Vive l'Anarchie - Semaine 04, 2020

Sommaire

Rennes : Contre les conférences des cathos intégristes d’Alliance Vita – 13 janvier 2020

Publié le 2020-01-27 01:26:06

Lundi 13 janvier 2020 à Rennes, une centaine de personnes, dont certaines cagoulées, ont fait irruption vers 20h dans l’Auditorium de la Maison des Associations, où se tenait une conférence organisée par les réactionnaires d’Alliance Vita, association homophobe et anti-avortement fondée en 1993 par Christine Boutin.
Après avoir appelé les flics, Alliance Vita a été contrainte d’annuler sa conférence.
Quatre plaintes ont été déposées par l’association pro-vie Alliance Vita et trois de ses militants, dont un qui a été blessé, après le sabotage de leur conférence par des militant.e.s féministes et LGBT. La Maison des associations a aussi porté plainte contre X pour un vol de matériels « après l’intrusion ».

«Nous étions huit adhérents d’Alliance Vita à l’intérieur de la salle quand les opposants sont entrées (…) a raconté le délégué départemental de l’association. Il y a eu des coups. Deux d’entre nous ont aussi reçu du gaz lacrymogène. Et tous nos documents prévus pour la formation ont été jetés ou détruits. La soirée a finalement dû être annulée». Une patrouille de police est restée jusqu’au départ des manifestants, peu après 21h. Il n’y a eu aucune interpellation mais selon le délégué «trois» adhérents ont porté plainte «à titre personnel». «L’un de nos adhérents, blessé, a trois jours d’ITT (incapacité temporaire de travail)». Toujours selon cet adhérent, une «plainte» devrait être déposée par le siège national d’Alliance Vita.

L’association Alliance Vita, association signataire de l’appel à la manif « Marchons Enfants » du dimanche 19 janvier à Paris et membre de LaManifPourTous, a réservé l’auditorium de la Maison des Associations pour tenir des conférences les 13, 20 et 27 janvier ainsi que le 3 février 2020. Cette association, qui se mobilise notamment contre le mariage pour tous, la PMA ou la GPA, devait organiser ces quatre soirées de conférences sur le thème « Quel sens à la vie ? ».

« Nous avions réservé une salle à la maison des associations de Rennes depuis l’automne, pour trois lundis en janvier et un en février, précise le délégué départemental d’Alliance Vita en Ille-et-Vilaine. Nous ne savons pas encore comment les trois autres réunions vont pouvoir se tenir… » Sur les réseaux sociaux, les opposants d’Alliance Vita annoncent déjà qu’ils tenteront d’empêcher la tenue des trois autres soirées dans cette salle municipale.

Matos de propagande des « pro-vie » détruit

[Repris de la presse locale, 14.01.2020]

Portugal : Le compagnon Gabriel Pombo Da Silva arrêté

Publié le 2020-01-27 19:44:06

Round Robin / dimanche 26 janvier 2020

La cavale du compagnon anarchiste Gabriel Pombo Da Silva est terminée. Après environs un an et demi de clandestinité, il a été arrêté au Portugal, dans la matinée de samedi 25 janvier. Malgré un mandat d’arrêt international pour un théorique résidu de peine d’une dizaine d’année (une vengeance personnelle transformée en « détail juridique »), Gabriel a continué à porter sa contribution à la lutte anarchiste, avec ses écrits.

En ce moment il est enfermé dans un commissariat de la ville de Porto ; lundi 27 il passera au tribunal où sera débattue sa possible extradition vers l’Espagne. Il va bien et est assez calme, malgré tout. Plus de nouvelles suivront.

Liberté pour Gabriel Pombo Da Silva !
Liberté pour tou.te.s !
Vive l’anarchie !

Italie : Des nouvelles de quelques compas frappés par la répression

Publié le 2020-01-27 22:43:04

Opération Prometeo (et affaire de Gênes) : des nouvelles de Beppe

Round Robin / dimanche 26 janvier 2020

Comme on le sait, justement quand on entrevoyait des possibilités positives aussi pour Beppe [en détention préventive suite à l’opération Prometeo ; NdAtt.], étant donné que la libération de Robert avait montré l’inconsistance des accusations, le compagnon a été chargé d’une nouvelle accusation, pour une attaque qui a eu lieu à Gênes.
Son avocat nous a faut savoir qu’il y a eu l’audience du Juge des libertés et de la détention, pour cette deuxième affaire. Il reste en prison, mais le tribunal chargé de l’affaire est desormais celui de Gênes, Beppe devra donc avoir aussi une audience devant le JLD de cette ville. […]

Il a à nouveau droit à des parloirs (qui lui avaient été suspendu). Il a à nouveau le droit de passer des coups de fil à sa sœur.

Pour lui écrire :

Giuseppe Bruna
C. C. di Pavia
Via Vigentina, 85
27100 – Pavia (Italie)

et n’oublions pas Natascia, elle aussi emprisonnée pour l’opération Prometeo

Natascia Savio
C. C. di Piacenza
Strada delle Novate, 65
29122 – Piacenza (Italie)

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Opération Panico : Giova est libre !

Round Robin / dimanche 26 janvier 2020

Le 24 janvier, Giova est sorti d’assignation à résidence (arrestation à la maison). Après environs 15 mois de prison et 8 d’arrestation chez lui, il est maintenant libre, avec l’obligation de résidence dans la ville de Florence.

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Deux des trois compas arrêtés le 20 septembre libérés de leurs assignations à résidence

Round Robin / dimanche 26 janvier 2020

Uzzo et Patric ont été libérés eux aussi de l’assignation à résidence. Amma reste en assignation à résidence (emprisonné chez lui).

Saint-Etienne (Loire) : Google repeint après le passage de la manif – 24 janvier 2020

Publié le 2020-01-28 00:49:05

Ce vendredi 24 janvier, le siège de la multinationale du numérique Google a pris quelques couleurs après le passage de la manifestation contre la réforme des retraites…

Google s’est implanté en juillet 2019 en plein centre-ville de Saint-Etienne en ouvrant un local sur la place Jean Moulin. L’entreprise avait ouvert des « ateliers numériques » dans trois autres villes: à Rennes, Nancy et Montpellier. A Saint-Etienne (comme ailleurs), son but est « de former la population au numérique : 12 000 stéphanois la première année ». Pour l’été 2019, l’entreprise avait axé ses « formations » sur la recherche d’emploi avec des ateliers en partenariat avec OpticRH, Ten Emploi ou Awaie. »

[Vu sur le réseau social twitter]

Marly (Moselle) : Les chasseurs enragent

Publié le 2020-01-29 09:35:05

Le Républicain Lorrain / mardi 28 janvier 2020

Les chasseurs adjudicataires de la chasse sur le ban de Marly, ont tiré… une sale tête, mardi 21 janvier. L’objet de leur colère ? La destruction de deux miradors de battue, à proximité de la voie rapide, dans un endroit qu’il faut bien connaître car il n’est pas évident à trouver.
Une suite de destructions répétées, dans d’autres endroits de la commune.

Les chasseurs sont exaspérés et ne désespèrent pas de trouver ceux qui ont perpétré cet acte gratuit. Récemment, grâce à des appareils photo dissimulés, ils ont trouvé trois coupables, deux de Marly, un de Cuvry qui ont détruit pour le plaisir. Leurs parents ont payé les dégâts… […]

Farébersviller (Moselle) : Trois arrestations pour l’attaque groupée de la caserne de gendarmerie – 20/21 janvier 2020

Publié le 2020-01-29 09:35:06

Dans la nuit du 4 au 5 janvier, un groupe de jeunes a attaqué la caserne de gendarmerie de Farébersviller (Moselle) à coups de pierres et de mortiers.

Dix à quinze jeunes, le visage masqué, ont attaqué vers 1h30 du matin la caserne de la gendarmerie, plus précisément là où se trouvent les logements de fonction des militaires. Ils ont lancé des pavés et des mortiers de feux d’artifice en direction des habitations tout en insultant les policiers et en criant « venez nous chercher«  selon une source judiciaire. Des gendarmes réveillés par le bruit et des membres de leurs familles ont assisté à la scène depuis les fenêtres.

Les jeunes sont ensuite partis en direction de la cité de Farébersviller, et quelques minutes après l’attaque des poubelles se sont embrasés dans le quartier. Selon une source judiciaire, le but des assaillants était semble t-il d’attirer les gendarmes dans un guet-apens. 

Malheureusement, on apprend le 23 janvier que « trois Farébersvillois, âgés de 18 à 20 ans ont été interpellés en début de semaine et devaient être présentés en comparution immédiate au tribunal de Sarreguemines mercredi. En raison de la grève des avocats, l’affaire a été renvoyée en mars. Les jeunes ont été laissés libres et placés sous contrôle judiciaire. Deux d’entre eux ont été confondus par des traces ADN retrouvées sur les lieux (sur les pavés?, NdSAD), le troisième sur témoignage ».

[Repris d’articles de journaflics, 7 et 23.01.2020]

Toulouse : Les caméras nous font scier, un mât c’est tout – 25 janvier 2020

Publié le 2020-01-29 09:36:08

« Elles sont de plus en plus nombreuses à Toulouse et ne font pas l’unanimité ». Elles, ce sont les caméras qui prolifèrent partout pour ne laisser aucun espace sans surveillance.

Samedi 25 janvier, peu après 20h, l’une d’entre elles a eu son mât scié à la disqueuse.

Un individu, le visage masqué et équipé d’une disqueuse thermique, s’est attaqué à la caméra située à l’angle du cheminement Christophe-Gluck et du cheminement Louis Auriacombe dans le quartier de la Reynerie.

Personne n’a été interpellé.

[Repris des journaflics locaux de laDépêche]

Bobigny (Seine-Saint-Denis) : La permanence du politicien PS cramée – 24 janvier 2020

Publié le 2020-01-29 09:36:08

Dans la nuit du 23 au 24 janvier, le local de campagne de Fouad Ben Ahmed, candidat du parti socialiste aux élections municipales à Bobigny (Seine-Saint-Denis), a été incendié.

Le feu s’est déclaré vers 4h dans ce local au rez-de-chaussée installé avenue Jean Jaurès à Bobigny. « La cafetière, le cahier d’émargement, le canapé ont brûlé, le plafond est carbonisé », décrit Fouad Ben Ahmed. « Le feu a été provoqué, selon les pompiers, grâce à l’aide d’un liquide inflammable », dit-il.

L’équipe de Fouad Ben Ahmed recherche dorénavant de nouveaux locaux puisque celui-ci est impossible à utiliser actuellement.

Le candidat pour la liste « Poing Commun » est également premier secrétaire de la section du Parti socialiste à Bobigny.

 

[Repris des journaflics, 24.01.2020]

Kiev (Ukraine) : Incendie d’une pelleteuse d’une entreprise qui détruit la foret

Publié le 2020-01-29 09:37:07

Anarchist Fighter / dimanche 26 janvier 2020

Dans la nuit du 26 janvier, une pelleteuse de l’entreprise de constructions « Atlant » a été incendiée, dans le village de Novosilki, dans la région de Kiev.

Ce promoteur immobilier avait coupé des arbres sur le site naturel de Teremki. Cela a été dénonce par des militant.e.s et des médias locaux.

Le groupe de défenseurs de la Nature déclare :

Vous avez coupé les arbres pour votre projet immobilier et ravagé une partie du parc national de Holosiyv. Nous détruirons vos biens et aussi ceux d’autres entreprises comme vous. C’est parce que vous ne comprenez que le langage de la force et du feu. Ainsi, vous, et les ordures comme vous, entendrez cette voix.

Les gens, détruisez toutes les menaces pour la nature, avec votre propre force.
Brûlez, battez, écrasez !
Luttez et gagnez !

La Nouvelle Jeunesse

De l’Île-de-France à la Vaucluse : visites aux permanences électorales

Publié le 2020-01-29 09:37:07

Vigneux (Essonne) : La permanence du maire perd ses vitres

Le Parisien / mardi 28 janvier 2020

Une plaque de contre-plaqué recouvre la vitrine brisée. Très tôt ce mardi matin, la devanture de la permanence de campagne de Thomas Chazal, maire (LR) sortant de Vigneux-sur-Seine, a été vandalisée. Deux individus, au moins, s’en sont pris à ce local situé place Anatole-France, en face du marché couvert de la commune, et inauguré le 15 janvier dernier.

« […] Les impacts sur la vitre montrent que ces personnes ont utilisé un outil spécifique. Ce n’était pas improvisé. Malheureusement, le quartier n’est pas encore équipé en caméras de vidéosurveillance. Rien n’a été volé dans la permanence et je pense que personne n’est entré. Ils se sont juste contentés de casser », souffle encore ce proche de Thomas Chazal. […]

En novembre dernier, un premier incident avait marqué la campagne des élections municipales à Vigneux. Le candidat Benjamin Cauchy (DLF), accompagné du député (DLF) Nicolas Dupont-Aignan, avait été la cible de jets d’œufs et de farine lors d’une visite sur le marché. La semaine dernière, c’est la permanence d’Emmanuelle Beauchage, tête de liste LREM aux municipales à Draveil, qui avait été la cible de jets de pierre.

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Sault (Vaucluse) : On n’aime pas le politicien

La Provence / mardi 28 janvier 2020

Dans la nuit de samedi à dimanche, la façade et l’entrée du local abritant la permanence du député LR Julien Aubert, situé en plein coeur du village de Sault (Vaucluse), rue du Club, ont subi des dégradations. Des insultes ont été inscrites sur le mur et la plaque comportant les coordonnées du député a été arrachée et volée. […]

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Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) : Jamais deux sans trois

actuSeine-St-Denis / lundi 27 janvier 2020

Alors que la campagne municipale bat son plein à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le local de campagne du candidat La République en Marche (LREM) a été vandalisé pour la troisième fois.
Dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 janvier 2020, des individus se sont encore une fois amusés à jeter de la peinture jaune sur la devanture du local de campagne du candidat Alexandre Aidara.

Berlin (Allemagne) : Une pelleteuse taguée, ses serrures engluées

Publié le 2020-01-29 11:27:06

de.indymedia.org / mercredi 22 janvier 2020

Ces derniers jours, nous avons décidé que nous ne voulions plus rester les bras croisés et assister à la façon dont notre habitat est restructuré sans égard pour les humains et pour la nature. Nous avons englué les serrures des deux pelleteuses et les avons souillées avec de la peinture, sur le Weigandufer [une voie qui longe un canal traversant le sud de la ville ; NdAtt.] à Berlin-Neukölln.

A ce propos, nous voulons faire remarquer que les berges n’ont pas seulement été un refuge pour les insectes et les oiseaux, qui pendant longtemps ont pu se développer librement ensemble. Les chemins derrière les hauts buissons et les arbres n’étaient pas visibles de la rue et offraient donc également la possibilité de boire une bière, de se promener ou de trouver un endroit pour dormir sans être observé par les flics et la police municipale. L’idée selon laquelle les lieux qui ne peuvent pas être rapidement et facilement contrôlés par la police sont dangereux est utilisée comme justification aussi dans le cas des berges. Ici aussi, un autre petit repaie florissant est remplacé par une architecture sécuritaire grise et contrôlable. La seule question est : dangereux pour qui ? Pour le portefeuille des investisseur.euse.s, peut-être ? Ce sont elles/eux qui ont peur que des chiens errants, des groupes de personnes qui n’ont pas l’air branché, jeune et riche, ainsi que des sans-abri réduisent leurs profits dans ce secteur. Les personnes qui ne peuvent plus se permettre l’augmentation des loyers dans les quartiers devraient être éloignées.

Nous ne voulons pas demander aux politicien.ne.s de faire quelque chose pour nous, parce qu’elles/ils ont constamment prouvé qu’ils/elles sont du côté du capital et non du côté des gens.

Nous ne pensons pas que sans elles/eux, nous devrions assister impuissant.e.s à la transformation continue de nos quartiers en forteresses sûres pour les profiteur.euses.s de ce système. Parce que notre sentiment d’impuissance est leur plus grande force.

Nous ne voulons pas être contrôlables, mais décider par nous-mêmes, au sein de communautés émancipatrices, de la façon dont nous concevons notre espace de vie – sauvage et coloré !

Pour plus d’abris pour moineaux et moins d’hôtels Adlon [hôtel de luxe de Berlin ; NdAtt.] !

Anarchistes

Roubaix (Nord) : Péter la BNP, mais faire gaffe aux condés – 27 janvier 2020

Publié le 2020-01-29 12:34:08

Dans la nuit du 26 au 27 janvier à Roubaix (Nord), l’agence de la BNP en face de l’Hôtel de Ville s’est pris des coups aux alentours de 00h30, et un gros impact est visible sur la porte d’entrée en verre.

Malheureusement, une patrouille de police municipale circulait non loin de là et a aperçu l’individu taper pour des raisons bien trop connues sur la banque. L’homme de 48 a fini en garde à vue.

[Repris de la Voix du Nord, 27.01.2020]

Brest (Finistère) : La Maison Diocésaine reçoit d’la visite – 27 janvier 2020

Publié le 2020-01-29 12:35:05

Le bâtiment de la Mission Saint-Luc, situé rue Charles-Le-Moult à Brest, a été pris pour cible dimanche 27 janvier 2020. Des slogans tels que « Jésus est né d’une PMA » ou encore « L’obscénité c’est notre vie » ont été tagués sur la façade et de l’huile de vidange projetée sur les portes. Les serrures ont également été sabotées.

C’est le diocèse de Quimper et Léon qui est responsable du site. Cette attaque fait suite à deux rencontres qui ont eu lieu dans le cadre de formations de bioéthique, souligne-t-il.
« La Mission Saint-Luc accueille en effet régulièrement des groupes et met à leur disposition des salles de réunions ». Il s’agit en l’occurrence de conférences organisées par Alliance Vita, qui a du en annuler une à Rennes les jours précédents, après une intrusion d’une centaines de personnes.

Décision a été prise de fermer la maison diocésaine durant quelques jours, « le temps de réparer et nettoyer les dégâts commis et protéger les jeunes accueillis ».

« Une précédente rencontre, lundi 20 janvier, avait été perturbée par une soixantaine de personnes qui avaient tenté de s’y opposer. Alliance Vita avait dû faire appel à la police pour calmer le jeu », rapporte Mgr Laurent Dognin, évêque de Quimper et Léon.

En septembre 2019, plusieurs tags relatifs à la question de la procréation médicalement assistée (PMA) et hostiles à l’Église catholique avaient été inscrits sur les murs de la façade de la maison du diocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo.

[Repris des journaflics locaux, 27.01.2020]

Nice (Alpes-Maritimes) : Evasion groupée du centre de rétention – 25 janvier 2020

Publié le 2020-01-29 12:35:12

Six sans-papiers originaires du Maghreb, retenus au CRA dans l’enceinte de la caserne Auvare, située à l’est de Nice, sont parvenus à se faire la belle ce samedi 25 janvier, vers 1 heure du matin.

« Les évadés ont profité d’un système d’alarme défectueux qui ne s’est pas déclenché quand ils ont scié le barreau d’une fenêtre. »

On leur souhaite une bonne cavale… jusqu’à la destruction de tous les murs et de toutes les frontières!

Le 1er octobre 2019, trois migrants étaient parvenus à s’évader.
En mars 2018, cinq sans-papiers s’étaient volatilisés à l’aide d’une corde. Un seul, un Algérien de 23 ans, avait été malheureusement rattrapé.

[Repris des journaflics locaux, 28.01.2020]

Brest et Rennes : Les soirées des réacs ne se passent pas comme prévu

Publié le 2020-01-29 12:36:07

Brest (Finistère) : L’obscénité c’est notre vie

La Croix / mardi 28 janvier 2020

Le bâtiment de la Mission Saint-Luc, à Brest (Finistère), a été victime de vandalisme dimanche 26 janvier. Des inscriptions dégradantes (« Jésus est né d’une PMA ») et des menaces de mort (« I hope you die ») ont été taguées pendant la nuit sur les murs. Les serrures ont été vandalisées avec de l’huile de vidange ou des clés cassées. L’une des salles du centre devait accueillir, le lendemain, lundi 27 janvier, une conférence vidéo sur la bioéthique, organisée par le mouvement pro-vie, Alliance Vita.

« Une précédente rencontre, lundi 20 janvier, avait été perturbée par une soixantaine de personnes qui avaient tenté de s’y opposer. Alliance Vita avait dû faire appel à la police pour calmer le jeu », rapporte Mgr Laurent Dognin, évêque de Quimper et Léon. […]
La réunion, transférée dans un autre lieu de Brest, s’est finalement déroulée sans difficulté. Elle s’inscrit dans un cycle de visioconférences de l’Université de la vie, proposé par Alliance Vita. […]

À Rennes, une autre visio-conférence avait dû être annulée le 13 janvier, en raison de l’irruption d’une centaine de personnes dans l’auditorium de la Maison des associations, se revendiquant de mouvements féministes et LGBT. La police était intervenue pour évacuer les militants. Les gestionnaires du site, qui devait accueillir le cycle de l’Université de la vie, avaient préféré dénoncer leur contrat de mise à disposition passé avec Alliance Vita, après avoir reçu des renseignements de la préfecture indiquant que de nouvelles actions étaient envisagées lors des réunions des 20 et 27 janvier.

En septembre 2019, plusieurs tags relatifs à la question de la procréation médicalement assistée (PMA) et hostiles à l’Église catholique avaient été inscrits sur les murs de la façade de la maison du diocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo.

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Rennes : On a vu de la lumière, alors on est rentré.e.s

Ouest-France / mardi 14 janvier 2020

Une centaine de personnes, certaines encagoulées, ont empêché l’association Alliance Vita , connue pour son positionnement anti-PMA et mariage pour tous, d’organiser une soirée sur le thème « Quel sens à la vie ? », ce lundi 13 janvier, à la maison des associations de Rennes. Du gaz lacrymogène aurait été utilisé, des documents de l’association détruits.

La délégation d’Ille-et-Vilaine de l’association Alliance Vita organisait lundi 13 janvier à partir de 20 h 15, à la maison des associations de Rennes, la première des quatre soirées de conférences prévues en janvier sur le thème « Quel sens à la vie ? ».

Une soirée qui n’a pas pu avoir lieu : vers 20 h, près de cent personnes, appartenant à différents mouvements de gauche ou d’extrême gauche, certaines encagoulées, sont arrivées sur place avec pour objectif d’empêcher la tenue de la réunion. Alertée, une patrouille de police est rapidement intervenue et est restée jusqu’au départ des manifestants peu après 21 h. Lundi soir, il n’y a eu aucune interpellation.

Alliance Vita se revendique en association « d’aide aux personnes confrontées aux épreuves de la vie » qui œuvre à la « sensibilisation du public et des décideurs à la protection de la vie humaine ». Ces dernières années, Alliance Vita a notamment participé aux manifestations contre l’ouverture du mariage aux couples homosexuels, contre l’extension de la PMA (procréation médicale assistée) et la légalisation de la GPA (gestation pour autrui) et mené aussi des campagnes d’information sur la fin de vie. Récemment, une campagne d’affichage à Paris a été décriée.

« Nous étions huit adhérents d’Alliance Vita à l’intérieur de la salle quand nos opposants sont entrés. Nous étions arrivés vers 20 h, pour préparer la salle et accueillir la centaine de personnes inscrites », explique le délégué départemental d’Alliance Vita. Nous n’avons pas pu faire grand-chose. Deux d’entre nous ont reçu du gaz lacrymogène. Et tous nos documents prévus pour la formation ont été jetés ou détruits. La soirée a été annulée. »

L’action a été revendiquée par au moins deux collectifs militants homosexuels LGBTI (lesbienne, gay, bisexuelle, trans, queer, intersexe) et féministes qui considèrent Alliance Vita comme un mouvement d’extrême droite. [bah, ouais, ce sont des réacs ; NdAtt.] « Nous le rappelons, Alliance Vita milite contre l’avortement, le mariage homosexuel et la PMA. C’est pourquoi une centaine de personnes se sont retrouvées pour manifester leur mécontentement face à la tenue d’une telle réunion, revendique le collectif Noustoutes.org 35, dans un communiqué diffusé ce mardi matin. Car ces idées ne s’arrêtent pas à des mots mais ont de réelles conséquences sur la vie des femmes et personnes LGBTI. Humiliations, négation de droits, discriminations, agressions physiques et verbales ont lieu tous les jours. »

Hambourg (Allemagne) : Du feu pour Telekom. Salutations aux personnes en prison et en cavale

Publié le 2020-01-29 14:26:06

de.indymedia.org / mardi 28 janvier 2020

Nous pensons à vous.
Ceux/celles d’entre vous qui ont dû tout laisser derrière soi pour échapper aux griffes de l’État. Nous pensons à la peur que vous avez dû éprouver, lorsque vous avez réalisé que quelque chose avait mal tourné et que leurs limiers étaient à vos trousses. Aux maux d’estomac et au pouls qui battaient vite, quand vous avez dû laisser derrière vous votre environnement familier et votre maison, avec ou sans vos bagages, pour fuir contre votre gré vers un avenir incertain. Aux cœurs brisés que vous et vos proches, familles et ami.e.s portez en vous.

Et aussi à vous : celles/ceux qui ont été capturé.e.s. Ceux/celles qui ne peuvent voir le monde que sous la forme d’cour intérieure, à travers des barreaux . Dont la vie consiste dans le claquement des clés de la part de maton.ne.s répugnant.e.s et dans leur froideur bureaucratique. Dont le contact avec ses proches a lieu pour une courte durée et toujours sous les yeux des ennemi.e.s de la liberté.
Vous et votre histoire, vous êtes avec nous lorsque nous agissons.

Lorsque quelqu’un.e regarde le monde et ses contraintes, visibles et invisibles, il est difficile d’échapper à sa propre impuissance. Remettre en question le désespoir des conditions existantes, et encore moins les changer, semble trop souvent vraiment trop difficile. Mais qui parvient à se soustraire à leur apparente supériorité et fait un pas vers l’attaque se rendra compte que l’être humain ne peut éprouver un sentiment de liberté qu’en détruisant ce qui enlève la liberté.

Ainsi, hier soir, nous avons été libres pendant un court instant lorsque le briquet a allumé l’engin incendiaire et un véhicule de Telekom à été incendié dans le quartier de Wandsbek [quartier du nord-est de la ville de Hambourg ; NdAtt.]. Les raisons pour lesquelles nous avons choisi Deutsche Telekom comme cible ont été très bien expliquées par des compas de Berlin.

« Les nouvelles technologies et l’accès numérique à notre vie qui y est associé permettent des nouvelles techniques de gouvernement, plus subtiles. Les milliers de données qui sont produites chaque jour ont pour but de rendre toute action calculable et contrôlable. Avec la « prévision policière », le flic clairvoyant, a été créé un outil qui trie les gens selon des stéréotypes, en créant ainsi les criminel.le.s de l’avenir. Ces technologies sont intégrées dans la restructuration des villes, qui deviennent des « Villes intelligentes », dont la mise en œuvre par des entreprises telles que Deutsche Telekom, qui travaille constamment sur des projets d’infrastructure 5G ou des systèmes de trafic intelligents, des lampadaires intelligents, la gestion des déchets et bien plus. Toutefois, il ne s’agit pas du tout de permettre une vie meilleure pour tout le monde, mais de permettre l’idée totalitaire d’un contrôle complète de la ville et de sa population, à travers des solutions pratiques. »

Nous nous précipitons à travers la ville, avec des perles de sueur sur le front, pour échapper au destin qui a frappé les clandestin.e.s et les prisonnier.e.s.

Il y a trop de cas de violence de la part des puissants, qui nous laissent stupéfait.e.s. Ce sont des histoires qui font bouillir notre sang dans nos veines et nous obligent à agir.
Il y a deux jours, à Hambourg, un jeune a détruit plusieurs scooters électriques, en les jetant de ponts ou d’escaliers ou en les incendiant. Un scooter électrique n’est rien d’autre qu’une chose agaçante et polluante, qui contribue à transformer ce monde en une « Smart city ». Un objet, rien de plus. Mais un juge de Hambourg a apparemment vu les choses différemment et a placé le jeune destructeur en détention préventive. Avec quelle facilité perverse quelqu’un, juste parce qu’il en a le pouvoir, fait emprisonner une autre personne.
Un autre jour à Berlin : les flics berlinois sont appelés pour une opération sur la Boxhagener Platz, à Friedrichshein. Ils prennent d’assaut un appartement. Un flic tire. Maria meurt. Un être humain a été tué ! C’est une tragédie incroyable. Quelque chose qui ne devrait jamais arriver. Mais les puissant ont décidé que Maria était en état de confusion mentale, droguée, ou mieux encore les deux à la fois, ce qui justifie sa mort. Parce que, dans le doute, la vie ou la liberté d’un flic compte toujours plus. Ces deux histoires ne sont qu’une fraction de ce que sa violence des puissants fait chaque jour. Ils trouvent que ça va de soi de tuer et enfermer afin de garantir leur domination.

Il convient donc d’accorder d’autant plus d’attention aux histoires qui échappent à leur violence, quand il y a une réponse. Que ce soit le 25 janvier à Connewitz [lors de la manif en solidarité avec les personnes qui passent à procès pour Indymedia Linksunten, il y a eu des échauffourées avec une douzaine de flics blessés, dans ce quartier de Leizpg, ou dans un autre limitrophe, selon un commentaire sur de.indymedia ; NdAtt.] ou de temps en temps sur la place centrale de Friedrichshein [quartier populaire de Berlin ; NdAtt.]. Les histoires de la forêt de Hambach parlent elle aussi une langue de liberté. Tout comme les vitres brisées chaque semaine et les nuits incendiaires, dans les pays germanophones. Les révoltes actuelles dans le monde entier, comme au Chili, en Iran ou les journées toujours enflammées en France, donnent elles aussi des raisons d’espérer.

Nous envoyons des salutations révoltées aux FAZ [Feministische Autonomen Zellen, réseau de groupes d’attaques féministes, qui a commencé ses activité avec une attaque à Friburg-en-Brisgau, en août 2019 ; leur communiqué, en allemand, ici ; NdAtt.] et beaucoup de force au projet anarcho-féministe L34 à Berlin.

Amour et espoir pour les personnes en prison et en clandestinité.
Liberté pour les trois de la Parkbank.
Anarchie

Allemagne : Communiqués de revendication de diverses attaques – Fin janvier 2020

Publié le 2020-01-29 23:32:05

Hambourg : Feu pour Telekom. Salutations aux personnes en prison et en cavale

Nous pensons à vous.
À vous qui avez dû tout laisser derrière vous pour échapper aux griffes de l’État. Nous pensons à la peur que vous avez dû avoir lorsque vous avez compris que quelque chose clochait et que leurs limiers étaient sur vos talons. Aux maux de ventre et au pouls qui s’accélère lorsque vous avez dû quitter, avec ou sans bagages, votre environnement familier et votre chez-vous pour chercher involontairement refuge dans un avenir incertain. Aux coeurs brisés, que vous et vos êtres chers, vos familles et ami-e-s portez en vous.
Et à vous aussi, qui avez été pris. Qui ne pouvez regarder le monde qu’à travers des barreaux dans la cour grise entourée de murs. Dont la vie se compose du cliquetis des clefs des horribles maton-ne-s et de leur froideur bureaucratique. Où le contact avec les êtres chers est limité dans le temps et se déroule sous les yeux des ennemis de la liberté.
Vous et votre histoire êtes avec nous quand nous agissons.
Lorsqu’on considère le monde et ses contraintes visibles et invisibles, il est difficile d’échapper à l’impuissance. L’absence d’espoir dans le fait de secouer les rapports existants, sans même parler de les changer, semble trop souvent infiniment difficile. Pourtant, lorsqu’on parvient à échapper à leur apparente suprématie et à faire un pas vers l’attaque, on remarque que l’on ne peut éprouver un sentiment de liberté qu’en détruisant ce qui dérobe la liberté.

La nuit dernière [27 au 28 janvier], nous avons ainsi été libres pour un court moment, quand le briquet a allumé le dispositif incendiaire et qu’un véhicule de Telekom a été livré aux flammes dans le quartier de Wandsbek. Les motifs pour lesquels nous avons pris la Deutsche Telekom pour cible ont été fort bien développés par des compagnon-ne-s de Berlin.

„Les nouvelles technologies, et l’emprise numérique sur notre vie qui va de pair, permettent de nouvelles et plus subtiles techniques de gouvernance. Les dizaines de milliers de données produites chaque jour doivent rendre l’agir prévisible et contrôlable. Avec la police prédictive, flic prévoyant, a été créé un instrument pour classer des personnes selon des stéréotypes et créer les coupables de demain. Ces technologies sont aussi incoporées dans la transformation des villes en smart city, à la mise en oeuvre desquelles des entreprises comme Deutsche Telekom travaillent inlassablement avec des projets d’infrastructures 5G, des systèmes “smart” de transports, d’éclairage, de gestion des ordures, etc. Ceci n’est absolument pas destiné à assurer une vie meilleure pour toutes et tous, mais doit plutôt offrir des solutions pratiques permettant de réaliser l’idée totalitaire d’un contrôle généralisé de la ville et de sa population.Les nouvelles technologies, et l’emprise numérique sur notre vie qui va de pair, permettent de nouvelles et plus subtiles techniques de gouvernance. Les dizaines de milliers de données produites chaque jour doivent rendre l’agir prévisible et contrôlable. Avec la police prédictive, flic prévoyant, a été créé un instrument pour classer des personnes selon des stéréotypes et créer les coupables de demain. Ces technologies sont aussi incoporées dans la transformation des villes en smart city, à la mise en oeuvre desquelles des entreprises comme Deutsche Telekom travaillent inlassablement avec des projets d’infrastructures 5G, des systèmes “smart” de transports, d’éclairage, de gestion des ordures, etc. Ceci n’est absolument pas destiné à assurer une vie meilleure pour toutes et tous, mais doit plutôt offrir des solutions pratiques permettant de réaliser l’idée totalitaire d’un contrôle généralisé de la ville et de sa population.“.

Pressé-e-s par le temps et des gouttes de sueur sur le front, nous avons couru à travers la ville pour échapper à l’histoire qui a frappé les clandestin-e-s et prisonnier-e-s.

Trop de cas de violence de la domination nous abasourdissent. Ces histoires nous font bouillir le sang dans les veines et nous poussent à agir.
C’est par exemple ce jeune homme qui, il y a deux jours, a détruit plusieurs E-scooter à Hambourg en les jetant de ponts ou du haut d’escaliers, ou en les incendiant. Un E-scooter n’est en fin de compte qu’un truc énervant et polluant qui contribue à la smartisation de ce monde. Un objet, rien de plus. Pourtant, un juge de Hambourg a manifestement vu ça autrement et a envoyé le jeune assoiffé de destruction en prison préventive. Avec quelle légèreté perverse quelqu’un peut-il faire enfermer une autre personne juste parce qu’il en a le pouvoir.
Un autre jour à Berlin: les flics berlinois sont appelés pour une intervention sur la place Boxhagener dans le quartier de Friedrichshain. Ils prennent d’assaut un appartement. Un flic tire. Maria est morte. Une personne a été tuée! C’est une inconcevable tragédie. Une chose qui ne devrait jamais se produire. Cependant, les puissant-e-s décident que Maria était confuse, droguée, au mieux les deux, ce qui justifie sa mort. Dans le doute, la vie ou la liberté d’un flic compte en effet toujours plus. Ces deux histoires ne sont qu’une petite partie des dégâts que cause chaque jour leur violence systémique. Pour assurer leur domination, c’est un fait acquis que l’on enferme et que l’on tue.

L’attention a été d’autant plus grande pour les histoires de celles et ceux qui échappent à leur violence ou frappent en retour. Que ce soit le 25.1.à Connewitz ou à intervalles réguliers sur la Dorfplatz du quartier de Friedrichshain. Les histoires dans la forêt de Hambach parlent aussi une langue de liberté. Tout comme chaque semaine les nuits éclatantes ou ardentes dans l’espace germanophone. Les révoltes actuelles dans le monde entier, comme au Chili, en Iran ou les journées qui ne cessent de s’enflammer en France sont des raisons d’espérer.

Nous envoyons des saluts en révolte à la FAZ et beaucoup de force au projet anarca-féministe L34 à Berlin.

Amour et espoir dans les taules et dans la clandestinité.
Liberté pour les trois du banc public.
Anarchie

[Traduit de l’allemand de indymedia, 28.01.2020]


Hambourg : combattre l’agrandissement du port! Feu pour HPA et ReGe Hamburg.

À seulement un jet de pierre de la forêt de Vollhof, dans la nuit du 17.01, nous avons placé des dispositifs incendiaires sous quatre gros engins de construction d’un chantier de HPA (Hamburg Port Authority) et de ReGe Hambourg. Là, on y construit une meilleure connexion des camions au nouveau terminal de containers d’Altenwerder. Nous pensons important de publier quelques mots sur cette action, pas seulement parce que la police et la presse la taisent, mais aussi pour le contextualiser.

Ce chantier, qui semble être une réfection anodine de la digue de l’Elbe à Moorburg, est pour nous un symbole caché de la destruction de la nature et présente de nombreux parallèles avec le projet d‘abattage des arbres de la forêt de Vollhof. Non seulement parce qu’il y a un an plus de cent arbres ont été abattus ici, juste séparés de la forêt par la ligne de chemin de fer et deux routes. Mais aussi parce que ce sont les mêmes acteurs qui en sont responsables. La team de ReGe Hamburg et HPA sont aussi responsables du projet d’agrandissement du port sur les prairies de Vollhof et de la déforestation qu’il rend indispensable [1]. Tout comme au cours de leur histoire elles ont aussi détruit la nature pour développer l’infrastructure destinée à l’économie de Hambourg.
ReGe Hamburg a été fondée pour agrandir l’aéroport au service de l’entreprise (d’armement) Airbus. Pour cela, un énorme écosystème sous la forme d’une vasière d’eau douce a été asséchée et recouverte [2]. Il y a aussi eu des protestations contre cela, comme aujourd’hui contre la A26 Est prévue par HPA et ReGe, et qui doit être construite à quelques mètres du chantier indiqué, au milieu d’un marais. Les lieux qui représentent pour nous les derniers petits coins de nature sauvage au sein de ce monde d‘asphalte, ne sont pour les acteurs de l‘économie et de l’urbanisme que des surfaces à bon marché encore inutilisées attendant d’être transforrmés en entrepôts, en usines ou en voies de transport.

L’économie du port sert souvent symboliquement à l’identité de cette ville et comme signe du progrès. Les usines chimiques, la centrale à charbon de Moorburg et les décharges sont pour nous (entre autres) des symboles d’un capitalisme qui détruit nos vies et la nature pour la croissance.
Le nouveau terminal de containers accélère le flux de marchandises par l’automatisation complète des machines et est un terrain expérimental du réseau 5G [3]. Les produits chargés ici nuisent à leur tour à la nature et aux humains dans beaucoup d’endroits du monde. Entre autres par l’exploitation de matières premières[4] et les guerres[5].

Nous espérons avoir entravé la progression du chantier du moins pour une petite période et avoir causé quelques dommages aux destructeurs de la nature. Nous ne voulons pas regarder de manière léthargique la manière dont l’industrie ruine nos vies. Quiconque regarde de plus près peut trouver des endroits comme celui-ci partout en ville et tous ne peuvent pas être suffisamment surveillés. Car derrière presque chaque construction en béton se trouve une autre cible à attaquer.

C’est clair pour nous que si ces rapports prétendent nous détruire, ainsi que nos espaces de vie, la conséquence doit être de détruire ces rapports.

[1] https://www.vollhoefnerwald.de/infos.html
[2] https://taz.de/Kommentar-Ende-des-Airbus-A380/!5570388/
https://de.wikipedia.org/wiki/ReGe_Hamburg_Projekt-Realisierungsgesellsc…
[3] https://www.hamburg-port-authority.de/de/aktuelles-presse/neuer-kommunikationsstandard-forschungsplattform-fuer-5g-startet-im-hamburger-hafen/
[4] z.B.: https://www.rettet-die-elbe.de/oktedi/png_mine.php
[5] z.B.: https://www.welt.de/print/welt_kompakt/hamburg/article126725882/Drehscheibe-des-Ruestungsexports.html

[Traduit de l’allemand de indymedia, 27.01.2020]


Brême : Solidarité avec linksunten! Poste de police en flammes

Brême dans la nuit du 27 au 28.01.2020. Avec l’incendie du poste de police dans le quartier de Steintor nous répondons aux attaques incessantes de l’État contre nos structures et à l’interdiction d’indymedia linksunten. Cette interdiction sera débattue les jours prochains devant la Cour administrative fédérale à Leipzig. Le résultat nous importe peu. Nous ne croyons pas aux produits de l’état de droit de la liberté de la presse et d’opinion. Nous ne posons aucune revendication. À l’heure de changements sociaux structurels, l’État allemand montrera toujours sa sale gueule de flic. „Attaquer l’État autoritaire! » était le slogan de la manif du week-end dernier à Leipzig. Nous nous en saisissons et agissons en fonction. En effet, qui mieux que ses flics représente l’État autoritaire ? En face de qui se retrouve tout mouvement révolutionnaire dans la rue ?

Dans la lutte contre l’État autoritaire, chaque succès a aussi ses conséquences. Lors du G20 à Hambourg, des milliers de personnes ont fêté les moments de surprise des émeutes et l’impuissance temporaire d’un gigantesque déploiement policier. L’interdiction de linksunten a été la réaction directe de l’État à la défaite policière et politique dans les rues de Hambourg. On nous a pris une structure importante de notre travail de communication et de diffusion en tant que révolutionnaires de gauche [extra-parlementaire, sic]. Construire une association pour pouvoir ensuite l’interdire : l’État allemand s’est ainsi créé un efficace instrument répressif.
Sur le fond, le Parquet motive l’interdiction par la proximité avec des actions offensives. Nous assumons justement une telle praxis offensive. Notre solidarité s’exprime donc logiquement de manière offensive: plusieurs bidons d’essence et une mèche dans l’entrée du poste de police dans le quartier de Steintor. Nous agissons en solidarité avec indymedia linksunten et les luttes protéiformes pour une société libre et solidaire!

La pratique de l’action directe, la confrontation avec l’État et les moments insurgés sont des choses centrales pour nous en tant que révolutionnaires. En effet, l’État allemand garantit et cimente les rapports structurels de propriété, ainsi que les limites à toute liberté. L’abolition de l’exploitation économique et la suppression des frontières jonchées de cadavres ne pourront être obtenues que par la lutte, contre et jamais avec cet État. L’État allemand en est conscient et tente de contrôler et de mettre un terme à la rébellion offensive. À cet effet, presque tous les moyens sont bons pour les organes d’investigation et les autorités répressives. Beaucoup de personnes actives acceptent les offres de pacification ou se laissent intimider. Le renoncement à la violence exigé mène tout droit sur les dociles voies protestataires des mouvements et partis démocratiques. Des mouvements sociaux initialement radicaux finissent dans le réformisme, le confort et la „participation“.

Nous ne laisserons pas sans réponse d’autres attaques à notre encontre ou contre nos structures. Flics, dégagez de nos quartiers ! Ou préparez les extincteurs.
La liberté émerge en tant que mouvement en lutte !

Des groupes autonomes

Le feu a été mis à la porte d’entrée du poste de police de la Hoyaer Strasse. Même s’il a été éteint rapidement par les flics eux-mêmes, les flammes ont endommagé la porte et une partie de la façade.

[Traduit de l’allemand de indymedia, 28.01.2020]


Berlin : revendication de l’attaque contre le bureau du district de Friedrichshain-Kreuzberg quelques jours avant la BWW, réunion du conseil municipal de ces quartiers

Dans la nuit du 26 au 27 janvier, nous avons taggué „ la Liebig34 reste – la BVV doit disparaître“ sur la porte d’entrée du bureau du district dans la Fankfurter Allee, avant de défoncer la porte et de détruire quelques fenêtres. Le conseil municipal se tiendra le 29 janvier et est co-responsable du prochain festival d’expulsions de la bulle immobilière spéculative.

Quiconque menace le mouvement anarchiste, en l’occurrence avec l’expulsion de la Liebig34, sera attaqué. Et si le sénat berlinois et du district Friedrichshain-Kreuzberg parviennent à détruire la Liebig34, leurs bureaux disparaîtront aussi du plan de la ville. Voilà notre proposition de résistance contre l’oppression partout, détruire chaque institution particulière de l’État et de ses autorités.

Le bureau du district de Friedrichshain-Kreuzberg est un élément de plus de la structure du pouvoir. L’État avec ses acteurs/actrices comme le conseiller municipal en bâtiment des Verts Florian Schmidt, – souvent envoyé pour faire passer la réalité de manière plus soft, ainsi que pour s’emparer, prendre la tête et intégrer les mouvements sociaux, en collaboration avec les porcs présents partout et semant la peur – est pour nous un objectif clair.

Avec cette action nous voulons montrer notre solidarité avec la Liebig34 et tous les projets anarchistes menacés, ainsi que rendre clair qu’une déclaration de guerre contre la L34 est une déclaration de guerre contre nous tou-te-s, qui nous engageons pour les mêmes idées anti-patriarcales, anti-autoritaires et anti-hiérarchiques.

Nous défendons nos structures, dans lesquelles leur profit et leur exploitation n’ont pas de place. Dans une ville où dominent la gentrification, l’exploitation et la répression, notre place est dans la rue, dans la lutte contre l’État, le Capital et leurs représentant-e-s.

La solidarité est l’instrument le plus important de notre mouvement!
Appelez nous terroristes et criminel-le-s si vous voulez.

La résistance chaotique de cette ville répugnante

[Traduit d’indymedia]


Brême : Van publicitaire de société immobilière incendié. Contre la ville des riches.

Dans la nuit du 14 au 15 janvier 2020, nous avons mis le feu à un van publicitaire de l’agence immobilière « Hesse und Partner » dans le quartier de Findorff à Brême. Des entreprises comme celles-ci tirent des profits monstrueux des augmentations de loyer et de la gentrification de nos quartiers (sic).
Dans le passé, il y a eu plusieurs attaques contre des sociétés immobilières et d’autres acteurs de la ville des riches. Nous voyons cet acte comme une contribution à la lutte contre les expulsions et la revalorisation urbaine.
Nous sommes solidaires avec les personnes qui sont expulsées de force de leurs logements, avec toutes celles qui sont en taule pour avoir fraudé dans les transports et avec celles qui s’opposent à toute cette merde et qui pour cette raison sont par exemple devant le tribunal à Hambourg.

Courage et liberté pour les trois du banc public !
Nos coeurs brûlent ! Ni flic ni procureur ni juge ne les éteindra !
(A)

ps: on s’est assuré avant l’action que personne ne s’y trouvait à l’intérieur.

[Traduit de l’allemand de indymedia, 24.01.2020]

[D’après la presse: ce véhicule promotionnel de la société immobilière (un camping-car) qui était garé dans la Eickedorfer Straße, a pris feu vers 01h45 et été entièrement détruit.]

 

 

Actions contre le cirque électoral municipal – 26-29 janvier 2020

Publié le 2020-01-29 23:32:05

Vigneux-sur-Seine (Essonne) : L’hostilité envers la campagne électorale n’est pas improvisée – 28 janvier 2020

Dans la nuit du 27 au 28 janvier, la devanture de la permanence de campagne de Thomas Chazal, maire (LR) sortant de Vigneux-sur-Seine, a été vandalisée. Deux individus, au moins, s’en sont pris à ce local situé place Anatole-France, en face du marché couvert de la commune, et inauguré le 15 janvier dernier. […] Le maire sortant a notamment déclaré : « Les impacts sur la vitre montrent que ces personnes ont utilisé un outil spécifique. Ce n’était pas improvisé. Malheureusement, le quartier n’est pas encore équipé en caméras de vidéosurveillance ».
En novembre dernier, un premier incident avait marqué la campagne des élections municipales à Vigneux. Benjamin Cauchy, qui se présente aux élections pour le parti d’extrême-droite DLF, accompagné du député (DLF) Nicolas Dupont-Aignan, avait été la cible de jets d’œufs et de farine lors d’une visite sur le marché. La semaine dernière [entre le 20 et le 26 janvier], c’est la permanence d’Emmanuelle Beauchage, tête de liste LREM aux municipales à Draveil, qui avait été la cible de jets de pierre.

Nancy (Lorraine) : Passage vandale à la permanence du maire – 29 janvier 2020

Dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 janvier, la permanence de Laurent Hénart, candidat pour un second mandat à la mairie de Nancy, a été vandalisée.
Inaugurée vendredi 24 janvier 2020, la permanence de Laurent Hénart, maire LR de Nancy (Meurthe-et-Moselle), a été barbouillée de peinture noire. Le local est situé au 57 de la rue Saint-Jean.
Pour information, le maire sortant (de la liste « Nancy positive ») est soutenu par LREM, LR, le Modem ou encore le Mouvement Radical.


Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) : Troisième visite à la permanence du candidat LREM à la municipalité – 27 janvier 2020

Dans la nuit du dimanche 26 au vendredi 27 janvier, le local de campagne du politicien LREM Alexandre Aidara a été recouvert de tags et de peinture jaune. En observant la photo, les huit carreaux brisés lors de la précédente visite du 14 janvier n’ont toujours pas été remplacés.


Peymeinade (Alpes-Maritimes) : tout le monde emmerde le maire – 26 janvier 2020

En regagnant son domicile dans l’après-midi de dimanche 26 janvier, le maire de la commune Gérard Delhomez a eu une bien désagréable surprise en ouvrant sa boîte aux lettres: à défaut de courrier, c’est des excréments qu’il a trouvé… 

 

[Repris de divers organes de journaflics]

Trois nouvelles parutions chez les éditions Anar’chronique – Janvier 2020

Publié le 2020-01-29 23:33:06

[Ces trois nouvelles brochures sont disponibles sur anarchroniqueeditions.noblogs.org. Il est possible de les demander à l’éditeur (anarchronique[at]riseup.net), de les télécharger au format pdf ou bien même les lire en ligne.]

Le chemin de l’anarchie – Erich Mühsam

Qu’un seul individu sorte des rangs au cours du combat, cela signifie pour la pensée du maître, du prêtre, du père ou de la centrale, un affaiblissement nocif du pouvoir légalisé, la preuve que des actions efficaces peuvent aussi être menées sans être dirigées ni calculées par en haut.

Caraquemada : sur les sentiers de la guérilla contre le régime franquiste

Revenir sur les pas d’un anarchiste qui a longtemps agi en solitaire, traversant les Pyrénées de part en part pour accomplir des sabotages en territoire franquiste, n’est de toute façon pas une tâche facile. Et quand on s’aperçoit en plus que la direction du Mouvement Libertaire en Exil ne soutenait pas la lutte en armes clandestine, ou alors juste du bout des lèvres, cela ne fait que renforcer la difficulté : les traces des nombreux compagnons anarcho-syndicalistes et anarchistes qui ont perdu la vie dans la guérilla contre le franquisme, n’ont ainsi été que fragmentairement documentées par « leurs propres camarades » restés plus ou moins au chaud sous les ailes de légalité républicaine française. Bien que de façon incomplète et malgré des sources parfois contradictoires, on essayera tout de même ici de reconstituer la trajectoire de Ramón Vila Capdevila, dit Caraquemada. Ce compagnon lutta pendant des décennies à sa manière, si possible en bonne compagnie et sinon en solitaire, visant en permanence à désorganiser les forces de l’ennemi, à semer le chaos dans leurs rangs, à jeter des grains de sable dans leurs engrenages, en s’attaquant inlassablement aux infrastructures d’énergie et de transport.

La bête insaisissable – Alfredo M. Bonanno

Mais, quelle est cette liberté qui bouleverse la vie ordonnée et contrainte de la bête ? Quelqu’un pourrait dire (à raison) que c’est le déchaînement, d’autres que c’est la mise en jeu de soi-même, ou bien d’autres encore diraient que c’est la conscience de soi enfin mûre. Finalement, les plus attentifs concluraient, sagement, que c’est l’ensemble de ces choses. Et tous n’auraient vu qu’un seul aspect du problème. La bête déchaînée est la liberté elle-même, quand ce n’est pas qu’une bête libre, et étant la liberté, elle se répand sans limite et sans mesure, elle se déploie dans toute sa force, décide et attrape, attrape et écrase, écrase et s’empare, avec pour seul obstacle une force plus grande qui, en l’affrontant, la tue.

Berlin, Allemagne : Vengeance pour Maria – 24 janvier 2020

Publié le 2020-01-30 02:31:09

Exécution à Friedrichshain

Ce vendredi matin (24 janvier 2020), une équipe de 4 policiers ont abattu Maria dans son appartement. Dans la presse on affirme qu’elle aurait été menaçante. Elle était alors seule dans sa chambre et les quatre policiers avaient fracturé la porte. Peu de temps après, elle s’est pris une balle qui lui a été fatale. Maria souffrait de sclérose en plaque et pesait environ 45 kilos.

C’est le sous-locataire de Maria de l’appartement situé au n° 46 de la Grünberger Straße qui avait appelé la police. Des voisins du même immeuble nous ont confirmé que Maria souffrait de problèmes psychologiques et qu’elle craquait parfois. Mais elle n’a jamais été vue comme une personne dangereuse et toutes les affaires ont toujours pu être réglées au sein de l’immeuble. Appeler la police a été une erreur.

Maria était du quartier autour de la Boxhagner Platz, la plupart du temps sur son vélo et son chien noir. Les drapeaux antifa dans son appartement, sous lesquels elle est décédée laisse à penser qu’elle était aussi active politiquement. Beaucoup la connaissaient de vue et la nouvelle de sa mort a été reçue comme un choc sur Boxi (la place du quartier). Comme tout le monde, elle avait des hauts et des bas. Personne ne croit qu’elle devait être abattue sur le moment par un commando de choc en état de légitime défense, car un coup d’épaule aurait pu la faire tomber. Il faut dire l’évidence: « il s’agissait  bien d’une exécution ».

A la boulangerie du coin, on voit sur le présentoir la « une » de la Berliner Zeitung de samedi, sur laquelle on voit sa photo et « La femme au couteau » en grosses lettres pour parler de Maria. Le personnel dit que la police ici dérape complètement. « Les policiers font ce qu’ils veulent et ne sont jamais punis ».

Ce samedi, il n’y a encore aucune réaction dans le quartier, hormis quelques fleurs et bougies devant la porte de l’immeuble de la Grünberger strasse. Un petit bout de papier exprimant l’horreur provoquée par cet acte sanglant est accroché dans la cage d’escalier par des voisin.e.s. La rage et la tristesse dominent chez les gens que nous avons croisé aujourd’hui. 


Samedi soir, une manif spontanée de 100 personnes environ a déambulé de la Frankfurteer Tor jusqu’à l’appatement de Maria. En fin de manifestation, des barricades avec du matériel de chantier ont été érigées pour bloquer la route. Puis plus tard, dans la nuit, des tags sont apparus dans le quartier, comme « Police assassine ». Les autorités, avec la complicité des médias, répètent en boucle les mensonges policiers, qui affirment que peu de temps avant sa mort, Maria a approché le tireur avec un couteau à la main.  

Rennes : Les cowboys de Keolis se font pourrir à domicile – 29 janvier 2020

Publié le 2020-01-30 02:32:05

Ce mercredi 29 janvier 2020, vers 13 h 30, un groupe de personnes encagoulées a fait irruption au bureau des infractions de l’agence Keolis de la rue du Pré-Botté à Rennes, en marge de la manifestation contre la réforme des retraites. Quatre agents de la société de transport du Star et leur matériel ont été aspergés à coup d’extincteurs remplis de peinture blanche.

L’attaque s’est produite en dehors du parcours déposé de la manifestation, au moment où environ 200 manifestants empruntaient la rue du Pré-Botté, où se situe l’agence Keolis. « Nous avons décidé de fermer l’agence Star ainsi que l’accueil infraction, après avoir demandé aux clients de bien vouloir sortir, explique la direction. Alors qu’un agent de maîtrise s’apprête à fermer l’issue réservée au personnel, trois individus se détachent d’un groupe d’une vingtaine de manifestants et bouscule l’agent de maîtrise pour pénétrer à l’intérieur des locaux. »

Une fois à l’intérieur, ils ont projeté de la peinture blanche. « Les quatre agents présents sont touchés et tout le matériel à portée de leur main. »

Keolis gère les réseaux de transport dans de nombreuses villes en France. L’entreprise est réputée pour sa guerre menée contre la fraude dans les transports à travers des campagnes d’affichage, l’emploi de contrôleurs en civil (même dans des petites villes de province), l’augmentation du prix des tickets et des amendes. A Rennes, ses contrôleurs se sont par ailleurs déjà illustrés en collaborant aux rafles de sans-papiers.

[Repris de Ouest-France, 29.01.2020]

Nice, Saint-Lô et Tours : CFDT = Medef

Publié le 2020-01-30 11:12:07

20 Minutes / mercredi 29 janvier 2020

C’est le responsable sécurité de la confédération qui l’a fait savoir ce mercredi. A Nice, Saint-Lô et Tours, des locaux de la CFDT ont été dégradés après des manifestations de « gilets jaunes » ou de syndicats opposés à la réforme des retraites. [il y a eu aussi Amberieu-en-Bougey ; NdAtt.]

Ce lundi, dans les locaux pluri-syndicaux de l’Union départementale de Nice, des inscriptions ont été faites sur le panneau de la CFDT («Gardez le troupeau, changez le berger », « Social traîtres » [enfin, faudrait dire que l’existence même de tout syndicat est une démarche de dialogue avec les exploiteurs; il ne trahissent pas leur rôle de garde-chiourmes… NdAtt.]). L’union départementale CFDT a confirmé avoir déposé plainte.

Le 23 janvier, lors d’une journée nationale interprofessionnelle organisée par les syndicats opposés à la réforme des retraites (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef…), la CFDT avait déjà été visée dans un autre local pluri-syndical, à Saint-Lô. Son panneau a été rayé et « Medef » a été inscrit à la place, selon la même source. Interrogée, la police a indiqué « ne pas avoir eu connaissance » de ces faits.

Samedi, lors d’une manifestation de « gilets jaunes » à Tours, des locaux de la CFDT ont été tagués d’inscriptions « gilets jaunes » et « anticapitaliste ». A Paris, le siège de la CFDT a subi deux intrusions, les 17 et 20 janvier, de la part d’opposants à la réforme, dont la « coordination SNCF-RATP » et des syndicats CGT Energie.

La CFDT soutient un système universel par points, mais « pas en l’état » actuel du texte proposé par le gouvernement, a indiqué Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.

Caen : Même si les gens s’excusent, les cathos ne sont jamais contents !

Publié le 2020-01-30 11:13:07

Liberté Caen / mercredi 29 janvier 2020

Des tags contre des symboles chrétiens à Caen, ont été découverts mardi 21 janvier 2020. […]


Les tags ont été inscrits en deux endroits : sur un calvaire proche de l’ancienne aumônerie des étudiants à quelques encablures du campus 1 de l’université et sur un mur de l’aumônerie actuelle, place Reine Mathilde.
L’un d’eux évoque l’incident qui s’est produit 48 heures auparavant quand au départ de Caen, un bus de pèlerins a été la cible de projectiles de peinture lancés par une vingtaine de personnes cagoulées. « Déso les pélerins », était-il ainsi possible de lire sur le mur de la salle paroissiale, auquel s’ajoutaient le dessin d’un cœur et la lettre A dans un cercle, sigle anarchiste bien connu. Un mot d’excuse qui passe mal. Les autres tags visaient la Manif pour tous et le Christ : « Jésus est un mec trans ».

Manifestations du 29 janvier contre la réforme des retraites : trop calmes

Publié le 2020-01-30 11:28:03

Paris : Vraiment trop calme

extraits du Monde / mercredi 29 janvier 2020

Après s’être élancé dans le calme, de la Place d’Italie, peu après 13 h 30, c’est dans ce même calme que le cortège de tête est arrivé place Vauban, devant les Invalides. Réputé pour être plus virulent que le cortège officiel des syndicats, le cortège de tête, composé principalement de « gilets jaunes », de militants anticapitalistes et d’étudiants, ne reste pas sur la place.

Quelques chiffres de participation aux manifestations à travers la France

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Rennes : Même une manif calme peut donner des occasions…

Ouest-France / mercredi 29 janvier 2020

Un bureau d’accueil du Star, réseau de transport public de l’agglomération rennaise, a été vandalisé, ce mercredi, en marge de la manifestation contre la réforme des retraites. Keolis et les quatre agents concernés déposent plainte.
[…] Ce mercredi 29 janvier 2020, vers 13 h 30, en marge de la manifestation contre la réforme des retraites, un groupe de personnes encagoulées a « forcé l’entrée » du bureau des infractions du Star de la rue du Pré-Botté à Rennes et « aspergé de peinture blanche le personnel et le matériel », précise Keolis.
L’incident s’est produit en dehors du circuit officiel de la manifestation, au moment où environ 200 manifestants empruntaient la rue du Pré-Botté, où se situe l’agence Keolis. « Nous avons décidé de fermer l’agence Star ainsi que l’accueil infraction, après avoir demandé aux clients de bien vouloir sortir, explique la direction. Alors qu’un agent de maîtrise s’apprête à fermer l’issue réservée au personnel, trois individus se détachent d’un groupe d’une vingtaine de manifestants et bouscule l’agent de maîtrise pour pénétrer à l’intérieur des locaux. »
Une fois à l’intérieur, ils ont projeté de la peinture blanche. « Les quatre agents présents sont touchés et tout le matériel à portée de leur main. » […]

Tandis que dans la rue, selon le même torchon

Visages masqués, des personnes habillées en noir font face aux forces de l’ordre, peu après 13 h, rue d’Orléans. […] Plusieurs centaines d’étudiants, de la mouvance ultra-gauche, se trouvent par ailleurs à quelques encablures de là, rue de la Chalotais, en dehors du circuit officiel.

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Agen : Ça chauffe à la fin

Sud-Ouest / mercredi 29 janvier 2020

La fin de manifestation a été houleuse ce mercredi 28 janvier. Une dizaine de manifestants sortie du cortège officiel s’est opposée aux forces de police devant la gare d’Agen que le groupe, avec des couleurs de la CGT et des gilets jaunes, entendait investir. L’escouade de fonctionnaires, qui avait bloqué le bas du boulevard Carnot a usé de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants.
La situation s’est calmée aux alentours de 17 heures après quelques pourparlers entre les différents protagonistes de cet échange.
Un peu plus tôt dans l’après-midi, après être allé au bureau du député Michel Lauzzana, le groupe s’est présenté à la permanence de campagne du maire Modem Jean Dionis sur le boulevard de la République. Un collaborateur du candidat s’y est enfermé tandis que les manifestants dégradaient à coups de tags reprochant en termes fleuris la proximité de l’élu au chef de L’État, la façade du local.

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Dans la Loire-Atlantique : Enfin les abribus servent à quelque chose

Ouest-France / mercredi 29 janvier 2020

1 500 personnes se sont rassemblées ce mercredi matin 29 janvier 2020 à Saint-Nazaire. À Nantes, au plus fort, ils ont été 3 000. La moitié d’entre eux ont fait deux tours de centre-ville.
Les abribus paient un lourd tribut à la manifestation en servant notamment de supports aux messages bombés anti police et anti presse.

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Lyon : Quelques tensions ne suffisent pas à lézarder la paix du capital

Le Progrès / mercredi 29 janvier 2020

Selon les syndicats, 7000 personnes étaient rassemblées ; 3500 selon la police. La mobilisation est en baisse.
Quelques légères tensions sont apparus dans le secteur de Saxe-Gambetta, mais aucun n’indicent n’est à déplorer.

De Nancy à Vincennes : Politiciens dégagez !

Publié le 2020-01-30 14:27:07

Vincennes (Val-de-Marne) : Voilà pour le rapporteur de la loi sur la retraite à poings

actuVal-de-Marne / mercredi 29 janvier 2020

Le député du Val-de-Marne, Guillaume Gouffier-Cha (LREM), a eu la désagréable surprise ce mercredi de découvrir son « atelier législatif », la permanence parlementaire qu’il a installé dans la commune de Vincennes [au 76, avenue de la République, si quelqu’un.e voulait s’y rendre… NdAtt.], vandalisée et dégradée.

Il n’est malheureusement pas le premier élu de la majorité à être victime de ce genre d’incivilités. De nombreux cas ont été à déplorer un peu partout en France. Ces derniers jours, des faits similaires ont été rapporté à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), à Lisieux (Calvados), ou encore à Dinan (Côtes d’Armor).
Sur la devanture de la permanence législative, on peut notamment lire l’inscription « Dégagez ! » et sur le trottoir, a été tagué l’inscription « Macron m’a tué ».

Le député Guillaume Gouffier-Cha est particulièrement sur le front pour mettre en oeuvre la décriée réforme des retraites soutenue par le gouvernement. Il a en effet été désigné le 16 janvier dernier rapporteur général du projet de loi « instituant un système universel de retraite » par le groupe politique La République en Marche à l’Assemblée Nationale. [en plus d’avoir soutenu la « loi anti-casseurs« ; NdAtt.]

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Nancy : La peinture de la permanence était encore fraîche et voilà une deuxième couche !

Lorraineactu / mercredi 29 janvier 2020

Inaugurée vendredi 24 janvier 2020, la permanence de Laurent Hénart, candidat à sa propre succession à Nancy (Meurthe-et-Moselle), a été victime de dégradations.
Située au 57 rue Saint-Jean, l’une des principales artères de la cité ducale, celle-ci a été recouverte de tags réalisés à la peinture noire probablement dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 janvier 2020. […]

Des mises à jour sur Gabriel et des nouvelles de la répression en Italie

Publié le 2020-01-30 14:53:07

reçu par mail / jeudi 30 janvier 2020

Lundi 27 janvier, au Portugal, il y a eu le début du procès contre notre compagnon, une première étape lors de laquelle on a appris ce qui suit :

pour l’instant, le Portugal a accepté de bloquer l’extradition vers l’État espagnol et la défense a plus ou moins 20 jours pour présenter des documents qui motivent l’importance de la non-extradition.
– La défense a immédiatement fait opposition de la longueur du résidu de peine que l’État espagnol veut imposer à notre compagnon, c’est à dire 16 ans ! Sans trop rentrer dans des détails juridiques, en lisant les documents qui justifient un tel décompte, on s’aperçoit qu’il s’agit d’une « vengeance légale » (mais ce n’est pas le cas de toute vengeance étatique ?).
– Pour l’instant, Gabriel reste enfermé dans les locaux de la Police judiciaire de Porto, dans l’attente de passer à nouveau devant un juge, vers la moitié de février. Il peut recevoir des visites un jour sur deux, de la part de n’importe qui. Il va bien et il est fort, combatif, détermine et plein d’ironie, comme toujours !

Le matin du 27 janvier [en Italie ; NdAtt.], les maisons de la mère, du père, de la sœur et du beau-frère d’Elisa Di Bernardo ont été perquisitionnées par la police, qui a saisi de l’équipement informatique. Le Parquet de Brescia a en effet inculpé Elisa et Gabriel de l’énième association avec finalité de terrorisme (art. 270bis du code pénal italien), en les accusant de faire partie d’une cellule subversive avec support et liens internationaux (ça faut peur!). Cette nouvelle (mais ancienne, usée jusqu’à la corde) vague répressive n’aide évidemment pas la situation judiciaire de Gabriel et la presse du régime des trois pays a déjà fait son devoir, en mettant en valeur la bonne collaboration, lors des investigations, entre Italie, Espagne et Portugal.

Que les chieurs d’encre, pantins de nos ennemis de toujours, fassent leur devoir… et nous, notre devoir révolutionnaire (et que chacun.e l’appelle comme il/elle le veut, ha ha).

D’autres nouvelles suivront.

Liberté pour Gabriel !
Liberté pour tou.te.s !
Vive l’anarchie !

Fascisme à nantes, riposte féministe

Publié le 2020-01-31 11:31:03

Très vite, des actions ont été mises en place. Parce que le fascisme n’a pas sa place à Nantes, une riposte à plusieurs échelles a été menée.
Des tags antifas et féministes ont repris leur place à l’université. La lutte antifasciste et anti patriarcat ne peuvent pas être dissociées, et nous lutterons toujours dans cette dynamique intersectionnelle.
Le lundi 27 à 12h, un rassemblement contre l’extrême droite a été organisé par Sud Éducation 44 devant le pôle. Il a réunit étudiant.es, syndicats et professeur.es.

Mais cette semaine à Nantes, les fafs ont voulu redoubler de visibilité.
Hier soir, mercredi 29 janvier, un rassemblement anti-PMA prenait place devant la préfecture. Sous couvert de « questionnement bioéthique », le mouvement anti PMA lancé à Nantes par la Manif pour tous n’est qu’un relent d’homophobie et de sexisme. Leur rendez-vous n’a heureusement attiré qu’une petite trentaine d’activistes gâteux, et une quinzaine de fafs cagoulés. Côté riposte antifasciste, une centaine de camarades étaient présents.

La police, également sur place, a comme à leur habitude protégé les fachos. Jusqu’à les escorter à la fin du rassemblement. Une mob plus deter a suivi, mais la flicaille a blessé des camarades et procédé à une interpellation.

Le CAFN condamne le fascisme, et toutes les oppressions qui en découle. Nous saluons les initiatives populaires, révolutionnaires et antifascistes. Et nik Arsouille

Vague de répression sans précédent à Tweebosbuurt (Pays Bas)

Publié le 2020-02-01 01:55:06

25 personnes arrêté·e·s, 3 squats expulsés, des personnes frappé·e·s par la police et/ou par des personnes non identifié·e·s. Une personne risque d’être déporté dans un pays où elle est en danger. Nous avons besoin d’aide !

English version available



Jusqu’à cette vague de répression qui sévit depuis le 22 janvier 2020, la situation était très favorable. La justice néerlandaise avait même rendu une décision contre le projet de démolition. Depuis, en l’espace de quelque jours, un squat a été illégalement expulsé, et nous avons découvert que Vestia (le bailleur social en charge du quartier que nous squattons) a ajouté des documents au dossier, quelques jours seulement avant la date du procès concernant 3 squats, de façon a ce que nous ne puissions pas préparer notre défense convenablement. Le procès des 3 squats a eu lieu ce lundi 27 janvier. La conclusion sera rendu le 5 février. Nous avons également appris qu’une personne du quartier a été attaquée dans la rue avec un tuyau de plomberie. La personne a été attaquée parce qu’ielle venait chercher son vélo a proximité du squat illégalement expulsé plus tôt dans la journée. Heureusement, ielle n’est pas blesse.e. Les personnes qui l’ont attaque ont fuit après avoir porte un seul coup.
Dans le même temps, la police de Rotterdam a lance une campagne de harcèlement contre les habitant.e.s du quartier. 25 personnes ont été arrêtées et placées en garde a vue ces derniers jours. 19 d’entre ielles ont été arrêtées durant l’expulsion illégale, les autres lors de « banales » contrôles d’identité. Une voiture de police patrouille dans le quartier jour et nuit, roulant a basse allure le long des rues, demandant a voir les papiers d’identité des personnes qui se trouvent dans les rues a ce moment la. Toute personne pouvant être identifiée ou assimilée a un.e « militant.e », et/ou n’étant pas en mesure de présenter ses papiers, est systématiquement embarquée et placée en cellule pour plusieurs heures (entre 7 et 30 heures de GAV). Au moins trois personnes ont été tabassée par des policiers dans leur cellule (dans lesquelles il n’y a pas de camera). L’un.e d’elleux a reçu l’ordre de quitter le territoire national dans les 12heures suivant sa sortie d’une garde a vue ayant dure 30 heures pour la raison qu’ielle se promenait avec un chien sans laisse dans le quartier.

Une personne est toujours en détention. Il est menace de déportation dans un pays ou sa vie est en danger. De ce que l’on sait il ne reçoit aucune aide médicale en détention, bien qu’il ait plusieurs fractures causées par la violence de son interpellation. Il semblait incapable de se tenir debout quand la police l’a porte dans leur véhicule. Nous avons besoin de préparer une défense efficace, légale et politique, a la fois pour préserver nos espaces de vie et pour faire libérer cette personne. Il souhaite faire une demande d’asile aux Pays-Bas dans le but d’éviter sa expulsion du territoire, mais l’état ne le laisse pas formuler cette demande en raison de la procédure de Dublin. Nous sommes en contact avec des avocat.e.s expérimenté.e et certains journaux locaux ; mais on doit avouer que la situation nous dépasse complètement. Si quiconque pense pouvoir faire quelque chose pour nous aider, s’il vous plaît contactez-nous.

La soudaineté et la violence de cette vague de répression est complètement inattendue. On ne sait pas comment réagir. On ne peut pas laisser une personne se retrouver dans une situation aussi dangereuse. Anton est venu vivre dans le quartier parce qu’il voulait vivre une vie tranquille, paisible. Il a aide les habitant.e.s “historiques” a s’organiser contre le plan de démolition de Vestia jusqu’à leur récente victoire lors de leur procès. Il aidait les voisins a réparer leurs vélos sur son temps libre. Il est un membre de cette communauté. Le seul “crime” qu’il ait “commis” a été de marcher a proximité d’un squat au mauvais moment. L’état veut faire annuler son visa sans aucune preuve d’infraction. Nous devons trouver des moyens de convaincre le tribunal de le libérer. Si jamais il était force de monter dans cet avion, il pourrait ne jamais revoir la lumière du jour, ou pire encore. Nous souhaitons appeler a rejoindre massivement le rassemblement qui doit se tenir a proximité du CRA de Rotterdam Aéroport :

Personne n’est illégal, toutes les lois sont cruelles.
Dimanche 2 février a 16heures, devant l’entrée du centre de détention ; Portlebaan, 7.

Cette histoire est un exemple de ce que les frontières font aux personnes. Les centres de rétention sont remplis de personnes comme Anton, a qui on refuse le droit d’être la ou ielles sont pour des raisons futiles, qu’on déporte parfois dans des endroits du monde ou ielles n’ont jamais mis les pieds, ou pire, dans des endroits ou ielles sont en danger. Souvent, ielles perdent alors littéralement tout contact avec leurs ami.e.s et leurs familles du jour au lendemain.

Nous avons rejoint le Tweebosbuurt pour s’opposer a la gentrification agressive qui a lieu a Rotterdam. Cet immonde processus capitaliste force des communautés a se séparer, s’éparpiller dans des quartiers éloignés du leur sans leur consentement, privant les personnes de la liberté de vivre la ou elles veulent, la ou elles se sentent appartenir. C’est a cela qu’on voulait faire obstacle. Mais la violence des frontières nous a rattrape.e.s, et elle est bien plus cruelle encore. Nous allons nous battre de toutes nos forces pour Anton et pour chaque personne subissant la persécution et la répression de cette société raciste et nationaliste.

Nous avons urgemment besoin d’aide, de conseil, de soutien, de quelque nature que ce soit.
Pour vous tenir au courant des nouvelles et avoir des informations plus précises, allez voir tweebosbuurt.noblogs.org

Vous pouvez nous contacter a squat-vestia@riseup.net (avec PGP c’est encore mieux, surtout pour vous).

Pour que ce ne soit pas lui qui quitte le quartier,
A vite et fuck Vestia.

English version

Until now, the situation was actually in our favor, the court even made a decision against the demolition. However, during the past few days, one of the squat got illegally evicted and we discovered that Vestia, the company owning the buildings we squat, illegally added new documents to the court case against one of the squats in the last moment so we cannot defend from them. We also heard that somone from the neighborhood got attacked tonight in the streets with a metal pipe because he was parking his bike close to the squat that was evicted a few days ago. Hoppefuly he’s not hurt. The attackers ran aways after a single hit. In the same time, the police of Rotterdam started an awful harassment campaign against the inhabitants of the neighborhood. 25 people were arrested in the past few days, 19 activists supporting the local struggle and 6 other inhabitants during "random" identity controls. A police car is driving by our street two or three time every hour, day and night, and they ask ID documents to people walking in the streets of the neighborhood. If that person "looks like an activist" or is not able to immediately provide ID documents they’re immediately locked up for several hours. Several people (at least 3) got beaten up in their cells. One of them (EU citizen) got evicted of the country after 30 hours of custody because she was walking her dog without a leach in the neighborhood. Another one is still in detention and is facing deportation in a country where he’s danger, and is not provided any medical care in detention despite several broken bones during his arrest.

He is facing deportation in a country where his life is likely in danger, because Dutch state wants to cancel his current visa. He is currently in detention. He was badly hurt during his arrest, and we bielive that he have a broken rib. He seemed unconscious when policed was carrying him to their car during the arrest. We need to prepare and efficient legal and political defense both for our living space and to free this person. He wants to ask asylum in the Netherlands in order to try to stop his own eviction, but the state won’t allow him to fill a request because of Dublin’s procedure.We’re already contacting experienced lawyers and some newspapers, but we’re completely overwhelmed by the situation. Let us know if there’s anything you can do.

The suddenty and the violence of the repression wave are completely unexpected. We don’t know how to react. We can’t let somone be sent to so much trouble. He came to live in the neighborhood because he wanted to live a helpful life. He helped the historical inhabitants to organise against Vestia’s demolition plans until their recent victory in the court and he helps fixing neighbors’ bikes on his free time... He is fully a part of this community. He’s only "crime" was to be walking too close to a squat at the wrong moment. The state tries to cancel his visa (which legally alows him to stay in the Netherlands) without any proof of any infraction. We need to find ways to convince the court to release him. If he’s forced to board into this plane, he might never see sunlight again, if not worst. We’re starting by making a public call to join the protest in front of the foreigner detention center near Rotterdam Airport :

There is no illegal humans, only inhumans laws.
Sunday 02/02 at 4pm, at the entrance of the detention center ; Portelabaan, 7.

Our story is an exemple of what borders do to people. Those detentions centers are full of humans like him, some of them have similar stories. They’re denied their right to be there for futile motivations and end up beeing deported in country they’ve sometime never been to, or country where they are in danger, often loosing all contacts with their friends and family litterally from one day to the other.

We joined Tweebosbuurt to protest against gentrification. Gentrification is a capitalist process that forces people to move against their will, depriving them of the liberty to live where they want, where they feel like they belong. That’s what we wanted to fight. But borders are causing even worst offenses to human dignity. We’ll stand for Anton and for every other human beeings who have to endure persecution from this racist and nationalist society.

We are looking for urgent help, advice and support of any kind in the situation we’re facing.

You can find more informations about the context at tweebosbuurt.noblogs.org
You can contact us at squat-vestia@riseup.net

Appel à rassemblement : que disparaissent les prisons pour sans-papiers !

Publié le 2020-02-01 01:56:08

En soutien aux révoltes au centre de rétention administrative (CRA) de Oissel et dans les CRA en Italie, rendez-vous samedi 1er février, à partir de 16 heures, boulevard de la Chapelle au niveau de rue Caplat, à côté du métro Barbès. Prises de paroles et appels des prisonniers.



Les centres de rétention administrative (CRA) sont des prisons pour enfermer et expulser les sans-papiers. Dans ces lieux, les conditions de vie sont pourries et les violences policières sont quotidiennes : insultes racistes et sexistes, isolement, tabassages, refus de soins, etc., les morts aussi sont fréquentes, comme au CRA de Vincennes où depuis août deux personnes sont décédées. C’est l’État qui les a tués !

Pour faire face à ça, les prisonnier·ère·s sans-papiers s’organisent à l’intérieur pour se défendre, luttent contre les expulsions et contre les violences des flics, lancent des grèves de la faim, s’évadent et se révoltent. À l’extérieur, des personnes solidaires essaient de faire sortir leur parole, de soutenir leurs luttes, de se battre contre la machine à expulser. Les CRA doivent disparaître !

Au CRA de Oissel (près de Rouen), après le énième tabassage de la part des keufs, les prisonniers sont entrés en grève de la faim et continuent à résister collectivement. Mais les policiers n’arrêtent pas leurs provocations et tapent violemment les gens enfermés. France terre d’asile, l’association qui est censée fournir un soutien aux prisonniers, ferme les yeux et la gueule. Le collectif de prisonniers de Oissel demande son départ immédiat du CRA : FTDA, c’est des collabos !

Samedi 1er février, l’assemblée contre les CRA IdF propose un moment public à Barbès

RDV samedi 1er février, à partir de 16 heures,
bd de la Chapelle au niveau de rue Caplat, à côté du métro Barbès

Prises de parole et appels des prisonnier·ère·s

https://abaslescra.noblogs.org/

Lunel (Hérault) : Il n’était pas retourné en taule, mais manque de bol se fait chopper

Publié le 2020-02-01 02:10:04

Franceinfo / jeudi 30 janvier 2020

C’est pour avoir voulu cambrioler une station de lavage de Lunel (Hérault) qu’un détenu en cavale a été repéré et repris par les gendarmes. Mercredi 29 janvier, en fin de matinée, il était interpellé moins d’une heure après son méfait perpétré avec un mineur, complice présumé.

Il faut dire que les caméras de vidéo surveillance de la station de lavage ont filmé le casse… de la caisse. On y voit l’un des 2 suspects fracturer cette même caisse pour récupérer l’argent qu’elle contenait : moins de 200 € en petite monnaie. Pendant ce temps-là, l’autre attendait dans la voiture sur le siège passager.
Âgés de 23 et presque 18 ans, les auteurs présumés et leur véhicule ont donc pu être identifiés. Ils ont ensuite été interpellés dans l’heure qui a suivi grâce à un renseignement, alors qu’ils stationnaient devant un garage. Les gendarmes de Lunel précisent :
 » Il s’avère que le plus âgé des mis en cause n’avait pas, après une permission de sortie délivrée à l’automne, réintégré la maison d’arrêt de Tarascon (Bouches-du-Rhône) où il était en détention. »
Le détenu en fuite a été présenté le jeudi 30 janvier 2020 au juge des libertés pour une mise sous écrou. Il comparaîtra en justice en mai prochain. Le cas du mineur a fait l’objet d’un classement sans suite.

Montélimar (Drôme) : L’intention est bonne, mais gare aux traces de peinture

Publié le 2020-02-01 02:11:04

Le Dauphiné Libéré / jeudi 30 janvier 2020

Il avait surtout ciblé des distributeurs de billets. Dans la nuit de vendredi 24 à samedi 25 janvier, plusieurs façades de banques du centre-ville de Montélimar avaient été recouvertes de tags, principalement anti-Macron, à la peinture verte. Un Montilien âgé de 30 ans a été interpellé par la police, mardi 28 janvier, après ces dégradations.

Il avait été aperçu dès samedi matin, près du kiosque du parc, par des agents de la police municipale, alors qu’il présentait des traces de peinture verte sur lui. Ce qui avait forcément éveillé les soupçons. Après vérifications, et notamment après l’examen de vidéos de surveillance, il a pu être identifié comme l’auteur de ces tags. Lors de sa garde à vue, mardi, il aurait refusé de répondre aux questions. Il a été aussi entendu pour détention de stupéfiants à son domicile : il y cultivait quatre pieds de cannabis. Ce Montilien avait déjà été poursuivi pour avoir dégradé des bornes de paiement de parkings du centre-ville, au nom des gilets jaunes, en décembre 2018.

Milan (Italie) : Attaque incendiaire à l’école de la police municipale

Publié le 2020-02-01 02:12:05

Insuscettibile di ravvedimento / jeudi 30 janvier 2020

C’est l’heure de jeter aux oubliettes l’image romantique du ghisa [« fonte », surnom affectueux donné aux policiers municipaux de Milan (peut-être à cause du couleur de leur uniforme au XIXème siècle) ; NdAtt.] qui fait la circulation. Depuis des années, les agents de la police municipale ont presque les mêmes pouvoirs des autres forces répressives : ils patrouillent et mènent enquêtes et arrestations.

A cause de cela, dans la nuit du 22 au 23 janvier, on a incendié des véhicules de la police municipale, dans l’enceinte de leur école de Milan, en via Boeri, en causant quelques dégâts aussi à des structures de l’école. Des actions comme celle-ci montrent qu’il est encore possible d’attaquer le pouvoir, malgré ses moyens technologiques de contrôle, toujours plus avancés et nombreux, et malgré une présence étouffante des flics dans les villes. Les forces armées et les forces de l’ordre ne sont pas des objectifs symboliques, mais ils sont les constructeurs concrets, chaque jours, d’un système mortifère fondé sur l’exploitation et sur l’extermination systématique des plus pauvres.

Leur exercice zélé de l’autorité revient à imposer aux individus le respect des lois voulues par les puissants. Ce choix abject ne peut pas rester sans réponse et ce qu’il fait faire c’est de bouleverser leur tranquillité.

Lorsque nous agissons, aujourd’hui, nos pensés vont à tou.te.s les compas anarchistes et anti-autoritaires enfermé.e.s dans les prison du monde entier, ainsi qu’à celles/ceux qui, pourchassé.e.s par les forces de l’ordre, ont choisi et choisissent de se mettre au vert.

Leurs luttes sont nos luttes, leurs actions sont nos actions.
Pour la révolte et l’anarchie.

Milan (Italie) : Dégradation d’une pompe à essence, de quelques voitures de luxe et d’Enjoy

Publié le 2020-02-01 02:12:05

Round Robin / jeudi 30 janvier 2020

Milan, 26 janvier 2020. Dégradation d’une pompe à essence du groupe ENI [ENI est un géant des hydrocarbures et de l’énergie, dont la majorité des actions est détenue par l’État italien – il possède entre autre le service d’autopartage Enjoy; NdAtt.], d’une dizaine de voitures de luxe et du service Enjoy.
Solidarité avec Casa Brancaleone et avec toutes les personnes soumises à des mesures répressives.

Milieu queer / Milieu anarchiste, quels (non) liens ? Suites des discussions

Publié le 2020-02-01 02:14:06

Le 7 janvier, lors de la première discussion, nous avons décidé de remettre ça, de faire une discussion sur le sujet à nouveau, le mardi 4 février 2020 à 18h30 à l’obs.



Les positions / points qui sont ressortis de la discussion du 7 janvier, c’était un peu ça (c’est partiel et partial évidement) :

  • oppositions mouvement / milieu / groupe
  • milieu queer centré sur lui-même / milieu anarchiste exclusivement tourné vers l’extérieur
  • mais y a t’il vraiment un milieu anarchiste à Toulouse ?
  • analyse plutôt matérialiste de la part des milieux féministes radicaux vs une analyse plutôt individualiste dans les milieux anarchistes ?
  • de comment le milieu queer peut aussi nous enfermer dans des aspects de nos identités, et en supprimer d’autres dans le même effet
  • un cul entre deux chaises permanent en quelques sortes... quand on est du coté queer, on est frustré.es par l’absence de conflictualité envers la société, quand on est du coté anarchiste, on est frustré.es de devoir fermer les yeux sur des comportements et/ou l’absence de prise en compte des effets + complexes des dominations...
  • d’être obligé.es de rabaisser nos attentes envers le.s groupe.s et/ou le.s milieu.x, pour pouvoir supporter d’y participer...

Voilà, en gros.
Pareil, si t’as envie d’amener des trucs à boire et/ou à manger, c’est génial.
C’est cool d’être à l’heure et c’est cool si t’étais pas présent.e à la première discussion. On s’est dit aussi que ce sera possible de discuter en petit groupe, selon les envies de chacun.e.
Aussi, même si ça coule de source, cette discussion sera sans mec cis hétéro, merci.

A mardi alors !

Salut !

En france (et dans plein d’autres endroits) il y a souvent une distinction entre le milieu queer et le milieu anarchiste. Et comment on fait quand c’est 2 aspects de nos vies qui sont importants et complètement liés ? Dire "milieu queer" et "milieu anarchiste" c’est faire un résumé un peu simpliste, je parle d’un milieu "queer/TPG/féministe/autogéré" qui est très politique et qui est assez proche d’idées anarchistes, mais les façons de lutter sont assez différentes je trouve.
Entre un milieu queer qui me semble faire assez peu d’actions offensives vers l’extérieur et un milieu anarchiste qui prend souvent trop peu en compte les dynamiques de pouvoir interpersonnelles/les oppressions systémiques, pas facile de trouver plein de personnes avec qui partager des bases communes pour faire ensemble.

L’envie de se retrouver pour discuter vient d’un constat qu’il y a beaucoup de frustrations, qu’on est plein de gentes à se sentir isolé-e-s. Quand on est dans cet entre 2, si on a envie de "faire partie d’un milieu" (pour la sociabilité, l’organisation politique, faire la fête...) il faut souvent choisir entre un ou l’autre et c’est assez fréquent de ne se sentir vraiment bien dans aucun des deux...

Je propose cette discussion seule et moi ça me fait envie par exemple de partager nos vécus/ressentis, de capter d’autres gentes qui seraient dans des questionnement similaires aux miens, parler de nos différents points de vue sur c’est quoi lutter et les formes que ça peut prendre... voilà, ça c’est des pistes pour mes envies à moi, mais c’est super si vous pouvez amener les vôtres et puis on pourra se diviser en ptits groupes si tout le monde a pas envie de parler des mêmes trucs. Aussi on pourra se dire si on préfère les discuts en grands ou petits groupes.
Moi j’amènerai un peu des textes et des pistes de questions, pour pas partir de rien au cas où ça prend pas tout seul, si vous avez envie d’en amener aussi c’est super !
Aussi même si on se retrouve parce qu’on partage une frustration ça veut pas dire qu’on sera d’accord sur tout et c’est cool de se dire qu’on pourra en discuter.

Pour cette discussion c’est pas la peine de se poser des questions de légitimité, si ça t’intéresse c’est que t’as ta place :) (mais c’est quand même sans personnes cis-hétéro) Et puis, même si on a toute notre vie dans un ou l’autre de ces milieux et pas du tout dans l’autre, si on ressent une frustration c’est qu’il y a des trucs à échanger là dessus.

Voilà, alors si t’as envie de discuter de tout ça, viens le mardi 7 janvier, à l’Obs (87 rue du 10 avril), à 19h30 !

Si t’as envie d’amener des trucs à boire/manger c’est cool, genre pour grignotter !

A bientôt peut être :)

Des mauvais moments pour les bleus (fin janvier 2020)

Publié le 2020-02-01 05:10:07

Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) : Contre la caméra, les pompiers et les flics

InfoNormandie / lundi 20 janvier 2020

Des sapeurs-pompiers et des policiers ont été pris à partie par un groupe d’un dizaine d’individus à Saint-Etienne-du-Rouvray, dans la banlieue de Rouen (Seine-Maritime).
La scène s’est déroulée samedi 18 janvier, vers 20h30, dans le quartier de la rue Daniel Serano. Dans un premier temps, le centre opérationnel départemental d’incendie et de sécurité (Codis) est avisé par un témoin que des individus ont mis le feu au mât supportant une caméra reliée au dispositif de vidéo-protection de la ville.
Les sapeurs-pompiers arrivent sur les lieux, mais ils sont immédiatement accueillis par des tirs de mortier d’artifice. Aucun d’entre eux n’est directement touché par les projectiles.

Les soldats du feu sollicitent alors le concours de la police pour sécuriser l’intervention dont la finalité est d’éteindre le feu. À leur tour, en arrivant sur place, les fonctionnaires de la brigade anti-criminalité (BAC) sont la cible de tirs de mortier. Dans les deux aucun blessé n’est à déplorer.

*****

Saint-Denis (La Réunion) : Ça continue, avec des bonnes idées en plus !

Clicanoo / vendredi 17 janvier 2020

La manifestation voulue « pacifique » de l’après-midi dans le quartier a laissé place à la tombée de la nuit aux incendies et aux affrontements avec les forces de l’ordre. Vers 20 heures, les premières poubelles s’embrasaient sur les voies d’accès de l’allée cocos. Préparés à ce que la situation dégénère, les policiers ont été mobilisés en nombre sur place, sous les ordres du commandant Charles Albert Chassagne et du nouveau directeur adjoint Laurent Fraysse.

Pas moins d’une cinquantaine d’agents de la compagnie départementale d’intervention, une demi-douzaine de fourgons, et une unité canine ont gagné mètre après mètre du terrain sur les quelques 70 individus munis d’un stock impressionnant de galets pour l’endroit. A coups de tirs de lacrymogène, les forces de l’ordre ont fait reculer les caillasseurs et permis ainsi aux pompiers d’éteindre les feux de poubelle allumés tout le long de l’allée et sur les voies alentour. Une fois dépassé le rond-point où s’étaient réunis les jeunes venus manifester leur soutien à Miguel [le gars qui a eu un accident de moto lors d’une course-poursuite avec les flics, le samedi 11 janvier ; NdAtt.] l’après-midi, les policiers ont vu dévaler dans la pente voisine une voiture enflammée, alors que de l’autre côté des individus recommençaient à les caillasser.
Les casseurs semblaient disposer d’autres épaves de voitures à lâcher sur les forces de l’ordre. La situation qui restait tendue aux alentours de 23 heures, semblait néanmoins sous contrôle.

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La Courneuve (Seine-Saint-Denis) : Poulets presque grillés

Le Parisien / mercredi29 janvier 2020

Ils ont vu la mort en face. Aspergés d’allume-feu et menacés par un homme tenant un briquet à la main, quatre policiers de la brigade territoriale de contact (BTC) affectés à La Courneuve auraient bien pu finir brûlés vivants, ce mercredi, en milieu d’après-midi.
Les fonctionnaires se trouvaient au beau milieu de la cité des 4 000, dans un sas de parking situé rue du 17 octobre 1961. « Ils ont suivi un guetteur dans un lieu connu pour abriter un trafic de stupéfiants et se sont retrouvés dans un espace confiné, avec, au-dessus d’eux, des escaliers », relate une source policière.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect, dont ils perdent alors la trace, s’empresse d’aller acheter le liquide inflammable au centre commercial de La Tour, situé à proximité, et de revenir pour asperger les policiers aux pieds et dans les jambes. « Je vais vous cramer ! », leur aurait-il lancé.
Le lieu est une souricière. Dans l’impossibilité d’utiliser leur arme de service « par peur de provoquer une étincelle fatale », et effrayés de se retrouver dans un guet-apens, les fonctionnaires arrivent à faire marche arrière et appellent des renforts. Le suspect sera interpellé dans la foulée, et la bouteille d’hydrocarbure retrouvée dans une poubelle à proximité. Contacté, le parquet a indiqué que l’homme, âgé, de 23 ans, est ce mercredi soir en garde à vue.

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Centre de rétention administrative de Nîmes : Il n’allait se laisser faire comme ça

Objectif Gard / 23 janvier 2020

Un homme qui allait être expulsé du territoire après des décisions de justice, a dégradé mercredi la pièce où il était retenu au centre administratif de Nîmes (CRA). Lorsque les policiers ont essayé de le calmer, il aurait insulté, menacé et blessé des fonctionnaires du CRA. Un policier a une ITT de 5 jours suite à ces événements, un autre 3 jours. Le mis en cause a été placé en garde à vue au commissariat de Nîmes pour des menaces de mort et des violences.

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Montévrain (Seine-et-Marne) : Doigts cassés pour les bleus

extrait du Parisien / vendredi 24 janvier 2020

Un auriculaire et un annulaire fracturés. Jeudi en fin d’après-midi, vers 17 heures, deux policiers de la BAC de Chessy ont été blessés chacun à un doigt de leur main gauche lors d’une interpellation musclée. Les fonctionnaires étaient en train de procéder à un contrôle d’identité dans un hall d’immeuble de l’avenue de la Société des Nations à Montévrain quand la situation a dégénéré.
L’un des individus ne s’est pas laissé faire et dans la bagarre pour le maîtriser, les deux policiers ont donc été blessés. L’homme, âgé de 24 ans et déjà très connu des services de police, a été placé en garde à vue au commissariat de Chessy et a reçu une COPJ pour le mois de mars. […]

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Farébersviller (Moselle) : Visite à domicile chez les gendarmes…

France Bleu / mardi 7 janvier 2020

L’attaque de la gendarmerie a duré une dizaine de minutes dans la nuit de samedi à dimanche. Dix à quinze jeunes, le visage dissimulé, se sont rendus vers 1h30 du matin sur le côté de la gendarmerie, là où se trouvent les logements de fonction des militaires. Ils ont lancé des pavés et des mortiers de feux d’artifice en direction des habitations tout en insultant les policiers et en criant « venez nous chercher » selon une source judiciaire. Des gendarmes réveillés par le bruit et des membres de leurs familles ont assisté à la scène depuis les fenêtres. Il n’y a pas eu de blessé.
Les jeunes sont ensuite partis en direction de la cité de Farébersviller, quelques minutes après l’attaque des poubelles se sont embrasés dans le quartier. Selon une source judiciaire, le but des assaillants était semble t-il d’attirer les gendarmes pour les piéger dans le quartier. […]

… mais attention à leur réponse

Le Républicain Lorrain / jeudi 23 janvier 2020

Ils devaient être présentés mercredi en comparution immédiate au tribunal de Sarreguemines mais leurs avocats ont demandé un renvoi d’audience. Trois jeunes âgés de 18 à 20 ans, originaires de Farébersviller et sans antécédents judiciaires, sont soupçonnés d’avoir commis les actes de vandalisme qui ont été perpétrés contre la gendarmerie de Farébersviller , dans la nuit du 4 au 5 janvier. […] En attendant la nouvelle audience qui se tiendra en mars, les trois jeunes ont été laissés libres et placés sous contrôle judiciaire.
Pour juger de l’affaire, le tribunal pourra s’appuyer, entre autres, sur plusieurs éléments rassemblés par les enquêteurs de la compagnie de Forbach. En effet, des traces ADN mettant en cause le premier suspect ont été retrouvées sur l’un des pavés lancés dans la cour de la gendarmerie. Le jeune homme a d’ailleurs reconnu avoir participé aux événements de cette nuit de janvier. Les deux autres suspects auraient, eux, été confondus pour l’un par son ADN, pour l’autre par un témoignage probant. Cependant, les deux jeunes hommes contestent formellement les faits qui leur sont reprochés. […]

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Centre pénitentiaire pour femmes de Rennes : De la pisse pour ls matonnes

actupenit / vendredi 31 janvier 2020

Ce jeudi 30 janvier 2020 une surveillante du centre pénitentiaire pour femmes de Rennes a été victime d’une humiliante agression de la part d’une détenue placée au quartier disciplinaire.
Il était 8 h 15 quand une détenue a appelé la surveillante de ce quartier afin d’obtenir une couverture supplémentaire et des claquettes. La fonctionnaire lui a apporté les affaires demandées, mais une fois les objets remis, la détenue, qui avait prémédité son agression lui a lancé un bol d’urine en plein visage.
La détenue ne s’est pas arrêtée là. Elle lui crachera également au visage. Une surveillante qui interviendra en renfort sera également victime d’un jet d’urine.

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Montpellier : On garde les cafards, mais virez-nous les poulets !

France Bleu / jeudi 30 janvier 2020

[…] Les travaux de l’été dernier n’y ont rien fait, le commissariat de la Mosson à Montpellier est toujours infesté de cafards. C’est un problème récurrent, mais cette fois, les agents ont voulu marquer le coup pour alerter leur hiérarchie : le commissariat est resté portes closes une partie de la journée de mercredi. Le bâtiment va fermer de nouveau ce vendredi 31 janvier, le temps de mener une énième opération de désinsectisation.
Les syndicats dénoncent des conditions de travail indignes pour la trentaine de policiers rattachés à ce bureau. Cela pose même un problème de sécurité, selon lui, car les blattes ont infesté le système d’alarme du bâtiment […]
Mais dans ce poste ouvert il y a 12 ans au pied d’une barre d’immeuble, les problèmes s’accumulent. « Au point de rendre la situation invivable », selon Rémy Alonso représentant départemental d’Alliance.
« Les collègues sont victimes de dégradations sur les voitures personnelles : rayures, portière enfoncée, pneus crevés. Plus grave, des agressions quand ils sortent du boulot la nuit… » En novembre dernier, une policière a été caillassée alors qu’elle sortait du poste à scooter. […]

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Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne) : Les flics, on vous connaît

actuVal-de-Marne / lundi 20 janvier 2020

« Je te connais bien, je vais te brûler », « fils de p*te »… Plusieurs tags ont été découverts ce lundi sur la façade d’un immeuble du quartier de la Peupleraie à Boissy-Saint-Léger, dans le Val-de-Marne. Ils visaient plusieurs policiers du commissariat de la ville.
Selon RTL, les prénoms de cinq policiers, ainsi des numéros d’immatriculation de leurs véhicules de service, figuraient à côté des insultes et autres menaces de mort.
Une enquête est ouverte. Les policiers de Boissy-Saint-Léger n’en sont pas à leur première attaque : en décembre dernier, le commissariat avait déjà été la cible de jets de projectiles. […] En mai 2019, le commissariat avait aussi été attaqué à l’acide.

Valence et Montélimar (Drôme) : Samedi pavés, peinture et graffitis, de jour comme de nuit – 25 janvier 2020

Publié le 2020-02-01 05:11:05

Valence : retour à la base, ça veut dire sauvage – 25 janvier 2020

La manif, à laquelle plus de 800 personnes ont pris part, a pris une tournure intéressante lorsqu’une partie du cortège est partie en sauvage deux heures après le départ (14h au Champs-de-Mars).

« Vers 16 heures, la manifestation devait se terminer devant la préfecture. Mais une partie du cortège est repartie vers le centre-ville. Il y a eu un nouveau moment de tension au niveau du Champ de Mars. Des manifestants cagoulés ont jeté des pierres sur les policiers qui ont chargé pour les disperser. L’un d’eux s’est plaint d’avoir été touché au pied par une pierre. Il devait être examiné par un médecin dans la soirée. Au moins deux manifestants ont été interpellés.

Plusieurs vitrines de commerces ont été taguées, la devanture de la permanence du candidat LREM aux municipales à Valence a de nouveau été visée, elle a été aspergée de peinture. »

[Repris de FranceBleu, 25.01.2020]

Montélimar : Et la nuit précédente, vitrines de banques et DAB tagués – 25 janvier 2020

« Il avait surtout ciblé des distributeurs de billets. Dans la nuit de vendredi 24 à samedi 25 janvier, plusieurs façades de banques du centre-ville de Montélimar avaient été recouvertes de tags, principalement anti-Macron, à la peinture verte. Un Montilien âgé de 30 ans a été interpellé par la police, mardi 28 janvier, après ces dégradations. Il avait été aperçu dès samedi matin, près du kiosque du parc, par des agents de la police municipale, alors qu’il présentait des traces de peinture verte sur lui. Ce qui avait forcément éveillé les soupçons. Après vérifications, et notamment après l’examen de vidéos de surveillance, il a pu être identifié comme l’auteur de ces tags. Lors de sa garde à vue, mardi, il aurait refusé de répondre aux questions. Il a été aussi entendu pour détention de stupéfiants à son domicile : il y cultivait quatre pieds de cannabis. Ce Montilien avait déjà été poursuivi pour avoir dégradé des bornes de paiement de parkings du centre-ville, au nom des gilets jaunes, en décembre 2018. »

[Repris du Dauphiné, 30.01.2020]


Rennes : Incendie d’une voiture de la société de transport lors de la « marche aux flambeaux » – 30 janvier 2020

Publié le 2020-02-01 05:11:08

Dans la soirée de ce jeudi 30 janvier, une voiture de la société de transports de l’agglomération rennaise a été incendiée lors d’une manif nocturne sauvage. Lorsque les agents de la STAR sont retournés à leur véhicule, les manifestant.e.s ont fait bloc autour du véhicule incendié pour les empêcher d’éteindre les flammes. C’est la deuxième attaque de la semaine contre Keolis et ses contrôleurs, après la visite surprise à l’extincteur de leur bureau la veille.

Ce jeudi 30 janvier, environ 3000 personnes se sont élancé de l’esplanade de Gaulle vers 19 h pour une « marche aux flambeaux », appelée et déposée par l’intersyndicale FO-CGT-FSU. Très vite, le cortège s’est scindé en deux, avec d’un côté les syndicats et de l’autre des jeunes et des personnes déterminées à exprimer leur rage.

Alors que la promenade syndicale a pris fin vers 20h30, l’autre cortège parti en sauvage a tenu toutes ses promesses: arrivé au niveau de République, des heurts avec les CRS ont lieu, jets de bouteilles contre lacrymo, tandis que des vitrines sont redécorées de slogans tracés à la bombe de peinture. Rebelote au niveau de la rue de Rohan. 

Stationné à l’angle du boulevard de la Liberté et du maréchal Joffre, le cortège sauvage s’affronte de nouveau à la flicaille. Au milieu des poubelles qui s’enflamment les unes après les autres tout au long du parcours (quai Dugay-Trouin, rue de Nemours, rue d’Isly et esplanade Charles de Gaulle), une voiture de la société de transport de la ville (Star), garée sur l’Esplanade Charles de Gaulle à proximité de la sortie de métro, prend feu subitement.
« Les deux agents du Star avaient stationné leur véhicule au métro Charles de Gaulle pour rejoindre à pied République pour les besoins du service. À leur retour ils ont découvert leur voiture qui commençait à prendre feu. « Il y avait des manifestants tout autour, témoigne l’un des agents. Mon collègue est allé chercher un extincteur dans un local tout proche. On a tenté d’intervenir mais des manifestants m’ont retenu par le dos pour m’empêcher d’avancer. »

[Repris de la presse locale, 30.01.2020]

Barcelone (Espagne) : Solidarité avec le peuple chilien. Attaque d’une banque

Publié le 2020-02-01 12:45:10

ContraMadriz / jeudi 30 janvier 2020

Aujourd’hui [23 janvier ; NdAtt.], sur une banque de la Calle Roger de Llúria, est apparu un tag disant que le Chili s’est réveillé ; il y a eu aussi plusieurs coups de marteau sur les vitrines et sur le DAB.

Cette action est un geste de soutien à la révolte et en solidarité avec les prisonnier.e.s.

Tant qu’il y aura de la misère, il y aura de la rébellion !
Solidarité avec le peuple chilien !

#LeChilis’estréveillé

Brest (Finistère) : Deuxième visite à la CFDT

Publié le 2020-02-01 12:46:06

Ouest-France / vendredi 31 janvier 2020

Le bâtiment de l’union départementale du syndicat CFDT a été dégradé avec de la peinture dans la soirée du 30 janvier. Ces locaux sont situés à Brest, au 9 rue de l’Observatoire.
« C’est la deuxième fois en moins de quinze jours que le bâtiment est pris pour cible, regrette la CFDT […]

Des plaintes ont été déposées et que « les images issues du dispositif de vidéosurveillance seront une nouvelle fois remises à la justice ».

Athènes (Grèce) : Deux compas en cavale arrêté.e.s

Publié le 2020-02-01 12:46:07

Anarchists Worldwide (un peu étoffé) / vendredi 31 janvier 2020

Selon des informations publiées sur Indymedia Athènes et dans les grands média grecs, les compagnon.ne.s anarchistes Giannis Michailidis, Konstantina Athanasopoulou, ainsi qu’une femme non identifiée, ont été interpellé.e.s mercredi dans une voiture prétendument volée, à Agia Paraskevi, dans la banlieue d’Athènes.

La police antiterroriste affirme avoir trouvé dans le véhicule un fusil Kalachnikov, une mitraillette, une arme de poing, des plaques d’immatriculation volées et d’autres objets.

Les compas ont donc été accusé.e.s de quatre crimes et six délits, dont l’appartenance à une organisation criminelle et la possession illégale d’armes.

Le compagnon Giannis Michailidis s’était évadé de la colonie agricole et pénitentiaire de Tyrintha en juin 2019. Il avait été arrêté en février 2013, pour le double braquage qui avait eu lieu à Velventos, avec les compagnons anarchistes Nikos Romanos, Dimitris Politis et Andreas-Dimitris Bourzoukos. Il purgeait également une peine de 15 ans pour un échange de tirs avec la police en mai 2011 à Pefki [banlieue nord-est d’Athènes ; NdAtt.]. La fusillade a eu lieu suite à un contrôle routier, deux flics et l’anarchiste Theofilos Mavropoulos ont été blessés ; ce dernier a été arrêté lui aussi.

Giannis est également connu comme « l’archer de Syntagma » puisque, en février 2011, lors des affrontements pendant la grève générale, il a été arrêté pour avoir tiré à l’arc contre la police anti-émeute qui protégeait le parlement grec sur la place Syntagma (Athènes).

La compagnonne Konstantina Athanasopoulou était en cavale après le non respect de son contrôle judiciaire (suite à sa liberation sous caution). Elle avait été arrêtée le 5 janvier 2017, avec Pola Roupa, pour des activités liées à l’organisation « Lutte révolutionnaire ». Lors de leur arrestation, l’enfant (de 6 ans) de Pola et Nikos Maziotis avait également été enlevé (par la suite il a été confié à des membres de la famille), de ce fait Pola, Nikos et Konstantina avaient immédiatement commencé une grève de la faim. Suite à l’arrestation de 2017, Konstantina a déclaré être anarchiste et membre de Lutte révolutionnaire. En 2019, elle a été condamnée par contumace à 35 ans et 6 mois.

Solidarité internationale anarchiste aux compas arrêté.e.s !

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Rassemblement de solidarité le vendredi 31 janvier

extrait d’Act for freedom now ! / vendredi 31 janvier 2020

Mercredi 28 janvier, les anarchistes Giannis Michailidis et Kostantina Athanasopoulou, en cavale, ont été arrêté.e.s, avec le compagnonne D. Valavanis, après une opération anti-terroriste dans le quartier athénien d’Agia Paraskevi.

Les compas ont d’abord été transféré.e.s au GADA [le siège de la police, à Athènes ; NdAtt.], tandis que la compagnonne D. Valavanis a dû être hospitalisée suite à un prélevement forcé de son ADN auquel elle a résisté.

Aujourd’hui, jeudi 29 janvier, les compas sont passé.e.s devant un Procureur, pour un interrogateur qui a duré 24 heures.

Vendredi 31 janvier [il y a eu] un rassemblement en solidarité devant le Palais de justice d’Athènes à Evelpidon. […]

Bâle (Suisse) : Contre le travail – Incendie d’une voiture d’Adecco

Publié le 2020-02-01 15:45:06

Barrikade.info / vendredi 31 janvier 2020

Mardi [28 janvier ; NdAtt.], vers 2h15 du main, une patrouille de police a remarqué que la partie avant d’un véhicule d’entreprise était en feu, dans la Neubadstrasse, à Bâle. La police a pu éteindre l’incendie et sauver ainsi la voiture de la destruction complète. C’est ce que les médias régionaux écrivent.

La voiture incendiée appartient à Adecco, l’une des plus grandes entreprise d’emploi intérimaire au monde.

Parce que le travail signifie l’exploitation.

Parce que le travail nous prive de notre temps, notre énergie, notre créativité, notre esprit d’initiative et nous sépare ainsi de nos proches, de nos complices et de notre propre vie.

Parce que le travail nous impose des valeurs comme la compétition, la performance, l’obéissance.

Parce que le travail produit et reproduit chaque jour les mauvaises conditions de ce monde.

Parce que tout, ici, doit être bouleversé vraiment.

Parce que

Deuxième semaine d’épreuves du bac : les lycéen.ne.s bloquent encore

Publié le 2020-02-02 11:44:12

Pau (Pyrénées-Atlantiques) : Quatre jeunes interpellés pour avoir essayé de murer le portail du lycée

Sud-Ouest / lundi 27 janvier 2020

Dimanche soir, la police est intervenue vers 18h au lycée Saint-John Perse. Ils avaient été informés de la présence de quatre jeunes, qui étaient en train de tenter d’entraver le portail principal de l’entrée du lycée.

Leur but, empêcher la tenue des épreuves « E3C » de contrôle continu du nouveau bac. Une petite course-poursuite a eu lieu entre policiers et jeunes. Trois d’entre eux, des lycéens scolarisés à Saint-John Perse, ont été arrêtés et transférés au commissariat de Pau, rue O’Quinn. Ils ont passé la nuit en garde à vue.
Ce lundi, la garde à vue a été levée. L’un deux a été mis hors de cause. Deux sont poursuivis et seront sans doute présentés lors d’une composition pénale.
Lors de la manifestation qui a temporairement bloqué le lycée ce lundi matin, l’information s’est répandue comme une traînée de poudre parmi les élèves.

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Rennes, toujours déter

Ouest-France / lundi 27 janvier 2020

Ce lundi matin, l’accès au lycée de Bréquigny était bloqué par des poubelles et des barrières entassées par les élèves. Les forces de l’ordre sont intervenues une première fois, vers 8 h 30, pour lever le barrage qui s’est reformé aussitôt après. Finalement, l’accès a été rendu possible peu avant 13 h, avec une nouvelle intervention de la police.
Un blocage a également été mené, ce lundi matin, devant le lycée Joliot-Curie à Rennes. Là encore la police est intervenue.

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Rennes : Malgré les flics, les épreuves sont reportées

FranceBleu / mardi 28 janvier 2020

Au lycée Bréquigny de Rennes, les épreuves de contrôle continu (E3C) de ce mardi ont été annulées. D’après la direction de l’établissement, 150 personnes ont envahi les salles d’épreuves à 10 minutes de la fin, contraignant ainsi le chef d’établissement à mettre fin à l’examen.
D’après les témoignages, il était un peu plus de sept heures ce mardi matin quand les premiers fourgons de police sont arrivés devant l’établissement rennais. Avec leurs boucliers, les agents ont délogé, plus ou moins calmement, les lycéens qui bloquaient les entrées et sorties. A partir de là, les forces de police ont filtré a leur tour l’accès à l’établissement afin que l’épreuve de contrôle continu du jour puisse avoir lieu.
Mais la situation s’envenime quelques minutes avant la fin de l’épreuve, lorsque les forces de l’ordre reprennent la route. C’est là que, d’après les témoignages de la direction, une centaine de manifestants est entrée dans le lycée. Ils ont alors forcé des portes, notamment celles où l’épreuve du bac avait lieu.
D’après le proviseur, des vitres ont été brisées et le verre est tombé sur certains élèves qui travaillaient. Il a alors été décidé de mettre un terme à l’épreuve et de la reporter intégralement mardi prochain. Toujours selon le proviseur, ces personnes n’étaient pas toutes scolarisées au lycée Bréquigny […].
A quelques kilomètres de là, au lycée René Descartes, la direction a également annulé les épreuves de ce mardi.

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Rennes : Intrusion et début d’incendie au lycée

Le Télégramme / jeudi 30 janvir 2020

Il était environ 10 h 15 ce jeudi 30 janvier quand les pompiers ont été appelés pour un début d’incendie au lycée Victor et Hélène Basch (VHB), rue du Professeur-Jean-Pecker à Rennes, suite à une intrusion. Il s’agit d’un feu de poubelle déclenché par des personnes extérieures à l’établissement et qui voulaient perturber les évaluations de contrôle continu. […]
Si l’épreuve du jour a pu finalement se tenir, le lycée a été contraint de reporter celle prévue ce vendredi 31 janvier « en raison des menaces de perturbation ».

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Annemasse (Haute-Savoie) : C’est l’ambiance

Le Dauphiné Libéré / lundi 27 janvier 2020

Lors qu’une nouvelle mobilisation partout en France était attendue ce lundi 27 janvier contre les nouvelles épreuves du bac en contrôle continu (E3C) qui se tiennent cette semaine, à Annemasse (Haute-Savoie), c’est au lycée des Glières, ce lundi, que cela a chauffé.
Aux alentours de 9 heures, alors que des lycéens des Glières allaient passer l’une de leur épreuve comptant pour le baccalauréat, plusieurs jeunes opposants à la réforme du bac, ont créé la zizanie à l’entrée de l’établissement situé rue de Verdun à Annemasse.
Certains parents d’élèves parlent de scène très dures, avec des jeunes qui ont empêché les autres élèves de rentrer en utilisant des fumigènes, en cassant des œufs et en mettant ensuite de la musique à fond.
L’épreuve aurait bien eu lieu cependant. Plusieurs parents d’élèves sont en colère et annoncent qu’ils vont demander l’annulation de l’épreuve.

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Seyssinet-Pariset (Isère) : Plein d’idées bloquer le lycée

FranceInfo / lundi 27 janvier 2020

Intrusion dans des salles de classe, vitres brisées, alarme incendie déclenchée… Des débordements ont causé des dégâts au lycée Aristide Bergès de Seyssinet-Pariset (Isère) suite à une manifestation organisée devant les grilles de l’établissement ce lundi 27 janvier, dès 7h30.
Près de 500 personnes s’y sont rassemblées, essentiellement des lycéens, « en vue de perturber la tenue des épreuves de contrôle continu du baccalauréat » et de protester contre la réforme Blanquer, annonçait un professeur avant la manifestation. La situation a dérapé quand certains manifestants ont franchi les grilles du lycée, alors que quelques élèves étaient parvenus à se rendre aux épreuves, dans les salles de cours.
De nombreux jeunes se sont ensuite introduits dans le bâtiment, allumant des fumigènes et rentrant dans des salles de cours, peut-on voir sur des images Snapchat que France 3 Alpes s’est procurées. Des dégâts ont été occasionnés dans le lycée, c’est pourquoi tous ceux qui s’y trouvaient ont été évacués dans la cour.
Les gendarmes mobiles sont intervenus pour maîtriser la situation, sans heurt jusqu’ici, ont constaté nos journalistes sur place. Quand certains lycéens ont tenté de rentrer à nouveau dans l’établissement, toute l’enceinte a été évacuée. Le lycée Aristide Bergès a été fermé en fin de matinée ce lundi, les élèves sont en train de rentrer chez eux. Plusieurs épreuves d’italien, d’espagnol et d’allemand ont été annulées dans la matinée suite à ces débordements.

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Sète (Hérault) : Épreuves reportées cause blocus, malgré les menaces

FranceInfo / lundi 27 janvier 2020

Après le lycée Jules Guedes de Montpellier, vendredi, c’est au tour de l’établissement Paul Valéry de Sète d’être bloqué ce lundi matin. Les épreuves E3C d’histoire et de géographie des Premières n’ont pas pu se tenir. Elles sont reportées à vendredi, sauf si le blocus persiste. […]
Les 123 candidats aux épreuves E3C d’histoire et de géographie ont trouvé portes-closes dès 7h et sont restés devant l’établissement.
L’épreuve devait se tenir à 10h. Elle n’a pas eu lieu et a été repoussée à vendredi.
Il devrait en être de même mardi pour l’anglais, mercredi pour les maths et jeudi pour l’espagnol.
Selon nos informations, des parents d’élèves ont reçu un SMS de l’établissement sur leur portable. Il explique que les lycéens qui ne passeraient pas les épreuves, sans raison, et/ou feraient blocus, seraient sanctionnés par un Zéro, à l’épreuve d’E3

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Bayonne (Pyrénées-Atlantiques)

Sud-Ouest / lundi 27 janvir 2020

De nombreux élèves ont refusé de passer les épreuves de langue ce matin pour protester contre la réforme du bac.
Depuis ce lundi matin, l’entrée du lycée Cassin de Bayonne est bloquée par une partie des élèves de première et terminale qui dénoncent, par cette action, la réforme du bac. […]

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Argonay (Haute-Savoie) : Des idées pour bloquer le lycée… et le bac

Le Dauphiné Libéré / mardi 28 janvier 2020

Ce mardi 28 janvier au matin, des élèves et des professeurs s’étaient rassemblés pour bloquer l’entrée du lycée polyvalent Louis-Lachenal, à Argonay. Avec des pétards et des fumigènes.
Ce rassemblement était organisé pour protester contre la réforme du baccalauréat et empêcher que des élèves de Premières passent des épreuves. L’accès avait cependant été rendu possible car sécurisé par les gendarmes.
Dans un communiqué transmis par internet aux parents, le proviseur Raymond Mege informait ces derniers des incidents survenus devant son établissement. Il les assimile à des actes de vandalisme et évoque “des jets d’objets incendiaires”. D’autant que, d’après lui, des câbles électriques auraient été sectionnés dans la nuit de lundi à mardi pour, dit-il, “perturber l’entrée au lycée.” Il a déposé plainte.
Dans ce message, il invite les parents à échanger avec leurs enfants sur la gravité de ces dégradations qu’il pense “perpétrées par certains élèves”. Il compte bien, écrit-il, “les sanctionner”.
Le proviseur a décidé de reporter les épreuves mais de maintenir les cours. Les protestataires s’étaient dispersés aux alentours de 10 heures, non sans avoir mis le feu à un tas de feuilles.

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Le Mans

Ouest-France / mardi 28 janvier 2020

Depuis 7 h ce matin du mardi 28 janvier 2020, le lycée Bellevue au Mans (Sarthe) est bloqué par des élèves qui protestent contre la tenue des E3C épreuves anticipées du bac qui doivent se tenir aujourd’hui. Des professeurs sont eux aussi présents.
Vers 9 h 30, les élèves se trouvaient au milieu de la route. Ce sont les professeurs qui se chargent de faire passer des automobilistes, parfois impatients.
Lundi, c’est au lycée Malraux d’Allonnes que les épreuves de contrôle continu avaient été annulées.

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Grenoble : Annulation des épreuves

extrait de FranceInfo / mardi 28 janvier 2020

[…] Dès 7h30, environ 150 personnes (élèves et professeurs) se sont rassemblées à Grenoble devant le Lycée des Eaux-Claires où l’épreuve d’anglais des premières générales et technologiques (300 candidats) devait se dérouler.
Celle-ci a du être annulée. Des élèves se sont introduits dans l’établissement avec des pétards et des fumigènes. […]

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Millau (Aveyron)

Midi-Libre / mardi 28 janvier 2020

Les élèves du lycée Jean-Vigo ont mené une action devant leur établissement, ce mardi matin, à Millau. Aidés, notamment, par une poignée de militants du NPA et de gilets jaunes, ils étaient une centaine à bloquer les entrées du lycée, en protestation à la réforme du baccalauréat, et précisément le passage des épreuves dîtes E3C.
Déjà prévus la semaine passée, ces examens préliminaires (histoires géographie, langues vivantes, maths pour la filière technologique) devaient finalement démarrer ce mardi à Jean-Vigo. Les lycéens, appuyés également par des parents d’élèves et des professeurs, demandent que ces épreuves soient ajournées, et décalées au mois d’avril, pas avant.
Ils font valoir une désorganisation dans la mise en place des épreuves, et un manque de temps pour les préparer. Ces E3C, qui devaient durer jusqu’à vendredi à Jean-Vigo, ne devraient pas avoir lieu. Les lycéens ont prévu de maintenir leur action jusqu’à la fin de la semaine.

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Bourg-en-Bresse

Le Progrès / mardi 28 janvier 2020

A la suite du blocage du lycée Lalande par des professeurs grévistes et des lycéens, les épreuves de contrôle continu du bac programmées ce mardi, ont été annulées et reportées à une date ultérieure.
Des professeurs en grève et des élèves, toujours hostiles tant à la réforme des retraites qu’à celle du baccalauréat, ont installé dès 8 heures, mardi 28 janvier un piquet de grève devant le lycée Lalande. Objectif : empêcher la tenue des E3C (épreuves communes de contrôle continu) prévus aujourd’hui dans l’établissement.
Devant la pluie intense, les élèves se sont réfugiés sous plusieurs abris. Ils ont prévu de ressortir à 10 heures pour bloquer la seconde épreuve.
Déjà lundi 27 janvier, les lycées burgiens Quinet et Lalande ont été bloqués par les élèves et les professeurs. Le mouvement se poursuit donc avec ce blocage matinal.

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En Seine-Saint-Denis

Le Parisien / mercredi 29 janvier 2020

A Bobigny

La tension est montée d’un cran, ce mercredi matin, dans plusieurs lycées de Seine-Saint-Denis. Face au mouvement de contestation, plusieurs épreuves anticipées du baccalauréat ont été reportées dans les établissements Angela Davis (Saint-Denis), Blaise Cendrars (Sevran) et Paul Robert (Les Lilas). A Saint-Denis, où, selon une enseignante, les tensions ont été vives entre élèves et policiers, un élève a été brièvement placé en garde à vue « pour la dégradation d’un rétroviseur et fera l’objet d’une mesure de réparation pénale », indique le parquet.
Au même moment, des lycéens de Suger, toujours à Saint-Denis et Louise Michel, à Bobigny, organisaient le blocage. Dans la ligne de mire des lycéens en colère : « L’organisation anarchique des E3C, des épreuves officielles du baccalauréat notée en contrôle continue », indique Oumaïma, une lycéenne de Louise Michel. La jeune femme dit être « paumée après avoir raté énormément de cours à cause des récents mouvements sociaux ». Dans son lycée, ces épreuves doivent être organisées la semaine prochaine. Elle l’assure : « La mobilisation va continuer jusqu’aux vacances ». […]

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Caen : Feu au bac, enfin, presque !

extrait de FranceInfo / vendredi 31 janvier 2020

Pas facile de passer son bac dans ses conditions. Et pourtant, ces examens prévus par la réforme, et répartis en trois sessions sur les années de Première et Terminale comptent pour 30% de la note finale.
Depuis 2 semaines, les épreuves communes de contrôle continu (E3C) du baccalauréat sont perturbées un peu partout en Normandie, comme mardi encore à Cherbourg.
[…] Ce jeudi, au lycée Malherbe de Caen, des lycéens ont fait brûler des énoncés de sujet de bac dans la cour jeudi, selon un lycéen.
Selon le rectorat de Caen, il y a eu « un départ de feu » par « une vingtaine » d’élèves « au milieu de la cour » mais « en aucun cas il ne s’agit de copies » des épreuves. Il s’agirait de « brouillons », a ajouté le rectorat, en soulignant que les épreuves se sont bien déroulées, toutes les copies ayant été
rendues. « Les élèves identifiés comme responsables de ce feu s’exposent à des sanctions. »
Ce vendredi matin, manifestation pacifique au lycée Fresnel de Caen. […]

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Dans les Alpes-Maritimes

FranceInfo / vendredi 31 janvier 2020

Comme la veille, vendredi 31 janvier au matin, une centaine d’élèves et plusieurs professeurs ont bloqué l’entrée du lycée Goscinny, à Drap, afin de demander le report des épreuves du baccalauréat en contrôle continu, dites E3C.
Cela n’a en revanche pas suffi à empêcher les examens de se tenir. Selon la proviseure, plus de la moitié des élèves étaient présents pour composer.
Plus tôt dans la semaine, des actions similaires avaient également eu lieu dans d’autres établissements des Alpes-Maritimes. Mercredi 29 janvier, des lycéens et une poignée de professeurs du lycée Tocqueville, à Grasse, ont retardé les épreuves d’anglais de trente minutes.
Avant cela, c’est le lycée Auguste Renoir, de Cagnes-sur-Mer, qui avait initié le mouvement, dès le lundi 27 janvier. Les lycéens de première devaient plancher sur l’espagnol, l’anglais et l’histoire, mais suite au blocus, les épreuves avaient été annulées.
Mardi 28, les élèves, rejoints par certains enseignants, étaient bien décidés à empêcher la tenue d’un examen de mathématiques, prévu à 9 heures pour trois classes de 1ère de STMG. Seuls 12 élèves, selon le proviseur, ont pu participer à l’épreuve, 5 d’après les lycéens.

Après ces différents blocages, le rectorat de l’Académie de Nice a tenu à communiquer sur la situation à laquelle s’exposent les élèves n’ayant pas participé aux épreuves.
« Si l’élève ne se présente pas à une épreuve car il en a été empêché, il devra en référer au chef d’établissement qui étudiera les situations au cas par casé », a-t-il fait savoir.
En revanche, ceux ayant présenté un « refus manifeste », l’académie cite l’article 12 de l’arrêté du 16 juillet 2018, établissant que « lorsque l’absence ne relève pas d’un cas de force majeure dûment constaté, la note zéro est attribuée au candidat pour chaque épreuve non subie ». […]

Italie : Des condamnations à Turin, Leo transféré à Vibo Valentia

Publié le 2020-02-02 11:44:12

Insuscettibile di ravvedimento / vendredi 31 janvier 2020

Le 29 janvier sont tombées les condamnations de premier degré pour un procès dans lequel étaient inculpé.e.s 4 compas du secteur de Pinerolo [petite ville près de Turin ; NdAtt.]. Cette affaire, avec des inculpations pour vol avec violence et coups et blessures, a commencé avec une embrouille avec un Carabiniere en civil, lors d’un rassemblement antifasciste, à Pinerolo, en 2018. L’accusation pour coups et blessures à l’encontre du Carabiniere et tombée et celle de « vol avec violence » a été requalifiée en « tentative de vol avec violence » ; n’empêche, tou.te.s les quatre inculpé.e.s ont été condamné.e.s à 18 mois de prison et au payement des frais de la procédure. Étant donné que ça n’avait pas marché avec les coups et blessures, le keuf a fait une demande de 500 euros pour préjudice moral… 500 euros…

Ces lourdes condamnations, comme d’autres, confirment la tendance à la criminalisation et à la répression à laquelle font face de ces temps les mouvements de résistance et les individus révoltés.

Entre temps, probablement le 26 ou le 27 janvier, pour des raison inconnues, un des quatre compas qui passaient en jugement, Leonardo (Leo), qui était déjà enfermé à la prison de Lucca à cause d’une peine définitive à la suite d’un délit qui remonte à 2007 [il s’agit d’une condamnation pour braquage pour l’opération Ardesia ; note d’Insuscettibile di ravvedimento] a été transféré à Vibo Valentia [en Calabre, à quelques 900 km de Lucca – il s’agit visiblement d’un transfert punitif ; NdAtt.].

Solidarité avec les compas condamné.e.s pour les faits de Pinerolo ! Toujours ennemi.e.s de flics et fascistes !
Contre l’éloignement et l’isolement : toujours aux côtés de Leo et des personnes qui résistent, dans la rue et dans les taules !

Cassa Antirep delle Alpi occidentali

Pour écrire à Leo :

Leonardo Landi
C. C. Nuovo complesso
Contrada Cocari
89900 – Vibo Valentia (Italie)

De Clermont-Ferrand aux Yvelines : Les permanences électorales en prennent pour leur grade

Publié le 2020-02-02 14:43:06

Clermont-Ferrand : Et de trois pour le local du candidat LREM

France Bleu / samedi 1er février 2020

C’est une campagne compliquée pour le candidat La République en Marche à Clermont-Ferrand Eric Faidy. Son local de campagne  installé place Gilbert Gaillard a été une nouvelle fois la cible de vandalisme, la nuit dernière. Selon le candidat, qui a révélé l’information sur les réseaux sociaux, « la vitrine a été brisée« . […]

Pour Eric Faidy, ce n’est pas la première fois qu’il découvre des actes de vandalisme. En marge de la mobilisation contre la réforme des retraites, une soixantaine de manifestants avait tenté de s’inviter à la cérémonie des vœux organisée par le candidat le 11 janvier.
La semaine dernière, en marge de la visite d’Emmanuel Macron en Israël pour les commémorations des 75 ans de la libération d’Auschwitz, la vitrine de son local avait été taguée, avec des messages comme « Palestine Vaincra » ou encore « A Bas Israël ».

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Maule (Yvelines) : Le permanence du député à la barre de fer

78actu / samedi 1er février 2020

La permanence du député de la 9e circonscription des Yvelines, Bruno Millienne, à Maule (Yvelines), a été attaquée dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2020 vers 2 h 30 à la barre de fer.
Des riverains du quartier sont parvenus à mettre en fuite les auteurs de l’attaque, au nombre de quatre, avant que la vitre n’explose totalement. […]