Vive l'Anarchie - Semaine 04, 2023

Sommaire

Indymedia Lille

Publié le 2023-01-23 07:40:04

La nuit du 19 janvier, à Toulouse, près du pont des demoiselles, deux bornes de recharges pour voitures électriques ont été incendiées.
Nous ne voulons ni mines de charbon ni mines de lithium.

Ces bornes de recharges vont rendre toujours plus grand le besoin en électricité et en production de nouvelles voitures, qui ne peut se passer de l’industrie carbone. Le nucléaire n’est donc la promesse d’aucune transition mais cette constante accumulation des moyens industriels pour un marché de l’énergie en plein boom. Les usines de charbon ré-ouvrent en France pendant qu’elles s’étendent en Allemagne. Au même moment, le nucléaire obtient le label vert pour s’imposer en europe, et l’électrique est le prétexte aux extractions des terres rares.
Ne cédons pas au chantage : Ni charbon ni nucléaire !
Nous ne réduirons notre consommation qu’à condition de réduire le capitalisme à un cauchemar du passé.


On n’ouvre pas un CRA sans casser des œufs

Publié le 2023-01-23 07:50:09

Action contre la réouverture d’un CRA à Lyon.



L’ancien CRA (centre de rétention administrative, une prison pour les personnes qui n’ont pas les bons papiers) de Lyon St-Exupéry va rouvrir ce lundi 23 janvier après des travaux. Suite à la construction d’un deuxième CRA à Lyon l’an dernier, cette ouverture va doubler la capacité d’enfermement des étranger-es dans la région, passant de 140 à 280 places.

Pour ne pas laisser cette réouverture sans réaction, dans la nuit de samedi à dimanche, l’entrée du CRA a été verrouillée par des chaînes et la façade repeinte par une cinquantaine d’œufs remplis de peinture.

Des tags ont aussi été faits aux alentours de la prison :
« Feu aux CRA »
« Liberté pour toustes »
« No borders no nations »

JPEG - 2.2 Mo
JPEG - 3.2 Mo
JPEG - 3.3 Mo
JPEG - 3 Mo

A bas les CRA, les frontières et toutes les prisons !

Milan – Dégradation de la porte et de la façade de l’entreprise Emme Esse en solidarité

Publié le 2023-01-23 08:10:03

Pendant la nuit [22/01], nous avons attaqué le siège de la société milanaise Emme Esse M.S. srl, complice du 41bis pour la fourniture de matériel technologique/informatique aux GOM* pour leurs enquêtes.
Nous avons endommagé sa porte d’entrée et barbouillé sa façade.
En solidarité avec la lutte d’Alfredo, contre le régime dans lequel il est enfermé depuis mai dernier et dans lequel des centaines d’autres personnes sont enfermées.
Contre ce régime d’anéantissement humain nécessaire à l’Etat pour maintenir sa démocratie.
En solidarité avec Ivan qui soutient Alfredo en l’accompagnant dans sa grève de la faim.
En solidarité avec ceux qui se révoltent et se battent à l’intérieur de la prison.
Contre le 41bis.
La liberté pour tous

Traduit de lanemesi

*Groupe operatif mobile, equivalent aux ERIS, ndt.

Gênes – Déclaration en solidarité avec Alfredo durant le procès Prometeo

Publié le 2023-01-23 19:30:04

Gênes – Déclaration en solidarité avec Alfredo durant le procès Prometeo

A l’ouverture de ce qui sera probablement la dernière audience en appel du procès Prometo, les accusés présents ont pris la parole pour lire la courte déclaration suivante :

« Gênes, 23 janvier 2023, La question de la solidarité, pour nous anarchistes, est fondamentale, dirimante. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous abstenir de parler dans cette salle d’audience, sachant qu’il y a quelqu’un qui est empêché de le faire. Alfredo Cospito en est aujourd’hui à son quatre-vingt-seizième jour de grève de la faim dans la prison de Bancali, à Sassari, pour protester, de la seule manière qui lui est permise dans le tombeau pour les vivants dans lequel il est enfermé, contre les abominations répressives du 41 bis et de l’emprisonnement à vie incompressible. Les institutions font toutes preuve de leur férocité démocratique, se retranchant dans un mutisme qui sent la riposte et l’ineptie. Alors, si l’on prétend qu’il s’agit d’une salle de justice, aucun homme ou femme de conscience ne devrait rester les bras croisés, conscients du fait que la trotteuse s’approche de la dernière heure, minute, seconde, dans une prison de cet état qui pue la torture.. Un cri devrait s’élever là où la justice est souveraine, réelle, possible :

CONTRE LE 41 BIS
CONTRE L’EMPRISONNEMENT À VIE INCOMPRESSIBLE
POUR LE DÉCLASSEMENT IMMÉDIAT D’ALFREDO COSPITO, LIBERTÉ ».

Nat, Robert et Beppe

Le président du tribunal a décidé que trente secondes étaient trop longues, et les a interrompus après quelques lignes seulement. Après une brève dispute avec le camarade qui lisait, devant le désintérêt que ces personnages manifestent à tous les niveaux dans cette affaire, confirmant qu’un rideau de silence est en train d’être tiré sur cette histoire, les compas accusés et ceux qui sont solidaires ont décidé de quitter la salle d’audience, amenant dans la rue l’histoire de ce matin et les raisons de la protestation d’Alfredo.

Traduit  d’inferno urbano

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Paris : saboter le train-train quotidien [MàJ]

Publié le 2023-01-24 12:45:05

Trafic interrompu à la gare de l’Est à Paris après un incendie
créé par un « acte de malveillance »

France Info/France 3 Grand Est/Le Parisien, 24 janvier 2023

Mauvaise surprise pour les usagers de la SNCF. Le trafic à la gare de l’Est à Paris sera interrompu « toute la journée » à la suite d’un « incendie sur des câbles électriques », a annoncé, mardi 24 janvier, à l’AFP une porte-parole de la SNCF, qui avait initialement tablé sur une reprise à 10 heures. Le ministre des Transports, Clément Beaune, et la SNCF ont dénoncé un « acte de malveillance » dans un poste d’aiguillage qui a provoqué l’interruption totale, au départ et à l’arrivée de la gare parisienne du trafic des TGV et des TER, ainsi que de la ligne P du Transilien.

Vers 8h30, la SNCF a précisé qu’il s’agit d’une dégradation volontaire : « L’acte de malveillance est avéré : un incendie volontaire sur des gaines de câbles d’alimentation électrique des installations de signalisation et d’aiguillage est à l’origine de l’interruption des circulations. Le diagnostic est toujours en cours », peut-on lire sur la page dédiée à l’incident. « Il y a eu un acte de vandalisme volontaire », a confirmé Anne-Marie Pannier, responsable de SNCF Réseaux en Ile-de-France, qui précise que des caniveaux de la SNCF ont été ouverts et que 48 câbles situés à l’intérieur ont été brûlés.« Les conséquences, c’est que tous les postes de signalisation ne reçoivent plus en qualité et en sécurité les informations pour pouvoir faire circuler les trains en sécurité sur le réseau », a expliqué Anne-Marie Pannier en fin de matinée.

La page Twitter de la Ligne P fait état d’ « un incendie dans un local technique dans le secteur de Vaires » (Seine-et-Marne) et d’ « un incident signalisation » dans un autre secteur, avec une photo des câbles qui ont brûlé.

Sur les panneaux d’affichage des départs de la gare – qui figurent en temps réel sur le site internet de la gare de l’Est – les TGV et TER en partance pour Nancy, Colmar, Francfort, Epernay ou encore Reims sont indiqués comme « retardé » ou « supprimé ».

Selon des chiffres SNCF datant de 2019, quelque 41 millions de voyageurs transitent chaque année par la gare de l’Est, qui est l’une des six grandes gares parisiennes. Elle dessert la région Grand Est du pays (Strasbourg, Nancy, Colmar, Reims, Epernay etc…), ainsi que des destinations internationales comme l’Allemagne et le Luxembourg.


Panne à la Gare de l’Est : la reprise du trafic mercredi
reste incertaine après un «acte de malveillance»

Le Parisien, 24 janvier 2023 (extrait)

Une panne d’ampleur. Aucun train ne circule à l’arrivée ou au départ de la gare de l’Est, à Paris, ce mardi. L’entreprise espérait dans un premier temps une reprise « à 10 heures » avant d’annoncer un trafic finalement interrompu toute la journée.

Que s’est-il passé ?

« En raison d’une panne dans un poste d’aiguillage (installations découvertes endommagées) », le trafic de tous les trains TGV, TER et Transilien de la ligne P est interrompu au départ et à l’arrivée de Paris Gare de l’Est, nous a indiqué le groupe dans la matinée.

La zone qui a brûlé est située sous la voie de chemin de fer, à Vaires-sur-Marne (77). « Il s’agit de deux chambres de câbles, un endroit où des centaines de grosses artères de câbles sont enchevêtrées », précise la SNCF. Au total, une cinquantaine d’artères ont été endommagées, soit 600 câbles [ou plutôt connexions].

Selon le communiqué du procureur Jean-Baptiste Bladier, les policiers du commissariat de Noisiel avaient été alertés vers 04h35 de l’incendie d’un boîtier électrique de la SNCF, qui s’est déclaré vers 01h10.
D’une grande précision, le procureur de la République du tribunal judiciaire de Meaux indique : « Un premier coffret abritant des câbles électriques avait été incendié après que deux panneaux en béton condamnant l’accès à la trappe où ledit coffret était inséré dans le sol avaient été retirés et déposés. Un second coffret, situé de l’autre côté des voies, accessible au moyen d’un tunnel situé sous lesdites voies, avait lui aussi fait l’objet de dégradations par incendie après que deux plaques d’accès à la trappe avaient été, elles aussi, retirées et posées à même le sol. » Enfin, le magistrat indique qu’un « portillon d’accès aux voies de la SNCF était ouvert sans aucune trace d’effraction ».

Le ministre des Transports a dénoncé ce mardi, depuis la gare de l’Est, « un acte de vandalisme odieux, scandaleux qui doit être condamné». Selon le ministre, « une cinquantaine de câbles ont été incendiés » dans la nuit de lundi à jeudi, « en deux points précis, ciblés, à quelques dizaines de mètres l’un de l’autre en Seine-et-Marne » avec « une intention délibérée de nuire ».

Pourquoi la SNCF porte plainte ?

SNCF réseau annonce avoir déposé plainte après un « acte de malveillance avéré », plus précisément un « incendie volontaire » sur des câbles électriques de signalisation à Vaires (Seine-et-Marne). « On ne sait pas encore si c’est simplement pour voler les câbles ou si c’est du sabotage », explique-t-on. « Mais ce qui est sûr c’est que ça va être compliqué à remettre en marche. »

Le procureur de la République du tribunal de Meaux, Jean-Baptiste Bladier, précise, pour sa part : « Informé par le commissariat de Noisiel (Seine-et-Marne), le parquet de Meaux a ordonné ce matin l’ouverture d’une enquête flagrante du chef de dégradation volontaire par incendie et mise en danger d’autrui. Les investigations ont été confiées au service de police judiciaire de Meaux. »

Selon nos informations, il est « trop tôt » ce mardi en fin de matinée pour tirer la moindre conclusion sur l’identité des auteurs de cet acte de malveillance. « Travailler sur les lignes ferroviaires implique le respect d’un certain nombre de consignes de sécurité pour éviter, par exemple, la création d’un arc électrique », indique-t-on au Parisien. Un respect des consignes de sécurité indispensable mais qui ralentit les investigations.


Un incendie volontaire sur des câbles alimentant des aiguillages paralyse la gare de l’Est
Batiactu, 24 janvier 2023 (extrait)

L’incendie a eu lieu dans le secteur de Vaires, en Seine-et-Marne, dans un local technique situé sur une emprise SNCF. La cible : « des gaines de câbles d’alimentation électrique des installations de signalisation et d’aiguillage », indiquait le fil d’information spécifiquement mis en place par le groupe SNCF, vers 8h30. Un acte de vandalisme volontaire qui a affecté 48 câbles : « deux points précis ont été ciblés, à quelques dizaines de mètres », a précisé lors d’un point presse le ministre des Transports Clément Beaune.

En effet, les informations d’aiguillage n’étant plus transmises, la sécurité ferroviaire n’est plus assurée, explique-t-on du côté de SNCF Réseau. Conséquences : le trafic d’une des gares parisiennes accueillant quotidiennement quelque 150.000 voyageurs, 250 trains au départ et autant à l’arrivée, a dû être totalement interrompu. Cette gare, c’est la gare de l’Est.

Seuls « deux TGV par heure au départ et à l’arrivée, déroutés vers la gare du Nord », circulent ce 24 janvier, confirme un porte-parole du groupe SNCF contacté par Batiactu. Le trafic TER du Grand Est vers Paris est totalement interrompu, à l’exception de Paris-Troyes. La branche nord du Transilien P est elle aussi arrêtée.

Alors qu’un retour progressif à la normale avait été un temps espéré dans la matinée, le diagnostic s’est finalement révélé plus complexe. « Une cinquantaine d’agents de SNCF Réseau se relaient depuis le matin pour résoudre cette panne sur les installations électriques. La cinquantaine de câbles brûlés représentent 600 fils de connexion. Nous devons les réparer voire les remplacer, les tester mais aussi procéder à tous les tests nécessaires en termes de sécurité. Nous ne relancerons pas la circulation des trains si la sécurité des voyageurs n’est pas assurée à 100% », insiste le porte-parole que nous avons interrogé. Aussi la circulation des trains restera interrompue toute la journée du 24 janvier. Et peut-être davantage.

Face à cet acte de vandalisme, la SNCF a annoncé avoir porté plainte. Le parquet de Meaux a par ailleurs ouvert une enquête pour dégradation volontaire et mise en danger de la vie d’autrui. Elle a été confiée à la police judiciaire de Meaux.

Selon les premiers éléments communiqués par le procureur de la République du tribunal judiciaire de Meaux, l’incendie se serait déclaré vers 1h10 du matin. Les premières constatations montrent qu’un portillon d’accès aux voies SNCF était ouvert, « sans aucune trace d’effraction ». Des panneaux en béton condamnant l’accès à la trappe où se trouvait un premier coffret abritant des câbles électriques endommagés avaient été retirés et déposés. De l’autre côté des voies, à quelques dizaines de mètres seulement, un second coffret accessible par un tunnel a aussi été incendié. Là encore, deux plaques d’accès à une trappe ont été retirées et posées au sol.

Feroci, ottusi e stupidi. I funzionari del DAP vogliono imbavagliare persino la dottoressa di Alfredo

Publié le 2023-01-24 13:45:03

Feroci, ottusi e stupidi. I funzionari del DAP vogliono imbavagliare persino la dottoressa di Alfredo

Diffida

Ieri, 23 gennaio, il Dipartimento dell’Amministrazione Penitenziaria di Sassari, nella persona del «Direttore in Missione» Carmen Forino, ha inoltrato un formale divieto nei confronti della dottoressa Angelica Milia, il medico che visita Alfredo Cospito nel carcere di Bancali. La dottoressa viene diffidata dal rilasciare qualsiasi dichiarazione a Radio Onda d’Urto, pena la revoca dell’autorizzazione a visitare Alfredo. Tutto questo «al fine di non vanificare le finalità del regime di cui all’art. 41Bis».
Insomma, i funzionari del DAP – sulle cui spalle ricadono le responsabilità, per attenerci alla sola storia recente, della strage compiuta nelle carceri italiane nel marzo del 2020, nonché dei pestaggi e delle torture perpetrati a Santa Maria Capua Vetere nel mese successivo – vorrebbero non solo che Alfredo crepi in quella tomba in cui è stato rinchiuso, ma che crepi nel silenzio generale.
Come scrisse un poeta in altra epoca e ad altri funzionari statali: «Voi siete degli assassini, signori; e aggiungo anche (è un punto di vista cui tengo molto) che siete degli assassini ridicoli».
Essendo la parte più feroce e più ottusa delle istituzioni statali – abituata a non dover dar conto a nessuno del proprio operato repressivo –, il DAP è anche la più stupida. Solo degli stupidi, infatti, possono scrivere nero su bianco che il fatto stesso di informare sullo stato di salute di un detenuto in sciopero della fame da novantasei giorni riesca a «vanificare le finalità del regime di cui all’art. 41Bis». Eccolo qui, allora, lo scopo del 41 bis, dichiarato in modo aperto e sfacciato dalla signora Forino: bandire i suoi reclusi dal mondo dei vivi, corpi muti di cui nessuno deve parlare.
Feroci, ottusi e stupidi, otterrete l’esatto contrario.

A propos de la menace de révoquer l’autorisation de visite pour la medecin de confiance

Publié le 2023-01-24 13:55:05

A propos de la menace de révoquer l’autorisation de visite pour la medecin de confiance

Hier, 23 janvier, le département de l’administration pénitentiaire de Sassari, en la personne du  » directeur en mission  » Forino, a émis une interdiction formelle à l’encontre de la Dr Angelica Milia, la médecin qui rend visite à Alfredo Cospito dans la prison de Bancali. La doctoresse est mise en garde contre toute déclaration à Radio Onda d’Urto, sous peine de se voir retirer l’autorisation de rendre visite à Alfredo. Tout ceci « afin de ne pas contrecarrer les objectifs du régime de l’article 41Bis ».
En somme, les responsables de la DAP – sur les épaules desquels retombe la responsabilité, pour s’en tenir à l’histoire récente, du massacre perpétré dans les prisons italiennes en mars 2020, ainsi que des coups et des tortures perpétrés à Santa Maria Capua Vetere le mois suivant – voudraient qu’Alfredo ne crève pas seulement dans la tombe où il a été enfermé, mais qu’il crève dans le silence général.
Comme l’a écrit un poète à une autre époque et à d’autres fonctionnaires : « Vous êtes des assassins, messieurs ; et j’ajouterai aussi (c’est un point de vue auquel je tiens beaucoup) que vous êtes des assassins ridicules ».
Étant la partie la plus féroce et la plus obtue des institutions de l’État – habituée à ne pas avoir à rendre compte à qui que ce soit de ses actions répressives – le DAP est aussi le plus stupide. Seuls des imbéciles, en effet, peuvent écrire noir sur blanc que le fait même d’informer sur l’état de santé d’un détenu en grève de la faim depuis quatre-vingt-seize jours parvient à « annuler les objectifs du régime de l’article 41Bis ». Voilà donc l’objectif du 41 bis, ouvertement et effrontément déclaré par M. Forino : bannir ses détenus du monde des vivants, corps muets dont personne ne doit parler.
Féroces, obtus et stupides, vous obtiendrez exactement le contraire.

Traduit d’Il Rovescio

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L’AFFAIRE ALFREDO COSPITO : INTERDIT DE PARLER… AVEC LA RADIO ONDA D’URTO ?
« La question se pose spontanément, à la lecture du document diffusé lundi 23 janvier 2023 par le Département de l’administration pénitentiaire de la prison de Sassari, où l’anarchiste en grève de la faim depuis le 20 octobre 2022 est en régime 41 bis.

Le Dap, organisme dépendant du ministère de la Justice, a informé l’avocat de Cospito, Flavio Rossi Albertini, de l’autorisation d’une visite à la prison jeudi 26 janvier par le médecin de confiance, Angelica Milia, qui est passée plusieurs fois aux micros de Radio Onda d’Urto justement pour faire le point sur l’état de santé de Cospito.

Dans la note, la nouvelle directrice régente de la prison de Bancali (Sassari), le Dr. Carmen Forino, écrit : « compte tenu de ce qui a été signalé par le directeur général de la D.G.D.1. ., dans une note reçue par cette Direction le 20.01.2023, le Dr. Milia soit avertie de ne pas faire de déclarations à la station de radio ‘Onda d’Urto’ suite à ses visites, afin de ne pas contrecarrer les objectifs du régime de l’article 41 bis. D’autres déclarations faites dans ce sens, peuvent amener cette Direction à envisager la révocation de l’autorisation d’accès à l’Institution ».

Il s’agit d’une mesure très grave, d’une atteinte non seulement à notre radio (qui émet depuis 1985 en tant que journal régulièrement enregistré auprès du Tribunal de Brescia) mais plus généralement à la liberté d’information et qui dénote un acharnement répressif et carcéral contre le détenu, dont l’état de santé de plus en plus critique, seul sujet des interviews accordées par le Dr Milia à Radio Onda d’Urto, ne doit apparemment pas être connu.

Il est évident que rompre le silence dans lequel Alfredo Cospito est en grave danger de mort représente quelque chose qui (…) « va à l’encontre de la finalité du régime de l’article 41 bis. ».
Ce qui est également frappant dans cette note, c’est la référence non pas aux médias en général (ce qui serait grave de toute façon), mais à un organe d’information en particulier : le nôtre, historiquement lié aux mouvements sociaux. Nous pensons donc que ce sont tous les travailleurs de l’information de ce pays qui devraient s’inquiéter, et réagir. Ce qui peut ou ne peut pas être dit sur une station de radio spécifique ne peut pas être décidé par l’administration pénitentiaire.
La même préoccupation devrait concerner les organismes lombards comme nationaux et représentant les journalistes, ainsi que les forces politiques, à l’intérieur et à l’extérieur du Parlement.

Dans les heures qui viennent, nous allons comprendre quelle est la meilleure et la plus efficace façon de répondre, de manière large, à ce que nous considérons comme un signal décidément inquiétant. Comme toujours, depuis maintenant presque quarante ans d’histoire de notre radio, la réponse ne peut être que collective.

Ces dernières heures, nous avons déjà reçu des dizaines et des dizaines de témoignages de proximité et de solidarité : cela nous fait très plaisir.
Il est clair, cependant, que nous avons maintenant besoin d’une réponse de la personne responsable en dernier ressort du DAP, c’est-à-dire le ministre de la justice, M. Carlo Nordio.

Traduit pour info de Radio Onda d’urto

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Rome – Rassemblement devant la cour de cassation

Publié le 2023-01-24 22:50:05

Rome – Rassemblement devant la cour de cassation

AVEC ALFREDO COSPITO! CONTRE L’EMPRISONNEMENT À VIE INCOMPRESSIBLE ET LE 41 BIS

 

Le 25 janvier, la cassation doit tenir une audience pour le réexamen des nouvelles règles sur l’emprisonnement à vie incompressible. Il s’agit d’une nouvelle danse autour du totem de la constitution, un fétiche pour les démocrates sincères et les chacals réformateurs.

Nous serons sur la place pour réaffirmer notre solidarité avec Alfredo Cospito, qui fait une grève de la faim depuis plus de trois mois, contre 41 bis et un emprisonnement à vie incompressible.

Aux côtés de tous les anarchistes et révolutionnaires privés de liberté !

Mort à la société carcérale, à tous les États et aux institutions qui les soutiennent !

Pas un pas en arrière !

Pour l’anarchie !

 

Mercredi 25 janvier 2023, à 11 heures, place Cavour, devant la Cour de cassation, à Rome.

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Excavator Torched in Retaliation for the Murder of Tortuguita in Portland

Publié le 2023-01-24 22:50:11

Answering a call for retaliation against the murder of Tortuguita, we burned a large excavator in Portland yesterday night.

Tortuguita died trying to kill a cop in defense of the Weelaunee forest. Never let this be forgotten.

With these flames we honor their bravery. With smoke we send a prayer into the night that the next cop won’t be so lucky.

We attack the same machines that threaten the forest in Atlanta and everything wild.

FIRE TO THE EARTH DESTROYERS

Until every cop is dead and all they defend burnt to ashes.

Source: Rose City Counterinfo

Note: Photo not associated with action.

Discussion jeudi 2 février à 18h

Publié le 2023-01-24 23:00:03

Jeudi 2 février 2023 à 18h
Discussion autour du soulèvement en cours en Iran, en présence d’un compagnon ayant vécu la révolution de 1979 qui pourra nous apporter des éclaircissements historiques et des pistes de réflexion pour mettre en perspective les événements actuels.

Et voici d’ores et déjà les dates des prochaines discussions, dont nous publierons bientôt la présentation :

Jeudi 23 février à 18h
Poursuite de la discussion du 3 novembre dernier («A l’assaut d’un ciel ombragé ? »). Il sera notamment question de réfléchir à l’hypothèse insurrectionnelle aujourd’hui.

Jeudi 16 mars à 18h
Discussion à partir d’histoires de luttes contre les pylônes.

Rome – Attaque incendiaire contre des véhicules de PosteItaliane, Italgas et EnjoyEni

Publié le 2023-01-24 23:00:04

Grâce aux incendies du début de la nouvelle année, qui nous ont inspirés et encouragés, dans la nuit du 22 janvier nous avons placé des matériaux inflammables et mis le feu a 3 véhicules de PosteItaliane, Italgas et EnjoyEni.

Cette action est une réponse ardente à l’appel international à la mobilisation pour les prisonniers anarchistes et révolutionnaires.

Les attaques qui, ces derniers mois, ont enflammé la révolte et donné de la force aux revendications anarchistes dans le monde entier, ont montré que le conflit ne s’est pas éteint et que, sous toutes les latitudes du globe, il y a quelqu’un prêt à se mettre en jeu pour frapper l’État et ses collaborateurs.

Nous voyons avec joie comment les actions et leurs revendications brisent les frontières linguistiques et nationales, créant ainsi une communication informelle dans la pratique. Chaque attaque inspire et place des objectifs communs spécifiques dans la balance, c’est pourquoi nous pensons qu’il est efficace de saisir ces indices en les intégrant dans une vision de conflit permanent et internationaliste.

L’internationalisme de l’action fait ressortir l’efficacité dans la coordination de l’attaque, qui n’est pas formelle et préétablie mais se développe de manière informelle par la propagande avec les faits.

La multiplication des actions par-delà les frontières étatiques montre à quel point le conflit n’est pas seulement une question de mémoire historique, mais comment il vit dans l’ici et maintenant de la lutte, dans la révolte quotidienne, et comment il s’exprime par un refus total partagé des compromis et des stratégies politiques de toute nature.

Solidarité avec Alfredo Cospito en grève de la faim contre 41 Bis

Contre les scribouillards et les politiciens, pour une action directe, sans médiation

Solidarité avec tous les prisonnier-es anarchistes

Vive l’anarchie

Traduit de inferno urbano

Plutot squatteur et mauvais payeur qu’expulseur et speculateur !

Publié le 2023-01-25 17:55:05

Pour faire echo a l’appel à mobilisation nationale contre la loi anti-squat, voici une proposition d’affiche à coller, lire et partager pour recouvrir les murs de nos villes pendant cette semaine. Crève Kasbarian, vive le squat !

L’affiche est dispo en version PDF ici :

Noir et blanc

Couleur

source : https://iaata.info/Plutot-squatteur-et-mauvais-payeur-qu-expulseur-et-speculateur-5669.html

Grèce: des nouvelles du compagnon anarchiste Thanos Hatziangelou

Publié le 2023-01-25 18:00:04

Act for freedom now! / lundi 16 janvier 2023

Ce matin, 15 janvier 2023, il y a eu un transfert spécial, avec une camionnette de police, du compagnon Thanos Hatziangelou, de l’hôpital de la ville de Serres à l’hôpital de la prison de Korydallos.

Après ce transfert, le compagnon a arrêté sa grève de la faim. Plus d’information suivront, avec un texte de sa main.

Thanos, reste fort jusqu’à la liberté !
Solidarité avec la lutte des prisonnier.es contre le nouveau règlement pénitentiaire.


Grèce : Fin victorieuse de la grève de la soif de Thanos Hatziangelou
Kontrapolis / dimanche 8 janvier 2023

Le 5 janvier, Thanos Hatziangelou a terminé sa grève de la soif. Il a pris la décision après qu’on lui a promis qu’il serait amené dans l’hôpital de la prison de Korydallos.

Cela devrait aussi signifier qu’il sera enfermé à nouveau à Korydallos, ce qui était l’exigence principale de sa grève de la soif. Il reste cependant en grève de la faim, jusqu’à l’accomplissement concret de cet engagement. En ce moment, il se trouve encore à l’hôpital de Nigrita, puisqu’il ne peut pas supporter un transfert, à cause de sa grève de la soif de 18 jours.

Du côté de l’État, le secrétaire général de la police judiciaire a déclaré le 4 janvier qu’ils ne céderaient pas. L’évolution des conditions de santé de Thanos a néanmoins contraint l’État à promettre que sa demande sera exaucée. Pour l’instant, il semblerait donc que sa grève de la soif ait été victorieuse.


Grèce : Le conditions de santé de Thanos Hatziangelou sont critiques
Dark Nights / mercredi 4 janvier 2023

2 janvier 2023

Thanos Hatziangelou, prisonnier politique et membre de l’organisation Action Anarchiste, est actuellement à son quinzième jour de grève de la faim et de la soif. À l’heure actuelle, le compagnon a des difficultés à sortir de son lit, il a mal partout, ses membres sont gonflés, il présente les symptômes de l’angine de poitrine, ce qui indique des sérieux problèmes au cœur, avec la possibilité d’un arrêt cardiaque soudain, et il pourrait avoir des dégâts permanents aux reins. De plus, depuis hier il a commencé à perdre la notion du temps et il donne des signes d’hallucinations. Combiné avec les derniers examens médicaux effectués par Thanos, le soir du 30 décembre, cela donne la conclusion suivante: l’État, le gouvernement et en particulier le Ministère de la Protection du citoyen sont en train d’assassiner le prisonnier politique anarchiste Thanos Hatziangelou.

De l’autre côté, la dignité et l’intransigeance montrées par Thanos dans cette dure lutte sont et seront toujours un phare pour tou.tes celles/ceux qui combattent. Pour toutes les personnes libres.

« Engagé, corps et esprit, dans le sillon du feu, je reste un anarchiste non repenti, je défends le chemin de la rupture et le conflit avec toutes les formes de pouvoir. Les idées ne sont pas en vente, la passion pour la liberté n’est pas disciplinée, la dignité révolutionnaire ne s’excuse pas dans les tribunaux de la terreur. Je défendrai ma fière captivité jusqu’au bout, même si le soleil devait se lever à l’ouest, en rappelant une promesse collective : le compte à rebours vaut pour tout le monde.
Attendez, attendez, attendez, attaquez. Corps et esprit, tout dans la lutte. Pour la Révolution, avant tout et toujours ».

Satisfaction immédiate des requêtes du compagnon Thanos, en grève de la faim et de la soif (depuis le 19 décembre).

L’alimentation forcée est hors de question.

Bas vos sales pattes de nos compas.

Athènes (Grèce): Aucune reddition. Leur lutte est notre lutte

Publié le 2023-01-25 18:00:05

La Nemesi / samedi 14 janvier 2023

Aucune reddition.
Leur lutte est notre lutte.

Dans un monde où le profit est le moteur universel qui fait bouger et détermine les événements de la planète, nous ne sommes pas surpris du fait que la guerre soit chaque jour plus présente dans nos vies.

Une guerre combattue aux frontières de l’Europe, une guerre contre-insurrectionnelle contre l’ennemi interne : la guerre démultiplie les profits, toujours ceux des mêmes personnes, et sévit sur les couches les plus pauvres de la population, sur la nature, sur la vie elle-même.

Partout, les buts sont les mêmes : dominer, exploiter, piller.
Les conséquences, elles aussi : vie chère, souffrances et exploitation.

Ceux qui opposent leur résistance à tout cela, qu’il s’agisse de mouvements populaires de lutte ou d’organisations et d’individus révolutionnaires qui osent conjuguer idées et action, tombent dans les engrenages répressifs.

Les mêmes mécanismes d’isolement et d’aliénation qui se répandent dans la société, nous rendant seuls et faibles, sont reproduits et deviennent extrêmes à l’intérieur de la prison, un pilier incontournable du système capitaliste, par l’isolement, la dispersion et l’application de régimes différenciés.

Et si, depuis toujours, les prisons et les tribunaux sont des instruments féroces de la lutte de classe, dans les taules il y a des personnes qui ne se soustraient pas à cette bataille. Aujourd’hui, c’est le cas de ces compagnons et compagnonnes qui ont choisi d’entreprendre une grève de la faim illimitée, jusqu’à la mort.

En Italie, Alfredo Cospito, en grève depuis le 20 octobre pour l’abolition du régime d’isolement 41-bis et de la peine de perpétuité avec période de sûreté illimitée et en solidarité avec tous les prisonniers révolutionnaires.

En France, Ivan Alocco, en grève de la faim pour la deuxième fois (mais non de façon illimitée), pour soutenir la lutte d’Alfredo Cospito.

Dans les territoires occupés par Israël, Nidal Abou Aker, Ghassan Zawahreh, Salah Hamouri, Ziad Qaddoumi et des dizaines d’autres prisonniers, en grève contre la détention administrative, possiblement illimitée.

En Turquie, des militants, des journalistes et des représentants du parti philo-kurde HDP, emprisonnés avec des fausses accusations de terrorisme et condamnés à des dizaines d’années de prison. Depuis des années, les prisonniers kurdes mènent une bataille, avec les instruments de la résistance et de la grève de la faim, contre la prison spéciale et pour la libération de la ségrégation d’Abdullah Öcalan et de tous les prisonniers politiques.

Ceux qui luttent avec détermination n’ont jamais perdu : mettre en jeu sa propre vie pour affirmer ses valeurs révolutionnaires est en soi une victoire.

Mais parfois la lutte paye dans le sens le plus empirique du terme. Il y a quelques jours, la nouvelle est tombée de la libération sous caution de dix des onze prisonniers et prisonnières révolutionnaires turcs détenus en Grèce, en grève de la faim depuis le 7 octobre. Ces camarades demandent la révision de leur procès, ils refusent l’accusation de terrorisme et la renvoyant à l’expéditeur, en faisant remarquer la collaboration impitoyable entre les États turc, grec et états-unien, qui a mené à leur arrestation.

En Grèce, le combattant anarchiste Thanos Hatziangelou, en grève de la faim et de la soif, contre son transfert punitif dans la prison de Nigrita, suite à sa participation aux luttes des détenus, a gagné cette lutte, en obtenant l’acceptation de ses requêtes.

Ce que les États veulent obtenir, par la torture et l’isolement, ce sont le repentir, la capitulation, l’abjure. Ces camarades refusent l’hypothèse de se rendre et de collaborer, ils refusent d’être enterrés vivants. La grève de la faim est leur instrument de lutte, leur corps est leur dernière tranchée.

La résistance de ces prisonniers est grande, généreuse. Ils payent un prix extrêmement élevé, afin de soutenir la possibilité et la nécessité de la révolution. Quelle que soit la tendance politique à laquelle ils appartiennent, ils sont une partie précieuse du mouvement de libération.

Comme le disent les prisonnières et les prisonniers turcs qui ont lutté par une longue grève de la faim :
« Notre résistance nous réunit. Notre résistance est le fondement de l’internationalisme. Notre résistance renforce l’unité de nos peuples ».

Nous appelons à une mobilisation internationale et internationaliste, jeudi 19 janvier 2023, pour l’abolition du 41-bis et de toutes les formes d’isolement et de torture, pour que, depuis chaque endroit de la terre, puissent se lever les lueurs de prisons en flammes.

[…]

Assemblée en solidarité avec les prisonniers en lutte [Athènes].

Bancali (Sassari), 29 gennaio: presidio al carcere

Publié le 2023-01-25 18:00:07

Bancali (Sassari), 29 gennaio: presidio al carcere

Domenica 29 gennaio 2023 web

Riceviamo e diffondiamo:

DOMENICA 29 GENNAIO 2023 H:15 al CARCERE DI BANCALI – SASSARI
PRESIDIO SOLIDALE con Alfredo Cospito
in sciopero della fame dal 20 ottobre e con i/le prigionieri/e in lotta

Benvenuti interventi, musica, cori, poesia… bevande calde e biscottini!
Per chi non può venire: mandate saluti e messaggi ad Alfredo scrivendo e inviando mp3 alla mail: evaliber2@inventati.org verranno rilanciati al presidio!

Indossate scarpe comode adatte al terreno fangoso, siamo in campagna e fa freddo!
Si può parcheggiare nelle strade campestri laterali.
Vieni e fai venire!

“Abolizione del regime del 41bis.
Abolizione dell’ergastolo ostativo.
Solidarietà a tutti i prigionieri
anarchici, comunisti e rivoluzionari nel mondo.
Sempre per l’anarchia.”
Alfredo Cospito

LIBERX TUTTX LIBERE TUTTE LIBERI TUTTI

Mestre, 28 gennaio: MANIFESTAZIONE al fianco di Alfredo, contro il 41 bis e l’ergastolo ostativo

Publié le 2023-01-25 18:00:11

Mestre, 28 gennaio: MANIFESTAZIONE al fianco di Alfredo, contro il 41 bis e l’ergastolo ostativo

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Riceviamo e diffondiamo:

Scarica il manifesto:

Brèves de Montréal (Canada)

Publié le 2023-01-25 19:45:04

Ces actions ont eu lieu à Montréal entre fin novembre et mi-décembre.

Montréal (Canada) : Sabotage au terrain vague

Montréal Contre-information / mercredi 30 novembre 2022

L’excavatrice arrivée au boisé steinberg a été sabotée. Tous les cables possibles ont été coupés.

Nous continuerons de lutter contre l’expansion du port et de ses infrastructures. Les personnes qui planifient les routes, les conteneurs, la stratégie maritime avantage saint laurent et les zones d’innovations qui se mettent en place le long du fleuve travaillent pour les projets mortifères. Nous luttons pour le vivant.

La destruction planifiée du terrain vague ne se fera pas sans lutte! Nous luttons depuis longtemps et nous lutterons encore.

 

Montréal (Canada) : Lettre à la mairesse

Montréal Contre-information / mercredi 21 décembre 2022

Valérie, vos petits discours à deux cennes à la mauvaise sauce gaucho ne convainc meme plus les citoyens les plus acharnés. Votre obstination à gonfler encore et encore le budget du SPVM nous a motivé à nous attaquer un peu aux équipements de la ville de Montréal. Ce jeudi soir dernier, dans Rosemont, les pneus de 15 véhicules de la ville, voiture, van, et petit camion, ont été crevés à l’aide de couteau et clou. Attention à vos véhicules personnels. Bonne journée!

 

Montréal (Canada) : Feu de joie solidaire

Montréal Contre-information / mercredi 21 décembre 2022

Avec une bonne préparation et des camarades de confiances, braver la peur de la répression est beaucoup plus facile qu’il parait au premier allure…

Ce vendredi 16 décembre vers 7h, une colonne de fumée noire monte dans le ciel enneigé de par la première tempête de l’hiver. Un tas de pneus est en feu sur les voies ferrées de la ligne 2 du réseau de train Exo. Le feu a été allumé a une centaine de metres au Sud de la gare de Bois-de Boulogne de facon à forcer le traffic ferroviere à s’interrompre en pleine heure de pointe. En perturbant le début de cette nouvelle journée de commerce, nous avons voulu viser l’économie canadienne et contribuer à venger la Wedzin Kwa sous laquelle Coastal GasLink a entrepris de forer.

Solidarité avec les défenseur.euses de la terre et l’eau partout!
Solidarité avec Atlanta Forest!
Solidarité avec les Wet’suwet’en et Gitxsan en lutte!
Fuck CGL, fuck RCMP, Shutdown Canada!

 

Atlanta (USA) : Un.e manifestant.e tué.e et un policier blessé lors d’un échange de tirs près de la Cop City

Publié le 2023-01-26 07:40:02

Abolition media / mercredi 18 janvier 2023

Mercredi matin, un.e manifestant.e a été tué.e par arme à feu et un policier de la police de l’État de Géorgie a été blessé, près du campement des opposant.es au centre d’entraînement de la police appelé Cop City.

Sur Defend the Atlanta Forest on peut lire : « Aujourd’hui, la police a tué un.e défenseur.euse de la forêt, quelqu’un.e qui aimait la forêt, quelqu’un.e qui luttait pour protéger la terre et ses habitant.es. C’est dans ce but que nous nous sommes organisé.es pour bloquer la Cop City. Et nous continuerons. En l’honneur de sa vie et de la vie de toute personne assassinée et emprisonnée par là police ».

Defend the Forest & Stop Cop City est un mouvement de base constitué par plusieurs groupes et individus d’Atlanta et d’ailleurs, qui travaillent ensemble ou séparés pour éviter que la forêt de South River devienne soit une installation d’entraînement pour la police, soit un nouveau complexe de studios hollywoodiens.

La Fondation de la police d’Atlanta essaye de construire la plus grande installation d’entraînement pour la police de tous les États-Unis, dans la forêt de Weelaunee, ou South River, un bassin hydrographique. Les projets incluent des structures d’entraînement de niveau militaire, une ville factice, pour y pratiquer la guerre en milieu urbain, des dizaines de stands de tir et un terrain pour atterrissage d’hélicoptères Black Hawk.

Dans le sillage de l’historique soulèvement de 2020, suite au meurtre de George Floyd par la police de Minneapolis, le mouvement actuel hérite toutes les qualités et les naïvetés de ces jours inoubliables. Après que des millions de personnes ont défilé, manifesté et sont passées à l’action contre la brutalité policière, la municipalité d’Atlanta, comme de nombreuses autres, a trouvé des manières créatives pour donner encore plus de ressources et de fonds aux forces de l’ordre locales, sous couvert de « réformes » et d’« entraînements ».

La forêt de South River est l’un des plus grands espaces verts qui subsistent à Atlanta. La forêt comprend une superficie de trois cent âcres, de propriété de la ville, dans une partie pauvre du comté de DeKalb, habitée en prévalence par des Noirs. Sous terre on y trouve les plus anciens vestiges du peuple Muscogee Creek, qui vivait dans celle qu’ils/elles appelaient forêt de Weelaunee, jusqu’à quand elles/ils ont été expulsé.es par la force par des colons blancs, dans les années 1820 et 1830.

Le projet de centre d’entraînement de la police a rencontré l’exubérance des défenseur.euses de la forêt et de la communauté locale dans son ensemble.

Fin juillet, quelqu’un.e a mis le feu un pickup qui avait remorqué du matériel de construction dans un parking aux portes de la forêt. Sur ses restes carbonisés ont été tracés les mots « Non à la Cop City » et « Non à la dystopie hollywoodienne ».

Bolzano: Venerdì (27 gennaio) dalle 12.30 presidio per Alfredo

Publié le 2023-01-26 09:55:04

Bolzano: Venerdì (27 gennaio) dalle 12.30 presidio per Alfredo

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Riceviamo e diffondiamo

Royaume-Uni : Un cadeau d’adieu de la part de la prison de Parc

Publié le 2023-01-26 11:00:11

Dark Nights / mercredi 4 janvier 2023

A cinq heures du matin, le 28 décembre, date de sa libération, Toby Shone a été réveillé par des membres de la sécurité de la prison de Parc, avec un cadeau de départ du matin tôt. Se ruant par la porte et faisant le plus de bruit possible, dans une avalanche d’insultes et de menaces, ils ont ordonné à Toby de s’habiller, seulement dans le but que ces sales matons puissent lui faire subir une dernière fouille à nu.
Malgré cet abus et les tentatives d’intimidation, un petit oiseau nous a confirmé qu’il n’est pas rentré dans leur jeu. À la place, il leur a simplement rigolé à la figure. Embarqué une heure après par des flics en civil de l’antiterrorisme, Toby a été soumis à un dernier coup bas de la part de la prison de Parc et il n’a pas pu récupérer son pécule de 82,39 livres.

Ivan met fin à sa seconde grève de la faim

Publié le 2023-01-26 11:00:16

Ivan met fin à sa seconde grève de la faim

Le 23 janvier, j’ai mis fin à la grève de la faim que j’avais commencé le 22 décembre, en solidarité avec la lutte d’Alfredo Cospito contre le régime d’isolement et de torture psychologique 41 bis.
Je lui souhaite beaucoup de force en ce moment difficile et je remercie toutes celles et ceux qui m’ont soutenu pendant ces 32 jours (et, plus en général, qui me soutiennent depuis sept mois et demi).

Aujourd’hui, 25 janvier, je suis passé devant la JLD, qui a décidé de renouveler ma détention préventive, pour une durée de quatre mois encore.

Par ailleurs, voici quelques petites épisodes de répression carcérale-judiciaire.
Lundi 9 janvier, pour la deuxième fois (la première c’était le 6 décembre, comme par hasard peu après avoir été auditionné par la Juge d’instruction et aussi peu après la fin de ma précédente grève de la faim), les matons ont fait une perquisition de la cellule que je partage avec un codétenu (condamné définitivement, lui).
Dans les deux cas, ils ont trouvé deux téléphones portables, avec leurs chargeurs.
On passera en commission disciplinaire demain, le 26 janvier. C’est allé étonnement vite : d’habitude il y un délais des deux ou trois mois, entre une perquisition qui leur fait découvrir des objets interdits et la commission disciplinaire correspondante. Encore un aspect de mon « traitement spécial » (comme le courrier bloqué pendant des mois, l’impossibilité d’accéder à certaines activités, au travail ou à des formations…) ou des simples, mesquines représailles pour les deux grèves de la faim ?

De plus, il y a quelque chose qui me fait penser que la perquisition du 9 janvier pourrait avoir été faite sur demande de la Juge d’instruction (qui a forcément été informée des téléphones trouvés le 6 décembre). En effet, le lendemain, le chef des ELAC (les « gros bras » de l’AP) qui a dirigé la fouille, m’a demandé (à moi seul) de signer un document « pour l’exploitation de mon téléphone », quelque chose qu’on n’avait jamais vu, ici (et qu’ils ne m’ont pas demandé en décembre). Évidemment, j’ai refusé de signer.

Sinon, je vais bien et je reste déterminé.
Courage Alfredo !
Vive l’Anarchie !

Ivan
prison de Villepinte
25 janvier 2023

Trouvé sur Anarchist bure cross

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Joaquín García – « Que le cri de son corps en guerre résonne dans chaque action ». Lettre de solidarité avec Alfredo Cospito

Publié le 2023-01-26 11:15:06

Joaquín García – « Que le cri de son corps en guerre résonne dans chaque action ». Lettre de solidarité avec Alfredo Cospito

Bien qu’éloigné de toute idéalisation, il est inévitable de ressentir une profonde admiration et un grand respect pour Alfredo Cospito, qui a su soutenir une longue grève de la faim, avec son corps comme champ de bataille, et une détermination inébranlable, dans sa lutte pour la fin de l’isolement dans le régime infâme du 41 bis dans lequel il se trouve depuis plusieurs mois. Il est parfois intangible pour beaucoup d’avoir une notion concrète de ce que cela signifie, je pense que ce sont peut-être les expériences individuelles qui nous rapprochent un peu plus d’une réalité aussi crue, et même ainsi, il est impossible de ressentir ce que ressentent ceux qui se lancent dans cette bataille, l’épuisement physique et mental, les nuits blanches et le fait que chaque geste coûte autant que le plus grand effort. Il nous reste l’angoisse, le vertige dans l’estomac et l’éternelle frustration de sentir que nous avons encore beaucoup à faire pour équilibrer, au moins un peu, la balance sur laquelle sont mesurées nos défaites et nos victoires.

Solidarité anarchique, nihiliste, informelle et internationale avec Alfredo !
Que le cri de son corps en guerre résonne dans chaque action !

-La prison de Gonzalina
Rancagua, territoire occupé par l’État chilien.
Janvier 2023.

Traduit de lucharcontrael41bis

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Flics et Campus Condorcet main dans la main pour réprimer les occupant·es

Publié le 2023-01-26 12:25:05

Les personnes arrêtées à la suite de l’occupation d’une salle de l’EHESS le lundi 23 janvier ont été soumises pendant leur garde à vue à des humiliations et des violences constantes. Plusieurs coupables : la police (évidemment) mais aussi les directions de l’EHESS et du Campus universitaire Condorcet.



Le lundi 23 janvier à 20h20, alors qu’une salle du Campus Condorcet était investie depuis quelques dizaines de minutes par une vingtaine de jeunes qui se débrouillent avec leurs études, leurs emplois précaires et leurs bourses et qui souhaitent contribuer à la contestation sociale partout en ébullition, des flics pénètrent les lieux. La violence peut alors débuter. Entendre en entrant dans le commissariat, crié par un flic qui s’approche, « On va vous montrer ce que c’est l’extrême droite ! » : cela donne le ton, tant sur la forme que sur le fond. De l’arrestation jusqu’au lendemain dans la soirée, les flics ne cessent de refuser nos demandes les plus basiques, garanties par la loi : aller aux toilettes, boire de l’eau, consulter un médecin. Surtout, la brutalité est constante : il y a d’abord la violence initiale et fondatrice de l’entrée d’une vingtaine de flics, lbd et fusils en mains, qui pointent leurs armes sur nous, lui qui joue avec sa grenade et l’autre qui sort sa gazeuse dès qu’il s’approche, celle des flics qui enfreignent sciemment la loi en nous prenant en photo et en nous démasquant violemment, les violences physiques sur plusieurs personnes dans le bâtiment du campus puis au commissariat (certaines blessures nécessitant d’aller à l’hôpital), les provocations permanentes, les insultes, les hurlements, les menaces de mort, le fait d’entasser seize personnes dans une pièce dont la surface n’excède pas quatre mètres carrés, le fait de venir claquer une par une les portes des cellules pour nous empêcher de pouvoir dormir ou encore le matériel cassé qu’on récupère à la sortie, celui auquel on tient ou qui nous permet d’étudier. Il y a deux désorganisations dans la police. La première relève du fonctionnement normal d’une administration, l’information circule mal, les procédures sont longues. La seconde est voulue, elle s’appuie sur la première pour en démultiplier les effets. C’est le cas lorsque les flics donnent volontairement des informations contradictoires (lui : vous allez pouvoir manger, l’autre : vous n’aurez rien), des promesses non-tenues (elle : oui on appellera ton employeur, lui : vous allez pouvoir rester ensemble en cellule, on ne vous séparera pas). La police n’est qu’arbitraire, à l’image du pouvoir qui la fonde et qu’elle garantit : tous ces comportements ne témoignent aucunement d’une dysfonction de l’institution policière, au contraire nous pouvons dire qu’elle fonctionne très bien au vu de ce qui est attendu d’elle. La violence d’État se trame dans ces micro-gestes qui sont autorisés par une politique générale fondée sur le contrôle, la domination et l’oppression autant qu’ils contribuent à la maintenir.

À la rigueur, que les flics soient des flics, si cela nous dégoûte et nous révolte, nous le savons. Cependant, que, lors d’une ag organisée par nos camarades, les présidents du Campus Condorcet et de l’EHESS passent plusieurs heures à mentir sans honte à plusieurs centaines d’étudiant·es venu·es leur demander des comptes, voilà ce dont nous devons tirer des conséquences, claires et certaines. Il ne faut pas se limiter à la dénonciation et à la publicisation (nécessaires) de l’abject comportement policier ; il faut d’abord et avant tout se demander ce qui l’a permis, ce qui l’a voulu et l’a encouragé. Comment se fait-il que, vingt minutes après sa fermeture, autant de flics déboulent si rapidement si lourdement armés dans une salle où se trouvent moins de trente jeunes qui rédigent des tracts et s’affairent pour cuisiner ? L’administration dit n’avoir rien demandé, rien su. Nous avons pourtant vu et entendu l’un des leurs, qui était sur place lors de l’intervention de la police, venir féliciter la hiérarchie pour la rapidité et l’efficacité de ses troupes et la remercier de nombreuses fois, avec un échange de sourires et de poignées de main sincères. Police et administration ne peuvent être séparées : nous ne pouvons nous limiter à l’exigence du départ des flics des lieux. Ce qu’il s’est passé mardi soir, c’est ce qui est inscrit dans les structures mêmes du Campus Condorcet. Nous affirmons depuis longtemps que ce lieu, après avoir dégagé les personnes pauvres et racisées qui y vivaient, a pour objectif premier d’être vide : vide d’étudiant·es, qui ne doivent que passer sans s’arrêter, vide de joie et de rires, qui sont bannis au milieu de cette enceinte froide et hostile, vide de politique, qui est honnie et combattue dès qu’elle prend forme. ACAB, c’est certain et ça le restera ; ADAB (AllDirectionsAreBastards : c’est moche mais c’est vrai), ça devient une évidence. Mais, là non-plus, il ne suffit pas de dénoncer le partenariat public-privé sur lequel se fonde le Campus ; cette dénonciation relève en vérité d’une fétichisation de l’État, supposément détaché des méchants intérêts privés et œuvrant à notre intérêt collectif. Le 3 mai 1968, les flics interviennent violemment dans une université publique pour déloger une ag étudiante et évacuer les lieux. C’est pourquoi, cinquante ans après, Pierre-Paul Zalio est le nouveau Jean Roche, le recteur de la Sorbonne qui avait appelé les forces de l’ordre à intervenir à l’intérieur-même de l’établissement universitaire pour en empêcher la vie. Réservons-lui le même sort : les étudiant·es et les autres doivent le haïr et le combattre avec une énergie et une détermination égales (ou mieux : supérieures) à celles qu’il met à nous pourrir la vie et à appeler les flics pour venir réprimer l’occupation d’une salle. Le rapport de force est là et il est clair : d’un côté, eux, de l’autre, nous (nous désigne : les étudiant·es en galère, économiquement, socialement et scolairement, et qui ne veulent ni de la réforme des retraites, ni de la police sur le campus, ni du monde que tout cela suppose ; les personnels précaires qui se font exploiter par leurs petits chefs et, derrière, les grands chefs de l’administration, du CROUS et des boites privées qui les emploient ; les profs qui ne veulent pas participer à cet arbitraire, celleux qui viennent ou qui viendront en ag, celleux qui vont chercher la direction dans ses bureaux pour la ramener à l’ag en bas). Le rapport de force est là et ne demande qu’à être intensifié. Faisons le nécessaire.

Une personne gardée à vue à cette occasion, pleine de haines et d’espoirs

L’audience en Cassation fixée au 20 avril, dans 3 mois…

Publié le 2023-01-26 13:15:05

ROME, 25 JAN – Une audience est prévue dans trois mois, le 20 avril, à la Cour de Cassation, qui traitera le recours introduit par l’avocat de la défense d’Alfredo Cospito, l’anarchiste condamné à la peine de prison de 41 bis et en grève de la faim depuis trois mois dans la prison de Sassari, contre la décision du Tribunal de Surveillance de Rome qui a rejeté une plainte contre l’application de la peine de prison ferme prononcée contre lui pour quatre ans.

Traduit de la presse

Alfredo Cospito et le palais en perdition

Publié le 2023-01-26 13:15:07

Alfredo Cospito et le palais en perdition

Nous recevons ce tract de l’Assemblée de solidarité avec Alfredo Cospito et les prisonniers révolutionnaires concernant la grève de la faim du camarade et l’audience qui se tiendra le 25 janvier à la Cour de cassation, à Rome, concernant la législation sur la réclusion à perpétuité. Le même jour, une initiative sera organisée devant le tribunal en solidarité avec Alfredo (à son 98e jour de grève) et tous les anarchistes et révolutionnaires emprisonnés.

ALFREDO COSPITO ET LE PALAIS EN PERDITION

Alfredo Cospito, prisonnier anarchiste, est en grève de la faim depuis le 20 octobre. Avec cette grève de la faim jusqu’au bout, il s’oppose à l’impitoyabilité de l’État – qui voudrait l’enterrer dans une tombe pour les vivants – avec sa force, sa ténacité et sa volonté d’anarchiste et de révolutionnaire conscient.

Alfredo Cospito a été effectivement condamné à mort par l’État, qui a confirmé sa volonté d’anéantissement avec l’issue de l’audience du Tribunal de surveillance de Rome du 1er décembre, qui a confirmé sa détention au titre du 41 bis. Près de cent jours après le début de la grève, sa vie est au bord du gouffre. Plusieurs sont responsables de ce traitement, parmi lesquels la Cour de cassation de Rome, qui – montrant toute la haine de classe du pouvoir envers les anarchistes – a requalifié l’une des accusations portées contre Alfredo et Anna Beniamino dans le procès « Scripta Manent » en « massacre politique ». La même Cour de cassation n’a pas encore fixé d’audience pour le recours contre l’ordonnance du tribunal de surveillance.

Le procès « Scripta Manent » représente la vengeance de l’État contre les anarchistes « insusceptibles de repentir » et constitue un avertissement, donné par le biais d’une punition exemplaire, à quiconque ose franchir la ligne rouge des pratiques de combat autorisées par le pouvoir.

Le mercredi 25 à la Cour de cassation, la Cour constitutionnelle se réunira pour discuter des nouvelles règles qui devront encadrer l’emprisonnement à vie hostile. Cela se produit dans un pays où de plus en plus de prisonniers sont entassés dans le dépotoir social que sont les prisons, beaucoup d’entre eux étant abandonnés dans le vide existentiel de l’emprisonnement perpétuel et de l’isolement. Il s’agit d’une autre mesure par laquelle l’État impose le renoncement à son identité et l’abjuration comme seule issue.

L’emprisonnement à vie incompressible est l’exemple d’un système judiciaire pourri, qui ne se cache même plus derrière le paravent constitutionnel de la punition comme forme de réhabilitation, mais affirme, toujours plus effrontément, la volonté d’éliminer de la société toutes les formes de vie qui sont des ennemis de l’État. Dans ce sens, souvenons-nous de tous ces révolutionnaires qui résistent dans les prisons de ce pays, certains depuis plus de 40 ans.

En ces temps de guerre militaire et économique, de crise écologique profonde, de concentration des richesses dans quelques mains et de plongée dans la pauvreté de couches de plus en plus larges de la population, l’augmentation de la répression et du contrôle est une exigence du régime capitaliste. L’attaque répressive se développe à tous les niveaux, de la culmination du 41 bis pour ceux qui attaquent directement le pouvoir, comme Alfredo Cospito, à la criminalisation des sujets sociaux réfractaires à l’ordre, comme cela s’est produit avec le récent décret-loi 434 (décret anti-rave).

Face à cette attaque, en tant que mouvements révolutionnaires et classes exploitées, nous sommes convaincus qu’aucun accommodement avec le système ne doit être accepté, mais que notre existence et le monde que nous portons en nous doivent être affirmés par la lutte.

Dans cette société, nous vivons dans une précarité économique et existentielle permanente et la frontière entre existence légale et illégale est de plus en plus floue. La prison ne peut donc qu’être un lieu d’expression du conflit social et par conséquent un terrain de lutte. Nous nous battons pour la destruction de la prison et de la société qui en a besoin. Nous luttons contre les régimes différenciés dans lesquels nos camarades sont emprisonnés. Dans le cas des révolutionnaires emprisonnés, ces formes d’emprisonnement servent à la fois à les isoler des mouvements extérieurs (comme dans le cas du 41 bis), et à les séparer de la partie la plus déterminée et consciente des prisonniers (comme dans le cas de l’AS2), les empêchant ainsi d’organiser et de diffuser leurs luttes.

Depuis des mois, nous menons une mobilisation de lutte en solidarité avec Alfredo Cospito, cette lutte va au-delà du soutien au camarade individuel mais a des objectifs plus larges, comme l’a déclaré notre camarade :

La fermeture de 41 bis (pour l’ensemble des plus de 700 détenus).
L’abolition de l’emprisonnement à vie incompressible.
Solidarité avec tous les prisonniers révolutionnaires.

Au cours de ces mois de mobilisation, le mouvement de lutte a réussi à obtenir quelques résultats :

– Briser le mur du silence autour de la question du 41 bis, véritable régime de torture.
– Clarifier le rôle assumé par la Direction nationale anti-mafia et anti-terrorisme en tant qu’instrument d’oppression politique et mettre à mal l’intouchabilité et le prestige dont cet appareil d’État est revêtu.
– Relancer les idées libertaires et les pratiques de lutte, la nécessité de la propagande par le fait et la présence combative dans les rues après une longue période de régression des mouvements de lutte.
– Développer la solidarité internationale avec les combattants sociaux et les révolutionnaires touchés par la répression.

La lutte n’est pas terminée, nous avons atteint le point culminant et la vie d’Alfredo Cospito est en grand danger. Une mobilisation maximale est maintenant nécessaire pour soutenir la lutte de ce camarade et préserver sa vie.

Assemblée en solidarité avec Alfredo Cospito et les prisonniers révolutionnaires
Rome, le 25 janvier 2023

Traduit de la nemesi

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Gênes (Italie) : Nat, Beppe et Robert acquittés aussi dans le procès en appel pour l’opération Prometeo

Publié le 2023-01-26 13:15:09

Inferno Urbano / mardi 24 janvier 2023

Gênes, 23 janvier – Nat, Beppe et Robert ont été acquittés en appel aussi, pour ne pas avoir commis les actes dont ils étaient inculpés. Les trois compagnons ont été arrêtés par les carabiniers du ROS en 2019, dans le cadre de l’opération Prometeo, car considérés comme les auteurs des colis piégés envoyés en 2019 à deux magistrats turinois et au directeur de l’Administration Pénitentiaire, à Rome.

L’accusation, pour Giuseppe Bruna, Robert Firozpoor et Natascia Savio, était « attentat ».

Selon l’accusation, les trois compagnons auraient envoyé les colis explosifs, interceptés avant qu’ils ne soient livrés, aux procureurs Roberto Maria Sparagna et Antonio Rinaudo, de Turin, et à Santi Consolo, directeur de l’époque de l’AP, à Rome. Selon les enquêteurs, les compagnons s’étaient rencontrés à Gênes et ils avaient projeté et fabriqué les colis piégés. Ce qui les aurait piégés aurait été une des enveloppes, où il y avait encore un adhésif avec le prix, adhésif qui aurait été celui d’un magasin chinois du chef-lieu ligurien.

Ce matin, devant le tribunal, une vingtaine de compagnons ont organisé un rassemblement en solidarité avec Nat, Beppe et Robert et avec Alfredo Cospito. Par la suite, des banderoles ont été accrochées sur la place San Lorenzo.

Turin (Italie) : Les sentences en première instance pour l’opération Scintilla

Publié le 2023-01-26 13:15:11

La Nemesi / mardi 17 janvier 2023

En fin d’après-midi, est tombée la sentence du procès Scintilla, celui qui a amené au tribunal 18 inculpé.es et la lutte, longue de dizaines d’années, contre les Centres de rétention administrative à Turin.

La lecture du verdict a eu lieu pendant qu’un rassemblement avait lieu précisément devant les murs du CRA de Corso Brunelleschi, dans ce flux de solidarité ininterrompue, entre intérieur et extérieur, qui se nourrit encore.

L’argumentation générale de l’accusation, basée sur le crime d’« Association subversive contre l’État » (art. 270 du code pénal), est tombée, ce qui a décrété l’acquittement [pour ce chef d’inculpation ; NdT] pour tout le monde.

Les infractions précises les plus lourdes (fabrication, possession et transport de matériel explosif), dont étaient accusé.es deux compagnonnes et un compagnon, sont tombées ; le Procureur avait demandé, pour elles et lui, 6 ans et 4 mois, en plus d’une amende de 20000 euros.

Néanmoins, il y a eu des condamnations, que nous listons et dont nous attendons les explications :
– 4 ans et 2 mois pour un compagnon, pour un engin [explosif ; NdT] contre une entreprise qui, à cette époque, gérait les repas des CRA de Turin ;
– 3 ans pour une compagnonne, pour participation à un incendie (pour une révolte dans le CRA) ;
– 1 an et 3 mois pour un compagnon et 1 an pour dix autres, pour incitation aux crimes et délits.

Cette opération a commencé le 7 février 2019, avec l’expulsion de l’Asilo et la détention en Haute sécurité pour des compas, et le procès en première instance se termine ainsi.

L’insurrection n’est pas un hashtag

Publié le 2023-01-26 13:20:04

L’insurrection n’est pas un hashtag

Tract distribué à Spoleto devant la Sala Pegasus, où a été projeté le film « E tu come stai ? » sur la lutte de GKN*, un événement dans le cadre de la kermesse « visioni d’autore » auquel ont participé les réalisateurs et un travailleur du collectif de l’usine.

L’INSURRECTION N’EST PAS UN HASHTAG

LA RÉPRESSION ET LA CRISE ÉCONOMIQUE SONT LES DEUX FACES D’UNE MÊME PIÈCE.

NOUS AVONS BESOIN D’UNE RÉPONSE À LA HAUTEUR DE L’ATTAQUE DE L’ÉTAT ET DES PATRONS.

AVEC ALFREDO COSPITO ET LES PRATIQUES DONT IL EST ACCUSÉ.

La gestion autoritaire de la pandémie, la dynamique spéculative du soi-disant redémarrage, le déclenchement de la guerre en Ukraine entre la Russie et l’OTAN, font sombrer les conditions de vie de millions d’exploités en Italie aussi. Tout cela se passe pendant que les profits des géants industriels de l’énergie (ENI + 300%) et de l’armement (Leonardo + 70%) crèvent le plafond. L’arrogance des patrons ne connaît pas de freins : les décès au travail augmentent, les attaques, souvent coordonnées, de la police et des escouades de grévistes contre les grévistes se multiplient, les syndicalistes finissent par être tués pendant les piquets de grève. Nous avons besoin d’une réponse à la hauteur de leur attaque.

Si, face à la crise, à la restructuration en cours de la production, à la guerre et à la cherté de la vie, la reprise de la confrontation de classe est nécessaire, nous devons être conscients que le fait d’affronter la répression sera une composante inévitable de nos luttes. La chronique judiciaire de ces dernières années nous parle de l’utilisation croissante de délits associatifs contre l’antagonisme social, d’enquêtes imaginatives où les grévistes sont accusés d' »extorsion » parce qu’ils demandent des augmentations de salaire par une lutte radicale, de matraques contre les étudiants et les chômeurs. Après tout, la nouvelle ère a été inaugurée avec le massacre de la prison de mars 2020 et l’emprisonnement massif ordonné par les comités de santé publique (sauf pour aller travailler !).

Le mouvement anarchiste subit de plein fouet la répression, notamment parce qu’il n’a jamais désarmé les raisons de l’offensive. Des dizaines de mesures policières telles que des interdication de territoire et des surveillances spéciales pour éloigner les compagnons des luttes, la saisie de livres et de journaux, la réintroduction de facto du délit de propagande subversive sous couvert d’une utilisation toujours plus étendue de l’accusation d’incitation au crime. Une escalade qui a atteint son paroxysme l’année dernière. Nous avons eu la condamnation au premier degré de Juan Sorroche à 28 ans, accusé d’un attentat à l’explosif contre un siège de la Lega à Villorba (Trévise), de mémoire la plus lourde peine jamais prononcée pour une telle action révolutionnaire. Nous avons eu la sentence de la Cour de Cassation dans le procès Scripta Manent, où Alfredo Cospito et Anna Beniamino ont fait requalifier l’attentat à l’explosif contre une caserne de carabiniers en 2006 à Fossano (Cuneo) en massacre politique, avec la perspective concrète d’une peine de prison hostile à vie. Enfin, le transfert d’Alfredo au 41 bis, véritable régime de torture et d’anéantissement, visant à empêcher son camarade de toute communication avec le monde extérieur. Pour dénoncer les abominations de l’emprisonnement à vie hostile et du 41 bis, Alfredo a fait une grève de la faim jusqu’à son dernier souffle le 20 octobre. Après 100 jours de grève de la faim, le silence de l’État équivaut à une condamnation à mort.

Dans un appel lancé par les membres du collectif d’usine – GKN, il est indiqué que « le mouvement des travailleurs doit se joindre à la demande de révocation immédiate du 41 bis d’Alfredo Cospito ». Comprendre l’importance de la lutte contre la répression au sein des luttes des exploités est certainement un signe de maturation de la conscience de classe. Cependant, cela ne peut se faire en supprimant l’identité de notre compagnon. Alfredo n’est pas la victime d’une erreur judiciaire, d’une mesure disproportionnée ou inconstitutionnelle, mais l’objet de représailles.

Si le mot insurrection – utilisé comme titre de la campagne de solidarité  que le collectif de l’usine GKN a construite autour de lui – a un sens, nous voulons aujourd’hui vous rappeler qu’il y a quelqu’un qui a réellement mené des pratiques insurrectionnelles dans ce pays, et pas dans un passé lointain, mais au cours de ces mêmes années.

anarchistes

Traduit de La Nemesi

* GKN est une entreprise automobile, où les ouvriers ont conduit une grosse mobilisation contre un plan de licenciement.

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Bagnolet : messages de solidarité avec Alfredo Cospito, en grève de la faim contre le 41 Bis

Publié le 2023-01-26 19:45:05

Du 22 au 28 janvier, exprimons notre solidarité avec Alfredo Cospito.



Alfredo Cospito, anarchiste incarcéré en Italie sous le régime 41 Bis, est en grève de la faim depuis le 20 octobre 2022. Son combat vise l’abolition du 41 Bis, un régime carcéral d’isolement ultra-sécuritaire.

Un appel international à l’action pour une semaine de solidarité avec Alfredo Cospito et pour la fin du 41 Bis a été lancé, pour agir en particulier du 22 au 28 janvier 2023.

À Bagnolet, en banlieue parisienne, dans la nuit du 25 au 26 janvier, des messages ont été inscrits en solidarité avec Alfredo Cospito et les rebelles de toutes origines qui luttent à travers le monde :

Paris : Fin du travail, grève générale – AG autonome

Publié le 2023-01-26 19:45:14

Fin du travail, grève générale ! Action contre le travail vendredi 27 janvier à 9h30 !

Suite à l’AG autonome du dimanche 22 janvier, nous vous proposons de nous rassembler vendredi 27/01, 9h30 à Oberkampf sur le quai de la ligne 5 direction Bobigny.

Toutes ces réformes : retraite ; chômage ; lycées pro ; RSA ; anti-blocage ; plateforme monmaster ; Loi Kasbarian pro propriétaire et « anti-squat » ; loi immigration… Toutes ont un point commun, elles veulent nous mettre au travail toujours plus longtemps, dans des situations toujours plus précaires. Elles attaquent nos besoins fondamentaux, organisons-nous !

Face à la pacification, aux négociations, aux récupérations de gauche comme de droite, trouvons de nouvelles formes de luttes : blocages, envahissements, cantines solidaires, occupations, manifs non déclarées, sabotages, autoréduc… Soyons solidaires des modes d’action qui sortent des cadres des syndicats et des partis !

Retrouvons-nous vendredi 27 janvier à 9h30 à Oberkampf sur le quai de la ligne 5 direction Bobigny ! Soyez à l’heure !

Laissez vos papiers d’identité ainsi que vos téléphones à la maison, n’oubliez pas votre masque Covid et votre couvre-chef !

Nous appelons également à rejoindre :

– la manifestation « Se loger n’est pas un crime » de samedi 28/01 à 14h à Bastille – l’assemblée autonome de dimanche 29/01 à 14h au Malaqueen (70 rue Gallieni, Malakoff) – la journée de grève et de manifestation syndicale de mardi 31/01 à 14h Place d’Italie

Mise à jour de l’état de santé d’Alfredo Cospito au 99e jour de la grève de la faim

Publié le 2023-01-26 20:25:03

Il est en grève de la faim depuis 99 jours et l’on s’inquiète beaucoup pour sa vie. La situation d’Alfredo Cospito « s’aggrave lentement, il a maintenant une très mauvaise thermorégulation, il porte 4-5 chemises, trois pantalons, il a toujours froid. Il ne peut plus sortir et marcher à l’air libre, il se sent très faible, à tel point qu’il se déplace en fauteuil roulant, ce qui le rend très déprimé. Toutes les valeurs sont en baisse et il y a un risque d’œdème cérébral« . C’est le tableau clinique constaté par le docteur Angelica Milia, qui a examiné l’anarchiste en prison et qui a fait son rapport à l’avocat de la défense, Flavio Rossi Albertini :  » Hier, alors qu’il prenait une douche vers 23h30, il est tombé par terre et s’est cogné le visage, il s’est cassé le nez et a été transporté aux urgences « , a expliqué le médecin.

Hier, la Direction générale des détenus et du traitement de la Dap, dans un document envoyé à l’avocat Flavio Rossi Albertini, a écrit qu' »il apparaît à cette direction que les conditions du détenu Alfredo Cospito sont actuellement stables et qu’il fait état d’un bien-être psychophysique« . Document vu et rapporté par Agi, qui mettrait donc en évidence que les conditions de Cospito ne sont pas inquiétantes. « Le sujet semble calme« , lit-on dans le document, qui est une réponse à la demande de la défense de déplacer Cospito dans un autre pénitencier avec un centre clinique annexe, qui n’existe pas à Sassari. Il poursuit ses activités sociales et profite du temps passé dans la cour de promenade. Il prend périodiquement des « compléments alimentaires ». Et encore : « il est suivi régulièrement par son cardiologue de confiance et par le cardiologue de l’autorité sanitaire locale de Sassari et les prescriptions des deux sont scrupuleusement respectées. En cas de nécessité, la demande de transfert vers un autre institut pénitentiaire équipé d’un service de soins intensifs peut être faite par le directeur sanitaire compétent de l’institut« .

L’enregistrement de l’émission de Radio Onda d’Urto :

 

Traduit d‘Inferno Urbano

Sollicciano – Rassemblement solidaire devant la prison pour tonio

Publié le 2023-01-26 21:10:03

Hier matin, ils ont arrêté un de nos compagnon, Tonio, alors qu’il quittait la Corse. Les enquêteurs parlent de six attaques sur la ligne de train à grande vitesse entre Florence et Bologne. Nous ne savons pas qui a perpétré ces attaques, mais nous n’avons aucun mal à imaginer les motivations qui ont pu pousser quelqu’un à agir. Tous ceux qui vivent au Mugello ou qui le connaissent savent de quoi nous parlons. En fait, il suffit d’une recherche de deux minutes sur Internet pour comprendre ce que représente la Tav pour le Mugello. Les journaux évoquent la stratégie de la tension, en s’appuyant sur la mauvaise mémoire de ce pays. Comme si la haine de l’État et des fascistes envers le mouvement de l’époque et le mépris qu’ils affichaient pour la vie humaine pouvaient être associés à l’amour d’un territoire et de cette vie que la Tav elle-même a détruite et continue de détruire. C’était en 2012, trois ans seulement après le départ du premier train, et on avait déjà calculé 57 kilomètres de voies navigables perdues. 57. kilomètres. Une tragédie annoncée depuis le projet initial. Un écosystème détruit, même selon la même magistrature qui accuse aujourd’hui Tonio, qui a condamné pas moins de 19 gestionnaires et directeurs de travaux pour ce qui était un désastre trop évident pour être couvert. Au lieu de cela, les mêmes condamnations ont été dissimulées, annulées d’un coup de grâce par la cassation. Mais ce n’est pas par ignorance que l’on associe ces actions à la stratégie de la tension. Comment transformer l’endommagement d’un panneau électrique en une punition exemplaire ? Attends, quelle était la réponse ? Ah oui… le terrorisme ! Le fond du problème devient de plus en plus évident : lorsqu’il s’agit de punir, ce n’est pas ce que vous avez fait qui compte, mais qui vous êtes, quelles sont vos idées et à quel point vous craignez qu’elles se répandent. Aujourd’hui, Alfredo Cospito meurt pour éviter d’être soumis au régime de torture du 41 bis. Un régime qui lui a été infligé pour un « massacre » qui ne pouvait blesser personne et qui n’a blessé personne à part le chantier d’une école de carabiniers. Cette semaine également, trois autres camarades de Corse se sont vus notifier autant d’ouvertures d’enquêtes pour association subversive à but terroriste pour avoir participé à une dégradation du poste de commandement militaire sarde au cours de laquelle une torche a été jetée sur de la peinture, prenant feu par inadvertance. Dommages totaux de l’action : trois nanosecondes de flammes accidentelles et une tache noire sur un mur. Telle est la réalité dans laquelle nous nous trouvons : la soi-disant justice se déforme comme d’habitude lorsqu’il s’agit de frapper ceux qui se battent. Toute notre solidarité va à Tonio. Tonio libre. Tout le monde libre

Traduit pour info de No 41bis

Haute-Vienne : quatre arrestations pour sabotages de mâts de mesure éoliens [MàJ]

Publié le 2023-01-27 00:15:03

Haute-Vienne : quatre personnes soupçonnées d’avoir
dégradé des éoliennes mises en examen
France Bleu/France 3 Limousin, 20 janvier 2023

Plusieurs mâts de mesure ont été dégradés dans le département entre le 6 juillet et le 21 octobre 2022. Au cours de ces trois mois et demi, selon le communiqué du Parquet, des mâts de mesure éolien (utilisés dans le cadre d’études d’implantation de projet d’éolienne) se sont donc effondrés après que des câbles soutenant ces mâts ont été sectionnés.

Ces incidents survenus notamment sur les communes de Rilhac-Lastours et Ladignac-le-Long ont donné lieu à l’ouverture d’une enquête confié à la brigade de recherches et à la section de recherches de Limoges. Le 21 octobre dernier, une information judiciaire est ouverte « des chefs de dégradations en réunion par des personnes dissimulant leur visage et association de malfaiteurs. » Les investigations ont permis d’interpeller 4 personnes le 18 janvier qui ont été placées en garde à vue puis mises en examen le lendemain.

La justice les soupçonne d’avoir détruit, au moins à cinq reprises durant l’été et à l’automne 2022 des « mâts de mesure », équipés d’anémomètres pour calculer la vitesse du vent, et installés pendant quelques mois dans des projets de parcs éoliens. Les câbles servant à maintenir ces mâts avaient été retrouvés sectionnés.

Les suspects, identifiés par les enquêteurs de la section de recherches de Limoges et du groupement de gendarmerie de la Haute-Vienne, agissaient visages masqués. Selon une source judiciaire, il s’agit de deux hommes de 34 ans et 28 ans, agriculteur et auto-entrepreneur, et deux femmes de 62 et 25 ans, retraités et sans profession.

Les quatre mis en examen résident en Haute-Vienne et en Dordogne et, si certaines déclarations ont été faites, il semble que ces mis en examen n’aient pas été très bavards. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire avec obligation de verser une caution de 120 000 euros.


Deux militants d’extrême gauche de Dordogne arrêtés
pour avoir saboté des installations éoliennes

France Bleu, 25 janvier 2023 (extrait)

Les dégradations ont parfois été filmées, comme à Rilhac-Lastours, à cinq kilomètres à peine de la Dordogne, où des caméras de surveillance ont immortalisé l’an dernier des personnes au visage dissimulé, qui avaient aussi masqué leur plaque d’immatriculation. Ce soir là, le mat de Ladignac-le-Long, pas très loin, avait également été attaqué.

Atlanta (USA) : manif sauvage en mémoire de Manuel « Tortuguita » Teran

Publié le 2023-01-27 08:15:06

Des centaines de personnes ont manifésté à Atlanta samedi 21 janvier 2023 en réponse à l’assassinat policier d’un anarchiste qui participer au mouvement de défense de la forêt de Weelaunee contre l’installation de « Cop City » .



Dans la soirée du samedi 21 janvier 2023, à Atlanta, des centaines de manifestant-e-s ont défilé dans les rues en réponse à l’assassinat policier commis le 18 janvier dernier dans la forêt Weelaunee. Ce jour-là, Manuel Teran, un anarchiste défenseur de la forêt, connu sous le surnom de Tortuguita, a été tué par balles par les flics.

Lors de la manifestation sauvage à Atlanta, des vitres et portes vitrées ont été brisées, et pas n’importe lesquelles : celles des Deloitte Towers, où se trouve le quartier général de l’Atlanta Police Department, et celles de Wells Fargo, qui s’occupe du financement de l’Atlanta Police Foundation, tout ce beau monde étant directement impliqué dans l’entreprise de destruction de la forêt Weelaunee.

Lors de la même manifestation sauvage, une voiture de police a été attaquée, voyant une de ses fenêtres brisée. Plus loin, un autre véhicule de la police d’Atlanta a été incendié.

Une heure après le début de la manif, la police a réussi à disperser la manifestation, notamment en fonçant en voiture sur des gens ! Au moins quatre personnes ont été arrêtées.

Il y a aussi eu un rassemblement à Minneapolis en mémoire de Tortuguita. Et de nombreuses actions directes de solidarité ont déjà eu lieu dans de nombreuses villes aux USA.

Ci-dessous, des photos du samedi 21 janvier à Atlanta :

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Salindres (Gard) : un pylône électrique saboté

Publié le 2023-01-27 08:15:10

reçu par mail / mercredi 21 décembre 2022

Nous avons saboté le pylône 225.000Volts sur la ligne principale qui approvisionne en électricité le pôle chimico-industriel de Salindres (entreprise Arkema et d’autres).

Méthode :

1) Scier les traverses.
Note : Ce sont les barreaux qui relient les pieds entre-eux.
2) Scier avec des coupes obliques sur les deux pieds dans la direction de la chute.
Note : Le pylône doit chuter perpendiculairement aux câbles.
3) Scier avec des coupes droites toujours sur les mêmes pieds une trentaine de centimètres au dessus des coupes précédentes.
Note : Scier bien jusqu’au bout pour avoir un morceau entièrement détachable.
4) Percuter les morceaux sciés encore maintenu en place par la gravité du pylône avec un bélier.
Note : un petit tronc d’arbre pourra être utilisé
5) Pendant que le pylône chute s’éloigner par de petits pas dans la direction opposée.
Note : des scies à métaux et de l’huile suffisent pour réaliser cette action.

Attaquons-nous aux entreprises qui empoisonnent la terre !
Que ce soit en grands groupes lors d’occupation/manifestations ou en petits groupes lors de sabotages/incendies.

Force aux individus en lutte en France, en Allemagne et ailleurs.

Si les cibles sont trop bien protégées, s’attaquer aux flux permet de couper en amont en se mettant moins en danger. Passons à l’offensive !

Occupations, sabotages, incendies,…

Nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend.

Des résistant.es.

Martinique : les acharnés des radars

Publié le 2023-01-27 08:15:12

La série d’incendies volontaires sur des radars routiers se poursuit en Martinique
RCI/Martinique la 1ere, 24 janvier 2023

C’est la sixième fois en une semaine qu’un dispositif de contrôle de vitesse est incendié sur le territoire martiniquais*. Hier soir, c’est à 20 h 45 que les pompiers ont été appelés pour circonscrire l’embrasement du radar situé au niveau du Domaine de l’Oasis sur la RD7 à la frontière entre Rivière-Salée et les Trois-Îlets.

Depuis le 18 janvier 2023, des actes de vandalisme sont enregistrés sur des appareils de contrôle de vitesse au quartier Union au Lamentin, à l’Estrade au Robert, sur l’appareil fraîchement installé après le pont d’Acajou, dans le sens Lamentin/Fort-de-France mais également sur des installations au Robert et à Sainte-Luce.

* 6 des 23 radars de Martinique sont donc désormais carbonisés, tandis qu’une quinzaine de nouveaux sont en cours d’installation.

Dijon (Côte d’Or) : des caméras découvertes aux Tanneries et aux Lentillères

Publié le 2023-01-27 08:15:16

Surveillance policière : des caméras découvertes
aux Tanneries et aux Lentillères
Dijoncter, 26 janvier 2023 (extrait, pour infos)

(…) Deux dispositifs de vidéosurveillance camouflés dans des boîtiers accrochés au sommet de poteaux électriques ont été découverts au mois d’octobre 2022. Ils pointaient vers des accès aux Tanneries et aux Lentillères et permettaient de filmer les rues, les zones de parking et les entrées piétonnes des lieux d’activités et de résidence. Ces appareils étaient composés d’une caméra à globe orientable et d’une antenne de transmission des données, ils étaient alimentés par le biais du poteau électrique. Passé le premier moment d’incrédulité, des recherches ont permis d’attester une surveillance de longue durée.

Des photos privées et de google street view permettent d’attester la présence de telles caméras depuis au moins 2019, sur des périodes de plusieurs mois. Après la découverte du dispositif situé au fond de l’impasse des Tanneries, celui situé devant les Lentillères (rue Amiral Pierre) s’est volatilisé sous l’action d’un groupe d’intervention envoyé par les services de renseignement.

Nous sommes choqué·es de nous retrouver dans un mauvais film d’espionnage, mais nous ne sommes pas surpris·es. Alors que la vidéosurveillance se banalise dans l’espace public sous prétexte d’insécurité, le ministère de l’intérieur étend son usage sous une forme camouflée, illégale, ciblée. Si l’un comme l’autre nous révolte, la surveillance discrète et illégale durant plusieurs mois de l’ensemble des allées et venues de plusieurs centaines de personnes, habitant·es, voisin·es, public et usagèr·es est un pas de plus vers un monde où chaque fait et geste est soumis au regard policier. (…)

Paris : saboter le train-train quotidien (suite)

Publié le 2023-01-27 08:15:18

Gare de l’Est : pourquoi l’interruption de trafic due
à un «sabotage» est-elle si longue?
Le Parisien, 24 janvier 2023

« C’est titanesque », acquiesce un agent, ce mardi après-midi, face à l’ampleur des dégâts, qui explique l’interruption des circulations de trains à gare de l’Est, toute la journée de mardi. Devant lui, à même le sol, un enchevêtrement de câbles de toutes sortes. Sur le côté, deux autres rangent patiemment des portions de fibres optiques, « c’est comme des cheveux longs emmêlés ».

Dans la nuit de lundi à mardi, un incendie s’est déclaré aux abords de la voie ferrée à hauteur de Vaires-sur-Marne. L’alerte a été donnée auprès du commissariat de Noisiel vers 4h35, précise le parquet de Meaux. Le procureur de la République de Meaux précise, que selon les premiers éléments de l’enquête, confiée à la police judiciaire de Meaux, « un premier coffret abritant des câbles électriques avait été incendié après que deux panneaux en béton condamnant l’accès à la trappe où ledit coffret était inséré dans le sol avaient été retirés et déposés », a-t-il déclaré. « Un second coffret, situé de l’autre côté des voies, accessible au moyen d’un tunnel situé sous lesdites voies, avait lui aussi fait l’objet de dégradations par incendie ». Au total, 48 artères de câbles, soit environ 600 câbles électriques, ont été endommagées. L’équivalent de 4 km en linéaire.

Vaires-sur-Marne, 24 janvier 2023


Les deux chambres de câbles incendiées sont situées de part et d’autre d’un tunnel, au-dessus duquel passent les trains. Juste à côté, un petit bâtiment de la SNCF abrite quelques installations. Mais l’ensemble est à l’abri des regards, à l’orée du bois de Vaires-sur-Marne et de sa végétation dense. Difficile d’arriver ici par hasard. Pire, des pneus ont été brûlés au dessus des câbles, comme un signe de la détermination des auteurs à bien embraser les lieux. En revanche, la zone est certes fermée par un grand portail et protégée par un grillage et du fil barbelé. Mais il semble facile à ceux qui le souhaitent de franchir l’obstacle. Le long de la voie ferrée, on a même pu constater une portion presque couchée qui aurait tout à fait pu être enjambée. Enfin, d’après la SNCF, les lieux ne disposent d’aucune caméra de vidéosurveillance.

Ces câbles sont pourtant essentiels. Ce sont eux qui permettent de faire circuler les communications et l’alimentation électrique des trains, mais aussi des postes d’aiguillage, de la signalisation. « Sans eux, les postes de signalisation ne reçoivent plus en qualité et en sécurité les informations pour pouvoir faire circuler les trains en sécurité sur le réseau », détaille la SNCF. Les agents vont donc devoir changer les fourreaux et les centaines de câbles manuellement et vérifier nuit après nuit, quelle circulation pourra être rétablie. « On va être là au moins toute la nuit. Pour une fois, il ne pleut pas », ironise l’un des agents.

Dans la journée, l’enquête a été confiée à la PJ par le parquet de Meaux. Toutes les pistes restaient ouvertes quant à l’identité des auteurs de ce « sabotage ».



Gare de l’Est : câbles brûlés, trafic paralysé…

questions sur une panne géante
Le Parisien, 25 janvier 2023 (extrait)

Il aura fallu plus de 48 heures à la SNCF, qui prévoit un retour à la normale ce jeudi, pour rétablir la totalité des circulations après l’incendie de câbles sur un poste d’aiguillage de Seine-et-Marne. Retour sur un incident, qui pointe une nouvelle fois la vulnérabilité du réseau ferré français.

Comment un incendie à une quarantaine de kilomètres de Paris a pu paralyser la circulation des trains de tout l’est de la France, et jusqu’en Allemagne et au Luxembourg ? Tout commence dans la nuit du lundi 23 au mardi 24 janvier. Un feu volontaire est déclenché sur un poste d’aiguillage aux abords des voies ferrées de la SNCF à Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne). Deux « chambres de câbles » sont brûlées, à l’aide de pneus et d’hydrocarbures. Ce sont des sortes de regards qui abritent des fourreaux de fibre optique et de câbles en cuivre. Quarante-huit sont endommagés, soit environ 600 câbles. L’ « effet papillon » est immédiat. Plus aucun TGV, Intercités, TER ou Transilien ne pouvait partir ou arriver de la gare de l’Est mardi, et la circulation a été perturbée mercredi.

Le trafic doit être totalement rétabli ce jeudi matin, après deux jours de perturbations majeures et de travaux de remise en état. « Les agents ont dû identifier quel câble est relié à quelles installations, savoir s’il était endommagé ou non et trouver comment le remplacer », détaille-t-on chez SNCF Réseau, le gestionnaire des 28 000 km de voies, dont 3 500 pour la seule région Ile-de-France. Retour sur les questions soulevées par cette panne géante.

Comment cet incident a-t-il pu mettre toutes les lignes à l’arrêt ?

Par les câbles incendiés, transitent les communications et l’alimentation électrique des trains, mais aussi des postes d’aiguillage ou de la signalisation. Celui de Vaires-sur-Marne est essentiel à la sécurité et à la bonne circulation des rames dans l’Est. Un seul incident peut stopper net le trafic. « Toutes les lignes n’ont pas été arrêtées, nuance Olivier Bancel, directeur général exécutif maintenance chez SNCF Réseau. Mais l’acte de malveillance a été commis au niveau d’un nœud ferroviaire, au point de jonction de différents axes de circulation, ce qui est pénalisant ».

« Le réseau est conçu pour se protéger lui-même, abonde un administrateur de l’entreprise. Si l’alimentation de la signalisation est coupée à un certain endroit, tous les feux se mettent au rouge et l’appareil de commande des voies se bloque. »

Pourquoi n’existe-t-il pas un système de secours ?

Une partie des circuits touchés à Vaires-sur-Marne était doublée — notamment les fibres optiques —, ce qui a permis d’accélérer les réparations. « Mais ce serait très complexe à généraliser sur un réseau de 28 000 km. Dans le ferroviaire comme ailleurs, il n’existe pas d’installation invulnérable à 100 % », concède Olivier Bancel.

En clair, il faudrait doubler le nombre de câbles et les faire passer à un endroit différent pour éviter qu’un acte de malveillance affecte les deux systèmes de signalisation en même temps. « Nous n’avons déjà pas assez de moyens pour maintenir le réseau en l’état et éviter qu’il périclite. Imaginer que nous puissions l’améliorer de cette manière, c’est illusoire », enfonce une source syndicale.

Pourquoi le poste n’était-il pas sécurisé ?

Impossible de placer la totalité du réseau sous l’œil de caméras de vidéosurveillance ou en gardiennage. Toutefois, cet incident montre la vulnérabilité de ces installations. « Il y a, bien sûr, des clôtures, des gardiens et des dispositifs de surveillance renforcés et une trentaine de drones ont assuré des missions de surveillance du réseau pour la seule année 2021. Mais rappelons qu’on parle ici d’un réseau très vaste », insiste Olivier Bancel. La compagnie ferroviaire consacre chaque année plus de 100 millions d’euros (131 millions d’euros provisionnés en 2023) à des actions de sécurisation de ses voies.

À Vaires-sur-Marne, un grillage surmonté de fils barbelés sépare le massif boisé tout proche des rails pour prévenir les intrusions. Et un portail ainsi que des blocs de béton empêchaient d’accéder à la zone. Des obstacles pas suffisamment dissuasifs.

« Les câbles sont à la portée de tout le monde, comme ceux des télécommunications ou d’électricité dans les rues, relève un administrateur de SNCF Réseau. Nous sommes à la merci de ce genre d’actes de malveillance. Mettre des caméras partout nécessiterait des investissements colossaux. Sans compter qu’il faut des agents derrière chaque caméra et des équipes prêtes à intervenir. »

Cet incident met-il en lumière la vétusté du réseau ferré français ?

Oui et non. Même si le réseau tricolore était à la pointe de la technologie, ce genre d’événement arriverait quand même. « Mais peut-être moins souvent », pointe cette source syndicale. La technologie ERTMS (European Rail Traffic Management System), déjà en vigueur sur certains tronçons, ne nécessiterait pas autant de câbles et les « points névralgiques » seraient un peu plus rares. « Tant que les systèmes de signalisation demandent des liaisons au sol pour fonctionner, nous ne pourrons malheureusement pas empêcher de tels actes », appuie un administrateur.

Ces actes de malveillance arrivent-ils souvent ?

Oui, quotidiennement ou presque. SNCF Réseau enregistre 2 500 dégradations ou dommages et un millier de vols par an, encouragés par la hausse continue du prix de la matière première. Ce mercredi, le prix du kilo de cuivre était de 8,06 euros, de quoi attirer les vols. « Tous les actes n’ont pas les mêmes conséquences mais, chaque jour, des trains sont retardés ou supprimés par ces actes de malveillance », regrette un administrateur de SNCF Réseau.


Trafic interrompu à gare de l’Est : la SNCF affirme
qu’il s’agit d’un «sabotage»
Le Parisien, 24 janvier 2023

Le trafic totalement à l’arrêt gare de l’Est ? La faute à « un acte de sabotage », dénonce ce mardi la SNCF, après l’incendie volontaire sur des câbles électriques d’un poste d’aiguillage en Seine-et-Marne, qui a pratiquement paralysé l’ensemble du trafic toute la journée dans la gare parisienne.

« Ce matin, nous avons subi un acte de sabotage vers 3 heures du matin, nous avons découvert (…) des dégradations importantes », a relaté Olivier Bancel, numéro deux de SNCF Réseau. « C’est un acte de sabotage sur des câbles de signalisation qui comportent des circuits de sécurité. » « Il n’y a pas de piste, pas de revendication d’un groupe » à ce stade des investigations, a indiqué une source proche de l’enquête.

Le ministre des Transports Clément Beaune a dénoncé « un acte de malveillance scandaleux (…) avec une intention délibérée de nuire et de perturber très gravement le trafic », qui « doit être sanctionné et condamné ». Il a notamment évoqué « des traces d’essence » et un incendie « dans deux points ciblés » qui a provoqué « un incident assez exceptionnel, très grave ».

[MAJ] Prochaines initiatives dans la rue en solidarité

Publié le 2023-01-27 09:55:04

[MAJ] Prochaines initiatives dans la rue en solidarité

 

 

Jeudi 26 –> Rome

Vendredi 27 –> Rovereto, Padoue

Samedi 28 –> Milan, Lecco, Trieste, Mestre, Rome

Dimanche 29 –>  Saronno

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Etats-Unis : vengeances suite à l’assassinat policier de l’anarchiste Manuel Terán

Publié le 2023-01-27 23:00:14
Atlanta (Georgie), 21 janvier 2023 : incendie d’une voiture de police pendant la manifestation qui a suivi l’assassinat de Manuel Teran. « Tortuguita » a été abattu par les flics le 18 janvier, au cours d’une descente où ils ont envahi la forêt de Weelaunee afin d’en déloger ses défenseurs, qui l’occupent depuis début 2021 pour s’opposer à la création d’un centre d’entraînement de la police (nommé Cop City).

Atlanta (USA): manif sauvage en mémoire de Manuel
« Tortuguita » Terán

Squat.net, 22 janvier 2023

Dans la soirée du samedi 21 janvier 2023, à Atlanta, des centaines de manifestant-e-s ont défilé dans les rues en réponse à l’assassinat policier commis le 18 janvier dernier dans la forêt Weelaunee. Ce jour-là, Manuel Terán, un-e anarchiste défenseur-e de la forêt, connu-e sous le surnom de Tortuguita, a été tué-e par balles par les flics.

Lors de la manifestation sauvage à Atlanta, des vitres et portes vitrées ont été brisées, et pas n’importe lesquelles: celles des Deloitte Towers, où se trouve le quartier général de l’Atlanta Police Department, et celles de Wells Fargo, qui s’occupe du financement de l’Atlanta Police Foundation, tout ce beau monde étant directement impliqué dans l’entreprise de destruction de la forêt Weelaunee.

Lors de la même manifestation sauvage, une voiture de police a été attaquée, voyant une de ses fenêtres brisée. Plus loin, un autre véhicule de la police d’Atlanta a été incendié.



Une heure après le début de la manif, la police a réussi à disperser la manifestation, notamment en fonçant en voiture sur des gens ! Au moins quatre personnes ont été arrêtées.

Il y a aussi eu un rassemblement à Minneapolis en mémoire de Tortuguita. Et de nombreuses actions directes de solidarité ont déjà eu lieu dans de nombreuses villes aux USA.


[New-York] Les bureaux de Alta Vista attaqués à Lenapehoking
Traduit de l’anglais de Scenes from the Atlanta Forest,
26 janvier 2022

Aux premières heures du 25 janvier, le bureau new-yorkais d’Alta Vista, filiale d’Atlas Technical Consultants, collaborateur du projet de « Cop City » à Atlanta, a été attaqué en vengeance pour l’assassinat d’un.e magnifique  queer révolutionnaire afro-indigène que certains d’entre nous connaissaient sous le nom de Tortuguita. Les portes en verre du hall d’entrée d’Alta Vista ont été brisées – pour la deuxième fois – et des messages ont été laissés à la bombe de peinture : « Venger Tort », « Stop Cop City ».

Tortuguita devrait être ici. Il est insupportable qu’ille ne soit pas là – à faire du vélo dans la forêt, à faire des blagues sur le kratom, à débattre avec enthousiasme de théorie anarchiste, à s’organiser pour maintenir la vie dans ses communautés, à affronter tout pouvoir et toute frontière avec une hostilité inébranlable. Nous n’oublierons jamais comment ces monstres ont pris la précieuse vie de notre ami. Nous ferons en sorte qu’ils n’oublient jamais non plus.

Que le sourire de Tortuguita soit la flamme que nous portons pour mettre le feu à cette civilisation, et qu’il soit la lumière qui nous rappelle de nous aimer sur les cendres.


[Portland] Feu aux destructeurs de la Terre
Traduit de l’anglais de Scenes from the Atlanta Forest,
23 janvier 2022

Répondant à l’appel à représailles contre l’assassinat de Tortuguita, nous avons brûlé une grande pelleteuse à Portland la nuit dernière.
Tortuguita est mort en essayant de tuer un flic pour défendre la forêt de Weelaunee. Ne laissez jamais cela être oublié.
Avec ces flammes, nous honorons sa bravoure. Avec la fumée, nous envoyons un vœu dans la nuit pour que le prochain flic n’ait pas autant de chance.
Nous attaquons les mêmes machines qui menacent la forêt d’Atlanta et tout ce qui est sauvage.
FEU AUX DESTRUCTEURS DE LA TERRE
Jusqu’à ce que chaque flic soit mort et que tout ce qu’ils défendent soit réduit en cendres.


[New-York] Reportage de New-York
Traduit de l’anglais de Scenes from the Atlanta Forest,
22 janvier 2022

Il semble qu’Atlas ait reçu la visite de quelques petits lapins de forêt de mauvaise humeur et a dû fermer boutique pour le week-end. Nous nous demandons ce qui a bien pu arriver à leur porte d’entrée en verre…

Atlas n’est pas en sécurité même dans le centre du soi-disant état policier de NYC. Ils ne sont en sécurité nulle part. Nous faisons cela pour que les compagnons du monde entier se sentent capables d’agir avec rapidité, créativité et liberté. Nous prenons notre revanche pour la vie qui nous a été volée.

Atlas Engineering – laissez tomber le contrat [qui vous lie au projet de Cop City] maintenant. Ce n’est que le début. Nous arrivons pour vous…

TORTUGUITA VIVE


[Oakland, Californie] Vengeance depuis Oakland
– ¡Viva Tortuguita!

Traduit de l’anglais de Scenes from the Atlanta Forest,
22 janvier 2022

La nuit du 20 janvier 2023, 30 anarchistes endeuillés ont mené une action vengeresse contre nos ennemis pour le meurtre de Cami/Tortuguita dans la forêt d’Atlanta deux jours plus tôt. Nous avons brisé des dizaines de vitres le long de la façade en verre d’un bâtiment de la Bank of America dans le centre-ville d’Oakland, détruit les distributeurs automatiques de billets, et repeint les murs avec des messages d’amour, de mémoire, de solidarité et de rage face à l’assassinat de notre compagnon avant d’allumer l’endroit avec des molotovs.

Bank of America est un ennemi de la population et de la vie elle-même. Elle finance actuellement la construction de Cop City à Atlanta, le projet qui menace la forêt pour laquelle Tortuguita est mort.e en la défendant. Cette banque ne mérite aucune place dans notre paysage. Nous l’avons détruite rapidement, mais avec constance. Comme les paysans des Jacquerie, les démolisseurs luddites ou les révolutionnaires haïtiens, nous cherchons la libération de la manière la plus évidente : la destruction de ce que nous savons être la cause de notre souffrance. Et si nous détruisons beaucoup, c’est parce que nous avons beaucoup souffert. « Vengeance ! Vengeance ! » est notre cri de guerre.

A nos ennemis qui cherchent à liquider nos vies et la terre : vous ne nous assassinerez pas impunément ! Nous riposterons, chaque fois plus férocement qu’avant. Plus vous nous enlevez de vies, plus nous avons à nous battre, moins nous avons à perdre.

À nos camarades tombés au combat : vos morts ne seront jamais vaines ! Nous vous vengerons mille fois plus ! Votre sang est notre sang. Vos vies éclairent le chemin de notre lutte, et ce n’est que le début.

Nous défendons Tortuguita, qu’ille ait tiré sur les porcs ou non. Un coup de feu tiré sur la police est un acte de libération.

Tortuguita vive. La lucha sigue
Les martyrs ne meurent jamais
La flamme de l’anarchie étincelle
Cop City ne sera jamais construite
Pour un monde sans argent, sans flics et sans prisons
Pour un monde rempli d’arbres, d’animaux et de vie
La forêt pour la population de Weelaunee pour toujours


 

Succede a Rovereto (Tn): striscione, cartelli e volantini per Alfredo

Publié le 2023-01-27 23:10:06

Succede a Rovereto (Tn): striscione, cartelli e volantini per Alfredo

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Anche in preparazione della manifestazione in programma per oggi (https://ilrovescio.info/2023/01/25/rovereto-27-gennaio-manifestazione-al-fianco-di-alfredo-contro-il-41-bis-e-lergastolo-ostativo/), ieri, giovedì 26 gennaio, compagni e solidali, all'”ora di punta” del traffico pomeridiano,  hanno appeso uno striscione sul cavalcavia nei pressi della stazione ferroviaria, mentre altri e altre esponevano cartelli contro 41 bis ed ergastolo ostativo e distribuivano volantini agli automobilisti.

 

Rovereto, 27 gennaio: MANIFESTAZIONE al fianco di Alfredo, contro il 41 bis e l’ergastolo ostativo

Publié le 2023-01-27 23:10:06

Rovereto, 27 gennaio: MANIFESTAZIONE al fianco di Alfredo, contro il 41 bis e l’ergastolo ostativo

27 GENNAIO

Riceviamo e diffondiamo:

Scarica il manifesto a colori

e in bianco e nero

Madrid: Presidio all’ambasciata italiana

Publié le 2023-01-28 12:40:05

Madrid: Presidio all’ambasciata italiana

cospi 104

Riceviamo e diffondiamo

Athènes (Grèce) : Attaque d’un chantier du métro

Publié le 2023-01-28 12:45:03

Act for freedom now! / dimanche 8 janvier 2023

Lundi 26 décembre, nous avons incendié deux engins de construction utilisés sur le chantier de la nouvelle ligne de métro sur la place du Premier Mai.
Nous avons aussi attaqué les machines du métro sur l’avenue Veikou, dans le secteur de Galasti, dès que le temps a changé. Nous avons compris qu’avec la forte humidité présente dans l’air, il y avait la possibilité que l’action échoue. En tout cas, nous avons décidé de prendre ce risque et le résultat a été que trois engins de ce projet ont été complètement détruits et probablement des nombreux autres ont été endommagés, ce qui est une bonne chose, à notre avis.

Ce qui s’est passé n’arrêtera d’aucune manière les travaux du métro, mais ça a porté à 5 machines endommagées, chose qui a causé une bonne perte financière et qui a envoyé un message de résistance. Peut-être que notre action n’a causé qu’un léger retard dans l’avancée des travaux, mais nous préférerons toujours l’action au fait de rester de simples spectateur.trices de cette réalité triste et absurde.

Choisir la cible a été facile, non seulement pour ce que cela représente en tant que symbole, mais aussi pour son utilisation pratique, qui contribue à la normalisation des villes. Le métro, les travaux de développement urbain, les bulldozers et les autres engins ne sont qu’une illustration de la gentrification, du progrès, de la modernisation, de la destruction de la nature et de l’imposition du du système techno-industriel.
Nous ne sommes pas convaincu.es par le discours du gouvernement, qui dit que le métro et d’autres projets (la « grande promenade », le réaménagement de la colline Strefi, etc.) seraient faits dans notre intérêt. Nous savons déjà ce que cela signifie quand ils parlent d’aménagement. Nous savons qui profite de ces projets et ils ne desservent certainement pas le but de rendre la vie plus facile pour le gens qui habitent dans les centres urbains, mais cela fonctionne comme un réseau de production/consommation.

Les villes où nous vivons sont une dystopie faite de béton et d’acier, qui engloutit les personnes pour continuer à exister. Le rythme rapide de la vie, la surpopulation, la pollution, le stress, le travail comme but de la vie, les problèmes et les troubles mentaux sont certains des effets de la vie moderne ; la gentrification et tout autre plan de développement urbain assurent l’assujettissement de cette manière maladive de vivre. Ils doivent savoir que chacun de leurs plans pour créer une prison à ciel ouvert, ce que sont les villes, nous trouvera, armé.es, face à eux.

Nous pensons que nos choix représentent ce que nous sommes. Pendant les fêtes, chacun.e de nous choisit comment il/elle agira. La majorité des gens choisissent de cacher leur misère quotidienne avec des doses de faux bonheur, des repas de Noël, ou en se défonçant à des fêtes. Nous avons choisi de passer à l’offensive et c’est avec le feu que nous avons dit adieu à l’année 2022 et bienvenue à 2023. Rien n’est terminé, tout continue.

Nous voulons dédicacer cette action à l’anarchiste Thanos Hatziangelou, en grève de la faim et de la soif, et qu’ils ont essayé d’alimenter de force, et à l’anarchiste Alfredo Cospito, en grève de la faim.
Nous saluons les 4 compas emprisonné.es pour l’affaire du Pirée, ainsi que Kostas D.

Des villes moches joliment incendiées.
La guerre fait rage.

Patras (Grèce) : Une camionnette d’OSE livrée aux flammes en solidarité avec Thanos Hatziangelou

Publié le 2023-01-28 12:45:07

Dark Nights / mercredi 4 janvier 2023

Dans la nuit du 28 au 29 décembre, nous avons livré aux flammes une camionnette de service d’ΟΣΕ (OSE, la SNCF grecque ; NdT] dans le secteur d’Agia Sophia, à Patras, en tant que petite contribution à la lutte du compagnon Thanos Hatziangelou, en grève de la faim et de la soif depuis le 19 décembre. Nous avons choisi ce jour là en connaissance de cause, parce qu’il y avait eu un appel national à une journée en solidarité avec Thanos Hatziangelou.

Compagnon Thanos, tiens bon !

Les prisonniers des taules grecques combattent depuis environ un mois contre le nouveau code pénal, c’est pour cela qu’ils/elles sont pris.es pour cible en ce moment. Nous, tes compas, de notre côté, agissons comme il le faut, toutes les fois que nous le pouvons, en élevant la flamme de la solidarité, de la vengeance et de l’attaque, en espérant qu’elles puissent rejoindre ta conscience inébranlable et qu’elles puissent éclairer tes nuits difficiles de captivité, même un petit peu.

QUICONQUE OUBLIE LES PRISONNIER.ES DE LA GUERRE, OUBLIE LA GUERRE ELLE-MÊME

Compas, que cette attaque soit un petit rappel, pour vous et pour l’État, que nous n’abandonnerons jamais nos positions, nous ne nous rendrons jamais nos armes ni nos consciences à l’ennemi et que nous attaquerons chaque fois avec une vigueur et une fureur renouvelées.

Compagnon THANOS, Compagnon KOSTA, Compagnon LAMBROS, Compagnon FOTIS, Compagnon GIANNIS, Compagnonne IASONA, la guerre n’est pas finie, aucune reddition, aucune soumission.

Solidarité avec le compagnon Alfredo Cospito et les onze combattant.es turc.ques en grève de la faim.

Cette attaque est dédiée à Kostas Fragoulis.

Thessalonique (Grèce) : Attaque incendiaire d’une banque, en solidarité avec les prisonnier.es anarchistes

Publié le 2023-01-28 12:45:08

Abolition Media / mercredi 18 janvier 2023

Nous sommes de ceux/celles qui traînent dehors toute la nuit, qui conspirent lors de leurs rendez-vous et qui pensent constamment à des façons d’attaquer. Quand nous sommes frappé.es, nous avons l’obligation de faire sentir notre présence, de montrer un signal de résistance, de donner un souffle de vie à ce que nous appelons solidarité.

Nous sommes frappé.es de plusieurs façons, au travail, où on exploite notre besoin de survivre, dans la rue, où quelqu’un.e peut penser que quelqu’un.e d’autre est vulnérable et devenir violent.e ou penser qu’un.e migrant.e est dangereux.se et laisser sortir ses commentaires racistes, en manif, avec la police anti-émeute qui attaque ; mais nous avons montré que nous aussi, nous avons des caractéristiques agressives et nous serons pris.es pour cible, dans nos espaces sociales et politiques, quand le pouvoir derrière la bureaucratie de merde pensera à nous écraser. Mais nous ne laisserons pas cela se produire.

Chaque jour, nous faisons l’expérience de la violence, en de multiples formes, nous avons appris à résister à travers nos relations, collectivement et individuellement, nous sommes déterminé.es et nous gagnerons.

Le chemin vers l’anarchie est difficile, si cela ne se fait pas aujourd’hui, ça se fera demain, si vous et moi ne le voyons pas, d’autres personnes, plus tard, le verront, mais nous n’abandonnerons pas, c’est la seule chose certaine.

Et quand quelqu’un.e est emprisonné.e, c’est-à-dire quand il/elle fait face au pouvoir dans toute sa puissance, c’est quand le système pense avoir une victoire à monter à ses patrons. Mais non. Parce que, à l’intérieur et à l’extérieur des murs qui nous séparent, nous continuons à agir. Pour chacun.e d’autre, nous sommes côte à côte, en luttant pour changer ce qui nous opprime, ce que nous ne tolèrerons plus longtemps.

Avec toute notre force, avec réflexion et patience, nous ne perdons jamais l’envie de revenir, de défier ce que vous avez changé en une gigantesque prison faite de peur et de répression.

Nous avons aiguisé nous lames, pour couper les chaînes dont vous enveloppez nos corps.

Comme geste minimal de solidarité avec nos compas emprisonné.es, le jeudi 29 décembre, à l’aube, nous avons placé un engin incendiaire dans une banque de la rue Martiou, à Thessalonique.

DE LA FORCE ET UN PROMPT RÉTABLISSEMENT POUR LE MILITANT ANARCHISTE THANOS HATZIANGELOU

SOLIDARITÉ AVEC L’ANARCHISTE ALFREDO COSPITO, EN GRÈVE DE LA FAIM. VICTOIRE POUR SA LUTTE.

Anarchistes

Athènes (Grèce): Attaque des bureaux de l’entreprise OTE

Publié le 2023-01-28 12:45:10

Act for freedom now! / mardi 27 décembre 2022

Pour répondre à l’appel à une journée nationale d’actions en réponse au meurtre d’État de Kostas Fragoulis [un adolescent rom mort le 13 décembre des suites d’un tir de la police ; NdT], aux premières heures du 17 décembre, nous avons attaqué les bureaux d’OTE (une entreprise de télécommunications), dans la rue Neratziotisis, ce qui a porté à la dégradation de leurs vitres.

Aucun meurtre d’État ne restera sans réponse.

Spoleto – Revendication de l’attaque de la villa du massacreur Giorgio Del Papa, en solidarité avec Alfredo Cospito et Anna Beniamino

Publié le 2023-01-28 19:45:03

Novembre 2006. Umbria Olii explose et quatre ouvriers meurent. Un des nombreux massacres commis au nom du profit, dans une entreprise connue pour sa dévastation de la terre. Mais l’arrogance du capital n’a pas de limites et le patron Giorgio Del Papa ira jusqu’à réclamer 35 millions d’euros aux familles des victimes, les accusant d’avoir provoqué l’accident.

Le pouvoir de l’argent, une somme énorme, difficile même à imaginer pour les familles de la classe ouvrière, dont certaines sont des migrants. Pouvoir de l’argent qui s’avérera utile, obtenir l’attribution de la responsabilité sur les travailleurs eux-mêmes, arracher la réduction de la peine à 4 ans.

Le cœur plein de haine, en pensant à nos camarades Anna Beniamino et Alfredo Cospito, nous avons décidé de donner un visage, un nom, une adresse au slogan « Stragista è lo Stato » (le massacreuur est l’État).

Parce qu’Anna et Alfredo risquent la prison à vie pour massacre, pour deux bombes contre les Carabiniers de Caserma Allievi à Fossano, le 2 juin 2006, qui n’ont malheureusement fait ni morts ni blessés. Alors que les véritables meurtriers de masse, les industriels, les capitalistes, s’ébattent dans leurs villas.

C’est pourquoi nous sommes allés visiter la villa où vit le meurtrier de masse Del Papa, à Spoleto. Nous avons mis le feu aux systèmes électriques de son portail et laissé une carcasse d’animal suspendue là. Désolé pour le vampire, nous n’avons pas trouvé de sang humain.

Un petit geste pour dénoncer la cohérence classiste du système judiciaire italien. Pour Alfredo, qui fait une grève de la faim depuis 100 jours contre 41 bis et qui est soumis à la prison à vie. Pour qu’il soit clair que si Alfredo meurt plus tard, c’est votre tour. Vous pouvez mettre quelques procureurs sous escorte, vous ne pouvez pas protéger toute la bourgeoisie !

Avec cette action, nous ne demandons pas la justice mais nous exigeons la vengeance.
La vengeance pour ceux qui sont morts au travail.
La vengeance des morts en mer.
La vengeance des morts en prison.
Victoire ou vengeance pour Alfredo Cospito.

Traduit d’inferno urbano

Turin (Italie) : incendie solidaire d’une antenne-relais

Publié le 2023-01-28 22:25:06

« Cospito hors du 41 bis ». Ce tag suffit à attribuer aux anarchistes l’attaque incendiaire suite à laquelle les câbles d’une antenne-relais située sur la colline de Turin, dans l’ancienne rue municipale de Revigliasco, ont été incendiés dans la nuit.

Environ 2 kilomètres de câbles de cette antenne, nommée Torre Bert et qui sert de relais à la compagnie de téléphonie Wind, mais aussi à la police de la société d’autoroutes Ativa, au distributeur d’électricité Iren et au centre d’opérations de la Croix verte, ainsi qu’à plusieurs systèmes de surveillance, ont pris feu.

L’alarme s’est déclenchée à 4h30 au matin du 28 janvier. L’incendie a mis hors service les lignes qui dépendaient de cette antenne-relais, et depuis les premières heures de ce matin, les techniciens travaillent à la restauration du système. Les enquêteurs vont analyser les systèmes de vidéosurveillance de la zone.

[Synthèse de la presse italienne, 28 janvier 2023]



Milan (Italie) : dégradation solidaire contre le collabo des matons

Publié le 2023-01-28 23:45:04

Pendant la nuit [22/01], nous avons attaqué le siège de la société milanaise Emme Esse M.S. srl, complice du 41bis pour la fourniture de matériel technologique/informatique aux GOM* pour leurs enquêtes.

Nous avons endommagé sa porte d’entrée et barbouillé sa façade.
En solidarité avec la lutte d’Alfredo, contre le régime dans lequel il est enfermé depuis mai dernier et dans lequel des centaines d’autres personnes sont enfermées.

Contre ce régime d’anéantissement humain nécessaire à l’Etat pour maintenir sa démocratie.
En solidarité avec Ivan qui soutient Alfredo en l’accompagnant dans sa grève de la faim *.
En solidarité avec ceux qui se révoltent et se battent à l’intérieur de la prison.
Contre le 41bis.
Liberté pour tous

*Groupe operatif mobile, equivalent aux ERIS, ndt.
* Ndlr : Ivan a arrêté sa seconde grève de la faim le 23 janvier (voir ici).

[Traduit de l’italien par Luttercontrele41bis, 23 janvier 2023]

[Re-MaJ] Berlin/Barcelone – Attaques contre les représentants italiens

Publié le 2023-01-29 00:15:06

Revendication

Pour le 100e jour de la grève de la faim, une voiture diplomatique italienne brûle

Nous soutenons l’idée d’actions décentralisées et suivons donc l’appel à la semaine d’action venant d’Amérique du Sud, qui soutient la grève de la faim d’Alfredo Cospito. La communication par les actions et les textes est une approche importante pour établir un réseau informel.
Avec l’attaque du corps diplomatique italien dans la capitale allemande, avec le choix de la voiture numéro 3 de l’ambassade, nous participons à la semaine d’action. Elle était située à Schöneberg sur la Barbarossa-Platz et appartenait à Luigi Estero, le premier conseiller de l’ambassade.
Cet acte de violence révolutionnaire vise directement les responsables de la brutale oppression quotidienne. Nous voulons que les fonctionnaires, les juges, les policiers, les politiciens et les diplomates n’aient pas une vie tranquille, qu’ils se sentent en insécurité et ne puissent pas dormir sur leurs deux oreilles.
Car ce sont eux qui commettent les massacres politiques, pas les exploités, les opprimés ou les anarchistes. Le sang est sur les mains des élites allemandes et italiennes qui – pour ne citer qu’un exemple – utilisent les soi-disant garde-côtes libyens pour assassiner des milliers de migrants, ces personnes qui donnent leur corps et le sol de leur pays au capitalisme fou au plus bas prix pour exploiter l’Europe.
C’est un bon résultat que le ministre italien des Affaires étrangères envisage maintenant de renforcer la sécurité du personnel de son ambassade. Nous soutenons leur isolement total. À ce stade, nous faisons un clin d’œil complice aux compas de Barcelone, qui ont eu une idée similaire, qui ont brisé les fenêtres du consulat italien là-bas la nuit même.
L’isolement change de camp. Alors que la peur s’empare des personnes au pouvoir, une idée se matérialise dans les actions du mouvement anarchiste. Alfredo Cospito est très proche – réel et vivant – et il y a donc une proximité entre tous les autres insurgés dans les prisons et dans les rues.
Nous les saluons tous et nous sommes particulièrement heureux de l’expansion des attaques contre la police, les partis et les entreprises à Berlin.
Solidarité avec Anna Beniamino, Ivan Alocco, Aldo et Lucas Hernández Valdés, Toby Shone et tous les prisonniers des chambres de torture du régime 41 bis.

La liberté pour tous !
cellule de l’oiseau noir

Traduit d’indymedia

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Deux attaques ont frappé vendredi 27 janvier soir les représentations diplomatiques italiennes à Barcelone et à Berlin. C’est ce que rapporte une déclaration du ministère italien des Affaires étrangères, La Farnesina. «  Des inconnus ont brisé la vitre du bâtiment où se trouve le consulat général à Barcelone, défigurant un mur de l’entrée du bâtiment » avec de la peinture rouge et des tags sur le bas-relief adjacent. Cinq personnes cagoulées ont été filmées par les caméras de vidéosurveillance vers 22h. Les Mossos d’Esquadra (police catalane) ont ouvert une enquête.

Et la même nuit à Berlin, dans le quartier de Schöneberg, « la voiture avec plaques diplomatiques d’un fonctionnaire en service à l’ambassade d’Italie a été incendiée ». La police scientifique a effectué des relevés et l’enquête confiée à la Sécurité de l’Etat. Cette attaque enflammée contre l’Audi du Premier conseiller à l’ambassade d’Italie Luigi Estero s’est produite vers 3h10 du matin, et n’a bien sûr pas manqué de rappeler de mauvais souvenirs à sa collègue en poste à l’ambassade d’Athènes, Susanna Schlein, dont la sienne avait cramé sous son domicile le 2 décembre dernier en solidarité avec Alfredo Cospito, désormais au 102e jour de sa grève de la faim dans le tombeau du 41bis à la prison de Sassari.

 

Si dans le cas catalan, des tags ont été laissés sur place, comme « Etat italien assassin » et « Liberté pour Cospito » (Estat Italià assassì  et Llibertat Cospito) , dans le cas allemand personne n’a grand doute sur le fait qu’il s’agit là-aussi d’une action en solidarité avec lui. En Italie, les hautes autorités de l’Etat, dont la première ministre d’extrême-droite Giorgia Meloni, ont aussitôt sonné l’alarme, demandant un nouveau renforcement de la surveillance de leurs représentations à l’étranger ainsi que de son petit personnel zélé qui pense peut-être être exonéré de toute responsabilité.

[Synthèse de la presse italienne, 28 janvier 2023]

Trouvée sur Sans nom

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Hier, la voiture avec des plaques diplomatiques d’un fonctionnaire diplomatique en service à l’ambassade d’Italie à Berlin a été incendiée. Dans la soirée, des inconnus ont également brisé la fenêtre du bâtiment dans lequel se trouve le consulat général d’Italie à Barcelone, défigurant un mur de l’entrée du bâtiment.

C’est ce qu’a annoncé le ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale.

« J’ai envoyé ma solidarité et celle du gouvernement italien au premier conseiller de l’ambassade d’Italie à Berlin, Luigi Estero, pour l’attaque qui a provoqué l’incendie de sa voiture dans la capitale allemande.

S’ajoute à cet épisode l’attaque de notre consulat général à Barcelone par des actes de vandalisme. Le gouvernement suit avec inquiétude et attention ces nouveaux cas de violence contre nos fonctionnaires et nos représentations diplomatiques », a déclaré la première ministre Giorgia Melonia.

« Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, qui a été immédiatement informé, a personnellement et immédiatement contacté l’ambassade à Berlin et le consulat à Barcelone pour exprimer sa solidarité et demander que toute la lumière soit faite sur la dynamique de ces actes criminels dans les plus brefs délais », écrit la Farnesina dans une note, soulignant que « le ministre a ordonné le début immédiat des procédures de vérification et de renforcement des bureaux diplomatiques E du personnel impliqués ».

« Les forces de police locales ont effectué les enquêtes scientifiques et les investigations nécessaires. Dans les deux cas, heureusement, aucune blessure personnelle n’a été signalée », conclut la note.

LES ENQUÊTES

Le parquet de Rome attend des informations des Digos et du Ros pour ouvrir des dossiers d’enquête, comme il l’a fait pour des épisodes similaires tels que celui d’Athènes, en relation avec les actions contre le consulat italien à Barcelone et contre la voiture d’un fonctionnaire de l’ambassade italienne à Berlin. Les affaires seront sous l’attention de magistrats antiterroristes. Pour le moment, la piste la plus crédible est celle liée au mouvement anarchiste, comme dans l’épisode de l’attentat contre la première conseillère de l’ambassade en Grèce Susanna Schlein et sa famille.

Ces derniers jours – selon l’ANSA – le personnel de sécurité de l’ambassade d’Italie à Berlin avait demandé à la police locale de renforcer les mesures de surveillance dans les locaux du siège diplomatique. L’hypothèse sur laquelle travaillent les services de renseignement est celle d’un lien entre l’attentat et les groupes anarchistes, mobilisés cette semaine en solidarité avec Alfredo Cospito, un prisonnier du 41bis en grève de la faim.

LA SOLIDARITÉ DU MONDE POLITIQUE ET INSTITUTIONNEL

Le monde politique et institutionnel a immédiatement pris position, avec des messages bipartisans exprimant leur préoccupation pour ce qui s’est passé et leur solidarité avec les bureaux diplomatiques touchés. « Les attaques répétées contre les bureaux diplomatiques italiens sont très préoccupantes », a souligné le président du Sénat, Ignazio La Russa. Il est nécessaire et urgent de comprendre quels sont les motifs et s’il existe une direction unique derrière ces actes criminels. Au personnel de nos ambassades, je présente mes sincères condoléances ».

Solidarité avec le Premier Conseiller de l’Ambassade d’Italie à Berlin, de la part du Président de la Chambre des Députés, Lorenzo Fontana : « l’attaque qui a provoqué l’incendie de sa voiture dans la capitale allemande est un incident très grave, qui s’ajoute aux actes de vandalisme survenus quelques heures auparavant contre notre Consulat Général à Barcelone. J’espère que la lumière sera faite dans les meilleurs délais sur l’origine de ces nouveaux cas de violence contre nos fonctionnaires et nos représentations diplomatiques ».

Des mots du même acabit de la part du chef du groupe Fratelli d’Italia à la Chambre des députés, Tommaso Foti, qui rappelle l’incident et exprime sa solidarité et celle de son groupe : ceux de Berlin et de Barcelone sont « des épisodes graves que nous suivons avec la plus grande préoccupation et sur lesquels il convient de faire la lumière afin d’en identifier la matrice », explique-t-il. Et Roberto Menia, vice-président de la commission des affaires étrangères du Palazzo Madama, exprime « sa profonde solidarité et sa reconnaissance envers nos diplomates victimes des attentats de Berlin et de Barcelone ». Nous sommes très préoccupés par ces gestes soudains

et nous nous demandons pourquoi nous sommes visés. La lumière doit être faite immédiatement sur ce qui s’est passé car il n’est pas acceptable que les responsables de ces attaques restent dans l’ombre ».

Du côté du PD, Simona Malpezzi, présidente des sénateurs démocrates, et Alessandro Alfieri, chef du groupe démocrate de la commission des affaires étrangères et de la défense, expriment leur préoccupation  » pour l’attaque des bureaux diplomatiques italiens en Allemagne et en Espagne « . Au personnel de nos ambassades, toute notre solidarité et l’espoir que la lumière soit faite au plus vite sur la dynamique de ces actions criminelles ». Et Enzo Amendola, chef du groupe démocrate au sein de la commission des affaires étrangères de la Chambre, a parlé de  » graves attaques contre les bureaux diplomatiques italiens en Allemagne et en Espagne « . Actes qui doivent être clarifiés immédiatement. Solidarité avec l’ensemble du personnel de nos ambassades. Nous sommes avec vous ».

Le leader du M5, Giuseppe Conte, a également exprimé sa préoccupation « pour la violence et l’intimidation dirigées contre le premier conseiller de notre ambassade à Berlin et notre consulat général à Barcelone ». Des actes graves qui, j’en suis sûr, ne remettent pas en cause le dévouement de notre corps diplomatique aux quatre coins du monde ».

Traduit de la presse

 

 

 

Cinq contre un

Publié le 2023-01-29 07:25:04

Scorpion, acronyme de Street Crimes Operation to Restore Peace in Our Neighbourhoods, est le nom d’une unité spéciale de la police de Memphis, créée l’année dernière et chargée de faire la pluie et le beau temps dans les quartiers de Memphis : massacrer, arrêter et réprimer les personnes qui ont l’infortune de ne pas avoir la peau de couleur blanche aux États-Unis d’Amérique.
Il y a quelques heures est sortie une vidéo dans laquelle un jeune homme afro-américain nommé Tyre Nichols n’est pas simplement arrêté… mais est torturé dans la rue par cinq flics eux aussi afro-américains (sous les yeux imperturbables de quelques pompiers), avec tasers, bâtons, matraques et lacrymo au poivre. Cette torture provoquera sa mort quelques jours plus tard : arrêt cardiaque, tel est le verdict médical. La vidéo ne date pas d’hier, mais du 7 janvier au soir.
La responsabilité de Tyre Nichols cette nuit-là, selon la police ? Conduite non conforme au code de la route. La responsabilité historique de Tyre ? Être Noir dans un ghetto américain.
Les cinq assassins de Tyre ont été immédiatement inculpés et licenciés. Le président démocrate Biden, alors sénateur, se souvient très bien du nom de Rodney King et de ce qui s’était passé en 1992 à Los Angeles. La « non-incrimination » des flics (cette fois-ci tous blancs) filmés par un passant en train de passer le malheureux à tabac provoqua un incendie pendant deux semaines, qui des banlieues de Watts en vint à faire flamber les boutiques de Beverly Hills.

Après avoir visionné la vidéo du massacre d’aujourd’hui, des manifestations de colère ont commencé de Los Angeles à Portland, de Philadelphie à New York, de Washington à Memphis même, le lieu de l’horreur. Deux ans après les révoltes pour George Floyd à Minneapolis, les incendies de commissariats, les vitrines brisées, les voitures de police en flamme et les éclairs d’émeutes urbaines sont revenus, au cours desquels l’autorité arrête des insurgés mais ne parvient pas à bloquer le fleuve qui, encore une fois, est en train de rompre les digues. Mais quelles sont ces digues ?
Les digues, en plus de la répression, sont les demandes des bonnes âmes démocratiques : Biden prêche à nouveau le calme, la famille désemparée par le meurtre de Tyre lance des appels à rester pacifique, et certains politiciens au talent naturel réclament des réformes.

Mais c’est le retour en force du to hell or utopia ? qui fait trembler le pouls de tous. Adresser des demandes à l’ennemi en uniforme et à ses partisans ? Même pas en blague. Continuer avec la reproduction de l’obéissance à la loi, avec les marchandises à acheter, avec les rôles auxquels se soumettre, avec l’élection de gouvernements auxquels déléguer sa vie ? Rien de tout ça. Le mot utopie ne renvoie pas à une écoute de nos demandes mais peut donner vie à la revendication éternelle contre l’ennemi, à sa disparition, à sa destruction.
Cette énième tragédie sera-t-elle le venin du scorpion de la révolte ? De la déportation de Kunta et de ses frères africains sur les côtes nord-américaines en 1750, en passant par John Brown, Harriet Tubman, jusqu’aux soulèvements de Harlem 47, Watts 65, Detroit 67, Watts 92 à nouveau, Ferguson 2014 et Minneapois 2020 – autant de moments qui lient la guerre civile rampante entre esclaves et maîtres qui se pacifie et s’enflamme depuis des siècles aux États-Unis d’Amérique, la meilleure démocratie de la planète.
Et alors reviennent en tête les mots de l’écrivain noir James Baldwin : « L’impossible est le minimum qu’on puisse demander ». Et cela, il faudrait toujours le garder à l’esprit, que ce soit contre la violence de la police dans les rues ou lorsqu’un anarchiste, pour ne pas se faire bâillonner, dépasse les cent jours de grève de la faim dans une merde de taule.

Ne rien demander pour vouloir tout ce qu’on désire – seule cette intransigeance éthique peut faire voler en éclats la politique dans les palais et dans les rues.

[Traduit de l’italien de abirato, 29 janvier 2023]

Minneapolis, mai 2020 pendant les émeutes pour George Floyd

Attack on UPS in Solidarity with Atlanta Forest Defenders in Portland, Oregon

Publié le 2023-01-29 07:30:12

On 1/20/23, anarchists in Portland, Oregon went after the UPS shipping center in Portland in retaliation after a comrade was recently murdered by the Atlanta Police.

Anarchists broke somewhere between 10-15 large windows and started multiple small fires within the building. UPS is one of the biggest companies currently donating to the Cop City Project in Atlanta.

On 1/18/23, Atlanta police attempted a raid in the forest that was being protected by forest defenders and once they showed up, they opened fire and killed a forest defender.

We want to express our love toward Tortuguita, who was also known as Cami, as well as to all their comrades and loved ones.

Atlanta police stole a comrade and friend to many people from us on 1/18/23. A few broken windows will never undo what the Atlanta police did, but hopefully continued actions can bring the change that Cami wished for and hoped to see one day.

We call for more actions directly toward the companies that are donating to and funding the Cop City project in Atlanta. Forest defenders have a right to stay in the forest, and groups will continue to retaliate until the Cop City Project is cancelled.

Love from PDX to ATL

Source: Rose City Counterinfo

Tessalonique : Attaque incendiaire contre une banque

Publié le 2023-01-29 08:00:18

Thessalonique, 29 décembre 2022

Parce que c’est nous qui sortons la nuit, qui conspirons dans nos réunions et qui pensons constamment à des moyens d’agir. Lorsque nous sommes battus, nous avons l’obligation de faire sentir notre présence, de montrer un signe de résistance, de donner un souffle de vie à ce que nous appelons la solidarité.

Nous sommes malmenés de nombreuses façons, au travail où le besoin de survivre est exploité, dans la rue où une personne peut penser qu’une autre est vulnérable et la maltraiter ou qu’un immigré est dangereux et débiter sa diatribe raciste, lors de manifestations où la police anti-émeute attaque, mais nous avons montré que nous avons aussi des caractéristiques agressives et que nous nous dresserons, dans nos espaces sociaux et politiques où le pouvoir derrière la bullshitocratie pense pouvoir nous supprimer. Mais nous ne laisserons pas cela se produire.

Nous subissons chaque jour la violence sous ses différentes formes, nous avons appris à résister grâce à nos relations, collectivement et individuellement nous sommes déterminés et nous gagnerons.

Le chemin vers l’anarchie est difficile, si ce n’est pas fait aujourd’hui, ce sera fait demain, si vous et moi ne le voyons pas, le prochain le verra, mais nous n’abandonnerons pas, c’est la seule certitude.

Et quand on est emprisonné, c’est là qu’on affronte le pouvoir dans toute sa splendeur, c’est là que le système pense avoir une victoire à montrer à ses maîtres. Mais ce n’est pas le cas. Parce qu’à l’intérieur et à l’extérieur des murs qui nous séparent, nous continuons à agir. Car chacun de nous se tiendra coude à coude, luttant pour changer ce qui nous opprime, ce que nous ne tolérons plus.
De toutes nos forces, avec réflexion et patience, nous ne perdons jamais l’envie de revenir, de défier ce que vous avez transformé en une gigantesque prison de peur et de répression.

Nous avons aiguisé nos épées pour couper les chaînes avec lesquelles vous enveloppez nos corps.

Comme un geste minimal de solidarité avec les compagnons emprisonnés, à l’aube du 29/12 nous avons placé un engin incendiaire à la banque de la rue Martiou à Thessalonique.

FORCE ET BON RÉTABLISSEMENT POUR L’AN AN ANARCHISTE MILITANT THANOS CHATZIANGELOU

SOLIDARITÉ AVEC L’ANARCHISTE EN GRÈVE DE LA FAIM ALFREDO COSPITO. LA VICTOIRE POUR SA LUTTE

Anarchistes

Traduit d’abolition media

Chili – Lettres de prisonnier-es en solidarité

Publié le 2023-01-29 11:20:03

Chili – Lettres de prisonnier-es en solidarité

Mawünhko et Tomás – Paroles depuis la prison en solidarité avec con Alfredo Cospito

« Alfredo, aujourd’hui le poids d’une montagne essaie de te faire tomber. Nous nous demandons combien de fois par jour tu luttes avec ton propre esprit. Tu nous as fait connaître la force de tes convictions, ton corps est décharné, pourtant tu l’as dit toi-même « je me laisserai mourir ». Mon corps est la dernière protestation ».
Dangereuse et hautement contagieuse est ton essence, chaque jour en prison nous pensons à toi. Une forêt puissante habite ton esprit et seuls des esprits indomptés s’y cachent.

L’indéchiffrable pour les puissants est ta source inépuisable de subversion. Jusqu’à la fin de tes jours, tu continueras ton combat, depuis une petite cellule sombre et non communicante, seul avec toi-même. Mais dans la dimension de tes pensées avec tes plus beaux souvenirs, avec chacune de tes batailles pompant dans tes veines, renforçant chaque arbre millénaire qui se tient dans cette forêt.
Un labyrinthe sans issue est ton esprit pour les massacreurs, pour nous un passage doux et agréable que tu nous as laissé visiter, sentir, observer…

Pour la fin du régime 41bis ! Solidarité active avec Alfredo Cospito !
Feu à toutes les prisons du monde ! »

Mawünhko, de la prison de San Miguel.
Tomás, de la prison de Santiago 1.

Traduit de Lucharcontrael41bis

Prisonnier-es antispécistes pour l’affaire Susaron – Déclaration de solidarité avec la grève de la faim d’Alfredo Cospito

Avec ces lettres qui portent le lest de l’inoffensif, et l’impuissance de ne pas pouvoir t’embrasser avec des rugissements exorbitants et des fusées hypnotiques, sans nom et négatrices qui traversent les continents et les frontières.
Nous nous asseyons pour écrire depuis nos cages avec un profond sentiment de douleur, de rage et d’admiration fraternelle.
La machinerie de la domination mondiale te considère si dangereux et inflexible qu’elle s’est donné pour priorité de trancher la partie la plus menaçante de ton existence. Ta joie de vivre, ta fierté, ta joie et ta lucidité. Parce qu’ils ont peur. Parce que tu as réussi à représenter une menace indomptable qui n’a jamais été diluée dans les mots.

De la captivité d’état de Santiago, Chili. Nous crions avec la brutalité d’un millier de crues !
A bas le régime de torture et d’anéantissement 41 bis !!!! 98 jours de grève de la faim !!!
Nous crions de continent à continent : Résiste frère, ici, de l’autre côté de ce monde pestilentiel, tu as des guerriers attentifs à tes pas.
Nous n’avons jamais attendu la venia conciliante avec l’ennemi pour la résolution de nos batailles et de nos besoins. Et nous ne le ferons pas maintenant.
Que les gestes d’une audace effrénée fassent trembler le sol et brûler les rues du monde entier dominé par les machines de l’asservissement !
Jusqu’à ce que nous sortions Alfredo de cette situation défavorable, et que nous fassions tomber ce régime psychopathe effrayant appelé 41bis.

ALFREDO COSPITO DANS LES RUES !!!
AINSI QUE TOUS LES PRISONNIER-ES DE LA GUERRE SOCIALE-ANTISOCIALE SUR TOUTE LA PLANÈTE.
LE FEU À TOUTES LES PRISONS POUR LES HUMAINS ET LES NON-HUMAINS. AVEC LEURS GEÔLIERS À L’INTÉRIEUR.

PRISONNIER-ES VÉGANS STRAIGHT EDGE, AFFAIRE SUSARON.
-C.D.P. SANTIAGO 1 PRISON.
-PRISON POUR FEMMES SAN MIGUEL.

Traduit de Lucharcontrael41bis

 

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Fin du 41 bis : Solidarité avec Alfredo Cospito et tou.te.s les priosnnier.e.s

Publié le 2023-01-29 18:10:05

Alfredo Cospito, anarchiste condamné à une longue peine d’incarcération en Italie, a entamé le 20 octobre 2022 une grève de la faim qu’il compte tenir jusqu’à la mort pour sortir du régime 41 bis, régime d’isolement extrême, véritable torture psychologique, dans lequel la justice italienne l’a placé.



Fin du 41 bis
Fin de la torture dans les prisons italiennes
solidarité avec Alfredo Cospito et tout.e.s les prisonnier.e.s
Alfredo Cospito doit vivre.
Libérez Alfredo Cospito en lutte contre le 41 bis régime de torture
d’État.

Nous apprenons qu’Alfredo Cospito est en grève de la faim depuis maintenant 97 jours contre le 41bis [1] avec de graves menaces pour sa vie.
Le Ministère de la justice italien vient de franchir un pas supplémentaire dans l’application de la torture systématique que constitue le 41Bis en intimant à la doctoresse qui rend visite à Alfredo Cospito l’ordre de ne faire aucune déclaration à Radio Onda d’urto de Brescia.
Il s’agit de réduire au silence toute voix qui s’élèverait contre ce régime criminel qu’est l’application du 41bis et d’étouffer toute manifestation qui chercherait à faire connaître la situation d’Alfredo Cospito et de tant d’autres prisonnier.e.s soumis.e.s à ce régime de torture dans les prisons italiennes.
Depuis Paris, nous nous déclarons solidaires d’Alfredo Cospito militant anarchiste italien et mettrons tout en œuvre pour dénoncer le régime de torture auquel lui et tant d’autres sont soumis dans les prisons italiennes.
Nous rendons d’ores et déjà responsables de tout ce qui pourrait advenir à Alfredo Cospito, le ministre de la justice italien ainsi que toutes les institutions qui refusent de mettre fin à sa détention au régime du 41Bis et s’obstinent à maintenir ce régime de torture d’État.

Libérez Alfredo Cospito
Abolition du 41 bis
Abolition de la torture d’état
À Paris comme a Rome liberté pour tout.e.s les prisonnier.e.s

Paris, le 24 janvier 2023
Des membres de la Coordination anti-répression Île-de-France

Texte italien
Fine del 41 bis
Fine della tortura nelle carceri italiane
Solidarietà ad Alfredo Cospito e a tutti i detenuti
Alfredo Cospito deve vivere.
Liberate Alfredo Cospito in lotta al regime di tortura di stato del
41Bis.

Apprendiamo che Alfredo Cospito è in sciopero della fame da ormai 97 giorni contro il 41bis, con grave minaccia alla sua vita.
Il Ministero della Giustizia italiano ha appena fatto un ulteriore passo nell’applicazione della tortura sistematica che costituisce il 41Bis, intimando al medico che visita Alfredo Cospito l’ordine di non rilasciare alcuna dichiarazione all’emittente radiofonica di Brescia Radio Onda d’Urto.
Si tratta di mettere a tacere qualsiasi voce che si alza contro questo regime criminale (che è l’applicazione del 41bis) e di soffocare qualsiasi manifestazione che cerca di pubblicizzare la situazione di Alfredo Cospito e tanti altri detenuti sottoposti a questo regime di torture nelle carceri italiane. Da Parigi, dichiariamo la nostra solidarietà al militante Alfredo Cospito, anarchico italiano e faremo ogni sforzo per denunciare il regime di torture a cui lui e tanti altri sono sottoposti nelle carceri Italiane.
Consideriamo già responsabili per tutto ciò che potrebbe accadere ad Alfredo Cospito, il Ministro della Giustizia Italiano e tutte le istituzioni che si rifiutano di porre fine alla sua detenzione sotto l’articolo 41Bis e persistono nel mantenere questo regime di tortura di stato.

Libero Alfredo Cospito
Abolizione del 41 bis
Abolizione della tortura di stato
A Parigi come a Roma libertà per tutti i detenuti

Parigi, 24 gennaio 2023
Membri del Coordinamento Antirepressione dell’Île-de-France

Déclaration d’Alfredo Cospito à l’audience d’appel pour un nouveau calcul des peines, dans le cadre du procès Scripta Manent (Turin, 5 décembre 2022)

"Je ne lirai que quelques lignes. Avant que je ne disparaisse définitivement dans l’oubli du régime 41 bis, laissez-moi dire quelques mots et ensuite je me tairai pour toujours. La magistrature de la République italienne a décidé que, étant trop subversif, je ne pouvais plus avoir la possibilité de revoir les étoiles, la liberté.

Définitivement enterré par la perpétuité avec période de sûreté illimitée, que, sans aucun doute, vous me donnerez, avec l’accusation absurde d’avoir commis un « massacre politique », ; cela à cause de deux attentats démonstratifs, en pleine nuit, dans des lieux déserts, qui ne devaient ni pouvaient blesser ni tuer personne et qui, de fait, n’ont blessé ni tué personne. Non encore satisfaits, en plus de la perpétuité avec sûreté illimitée, étant donné que même depuis la taule je continuais à écrire et à collaborer à la presse anarchiste, on a décidé de me fermer la bouche pour toujours, avec le bâillon, digne d’une torture médiévale, du 41 bis, en me condamnant aux limbes sans fin, dans l’attente de la mort.

Je ne marche pas et je ne me rends pas, et je continuerai ma grève de la faim pour l’abolition du 41 bis et de la perpétuité avec sécurité illimitée, jusqu’à mon dernier souffle, pour que le monde connaisse ces deux abominations répressives qui existent en ce pays. Nous sommes 750 à nous trouver en ce régime de détention et c’est aussi pour cela que je lutte. A mes côtés, il y a mes frères et mes sœurs anarchistes et révolutionnaires.

Je suis habitué à la censure et aux écrans de fumée des médias, elles ont comme seul but de présenter comme un monstre tout opposant radical et révolutionnaire.

Abolition du régime 41 bis.

Abolition de la perpétuité avec période de sûreté illimitée.

Solidarité avec tous les prisonniers anarchistes, communistes et révolutionnaires à travers le monde.
Toujours pour l’anarchie."
Alfredo Cospito
[5 décembre 2022]

* * *

Déclaration d’Anna Beniamino, à l’audience d’appel pour un nouveau calcul des peines dans le cadre du procès Scripta Manent (Turin, 5 décembre 2022)

"Ceci est un procès politique, qui vise, depuis le début, à administrer une peine exemplaire, un procès pour nos identités d’anarchistes plus que pour les faits, un procès pour ceux qui n’abjurent pas leurs idées.

Un massacre sans massacre, attribué sans preuves, c’est l’apogée de l’engagement croissant de l’Antiterrorisme et des Parquets, dans le but d’exorciser le fantasme de l’anarchisme d’action.

Dans le même cadre, on trouve l’imposition à Alfredo Cospito du régime 41 bis, car il est coupable d’entretenir des rapports avec le mouvement anarchiste depuis la prison. La grève de la faim illimitée que le compagnon mène depuis le 20 octobre est le dernier recours contre l’isolement et la privation sensorielle, physique, psychique, contre un bâillon politique. Un bâillon qui lui a même empêché de lire [à l’audience du 1er décembre du Tribunal d’application des peines de Rome ; NdT] les raisons de cette grève de la faim.

Le 41 bis est le niveau le plus fort d’acharnement des régimes différenciés : des prisons où l’isolement perpétuel et le surpeuplement des sections communes sont les deux faces du même système, visant à détruire l’individu. Des prisons où les massacres, les vrais, ont eu et ont lieu : lors de la répression des révoltes de 2020, dans la longue suite de suicides, dans le fait que les plus pauvres et les plus fragiles sont gardés parmi les prisonniers, en tant que « matériel résiduel » de la société techno-capitaliste dominante.

S’il arrive quelque chose à Alfredo Cospito, tout individu doté d’une pensée critique comprendra qui sont les mandants et les exécuteurs de son anéantissement physique, étant donné qu’ils n’ont pas réussi à atteindre son anéantissement politique ni celui de ses idées.

Je suis consciente d’être l’otage d’un système qui, derrière les fétiches de la « sécurité » et du « terrorisme », cache son effondrement politique, économique, social et environnemental.
Il est nécessaire de s’opposer à tout cela. Vous pouvez détruire la vie des personnes, mais vous n’arriverez pas à éteindre la pensée et les pratiques antiautoritaires. Vous n’arriverez pas à briser la tension révolutionnaire, vous n’arriverez pas à éteindre l’anarchie.
Je salue Alfredo et tout les compagnons."
Anna Beniamino
[5 décembre 2022]



Notes

[1Le régime 41-bis est entré en vigueur en 1975 en Italie, sous prétexte de lutter contre la mafia. Il impose des conditions de détention extrêmement strictes, qui confinent à l’isolement : vidéosurveillance 24h/24 de la personne détenue, droit à un appel téléphonique 10 min 1 fois par mois, accès au parloir 1h 1 fois par mois derrière une vitre blindée, aucun accès aux parties communes de la prison, objets personnels dans la cellule limités, entre autres privations. La CEDH a condamné plusieurs fois l’Italie pour ce régime. Actuellement 750 prisonnier.e.s y sont soumis.e.s, principalement emprisonné.e.s en Sardaigne mais aussi à Rebibbia pour les femmes. Le taux de suicide chez les prisonnier.e.s du 41 bis augmente de de 3,5 fois comparé au reste de la population carcérale.

US Bank and Wells Fargo Smashed for Tortuguita / Tyre Nichols in Minneapolis

Publié le 2023-01-29 23:40:05

1/29/23
In response to the murders of Tyre Nichols and Tortuguita by fascist pigs, militants from occupied Dakota / Lakota / Anishinaabe land—called minneapolis—attacked two banks on the south side. US bank and Wells Fargo were chosen due to their funding of “cop city” in the weelaunee forest.

Militants tagged bank windows with “defend the forest” “fuck 12” “eat shit frey” and “rest in peace tortuguita and tyre nichols”

Our message of solidarity extends past written words to the shattered window and broken atms in our wake.

We appreciate the work of the bloc tonight in mpls. Drawing the attention of and keep distracted an entire city’s pig department is no easy task especially in these freezing temperatures. Your bravery is radiant.

Long Live the Forest
Rest in Power Tyre Nichols and Tortuguita
Eat Shit Frey
This is only the beginning

Received by email.