Vive l'Anarchie - Semaine 03, 2024

Sommaire

Solidarité contre la répression : Action contre Indigo

Publié le 2024-01-15 10:10:06
Jan 142024
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Aux petites heures du matin du 13 janvier, nous avons posé une action en solidarité avec les personnes arrêtées à Toronto le 23 novembre 2023. La police de Toronto a dépensé des centaines de milliers de dollars afin de s’introduire dans des maisons, menotter des aînéEs, saccager des effets personnels et terroriser des familles. Des parents ont été menotté.es devant leurs enfants. À son retour à la maison, une personne a retrouvé sa porte brisée et une chaise de patio ayant été lancée dans la cour avant. Les membres d’une autre famille se sont fait ordonner de ne pas parler dans leur langue maternelle. Les arrêtéEs ont prétenduement poser l’action ordinaire de poser des affiches sur une librairie de la chaîne Indigo et d’éclabousser sa façade de peinture. Cette action visait la foundatrice et CEO de Indigo, Heather Reisman, qui redirige les profits de Indigo vers la fondation HESEG, laquelle offre des bourses d’éducation à des individus émigrant en Israël pour s’enroler dans l’IDF, soutenant et encourageant ainsi le recrutement à l’international pour l’armée israëlienne. Afin de punir plus durement les militantEs arrêtéEs, de terroriser les autres militantEs engagéEs auprès du mouvement en solidarité avec les Palestinien.nes et de légitimer les persécutions qu’elle commet, la police a encouragé un récit médiatique décrivant l’action comme des crimes motivés par une haine antisémite. La cruauté de ces arrestations et de ces fouilles illustre que si la police était vraiment intéressée à empêcher les attaques haineuses, ses membres ne seraient tout simplement pas allés travailler.

La police ne peut protéger les complices du génocide partout ou en tout temps. Nous avons utilisé un extincteur rempli de peinture rouge pour redécorer l’intérieur du magasin Indigo au centre-ville de Montréal, après avoir brisé les fenêtres. Il n’y a eu aucune arrestation.

Nous avons agi afin de montrer qu’il y a un mouvement qui ne tolérera aucune persécution politique éhontée. Nous voulons attirer l’attention sur les arrêté.es de Toronto afin qu’illes ne soient pas oubliéEs. La police, tout autant que les capitalistes comme Heather Reitman, ne doivent pas avoir la permission de librement terroriser celleux qui expriment leur résistance. Clairement, la loi n’apporte pas notre sécurité et nous devons être les agent.es de notre propre justice.

Nous sommes anarchistes. Nous refusons de supporter un quelconque gouvernement ou parti, qu’il soit ethno-nationaliste, islamiste, fasciste, colonial ou démocratique et libéral. Nous contestons que les problèmes du monde soient réductibles à des enjeux d’ethnicité ou de religion, qu’elles soient juive, arabe ou musulmane. Nous soutenons la liberté et le bonheur de tout le monde. Les gouvernements, les médias et les capitalistes d’Israël, du Canada et des É-U considèrent le siège de Gaza comme une occasion d’accroître leurs propres pouvoir, richesse et privilège. Leur manque de respect envers la valeur de la vie humaine, qui leur profite et qui indigne quiconque observe la situation, devient plus clair à chaque massacre à Gaza. Ceci est évident même pour les gens vivants en Israël qui ont perdu leur droits de manifester ou d’exprimer leur désaccord, et qui ont pu constater que les vies juives ne comptent pas non plus dans la campagne de punition collective et de capture de territoire que mène le gouvernement israélien. Cela est encore plus clair pour les familles des otages israélienEs (trois d’entre elles ont d’ailleurs perdu un être cher, abattus par les troupes israéliennes alors qu’iels agitaient un drapeau blanc). Nous sommes désenchantéEs et avons décidé d’ignorer les cycles médiatiques habituels et leurs attentes de manifestations obéissantes.

Nous avons agi parce que c’est tellement facile de causer des dégâts. Notre but est de miner tous les actes de répression politique ainsi que de bâtir une offensive contre les gouvernements et les capitalistes. Nous espérons que cette action soit populaire et inspire d’autres gens. Lorsque que des actions de ce genre se répandent, que nous soyons caché.es dans la nuit ou fondu.es dans la foule, notre habileté à changer le futur croît radicalement. Aucun sauveur ne prépare son entrée en scène. Nous n’attendrons pas en vain que quelque chose survienne. Personne ne nous a demandé d’accomplir cette action. Il s’agit du genre de résistance que nous voulons voir exister, et donc nous l’avons mise en oeuvre. Si vous lisez ceci, sauf si vous êtes unE flic ou unE capitaliste, nous vous encourageons à vous renseigner sur les idées anarchistes, comment vous habiller pour vous anonymiser et comment agir sans laisser de trace numérique.

Marseille : L’incendie des câbles bloque la ligne ferroviaire

Publié le 2024-01-15 20:30:08

La Provence / lundi 15 janvier 2024

Une semaine qui commence mal pour les voyageurs entre Marseille et Toulon. La circulation des trains est interrompue entre les deux gares et dans les deux sens depuis 6 heures et restera très perturbée jusqu’à la fin de la journée. En cause, un acte de vandalisme. « C’est un acte de malveillance qui s’est produit très tôt ce lundi matin. Une artère de câble a été touchée par un incendie entre La Pomme et Marseille-Blancarde », explique la SNCF.
Seulement deux trains par heure circulent entre Marseille et Toulon, au lieu de 4 environ. La portion entre Marseille et Aubagne est particulièrement impactée. […]

La Marseillaise / lundi 15 janvier 2024

C’est vers 5h30 du matin que l’alerte a sonné. Une « artère câblée » qui permet le bon fonctionnement du réseau ferroviaire a été « incendiée » entre La Pomme et Marseille-Blancarde. « Ce ne sont pas nos installations qui ont pris feu, l’incendie est volontaire », explique la SNCF, évoquant «un acte de malveillance». La police a d’ailleurs procédé à un relevé d’empreintes et a constaté les dégâts. « L’enquête en dira plus », précise la SNCF.

Le trafic a été totalement interrompu entre Marseille et Toulon une bonne partie de la matinée. À 12h, il reprenait progressivement mais reste «perturbé partiellement». « Le débit sera limité à 2 trains par heure et par sens, avec des perturbations sur l’ensemble de la journée », développe la SNCF, dans sa dernière mise à jour. […]

Portland (USA) : Des anarchistes revendiquent l’incendie de la voiture d’un politicien local

Publié le 2024-01-15 20:40:06

Rose City Counter-Info / lundi 15 janvier 2024

A la première nouvelle lune de 2024 [le 11 janvier ; NdAtt.], des anarchistes ont mis le feu à une voiture devant la maison de Rene Gonzalez, conseiller municipal de Portland. Ceci a été fait avec des allume-feux que l’on peut trouver dans n’importe quel grand magasin, dans le rayon des produits pour le jardin et l’extérieur.

Gonzalez vit dans un quartier extrêmement riche, qui jouxte un terrain de golf, où les routes n’ont pas de nid-de-poules, les trottoirs sont intacts et les innombrables panneaux de « surveillance du voisinage » rappellent à tou.tes les indésirables et les pauvres qui viennent d’ailleurs, que ce n’est pas un endroit pour nous. La voiture était l’une des trois de la résidence et elle était garée dans la rue. Notre seul regret est de ne pas avoir attaqué aussi les deux autres véhicules.

Nous dédions notre action à la mémoire de nos aîné.es et de ceux/celles qui nous ont quitté.es trop tôt : Sekou Odinga, Klee Benally, Alfredo Bonanno, Tortuguita, mais surtout Tyrone Johnson II et Isaac L. Seavey. Tyrone et Isaac sont les dernières victimes des exécutions des sans-abris de Portland par la police. Ces exécutions d’État sont implicitement et explicitement encouragées par des personnes comme Gonzalez et d’autres élus de Portland, ainsi que par les différentes entreprises et groupes d’intérêts qui veulent voir cette ville devenir un paradis pour des riches yuppies de la technologie et un site d’extraction financière pour différents promoteurs et fonds d’investissements spéculatifs.

Le moment de notre attaque a été choisi intentionnellement. Alors que la ville se prépare pour la première tempête hivernale de l’année, nous n’avons pas oublié la tempête hivernale de l’année dernière, arrivée peu après que Gonzalez ait interdit à Portland Street Response, un organisme public qui est sous sa responsabilité, de distribuer des tentes aux sans-abris de Portland. Il n’est par rare que des gens murent lors d’événements météo extrêmes, qui deviennent courants (et qui sont en partie alimentés par des personnes comme la famille Gonzalez, qui possède plusieurs véhicules). Quand d’événements météo extrêmes ont lieu, c’est souvent nous les anarchistes qui venons en aide à nos voisin.es. Nous considérons notre action lors de la nouvelle lune comme un acte d’autodéfense communautaire et une forme d’entraide.

Que cela serve d’avertissement pour les politiciens et leurs copains capitalistes et d’appel à l’action pour les anarchistes. La solidarité c’est l’attaque !

Les lycéens ne lâchent rien !! Après une semaine chargée en mobilisation lycéenne, nous avons tenté avec le C.L.A.N (Coordination Lycéenne Autonome Nantaise) de former un cortège jeune et déterminé en tête de la manifestation ayant réuni plusieurs milliers de personnes. Cette tête de cortège porteuse de revendications antifascistes et [...]

Publié le 2024-01-16T11:16:56+01:00

Les lycéens ne lâchent rien !!

Après une semaine chargée en mobilisation lycéenne, nous avons tenté avec le C.L.A.N (Coordination Lycéenne Autonome Nantaise) de former un cortège jeune et déterminé en tête de la manifestation ayant réuni plusieurs milliers de personnes. Cette tête de cortège porteuse de revendications antifascistes et anti-imperialistes, a mené à un parcours inhabituel à travers le centre ville de Nantes ainsi que dans des lieux presque inaccessibles tel que le passage Pommeraye. Il a été composé d’une centaine de lycéens, étudiants, et jeunes de tous milieux.

Ce cortège déterminé, a tenté de continuer la manif après son retour au miroir d’eau jusqu’à la gare. Mais les 3-4 camions de CRS n’ont pas tardé à se montrer sous les yeux de la trentaine de jeunes qui le composaient. Par manque de nombre, le cortège a fait demi-tour en faisant une halte devant « l’alsacien », bar connu pour accueillir les fachos, identitaires et nationalistes de Nantes. Le cortège, après avoir redécoré le bar, s’est dispersé dans le calme de lui-même.

Nous remercions tout les membres du cortège de leur participation et détermination pour cette première expérience, et espérons pouvoir renouveler la mobilisation aux prochaines manifs. Dimanche 21 janvier, 11h miroir d’eau (c’est pas nous on a choisi la date et l’horaire…)

 

Carpiquet (Calvados) : Action contre la machine à expulser à l’aéroport

Publié le 2024-01-17 05:05:08

reçu par mail / mardi 16 janvier 2024

Action contre la machine à expulser à l’aéroport de Carpiquet

Cette semaine, on est allé-e-s à l’aéroport de Caen-Carpiquet rendre une visite nocturne à Chalair Aviation. Cette entreprise, spécialisée dans le transport de cadres d’entreprises et de patrons, fournit depuis août 2022 ses avions et ses services à la Police aux Frontières française pour qu’elle puisse procéder à des expulsions. Le contrat d’un montant de 8 à 13 millions d’euros sur 4 ans rend Chalair Aviation complice de la politique raciste de l’État français. Grâce aux appareils de Chalair, la police peut réaliser des vols cachés (des expulsions par surprise contre les retenu-e-s en Centre de Rétention Administrative), notamment depuis l’aéroport du Bourget.

Pour info, le patron de l’entreprise s’appelle Alain Battisti. C’est l’ancien dirigeant de la Fédération Nationale de l’Aviation Marchande (FNAM).

On s’est rendu-e-s jusqu’à l’entrepôt logistique de Chalair dans l’aéroport et on a tagué :
« A bas les frontières » / « Collabos » / « Feu aux CRA »

Si les nations et leurs frontières sont imaginaires, les infrastructures elles sont matérielles.
Les responsables de la machine à expulser et les grandes entreprises qui mettent en œuvre le racisme et l’extractivisme colonial ont des noms et des adresses (Chalair s’est aussi développée en Afrique où elle transportait des salarié-e-s de groupe miniers ou pétroliers au Niger, en Ouganda ou en Mauritanie). L’État et les entreprises capitalistes se soutiennent et s’entraident ; pour faire face, la solidarité et l’attaque sont nos armes.

Solidarité avec toutes les personnes qui subissent les frontières et toutes celles qui s’y opposent !
Force aux prisonnier-e-s en lutte dans les CRA et dans toutes les taules !

 

A propos de Chalair Aviation voir : https://abaslescra.noblogs.org/chalair-aviation-la-boite-collabo-qui-aide-la-paf-a-expulser/#more-3503

Anvers (Belgique) : cuisiner le distributeur de billets

Publié le 2024-01-17 08:16:02

Dans la nuit de dimanche à lundi 15 janvier, dans la Frank Craeybeckxlaan, à Deurne (Anvers), des inconnus ont incendié un distributeur de billets de la banque BNP Paribas Fortis. C’est une casserole contenant un liquide inflammable, probablement de l’essence, qui a été allumée à proximité de l’écran et du clavier.

Certaines personnes ayant constaté l’incendie ont tenté de l’éteindre avec un petit extincteur à poudre et ont prévenu les secours. « Les dégâts se sont limités au distributeur automatique qui a été complètement détruit. La police soupçonne un incendie criminel et l’enquête se poursuit. Le laboratoire médico-légal s’est rendu sur place« , a déclaré Wouter Bruyns, porte-parole de la police d’Anvers.

Début septembre de l’année dernière, un incident similaire s’était déjà produit à Borgerhout, un autre quartier d’Anvers, avec des dégâts limités.

[Traduit du flamand de Gazet van Antwerpen, 15 janvier 2024]

Week end anticarcéral Toulouse - Rencontres et moments publics

Publié le 2024-01-18 08:50:05

Les 26, 27 et 28 Janvier auront lieu à Toulouse des rencontres nationales contre les constructions de nouvelles prisons à venir et plus généralement contre toutes les prisons. Ce moment s’inscrit dans la continuité de plusieurs rencontres dont la dernière a eu lieu en Juin dans la région d’Avignon.



L’idée c’est de se retrouver entre des personnes qui réfléchissent à la question de la prison et/ou qui se bougent contre des projets de construction de taules près de chez elles sur des bases anticarcérales, quelque soient les formes que la prison prend (prison, CRA, bracelet, etc).

C’est un moment pour discuter et partager nos expériences pour essayer de lutter ensemble contre les 15000 nouvelles places que l’état commence à construire pour les prochaines années (dont une de 600 places à Muret à coté de Toulouse) et plus largement contre l’horreur que représente l’enfermement.

Car la taule est bien un rouage essentiel de ce monde pourri, qui permet à l’État de réprimer celleux qui n’obéissent pas servilement, et de faire peur à celleux qui auraient envie de faire de même.

On ne pense pas que la justice puisse résoudre ou réparer quoi que ce soit, car la logique de punition n’apprend qu’à se soumettre devant une autorité. D’ailleurs cette justice vient la plupart du temps défendre les intérêts de l’ordre dominant de l’État et du capitalisme, en punissant des pauvres qui s’attaquent à la propriété privée ou des récalcitrant.es qui se révoltent.

Pendant ces rencontres contre la taule, il y aura des moments publics le samedi en fin de journée et la discussion du dimanche après-midi pendant lesquels tout le monde est bienvenu, qu’on ait déjà réfléchi à ces questions ou pas ! Les autres évènements et discussions se feront entre collectifs et personnes qui s’organisent déjà autour des questions anticarcérales.

Pour le programme check les affiches :

MOMENTS ENTRE COLLECTIFS QUI S’ORGANISENT CONTRE LA TAULE

MOMENTS PUBLICS

Allemagne : Ouverture de la procédure d’extradition pour l’antifasciste Maja

Publié le 2024-01-18 08:55:09

Budapest Antifascist Solidarity Commitee / lundi 15 janvier 2024

Milan, 13 janvier. Manif en soldiarité.

Suite à plusieurs interventions antifascistes pendant la période du « Jour de l’honneur », en février 2023, une vague répressive de grande envergure est en cour, au niveau international, contre les milieux antifascistes ; elle se caractérise par d’innombrables descentes de police, mesures de surveillance, avis publics de recherche et mandats d’arrêt, exécutés ou pas encore. En décembre de l’année dernière, notre camarade Maja a été.e arrêté.e et depuis un mois il/elle se trouve en détention provisoire.

Maintenant, l’Hongrie a présenté une demande d’extradition aussi pour Maja, comme elle l’a déjà fait pour le camarade italien Gabri. Dans les prochaines semaines, la Cour d’appel de Berlin décidera si Maja sera extradé.e vers la Hongrie. Vers un pays qui est connu à travers toute l’Union européenne pour son ambiance socio-politique fascisante. Vers un pays dont le système judiciaire est notoirement corrompu et lié au monde politique. Vers un pays où Maja risque jusqu’à 24 ans de prison – loin de chez elle/lui et dans des conditions catastrophiques.

Ilaria, une prisonnière italienne détenue en Hongrie pour la même affaire, a récemment raconté, dans une lettre de 18 pages écrites de sa propre main, les conditions qu’elle doit supporter quotidiennement, depuis presque un an. Ses mots sont un témoignage actuel et impressionnant du fait que la Hongrie transgresse les normes européennes dans les prisons et qu’une extradition vers ce pays n’est pas acceptable, même dans une perspective libérale et humaniste !

Ce qui nous inquiète n’est pas seulement l’idée qu’un.e camarade pourrait passer du temps en détention préventive dans des conditions encore plus dégueulassasses qu’un Allemagne, mais aussi qu’en Hongrie la préventive peut être prolongée presque sans limites.

Un procès en Hongrie aurait lui aussi des conséquences majeures pour Maja. Le procès des personnes qui sont déjà détenues en Hongrie, à fin janvier, montrera quelles sont les chances de la défense auprès des tribunaux partiaux et corrompus de Budapest. Le traitement réservé aux prisonnier.es politiques par les surveillants de prison et les autorités est facile à imaginer, compte tenu du climat politique local.

Nous attendons une décision sur l’extradition dans les prochains semaines. Elle donnera également des indications pour ce qui concerne les autre 13 personnes que les autorités cherchent encore. Au cas où l’Allemagne décidera d’extrader Maja vers l’Hongrie, elle trahira non seulement les valeurs européennes », normalement considérées si importantes, mais elle expulsera aussi un.e frère/sœur, un.e amie.e, un.e fils/fille et un.e jeune antifasciste vers un pays lointain de l’environnement qui le soutient.

C’est la raison pour laquelle nous exigeons que Maja et Gabri ne soient pas extradé.es et appelons à protester contre la menace d’extradition et en solidarité avec les antifascistes poursuivi.es et emprisonné.es dans l’affaire de Budapest.

 

Note d’Attaque : la répression et les tentatives de briser la solidarité par rapport à cette affaire (et à celle, liée, appelée Antifa Ost) continuent aussi en Allemagne. Le 10 janvier, juste après un parloir avec Maja, deux de ses proches ont vu leur domicile perquisitionné par la police judiciaire (LKA) du Land de Saxe. Pendant sept heures (de 20 heures à 3 heures du matin), « chaque page a été feuilletée, chaque pierre a été retournée ».

Budapest (Hongrie) : Le procès des antifas est sur le point de commencer

Publié le 2024-01-18 09:00:07

Budapest Antifascist Solidarity Commitee / lundi 15 janvier 2024

Sauf imprévus, le procès contre trois personnes, dans le contexte des événements du  Jour de l’honneur 2023, devrait commencer le 29 janvier 2024, à Budapest.

Deux d’entre elles, Tobi et Ilaria, se trouvent toujours en détention préventive en Hongrie, dans de mauvaises conditions. Deux de ces trois camarades sont maintenant accusé.es de la préparation d’un acte délictueux et d’appartenance à une association de malfaiteurs. La troisième camarade, Ilaria, est accusée d’avoir participé à au moins un délit et d’appartenir à une association de malfaiteurs. Pour cela, le procureur exige actuellement une peine d’onze ans de prison – bien entendu, dans le cas qu’elle fasse des aveux le premier jour de procès, sinon elle risque jusqu’à 16 ans de prison.

Le chef d’inculpation originel de « violence contre un membre de la communauté » ne tenait visiblement plus débout dans cette affaire, parce qu’il s’agit d’un paragraphe de la loi hongroise sur la protection des minorités. Le procureur a certainement dû conclure que les nazis ne constituent pas une minorité digne de protection. Les autorités en charge de l’enquête construisent donc une prétendue organisation criminelle internationale qui est censée être derrière ces agressions.

En Hongrie, la procédure judiciaire a été caractérisées dès le début par une couverture médiatique qui présentait les nazis agressés comme des victimes innocentes et les antifascistes incarcéré.es et recherché.es comme des criminel.les brutaux.les. Cela n’est pas surprenant, car on sait que la plupart des grands quotidiens hongrois sont proches du gouvernement autoritaire de droite de Viktor Orban et de son parti, Fidesz, qui développe des tendances de plus en plus fascistes.

Le procès qui aura lieu à Budapest sera caractérisé par ce climat. En plus, il y a les conditions de la détention préventive et la distance de leurs environnements connus, de leurs familles et de leurs ami.es, ce qui ne rendra certainement pas les choses plus faciles pour les camarades inculpé.es. Dans ce contexte, le nécessaire accompagnement solidaire lors du procès se trouve lui aussi face à des défis.

San Francisco (USA) : La Banque coopérative de la police attaquée pour Tortuguita

Publié le 2024-01-19 08:30:05

Indybay / jeudi 18 janvier 2024

Aux premières heures du 18 janvier, un an après que la police a tué Tortuguita, nous avons brisé 18 vitres de la San Francisco Police Credit Union [la banque coopérative de la police de San Francisco ; NdAtt.], en guise d’acte de vengeance.

Nous honorons aussi la mémoire de Klee Benally, de Sekou Odinga et de Banko Brown. Luttons pour les mort.es, luttons pour les vivant.es !

quelques anarchistes

Le Vigan (Gard) : Colère contre France Travail, les façades de Pôle emploi et de la CAF peinturlurées

Publié le 2024-01-19 08:35:11

Le Poing / jeudi 18 janvier 2024

Ce jeudi 18 janvier, des précaires en colère ont manifesté leur refus de la réforme de France Travail en taguant sur des façades au Vigan (Gard)

La réforme de France Travail a visiblement du mal à passer chez certains. Ce jeudi 18 janvier, à l’aube, des inscriptions et des affiches ont été retrouvées sur la façade du pôle emploi du Vigan, avec notamment le slogan “France travail famine pâtes-riz”. Une action similaire a eu lieu sur la vitrine de l’Espace pour tous qui accueille les permanences de la Caisse d’allocations familiales.

Affiche collée sur le Pôle Emploi du Vigan ce jeudi 18 janvier

De son côté, l’assemblée des précaires Sud Cévennes, qui organise régulièrement des permanences pour créer des solidarités concrètes entre gens dans le besoin, souligne que “la réforme France Travail va mettre encore plus dans la difficulté les travailleuses et travailleurs précaires, les chômeuses et chômeurs et les allocataires des minimas sociaux.”

Pour rappel, le 4 mai dernier, pendant la réforme des retraites, le Pôle Emploi du Vigan avait été envahi pour protester contre le “flicage des chômeurs”.

L’espace pour Tous, lieu de permanences de la CAF, a lui aussi été l’objet de coups de peintures

Un espace d'organisation et de discussions contre toutes les guerres

Publié le 2024-01-19 08:40:05

Il y a déjà eu 2 moments (les 5 et 15 janvier), le prochain sera le mardi 30 janvier à 18h, au 1 impasse Lapujade. Et on a déjà réservé au même lieu les mercredi 14 et 28 février, à 18h aussi, mais on reconfirmera ces dates en publiant des nouveaux événements.



Nous sommes plusieurs à Toulouse, à faire le constat du besoin d’un espace ouvert dans la durée, pour se retrouver, échanger et s’organiser sur les questions liées aux guerres et au militarisme. Car souvent la sidération et l’écrasement, face aux horreurs, nous empêche d’agir comme on le souhaiterait. Et l’urgence de la situation nous empêche de prendre du recul.

La plupart du temps, on entend même pas (ou très peu) parler des conflits armés, comme par exemple de l’actuelle guerre au Congo. D’autres fois, ils prennent tout l’espace médiatique, avec un flux d’images assommantes qui tendent à banaliser les horribles réalités qu’elles recouvrent. Avec une propagande bourgeoise qui cadre et dirige les réflexions et les mobilisations autour de ces carnages. Ainsi nous sommes appelé.e.s à suivre un agenda médiatique, politique et émotionnel des guerres. Et à surtout rester spectateurs des massacres.

Cette propagande permet de justifier la militarisation ici (instauration du SNU -Service National Universel-, augmentation du budget défense…), à nous préparer à d’éventuels conflits, à diviser la population et polariser les débats, avec une montée de discours et d’actes racistes décomplexés.

Le renforcement de l’état et de l’économie capitaliste sont au coeur des guerres, c’est à la fois leur cause et leur conséquence, ce qui les provoque et ce qui en découle. Ça passe entre autre par l’accaparement des ressources dans d’autres pays, la croissance de l’industrie militaire, le renforcement des frontières et la répression des migrant.es, la glorification de la nation, l’expansion des pouvoirs religieux et/ou des territoires nationaux…

Chaque guerre est différente suivant les contextes et les histoires : leur dimension coloniale, la profonde asymétrie des conflits armés...
Mais nous voulons toujours nous rappeler que celles et ceux qui décident des guerres ne sont jamais celles et ceux qui meurent sous les bombes, y sont enrôlé.e.s de force, se font violer ou sont contraint.e.s à l’exil.
Nous souhaitons sortir de la lecture qui nous impose de prendre parti pour un camp d’oppresseurs, pour une nation qui serait homogène ; mais rappeler que des bourgeois, des dirigeants, des entreprises en profitent dans chaque camp ; et nous voulons plutôt nous battre contre les États et ceux qui veulent prendre le pouvoir.

C’est pour cela que nous voulons nous organiser en dehors des partis et des syndicats, qui sont partie prenante de cette logique.
Nous voulons avoir des prises pour nous bouger, par nous mêmes, contre ce qu’il se passe.
La guerre se fabrique ici, en France, et notamment à Toulouse, où l’industrie militaire foisonne sous sa couverture aérospatiale et ses nombreuses écoles d’ingénieurs. Lutter ici contre celles et ceux qui en profitent, en se nourrissant aussi de luttes passées contre cette industrie, les logiques nationalistes et patriotiques. Tisser des liens avec d’autres personnes qui résistent et s’organisent ici ou ailleurs pour lutter contre les guerres, que ce soit par des initiatives individuelles ou collectives. Mais aussi échanger pour imaginer des moyens de s’attaquer à la militarisation ambiante et sa propagande !

Cet espace sera ce que nous en ferons.
Alors on propose de se retrouver pour discuter ensemble de tout ça !
Le mardi 30 janvier, à 18h. Au 1 impasse Lapujade à Toulouse (Quartier Bonnefoy).

Indymedia Lille

Publié le 2024-01-20 02:00:03

Une petite équipe s’était également formée pour exprimer sa solidarité avec la MAF (maison d’arrêt pour femmes) à Versailles. Dans la rue cependant, on est tombé sur une voiture, avec 2 mines patibulaires dedans, ayant tout l’air de types de la BAC.
Il paraît que le dispositif policier mis en place le soir du 31 préfigure celui des JO, ça nous donne un avant-goût de la répression toujours plus lourde à laquelle on va devoir faire face.
On s’est pas senti d’allumer nos feux d’artifice pour cette fois, mais leur coup de pression ne nous empêchera pas de rester solidaires avec tou·te·s les prisonnier·e·s.
Crève la taule et brûlent les CRA !
Félicitations à celleux qui se sont fait la belle pour Noël. Soutien aux compagnon·ne·s de Vincennes qui passeront bientôt en procès.


Berlin (Allemagne) : Incendie d’un véhicule des flics

Publié le 2024-01-20 02:05:03

de.indymedia.org / jeudi 18 janvier 2024

Dans la nuit du 17 au 18 janvier, à l’occasion du procès pour la manifestation de Rondenbarg*, nous avons décidé de mettre le feu à une camionnette de la police.

Nous passons à l’offensive et n’attendons pas le jugement de l’appareil répressif, parce que nous pensons que l’audience qui a lieu aujourd’hui et les autres 24 qui sont prévues par la suite sont une raison suffisante pour porter la colère dans la rue.

Ce procès n’est pas seulement une attaque contre la liberté de manifester, mais aussi une attaque de plus contre la résistance anticapitaliste et antifasciste. Apparemment, il n’a pas suffit que le pouvoir exécutif réprime violemment les protestations de ces jours-là et 80 militant.es ont été inculpé.es par la suite.

Malheureusement, nous n’avons pas pu prendre en photo pour vous le véhicule en flammes, mais peut-être que vous aurez encore la chance de voir la camionnette brûlée entre les Arcaden [un gros centre commercial ; NdAtt.] et la gare RER de Spandau ;)

Nous appelons à une manifestation combative, le 20 janvier, à Hambourg !

P.-S. Notre texte est un peu court, mais vous avez des nombreuses possibilités de vous informer sur ce procès :
https://rondenbarg-prozess.rote-hilfe.de/ (recueil de plusieurs articles sur le procès pour la manif de Rondenbarg)

#hh1801 #hh2001 sur Twitter

 

* Note d’Attaque : en juillet 2017, il y a eu des grosses manifestations émeutières contre le sommet du G20, qui se tenait à Hambourg.
Environs 80 personnes sont mises en cause pour les affrontements du 7 juillet, sur la rue Rondenbarg. Deux procès ont déjà eu lieu (en février 2018 et décembre 2020).
Six manifestant.es passent à procès à partir du 18 janvier 2024 (et des audiences sont prévues jusqu’en août). Une manifestation solidaire est appelée pour le 20 janvier prochain, à Hambourg.

Italie : Un appel de Juan en vue du procès en Cassation du 26 janvier

Publié le 2024-01-20 02:10:06

Il Rovescio / mardi 16 janvier 2024

Appel à tous les compagnons, pour une présence énergique au procès en Cassation, le 26 janvier, à Rome, pour l’action contre la Lega de Trévise.
Ou bien ce que chaque individualité a envie de faire, avec sa créativité comme seule limite.

Le 26 janvier, à Rome, aura lieu le procès en Cassation qui me voit accusé de l’action contre la Lega de Trévise.
– Lors du procès en première instance, même si le procureur a retiré le chef d’inculpation de massacre politique, on m’a condamné à 28 ans de prison, plus 3 ans de liberté conditionnelle.
– En Appel, on m’a condamné à 14 ans et 7 mois, en réduisant la peine de presque la moitié.

Les procureurs ont présenté un recours en Cassation pour une requalification plus lourde du crime, de façon à revenir à la condamnation précédente de 28 ans de prison et 3 ans de liberté conditionnelle.
Mon avocat aussi a présenté un recours, étant donné qu’une condamnation à 14 ans et 7 mois, ce ne sont pas des clopinettes.
Pour protester contre la visioconférence, comme j’ai déjà déclaré au procès en première instance, je ne serai présent à aucune audience du procès pour l’action contre la Lega de Trévise. C’est ce que j’ai fait jusqu’ici.
Parce que dans la déclaration que j’ai lu devant le tribunal, à Trévise, le 11 juin 2022, j’ai affirmé : « C’est pour cette raison que ce procès et n’importe quel État ne me représentent pas, étant donné les massacres continuels contre la classe des opprimés, dont je fais partie, et les falsifications et manipulations continuelles dont l’État est responsable.
Voilà pourquoi aujourd’hui je revendique mon identité d’anarchiste, qui a des motivations très profondes, politiques et sociales, depuis un siècle et demi de lutte contre l’État massacreur.
Un anarchisme rebelle, de pratique et de lutte, un anarchisme individuel qui va au-delà de vos faussetés et hypocrisies.
Ma conscience de ce qu’est l’État massacreur ne peut pas être manipulée, car depuis des années mon individualité ne se reflète en celle d’aucune Autorité, encore moins en celle de l’État.
Depuis des années, j’ai renié, refusé l’État. Depuis que j’ai conscience de mon anarchisme, je n’ai pas de confiance en ce qui se place au dessus de moi.
Le seul rapport que j’ai avec l’État est celui avec sa force, qui m’enferme ici. Je n’ai aucune foi en vos fantômes, représentés par le Droit et par la phrase hypocrite que la loi est la même pour tout le monde [la devise inscrite dans les salles de tribunal, en Italie ; NdAtt.]. Je ne suis pas bête.
Aujourd’hui, de façon absolue, je refuse cette farce étatique, je refuse ce tribunal et toute sentence, que ce soit une sentence de culpabilité ou d’innocence.
Aujourd’hui, je déclare que pour moi ce procès est fini et vous ne verrez plus mon image. »
Du coup, je lance un appel à tous les compagnons qui voudront être présents, énergétiquement, à mon procès, et faire entendre la solidarité. Ou bien ce que chaque individualité a envie de faire, avec sa créativité comme seule limite.
Cependant, je voudrais préciser seulement une chose, dans le contexte de ma dernière condamnation en Appel à 14 ans et 7 mois. Je pense que le redimensionnement de ma condamnation est dû aussi au climat de lutte qu’on a crée ensemble, nous tous, anarchistes ou pas, pendant la période de lutte en solidarité avec Alfredo, ce qui à mon avis s’est articulé avec ma condamnation et s’est lié à celle-ci. Ce redimensionnement est dû aussi à la lutte qu’on a crée et au climat général de tension et d’attention qu’il y avait en Italie à propos de nos procès, du coup pendant mon Appel à Venise.

« Il faut lutter et lutter encore, jusqu’à mettre terme à la disproportion. »
Pour la propagation des pratiques de solidarité révolutionnaires !
Et, peu importe la voie qu’on est en train de parcourir, toujours avec le cœur et pour l’Anarchie !

Juan Sorroche
prison de Terni, AS2 – 4 janvier 2024

Berlin (Allemagne) : Switch Off the System of Destruction >> Un chantier de l’A100 attaqué !

Publié le 2024-01-20 02:15:06

Kontrapolis / vendredi 19 janvier 2024

Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2024, à l’aide d’engins incendiaires à retardement, nous avons paralysé deux excavatrices, sur le 16ème secteur (Kiefholzstraße – Treptow) des travaux de l’autoroute urbaine berlinoise A100. A long terme, de nombreuses piqûres d’anguille comme celle-ci peuvent amener le système à sa chute. C’est aussi une réponse joyeuse à l’appel Switch Off, qui trouve désormais un écho actif aussi au niveau international.

Le sabotage est un instrument direct pour arrêter les projets des puissants. L’un de leurs gigantesques méga-projets est la poursuite de la construction de l’« autoroute 100 », dans Berlin. Nous pensons qu’il y a besoin d’une variété de méthodes différentes, qui ne se limitent pas seulement à une résistance symbolique. Pour détourner cette tranchée de béton du beau milieu de Berlin, il est vain de faire appel à la politique dominante, à ses instances et à la raison démocratique. Transformons notre rage en courage et attaquons ses profiteurs, ses responsables et leurs véhicules de chantier. Par nos idées et nos actions, nous voulons nous rapprocher, pas à pas, d’une société où la destruction de la nature par le capitalisme, ses excroissances militaires et technologiques, ainsi que l’oppression de l’humain par l’humain appartiendront enfin au passé.

Pendant qu’ici à Berlin quelques initiatives et cercles luttent, chacune à sa manière, contre l’extension de l’A100, cette semaine à Hanovre le campement de protestation Tümpeltown et l’occupation de la forêt de Leinemasch ont été expulsés et déboisés par les larbins habituels de l’État… là aussi, des centaines de millions d’euros doivent être injectés dans la construction de routes, dans les prochaines années. Notre sabotage doit être une salutation enflammée à Hanovre !

Contre leurs méga-projets, contre leur monde !
Pour l’anarchie !

Brief update on Zac (Marco Marino) and a text distributed at some initiatives. ( Italy)

Publié le 2024-01-20 10:05:03

Brief update on Zac

 Following a request signed by the police commissioner of Naples Maurizio Agricola, the Naples supervisory court has ordered special surveillance to be applied for two years and six months with the following restrictions for Zac: not leave the house without prior warning to the supervisory authority, not leave before 7 am and not return after 8pm, not associate “habitually” with persons who have been sentenced or are under preventive or security measures, not have access to public facilities and public entertainment, to live honestly in respect of the law, not possess or carry weapons, to look for a job, not participate in public meetings, always carry a residence card, show up at the supervisory authority every Sunday or, in any case, on any invitation.  Added to this a deposit of 3000.00 euro to be paid as guarantee, but divided into five convenient instalments.

Recourse has been made. The measure will be carried out as soon as Zac gets out of prison, regardless of the outcome of the trial for 280 bis and 270 quinques, which meanwhile continues with scheduled hearings from now until the end of February (9th January, 31st January, 12th February and 21st February).  More in-depth updates and reflections to follow.

To write to Zac:
Marco Marino
C.c. di Terni
Via delle Campore, 32
05100 Terni (TR)

Italy

For ever under surveillance, never controlled
ZAC FREE!

Below is a text distributed at some initiatives.

AGAINST THE STATE THAT REPRESSES AND MAKES WAR …

IT IS NECESSARY TO RADICALISE ONESELF

In solidarity with Zac, to all the prisoners and oppressed of the earth

“Radicalisation” in the common use made of this term by the State, by schools and by the law is now synonymous with “madness”, “dangerousness”, “blind fanaticism”, that the world of the media or of television represents with screaming people, praising a god, prey to delìri or people with the vitreous look that from behind bars idolize a leader or an ideology.

But the meaning of radical is quite different, deep like the roots of a tree clinging to earthly slums.

Radicalising ourselves, which first of all means succeeding in gaining a wider consciousness about things, has remained our only window of opportunity in a world that has taken away all or almost all we have and in the face of a State that now has the power to say quite the opposite of reality as if nothing had happened.

For example, at a time when the extreme pinnacle of western colonialist barbarism is taking place with the Israeli occupation of Palestine and the genocide of the Palestinian people, the minister Piantedosi has the gall to calmly assert on all television networks that at this moment the right of the State of Israel to exist is under attack and that Italy must defend this right.

Still, on a smaller scale, while starving and ravaging the territories of southern Italy, it criminalizes 14-year-old boys from poor neighbourhoods that do not go to school and do illegal work to help support their families. And finally, while it stains itself with the worst massacres in the sea, in the prisons, in the wars which it takes part in, it accuses anarchists of slaughter.

Repression of conscience, repression on a large scale

The latest repressive changes are increasingly aimed at preventing the possibility that we can become aware of the causes and the people responsible for their malaise; they aim to scare with exemplary or dissuasive sentences those who, becoming aware, act and fight against the State and the bosses; they aim, finally, to represent as a fanatic those who persevere in their hostility to the state of things.

Thus, contacts between the imprisoned population (mostly proletarians and migrants) and the outside are prevented where they carry support for acts of rebellion, critical and radical thinking, information. In fact, if every speech with the megaphone, leaflet or pamphlet was punished as incitement to crime before, now with the new security package they would like to introduce a specific crime of revolt for those who rebel inside the walls and the corresponding crime of incitement to revolt for those who from outside address written material to prisoners.

Thus, outside in society, while schools and universities are spreading and funding projects of “prevention of radicalisation” among students, held by law enforcement and imprisoning magistrates, so with the Caivano decree for the young boys of the neighbourhoods and suburbs, represented as dangerous nuclei of organized violence in the teenage version, the solution is prison or punitive isolation inside the home.

With the decrees being passed at the end of the year, who out of need for a roof over their head, expelled by hordes of American or North European tourists conquering the historic centre with bnb and ‘rbnb, occupies an appartment or house will be more harshly punished, unless they decide to cooperate at the time of eviction, For the unemployed and workers who take to the streets against the exploitation of the bosses and lack of wages, higher penalties are foreseen for road blocks. In this way, all forms of conflict are being extinguished.

Finally (let’s say!) who continues to defend their practices and thinking against the State is a ‘terrorist’, of which the equation anarchist/ radical = terrorist is only the apex, in an  already very advanced repressive system for anyone acting according to conscience.

The usual anarchists. Who should be interested in the affairs of these terrorists?

If we have settled on the idea that anyway anti-mafia repression concerns the “mafia” and that of the antiterrorism concerns anarchists and jihadists, we are lost for two reasons.

The first is that it would mean that by trusting the State and the meanings and labels it gives to people, ideas and actions, the total delegation of ourselves has been accomplished.

The second is that if the repression of conflictual minorities does not become the interest of all, the State will have an ever easier game in extending repression to even less conflictual practices and realities, as well as to every aspect of everyone’s life, from earning one’s bread illegally to defending oneself from an eviction and so on. And to those who think that the preventive calculation of how to avoid repression can serve to exclude it, perhaps the answer is that this is only useful to the retreat of struggles.

Taking a closer look.

The equation anarchists/terrorists has origins that go back in time, but only in the last 3 post-pandemic years has it come about for the first time in history to condemn anarchists for “political massacre” and association with terrorist aims, to put the first anarchist in 41bis, to accuse a comrade of self-training for the first time, a crime introduced by the legislation against so-called islamic terrorism. Anti-anarchist inquests follow one after the other for every action or word expressed in solidarity to prisoners all over the world, the judgment of being socially dangerous towards the whole population (in spite of it being personalities and structures of the State with precise responsibilities that are struck) and repression on a preventive basis, i.e. before any offensive action has materialised, has become the norm. Based on the militant “curriculum”, the anarchist militant is catalogued according to a profile more similar to mafia bosses or suicide bombers. The time will come when simply saying “anarchist” will be sufficient in society to say “dangerous”, which with the censorship in place to the anarchist press is already happening.

In solidarity with Zac on trial, against prisons

They arrest the anarchist comrade Zac, while Alfredo was still on hunger strike against life imprisonment and 41bis. They accuse him with charges of attack with terrorist aims and selftraining, of having thrown a device outside the Greek consulate in 2021, which the accusatory theorem would link to the campaign in solidarity with Dimitris Koufoundinas, at the time a prisoner on hunger strike in the Greek prisons. Given that the State gives us the occasion with this trial, we recall that Koufoundinas’s hunger strike in the Greek prisons was his struggle against an epochal penitentiary reform in Greece, that would establish maximum security for political prisoners. And let us also remember that this happened while the Greek State was establishing the police inside the universities to repress the first breaths, every sign of rebellion in a situation of widespread unrest against prison and educational reforms, and in the context of the social and political repression resulting from the lockdown and other anti-pandemic measures. The next year the epochal turn reached Italy, when Alfredo is put in 41bis, where still today, a year and a half after a hunger strike with which he risked his life, he finds himself locked up. Concerning Zac, he is accused, for the first time in the history of anti-anarchist repression, of the crime of self-training, art. 270-quinquies c.p. which is part of the regulatory framework of the Pisanu decree of 2005, then modified in 2015, in the framework of so-called islamic antiterrorism legislation, introduced after September 11th and the subsequent  attacks of islamic matrix in London and Madrid. This charge must have been useful to strike those who are defined simplistically and opportunistically “lone wolves”, who radicalise themselves alone, to have in short new tools to strike every “terrorist” without having recourse to the associative system. Until now this charge has only been used concerning so-called islamic terrorists, people who ended up in jail just for writing a post on facebook. In the upcoming safety decrees, it is planned to include the offence of “possession of material with aims of terrorism”: in simple terms, the same material read by any person and read by an anarchist, becomes a crime in the second case. Will willy the coyote (cartoon) watched by an anarchist, succeed in escaping from aims of terrorism?

These considerations only reinforce what has already been seen so far with all the latest operations, namely that the main reason to for trying and locking up this comrade is the fact that he is anarchist; it is the solidarity to the prisoners who were protesting in the prisons in 2020, while the State was murdering them, carrying out a massacre of 14 people, and to Alfredo, while he was on hunger strike for over 6 months against 41bis. If they accuse him of solidarity with the prisoners in struggle against the powerful of the world,  we can only find ourselves alongside him even more at.

 

 

 

 

 

 

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Actforfree receive in pdf  and Translated to English

Détruire les Centres de rétention, de la France à l'Italie - Discussion et cantine, vendredi 26 janvier 18h, à la Kunda.

Publié le 2024-01-20 10:10:06

Discussion croisée autour des révoltes dans les centres de rétention en France et en Italie avec présentation de la brochure « Les CPR se ferment par le feu » par l’assemblée No CPR de Turin, suivie d’une cantine proposée par les BSP de Montreuil. vendredi 26 janvier à la Kunda (46 rue Jules Lagaisse à Vitry-sur-Seine) à partir de 18h.



En mars 2023, suite à plusieurs émeutes et incendies, le CPR de Turin, l’équivalent italien des Centres de Rétention Administrative (CRA), est totalement détruit par les personnes enfermées. Les CPR comme les CRA sont des lieux de privation de libertés dans lesquels l’État enferme les personnes qui n’ont pas les bons papiers, des lieux où s’incarnent et se perpétuent la violence et le racisme d’État, des lieux où des prisonnier.e.s résistent et se révoltent.

Dans le contexte actuel marqué par le passage en force de la loi raciste de Darmanin, l’État français, qui réprime toujours plus les étranger.e.s, a annoncé un plan de construction d’une dizaine de nouveaux en CRA. En Italie, l’actualité est également marquée par un durcissement sécuritaire, notamment par le passage du décret Cutro, qui prévoit la construction d’un nouveau CPR par région et de nombreuses autres mesures répressives et racistes. Dans les deux pays, les personnes enfermées n’arrêtent pour autant pas de se révolter, de s’organiser, de s’évader.

Nous vous convions à une discussion croisée entre plusieurs collectifs qui s’organisent contre l’enfermement des étranger.e.s et en solidarité avec les prisonnier.e.s., avec des camarades de l’assemblée contre les CRA d’Île-de-France, de l’assemblée contre les CPR de Turin et d’un collectif s’organisant contre les CPR en Sicile.

Les camarades italien.ne.s présenteront la brochure « Les CPR se ferment par le feu » écrite à la suite de la destruction du CRA de Turin. Ce sera l’occasion, plus largement, d’interroger la manière dont nous pouvons, depuis l’extérieur, soutenir concrètement les luttes des personnes enfermées.

Après la discussion, nous pourrons continuer à échanger de manière informelle autour d’une cantine préparée par les Brigades de Solidarité populaire Montreuil/Bagnolet, dont les bénéfices iront à l’assemblée anti CPR de Turin et un collectif qui s’organise contre la construction du CRA à Dunkerque.

Gala en soutien à la bibliothèque anarchiste le Jargon Libre le 10/02 à la Parole

Publié le 2024-01-20 14:00:10

Gala en soutien à la bibliothèque anarchiste le JARGON LIBRE, le 10 février à la Parole Errante.



Encore une fois, nous mettons nos efforts en commun pour soutenir le JARGON LIBRE, bibliothèque anarchiste qui abrite des archives révolutionnaires et de lutte. Des archives qui nous permettent de réfléchir et se confronter, fabriquer une mémoire collective.
Le Jargon Libre, situé à Paris, par choix, ne touche aucune subvention, tout en ayant un loyer important. Pour renflouer ses caisses (vides), nous organisons une soirée de fête dans un lieu ami depuis toujours, la Parole Errante. En partant des archives, on prévoit une exposition sur deux mouvement des années 1950 et 1960 : le MIAJ (Mouvement indépendant des auberges de jeunesse) et des JL (Jeunes Libertaires). Il y aura des interventions, des concerts, des tables des éditions et revues camarades. Ainsi que la possibilité de s’asseoir et manger un repas chaud. Venez tôt, on a peu de temps et le programme est dense. Et beau

SAMEDI 10 FÉVRIER 17h30-00h30 avec

Jessica93 (shoegazing abyssale)

Eugène Moderne (textes sur zic tanguante)

Alarm (punk-rock konkiffe)

Cirque Électrique Band (électro analogique foufou)

Fantazio (acrobaties oratoires sans filet de sécurité)

Swimmin’poor (punk-poésie)

L’entrée est à Prix Libre et c’est à La Parole Errante 9, rue F. Debergue, Montreuil, M. Croix de Chavaux

Mayenne (Mayenne) : « Le fascisme en marche »

Publié le 2024-01-20 22:55:09

extraits de Ouest-France / samedi 20 janvier 2024

Yannick Favennec, le député de la troisième circonscription de la Mayenne est « très en colère ». Sa permanence à Mayenne, située place du 9-Juin-1944, a été taguée, dans la nuit de vendredi 19 à samedi 20 janvier 2024.
Sur la vitrine est peint en grosses lettres noires « Le fascisme en marcme ». […]

« C’est la 2e fois en moins d’un an que ma permanence, qui est un lieu d’accueil des Mayennais, subit des dégradations (en avril 2023, dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 avril, sa serrure aurait été forcée, et la vitrine fissurée, NDLR) », s’insurge Yannick Favennec, contacté par Ouest-France.

Et le député de s’interroger « sur le fait de maintenir une permanence avec pignon sur rue, ce que je fais depuis vingt ans. Je me pose des questions sur la sécurité de mon assistante parlementaire : qui me dit que, demain, quelqu’un ne rentrera pas ? […]

Castres (Tarn) : « Pierre Fabre = ecocide » (mais la Crem’arbre est expulsée)

Publié le 2024-01-20 23:00:09

La Dépêche du Midi / samedi 20 janvier 2024

« Pierre Fabre = ecocide », « Fuck Bugis »… Ce samedi 20 janvier à Castres, plusieurs tags ont été découverts sur les murs des sites Pierre Fabre, notamment sur l’avenue d’Albi et sur l’avenue du Sidobre. Une insulte visant le maire de la ville, Pascal Bugis, a également été taguée sur un panneau publicitaire situé à quelques mètres d’un tag visant le groupe pharmaceutique.

Ces tags rappellent ceux découverts le 14 janvier dernier au centre d’entraînement du Castres olympique. Des tags à l’initiative des militants anti-A69. Car à travers le Castres olympique, c’était bien le groupe pharmaceutique et dermocosmétique tarnais qui était ciblé par les zadistes.

Ces derniers avaient prévu un rassemblement ce samedi à 14h sur la place Pierre Fabre avant une « déambulation festive » dans le centre-ville de Castres. Rassemblement que la préfecture du Tarn a décidé hier soir d’interdire par arrêté préfectoral « afin de prévenir un risque grave de troubles à l’ordre public ». Néanmoins, les collectifs organisateurs de l’événement ont tout de même décidé de maintenir ce rendez-vous. « Nous prenons acte de cette interdiction et appelons en lieu et place à une conférence de presse grand public à 14 heures place Pierre Fabre. Nous serons déguisés dans la pure tradition carnavalesque », ont-ils déclaré.

Au vu des premiers incidents relevés quelques heures avant l’événement, les forces de l’ordre ont déployé un important dispositif de sécurité autour et dans le centre-ville.

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L’arret préfectoral n’arrête pas le ressemblement en ville

Le Journal d’ici / samedi 20 janvier 2024

L’arrêté préfectoral ne les a pas… arrêtés : une cinquantaine d’opposants à l’autoroute A69 se sont rassemblés, ce samedi 20 janvier 2024, place Pierre-Fabre, à Castres. Leur manifestation avait pourtant été interdite la veille par Michel Vilbois, le préfet du Tarn.

Après quelques prises de parole prenant principalement pour cible le groupe Pierre Fabre, les manifestants se sont dispersés par petits groupes dans le centre-ville. Un important dispositif olicier a été constaté sur place, avec des contrôles autour des halles entre autres.

Les manifestants, dont beaucoup étaient costumés pour une « déambulation » qui aurait dû donner le coup d’envoi de leur « Grand carnaval contre la MafiA69 », ont donné deux rendez-vous à leurs sympathisants : mercredi 24 janvier, pour l’annonce du prochain lieu de rassemblement ; puis le 10 février, pour une manifestation annoncée sur le tracé de la future autoroute reliant Castres à Toulouse.

D’ici là, des Écureuils (ces opposants au chantier qui s’étaient postés dans les arbres fin 2023) ont un autre rendez-vous à honorer. Celui-ci a lieu avec la justice. Mardi 23 janvier, plusieurs d’entre eux sont convoqués devant le tribunal judiciaire de Castres, pour une audience programmée à 14 heures.

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Saïx : La ZAD de la Crem’arbre se fait expulser

France 3 / samedi 20 janvier 2024

Environ 200 gendarmes sont actuellement aux abords de la ZAD baptisée la Crem’arbre sur la commune de Saix pour expulser les occupants. Une opération d’envergure pour déloger les opposants au projet d’A69 qui s’étaient installés sur ce terrain privé boisé au mois de novembre 2023.

Le lieu abriterait 70 personnes, dont une trentaine perchées dans des arbres, qui se relayeraient jour et nuit, pour protéger les arbres. 

Cette évacuation intervient alors qu’une manifestation des opposants était prévue dans le centre ville de Castres pour s’opposer au projet autoroutier. Une manifestation interdite par la préfecture du Tarn.

Pour l’instant, l’évacuation se déroule dans le calme. Selon un porte-parole des opposants, sept personnes auraient été placées en garde à vue. Contacté par une équipe de France 3 Occitanie, le parquet de Castres confirme qu’une opération judiciaire est en cours au motif d’une occupation illégale du terrain d’autrui. 

Les opposants ont prévu un rassemblement demain dimanche 21 janvier 2024 à partir de 14 heures au départ d’un autre camp situé à une centaine de mètres de la ZAD de la Crem’arbre.

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Mise à jour du 22 janvier

La ZAD est vivante face à une répression abjecte

Indymedia Lille / lundi 22 janvier 2024

Retour sur un weekend où la répression ne nous désarma pas de notre joie, notre rage et notre déter

Samedi

13h : Il fait grand soleil, une nouvelle cuisine et un bar finissent de se construire à la Crém’arbre en prévision de la soirée prévue sur place le soir même.

14h : Une petite foule carnavalesque se rassemble place Pierre Fabre (multinationale inititatrice du projet d’autoroute) à Castres pour démasquer la MAFIA69. Alors que cette dernière tente de museler l’opposition à coup d’arrêté préfectoraux, elle se prépare à une attaque abjecte.

14h15 : 200 flics se positionnent Route de la Crémade, profitant de l’absence d’une partie du camp pour prendre d’assaut et surprendre les écureuils au sol. Tous les arbres sont protégés. Les barricades sont enfoncées et le sol, dépourvu d’une bonne partie de ses habitant.es, est vite assailli.

15h :
Un tractopelle entre sur zone, fracasse les installations au sol et retourne méthodiquement tout le pré, anéantissant deux mois et demi d’efforts. Les flics lacèrent les tentes, détruisent les cabanes à la masse, enterrent canapés, cuisinières, livres, pharmacie, vêtements et affaires personnelles sous des tonnes de terre, Tout ce qu’ils n’ont pas détruit ou enfoui à été saisi : téléphones portables, matériel de grimpe, outils éléctroportatifs, groupe éléctrogène … Des personnes présentes sont retenues pour des contrôles d’identité et convoquées en audition libre.

17h58 : Le tractopelle quitte la zone et la gendarmerie se replie après une descente aussi bien illégale que destructrice.

18h00 : Les habitant.es constatent les dégâts. Sombre vision que ce champs de ruines. Et pourtant… l’énergie collective reprend vite le dessus ! Une petite foule se réunit et s’affaire. Un grand feu de joie jaillit des décombres. Il brûle vivement, à l’image de la rage ambiante.

21h30 : Deux voitures de gendarmerie bloquent la route de la Crémade afin d’en couper l’accès. Ils déguerpissent enfin, poussés par une foule joyeusement persuasive.

Dimanche

Matin : Après avoir assuré une vigie tout au long de la nuit, les habitant.e.s sont de nouveau sur le qui-vive. : des fourgons de gendarmes mobiles sont en route pour la Crém’arbre. Peu de temps après, une première lignée se déploie tandis que des barricades se montent avec entrain.

Quelques précipitations d’objets non-identifiés s’abattent de-ci de-là en direction des uniformes. Ils ripostent en lançant des lacrymos de façon hésitante. Charges, ripostes, ce balai dure un certain temps avant que les forces de l’ordre élargissent leur rang et prennent finalement possession de la route.

Midi : Résiliente, la foule se réunit sur un champ voisin. Un appel à rassemblement et chantier de construction avait été lancé pour 14h00. Les soutiens se réunissent, un grand repas se prépare.

Après-midi : Les gendarmes mobiles se trouvent toujours sur la route de la Crémade mais la foule retourne malgré tout sur le site. Une crépière s’installe entre les décombres et le repas est servi. Petit à petit les objets éparses sont triés, ce qui peut l’être est déterré et sauvegardé. La cabane dortoir, brisée la veille à coups de masse, est reconstruite. Malgrès la fatigue, une assemblée se reunit en fin de journée autour du feu.

Il semble qu’une entente ait été établie entre les propriétaires du terrain (bientôt expropriés) et les autorités afin que ceux-ci ne déposent pas plainte en cas d’intervention sur la zone. C’est ainsi que la préfecture aurait réalisé sans crainte cette intervention aussi bien illégale qu’humiliante.

Les autorités souhaitent abattre les esprits : une guerre de moral et d’usure comme ils l’ont eux-même nommé. Pourtant, la volonté n’est pas entachée et chaque coup porté semble réaffirmer la determination. Déjà, la ZAD se reconstruit et reprend vie. Les masques commencent à tomber et la chute n’en sera que plus grande pour la MAFIA69.

Ils pensaient nous fragiliser mais leurs attaques ont renforcé notre entraide. Nous n’avons pas peur des ruines, le printemps est bientôt là et nous repoussons plus vite.

Nous avons besoin de forces vives très nombreuses. Appel à toutes les personnes disponibles pour défendre le lieu, persister dans le bois, tenir les barricades, grimper dans les arbres, faire de la vigilance, du soin, construire, à manger, proposer et réinventer des moyens de lutte et de vie collective. La ZAD à besoin de toi, entre en résistance.

Retour sur le blocus du 18/01, lycée Livet à Nantes – Non à la loi Darmanin !

Publié le 2024-01-20T11:58:16+01:00

BLOCUS 18/01 du lycée Livet à Nantes.

Jeudi matin, dès 6h30, c’est une vingtaine de militant-e-s qui se sont données rendez-vous à proximité du lycée Livet pour le bloquer en protestation contre la loi immigration de Gérald Darmanin.
Sur les coups de 7 heures, le lycée était bloqué, les forces de l’ordre, déjà sur place à la mise en place du blocus essaient alors de retirer les poubelles et autres barricades placées aux entrées par nos militantes. Alors que les forces de l’ordre essaient de retirer les poubelles, nos militantes s’interposent pacifiquement pour garder leurs barricades.

C’est alors qu’un agent a brutalisé d’une clef de bras et d’un étranglement un militant qui était pacifique. Au total il y aura 4 victimes et 5 étranglements subis par nos militant-e:s et tous ayant été l’œuvre du même agent de police, d’autre violences plus légères ont été perpétrées par les agents de police contre les militant-e-s (bousculades et coups notamment sur les mains lorsque les militant-e-s avaient les poubelles en main).

Peu de temps après, vers 7h10, les forces de l’ordre ainsi que la direction du lycée ont décidé de retirer les poubelles bouchant l’entrée, c’est alors que nos militant-e:s sont allé-e-s concentrer leurs forces pour bloquer les 2 autres entrées que comporte le lycée, à leur retour, c’est avec stupéfaction qu’iels découvrent leurs barricades, qui n’étaient plus là. Les barricades ne défendant plus l’entrée, décision est alors prise au sein de l’équipe de bloqueurs-euses de faire face aux forces de l’ordre en organisant une chaîne humaine devant le portail.

Les forces de l’ordre ont alors réagi en essayant d’intimider les militant-e-s en les menaçant de leur foncer dessus a l’aide de leurs véhicules, tentative d’intimidation finalement inutile étant donné que sans même bouger, nos militantes ont resigné les forces de l’ordre à faire marche arrière. Certain-e-s lycéen-ne-s ont tenté de forcer le barrage en escaladant les barricades et même pour certains directement la façade du lycée.

Les violences n’ont d’ailleurs pas seulement été la coutume des forces de l’ordre en ce jour puisque certain-e-s de nos militant-e-s ont été brutalisé-es par quelques individualites créant du côté militant des echymoses.

Notre blocus, ayant pour but de faire connaître notre combat et notre lutte fut une réussite, les cours ne se sont pas déroulé et les lycéen-ne-s ont pu parler avec nos militant-e-s présents sur place pour se renseigner sur nos combats.

On tenait a féliciter les militant-e-s mobilisé-e:s sur place pour leur courage et leur abnégation face notamment à la violence. On oublie pas notre camarade ayan tété embarquée par les forces de l’ordre et toujours a l’heure actuelle placée en garde à vue, on lui apporte tout notre soutien et notre force dans cette étape difficile.

Le combat ne fait que commencer!
On oublie pas l’AG de samedi à 16h. Vraiment venez tou-te-s les prochains jours vont être cruciaux !

Rédaction de la branche media du clan.

Petite précision, notre militante est bien sortie de garde a vue et elle va bien

Indymedia Lille

Publié le 2024-01-21 08:50:03

CONTRE LES OBSESSIONS SÉCURITAIRES, ATTAQUONS LES JO DU CONTRÔLE !

Liste des entreprises qui se font de la maille avec le business du réarmement et de la surveillance.

Depuis 2018, le ministère de l’Intérieur, le/la premièr.e ministre et le Comité Stratégique de Filière des Industries de Sécurité (CSF-IS) mènent de larges expérimentations en matière de sécurité. L’encadrement des évènements sportifs (coupe du Monde de Rugby, JOP) est un argument parfait pour développer rapidement des outils de surveillance à la pointe de la technologie. 89 entreprises, très majoritairement françaises (90%), ont participé à ce programme à différentes échelles. Elles forment le fleuron de "la souveraineté et de l’autonomie stratégique" de la France et font la fierté l’État, tant dans le civil que dans le militaire. Il nous a semblé important de partager les informations qu’on a pu recueillir, libre à chacun.e de s’en saisir de la manière qui lui semblerait appropriée.

Voici donc une liste non exhaustive de boîtes ayant participer à ce programme d’expérimentations sur la sécurité des grands évènements, et en particulier sur la sécurité en vue des jeux olympiques de Paris en 2024. Ce programme est dirigé par Daniel LE COGUIC, président de l’ACN (Alliance pour la Confiance Numérique). Elles œuvrent dans plusieurs domaines : la cybersécurité, la surveillance et le contrôle des foules, la lutte anti-drone, le renseignement, etc. Parmi elles, des chefs de file technologiques déjà bien connus, dont Thalès, Orange et Airbus...

ACN : ALLIANCE POUR LA CONFIANCE NUMÉRIQUE
Président : Daniel Le Coguic, directeur du programme « Sécurité des grands évènements et des jo Paris 2024 »
Espace Hamelin
17, rue de l’amiral hamelin
75016 Paris

Les "chefs de file technologiques"

Airbus Defence and Space
Le kérosène c’est pas pour les avions, c’est pour brûler ADS. En vue des JOP, cette division du groupe a développé des outils d’analyse d’images satellitaires et une solution de traduction simultanée pour les forces de l’ordre.

ZA Clef de Saint Pierre
1 bvd jean moulin
78990 Élancourt

Séverine Meunier
+33 6 22 74 40 67
severine.meunier@fr.airbus.com

Alcatel-Lucent Entreprise
Plateforme de gestion sur les situations de crise. Elle connecte les agents entre eux via leurs téléphones et collecte des données pour aider à la résolution de l’enquête.

32 av kléber
92700 Colombes

Laurent Thevenon
+33 6 86 43 11 32
laurent.thevenon@al-enterprise.com

Bertin Technologies
Depuis 1956, du nucléaire à la défense, de la sécurité aux jeux olympiques… leur spécificité : les menaces NRBC (nucléaire, radiologique, biologique, chimique).

Parc d’activités du pas du lac 10bis av ampere 78180 Montigny-le-Bretonneaux / 155 rue louis armand 13593 Aix-en-Provence / ZI La Chalopinière 28480 Thiron-Gardais / 10 rue Pierre Semard 38600 Fontaine / ZI Louis Delaporte zone bleue voie F 76370 Rouxmesnil-Bouteilles / 135 rue benjamin franklin ZA ST Martin 84120 Pertuis

Oscar Leveque
+33 6 10 61 49 82
oscar.leveque@bertin.group

Nuances Technologies
Depuis 1991, spécialisation dans l’équipement de flics, prisons, armées, anti-drone. Leur grand truc c’est la communication sans fil entre forces de l’ordre et armées, entre drones, et contre drones ennemis.

92, av wagram
75017 Paris

Jacques Gagnem
+33 6 09 58 08 95
jgagnem@nuances.fr

Orange Cyberdéfense
Filiale du célèbre leader télécom. Voici les adresses principales mais on trouve d’autre locaux dans de nombreux coins de rue.

54 place de l’ellipse
92000 Nanterre

111 QUAI DU PRESIDENT ROOSEVELT
92130 ISSY-LES-MOULINEAUX

Cyril Demonceaux
+33 6 37 69 11 57
cyril.demonceaux@orange.com

THALÈS
Industrie de mort qu’on ne présente plus. On peut trouver pas mal d’infos sur leur carnet d’adresses : https://www.thalesgroup.com/fr/views/address-book

parmi lesquels :

Siège :
tour carpe diem
place des corolles
92400 Courbevoie

SIX GTS (défense, sécurité, transports)
6 rue lt colonel laporte 19311 Brive la Gaillarde / 4 avenue des louvresses 92622 Gennevilliers / 83-85 rue émile brault 53005 Laval / 110 av du maréchal leclerc 49300 Cholet

Campus Thalès Bordeaux
75-77 av marcel dassault cs 50108
33701 Bordeaux

Digital Factory
54-56, av hoche
75008 Paris

Services numériques SAS
Campus Arcole
2229 route des crètes
06560 Valbonne

Systèmes aéroportés
29 bvd de cazaux
33260 La Teste-de-Buch

TDA armements S.A.S.
route d’ardon f-45240 La-Ferté-saint-aubin / 11-13 av carnot 91300 Massy

Yves Gaubert
+33 6 71 92 17 52
yves.gaubert@thalesgroup.com

SUNERIS
Acquis par le groupe précédent pour leurs « activités Défense et Sécurité ».

6 rue dewoitine
78140 Vélizy Villacoublay

Sébastien Bacaër
+33 6 44 22 16 09
sbr@suneris.com

XXII
Petite vedette french tech, ce fleuron de la stratup nation bosse sur la vidéosurveillance algorithmique (VSA) depuis pas mal de temps déjà.

Immeuble Défense Plaza
23-25 rue delarivière lefoullon
92800 Puteaux

François MATTENS
+33 6 42 47 91 47
francois.mattens@xxii.fr

LA VIDÉOSURVEILLANCE ALGORITHMIQUE (VSA) COMMANDÉE PAR LE MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR
Lien du détail de l’appel d’offre
https://www.boamp.fr/pages/avis/?q=idweb:%2223-181232%22

8 millions € attribués à :

Chapsvisions
« Créez de la valeur à partir de vos données. »
Immeuble 24G
4 rue du port aux vins
92150 Suresnes

Orange Business (voir partie précédente)
1 place des droits de l’homme
93210 Saint-Denis

Videtics
« Libérez le potentiel de vos caméras grâce à l’Analyse Vidéo Intelligente. »
Sophia Antipolis
2000 route des lucioles
06410 Biot

Alan Ferbach
+33 6 09 76 27 63
alan.ferbach@videtics.com

Wintics
Immeuble Urban Lab
46-48 rue rené clair
75018 Paris

SURVEILLANCE ET CONTRÔLE

ANATOX
A mis au point deux produits à mettre dans les lacrymo ou les LBD : un produit dégageant une « odeur nauséabonde » et un produit de marquage des « auteurs de troubles à l’ordre public » par une odeur détectable par un chien pendant plusieurs heures.

102, av des champs-élysées
75008 Paris

Dominiquer Mercier
+33 6 59 77 88 73
dm@anatox-lab.eu

DRONE ACT
Fabriquant de drones pour les marchés civil et militaire, elle est spécialisée dans la vidéosureveillance et la détection NRDC (ensemble de menaces nucléaires, radiologiques, biologiques, chimiques ou à base d’explosifs). Elle travaille notamment avec Thalès.

28 Ter PLACE DU DOCTEUR JEAN QUEINNEC
56140 MALESTROIT

Vincent MULLER
+33 6 77 86 88 73
vincent.muller@drone-act.com

EVITECH (ELECTRONIC VISION TECHNOLOGIES)
C’est une boîte spécialisée dans la gestion de foules par analyses vidéos. Elle planche sur la détection d’instrusions, les surveillances de zones spécifiques, le comptage des flux et densités, la détections d’individus armés et d’attroupements. Elle sécurise des sites industriels et des centrales nucléaires. Evitech bosse sur la sécurité des JOP dans le cadre du projet "GIRAFE". Pour prolonger la liste de ses horreurs, elle participe à la sécurité de prisons suisses dans la détection d’évasions et elle équipe une base militaire de caméras thermiques en Europe de Sud.

Siège :
3 RUE BUFFON
91400 ORSAY

Autres établissements :
14 AVENUE DU 1ER MAI
91120 PALAISEAU

Pierre BERNAS
+33 6 30 53 95 29
pbernas@evitech.com

GEIM
Fabriquant de lasers puissants pour l’armée, utilisés pour éblouir l’ennemi.

Parc technologique de Soye,
15 RUE GALILEE
56270 PLOEMEUR

Martial FESTOC
+33 6 50 33 15 87
martial.festoc@geim.fr

HEMERIA
Conception, fabrication et prestation d’équipements de surveillance pour la "défense souveraine" et l’industrie spatiale. Dans le cadre des JOP, elle met à disposition du ministère de l’Intérieur un système ballon captif (un dirigeable) équipé pour surveiller un large périmètre, détecter les personnes malveillantes et dissuader de par sa visibilité.

Siège :
8 IMPASSE BOUDEVILLE
31100 TOULOUSE

Autres établissments :
118 CHEMIN DE LA FARLEDE
83500 LA SEYNE-SUR-MER

14 RUE BOUDEVILLE
31100 TOULOUSE

5 RUE BOUDEVILLE
31100 TOULOUSE

36 IMPASSE FELIX NADAR
16000 ANGOULEME

Cyril BAKIR
+33 6 45 41 28 87
cyril.bakir@hemeria-group.com

HOLOGARDE
Filiale d’ADP, elle est la société référente dans la gestion des drones. Elle a développé des programmes à la fois dans le civil et dans le militaire (BASSALT). Ses 3 objectifs sont la lutte anti-drone, la gestion du trafic des drones collaboratifs et la protection maritime.

ORLY TECH, bâtiment 526,
2 RUE MARYSE BASTIE
91550 PARAY-VIEILLE-POSTE

Timothée BOURDUGE
+33 6 65 73 56 66
timothee.bourduge.hologarde@adp.fr
INOCESS
Spécialiste de la gestion de foules, son taf est de récupérer des données issues des appreils connectés de la population. Le but annoncé est de prévoir les flux, sécuriser les espaces en fonction, et analyser et alerter sur les mouvements de foules en temps réel. Elle se targue au passage de respecter les RGPD. LOL

Siège :
44 BOULEVARD JOSEPH GARNIER
06000 NICE

Autres établissements :
2 RUE DE LA MABILAIS
35000 RENNES

200 RUE DU VALLON
06560 VALBONNE

93 COURS BERRIAT
38000 GRENOBLE

Sébastien ICART
+33 6 14 83 35 92
icart@inocess.fr

KIETTA
Elle a développé des drones maritimes de surface (qui ressemblent à des bateaux), initialement pour analyser les fonds marins pour des sociétés pétrolières off shore. Maintenant elle travaille aussi pour la sûreté maritime : des filets "stop-navires" sont attachés à deux drones équipés de plein de capteurs divers. Ils peuvent donc se déplacer et former des périmètres en bloquant toute intrusion.

Siège :
165 AVENUE DU PRADO
13008 MARSEILLE

Autre établissement :
ROUTE DES MICHELS
13790 PEYNIER

Laurent VELAY
+33 6 81 15 47 11
lvelay@kietta.com

NUNKI
Startup fondée en 2014. Traitement par IA de la vidéosurveillance, data, etc.

84, av de la république 75011 Paris

Quentin Lhomme
+33 6 52 41 48 42
quentin@nunki.co
OBVIOUS TECHNOLOGIES
Entreprise spécialisée dans "l’hypervision" et la visualisation des données en 3D. Elle taffe sur la sécurité de grands évènements comme la Coupe du Monde 2022, l’Exposition Universelle de 2020, mais aussi pour le GIGN (évidemment).

Siège :
333 AVENUE GEORGES CLEMENCEAU
92000 NANTERRE

Méliné EOLMEZIAN SOULIE
+951 50 66 14 009
mes@obvious.tech

SIRENHA
Outil de surveillance maritime : immigration, soutien militaire et aux opérations navales.

Sirenha Atlantic
Technocampus Océan
5 rue de l’halbranee
44340 Bouguenaus

Sirenha Mediterranean
Technologie de la mer – base terrestre
93 forum méditerranée
83190 Ollioules

Jean-Alexis Tanchou
+33 7 85 63 23 44
jean-alexis.tanchou@sirenha.com

CYBER RENSEIGNEMENT

CITALID
Plateforme d’infos sur les risques cyber. Envoie chaque semaine aux entreprises participant aux JOP une fiche sur les motivations et les méthodes des cyber attaquant-es.

72 rue dulong
75017 Paris

Paul Seguin
+33 6 41 56 55 15
paul.seguin@citalid.com

HOLISEUM
Agit dans le domaine de la cybersécurité notamment pour les infrastructures industrielles, en innovation, conseil et services. Ses 5 services proposés : Conseiller, Auditer, Sécuriser, Former et Investiguer.

Siège :
40 RUE DES BLANCS MANTEAUX
75004 PARIS

Autre établissement :
5 PLACE DE LA PYRAMIDE
92800 PUTEAUX

Paul Arnaud WERNERT
+33 6 63 27 00 39
paul-arnaud.wernert@holiseum.com

QUARKSLAB
Entreprise de cybersécurité

Siège :
1O BOULEVARD HAUSSMANN
75009 PARIS

Autres établissements :
52 BOULEVARD ORNANO
75018 PARIS

12 AVENUE HENRI FREVILLE
35200 RENNES

Stavia SALOMON
+33 7 82 93 56 72
ssalomon@quarkslab.com

Synaktiv
De mèche avec la SNPS (service national de police scientifique) et ComCyberGend (« le commandement de la gendarmerie dans le cyberespace »). Produit haute performance qui fait leur fierté : "Revelio", qui permet d’extraire les données d’un téléphone lors d’enquêtes judiciaires.

4 rue du pont guilhermery 31000 Toulouse / 56 rue smith 69002 Lyon / 70 rue de chatillon 35000 Rennes / 7 bvd louis xiv 59000 Lille / 5 bvd montmartre 75002 Paris

Paul Fariello
+33 6 07 57 73 99
paul.fariello@synaktiv.com

Vona Consulting
Cabinet de conseil en cybersécurité qui bosse sur les JOP depuis 2018.

29 rue du fbg poissonnière
75009 Paris

Yannick Ragonneau
+33 6 05 25 41 68
yannick.ragonneau@vona.eu

YOGOSHA
« Plateforme de sécurité offensive » qui fait notamment de l’audit en cybersécurité.

113 rue d’aboukir
75002 Paris

Christophe Marnat
+33 7 62 74 91 13
c.marnat@yogosha.com

HYPERVISION / SMART CITY

ANOZR WAY
PME de développement en cyberdéfense.

1137A av des champs blancs
35510 Cesson-Sévigné

Arnaud Gardin
+33 6 07 88 26 05
arnaud.gardin@anozrway.com

CS GROUP
Fabriques des outils d’aide à la prise de décision en situation de crise qui seront utilisés durant les JOP.

22 av galilée
92350 Le Plessis Robinson

Michel Varale
+33 6 60 70 40 43
michel.varale@csgroup.eu

Disaitek
Vidéosurveillance augmentée par IA qui permet de détecter des « anomalies » dans le paysage urbain : dépôts sauvages, regroupements inhabituels de véhicules, barricades…

10 rue achille antheaume
95190 Fontenay-en-Parisis

Anthony Graveline
+33 6 62 52 02 93
agraveline@disaitek.com

DOCARET
Fait du conseil et de l’ingénierie.

Siège :
30 BOULEVARD BELLERIVE
92500 RUEIL-MALMAISON

Christophe JUMEAU
+33 7 88 43 29 33
c.jumeau@docaret.com

EGIDIUM TECHNOLOGIES
Développe des Intelligences Artificielles pour optimiser la vidéosurveillance et les drones. Elle bosse en partenariat avec le ministère des Armées, Thalès, Airbus, le Stade de France, etc.

Bâtiment Pythagore
Route de l’orme
Parc des algorithmes
91190 Saint-Aubin

Laurent Denizot
+33 6 80 22 94 40
laurent.denizot@egidium-technologies.com

EVIDEN
C’est une boîte de cyber-sécurité, partenaire informatique mondial des JO. Elle opère dans la sécurisation des communications.

80 QUAI VOLTAIRE
95870 BEZONS

Thierry BUFFENOIR
06 07 89 45 99
thierry.buffenoir@eviden.com

IGO
Rachetée par GEOFIT GROUP. En gros, cette boîte crée des "Jumeaux Numériques 3D" de la réalité. Elle se sert de ces modélisations pour la gestion et le contrôle de l’espace. Elle cartographie également et assure un suivi en temps réel grâce à des GPS portés par les moyens humains (les keufs quoi) et techniques.

IGO SAS :
78 RUE JOHN MCADAM
30900 NIMES

GEOFIT GROUP :
ATLANPOLE, ROUTE DE GACHET
44300 NANTES

Philippe BOUR
+33 6 11 58 69 11
philippe.bour@igo.fr

L’AVION JAUNE
Embarqués sur hélico, ses systèmes cartographient en quelques heures des espaces en vue de faciliter les actions des keufs. Le processus est reproductible en permanence, afin d’être opérationnel en cas de modification brutale de l’espace (ZAD, catastrophe naturelle, JO,...).

Siège :
525 AVENUE SAINT SAUVEUR DU PIN
34980 SAINT-CLEMENT-DE-RIVIERE

Bruno ROUX
+33 6 18 37 10 74
bruno.roux@lavionjaune.fr

MAGELLIUM
Elle conçoit des systèmes principalement pour l’armée. Elle produit des expertise en cartographie 2D/3D et a mis en place GEOPORTAIL, logiciel à destination de la préfecture de Police de Paris et des Sapeurs-Pompiers. Il sert à avoir accès aux données des lieux sensibles à distance, à suivre en temps réel les situations tactiques sur le terrain et à se préparer aux interventions.

Siège :
1 RUE ARIANE
31520 RAMONVILLE-SAINT-AGNE

Autre établissement :
84 BOULEVARD DE LA MISSION MARCHAND
92400 COURBEVOIE

Eric BESSON
+33 6 60 07 36 22
eric.bessone@magellium.fr

PROENGIN
Elle est spécialisée dans les systèmes de détection d’agents chimiques pour équiper des blindés ou navires militaires, ainsi que dans la sécurisation de grands évènements contre les menaces NRBC.

1 RUE DE L INDUSTRIE
78210 SAINT CYR L’ECOLE

Naomi KAMARA
+33 1 30 58 47 34
naomi.kamara@proengin.com

SGEVT
" Société générale d’évaluation des territoires " qui offre des solutions de détections de décharges sauvages via des algorithmes d’IA d’images satellites.

9 rue de grenelle
75007 Paris

Arnaud André
+33 6 11 67 70 45
arnaud.andre@sgevt.com

TRAAK
Spécialisation dans la géolocalisation ultra performante aussi bien en extérieur qu’en intérieur.

53 av berryer
78600 Maisons-Laffitte

Thomas Duroyon
+33 7 83 13 45 30
tduroyon@traak.eu

TT GE
Pour Géomètres-Experts. Leur truc c’est la numérisation de l’espace et la cartographie 3D.

10 rue mercœur 75011 Paris / 4 rue de castellane 75008 Paris / 64b rue sully 21000 Dijon / 4 rue rené dubos 95410 Groslay / 15 av des barattes 74000 Annecy / 68, rue du fbg perpreuil 21200 beaune / 5 square westerham 28800 Bonneval / 3 allée des atlantes – parc des propylées 28000 Chartres / 10 rue de la maladière 52000 Chaumont / 210 av jean jaurès 69007 Lyon / immeuble mikadoz 380 av de la division leclerc 92290 Châtenay-Malabry / 38 rue du général malleret joinville 94400 Vitry sur Seine / 1 rue mège mouriès 78120 Rambouillet / 19 rue des mézereaux 77000 Melun / 40 av de fontainebleau 77310 St-Fargeau-Ponthierry

Romain MANZONI
+33 6 06 71 33 70
r.manzoni@ttge.fr


Qui a peur de la critique anti-industrielle ?

Publié le 2024-01-21 09:50:04

« Quand on vous parle idées, vous répondez personnes. Vous direz à mes camarades (…) que je suis une contre-révolutionnaire. S’ils vous croient, je les plains… »

Louise Bodin, militante communiste oppositionnelle, lettre au Comité central du PCF, 20 novembre 1927 [1].

Dans les années 1960, certains avaient théorisé une critique de la « société de consommation » naissante. C’était l’époque où l’industrie culturelle avait décidé d’investir notre « temps libre », nos « loisirs ». De simples producteurs exploités, nous devenions également consommateurs aliénés. Dans nos années 2020, l’omniprésence du numérique renouvelle cette industrie culturelle et sa pénétration dans les moindres aspects de nos vies. Nous consultons nos smartphones plusieurs centaines de fois par jour, gavons de données les Gafam et nous abrutissons devant un flux continu d’images… Sans parler des possibilités de contrôle permises par ces technologies.

Pour combattre cette « société du Spectacle » [2] 2.0, notre collectif trouve l’un de ses appui dans les thèses dites « anti-industrielles ». Or, il se trouve que le courant anti-industriel est actuellement sous le feu nourri des critiques. Selon certains écrits, les anti-industriels – nous y compris, sans doute – seraient « réactionnaires », « proto-fascistes », « covido-négationnistes » et « complaisants avec l’extrême droite » et il s’agirait d’« élever des digues » antifascistes, c’est à dire de rendre les anti-industriels indésirables dans les luttes sociales [3]. Allons bon ! Qui a peur de la critique anti-industrielle ?

Esprit critique vs excommunication

Parlons de nous. Notre collectif s’est formé en 2021, à l’occasion de la contestation du pass sanitaire. À la base, deux sentiments : d’une part, un rejet spontané de cette mesure qui nous apparaissait à tous comme liberticide, discriminatoire et autoritaire ; d’autre part, une envie très importante d’échanger, de mettre en discussion et en partage nos analyses. Ces deux sentiments pourraient sembler contradictoires. L’un est de l’ordre de la certitude, de l’affirmation. L’autre relève de l’interrogation, de l’incertitude. En réalité, les deux sont complémentaires : c’est parce que nous avions une colère en commun que nous avons pu construire un espace de réflexion qui laisse place aux désaccords et à l’expression individuelle. C’est parce que nous avions construit un espace de discussion que nous avons imaginé publier un petit journal qui se fasse l’écho de nos réflexions : nous avons confronté nos idées et, à partir de ce qui nous semblait faire commun, nous avons manifesté, proposé des débats et rédigé des textes.

Ces textes, nous les avons distribué dans les manifestations anti-pass et dans les lieux affiliés au mouvement anti-capitaliste. Nous tenions à faire entendre notre position. En effet, la tonalité dominante du mouvement anti-pass/anti-vax, où circulaient nombre de discours complotistes, nous semblait bien trop confuse (même si certains groupes essayaient d’impulser une dynamique de revendications sociales). En miroir, l’absence presque totale des forces de gauche, des militants habitués à défendre les notions d’égalité et de justice sociale nous posait également problème. Sur ce point, et c’est ce qui a motivé le choix du nom de notre collectif, nous nous trouvions en rupture avec la majeure partie de nos camarades, qui avaient choisi de déserter, quand ce n’est pas de dénigrer ce mouvement, accusé (parfois à juste titre) de relayer des positions libertariennes. Nous avons préféré y voir un mouvement de contestation d’une mesure liberticide, un mouvement qui s’opposait à l’accélération du contrôle technologique des populations. La pandémie, bien réelle, a été l’occasion de la mise en place de moyens de contrôle technologiques et politiques inédits qui préfigurent selon nous la gestion autoritaire à venir. Il nous a paru comme une évidence de participer à ce mouvement, mais en y défendant, à la mesure de nos forces, les positions anti-autoritaires et égalitaires qui sont les nôtres.

Précisions que si nous voulions faire entendre notre position, il ne s’agissait pas d’éduquer des masses prétendument ignorantes, de faire la morale, pas plus que de mettre en valeur notre identité politique, mais de partager une position politique, en espérant qu’elle fasse écho, qu’elle rencontre les préoccupations d’autres manifestants. Face à la présence de discours complotistes et d’extrême-droite, nous ne voulions pas « tracer des lignes » ou « élever des digues », mais aller à la rencontre. En effet, un parti pris nous guide : ne pas prendre les gens pour des imbéciles. Les idées que nous défendons ne sont pas une morale à laquelle il faudrait adhérer, comme dans un acte de foi. Nous demandons aux lecteurs et lectrices de les considérer, d’y réfléchir, d’exercer leur esprit critique et de prendre dans nos textes ce qui les y intéresse. Nous faisons le pari qu’en cette époque de déferlement technologique et de raidissement autoritaire du pouvoir, les idées libertaires et technocritiques peuvent rencontrer des préoccupations populaires et faire écho.

Les raisons de la dialectique

Évidemment, lorsque nous prenons position, c’est aussi au nom d’impératifs moraux, d’une certaine idée de ce qui est « bien » ou « mal ». Nous avons tous et toutes une éthique, un système de valeurs. C’est bien celles-ci qui nous permettent de juger de la justice ou de l’injustice de telle ou telle mesure, qui provoquent en nous colère ou apaisement (colère, le plus souvent). L’éthique est la base du jugement personnel, c’est l’une des bases de l’engagement.

C’est pourquoi les mouvements politiques qui renoncent à l’éthique pour lui préférer uniquement la stratégie et la pseudo « efficacité » se condamnent à se transformer en froides machines bureaucratiques à broyer les individus [4]. Une erreur commise par nombre de mouvements communistes se réclamant de Lénine et qui fit au fil du XXème siècle de nombreuses victimes parmi les révolutionnaires sincères (dont Louise Bodin, citée au début de ce texte) subissant la « stalinisation » des partis communistes et confrontés dans ce cadre à quantité de calomnies, d’insultes et de procès en exclusion [5].

Mais l’inverse ne vaut pas mieux. Quand un mouvement repose tout entier sur de pseudos « dispositions éthiques » mal définies, sans prendre en compte le paysage politique réel, cela donne une politique des bons sentiments qui peut tout aussi bien fabriquer une machine à broyer les individus. Il est de notoriété publique que des fractions conséquentes du mouvement libertaire se complaisent dans cet état d’esprit, en appelant à des prises de position morales… et à l’exclusion, qui en est le corollaire. Trier le Pur de l’Impur, mettre à l’index les textes problématiques, classer les choses (et les personnes !) entre Bons et Mauvais. En appeler à la Rédemption individuelle pour atteindre le Salut Collectif. Une partie du mouvement radical semble s’être donné pour objectif de réformer les individus. Nous constatons en effet, à regret, que certains croient faire de la politique quand ils ne font que de l’éthique et qu’au sein des milieux radicaux français, l’idée de « l’impureté » est de plus en plus prégnante. C’est ce qui est en jeu avec le dernier texte en date de critique du courant anti-industriel [6].

Dans un mouvement libertaire et gauchiste aux frontières floues, cette course à la pureté peut venir nourrir une version « libérale » de la stalinisation, dans laquelle il n’est nul besoin de Comité central pour prononcer des exclusions (puisqu’il n’y a pas de carte d’adhésion, mais des liens interpersonnels et un « réseau » décentralisé de groupes affinitaires). Les réseaux sociaux ont remplacé la Pravda : une brochure ou un podcast peuvent suffire à faire autorité et à épurer le mouvement « parce que, tu vois, ce gars il est vachement problématique, ouais, je l’ai lu dans une brochure je crois ».

Au contraire, l’exercice auquel nous tâchons de nous livrer est d’articuler des conceptions éthiques qui sont personnelles à chacun des membres de notre groupe, avec une intervention politique dans une époque complexe. Cela appelle une réflexion constante sur l’articulation entre éthique et politique. On ne peut pas voir le monde en noir et blanc. Notre radicalité politique a besoin d’une vision en nuances, et d’une réflexion dialectique permettant de cerner au mieux notre époque contradictoire. Chaque membre du collectif n’est pas tenu d’être d’accord avec tout ce qui est marqué dans nos lectures, ou avec l’intégralité de ce que déclare publiquement une personne ou un groupe que nous invitons ou que nous interviewons. Et heureusement.

À bas l’aliénation !

C’est dans ce contexte que nous nous inspirons de la critique anti-industrielle, portée par le courant du même nom. Les idées anti-industrielles ? Un ensemble de textes et d’analyses qui mettent l’accent sur une critique de l’aliénation dans les sociétés capitalistes avancées, dans la continuité des idées de l’Internationale situationniste [7] et, dans une moindre mesure, de l’École de Francfort [8]. Le courant anti-industriel s’est formé dans les années 1980 et 1990 autour de la revue et maison d’édition l’Encyclopédie des Nuisances [9]. Le nom a été proposé au début des années 2000 lors du mouvement contre les OGM par la revue In extremis. Depuis, ses travaux sont prolongés par des maisons d’édition comme L’Échappée, La Roue, La Lenteur ou Le monde à l’envers, par le réseau Écran Total ou le groupe Pièces et main d’œuvre. Une bonne partie de l’activité de ce courant étant tournée vers l’extérieur, ses idées irriguent d’autres milieux et sont réappropriées par de multiples personnes.

Au centre des réflexions de ce courant, il y a l’idée que ce qu’on appelle « le Progrès » est avant tout un progrès de l’aliénation. Que la société capitaliste, bien qu’elle se réclame sans cesse de la Science et de la Raison, est avant tout déraisonnable, car sa Raison triomphante est en fait une raison calculatoire abstraite qui n’a que faire des individus, des collectivités, des écosystèmes et des espèces, et qui privilégie l’accroissement du profit et la centralisation du pouvoir. Une fuite en avant qui, si elle nous promet une catastrophe finale, produit d’ores et déjà des effets politiques, géopolitiques, sociologiques et psychologiques, et – paradoxalement – une adhésion massive des habitants des pays développés et en voie de développement, aux idéaux et aux pratiques promus par le système. Cette adhésion peut être intellectuelle, voire même parfois quasi-religieuse, mais (heureusement) c’est rare. Plus souvent, nous nous contentons d’adhérer en pratique au mode de vie capitaliste. Et comment faire autrement, d’ailleurs ? Il n’y a pas d’en dehors. Nous vivons dans ce monde, et quels que soient nos efforts individuels pour réduire l’écart entre ce que nous voudrions vivre et ce que nous vivons réellement, nous évoluons dans une société où les rapports sociaux par défaut reposent sur le profit, le contrôle, la compétition et la domination, où la nourriture se trouve dans des supermarchés qui enrichissent les actionnaires, où l’information se trouve dans des journaux ou des sites possédés par des groupes capitalistes, où nous déposons nos économies sur des comptes en banque qui font prospérer le pouvoir financier, où nous écrivons nos textes, y compris celui-ci sur un PC HP… Rien ne nous sépare de la merde qui nous entoure [10] ! Au quotidien, nous enrichissons ceux qui nous exploitent, nous achetons ce qui nous possède, nous consommons ce qui nous consume.

Cette dissonance, c’est l’aliénation, le fait de « devenir étranger à soi-même ». Dans les textes de Karl Marx, l’aliénation est un processus par lequel un sujet (un individu) est dessaisi de ce qui fait de lui un être humain, pour le transformer en un autre, voire en quelque chose d’hostile à lui-même [11]. C’est ce qui nous arrive presque à chaque instant dans ce monde, où les intérêts économiques sont en contradiction flagrante avec les intérêts de l’humanité. Sans doute tous les systèmes sociaux produisent-ils de l’aliénation, mais le capitalisme repose entièrement sur elle, il la généralise. Qui plus est, les stratèges de la communication nous disent : « achète des Nike, ça te permettra de devenir toi-même ». On veut nous faire désirer individuellement ce que nous subissons socialement [12] . L’aliénation est donc une adhésion, mais une adhésion contrainte, dans laquelle l’individu « devra se renier en permanence, s’il tient à être un peu considéré (…). Cette existence postule en effet une fidélité toujours changeante, une suite d’adhésions constamment décevantes à des produits fallacieux. Il s’agit de courir vite derrière l’inflation des signes dépréciés de la vie. » [13]

Dans notre société, deux éléments majeurs concourent à maintenir l’aliénation : d’une part la hausse du niveau de vie, celle qui nous amène à « courir vite » : un nouveau smartphone tous les deux ans et un niveau de consommation confortable en occident, quoique in fine incompatible avec les ressources naturelles ; d’autre part l’idéologie, qui permet de recouvrir d’un voile pudique et bien pratique la triste réalité produite par l’exploitation généralisée, de ne pas penser aux conséquences finales de nos actes… et de ne pas péter les plombs à chaque instant face à la réalité capitaliste !

Pour la critique sociale

La critique anti-industrielle est donc avant tout une critique sociale, une critique de la société actuelle, de ses rapports de pouvoir et se ses contradictions ; et si elle est critique de la technologie, ce n’est que par contrecoup, ayant identifié la technologie comme l’un des agents majeurs de l’avancée du système capitaliste. Pour notre part, si nous nous intéressons à la technologie, ce n’est pas parce que nous serions techno-obsessionnels mais parce qu’elle est centrale dans la société. En fait, le courant anti-industriel est une mise à jour de l’anticapitalisme.

La critique anti-industrielle est une critique sociale, ce qui veut dire qu’elle se bat contre les rapports sociaux dans lesquels nous sommes pris, au nom d’une autre conception de la société. Clairement inscrite dans la continuité (critique) de la révolte de Mai 68 [14], cette critique sociale combat la soumission des individus à une machinerie sociale qui privilégie le profit à tout prix et dans laquelle « la garantie de ne pas mourir de faim s’échange contre le risque de mourir d’ennui » [15]. Dans l’héritage des penseurs socialistes du mouvement ouvrier, elle cherche à ouvrir les voies d’un futur dans lequel les individus et les collectivités ne seraient pas soumis à la loi d’airain de l’extraction de plus-value, au travail salarié, à l’exploitation généralisée et à la domination sociale qui en découle.

Cette domination ne fait que s’accroître alors que se rapprochent les limites planétaires. En outre, à l’époque des biotechnologies, de l’intelligence artificielle, de l’internet des objets, de la géo-ingénierie, des vaccins à ARN, de l’artificialisation de la reproduction, de l’ectogénèse, de l’utilisation toujours plus poussée de l’informatique et des drones dans les processus productifs/logistiques, une critique sociale qui désirerait comprendre et combattre cette domination doit nécessairement prendre en compte la question technologique. La « machinerie » dont parlait Marx est utilisée pour augmenter les cadences des travailleurs et pour réduire leur autonomie, ainsi que pour marchandiser des secteurs (géographiques et sociaux) qui échappaient jusque là à l’emprise capitaliste. À l’échelle individuelle, elles nous font adhérer à un rapport au monde instrumental, calculatoire et calculé, constitué d’informations et d’objets plutôt que de sujets. Ainsi, à la faveur du numérique, le rapport capitaliste passe un cap dans l’envahissement de toutes les sphères de la vie. C’est ce qui fait l’intérêt de la critique situationniste de la vie quotidienne [16] ou de la critique anti-capitaliste des mœurs développée par les féministes matérialistes (sur le travail domestique, les inégalités au sein de la famille ou la représentation des femmes comme objets par exemple). Elles permettent de mettre des mots sur le sentiment que la vie que nous menons nous échappe, et à chercher des pistes d’une reprise en main sociale.

Tout dans la critique anti-industrielle indique qu’elle s’inscrit dans la filiation des révolutionnaires matérialistes qui luttent contre l’exploitation, l’aliénation et la domination sociale. La rupture principale avec la tradition ouvrière introduite par les anti-industriels, c’est la reconnaissance que le développement capitaliste a pris une telle ampleur qu’on ne pourra pas se contenter de reprendre tel quel l’outil de production. Qu’un bilan critique, un inventaire, est nécessaire. Qu’une partie de nos « acquis » devra être remis en cause si nous sortons du capitalisme (fini, les smartphones tous les deux ans ! Fini, les smartphones tout court !). En outre, sa critique de l’aliénation a pu parfois déboucher sur un mépris (que nous ne partageons pas, puisque nous refusons de prendre les gens pour des imbéciles) des personnes subissant l’aliénation [17]

Reprendre le fil d’une lutte contre l’exploitation et la domination qui ne succomberait pas à la fascination pour le progrès technologique (comme l’ont été et le sont encore la majeure partie de la gauche et de l’extrême-gauche [18]) est une nécessité. Car d’autres « offres politiques » prétendent répondre aux défis de l’époque, mais bien loin de se réclamer de l’émancipation elles se revendiquent d’une gestion autoritaire des crises. Ainsi de l’ascension des partis nationaux-populistes héritiers du fascisme. Mais ceux-ci ne font qu’assumer idéologiquement le penchant autoritaire que les partis dits démocratiques mettent en place. Ce sont bien les partis libéraux et sociaux-démocrates qui soutiennent le développement de l’IA ou les prédictions algorithmiques, qui mettent en place le pass sanitaire, la vidéosurveillance intelligente et l’internet des objets… mais aussi plus brutalement les lois anti-migratoires [19] ou l’augmentation des pouvoirs de police [20]. Marine Le Pen a raison quand elle dit que la loi Darmanin est une « victoire idéologique » pour elle.

Alors que la dictature chinoise sous économie de marché préfigure de plus en plus, pour les libéraux comme pour les populistes, la « solution » autoritaire aux défis de notre temps [21], le courant anti-industriel nous semble, avec l’anarchisme par exemple, l’un des courants de réflexion politique les plus en prise avec notre temps, pour tâcher de l’appréhender et de s’y opposer.

Comment je me suis disputé

Mais alors, comment comprendre le tir de barrage nourri auquel est confrontée ces derniers mois la critique anti-industrielle au sein des milieux gauchistes et libertaires ? Comment comprendre les accusations selon lesquelles ses principaux animateurs en France seraient « réactionnaires », « homophobes », « covido-négationnistes », « complaisants avec l’extrême-droite », etc ? Comment comprendre que, alors que le gouvernement vient de faire passer la loi la plus restrictive concernant l’entrée et le séjour des étrangers en France depuis 50 ans [22], alors que l’Assemblée nationale compte 88 députés RN, alors que les audiences de CNews sont au plus haut [23]… certains gauchistes estiment que le danger de fascisation de la société française provient du courant anti-industriel, de ses liens supposés avec l’extrême-droite et des thématiques « glissantes » qu’il partagerait avec les pires ennemis de l’émancipation ?

En effet, ces accusations pourraient tomber d’elles-mêmes si l’on regardait les luttes concrètes auxquelles ces personnes participent, les lieux autogérés qu’elles animent au quotidien, aussi bien que l’héritage politique dont elles se revendiquent.

Alors, réacs, les « anti-industriels » ? Au sein d’un courant ouvert à un grand nombre de personnes, l’adhésion à une supposée « pureté doctrinale » n’est pas réclamée : n’importe qui est le bienvenu. Alors, oui, dans ces réseaux, on a parfois pu entendre une idéalisation des sociétés passées ou bien des discours de défense de la société actuelle qui « vaudrait mieux » que toutes les évolutions dystopiques en cours, des discours qui font totalement l’impasse sur les inégalités sociales et in fine l’impasse sur les raisons mêmes qui motivaient originellement le mouvement. Ces positions nous semblent être une dérive – réelle mais minoritaire – issue d’une résignation face aux défaites du mouvement révolutionnaire. D’autres personnes, inspirées de Theodore Kaczynski, peuvent elles affirmer que leur seul et unique objectif est de démanteler le système industriel… passant ainsi sous silence la question des inégalités sociales, des oppressions ou de la forme de l’organisation [24]. Faut-il préciser que ces positions nous semblent totalement contradictoires avec les valeurs qui nous intéressent dans la critique anti-industrielle ? Pour notre part, nous cherchons à cheminer entre deux écueils : d’une part le mépris arrogant et surplombant, d’autre part la focalisation sur la technologie au détriment des aspects sociaux.

Fondamentalement, il nous semble absurde de qualifier de « réactionnaires » les héritiers d’un courant de pensée révolutionnaire. Pour rappel, le mot « réactionnaire » désigne les contre-révolutionnaires (inspirés par les pensées de Joseph de Maistre ou Louis de Bonald) qui ont pour objectif d’établir une société hiérarchisée, verticale, immuable, qui naturalise les inégalités sociales. Le but des anti-industriels est opposé : construire les conditions d’une mise en commun des richesses et du pouvoir où les individus puissent s’épanouir, sans tomber dans les errances progressistes qui conçoivent l’émancipation comme coupure radicale avec la société ou avec la nature. Les anti-industriels rappellent à leurs camarades de gauche héritiers du socialisme que les revendications égalitaires que nous avons en commun doivent s’articuler avec une critique du pouvoir libéral technologique. À l’heure des dominations impersonnelles (grandes entreprises, Gafam, etc), un anticapitalisme qui refuserait de placer la question technologique au centre de ses réflexions aurait de bonnes chances de devenir l’allié de la modernisation capitaliste. Ce débat entre socialistes « progressistes » et socialistes critiques de la modernisation capitaliste qui va bon train ces dernières années est loin d’être clôt [25].

Mais les accusations de ces derniers mois ne sont pas le reflets des désaccords réels. C’est plutôt que les réseaux sociaux sont passés par là, avec leurs « bulles de socialisation » et autres « points Godwin » qui font qu’on se demande ce que ces réseaux ont de « sociaux ». Couplés avec la proverbiale habitude de l’extrême-gauche et de l’ultra-gauche à faire scission au moindre désaccord idéologique, cela produit ce genre de texte pénible [26] qui cumule, dans la grande tradition conspirationniste, faits réels, mauvaise foi, informations biaisées, citations tronquées, mensonges par omission, quand ce n’est pas mensonge tout court. Un texte anonyme construit au prix de contorsions et de lectures hâtives, qui ne sera sans doute jamais l’objet de débats « en présentiel » organisés par ses auteurs, mais qui servira pendant une bonne quinzaine d’années d’appui à une campagne de calomnies et de perturbation d’évènements militants, le tout sous le drapeau de l’« antifascisme » (qui n’avait pas mérité cela).

Qu’il faille éviter tout lien avec certains intellectuels organiques de l’extrême droite (comme Olivier Rey, mais cela vaut aussi pour tous les autres, y compris non cités dans le texte et que nous nous garderons de citer ici), nous l’approuvons. Mais qu’il faille se méfier des idées comme de virus, qu’il faille se garder « purs », par exemple en refusant de citer certaines sources qui auraient eu le malheur elles-mêmes de citer une source qui elle-même aurait un jour tenu un propos déplacé, cela nous nous y refusons. L’esprit critique mérite mieux que ça !

Assumons les vrais conflits plutôt que de porter de fausses accusations. Le fait est que le courant anti-industriel place au centre de ses critiques les institutions qui détiennent le pouvoir : grandes entreprises, conglomérats publics, dirigeants, machinerie technologique, services de l’État, partis politiques. Qu’il n’accorde guère d’importance aux « micro-pouvoirs », ce concept qui considère chacun comme un simple avatar des « systèmes de domination », un porteur de « privilèges ». Il y a là semble-t-il un désaccord sur la notion de « pouvoir » : celui-ci est-il un flux qui circule, présent dans toute relation sociale ? Ou plutôt un capital détenu par des institutions qui s’impose à une masse de sans-pouvoirs ? Sensibles, à juste titre, aux relations inégalitaires qui se créent dans les groupes militants (et dans tous les groupes sociaux) les militants libertaires et gauchistes du XXIème siècle sont nombreux à se focaliser sur la première conception. Parfois jusqu’à en négliger la seconde et à miner les capacités d’action contre ceux qui détiennent les vrais pouvoirs… Cette lecture des oppressions qui met l’accent sur les « individus porteurs » encourage les attaques personnelles. Évidemment, nous ne disons pas ici qu’il faut tolérer toute situation de pouvoir injustifiée. Plutôt qu’il faut arrêter de voir du pouvoir partout, au risque de multiplier les polémiques infinies où chacun cherche à jouer le rôle du dominé.

Alors, qui a peur de la critique anti-industrielle ? Sans doute ceux qui n’ont pas envie d’attaquer les racines du capitalisme et de construire des luttes rassembleuses, sur des thématiques et des modes d’organisation populaires. Les mêmes qui privilégient un repli des luttes sur des communautés fantasmées qui sont en fait des impasses, au détriment de l’avancement vers l’égalité sociale.

Nous n’élèverons pas de digues

Certains affirment que l’extrême-droite (on dit « le fascisme ») est l’ennemi prioritaire. Ils ne disent pas grand-chose sur l’idéologie libérale qui gangrène notre époque, pas plus que sur les dispositifs de contrôle technologiques, sur l’infrastructure productiviste et plus largement sur la mise en place d’une société de masse qui traite les individus comme des variables d’ajustement. Par ailleurs, cette tendance à voir des « fascistes » partout [27] nourrit un climat de défiance généralisée au sein des mouvement radicaux, où l’on surveille toujours du coin de l’œil son camarade, susceptible de devenir fasciste en un clin d’œil si l’on relâche notre bienveillante attention.

En miroir, d’autres minorent le rôle des partis de droite et d’extrême-droite, qu’ils pensent n’être que « résiduels », car le vrai fascisme de notre temps, ce serait les outils de contrôle numérique mis en place par les sociaux-démocrates et les libéraux drapés dans l’idéologie du Progrès. L’ennemi prioritaire ne seraient donc pas les fascistes en chemises brunes, mais plutôt les transhumanistes en blouses blanches [28].

A Ruptures, nous refusons de choisir. Nous pensons que l’infrastructure technologique est la matrice de l’autoritarisme. Une société de masse, une société industrielle, est condamnée à tôt ou tard assumer politiquement ses infrastructures autoritaires [29]. Nous combattons l’autoritarisme d’où qu’il vienne, de la gauche libérale, de la gauche sociale ou de l’extrême-droite nationaliste et populiste. Nous nous battons au nom d’idéaux et de valeurs incompatibles avec l’une comme avec l’autre. Nous refusons de frayer avec l’extrême droite en tant qu’organisation et avec ses agents politiques, intellectuels et militants. Par contre nous discutons de façon constructive avec les personnes, même si elles emploient des lieux communs racistes, sexistes, homophobes, complotistes… Car nous faisons la promotion de l’esprit critique, du dialogue, et des « portes d’entrée » conviviales où l’on peut débattre de nos positions et de nos désaccords en toute quiétude.
Nous n’élèverons pas de digues : nous construirons des luttes qui vont de l’avant. Et pour cela, nous savons que la critique anti-industrielle est d’un précieux apport.

Ruptures, le 5 janvier 2024
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Qui a peur de la critique anti-industrielle ?
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Notes

[1Citée par Roger Faligot et Rémi Kauffer, L’Hermine rouge de Shangaï, Les portes du large, 2005

[2Titre d’un livre de Guy Debord, 1967

[3En particulier « Le naufrage réactionnaire du mouvement anti-industriel » (décembre 2023), le podcast « Bilan critique du courant anti-industriel » (novembre 2022), et « Écologie transphobe et proto-fascisme » (mars 2023).

[4À ce sujet, lire Dwight McDonald, Le socialisme sans le progrès [1947], La lenteur, 2012.

[5Nombre de livres de communistes oppositionnels reviennent sur ce processus. Voir par exemple Ante Ciliga, Dix ans au pays du mensonge déconcertant, [1936], Champ libre ; Boris Souvarine, Staline, aperçu historique du bolchevisme, [1935], Champ Libre ; Jan Valtin, Sans patrie ni frontière, Babel/Actes Sud, 1997…

[6« Le naufrage réactionnaire du mouvement anti-industriel »

[7Pour une introduction, lire Patrick Marcollini, Le mouvement situationniste, L’Echappée, 2012.

[8Pour une introduction, lire Jean-Marc Durand-Gasselin, L’École de Francfort, Gallimard/Tel, 2012.

[9la collection de la revue l’Encyclopédie des Nuisances se trouve sur le site archives de l’autonomie

[10Virginie Despentes, Rien ne me sépare de la merde qui m’entoure, en ligne.

[11Dixit Wikipédia

[12Nous évoquons cette question dans « La société du chocolat » (décembre 2023)

[13Guy Debord, Commentaires sur la société du Spectacle, 1988

[14Lire par exemple « Histoire de dix ans », Encyclopédie des Nuisances n°2, 1984 ; Jaime Semprun et René Riesel, Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable, Encyclopédie des Nuisances, 2009. Et pour l’approche critique : Jean-Marc Mandosio, Dans le chaudron du négatif, Encyclopédie des Nuisances, 2003.

[15Raoul Vaneigem, Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations, 1967

[16Voir également les analyses d’Henri Lefebvre

[17Lire à ce sujet les critiques de Max Vincent, par exemple « Du temps que les situationnistes avaient raison » (2007), « Cours plus vite, Orphée, Michéa est derrière toi » (2011) ou « De certains usages du catastrophisme » (2012) sur l’herbe entre les pavés

[18Serge Audier, L’âge productiviste. Hégémonie prométhéenne, brèches et alternatives écologiques, La découverte, 2019

[19Lire notre brochure Lois répressives et autres bagatelles anti-migratoires (1972-2023)

[20Lire notre brochure Lois répressives et autres bagatelles (1974-2022)

[21Voir nos analyses : « La démocratie sans laissez-passer » (novembre 2021), « Non-vaccinés : la fabrique d’un nouveau bouc émissaire » (janvier 2022), « Réflexions sur l’autoritarisme et l’extrême-droite » (février 2022) et l’éditorial de La nouvelle vague n°6 (juin 2022). A ce sujet, ne pas rater le rapport sénatorial « Crises sanitaires et outils numériques : répondre avec efficacité pour retrouver nos libertés » (juin 2021)

[22Lire notre brochure Lois répressives et autres bagatelles anti-migratoires (1972-2023)

[23La meilleure audience mensuelle depuis la création de la chaîne a été atteinte en novembre 2023

[24Pour cette position, lire Theodore Kaczynski, La nef des fous, en ligne

[25Voir par exemple Nicolas Bonanni, Que défaire ? Pour retrouver des perspectives révolutionnaires, Le monde à l’envers, 2022 chroniqué dans Courant Alternatif 323

[26« Le naufrage réactionnaire du mouvement anti-industriel »

[27Cette position semble celle des auteur-trices de la brochure « Le naufrage réactionnaire du mouvement anti-industriel » et nous semble très présente à l’extrême-gauche

[28Une lecture qui peut être inspirée par certains écrits de Pier Paolo Pasolini, et renouvelée par les analyses de Jean-Claude Michéa (voir Les mystères de la gauche, Climats) et tenue notamment dans différents textes de Pièces et main d’oeuvre, par exemple

[29Comme l’expliquait Engels dans De l’autorité en 1872 quoique pour en tirer des conclusions politiques opposées aux nôtres !

Appel à une grosse manifestation anticarcérale à BREST le 10 février 2024.

Publié le 2024-01-21 11:45:05

Nous vous invitons à venir nombreux et nombreuses à cette grosse manifestation anticarcérale, samedi 10 février (nouvel an chinois), 19h place Guérin à Brest.



 Appel à une grosse manifestation anticarcérale
à BREST le 10 février 2024.

31 décembre 2023. La préfecture du Finistère interdit tous rassemblements et manifestations aux abords de la place Guérin et de la maison d’arrêt de l’Hermitage. En cause, une mobilisation de la « mouvance radicale contestataire » susceptible de provoquer des troubles à l’ordre public.

Depuis bientôt dix ans, chaque 31 décembre, un cortège part de la place Guérin, après une cantine populaire pour rejoindre la maison d’arrêt. À cette occasion, un feu d’artifices est tiré en solidarité avec les personnes détenues.

Cette année, après avoir expulsé la salle de l’avenir au mois de juillet, la préfecture a disposé son bras armé pour empêcher la tenue du rassemblement du nouvel an et achever la mise au pas de la place Guérin : des flics en nombre à Saint-Martin comme aux alentours de l’Hermitage. Dans son arrêté, le préfet liste tous les éléments qui ont, ces derniers mois, perturbé le ronron d’une république gouvernant à coup de 49.3 : manifestations remuantes du dernier mouvement contre la réforme des retraites, émeutes suite à la mort de Nahel, dégradations lors du précédent cortège de nouvel an. Un fourre-tout pour caractériser un ennemi fantasmé : « la mouvance contestataire radicale »

Peut-être est-ce plus facile, pour nos garants de l’ordre, dont la prison est l’un des moyens les plus sûrs de perpétuation, de s’indigner de quelques tags sur des voitures d’une concession automobile, que de défendre leur politique carcérale. Quelques jours avant la nouvelle année sortaient les chiffres de surpopulation carcérale (200 % de taux d’occupation depuis décembre) qui s’ajoutent à la difficulté d’obtenir des soins et à la privation de liberté. La politique judiciaire française pousse de plus en plus de monde dans les griffes de l’administration pénitentiaire, que ce soit pour s’entasser dans les cellules ou expérimenter la prison à domicile sous bracelet électronique.

Pas de cortège ce 31 décembre, mais nous nous sommes retrouvées sur une place voisine pour une soupe. Et quelques personnes ont choisi d’aller tirer un feu d’artifices sur la place aux alentours de minuit.

MAIS,

Considérant, l’ampleur destructrice des politiques du pouvoir en place.

Considérant, qu’un élan de lutte est un puissant antidote à la morosité du moment

Considérant, qu’un feu d’artifices est une marque nécessaire de solidarité à l’égard des détenus et des détenues, mais aussi de leurs proches et familles qui subissent la politique carcérale.

Considérant, la nécessité de relever la tête, de nous réinventer et continuer à occuper l’espace public.

Considérant, que cet arrêté nous donne un prétexte pour casser le cadre informel de ce rassemblement annuel pour organiser une manifestation encore plus grande.

Considérant, qu’il ne convient d’appliquer aucun article, simplement montrer notre détermination à continuer les luttes.

Nous vous invitons à venir nombreux et nombreuses à cette grosse manifestation anticarcérale, samedi 10 février (nouvel an chinois), 19h place Guérin à Brest.

Des affiches et tracts pour faire la promotion de l’évènement :

Hanovre (Allemagne) : Switch off Autobahn GmbH

Publié le 2024-01-21 21:50:03

de.indymedia.org / vendredi 19 janvier 2024

Le 18 janvier, tôt le matin, un incendie s’est produit sur le site de la centrale de gestion de la circulation de Basse-Saxe, à Hanovre : une voiture d’Autobahn GmbH* a pris feu.

« Dans la nuit qui a suivi l’expulsion la Tümpel Town**, nous sommes sorti.es et avons livré aux flammes une voiture d’Autobahn GmbH.
Avec Autobahn GmbH, nous atteignons un objectif qui est responsable de nombreux écocides, expulsions d’occupations de forêts et destructions industrielles.
Par notre action, nous envoyons un signe de complicité à la lutte de la Tümpel Town et élargissons le terrain de la lutte.

Nous ne resterons tout de même pas passif.ves, en nous livrant entre les mains des sbires et d’un système répressif, meurtrier et raciste.
Nous trouvons notre réponse à la destruction dans l’attaque directe anonyme contre les conditions existantes et nous ne permettrons pas qu’on fasse de nous des personnes que l’on peut contrôler. Nous sommes partout ! Tümpel Town est partout !

En souvenir de Tortuguita, tué.e il y a un an par les flics dans la forêt d’Atlanta.
Profondément attaché.es aux luttes pour les forêts.

Switch off the system of destruction! »

 

Notes d’Attaque :
* l’entreprise, de propriété de l’État fédéral, qui gère les autoroutes allemandes.
** Littéralement « la ville de la mare ». C’est le campement construit en défense de la Leinemasch, une zone humide et boisée, en opposition à élargissement d’un voie rapide, dans le sud de Hanovre.

Portland (USA) : Des engins de chantier incendiés

Publié le 2024-01-21 21:55:03

Rose City Counter-Info / vendredi 19 janvier 2024

Des engins incendiés sur le chantier d’Urban Alchemy, dans le nord de Portland

Nous avons incendié des bulldozers et des excavatrices utilisés pour construire un autre site d’Urban Alchemy*, dans le secteur nord de Portland, où des personnes sans abri seront envoyées vivre derrière des clôtures grillagées et des barbelés, sous la menace de la violence et d’être virées.

Urban Alchemy dit qu’elle « fournit des stratégies complémentaires aux politiques et aux mesures de sécurité habituels » et, comme la police, ses employés ont constamment utilisés leur position pour intimider, rabaisser, voler et agresser sexuellement les personnes qui vivent derrière leurs clôtures.
Nous ne pensons pas que la destruction de leurs machines arrêtera le chantier pour longtemps, mais nous espérons de voir plus d’attaques offensives accompagner les stratégies de défense contre les expulsions et les évacuations.

Pour le site prévu, la ville payera 40 000 dollars par personne et par an, ce qui est beaucoup plus cher que de louer son propre appartement à chacune de ces personne.
Bien entendu, la municipalité est heureuse de payer plus pour les ghettoïser, en poussant les pauvres les plus visibles hors de vue, hors des pensées, isolé.es du reste de la ville, dans un coin industriel, derrière le centre de traitement des déchets de la ville.
Nous ripostons par le feu.

 

* Note d’Attaque : une association à but non lucratif qui « s’occupe » des personnes sans-abri pour le compte de différentes grandes villes américaines. Elle met en avant le fait d’employer des ancien.nes détenu.es, mais a fait l’objet de nombreuses critiques à cause de « bavures » de la part de ses employés.

Pourquoi nous collectifs de sans papiers n’appelons pas au 21/01 ?

Publié le 2024-01-21T10:06:22+01:00

Pourquoi nous collectifs de sans papiers n’appelons pas au 21/01 ?
Communiqué commun des collectifs de sans papiers franciliens – La lutte continue ! Les immigrés s’organisent et ripostent !

Le 14 janvier, des manifestations réussies sur tout le territoire

Les manifestations du 14 janvier ont été initiées par les collectifs des Sans-papiers de région Parisienne et organisées avec 500 organisations dont beaucoup de structures locales.

Les initiatives dans une trentaine de villes ont impliquéplus de 40 000 personnes.

Ces manifestations du 14 ont montré qu’il existait une riposte unifiant les personnes sans-papiers et celles et ceux Françaises et immigrées qui ont des papiers. Elles ont montré par leur nombre et la nature de la mobilisation que quelque chose se passait.
Ce mouvement s’est levé dès le soir du vote, le 19 décembre.

Dans ce contexte, l’organisme SINGA a organisé une réunion avec une série d’organisations. Nous, collectifs, n’y étions pas conviés. Il en est sorti un premier appel demandant au président Macron de ne pas promulguer la loi.
Ce texte ne mentionnait aucune des revendications pour lesquelles nous nous battons depuis des années. Aucune référence à nos luttes. Aucune initiative n’était proposée.

Face à cette carence, nous avons proposé aux organisations regroupées dans les réseaux de l’UCIJ et de la Marche des Solidarités une réunion pour le 22 décembre. À cette réunion ont participé une centainede personnes représentant une soixantaine d’organisations, de collectifs, d’associations, de syndicats.

La date du 14 janvier y a fait l’objet d’un consensus majoritaire. Un appel a été élaboré dans lequel tous les présents ont pu intervenir, y compris des organisations qui, par la suite n’appelleront pas au 14. Cet appel, amendé, a été soumis à signature à partir du 27décembre. Les signatures ont commencé à affluer.

Alors que des centaines d’organisations avaient déjà signé, alors que des initiatives étaient programmées dans des dizaines de villes, nous avons appris avec surprise, le 7 janvier au soir, cet appel de 201 personnalités pour le 21.
Dans cet appel, parrainé par plusieurs organisations nationales, tout comme pour l’appel initié par SINGA le 20 décembre, aucune de nos revendications historiques n’était reprise ; aucune référence aux luttes et aux grèves en cours.

En revanche. alors que nous n’avions été associés ni aux réunions, ni à la rédaction de l’appel, ni au choix de la date, les délégués des collectifs ont commencé à être sollicités individuellement pour signer l’appel pour le 21.Et cela alors même que nous étions tendus pour organiser le succès du 14 janvier.

Donc, si on comprend bien, une fois le gâteau préparé et la date pour le présenter décidée, nous sommes invités à le servir et à l’embellir par notre participation.Nous devions être « la cerise sur le gâteau », comme on dit. Dans cette démarche, nous nous sommes sentis trahis et non respectés.
En région parisienne, les manifestations pour le 21 janvier ont été organisées en marge des premiers concernés et en concurrence avec les manifestations du 14 janvier. Heureusement ce n’est pas la logique qui domine dans de nombreux endroits. Mais là où il faut construire une unité de lutte, les initiateurs de l’appel du 21 ont semé les graines de la division avec celles et ceux qui se battent depuis des mois contre cette loi raciste.

Pour nous, la lutte pour l’égalité des droits dans la société doit se traduire par l’égalité des droits dans l’organisation de la lutte elle-même.

Dans ces conditions, nous avons décidé de ne pas participer à cette manifestation parisienne du 21 janvier, par dignité et pour dire que la lutte ne peut gagner sans les premiers et premières concerné-es.
Mais aussi pour dire que cette loi est bien une loi raciste et xénophobe contrairement à ce que certaines organisations oublient de dire. Ce racisme et cette xénophobie qu’on doit combattre jusqu’au retrait totalde la loi.

Le combat ne s’arrêtera pas là, on ne peut ni ne doit revenir à la situation antérieure, l’immigration n’est ni le problème ni même un problème et il faut imposer l’égalité des droits pour toutes et tous, la régularisation de toutes et tous les sans-papiers.

Nous appelons donc chacun et chacune à nous rejoindre pour une grande nouvelle journée de lutte le samedi 3 février.

Nous serons aussi au rassemblement du25 janvier devant le Conseil Constitutionnel, pas parce que nous attendons sa décision mais pour dire à Macron que nous serons sur sa route.

La CSP75, la CSP Montreuil, les Gilets Noirs en lutte, le Collectif Schaeffer d’Aubervilliers, la CSTP Vitry, Droits Devant, la CSP 17ème, la CSP 93