via e-mail e pubblicato in https://lanemesi.noblogs.org/post/2023/01/04/attacco-incendiario-contro-un-furgone-di-italgas-in-solidarieta-con-alfredo-cospito-in-sciopero-della-fame-ad-oltranza-e-con-tutti-i-prigionieri-anarchici-e-rivoluzionari-roma-1-gennaio-2023/]

Des feux d'artifices pour les prisonnier.es !

Publié le 2023-01-04 17:06:15

Pour le nouvel an 2023, des feux d’artifices ont été tirés devant 6 lieux d’enfermement en Île-De-France. On a pu aller jusqu’à la Maison d’arrêt pour femmes de Versailles, la Maison d’arrêt de Villepinte, le CRA du Mesnil-Amelot, la prison de la Santé, la maison d’arrêt de Bois d’Arcy et le CRA de Vincennes.

Quand on était assez proches pour s’entendre, on a pu échanger quelques cris de solidarité avec les prisonnier.es avant de repartir !
Force à tou.tes les enfermé.es, on vous oublie pas.

Vive le feu et crève la taule !

Rome – Incendie solidaire d’un fourgon d’italgas

Publié le 2023-01-05 09:40:03

Je me promenais dans cette ville infâme, le cœur plein de rage en pensant à Alfredo enterré au 41bis et plus généralement à ce monde de frontières, de flics et de prisons.

Alors que les bouteilles de mousseux et les pétards chassaient l’année précédente, j’ai décidé de ne pas réprimer mes passions, mais plutôt de les réaliser. J’ai donc mis le feu à un utilitaire d’Italgas*, entreprise qui tire ses profits en exploitant les peuples et les terres, en étant complice de cette société énergivore.

Liberté pour Alfredo, Anna, Juan, Toby, Ivan, Stefano, Rupert, Thanos et tous les prisonniers révolutionnaires.
Mes pensées vont à tous ceux qui se rebellent à l’intérieur et à l’extérieur des cages.
Mort à l’État, pour l’Anarchie !

*NdT : multinationale italienne de l’énergie spécialisée dans la distribution de gaz naturel, opérant aussi de l’Argentine à la Grèce.

Traduit par Sansnom de l’italien de infernourbano, 4 janvier 2023

Rimini – Vitrines défoncées en solidarité

Publié le 2023-01-05 12:25:03

Dans la nuit du 29 décembre, dans le centre de Rimini, un marteau a brisé le silence en fracassant rageusement les vitres de la Riviera Banca et d’une agence pour l’emploi ; juste à côté, une bombe aérosol a écrit « Alfredo libero » sur une vittrine.

Traduit d’Ilrovescio

Roma. Chi brucia a Capodanno…

Publié le 2023-01-06 09:45:04

Roma. Chi brucia a Capodanno…

Riceviamo da mail anonima e diffondiamo:

Roma. La notte di Capodanno avevamo zero voglia di festeggiare. Siamo scesi in strada pieni di rabbia. Supportati da un’insolita quanto fittissima nebbia, abbiamo attaccato col fuoco la multinazionale Hertz, bruciando 4 furgoni. Ste merde in Grecia hanno stretto accordi per la fornitura di mezzi agli sbirri.
Dedichiamo quest’azione a Thanos, compagno greco in sciopero della fame e della sete.
Ad Alfredo, da più di 70 giorni in sciopero della fame.
Ad Ivan,Anna,Juan e a tutti/e i/le prigionieri/e anarchici/e.
Forza cumpas. Il nostro cuore è con voi.

Per L’Azione diretta.
Per l’Anarchia.

Ivan al sedicesimo giorno di sciopero della fame!

Publié le 2023-01-06 09:50:04

Ivan al sedicesimo giorno di sciopero della fame!

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Riceviamo e diffondiamo:

Ivan al 16° giorno di sciopero della fame!

Ci arrivano notizie dalla Francia sul nuovo sciopero della fame che l’anarchico Ivan Alocco ha intrapreso in solidarietà ad Alfredo dal 22 dicembre scorso.

Ivan sta bene, prende dello zucchero nell’acqua al posto dei pasti e pure un po’ di sale al mattino, che evita che la tensione scenda troppo procurandogli dei gran capogiri (comunque la pressione più bassa che ha raggiunto fino ad oggi è 50 di min. e 80 di mas.). Il glucosio è ok, le tossine certi giorni sono un po’ alte, ma nulla di cui preoccuparsi.
Per risparmiare forze ha interrotto le attività sportive e le uscite all’aria, il che fa sì che si annoi parecchio… quindi legge tantissimo.
Qualche giorno fa ha avuto un piccolo screzio con un secondino che non ha voluto che il lavorante che distribuisce i pasti gli desse delle bustine di zucchero ma dopo che Ivan ha interpellato il capitano delle guardie la situazione è stata risolta. Secondìni e altri detenuti continuano a “fargli la morale” («non serve a niente, pensa alla tua salute»), ma Ivan è determinato nella sua iniziativa nonostante la logica preoccupazione per la salute e la vita di Alfredo.

Esprimiamo il nostro affetto, la nostra riconoscenza e la nostra solidarietà per Ivan!

Per scrivergli:
Ivan Alocco
n. d’écrou: 46355
M.A. de Villepinte
40, avenue Vauban
93420 Villepinte
France

Rome – Attaque incendiaire contre quatre camionnettes Hertz en solidarité

Publié le 2023-01-06 09:55:05

Qui brûle le soir du Nouvel An… Attaque incendiaire contre quatre camionnettes Hertz en solidarité avec Thanos, Alfredo, Ivan, Anna et Juan (1er janvier 2023)

Rome. Le soir du Nouvel An, nous n’avions aucune envie de faire la fête. Nous sommes descendus dans la rue, pleins de rage. Soutenus par un brouillard inhabituel et épais, nous avons attaqué la multinationale Hertz par le feu, brûlant quatre fourgons. Ces merdes en Grèce ont passé des accords pour fournir des véhicules aux flics.

Nous dédions cette action à Thanos, un camarade grec en grève de la faim et de la soif.
A Alfredo, en grève de la faim depuis plus de 70 jours.
A Ivan, Anna, Juan et tous les prisonniers anarchistes.
Forza cumpas. Notre cœur est avec vous.

Pour l’action directe.
Pour l’anarchie.

Traduit d’Inferno Urbano

Début de mutinerie au centre de rétention administrative de Sète

Publié le 2023-01-06 09:55:11

5 janvier 2023
Par Le Poing (source)
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Le Centre de Rétention Administrative de Sète.

Un début de mutinerie a eu lieu au Centre de Rétention Administrative de Sète dans la nuit du 4 au 5 janvier. Le syndicat Unité SGP Police 34 demande entre autres des reconductions à la frontière, la possibilité d’utiliser des tasers, et des hausses d’effectifs.

D’après Midi Libre le début de la mutinerie aurait été déclenché par l’interception d’un colis. Précisons que les informations de Midi Libre sont à prendre avec des pincettes sur ce type de sujets, dans la mesure où l’habitude peut y être au journalisme de préfecture (décrocher son téléphone pour joindre la préfecture et la considérer comme une source fiable, alors que le Poing a pu constater à de nombreuses reprises, lors de manifestations par exemple, le caractère erroné des informations préfectorales). Aucun blessé n’est a déplorer mais du matériel aurait été dégradé au sein du bâtiment du quai François Maillol. Le syndicat Unité SGP Police de l’Hérault prétend que plusieurs pensionnaires ont tenté ‘d’attirer des agents à l’intérieur pour leur tendre un piège”. Le syndicat demande que les personnes en situation irrégulière enfermées au CRA qui ont purgé une peine de prison soient directement reconduites à la frontière. Rappelons qu’un Centre de Rétention Administrative n’est effectivement pas une prison, le seul délit qui peut vous y conduire étant une présence illégale sur le sol français. Autres revendications : être autorisés à utiliser des tasers, augmenter les effectifs.

Le même syndicat policier s’était illustré par un enthousiasme inquiétant juste après un nouveau dérapage raciste du préfet de l’Hérault qui twittait le 29 septembre 2022 au sujet des “SDF étrangers” en disant qu’ils “n’étaient pas les bienvenus”. Avant de poster, le mercredi 5 octobre 2022 au soir, un clip vidéo accompagné d’un message aux amalgames aussi révélateurs que glaçants, à propos d’un tir policier à balles réelles lors d’un refus d’obtempérer à Nancy  : « La Police fait son travail, à la Justice de faire le sien ! On a des fauves sur notre territoire, il est temps de faire le ménage ! Les gens qui doivent être expulsés, c’est immédiatement à la sortie de prison et retour à la case départ ! » L’antenne nationale d’Unité SCGP Police s’est elle fendue d’un communiqué de presse le 14 décembre 2022, pour se réjouir de l’acquittement d’un CRS accusé d’avoir éborgné le syndicaliste Laurent Théron pendant une manif contre la loi travail en septembre 2016.

Le 21 décembre dernier, après une rixe avec un policier, un des détenus du CRA de Sète avait préféré se mutiler et menacer de se suicider plutôt que d’être présenté devant un juge.

On pourra lire ce papier du Poing pour se faire une idée des conditions de vie à l’intérieur du Centre de Rétention Administrative de Sète.




Source: Lepoing.net

Torino: Corteo 14 gennaio

Publié le 2023-01-06 09:55:14
corteo 14 gennaio 2023 w

Riceviamo e diffondiamo:

Sabato 14 Gennaio
Torino, Piazza Castello ore 15
Corteo contro la repressione
Alfredo non sarà mai solo!

L’anarchico Alfredo Cospito, con lo sciopero della fame ad oltranza che ha iniziato lo scorso 20 ottobre, sta contribuendo con la sua stessa vita alla lotta contro le torture di Stato del 41bis e dell’ergastolo ostativo.
Se il 41bis e l’ergastolo ostativo sono l’apice della persecuzione giudiziaria e  penitenziaria in questo Paese, settori sempre più ampi della società fanno i conti ogni giorno con la repressione: nelle strade, sui luoghi di lavoro, nelle carceri.
Sta a noi tutti e tutte fare propria la lotta di Alfredo, opporsi ad ogni forma di repressione, ostacolare l’inasprimento repressivo in atto.

Assemblea permanente di solidarietà ad Alfredo, contro il 41bis e l’ergastolo ostativo.

Berlin : Attaque incendiaire de camions Hertz pour Thaos Chatziangelou

Publié le 2023-01-06 10:25:03

« L’État n’est pas quelque chose qui peut être détruit par une révolution, mais c’est une condition, une certaine relation entre les gens, un mode de comportement humain ; nous le détruisons en entrant dans d’autres relations, en nous comportant différemment. »

– Gustav Landauer

Lorsque nous avons porté l’esprit de solidarité à Berlin-Neukölln aux premières heures du 3 janvier, Thanos Chatziangelou en était au 15ème jour de sa grève de la faim et de la soif. Notre cible était un camion de la société de location de voitures Hertz, que nous avons entièrement brûlé parce que Hertz – non seulement en Grèce, mais surtout là-bas – fournit des véhicules à l’ennemi (police, armée, forces de sécurité privées) à des prix réduits. Aux États-Unis, en décembre, Hertz a dû verser près de 170 millions de dollars de dédommagement à d’anciens clients accusés à tort par Hertz d’avoir volé des voitures de location, dont certains ont fini en prison pour cela.

Comme lieu approprié pour l’incendie, nous avons trouvé la Sonnenallee à Neukölln, un quartier où les affrontements avec la police sont fréquents. Après les émeutes qui s’y sont déroulées la veille du Nouvel An, l’agitation des politiciens et de la presse se déchaîne contre les « jeunes migrants ». Nous, en revanche, nous saluons chaque mortier et pétard utilisés contre les policiers et nous sommes solidaires des émeutiers.

Pour la satisfaction des revendications de Thanos Chatziangelou !

Solidarité avec les 11 prisonniers turcs qui sont également en grève de la faim en Grèce !

Liberté pour Alfredo Cospito, en grève de la faim en Italie !

Force à tous les prisonniers résistants, dont les noms rendraient tout texte interminable !

Des nouvelles d’Ivan au 16ème jour de sa seconde grève de la faim

Publié le 2023-01-06 10:25:07

Des nouvelles d’Ivan au 16ème jour de sa seconde grève de la faim

Nous recevons des nouvelles de France concernant la nouvelle grève de la faim que l’anarchiste Ivan Alocco mène en solidarité avec Alfredo depuis le 22 décembre.

Ivan va bien, il prend du sucre dans son eau à la place des repas et même un peu de sel le matin, ce qui empêche sa tension artérielle de descendre trop bas et de lui causer de grands vertiges (cependant, la tension la plus basse qu’il a atteinte jusqu’à présent est de 50 min. et 80 max.). Son glucose est OK, ses toxines sont un peu élevées certains jours, mais rien d’inquiétant.
Afin d’économiser ses forces, il a arrêté les activités sportives et les sorties en plein air, ce qui fait qu’il s’ennuie beaucoup… alors il lit beaucoup.
Il y a quelques jours, il a eu un petit désaccord avec un maton qui ne voulait pas que l’auxi qui distribue les repas lui donne des sachets de sucre, mais après qu’Ivan ait interrogé le maton-chef, la situation a été résolue. Les gardiens et les autres détenus continuent de lui faire la morale ( » ça ne sert à rien, pense à ta santé « ), mais Ivan est déterminé dans son initiative malgré l’inquiétude logique pour la santé et la vie d’Alfredo.

Nous exprimons notre affection, notre gratitude et notre solidarité à Ivan !

Traduit de Il Rovescio

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Antimilitarisme anarchiste et mythes sur la guerre en Ukraine

Publié le 2023-01-06 13:50:05

Nous considérons le texte qui suit, provenant du blog antimilitarismus.noblogs.org, comme l’une des plus importantes contributions de l’anarchisme tchèque contre la guerre et tous les bellicistes, qui, malheureusement, abondent aussi dans le mouvement anarchiste.²

La manière de présenter les différents arguments contre les mythes concernant la guerre qui prévalent dans le mouvement anarchiste et de les rassembler en un tout organique d’une position défaitiste révolutionnaire ; la vigueur avec laquelle il s’oppose aux diverses pseudo-raisons pour lesquelles le mouvement anarchiste devrait soutenir la guerre ou l’un des partis belligérants ; l’insistance avec laquelle il préconise la transformation du conflit impérialiste en conflit de classe comme seule voie possible vers la révolution sociale et donc la seule paix réelle ; tout cela en fait, de notre point de vue, un document de la plus haute importance du mouvement anti-guerre révolutionnaire contemporain, même à l’échelle internationale.

Cependant, nous aurions pour notre part construit autrement certains des arguments et justifié certaines des positions de manière quelque peu différente, bien que la conclusion soit la même : guerre à la guerre. Nous tenons ici à pointer du doigt la catégorisation idéologique présente dans le texte selon laquelle la dictature du Capital s’articulerait autour des pôles « démocratie » versus « dictature » (cf. mythes 10 et 29), catégorisation qui tend à éluder la nature profonde de la dictature sociale du Capital qui est précisément et réellement la démocratie (SA démocratie !) en tant que négation de l’antagonisme de classe et de sa conflictualité.

Ajoutons encore à ce texte que les lignes de conflit entre le soutien « critique » à l’un des belligérants et le défaitisme révolutionnaire ne traversent pas seulement le mouvement anarchiste, bien que le texte se réfère à celui-ci. Les mêmes « mythes », les mêmes attitudes et les mêmes discussions se retrouvent dans le camp de l’ultra-gauche de tous les pays du monde. Même là, les révolutionnaires doivent se définir contre ceux « qui sont les premiers à publier d’innombrables proclamations et revues sur des thèmes antimilitaristes alors que la guerre est à l’autre bout du monde, mais qui, lorsqu’elle arrive à leur porte, se mettent à reproduire la propagande de guerre ».

C’est pourquoi, avec les auteurs du texte, nous devons réaffirmer encore et toujours « qu’être antimilitariste avait du sens pendant la Première Guerre mondiale, tout comme dans le cas de la guerre actuelle en Ukraine ».

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Critique de « Terre et liberté » d’Aurélien Berlan

Publié le 2023-01-06 13:50:08

Critique parue dans le nouveau numéro de Avis de Tempête — Bulletin anarchiste pour la guerre sociale # 59-60 — 15 décembre 2022]

Aurélien Berlan, Terre et liberté . La quête d’autonomie contre le fantasme de délivrance, ed. La Lenteur (Saint-Michel-de-Vax), novembre 2021, 218 p.

C’est après avoir appris que ce livre faisait parfois fureur dans certaines veillées campagnardes, que nous nous le sommes procurés avec un peu de retard. Certes, on aurait pu connaître son existence dès février dernier, si on avait pris la peine d’ouvrir la page de Libération dans laquelle le sieur Berlan posait devant son immense yourte, à l’occasion d’un publi-reportage où il avait chaleureusement accueilli les journalistes pour leur conter sa vie. Mais nous ne lisons pas Libé. Certes, on aurait déjà pu tomber sur une ses interviews dans Reporterre, où il nous expliquait qu’« il ne s’agit pas de stigmatiser des modes de vie, mais de comprendre comment le système capitaliste nous tient captif, et comment retrouver de la liberté : en construisant collectivement des luttes et des alternatives offensives » (janvier 2022). Ou encore, qu’« il faut aussi changer les règles du jeu : s’opposer à la casse des services publics, défendre l’accès à certains biens communs, etc. Si on ne s’oppose pas, par exemple, aux verrous législatifs qui empêchent les nouveaux paysans d’acquérir des terres et de s’installer, ou si on ne lutte pas contre l’importation de fruits et légumes vendus à des coûts dérisoires, il y aurait un côté sacrificiel à se lancer dans ces alternatives. » (septembre 2022). Mais comme ni l’alternative –même offensive–, ni la défense de l’Etat social, ni le changement de ses lois ou de celles du marché ne nous intéresse, cela explique peut-être pourquoi nous ne nous sommes pas penchés plus tôt sur Terre et liberté.

Mais allons-y gaiement, en commençant par un des aspects les plus agaçants du grand-oeuvre d’Aurélien Berlan, auquel il a consacré les dix dernières années de sa vie, passées entre des cours donnés à l’Université de Toulouse et une « installation avec des amis à la campagne » avec achat de maison (p.15), lui ayant permis de participer « à égalité avec [ses] proches à la production de [leur] subsistance commune » (p.137).

On pourrait nous rétorquer qu’on se ficherait bien des détails de la petite vie de Berlan, si ce n’est que le « philosophe-jardinier » en fait lui-même un étalage constant sous forme d’argument d’autorité, dans un traité dont l’objet est justement la question de la liberté et celle de l’autonomie. Un peu comme si constamment effrayé par la portée de ses thèses qui entendent rompre avec le dogme historique de l’industrialisation (et de la technologie) comme vecteur de progrès et d’émancipation, il n’avait trouvé d’autre secours que de clamer à ses lecteurs : si, il est possible de faire autrement, regardez mon nombril ! Pourtant, celui qui se qualifie au passage d’« intellectuel de gauche » (p.140) n’est vraiment pas le meilleur plaidoyer pour son propos, comme en témoigne par exemple la facilité avec laquelle il fonctionne sur courant-alternatif.

D’un côté, l’universitaire participe par exemple à un collectif d’édition autonome, La Lenteur (qui édite aussi la revue L’Inventaire), lorsqu’il souhaite s’adresser au milieu militant. D’un autre, il alimente régulièrement l’industrie culturelle de gôche, lorsque le besoin de se faire conseiller du prince devient trop pressant. Il en est allé ainsi de sa thèse, dont la dernière partie a été recyclée à La Découverte (2012) mais son ouverture dans L’Inventaire (n°1, 2014), comme de sa participation au groupe de critique de la société numérique Marcuse, dont le premier essai est sorti à La Découverte (2004) puis le second à La Lenteur (2012/2019). Ou même de ses derniers pensums, puisqu’à côté de Terre et liberté sorti à La Lenteur (2021), notre fervent partisan de l’autonomie matérielle et politique vient de commettre avec deux de ses collègues universitaires toulousains un ouvrage sur le Greenwashing au Seuil (2022).

Dans la même logique – cette fois plus pratique –, notre besogneux professeur qui trouve que « le squat, la « récup » et les autoréductions » sont de piètres « expédients à court terme », et n’hésite pas à fustiger ceux qui « rêvent » de « ne travailler jamais » en les taxant de « gauchistes pour qui la liberté s’identifie au farniente » (pp. 14&16), sait également donner de sa personne des deux côtés de la barricade. Lorsqu’il s’investit à corps perdu dans une ZAD, comme celle contre le barrage du Testet à Sivens (Tarn) où Rémi Fraisse a été assassiné par les gendarmes en 2014, Aurélien Berlan en tire immédiatement un recueil collectif où figurent ses pamphlets rédigés sur place et dûment signés (Sivens sans retenue, La Lenteur, 2014). Mais lorsqu’il s’agit d’en tirer le bilan en vue des batailles suivantes, ce n’est tout de même pas vers ses anciens camarades de lutte que notre philosophe immergé va s’abaisser, pensez-vous ! Non, c’est dans la revue Écologie & politique (n°56, 2016) qu’Aurélien Berlan exposera son « Entre contestation et cogestion, les luttes territoriales face à l’État. Le cas de la lutte contre le barrage du Testet à Sivens ». Pourtant, cette revue institutionnelle n’est pas n’importe laquelle, puisque son directeur-fondateur-dirigeant est à la fois un politicard passé par toutes les chapelles de gôche (du trotskysme à Nicolas Hulot), sans avoir oublié d’écrire directement dans les bureaux de l’Elysée une partie du discours du Président Chirac prononcé au IVe sommet de la Terre en 2002 (« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs »…). Bref, rien d’étonnant à ce qu’on puisse alors lire sous la plume de notre ridicule théoricien des champs, des choses comme « Même si l’on se méfie des médias et de la justice, il semble stratégique de ne pas complètement déléguer ces terrains-là », ou encore un éloge de l’alliance avec les différentes franges autoritaires : « le risque de trahison cogestionnaire ne doit pas détourner les contestataires du travail de composition : car ce serait renoncer à la possibilité que la lutte devienne menaçante pour le pouvoir. »

Et pour qui se dirait peut-être qu’Aurélien Berlan a alors proposé cette fine analyse de la lutte à laquelle il avait participé à Écologie & politique, mais bien avant que la crapule à sa tête ne pousse son devoir écologique jusqu’à co-rédiger des discours de chef d’Etat, disons simplement que le dernier numéro de cette même revue ayant pour thème Biotechnologies, reproduction et eugénisme (n°65, novembre 2022), contient non seulement un texte de Pièces et main d’œuvre dont la réputation n’est plus à faire sur le sujet… mais aussi un long entretien prometteur avec notre philosophe tarnais : « Aux antipodes de la reproduction artificielle : la « naissance respectée ». »

Mais fermons à présent le ban sur les abîmes ouverts par Berlan dès l’introduction de Terre et liberté puis prolongés à foison dans ses présentations publiques et ses interviews –à savoir prôner la liberté comme autonomie plutôt que comme délivrance, et ce à l’aune de sa propre pratique–, afin de nous concentrer un peu plus sur les thèses de son livre.

Terre et liberté se compose de trois parties, dont la première commence par la conception de la liberté des Modernes (soit des libéraux) avec pour fil Benjamin Constant ou Isaiah Berlin, afin de démontrer qu’elle est désormais morte et enterrée. Et ceci parce cette conception classique d’un espace privé inviolable a été amputée d’une partie de ses activités (par la généralisation de l’économie de marché), a été envahie par l’émergence des médias de masse, puis a été soumise à une surveillance croissante (par l’informatisation de toutes les activités). Sur le dernier point, Berlan n’hésite d’ailleurs pas à user et abuser des révélations d’Edward Snowden de 2013 sur la collecte à l’échelle mondiale de l’ensemble des metadonnées des communications téléphoniques et informatiques par la NSA. Un choc qui semble l’avoir traumatisé, à moins qu’il ne s’agisse de choquer son lectorat démocrate, mais qui dans son extrémisation ne suffit à nous convaincre, à moins de confondre entièrement « vie privée » et « vie numérique » en tenant cette fusion pour un totalitarisme désormais achevé, ce qui ne nous semble pas encore le cas.

Nombre d’arguments de ce premier chapitre restent néanmoins convaincants, à commencer par son nœud central sur la conception libérale de la liberté vue comme délivrance, consistant avant tout à « faire faire à d’autres ce qu’on préfère ne pas faire soi-même, c’est-à-dire leur déléguer des tâches pour en être déchargé » (p.55). Il suffit par exemple de penser à l’exploitation, à l’esclavagisme ou à la domesticité. Cette volonté d’être délivré du fardeau matériel de la vie quotidienne comme des charges politiques liées à la vie sociale, correspond selon Berlan à une « conception apolitique et, au fond, extraterrestre de la liberté » (p.66), ayant mené tout droit à la figure du consommateur-salarié-électeur actuel, au sein d’un système techno-industriel qui sape à terme les conditions de vie sur Terre de la plupart des êtres vivants.

Ceci dit, les premières limites du raisonnement de l’auteur commencent à poindre dès ce premier chapitre, où transparaît une haine permanente de l’individu, d’une part en étant incapable de séparer à ce propos la conception libérale de la liberté de celle anarchiste (même « classique », comme chez Bakounine par exemple). Et d’autre part en réduisant le monde et les rapports sociaux (y compris contemporains) à une opposition entre une pseudo « oligarchie » et d’imaginaires « classes populaires » ou « peuples ». Il n’étonnera alors personne que le terme « individualiste/me » soit chez Berlan systématiquement renvoyé du côté de la domination (tout comme « nihiliste » d’ailleurs), mais c’est peut-être le prix à payer pour avoir trop biberonné ses philosophes progressistes favoris qu’il suit dans cette voie, en s’appuyant largement dessus dans son bouquin (en particulier Max Weber, Georg Simmel, Karl Marx, Hannah Arendt ou Simone Weil).

Dans son deuxième chapitre, et c’est certainement le plus incisif si on accepte ses prémisses, c’est sur l’autre notion de la liberté que Berlan va s’attarder : celle dite d’émancipation (de gôche quoi). Dans un parallèle qui n’est pas nouveau, il va montrer comment l’attachement à la notion de « délivrance » à travers un autre chemin que celui des libéraux (l’espérance d’un règne des machines pour alléger le labeur, ou la foi aveugle dans l’industrialisation) a mené à la même catastrophe actuelle. On y trouvera d’ailleurs quelques perles en passant, comme le fantasme de Trotsky de pouvoir transformer « la nature entière, y compris ses faisans et ses esturgeons, au moyen de la machine » (p.139), ainsi qu’une critique des impasses de Marx en la matière, ou celles de certains de ses disciples hétérodoxes (Marcuse et Gorz), afin d’aboutir à cette conclusion sans appel : « l’industrialisme est la poursuite de l’esclavagisme par d’autres moyens » (p.121). Une conclusion qui en amène une autre, faisant elle l’objet du troisième et dernier chapitre d’Aurélien Berlan : l’émancipation ne doit pas être l’exonération des tâches de subsistance, mais l’abolition des rapports de domination, ce qu’il va nommer l’autonomie.

Bon, quand on pense qu’il est possible d’être libre dans ce monde avant de l’avoir démoli, ou quand on renvoie dos-à-dos l’autonomie matérielle prônée par les écolos alternatifs et l’autonomie politique « des militants qui luttent à couteaux tirés contre l’existant » afin de les qualifier toutes deux d’« aussi vaines et illusoires l’une que l’autre » (p.148), c’est forcément qu’on a une autre idée géniale pour résoudre tout cela, non ?

Quand on s’appelle Aurélien Berlan, c’est donc le mouvement du Chiapas qu’on cite à tour de bras comme un exemple d’autonomie matérielle et politique réalisées. En oubliant tout de même un léger détail, qui est que les zapatistes n’ont pas acheté leurs terres comme l’auteur l’a fait et se propose de le répandre (via des fonds de dotation, soit des niches fiscales, voir sa contribution « La propriété, c’est l’abus », dans la revue Silence ! De janvier 2023), mais qu’ils les ont au contraire prises et défendues par la force des armes, c’est-à-dire les ont conquises à travers un moment préalable de rupture violente avec l’existant. Et en négligeant aussi que son cher mouvement zapatiste a présenté et soutenu par la suite des candidats à l’élection présidentielle mexicaine, ce qui nous fait plus que douter de la définition du mot « autonomie » dans la bouche de l’auteur.

Car celui qui n’a pas « le rêve individualiste d’être délivré des contraintes », ne désire pas moins qu’un retour à la terre ici et maintenant, mais sans jamais bien sûr questionner le rôle historique et civilisationnel de l’agriculture dans la domination. Et plus concrètement encore, en bon pragmatique, Aurélien Berlan propose dans son dernier chapitre de mener un véritable tournant « subsistantialiste » à partir de petites communautés. Un tournant qui concernerait alors à la fois l’aspect matériel (autosuffisance, autoproduction et ancrage local) et l’aspect politique (assemblée générale, démocratie directe, mandat impératif et révocable, recherche de consensus) en « prenant en charge collectivement le pouvoir ». Et comme la terre ne ment jamais, il nous met aussi en garde contre la tentation de « diaboliser par purisme tout rapport monétaire », car « renouer avec l’autonomie… implique moins de refuser par principe tout échange marchand que d’en limiter la portée » (p.179). Ben oui, le problème du marché ce ne serait au fond pas l’argent, la marchandise, la valeur et tout le reste, mais serait d’abord une question d’échelle, permettant au philosophe-jardinier de rassurer ses lecteurs sur le fait que sa proposition de subsistance « ne s’oppose pas tant au marché qu’au supermarché industriel de l’économie globalisée » (p. 164).

Arrivé là, et bien conscient des nombreux problèmes qui peuvent surgir dans ses communautés substistantialistes participant par ailleurs « à la lutte globale », Aurélien Berlan se demande incidemment en conclusion comment entretenir « une culture du conflit qui ne cherche pas à fuir la conflictualité… » en leur sein. Il en vient du coup à esquisser sans vergogne la « piste intéressante » (p.211) de ce qui s’est passé sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, en citant à l’appui le collectif Mauvaise Troupe (un des souteneurs de la vente de la ZAD aux petits entrepreneurs de la lutte). Ce livre nous est alors tombé une dernière fois des mains, et on s’est définitivement rendu compte de n’avoir pas lu Terre et liberté, mais bien Propriété et autorité, rédigée par un intellectuel de gauche même pas déclassé…

in AVIS DE TEMPÊTE — Bulletin anarchiste pour la guerre sociale # 59-60 — 15 décembre 2022 — pages 13 à 16 https://avisdetempetes.noblogs.org/post/2022/12/15/avis-de-tempetes-59-60/

Toulouse – Plusieurs banderoles déployées en solidarité

Publié le 2023-01-06 18:05:04
Liberté pour Alfredo Cospito

Liberté pour Alfredo Cospito

 

Plusieurs banderoles ont été déployées a Toulouse en solidarité avec Alfredo Cospito un prisonnier anarchiste italien en grève de la faim depuis le 20 octobre contre son régime de détention 41 bis et sa peine de prison a perpetuité ✊

Trouvé sur tsunami toulouse

 

Contre les prisons, l'état et le capitalSolidarité pour Alfredo

Contre les prisons, l’état et le capital Solidarité pour Alfredo

Call for a Weekend of Solidarity with the Atlanta Forest to #StopCopCity: January 13-16th

Publié le 2023-01-07 09:15:06

6 people are charged with domestic terrorism for tree-sitting, as police kill more people in 2022 than any year before, & the climate crisis rages.

We can all take action for our future.

Received by email.

Quelques nouvelles d’Alfredo

Publié le 2023-01-07 09:40:03

Quelques nouvelles d’Alfredo

Alfredo se porte relativement bien, tant physiquement que moralement. Il continue à prendre du miel lorsqu’il fait de l’hypotension ; on lui a suggéré de prendre des suppléments de protéines, mais il a refusé. Ils le déplacent souvent de cellule en cellule, même sous terre, mais il entend toujours les rassemblements à l’extérieur de la prison Bancali.

Quelques clarifications techniques

1 – le recours qui a été introduit auprès de la Cour de cassation peut aboutir à une réponse, dans le meilleur des cas, dans 3 ou 4 mois.

2 – malheureusement, il y a déjà eu des cas de prisonniers dans 41 bis qui sont morts en faisant la grève de la faim. Il est évident que le degré d’isolement avec le monde extérieur dans lequel ils se trouvaient et le silence à l’égard de ces événements typiques du 41 bis ont permis aux fonctionnaires de donner libre cours à leur nullité en ignorant les grévistes ; avec Alfredo, il y a un peu plus d’obstacle à cet épilogue

3 – en cas d’aggravation de l’état de santé, le tribunal de surveillance de Sassari peut organiser une révocation temporaire du régime, jusqu’à sa guérison physique. C’est une possibilité lointaine, car déjà en 2020, à cause du covid, le tribunal de surveillance de Sassari avait prévu ce type de révocation, puis a été contraint par Rome à revenir sur ses pas

4 – entre-temps, cependant, les papiers sont déjà prêts pour son transfert dans une prison avec une section de 41 bis avec une salle d’hôpital ; les installations avec ces caractéristiques sont : Rebibbia, Viterbo, Parme, Opéra. Les deux premiers seraient exclus en raison de leur proximité avec Rome ; Opera et Parma resteraient donc plus probables.

5 – le ministre de la justice a le pouvoir, s’il le juge opportun, de suspendre ou de révoquer le régime à tout moment et de passer outre la décision de la Cour de surveillance

Traduit de No41bis

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Madrid: Manifestazione in solidarietà ad Alfredo

Publié le 2023-01-07 18:10:03

Madrid: Manifestazione in solidarietà ad Alfredo

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Riceviamo e diffondiamo

48 heures contre la prison !

Publié le 2023-01-07 18:10:08

Au corps à corps avec la taule : vendredi 13 et samedi 14 janvier a Marseille, retrouvons-nous pour des présentations de bouquins, de journaux et de collectifs, des ateliers d’écriture aux prisonnier.e.s, des échanges et discussions sur l’actualité de l’enfermement, mais encore le 14 un repas suivi d’un concert.




Vendredi 13 janvier 2023 à 19h

Librairie Transit
51, bd de la Libération

Présentation du livre Un peu de bon sens, que diable ! sorti en août 2022 chez niet !éditions en présence des auteur.e.s , le collectif Feu la Brèche.

Ce livre s’attache à décrire, à travers une déclinaison des cinq sens – vue, ouïe, odorat, goût, toucher –, l’enfermement carcéral, non pas comme un espace temporaire de punition et d’humiliation sans conséquence, mais au contraire comme ce lieu qui marque les esprits car il marque les corps.

« Un refus viscéral de la prison et du monde qui l’engendre ou qu’elle prépare sans cesse » : lire l’avant-propos du livre


Samedi 14 janvier 2023 à partir de 15h30

Au Snack
1a, rue Espérandieu

15h30 : Atelier d’écriture aux prisonniers

17h : Présentation de différents collectifs qui luttent contre l’enfermement à Marseille et et alentours et ailleurs :

19h30 : Bouffe à prix libre

21h : Concerts

  • Remplissage électronique (Boom bap)
  • Collectif Pussykopat : Kaïna, Manro, Lalita et Dj El Badra (Boom bap, Trap, Latin rap)
  • Boulègue Collègue (Dj set vinyls all styles)

Indymedia Lille

Publié le 2023-01-07 18:10:10

Bonjour,

nous sommes nombreux. Combien ? Nous n’en savons rien. C’est justement l’idée et notre protection.

Ces dernières semaines, vous avez pu remarquer des panneaux publicitaires en panne. C’est notre oeuvre.

Ils ne sont pas en panne nous les avons saboté.

Nous nous sommes rencontrés en manifestation, nous ne connaissons pas nos vrais noms, ni nos adresses, ni notre numéro de téléphone.

Nous sommes totalement décentralisés, parce qu’une tête qui dépasse, c’est un aller simple pour l’anti terrorisme.

Pourtant nous agissons, nous sabotons, et nous avons un protocole :
- pas d’organisation
- pas de planification
- des maraudes la nuit, armés d’une seule pince coupante
- vérifier l’absence de caméra
- ne recruter que des gens que nous *connaissons* en vrai.

Quand nous voyons un panneau publicitaire, nous en coupons les câbles d’alimentation. Ca fait un gros "flouf", parce que ces saloperies, en plus d’envahir l’espace public et de consommer de l’énergie, sont très mal protégées électriquement et posent un risque électrique sur les immeubles qui les hébergent.

Ce n’est pas dangereux, la protection amont (un différentiel), finit par faire sauter le jus.

C’est efficace : en général, un mois et demi avant qu’un électricien répare.
Son travail lui procure salaire, qu’il dépense en biens et services *rééls", contrairement à la saloperie qu’il répare.

Ce panneau pollue la nuit, pollue la vie, consomme pour rien. Sa place est à la décharge et nous nous en chargeons.

Nous revendiquons le sabotage de plusieurs dizaines de ces saletés. En ville à la campagne, partout. Nous continuerons et nous invitons tous les citoyens à nous rejoindre.

A la campagne, en ville, armez vous d’une pince coupante isolée 1000V, coupez les câbles d’alimentation de ces saloperies. Recrutez. Faites passer le message.

Nous ne nous connaissons pas, nous sommes introuvables, nous sommes ingouvernables.

Nous sommes le peuple.


Turin – Une enveloppe avec une douille pour le procureur

Publié le 2023-01-08 15:50:03

Enveloppe avec une balle adressée au procureur général de Turin, Francesco Saluzzo : la piste anarchiste.

Il avait demandé la prison à vie incompressible pour Alfredo Cospito, en grève de la faim depuis le 21 octobre dernier.

Une enveloppe contenant une douille de balle a été remise fin décembre 2022 au procureur général de Turin, Francesco Saluzzo. L’affaire est traitée par les agents de la Digos, coordonnés par le parquet de Milan (comme cela se pratique lorsqu’une partie à l’enquête est un magistrat de Turin).

 

Dans le tract qui accompagnait l’objet, il n’y avait aucune revendication réelle, mais seulement la lettre A pour anarchie, donc la piste principale considérée par les enquêteurs est celle de l’intimidation et des représailles pour la récente demande de prison à vie (avec le cortège conséquent d’anarchistes dans les rues de Turin) formulée par Saluzzo contre le Turinois Alfredo Cospito dans le procès dans lequel il est accusé de l’attaque de la caserne des carabiniers de Fossano le 2 juin 2006.

 

Extrait traduit de la presse

Toulouse – Rassemblement contre les regimes d’isolement et en solidarité avec les prisonniers en lutte

Publié le 2023-01-08 16:30:10

Toulouse – Rassemblement contre les regimes d’isolement et en solidarité avec les prisonniers en lutte

On appelle à un rassemblement contre les regimes d’isolement et en solidarité avec les prisonniers en lutte le samedi 14 janvier, à 11h à Saint-Aubin. D’ici là, deux points info auront lieu, pour faire un état des lieux de la situation et distribuer des tracts, le mardi 10 janvier à 18h, et le jeudi 12 janvier à 18h, tous les deux sur la place Belfort.

Depuis le 20 octobre 2022, Alfredo Cospito, anarchiste emprisonné depuis 10 ans en Italie après avoir tiré dans la jambe d’un ponte du nucléaire italien, est en grève de la faim. Cette grève de la faim est la manière qu’il a trouvée pour lutter contre ses conditions de détention, et la peine de perpétuité incompressible qu’il risque. Alfredo Cospito est enfermé dans une prison de haute sécurité dans un régime spécial appelé le 41bis. Ce régime punitif présent dans une trentaine de prisons italiennes implique différentes mesures répressives : cellule de deux mètres sur trois, fenêtre en hauteur avec trois couches de verres et des barreaux, un seul parloir par mois, filmé et sans contact physique, tout courrier lu, même celui avec l’avocat, suppression de tous marqueurs temporels. Les prisonniers soumis au 41bis ne sont jamais extraits de prison, même pour les procès, tout se déroule à l’aide de visioconférences. Le prisonnier se retrouve dans un isolement complet.

700 prisonniers sont enfermés dans ces conditions en Italie et, pour 7 d’entre eux depuis plus de 20ans.

Pas besoin de traverser les alpes pour trouver cette forme de torture blanche, les quartiers d’isolements en bleu-blanc-rouge ont, eux aussi, le vent en poupe. Isolement sensoriel, promenade seul, surveillances ultra régulières, parloirs réduits en temps et régularité…Si la prison est déjà une abomination, les quartiers d’isolements poussent l’horreur de manière exponentielle. L’année dernière, en France, un prisonnier (Libre Flot) s’était lui aussi mis en grève de la faim pour dénoncer les conditions de détentions qui lui étaient imposées et demander sa libération.

L’annonce de la grève de la faim d’Alfredo a donné lieu a une campagne de solidarité internationale ; rassemblements dans différentes villes, banderoles, perturbation de messe, interruption d’une représentation à l’opéra, attaques de véhicules de différents collaborateurs avec la machine à enfermer, voiture personnelle de l’ambassadrice italienne brûlée à Athènes… Chacun et chacune trouve la manière rendre visible cette situation et d’exprimer sa solidarité avec Alfredo et les prisonniers en lutte.

Alfredo a annoncé qu’il n’arrêterait sa grève de la faim que lorsqu’il serait extrait de cette section, vivant ou mort. Il semble que l’état le condamne à mort.

Pour un monde sans frontières et sans prisons,

Liberté pour tous !

 

Pour plus d’information : luttercontrele41bis.noblogs.org

Trouvé sur Iaata

 

 

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Metz (Moselle) : pas de gâteau, mais du macadam volant

Publié le 2023-01-08 21:45:04

Le centre de rétention frappé par une émeute
Le Républicain Lorrain, 6 janvier 2023 (extrait)

Une mutinerie s’est produite au centre de rétention administrative de Metz-Queuleu, aux alentours de 19h30 le soir du 31 décembre. Les autorités policières et préfectorales se sont bien gardé d’ébruiter l’affaire mais, d’après France Bleu Lorraine Nord, une partie des individus en situation irrégulière retenus au CRA n’ont pas supporté la confiscation, dans l’après-midi, de 40 g de résine de cannabis. Ainsi que de deux téléphones, dissimulés par un visiteur dans un gâteau.

En début de soirée, l’un d’eux a refusé de regagner sa chambre. Une vingtaine de personnes ont ensuite arraché et cassé du mobilier. Des vitres et des portes auraient également été abîmées. Les dégradations se sont poursuivies dans la cour, où une plaque d’égout aurait même été descellée pour casser le macadam, transformé en projectiles.


Les policiers du centre de rétention ont été obligés de faire appel à des renforts. Des équipages extérieurs sont intervenus et des gaz lacrymogènes auraient été utilisés, toujours selon France Bleu. Quatre hommes ont été interpellés pendant cette soirée de rébellion du réveillon. « A l’issue de leur garde à vue, ils ont été jugés en comparution immédiate pour violences aggravées et dégradations, indique au  Républicain Lorrain Yves Badorc, le procureur de la République. Et le magistrat de préciser : « Deux prévenus ont été relaxés, un troisième a bénéficié d’une relaxe partielle mais a été condamné pour le surplus à 11 mois de prison ferme, et le dernier a écopé de 14 mois. Le tout avec maintien en détention. »

En septembre dernier, à l’issue d’un scénario rocambolesque, douze clandestins avaient réussi à s’enfuir .

Russie : à propos des sabotages ferroviaires contre la guerre

Publié le 2023-01-08 21:45:09

Les chemins de fer russes six fois la cible de sabotage en 2023
7/7 (Belgique), 5 janvier 2023 (extraits)

Un début d’année mouvementé pour Moscou: en seulement cinq jours, des “partisans” sont parvenus à endommager six fois les chemins de fer russes, selon le ministère ukrainien de la Défense. Ces attaques mènent la vie dure aux trains militaires de Poutine. Les responsables de ces opérations ne sont, à l’heure actuelle, pas connus. Un mouvement anarchiste et communiste, ‘BOAK’, connu pour perpétrer ce genre de sabotage, est toutefois le principal suspect*.

Les membres du groupe sont unis par la haine qu’ils ressentent envers le dirigeant russe. “C’est notre pays, pas celui de Poutine”, peut-on les entendre dire dans un documentaire sur YouTube. Le commencement de l’“opération militaire spéciale” fin février 2022, ainsi que la mobilisation du peuple russe en septembre, ont fortement contribué à la recrudescence des sabotages.

“Approfondir la crise”

Chaque train déraillé signifie moins de grenades et moins de roquettes balancées sur les villes ukrainiennes pacifiques”, a ainsi écrit le collectif sur Telegram, selon ‘De Standaard’. C’est également sur cette application que les “partisans” communiquent. Ils peuvent y partager les photos et vidéos de leurs actions afin d’inspirer d’autres personnes. Le nombre de membres présents dans le groupe est actuellement inconnu, mais près de 30 cellules seraient actives, s’étendant de Kaliningrad à Vladivostok.

Un porte-parole de ‘BOAK’ a bien voulu parler au site d’information ‘inews’ après des opérations menées cet été pour contrecarrer la logistique de l’armée russe en Russie et au Bélarus. “La guerre en Ukraine est une horrible tragédie, mais le conflit apporte de nouvelles opportunités avec lui. En effet, la minorité révolutionnaire tente, via des opérations, d’approfondir la crise dans lequel le système se trouve aujourd’hui”, a-t-il ainsi confié.

* NdlR : bien plus précisément, БОАК est le sigle de « Боевая Организация Анархо-Коммунистов », qui signifie Organisation combattante anarcho-communiste.

La Rochelle/Niort : retour sur les enquêtes policières liées aux attaques en manif contre les mégabassines

Publié le 2023-01-08 21:50:03
Mégabassines : comment la justice traque les militants écolos
Libération, 4 janvier 2023

Deux personnes soupçonnées d’avoir dégradé une réserve d’eau en Charente-Maritime sont jugées ce jeudi à La Rochelle. Fadettes, filature et géolocalisation… Pour les identifier, les enquêteurs ont déployé des moyens hors norme.

Des suspects géolocalisés en temps réel, leurs relevés d’imposition, de CAF ou d’assurance maladie disséqués, leurs factures téléphoniques analysées dans le moindre détail, leur entourage identifié ; une femme suivie et photographiée par des gendarmes alors que son portable ne la situait pas sur les lieux des faits (elle sera mise hors de cause) … Cette débauche de moyens a été déployée par les gendarmes afin de retrouver les personnes suspectées d’avoir dégradé une bassine agricole, en novembre 2021 à Cram-Chaban (Charente-Maritime). Alors même que cette retenue d’eau censée servir à l’irrigation ne pouvait pas être utilisée et a finalement été jugée illégale.

Ces investigations aboutissent au renvoi devant le tribunal correctionnel de La Rochelle, ce jeudi, de Nathanaël B. et Romain R., que les gendarmes estiment reconnaître sur des images prises lors des faits. Ils risquent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Protestant contre ces poursuites, les opposants aux retenues d’eau organisent un rassemblement devant le tribunal le même jour, pour y faire « le procès des bassines plutôt que des militants ». Libération révèle le déroulement d’une enquête préliminaire qui illustre l’ampleur des efforts de l’Etat et de la justice pour réprimer les personnes suspectées de dégradations matérielles dans le cadre des contestations environnementales. Un groupe dédié de gendarmes a d’ailleurs été constitué à la section de recherche de Poitiers – une unité habituellement chargée du « haut du spectre » délinquant et criminel.

Profil génétique

Le 6 novembre 2021, les opposants aux bassines, ces retenues d’eau objet d’une vive contestation depuis plus d’un an, organisent une manifestation contre la construction d’un ouvrage à Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres) mais sont empêchés par les gendarmes d’accéder au site. Les manifestants contournent alors les barrages et traversent un cours d’eau à pied pour se rendre sur une réserve déjà construite – elles sont nombreuses dans l’ex-Poitou-Charentes –, dans le département voisin, en Charente-Maritime, à Cram-Chaban. La bâche de cette installation, gérée par une association syndicale autorisée d’irrigation (Asai) réunissant des agriculteurs, est découpée et en partie brûlée. « Cette réserve est maintenant inutilisable », déplore l’un des exploitants lors de son dépôt de plainte à la gendarmerie. Un devis pour un « remplacement complet » évalue le coût des travaux à plus de 500 000 euros.

« Les manifestations qui étaient jusqu’alors pacifistes et “bon enfant” ont été probablement rejointes par des organisations apparentées à l’ultra-gauche et à l’écologie radicale », s’alarme le procès-verbal de synthèse, rédigé l’été dernier au terme de huit mois d’investigations. Celles-ci commencent par des constatations sur place, le 7 novembre 2021. Les tags sur le site donnent le ton de la manifestation de la veille : « Acab » (acronyme anglais de « tous les flics sont des bâtards »), « bassines assassines », « omnia sunt communia » (« tout est à tous » en latin), etc. Plusieurs objets sont collectés par les scientifiques de la gendarmerie : restes de feux d’artifice, autocollants, un bonnet, et même un trognon de pomme. Un autre objet est aussi prélevé aux abords de la bassine : un couteau. A-t-il servi à en découper la bâche ? Oui, affirme la fonctionnaire du renseignement territorial, présente à la manifestation, qui a récupéré la lame. Un profil génétique féminin est découvert sur l’objet, mais il ne sera pas identifié.

Les militaires poursuivent leur enquête en visionnant de nombreuses photos et vidéos des faits. Celles-ci ont été « réalisées tant par les forces de sécurité engagées, que par des médias régionaux ou nationaux, que par des participants faisant partie du collectif ou de formations engagées contre ce type de projet (les Soulèvements de la Terre, Reporterre, la Confédération paysanne) », écrivent les enquêteurs, plaçant sur le même plan militants, syndicat agricole… et journalistes faisant leur travail d’information. Les images « permettent d’isoler douze individus commettant des dégradations sur la réserve de substitution de Cram-Chaban », résume un PV. Chacun écope d’une lettre : « individu A » «individu B» , etc. Reste à les identifier. Pour ce faire, des captures d’écran font l’objet d’une « diffusion nationale au sein des unités de gendarmerie et de police nationale ». Trois identités remontent alors aux enquêteurs.

Filature

Il y a d’abord Carole (1), qui réside dans le nord-ouest de la France. A partir de ses factures téléphoniques, les gendarmes constatent que « la ligne ne déclenche aucune antenne relais sur la région » au cours des quatre derniers mois de l’année 2021. Pas suffisant pour la disculper, même si les faits ont été commis le 6 novembre en Charente-Maritime. En vue d’établir « une éventuelle correspondance physique [de Carole] avec l’individu nommée A », les gendarmes parcourent plusieurs centaines de kilomètres depuis Poitiers. Ils se rendent au domicile de Carole pour monter « un dispositif de surveillance sur la voie publique afin de procéder à des prises de vues photographiques ». Bref, une filature. Les militaires l’observent déposer un enfant à la crèche, puis se rendre au supermarché. Sur le parking de la grande surface, ils photographient Carole à son insu, pour conclure que c’est bien une fausse piste : sa « morphologie ne correspond pas du tout à celle de l’individu A » – qui ne sera finalement jamais identifié.

Autre identité qui remonte aux gendarmes après la diffusion nationale des images de la dégradation de la bâche : celle de Julien (1). Des réquisitions le concernant sont envoyées à la caisse d’allocations familiales de son département, aux impôts, à l’Urssaf, au bailleur social de son logement. Les gendarmes épluchent également ses fadettes entre septembre et décembre 2021. Les numéros les plus appelés font l’objet de réquisitions supplémentaires, auprès des opérateurs téléphoniques, pour connaître les titulaires des lignes. Avec ces informations, les enquêteurs dressent un schéma des relations personnelles du suspect. Mais ce sous-dossier est abandonné quand les militaires comprennent que l’« individu D » visible sur les vidéos ne serait pas Julien, comme cela leur avait été suggéré, mais Romain R.

Cette piste s’ouvre car Romain R. est membre de la même petite association de protection de la nature que Nathanaël B. Le nom de ce dernier est le troisième à être remonté aux enquêteurs à la suite de la diffusion nationale des images des personnes suspectées des dégradations. Ce sont ces deux hommes de 28 et 31 ans qui comparaissent ce jeudi à La Rochelle. Au cours de l’enquête, les gendarmes ont envoyé des réquisitions les concernant aux impôts, à la caisse d’allocations familiales, à la mutualité sociale agricole, ou encore à Pôle Emploi, pour collecter ce que chaque administration sait d’eux. Les gendarmes recourent également à la « coopération internationale » pour obtenir des informations sur un déplacement de Nathanaël B. à l’étranger dans le cadre de son travail associatif, au début de l’année 2022.

Les militaires décortiquent leurs factures de téléphone détaillées au cours des cinq derniers mois, ce qui leur permet à la fois de cartographier leur entourage, et de constater que chacun des deux « se montre très mobile », écrit le procureur qui dirige les investigations. C’est ainsi que le magistrat justifie le fait de mandater une entreprise afin qu’elle géolocalise Romain R. et Nathanaël B., en temps réel, dans les jours qui précèdent leur audition, au printemps 2022. La prudence est toutefois inutile : il suffira aux militaires de les appeler pour qu’ils se présentent à la gendarmerie. Au cours de leur garde à vue, ces deux proches, défenseurs de l’environnement et soigneurs animaliers, refusent de répondre aux questions des enquêteurs, notamment celles sur leur opposition aux bassines, ou leur comportement le jour de la manifestation. Les véhicules aménagés dans lesquels Romain R. et Nathanaël B. vivent sont perquisitionnés.

Travail d’investigation qui semble disproportionné

Un intense travail d’investigation qui semble d’autant plus disproportionné que la bassine ciblée par les dégradations était inutilisée, et a finalement été jugée illégale. Le fruit d’une bataille judiciaire qui a duré dix-huit ans entre l’association Nature Environnement 17 et l’Asai des Roches, porteuse de projets de cinq réserves en Charente-Maritime. Cette dernière dépose en 2006 une demande d’autorisation pour construire ces retenues d’eau, d’une capacité totale de stockage de 1,6 million de mètres cubes. Malgré les recours lancés par l’association environnementale et plusieurs décisions de justice défavorables, les travaux démarrent et les bassines commencent à être utilisées en 2011. Après un nouveau recours judiciaire, le tribunal administratif de Poitiers statue en 2018 que les agriculteurs irrigants n’ont pas le droit de s’en servir. Décision confirmée en mai dernier par la cour d’appel de Bordeaux, alors que l’enquête des gendarmes se poursuit. Rempli à 90%, l’ouvrage de Cram-Chaban ne servait plus depuis trois ans quand il a été dégradé.

L’Asai des Roches indique à Libé avoir porté l’affaire devant le Conseil d’Etat. A cause de la bataille judiciaire autour des bassines, leur assureur avait résilié le contrat les protégeant en 2018. « Dans le contexte actuel et avec les mouvements des associations de défense de la nature, il est impossible d’assurer les réserves », déplore ainsi un utilisateur de la retenue d’eau auprès des enquêteurs. Malgré cette réticence des assureurs et l’illégalité de la bassine, il y a eu une « débauche de moyens utilisés pour des faits de dégradation », estime Pierre Huriet. L’avocat de Nathanaël B. et Romain R. y voit « une volonté de poursuivre au plus haut degré de gravité possible des faits justifiables par leur nécessité écologique ».

(1) Les prénoms ont été changés.


Procès de manifestants anti-bassines : les enquêteurs emploient des techniques dignes du renseignement
Libération, 5 janvier 2023

Cinq hommes sont jugés ce vendredi 6 janvier au tribunal correctionnel de Niort. Accusés d’avoir commis violences et dégradations le 22 septembre 2021 lors d’une manifestation, ils ont été identifiés grâce à des méthodes policières très sophistiquées.

En treize mois d’investigations, les gendarmes ont noirci 1 200 pages de procédure. Relevés des plaques d’immatriculation des voitures stationnées à proximité des faits, analyse de centaines de vidéos et de photos prises sur le moment, dizaines de réquisitions pour retrouver les téléphones ayant borné sur la zone, innombrables recours aux fichiers de police pour lister les personnes qui pourraient être impliquées…

Cette enquête, dirigée par le parquet de Niort (Deux-Sèvres), illustre à nouveau les efforts intenses déployés par l’Etat pour traduire en justice les manifestants suspectés d’avoir commis des infractions dans le cadre de la contestation des bassines censées sécuriser l’irrigation d’une poignée d’exploitations agricoles. Quitte à recourir à des méthodes qui s’apparentent à celles du renseignement, ou de la lutte contre la criminalité organisée, comme le révèle Libération

Des projets très contestés

Ce vendredi 6 janvier, cinq personnes sont renvoyées devant le tribunal correctionnel de Niort pour violences contre les forces de l’ordre et dégradations sur le chantier d’une de ces fameuses bassines. Il s’agit du troisième procès de ce type, après une première audience devant la même juridiction en novembre pour participation à une manifestation interdite le 29 octobre 2022 à Sainte-Soline, et une autre jeudi à La Rochelle pour la dégradation, en novembre 2021, d’une retenue d’eau en Charente-Maritime. Protestant contre ces poursuites, les opposants à la construction de ces immenses cuvettes organisent un rassemblement devant le tribunal ce vendredi, pour y faire « le procès des bassines plutôt que des militants »

Les faits visés dans cette procédure ont eu lieu près de la réserve d’eau de Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres), une bassine qui entame sa deuxième année d’utilisation. A ce jour, elle est la seule achevée, parmi un projet de seize retenues d’irrigation très contestées dans l’ex-région Poitou-Charentes. Peu après le début des travaux, le 22 septembre 2021, une manifestation s’élance de Niort, à une vingtaine de kilomètres , pour interrompre le chantier. La participation de la Confédération paysanne et de plusieurs dizaines d’agriculteurs – parfois en tracteurs – marque, selon le mouvement, « l’engagement du monde paysan dans ce combat contre ces dispositifs de maintien d’une agriculture productiviste ».

Militaires armés d’appareils photos

Lorsque les protestataires arrivent sur le site des travaux, les machines ont été retirées par les ouvriers. Sauf une. Encerclée par les manifestants qui la couvrent de tags, une tractopelle est remplie de cailloux, et l’un de ses réservoirs bourré de céréales : près de 9 000 euros de dégâts, selon un devis de réparation. Sur le moment, un détachement de gendarmes mobiles tente de sécuriser l’engin, sans succès. Trois militaires sont blessés, écopant d’un à quatre jours d’ITT.

C’est pour ces faits que comparaissent cinq hommes à Niort. Christian D., 60 ans, agriculteur en Loire-Atlantique, est poursuivi pour avoir blessé un militaire en lui jetant une pierre, tout comme Anid S., 31 ans, étudiant à Rennes. Yann V., 42 ans, agriculteur des Deux-Sèvres, est soupçonné d’avoir mis un coup de poing à un gendarme. Quant à Franck M., 31 ans, sans profession, et Thomas U., 32 ans, en cours d’installation comme paysan boulanger dans les Deux-Sèvres, ils sont poursuivis pour des dégradations commises sur l’engin de chantier. Ils encourent jusqu’à sept ans de prison et 100 000 euros d’amende chacun.

Pour aboutir à ces renvois devant le tribunal correctionnel, les enquêteurs de la brigade de recherche de Niort se sont notamment appuyés sur une quantité impressionnante d’images du rassemblement du 22 septembre 2021, produites par les médias, les militants, mais surtout par les militaires. Une cinquantaine de vidéos ont été enregistrées par les gendarmes mobiles, dont les unités de maintien de l’ordre sont accompagnées d’une « cellule image ordre public » (Ciop). Les images ont été prises de l’hélicoptère de gendarmerie déployé ce jour-là, proviennent des bandes de vidéosurveillance de la municipalité et d’un parking de Niort, ou ont été captées par le « groupe PJ » (« police judiciaire »), une unité de la gendarmerie chargée des enquêtes.

Illustration de cette pratique : un post Twitter du quotidien local la Nouvelle République montre au moins quatre militaires positionnés sur un talus, armés d’appareils photos, de caméscopes et de téléphones. Les enquêteurs filment certains manifestants en train de quitter la tenue qu’ils portaient au moment d’un pique-nique à Niort – qui a précédé le déplacement de la manifestation sur le chantier de la bassine – pour se couvrir de bleus de travail, de combinaisons blanches, ou encore de masques d’animaux inspirés du dessin animé la Pat’Patrouille . Certaines de ces personnes déguisées sont ensuite filmées en train de commettre des infractions. Un travail approfondi de recoupement démarre alors.

Les enquêteurs attribuent une lettre à onze personnes suspectées – déguisées, masquées, ou non – et tentent de les identifier. Au final, seules sept le seront, dont les cinq hommes jugés ce vendredi. Certains suspects ont vu leur portrait photo enrichir la base de données du Traitement des antécédents judiciaires (TAJ). Ce fichier, qui recense notamment les personnes ayant eu affaire aux forces de l’ordre, dispose d’une fonctionnalité de reconnaissance faciale. Si cette méthode ne donne rien, des fiches de diffusion agrémentées de clichés sont envoyées à d’autres services de gendarmerie ou de police.

« Connu manif OGM »

C’est ainsi que Thomas U. est reconnu par le gendarme qui l’avait contrôlé quelques semaines auparavant à proximité du chantier. A cette occasion, le trentenaire s’était « réclamé » du collectif Bassines mon merci (BNM), un groupe de militants en lutte contre les retenues d’eau qui a essaimé un peu partout dans l’ouest de la France. Par conséquent, une « fiche de renseignement simplifié » (FRS) est rédigée, « conformément aux instructions reçues de notre hiérarchie en ce qui concerne les réserves de substitution », souligne l’enquêteur. Plusieurs fiches de ce genre ponctuent la procédure. Les informations produites par les brigades au fil de leur travail quotidien nourrissent à la fois le renseignement des gendarmes et les investigations judiciaires. Libération a contacté la direction générale de la gendarmerie pour connaître le volume ou la fréquence à laquelle sont crées ces fiches de renseignement visant cette contestation environnementale, mais celle-ci n’a pas répondu.

Les plaques d’immatriculation intéressent particulièrement les militaires. Ils relèvent celles des 200 véhicules présents au pique-nique à Niort, qui constitue la première partie du rassemblement, puis celles des véhicules garés près de la retenue d’eau en chantier, où la manifestation se poursuit. Dans la foulée, une centaine de personnes recevront des contraventions pour stationnement interdit, selon le décompte de BNM, ce que la préfecture des Deux-Sèvres ne conteste pas.

Mais ce relevé systématique des plaques permet surtout aux enquêteurs d‘identifier les conducteurs et d’interroger le TAJ à leur sujet. Plusieurs tableaux récapitulent les informations connues : une ligne par immatriculation, avec photo du propriétaire du véhicule. Dans l’un, on lit : « Connu manif OGM » ou « NDDL » (Notre-Dame-des-Landes). « Il ressort 23 individus défavorablement connus de nos services », relatent les gendarmes. Dans le tableau qui leur est consacré, on apprend que l’un a fauché du maïs transgénique dans la Beauce en 2004, qu’un autre est membre du groupe de désobéissance civile Extinction Rebellion, ou encore qu’une troisième est identifiée « comme étant des “forces communistes” ».

Les opérateurs téléphoniques réquisitionnés

Les gendarmes ratissent encore plus large. A partir de ces 23 individus « défavorablement connus », ils identifient « 170 personnes [enregistrées dans le TAJ comme] co-auteurs ayant commis des faits similaires » à ceux sur lesquels ils enquêtent (violences contre personnes dépositaires de l’autorité publique et dégradations). Les militaires dressent alors un nouveau tableau, d’une trentaine de pages, comprenant les photos des « co-auteurs ». Pour quel usage ? Difficile à dire. Aucune des 170 personnes ainsi recensées n’est poursuivie dans le cadre de cette procédure.

Dans cette enquête aux filets dérivants, les gendarmes relèvent aussi les numéros de tous les téléphones utilisés aux horaires de la manifestation et à proximité de Mauzé-sur-le-Mignon. Cela nécessite de nombreuses réquisitions auprès des différents opérateurs, pour savoir quelles antennes couvrent les lieux, puis pour identifier les numéros associés aux téléphones qui s’y sont connectés, ce 22 septembre 2021, entre 15 et 19 heures.

L’intérêt ? Les enquêteurs s’intéressent par exemple à un individu masqué, qu’ils soupçonnent d’avoir commis des dégradations, et que l’on voit utiliser son téléphone dans une vidéo horodatée à 16h30. Un analyste de la brigade départementale de renseignements et d’investigations judiciaires (BDRIJ) va donc chercher quels numéros, parmi les « 349 » utilisés dans la zone entre 16 heures et 16h30, s’activent précisément à ce moment-là. Malgré cette débauche de moyens, l’enquête n’est pas parvenue à identifier le suspect.

« Logique de criminalisation »

La téléphonie permet d’aller encore plus loin. En recourant à un complexe schéma d’analyse criminelle (appelé Anacrim), les enquêteurs identifient un numéro qui les intrigue particulièrement, car il n’émet que pendant trois jours (de la veille au lendemain de la manifestation), et que l’identité de son utilisateur n’est pas connue des opérateurs. Un minutieux recoupement leur permet d’identifier un titulaire potentiel. Celui-ci n’est pas poursuivi dans cette procédure, mais il intéresse les gendarmes, car « il a fait usage de techniques permettant de conserver au maximum son anonymat » et que « vu le nombre de contacts et le trajet effectué, nous pouvons penser qu’il soit lié à l’organisation du déplacement ».

Lise-Marie Michaud et Pierre Huriet, avocats des cinq prévenus, dénoncent la « logique de criminalisation » qui sous-tend ce dossier : « Le seul fait de participer à ces mouvements anti-bassines est suspect, il y une surveillance de tous ces réseaux et un zèle incroyable. […] La prévention des troubles à l’ordre public ne peut pas justifier un tel niveau de flicage », déplorent-ils.

Sollicité par Libération , le procureur de Niort confirme que « les enquêtes relatives aux infractions commises [lors de la mobilisation de Mauzé-sur-le-Mignon] ne sont pas toutes terminées ». Des propos tenus par le porte-parole emblématique de Bassines non merci, Julien Le Guet, qui lançait ce jour-là « une bassine construite, trois bassines détruites », lui ont d’ailleurs déjà valu une garde-à-vue.

 

Fire for Alfredo Cospito and Lützerath in Hamburg, Germany

Publié le 2023-01-08 21:50:06

With thoughts of the hunger-striking anarchist Alfredo Cospito, we set fire to Strabag trucks in the Schanze (a central quarter of Hamburg) on the night of January .

Strabag does not only build prisons. At least since the struggle for the Dannenröder forest, they have often been the target of attacks because they actively destroy nature. Our fire should also give strength to those fighting in and around Lützerath. Day X has already been proclaimed.

“We stand in solidarity with Alfredo Cospito, who has been on hunger strike since 20 October 2022 against his imprisonment in the 41-bis isolation regime and against life imprisonment without the option of release. Alfredo’s detention conditions are slightly better at the moment than previous weeks. He has lost a lot of weight and his health is relatively stable, but could become critical at any time. Two other prisoners in Italy, Anna and Juan have been on prolonged solidarity hunger strikes and Ivan Alocco, a prisoner in France is also supporting Alfredo through hunger strike. Toby Shone, who is in prison in England, is also supporting Alfredo by refusing food several days a week.

https://actforfree.noblogs.org/post/2023/01/01/italy-update-about-the-health-condition-of-alfredo-cospito-on-the-71st-day-of-hunger-strike/

We are also in solidarity with Thanos Chatziangelou from the organisation Anarchist Action, who was illegally transferred from Korydallos to Nigrita prison in Serres on 19/12. Thanos started a hunger and thirst strike that day. The companion is involved in the recent mobilizations in prisons in Greece against the new harsh laws, which are currently taking place in many places and in which many prisoners have been participating in recent months.

On 25.12, he was transferred to the hospital in Nigrita, where he is guarded around the clock by police. On the evening of 31 December, external doctors attempted for the first time to subject him to the torture of force-feeding on the basis of a prosecutor’s order. Thanos resisted and pulled the injections. Force-feeding is torture! Our companion’s demands must be met! The reasons for his transfer must be given and he must be brought back to Korydallos.

Five other prisoners in Greece have gone on hunger strike for his demands.

https://de.indymedia.org/node/249682

We stand in solidarity with the 11 comrades from Turkey who are imprisoned in Greece: Ali Ercan Gökoğlu, Burak Agarmış, Hasan Kaya, Sinan Çam, Şadi Naci Özpolat, Halil Demir, Anıl Sayar, Harika Kızılkaya, Hazal Seçer, Sinan Oktay Özen, İsmail Zat. They have been on hunger strike since October 7, demanding a fair trial and an immediate reversal of the 133 years in prison they received collectively from a Greek court. They are also demanding their rights in relation to their arrest and a legal status in Greece. Many prisoners in Greece are in solidarity with the 11.”

The words we share are from the call for the demo “NO PRISON, NO NATION, STOP ISOLATION” on 8.1. in Berlin.

Freedom for all prisoners! Down with the walls and the energy companies!

source: https://de.indymedia.org/node/250602

translated by Nae Midion

Note: photo not associated with the action.

Istres (Bouches-du-Rhône) : feu au poste de police municipale

Publié le 2023-01-08 22:00:07

Istres : le poste de police du Prépaou incendié
lors de la St-Sylvestre
La Provence, 5 janvier 2023 (extrait)

Des flammes qui embrasent l’entrée du centre de police municipale du Prépaou et des policiers municipaux impuissants et désemparés face au désastre. Alors qu’un feu d’artifice non déclaré a été tiré dans le quartier, comme dans de nombreuses autres communes pour célébrer la nouvelle année, en présence de nombreuses familles, la situation a dégénéré une fois les habitants rentrés chez eux.

En effet, des jeunes auraient alors incendié des containers et pris à partie des agents de police municipale sur place. A leur appel, la police nationale a dépêché immédiatement sur place une demi-compagnie de CRS présente à Miramas. Mais le poste de police municipale était déjà endommagé par des feux de poubelles à proximité. « Cinq interpellations ont ensuite eu lieu dans la nuit pour incendies volontaires et l’enquête suit son cours » confirme la préfecture de police.

Pierre-Bénite (Rhône) : les caisses de la municipale partent en fumée

Publié le 2023-01-08 22:00:10

Des véhicules municipaux et de police incendiés à Pierre-Bénite
Le Progrès, 8 janvier 2023 (extrait)

Huit, c’est le nombre de véhicules qui ont pris feu dans la nuit de vendredi à samedi 7 janvier vers 2h30 au centre technique de la ville de Pierre-Benite. Six véhicules municipaux et deux voitures de police sont concernés.

Dix-sept pompiers ont été mobilisés pour éteindre les flammes. L’opération a duré un peu plus de deux heures.  La police judiciaire est chargée de l’enquête. L’examen des enregistrements de vidéoprotection a montré qu’un individu à la tête dissimulée par une capuche s’était introduit sur le site.

Le maire de Pierre Bénite, Jérôme Moroge, parle d’acte criminel dans un communiqué transmis à la presse cet après-midi. C’est « un acte qui vise à nuire à l’action de la police municipale », écrit-il notamment. La mairie, qui a bien entendu porté plainte, est confrontée, dans l’immédiat, à un relatif problème de fonctionnement du fait de ces destructions. « On réfléchit à la location de voitures et des communes voisines ont déjà proposé de nous prêter certaines des leurs », remercie Jérôme Moroge.

La flotte était couverte par des assurances. Mais, l’indemnisation allant decrescendo avec l’ancienneté des voitures, la Ville en sera sans doute en partie pour ses frais quand elle devra racheter de quoi rouler aux agents concernés.

Verbier (Suisse) : « Quand les canons à neige s’écrasent majestueusement sur les champs… »

Publié le 2023-01-08 22:00:12

Verbier (VS). Canons à neige vandalisés: « le début d’une
offensive »

20Minutes (Suisse), 5 & 7 janvier 2023 (extraits)

La neige n’est déjà pas au rendez-vous, et voilà que des inconnus s’en prennent aux équipements d’enneigement artificiel. Entre le 2 et le 3 janvier, des canons à neige ont été endommagés sur une piste de ski à Verbier, indique la police cantonale valaisanne, dans un communiqué publié mercredi soir. Les dégâts matériels s’élèvent à plusieurs milliers de francs.

Or, dans le même temps, un article publié sur le site militant renverse.co semble donner quelques informations sur les motivations des auteurs des déprédations. La police valaisanne se refuse toujours à toute communication sur l’enquête en cours. Interrogée sur la piste du militantisme climatique, elle reste toujours aussi muette.

Les canons qu’on retrouve dans les Alpes vaudoises et à Gstaad consomment l’équivalent de la production d’une éolienne pendant un an. À Verbier, cela représente 14% de la consommation électrique de la station. Et si les installations deviennent de moins en moins gourmandes, elles se multiplient, augmentant au final la quantité de courant nécessaire. En Valais, l’enneigement artificiel représentait en 2019 40% des pistes.


Quand les canons à neige s’écrasent majestueusement
sur les champs…
Renversé, 31 décembre 2022

Alors que la montagne devient le théâtre de la mégalomanie des privilégiés, cette nuit, les canons à neige de différentes stations sont tombés à terre. Le début d’une offensive car figurez-vous qu’en montagne, le fracas fait écho.

Fracas. Le long bras métallique tentant de refroidir tant bien que mal la montagne déjà trop réchauffée s’écrase majestueusement sur le champ paisible. Ce champ qui aurait dû rester vert, simplement car les neiges ne tiennent plus à ces altitudes. Or, en ce doux soir de décembre, il est recouvert d’une couche blanche faite d’absurdité et de gaspillage. Ce champ doit rester blanc quoi qu’il arrive car trop de choses en dépendent : l’attrait de la station pour les touristes, les réservations dans les hôtels de luxe, le prix du terrain immobilier, mais surtout … la satisfaction des riches. Car c’est bel et bien ce que la montagne est entrain de devenir : le théâtre de la mégalomanie des plus privilégiés qui ne font même pas semblant de vouloir participer à la tâche collective qu’est la préservation d’un avenir sur Terre.

Pendant que la confédération nous dit d’arrêter de préchauffer nos fours, la bourgeoisie crache au visage des 99% restant et proclame ses divertissements écocidaires hivernaux comme étant un droit. Patrons des stations de montagnes, petites ou grandes, là-haut loin des canicules, ayez honte de vendre l’âme de la montagne au capitalisme. Mais n’ayez crainte, on ne laissera pas l’appât du gain et l’arrogance des riches continuer leurs ravages. Car n’oubliez pas qu’en montagne, le fracas fait écho.

Fracas !

Le canon s’écrase dans le champ
Un canon qui fait la guerre à l’environnement

Pression du capital
Les stations doivent être rentables
Alors que déjà la glace fond
Encore plus nous détruisons

Prendre le contrôle du climat
Et satisfaire les envies de rois
Car pour les touristes
On serait prêt.exs à tous risques

Faire venir la richesse
Au détriment de celle des fôrets
Voilà le grand buisness
D’un condamné projet

Pendant que les meutes de bourgeois
Font fuir les chamois
Déterminé.exs sur nos cimes
L’on chante nos rimes et nos crimes

Nous avons a protéger la montagne
C’est pourquoi l’on castagne
Les chalets en béton
Et les neiges en canon

Groslay (Val d’Oise) : les scellés partent en fumée

Publié le 2023-01-08 22:00:18

Groslay : une soixantaine de véhicules détruits dans
un incendie
Le Parisien/La gazette du Val d’Oise, 6 janvier 2023 (extraits)

Il était 5h du matin, vendredi 6 janvier 2023, lorsque les pompiers ont été alertés d’un incendie qui venait d’éclater au sein de la fourrière Queyroy, rue de Sarcelles. Un site dans lequel sont notamment placés des véhicules saisis par les services de police et de gendarmerie dans le cadre d’enquêtes judiciaires.

Selon l’établissement, ce sont des voisins et les gardiens du site qui ont appelé les secours. Face à l’ampleur du sinistre, d’importants moyens ont été mis en œuvre. Neuf engins et une quarantaine de sapeurs-pompiers ont été engagés. Ces derniers ont déployé cinq lances dont une à mousse installée sur un véhicule grande puissance pour luter contre les flammes.  L’intervention s’est terminée entre 8 heures et 9 heures. En tout, une soixantaine de véhicules a été détruite.

L’enquête ayant été confiée aux fonctionnaires de la sûreté départementale du Val-d’Oise, des agents de la police scientifique sont intervenus dans la foulée afin d’effectuer des constatations sur place. Pour l’heure, l’origine du sinistre reste inconnue.