Vive l'Anarchie - Semaine 05, 2020

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Paris : Une personne inculpée et écrouée pour l’incendie de la brasserie des bourgeois et du chef de l’État – 31 janvier 2020

Publié le 2020-02-03 12:07:07

Vendredi 31 janvier, une personne est arrêtée et placée en garde à vue, accusée d’être impliquée dans l’incendie volontaire du 18 janvier dernier de « La Rotonde », célèbre brasserie parisienne du 6ème arrondissement prisée du chef de l’État.

C’est à partir des images de vidéo-surveillance de la préfecture de police de Paris et de la téléphonie que les policiers de la sûreté territoriale sont remontés jusqu’à lui.

L’homme de 31 ans, intermittent du spectacle, également soupçonné d’être impliqué dans une tentative d’incendie contre ce même établissement le 9 janvier (samedi de manif), a été placé en garde à vue du chef de « dégradations volontaires par incendie », a précisé le parquet.

On apprend qu’à l’issue de sa garde à vue (durant laquelle il a gardé le silence) et de sa comparution devant un juge, il a été mis en examen pour « destruction volontaire par incendie » et placé en détention provisoire.

L’incendie, même s’il avait été rapidement circonscrit, avait fait des dégâts matériels non négligeables, puisqu’à l’heure actuelle le commerce est toujours fermé et 40 personnes sont au chômage technique. Les enquêteurs avaient alors immédiatement assuré que « la piste criminelle ne faisait guère de doute ». Des traces d’hydrocarbure avaient été retrouvées sur place, ainsi qu’un gant et un gilet jaune.

« Sur les images vidéo, on voit deux types qui essaient de forcer la porte », avait décrypté un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur. « Puis on les voit briser la vitre sur le côté, jeter ce qui semble être de l’essence et mettre le feu à une desserte sur laquelle sont posées des serviettes de table ».

Le restaurant La Rotonde est souvent pris pour cible, en raison du fait qu’il soit prisé par Macron. Il avait notamment dû fermer plusieurs fois dans l’année, lors de manifestations de Gilets jaunes, ou contre la réforme des retraites. « Devant chez nous, des gilets jaunes criaient : Mort à Macron, Mort à la Rotonde ! », affirme Gérard Tafanel, le gérant de l’établissement.

[Repris des journaflics du Parisien, 31 janvier et 1er février 2020]

Hambourg (Allemagne) : Une lettre et la recension d’un livre, par l’un des compas emprisonnés à la taule de Hostelglacis

Publié le 2020-02-03 12:25:06

de.indymedia.org / 1er février 2020

Contre l’isolement de nos prisonnier.e.s !

2 janvier 2020,
Chers ami.e.s et compagnon.ne.s de combat, je vous souhaite une bonne année.
J’espère que vous l’avez bien accueillie, comme je l’ai fait moi.

Ici, en prison, le rassemblement solidaire du soir du Nouvel an a été un grand sujet de conversation et a été bien accueilli. Même si je n’ai rien vu du rassemblement, je me suis glissé dans la nouvelle année en regardant de magnifiques feux d’artifice, en pensant à vous et en anticipant la joie de vous voir.

Je vous envoie une revue d’un bon roman graphique. En allemand le livre est paru chez Bahoe, en anglais je pense qu’il a été publié par AK Press [l’édition française de ce livre est : « Matricule 155 : Simon Radowitzky », de Agustin Comotto, Babelio, 2017 ; NdAtt.].

Alors, mes cher.e.s, je vous salue tou.te.s et j’espère vous revoir bientôt.
Liberté et bonheur !

………

Revue de « Matricule 155 : Simon Radowitzky »

Monument funéraire de Ramón Falcón. Cimitière de la Recoleta, Buenos Aires, en 2006

La littérature anarchiste en langue allemande est malheureusement assez limitée. Cela devient vite clair lorsque vous entrez dans une bibliothèque italienne, française ou espagnole. Une des conséquences de cette sélection limitée est une connaissance très incomplète de l’histoire anarchiste et révolutionnaire et donc un manque d’occasions et de débats pertinents, aussi pour les analyses et les luttes contemporaines. Par exemple, le sort de Sacco et Vanzetti et la solidarité mondiale avec eux sont connus par beaucoup de monde aussi dans l’espace germanophone. Même si c’est surtout dans une perspective très gauchiste, dans laquelle les deux migrants italiens assassinés par la justice américaine sont présentés comme des victimes innocentes et non pas comme les anarchistes révolutionnaires qu’ils étaient. En revanche, un autre chapitre de la solidarité internationale est largement méconnu, ici. Mais cela n’est pas seulement dû aux barrières linguistiques. La solidarité avec l’anarchiste Simón Radowitzky a elle aussi été très forte et dans des nombreux pays elle a été portée dans les rues. Cependant, dans son cas, ça n’a pas été possible de l’instrumentaliser comme une victime innocente de la justice. En 1909, à l’aide d’une bombe, il a assassiné Ramón Lorenzo Falcón, le tristement célèbre général qui avait réprimé dans le sang les grèves et les manifestations des travailleur.euse.s en Argentine.
A cause de son jeune âge, il n’a pas pu être exécuté, mais il a passé des nombreuses années en prison dans la Terre de Feu. Juif ayant survécu aux pogroms antisémites des Cosaques, dans l’Empire tsariste, il avait rejoint les anarchistes révolutionnaires et s’était enfui en Argentine après la révolution de 1905.
Son action et son emprisonnement ont poussé beaucoup de monde à lutter eux aussi contre le pouvoir. Par exemple, Severino di Giovanni et ses compagnon.ne.s d’armes ont mené de nombreuses attaques pour obtenir la libération de Radowitzky ; dans de nombreux autres endroits du monde aussi, les anarchistes ont fait parler la dynamite, en solidarité. Après une évasion spéctaculaire, mais malheureusement ratée, à travers les étendues sauvages de la Terre de Feu, Simón Radowitzky quitte le continent sud-américain et lutte contre le fascisme en Espagne. Il fini, comme tant de révolutionnaires, dans un camp de concentration français. Il meurt au Mexique en 1956.

Depuis quelques années, il existe un roman graphique assez intéressant sur sa vie. Désormais, le livre d’Augustín Comotto a été traduit de l’espagnol en anglais et en allemand. Ça fait plaisir de constater que non seulement il est très intéressant sur le plan artistique, mais qu’il est aussi précis en termes de contenu et d’histoire. L’auteur montre également une proximité avec le mouvement et l’idée anarchistes. Par exemple, l’anarchiste britannique Stuart Christie a écrit une préface pour le livre.
L’histoire de Simón Radowitzky est toujours d’actualité. À l’automne 2018, une anarchiste a été gravement blessée lorsqu’elle tentait de faire sauter la tombe de Falcón. Comme on le sait d’autres sources, son arrestation et celles d’autres personnes au cours de la vague répressive ont été mises à profit dans les médias, quelques semaines avant le sommet du G20 à Buenos Aires.

 

Note d’Attaque : pour en savoir plus sur Radowitsky et les milieux anarchistes de son époque, on pourra lire « De la Russie à l’Argentine. Parcours d’un anarchiste au début du XXe siècle »

Italie/Chili : Une lettre de Juan pour Marcelo

Publié le 2020-02-03 12:26:05

Contra Info / mercredi 22 janvier 2020

Jusqu’à quand il n’y aura pas de pain pour les pauvres, il n’y aura pas de paix pour les riches. Tant qu’il y aura de la misère, il y aura de la rébellion.

Pour Marcelo,
avec toute la complicité de la lutte !

J’ai aimé tes mots de courage et de solidarité, qui m’ont rempli d’émotion et de sympathie !
Je réponds aujourd’hui (j’avais la censure du courrier) à tes mots, parce que je pense qu’il est important d’établir des liens de complicité entre nous, anarchistes du monde entier.
Pareillement, je crois qu’il est essentiel d’avoir une vision de la camaraderie qui est internationaliste et faite de résistance digne, tant en paroles qu’en actes.

Cher compagnon, aujourd’hui mes mots et mon cœur battent à l’unisson avec les tiens, avec les luttes qui, avec courage et dignité, sont portées contre le gouvernement du Chili et qui se sont transformées, d’une simple lutte pour le ticket du métro, jusqu’à incendier et attaquer de tout ce qui opprime, partout au Chili. Mais je ne peux pas nier que mon estime et ma sympathie vont aux compas anarchistes, qui ont toujours été présent.e.s dans la lutte de rue, de jour comme de nuit, par le passé comme par le présent.

Même si nous sommes prisonniers sous différentes latitudes de la planète, je sais que notre lutte se poursuit, la tête haute et avec dignité ! C’est pourquoi j’envoie ces simples mots de solidarité et de courage aux rebelles frappés par la répression de l’État chilien ; la brutalité des tortures, les viols, les meurtres ne seront pas oubliés ! Et la chose la plus important est qu’ils n’ont pas arrêté la lutte ! Cela montre le courage des femmes et des hommes qui continuent, avec dignité, à se battre.

Nous devons exiger la libération des 1700 prisonniers de la révolte chilienne, sans oublier aucun prisonniers à l’intérieur de ces murs ; ceux qui, comme toi compagnon Marcelo, ont toujours combattu ! Je ne doute pas que ta lutte, votre lutte, est ma lutte ! Cela me donne du courage et je suis fier de faire partie de cette galaxie anarchiste, de continuer à lutter jusqu’à ce que l’État et ses prisons soient effacés de l’univers.

Je pense qu’il est également fondamental de se souvenir de nos compagnons révolutionnaires et rebelles, connus ou inconnus, qui n’ont pas arrêté de combattre, par le passé, de façon à poursuivre leur chemin aujourd’hui. Se souvenir surtout de ceux qui ne se sont pas laissé abattre par le fat que les temps qui ne seraient par mûres, mais continuent la lutte permanente, avec passion et à contre-courant. A tous ceux qui ne se résignent pas, malgré le fait que toutes les prévisions soient défavorables.

Se souvenir des compagnons révolutionnaires du passé non pas comme des icônes, mais comme des exemples dans la pratique, car ils sont nos racines et notre âme ! Une âme qui n’est pas abstraite ou religieuse, mais une âme qui est concrète : c’est la lutte universelle ! C’est une âme qui tend à la révolte, ici et maintenant !

C’est pourquoi je voudrais rappeler le souvenir d’un camarade chilien qui est mort dignement, ici en Italie, aux côtés d’un autre compagnon, dans l’explosion de la bombe qu’ils étaient en train de préparer, à Turin, le 4 août 1977. Il s’agit de Aldo Marin Piñones et d’Attilio di Napoli, militants du groupe armé Azione Rivoluzionaria (un groupe anarcho-communiste), morts à l’âge de 24 ans. Un compagnon qui a lutté contre le régime de Pinochet, a été enfermé dans les prisons de la dictature chilienne et est mort en luttant contre la démocratie totalitaire occidentale. C’est à nous maintenant de lutter et lutter…

Juan Sorroche
Prison de Terni – AS2
1er janvier 2020

Une accolade, compagnon Marcelo, contre vents et marées

« Toujours irréductibles, sans jamais oublier ! »
Marcelo Villarroel

*****

Pour lui écrire (Juan parle italien et espagnol) :

Juan Antonio Sorroche Fernandez
C. C. di Terni
Strada delle Campore, 32
05100 – Terni (Italie)

Etude de cas : quand images et innocentisme aident la justice à condamner une personne

Publié le 2020-02-03 20:39:09

Participer activement à l’enquête pour tenter de se dédouaner, ne pas se contenter de critiquer les preuves de l’accusation, mais aussi fournir soi-même des preuves de son innocence et se bâtir un profil bien sous tout rapport : nous appelons ça faire de l’innocentisme.
Cette stratégie peut pousser à la coopération avec ceux qui mènent l’enquête, à la dissociation, à donner des vidéos qui accusent d’autres, à la balance. Ce type de défense, bien que dangereux, est loin d’être exceptionnel. Les conséquences d’une telle défense ne sont pas évidentes à priori.

C’est pourquoi on souhaite partager ce cas concret dans lequel sont accusées deux personnes. Si on a choisit d’anonymiser l’identité de l’une, cette courtoisie élémentaire semble moins évidente pour l’autre car il s’agit d’une personnalité publique, qui participe à nombre de collectifs antirepression, IanB. [2]

Voyage dans le temps de la Justice : 24 mars 2016, pendant le mouvement contre la Loi travail. Les lycéen-nes se donnent rendez-vous à 11h place d’Italie, pour manifester en direction du cortège syndical à Montparnasse.

https://paris-luttes.info/continuons-le-debut-jeudi-24-mars-5084

Tout le trajet, les flics encaissent les offensives joyeuses et déterminées des manifestant-e.s. Arrivé-es à Montparnasse, le SO de la CGT s’affronte avec ce qui ne s’appelait pas encore le cortège de tête. Alors que des flics en civil présents parmi le SO tentent une interpellation suite à l’échauffourée, ils se font joliment repousser et, selon leurs dire, l’un d’eux se fait rouer de coups. Ce dernier, Laurent Dupont (ça s’invente pas !), et ses collègues interpellent dans la foulée deux personnes.

Une instruction sera par la suite ouverte pour « violence en réunion sur personne dépositaire de l’autorité publique », dans laquelle ces deux personnes seront mises en examen, et placées sous contrôle judiciaire.

Les deux prévenus sont accusés des mêmes coups pour lesquels il ne peut y avoir qu’un seul responsable. Tout l’enjeu de cette instruction, c’est donc de déterminer lequel des deux est le coupable. Si une position commune avait été tenue, les juges auraient eu beaucoup plus de difficulté à condamner l’un des deux.

Si on observe l’apport des flics à cette enquête, on peut rapidement constater qu’ils rament, se plantent et font choux blanc. Ils n’ont réussi ni à obtenir d’images de caméras de la ville, ni des commerces alentours.
En plus, durant la garde à vue, les flics font des déclarations contradictoires : deux d’entre eux assurent que les coups de pieds ont bien été donnés par IanB, tandis qu’un autre flic et la fiche d’interpellation accusent X.

Le dossier est donc peu fourni, contradictoire et ne permet pas de désigner un coupable. Jusque là tout va bien, mais c’est sans compter sur l’aide qu’apporte une personne qui veut activement clamer son innocence.

X ne déclarera rien durant tout le déroulé de cette histoire, mis à part son identité devant la juge d’instruction. [3]

Dès les premières questions sur les faits, IanB va déclarer : « Non, je conteste ces faits, et les vidéos le prouveront« .

Ensuite, au second entretien lorsqu’on lui demande pourquoi les policiers l’ont arrêté, il affirme : « Je ne peux pas vous dire. Je pense qu’ils se sont trompés sur la personne« …

Ces petites phrases anodines classique du « mais j’ai rien fait ! » prennent ici un poids particulier : ils sont deux et il faut trouver lequel a fait la grosse bêtise. Si c’est pas lui, alors c’est l’autre. Même s’il ne pensait à personne en particulier, le résultat semble à posteriori évident. On voit bien ici un des intérêts de ne rien déclarer quand on est dans le stress de la garde à vue, même si l’on n’imagine que cela ne concerne personne d’autre que soi.

Il aurait pourtant pu y réfléchir puisqu’il savait dès son interpellation qu’une autre personne était arrêtée pour les mêmes faits, et c’est lui qui le dit : » Et on m’a amené dans la rue adjacente avec une autre personne interpellée. On nous a amené plus loin et un supérieur hiérarchique des policiers a déclaré à ses effectifs « eux vous leur mettrez violences sur PDAP« 
Lors de ce même interrogatoire, son avocate, Muriel RUEF, présente une clef usb avec le shorcut de Taranis News. [4]

C’était probablement pour sortir de GAV plus vite car dans cette vidéo, on trouve des images qui tendent à innocenter IanB. Cependant la vidéo ne convainc pas la flic qui l’analyse : « il est impossible de déterminer si l’individu a donné des coups ». Cette vidéo ne montrerait ni qu’il a mis des coups, ni qu’il n’en a pas mis. Le problème, c’est qu’on y trouve aussi des images de l’affrontement avec les policiers. Il est problématique qu’une personne fournisse aux flics une vidéo dans laquelle on peut voir nombre de personnes très clairement reconnaissables commettre des délits.

https://paris-luttes.info/dialogue-imaginaire-avec-un-e-7784

Ils sont placés sous contrôle judiciaire suite à un entretien devant la juge d’instruction Caroline GENIN, après que l’un ai encore une fois clamé son innocence, et l’autre présenté des justificatifs d’identité et garanties de représentation. L’instruction commence et va durer plus de trois ans.
Six mois après les faits, en septembre 2016, alors que l’enquête n’avance pas, IanB, par le biais de son avocate, va revenir à la charge, dans l’espoir d’obtenir un non-lieu plus rapidement. Il demande à être entendu de nouveau. Pour justifier son innocence, il pointe les incohérences de l’enquête en accusant son co-prévenu.

Voici un extrait du courrier envoyé par son avocate à la juge d’instruction :

« La victime, Monsieur DUPONT, interrogé par téléphone (PV n°56) indique et décrit comme son agresseur l’individu qu’il a lui-même interpellé. Or, il indique également :

 » Q [Juge] : Pouvez-vous reconnaître le dénommé IanB ?
R [FLIC] : Oui, c’est l’individu que j’ai conduit dans vos locaux et que vous avez placé en garde à vue.
C’est bien lui qui m’a mis un coup de pied dans le dos…  »

 

Or, Monsieur IanB n’a pas été interpellé par Monsieur DUPONT, sa fiche de mise à disposition en atteste. Monsieur DUPONT a interpellé une autre personne. Il a donc confondu Monsieur IanB avec cette personne »

 

Nous voilà donc en novembre 2016, et le greffe se rend compte que la vidéo versée au dossier est égarée. Chouette se dirait-on. Non, l’avocate ré-envoie la vidéo, décrivant encore une fois la scène. Puis IanB obtient en janvier 2017 un entretien avec la juge, où il réitère son innocence avec moults détails sans pour autant, cette fois, pointer l’autre inculpé. Ce dernier se présentera lui aussi devant la juge le lendemain, mais fera usage de son droit au silence.

Jusqu’ici, aucun acte n’a été fait par la juge ou le parquet, seule « la défense » a produit les pièces dont on vient de parler.

Mais fin janvier, les policiers interpellateurs et victimes sont aussi réentendus par la juge :

-[LA JUGE] : Avez vous quelque chose à ajouter ?
-[LE FLIC] : Oui, les faits se sont passés il y a dix mois et si vous ne m’aviez pas présenté la vidéo j’aurais été incapable de me souvenir dans les détails de cette interpellation car depuis j’ai assisté à beaucoup d’autres manifestations

via GIPHY

Tous valident la version servie sur un plateau par IanB, arguant que leurs premières dépositions erronées sont dues à la confusion causée par la mauvaise volonté de X et à une déposition par téléphone. Tous commentent la vidéo délatrice, se reconnaissent, reconnaissent X.

Durant tout ce temps, rien dans le discours de IanB, ni de manière générale ni sur cette affaire, ne laissait imaginer ce choix de défense.

En octobre 2017, Benjamin JUNGMANN, un nouveau juge, demande la clôture de l’instruction. Un an plus tard, le procureur fait son recours définitif pour qu’ils soient jugés tous les deux. Il ne sera pas suivi par le juge, qui offrira un non-lieu à IanB, et renverra X devant le tribunal correctionnel.
Au procès qui s’est tenu en novembre 2019, X ne déclare rien, la proc demande 1 an ferme sans mandat, il sera condamné à 1 an de prison avec sursis, 400€ pour le flic, et 400€ pour l’avocat de ce dernier.
L’audience était à l’image de l’enquête. Le juge a répété un certain nombre de fois que IanB était innocent en contraste avec X. Sa coopération a permis au procureur une envolée sur l’impartialité de la justice, qui enquête à charge (X) et à décharge (IanB). Enfin, des images extraites de la vidéo fournie par IanB furent montrées à l’audience et étudiées comme preuve formelle que X a donné au moins un coup de pied.

Il semble important d’apporter quelques précisions. Si l’on dénonce le comportement de IanB, il convient de rappeler qu’il arrive régulièrement que des gens adoptent une défense similaire. Lorsqu’on subit la pression des flics en garde à vue, leurs menaces et leurs violences, il arrive que la peur prenne le pas. Si y céder est une erreur, le reconnaître et en discuter permet de penser comment la dépasser.

D’abord, il est nécessaire de faire savoir aux autres co-accusé.e.s qu’on a parlé et ce qu’on a dit, pour qu’ielles puissent préparer leur défense.
Ensuite, ça peut permettre à toutes celleux qui ne sont pas passé par la garde à vue de comprendre et dépasser ces sentiments : celui d’injustice qui incite à vouloir s’expliquer parce qu’on ne devrait pas être là ; l’espoir que la justice se rende compte de son erreur ; la peur des flic, de la taule, de l’autorité…

Cette histoire permet de se rendre compte que la logique innocentiste sert concrètement la justice. Que les vidéos servent à condamner d’autres. Que discuter avec la juge plutôt qu’avec ses co-prévenus sert l’enquête et pas la défense, quand bien même on est « innocent ».
Enfin, rappelons qu’il n’existe aucun moyen de savoir si avec une autre défense l’issue aurait été différente pour X. Ce sont les flics, la proc, les juges qui l’ont poursuivi et condamné, et pas les erreurs -aussi conséquentes soient-elles- de son co-prévenu.

C’est la répression dans toutes ses incarnations qu’on combat. L’État et les flics, mais aussi une croyance bien ancrée dans toutes nos têtes, celle d’une reconnaissance par la société de nos sentiments d’injustice. Car c’est l’idée que quelques-uns puissent avoir le droit de décider de l’innocence ou de la culpabilité d’autres au nom d’une morale commune qu’il faut détruire.
Arrêter de croire en la justice, c’est cesser de vouloir convaincre de notre « innocence » mais c’est surtout entrevoir la possibilité d’un monde sans juge ni autorité.

Notes
[1] Si des personnes sont intéressées (ou méfiantes), les pièces du dossier anonymisées sont disponibles. Il suffit d’envoyer les passages du texte qui vous intéressent à : cpamoi[at]riseup.net

[2] Il ne se prive pas de raconter cette histoire dans plusieurs articles, en se gardant bien d’assumer ses erreurs :

https://volte-face.info/recit-de-mon-arrestation-le-24-mars-2016-a-paris-montparnasse/
« je serais […] mis en examen deux fois en mars 2016 après avoir été arrêté par des policiers en civil pour des faits imaginaires, »

https://paris-luttes.info/proces-pour-violences-d-un-nervis-12006

Alors qu’il finit par donner ses empreintes en garde à vue, on peut le voir par la suite fanfaronner sur les réseaux sociaux :

Il s’est pris pour Raymond Depardon alors que c’est plutôt Alphonse Bertillon. Qu’ils brûlent en enfer avec leur #fichage ! Les relevés signalétiques ne peuvent être fait sous la contrainte. En GAV je les refuse, quand bien même c’est un délit. #ACAB (cf. @S_surveillance) https://t.co/Isq3PWpif0

— IanB (@ianb_desarmons) November 24, 2019

[3] Ce texte ne cherche pas à idéaliser la stratégie de (non) défense de X. Il existe une palette de possibilités pour se défendre. Soit dit en passant, X n’a rien a voir avec ce texte.

[4] Taranis fait des montages court publiés dans les heures qui suivent la manifestation, avant de publier des reportages plus long les jours qui suivent. Alors que des gens empêchent des interpellations à coup de bâton, Taranis les enfonce à coup d’image. Gaspard Glanz et tant d’autres publient le plus rapidement sur internet que ce soit pour la gloire ou pour la thune, ou même pour ce qu’ils pensent être la lutte. Comme si il n’y avait jamais de conséquences pour celleux qui agissent.
Dans ce monde où les objectifs sont partout, il est nécessaire de se rendre méconnaissable. On peut aussi attaquer les caméras et ceux qui les utilisent. :)

 

Paris et Marseille : Des permanences électorales visées

Publié le 2020-02-04 13:11:04

Paris : Vitres brisées au local de la députée LREM

FranceInfo / lundi 3 février 2020

D’après les photos diffusées par l’élue sur Twitter, la vitrine a reçu plusieurs coups. La députée LREM de la 10e circonscription de Paris et soutien de Cédric Villani, Anne-Christine Lang, a dénoncé ce lundi la dégradation de sa permanence, située dans le 13e arrondissement. [au 7, rue Buot, dans le 13ème, si jamais… NdAtt.]

*****

Marseille : Des tags chez les fascistes

La Provence / mardi 4 février 2020

Ouverte le 12 janvier dernier, la permanence de Jean-François Luc, candidat RN du 3e secteur, située rue Granoux (4e) à Marseille, a reçu une visite dans la nuit de samedi à dimanche qui n’avait rien d’amicale.
De source policière, on indique que les murs du local ont été tagués de slogans hostiles ou ironiques : « Marine, rend l’argent », « Jul président », « gilets jaunes », « plein de coronabisous » ou encore, dans un genre plus menaçant, « on reviendra ».

Toulouse : Profanation anarchiste de l’église Saint-François de Paule – 3 février 2020

Publié le 2020-02-05 00:40:12

L’église Saint-François de Paule, située rue du général Bourbaki dans le quartier des Minimes, à Toulouse, a été couverte de tags anarchistes, dans la nuit du dimanche 2 au lundi 3 février 2020.

« La seule église qui illumine est celle qui brûle », « ACAB », « Gilets au bout de mes rêves », ont notamment été tracés sur la façade. De l’autre côté de la rue, un slogan contre le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, dont on ignore la teneur, a lui aussi été effacé à la hâte par les services techniques de la ville.

[Repris de CôtéToulouse, 04.02.2020]

 

Lille : Les flics syndicaux appellent leurs collègues à la rescousse – 29 janvier 2020

Publié le 2020-02-05 00:40:12

Ils ont adressé une lettre ouverte au ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Les syndicats FSU, Force Ouvrière (FO), CGT et UNEF ont dénoncé, ce mercredi 29 janvier 2020, une « politique préfectorale d’intimidation » après les interdictions, changements de parcours et « interventions violentes » visant les manifestations lilloises.

Affirmant que les dégradations constatées lors des manifestations lilloises contre la réforme des retraites (bris de vitrines, de panneaux publicitaires ou d’abribus) émanent d’un « groupe de personnes non identifiées », ces quatre syndicats s’interrogent sur l’action des forces de l’ordre.

« Notre service d’ordre de la manifestation isole le cortège syndical de ce groupe d’individus », écrit l’intersyndicale. « Facilement repérables, ces individus ne font l’objet d’aucune intervention de la police pourtant massivement présente, déplore-t-elle. Les casseurs continuent à casser sans être inquiétés ».

« La gestion des manifestations est plus que problématique », a estimé Catherine Piecuch, secrétaire de la FSU pour le Nord et le Pas-de-Calais, présente dans le cortège. « Le préfet met dans le même
sac casseurs et manifestants ».

« Tout n’est peut-être pas fait pour sécuriser le parcours », a-t-elle souligné, expliquant que les représentants des syndicats étaient eux-mêmes « allés voir un chantier pour leur dire de fermer », et éviter que des casseurs ne prennent du matériel.

Montpellier : « Un samedi comme les autres depuis bientôt quinze mois » – 1er février 2020

Publié le 2020-02-05 00:41:06

Ce samedi 1er février, plus de 1000 personnes se sont retrouvées à Montpellier à l’appel national des gilets jaunes pour ce 64ème acte. Parmi tout ce monde, il y avait un black bloc d’environ 500 personnes.
La manif a commencé en fin de matinée dans un calme relatif, mais peu avant 13h, les premiers affrontements éclatent et les gaz envahissent la place de la Comédie, épicentre de la colère émeutière des samedis montpellierains, que les médias ont pris pour habitude de taire le plus possible depuis des mois, tant ça ferait mauvaise pub au tourisme et à l’économie local. Des agences d’assurances sont attaquées, des vitrines et DAB de plusieurs agences bancaires
(dont une du ‘Crédit Mutuel’) sont fracassés, la vitrine d’une agence SFR est étoilée, le rideau métallique du MacDonalds forcé et tagué.

Les gaz ne se dissiperont de la place réellement qu’après 19h.
La préfecture a une fois de plus sorti les gros moyens, comme en atteste l’utilisation du canon à eau qui crachera tout l’après-midi avec pour objectif de ramener l’ordre. En vain.

« Le Macdonald de la Comédie ainsi que quelques vitrines de banques et assurances subiront le courroux populaire. Plusieurs fois, les policiers seront chargés par les manifestants, soit pour libérer un espace dans leur dispositif, soit pour tenter d’empêcher une interpellation. Cette mini guerrilla urbaine durera jusqu’à 19h30, rythmée par divers feu de poubelles et des jets de projectiles des deux camps. » (Extrait du récit de la manif publié sur lepoing.net, 02.02.2020)

Sur le plan répressif, six personnes avaient été interpellées à 14 h, et deux de plus une heure plus tard. A 18h, alors que les affrontements se poursuivent sur la Comédie, la préfecture fait état de 21 interpellations.

Quatre gilets jaunes passaient ce lundi 3 février en comparution immédiate. Trois d’entre eux ont été placés sous contrôle judiciaire, un autre en détention provisoire (pour s’être révolté en GAV):
« Le premier, accusé de dégradations sur le rideau de fer du MacDonald’s de la Comédie, à été placé sous contrôle judiciaire comportant une interdiction de manifester et une interdiction de se rendre dans le restaurant en question. Il sera jugé le 11 mars à 14h.

Le second, accusé de violences sur agent dépositaire de l’autorité publique n’ayant pas entraîné d’ITT, puisqu’on parle du retour à l’expéditeur d’un palet lacrymogène, a été considéré comme récidiviste à cause de condamnations précédentes pour des faits similaires. Il est lui aussi placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de manifester et de paraître dans l’Hérault, et obligation d’habiter chez la mère de sa copine. Il sera jugé le 3 avril à 14h.
Un troisième, sous tutelle, a été accusé de participation à un groupement formé en vue de commettre des violences, de dissimulation du visage, de violences sur agent dépositaire de l’autorité publique et de dégradations. Reconnu psychologiquement fragile et ne supportant pas l’enfermement, il a cassé la vitre en plexiglas de sa cellule de garde à vue. Il est placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Villeneuve-les-Maguelone en attente de son procès le 9 mars.
Le dernier, accusé de participation à un groupement formé en vue de commettre des violences et de violences sur agent dépositaire de l’autorité publique, s’est vu placé sous contrôle judiciaire jusqu’à son procès le 13 mars, avec une interdiction de manifester jusque là. »

Le Midi Libre dira que ce fut « un samedi comme les autres depuis bientôt quinze mois, juste plus mouvementé cette fois parce que l’appel était national […]”.

 

Lavans-les-Saint-Claude (Jura) : Saccage au collège – 1er/2 février 2020

Publié le 2020-02-05 00:41:07

Au cours du week-end des 1er et 2 février,  il y a eu une intrusion au collège du plateau et du matériel informatique (imprimante 3D et 28 tablettes) a été détruit. Des copies d’élèves ont été déchirées et des « tags injurieux » ont été inscrits sur les murs de salles de cours. Le montant des dégâts s’élèvent à plus de 20 000 euros.
C’est seulement lundi matin que les destructions ont été découvertes.

« Nous avons remarqué que des portes avaient été cassées, des salles de classe visitées. Il y avait également des inscriptions injurieuses sur les murs », raconte la principale.

En tout, « sans compter les réparations de portes », il y en aurait au moins pour 20 000 € de dégâts. Pour le moment, on ne connaît ni le nombre d’individus présents, ni la date à laquelle a eu lieu l’intrusion.

« Les individus, après avoir forcé plusieurs portes, se sont rendus dans deux salles de classe. Ils y ont tapissé quelques murs d’insultes et se sont ensuite emparés de tablettes numériques, retrouvées à l’extérieur du bâtiment, détruites. L’imprimante 3D a également été endommagée et des copies d’élèves déchirées. […] » (LeProgrès)

[Repris de la presse locale, 04.02.2020]

Kourou, Guyane : Quatre DAB de La Poste (et leurs caméras) sabotés – 3 février 2020

Publié le 2020-02-05 00:41:08

Les écrans de quatre distributeurs automatiques de billets placés à l’extérieur du bureau de Poste de Kourou ont été fracassés dans la nuit du 2 au 3 février 2020. Les saboteurs ont pris la précaution de neutraliser le système de vidéosurveillance.
Les quatre appareils sont désormais hors-service.

« Ce sont surtout les écrans qui ont été détruits. L’appareil fonctionne encore. Les individus ont coupé les câbles d’alimentation des caméras de surveillance de la Poste.

Il y a un mois des individus avaient détruit deux distributeurs sur quatre avant d’être interpellés. Une enquête est en cours ».

[Repris de Guyane1ere, 04.02.2020]

Bagneux (Maine-et-Loire) : Visite enragée à la mairie – 2 février 2020

Publié le 2020-02-05 03:39:07

Ce dimanche 2 février, le maire de Bagneux, Noël Néron, a été réveillé par la police peu après 5 h du matin.
Quelques minutes auparavant, deux portes vitrées de la mairie ont été fracassées. À l’intérieur, quelques dégradations, un présentoir renversé, mais a priori rien de volé.  L’alarme est très puissante, elle a dû mettre le ou les responsables en fuite , imagine le maire.

[Repris de la presse locale, 02.02.2020]

La Roche-sur-Yon (Vendée) : L’institut catholique tagué – 4 février 2020

Publié le 2020-02-05 03:40:04

Au petit matin du 4 février 2020, des tags contre la religion ont été apposés sur le mur extérieur du foyer Sainte-Thérèse de l’institut catholique de Vendée (l’ICES: Institut catholique d’études supérieures) de La Roche-sur-Yon, rue Marcellin-Berthelot. L’édifice religieux que l’on aperçoit derrière ce mur est la chapelle de la Miséricorde attenante au foyer et lieu de culte pour les étudiants de l’ICES.

En mai 2019, des étudiants de cet institut catholique avaient attaqué des militant.e.s LGBT qui avaient installé place Napoléon: les cathos avaient renversé la table du stand en vociférant « Homo-folie, ça suffit ! ». Cette agression s’était par ailleurs déroulée lors de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie.

[Repris de médias cathos-fachos, 04.02.2020]

Paris : Attaque de la permanence de la députée LREM du 13ème – 3 février 2020

Publié le 2020-02-05 03:40:07

Dans la nuit du dimanche 2 au lundi 3 février, la permanence de la députée LREM du 13e arrondissement de Paris, Anne-Christine Lang, a été attaquée à Paris. La députée qui est aussi porte-parole de Cédric Villani, candidat à la Mairie de Paris. a découvert les vitres et porte de sa permanence brisées ce lundi 3 février au matin.

Le CRA de Vincennes brûle

Publié le 2020-02-05 03:40:11

Grève de la faim et répression au CRA de Vincennes. Depuis samedi dernier, les prisonniers du bâtiment 2A du CRA de Vincennes sont en lutte : pendant 3 jours, ils ont refusé de manger à la cantine, ils sont restés soudés et solidaires, mais ont dû faire face à la répression violente de la part des keufs. Des incendies se sont déclarés ce mardi 4 février au soir.



Du Jura à la Seine-Maritime : Visites aux usines à formater les enfants

Publié le 2020-02-06 22:45:13

Le Havre (Seine-Maritime) : Incendie à l’école maternelle

Le Parisien / mercredi 5 février 2020

Le feu s’est déclenché en début de soirée, peu avant 20 heures, dans une classe de l’école Lamartine, au quartier de l’Eure, près du port du Havre. « Une alarme intrusion s’est déclenchée mais, pour le moment, nous n’avons pas retrouvé de traces d’effraction. En revanche, une porte était ouverte, de nouvelles investigations vont être menées », a indiqué une source policière.

« Pour le moment, l’hypothèse criminelle est privilégiée. On soupçonne quelqu’un de s’être introduit à l’intérieur de l’établissement. Le feu est parti dans une classe où il n’y avait pas de source de chaleur », a précisé cette source policière, ajoutant que l’école sera fermée pendant un mois. Outre la classe « dégradée », les autres classes ainsi que le dortoir sont recouverts d’une couche de suie. […]

*****

Lavans-lès-Saint-Claude (Jura) : Dégâts au collège

La Voix du Jura / mardi 4 février 2020

L’équipe enseignante du collège de Lavans-les-Saint-Claude a fait une triste découverte, en arrivant ce lundi 3 février 2020 au matin : l’établissement, qui ne dispose ni d’alarme ni de vidéo-surveillance, avait fait l’objet d’une intrusion et de vandalisme, durant le week-end du 1er au 2 février.
Des portes ont ainsi été fracturées, mais c’est dans la salle informatique que les plus gros dégâts ont été commis. L’imprimante 3D de l’établissement a ainsi été détruite, de même que 28 tablettes numériques, qui ont été retrouvées brisées et hors d’usage aux abord du collège. Des inscriptions injurieuses ont enfin été retrouvées sur les murs de salles de classe.
Au final, en ajoutant à la destruction du matériel les bris de portes, le montant des dégradations s’élèverait à plus de 20 000 €. […]

Lille : les flics syndicaux appellent leurs collègues à la rescousse

Publié le 2020-02-06 22:45:13

Affirmant que les dégradations constatées lors des manifestations lilloises contre la réforme des retraites (bris de vitrines, de panneaux publicitaires ou d’abribus) émanent d’un « groupe de personnes non identifiées », ces quatre syndicats s’interrogent sur l’action des forces de l’ordre.

« Notre service d’ordre de la manifestation isole le cortège syndical de ce groupe d’individus », écrit l’intersyndicale. « Facilement repérables, ces individus ne font l’objet d’aucune intervention de la police pourtant massivement présente, déplore-t-elle. Les casseurs continuent à casser sans être inquiétés ».

« La gestion des manifestations est plus que problématique », a estimé Catherine Piecuch, secrétaire de la FSU pour le Nord et le Pas-de-Calais, présente dans le cortège. « Le préfet met dans le même
sac casseurs et manifestants ».

« Tout n’est peut-être pas fait pour sécuriser le parcours », a-t-elle souligné, expliquant que les représentants des syndicats étaient eux-mêmes « allés voir un chantier pour leur dire de fermer », et éviter que des casseurs ne prennent du matériel.

Paray-Vieille-Poste (Essonne) : Des tags pour le candidat à la mairie 

Publié le 2020-02-06 22:46:05

Le Républicain de l’Essonne / mercredi 5 février 2020

Triste découverte pour les membres de la liste « Demain pour Paray » ce mercredi 5 février au matin : la permanence du candidat aux élections municipale, Pascal Picard [Les Républicains ; NdAtt.], a été vandalisée dans la nuit. En effet, la devanture de l’avenue Paul-Vaillant-Couturier et les affiches ont été taguées. […]

Prison de Vibo Valentia (Italie) : Des nouvelles de Leo

Publié le 2020-02-06 22:46:11

Round Robin / mercredi 5 février 2020

Des nouvelles issues du premier parloir fait avec Leonardo Landi (Leo), dans la prison de Vibo Valentia.

Après son transfert de Lucca à Vibo Valentia, Leo a eu la censure sur le courrier ; les raisons de cette mesure, comme celles de son transfert soudain, sont inconnues, mais jusqu’à hier Leo n’a pas encore reçu aucune lettre, aucun télégramme ou aucun colis de livres qu’on puisse lui avoir envoyé.

Déporter les prisonniers dans des prisons lointaines des lieux où ils habitent [Vibo Valentia est en Calabre, à quelques 900 km de la Toscane; NdAtt.], où sont leurs proches ou bien où se trouvent les situations de vie et de lutte auxquelles on se rapporte, tout comme le fait d’empêcher le contact par courrier, ce sont des armes que l’administration pénitentiaire utilise depuis toujours pour isoler et punir. Brisons leurs armes grâce à la solidarité !

Leo nous fait aussi savoir qu’il sera présent à la prochaine audience du procès pour les affrontements qui ont eu lieu au Brennero en mai 2016, audience qui aura lieu à Bolzano le 7 février prochain, à huis clos (comme il le prévoit la procédure abrégée). On ne sait pas si Leo pourra être présent en personne ou si on va lui appliquer la visioconférence ; en tout cas ça sera une occasion, pour ses coïnculpé.e.s, qui peuvent entrer dans la salle du tribunal, de lui passer le bonjour et lui transmettre l’affection de nous tou.te.s, solidaires.

Aux cotés des tou.te.s les prisonnier.e.s déporté.e.s ! Contre toutes les taules !

 

Cassa AntiRep delle Alpi Occidentali

Pour lui écrire :

Leonardo Landi
C. C. Nuovo complesso
Contrada Cocari
89900 – Vibo Valentia (Italie)

Rilleux-la-Pape (Rhône) : L’incendie est beau, mais sans vidéo c’est mieux !

Publié le 2020-02-06 23:18:06

Le Progrès / jeudi 6 février 2020

Le 4 décembre dernier, un incendie a détruit une armoire électrique située dans l’un des bâtiments du lycée Albert-Camus de Rilleux. Le préjudice s’élève à 31.000 €.
Une vidéo, publiée sur les réseaux sociaux a permis aux enquêteurs de découvrir l’auteur des faits ainsi que le vidéaste. Respectivement âgés de 18 et 17 ans, ils ont été interpellés mercredi 5 février.

Les deux jeunes, demeurant à Montluel et à Rilleux, ont reconnu les faits. Ils ont été présentés au parquet et devraient être mis en examen.

Dax (Landes) : Amour (et anarchie) pour le tagueur !

Publié le 2020-02-06 23:19:04

France Bleu / mercredi 5 février 2020

Un tagueur en série, qui sévissait depuis quelques semaines dans le centre-ville de Dax, a été arrêté ce mardi par la police. Il sera jugé en mars par le tribunal correctionnel de Dax.

[…] La police a compté 89 tags pour 6.000 euros de dégâts. Précisément, 87 tags « Amour » avec le A anarchiste et deux tags anti-force de l’ordre : un « mort au vache » et un « nique les CRS ».
Les policiers dacquois ont confondu ce tagueur en série qui sévissait depuis début janvier grâce à la vidéosurveillance de la ville. Il a été filmé en pleine action sur une place de centre-ville. Les policiers ont donc pu faire son signalement aux patrouilles qui ont fini par tomber sur lui.
Un jeune homme de 27 ans, cultivé selon le parquet et inconnu des services de police jusque-là. Il est revenu à Dax il y a seulement un mois et demi après ses études en sociologie à l’Université de la Sorbonne à Paris.
Il a donc été interpellé ce mardi et lors de la perquisition de son domicile, les enquêteurs ont trouvé de quoi le confondre : des pochoirs, des bombes de peinture et de la littérature anarchiste. Le jeune homme a reconnu avoir fait les tags « Amour », mais pas ceux insultant les forces de l’ordre. Il a été placé sous contrôle judiciaire et sera convoqué devant le tribunal correctionnel de Dax en mars prochain.

mise à jour de samedi 28 novembre 2020

France Bleu / jeudi 26 novembre 2020

Amour avec le « A » de « anarchiste ».  Un jeune homme de 27 ans a été condamné ce jeudi par le tribunal judiciaire de Dax pour une série de graffiti réalisée en début d’année. Durant un mois, entre janvier et février 2020, il a peint au pochoir une dizaine de fois ce graffiti sur les murs de la ville de Dax. La mairie de Dax avait porté plainte.

Si le tribunal judiciaire de Dax a condamné ce doctorant à science po Paris à 2000 euros d’amende avec sursis, c’est qu’il a jugé que ces graffiti correspondaient à un délit de dégradation. L’avocat du prévenu a de son côté tenté d’expliquer que c’était de l’art. L’art peut-il être un délit ?  C’est un peu autour de ce débat philosophique que s’est tenue l’audience de ce jeudi.

Si l’audience a parfois tourné au débat philosophique dans cette affaire de graffiti à Dax, c’est aussi en raison de la personnalité du prévenu. Un jeune homme de 27 ans, doctorant à l’université de la Sorbonne à Paris, auteur d’une thèse sur le mouvement Hip-Hop américain, référence européenne sur des sujets comme « l’art contestataire« , décrit son avocat en listant les interventions de son client lors de conférence en Europe. Le jeune homme a un casier judiciaire vierge.

Quand la présidente du tribunal revient aux faits et à l’enquête, évoque l’audition par les policiers du prévenu après son interpellation,  le jeune homme au look un peu dandy répond : « on a eu des débats philosophique intéressants avec les forces de l’ordre, parce qu’on était pas d’accord« .  « C’est bien la première fois que j’entends un prévenu dire cela« , sourit la présidente. La première fois également que, quand elle évoque son expertise psychiatrique réalisée pour ce procès, le doctorant conteste :  « comment un psychiatre peu m’expertiser en 10 minutes avec une psychanalyse freudienne contestée depuis les années 80 ? « .

« On est pas là pour faire de la philosophie, on est pas là pour parler de Freud« , rétorque la procureure de la République dans son réquisitoire avant de concéder elle aussi : « on a pas l’habitude d’avoir un érudit avec un QI de 129 à la barre« . Mais dans son développement, le ministère public se veut pragmatique en s’adressant au prévenu : « _Monsieur avec son QI important, il peut comprendre que nettoyer des graffiti cela coûte cher_. Peu importe le message du graffiti, ici on parle de dégradation, c’est un délit« .

Délit de dégradation ? C’est ce qu’a essayé de démonter Maître Renaudie, l’avocat du jeune homme. « En droit, il faut un élément intentionnel. Ici, l’intention de mon client, c’était de susciter une expression artistique. Je ne vois pas d’élément de dégradation mais une démarche artistique« , tente l’avocat. Son client n’avait pas l’intention de dégrader mais de faire du beau, de l’art soutien maître Renaudie qui se demande : « ce tribunal a-t-il la compétence pour juger de l’esthétisme ?« .   Il plaide la relaxe pour son client.

La présidente du tribunal ne sera pas insensible à l’argumentaire mais retiendra bien les dégradations.  Avec une peine symbolique de 2000 euros d’amende avec sursis, bien moins lourde que ce qu’avait demandé le ministère public.

Ce dernier avait en effet requis 140 heures de travaux d’intérêts général car le jeune homme était également accusé d’avoir tagué des messages anti-policier sur des murs de Dax contre lesquels la police municipale de Dax avait porté plainte. Mais pour ces tags là, il a été relaxé. Il n’a pas été prouvé qu’il en était l’auteur.

 

Berlin (Allemagne) : Attaque d’une voiture de police à Kreuzberg

Publié le 2020-02-06 23:20:05

de.indymedia.org / 6 février 2020

Dans la nuit de samedi à dimanche (1-2 février), nous avons jeté des pierres sur une voiture de police, sur le Bethaniendamm [dans le quartier de Kreuzberg ; NdAtt.]. Étant donné que le conducteur, à cause d’un initial excès de confiance en soi, a eu la gentillesse de freiner, nous avons pu détruire le pare-brise et les vitres latérales.

Ceci doit être entendu comme la réponse directe aux attaques contre nos manifestations de ce week-end. Que ce soit en faisant de la provocation ou bien en tabassant, à la manif contre le congrès européen de police, vendredi, ou à la manif sauvage de samedi, à Kreuzberg.

Même si vous venez à votre congrès avec des fantasmes communs d’État policier, vous pouvez être sûr d’une chose : nous créerons toujours des moments où l’équilibre des forces est en notre faveur et nous saurons comment en profiter.

Vous pouvez nous tuer, mais l’idée de liberté ne mourra jamais.
VENGEANCE POUR MARIA* !

 

* Note d’Attaque : Le 24 janvier, à Berlin, lors d’une intervention à son domicile, les flics ont tiré sur une femme, l’assassinant.

Montevideo (Uruguay) : Attaque incendiaire d’un véhicule d’une entreprise de sécurité

Publié le 2020-02-07 00:11:06

La Rebelión de las Palabras / jeudi 6 février 2020

Dans la nuit de mardi 3 février, on a « déjoué » la « sécurité » de l’entreprise de « sécurité » privée G4S [une des plus grandes entreprises de sécurité au monde, elle gère des prisons et des camps pour sans papiers, notamment au Royaume-Uni ; NdAtt.], et on a incendié un de ses véhicules, au carrefour des rues Cufré et Cagancha, en le détruisant complètement.

Peu importe le nombre de caméras qu’ils installent, ni qu’ils se croient en sécurité, ils n’arrêteront jamais la lutte !

Allumons la mèche de la résistance,
organise-toi avec tes affins.

Bêtes noires

La Roche-sur-Yon (Vendée) : Des tags à l’école des fachos

Publié le 2020-02-07 01:44:08

extrait de France Bleu / mardi 4 février 2020

« École des fachos » ou encore « intégristes, catholiques, extrémistes, sexistes » reprenant l’acronyme de l’Ices : des tags ont été découverts ce mardi 4 février 2020 au matin sur le mur du foyer Sainte-Thérèse, rue Marcellin Berthelot à La Roche-sur-Yon, où dorment des étudiants de l’institut catholique. […] En mai dernier, au moins dix étudiants de l’Ices avaient mené une action homophobe sur le stand du centre LGBT de Vendée.

Vivier-au-Court (Ardennes) : Surprise pour le maire

Publié le 2020-02-07 01:44:08

L’Ardennais / mercredi 5 février 2020

Ce mardi à 23 h 58, les sapeurs-pompiers sont intervenus sur la commune Vivier-au-Court pour incendie de voiture. Le véhicule qui était stationné rue Gouverneur a littéralement explosé sous l’effet de la chaleur. Le véhicule n’est autre que celui de Dominique Nicolas-Viot, la maire de Vivier-au-Court. Cette dernière a déposé plainte. Une enquête de gendarmerie est en cours.

Mise à jour du 17 février 2020. Bon, il n’agissait pas d’une action motivée par la haine contre les représentants de l’État, mais par de mobiles crapuleux. Prendre des vessies pour des lanternes est quelque chose qui arrive, malheureusement, quand on relaye des articles de presse sur des faits dont les auteurs sont inconnus.
Et loin de nous de penser que tout dégât provoqué à l’encontre de politiciens est digne d’être relayé. Il peut s’agir aussi de guerres entre différents clans politiques-mafieux (c’est le cas par exemple de l’incendie de la permanence du candidat socialiste à la mairie de Bondy, fin janvier, dont les mobiles mafieux ne semblent pas faire de doute), de l’action des fascistes (qui par exemple s’en prennent régulièrement aux permanences des partis politiques de gauche, à Lyon) ou autres réactionnaires, ou encore d’autres raisons qui n’ont rien à voir avec l’aspiration à la liberté. Voici donc la suite :

L’Ardennais / mercredi 12 février 2020

Deux cents euros. C’est la somme qu’un Doncherois de 18 ans a avoué avoir reçue
pour mettre le feu à la C5 Picasso du maire de Vivier-au-Court. En revanche, le
jeune homme conteste avoir su qu’il s’agissait d’un véhicule appartenant à une
élue. Ce qui, de toute façon, ne constitue pas une circonstance aggravante au
regard du code pénal même si les faits ont, d’emblée, été jugés sensibles en raison
du statut de la victime. Et hier, Dominique Nicolas Viot, la maire de la commune, a
tenu à être présente au procès de l’incendiaire présumé.

Moins d’une semaine après les faits, le jeune homme était jugé ce mercredi en
comparution immédiate. Dans la salle des pas perdus, le procureur saluait le travail
mené par les enquêteurs de la gendarmerie. Ces derniers ont pu s’appuyer sur le
témoignage de riverains mais également sur la vidéosurveillance et l’ADN du
prévenu relevé sur le véhicule incendié. En garde à vue, cet habitant de Donchery a
très vite avoué avoir été payé pour mettre le feu au véhicule. Un acte commandité
mais dont le nom du commanditaire n’a pas été révélé en audition. « Je n’ai rien
contre vous, s’est ainsi adressé le Doncherois à la victime, l’argent c’était pour
aider ma mère ».

Face à l’enjeu judiciaire pour le prévenu qui encourt 10 ans de prison, ce dernier a
demandé un délai pour préparer sa défense. L’enjeu de cette audience de mercredi
portait sur les mesures de sûreté. De son côté, le procureur a requis la détention
provisoire. « Ce n’est pas Mesrine, ce n’est pas le dangereux décrit par le
parquet » a plaidé Me Mariage, l’avocat du prévenu. Après en avoir délibéré, le
tribunal a décidé de placer le jeune homme sous contrôle judiciaire. Il sera jugé le
23 mars prochain. De son côté, Dominique Nicolas Viot et la mairie de Vivier-au-
Court se sont constitué partie civile.

Gand (Belgique) : Sabotage généralisé en solidarité avec le soulèvement au Chili

Publié le 2020-02-07 01:45:06

325 / mercredi 5 février 2020

Cette semaine, des gens ont mené une action directe en solidarité avec la révolution au Chili. Les habitant.e.s de Gand se sont réveillé.e.s avec des slogans tagués sur les murs, les armoires électriques, les ponts et avec plus de 60 parcmètres recouverts de peinture.
Cette action a été menée contre le néolibéralisme et en solidarité avec le soulèvement au Chili.

Contre toute autorité, ici et au Chili.
Feu et des flammes pour tous les États

Maison d’arrêt de Reims : Simple comme passer par la porte (MAJ 11/02)

Publié le 2020-02-07 02:17:06

France Bleu / mercredi 5 février 2020

Un détenu incarcéré au quartier de semi-liberté mais qui n’avait plus l’autorisation de sortir depuis plusieurs jours s’est évadé de la maison d’arrêt de Reims lundi matin. Il a réussi à s’infiltrer parmi un groupe de détenus qui sortait du bâtiment. Il n’a pas encore été retrouvé ce mercredi soir.

[…] Ce type d’évasion est exceptionnel. Depuis une semaine, le détenu incarcéré au quartier de semi-liberté n’avait plus l’autorisation de sortir, une décision prise à la suite de la découverte d’un portable dans sa cellule. Mais l’homme a réussi à duper les agents pénitentiaires. Selon une source interne à la maison d’arrêt, il est parvenu à sortir « grâce à la complicité d’autres détenus et la préparation de cette évasion. »
Selon cette même source, le futur évadé s’est d’abord caché dans les douches attendant qu’un autre détenu détourne l’attention d’un agent chargé de faire sortir ceux qui en avaient l’autorisation. L’homme en a alors profité pour se mêler au groupe des détenus pouvant sortir du bâtiment, il a ainsi pu rejoindre la rue sans problème et n’a pas fait parler de lui depuis. […]

*****

Mise à jour du 11 février : manque de bol, il se fait chopper

L’Union / lundi 10 février 2020

Fin de cavale pour le détenu de la maison d’arrêt de Reims qui était sorti par la grande porte lundi dernier. Localisé en Corse, il a été capturé ce samedi à Bastia par l’antenne locale de la police judiciaire. Il a été écroué en attendant d’être rapatrié à Reims où son évasion sera jugée. L’homme est un Rémois de 29 ans qui a des attaches sur l’île de Beauté. Il purgeait une condamnation pour des violences. […]

Italie – opération Prometeo : Robert reste libre !

Publié le 2020-02-07 02:18:05

Round Robin / mercredi 5 février 2020

Le 4 février a eu lieu l’audience de la Cour de cassation, suite au recours que le Parquet avait fait contre la libération de Robert. Le recours a été rejeté et déclaré irrecevable. Robert reste donc libre, sans aucune mesure de contrôle judiciaire.

Pour écrire à Beppe et Natascia, encore enfermé.e.s suite à l’opération Prometeo :

Natascia Savio (elle lit et écrit le français)
C. C. San Lazzaro
Strada delle Novate, 65
29122 – Piacenza (Italie)

Giuseppe Bruna
C. C. di Pavia
Via Vigentina, 85
27100 Pavia (Italie)

Limoges et Nantes : Fumier, colle et peinture pour les fumiers

Publié le 2020-02-07 02:19:04

LREM Limoges : du fumier pour les fumiers

La Bogue / jeudi 6 février 2020

Un dépôt de fumier bien gras et odorant a été effectué devant la porte du local macroniste de la République en marche, 22, rue Adrien-Dubouché à Limoges, ce matin, jeudi 6 février, accompagné d’inscriptions de circonstance comme : « Bande de fumier, vous nous avez mis dans la merde, à votre tour ! ». Encore des bien fâchés qui ne veulent rien lâcher…

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Nantes : L’Économie Règne En Maîtresse

Ouest-France / jeudi 6 février 2020

Le local de campagne de Valérie Oppelt, candidate En Marche, à Nantes, a été victime de tags et dégradations, ce jeudi 6 février.
Vers 16 h 30, alors que la tête de liste tenait une réunion avec des colistiers et son équipe de campagne, une douzaine d’individus, garçons et filles, ont soudainement bombé et tagué la façade du local, situé rue Voltaire dans le centre de Nantes. Un slogan, écrit sur des feuilles en papier, et collées sur les vitres, détourne l’acronyme LREM : « L’économie Règne En Maîtresse ». Ou encore les tags, « LREM au sol » et « Macron démission ».
[…] Ça a duré 5 minutes. Ils ont essayé d’entrer de force, mais nous avons réussi à fermer la porte à clé. »

CRA de Vincennes en feu : rassemblement de soutien aux prisonniers

Publié le 2020-02-08 11:20:04

Paris-Luttes.info / vendredi 7 février 2020

Grâce à un bel incendie, depuis mardi dernier un bâtiment entier du centre de rétention (CRA) de Vincennes est devenu inutilisable. Dans cette prison pour sans-papiers, la lutte des personnes enfermées ne s’est pas arrêtée. Mais la répression frappe forte, certains prisonniers sont maintenant en garde à vue. C’est à nous, depuis l’extérieur, de les soutenir.

Depuis plusieurs jours les prisonniers du bâtiment 2A du centre de rétention administrative de Vincennes avaient lancé une grève de la faim. Une répression violente de la part des flics avait suivi.

Le 4 février au soir, des prisonniers ont appelé pour dire que des bâtiments de la prison pour sans-papiers étaient en feu. Tous les prisonniers du 2A et du 2B ont été encerclés par la police antiémeute dans la cour de leur bâtiment. Les flics les ont menacés et tabassés. Les prisonniers ont dû rester là-bas pendant plusieurs heures, sous la pluie et au froid. Pendant ce temps, des fouilles ont eu lieu au 2B.

Une trentaine de prisonniers du CRA 2A ont été emmenés passer la nuit de l’incendie dans un comico, vu que les chambres étaient inutilisables. Ils sont rentrés le lendemain, sans visiblement que personne n’ait été placé en GAV, mais une enquête est en cours. Certains ont été transférés au CRA 1 où ils sont maintenant encore plus nombreux par chambre ; d’autres au CRA 2B où certains sont obligés de dormir sur des matelas brûlés ; et encore d’autres au CRA de Palaiseau ou du Mesnil-Amelot.

Suite à l’incendie du bâtiment 2A du CRA de Vincennes, jeudi matin les flics sont venus au petit matin chercher plusieurs prisonniers. Plusieurs d’entre eux sont en garde à vue. Certains au commissariat du 20e, d’autres au commissariat du 12e. Ils vont probablement être déférés dans les jours qui viennent.

Bonne nouvelle : le bâtiment 2A est réellement rendu inutilisable, il faut dire que depuis l’extérieur on peut voir que les fenêtres ont volé en éclats et que le toit est dans un sale état ! Il y a eu des libérations du fait de l’incendie, apparemment au moins 14 !

C’est un moment important. À l’intérieur des CRA, les gens continuent à se battre pour la liberté et pour faire disparaître ces lieux. L’État et la police réagissent et essaient d’étouffer ces révoltes. Maintenant plus que jamais, organisons notre solidarité depuis l’extérieur !

RDV dimanche 9 février, à partir de 16 heures,
bd de la Chapelle au niveau de rue Caplat, à côté du métro Barbès

Ce sont les révoltes qui ferment les CRA !
Solidarité avec les prisonnier·ère·s !

Hambourg (Allemagne) : Des nouvelles du procès des « trois de la Parkbank »

Publié le 2020-02-08 11:28:04

Parkbanksolidarity / samedi 1er février 2020

Le procès contre les trois compas se déroule depuis le 8 janvier, dans la salle de haute sécurité n. 237 [du tribunal de Hambourg ; NdAtt.]. La veille du premier jour de procès, au soir, il y a eu une manifestation solidaire qui s’est terminée devant le centre de détention préventive [où deux des trois compas sont enfermés depuis juillet ; NdAtt.], avec environs cinq-cent personnes.

Le premier jour du procès a vu une bonne participation. Les ami.e.s et les proches n’ont pas manqué l’occasion d’exprimer haut et fort leur solidarité et leur joie de revoir les inculpé.e.s. La journée a été par ailleurs marquée par de longues files d’attente et un contrôle minutieux à l’entrée du tribunal, y compris le fait de retirer ses chaussures, comme si on était à l’embarquement dans un aéroport.

La manif sauvage du 7 janvier


Les personnes concernée par cette affaire sont toujours aussi déterminées et tirent leur force de la solidarité et de l’empathie.

Par ailleurs, il existe un blog où les comptes-rendus du procès sont rassemblées et résumées : parkbankprozess.blackblogs.org

On pourra fournir une évaluation complète des enquêtes des flics et du Procureur seulement après le procès. À ce stade, seulement trois points :

Filature :
Au moins une personne a été surveillée pendant environ 8 mois avant son arrestation, y compris avec des dispositifs GPS et des écoutes de ses communications (téléphoniques et via internet). Le tout s’est déroulé à l’enseigne tant aimé de la « prévention du danger », c’est-à-dire entériné par le chef de la police sans approbation préventive du juge.
Tant la motivation de la surveillance que la majorité des compte-rendus de surveillance restent actuellement secrets pour le Proc’ et pour les autres autorités.

Argent :
En plus, le tribunal a décidé que les deuxièmes avocat.e.s ne seront pas désigné.e.s comme défenseur.euse.s supplémentaires. Cela signifie qu’encore une fois nous devons payer des frais beaucoup plus élevés, car les seconds avocats doivent être entièrement financés par nous-mêmes.
C’est pourquoi, une fois de plus, nous dépendons aussi de votre solidarité financière !

Presse :
Ces derniers jours, les journalistes du « Spiegel » [l’hebdomadaire d’information le plus lu en Allemagne ; NdAtt.] ont importun avec leurs questions des gens et des lieux qu’ils associent au milieu des trois de l’affaire de la Parkbank. Des journalistes se sont introduit.e.s dans des escaliers d’immeubles et sont venu.e.s devant des appartements privés. Nous supposons qu’il s’agit des mêmes que ceux/celles qui ont tapé sur les nerfs des gens à Berlin et Leipzig*.
On peut supposer qu’ apparaissent également d’autres articles de presse avec des informations issues du dossier. Nous sommes conscients qu’il s’agit d’une situation de merde pour tout le monde. Cependant nous vous demandons encore d’éviter toute spéculation. Et une chose est claire : ne parlez pas aux chroniqueurs de la sécurité de l’État ; Anna et Arthur la gardent fermée** !

Le 1er février, nous serons à la manifestation contre le congrès européen de police, à Berlin avec une table informative. D’autres événements sont prévus.

Liberté et bonheur !

 

Notes d’Attaque :
* courant janvier, des « journalistes d’investigation » ont tenté d’approcher des compas dans la capitale allemande, par exemple en faisant le pied de grue devant des squats ; le Spiegel a aussi pondu un documentaire vidéo au titre racoleur « Violence à Leipzig. Attentats contre des entreprises du bâtiment » : leur vision de la lutte contre la gentrification des quartiers… En allemand ici : https://de.indymedia.org/node/62164
** du nom d’une campagne portée dans les années 80 et 90 parmi le mouvement autonome, pour inciter les gens à ne pas parler avec flics et justice.

Montréal (Canada) : Le ministre fédéral de la justice ciblé

Publié le 2020-02-08 11:30:05

Le ministre fédéral de la justice ciblé en réponse à l’invasion de la GRC en territoire Wet’suwet’en

Montréal Contre-Information / vendredi 7 février 2020

L’État canadien n’est pas invulnérable. Alors que le Canada envoie une armée sur les territoires Wet’suwet’en pour essayer de forcer le passage du pipeline de Coastal GasLink, c’est le moment de trouver les points faibles du pouvoir économique et politique de ce pays et d’attaquer.

Hier soir, en réponse au début du raid de la GRC [Gendarmerie royale du Canada ; NdAtt.], nous avons visité le bureau de circonscription de David Lametti, ministre fédéral de la justice, à Montréal. Nous avons vidé un extincteur rempli de peinture à l’intérieur après avoir brisé la vitrine.

Aucune facette de la « justice » canadienne – ni ses cours, ni ses lois, ni ses flics, ni ses ministres – n’a de légitimité sur des terres volées et nous allons faire en sorte que ça se sache.

Nique la GRC. Solidarité inconditionnelle avec les défenseur.se.s de la terre Wet’suwet’en.

Allemagne : Pavés, flammes ou bris de vitres pour les flics et les vautours de l’immobilier – 30 janvier/2 février 2020

Publié le 2020-02-08 11:30:06

Berlin: Week-end endiablé contre les condés – 31 janvier, 1er et 2 février 2020

Dans la nuit du 1er au 2 février, une patrouille de police a été attaquée à coups de pavés à Bethaniendamm, en direction de la Köpenicker Straße, dans le quartier de Kreuzberg. Pare-brise et vitres latérales du véhicule ont volé en éclats. Le flic, qui était assis à l’avant sur le siège passager, a été blessé à la main et a dû être transporté à l’hôpital en ambulance. Cette attaque a été revendiquée dans un texte (traduit et reproduit en fin d’article)  en mémoire de Maria, habitante de Kreuzberg assassinée chez elle par les flics quelques jours auparavant.
Les médias berlinois (dont la RBB) fait état d’une « manif non-déclarée de 70 personnes cagoulées » qui a déambulé dans Kreuzberg en début de soirée samedi 1er février. Le cortège sauvage, avec une banderole du lieu menacé d’expulsion (Le Liebig34), est notamment passé par la Bergmannstraße: des slogans contre les flics ont retenti, des feux d’artifice éclairé le quartier, des immeubles ont été tagués et la vitre d’un distributeur de billets recouverte de peinture. En tout, 14 personnes ont été interpellées, quelques unes pour « atteinte à l’ordre public » et « dégradations » mais la plupart l’ont été pour « dissimulation du visage« .

Dans la nuit de vendredi à samedi (31 janvier-1er février) dans le quartier de Friedrichshain, des flics qui patrouillaient dans la Rigaer strasse se sont mangé plusieurs pavés. Un uniforme a été blessé à la main par des éclats de verre. Au total, quatre véhicules de police ont été endommagés (ainsi que six autres véhicules de particulier). Il y a eu deux arrestations pour cette attaque: il s’agirait d’un lanceur de pierre cagoulé présumé et un jeune de 19 ans qui a tenté d’empêcher son arrestation.
Toujours au cours de cette même nuit, la voiture personnelle d’une policière, qui se trouve être la femme de
l’adjoint au maire du district de Neukölln, Falko Liecke (CDU), a été incendiée. Ce samedi vers 5h40, la voiture garée à côté de leur domicile dans le quartier de Treptow a entièrement brûlé:
“Nous avons été réveillés par un grand boum” a dit Liecke. Il suppose que le feu pourrait avoir quelque chose à voir avec le travail de sa femme ou le sien. Il s’engage contre l’extrêmisme de gauche et les criminels de grandes familles d’origine arabe. “Un large spectre de personnes ne partagent pas mes positions” affirme-t-il.

La voiture de la keuf devant son domicile à Treptow


Berlin, Allemagne : Une voiture de patrouille attaquée à Kreuzberg – 2 février 2020

Dans la nuit de samedi à dimanche (01-02.02), nous avons caillassé une voiture de patrouille sur le Bethaniendamm. Comme le conducteur, dans une prétention démesurée de départ, a gentiment freiné, nous avons pu détruire le pare-brise et les vitres latérales.

Cela doit être compris comme une réponse directe aux attaques de nos manifs ce week-end. Que ce soit par les provocations et les tabassages lors de la manif anti-sécuritaire du vendredi ou au cours de la manif spontanée de samedi à Kreuzberg.

Même si vous êtes en train de vous monter la tête dans votre congrès avec vos délires d’État policier, vous pouvez être sûrs d’une chose : nous créerons toujours des moments où le rapport de forces est en notre faveur et nous saurons en faire quelque chose.

Vous pouvez nous tuer, mais l’idée de la liberté ne mourra jamais.

VENGEANCE POUR MARIA!

Le véhicule de police caillassé dans la Rigaerstrasse … (dans la nuit du samedi 31.01 au dimanche 01.02)

[Traduit de l’allemand de chronik]


Berlin : visite chez Völkers&Engel – 4 février 2020

Au petit matin du mardi 4 février 2020, nous avons exprimé notre rage contre la gentrification par des coups de marteaux. Pour cela, nous avons cherché un exemple typique de la gentrification à Berlin : au carrefour de la Kolmarer Strasse et de la Knaakstrasse, où non seulement les loyers explosent en raison de la rénovation, mais où Völkers&Engel ont également emménagé au rez-de-chaussée. Engel und Völkers se font leur fric sur des appartements en copropriété et par l’entremise de yachts et d’avions. Nous exigeons l’arrêt de la spéculation des espaces d’habitation dont il y a besoin d’urgence et nous sommes solidaires de toute attaque contre la gentrification.

[Traduit d’indymedia, 04.02.2020]


Berlin : Deux ennemis (ardents défenseurs de la propriété) attaqués en une nuit – 30 janvier 2020

Dans les premières heures du matin avant le procès d’expulsion contre le Liebig34, « deux ennemis de classe » se sont faits détruire leurs vitres: la première cible était l’agence immobilière ‘Pandion4Living’ au Velodrom: la deuxième la permanence du député de la CDU Stephan Lenz de la Lychener Str. Stephan Lenz, en tant que membre de la présidence de la chambre des députés, membre de la commission G10, porte-parole de la fraction de la CDU pour la « protection de la constitution » et officier de réserve de la Bundeswehr, est à évincer de Prenzlauer-Berg.

Extraits du communiqué: C’est désormais la deuxième fois en l’espace de quelques mois que ces deux bureaux sont attaqués, une méthode efficace pour augmenter les frais d’assurance, de nuire à l’image du quartier et ça les agace. […]
Notre rage envers nos ennemis, qu’ils se planquent dans des agences immobilières ou à la chambre des députés est suffisamment grande pour que nous leur donnions un deuxième coup, et pourquoi pas aussi un troisième et un quatrième? »


Berlin : Surprise pour l’avocat de la plus grosse crapule de l’immobilier de la ville – 30 janvier 2020

L’avocat Ferdinand Wrobel, qui défend depuis des années un des plus gros trous du cul de l’immobilier de la ville, Padowiz (racheteur de la maison Liebig34 et responsable de la procédure d’expulsion qui vient de commencer), s’est fait détruire sa bagnole : sa voiture Seat immatriculée B-WR 2016 a été prise pour cible avec marteau, mousse expansive, acide butyrique et peinture, en raison de son rôle majeur joué « au sein de la machine capitaliste des expulsions de logement. Sur le site internet de son cabinet d’avocats « Lascar Legal » il est dit: « M. Wrobel conseille la plupart du temps sur les question de droits civils liées au droit immobilier. Son expertise comprend la structuration juridique et le développement de porte-feuilles de locaux commerciaux et résidentiels. M. Wrobel représente en particulier les bailleurs, les propriétaires fonciers et les syndics d’immeuble. 
A toute personne qui gagne de la thune sur le dos des locataires de cette ville, qui pense que les projets autogérés doivent disparaître: change de métier ou mets tes expertises juridiques à l’avenir au service des locataires. Réfléchis bien à cela lorsque toi et tes gardes du corps se rendront au procès du Liebig34 en taxi. Liebig34 reste! Nous restons tou.te.s! »

[Traduit de l’allemand de chronik]


Munich : Le véhicule d’un flic reste à plat sur le bord de la route.

Ces derniers jours, on a pu voir une voiture avec ses quatre pneus à plat à proximité de la Bonner Platz à Munich. Par ailleurs, des observateurs attentifs ont également remarqué un insigne de la DPolG (Syndicat de la police allemande) sur le pare-brise. On peut supposer qu’ici quelqu’un a mis à plat la voiture d’un flic. Bien fait pour lui !

[Traduit de l’allemand d’indymedia]

Les occasions ne manquent pas pour pourrir ceux qui nous gouvernent – 6 février 2020 [Mise-à-jour]

Publié le 2020-02-08 11:31:03

Nantes : En marge pour pourrir la députée LREM et candidate à la mairie – 6 février 2020

L’action a eu lieu en plein après-midi, ce jeudi 6 février, jour de manifestation contre la réforme des retraites. Une douzaine de personnes porteuses de masques colorés s’en sont pris à la permanence de campagne de Valérie Oppelt, candidate LREM à la mairie de Nantes. Des tags hostiles à Emmanuel Macron ont été écrits à la peinture noire, tandis que l’inscription « L’économie règne en maîtresse » a été collée sur la vitrine, située rue Voltaire, à deux pas du Muséum d’histoire naturelle. L’action a été revendiquée dimanche 9 février sur indy nantes.

L’équipe de celle qui est aussi députée de Loire-Atlantique se trouvait à l’intérieur lorsque l’action s’est produite. La groupe aurait même tenté d’entrer dans le local, sans toutefois y parvenir, les crapules à l’intérieur s’étant enfermé à l’intérieur. Les flics, ayant mis moins de 5 minutes à arriver, ont reçu toute la gratitude de la députée et empêché l’envahissement du local.


Joué-les-Tours (Indre-et-Loire) : irruption au local de la députée LREM – 6 janvier 2020

La permanence de la députée LREM Fabienne Colboc à Joué-lès-Tours a été taguée ce jeudi matin, en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites. « Crève bourgeois« , accompagné du symbole anarchiste, ou encore un « brûle bourgeois » tagué sur la porte. L’électricité a aussi été coupée, ce qui a déclenché l’alarme. La députée rapporte également que les individus, « certains d’entre eux cagoulés« , s’en sont « pris à mon collaborateur« .
Dans le même temps, entre 1 000 et 1 500 personnes manifestaient dans les rues de la ville en opposition à la réforme des retraites du gouvernement. Selon France Bleu, la permanence de la candidate LREM à Joué-lès-Tours Laurence Hervé a aussi subi des dégradations, bien que mineures, après que des manifestants ont tenté de forcer l’entrée sans y parvenir. (FranceBleu)

LREM Limoges : du fumier pour les fumiers – 6 février 2020

Un dépôt de fumier bien gras et odorant a été effectué devant la porte du local macroniste de la République en marche, 22, rue Adrien-Dubouché à Limoges, ce matin, jeudi 6 février, accompagné d’inscriptions de circonstance comme : « Bande de fumier, vous nous avez mis dans la merde, à votre tour ! ».

Encore des bien fâchés qui ne veulent rien lâcher…

[Publié sur labogue.info, 06.02.2020]


Lannion (Côtes-d’Armor) : pour une fois, les murs de l’école disent des trucs intéressants…

Dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 février à Lannion, les murs de l’école du Rusquet ont été tagués. Un signe anarchiste, un appel à la résistance et des propos hostiles à la République en marche. « Des tags sur une école publique, laïque, c’est inadmissible, s’indigne Patrice Kervaon, adjoint aux affaires scolaires.

[Repris de divers articles de presse, 06.02.2020]


Rouen (Seine-Maritime) : « Allô commissaire bobo? »- 5 février 2020

Mardi 5 février, un attaché parlementaire a été agressé à la Halle aux toiles, en marge du meeting du candidat à la mairie de Rouen (Seine-Maritime) Jean-Louis Louvel.
Charles Morgat, attaché parlementaire de la députée LREM Sira Sylla, explique à 76actu avoir reçu un coup de poing, ainsi qu’un œuf dans l’œil.
L’agression a duré « quelques minutes », en marge du meeting politique, explique la victime qui a déposé plainte. Alors que Charles Morgat était présent sur place pour contribuer à l’organisation de l’événement, donnant des consignes pour dresser le buffet, « une vingtaine de militants et Gilets jaunes » l’ont suivi, à l’entrée de la Halle aux toiles, tandis qu’il était au téléphone « avec un commissaire de police pour lui décrire tout ce qu’il se passait ». Il aurait alors été verbalement pris à partie, les manifestants lui lançant des : « sale bourgeois, sale millionnaire ». « Je me suis pris un coup de poing dans la tempe gauche, et un œuf éclaté dans mon œil droit. Ils m’ont laissé rentrer dans la salle sous une haie d’honneur, en me caressant les cheveux. »

Le « malheureux » bourgeois s’est vu prescrire 5 jours d’ITT pour des ecchymoses sur le visage et un nez gonflé et douloureux ». Aucune interpellation n’a été signalée par la police au lendemain de l’agression. Une enquête est en cours.

 

Rouen, Lannion, Joué-lès-Tours et Vincennes : Tout le monde déteste LREM

Publié le 2020-02-08 14:29:05

Rouen : Le valet de la députée a bobo

76actu / mercredi 5 février 2020

Mercredi 5 février 2020, une enquête a été ouverte par la police, après qu’un attaché parlementaire a été agressé la veille au soir à la Halle aux toiles, en marge du meeting du candidat à la mairie de Rouen (Seine-Maritime) Jean-Louis Louvel.

Charles Morgat, attaché parlementaire de la députée LREM Sira Sylla, explique à 76actu avoir reçu un coup de poing, ainsi qu’un œuf dans l’œil.
L’agression a duré « quelques minutes », en marge du meeting politique, explique la victime qui a déposé plainte. Alors que Charles Morgat était présent sur place pour contribuer à l’organisation de l’événement, donnant des consignes pour dresser le buffet, « une vingtaine de militants et Gilets jaunes » l’ont suivi, à l’entrée de la Halle aux toiles, tandis qu’il était au téléphone « avec un commissaire de police pour lui décrire tout ce qu’il se passait ». Il aurait alors été verbalement pris à partie, les manifestants lui lançant des : « sale bourgeois, sale millionnaire ». « Je me suis pris un coup de poing dans la tempe gauche, et un œuf éclaté dans mon œil droit. Ils m’ont laissé rentrer dans la salle sous une haie d’honneur, en me caressant les cheveux. »
[…] La victime, qui a déposé plainte, s’est vu prescrire cinq jours d’ITT par un médecin légiste, « pour des ecchymoses sur le visage et un nez gonflé et douloureux ». Aucune interpellation n’a été signalée par la police au lendemain de l’agression. Une enquête est en cours.

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Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) : Cibler les politiciens, plutôt que se balader

FranceInfo / jeudi 6 février 2020

« Crève bourgeois« , accompagné du symbole anarchiste. La permanence de la députée LREM Fabienne Colboc à Joué-lès-Tours a été taguée ce jeudi matin, en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites. Sur son compte Twitter, la parlementaire a relayé trois photos de l’incident, qui mettent en avant deux autres tags : « Colboc, tu débloques » et « Brûle bourgeois« .
[…] La députée rapporte également que les individus, « certains d’entre eux cagoulés« , s’en sont « pris à mon collaborateur« .
Dans le même temps, entre 1 000 et 1 500 personnes manifestaient dans les rues de la ville en opposition à la réforme des retraites du gouvernement. Selon France Bleu, la permanence de la candidate LREM à Joué-lès-Tours Laurence Hervé a aussi subi des dégradations, bien que mineures, après que des manifestants ont tenté de forcer l’entrée sans y parvenir. […]

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Lannion (Côtes-d’Armor): LREM c’est fini

Le Télégramme / jeudi 6 février 2020

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’école du Rusquet, à Lannion, a été la cible de dégradations. En arrivant à l’école ce jeudi matin, le personnel a découvert plusieurs tags à la bombe rouge. Un A cerclé symbole anarchiste et un « LREM c’est fini » à l’entrée de l’école primaire mais aussi un grand « Résistance » sur le mur du réfectoire et une autre inscription sur le portail des maternelles.
La porte de la chapelle voisine a également été dégradée, tout comme le mur d’un voisin où il était inscrit « À mort LREM ». […] Selon le personnel de l’école, c’est la deuxième fois en quinze jours que l’établissement est visé. […]

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Vincennes (Val-de-Marne) : Macron fumier ! on va te composter

extrait du Parisien / vendredi 7 février 2020

Ce vendredi matin aux aurores, la permanence du député LREM Guillaume Gouffier-Cha, à Vincennes, a de nouveau été prise pour cible par ce qui pourrait être un comité local contre la réforme des retraites dont ce député est le rapporteur général.
À l’heure où Vincennes s’éveille, un amas de compost et de crottin d’âne planté de pancartes a été déposé sur le seuil de la porte, tandis que la vitrine de la permanence du 76, avenue de la République est ornée d’un immense dessin figurant des fruits au nom symbolique : des grenades. Le 29 janvier dernier, jour de manifestation contre la réforme des retraites, des manifestants avaient déjà dégradé le lieu.
« Dans nos résistances se trouvent les graines du monde que nous voulons », « On veut vivre, pas survivre ! », « Macron fumier ! on va te composter », « Pour l’honneur des travailleurs et pour une retraite heureuse ! », « Vive la Commune ! », « Le peuple libre vaincra ». Apposés sur les pancartes plantées dans le fumier, les slogans et idées semblent vouloir germer. […]

Anglet: Un peu d’essence, un peu d’audace

Publié le 2020-02-09 09:42:09

reçu par mail / samedi 8 février 2020

Ineo hors de nos vies.

Dans la nuit du 21 au 22 Janvier 2020, nous avons joyeusement incendié et peinturluré la façade des bureaux d’ Ineo (groupe ENGIE) à Anglet, Pays Basque.
Joyeusement certes, mais avec détermination et conviction avant tout, car ce n’est pas un jeu.

ENGIE INEO est une entreprise française du CAC 40 spécialisée en génie électrique, systèmes d’information et de communication, cybersécurité et vidéosurveillance et qui intervient dans le domaine des villes intelligentes. Elle évolue également dans le domaine de la défense militaire et du nucléaire.

« Créateur de solutions pour un monde mieux connecté exploité »

Sous couvert de développement technologique des grandes villes, encouragé par la transition énergétique et écologique, Engie Ineo déroule des kilomètres de câble et de fibre pour rendre les villes « intelligentes » et connectées. Dans son mensonge dit « décarboné », Engie justifie toujours plus de production électrique. Aux charbon, gaz, hydroélectrique et nucléaire, s’ajoutent désormais parcs éoliens, centrales solaires et biomasse, le tout connectés en smart grid.
Augmentant toujours plus la demande en matière première, elle participe à l’expansion de l’extraction minière mondiale avec les conséquences que ça implique (expropriation, déforestation, exploitation humaine, pollution), et entretenant guerres et néocolonialisme.
Nous ne souhaitons ni être complices, ni bénéficiaires de ces soi-disant progrès et conforts destructeurs et entachés de sang, ni rester les bras croisés.
Si INEO illumine et connecte nos villes, elle met aussi en œuvre les outils les plus autoritaires de ces dernières années : big data, surveillance de masse et reconnaissance faciale, contrôle d’accès, etc.

Quelques exemples :
En 2015, la ville de Marseille recourt à Engie Ineo pour développer un algorithme qui permet d’évaluer le niveau de risque d’une situation, dans le cadre de son projet de « big data de la tranquillité publique » dont le principe est de croiser les informations détenues par la mairie, celles de partenaires tels la police nationale ou les opérateurs téléphoniques, ou les hôpitaux, afin d’anticiper d’éventuels troubles publics.
La même année, Engie Ineo déploie en Égypte les programmes de sa filiale d’alors, Ercom, qui permettent « d’intercepter l’intégralité des appels et des SMS, de surveiller le trafic Internet ou de géolocaliser une cible ».
La ville de Nice collabore avec Engie Ineo dans le cadre de son projet de « safe city » à travers un centre de contrôle et de commandement permettant de repérer des personnes au comportement dit « anormal », objets abandonnés, altercations ou attroupements, et d’intervenir.

Nuisible dans son ensemble, nous avons identifié Engie Ineo comme l’un des opérateurs accessible qui profite à la survie de ce vieux monde, qui contribue à la surveillance généralisée des populations et au fichage de masse facilitant ainsi sa répression par l’État en place. Il en existe beaucoup d’autres.
Cette action n’est ni la première, ni la dernière. Elle se place dans une continuité d’actions dites « directes » contre le capitalisme et son monde, contre leurs projets inutiles. Du sciage d’un pylône électrique THT en soutien à l’Amassada*, de l’incendie des bagnoles d’RTE à Grenoble**, à la résistance contre la poubelle nucléaire à Bure, en passant par les ZADs d’ici et d’ailleurs, nous lutterons par tous les moyens nécessaires.
C’est pourquoi, par cette action et ce communiqué nous soutenons et encourageons tout sabotages, blocages, occupations et destructions réussis, en cours et à venir, permettant d’ensabler la machine jusqu’à l’arrêt complet, car tout est lié.
Si le flux électrique est son sang, l’argent sa pitance, nous entendons bien créer l’hémorragie et sa diète nécessaire pour accélérer son déclin inéluctable.

Que crève ce vieux monde

 

Notes d’Attaque :
* cf.  » Quelque part en France : RTE dégage – sabotons leurs saccages en soutien à l’AMASSADA « .
** on a pas trouvé des revendications d’incendie de bagnoles de RTE à Grenoble ; peut-être il s’agit des véhicules d’Enedis, comme dernièrement ici, ou d’EDF, .

 

[in italiano]

Sud de la France : Les déboires des fachos en campagne électorale

Publié le 2020-02-09 09:55:04

Hyères (Var) : La vitrine de la permanence du candidat facho n’est pas si blindée que ça – 30 janvier 2020

Dans la nuit du mercredi 29 au jeudi 30 janvier, la vitrine de la permanence d’Yves Kbaïer (liste Alliances pour Hyères, soutenue par le RN), située au au 15 rue Edmond-Dunan, a été brisée.

Des coups ont été portés sur la vitrine « anti-effraction » qui a été étoilée.

[Repris de VarMatin, 30.01.2020]

Bagnols-sur-Cèze (Gard) : la visite chez la candidate facho laisse quelques crasses – 25 janvier 2020

Dans la nuit du 24 au 25 janvier, le local de campagne de la candidate RN de la liste « Rassemblons Bagnols », Corine Martin, situé au bas de la rue Crémieux, a fait l’objet de dégradations sur sa partie extérieure: l’enseigne a été tordue et arrachée, tandis que la serrure a été forcée.

Frontignan (Hérault) : Toc-toc-toc au local du fasciste – 5 octobre 2019

Samedi 5 octobre en fin de journée, la porte vitrée de la permanence électorale de Gérard Prato pour les prochaines élections municipales à Frontignan, a été brisée. Le candidat, qui porte les couleurs du Rassemblement national, a porté plainte dans la foulée. Cette permanence électorale avait été inaugurée une semaine auparavant.