Vive l'Anarchie - Semaine 05, 2025

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Lyon : Pas d’écoles pour les fachos, pas de fachos dans nos écoles

Publié le 2025-02-03 00:00:00

Pas d’écoles pour les fachos, pas de fachos dans nos écoles – A Lyon, l’ISSEP compostée

Rebellyon / lundi 3 février 2025

L’ISSEP, l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques, a été fondé en 2018 à Lyon par Marion Maréchal Le Pen. Avec pour ambition de « former les futurs dirigeants de la vraie droite », l’ISSEP a été en réalité créé pour former les têtes pensantes de l’extrême-droite de demain, et assurer la continuité et la survie de son idéologie et de ses idées fascistes.

En trois ans, l’ISSEP n’a formé que des proches de Marion Maréchal ou des militants identitaires, soit 230 étudiant.e.s. Mediapart a identifié en 2021 que sur les 35 élèves de la promotion, iels étaient soit des élus ou des membres du RN de la région lyonnaise, des militants de Génération identitaire ou des militants identitaires et des catholiques traditionalistes. Belle brochette pour une école qui se veut « l’un des seuls remparts contre le terrorisme intellectuel qui sévit en France ».

Par ailleurs, le « diplôme » de l’ISSEP n’a aujourd’hui aucune valeur dans l’enseignement supérieur et n’offre aucune équivalence, une vaste arnaque orchestrée par Marion Maréchal.

En 2022, selon un article de Mediapart,
la quasi-totalité de l’organigramme de l’ISSEP est engagée dans la campagne présidentielle d’Éric Zemmour : Thibaut Monnier, cofondateur de l’école, est notamment chargé du maillage territorial du parti Reconquête. Alors que Bolloré, via CNEWS, a propulsé Éric Zemmour lors de la dernière campagne présidentielle, il ne fait aucun doute que l’existence de cette école représente un vrai péril fasciste.

Vendredi à l’aube, du compost a été entreposé devant l’entrée de cette « école » pour rappeler qu’à trop vomir ses idées de merde, on fini par patauger dedans. Des affiches sont également venus rappeler que nous ne voulons pas d’écoles de fachos, au même titre que nous ne voulons pas de fachos dans nos écoles.

Lien Mediapart : ’École de Marion Maréchal : anatomie d’un fiasco’ https://www.mediapart.fr/journal/france/100521/ecole-de-marion-marechal-anatomie-d-un-fiasco?utm_source=global&utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5

’Marion Maréchal derrière Éric Zemmour : une candidature peut en cacher une autre’ https://www.mediapart.fr/journal/france/050322/marion-marechal-derriere-eric-zemmour-une-candidature-peut-en-cacher-une-autre?utm_source=global&utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5



Note d’Attaque : les images sont tirées du Progrès

Fouesnant (Finistère) et ailleurs : Les journées contre Bolloré c’est fini ? Et alors on danse (mais pas que)

Publié le 2025-02-03 00:00:00

extrait de La Grappe / dimanche 2 février 2025

Finistère, 02 février – Le Fest-Deiz à Fouesnant a battu son plein tout l’après midi : autour de 800 personnes se sont rassemblées dans le Finistère cet après-midi pour faire valser Bolloré ! Lors de ce carnaval populaire antifasciste dans le fief historique de Bolloré, des danses bretonnes se sont enchaînées dans la joie et la bonne humeur avant de partir marcher en musique et en chanson. Les danseur.euses, masqué.es et déguisé.es, armé.es de leurs plus beaux drapeaux et banderoles sont parti.es déambuler, toujours en musique, au son des batucada et fanfare !

Un décrochage a été tenté pour aller danser directement dans sur le parquet de l’hôtel de Bolloré. L’entrée en a été redécorée de slogans antifascistes : un moyen de rappeler que Vincent Bolloré y hébergeait des membres de groupuscule d’extrême droite qui faisaient la sécurité sur l’île des Glénans de Bolloré à proximité de la côte. Des militant.es ont essayé de déborder les forces de l’ordre pour atteindre l’entrée, une équipe a magnifiquement fait sauter le cadenas de l’hôtel pour permettre à la foule de rentrer pour poursuivre le Fest-Deiz chez Bolloré. De l’autre côté du portail, les gendarmes arrivés en nombre pour défendre la propriété de Vincent Bolloré ont bloqué l’accès à la salle de bal. Qu’à cela ne tienne, après ce bol d’énergie collective, les breton.nes et leurs allié.es venus de toute la France reviendront pour faire la fête à Bolloré et poursuivre la lutte contre l’antifascisme !


Le Télégramme / lundi 3 février 2025

Quelque 550 personnes se sont rassemblées dimanche 2 février à l’appel du collectif « Lever les voiles », pour dénoncer « l’empire Bolloré ». Dans l’après-midi, ponctué de chants et de danse festifs, un petit groupe de manifestants encagoulés a tenté de s’introduire dans l’hôtel Thalamot, récemment [en 2015 ; NdAtt.] acquis par Vincent Bolloré en vue de le réhabiliter [et parce qu’il est limitrophe du palais familial… ; NdAtt.]. Ces derniers ont été rapidement repoussés par les forces de gendarmerie, qui ont été au passage la cible de caillassages.

Les manifestants ont néanmoins eu le temps de briser une des vitres de la façade et de taguer les panneaux fixés sur les murets d’enceinte. Après ce moment de tension, les gendarmes ont maintenu un dispositif de surveillance jusqu’à minuit. Aucune autre dégradation n’a été commise suite à ce rassemblement. Les services de la Ville, eux, auront néanmoins de quoi faire car de nombreux autocollants revendicatifs ont été apposés un peu partout dans la commune.

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Sur le chemin du Fest-Deiz, dans le Finistère

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Gennevilliers (Hauts-de-Seine) : Le parking cadenassé

Desarmer Bolloré / lundi 3 février 2025

Pour ralentir la facsisation de la société par Bolloré, quoi de mieux que d’empêcher ses médias de fonctionner. A Genevilliers, l’entrée du site Prisma Media a été bloquée dans la nuit de dimanche à lundi pour en barrer l’accès lundi matin.

Voici le communiqué des cadenasseur.euses : « Pour profiter de leur parking, les travailleu.r.se.s du bâtiment qui héberge Prisma media à Gennevilliers (banlieue parisienne) devront attendre un peu. Dans la nuit, une chaîne a été posée au portail qui barre l’accès en dehors de horaires de travail. Comme beaucoup de journalistes travaillent là, on les invite à nous raconter le temps que ça a pris de casser la chaîne, comment ont réagi leur direction. Par exemple vous pouvez publier sur parisluttes.info ! Il n’y a rien de personnel c’est pas contre vous mais contre Bolloré qui finance le fascisme. Nous on est cool, on a préféré vous gâcher votre lundi plutôt que votre week-end ! »

Prisma Media est un groupe de presse écrite conséquent détenue par Vincent Bolloré, on y retrouve des titres comme Capital, Géo, Voici, Femme Actuelle, etc. A Prisma Media, après avoir absorbé le groupe dans Vivendi en 2021, Bolloré y a pratiqué sa méthode de casse sociale, lui valant le surnom du « Boa » par l’ancien secrétaire de CSE de Prisma Media. Plus de la moitié des journalistes avaient quitté le navire et ceux restants subissent une forte pression en interne, les départs continuent de se multiplier : un moyen pour Bolloré de vider de sa substance des médias qu’il peut ensuite mettre au service de sa croisade idéologique. L’emprise de Bolloré sur la presse écrite et les médias d’informations de manière générale lui permet d’avoir des outils puissants de diffusion de ses idées réactionnaires. […]

C’est d’ailleurs cette même presse qui est écoulée dans les Relay qui ont été ciblées en pleins d’endroits partout en France pendant les journées d’actions.

[Etats-Unis] S’envoler dans la ventilation de la prison…

Publié le 2025-02-03 09:40:35

Volé dans la presse, le 29/01/2025.

Un prisonnier s’est évadé dimanche 26 janvier de la prison du comté de Craven, à New Bern (Caroline du Nord) en utilisant le système de ventilation de sa cellule. Les surveillants de la prison ont constaté sa disparition vers 16 heures. « Une perquisition a permis de déterminer que le détenu, aidé de ses deux compagnons de cellule, avait enlevé une grille de plafond, pénétré dans une gouttière de plafond et était sorti par le toit par un conduit de ventilation », a indiqué le bureau du shérif. « Les compagnons de cellule ont dissimulé son évasion en bourrant un matelas, faisant croire qu’il dormait ». En revanche, aucune information n’indique comment il est passé du toit de son bâtiment à l’extérieur de centre pénitentiaire, situé à l’extérieur de la localité.

Le bureau du shérif en profite pour faire part du bien beau CV du joyeux évadé : il a été arrêté pour tentative de meurtre en juin 2024 après avoir tiré à deux reprises, sans les toucher, sur trois agents de police qui voulaient l’interpeller dans une maison dont il avait vraisemblablement fracturé l’entrée. Il est poursuivi pour trois tentatives de meurtre sur agents publics. Il était détenu depuis sans possibilité de verser une caution compte tenu de son casier judiciaire qui cumule conduite de voitures volées, vol de bateau, détention de stupéfiants, et de multiples refus d’obtempérer.

Le bureau du shérif a déclaré qu’il prévoyait de mener une enquête interne « dès que possible sur les événements qui ont conduit à l’évasion » qui semble d’une facilité déconcertante. En espérant que d’autres en profitent avant !

Après-midi antirep et anticarcérale

Publié le 2025-02-03 12:28:46

Dimanche 09/02 à la Dar, de 14h-16h30, Queers déters (et un peu flipé.es) contre la taule ! (mixité personnes choisies personnes queer ou en questionnement et proches solidaires), À 16h30 Gros goûter partagé (boissons et gateaux bienvenus) et Infokiosque et de 17h30-19h30, autodéfense contre la répression d’Etat. En soutien à la Petite Caisse



Queers déters (mais un peu flippé-e-s) contre la taule !
Discussion le 09 février, de 14h30-16h et autodéfense contre la répression d’Etat de 17h30-19h30 à la DAR

On aurait envie de causer du rapport à l’enfermement/la répression d’un point de vue anti-carcéral et de personnes queer (personnes trans, non binaires, bies, pédé, gouines et en questionnement). Par anticarcéral on entend qu’on est contre toutes les prisons, les systèmes d’enfermement et le système judiciaire. On ne se retrouve pas dans les projets de réforme des prisons ou de peines alternatives. On pense que la lutte contre les prisons n’est pas dissociable de luttes contre le cis-hétéro-pratriarcat et contre toutes les oppressions systémiques.

On préfère partir de nous, de nos projections et de nos flippes parce qu’on a très peu d’infos/témoignages, et qu’on ne veut pas d’une position « d’expert.es ». On verrait du sens à tchatcher entre personnes qui se sentent directement menacées par la répression (parce que pratiques de survie, choix de participer à des luttes de multiples façon ou encore particulièrement ciblées par le racisme d’État) et de partager autour de nos peurs, questionnements, stratégies, expériences…

On a conscience qu’il n’y a pas qu’un seul vécu trans/queer, et que les autres rapports de domination (racisme, classisme, validisme...) ainsi que nos choix rentrent en jeu face à la répression et à la justice. Comment vit-on en tant que personnes queers ou en questionnement les interactions avec les keufs, l’expérience d’une gardav ou plus généralement la peur de l’enfermement (judiciaire et/ou psy) ? Comment réagir en tant que proches ?

On propose cette mixité pour éviter les regards curieux ou misérabilistes, et aussi pour pouvoir explorer de potentiels désaccords ou ambivalences sans craindre de se « tirer une balle dans le pied » on pense notamment à la question de la revendication de droits (ou non) spécifiques pour les personnes LGBT enfermées.

On aimerait arriver à mettre sur la table les endroits de problématiques spécifiques à nos vécus en élargissant la focale pour faire lien et écho à des aspects qui concernent le restant des prisonnier.es : lutter contre l’isolement des personnes trans ça pourrait aussi signifier se battre contre l’isolement tout court, de l’accès aux traitements tout court ect...

La taule rejoue les systèmes d’oppression, exacerbe la coercition et fait vivre l’horreur à celleux qui ne se conforment pas aux normes dominantes. Elle exerce aussi un pouvoir sur nos imaginaires et nos capacités d’agir. En parler et se donner de la force collectivement nous paraît donc une manière d’y résister !



PS :

Au 127 rue d’Aubagne

critiques de l'activisme et du militantisme

Publié le 2025-02-03 13:46:05

Critiques de l’activisme et du militantisme

Mémoires des luttes Squat - Logement Mouvements sociaux - Insurrections Actions directes - Sabotages

Plusieurs textes et brochures sur la nécessaire critique de l’activisme et du militantisme.

Extrait du texte "Abandonnez l’activisme" (Andrew X, 1999) :
[...] Par « une mentalité d’activiste », je veux désigner les gens qui se considèrent eux-mêmes d’abord comme activistes et comme appartenant à une large communauté d’activistes. L’activiste s’identifie à ses actions et les conçoit comme le rôle qu’il doit jouer dans la vie, comme un travail ou une carrière. De même, certains s’identifient à leur travail comme médecin ou enseignant, cela devient une part essentielle de leur image de soi au lieu d’être seulement quelque chose qu’il leur arrive de faire.

L’activiste est un spécialiste ou un expert du changement social. Se considérer comme activiste signifie se considérer comme privilégié ou plus avancé que les autres dans l’appréciation du besoin de changement social et de la manière d’y parvenir ; se considérer comme l’avant-garde de la lutte concrète pour créer ce changement.

Vous mettez la « politique » dans une boîte séparée du reste de votre vie — c’est comme un travail... Vous faites de la politique de 9 heures à 17 heures puis vous rentrez à la maison pour faire autre chose. Parce qu’elle est dans cette boîte séparée, la « politique » existe sans être gênée par aucune considération pratique d’efficacité.

L’activisme, comme tout rôle d’expert, est basé sur la division du travail — c’est une tâche séparée et spécialisée. La division du travail est le fondement de la société de classes, la division fondamentale étant celle entre le travail manuel et le travail intellectuel. La division du travail est par exemple présente dans la médecine et l’éducation : guérir et élever des enfants, au lieu d’être des savoirs communs et des tâches auxquelles chacun participe, deviennent la propriété spécialisée de médecins et d’enseignants — des experts sur lesquels nous devons nous reposer et qui effectuent ces choses pour nous. Les experts gardent jalousement les capacités qu’ils ont et les mystifient. Cela maintient les gens séparés et dépossédés de leur pouvoir, tout en renforçant la société de classes hiérarchisée.

La division du travail implique qu’une personne endosse un rôle et que beaucoup d’autres lui délèguent leur responsabilité. Une séparation des tâches signifie que d’autres vont cultiver votre nourriture, fabriquer vos habits et vous procurer de l’électricité pendant que vous vous occupez de réaliser le changement social. L’activiste, en tant qu’expert du changement social, présume que les autres gens ne font rien pour changer leurs vies et ainsi se sent un devoir ou une responsabilité de le faire à leur place. Les activistes pensent qu’ils compensent le manque d’activité des autres.

Nous définir comme activistes signifie définir « nos » actions comme celles qui vont amener le changement social, en faisant l’impasse sur l’activité de milliers et de milliers d’autres non-activistes. L’activisme est basé sur la fausse conception qu’il n’y a que les activistes qui produisent le changement social — alors que bien sûr la lutte des classes se produit tout le temps. [...]

Abandonnez l’activisme et autres textes

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Le militantisme, stade suprême de l’aliénation

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A lire aussi...

Angers : Parti Socialiste « Grosse merde » !

Publié le 2025-02-04 00:00:00

France Bleu / mardi 4 février 2025

Le parti socialiste du Maine-et-Loire se dit scandalisé après la découverte ce lundi de tags injurieux sur la façade de ses locaux à Angers : « Collabo », « Grosse merde », « Hollande NTM ». La fédération locale a décidé de porter plainte. […]

Et, selon Ouest-France, même date, « Mauvaise surprise pour le secrétaire de section, ce lundi 3 février au petit matin : William Benaissa a découvert les murs de la fédération PS de Maine-et-Loire, dans le quartier Belle-Beille d’Angers […] »


Saint-Vidal (Haute-Loire) : Des tags contre le châtelain réac’ et escroc, ami de Bolloré

Publié le 2025-02-04 00:00:00

L’Eveil / mardi 4 février 2025

Un ou plusieurs individus ont placardé diverses affiches sur les panneaux indicateurs et les bornes d’informations, principalement aux abords du site, ainsi que sur la forteresse détenue par Vianney d’Alançon. Des graffitis ont été tracés à la peinture rouge directement sur les pierres de l’édifice.
Sur les affiches, on pouvait lire « Ni facho, ni catho, ni château » ou encore « escroc » ; mais aussi déchiffrer les patronymes « Wauquiez, Bolloré, d’Alançon ». Le symbole de la monnaie européenne a également été peint en différents endroits, sur des pierres, des plots ou une porte.
L’action a été revendiquée par un groupe autoproclamé de « riposte antifasciste » expliquant vouloir « désarmer l’empire Bolloré » et « dénoncer la mainmise politique » du milliardaire français.

Dans un communiqué qu’ils ont envoyé, Vianney d’Alançon est directement pris à partie. Il est décrit comme un « homme d’affaires qui s’est précédemment illustré en rachetant des châteaux pour y monter des spectacles qui vantent une France conservatrice et catholique ». La nomination du propriétaire de la forteresse à la tête de l’ESJ (École supérieure de journalisme de Paris) est également un motif de mécontentement. […]

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Zoomdici / mardi 4 février 2025

Ce matin du 4 février 2025, les propriétaires du château de Saint Vidal se sont réveillés avec une surprise : les murs de la forteresse ont été tagués à l’encre rouge.
Au cœur de Saint Vidal, ce mardi 4 février au matin, les rues sont vides, quand un détail détourne l’œil des passants.
Au total, trois tags, dénonçant la relation entre le propriétaire des lieux Vianney d’Alençon, Laurent Wauquiez et Vincent Bolloré ont été inscrits à l’encre rouge sur la façade du château.
Des écritures, mais aussi des symboles €, faisant très certainement référence aux activités du châtelain, qui ont très récemment fait couler de l’encre dans la presse locale… mais aussi nationale.

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Même site, le vendredi 20 décembre 2024

Le très catholique homme d’affaires, Vianney d’Alençon, est devenu depuis peu, le président de l’École supérieure de Journalisme de Paris. Non, ce n’est pas une fake news.

C’est comme si le journaliste, auteur de cet article, s’installait dans le cockpit d’un Boeing 747 en plein vol et prenait « le manche à balai ». Derrière, dans les cabines, c’est toute une troupe de futurs reporters bien accrochés qui comptent sur ce commandant de bord improvisé pour ne pas dévisser. Sauf que ce dernier connaît les avions autant qu’il connaît le théorème de Thalès, de Gödel ou de Pierre de Fermat. Autrement dit, toutes les personnes à bord sont dans la m…

Vianney d’Alençon le dit, d’ailleurs, lui-même dans un article de Libération publié le 25 novembre 2024. « J’ai passé plus de temps dans les étables que dans les écoles », raconte l’entrepreneur de 38 ans qui ne revendique, pour seul diplôme, que son permis de chasse.
Ainsi, avec son permis de chasse en main, le châtelain de Saint-Vidal et de La Barben (à Aix-en-Provence), est devenu le pilote de l’école de journalisme réputée pour être la plus ancienne du monde, l’ESJ Paris.

Cette nouvelle effraie forcément les jeunes passagers de ce vieux coucou âgé de 125 ans. D’autant plus que, à travers le rachat de l’école qui s’est opéré en même temps que le changement de présidence et de direction, les noms des nouveaux proprios sont, pour le moins, explosifs : Vincent Bolloré (propriétaire de CNEWS), Rodolphe Saadé (BFM-TV), Bernard Arnault (LVMH, Le Parisien) et Pierre Gattaz (ancien président du Medef) ou encore la famille Dassault.
Cette méfiance légitime est clairement évoquée dans un article des Inrockuptibles, édité le 13 décembre 2024. « Quelqu’un a envoyé l’article dans le groupe de la classe et on s’est tous demandé ce qu’il se passait. Même les profs n’avaient pas été mis au courant ! C’était une bombe », témoigne une élève de l’ESJ Paris.

Dans l’article, Lucas partage : « Dans l’idéal, je reste cinq ans dans l’école, mais j’ai vraiment peur. Peur d’être formé par des profs de CNews et du Figaro, de côtoyer dès le master des élèves qui auraient vu dans l’école une sorte de safe place pour leurs idées d’extrême droite… »
Les craintes des élèves se succèdent ainsi dans l’article des Inrock, tout comme celles des professeurs : « On ne va pas y échapper, dans quelques années l’ESJ Paris sera forcément estampillée CNEWS ou Europe 1. »

La puissante société Bayard qui avait accepté, au départ, de mettre des billes dans l’affaire avant de se retirer sous la pression de ses propres salariés, partage dans l’article de Libération au sujet du châtelain : « Elle montre la volonté du dirigeant repreneur, Vianney d’Alençon, d’avoir un cercle de médias le plus large possible à ses côtés. »

Vianney d’Alençon de rétorquer alors : « Ça chauffe parce que certains ont plaisir à allumer les mèches, mais c’est dommage. Pourquoi toujours vouloir crisper avec une espèce de conservatisme, là où l’avenir d’une école est en jeu ? »

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Extraits du même site, le samedi 9 février 2019

[…] Depuis le début du projet, le propriétaire de la forteresse est critiqué (parfois même menacé, même physiquement, une enquête a été ouverte) pour les importantes subventions qu’il est parvenu à glaner auprès des collectivités locales. 600 000 € déjà votés en juin 2017 par le Conseil régional, sans compter les aides versées par les collectivités locales du Département (300 000 €) et de l’Agglomération du Puy-en-Velay (300 000 €).
—-L’enveloppe d’un million d’euros, en faveur de l’association pour la valorisation du Velay Auvergne et Gévaudan, doit être soumise au vote le vendredi 15 février en commission permanente du Conseil régional AURA. Le budget sollicité par l’association a pour but de développer les activités scénographiques sur le site de la forteresse.—–La Région finance-t-elle les rénovations privées au bénéfice d’un châtelain ?
C’est la question posée par les élus d’opposition. À l’occasion de la session de commissions qui se tient depuis jeudi matin à l’hôtel de Région, « nous avons découvert que la Région s’apprêtait à financer à hauteur d’1 million d’euros l’association pour la valorisation du Velay Auvergne et Gévaudan », fait savoir Jean-François Debat, président du Groupe Socialiste et Démocrate à la Région.
« Sur le papier, pas de quoi crier au scandale », ajoute-t-il, « cette association a pour objet de faire revivre le château de Saint-Vidal. Or, le Président de cette association n’est autre que le propriétaire du château, Monsieur Vianney d’Alançon ».
« Plus de 2 millions d’euros d’argent public qui sont venus consolider le patrimoine d’une personne privée »
Et l’élu socialiste de dénoncer : « sous couvert de financer une association de défense du patrimoine, la Région s’apprête à verser un million d’euros à une personne privée pour la valorisation de son propre patrimoine ». La situation aurait été très différente si c’est l’association elle-même qui était propriétaire du château. Ce n’est pas le cas et c’est là tout le problème.
Ce million d’euros s’ajoute aux subventions déjà versées l’an dernier et porte au total, « ce sont donc plus de 2 millions d’euros d’argent public qui sont venus consolider le patrimoine d’une personne privée. L’argent du contribuable n’a pas à enrichir le patrimoine immobilier d’une personne privée » […]
Vianney d’Alançon a racheté la forteresse de Saint-Vidal en 2016. Il propose un tryptique inédit à l’échelle régionale qui alimente ce projet d’envergure : la réhabilitation des jardins, l’ouverture de quinze salles de la forteresse sous forme de déambulation à travers des moments clés de l’histoire régionale et enfin, un spectacle nocturne exceptionnel où se mêlent acteurs et figurants bénévoles, pyrotechnie et vidéo-projection.
Le projet, qui bénéficie de 300 000 euros de subventions de l’agglomération du Puy, avait suscité quelques interrogations et réserves de la part de l’opposition, mais il a bien été validé par la collectivité, alors que la Région débloquera 600 000 euros et le Département 300 000 euros, pour un total d’environ 1,2 million d’euros. […]

Toulouse : La détention préventive de Louna prolongée

Publié le 2025-02-04 00:00:00

Le Parisien / lundi 3 février 2025

Une militante transgenre, mise en examen et écrouée dans le cadre de sa mobilisation contre l’A69 Toulouse-Castres, a vu lundi sa détention à l’isolement dans une prison pour hommes prolongée jusqu’au 15 juin, a-t-on appris auprès du parquet et de son avocate.
Entre 30 et 40 personnes se sont rassemblées lundi matin devant le palais de justice de Toulouse pour demander la libération de l’activiste, identifiée par son seul prénom Louna, pendant sa comparution devant un Juge des libertés (JLD), a rapporté à l’AFP son avocate, Claire Dujardin.

À la mi-octobre 2024, cette personne, […] a été mise en examen pour « destruction du bien d’autrui par moyen dangereux, association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit passible de 10 ans d’emprisonnement et refus de se soumettre à un prélèvement biologique destiné à permettre l’analyse et l’identification de l’empreinte génétique », a précisé le parquet de Toulouse.

Elle a été alors placée en détention provisoire à la prison de Tarbes (Hautes-Pyrénées), une prison pour hommes où elle se trouve à l’isolement depuis bientôt quatre mois, selon son comité de soutien, composé notamment de membres des organisations opposées au chantier de l’A69. « Parce qu’elle est une meuf trans, elle est mise à l’isolement », dénonce encore un texte de soutien publié sous le titre « Free Louna » sur les réseaux sociaux.
Cette détention « extrêmement difficile », selon Me Dujardin, a été prolongée jusqu’au 15 juin, soit pour un total de huit mois. « Placer une jeune femme trans à l’isolement dans une prison pour hommes dans l’attente d’être jugée, c’est une forme de maltraitance », a estimé Isabelle Carsalade, pédopsychiatre et membre du collectif anti-A69, la Voie est Libre. « Il n’y a pas eu de meurtre », a-t-elle dit à l’AFP, jugeant cette détention préventive d’autant plus « violente » qu’ »une transition de genre est déjà compliquée ».
Un engin de chantier avait été incendié en mai 2024 non loin du tracé de l’A69, autoroute contestée qui doit relier fin 2025 Toulouse à Castres et fait l’objet de multiples recours en justice et manifestations d’opposants.

Lectures Anarchistes : Mikhaïl Bakounine : Dieu et l'état, l'église et L'état

Publié le 2025-02-04 05:05:00
Sortie publi­que du tout der­nier calen­drier entiè­re­ment séri­gra­phié de l’ate­lier auto­géré Blackscreen pour l’année 2026 à la Luttine

Tesla Dealership Arson – Salem, OR (USA)

Publié le 2025-02-04 16:01:04

January 20, 2025

Salem Police are investigating an early morning fire at a Tesla dealership as arson, police said in a news release Monday.

Police officers and firefighters responded to reports of a car fire at the Tesla dealership at 2755 Mission St SE at 3:45 a.m., the release said.

Agents from the Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives and the Salem bomb squad were at the scene Monday afternoon.

The fire was limited to one vehicle and no one was injured.

A window on the west side of the building also was broken, police said.

Found on Mainsteam Media

via: unravel

Athens, Greece: Responsibility claim by the Cells of Offensive Solidarity for the placement of an incendiary device at Kypseli’s ΕΦΚΑ (National Social Insurance Agency)

Publié le 2025-02-04 16:32:34

We take responsibility for the placement of a low powered
incendiary device in the early hours of 03/12
at the ΕΦΚΑ office in Kypseli, located on Kefallinias
Street.

Although the device, fortunately for you, did
not ignite, the message remains the same.

Rest assured that with the same operational ease, we can
target any location of our choosing at any time, with a
similar device.

The reason we selected this specific target, among the
many offered by the metropolis, is that it is a key
structure of the state mechanism, one that promotes
destitution, subjugation, and consequently, the
manipulation of the majority of society. The Social
Insurance Agency (ΕΦΚΑ) operates under the
supervision of the Ministry of Labour, which in capitalist
terms means it acts as an executive organ of the
ideological orientation promoted by the current
government.

To clarify, ΕΦΚΑ is responsible for distributing pensions
of a mere €426.17, withholding contributions from
workers, freelancers, and farmers, and combating tax
evasion. Taxes for farmers exceed 50%, and for
freelancers, they surpass 75%. In summary, ΕΦΚΑ
serves as the state’s tax collector, playing a pivotal role in
financing its political agenda and legitimizing its
existence. But when words fail, numbers speak.

Revenues for the years 2024 and 2025 (approximately)
amounted to about €51 billion, while expenses for social
security funds were around €50 million. This means only
0.1% of the revenue is returned to society.

ΕΦΚΑ is the hand that gives a pittance to the beggar’s
outstretched hand—a currency whose value is dictated
by the state and government, within the predefined
trajectory imposed on the modern wage slave, who
defines themselves based on how productive and
disciplined they have been within the capitalist machine,
perpetually chasing class advancement and social status
validation. Moving beyond the confines of sterile class
analysis, which solely blames the state and capital while
ignoring the responsibility of those consciously trapped
in a condemned life—a life determined by others from
birth, bound by servitude, shackled, and surrounded by
the glitter of capitalist showcases.

In opposition to the world of social consent and
submission, complacency, inertia, and defeatism, against
any logic of delegation and waiting, we choose the path
of direct action, responding with attacks on the world of
power, navigating through the flames of its total
destruction. Every call for attack is a proposal for social
disengagement, a rupture with all forms of authority, a
call for the destruction of the existing order.

With armed hands and words, with a broken heart, and
the name of a street etched in memory, we carried out
this attack in memory of the armed revolutionary
Kyriakos Ximitiris and in solidarity with the anarchist
comrade Marianna M., who is held captive in the
dungeons of bourgeois democracy. Walking the path of
insubordination, dispute, and attack—a path stained with
the blood of those who, unrepentant, chose frontal assault
on the state and power—every step we take remains
unwavering in its purpose.

For every comrade who bore the heavy cost of revolutionary prospects and insurgent action, we promise that with each passing day, as long as our feet tread this earth, we will cut off the heads of our oppressors and dismantle everything they have built with
their filthy hands. Comrade, may you have good
incursions in the valley of eternal silence.

Strength to imprisoned comrade K.K., accused of arson
on a police service van in Mesolongi.

Solidarity to all those prosecuted in the Ambelokipi case.

Freedom for the revolutionary Nikos Maziotis, member
of Revolutionary Struggle

IMAGINATION – OPTIMISM – RISK

Cells of Offensive Solidarity

from : Issue 3 of anarcho-nihilist / insurrectionary newspaper “Blessed Is The Flame”

Faut-il faire feu de tout bois ? une critique des soulèvements de la terre pour ne pas renoncer à une position autonome

Publié le 2025-02-04 19:05:33

Analyses & Mémoires Histoires de luttes - Archives Révoltes - Mouvements Sociaux

Faut-il faire feu de tout bois ? une critique des soulèvements de la terre pour ne pas renoncer à une position autonome


On a décidé de prendre le temps d’essayer d’articuler les raisons de notre refus de participer à la dynamique des soulèvement de la terre. Pas tant pour la nouveauté de nos réflexions, parce que du nouveau dans toute cette histoire il n’y en a pas. Personne n’a réinventé la roue ces derniers temps et on peut dire que tout a déjà, à d’autres moments, été vécu, dit ou réfléchi.

Même dans l’histoire des anarchistes ou des autonomes qui à un certain moment, se retrouvent, peut-être par manque de perspective ou plutôt par besoin de reconnaissance, à être attirés par l’idée d’organisation verticale avec des comités centraux qui se projettent en interlocuteur autoproclamé avec le pouvoir en place. C’est pas nouveau, et la récupération politique de franges radicales par des organisations et partis de gauche non plus. Alors pourquoi se pencher là dessus, et se donner la peine de formuler ces critiques ? Simplement parce que des fois, ça peut aider, pour passer une fois pour toutes, à autre chose de plus intéressant et plus stimulant.

On écrit cela depuis une position à laquelle on tient depuis différentes expériences, celle de l’autonomie comme garde-fou contre la délégation et la représentativité. Comme une possibilité de ne pas déléguer ce pour quoi on lutte et comment on le fait, à un parti, un syndicat ou une organisation. Une position qui permet de tenir à des luttes qui ne cherchent pas une légitimité de la part de l’état ou de la classe dominante. Qui se laisse la possibilité de rencontrer différents groupes et tendances et d’échanger, de ne pas ériger un mur devant ce qui nous est différent politiquement au premier contact. Dont l’intention n’est pas de proposer un programme mais une expression politique qui se traduise tant dans les pratiques que dans les rapports humains. Qui cherche à diffuser une position réappropriable ou chacun.e est son propre sujet politique plutôt qu’à massifier derrière des mots d’ordre désignant le bon sujet révolutionnaire.
Cela n’est pas un mantra auquel nous aurions tenu tout au long de nos vécus, mais une position qui se porte d’autant plus lorsqu’elle est invisibilisée. Si nous nous retrouvons sur un dégoût commun face à l’hégémonie des soulèvements de la terre et de leur récit, on espère se retrouver plus encore sur des positions communes qui nous donneront envie de les affiner et de les affirmer.

Depuis cette position, on explicite pourquoi il y a pour nous un désaccord profond avec les soulèvements de la terre, moins pour ouvrir une discussion avec ces derniers qu’avec les personnes dont on se sent proches et qui répondent présentes à leurs événements.
Nous n’y avons pas participé, notre critique se base donc sur les récits, autant enthousiastes que déçus ou traumatisés, au retour des évènements des SdT, et sur ce qu’eux-mêmes disent de leur organisation. On part aussi d’un sentiment d’étrangeté quant au fait de ne pouvoir partager une critique avec certains camarades qui y retournent encore car « il n’y a rien d’autre ».

Par précision politique on s’est plongé.es dans leur livre « Première secousse », qui explicite leurs positions, notamment pour y voir plus clair dans ce qu’ils défendent et la critique qu’on y porte.
Ce qui est défendu dans le livre est assez franc : « [...] Le temps des compromis, des médiations et du dialogue social » est regretté, nommant sa fin comme une perte, comme si « la gauche de gouvernement et les syndicats de cogestion » n’étaient pas critiquables avant leur déchéance située dans la fin des années 70. Et que leur rôle principal n’était alors pas celui de pacificateurs sociaux. En assumant vouloir s’installer comme interlocuteur légitime entre le pouvoir et un sentiment de colère, à la place ou à côté des syndicats représentatifs, les soulèvements de la terre ont au moins le mérite de prendre clairement position. Celle de ne faire finalement exister que les espaces de discussion politique qu’ils organisent, engloutissant ainsi les groupes locaux et initiatives autres dans leur organisation et leur calendrier, et imposant une composition mensongère où les différentes positions ne peuvent pas se nommer. Car la composition à laquelle nous croyons n’est rien d’autre que celle qui a toujours existé dans les luttes, c’est-à-dire des groupes de différents horizons politiques qui coexistent avec leurs propres expression, ce que les SdT se réapproprient comme un concept novateur en la mettant au service de leur programme et de son bon déroulé. Pour eux, le conflit ne doit pas exister entre les personnes en lutte car le calendrier des SdT prévaut et doit avancer.

Cette tendance à la pacification se joue dans l’objet même de ce qui est porté par les SdT. Comme leur nom l’indique et comme c’est davantage précisé dans leur livre, leur intérêt principal est la défense de la terre et du vivant. Comme accès au foncier, au fait d’avoir accès à des terres cultivables, et sur un enjeu écologiste, de défense de la biodiversité ou contre la bétonisation. Mais plusieurs choses nous dérangent là-dedans. Cela reste d’abord souvent la défense du privé. Là où une autoroute, une voie ferrée ou une bassine est construite, ils souhaiteraient que l’agriculteur en garde la propriété, ou que la mairie, l’agglomération, la communauté de commune, fasse autre chose de ce terrain. Il n’est pas question de déprivatiser ces terres, seulement d’influencer ce qui en sera fait par le nouveau propriétaire ou celui déjà là. Cela se place simplement sur un terrain de défense. Et il est clairement plus simple de composer avec des syndicats ou partis quand l’objectif est de défendre la terre, le vivant et le foncier, que lorsqu’il s’agit d’attaquer l’Etat et le système capitaliste. Pourtant, ce n’est pas comme si d’autres enjeux et d’autres voix n’avaient existé précédemment dans les luttes désormais noyautées par les SdT. A l’été 2021, l’Empaillé, journal régional occitan, consacrait un article au projet de l’A69, et ce qui ressortait était une critique du récit de modernisation et de civilisation des campagnes par la vitesse de circulation des flux, le coût que le péage allait représenter pour les personnes bossant à Toulouse et vivant à Castres (ou inversement) et le lobbying industriel qui motivait le projet. Même si la question écologiste était présente, elle n’était pas centrale, comme elle l’est pourtant devenue depuis l’arrivée des SdT dans cette lutte. Et c’est quelque chose d’assez récurrent quand ils débarquent, gommant la réalité sociale, les gens précarisés ou lassés d’être pris pour des cons pour plutôt faire parler divers écureuils, hérons ou loutres saboteuse. C’est là qu’on voit le public cible des SdT aussi, la classe moyenne cherchant à défendre son confort, l’idée qu’elle se fait du vivant et de la nature. Car la protection de la biodiversité et la lutte écologiste ne peut, dans ce cadre, qu’appeler à une nostalgie d’une image que l’on a connu ou que l’on se fait de la forêt, de la campagne, des banquises etc (comme le rappelle le concept de solastalgie), doublé d’un discours scientiste servant à justifier ce qui n’est finalement que notre propre conservation. Parce que si on est réaliste, le vivant s’en fout de ce qu’il se passe, il survivra et surtout nous survivra, sous d’autres formes. Le moteur même de leur organisation intègre donc la possibilité d’un arrangement, d’une compromission et d’un agglomérat de pléthore de position pour défiler derrière cette bannière abstraite de défense de la terre. Mais de notre côté, notre envie n’est pas de s’arroger une marge confortable ou d’exercer une pression vis à vis des états sur la base de la crise climatique en cours. L’écologie ne pourra pas être un levier révolutionnaire ni se substituer au social, car notre souffrance n’est pas, à contrario de ce qui est porté par les SdT, la conséquence de la terre que l’on meurtri, mais bien celle de systèmes d’exploitation et de domination qui nous minent.

Et si les SdT se nomment comme un mouvement d’écologie radicale, on peut se demander où est la radicalité quand une émeute est tellement prévisible qu’elle ne produit pas de bouleversement à part celui d’être traumatisé. Certes ce ne sera pas la première ni la dernière fois qu’on dira cela, ayant été traversées par ce sentiment en vivant des manifs, et là en voyant de loin celles des SdT. Mais on peut continuer de se demander sans pour autant l’abandonner, où est la conflictualité lorsqu’on reprend tous les gestes d’une émeute pour un évènement qui n’attend que cela pour renforcer l’organisation qui est derrière. Là où certains s’enthousiasment de la radicalisation d’une partie de la gauche extra-parlementaire, nous voyons plutôt un effacement du sens de la radicalité politique.
Le black bloc n’est pas radical en lui-même mais dans l’endroit et le moment où il s’inscrit. Son irruption vient souvent marquer la volonté de polariser, d’éviter qu’une expression politique soit capturée dans un dialogue avec le pouvoir, signifier une rupture. Aujourd’hui ce ne sont pas des artistes contemporains qui ont figé un black bloc dans une vitrine de musée d’art contemporain, ce sont des personnes issues de ces luttes elles-mêmes. Ce que nous voulons dire c’est qu’il y a de quoi être dubitatif lorsqu’une position, un acte, à la base subversif devient une chose comme une autre qu’on peut piocher dans la grande boîte à outil de la lutte.

Alerte, les années 80 ont contaminées les orgas ! Après les fameux Livres dont vous êtes le héros, les SdT nous servent une merveilleuse Manif dont vous êtes le héros ! L’apogée est leur événement « Freinage d’urgence » contre la LGV, paraphrasée en Grand Jeu où chacun.e pouvait trouver ce qui lae faisait vibrer en choisissant parmi différents mini-jeux, symbolisant différents cortèges et/ou modes d’action et reprenant différents jeux classiques à travers des jeux de mots (mille bornes contre les LGV, giga kapla, dixit naturaliste etc). On va pas cracher sur le fait de vouloir mettre du fun dans un quotidien militant souvent dur et triste, mais cette tendance à réduire des pratiques à des outils, et à ce que chacune soit réduite à une envie individuelle, comme si ça ne dépendait pas de positions politiques à porter collectivement, nous laisse un goût amer dans la bouche.
Petite interlude histoire du marketing. Y’a un moment, la pub ça s’adressait à des catégories de la population précises, en mettant en scène des personnages stéréotypés représentant des modes de vies et des habitudes de consommation, la ménagère à qui on essaie de vendre un aspi ou une machine à laver étant l’exemple le plus emblématique. Puis avec internet et les algorithmes, ça a été possible de créer un profil publicitaire individuel, basé sur des habitudes de consommation (d’achats, de contenus numériques, de données etc) s’auto-alimentant. Il s’agissait alors de montrer à chaque personne qu’elle est un individu à part entière, avec ses propres goûts et dont on valorise l’individualité glorifiée en lui proposant des produits et contenus spécifiquement pour lui. Cette stratégie de com’, elle nourrit les SdT qui vendent à chacun.e un morceau de manif qui leur plaira spécifiquement. Franchement, imaginez une voix de vieux publicitaire : « toi aussi trouve le cortège fait pour TOI ! », c’est ridicule et pourtant affreusement proche de la réalité. On se fait vendre une manif déjà toute mâchée, où il s’agit juste de rejoindre le bon rang quand on nous dit où nous placer. On est bien obligé.es de remarquer là l’abandon de l’idée d’aller dans une manif en portant une position, comme quelque chose à quoi on tient et qu’on trouve important. Peut-être cela est dû au fait qu’on nous dise que tout le monde est le bienvenu, tant qu’elle veut bien être un petit soldat, tant qu’il respecte les cadres donnés.

Les pratiques sont ramenées à de simples envies perso : c’est les dépolitiser, les arracher d’un contexte initial et les marchandiser. Parce que c’est clairement dans l’air du temps, on voit des camarades tripper de plus en plus sur le mythe individuel, se checkant entre personnes qui ont été là où il fallait être, cette fameuse émeute où t’as fait tel et tel truc et où il s’agit d’en être fière, où la surproduction d’images est source de visionnages interminables pour isoler la moindre seconde où on se voit apparaître à l’écran en action et où l’addiction à l’adrénaline vient entacher toute volonté de tenir à une position politique. Le problème n’est pas de ressentir de l’adrénaline, d’être spontanément attiré.e par des actions ou une émeute, mais de ne pas conscientiser ou bien d’accepter qu’une organisation politicienne soit en train de jouer avec cette libidinosité pour leur compte, de maîtriser les débordements.
En fait, ce genre de proposition est le produit d’un contexte individualiste dans la lutte, et c’est pour cela que ça fonctionne, que leurs évènements arrivent à rameuter autant de gens même parmi des camarades, que chaque défaite* terni à peine l’envie de se rendre au prochain.
*on parle là de défaite en réponse à leur rhétorique de la victoire et face à la quantité de blessés, de fichées, et d’énergie déployé dans leurs événements, mais on revient davantage sur cette question dans quelques paragraphes

Les black blocs, les actions directes, les sabotages sont des pratiques qui s’inscrivent dans des histoires de luttes. Si elles n’appartiennent pas à des groupes ou à un mouvement, elles existent en situation, elles sont le fruit d’idées portées collectivement. Dans leur livre, les Sdt citent nombre de références : ils s’ancrent dans l’histoire du sabotage, des luttes écologistes et des mouvements de masse, mais sans jamais tisser un lien politique. Tout est conçu comme un outil, auquel la finalité est une organisation solide devant paraître légitime.
Pour l’histoire du sabotage, ce qui en est retenu c’est qu’il est utile et, en citant Hobsbawn, « probablement plus efficace que n’importe quel autre moyen disponible AVANT l’ère des syndicats nationaux ». Belle manipulation de l’histoire. On vire alors la notion de sabotage, désormais trop désuète puisqu’il s’agit d’apparaître comme interlocuteur légitime, et on la remplace par la notion de désarmement, néologisme très prisé des SdT, qui « relégitime l’action directe ». Cette dernière était visiblement trop radicale auparavant, une fois débarrassée de la position qui l’accompagne, de la lecture d’un rapport de production ou de reproduction qui vient exploiter et meurtrir directement les corps, elle devient plus facile à assimiler. Mais la réappropriation et la transformation de références comme ça n’est pas anodine dans le contexte : cela recentre sur la notion d’individu d’une part au détriment d’une réalité de pratiques collectives, et d’autre part ça efface celle du conflit des classes sociales, de sexe, de race.
Une des questions qui sont à se poser lorsque l’on s’inscrit dans une histoire des luttes aussi large que les SdT le font, c’est la manière dont ce savoir et cet héritage sont transmis. Il est certain que restituer un contexte historique, une généalogie des pratiques et une position soit lourd lorsque l’on parle des luttes anti-nucléaire, du luddisme, de l’anarchisme de Pouget et autre. Mais lorsque ces récits sont transformés en fatras informe visant à justifier la pratique du désarmement auprès des classes moyennes qui pourraient y être frileuses, il ne s’agit pas d’héritage mais d’excuses, d’appel à un affect ou de pommade. La position de fond des SdT est la défense de la terre et l’écologie, mais sur cela bien peu de choses sont placées en héritage. Les traces sont pourtant bien là, nombre de pratiques ou références étant empruntées à Earth First, mouvement d’écologie radicale dont la branche anglaise s’est beaucoup basée sur la question de l’anti-colonialisme, la lutte contre l’industrialisation et la protection des terres à travers une diversité d’action. Cet héritage a fondé Extinction Rébellion, né en Angleterre et émanant de militants gravitant autour d’Earth First, qui eux se sont centrés sur la recherche de légitimité des actions, en basant leur stratégie sur le fait d’être poursuivis en justice et de plaider une défense contre l’écocide. C’est cette filiation qu’on retrouvera donc dans la constitution des SdT, ayant été largement nourris de militant.es de XR. Mais tout ça est peu, voire pas du tout mentionné, les SdT préférant se revendiquer comme inventeurs de l’action directe écologiste. Par là aussi on voit donc une façon de capter un héritage sans en prendre pleinement acte, sans en créer une continuité, et c’est cette captation des luttes et pratiques présentes comme passées que nous rejetons.

Dans leur proposition, les soulèvements de la terre catalysent pas mal de choses dans la façon dont les luttes se reconstruisent aujourd’hui et comment on s’y rapporte. Une organisation à la forme finement tissée et marketée, qui témoigne des tendances récentes parmi les autonomes à rechercher une forme de verticalité dans des orgas, ou au moins à déléguer l’organisation des évènements et luttes jusqu’à la défense juridique, à penser que tout n’est qu’une opinion individuelle et une forme de libidinosité ou de consommation des luttes, où chacun vient chercher à être là où il faut être sans réfléchir à ce qui le met en lutte.
Et au fond, leur arrivée dans une lutte préexistante en centralisant leur force dans le spectacle qu’ils offrent, souvent au détriment d’une position autonome, montre bien qu’il n’y a que peu de conséquences tangibles à des désaccords politiques profonds. Et ce n’est bien sûr pas aux SdT d’intégrer nos critiques et de les réinjecter à leur sauce mais bien à nous de donner des conséquences à ces critiques. Car la lutte n’est pas un bain d’opinions, où chacune a le droit de dire ce qu’il lui déplaît sans que cela n’amène pas à en tirer des conséquences, c’est bien la différence entre une opinion et une position. Et c’est aussi pourquoi ce qui nous rapproche souvent dans une position autonome, c’est le refus du jeu démocratique de la gauche dans sa capacité à intégrer la critique pour la rendre inaudible.
Bien sûr des textes sortent depuis plusieurs années et plein de collectifs continuent de lutter pour ce qu’ils veulent sans se soucier de ces évènements. Aussi, nombre d’entre eux ont choisi de continuer leur route plutôt que d’accepter la proposition d’une composition avec les SdT qui signifierait leur concéder le récit. Mais pourquoi les soulèvements de la terre continuent d’attirer comme des aimants des groupes qui à priori défendent autre chose qu’une délégation dans la lutte ? L’ambiguïté entretenue dans une pseudo composition entre la gauche et le mouvement autonome semble effriter le temps passant une sensibilité anarchisante, qui est pourtant souvent un point de départ de confrontation avec ce genre d’organisation. Peut-être avons-nous besoin alors d’affirmer une position, là où une sensibilité se fait engloutir si facilement.

Ce qui est ainsi surprenant, c’est de voir nombre de camarades, qui étaient enthousiasmés par le mouvement des gilets jaunes et par une position d’autodétermination pendant les précédents mouvements sociaux, se fondre dans les évènements des SdT sans y voir de contradictions avec les pratiques jusqu’alors défendues. L’héritage de la révolte des gilets jaunes se retrouve jeté dans les chiottes. Car si les GJ ont créé une brèche, la répression n’a pas été la seule à la refermer. Sitôt affaiblie, la pacification petite-bourgeoise des marches pour le climat et le jeu des syndicats a finit d’en balayer la dynamique. Si cette capacité d’échapper à toute récupération ne perdure donc pas, c’est aussi car des organisations comme les SdT ont sciemment choisi de tracer un modèle vertical auquel on peut sereinement déléguer, né autour de l’enjeu de rendre plus sexy et esthétique un engagement politique.
Le mouvement des gilets jaunes avait lutté pour tout autre chose. Pas de représentativité, pas de délégation. Beaucoup de chemins différents ont été pris depuis, et tenir à une position autonome ne reflète pas l’entièreté de l’héritage gilet jaune mais il en reste tout de même un. De cet héritage il reste une culture d’assemblées, où l’ouverture passe par le fait de se situer et se confronter, où l’horizontalité n’est bien sûr pas absolue mais reste une visée. Il reste aussi la capacité de se penser en tant que collectif sans attendre celui qui le légitimera, pouvoir penser une stratégie sans s’oublier dans la notion de victoire, et porter sa propre défense même des années après la répression du mouvement. Rien n’est parfait, mais ce qui a pu exister ou perdurer dans une culture de lutte vaut le coup d’être nommé.
Et si la référence s’arrête simplement à s’adresser au souvenir du sentiment de joie, de colère et de possibilité émancipatrice des GJ sans respecter ce qui l’a permis, cela n’est rien de mieux qu’un appât tendu à nos névroses. Mais peut-être s’agit-il pour nous de les travailler et de dépasser l’objet obsessionnel de l’émeute auto-suffisante pour tracer les contours d’un imaginaire révolutionnaire. Si les SdT se sont réappropriés un héritage qui nous est cher, il est nécessaire de continuer à faire exister des espaces et une temporalité autres, propres à nos positions.

Actuellement, il faut se l’avouer, on ressent comme une période de creux. Et cette période est donc propice à nous remémorer la façon dont nous avons vécu le mouvement retraite en 2023 et le mettre en parallèle avec les évènements des soulèvements de la terre. Car on peut se questionner sur ce qui nous pousse à nous investir dans des manifestations syndicales lorsque nous sommes absent.es des manifestations des SdT. Les directions syndicales, elles, savent susciter une méfiance quant à leur capacité d’écraser ce qui pourrait leur échapper. Souvent le fait de provoquer des débordements dans les manifs qu’elles organisent, marque une position d’autodétermination qui peut polariser même si bien sûr elle est parfois attendue. Au moins jusqu’au dernier mouvement retraites, les centrales syndicales ne cherchaient pas à avoir des images spectaculaires d’émeutes, au contraire des soulèvements de la terre qui basent leur réussite politique sur l’image d’une « radicalité » qui compose avec des positions qui le seraient moins. Si le mouvement retraite était porté par des syndicats, il faut aussi se dire que c’est parce qu’il y a une dépendance légale envers eux, pour déposer une grève par exemple. Mais il faut là aussi faire une distinction entre un syndicat de base et un syndicat central. Le syndicat de base Sud se positionne souvent simplement en outil permettant de faire grève avec un minimum de protection légale. Par exemple, en 2023 avant le mouvement retraite, il y a eu énormément de grèves auto-organisées par les salariées. SUD posait juste les préavis qui permettaient une protection légale aux différents collectifs se mettant en grève. Bien sûr, on pourrait se dire que des grèves sauvages comme celles des années 70/80 auraient un potentiel plus fort. Mais il ne faut pas oublier qu’entre temps il y a eu une restructuration capitaliste très conséquente à travers la globalisation, et la délocalisation qui va avec, l’automatisation, et aujourd’hui avec la digitalisation, qui précarisent et mettent les travailleur.es dans un rapport de concurrence plus accru qu’il y a 50 ans.
On parlait de défaites un peu plus haut, de celles que l’on voit chez les soulèvements, et peut-être pourrait-on en dire autant du mouvement retraite. Mais il nous semble que sur ce point, la différence est que la rhétorique de victoire des SdT vise à la conservation de leur organisation, à la préservation d’une image médiatique et d’une idée de crédibilité, et qu’il ne peut exister d’autres rhétoriques au sein de ces manifestations. Et si ce terme n’est pas à bannir de nos réflexions, il faut alors se demander ce qu’on nomme victoire, qu’est-ce qui nous fait bouger, et qu’est-ce qui perdure une fois la répression et les nuages de poussières, de débris et de lacrymogènes lentement retombés. Pour nous, ce que l’on garde du mouvement retraite et qui a motivé notre présence dans les manifs, c’est la possibilité d’un dépassement du cadre syndical dans un contexte de plans d’austérités où la retraite s’est caractérisée comme une dignité matérielle à remettre dans le champs de bataille de la rue. Certes dans sa globalité, le mouvement social n’a pas dépassé la revendication d’une retraite à 62 ans, parfois follement à 60 ans. La possibilité d’un bouleversement social ne s’est pas réellement élaborée comme horizon. Peut-être que l’époque déteint sur ce que l’on ose ou pas imaginer : ces dernières décennies on peut dire qu’une perspective révolutionnaire est dure à palper dans des mouvements qui n’imaginent pas vraiment une autre situation sociale.
Mais si l’horizon a peu débordé le cadre d’une revendication énoncée par les centrales syndicales pendant le dernier mouvement retraites, les tentatives et recherches d’autres voix autonomes ont été multiples et pas que caractérisées par l’émeute. On a vu apparaître des occupations de facs dans plusieurs villes permettant d’avoir des lieux d’organisations, de partage de pratiques et de savoirs, de sociabilité, en somme de vraies caisses de résonances à des revendications plus larges autour de la question du travail, de nos conditions d’existence, nos précarités et nos galères, mais aussi autour de ce qui était recherché comme finalité plus lointaine que le simple slogan de retraite à 60 ans, et comment y arriver. On a aussi vu, à Lyon par exemple, des assemblées proposer ses propres manifs, et perdurer au delà du mouvement. Il faut reconnaître que ces initiatives sont restées minoritaires au sein du mouvement, se concentrant sur le retrait de la réforme, voire pour ce qui est des centrales syndicales, à une simple conquête de l’opinion public en vue de l’augmentation de leurs adhérents. Mais dans ce qui était minoritaire, des solidarités ont émergé et sont restées. Et des discussions et des pratiques, il en a parfois émané des positions. Il est resté des choses qui nous tiennent à cœur, et peut-être que c’est justement parce qu’elles nous importent et qu’on savait qu’on faisait ça pas simplement pour répondre à un mouvement mais parce qu’il y avait une possibilité à un moment donné de faire davantage corps collectivement qu’on y a trouvé de la force et de la joie et qu’on ne l’a pas pleinement vécu comme une défaite. Car pour parler de victoire ou de défaite, on ne peut pas se référer à un absolu, une façon dont se passent les choses qui seraient fondamentalement une réussite ou non, il faut, à plusieurs, se poser la question de ce que l’on cherche et ce que l’on veut atteindre.

Une autre voix a donc pu exister, comme nous en a donné l’exemple du mouvement des GJ tel qu’on a pu le vivre, mais cette voix s’est perdue dans la répression et la recomposition des mouvements suivants par les organisations de gauche, sabordant l’héritage récent. Aujourd’hui, on constate une omniprésence des soulèvements de la terre comme organisation centralisant nivelant les luttes locales et imposant, à grand coup de spectacle marketing, un discours écologique se départant de l’analyse de conditions matérielles. Mais cette dépendance n’est pas nouvelle, et elle peut donc être réfléchie. Par des assemblées qui partent de ce qui nous touche politiquement, en écrivant nos propres textes ou au moins en essayant de créer d’autres moments pour se départir d’une stratégie politique hégémonique, et en ne déléguant pas l’antirep et le récit de ce dans quoi on s’engage. L’enjeu est donc de faire exister une position autonome lorsque celle-ci est récupérée pour son esthétique et ses pratiques. De créer du lien dans nos propres espaces là où la centralité des SdT s’impose même dans le besoin de sociabilité. De s’essayer à un imaginaire et prendre acte de ses conséquences lorsque la radicalité n’est utilisée que comme composante d’une pression en vue d’un dialogue avec l’état.

Maitre Ruben Garcia, l’avocat parisien qui fait son biz’ sur le dos des retenu·es des CRA

Publié le 2025-02-04 22:30:30

À l’intérieur des CRA, la personne la plus connue est sûrement Garcia. Ou plutôt « Maitre Ruben Garcia, avocat au barreau de Paris ». S’il est aussi célèbre, c’est que cet avocat a fait de la rétention sa spécialité. Son business, il le fait sur le dos des personnes enfermées. Il lui suffit de gagner régulièrement quelque dossiers pour que les retenu·es qui le peuvent fassent appel à lui. Quand un·e retenu·e te dit qu’iel a pris un avocat, on s’attend à ce que ça soit Garcia.

Pas de site internet, pas de plaque sur la porte de son cabinet situé au 54 rue de la bienfaisance dans le 8ème arrondissement de Paris… Pas besoin de tout ça. Son téléphone tourne tout seul à l’intérieur des CRA. Même les flics font sa pub. « Garcia ? ce sont des flics qui m’en ont parlé quand je venais visiter mon mari, raconte la proche d’un retenu. Ils m’ont dit qu’il faisait sortir plein de monde ». Un ancien retenu raconte qu’au CRA de Vincennes, un flic glisse le nom de Garcia aux nouveaux arrivants lorsqu’ils déposent leurs affaires au coffre.

Évidemment Garcia ne fait pas ça gratos. Le montant qu’il prend c’est un peu à la tête du client, tant les sommes varient d’un retenu à l’autre. Il adore se faire payer en cash, demande des petits extras et met la pression sur les retenu·es ou leurs proches pour qu’iels allongent.

« Moi j’ai négocié 1 400 euros pour toute la rétention, donc c’est le même taro si je fais plusieurs JLD [juge des libertés et de la détention. Les retenu·es passent devant ce juge jusqu’à 4 fois durant leurs 90 jours maximum de rétention]. « Mais à d’autres il va demander 500 euros de plus par ci par là pour chaque audience » raconte A, qui est passé par le CRA de Vincennes. M., enfermé lui aussi à Vincennes, confirme : « Je connais des gens qui ont mis 3 000 – 3 500 euros pour Garcia. Il vient au premier JLD et après il demande des rallonges pour les suivants ».

En 2020, un retenu du CRA de Oissel (près de Rouen) nous avait déjà raconté ses embrouilles avec Garcia. Il était venu au premier JLD mais ne s’était pas pointé lors de la 2e audience. Au téléphone, Garcia avait expliqué au retenu qu’il devait faire en sorte que ses proches aillent déposer son « cadeau » à son adresse s’il voulait être représenté à sa prochaine audience JLD.

Le terme de « cadeau » est souvent utilisé dans les témoignages sur Garcia, il s’agit en réalité d’argent liquide ou de paiement sous d’autre formes.

La thune est au centre de tout. Tant que le montant des honoraires n’est pas dealé, inutile d’espérer discuter avec lui. « Il parlait que des thunes, des thunes… Je pouvais même pas lui parler de la situation de mon cousin d’abord », explique la proche d’un retenu. Une autre raconte la même chose : « mon petit frère m’a dit de l’appeler car soit disant il est reconnu. Mais il m’a pris de haut. M’a dit que c’était 1 500 euros à ramener à son cabinet, alors que j’avais même pas commencé à expliquer le cas de mon frère. J’y suis pas allé ».

« On dit que Garcia quand tu le choisis, t’es sûr de sortir mais c’est faux ! Le nombre de gens qui sont retournés au bled alors qu’ils l’ont payé… » témoigne S. un ancien retenu.

L’avantage avec ce business, c’est que lorsqu’il « perd », lorsqu’il n’arrive pas à faire sortir la personne enfermée, il risque rien le Garcia, puisqu’au final le retenu est soit expulsé, soit il sort au bout des 90 jours. « S’il te bluffe ou s’il t’arnaque déjà t’as pas de preuve que tu lui as donné de l’argent, comme c’est beaucoup en cash. Et de toute façon, t’as pas de papiers. Donc déposer plainte contre un avocat, laisse tomber ! », lâche B.

Alors autant dire qu’il en abat du dossier le Garcia. En 2024, Garcia est cité dans plus de 450 procédures sur justice.pappers.fr, un site qui recense une partie des décisions de justice. En grande majorité il s’agit d’appels de décision du JLD (380), ou des JLD (70). Vu combien il prend par dossier, on te laisse imaginer combien il palpe… Une somme, qui doit alimenter sa SCI, la SCI DE L’ANJE, située à Boulogne-Billancourt.

Avec un tel rythme c’est sur qu’il en a pas grand chose à foutre des personnes qu’il est censé défendre : à l’automne lors d’une audience du JLD, le baveux aura passé plus de temps à copiner avec l’avocat de la préfecture ou les flics qu’à soutenir les retenus.

Lors de cette audience, son premier dossier est gagné pour vice de procédure, les autres seront perdus. Mais c’est son attitude qui est gerbante. Au deuxième dossier, il ne plaide que 10 secondes. Le juge décide le maintien de la personne en rétention et va pendant de longues minutes dicter ses motivations. Durant tout ce temps Garcia restera à discuter avec l’avocat de la pref, laissant son client seul face au juge. Plusieurs fois le retenu tourne la tête vers son avocat, tente de comprendre ce que dit le juge, se demande pourquoi son avocat n’intervient pas… Mais Garcia l’ignore totalement.
Et voila le retenu, sonné, qui repart pour une période de 30 jours d’enfermement.

Dossier suivant, Garcia est en train de plaider pour un retenu déjà enfermé depuis 60 jours, quand il s’arrête pour saluer le flic d’une escorte qui vient de rentrer dans la salle d’audience. Là encore le juge rejette ses arguments et prolonge la rétention. Là encore l’avocat n’explique rien à son client. Et pendant que le juge dicte ses conclusions, Garcia part serrer les mains des flics de l’escorte. Puis il s’installe carrément avec eux, adossé au mur entre la flic de garde et les autres pour taper la discute.

Début novembre, nouvelle audience au JLD : la juge note l’absence d’un avocat. « Quelqu’un sait-il s’il viendra ? », lance-t-elle. L’avocat de la pref se charge de lui demander par SMS… Résultat : Garcia a envoyé ses conclusions écrites mais il ne viendra pas à l’audience défendre son client. Ce dernier apprend son absence au moment de comparaître, Garcia ne l’avait pas prévenu. Sa rétention sera prolongée. Dans la salle, le cousin d’un autre retenu commente : « C’est chaud, tu paies le gars et il se pointe même pas, heureusement que je l’ai pas engagé ».

Ne pas se déplacer semble être une habitude. Alors qu’un retenu passait en appel mi-novembre et croyait en ses chances de sortir, Garcia n’a pas pris la peine de venir. Le gars, qui n’a pas été libéré, a tenté de joindre l’avocat toute la journée, qui n’a pas décroché. « Si y’a qu’un client à lui à une audience, il se déplace pas toujours. Il va venir que s’il en a plusieurs », raconte W., un retenu.

Et ça fait des années que ça dure. L’humiliation de ses clients ou de leur proches est, en effet, récurrente dans les témoignages sur Garcia. Comme cette fois en 2019 au TGI de Paris, lorsque la juge donne la parole au retenu qui ne répond pas. Il n’y a pas d’interprète, la juge est véner, elle finit par lui parler de manière très infantilisante. Le retenu ne parle toujours pas. Garcia, son avocat, s’énerve et hurle à son client de parler et quoi dire, le mec finit par dire qu’il est prêt à partir en Algérie.
Une femme âgée qui est là en soutien dit quelque chose depuis le fond de la salle, ce qui lui vaut un regard noir de Garcia. En sortant, au milieu du hall du TGI, Garcia va lui taper un scandale. Il s’emballe sur le « non respect envers l’institution » et que la prochaine fois qu’ils auront besoin de lui c’est pas la peine d’appeler.

Si ce baveux se fait autant de bif, c’est qu’il profite de la politique raciste de l’Etat qui enferme chaque année plusieurs dizaines de milliers de personnes en CRA car elles n’ont pas les bons papiers. Si la dureté de l’enfermement et la crainte de l’expulsion poussent celles qui le peuvent à raquer pour Garcia, c’est aussi parce que très peu d’avocats acceptent de défendre des retenu.es, de se déplacer au JLD et de se faire payer à l’aide juridictionnelle.

Ce système permet d’engraisser toute la chaîne judiciaire. Comme les juges des libertés et de la détention, qui tous les jours enchaînent les dossiers en reconduisant quasi systématiquement la rétention des personnes enfermées, tout en se permettant souvent au passage, propos racistes et méprisant. Ou les cabinets d’avocats (Adam Caumeil, Centaure avocat, Arco-legal, situés dans Paris ou Actis Avocats à Créteil, Tomasi, Dumoulin à Lyon…) qui touchent des millions chaque année pour représenter la préfecture.

 

Reims (Marne) : Des tags féministes sur la porte des cathos

Publié le 2025-02-05 00:00:00

L’Hebdo du Vendredi / lundi 3 février 2025

Surprise, dimanche soir, dans la rue du Lieutenant Herduin. Il était 21 heures lorsque des salariés du campus de Reims de l’Institut catholique de Paris (ICP) ont constaté que les deux portails principaux de l’établissement d’enseignement supérieur avaient été vandalisés.
Des tags à la bombe bleue, grossièrement réalisés, sur lesquels on pouvait lire, « Mon corps, mon choix » et son équivalent en anglais, « My body, my choice ».

Un slogan utilisé depuis les années 1970, à une époque où les femmes se battaient pour dépénaliser l’avortement, obtenir une couverture de cet acte et réserver ce libre choix aux femmes. Si l’IVG (interruption volontaire de grossesse) a été intégrée dans la Constitution en mars 2024, le droit à l’avortement est en recul dans de nombreux pays, quand celui-ci n’est pas tout simplement pénalisé.

Contacté, l’établissement qui accueille 700 étudiants, dit ne pas avoir « plus d’informations à ce stade ». Comme les cinq universités catholiques de France, l’ICP est reconnu d’intérêt général par l’État et est plutôt connu pour son ouverture sur le monde, recevant des apprenants du monde entier et de toutes les confessions.

Maitre Ruben Garcia, l’avocat parisien qui fait son biz’ sur le dos des retenu·es des CRA

Publié le 2025-02-05 08:25:03

À l’intérieur des CRA, la personne la plus connue est sûrement Garcia. Ou plutôt « Maitre Ruben Garcia, avocat au barreau de Paris ». S’il est aussi célèbre, c’est que cet avocat a fait de la rétention sa spécialité. Son business, il le fait sur le dos des personnes enfermées. Il lui suffit de gagner régulièrement quelque dossiers pour que les retenu·es qui le peuvent fassent appel à lui. Quand un·e retenu·e te dit qu’iel a pris un avocat, on s’attend à ce que ça soit Garcia.

Pas de site internet, pas de plaque sur la porte de son cabinet situé au 54 rue de la bienfaisance dans le 8ème arrondissement de Paris… Pas besoin de tout ça. Son téléphone tourne tout seul à l’intérieur des CRA. Même les flics font sa pub. « Garcia ? ce sont des flics qui m’en ont parlé quand je venais visiter mon mari, raconte la proche d’un retenu. Ils m’ont dit qu’il faisait sortir plein de monde ». Un ancien retenu raconte qu’au CRA de Vincennes, un flic glisse le nom de Garcia aux nouveaux arrivants lorsqu’ils déposent leurs affaires au coffre.

Évidemment Garcia ne fait pas ça gratos. Le montant qu’il prend c’est un peu à la tête du client, tant les sommes varient d’un retenu à l’autre. Il adore se faire payer en cash, demande des petits extras et met la pression sur les retenu·es ou leurs proches pour qu’iels allongent.

« Moi j’ai négocié 1 400 euros pour toute la rétention, donc c’est le même taro si je fais plusieurs JLD [juge des libertés et de la détention. Les retenu·es passent devant ce juge jusqu’à 4 fois durant leurs 90 jours maximum de rétention]. « Mais à d’autres il va demander 500 euros de plus par ci par là pour chaque audience » raconte A, qui est passé par le CRA de Vincennes. M., enfermé lui aussi à Vincennes, confirme : « Je connais des gens qui ont mis 3 000 – 3 500 euros pour Garcia. Il vient au premier JLD et après il demande des rallonges pour les suivants ».

En 2020, un retenu du CRA de Oissel (près de Rouen) nous avait déjà raconté ses embrouilles avec Garcia. Il était venu au premier JLD mais ne s’était pas pointé lors de la 2e audience. Au téléphone, Garcia avait expliqué au retenu qu’il devait faire en sorte que ses proches aillent déposer son « cadeau » à son adresse s’il voulait être représenté à sa prochaine audience JLD.

Le terme de « cadeau » est souvent utilisé dans les témoignages sur Garcia, il s’agit en réalité d’argent liquide ou de paiement sous d’autre formes.

La thune est au centre de tout. Tant que le montant des honoraires n’est pas dealé, inutile d’espérer discuter avec lui. « Il parlait que des thunes, des thunes… Je pouvais même pas lui parler de la situation de mon cousin d’abord », explique la proche d’un retenu. Une autre raconte la même chose : « mon petit frère m’a dit de l’appeler car soit disant il est reconnu. Mais il m’a pris de haut. M’a dit que c’était 1 500 euros à ramener à son cabinet, alors que j’avais même pas commencé à expliquer le cas de mon frère. J’y suis pas allé ».

« On dit que Garcia quand tu le choisis, t’es sûr de sortir mais c’est faux ! Le nombre de gens qui sont retournés au bled alors qu’ils l’ont payé… » témoigne S. un ancien retenu.

L’avantage avec ce business, c’est que lorsqu’il « perd », lorsqu’il n’arrive pas à faire sortir la personne enfermée, il risque rien le Garcia, puisqu’au final le retenu est soit expulsé, soit il sort au bout des 90 jours. « S’il te bluffe ou s’il t’arnaque déjà t’as pas de preuve que tu lui as donné de l’argent, comme c’est beaucoup en cash. Et de toute façon, t’as pas de papiers. Donc déposer plainte contre un avocat, laisse tomber ! », lâche B.

Alors autant dire qu’il en abat du dossier le Garcia. En 2024, Garcia est cité dans plus de 450 procédures sur justice.pappers.fr, un site qui recense une partie des décisions de justice. En grande majorité il s’agit d’appels de décision du JLD (380), ou des JLD (70). Vu combien il prend par dossier, on te laisse imaginer combien il palpe… Une somme, qui doit alimenter sa SCI, la SCI DE L’ANJE, située à Boulogne-Billancourt.

Avec un tel rythme c’est sur qu’il en a pas grand chose à foutre des personnes qu’il est censé défendre : à l’automne lors d’une audience du JLD, le baveux aura passé plus de temps à copiner avec l’avocat de la préfecture ou les flics qu’à soutenir les retenus.

Lors de cette audience, son premier dossier est gagné pour vice de procédure, les autres seront perdus. Mais c’est son attitude qui est gerbante. Au deuxième dossier, il ne plaide que 10 secondes. Le juge décide le maintien de la personne en rétention et va pendant de longues minutes dicter ses motivations. Durant tout ce temps Garcia restera à discuter avec l’avocat de la pref, laissant son client seul face au juge. Plusieurs fois le retenu tourne la tête vers son avocat, tente de comprendre ce que dit le juge, se demande pourquoi son avocat n’intervient pas… Mais Garcia l’ignore totalement.
Et voila le retenu, sonné, qui repart pour une période de 30 jours d’enfermement.

Dossier suivant, Garcia est en train de plaider pour un retenu déjà enfermé depuis 60 jours, quand il s’arrête pour saluer le flic d’une escorte qui vient de rentrer dans la salle d’audience. Là encore le juge rejette ses arguments et prolonge la rétention. Là encore l’avocat n’explique rien à son client. Et pendant que le juge dicte ses conclusions, Garcia part serrer les mains des flics de l’escorte. Puis il s’installe carrément avec eux, adossé au mur entre la flic de garde et les autres pour taper la discute.

Début novembre, nouvelle audience au JLD : la juge note l’absence d’un avocat. « Quelqu’un sait-il s’il viendra ? », lance-t-elle. L’avocat de la pref se charge de lui demander par SMS… Résultat : Garcia a envoyé ses conclusions écrites mais il ne viendra pas à l’audience défendre son client. Ce dernier apprend son absence au moment de comparaître, Garcia ne l’avait pas prévenu. Sa rétention sera prolongée. Dans la salle, le cousin d’un autre retenu commente : « C’est chaud, tu paies le gars et il se pointe même pas, heureusement que je l’ai pas engagé ».

Ne pas se déplacer semble être une habitude. Alors qu’un retenu passait en appel mi-novembre et croyait en ses chances de sortir, Garcia n’a pas pris la peine de venir. Le gars, qui n’a pas été libéré, a tenté de joindre l’avocat toute la journée, qui n’a pas décroché. « Si y’a qu’un client à lui à une audience, il se déplace pas toujours. Il va venir que s’il en a plusieurs », raconte W., un retenu.

Et ça fait des années que ça dure. L’humiliation de ses clients ou de leur proches est, en effet, récurrente dans les témoignages sur Garcia. Comme cette fois en 2019 au TGI de Paris, lorsque la juge donne la parole au retenu qui ne répond pas. Il n’y a pas d’interprète, la juge est véner, elle finit par lui parler de manière très infantilisante. Le retenu ne parle toujours pas. Garcia, son avocat, s’énerve et hurle à son client de parler et quoi dire, le mec finit par dire qu’il est prêt à partir en Algérie.
Une femme âgée qui est là en soutien dit quelque chose depuis le fond de la salle, ce qui lui vaut un regard noir de Garcia. En sortant, au milieu du hall du TGI, Garcia va lui taper un scandale. Il s’emballe sur le « non respect envers l’institution » et que la prochaine fois qu’ils auront besoin de lui c’est pas la peine d’appeler.

Si ce baveux se fait autant de bif, c’est qu’il profite de la politique raciste de l’Etat qui enferme chaque année plusieurs dizaines de milliers de personnes en CRA car elles n’ont pas les bons papiers. Si la dureté de l’enfermement et la crainte de l’expulsion poussent celles qui le peuvent à raquer pour Garcia, c’est aussi parce que très peu d’avocats acceptent de défendre des retenu.es, de se déplacer au JLD et de se faire payer à l’aide juridictionnelle.

Ce système permet d’engraisser toute la chaîne judiciaire. Comme les juges des libertés et de la détention, qui tous les jours enchaînent les dossiers en reconduisant quasi systématiquement la rétention des personnes enfermées, tout en se permettant souvent au passage, propos racistes et méprisant. Ou les cabinets d’avocats (Adam Caumeil, Centaure avocat, Arco-legal, situés dans Paris ou Actis Avocats à Créteil, Tomasi, Dumoulin à Lyon…) qui touchent des millions chaque année pour représenter la préfecture.

 

Envoi solidaire de courriers à des personnes emprisonnées

Publié le 2025-02-05 11:13:48

Envoi solidaire de courriers à des personnes emprisonnées

Infos locales Prisons - Luttes anticarcérales

Un moment est organisé au Local A.P.A.C.H.E. pour écrire et envoyer du courrier à des prisonniers et prisonnières. L’occasion aussi de discuter des actualités des luttes contre la prison et le système carcéral en général.

Si possible, amène des timbres, des enveloppes, du papier, etc.

RDV à 18 heures au 35 boulevard Poincaré à Caen.

A propos du Local A.P.A.C.H.E. :

Le local A.P.A.C.H.E.(35 boulevard Poincaré 14000 CAEN) est un lieu anarchiste. Local de l’Association Pour l’Abolition du CHomage et de l’Exclusion, association reprise en 2013 réunissant des chômeurs, chômeuses, précaires et rebelles en lutte contre l’exploitation avec pour base l’entraide, l’auto-défense collective, l’action directe et l’auto-organisation.

C’est aussi :

Un espace d’entraide : où l’on peut se défendre collectivement contre notre patron, pôle emploi, notre bailleur…

Une bibliothèque La pensée sauvage : plusieurs centaines de livres sur l’anarchisme, les luttes sociales, la révolution sociale, l’anti-industrialisme, le féminisme, l’antifascisme, etc...

Un infokiosque : des brochures, des revues et des bouquins révoltés et subversifs en diffusion directe et à prix libre.

La Mutuelle Autonome Caennaise : mutuelle d’entraide de fric, mais également d’autodéfense collective, d’outillage et de production/consommation. Casse Murailles est quant à elle une caisse pour faire face à la répression.

Les Causeries : des discussions avec ou sans présentation préalable autour de textes, de thèmes, d’une actualité sociale ou politique, ou d’expériences présentes ou passées.

Le local A.P.A.C.H.E. est aussi un lieu d’accueil pour des individus, collectifs et groupes antiautoritaires et anticapitalistes, féministes…

Contact : localapache(at)riseup.net

A lire aussi...

[France] LGV Bordeaux-Toulouse, ZAD évacuée

Publié le 2025-02-05 12:27:44
stuut.info>

[France] LGV Bordeaux-Toulouse, ZAD évacuée

[France] LGV Bordeaux-Toulouse, ZAD évacuée

Les forces de l’ordre ont débarqué ce matin pour évacuer une nouvelle fois les militants écologistes opposés à la LGV ( Ligne à Grande Vitesse ) Bordeaux-Toulouse. C’est la deuxième évacuation en moins de 15 jours, la « guinguette vaillante » avait déjà été démantelée le 22 janvier, une douzaine de militants avaient alors été placés en garde à vue.

Ailleurs | sur https://stuut.info | Collectif : Secours Rouge /B_collectif>

Ce matin, la police, accompagnés de la CNAMO (cellule nationale d’appui à la mobilité) brigade spécialisée dans l’expulsion des ZAD et dans le dégagement d’obstacles complexes, sont intervenus pour enlever les installations au sol et en hauteur, dans les arbres. Ils ont délogé ceux qui s’étaient réfugiés dans des cabanes et tenté de dénicher « les écureuils », militants perchés. Depuis le 30 août 2024, cette ZAD résiste sur un triangle boisé coincé entre le canal latéral de la Garonne, les voies ferrées et les travaux préparatoires. Les militants dénoncent un projet absurde, destructeur de terres agricoles et de biodiversité. Trois personnes ont été interpellées lors de l’intervention de la gendarmerie.

Voir en ligne : Secours Rouge

Fire Destroys Mansion Under Construction – Clark County, OR

Publié le 2025-02-05 14:30:28

[FROM MAINSTREAM MEDIA]

January 25, 2024

A large fire destroyed a 12,000-square-foot single-family home in east Clark County early Sunday morning, fire officials said.

Just after 4:37 a.m., firefighters from East County Fire and Rescue were called out to a construction site on Northeast Livingston Mountain Circle.

The first crews found a fully involved fire at the home, still under construction. Wind from the east caused problems, and one nearby house was threatened as the fire burned vegetation around the two-story home being built.

No injuries were reported, and the cause of the fire is under investigation by the Clark County Fire Marshal's Office.

Found on Rose City Counter-Info

Une banale histoire d'(in)justice pénale

Publié le 2025-02-05 19:32:20

Une banale histoire d’(in)justice pénale

Infos Globales Prisons - Luttes anticarcérales Police - Justice - Répression

Dans la nuit du 15 août 2021, Nordine et Merryl rentrent chez eux en voiture. Une voiture leur fait soudain une queue de poisson, trois hommes armés en descendent et l’un d’eux fracassent une vitre à coup de matraque. Effrayé, Nordine fait marche arrière. La bande armée fait alors feu huit fois. Nordine se prend sept balles, Merryl en prend une. Enceinte, elle perd son enfant.

Il se trouve que ces trois hommes armés étaient des flics. Des flics en civil, sans brassard, sans gyro, impossibles à reconnaître. Qu’importe ! C’est Nordine qui est placé en garde-à-vue à l’hôpital. Jugé en comparution immédiate, il prend deux ans ferme pour « refus d’obtempérer ».
Le 3 octobre 2024, deux des flics de la BAC qui ont tiré sur Nordine et Merryl sont jugés. Comme pour Nahel et beaucoup d’autres, ils légitiment leurs tirs par le « refus d’obtempérer ». Sauf que… pour une fois, les victimes ont survécu et la scène a été filmée. La vidéo ne laisse guère de doutes quant à la culpabilité des condés. Ils sont condamnés à 4 ans de prison avec sursis, 5 ans d’interdiction de port d’arme et interdiction définitive d’exercer le métier de policier.
Il est très rare que les tribunaux reconnaissent la moindre culpabilité policière. Nordine, quant à lui, reste en prison pour refus d’obtempérer.
Les flics, les procs, les juges sont juste là pour maintenir un ordre social injuste. Les taules, les hôpitaux psychiatriques, enferment les pauvres, les rebelles, les personnes jugées inadaptées à un monde qui ne tourne vraiment pas rond.

Feu à toutes les prisons ! Nique le système pénal ! Vive l’anarchie !

Pour en savoir plus sur l’affaire, un article du BondyBlog et le témoignage de Nordine dans une émission de l’Envolée qui met en perspective l’acharnement contre Nordine face à la lenteur de la justice contre les flics

A lire aussi...

Acceuille le printemps, crame une tesla

Publié le 2025-02-05T18:59:07+01:00

ACCUEILLE LE PRINTEMPS, CRAME UNE TESLA

En ces temps obscurs l’horizon semble bouché par l’asservissement techno-industriel, la guerre, la montée en puissance du fascisme avec le renforcement du patriarcat à ses côtés.
Là où le désespoir règne une proposition offensive est précieuse. Une proposition pour attaquer une cible à la croisée de nos luttes déjà existantes, une tentative pour donner du souffle à nos combats.
Cette proposition c’est celle d’attaquer Tesla. Nous entendons par là les voitures électriques de cette entreprise qui pullulent de plus en plus dans les rues et qui n’attendent que toi.
Nous t’invitons à te préparer et à frapper dès que possible pour accueillir le printemps comme il se doit !

Si d’autres cibles sont plus stratégiques le choix de Tesla n’est pas un hasard.
Les voitures électriques sont l’un des maillons de l’électrification à marche forcée qui a lieu dans le monde au nom d’un mythe nommé « transition énergétique » ou « transition écologique ». Ce mythe c’est celui d’une société technologique qui serait moins polluante, d’un capitalisme plus vert, quand la réalité est celle d’une accentuation du désastre industriel qui ravage aujourd’hui notre planète. Loin de remplacer l’énergie fossile les énergies dites « renouvelables » viennent s’y superposer pour intensifier la production et la course du progrès. Les éoliennes, les panneaux photovoltaïques, le nucléaire ne font qu’augmenter les besoins en minéraux et donc l’exploitation et la pollution de la terre à travers l’existence des mines. Les voitures électriques n’échappent pas à cette logique puisque leurs batteries nécessitent du lithium. Ce n’est pas un hasard si les Etats se battent actuellement pour la souveraineté de leur chaîne d’approvisionnement en métaux stratégiques, ce qui passe autant par des conflits mondiaux que par la relance minière à l’intérieur du territoire comme par exemple le projet controversé d’une mine de lithium dans l’Allier en france qui suscite de nombreuses oppositions.

Les voitures électriques c’est aussi un des symboles du « monde » connecté. Caméras, capteurs, téléphones, montres, frigo et lampadaires connectés: c’est à l’heure actuelle tout un internet des objets qui se déploie. Il nous dépossède d’un rapport direct au monde qui nous entoure tout en intensifiant encore la surveillance et le contrôle. Chaque Tesla comporte 8 caméras et représente l’idéal de la smart city: un obstacle supplémentaire à la liberté.

Tesla c’est aussi l’empire bâti par Elon Musk, célèbre géant de la tech qui oeuvre aux côtés de Donald Trump dans son offensive fasciste et patriarcale qui est loin de se limiter aux frontières des Etats-Unis.

Combattre le système techno-industiel, combattre le patriarcat, combattre la dévastation de la nature et la misère sociale qui en découle, combattre le fascisme, aspirer à une vie plus libre sont autant de raisons d’attaquer Tesla.

Réunis tes ami.es de confiance ou ta seule motivation et prépare ta cible dès maintenant !

Accueille le printemps, crame une tesla !

 

 

Important si tu te lances:
-En plus de celles de la rue une tesla comporte 8 caméras: n’oublie pas de te masquer !
-Attention à ne laisser aucune empreinte digitale ou trace ADN.
-Un feu de véhicule électrique est particulièrement dur à éteindre. Cela peut être un avantage comme un risque de sécurité si tu ne veux pas que l’incendie s’étende à l’environnement proche.
-Allume-feu ou essence, retardateur ou non, à te voir… mais surtout: prends soin de toi et amuse toi bien !

Quelques réflexions sur la prise d’empreintes forcée

Publié le 2025-02-05T21:24:58+01:00

Récemment sur Nantes des personnes se sont fait prendre leurs empreintes de force en GAV suite à une manifestation et on s’est dit que c’était peut-être pas mal de refaire un point là-dessus.
On a pas la prétention de penser que ça n’arrivait pas avant à Nantes, mais depuis l’entrée en vigueur de la loi en 2022, on en avait pas encore entendu parler dans le cadre d’interpellations au sein du milieu militant, à part dans d’autres villes.

On a conscience que la prise d’empreintes forcée avait déjà lieu de manière officieuse depuis longtemps et notamment qu’elle concernait aussi pas mal de personnes hors des milieux militants mais ca avait l’air de plutôt dépendre du contexte, des flics en face, et de comment étaient perçues les personnes en GAV (personnes non-blanches par ex).

Depuis le 24 juillet 2022, grâce à la loi 2022-52, les flics peuvent légalement prendre de force les empreintes digitales et photos des personnes en GAV.

Il y a quelques conditions pour que ça soit possible:
– il faut que l’OPJ fasse une demande écrite au parquet qui lui retourne une autorisation écrite,
– la prise d’empreintes de force doit faire l’objet d’un PV qui est ajouté au dossier, – un exemplaire du PV doit être remis à la personne à l’issue de sa garde à vue,
– le recours à la force pour prendre les empreintes doit être « proportionné »
– la personne en GAV refuse de donner son identité, ou les flics pensent qu’elle pourrait être fausse,
– les faits reprochés sont des délits qui sont punis d’au moins 3 ans d’emprisonnement.

Par rapport aux 4 premiers points qui sont plutôt en lien avec les procédures en elles-mêmes, c’est intéressant de les avoir en tête si il y a des suites judiciaires pour éventuellement faire jouer ça en sa faveur. Si certaines conditions n’ont pas été respectées ça peut être des vices de procédure qui pourront être pris en compte devant un.e juge.
Pour autant ça change pas grand chose sur le moment, si les flics veulent tes empreintes ils feront en sorte de les prendre (et ils s’en foutent évidemment du recours « proportionné » à la force).

Dans la loi de 2022, la prise d’empreintes/photo forcée n’est possible que si la personne refuse de donner son identité ou que les flics ont un doute au sujet de celle-ci (ou que l’identité donnée ne leur semble pas crédible).
Dans les faits, ça concerne entre autres les personnes sous X, les personnes sous fausse identité/identité imaginaire ou les personnes qui donnent une identité collective. Ces stratégies individuelles et collectives sont clairement visées et le but de la police et de la justice est de les briser.
On n’a pas de solution miracle face à cette loi et ces pratiques. Le but n’est pas de dissuader les gens d’être en GAV sous X ou autres (il y a pleins de bonnes raisons de ne pas donner son identité au comico), ni d’inciter tout le monde à donner sa petite identité (nom, prénom, date et lieu de naissance) une fois interpellé.e. On veut avant tout transmettre des infos afin de permettre à chacun.e de faire ses propres choix en connaissance de cause.
Attention, donner sa vraie identité ne met pas forcément à l’abri de la prise d’empreintes forcée : plusieurs récits témoignent de prise de force malgré le fait que les gens avaient leur carte d’identité sur elleux (ou qu’elle avait été amenée au comico par leur avocat.e) !
La loi de 2022 menace aussi les stratégies de refus de signalétique/ADN même si c’est pas clairement dit dans le texte. Il faut aussi savoir qu’on peut quand même être poursuivi.e pour refus de signalétique/empreintes même si la police nous les a prises de force (bah oui sinon c’est pas drôle).

La dernière condition qui permet la prise forcée d’empreintes et de photos est que la personne doit être en GAV pour un délit puni de 3 ans d’emprisonnement minimum.
En fin d’article on a essayé de faire une liste des délits concernés sur la base de ce qu’on voit passer le plus souvent au tribunal en tant que collectif antirep. Ça fait une liste assez spécifique et pas exhaustive, il n’y avait pas assez de place pour écrire tous les trucs que l’État interdit, mais pensez à consulter legifRance.gouv.fr ! Gardez en tête que 3 ans ça monte très vite (notamment avec les circonstances aggravantes telles que alcool, arme, réunion etc) et qu’on peut vite se retrouver avec des délits qui autorisent la prise d’empreintes forcée.

Voici aussi quelques conseils qu’on a lu/entendu pour essayer de résister à une prise d’empreinte de force :

– bien lire les motifs d’interpellations pour essayer de savoir si ce qu’on nous reproche dépasse les 3 ans de prison
– si possible, échanger avec l’avocat.e sur les peines encourues (pcq on n’a pas toustes mangé un code de pénal au ptit dej) et ainsi essayer d’éviter que les flics rajoutent des circonstances aggravantes qui pourraient faire monter la peine à 3 ans ou plus (l’avocat.e peut des fois tenter de faire pression sur l’OPJ pour empêcher la surenchère)
– si finalement les flics ont décidé qu’iels prendraient quand même les empreintes de force, ça peut parfois aider que l’avocat.e soit présent.e (il faut le demander), notamment si on a peur de la manière dont ça va se passer (spoiler alert : ça va pas bien se passer dans tous les cas, on parle quand même de prise d’empreinte « forcée »).
– en prime, quelques petites techniques pour essayer de saboter ses empreintes : mettre de la glu sur ses doigts avant de partir en manif, bouger la main/les doigts au moment de la prise (même qq millimètres ça peut étaler l’encre et rendre les empreintes inexploitables), bouger la tête le plus possible au moment de la photo etc…
Des gens ont essayé diverses méthodes avec plus ou moins de succès, ça coûte rien d’essayer de faire preuve d’imagination.

L’idée de ce texte n’est pas d’être alarmiste (oups) mais de partager les pratiques répressives du moment pour essayer de s’y préparer et/ou de les contrecarrer comme on peut. Si des gens ont envie de faire des retours d’expériences/des suggestions, on est toujours joignables par mail ou téléphone (illegalteamnantes@riseup.net ou 06.75.30.95.45).

Restons solidaires les un.e.s des autres face à la répression, la solidarité est notre arme !

Acab <3

Pour aller plus loin, quelques ressources à ce sujet (attention : certains textes comportent des témoignages de prise d’empreintes forcée) :
https://paris-luttes.info/quand-les-flics-prennent-tes-15982
https://paris-luttes.info/a-propos-des-identites-imaginaires-16052
https://paris-luttes.info/a-propos-des-arrestations-suite-a-16004
– Brochure « La folle volonté de tout contrôler » par la Caisse de Solidarité de Lyon (téléchargement)

LES CONTRAVENTIONS/DÉLITS QUI SONT VALENT MOINS DE 3 ANS D’EMPRISONNEMENT :

– outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique : 1 an + 15 000€ d’amende (art 433-5 code pénal)

– outrage au drapeau bleu blanc rouge (oui oui merci sarko) : 7 500€ d’amende (art R645-15 et art 433-5-1 code pénal)

– rébellion : 2 an + 30 000€ d’amende (art 433-7 code pénal)

– opposition à l’exécution de travaux publics : 1 an + 15 000€ d’amende (art 433-11 code pénal)

– refus d’obtempérer : 2 ans + 15 000€ d’amende (art L233-1 code de la route)

– participation à un groupement formé en vue de commettre des violences : 1 an + 15 000€ d’amende (art 222-14-2 code pénal)

– dissimulation du visage : contravention de 5e classe, une amende en gros (art R645-14 code pénal)

– port d’arme de catégorie D : 1 an + 15 000€ d’amende

– dégradation : 2 ans + 30 000€ d’amende (art 322-1 code pénal)

– participation à un attroupement sans arme : 1 an + 15 000€ d’amende (art 431-4 code pénal)

– refus de signalétique (empreintes digitales + photo) et d’ADN : 1 an + 15 000€ d’amende (art 55-1 et art 706-56 code de procédure pénale)

– usage de stupéfiants : 1 an + 3750€ d’amende (art L3421-1 code de santé publique)

– tag : 3750€ d’amende (art 322-1 code pénal)

– participation à une manifestation interdite : contravention de 4e classe (art R644-4 code pénal)

– organisation d’une manifestation non déclarée en préfecture : 6 mois + 7 500€ d’amende (art 431-9 code pénal)

– dissimulation du visage au sein d’une manifestation : 1 an + 15 000€ d’amende (art 431-9-1 code pénal)

 

LES DÉLITS QUI VALENT PLUS DE 3 ANS D’EMPRISONNEMENT :

– rébellion en réunion : 3 ans + 45 000€ d’amende (art 433-7 code pénal)

– rébellion armée : 5 ans + 75 000€ d’amende (art 433-8 code pénal)

– refus d’obtempérer avec risques pour les personnes : 5 ans + 75 000€ d’amende (art L233-1-1 code de la route)

– refus d’obtempérer avec risque pour personnes dépositaires de l’autorité publique : 7 ans + 100 000€ d’amende (art L233-1-1 code de la route)

– violence sur personne dépositaire de l’autorité publique avec ITT inférieure à 8 jours : 3 ans + 45 000€ d’amende (art 222-13 code pénal)

– violence sur personne dépositaire de l’autorité publique avec ITT supérieure à 8 jours : 5 ans + 75 000€ d’amende (art 222-12 code pénal) [c’est pas notre faute si ce sont les alinéas 13 et 12 qui parlent des violences sur les flics]

– transport/détention de produits incendiaires/explosifs : 3 ans + 45 000€ d’amende (art 322-11-1 code pénal)

– dégradation par incendie ou substance explosive : 10 ans + 150 000€ d’amende (art 322-6 code pénal)

– vol et tentative de vol : 3 ans + 45 000€ (art 311-3 code pénal)

– violation de domicile et maintien dans le domicile d’autrui : 3 ans + 45 000€ (art 226-4 code pénal)

– attroupement avec visage dissimulé ou avec arme : 3 ans + 45 000€ d’amende (art 431-4 et art 431-5 code pénal)

– menace de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique : 5 ans + 75 000€ d’amende (art 433-3 code pénal)

– port d’arme au sein d’une manifestation : 3 ans + 45 000€ d’amende (art 431-10 code pénal)

– menace sur personne dépositaire de l’autorité publique : 3 ans + 45 000€ d’amende (art 433-3 code pénal)

[14/02, 19h ] Présentation et discussion antimilitariste

Publié le 2025-02-06 00:00:00

Vendredi 14 février à 19h, à la bibliothèque anarchiste Libertad !

« Depuis plusieurs années, l’atmosphère militariste monte en pression. L’imaginaire de l’ennemi assoiffé de sang, couplé à la possibilité réelle de déclenchement d’une guerre mondiale, font grimper le thermomètre de l’angoisse. Celle-ci rend tout.e un.e chacun.e plus vulnérable aux manœuvres de l’État qui cherche à gagner l’adhésion « populaire » (union nationale) pour pouvoir disposer d’une réserve de citoyen.nes corvéables prêt.es à exécuter ses ordres, au front comme à l’arrière. Et de faire oublier que pendant que certain.es se font tuer (à la tâche, ou sous les bombes), d’autres se remplissent les poches et discutent stratégie dans des salons feutrés. »

C’est notamment sur ce constat que des rencontres antimilitaristes étaient organisées à Saint-Étienne en novembre dernier. Le texte d’invitation est à lire ici en intégralité. Des compagnon-nes de passage à Paris proposent de reprendre en partie une présentation  faite lors de ces rencontres au sujet de l’instauration de l’état de guerre. Ce sera l’occasion de poursuivre les discussions pour agir et faire face aux États et à leurs puissances militaires et économiques en temps dits de guerre comme de paix car « La guerre ne s’arrête jamais, la paix étatique et capitaliste n’en est jamais une pour tout le monde […] C’est le monde dans lequel nous vivons déjà et qui nous insupporte. »

Berlin (Allemagne) : Une attaque avec de la peinture contre une conférence fasciste

Publié le 2025-02-06 00:00:00

de.indymedia.org / lundi 3 février 2025

Une attaque avec de la peinture contre une conférence fasciste de la CDU, de Frontex et de la police

Dans la nuit du 3 février, nous avons barbouillé la brasserie Alter Krug, dans le quartier de Dahlem, à Berlin, avec de la peinture et les tags « FRONTEX KILLS »  et « ACAT ». Ce soir, les fascistes de la Junge Union [l’organisation de jeunesse de la CDU (Christlich Demokratische Union, Union chrétienne-démocrate) et de sa déclinaison bavaroise, la CSU ; NdAtt.], de Frontex et de la police se réunissent ici pour une conférence qui a pour but de discuter de plans racistes anti-migration. Nous devons nous opposer fermement à la fascisation et mettre en pratique la solidarité avec les réfugié.es !

À l’Alter Krug, il devrait y avoir aussi le vice-président de Frontex, l’organisation européenne qui est directement responsable de milliers de mort.es en Méditerranée et aux frontières extérieures de l’Europe. Les personnes migrantes sont repoussées illégalement et, avec le soutien de l’UE, elles sont emprisonnées, torturées et tuées.

Parmi les invités, il y a aussi Manuel Ostermann, le président adjoint du syndicat de la police fédérale, contre lequel Amnesty International a déposé un recours administratif. Il fait des déclarations comme « la droite n’est d’ailleurs en rien répréhensible », demande l’emploi de chiens policiers sans muselière contre les manifestant.es solidaires avec la Palestine et prône des déportations de masse.

Nous devons nous exprimer contre les politiques fascistes, peu importe où et par qui elles sont portées. Le scandale n’est pas seulement que des partis supposés « démocratiques » collaborent avec l’AfD [le principal parti d’extrême droite allemand – fin janvier, pour la première fois, la CDU a proposé au parlement fédéral une motion avec l’appui de l’AfD ; NdAtt.]. Le scandale, c’est aussi la politique anti-immigration, l’abolition de facto du droit d’asile qui est mise en œuvre depuis des années, avec le règlement Dublin et d’autres. Partout dans le monde, des crises, des guerres, des génocides et des catastrophes climatiques s’aggravent, les gens n’arrêteront pas de migrer et c’est leur bon droit. Montrons notre solidarité avec tou.tes les migrant.es !

Dans l’article du Tagesspiegel qui vient d’être publié (hXXps://www.tagesspiegel.de/berlin/vandalismus-attacken-gegen-cdu-in-berlin-christdemokraten-erneut-im-fokus-von-anfeindungen-13136266.html ), on voit une fois de plus que les ainsi-dits Chrétiens-démocrates et Verts font plus de bruit pour un peu de peinture sur le mur d’une maison que pour la véritable violence, dont ils sont responsables. Cette transfiguration des rapports de force est une perfide. Négocier l’abolition des droits humains n’a rien à voir avec la démocratie. La protestation créative contre tout cela est légitime et nécessaire!

Nous exigeons un monde sans frontières et avec des voies de migration sûres ! Nous exigeons des gérant.es de l’Alten Krug qu’ils/elles ne laissent pas cet événement avoir lieu. Aucune place pour les idéologies fascistes ! Le droit d’asile est et reste non négociable.

Person took patrol vehicle near protest site – Glendale, AZ

Publié le 2025-02-06 00:52:42

Glendale Police say a person jumped into a patrol vehicle in the area of an immigration protest on Feb. 2.

Per a brief statement, the person involved drove the vehicle away for a short distance, but the vehicle was recovered.

Five patrol cars were damaged during the protest, and several officers were victims of aggravated assault, police said.

"Many of the uninvolved people in the area, such as employees to neighboring businesses, had to shelter in place," police said. "Many of their vehicles suffered extensive damage as did some of the businesses in the area. A fire was set to a large storage container which was to the rear of one of the business complexes."

What we know:

The incident happened in the area of 67th Avenue and Camelback.

In earlier statements, Glendale Police officials said they were aware of a protest in the area, and said they are monitoring the situation along with Phoenix Police.

"People have the right to peacefully protest," a Glendale Police official wrote.

By 7 p.m., the crowd grew to about 1,000 people.

At 10:15 p.m., officers deployed chemical agents to disperse the crowd. By 10:35 p.m, the area was cleared.

What we don't know:

Glendale Police said the suspect is unknown.

What they're saying:

Five patrol cars were damaged during the protest, and several officers were victims of aggravated assault, police said.

"Many of the uninvolved people in the area, such as employees to neighboring businesses, had to shelter in place," police said. "Many of their vehicles suffered extensive damage as did some of the businesses in the area. A fire was set to a large storage container which was to the rear of one of the business complexes."

Glendale Police Sgt. Bryan Hoskin says the protest turned pretty chaotic.

"There were times when individuals were throwing chunks of concrete that they found in the area at officers. Explosive devices like fireworks were going off near some of the officers' heads. One officer, one blew up near her leg and gave her little welts," he said.

He remarked on the cruiser being stolen.

"They took off, driving down the road with the lights on and everything," Sgt. Bryan Hoskin explained.

Businesses in the area experienced damage as well as cars parked in nearby lots. The manager of a 7-Eleven said his employee had to lock the doors and shelter in place.

What's Being Done:

By Monday, not one person had been arrested.

"At the time the people were committing these crimes, there was no time to move in safely so officers aren't getting hurt. We weren't going to send in one or two officers to chase people into crowds," Sgt. Hoskin said. "It's just not safe to do that."

Instead, Glendale PD says it's reviewing surveillance video, video taken from the chopper, and social media.

Found on Mainstream Media

Avancée du processus d'expropriation de La Gare

Publié le 2025-02-06 07:11:52
Infos locales Antifascisme – Extrêmes droites

[Nancy] Prochaine séance du séminaire antifasciste "Mario Club"

Le séminaire antifasciste Mario Club se tient un samedi par mois. Il a pour but de former toutes les personnes qui le souhaitent à l’histoire du fascisme et de l’antifascisme.
Prochain rendez-vous le samedi 13 décembre, de 10h à 12h

Athens, Greece: Responsibility claim for the attack on the television station ACTION 24

Publié le 2025-02-06 08:21:29

TRUE SNITCH JOURNALISTS YOU ARE INDEPENDENT

On 25/01/2025 at noon we chose to intervene with sledgehammers and paints at the television station ACTION 24 on Skiathou Street. Our movement was a minimal act of opposition to a medium that systematically reproduces the dominant discourse, consciously supports any decisions of the state, constantly kills characters at the discretion of the authorities, systematically incriminates and denounces victims of trafficking.

The reason for this event was the appeal of the cop-rapist Bougioukos in the case of the 19-year-old girl from Ilioupoli. The channel in question hosted Bougioukos last year after his conviction, in an interview of the rapist-pimp laundering, attempting firstly to recreate his character and reverse reality by incriminating the 19-year-old survivor and abusing her once again. The status of the cop who arrested the bastard seems to have been enough for the channel to placate him as the wrongdoer in the case.

The bastards at ACTION 24 have gotten us used to the whitewashing of abusers and rapists and correspondingly the framing of victims. In this context, we remember the disgusting lawyer Balta who, through his intervention in a channel programme, instructed the acquittal of rapists and the incrimination of female survivors, as a second Balaskas. In the case of the child rapist Lignadis, the station’s management had taken a clear stand against the victims.

ACTION 24 is accustomed to speaking the language of power and advocating for the sovereign, whatever form it takes, be it government, or “justice” and repression. Being one of the media on the Pecha list promotes every action of the current government from the COVID era to the present day. He is involved in justifying the many contradictory and repressive laws that have been passed. It participates in covering up all the scandals that have come to light such as the wiretapping, so many direct assignments and kickbacks, the relations of the National Police. and political figures with the Greek Mafia case and the cover-up of the state murder of Tempi. At the same time, it is complicit in the silencing and suppression of voices opposed to the mainstream system.

The latest incident of journalistic misery was the coverage of the events of Ampelokipi which in full alignment with the lies of the EL.AS. presented our comrades as ruthless terrorists condemning them before the trial. They also considered the death of our comrade Kyriakos Xymitiris as a “gift from God”. Together with the other media, the Greek police and the political leadership paved the way for the arrest of our comrades with dubious evidence even for the democracy they claim to represent.

One understands that the reasons why we stand against this journalistic cesspool based in the neighbourhood of Gravas are innumerable. This area, like others, is characterised by the violence of work, unemployment, repression and patriarchy. Poverty, misery and the abuse of more and more of our fellow human beings are part of everyday life. We have every reason as struggling individuals to oppose domination, its word and those who spread it. ACTION 24 has long since chosen a camp and we are against it.

NO PEACE WITH THE BOSSES AND THE SNITCHES

KYRIAKOS XYMITIRIS ALWAYS PRESENT

SOLIDARITY WITH THE PRISONERS COMRADESHIP FOR THE CASE OF THE AMPELOKIPI

WITH THE 19 YEAR OLD GIRL WE ARE TOGETHER

JUSTICE NOWHERE HAMMERS EVERYWHERE

Anarchists

Source: athens.indymedia

via: darknights

Greece: Taking responsibility- Intervention against the murder of migrants in Rhodes and Thessaloniki

Publié le 2025-02-06 08:40:13

January 2025

Each day we witness the war against immigrants in every way. From their over-exploitation as cheap labour and their countless imprisonments in detention centres, to their torture in the A.T. police stations, the mass murders in detention centres, the pushbacks and drownings in the Aegean sea, these murderous anti-immigrant policies are an integral part of the Greek state’s agenda for its capitalist reproduction.

The social and class war of the Greek state has two aspects. On the one hand, it proceeds to create large surplus populations which, as the most impoverished part of the working class, are at times exploited by domestic capital. Other times, it uses the state itself, which with its rhetoric creates the necessary “internal enemy” that threatens the local proletariat.

In this way, the national spirit is cultivated and elevated, ultimately giving the state the necessary social consensus to participate unhindered in the genocide in Palestine and to proceed with the further militarization of its borders within the context of the climate of war preparation that it is creating within itself.

In the last few months alone, we have seen dozens of murders of migrants off the coast of the Aegean sea. The recent murder of 8 migrants in Rhodes, after the attack by the Greek coast guard, with some of them dismembered, came to complement their other attacks on Lesbos, Kos and Samos in October with dozens of people dead and missing. For these reasons, we carried out an intervention with slogans and sabotage in the apartment building where Vasilios Tsiaplias (vice president of the Central Macedonia Coast Guard Association) lives, as a minimal sign of solidarity with the migrants who experience the state’s death policy, their dehumanization and the invisibility of their lives on a daily basis.

HERE DROWNED, THERE BOMBARDED, IN THE WORLD OF THE BOSSES WE ARE ALL FOREIGNERS

WE ARE TOGETHER WITH THE IMMIGRANTS, AGAINST COPS AND NAZIS

SOLIDARITY WITH THE COMRADES PERSECUTED FOR THE AMPELOKIPI CASE

In Solidarity

via: Athens indymedia

Translated by Act for freedom now!

Claim Arson Attack at the real estate company Ellika, by Fire Estate (Athens,Greece)

Publié le 2025-02-06 09:08:22

At the early morning of Monday, December 23, we decided to leave a little gift in anticipation of the holidays at the real estate company Ellika, at its store on Irakleidwn Street in Thisseio. The otherwise police-controlled neighborhood of Thisseio was the perfect spot for us to contribute, fairly easily, our own sparkle enriching this way the already so glittering decoration of the Athenian center.

This real estate company has 2 branches, one in the center and one in Glyfada, it has been active since 2004 and, in addition to the classic activities of a real estate agency, it deals with auctions and Golden Visa, providing lawyers and accountants to complete the procedures that interested parties need to join the program.

The Golden Visa offers a 5-year residence permit to non-European
citizens with the purchase of a property (usually some wrecked property in the center) with a minimum value of 250,000€ and the possibility of permanent residence. Interested parties usually want the Golden Visa for their access to the Schengen countries, Greece offers the most favorable conditions compared to other countries.

So, in Greece of the murderous push backs, sweep operations,
imprisonments and the mental exhaustion of every immigrant, there is a solution for staying in the country, but it is only for those who can afford it financially.

On the other hand, the impeccable synergy between the state and
investors is managing to gentrify our neighborhoods, with many of these apartments being made available through short-term leases or at outrageous rental costs, displacing those who cannot cope with the new conditions.

Rising cost of living, skyrocketing rents, suffocatingly monitored
streets and the encroachment of public spaces, all for the profit of
private interests, development in the eyes of some law-abiding people.

There is an investment risk, however, that they don’t seem to be
considering. Us. Their buildings and investments will fall, our struggle and ideas will not.

Our action is a tribute to the anarchist urban guerrilla Kyriakos
Xymitiris. The dead of the struggle continue with us in every
insurrectional action. Their thoughts with our thoughts in every
planning, their step with our step towards every target. Their smile
with our smile in every attack.

A signal of solidarity to anarchist comrade Marianna and those detained in connection with the Ampelokipi case.

Fighting salutes to the imprisoned anarchist comrades K.K and A.F

by Fire Estate

via:athens.indymedia

Translated by Act for freedom now!

Athens, Greece: Responsibility claim by the Cells of Offensive Solidarity for the placement of an incendiary device at Kypseli’s ΕΦΚΑ (National Social Insurance Agency)

Publié le 2025-02-06 17:15:03

We take responsibility for the placement of a low powered
incendiary device in the early hours of 03/12
at the ΕΦΚΑ office in Kypseli, located on Kefallinias
Street.

Although the device, fortunately for you, did
not ignite, the message remains the same.

Rest assured that with the same operational ease, we can
target any location of our choosing at any time, with a
similar device.

The reason we selected this specific target, among the
many offered by the metropolis, is that it is a key
structure of the state mechanism, one that promotes
destitution, subjugation, and consequently, the
manipulation of the majority of society. The Social
Insurance Agency (ΕΦΚΑ) operates under the
supervision of the Ministry of Labour, which in capitalist
terms means it acts as an executive organ of the
ideological orientation promoted by the current
government.

To clarify, ΕΦΚΑ is responsible for distributing pensions
of a mere €426.17, withholding contributions from
workers, freelancers, and farmers, and combating tax
evasion. Taxes for farmers exceed 50%, and for
freelancers, they surpass 75%. In summary, ΕΦΚΑ
serves as the state’s tax collector, playing a pivotal role in
financing its political agenda and legitimizing its
existence. But when words fail, numbers speak.

Revenues for the years 2024 and 2025 (approximately)
amounted to about €51 billion, while expenses for social
security funds were around €50 million. This means only
0.1% of the revenue is returned to society.

ΕΦΚΑ is the hand that gives a pittance to the beggar’s
outstretched hand—a currency whose value is dictated
by the state and government, within the predefined
trajectory imposed on the modern wage slave, who
defines themselves based on how productive and
disciplined they have been within the capitalist machine,
perpetually chasing class advancement and social status
validation. Moving beyond the confines of sterile class
analysis, which solely blames the state and capital while
ignoring the responsibility of those consciously trapped
in a condemned life—a life determined by others from
birth, bound by servitude, shackled, and surrounded by
the glitter of capitalist showcases.

In opposition to the world of social consent and
submission, complacency, inertia, and defeatism, against
any logic of delegation and waiting, we choose the path
of direct action, responding with attacks on the world of
power, navigating through the flames of its total
destruction. Every call for attack is a proposal for social
disengagement, a rupture with all forms of authority, a
call for the destruction of the existing order.

With armed hands and words, with a broken heart, and
the name of a street etched in memory, we carried out
this attack in memory of the armed revolutionary
Kyriakos Ximitiris and in solidarity with the anarchist
comrade Marianna M., who is held captive in the
dungeons of bourgeois democracy. Walking the path of
insubordination, dispute, and attack—a path stained with
the blood of those who, unrepentant, chose frontal assault
on the state and power—every step we take remains
unwavering in its purpose.

For every comrade who bore the heavy cost of revolutionary prospects and insurgent action, we promise that with each passing day, as long as our feet tread this earth, we will cut off the heads of our oppressors and dismantle everything they have built with
their filthy hands. Comrade, may you have good
incursions in the valley of eternal silence.

Strength to imprisoned comrade K.K., accused of arson
on a police service van in Mesolongi.

Solidarity to all those prosecuted in the Ambelokipi case.

Freedom for the revolutionary Nikos Maziotis, member
of Revolutionary Struggle

IMAGINATION – OPTIMISM – RISK

Cells of Offensive Solidarity

from : Issue 3 of anarcho-nihilist / insurrectionary newspaper “Blessed Is The Flame”

This Rose Has Thorns 2024: A year of anarchic attacks in so-called Portland, OR

Publié le 2025-02-06 18:32:52

A few years ago, in the aftermath of the George Floyd rebellion in Portland, a zine was made chronicling the autonomous attacks that proliferated across the city as public demonstrations increasingly became a dead end. Feeling inspired by the daring attacks against authority that occurred in 2024, we decided to create an (incomplete) compilation zine. Some of the attacks listed here were explicitly claimed by  anarchists, while others were done by perpetrators with unknown motivations, but whose actions we think are of interest to anarchists. All of the attacks mentioned here took place outside of publicly announced events.

Here's to a 2025 full of joy and destruction! Long Live Anarchy!

Links to download PDFs:

rosethornsreading

rosethorns-booklet

Carapatage #82 : Les prisons françaises dans la guerre d’indépendance algérienne (05/02/25)

Publié le 2025-02-07 00:00:00

Ecouter l’émission

Télécharger l’émission

Pendant la guerre d’indépendance algérienne, de 1954 à 1962, près d’un tiers des détenus dans les prisons de France métropolitaine étaient algériens, du fait, entre autres, d’une panoplie de moyens répressifs créés spécifiquement à cette période. Les taules, notamment celle de Fresnes, sont alors fortement marquées par les enjeux liés à la guerre d’indépendance : un rapport de force permanent entre le front de libération national (FLN) et l’administration pénitentiaire, les négociations pour un statut de prisonniers politiques, ou encore le déplacement en prison du conflit sanglant entre le FLN et son concurrent, le mouvement national algérien (MNA).
Bonne écoute !

SOMMAIRE

PLAYLIST

RESSOURCES

Reorientation: Some Changes to North Shore Counter-Info

Publié le 2025-02-07 03:34:48

We started North Shore Counter-Info in 2018 with the intention of encouraging written reflection, principled debate and public communication for anarchists across so-called southern ontario. In the context of a growing dependence on corporate social media platforms, we wanted (and still want) to provide an anonymous alternative that prioritizes thoughtful and dangerous contributions over throwaway takes and media jargon.

In the seven years since, we have noticed a change in how people in our circles relate to the site (and the internet in general). It is hard to say anything with certainty since we have disabled tracking and analytics across the site as much a possible. But we can take an educated guess and say, for example, the vast majority of our users probably no longer use RSS feeds or bookmarks to regularly check the site, but are instead directed to specific articles via social media or signal groups.

While we oppose the shift to social media for many reasons, we are taking the opportunity to worry less about our publishing frequency and refocus our editorial policy on a more qualitative approach. This involves two changes: accepting content from across Canada and covering unclaimed actions that are of interest to anarchists.

Following some internal reflections on the role this site can play in a changing virtual landscape, we have decided to take submissions from across Canada, effective immediately. The site will remain a counter info site explicitly based in southern Ontario – we are not trying to “include” or “represent” all anarchists in the large and diverse territory claimed by the Canadian state.

We encourage people in every area of the country to establish or use regional counter info sites, such as Montreal Counter-Info and BC Counter-Info, and we will occasionally be republishing articles from those sites. But if you don’t have an anarchist platform in your area, North Shore has got you covered.

As well, we are soliciting submissions of news coverage of unclaimed actions that are of interest to anarchists. When an action intervenes in an existing social tension, is significant in scope, and uses interesting means, then we are open to republishing it (especially with added editorial content putting it in context). This isn’t to attribute anarchist politics to an action, but is in recognition that sometimes it isn’t safe or practical to write a communique and that it is not only anarchists who take actions of interest to anarchists.

We hope this reorientation allows North Shore to continue being useful as a platform for anarchist news and analysis. As we said when we started this project, “We hope to contribute to building a decentralized and creative force capable of meaningfully pushing back against the state and capital in this area” — we hope this will be another small step in that direction.

Election Office Vandalism – Portland, OR (USA)

Publié le 2025-02-07 08:36:41

January 20, 2025

Portland police are still searching for multiple suspects seen vandalizing the Multnomah County Elections Office around 2 a.m. Monday.

A group of eight to 10 vandals smashed 33 windows and two doors at the elections office, located near Southeast 10th Avenue and Morrison Street. Crews worked until 9 a.m. to clean the glass and graffiti.

Surveillance footage provided by Multnomah County shows vandals dressed in mostly gray or black all wearing hoodies, throwing rocks and other heavy objects through the windows.

Portland Police Chief Bob Day says despite the incident occurring on Inauguration Day, there is no reason to believe the attacks are politically motivated.

“I think it’s important to remember that we have seen these types of attacks regardless of who’s in office,” he said. “It does not tend to be so much associated with the ruling party as much as it has to do with a ideological belief around government and establishment in general.”

Graffiti sprayed on the building contained anarchy symbols and anti-government rhetoric.

Day noted the attack was likely planned because of the amount of damage done in a quick amount of time.

When asked whether there was any potential for a correlation to an arson attack at a Tesla dealership in Salem that occurred just shortly after, Day said they are working with Salem police to investigate a potential link.

via: unravel

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Communiqué sur la manif de soir du 5 février à mcgill

Publié le 2025-02-07 13:17:00
Fév 072025
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Hier à Tiohtia:ke, une quarantaine d‘anarchistes (et nos ami.es) ont pris d’assaut les bâtiments de l’université mcgill. Armés d’outils rudimentaires, nous avons réussis a détruire toutes les vitres qui étaient dans notre chemin. A l’aide de marteaux, de roches et de bouteilles de verre, nous avons vandalisés ce symbole du système colonial et capitaliste. En moins de 15 minutes, nous avons fracassé plus de 30 vitrines sur plusieurs pavillons de l’institution, ainsi que les serrures électroniques du pavillon d’administration. Un examen en cours pendant la manifestation fut annulé pour 350 étudiants. Selon un porte-parole de mcgill, les dommages monteraient dans les centaines de milliers de dollars. Deux camarades détenus momentanément par des flics manqués d’une agence de sécurité privée, sous-traitante de mcgill, ont été glorieusement desarrêté.es. La réponse policière fut lente et ineffective, la manifestation n’a mené a aucune arrestation ni de blessures. Les manifestant.es se sont dispersé.es complètement avant l’arrivé du service de protection des vitrines de montréal (spvm).

Des graffitis ont été laissés, dénonçant l’acquisition de l’hôpital royal vic (site de tombes non-marques) par mcgill pour 700$ millions, et la complicité de ce dernier dans le génocide en Palestine. Nous dénonçons aussi la profanation de l’arbre de la paix, planté sur le lower field par des militant.es décoloniaux.les l’été dernier, ainsi que la complicité historique de mcgill dans l’expérimentation psychiatrique sur des enfants autochtones, et la transphobie et le racisme de son administration. Pour nous, mcgill n’est rien qu’un symbole d’un système coloniale et capitaliste duquel nous voulons la destruction totale.

Nous encourageons nos camarades à étendre la lutte vers la destruction de toutes oppressions, et de continuer l’escalade des moyens de pression jusqu’à la révolution.

Nous soulignons aussi le refus catégorique de mcgill – et leur dédain face aux appels à ce sujet – de désinvestir du génocide et du complexe militaro-industriel. Dans une rencontre à la fin de la session d’automne 2024, le board of governors a dit ouvertement qu’iels avaient attendu jusqu’à la fin de la session, quand personne ne s’en rendrait compte (wishful thinking, deep) , pour sortir les conclusions de leur ‘investigation’ sur le désinvestissement. Face à cette condescendance et cet attachement à la continuation du génocide, nous disons: Celleux qui rendent une révolution pacifique impossible rendront une révolution violente inévitable! Nos actions d’hier soir s’inscrivent ainsi dans cette lignée.

Vive la Palestine, longue vie a l’arbre de la paix, mort au capital et à l’empire, fin au colonialisme et a la transphobie, nique McKill!

Amsterdam (Pays-Bas) : De la casse pour Thales

Publié le 2025-02-08 00:00:00

IndyMedia Nederland / vendredi 7 février 2025

Dans la nuit du 4 au 5 février, des distributeurs automatiques de tickets et des portiques d’entrée ont été détruits à coups de marteau, à la station de métro Jan van Galenstraat et à la gare ferroviaire et de métro Lelylaan, à Amsterdam. Le tag « Thales kills » a été laissé.

Thales est une entreprise militaire (52 % de production militaire) d’étendue mondiale, avec des installations de production et de recherche dans 68 pays, sur tous les continents. Le siège social est situé à Paris [plus précisément à Meudon, en petite couronne ; NdAtt.].
Thales est responsable de la fourniture et de l’entretien des distributeurs de tickets et des portiques d’entrée des transports publics aux Pays-Bas et peut donc être trouvé partout et également partout vous et moi pouvons y faire de la casse.

Dimitra Z. And Marianna M. : With Kyriakos until the end (Greece)

Publié le 2025-02-08 13:12:52

With Kyriakos until the end

Call for support for two days of action 7 & 8/02

Commemorative Demonstration, 7/02, 20:00 (placing of a plaque on Mesologgiou st)

Panhellenic March in Memory & Struggle, 8/02, 13:00 (meeting at Propylaia)

“The true defeat is not that you have lost.

The true defeat is having made yours the idea of defeat.

That you cannot win and change things”

The comrade Kyriakos was one of us. He was one of those who believe there is a deep dividing line between the bourgeois justice of the powerful and true justice. The justice of those whose children were killed at Tempi by the state – murderer. The justice of those who participated in militant strikes. Of those who expropriate the accumulated wealth from the bank safes. Of those who turned the knife on their rapists and abusers. The justice of the tiger that hunts its hunter. The justice of the fast-flowing current that breaks through the dam. Of those armed indigenous peoples who took vengeance on their conquerors. Those who bombed their settlers. The justice of those who burnt down the modern concentration camps. Those who escaped from prison for a breath of freedom. Those who doubted the state monopoly on violence. Those who struggled with every means. The justice of those who refused selfishness. Those who thought of us and not me. Those who, during the course of history, took positions of battle next to the oppressed. As the comrade Kyriakos did.

A comrade that chose the path of revolutionary responsibility. That was consistent with his self. Participating indiscriminately in all fields of struggle. A child of 2008 and the December insurrection, the burning barricades, the enraged consciousnesses, the vows for vengenace in teenage conversations. And then a protester of ’11 and ’12, the era of austerity, of the IMF and the Troika, the revolts and clashes, the day-long demonstrations and the hand-to-hand battles. From there, an anarchist in the Berlin of gentrification and social isolation, of the militant defence of squats and the solidarity with persecuted fighters, with busy hands, full nights and an open heart. Returning to Athens now, a decided militant of the anarchist movement. Participating indiscriminately in all fields of struggle. An anarchist of the squats, of antifascist and feminist patrols, of antiracist struggles and strike mobilisations, of struggles against prison and touristification. He stood firmly within the convictions of the anarchist struggle, with immense camaraderie, with sensitivity, solidarity and perceptiveness.

He carried the weight of the world and he chose to side with revolutionary duty and not legalistic consequences. He looked responsibility in the eyes and carved a parallel path. He was never content with academic and arrogant conversations, he understood the state of war we are in and took up positions of battle. He imagined a world of freedom, without opressors and the oppressed, a world of solidarity, of real relationships, of full moments.

And he left as he lived. Choosing war. Choosing to explore illegal life paths, choosing to confront with arms the social and political reality. On 31/10, the comrade Kyriakos realised his own storming of the heavens, with a death that was proud and full of dignity. The comrade Kyriakos is now next to all those who died in the struggle for the establishment of the 8-hour day in Chicago in 1886, to the armed guerillas that fell in battle against the francoist dictatorship in the Spanish revolutiion, to the Russian anarchists of armed propaganda. Next to the Palestinian guerillas who are resisting colonialists by fighting for their freedom. Next to the militants that brought the war to the belly of the beast, in the Western metropoles. Next to the militants of the Western urban guerilla, that fell in checkpoint skirmishes, that died from months-long hunger strikes in the dungeons of democracy, that were murdered while imprisoned by the state. Comrades from the lines of the RAF, the Red Brigades, the BLA, the armed Revolutionary Cells and so many other organisations, whose blood filled the pages of the book of armed resistance. The comrade Kyriakos stands proudly next to the comrades that fell in battle in the Greek urban guerilla: Christos Kassimis, Christos Tsoutsouvis, Michalis Prekas, Christoforos Marinos and Lambros Fountas. Comrades that tightened their fists and honoured history with their own blood so that one day we could live free.

Let 8/2 become a day of subversive memory for Kyriakos and for all the militants that took the initiative and recognised the necessity of resistance by all means. Because if anarchy is disarmed and does not strengthen its armed tendencies, it will lose part of its resilience and militancy. Because political anti-violence is not a choice, but it is born through ruling violence, abolishing in practice the separation between legal and illegal means. Let this demonstration, then, be read as a move to defend political anti-violence as a necessary expression of the struggle against poverty, misery, the state-capitalist sytem and its complex of powers. A move to defend the intensity, dedication, generosity and consistency with which the comrade Kyriakos and all those who stand next to him chose to struggle, demonstrating in practice that “here and now never comes a second time”. For those whose hearts are still fighting. For those whose hearts carry a new world inside them.

It is our honour comrade

to have met you

to have walked together on common paths

that we were not afraid to dream

It is our honour comrade

to have met you

that you chose us

that you loved us

It is our honour comrade

to have met you

to have grown up together with the same rhythm

to have shared together life and struggle

Comrade Kyriakos,

We will never betray your eyes

For we did not say goodbye, but only until next time.

KYRIAKOS XIMITIRIS IMMORTAL

STATE AND CAPITAL ARE THE ONLY TERRORISTS

UNTIL THE DEMOLITION OF THE LAST PRISON

SOLIDARITY WITH ALL INCARCERATED COMRADES

Dimitra Z.

Marianna M.

source

Waymo vehicle vandalized during street takeover – Los Angeles, CA

Publié le 2025-02-08 17:00:29

February 1, 2025

A Waymo self-driving vehicle was vandalized during a street takeover near the Beverly Center in Los Angeles. The incident, which occurred early Saturday morning, is under investigation by the Los Angeles Police Department as they seek to identify those responsible.

The incident occurred around 4 a.m. at the intersection of 3rd Street and La Cienega Boulevard, where a crowd gathered for the illegal takeover, according to the LAPD.

Reports from the scene indicate that the Waymo vehicle—a Jaguar electric SUV—was traveling eastbound on 3rd Street when it was surrounded by bystanders who reportedly vandalized and destroyed it.

Video footage of the incident appears to show the vehicle being stripped of its door, windows shattered, and its Jaguar emblems removed. The license plate was also damaged, and the extent of the vandalism required the vehicle to be towed from the scene.

Found on Mainstream Media

Amsterdam (Pays-Bas) : Thales fracassé

Publié le 2025-02-08 17:09:01

Traduit du néerlandais de indymedia.nl, 7 février 2025

Dans la nuit du 4 au 5 février, des distributeurs de tickets et des portillons d’entrée ont été fracassés à coups de marteau dans la station de métro Jan van Galenstraat et dans la station de métro/train Lelylaan à Amsterdam. Un tag « Thales kills » a été laissé sur place.

Thales est une entreprise militaire mondiale (52 % de militaires) qui possède des installations de production et de recherche dans 68 pays sur tous les continents. Son siège social se trouve à Paris.

Thales est responsable de la fourniture et de l’entretien des distributeurs de tickets et des portillons d’accès aux transports publics aux Pays-Bas. On les trouve donc un peu partout, dans autant d’endroits où vous et moi pouvons les détruire.

vandalism of multiple churches – Clarksville, TN

Publié le 2025-02-09 13:09:08

February 2, 2025

Police are asking for the public's help in identifying a suspect involved in the vandalism of multiple churches, according to the Clarksville Police Department.

CPD said multiple churches of different denominations have been vandalized over the past few days. Churches in the areas of Memorial Extension, Sango Road and Highway 76 reported damage. The damage included building windows and vehicle windows being broken.

"The total estimated damage is approximately $9,000," CPD said.

Currently, police do not believe these incidents are hate crimes.

Found on Mainstream Media

Dresde (Allemagne) : deux Tesla pour le prix d’une !

Publié le 2025-02-09 17:38:42

Pour la deuxième nuit d’affilée, dimanche 9 février, une voiture électrique Tesla a pris feu dans le quartier de Neustadt à Dresde. La partie avant de la voiture a été entièrement consumée en quelques minutes à peine, dans la Eberswalder Straße.

La veille au soir, samedi 8, une autre Tesla avait déjà pris feu dans le même quartier de Neustadt. Selon la police, le premier incendie s’est produit presqu’à la même heure que le suivant, et une cause technique est pratiquement exclue. Les enquêteurs font donc l’hypothèse d’un lien entre les deux affaires, et ont ouvert une investigation pour « incendie criminel ». Sur la première Tesla incendiée, un autocollant était collé sur la vitre avant, avec le texte suivant : « Les 13 et 15 février, descendez dans la rue, perturbez la commémoration, bloquez les nazis*. »

En rendant compte de ces destructions à répétition, la chaîne de télévision régionale MDR n’a logiquement pas pu s’empêcher de poser à haute voix la question qui fâche « Les incendies sont-ils liés à Elon Musk ? », avant de fournir d’elle-même quelques bribes de possible explication, dont voici la teneur : « Tesla est un produit du milliardaire américain de la tech Elon Musk. Il avait soutenu le populiste de droite Donald Trump avec de grosses sommes d’argent pendant la campagne électorale, avant d’être nommé par Trump au nouveau gouvernement. Elon Musk est aussi accusé de soutenir les populistes de droite en Europe et d’interférer dans les campagnes électorales, dont la candidate de l’AfD à la chancellerie [allemande], Alice Weidel, via son canal de médias sociaux X ».

[Synthèse de la presse locale (Mitteldeutscher Rundfunk, MDR), 9 février 2025]

* NdT : le 13 et le 15 février 1945, plus de 25 000 personnes mourraient sous les 650 000 bombes incendiaires au phosphore larguées par les Alliés sur la ville de Dresde. Quatre-vingts ans plus tard, alors qu’une chaîne humaine commémorative est prévue comme chaque année à l’appel des institutions, l’extrême droite qui a le vent en poupe en vue des prochaines élections législatives du 25 février, instrumentalise plus que jamais ces bombardements afin de minimiser les crimes nazis.

Rassemblement pour la libération de notre camarade Gino

Publié le 2025-02-09 19:42:10

Rassemblement pour la libération de notre camarade Gino

Rassemblement mercredi 12 février 12h place Place Louis Lépine pour la libération de notre camarade visé par un mandat d’arrêt européen émis par le gouvernement de Viktor Orban.

RASSEMBLEMENT POUR LA LIBÉRATION DE NOTRE CAMARADE GINO

Ce mercredi 12 février, notre camarade Gino, militant antifasciste incarcéré à la prison de Fresnes depuis novembre dernier, comparaîtra à la Cour d’Appel de Paris.
Suite à un mandat d’arrêt émis par la Hongrie qui l’accuse d’avoir participé à des violences contre des militants néo-nazis à Budapest en 2023, Gino risque d’y être extradé.
Si l’État français décide de le remettre aux autorités hongroises, Gino encourt jusqu’à 16 ans de prison et risque de voir ses droits les plus élémentaires bafoués.

Le 15 janvier dernier, le délibéré rendu par la Cour d’Appel de Paris a reconnu l’existence de « dysfonctionnements systémiques » concernant l’indépendance du pouvoir judiciaire hongrois et a accédé aux demandes de la défense, exigeant de la Hongrie un certain nombre d’informations complémentaires .

Cette audience, qui décidera ou non de son extradition, est donc cruciale pour le sort de Gino.

Nous appelons à un rassemblement devant le Palais de Justice à 12h00 où auront lieu des prises de paroles de Thomas Portes (LFI), René Monzat (LDH), Révolution Permanente, Tsedek, FemRev, Visa, Young Struggle, Union Communiste libertaire et d’autres…

Nous refusons son extradition vers la Hongrie et exigeons la libération immédiate de Gino.

Votre présence est essentielle. Venez nombreux !

Le comité pour la liberation de Gino

#FREEGINO #FreeAllAntifas #NoExtradition

Mots-clefs : arrestation | répression | prison | Hongrie
Localisation : Paris 1er