Vive l'Anarchie - Semaine 06, 2023

Sommaire

Une personne en prison préventive suite à la manif du 31 janvier

Publié le 2023-02-06 06:45:10

Aujourd’hui la « justice » envoie en détention provisoire pour « risque de réitération en regard au calendrier social ». Après les avoir torturé·e·s au taser pour prendre leurs empreintes de force.



Le vendredi 3 février, une personne interpellée lors de la manif du 31 janvier contre la réforme des retraites passait en comparution immédiate. Elle est accusée de violences sur PDAP (personnes dépositaires de l’autorité publique, les keufs) avec deux circonstances aggravantes : arme par destination (bouteille) et visage dissimulé. Lors de sa garde à vue, il a refusé de répondre aux questions des flics, refusé de donner sa signalétique (empreintes et photo), refusé de répondre à l’enquêteur social. Alors même qu’il avait donné sa vraie identité et qu’il avait son passeport sur lui, les flics l’ont tasé pour prendre ses empreintes de force. Sur ordre du procureur. Pour rappel, pour prendre la signalétique de quelqu’un « sous contrainte » et sur ordre du proc, il faut avoir un doute sur l’identité de la personne ou que celle-ci ait commis une infraction punie de plus de 3 ans d’enfermement. Autre rappel : la prise d’ADN n’est pas (encore) incluse dans la signalétique et donc ne peut pas être légalement prise de force.

Lors de sa comparution, l’avocate a demandé le renvoi du procès et s’est permise d’évoquer la prise d’empreinte de force complètement injustifiée. Ce qui n’a visiblement pas plu aux juges. Le président est même allé jusqu’à dire que les garanties de représentation (quittance de loyer et attestation de formation) du camarade pourraient être fausses. Puni pour avoir encore une fois gardé le silence devant les flics et les juges, il a été envoyé en détention provisoire jusqu’à son procès prévu le 10 mars 2023 (nous donnerons plus tard la chambre et l’heure).

Le président du tribunal a sans doute été sensible aux réquisitions de la représentante du parquet, qui a réclamé l’enfermement pour un « risque de réitération en regard au calendrier social » ! La garde à vue et les coups de taser n’étaient visiblement pas suffisants aux yeux des magistrats. Ce qui est visible en tout cas, c’est que ce mouvement social leur fait peur et qu’iels feront tout pour l’étouffer. Pour la justice, c’est clair : un-e manifestant.e en prison est un.e manifestant.e qui ne sera pas dans la rue le 7 février !

Les avocat-e-s de la legal team ont aussitôt déposé une demande de mise en liberté, et nous serons là pour le soutenir lors de son procès du 10 mars !

Solidarité avec toustes les réprimé·e·s et prisonnier-èr·e·s !

Gujan-Mestras (Gironde) : les joujoux des riches partent en fumée

Publié le 2023-02-06 06:45:26

Une vingtaine de bateaux détruits par un incendie
à Gujan-Mestras

France3/France Bleu, 2 février 2023

Une vingtaine de bateaux de plaisance ont été détruits par un incendie dans la nuit du jeudi 2 février 2023. Ils se trouvaient sur un parking du port de la Barbotière à Gujan-Mestras, sur le bassin d’Arcachon en Gironde.

C’est un incendie d’assez grande ampleur et surtout peu commun. Les carcasses des bateaux sont là, sous les yeux des riverains du port de la Barbotrière. Des voiliers, et des bateaux à moteur encore installés sur les embarcations sur un parking clôturé. Les flammes ont ravagé une voiture et surtout une vingtaine de bateaux qui étaient en hivernage. 14 ont été détruits et 11 touchés en partie.

Les propriétaires de voiliers ou bateaux à moteur les utilisent l’été. Ils mettent ensuite leur bateau au sec durant cette période de l’année, quand ils ne naviguent plus. Une vingtaine de pompiers ont été mobilisés ce jeudi 2 février 2023 pour le sinistre à partir de 2h30.


Incendie de bateaux près d’Arcachon : « Ça fait un choc !
On y est attaché, c’est le bateau de la famille »

France3 Nlle Aquitaine, 2 février 2023

Christophe fait les cent pas derrière la grille de l’entreprise d’hivernage. Il est désabusé. Sous ses yeux, son bateau complètement détruit par les flammes sur un parking du port de la Barbotière à Gujan-Mestras, sur le bassin d’Arcachon en Gironde : « Ça fait huit ans que je ne le sortais pas de l’eau. Là, le port est récuré donc j’ai dû l’enlever et il finit brûlé. Je l’ai acheté 40.000 euros et là il n’y a plus rien. Ça me fout les boules. »

Son embarcation fait partie des 14 bateaux de plaisance victimes d’un incendie dans la nuit du 1er au 2 février. Onze autre ont été partiellement endommagés par le feu, éteint par une vingtaine de pompiers.

C’est le cas de celui de Stéphane. Son voilier acheté il y a deux mois a subi de sérieux dommages. « Ça fait un choc ! On y est attaché, c’est le bateau de la famille. Je suis content d’avoir été parqué au fond. C’est réparable, après il faut relativiser, ce n’est pas vital un bateau », souligne Stéphane, encore marqué par les événements de la nuit.

Une enquête en cours

Ce matin encore, la société d’hivernage a prévenu l’ensemble des propriétaires des bateaux. Ils sont ainsi stationnés pour certains depuis septembre, avec leurs batteries déchargées pour ces navires à moteur et à voile. « Il n’y a pas lieu d’avoir un incendie, la manutention a été faite, les batteries enlevées », rapporte Sylvie Carcauzon, gérante de la SARL Embarc. 

L’incendie a lui, en tout cas, pris au centre de la zone d’hivernage des bateaux. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de cet incendie. Elle a été confiée à la gendarmerie.

Digression sur le sabotage

Publié le 2023-02-06 12:30:05

6 février 2023
Par À Contretemps (source)
3656 visites

Signaler cet article à l'équipe de modération
    Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures
Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures


PDF

On ne sait pas s’il faut le préciser, mais, par les temps de criminalisation sociale qui courent – et à toutes fins utiles –, le signataire de ce texte tient à signaler que, sans valeur à proprement parler apologétique, cette « digression sur le sabotage » va puiser au puits sans fond de l’ancienne histoire sociale et, ce faisant, risque de susciter quelques télescopages entre le passé sauvage des luttes de classes et ce qui couve encore sous la cendre de ses défaites. Ainsi, la vieille taupe creusant toujours, toute ressemblance apparemment fortuite entre certains faits passés relatés et l’actualité liée à notre conflictuel présent peut être interprétée comme relevant de l’ordre de la coïncidence et du hasard objectif.


Il fut un temps originel du syndicalisme ouvrier, celui de la CGT des heures héroïques où, confronté à la question du sabotage, c’est-à-dire de la « grève doublée » par l’action directe, répondant à Jean Jaurès – qui prétendait que la méthode aurait par nature répugné « à la valeur technique de l’ouvrier » –, Fernand Pelloutier, secrétaire de la Fédération des bourses du travail affirma en congrès (Rennes, 1898) que l’acte de sabotage relevait au contraire, quand cela se révélait nécessaire, d’une prédisposition ouvrière « à l’esprit l’initiative » et qu’à ce titre, comme le boycottage, la lutte pour le label et la grève générale, il faisait partie d’un dispositif général de résistance admise comme nécessaire par la classe ouvrière consciente coalisée en syndicat.

Jusqu’alors, le terme de sabotage, qui fut toujours – consciemment ou inconsciemment – admis comme forme de résistance aux prérogatives du capitalisme industriel et des processus de rationalisation du travail, relevait, comme l’indiqua Émile Pouget, l’un de ses plus ardents partisans, d’un terme argotique « signifiant non l’acte de fabriquer des sabots, mais celui, imagé et expressif, de travail exécuté “comme à coups de sabots” » [1]. C’est en 1897, au congrès confédéral de Toulouse, qu’il connut la notoriété en étant revendiqué, au même titre que les méthodes déjà citées, comme faisant partie des armes dont devait se doter la classe ouvrière combattante acquise au syndicalisme révolutionnaire.


Bien sûr, tout cela n’alla pas, dans la toute jeune CGT, sans certaines résistances internes – assez peu au demeurant – fondées le plus souvent sur des préjugés soulignant le caractère supposément « immoral » et par trop « anarchique » du sabotage, mais il était difficile aux quelques opposants à sa labellisation comme méthode de lutte de ne pas admettre que, de facto, comme l’écrivit Pouget, « dès qu’un homme a eu la criminelle ingéniosité de tirer profit du travail de son semblable, l’exploité a, d’instinct, cherché à donner moins que n’exigeait son patron » et que, souvent, il « a fait du sabotage, manifestant ainsi, sans le savoir, l’antagonisme irréductible qui dresse l’un contre l’autre, le capital et le travail » [2]. C’était là un fait indiscutable pour tout syndiqué de la CGT de l’époque, même modérément acquis au syndicalisme révolutionnaire d’essence apartidaire. Le débat porta en fait sur le « comment saboter ». On retiendra, sur ce point, l’intervention du représentant, « réformiste », de la Fédération du Livre Alfred Hamelin : « Tous les moyens sont bons pour réussir. J’ajoute qu’il y a une foule de moyens à employer pour arriver à la réussite ; ils sont faciles à appliquer pourvu qu’on le fasse adroitement. Je veux dire par là qu’il y a des choses qu’on doit faire et qu’on ne doit pas dire. Vous me comprenez… Je sais bien que, si je précisais, on pourrait me demander si j’ai le droit de faire telle ou telle chose ; mais, si l’on continuait à ne faire que ce qu’il est permis de faire, on n’aboutirait à rien. Lorsqu’on entre dans la voie révolutionnaire, il faut le faire avec courage, et quand la tête est passée, il faut que le corps y passe. » On ne saurait mieux dire.


En ces temps de séparatisme ouvrier – entendons par-là de volonté de sécession radicale du syndicalisme révolutionnaire émergent par rapport aux « sectes » et « partis » supposés représenter ses intérêts –, c’est le mouvement de la classe en action qui décide des moyens de mener ses grèves. Et, pour ce faire, il ne manque ni d’imagination ni de volonté d’agir. C’est dans ce cadre qu’Émile Pouget développe ses arguments sur le sabotage, en précisant d’entrée de jeu, en réponse à Jaurès, qu’ « aucun des arguments empruntés à la morale bourgeoise ne vaut pour apprécier le sabotage, non plus que toute autre tactique prolétarienne de même, aucun de ces arguments ne vaut pour juger les faits, les gestes, les pensées ou les aspirations de la classe ouvrière » [3]. L’ancien directeur du Père Peinard sait la force de la grève quand elle est massive, mais il en connaît aussi les limites, qui sont humaines : la démoralisation, l’épuisement, la peur de la répression, la faim qui monte et qui pénalise les familles. « Le sabotage, écrit-il, est dans la guerre sociale ce que sont les guérillas dans les guerres nationales : il découle des mêmes sentiments, répond aux mêmes nécessités et a sur la mentalité ouvrière d’identiques conséquences » [4] : développer le courage individuel, l’audace, l’esprit d’initiative et de décision, l’habitude d’agir par soi-même et d’augmenter le niveau de combativité. Vue de l’esprit, disaient alors les représentants politiques auto-proclamés de la classe ouvrière, fuite en avant contre-productive, mépris de l’outil de travail, sauvagerie hors d’âge, pratique minoritaire ! Ce à quoi, l’Émile répondait par des faits prouvant exemplairement l’utilité du sabotage dans des grèves d’époque : celle, en juillet 1908, du personnel des chemins de fer du Médoc, qui avait pris soin, avant la grève, de couper la ligne télégraphique reliant les gares et de dévisser et cacher les organes de prise d’eau des locomotives ; celle, au même moment, des employés des tramways lyonnais qui avaient coulé du ciment dans les rails ; celle des postiers et télégraphistes en grève en 1909, qui firent en sorte que les communications téléphoniques soient subitement embrouillées, l’appareillage télégraphique détraqué et que les télégrammes expédiés à Lille arrivent à Perpignan. On ose à peine imaginer ce que, bien pensée et bien réalisée, une telle épidémie de délestages pourrait produire dans le monde hyper-connecté qui est le nôtre.


Il fallut du temps pour que soit domestiquée cette « sauvagerie » ouvrière exercée contre les machines en temps de grève – ou dans le cadre d’une résistance activement passive aux offensives du patronat. Le temps d’une mutation entre un syndicalisme révolutionnaire d’action directe des travailleurs eux-mêmes et un syndicalisme dit responsable où, privés de tout, les travailleurs le furent surtout du droit de décider eux-mêmes des formes et des moyens de leurs propres luttes. Dans ce nouveau cadre, la défense de l’ « outil de travail » – qui est aussi outil d’asservissement – devint, en cas de grève, le signe le plus évident d’un ralliement, sous bannière syndicale, de l’imaginaire des exploités à celui de leurs exploiteurs. Et la moindre velléité de sabotage le stigmate d’une infamie désignant le provocateur.

Dès lors le texte d’Émile Pouget sur le sabotage [5], initialement paru dans une première mouture, en septembre 1897, dans les colonnes du Père peinard et qui eut un très fort retentissement dans la CGT de son époque, devint, pour son appareil dirigeant réformiste, puis communiste, une preuve absolue d’irresponsabilité anarchiste et fut irrémédiablement placardisé, ce qui n’empêcha pas le brûlot d’être régulièrement réédité et abondamment diffusé dans les chaudes années de l’après-68, y compris dans les marges dissidentes de la CGT – dont certaines en firent leur miel.

Car si rien ne remplace la levée en masse des travailleurs pour arracher une victoire, celle-ci exige, pour avoir quelque chance d’être obtenue, de ne pas se contenter de croiser les bras en comptant sur le seul rapport des forces. Elle exige une capacité stratégique et un dispositif d’actions adaptés eux enjeux de la lutte – dont le sabotage, si cher au camarade Émile, fait indéniablement partie.

D’où, sans doute, le succès jamais démenti de sa brochure [6].


« Le sabotage ouvrier s’inspire, y concluait Pouget, de principes généreux et altruistes […] : il vise à améliorer les conditions sociales des foules ouvrières et à les libérer de l’exploitation qui les étreint et les écrase. […] Le sabotage capitaliste, lui, n’est qu’un moyen d’exploitation intensifiée ; il ne condense que les appétits effrénés et jamais repus ; il est l’expression d’une répugnante rapacité, d’une insatiable soif de richesses qui ne recule pas devant le crime pour se satisfaire. Loin d’engendrer la vie, il ne sème autour de lui que ruines, deuil et mort. » Aujourd’hui, même le plus pacifique des militants écologistes en convient. C’est sans doute ce qui explique que, confrontée à la logique mortifère d’un système qu’aucun appel à la raison commune n’est capable de moraliser, la désobéissance civile oscille désormais entre la colère légale que lui octroie l’État complice du capital et le recours de plus en plus affirmé à des formes diverses d’action directe qui se passent de son accord.

Cette notion d’action directe fut inventée, théorisée et mise en pratique par le syndicalisme révolutionnaire, puis l’anarcho-syndicalisme, à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Pouget, toujours lui, en donna cette définition : « L’action directe, manifestation de la force et de la volonté ouvrière, se matérialise, suivant les circonstances et le milieu, par des actes qui peuvent être très anodins comme aussi ils peuvent être très violents. Il n’y a donc pas de forme spécifique à l’action directe. » Des actes, dit l’Émile, des actes directement pensés, choisis et mis en pratiques par les intéressés eux-mêmes, sans médiation d’aucune sorte. Dans la panoplie des possibles, la « grève générale » – ce « moment où “tout” s’arrête », pour parler comme Daniel Colson [7] – demeure imaginairement ce point oméga vers lequel l’autonomie ouvrière tend toujours en espérant sans fin qu’elle soit, un jour, passage à l’acte essentiel d’émancipation par expropriation du capital. En l’attendant, tout ce qui peut contribuer à modifier le rapport des forces entre capital et travail est bon à prendre : une grève partielle débordante, un boycottage actif, une activité de blocage efficace, un acte de sabotage bien pensé, toutes choses qui s’inscrivent, à leur place et dans leur temps, dans cette « gymnastique révolutionnaire » qui fit les grandes heures du syndicalisme d’action directe et de lutte de classe.

S’en souvenir, c’est puiser à bonne source pour affronter sans désespérer les temps maudits que nous connaissons. De chacun selon ses moyens.

Freddy GOMEZ




Source: Acontretemps.org

Voltaggio, Alessandria – Incendie d’antennes relais en solidarité

Publié le 2023-02-06 16:00:03

QUI FRAPPE AVEC LA GUERRE, GAGNE AVEC LA GUERRE

CHI DI GUERRA FERISCE, DI GUERRA… GUADAGNA!

Cette société de plus en plus envahissante et intrusive est désormais entièrement éclairée par le phare de la science, et elle suit, pas à pas, le chemin indiqué par celle-ci. Cette lumière n’est pas seulement néfaste, elle nous conduit vers un point de non-retour, vers un précipice mortel. Si ce constat est bien connu, il est aussi ponctuellement réitéré par les scientifiques et les politiques eux-mêmes. Dans un discours prononcé il y a quelques mois, l’ancien ministre de la Transition écologique, M. Cingolani, a déclaré que chaque « avancée » cause plus de problèmes qu’elle n’en résout, mais qu’il s’agit néanmoins d’un progrès et que nous devons donc aller de l’avant. Ce « aller de l’avant » se traduit par le modèle « vert ». Tout est ou doit devenir vert : économie verte, centrales nucléaires vertes, technologie verte à laquelle appartient la révolution numérique.

Il s’agit d’une autre transformation de la société, non plus politique comme au moment de la révolution française, ni économique comme dans les différents modèles capitalistes restrictifs, mais techno-scientifique. Les différents secteurs de l’économie capitaliste s’adaptent ou disparaissent et la politique exécute docilement les différentes impositions dictées par la science. La transformation actuelle a certainement profité de trois grandes opportunités qui se sont présentées à elle : le changement climatique, le covid-19 et la guerre en Ukraine.

– Le changement climatique, qui est au cœur de l’actualité, a conduit des millions de personnes à manifester et à attirer ainsi l’attention sur l’impact environnemental de notre société sur la planète. Étant donné que très peu d’entre eux sont réellement enclins à changer radicalement leur mode de vie, mais veulent profiter de tout le confort auquel ils sont habitués, leurs protestations sont déjà une arme émoussée dès le départ. Le système électrique a trouvé là une belle proposition pour se renouveler en initiant ce que l’on appelle la « transition écologique », qui consiste en une restructuration majeure de la manière de produire de l’énergie (sources renouvelables) et des produits de consommation plus « durables », c’est-à-dire ayant un impact moindre sur l’environnement, faisant ainsi d’une pierre trois coups.

LA PREMIÈRE politique : atténuer ainsi les protestations et faire comprendre que la voix des gouvernés compte pour les gouvernants ; on ne sait jamais si ceux-ci, malgré la paix sociale régnante, s’ils ne sont pas écoutés, ne vont pas sérieusement troubler le sommeil des patrons.

LA DEUXIÈME économie : une opportunité de profit pour les entreprises qui peuvent lancer de nouveaux produits sur le marché et, en apparaissant comme « respectueux » de l’environnement, attirer à elles une tranche de nouveaux consommateurs et donc de nouveaux revenus.

LE TROISIÈME scientifique : la possibilité d’expérimenter, de faire des recherches dans des domaines jusqu’alors inexplorés et d’accroître encore son influence sur les êtres vivants.

– Le Covid-19 a donné une forte impulsion à la science médicale qui, en faisant appel à la peur et au désir d’un retour à la « normalité », a en fait imposé la vaccination obligatoire sans attendre le temps de test nécessaire pour qu’un sérum soit « sûr » ; un test sur des milliards d’individus. Non seulement à la science médicale, mais aussi aux applications techniques permettant de suivre et de cataloguer toutes les personnes réfractaires au vaccin. Les différents laissez-passer et permis verts pour se déplacer ou travailler ne pourraient être efficaces sans un contrôle capillaire des individus, contrôle rendu possible par les appareils technologiques de plus en plus nouveaux et invasifs.

– La guerre est l’occasion par excellence pour le système de resserrer son étau car elle profite aux trois puissances qui pèsent sur nous en leur permettant d’agir en parfaite harmonie et synergie. Elle renforce l’État qui peut promulguer des lois spéciales, augmentant ainsi son contrôle sur ses citoyens. Elle renforce également le capital en augmentant la production de biens de consommation (d’armes dans une situation de conflit) puis, à long terme, un flot de bénéfices pour les entreprises impliquées dans la reconstruction des zones touchées (Bonomi, leader de Confidustria, s’est rendu à Kiev pour signer des accords de reconstruction avec Zelensky). Dans ce cas, l’appareil techno-scientifique peut travailler à l’expérimentation de toute nouvelle technologie pour gagner la guerre, c’est-à-dire de nouvelles armes de plus en plus sophistiquées et meurtrières, et en même temps, de nouveaux systèmes de contrôle social pour étouffer dans l’œuf toute protestation et/ou revendication. Toutes les guerres ont toujours apporté de tels « bénéfices », a fortiori ce dernier conflit en Ukraine, pour le simple fait qu’il est proche de nous.

RENVOYER LA GUERRE AU MONDE QUI LA PRODUIT

Il y a tant de sentiments et de désirs qui nous traversent, en tant qu’anarchistes* nous rendons ce tourbillon de sensations palpable par l’action directe, mais pour y arriver nous devons d’abord apporter la connaissance, la patience, la détermination, l’attention, les peurs et le courage. Ce sont toutes des caractéristiques qui n’appartiennent pas aux « spécialistes de l’action » mais à des millions d’individus, y compris les anarchistes

Maintenant qu’un nouveau conflit a éclaté à quelques kilomètres de chez nous, en tant qu’anarchistes, nous nous sommes demandés comment, d’ici, nous pourrions soutenir les populations ukrainiennes, russes mais aussi yéménites, palestiniennes, syriennes, iraniennes, kurdes et libyennes – pour n’en citer que quelques-unes – qui s’opposent aux guerres et à leurs propres États. La conviction de nos idées nous a poussés à nous attaquer aux structures qui servent de sève à la communication et imprègnent notre société mortifère.

Dans la nuit du 4 au 5 février, accompagnés d’une belle lune et avec Alfredo et son combat dans nos cœurs, nous avons saboté quelques antennes-relais sur le Mont Leco. Avec ce petit geste, nous répondons à l’appel international de solidarité avec Alfredo.

« Notre » gouvernement, et tous ceux qui l’ont précédé, ne sont pas différents des gouvernements ukrainien ou russe, comme tant d’autres, qui vendent des armes là-bas, sur les lieux de guerre, et utilisent les mêmes armes ici, chez eux, pour réprimer. Un État est un massacreur par excellence. L’État est l’emblème du massacre ; vous le voyez dans les guerres, dans les prisons, dans les casernes, aux frontières terrestres et maritimes, dans les hôpitaux, dans les rues et même dans votre propre maison. N’oublions pas l’extermination dans leur propre appartement des quatre révolutionnaires BR le 28 mars 1980 dans la Via Fracchia à Gênes, exécutée par les carabiniers du bourreau d’État Carlo Alberto Dalla Chiesa.

POINT D’ARRIVÉE

Après avoir saboté deux antennes-relais par le feu en juillet 2021 et incendié totalement un pylône en décembre de la même année, c’est avec cette dernière attaque que nous mettons fin à notre expérience en tant que groupe « Anarchistes pour la destruction de l’existant ». Nous ne nions pas que nos attentes étaient plus élevées, mais des difficultés pratiques et logistiques, ainsi qu’une touche d’inexpérience, nous ont amenés à accepter de mettre un terme à ce voyage court mais intense. Une loi physique stipule que « rien ne se crée, rien ne se détruit, tout se transforme ». Il en va de même pour notre tension anarchique, elle est là parce qu’elle est innée, et chacun-e d’entre nous choisira ce en quoi il se « transforme ». Cependant, nous sommes satisfaits, nous espérons avoir apporté une contribution avec les pratiques mises en œuvre et les analyses de nos textes. Notre phare a toujours été la propagande par le fait, notre sève les revendications des diverses individualités ou cellules à travers le monde, notre détermination cultivée par la solennité et la fermeté des textes des prisonniers anarchistes.

C’est aussi à partir de ces trois lignes directrices que naît cette attaque comme un geste minimal de solidarité internationaliste avec les peuples touchés par les guerres voulues par les patrons ; nous sabotons « notre » État, car « débrancher » signifie arrêter tout ce qui est nuisible à la terre et à tous les êtres vivants qui l’habitent.

POUR ALFREDO COSPITO PRISONNIER AU 41 BIS ET EN GRÈVE DE LA FAIM CONTRE LE 41 BIS ET LA PRISON À VIE DEPUIS 110 JOURS,
POUR IVAN ALOCCO QUI A FAIT DEUX GRÈVES DE LA FAIM EN SOLIDARITÉ AVEC ALFREDO, POUR LES PRISONNIERS JUAN SORROCHE ET ANNA BENIAMINO QUI ONT ÉGALEMENT SOUTENU ALFREDO AVEC UNE LONGUE GRÈVE DE LA FAIM.
POUR THANOS CHATZIANGELOU, UN PRISONNIER GREC QUI A MIS FIN À UNE GRÈVE DE LA FAIM ET DE LA SOIF CONTRE LE NOUVEAU CODE PÉNAL GREC.
POUR CLAUDIO LAVAZZA, POUR KOSTAS DIMALEXIS, POUR JUAN PIRCE, POUR MONICA CABALLERO, POUR LES COMPAGNON-NES* DE L’AFFAIRE SUSARON, POUR MARCELO VILLARROEL SEPULVEDA, POUR DAYVID CECCARELLI, POUR TOBY SHONE, POUR GIANNIS MICHAILIDIS, POUR GEORGIA VOULGARI, POUR POLA ROUPA, POUR FRANCISCO SOLAR, POUR DAVIDE DELOGU, POUR NIKOS MAZIOTIS, POUR TOUS LES PRISONNIERS ANARCHIQUES DU MONDE, POUR CEUX QUI FONT LA GRÈVE DE LA FAIM, POUR CEUX QUI SONT SOUS SURVEILLANCE SPÉCIALE, POUR CEUX QUI SONT DANS LA NATURE ET POUR CEUX QUI NE DÉMISSIONNENT PAS.
POUR CHAQUE COMBATTANT TOMBÉ DANS LA GUERRE SOCIALE.
POUR LA DESTRUCTION DES PRISONS ET DES CAGES !
POUR LE RENVERSEMENT DE LA SOCIÉTÉ TECHNO-INDUSTRIELLE !
POUR L’INTERNATIONALE NOIRE !
POUR L’ANARCHIE !

Anarchistes pour la destruction de l’existant

Traduit de inferno urbano

Paris – Appel à une assemblée publique contre le « 41 bis » pour Alfredo Cospito

Publié le 2023-02-06 17:25:02

Paris – Appel à une assemblée publique contre le « 41 bis » pour Alfredo Cospito

Alfredo Cospito, anarchiste italien condamné à la perpétuité, est en grève de la faim depuis plus de 100 jours.

Depuis juin dernier, il est soumis au « 41 bis », un régime d’enfermement propre aux taules italiennes qui a pour but d’isoler totalement les prisonnier-es en limitant au maximum leur courrier, leurs visites, leur sociabilité avec les autres détenu-es ou encore leurs lectures.

Alfredo a débuté une grève de la faim le 20 octobre 2022 pour exiger la suppression totale du 41 bis pour tous-tes les enfermé-es. Ces dernières semaines, sa santé se dégrade de plus en plus rapidement. Alfredo Cospito est donc condamné à mort par l’État italien.

Nous appelons à une assemblée pour partager des informations sur le 41 bis et sur Scripta Manent (l’affaire juridique qui concerne notamment Alfredo Cospito) ; et surtout pour discuter des perspectives collectives de lutte en Île-de-France contre le 41 bis.

RDV vendredi 10 février à 19 heures à la Baudrière (65bis, rue Voltaire, 93100 Montreuil). Ramène de la bouffe (végane si possible) si t’as envie !

Feu aux prisons, mort à l’État !!!

Trouvé sur l’Ami

Ce contenu a été publié dans Tracts, Textes et Affiches, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

International Zine of Social War – ‘Alfredo Copsito: Class hatred & the myth of avenging anarchy’, Dark Nights #52

Publié le 2023-02-07 06:15:03

PDF: Dark Nights #52 ‘Alfredo Cospito: Class hatred & the myth of avenging anarchy.’

International zine of social war contributing a partial text of Alfredo Cospito’s book ‘Which International?’ that has been used against him as a reason to incarcerate him in the isolation regime of 41 bis. They want to silence him, but we will not let the fascist Italian state to do so.

Dark Nights returns to its original 4 page format with the flyer handed out by comrades in Italy ‘Class hatred & the myth of avenging anarchy.’ Included is also a ‘Direct Action Chronology’ since our comrade Alfredo was imprisoned in the torturous 41 bis.

A STORM IS COMING!

Print it out, distribute it, leave it in a random place!

ANTI-COPYRIGHT NETWORK

Download, copy and distribute! DIY!

Appel à présence solidaire au TGI de Bobigny le vendredi 10 février à partir de 13h

Publié le 2023-02-07 10:20:04

Appel à présence solidaire au TGI de Bobigny le vendredi 10 février à partir de 13h.



Le 18 septembre 2021 un concert anticarcéral a eu lieu au squat « le Marbré » à Montreuil. Suite à l’arrivée des flics, intervenant à cause d’un appel pour tapage nocturne, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées à l’extérieur pour tenter de les faire partir, en vain... quelques heures plus tard et après quelques charges, un coup de flashball et des lacrymos, G, E et V sont en Garde à Vue. L’un d’entre eux se paye le luxe d’un aller et retour à Gagny dans le seul but de le frapper pendant tout le trajet. Parce que les traces de coups étaient trop visibles sans doute, sa garde à vue est écourtée et il est convoqué pour le lendemain sans doute en vue d’un déferrement avec G et E. Il ne s’y rend pas, G et E sont libérés, ils ne se rendront pas aux convocations ultérieures.

Nous voilà donc un peu moins d’un an plus tard : le 4 juillet à 6 heures du matin G et E se font perquisitionner à leurs domiciles et placés en GaV pour des faits de dégradation de biens publiques par moyen dangereux, faits pour lesquels ils seront relâchés deux jours plus tard sans suite. Mais c’est une autre affaire qui se joue : pendant cette garde-à-vue V se rend à une convocation et tous les trois se retrouvent face aux baqueux de Montreuil pour une confrontation qui aboutira à une convocation à l’audience du 10 février prochain. Ces 10 mois qui ont permis à la police de poursuivre une enquête digne d’un travail de RG désœuvré, à la fois foisonnante et complètement absurde. Le dossier regorge d’un fatras de documents sans lien avec l’affaire : contact téléphoniques, trajets en train, avion, amendes, demandes de passeport, ID des parents, acte de naissance de la petite sœur, etc.

Deux textes ont déjà été écrits sur cet imbroglio judiciaro-policier. Le premier sur la GaV du 18 septembre 2021 (dispo ici), le second sur la perquisition et les GaV du 4 juillet 2022 (dispo là)

Ne restons pas seuls face à la répression judiciaire, solidarité avec toutes celles et ceux qui luttent contre ce monde.
A bas la bac, les flics et les juges !

La solidarietà si fa classe pericolosa. Volantino distribuito a Palermo durante un presidio in solidarietà con Alfredo

Publié le 2023-02-07 21:40:03

La solidarietà si fa classe pericolosa. Volantino distribuito a Palermo durante un presidio in solidarietà con Alfredo

classi pericolose

Riceviamo e diffondiamo questo bel volantino, distribuito al terzo presidio tenutosi a Palermo in solidarietà con Alfredo:

Scarica il volantino in pdf: Palermo

La solidarietà si fa classe pericolosa

Sul corpo di Alfredo, la cui vita è appesa a un filo, sulla pelle di questi giorni, si sta consumando una battaglia di lungo corso, tanto drammatica nei suoi effetti quanto monopolizzata dalla falsità delle dichiarazioni ufficiali. Quello che lo Stato, coi suoi fascisti al governo (ma sarebbe stato lo stesso se a governare ci fossero stati i democratici), si illude di liquidare una volta per tutte è la ribellione contro il Sistema e il suo fatto fondamentale: la solidarietà cosciente che ne è presupposto e fine. La libertà è il crimine che contiene tutti gli altri, per questo il coro rapace dei giornali e della politica vede nelle vetrine frantumate, nelle auto in fiamme, nei cortei non autorizzati, in tutti i segni della dignità e della vicinanza ad Alfredo che irrompono nella quotidianità del terrore, solo teppismo e criminalità. Il motivo per cui ci si indigna dice qualcosa di chi si è: per i servi del potere è più grave il danneggiamento delle cose che mettere a morte degli esseri viventi, è strage un ordigno senza morti né feriti e non la lunga scia di sangue che Stato, servizi segreti e funzionari in doppio petto hanno steso nel corso della storia italiana.

Su Portella della Ginestra, Piazza Fontana, Piazza della Loggia, stazione di Bologna, fino alle stragi di Capaci, su tutte le stragi vere, incombe l’ombra indicibile dello Stato e dei suoi apparati.

La guerra dichiarata dallo Stato agli anarchici e alle anarchiche e a chiunque lotti oggi è la declinazione attuale di quella di lungo corso che le classi dominanti conducono contro gli oppressi e le oppresse dall’unità d’Italia.

Per lo Stato, il movimento anarchico e le altre correnti rivoluzionarie incarnano due peccati: il mantenimento della memoria delle classi subalterne e la coscienza che non ci si può liberare da un dominio che si regge su eserciti, prigioni, logica del terrore, soltanto con battaglie di opinione e raccolta firme.

La ferocia di questa logica si accompagna al pragmatismo nell’affrontare gli scenari di crisi. La guerra Nato/ Russia che giorno dopo giorno rischia di diventare mondiale, vede nell’Italia un suo snodo cruciale con il Muos, Sigonella, e i depositi di armi nucleari; contemporaneamente, l’Italia è il paese più instabile socialmente, specie con il caro-vita e l’inflazione che mordono le condizioni di sopravvivenza di milioni di persone, soprattutto al Sud. Il 41bis, l’ergastolo ostativo, le associazioni mafiose a pioggia sulle colonie meridionali, sono uno strumento perfetto di controllo e repressione della popolazione, per fare in modo che rabbia e intelligenza non si incontrino, magari decidendo di disturbare le preziose servitù militari ed energetiche. Per queste ragioni questi istituti non si devono toccare: ben al di là dei pericolosi anarchici conosciuti dalle questure (come ci ricordano tutti i giornali), è alla folla sconosciuta degli spossessati che si indirizza il messaggio di guerra. Si rassegnino pure, sono l’ingiustizia e l’infelicità le più potenti istigazioni a delinquere.

nemiche e nemici delle galere

Torino: Sentenza del processo “Scintilla”. Prime considerazioni

Publié le 2023-02-07 21:40:08

Torino: Sentenza del processo “Scintilla”. Prime considerazioni

Cie

Riceviamo e diffondiamo:

Scarica il pdf: 1 grado

Quattro anni dopo – SULLA SENTENZA DI PRIMO GRADO PROCESSO SCINTILLA – TORINO

In attesa di leggere le motivazioni della Corte d’Assise in merito alla sentenza di primo grado dell’operazione Scintilla, ci sembra importante condividere alcune delle considerazioni di queste prime settimane.
Il dato più rilevante è che tutti gli imputati sono stati assolti dall’accusa di “associazione sovversiva contro lo Stato”, l’articolo 270 del codice penale, strumento prediletto oramai da un paio di decenni nelle inchieste contro gruppi anarchici in tutta Italia.
Tuttavia la caduta del cosiddetto art. 270 non deve mettere in ombra la natura e le sempre ingenti conseguenze di questa tipologia di operazione repressiva, sia quando l’impianto accusatorio vede conferma nella sentenza, sia che riceva un diniego o che alcune parti vengano validate attraverso condanne per fatti specifici, come nel caso in questione: dallo sgombero dell’Asilo Occupato, ai mesi di carcere in Alta Sicurezza per sette compagni/e, alla latitanza di una di loro terminata con l’arresto in Francia. E ancora, le inevitabili ripercussioni sotto i colpi di tali sconvolgimenti su un gruppo che a Torino si ostinava a portare avanti i propri percorsi di lotta.
Il faldone dell’accusa è inquietante non solo per le sue dimensioni, ma svela il raffazzonato modus attraverso cui si muovono le procure, come i dati più insulsi e i frammenti di informazioni vengano ricombinati ai fini dell’inchiesta. Con occhio lucido, tutto ciò parla molto più dell’istituzione tribunalizia che di qualunque fatto essa si proponga di passare in giudicato, che questo sia attribuito ad anarchici o a chiunque finisca alla sbarra. Difficile negare esista la criminalizzazione in particolare di alcuni soggetti e di come ciò agisca da dispositivo in procedimenti spesso già confezionati, ma bisogna anche riconoscere l’imperscrutabile portato odierno della repressione generale. La cornice interpretativa nelle aule di giustizia è sempre grossolana, e in alcuni periodi come questo sembra agire in maniera ancorammeno sofisticata, utilizzando ben poche accortezze, perché di poche ce n’è bisogno, in una società in cui il diritto penale del nemico è quantomai esteso e diventa strumento privilegiato di governo – perché nella sfera sempre più ampia di nemico rientra sia chi per scelta si oppone alle leggi e alle politiche statali e padronali, sia chi è materialmente di troppo, i tanti e le tante inutili al mondo e alle esigenze di questa organizzazione sociale -.
Nella sua funzione di regolazione sociale, non fa eccezione l’operazione che ci vede coinvolti e che in questa prima fase, nonostante la caduta del reato associativo, ha stabilito numerose condanne:
– 4 anni e due mesi per un ordigno alla ditta che gestiva i pasti in alcuni CIE italiani;
– 3 anni per concorso in incendio nell’ambito di una rivolta dentro al Centro di C.so Brunelleschi;
– La condanna per istigazione a delinquere comminata a dieci imputati (per un compagno 1 anno e 3 mesi, mentre per gli altri a 1 anno).
Cade anche il reato di possesso, fabbricazione e trasporto di ordigni incendiari portandosi dietro centinaia e centinaia di pagine di perizie antropometriche.
Tipologie di consulenze queste che stanno trovando sempre più spazio nelle indagini delle procure italiane anche a danno di anarchici e anarchiche, ma che fortunatamente non hanno avuto finora riscontro nei dispositivi di sentenza, contrariamente alla ben più inattaccabile prova genomica che anche in questo processo sembra aver portato alla più pesante tra le condanne inflitte in primo grado.
Il concorso in incendio comminato a una compagna per avere mantenuto i contatti telefonici durante una delle rivolte all’interno dell’allora CIE torinese e l’“istigazione a delinquere” seguono lo stesso discorso alla base di tutta la struttura accusatoria e lo sguardo coloniale che la istituisce: i reclusi dentro a queste “strutture” non avrebbero motivi e mezzi per rivoltarsi, sarebbero rimasti come bravi subumani in pacifica attesa della deportazione se gli anarchici non li avessero sobillati.
La realtà è ben distante da questa squallida prospettiva del buon selvaggio in gabbia: nel 2015, all’inizio di questa inchiesta, si era appena concluso un periodo incandescente di lotte in tutti i CIE italiani, in conseguenza del quale solo 5 dei 13 iniziali erano in funzione e con pochissimi posti a disposizione. Dopo anni di rivolte in cui le strutture erano state incendiate e distrutte ripetutamente, dopo evasioni di
massa e proteste collettive delle più fantasiose, non è esagerato dire che la macchina delle espulsioni fosse stata letteralmente cappottata in più di un’occasione da chi doveva esserne invece stritolato. Un conflitto che ha senza dubbio rappresentato uno dei punti più alti dello scontro di classe nella storia recente di questo paese.
Il minimo che si potesse fare, a quel punto, era quello di aggiungere un pezzetto in più al sostegno alle ribellioni dei reclusi e costruire un percorso di lotta sulla ristrutturazione generale dei Centri di Identificazione ed Espulsione annunciata dal Ministero.
In questi tentativi di allargare la lotta e portarla fuori dai centri, sostanziale è stato il rapporto di fiducia e solidarietà costruito attraverso strumenti come un telefono ad hoc per le comunicazioni coi reclusi. Il telefono è stato un mezzo così importante nelle lotte italiane contro la detenzione amministrativa che oggi in diversi CPR ne è vietato l’utilizzo, così da impedire che all’esterno si vengano a sapere le nefandezze che regolano la vita nei Centri, e da recidere quel legame solidale tra dentro e fuori che permette ai reclusi di sentirsi meno soli e alla mercé del sistema di reclusione.
L’operazione Scintilla mette sotto accusa fatti specifici di varia entità avvenuti in un lustro, tra cui plichi esplosivi e ordigni, ma gli inquirenti non riescono mai a ricostruire nessi solidi che li riconducano alla lotta torinese in corso. L’inchiesta sembra invece trovare i riscontri più forti proprio sugli strumenti noti e acclarati, oltre al telefono, anche il blog Macerie. Mettere sotto accusa strumenti di comunicazione come questi non pensiamo sia da interpretare come una recrudescenza del “reato d’opinione”, quanto piuttosto l’avanzare veloce delle forme più radicali della legalità statuale. Nel deserto repressivo, del resto, qualsivoglia discorso che mini i suoi modelli organizzativi, le sue prigioni, viene interpretato come il prodotto di specialisti del crimine o di qualcuno che ne subisce passivamente l’influenza.
Un topos più volte sentito negli ultimi anni. Chi non ricorda nella primavera pandemica del 2020 le prigioni in rivolta e i titoli giornalistici che imputavano la regia esterna a mafiosi e anarchici? Un topos utilizzato a Torino in un’altra inchiesta già nel lontano 2010, in quella che fu definita la “stagione feroce degli anarchici
contro il Cie” e nella quale guarda-caso gli inquirenti riscontravano gli stessi strumenti e modalità d’azione.
Mentre ci troviamo a scrivere e pubblicare questo testo, dal CPR di Torino si alzano ancora una volta colonne di fumo, molti reclusi si sono rivoltati e sono saliti sul tetto. L’odore di lacrimogeni lanciati dalla celere per sedare la rivolta avvolge l’intero isolato. Dalle prime comunicazioni con i solidali fuori, emerge che gli incendi hanno portato danneggiamenti ingenti di molte aree della struttura. Anche nel centro milanese di via Corelli in queste ore i detenuti sono in rivolta.
Che i sostenitori delle regie esterne delle rivolte si mettano il cuore in pace. Finché esisteranno queste prigioni, i reclusi continueranno a volerle distruggere, e finché esisteranno ci saranno lotte di comunanza tra dentro e fuori.
Di tutto ciò che abbiamo fatto non rimpiangiamo nulla, se non di non essere stati in grado di dare un contributo in più per quella spallata finale al CIE torinese, perché mancava veramente poco.

Torino, 7 febbraio 2023
Alcuni imputati e imputate

Paris : Une personne en prison préventive suite à la manif du 31 janvier

Publié le 2023-02-07 21:45:02

Aujourd’hui la « justice » envoie en détention provisoire des étudiant·e·s pour risque « risque de réitération en regard au calendrier social ». Après les avoir torturé·e·s au taser pour prendre leurs empreintes de force.

Le vendredi 3 février, un étudiant interpellé lors de la manif du 31 janvier contre la réforme des retraites passait en comparution immédiate. Il est accusé de violences sur PDAP (personnes dépositaires de l’autorité publique, les keufs) avec deux circonstances aggravantes : arme par destination (bouteille) et visage dissimulé. Lors de sa garde à vue, il a refusé de répondre aux questions des flics, refusé de donner sa signalétique (empreintes et photo), refusé de répondre à l’enquêteur social. Alors même qu’il avait donné sa vraie identité et qu’il avait son passeport sur lui, les flics l’ont tasé pour prendre ses empreintes de force. Sur ordre du procureur. Pour rappel, pour prendre la signalétique de quelqu’un « sous contrainte » et sur ordre du proc, il faut avoir un doute sur l’identité de la personne ou que celle-ci ait commis une infraction punie de plus de 3 ans d’enfermement. Autre rappel : la prise d’ADN n’est pas (encore) incluse dans la signalétique et donc ne peut pas être légalement prise de force.

Lors de sa comparution, l’avocate a demandé le renvoi du procès et s’est permise d’évoquer la prise d’empreinte de force complètement injustifiée. Ce qui n’a visiblement pas plu aux juges. Le président est même allé jusqu’à dire que les garanties de représentation (quittance de loyer, certificat étudiant) du camarade pourraient être fausses. Puni pour avoir encore une fois gardé le silence devant les flics et les juges, il a été envoyé en détention provisoire jusqu’à son procès prévu le 10 mars 2023 (nous donnerons plus tard la chambre et l’heure).

Le président du tribunal a sans doute été sensible aux réquisitions de la représentante du parquet, qui a réclamé l’enfermement pour un « risque de réitération en regard au calendrier social » ! La garde à vue et les coups de taser n’étaient visiblement pas suffisants aux yeux des magistrats. Ce qui est visible en tout cas, c’est que ce mouvement social leur fait peur et qu’iels feront tout pour l’étouffer. Pour la justice, c’est clair : un-e manifestant.e en prison est un.e manifestant.e qui ne sera pas dans la rue le 7 février !

Les avocat-e-s de la legal team ont aussitôt déposé une demande de mise en liberté, et nous serons là pour le soutenir lors de son procès du 10 mars !

Solidarité avec toustes les réprimé·e·s et prisonnier-èr·e·s !

https://paris-luttes.info/une-personne-en-prison-preventive-16641?lang=fr

Hambourg (Allemagne) : Début de la détention d’un compagnon anarchiste

Publié le 2023-02-07 21:45:15

de.indymedia.org / vendredi 27 janvier 2023

Plus de six mois après que les sentences contre deux des trois anarchistes qui ont été condamnés durant le procès de la Parkbank sont devenues définitives, un premier compagnon a reçu une lettre d’incarcération, le 27 janvier. Il doit maintenant purger ses derniers six mois. Le deuxième compagnon est encore en train d’attendre sa date d’incarcération et la troisième compagnonne attend sa sentence définitive, pour le mois de mars.

Vous pouvez écrire au compagnon emprisonné avec ce numéro d’écrou, à cette adresse :
Book number: 108/23/2
JVA Billwerder
Dweerlandweg 100
22113 Hamburg
Allemagne

Si vous ne voulez pas indiquer votre domicile comme adresse d’expéditeur, vous pouvez contacter votre infoshop ou votre librairie anarchiste préférée, dans votre ville. À Hambourg vous pouvez aussi utiliser comme adresse d’expéditeur le LiZ, avec votre pseudo, et venir retirer vos lettres pendant les heures d’ouverture de la librairie anarchiste Sturmflut (les mercredis de 18h à 21h et les samedis de 16h à 19h).[*]

Envoyons des milliers de lettres ! Montrons notre solidarité !
Feu et flammes pour toutes les prisons !
Liberté et bonheur !

[*] Note d’un d’Attaque : on peut aussi assumer clairement, avec son propre nom et son adresse, le fait d’écrire à une personne détenue. C’est quelque chose de tout à fait légal et s’en cacher ne fera que cautionner de plus en plus les « suspicions » que les forces répressives nourrissent sur cette pratique basique de solidarité.

Mise à jour sur les journées de protestation du CPR de Corso Brunelleschi (Italie, Turin)

Publié le 2023-02-08 07:00:05

Nous relayons ici un article traduit depuis le site « nocprtorino.noblogs.org » sur les récents événement au CPR de Turin en Italie.
Les CPR (Centri di permanenza per i rimpatri, « Centres de détention pour les retours ») sont l’équivalent des centres de rétention administrative (CRA) en France, ce sont des prisons dans lesquels sont enfermées les personnes sans-papiers dans l’objectif de les expulser.



🔥Dans la soirée du samedi 4 février, une révolte a éclaté à l’intérieur du CPR du corso Brunelleschi, qui a été durement réprimée par les CRS et des gaz lacrymogènes. Trois zones ont été touchées et un incendie s’est déclaré dans les cantines.

⚫La protestation a commencé en raison des conditions de détention ignoble et des tortures que l’organisme gestionnaire ORS Italia, avec le soutien de la préfecture de police, pratique quotidiennement.
De l’intérieur, ils nous disent que la nourriture est pourrie et contient des psychotropes, que les cellules n’ont pas de chauffage, qu’il n’y a pas d’eau chaude et que les sections sont pleines de detritus.
Les matons administrent quotidiennement des psychotropes de manière forcé et frappent les détenus. Ils nous parlent également d’une salle utilisée specialment pour les passagges à tabac.

⚫ Le groupe solidaire qui s’est rendu devant les murs du CPR dans la soirée du samedi 4, a pu entendre les cris des détenus, l’odeur des gaz lacrymogènes tirés par les CRS à l’intérieur et la fumée de l’incendie. Ils ont également pu voir trois ambulances s’éloigner sur la rue Monginevro. Dans la soirée, quelqu’un de l’intérieur nous a raconté que trois personnes avaient été transférées à l’hôpital et que des tabassages violents avaient été menés pour réprimer l’émeute. Certaines personnes ont été laissées sur le sol, blessées, sans assistance.

💥 Pour ne pas laisser seuls ceux qui se trouvent à l’intérieur, en fin d’après-midi du dimanche 5 février, un groupe de militants solidaires s’est réuni sur la pelouse du Corso Brunelleschi pour faire un parloir sauvage en solidarité avec les détenus et les insurgés.
Pendant ce moment, quelques personnes sont montées sur le toit de la zone blanche en criant « liberté » . Nous avons entendu des coups et des cris de protestation. Plusieurs feux ont été allumés et les pompiers sont entrés dans l’établissement.
Malgré le blocage des communications imposé par la direction pendant le parloir sauvage, un appel a percé les murs. Les détenus en révolte nous ont parlé des tortures qu’ils subissent quotidiennement et ils nous ont raconté ce qui se passe à l’intérieur, notamment l’entrée de quelques camionnette de police dans les zones d’émeutes. Apres quoi, les solidaires ont pu sentir à nouveau les gaz lacrymogènes. Dans la soirée, nous avons appris que l’incendie a rendu inhabitable 3 zones sur 4, les gens ont dormi dehors sans couvertures ni matelas et surveillés par des flics. Certaines personnes gravement blessées par la police n’ont pas reçu d’aide.

⚡De l’intérieur s’exprime une forte demande pour briser le mur du silence qui entoure la détention administrative et faire connaître à l’extérieur la violence dont les détenus sont victimes au quotidien.
Ces jours-ci, le mur du silence a étè brisé grâce à la détermination des détenus qui ont continué à lancer des appels de solidarité malgré la tentative évidente de la direction du CPR d’isoler les détenus et de couper, avec le blocage des cabines, tout appel vers l’extérieur.
Toujours en solidarité avec les détenus et les révoltés.

FEU AUX CPR !
LIBERTÉ POUR TOUTE. S

[MàJ] Turin – incendie solidaire d’une antenne relais

Publié le 2023-02-08 07:00:11

Revendication

Dans la nuit du 27.01 au 28.01, nous avons attaqué un répéteur par le feu, en réponse à l’appel international à l’action en solidarité avec Alfredo Cospito (22.01 au 28.01). Alfredo est en grève de la faim depuis le 20.10 contre 41 BIS et hostile à l’emprisonnement à vie.

Cette nuit-là, nous sommes arrivés, le sourire aux lèvres, dans les bois de la colline de Turin, de plus en plus cimentée par la présence des riches et infestés de nombreuses antennes relais, sources d’innombrables nuisances environnementales et sociales. Attaquer un répéteur utilisé par IREN (une société qui gère également plusieurs incinérateurs en Italie), WIND (l’un des promoteurs de la 5G/utilisation civile et militaire et de l’intelligence artificielle), des sociétés de surveillance privées et la police, était le moins que l’on puisse faire.

Ceci est notre petite contribution, mais conflictuelle et déterminée, à la lutte que notre camarade Alfredo mène avec beaucoup de courage et de fermeté.

Le 3 novembre, à Grugliasco (To), quelqu’un a cru bon d’endommager une antenne 4/5G ; nous avons simplement continué dans la même direction avec plus de précision et avec la volonté de saboter cette « normalité » quotidienne indifférente à la violence que le pouvoir exerce chaque jour.

La société technologique actuelle, hyper-supervisée et envahissante, crée un monde hyper-connecté et numérisé qui ne veut donner aucune chance à ceux qui résistent et à ceux qui ne veulent pas devenir complices d’un système énergivore visant une production infinie qui ne peut que créer la mort et la dévastation dans chaque partie du globe moribond.

Notre ennemi, l’État, pense toujours qu’en réprimant l’un d’entre nous, il peut en intimider un millier ; mais il est temps de leur faire comprendre, une fois pour toutes, que leurs calculs ne font parfois pas le poids.

Il est temps de consolider certaines pratiques (actions directes) que bon nombre d’individus ont mises en place ces derniers mois. Il est temps de poursuivre dans cette direction avec une force supplémentaire et un nouvel élan vers l’avant, sans tensions ni craintes.

Depuis quelque temps, de nombreuses actions de sabotage contre des antennes 4/5G et des installations de fibre optique ont lieu en France (du 01.01.2022 au 30.10.2022, on en dénombre plus de 104), ainsi que des actions directes contre certains parcs éoliens. Même dans « nos » territoires, où le monde naturel et animal est de plus en plus domestiqué, asservi et muséifié, il est temps de relever la tête et d’agir avec fermeté, clarté et précision. Si ce n’est pas maintenant, quand ?

Avec la tête, avec le cœur, avec les mains, aux côtés d’Alfredo et de toutes les personnes qui n’abandonnent pas.

DÉTRUIRE POUR CRÉER
CRÉER POUR DÉTRUIRE

MORT A L’ETAT !
VIVE L’ANARCHIE !

Traduit d’inferno urbano

« Cospito hors du 41 bis ». Ce tag suffit à attribuer aux anarchistes l’attaque incendiaire suite à laquelle les câbles d’une antenne-relais située sur la colline de Turin, dans l’ancienne rue municipale de Revigliasco, ont été incendiés dans la nuit.

Environ 2 kilomètres de câbles de cette antenne, nommée Torre Bert et qui sert de relais à la compagnie de téléphonie Wind, mais aussi à la police de la société d’autoroutes Ativa, au distributeur d’électricité Iren et au centre d’opérations de la Croix verte, ainsi qu’à plusieurs systèmes de surveillance, ont pris feu.

L’alarme s’est déclenchée à 4h30 au matin du 28 janvier. L’incendie a mis hors service les lignes qui dépendaient de cette antenne-relais, et depuis les premières heures de ce matin, les techniciens travaillent à la restauration du système. Les enquêteurs vont analyser les systèmes de vidéosurveillance de la zone.

[Synthèse de la presse italienne, 28 janvier 2023]



Trouvé sur Sans nom 

Milan – Incendie de voitures Enjoy

Publié le 2023-02-08 07:25:03

Revendication de l’incendie contre quelques voitures Enjoy, le service de partage de voitures d’Eni, en solidarité avec Alfredo Cospito, par la Bande Anarchiste – Nucleo Guerriglia (Milan, 30 janvier 2023)

Voitures Enijoy incendiées à Milan

Dans la nuit du 30 janvier, plusieurs voitures enijoy ont été endommagées par le feu en réponse au transfert d’Alfredo de la prison de Sassari à Milan. C’est la première action revendiquée, mais pas la première réalisée, par la BANDE ANARCHICHE – NUCLEO GUERRIGLIA. Un de nos compagnons meurt aux mains de l’État, c’est à notre tour de faire un saut qualitatif. Feu aux prisons.

BANG

(tiré de “Bezmotivny”, bi-mensuel anarchiste internationaliste, année III, numero 3, 6 fevrier 2023, page 8)

Traduit de la nemesi

Marseille : rassemblement et banderoles solidaires

Publié le 2023-02-08 08:45:04

Plusieurs banderoles sont apparues ce week-end à Marseille contre tous les régimes d’isolement et toutes les prisons, en solidarité avec la lutte d’Alfredo Cospito, prisonnier anarchiste en grève de la faim depuis 109 jours en Italie.
Samedi après-midi, un rassemblement contre les prisons s’est transformé en une promenade communicative dans le centre ville, avec des tracts et des prises de paroles rappelant que de la même manière que la lutte d’Alfredo à l’intérieur des murs va au-delà de sa situation individuelle, la lutte à l’extérieur ne s’arrêtera pas à son cas spécifique et au seul 41 bis. À l’heure où le pouvoir souhaite construire toujours plus de cages, quelle que soient leurs formes, c’est la prison et l’enfermement en général qu’il faut détruire, partout et toujours.
On en profite pour adresser une pensée aux prisonniers des Baumettes qui se sont révoltés la semaine dernière et aux trois personnes arrêtées qui sont en détention provisoire suite à la manifestation antifasciste de jeudi dernier.

Liberté pour tou·te·s!

 

Palerme – La solidarité devient une classe dangereuse

Publié le 2023-02-08 08:45:06

Palerme – La solidarité devient une classe dangereuse

Sur le corps d’Alfredo, dont la vie ne tient qu’à un fil, se déroule une bataille de longue haleine, aussi dramatique dans ses effets que monopolisée par la fausseté des déclarations officielles. Ce que l’État, avec ses fascistes au gouvernement (mais il en aurait été de même s’il y avait eu des démocrates au gouvernement), se leurre en pensant qu’il liquide une fois pour toutes, c’est la rébellion contre le Système et sa donnée fondamentale : la solidarité consciente qui en est le présupposé et la fin. La liberté est le crime qui contient tous les autres, c’est pourquoi le chœur rapace des journaux et des politiciens ne voit dans les vitrines brisées, les voitures incendiées, les cortèges non autorisés, dans tous les signes de dignité et de proximité avec Alfredo qui font irruption dans le quotidien de la terreur, que du hooliganisme et de la criminalité. Ce dont on s’indigne dit quelque chose sur ce que l’on est : pour les serviteurs du pouvoir, il est plus grave d’endommager des choses que de mettre à mort des êtres vivants ; une bombe sans morts ni blessés est un massacre, pas la longue traînée de sang que l’État, les services secrets et les fonctionnaires à double casquette ont tracée tout au long de l’histoire italienne.

Sur la Portella della Ginestra, la Piazza Fontana, la Piazza della Loggia, la gare de Bologne, jusqu’aux massacres de Capaci, sur tous les vrais massacres, se profile l’ombre indicible de l’État et de ses appareils.

La guerre déclarée par l’État contre les anarchistes et tous ceux qui luttent aujourd’hui est la déclinaison actuelle de la guerre de longue date que les classes dirigeantes mènent contre les opprimés et les oppresseurs depuis l’unification de l’Italie.

Pour l’État, le mouvement anarchiste et les autres courants révolutionnaires incarnent deux péchés : la préservation de la mémoire des classes subalternes et la conscience que l’on ne peut se libérer d’une domination qui repose sur les armées, les prisons et la logique de la terreur, uniquement avec des batailles d’opinion et la collecte de signatures.

La férocité de cette logique s’accompagne d’un pragmatisme dans la gestion des scénarios de crise. La guerre OTAN/Russie, qui risque jour après jour de devenir mondiale, voit en Italie l’un de ses points de jonction cruciaux avec les radars Muos,  la base aérienne de Sigonella, et les dépôts d’armes nucléaires ; en même temps, l’Italie est le pays le plus instable socialement, surtout avec la cherté de la vie et l’inflation qui rongent les conditions de survie de millions de personnes, surtout dans le Sud. Le 41bis, la peine de perpétuité incompressible, les associations mafieuses parsemées dans les colonies du sud, sont un parfait instrument de contrôle et de répression de la population, pour que la colère et l’intelligence ne se rencontrent pas, décidant peut-être de perturber les précieuses servitudes militaires et énergétiques. Pour ces raisons, il ne faut pas toucher à ces institutions : bien au-delà des dangereux anarchistes connus de la préfecture de police (comme le rappellent tous les journaux), c’est à la foule inconnue des déshérités que s’adresse le message de guerre. Qu’ils se résignent, c’est l’injustice et le malheur qui sont les plus puissantes incitations au crime.

Des ennemi-es des prisons

Traduit de IlRovescio

 

Ce contenu a été publié dans Tracts, Textes et Affiches, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Minneapolis (USA) : US Bank et Wells Fargo dégradés pour Tortuguita et Tyre Nichols

Publié le 2023-02-08 19:50:06

Abolition Media / dimanche 29 janvier 2023

29 janvier 2023

En réponse aux meurtres de Tyre Nichols [tabassé à mort par des flics de Memphis, le 7 janvier 2023, il est décédé trois jours plus tard ; NdT] et de Tortuguita, par des flics fascistes, des militant.es du territoire Dakota / Lakota / Anishinaabe, maintenant appelé Minneapolis, ont attaqué deux banques, dans le quartier South Side. L’US Bank et Wells Fargo ont été choisies parce qu’elles financent le centre d’entraînement pour policiers Cop City, dans la forêt de Weelaunee.

Les militant.es ont tagué les vitres de la banque avec des « Défendons la forêt », des « Fuck 12 » [Nique la police ; NdT], « Frey [Jacob Frey, maire de Minneapolis ; NdT], bouffe de la merde » et « Reposez en paix, Tortuguita et Tyre Nichols ».

Notre message de solidarité s’étend au-delà des mots écrits, jusqu’aux vitrines brisées et aux distributeurs de billets cassés dans notre sillage.

Nous avons apprécié le travail fait par la manif sauvage, hier soir à Minneapolis. Attirer l’attention de tout le service de police d’une ville et ensuite le semer n’est pas une tache facile, spécialement avec ces températures glaciales. Votre courage est radieux.

Vive la forêt !
Reposez en force, Tyre Nichols et Tortuguita.
Frey, bouffe de la merde !
Ce n’est que le début.

Genova, 12 febbraio: TORNIAMO IN STRADA AL FIANCO DI ALFREDO

Publié le 2023-02-08 20:05:25

Genova, 12 febbraio: TORNIAMO IN STRADA AL FIANCO DI ALFREDO

-5987765082068729021_121

Riceviamo e diffondiamo:

DOMENICA 12 FEBBRAIO
TORNIAMO IN STRADA AL FIANCO DI ALFREDO IN SCIOPERO DELLA FAME CONTRO 41BIS ED ERGASTOLO OSTATIVO
CONTRO TUTTE LE GALERE E TUTTE LE FORME DI AUTORITA’
ORE 17:00 PIAZZA RAIBETTA CENTRO STORICO GENOVA

Catalogne : Un policier infiltré débusqué à Barcelone

Publié le 2023-02-08 20:05:29

Un agent de la police nationale espagnole s’est infiltré dans les mouvements sociaux de Barcelone depuis trois ans.



Il a rejoint le centre social La Cinètika en 2020 et a établi des relations sexuelles et affectives, instrumentalisant des femmes pour faciliter sa participation à des assemblées, des conférences et des manifestations. Derrière le prétendu « Daniel Hernández Pons », il y a un agent de la police nationale espagnole dont les initiales, DHP, correspondent à celles de la fausse identité. Des erreurs commises par l’infiltré ont permis de le démasquer. Un comparatif physionomique entre les images de son passage à l’école de police d’Ávila (exercice 2018-2019) et celles de sa galerie en tant qu’activiste à Barcelone ont achevé de confondre l’individu.



Ann Arbor (USA) : Tortuguita pleuré-e, des voitures repeintes et des pneus crevés

Publié le 2023-02-08 20:05:33

Scenes from the Atlanta forest / jeudi 2 février 2023

Samedi dernier [28 janvier ; NdT], une centaine de personnes se sont réunies devant le bâtiment où se trouvent les bureaux de Merrill Lynch, pour partager des souvenirs, des larmes et de la vengeance pour Tortuguita. La foule était combative, pour la plupart habillée en noir de la tête aux pieds. Le cortège a commencé sur State street et il a ensuite défilé près d’un concessionnaire Porsche, une entreprise qui finance la Fondation de la police d’Atlanta. La foule s’est engagée à exprimer sa douleur de manière émeutière, y compris en peinturlurant des voitures de luxe et en crèvent les pneus de plus de 40 voitures qui attendaient d’être vendues. On a laissé des tags derrière nous, sur les locaux de Porsche et de Merrill Lynch, pour dire que « la Cop City ne sera jamais construite » et que « vous financez les assassinats policiers ». Personne n’a été
interpellé.

Nous t’aimons, Tort, et nous n’arrêterons jamais de nous battre pour le monde dans lequel tu croyais.

Iran : Vague d’actions incendiaires

Publié le 2023-02-08 20:05:33

Le dimanche 5 et lundi 6 février, à l’approche de l’anniversaire de la révolution du peuple iranien contre la dictature du chah en février 1979 – qui a été détournée et confisquée par le clergé de Khomeiny – de jeunes insurgés ont brûlé des bannières de propagande et avec des photos de Khomeiny, Khamenei et Qassem Soleimani à Téhéran, Anar, Chahriar, Qom, Dezfoul, Zandjan, Kermanchah et Karadj.



Ils ont aussi fait un tir de barrage de cocktails Molotov sur le centre de propagande des mollahs à Sanandaj. Ce genre d’action se multiplie ces derniers jours. Le jeudi 2 février déjà des jeunes insurgés à Shahreza ont pris pour cible le bâtiment du judiciaire du régime, centre où sont prononcées les condamnations à mort, les peines de flagellations, de tortures et d’emprisonnement.



Highland (USA) : Les bureaux d’Atlas attaqués avec un puissant agent puant

Publié le 2023-02-08 20:05:34

Scenes from the Atlanta Forest / mercredi 1er février 2023

Le week-end dernier, nous avons cassé toutes les fenêtres et les portes vitrées du bureau d’Atlas à Highland, dans l’État de l’Indiana [cette petite ville fait partie de l’aire urbaine de Chicago ; NdT] et nous avons attaqué l’intérieur avec une puissante bombe puante, ce qui a laissé le bureau inutilisable à tout jamais. Six véhicules d’Atlas, garés devant les bureaux, ont aussi été vandalisés.

Jusqu’au meurtre de Tortuguita, aucun flic ni aucun employé des entreprises y travaillant n’a jamais été blessé en conséquence des actions en défense de la forêt de Weelaunee. Maintenant, les règles d’engagement devraient changer. L’entreprise Atlas Technical Consultants, ainsi que sa filiale Long Engineering, a agressé physiquement la forêt de Weelaunee et ils sont toujours déterminés à construire le centre d’entraînement pour flics « Cop city ». Tant qu’Atlas n’annonce pas publiquement qu’elle ne travaillera plus sur ce projet, cette entreprise, ses cadres et toutes ses propriétés sont des cibles légitimes, dans la lutte contre Cop City et la dystopie hollywoodienne.

À une heure de voiture de là, il y a trois autres bureaux d’Atlas. Il y a des bureaux d’Atlas dans chaque État. Sur le site stopreevesyoung.com, il y a une liste de noms et d’adresses des cadres d’Atlas, ainsi que des autres entreprises impliquées dans le projet de Cop City et dans le meurtre de Tortuguita.

Les ennemi.es de la forêt de Weelaunee sont des terroristes qui ne font pas la différence entre des manifestant.es pacifiques ou combatif.ves, entre la vie humaine ou non-humaine. Nous ne céderons pas un seul mètre de forêt et nous ne négocierons pas avec ces terroristes, mais ils ont la possibilité d’arrêter cette tragique et inutile escalade de violence, simplement en laissant tomber ce projet.

Nous ne nous arrêterons pas tant que vous n’aurez pas abandonné le projet de Cop City.
Expect us.

Tort’s Revenge

Saint-etienne – Affichage en solidarité

Publié le 2023-02-09 09:10:08

⚫️ Affichage matinal dans les rues de Saint-Étienne en solidarité avec Alfredo et Anna, deux anarchistes enfermées par l’État Italien.

« Liberté pour Alfredo Cospito et Anna Beniamino !
La victoire ou la vengeance pour Alfredo ! »

Trouvé sur Le Gueuloir

Les moyens et les fins

Publié le 2023-02-09 09:40:02

Les moyens et les fins

« Si nous devions ériger des potences pour gagner, je préférerais perdre ». Cette phrase lapidaire de Malatesta résume l’idéal anarchiste. Ce qui différencie l’anarchisme de tous les autres courants historiques du mouvement prolétarien d’autolibération n’est pas seulement sa position antiparlementaire ni, plus généralement, son rejet de l’utilisation « temporaire » de l’État pour atteindre l’émancipation sociale. Il s’agit, dans un cas comme dans l’autre, de l’application pratique d’un même principe de base : la nécessaire cohérence entre les moyens et les fins. La « rationalité du pouvoir » – le véritable moteur des deux derniers siècles de développement techno-économique – a confirmé ce principe jusqu’à l’abîme atomique. Il n’existe aucune fin qui puisse être, non seulement justifiée, mais même poursuivie par des moyens capables de désintégrer la vie terrestre, c’est-à-dire ce monde sans lequel il ne peut y avoir de finalité humaine. Ceux qui pensaient que le pouvoir coercitif de l’État était une mesure « nécessaire et temporaire » vers l’égalité ont d’abord défiguré ignoblement le socialisme, puis l’ont déclaré compatible même avec des arsenaux de bombes nucléaires.

La question du 41 bis – bien qu’elle concerne directement la vie d’un peu plus de sept cents personnes – est à sa manière un essai de moralité. Ceux qui pensent qu’il est légitime d’utiliser les moyens institutionnels de la torture pour atteindre certaines fins (« vaincre la mafia », par exemple) non seulement confirment leur propre machiavélisme éthique, mais renforcent en fait ce pouvoir même dont la mafia fait partie. La question n’est pas de savoir quelles personnes sont torturées (même si ce sont les pires au monde), mais ce qu’il advient de nos vies lorsque nous devenons des complices silencieux de la torture. À côté de cette position « de principe », il y a l’expérience socio-historique : certaines mesures « nécessaires et temporaires » non seulement ne sont jamais abrogées, mais élargissent continuellement la frontière des « ennemis » contre lesquels elles peuvent être appliquées.

En ce sens, la grève de la faim d’Alfredo Cospito a autant de valeur personnelle – sa détermination a créé une faille dans le pari de l’État d’appliquer le 41 bis à un anarchiste en vue de l’étendre ensuite à d’autres compas accusés d' »association subversive à des fins de terrorisme » – que de valeur universelle : personne ne devrait être enfermé dans cette tombe pour les vivants.

Dans la fausse parole de l’État, tout cela devient une « soudure entre les anarchistes et la mafia », Alfredo étant présenté comme un outil aux mains des mafiosi. En réalité, c’est l’État et la mafia qui ont en commun à la fois un échange de collaboration historique et une conception identique de la relation moyens-fins. Ils partagent la même vision néo-libérale, pour laquelle les affaires sont les affaires, et la même stratégie politique : pour préserver son pouvoir, on peut recourir à tous les moyens, massacre compris. Ce n’est pas une coïncidence si la saison des massacres anti-prolétaires a été inaugurée dans l’Italie républicaine à Portella della Ginestra, avec le massacre par la mafia de paysans et d’ouvriers pour le compte des agrariens et de la CIA.

Comme par hasard, ce n’est pas le gouvernement d' »unité nationale » qui a imposé ce 41 bis à la grève d’Alfredo qui a « géré » les contradictions qui ont explosé, mais un exécutif de « post-fascistes ». C’est-à-dire des héritiers d’un mouvement utilisé dans la « République née de la Résistance » comme une troupe interne à la solde de la CIA et de l’OTAN et comme une force farouchement anticommuniste. Et le scoop serait qu’Alfredo, dans la prison de Bancali, parlait à cet ‘ndranghetista’ ! Avec qui aurait-il dû parler, puisqu’à l’heure de l’air il ne peut rencontrer que trois personnes au maximum, décidées par la direction : avec les agents du groupe des opérations mobiles, peut-être les mêmes que ceux employés dans la torture de Bolzaneto ? Les journalistes nous informent que ce « ndranghetista » est un ancien militant de l’Ordine Nuovo – c’est-à-dire un soldat politique d’une organisation née comme une côte du MSI ; nous pouvons donc affirmer avec la plus grande rigueur que son histoire et son idéologie sont dans le même album de famille que celles du gouvernement. Alors que les compagnons des anarchistes sont ceux assassinés par les sbirres savoyards, monarchistes et républicains, par les loups de la mafia et par le plomb de l’État.

Comme d’habitude, au lieu de rappeler les liens historiques entre la mafia, la CIA, les appareils institutionnels et le néofascisme, les héritiers du stalinisme – qui fut en Italie l’ennemi le plus insidieux du mouvement révolutionnaire – rivalisent pour savoir qui protège l’État le plus « fermement ». Les anarchistes, par contre, seraient contre le 41 bis même si les parlementaires et les bourgeois (au lieu de leurs larbins-concurrents défaits ou de pauvres diables opportunément monstrifiés) s’y retrouvaient !

Pourquoi un homme qui a tiré dans les jambes du PDG d’Ansaldo Nucleare éprouverait-il de l’empathie humaine pour des mafiosi âgés et malades, privés de toute étreinte et de la possibilité même de regarder un arbre ou un brin d’herbe depuis trente ans ? Peut-être parce que le premier était dans le plein exercice de son pouvoir technocratique – dont nous avons vu le déploiement dans la catastrophe de Fukushima ou dans le déploiement sur le terrain des balles à l’uranium appauvri – tandis que les seconds sont des capitalistes illégaux vaincus et des hommes enterrés vivants par un État autant voire plus massacrant qu’eux ?

Il arrive aux anarchistes de trouver des compagnon-nes luttant contre certains objectifs (le TGV, les cultures transgéniques, l’exploitation du travail, le passeport vert, la guerre, la prison…). Mais ces camaraderies – plus ou moins durables, plus ou moins occasionnelles – n’égratignent guère leur sentiment de solitude morale. Dans le mouvement contre la TAV, il ne manquait pas de personnes qui soutenaient électoralement les 5 étoiles, c’est-à-dire l’un des partis les plus manipulateurs de l’histoire de ce pays, comme l’illustre abondamment l’affaire du 41 bis. Dans la campagne internationale contre les OGM, si quelques-uns se sont concentrés sur l’action directe et le sabotage des champs d’expérimentation et des laboratoires de recherche, la plupart ont demandé l’étiquetage des produits génétiquement modifiés. Dans la résistance à l’exploitation, il y avait non seulement des blocages et des piquets de grève, mais aussi des syndicalistes qui se rendaient à la préfecture pour exiger une intervention institutionnelle contre les excès des employeurs. Dans les rassemblement contre le pass, ils n’étaient pas nombreux à réclamer un nouveau Nuremberg ou un 41 bis pour Draghi. Pour une partie pas exactement infime de ceux qui prennent parti contre les bombes de l’OTAN, la puissance russe est, sinon une alternative à soutenir, le moindre mal à ne pas critiquer. Et aujourd’hui encore, parmi ceux qui se mobilisent en solidarité avec Alfredo et contre le 41 bis, on trouve des composantes politiques qui ont soutenu avant-hier la discrimination sociale des renégats de la « vaccination » génétique.

L’espoir le plus profond est que la bataille contre le 41 bis – dans laquelle un compagnon joue littéralement sa vie – lancera une attaque puissante à la fois contre la prison et contre le moule qu’elle a taillé dans les esprits : la fin justifie les moyens.

« Car la révolte n’a jamais affirmé, dans son mouvement le plus pur, que l’existence d’une limite, d’une dignité et d’une beauté communes aux humains. »

«Perché la rivolta non ha mai affermato nel suo moto più puro se non l’esistenza di un limite, di una dignità e di una bellezza comune agli uomini»

Traduit d‘il rovescio

Ce contenu a été publié dans Tracts, Textes et Affiches, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Appel à soutien au tribunal de Paris lundi 13 février

Publié le 2023-02-09 23:15:04

Lundi 13 février, 3 camarades seront jugés suite à des manifestations récentes.



Les 3 camarades passeront en procès à partir de 13h30.
L’un est convoqué en 23e chambre section 1 pour un renvoi de comparution immédiate suite à la manif Gilets Jaunes du 7 janvier.
Les 2 autres comparaitront devant la 12e chambre. Ils ont été interpellés lors de la manif contre les retraites le 31 janvier dernier et sont poursuivis dans le cadre d’une CPVCJ (convocation pour un procès ultérieur avec placement sous contrôle judiciaire).

Pour le détail de la répression du 31 janvier :

En parallèle de ces procès, aura lieu une audience de « demande de mise en liberté » pour le camarade placé vendredi dernier en détention préventive. L’audience est publique et aura lieu en 23e chambre section 1 à 13h30.

Le tribunal de Paris se trouve porte de Clichy dans le 17e, métro porte de clichy. Les salles correspondant aux chambres sont indiquées à l’écran numérique en face de l’accueil du tribunal.

En pleine mobilisation contre la réforme des retraites, ne laissons pas les compas affronter seuls la justice.
Réaffirmons notre présence collective face à une répression qui cherche à tout prix à nous isoler.

Soyons nombreux.ses à venir les soutenir lundi !

La solidarité est notre arme.

Prochaines manifestations de rue en solidarité avec Alfredo

Publié le 2023-02-09 23:15:08

Prochaines manifestations de rue en solidarité avec Alfredo

Prochaines manifestations de rue en solidarité avec Alfredo

Jeudi 9/2 –> Rome (Ministère de la Justice)

Vendredi 10/2 –> Bologne, Nuoro

Samedi 11/2 –> Sassari, Milan

Dimanche 12/2 –> Turin, Gênes

Ce contenu a été publié dans Tracts, Textes et Affiches, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Berne – Attaque du poste de police en solidarité

Publié le 2023-02-10 07:50:02

Berne, le 6 février 2023.

Dans la nuit du 6 février, nous avons visité avec marteau et peinture le poste de police de Lorraine (Berne) pour exprimer notre solidarité avec l’anarchiste Alfredo Cospito et tous les prisonniers.

En Italie, Alfredo fait une grève de la faim depuis 110 jours (au 5 février 2023) pour sortir du régime carcéral 41 bis. L’État italien ne répond pas à cette demande. C’est un meurtre. En Suisse également, la police et l’État emprisonnent les gens et sont responsables de la mort d’innombrables personnes.

Nous voulons montrer du doigt les coupables et leur faire savoir que nous voyons leurs crimes.

Solidarité avec Alfredo Cospito
Solidarité avec tous les prisonniers !
À bas la police, l’État et les prisons !
Pour l’anarchie !

Traduit de lucharcontrael41bis

Les prisonniers politiques de la « Prison-Empresa » de Santiago 1 entament un jeûne en solidarité

Publié le 2023-02-10 11:35:02

Les prisonniers politiques de la « Prison-Empresa » de Santiago 1 entament un jeûne en solidarité

Aujourd’hui, Alfredo vit les conséquences de son existence inflexible, ses convictions continuent de frapper durement le pouvoir, aujourd’hui c’est son corps qui vit les conséquences de la guerre, qui est aujourd’hui son arme contre le misérable isolement.

Résistance et fermeté inébranlable dont il a fait preuve durant ces 112 jours de grève de la faim ininterrompue.

Aujourd’hui, nous nous joignons au jeûne pour Alfredo, initié par les compagnon-nes de Rancagua, au Chili, un jeûne que nous avons commencé comme un petit geste d’amour et de complicité.

Ce sont ces barreaux et quelques tonnes de béton qui nous limitent à faire quelque chose de plus.

Briser l’isolement d’Alfredo et du régime infâme du 41bis ne sera pas facile, c’est pourquoi nous appelons tous les camarades de la rue, les esprits agités, les mains chargées, les affinités et les individualités, à mettre de la tension sur cet éternel conflit, en le portant au concret : la violence.

Alfredo est en train de mourir et pour ceux qui vivent dans la rue, attendre l’issue tragique sans rien faire ne devrait pas être une option.

Les faits et les armes sont la complicité dont notre camarade Alfredo a besoin aujourd’hui pour détruire l’isolement.

Les rues méritent un vandalisme solidaire, les mots sont superflus ! !!

Prisonniers politiques prison-empresa cdp stgo 1.

-Nicolás Meléndez « ru » -Rodolfo Olivarez « ru ».
-Rodolfo Olivarez « tortue » -Diego Rivas « tortue ».
Diego Rivas « panda » -Lucas Hernandez.
-Lucas Hernández.
-Aldo Hernández.
-Abraham Astorga.
-Javier Reyes.

Traduit de publication refractario

Ce contenu a été publié dans Tracts, Textes et Affiches, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Occupata anche la facoltà di Lettere di Venezia per Alfredo

Publié le 2023-02-10 20:30:04

Occupata anche la facoltà di Lettere di Venezia per Alfredo

lettereoccupataVE (1)

Da https://www.facebook.com/reteevasioni

Dopo Roma, Napoli e Milano (vedi https://www.rainews.it/tgr/campania/articoli/2023/02/caso-cospito-occupata-luniversit-orientale-contro-il-41-bis-86b7ef2d-bf17-4464-ab1e-ed56a87c686e.html), occupata anche la facoltà di Lettere a Venezia per Alfredo.

Caso Cospito, occupata l'università Orientale "contro il 41 bis"

Publié le 2023-02-10 20:30:04
a napoli

Caso Cospito, occupata l'università Orientale "contro il 41 bis"

L'iniziativa di un gruppo di studenti segue a poche ore quella analoga alla Statale di Milano

Alfredo Cospito
Ansa
Alfredo Cospito

Un gruppo di studenti e studentesse ha deciso di occupare la sede di palazzo Giusso dell'Università degli studi di Napoli L'Orientale per "prendere posizione contro il 41 bis in solidarietà con la lotta politica di Alfredo Cospito", spiegano dal collettivo auto organizzato universitario.

La decisione è stata assunta al termine di un'assemblea pubblica che si è svolta nel pomeriggio di mercoledì 8 febbraio. "Questa occupazione si inserisce in una mobilitazione più ampia che stiamo vedendo in questo Paese, non solo in solidarietà con lo sciopero della fame di Alfredo, ma anche contro la disumanità delle condizioni delle carceri italiane - afferma una studentessa -. Di fronte a un governo di estrema destra ed incline alla repressione di ogni forma di dissenso, diventa sempre più importante prendere posizione, anche nelle Università".

Sulla facciata esterna dell'edificio è stato esposto uno striscione con la scritta "Orientale occupata contro il 41 bis", rimosso poi in breve tempo. Il personale dell'università è presente sul posto per garantire la sicurezza di tutti gli studenti. Il clima - viene riferito - è in ogni caso disteso.

In mattinata la stessa iniziativa era stata presa dagli studenti della Statale di Milano, che hanno occupato una parte dell'ateneo. Per domani 9 febbraio, invece, gli anarchici hanno annunciato un presidio degli alle 17.30 davanti al ministero della Giustizia. “Da oltre cento giorni - si legge nel volantino che preannuncia l'iniziativa - Alfredo protrae lo sciopero della fame, prosegue la sua lotta fino alle estreme conseguenze. In ogni caso uscirà dalla tomba per vivi dove cercano di seppellirlo. Portiamo ancora una volta in strada la sua voce e la nostra solidarietà”.

Alfredo Cospito, condannato per aver gambizzato l'ad di Ansaldo Nucleare e aver organizzato un attentato a una scuola dell'Arma dei carabinieri nel cuneese, è a 41 bis dallo scorso maggio per una decisione dell'allora Guardasigilli Marta Cartabia. Scelta giustificata dalla necessità di evitare contatti con l'esterno e in particolare con la rete anarchica che sostiene il detenuto. Circa una settimana fa il trasferimento di Cospito nel carcere di Opera, a Milano, a causa delle precarie condizioni fisiche per lo sciopero della fame che l'anarchico ha cominciato da circa 110 giorni.

Berlin – Incendie d’une camionette strabag

Publié le 2023-02-10 20:45:05

En signe de solidarité avec Alfredo Cospito et sa grève de la faim contre le régime 41bis, nous avons mis le feu à une excavatrice Strabag dans la Greifswalder Straße à Berlin-Prenzlauer Berg dans la nuit du 9 au 10 février.

Contre la société qui a besoin de prisons, dont la construction profite à Strabag. Contre la société qui croit en un capitalisme vert pour lequel Strabag construit des centrales électriques dans le monde entier !

Il faut saluer la résonance internationale initiée par la mobilisation des innombrables compagnon*s en Italie. Cela nous réchauffe le cœur de voir comment la solidarité avec les prisonniers anarchistes devient une arme qui cherche et trouve ses cibles dans le monde entier. Nos analyses de cette société nous conduisent inévitablement à l’attaquer et à la renverser. Mais ce ne sont pas seulement des analyses sèches qui nous animent, nous ressentons un profond dégoût pour ce monde et toutes ses contraintes. Nous partageons les propositions et les débats qui visent un discours international. Il faut un regroupement informel d’ennemi*s d’État pour se mettre en mouvement et le rester. L’internationalisme peut ainsi permettre l’échange d’expériences, de critiques et de perspectives et encourager l’esprit d’attaque. Nous sentons littéralement la fumée apportée par le vent du sud et entendons l’écho des compagnon*s comme i*ls crient : « Alfredo hors du 41bis !

Il est toutefois improbable qu’Alfredo puisse sortir du régime du 41bis dans un avenir proche et qu’il soit au courant de tout ce qui se passe « dehors ». Il est également improbable qu’il survive à cette épreuve de force avec l’autorité. Il semble que les dés soient déjà jetés. Le gouvernement italien a fait savoir à plusieurs reprises qu’il ne céderait pas. L’enjeu est certainement bien plus important pour lui que d’avoir « seulement » un anarchiste mort sur la conscience.

Mais lutter dans une perspective anarchiste signifie aussi pour nous beaucoup plus que de sauver une seule vie dans cette situation critique. Il est probable qu’Alfredo ait déjà pris sa décision depuis longtemps, comme cela est mis en débat dans le texte « A tout moment – Quelques réflexions sur les derniers mois de mobilisation en Italie ». Nous pouvons toutefois nous inspirer de l’intransigeance de son action pour intensifier la subversion et faire en sorte que l’écho de sa lutte, qui se fait désormais clairement entendre au-delà des frontières italiennes, ne se taise pas de sitôt. Avec passion et joie, et armés de nos rêves, contre tout ce qui nous empêche de les réaliser : l’État, le gouvernement, l’autorité, la justice, le capitalisme et la structure de pouvoir qui les maintient en place.

La liberté naît d’un mouvement de lutte – Pour plus de décomposition de l’État !

Solidarité avec Alfredo, Juan, Anna, Ivan, Dayid, Tonio et tous les autres rebelles dans les prisons

Salutations à l’anarchiste du procès Parkbank qui est de nouveau en prison à Hambourg

En mémoire de Tortuguita, abattu par des flics le 18 janvier lors d’une descente de police dans la forêt squattée StopCopCity (Atlanta, USA). Rest in Power !

Vive l’anarchie !

Traduit de Indy de

 

Commité d ‘accueil au ministre du travail

Publié le 2023-02-11 17:15:04

sabotage du chemin de fer au Nord de Toulouse



Le ministre du travail était invité jeudi au siège du journal la Dépêche pour faire la promotion de la reforme des retraites et défendre sa vision du monde.
En commité d ‘accueuil digne de ce nom, on a saboté la ligne de chemin de fer au Nord de Toulouse. Le train incarne l’outil d’approvisionnement du système économique en main d’œuvre et en marchandise. Un système qui fonctionne a flux tendu peut être perturbé en s’attaquant a ces veines.

En solidarité a tous ceux qui refusent ce monde, qui se retrouvent dans la rue ces dernières semaines, qui se battent pour une vie plus belle

Contre le désastre et l’exploitation du vivant rien est encore perdu

Collectif inter lutte tchou-tchou

Entre-deux-Guiers (Isère) : chaleur nocturne et froid de loup

Publié le 2023-02-11 17:15:09

Opération de sabotage nocturne contre une antenne-relais
Le Dauphiné Libéré, 10 février 2023

Une installation de TDF dominant Entre-deux-Guiers et exploitée par l’opérateur de téléphonie mobile Free a été partiellement incendiée dans la nuit de mercredi à jeudi. Cette action s’inscrit dans une longue série d’attaques contre ce type de relais en Isère et contre le déploiement de la 5 G.

Il faisait un froid de loup en Chartreuse ce jeudi vers 3 h 30 lorsqu’un ou plusieurs inconnus ont sectionné le mince grillage clôturant un relais de téléphonie mobile appartenant à Télédiffusion de France, avant d’incendier le boîtier télécom situé au pied de l’installation. À cette heure-là, les saboteurs savaient que les probabilités d’être surpris par un automobiliste étaient quasiment nulles : cette antenne relais exploitée par l’opérateur Free est en effet située en bordure de la route du Grépon, une petite voie qui serpente dans les collines au-dessus du village d’Entre-deux-Guiers, bien loin de toute habitation.



À l’arrivée des sapeurs-pompiers, le boîtier électrique achevait de se consumer, l’incendie ne s’étant pas propagé à la structure de l’antenne elle-même. Selon les premiers éléments recueillis sur place, les incendiaires auraient utilisé un hydrocarbure pour communiquer le feu à cette installation.

Les gendarmes de la brigade de Saint-Laurent-du-Pont et de la compagnie de Meylan ont procédé aux constatations après ouverture d’une enquête en flagrance. À l’aube, des constatations de police scientifique ont été menées par une équipe de techniciens d’identification criminelle de la gendarmerie. L’impact précis de cet incendie sur le réseau mobile Free n’était pas connu jeudi, mais il semblait d’ores et déjà relativement limité.

De nombreux précédents

L’hypothèse d’une action de sabotage menée par des opposants à la 5G est évidemment privilégiée dans cette affaire. De nombreux incendies volontaires visant ce type d’installation ont en effet déjà été perpétrés en Isère, les dernières attaques remontant tout de même au mois de mai dernier dans de tout autres secteurs. Ainsi, vers 3 heures dans la nuit du 25 au 26 mai, une autre installation exploitée par Free avait été dégradée par incendie dans la commune de Têche, ce sabotage privant d’internet de nombreux abonnés. Le lendemain, c’est une antenne relais située à Soleymieu qui avait été attaquée. En janvier et février 2022, même scénario à Flachères, dans les Terres froides, d’autres sabotages étant commis dans le secteur du lac de Paladru.

Dans l’agglomération grenobloise, un transformateur électrique alimentant une antenne-relais utilisée par les opérateurs SFR et Bouygues Telecom avait été incendié en février 2021 dans l’enceinte de la société Constructel à Sassenage. En mai 2020, trois relais TDF avaient été dégradés par le feu à La Tour sans venin (Seyssinet-Pariset), Herbeys et Jarrie.

Mots de solidarité avec Alfredo Cospito de la part d’un prisonnier anarchiste à Hambourg

Publié le 2023-02-11 19:35:05

Mots de solidarité avec Alfredo Cospito de la part d’un prisonnier anarchiste à Hambourg

Comme de nombreux compagnons emprisonnés dans le monde avant moi, je veux envoyer des mots de solidarité à Alfredo Cospito depuis la prison de Billwerder à Hambourg, en Allemagne. L’État italien veut enterrer vivant un anarchiste dérangeant dans sa prison d’isolement et de torture ,le « 41bis ». Alfredo se bat avec une grève de la faim jusqu’au bout contre sa situation et contre le 41bis en général. C’est la suite d’une vie pleine de luttes. La voie d’Alfredo est également présente ici dans le nord. L’attaque contre le chef du nucléaire Adinolfi, le procès de Gênes, la position digne d’Alfredo et Nicola et les contributions écrites pendant leurs années d’emprisonnement sont parvenus jusqu’a nous. Dans le monde entier, mais particulièrement en Italie, les anarchistes ont montré ces derniers mois que nous sommes aux côtés d’Alfredo. Que nous ne le laisserons pas mourir en silence aux mains de l’État. La lutte digne d’Alfredo a créé un moment plus complexe que la lutte d’un simple être humain pour sa vie. Avec Alfredo, nous crions contre une société insensible qu’une vie libre ne peut exister dans ces conditions ! Que nous n’accepterons jamais un monde de prisons, ni de 41 bis, ni d’institutions réformistes. Que nous combattrons toujours les états, les frontières et toute domination et autorité. Et de cette manière souvent tragique, pour nous anarchistes se cache une beauté avec toute la peur, la joie, la colère, l’amour… que nous allons rencontrer et ressentir. Une beautée dans laquelle nous nous reconnaîtrons, quel que soit l’endroit où nous nous retrouvons.

Coude à coude avec Alfredo !
Une étreinte révolutionnaire du cœur aux compagnons dans les cellules, en fuite, dans les rues et dans les nuits.

Traduit de No41bis

Ce contenu a été publié dans Tracts, Textes et Affiches, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Message de solidarité des anarchistes d’Iran et d’Afghanistan

Publié le 2023-02-11 19:35:06

Message de solidarité des anarchistes d’Iran et d’Afghanistan

Ce message est la déclaration de solidarité des anarchistes de la région de l’Iran et de l’Afghanistan avec le camarade anarchiste emprisonné Alfredo.

Nous, les anarchistes d’Iran et d’Afghanistan, du cœur de la lutte contre la théocratie, les états capitalistes, patriarcaux et d’oligarchie de classe, déclarons notre solidarité avec notre camarade anarchiste emprisonné  Alfredo Cuspito et exprimons que nous sommes à ses côtés et à nos autres camarades anarchistes où que vous soyez sur cette terre. Vous qui faites tremblez les gouvernements.

Nous croyons que notre lutte commune contre l’autoritarisme et toute forme de terrorisme d’État nous rapprochera un peu plus de notre monde meilleur.

Avec le fardeau d’années de torture et d’emprisonnement sur nos épaules, nous regrettons profondément les souffrances imposées à vous et à nos autres camarades anarchistes qui ont été persécutés, torturés, emprisonnés et tués par des gouvernements partout dans le monde. Nous comprenons et sommes prêts répondre directement aux institutions judiciaires frauduleuses qui profitent au maximum de l’infériorité de l’humain et le font régresser dans les autres parties du monde. La peur que les gouvernements ont de notre résistance sociale et de notre solidarité mondiale est incomparable à toute autre chose. Nous sommes le cauchemar des gouvernements et pour cette raison qu’ils nous accusent et nous emprisonnent où que nous soyons, afin qu’ils puissent nous détruire en nous mettant en prison. Mais si chacun de nous est enchaîné par un quelconque gouvernement, notre détermination et notre résistance collective à lutter contre le terrorisme d’Etat seront doublées.

Nous croyons que l’international nous amènera à nos objectifs, qui sont la liberté hors de toute autorité, de l’exploitation et de l’esclavage.

Nous, les femmes et les hommes anarchistes et queers d’Iran et d’Afghanistan, qui avons été sous la torture des gouvernements patriarcaux et réactionnaires toute notre vie, mais nous sommes toujours debout, résistants et combattants, aujourd’hui nous vous envoyons et à nos autres camarades emprisonnés,un message de solidarité  de la région où  la voix de sa révolution  ” femmes, vie, liberté” a jeté un frisson sur tout système autoritaire.

Nous sommes avec vous, camarade Alfredo, et les autres camarades emprisonnés, nous louons tous votre résistance et votre engagement dans une cause commune, et nous honorons votre lutte  et celle de nos autres camarades en Italie et partout ailleurs dans le monde. Vous avez notre solidarité absolue et totale ainsi que notre foi et notre espoir pour notre victoire collective.

mort au gouvernement
Vive l’anarchie

Trouvé sur asranarshism

Ce contenu a été publié dans Tracts, Textes et Affiches, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une contribution pour l’assemblée de Bologne du 9 juin

Publié le 2023-02-11 19:35:08

11 février 2023
Par infokiosques (source)
165 visites

Signaler cet article à l'équipe de modération
    Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures
Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures

Réflexions sur l’enfermement en Italie, le terme “terrorisme” et la solidarité.

« Et celui/celle qui a “le diable au corps” n’a pas peur du mot “terrorisme”, puisqu’il/elle désire avec toutes ses forces que les puissants vivent dans la terreur, du moins autant que leurs victimes : les “damné.e.s de la terre”. Voilà pourquoi je ne veux pas édulcorer mon vocabulaire de ce mot ; ça ne sera certainement pas le Code pénal avec ses condamnations ou encore l’”épée de Damoclès”, la menace de l’application du 41bis, qui pend au-dessus de ma tête qui me fera changer d’avis et me fera taire. Je vous dis cela parce que, à partir du refus d’un mot, on passe rapidement et sans s’en apercevoir à amoindrir les actions dont sont accusé.e.s les compagnon.ne.s. »




Source: Infokiosques.net

Muret (Haute-Garonne) : le projet d’autoroute commence à sentir le roussi

Publié le 2023-02-11 20:55:02

Projet autoroute Toulouse-Castres : un mystérieux collectif revendique l’incendie de plusieurs véhicules à Muret
La Dépêche, 10 février 2023 (pour infos)

Dans la nuit de ce jeudi à ce vendredi, une entreprise basée à Muret dans le sud de Toulouse a été la cible de dégradations. Deux véhicules ont été incendiés. La société a déposé plainte. Un mystérieux courrier envoyé aux médias revendique l’action.

Une succession de chiffres a remplacé le nom et prénom de l’expéditeur du mail envoyé ce vendredi matin à plusieurs médias. En objet : « Revendication action contre l’autoroute Toulouse Castres ». Le courrier démarre en expliquant que cette action a eu lieu en raison du chantier de l’autoroute Toulouse-Castres. Afin de faire passer le message, ces militants écologistes ont donc détruit deux véhicules d’une entreprise dont le siège se trouve à Muret, dans le sud de Toulouse. « L’autoroute ne passera pas. Jeudi soir, quelques véhicules ont malencontreusement brûlé au siège de NGE, sur la route d’Ox, près de Muret. Comparé à leur capacité de nuisance, ce n’est pas grand-chose, mais que ce geste résonne comme un avertissement à NGE et autres bétonneurs de malheurs », justifie le mystérieux auteur de cette missive.


Plainte déposée

« Les 480 millions d’euros d’argent public dont profite NGE pour rançonner nos déplacements seraient mieux utilisés à aider des maraîchers et des éleveuses à s’installer ou à faire rouler plus de transports en commun. La construction de l’A69, à l’instar des 70 nouvelles autoroutes prévues en France, est un projet de dernière nécessité », continue l’auteur du courriel.

Contactée par nos soins, la société victime de ce sabotage n’a pas souhaité commenter cette action, a refusé de donner le détail des dégâts et a seulement indiqué qu’un dépôt de plainte était en cours auprès des services de gendarmerie. « C’est une action que nous condamnons fermement. Nous pensions qu’à l’issue du processus démocratique autour de ce projet, ce type d’événements n’arriverait plus. Nous avons déjà renforcé nos dispositifs de sécurité et nous continuerons de le faire », a réagi Martial Gerlinger, dirigeant de la société Atosca, en charge de la concession de ce projet autoroutier.

Selon nos informations, il s’agirait de deux voitures ciblées. Le préjudice s’établirait aux alentours de 50 000 euros. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances de cette action de vandalisme et pour retrouver le ou les auteurs.

Un avis favorable rendu ce jeudi

Le projet fait des émules dans les rangs des militants en faveur de l’environnement et engendre une importante levée de boucliers. Ce mercredi, le collectif La Voie est libre, opposé au projet d’autoroute entre Castres et Toulouse, a mené une action à Balma, devant le siège d’Atosca-NGE. Il entendait dénoncer l’intervention « illégale » menée par le futur concessionnaire sur plusieurs arbres condamnés par le tracé. Les militants d’Extinction Rébellion connus pour des actions spectaculaires tendant à dénoncer les projets de ce type ont également mené plusieurs mobilisations d’opposition à ce tracé d’autoroute.

Ce n’est donc pas la première fois qu’une entreprise est visée par des activistes. En décembre dernier, dans le Tarn cette fois, un collectif inconnu jusque-là baptisé « La Buse » avait revendiqué le « sabotage » d’une pelleteuse utilisée pour des fouilles archéologiques préventives sur le tracé de la future autoroute entre Castres et Toulouse entre Maurens-Scopont et Cuq-Toulza.

Cette action fait écho à l’annonce ce jeudi d’un avis favorable rendu par la commission chargée de l’enquête publique environnementale du projet d’autoroute entre Castres et Toulouse. À l’unanimité, les membres de cette commission ont voté la délivrance des autorisations environnementales, assortie de deux réserves. Une très bonne nouvelle pour les sud Tarnais qui attendent ce désenclavement depuis 30 ans.


Ecologie : A69 Toulouse-Castres, un chantier qui fait débat
France 2, 10 février 2023 (extrait)

Rejoindre Castres depuis Toulouse, en moins d’une heure, contre 1h15 aujourd’hui : c’est la promesse du projet de l’autoroute A69. Un chantier classé priorité nationale depuis 2019 par l’Etat, mais qui fait polémique dans la région, pour son impact environnemental notamment.

Une autoroute entre Toulouse et Castres ? Un vieux serpent de mer depuis les années 1990, dont tous les tarnais ont un jour entendu parler. Depuis 2019 et le classement du projet de l’A69 en « priorité nationale » dans la Loi Mobilité, tout s’accélère. Le concessionnaire, Atosca, filiale du groupe NGE a été désigné, les fouilles archéologique sont bien visibles sur le futur tracé, et la colère des opposants au projet n’en finit plus de gronder.

Dernière controverse en date : des images recueillies par un collectif d’opposants, montrant des cavités dans des arbres bouchées avec du géotextile, un matériau plastique, à l’endroit où sont susceptible de nicher des oiseaux ou des chauves-souris. Les faits remontent à fin janvier 2023. Thomas Digard, ingénieur et membre du collectif La voie et libre, est un témoin direct. Il dit avoir vu des cordistes de la société BioTop, prestataire d’Atosca – le concessionnaire de l’autoroute – en train de boucher les trous dans les arbres, pour préparer l’abattage.

Une enquête a immédiatement été ouverte pour « dégradation de l’habitat d’une espèce animale protégée non-domestique » par le parquet de Castres. La société d’autoroute assure de son côté que les arbres étaient « inhabités » et qu’il s’agissait d’une mesure de précaution avant abattages. Les opposants le concèdent, cet incident aura au moins permis de mettre un dernier coup de projecteur médiatique – avant le rendu de l’avis de la commission d’enquête publique – sur les enjeux d’un tel projet pour l’environnement.

Un projet jugé « anachronique »

La nouvelle autoroute A69 devrait être construite en parallèle de la nationale RN126 existante, entre Toulouse et Castres, sur 53 kilomètres. Une 2X2 voies qui doit en théorie faire gagner 25 minutes aux automobilistes, selon Atosca. « A peine 12 minutes » selon Geoffrey Tarroux, du collectif d’opposants La voie est libre.

L’utilité de ce projet a d’ailleurs été critiqué dans de récents rapports indépendants, comme celui du Conseil National de la Protection de la Nature, ou encore celui de l’Autorité environnementale, en octobre dernier.  « De façon générale, ce projet routier, initié il y a plusieurs décennies, apparaît anachronique (…) La justification de raisons impératives d’intérêt public majeur du projet, au regard de ses incidences sur les milieux naturels, apparaît limitée. », Rapport de l’Autorité Environnementale, Octobre 2022

Sur les 53km de l’A69, 44km seront du tracé « neuf ». 365 à 500 hectares de terres agricoles seraient ainsi supprimées. D’après l’Autorité Environnementale, 17 exploitations seraient même directement mises « en péril » par le projet. A ce jour, une pétition recueille plus de 140 agriculteurs signataires, contre l’A69. Et certains d’entre eux s’interrogent aussi sur une inconnue : quelles conséquences auront la bétonnisation, la suppression de zones humides, et la création de bassins de rétention, sur l’accès à l’eau ?

Une préoccupation d’autant plus vive, que la sécheresse de l’été 2022 dans la région a été difficile pour les agriculteurs. « Le climat se durcit, on n’a pas encore pris conscience que c’est nous qui créons notre climat local. Donc si on continue avec l’urbanisation, la bétonisation, on crée encore plus de points chauds, on supprime la végétation, on s’autodétruit. » ajoute Bruno Cabrol.

Une autoroute pour 8000 usagers par jour ?

Plusieurs élus locaux, comme la maire de Teulat, 500 habitants, ne comprennent pas l’intérêt d’un tel projet au regard de la densité de circulation quotidienne. « Il y a 8000 véhicules par jour qui passent ici, on ne va pas dépenser un demi-milliard d’euros et sacrifier autant d’espaces naturels pour 8000 usagers par jour… » Sabine Mousson, maire de Teulat (sans étiquette).

En 2019, lorsque le projet est inscrit comme « priorité nationale » par l’Etat, le trafic de la RN126, sur les tronçons Verfeil-Puylaurens et Puylaurens-Soual, qui constituent la majeure partie du traçé, comptent entre 8422 et 8621 usagers par jour. Seuls les environs de Castres peuvent comptabilisent une moyenne de 17 692 usagers par jour.

Dès lors, l’utilité de construire une 2×2 voies interroge certains élus. Cet automne, le sénateur écologiste Thomas Dossus s’est emparé de l’exemple de l’A69 pour interroger la cohérence de construire un tel ouvrage pour aussi peu d’usagers.

Même s’il n’est que consultatif et ne porte que sur les projets « non-actés », un récent rapport du Conseil d’Orientation des Infrastructures (COI), souligne également que des « tracés neufs et de mises à deux fois deux voies sur des linéaires importants, alors même que les trafics, inférieurs, voire très inférieurs à 10 000 véhicules/jour, ne peuvent pas le justifier pour des raisons de capacité. »

Objectif : « désenclaver Castres »

La région Occitanie, qui soutient le projet, défend l’urgence de désenclaver la ville de Castres, « dernière ville moyenne à ne pas être reliée par une autoroute à Toulouse », explique Vincent Garel, conseiller régional (Groupe Radicaux et Citoyens).

Dans un manifeste signé par la CCI du Tarn, une centaine d’entreprises locales, dont le groupe Fabre, poussent en ce sens.  « On s’est battu auprès de l’Etat pour obtenir une solution de désenclavement. La solution choisie c’est celle-ci, et en plus, elle répond à des normes environnementales. » Vincent Garel, conseiller régional occitanie (Radicaux et citoyens)

Une autoroute moderne et « exemplaire » du point de vue environnemental, c’est aussi l’argument du concessionnaire Atosca, pour défendre son projet. « Nous allons faire en sorte que cette autoroute soit décarbonnée, en installant des bornes de recharges pour les véhicules électriques ou encore des aires de covoiturage », rassure Martial Gerlinger, le directeur général.

La commission d’enquête publique a rendu jeudi 9 février un avis favorable sur les demandes d’autorisations environnementales, ce qui pourrait lancer le début des travaux, à moins qu’un recours ne soit déposé.

Alfredo Cospito a été transféré à l’hôpital San Paolo de Milan

Publié le 2023-02-11 21:00:07

Alfredo Cospito, qui mène une grève de la faim depuis 115 jours, a été transféré cet après-midi de la prison d’Opera à l’hôpital San Paolo de Milan, dans l’une des chambres réservées aux prisonniers 41 bis. Alfredo semble avoir été admis dans le service de médecine pénitentiaire de l’hôpital de Milan sur recommandation des médecins du centre clinique de l’Opéra où il se trouve depuis le 30 janvier.

 

L’état de santé critique d’Alfredo Cospito avait déjà été signalé par Andrea Crosignani, un médecin parallèle qui lui avait rendu visite ce samedi matin à la prison de l’Opéra. « Il pèse 71 kilos et risque un œdème cérébral et des arythmies cardiaques potentiellement mortelles ». C’est ce que Crosignani a déclaré à l’avocat Flavio Rossi Albertini après la visite d’aujourd’hui. Mais Alfredo est déterminé à poursuivre la protestation. Il est lucide et marche sur ses propres jambes. Bien que j’aie essayé de le convaincre de reprendre du potassium pour réduire le risque de ces arythmies. Les paramètres se maintiennent, mais il suffit de peu pour que la situation se précipite sans signes avant-coureurs particuliers. »

 

De Radio Onda Rossa, les mots d’Andrea Crosignani, un médecin à côté, après la visite matinale à Alfredo Cospito :

 

 

Pendant ce temps, toujours à Milan, des centaines de personnes ont défilé depuis la Piazza XXIV Maggio pour soutenir Alfredo Cospito, l’ anarchiste détenu à la prison de l’Opéra de Milan sous le régime du 41 bis, qui mène une grève de la faim depuis 115 jours maintenant. Il y a eu des moments de tension avec la police, avec au moins quatre charges violentes sur les manifestants.

La ligne dure adoptée par le ministre de la Justice Nordio a également contribué à maintenir la protestation. Les raisons du rejet de la révocation de l’ordonnance 41 bis signée par le ministre de la Justice ont été communiquées. Nordio a affirmé dans son démenti que la grève de la faim de Cospito était une forme violente de protestation parce qu’il a dit « le corps est mon arme ». « Le corps d’Alfredo Cospito est devenu le catalyseur qui a servi l’action stratégique du détenu qui a appelé à l’unité de but et d’objectifs tout en laissant à chaque formation la liberté et l’autodétermination par rapport au type d’actes à réaliser », a soutenu Nordio, ajoutant que « les conditions de santé de Cospito ne sont pas de nature à affecter significativement sa dangerosité sociale importante et ne sont pas aptes à justifier l’adoption de la mesure demandée de révocation anticipée du régime différencié prévu par le 41 bis. »

Source : radiondadurto.org

 

Hambourg (Allemagne) : un compagnon anarchiste réincarcéré

Publié le 2023-02-12 01:05:03

Traduit de l’allemand de parkbanksolidarity, 27 janvier 2023

Plus de six mois après l’entrée en vigueur des verdicts* contre deux des trois anarchistEs condamné.e.s dans le cadre du procès dit du Banc public, la lettre d’incarcération est arrivée pour le premier compagnon pour son entrée en détention le 27 janvier. Il doit à présent purger ses six derniers mois de taule**. Le deuxième compagnon attend toujours sa date d’entrée en prison et pour la troisième compagnonne, nous attendons le jugement définitif en mars.

Vous pouvez joindre le compagnon désormais réincarcéré par courrier avec son numéro d’écrou, à l’adresse :

Buchnummer : 108/23/2
JVA Billwerder
Dweerlandweg 100
22113 Hambourg
Allemagne

NdT :
* Suite au rendu de la Cour de cassation en juin 2022, qui a définitivement confirmé leurs peines de prison (supérieures à la préventive déjà effectuée).
**Deux d’entre eux avaient en effet effectué 16 mois de prison préventive, avant que tous trois ne soient condamné.e.s le 5 novembre 2020 à respectivement 22, 20 et 19 mois de prison ferme, puis remis en liberté provisoire.

Si vous ne souhaitez pas écrire de chez vous, n’hésite pas à contacter tes infokiosks de confiance ou bibliothèques anarchistes du coin. À Hambourg, il est également possible d’utiliser le LiZ [Libertäres Zentrum, centre libertaire] comme adresse d’expéditeur avec son pseudonyme puis venir récupérer le courrier pendant les heures d’ouverture de la bibliothèque anarchiste Sturmflut (mercredi 18-21h, samedi 16-19h).

Envoyons des milliers de lettres ! Montrons notre solidarité !
Feu et flammes pour toutes les prisons !
Liberté et bonheur !

Manifestation contre la Loi Darmanin et contre les CRA le 18/02 à 14h place Gabriel Péri

Publié le 2023-02-12 12:05:05

La nouvelle loi Darmanin va encore renforcer la répression des personnes sans papiers en facilitant les arrestations, l’enfermement, et les expulsions. Pour ça, de plus en plus de CRA vont être construits afin d’enfermer de plus en plus de personnes. Lutter contre la loi immigration c’est donc aussi lutter contre les CRA !



C’est quoi un CRA ?

Les centres de rétention administrative (CRA) servent à enfermer des personnes sans-papiers, dans l’attente de leur expulsion. Les motifs d’enfermement sont divers : déboutés de l’asile ou ayant eu des refus de titres de séjour, personnes interpellées à la frontière, dans la rue ou au travail, sortant.e.s de prison... Toutes ces personnes partagent le fait de ne pas avoir eu les bons papiers au moment de croiser les services de la Préfecture (c’est à-dire des papiers "en règle" aux yeux des flics). Ces centres de rétention se situent au croisement des logiques d’enfermement et d’expulsion. En effet, ils sont pensés comme l’anti-chambre de l’expulsion mais sont avant tout des espaces d’enfermement et de tri, des personnes avec les bons ou les mauvais papiers.

Le rythme de construction des CRA s’accélère

Dans la loi de programmation du ministère de l’Intérieur, adoptée le 22 novembre par l’Assemblée nationale, Eric Ciotti a fait passer, avec l’aval du gouvernement, un amendement pour doubler la capacité des CRA pour atteindre 3 000 places d’ici 2027 (c’était à peu près 1500 en 2017). L’Etat construit partout de plus en plus de CRA. A Lyon, un deuxième CRA de 140 places a ouvert en janvier 2022 juste à côté du premier CRA, doublant les capacités d’enfermement dans la région. A Olivet, près d’Orléans, un CRA de 90 places, en cours de construction, doit ouvrir en 2023. En région parisienne, un nouveau CRA d’une soixantaine de places est prévu au Mesnil-Amelot, où se trouve déjà un CRA de 240 places. Le CRA de Vincennes va aussi faire l’objet de rénovation et d’agrandissement. Et ce n’est pas tout. Le 4 octobre, Darmanin a annoncé la création d’un CRA à Nantes. Quelques jours plus tard, il claironnait qu’un centre de 140 places serait construit d’ici à 2025 à deux pas de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac.
Bref, le rythme s’accélère. Et il n’est pas prêt de ralentir puisque le gouvernement affiche clairement sa politique : arrêter, enfermer et expulser davantage en appliquant toutes les OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français).

La loi immigration veut systématiser l’exécution des OQTF

La France est la championne d’Europe des OQTF. Elle en distribue plus de 100 000 par an. En agissant ainsi, l’Etat condamne les personnes sans papiers à la clandestinité, à la merci de patrons qui peuvent encore plus les exploiter. Les personnes sans papiers sont condamnées à vivre dans la hantise de se faire contrôler, puis expulser. La nouvelle loi immigration vise à la fois à augmenter le nombre d’OQTF, en rendant par exemple automatique les OQTF en cas de refus de titre de séjour et à exécuter plus systématiquement ces OQTF. Le gouvernement veut que toutes les personnes qui ont une OQTF quittent vraiment le territoire. Pour cela, la future loi immigration prévoit de réduire les voies de recours et à inscrire les personnes qui ont une OQTF au fichier des personnes recherchées.
L’augmentation du nombre de places en CRA s’inscrit dans cette logique, l’État souhaite que toutes les personnes sous OQTF qui ne partent pas d’elles-même soient enfermées ou assignées à résidence pour faciliter leur expulsion. En 2018, l’Etat avait déjà doublé la durée d’enfermement dans un CRA, passée de 45 à 90 jours afin que les préfectures aient davantage de temps pour faire leur sale besogne.

Faire le tri entre les gentils et les méchants

Le discours de Darmanin reprend la vieille tactique qui consiste à diviser les personnes migrantes. Hier, le gouvernement distinguait les “réfugiés” et les “migrants économiques”. Désormais le ministre de l’intérieur n’a rien de trouvé de plus pertinent que de parler de “gentils” et de “méchants”. Le “gentil” serait celui qui accepte les conditions fixées par la France, qui ferme bien sa gueule, qui travaille et qui accepte de se rendre corvéable à merci. Le “méchant” est l’étiquette collée à celleux qui se révoltent et qui refusent l’exploitation. Le nouveau titre de séjour pour les métiers en tension s’inscrit pleinement dans cette logique. Avec ce titre de séjour, aucune garantie de pouvoir le renouveler et donc aucune garantie de pouvoir rester en France. Il est certain que celleux qui se battront pour leur salaire, contre leurs patrons, ou qui subiront le racisme de la police, par exemple, ne verront pas leur titre de séjour renouvelé. Déjà aujourd’hui, la police cible les sans-papiers qui se mobilisent comme plusieurs membres de CSP parisiennes en ont fait l’expérience lors de leur arrivée à Montpellier pour le sommet Afrique-France en 2021.
Dans la logique de la nouvelle loi immigration, un non-renouvellement de titre de séjour signifierait une OQTF et un placement systématique en CRA puis une expulsion. “Travaille et ferme ta gueule, sinon tu finiras en CRA” : voilà en résumé le message adressé par Darmanin aux sans-papiers. L’État français a besoin des sans-papiers, mais il veut des travailleur-euse-s dociles. Dans la lutte contre la loi immigration, nous devons refuser la division entre les gentils et les méchants, et être solidaires de celleux qui se battent contre les conditions d’exploitation.

Créer des sans-papiers et généraliser la double-peine

La nouvelle loi immigration va fabriquer de nouveaux et nouvelles sans-papiers : toustes celleux qui seront privé.e.s du renouvellement de leur titre de séjour. Darmanin souhaite même aller plus loin puisque, en surfant de manière crasse sur des faits divers, il n’a cessé de marteler que les étranger.e.s condamné.e.s pour "troubles à l’ordre public" – ce qui est très large – se verront désormais systématiquement refuser ou retirer leur titre de séjour. Darmanin élargit alors la double-peine qui consiste à expulser des personnes qui ont déjà purgé une peine de prison. Résultat, les personnes qui se sont vues retirer leur titre de séjour reçoivent une OQTF en prison, où elle est très difficile à contester, et à leur sortie ces personnes sont placées directement en CRA. Ces dernières années, l’Etat a fait des CRA de véritables annexes de la taule. En 2021, près d’un quart des personnes en CRA venaient de prison, contre 14,5 % en 2019. Encore une fois ce mouvement s’accélère.

Le projet de loi immigration et l’augmentation des places en CRA vont de pair : l’enfermement et l’expulsion sont la punition pour celleux qui n’ont pas eu les bons papiers au bon moment. Sans les nouvelles places prévues en CRA, la loi immigration portée par Darmanin ne pourra jamais atteindre ses objectifs de systématisation de l’expulsion. Plus largement, cette loi s’inscrit dans un racisme d’Etat s’exprimant par des discours et des mesures sécuritaires ultra répressives de criminalisation des personnes sans papiers, dont les CRA sont la forme la plus aboutie. Au-delà des débats législatifs, s’opposer, retarder et bloquer les constructions de CRA sont des moyens pratiques d’empêcher l’application de la loi portée par Darmanin.

JPEG - 5.3 Mo

À bas les CRA, à bas les frontières !

Paris – 15/02, 14h. Rassemblement au consulat d’italie contre le 41bis

Publié le 2023-02-12 12:20:04

Paris – 15/02, 14h. Rassemblement au consulat d’italie contre le 41bis

Rassemblement mercredi 15 février a 14h au consulat d’italie, métro la muette, contre le 41bis et en solidarité avec Alfredo cospito. Anarchiste emprisonné depuis plus de 10 ans et soumis au régime d’isolement 41 bis, il est en grève de la faim depuis plus de 115 jours.

Depuis le 20 octobre dernier, 115 jours à l’heure où nous écrivons ces lignes, le prisonnier anarchiste italien Alfredo Cospito est en grève de la faim contre le régime d’isolement auquel il est soumis et contre la perpétuité incompressible. Peine à laquelle il a été condamné pour deux attaques contre une école de gendarmes à Fossano. Depuis le mois de mai, il est enfermé en régime 41 bis, un régime appelé « prison dure », d’ordinaire réservé aux détenu·e·s pour faits de mafia et de terrorisme. Un parloir par mois, éventuellement remplacé par un appel téléphonique de 10 minutes que le ou la proche doit effectuer depuis le commissariat ou la prison la plus proche, une cellule minuscule filmée en permanence, des caillebotis à la fenêtre, un nombre réduit de vêtements et de livres en cellule, des relations limitées à 3 autres détenu·e·s maximum avec des groupes décidés par l’administration pénitentiaire et changeables à volonté en cas de trop bonne entente entre les détenu·e·s…

Voilà quelques-unes des mesures que prévoit ce régime assimilable à de la torture.

Le mot n’est pas choisi au hasard : la condition pour sortir de ce régime particulier décidé pour 4 ans et renouvelable à l’infini, c’est de communiquer à la justice des informations qui prouvent que le ou la détenu·e a pris ses distances avec ce que celle-ci considère comme son contexte criminel. Diviser et catégoriser les détenu·e·s,imposer comme critère nécessaire à la sortie du régime la collaboration avec la justice alors que celle-ci encourage la rupture des liens familiaux et amicaux, sont les piliers fondamentaux sur lequel se tient cette forme spécifique d’isolement et de torture. Cette forme d’enfermement dans l’enfermement basée sur la privation sensorielle n’est pas une exception au niveau européen ni une « entorse à la démocratie ». Cela s’inscrit dans tout un système de punitions et de récompenses qui structurent complètement le fonctionnement de la prison et de la société qui en a besoin. En effet le système carcéral regorge de dispositifs spécifiques pensés pour punir ou récompenser les détenus en fonction de leur comportement. Le ou la détenu·e est de plus en plus poussé·e à être « acteur ou actrice de sa détention » (beurk beurk), et à intégrer les logiques pénitentiaires pour avoir le maximum d’avantages à l’intérieur… L’intérêt pour les portes-clés étant évidemment de péter les solidarités/possibilités de luttes en rappelant à chacun·e que sa situation peut se dégrader en permanence, le faire vivre sous la menace d’un régime d’enfermement plus strict si jamais il ou elle se révolte (isolement, mitard, suppression des parloirs,du courrier, des promenades etc etc.).

De l’autre côté du spectre on trouve les récompenses. En France on pense au« module respect » inspiré des prisons espagnoles, qui concerne environ 800 places ( sur plus de 73000 personnes enfermées), accessible sur dossier de candidatures, avec un système de bons et de mauvais points. Clé de sa cellule en poche, le ou la détenu·e gagne ou perd des points selon s’il a fait son lit au carré le matin, peut accéder à plus parloirs et d’UVF (Unité de Vie Familiale ou parloir long). Une prison pas si dorée et une prison toujours. À travers un plan de construction de 15 000 nouvelles places de prison, l’état fait miroiter la fin de la surpopulation et la mise en place de dispositifs adaptés aux situations des détenu·e·s. Si nous dénonçons aujourd’hui les systèmes d’enfermement les plus durs ou dégueulasses ce n’est pas pour faire la promotion des autres formes d’enfermement, même ceux que l’état présente comme les plus progressistes ou « humains ».

Rares sont les mots qui ont pu nous parvenir de la part d’Alfredo depuis qu’il est enfermé en régime 41 bis, mais ils sont clairs : sa lutte se dirige contre ce régime et pour que plus personne n’ait à le subir. Il a aussi assuré que tant qu’il serait maintenu en 41 bis, il n’avait aucune intention d’interrompre sa grève de la faim, jusqu’à la mort s’il le faut. Au cours des derniers mois, de nombreuses actions de solidarité ont relayé, diffusé et fait leur la lutte d’Alfredo au niveau international. Alors que le 41 bis se trouvait dans l’angle mort de la société italienne, peu évoqué et jamais critiqué, la gauche italienne s’indigne aujourd’hui de manière aussi molle qu’hypocrite de la situation d’Alfredo. Leur indignation ne s’étend jamais aux 750 autres détenus actuellement en 41 bis, conscient·e·s qu’ils et elles sont que ce régime est indispensable à la démocratie qu’il·le·s chérissent tant. De la même manière que la lutte d’Alfredo à l’intérieur des murs va au-delà de sa situation individuelle, la lutte à l’extérieur ne s’arrêtera pas à son cas spécifique et au seul 41 bis. À l’heure où le pouvoir souhaite construire toujours plus de cages, quelles que soient leurs formes, c’est la prison et l’enfermement en général qu’il faut détruire, partout et toujours.

LIBERTÉ POUR TOUSTES !

14h : RASSEMBLEMENT MERCREDI 15 FÉVRIER, MÉTRO LA MUETTE (ligne 9)

Tractverrrrs2

Trouvé sur Indy Nantes

Ce contenu a été publié dans Tracts, Textes et Affiches, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

[Re-MaJ] Le ministère public demande le déclassement en régime de Haute sécurité, Alfredo reprend des suppléments

Publié le 2023-02-12 15:50:02

[Re-MaJ] Le ministère public demande le déclassement en régime de Haute sécurité, Alfredo reprend des suppléments

Alfredo Cospito, au 41 bis à l’hôpital San Paolo de Milan, a recommencé à prendre des suppléments après avoir lu l’avis du procureur général adjoint de la Cour suprême, Piero Gaeta. Il doit se prononcer le 24 février sur la peine de prison ferme infligée à l’anarchiste, et qui va demander l’annulation du 41 bis devant la Cour suprême. Cette nouvelle, anoncée par la Repubblica, pourrait marquer un tournant dans l’affaire de l’anarchiste individualiste de la Fai.
Cospito est en grève de la faim depuis 117 jours (y compris aujourd’hui). Il refuse toute forme de nourriture. Il boit de l’eau, parfois avec quelques cuillères de sucre ou de sel, du thé à la camomille le soir, préalablement additionné de quelques cuillères à café de miel. Depuis plusieurs jours, cependant, il avait cessé de prendre des suppléments. Aujourd’hui, comme le lui avaient conseillé les médecins qui l’ont examiné, il a également recommencé à prendre du potassium, indispensable pour tenter d’éviter les arythmies cardiaques, fréquentes dans un corps affaibli (il a perdu près de 50 kilos) et il jeûne depuis près de quatre mois.

Très eprouvé, très mince et très pâle ». C’est ainsi que l’avocate Caterina Calia, le raconte, en quittant St Paul. Mais il a recommencé à prendre du potassium et reprendra également les autres compléments alimentaires », ajoute l’avocat. Un choix, explique-t-elle, lié à la « possibilité » évoquée par l’avis du procureur général. Il m’a dit qu’il ne voulait pas se suicider, a-t-il ajouté, mais se battre contre 41bis, qui est une chose terrible d’après ce qu’il a vu.

Gaeta, dans son acte d’accusation déposé le 8 février, a souligné que certaines des raisons de l’appel présentées par la défense de Cospito, dirigée par l’avocat Flavio Rossi Albertini, étaient fondées. Car des motivations de l’ordonnance de la Cour de surveillance de Rome sur le 41 bis à Cospito ressort un « manque de preuves factuelles concernant les moments de connexion » avec les anarchistes. Une vérification qui, au contraire, est « essentielle » et « nécessaire », mais « ne transparaît pas dans les motivations » et ne peut être « déduite entièrement et uniquement ni de son rôle de sommité » ni « du fait qu’il est devenu une référence pour l’anarchisme en raison de ses écrits et de ses convictions ».

Traduit de la presse

——————————————————————————————————————

Les journaux de la famille Agnelli (La Repubblica et La Stampa) ont révélé dans leurs éditions de ce matin que le procureur général près la Cour de cassation avait déposé une demande d’annulation de l’ordonnance 41 bis contre Alfredo Cospito pour l’audience du 24 février. Il s’agit sans aucun doute d’une bonne nouvelle, mais elle ne doit pas être surestimée. Naturellement parce qu’en tant qu’anarchistes nous n’avons aucune confiance dans la justice bourgeoise, spécifiquement parce qu’il n’est pas rare que la cassation prenne des décisions plus radicales que celles demandées par l’accusation elle-même.

Enfin, nous ne pouvons oublier que la situation médicale d’Alfredo est très grave et que le 24 février est peut-être trop loin, ce qui pourrait s’avérer être un terrible canular.

Nous persévérons dans notre demande de déclassification immédiate de notre compagnon, convaincus que toute issue dépendra uniquement de la lutte jusqu’au dernier souffle qu’Alfredo a menée et du mouvement de solidarité internationale qui s’est exprimé.

Traduit de no41bis

_——————-

La plus haute représentation du ministère public, sous les traits de Piero Gaeta, en contraste avec le choix du ministre de la Justice Nordio, a demandé l’annulation de la décision du tribunal de surveillance qui avait confirmé le régime 41 bis pour Alfredo Cospito, un anarchiste en grève de la faim depuis 116 jours et depuis hier, samedi, hospitalisé à l’hôpital San Paolo de Milan en raison de l’aggravation de son état de santé.

Piero Gaeta, procureur général adjoint de la Cour de cassation, estime que le verdict par lequel les juges de surveillance ont rejeté une demande antérieure de l’avocat de Cospito de soustraire son client au régime de détention 41 bis est mal motivé.

Dans le réquisitoire déposé avant l’audience prévue le 24 février, le parquet général de cassation se range ainsi du côté de la défense et demande l’annulation de la décision du tribunal de surveillance qui avait confirmé en décembre la peine de prison ferme pour Alfredo Cospito, incarceré depuis 2012. Le parquet suprême considère donc que cette décision est à revoir, contrairement à celle prise seulement vendredi dernier par le ministre de la Justice Carlo Nordio pour confirmer le 41 bis. La ligne dure adoptée par Nordio et le gouvernement Meloni ne voulait en aucun cas adhérer à la possibilité alternative proposée par le Parquet national antimafia et antiterroriste de  » déclasser  » le régime auquel Cospito est soumis en régime de haute sécurité.

Pendant ce temps, hier à Milan, alors que Cospito était transféré dans l’une des chambres réservées aux détenus du régime 41 bis à l’hôpital San Paolo, la manifestation de soutien à Alfredo et contre le régime 41 bis qui comptait des centaines de personnes qui sont parties de la Piazza XXIV Maggio et ont atteint Naviglio Grande à Viale Gorizia. Il y a eu plusieurs charges de la police et des jets de gaz lacrymogènes, avec la saisie d’une camionnette et onze personnes arrêtées, emmenées au poste de police, pouirsuivies et libérées seulement tard dans la nuit. Une « intervention musclée » contre les manifestants a été réclamée à cor et à cri par le vice-premier ministre et ministre des transports et des infrastructures, Matteo Salvini.

Le point avec un camarade de l’assemblée contre le 41bis et la prison à vie à Milan :

Traduit de radio onda d’urto 

Ce contenu a été publié dans Tracts, Textes et Affiches, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Hanovre (Allemagne) : Siemens sous le feu de la critique

Publié le 2023-02-12 19:05:05

Traduit de l’allemand de de.indymedia, 10 février 2023

Dans la nuit du 7 au 8 février 2023, nous avons placé des engins incendiaires avec des retardateurs sous quatre véhicules de l’entreprise Siemens à Hanovre/Laatzen. Malheureusement, toutes n’ont pas brûlé, mais nous savons avec certitude qu’au moins l’une d’entre elles a été entièrement calcinée.

De Lützerath au Yucatán, Siemens est de toutes les saloperies !

Numérisation, automatisation, transmission de données et de signaux, production d’énergie, électrification, extension du réseau ferroviaire – Siemens fournit dans le monde entier la base de l’infrastructure pour l’exploitation capitaliste et néocoloniale.

Les exemples concrets sont plus que nombreux : entretien et maintenance des machines dans l’exploitation à ciel ouvert de [la mine de lignite à] Garzweiler, mise à disposition de la technique de signalisation pour la plus grande mine de charbon du monde Adani en Australie, ou réalisation de projets d’armement comme le système de radar laser Albis, utilisé dans le monde entier pour les chars et les navires de guerre.

Siemens continue également de manifester un énorme intérêt pour le grand projet d’infrastructure Tren Maya au Mexique. La construction de cet immense réseau ferroviaire entraînera la destruction irrémédiable de différents écosystèmes. Le nom de Tren Maya est particulièrement perfide, car il fait soi-disant référence aux groupes indigènes du Mexique, qui sont pourtant dépossédés de leurs moyens de subsistance et seront partiellement expropriés par le projet. Les militants indigènes qui s’y opposent sont d’ailleurs assassinés par l’armée mexicaine et les paramilitaires.

Le groupe Siemens est synonyme d’exploitation néocoloniale dans le monde entier. Le néocolonialisme signifie poursuivre aujourd’hui l’exploitation et la destruction de l’être humain et de l’environnement initiées par le colonialisme, ainsi que l’idéologie du racisme et du patriarcat. Nous voulons combattre ces structures à tous les niveaux, en nous-mêmes, dans nos relations et les priver également de leurs bases matérielles.

Attaquer partout Siemens et les autres multinationales exploiteuses ! Détruire les infrastructures néocoloniales ! Contre toute domination !

Siemens a déjà été attaqué à plusieurs reprises ces dernières années. Les communiqués de revendication contiennent des informations supplémentaires sur certains agissements de Siemens :

En savoir plus sur le projet de Tren Maya :
https://de.indymedia.org/node/161171
Plus d’informations sur le rôle de Siemens dans l’industrie de l’armement :
https://de.indymedia.org/node/147162

Autres actions contre Siemens ces derniers temps [nous avons mis les liens vers la traduction en français de ces communiqués, NdT] : Hambourg salue Lützi : une voiture de Siemens détruite (15/1), Cologne : les bureaux de Siemens à la pavasse (13/1), Wuppertal : Une camionnette de Siemens incendiée ! (26/1)