Vive l'Anarchie - Semaine 05, 2019

Sommaire

[Russie] Nouvelle série d'arrestation et torture d'anarchistes à Moscou.

Publié le 2019-02-05 09:34:45

Le 1er Février à Moscou, le FSB a fait de nouvelles descentes et arrestations sur des motifs d’inculpation de conspiration terroriste.



Le 1er Février à Moscou, le FSB (Ex-KGB) a fait des descentes dans plusieurs appartements et arrêté 10 personnes pour des motifs d’inculpation « conspirationnelles ». Tou.te.s ont plus tard été libéré.e.s, après une journée d’interrogatoires et de tortures physiques, à l’exception d’Azat Miftahov. Il est accusé de « fabrication d’explosifs » et d’être un membre de « l’organisation anarchiste radicale Narodnaya Samooborona [Народная Самооборона = Autodéfense populaire]. » Cette organisation est devenue au cours de la dernière année la principale cible de la répression policière en Russie : Plusieurs membres de ce groupe ont été arrêté.e.s, torturé.e.s ou menacé.e.s. Certain.e.s ont eu à quitter le pays, risquant de longues détentions et tortures.

L’un des anarchistes arrêté, Daniil Galkin, a témoigné sur les tortures. Après son arrestation, pendant 2 ou 3 heures, il a été frappé et torturé par électrochocs dans une voiture de police. Sous cette torture, il a été forcé de dire qu’Azat Miftahov était un communiste libertaire qui prenait part dans des actions anarchistes. Galkin a été forcé de donner une interview compromettant des anarchistes à une chaine de télévision fédérale, Perviy Canal [la première chaine] et de promettre de « collaborer avec la police en fournissant des informations sur les actions anarchistes. »

Dans le commissariat de Blashiha, dans la région de Moscou, Galkin a vu Azat : Il était menacé par les officiers du FSB et ses bras étaient branlant. D’après Galkin, Azat « n’avait plus l’air d’un être humain. » à cause des tortures. Il a dit avoir aussi entendu des hurlements de l’une des femmes activistes arrêté.e, gardée dans la cellule voisine à la sienne. Il a aussi entendu que l’un des anarchistes arrêté s’est ouvert les veines et a prit des cachets pour évider davantage de tortures, et donc de donner des informations sur d’autres camarades. D’après d’autres témoins et journalistes, il s’agissait d’Azat Miftahov.

Azat a été gardé en détention dans ce commissariat de police jusqu’à tard dans la nuit et il a refusé de voir son avocat. Cette nuit la, il a été escorté hors du bâtiment, devant son avocat qui l’avait attendu, et emmené vers une destination inconnue. Nous ne savons rien de sa location actuelle, au 2 Février à 18:00. Nous pensons qu’il est toujours torturé et forcé à révéler des informations sur ses camarades et lui même. Nous appelons à des actions de solidarité, une diffusion de l’information et un soutien financier.

Pour rappel, il y a actuellement en Russie, et dans les territoires récemment annexés comme la Crimée plusieurs procès contre des anarchistes avec des motifs d’inculpation de « terrorisme ». Ici une liste non-exhaustive : Le procès du « réseau », le procès contre l’anarchiste Vyatcheslav Lukichev, le procès contre l’anarchiste Kirill Kuzminkin, le procès contre l’anarchiste criméen Evgeniy Karakashev.



PS :

Pour apporter un soutien financier aux anarchistes russes :
Paypal : https://paypal.me/vladimirakimenkov…
Virement bancaire international :
SWIFT SABRRUMM
Account number : 40817810238050715588
Name : AKIMENKOV VLADIMIR GEORGIEVITCH
Merci d’indiquer « solidarity donation » en faisant vos transferts.

Allemagne : Le compagnon Nero est sorti de prison – 28/29 janvier 2019

Publié le 2019-02-05 09:34:48

Nero a été maintenu en détention durant un an et demi dans les prisons de Moabit et de Tegel après avoir aveuglé un hélicoptère des flics pendant des émeutes dans la Rigaer strasse.

Dix-mois au cours desquels la prison et ses maton.ne.s ont tenté de le briser moralement, le LKA (police criminelle régionale) s’est efforcé de le garder plus longtemps derrière les barreaux et l’administration pénitentiaire lui a demandé de façon continue de se distancier du milieu anti-autoritaire. Il l’a évoqué dans les textes qu’il a écrit durant sa période passée derrière les barreaux (https://freenero.blackblogs.org/texte/).

Du sud de l’Europe à Berlin on a découvert des messages de sympathie, sur les murs, les barricades et les trains. [et plusieurs attaques en solidarité explicite avec Nero, NdT]

Nero ne s’est pas laissé abattre, a refusé leur offre de collaboration que l’AP appelle « réinsertion » et a donc pu, en début de semaine, quitté la prison la tête haute.

Dans ce sens, un hélico des flics a été allumé pour la première fois sur la Dorfplatz. Et nous ne regrettons rien !

Nous resterons à jamais hostiles face à l’Etat !

Nous saluons tous les prisonniers à Berlin comme partout ailleurs !

Notre passion pour la liberté ne se laissera jamais enfermer derrière des barrreaux !

Criminals United 1312!

[Traduit de l’allemand d’indymedia, 31.01.2019]

Acte XII des Gilets Jaunes : Les brèves du samedi 2 février [Mis-à-jour,6 février 2019]

Publié le 2019-02-05 09:34:50

Le samedi, ça déborde et ça dégrade !

Ce douzième samedi a encore fait des dégâts dans les centres marchands de plusieurs villes. Si à Toulouse, ville en tête du désordre depuis le début du mouvement, on compte moins de vitrines par terre et de commerces saccagés que les samedis précédents, pas mal de tags et quelques dégradations ont été recensés d’après les journaux. A Bordeaux, Rennes et Rouen, il y a eu une nouvelle fois bon nombre de dégâts.

A Rennes, des centaines de personnes sont descendues dans les rues en dépit de l’interdiction de toute manifestation au centre-ville décrétée par la préfète, Michèle Kirry. Vers 15h45, la manif « Gilets Jaunes » a rejoint le cortège contre la loi Asile et Immigration pour se diriger vers la préfecture où des poubelles ont été incendiées. Vers 16h30, des dizaines de personnes cagoulées ont fait irruption dans le centre-ville, détruisant agences bancaires et immobilières, mais aussi des vitrines d’une lingerie féminine, d’un chocolatier et d’un vendeur d’illustrateur rue Jules Simon (source: Rennes Infos Autrement)

Voici un extrait du communiqué de la préfète: “Mobilisées en nombre important, les forces de l’ordre ont été confrontées à près de trois cents individus très hostiles et agressifs”, note la préfète dans un communiqué. “Ces derniers, extrêmement mobiles et équipés pour casser, ont brisé des vitres de l’Hôtel de Ville, des commerces, tagué des slogans et incendié des poubelles.”

Sur la place de la République, des groupes ont affronté les forces de l’ordre jusqu’à 18h30. Cinq personnes ont été interpellées, d’après la maire de la ville. Le centre ville de Rennes a connu un 3ème samedi de débordements et de dégradations”, a regretté la maire de Rennes, Nathalie Appéré.

A Bordeaux, les dégâts se sont concentrés une fois de plus autour du cours Pasteur. On apprend en lisant Sud Ouest de ce lundi 4 février que « l’agence Foncia qui fait le coin du cours Pasteur a été saccagée. Vitres brisées, bureaux vandalisés, fils d’ordinateurs qui traînent… Et un agent de sécurité pour veiller à ce qui reste dans les courants d’air ».

Chaque samedi, le cours Pasteur n’en finit pas de porter les stigmates des manifs. C’est précisément à cet endroit, après les premiers affrontements à Pey-Berland, que se déroulent les affrontements avec les policiers. « Ce samedi n’a pas manqué à la règle. Les services de nettoyage ont eu beau enlever le plus gros tout de suite après, il reste encore des traces. C’est bien simple. Tout ce qui porte l’appellation « agence », bancaire ou immobilière, est désormais protégé par des planches en bois. Plus ou moins.

Samedi, on a en effet vu des manifestants arracher certaines de ces palissades pour en faire des boucliers. L’agence de voyage Globe Travel a même dû murer une partie de sa vitrine après avoir été entièrement saccagée le 12 janvier. C’était la 3e attaque qu’elle subissait. Banques ou agences immobilières ont parfois connu plusieurs dégradations au fil des manifs. Comme cette agence d’intérim vandalisée samedi. Ordinateur et… chaussures de sécurité ont été emportés. Sans compter les marches et bordures de trottoir attaquées au marteau pour fournir des pavés. Un peu plus loin, place Pey-Berland, les habitants d’un des immeubles au-dessus des trémies du parking partagent leur entrée avec la Caisse d’épargne, désormais abritée par des planches en bois. « Fraternité. Ici, vivent des familles, des retraités, des étudiants… Merci » ont-ils écrit… » (Sud Ouest, 04.02.2019) Ah, mais cachez donc cette guerre sociale que les citoyen.ne.nes ne sauraient voir…

« La nouveauté de l’acte XII, c’est l’abondance des tags. La rue Sainte-Catherine, (artère principale du centre-ville, NdSAD) en a reçu son lot. Mais c’est encore cours Pasteur que les tagueurs se sont déchaînés. Parfois avec « humour » : « on veut du meilleur tofu », ont-ils écrit sur la vitrine d’une épicerie bio. […] Tandis que, sur les abris de la station de tram de la place Pey-Berland, des employés de la propreté s’efforçaient d’effacer des insultes envers la police, un énorme « poulets aujourd’hui, nuggets demain » s’étalait encore dimanche matin sur la façade du musée d’Aquitaine. Lors de son dernier chiffrage, à la mi-janvier, la mairie de Bordeaux avait évalué à 7 500 euros le coût de l’effacement des graffitis sur neuf samedis. L’ensemble des dégâts atteignait alors un million.

Dix-neuf émeutiers présumés ont été interpellés et placés en garde à vue au commissariat central de Bordeaux. Dimanche soir, il n’en restait plus que deux, qui se sont vus prolonger leur GAV de 24h supplémentaires.

A Toulouse, la préfecture dresse le bilan de ce douzième acte : « deux agences dégradées rue Bayard, des tags sur des devantures de magasin, des tirs de mortiers et des jets de projectiles en direction des forces de l’ordre, des feux de barricades et de poubelles ainsi que des dégradations de mobilier urbain ».

A Rouen, il y a eu des affrontements avec les forces armées de l’Etat et quelques attaques de banques, comme celle de la Société Générale de la rue Jeanne d’Arc. Au total, six personnes ont été interpellées. (source: Rouen dans la Rue)

A la veille de l’acte 9, la métropole de Rouen estimait alors les dégâts commis en marge des manifestations de gilets jaunes dans la ville à 850.000 euros. Mais ça, c’était il y a trois semaines…

A Nantes, il y a eu quelques actes de destruction, contre des panneaux publicitaires notamment, avec des messages de solidarité avec Simon, violemment tabassé par les flics de la BAC lors de son arrestation le samedi précédent (26.01) et envoyé en taule pour six mois ferme. Il avait été interpellé en possession d’une massette et s’était fait casser le nez par les cognes.

Les manifs ont été tendues en Bretagne, alors que cette journée était placée sous le signe de « dénonciation des violences policières ». Certain.e.s n’ont pas fait que dénoncer mais se sont vengé.e.s directement, ce qui est assez rare pour ne pas être signalé.

A Morlaix, un CRS s’est fait démolir la tronche. Il a définitivement perdu plusieurs dents. Quatre manifestants ont été interpellés, dont l’agresseur présumé du policier blessé. Certains manifestants ont tenté d’envahir le commissariat et « de nombreux jets de projectiles, d’engins explosifs ont été constatés et des feux de palettes et de poubelles ont été allumés juste à côté.

A Quimper, c’est une bouteille remplie d’acide chlorydrique qui a giclé sur les yeux d’un agent des forces de l’ordre. Il a du être hospitalisé.

A Dijon, Toulon, Besançon, des affrontements ont aussi eu lieu. A Strasbourg, plusieurs centaines de personnes ont défilé dans le centre-ville, où des barricades ont été érigées et des projectiles ont volé sur les flics. Des abriibus et panneaux publicitaires ont volé en éclats, tandis que quelques vitrines de magasins ont été étoilées. Dans un communiqué publié le sir-même, le maire de Strasbourg, Roland Ries (PS), fait part de son indignation quant aux dégradations de l’après-midi. Il fait la liste des dégâts au centre-ville et déplore l’impact néfaste sur l’économie locale, en raison notamment des vitrines brisées et de l’interruption du tramway. On apprend que le centre administratif de la place de l’Étoile a été vandalisé.

A Valence (Drôme) était prévu une manif régionale des Gilets Jaunes. Plusieurs milluers de personnes s’y sont retrouvées, dans une ville sous état de siège, complètement bouclée par les flics: pas de transports en commun, sorties d’autoroutes tout autour de la ville fermées, commerces barricadés, des centaines d’hommes en uniformes quadrillant la ville, ses gares… Quelques tags ont été réalisés le long du parcours. En voici quelques-uns:


La nuit pour les sauvages !

Plus tard, de joyeuses déambulations nocturnes et sauvages étaient programmées dans plusieurs villes le soir venu. Mais on sait depuis que les interdictions préfectorales de manifestations sont tombées à la pelle (ce qui signifie un quadrillage policier des villes) et qu’à certains endroits (Rouen par exemple) cette « Nuit jaune » n’a pas eu lieu.

Et pourtant, on apprend qu’à Bayonne, cette première nocturne a été plus fun qu’ailleurs… « Le cortège parti vers 21 h de la faculté, a traversé le centre-ville via la cathédrale et la mairie avant de se rendre à la sous-préfecture. C’est là que les débordements ont commencé, avec des tags sur des façades, des jets de cailloux sur les camions de policiers, des vitrines d’agences d’assurances et bancaires vandalisées [ainsi que leurs DABs]. Puis c’est le commissariat de Bayonne qui a été la cible de ces quelques individus : ils ont détruit la caméra de surveillance, caillassé le bâtiment, tenté d’allumer un feu de poubelle devant les grilles de l’entrée.  » (France Bleu Pays Basque, 03.02.2019)

Cinq personnes ont été interpellées dans la soirée. Elles ont toutes été séquestrées pendant 48h pour « dégradations volontaires aggravées, en réunion, avec visage dissimulé ». 


La rue ne sera jamais aux fachos !

A Paris, les fascistes des « Zouaves » et du SO des « Gilets jaunes » (auto-proclamé ou non, peu importe), dont font partie plusieurs néonazis notoires (des membres d’orgas telles que « l’Oeuvre Française » ou des miliciens tels que Victor Lenta, ancien de la légion et ex-membre de « Génération Identitaire Toulouse », se sont faits chasser de la manif par des antifascistes. Certains d’entre eux ont mangé l’asphalte avant de quitter la manif. Samedi 26 lors de l’acte XI, les « Zouaves » avaient attaqué un cortège d’extrême-gauche. Sans oublier que régulièrement ces mêmes samedis, leur présence donne lieu à des ratonnades et une volonté de maintien de l’ordre interne (fasciste) aux manifs GJ. 

A Toulouse, les fascistes du « Média pour tous » (c’est-à-dire le journafaf Vincent Lapierre qui se présente comme « journaliste indépendant », encore proche de Soral et E&R il y a peu, ainsi que ses quatre gardes du corps et son cadreur), ont connu quelques mésaventures à la manif de l’acte 12. Traînant un peu trop du cortège anticapitaliste et anarchiste, plusieurs personnes leur sont tombés dessus et les ont roués de coups. Cette raclure de bidet, qui fait sa victime sur sa chaîne youtube, a fait un petit tour par l’hôpital.

Prison de Majicavo (Mayotte) : Saisir l’occasion !

Publié le 2019-02-05 09:34:52

Actupenit / vendredi 1er février 2019

Une évasion s’est produite hier vers 15h00 dans le centre pénitentiaire de Majicavo. C’est un détenu multirécidiviste. Il venait d’être placé auxiliaire espace vert. Il avait donc accès aux abords de la prison pour l’entretien des pelouses et jardins.C’était sa première journée de travail. A peine arrivé à l’extérieur de l’enceinte, il s’est mis à courir et s’enfuir. L’acte du détenu semblait être préparé de longue date. Libérable en septembre 2019, il n’a pour le moment pas été retrouvé.

Contre les frontières et ses prisons ! En lutte à l'intérieur, solidarité à l'extérieur !

Publié le 2019-02-05 09:34:52

Depuis plusieurs semaines, de nombreux.ses prisonnier.es sont en lutte dans les CRA de Vincennes, Mesnil-Amelot et Oissel (près de Rouen) et à Plaisir plus récemment. Pour les soutenir, plusieurs rassemblements et parloirs sauvages ont eu lieu.



Lundi 21 janvier au CRA de Vincennes.

Nous sommes une soixantaine de personnes à la sortie de la gare RER de Joinville. Deux bagnoles de police nous y attendent. On part en cortège avec une banderole en tête “Nous danserons sur les cendres de rétention”. Une voiture de flic nous suit.

Au premier croisement, les flics tentent de nous dissuader d’avancer en direction de l’arrière du CRA, et nous intiment de tourner à droite vers l’avant du centre où nous ne pouvons être entendu.e.s des personnes à l’intérieur.

Après une ou deux minutes d’indécision, nous décidons de continuer à avancer malgré les flics et d’occuper la route. Ils tentent de nous en empêcher, mais sont trop peu nombreux. Quelques personnes passent, puis c’est tout le cortège qui déborde la petite dizaine de flics en prenant toute la route.

Ils tentent à plusieurs reprises de nous bloquer, mais n’y parviennent jamais. Le cortège est trop mobile pour eux. Des personnes se faufilent entre les keufs, qui tentent de les rattraper, pendant que d’autres changent de voie. Débordés, ils utilisent souvent leurs gazeuses, mais cela n’y change rien. Une camionnette de police tente de faire barrage, mais nous parvenons à la dépasser elle aussi et arrivons à portée de voix du Centre de rétention. La ligne de flics face à nous (maintenant plus nombreux, armés de LBD et de quelques chiens) ne nous empêche pas de nous faire entendre de l’intérieur. “liberté pour toutes ! avec ou sans papiers !”, “pierre par pierre, murs par mur, nous détruirons les centres de rétention !“, “Les CRA en feux, les condés au milieu !”, “solidarité avec les sans-papiers”, “Hurrya ! Liberté ! Azadi !” “Ni police, ni charité ! Vive la lutte des sans-papiers !”. Ils nous entendent et nous les entendons. Nous gueulons ainsi pendant un bon quart-d’heure, avant de repartir. Les flics avancent et se rapprochent de plus en plus. Une fois sur la route, ils nous poussent sur le trottoir. Il finnissent par nous nasser sur une butte à proximité de la route. Quelques unes ont réussi à esquiver la nasse, et se sont rassemblées à proximité.

Les flics nous proposent de quitter la nasse, individuellement ou en petits groupes. A l’exception d’une ou deux personnes, nous refusons de nous séparer. Après plus d’une heure dquinzainee nasse, ils décident de nous raccompagner à la gare RER. Nous repartons tous.tes ensembles en enjambant les portiques.

Parfois la simple présence de flics nous dissuade d’emblée d’aller au bout de nos envies, surestimant les moyens qu’ils ont d’empêcher que nos actions aient lieu. De tels exemples montrent qu’il ne faut pas se résigner trop précipitemment, mais plutôt tenter le coup et peut-être y arriver. C’est ce qui nous a permis, cette fois, de réussir notre coup et de nous faire entendre des prisonner-ère-s.

À bas les CRA ! Solidarité avec les enfermé.es en lutte !

Témoignages de l’intérieur :

On a entendu du bruit et on est tous sorti peu à peu. On s’est mis a crié. Mais vite y a eu la police. Ils étaient nombreux, ils nous ont crié :” RENTREZ DANS LES BATIMENTS !”. On avait pas trop envie de se faire taper alors je suis rentré vite.

Pour moi c’était bien. J’ai pu crier et faire du ruit. Par contre y a plusieurs gars qui se sont fait taper je crois. Ils parlent pas français alors je sais pas trop ce qui s’est passé.

Mercredi 23 janvier au Mesnil-Amelot
Récit du parloir sauvage
À une quinzaine, on est allé gueuler notre solidarité avec les prisonnier.e.s du Mesnil-Amelot.
C’était le soir, on a pu traverser le champs enneigés derrière le centre tranquillement et crier pendant quelques minutes. En nous entendant les copain.e.s enfermé.e.s au CRA2 ont commencé une manif. Des deux côtés du murs ça gueulait “liberté !” !
Après quelques minutes à crier tou.te.s ensemble on est repartit sans croiser de keufs. A l’intérieur les hauts parleurs et les sirènes hurlaient… Solidarité avec celleux a l’intérieur !
Récit depuis l’intérieur :

On a entendu crier LIBERTE ! On est tous sortit pour crier liberté. Les policiers sont venu et ont fermé les portes. C’est le moment où faut pas être violent en premier. On a continué à crier liberté.Des co ont commencé à jouer avec de la neige et là les flics ont voulu nous faire rentrer en étant violent.

Ils ont dit que dehors y avait 5 personnes. On leurs a dit que nous on s’en foutait, même si y avait que 2 personnes on était content. En fait ils sont faible, c’est pour ça qu’ils mentent tout le temps.

Nous ça nous a fait du bien de pouvoir manifester en même temps qu’à l’extérieur, de pas être tout seul.

Même dans les chambres on entendait ! C’était trop stylé ! Après ça on a tous beaucoup trop bien dormi, beaucoup mieux que d’habitudes au centre. On a plus la confiance. Faut qu’on continue maintenant.

Pour rappel on s’organise à l’extérieur en solidarité ! Rdv tous les mercredi a 18h a l’Echarde au 19 rue Garibaldi, métro Robespierre sur la ligne 9 !
À bas les cra !

Vincennes (Val-de-Marne) : Incendie des câbles du RER A

Publié le 2019-02-05 09:34:53

extraits du Parisien / mardi 5 février 2019

Du liquide inflammable a été jeté sur les voies du RER A, vers 2h30, dans la nuit de lundi à mardi, entre les gares de Vincennes et Nation, au niveau de l’avenue de Paris à Vincennes. Cet acte malveillant a provoqué un incendie touchant des câbles de signalisation disposés au sol le long des voies. Ce mardi matin, le trafic des trains reste perturbé avec un train sur deux. […] Les interventions des équipes techniques de la RATP sont en cours et devraient se poursuivre au moins jusqu’à la nuit prochaine.

[…] Les protections des câbles d’alimentation ont bien été soulevées volontairement. La piste criminelle ne faisait aucun doute ce mardi pour les policiers qui enquêtent sur l’incendie survenu dans la nuit de lundi à mardi sur les voies du RER A à Vincennes.

Un feu qui a provoqué de fortes perturbations sur le réseau notamment entre Vincennes et Nation. C’est le conducteur d’un train d’essai de nuit qui a donné l’alerte vers 2 heures du matin. « C’était déjà en train de brûler de part et d’autre des voies quand il est passé, note une source policière. Il n’a vu personne s’enfuir. » […] Le feu a par ailleurs provoqué un autre incendie dans un local technique de signalisation situé à proximité. « Il s’agit cette fois d’une surchauffe électrique liée au premier sinistre », ajoute-t-on. […]

Bordeaux : Dégradations au lycée pro

Publié le 2019-02-05 09:34:53

Sud-Ouest / lundi 4 février 2019

Une ou plusieurs personnes se sont introduites sur les lieux ce week-end pour y faire des dégâts. […] En effet, une ou plusieurs personnes ont pénétré dans le lycée situé rue Jean-Hameau, entre les Chartrons et Bacalan, et ont brisé des vitres, détruit des ordinateurs et vandalisé des salles de cours à l’aide d’extincteurs. Plusieurs véhicules ont aussi été endommagés dans un atelier. […]

Dunkerque (Nord) : Incendie à la mairie de Petite-Synthe

Publié le 2019-02-05 09:34:55

La VDN / lundi 4 février 2019

Beaucoup de fumée noire, de gros dégâts et de nombreux secours sur place : un feu a endommagé une partie du bâtiment de la mairie de Petite-Synthe, un quartier de Dunkerque, ce dimanche, vers 18 h 30. Personne n’a été blessé. Les enquêteurs de la police technique et scientifique sont sur les lieux. Les sapeurs-pompiers ont rapidement maîtrisé le sinistre, mais l’incendie qui s’est déclaré ce dimanche, vers 18 h 30, a causé de gros dégâts à l’intérieur du bâtiment. L’accueil est entièrement détruit.

Une épaisse fumée noire s’est dégagée de plusieurs endroits, depuis l’entrée située face à la salle de la Concorde et de portes sur le côté et à l’arrière de ce bâtiment composé d’un rez-de-chaussée et de deux étages. Ce sont des agents de la police municipale qui, en rentrant de patrouille, ont aperçu des flammes à l’intérieur, au niveau de l’accueil. […]
Ce dimanche soir, en plus de la police nationale présente sur place, des enquêteurs de la police technique et scientifique se sont rendus sur place. Ils ont photographié un trou dans l’une des vitres de la façade. Cet orifice pourrait s’expliquer par le jet d’un projectile à l’intérieur des locaux.
De trente à quarante personnes (agents municipaux, police municipale, centre communal d’action sociale…) travaillent ici. En raison de l’ampleur des dégâts, ils ne devraient pas pouvoir rejoindre leurs postes ce lundi. […]




Bure : Une nouvelle copaine en prison (et nouvelles de la présence policière)

Publié le 2019-02-05 09:34:58

Bureburebure.info  / lundi 4 février 2019

Une personne s’est faite interpeller le 3 février et est passée le lendemain, ce lundi, en comparution immédiate. Elle n’a pas donné son identité en garde à vue. Elle a pris 3 mois de prison ferme avec mandat de dépôt (elle est envoyée directement en taule, à Nancy-Maxéville), peine que demandait le procureur.

Les chefs d’inculpations étaient refus de signalétique ainsi que « outrage en réunion » (pour une affaire datant d’il y a une dizaine de jours), c’est-à-dire tapoter sur une voiture de gendarmerie alors qu’il y a des gens autour. Les  gendarmes eux mêmes ont pensé intéressant de préciser qu’ils « ne se sont pas sentis particulièrement outragés ». Lors d’un des contrôles quotidiens la personne se serait « assise sur un véhicule de gendarmerie en donnant un coup de poing sans l’avoir endommagé. »

Les chefs d’inculpations étaient refus de signalétique ainsi que « outrage en réunion » (pour une affaire datant d’il y a une dizaine de jours), c’est-à-dire tapoter sur une voiture de gendarmerie alors qu’il y a des gens autour. Les  gendarmes eux mêmes ont pensé intéressant de préciser qu’ils « ne se sont pas sentis particulièrement outragés ». Lors d’un des contrôles quotidiens la personne se serait « assise sur un véhicule de gendarmerie en donnant un coup de poing sans l’avoir endommagé. »

La partie civile, en l’espèce la voiture, n’est pas venue au procès. Une pétition circule pour adapter les accès du tribunal afin de ne pas discriminer les victimes des sauvages anti-Bure.

Le procureur habituel Olivier Glady ainsi que ses juges associés – Drean Rivette, Kevin Lefur (et une 3ème avec des lunettes rouges), menaient la scène de théatre. Le procès a commencé avec le procureur qui a pris le rôle de greffier en demandant à tout le monde de se lever pour l’arrivée des juges.

Le public de la scène n’ayant pas obéit, il a suggéré à la juge de bien vouloir évacuer la salle, les flics sont venus faire le nettoyage. Les acteurs ont tout de même joué leur spectacle sans les spectateurices.

*****

Nouvelles de la présence policière à Bure et autour

Bureburebure.info / jeudi 17 janvier 2019

À Bure et dans les villages autour, la surveillance par la gendarmerie est permanente. Un escadron de gendarmerie mobile est affecté ici sans interruption depuis l’été 2017. Les escadrons viennent de toute la France et tournent régulièrement : un escadron reste rarement plus de trois semaines sur place avant la relève. Du coup, l’intensité de la surveillance et des contrôles varie parfois en fonction de l’escadron présent sur place.

On voulait faire cet article afin de témoigner de la situation sur place et de donner des informations aux personnes qui souhaiteraient se rendre ici.

Les patrouilles des gendarmes dans les villages, sur les routes, et particulièrement devant les domiciles des personnes identifiées comme « opposantes » sont quotidiennes depuis plus d’un an (parfois plusieurs dizaines de passages par jour devant certains lieux).

Depuis un peu moins de deux semaines, l’escadron affecté ici est l’Escadron de Gendarmerie Mobile (EGM) 18/9 basé à Chauny. Depuis leur arrivée, la surveillance et le contrôle exercés par les gendarmes se sont intensifiés, après une période un peu plus tranquille depuis quelques mois. Peut-être à cause d’initiatives personnelles des flics de cet escadron, peut-être à cause d’ordres venus de plus haut, on ne sait pas trop.

Quelques exemples des stratégies utilisées par les flics depuis deux semaines dans le coin (certaines ont déjà été observées dans le coin, d’autres sont plutôt nouvelles) :

  • Il y a environ une semaine, une personne est emmenée en vérification d’identité (lors d’un simple contrôle routier), puis placée en garde-à-vue pour refus de signalétique (refus de donner ses empreintes). La personne en garde-à-vue donne aux flics le numéro d’un.e copaine pour que la copaine soit prévenue du placement en garde-à-vue. Les flics appellent alors la copaine en disant que la personne en garde-à-vue demande à ce que ses papiers d’identité soient amenés au commissariat, alors que cela n’avait pas du tout été demandé. Les flics ont donc visiblement menti pour que les papiers leur soient amenés depuis l’extérieur.
  • Il y a quelques jours, lors d’un contrôle routier, les gendarmes prennent la carte grise de la personne conductrice dès le début du contrôle. Durant tout le contrôle, qui a duré une heure, les flics affirment qu’on ne leur a jamais donné de carte grise, que c’est interdit de rouler sans carte grise, que la personne doit fouiller le véhicule pour la trouver. À la fin du contrôle, un flic de la cellule Bure (les super-flics de Commercy chargés de surveiller les opposant.e.s à Cigéo) rend finalement la fameuse carte grise, pendant qu’un des gendarmes qui affirmaient ne pas avoir reçu la carte fait un grand sourire.
  • Régulièrement, lorsque les flics repèrent que des personnes sont sur le point de partir d’un lieu de vie en voiture, ils attendent la voiture afin de la contrôler. Pour cela, ils peuvent employer plusieurs techniques : faire des demi-tours incessants d’un bout à l’autre de la route qui passe devant le lieu de vie, stationner au bout de la rue pour avoir vue sur le lieu, voir carrément stationner devant l’habitation. Cette situation s’est encore produite le jour de publication de cet article (jeudi 17 janvier) devant une maison collective de Mandres-en-Barrois : les flics se sont arrêtés devant la maison alors qu’une voiture s’apprêtait à sortir du terrain privé collé à la maison. Les flics sont ensuite restés dix minutes campés debouts sur le terrain privé, menaçant de contrôler les personnes présentes.
  • Nombreuses menaces de mettre des amendes pour tout et n’importe quoi lors des contrôles de véhicules (absence de gilet jaune, absence de triangle de signalisation, absence de feux avant/arrière sur un vélo). À noter qu’à notre connaissance, ces amendes n’ont toujours pas été reçues par les personnes concernées, on ne sait donc pas si elles ont vraiment été mises ou pas.

Les flics essaient aussi souvent de contrôler les personnes à pied, dans les villages ou sur les routes. Ces derniers jours à Mandres-en-Barrois, à plusieurs reprises les gendarmes se sont stationnés sur le parking de la salle de fêtes pour contrôler les personnes identifiées comme « opposantes » qui passaient dans la rue. Deux de ces contrôles ont été filmés. On y voit notamment un des gendarmes menacer la personne qui filme : « Si jamais je retrouve [cette vidéo] sur Internet, je viendrai vous chercher » [la vidéo sur le site Bureburebure, NdAtt.]

Brèves, France : Attaquer ce monde, du centre à la périphérie – Du 28 janvier au 6 février 2019 [Mis-à-jour, 7 février]]

Publié le 2019-02-05 13:48:04

Bruille-lez-Marchiennes (Nord), 6 février : couper le trafic ferroviaire par l’incendie du transfo du passage à niveau

Ce mercredi 6 février, la circulation des trains sur les lignes Douai-Valenciennes et Somain-Cambrai a été fortement perturbée. […] Peu après minuit, mercredi, un conducteur de TER a signalé un incendie à proximité du passage à niveau situé rue Salengro, à Bruille-les-Marchiennes. Des pneus avaient été placés contre une armoire électrique puis avaient été mis en feu. Selon la SNCF, « c’est un acte de malveillance avéré, le conducteur ayant aperçu des hommes prendre la fuite à l’arrivée du train ». Le matériel détruit commandait l’éclairage, mais surtout le fonctionnement des barrières du passage à niveau, heureusement fermées à ce moment. La circulation des TER a été arrêtée jusqu’à 10h ce mercredi. Au total, ce sont une vingtaine de trains qui ont été impactés, soit retardés, soit supprimés. En revanche, la circulation des véhicules sur le passage à niveau ne devrait pas être de nouveau possible tout de suite. « Les réparations peuvent prendre plusieurs jours », assure la la compagnie ferroviaire.


Vedène (Vaucluse), 5 février : Vinci Autoroutes crame encore… et un petit cadeau pour les gendarmes ! [Mis-à-jour]

Vers 22h, la boutique Ulys (ventes de formule de télépéage, de badges clients etc) de Vinci autoroutes a été incendiée au péage de Vedène (Avignon-Nord), sur l’autoroute A7. Une heure plus tard, les pompiers venaient à bout des flammes. Les gendarmes privilégient la piste criminelle, d’autant que ce n’est pas la première fois que ce péage est frappé depuis le début de la mobilisation des « gilets jaunes ». Le 14 décembre 2018, deux cabines de ce péage avaient été incendiées par des manifestants: des palettes en feu avaient été posées contre une cabine. Le feu s’était ensuite propagé. Depuis deux soirs, des manifestations de gilets jaunes sont organisées aux abords du rond-point voisin, à l’échangeur d’Avignon-Nord.

Durant cette même nuit, alors que les gendarmes étaient en opération de surveillance des gilets jaunes sur le rond-point à proximité du péage Avignon-Nord, ils ont découvert devant leur véhicule un dispositif destiné à crever les pneus. Ce dispositif artisanal était composé d’un tube métallique sur lequel étaient soudés des clous. Une dizaine de ces dispositifs étaient éparpillés. « La piste s’oriente vers les gilets jaunes, « cette nuit-là, il n’y avait que les gilets jaunes présents sur le rond-point » a précisé un gendarme chargé de l’enquête » (France 3 PACA, 06.02.2019)


Vincennes (Val-de-Marne), 5 février 2019 : sabotage incendiaire du RER A [Mis-à-jour]

Dans la nuit de lundi à mardi, vers 2h30, des câbles de signalisation disposés au sol le long des voies ont été incendiés à l’aide d’un « liquide inflammable ». Les interventions des équipes techniques de la RATP sont à pied d’oeuvre pour rétablir la circulation et elles devraient se poursuivre au moins jusqu’à la nuit prochaine. Ce petit geste visant à paralyser les flux d’humains-marchandises à la veille d’une journée de grève a causé des perturbations sur le trafic de la ligne A du RER. Ce mardi matin, il n’y avait qu’un train sur deux. Les perturbations sur le réseau sont localisées notamment entre Vincennes et Nation. La situation n’est revenue à la normale qu’à 17h ce mardi.

« Les protections des câbles d’alimentation ont bien été soulevées volontairement. La piste criminelle ne faisait aucun doute ce mardi pour les policiers qui enquêtent sur [cet] incendie. […] C’est le conducteur d’un train d’essai de nuit qui a donné l’alerte vers 2 heures du matin. « C’était déjà en train de brûler de part et d’autre des voies quand il est passé, note une source policière. Il n’a vu personne s’enfuir. » […] Le feu a par ailleurs provoqué un autre incendie dans un local technique de signalisation situé à proximité. « Il s’agit cette fois d’une surchauffe électrique liée au premier sinistre », nous dit Le Parisien (05.02.2019).


Mont-de-Marsan (Landes), 5 février 2019 : Les pecepteurs de l’Etat dans le viseur des incendiaires !

Les bâtiments de l’URSSAF et des Finances publiques ont été incendiés dans la nuit de lundi à mardi à Mont-de-Marsan. Les dégats sont élevés. Pour ce faire, les incendiaires ont déposé des pneus imbibés d’essence devant l’entrée avant de les allumer. A l’URSSAF, les murs ont été abîmés et les vitres du sas d’entrée ont explosé sous l’effet de la chaleur. Un agent de sécurité est vite intervenu pour éteindre l’incendie. Toutefois, « quelque 60 personnes travaillant dans les bureaux attenants, où les fumées se sont propagées, ont dû être relogées dans d’autres bureaux mardi ». « Des pneus allumés sous un arbre le long des murs de la Direction Départementale des Finances Publiques ont également pu être éteints par un gardien. Aucun graffiti n’a été relevé sur place. » (Europe 1, 05.02.2019)


La Seyne-sur-Mer (Var), 4 février 2019 : la Maison des Services Publics part en fumée

« Dans la nuit de dimanche à la lundi, la maison des services publics de la cité Berthe à La Seyne-sur-Mer a été incendiée. Des containers de poubelles en feu, traînés devant l’entrée du bâtiment ont provoqué des dégâts importants: ans le sas d’entrée du bâtiment, les flammes n’ont rien épargné. Tout a brûlé, même la machine à boissons ». (France 3 PACA, 06.02.2019)


Dunkerque (Nord), 3 février 2019: L’accueil de la mairie dévasté par un incendie. Et le fonctionnement de ses différents services à l’arrêt !

Dimanche vers 18h30, le bâtiment de la mairie du quartier de Petite-Synthe, a été en partie détruit par un incendie, dont l’origine volontaire ne semble guère faire de doute.

Les flammes ont dévasté l’accueil de la mairie. « Une épaisse fumée noire s’est dégagée de plusieurs endroits, depuis l’entrée située face à la salle de la Concorde et de portes sur le côté et à l’arrière de ce bâtiment composé d’un rez-de-chaussée et de deux étages. Ce sont des agents de la police municipale qui, en rentrant de patrouille, ont aperçu des flammes à l’intérieur, au niveau de l’accueil ».

Les enquêteurs de la police technique et scientifique ont photographié un trou dans l’une des vitres de la façade. Ils supposent que ce trou ait pu être utilisé par le(s) assaillant(s) pour jeter un engin incendiaire à l’intérieur des locaux.
De trente à quarante personnes (agents municipaux, police municipale, centre communal d’action sociale…) travaillent habituellement ici. Mais ce lundi, l’ensemble du personnel sera prié de rester à la maison, faute de locaux disponibles.


Bordeaux, 2 février 2019 : Saccager le lycée, usine à produire les exploité.e.s et citoyen.ne.s de demain

Un ou des individus, ne supportant pas de rester inactif(s) plus longtemps contre cette routine morbide, se sont décidés à aller saccager leur bahut au cours du week-end, brisant ainsi  un tant soit peu les chaînes de ce monde d’autorité et de rentabilité. Une ou plusieurs personnes ont pénétré dans le lycée professionnel Beau-de-Rochas situé rue Jean-Hameau, entre les Chartrons et Bacalan. Une fois à l’intérieur elles ont brisé des vitres, détruit des ordinateurs et vandalisé des salles de cours à l’aide d’extincteurs. Plusieurs véhicules ont aussi été endommagés dans un atelier.


Manosque (Alpes de Haute-Provence), 2 février 2019 : On ne débat pas avec le pouvoir assassin et ses complices

La permanence de la députée Emmanuelle Fontaine-Domeizel a été attaquée samedi matin. La façade a reçu des projectiles de peinture rouge (mais aussi jaune). Cette attaque intervient non seulement au moment où la présence de la députée des Alpes de Haute-Provence dans les rangs des Foulards Rouges dimanche 27 janvier à Parisa été rendue public dans les médias locaux, mais aussi le jour-même où elle entamait le premier rendez-vous de son cycle de réunions consacrées au Grand Débat National.

Après que la députée accueillait une trentaine de citoyens au sein de sa permanence manosquine qui, selon elle, fut un « Beau moment d’échanges démocratiques », elle s’est ensuite rendue au sein de l’assemblée générale de l’association départementale des anciens combattants. C’est à ce moment-là que « des gilets jaunes se sont attaqués au bâtiment ».

« Il s’agit du troisième acte de vandalisme sur le bâtiment qui héberge la permanence de la Parlementaire. » Par contre, la presse locale ne nous dit pas depuis quand.

La politicarde va déposer plainte et accuse les gilets jaunes d’être les auteurs de ces dégradations.


Indre-et-Loire, 28 janvier 2019 : A quelques minutes près …

Ca devient banal que l’on découvre l’existence de certains actes de sabotage et de destruction uniquement lorsque les résultats répressifs sont au rendez-vous. C’est ce qui s’est produit récemment en Indre-et-Loire. Deux péages de l’autoroute A10 (Monnaie et Autrèche) ont été sabotés dans la nuit de dimanche à lundi 28 janvier aux alentours de minuit: « Barrières cassées, caméras arrachées et taguées, postes de réglements CB détruits par intrusion de colle »… 

Malheureusement, trois hommes et une femme ont été « pris en flagrant délit pour des dégradations de bien d’utilité publique en réunion » sur les péages de Monnaie et Autrèche.

« Alertés par la société Cofiroute, les militaires du peloton de Monnaie décident de se diriger immédiatement sur le péage de Monnaie. Mais le temps d’y arriver, il est déjà trop tard. Plus personne n’est présent sur les lieux. Seuls les actes de vandalisme sont observés.
Un brin frustrés mais pas découragés, les gendarmes décident de se rendre au péage d’Autrèche, où des dégradations ont également été signalées. Cette fois-ci, racontent les gendarmes d’Indre-et-Loire, « à leur arrivée, plusieurs individus prennent la fuite, certains en véhicule, d’autres à pied dans un bois« . L’un des quatre suspects est alors interpellé quelques minutes plus tard. Une patrouille de Château-Renault, engagée en renfort, va intercepter le véhicule correspondant à celui en fuite et interpeller les trois autres membres du groupe. « La perquisition effectuée dans le véhicule permet de découvrir des pistolets à colle ayant servi à obstruer les bornes des péages« , rapporte les militaires. Ils ont également reçu une convocation devant le tribunal correctionnel de Tours pour le 3 octobre prochain. » (France 3 Indre-et-Loire, 05.02.2019)


Rennes : un spectre hante la ville les samedis….

Les politicards et les commerçants n’en finissent plus de se plaindre des émeutes destructrices hebdomadaires du samedi qui portent des coups sévères au capital et à la consommation. « Après treize samedis de manifestations des Gilets Jaunes à Rennes [en périphérie comme au centre-ville], des commerçants tirent la sonnette d’alarme. La droite rennaise réclame que soit demandé « l’état de catastrophe économique » pour leur venir en aide. […] Au tribunal de commerce de Rennes, son président, François Flaud, observe, lui, au mois de janvier, une augmentation de 10 % des dépôts de bilan, dont une partie pourrait être liée aux manifestations à répétition. […] Les trois quarts des commerçants et artisans observent des baisses de revenus, souvent irréversibles, pouvant aller jusqu’à 50 % pour certains » , s’alarme Bertrand Plouvier, chef de file du groupe droite et centre Alternance 2 020 au conseil municipal de Rennes ». Ce « plan d’urgence » consiste à débloquer des fonds de l’Etat pour relancer l’activité commerciale. Ce plan de relance économique avait déjà été mis en place au moment des désordres liés au mouvement contre la « loi travail ». Seulement, la droite demande à ce que ce dernier soit simplifié d’un point de vue administratif. (Ouest-France, 05.02.2019)


Bordeaux : Le million de dégradations pour le tramway

Le 8 janvier, Sud Ouest se faisait le relais d’un communiqué de Keolis, la société exploitant le réseau de transports en commun de Bordeaux Métropole, chiffrant les dégâts sur le réseau à un million d’euros. Elle évoque en partie les sabotages de distributeurs de tickets ou encore les incendies à répétition sur le réseau du tramway lors des émeutes du samedi qui font rage depuis plusieurs semaines.

Un feu a tout particulièrement attiré notre attention, celui du 8 décembre dernier: « Ces feux, allumés à même les voies de tramway par les manifestants pour en faire des barricades, menacent le réseau et la fameuse alimentation par le sol (APS) du tramway. Le samedi 8 décembre, la chaleur d’un imposant feu allumé sur le cours d’Alsace-Lorraine a fait fondre un câble placé à l’endroit d’une connexion avec une alimentation électrique. Les agents de Keolis ont dû intervenir toute la nuit pour changer le câble. Coût de l’opération : 200 000 euros. Sans compter l’arrêt de la circulation du tramway, qui n’a pu reprendre du service que le lendemain matin. »

[Reformulé de divers articles de presse]

[nantes – du 7 au 10 fev] contre les répressions : se rencontrer, s’informer, s’organiser

Publié le 2019-02-06 10:43:04

ACTE I – Jeudi 7 février / 19 heures.

Faire face à la prison

Premiers pas en taule, vie quotidienne et rôle des associations en prison : rencontre et discussion avec le Syndicat pour la Protection et le Respect des Prisonnier·e·s, le GENEPI Nantes, et Mélodie Renvoisé, doctorante en sociologie.

Toute la soirée : galettes et crêpes fabriquées par le comité autonome universitaire nantais.



ACTE II – Vendredi 8 février / 19 heures

Faire face aux frontières

Du contrôle administratif à l’enfermement des personnes : rencontre et discussion en présence d’un collectif de personnes étrangères et de collectifs solidaires.

ACTE III – Samedi 9 février / 19 heures

Faire face à la police et à la justice

Fonctionnement et pratiques des groupes anti-répression : rencontre et discussion avec le Legal team de Nantes, la coordination anti-répression de Paris, et la Defcol Paris (loi travail).

Concert de Lex’A et cantine de soutien aux caisses antirep de Nantes et de Paris.
https://lexamusic.bandcamp.com



ACTE IV – Dimanche 10 février

Faire face au dimanche

14h – Ateliers d’autodéfense juridique : comment se débrouiller face à l’interpellation, la garde à vue policière, le procès judiciaire.

16h – Goûter : le retour des crêpes du CAUN

17h – Projection : Faites sortir l’accusé, de Pierre Guérinet.

Une petite restauration sera proposée tous les soirs, et une caisse à participation libre sera mise à disposition afin de défrayer les personnes venant de loin, de contribuer aux frais d’organisation, et de soutenir les différents groupes anti-répression.

Indymedia Lille

Publié le 2019-02-06 15:28:03

APPEL à RÉSISTANCE
Contre la prison et son monde

- Non à l’ouverture d’un établissement pénitentiaire à Loos -

La Ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé courant 2018 la création d’un Plan Prison. L’objectif : construire de nouveaux centres pénitentiaires pour contrer le manque de place dans les taules françaises, et par conséquent enfermer toujours plus de monde dans ces espaces de privation de liberté. Ce sont 15 000 nouvelles places qui doivent voir le jour au total, dont 7 000 d’ici 2022. Le précédent Ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, avait lui aussi développé, en 2017, un programme de construction prévoyant 24 nouvelles prisons et 10 000 places supplémentaires.

Enfermer toujours et encore, voilà la seule réponse à la misère sociale que sont capables d’offrir ceux qui nous dirigent. Tout le monde le sait, les conditions de vie dans les taules sont exécrables : les suicides y sont nombreux, l’insalubrité permanente, les exactions des matons fréquentes. Et à cela s’ajoute la privation de liberté, l’attente, les souffrances physiques et psychologiques. La prison ne règle en rien les problèmes sociaux : elle les aggrave. Pourtant, la voie répressive et sans cesse privilégiée, et ce sont donc de nouvelles prisons qui vont être construites prochainement, avec toutes les technologies nouvelles qui permettront un contrôle et un asservissement encore plus terrible des prisonnier.e.s.
Au-delà des conditions déplorables, c’est le principe même de l’enfermement qu’il faut combattre. La prison n’existe que pour imposer la norme sociale à tous et toutes, elle vise uniquement à protéger les intérêts particuliers de certains, de ceux qui sont à la tête du système politique et économique et qui cherchent, par la voie répressive, à empêcher toute forme de subversion de se développer. Alors, gouvernements après gouvernements, on décide de bâtir toujours plus de prisons.

L’une de ces taules va voir le jour – en principe – à Loos, près de Sequedin où il existe déjà un établissement pénitentiaire. Elle sera construite à l’emplacement même de l’ancienne prison, fermée en 2011, et pourra accueillir 840 détenu.e.s. Les travaux de déblaiement ont déjà commencé et ceux de construction de la nouvelle prison débuteront en 2020 (pour une ouverture prévue en 2022).
Il n’est pas question pour nous qu’une nouvelle prison ouvre à Loos ! Nous refusons la construction d’un lieu si oppressif, essentiel au maintien d’une société inégalitaire et discriminatoire que nous combattons.
Nous appelons donc à multiplier dans les mois à venir les initiatives de résistance, par toutes les formes possibles, afin d’empêcher la réalisation d’un nouveau projet répressif.

Feu aux prisons.
Soutien à tous et toutes les prisonnier.e.s
Résistance à Loos


France : Quelques brèves concernant la journée du 5 février

Publié le 2019-02-06 15:29:04

Se libérer des chaînes scolaires et universitaires

De nombreux lycées et facultés ont été bloqués notamment contre « Parcoursup » et la réforme du Bac dès 7h ce mardi, jour de « grève générale » initiée par des Gilets jaunes et des syndicats.

A Bordeaux, l’énorme campus universitaire de Bordeaux III Montaigne était bloqué dès le début de la journée. La direction de la fac a dissuadé les étudiant-e-s de se rendre sur le campus et décidé de la fermeture de l’ensemble des bibliothèques de l’université.

A Toulouse, la journée a commencé très tôt. Dès 6h30, environ 200 manifestants ont débarqué au niveau du péage de Toulouse-Nord, sur l’A62, où ils ont bloqué des poids-lourds, saturant complètement le périphérique. À 13 heures, le trafic n’était toujours pas rétabli en direction de Toulouse. Des lycées ont été bloqués dès l’aube: Jolimont, Jaurès. Les entrées des bâtiments de la fac du Mirail et de Sciences-Po étaient également barricadées avant 8h. Les éboueurs ont entamé un mouvement de grève, mardi 5 février 2019, devant le siège de Toulouse Métropole, à Marengo, contre la baisse du nombre de tournées et pour la hausse des salaires.

Au Mirail:

A Sciences-Po

A Avranches, dans la Manche, des lycéen.nes de l’établissement Littré ont bloqué leur bahut avec le soutien de quelques « Gilets jaunes ».

A Paris, les cours ont été perturbés dans les facs de Tolbiac, La Sorbonne (Paris 1) et de Paris 8 Saint-Denis en raison des blocages. Le but, comme ailleurs, était de grossir les rangs des manifs de l’après-m’. Quelques échauffourées ont eu lieu avec les flics, qui ont abondamment gazé le cortège. Quelques vitrines (d’un bureau de change) et banques ont pris des coups.

Paris 8 Saint-Denis

A la Sorbonne…

A Lyon, la faculté Lyon II est bloquée au petit matin. Mais sur les coups de 9h30, la présidence de Dompnier décide d’envoyer les flics pour débloquer les accès du campus de Bron. En début d’après-midi (vers 13h30), la manif sauvage se sépare en deux: l’une tente d’envahir la cour d’appel, mais les flics parviennent à l’empêcher à temps en rappliquant au pas de course. L’autre manif sauvage parvient à envahir la salle du conseil de l’université. Petite visite en réponse à l’envoi des flics un peu plus tôt pour mater le mouvement à la fac.  (source: Rebellyon.info)

A Dijon, les grilles du lycée Hippolyte Fontaine sont restées fermées toute la matinée. Des poubelles ont été renversées et un container a été incendié, nécessitant l’intervention des pompiers pour l’éteindre.Plus tard dans l’après-midi, alors que la manif arrivait à son terme, un groupe de manifestants ont fait irruption chez les jaunes de la CFDT (les vrais!). Sous les insultes et invectives, des dégradations ont été commises dans les bureaux du siège de la CFDT, d’après le communiqué du syndicat. La CFDT a annoncé son intention de déposer plainte.


Si tu passes par l’Ardèche…

La préfète de l’Ardèche, Françoise Souliman, a été prise à partie mardi 5 février à Aubenas par des manifestants. La voiture de la préfète ainsi que celle de son équipe ont été endommagées.

Alors qu’elle était en déplacement, la préfète a croisé la route de plusieurs manifestants, dont des « gilets jaunes », réunis au rond-point de Millet à Aubenas. « Des ‘gilets jaunes’ ont reconnu mon véhicule et ont commencé à nous encercler », raconte Françoise Souliman avant d’ajouter : « Je suis sortie, j’ai tenté de discuter avec eux mais le dialogue était totalement impossible parce que c’était plus des vociférations et des cris qu’une volonté de parler. Nous avons eu un pneu crevé, la voiture rayée. Une voiture qui m’accompagnait a eu deux pneus crevés. » L’un des véhicules a également été tagué. Par la suite, la préfète et son équipe ont dû s’arrêter chez un garagiste pour faire réparer les voitures.


Chronique de la répression

Péage de Buchelay, Yvelines : Rappel sur le danger que représentent les portables et les achats par carte bleue

Le Parisien du 4 février 2019 nous apprend que « trois personnes ont récemment été arrêtées par les policiers du commissariat de Mantes-la-Jolie. Ils sont suspectés d’avoir participé à des actes de vandalisme au péage de Buchelay, sur l’autoroute A13, dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes. Dans la nuit du 17 au 18 janvier, neuf monnayeurs ont été détruits à l’aide de mousse expansive. Dans le même temps, des fumigènes avaient été lancés sur les voies de circulation. L’enquête a démarré par l’analyse des bandes de vidéosurveillance du péage. Cinq individus y étaient vus en pleine action, pendant près de deux minutes. Mais leur visage était caché et il était impossible de les distinguer. Les investigations allaient connaître un coup d’accélérateur grâce à la découverte, par les agents de la Société des autoroutes Paris-Normandie, d’un ticket de caisse correspondant à l’achat de fumigènes et de spray anti-lacrymogène. Grâce au numéro de carte bleue figurant sur cet improbable ticket, les policiers ont alors pu retrouver la trace de l’acheteur, un Parisien fervent supporter des Gilets jaunes sur les réseaux sociaux. Ultime vérification : l’étude téléphonique. Le bornage de son téléphone indiquait sa présence la nuit des faits au péage de Buchelay. Il était en contacts serrés avec un complice, mis en garde à vue dans le cadre des manifestations parisiennes au début du mois de janvier. Le premier individu a été interpellé le 29 janvier. Il a reconnu les faits en garde à vue. Son complice présumé et une troisième personne se sont présentés un peu plus tard au commissariat de Mantes-la-Jolie. Ils ont eux aussi admis leur participation à cette soirée. Ils ont été déférés pour une comparution immédiate, mais leur jugement a été reporté au 15 mars. »


Opération Johnny en Vendée : Allumeeer, le feu ! (Gaffe aux poukaves!)

On pourra lire ce compte-rendu du procès du 4 février à La Roche-sur-Yon (Vendée), qui a condamné six personnes (trois femmes et trois hommes, âgés de 31 à 51 ans, serveur, boucher, ouvrière au chômage ou forgeron) condamné de 4 à 8 mois avec sursis pour l’incendie de deux radars lors d’une nuit cordonnée de janvier où 11 radars ont flambé d’un coup. Ce compte-rendu en dit un peu plus sur l’état d’esprit de certains gilets jaunes qui agissent en dehors des samedis.

Extrait :  » Le 15 janvier dernier, une réunion, « dite de convergence entre différents collectifs de Gilets jaunes », se tient à La Roche-sur-Yon. L’opération Johnny est lancée. L’idée : allumer le feu au pied de chaque radar automatique vendéen. Le lendemain, celui qui est présenté comme « le leader du collectif de Boufféré » et son épouse ouvrent la porte de leur domicile aux manifestants locaux. Soufflent les instructions. « Je n’ai contraint personne », lâche le « porte-voix » à la barre. « Je leur ai dit qu’il y avait des risques ».

Deux équipes se forment. « On prend des pneus dans le garage, de la paille, des accélérateurs de feu… » Les téléphones restent à la maison. « Vous les avez fait sonner pour qu’ils bornent ailleurs qu’à proximité des radars », indique le président, Gwenolé Ploux. Une « habileté » tirée d’un « reportage à la télé ». En pleine nuit, deux voitures filent à Tiffauges et Remouillé. Les deux radars flambent, comme neuf autres cette nuit-là, en Vendée. La brigade de recherches de la gendarmerie de La Roche remontera la piste des six coauteurs grâce à un témoin. »

Leipzig, allemagne: attaques des infrastructures ferroviaires de la deutsche bahn

Publié le 2019-02-06 20:19:02

 

 

Cela nous réjouit lorsque des actions directes n’ont pas à être expliquée davantage.

Notre rage contre ladite expulsion a été une des raisons d’attaquer la Deutsche Bahn et de mettre le feu aux conduites de câbles. Sans en dire davantage, nous aimerions ici-même faire référence à un article intitulé « Chaque expulsion a son prix – Un million pour le Black Triangle » qui parle clairement de notre motivation.

A cette occasion, nous aimerions reprendre et appuyer la courte phrase qui suit:

« Les patrouilles de flics ont des lacunes, trouvons-les ! »

Car c’est vrai, la présence des flics à Leipzig a fortement augmenté depuis l’expulsion du Triangle et nous estimons qu’il est important d’être très prudent.e.s lors des actions futures contre la Deutsche Bahn. Si les flics évoquent dans la presse qu’ils auraient trois hélicoptères à leur disposition pour épier les voies ferrées de Leipzig et de ses environs, nous voyons ceci comme un réel danger mais aussi comme une intimidation ciblée. Nous continuerons à nous opposer à cette tentative d’intimidation avec notre rage, notre détermination et notre bonne préparation. Car il est toujours possible de trouver des lacunes.

Par ailleurs, nous voyons dans les attaques de cette nuit notre contribution aux journées d’actions pour le Rojava. Car ce n’est pas un hasard si des tronçons du trafic du FRET ont été ciblés cette nuit-là. L’appel à des journées d’actions, « riseup4rojava » parle d’une volonté de visibiliser ceux qui tirent profit de la production et de l’exportation des armes et plus généralement de la guerre. En tant que transporteur notoire d’armes de guerre, DB Schenker a été la cible de notre action. A cette occasion également, nous nous épargnons d’en dire plus et nous nous référons à l’appel évoqué aux journées d’actions.

« We will be here and defend the revolution with everything that we have.
And all who are our comrades and friends we call to rise up for this cause!
The threats against the Rojava Revolution must not remain unnoticed
– YPG International »

En solidarité avec les compagnon-ne-s qui combattent au Rojava.

Des groupes autonomes.

Traduction de l’allemand : https://de.indymedia.org/node/28751

Suisse : Affiche en solidarité avec le compagnon arrêté à Zurich [+ Versions en anglais et en espagnol]

Publié le 2019-02-06 20:26:04

Cette affiche a également été traduite en anglais et en espagnol (avec une mise en page au format PDF)

Solidarité avec le compagnon anarchiste arrêté à Zurich

Le 29 janvier, un compagnon anarchiste a été arrêté à Zurich, à qui il est reproché d’avoir incendié des véhicules de l’armée et une station-radio de la police, ainsi que d’avoir appelé, en accrochant une affiche à l’intérieur de la bibliothèque anarchiste Fermento, à commettre des délits contre le centre de rétention de Bässlergut actuellement en chantier à Bâle et contre le centre de Police et de Justice à Zurich. Après avoir pénétré dans l’appartement du compagnon, les flics ont forcé l’accès à la bibliothèque Fermento, en emportant des ordinateurs avec eux. Le compagnon se trouve en ce moment à la prison de la police provisoire et le juge d’instruction décidera de son possible placement en détention provisoire.

Ce qui importe n’est pas de savoir s’il est responsable ou non des faits qui lui sont reprochés mais le fait que cela représente une attaque contre nous tou.te.s et contre les idées anarchistes qui sont clairement exprimées à Fermento : c’est une tentative de semer la peur et le silence, face à quoi nous devrions rester isolé.e.s et incapables de se mouvoir, car tout individu qui se solidarise avec des idées potentiellement inflammables – que ce soient par des mots ou par des actes – pourrait être le prochain dans le viseur.

Ne nous laissons pas accepter cela et continuons, et ce de manière catégorique, à porter dans les rues la révolte contre cette existant d’oppression.

Car chaque texte, chaque journal, chaque slogan sur les murs, chaque pierre, chaque incendie, chaque rébellion contre les autoritaires montre que les idées s’opposant à la logique de domination ne peuvent pas être enfermées !


« La supériorité numérique, ainsi que celles des armes, ne compte pas beaucoup face à l’intelligence et l’ingéniosité pratique de l’humain. Quelques câbles incendiés au bon endroit et au moment opportun par une seule personne offrent la possibilité de plonger une armée entière dans le chaos, de transformer une situation qui semble figée en quelque chose de nouveau, de différent et d’imprévisible. »

L’affiche mise en page en français (cliquer sur l’image pour la télécharger au format PDF):

[Traduit de l’allemand d’indymedia, 06.02.2019]

Bruille-lez-Marchiennes (Nord) : Pas de trains sans passage à niveau

Publié le 2019-02-06 21:10:03

20 Minutes / mercredi 6 février 2019

Dans la nuit de mardi à mercredi, un acte de vandalisme a perturbé la circulation des trains sur les lignes Douai-Valenciennes et Somain-Cambrai. C’est un passage à niveau situé à Bruille-lez-Marchiennes, dans le Nord, qui était visé. Peu après minuit, mercredi, un conducteur de TER a signalé un incendie à proximité du passage à niveau situé rue Salengro, à Bruille-les-Marchiennes. Des pneus avaient été placés contre une armoire électrique puis avaient été mis en feu. Selon la SNCF, « c’est un acte de malveillance avéré, le conducteur ayant aperçu des hommes prendre la fuite à l’arrivée du train ».
Le matériel détruit commandait l’éclairage, mais surtout le fonctionnement des barrières du passage à niveau, heureusement fermées à ce moment. La circulation des TER a été arrêtée jusqu’à 10h, ce mercredi matin. Le trafic à vitesse normale devait reprendre à 11h30. Au total, ce sont une vingtaine de trains qui ont été impactés, soit retardés, soit supprimés.

En revanche, la circulation des véhicules sur le passage à niveau ne devrait pas être de nouveau possible tout de suite. « Les réparations peuvent prendre plusieurs jours », assure la SNCF. En attendant, la traversée du passage à niveau a été interdite aux voitures et aux piétons et une déviation a été mise en place.
Une enquête a été ouverte pour tenter de retrouver les auteurs de cet acte de malveillance. La SNCF, de son côté, va déposer une plainte. Le préjudice est cependant difficile à déterminer pour le transporteur ferroviaire : « Chiffrer l’impact est complexe. Il y a les dommages matériels, mais aussi les indemnisations liées aux retards », selon la SNCF.

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Mise à jour du 21 février : Le passage à niveau bloqué jusqu’au 1er mars !

La Voix du Nord /mercredi 20 février 2019

La D13 mène les usagers de la route de Bruille-lez-Marchiennes vers Écaillon, et vice et versa. Mais depuis qu’une armoire électrique a été incendiée, on ne passe plus. La circulation est coupée au passage à niveau, à la sortie de Bruille. La circulation doit être rétablie autour du 1er mars. […]

Du Tarn aux Yvelines, contre le bon dieu et ses églises (MAJ 11/02)

Publié le 2019-02-06 21:10:05

Lavaur (Tarn) : Début d’incendie à la cathédrale… et le Christ se fait une entorse

Le Journal d’ici / mercredi 6 février 2019

La cathédrale de Lavaur a été le théâtre d’actes de vandalisme ce mardi 5 février en fin d’après-midi. Le ou les profanateurs ont mis le feu à une crèche posée sur un tissu recouvrant un autel en bois de la chapelle du Sacré Chœur. Une croix a été renversée dans la chapelle Philomène et le bras du Christ sur une croix a été tordu.


Les pompiers ont installé des extracteurs de fumée, notamment au niveau de l’orgue, en hauteur, de façon à limiter les dégâts causés par les particules de fumée sur les peintures qui viennent d’être restaurées. La gendarmerie a ouvert une enquête.
Le maire a réagi à ces actes. « Dieu pardonnera, pas moi » [sérieux, le shérif? NdAtt.], a indiqué Bernard Carayon qui veillera « à ce que toute la lumière soit faite sur cet acte d’une singulière gravité pénale et symbolique ».

Bernard Carayon, maire LR de Lavaur, garant de l’ordre dans la cité, défenseur de l’Église, protecteur de la veuve et de l’orphelin.

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Houilles (Yvelines) : La Vierge pulvérisée

Le Parisien / mercredi 6 février 2019

Brisée en mille morceaux, « complètement pulvérisée » selon la description d’un prêtre de la paroisse : la Vierge à l’enfant, qui ornait l’église Saint-Nicolas de Houilles depuis le XIXe siècle, est irréparable. Le forfait, commis par un ou plusieurs intrus, a été découvert lundi matin.
« Des actes de vandalisme ont été perpétrés, confirme le Père Cœur, qui a déposé plainte. C’est la troisième fois en dix jours qu’un ou des auteurs commettent des dégradations. » Le premier acte a été découvert il y a dix jours. « Ce mardi-là, le Christ portant sa croix a été jeté au sol dans le chœur et le siège sur lequel le prêtre s’assoie a été renversé », raconte le Père Cœur. Tout a été « rafistolé et remis en place ». Et vendredi dernier, rebelote. Depuis, la Croix a été mise en sécurité.
Mais les vandales ne se sont pas arrêtés là. Lundi, ils s’en sont pris à la statue de la Vierge à l’enfant. Une œuvre en terre cuite polychromée, datant du XIXe siècle, qui avait été rénovée il y a trois ans. « Elle avait été recouverte de crépis, décrit la spécialiste qui l’avait alors grattée et découvert toute sa beauté. C’était une très jolie surprise. » Après avoir retrouvé ses couleurs peintes, l’œuvre avait été remise en place, dans l’église Saint-Nicolas. Elle a été fracassée au sol en début de semaine. « Totalement brisée, elle est irréparable », déplore-t-on à la paroisse.

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Mise à jour du 11 février. Lavaur : Faut jamais avouer

La Dépêche du Midi / vendredi 8 février 2019

Un adolescent de 17 ans s’est présenté ce jeudi après-midi avec ses parents à la brigade de gendarmerie de Lavaur (Tarn) pour avouer les actes de vandalisme perpétrés dans la cathédrale Saint-Alain le mardi 5 février. Habitant Teulat, petit village situé à 15 kilomètres de Lavaur, scolarisé au lycée Las Cases, le jeune a été placé en garde à vue, avant de ressortir libre en début de soirée. Ce vendredi matin, d’autres lycéens devaient prendre la direction de la gendarmerie pour être entendus dans cette affaire. D’après nos informations, le visionnage des caméras de vidéoprotection a permis d’établir que le principal mis en cause est entré seul, à deux reprises, dans la cathédrale mardi vers 16 h 30, alors que des copains l’attendaient à l’extérieur.
Le lycée Las Cases est situé à moins de 300 mètres de la cathédrale. La présence de paquets vides de gâteaux dans un confessionnal, le bras tordu du Christ en forme de dab laissaient à penser que les auteurs étaient plutôt à chercher du côté d’ados perturbés que de fanatiques religieux. [Ben voyons ! Les fanatiques religieux sont attachés à leurs églises, y vont pas les abîmer ! NdAtt.]

Rezé (Loire-Atlantique) : Cette fois c’est le tour du centre socio-culturel

Publié le 2019-02-06 21:10:06

20 Minutes / mercredi 6 février 2019

Le toit et la structure enveloppant le bâtiment sont partis en fumée. Ce mardi vers 6h du matin, un important incendie a touché le centre socio-culturel Jaunais-Blordière, à Rezé près de Nantes. Au plus fort de l’intervention, 45 pompiers étaient mobilisés. Les services de la ville sont restés sur place toute la journée.
Le bâtiment, qui héberge des activités sociales et de loisirs à destination des familles, a annoncé l’annulation de tous les événements programmés cette semaine dans ses murs. […]

Alors qu’une enquête a été ouverte par la police, le maire de Rezé, Gérard Allard, a condamné « avec la plus grande fermeté ce déplorable incendie ». Car si l’origine du sinistre est encore inconnue, elle est « vraisemblablement d’origine criminelle », indique la ville, qui « demande que tout soit mis en œuvre par la police pour qu’elle identifie et appréhende ses auteurs. »

C’est la troisième fois depuis le début de l’année qu’un équipement de la commune est visé. Il y a trois semaines, la baie vitrée d’un local associatif, situé au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation, avait été brisée puis incendiée à l’aide de liquide inflammable. Selon la police, qui parle d’acte criminel, un feu s’était déclaré dans le même quartier quelques jours plus tôt (le 13 janvier dernier), à l’école de l’Ouche Dinier.

 

Russie : Nouvelle vague répressive contre des anarchistes

Publié le 2019-02-07 08:20:04

Mpalothia / dimanche 3 février 2019

Aujourd’hui eux, demain toi, liberté pour le prisonniers politique (enfin …à priori c’est ça)

Le 1er février, à Moscou, le FSB [les services secrets russes; NdAtt.] a fait des descentes dans plusieurs appartements et arrêté dix personnes, accusées d’association de malfaiteurs. Après une journée d’interrogatoires et de tortures, tout le monde a été relâché, mis à part une personne : Azat Miftahov. Il est accusé de la fabrication d’explosifs et de faire partie de « l’organisation anarchiste radicale Narodnaya Samooborona [Autodéfense populaire; NdAtt.]. Cette organisation est devenue, pendant la dernière année, la cible principale de la répression en Russie : des nombreux membres de ce groupe ont été arrêté.e.s, torturé.e.s ou menacé.e.s. Certain.e.s de ses membres ont du quitter le pays, sous la menace de longues sentences de prison et de tortures.

Un des anarchistes arrêtés, Daniil Galkin, a dénoncé les tortures. Après son interpellation, il a été tabassé et torturé avec des électrochocs pendant deux ou trois heures, à l’intérieur d’une voiture de police. Galkin a été obligé de déclarer, sous torture, que Azat Miftahov est anarcho-communiste et a participé a des actions anarchistes. Galkin a été obligé de donner un entretien a la télévision fédérale Perviy Canal (Premier canal), en mettant en danger des anarchistes, et de promettre de « collaborer avec la police et donner des informations à propos des actions anarchistes ».

Dans le poste de police de Balashiha, dans la région de Moscou, Galkin a vu Azat : il se faisait menacer par des fonctionnaires du FSB et avait les bras tordus. Selon Galkin, Azat « ne ressemblait plus à un être humain » à cause des tortures subies. Il a aussi dit qu’il a entendu les cris d’une des activistes arrêtées, enfermée dans la pièce à côté de la sienne. Il a aussi entendu qu’un des anarchistes arrêtés s’est coupé les veines et a avalé des médocs, de façon à éviter d’autres tortures et d’être obligé à avouer, donnant des informations sur d’autres compagnon.ne.s. Selon d’autres témoins et des journalistes, cette personne serait Azat Miftahov.

Azat a été maintenu en garde-à-vue au poste de police jusqu’à tard dans la nuit, on ne lui a pas permis de voir un avocat. Pendant la nuit, il a été sorti du poste de police et, devant son avocat qui l’attendait, a été amené vers une direction inconnue. Nous ne savons absolument pas où il se trouve en ce moment, le 2 février à 18h. On pense qu’il est encore torturé et obligé de donner des informations sur soi-même et ses camarades.

Nous demandons des actions de solidarité, du soutien financier et de relayer les informations.

Pour rappel : actuellement en Russie (et dans les territoires récemment annexés, comme la Crimée) sont en cours des nombreuses opération contre des anarchistes, avec des inculpations de « terrorisme ». Quelques exemples : l’affaire « Réseau », l’enquête contre Vyatcheslav Lukichev, l’enquête contre l’anarchiste Kirill Kuzminkine, celle contre l’anarchiste de Crimée Evgeniy Karakashev [pour ces trois affaire, voir ici; NdAtt.].

 

NdAtt. : Ce texte finit avec un appel à un soutien financier et les informations nécessaires pour envoyer de l’argent. On se permet d’ajouter que la solidarité c’est avant tout l’attaque.

Selon un texte de mise à jour publié sur A2day (et lu dans la traduction de google… ces infos sont donc à prendre avec précaution), Azat Miftakhov a été présente devant un juge le 4 février. Il a été accusé de fabrication d’explosifs et de la tentative de faire exploser un gazoduc à Balashikha, dans la banlieue de Moscou, le 11 janvier 2018. Le juge aurait motivé sa détention préventive avec le fait que Azat serait membre d’un groupe anarchiste. Le compagnon a rejeté ces accusations; dans la vidéo il parait sûr de lui et on ne voit pas des signes des coups reçus.

Indymedia Lille

Publié le 2019-02-07 17:03:03
Des activistes antispécistes perquisitionné.e.s et mis.es en garde à vue dans le nord
7 février 2019 15:04, par CSAA


Des militant.e.s antispécistes ont été perquisitionné.e.s dans le Nord-Pas-de-Calais mardi matin, puis placé.e.s en garde à vue.

En ce moment, la répression subie par les activistes antispécistes s’affirme. Depuis septembre 2018, plus d’une dizaine de personnes sont soupçonnées, placées sous contrôle judiciaire ou en prison.

Le CSAA appelle tou.te.s les activistes et militant.e.s des luttes sociales à être solidaires. Ces évènements qui font partie des luttes sont difficiles à vivre donc résistons et co-résistons ensemble contre l’Etat et sa police.

N’hésitez pas à apporter votre soutien moral aux personnes concernées en laissant un message, en assistant aux procès, ou en participant aux soirées organisées par le CSAA.

La répression a également un coût financier important pour les personnes qui en font l’expérience. Vous pouvez les soutenir en contribuant à la cagnotte ci-dessous :

cotizup.com/antispeciste

Continuons de nous tenir informé.e.s de l’avancée des enquêtes et restons prudent.e.s.

Vous pouvez trouver plus d’informations sur le Comité de Soutien aux Activistes Antispécistes sur sont site : https://csaa.noblogs.org/


[MàJ]L'Amassada PAS expulsée ce matin

Publié le 2019-02-07 17:03:05

Au final l’opération de police de ce matin ne visait pas l’expulsion. Des personnes ont été arrêté.es ce qui semblait être le but de cette opération matinale.



Sur le site de l’Amassada on peut lire :

Bonjour, ce matin à 9h00, les habitants de l’Amassada ont été cernés par les forces de l’ordre et arrêtés. 5 personnes ont été mises en garde à vue dans des commissariats de l’Aveyron. On ignore pour le moment leur situation et leur lieu de détention. Les habitats de l’Amassada n’ont pas été attaqués par les forces de l’ordre. Un important dispositif de contrôle routier a été mis en place ce matin. Pour le moment, les flics ne sont pas revenus.

Nous nous organisons ici à l’Amassada, cet après midi, pour la suite des événements.

On vous tient au courant dès que possible.
)]

Donc, l’expulsion de l’Amassada N’a PAS débuté ce matin 07 Février 2019 à 9h00.

L’Amassada est le lieu de lutte contre le projet de méga-transformateur de RTE sur la plaine de Saint Victor dans le Sud Aveyron.
Que toutes celles et ceux qui le peuvent viennent sur site : voici la carte IGN annotée

Plus d’informations sur l’Amassada ici

"Pas res nos arresta" : rien ne nous arrêtera !

Turin (Italie): l’Asilo résiste !

Publié le 2019-02-08 07:51:04

Turin (Italie): l’Asilo résiste !

Au petit matin de ce jeudi 7 février 2019, la police a fait irruption dans les occupations de l’Asilo et de Corso Giulio, à Turin en Italie.

Sgombero_asilo-medium

L’Asilo est occupé depuis 1995, c’est un lieu d’habitation mais surtout un lieu central d’organisation pour les luttes qui agitent le quartier et même un peu plus loin : contre les expulsions de logement, contre les centres de rétention et pour la liberté de circulation, contre la taule, la construction de la TAV…

L’occupation de Corso Giulio  est surtout habitative avec un espace collectif. Cette occupation est née de l’assemblée de quartier contre les expulsions de logement. Ce sont principalement des familles qui y vivent et ce matin [7 février] les flics ont de nouveau fracassé les portes pour perquisitionner et emmener des compagnons.

Tandis qu’à l’Asilo, dont là aussi les portes ont été maintes fois défoncées par les flics, les occupants sont depuis très tôt ce matin [7 février] sur le toit et résistent à l’expulsion. Le quartier est complètement militarisé et les flics donnent la chasse à quiconque se rassemble pour exprimer sa solidarité. Malgré cela plusieurs rassemblements et manifs sauvages ont eu lieu toute la journée dans la ville en jouant au chat et à la souris avec les flics

La police recherche 8 personnes à Turin et Bologne, pour le moment 5 ont été arrêtées et placées en détention provisoire. Elles sont mises en accusation par l’article 270bis « association subversive » pour des faits de sabotages et d’engins incendiaires, dans plusieurs villes d’Italie, contre des entreprises qui participent à la machine à expulser : construction et gestion des CIE/CPR (centres de rétention), déportations, etc.

Sur leur compte Twitter, la maire de Turin C. Appendino (Mouvement 5 étoiles) et le ministre de l’Intérieur M. Salvini (Lega nord) se félicitaient déjà très tôt ce matin [7 février] de l’intervention des flics, on vous épargne les traducs de leurs conneries.

Force et détermination aux personnes arrêtées et aux résistants du toit !

Liberté pour tou-te-s !

Pour rester informé-e-s :
https://www.autistici.org/macerie/
https://radioblackout.org/2019/02/sgomberi-e-arresti-a-torino-aggiornamenti-7-febbraio/

Lyon : Vivre sans arrogance. Vivre tout simplement. Et lutter par toutes les armes nécessaires.

Publié le 2019-02-08 07:53:05

reçu par mail / jeudi 7 février 2019

La Guillotière endormie, ankylosée par la peur et docile aux menaces.
Les rondes policières, de securitas et autres se succèdent. Les phares vont, viennent, dans un ballet d’angoisse.
Saisir l’instant, la brèche qu’offrent l’absence et le silence. Quelques coctails incendiaires plus tard et c’est la fuite.
Dans la nuit du mardi au mercredi, un véhicule estampillé Spie Batignolles, impliqué dans le projet Lyon-Turin, a été incendié. De quoi ajouter au long brasier des bâtisseurs de tombeaux et bétonneurs du vivant.

Vivre sans arrogance. Vivre tout simplement. Et lutter par toutes les armes nécessaires.
Vivre sans prétention.
Voila pour cette pensée anonyme à tous les anonymes qui partagent la valeur de nos rêves et la justesse de nos actes.

[in italiano][in english]

Zurich (Suisse) : Trois mois de préventive pour le compagnon arrêté (MAJ 09/09)

Publié le 2019-02-08 07:54:04

N.B. – Mise à jour du 9 septembre 2019 : on pourra trouver un communiqué sur les choix de cette personne ici.

Anarhija.info / jeudi 7 février 2019

Notre compagnon a été placé en détention préventive pour une durée de trois mois, avec la motivation du risque de fuite et de collusion. Il se trouve actuellement dans la prison du district de Zurich BGZ. L’excuse du risque de fuite a été utilisée, entre autre, parce qu’il y a déjà un autre compagnon en cavale, accusé lui aussi de l’incendie de la station radio Waidberg (à Zurich).
La durée de trois mois de détention préventive est le maximum possible quant à mesures restrictives et, selon la loi, à l’issue de cette période cette mesure doit être réexaminée par un juge [l’équivalent du JLD dans le droit français ; NdAtt.]. Pour les compas qui ne connaissent pas le régime de détention préventive en l’attente d’un procès en Suisse : dans cet État il est monnaye courante que la détention préventive dure assez longtemps, même des années. C’est possible que la justice veuille garder notre compagnon en taule jusqu’à un éventuel procès.

Si vous voulez écrire au compagnon arrêté, contactez directement la Bibliothèque Anarchiste Fermento, par émail ou par la poste. Cependant, toute lettre dans laquelle est abordé son affaire sera saisie par le Parquet et il ne la recevra pas ; les livres et les grosses publications ne lui seront pas remises non plus.

Sincèrement,
Anarchistische Bibliothek Fermento

Zweierstrasse 42
8005 Zürich (Suisse)

e-mail: bibliothek-fermento [at] riseup.net

Lille : Six personnes interpellées pour des attaques antispécistes

Publié le 2019-02-08 07:54:06

La VDN / jeudi 7 février 2019

Mercredi, à 6 heures, la brigade des affaires générales (BAG) de la Sûreté urbaine de Lille a mené une vaste opération dans plusieurs domiciles de la métropole lilloise, dans le Pas-de-Calais, ainsi qu’à Niort (Deux-Sèvres), contre des proches du mouvement végane et antispéciste. Cinq personnes de 24 à 40 ans y ont été interpellées (une sixième s’est présentée au commissariat ce jeudi), dans le cadre d’une enquête menée depuis la fin décembre sur des dégradations de boucheries et restaurants. Au total, quinze faits ont été recensés, dont l’incendie d’un restaurant La Boucherie à Marcq-en-Barœul [le 31 décembre, la réserve de ce restaurant avait été détruite par un incendie; NdAtt.]. On note aussi une boucherie taguée à Norrent-Fontes dans le Pas-de-Calais, une à Hazebrouck, plusieurs établissements encore dégradés à Lille en janvier et un à Dunkerque. La dernière action a visé un restaurant à Villeneuve-d’Ascq [en réalité c’est à Roubaix; NdAtt.], début février, avec une tentative d’incendie. Le préjudice total est estimé à 140 000 euros.

Ces actes de plus en plus violents – quasiment une action chaque week-end – ont poussé la Sûreté de Lille à avancer vite sur cette enquête. Les policiers ont notamment visionné de longues heures d’images de vidéosurveillance des différents établissements, afin d’identifier les suspects. En garde à vue, tous se sont dits très engagés idéologiquement pour la cause végane, contre la consommation de viande et l’exploitation des animaux pour l’alimentation humaine, s’opposant également au système capitaliste coupable, selon eux, de favoriser l’exploitation animale. Au final, trois suspects ont reconnu les faits. Ils doivent être présentés à un magistrat vendredi matin en vue d’une comparution immédiate, pour dégradations volontaires aggravées [d’autres journaux disent que ce sont quatre personnes qui passeront demain en comparution immédiate; NdAtt.].

Ces personnes ne sont pas les mêmes que celles qui avaient été interpellées l’été dernier et jugées dans le cadre d’une précédente série de dégradations contre des boucheries, notamment à Lille.

La réserve du restaurant La Boucherie, à Marcq-en-Barœul, le matin du 31 décembre.

En septembre, les bouchers lillois annonçaient faire appel à des vigiles pour sécuriser leurs établissements. Ce jeudi après-midi, dans un communiqué, la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT) s’est félicitée de « l’avancée des enquêtes (…) qui ont permis l’interpellation de plusieurs individus ». Jean-François Guihard [le connard ci-contre; NdAtt.], président de la CFBCT, indique : « C’est un soulagement pour les artisans pris depuis des mois pour cible par des extrémistes de plus en plus violents. Maintenant, laissons la justice faire son travail.  »

Vous videz la ville pour les bourgeois, spéculateurs on vous traquera.

Publié le 2019-02-08 07:56:05

Le 5 février, à la tombée de la nuit, trois mois après les effondrements des immeubles rue d’Aubagne, aux 76-82 avenue de la République, deux banderoles sont accrochées sur la façade



 VOUS VIDEZ LA VILLE POUR LES BOURGEOIS.
SPECULATEURS ON VOUS TRAQUERA. »

2004 Rue de la rép 200 familles déplacées
2018 Marseille 2000 délogés
et 33000 logements vides !
OCCUPONS !

Cette action réunissait le collectif du 5 novembre, l’assemblée de la Plaine, le DAL, des gilets jaunes, Centre ville pour tous, LDH… afin de rendre visible la politique urbaine mise en place rue de la république et en général sur tout Marseille.

Ce pâté d’immeubles haussmaniens n’est qu’une façade bien ravalée pour cacher aux curieux un immense chantier suspendu depuis des années. A l’intérieur de cette carcasse, des centaines d’appartements ont été démoli et chaque entrée condamnée d’une porte anti-squat pour empêcher toute velléité d’habitation.

Ce scandale n’est que la banalité de la spéculation, et ce bâtiment est emblématique de cette stratégie choisie pour changer radicalement la population du centre ville. Avec notamment le projet Euroméd qui investit des milliards pour imposer un quartier d’affaire à Marseille. Une fois la population déplacée de son artère principale rue de la République, les immeubles salubres ont été sciemment rendu inhabitables. Pendant que dans les quartiers populaires, les bâtiments habités se dégradent jusqu’à en devenir insalubre.
A Noailles, la situation s’est tellement détériorée, que des immeubles s’en sont effondrés et des gens en sont morts. Une nouvelle aubaine pour la mairie qui peut maintenant s’empresser d’expulser sous couvert de protéger les habitants en vue de mieux les remplacer.

C’est pourquoi il est encore et toujours nécessaire de rendre visible les agissements des spéculateurs et de mener des actions directes pour les mettre à mal. A la Plaine, des assemblées s’organisent contre le projet de réaménagement, dans les quartiers, les collectifs s’unissent et de manière générale les gilets jaunes se révoltent contre les inégalités sociales.

L’époque de l’Etat providence est terminée, il ne faut plus attendre de ce dernier qu’il réponde aux demandent de la population. Il revient à chacun aujourd’hui de s’organiser de façon autonome et de reprendre la ville.

OCCUPONS !

Reconnaissance faciale au lycée : l’expérimentation avant la généralisation

Publié le 2019-02-08 07:56:07

Le 14 décembre dernier, le Conseil Régional de PACA a voté une mesure visant à faire installer, à partir de 2019, des dispositifs de reconnaissance faciale à l’entrée de deux lycées de Nice (Lycée des Eucalyptus) et de Marseille (lycée Ampère).



Cet article est paru initialement sur le site de la quadrature du net.

Le 14 décembre dernier, le Conseil Régional de PACA a voté une mesure visant à faire installer, à partir de 2019, des dispositifs de reconnaissance faciale à l’entrée de deux lycées de Nice et de Marseille. Dès le mois d’octobre, La Quadrature du Net avait demandé à la CNIL la communication des documents en sa possession sur ce dossier, cette dernière ayant été consultée par la région pour la mise en place de ces dispositifs. L’analyse de ces documents, ainsi que les précisions apportées par Christian Estrosi, confirment l’impuissance de la CNIL à enrayer la banalisation d’une technologie particulièrement liberticide et qui vise ici à s’étendre à l’ensemble des établissements scolaires de la région.

Mise à jour (20 décembre 2018) – nous publions les documents suivants :

* La réponse de la CNIL à notre demande
* La lettre de Renaud Muselier présentant le projet à la CNIL
* L’exposé détaillé du projet par la région
* La demande de renseignements complémentaires par la CNILà la région et la réponse de cette dernière

De quoi s’agit-il ? En octobre 2017, Renaud Muselier, président de la région PACA, demande les conseils de la CNIL pour la mise en place dans deux lycées de Nice et de Marseille de dispositifs de « portiques virtuels » associant « des moyens classiques d’identification (…) à un dispositif biométrique utilisant des technologies de comparaison faciale, seuls à même d’après nos premières investigations, d’apporter une solution fiable et rapide dans un contexte de contrôle d’accès portant sur un nombre potentiellement élevé de personnes ». Cette nouvelle étape est la suite logique de sa politique sécuritaire ayant conduit, entre 2016 et 2017, à ce que plus de 1 300 caméras de vidéosurveillance soient installées dans l’ensemble des lycées de la région. La technologisation à outrance est également présentée par la région comme une réponse au contexte d’austérité budgétaire

« Ce dispositif constitue une réponse au différentiel croissant constaté entre les exigences de sécurisation des entrées dans les établissements et les moyens humains disponibles dans les lycées, dans le cadre des plans successifs de réduction des effectifs dans la fonction publique. »

La région PACA présente ainsi à la CNIL son projet visant à « sanctuariser » les entrées et les sorties dans les établissements secondaires. Il s’agit non seulement de reconnaissance faciale mais également d’un dispositif de « suivi de trajectoire » de certains des visiteurs : un logiciel installé couplé à une caméra permet de détecter des points de comparaison faciale déterminés par un algorithme et de le comparer avec ceux stockés dans une base de données. Un écran mis à la disposition des agents de contrôle permet alors de visualiser trois types de profils : « vert » pour les personnes autorisées à pénétrer dans l’enceinte du lycée, « jaune » pour les personnes non identifiées et invitées à se présenter à l’accueil et « rouge » pour les personnes non identifiées et qui ne se sont pas dirigées dès leur entrée vers l’accueil.

Il est par ailleurs précisé qu’il s’agit pour l’instant d’une « expérimentation limitée dans le temps » et fondée sur le consentement explicite de volontaires au sein des établissements visés.

La CNIL impuissante face au développement de la reconnaissance faciale

Alors qu’elle avait appelé en septembre 2018 à un débat urgent sur ces nouveaux usages des caméras vidéo et qu’elle souligne elle-même les risques considérables d’atteinte aux libertés individuelles que cette technologie entraîne, la CNIL n’a opéré ici qu’un suivi très souple – voire accommodant – du projet.

Soulignons d’abord que, depuis l’entrée en vigueur du RGPD en mai 2018, les responsables de traitement de données personnelles n’ont en principe plus à réaliser de formalités auprès de la CNIL avant la mise en œuvre du traitement, tel qu’obtenir son autorisation dans certains cas. Le contrôle de l’autorité ne se fait qu’a posteriori, conformément au principe de responsabilisation des acteurs prévu dans le règlement. Tout au plus certains traitements, et c’est le cas pour lareconnaissance faciale, doivent-ils faire l’objet d’une analyse d’impact. Le consentement des utilisateurs est désormais censé fournir une base légale suffisante pour le déploiement de ces systèmes qui font pourtant entrer la surveillance dans une nouvelle ère. En supprimant le pouvoir d’autorisation de la CNIL s’agissant de ce type de dispositifs, le RGPD marque donc un recul pour les libertés.

Selon les documents qui nous ont été communiqués, la CNIL s’est donc contentée de demander des précisions complémentaires à la Région sur le dispositif envisagé et, sur certains points, de fournir des recommandations. C’est d’ailleurs suite à l’une de ces recommandations que la Région a décidé que le stockage des données biométriques ne se ferait pas sur une base de données mais sur un support individuel, sous le contrôle exclusif de la personne (en l’espèce, un badge) (comme c’est le cas pour ce qui existe déjà dans plusieurs aéroports où la photographie n’est stockée que dans le microprocesseur du passeport biométrique).

Ainsi, et contrairement à ce qui a été annoncé par une partie de la presse et par Christian Estrosi lui-même, la CNIL n’a pas donné son « feu vert » à ce dispositif mais a simplement accompagné la région dans sa mise en place.

Pourtant, en laissant se développer ce type de technologies à des buts sécuritaires, sans qu’il ne soit apporté à un seul moment la preuve de la pertinence d’un tel dispositif par rapport au système existant,1 sans même une réelle réflexion sur la nature du consentement que peuvent donner des mineurs à l’égard d’une expérimentation au sein de leur lycée,2 la CNIL participe à la banalisation de ces technologies. Elle devient l’alibi au développement d’une surveillance généralisée qui sera au cœur des « Safe City » qui commencent à essaimer sur le territoire.

Un dispositif qui a vocation à s’étendre à toute la région

Car, sous le qualificatif faussement tranquillisant d’ « expérimentation » mis en exergue par Renaud Muselier et Christian Estrosi, ces derniers souhaitent en réalité, comme ils l’ont eux-mêmes énoncé lors de l’assemblée plénière du Conseil Régional, étendre ce dispositif de reconnaissance faciale à l’ensemble des lycées de la région :

« Avec ces deux expériences, une fois que nous l’aurons démontré, nous irons très vite sur la généralisation, à partir du réseau de vidéosurveillance déjà existant, sur lequel il ne nous restera plus qu’à mettre le logiciel qui correspond à l’usage de la reconnaissance faciale par rapport aux caméras déjà installées dans nos établissements scolaires. »

L’expérimentation des lycées de Nice et de Marseille s’inscrit donc en réalité parfaitement dans les divers projets que La Quadrature du Net dénonce depuis près d’un an, et qui sont d’ailleurs particulièrement avancés dans ces deux villes : « Observatoire Big Data de la tranquillité publique » à Marseille, « Safe City » à Nice… Cette actualité apparaît alors comme une nouvelle briqueau développement, toujours plus rapide et incontrôlable, de ces nouvelles technologies de surveillance (« Big Data », caméras « intelligentes », reconnaissance faciale…) au profit des municipalités et de leurs polices.

Un tel projet profitera par ailleurs pleinement à son maître d’œuvre, la société CISCO, qui finance entièrement cette expérimentation et qui s’occupera « dans un premier temps » de former les professeurs des lycées à ces nouvelles technologies. Cisco, acteur américain central de la « Safe City », et avec qui le gouvernement français avait déjà signé un partenariat important pour mener un projet de « Smart City » dans une ville française, se positionne dans un marché en plein essor. Il pourra pleinement tirer parti de cette occasion que lui donne la région de tester ses nouvelles technologies de surveillance dans nos établissements scolaires pour mieux la revendre plus tard, dans le cadre de marchés publics à vocation sécuritaire.

Alors qu’il y a plus d’un mois, nous appelions déjà la CNIL à imposer un moratoire sur le développement de ces technologies, cette dernière semble s’en tenir à une posture attentiste. Nous appelons les syndicats de lycéens et d’enseignants ainsi que les parents d’élèves et toutes celles et ceux révulsés par ces évolutions à s’organiser pour les tenir en échec.

References

1.Il est ainsi seulement précisé dans les documents produits par la région, et cela sans aucune preuve ou réelle analyse, que « les nombreux incidents et agressions constatés aussi bien dans l’enceinte du lycée qu’à ses abords, ainsi que le contexte sécuritaire existant depuis les attentats terroristes de 2016, conduisent également à tenter de limiter les temps d’attente et les attroupements à l’extérieur des établissements aux moments de forte affluence (rentrées matinales notamment) » ou que « ce dispositif constitue une réponse au différentiel croissant constaté entre les exigences de sécurisation des entrées dans les établissements et les moyens humains disponibles dans les lycées, dans le cadre des plans successifs de réduction des effectifs de la fonction publique. Il apporte une assistance aux personnels du lycée, qui peuvent ainsi mieux se concentrer sur les cas nécessitant une intervention humaine, et reporter leur vigilance sur les multiples situations menaçant la sécurité, en augmentant la présence humaine dans les lieux de vie de l’établissement. »
2.Le courrier de la région précise à ce titre que « Les personnes volontaires (ou leur représentant légal pour les mineurs) doivent signer préalablement un formulaire de recueil de consentement expliquant la finalité de l’expérimentation, la durée de conservation des donnée ainsi que la manière d’exercer les droits Informatique et Libertés »



PS :

Il s’agit des lycées des Eucalyptus, à Nice, dans le quartier Caucade, et le lycée Ampère, à Marseille dans le quartier Pont-de-Vivaux

Strasbourg, France : Les sabotages continuent contre le chantier GCO – Et la répression frappe – 5 et 6 février 2019 [Mise-à-jour]

Publié le 2019-02-08 07:56:09

Dans la nuit de mardi 5 à mercredi 6 février, une tractopelle a été incendiée sur le chantier autoroutier du Grand contournement ouest (GCO), entre Vendenheim et Eckwersheim.

« Vers minuit et demi, un gardien qui faisait sa ronde a vu deux individus y jeter un engin incendiaire avant de s’enfuir », indique Jean-Luc Fournier, porte-parole de Vinci, concessionnaire du projet, via sa filiale Arcos. L’imposante machine a été totalement détruite. L’entreprise indique avoir porté plainte.

Par ailleurs, mardi à Duttlenheim, le concessionnaire a déploré d’autres dégradations sur du matériel, notamment sur un camion-citerne destiné à approvisionner en fuel les engins de chantier. Un homme a été interpellé et placé en détention provisoire, la veille de ce nouveau sabotage incendiaire. Il comparaîtra jeudi devant la chambre des comparutions immédiates du tribunal de grande instance de Saverne pour « rébellion, opposition aux travaux et violences contre forces de l’ordre [1] ».

Depuis le début des travaux du contournement autoroutier de Strasbourg en octobre dernier, « les manifestations sont quasi quotidiennes » et « les dégradations se multiplient », selon ce même porte-parole de Vinci.

Le 31 janvier à Kolbsheim, une quarantaine de personnes avaient bloqué des machines sur deux chantiers. Ils avaient fait face à une importante mobilisation de gendarmes.

Le 10 janvier au petit matin, une pelle mécanique avait brûlé entre Pfulgriesheim et Stutzheim-Offenheim. Plus tard dans la journée, des flexibles avaient été sectionnés sur une niveleuse et le pare-brise d’un camion benne avait été brisé entre Stutzheim-Offenheim et Oberhausbergen.

Déjà fin octobre 2016, deux engins de la société Arcos avaient déjà fait l’objet de dégradations à Vendenheim sur le futur chantier du GCO.

NDSAD:

[1] D’après le site zaddumoulin.fr: « Le copain arrêté mardi est passé en comparution immédiate hier jeudi le 7 février 2019. Il a été condamné à 4 mois ferme (aménageable) + 6 mois avec sursis, 600€ d’amende et interdiction de circuler dans le Bas-Rhin… Le motif : rébellion, opposition aux travaux et violences contre forces de l’ordre. »

[Repris des Dernières Nouvelles d’Alsace, 06.02.2019]

Rovereto (Italie) : Des flammes aux portes du tribunal

Publié le 2019-02-08 10:26:05

Nous apprenons des médias locaux que, dans la nuit du 4 au 5 février, une des entrées principales du tribunal, celle permettant l’accès à la police pénitentiaire, a été incendiée. Quelques mètres plus loin, sur le mur de l’ancienne prison, l’inscription « Liberté pour tous, feu aux tribunaux » a été laissée.


Quelques jours plus tôt, les vitres du siège du Credito Valtellinese de Rovereto étaient brisé au cours de la nuit du 30 au 31 janvier. Sur l’une des fenêtres, il restait l’inscription suivante: « NO CPR* – NI A MODENA NI AILLEURS »

Vu sur roundrobin.info

*CPR : Centres de rapatriements

Turin (Italie) : Expulsion de l’Asilo et arrestations

Publié le 2019-02-09 07:44:03

Aujourd’hui, à 4 h 40, le squat l’Asilo via Alessandria 12 a été pris d’assaut par une énorme quantité de camions [de flics]*.

Parallèlement, sept arrestations ont été effectuées (il pourrait y en avoir huit maj. 6, actuellement toutes dans la prison Le Vallette* de Turin, dans le cadre de la dénommée opération Scintilla) pour association subversive (article 270 bis) dans le cadre de la lutte contre les centres d’internement et de rapatriement des personnes migrantes.

La répression actuelle ne s’arrête pas là : dans l’immeuble devant l’asile des compagnons, ont décidé de faire entendre la radio directement sur le balcon, ils ont été surpris par une panne de courant provoquée par les policiers en bas de l’immeuble qui les attendait à la porte. Des contrôles d’identité ont eu lieu dans la zone d’Aurora, mais pas seulement, la police attendait également à l’extérieur de la station de Porta Susa.

À 6 heures, Via Cecchi s’est tenu un rassemblement qui s’est rapidement transformé en cortège défilant actuellement dans les rues de la ville (il se trouve actuellement sur la place Santa Giulia).

Turin est aujourd’hui une ville assiégée : reprenons le contrôle de notre vie et soutenons la lutte des compagnons de l’asile toujours coincés sur ce toit. Les Turinois n’abandonnent pas face au fascisme qui sévit dans la ville.

Publié le 07.02 sur roundrobin.info


MAJ :
Trois compagnons sont descendus du toit (dont un a été arrêté pour association de malfaiteurs), trois autres ensuite (après voir tenu pendant 36 heures) un rassemblement est en cours devant le squat. (08.02)

MAJ régulières ici  : https://www.autistici.org/macerie/?p=33314&fbclid=IwAR3FAx3iGbqcQefr8ku1qs5GSB_UqNkWlcbxoqfSGZGvnDsK3uK3u2-EkhE, et sur radio blakout (en Italien)


Quelques actions en solidarité (maj régulièrement)

* Bologne : cortège en solidarité avec les arrêtés de Turin

Jeudi 7 février au soir, un cortège composé d’une trentaine de personnes « solidaires avec les personnes arrêtées à Turin et avec l’asile en cours d’expulsion » (texte de sur la banderole de tête) a traversé les rues du quartier de Bolognina avec des interventions au mégaphone, tags sur les murs et collage d’affiches autour des faits de la journée.
Les vitres et les guichets automatiques d’une BPM brisées le long de la route.
La Banque Populaire de Milan est l’une des banques actionnaires de Alba Leasing, propriétaire de l’immeuble du futur Centre de rapatriement de Modène.

* Milan : action en solidarité avec les arrêtés du Turin

Dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9, une succursale de la poste italienne de la rue d’Agrate a été attaquée. La porte d’entrée et le guichet automatique ont été brisés à coup de marteau. Un tag a été laissé « FEU AUX CPR » ET « SOLIDAIRE AVEC LES COMPAGNONS ARRÊTES A TURIN

* Milan (bis) : Action en solidarité avec les compagnons de Turin (15/02)

Hier dans la nuit, nous avons brisé à coups de marteaux le DAB et les vitrines de la banque Intesa-San Paolode Via Meda. Sur la porte, le tag : « Liberté pour les compagnons arrêtés à Turin ».

On a choisi Intesa-San Paolo parce que c’est l’un des plus importants responsables de la gentrification du quartier Aurora [à prox. de l’asilo à Turin], responsable par conséquent de l’expulsion de l’Asilo et, d’une certaine façon, de l’arrestation des compagnons.

Liberté pour tous, liberté pour toutes.

* Turin : manifestation et bordel en solidarité (09/02/19)

Une manifestation a eu lieu en solidarité le 09/02, des voitures et des vitrines ont été attaqués pétés, des poubelles en feu, un bus attaqué, également les portes de la mairie … 11 personnes ont été arrêtées toutes ont été libérés (avec obligation de pointer au comico pour tous et pour 6 un avis d’expulsion « foglio di via » de la ville de Turin a été émis).

* Venise : attaque d’un DAB

La matinée du mardi 12 février, selon toute probabilité quelques bourgeois ou touristes se seront retrouvés déconcertés et indignés de ne pas pouvoir retirer à l’unicredit de San Pantalon à Venise, «Le terroriste, c’est l’État! Solidarité aux arrêté*s de Turin!  » Les forces du M.A.L. ont encore frappé … dans le silence assourdissant des infâmes journaux, contre la ville vitrine, broyons-la! LIBERT*  POUR TOU*TES

repris de roundrobin.info

* Patras (Grèce) : Le consulat Italien attaqué à la peinture (12/02/2019)

vu sur https://actforfree.nostate.net

* Quelques banderoles à Athènes

Pour envoyer du soutien : IBAN IT61Y0347501605CC0011856712    ABI 03475 CAB 01605    BIC INGBITD1

Turin: des nouvelles de l’Asilo…

Publié le 2019-02-09 08:15:02

Turin: des nouvelles de l’Asilo…

Trois compagnons sont descendus du toit il y a une heure [dans la matinée du 8 février] et nous ont informé qu’à l’intérieur de l’Asilo, les ouvriers, avec un zèle particulier pour satisfaire les commandes des flics, s’affairent à tout condamner, à murer chaque ouverture, à rendre la structure inutilisable.

Deux personnes sont déjà descendues et ont rejoint le rassemblement en bas tandis que Larry a été arrêté pour l’association subversive.

Les 3 derniers sont en train de descendre en ce moment.
En bas le rassemblement continue, venez !

Manifestation demain samedi 9 février à Turin.

[Commentaire publié sur Indymedia-Nantes le 8 février 2019.]

Rovereto, Italie : Des flammes pour le tribunal – 5 février 2019

Publié le 2019-02-09 08:15:04

Nous apprenons des médias locaux que dans la nuit du 4 au 5 février, une des entrées principales du tribunal, celle permettant l’accès à la police pénitentiaire, a été incendiée. Quelques mètres plus loin, sur le mur de l’ancienne prison, l’inscription « Liberté pour tous, feu aux tribunaux » a été laissée.

Quelques jours plus tôt, les vitres du siège du Credito Valtellinese de Rovereto ont été brisées au cours de la nuit du 30 au 31 janvier. Sur l’une des fenêtres, il restait l’inscription suivante: « NO CPR* – NI A MODENA NI AILLEURS ».

[Repris de Cracher dans la soupe]

NdT :

*CPR : Centres de rapatriements

Motreff (Finistère) : Le président de l’Assemblée a failli dire adieu à sa maison de vacances

Publié le 2019-02-09 10:09:03

Le Parisien / vendredi 8 février 2019

La maison bretonne du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, à Motreff (Finistère), a été visée jeudi par une tentative d’incendie. […] L’ampleur des dégâts matériels est inconnue : sur les deux clichés partagés sur les réseaux sociaux, on peut simplement voir une porte d’entrée détruite et les murs d’une pièce noircis par la fumée. « L’origine criminelle ne semble pas faire de doute », a ajouté Richard Ferrand dans un communiqué officiel, qui affirme avoir déposé une plainte pour tentative d’incendie à la gendarmerie. […]

L’entourage de Richard Ferrand, contacté par Le Parisien, insiste sur la « violence » des faits. Le procureur de Brest, Jean-Philippe Recappé, a confirmé que, selon les premiers éléments « il s’agit d’un incendie criminel. Cela ne fait aucun doute. On a trouvé un reste de pneumatique, et visiblement du carburant ». « C’est un voisin qui s’est aperçu que quelqu’un a voulu mettre un incendie, il s’en est aperçu vers 14 heures. Ce n’est pas une résidence principale, cette maison n’était pas habitée », a ajouté le procureur, qui n’était pas en mesure de dire quand les faits ont été commis. […]
Plusieurs domiciles et permanences d’élus de la majorité présidentielle ont été dégradés depuis le début du mouvement des Gilets jaunes en novembre et certains d’entre eux ont fait l’objet de menaces. De source parlementaire, une cinquantaine de députés ont été visés ces dernières semaines.

Vendenheim (Bas-Rhin) : Vinci perd un engin sur le chantier du Grand Contournement Ouest

Publié le 2019-02-09 10:10:03

Dernières Nouvelles d’Alsace / mercredi 6 février 2019

La pelle mécanique était stationnée à proximité de la RD 226. « Vers minuit et demi, un gardien qui faisait sa ronde a vu deux individus y jeter un engin incendiaire avant de s’enfuir », indique Jean-Luc Fournier, porte-parole de Vinci, concessionnaire du projet, via sa filiale Arcos. L’imposante machine a été totalement détruite. L’entreprise indique avoir porté plainte.

Par ailleurs, mardi à Duttlenheim, le concessionnaire a déploré d’autres dégradations sur du matériel, notamment sur un camion-citerne destiné à approvisionner en fuel les engins de chantier. Un homme a été interpellé et placé en détention provisoire. Il comparaîtra jeudi devant la chambre des comparutions immédiates du tribunal de grande instance de Saverne pour rébellion, opposition aux travaux et violences contre forces de l’ordre. [sur le site de la ZAD du Moulin on lit qu' »il a été condamné à 4 mois ferme (aménageable) + 6 mois avec sursis, 600€ d’amende et interdiction de circuler dans le Bas-Rhin… Le motif : rébellion, opposition aux travaux et violences contre forces de l’ordre »; NdAtt.].

Depuis le début des travaux, du contournement autoroutier de Strasbourg, en octobre dernier, « les manifestations sont quasi quotidiennes » et « les dégradations se multiplient », regrette Jean-Luc Fournier.
Le 31 janvier à Kolbsheim, une quarantaine d’opposants au GCO avaient bloqué des machines sur deux chantiers. Ils avaient fait face à une importante mobilisation de gendarmes.
Le 10 janvier au petit matin, une pelle mécanique avait brûlé entre Pfulgriesheim et Stutzheim-Offenheim. Plus tard dans la journée, des flexibles avaient été sectionnés sur une niveleuse et le pare-brise d’un camion benne avait été brisé entre Stutzheim-Offenheim et Oberhausbergen.
Déjà fin octobre 2016, deux engins de la société Arcos avaient déjà fait l’objet de dégradations à Vendenheim sur le futur chantier du GCO .

Lille : Détention préventive pour deux des inculpé.e.s des attaques antispé

Publié le 2019-02-09 10:11:03

extrait de France Bleu / samedi 8 février 2019

[Les quatre personnes arrêtées en début de semaine pour des attaques antispécistes] ont été présentés au tribunal de Lille en comparution immédiate, vendredi après-midi. Ils ont demandé le renvoi de leur procès, le temps de préparer leur défense, ce qui leur a été accordé. En revanche, deux des accusés resteront en détention, suivant les réquisitions du procureur. L’un d’eux, le seul homme des quatre prévenus, a dit avoir entamé une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention.
Les deux autres accusées attendront leur procès libre, mais sous contrôle judiciaire. Elles ont interdiction de résider dans le Nord-Pas-de-Calais et d’entrer en contact entre elles. Le procès aura lieu le 19 mars prochain. […]

Loos (Nord) : Appel à résistance. Contre la prison et son monde

Publié le 2019-02-09 10:11:03

Indymedia Lille / mardi 5 février 2019

Non à l’ouverture d’un établissement pénitentiaire à Loos.

La Ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé courant 2018 la création d’un Plan Prison. L’objectif : construire de nouveaux centres pénitentiaires pour contrer le manque de place dans les taules françaises, et par conséquent enfermer toujours plus de monde dans ces espaces de privation de liberté. Ce sont 15 000 nouvelles places qui doivent voir le jour au total, dont 7 000 d’ici 2022. Le précédent Ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, avait lui aussi développé, en 2017, un programme de construction prévoyant 24 nouvelles prisons et 10 000 places supplémentaires.

Enfermer toujours et encore, voilà la seule réponse à la misère sociale que sont capables d’offrir ceux qui nous dirigent. Tout le monde le sait, les conditions de vie dans les taules sont exécrables : les suicides y sont nombreux, l’insalubrité permanente, les exactions des matons fréquentes. Et à cela s’ajoute la privation de liberté, l’attente, les souffrances physiques et psychologiques. La prison ne règle en rien les problèmes sociaux : elle les aggrave. Pourtant, la voie répressive et sans cesse privilégiée, et ce sont donc de nouvelles prisons qui vont être construites prochainement, avec toutes les technologies nouvelles qui permettront un contrôle et un asservissement encore plus terrible des prisonnier.e.s.
Au-delà des conditions déplorables, c’est le principe même de l’enfermement qu’il faut combattre. La prison n’existe que pour imposer la norme sociale à tous et toutes, elle vise uniquement à protéger les intérêts particuliers de certains, de ceux qui sont à la tête du système politique et économique et qui cherchent, par la voie répressive, à empêcher toute forme de subversion de se développer. Alors, gouvernements après gouvernements, on décide de bâtir toujours plus de prisons.

L’une de ces taules va voir le jour – en principe – à Loos, près de Sequedin où il existe déjà un établissement pénitentiaire. Elle sera construite à l’emplacement même de l’ancienne prison, fermée en 2011, et pourra accueillir 840 détenu.e.s. Les travaux de déblaiement ont déjà commencé et ceux de construction de la nouvelle prison débuteront en 2020 (pour une ouverture prévue en 2022).
Il n’est pas question pour nous qu’une nouvelle prison ouvre à Loos ! Nous refusons la construction d’un lieu si oppressif, essentiel au maintien d’une société inégalitaire et discriminatoire que nous combattons.
Nous appelons donc à multiplier dans les mois à venir les initiatives de résistance, par toutes les formes possibles, afin d’empêcher la réalisation d’un nouveau projet répressif.

Feu aux prisons.
Soutien à tous et toutes les prisonnier.e.s
Résistance à Loos

Prison de Fleury-Mérogis : L’envie de liberté est plus forte que leurs barbelés

Publié le 2019-02-09 10:11:03

Actu Pénitentiaire / mercredi 6 février 2019

Un détenu a tenté de s’évader cet aprés-midi de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis.
Le détenu, faisant l’objet d’une surveillance spécifique, a, vers 16h20, escaladé le grillage de la cour de promenades pour se retrouver sur le toit d’un bâtiment. Ce dernier s’est alors dirigé sous un mirador, le surveillant en poste a alors déplombé son arme et mis en joue le fuyard. Malgré les injonctions et les sommations des fonctionnaires, le détenu a refusé catégoriquement de descendre. L’homme s’est finalement allongé sur le dos et a attendu que les surveillants de l’établissement viennent l’interpeller. Le détenu a été placé au quartier disciplinaire, […].

Encore un parloir sauvage en solidarité avec les prisonnier.e.s des centres de rétention administrative en lutte.

Publié le 2019-02-09 12:08:05

Un court récit du parloir sauvage du mercredi 6 février au Mesnil-Amelot en solidarité avec les retenu.e.s en lutte dans ce CRA et d’autres.



La lutte continue dans le CRA du Mesnil Amelot, malgré la répression très forte contre la solidarité des retenu.e.s. Un incendie a éclaté à l’intérieur du CRA2 samedi 2 février, et lundi une personne accusée de l’avoir provoqué passait au tribunal, depuis ni ses proches ni les autres retenus n’ont eu de nouvelles.

A l’extérieur on ne lâche rien. Mercredi 6 février, on est parti.e.s déters au CRA du Mesnil-Amelot pour montrer notre soutien aux retenu.e.s et notre volonté de voir enfin la destruction totale de la machine à expulser et de toutes les prisons !

Des deux côtés des murs d’enceinte du CRA s’est fait entendre l’agitation aux cris de : Liberté pour tou.te.s avec ou sans papiers ! Huriya ! Freedom ! Azadie ! Ni police, ni charité, vive la lutte des sans-papiers ! Solidarité avec les sans-papiers... Et bien sûr : Brique par brique et mur par mur, nous détruirons les centres de rétention (ou sa variante : nous détruirons toutes les prisons ) ! Dans le CRA3 les prisonniers ont manifesté leur enthousiasme dans les couloirs, et d’autres du CRA2 sont sortis en masse dans la cour dès qu’ils nous ont entendu arriver. Vers la fin du parloir, ils ont même entonné une chanson - en l’écoutant on a pu sentir la force des liens qui se sont tissés par la lutte à l’intérieur ces derniers temps.

Après quelques minutes de ces échanges, les flics sonnent l’alarme, braquent sur nous leurs lampes et nous somment de partir. Ce à quoi nous répondons par une autre volée de « Liberté ! ».

Qu’à cela ne tienne, nous reviendrons tant que nous n’aurons pas dansé sur les cendres de rétention !

Et comme le demandent les retenu.e.s de Vincennes : « Libération de tout le monde, tout de suite ! »

Quelques infos sur la technologie de surveillance à reconnaissance faciale, pour mieux la combattre !

Publié le 2019-02-10 21:45:04

[Tous ces articles datent pour leur majorité au max de deux mois. C’est pas pour cauchemarder, hein, juste pour tout arrêter au plus vite… Un petit exemple récent en banlieue parisienne]

Dans les lycées en France …

La reconnaissance faciale testée dans des lycées, 5 février 2019

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur va mener une expérimentation dans deux lycées de son territoire : les Eucalyptus à Nice (Alpes-Maritimes) et Ampère à Marseille (Bouches-du-Rhône). Des portiques, équipés de caméras, à reconnaissance faciale doivent y être installés d’ici la fin de l’année scolaire. Date de lancement de ce qui est présenté comme une première mondiale ? Probablement entre les vacances d’hiver et celles de Pâques. C’est Cisco à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) qui paie la mise en place de la technologie dans les lycées.

Dans les centres commerciaux (Canada)

La reconnaissance faciale mise à l’essai dans un centre commercial de Québec, 23 janvier 2019

Le bras immobilier de la Caisse de dépôt et placement du Québec lance un projet pilote à la Place Ste-Foy. En partenariat avec la firme Galilei affiliée à l’Université Concordia de Montréal, Ivanhoé Cambridge a récemment mis sur pied la Fonderie de l’innovation dans le commerce de détail à Place Ste-Foy. Pour l’heure, trois détaillants (La Vie en Rose, Tristan et la lunetterie BonLook) participeront à cette expérience comportementale qui s’étirera sur plus de deux mois. Ivanhoé Cambridge a récemment installé des caméras à l’entrée et dans les commerces des trois détaillants de Place Ste-Foy. Les caméras serviront à capter les visages des consommateurs pour déterminer leur âge, leur sexe et leur humeur… Ivanhoé Cambridge détient au Québec, outre Place Ste-Foy, Laurier Québec, le centre Eaton, le complexe Les Ailes, le centre Fairview-Pointe-Claire, les Galeries D’Anjou et la Place Montréal Trust. Ivanhoé Cambridge possède Place Ste-Foy depuis de nombreuses années. Le centre commercial de 124 commerces, qui a célébré récemment ses 60 années d’existence, a une vente moyenne de plus de 800 $ au pied carré.

Un centre commercial utilise la reconnaissance faciale à l’insu de ses clients, 29 juillet 2018

Des clients d’un centre d’achat de Calgary ont eu la fâcheuse surprise de découvrir que des caméras et un logiciel de reconnaissance faciale étaient cachés dans les répertoires des magasins situés dans l’établissement.

Un client a fait cette découverte en remarquant une fenêtre d’erreur s’affichant sur l’écran d’un répertoire, sur lequel on pouvait lire des lignes de codes avec les mentions «genre» et «âge», a rapporté Global News. Il a pris l’écran en photo et a publié celle-ci sur le site reddit, ce qui a entraîné un débat sur l’utilisation qui peut être faite de ces données.

Dans les aéroports…

L’aéroport Nice Côte d’Azur teste encore la reconnaissance faciale, 6 février 2019

Ils ont été conçus par un groupement composé du groupe français IN Groupe, nouveau nom depuis avril de l’ancienne Imprimerie nationale désormais un des leaders de l’identité numérique, et du suédois Gunnebo, spécialisé dans la fourniture d’équipements et de systèmes de sécurité. IN Group a intégré en 2017 les technologies Identité et Biométrie du groupe Thales. C’est le deuxième aéroport français après Paris à mettre en service de type de contrôle.
Au cours de l’été, 16 Sas seront installés 4 à l’arrivée et 4 au départ sur chacun des deux terminaux. A l’inverse des aéroports de Lyon et Marseille où des sas PARAFE utilisent la reconnaissance par empreintes digitales des passagers ceux de Nice emploie la reconnaissance faciale, pour les ressortissants de l’Union européenne prenant ou quittant un vol international.

La reconnaissance faciale, nouvel Eldorado du transport aérien, 8 février 2019

Depuis le 1er février dernier, les passagers des vols Miami-Munich de Lufthansa peuvent ainsi embarquer à l’aéroport de Floride sans devoir exhiber le précieux morceau de papier, mais en présentant simplement leur visage à une caméra. La même chose est déjà possible, sur certains vols, avec British Airways à Orlando, Jetblue à New York-JFK, Delta à Minneapolis… Mais aussi chez KLM à Amsterdam-Schiphol et Air France à Paris. La compagnie française teste, depuis plusieurs mois, une porte d’embarquement à reconnaissance faciale au terminal 2E de Roissy-CDG.

…Cerise sur le gâteau, le pionnier mondial de ces nouvelles technologies est une entreprise européenne, basée à Genève : la Société internationale de télécommunication aéronautique, plus connue sous le sigle SITA. Fondée il y a 70 ans par les compagnies aériennes, et dirigée depuis 2016 par une Française, Barbara Dalibard , cette coopérative internationale est derrière la plupart des systèmes informatiques de traitement des passagers dans les aéroports. Les solutions développées par SITA permettent également de pister les bagages, de suivre les avions en vol, d’alerter les pilotes sur les turbulences et même, d’offrir le wifi en vol aux passagers.

Sur les animaux…

Lutter contre les chats voleurs de croquettes, 8 janvier 2019

La firme italienne Volta a de son côté reçu un Innovation Award dans la catégorie Smart Home du CES 2019 [Consumer Electronics Show, la Mecque annuelle des innovations grand public qui se tient chaque année en janvier à Las Vegas] avec Mookkie, une gamelle dotée d’un système de reconnaissance faciale pour chats. Cette technologie actionne l’ouverture du rabat de la gamelle seulement si l’animal est reconnu, assurant que lui seul profitera de ses croquettes.

La bonne technologie des écolos contre la mauvaise (sic), 25 janvier 2019

Des écologistes ont peut-être trouvé une nouvelle arme pour lutter contre le trafic de chimpanzés. A l’aide de spécialistes, ils ont développé un algorithme qui pourrait aider à reconnaitre et suivre les chimpanzés vendus sur les réseaux sociaux. C’est Alexandra Russo, biologiste spécialisée dans la conservation, qui est à l’origine de l’initiative.
L’idée lui est venue alors qu’elle enquêtait sur le trafic de chimpanzés et consultait des dizaines d’annonces sur Instagram et Facebook à la recherche de spécimens en vente. La spécialiste s’est tournée vers le réseau Conservation X Labs et a rencontré le Dr Colin McCormick, spécialiste de la vision assistée par ordinateur. C’est ainsi qu’est né le projet ChimpFace. En utilisant une base de données réunissant quelque 3.000 chimpanzés sauvages ou en captivité dans des sanctuaires, ils ont développé un algorithme capable d’identifier et reconnaitre les grands singes. Bien qu’encore en développement, le projet a déjà séduit plusieurs organisations de conservation qui ont contribué à la base de données telles que l’Institut Jane Goodall ou le Liberia Chimpanzee Rescue and Protection. « La technologie est notre ennemi parce qu’elle a rendu le trafic en ligne de chimpanzés plus facile mais c’est aussi notre alliée pour s’attaquer à ce crime là où il a lieu », a conclu Jenny Desmond. A terme, il n’est pas exclu que le procédé ChimpFace soit adapté pour cibler le trafic d’autres animaux.

Chez les keufs… De Moscou à Rio de Janeiro, l’année commence bien

Moscou devient la vitrine de la reconnaissance faciale, 16 janvier 2019

«Ça va être cool! Les criminels vont s’éloigner de Moscou et ne pourront plus se cacher chez nous», triomphe sur sa messagerie VKontakte, le maire de la capitale russe, Sergueï Sobianine, en annonçant, il y a trois jours, la généralisation dans sa ville des systèmes de reconnaissance faciale. Cette technologie numérique, qui permet en une fraction de seconde d’identifier un individu parmi des centaines de milliers de quidams fichés sur une base de données, fera partie du quotidien des 12 millions de Moscovites. Depuis un an, ces derniers sont déjà étroitement surveillés dans le métro, avant de servir de cobayes lors du Mondial de football, avec les 850.000 supporteurs étrangers, visiteurs du stade Loujniki et des fans zones, sans que la population ne s’en émeuve.

La reconnaissance faciale bientôt dans les rues à Rio, 21 janvier 2019

Un système de reconnaissance faciale sera installé prochainement à Rio de Janeiro, pour lutter contre l’insécurité dans ce haut lieu du tourisme au Brésil, a annoncé le responsable de la police locale. Rogerio Figueiredo, nouveau chef de la police militaire de l’État de Rio, a évoqué dans un entretien publié lundi dans le quotidien O Globo l’utilisation d’un «logiciel de reconnaissance faciale et de plaques minéralogiques». Selon lui, le système doit être installé dans un premier temps dans le quartier touristique de Copacabana, début mars, au moment du Carnaval, grande fête populaire qui attire des centaines de milliers de visiteurs du monde entier. «Si [les caméras] identifient un individu sous le coup d’un mandat d’arrêt ou si une voiture volée circule dans la zone, un message d’alerte sera envoyé à la voiture de police la plus proche», a expliqué M. Figueiredo. «C’est un outil fantastique. Il était temps que la police militaire se modernise», a-t-il ajouté.

Chez les riches…

La chanteuse traque ses mauvais fans, 22 décembre 2018

NASHVILLE. La chanteuse américaine Taylor Swift a un sérieux problème de « fans » obsessionnels et harceleurs. Au point que pour l’un de ses concerts à Los Angeles le 18 mai 2018, sans prévenir le public, un système de reconnaissance faciale a été déployé dans la salle. Les visages des spectateurs ont été scannés pour être comparés à ceux de personnes connues et fichées pour des faits de harcèlement de la star (plusieurs centaines). Ils étaient stockés dans une base de données située à Nashville.

C’est arrivé près de chez vous…

Différents types d’application, des prisons à la falsification, 10 janvier 2019

…Facewatch a annoncé que sa technologie biométrique avait été choisie par l’administration britannique pénitentiaire de Sa Majesté (HMPPS – Her Majesty’s Prison and Probation Service) pour un projet pilote de reconnaissance faciale visant à vérifier et valider les visiteurs accédant au système HMPPS.

La technologie de reconnaissance faciale a récemment été utilisée à Westminster les 17 et 18 décembre 2018 dans le cadre d’un essai pour la police britannique. En effet, les zones telles que Soho, Piccadilly Circus ou encore Leicester Square seront touchés par cet essai. Pour rappel, l’année dernière les forces de l’ordre du Sud de Pays de Galles avait arrêté un homme grâce à la reconnaissance faciale. Toute personne refusant d’être scannée pendant cette période d’essai, ne sera pas « considérée comme suspecte par les agents de police mais on pense déjà aux problèmes d’erreurs qui pourraient intervenir si cette technologie venait à se généraliser.

En Chine on utilise déjà la reconnaissance faciale pour vérifier l’âge des joueurs sur certains jeux vidéos, l’offre nommée « Hertz Fast Lane » permet aux membres du programme Hertz Gold Plus Rewards uniquement, inscrits à Clear, d’accélérer leur processus de location à l’aéroport international Hartsfield-Jackson d’Atlanta.

Dans le monde de la sécurité, les Services secrets américains testent la reconnaissance faciale pour surveiller la Maison Blanche. L’objectif est d’identifier le personnel mais surtout les personnes extérieures afin d’éviter les potentielles menaces d’exécution du président ou d’attentat.

… Enfin n’oubliant pas les risques de dérives possibles avec les possibilités de créer des masques ultra-réels vendus entre 300 000 et 390 000 yen, soit 2 330 euros et plus de 3 000 euros. Ces derniers permettent de reproduire à l’identique des visages humains avec une grande précision. Le délai de livraison est assez court, 3 semaines minimum et l’entreprise peut produire jusqu’à 30 masques par mois. Pour les créer, la technique appelée 3DPF et inventée par l’entreprise est utilisée. Elle permet ainsi de transférer une photo d’origine sur le masque tout en « dupliquant la texture de la peau, les vaisseaux sanguins et l’iris des yeux. »

[Repris de leur presse, reçu par mail]

Brèves, France : Saboter les flux, quels qu’ils soient !

Publié le 2019-02-10 21:45:06

Hautes-Alpes, 7 février 2019 : un nouveau sabotage de fibre optique a eu lieu sur l’A51 (le deuxième en quinze jours) qui contraint Vinci à fermer une portion d’autoroute toute la journée dans les deux sens, cette fois entre Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence) et La Saulce (Hautes-Alpes), soit 34 kilomètres. « La fibre a été coupée en deux points différents à côté des tunnels Mirabeau et de la Baume, provoquant le dysfonctionnement de leurs systèmes de sécurité et de communication ». Par ailleurs, près de 6.000 foyers ont également été privés de téléphone et d’Internet, dans les communes situées aux alentours de Manosque. Le sabotage concerne tous les opérateurs.

Et puis si c’est le second sabotage de l’A51 par fibre, c’est le troisième en tout pour couper ce flux autoroutier :


Villeparisis (Yvelines), 4 février 2019: sur le fil twitter du compte RER B, on apprenait à 07h41 ce lundi 4 février que le trafic sur l’ensemble de la ligne était totalement interrompu en raison d’un sabotage sur les installations électriques. Le trafic a été fortement impacté toute la matinée et ce n’est que vers 14h que le trafic a été entièrement rétabli. 

Pour rappel, le 5 février dernier, un sabotage incendiaire a causé une interruption totale du trafic sur l’ensemble de la ligne du RER A, du début de matinée jusqu’à 17h. C’est l’incendie d’un transformateur au bord des voies entre Vincennes et Nation qui est à l’origine de cette inerruption des flux ferroviaires. 

D’un contrôle d’identité à une détention provisoire, une collaboration police-justice.

Publié le 2019-02-10 21:46:04

Après bientôt trois mois d’une contestation massive et acharnée, le mouvement des gilets jaunes n’en finit pas de ne pas finir, et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas du goût du pouvoir.
Récit d’une nouvelle opération de police, sous les ordres de Mme Billot, juge d’instruction.



Rassemblement de soutien à l’Amassada

Publié le 2019-02-10 21:47:05

Rassemblement de soutien à l’Amassada contre la criminalisation des luttes



URGENT//AMASSADA//RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN

Jeudi au matin les gendarmes sont intervenus un énième fois sur la plaine de lAamassada. Ils ont embarqué 5 copines et copains qui ont été placé en garde à vue.
Vendredi matin ils étaient présentés devant le juge des libertés car le procureur demandait leurs placements en détentions provisoire.

Le juge ne les a pas mis en prison mais leur a notifié une INTERDICTION DE TERRITOIRE.
2 sont interdits de séjourner dans l’Aveyron et 3 à St Victor et Melvieu jusqu’à l’attente de leur procès le 3 juillet !!!!!

Les chefs d’inculpations sont occupation illégale, dépôt de déchets sur la voie public, obstructions de passage et refus de prélevement d’Adn.

Nous voyons là une escalade policière et judiciaire et une volonté délibérée de criminaliser la lutte de l’Amassada.

Outre le fait de la lutte contre le mega transfo, il est plus que nécessaire d’apporter notre soutien à celles et ceux qui risquent de la prison car ils s’opposent à des gouvernants qui veulent tout détruire au nom du capitalisme.
Pour cela un RASSEMBLEMENT est prévu demain dimache 10 février à l’Amassada à partir de 12h ​pour celles et ceux qi veulent partager un picnic et à 14h pour l’assemblée.

Soyons nombreuses et nombreux à dénoncer l’état autoritaire qui se met en place car nous sommes tous concernés.
Aujourd’hui ce sont eux et demain.. ??

TOUTES ET TOUS À L’AMASSADA !