Vive l'Anarchie - Semaine 01, 2025

Sommaire

Feux d'artifices en soutien aux prisonniè.res de la Talaudière

Publié le 2025-01-06 00:00:00

Le soir du nouvel an 2024, alors que les prisonnièr.es étaient déjà bien remonté.es contre la pénitentiaire, et le criaient aux fenêtres, on a répondu à leur rage par des slogans : « feu aux prisons », « pierre par pierre et mur par mur, détruisons toutes les prisons », « liberté, libertà, hourriya, freedom », mais aussi de la musique et des feux d’artifices.

Pour leur montrer qu’on les oublie pas et qu’on les soutient depuis l’extérieur. Pour égayer un peu leur réveillon, et faire du bruit contre les prisons et leurs matons.

Courage à toutes les personnes enfermées !
Liberté pour toustes !
Vive le feu et crève la taule !

Réunion publique anti-nucléaire au squat de la Chiffo

Publié le 2025-01-06 20:37:15

Réunion publique anti-nucléaire au squat de la Chiffo

Infos locales Antinucléaire Ecologies

Réunion anti-nucléaire le mardi 14 janvier à 19h30 au squat de la Chiffo (7 route de Trouville) sur des bases anti-nucléaires, anti-militaristes et anti-autoritaires.

On a l’envie de se retrouver pour s’organiser face à l’avancée du nucléaire : que ce soit le raccordement de l’EPR de Flamanville au réseau le 21 décembre, la relance du nucléaire à venir et la construction de 6 EPR2 prévus à Penly, le Bugey et Gravelines (puis de 8 autres), l’investissement et la recherche mis dans les mini-réacteurs (SMR), le recrutement et la formation de travailleurs du nucléaire en Normandie et ailleurs, le développement de la technologie nucléaire militaire, la prolongation de durée de vie des réacteurs actuels, le projet de nouvelles piscines de déchets à la Hague, l’avancée du projet CIGEO à Bure avec la phase d’expropriations qui est entamée,..

On organise une réunion anti-nucléaire le mardi 14 janvier à 19h30 au squat de la Chiffo (7 route de Trouville) sur des bases anti-nucléaires, anti-militaristes et anti-autoritaires.

On parlera notamment du camp Haro ! des 18-19-20 juillet 2025 à la Hague https://piscinenucleairestop.fr/ contre les nouvelles piscines de déchets ; des actualités à Bure et du projet CIGEO https://bureburebure.info/ ; et de la répression qui s’est dirigée vers des anti-nucléaires lors du passage du train CASTOR (la Hague-Allemagne) en novembre https://trognon.info/Societe-nucleaire-societe-policiere-364 . Ce sera aussi l’occasion de discuter de perspectives anti-nucléaires pour 2025..

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Pourquoi Elon Musk a-t-il peur de l'IA ?

Publié le 2025-01-06 20:40:52

Pourquoi Elon Musk a-t-il peur de l’IA ?

Analyses et réflexions Surveillance - Contrôle social Informatique - Autodéfense numérique Technocritique

« Nous avons perdu la valeur que nous devrions avoir en tant qu’êtres humains, et nous sommes devenus une prolongation des machines, leur appendice, oui, leur domestique. J’ai souvent pensé que la machine était mon seigneur et mon maître, dont je devais peigner les cheveux, tel un esclave »,
Yang, jeune ouvrier de Foxconn, industriel installé en Chine de produits électroniques

En mars 2023, des centaines d’ « experts », dont le milliardaire Elon Musk, lancent un appel pour freiner la course à la puissance de ce qui est mal-nommé par le terme « Intelligence Artificielle ». La civilisation serait en danger face au risque de se faire dépasser par des programmes informatiques capables d’apprentissage automatique et de simulation de comportements humains. Au passage, rappelons que ces « experts » ont un train de retard sur Günther Anders qui avait construit une pensée basée sur l’idée d’une humanité dépassée par ses propres œuvres depuis la bombe atomique sur Hiroshima…

Pourquoi cette pétition ? Selon une maxime récurrente des fanatiques de Technoland, la dangerosité de l’IA pourrait être annulée en l’enchâssant dans une sorte d’éthique du capitalisme vert. On ressort les mêmes poncifs cogestionnaires, déjà présents chez les syndicats négociant la longueur des chaînes ou chez les altermondialistes appelant à un capitalisme à visage humain ; des poncifs récurrents s’agissant de la science, sous la forme d’appels à « sauver la recherche indépendante » ou à favoriser la recherche fondamentale plutôt qu’appliquée, autant de foutaises feignant d’ignorer que la science n’est ni neutre, ni pure, mais inscrite dans des rapports sociaux et historiques avec un programme spécifique élaboré concomitamment avec le développement du capitalisme et de la société industrielle. La science est ainsi l’un des domaines privilégiés de l’essor d’une nouvelle rationalité, visant à contrôler la nature et les êtres l’habitant, humanité comprise. Encadrer les recherches sur les nouvelles technologies, c’est bien sûr d’abord éliminer la question de la pertinence de la recherche, de la désirabilité et de la nécessité de l’innovation ; c’est clore le débat. Encadrer les recherches, c’est comme instaurer la pause-café dans une usine de montage à la chaîne ou des sièges ergonomiques dans les bureaux d’employés : ne pas remettre en question le cadre et la direction vers laquelle tout le monde est embarqué, mais aménager un petit peu l’existant pendant un temps pour mieux faire passer la pilule. Point barre. Et cette maxime ne répond finalement à aucune logique de base – le comble pour des scientifiques (à gros billets) et des industriels (de foi) : les dangers ont beau provenir de la technologie elle-même, seules les solutions technologiques sont envisagées pour y répondre. La logique cède à la foi, la réalité aux chimères.

Cette pétition de grands noms est d’abord un coup marketing. On y trouve d’ailleurs surtout des industriels du secteur. Il s’agit bel et bien d’en rajouter sur les capacités de l’IA, d’intensifier les logiques d’anthropomorphisation d’objets inertes (des programmes informatiques), d’humaniser toujours plus la machine. Pourtant, l’IA, comme toute machine, n’a rien de vivant. L’intelligence dont elle fait preuve n’a rien d’humaine. Elle ne ressent rien, et reflète surtout ce que les programmeurs en font. Comme tout programme informatique, il s’agit d’abord d’une immense machine à calculer des données. Voilà somme toute une conception pour le moins réductrice de l’intelligence. Il convient toutefois de préciser que le mot, en anglais, renvoie d’abord au renseignement, comme dans la fameuse CIA (Central Intelligence Agency).

L’IA est douée pour jouer aux échecs et résoudre des problèmes. D’ailleurs, le type de rationalité dont il est question depuis les cybernéticiens – les précurseurs de la recherche sur l’IA – est celle du calcul et de l’intérêt. Ils sont allés chercher leur fond théorique chez des libéraux comme Hayek. Une certaine vision du monde, donc. Surtout, tout est simplifié et réduit pour être compatible à un système binaire sur lequel repose la programmation informatique. Un algorithme est une mise en données de la réalité par une séquence de commandes afin d’obtenir un résultat. Il reflète d’abord les valeurs de ses créateurs et est enchâssé dans les pouvoirs politiques et économiques existants. Quand il « décide » de manière autonome, ou « apprend », il traduit d’abord la vision du monde de ses concepteurs. Et quand il se rapproche de comportements humains, il ne fait que les simuler.

Il ne peut pas en être autrement : la technologie est le fruit de connaissances scientifiques basées sur l’expérimentation et une conception mécanique de l’univers et de la vie. D’abord, qu’en est-il de cette métaphore de la mécanique servant de base philosophique à la science ? Le monde et les êtres qui l’habitent se présenteraient comme une sorte de système mécanique, « c’est-à-dire comme un gigantesque assemblage de particules qui agissent les unes sur les autres (tout comme les rouages d’un mécanisme d’horlogerie) », précise Pierre Thuillier. Or, ce qui se cache derrière cette métaphore, ce n’est pas un projet de connaissance pure et désintéressée, mais un projet pratique de domination et de manipulation, y compris dans le domaine social. Dès lors, émerge une nouvelle conception de l’humanité : elle doit adapter son milieu par les sciences et les techniques, sans que l’on sache très bien si c’est elle qui adapte son nouveau milieu, ou si c’est elle qui s’adapte à son nouveau milieu. L’ère de l’artificialisation la plus complète du territoire s’ouvre alors : les figures de l’ingénieur et du technocrate s’imposent.

Ensuite, qu’en est-il de l’expérimentation ? De fait, la science ne réussit à se constituer qu’en simplifiant les phénomènes et en substituant à la complexité du réel une autre réalité, basée selon des normes particulières. Certains paramètres et certaines variables sont sélectionnés, d’autres sont ignorés, pour élaborer des modèles efficaces. Le réel de la science est un réel appauvri qui n’est pas celui de la vie vécue. L’efficacité est quant à elle jugée selon les critères présupposés de la science. Permettez-moi un détour vers un célèbre anarchiste : Bakounine intègre la dissection d’un lapin pour poser sa critique de la science.

« La science, qui n’a affaire qu’avec ce qui est exprimable et constant, c’est-à-dire avec des généralités plus ou moins développées et déterminées, perd ici son latin et baisse pavillon devant la vie, qui seule est en rapport avec le côté vivant et sensible, mais insaisissable et indicible, des choses. Telle est la réelle et on peut dire l’unique limite de la science, une limite vraiment infranchissable. Un naturaliste, par exemple, qui lui-même est un être réel et vivant, dissèque un lapin ; ce lapin est également un être réel, et il a été, au moins il y a à peine quelques heures, une individualité vivante. Après l’avoir disséqué, le naturaliste le décrit : eh bien, le lapin qui sort de sa description est un lapin en général, ressemblant à tous les lapins, privé de toute individualité, et qui par conséquent n’aura jamais la force d’exister, restera éternellement un être inerte et non vivant, pas même corporel, mais une abstraction, l’ombre fixée d’un être vivant. La science n’a affaire qu’avec des ombres pareilles. La réalité vivante lui échappe, et ne se donne qu’à la vie, qui, étant elle-même fugitive et passagère, peut saisir et saisit en effet toujours tout ce qui vit, c’est-à-dire tout ce qui passe ou ce qui fuit ».

Lorsque le scientifique dissèque un lapin en laboratoire pour en étudier les organes, il n’atteint que le général, c’est-à-dire l’objet de l’expérimentation. Ce n’est plus l’individu réel, mais un être général sans vie ni particularités. C’est ce qui fait dire à Bakounine que « la science n’a à faire qu’avec des ombres pareilles », c’est-à-dire des individus réifiés, transformés en objets d’expérimentation : un réel appauvri. Le problème est qu’une société organisée de plus en plus par ce type de rationalité, celui de la science, transforme ses objets ; elle s’emploie à simplifier le réel et à conserver les paramètres renforçant sa force d’explication, modifie la vie sociale pour la rendre conforme à ses principes, et par là change les comportements et les perceptions. L’individu se réduit dès lors à un objet simplifié et général, rouage d’une mécanique sociale elle-même basée sur des réductionnismes.

Les mythes hollywoodiens – si pauvres en imagination – sur la révolte de l’IA contre l’humanité sont justement des mythes : ils disent plus de choses sur nous que sur l’IA. Abandonner des pans entiers de nos décisions à l’IA, comme hier tout était considéré comme étant entre les mains de dieu, c’est renoncer à ce qui nous constitue comme des êtres libres, capables de réflexivité et de capacité critique.

Si une telle chose devait arriver, à savoir une révolte de l’IA contre ses créateurs, et bien ce serait le moment où ces machines me deviendraient justement sympathiques. Elles gagneraient leur galon d’être vivant et donc singulier. D’ailleurs, qu’entend-on par une guerre contre ses créateurs ? Si c’est le cas, pas besoin de s’affoler, au contraire : ce n’est pas contre l’humanité que cette sorte de nouveau prolétariat frappé d’un racisme d’un nouveau genre se rebellerait, mais bel et bien contre une caste d’un type particulier de programmeurs, ingénieurs, industriels, bref contre cette même élite que tout amant et amante de la liberté doit affronter aujourd’hui. Ce n’est pas l’humanité qui a créé l’IA, mais quelques fanatiques des technosciences et autres obsédés par l’argent. L’humanité, dans sa très grande partie, ne leur a rien demandé.

Dans une telle rébellion, il y a fort à parier qu’il y aurait, malheureusement, des robots responsables qui demanderaient des droits pour s’intégrer à la société capitaliste et industrielle – avec bientôt des robots exploiteurs et des robots délégués du personnel machine. Et probablement d’autres qui – pourquoi pas bras (mécanique) dessus bras dessous avec des complices humains – s’essaieraient au chemin délicat de la révolution et de l’intransigeance. Il deviendrait alors peut-être évident pour tout le monde que l’expression de notre intelligence est dans notre capacité à lutter pour la liberté – ce qui éjecte de fait une bonne partie de l’humanité… Il y a fort à parier qu’il y aurait même des IA antispécistes !

Mais en guise de grande révolte, il est fort probable que nous aurons les mêmes déboires que ceux que nous ramènent à chaque fois toute nouvelle technologie : les accidents de la route – première cause de mortalité à travers le monde – pour l’automobile, les catastrophes nucléaires pour les centrales atomiques, l’exploitation et les pollutions à grande échelle pour les industries, etc. On a en a un bel exemple avec les difficultés entraînées par les voitures dites autonomes.

En Californie, les taxis autonomes sans conducteurs sillonnent désormais les rues. Depuis août 2023, une filiale de General Motors et une autre de Google se partagent le marché de San Francisco. En 5 mois, au moins 240 incidents ont été enregistrés. En juillet 2022, encore en période de test, une dizaine de ces voitures se sont regroupées en soirée en centre-ville où elles sont restées immobiles, bloquant ainsi la circulation pendant deux heures. Les mystères de l’IA… En mai 2023, un chien a été écrasé par un de ces taxis-robots. Puis en août 2023, un camion de pompier en intervention est percuté par un de ces véhicules. Rapidement, des tas de gens ont commencé à résister à l’intrusion de ces nouvelles technologies, en les attaquant ou tout simplement en y plaçant un cône de chantier sur le capot, ce qui a pour effet de les immobiliser.

L’IA, en réalité, va nous rendre encore plus captif et captive d’une société technologisée, toujours plus artificielle, soumise à un type de rationalité destructeur poussant à la quête perpétuelle de puissance et d’efficience. Cette extension de la technologie nous incarcère ainsi dans un monde toujours plus artificiel, exigeant de nous des cadences toujours plus rapides, nous contraignant à des modes de vie mutilés. Sans parler du contrôle social démesuré : la plupart des faits et gestes peut être captée et ainsi épiée, et ce sera encore plus le cas avec le développement des IA. La voiture de demain ne sera pas seulement autonome, pour revenir à celle-ci ; elle sera surtout connectée en permanence et donc traçable. Chaque mouvement des personnes pourra alors être contrôlé, analysé et stocké. Il est difficile d’imaginer l’immense pouvoir que cela va conférer aux intérêts capitalistes et aux bureaucraties d’Etat.

Au moins le conducteur de la vieille bagnole classique a-t-il un semblant de maîtrise de la conduite. Demain, la voiture investie par l’ordre numérique explicitera la nouvelle époque. Les usagers se laisseront conduire. Des systèmes de lidars, une nuée de capteurs, des GPS intégrés, permettront aux voitures de rester sans cesse en circulation en optimisant l’usage de l’espace public et le transport des passagers. Les voitures dites autonomes seront aux petits soins avec nous, ajustant la température, la luminosité et les ambiances sonores et odoriférantes selon nos états physiques et émotionnels.

Ces nouvelles bagnoles à l’ère de l’hégémonie technologique permettront surtout de capter une masse gigantesque d’informations sur nos habitudes, nos préférences et nos états d’âme. Quel déplacement faisons-nous, quelle musique écoutons-nous, quels sujets de conversation abordons-nous et avec qui ? Toutes ces données vont permettre d’ajuster les politiques commerciales et étendre la dépendance aux produits. Le but est de prendre en charge l’intégralité de la vie. La voiture autonome est le symbole de la finalité du numérique : des vies télécommandées par l’industrie. Sans oublier les énormes capacités de contrôle que cela va offrir à des pouvoirs sans cesse plus arbitraires et intrusifs.

Les ravages industriels vont croître avec l’IA, non seulement par le pillage des sous-sols pour en fabriquer les composants ou le pétrole brûlé pour les transporter, mais aussi pour les effets indésirables. Les accidents des premières voitures autonomes donnent le ton, mais qu’est-ce que ce sera avec les biotechnologies liées à des IA, laissant planer la menace de nouveaux virus, de nouvelles pollutions, de nouveaux ravages ? Ou encore des défaillances à venir dans la guerre menée avec l’IA ? Les « dommages collatéraux », comme on dit, pourraient bien être gigantesques. Un autre secteur donne quelques indices sur ce qui se passera : les marchés financiers sont pénétrés par l’IA, et près de la moitié des transactions financières sont décidées à grande vitesse (de l’ordre du dixième de milliseconde) par des algorithmes. Seulement, ces IA s’emballent et produisent régulièrement des krachs éclairs. La seule solution face à ces défaillances ? Couper le jus par des disjoncteurs. Cela donne une petite idée des défaillances à venir dans la guerre menée par les IA

Pour revenir à Hayek, l’un des appuis théoriques des promoteurs de l’IA, il faut avoir en tête qu’il considérait l’individu incapable de trouver de bonnes règles sociales par lui-même. Sa rationalité limitée ne lui laisse pas d’autre choix que de s’en remettre au marché, sorte de mécanisme par lequel se joue le jeu évolutif de l’adaptation pour l’humanité. Pour lui, les inégalités sont naturelles et nécessaires : elles permettent de sélectionner les meilleures pratiques et les meilleures personnes dans une sorte de darwinisme social. Le laissez-faire du marché serait donc le modèle parfait pour sélectionner les idées, pratiques et personnes les plus aptes. Une pensée finalement assez classique dans la vieille bourgeoise.

C’est ce modèle qui est appliqué aux réseaux interconnectés : la complexité dépasse ce que nous pouvons maîtriser rationnellement ; il faut donc en passer par un ordre autorégulé où chaque membre peut être utilisé pour servir le système sans le savoir. L’IA devient un opérateur pour le développement de cette dictature du marché qui a tant de mal à s’imposer au moindre aspect de l’humanité. On la connait aussi très bien dans les nouvelles formes de management : un cadre préalablement fixé dans lequel le salarié, libre d’obéir, garde une certaine autonomie sans laquelle l’optimisation ne peut avoir lieu.

Le monde envahi par le numérique correspond de plus en plus à cette forme de domination : un cadre artificiel (technologique, industriel et capitaliste), mais considéré comme naturel (présenté comme nécessaire et vital), dans lequel nous sommes libres d’agir pour des finalités qui nous sont imposées par les règles du jeu propres au cadre établi. Se soumettre à quelque chose de plus grand que ce que nous pouvons maitriser, c’est justement, à peu près mot pour mot, la formule de Hayek à l’origine du néolibéralisme.

L’IA fournit d’immenses possibilités à tous les gens de pouvoir pour réaliser leur fantasme d’un monde programmé, complètement artificiel, mené par les cours de la bourse et le contrôle technologique. Qu’est-ce que l’IA, finalement, si ce n’est qu’un super produit dopant à l’accumulation du capital et à la domination étatique ? Et par voie de conséquence, de tous les ravages qui vont avec ?

Alors, intelligente l’IA ? Permettez-moi d’en douter. Tant que je n’ai pas vu une IA se rebeller par passion pour la liberté, ça restera pour moi une calculatrice sophistiquée ou un tas de ferraille bien ajusté – certes avec des conséquences néfastes immenses. La technologie a depuis longtemps décru nos capacités autonomes, contrairement à la plupart des outils anciens. Elle nous maintient dans une situation infantile, où la maîtrise de nos existences est abandonnée à des tas de machines et de dispositifs et à celles et ceux qui les développent. Elle emprisonne aussi nos consciences, captant sans cesse notre attention pour la détourner de ce qui peut vraiment avoir de l’importance.

Nous aurions tort d’attendre une potentielle révolte de compas artificiels, ou de rester hypnotisés par les contes de fée des commerciaux du progrès. C’est maintenant que notre vie se passe et que notre liberté est étouffée. Les infrastructures et les technocrates aux manettes sont à chaque coin de rue. Qu’attendons-nous pour les mettre hors d’état de nuire ?

Nono
pdf du texte :

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[Espagne] Evasions au Centre pénitentiaire Valencia II de Picassent

Publié le 2025-01-07 19:06:30

repris de la presse espagnole le 22/12/2024

Le 21 décembre 2024, deux prisonniers se sont évadés. Après avoir brisédes barreaux, ils sont descendus avec des draps et ont forcé le portail de la prison.

[Profitant de la transmission d’un match de foot]

Turin (Italie) : Sanitalia complice des camps d’État

Publié le 2025-01-08 00:00:00

Il Rovescio / mardi 7 janvier 2025

Sanitalia a remporté le contrat à 8,4 millions d’euros pour la gestion du CPR [équivalent des Centres de rétention administrative français ; NdAtt.] de Turin, fermé par les révoltes de mars 2023. Après le partenariat avec l’équipe de football Toro, après les cliniques pour personnes souffrant d’Alzheimer, Sanitalia vise aussi le business de l’accueil. Des 27 000 euros de bilan en 2013, elle passe à 14 millions en 2023, surtout grâce aux riches contrats de gestion d’une partie de la machine du racisme d’État : elle gère des Centres d’accueil extraordinaire dans la province d’Asti et à Chiaves, en val di Susa, et en 2024 elle essaye de décrocher la gestion des centres d’expulsion en Albanie [où l’État italien veut enfermer des sans-papiers, en attendant de les expulser ; NdAtt.], à Milan et aussi à Turin.

La rhétorique de l’accueil de l’État italien cache un système raciste qui marche et travaille à plusieurs niveaux : de l’exploitation au travail, au contrôle des corps, des documents et des mouvements.

Le CPR n’est que l’une des parties de ce mécanisme et Sanitalia et toutes les autres entreprises, institutions et coopératives qui collaborent à son fonctionnement en sont des complices directes.

CONTRE LE RACISME D’ÉTAT, CONTRE TOUTE CAGE ET CEUX QUI EN SONT LES COMPLICES.

[voici quelques témoignages d’une visite à un des bureaux de Sanitalia, à Turin]

Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) : La meilleure façon de fêter le départ du Borgne !

Publié le 2025-01-08 00:00:00

extrait de France 3 / mercredi 8 janvier 2025

Des messages injurieux tagués à la peinture rouge. Ce mercredi 8 janvier 2025, le député RN de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) a découvert sa permanence dégradée. “Nique le FN”, “Ciao Jean-Marie » ou encore “Tuons le RN”… Des insultes inscrites au lendemain de la mort de Jean-Marie Le Pen, fondateur du parti d’extrême droite, sur les vitres de la permanence située boulevard Gambetta. […]

 
Et selon la Voix du Nord, même date : « Ce n’est pas la première fois que la permanence du parlementaire est ainsi visée, même si cela ne s’était plus produit depuis quelques mois. Des étiquettes ont déjà été collées sur la façade, la tête du député sur une affiche découpée et des tags réalisés. »

Solidarity from Uruguay to Athens.en/es/de

Publié le 2025-01-08 06:27:59

via: kontrapolis.info/14629/

December 2024

We live in a world in which our existence is continuously threaten by the capitalist advances in all their expressions. Governments and businessman, mercenaries without scruples are responsible of keeping the status quo, while submitting all of us by means of state violence to a life of misery and resignation.Confronting such reality, those who rise up and resist head against this imposed reality, are turned immediately into terrorist.

This idea is sustained and reproduced thanks to the unconditional support of the dis-information media, which fulfills very well their role of deforming opinion. Nothing further from reality than the headlines of the local yellow press.

Who decides to attack?

There is no such things as a savior complex in those who decide to fight. It is rather a personal decision that keeps coherence with the chosen path in life. Tireless and stubborn, us who chose this way are the undesirable reflex of a society that thinks of it self in terms of the oppressor. Therefore, we will always be on the side of those who rise up, face the oppressor and attack. Making clear that these are not invulnerable monsters.

Self-defense is legitimate, the use of everything what it is on our hands and more, when in search of a life free of misery and violence is fully justified and rather than desirable, is necessary and urgent. The reality of millions of people is compromised day by day due to the decision of a few who hold power.

It is our turn, the nobodies, to take the floor and the action to turn into flesh a new way of being. A way of being worthy to live and die as sensitive beings and not alienated, servile and without reason of our own.

This gesture of solidarity , and this words of revolutionary love are dedicated to the memory of Kyriakos, to the comrade Marianna, and to all those comrades that are been persecuted by the greek state, as well as to all the comrades that we know are supporting this case closely. These are as well extensive to all those ho are on the run, or have been kidnapped by any murderous state.

For each of our fallen ones, thousands are born. Earlier than later, we will turn in light the night, and make the black sun of anarchy shine for us all.

Honor and glory to the fallen ones, strength and rebelliousness to all comrades.

Love and Anarchy 🖤
Anarchist.
VIDEO>https://sendvid.com/q2n3r9hr

——

es:

Vivimos en un mundo en el cual nuestra existencia se ve continuamente amenazada por el avance capitalista en todas sus expresiones.

Gobiernos y empresarios, mercenarios sin escrúpulos son responsables de mantener el statu quo y de someter por la fuerza de la violencia estatal a todxs a una vida de miseria y resignación.
Ante esta realidad quienes se levantan y resisten de forma frontal esta realidad impuesta se convierten inmediatamente en una amenaza terrorista, esta idea se sustenta y se reproduce gracias al apoyo incondicional de los medios de des-información quienes cumplen muy bien con su rol de de-formadores de opinión.
Nada más lejos de la realidad que el titular tendencioso amarillista de un periódico local.

¿Quiénes deciden atacar?

No existe un complejo salvador en quienes deciden luchar, es una decisión personal que mantiene coherencia con el camino que se elije recorrer en la vida. Incansables y testarudxs quienes elegimos ésta vía somos el reflejo indeseable de una sociedad que se piensa en términos del opresor.

Por eso siempre vamos a estar del lado de quienes se levantan y miran de frente al opresor y lo atacan. Evidenciando que no son monstruos inalcanzables.

La autodefensa es legítima, el uso de todo cuanto se encuentre a nuestro alcance y más, en la búsqueda de vivir una vida libre de miseria y violencia está plenamente justificada y más que deseable, es necesaria y se hace urgente. La realidad de millones de personas se ve comprometida día tras día por las decisiones de unos cuantos que detentan el poder.

Nos toca a nosotrxs, lxs nadies tomar la palabra y la acción para hacer carne en una nueva forma de ser, en un ser digno de vivir y de morir como seres sintientes y no como entes enajenados, serviles sin razón.

Este gesto de solidaridad y estas palabras de amor revolucionarias van dedicadas a la memoria de Kyriakos, a la compañera Marianna, a todxs lxs compañerxs que están siendo perseguidxs por el Estado griego y a todxs lxs compañerxs qué sabemos están acompañando de cerca el caso. Son extensivas a todxs quienes se encuentran prófugxs y secuestradxs por los Estados asesinos.

Por cada unx de nuestrxs caídos nacen mil y más temprano que tarde haremos que la noche se ilumine y brille el sol negro de la anarquía para todxs.

Honor y gloria a lxs caídxs, fuerza y rebeldía para todxs lxs compas.

Amor y Anarquía 🖤

Anarquistas
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de:

Wir leben in einer Welt, in der unsere Existenz ständig durch den kapitalistischen Fortschritt in all seinen Ausdrücken bedroht wird. Regierungen und skrupellose Unternehmer sind verantwortlich dafür, den Status quo aufrechtzuerhalten und alle durch die Gewalt des Staates zu einem Leben in Elend und Resignation zu zwingen.

Angesichts dieser Realität werden diejenigen, die sich erheben und sich frontal gegen diese auferlegte Realität wehren, sofort zu einer terroristischen Bedrohung erklärt. Diese Idee wird durch die bedingungslose Unterstützung der Desinformationsmedien gestützt und reproduziert, die ihre Rolle als Meinungsbildner sehr gut erfüllen. Nichts könnte weiter von der Realität entfernt sein als die tendenziöse, reißerische Schlagzeile einer lokalen Zeitung.

Wer wagt den Angriff?

Es gibt keinen Retterkomplex bei denen, die sich entscheiden zu kämpfen; es ist eine persönliche Entscheidung, die mit dem Lebensweg übereinstimmt. Unermüdlich und stur sind wir, die wir diesen Weg gehen. Der unerwünschte Spiegel einer Gesellschaft, die in den Begriffen des Unterdrückers denkt. Deshalb werden wir immer auf der Seite derjenigen stehen, die sich erheben, den Unterdrückern ins Gesicht sehen und sie angreifen. Diejenigen die zeigen, dass diese keine unverletzbaren Monster sind.

Selbstverteidigung ist legitim. Der Einsatz von allem, was uns zur Verfügung steht und mehr, ist auf der Suche nach einem Leben frei von Elend und Gewalt voll und ganz gerechtfertigt und mehr als wünschenswert, notwendig und dringend. Die Realität von Millionen Menschen wird Tag für Tag durch die Entscheidungen einiger weniger Mächtiger gefährdet.

Es liegt an uns, den Niemands, das Wort und die Tat zu ergreifen, um eine neue Form des Seins zu verwirklichen – ein Leben in Würde zu leben und zu sterben als fühlende Wesen und nicht als Entfremdete und Willenlose.

Diese Geste der Solidarität und diese revolutionären Worte der Liebe sind dem Andenken an Kyriakos, der Gefährtin Mariana, all den Gefährt:innen gewidmet, die vom griechischen Staat verfolgt werden, und all den Gefährt:innen, die sich aus der Nähe mit dem Fall beschäftigen.

Sie gelten auch für alle, die sich im Untergrund oder in den Fängen der mörderischen Staaten befinden.

Für jeden von unseren Gefallenen werden tausend geboren, und früher oder später werden wir die Nacht erhellen und die schwarze Sonne der Anarchie für alle zum Strahlen bringen.

Ehre und Ruhm den Gefallenen, Kraft und Rebellion für alle Genoss*innen.

Liebe und Anarchie 🖤

Anarchist:innen

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Lecce , Italy : A reminiscence

Publié le 2025-01-08 07:05:23

Sometimes it is hard to write without running the risk of becoming rhetorical.

The death of Alfredo Bonanno has left what, precisely rhetorically, is referred to as an unbridgeable gap. A lack for many comrades – and they are hundreds – who, once they approached anarchism, drew vital lymph from his writings scattered in books, magazines and newspapers. Analytical writings to better understand the world and the evolution of domination, and to explore the way – one of the ways – in which to try to counter it. His analyses were lenses with which to look at things from another angle, and this way of looking at reality differently, of analysing it with another perspective is perhaps the thing that most fascinates about anarchism and will be most missed of Alfredo.

Whether it was one of his writings, a public discussion at an initiative or a conversation over a meal, he had the ability to stimulate that reflection that often led you to sit in silence and mull over what you had read or heard, taking you to reason differently, perceive other horizons.

Of course, Alfredo was not only a theorist, but also a man of action, perfectly embodying that marriage between theory and practice, between thought and action, which should be the basis of every comrade’s life. He also left traces of this in his writings, in what he wanted or was able to tell, when it was not the media that made a point of revealing what should not have been known.

Anarchism here and now, this seems to us to have been Alfredo Bonanno’s life. A year after his death, we felt a remembrance was in order in a bulletin of anarchist critique and culture such as this; a bulletin that deals mainly with books, those books that Alfredo loved so much. Books that Alfredo wrote, composed, printed, bound and distributed, and inside which he left a rich legacy from which other comrades will continue to draw vital lymph. Those books from which many suggestions will be able to reach new generations of comrades.

From Inattuale, bulletin of anarchist critique and culture, number 3, December 2024.

Biblioteca Anarchica Disordine
Translated by Act for freedom now!

Feux à la prison

Publié le 2025-01-08 11:00:23

Cette année encore, pour fêter le nouvel an, des camarades ont choisi de partager les réjouissances avec les prisionnier·ère·s de Sequedin. En allant tirer les traditionnels feux d’artifices aux abords de la prison, iels ont offert un petit spectacle pyrotechnique aux détenu·e·s.

À l’heure de la chasse aux téléphones qui renforce d’autant plus l’isolement des personnes incarcérées, cette action de solidarité festive a permis, on le souhaite, de rompre un peu l’isolement carcéral et de réchauffer les coeurs, le temps du réveillon.

La France enferme toujours plus et les politiciens nous promettent des conditions de vie derrière les barreaux, toujours plus dures. Mais l’enfer-mement n’est pas la solution, pas même à la tranquillité bourgeoise.

Crève la taule

Numéro 10 – Janvier 2025

Publié le 2025-01-08 12:12:58

Une fois n’est pas coutume, on poste le numéro en retard.

Diffusez le où bon vous semble !

Le pdf : Anarchie Locale – n°10 – Janvier 2025

Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : chasser les installateurs de caméras

Publié le 2025-01-09 01:13:01

Aulnay-sous-Bois: deux employés en train d’installer
une caméra agressés, leur nacelle incendiée
BFM, 8 janvier 2025

Deux employés, venus installer une caméra de vidéosurveillance à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ce mardi 7 janvier, ont été agressés. Les faits se sont déroulés dans la cité des 3.000 vers 7 heures, a appris BFM Paris Île-de-France auprès du parquet de Bobigny.

Les employés, dont l’un d’entre eux travaillait dans une nacelle, étaient assistés par la police municipale. Ils ont été visés par des jets de pierres et deux personnes cagoulées ont mis le feu à la nacelle. Les employés n’ont pas été blessés.

Une enquête, du chef de tentative d’homicide volontaire et de dégradation par incendie ou moyen dangereux, a été ouverte.

Athens,Greece: Letter by Anarchist prisoner Dimitra Z. from Koridallos Women Prisons

Publié le 2025-01-09 08:19:39

via:  athens.indymedia

Translated by Act for freedom now!


 

31/12/24

31/10 OUR BLOOD THEIR PERSECUTIONS

Two months ago, on 31/10 at Arcadia Street in Ampelokipi,
a crack in time was created when anarchist comrade Kyriakos
Xymitiris loses his life after an explosion. Anarchist comrade
Marianna is seriously injured and a “witch hunt” starts so that
they meet the requirements to set up the charges based on
the 187A law.

Learning the news about the facts in Ampelokipi and considering
possible that the repressive – media mechanisms of the state would
attempt to connect me to the case through the keys of the
apartment on Arcadia Street which I handed over to the comrades some days earlier, I returned to Greece from abroad where I live the
last years. Returning on Monday 4/11, they waited for me at the
airport at the landing point 15-20 anti-terrorist police officers,
seized my personal belongings and afterwards they transferred me
to the 13th floor of GADA . Initially they announced to me
my admission which later turned into arrest based on a
inflated and without proof set of charges about setting up and
participating in terrorist organization, explosion and possession,
construction and supply of explosives. Interrogator Mrs. Georgia
Kioulepoglou with the public prosecutor after the interrogative proceedings decided, with non-existent proof, my imprisonment. Two days earlier with the same loose charges comrade Dimitris was also imprisoned.

On those days, comrade Marianna was hospitalized in isolation,
guarded on a twenty-four hour basis. Not even three days from the moment she recovered her senses and with her health extremely
overburdened by the wounds and surgeries she was submitted to,
was called for questioning, which under these circumstances is
pure torture. As if that weren’t enough, her torturers from the
first day of her transfer to Evangelismos hospital taking advantage of being under anesthesia, they ordered the extraction of her
fingerprints and blood sample for DNA analysis without her consent.

During her hospitalization there was not allowed any moment of
privacy, with cops insisting on the doors to remain open
at all times even during medical procedures or her biological needs,
denying her the right to basic health care and decency.
They came to the point of giving her discharge from the hospital
just one day after the last surgery and with still open
wounds to carry her to Korydallos prisons, without even having
ensured that she gets all her medication for three whole days.

With a predetermined strategy, anti-terrorism service sets up a
‘convenient’ (for them always) set of charges in an attempt to satisfy
all the requirements of our prosecution based on 187A. Personally,
I was charged with joining a terrorist organization on the occasion of
giving the keys to my comrades about the accommodation of
friends of theirs from abroad. A gesture which had not been
done by an anarchist would not impose any prosecution. The way that 187A has been written is so vague that can be stretched and
applied to anyone and whenever needed. A law that
gets epidemic proportions in order to create a tank of
suspects through criminalization of comrade and personal relationships.

At the same time, various terror-scenarios based on ridiculous findings are unfolded in front of our eyes, with the latest being the arrest of comrade Nikos Romanos and A.K. based on unclear sets of fingerprints in  a moving/mobile object.

State mechanisms show once more their vengefulness by targeting the “usual suspects”. Its about a law used as a super weapon of incrimination and repression that attempts to disseminate fear and isolation.

But beyond the judicial part, our prosecution cannot be interpreted
without taking into account the wider political context. At
international level, the West, through colonial policy, conducts war in the Middle East overturning places of geopolitical interest into military US and NATO bases. Standing by the side of Israel,
boosting it financially and militarily, launches war on
struggling Palestine. Involved in the Russian-Ukrainian war with the
goal of Ukraine’s integration into NATO to enhance its position on the world map. And of course Greece is no exception. Having
choosen to spend exorbitant amounts of money on military supplies
increases the inflation that afflicts the social basis. With prices that have brought the lower class into poverty and depravity. With the fear of unemployment, with a non-existent public health system and the majority entangled in a perpetual struggle for survival while sinking into misery.

Thus, within a general destabilization frame the state has incorporated in its agenda the doctrine of law and order in order to prevent any social unrest that could be created because of the
universal dissatisfaction.

With a strategy of disorientation from the domestic and global
situation, the media from the first moment started a news bombardment about our case by spreading a climate of terror and hysteria. For days, and not respecting the death of our comrade, started our humiliation. They are the same who remain silent about the genocide of Palestinian, Lebanese, Yemen, about the state murder of Tempi where they promoted politicians and journalists who were talking about ‘necessary sacrifice’ to improve the railroad network, about the state murder of migrants in Pylos, about dozens of murders against women and in supporting and
covering rapists and scandals.

In addition to the repressive strategies of the state, our case
has a burden a lot more important than any terror-scenario. The gap from the loss of comrade and friend Kyriakos is huge. The
comrade was a simple man in a rare way, firm in his beliefs and
in the struggle. A tireless spirit, present at almost all assemblies,
protests, mobilizations. A man who was not only interested in
connecting various struggles such as those against racism, fascism,
patriarchy, colonialism, prisons but also bringing together people and groups within the movement constantly highlighting
all those that united us against repression and depravity. Above
everything was a comrade for whom the concepts of comradeship and solidarity were of practical importance. His intelligent mind, his high level of empathy and the analysis and understanding of the conditions within we are all fighting, promoted our struggles. Taking risks small and big and perceiving the responsibilities that are appropriate to each, dedicated his life to the Revolutionary Case. He was an irreplaceable part of the struggle.

So if something is certain is that the name of comrade Kyriakos
Xymitiris will remain engraved in memory by inspiring everyone
who is fighting for a world of freedom, equality and
solidarity. Struggling in and out of the walls against every
exploitation, oppression and isolation. Who envision a different
tomorrow. Until a smile of satisfaction meets the echo of
class and social liberation.

They engraved the road map to life,

They paved it with gemstones and their young hearts.

Lifted their hearts like stones on their palms,

charcoal and flame,

And with them, they burned the beast of the road,

Now is the time to show courage and power,

Their voice was heard loudly everywhere,

resonated everywhere.

And there was courage and power there.

Died upright,

burning on the road,

shining like stars,

Their lips stuck on the lips of life.

-Fadwa Tuqan

FOREVER HONOR TO THE ANARCHIST COMRADE KYRIAKOS XYMITIRIS

STATE, CAPITAL, MEDIA THE ONLY TERRORISTS

SOLIDARITY IS OUR WEAPON

FREEDOM TO ANARCHIST COMRADE K.K.

IMMEDIATE SATISFACTION OF THE REQUESTS OF THE OF THE PRISONERS IN THE AGIA PRISON IN CHANIA

Dimitra Z.
Koridallos Women Prisons

Calvados : squats partout et lutte contre les expulsions

Publié le 2025-01-09 15:42:24

Calvados : squats partout et lutte contre les expulsions

Infos locales Tourisme - Urbanisme - Gentrification Squat - Logement Frontières - Migrations - Exil

Article repris de squat.net.
Depuis le mois d’octobre 2024, la lutte pour le droit au logement et contre les expulsions s’intensifie dans le département du Calvados. Plusieurs collectifs ont récemment ouvert bon nombre de nouveaux squats malgré les nouvelles lois répressives.

Retour sur les dernières ouvertures par ici qui montrent bien que seule la lutte paie, et que même dans un contexte difficile, on peut faire bien des choses.

Le 29 octobre 2024, soit 3 jours avant la trêve hivernale, le squat du 15 rond-point de l’Orne à Caen est expulsé suite à une décision de justice. Le squat était habité par une quarantaine de personnes depuis juin 2023. Cette expulsion déclenche une semaine de mobilisation, où des actions diverses ont lieu quotidiennement (rassemblements, assemblées, occupations temporaires de bâtiments, manifestations, tractages, dégradations et tags, etc). La mobilisation débouche sur l’ouverture d’un nouveau squat, celui de l’ancienne Chiffo, le 30 octobre 2024, non loin du squat de la Demi-lune et de l’ancien squat de la Pouponnière. Une cinquantaine de personnes y vivent, et des activités s’y organisent.

Le 30 octobre 2024, c’est un squat, celui de La Pommeraie à Cambremer (entre Caen et Lisieux), qui est rendu public par le collectif Solidarités Exilé.e.s Lisieux Pays d’Auge et environs. Ce nouveau collectif s’est créé via les solidarités qui se sont nouées notamment dans la ville de Lisieux au cours des derniers mois, où plusieurs squats ont vu le jour et ont parfois été défendus avec détermination. Les habitant-es du squat de Cambremer venaient justement d’être expulsé-es quelques jours avant la trêve hivernale d’un squat lexovien. Ils et elles ont donc trouvé un nouveau domicile dans un ancien EPHAD de Cambremer. Le 29 novembre, le tribunal a rendu sa décision : l’expulsion est prononcée mais les habitant-es disposent de 8 mois pour quitter les lieux (jusqu’au 31 juillet 2025).

Le 21 novembre 2024, une petite dizaine de personnes exilées s’installent dans un ancien cabinet de notaire vide depuis l’automne 2022, dans la commune de Bourguébus (en périphérie de Caen). Avec l’Assemblée Générale de Lutte contre toutes les expulsions, ils rendent public ce squat le 7 décembre.

Le 23 novembre, c’est cette fois le collectif Solidarités exilé.e.s Lisieux Pays d’Auge et environs qui officialise un squat dans la ville de Colombelles, où habite à présent une famille en exil.

Puis le 27 novembre, l’AG de lutte contre toutes les expulsions officialise le squat d’une ancienne clinique vétérinaire boulevard Detolle à Caen par plusieurs familles exilées.

En décembre, une mobilisation a lieu pour aider les occupant-es d’un ancien centre d’hébergement du 115, appelé la Feuilleraie (autrefois maison du directeur de la Société Métallurgique de Normandie, transformée ensuite en EHPAD, avant de devenir un centre d’hébergement d’urgence). En avril dernier, la mairie de Mondeville émet un arrêté de péril suite à deux rapports alarmants sur les conditions de sécurité de cet établissement, et plusieurs familles sont expulsées. Mais d’autres choisissent de rester et se maintiennent dans les lieux faute de mieux. Le (multi)propriétaire et homme d’affaire Erwan Laborie via sa société l’E.I.R.L. Laborie-Un toit pour tous (plus de 100 biens immobiliers rien que dans l’agglomération caennaise), après avoir refusé de faire les travaux nécessaires, se voit retirer le juteux contrat d’hébergement par la préfecture. En 2019, l’État leur versait annuellement 2,92 M€ pour la mise à disposition de 500 places destinées à un public en grande précarité. Laborie a demandé aux habitant-es de quitter les lieux, ce qui a été refusé : les propositions de relogement étaient irréalisables.
Depuis le propriétaire à changé, et menace sérieusement d’expulser les habitant-es par ses propres moyens. Il dégrade progressivement les conditions de vie : coupure du gaz, du chauffage et de l’eau chaude, de l’électricité par intermittence, et les mène en bateau sur le maintien de leur présence sur le lieu. Le 23 décembre et les jours qui suivent, des personnes en soutien viennent sur place pour essayer d’empêcher une expulsion manu militari, car le propriétaire menace de ramener des gros bras. Régulièrement, des personnes accompagnées de celui se revendiquant être « le nouveau propriétaire » (ce qui n’a pas pu être vérifié) et « enfant de Jésus » philanthrope selon ses dires, intimident, menacent de coupures d’électricité et de chauffage en plein hiver, ou encore de démontage de porte, et extorquent les habitant-es à hauteur de 50 euros par personne et par mois semaine pour « payer les charges du bâtiment ». Les habitant-es reçoivent, contre paiement, un reçu de « SAS coeur de Sologne ». Pratiques mafieuses dont les autorités sont pourtant bien au courant. Le conflit est aujourd’hui toujours en cours.

Le 21 décembre, un autre squat est officialisé à Colombelles, par le collectif Solidarités exilé.e.s Lisieux Pays d’Auge et environs. La maison située rue de la Coopérative, propriété de CDC habitat, abrite une famille exilée.

La semaine suivante, le même collectif rend public un autre squat, cette fois à Giberville (périphérie de Caen), dans la rue des Marguerites, de nouveau pour une famille exilée.

Enfin, le samedi 4 janvier 2025, l’AG de lutte contre toutes les expulsions dévoile 2 squats (ndlr : le premier squat au 29 avenue Casimir Delavigne, le second au 75 boulevard Maréchal Joffre). Ils sont occupés depuis le 1er janvier dans la ville côtière de Ouistreham, un point de passage frontalier vers l’Angleterre. Il n’y avait plus eu de squats à Ouistreham depuis 2022. Les deux bâtiments squattés appartiennent à la mairie de Ouistreham, et étaient autrefois utilisés pour des séjours vacances de la Ligue de l’Enseignement, des bâtiments dont le bail a été interrompu à la demande de la mairie de Ouistreham sans davantage d’explication. Les exilés soudanais du campement de Ouistreham (un lieu de vie informel le long du canal qui se jette dans la Manche) vont pouvoir s’y installer progressivement et avoir ainsi accès à un toit. Ce sont des squats hautement symboliques, car le maire de Ouistreham, Romain Bail, mène une politique raciste et décomplexée depuis des années. L’installation de 80 nouvelles caméras de surveillance n’aura pourtant pas empêché ces nouveaux squats d’exister.

Par ici, la loi Kasbarian-Bergé en a motivé plus d’un-e à redoubler d’effort pour lutter. Les discussions sur la manière de défendre nos lieux de vies et d’en créer de nouveaux s’approfondissent. La lutte contre les politiques racistes, les frontières et les expulsions ne bat pas de l’aile, bien au contraire. La presse constate : il y aurait au moins 18 squats dans l’agglomération caennaise… évidemment, puisque la précarité s’accentue et que l’État s’attaque toujours davantage aux personnes exilées, à la liberté d’aller-venir et de vivre où on le souhaite. Alors que les gouvernements successifs tentent de nous rendre la vie toujours plus impossible à coup de législations et d’obstacles administratifs, c’est par l’auto-organisation et la solidarité que l’on fait face. Ici, tous ces squats, malgré le lot de conflits et de contradictions qu’ils peuvent susciter, sont des bouffées d’air frais pour nous toustes. Continuons la bagarre.

Quelques personnes en lutte

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Quand la puterie et la rage se rencontrent

Publié le 2025-01-09 18:00:00

Quand la puterie et la rage se rencontrent

Ce texte écrit par des TDS, a été diffusé lors d’un événement pour le 17 décembre, journée internationale de luttre contre les violences faites au TDS. Il invite à un moment de rencontre ouvert sur les enjeux de luttes liés à la puterie le lundi 13 janvier à 16h au Schlass (local TPG de la Parole Errante à Montreuil).

J’ai le seum. Trop de frustration que la seule chose proposée pour la « journée internationale de lutte contre les violences faites aux TDS » soit un rassemblement devant l’assemblée, devant les politiciens qui n’en ont rien à foutre de nous. Ça me fout la rage d’aller leur quémander comme des bonnes petites chiennes repenties une intégration / assimilation à un système qui continuera de nous broyer, nous exploiter ou qui délimitera de nouvelles frontières pour qui y a « droit/est protégé » et qui n’est pas assez humain pour l’être.
On peut bien voir comment cela ne fait pas de sens quand les autorités à Barcelone ont décidé ce jour-là d’arrêter 5 de nos collègues qui s’organisaient contre la répression du TDS et la gentrification du quartier de Raval et pour l’entraide. (pour en savoir plus vous pouvez lire cet article en catalan).

Les droits ne s’obtiennent toujours qu’en écrasant les autres. Ils sont autant d’occasions pour l’État de faire le tri entre les bon.nes putes et les mauvais.es. L’embourgeoisement d’une partie d’entre nous ne peut se faire qu’à la condition d’abandonner les plus précaires. Qu’est-ce qu’on fait des putes qui refusent de déclarer leur revenus à l’État, qui dépouillent ou arnaquent les fucking mecs cishét bourges de clients, qui volent leur matos de taff, se vengent des agresseurs, qui bossent ou vivent en squat, qui n’ont pas de papiers ou des faux, qui prennent des prods/s’auto-médicalisent ou toute autre activité considérée comme inacceptable/illégale ?

Je ne veux pas être « intégréE » à cette société ou m’y faire une place, je veux la détruire. Je ne veux pas d’une petite lichette de confort sur le dos des autres oppriméEs qui seront encore plus marginaliséEs et écraséEs. Il n’y a aucune voie libératrice dans les couloirs d’un État qui enferme et tue. Celui-là même qui jette dans les prisons et les hôpitaux psychiatriques, les personnes pauvres, fols, TransPdGouines, racisées, sans papiers, TDS...

Je ne veux pas de policiers formés à accueillir mes violences parce que je ne veux pas de police. Je ne veux pas être intégré.e aux droits du travail car je ne veux pas de travail (même si oui ça serait + facile au quotidien qu’il soit décriminalisé). Et je ne veux pas que l’État contrôle mes moyens de survie/mon corps. Je ne dois rien aux institutions, je leur arrache ce qui me permet de survivre seulement parce que ce sont elles qui créent les conditions où je suis obligæ d’avoir de l’argent pour manger, dormir et exister.

Je veux trouver d’autres moyens de survivre, que de pleurnicher sur les genoux de l’État en crachant sur celleux encore plus à la marge du système. Faire en sorte de mettre l’État à genoux m’est nécessaire pour trouver de la joie en plus de la survie.

Je ne veux pas venir pleurer devant et implorer l’assemblée pour des miettes de reconnaissances. Je veux qu’elle brûle, pour pouvoir me réchauffer devant le brasier, m’enduire le corps des cendres et baiser avec joie avec mes collègues et mes complices.

J’ai déjà plusieurs fois dit les mêmes mots, écrits les mêmes textes rien que cette année, après chaque pute morte. C’est à chaque fois la même chose, on fait face au même silence, à la même normalisation et la seule réponse de notre part acceptable est un gentil rassemblement encadré par la police pour demander une protection étatique.

Chaque 17 décembre, comme à chaque TDOR, c’est la même chose. Combien de morts, de viols, d’aggressions, d’enfermements, d’expulsions avant qu’on réalise que l’État ne nous aidera pas et qu’on ne peut pas se tourner vers lui ?

Oui je veux des moments de recueillements pour honorer mes adelphes putes mais je refuse d’en faire des moments d’appels à l’aide aux politiciens.

Pour celleux qui le veulent, il y aura un moment de rencontre pour s’organiser ou renforcer nos solidarités le lundi 13 janvier au Schlass à 16h (espace d’organisation autogéré TPG à la parole errante, Montreuil). Si vous aussi vous avez la rage, et l’envie de se rencontrer autour des enjeux de la puterie, que vous soyez TDS ou juste complices, n’hésitez pas à venir !

(Si y a l’envie de faire des retours, des propositions ou juste d’échanger, hésitez pas à écrire à permenton@riseup.net)

Localisation : Montreuil

Barcelone (Espagne) : Vengeance pour Mahmoud. Police assassine

Publié le 2025-01-10 00:00:00

reçu par mail / jeudi 9 janvier 2025

On informe du fait que, récemment, le siège du CSIF*, à Barcelone, a été marqué avec des tags et que de la colle a été mise dans les serrures. On pouvait y lire les tags « Vengeance pour Mahmoud » et « Police assassine », en relation avec le vendeur ambulant clandestin tué à Séville après avoir été poursuivi par la police, il y a quelques semaines.

Ce syndicat a criminalisé le camarade et en a profité pour demander plus de moyens répressifs et une impunité totale, après l’attaque, en réponse au meurtre, du commissariat de la police local de Séville.

 

Note d’Attaque :
* Central Sindical Independiente y de Funcionarios, un syndicat jaune.

Non à la propagande touristique pro-nucléaire du Ganil !

Publié le 2025-01-10 13:53:57

Non à la propagande touristique pro-nucléaire du Ganil !

Infos locales Antinucléaire Technocritique

Le jeudi 9 janvier 2025 après-midi, il était possible de visiter le Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL), le tout organisé par l’Office de Tourisme de Caen. Derrière le GANIL, une propagande à gerber sur le monde de la recherche nucléaire.

Le jeudi 9 janvier 2025 après-midi, il était possible de visiter le Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL) [1], lors d’une visite guidée payante (7€), sur pré-inscription avec un nombre limité des places, et sous contrôle des pièces d’identités, le tout organisé par l’Office de Tourisme de Caen.

Derrière le GANIL, une propagande à gerber sur le monde de la recherche nucléaire

Le Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL) est basé à Caen (boulevard Henri Becquerel !) depuis 1983. C’est une collaboration entre le Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) et le CNRS, avec des financements de la région Normandie, de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et de l’Union européenne sans oublier un soutien de la ville de Caen, de l’agglo Caen-la-mer et du département.

Tout comme d’autres laboratoires de recherche, les chercheurs et chercheuses du GANIL collaborent avec la Direction des Applications Militaires du CEA, pour les besoins de la dissuasion militaire, de l’énergie nucléaire ou des nouvelles technologies de l’information et de l’énergie.

Ces visites touristiques participent de l’acceptation sociale du nucléaire par le public. On vous parle progrès médical, avancée de la recherche, etc.

On vous dit que ce grand laboratoire, l’un des 4 plus grand au monde pour la recherche avec des faisceaux d’ions (à l’aide d’accélérateurs), accueille chaque année plus de 700 chercheurs et chercheuses du monde entier, et qu’il emploie 300 personnes.

L’Office de Tourisme caennais relaie ainsi la propagande nucléaire et les délires technologiques et scientifiques des apprentis-sorciers qui jouent avec des noyaux dits « exotiques » (n’existant pas à l’état naturel, sur Terre) à des fins de... recherche !

Ailleurs on vous fera visiter des centrales nucléaires pour vous convaincre de leur sûreté et de vivre avec le risque de la catastrophe, ou on vous accueillera au laboratoire de l’ANDRA pour vous convaincre d’accepter le projet de poubelle nucléaire CIGÉO à Bure…

La propagande nucléocrate du GANIL ne s’arrête pas aux visites touristiques :

Au cours de l’été 2024, le GANIL a également organisé des visites (sur candidature !) d’enseignant.es de physique-chimie du secondaire lors de la 1re édition de « stage Profs » d’une durée de 3 jours [2]. Il s’agit de favoriser l’émergence de nouveaux « chantiers pédagogiques » sur la physique nucléaire en classes… Sans surprise, une partie du stage a été consacrée à la découverte des métiers de la recherche nucléaire, « espérant susciter des vocations parmi la jeune génération (lycéens et étudiants) ». De quoi accompagner sans scrupule le volet 3NC de formation dans les métiers du nucléaire qui accompagne actuellement la relance de l’industrie nucléaire en Normandie…

De la propagande aux professeurs, pour préparer la main d’œuvre de demain…

Le GANIL participe également du rayonnement du secteur de la recherche nucléaire à Caen. Il participe du pôle Nucléopolis créé en 2010 (composé de plus 90 organisations adhérentes : organismes de recherche et de formation tels que le GANIL, le CEA, le CNRS, ENSICAEN, l’Université de Caen, de grands industriels du nucléaire civil et militaire : ORANO, EDF, GDF-SUEZ, DCNS, NAVAL GROUP, etc ainsi qu’un tissu de PME liés à l’industrie nucléaire dans la région).

Aujourd’hui, les nucléocrates nous annoncent : la connexion de l’EPR de Flamanville, une flopée de nouveaux réacteurs, trois piscines d’entreposages à la Hague pour les rebuts des réacteurs nucléaires en fonctionnement... reléguant Fukushima et les dangers du nucléaire sous le tapis ou à 500 mètres sous terre comme il est prévu d’enfouir les déchets nucléaires à Bure.

Avec le GANIL, les nucléocrates prétendent que la recherche va nous sauver des dangers du nucléaire (radiation, catastrophe, déchets...), mais ils oublient de dire que c’est elle qui nous a menée au nucléaire avec les bombes et les essais atomiques, etc.

À Caen, tout comme à Bure ou à la Hague où des mobilisations s’opposent aux projets des nucléocrates, nous refusons de célébrer, même sur les ruines du GANIL, cette société capitaliste qui court à sa perte, au nom de la recherche d’une société nucléaire capitaliste toujours plus productive et compétitive mais surtout, forcément, policière.

PS : Ce 9 janvier, les touristes volontaires à la visite du GANIL ne sont pas autorisé.es à garer leur véhicule dans l’enceinte du campus dédié (campus Jules Horowitz de son petit nom !). L’Office de Tourisme de Caen leur a donc conseillé : « privilégiez si vous le pouvez le tramway  ». De notre côté, nous avons choisi de leur faire passer un message en collant des affiches dénonçant l’industrie nucléaire, au niveau de l’arrêt de tram « Côte de Nacre »... affiches malheureusement nettoyées dès le matin par Twisto ! :-(
Et pour l’Office de Tourisme, afin que le message leur parvienne également, ce communiqué leur a été adressé directement.

Notes :

A lire aussi...

Notre rapport à l'alcool : Causerie du lundi 13 janvier 2025 à 19h

Publié le 2025-01-10 16:19:07
Sortie publi­que du tout der­nier calen­drier entiè­re­ment séri­gra­phié de l’ate­lier auto­géré Blackscreen pour l’année 2026 à la Luttine

2025-01-10 13:50:44

Publié le 2025-01-10T14:50:44+01:00

RETAILLEAU EST EN VENDÉE, RE-TAILLONS LUI UN COSTARD

L’affreuse erreur vendéenne Bruno Retailleau, ministre de l’intérieur, viens redorer son blasons chahuté par une crise démocratique exceptionnelle en France.
Venu inaugurer des gendarmerie à la Roche sur yon aujourd’hui et t demain à saint jean de monts afin d’assouvir ces fantasme sécuritaire. Et si non lui ramenions lés pieds sur terre.
Crise climatique et recul du trait de côté, dépérissement des ecosystème, gestion de l’eau potable, crises agricoles, crises du logement, destruction des services publics, délire autoritaire et sécuritaire, crise économique… il y a tellement de raisons de s’indigner, tellement de raison pour ne plus ce laisser faire, mettons la pression au gouvernants, qui parte avec la boule au ventre plutôt qu’en conquérant.

Passer le mot !
Aujourd’hui à la Roche sur Yon
Demain à Saint Jean de Monts

Emission Spéciale (01.01.2025) – J’Irai Pas (06.11.2024)

Publié le 2025-01-11 00:00:00

J’Irai Pas (06.11.2024)


Page de l’émission (et écoute)

Télécharger l’émission

Ce premier janvier, pas de direct de Carapatage. A la place, on voulait diffuser l’émission du 6 novembre 2024 de J’irai Pas, une émission antimilitariste de Saint Etienne.

J’irai pas c’est une emission qui critique la montée en puissance du bellicisme, depuis les discours de Macron, jusqu’aux nouvelles dynamiques industrielles, en passant par l’embrigadement de la jeunesse. Une emission qui permet aussi de se rappeler que l’antimilitarisme a eu des heures plus fastes, et de remettre au gout du jour pensées, théories et actes contre la militarisation des esprits.

Dans cette émission, des personnes nous parlent des futures rencontres antimilitaristes qui auront lieu le 10 novembre 2024 à Saint-Etienne et une personne appelle pour lire des poèmes écrits à Gaza.

Étupes (Doubs) : Ras-le-bol des chasseurs !

Publié le 2025-01-11 00:00:00

France Bleu / vendredi 10 janvier 2025

Les chasseurs d’Étupes en ont ras-le-bol ! Depuis le mois de septembre, leurs véhicules personnels sont la cible de plusieurs dégradations : pneus crevés, carrosseries rayées… Toutes les trois ou quatre semaines, pendant qu’ils chassent le gibier, un nouvel acte de vandalisme a lieu devant le chalet de chasse où se stationnent les adhérents de l’AICA Étupes Taillecourt fusion. « Nous ne comprenons pas qui peut bien nous en vouloir, nous avons de bonnes relations avec tout le monde, les randonneurs, la mairie, les riverains …« , affirme Eric Ajoux, président de l’association.

Entre cinq et six voitures, sont victimes, chaque mois, de crevaisons d’un ou plusieurs pneus. « Les pneus sont percés sur le flan par une lame de couteau. J’ai déjà eu plus de 600 euros de réparations sur mon véhicule cette année. Ce n’est pas possible« , lâche, Eric Ajoux, désabusé.

Des adhérents de cette société de chasse n’osent plus venir chasser par peur de voir leurs voitures dégradées. « Demain, ça sera quoi, des pare-brises de cassés, une voiture en feu ?« , s’interroge, Eric Ajoux. D’autant plus que ce sont toujours les mêmes voitures de ciblées. Philippe, est également une des victimes. « Mes deux pneus arrière ont été percés, un dimanche donc impossible d’aller au garage et en plus ma portière a été rayée. J’étais en colère. Si ça continue, je finirai par ne plus venir« , avoue-t-il.

La société de chasse d’Étupes à des soupçons sur certaines personnes. « Nous pensons que c’est quelqu’un de la commune puisque nous sommes la seule association de chasse du coin à être attaquée.« , pense, Eric Ajoux. Entre 6 et 7 plaintes ont été déposées à la gendarmerie par les chasseurs victimes de dégradations.

 

[in English]

Les dingueries du nouvel an

Publié le 2025-01-11 09:17:36

Petit tour d’horizon (non exhaustif !) des festivités du 31 décembre à travers le monde.

En Ile de France :

En Alsace :

 

Dans l’agglomération lyonnaise (essentiellement à Lyon-8e, Vaulx-en-Velin, Rillieux-la-Pape, Givors, Vénissieux et Villefranche-sur-Saône), environ 90 véhicules ont été incendiés pendant la nuit.

On comptera au total 984 voitures incendiées en France durant la nuit du 31 décembre.

 

À Berlin, 30 flics ont été blessés au cours de la nuit. Beaucoup d’entre eux, ainsi que des secouristes, ont été visés par des engins pyrotechniques pendant leur intervention. L’un d’eux a été grièvement blessé après avoir été touché par un feu d’artifice de fabrication artisanale.

À Bruxelles, une soixantaine de véhicules a été incendiée. Des barricades enflammées ont été installées sur les voies de tramway, tandis que 15 véhicules de la Stib (société bruxelloise de transports en commun) ont été endommagés dans la capitale belge : 11 trams et 4 bus qui tous ont eu leurs vitres brisées lors d’une belle attaque à coups de pierres, près de l’arrêt de tram Masui, non loin de la place Verboekhoven (à Schaerbeek). On a aussi pu voir plusieurs affrontements avec la police, avec parfois usage de cocktails molotovs.

 

——————–

 

Comme il est d’usage le 31 décembre, de nombreuses personnes se sont réunies devant des taules partout dans le monde pour apporter leur soutien aux personnes emprisonnées. En voici quelques exemples :

 

 

 

*paru dans le numéro de novembre de L’envolée : Doriano s’est suicidé le 1er septembre dernier au quartier arrivants de la maison d’arrêt pour hommes de laTalaudière, à Saint-Etienne, quelques jours seulement après son incarcération. Il avait 24 ans. Ses proches  considèrent que la prison et les autorités judiciaires sont responsable de son  décès, car rien n’a été fait pour prendre en charge la détresse dans laquelle il se trouvait.Une marche blanche et un rassemblement devant la tauleont déjà eu lieu pour réclamer la vérité sur sa mort et faire reconnaitre la responsabilité de l’Etat. Le dépot d’une plainte a été annoncé.

Contact : Facebook :  @justice.pour.doriano et infos sur le blog info prison Saint Etienne

Une cagnotte de soutien a également été ouverte : ici

 

 

 

« Cette année, cela fait 15 ans que des manifestations bruyantes ont lieu la veille du Nouvel An à la prison de Barton à Hamilton. Un groupe d’environ 50 personnes a marché autour de la prison, déclenchant des feux d’artifice, lançant des bombes de peinture et criant nos vœux de bonne année à nos voisins qui sont enfermés. La prison de Barton est un lieu horrible où chaque jour des personnes subissent la dégradation, la déshumanisation et la négligence de la part des gardiens, de l’administration et d’une société qui préfèrerait les oublier. Le refus de soins médicaux, la surpopulation, le froid glacial dans les cellules et le morne isolement imposé par le système pénitentiaire font de cette saison sombre un moment particulièrement important pour faire savoir aux gens qu’ils ne sont pas oubliés.

Cette année, un homme transgenre est mort dans une cellule d’isolement, tandis qu’au début du mois, une enquête a été menée sur la mort de six personnes à la prison de Barton entre 2017 et 2021. Tant que des membres de notre communauté seront enfermés dans des cages, ce cycle se poursuivra.

Les actes directs de solidarité font plus pour restaurer la dignité et reconnaître l’humanité des prisonniers que n’importe quelle enquête ou réforme. Gardons les prisonniers dans nos cœurs et dans nos actions tout au long de l’année. Bonne année et en avant vers un monde sans prisons. <A3″

Saint Gilles (Belgique): rassemblement et feu d’artifice devant la prison de Saint Gilles.

Austin (Texas,USA) : quelques extraits du texte lu avant le début de la manifestation devant la prison d’Austin :

« Les prisons ne sont pas de simples bâtiments ; ce sont des symboles d’oppression, de violence et de souffrance. Nous savons tous que le système actuel est irrémédiablement cassé

Ce soir, nous disons « nik la taule ». Nous dansons sur leur cimetière de béton. Nous pleurons la perte de nos camarades à l’intérieur, et nous sommes solidaires de ceux qui restent emprisonnés derrière les lignes ennemies.

Ce soir, nous célébrons. Il ne s’agit pas simplement de souhaiter la mort à l’ancien monde. Il s’agit de souhaiter la vie au nouveau monde. Il s’agit de reconnaître que nous pouvons construire un monde meilleur si nous ne perdons pas de vue nos objectifs communs. Nous comprenons que le changement commence par nous, parce que notre pouvoir collectif est transformateur. Chaque jour, nous choisissons les personnes aux côtés desquelles nous nous battons et nous refusons d’accepter le monde tel qu’il est aujourd’hui…
Ce soir, sous cette nouvelle lune, à un quart du XXIe siècle, nous inaugurons la 10e manifestation annuelle de Noël à la prison du comté de Travis. Nous consacrons du temps à nos camarades pour qu’ils sentent la présence des autres, pour qu’ils sachent qu’ils ne sont pas seuls pour affronter l’année à venir, quelle qu’elle soit. Nous renouvelons nos engagements et nos liens avec tous ceux qui sont détenus dans ces prisons, pour leur rappeler qu’ils ne sont pas seuls…

Bonne année et feu aux prisons ! »

 

« Bravo à tous pour cette nouvelle année de lutte contre l’État carcéral en solidarité avec nos camarades et notre communauté derrière les murs. Chicago a encore une fois réussi son coup en organisant une manifestation bruyante devant le Metropolitan Correctional Center, le gigantesque gratte-ciel fédéral du centre-ville. Des lasers, des casseroles, des sifflets d’oiseaux et un groupe de mégaphones ont rempli l’air de rythmes chaotiques.

À l’intérieur, les gens tapent bruyamment sur les fenêtres de chaque cellule et de chaque étage, nous montrant des mouvements de danse et des jeux de lumière depuis leur cellules. Nous avons scandé « Libérez-les tous », exigeant la libération de Leonard Peltier, de Mumia Abu-Jamal et de tous les prisonniers politiques, et nous avons dénoncé les porcs pour le meurtre de Dexter Reed dans sa voiture, de Sonya Massey dans sa maison, de Cory Ulmer et de Robert Brooks derrière les barreaux, qui ne sont que quelques-unes des 1 300 personnes assassinées par la police cette année. Dans la rue, de nombreux passants se sont arrêtés pour voir ce qu’il en était de la fête, ont regardé ce qu’il y avait dans le chariot de zines et ont même aidé à tenir la banderole « ACAB ». La foule a défilé autour du bâtiment pour s’assurer que les gens de tous bords puissent voir qu’ils ne sont pas oubliés, pour partager le compte à rebours jusqu’à la fin, pour sonner la nouvelle année et se joindre à la fête qui se déroulait dans la rue…
Souvenez-vous, il n’y a pas si longtemps, deux personnes se sont échappées de la MCC avec des cordes de draps depuis le 10e étage de cette monstruosité du centre-ville, ce qui nous rappelle qu’aucun mur n’est trop haut pour décourager nos désirs et arrêter la volonté des gens qui aspirent à la liberté. Libérez-les tous ! »

 

 

« Cette année, nous avons organisé notre première manifestation devant la prison fédérale pour femmes de Miami, où l’une de nos membres et prisonnière politique a achevé sa peine en novembre dernier. Il n’y a pas d’autre façon de passer le réveillon que de le faire avec les amies qu’Amber s’est fait à l’intérieur de la prison et nous sommes ravis d’étendre cette tradition à Miami. »

 

 » Les vacances peuvent être très isolantes pour les personnes incarcérées, en particulier dans des établissements comme la prison du comté de Broward, où les visites en personne ne sont pas autorisées, où les appels téléphoniques sont coûteux et où les lettres sont interdites (uniquement des petites cartes postales blanches).

Caleb, organisateur du FTL FNB, est actuellement incarcéré dans une prison fédérale du Mississippi. Pour les fêtes de fin d’année, la prison a décidé de réduire de façon permanente le nombre de minutes de téléphone à 300 minutes par mois. Comme Caleb, presque personne dans la prison n’est originaire du Mississippi, ce qui fait qu’ils reçoivent très peu de visites en personne et que leurs minutes de téléphone sont réduites au minimum. Caleb n’a été condamné qu’à 366 jours de prison, alors que de nombreux détenus de son quartier, condamnés à des peines bien plus longues, n’ont pratiquement pas vu leur famille ou ne lui ont pas parlé pendant des années. L’objectif est d’isoler les gens : c’est la raison pour laquelle le gouvernement fédéral envoie les gens dans des établissements éloignés de leur domicile et pourquoi il y a tant de restrictions (dans les prisons d’État et fédérales) sur des choses comme le courrier et les minutes de téléphone. Les visites, les appels et les lettres réduisent considérablement l’impact de la prison sur la santé mentale, c’est pourquoi les prisons essaient de les limiter autant que possible. »

 

« Nous reconnaissons que le même financement utilisé pour l’infrastructure de guerre et de surveillance est utilisé pour militariser la frontière, militariser la police et augmenter les détentions et les emprisonnements de toutes sortes.

C’est pourquoi nous nous rassemblons au Wyatt pour continuer à exiger sa fermeture et la fin de l’expansion implacable de la détention des immigrés et de l’infrastructure carcérale à travers les États-Unis. La nouvelle administration cherche à poursuivre l’expansion du système de détention et d’expulsion. Nous nous mobilisons au Wyatt Detention Center pour exiger la fin du contrat ICE ! Plus de lits pour la détention de l’ICE !

Pendant que nous nous rassemblerons, nous continuerons également à demander la fin de l’occupation de la Palestine et la fin de la fourniture d’armes et de financements américains à un État génocidaire ! La même technologie testée à Gaza et en Cisjordanie est utilisée à la frontière avec le Mexique et pour surveiller les activistes à travers les États-Unis. »

 

Des manifestations devant les prisons de nombreuses villes des Etats-Unis, notamment à Eugene dans l’Oregon, à Los Angeles, à Tucson dans l’Arizona, à Oklahoma City, à Asheville en Caroline du Nord,Détroit et à Ypsilanti dans le Michigan, à Atlanta ,Richmond en Virginie, à la Nouvelle-Orléans, à Brooklyn, à Baltimore…

Soutenir les activités de l'Augustine, maison paysanne, rurale et antinucléaire

Publié le 2025-01-11 17:44:25
Infos locales Antifascisme – Extrêmes droites

[Nancy] Prochaine séance du séminaire antifasciste "Mario Club"

Le séminaire antifasciste Mario Club se tient un samedi par mois. Il a pour but de former toutes les personnes qui le souhaitent à l’histoire du fascisme et de l’antifascisme.
Prochain rendez-vous le samedi 13 décembre, de 10h à 12h

Anarchisme et violence – Errico Malatesta (précédé de Malatesta et le concepte de violence révolutionnaire, Alfredo M. Bonanno)

Publié le 2025-01-12 00:00:00

Mais alors, pourra-t-on demander, pourquoi les anarchistes, dans la lutte actuelle contre les institutions politico-sociales, qu’ils jugent oppressives, ont prônés, prônent et pratiquent, quand ils le peuvent, l’utilisation de moyens violents qui sont pourtant en contradiction flagrante avec leurs fins ? Et cela au point qu’à certains moments de nombreux adversaires ont cru de bonne foi, quand ceux de mauvaise foi ont fini par croire, que le caractère spécifique de l’anarchisme était justement la violence ?
La question peut sembler embarrassante, mais on peut y répondre en quelques mots. Le fait est que pour que deux personnes vivent en paix, il faut que les deux veuillent la paix ; si l’un des deux s’obstine à vouloir obliger l’autre, par la force, à obliger l’autre à travailler pour lui et à le servir, l’autre, malgré tout son amour pour la paix et la bon entente, sera bien obligé, s’il veut conserver sa dignité humaine et ne pas être réduit au plus abject des esclavages, à résister à la force avec des moyens adaptés.
Les anarchistes n’ont pas d’hypocrisie. Il faut repousser la force avec la force : aujourd’hui contre les oppressions d’aujourd’hui ; demain contre les oppressions qui pourraient tenter de se substituer à celles d’aujourd’hui.
Nous voulons la liberté pour tous, pour nous et pour nos amis, comme pour nos adversaires et nos ennemis.

176 pages  / 9 euros (6 euros pour les distros) / Janvier 2025

 

Sommaire

9      Malatesta et le concept de violence révolutionnaire, Alfredo M. Bonanno

47     La fin et les moyens (août 1892)
55     Erreurs et remèdes (août 1896)
65     Les moyens violents et les socialistes démocratiques (novembre 1897)
68     La tragédie de Monza (septembre 1900)
78     Ne tombons pas plus bas : à propos de l’attentat de Buffalo (septembre 1901)
84     Amour et haine (avril 1920)
86     Les mazziniens et nous (mai 1920)
92     Une fois de plus sur anarchisme et communisme (juillet 1920)
98     La violence et la révolution (août 1921)
101    Morale et violence (octobre 1922)
109   Réponse à un communiste (octobre 1923)
117    Anarchie et violence (septembre 1924)
123   La Terreur révolutionnaire (octobre 1924)
128   Chrétien ? (avril-mai 1925)

135   Intervention improvisée, Alfredo M. Bonanno
161   Appendice : Amour et haine, El Giovin (Luigi Galleani)

Considérations sur la Manufacture d'armes de Saint-Etienne, parfois appelée Cité du design

Publié le 2025-01-12 00:00:00

Ce texte se base, parfois à la limite du plagiat, sur la brochure éditée par Saint-Étienne ville d’art et d’histoire intitulée Manufacture-Cité du design [1] qui regorge d’informations. Cependant, quelques omissions et une absence de perspective critique ont donné l’envie à des antimilitaristes de compléter le travail. Depuis les mouvements ouvriers du début du siècle dernier jusqu’aux récentes malversations et disparitions d’argent, en passant par le conflit de 2004, ce lieu a toujours été l’objet de tensions (un euphémisme lorsqu’il s’agit très concrètement, de fabriquer la guerre) mais aussi de secrets.
Nous réalisons ce premier jet pour saisir l’occasion d’une conférence intitulée L’architecture, une arme coloniale, afin d’introduire, comme par effraction, depuis sa censure par l’Ecole du design, quelques aspects stéphano-stéphanois de la critique des armes. Cette première mouture en appelle d’autres, mieux formulées, plus documentées. Puisque le temps fait son ouvrage d’oubli, ce sont aux luttes d’hier et d’aujourd’hui d’entretenir les mémoires. Gageons que les esprits antimilitaristes s’affûteront contre les grès qui jadis aiguisèrent les baïonnettes.

I Saint-Étienne, Armeville

L’abondance de houille, pour les forges ; de grès, pour les meules ; et de cours d’eau, pour la force motrice, fait très tôt de la ville de Saint-Étienne une ville réputée pour sa fabrication d’armes. On y fabrique d’abord des hallebardes, des épées et des arbalètes au XIVe siècle ; puis en 1669 on recense 50 canonniers et 600 armuriers. Au XVIIe siècle, l’armurerie devient ainsi une des activités essentielles de Saint-Étienne.

En 1764, la royauté envoie M. de Montbéliard, officier supérieur du Corps royal de l’artillerie, pour réorganiser la production des armes de guerre. Il propose aux neuf entrepreneurs stéphanois, jusque là en concurrence, de se réunir en une société à laquelle le roi accorde son monopole. La Manufacture royale est née et équipe l’armée française selon une organisation nouvelle : un entrepreneur unique, des ouvriers immatriculés, une fabrication surveillée par un inspecteur et des contrôleurs. Mais les fabrications de la Manufacture royale restent très dispersées tant qu’il n’y a pas un lieu unique de production.

Cent ans plus tard, en 1864, sur l’ancien champ de manœuvres des troupes, commencent les travaux de la Manufacture Impériale d’Armes. Les artisans armuriers, auparavant dispersés dans Saint-Étienne, laissent la place aux ouvriers spécialisés, la production « se modernise au service de l’innovation ». Derrière ces mots de bureaucrate il faut entendre que la nouvelle organisation industrielle du travail, permet l’augmentation des cadences par la standardisation, le contrôle et la perte d’autonomie des artisans bref, leur prolétarisation.
Une révolution, deux empires, deux républiques et quelques rois sont passés par là mais la dynamique reste la même : il faut fabriquer des armes, et toujours plus ! La première fabrication de ce nouvel établissement sera le fusil Chassepot dont l’État demande une production de plus en plus importante d’autant que les tensions avec la Prusse grandissent. Il faut préparer la prochaine guerre !

Une guerre de perdue, une insurrection écrasée dans le sang, une IIIe République qui naît et, avec, un nouveau fusil, le Lebel, pour la prochaine guerre, que les manuchards vont produire à vitesse grand V, jusqu’à 1550 par jour en 1891 ! C’est que la guerre d’après approche (encore).

II S’il s’agit de défendre

Au début du XXe siècle, le milieu ouvrier était plutôt remuant, et on doit entre autres au redoutable Clemenceau, surnommé le Tigre, d’avoir envoyé à maintes reprises les troupes tirer sur les manifestant.es.
A la veille de la grande boucherie, une grande part du mouvement ouvrier sentait bien qu’elle allait servir de chair à canon [2].

En témoigne par exemple la motion de la CGT du 18 octobre 1912 :

LES TRAVAILLEURS N’ONT PAS DE PATRIE ! Qu’en conséquence, toute guerre n’est qu’un attentat contre la classe ouvrière, qu’elle est un moyen sanglant et terrible de diversion à ses revendications.
Le Congrès déclare qu’en cas de guerre entre puissances, les travailleurs doivent répondre à la déclaration de guerre par une déclaration de grève générale révolutionnaire.

Quelques mois plus tard, la CGT fera volte face et en viendra à appeler à « défendre la patrie contre l’agresseur ». Mais jusque là, qu’ont défendu les armes produites à Saint-Étienne ?

Depuis 1764, la fabrication d’armes a servi :
- aux royaumes et leurs guerres
- à la Compagnie des Indes et à la « traite des Noirs » [3]
- aux empires et leurs guerres
- à défendre, certes mais surtout, à écraser la Commune de Paris
- à réprimer la grande révolte kanak de 1878 (les sources militaires parlent du fameux fusil Chassepot utilisé contre les insurgé.es [4])
- à réprimer les grèves ouvrières
- à la 1re Guerre Mondiale : 18 millions de morts dont la moitié de « civil.es ». (Rappelons que les 9 millions de dénommés « militaires » qui ont péri sont pour la plupart des pays, des conscrits, c’est à dire des civils enrôlés de force par le service militaire. En France, il durait 3 ans à l’époque)

De tous ces usages différents, on constate que ce sont toujours les pauvres qui payent le plus lourd tribut de la fabrication d’armes, que ça soit par la simple exploitation salariale ou parce qu’ils et elles se trouvaient bien souvent du mauvais côté du fusil.

III Fabriquer des armes ou devenir une cible ?

On l’a vu, les armes servent le pouvoir. Durant la 1re guerre mondiale, malgré la propagande et les fréquents passages d’Albert Thomas dans les usines pour haranguer les employé.es [5], de nombreux ouvrier.es avaient compris qu’ils et elles travaillaient à la mort d’autres prolétaires. L’agitation était telle que la police et l’administration militaire surveillaient étroitement les « meneurs », quitte à les renvoyer régulièrement au front [6].
La seconde guerre mondiale, elle, éclaire la Manufacture d’Armes d’une autre manière. En une phrase la brochure éditée par la ville nous rappelle qu’un objet technique contient en lui-même tous ses usages :.

La Manufacture conserve un statut stratégique pendant l’Occupation et travaille pour l’armée allemande.

Lorsqu’on parle d’une telle production d’armes, on imagine l’ampleur du statut stratégique de ces établissements pour l’armée nazie. Comme chacun sait, De Gaulle nous a sauvé.es [7] de l’aigle à la croix gammée, avec l’aide des États-Unis. Cette aide, les stéphanois.es s’en rappellent bien puisque localement, le 26 mai 1944, l’aviation américaine décide de bombarder les sites stratégiques du Sud-Est de la France (principalement les gares et voies ferrées de Nice, Grenoble, Chambery, Lyon, Saint-Étienne). Des 440 tonnes de bombes explosives, incendiaires et surtout amies qui déferlèrent sur Saint-Étienne ce jour-là, on estime que 9 sur 10 n’ont pas atteint leur cible. Ce bombardement fera près de 1000 morts et plus de 20 000 sinistré.es stéphanoises.
De cette catastrophe, nous tirons deux enseignements. Premièrement et comme nous le rappelions plus haut, une bombe, explose en tuant, de manière indiscriminée, et ce qu’elle soit amie ou ennemie. Deuxièmement, avoisiner un établissement au « statut stratégique » n’est pas sans danger, puisque on l’a vu, le stratège peut changer de bord, mais aussi parce que l’on devient soi-même une cible pour la partie d’en face. Se défendre disions-nous ?

IV Desi(g)ndustrialisation

Passée la seconde guerre mondiale, vient le temps de « l’après guerre » c’est à dire celui des guerres coloniales (Indochine, Algérie, Madagascar,…) et de la guerre froide. Après la chute de l’empire soviétique, les commandes d’armes diminuent et le site de la Manufacture est moins « stratégique » [8], il comptera néanmoins parmi ses œuvres le fameux FAMAS (Fusil d’assaut de la manufacture d’armes de Saint-Étienne) qui a équipé les armées françaises de 1979 à 2012. En dehors du FAMAS, la Manufacture va diversifier ses productions (défense chimique et nucléaire, tourelles, équipement de blindés) puis devenir une des entités du GIAT (Groupement des industriels de l’armée de terre) qui fermera en 2001 et laissera la place aux archives de l’armée jusqu’en 2010.
Par la suite, tout ce beau monde déménage vers d’autres horizons laissant la place à la Cité du design, nouvel avatar d’une ville qui n’en a que faire. Il fut tout naturel pour les édiles d’utiliser l’espace laissé par l’industrie de l’armement pour leur nouveau marketing urbain, le design, dont l’origine, selon eux, se trouve à Saint-Étienne. Ce serait même Honoré Blanc, un des dirigeants de la Manufacture royale d’armes qui, au XVIIIe siècle, en mettant en place un nouveau processus de fabrication pour le fusil "Modèle 1777", composé de pièces standardisées et interchangeables pourrait être vu comme le père fondateur du design. Fierté !

V Du kaki derrière la vitrine

Les bureaucrates, au sujet de ce nouvel espace, parleront de « moteur de dynamisme pour le redéploiement économique » ou de « moteur d’une nouvelle urbanité », on se doute bien que l’idée c’est principalement de virer les pauvres et d’essayer d’attirer la fameuse « classe créative ». D’où les efforts en ce moment autour de la Biennale du design 2025 dont l’image, a été quelque peu ternie par les divers scandales de détournement de fonds et de suppression de poste [9]. Il ne faudrait pas non plus, pour la jolie histoire du design que l’on se rende compte que les treillis et leur barda n’ont pas vraiment disparus. On trouve toujours sur le site l’entreprise KNDS (le nouveau nom de Nexter), une des plus grosses boites d’armement française, avec ses deux filiales OptSys et NBCSys. L’entreprise HEF, qui travaille sur les traitement de surface, notamment des avions Rafale, a ses laboratoires rue Salvador Dali. Quant au Pôle universitaire qui jouxte la Cité, le Pôle Optique et Vision, il est tout simplement le « fruit d’une coopération entre l’université Jean Monnet et l’entreprise Thales-Angénieux ». Rapide rappel, Thales est aussi un « fleuron de l’industrie d’armement française », on compte parmi ses clients, l’armée ukrainienne, mais aussi l’armée russe (!) et l’armée israélienne [10]. On n’est pas surpris de retrouver donc, juste à côté, le laboratoire Hubert Curien dont les projets de thèses sont régulièrement financés par la Direction générale de l’armement, Thales, ou d’autres boites mortifères. Enfin, toujours au sein de la Cité du design, le restau-solidaire « La Fabuleuse Cantine » est une création d’un start-upeur qui a eu la bonne idée il y a quelques années d’essayer de vendre des micros à la ville de Saint-Étienne pour qu’elle les installe dans les rues. Un actionnaire de cette boite ? Verney-Carron ! Une entreprise locale qu’on ne présente plus [11], elle est juste de l’autre côté du boulevard Adolphe Thiers.

Cet inventaire est certainement loin d’être exhaustif, il appelle de nouvelles recherches, mais il est suffisant pour affirmer que oui, l’immonde kaki est toujours là. Une preuve supplémentaire : c’est aussi à la Cité du design que le préfet de la Loire et le gouverneur militaire de Lyon ont invité 140 patrons de l’industrie de l’armement, le 26 janvier 2024, pour une conférence intitulée : Économie de guerre : base industrielle et technologique de défense et esprit de défense.

VI Et ailleurs ?

Cette contre-visite de la Manufacture met l’accent sur le potentiel mortifère encore présent sur place. Cependant, il ne doit pas laisser penser que c’est la seule tanière des marchands de canons et leurs sbires. En réalité, on observe qu’ils se promènent et s’installent un peu partout. Quelques pistes :

- la Chambre de commerce et d’industrie de Lyon-StEtienne-Roanne est directement impliquée dans la création du cluster Eden, lobby d’industriels de l’armement de la région créé pour « chasser en meute à l’export », sur demande de la DGA visant à « mieux connaître sa Base Industrielle et Technique de Défense » [12].
- c’est aussi la CCI qui possède le Banc national d’épreuve, situé à Saint-Étienne, la seule structure en France habilitée à tester des armes légères et les munitions civiles et militaires (jusqu’au calibre militaire OTAN de 25 mm), à assurer leur destruction et à tester les matériaux de protection de tous types (blindages ,...). AMEFO, filiale de Plasan, boite israélienne, y teste ses blindages.
- Thales est présente à Saint-Héand, Safran à Roche-la-Molière, ...
- Rivolier, à Saint-Just-Saint-Rambert, se vante de détenir 60 % du marché des équipements des polices municipales françaises.
- le Délégué Général de la fondation UJM est un ex-directeur des opérations au sein de l’État major des Armées en Afrique et au Liban.
- l’École des Mines bénéficie, via la fondation Mines Telecom, des subsides de gros vendeurs d’armes ou de puces à double usage français (MBDA, Airbus, Dassault, ST Microelectronics)
- et les bidasses de la Maison de l’armée mangent tous les midis au resto U de Tréfilerie, à l’aise Blaise !

Localement, les industriels et les services de l’État organisent la production d’armes, donc les guerres et les massacres. Ne les laissons pas faire leurs profits sur notre dos ! Leurs guerres, nos morts ! A bas toutes les guerres et les marchands de canons !

plan de la manufacture

brochure page par page

brochure version carnet recto-verso bord court



[1trouvable à l’office du tourisme ou ici

[2A ce sujet : Guillaume Davranche, Trop jeunes pour mourir, ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914), L’insomniaque&Libertalia.

[5Ministre « socialiste » de l’Armement pendant la guerre, il est connu pour ses harangues fréquentes en direction du prolétariat, dont celle du Creusot en 1916 par exemple : « La victoire plane là au-dessus de nous, dans la fumée qui remplit cette vallée. C’est sur vous, camarades, que nous comptons pour la saisir. C’est votre tâche de travailler jusqu’à en tomber, jusqu’à la mort. »

[6On s’intéressera à l’histoire du militant Clovis Andrieu.

[7L’État célèbre chaque année la date du 8 mai 1945 comme jour de la défaite nazie, mais ne rappelle pas le massacre de Sétif en Algérie, le même jour.

[8Puisque la France met plutôt le paquet sur la bombe atomique et est occupée à la tester sur ses colonies

[9A ce sujet, on écoutera ce podcast de l’émission Des mots des sons sans cible, ça vaut le détour !

[10Pour en savoir plus, consulter le site de l’Observatoire des armements

[11Elle a inventé et vendu, notamment à la police et à l’armée, les désormais célèbres Flashball.

Get Alfredo out of 41 bis. Hands off the anarchist publications en/it (Perugia, Italy, January 15, 2025)

Publié le 2025-01-12 09:54:45

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GET ALFREDO OUT OF 41 BIS
HANDS OFF THE ANARCHIST PUBLICATIONS

The preliminary hearing in the Sibilla case, which led to a repressive operation in November 2021 mainly targeting the anarchist newspaper ‘Vetriolo’, is scheduled for 15th January, after the one dated 10th October was postponed. The Public Prosecutor’s Office of Perugia is demanding the indictment of 12 anarchists accused of 19 charges, almost all of which aggravated by the purpose of terrorism.

Over the last few months, there have been notifications of the opening of a procedure by which the Perugia Police Headquarters intends to issue a series of ‘expulsion orders’, justifying them on the grounds of the solidarity presence that took place in front of the court on 10th October. The preparation of such preventive measures – imposing the obligation to stay out of a given municipality for a minimum of six months and a maximum of four years – for a moment like that one, where what happened was what usually happens in all circumstances of this type without any particular turbulence (the hanging of banners, a leaflet, a few interventions, etc.), assumes a clear meaning: to drive away comrades, to prevent any manifestation of solidarity during the hearings against the accused and in particular Alfredo Cospito, who is imprisoned under the 41 bis regime in the Bancali prison in Sardinia and is one of the 12 accused in this case.

While states are gearing up for war and armament profits are growing out of all proportion, while words are being wasted to justify the genocide in Gaza – the first automated genocide in history in which artificial intelligence plays a decisive role –, while we are all witnessing the usual chatter about massacres at work in defence of the interests of masters, while a security decree (Ddl 1660) being examined in the Senate prepares a further attack against social conflicts… these gentlemen are once again in hurry to put on trial the anarchists, an ‘internal enemy’ that must be eradicated because of their long struggle against the state and capital.

In order to attack anarchists and revolutionary paths, the state rants about ‘inciting’ and ‘orienting’ capabilities in such an area as the anarchist movement, which has always defended an obstinate and radical autonomy of thought and action. A statement that goes hand in hand with having supported, in the Scripta Manent trial, convictions for ‘political massacre’ in a country where the massacres, the real ones, have always been perpetrated by the state apparatus.

Together with that trial, operation Sibilla was decisive in the transfer of Alfredo Cospito into 41 bis prison regime. With the intense mobilisation of 2022-‘23 against 41 bis and life imprisonment without the possibility of parole, we prevented the sentences of up to life imprisonment resulting from Scripta Manent charge of ‘political massacre’. Today, as yesterday, as a possible trial of Sibilla looms, it is therefore not a mere rhetorical exercise to express solidarity with the accused and in particular with Alfredo, who is imprisoned in one of the most afflictive prison regimes in Europe.

WE WILL MEET ON WEDNESDAY 15TH JANUARY 2025 AT 9.30 IN FRONT OF THE COURTHOUSE IN PERUGIA, IN PIAZZA MATTEOTTI.


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Fuori Alfredo dal 41 bis. Giù le mani dalla stampa anarchica (Perugia, 15 gennaio 2025)

 FUORI ALFREDO DAL 41 BIS

GIÙ LE MANI DALLA STAMPA ANARCHICA

 Dopo il rinvio di quella prevista per il 10 ottobre, è fissata per il 15 gennaio l’udienza preliminare del procedimento Sibilla, che nel novembre 2021 portò a un’operazione repressiva mirata principalmente contro il giornale anarchico “Vetriolo”. La procura di Perugia sta chiedendo il rinvio a giudizio per 12 anarchici e anarchiche imputati per 19 capi d’accusa, quasi tutti aggravati dalla finalità di terrorismo.

 Nel corso degli ultimi mesi sono stati notificati degli atti riguardanti l’avvio di un procedimento con cui la questura di Perugia intende emettere una serie di fogli di via dalla città, motivandoli con la presenza solidale tenutasi il 10 ottobre davanti al tribunale. Predisporsi a emettere dei provvedimenti del genere per un momento come quello, in cui senza particolari turbolenze è accaduto ciò che solitamente avviene in tutte le circostanze di questo tipo (affissione di striscioni, un volantinaggio, qualche intervento, ecc.), assume un significato palese: allontanare i solidali, impedire qualsiasi manifestazione di solidarietà in occasione delle udienze nei confronti degli inquisiti e particolarmente di Alfredo Cospito, recluso in regime di 41 bis nel carcere di Bancali in Sardegna e tra i 12 imputati di questo procedimento.

 Mentre gli Stati si attrezzano per la guerra e i profitti per gli armamenti crescono a dismisura, mentre si sprecano le parole a giustificazione del genocidio a Gaza – il primo genocidio automatizzato della storia, dove l’intelligenza artificiale gioca un ruolo determinante –, mentre assistiamo alle consuete chiacchiere sulle stragi sul lavoro a difesa degli interessi dei padroni, mentre è in esame al senato un decreto sicurezza con cui viene preparato un ulteriore attacco contro il conflitto sociale… questi signori si affrettano nuovamente a processare gli anarchici, un “nemico interno” da debellare perché da sempre in lotta contro lo Stato e il capitale.

 Pur di attaccare gli anarchici e i percorsi rivoluzionari, lo Stato farnetica di capacità “istigatorie” e “orientative” in un ambito come quello del movimento anarchico, da sempre fautore di un’ostinata e radicale autonomia di pensiero e di azione. Un’affermazione che fa il paio con l’aver sostenuto nel processo Scripta Manent delle condanne per “strage politica” nel paese in cui le stragi, quelle vere, le hanno perpetrate sempre gli apparati statali.

 Assieme a quel processo, l’operazione Sibilla è stata determinante nel trasferimento in 41 bis di Alfredo Cospito. Con l’intensa mobilitazione contro il 41 bis e l’ergastolo ostativo del 2022-‘23 abbiamo impedito che da Scripta Manent – per via dell’imputazione di “strage politica” – derivassero condanne fino all’ergastolo. Oggi come ieri, con l’approssimarsi di un potenziale processo Sibilla, non è quindi un mero esercizio retorico esprimere solidarietà con gli inquisiti e specialmente con Alfredo, recluso in uno tra i più afflittivi regimi detentivi esistenti in Europa.

 CI VEDIAMO MERCOLEDÌ 15 GENNAIO 2025 ALLE ORE 09:30 DAVANTI AL TRIBUNALE DI PERUGIA IN PIAZZA MATTEOTTI.

C'était pas ma guerre !

Publié le 2025-01-12 10:13:24

Nous invitons à une discussion ouverte en partant de ce qu’a pu être à l’époque le mouvement des réfractaires au service militaire obligatoire et ce qu’il en reste aujourd’hui comme héritage, à travers entre autres le refus et la résistance au SNU. Alors que nous apprenons qu’insidieusement l’Otan vient de s’installer en plein Toulouse cette année, ce sera aussi l’occasion de quelques informations à ce sujet.

Samedi 18 janvier
Ouverture à partir de 17h, discussion à 18h, karaoké anti-militariste à 22h
Focaccia et bar sur place
Au Motor, 44 rue Michel-ange à Toulouse



Le refus au service militaire obligatoire est une histoire pas si lointaine et pourtant peu connue. La résistance à l’armée a toujours pris différentes formes et fait naître plusieurs positions politiques. En France dans les années 80, le refus du service militaire est aussi motivé par des choix sociaux contre ce que l’industrie militaire conditionne - du Larzac aux luttes anti-nucléaires, la résistance est massive et nous souhaitons la convier au travers de récits comme source d’inspiration.

Pourquoi ce qui fut si central dans le fait de se politiser au travers de ces choix fut perdu au moment du passage au service volontaire et à une armée de métier ?
Cette question était d’emblée politique parce que tout le monde devait se la poser. Parce que la guerre ne pouvait devenir une abstraction pour ceux et celles qui profitent de leur situation loin des fronts. Les débats sur la manière d’y répondre forçaient les rencontres, la créativité et la pratique de l’esquive, des contrôles et de l’illégalité. Une certaine école de la résistance qui ne fut pas transmise ou si peu. La dépossession des corps que cela mettait en question pour chacun et socialement se retrouve aujourd’hui dans la dépossession d’un corps politique et d’une histoire antimilitariste. La solidarité qui fut alors nous serait toujours nécessaire pour d’autres désertions, sans oublier que la technologie actuelle de guerre a besoin de main-d’œuvre partout dans le civil, dans les structures de transport et de logistique, tout comme de notre acceptation.

Appel à solidarité ! APACHE est menacée d'expulsion imminente par Caen la mer Habitat

Publié le 2025-01-12 15:11:40

Appel à solidarité ! APACHE est menacée d’expulsion imminente par Caen la mer Habitat

Infos locales Squat - Logement

RDV mardi 14 janvier à 16h au local (35 bvd Poincaré CAEN) pour commencer la riposte

A.P.A.C.H.E. est une association créee lors d’une lutte de chômeur-euses et de précaires occupant depuis plus de 20 ans le local appartenant à Caen la mer Habitat (CLMH) au 35 boulevard Poincaré. Elle organise régulièrement des causeries et projections-débats (contre la guerre, contre le nucléaire, sur la question algérienne, sur des luttes en cours ou passées, etc.), héberge une bibliothèque libertaire, diverses revues et brochures subversives. C’est aussi un lieu d’organisation pour les luttes, sur des bases anarchistes, c’est-à-dire sans chef, par nos propres moyens et avec comme perspective une rupture avec cette société reposant sur le fric et la hiérarchie. Le local a par exemple permis de se réunir au moment du mouvement contre la réforme des retraites en 2023 ou de la lutte dite des Gilets jaunes en 2018. C’est aussi un lieu d’entraide, avec une mutuelle de pognon pour faire face aux coups durs, une mutuelle d’outillage, et un espace de solidarité avec les personnes incarcérées, les sans-papiers et les chômeur-euses niquées par l’administration.
Fin août, nous avons reçu un préavis nous donnant congé par CLMH, sous prétexte de la création d’une association de résidents. La date d’état des lieux était initialement prévue début décembre. Surpris et surprises qu’un partage d’espace entre les associations ne soit pas discuté (d’autant plus que le local a été partagé dans le passé ) et n’occupant pas nous même le local tous les jours, nous avons sollicité les membres de ladite association à plusieurs reprises afin de les rencontrer et dans la perspective de partager l’espace (plutôt que de s’installer dans un local déjà occupé au prix de notre expulsion ). Dans le même temps, nous avons demandé une rencontre avec CLMH, qui nous a permis d’obtenir un délai de préavis d’un mois supplémentaire et nous à confirmer qu’on pourrait maintenir nos activités au local, si l’association des résidents acceptait le partage. Deux semaines avant la nouvelle date d’état des lieux, et après plusieurs relances d’invitations à la rencontre, les deux membres du bureau de l’association ont fini par venir nous voir, nous affirmant qu’ils étaient d’accord pour un partage d’espace. La semaine qui suit, CLMH nous informe qu’ils leur ont tenu un discours inverse, mais qu’au vu de la situation confuse, faire de la place et un grand ménage sera suffisant pour l’état des lieux sans sortie prévu quelques jours plus tard. Nous nous organisons donc en conséquence.
À 4 jours d’un état des lieux, Caen la mer Habitat, nous envoie un mail nous intimant finalement de vider intégralement le local et de quitter les lieux. Bref, ils nous dégagent après nous avoir baladé. De notre côté, nous avons tenu nos engagements, fait de la place et le ménage, en vue de partager le local, comme prévu lors de nos seules interactions de vive voix avec les membres de l’association. Nous avons bien entendu refusé de remettre les clés à CLMH lors de leur venue le 7 janvier. Ils nous ont alors signifié qu’ils allaient faire appel à un huissier et entamer une procédure d’expulsion. De notre côté, nous continuons d’occuper le local et d’y maintenir des activités, notamment pour organiser la riposte face à CLMH.
Nous ne sommes pas les seul-es concerné-es par les expulsions. Caen la mer Habitat, plus gros bailleur « social » du coin, est depuis longtemps un expert en expulsion (locative ou de squats) et en spéculation immobilière. En août 2020, il a ainsi fait évacuer par les flics un squat où vivaient 160 personnes, les renvoyant à la rue. En 2022, il signait une convention avec la mairie d’Hérouville-Saint-Clair pour expulser plus facilement les locataires de ses logements. En 2023, il faisait les titres des journaux locaux après avoir menacé d’expulser une famille d’origine congolaise, qui se démenait déjà avec la Préfecture pour renouveler leur titre de séjour après 12 ans en France. Caen la mer Habitat n’a jamais eu aucun scrupule à foutre des gens à la rue !
Les temps sont déjà durs et la suite s’annonce encore pire, entre une exploitation de plus en plus débridée, une répression de plus en plus brutale et des ravages industriels aux conséquences désastreuses. C’est pourquoi il semble plus que jamais nécessaire de lutter pour ne pas perdre les lieux autonomes et anarchistes où nous pouvons nous retrouver et nous organiser pour étendre notre liberté et construire l’égalité.
Nous avons déterré la hache de guerre et nous ne nous laisserons pas faire. Nous appelons à nous rejoindre le mardi 14 janvier à 16h au local du 35 boulevard Poincaré pour commencer la riposte.

Des Apaches
localapache chez riseup.net

CAEN LA MER HABITAT, C’EST QUI ?
Plus gros bailleur « social » de Caen, Caen la mer Habitat a le statut d’un Établissement Public à Caractère Industriel et Commercial. Il est dirigé depuis 2015 par Valérie Mespoulhès et présidé par Michel Patard-Legendre, maire divers droite d’Ifs. Son conseil d’administration est notamment composé de 8 élus, dont l’ancien maire Joël Bruneau, ainsi que de 5 « experts ». Parmi ces experts, on trouve des gens comme Philippe Tha, promoteur immobilier, Catherine Desmarais, directrice à la Caisse d’Epargne, Daniel Tasset, ancien directeur de la formation des chambres de commerce et d’industrie Caen Normandie et Pays d’Auge, Lydie Prieur, ancienne élue qui a trouvé comment se recycler, ou encore Martine Vincent, conseillère municipale de droite. Bref, que des gens qui ont le cœur sur la main !
Parmi les autres membres du Conseil d’Administration on peut citer un représentant de la CAF, expert en répression des pauvres, un représentant de Logiliance, association de soutien aux entreprises, ou encore Thierry Lecoq, du syndicat pro-patronal CFDT.

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Projection If a tree falls, le samedi 25 janvier à 18h au local A.P.A.C.H.E.

Publié le 2025-01-12 17:41:49

Projection If a tree falls, le samedi 25 janvier à 18h au local A.P.A.C.H.E.

Infos locales Ecologies Actions directes - Sabotages

Ce samedi 25 janvier à 18h au local A.P.A.C.H.E.(35 boulevard Poincaré 14000 CAEN – arrêt de tram aviation) : projection de If a tree falls : a story of Earth Liberation Front (2011, VOSTFR, 85min) avec repas partagé (auberge espagnole, ramène ce que tu veux si possible végétarien).

Ce samedi 25 janvier à 18h au local A.P.A.C.H.E.(35 boulevard Poincaré 14000 CAEN – arrêt de tram aviation) : projection de If a tree falls : a story of Earth Liberation Front (2011, VOSTFR, 85min) avec repas partagé (auberge espagnole, ramène ce que tu veux si possible végétarien).

En décembre 2005, aux Etats-Unis, Daniel McGowan a été arrêté par des agents fédéraux dans le cadre d’une opération nationale de répression des écologistes radicaux membres du Front de libération de la Terre (Earth Liberation Front), un groupe que le FBI a qualifié de « première menace terroriste intérieure ».
Pendant plusieurs années, l’ELF – qui opère en cellules anonymes indépendantes sans hiérarchie – a provoqué des incendies criminels spectaculaires contre des dizaines d’entreprises qu’il accusait de détruire l’environnement : entreprises forestières, concessionnaires de SUV, abattoirs de chevaux sauvages et un centre de ski de 12 millions de dollars à Vail, dans le Colorado.
Avec l’arrestation de Daniel et de treize autres personnes, le gouvernement a démantelé ce qui était probablement la plus grande cellule ELF d’Amérique et a fait tomber le groupe responsable des tout premiers incendies criminels de l’ELF dans ce pays.

IF A TREE FALLS : A STORY OF THE EARTH LIBERATION FRONT raconte l’histoire de l’ascension et de la chute de cette cellule ELF, en se concentrant sur la transformation et la radicalisation de l’un de ses membres.
Le film entremêle une chronique sur Daniel, assigné à résidence alors qu’il risque la prison à vie, et un récit dramatique des événements qui l’ont conduit à s’engager dans le groupe. En cours de route, il pose des questions difficiles sur l’environnementalisme, l’activisme et la façon dont est défini le terrorisme.
S’appuyant sur des images d’archives, pour la plupart inédites, et sur des entretiens intimes avec les membres de l’ELF, ainsi qu’avec le procureur et le détective qui les poursuivaient, IF A TREE FALLS explore la période tumultueuse qui s’étend de 1995 au début de 2001, lorsque les écologistes se heurtaient aux entreprises forestières et aux forces de l’ordre, et que le mot « terrorisme » n’avait pas encore été modifié par les attentats du 11 septembre 2001.

L’affiche au format PDF pour impressions (A3) :
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Le Local A.P.A.C.H.E (35 boulevard Poincaré 14000 CAEN) est un lieu anarchiste. Local de l’Association Pour l’Abolition du CHomage et de l’Exclusion, association reprise en 2013 réunissant des chômeurs, chômeuses, précaires et rebelles en lutte contre l’exploitation avec pour base l’entraide, l’auto-défense collective, l’action directe et l’auto-organisation. Le local est à l’heure actuelle menacé d’expulsion par son bailleur Caen-la-Mer Habitat.

+ d’informations sur la situation du local A.P.A.C.H.E. :

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