Vive l'Anarchie - Semaine 05, 2023

Sommaire

Martinique : et de sept pour les radars ! [MàJ]

Publié le 2023-01-30 07:20:05

Un septième radar incendié cette nuit, à Sainte-Marie
France Antilles/Martinique la 1ere, 29 janvier 2023

C’est vers 2h30 ce dimanche matin (29 janvier 2023) que les pompiers ont été appelés concernant l’incendie d’un radar tourelle au quartier Belle étoile à Sainte-Marie. Ils ont rapidement circonscrit le feu, cependant, l’appareil est détruit.

Il s’agit du septième acte de vandalisme sur un radar en deux semaines. Depuis la nuit du mardi 17 au mercredi 18 janvier 2023, plusieurs dispositifs ont été incendiés et détruits : deux au Robert (Estrade, Four à chaux) deux au Lamentin (Union et voie rapide avant Californie, sur la RD7 entre Rivière-Salée et les Trois-Ilets, sur la RN5 à Sainte-Luce.


Un huitième radar incendié dans la nuit de samedi à dimanche
France Antilles, 5 février 2023

Le radar situé sur la RN5 à Sainte-Luce à hauteur de la zone d’activité des Côteaux a été pris pour cible dans la nuit de samedi à dimanche.

C’est le huitième radar incendié, depuis le 17 janvier, après ceux du Lamentin, du Robert, de Sainte-Luce, de Rivière-Salée et de Sainte-Marie. Le week-end précédent c’est le radar du quartier Étoile à Sainte-Marie qui avait été brûlé. Il avait été totalement détruit par les flammes. Celui de Sainte-Luce, en revanche, est toujours debout. Les traces laissées par les flammes sont néanmoins bien visibles.

Une enquête est en cours pour faire la lumière sur cette série d’incendies. Ces actes de vandalisme interviennent en pleine opération de déploiement d’une quinzaine de nouveaux boîtiers. Ces derniers doivent venir grossir le nombre de radars — 23 dont 22 tourelles — actuellement en service. Le fonctionnent retenu est celui du leurre. Pour les autorités, il s’agit de pouvoir changer régulièrement de place les 23 radars actuels afin que les automobilistes ne sachent pas lesquels flashent ou non en fonction du jour de passage.

Falaise (Calvados) : la caserne de gendarmerie aux molotovs

Publié le 2023-01-30 07:20:09
Falaise (Calvados), 29 janvier 2023. Pendant que le gendarme part en chasse dans la nuit, sa caisse part en fumée devant la caserne…

La gendarmerie de Falaise visée par des cocktails Molotov,
la voiture d’un gendarme détruite
France3/Ouest France, 29 janvier 2023

Sur le mur de la gendarmerie, des traces noires sont encore apparentes. Elles sont la conséquence de molotovs, jetés dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 janvier, aux alentours de 4 heures du matin.

De plus, une voiture garée rue de la Rosée, à l’extérieur de l’enceinte de la gendarmerie, face aux logements de fonction des militaires, a été incendiée. La voiture qui a été totalement détruite par les flammes, appartenait à un gendarme falaisien alors en opération. « Le gendarme était parti travailler, il était en mission, raconte le maire de Falaise Hervé Maunoury. C’est à son retour qu’il a découvert l’incendie. »

« Ce n’est jamais arrivé dans mon histoire de Falaisien que le gendarmerie soit prise pour cible de la sorte, poursuit-il. Une voiture, c’est une chose, mais qu’il y ait des cocktails Molotov lancés sur la brigade, là, ça ne laisse aucun doute. » Une enquête a été ouverte par la gendarmerie, sous l’autorité du parquet de Caen.

Minneapolis (Etats-Unis) : vengeance pour Tortuguita et Tyre Nichols

Publié le 2023-01-30 07:20:10

Traduit de l’anglais de Abolition media, 29 janvier 2023

En réponse aux meurtres de Tyre Nichols et de Tortuguita par des porcs fascistes, des militants de la terre Dakota/Lakota /Anishinaabe occupée – appelée Minneapolis – ont attaqué deux banques du côté sud. L’US Bank et Wells Fargo ont été choisies en raison de leur financement de la Cop City dans la forêt de Weelaunee.

Les militants ont tagué les vitres des banques avec les slogans « défendre la forêt« , « fuck 12« , « eat shit frey » [Jacob Frey est le maire de Minneapolis] et « reposez en paix tortuguita et tyre nichols« .

Notre message de solidarité s’étend au-delà des mots écrits, jusqu’aux vitres rompues et aux distributeurs de billets brisés dans notre sillage.

Nous apprécions le travail du Bloc ce soir à McLaren. Attirer l’attention du département des porcs d’une ville entière et le maintenir occupé n’est pas une tâche facile, surtout par ces températures glaciales. Votre bravoure est radieuse.

Longue vie à la forêt
Rest in Power Tyre Nichols and Tortuguita
Eat Shit Frey
Ce n’est que le début

Portland (Etats-Unis) : UPS attaqué en vengeance pour Tortuguita

Publié le 2023-01-30 07:20:11

Traduit de l’anglais de rosecitycounterinfo, 25 janvier 2023

Le 20 janvier 2023, des anarchistes de Portland (Oregon) s’en sont pris au centre d’expédition d’UPS de Portland, en représailles à l’assassinat récent d’un.e compagnon.ne par la police d’Atlanta.

Les anarchistes ont brisé entre 10 et 15 grandes fenêtres et ont allumé plusieurs petits feux dans le bâtiment. UPS est l’une des plus grandes entreprises qui fait actuellement des dons au projet de Cop City à Atlanta.

Le 18 janvier 2023, la police d’Atlanta a tenté un raid dans la forêt protégée par ses défenseurs et, une fois sur place, elle a ouvert le feu et tué un défenseur de la forêt.

Nous voulons exprimer notre amour envers Tortuguita qui était aussi connu.e sous le nom de Cami, ainsi qu’à tous ses compagnons et proches.

La police d’Atlanta nous a volé un.e compagnon.ne et l’amie de nombreuses personnes le 18 janvier. Quelques vitres brisées ne pourront jamais réparer ce que la police d’Atlanta a fait, mais nous espérons que des actions continues pourront apporter le changement que Cami souhaitait et espérait voir un jour.

Nous appelons à plus d’actions visant directement les entreprises qui font des dons et financent le projet Cop City à Atlanta. Les défenseurs de la forêt ont le droit de rester dans la forêt, et les groupes continueront à exercer des représailles jusqu’à ce que le projet de Cop City soit annulé.

Love from PDX to ATL

Russie : L’Organisation de combat anarcho-communiste revendique l’attaque d’un pont d’une ligne ferroviaire qui mène à une installation militaire

Publié le 2023-01-30 07:20:12

Anarcho-Communist Combat Organisation / mercredi 4 janvier 2023

L’attaque a eu lieu il y a quelques temps. Malheureusement, elle n’a pas
été efficace au 100%, mais cette  expérience sera prise en compte dans l’élaboration de nos prochaines attaques. Et pour la rendre utile non seulement pour nous, mais pour l’ensemble du mouvement de lutte, nous avons décidé de la partager.

On a placé environs 10 kg d’explosif Igdanit (de l’ANFO mélangé avec de
la poudre d’aluminium) dans une boîte en métal (un seau de peinture).
Nous avons utilisé un détonateur intermédiaire pour le faire détoner : environ 1 kg d’ammonal-3 (nitrate d’ammonium, sucre, poudre d’aluminium) dans une boîte en plastique (une boîte de mayonnaise).
Pour faire détoner l’ammonal, nous avons utilisé environs 10 grammes de
peroxyde d’acétone, placé dans un étui en papier (un cylindre fabriqué
avec du papier enveloppe de ruban adhésif).
Pour placer notre détonateur précisément au milieu de la charge d’ammonal, nous avons mis un tube en papier (un peu plus large que le détonateur de peroxyde d’acétone) dans un trou fait dans le couvercle en plastique.
De cette façon, on a réalisé deux buts : nous avons pu placer l’ammonal
dans notre conteneur à l’avance, tout en l’isolant de l’extérieur (il est hygroscopique). En second lieu, nous avons pu mettre en place le détonateur avec le peroxyde d’acétone au tout dernier moment, en réduisant les risques.
Pour allumer le tout, nous avons utilisé un dispositif d’allumage fait avec une ampoule électrique. Il y avait un allumage de réserve constitué d’un portable en mode « réveil », mais le déclenchement lui-même a été effectué avec un appel téléphonique.
Et en plus, pour amplifier ultérieurement l’explosion, nous avons placé près de notre charge d’Igdanit deux jerrycan de 5 litres pleines de mélange incendiaire et ouvertes, dans le but de créer un effet thermobarique dû à l’explosion des vapeurs d’hydrocarbures.

Quant aux inconvénients, nous savions que l’Igdanit a une faible force de brisance, mais nous espérions que si nous le placions sous un pilier du pont, il serait assez puissant pour le faire s’effondrer. En fait, ça n’a pas été le cas. L’explosif aurait dû être placé dans un endroit plus fermé.

Nous pensons qu’il est important de remarquer que cette action a été menée exprès la nuit, afin de réduire les risques pour des éventuel.les passant.es – le pont passe au dessus d’une route et il n’y a que très peu de véhicules sur cette route la nuit : nous avons attendu qu’il n’y ait personne.
Nous ne publierons pas la localisation de ce pont, dans l’espoir qu’il puisse finir par s’effondrer lors de son utilisation future.

Toutefois, nous faisons appel aux cheminots qui s’opposent à la guerre, afin qu’ils sabotent les contrats avec l’armée et qu’ils refusent de se rendre dans des installations militaires – arrêtez d’être un rouage dans la machine de la guerre, d’en assurer le fonctionnement ininterrompu, qui tue des gens.

Nous voulons aussi rappeler que la meilleure aide à la lutte c’est d’y participer.
Mais si vous ne pouvez pas le faire personnellement, vous pouvez aussi
soutenir le Fond anarchiste révolutionnaire [https://t.me/rev_anarchy_fond/9], qui travaille pour soutenir les partisan.es et les débutant.es avec de l’argent pour l’essence, le nitrate d’ammonium etc. :)

Alfredo transféré à Milan, prison d’Opera

Publié le 2023-01-30 13:55:02

Alfredo Cospito quitte la prison Bancali de Sassari pour la prison d’Opera à Milan. Le déménagement, décidé par les médecins de l’Asl de Sassari, en contact étroit avec le Dap dirigé par Giovanni Russo, aura lieu dans les prochaines heures. Et c’est le résultat des contrôles médicaux demandés par le médecin de Cospito, Angelica Milia. Une démarche motivée par des raisons purement médicales, pour contrôler sa situation après 103 jours de grève de la faim, mais qui ne change rien au 41bis, la prison dure à laquelle Cospito est soumis, qui est évidemment aussi maintenue dans la nouvelle prison.

Traduit de La presse

Milan – Molotovs contre deux voitures de la police locale

Publié le 2023-01-30 13:55:06

REVENDICATION :

« Dans la nuit du 29 au 30 janvier plusieurs voitures de la police municipale de la ville de Milan ont été brûlées.

Solidarité avec Alfredo Cospito en grève de la faim
Liberté pour Anna, Juan, Ivan, Dayvid
Attaquons l’Etat »

Traduit de infernourbano


Des cocktails Molotov contre deux voitures de la police locale à Milan : la piste anarchiste d’Alfredo Cospito n’est pas exclue

Une patrouille de police locale est bombardée d’un objet enflammé, probablement un cocktail Molotov. Un autre, à côté, qui a pris feu peu après. Il n’y a pas de revendication, pour le moment, de l’acte de vandalisme commis la nuit dernière, peu après trois heures, sur le parking du commandement détaché « fonte » de Viale Tibaldi. Les soupçons des enquêteurs prennent bien sûr en compte le geste d’inspiration anarchiste, dans le cadre de la campagne contre la détention 41 bis d’Alfredo Cospito.

Les Carabinieri ont été appelés sur les lieux, mais l’enquête a été confiée aux policiers de Digos, dirigés par le directeur Guido D’Onofrio. Dès la première analyse des caméras vidéo, il semble clair que le feu a été allumé à l’intérieur du parking et donc que l’incendie est de nature criminelle. A l’extérieur du poste de commandement, d’autres bouteilles incendiaires inutilisées auraient été trouvées – la confirmation officielle fait toujours défaut.

Les experts antiterroristes considèrent toutefois que la cible est de « faible niveau », surtout si on la compare aux représentations diplomatiques frappées à l’étranger. Il y a trois ans, deux autres véhicules de la police locale ont été incendiés à l’école de police locale de Via Boeri. Ce geste n’a pas été revendiqué.

Traduit de la presse 

Affrontements dans la manif puis molotovs sur le commico à Rome, lettre avec une balle au journal il Tirreno

Publié le 2023-01-30 13:55:10

Cospito, 41 anarchistes inculpés pour des affrontements à Rome. Cocktails Molotovs jeté sur un commissariat de police. Lettre avec balle au Tirreno

Des affrontements avec la police à Trastevere, un molotov lancé sur le poste de police de Prenestino. C’est la chronique de la manifestation des anarchistes pendant la nuit à Rome. Une mobilisation en faveur d’Alfredo Cospito, qui fait une grève de la faim depuis plus de cent jours pour protester contre sa détention sous le régime 41bis. La manifestation fait suite aux attaques contre les bureaux diplomatiques italiens à Barcelone et à Berlin : les mots « Libertat Cospito » sont apparus sur le consulat en Catalogne. Mais les actions démonstratives des anarchistes ne semblent pas destinées à se calmer : le directeur du journal Il Tirreno, Luciano Tancredi, a reçu une lettre avec une balle et l’inscription « Si Alfredo Cospito meurt, les juges sont tous visés. Deux mois sans nourriture, feu aux prisons ».

Affrontements à Rome – Après une manifestation à Trastevere pour soutenir la cause d’Alfredo Cospito, il y a eu des moments de tension entre la police et les manifestants. Au total, 41 personnes ont été identifiées et inculpées par la police en lien avec les affrontements, au cours desquels un agent a été blessé. Après les émeutes, un groupe de plus de 30 manifestants s’est barricadé dans un garage pendant environ deux heures et demie avec des dizaines de policiers devant l’entrée. Selon les manifestants dans le garage, il y avait des militants anarchistes ainsi que des collectifs d’étudiants de l’université et de certains lycées romains. Beaucoup d’entre eux ont ensuite été emmenés au poste de police pour être identifiés et faire l’objet d’une plainte ultérieure. Une partie du quartier de Trastevere, de Viale Garibaldi à Piazza Trilussa, a été fermée à la circulation jusqu’à 1h30 du matin. Peu après, vers 2 heures du matin, un molotov a été lancéesur le poste de police de Prenestino à Rome. Le gardien de service est immédiatement intervenu en donnant l’alerte et les flammes ont été éteintes. D’après les premières constatations, le blitz serait lié à des manifestations anarchistes.

La lettre de menace adressée au Tirreno – « Feuille quadrillée, légèrement jaunie. Écriture en majuscules, très grandes lettres, dessinées d’une main sûre, mais sans règle’. Même le Tirreno, dirigé par Luciano Tancredi, se retrouve dans la ligne de mire des protestations et intimidations anarchistes. C’est le même journal qui annonce la remise de la lettre, signée avec un A majuscule. La balle, l’enveloppe et le papier ont été saisis par la police, qui enquête sur la provenance du message et sur la personne qui aurait pu transmettre la menace au bureau de Livourne du Tirreno.

Réactions – « C’est la Constitution qui montre le chemin. Les peines ne doivent pas consister en un traitement contraire au sens de l’humanité. Par conséquent, le régime pénitentiaire devrait être modifié, le 41 bis devrait être révoqué, et il devrait être transféré là où l’on accorde plus d’attention aux soins », déclare Patrizio Gonnella, président d’Antigone, à propos du cas d’Alfredo Cospito. La grève de la faim, dit Gonnella, n’est pas un chantage. La vie de Cospito doit être sauvée. Son régime devrait être modifié ». Une position contraire vient plutôt du secrétaire général du syndicat de police COSIP, Domenico Pianese : « Nous sommes proches de nos collègues qui ont été blessés lorsque des bouteilles et des pierres ont été lancées sur la police et nous demandons au gouvernement la plus grande fermeté et sévérité : il ne doit y avoir absolument aucun recul sur le 41 bis et la prison à vie. Il en va de la force de l’État dans la lutte contre le terrorisme endogène et la mafia ».

Traduit de La presse

Espagne : Des nouvelles de notre compagnon Gabriel Pombo Da Silva

Publié le 2023-01-30 18:05:02

Inferno Urbano / lundi 21 novembre 2022

Malheureusement, la situation de notre compagnon n’a pas beaucoup changé. Voici un résumé des quelques nouveaux développements survenus après notre dernier communiqué, publié en ligne en avril dernier [https://attaque.noblogs.org/post/2022/04/27/espagne-partout-semaine-dagitation-pour-gabriel-pombo-da-silva-et-les-anarchistes-emprisonne-e-s/].


Jusqu’ici, on a toujours dit que, d’un point de vue juridique, un des problèmes à résoudre concerne une confusion, voulue, sur quel Code pénal
il faut appliquer. Le Code de 1973 (qui donnerait une condamnation à 30
ans, avec l’application de différentes remises de peines, cumulées pendant des décennies), en vigueur au moment de la sentence pour les faits de 1990. Ou bien le Code de 1995 (qui donnerait une condamnation à 20 ans, sans l’application des remises de peine), plus favorable à l’inculpé en termes de longueur de la peine. Rappelons que, en théorie, ils devraient toujours appliquer le Code pénal qui va le plus dans le sens de l’inculpé, mais on sait ce que « toujours » change selon qui est l’inculpé. Gabriel continue à être celui qu’il a toujours été et sa détermination, sa constance et sa clarté ne jouent certainement pas en sa faveur. En tout cas, qu’il s’agisse du Code pénal de 1973 ou de celui de 1995, Gabriel aurait déjà dû être libéré, parce qu’il a passé trop d’années en taule. Avec la lenteur biblique typique de la Justice, le 5 juillet est arrivée une bonne nouvelle : sa peine pourrait être recalculée à 20 ans (ils devraient donc lui rendre plusieurs années de vie !). Comme toujours, les choses ne sont pas faciles, les temps de la justice d’État sont physiologiquement longs et il faut y ajouter les temps de la vengeance politique. Aussitôt dit, aussitôt fait : cette bonne nouvelle
correspond, en réalité, à l’avis du Procureur, mais c’est le juge qui devra décider, il doit simplement confirmer ce que son collègue a dit et ensuite présenter le nouveau calcul de la peine aux autres tribunaux compétents. Il n’est pas difficile d’imaginer que ce juge est en train de prendre tout son temps (étant donné qu’il n’a pas de délai précis) et que, jusqu’à aujourd’hui, il n’a pas encore répondu. Rien de quoi s’étonner : s’il avait appliqué la loi, à l’heure qu’il est Gabriel serait déjà libre !
Pourquoi s’étonner ? De plus, le 6 juillet dernier, le lendemain de cette bonne nouvelle, le procès pour l’opération Scripta Manent (on vous invite à lire plus à ce sujet, en ligne) s’est soldé avec des condamnations exorbitantes à l’encontre de différents compagnons, parmi lesquels il y a Gabriel. Deux ans pour « incitation aux crimes et aux délits » ! Il s’agit d’une sentence définitive, sans possibilité d’appel, que, pour l’instant, n’a pas encore été transmise à l’État espagnol, sous forme d’un Mandat d’arrêt européen… étant donné que l’État italien peut décider d’émettre le MAE ou pas, arbitrairement (un libre arbitre tout à fait légal, pour des peines comprises entre 1 et 4 ans). Du coup, c’est l’énième flou légal.
Malgré cette situation répressive, Gabriel va bien et reste en forme, physiquement et mentalement, et il est toujours du côté de ceux qui combattent avec dignité, sans se vendre à l’ennemi. Il se pourrait que des mois, voire des années passent, avant que l’on puisse revoir notre compagnon en liberté. Il est important de continuer à montrer notre solidarité avec ses actions.

Liberté pour Gabriel Pombo Da Silva !

Liberté pour tous !

[Sens] Tirs de feux d’artifice sur l’école de police

Publié le 2023-01-30 18:45:02

30 janvier 2023
Par Dijoncter (source)
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Notes du renseignement, directives de la Métropole, interruption du tramway et augmentation des effectifs policiers… à Besançon, difficile de faire plus anxiogène et alarmiste. Pourtant, la guerre civile annoncée par les pouvoirs publics n’a pas eu lieu.




Source: Dijoncter.info

[MàJ] Rome – 5 voitures de société incendiées devant le siège de Telecom italia

Publié le 2023-01-30 19:00:05

Revendication :

Dans les premières heures de la nuit du lundi 30 janvier, nous avons mené un incendie  contre TIM. L’attaque a été menée en pénétrant dans le parking d’un de ses bureaux et en mettant le feu à cinq véhicules. Tim collabore activement au contrôle social par l’installation du réseau de fibres optiques, de caméras et de bracelets électroniques.

Le pouvoir et ses ramifications sont partout et quiconque veut s’y attaquer a l’embarras du choix. Agissez dès aujourd’hui, sans attendre des moments plus propices, ni faire de compromis, tout comme le pouvoir fait rage chaque jour et chaque heure contre nos vies, la révolte doit également être quotidienne et permanente.

Laissez le feu de la négation s’embraser de plus en plus dans les villes avec une force indomptable pour répandre le chaos dans votre monde d’ordre et de répression.

Faites savoir à l’État meurtrier et aux patrons que ce n’est que le début et que plus qu’une menace, c’est une promesse.

Solidarité avec Alfredo Cospito dans son combat contre le 41bis
Solidarité avec Juan, Anna, Ivan et tous les anarchistes retenus en otage dans les prisons d’Etat
VIVE L’ANARCHIE

Traduit d’Il Rovescio

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Une autre attaque anarchiste dans la nuit de dimanche à lundi à Rome, après l’émeute de samedi soir à Trastevere. Cinq voitures de société fiat fiorino, garées à distance les unes des autres, ont été incendiées par des inconnus qui ont réussi à s’introduire dans le parking situé devant le siège de Telecom Italia, via val di Lanzo 139, Montesacro.

Sur l’un des boîtiers électriques a été trouvée l’écriture faite avec une bombe de peinture noire du ‘A’ pour anarchie et ‘No 41 Bis’, en référence à la protestation contre la condamnation d’Alfredo Cospito, l’anarchiste condamné pour avoir jambisé un industriel et agressé plusieurs policiers. Les mots « Black Block » sont apparus sur l’extérieur du mur du parking Telecom.

Dans le détail, trois voitures Tim du parking ont été complètement détruites, tandis que deux ont été partiellement endommagées. L’agression a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche entre 2 et 3 heures du matin lorsque les pompiers sont intervenus. L’enquête de police est actuellement en cours.

[…]

Traduit de la Presse

 

Appel de l'AG autonome - Rassemblement, tractage, perturbation

Publié le 2023-01-31 09:05:04

Retrouvons-nous jeudi pour un rassemblement, tractage, perturbation



APPEL DE L’AG AUTONOME

Vendredi 27 janvier, la diffusion de tract dans un Pôle Emploi décidée par l’AG autonome est empêchée par l’arrivée des flics quelques minutes après notre sortie du métro. Nous étions une trentaine à nous faire arrêter pour finir en contrôle d’identité pendant 4h dans le commissariat du 19e arrondissement. Deux d’entre nous ont été placé en garde à vue et sont sorti-es le soir même, sans suite. Nous pensons après discussion que l’appel à l’évènement souffrait d’un décalage, entre son opacité et sa nature publique.

L’État tente coûte que coûte de tuer dans l’œuf les quelques secousses qui pourraient amplifier le mouvement : l’expulsion de l’occupation d’une salle du campus Condorcet et la mise en garde à vue de tous les , l’expulsion par les CRS d’une assemblée étudiante à Strasbourg ou pour cette action empêchée par l’intervention de la police.

NE NOUS LAISSONS PAS FAIRE, ORGANISONS-NOUS !

Nous appelons donc à un rassemblement, perturbation et tractage. On discutera des manières de s’organiser en dehors des cadres syndicaux ou de partis. Le but est d’élargir la question des retraites à celle de la sélection, du tri des vies, et de la mise au travail forcée par le chômage, le système de santé, le RSA etc.

RDV JEUDI 2 FÉVRIER À 10H !
Place du marché, Montreuil. Métro 9 arrêt Croix de Chavaux
Soyez à l’heure !

La prochaine AG autonome aura lieu le même jour à 19h au Malaqueen (70 rue Gallieni, Malakoff. Métro 13 arrêt Malakoff rue Étienne Dolet). Retrouvons-nous pour débriefer de l’action et penser la suite !

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Rivendicazione dell’incendio alle auto della polizia locale di Milano

Publié le 2023-01-31 13:35:03

Rivendicazione dell’incendio alle auto della polizia locale di Milano

Riceviamo da mail anonima e diffondiamo:

Nella notte tra il 29 e il 30 gennaio sono state bruciate alcune macchine della polizia locale del comune di Milano.
SOLIDARIETA’ AD ALFREDO COSPITO IN SCIOPERO DELLA FAME
LIBERTA’ PER ANNA, JUAN, IVAN, DAYVID
ATTACCHIAMO LO STATO

[Re-MaJ] Berlin/Barcelone – Attaques contre les représentants italiens

Publié le 2023-01-31 13:35:15

Revendication

Pour le 100e jour de la grève de la faim, une voiture diplomatique italienne brûle

Nous soutenons l’idée d’actions décentralisées et suivons donc l’appel à la semaine d’action venant d’Amérique du Sud, qui soutient la grève de la faim d’Alfredo Cospito. La communication par les actions et les textes est une approche importante pour établir un réseau informel.
Avec l’attaque du corps diplomatique italien dans la capitale allemande, avec le choix de la voiture numéro 3 de l’ambassade, nous participons à la semaine d’action. Elle était située à Schöneberg sur la Barbarossa-Platz et appartenait à Luigi Estero, le premier conseiller de l’ambassade.
Cet acte de violence révolutionnaire vise directement les responsables de la brutale oppression quotidienne. Nous voulons que les fonctionnaires, les juges, les policiers, les politiciens et les diplomates n’aient pas une vie tranquille, qu’ils se sentent en insécurité et ne puissent pas dormir sur leurs deux oreilles.
Car ce sont eux qui commettent les massacres politiques, pas les exploités, les opprimés ou les anarchistes. Le sang est sur les mains des élites allemandes et italiennes qui – pour ne citer qu’un exemple – utilisent les soi-disant garde-côtes libyens pour assassiner des milliers de migrants, ces personnes qui donnent leur corps et le sol de leur pays au capitalisme fou au plus bas prix pour exploiter l’Europe.
C’est un bon résultat que le ministre italien des Affaires étrangères envisage maintenant de renforcer la sécurité du personnel de son ambassade. Nous soutenons leur isolement total. À ce stade, nous faisons un clin d’œil complice aux compas de Barcelone, qui ont eu une idée similaire, qui ont brisé les fenêtres du consulat italien là-bas la nuit même.
L’isolement change de camp. Alors que la peur s’empare des personnes au pouvoir, une idée se matérialise dans les actions du mouvement anarchiste. Alfredo Cospito est très proche – réel et vivant – et il y a donc une proximité entre tous les autres insurgés dans les prisons et dans les rues.
Nous les saluons tous et nous sommes particulièrement heureux de l’expansion des attaques contre la police, les partis et les entreprises à Berlin.
Solidarité avec Anna Beniamino, Ivan Alocco, Aldo et Lucas Hernández Valdés, Toby Shone et tous les prisonniers des chambres de torture du régime 41 bis.

La liberté pour tous !
cellule de l’oiseau noir

Traduit d’indymedia

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Deux attaques ont frappé vendredi 27 janvier soir les représentations diplomatiques italiennes à Barcelone et à Berlin. C’est ce que rapporte une déclaration du ministère italien des Affaires étrangères, La Farnesina. «  Des inconnus ont brisé la vitre du bâtiment où se trouve le consulat général à Barcelone, défigurant un mur de l’entrée du bâtiment » avec de la peinture rouge et des tags sur le bas-relief adjacent. Cinq personnes cagoulées ont été filmées par les caméras de vidéosurveillance vers 22h. Les Mossos d’Esquadra (police catalane) ont ouvert une enquête.

Et la même nuit à Berlin, dans le quartier de Schöneberg, « la voiture avec plaques diplomatiques d’un fonctionnaire en service à l’ambassade d’Italie a été incendiée ». La police scientifique a effectué des relevés et l’enquête confiée à la Sécurité de l’Etat. Cette attaque enflammée contre l’Audi du Premier conseiller à l’ambassade d’Italie Luigi Estero s’est produite vers 3h10 du matin, et n’a bien sûr pas manqué de rappeler de mauvais souvenirs à sa collègue en poste à l’ambassade d’Athènes, Susanna Schlein, dont la sienne avait cramé sous son domicile le 2 décembre dernier en solidarité avec Alfredo Cospito, désormais au 102e jour de sa grève de la faim dans le tombeau du 41bis à la prison de Sassari.

 

Si dans le cas catalan, des tags ont été laissés sur place, comme « Etat italien assassin » et « Liberté pour Cospito » (Estat Italià assassì  et Llibertat Cospito) , dans le cas allemand personne n’a grand doute sur le fait qu’il s’agit là-aussi d’une action en solidarité avec lui. En Italie, les hautes autorités de l’Etat, dont la première ministre d’extrême-droite Giorgia Meloni, ont aussitôt sonné l’alarme, demandant un nouveau renforcement de la surveillance de leurs représentations à l’étranger ainsi que de son petit personnel zélé qui pense peut-être être exonéré de toute responsabilité.

[Synthèse de la presse italienne, 28 janvier 2023]

Trouvée sur Sans nom

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Hier, la voiture avec des plaques diplomatiques d’un fonctionnaire diplomatique en service à l’ambassade d’Italie à Berlin a été incendiée. Dans la soirée, des inconnus ont également brisé la fenêtre du bâtiment dans lequel se trouve le consulat général d’Italie à Barcelone, défigurant un mur de l’entrée du bâtiment.

C’est ce qu’a annoncé le ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale.

« J’ai envoyé ma solidarité et celle du gouvernement italien au premier conseiller de l’ambassade d’Italie à Berlin, Luigi Estero, pour l’attaque qui a provoqué l’incendie de sa voiture dans la capitale allemande.

S’ajoute à cet épisode l’attaque de notre consulat général à Barcelone par des actes de vandalisme. Le gouvernement suit avec inquiétude et attention ces nouveaux cas de violence contre nos fonctionnaires et nos représentations diplomatiques », a déclaré la première ministre Giorgia Melonia.

« Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, qui a été immédiatement informé, a personnellement et immédiatement contacté l’ambassade à Berlin et le consulat à Barcelone pour exprimer sa solidarité et demander que toute la lumière soit faite sur la dynamique de ces actes criminels dans les plus brefs délais », écrit la Farnesina dans une note, soulignant que « le ministre a ordonné le début immédiat des procédures de vérification et de renforcement des bureaux diplomatiques E du personnel impliqués ».

« Les forces de police locales ont effectué les enquêtes scientifiques et les investigations nécessaires. Dans les deux cas, heureusement, aucune blessure personnelle n’a été signalée », conclut la note.

LES ENQUÊTES

Le parquet de Rome attend des informations des Digos et du Ros pour ouvrir des dossiers d’enquête, comme il l’a fait pour des épisodes similaires tels que celui d’Athènes, en relation avec les actions contre le consulat italien à Barcelone et contre la voiture d’un fonctionnaire de l’ambassade italienne à Berlin. Les affaires seront sous l’attention de magistrats antiterroristes. Pour le moment, la piste la plus crédible est celle liée au mouvement anarchiste, comme dans l’épisode de l’attentat contre la première conseillère de l’ambassade en Grèce Susanna Schlein et sa famille.

Ces derniers jours – selon l’ANSA – le personnel de sécurité de l’ambassade d’Italie à Berlin avait demandé à la police locale de renforcer les mesures de surveillance dans les locaux du siège diplomatique. L’hypothèse sur laquelle travaillent les services de renseignement est celle d’un lien entre l’attentat et les groupes anarchistes, mobilisés cette semaine en solidarité avec Alfredo Cospito, un prisonnier du 41bis en grève de la faim.

LA SOLIDARITÉ DU MONDE POLITIQUE ET INSTITUTIONNEL

Le monde politique et institutionnel a immédiatement pris position, avec des messages bipartisans exprimant leur préoccupation pour ce qui s’est passé et leur solidarité avec les bureaux diplomatiques touchés. « Les attaques répétées contre les bureaux diplomatiques italiens sont très préoccupantes », a souligné le président du Sénat, Ignazio La Russa. Il est nécessaire et urgent de comprendre quels sont les motifs et s’il existe une direction unique derrière ces actes criminels. Au personnel de nos ambassades, je présente mes sincères condoléances ».

Solidarité avec le Premier Conseiller de l’Ambassade d’Italie à Berlin, de la part du Président de la Chambre des Députés, Lorenzo Fontana : « l’attaque qui a provoqué l’incendie de sa voiture dans la capitale allemande est un incident très grave, qui s’ajoute aux actes de vandalisme survenus quelques heures auparavant contre notre Consulat Général à Barcelone. J’espère que la lumière sera faite dans les meilleurs délais sur l’origine de ces nouveaux cas de violence contre nos fonctionnaires et nos représentations diplomatiques ».

Des mots du même acabit de la part du chef du groupe Fratelli d’Italia à la Chambre des députés, Tommaso Foti, qui rappelle l’incident et exprime sa solidarité et celle de son groupe : ceux de Berlin et de Barcelone sont « des épisodes graves que nous suivons avec la plus grande préoccupation et sur lesquels il convient de faire la lumière afin d’en identifier la matrice », explique-t-il. Et Roberto Menia, vice-président de la commission des affaires étrangères du Palazzo Madama, exprime « sa profonde solidarité et sa reconnaissance envers nos diplomates victimes des attentats de Berlin et de Barcelone ». Nous sommes très préoccupés par ces gestes soudains

et nous nous demandons pourquoi nous sommes visés. La lumière doit être faite immédiatement sur ce qui s’est passé car il n’est pas acceptable que les responsables de ces attaques restent dans l’ombre ».

Du côté du PD, Simona Malpezzi, présidente des sénateurs démocrates, et Alessandro Alfieri, chef du groupe démocrate de la commission des affaires étrangères et de la défense, expriment leur préoccupation  » pour l’attaque des bureaux diplomatiques italiens en Allemagne et en Espagne « . Au personnel de nos ambassades, toute notre solidarité et l’espoir que la lumière soit faite au plus vite sur la dynamique de ces actions criminelles ». Et Enzo Amendola, chef du groupe démocrate au sein de la commission des affaires étrangères de la Chambre, a parlé de  » graves attaques contre les bureaux diplomatiques italiens en Allemagne et en Espagne « . Actes qui doivent être clarifiés immédiatement. Solidarité avec l’ensemble du personnel de nos ambassades. Nous sommes avec vous ».

Le leader du M5, Giuseppe Conte, a également exprimé sa préoccupation « pour la violence et l’intimidation dirigées contre le premier conseiller de notre ambassade à Berlin et notre consulat général à Barcelone ». Des actes graves qui, j’en suis sûr, ne remettent pas en cause le dévouement de notre corps diplomatique aux quatre coins du monde ».

Traduit de la presse

 

 

 

Berlin (Allemagne) : feu le fourgon de police

Publié le 2023-01-31 15:20:03

Traduit de l’allemand de Sozialer Zorn, 28 janvier 2023
(repris du Berliner Zeitung)

Des inconnus ont mis le feu à un véhicule de police. C’est vers 18h30 samedi 28 janvier qu’un passant a découvert les flammes sur un parking de la Rudolstädter Straße, dans le quartier de Wilmersdorf à Berlin. Le poste de police n°26 se trouve à proximité, et leurs véhicules sont garés sur ce parking.

Un porte-parole de la police a déclaré que « les pompiers ont éteint les flammes à l’intérieur du fourgon, dont la vitre latérale avait été brisée », en évitant que les flammes ne se propagent aux autres véhicules de police adjacents. C’est la Sécurité de l’Etat (Staatsschutz) qui a été chargée de l’enquête.

Wuppertal (Allemagne) : incendie solidaire d’une camionnette de Siemens

Publié le 2023-01-31 15:20:05

Rien n’est fini, tout commence ! Lützerath est maintenant
aussi à Wuppertal. Une camionnette de Siemens incendiée !

Traduit de l’allemand de de.indymedia, 26 janvier 2023

Un an après l’expulsion de la forêt d’Osterholz*, nous avons attaqué par le feu une camionnette de Siemens au matin du mercredi  25 janvier dans la Sperlingsgasse à Wuppertal-Nützenberg. Siemens fait partie des grands groupes qui participent à l’exploitation du lignite en Rhénanie-du-Nord-Westphalie comme à Lützerath, en tirant profit de cette sale affaire. Les crimes dont Siemens est également responsable sont résumés ici par un autre groupe d’action [nous avons mis la traduction en français, NdT].

Nous disons basta à l’exploitation des hommes, des animaux et de la nature ! Continuons à nous battre pour un monde meilleur avec les formes d’action les plus diverses ! Lützerath peut être un grand pas en avant pour le mouvement pour le climat. Ne lâchons pas prise !

Nous avons vu, et pas seulement à Lützerath, à quel point l’État s’en prend à tout mouvement qui attaque les intérêts du capital. A Atlanta (USA), les flics ont même abattu une personne lors d’une occupation de forêt. Beaucoup de force et d’amour à ceux qui luttent là-bas ! Salutations chaleureuses aussi aux occupants de Heibo et de Fecher, la forêt occupée qui vient d’être expulsée par les flics pour y construire un projet d’autoroute. C’est donc à cela que ressemble le changement de mode de transport !

Contre la répression, il faut se serrer les coudes, s’entraider et se battre !

Notre action est aussi une contribution à la semaine d’action internationale pour le prisonnier anarchiste Alfredo Cospito, qui est en grève de la faim depuis le 20 octobre 2022 et lutte contre le régime 41bis et la justice italienne ! Liberté pour tous les prisonniers !

* NdT : les flics ont expulsé le 25 janvier 2022 les défenseurs de la forêt d’Osterholz à Wuppertal (Saxe), qui était occupée depuis août 2019 contre l’extension d’une carrière de chaux.

Berlin (Allemagne) : revendication de l’attaque contre la caisse du diplomate italien

Publié le 2023-01-31 15:20:08

[L’attaque solidaire survenue à Berlin au soir du 27 janvier dernier, et qui a consumé la voiture d’un diplomate de l’ambassade d’Italie dans le quartier de Schöneberg  – attaque que nous avions déjà volontiers relatée ici, vient d’être revendiquée trois jours plus tard par la « Cellule oiseaux noirs ». On en trouvera une traduction ci-dessous.]

Au 100e jour de grève de la faim, crame un véhicule
diplomatique italien

Traduit de l’allemand de de.indymedia, 30 janvier 2023

Nous soutenons l’idée d’actions décentralisées et c’est pourquoi nous répondons à l’appel à la semaine d’action venue d’Amérique du Sud, en soutien à la grève de la faim d’Alfredo Cospito. La communication à travers des actions et des textes est une approche importante pour créer un réseau informel.

Avec l’attaque contre le corps diplomatique italien dans la capitale allemande, avec le feu ciblé contre la voiture numéro 3 de l’ambassade, nous participons à la semaine d’action. Elle se trouvait dans le quartier de Schöneberg, sur la Barbarossa-Platz, et appartenait à Luigi Estero, le premier Consigliere.

Cet acte de violence révolutionnaire vise directement les responsables de la répression brutale quotidienne. Nous voulons que les fonctionnaires, les juges, les policiers, les politiciens et les diplomates n’aient pas une vie tranquille – qu’ils ne se sentent pas en sécurité et qu’ils ne puissent pas dormir en paix.

Car ce sont eux qui commettent les massacres politiques, et non les exploités, les opprimés ou les anarchistEs. Le sang est sur les mains des élites allemandes et italiennes qui –pour ne donner qu’un exemple–, utilisent les soi-disant garde-côtes libyens pour tuer des milliers de migrant.e.s, ces personnes dont le corps et le sol de leur pays sont exploités à bas prix pour le capitalisme dément de l’Europe.

C’est un bon résultat que le ministre italien des Affaires étrangères envisage maintenant de renforcer les mesures de sécurité pour les membres de son ambassade. Nous voulons leur isolement total. Nous envoyons ici un clin d’œil de connivence aux compas de Barcelone, qui ont eu une idée similaire et ont brisé les vitres du consulat italien local la même nuit.

L’isolement change de camp. Alors que la peur saisit les dirigeants, une idée se matérialise dans les actes du mouvement anarchiste. Alfredo Cospito est tout près – réel et vivant –créant aussi une proximité entre tous les autres insurgés dans les prisons et les rues.

Nous les saluons tous et nous nous réjouissons aussi particulièrement de l’extension des attaques contre les forces de l’ordre, les partis et les entreprises à Berlin.
Solidarité avec Anna Beniamino, Ivan Alocco, Aldo et Lucas Hernández Valdés, Toby Shone et tous les prisonniers dans les chambres de torture du régime 41 bis.
Liberté pour tous !

Cellule oiseaux noirs

Chili – Appel a l’action et jeûne de solidarité par des prisonniers anarchistes et subversifs

Publié le 2023-01-31 23:20:05

Chili – Appel a l’action et jeûne de solidarité par des prisonniers anarchistes et subversifs

104 jours depuis le début de la grève de la faim.

LES PRISONNIERS ANARCHISTES ET SUBVERSIFS ENTAMENT UN JEÛNE DEPUIS LE CHILI EN SOLIDARITÉ AVEC ALFREDO COSPITO.

A partir du 31 janvier.

 

Pour Alfredo Cospito :

Un grand cri de guerre ! !!

Un appel à la solidarité internationaliste !!!

Un appel à l’action clair ! !!

Dans le cadre des mobilisations pour la grève de la faim de notre camarade anarchiste italien Alfredo Cospito, qui dure depuis 104 jours, nous, les détenus anarchistes et subversifs de la prison de La Gonzalina-Rancagua, commençons aujourd’hui, 31 janvier, un jeûne de solidarité comme geste minimum de complicité dans la lutte très importante et décisive que notre compagnon mène pour mettre fin à l’isolement auquel l’État italien le maintient soumis et contre la peine de prison à vie à laquelle il a été récemment condamné.

La situation est de la plus haute urgence et l’heure n’est pas à l’attente et à la réflexion qui ne font que renforcer l’apathie et l’inaction.

 

Nous ne pouvons pas être des spectateurs passifs de la façon dont l’État italien laisse mourir Alfredo, dans l’une des démonstrations les plus claires de la brutalité autoritaire.

 

Attendrons-nous que notre camarade meure pour décider d’agir ?

 

Ce jeûne se veut également un appel aux consciences anti-autoritaires du monde entier et à leur action conséquente.

Au cours de cette vaste mobilisation, nous avons pu constater l’importance de tout geste subversif hors des frontières pour les tenants de ce régime néfaste, démontrant l’efficacité de la solidarité internationaliste à caractère combatif.

Il faut maintenant faire appel à toute notre imagination, donner vie à nos relations d’affinité centrées sur la confrontation et puiser dans notre expérience, car c’est la seule façon d’activer la complicité insurrectionnelle pour tenter de sortir Alfredo du misérable 41 bis.

Demain sera peut-être trop tard, il est donc impératif d’agir immédiatement et de prendre part personnellement à ce combat en s’impliquant pleinement dans cette bataille qui ne peut attendre.

En ce sens, la lutte en cours n’est pas seulement cruciale pour Alfredo, mais elle est cruciale pour nous tous qui nous opposons à la prison et pour le monde qui en a besoin dans la mesure où ce qui est appliqué au camarade sera rapidement extensible et exportable à tous ceux qui se rebellent et affrontent l’ordre établi.

C’est pourquoi nous ne renonçons pas aux manifestations claires et concrètes pour faire sortir des prisons tousx nos compas dans le monde qui ont dû souffrir des décennies dans des régimes d’emprisonnement nazi-fascistes qui cherchent à dégrader la dimension humaine des rebellxes, de tousx les insurgé-es qui se rebellent contre cette réalité d’oppression et de misère.

Certes, aujourd’hui, la clé pour sortir Alfredo de son isolement n’est pas entre nos mains, mais nous ne renoncerons pas à mettre notre grain de sable pour que cela se produise le plus rapidement possible.

Mais ce qui dépend de nous, c’est notre décision de nous impliquer activement dans la lutte en faisant sentir à ceux qui le torturent qu’ils ne sont pas en sécurité lorsqu’ils détiennent notre camarade dans ce régime infâme.

Pour l’extension de la solidarité combative dans l’élan de la complicité insurrectionnelle avec le camarade Alfredo Cospito !!!

Sortons Alfredo du 41 bis !

Tant qu’il y aura de la misère, il y aura de la rébellion !

Jusqu’à ce que le dernier bastion de la société carcérale soit détruit ! !!

Vive l’anarchie !

Les prisonniers révolutionnaires anti-autoritaires de toutes tendances sortent des prisons maintenant ! !!

– Marcelo Villaroel Sepúlveda.

– Juan Aliste Vega.

– Joaquìn Garcìa Chancks.

– Francisco Solar Domìnguez.

 

Prison de La Gonzalina-Rancagua

Territoire occupé par l’État chilien.

31 janvier 2023

 

104 jours après le début de la grève de la faim du camarade Alfredo.

 

#solidaridadinternacionalistaanticarcelaria (solidarité internationaliste anti-arcelaria)

#solidaridadconalfredocospito (solidarité avec Alfredo Cospito)

#presxssubversivxsyanarquistasalakalle (prisonniers subversifs et anarchistes dans la rue).

#buscandolakalle (recherche de la rue)

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NOI, ALFREDO E IL MINIMO CHE ANDAVA FATTO. Sul pomeriggio di sabato scorso a Trieste

Publié le 2023-01-31 23:25:03

NOI, ALFREDO E IL MINIMO CHE ANDAVA FATTO. Sul pomeriggio di sabato scorso a Trieste

Trieste

Riceviamo e diffondiamo:

Ci sono situazioni in cui il precipitare degli eventi rende tutto estremamente chiaro, senza bisogno di interpretazioni: i 100 giorni di sciopero della fame di Alfredo Cospito sono una di queste. Non c’è tempo per i giri di parole, i mille compromessi, le opportunità.
Abbiamo quindi agito animatə dall’urgenza e della rabbia, siamo scesə in corteo e ci siamo presə qualche metro in più, convintə che ora o si fa un passo oltre o si rimane schiacciatə. Ce lo insegna Alfredo, con la forza e la determinazione di chi mette in gioco tutto quello che gli resta per lottare contro gli abomini del 41 bis e dell’ergastolo ostativo.
Agiamo non per gioco o compromessi, ma proporzionalmente alla gravità della situazione, senza farci spaventare da qualche limitazione questurina e dai loro dispositivi di sicurezza. E anche su questo qualcosa bisognerà dirlo: perché negli ultimi anni, anche a seguito delle mobilitazioni no green pass, le prescrizioni in questa città sono sempre più assurde e restrittive, con motivazioni ormai sempre più pretestuose (ad esempio lo shopping…), impedendo di fatto di portare idee e voci differenti nel centro-vetrina del decoro e del turismo.

Abbiamo quindi bloccato la città e siamo andatə oltre, perché un uomo è murato vivo nelle gabbie medievali dello stato.
Abbiamo salutato i detenuti e le detenute del carcere, perché sappiamo quanto siano vergognose le condizioni di vita nelle galere.
Abbiamo urlato per il centro sonnecchiante perché tutti devono sapere e nessuno possa dire, dopo, che non c’era niente da fare.

Abbiamo fatto quel che andava fatto e continueremo a farlo.

Alla persecuzione dello stato, alla sua repressione, alle limitazioni della libertà di manifestare, rispondiamo colpo su colpo. Per l’abolizione dell’ergastolo ostativo e del 41bis!

FUORI SUBITO ALFREDO DAL 41BIS

Alcune compagne e compagni

Annulation de la discussion du jeudi 2 novembre autour du soulèvement en Iran

Publié le 2023-01-31 23:25:05

En raison d’un imprévu, le compagnon invité pour présenter la discussion
de jeudi 2 novembre autour du soulèvement en cours en Iran ne pourra pas
être présent. La discussion n’aura donc pas lieu jeudi, dans l’attente
d’une éventuelle nouvelle date que nous vous communiquerons dès que
possible.

La falsa parola degli assassini di Stato

Publié le 2023-01-31 23:25:06
Clessidrajpg

Se già con l’Emergenza Covid-19 e la successiva propaganda di guerra – con in mezzo la nomina di un generale della NATO per organizzare misure di «salute pubblica» abbiamo assistito al più plateale divorzio tra la parola di Stato e la realtà, nei telegiornali di ieri sera, 30 gennaio, si è raggiunto, sul caso di Alfredo Cospito, un vero e proprio Himalaya d’infamia e di falsità.
Abbiamo sentito, nell’ordine, un procuratore parlare di saldatura tra movimento anarchico e Cosa Nostra per l’abolizione del 41 bis (la stessa tesi, sbandierata dai media e poi ufficialmente smentita persino da una Relazione del DAP, sostenuta a suo tempo sulla presunta «comune regìa esterna» delle rivolte scoppiate nelle carcere italiane nel marzo del 2020). L’imbecille che intervistava il procuratore ha aggiunto di suo che l’abolizione del 41 bis farebbe uscire dal carcere tutti i condannati all’ergastolo ostativo; non sapendo nemmeno, il mentecatto, che ci sono prigionieri in 41 bis senza condanne all’ergastolo, così come dei detenuti condannati al «fine pena mai» che non si trovano in 41 bis. Subito dopo un altro giornalista – che ha capito in fretta il copione che il governo ha deciso di recitare – ha parlato di «attentato al cuore dello Stato» a proposito delle azioni in solidarietà con Alfredo. Avanza davvero veloce il paradigma cibernetico, se il «cuore» del «più freddo dei freddi mostri» è fatto di auto e di ripetitori della telefonia mobile… Si tratta della stessa tesi, tra l’altro, avanzata da Federico Cafiero de Raho, all’epoca capo della Direzione Nazionale Antimafia e Antiterrorismo e oggi deputato del Movimento 5 Stelle, durante la conferenza stampa del 2019 seguìta agli arresti dell’operazione «Renata»: chi sabota i ponti radiotelevisivi attenta alla democrazia in quanto tale. Ma il copione viene recitato per intero dalle dichiarazioni dei vari rappresentanti del governo e dalla Meloni: «lo Stato non cede ai ricatti né alle intimidazioni», «il governo non tratta con i violenti», «contro il terrorismo ci vuole la linea della fermezza» ecc. Il riferimento, per niente velato, è al sequestro Moro (e alla «fermezza» statale di non liberare nessun prigioniero rivoluzionario in cambio della vita dello statista). Quella vicenda è insieme una storia innominabile – un gruppo di operai che va a prendersi il capo del partito al potere… –, un fantasma che continua ad aleggiare nella coscienza della classe dominante, e un babau per giustificare ogni attacco liberticida e ogni nefandezza di Stato, tortura compresa. Ma qui non è all’opera solo la falsa parola del governo e dei suoi valletti, bensì un rovesciamento puro e semplice della realtà. È lo Stato – non il movimento anarchico – ad avere in mano un ostaggio, sepolto in una tomba per vivi a monito per tutti gli altri. È lo Stato che terrorizza e ricatta: «moderate il conflitto, o potrete finire lì anche voi». Ed è Alfredo, non lo Stato, a rifiutare trattative o negoziati di sorta. Con la sua estrema determinazione rivendica l’abolizione degli abomini del 41 bis e dell’ergastolo ostativo. In cambio di cosa? Di niente. Con questo solidarizzano migliaia di persone. Per questo compagne e compagni in Italia e nel resto del mondo mettono in gioco il loro amore, il loro spirito, il loro coraggio. È il movimento ad affermare che sulla solidarietà non si tratta.
Non sappiamo se il riferimento del ministro Nordio alle prossime decisioni della magistratura sulla revoca o meno del 41 bis ad Alfredo siano un modo per salvare capra e cavoli – «autonomia» della magistratura e «fermezza» del governo. Oppure se lo Stato ha già deciso – avendo torto marcio secondo le sue stesse leggi – di accollarsi la morte di un compagno in carcere.
È lo Stato che, in tal mondo, creerebbe un «martire». Non certo noi, che vogliamo Alfredo vivo e fuori dal 41 bis.
Sareste, oltre che feroci, anche stupidi, signori e signore del governo. Non siete riusciti ad isolare un compagno nemmeno seppellendolo sotto diversi metri di cemento. Per voi tutto ha un prezzo, tutto è oggetto di compravendita (oh se le avete fatte e le fate le trattative con Cosa Nostra, altro che «fermezza»!), tutto segue precise gerarchie e catene di comando.
Ma le compagne e i compagni non hanno bisogno di direttive né di istigatori né di pizzini.
Trovano tutto quello che serve loro per pensare e per agire in qualcosa che non si può imprigionare: l’anarchia.

Fuori Alfredo dal 41 bis!

La lunga scia di responsabilità

Publié le 2023-02-01 08:55:04

La lunga scia di responsabilità

La lunga scia

Riceviamo e diffondiamo:

A guardarla dallo spazio si vede un gran movimento…
Doveroso, di contorno, di facciata.
Vorrei soffermarmi sull’ultimo, gli altri parlano da s
é.
“Per non rendere vana l’utilità del 41bis” spero, suo malgrado,
che Alfredo non venga a conoscenza delle stronzate che le varie cariche istituzionali preposte e non alla questione in oggetto, riescono a partorire per renderci partecipi dei giochetti neuronali spesso ridotti ad un unico elemento che gioca a rincorrere se stesso nella speranza, vana, di trovarsi.
Per Nordio parla l’inazione diametralmente opposta al risentimento verbale espresso per non essere stato interpellato sulla questione Cospito; circa le affermazioni sullo stato di salute di Alfredo parla la sua arroganza seconda solo alla superficialità che non dovrebbe far parte del curriculum del personaggio. Pressapochismo e qualunquismo sono prassi consol
idate nelle istituzioni e il sottosegretario non delude il modus operandi dell’apparato denominato “giustizia”. Sky tg24 ci informa del pensiero di senso incompiuto di Andrea Delmastro Delle Vedove in solidarietà ai pagliacci sovranisti:
«“Lo Stato non può arretrare”. Sul caso è intervenuto anche il sottosegretario alla Giustizia, Andrea Delmastro Delle Vedove, che è dello stesso avviso del premier: “È evidente che la lunga scia serpentosa di sangue e attacchi testimonia di come quell’uomo riesca a dare segnali esterni con assalti e violenza nei confronti delle istituzioni – ha detto. Lo Stato non può arretrare. Per quanto riguarda l’aspetto politico non si arretra sul 41 bis, sull’ergastolo ostativo. Sono strumenti speciali per affrontare mafia e terrorismo anarchico. L’applicazione attiene alla magistratura, ma noi non la priveremo mai di questo strumento”».
Tutti gli altri hanno frettolosamente tolto il bavaglio dando il via a un concerto che mette in evidenza le priorità, pennivendoli inclusi, dove l’escalation delle azioni predomina sulle condizioni di salute di Alfredo, affermando all’unisono che lo
Stato non cede, non patteggia e non prende accordi con chi usa minacce, ricatti e azioni violente.
Costrutto poco fantasioso e prevedibile, che aspettavano con ansia di poter mettere in campo per il gioco delle responsabilità al quale le istituzioni sono proprio refrattarie!
A Nordio è doveroso ricordare che le squallide affermazioni fatte non gli tolgono nessuna responsabilità ma evidenziano come viene svolto il ruolo di tutela di un corpo del quale lo
Stato dispone arbitrariamente. Senza ombra di dubbio non sa di cosa parla, probabilmente per sciopero della fame intende quello atto a dimagrire per motivi di estetica, diversamente la questione è assai più grave dato che Alfredo è prigioniero dello Stato, il quale, essendo in condizioni di vantaggio rispetto all’ostaggio, dovrebbe attivarsi per tutto il tempo della reclusione nel salvaguardare la posizione verticale del detenuto anziché prediligere quella orizzontale.
Quanto a Delmastro, bisognerebbe innanzitutto invitarlo a studiare il fascicolo prima di dire la sua a tutti i costi: la “lunga e serpentosa scia di sangue” da lui citata è un interessante lapsus freudiano. Quella scia che non appartiene ad Alfredo. Appartiene invece a tutte le istituzioni, quindi forse si confonde con il sangue dei detenuti massacrati, oppure con quello fatto scorrere nelle caserme durante un fermo, quello invisibile negli OPG e dei morti sul e per il lavoro; e che dire di quello generato dalle cariche dei tutori dell’ordine nelle manifestazioni, nei picchetti operai, o quello degli studenti con le teste rotte? Oppure, dato che Delmastro sorreggeva il pensiero destrorso, si riferiva ai fiumi di sangue dei migranti massacrati in Africa come sul suolo nazionale, nei CPR come in frontiera, altrimenti dilaniati dai pesci, come auspicavano frasi di salviniana memoria? O forse pensava ai fiumi di sangue creati dall’esportazione democratica nelle colonie o alle guerre oramai chiamate missioni di pace per renderle più presentabili, dove rientra anche il sangue dello stupro come trofeo ammissibile?
Agli altri cantastorie va ricordato che il gioco di scaricare le responsabilità appartiene al loro ambiente, come sino ad ora illustrato esaustivamente, e non al nostro.
Bisogna anche evidenziare
due affermazioni fallaci in mezzo alla marea di cose senza senso logico: la prima è che lo Stato non deve scendere a patti con gli anarchici, affermazione ridicola e non richiesta; dovrebbe invece garantire, in teoria, lo stato di diritto su cui si fondano le sue leggi.
Lo
Stato non decide di togliere o mantenere il 41 ad Alfredo a seconda dei comportamenti degli altri: se la responsabilità penale è individuale lo è anche la revoca del 41 bis; ridicolo e patetico provare a mettere gli uni contro l’altro per continuare a non assumervi tutte le responsabilità di quanto sta accadendo. Soprattutto è una tattica che NON FUNZIONA!
Nel vostro mondo è la normalità, nel nostro non è neanche l’eccezione; quindi, anzich
é mettere in campo l’ennesima scappatoia cercando di incolpare gli anarchici in libertà del fallimento di un ipotetico accordo, sarebbe ora che lo Stato si occupasse seriamente delle condizioni di Alfredo in quanto da lui segregato, per le quali non è sufficiente il trasferimento a Opera essendo ben chiara e determinata la sua lotta, e delle quali la responsabilità è solo ed unicamente statale.
Secondariamente, di riflesso a questo ragionamento e in base alle affermazioni espresse dalle varie cariche istituzionali,
sarà il caso che si chiedano se la Cartabia ci aveva visto proprio lungo riguardo il 41 bis ad Alfredo: come dimostrano le azioni che si stanno susseguendo a livello internazionale, bisogna palesemente ammettere che il 41 bis “è vano”. Alfredo vi è sottoposto da 9 mesi, come ha fatto ben presente il suo legale Rossi Albertini, quindi esclusa l’utilità resta solo la tortura, che è la bandiera della lotta di Alfredo, a voi tanto scomoda!
Guarda caso Messina Denaro è stato “acciuffato” dopo 30 anni proprio nel bel mezzo della messa in discussione del 41 bis a livello mediatico…
D’altronde se l’impianto per il terrorista anarchico è divenuto un boomerang, non restava che tirar fuori la mafia che fa sempre comodo all’occorrenza, per rialzare il vessillo!

Pensiero individualista

Prochain rendez-vous dans la rue en solidarité avec Alfredo

Publié le 2023-02-01 08:55:07

Prochain rendez-vous dans la rue en solidarité avec Alfredo

Mercred1 1/2 –> Rome (Ministère de la santé)

Jeudi 2/2 –> Livourne

Vendredi 3/2 –> Milan

Samedi 4/3 –> Milan ( prison d’Opera), Rome, Pise, Parme

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Solidarité avec Alfredo Cospito, prisonnier anarchiste italien en grève de la faim

Publié le 2023-02-01 10:55:05

Alfredo Cospito, camarade anarchiste condamné à la perpétuité en Italie et actuellement à l’isolement sous le régime du 41 bis, est en grève de la faim depuis le 20 octobre. Après plus de 100 jours sans manger, sa santé se dégrade de plus en plus.



En Italie, le régime carcéral du 41 bis est un régime spécial d’emprisonnement des détenu-es. Les prisonnier-es soumis-es au 41 bis sont enfermé-es seul-es 22 heures sur 24, voit la majorité de leur courrier être censuré, ont accès à une seule heure de visite de leur famille par mois. Le 41 bis est une condamnation à un isolement total et à une mort lente.

Alfredo Cospito, camarade anarchiste condamné à la perpétuité et actuellement à l’isolement sous ce régime, est en grève de la faim depuis le 20 octobre pour demander la suppression définitive du 41 bis pour tous-tes. Après plus de 100 jours sans manger, sa santé se dégrade de plus en plus : ses analyses de sang sont préoccupantes, il a perdu plus de 35 kilos et se déplace désormais en fauteuil roulant.

Cette semaine, en faisant un malaise, Alfredo s’est cassé le nez. Après avoir reçu les premiers soins dans un hôpital, il a immédiatement été ramené dans sa cellule. Le ministre de la justice italienne a refusé de transférer le camarade dans une prison avec un service hospitalier, assurant qu’il était en parfaite santé, et le condamnant ainsi à une mort presque certaine.

Le samedi 28 janvier, nous avons accroché une banderole sur les grilles du consulat italien à Paris, en solidarité avec Alfredo Cospito et tous-tes les camarades en lutte contre le 41 bis.

Solidarité avec tous-tes les enfermé-es, liberté pour tous-tes les prisonnier-es !

Saint-Benoît (Vienne) : visite contondante chez la milice des agro-industriels

Publié le 2023-02-01 15:00:14

Vienne : une entreprise de Saint-Benoît visée par
des dégradations anti-bassines
La Nouvelle République, 1er février 2023 (extrait)

Impacts sur les vitres et tag géant sur un côté du bâtiment, une entreprise de Saint-Benoît travaillant pour les porteurs de projets de bassines dans les Deux-Sèvres a été visée par des dégradations.

C’est un professionnel de la sécurisation de sites qui vient d’être visé par des dégradations très ciblées. Ce lundi 30 janvier 2023, une quinzaine d’impacts sont visibles sur les vitres de la façade de l’entreprise Innovatec, installée dans la zone du Grand-Large, à Saint-Benoît.

Des dégradations qui ne doivent rien au hasard et qui semblent de fait signées par un énorme tag, tracé à la peinture blanche sur un côté du bâtiment qui héberge d’autres sociétés. « Innovatec, milice des irrigants. Vive le Mignon. No Bassaran ! » est-il écrit en gros.

L’entreprise de Saint-Benoît assure effectivement une mission de sécurisation d’un des chantiers de bassines dans les Deux-Sèvres [celle de Mauzé-sur-le-Mignon].

En novembre 2022, l’entreprise était listée dans les sociétés que le collectif d’opposants appelait à inonder d’appels. Le gérant d’Innovatec nous avait alors confié avoir reçu une centaine d’appels, il avait porté plainte. Une enquête a été ouverte par la police sur les dégradations constatées.

Le sale travail des flics

Publié le 2023-02-01 15:00:21

Lundi 23 janvier à 19h30 à la Maison des Jeunes, un petit bâtiment au sein du campus EHESS-Condorcet dont les portes s’ouvrent manuellement, à la différence de toutes les autres portes des bâtiments du campus qui sont à ouverture/ fermeture électronique, on était une bonne trentaine. L’idée était de prendre le lieu pour l’utiliser comme lieu de discussion et d’organisation pour les luttes. On a barricadé les portes, sauf une. Une banderole est accrochée dans le but de pouvoir diffuser un appel à rejoindre le lieu dans la soirée.



Les deux caméras présentes dans le bâtiment sont recouvertes de peinture. 20 minutes plus tard, les flics sont là. Aux quatre coins du bâtiment et dans les rues autour : plusieurs équipes sont présentes, des voitures et des camions. Le temps de les voir arriver, ils sont déjà à l’intérieur du bâtiment. Tous avec matraques, LBD et gazeuses à la main.

Une personne essaie de quitter les lieux, elle est rattrapée et prend des coups : elle saigne du nez et ne tient pas debout à cause de la douleur aux côtes et à l’épaule. Les flics nous alignent. Ils prennent des photos et des vidéos avec leur tél, plus particulièrement des personnes encore masquées. Un flic arrache un bonnet en bousculant la personne. Les flics fouillent tout le monde et prennent les identités aux personnes qui en ont une. Un tri est fait entre les personnes sous x et celles qui ont une identité avec elles. Insultes et moqueries. Les flics formulent leur déception, ils disent qu’on leur avait dit qu’il y avait des personnes cagoulées, armées et dangereuses. Ils disent qu’ils s’attendaient à appréhender des personnes qui auraient agressé un enfant sur le campus. Un flic dit qu’il n’a pas pu s’amuser parce que la personne qui a voulu partir n’a pas couru assez vite. Un long temps s’écoule dans le bâtiment et puis on est emmené au comico de la Plaine Saint-Denis. Les flics nous font laisser nos sacs dans le bâtiment. On les retrouvera à la sortie de gav avec des contenus fouillés, mélangés et avec des manques. Les flics nous demanderont de les identifier à ce moment-là.

Au comico, on est assis par terre, toujours menottés, dans le hall d’entrée. On est 29. Un long moment dure pendant lequel les flics ont l’air perdus, ont du mal à nous compter, se disputent entre eux sur la méthode pour nous compter, ne parviennent pas à remplir une fiche. Ils s’y mettent à trois pour en remplir une. Personne ne peut aller aux toilettes. Les flics jouent à se bagarrer entre eux, en se traitant, pour rire, de « flics violents ». Puis, ils nous envoient un par un devant une opj pour nous notifier la gav. Lorsque je reviens du bureau de l’opj, j’entends puis je vois plusieurs flics qui tapent une personne qui avait encore son masque pour prendre une photo de sa tête avec leur tél. Ils me mettent dans la cellule de dégrisement du hall d’accueil où il y a déjà sept d’entre nous. C’est la plus petite cellule, 4 m2 environ. On y sera finalement quinze. La moitié reste debout, faute de place pour s’asseoir. On y reste deux heures. Les personnes désignées comme non-mecs par les flics et celles désignées mecs mais qu’on ne pouvait plus faire renter dans la cellule sont restées assises par terre dans le hall toute la nuit jusqu’à 6 heures du matin, certaines menottées, d’autres non. Les flics ont fermé du pied la toute petite trappe, située au bas de la porte, qui laissait entrer un petit peu d’air dans la cellule. On crevait de chaud, on voyait flou, on était au bord de s’évanouir. Après qu’on a beaucoup tapé à la porte, ils décident de nous changer de cellule comme s’ils découvraient d’un coup que toutes les cellules étaient vides. Le matin, les flics nous sortent pour nous transférer. Moment de cafouillage : les flics pensaient qu’on était 30, nous recomptent plusieurs fois, disent qu’il en manque un avant de s’apercevoir qu’ils ont enregistré la même personne sous deux identités différentes.

On est 13 dans le camion qui doit partir pour le comico d’Aubervilliers. Il y a 3 sièges pous s’asseoir, les autres sont debouts ou assis par terre. Le conducteur donne un coup d’accélérateur pour démarrer et freine aussitôt : à l’arrière, on se casse la gueule. L’un d’entre nous manque de basculer sur le frein à main. On gueule un peu. Le conducteur se retourne, nous insulte, nous menace. Celui qui a failli se prendre le frein à main se met debout. On voit le regard haineux du conducteur, ses pupilles dilatées (speed ou coke ?) qui lui hurle de s’asseoir et qui bondit sur lui, rejoint par deux autres flics qui sautent de l’arrière du camion par dessus deux personnes assises par terre. Tous les trois lui donnent des coups de poing. D’autres flics attrapent une autre personne, lui donnent également des coups de poing, puis la sortent du camion, la mettent par terre, lui donnent des coups de poings et des coups de pied. D’autres flics viennent arracher ceux qui frappent les deux personnes. Les flics s’engueulent entre eux à côté du camion. Sur le chemin, le conducteur se fait engueuler par le flic assis à côté de lui et plus gradé (« qu’est-ce que t’as foutu ? » / « Il ne voulait pas s’asseoir. » / « Comment ça ? Ils sont treize ! ».) Avant d’arriver au comico, le plus gradé dit au conducteur qu’il s’ « en bat les couilles des affaires personnelles des x ».

Au comico d’Aubervilliers, on est mis en cellule. Deux sont mis à part, celles qui sont sous x, dont la personne qu’ils avaient tabassée deux fois (pour prendre sa photo dans le premier comico et quand ils l’ont sortie du camion.) Quand ils viennent nous chercher un par un pour aller voir l’opj, je demande à voir mon avocate. Ils disent qu’ils l’ont appelée plusieurs fois, qu’elle n’a pas répondu et donc qu’ils font les entretiens sans elle. Un peu plus tard, on est plusieurs à demander à changer d’avocat. Les flics disent qu’elle a répondu, qu’elle a une audience et qu’elle viendra plus tard. Finalement, c’est un autre qui arrive vers 15h et je ne le verrai pas. Quand c’est mon tour, l’opj vient me chercher : il me plaque contre le mur, me fait comprendre qu’il n’aime pas mon regard et menace de me frapper. Une fois dans le bureau, l’entretien commence. Il est agacé que je ne déclare rien, plusieurs fois s’interrompt pour me parler de mon regard qu’il dit trouver menaçant : « qu’est-ce que tu veux me dire avec ton regard ? Assure-moi que l’entretien va bien se passer. Je te dis ça pour que tu ne sois pas blessé ou plus... » Pendant l’entretien, une collègue pose un dossier sur son bureau concernant une personne déjà entendue et dit qu’il faut approfondir. Puis, l’opj me demande la signalétique (empreintes, photo & ADN), je la refuse et il m’informe qu’ils la prendront de force plus tard. Je retourne en cellule. Par ailleurs, les images de surveillance du campus on été filées aux flics pendant la nuit et plusieurs personnnes y sont confrontées par l’opj. La plupart d’entre nous a refusé la signalétique. Certains sont entendus trois ou quatre fois dans la journée. En fin de journée, le flic de la scientifique vient avec sa collègue et le mandat du procureur chercher un par un ceux qui ont refusé la signalétique. Une première fois, on entend un.e d’entre nous hurler à l’autre bout du couloir et on la voit revenir en vacillant, sans force, ne tenant pas debout, porté.e par les flics. À chaque fois qu’ils m’appellent, moi je ne réponds pas, puis c’est une autre personne qui est appelée et, sachant que sinon elle se ferait tabasser, elle suit les flics. Je serai le dernier à passer.

Quand je suis appelé, je dis que je refuse. La flic dit qu’on va devoir venir me chercher. Ils me disent que je devrais avoir honte de me comporter comme un enfant, je leur réponds que la honte est de leur côté. Je reste assis sur le côté opposé à la porte. J’avais mis mes chaussettes sur les mains car j’avais entendu un récit dans lequel ça avait relativement fonctionné. Quatre flics viennent me choper, me soulèvent, me traînent dans le couloir. En même temps que je me débats, ils me donnent des coups de poing dans le visage et des coups de pied dans le dos. Ils m’assoient sur une chaise. Pendant que je mets mes bras devant mon visage, un flic m’attrape par les cheveux et me tape la tête en arrière contre le mur. D’autres flics me tapent en même temps. Ça dure longtemps. A un moment, un flic dit que c’est filmé , et une autre flic se met entre la caméra fixée sur le torse du flic et moi. D’autres flics les ont rejoints, tout le comico est là et, quand je crie de douleur, tous les flics encouragent leur collègues, m’insultent, se moquent de moi, disent que je ne suis pas un homme et que je crie comme un enfant. Ils me font culpabiliser en me disant que je fais souffrir les personnes qui m’entendent hurler et qu’on entend crier et taper à la porte de la cellule. Après ce long moment de coups donnés pendant que je cache mon visage, ils abandonnent la photo. Ils me lèvent et me déplacent pour les empreintes. Je n’ai plus beaucoup de force. Ils sont plus nombreux sur moi. Un me tord le bras derrière le dos. J’avais déjà lâché les chaussettes lorsqu’ils me tapaient la tête contre le mur. Pendant longtemps, je suis debout, je refuse de desserrer le poing. Derrière, il y en a un qui appuie très fort sur des points douloureux derrière l’oreille, au niveau du foie, me fait une clé de bras et un autre qui me tape la tête. Celui qui veut prendre mes empreintes me tord le poignet. Une flic qui pendant tout ce temps me parle, veut me convaincre que ce que je fais est débile, que je vais être prolongé de 24h, que j’empêche les autres de sortir, demande à un autre de ses collègues de soulever ma jambe en l’air et il me tord la cheville. J’ai trop mal, je desserre le poing. Celui qui tient ma jambe la lâche. Les autres continuent de me taper, d’appuyer sur les articulations. Plusieurs fois, celui qui prend mes doigts pour les mettre dans l’encre les tord quand je bouge la feuille. A un moment, quand je crie, un flic me dit : « je te préviens, si tu me mords, je te sors, ça va être un contre un, et je te termine. » La douleur est trop grande, j’arrête de résister. Ils prennent les empreintes, me rassoient sur la chaise pour la photo. Je détourne complètement ma tête. Un flic me tire les cheveux en arrière, celui qui m’avait tapé la tête contre le mur. J’ai peur qu’il me fasse à nouveau trop mal et j’arrête de détourner la tête. Celui qui m’a pris les empreinte me ramène en cellule.

Je sors en début de soirée. Le flic qui a pris mes empreintes se plaint auprès d’une autre personne qui sort en lui disant qu’il n’avait jamais rien eu d’aussi difficile à faire de sa carrière.

Marseille – rassemblement le 4 février

Publié le 2023-02-01 15:00:25

Contre la torture et l’isolement, contre toutes les prisons en solidarité avec Alfredo Cospito, rassemblement samedi 4 février à 16h en bas des escaliers du cours Julien



Marseille – rassemblement le 4 février

Contre la torture et l’isolement, contre toutes les prisons en solidarité avec Alfredo Cospito, rassemblement samedi 4 février à 16h en bas des escaliers du cours Julien

Depuis le 20 octobre dernier, 102 jours à l’heure où nous écrivons ces lignes, le prisonnier anarchiste italien Alfredo Cospito est en grève de la faim contre le régime d’isolement auquel il est soumis et contre la perpétuité incompressible. Depuis le mois de mai, il est enfermé en régime 41 bis, un régime appelé « prison dure », d’ordinaire réservé aux détenu·e·s pour faits de mafia et de terrorisme. Celui-ci prévoit : un parloir par mois, une cellule minuscule filmée en permanence, du caillebotis à la fenêtre, un nombre réduit de livres en cellule, des relations limitées à 3 autres détenu·e·s. Diviser et catégoriser les détenu·e·s, imposer comme critère nécessaire à la sortie du régime la collaboration avec la justice alors que celle-ci encourage la rupture des liens familiaux et amicaux, sont les piliers fondamentaux sur lequel se tient cette forme spécifique d’isolement et de torture.

Cette forme d’enfermement dans l’enfermement n’est pas une exception au niveau européen ni une « entorse à la démocratie ». Cela s’inscrit dans tout un système de punitions et de récompenses qui structurent complètement le fonctionnement de la prison et de la société qui en a besoin. En effet le système carcéral regorge de dispositifs spécifiques pensés pour punir ou récompenser les détenus en fonction de leur comportement. Le ou la détenu·e est de plus en plus poussé·e à intégrer les logiques pénitentiaires pour avoir le maximum d’avantages à l’intérieur, l’intérêt pour les portes-clés étant évidemment de péter les solidarités/possibilités de luttes en rappelant à chacun·e que sa situation peut se dégrader en permanence, le faire vivre sous la menace d’un régime d’enfermement plus strict si jamais il ou elle se révolte (isolement, mitard, du courrier, des promenades etc etc.). Les Quartiers d’Isolement, dits QI, ont eux aussi leur liste des horreurs : isolement sensoriel, promenade seul·e, surveillances ultra régulières, parloirs réduits en temps et régularité.

De l’autre côté du spectre on trouve les récompenses. En France on pense au module « respecto » inspiré des prisons espagnoles. Clé de sa cellule en poche, le ou la détenu·e gagne ou perd des points selon s’il a fait son lit au carré le matin, peut accéder à plus parloirs et d’UVF (Unité de Vie Familiale ou parloir long). Une prison pas si dorée et une prison toujours.

Rares sont les mots qui ont pu nous parvenir de la part d’Alfredo depuis qu’il est enfermé en régime 41 bis, mais ils sont clairs : sa lutte se dirige contre ce régime et pour que plus personne n’ait à le subir. Il a aussi assuré que tant qu’il serait maintenu en 41 bis, il n’avait aucune intention d’interrompre sa grève de la faim, jusqu’à la mort s’il le faut.

Au cours des derniers mois, de nombreuses actions de solidarité ont relayé, diffusé et fait leur la lutte d’Alfredo au niveau international. De la même manière que la lutte d’Alfredo à l’intérieur des murs va au-delà de sa situation individuelle, la lutte à l’extérieur ne s’arrêtera pas à son cas spécifique et au seul 41 bis.

Si nous dénonçons aujourd’hui les systèmes d’enfermement les plus durs ou dégueulasses ce n’est pas pour faire la promotion des autres formes d’enfermement, même ceux que l’Etat présente comme les plus progressistes ou « humains ». À l’heure où le pouvoir souhaite construire toujours plus de cages à travers un plan de construction de 15000 nouvelles places, quelle que soient leurs formes, c’est la prison et l’enfermement en général qu’il faut détruire, partout et toujours.

Trouvé sur Mars-info

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Ni 41bis ni prison, liberté pour toustes !

Publié le 2023-02-01 20:15:06

Contre la torture et l’isolement, contre toutes les prisons en solidarité avec Alfredo Cospito, rassemblement samedi 4 février à 16h en bas des escaliers du cours Julien



Depuis le 20 octobre dernier, 102 jours à l’heure où nous écrivons ces lignes, le prisonnier anarchiste italien Alfredo Cospito est en grève de la faim contre le régime d’isolement auquel il est soumis et contre la perpétuité incompressible. Depuis le mois de mai, il est enfermé en régime 41 bis, un régime appelé « prison dure », d’ordinaire réservé aux détenu·e·s pour faits de mafia et de terrorisme. Celui-ci prévoit : un parloir par mois, une cellule minuscule filmée en permanence, du caillebotis à la fenêtre, un nombre réduit de livres en cellule, des relations limitées à 3 autres détenu·e·s. Diviser et catégoriser les détenu·e·s, imposer comme critère nécessaire à la sortie du régime la collaboration avec la justice alors que celle-ci encourage la rupture des liens familiaux et amicaux, sont les piliers fondamentaux sur lequel se tient cette forme spécifique d’isolement et de torture.

Cette forme d’enfermement dans l’enfermement n’est pas une exception au niveau européen ni une « entorse à la démocratie ». Cela s’inscrit dans tout un système de punitions et de récompenses qui structurent complètement le fonctionnement de la prison et de la société qui en a besoin. En effet le système carcéral regorge de dispositifs spécifiques pensés pour punir ou récompenser les détenus en fonction de leur comportement. Le ou la détenu·e est de plus en plus poussé·e à intégrer les logiques pénitentiaires pour avoir le maximum d’avantages à l’intérieur, l’intérêt pour les portes-clés étant évidemment de péter les solidarités/possibilités de luttes en rappelant à chacun·e que sa situation peut se dégrader en permanence, le faire vivre sous la menace d’un régime d’enfermement plus strict si jamais il ou elle se révolte (isolement, mitard, du courrier, des promenades etc etc.). Les Quartiers d’Isolement, dits QI, ont eux aussi leur liste des horreurs : isolement sensoriel, promenade seul·e, surveillances ultra régulières, parloirs réduits en temps et régularité.

De l’autre côté du spectre on trouve les récompenses. En France on pense au module « respecto » inspiré des prisons espagnoles. Clé de sa cellule en poche, le ou la détenu·e gagne ou perd des points selon s’il a fait son lit au carré le matin, peut accéder à plus parloirs et d’UVF (Unité de Vie Familiale ou parloir long). Une prison pas si dorée et une prison toujours.

Rares sont les mots qui ont pu nous parvenir de la part d’Alfredo depuis qu’il est enfermé en régime 41 bis, mais ils sont clairs : sa lutte se dirige contre ce régime et pour que plus personne n’ait à le subir. Il a aussi assuré que tant qu’il serait maintenu en 41 bis, il n’avait aucune intention d’interrompre sa grève de la faim, jusqu’à la mort s’il le faut.

Au cours des derniers mois, de nombreuses actions de solidarité ont relayé, diffusé et fait leur la lutte d’Alfredo au niveau international. De la même manière que la lutte d’Alfredo à l’intérieur des murs va au-delà de sa situation individuelle, la lutte à l’extérieur ne s’arrêtera pas à son cas spécifique et au seul 41 bis.

Si nous dénonçons aujourd’hui les systèmes d’enfermement les plus durs ou dégueulasses ce n’est pas pour faire la promotion des autres formes d’enfermement, même ceux que l’Etat présente comme les plus progressistes ou « humains ». À l’heure où le pouvoir souhaite construire toujours plus de cages à travers un plan de construction de 15000 nouvelles places, quelle que soient leurs formes, c’est la prison et l’enfermement en général qu’il faut détruire, partout et toujours.

Alta Vista Office Attacked in Manhattan

Publié le 2023-02-01 21:50:12

 

Communique sent to Scenes from the Atlanta Forest:

In the early hours of January 25th, the New York City office of Alta Vista, a subsidiary of Cop City collaborator Atlas Technical Consultants, was attacked in revenge for the killing of a beautiful queer Afro-Indigenous revolutionary some of us knew by the name Tortuguita. Alta Vista’s glass lobby doors got smashed—we hear for the second time—and messages were left in spray paint: Avenge Tort, Stop Cop City

Tortuguita should be here. It is unbearable that they are not—biking through the forest; cracking jokes about kratom; excitedly debating anarchist theory; organizing to sustain life in their communities; meeting all power and borders with unwavering hostility. We will never forget how these monsters took our friend’s precious life. We will make sure they never forget either.

May Tortuguita’s smile be the flame we carry to set this civilization on fire, and may it be the light that reminds us to love each other over the ashes.

 

 

From: https://scenes.noblogs.org/post/2023/01/26/alta-vista-office-attacked-in-lenapehoking/

Alfredo Cospito 105 jours en grêve de la faim et conférence Bandung Nord BXL

Publié le 2023-02-01 21:50:15

1 février 2023
Par Tranche D'Anar (source)
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Salut! Ce mercredi soir 1 février 2023 à 20h30 émission Tranche d’Anar sur Radio Air Libre et 87.7 FM à Bruxelles.  Nous ne sommes pas en studio mais nous diffuserons un entretien de 15min. avec une membre d’un collectif contre les prisons à Turin (Italie) qui nous parlera de la lutte de Alfredo Cospito, un anarchiste Italien en détention dans un prison régime haute sécurité qui arrive à son 105 ième jours en grève de la faim et on passera un enregistrement d’une partie d’une conférence qui a eu lieu mi- décembre 2022 à Bruxelles à l’initiative de Bruxelles Panthères, la deuxième édition du « Bandung du Nord, guerre permanente ou paix révolutionnaire ». C’était une riche programmation  de 3 jours de rencontres, de projections, d’interventions et de débats avec de nombreux intervenants et thématiques. Mais on a du choisir et on vous passera  3 interventions une de Laetitia qui parlera de la guerre aux personnes sans papiers, de Véronique qui parlera de la guerre contre les noirs la négrophobie et Mouhad de la guerre contre les arabes et de la poésie de Milady.

Cette émission est rediffusé le vendredi soir 3 février à 21h sur Radio Air Libre ou 87.7FM à Bruxelles. Le podcast est à écouter ici!

BANDUNG DU NORD – BRUXELLES – DU 16 AU 18 DECEMBRE 2022




Source: Tranchedanar.noblogs.org

Tags en solidarité avec Alfredo Cospito, en grève de la faim contre la 41 bis

Publié le 2023-02-01 21:50:18

1 février 2023
Par Le Numéro Zéro (source)
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Le cœur remplit de haine, on est alléEs taguer sur les murs de Sainté !

Alfredo est un camarade anarchiste condamné à la perpétuité en Italie et actuellement à l’isolement sous le régime du 41 bis, il est en grève de la faim depuis 105 jours.

Solidarité et complicité avec Alfredo Cospito et Anna Beniamino !

NO 41 BIS !

Feu aux prisons !

Mort à l’état !




Source: Lenumerozero.info

Saint-Etienne – Tags en solidarité

Publié le 2023-02-02 07:05:04

Le cœur remplit de haine, on est alléEs taguer sur les murs de Sainté !

Alfredo est un camarade anarchiste condamné à la perpétuité en Italie et actuellement à l’isolement sous le régime du 41 bis, il est en grève de la faim depuis 105 jours.

Solidarité et complicité avec Alfredo Cospito et Anna Beniamino !
NO 41 BIS !
Feu aux prisons !
Mort à l’état !

 

Trouvé sur le numero zero

Indymedia Lille

Publié le 2023-02-02 10:10:02
Il n’y a pas d’alternatives à la révolte
2 février 2023 20:22


LA RETRAITE ÇA FAIT DES PLOMBES qu’on a renoncé à la toucher. On a cumulé les tafs de merde, les périodes de chômage, les études et les formations. Juste de quoi remplir un CV, mais certainement pas de la toucher un jour à taux plein. Heureusement qu’un certain nombre d’entre nous n’ont pas attendu pour la voler, la retraite. De celle qu’on tire à l’arrachée sans annuité, entre des périodes de tafs. Une façon d’échapper à leur sale guerre économique, du tou-te-s contre tou-te-s, de goûter un peu plus à un temps volé pour un moment à leur emprise. Parce que la retraite ou le chômage, ce n’est pas forcément ce moment d’anéantissement que décrivent à longueur de journée sur les chaînes infos les propagandistes du libéralisme.
Il faut d’ailleurs avoir travaillé, en bourgeois-e-s qu’ils et elles sont, dans des secteurs protégés, pour concevoir le travail salarié comme une réalisation de soi. On sent bien qu’ils et elles n’y ont pas goûté, à la chaîne, aux travaux absurdes et répétitifs, de ceux qui vous dévorent le corps ou l’esprit. Qu’ils et elles n’en ont pas soigné à la va-vite des malades ou des personnes âgées que l’on panse à la chaîne ou que l’on trie aux entrées. Qu’ils et elles n’en ont pas dévalé des rues à vélo ou en bécane pour livrer de la bouffe de merde. Bref, qu’ils et elles n’ont pas en bouche ce goût amer qui vous fait sentir que votre taf est absurde, vous échappe ou perd le rare sens qu’il pouvait conserver. Ils et elles n’ont que trop peu subi les techniques de management qui partout se sont imposées avec dans leur sillon burn out, accidents et suicides ; et pour cause, ce sont souvent les mêmes gestionnaires qui les ont imposés, en même temps que les plans de licenciement et de restructuration.
Ce n’est pas vraiment une surprise qu’un gouvernement au service des plus riches - mais n’est-ce pas la fonction de tous les gouvernements ? - rogne encore davantage les salaires, cette fois-ci différés, de ceux et celles qui triment. Aujourd’hui, l’espérance de vie en bonne santé est de 65 ans. Et l’espérance de vie d’un ouvrier est de 77 ans. Il s’agit d’user les plus exploité-e-s jusqu’au squelette.

C’EST LA MÊME LOGIQUE qui préside depuis des années à l’ensemble des « réformes » et coupe-franche dans les budgets de l’assurance chômage, de l’assurance maladie ou des services hospitaliers. Ainsi, des millions de précaires et quelques millions de chômeur-se-s se sont retrouvé-e-s confrontés à une réduction drastique de leurs droits suite aux dernières réformes de l’assurance chômage, et un prochain tour de vis est en cours.
Le tout s’accompagne d’un recrutement massif d’agents de contrôle Pôle emploi, chargés de foutre sur la tempe des indemnisé-e-s la menace de la radiation et de traquer ceux et celles qui bidouillent. Ces agents des pôles radiation, concentrés sur la traque et pas sur l’aide aux indemnisé-e-s, pourront dorénavant après avoir accès aux comptes en banque de leurs administré-e-s, grâce à un décret d’application discrètement promulgué en août, et ainsi fouiller dans les données que les opérateurs téléphoniques ou les fournisseurs d’énergie des indemnisé-e-s devront leur balancer en cas de demande.
Cette réforme, comme celles qui l’ont précédée et celles que le gouvernement annonce déjà, ne visent en rien à réduire le chômage, mais bien à toujours plus nous précariser, nous faire accepter les boulots les plus merdiques, payés au lance-pierre. L’augmentation des radiations, des emplois précaires et la diminution des indemnités permet au passage de diminuer artificiellement le taux de chômage.
Sûr de lui, le gouvernement en rajoute une couche avec une loi favorable aux propriétaires face aux locataires. Après un mois d’impayés, un proprio pourra demander de foutre dehors son locataire. Et pour les malins et malines qui squatteraient les près de 10% de logements vides, la loi prévoit désormais une peine allant jusqu’à 3 ans de prison. Le business de la spéculation doit continuer, tant pis si ça brise des vies.

PAR N’IMPORTE QUEL BOUT QU’ON LE PREND, la guerre aux pauvres s’accélère. Tandis que les plus riches et l’appareil d’Etat ne cessent d’une part d’engranger plus de bénéfices et d’autre part plus de pouvoir, nous croulons tous les jours un peu plus sous l ‘augmentation des prix, la précarisation de nos conditions de vie, la destruction du monde.
C’est cette politique qu’applique la quasi-totalité des gouvernements à travers le monde. Les mêmes politiques néo-libérales tirent les salaires vers le bas, précarisent, détruisent tout ce qui est socialisé. Le capitalisme, qui a fini de triompher sur l’ensemble de la planète dans sa version libérale occidentale, industrielle russe ou hybride chinoise, s’accompagne de politiques de plus en plus autoritaires, d’outils de contrôle des populations de plus en plus perfectionnés.
Le temps de la redistribution est terminé, tandis que la chasse aux boucs-émissaires et autres ennemis intérieurs s’intensifie. La guerre civile a remplacé la guerre sociale. Dans ce contexte, les capitalistes lâcheront de moins en moins de miettes pour maintenir la paix sociale. La forme de résistance syndicale visant à mobiliser ses militant-e-s pour obtenir les miettes des profits générés par la productivité accrue n’est plus à l’ordre du jour.

LE SLOGAN IRONIQUE LANCÉ EN 2010, lors d’une précédente lutte contre les retraites, « la retraite on s’en fout, on veut pas bosser du tout », qui répondait au « Ni CPE, ni CDI, tout ce qu’on veut, c’est rester au lit » du mouvement dit anti-CPE prend ici tout son sens. Parce que c’est le travail en lui-même, celui qui soumet l’exploité à l’exploiteur, qui est une horreur. Non seulement parce que dans le travail, le travailleur et la travailleuse subissent l’extorsion par l’exploiteur d’une partie de ce qu’ils et elles produisent, mais également parce qu’ils et elles deviennent étrangers et étrangères de leur production, et que ce qui est produit fabrique lui-même un monde d’absurdité. Au travail, nous nous retrouvons tous et toutes dépossédés des finalités de nos activités ; contraints de faire ce qu’on refuserait de faire dans un autre contexte. Contrairement à ce que radote la gauche, le problème n’est pas qu’il manque des emplois, mais que nous sommes dans une société saturée par le travail.

C’EST POURQUOI ON NE PEUT S’EN TENIR aux seules luttes pour le travail contre le capital. Ces luttes défensives pour préserver l’emploi ou des acquis sociaux se perdront comme souvent dans les méandres des contradictions de la recherche de la croissance et rateront l’essentiel : à quoi sert notre « force de travail » et faut-il assurer la pérennité de la société industrielle alors qu’elle nous emmène droit dans le mur ?
Résister aux conditions réelles et immédiates de l’exploitation ne doit surtout pas, comme le fait en général la gauche et les syndicats, s’accompagner d’œillères sur les fondements même de la domination et de l’exploitation. La cogestion de l’ordre existant empêche de trouver les voies de réduction des dépendances aux systèmes économiques, techniques et bureaucratiques qui nous enserrent et nous promettent de vivre en guerre permanente de chacun contre chacune, sous contrainte au milieu des désastres qui ne cessent de déferler.
Il y a décidément quelque chose de pourri au royaume du travail. Si depuis le grand confinement, les démissions sont en augmentation, c’est que la place du travail et son sens dans nos existences ont été sensiblement révisés pour certains et certaines d’entre nous. Nous savons que le futur est déjà tellement obscurci, entre spectacles apocalyptiques, menaces du guerres atomiques, déferlement de désastres technologiques, poussées patriotiques et racistes, précarité généralisée, qu’il paraît surréaliste de se projeter comme retraité. Comment se projeter jusqu’à une hypothétique retraite dans un monde qui part en lambeaux ? Sauver le système des retraites ne peut pas être notre seul combat. Il n’y a en fait pas grand-chose à sauver de ce monde, de leur monde. La réponse la plus lucide aux immenses enjeux d’aujourd’hui, c’est peut-être tout simplement de renverser la table, de renouer avec cette vieille proposition révolutionnaire : détruire la domination et l’exploitation.

DURANT PLUSIEURS MOIS, LA REVOLTE des Gilets Jaunes a créé une brèche dans l’existant. Les espaces de discussion et les gestes de révolte se sont multipliés. Ailleurs, des révoltes ont éclaté au Chili, au Liban ou au Sri Lanka. En Guadeloupe et Martinique, des milliers de personnes se sont soulevées contre la contrainte sanitaire et le coût de la vie. En Iran, hommes et femmes s’insurgent depuis des mois contre un régime patriarcal et autoritaire qui les maintient dans la misère. Un mouvement de grèves massives a aussi émergé en Grande-Bretagne : ports, transports, services de santé et d’éducation sont en lutte. Partout, c’est la dégradation des conditions d’existence qui suscitent la colère. Cette colère, nous la partageons, et nous comptons bien la mettre en actes. Parce qu’il n’y a pas d’alternatives à la révolte.

Des anarchistes.
localapache@riseup.net


Per Alfredo, contro il 41bis e l’ergastolo: appello alla mobilitazione a Milano per il 3 e 4 febbraio

Publié le 2023-02-02 18:40:04

Per Alfredo, contro il 41bis e l’ergastolo: appello alla mobilitazione a Milano per il 3 e 4 febbraio

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Riceviamo e diffondiamo questo appello alla mobilitazione:

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Trento, 8 febbraio: Presenza solidale al tribunale in occasione della sentenza della “operazione senza nome”

Publié le 2023-02-02 19:00:12

Trento, 8 febbraio: Presenza solidale al tribunale in occasione della sentenza della “operazione senza nome”

Senzanome

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Rovereto (Tn), 4 febbraio: Presidio in solidarietà ad Alfredo, contro il 41bis

Publié le 2023-02-02 19:00:13

Rovereto (Tn), 4 febbraio: Presidio in solidarietà ad Alfredo, contro il 41bis

PRESIDIO ALFREDO

Riceviamo e diffondiamo

Manifs & liaisons dangeureuses

Publié le 2023-02-02 19:15:06

Un article qui fait référence à une nouvelle stratégie sur Nantes de la part des forces de l’ordre, en étroite collaboration avec un (des) syndicat(s) ce 31 janvier 2023.

Pour rétablir l’ordre en période de contestation, la police n’est jamais à court d’idées. Dernière en date : les ELI. Des agents présent pour dialoguer avec les manifestants, expliquer, entamer des « négociations », préciser les zones interdites et les itinéraires de dispersion, désolidariser la foule de l’action des plus déterminés, agir sur les réseaux sociaux… Petit tour d’horizon de ce nouveau dispositif policier.

« Qui pourrait ne pas frémir en songeant aux malheurs que peut causer une seule liaison dangereuse ! » Lettre de Madame de Volanges à madame de Rosemonde

Depuis mars,un nouveau dispositif policier est apparu en manif baptisé ELI pour « Équipes de Liaison et d’Information ». Sans bouclier ni LBD, des équipes de deux-trois fonctionnaires de police vont au contact des manifestants et des organisateurs pour « apaiser les tensions par un dialogue permanent ».

Ce sont des équipes habillées en civil qui viennent s’insérer aux cotés des flics du renseignement (ceux qui n’interviennent pas mais surveillent, identifient et collectent les infos sur qui fait quoi) et des équipages de la BAC (ceux qui fracassent les crânes [1]).

À l’origine de ces nouvelles équipes, les mesures annoncées dans le nouveau schéma national du maintien de l’ordre (SNMO). Lequel SNMO est une réponse au mouvement des gilets jaunes et aux nombreux affrontements qui s’en étaient suivis avec les forces de l’ordre. Plus globalement, ces ELI s’inscrivent dans un durcissement de la doctrine du maintien de l’ordre engagés depuis au moins cinq ans : des policiers qui n’hésitent plus à venir au contact, encadrent les cortèges, nassent les manifestants, utilisent les LBD et les grenades plus fréquemment… La création des ELI s’est aussi largement inspirée des équipes de policiers allemands spécialement formées à la « désescalade ».

À Lyon ces dernières semaines, on a commencé à voir ces ELI en « action » : aussi bien dans une manif contre la réforme de l’assurance chômage que dans un rassemblement contre la privatisation d’EDF. Dès le début, ils prennent contact avec les organisateurs déclarés. Facilement identifiables avec leur brassard bleu-ciel-sympa et leur allure un peu balourde. Pour l’instant, ils sont en train de se constituer leur réseau (se faire connaître, trouver des contacts). Par exemple, à la fin de la manif au départ du TNP de Villeurbanne, ils sont allés voir un chef de la CGT locale et l’ont emmené sur le coté à l’écart. Leur discours est bien rôdé : eux sont les good cops. Ils sont là pour que les manifs « se passent bien » et qu’elles puissent aller à leur terme. Ils sont contre les « violences » (« Moi j’ai fait 15 ans de maintien de l’ordre à Paris et j’ai quitté un emploi que j’aimais parce que je crois qu’il est possible d’améliorer les relations entre les manifestants et les policiers ») et à les entendre, ils seraient presque du coté des manifestants ! (« Vous avez des revendications et nous notre rôle, c’est que vous puissiez les exprimer »). Ils se laissent même aller à leur interprétation toute personnelle des gilets jaunes (« Les gilets jaunes, au début y’avait des revendications légitimes, mais après c’est devenu n’importe quoi avec toute la casse… »). Le leader syndical les tacle un peu :« les flics réagissaient n’importe comment pour une simple vitre cassée… », « c’est impossible de se faire entendre dans des manifs syndicales classiques ; pas étonnant que les gens perdent patience et soient en colère ». La discussion se finit et le cégétiste lâche son numéro de téléphone : « prenez notre carte, on pourra communiquer dans les manifs, on est en liaison directe avec le commandement ».

Concrètement quelle est la fonction de ces nouvelles équipes ? Après une formation de deux jours à Paris, où on leur a notamment enseigné des rudiments de techniques de communication et de « psychologie de la gestion de foule », ces policiers (600 à l’heure actuelle) doivent créer durant les manifs des « points de contacts » avec la foule manifestante et engager la discussion. Mais on sait bien ce que recouvre leur vision des manifs qui se passent « correctement ». Leur mission est 1) d’assurer que les manifs se déroulent comme la police l’entend et 2) de scinder les cortèges entre « bons » et « mauvais » manifestants et empêcher qu’il y ait une multiplicité de pratiques et une solidarité entre manifestants offensifs et ceux et celles qui le sont (un peu) moins. « Quand on utilise les lacrymogènes sur les casseurs, les manifestants ne le comprennent pas toujours et cette incompréhension crée des tensions inutiles avec des gens pacifiques qui finissent par venir au soutien des casseurs parce que nous n’avons pas su expliquer » (conseiller doctrine du directeur général de la Police Nationale).

Une autre facette de leur rôle va être de faire avaler toutes les décisions du commandement opérationnel (l’organe policier qui gère la manif) aux manifestants qui veulent bien les écouter et justifier de toutes les actions de la police : discuter d’un changement d’itinéraire (en fait l’imposer), annoncer l’imminence d’un appel à la dispersion ou la présence de « fauteurs de troubles », donner les raisons d’une interpellation (pour éviter que les manifestants se solidarisent et exigent sa libération…). Si la police finit par interdire certains périmètres, ou même carrément la manif toute entière, qu’il y a des charges et des blessés ça serait… à cause des méchants manifestants qui ne manifestent pas correctement. Plus c’est gros, plus ça passe.

Il faut aussi dire que ce nouveau dispositif apparaît dans une situation où l’encadrement des partis et des syndicats des mouvements de rue s’effondre et où plein de nouveaux mouvements assez remuants et qui acceptent moins facilement de jouer le jeu de la contestation cadrée voient le jour (cortèges de tête, gilets jaunes, manifs contre les violences policières et la loi sécurité globale, blocus et cortèges lycéens en tout genre…). Tout un tas de mouvements sans leaders avec une tolérance pour le débordement et souvent une bonne dose d’hostilité contre la police. Parce que derrière ces policiers-souriants-qui-sont-là-pour-que-tout-se-passe-bien et cette rhétorique de l’« exercice apaisé des manifestations », ce qui se cache en fait, c’est un désaccord fondamental sur ce qu’est une manifestation qui se passe bien. Pour le parti de l’ordre (le gouvernement, les services de police, les préfectures, les médias et malheureusement une bonne partie des appareils syndicaux), une manif réussie est une manif où il ne se passe rien. On va d’un point A à un point B et on rentre chez soi gentiment. C’est la logique du mouvement social où, grâce au nombre, des représentants des mouvements seraient capables ensuite d’obtenir en négociant le retrait d’une loi, l’arrêt d’un processus de privatisation… sauf que ça ne marche plus. Les gouvernants ne lâchent quasiment plus rien depuis 1995 et les défaites des mouvements sociaux s’accumulent.

À rebours de cette conception toute républicaine de la manifestation, il faut dire qu’une manif qui se passe bien est une manifestation offensive d’une manière ou d’une autre. Être offensif, c’est penser qu’une victoire peut s’arracher, c’est le fait que se constitue à même la rue, même brièvement, une puissance au sein de la manifestation, une espèce de détermination entre les gens à prendre leurs désirs pour la réalité. Des foules qui envahissent la chaussée, se donnent des objectifs, des cibles et les atteignent. Toute une populace qui laisse derrière elle une trace de son passage et un certain sentiment d’affolement chez ses adversaires (les membres du gouvernement n’oublieront pas de si tôt les premiers actes des gilets jaunes à Paris et au Puy-en-Velay). C’est en venant avec d’autres idées en tête que celle de défiler entourés de robocops, comme emprunter un autre parcours, se rendre devant un lieu de pouvoir non-annoncé à l’avance, aller chercher Macron, bloquer le trafic automobile, occuper une place et s’y installer (sans parler de s’en prendre directement aux forces de l’ordre, aux banques et aux commerces rutilants), que quelque chose peut alors réellement arriver.

C’est de ce genre de puissance qu’ont été fait des moments comme l’insurrection des Canuts, les tentatives de Commune lyonnaises en 1871 aussi bien que le mai 68 lyonnais et plus récemment le surgissement des gilets jaunes et de leurs ronds-points. De ce point de vue là, le rôle principal de la police est simplement d’empêcher que des puissances, autres que celles qui existent déjà (étatique et marchande), se constituent. La police est là pour défendre l’ordre social, les manifestants sont là pour le remettre en cause sinon le briser, il n’est donc en théorie pas possible que « ça se passe bien ».

Alors que penser de cette expérimentation ? Discuter avec les policiers n’amène rien : si le rapport de force n’est pas favorable on se fait interdire la manif, raccourcir ou changer le parcours à la dernière minute. Et mis à part justifier tout ce que vont faire leurs collègues surarmés, on voit pas bien l’intérêt. Tous les mouvements qui ont arrachés des choses ces derniers temps (gilets jaunes, bonnets rouges, zads, agriculteurs, transporteurs) se sont posés la question du rapport de forces, de la stratégie à mettre en place et certainement pas le problème de la manif qui doit bien se tenir…

Connaissant les capacités de com’ de la Police Nationale, on peut raisonnablement nourrir l’espoir que cette tentative de changement de doctrine accouche d’une souris. Cela dit, si au détour d’un cortège, en refluant hors d’un nuage de lacrymos, on aperçoit une de ces ELI deviser avec des manifestants peu renseignés de leur fonction, rien n’interdit d’aller bordéliser la discussion et de les empêcher de prendre leurs fameux « points de contact ».

Gardons nous des liaisons dangereuses.

Un-e manifestant-e avertit en vaut deux

____________

Notes

[1] Bien que ces dernières années, ils n’opèrent quasiment plus en civil dans les manifs mais casqués et avec un équipement de « maintien de l’ordre ».

source : https://rebellyon.info/Manifs-liaisons-dangeureuses-23068

Appel international à la mobilisation devant les ambassades italiennes en solidarité avec Alfredo Cospito et pour la fin du 41 bis

Publié le 2023-02-02 19:15:14

Appel international à la mobilisation devant les ambassades italiennes en solidarité avec Alfredo Cospito et pour la fin du 41 bis

APPEL INTERNATIONAL À LA MOBILISATION DEVANT LES AMBASSADES ITALIENNES EN SOLIDARITÉ AVEC ALFREDO COSPITO ET POUR LA FIN DU RÉGIME 41 BIS.
Plus de 100 jours après le début de la grève de la faim d’Alfredo Cospito, nous lançons un appel à tous les individus, groupes, organisations et collectifs partageant les mêmes idées pour qu’ils appellent sur leur territoire à une mobilisation devant les ambassades italiennes afin de faire pression sur l’État italien et les bourreaux d’Alfredo.

Le compagnon meurt parce que l’État veut qu’il meure. Ce n’est pas seulement un problème « humanitaire », la lutte du compagnon est un appel à l’action révolutionnaire internationale. L’indifférence et la passivité ne seront jamais nos alliées ; la solidarité le sera.

Comme il a été bien exprimé dans une lettre avec une balle adressée au journal italien « Il Terreno » : « Si Alfredo Cospito meurt, tous les juges sont une cible ». Faisons savoir à l’État italien que si Alfredo meurt, nous serons leur pire ennemi.

Les compagnon du Chili et de la Colombie seront présents ce vendredi 3 février devant leurs ambassades. Nous espérons que cette initiative se répandra davantage.

APPELEZ, ORGANISEZ ET AGISSEZ !
POUR LA DESTRUCTION DE TOUTES LES PRISONS !
METTEZ FIN AU RÉGIME 41 BIS !
VIVE L’INTERNATIONALE NOIRE !

Traduit de Lucharcontrael41bis

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Milan – Contre le 41bis et la prison à vie, Alfredo hors du 41bis

Publié le 2023-02-02 19:35:07

Milan – Contre le 41bis et la prison à vie, Alfredo hors du 41bis

Ce n’est pas d’aujourd’hui que nous assistons à une escalade dans l’utilisation des formes répressives pour gérer les contradictions sociales : l’utilisation des délits associatifs pour les luttes pour le logement, les luttes syndicales, la criminalisation des mouvements écologistes, le contrôle du territoire par des opérations militaires de masse spectaculaires qui touchent principalement les plus faibles et les plus divisés, sans parler du chantage aux migrants, dont on a besoin comme force de travail, utile jusqu’à ce qu’elle soit faible et invisible.

En ce sens, la condamnation au premier degré pour « conspiration criminelle » des camarades du comité de lutte pour le logement de Giambellino est significative ; les mêmes accusations ont été portées contre les Syndicats Cobas et USB pour les luttes dans le secteur de la logistique ; les accusations d' »association de malfaiteurs » à l’encontre des chômeurs de Naples ; le décret anti-rave dont le but sera également anti-picketing/presidium ; et, last but not least, les descentes à la gare centrale et les gaz lacrymogènes contre les longues files d’immigrés faisant la queue pour obtenir un permis de séjour à Milan.

La prison et la répression sont des éléments structurels inéliminables pour des sociétés qui vivent de différences, d’oppression et d’exploitation. Elles sont une nécessité qui se manifeste encore plus violemment en temps de crise ou de « guerre » comme celle que nous vivons actuellement, où il est nécessaire, pour la survie même du système, de faire taire toute dissidence, toute idée de transformation sociale, et de réduire à néant tout conflit qui s’exprime sous différentes formes et de différentes manières.

Au nom d’une urgence qui change mais ne s’arrête jamais : la norme régule et la prison punit. De tous les dispositifs carcéraux, le 41bis et l’emprisonnement à vie sont le point culminant, une forme d’annihilation physique et sociale totale. Une forme de torture dont on ne sort qu’en abjurant son identité ou en échangeant sa place avec quelqu’un d’autre.

Que prévoit l’article 41bis ?

L’isolement sensoriel complet, c’est-à-dire que sur 24 heures, 2 heure de promenades seulement sont en compagnie d’un maximum de 3 personnes choisies par la direction de la prison, que le champ de vision est limité à la cellule ou aux coursives fermées par des filets où l’on peut voir le ciel en carré ; que les visites des membres de la famille ont lieu, une fois par mois, à travers des vitres cloisonnées et qu’il n’y a aucun contact humain ; ils sont empêchés de lire, d’étudier (les livres, pas plus de quatre, les journaux, les magazines, ne peuvent être achetés que par l’intermédiaire de la prison et sont soumis à l’arbitraire de la direction de la prison, qui censure, coupe les articles et gère toutes les informations) ; tout est soumis à la censure, y compris le visionnage de certaines chaînes de télévision et la défense est en fait empêchée par l’impossibilité de participer aux procès, sauf par vidéoconférence, et l’interdiction faite aux défenseurs de diffuser des informations sur les conditions de vie des prisonniers …

Comme on peut désormais le lire également dans les pages de nombreux journaux, le récit selon lequel ce régime vise à couper les liens avec l’organisation à laquelle il appartient ne tient pas la route, même dans le cas de la lutte contre la mafia, qui, au fil des ans, s’est transformée et a transféré ses activités vers les grands contrats et la finance.

Contre ces régimes, Alfredo Cospito mène une grève de la faim jusqu’au bout depuis plus de 100 jours. Il a dit très clairement que le problème n’est pas son emprisonnement mais la condition de tous ceux qui sont soumis au 41bis et à l’emprisonnement à vie.

Au cours de ces 100 jours, le débat sur la prison a pris de l’ampleur et nombre de ses contradictions sont remontées à la surface : la surpopulation, le manque de conditions d’hygiène et de santé, le nombre très élevé de suicides, les émeutes de mars 2020 qui se sont terminées par une répression brutale qui a fait treize morts…

Différents secteurs de la société ont été touchés, et même les profanes commencent à être confrontés à ce problème et à comprendre le but réel des mesures et instruments punitifs.

Pendant ces 100 jours, la réponse de l’État a été un long silence qui s’est terminé par une position ferme envers une « négociation » inexistante. Ils nient le nœud du problème – qu’ils ont eux-mêmes créé – en faisant jouer leurs muscles au profit des médias. Nous ne céderons pas », disent-ils, mais devant qui ?

Aujourd’hui, Alfredo a été transféré à la prison de l’Opéra, qui disposerait d’un établissement sanitaire mieux équipé que la prison de Bancali à Sassari (bien qu’il y ait beaucoup à dire sur la santé de la Lombardie, car c’est de cela qu’il s’agit). Cependant, il reste sous le régime 41bis et, comme il a écrit qu’il renonce au traitement forcé, sa situation reste dangereusement inchangée.

La grève de la faim d’Alfredo contre le 41bis, l’emprisonnement à vie incompressible nous touche, et c’est pourquoi nous ne pouvons pas rester silencieux. Dans notre silence, la répression se renforce, nos besoins sont bafoués et la possibilité de parvenir à une société sans exploitation de l’être humain, de l’environnement, exempte d’inégalités et de discriminations de genre et d’ethnie   s’éloigne de plus en plus.

Il est donc nécessaire de combiner la bataille pour sa survie avec une bataille pour l’abolition du 41bis et de l’emprisonnement à vie.

L’Assemblée de Milan vous invite à participer

Vendredi 3 février à 18 heures à un rassemblement Piazza Duca D’Aosta

Samedi 4 février à 14h30 à un rassemblement à l’entrée de la prison de l’Opéra

Milan 1/2/2023 – l’Assemblée de Milan

Traduit d’Inferno Urbano

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Le parquet de Turin dit non à la révocation du 41 bis et l’audience de la cour de Cassation avancée au 24 février

Publié le 2023-02-02 22:10:03

La requête de défense de l’anarchiste en grève de la faim est rejetée. Mais l’avocat qui lui a rendu visite aujourd’hui : « Moment tragique, il n’y a plus de temps ».
Le procureur général de Turin, Francesco Saluzzo, demande la confirmation du 41 bis pour Alfredo Cospito. Le Procureur de la République a envoyé le rapport avec l’avis sur la demande de révocation du 41 bis avancée par l’avocat de l’anarchiste Alfredo Cospito au Ministre Carlo Nordio. Il s’agit d’un document de 17 pages dans lequel, en résumé, le bureau du procureur général renforce les raisons du maintien de la prison dure pour le prisonnier anarchiste en grève de la faim, accusé de massacre et transféré de la prison de Sassari à la prison d’Opéra de Milan – dans la section des soins intensifs – suite à son état de santé critique.

Cependant, le bureau de Guardasigilli a également reçu l’avis de la Direction nationale anti-mafia et anti-terrorisme, dirigée par Giovanni Melillo. Selon ces considérations, Cospito peut soit rester au 41 bis, soit retourner au régime de haute sécurité : avec toute la prudence requise. Une évaluation ouverte, donc, aux conclusions de l’autorité politique. L’avis du Dna, d’une dizaine de pages, part cependant de la considération que la décision du 5 mai 2022 d’appliquer la peine de prison dure ( 41bis, ndt) à Cospito était fondée, et tient évidemment compte des observations ponctuelles faites également par le DDA de Turin.

Ces dernières 48 heures, entre-temps, Saluzzo – destinataire de menaces, une balle lui ayant été remise dans une enveloppe – a également fait la lumière sur l’histoire du procès de Cospito, précisant tout d’abord comment sa « position » n’a « rien à voir avec ce qu’on appelle, improprement, la mesure 41 bis du système pénitentiaire » et comment l’exposant de la Fédération anarchiste informelle a été « jugé et condamné pour une série de crimes, certains très graves ». Mais l’affirmation, souligne Saluzzo, « qu’il a été condamné à la prison à vie et qu’elle serait caractérisée par la soi-disant ‘incompressibilité’, c’est-à-dire la prison à vie incompressible, devrait être corrigée ». « Il n’y a plus de temps, si quelqu’un veut faire quelque chose pour révoquer les 41 bis de Cospito, il doit le faire. C’est un moment tragique », tire la sonnette d’alarme l’avocat Flavio Rossi Albertini. Alfredo Cospito ‘Je l’ai trouvé aujourd’hui comme peut l’être un homme qui fait une grève de la faim depuis 105 jours : il est absolument éprouvé, la situation est extrêmement critique’, a ajouté Rossi Albertini, qui lui a rendu visite aujourd’hui à la prison d’Opera.

Entre-temps, l’audience à la Cour de cassation a été avancée au 24 février (elle devait avoir lieu le 7 mars) sur la requête présentée par l’avocat de la défense d’Alfredo Cospito après le rejet de la plainte contre le 41 bis déclarée par le tribunal de surveillance de Rome.[…]

Traduit de la presse

 

Rome – occupation de la faculté de lettre

Publié le 2023-02-02 22:10:06

Affaire Cospito, occupation la Faculté des Lettres de l’Université Sapienza de Rome. Les étudiants : « Climat inquiétant. La solidarité ne peut pas être appelée terrorisme »
Occupation de l’amphithéâtre 1 de la Faculté des Lettres de l’Université La Sapienza à Rome : « Nous annonçons qu’à partir de ce soir nous resterons ici et partirons samedi ».

La décision des étudiants et étudiantes est intervenue immédiatement après l’assemblée publique organisée par les groupes anarchistes et les collectifs de l’université, à laquelle ont également participé les associations Cambiare Rotta et Link et qui s’inscrivait dans le cadre des initiatives de solidarité avec Alfredo Cospito, détenu au 41bis et en grève de la faim depuis 106 jours.

« Nous sommes ici pour organiser le rassemblement de samedi, afin que ce soit un cortège participatif dans toute la mesure du possible, chacun pouvant y prendre part même à titre individuel », a déclaré un représentant de Cambiare Rotta lors de l’assemblée.

« Ces dernières semaines, il y a eu une criminalisation des manifestations et nous ne pensons pas que ce soit le moment de détourner le discours des questions 41 bis », poursuit l’étudiant, expliquant que « ce sont des semaines cruciales pour la vie de Cospito mais il y a aussi un jeu qui se joue sur la possibilité d’abolir un certain type de mesure ».

« Le climat de ces jours-ci est inquiétant car différentes initiatives de solidarité ont été mise sous un seul chapeau appelé terrorisme », a-t-elle ajouté, « On tente de détourner le courage d’Alfredo Cospito par un débat anachronique ».

L’audience a été avancée au 24 février, mais il se peut qu’il n’arrive pas vivant à cette date », a-t-il ajouté. « Si Alfredo meurt, le combat continuera et sera encore plus déterminé ».

Il a été dit que l’État ne cède pas à la violence, mais ce n’est que grâce à la mobilisation que nous avons réussi à obtenir quelque chose, sinon Alfredo serait mort dans la prison de Bancali, a-t-il conclu, le combat d’Alfredo a révélé ce qui se passe dans les prisons.

Traduit de La Reppublica

Thune et autotune : Karaoke en soutien à l’assemblée contre les CRA. Samedi 11 février à 19h à la Kunda

Publié le 2023-02-03 13:10:05

Viens soutenir l’assemblée contre les CRA lors d’un Karaoké le samedi 11 février de 19h à minuit à la Kunda, 46 rue Jules Lagaisse à Vitry. On va mettre de l’autotune, donc même si tu t’es cassé-e la voix en manif en hurlant « ACAB », tu pourras prendre le micro ! On prévoit aussi des pizzas, des baklavas et un bar à prix libre !




C’est quoi l’assemblée contre les CRA ?

L’assemblée contre les Centres de Rétention Administrative (CRA) d’île de France s’organise pour visibiliser et soutenir les luttes des personnes qui y sont enfermées. Les CRA servent à priver de liberté les personnes sans-papiers, dans l’attente de leur expulsion. C’est un des mécanismes sur lesquels repose le système d’exploitation raciste basé sur les frontières.

On cherche à être en contact régulier avec des personnes enfermées pour faire sortir la parole de l’intérieur. On essaye aussi de soutenir les prisonnier.e.s en leur rendant visite en parloir, en apportant parfois des clopes ou des trucs à manger, en répondant depuis l’extérieur aux révoltes et revendications de l’intérieur. En solidarité avec ces révoltes, on organise des parloirs sauvages, manifs et actions. Enfin, nous produisons desbrochures et analyses pour expliquer le fonctionnement des CRA et partager des conseils pour faire face à la police quand on est sans-papier.


Et ça coûte de l’argent tout ça ?

Ça coûte un peu d’argent ! C’est pourquoi on organise une soirée de soutien le 11 février à la Kunda !!
Tous les bénéfices serviront à soutenir les prisonnier-es et à financer la lutte ! C’est l’occasion de nous filer de la thune, mais aussi de discuter et de se rencontrer dans une ambiance plus festive qu’une AG !

C’est quoi le programme ?

Le 11 février, pour se remettre de nos émotions suite à la manif contre la loi retraite, on propose un karaoké. Et pas n’importe lequel, un karaoké sous autotune parce qu’on veut que tout le monde se sente de chanter, mais qu’on tient aussi à nos oreilles ! Donc pas la peine de ramener ta plus belle voix, au pire, on corrigera ça !

Parce qu’on est pas très doué-es pour les cantines, et qu’on en a marre de manger du riz trop cuit avec des légumes de récup, on a décidé de se retrousser les manches et de relever le niveau. On vous proposera donc des pizzas et des baklavas en dessert 

Pour se désaltérer un bar sera également disponible avec de la bière et des softs !

Tout sera à prix libre, donc n’hésitez pas, vous pourrez mettre autant que vous voulez ;-) 

Surtout, venez avec vos potes 

Chili – Des mots urgents devant une flamme vacillante

Publié le 2023-02-03 13:15:03

Chili – Des mots urgents devant une flamme vacillante

J’ai eu le plaisir de lire les mots de compa de différents territoires qui ont exprimé leur fervente solidarité avec la grève de la faim d’Alfredo Cospito pour mettre fin au régime de torture 41bis. Sur ces terres, nous sommes nombreu-ses, prisonnier-es subversifs, anarchistes, anti-autoritaires, antispécistes et nihilistes, qui exprimont également notre solidarité inconditionnelle en tant que compagnon-nes.
Fraterniser avec un compagnon aussi précieux qu’Alfredo, et encore plus en cette période difficile qu’il traverse, est une nécessité pour ceux d’entre nous qui se positionnent comme des négateurs et des antagonistes de la vie actuelle régie par l’autorité. Cela ne fait jamais de mal d’envoyer des mots de solidarité depuis une prison à un compagnon qui ressent la même chose.
Dans mon cas, étant en prison, lorsque j’ai reçu des mots de solidarité de compas, je les ai toujours appréciés et valorisés comme quelque chose de très précieux. Cependant, en ce moment, le compagnon Alfredo Cospito a besoin que les mots deviennent des actions, qu’il attaque, contraigne, subvertisse, manipule, menace, etc. tous ceux qui ont le pouvoir de changer sa situation en prison et/ou qui soutiennent le régime 41bis.
La situation d’Alfredo est passée de préoccupante à urgente. La question est simple : si Alfredo n’accède pas à sa demande, il mourra et il ne reste plus beaucoup de jours si sa grève de la faim se poursuit.
Prendre la décision et mener à bien une mobilisation telle qu’une grève de la faim comporte de nombreuses difficultés, votre combat s’inscrit dans de multiples scénarios. D’une part, il y a tout l’enchevêtrement répressif et judiciaire avec divers instruments visant à vous dissuader de renoncer à la grève. D’un autre côté, il y a votre instinct de survie et votre propre corps !
Le corps en grève de la faim se manifestera pour que vous puissiez vous nourrir.
D’après ce que j’ai vécu et vu chez d’autres, l’un des premiers signes physiques d’une grève de la faim sont les maux de tête, les étourdissements, la fatigue, l’irritabilité, l’insomnie et un appétit terrible qui ne vous permet pas de penser à autre chose. Dans mon cas, j’ai cessé de ressentir la faim après 15 à 20 jours de jeûne. Des compagnon-nes m’ont dit que le 90e jour environ, ils ont perdu la faim. À partir de la deuxième ou troisième semaine de jeûne, la personne en grève est accompagnée de crampes gênantes qui vont durer et s’intensifier dans tout le corps, provoquant des douleurs. À cela s’ajoute la fatigue qui fait de chaque activité quotidienne, comme prendre une douche, un exploit extraordinaire. Enfin, il y a le froid : peu importe que vous vous couvriez plus ou moins, vous aurez toujours froid.
Bien que cela semble anecdotique, lors d’une grève de la faim, la faim elle-même n’est pas la sensation la plus inconfortable et la plus aiguë. Chez moi et chez ceux que j’ai rencontrés, il y a la douleur des crampes et surtout le froid.
Il est important de se rappeler qu’il existe des facteurs pertinents lorsqu’il s’agit de comprendre le processus d’une grève de la faim, car chaque corps fonctionne d’une manière particulière et la façon dont une grève de la faim est maintenue est également différente. Par exemple, la consommation de sucre ou de sels d’hydratation ou les conditions de la prison dans laquelle elle a lieu. Dans chaque prison (du moins en Occident), il existe des protocoles pour les grèves de la faim qui ne sont souvent pas respectés.
Quelles que soient la manière et les conditions dans lesquelles une grève de la faim est menée ou vécue, il s’agit d’un auto-épuisement qui ne peut durer éternellement : le corps a des réserves limitées et, dans le cas d’Alfredo, elles s’épuisent.
La flamme qu’Alfredo garde jour après jour s’éteint. Il ne vacillera pas, il ne se repentira pas !
QUE LES MOTS DEVIENNENT DES ACTIONS !
SOLIDARITÉ ACTIVE AVEC TOU-TE-S LES ANARCHISTES PRISONNIER-ES !
FIN DU 41BIS !
MORT À L’ÉTAT ET VIVE L’ANARCHIE !
Monica Caballero Sepúlveda,
prisonnière anarchiste.
2 février 2023

Trouvé sur No41bis

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Des logements vides par milliers

Publié le 2023-02-03 14:10:03

3 février 2023
Par CRIC Grenoble (source)
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“Des logements vides par milliers”, “squatte ta ville”, “pourquoi vide ?”, “la mairie expulse, expulsons-la” ; autant de messages que nous avons inscrits sur les murs de maisons et bâtiments vides de Grenoble et alentour cette semaine, pour dénoncer les promoteurs, propriétaires et institutions qui laissent des bâtiments vides pendant des années alors que des personnes galèrent à payer un loyer, dorment dans la rue ou sont expulsées de leur logement.

Les nouvelles lois ne font qu’aggraver la situation en expulsant toujours plus, les plus précaires sont toujours plus criminalisés et les politiques font le jeu des médias en stigmatisant invariablement les squatteur.euses.

Nous on veut des squats partout, pour du logement, pour des activités, pour toustes !

Cette action fait suite à un appel lancé par l’intersquat d’ile de france au niveau national, pour la semaine du 23 au 29 février, mais on continuera de recouvrir d’inscriptions les murs des maisons vides tant qu’il y en aura !










































































Source: Cric-grenoble.info

Action contre Actis, bailleur-expulseur

Publié le 2023-02-03 14:10:05

3 février 2023
Par CRIC Grenoble (source)
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Actis, bailleur-expulseur !

Nous avons posé une porte anti-squat (ces fameuses portes blindées sensées empêcher toute intrusion de squatteur.euses) avec l’inscription “loi anti-squat à la porte !” dans une agence Actis du centre-ville de Grenoble.

Alors que nous avons tagué les murs et vitres de l’agence, l’un des employés nous a dit que l’argent qui servirait au nettoyage serait celui des locataires, évidemment. Actis est, plus que complice d’expulsions, acteur majeur de celles-ci, main dans la main avec les flics.

Pour repeindre la façade on conseille à Actis, quitte à prendre l’argent des locataires, de le prendre dans le budget de 200 000 euros consacré aux plaques anti-squat…

Le communiqué :

Après avoir fait passer plusieurs lois fragilisant l’accès au logement des plus précaires en criminalisant la pratique du squat, le gouvernement vient maintenant d’annoncer son tout nouveau projet de loi Kasbarian-Bergé, « visant à protéger les logements contre l’occupation illicite ».

Cette loi s’inscrit dans un projet politique faisant passer la protection des biens avant celle des personnes. C’est un nouveau cadeau pour les multi-propriétaires spéculateurs qui vise à protéger leurs biens inoccupés quand 300.000 personnes sont sans domicile en France, 27.000 dorment dans la rue, 16.000 dans des bidonvilles et des millions d’autres sont mal logés1. En comparaison, le nombre de logements vacants s’élève à 3,1 millions2.

Plus particulièrement à Grenoble, depuis plusieurs années les expulsions illégales se multiplient, en dehors de toute procédure judiciare et sans proposition de relogement ou d’accompagnement social.

Actis, l’un des principaux bailleurs sociaux à Grenoble – dont la mairie de Grenoble est actionnaire majoritaire – n’est pas en reste. Ces derniers mois, on recense beaucoup d’expulsions illégales à la Villeneuve dans des appartement gardés vides depuis des mois par Actis.

Le bailleur était au courant que ces logements constituaient le domicile principal des personnes expulsées. Il a délibérément choisi de l’ignorer, préférant la violence d’une remise à la rue en pleine trêve hivernale, faisant appel à une police intrusive, violente dans ses propos, fouillant et saccageant les affaires personnelles. Tout ça s’est déroulé sous la surveillance d’un agent d’Actis approuvant les opérations. En deuxième ligne, des agents VPS-Sitex étaient là pour condamner un logement vide totalement décent afin d’empêcher une nouvelle occupation.

Ainsi Actis préfère dépenser des sommes astronomiques en protection de logements vacants plutôt que de loger a bas coup des personnes sans ressources, ce qui est pourtant censé être sa prérogative.

C’est pourquoi aujourd’hui une porte anti-squat a été symboliquement posée dans une agence Actis. Quels que soient les moyens répressifs qu’iels utilisent, cela n’arrêtera jamais les personnes de squatter quand elles ont besoin d’un logement.

le tract en entier :

















Source: Cric-grenoble.info

Cospito : « si mon état empire, je ne veux pas être gavé ».

Publié le 2023-02-03 14:10:10

Il n’a pas voulu se soumettre à l’examen psychiatrique prévu

Alfredo Cospito, l’anarchiste qui mène une grève de la faim depuis octobre contre le 41bis, a envoyé une déclaration au Dap dans laquelle il exprime sa volonté de ne pas être gavé, si son état devait s’aggraver au point de devenir inconscient.

D’après ce que nous avons entendu, c’est la première fois, du moins à Milan (l’homme de 55 ans se trouve au centre clinique de la prison de l’Opéra), qu’une telle déclaration est faite par un prisonnier dans sa condition.

Il y aura donc plusieurs profils juridiques à évaluer, en cas de situation critique d’un point de vue médical.
Alfredo Cospito n’a pas voulu subir l’examen psychiatrique prévu à la prison de l’Opéra, où il a été transféré ces derniers jours. Il a répété, à ceux qui ont eu l’occasion de le rencontrer ces dernières heures, qu’il n’avait « aucune intention » d’arrêter sa forme de protestation. Des réunions au cours desquelles il a également expliqué à plusieurs reprises son idéologie et son parcours en tant qu’anarchiste. Ce qui inquiète les médecins, vu son état, c’est l’apparition possible d’une maladie cardiaque. Hier, les livres qu’il avait sur lui lui ont été rendus, après des contrôles appropriés.

Traduit de lapresse

Compte rendu de la visite de la sénatrice (gauche-vert) Ilaria_Cucchi

Comment ça s’est passé, j’ai trouvé les conditions du prisonnier Alfredo conspito rien de moins qu’alarmant et elles s’aggravent de jour en jour maintenant et la chose qui me fait le plus de souci c’est qu’il n’en a pas l’intention de mettre fin à la grève de la faim, il dit que c’est une lutte, pour lui, politique.

J’ai demandé plusieurs fois comment il va et si il parvient à rassembler ses forces et il m’a demandé plusieurs fois de ne pas s’intéresser à lui mais réfléchir aux autres à penser aux prisonniers âgés et malade au 41bis.

La première chose que le détenu Alfredo conspito et m’a dit c’était qu’il ne veut plus rencontrer de personnages politiques.
Je suis la dernière qu’il rencontrera et il m’a rencontré seulement et exclusivement pour l’histoire que je représente et c’était d’ailleurs la raison de pourquoi aujourd’hui je suis venue ici. Mon frère est mort en prison et personne n’a plus jamais à mourir en prison.

Traduit pour info de Youtube

À propos de la récente intoxication des mass-mierdias en Italie au sujet de la collaboration présumée d’Alfredo Cospito avec la mafia

Publié le 2023-02-03 14:10:15

À propos de la récente intoxication des mass-mierdias en Italie au sujet de la collaboration présumée d’Alfredo Cospito avec la mafia

« Quand je vois qu’à la télévision ils essaient de manipuler en disant qu’Alfredo a des relations avec les mafiosi, je pense qu’ils ne le connaissent pas, parce que sinon ils auraient peur que tout le monde devienne anarchiste [rires] ».

Flavio Rossi Albertini, avocat de A. Cospito.

Donzelli (fratelli d’italia), la tragédie et la farce dans chaque esprit italien.

Vous êtes incapable de concevoir un homme, un mouvement et des individus en dehors de votre propre logique. Et même sans concevoir, vous mentez délibérément. Vous créez des châteaux de sable en essayant de faire des cartes de police entre Cospito et la mafia. C’est vrai, pour vous il est confortable de cataloguer Cospito dans la mafia, car contrairement à l’anarchie (la seule idéologie de Cospito) vous savez comment traiter avec la mafia, avec la mafia vous savez comment vous taire, vous incliner et être repoussant. Avec la mafia, vous savez comment utiliser la poigne de fer après avoir été silencieux avec des baisers et des négociations entre l’État et la mafia. Avec la mafia, vous savez comment couvrir le mot ravage par le mot victoire en ce qui concerne l’arrestation d’un capo alors que la mafia continue.
Cospito, comme tous les anarchistes, y compris celui qui ecrit ici, est hors de vos schémas de pouvoir, qu’il s’agisse de la mafia ou de l’État, car ce que nous voulons détruire est précisément l’État, le capitalisme, le colonialisme et la mafia. Rappelez-vous que la véritable lutte contre la mafia existe lorsque les schémas de domination hiérarchique et sociale qui la caractérisent sont rejetés. Et l’État, en raison de ses fondements, ne peut pas, et n’a peut-être même pas intérêt à détruire un phénomène, la mafia, qui exerce son propre pouvoir tout comme l’État exerce le sien.
Présupposant comme principe invariable et ferme, la lutte contre le 41 bis et la perpetuité incompressible pour tous ceux qui le subissent, il est également nécessaire de réaffirmer qu’il ne s’agit pas d’un cadeau aux mafiosi, mais d’un cri de guerre contre tous ces systèmes de pouvoir. Sachez que si Totò Riina a dit : faites la guerre à l’État pour vous réconcilier avec lui, nous, les anarchistes, disons : faites la guerre à l’État pour le détruire.
Regardez la réalité en face, cher gouvernement et cher Donzelli, sachez que nous, anarchistes, ne sommes pas des mafiosi, et c’est précisément pour cela que nous faisons davantage peur à l’État.

Trouvé sur No41bis


SUR LA CRIMINALISATION EN COURS DES ANARCHISTES

De nos jours, il y a une criminalisation continue du mouvement anarchiste qui rappelle certaines des pires périodes de l’histoire de ce pays. Dans la recherche continue et spasmodique d’un « ennemi objectif » à donner en pâture à l’opinion publique pour détourner l’attention de la détérioration constante de nos conditions de vie en termes de matériels, de droits et de services, c’est à nouveau le tour des anarchistes.
Ils sont clairement dépeints comme de dangereux criminels et des meurtriers potentiels, et même les relations avec les organisations mafieuses sont ventilées sur la base d’une prétendue solidarité exprimée par certains caïds envers Alfredo Cospito pour sa grève de la faim. Il est bon de rappeler que, surtout dans un régime tel que le régime pénitentiaire 41bis, ce sont les autorités judiciaires qui décident où les prisonniers doivent rester, quels prisonniers se trouvent dans les cellules voisines des leurs, comment, quand et avec qui on est légitimé à passer le seul bref moment de la journée en dehors de la cellule.
Ces accusations infamantes, ces titres qui parlent de « pactes entre anarchistes et mafiosi », sont aberrants et offensent la mémoire de tant de militants anarchistes qui ont lutté, comme tant de communistes et de socialistes, contre les organisations mafieuses.
On pense immédiatement aux cinq anarchistes de Baracca qui sont morts sur le chemin de Rome avec les preuves de la relation entre l’État, l’extrême droite et la ‘ndrangheta lors des émeutes de Reggio et du massacre de Gioia Tauro, ou à Carlo Tresca, un syndicaliste anarchiste tué aux États-Unis par la Cosa Nostra américaine.
Ces campagnes de presse sordides vont de pair avec toute une série de mesures répressives qui frappent des militants et des réalités dans tout le pays, de sensibilités politiques différentes et également sans rapport avec les événements de ces derniers jours.
Nous voulons exprimer notre solidarité avec tous et chacun, et en particulier avec Gigi del Campetto di Giulianova, que nous respectons et avec qui nous avons partagé des présentations et des débats.
En même temps, nous voulons rappeler à tous que si les organisations criminelles existent et prolifèrent, c’est parce qu’elles ont toujours eu une relation dialectique, d’échange et d’intérêt mutuel avec les institutions de ce pays.
Les mêmes qui ont laissé tuer leurs hommes et leurs femmes dans le double but de bloquer tous ceux qui étaient près de démêler l’écheveau des relations entre les hautes sphères de l’État et les réalités criminelles, et en même temps de créer des martyrs à utiliser comme outils de propagande.

Cannibales et rois

Trouvé sur No41bis

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Carapatage #44: La semi-liberté (1.02.2023)

Publié le 2023-02-03 14:55:04

Lien de téléchargement

Lien vers le podcast

Une émission où l’on s’interesse aux conditions de l’enfermement en semi-liberté, pour expliquer un peu plus ce que c’est, que l’on pourrait apeller aussi « semi-prison » alors que récemment un détenu est mort au centre de semi-liberté de la Tauladière. Et auparavant des brèves, et à la fin une chronique autour du procès à charge de Ruby McCollum, femme noire dans les années 50 accusée de meurtre.

Sommaire

Brèves: 00.02.10

La semi-liberté: 00.17.55

Chroniques: Le procès de Ruby McCollum (1952) 01.07.14

Playlist:

Ressources:

U$A: Vengeance from Oakland – ¡Viva Tortuguita!

Publié le 2023-02-03 14:55:05

Onto a concrete wall, "FTP" is tagged in red spray paint. "no war but class WAR," "KKKOPS KILL," and "KILL COP CITY" is  tagged in black spray paint.

On the night of January 20th 2023, 30 mournful anarchists took vengeful action against our enemies for the murder of Cami/Tortuguita in the Atlanta Forest two days prior. We shattered dozens of windows along the glass facade of a Bank of America building in downtown Oakland, destroyed the ATM’s, and repainted the walls with people’s messages of love, memory, solidarity, and rage at the assassination of our comrade before lighting the place up with molotov cocktails.

Bank of America is an enemy of the people and life itself. They currently fund the construction of cop city in Atlanta, the same project that threatens the forest that Tortuguita died defending. They deserve no place in our landscape. We destroyed quickly but tirelessly. Like the peasants in the Jacquerie, the Luddite wreckers, or the Haitian revolutionaries, we seek liberation in the most obvious way: the destruction of what we know is the cause of our suffering. And if we destroy much, it is because we have suffered much. “Vengeance! Vengeance!” is our war-cry.

To our enemies who seek to liquidate our lives and the earth: you will not murder us with impunity! We will strike back, each time more fiercely than before. The more you take from us, the more we have to fight for—the less we have to lose.

To our fallen comrades: your deaths will never be in vain! We will avenge you one thousand times over! Your blood is our blood. Your lives light the path of our struggle, and this is only the beginning.

We support Tortuguita whether they shot at the pigs or not. A shot fired at police is an act of liberation.

TORTUGUITA VIVE, LA LUCHA SIGUE

MARTYRS NEVER DIE

THE FLAME OF ANARCHY BURNS BRIGHT

COP CITY WILL NEVER BE BUILT

FOR A WORLD FREE OF MONEY, COPS, AND PRISONS

FOR A WORLD FILLED WITH TREES, ANIMALS, AND LIFE

WEELAUNEE PEOPLE’S FOREST FOREVER

Onto a wall with two workers in yellow vests standing aside it, several messages are tagged in spray paint. From left to right: A three arrows symbol is tagged in black. "For every 1" (remainder of the tag is covered by grass.) "TORTUGUITA RIP" is tagged in black, and a red circle-A symbol next to it. "FTP" is tagged in white. "ACAB" is tagged in black. "MARTYRS (remainder covered by grass) is tagged in red. "FUCK OPD" is also tagged in red. "NO WAR BUT CLASS WAR" is tagged in black. "FUCK" (remainder covered by grass.) is tagged in black below it. "BE GAY DO CRIME (remainder covered by grass) is tagged in pink. "FOR" (remainder covered by grass) is tagged in red. A light blue message is tagged next to it, but it is too blurry to make out.
Onto the sign for a Bank of America bank, "KILL COPS" is tagged in gray spray paint.
Onto a wall, "Tortuguita RIP" and "ACAB" are tagged in black spray paint. "FTP" is tagged in white spray paint. "ACAB" and an anarchist circle-A symbol are tagged in red spray paint.Onto a wall, "FUCK OPD", "FOR TORT", and an infinity sign is tagged in red spray paint. "NO WAR BUT CLASS WAR" and "FUCK YOU" are tagged in black spray paint. An anarchist circle-A symbol and "BE GAY DO CRIME KILL COPS BE FREE" are tagged in pink spray paint. "FUCK COP CITY" is tagged in white spray paint.
Onto a glass door and several windows, "Little turtle lives" is tagged in light blue spray paint. "FTP" is tagged in black spray paint directly below it.Onto a concrete wall in front of grass, A LIFE LIFE FOR A LIFE" is tagged in red spray paint.Onto several smashed glass doors, "Little turtle lives" is tagged in light blue spray paint.

Submitted anonymously over email

Source: Scenes from the Atlanta Forest

Taranto: Presidio contro il 41bis

Publié le 2023-02-03 15:45:03

Taranto: Presidio contro il 41bis

photo_2023-02-03_11-08-51

Riceviamo e diffondiamo

Il governo continua a cagare fuori dal secchio

Publié le 2023-02-03 17:00:12

Il governo continua a cagare fuori dal secchio

Dopo che quell’intelligenza aquilina di Giovanni Donzelli – parlamentare, nonché responsabile dell’organizzazione di Fratelli d’Italia, nonché vicepresidente del Copasir – ha accusato il PD (il partito per antonomasia della legislazione d’emergenza contro il movimento rivoluzionario e di classe…) di stare con i «terroristi» invece che con lo Stato, altra perla dell’esecutivo: mandare la Celere a perquisire la sede di un sindacato di base perché degli studenti vi stavano preparando cartelli e striscioni in solidarietà con Alfredo Cospito e contro il 41 bis. Nell’esprimere solidarietà ai perquisiti, non sappiamo se dire: «Siamo in guerra e questi sono i riflessi sul fronte interno», oppure esclamare: «Complimenti, continuate così!». Fate voi.

https://areastampa.usb.it/leggi-notizia/cospito-usb-condanna-lirruzione-delle-forze-dellordine-nella-sede-di-via-giolitti-a-roma-preparare-uno-striscione-non-e-reato-no-alla-caccia-alle-streghe-1116.html

AG autonome mercredi 8 février 19h

Publié le 2023-02-04 16:25:13

Communiqué et appel à la prochaine AG autonome



Jeudi 2 février, une petite vingtaine de personnes s’est retrouvée place du marché à Montreuil suite à l’AG autonome. Elles y ont diffé différents tracts sur le thème de la Sécu et du travail, avant d’aller à la CPAM (assurance maladie).

Celle-ci a été envahie, on y a fortement exprimé notre mécontentement, on a tracté et discuté avec les gens. La même chose a été faite au Pôle Emploi. On a dispersé beaucoup de tracts dans les deux endroits et dans le quartier. Le tout a duré une petite heure.

Soyons plus nombreuses les prochaines fois pour imager d’autres choses !

Réforme retraites
Réforme chômage
Réforme des lycées pro
Réforme RSA
Loi Kasbarian, pro propriétaire et antisquat
Loi immigration
Réforme anti-blocage
Plateforme Monmaster
INFLATION

Toutes veulent nous mettre au travail toujours plus longtemps, dans des situations toujours plus précaires : elles attaquent nos besoins fondamentaux, ORGANISONS-NOUS !

Face à la pacification, aux négociations, aux récupérations, de gauche comme de droite, trouvons de nouvelles formes de luttes : blocages, envahissements, cantines solidaires, occupations, manifs non déclarées, sabotages, autoréduc... Soyons solidaires des modes d’action qui sortent des cadres des syndicats et des partis !

Nous pensons qu’il est nécessaire de se rencontrer, d’échanger et de construire ensemble.

Rejoignons-nous aux différents piquets de grève, aux blocus lycéens, puis en manif !

PROCHAINE AG AUTONOME LE MERCREDI 8 FÉVRIER À 19H AU MALAQUEEN, 70 rue Gallieni, métro Etienne Dolet
Écriture de tracts et atelier banderole !

Tract

Lecce – Contre les prisons, contre l’État

Publié le 2023-02-04 18:20:03

Lecce – Contre les prisons, contre l’État

Lorsqu’on parle de prisons, on ne peut s’empêcher de jeter un regard sur l’enrégimentement général de la société. Ceux qui veulent que nous soyons dociles et distraits, ajoutent jour après jour de nouvelles pièces pour effacer l’imagination d’une autre vie, une vie qui pourrait être digne de ce nom. Nous ne réalisons pas que la gestion de la vie quotidienne est de plus en plus scrutée, fragmentée, focalisée. Il suffit de penser au nombre impressionnant de caméras à chaque coin de rue, surveillant chaque geste hors limites, accumulant les données biométriques. Ou aux activités quotidiennes qui sont remplies de badges, de QRcodes et de diableries diverses, à l’organisation des villes qui sont de plus en plus régulières, homologuées, surveillées. La liste pourrait être longue, mais parler des prisons, c’est aller au cœur de ce que sont les États et l’autorité, fondés sur l’exploitation et la coercition, sur la discipline et le contrôle, sur l’absence de toute éthique. La prison est l’expression par excellence de tout cela et, pour cette raison, les révoltes à travers l’histoire l’ont toujours désignée comme un lieu à abattre. Elle représente l’anéantissement de la dignité, ainsi que la privation de liberté, la tentative d’anéantir tout individu afin de le rendre docile et apte à la société, ou de l’éliminer complètement de la vue, ce qui explique pourquoi les prisons modernes sont construites dans des endroits isolés et non plus au sein des villes. Les instruments de torture y ont toujours été associés. Les régimes différenciés en sont un exemple, comme le 41 bis en Italie, qui vise à éradiquer tout contact avec la réalité. Son ancêtre direct, l’article 90, avait la même fonction, tout comme l’isolement de jour. Et c’est lorsqu’il dispense une punition que l’État montre réellement son visage, vindicatif et féroce.

Mais il est également important de rappeler que depuis sa création, la prison a été traversée par des émeutes, des protestations, des grèves, des suicides, des dégradations, des évasions ; malgré tout, elle n’a jamais été le lieu pacifié qu’elle était censée être. Depuis le 20 octobre, le compagnon anarchiste Alfredo Cospito mène une grève de la faim contre le régime carcéral dans lequel il est enfermé, la prison 41 bis, qui le verrait enterré vivant pour le reste de ses jours. De nombreuses actions dans le monde donnent de la force à sa protestation, en vertu de la solidarité qui devient action et vice versa. Car en fait, il n’y a pas beaucoup d’alternatives. La lutte est ce qui peut briser la normalité de cet existant fait d’asservissement et de prisons, afin que chacun puisse prendre son espace et son temps, sans autorité, sans état.

SOLIDARITÉ AVEC ALFREDO COSPITO ET TOUS LES PRISONNIERS EN LUTTE.

Bibliothèque anarchiste disordine, via delle anime 2/b Lecce

Traduit de InfernoUrbano

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Solidarity Action in Denver in Response to Tortuguita’s Murder

Publié le 2023-02-04 18:50:02

In the Weelaunee Forest of Atlanta, Georgia, land defenders are living and grieving, protesting the clear-cutting and destruction of 280 acres of forest for the largest police training facility that the US will have seen yet. This proposed behemoth of a facility – dubbed “Cop City” – would sit on land that has seen hundreds of years of violence; against the Muscogee peoples, against people enslaved on plantations, and against those held at the prison farm that once stood there. In recent years, hickory, oaks, and pines have been able to flourish, providing new homes for creatures and humans alike, as well as cooling the city of Atlanta in the process. On January 9th, 2023, Manuel “Tortuguita” Teran, a land defender, was murdered by a Georgia state trooper, continuing the violence committed against the people and land of Weelaunee. We must not witness this in silence.

In the wake of the murder of George Floyd, protests demanding police abolition have been met by claims from elected officials that more funding for training will lead to a decrease in the use of lethal force. This is outrageous, considering that 2022 was the deadliest year for police violence. Cop City will cost 90 million to complete, one third of which is funded by tax payers, and two thirds by a collection of businesses that includes Home Depot, Target, UPS, Wells Fargo, and Chick-fil-a. Preventing the funding of Cop City is essential to the wellbeing of Weelaunee Forest and all those affected by police violence. We all can, and must, refuse to let Cop City become reality in as many ways as possible.

On Monday January 30th, 2023, we took action against one of Denver’s key players in funding Cop City: a Wells Fargo in the Cherry Creek shopping district. Underneath a racist mural we shattered windows and spray painted the following messages:

“Stop Funding Cop City”
“Rest in Peace Tortuguita”

Cop City is not the first project like this that Wells Fargo has funded, nor will it be the last. This is a call to action in response to their willful funding of projects that kill human beings, animals, and the Earth.

Tortuguita lost their life fighting Cop City. While we do not believe that damaging property is an equal or adequate response to Tortuguita’s murder, we do believe that action must be taken to honor Tortuguita, to stand in solidarity with the movement to defend Weelaunee Forest, and to hold these financial entities accountable for their crimes against humanity.

We act today in love and solidarity with those in Weelaunee Forest and land defenders that are in active struggle against state violence everyday. This action is meant to serve as a reminder that private extractive corporations from the United States are responsible for perpetuating extreme violence against people defending their ancestral homes. This is also a reminder that this violence is not bound by US colonial boarders. In this, we wish to acknowledge the murder of three land defenders in Honduras since the beginning of the year.

We must continue to grieve, we must continue to fight. Also – fuck that mural.

Received by email.

Fresque à proximité de Saint-Étienne en solidarité avec Alfredo, Anna et Juan !

Publié le 2023-02-04 18:50:05

⚫️ Fresque à proximité de Saint-Étienne en solidarité avec Alfredo, Anna et Juan !

NO 41 BIS !
Libertà per Alfredo, Anna e Juan !
La solidarité c’est l’attaque !
Feu aux Prisons !

Trouvé sur Le Gueuloir

336 litres par seconde [Entretien avec le collectif STop Micro]

Publié le 2023-02-04 19:55:03

Bonjour, le collectif STop Micro ! Pouvez-vous nous raconter ce qui s’est passé mercredi 14 décembre devant la Régie des Eaux de Grenoble ?

Bonjour ! Nous avions appelé ce jour-là à un rassemblement devant la Régie des eaux de Grenoble pour dénoncer les nuisances que les industries locales de microélectronique, en particulier ST Microelectronics et Soitec, génèrent avec la bénédiction des institutions publiques. Avec notre cri d’appel : « De l’eau, pas des puces ! », c’est surtout contre la dilapidation de quantités monstrueuses d’eau potable que nous avons voulu alerter.

La consommation en eau potable cumulée de ST Microelectronics et Soitec à l’horizon 2023-2024 : 336 litres par seconde.

Le 14 décembre devant la Régie des eaux (fermée pour l’occasion), se tenait fièrement une montagne de bouteilles d’eau qui symbolisait la consommation en eau potable cumulée de ST Microelectronics et Soitec à l’horizon 2023-2024 : 336 litres par seconde. Ce qui représente aussi 700 000 douches par jour. Et tout autour sur la place, nous avions préparé des banderoles, des jeux explicatifs et des brochures pour éveiller les consciences sur ce sujet, de plus en plus crucial à mesure des annonces des sécheresses à venir. Une soixantaine de personnes ont bravé la neige et le froid pour venir se renseigner, partager, discuter, et parler aux passant·es.Cet événement était un simple rassemblement citoyen d’échange d’informations, très convivial. Mais il faut préciser que la police a cru bon d’y envoyer deux fourgons afin d’égayer l’ambiance et de nous filmer. Les policiers paraissaient s’ennuyer sur leurs smartphones, et se sont amusés à coller par voie postale une amende de 135€ pour débarras encombrant à la seule personne dont ils connaissaient le nom. Ces tentatives d’intimidation nous ont convaincu de la nécessité d’amplifier le combat.

Les entreprises contre lesquelles vous vous mobilisez utilisent de l’eau potable pour fabriquer des puces électroniques, c’est ça ?

Exactement. L’entreprise ST Microelectronics est spécialisée dans la production de puces électroniques, composant de base de tout système électronique, et donc numérique. Implanté depuis 1992 à Crolles, ce mastodonte emploie 5000 personnes, ce qui en fait l’une des plus grosses entreprises de la région. Les dégâts écologiques provoqués par STMicroelectronics et ses voisins crollois de la micro-électronique comme Soitec ne datent pas d’hier. Mais l’urgence a pris une autre dimension lorsque le gouvernement a annoncé cet été, en pleine sécheresse, soutenir à grand renfort d’argent public l’extension du site industriel, qui s’accompagnera d’une expansion de sa consommation et de ses nuisances. Si les sécheresses se reproduisent, ce qui est probable, irons-nous jusqu’à la situation de Taïwan cet été, qui coupait le robinet deux jours par semaine à sa population pour assurer le fonctionnement de TSMC, le leader mondial des semi-conducteurs, approvisionné à coup de camion citernes ?

Oui, ça laisse songeur… Mais est-ce que ce que les nuisances de ST Microelectronics et Soitec se limitent à la surconsommation d’eau ?

Bien sûr que non ! La dilapidation de toute cette eau s’accompagnera d’une gigantesque consommation d’électricité : quasiment l’équivalent de la population grenobloise : la consommation de 139 000 personnes ! À l’heure ou le maire de Grenoble envoie à tous ses habitant·es une lettre pour les inciter à réduire leur utilisation d’électricité, celle de l’usine de ST Microelectronics augmente chaque année. Devant les restrictions énergétiques attendues, les industries bénéficieront-elles du même traitement privilégié que pour leur eau ?

Le fonctionnement de l’usine dépend aussi d’une vaste flopée de produits toxiques, dont une partie est rejetée dans l’air, une autre déversée dans le réseau communal.

Le fonctionnement de l’usine dépend aussi d’une vaste flopée de produits toxiques, dont une partie est rejetée dans l’air, une autre déversée dans le réseau communal. Ce sont plus de 20 000 tonnes de produits chimiques consommées par an, parmi lesquels certains extrêmement dangereux : ammoniac, chlore, hexafluorure. Toutes ces cochonneries ont permis à ST Microelectronics d’être classé site Seveso seuil haut. Outre le danger sanitaire permanent que cela représente, on se doute bien que les rejets de ces super-pollueurs ne font pas du bien au Grésivaudan. C’est à cause de tous ces produits chimiques que la super eau potable nécessaire à la production de puces, au sortir de l’usine… n’est plus potable. Cette toxicité se retrouve aussi dans les milliers de tonnes de déchets que génère l’usine chaque année. Parmi les déchets « non dangereux » (boues de traitement, métaux), des centaines de tonnes sont enfouies, et parmi les déchets dangereux (acide, solvants), quelques centaines de tonnes sont incinérées. Le reste est recyclé : à quel coût, énergétique, chimique ?Mais ce serait réducteur de s’arrêter là, car on retrouve des nuisances à tous les bouts de la chaîne des puces électroniques. D’abord, leur fabrication nécessite une extraction de minéraux, tel que le silicium, qui dévaste l’environnement et les travailleur·ses à l’autre bout de la planète. Pour finir, les déchets électroniques sont abandonnés dans des décharges à ciel ouvert qui polluent encore d’autres environnements lointains.Et puis, en allant plus loin on pourrait aussi parler des transformations sociales qu’induisent l’implantation de ces usines. La vallée du Grésivaudan était autrefois une vallée particulièrement fertile, et bonne pour le maraîchage. Aujourd’hui, la ville de Crolles n’est plus que la cité-travail de milliers de salarié.es qui viennent pour bosser dans les usines de ST, créant un trafic routier monstrueux et faisant de la ville un village fantôme dès le week-end. Et puis il y a tout ce qui est fait en amont et en aval pour venir supporter ou s’adapter à l’activité des industriels. La Régie des eaux de Grenoble par exemple, qui réalise des travaux de 50 millions d’euros pour venir renforcer les réseaux d’adduction afin faire face à l’augmentation de la consommation en eau des usines. Niveau conditions de travail, ça ne fait pas rêver non plus… Objectifs inatteignables, intensification de la production, environnement de travail ultra-confiné des salles blanches… Des emplois certes, mais lesquels ?

Le slogan de ST Microelectronics est « life.augmented ». Il nous semble que vous vous posez en opposition à cette « vie augmentée »…

Le monde que les puces de ST Microelectronics approvisionnent, c’est principalement celui des voitures automatiques, des capteurs connectés et des usines robotisées. Voilà l’augmentation mentionnée dans le slogan : celle de la digitalisation agressive de nos vies. Qui permet de réduire l’enseignement à des vidéos en ligne, une part de l’activité médicale à la collecte de données numériques, notre perception du monde à des tableaux Excel et des graphiques quantifiés, les guichets humains à des automates de vente. Et aussi, un accroissement de la puissance de surveillance numérique, comme le ciblage publicitaire et la reconnaissance faciale. Et enfin, la conversion d’activités autonomes à des processus formels et automatiques. Pour nous, ces perspectives vont de pair avec la réduction de nos liens sensibles au réel, ce qui vit, et avec une dépossession de nos capacités propres à agir avec lui. C’est la promesse d’une vie réduite à un fonctionnement machinal.Opposé·es ou non, les concerné·es n’ont aucun pouvoir de décision sur l’expansion du numérique ou les nuisances de ses usines. Ce pouvoir n’appartient qu’aux principaux concentrateurs de capitaux que sont l’État et les grandes entreprises. Ces derniers temps, l’État décide de déverser des sommes astronomiques dans le secteur des microélectroniques, par exemple via les « plans nano » qui engraissent annuellement la recherche et le développement des nanotechnologies d’un bon milliard d’euros d’argent public. En outre, le projet d’extension de l’usine de ST Microelectronics a reçu cette année une aide supplémentaire de l’État de 2,3 milliards d’euros, les 3 milliards restants provenant d’investissements privés

Le débat ne se réduit pas à ces deux usines, mais à tout l’écosystème technologique grenoblois, un modèle historique pour allier en symbiose la recherche et l’industrie. Les recherches publiques en nanotechnologies, parfois en lien direct avec les entreprises, sont menées par un bataillon d’instituts et de laboratoires grenoblois. Il y a le CEA, l’Inria, l’UGA, Minatec (le premier pôle européen d’innovation en nanotechnologies).En bref, nous posons la question : est-ce la vie que nous souhaitons ? Cette gestion opaque de nos ressources en eau est-elle sensée ? Les investissements devraient-ils être guidés dans ces emplois-là ? Nous aimerions un réel pouvoir démocratique sur ces questions.Cependant, nous ne sommes pas dupes : la production de semi-conducteurs est considéré comme un atout stratégique par le gouvernement, et prioritaire pour son « économie de guerre ». De plus, il s’aligne sur les directives européennes qui projettent d’atteindre les 20 % de production (loin des 8 % actuels) du marché mondial de ce secteur en pleine croissance. Freiner cette expansion intrusive des technologies numériques et de leurs nuisances, est une initiative qui va clairement à l’encontre de la puissance nationale et des intérêts des industries qui en profitent. Une longue résistance sera nécessaire pour en venir à bout.

A l’occasion de la Journée Mondiale de l’eau, nous organisons un rassemblement à Crolles le 1er avril prochain.

Quelle est la prochaine étape de la mobilisation ?

A l’occasion de la Journée Mondiale de l’eau, nous organisons un rassemblement à Crolles le 1er avril prochain. Ce sera un rassemblement festif qu’on espère le plus massif possible : notez la date dès maintenant !D’ici là, nous allons informer un maximum sur ces entreprises mortifères. Nous prévoyons de distribuer des tracts et d’organiser plusieurs réunions publiques dans le Grésivaudan et à Crolles, pour sensibiliser à ce sujet, discuter et appeler au rassemblement. Nous espérons compter sur la créativité et la motivation de tout le monde pour rejoindre le mouvement ! Si vous avez envie de venir tracter avec nous, si vous avez des idées à proposer pour le 1er avril ou tout autre sujet, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse mail stopmicro@riseup.net. Nous encourageons toutes les personnes qui veulent se battre contre le réchauffement climatique, toutes celles qui pensent que canicules et sécheresses ne sont pas une fatalité, toutes celles qui sont opposées à l’accaparement des biens publics par de grandes entreprises à nous rejoindre !

Propos recueillis en janvier 2023.

Pour aller plus loin, consultez le blog du collectif Stop Micro https://stopmicro38.noblogs.org, qui relaye les textes du collectif, les articles de presse sur la mobilisation, ainsi que des enquêtes sur les nuisances des industries de semi-conducteurs.

Article publié dans La nouvelle vague numéro 8, janvier 2023.
https://collectifruptures.wordpress.com
contact-ruptures@riseup.net

Chili : sur le rassemblement à l’ambassade d’Italie et la marche qui a suivi

Publié le 2023-02-04 22:10:11

La forte présence policière devant l’imposant groupe d’anarchistes et de subversifs qui a interrompu la paix civilisée montre le courage révolutionnaire du compagnon Alfredo Cospito qui lutte contre la mort et son régime de torture 41 bis.

La marche de plus de 50 personnes a pris la direction du centre culturel de l’Italie, montrant le fort lien de solidarité internationaliste anti-autoritaire qui se crée dans la lutte réelle et concrète de ce territoire avec Alfredo, qui est à plus de 11 mille kilomètres géographiquement mais avec une proximité indestructible avec le camarade que la presse fasciste italienne souligne aujourd’hui dans ses titres qu' »il serait bientôt mort ».

Sortons Alfredo Cospito de l’isolement !
Mettons fin au 41 bis !
Solidarité Internationaliste Complicité insurrectionnelle !

Traduit de Lucharcontrael41bis

[MaJ] Jour de manif dans toute l’italie : « 41 bis c’est de la torture »

Publié le 2023-02-05 19:10:03

Rassemblement devant la prison d’opera

Samedi 4 février, des centaines de personnes se sont rassemblées devant les murs de la prison d’opéra pour manifester leur solidarité avec Alfredo, en grève de la faim depuis le 20 octobre, et tous les détenus. Dès le début, la foule de journalistes a semblé étouffante et inacceptable pour les participant-es du rassemblement, qui ont réussi à les éloigner en les maltraitant et en accrochant de nombreuses banderoles autour d’eux.


Pendant plus de deux heures, il y a eu des chants et des discours pour saluer Alfredo et tous les détenus. Ils ont rappelé les violences subies par les détenus d’Opera après le soulèvement de mars 2020 suite au Covid, ils ont rappelé le rôle meurtrier de l’Etat qui, aux mains de ses gardiens, a tué 14 personnes parmi les différentes prisons italiennes pendant ces jours de révolte.

Un grand groupe de compagnon-nes a alors décidé de porter leurs voix le long du périmètre des murs de la prison jusqu’aux différentes ailes.  Une battitura ( bordel en tapant avec des objets, ndt) sur les grilles extérieures de la prison s’est transformé en jets de pierres et de terre en direction des flics alignés de l’autre côté ; les policiers ont répondu en renvoyant les pierres et quelques bouteilles et les journalistes qui les accompagnaient ont décidé de prendre leurs jambes a leur cou.
L’état d’Alfredo s’aggravant, les médecins ont annoncé que la possibilité d’un transfert à l’hôpital San Paolo de Milan devenait de plus en plus concrète. Nous continuons à être aux côtés d’Alfredo dans la rue contre 41 bis et la prison à vie. Pour un monde sans prison.

Une autre note sur hier. Les voitures de certains compagnon-nes ont été forcées pendant le rassemblement, avec des effets personnels volés. Ce n’est pas la première fois que la police profite de situations de rassemblement pour ouvrir des voitures et prendre ce qui l’intéresse. C’était déjà arrivé à un rassemblement au CPR ( CRA, ndt) de Milan il y a quelques années. Nous devrions nous dire collectivement à partir de maintenant d’être plus vigilant-es dans ces situations pour empêcher les merdes en uniforme de faire leurs affaires avec nos affaires.

Nous souhaitons également réfléchir au fait que certaines individualités ont pris l’espace à l’intérieur du rassemblement pour parler aux journalistes en publiant des déclarations ; loin de nous l’idée de limiter la liberté de chacun de communiquer avec ces personnages douteux mais, comme décrit ci-dessus, le contexte d’hier avait clairement manifesté qu’ils ne voulaient pas avoir affaire à eux étant donné les récits absurdes qui sortent ces jours-ci des journaux à propos d’Alfredo, des anarchistes et de toute personne exprimant sa solidarité avec la lutte contre le 41 bis et la prison à vie.

Pas un pas en arrière face à l’emprisonnement à vie et au 41 bis.
Avec Alfredo et tous les prisonniers et prisonnières

LIBERTÉ

FEU AUX PRISONS

Traduit de galipettes milano

AU CÔTÉ D’ALFREDO, CONTRE 41bis ET LA PERPETUITE

2 000 personnes sont descendues dans les rues de Rome pour crier « Libérez Alfredo, pas de condamnation à perpétuité, pas de 41 bis ».

Alors que les nouvelles en provenance de la prison d’opéra sont de plus en plus inquiétantes et que le gouvernement se lave les mains de ses responsabilités, la journée d’hier a été une journée importante de lutte dans de nombreuses villes.

A Rome, de la Piazza Vittorio au Largo Preneste, malgré le climat de criminalisation construit par les journaux et la préfecture, un cortège déterminé et participatif a porté la lutte aux côtés d’Alfredo, contre le 41bis et la peine de perpétuité ‘incompressible’ à travers les rues des quartiers de la ville.
Les provocations constantes de la police ont entraîné deux charges à la fin du cortège. 3 compagnons ont été emmenés au poste de police et accusés de résistance aggravée et de blessures.

Nous réitérons la nécessité d’étendre et de multiplier les initiatives de lutte pour empêcher la condamnation à mort d’Alfredo et exiger l’abolition de l’emprisonnement à vie hostile et du 41bis.

Des compagnon-nes

Traduit de quarticcioloribelle

Rassemblements et affrontements dans la capitale et devant la prison d’Opéra. Manifestations également dans de nombreuses autres villes, de Bologne à L’Aquila, de Pise à Cagliari.

Une journée de manifestations dans plusieurs villes italiennes aujourd’hui, 4 février, en solidarité avec Alfredo Cospito, le prisonnier condamné pour massacre politique et emprisonné au 41 bis dans la prison de Milan Opéra et en grève de la faim contre le régime de sécurité maximale depuis plus de 100 jours. Des affrontements physiques et verbaux avec la police, des jets d’objets et de fumigènes ont caractérisé le rassemblement de Milan – tenu devant la prison d’Opéra où Cospito est emprisonné – et celui de Rome, sur la Piazza Vittorio. Mais des initiatives de protestation ont eu lieu dans de nombreuses autres villes italiennes, de Bologne à L’Aquila, de Pise à Cagliari, de Cosenza à Massa Carrara.

Perturbations devant la prison

Les anarchistes qui manifestent à Milan devant la prison de l’Opéra ont également craché et insulté la police. Cet après-midi du 4 février, des centaines d’anarchistes s’est rassemblée devant la prison située à la périphérie de la capitale lombarde. Sur la pelouse, contrôlant la situation, il y a la police pénitentiaire et des Carabinieri en tenue anti-émeute. Sur les banderoles des quelque 200 manifestants, on pouvait lire : « Contre le 41 bis. Pour un monde sans prison. Liberté pour tous ». Après avoir quitté la pelouse, au milieu des fumigènes, des chants et des banderoles, le cortège s’est approché du bâtiment pour saluer tous les prisonniers. Des fumigènes et des pierres ont effectivement été lancées sur la prison. Les manifestants ont violemment battu la clôture de l’établissement pénitentiaire. Auparavant, ils avaient insulté la police : « Serviteurs de la prefecture et de l’État », accusés de la « torture » des 41bis. Les collectifs anarchistes manifestent pour exprimer leur soutien à leur compagnon. Hier déjà, à Milan, un caméraman a été blessé dans la manifestation anarchiste non autorisée.

 

Rassemblement et échauffourées à Rome

Les mêmes messages ont été lancés lors de la manifestation à Rome, d’où s’est élevé le cri : « Tout le monde sort du 41bis ». Toujours dans la capitale, des fumigènes ont été lancées sur la police. En outre, un groupe d’une dizaine de personnes a jeté des bouteilles sur un cordon anti-émeute humain qui s’était mis en place pour protéger un concessionnaire automobile Fiat dans la Via Porta Maggiore. Par la suite, le petit groupe d’individus aux visages masqués a rejoint le cortège principal qui poursuivait sa marche. Des fumigènes noirs et blancs ont été allumées et des drapeaux anarchistes ont été brandis. « Aux côtés d’Alfredo, contre 41 bis et la prison à vie incompressible », peut-on lire sur les banderoles. Et encore : « Ils ont dit que nous étions de mèche avec la mafia, mais ils n’ont pas compris le sens de notre lutte. La prison de l’Opéra est un lager ». Les pancartes contre le sous-secrétaire à la Justice Delmastro, le vice-président de Copasir Donzelli et les journalistes n’ont pas manqué non plus.

« La prison tue et l’État torture », pouvait-on lire sur des banderoles affichées plus tôt devant les portes des jardins de la Piazza Vittorio, où un rassemblement a été organisé dans l’après-midi. Les centaines de manifestants comprenaient des centres sociaux tels que Strike et des collectifs d’étudiants de l’Université Sapienza. Des jardins, le cortège s’est déplacé vers la zone orientale de la capitale, vers les quartiers populaires, en répétant toujours les fondements de la protestation, coordonnée avec celle de la capitale de Milan. Les manifestants, qui sont arrivés sur la Via Prenestina, ont ensuite tenté de construire des barricades et ont commencé un jet dense de bouteilles en direction de la police qui, pour les repousser, a effectué une série de charges fulgurantes. Trois participants à la manifestation ont été arrêtés par la police et emmenés au poste de police pour identification. Deux autres personnes ont été blessées lors des violents affrontements.

À Pise

Pendant ce temps, des marches pacifistes ont eu lieu à Pise, promues par des groupes antagonistes de la ville tels que Potere Al Popolo. Toujours dans la ville sur le fleuve Arno, « la solidarité a été réitérée avec Cospito, qui souffre depuis longtemps d’une authentique torture aux mains de l’État : le 41 bis est une institution juridique dépassée, qui doit être abolie et remplacée par l’application d’autres institutions juridiques existantes, qui ne portent pas atteinte à la dignité des personnes », ont affirmé des slogans.

À Cagliari

Sur la Piazza Garibaldi de Cagliari, une centaine de personnes se sont rassemblées pour manifester leur solidarité avec Alfredo Cospito, « contre la perpetuité et le 41 bis », comme l’ont expliqué les organisateurs du rassemblement, « et contre la répression de l’État italien et l’utilisation de la Sardaigne comme colonie pénitentiaire ». Le rassemblement est resté pacifique, arborant des banderoles portant les inscriptions « L’État tue dans les prisons, toutes libres, tous libres » et « Du côté de ceux qui combattent ». « Un système épouvantable », a déclaré l’un des manifestants lors d’une intervention au micro. « Cela me rappelle le cas d’Aldo Scardella à Cagliari, condamné à la prison avant d’être jugé. Nous savons comment cela s’est terminé (protagoniste d’une erreur judiciaire, il s’est suicidé en prison, ndlr). J’exprime le souhait que les choses puissent changer ».

À L’Aquila

Solidarité avec Alfredo Cospito – 41 bis = torture ». C’est ce qu’on peut lire sur la bannière du groupe de manifestants lors du sit-in organisé à L’Aquila. « La bataille que Cospito mène de façon méritoire rouvre le débat sur la nécessité de surmonter deux institutions inhumaines et anticonstitutionnelles, telles que l’emprisonnement à vie hostile et le 41-bis, mais aussi de tout le système des circuits spéciaux de détention », explique le dépliant distribué et lu au mégaphone. « Depuis son institution, le 41 bis a été présenté comme provisoire et destiné à endiguer les massacres mafieux, mais il s’est vite révélé être un instrument de vengeance, basé sur de véritables pratiques de torture pour pousser les détenus à coopérer, à travers un isolement total et la privation des droits de l’homme les plus fondamentaux. » Un rassemblement organisé dans la ville dont la prison abrite également le patron Matteo Messina Denaro depuis quelques semaines. « L’Aquila fait partie intégrante de ce système de torture et de déni des droits de l’homme. Non seulement en raison de la présence d’une super-prison, mais aussi parce que le pourcentage le plus élevé de détenus à l’échelle nationale y est enfermé en 41 bis », poursuivent les organisateurs.

A Cosenza

Les mouvements anarchistes se sont également rendus sur la place du 11 septembre à Cosenza pour soutenir Alfredo Cospito. Au cri de « Alfredo hors du 41 bis », une cinquantaine de personnes, des jeunes pour la plupart, sont descendues dans la rue : « Nous sommes sur la place parce que nous pensons que c’est une sanction disproportionnée. Cependant, nous pensons que dans les prisons, il y a des exemples d’abus et de harcèlement et même 41 bis est un traitement limite, qui frise parfois la torture », ont-ils expliqué. Une banderole sur laquelle on pouvait lire « Pas de vendetta de l’État » a également été déployée lors de la manifestation.

Traduit de la presse

Bologne – Retour et tract difusé à la manifestation du 3/02

Publié le 2023-02-05 19:40:02

Bologne – Retour et tract difusé à la manifestation du 3/02

En fin d’après-midi du vendredi 3 février, une rassemblement s’est tenu à Bologne sous le siège du bureau régional de l’administration pénitentiaire, avec une batitture, des discours et des banderoles en solidarité avec Alfredo, contre l’emprisonnement à vie incompressible et le 41bis. Entourés par un torrent de flics et de journalistes, une centaine de compagnons se sont ensuite dirigés vers la Via del Pratello où un grand Tag indiquait « No 41bis Comme l’Iran et l’Égypte, l’Italie torture et condamne à mort ».

Le cortège s’est terminé sous la prison pour mineurs où des émeutes répétées ont eu lieu en décembre.

Aux côtés d’Alfredo, nous continuons à être dans la rue !

Vous trouverez ci-dessous l’un des tracts distribués :

Depuis une cellule du 41 bis, un anarchiste fait trembler un État

Alfredo Cospito, ainsi que 749 autres détenus, est enterré dans les cachots du régime 41bis. Et c’est précisément de l’endroit le plus caché où s’exerce la vengeance de l’État contre ses ennemis les plus acharnés qu’il a commencé sa lutte : depuis le 20 octobre 2022, il mène une grève de la faim jusqu’au bout contre le régime 41 bis et la peine de prison à vie incompressible, c’est-à-dire le régime de la prison dure et de l’emprisonnement à vie sans accès aux peines alternatives.

Ces deux institutions carcérales sont l’expression la plus claire et la plus linéaire de ce qu’est l’État : un pouvoir régi par la violence et la vengeance institutionnalisées.

Le régime 41 bis a été formellement créé pour empêcher toute forme de communication entre les chefs de la mafia et leur entourage extérieur. Après les massacres de Capaci et de Via d’Amelio, elle a été reprise par l’État comme cheval de bataille dans la lutte contre la mafia. Mais au fil des années, l’application de ce régime s’est étendue, et aujourd’hui il comprend 750 prisonniers, dont 2/3 ne sont même pas définitivement condamnés. Cela signifie que, jusqu’à preuve du contraire, leur culpabilité ou leur innocence n’a pas été établie par un tribunal. En outre, il convient de rappeler que le 41bis, bien qu’affiché comme un étendard anti-mafia, trouve son origine dans l’article 90 qui, à la lumière de la saison des évasions de prison, des protestations et des révoltes internes au tournant des années 1970 et 1980 (qui avaient conduit à une rencontre entre prisonniers politiques et rebelles) avait établi le pouvoir pour le ministère de la Justice de suspendre le traitement normal en prison en faveur de traitements spéciaux caractérisés par l’isolement cellulaire, l’impossibilité de recevoir des colis de l’extérieur, la censure et de sévères restrictions aux entretiens. En bref, toutes les dispositions normalisées ultérieurement et mises au régime de l’art. 41 bis.

Alfredo est le premier anarchiste en 41 bis, et nous savons qu’il s’y trouve non pas en raison des crimes qui lui sont reprochés, mais en raison de la dangerosité de ses idées et de ses liens avec les anarchistes qui continuent à se battre en dehors de la prison. C’est son identité d’anarchiste qui est punie, isolée et condamnée à mort, et non un fait spécifique qui lui est reproché.

Le combat d’Alfredo a donc déclenché, même chez les plus « démocrates sincères », une prise de conscience de cette réalité, remuant les esprits de certains politiciens qui ont estimé qu’il n’était pas possible que l’État entre dans l’histoire, en 2023, comme un bourreau vengeur. Ils crient donc d’une certaine gauche « La vie d’Alfredo Cospito doit être protégée ! Le 41 bis révisé dans son application ! ». Laissons ces messieurs, assis dans de confortables fauteuils et bénéficiant de salaires somptueux, faire face à leur conscience.

Allons plus loin : ces derniers mois, la solidarité avec la lutte d’Alfredo s’est exprimée sans retenue et en termes non équivoques, dans les rues et sur les places, jour et nuit, dans tous les coins de la péninsule et du globe. La brèche ouverte de l’intérieur du régime 41 bis par Alfredo a été élargie et étayée par des pratiques de solidarité irrémédiables parce qu’actives et concrètes.

Les médias, ces jours-ci, se livrent aux pires analyses, en imputant à Alfredo Cospito la responsabilité de la ligne dure du gouvernement Meloni contre le régime 41 bis à ceux qui ont apporté la solidarité active et, d’autre part, en faisant allusion à une synergie entre anarchistes et mafiosi dans l’opposition au régime de la prison dure (un scénario déjà expérimenté et misérablement sabordé suite aux émeutes carcérales de mars 2020). Et la Première ministre Meloni, dont le gouvernement a été acculé par un anarchiste en 41 bis, s’empresse de dire que le gouvernement ne négociera pas avec ceux qui mènent des actions violentes. Or, depuis toujours, les anarchistes ne négocient pas avec l’État. Ils rejettent sa logique de pouvoir, d’exploitation, d’injustice et de violence et la combattent. Ils ne négocient pas non plus avec la mafia, qui est l’autre face de la médaille du pouvoir. Si jamais, et l’histoire de ce pays en témoigne directement, c’est l’État qui a traité et traite avec la mafia.

Et ce n’est pas une déduction, c’est la réalité.

Nous ne ferons aucun pas en arrière dans la lutte contre les 41 bis et l’emprisonnement à vie et contre l’ensemble de la prison. Nous ne serons pas effrayés par les menaces d’un Etat qui tremble devant la lucidité et la détermination d’un anarchiste soutenu par la solidarité sincère et active de ses compagnonnes, de ses compagnons et d’un cercle de solidarité qui ne cesse de s’élargir.

L’ÉTAT NE FAIT QU’UN. NOUS SOMMES NOMBREU-X-SES ET IMPRÉVISIBLES.

AUX CÔTÉS D’ALFREDO, AUX CÔTÉS DE CEUX QUI LUTTENT.

Anarchistes

Traduit de tribolo

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Interdiction de L’Envolée 56 en prison : le ministère persiste et signe ? Nous aussi !

Publié le 2023-02-05 20:15:03

Communiqué du journal L’Envolée, trois fois censuré en deux ans.

L’Envolée, c’est une émission de radio et un journal qui portent depuis 2001 la parole de ceux et celles qui subissent et affrontent l’enfermement. Pour la troisième fois en deux ans, le dernier numéro de notre journal a été officiellement interdit en prison par l’administration pénitentiaire et son ministère. Ce qui leur déplaît ? Que les prisonniers et prisonnières s’expriment, communiquent, et puissent recevoir un journal dans lequel la violence – trop souvent mortifère – du système carcéral est démontrée… Ce qui gêne l’administration, c’est qu’ils et elles racontent leurs bagarres et solidarités (voir les citations ci-dessous).

Pourtant, les prisonnier·e·s ont théoriquement le droit de lire des journaux.
Dans certaines prisons, le journal L’Envolée est régulièrement censuré par des matons ou leurs hiérarchies. Déjà en 2005 et 2006, l’administration pénitentiaire (AP) avait mené des procès contre L’Envolée, puis menacé de le refaire en 2013, 2018, 2020… Depuis 2021, c’est répétitif : le journal est distribué aux abonné·e·s, puis peu de temps après, il est officiellement interdit dans les prisons françaises et retiré aux concerné·e·s. Avec en bonus des coups de pression envers nos lecteurs et lectrices enfermé·e·s. Ainsi, les journaux numéros 52, 55 et maintenant 56 ont été interdits.

Ce dernier numéro se voulait avant tout un hommage à notre correspondant et lecteur Romain Leroy, prisonnier longue peine, dont nous avons salué les combats et la solidarité. Il est mort en août 2022, des suites de problèmes de santé causés par la répression carcérale après des refus de soins. Cet hommage, il faut croire que l’AP refuse que ses compagnons de détention puissent le lire ? Cette décision nous motive d’autant plus : notre journal est un porte-voix pour les prisonnier·e·s, il est lu et discuté en prison, c’est pour ça qu’on le fait et qu’on continuera à le faire. Ils ne condamneront pas les prisonnier·e·s au silence !

En somme, on reproche à L’Envolée d’écrire que la prison torture et tue, que les uniformes bénéficient d’un permis de tuer, que la censure existe en France, que c’est un pays de flics, qu’une guerre sociale est menée contre les pauvres, que le fascisme gagne du terrain et que l’institution judiciaire est complice. Mais surtout, on nous censure pour que les prisonniers, prisonnières et leurs proches ne puissent pas dire, écrire et lire ces réalités… qu’ils et elles connaissent trop bien.

Nous ne pouvons laisser passer cette énième attaque contre une parole déjà si rarement publiée au-delà des murs. Des recours juridiques sont en cours contre cette censure infondée. Vous pouvez soutenir ces paroles en les faisant circuler, en rappelant leur existence, par tous les moyens, dedans et dehors. Depuis vingt ans, les abonnements payés par les gens qui ne sont pas en prison contribuent à financer les abonnements gratuits pour les enfermé·e·s. Donc pour soutenir L’Envolée, abonnez-vous !

Aux prisonniers et prisonnières concerné-e-s, à leurs proches : contactez-nous pour nous dire si vous avez reçu le journal ou pas, donnez-nous des détails sur les circonstances (anonymement ou pas), afin d’alimenter notre recours. Vous pouvez aussi mener des recours individuels contre l’AP pour cette censure, contactez-nous, nous vous soutiendrons.

Retrouvons-nous chaque semaine sur les ondes ou sur les plateformes de podcast en attendant le prochain journal !

L’Envolée, début février 2023

Contacter L’Envolée :
Pour nous joindre : 07.53.10.31.95 (appels et textos).
Pour écrire : Radio FPP – L’Envolée, 1 rue de la solidarité, 75019 Paris,
contact@lenvolee.net  et sur instagram, twitter, facebook.

Écouter L’Envolée :
En direct tous les vendredis de 19 heures à 20h30 sur radio FPP, fréquence 106.3FM à paris et sur https://rfpp.net/
Rediffusions sur une dizaine de radios locales. A réécouter sur lenvolee.net et sur toutes les plateformes de podcast.

Lire L’Envolée :
Pour lire en pdf le No56 censuré en prison, c’est ici.
Les autres numéros sont consultables en ligne, en cliquant là.

Voici les extraits de L’Envolée 56 qui ont particulièrement agacé l’AP :
Dans la note qui circule en prison, le ministère de la justice et l’administration pénitentiaire proclament l’interdiction du journal en prison et se justifient en citant des extraits. Ils confondent « violences systématiques » et « violences systémiques » des surveillants, ils censurent un texte déjà publié sur notre site internet, et surtout le ministre, ancien avocat « grand défenseur des prisonniers » déteste que l’on dise qu’il ne défend plus grand-chose, et finit par carrément censurer… un poème ! En gras, voici les passages attaqués. Nous les restituons dans leur contexte. Faites tourner !

« Cette censure [du no55] s’est accompagnée d’une répression des prisonnier·e·s abonné·e·s : fouilles de cellule, coups de pression et, à l’occasion, menaces. Le motif, cette fois-ci, c’est qu’il est inacceptable de faire aux prisonnier·e·s le récit véridique du procès des matons qui ont tué Sambaly Diabaté en 2016 à Saint-Martin-de-Ré. Pourquoi ? Parce que ce drame met une fois de plus en évidence le caractère systémique de la violence exercée par des surveillants. » (édito, page 3)

« Les policiers ont tué vingt personnes depuis le début de l’année. Dernier motif à la mode : le refus d’obtempérer. Les matons continuent à se transmettre des techniques qui tuent. En cas de problème, même plus besoin de mentir, ils invoquent maintenant « l’effet tunnel ». » (édito, page 4)

« Avec cette lettre motivée, je viens à vous qui êtes à l’extérieur afin de faire entendre nos voix. Je suis un des détenus longues peines de France actuellement incarcérés dans une des maisons centrales ou quartier maison centrale (QMC) telles que Valence, Réau, Condé-sur-Sarthe et Vendin-le-Vieil. Ces nouvelles structures sont en fait des QHS (quartiers de haute sécurité) ou des QSR (quartier de sécurité renforcée). Les nouvelles prisons françaises sont copiées sur le format canadien et se dirigent vers l’américanisation. Ces systèmes pénitentiaires ultra durs sont basés sur des fonctionnements répressifs et pervers. Nous sommes passés de personnes détenues à bétail. Certains diront aussi « cobayes ». Nous ne sommes pas considérés comme des humains ni des citoyens. Torture psychologique, psychique, voire même physique lors des fouilles à nu qui sont pourtant interdites et abusives. Je souhaite, et nous souhaitons, attirer votre attention, à vous qui êtes dehors, car nous, à l’intérieur, nous sommes muselés, bâillonnés : la liberté d’expression en prison n’existe plus, alors que dehors des gens se battent et meurent pour cette dernière. » (p.10, Lettre de Romain Leroy, Maison centrale de Condé-sur-Sarthe, Juin 2017)

« Si on leur met toute la journée la pression psychologique, au bout d’un moment, on peut pas garder tout pour soi ! C’est des êtres humains, ils éclatent… De toute façon, la prison tue. La prison, elle tue. Soit ils les tuent de leurs propres mains, soit ils leur font de la pression. Ils les tuent à petit feu jusqu’à les conduire à la mort parce que, voilà, c’est de l’acharnement ». (p.15, entretien avec Adeline, la compagne de Romain, après son décès, au sujet de son parcours carcéral et de leurs bagarres)

« Je dis bonjour à L’Envolée
Je voudrais qu’vous m’épauliez
Je vais tout vous raconter
Ça m’fait pas rigoler
Oui, ça nous sert la gamelle
Oui, ça nous prend pour des chiens
Et t’as pas vu les matons
Ils font les fachos toute l’année

Moi, j’ai bien analysé
Eux, ils n’aiment pas les Arabes
J’me rappelle j’ai cantiné
Et ils ont enlevé tout mon rabe »
(p. 25, poème de Cocktail, maison d’arrêt de Caen, 11 juillet 2022)

 » … au prétexte d’une malheureuse animation à la prison de Fresnes achève de prouver que, maintenant qu’il est ministre des prisons, l’ex-avocat Superdupont-Moretti n’assure plus la défense de grand-chose – si ce n’est celle de positions fascistes. Au-delà de cette drague éhontée, il est important de rappeler que les animations telles que « Kohlantess » – et les polémiques qu’elles suscitent – masquent avant tout la violence pénitentiaire et la nature mortifère de la prison.« 
(p.23, texte en réaction à la « polémique Kohlantess »)