Vive l'Anarchie - Semaine 05, 2024

Sommaire

Atlanta (Etats-Unis) : cramer les chantiers des collabos de Cop City

Publié le 2024-01-30 10:15:06

Vendredi 26 janvier 2024 vers 5h du matin au sud-est d’Atlanta, quatre engins de chantier ont été endommagés par des incendies volontaires anonymes survenus sur un site de construction de nouvelles maisons, dans une communauté appelée Empire Zephyr.

Les pelleteuses enflammées appartiennent à Brent Scarbrough, l’entrepreneur du futur centre de formation et d’entraînement de la police, Cop City.
Le président régional d’Empire Communities, pour laquelle était réalisée ce chantier, Paul Corely, siège au conseil d’administration de la Fondation pour la Police d’Atlanta (APF) et l’entreprise y contribue financièrement.

Les pompiers ont été appelés au 543 Burroughs Street NE pour un incendie signalé peu avant 5 heures du matin, vite rejoints sur place par le FBI et l’ATF. L’ATF (Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms, and Explosives) est une agence fédérale qui collabore notamment avec les forces de l’ordre locales pour enquêter sur les incendies criminels.

Selon la police, plus de 80 actes de violence ont été signalés dans tout le pays (soit 23 États différents) contre le projet de Cop City, donnant lieu à plus de 173 arrestations. Parmi ces délits, 23 étaient des incendies criminels, endommageant 81 équipements et bâtiments.

[Synthèse de la presse nord-américaine et de Scenes from the Atlanta Forest, 26 janvier 2024]

Chicago (USA) : Une filiale de Bank of America vandalisée

Publié le 2024-01-30 10:20:03

Scenes from the Atlanta Forest / samedi 27 janvier 2024

Aux premières heures du 27 janvier, des compas se sont rassemblé.es pour honorer Tortuguita en collant des affiches sur le bâtiment et en bloquant avec de la colle le lecteur de cartes à l’extérieur de la banque (mais l’écran tactile est resté disponible, pour ceux/celles qui voulaient des infos).

Une journée du/de la défenseur.seus de la forêt tardive ; et que les keufs ne nous attendent jamais, alors que nous sommes toujours en retard.
Viva Tortugita, que la Bank of America arrête de financer la Fondation de la police d’Atlanta ou bien qu’elle tombe en ruines et que vive la lutte.

Rome (Italie) : La Cour de cassation confirme la condamnation de Juan

Publié le 2024-01-30 10:25:04

Il Rovescio / lundi 29 janvier 2024

Le 26 janvier, la Cour de cassation a rejeté le recours en cassation de la défense et aussi celui du parquet, en confirmant ainsi la condamnation à 14 ans et 7 mois de prison infligés à Juan lors du procès en appel pour l’action contre la Lega de Villorba (en province de Trévise).
Amour et rage pour Juan et pour tous les compagnons emprisonnés !

Berlin (Allemagne) : Attaque en solidarité avec les personnes emprisonnées et recherchées dans l’affaire des « antifas de Budapest »

Publié le 2024-01-30 10:30:04

de.indymedia.org / lundi 29 janvier 2024

Tout près de la Museuminsel – l’endroit où l’on fait passer pour un héritage culturel les trésors volés par l’Allemagne – la nuit du 26 janvier, nous avons rendu visite au Collegium Hungaricum (CHB). Nous avons tagué « #sanshonneur » sur le bâtiment et brisé des nombreuses vitres.
Le CHB fait partie du réseau des instituts culturels hongrois, avec le but de favoriser les échanges entre l’Allemagne et la Hongrie. La propriété située sur la Dorotheenstraße, dans le quartier berlinois de Mitte, a été cédée à l’Hongrie en tant que donation. On se demandera pourquoi nous avons cassé les vitres d’une institution scientifique.

Le Collegium Hungaricum n’est pas un lieu pour séminaires ou un espace culturel quelconque, mais on y tient des conférences sur les politiques de sécurité, dans le but de définir les objectifs de l’Allemagne et donc aussi de l’Europe, en ce qui concerne la fermeture systématique des frontières extérieures. Par exemple, en 2015 il y a eu un congrès sur la sécurité informatique, avec le ministère de l’Intérieur et le politicien des Verts Konstantin von Notz, expert en expulsions.

La Deutsch-Ungarische Gesellschaft [Société germano-hongroise, DUG], une association nationaliste qui est étroitement liée au Haus des Deutschen Ostens [Maison de l’Est allemand], une association, tout aussi nationaliste, de personnes expulsées [après la Seconde guerre mondiale ; NdAtt.] y a organisé différentes manifestations.

En octobre dernier, Gergely Gulyás, ministre-chef du cabinet du Premier ministre hongrois, a assisté à un événement au CHB, sur invitation de la DUG. Il a été question, comme on pouvait s’y attendre, de la politique migratoire de l’Allemagne et de l’Europe.
En plus de la discussion sur une approche plus dure à l’encontre des demandeur.euses d’asile et sur une fermeture plus stricte des frontières européennes, il a été question du discours raciste, que l’on trouve ici aussi, sur l’« antisémitisme importé » et de la prétendue menace que les migrant.es représentent pour l’Europe. Il n’est pas étonnant si les médias invités était Junge Freiheit [hebdomadaire d’extrême droite ; NdAtt.] et Tichys Einblick [mensuel et site internet d’extrême droite ; NdAtt.]. Selon Junge Freiheit, c’est le président de la DUG, Gerhard Papke, qui a inauguré la soirée. Il a dit, à propos de Budapest : « Là bas, il n’y a pas de cris assassins « Allahu akbar ! » dans les rues. Les Hongrois ne laissent pas entrer des telles personnes. Ils sont plus judicieux ! ».

L’État hongrois est une force motrice et un partenaire important quand il s’agit d’accélérer les meurtres aux frontières de l’UE et la fermeture de ces dernières et il mène depuis longtemps une campagne raciste contre les Sintis et les Roms dans son propre pays. En comparaison avec le reste de l’Europe, des manifestations faisant ouvertement l’apologie du nazisme, comme l’annuel « Jour de l’honneur », y sont particulièrement acceptées et favorisées par l’État.

Notre solidarité, que nous exprimons par l’attaque, va aux antifascistes emprisonné.es au cours de la dernière année pour cette raison et aux personnes recherchées dans ce contexte.

Dans cette situation de chasse aux sorcières internationale, d’intimidations de la part des autorités répressives et d’extraditions probablement imminentes, nous ne pouvons pas rester à regarder en silence, mais nous devons nous impliquer activement dans ce qui se passe. Il ne suffit pas d’attaquer les nazis et leurs structures : les groupes de réflexion de droite et ceux qui travaillent à faire accepter médiatiquement la prétendue supériorité de la culture européenne sont des cibles légitimes.

Le procès à Budapest commence le 29 janvier – montrons aux inculpé.es qu’ils/elles ne sont pas seul.es et montrons à la justice allemande et à l’État hongrois que nous ne resterons pas sans rien faire !

Liberté et bonheur pour Maja (arrêté.e le 11 décembre à Berlin), Gabriele (aux arrestations domiciliaires à Milan depuis le 21 novembre) Tobi et Ilaria (qui sont en détention préventive à Budapest depuis un an) !

Antifa

Le texte dans l’image :
« Le ministre-chef du cabinet du Premier ministre hongrois à Berlin, auprès de la DUG.
Gergely Gulyás, ministre-chef du cabinet du Premier ministre du gouvernement hongrois a assisté, le 19 octobre 2023, à la conférence de la DUG « Fondements et objectifs de la politique du gouvernement hongrois », au CHB. Voici deux reportages de la revue d’opinion Tichys Einblick et de l’hebdomadaire Junge Freiheit. »

4 personnes en GAV suite à une manifestation de soutien aux luttes des prisonniers du CRA de Vincennes

Publié le 2024-01-30 10:35:06

Appel à se rendre au tribunal mardi 30 janvier à 17h



Dimanche 28 janvier, environ 70 personnes se sont rassemblées devant le CRA de Vincennes pour montrer leur solidarité avec les personnes à l’intérieur et protester contre les CRA et l’enfermement. A cette occasion, 4 personnes ont été interpellées et sont toujours en garde à vue à l’heure actuelle. Dans un contexte de répression particulièrement fort des luttes des prisonniers et des actions de solidarité à l’extérieur, nous appelons à se rendre au tribunal demain mardi à partir de 17h pour soutenir les personnes en cas de déferrement.

Actuellement à Vincennes, les prisonniers subissent la pression des keufs, particulièrement au taquet depuis que 11 personnes se sont évadées du CRA le 25 décembre. Fouilles incessantes, réveils 3 fois par nuit pour contrôler les gens, violences policières et mises à l’isolement... Il y a 5 jours au bâtiment 2A, des flics visiblement bourrés sont entrés violemment dans les cellules et ont commencé à tabasser des gens. Face à tout cela les prisonniers sont solidaires et organisés : cette nuit là, ils ont décidé en réaction de tous sortir dans la promenade en sous vêtements à 5h du matin, et d’entamer dès le lendemain une grève de la faim. Cette grève continue et depuis dimanche, elle a été rejointe par des prisonniers des bâtiments 2B et 1 (voir les témoignages et revendications des prisonniers ici)

C’est dans ce contexte que la manifestation d’hier (dimanche 28 janvier) a eu lieu et a bien été entendue par les prisonniers des 3 bâtiments. Les flics sont tout de suite intervenus pour empêcher la manif de soutien qui se déployait devant le CRA. Ils ont arraché une banderole blessant gravement une personne à la main. Ils ont nassé le cortège menaçant d’embarquer tout le monde avant de finalement pousser la manifestation jusqu’au RER. Entre le CRA et le RER, alors que des gens tentaient de soigner la personne blessée, les keufs ont brutalement décidé de l’interpeller lui et deux autres personnes. Quelques mètres plus loin, ils ont interpellé violemment une quatrième personne. Ces 4 personnes ont été placées en garde à vue à partir de 11h30 au commissariat du 11e arrondissement, gav prolongée lundi matin.

A Vincennes et dans les CRA en général, les luttes des prisonniers sont particulièrement réprimées, d’autant plus dans le contexte actuel du vote de la loi Darmanin, qui ne peut être appliquée sans la construction de 10 nouveaux CRA. A l’intérieur du CRA de Vincennes au moins deux personnes ont été placées en garde à vue suite à la grève de la faim. La solidarité à l’extérieur est aussi de plus en plus réprimées : le 31 décembre des personnes solidaires ont été arrêtées près du CRA de Vincennes, ont du passer 3 jours en GAV et sont convoquées pour un procès le 14 février. L’État sait bien que les luttes des prisonniers ont un potentiel explosif pour enrayer la machine à expulser, et que bloquer toute tentative d’établir des liens entre l’intérieur et l’extérieur est un moyen d’affaiblir ces luttes.

Face à cette répression nous appelons à venir au tribunal de Paris soutenir les 4 personnes qui seront probablement déferrées demain mardi 30 janvier, à partir de 17h (s’il y a comparution immédiate elles ne commenceront que tard dans l’après midi au vu des délais).

A bas les CRA et liberté pour tous-tes, avec ou sans papiers !

Paris : les péniches des Jeux Olympiques et des bourges sur le grill [MàJ]

Publié le 2024-01-30 10:45:07

Quatrième incendie de péniches à Paris : qui en veut au Petrus III ?
Le Parisien, 27 janvier 2024 (extrait)

Une torche à la main, Gérard éclaire ce qu’il reste de l’intérieur de sa vedette hollandaise, amarrée au bout du port de l’Arsenal, quai de la Bastille (Paris XIIe). Bris de verre, suie, odeur de brûlé… Le Petrus III est désormais entouré de barrières. Pour la seconde fois de la semaine, il a été la cible d’une main incendiaire, dans la nuit de vendredi à samedi.

Mais cette fois, les dégâts sont considérables. Qui en veut donc tant au Petrus III, prisé des stars, et retenu pour participer à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, comme le confirme Paris 2024 ? « J’aimerais bien le savoir, et voir cette personne droit dans les yeux », nous répond Gérard, le propriétaire, venu avec sa fille ce samedi 27 janvier au matin pour constater l’ampleur des dégâts.

C’est un plaisancier qui a aperçu de la fumée en pleine nuit. Il a prévenu un vigile et permis d’alerter les pompiers. Les flammes ont été maîtrisées mais l’intérieur est dévasté. Une caméra du port a filmé une personne s’introduisant dans la péniche, elle aurait d’abord fracassé une fenêtre à l’avant, à l’aide d’un gros pavé, puis aurait mis le feu, à l’arrière, sous des banquettes. En un rien de temps. Les images ont été confiées à la police. Le gros pavé a été saisi.

La mauvaise nouvelle s’est répandue en un rien de temps sur les boucles WhatsApp de l’Arsenal. « Le téléphone n’arrête pas de sonner, tout le monde est désolé et se demande comment aider, confie Olivier Péresse-Gourbil, capitaine du port. Des gens dans le port commencent à avoir peur pour leur propre bateau. Malgré les rondes de la police nationale, fluviale, municipale, malgré la présence d’un agent de sécurité en plus, quelqu’un s’est encore attaqué au bateau. »

Voilà une semaine que les péniches sont prises pour cibles dans la capitale. Le premier incendie a visé l’établissement festif « O Vieilles Kanailles » dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 janvier, endommageant son pont supérieur et un escalier. Le lundi 22, le Café Barge, quai de la Râpée, a lui été totalement détruit. Dans le même temps, la vedette hollandaise Petrus III qui a été prise pour cible une première fois dans la soirée du lundi 22 janvier. L’incendie a été rapidement circonscrit, mais le navire a été de nouveau visé dans la nuit de vendredi à samedi.

Le point commun entre tous ces bateaux amarrés à quelques centaines de mètres ? « Aucun n’est habité », explique un plaisancier de l’Arsenal, qui promène son chien ce samedi et ne cède pas à la psychose. « C’est plutôt tranquille ici, on a surtout eu des vols par le passé, mais ça s’est calmé. » L’accès au quai Bourdon est réservé aux plaisanciers munis d’un badge, entre 22 heures à 8 heures, mais quai Bastille, en face, où le Petrus III est amarré, c’est totalement passant, de jour comme de nuit. « C’est un choix de la ville de laisser l’accès par les jardins », détaille un habitué des lieux.

Pourquoi le Petrus III a-t-il été visé deux fois de suite ? Deux autres bateaux à la location sont amarrés tout près. « C’est vraiment terrible que le sort s’acharne sur ce bateau qui est l’un des plus beaux de la Seine », glisse Olivier Jamey, président de la Communauté portuaire de Paris. Un charme prisé des stars. En lune de miel à Paris, lors de l’été 2022, Jennifer Lopez, Ben Affleck et leurs enfants avaient choisi le Petrus pour voguer sur la Seine. Cette embarcation de luxe a notamment accueilli d’autres stars comme Beyoncé, Jeff Bezos, Bradley Cooper ou encore Zinédine Zidane. Des films y ont aussi été tournés.

Le bateau de collection, avec son pont en teck, est arrivé tout droit des Pays-Bas il y a une quinzaine d’années, en passant par la Manche. Pour Paris 2024, cet incendie ne devrait pas occasionner de gêne : au cas où un bateau viendrait à ne plus pouvoir être opérationnel, des remplaçants sont prévus.


Incendies de péniches à Paris : la piste d’un seul pyromane privilégiée
Le Parisien, 7 mars 2024

Derrière la série d’incendies de péniches parisiennes, un seul et même auteur ? Initialement poursuivi pour avoir mis le feu au bateau le Petrus III, le 27 janvier dans le port de l’Arsenal (Paris IVe-XIIe), Ibrahim Z. est désormais suspecté par la justice d’être l’incendiaire du Café Barge le 22 janvier, a-t-on appris ce jeudi lors de l’audience de comparution immédiate où il devait être jugé pour l’ensemble de ces faits. Il est également soupçonné d’une première tentative visant le Petrus III le même jour.

Âgé de 22 ans, le jeune homme avait été présenté une première fois devant le tribunal de Paris le 1er février. Deux jours plus tôt, il avait été arrêté par la police après que son son ADN avait été retrouvé sur une pierre utilisée pour casser la vitre du Petrus III dans la nuit du 26 au 27 janvier. Alors qu’un premier incendie s’était déclaré au sein de cette embarcation prisée des stars quelques jours plus tôt sans occasionner de dégâts, cette fois-ci, l’intérieur du bateau avait été fortement endommagé par les flammes.

Lors de l’interpellation du suspect, les policiers avaient d’ailleurs constaté que ses vêtements dégageaient une odeur d’essence. L’audience avait toutefois été renvoyée à ce jeudi 7 mars pour qu’une expertise psychiatrique soit réalisée et Ibrahim Z. avait été placé en détention provisoire en attendant. « Depuis, il n’y a pas eu d’autres incendies de péniches dans les secteurs », fait remarquer une source proche du dossier. Et surtout, les enquêteurs du commissariat du XIIe arrondissement ont avancé dans leurs investigations.

Selon cette même source, les exploitations des caméras de vidéosurveillance ont permis de raccrocher le suspect à la première tentative d’incendie sur le Petrus III ainsi qu’au sinistre qui a ravagé le Café Barge. Les deux faits se sont produits la même soirée du 22 janvier, contribuant à créer un climat de psychose sur les pontons du port de l’Arsenal. « Sur les images, on voit un jeune homme avec la même silhouette, la même allure et le même vêtement que celui du suspect arrêté quelques jours plus tard, précise-t-elle. On le voit notamment faire le chemin entre les deux bateaux. »

En ce sens, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire à l’instruction, d’autant que l’expertise psychiatrique n’a pas encore été réalisée. « Un passage obligé lorsque l’on soupçonne quelqu’un d’être pyromane », glisse l’avocat désigné pour défendre le jeune homme qui n’était pas présent ce jeudi. En revanche, il ne lui a pas été imputé les faits concernant la péniche « O Vieilles Kanailles », amarrée dans le même secteur et visée par un incendie le 21 janvier. Originaire du Maroc et sans abri, le prévenu conteste les faits qui lui sont reprochés.

« Je suis très surpris par ce qui m’arrive aujourd’hui », avait notamment déclaré le jeune homme lors de sa première comparution. À la sortie du tribunal, la propriétaire du Café Barge s’est dite « à peu près convaincue » qu’Ibrahim Z. était l’auteur des dommages causés à son bateau. « C’est la question du mobile qui interroge », souffle cette dernière, rappelant qu’« il n’y a pas de lien » entre les trois embarcations. Aujourd’hui, elle se dit « dévastée » par l’étendue des dégâts, estimée à près de 2 millions d’euros. « La saison est morte », déplore la victime, qui estime à deux ans la durée des travaux.

Lohfelden (Allemagne) : la voiture du politicien facho part en fumée

Publié le 2024-01-30 10:55:06

Vendredi 26 janvier 2024 vers 3h du matin, les pompiers de Lohfelden (land de Hesse) ont été appelés pour un incendie de voiture. Malgré leur prompte arrivée, le combi Volkswagen noir a complètement brûlé, entraînant trois autres caisses dans son sillage enflammé.

Selon les premières investigations de la police, de nombreux indices laissent penser que l’incendie criminel était intentionnel. Dans l’après-midi même, le pot-aux-roses a finalement été dévoilé : le premier véhicule incendié appartient à Jürgen Hickethier, un membre éminent du conseil d’administration du parti d’extrême-droite allemand AfD (Alternative pour l’Allemagne). Entre deux cris d’orfraie parlant d’ « attaque ciblée », ce dernier vient même de déclarer offrir une prime de 10 000 euros pour toute information permettant d’arrêter les auteurs.

A l’heure où de grandes manifestations (1,4 millions de personnes le 19 janvier dernier) se déroulent au son de « Dehors les nazis » contre ce parti, au plus haut dans les intentions de vote, des inconnus ont apparemment conclut que marcher pacifiquement du point A au point B ne changerait pas la donne. Et encore moins dans un pays où les nazis sont justement arrivés au pouvoir de façon démocratique…

Mise à jour : cette attaque a été revendiquée quelques jours plus tard, le 31 janvier, « pour un antifascisme autonome et une solidarité antiraciste ! »

[Synthèse de la presse allemande, 26 janvier 2024]

Lithium, batteries et contes de fées. Sous la carrière, la rage !

Publié le 2024-01-30 11:35:06

Du lithium extrait en France ? Métal pour le moment indispensable pour fabriquer les batteries rechargeables, le lithium voit sa demande et son prix grimper à tel point que son exploitation dans l’Hexagone peut devenir réalité. C’est en tout cas l’intention de l’entreprise Imerys qui envisage d’en extirper des sous-sols de l’Allier. Dans une carrière de kaolin qu’elle exploite déjà à Échassières (à 38 km de Vichy), elle compte développer une mine au doux nom d’Emili (pour « exploitation de mica lithinifère par Imerys »), devant fournir 34 000 tonnes d’hydroxyde de lithium par an pendant au moins 25 ans.



Du lithium extrait en France ? Métal pour le moment indispensable pour fabriquer les batteries rechargeables, le lithium voit sa demande et son prix grimper à tel point que son exploitation dans l’Hexagone peut devenir réalité. C’est en tout cas l’intention de l’entreprise Imerys qui envisage d’en extirper des sous-sols de l’Allier. Dans une carrière de kaolin qu’elle exploite déjà à Échassières (à 38 km de Vichy), elle compte développer une mine au doux nom d’Emili (pour « exploitation de mica lithinifère par Imerys »), devant fournir 34 000 tonnes d’hydroxyde de lithium par an pendant au moins 25 ans.



[1La première de ces usines qui fabriqueront des batteries lithium-ion, opérée par Automotive Cell Company (co-entreprise de Stellantis, TotalEnergies et Mercedes) s’est ouverte en mai 2023 à Billy-Berclau, dans le Pas-de-Calais. Pour 2030, elle devrait fabriquer de quoi équiper en batteries 500.000 véhicules. Trois autres sont en projet, une près de Douai (de l’entreprise sino-japonaise AESC-Envision pour fournir Renault Electricity) et deux à Dunkerque (de la start-up grenobloise Verkor et du groupe taïwanais ProLogium). Le groupe ACC gère aussi un centre de recherche en Charente. Par ailleurs, depuis dix ans, Bolloré fabrique dans le Finistère des batteries à électrolyte solide (lithium-polymère, une technologie concurrente) et Saft développe une ligne de fabrication de batteries prototypes de type « tout-solide » à Bordeaux.

[2A partir de 2035, la vente de véhicules thermiques neufs sera interdite dans l’Union européenne.

[3Le Green Deal européen est un programme de mesures (taxation carbone, révision des cadres législatifs, etc.) et de fonds visant la « neutralité climatique » de l’UE à l’horizon 2050, qui cible notamment le développement des énergies dites « renouvelables » et du parc de véhicules électriques. Il a été intégré dans le plan européen de relance post-Covid doté d’un fonds de 750 milliards d’euros (reversé aux plans de relance nationaux).

[4Domiciliée à Paris mais aux capitaux majoritairement belges et canadiens, ceux des holdings des familles Frère (groupe Bruxelles Lambert, basé à Bruxelles, actionnaire majoritaire d’Imérys) et Desmarais (Canada).

[5Par exemple, Guillaume Pitron, auteur d’ouvrages détaillés sur ce sujet, qui ne tait pas les ravages générés par les mines mais argumente que les Européen.nes devraient subir eux et elles-mêmes les conséquences néfastes de leur confort, plutôt que de les délocaliser.

Grange de Montabot

Publié le 2024-01-30 12:35:06

La grange de Montabot est un lieu autogéré qui a commencé à revivre à l’automne 2012. Elle est née de la lutte contre la ligne THT (Très Haute Tension) Cotentin-Maine.

✉️ : montabot@riseup.net



La grange de Montabot est un lieu autogéré qui a commencé à revivre à l’automne 2012. Elle est née de la lutte contre la ligne THT (Très Haute Tension) Cotentin-Maine.

✉️ : montabot@riseup.net

Causerie Populaire : Etat du Nucléaire et perspectives de lutte en 2024

Publié le 2024-01-30 12:35:07
Contre un État qui ne résoudra jamais la crise climatique, et sa violence que la force ne saurait aujourd’hui renverser, que reste-il aux écologistes ? L’anarchisme, historique et présent, plein d’idées pour un autre futur.

Indymedia Lille

Publié le 2024-01-30 12:40:03

Bonjour,
Je viens de lire, sur Indymédia Lille, des brochures et des articles qui abordent la question de l’anti-industrialisme. A mon avis, le débat risque d’être faussé si nous en restons à des prises de position disons binaires, du genre oui ou non. Pour moi, l’anti-industrialisme dont parlent bon nombre de partisans ou de détracteurs n’existe pas, sinon à titre d’idéologie. C’est la pénombre où tous les chats sont gris et, parfois, inutile de le sous-estimer, pire de le nier, brun gris, y compris sous pavillon révolutionnaire. Je préfère donc abandonner le terrain stérile de l’idéologie pour ceux, plus importants, des oppositions et des confrontations effectives, lesquelles n’ont pas manqué d’apparaître ces dernières décennies, en particulier dans le domaine des biotechnologies, en France et ailleurs. C’est pourquoi je vous propose d’afficher quelques textes de mon crû, à titre de contribution à l’indispensable discussion sur ces sujets brûlants.
André Dréan
Pour correspondre : nuee93@orange.fr


Cruis (Alpes-de-Haute-Provence) : 400 panneaux du parc photovoltaïque partent en fumée [MàJ]

Publié le 2024-01-30 13:35:05

Alpes-de-Haute-Provence. Enquête ouverte après un incendie
suspect sur le chantier Boralex à Cruis

BFM, 29 janvier 2024 (extrait)

Un lien avec les récentes oppositions au parc photovoltaïque de Cruis ? Le site Boralex, situé au lieu-dit Jas d’Aubert (Alpes-de-Haute-Provence), a été touché dimanche 28 janvier en fin de journée par un incendie suspect. En tout, ce sont près de 400 panneaux entreposés et prêts à l’emploi qui sont partis en fumée. Le préjudice s’élève à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

La piste criminelle ne semble faire aucun doute. « Des vigiles présents sur place ont tenté d’intercepter deux hommes qui ont pris la fuite aux alentours de 19 heures. Sans succès », confie une source proche du dossier. C’est à cet endroit que la société Boralex porte, depuis plusieurs mois maintenant, un projet de parc photovoltaïque sur une parcelle de 17 hectares, en plein cœur de la montagne de Lure.



Cruis: l’entreprise Boralex évoque « un acte de sabotage » après l’incendie volontaire de 400 panneaux photovoltaïques
BFM, 30 janvier 2024 (extrait)

Un acte de sabotage. Ni plus, ni moins. Alors que le chantier de parc photovoltaïque de Cruis a été la cible d’un incendie volontaire vendredi soir, le porteur du projet déplore « cette situation regrettable qui impacte l’objectif recherché, puisque les modules photovoltaïques incendiés étaient prévus pour produire de l’électricité verte pendant 40 ans, avant d’être recyclés ».

Sollicité par BFM DICI, le groupe Boralex « condamne fermement ces actes de sabotage qui vont à l’encontre des valeurs de responsabilité, de durabilité et d’innovation que s’efforce de promouvoir Boralex ». Et de rappeler que ce chantier « est légal puisqu’il a obtenu toutes les autorisations nécessaires à son déploiement ». Derrière les actes malveillants contre le projet de Cruis, c’est « le développement de toute l’énergie solaire en Région PACA qui est attaqué » regrette Boralex.

Pour rappel, le site Boralex, situé au lieu-dit Jas d’Aubert à Cruis (Alpes-de-Haute-Provence), a été touché dimanche 28 janvier en fin de journée par un incendie suspect. En tout, ce sont près de 400 panneaux entreposés et prêts à l’emploi qui sont partis en fumée. Le préjudice s’élève à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Une enquête de gendarmerie est en cours.


Sur les précédents sabotages dans la montagne de Lure (Alpes-de-Haute-Provence)

Abbattere le frontiere al Brennero e ovunque. Un opuscolo (it, en, fr, de)

Publié le 2024-01-30 14:05:05

Abbattere le frontiere al Brennero e ovunque. Un opuscolo (it, en, fr, de)

Segnaliamo l’uscita di questo opuscolo che raccoglie testi e materiali sul corteo al Brennero del 2016 e sul successivo processo.

Qui il pdf:

Abbattere-le-frontiere-ovunque

Qui si possono trovare le traduzioni in inglese, francese e tedesco:

https://abbatterelefrontiere.blogspot.com/2024/01/materiali-sul-corteo-del-brennero.html

Introduzione

Raccogliamo, in questo opuscolo, alcuni testi e materiali che hanno preparato, accompagnato e seguìto la manifestazione svoltasi al Brennero il 7 maggio 2016 contro la costruzione di un muro per bloccare gli emigranti al confine tra Italia ed Austria.

Lo scopo di questa raccolta non è solo quello di ribadire e rivendicare il senso di quel percorso di lotta di fronte alla repressione sotto cui lo Stato vorrebbe cancellarlo, ma di metterlo in relazione e in prospettiva con quello che è accaduto nel mondo in questi sette anni.

Il nesso frontiere-guerra ha perso nel frattempo ogni carattere allusivo. La guerra non è oggi una questione tra le altre, ma l’orizzonte storico-sociale in cui tutto il resto si colloca. La militarizzazione del linguaggio che ha accompagnato e giustificato l’Emergenza Covid – dal coprifuoco all’accusa di renitenza e di diserzione rivolta ai dissidenti, per arrivare a un generale della NATO chiamato a gestire la campagna “militar-vaccinale” – ha preceduto la propaganda di guerra con cui hanno voluto arruolarci nel conflitto tra NATO e Federazione Russa che ancora si sta consumando in Ucraina, per raggiungere il suo apice nel sostegno pieno ed esplicito al genocidio che lo Stato d’Israele sta compiendo contro la popolazione palestinese: più di due milioni di persone chiuse in un carcere a cielo aperto tra due frontiere, sotto una pioggia di bombe a guida algoritmica, con migliaia di morti e decine di migliaia di feriti che gli ospedali distrutti non possono curare, una massa di untermenschen che l’unica democrazia del Medio Oriente vorrebbe deportare nel deserto del Sinai. Davvero, come scrivevamo sette anni fa, «le barriere sono l’emblema del nostro presente». Mentre l’umanità fuggiasca dalle guerre e dalla miseria muore di sete nel Sahel, affoga nel Mediterraneo o congela sui passi di montagna, e i suoi sopravvissuti finiscono nei campi di lavoro o nei lager della democrazia, la frontiera è la «soluzione tecnica» – come disse con brutale verità il capo della polizia austriaca nell’annunciare la costruzione della barriera al Brennero – che attraversa sempre di più la stessa società democratica. Quella in costruzione – tra polizia in uniforme e polizia predittiva, tra check-point militari e muri elettronici, tra smart cities e QR code con cui dimostrare il proprio diritto a stare in questo o in quel posto – è una società dei varchi1. In tal senso, la violenza che il colonialismo d’insediamento israeliano esercita sul popolo-classe palestinese non è un residuo del passato, bensì una tendenza mondiale in atto. Non solo perché è sulle vite e sui corpi dei palestinesi che si sperimentano tutte quelle armi e tecnologie che poi vengono vendute a eserciti e polizie del mondo intero, ma perché la ferocia della valorizzazione (e della competizione) capitalistica produce un’umanità di scarto soggetta a una «accumulazione senza riproduzione», cioè una materia prima in eccesso da confinare e gestire con modi a metà tra la tecnica concentrazionaria e la cooperazione «umanitaria» (con la seconda che può trasformarsi nella prima attraverso una «semplice mossa nel quadrante dei comandi»). Ogni varco ha il suo “palestinese”. Non solo perché la materialità rimossa del mondo digitale ha bisogno di schiavi nelle miniere di coltan o di litio, e di interi territori tossici e radioattivi, ma perché l’accesso alle città smart sarà sempre più condizionato e revocabile. Se il ministro della Difesa israeliano ha definito i gazawi «animali dalle sembianze umane», e il vicesindaco di Gerusalemme ha aggiunto che «non sono esseri umani e nemmeno animali, sono subumani ed è così che dovrebbero essere trattati», l’informatico transumanista Ray Kurzwell già parecchi anni orsono definiva «scimpanzé del futuro» i riluttanti alla gestione automatizzata delle vite e della società.

Se, come ha scritto uno storico, «l’invasione coloniale di una terra per crearvi degli insediamenti è una struttura, non un evento», ruolo della critica rivoluzionaria è cogliere come forme di violenza ottocentesche convivano nello stesso spazio-tempo con i progetti di un presente sempre più distopico, cioè di come la torre high tech allarghi di continuo le proprie cantine insanguinate, finendo per riservare ai propri “cittadini” una sorte simile a quella a lungo inflitta al popolo degli abissi nelle sue periferie.

Se guerra, sviluppo tecnologico e saccheggio coloniale procedono insieme, fondamentale è non settorializzare le lotte, senza per questo rinunciare a specifici angoli di attacco. Allo slogan «ogni sbirro è una frontiera», bisogna aggiungere anche «il Leviatano algoritmico produce mille frontiere». Tra questi due poli si giocherà il futuro della resistenza (e dell’umanità).

Se questo è il cosa, gli oltre 130 anni di carcere inflitti per il corteo al Brennero impongono di riflettere sul come. Non solo si tratta, a nostra memoria, delle condanne complessive più alte mai emesse per una manifestazione in Italia, ma esse s’inseriscono in una tendenza più generale di guerra aperta a ogni forma di dissenso non puramente simbolico: dalle accuse di «istigazione con finalità di terrorismo» atte a colpire pubblicazioni sovversive o discorsi fatti in piazza, all’inasprimento delle pene per blocco, picchetto e occupazione, fino al recente tentativo – contenuto nell’ultimo progetto di “Pacchetto Sicurezza” del governo Meloni – di qualificare come «rivolta» qualsiasi disobbedienza agli ordini da parte dei detenuti o degli internati nei Centri per l’espulsione, nonché di interdire certe zone o addirittura i mezzi di trasporto ai condannati per «reati contro il patrimonio». Guarda caso, ad essere prese di mira sono quelle forme di lotta che negli ultimi anni hanno visto come protagonisti soprattutto i proletari immigrati. Anche queste sono frontiere interne, riflesso della guerra esterna.

Senza un vasto movimento di rottura sarà ben difficile uscire dall’angolo. Ma se la radicalizzazione delle lotte dovesse tardare, non prendere l’iniziativa anche in pochi ci renderebbe inerti (e disumani). Spingere e allo stesso tempo durare è la quadratura del cerchio che siamo chiamati a compiere, grazie a quella forza che scompagina le carte dei repressori: la solidarietà.

Che il tempo della sottomissione si fermi.

Dicembre 2023

1Con questa espressione vogliamo sottolineare come oggi, nelle società occidentali, vi siano sempre più barriere interne, fisiche, tecnologiche, giuridiche ed economiche.

La Distroy'z arrive sur la Plaine

Publié le 2024-01-31 10:05:06

Une distro anarchiste et anti-autoritaire se pose sur la Plaine



Salut

On avait envie de partager des textes qui sont importants pour nous, qui nourissent notre rage, qui nous donnent de la force. Du coup, on a crée la Distroy’z (c’est à dire, on a imprimé beaucoup de zines), une distro anarchiste et anti-autoritaire.

C’est pour ça qu’on vous donne rendez-vous sur la Plaine, le Samedi 17 février, à partir de 13h et jusqu’à ce que le soleil se couche. Si vous avez envie, venez chercher des zines, boire un thé, vous poser au soleil (on croise les doigts). On sera coté Chave.

Peut-être à la prochaine !

Brochure : Contre le militarisme et le monde qui en a besoin

Publié le 2024-02-01 05:15:07
Cliquer sur l’image pour ouvrir le PDF

On trouvera ci-dessous une brochure sortie en décembre 2023 et dénichée parmi de nombreuses autres dans la Lettre d’Haokah n°4, une distro anarchiste née il y a bientôt un an. On y trouvera trois textes traduits de l’allemand et parus en mai 2021,  février2022 et décembre 2023 sur des publications et sites de compagnons d’outre-Rhin, qui approfondissent notamment la question des infrastructures bellicistes qui se trouvent un peu partout autour de nous, puisque nul ne peut désormais ignorer que la guerre commence ici.

Fragments pour une lutte insurrectionnelle contre le militarisme et le
monde qui en a besoin, A5, décembre 2023, 40 p.

Gentilly (Val-de-Marne) : la mairie stalinienne sous le feu

Publié le 2024-02-01 05:20:08

Gentilly : un incendie vise le centre technique municipal,
la piste criminelle privilégiée

Le Parisien, 30 janvier 2024 (extrait)

Qui en veut à la mairie de Gentilly ? Le centre technique municipal a été la cible d’un incendie dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 janvier. Vers minuit, les flammes ont commencé à dévorer plusieurs véhicules utilitaires stationnés sur place. Au total, cinq camionnettes et petits fourgons ont été détruits.

La piste d’une origine criminelle a tout de suite été privilégiée. « Deux départs de feu ont été constatés, à deux endroits séparés de plusieurs dizaines de mètres, donc sans être liés à un effet éventuel de propagation », explique l’entourage de la maire Patricia Tordjman (PCF). Elle annonce ce mardi avoir déposé plainte. « Nous espérons que l’enquête permettra d’identifier dans les meilleurs délais, les responsables de cet incendie criminel, afin qu’ils soient condamnés avec la plus grande fermeté. »

jeudi 15 février à 18h, discussion : Face au réarmement

Publié le 2024-02-02 07:10:03

programme février 2024 à télécharger

L’invasion russe de son Etat voisin ukrainien il y a 2 ans, moment clé dans un conflit armé qui se déroule depuis 2014, a fracturé le voile de paix que les européens aimaient célébrer depuis les deux premières boucheries mondiales. Une paix qui ne devait son nom que par l’absence de combats symétriques entre armées dans ces contrées. Le seul exemple de l’État français démontre que la paix ici est l’extension de la guerre ailleurs ; pas loin de deux cents opérations militaires hors des frontières menées depuis 1945 sans oublier les années de guerres pour tenter de conserver ses colonies, 3ème exportateur mondial d’armements, formateur en continu d’armées dans le monde pour contrer les mouvements insurrectionnels… L’opération de destruction et de punition collective à coups de bombes menée à Gaza contient du savoir-faire bien français.

La guerre commence ici, dans les « paisibles » contrées démocratiques où, plus ou moins comme ailleurs, la dévastation et l’exploitation de la terre et des êtres vivants, l’enfermement et l’élimination des récalcitrants à l’ordre social et l’expulsion des indésirables sont les éléments qui composent l’autre face de la guerre menée à l’intérieur par les Etats et les puissants. Pour mener leurs guerres, les ingrédients matériels et culturels sont constamment préparés et mobilisés avec plus ou moins d’intensité : les armes sont produites, les armées entraînées, le sentiment national inculqué pourra glisser vers la défense de la patrie face aux étrangers, l’allégeance à l’État pourra devenir un devoir de sacrifice, le travail et les infrastructures pourront être totalement orientés vers l’effort de guerre.

Les derniers discours venus du gouvernement déclinent le thème du réarmement à tous les niveaux. L’uniforme à l’école et le SNU obligatoires, la restructuration énergétique par la course aux ressources et le développement du nucléaire, le durcissement de la répression des migrant-e-s et des révolté-e-s, l’adaptation de l’économie au changement climatique, l’injonction à la procréation ou la mise au travail des improductifs sont présentés comme des mesures cohérentes pour le « réarmement de la Nation face au dérèglement du monde ». Cela passe évidemment par l’accroissement de la production d’armes, un domaine qui est devenu une priorité au niveau européen et qui marque une tendance assumée de la part des Etats à la militarisation pour affronter les temps à venir.

Face au spectre de la guerre généralisée, de la « fin des temps » ou du fascisme rampant, on se passera des appels à mettre de côté ses idéaux ou à participer avec zèle à ce qui sera perçu comme un moindre mal pour éviter le pire. Face aux vieilles recettes et aux nouvelles élaborations pour faire perdurer cette société de la domination et de la dévastation, il est toujours temps d’agir. Nous pouvons nous appuyer sur des idées et des expériences développées par les opposant-e-s aux Etats et à leurs guerres au fil du temps. Que ce soit par l’internationalisme en soutenant les déserteurs et en faisant tomber les frontières dans les combats pour la liberté, le sabotage de l’union nationale en soutenant les révoltes sociales ou la visibilisation et l’attaque directe des rouages de la guerre partout où ils existent. Nous pouvons sans doute en imaginer d’autres et se poser quelques questions. Quelles perspectives de luttes voulons nous porter aujourd’hui ? Comment voulons nous intervenir avec toujours à coeur de changer radicalement ce monde ?

Une petite sélection de textes choisis pour nourrir la discussion est déjà disponible à la bibli. A lire aussi la présentation d’un espace d’organisation et de discussions contre toutes les guerres qui vient de s’ouvrir à Toulouse, ainsi que l’appel international à saboter la guerre publié il y a quelques mois par des anarchistes depuis l’Italie.

Prochainement à la bibli (RDV à préciser) :

Cabrières (Gard) : Des miradors de chasse abattus

Publié le 2024-02-02 07:25:03

Le Midi Libre / jeudi 1er février 2024

L’Amicale des chasseurs La Perdrix cabriéroise a constaté une nouvelle fois la dégradation d’une dizaine de miradors le long du DFCI (Défense de la Forêt Contre les Incendies). Ces actes de vandalisme illustrent pour les chasseurs,  » la volonté de nuire à l’activité de la chasse ».

Les miradors sont présents pour assurer une sécurité optimale au niveau du tir, assurant un tir fichant. […] Une main courante a été déposée à la Gendarmerie. Les gardes assermentés de la Fédération des chasseurs du Gard et de l’Amicale sont également chargés de la surveillance du site.

Amsterdam (Pays-Bas) : Des pneus crevés pour UPS

Publié le 2024-02-02 10:15:03

Scenes from the Atlanta Forest / mercredi 24 janvier 2024

Des pneus crevé pour UPS à Amsterdam. Vengeance pour Tortuguita

Par une nuit sombre et orageuse, à Amsterdam, les pneus de plusieurs camions de livraisons d’UPS se sont spontanément dégonflés. Peut-être parce que les bêtes en métal en avaient marre de transporter la camelote produites par le capitalisme et ont décidé de Switch Off [s’éteindre]. Ou peut-être à cause d’une créature sauvage de la forêt qui a enfoncé ses griffes dans leur ventre en caoutchouc, enragée à cause du soutien financier d’UPS à la construction de la Cop City.

Vengeance pour Tortuguita, qui a été tué par les flics à Atlanta, il y a un an.

Assemblée ouverte de « Kalimero » jeudi 8 février

Publié le 2024-02-02 23:15:07

Kaliméro est une caisse et une assemblée solidaire des prisonni-eres de la guerre sociale. En février, elle aura lieu le jeudi 8 à 19h et se tiendra à la bibliothèque anarchiste Libertad, 19 rue Burnouf, à Paris.



La prison est un des rouages de ce système basé sur l’exploitation et la domination que nous voulons raser au sol, c’est pourquoi nous envoyons des mandats à celles et ceux accusé·e·s d’actes de révolte dont on est solidaires.

Une caisse de solidarité a besoin de continuité. Nous n’avons ni sponsor, ni mécène, aussi avons-nous convenu d’un rendez-vous par mois pour collecter des sous pour alimenter la caisse. Ces rencontres sont également l’occasion d’échanger sur nos pratiques face à la répression, d’assurer le suivi des différentes histoires et de discuter des situations qui se présentent. Elle est également un moment de discussion autour des possibles moyens d’esquive, de résistance et d’auto-organisation offensive contre la machine judiciaire et carcérale.

Dans un souci de régularité, ces rencards ont été fixés le 2e jeudi de chaque mois à 19h. La prochaine réunion de Kaliméro aura lieu le 8 février à la bibliothèque anarchiste Libertad au 19 rue Burnouf, à Paris.

Pour envoyer de l’argent, pour demander des informations, ou pour être tenu·e·s au courant des prochains rendez-vous de la caisse et être inscrit·e·s sur la mailing-list de Kaliméro, écrivez à kalimeroparis(at)riseup.net

Grèce : Journée de solidarité pour la libération de Pola Roupa et Nikos Maziotis

Publié le 2024-02-02 23:20:04

athens.indymedia.org (texte légèrement retouché) / vendredi 2 février 2024

9 février : journée de solidarité pour la libération définitive de la camarade Pola Roupa et la libération immédiate du camarade Nikos Maziotis

La camarade Pola Roupa et le camarade Nikos Maziotis ont été condamnés à plusieurs années de prison pour leur participation et leur action dans l’organisation de guérilla Lutte Révolutionnaire. Ils ont été emprisonnés et ont purgé la peine cumulée de 20 ans de prison à laquelle ils ont finalement été condamnés (après le procès qui a cassé leur peine à perpétuité pour l’attentat à la bombe contre la Banque de Grèce-succursale de la Banque centrale européenne-bureau du Fond monétaire internationale en Grèce, par le Commando Lambros Fountas de Lutte Révolutionnaire). La camarade Pola Roupa a purgé 8,5 ans de prison réelle (13,5 ans mixtes), tandis que son partenaire Nikos Maziotis a déjà purgé 11 ans de prison « ferme » et un total de 14 ans mixtes. C’est-à-dire les 3/5 de leur peine, comme le dictent les lois de l’État.

La camarade Pola Roupa a été libérée de prison sous conditions restrictives le 17 novembre 2023 et quelques jours plus tard, le 28 novembre 2023, le procureur adjoint d’Eubée a fait appel de sa libération, demandant qu’elle soit ramenée en prison. Cet événement sans précédent a conduit la camarade Pola Roupa devant un nouveau conseil judiciaire au tribunal de Chalkida le 10 janvier 2024, afin de juger de toutes pièces si elle restera libre ou continuera à être prisonnière dans les cellules de la république. ​La libération définitive de la camarade P. Roupa, prise en otage par l’ État, est l’enjeu politique immédiat alors que l’on cherche à la remettre en prison. Le régime lui-même remet en question sa jurisprudence et se rétracte : il « permet » dans un premier temps la libération de la camarade P. Roupa, puis tente de revenir sur sa décision. Le serviteur mandaté du pouvoir politique et judiciaire –le vice-procureur d’Eubée– prouve par son geste la manière extrêmement vindicative de traiter avec les ennemis politiques de l’État et du capital, et en particulier avec les combattants armés. Le camarade N. Maziotis a reçu quatre refus de libération conditionnelle en deux ans parce qu’il reste impénitent. Ce traitement d’exception « spécial » ne s’arrête pas, même après les nombreuses années de persécution et de captivité qui leur ont été imposées.

ETAT ET CAPITAL: LES SEULS TERRORISTS

Dans une société de classes où le degré avancé de centralisation du pouvoir politique et économique caractérise le système capitaliste moderne, l’État resserre et réprime, grâce à son arsenal institutionnel et juridique multiforme (et dans tous les domaines), avec des sanctions de plus en plus sévères, les groupes sociaux qui réagissent contre la guerre de classe/sociale permanente. La démocratie est appliquée et renforcée par de nombreuses manières et stratégies. Le pillage de la richesse sociale, l’appauvrissement, la déréglementation des relations de travail, le démantèlement de la « santé publique », la privatisation (ou la « réforme » comme ils ont tendance à l’appeler) de « l’éducation publique », le pillage et la surexploitation des ressources non publiques, l’être humain et la nature, les guerres des élites dirigeantes et les rivalités géostratégiques, sont parmi les domaines les plus lucratifs pour les patrons (le capital), que le pouvoir politique (l’État) impose avec la violence, la répression, le terrorisme : en utilisant comme tronc et pilier de stabilité le système juridique de « justice », les codes pénaux, la prison. L’État et le capital (partout dans le monde) protègent, améliorent et harmonisent leurs politiques répressives dans le but stratégique de prévenir et de supprimer définitivement les résistances internes et les luttes dynamiques. Principalement, l’ennemi politique « interne » avec la tentative de dépolitisation de la lutte armée et des combattants. Les lois antiterroristes en Grèce sont constamment améliorées, tandis que les conditions spéciales de détention et d’exclusion des prisonniers politiques ainsi que leur traitement pénal « spécial » sont à la pointe de toutes les mesures pénales, législatives et répressives. Les organisations de guérilla – et pas seulement celles du specre anti-autoritaire – qui se retournent par tous les moyens contre le système politico-économique de domination, sont la cible du traitement criminel et répressif le plus dur.

L’organisation anarchiste de guérilla urbaine Lutte Révolutionnaire s’est retournée contre ce système de gouvernement. Au cours de ses années d’activité (2003-2017), elle a assumé la responsabilité de 18 actions – armées et à la bombe – contre des structures étatiques et des cibles capitalistes/systémiques. Contre les ministères (Economie, Emploi), commissariats, policiers du MAT, contre les tribunaux, une tentative contre le ministre de l’Ordre public, une attaque à la roquette antichar contre l’ambassade américaine, un attentat à la bombe contre la Bourse et le bureau de la Banque de Grèce-BCE-FMI, et pour l’expropriation de banques. La camarade P. Roupa a assumé la responsabilité politique de deux d’entre elles, pour financer la tentative d’évasion qu’elle avait tentée en 2016 en détournant un hélicoptère, dans le but de libérer le camarade Nikos Maziotis (et d’autres prisonniers) pour la poursuite de Lutte Révolutionnaire. Les deux camarades ont également assumé personnellement la responsabilité politique de leur participation à L.R. Ils restèrent politiquement et moralement cohérents durant leurs années de captivité, défendant un à un tous les agissements de L.R. dans les tribunaux spéciaux, avec des lois spéciales (187A) dans les tribunaux pénaux des prisons de Korydallos. L’État semble avoir été « mécontent » de la sentence définitive avec laquelle les camarades ont été condamnés. En particulier parce que, grâce à leur attitude et à leur lutte devant les tribunaux terroristes de l’ennemi, ils ont réussi à « casser » (devant les cours d’appel) les condamnations à perpétuité qui leur avaient été imposées (en première instance) pour l’attentat de L.R. contre la Banque de Grèce-BCE-FMI. Sur la base de cette évaluation que la camarade mentionne dans son texte intitulé « Pola Roupa : Ils veulent me remettre en prison », il est prouvé que l’appel contre sa libération ainsi que la captivité prolongée du camarade N. Maziotis ont un caractère clairement vindicatif et des motivations idéologiques et politiques, car ils ont choisi l’action révolutionnaire armée pour l’abolition de l’État, du capitalisme et de toute forme de hiérarchie, d’exploitation et de pouvoir.

La prise en otage et la captivité des camarades peuvent constituer une application préliminaire des articles inclus dans le prochain Code pénal, par ex. l’article 20 C.P. : Libération sous condition de révocation-Modification de l’article 105B C.P. par. 1b, ainsi qu’à l’article 21 du prochain C.P. : Conditions d’octroi de la libération conditionnel-Modification de l’al. 1 de l’article 106 du C.P.

Cela se reflète dans la justification de la décision du 4ème refus de libération du camarade N. Maziotis. L’extrait suivant est indicatif : « […] Toutefois, la commission répétée de délits graves qui constituent en même temps des infractions pénales démontre le manque d’autodiscipline et de respect des règles fondamentales du système pénal du requérant, sa tendance constante à commettre des actes criminels et donc l’insuffisance de sa peine et son manque d’amélioration morale, en vue de sa conversion et de la possibilité de sa réinsertion harmonieuse dans la société en cas de sortie du centre de détention. […] le détenu a montré un comportement particulièrement agressif envers le conseil, ainsi qu’un mépris total de la justice et du système pénitentiaire, il a déclaré qu’il se considère comme un prisonnier politique, sans pour autant montrer qu’il avait pris conscience du caractère particulièrement méprisable des actes criminels qu’il avait commis, concluant que pour toutes ces raisons sa demande de libération conditionnelle est rejetée, afin soi-disant d’empêcher… la commission de « nouveaux actes criminels ». »

​ LA SOLIDARITE EST NOTRE ARME

La camarade Pola Roupa et le camarade Nikos Maziotis, malgré les coups répressifs et les nombreuses années de captivité, restent politiquement cohérents et les yeux fixés sur la perspective révolutionnaire et la révolution sociale. Ils ne se sont pas repentis, ils ne révisent pas leurs opinions, leurs choix politiques et les actions pour lesquelles ils étaient en prison. En tant qu’anarchistes, camarades, nous sommes solidaires dans la lutte pour la libération définitive de la camarade Pola Roupa et la libération immédiate du camarade Nikos Maziotis. En attendant la décision de la cour d’appel d’Eubée, nous convoquons une JOURNÉE DE SOLIDARITÉ en Grèce le 9 février 2024 pour les deux camarades de Lutte Révolutionnaire. Nous appelons les camarades de Grèce et du monde entier à être vigilants et à agir en solidarité.

Voici l’appel en anglais et aussi en grec.

 

CHAQUE COEUR REBELLE, UNE LUTTE RÉVOLUTIONNAIRE !
JUSQU’À LA DÉMOLITION DE CHAQUE PRISON
LIBÉRATION DÉFINITIVE DE LA CAMARADE POLA ROUPA ET DU CAMARADE NIKOS MAZIOTIS

 

Assemblée de solidarité pour les membres condamnés de Lutte Révolutionnaire P. Roupa et N. Maziotis

Chicago Bank of America Vandalized – Chicago IL

Publié le 2024-02-04 11:45:03
Early on January 27th, comrades gathered to honor Tortugita by wheat-pasting posters on the building and gluing the card reader outside the bank shut (although the tap function remained available, for anyone who was wondering).
A belated day of the Forest Defender, may the pigs never expect us when we are always late.
Viva Tortugita, may Bank of America stop funding ATL or cumble, and long live the struggle.
From Scenes From The Atlanta Forest

Anvers (Belgium) : cook the ATM

Publié le 2024-02-04 16:40:04

In the night of Sunday to Monday 15th January, in the Frank Craeybeckxlaan, at Deurne (Anvers), persons unknown set fire to a cash point of the BNP Paribas Fortis bank. A pot containing an inflammable liquid, probably petrol, was set on fire near the screen and the keyboard.

Some people who noticed the fire tried to put it out with a small powder extinguisher and called the fire brigade. “The damage was limited to an automatic cashpoint which was completely destroyed. The police suspect arson and investigatons were opened. The forensics laboratory visited the site” , declared Wouter Bruyns, spokesman for the police of Anvers.

Last year at the beginning of September a similar incident occurred at Borgerhout, another district of Anvers, with limited damage.

via: sansnom

Arson of Construction Machinery Believed To Be Connected To Cop City – Atlanta, GA

Publié le 2024-02-04 22:50:03

Investigators are looking into the cause of several fires at a construction site early Friday morning in southeast Atlanta.
The fire reportedly started around 5 a.m. at what appears to be new townhomes being built in a community called Empire Zephyr.

The equipment pictured is owned by Brent Scarbrough, the contractor for the police training facility, Cop City.
The regional president of Empire Communities, Paul Corely, sits on the board of the APF and the company contributes financially.

Crews were called to 543 Burroughs Street NE for a reported fire just before 5 a.m. The Atlanta Police Department says officers responded and found several pieces of construction equipment on fire. The Atlanta Fire Rescue Department also responded, along with the FBI and ATF. The ATF (Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms, and Explosives) is a federal agency that works with local law enforcement to investigate arson among other crimes.

Atlanta Fire Chief Roderick Smith and Police Chief Darin Schierbaum held a news conference on Friday and called this an arson attack. They said four pieces of construction equipment were damaged by this morning's fires at the construction site, and early indications are that these fires are connected to the protests of the Atlanta Public Safety Training Center.

From Scenes From The Atlanta Forest