Vive l'Anarchie - Semaine 06, 2020

Sommaire

NI CRA NI CPR, ni prison ni répression : non à l'enfermement des étranger.es en Europe

Publié le 2020-02-10 09:05:04

Suite aux derniers évènements dans les prisons pour sans-papiers, des camarades en Italie appellent à une semaine d’actions contre les CPR (CRA), pour la libération de toustes les prisonnières. Soyons nombreux-ses en France aussi à montrer notre solidarité.

A bas l’enfermement et les frontières, en Italie comme en France et partout ailleurs



Voici le texte d’appel traduit en italien (d’autres témoignages et infos après l’appel) :

Du 27 janvier au 2 fevrier : semaine d’actions et de mobilisations pour la fermeture de tous les cpr, pour la libération immédiate de tou.te.s les detenu.e.s et pour vakhtang

Le 18 Janvier, Vakhtang Enukidze est mort a l’hôpital de Gorizia après avoir été battu à mort par les forces de l’ordre entre les murs du CPR [1] de Gradisca d’Isonzo (Frioul-Vénétie Julienne).
Les détenus nous l’ont rapporté, le 18 janvier au soir, alors que, ayant appris la mort d’une personne, nous nous étions retrouvés devant le CPR pour leur parler. Ils nous l’ont crié par dessus les murs, nous ont appelés et nous ont envoyé des vidéos, avec tout
le courage de ceux qui savent que personne d’autre ne sait ce qui s’est réellement passé au sein du CPR.

La préfecture de police et le ministère public ont tout fait, dès le début, pour minimiser sa mort : « mort d’un migrant lors d’une rixe » titraient les journaux le lendemain de la publication de la nouvelle par Melting Pot
 [2]. Néanmoins, nous somme parvenus à faire entendre la voix des détenus, comme tant d’autres solidaires l’avaient fait avant nous pendant des années. Ainsi de nombreuses personnes dans toute l’Italie ont pu entendre leurs témoignages. Le lendemain, dimanche 19 Janvier, beaucoup d’entre nous sont retournés devant le CPR, tandis que les détenus nous appelaient, fuyant les coups qui – nous disaient-ils – étaient réservés à ceux qui parlaient avec les personnes présentes dehors. Les directives semblaient claires : plus aucune communication avec l’extérieur. La nuit, les gardes ont tenté de saisir tous les téléphones portables, une “récupération” que le ministère public a justifiée « aux fins de l’enquête ».

Cette même nuit, un député et un avocat sont venus visiter le CPR à l’improviste, y trouvant les agents des forces de l’ordre en tenue antiémeute et les ont entendus parler du sang présent dans l’établissement. La presse a alors commencé à rapporter la version des camarades de Vakhtang : battu à mort par la police, un nouveau cas “Cucchi” [3], étranger cette fois, et dans un CPR et non une prison. Le procureur a rapidement déclaré que les éléments de cette version n’était que « des rumeurs ». Le 21 Janvier à 4 heures du matin, les trois compagnons de cellule de Vakhtang, qui faisaient partie de ceux qui s’étaient déclarés prêts à témoigner, ont été déportés en Égypte sans que personne ne le sache. C’est ainsi
que le « ministère public enquête », comme nous le disent les journaux.

Lorsque la version des témoins a filtré, la presse a directement étiqueté l’assemblée qui transmet les voix des détenus comme un groupe d’extrémistes et d’incitateurs à la révolte – comme si les révoltes avaient besoin d’une incitation extérieure -, essayant ainsi de la délégitimer. Dans un même temps, de multiples tentatives de saper la crédibilité des détenus ont été faites. Vakhtang a été décrit comme violent, toxico et automutilateur, description visant à diminuer l’empathie envers lui. Les détenus en général sont décrits comme des violeurs, des trafiquants de drogue et/ou des criminels.

Vakhtang était une personne vivante, avec ses propres rêves, enfermée dans un enfer carceral créé par des lois racistes. Dans tous les CPR italiens se trouvent des détenus enfermés dans des camps du simple fait de ne pas avoir de documents en règle.Leur emprisonnement ne se termine pas toujours par une expulsion, les détenus etant souvent libérées avec un “foglio di via” [4] qui les oblige à vivre dans la clandestinité.

Les personnes déportées, en revanche, se retrouvent contraintes de rentrer dans leur pays d’origine sans possibilité de revenir en Italie, où certains ont toute leur vie et leur famille, ainsi ramenées au point de départ d’un terrifiant voyage déjà affronté au moins une fois. La menace d’expulsion est la plus grande qu’une personne non européenne puisse recevoir : le CPR, théâtre d’abus et encore pire que la prison, sert à rendre cette menace réelle. Elle contraint les gens a accepter des conditions de travail inhumaines, afin de maintenir un emploi, sésame en vue d’une carte de séjour.

La loi suivra son cours et peut-être qu’un jour quelqu’un sera jugé coupable. Mais il nous appartient maintenant de ne pas laisser le meurtre de Vakhtang passer inaperçu et de faire tout notre possible pour que tous les CPR soient définitivement fermés. Encouragé.e.s par la réponse de solidarité reçue de toute l’Italie, nous lançons un appel à une semaine d’actions et de mobilisations en vue de la fermeture de tous les CPR, pour la libération immédiate des personnes qui y sont enfermées et pour Vakhtang.

Nous invitons donc tous les individus, assemblées, groupes, associations, organisations, comités à faire tout leur possible pour atteindre cet objectif. Convaincus que chacun peut exprimer sa colère et sa dissidence comme il l’entend, nous pensons qu’est venu le moment d’agir. Que chacun.e s’organise la où il vit. Faisons en sorte que ces lieux infernaux ferment.

Si vous souhaitez nous informer des initiatives ou des actions a venir, vous pouvez nous
écrire (italien, espagnol, anglais, français, etc.) à : nocprnofrontieretrieste@riseup.net



Notes

[1les CPR, Centri di Permanenza per i Rimpatri, ou Centres de rétention pour les rapatriements en Francais, sont l’équivalent italien des CRA (Centres de Rétention Administratif) dans lesquels la détention est possible jusqu’a une durée de 6 mois.

[3Stefano Cucchi est un jeune Italien battu à mort par la police alors qu’il était en détention provisoire à Rome le 22 Octobre 2009.

[4Interdiction du territoire d’une commune, par exemple.

Nissan-lez-Ensérune (Hérault) : Double sabotage sur la ligne entre Montpellier, Toulouse et Perpignan – 6 janvier 2020 [Mis-à-jour]

Publié le 2020-02-11 12:42:04

Dans la nuit du 5 au 6 janvier 2020, une armoire électrique a été volontairement incendiée et un câble d’alimentation a été sectionné, sur la ligne de la SNCF dans la commune de Nissan-lez-Ensérune (Hérault), située entre Béziers et Narbonne.

Ces actes de sabotage ont fortement perturbé le trafic ferroviaire entre Montpellier, Toulouse et Perpignan. Les perturbations ont duré deux jours.

Les enquêteurs s’orientent vers la frange radicale des « gilets jaunes » et voit derrière ce sabotage une vengeance contre la répression judiciaire qui s’abattait au même moment sur 31 « gilets jaunes », tous jugés pour le saccage des installations de Vinci Autoroutes et de la gendarmerie au péage de l’autoroute A9 de Croix-Sud à Narbonne.

C’est notamment ce qui expliquerait que l’Etat et la SNCF aient mis le paquet pour retrouver les auteur.e.s et pour éviter que d’autres portions de voies subissent le même sort : « les gendarmes de la brigade de Capestang et du peloton de surveillance et d’intervention -Psig- de la compagnie de gendarmerie de Béziers, appuyés par l’hélicoptère du détachement aérien de la gendarmerie de Montpellier et les policiers de la sûreté ferroviaire -Suge- de la direction régionale de la SNCF de Montpellier sont mobilisés pour assurer une surveillance nocturne sur une section de la voie ferrée Aude-Béziers ».

« Les militaires ont notamment procédé à des fouilles de véhicules, sur réquisition du procureur de la République près le tribunal judiciaire de Béziers. » (e-metropolitain)

Nantes : Revendication de l’action carnavalesque à la permanence LREM

Publié le 2020-02-11 12:43:04

L’économie Règne En Maîtresse

Revendications et confettis !

Nous autres; agitateurices notoires, saltimbanques enguirlandées, frappadingues de métier, crachereuses de flamme névrosées et autres hurluberlus en tout genre,

Nous avons été mesdames et messieurs les candidates, terriblement déçus par le spectacle piteux que vous nous livrer depuis des semaines. Cette pitrerie sans nom, cette arnaque totale, cette bouffonnerie électorale, n’a plus lieu d’être et nous est devenue complètement insupportable.

C’est pourquoi, ce jeudi 6 février 2020, alors qu’une nasse mobile déambulait mornement dans les rues nantaises, nous avons pris l’initiative et le temps ( malgré notre agenda très chargé ), de vous donner une bonne leçon en matière de carnaval.

Car voyer-vous, vos discours sécuritaires nous font rire jaune, vos idées en matière d’écologie nous donne des envies de meurtre et vos conceptions de l’urbanisme nous font clairement gerber ( en revanche, l’idée d’installer des bancs pour  » rendre des places conviviales afin que les gens et en particulier les femmes puissent s’y retrouver  » (dixit Margot) nous a bien fait marrer ! ).

Non, non, non ! Le carnaval, c’est le débordement.

Quelle joie ce fut pour nous de vous repeindre la façade, de vous gueuler dans les oreilles en tapant sur nos casseroles et de vous voir gesticuler dans tous les sens alors que nous semions des confettis dans les rues.

Mais la chose qui nous a fait le plus plaisir, à n’en pas douter, c’est de vous avoir affiché publiquement tel que vous êtes réellement : les rejetons de l’idéologie néo-libérale contre laquelle nous nous battons, et nous battrons encore, jusqu’à ce que mort s’en suive.

 » L’économie Règne En Maîtresse  » : nous avons arraché votre masque et l’élastique vous est revenu dans l’œil (venez donc essayer d’arracher les nôtres…).

Car c’est bien ça qui sous-tend toutes vos palabres. Tous vos discours, ces flots de paroles inutiles, qu’il s’agisse d’insécurité, d’écologie ou d’urbanisme. Tout ce qui vous importe c’est que chaque personne devienne un individu bien lisse, bien sage, qu’il aille voter et qu’il fasse le tri. Mais surtout, qu’il soit productif pour votre économie de marché.

Et c’est bien cela qui déplaît, à vous, au gouvernement et à la bourgeoisie qui empoche les bénéfices : c’est de voir toutes les personnes qui chaque semaine battent le pavé, se mettent en grève et se rencontrent. Car depuis des mois, le contrôle vous échappe.

Que ce soit les Gilets Jaunes ou le mouvement contre la réforme des retraites qui secoue actuellement le pays, il semble qu’il n’y ait qu’une question qui tourne en boucle dans vos petits crânes :

« Comment effrayer et combattre ces masses indisciplinées afin de les remettre tranquillement au travail et dans les urnes ? « 

Et l’on comprend mieux ainsi le rôle que joue la police dans tout ça : marquer les corps. Éborgnements, mutilations et passages à tabac sont devenus monnaie courantes. Effrayer la foule de celles ceux qui osent encore s’élever contre les politiques libérales qui favorisent et accroient les inégalités et renforcent les sentiments identitaires.

La répression bat son plein et l’industrie de l’armement se frotte les mains.

Et c’est ce contexte, pour le moins tendu, que les élections municipales tentent de faire oublier à grands coups de  » débats citoyens « , d’  » initiatives locales  » et de  » dialogue social « . Autant de coquilles vides à jeter au compost.

Et l’on observe, avec un certain effarement, la manière dont les débats sécuritaires, omniprésents sur le plan national, se reformule sur le plan local. C’est à qui armera le mieux et grossira le plus l’effectif de la police municipale, et la surenchère des candidates sidère.

Comble de l’indécence lorsque l’on sait qu’en moyenne 15 jeunes racisés sont chaque année assassinés par la police de la république, dans les quartiers populaires, au Breil ou ailleurs. Nous affichons, par ailleurs, un soutien total aux proches des victimes qui tentent de faire reconnaître, à la justice de ce pays, la culpabilité des forces de l’ordre.

Bref, il y a encore beaucoup à dire. Et ceci n’est qu’une introduction. Mais considérez encore ceci, mesdames et messieurs les candidates :

le saccage de votre vitrine est l’expression de notre participation à votre mascarade. Considerez que nous avons voté.

Enfin, nous tenons à adresser ce message aux autres organisations partisanes qui nous prendraient de haut ou ne se sentiraient pas concernées par ce texte. Notre détermination est vive et l’adresse de vos locaux sont bien connues. Il se pourrait bien que vous receviez quelque visite à l’occasion. Barricadez-vous et tenez-vous prêts à composer le 17.

#LREMausol#abasletat#jevaistoutcasser#jpp#vlacommonlesassaucé#tralalalala

A Voté

[Publié sur indymedia nantes, 09.02.2020]

Buenos Aires (Argentine) : Attaque explosive contre une boucherie, pour la libération animale et contre le progrès

Publié le 2020-02-11 12:44:06

Contra Info / vendredi 31 janvier 2020

Nous revendiquons le placement d’un engin explosif devant une boucherie, au carrefour entre la rue Mansilla et la rue Larrea (Buenos Aires), dans la nuit de mardi 28 janvier. L’engin était composé de deux bouteilles de gaz butane, d’un pétard et d’un litre d’essence. Nous ne savons pas ce qui s’est passé, mais l’intention était de nuire à ce maudit établissement d’exploitation et de provoquer la terreur chez ces personnes civilisées qui, au nom du progrès, exploitent les animaux et nuisent à la terre, sans se soucier de rien.

Qu’il/elles sachent que nos mèches sont prêtes et que nos explosifs regardent à leur sale monde d’ordures. Nous n’hésiterons pas à attaquer, nous voulons les voir brûler complètement, parce que ceux/celles qui ne respectent pas la terre ou ses autres habitant.e.s ne mérite pas d’exister. Nous continuerons à les traquer…

Pour la libération totale !
Pour la guerre contre le progrès et pour la nature sauvage !

Cellule des loups/louves

Moscou (Russie) : La détention préventive du compagnon Azat Miftakhov prolongée jusqu’en avril

Publié le 2020-02-11 12:44:07

Anarchists Worldwide / mardi 5 février 2020

Selon le journal Novaya Gazeta, le tribunal de la ville de Moscou a prolongé la durée de la détention préventive de l’étudiant en mathématique Azat Miftakhov, accusé de trouble à l’ordre public.

Étant donné que Miftakhov est en détention préventive depuis un an, les nouvelles prolongations de sa détention préventive doivent être décidées par le tribunal central de la ville et non plus par un tribunal d’arrondissement.

Selon le canal Telegram Vestnik Buri Originals, Svetlana Sidorkina, avocate de Miftakhov, a déclaré qu’avant les audiences du tribunal, son client n’a pas été amené directement de la maison d’arrêt au tribunal par le Service fédéral des pénitenciers, mais que, pour des raisons inconnues, il a été conduit en ville dans un fourgon de police.

La défense a demandé au tribunal soit de transférer le mathématicien en assignation à résidence, soit de le libérer sous caution, pour un montant de 1 994 000 roubles (environ 28 500 euros), mais le tribunal s’est rangé du côté du Parquet et a prolongé la détention de Miftakhov jusqu’au 7 avril.

Miftakhov, étudiant en mathématiques à l’Université d’État de Moscou et anarchiste, a été arrêté dans le cadre de l’enquête sur une affaire de trouble à l’ordre public, délit puni par l’article 213.2 du Code pénal russe. Les enquêteurs de la police prétend que le 30 janvier 2018, Miftakhov, Andrei Yeikin, Yelena Gorban, Alexei Kobaidze et Svyatoslav Rechkalov auraient brisé une fenêtre d’un bureau du parti Russie Unie [le parti du président Vladimir Poutine ; NdAtt.] et y auraient jeté une grenade fumigène. Rechkalov et Kobaidze ont fui la Russie et leur cas fait maintenant l’objet d’une enquête séparée. […]

Miftakhov a été arrêté le 1er février 2019. Il dira plus tard à son avocat qu’il a été torturé avec un tournevis. Pendant les onze mois suivants, son arrestation a été prolongée sous divers prétextes. […]

(source : The Russian Reader)

Barcelone (Espagne) : Appel contre les technologies de la dévastation, contre les portables et contre le Mobile World Congres

Publié le 2020-02-11 12:45:12

Indymedia Nantes / dimanche 9 février 2020

Entre les jours 24 et 27 février se célèbre à Barcelona un des évènements le plus important du domaine des nouvelles technologies, le Mobile World Congres (MWC).
Ce regroupement d’entreprises, d’entrepreneurs et de directeurs exécutifs est organisé par la GSMA, le patronat mondial des Communications mobiles. C’est un agent dont le pouvoir à l’échelle mondiale est plus important même que celui de beaucoup d’états. Cette année, l’on calcule que l’assistance au congrès sera de 100000 personnes, disposées à payer, selon les possibilités d’accès au congrès, entre 800 et 5000 euros pour y assister. D’entre elleux, un 50% sont des présidents directeurs généraux (CEO).

Le secteur des portables contribue à 3,9 trillions de dollars du PIB mondial. Tout le techno système des portables génère de la douleur, de l’oppression et une grande dévastation :

À cause de l’extraction de matières premières (lithium, cuivre, cobalt, tantale, etc.), des écosystèmes et des communautés entières sont dévastées. Derrière des délires d’extraction, il y a un grand nombre de mesures néolibérales et putschistes en Chili, Bolivie et d’autres endroits parmi les 5 continents.

La fabrication et les déchets des dispositifs mobiles ont pour conséquence la contamination de l’air, de l’eau et de la terre.
Les travailleuses des usines de production, surtout à l’est de l’Asie, sont brutalement exploitées, sous une combination mortelle du patriarcat et du capital.
L’usage des TIC (technologies de l’information et de la communication) produit une énorme quantité de gazes d’effet de serre. En fait, bientôt on arrivera au 14% du total mondial.
Les communications mobiles mercantilisent les relations sociales, en médiatisant la communication directe et donc, nuisant aux relations entre les personnes.
Le contrôle social et policier est beaucoup plus facile grâce à la technologie mobile, car la police se sert d’un espion que nous-mêmes portons sur nous.

Ici à Barcelone, on fait un appel pour que la semaine du 22 au 29 de février soit une semaine contre la technologie mobile, tout en rejetant ce spectacle dévastateur qu’on vient de présenter. On vous invite pour que tous les groupes et localités concernées, selon vos possibilités et désirs passiez à l’action : moyennant des renseignements, de la propagande, des signalements publics, des tracts, des journées, des graffitis, etc. afin de combattre les technologies mobiles et, surtout, le monde qui les fait possible et qui en est dépendant.

MWC ni à Barcelone ni ailleurs !
Dans un monde capitaliste et composé par états, la dévastation devient inévitable !
Contre le système technoindustriel !!

Barcelone, janvier 2020, Anarchistes contre la dévastation.
devastacio @ riseup.net

Faites passer ce message parmi vos ami.e.s !

Du nord au sud de l’Hexagone, que de la haine pour les politiciens

Publié le 2020-02-11 13:38:06

Pauillac (Gironde) : Trous d’air dans la vitrine du RN…

La vitrine du local du candidat RN, Grégoire de Fournas, a été endommagée par des jets de pierre, dans la nuit de vendredi à samedi, à Pauillac. […]

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Hyeres (Var) : …pour faire comme là-bas !

Var-Matin / jeudi 30 janvier 2020

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la vitrine de la permanence d’Yves Kbaïer (liste Alliances pour Hyères, soutenue par le RN), située au au 15 rue Edmond-Dunan, a été vandalisée. Des coups ont été portés sur la vitre anti-effraction qui a été endommagée.[…]

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Lisieux (Calvados) : Menteuse !

Le Pays d’Auge / dimanche 9 février 2020

La permanence de Mélissa Lebreton, candidate aux municipales à Lisieux (Calvados), a été taguée dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 février 2020. […]
[…] « Menteuse », « Tous contre Macron » ou encore « dictature » peut-on lire sur la vitrine du local de campagne. Mélissa Lebreton va porter plainte. […]

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Bourg-en-Bresse : Il y en a pour le candidat de LREM…

C’est en arrivant ce mercredi matin au local de campagne du candidat La République en marche, Michaël Ruiz, aux prochaines élections municipales à Bourg-en-Bresse qu’un bénévole a constaté que des tags avaient été réalisés durant la nuit de mardi à mercredi. La façade a été couverte d’inscriptions insultantes à l’égard du président Macron et d’une croix gammée. […]

…et pour celui des LR

Après celle du candidat LREM aux élections municipales burgiennes, c’est au tour de la permanence de campagne d’Aurane Reihanian d’être vandalisée. Une croix noire barrant sa photo ainsi que l’inscription « Non, c’est non » ont été découvertes, ce samedi matin, sur la vitrine du local situé place Georges-Clémenceau. […]

Les lycéen.ne.s bloquent avant les vacances

Publié le 2020-02-11 13:38:09

Nantes : Blocage du lycée et des voies des bus

Ouest-France / jeudi 6 février 2020

Depuis tôt ce matin environ 200 garçons et filles bloquent l’entrée du lycée des Bourdonnières à Nantes. Et dans la foulée la station de busway qui lui fait face.
Des lycéens et des personnes extérieures à l’établissement sont présents. Lors des feux de poubelle, plus loin sur la voirie, deux personnes ont été interpellées.
Les manifestants contestent la réforme du bac et l’utilisation de gaz lacrymogènes lors du blocus à Guist’hau la semaine dernière. Il n’y avait pas d’épreuves communes de contrôles continus (E3C) ce jour dans le lycée.

Les personnes interpellées sont deux mineurs âgés de 14 et 17 ans. En soirée, ce jeudi, ils ont été placés en garde à vue pour des dégradations de poubelles par incendie et des jets de pierres sur les policiers. Ils sont convoqués devant la justice le 26 mars prochain.

Les lycéens ont allumé un grand feu de poubelles sur le rond-point. Les pompiers ont tenté de l’éteindre. Mais leur véhicule a été bloqué par les jeunes. Ils lancent aussi, par moments, des cailloux vers les forces de l’ordre
Deux camions de police sont en effet présents. Pas d’intervention pour l’instant. Les forces de l’ordre ont juste répliqué, sur le coup de 10h30, par quelques jets de gaz lacrymo.

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Vernon (Eure) : Blocage, caillassage et incendie dans les chiottes font reporter les épreuves

Le Démocrate Vernonnais / lundi 3 février 2020

Dès 8h30, une centaine de élèves, dont certains extérieurs au lycée, ont tenté de bloquer les entrées de l’établissement pour empêcher le déroulement des épreuves de langues.
Jet de pétards, feu de poubelle, quelques fumigènes ont été lancés mais le face-à-face très tenduavec la police venue sécuriser les lieux s’est apaisé vers 9h. Les élèves de premières générales ont commencé à composer à 9h30, les grévistes sont restés dehors, avec l’assurance d’un zéro à l’épreuve.
Vers 11h, un début d’incendie s’est déclaré dans le bâtiment A, dans les toilettes des garçons. Comme on peut le voir sur la vidéo, une épaisse fumée noire s’est dégagée et les sapeurs-pompiers sont intervenus très rapidement pour circonscrire l’incendie : le sinistre se situant à quelques mètres de la salle de physique où sont stockées des produits inflammables.
Le bâtiment a aussitôt été évacué, stoppant les épreuves que certains avaient commencé. A midi, des jets de pierre et objets divers sporadiques étaient encore à déplorer.
Les épreuves de ce lundi après-midi ont été annulées et reportées.

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Gagny (Seine-Saint-Denis) : Bac en maçonnerie et blocage

Le Parisien / lundi 3 février 2020

Ils n’auront pas eu le temps de finir le mur de parpaings qu’ils étaient en train d’élever devant les grilles de leur établissement. Ce lundi matin, six élèves du lycée Gustave-Eiffel, à Gagny, ont été placés en garde à vue alors qu’ils tentaient d’en bloquer l’accès. « Le mur faisait presque un mètre de haut au moment de l’interpellation », relate un enseignant.
Face à ces arrestations, une vingtaine de soutiens, des professeurs grévistes et des parents de professeurs, se sont donné rendez-vous dans l’après-midi devant le commissariat, pour attendre leurs sorties. […] Les gardes à vue ont finalement été levées dans l’après-midi. Tous mineurs, ils feront l’objet d’une réparation pénale pour entrave à la circulation, dégradations et recel de vol de parpaing. […]
A Gustave-Eiffel, des élèves avaient déjà tenu un blocus, et leurs profs un piquet de grève, la semaine dernière. « Une vingtaine de lycéens avaient finalement passé leur devoir sur plus de 300. […]

La semaine dernière, la tension était montée d’un cran, et des épreuves avaient été reportées dans plusieurs établissements du 93 Angela-Davis (Saint-Denis), Blaise-Cendrars (Sevran) ou encore Paul-Robert (Les Lilas).
A Saint-Denis, les tensions ont d’ailleurs été vives entre élèves et policiers, selon une enseignante. Un lycéen avait ainsi été brièvement placé en garde à vue.

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Le Mée-sur-Seine (Seine-et-Marne) : Déchirer les copies, bloquer le lycée

Le Parisien / jeudi 6 février 2020

Comme dans d’autres établissements il y a quinze jours, de grosses perturbations ont touché les épreuves communes de contrôle continu (EC3) proposées aux élèves de 1 re du lycée George-Sand. Ce jeudi matin, les élèves devaient plancher sur l’histoire de 9 h 45 à 11 h 45. A l’entrée, le proviseur adjoint a demandé une vérification visuelle des sacs des lycéens par les surveillants avec l’assistance des policiers.
Mais un peu plus tard, dans deux classes d’examen aménagées séparément pour accueillir la cinquantaine d’élèves perturbateurs qui s’étaient manifesté la veille, l’inattendu s’est produit : les élèves d’une classe se sont levés et ont renversé les tables.
Un élève a d’ailleurs été légèrement blessé à la tête. Puis ils se sont rendus dans la classe voisine et ont déchiré la copie commencée par leurs camarades dans le cadre de l’examen. Voyant cela, le proviseur adjoint a décidé de faire évacuer les deux classes. La police a aidé à faire sortir les élèves. […]
Cet épisode s’ajoute au blocus mené lundi 3 février par environ 200 élèves et membres de la communauté éducative contre la réforme du baccalauréat.
Mercredi, le lycée a fait l’objet d’une tentative d’intrusion. Derrière l’établissement, trois lycéens âgés de 17 ans et porteurs de lourds sacs ont été vus par les gendarmes mobiles postés juste en face, sur la D 346.
Lors du contrôle, les gendarmes ont découvert une vingtaine de bouteilles contenant de l’acide et d’autres éléments censés créer un cocktail dangereux. En garde à vue, ils ont dit « vouloir aller s’amuser en forêt ». Ils seront jugés ultérieurement pour participation à un attroupement armé en vue de commettre des dégradations ou des violences.
Les équipes mobiles de sécurité (EMS) de l’Education nationale restent présentes dans les murs de l’établissement jusqu’à vendredi. Les policiers, eux, assurent la surveillance de la voie publique à l’extérieur.

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Strasbourg : D’abord le bahut, puis le centre commercial et pour finir la fac

L’Alsace / jeudi 6 février 2020

[…] Vers 7h15 ce jeudi matin, les entrées du lycée Marie-Curie situé dans le quartier de l’Esplanade à Strasbourg ont été bloquées avec des barrières et des poubelles.
[…] Après avoir brièvement investi le centre commercial de l’Esplanade, les manifestants ont pris la direction du campus universitaire.
Les manifestants sont entrés dans le bâtiment du Patio sur le campus de l’Esplanade. Une alarme a retenti, le bâtiment a été évacué. […]
Lors de la manifestation contre la réforme du bac au lycée Curie, trois manifestants ont finalement été interpellés : deux mineurs pour le vol sur un chantier voisin des barrières qui ont servi à bloquer l’entrée du lycée, un majeur pour la dissimulation de son visage et pour rébellion envers des personnes dépositaires de l’autorité publique.

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Sceaux (Hauts-de-Seine) : Troisième jour de blocage, et les épreuves reportées

Le Parisien / jeudi 6 février 2020

[…] Jeudi, en début après-midi, le lycée Lakanal était toujours bloqué par une centaine de lycéens hostiles à la tenue des épreuves communes de contrôle continu (E3C) du baccalauréat. Leur mobilisation contre ces épreuves, qui devaient se tenir jusqu’à ce jeudi pour les élèves en STMG, n’a pas faibli depuis mardi.
« C’est la première fois qu’il y a un blocus, qui tient autant de temps », témoigne un élève de terminale devant le lycée. […]
En fin de journée, les lycéens auraient obtenu le report des épreuves des E3C après les vacances, qui débuteront ce week-end. […]

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Dans le Val-de-Marne

Le Parisien / vendredi 7 février 2020

L’objectif était de faire passer toutes les épreuves de contrôle continu du baccalauréat avant les vacances de février. C’était sans compter la détermination des élèves qui toute cette semaine ont empêché leur tenue dans plusieurs lycées du Val-de-Marne.
De reports en blocages, voilà finalement que les chefs d’établissement n’en ont pas fini à la veille de la coupure avec l’organisation des fameuses E3C (épreuves communes de contrôle continu).
C’est le cas à Jean-Macé et Adolphe-Chérioux à Vitry, Romain-Rolland et Fernand-Léger à Ivry où aucun lycéen n’a pu composer. Les élèves organisés en collectif interétablissements ont bloqué leurs lycées dès lundi matin. Au lycée de Cachan, Pablo-Picasso à Fontenay-sous-Bois et à François-Arago à Villeneuve-Saint-Georges, même topo. À Langevin-Wallon à Champigny et Darius-Milhaud au Kremlin-Bicêtre, une poignée d’élèves a pu passer l’examen. Les reports ne sont toutefois pas toujours officiels.

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Marseille : Faire du chahut pour faire annuler les épreuves

La Provence / mercredi 5 février 2020

Ce matin au lycée Marie-Curie (5e) à Marseille, les épreuves communes de contrôle continu (E3C) ont été annulées. Certains élèves avaient rejoint les salles pour composer, mais les perturbations d’autres lycéens ont mené à l’annulation de l’épreuve.

« Il n’y a pas eu de violence, mais les conditions ne permettaient pas de travailler : tout le 1er étage était occupé par des élèves qui tapaient sur les portes », explique un surveillant. Des élèves de 10 classes étaient censés passer leur épreuve d’anglais.
Au lycée Daumier (8e), c’est le bon déroulement de l’épreuve d’histoire-géographie (elle n’a pas au final été annulée) qui a été dérangée par des protestations d’élèves. Yasmine, élève en première explique que « certains élèves sont rentrés dans la salle à 11h10 alors que l’épreuve commençait à 10h. » […]

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A Toulouse

La Dépêche / lundi 3 février 2020

Des poubelles et des barrières sur les différents points d’entrée et de sortie du lycée Saint-Sernin de Toulouse : ce lundi, de nombreux élèves ont décidé de bloquer l’établissement. […]

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Rennes : Les CRS pour empêcher le blocus

France Bleu / mercredi 5 février 2020

[…] Une compagnie de CRS a été déployée devant l’établissement très tôt ce matin afin d’en sécuriser les entrées. Une mesure demandée par le rectorat alors que les épreuves de contrôle continu du baccalauréat doivent se dérouler dans le lycée ce mercredi.
Les perturbations survenues la semaine passée au lycée Bréquigny de Rennes ont poussé l’éducation nationale à organiser les épreuves à Victor-et-Hélène-Basch.
Un peu avant 8h, la tension est montée devant l’établissement avec l’arrivée de manifestants, venus pour certains de l’université Rennes 2. […]

Pise (Italie) : Voilà encore

Publié le 2020-02-11 13:39:04

Round Robin / samedi 8 février 2020

Le 31 janvier on a trouvé des micros* dans le Garage Anarchiste de Pise, ainsi que dans l’habitation d’un compagnon, à Follonica. Les dispositifs étaient reliés au secteur des deux bâtiments et ont été utilisés pour écouter des discussions pendant une période de plusieurs mois. Il faut dire que les espions sont entré dans les lieux avec un appareil technologique qui fait une espèce d’échographie de l’intérieur des serrures.

Les flics ont commencé leurs enquêtes à la suite d’une attaque incendiaire contre un laboratoire de vivisection, à Pise, dont la presse n’a jamais parlé.

* l’entreprise qui les a fourni les dispositifs est Lutech Spa, basée à Roncello (MB)

Pauillac (Gironde) / Toulouse : Deux manières (parmi tant d’autres) de faire la misère aux fascistes – 8 et 9 février 2020

Publié le 2020-02-11 15:41:06

La permanence du facho se mange des pavés – 8 février 2020

La vitrine de la permanence électorale du candidat RN, Grégoire de Fournas, a été brisée par des jets de pierre, dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 février, à Pauillac.

Toulouse : Les fachos en campagne dégagés du marché – 9 février 2020

Alors que Quentin Lamotte, candidat du Rassemblement national (RN) aux élections municipales à Toulouse, se trouvait avec ses colistiers sur le marché Cristal, dans le quartier Jeanne d’Arc, plusieurs dizaines de personnes se sont mises à crier « Cassez-vous ! ». S’en est suivit une bousculade et des échanges musclés entre les deux parties… la propagande du parti raciste a notamment été détruit après leur avoir été arrachée des mains.

Voici ce qu’a rapporté le candidat fasciste, qui précise que lui et ses colistiers ont déposé quatre plaintes:

« Plusieurs colistiers et militants ont été bousculés, plaqués contre les murs et molestés, certains ont été blessés, notre matériel de campagne nous a été arraché et a été détruit sous nos yeux. Souhaitant extraire mes militants de cette meute hurlante qui les agressait, j’ai moi-même été violemment pris à partie sous les crachats, les bousculades et les coups de bâton. »

Quelques minutes plus tard, les fachos sont contraints de dégager du marché sous les insultes et quelques slogans du type « cassez-vous » et « pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos ».

 

Moselle, Alpes-Maritimes et Loire-Atlantique : Encore des permanences électorales (et pas que) visées

Publié le 2020-02-11 15:43:32

Saint-Avold (Moselle) : Des tags sur la permanence du candidat LREM

Le Républicain Lorrain / lundi 10 février 2020

La permanence de René Steiner, candidat aux municipales et tête de la liste « Saint-Avold ensemble » a été taguée dans la nuit de dimanche à lundi. Les inscriptions du style « Rem on n’oublie pas » ou « Macron, Rem trop » ont été découvertes tôt ce matin par une des membres de la liste et il a fallu deux heures pour effacer toute trace sur trois parties distinctes de la permanence. […]

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Pégomas (Alpes-Maritimes) : Quelques retouches…

Nice-Matin / mardi 11 février 2020

À peine quelques jours après son inauguration, la permanence de Florence Simon [Les Républicains ; NdAtt.], la candidate aux élections municipales de Pégomas, a été vandalisée dans la nuit de samedi à dimanche.

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Mauves-sur-Loire (Loire-Atlantique) : Militants de LREM et entrepreneurs, vous avez des noms et des adresses !

Ouest-France / lundi 10 février 2020

Nadine Gouello, militante LREM ne comprend pas : dans la nuit de dimanche à lundi sa murette a été taguée d’un symbole nazi associé au nom de son mouvement (SS = LREM). Sa boîte aux lettres a également été couverte d’autocollants dans le même esprit. Mon mari a découvert cela ce matin en partant au travail à 7 h, c’est très désagréable. Tout le monde est surpris dans le quartier et la commune.
Nadine Gouello est militante LREM mais surtout présidente du collectif des Fabricants Made in Pays de la Loire : Je suis très engagée pour défendre l’artisanat français et je soutiens notre président, mais je ne suis pas engagée dans la campagne des Municipales. Je suis très étonnée par ce qui nous arrive.

La Foa (Nouvelle-Calédonie) : A bas la France (et son impérialisme)

Publié le 2020-02-11 16:37:07

Les Nouvelles Calédoniennes / dimanche 9 février 2020

Dans la nuit de vendredi à samedi, des individus ont dégradé le monument au morts de la commune de La Foa, y inscrivant des insultes et des d’autres inscriptions indéchiffrables. Le petit monument dédié aux pionniers, inauguré le 24 septembre 1953, a lui aussi fait les frais de ces exactions. […]

Athènes (Grèce) : Des infos sur la récente arrestation de trois anarchistes

Publié le 2020-02-11 16:38:06

Act for freedom now ! / dimanche 9 février 2020

Comme on le sait, trois compas (K. Athanassopoulou, D. Valavani et G. Michailidis) ont été arrêté.e.s mercredi 29 janvier à 9h30 à Athènes.

Depuis le moment de leur arrestation jusqu’à 19h00, elles/il n’ont pas eu le droit de contacter personne. Le lendemain, les deux compagnonnes ont été soumises à un violent prélèvement d’échantillons de leurs ADN, tandis que la police possède déjà l’ADN de Michailidis.
En particulier, Dimitra Valavani, a été frappée, alors que les policiers étaient au courant qu’elle avait déjà une blessure à la tête. Sa demande réitérée d’appeler son médecin a été rejetée à plusieurs reprises. Au lieu de cela, au bout de 3 heures elle a été conduite à l’hôpital, où on lui a fait passer des examens inutiles.

Pendant l’interrogatoire, tou.te.s les trois ont refusé toute collaboration. Le lendemain, elles/il ont été présenté.e.s à un enquêteur et à un Procureur, devant lesquels elles/il ont déclaré qu’elles/il sont anarchistes.

Il faut noter qu’en plus des perquisitions habituelles à leurs domiciles, la police anti-terrorisme est entrée à deux reprises dans la maison du grand-père de Dimitra, qui a ensuite fait l’objet d’un prélèvement d’ADN.

Les trois compas restent fort.e.s psychologiquement et donneront des informations plus complètes lorsqu’elles/il parviendront à faire sortir un communiqué (les présentes informations sont issues d’un appel téléphonique du 6 février).

Force à Dimitra Valavani, Gianni Michailidis et Konstantina Athanasopoulou.

Heraklion, 31 janvier, « Liberté et force pour Michailidis, Valavani et Athanassopoulou »

Païta (Nouvelle-Calédonie) : Le commissariat de la police municipale cramé juste avant son inauguration – 11 février 2020

Publié le 2020-02-12 09:31:07

Dans la nuit du lundi 10 au mardi 11 février 2020, les locaux de la future police municipale, au coeur du village de Païta, non loin de Nouméa, ont été en partie incendiés. L’origine des flammes est purement volontaire d’après les enquêteurs.

Les dégâts, évalués par les services techniques, sont estimés à 3,5 millions de francs pacifiques, soit près de 30 000 euros. L’édifice devait être livré dans une dizaine de jours.

«Nous ne reculerons pas», tone un communiqué envoyé mardi après-midi, dans lequel la municipalité « condamne et dénonce avec la plus vive fermeté les auteurs de l’incendie volontaire et criminel du futur commissariat de la police municipale ».

[Repris des Nouvelles Calédoniennes, 11.02.2020]

Dijon : Le mât de la caméra abattu à la disqueuse – 8 février 2020

Publié le 2020-02-12 09:40:05

En début de soirée samedi 8 février 2020, un poteau soutenant une caméra de surveillance dans le quartier des Grésilles à Dijon a été scié à la disqueuse. Malheureusement, deux jeunes de 15 et 21 ans ont été rattrapés par les flics.

Vers 20 heures, le poteau d’une caméra qui surveillait les habitant.e.s de la rue Henri Chrétien a été abattu à l’aide d’une disqueuse. Il s’agit de deux hommes, l’un de 21 ans, l’autre de 15 ans. 

Le plus âgé, le visage masqué, a été arrêté par les flics de la BAC alors qu’il était en train de scier le poteau. Son complice a été arrêté le lendemain, le dimanche, dans le même secteur. Il aurait été reconnu grâce aux images de la caméra de surveillance qu’ils tentaient de découper (même fringue ou même paire de chaussures? visage non dissimulé?).

Les flics du centre de supervision de vidéo-surveillance ont déclaré à leurs potes de FranceBleu: « on l’a vu en direct, c’est quand même impressionnant les étincelles, le bruit »

Les dégâts s’élèvent à près de 4000 euros. Les deux saboteurs ont été déférés devant le parquet et placés sous contrôle judiciaire. 

Russie – Affaire « Réseau » : 8 anarchistes condamnés à des peines de 6 à 18 ans de prison – 10 février 2020

Publié le 2020-02-12 09:41:04

Ce lundi 10 février 2020, le tribunal militaire du district de la Volga à Penza a condamné les accusés de l’affaire « Réseaux », une organisation terroriste anarchiste supposée, à des peines allant de 6 à 18 ans. Selon leurs avocats, les aveux ont été extorqués sous la torture.

Accusés d’avoir organisé des réseaux anarchistes avec l’intention de renverser le pouvoir, Dmitry Pchelintsev, 27 ans, Ilya Shakursky, 23 ans, Andrei Chernov, 26 ans, Maxim Ivankin et Mikhail Kulkov, 24 ans, ont été condamnés respectivement à 18, 16, 14, 13 et 10 années de prison à régime sévère. Vasily Kuksov, 31 ans et Arman Sagynbaev, 26 ans, à 9 et 6 ans de prison à régime général. Un accusé, Alexei Poltavets, vit en exil à Kiev. Il est inculpé par contumace.

Pour le FSB, les services secrets russes (ancêtres du KGB), Pchelintsev et Shakursky sont les créateurs de cette organisation « Réseaux ». « En mai 2015, Pchelintsev aurait décidé d’unir les anarchistes de Penza, Moscou et Saint-Pétersbourg en « groupements tactiques » pour effectuer des attaques contre le gouvernement, les forces de sécurité, les bureaux d’enrôlement militaire et les succursales du parti « Russie unie ». Ils auraient essayé de déstabiliser la situation politique du pays lors des élections présidentielles et de la Coupe du monde pour déclencher une rébellion armée. L’enquête a assuré que les anarchistes de Penza s’entraînaient dans un camp abandonné et dans la forêt, qu’ils s’étaient réparti les rôles de tacticien, d’éclaireur, de sapeur, d’officier de communication et de médecin. »

[Repris d’un blog de Mediapart « Chronique de Russie », 10.02.2020]

Anglet (Pyrénées-Atlantiques) : Attaque incendiaire contre les bureaux d’Engie Ineo – 22 janvier 2020

Publié le 2020-02-12 09:41:08

Anglet (Pyrénées-Atlantiques) : Un peu d’essence, un peu d’audace

Ineo hors de nos vies.

Dans la nuit du 21 au 22 Janvier 2020, nous avons joyeusement incendié et peinturluré la façade des bureaux d’Ineo (groupe ENGIE) à Anglet, Pays Basque.
Joyeusement certes, mais avec détermination et conviction avant tout, car ce n’est pas un jeu.

ENGIE INEO est une entreprise française du CAC 40 spécialisée en génie électrique, systèmes d’information et de communication, cybersécurité et vidéosurveillance et qui intervient dans le domaine des villes intelligentes. Elle évolue également dans le domaine de la défense militaire et du nucléaire.

« Créateur de solutions pour un monde mieux connecté exploité »

Sous couvert de développement technologique des grandes villes, encouragé par la transition énergétique et écologique, Engie Ineo déroule des kilomètres de câble et de fibre pour rendre les villes « intelligentes » et connectées. Dans son mensonge dit « décarboné », Engie justifie toujours plus de production électrique. Aux charbon, gaz, hydroélectrique et nucléaire, s’ajoutent désormais parcs éoliens, centrales solaires et biomasse, le tout connectés en smart grid.
Augmentant toujours plus la demande en matière première, elle participe à l’expansion de l’extraction minière mondiale avec les conséquences que ça implique (expropriation, déforestation, exploitation humaine, pollution), et entretenant guerres et néocolonialisme.
Nous ne souhaitons ni être complices, ni bénéficiaires de ces soi-disant progrès et conforts destructeurs et entachés de sang, ni rester les bras croisés.
Si INEO illumine et connecte nos villes, elle met aussi en œuvre les outils les plus autoritaires de ces dernières années : big data, surveillance de masse et reconnaissance faciale, contrôle d’accès, etc.

Quelques exemples :
En 2015, la ville de Marseille recourt à Engie Ineo pour développer un algorithme qui permet d’évaluer le niveau de risque d’une situation, dans le cadre de son projet de « big data de la tranquillité publique » dont le principe est de croiser les informations détenues par la mairie, celles de partenaires tels la police nationale ou les opérateurs téléphoniques, ou les hôpitaux, afin d’anticiper d’éventuels troubles publics.
La même année, Engie Ineo déploie en Égypte les programmes de sa filiale d’alors, Ercom, qui permettent « d’intercepter l’intégralité des appels et des SMS, de surveiller le trafic Internet ou de géolocaliser une cible ».
La ville de Nice collabore avec Engie Ineo dans le cadre de son projet de « safe city » à travers un centre de contrôle et de commandement permettant de repérer des personnes au comportement dit « anormal », objets abandonnés, altercations ou attroupements, et d’intervenir.

Nuisible dans son ensemble, nous avons identifié Engie Ineo comme l’un des opérateurs accessible qui profite à la survie de ce vieux monde, qui contribue à la surveillance généralisée des populations et au fichage de masse facilitant ainsi sa répression par l’État en place. Il en existe beaucoup d’autres.
Cette action n’est ni la première, ni la dernière. Elle se place dans une continuité d’actions dites « directes » contre le capitalisme et son monde, contre leurs projets inutiles. Du sciage d’un pylône électrique THT en soutien à l’Amassada, de l’incendie des bagnoles d’RTE à Grenoble, à la résistance contre la poubelle nucléaire à Bure, en passant par les ZADs d’ici et d’ailleurs, nous lutterons par tous les moyens nécessaires.
C’est pourquoi, par cette action et ce communiqué nous soutenons et encourageons tout sabotages, blocages, occupations et destructions réussis, en cours et à venir, permettant d’ensabler la machine jusqu’à l’arrêt complet, car tout est lié.
Si le flux électrique est son sang, l’argent sa pitance, nous entendons bien créer l’hémorragie et sa diète nécessaire pour accélérer son déclin inéluctable.

Que crève ce vieux monde

[Publié sur attaque.noblogs.org, 08.02.2020]

Tours (Indre-et-Loire) : Quand les flics du maire ont le dos tourné, c’est le moment d’en profiter – 9 février 2020

Publié le 2020-02-12 09:42:04

Dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 février à Tours, deux voitures de la police municipale ont été prises pour cible lors d’une intervention dans le quartier des Rives du Cher.
Vers 23H15, une patrouille de 6 policiers intervenait pour tapage nocturne dans un immeuble du mail Antoine Bourdelle. Alors que les 6 bâtards en uniforme étaient à l’étage, des individus s’en sont donné à coeur joie contre les deux véhicules des cow-boys du maire: vitres brisées, carrosserie enfoncée, girophares cassés...

Olivier Lebreton, adjoint au maire chargé de la sécurité, raconte ce qui s’est passé :

« Les véhicules ont été l’objet de jets de pierre, de boites de conserves, peut-être même d’objets encore plus lourds. Heureusement, il n’y a que des dégâts matériels et pas de blessé parmi les policiers. C’est un acte inadmissible. Nous allons déposer plainte contre X pour dégradation de véhicules appartenant à l’autorité publique. Et une enquête va avoir lieu pour identifier les auteurs de ces actes. […] ». 

[Repris de FranceBleue]

Limoges (Haute-Vienne) : Nouvelle attaque incendiaire contre Enedis – 11 février 2020

Publié le 2020-02-12 12:28:06

Dans la nuit du lundi 10 au mardi 11 février 2020, une attaque incendiaire a visé un site d’Enedis, détruisant au total huit véhicules. L’incendie a été revendiqué au quotidien local Le Populaire du Centre. Un tag a été retrouvé sur place mais il était dissimulé par les forces de l’ordre pour les besoins de l’enquête selon notre équipe. Le parquet de Limoges a saisi la police judiciaire et ne communique pas pour l’instant. Les dégâts s’élèveraient à plus de 400 000 euros.

Huit véhicules appartenant à Enedis ont brûlé dans la nuit du lundi 10 au mardi 11 février, sur le site de l’entreprise d’énergie avenue de la Révolution, à Limoges. Des policiers nationaux en patrouille vers 00h30 ont remarqué l’incendie et appelé les pompiers.
Selon les premières constatations, cinq véhicules auraient été incendiés volontairement, trois autres auraient brûlé par propagation du feu. La quasi-totalité des véhicules détruits sont des camions.
L’un des véhicules est unique et sert à faire des repérages de détection de câbles ou de pannes réseaux selon la direction qui indique que certaines opérations ont dû être annulées ce 11 février à cause du sinistre.

Dans la nuit, la police a mis en place des surveillances sur d’autres sites sensibles d’entreprises susceptibles d’être visées par ce type d’actions.

Ce mardi 11 février, peu avant 13 heures, un courriel anonyme « sabotage Enedis » envoyé au média local Le Populaire du Centre et à labogue.info revendique l’incendie de cette nuit:

Vous
tuez les petits zoiseaux et les circaètes jean le blanc

nous
on n’en veut pas de vos éoliennes industrielles big business ni des mégatransformateurs ni des THT

Vous
détruisez les arbres, les forêts
Vous
détruisez le monde

nous
on veut pas du nucléaire
on ne veut pas de linky,
ni big data ni big brother

Nous
on veut une retraite dorée :
le SMIC à 10 briques, la retraite à 20 piges

Vous
nous parlez de transition écologique

nous
on vous répond sabotage
(de sabot : chaussure en bois… à l’usine, se dit des dégâts occasionnés à des machines par des sabots)

Selon le directeur territorial d’Enedis, Jean-Luc Gautier, le préjudice s’élève à 400 000 € : Ont été touchés des véhicules d’intervention technique contenant beaucoup de matériel. Cela peut pénaliser nos missions de service public. Sur ce parc sont stationnés une cinquantaine de véhicules, a-t-il précisé.

En octobre 2017, l’entreprise Enedis de Limoges avait déjà été la cible d’incendiaires. 21 véhicules avaient été détruits ou endommagés par les flammes. L’acte avait à l’époque avait été revendiqué par le Groupe d’élues opposées aux compteurs Linky (DECCLIN) auprès du Populaire du Centre, là encore.

 

[Repris de divers articles des journaflics, 11.02.2020]

Bordeaux : L’émeute laisse quelques dégâts dans le nouveau quartier de la gare, malgré la répression – 8 février 2020

Publié le 2020-02-12 12:30:07

Ce samedi 8 février 2020, plus d’un millier de personnes ont participé à une manifestation non déclarée de Gilets jaunes, avec la présence « d’un certain nombre d’éléments à risque », selon la préfecture de Gironde. Des vitrines du capital ont été cassés (dont une grande partie dans le nouveau quartier de la gare) et des poubelles incendiées au passage de manifestant.e.s.

Parmi les familles des vitrines: des banques, un restaurant destiné aux bourgeois, une agence BNP immobilier, de nombreux panneaux publicitaires…

Les rares articles de journaflics sur cette journée parlent (comme d’hab) de victoire concernant le gros déploiement policier qui auraient empêché les manifestant.e.s de perturber la grande braderie. La réalité est toute autre, puisque le cortège est parvenu à atteindre la place Saint-Projet et ainsi à paralyser les rues commerçantes de la braderie.

De plus, le tout nouveau quartier de la gare, qui comme das la plupart des grandes villes et métropoles sont des zones gentrifiées/en voie de gentrification et de développement économique (tertiaire), a particulièrement été ciblé ce samedi.

Selon la préfecture, 9 flics ont été blessés.
Au total, 30 personnes ont été interpellées, dont 29 ont été placées en garde à vue pour divers chefs d’inculpation: « jets de projectiles, dégradations de biens publics et incendies de containers, participation à des regroupements en vue de commettre des violences, port de matériel offensif et dissimulation du visage »

Par ailleurs, on apprend par l’AFP que le matin même de cette grande manif des gilets jaunes, « trois activistes présumés appartenant à la mouvance black bloc » ont été interpellés à Bordeaux par les gendarmes.
Alors que dans un premier temps (dans la soirée de lundi 10 février) les journaflics affirmaient que les enquêteurs avaient « saisi plusieurs engins incendiaires de type cocktail Molotov » au moment de leur interpellation, on apprend 24h plus tard qu’il s’agirait de « matériel pyrotechnique ».

« Suivis par les gendarmes de la section de recherche de Dijon dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour des violences commises lors de la crise des Gilets jaunes, les trois militants de l’ultra-gauche ont été mis en examen sous contrôle judiciaire, ce lundi 10 février, par un juge de Nevers. Originaires de la région bordelaise, ces trois militants sont décrits comme « très mobiles » par un proche du dossier. Tous sont aussi suspectés d’avoir commis des « exactions » en Bourgogne, plus précisément dans la Nièvre.

Agence BNP Paribas Immobilier attaquée

Siège de banque attaqué à coups de marteau

Bords de terrasse de restaurant abattus et brisées

idem

idem

[Reformulé de divers articles de presse et images de réseaux sociaux]

La retraite des matons sur le dos des prisonnier·ère·s et de leurs proches

Publié le 2020-02-12 12:39:06

Alors qu’ils ont obtenu quelques satisfactions, au même titre que les flics, les matons durant la grève ont plusieurs fois bloqué certaines prisons. Un tract a été diffusé pendant une manif début janvier. Durant les manifestations, le service d’ordre de FO est tenu par les matons de FO-pénitentiaire, portant fièrement leur chasuble bleue en tête de cortège.



On a vu ces dernières semaines des surveillant·e·s pénitentiaires revendiquer la conservation de leur régime de retraite dérogatoire. Devant les prisons, ça veut dire des blocages et des barricades. Dans les prisons, ça veut dire concrètement des emmerdes de plus pour les taulard·e·s.

Le boulot de maton·ne, c’est surveiller et réprimer des personnes enfermées, dans ce contexte se mobiliser et aire la grève n’a pas du tout le même sens. Quand des maton·ne·s se « mobilisent », ils bloquent le peu de lien avec l’extérieur (suppression des parloirs et des courriers) et parfois ce qui est nécessaire (suppression des cantines, repas et médicaments non distribués, rendez-vous médicaux annulés, chauffage et eau coupés, etc.). Une prison bloquée c’est une prison où il n’y a plus de mouvement, ce qui supprime aux taulard·e·s leurs activités, leurs promenades, la possibilité d’étudier et de travailler. Une prison bloquée empêche les extractions vers l’hôpital et le tribunal, et les proches voient leurs parloirs supprimés.

Au-delà des retraites, les syndicats de maton·ne·s, notamment FO Pénitentiaire et UFAP-UNSA ont des revendications de flics : moins de déplacements dans les prisons, plus de fouilles sur les prisonnier·e·s et leurs proches ; des équipements militaires (tasers, LBD, etc.) pour réprimer plus. Ils réclament aussi la construction de nouvelles prisons et le recrutement de nouveaux·elles maton·ne·s, ce qui veut dire plus de personnes enfermées.

Les 5 et 17 décembre 2019, environ 18 taules ont été impactées par la grève des maton·ne·s. Comme les flics, il·elle·s ont obtenu la conservation de leur régime dérogatoire. Il faut bien ménager les acteurs de la répression d’État et du contrôle social. Pendant ce temps-là, le droit du travail en prison n’existe pas : les prisonnier·ère·s qui travaillent n’ont pas d’arrêts maladie, pas de chômage, pas de retraite, n’ont pas le droit de se syndiquer ni celui de faire la grève et reçoivent un salaire dérisoire (au mieux entre 20 et 65% du SMIC, au pire à la pièce).

Une grève des maton·ne·s n’est pas une lutte pour la liberté, vers l’émancipation et pour la fin des oppressions. C’est le renforcement du contrôle sur tou·te·s les opprimé·e·s.
Il n’y a pas de solidarité possible avec ceux qui vivent sur le dos des prisonnier·ère·s.
Soyons solidaires des prisonnier·e·s en lutte !
Pas de compassion pour les maton·ne·s, pour un monde sans prison !
Liberté pour tou·te·s !

Etude de cas : quand images et innocentisme aident la Justice à condamner une personne

Publié le 2020-02-12 12:40:10

Mi novembre 2019, un procès s’est tenu suite à deux arrestations durant la manifestation contre la loi travail du 24 mars 2016. Certaines pièces du dossier nous sont tombées entre les mains et nous avons décidé d’en faire une analyse, car elles sont riches d’enseignements. [1]

Participer activement à l’enquête pour tenter de se dédouaner, ne pas se contenter de critiquer les preuves de l’accusation, mais aussi fournir soi-même des preuves de son innocence et se bâtir un profil bien sous tout rapport : nous appelons ça faire de l’innocentisme.
Cette stratégie peut pousser à la coopération avec ceux qui mènent l’enquête, à la dissociation, à donner des vidéos qui accusent d’autres, à la balance. Ce type de défense, bien que dangereux, est loin d’être exceptionnel. Les conséquences d’une telle défense ne sont pas évidentes à priori.

C’est pourquoi on souhaite partager ce cas concret dans lequel sont accusées deux personnes. Si on a choisit d’anonymiser l’identité de l’une, cette courtoisie élémentaire semble moins évidente pour l’autre car il s’agit d’une personnalité publique, qui participe à nombre de collectifs antirepression, IanB. [2]

Voyage dans le temps de la Justice : 24 mars 2016, pendant le mouvement contre la Loi travail. Les lycéen-nes se donnent rendez-vous à 11h place d’Italie, pour manifester en direction du cortège syndical à Montparnasse.

hxxps://paris-luttes.info/continuons-le-debut-jeudi-24-mars-5084

Tout le trajet, les flics encaissent les offensives joyeuses et déterminées des manifestant-e.s. Arrivé-es à Montparnasse, le SO de la CGT s’affronte avec ce qui ne s’appelait pas encore le cortège de tête. Alors que des flics en civil présents parmi le SO tentent une interpellation suite à l’échauffourée, ils se font joliment repousser et, selon leurs dire, l’un d’eux se fait rouer de coups. Ce dernier, Laurent Dupont (ça s’invente pas !), et ses collègues interpellent dans la foulée deux personnes.

Une instruction sera par la suite ouverte pour « violence en réunion sur personne dépositaire de l’autorité publique », dans laquelle ces deux personnes seront mises en examen, et placées sous contrôle judiciaire.

Les deux prévenus sont accusés des mêmes coups pour lesquels il ne peut y avoir qu’un seul responsable. Tout l’enjeu de cette instruction, c’est donc de déterminer lequel des deux est le coupable. Si une position commune avait été tenue, les juges auraient eu beaucoup plus de difficulté à condamner l’un des deux.

Si on observe l’apport des flics à cette enquête, on peut rapidement constater qu’ils rament, se plantent et font choux blanc. Ils n’ont réussi ni à obtenir d’images de caméras de la ville, ni des commerces alentours.
En plus, durant la garde à vue, les flics font des déclarations contradictoires : deux d’entre eux assurent que les coups de pieds ont bien été donnés par IanB, tandis qu’un autre flic et la fiche d’interpellation accusent X.

Le dossier est donc peu fourni, contradictoire et ne permet pas de désigner un coupable. Jusque là tout va bien, mais c’est sans compter sur l’aide qu’apporte une personne qui veut activement clamer son innocence.

X ne déclarera rien durant tout le déroulé de cette histoire, mis à part son identité devant la juge d’instruction. [3]

Dès les premières questions sur les faits, IanB va déclarer : « Non, je conteste ces faits, et les vidéos le prouveront« .

Ensuite, au second entretien lorsqu’on lui demande pourquoi les policiers l’ont arrêté, il affirme : « Je ne peux pas vous dire. Je pense qu’ils se sont trompés sur la personne« …

Ces petites phrases anodines classique du « mais j’ai rien fait ! » prennent ici un poids particulier : ils sont deux et il faut trouver lequel a fait la grosse bêtise. Si c’est pas lui, alors c’est l’autre. Même s’il ne pensait à personne en particulier, le résultat semble à posteriori évident. On voit bien ici un des intérêts de ne rien déclarer quand on est dans le stress de la garde à vue, même si l’on n’imagine que cela ne concerne personne d’autre que soi.

Il aurait pourtant pu y réfléchir puisqu’il savait dès son interpellation qu’une autre personne était arrêtée pour les mêmes faits, et c’est lui qui le dit : » Et on m’a amené dans la rue adjacente avec une autre personne interpellée. On nous a amené plus loin et un supérieur hiérarchique des policiers a déclaré à ses effectifs « eux vous leur mettrez violences sur PDAP« 
Lors de ce même interrogatoire, son avocate, Muriel RUEF, présente une clef usb avec le shorcut de Taranis News. [4]

C’était probablement pour sortir de GAV plus vite car dans cette vidéo, on trouve des images qui tendent à innocenter IanB. Cependant la vidéo ne convainc pas la flic qui l’analyse : « il est impossible de déterminer si l’individu a donné des coups ». Cette vidéo ne montrerait ni qu’il a mis des coups, ni qu’il n’en a pas mis. Le problème, c’est qu’on y trouve aussi des images de l’affrontement avec les policiers. Il est problématique qu’une personne fournisse aux flics une vidéo dans laquelle on peut voir nombre de personnes très clairement reconnaissables commettre des délits.

hxxps://paris-luttes.info/dialogue-imaginaire-avec-un-e-7784

Ils sont placés sous contrôle judiciaire suite à un entretien devant la juge d’instruction Caroline GENIN, après que l’un ai encore une fois clamé son innocence, et l’autre présenté des justificatifs d’identité et garanties de représentation. L’instruction commence et va durer plus de trois ans.
Six mois après les faits, en septembre 2016, alors que l’enquête n’avance pas, IanB, par le biais de son avocate, va revenir à la charge, dans l’espoir d’obtenir un non-lieu plus rapidement. Il demande à être entendu de nouveau. Pour justifier son innocence, il pointe les incohérences de l’enquête en accusant son co-prévenu.

Voici un extrait du courrier envoyé par son avocate à la juge d’instruction :

« La victime, Monsieur DUPONT, interrogé par téléphone (PV n°56) indique et décrit comme son agresseur l’individu qu’il a lui-même interpellé. Or, il indique également :

 » Q [Juge] : Pouvez-vous reconnaître le dénommé IanB ?
R [FLIC] : Oui, c’est l’individu que j’ai conduit dans vos locaux et que vous avez placé en garde à vue.
C’est bien lui qui m’a mis un coup de pied dans le dos… « 

Or, Monsieur IanB n’a pas été interpellé par Monsieur DUPONT, sa fiche de mise à disposition en atteste. Monsieur DUPONT a interpellé une autre personne. Il a donc confondu Monsieur IanB avec cette personne »

Nous voilà donc en novembre 2016, et le greffe se rend compte que la vidéo versée au dossier est égarée. Chouette se dirait-on. Non, l’avocate ré-envoie la vidéo, décrivant encore une fois la scène. Puis IanB obtient en janvier 2017 un entretien avec la juge, où il réitère son innocence avec moults détails sans pour autant, cette fois, pointer l’autre inculpé. Ce dernier se présentera lui aussi devant la juge le lendemain, mais fera usage de son droit au silence.

Jusqu’ici, aucun acte n’a été fait par la juge ou le parquet, seule « la défense » a produit les pièces dont on vient de parler.

Mais fin janvier, les policiers interpellateurs et victimes sont aussi réentendus par la juge :

-[LA JUGE] : Avez vous quelque chose à ajouter ?
-[LE FLIC] : Oui, les faits se sont passés il y a dix mois et si vous ne m’aviez pas présenté la vidéo j’aurais été incapable de me souvenir dans les détails de cette interpellation car depuis j’ai assisté à beaucoup d’autres manifestations

via GIPHY

Tous valident la version servie sur un plateau par IanB, arguant que leurs premières dépositions erronées sont dues à la confusion causée par la mauvaise volonté de X et à une déposition par téléphone. Tous commentent la vidéo délatrice, se reconnaissent, reconnaissent X.

Durant tout ce temps, rien dans le discours de IanB, ni de manière générale ni sur cette affaire, ne laissait imaginer ce choix de défense.

En octobre 2017, Benjamin JUNGMANN, un nouveau juge, demande la clôture de l’instruction. Un an plus tard, le procureur fait son recours définitif pour qu’ils soient jugés tous les deux. Il ne sera pas suivi par le juge, qui offrira un non-lieu à IanB, et renverra X devant le tribunal correctionnel.
Au procès qui s’est tenu en novembre 2019, X ne déclare rien, la proc demande 1 an ferme sans mandat, il sera condamné à 1 an de prison avec sursis, 400€ pour le flic, et 400€ pour l’avocat de ce dernier.
L’audience était à l’image de l’enquête. Le juge a répété un certain nombre de fois que IanB était innocent en contraste avec X. Sa coopération a permis au procureur une envolée sur l’impartialité de la justice, qui enquête à charge (X) et à décharge (IanB). Enfin, des images extraites de la vidéo fournie par IanB furent montrées à l’audience et étudiées comme preuve formelle que X a donné au moins un coup de pied.

Il semble important d’apporter quelques précisions. Si l’on dénonce le comportement de IanB, il convient de rappeler qu’il arrive régulièrement que des gens adoptent une défense similaire. Lorsqu’on subit la pression des flics en garde à vue, leurs menaces et leurs violences, il arrive que la peur prenne le pas. Si y céder est une erreur, le reconnaître et en discuter permet de penser comment la dépasser.

D’abord, il est nécessaire de faire savoir aux autres co-accusé.e.s qu’on a parlé et ce qu’on a dit, pour qu’ielles puissent préparer leur défense.
Ensuite, ça peut permettre à toutes celleux qui ne sont pas passé par la garde à vue de comprendre et dépasser ces sentiments : celui d’injustice qui incite à vouloir s’expliquer parce qu’on ne devrait pas être là ; l’espoir que la justice se rende compte de son erreur ; la peur des flic, de la taule, de l’autorité…

Cette histoire permet de se rendre compte que la logique innocentiste sert concrètement la justice. Que les vidéos servent à condamner d’autres. Que discuter avec la juge plutôt qu’avec ses co-prévenus sert l’enquête et pas la défense, quand bien même on est « innocent ».
Enfin, rappelons qu’il n’existe aucun moyen de savoir si avec une autre défense l’issue aurait été différente pour X. Ce sont les flics, la proc, les juges qui l’ont poursuivi et condamné, et pas les erreurs -aussi conséquentes soient-elles- de son co-prévenu.

C’est la répression dans toutes ses incarnations qu’on combat. L’État et les flics, mais aussi une croyance bien ancrée dans toutes nos têtes, celle d’une reconnaissance par la société de nos sentiments d’injustice. Car c’est l’idée que quelques-uns puissent avoir le droit de décider de l’innocence ou de la culpabilité d’autres au nom d’une morale commune qu’il faut détruire.
Arrêter de croire en la justice, c’est cesser de vouloir convaincre de notre « innocence » mais c’est surtout entrevoir la possibilité d’un monde sans juge ni autorité.

Notes
[1] Si des personnes sont intéressées (ou méfiantes), les pièces du dossier anonymisées sont disponibles. Il suffit d’envoyer les passages du texte qui vous intéressent à : cpamoi[at]riseup.net
[2] Il ne se prive pas de raconter cette histoire dans plusieurs articles, en se gardant bien d’assumer ses erreurs : hxxps://volte-face.info/recit-de-mon-arrestation-le-24-mars-2016-a-paris-montparnasse/
« je serais […] mis en examen deux fois en mars 2016 après avoir été arrêté par des policiers en civil pour des faits imaginaires »
hxxps://paris-luttes.info/proces-pour-violences-d-un-nervis-12006
Alors qu’il finit par donner ses empreintes en garde à vue, on peut le voir par la suite fanfaronner sur les réseaux sociaux :

Il s’est pris pour Raymond Depardon alors que c’est plutôt Alphonse Bertillon. Qu’ils brûlent en enfer avec leur #fichage ! Les relevés signalétiques ne peuvent être fait sous la contrainte. En GAV je les refuse, quand bien même c’est un délit. #ACAB (cf. @S_surveillance) hxxps://t.co/Isq3PWpif0

— IanB (@ianb_desarmons) November 24, 2019

[3] Ce texte ne cherche pas à idéaliser la stratégie de (non) défense de X. Il existe une palette de possibilités pour se défendre. Soit dit en passant, X n’a rien a voir avec ce texte.
[4] Taranis fait des montages court publiés dans les heures qui suivent la manifestation, avant de publier des reportages plus long les jours qui suivent. Alors que des gens empêchent des interpellations à coup de bâton, Taranis les enfonce à coup d’image. Gaspard Glanz et tant d’autres publient le plus rapidement sur internet que ce soit pour la gloire ou pour la thune, ou même pour ce qu’ils pensent être la lutte. Comme si il n’y avait jamais de conséquences pour celleux qui agissent.
Dans ce monde où les objectifs sont partout, il est nécessaire de se rendre méconnaissable. On peut aussi attaquer les caméras et ceux qui les utilisent. 🙂

Féhid Bousseta Djemmali, jérôme Franz et Frédéric Monthouse interpellant IanB

Laurent Dupont, présent au procès car partie civile, ici à droite et Alexandre Huot à gauche

[Repris des poubelles d’indymedia nantes, lundi 3 février 2020]

Affiche, Espagne : « Nous sommes en guerre »

Publié le 2020-02-12 15:28:10

Nous sommes en guerre

29 mai et 19 octobre 2018: perquisitions de la police à Madrid et à Palencia en lien avec la répression contre la révolte anti-G20 de Hambourg en juillet 2017. Cette opération policière a été coordonnée à l’échelle européenne, en étroite collaboration entre différents Etats. Des attaques en riposte à ces perquisitions ont eu lieu partout à travers l’Europe… et continuent de se dérouler.

29 octobre 2018 : deux anarchistes sont arrêté.e.s à Madrid pour l’incendie d’un DAB de Bankia le 11 avril de la même année. Cette action a été faite en solidarité avec Lisa, anarchiste actuellement incarcérée pour braquage de banque en Allemagne. Plusieurs actes de solidarité s’expriment contre diverses banques à Madrid et dans d’autres parties de l’Etat.

25 avril 2019 : une anarchiste est arrêtée pour l’attaque à coups de marteau du siège national de VOX à Madrid. Plusieurs locaux de partis politiques sont attaqués lors de la campagne électorale.

13 mai 2019 : opération anti-terroriste contre le mouvement anarchiste à Tetuán (Madrid). Deux anarchistes sont arrêté.e.s, inculpé.e.s de terrorisme. La police perquisitionne une maison et l’espace anarchiste squaté La Emboscada. Différentes attaques en solidarité ont lieu partout dans le pays.

Durant l’année 2019 : il y a une hausse des expulsions partout à travers l’Etat. Des dizaines de personnes sont arrêtées et sont en attente de leur procès. Attaques et émeutes pour défendre divers espaces squattés.

Solidarité – Complicité – Attaque.
Aucun répit pour les exploiteurs.
Aucun répit pour le pouvoir.
Pas de paix pour l’Etat.

[Traduit de l’espagnol de contramadriz, 11.02.2020]

Kourou (Guyane) : Des écoles dégradées

Publié le 2020-02-13 11:49:05

FranceInfo / lundi  février 2020

Le personnel de l’école élémentaire Maximilien Sabas de Kourou a découvert hier plusieurs classes vandalisées dans l’établissement. Deux, dans la partie maternelle puis deux autres dans la partie élémentaire. Il s’agit de la deuxième école saccagée dans la ville spatiale en une semaine. Lundi dernier l’école Savane avait subi le même sort. Résultat : des milliers d’euros de dégâts et des enfants privés de matériels. Une situation impossible pour la municipalité en charge des écoles.

Difficile pour la mairie de ne pas y voir un rapport avec la campagne électorale.En tout cas, dans l’actuelle majorité, ils en sont persuadés.
François Ringuet condamne ces faits. Le maire de Kourou y voit des actes politiques en lien avec les prochaines municipales.

Thessalonique (Grèce) : Revendication de deux attaques

Publié le 2020-02-14 09:38:14

Act for free now ! / vendredi 7 février 2020

Quelles que soient les actions de l’autorité, nous aurons toujours nos raisons d’attaquer. Tout ce que nous voyons comme autorité, qu’il s’agisse des gouvernements qui tentent de faire taire tou.te.s celles/ceux qui résistent, en exerçant une violence policière sur nos corps, qu’ils s’agisse des patrons locaux qui ont soif de surveillance et de contrôle dans les villes, ou encore de chaque aspect de nous-mêmes dans cette société pourrie : les relations, l’autodiscipline et, en fin de compte, les compromis.

Contre toutes les tentatives de se conformer et d’obéir à la normalité, malgré les dangers d’agressions – à la lumière de la stratégie d’intensification menée récemment par ceux qui sont au pouvoir – nous trouvons des fissures pour répandre la destruction.
Nous choisissons les moments, les endroits et les individus, de telle sorte que, par la multiplication et la communication de nos pensées et de nos actions, elles deviennent toujours plus efficaces, plus dangereuses.
Nous ne cherchons pas à remodeler la société existante, mais à démolir les fondements de cette civilisation. Ce qui compte, c’est l’attaque visant à la destruction de l’existant…

A l’aube de mercredi 8 janvier, dans le secteur d’Heptapyrgion, nous avons placé trois engins incendiaires sous trois camions utilisés par les services municipaux pour rénover le secteur.
Le soir de jeudi soir 9 janvier, on a mis le feu à un véhicule d’une entreprise de sécurité, dans le secteur de Sykes.
La guerre continue…

Solidarité avec les rebelles chilien.ne.s.
Solidarité avec les squats.
Solidarité avec le compa Irdi K. et avec tous les rebelles qui sont frappé.e.s par la répression, à l’intérieur et à l’extérieur des prisons.

Des cris avant l’aube

Toulouse : Les fascistes doivent dégager

Publié le 2020-02-14 09:39:17

extraits de France 3 / jeudi 13 février 2020

Un face à face est intervenu mercredi soir, à Toulouse, entre militants antifascites et membres d’extrême-droite, en marge d’une conférence du maire de Béziers, Robert Ménard. Depuis plusieurs jours des appels à la mobilisation contre la tenue de cette réunion circulaient sur les réseaux sociaux. Dès 19h30, 50 personnes se sont rassemblés à l’entrée de la salle municipale Osète en pleine centre-ville où devait se dérouler cet évènement organisé par une association de la droite extrême, le Cercle des Capitouls […]

En réalité, le lieu de rendez-vous semble avoir a été modifié pour une salle de banquet privé, Le Loft, situé à 200 mètres de là, voisine du QG de campagne de l’ancien maire de Toulouse, Pierre Cohen. […]
Très rapidement le groupe d’extrême-gauche arrive sur place et fait face au service de sécurité composé notamment de membres de Génération identitaire. L’opposition entre les deux parties dure une dizaine de minutes. Les membres d’extrême-droite tenant l’entrée de la salle afin d’empêcher l’intrusion de la cinquantaine de militants antifascistes jusqu’à l’arrivée d’un important dispositif policier […]
Présent à Carcassonne au moment de la confrontation, Robert Ménard ne s’est finalement pas déplacé à Toulouse. […]

Minsk (Biélorussie) : Le compagnon anarchiste Nikita Emelyanov condamné à sept ans de taule

Publié le 2020-02-14 09:40:08

Anarchists Worldwide [un petit peu remanié] / jeudi 13 février 2020

Mercredi, l’anarchiste biélorusses Nikita Emelyanov a été condamné à sept ans de prison [comme son coïnculpé, qui l’a balancé, Ivan Komar ; NdAtt.].

Le procès a commencé le 6 février, au tribunal du district de Savyetski, à Minsk. Le 11 février, le Procureur Ihar Seneu a demandé au tribunal de les condamner à sept ans de prison dans une colonie pénitentiaire de sécurité moyenne. Aujourd’hui, en prononçant le verdict, le juge Alyaksandr Yakunchykhin a suivi la demande du parquet.

Les deux jeunes de 19 ans ont été arrêtés le 20 octobre. Selon les enquêteurs, en septembre les deux ont peinturluré le bâtiment du tribunal de la ville de Minsk, avec des ampoules pleines de peinture ; un mois plus tard, les deux ont lancé un cocktail Molotov contre le Centre de détention de la rue Valadarski. Ils voulaient exprimé leur solidarité avec Dmitry Poliyenko, un anarchiste qui passait à procès à l’automne 2019.

Emelyanov et Komar ont été inculpés en vertu de l’article 341 du code pénal (« dégradation de bâtiments et destruction de biens »), de l’art. 295.3 (« actes illicites impliquant des matières combustibles ») et de l’art. 344 (« atteinte intentionnelle à des biens de valeur historique et culturel »).

Au tribunal, Komar n’a pas plaidé coupable pour les accusations ci-dessus, Emelyanov a admis sa culpabilité partielle. Ivan Komar a également affirmé que les forces de l’ordre ont exercé des pressions sur lui pendant l’enquête.

Athènes (Grèce) : Balade festive

Publié le 2020-02-14 09:41:05

Act for free now ! / vendredi 7 février 2020

Dans la nuit du 16 décembre 2019, nous avons décidé d’offrir des moments de normalité à ces personnes amoureuses de la paix et assoiffées de sang qui la recherchent constamment. Nous avons choisi l’un des quartiers riches d’Athènes, Kolonaki, le point de référence de la bourgeoisie corrompue.

A savoir, le quartier habité par l’élite de la classe dirigeante. Des directeurs de banque, des politiciens, des hommes d’affaires, des diplomates, des militaires et d’autres rats ont vu leurs voitures garées brûler, les rues de leur quartier tranquille et sûr se transformer en champ de bataille. De cette façon, nous avons voulu ramener à leur responsabilités ceux qui gardent leurs distances par rapport aux événements, mais qui en même temps sont les responsables de la guerre de classe sociale. Nous leur assurons que la peur fera désormais partie de leur vie à eux, d’une manière qu’ils ne peuvent même pas imaginer.

Le champ de bataille n’est pas un endroit lointain, mais la ville elle-même où les rebelles se déplacent aisément, parmi les patrons et leurs subordonnés. Faisons-leur savoir, donc, qu’ils ne seront en sécurité nulle part, car nous coulons dans ses veines, naturellement comme le sang dans le corps humain, en répandant le virus de la désobéissance et de la liberté.

Nous sortons de l’obscurité de la ville
tout ce que nous touchons est incendié,
ce que nous laissons devient cendres.
Nous sommes l’insurrection qui vient

Cellule d’action anarchiste

Anglet (Pyrénées-Atlantiques) : Un peu d’essence, un peu d’audace

Publié le 2020-02-14 09:42:11

Ineo hors de nos vies.

Dans la nuit du 21 au 22 Janvier 2020, nous avons joyeusement incendié et peinturluré la façade des bureaux d’ Ineo (groupe ENGIE) à Anglet, Pays Basque.
Joyeusement certes, mais avec détermination et conviction avant tout, car ce n’est pas un jeu.



ENGIE INEO est une entreprise française du CAC 40 spécialisée en génie électrique, systèmes d’information et de communication, cybersécurité et vidéosurveillance et qui intervient dans le domaine des villes intelligentes. Elle évolue également dans le domaine de la défense militaire et du nucléaire.

« Créateur de solutions pour un monde mieux connecté exploité »

Sous couvert de développement technologique des grandes villes, encouragé par la transition énergétique et écologique, Engie Ineo déroule des kilomètres de câble et de fibre pour rendre les villes « intelligentes » et connectées. Dans son mensonge dit « décarboné », Engie justifie toujours plus de production électrique. Aux charbon, gaz, hydroélectrique et nucléaire, s’ajoutent désormais parcs éoliens, centrales solaires et biomasse, le tout connectés en smart grid.
Augmentant toujours plus la demande en matière première, elle participe à l’expansion de l’extraction minière mondiale avec les conséquences que ça implique (expropriation, déforestation, exploitation humaine, pollution), et entretenant guerres et néocolonialisme.
Nous ne souhaitons ni être complices, ni bénéficiaires de ces soi-disant progrès et conforts destructeurs et entachés de sang, ni rester les bras croisés.
Si INEO illumine et connecte nos villes, elle met aussi en œuvre les outils les plus autoritaires de ces dernières années : big data, surveillance de masse et reconnaissance faciale, contrôle d’accès, etc.

Quelques exemples :
En 2015, la ville de Marseille recourt à Engie Ineo pour développer un algorithme qui permet d’évaluer le niveau de risque d’une situation, dans le cadre de son projet de « big data de la tranquillité publique » dont le principe est de croiser les informations détenues par la mairie, celles de partenaires tels la police nationale ou les opérateurs téléphoniques, ou les hôpitaux, afin d’anticiper d’éventuels troubles publics.
La même année, Engie Ineo déploie en Égypte les programmes de sa filiale d’alors, Ercom, qui permettent « d’intercepter l’intégralité des appels et des SMS, de surveiller le trafic Internet ou de géolocaliser une cible ».
La ville de Nice collabore avec Engie Ineo dans le cadre de son projet de « safe city » à travers un centre de contrôle et de commandement permettant de repérer des personnes au comportement dit « anormal », objets abandonnés, altercations ou attroupements, et d’intervenir.

Nuisible dans son ensemble, nous avons identifié Engie Ineo comme l’un des opérateurs accessible qui profite à la survie de ce vieux monde, qui contribue à la surveillance généralisée des populations et au fichage de masse facilitant ainsi sa répression par l’État en place. Il en existe beaucoup d’autres.
Cette action n’est ni la première, ni la dernière. Elle se place dans une continuité d’actions dites « directes » contre le capitalisme et son monde, contre leurs projets inutiles. Du sciage d’un pylône électrique THT en soutien à l’Amassada*, de l’incendie des bagnoles d’RTE à Grenoble***, à la résistance contre la poubelle nucléaire à Bure, en passant par les ZADs d’ici et d’ailleurs, nous lutterons par tous les moyens nécessaires.
C’est pourquoi, par cette action et ce communiqué nous soutenons et encourageons tout sabotages, blocages, occupations et destructions réussis, en cours et à venir, permettant d’ensabler la machine jusqu’à l’arrêt complet, car tout est lié.
Si le flux électrique est son sang, l’argent sa pitance, nous entendons bien créer l’hémorragie et sa diète nécessaire pour accélérer son déclin inéluctable.

Que crève ce vieux monde

Notes d’Attaque :
* cf. Quelque part en France : RTE dégage – sabotons leurs saccages en soutien à l’AMASSADA
* on a pas trouvé des revendications d’incendie de bagnoles de RTE à Grenoble ; peut-être il s’agit des véhicules d’Enedis, comme dernièrement ici, ou d’EDF .

Penza (Russie) : Les inculpés de l’affaire « Réseau » condamnés à des peines allant jusqu’à 18 ans de prison

Publié le 2020-02-14 12:38:08

The Russian Reader / lundi 10 février 2020

Le tribunal militaire du district de la Volga [siégeant à Penza], a condamné sept accusés dans l’affaire « Réseau ».

Dmitry Pchelintsev a été condamné à 18 ans de prison à purger dans une colonie pénitentiaire de sécurité maximale. Ilya Shakursky a été condamné à 16 ans de colonie pénitentiaire et à une amende de 50.000 roubles [un peu plus que 700 euros, à la date d’aujourd’hui ; NdAtt.]. Les enquêteurs ont affirmé qu’ils étaient les organisateurs d’un « groupe terroriste ». Les deux hommes ont affirmé que des agents du FSB [les services secrets russes; NdAtt.] les avaient électrocutés afin d’obtenir des aveux.

A Valence, le 18 mars 2018


Maxim Ivankin a été condamné à 13 ans de colonie pénitentiaire de sécurité maximale, Andrei Tchernov à 14 ans et Mikhail Koulov à 10 ans. Ils ont été déclarés coupables de participation à un « groupe terroriste » et de tentative de vente de drogue.

Vassily Kouksov a été condamné à 9 ans de colonie pénitentiaire. Il a été accusé de participation à un « groupe terroriste » et de possession illégale d’une arme. Un autre accusé, Arman Sagynbaïev, a été condamné à 6 ans de prison.

Viktor Tcherkasov, avocat de Viktor Filinkov, un autre accusé dans l’affaire « Réseau » [dans son « volet » saint-pétersbourgeois ; NdAtt.] a déclaré à Bumaga que le verdict rendu par le tribunal de Penza suggère que l’acquittement des accusés de Saint-Pétersbourg dans cette affaire est moins probable. […] La prochaine audience du procès de Saint-Petersbourg pour l’affaire « Réseau » devrait avoir lieu entre le 25 et le 28 février.

[En octobre 2017 et janvier 2018], des antifascistes et des anarchistes ont été arrêtés à Penza et à Saint-Pétersbourg. Ils ont été accusés d’avoir organisé un « groupe terroriste », prétendument appelée « le Réseau ». Son but présumé était de « faire basculer les masses populaires, afin de déstabiliser davantage la situation politique » en Russie.

Les accusés dans cette affaire ont déclaré que les enquêteurs les avaient torturés pour les forcer à avouer et que des armes avaient été placées sur leurs personnes et chez eux, pour les charger encore plus. Certains des arrêtés avaient pratiqué à l’air-soft ensemble : cela, selon les enquêteurs, était la preuve qu’ils préparaient des attaques terroristes.

Les enquêteurs affirment que les accusés de Saint-Pétersbourg dans cette affaire, Filinkov et Yuli Boyarshinkov, étaient respectivement l’artificier et le chargé de la communication du groupe. Leur procès est censé reprendre fin février.

Gap : La frontière tue, les flics aussi (sans oublier les tribunaux !)

Publié le 2020-02-14 12:39:06

La Provence / jeudi 13 février 2020

Plusieurs inscriptions ont été taguées visiblement, dans la nuit de mercredi à jeudi, sur deux murs de la façade d’entrée du Conseil départemental des Hautes-Alpes à Gap. Parmi les inscriptions taguées en rouge sur les murs de l’Hôtel du Département, « 5 morts en 2 ans, la frontière tue les flics aussi » ou encore « 1 flic = 1 balle, 1 proc, 1 rafale« . Une plainte a été déposée par le Conseil départemental.

Depuis ce matin, près de 80 personnes sont actuellement réunies devant le palais de justice de Gap (qui se trouve face au Conseil départemental) ou dans la salle d’audience « en soutien » à deux hommes poursuivis en correctionnelle, ce jeudi, pour outrage sur agents et refus de signalétique, lors d’une maraude, effectuée le 26 novembre dernier, à la frontière franco-italienne. Plus largement, les manifestants dénoncent l’attitude de l’Etat vis à vis des migrants, et selon eux des atteintes aux droits des personnes exilées.

La Roche-Maurice (Finistère) : Contre la future antenne, mieux l’opposition destructive

Publié le 2020-02-14 12:40:05

Ouest-France / jeudi 13 février 2020

Mardi 11 février 2020, en début d’après-midi, l’entreprise Engie est arrivée sur le terrain privé du Lez, à La Roche-Maurice (Finistère), afin de commencer les travaux d’installation de la future antenne Orange. Une antenne qui fait polémique depuis que son implantation a été annoncée.
Dès leur arrivée les ouvriers ont été interpellés par les riverains et n’ont pu que constater les dégradations volontaires qui avaient été commises sur les deux poteaux qu’ils devaient installer ce jour-là, pour la mise en place de l’électrification du réseau qui alimentera l’antenne.
[…] L’Association Rochoise pour la Santé et l’Environnement (A.R.O.S.E) rappelle dans un droit de réponse adressé à notre rédaction, « qu’elle s’est toujours posée en partenaire constructif, désireuse d’échanger sur les projets de la Commune. Bien entendu elle condamne tous actes de violence et de vandalisme. » […] 

Les chemins de fer sabotés à nouveau en Ontario

Publié le 2020-02-14 12:41:06
Fév 132020
 

Soumissions anonymes à North Shore Counter-Info

10 février – Hamilton : Sabotage d’une ligne du CN

Pendant que les Wet’suwet’en, les Mohawks de Tyendinaga et les Salish du littoral ont tous brûlé les injonctions rendues par les tribunaux coloniaux aujourd’hui, nous avons pensé agir en solidarité avec eux.

Pendant la nuit, nous avons brûlé un petit boîtier de signalisation de passage à niveau sur la ligne du CN. Par défaut, les passages à niveau sont activés en cas de déclenchement, de sorte qu’aucune personne n’était en danger.

Nous avons choisi le rail parce qu’il a longuement contribué à la colonisation et de la confédération de l’île de la Tortue, ainsi qu’au déplacement et à la mort des populations indigènes, avec de graves conséquences économiques. Il est impossible de le défendre, même dans une ville très fréquentée – ce soir, nous en avons la preuve.

Fuck l’État. Fuck les tribunaux coloniaux. Il est temps de se lever et de fermer le Canada.

9 février – Guelph : Fermez le Canada ! Tous les yeux sur Wet’suwet’en ! Sabotage ferroviaire de solidarité à Guelph, Ontario

Ce soir, nous avons saboté les rails du CN à trois endroits différents à Guelph, en Ontario.

En tant qu’allochtones, nous avons pris cette mesure en solidarité avec les Wet’suwet’en qui font actuellement face à de violentes attaques de la GRC et qui tiennent la ligne de front pour protéger la santé de leur territoire. Le CN est coupable d’avoir soutenu ce projet colonial et destructeur en tant que partenaire dans le transport des infrastructures qui permettront de construire ce pipeline et des camps d’hommes qui créent une augmentation de la violence contre les femmes autochtones sur le territoire.

Nous avons été inspirés par les nombreuses actions différentes de #shutdowncanada qui ont ciblé les rails – et par cet appel à l’action qui s’attaque aux chemins de fer.

Comme le demandait l’appel, nous avons porté des gants et utilisé du vinaigre et de la laine d’acier pour préparer le rail avant le contact. Nous avons connecté le fil de cuivre à haut calibre au fil de circuit du rail d’un côté et à la voie de l’autre – déclenchant ainsi les capteurs du circuit. Le troisième point que nous avions repéré n’a pas fonctionné pour une raison quelconque, nous avons donc dû en repérer un autre dans l’instant – cela valait la peine de prendre le temps d’essayer à nouveau. Il était également utile que nos cibles soient proches des passages à niveau/signaux, de sorte que nous savions qu’elles étaient toutes efficaces. Nous avons eu l’impression d’être applaudis lorsque les cloches ont commencé à sonner et que la circulation s’est considérablement ralentie en quelques minutes.

Alors que la GRC poursuit son raid sur Wet’suwet’en et commence son raid sur Unist’ot’en, nous prenons des mesures pour rappeler à ceux et celles qui sont en première ligne qu’ils et elles ne sont pas seul.es et pour encourager les autres à prendre des mesures fortes en solidarité avec les défenseurs et défenseuses des terres de Wet’suwet’en.

En résumé : tous les yeux vers les lignes de front ! Agissez ! Prenez pour cible le gouvernement, les banques, les chemins de fer et la GRC – en tant que complices de CGL dans ce projet violent ! Solidarité avec Wet’suwet’en !

#eyesonthefrontlines #wetsuwetenstrong #nopiplines #respectwetsuwetenlaw

Une manifestation en solidarité avec les Wet’suwet’en rend visite au quartier général québécois de la GRC

Publié le 2020-02-14 18:07:05
Fév 142020
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Un peu plus d’une centaine de personnes ont manifesté au centre-ville de Montréal jeudi soir, pour démontrer leur soutien aux habitant.e.s du territoire Wet’suwet’en qui subissent actuellement le harcèlement et la violence de l’État colonial canadien et de son appareil policier, la Gendarmerie Royale du Canada. Les manifestant-es ont défilé dans les rues de Montréal jusqu’aux bureaux de la GRC derrière une bannière « RCMP OFF WET’SUWET’EN LAND ».

Les bureaux de la GRC ont été pris pour cible afin de dénoncer les abus contre les peuples autochtones et plus particulièrement les Wet’suwet’en. Des vitrines ont été brisées, des balles de peinture ont été lancées et des graffitis ont été effectués sur la façade de l’immeuble. La manifestation s’inscrit dans le contexte de la foulée d’actions qui neutralisent présentement le soi-disant Canada. Le message porté est clair: les violences commises à l’endroit des populations autochtones, des défenseurs-es de la terre et des protecteurs-trices de l’eau, sur le territoire Wet’suwet’en ou ailleurs, feront chaque fois l’objet d’une réponse. Cette réponse viendra de partout et sera toujours plus vive.

L’industrie pétrolière, l’État canadien et son corps policier cherchent à faire passer leur pipeline de force, nous pouvons à notre tour stopper la circulation de leur pétrole. Les cibles sont partout. C’est maintenant ou jamais.

Solidarité avec les Wet’suwet’en et tous-tes ceux et celles qui se mettent présentement en jeu devant l’État colonial canadien.

#shutdowncanada

Italie : Une lettre de Peppe depuis la prison

Publié le 2020-02-14 18:08:09

Round Robin / lundi 10 février 2020

Ce communiqué a été écrit par Peppe quelques jours avant son transfert à la prison d’Alessandria [à la mi-janvier ; NdAtt.]. Il n’a aucune mesure de censure sur le courrier, mais à ce qu’il parait son courrier, notamment les lettres qui sortent, est soumis à des filtres et des retards importants.

Quelques mots de Peppe, depuis la taule de Montorio

Bonjour à tout le monde, je vous informe que, malgré tout, je vais bien !!!
Je ne suis plus en isolement, mais, depuis le 26 décembre 2019, je suis dans une « section fantôme », enterré vivant… je suis seul dans la cellule, la section est composée de 8 cellules, toutes vides, détruites, sans eau chaude ni chauffage !!! Sans douche, parfois l’éclairage reste allumée aussi la nuit, sans télé, avec les harcèlements de quelque maton zélé, qui par exemple fait claquer la porte à barreaux pendant que je dors ou qui empêche au détenu chargé de la distribution des repas de me donner du pain, ou bien d’autres petitesses qui, l’une après l’autre, deviennent une vraie torture physique et psychologique.

Mais je suis encore ici, enfermé, en train de crier pour réclamer mes droits !!!
Depuis mon premier jour à l’isolement, dès mon arrivée à la prison de Montorio [à Vérone ; NdAtt.], dans la sections punitive 2, aile 2, avec une caméra toujours braquée sur ma cellule, je ne suis pas resté les bras croisés, pour demander ce qui m’est dû. En ignorant mes demandes, on ne m’a sûrement pas rendu plus gérable et plus calme. Je connais très bien le traitement qui est réservé à nous, les anarchistes, je l’ai expérimenté lors de mes précédentes détentions (pour ne pas parler des persécutions de la part de la police, lors de la préparation de leur machination !!!).
Mais un individu ne doit pas se laisser abattre, ni démoraliser et il ne doit surtout pas se laisser soumettre dans ce qui est sa façon de vivre sa propre tension anarchiste. Je suis convaincu que le seul moyen de faire face à sa situation de détention est de continuer le long chemin ardu de la révolte contre tout pouvoir et toute forme d’autorité !!! En s’introduisant continuellement dans les flammes du présent, avec tout moyen à sa disposition.

Du coup, depuis le 28 novembre 2019 [quand il a été enfermé à la taule de Montorio, suite à son arrestation, le 26 ; NdAtt.], des cris de rage et de liberté se lèvent, des cris qui, en trois jours, ont influencé aussi la section 2, aile 1 ; on s’est donc retrouvés avec le pacificateur de service, l’imam, qui s’en est mêlé, et on est restés d’accord que après la déjeuner et sa prière de merde on aurait pu crier ; la section est alors restée en silence jusqu’à quand elle a explosé dans un grand battage des barreaux !!!

Tout cela, parce que depuis mon arrivée ici, je suis resté presque 4 semaines sans argent (le sale argent, mais quand il y en a besoin…), certainement pas à cause des personnes qui me soutiennent, à l’extérieur. A la date d’aujourd’hui je n’ai pas encore eu droit à aucun appel téléphonique, que ce soit à mes proches ou à mon avocat, mais le 4 janvier j’ai eu l’autorisation de faire des parloirs et le 7 j’ai pu recevoir mon premier colis, avec vêtements et denrées de première nécessité. Au parloir, Emi a pu se rendre compte de mon état.

J’ai donc décidé d’être encore plus dérangeant, encore plus gênant. Ils essayent de neutraliser l’individualité de quelqu’un et, croyez-moi mes chers compagnons, avec moi ça ne leur sera pas facile. La prison n’est pas un moyen d’insertion dans la société (cette société que, d’ailleurs, nous voulons détruire), mais elle n’est rien d’autre qu’une forme de répression brutale au service d’un État assassin et terroriste !!! Il y a beaucoup de misères dans les taules, y compris des attitudes désagréables et provocatrices de la part des matons (pas seulement à l’encontre de nous, les compagnons, mais aussi de ceux qui ne se plient pas à leur volonté) ; on essaye de nous mener à l’épuisement psychologique et de nous faire perdre patience. Par l’isolement, on essaye de nous affaiblir et de nous faire perdre notre lucidité, pour ensuite nous donner une récompense, récompense qu’on ne peut pas accepter !!!

Comme je disais, j’ai essayé par tous les moyens de me faire transférer de Montorio : hurlements, cris de slogans, battages des barreaux ; depuis cette obscurité dans laquelle on voulait m’enserrer, j’ai décidé de me faire entendre un peu plus (sans m’abaisser à des actes d’automutilation, que je n’ai jamais partagé).

Le 26 décembre, à 17h, j’ai déplacé la table, pour empêcher la fermeture de la porte blindée et j’ai balancé hors de ma cellule la petite armoire, les seaux, les balais, des torchons, des fruits et tout ce que j’avais sous la main. Bref, j’ai crée un peu d’espace et laissé entrer un peu de lumière dans la pièce. J’ai formalisé mon interdiction de rencontre avec tout le monde et jamais plus il y aura, de ma part, un salut cordial à l’encontre de quelqu’un qui porte une uniforme, notamment ceux qui nous enferment à clef avec leurs propres mains ! On ne peut pas fraterniser avec son ennemi, il nous faut la fierté et la cohérence d’aller toujours dans la direction contraire, obstinément, tout en connaissant les conséquences possibles (pour tout dire, je m’attendais à des rapports disciplinaires, à des jours d’isolement et à des plaintes, mais pas à être mis dans une aile inhabitable, sans eau chaude, sans douche, ni chauffage…).

Avant, j’étais dans la section 2, aile 2, qui déjà est destiné aux prisonniers en isolement ; elle est adaptées aux régimes AS2 et AS3 et c’est là que sont déplacés les détenus qui s’embrouillent avec les matons ou qui font quelque chose d’interdit par le règlement !!!
En effet, justement parce celle-là était déjà une sections punitive, j’aurais dû y rester pendant le nombre de jours qu’on m’avait donné comme sanctions disciplinaires (sanctions qui, comme d’habitude quand il s’agit d’anarchistes, sont innombrables).
Ensuite j’aurais dû retourner dans une section normale, mais non !!! Sciacca est anarchiste, donc c’est bien qu’il reste là où on ne voit même pas le soleil ! Du coup, depuis le 26 décembre, je suis dans le coin le plus sombre de la prison de Montorio, où rien ne marche.

La directrice m’a convoqué pour me notifier d’autres plaintes et d’autres sanctions, je n’y suis même pas allé, du coup on ne m’a pas déplacé dans la sections punitive et on m’a laissé ici à pourrir. Figurez-vous, avec rien d’autre qu’un stylo à ma disposition, je me suis amusé à passer quelques heures à dessiner et écrire sur ces murs, déjà délabré (avec milles noms sur ces murs gris, sordides et sombres comme la via de nos – aujourd’hui de miens – bourreaux), des paroles de chansons, quelques A cerclés et quelque slogan vieilli par des années de manifestations. Et les matons ont pensé que c’était leur devoir de recopier ces quelques graffitis pour les envoyer au Parquet de Turin ; ils sont vraiment tellement débiles qu’ils ont besoin de quatre graffitis pour comprendre que je suis anarchiste ? Que depuis des années je lutte, aux côtés de plein d’autres, contre ce statu quo ! Ou peut-être que leur dossier est toujours plus vide et chancelant ? Et ils essayent donc de me pousser à bout en m’enfermant ? Ils trouveront toujours ce doigt majeur prêt à l’usage !

J’ai encore à l’esprit la cellule sombre et grise, avec elle qui, d’un air condescendant et fraternel, me disait que « eux non plus ne croient à ce qu’on a écrit sur moi dans le dossier, et, étant donné que ma situation est grave et je risque des nombreuses années de prison, si j’en ai besoin, je peut la faire appeler, elle » (une graduée de la police). Cela en me mettant dans les mains des extraits d’écoutes de conversations de compagnons, amis, frères qui, malgré des nombreuses divergences, je respecte et je continuerai a respecter. Je réaffirme que, si ça avait été quelqu’un qui est pour moi comme un frère, un ami, un compagnon, j’aurais fait tout le possible pour empêcher sa déportation, même au risque de ma liberté !!! Parce qu’une chose est la déportation d’un certain nombre de migrants tous les mois, des personnes qui ont toute ma solidarité et ma proximité*. Autre chose est la déportation de quelqu’un avec qui on a partagé son pain, et cela ne veut pas dire tomber dans l’émotivité. C’était pour faire comprendre à ces porcs qui nous avaient mis sous écoute qu’on s’y serait mis à fond et que cette saleté de déportation ne serait pas passée comme une lettre à la poste. Il y a dans mon dossier ce seul coup de fil, mais ce jour-là je dois en avoir passé mille, et pas seulement vers l’Italie !!! Tous égaux !!! N’empêche, on peut comprendre, et par ces quelques lignes, et par le type de détention que je suis en train de subir, quelle a été ma réponse à la policière et à l’aide qu’elle me proposait !!!

(*Proximité et solidarité non pas pour le fait que les migrants veuillent rentrer dans les engrenages du système, rentrer dans cette même société contre laquelle nous nous battons, mais proximité et solidarité à cause des harcèlements, des humiliations, des tortures et de l’emprisonnement que des nombreuses personnes migrantes subissent, coupables d’avoir passé une ligne imaginaire appelée frontière. Pour fuir la faim, la guerre, la misère et l’exploitation, ils arrivent sur des côtes proches, où, à leur avis, on respire un air de liberté, de droits et de démocratie, tandis que pour nous il y a un air de guerre et dans nos têtes il n’y a que le mot « vengeance » !!! Bien entendu, chacun de nous l’exprime le mieux qu’il peut : il y a ceux qui lancent des balles de tennis [avec des messages pour les personnes enfermées dans des CRA ; NdAtt.], ceux qui écrivent sur des blog et font des tas de jolis communiqués, ceux qui font des tags ou brisent des vitrines. Puis il y a ceux qui font augmenter la tension, qui participent aux « affrontements » devant un CRA ou une prison, il y a ceux qui échappent aux dynamiques des luttes citoyennistes imposées pendant des années, pour faire comprendre aux personnes qui collaborent avec la machine répressive de l’État qu’elles peuvent et doivent être prises pour cible, pour qu’elles arrêtent, qu’aucun système autoritaire, étatique ou répressif peut les protéger et que nous n’oublierons rien et chaque coup sera rendu !!!)

Je veux dire fort et clair que, avec le même courage avec lequel nous portons nos luttes, dans les idées et les pratiques, en dehors de ces murs, nous devons avoir la même cohérence et donner un message fort à ceux qui essayent de nous mettre en cage, nous isoler, nous réduire au silence dans ces cages, et qu’à l’intérieur de ces murs ils ont enfermé des anarchistes, des rebelles, des révolutionnaires, qui ne se plieront jamais au pouvoir dominant !!!
Il y en a qui utilisent des techniques d’autodéfense mentale, en attendant que les harcèlements des matons finissent, il y en a qui réagissent à leurs exactions en cassant les panneaux de plexiglas des fenêtres, comme à Alessandria, il y en a qui saccagent la salle des parloirs (à Ferrara), qui essayent de reconquérir leur liberté en tentant de passer au dessus du mur de la prison de Brucoli, il y en a qui ont porté la grève de la faim jusqu’au but, comme à L’Aquila, et il y en a un qui, a Montorio, a organisé des battages des barreaux et a démoli sa cellule, en se heurtant à cette cage qui sont les matons.

On sait que des parties du monde, de Hongkong au Chili, brûlent de liberté, que la révolte fait rage d’un coin à l’autre du monde et c’est justement à cause de cela que ces messieurs, en toge, en uniforme ou en civil, tendent leurs doigts vers ces compagnons qui sont les plus exposés, qui gardent allumé ce foyer de révolte. Mais vous, bien-pensants de gauche, penseurs libertaires, populistes, correcteurs de virgules et chercheurs de visibilité, qu’en savez vous de ce qu’il ressent un compagnon anarchiste sincère ? Je suis habillé comme Bibendum, je ne me lave pas depuis 12 jours et je sens sur moi tout ce sang versé dans la Méditerranée ; dans ma tête tonnent les tremblements de froid et les cris de désespoir qui se lèvent des montagnes à nos frontières, des images comme des flash-back de cadavres gelés, sans chaussures, de centaines d’hommes et de femmes qui flottent, violacées et sans respirer ; ils cherchent la vengeance et tôt ou tard ils l’auront.

Des nombreux pays bombardés au nom de la démocratie, pour le gain de quelques-uns, ces porcs qu’on saignera, eux aussi, tôt ou tard ; voir ou savoir des territoires entiers saccagés, asséchés et dépeuplés, ou bien sentir ce poids de la machine technologique qui avance toujours plus et avoir la conscience de ne plus être des personnes libres, mais des nombres, et que chaque nombre a son fichier bien précis, avec photo, empreintes digitales, ADN. Et un réseau qui s’élargit comme une toile d’araignée, faite de contacts et de proches, d’amis, de connaissances et de membres de la famille ! Voilà ce qu’ils font ces messieurs, voilà ce qu’ils font ceux qui nous gouvernent, ceux qui détiennent le pouvoir, en habits bien propres, mais sans cœur et avec les mains tachées de sang, ils tuent, ils violent, ils bombardent, ils exterminent et ils essayent de détruire nos rêves de liberté, des rêves qui sont destructeurs en eux-mêmes !!!
Et ils utilisent leurs serviteurs, qui, comme des sales vers, rampent jour après jours dans nos vies, tellement proches de nous qu’on sent leur haleine puante dans le cou ! Mais s’ils se baissent à une telle mesquinerie et font tout cela, c’est parce qu’ils ont peur, et s’ils ont tellement peur, c’est parce que leur système et leur sécurité chancellent sur le bord de l’abîme et que le système qu’ils entretiennent à un niveau mondial est plein de défaillances, plein de fissures. Il suffit d’avoir un peu plus de courage et de frapper là où ça fait le plus mal, quand ils ne l’attendent pas. Et je ne parle certainement pas seulement d’une idée politique à porter ou à partager sur les réseaux sociaux, mais de participer aux luttes, d’être solidaires avec les compagnons qui luttent, au lieu de regarder qui a mis quoi sur Facebook !!! Nous devons être ce petit grain de sable qui bloque les engrenages de cette société néfaste. Et nous continuerons à être ces cœurs fous qui courent sur ces rêves colorés, sur ces rails de folie, encore ici à suer et à cracher du sang pour ces rêves de feu, chauds comme nos mains, forts comme notre rage !!!

J’ai répondu a tous les compagnons qui m’ont écrit, j’espère que mes lettres vous sont arrivées, parce que je n’ai pas eu de réponses. Bizarre ?! Ha ha ha. Vos lettres, vos journaux, vos brochures, m’ont vraiment tenu compagnie et votre chaleur a dépassé ces murs.

Une forte accolade à Madda, petite sœur, et à Nat. Et à Gimmi, frère !
Et une forte accolade, avec poings fermés et nerfs à vif, à tous les compagnons enfermés dans des prisons !
Allez, les gars, toujours à tête haute !!!

Pour l’anarchie, pour la liberté !
Feu à l’État !
Feu aux prisons !

Giuseppe Sciacca

 

Pour lui écrire :
Giuseppe Sciacca
C. C. “S. Michele”
Strada statale per Casale, 50/A
15121 – Alessandria (Italie)

NdAtt. : et n’oublions pas d’écrire à Marco (Marco Bisesti), enfermé dans la même prison pour l’opération Scripta Manent.

Toulouse : La Métropole perd trois véhicules

Publié le 2020-02-14 18:09:03

La Dépêche / jeudi 13 février 2020

Dans la nuit, un ou plusieurs individus ont également pénétré vers une heure, dans le parking d’un site de Toulouse Métropole rue Louis Vitet dans le secteur des Ormeaux. À l’aide d’allume-feux, ils ont incendié trois véhicules utilitaires de la collectivité qui se trouvaient là avant de prendre la fuite.

Les sapeurs-pompiers sont intervenus et ont maîtrisé le sinistre. Une enquête de police est ouverte et confiée à la brigade de répression des atteintes aux biens de la sûreté départementale.

[NdAtt. : Cet article commence en mentionnant d’autres incendies, de bagnoles lambda :] Des incendies ont eu lieu en série dans la nuit de mercredi à jeudi mobilisant les sapeurs-pompiers de Toulouse et de la Haute-Garonne pendant un bon moment. Un premier feu a été allumé à une voiture aux alentours d’une heure du matin à Colomiers. Dans la foulée, quatre véhicules et un scooter ont été incendiés à Carbonne, puis à Caraman pour finir à Toulouse à 3 heures du matin.

Fribourg, Suisse : Sabotage anti-pub, deuxième vague – Février 2020

Publié le 2020-02-14 18:10:05

Des inconnus ont brisé des vitrines de panneaux publicitaires par dizaines à Fribourg. Au total, 140 surfaces ont été endommagées dans quatre cantons romands, selon la société d’affichage APG SGA. Début janvier, plus d’une centaine de panneaux publicitaires ont été détruits à Lausanne et dans ses environs (canton de Vaud).

Ces derniers jours, des dizaines de vitrines de panneaux publicitaires ont été brisées en ville de Fribourg. Sur plusieurs surfaces publicitaires, des tags ont été inscrits, notamment une inscription en rouge « Stop pub ».
« La police cantonale comptabilise une douzaine de vitrines cassées dans la nuit du 5 au 6 février. Les forces de l’ordre ont recensé en outre une vingtaine d’autres actes de vandalisme sur des propriétés privées et publiques. Une enquête est actuellement en cours. Elle devra également établir un éventuel lien entre les différents événements.

L’agence publicitaire APG SGA, qui s’occupe de la gestion d’au moins onze des surfaces vandalisées, indique que de nombreux cas similaires ont été signalés ces deux dernières semaines dans les cantons de Fribourg, de Vaud, du Valais et de Genève. Au total, APG SGA compte pour l’heure 140 surfaces endommagées dans ces quatre cantons. L’agence communique avoir déposé 71 plaintes contre inconnu.

[Repris de laliberte.ch, 12.02.2020]

 

Vauvert (Gard) : Les gendarmes dorment, leur voiture brûle

Publié le 2020-02-14 21:07:06

Objectif Gard / vendredi 14 février 2020

Les gendarmes de Vauvert ont été réveillés cette nuit de jeudi à vendredi vers 4h du matin.
Dans l’enceinte de la caserne un véhicule de gendarmerie était en feu. La piste criminelle est privilégiée et une enquête a été immédiatement initiée par le parquet de Nîmes. […]

À travers un communiqué, la commune de Vauvert a évoqué une escalade de la violence avec une série de huit véhicules brûlés sur la commune en peu de temps.
Avec détermination, le maire Jean Denat a déclaré : « il est grand temps que l’on trouve les coupables de cette série de voitures brûlées qui pourrit la vie des gens et effraie tout le monde quand on sait qu’il y a eu plus de voitures brûlées en un mois que pendant le mandat. » 

Buxerolles (Vienne) : La seule église qui illumine…

Publié le 2020-02-14 21:08:04

France 3 / vendredi 14 février 2020

Ce vendredi matin, les riverains du bourg de Buxerolles ont alerté la police en découvrant un tag anticlérical sur l’un des côtés de l’édifice [l’église; NdAtt.].

Toulouse : Cette nuit on a bien rigolé

Publié le 2020-02-16 13:17:04

reçu par mail / samedi 15 février 2020

dans la nuit du 10 au 11 décembre*, à toulouse rue georges labit, avec le cœur qui battait plus vite que d’habitude et le front perlé de sueur, on a incendié 3 véhicules de raclures. 1 utilitaire d’Engie Ineo, 1 belle voiture d’un cadre d’Engie Ineo et 1 utilitaire de Dalkia (EDF).
pour faire simple on s’ennuie dans cette vie de merde et on veut tout brûler

on vous propose donc de ne plus vous faire chier à attendre la prochaine manif ou la prochaine action gilet jaune, le grand soir c’est tous les soirs quand tu sors avec ton briquet
ya des cibles partout, humaines ou matérielles, et c’est pas très compliqué de trouver de quoi les cramer
de quoi illuminer la nuit et se réchauffer
mdr on est déjà loin quand ça brûle c’est plutôt le sprint qui réchauffe

pour une fois on a bien dormi

ptite pensée à toutes celleux qui ont les crocs et aux révolté.es qui sont enfermé.es dans une prison ou un autre

 

* Note d’Attaque, 24 février : la même revendication, publiée sur Indymedia Nantes les 14 février, donne comme date de cette attaque la nuit du 10 au 11 FÉVRIER. 

[in italiano][in english][en español]

Des mauvais moments pour les bleus (mi-février 2020)

Publié le 2020-02-16 13:19:12

Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne) : Acide pour les chiottes et… pour les bleus !

Le Parisien / mardi 4 février 2020

[…] Des policiers ont été la cible de jets de bouteilles d’acide ce lundi soir alors qu’ils se rendaient dans le parking du commissariat de Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne). Quatre fonctionnaires ont été blessés. Pris en charge par le Samu 94 et les pompiers, ils ont été transportés au centre hospitalier intercommunal de Créteil. Les deux agresseurs n’ont pas été retrouvés.

Vers 21 h 30, trois policiers de la brigade anti-criminalité de nuit se dirigent vers leur véhicule quand ils reçoivent des pierres et trois bouteilles en plastique. L’une d’entre elles produit une détonation. En explosant, elle laisse échapper une fumée âcre. Les trois agents ainsi qu’un autre fonctionnaire sont touchés.
Alertés par le bruit, d’autres policiers se précipitent et montent aussitôt sur le toit. Ils aperçoivent allée Jacques-Prévert deux personnes dont le visage est dissimulé en train de caillasser. L’un des fonctionnaires se saisit d’une grenade de désencerclement et la lance en direction des agresseurs. Ces derniers prennent la fuite à pied vers la cité de La Haie-Griselle située juste à côté.

Un peu plus tard dans la soirée, un équipage a fait usage du LBD en direction du pilote d’un scooter qui, selon une source policière, venait d’essayer de renverser les fonctionnaires. Le conducteur a changé de direction avant de prendre la fuite.

Sur place, les pompiers ont analysé le produit qui se trouvait dans les bouteilles. Des traces d’acidité ont été détectées. Plus exactement un mélange d’acide et de papier aluminium. Des fonctionnaires de la police scientifique se sont déplacés pour relever des indices. […]

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Nogent-sur-Oise (Oise) : Situation tendue pour les bleus

Le Courrier Picard / mardi 4 février 2020

Nouveau guet-apens contre les forces de l’ordre au quartier du Rocher à Nogent-sur-Oise. Il était environ 21 heures, dimanche, lorsque des feux de palettes et de poubelles se déclarent. Les pompiers interviennent dans ce quartier sensible de la commune. Et avec eux, pour sécuriser les hommes du feu, des policiers. Très vite, une quarantaine d’individus s’en prennent aux forces de l’ordre.
« C’est récurrent depuis un certain temps », constate un policier. « La tension est palpable notamment à cause de la présence policière constante avec l’instauration de la BST (brigade spécialisée de terrain). Nous multiplions les contrôles dans les caves, les contrôles routiers. […]

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Mulhouse : Les flics pris pour cible

Dernières Nouvelles d’Alsace / lundi 10 février 2020

Les feux de poubelles et de bennes ont rythmé la soirée de samedi après l’intervention de policiers un peu plus tôt dans le quartier de la cité Wagner. Section d’intervention départementale (SDI), équipages de la BAC (Brigade anticriminalité) et police municipale étaient intervenues dans une bagarre […]
C’est rue de Toulouse que la tension est principalement montée vers 18 h 30 avec des poubelles poussées et incendiées au milieu de la chaussée. À l’arrivée des pompiers et de la police, les jets de pierres se sont multipliés. SDI, BAC et police municipale ont rapidement repris le contrôle de la rue et procédé à l’interpellation de quatre mineurs, âgés de 13 à 16 ans. Ils ont été ramenés au commissariat et placés en garde à vue.
La vidéosurveillance a permis de les confondre. Ils faisaient également partie des jeunes qui ont participé aux violences de l’après-midi. Les sept mineurs seront déférés au parquet ce lundi matin avant d’être présentés à un juge pour enfants qui décidera des suites à donner. […]

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Tours : A court de pierres ? Il y a les boites de conserve !

La Nouvelle République / dimanche 9 février 2020

La police municipale de Tours est appelée à intervenir à 23 h 15 dans la nuit de ce samedi à dimanche 8 et 9 février, dans le quartier des Rives du Cher, au mail Antoine Bourdelle précisément. Ceci, pour tapage nocturne, nuisances sonores. Deux patrouilles se déplacent, six hommes.
A leur arrivée, quatre agents montent dans l’immeuble concerné. Cela ne se passe pas très bien, ils appellent leurs deux collègues restés en bas, auprès de leurs deux véhicules  » police municipale « .
Quand les six hommes reviennent à leur voiture, ils constatent les dégâts : « Vitres et rampes lumineuses cassées, carrosseries enfoncées à coups d’extincteurs et de boites de conserve (pleine) », boites jetées sur les véhicules, peut-être des étages au dessus.
Les policiers municipaux ont pu repartir à bord de leurs véhicules, rendus inutilisables ensuite, vu les dégâts. […]

*****

Toulouse : Les fics privés des HLM réçoivent l’accueil qu’ils méritent

Toulouseinfo / jeudi 6 février 2020

Les agents du Groupement Interquartier de Tranquilité et de Sûreté (GiTeS) ont été touchés par des nombreux projectiles ce mercredi, alors qu’il se trouvait dans le quartier du Mirail. Un quarantaine d’individus les auraient pris pour cible. Les agents du bailleur auraient également reçu des cocktails Molotov, rapporte 20 minutes.
Deux des employés du bailleur ont été légèrement blessés. Cette unité créée par la société HLM pour lutter contre les trafic de drogue dans les parties communes, se trouvaient dans le secteur de Auriacombe, un secteur particulièrement réputé pour ses points de deals.
Les membres du GiTeS avaient par ailleurs été informés au préalable que les malfaiteurs rassemblaient des cailloux. Cependant, c’est la violence du guet-apens qui interpelle. Un événement qui survient pour la 4e fois depuis la création de la section en 2018.

Aimons Toulouse, cultivons la chienlit !

Publié le 2020-02-16 16:18:09

IAATA / samedi 15 février 2020

Et oui, trois véhicules de Toulouse Métropole ont brûlé cette nuit du 12 au 13 février.

5 bonnes raisons de détruire la Métropole :


Salut aux éboueurs en grève contre la reforme des retraites
et aux gilets jaunes qui tiennent le pavé contre l’arrogance du pouvoir.

Notre-Dame-des-Landes: arrêt sur image des conflits politiques entre membres, complices du CMDO et non-signataires sur la ZAD

Publié le 2020-02-16 16:18:09

Notre-Dame-des-Landes: arrêt sur image des conflits politiques entre membres, complices du CMDO et non-signataires sur la ZAD

Zoom sur le Rosier, de juillet 2019 à février 2020
Début d’analyse politique sur la prise de pouvoir du CMDO (ami-e-s, complices, intermédiaires et chef-fe-s (?))

Introduction

Ce texte est mon témoignage, celui d’une habitante sédentaire de la ZAD, sur les conflits internes entre habitant-e-s de la ZAD de NDDL depuis juillet 2019 et leur contexte factuel et politique antérieur à 2019.

Ce texte est une invitation à venir sur la ZAD pour nous aider à régler les conflits.

Ce texte est là pour relater une situation très difficile vécue sur zone, pour appeler à l’aide.

Ce texte, a lui seul, pourrait laisser penser qu’il ne se passe « que du négatif sur la ZAD » et ça n’est pas vrai. Depuis que j’y suis j’y ai appris à vivre autrement, dans le partage, dans l’amour (malgré tout!), avec celleux qui luttent pour préserver la terre, leurs modes de vie. Et tout cela m’épanouit beaucoup et me conforte dans l’idée de continuer à vivre un autre monde.

Ce texte est un espoir de pouvoir continuer à construire notre utopie de ZADs, de squats, de vie une fois débarrassé-e-s de ces pressions et conflits.

Qui écrit ?

Une « sédentaire »

Je suis une habitant-e du Rosier depuis juillet 2019. Je suis sédentaire, j’ai 60 ans. J’ai vécu toute une vie dans Babylone. J’ai été militante syndicale et politique, puis militant-e pour un monde sans argent, où le respect, l’amour, le partage deviennent des valeurs premières. Ainsi que le respect de la nature, des animaux et de tout le vivant.

J’ai suivi les informations de la ZAD du printemps 2017 jusqu’au expulsions de 2018, via Radio Klaxon.

Très intéressée par les idées portées par la ZAD, je décide d’y venir en septembre en septembre 2018 pour ressentir et vivre par moi-même ce que mes idées et la ZAD combinées me permettraient.

Je suis revenue dès février 2019, puis avril, mai et juin, décidée à m’y installer. J’y vis depuis le mois de juillet 2019 après avoir trouvé une cabane disponible au Rosier dans laquelle j’ai pu m’installer. C’est un-e habitant-e du Rosier qui m’a proposé de m’y installer.

Une « nomade »

Je suis une hyppipunk. J’ai 30 ans. Je suis devenue une amie et défenseuse de « l’Est de coeur » depuis que je suis revenue en novembre 2017. J’ai vécu sur la zad du Testet avant la mort de Rémi Fraisse (milice fasciste, chasse à l’humain, coursée par des chasseurs armés de fusils et de chiens de chasse, siège armé d’agriculteurs de la FNSEA…).

Je suivais de loin ce qui se passait à NDDL depuis que j’y avais mis les pieds en 2013. Je suis revenue à la zad voir un copain du Testet en novembre 2007.

Pourquoi écrire ce texte ?

La « sédentaire »

Je suis venue à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes pour rencontrer un lieu et des gens qui se battent « contre l’aéroport et son monde », contre VINCI, contre le capitalisme. C’était ce que j’avais découvert à travers la radio Klaxon.

Quand je suis arrivée, j’ai vu les destructions des cabanes et les gens qui parlaient beaucoup de conflits difficiles à gérer avec les « légalistes », celleux qui ont signé les COPs proposées par l’État.

On pourrait croire, si on se concentre uniquement sur ces faits, qu’il n’y a que du négatif à la ZAD depuis les expulsions. J’aimerais, par ce texte, montrer que malgré les tensions, la ZAD continue d’exister.

La « nomade »

Je veux écrire ce texte parce que… J’EN AI MARRE !!!

Marre d’avoir vu et de voir mes copaingues (avec l’accent du sud) du Testet et de « l’Est du coeur » se faire violenter.

Marre d’avoir l’impression de rien pouvoir faire d’autre qu’en parler, enrager, en pleurer entre « convaincu-e-s » ou qu’entre « victimes des agressions ».

Je veux aussi écrire ce texte parce que J’AI PEUR ! J’ai peur tous les jours que mes copaingues se fassent attaquer physiquement, harceler moralement, saboter leurs biens matériels, le peu de biens matériels qu’ielles ont, etc.

J’ai de plus en plus peur pour ielles parce que le pic de violence contre les copaingues n’a jamais été aussi élevé, (contre les non signataires / de « l’Est du Coeur » / Anti-CMDO).

A part peut-être dès 2017, pendant les « négociations » entre les chef-fe-s des organisations inter-citoyennistes, après l’annonce de la « victoire ». C’était aussi un moment de pic de violence entre zadistes où les chef-fe-s ont décidé la déchicanisation de la D 281 que le CMDO a appliqué manu-militairement et en instrumentalisant des gens des comités de soutien.

Je veux donc écrire ce que je pense parce que c’est MAINTENANT QU’IL FAUT AGIR !!!

Ca devient URGENT.

Je déteste l’urgence pour tout ce que ça implique d’autoritaire d’arrêter ce qu’on est en train de faire dans sa vie. Je déteste parler d’urgence parce que le CMDO et les chef-fe-s des orgas citoyennistes (ACIPA, COPAINS 44, ATTAC, etc.) ont déjà utilisé la notion d’urgence pour imposer la participation sans rapport de force à des négociations avec « l’Etat » ou, au minimum à imposer que l’ensemble des zadistes tolèrent leurs « négociations ». Cependant, malgré mon dégoût de la notion d’urgence, il me paraît de plus en plus clair que les « chef-fe-s » du CMDO, ses membres (48 membres déclarés dans un texte du CMDO – 6+42 membres !) et ses intermédiaires agissent, consciemment ou non, dans le but d’expulser les irréductibles habitant-e-s non signataires qui résistent tant bien que mal encore et toujours à l’envahisseur capitaliste et à toutes les formes qu’il prend en ce moment…

Historique des faits

Depuis notre arrivée, Amalia et Vincent n’ont pas cessé de nous intimider, moi et la personne avec qui je suis arrivée. Amalia et Vincent sont proches de membres du CMDO, notamment d’habitant-e-s de Bellevue. Bellevue est exclusivement affiliée au CMDO. Ielles sont par exemple ami-e-s avec xxxxx, un « serial-coffreur » de la milice du CMDO. Ielles ont signé une COP, qui s’est depuis transformé en bail.

Ces personnes donc, Amalia et Vincent, nous ont harcelé moralement et agressé à travers une multitude de réflexions et des actes dont voici l’historique :

juillet 2019

Lorsque je suis arrivée au Rosier pour m’y installer, avec J, je suis allée me présenter auprès des habitant-e-s du Rosier-Nord, Amalia et Vincent, comme me l’avait demandé le copain, 1er habitant-e du Rosier qui m’avait dit que je pouvais m’installer dans ma cabane.

« Vous devez nous demander l’autorisation pour vous installer sur cette partie de la Zone-à-Défendre »

À la première rencontre avec Amalia et Vincent

Amalia : « On n’a pas arrêté de nous faire du mal. On ne veut plus vivre ça. Donc on ne veut plus que personne ne vienne ici. Il faut nous demander notre autorisation. »

Au nom de quoi ? Au nom de qui ? Ielles ne l’ont pas exprimé…

« Un-e habitant-e nous apprend que nous ne sommes pas les premières personnes qu’Amalia et Vincent ont tenté d’expulser »

Dans la 1ère semaine

Vincent passe en voiture sur le petit chemin . J coupait les ronces sur le bord du passage du chemin. Vincent s’est arrêté et a commencé à le traiter « de tous les noms ». J s’est défendu à ces insultes et élevant la voix. J’ai entendu les cris et je suis arrivée en courant avec un-e autre habitant-e migrant-e du Rosier qui, pour défendre J a crié à Vincent : « Tu as viré tellement de personnes ici. Maintenant ça suffit ! »

Août 2019

« Il ne faudra pas s’étonner si ta voiture se fait écorcher un moment donné »

La voiture de J, la personne avec qui je vivais, était garée sur la pelouse, devant le hangar de « Sème ta ZAD », car l’autre parking du Rosier (collectif) était plein.

Vincent a sorti sa remorque qui était en face du hangar de « Sème ta ZAD » et, en passant, ielles ont signifié à J que sa voiture dérangeait et qu’il ne fallait surtout pas s’étonner si sa voiture était écorchée à un moment donné.

Accès aux caravanes bloqué « sous prétexte des moutons » et menace d’expulsion

Un jour, en rentrant d’un autre lieu de la ZAD, on s’aperçoit que l’entrée de notre lieu de vie était bloqué par un grillage. Vincent nous interpelle en disant: « C’était pour faire passer les moutons. Et de toute façon, on n’a pas l’intention de vous garder encore longtemps ». Il s’exprimait sur un ton calme mais sûr de lui, dans son « bon droit ».

« Nasse » de vapeur de tracteur de Vincent autour du Rosier et sur « ses » animaux

Vincent tournait autour du Rosier (collectif) avec son tracteur. Il émettait une quantité importante de vapeur d’essence. Ces vapeurs formaient comme un brouillard gris. Il a tourné plusieurs fois autour enfumant ainsi les habitant-e-s du Rosier. Les moutons ont aussi été enfumés.

Le lendemain, nous nous sommes aperçu-e-s qu’ielles avaient bloqué la sortie d’eau de la douche collective avec une pierre énorme.

Octobre 2019

Agression physique d’un-e jeune nouvel-le habitant-e pour avoir imité des cris de mouton.

À cette époque, nous avions l’habitude de faire à manger avec plusieurs habitant-e-s ou non de la ZAD. Nous invitions tout le monde. Nous préparions des châtaignes à ce moment-là. Le soir, en partant après le repas partagé, un groupe de jeunes venu-e-s reconstruire et habiter une cabane, s’amusaient à pousser des cris en imitant des animaux non-humains. Parmi ces bruits d’animaux figurait celui de mouton.

Les voisin-e-s sont sorti-e-s et ont commencé à disputer le groupe de jeunes car ielles croyaient que « leurs » moutons étaient sortis de « leur » enclos.

Ielles les ont insulté et frappé physiquement à deux, une personne du groupe a fini par se protéger derrière son vélo.

Le reste du groupe a entendu les cris de la victime et se sont précipité-e-s.

J s’est fait attraper par le col par Vincent.

N s’est fait insulté par Jean-Guy, menaçant, une matraque à la main. Jean-Guy est une personne, proche d’Amalia et Vincent, qui habite une caravane, en plein milieu du Rosier. Il ne parle à personne et semble avoir été « placé » là pour observer le collectif Rosier, rapporter ses informations à Amalia et Vincent, et par extension, au CMDO probablement.

Réquisition privative d’une caravane collective

Une caravane a été enlevée du Rosier.

Cette caravane avait été donnée par un-e ex-habitant-e, qui lui a été offerte par une association dont faisait partie cet-te ancien-ne habitant-e. À son départ de la ZAD, après les expulsions de 2018, il l’a laissée au Rosier en stipulant qu’elle était destinée au collectif du Rosier et « surtout pas à Amalia et Vincent ». En effet, avant les faits qui sont décrits ici, Amalia et Vincent avaient déjà harcelé un-e autre habitant-e migrant-e du Rosier depuis 3 ans et cet-te habitant-e avait pu observer cela et ne souhaitait donc pas que son bien soit réquisitionné par ces personnes.

Un jour donc, nous constatons que cette caravane avait disparu du Rosier.

Elle a été remplacée par une autre caravane dans laquelle un-e « ami-e » d’Amalia et Vincent a habité. Nous pensons qu’ielle a été « placé-e » en plein milieu des habitations du collectif du Rosier afin de nous surveiller quotidiennement.

Cette caravane a « ré-apparu » quelques jours plus tard après son vol aux environs de l’Ambassada.

Janvier 2020

Menace de mort des chiens de nouvelles-nouveaux habitant-e-s du Rosier par Vincent et agression physique d’Amalia.

Un couple de nouveaux arrivés avaient attaché leurs trois chiens en face de la cabane collective. Ielles étaient parti-e-s du Rosier. En arrivant, j’ai vu Amalia et Vincent en face de leur hangar, regardant le Rosier. J’ai vu aussi une habitant-e du Rosier tourner autour des chiens dont un était détaché. Amalia et Vincent hurlaient qu’il fallait empêcher les chiens de s’approcher des moutons. Amalia et Vincent observaient qu’un chien était détaché depuis chez « elleux », à plusieurs dizaines de mètres donc du Rosier. Ielles observaient régulièrement les habitant-e-s du Rosier.

Je me suis donc approché pour venir voir de plus près ce qui se passait.

Le chien détaché restait auprès de ses deux autres compagnons chiens et ils aboyaient tous les trois. Amalia et Vincent aussi. Ielles criaient que les aboiements des chiens empêchaient leur bébé de dormir. Le bébé était dans les bras de Vincent à ce moment-là.

Avec l’autre habitant-e nous avons emmené le chien détaché dans la cabane, dans l’intention de calmer Amalia et Vincent.

Le couple vivant avec les chiens rentrèrent au Rosier. Amalia et Vincent se sont précipité-e-s vers la voiture du couple et leur ont à peine laissé le temps de sortir de leur voiture avant que Vincent ne menace le couple, son bébé à la main, de la façon suivante :

« Si je revois un de tes chiens s’approcher de mes moutons, je lui fous une cartouche ».

Sur ces belles paroles, « la femme du couple » a répliqué:

« Ecoute-moi bien… Là tu menaces de tuer un de mes chiens, pour moi, c’est comme si je menaçais de tuer ton enfant. ».

A ce moment précis, Amalia gifle l’homme du couple.

Un-e autre habitant-e est venu soutenir le couple et s’est énervé. Par la suite, cette personne a été menacée d’expulsion par Amalia et Vincent après avoir soutenu le couple.

Février 2020

Convocation par le CMDO du couple-aux-chiens agressé pour organiser leur expulsion… et conseil d’un-e allié-e porteur de l’information à ne pas y aller.

Je reviens de « vacances de conflits de ZAD » un mercredi soir. Le jeudi 13 février 2020, dans l’après-midi, je reçois un appel d’une personne soutien, ancien agriculteur, membre de « Poursuivre ensemble », scission de l’ACIPA, organisation de citoyennistes qui souhaite continuer à soutenir la ZAD, et qui porte le capital de soutien à l’installation légale du CMDO, c’est-à-dire le fonds de dotation. Cette personne m’appelait donc pour conseiller aux habitant-e-s du Rosier de ne pas aller le soir-même à une convocation à Bellevue car il craignait des agressions verbales ou physiques.

Plus tard, j’ai appris que la veille, pendant l’« Assemblée Générale des usages », assemblée fermée du CMDO, même si certain-e-s observateur-ice-s y sont parfois toléré-e-s, à la Wardine, la décision collective a été de convoquer le couple et faire une réunion avec d’autres personnes de la ZAD (CMDO et affilié-e-s) pour parler du conflit entre Amalia et Vincent et le couple des chiens. Le couple était convoqué. L’information est passée par un-e habitant-e du Rosier, lae seul-e présent-e à cette « AG des usages ».

Le couple n’a pas souhaité se faire convoquer et ne s’est pas rendu à la convocation du CMDO et affilié-e-s à la Bellevue.

Le vendredi après-midi, je rappelle l’ancien agriculteur pour avoir des nouvelles de la réunion/convocation de Bellevue. Il me dit que les participant-e-s à cette réunion ont exprimé collectivement qu’ielles souhaitaient « virer » manu-militairement le dimanche d’après quatre personnes du Rosier : « le couple aux chiens », la personne qui les a soutenu lorsque Vincent est venu les menacer avec son bébé dans les bras et Y, un-e autre habitant-e du Rosier, qui a également été harcelé-e moralement part Amalia et Vincent depuis son arrivée, en même temps que ces dernier-e-s. Y a depuis peu signé à son nom un permis de construire pour un bâtiment du Rosier, le salon.

A priori, cette réunion/convocation à Bellevue était quasi-exclusivement composée des membres du CMDO et affilié-e-s. Seul-e-s une ou deux personnes communiquant encore avec les habitant-e-s non-signataires étaient présent-e-s à ce moment. Cette personne, donc l’ancien agriculteur, âgé, respecté de tou-te-s ou presque, a fait en sorte d’amener l’envie collective de « virer » des gens du Rosier vers une négociation pacifique entre quelques personnes du CMDO et quelques personnes du Rosier. Cette personne voulait faire en sorte qu’il n’y ait pas de violence à ce moment.

Les autres informations que la personne-relais a transmise aux gens du Rosier est que le CMDO « proposait » au « couple aux chiens » de s’installer ailleurs sur la ZAD « où leurs chiens ne dérangeraient pas ».

La personne-relais semblait penser que c’était une proposition qu’elle trouvait intéressante car elle a conseillé au couple, via mon téléphone, de s’installer dans une cabane sans eau ni électricité.

La personne m’a précisé que l’objectif du rendez-vous du dimanche pour le CMDO serait d’organiser logistiquement le départ des quatre personnes qu’ielles souhaitaient « virer » de la ZAD ou de détruire les cabanes dans lesquelles ielles habitent pour le moment.

Je rappelle que les personnes menacées sont :

– le couple et leurs 4 chiens,
– la personne qui les a soutenu lorsque Vincent a menacé de tuer les chiens,
– et Y, qui a récemment signé un permis de construire dans le but de protéger le Rosier d’Amalia et Vincent, qui se comportent comme si ce lieu collectif leur appartenait.

La personne-relais m’a également indiqué au téléphone que le CMDO souhaitait que je « dirige » le Rosier à condition que je signe un contrat de « bien vivre ensemble ». Les gens de la réunion, probablement du CMDO, disaient vouloir à l’avenir gérer les personnes qui viendraient sur le Rosier.

Pour information, la personne-relais a été virée de la réunion/convocation de Bellevue après que les membres de celle-ci lui aient donné les informations qu’il devait passer au Rosier.

Le soir-même, la personne-relais me rappelle pour me déclaré l’intention du CMDO et Cie de venir au Rosier le matin à 11h plutôt que l’après-midi, horaire qui avait été fixé le jeudi soir.

Pour information, des expulsions du CMDO ont déjà été organisées par le CMDO (Wardine) et réalisées (Lama Fâchée, Bellevue). Les habitant-e-s et défenseur-eu-ses du Rosier et des lieux non-signataires et critiques du CMDO ont trouvé rassurant de pouvoir contacter leurs ami-e-s en renfort, au cas où la réunion ne serait pas aussi « pacifiste » que le souhaitait la personne-relais qui a insisté seule pour qu’il n’y ait pas de violence à ce moment.

Le vendredi après-midi, je reçois un appel d’un-e ancien-ne habitant-e du Rosier et défendeur-e des non-signataires, qui m’informe qu’une rumeur circule dans le milieu militant que la « délégation » serait composée de 30 personnes environ.

Le vendredi soir, le couple et leur nouvel ami rassemblé-e-s dans leur infortune par la menace d’expulsion du CMDO n’ont pas dormi afin de monter la garde afin d’être rêveillé-e-s au cas où les délégué-e-s du CMDO viendraient « commencer la négociation » plus tôt que prévu.

Dernière sommation et observation du CMDO via un-e de leur « médiateur-ice »

Le samedi 15 février 2020, dans l’après-midi, un-e habitant-e de St-Antoine, « responsable » du collectif de la Wardine, est venu-e au Rosier pour re-proposer au couple-à-chiens, ce que d’autres leur ont déjà proposé, c’est-à-dire de déménager dans une cabane isolée sans eau ni électricité ou même à la Grée. Ielles ont répondu à cette « médiateur-ice » qu’ielles ne cèderont pas à l’intimidation, surtout ayant entendu la rumeur circulant dans le milieu militant que 30 personnes affiliées au CMDO viendraient le lendemain pour la « négociation ».

Demain matin à 11h, dimanche 16 février 2020 donc, l’heure des « négociations » sera arrivée.

Nous arrêtons ici notre historique.

Nous ne savons donc pas ce qui s’y passera.

Nous vous invitions à vous renseigner par vous-même sur le sujet en venant directement ou en contactant des personnes en qui vous avez confiance, en leur jugement objectif.

Nous ne pensons pas que les versions du site Zad.Nadir.org soient objectifs.

En effet, il n’y a plus, à l’heure actuelle, que des membres du CMDO et affilié-e-s qui gèrent ce site internet.

Objectifs souhaités de cet article

Pour la « nomade »

Faire comprendre aux défenseur-e-s de la ZAD qui ne sont pas sur place que la quasi-totalité des habitant-e-s de la ZAD sont « sous haute tension », d’un côté comme de l’autre, comme de celleux qui n’en n’ont pas. Ceci provoque une irrationalité des jugements, des émotions intenses incontrôlées comme la peur ou la colère, puis des passages à l’acte violents.

Appeler des soignant-e-s, médecin-e-s, écoutant-e-s et guérisseur-e-s bienveillant-es en tous genres à venir soutenir les habitant-e-s de la ZAD.

Je veux croire que ce conflit sur la zad peut se régler.

Il ne se fera pas sans personne venant de l’extérieur à la ZAD.

Il n’y a pas assez de soutiens moraux sur place qui peuvent soutenir l’ensemble des habitant-e-s (même si je crois que ce sont celleux qui ont le moins de confort matériel qui sont le plus gravement touché-e-s).

Appeler les personnes extérieures à la ZAD à venir sur place.

Dans un premier temps, il est question d’apaiser le conflit afin de protéger les habitant-e-s menacé-e-s au quotidien.

Pas forcément de venir se battre ou faire brûler des maisons en dur avec eau et électricité remplies d’aspirant-e-s propriétaires au nom du « Bien Commun ».

Apaiser le conflit et protéger les habitant-e-s menacé-e-s d’expulsions, aujourd’hui ça commence par venir nombreux-e-s sur place dans cette attitude pour constituer un « rapport de force » qui, nous l’espérons, limitera voire stoppera les agressions.

Car malheureusement, aujourd’hui il n’y a que la présence d’un nombre suffisant de personnes pour stopper les gens du CMDO et Cie.

De plus, plusieurs études de psychologie sociale (études de l’humain à l’échelle des groupes sociaux) nous montrent que, en présence de deux personnes ou groupes socio-culturels en conflit, le conflit ne peut se régler quasi-systématiquement que grâce à l’arrivée d’éléments extérieurs au groupe en conflit. La psychologie sociale parle d’ « éléments exogènes ».

NOTA BENE: Depuis l’annonce de la « victoire » contre le projet d’aéroport, le CMDO n’a cessé de dissuader ces « personnes extérieures » à s’impliquer dans la situation politique conflictuelle que la ZAD traversait. Avant cela, les distinctions entre « nomades » et « sédentaires », entre « ancien-ne-s » et « nouvelles-nouveaux » n’étaient pas autant invoquées.

Par exemple, les personnes qui ont été sur zone pendant les expulsions de 2018 se rappellent sans doute que toutes les AGs facilitées par des membres du CMDO ou affilié-e-s commencaient par ce petit laïus : « Si vous venez d’arriver à la ZAD : vous fermez vos gueules. Si vous revenez d’un looOOoong voyage : vous fermez vos gueules. Parce que vous ne comprenez pas tout aux enjeux actuels de la ZAD. »

Dénoncer la responsabilité du CMDO et complices dans les actes dans le contexte de « conflits » sur la ZAD.

Il y a des personnes qui, dans le discours ne s’identifient pas au CMDO, voire des personnes qui dénoncent ce lobby politique. Pourtant, par les actes ou leurs non-actes, ces personnes sont, pour moi, un certain nombre d’habitant-e-s de la ZAD, un certain nombre ancien-ne-s habitant-e-s de la ZAD et un certain nombre d’autres personnes qui soutiennent la ZAD des « complices de fait » du CMDO. Pour résumer notre point de vue : « Ne pas se positionner, c’est parfois se positionner ».

Je voulais donc expliquer ici que, même s’il y a des torts du côté CMDO, comme du côté de celleux qui dénoncent leur prise de pouvoir, nous sommes ici face à une situation de « 2 poids 2 mesures ».

Nous sommes ici face à des personnes qui ont plus de moyens et de confort matériel, de l’autre, face à des personnes qui vivent dans le froid, la faim et le manque d’hygiène pour cause de lieux de vie insalubres.

Nous sommes face à des personnes qui sont plus nombreuses, plus organisées, qui savent faire preuve de violence, face à des personnes qui le savent aussi, mais qui se sont montrées extrêmement patientes et pacifistes sur le long terme face aux prises de pouvoir répétées du CMDO depuis sa création (2016 dans un texte signé « CMDO »).

NOTA BENE : Ces derniers mois, des opposants politiques au CMDO ont été mis dans des coffres par la « milice » du CMDO. La dernière victime des « coffreurs » (coffreuses?) a porté plainte contre les multiples agressions dont elle a fait l’objet. Certains membres du CMDO ont été soupçonnés par la police et certains ont été inquiétés par la « justice » et d’autres moins nombreux-e-s ont été incarcéré-e-s en préventive. Aujourd’hui, ils ont été relâché-e-s en attendant leur jugement.

Continuer à vivre sans « l’aéroport et son monde », à reconstruire, à aimer, à imaginer notre monde. Nous ferons cela, jusqu’à l’expulsion des flics ou du CMDO si elle doit arriver (peut-être demain!).

En attendant qu’ielles nous expulsent : tout est possible ;)

Invitations au monde que l’on veut continuer de construire sur la ZAD de NDDL et dans le monde

Invitation à l’Amour

Car il n’y a que ça qui nous tient pour ne pas sombrer complètement dans la « folie » et/ou l’individualisme et/ou Babylone, ce qui serait la conséquence des traumas personnels et/ou collectifs que nous avons vécu.

Exemple de traumas personnels: alcoolisme « schlag » ou mondain, menace d’expulsion de son habitation, etc.

Exemple de traumas collectifs : tempête de feu, explosion nucléaire, expulsions de 2018…

Invitation au Partage

Car c’est ce qui nous différencie du monde capitaliste, où les groupes gardent leurs biens pour elleux.

Invitation à l’Unité, au moins dans la tolérance et le respect de chacun-e

Car les objectifs politiques des un-e-s et des autres s’opposent en effet parfois, mais cela ne devrait pas exclure un respect individuel des personnes.

Invitation au Recul

Car il est important de voir le « tout » dans son ensemble pour mieux agir, ou au mieux, avant d’agir !

Invitation au respect de la Nature

Car nous pensons que la « Nature » est harmonieuse et nous devrions nous en inspirer.

Elle est un « tout » qui inter-connecte les énergies de vie (en opposition aux énergies « de mort » qui proviennent pour nous du capitalisme).

Elle nous donne énormément de choses :
→ nourriture
→ soin
→ bois qui nous chauffe et qui nous loge
→ huiles essentielles des arbres
→ etc.

Invitation à faire vivre l’accueil inconditionnel

Car nous ne voulons pas construire ici un monde élitiste qui reproduit les normes du système capitaliste.

Nous savons que l’harmonie est plus durable quand elle est construite avec tout le monde.

Nous voulons que la ZAD reste un lieu où les gens du monde entier puissent venir s’organiser (Gilets jaunes, kurdes, palestinien-ne-s, zapatistes, basques, etc.).

Nous voulons laisser les personnes les plus démunies sans logements, SDF ou exilé-e-s, se ressourcer et/ou habiter ici.

Nous sommes même prêt-e-s à continuer à vivre avec les membres du CMDO et affilié-e-s.

Invitation à vivre libéré-e des contraintes des privatisations et de l’État

Car nous pensons que le Commun et le Partage pourront modifier profondément nos schémas et nos réflexes issus du capitalisme en mode de vie plus libres, généreux, respectueux, joyeux, etc.

Bisou.

À bientôt sur la ZAD !

[Publié le samedi 15 février 2020 sur Indymedia-Nantes par foxy bad giRRL.]

Toulouse : 5 bonnes raisons de détruire la Métropole

Publié le 2020-02-16 19:30:05

Aimons Toulouse, cultivons la chienlit !

Et oui, trois véhicules de Toulouse Métropole ont brûlé cette nuit du 12 au 13 février.

5 bonnes raisons de détruire la Métropole :

Cognin (Savoie) : Le poste de la police municipale attaqué – 2 janvier 2020

Publié le 2020-02-16 22:29:06

Dans la nuit du jeudi 2 janvier 2020 à Cognin (Savoie), le local de la police municipale a été attaqué. Les condés du maire ont déjà été pris pour cible le soir du réveillon de Noël.

Les coups portés ont laissé plusieurs impacts sur la porte d’entrée en verre du poste de police municipale.

Personne n’a été interpellé.

Selon un condé de la mairie, « ce n’est pas la première fois que ces locaux sont visés par un ou plusieurs individus. Le 24 décembre, alors qu’il se trouvait dans son bureau, des pétards ont été lancés sur la porte. »