Vive l'Anarchie - Semaine 06, 2024

Sommaire

Besançon (Doubs) : sabotage du réseau internet

Publié le 2024-02-05 08:15:04

Coupure internet à l’est de Besançon : l’hypothèse d’un acte
malveillant

Est Républicain, 3 février 2024

Depuis vendredi soir [2 février] à 20 h, plusieurs communes de l’est de Besançon sont privées d’internet. Plusieurs témoignages concordants à Champoux, Braillans et Marchaux-Chaudefontaine font état d’une coupure totale du réseau. On ignore pour le moment combien de foyers sont impactés.

Dès samedi matin, de nombreux usagers ont contacté leurs opérateurs pour en savoir plus. La situation ne semble pas être revenue à la normale.

La thèse d’un acte malveillant serait privilégiée, comme l’explique Romain Vienet, maire de Champoux : « Vendredi soir, je travaillais en mairie sur le budget de la commune lorsque, vers 21 h, internet s’est brutalement arrêté de fonctionner. J’ai appelé ma femme à la maison, elle n’avait plus internet non plus. Je me suis alors rendu au coffret qui centralise les connexions à Marchaux. Là j’ai vu un technicien qui tentait de rétablir la situation. En remontant le câble en direction de Vieilley, nous avons constaté qu’il avait été sectionné, sans doute au couteau. »

Ce samedi matin, le maire de Braillans, Alain Blessemaille, confirmait que son village était touché par la panne. Plusieurs communes de l’est de Besançon pourraient être concernée par la coupure.

Chicago action in solidarity with Appalachians Against Pipelines

Publié le 2024-02-05 22:15:04

February 2, 2024

A Bank of America branch was locked and windows wheatepasted with flyers containing links to the bank's abhorrent acts of cruelty. People are calling on BOA to drop its funding of the Mountain Valley Pipeline, a 303-mile pipeline described as "a scar across Appalachia." The MVP will supply fuel to the Radford Army Ammunition Plant. RAAP is operated by BAE systems, which supplies the Israeli government with weapons used to murder Palestinians. BOA also funds Cop City, the 85-acre militarized police training compound that the Atlanta Police Foundation is attempting to build in Atlanta, GA. Construction for Cop City desecrates and bulldozes the Weelaunee Forest, the largest urban forest in the United States, dubbed one of the lungs of Atlanta.

"While I do not live in Appalachia, as a descendant of Appalachian migrants, the destruction of mountains, communities and ecosystems in Appalachia for the purpose of supplying fuel to an ammunition plant that supplies the Israeli Occupation Forces with weapons used to kill the indigenous people of Palestine enrages and disgusts me. The struggles of ordinary people across the world are interconnected, and Bank of America funds so many causes of environmental destruction and human suffering and death." an anonymous Midwesterner said.

This action was taken in solidarity with Appalachian's Against Pipelines, a direct action campaign of pipeline fighters opposing MVP construction on the ground. Block every path! No pipelines through Appalachia, or anywhere! Solidarity forever! Stop Cop City and Free Palestine!

P.S.
IMPORTANT ADDITION:

Some of the flyers used in this action state "SHUT ELBIT DOWN!" This is due to Bank of America's documented financing of a $500 million dollar loan to Elbit Systems, an Israeli weapons manufacturer. Elbit Systems Ltd. has been the centerpiece target for the direct action campaign led by Palestine Action, which has produced hard hitting actions that have included lots of red paint, smashed up offices, and other creative tactics. Palestine Action's bold attacks have resulted in some very clear successes in England, where they have forced Elbit to shut down two of their facilities through these sustained direct actions.
The bank BNY Mellon has recently been identified by the U.S. offshoot of Pal. Action as a target and has seen some similar clever tactics deployed against it in recent months. However, BNY Mellon offices are often tucked away in suites or skyscrapers. It can be more difficult, by design, to interrupt their business of death dealing and capitalist $$$ swapping. Bank of America, on the other hand, perpetuates its business in much more accessible locations and exists almost everywhere: in small towns and cities, in skyscrapers and surrounded by the cul-de-sacs of suburban sprawl. One can easily imagine BOA as a supplemental target to BNY Mellon because of its similar financing of Palestinian genocide through Elbit. One can also easily imagine actions like this one, or with other tactics in play, could be taken at BOA branches all over Turtle Island.
QR code on the wheatpasted flyers leads to this link for more info:
https://www.mayniaga.com/bank-of-americas-funding-israel-examining-the-details/#:~:text=Bank%20of%20America%20pledged%20a,through%20its%20Employee%20Assistance%20Program

Found on Unsalted Counter-Info

 

Invitation à l'Impasse - Jeudi 8 février 18h

Publié le 2024-02-05 22:20:06

Jeudi 8 février à 18h, nous proposons de faire le point sur le fonctionnement de l’Impasse.
L’Impasse c’est un squat d’activités ouvert en novembre 2023, y a un texte de présentation qui a été publié récemment ici même : https://iaata.info/Apres-l-expulsion-d-Euforie-c-est-l-Impasse-6401.html



Nous l’avions promis pendant les discussions de fond aux débuts du lieu. La voici !
Cette proposition vient aussi du fait que nous constatons que nous sommes de moins en moins en réu d’orga, ou plutôt, nous sommes les mêmes. "Nous" c’est donc la dizaine de personnes qui se retrouvent tous les jeudis en réu d’orga, pour certain.es depuis les débuts d’euforie.

On imagine qu’il doit y avoir des tas de raisons qui font que nous nous retrouvons à si peu. Est-ce problématique ? Pas tant. Ce qui est problématique c’est de ne pas savoir à quoi c’est dû, puis les dynamiques de pouvoir que le fait de se retrouver à si peu peuvent induire. D’où cette volonté de proposer une réu d’orga qui fait le bilan du fonctionnement, pour réfléchir ensemble à sa cohérence.

Comment améliorer le fonctionnement ? Qu’est-ce qui pose question ? Quels rapports de pouvoir se jouent entre les différent.es utilisateur.ices du lieu ? C’est quoi les trucs qui font galérer ? Les trucs qui roulent tous seuls ? Et autres...

Nous invitons tou.tes les utilisateurices du lieu à la prochaine réunion d’orga du 8 février pour en parler, que tu sois organisateur.ice ou participant.e d’activités, régulières ou ponctuelles.

Ça peut être chouette de ramener des trucs à grignoter à partager si envie.
A jeudi prochain !

L’adresse c’est toujours 1 impasse lapujade, quartier bonnefoï !

Pour info, les permanences/accueil tranquille c’est les jeudis à 17h puis les réu d’orga à 18h. Nous ne sommes pas hyper origina.ux.les, l’ordre du jour est souvent le même :

Après l’expulsion d’Euforie, c’est l’Impasse !

Publié le 2024-02-05 22:20:06

Texte de présentation d’un nouvo squat d’activités sur Touloose !



Après l’expulsion d’Euforie, c’est l’Impasse.

Puisque l’argent ne tombe toujours pas du ciel et que la propriété privée n’est toujours pas dans nos cœurs, on a décidé d’occuper un nouveau bâtiment. (Non) sans un couac, début novembre 2023, un nouveau squat d’activités s’ouvre au 1 impasse Lapujade à Toulouse.

On aura mis du temps à rédiger cette invitation. Déja 2 mois qu’on discute en réunion. Des évènements, assemblées, fêtes, discussions, cantines et ateliers s’organisent déjà dans le bâtiment. Nous sommes des personnes, d’Euforie et d’ailleurs, pour qui c’est important que des lieux où faire vivre des idées et des pratiques anti-autoritaires continuent d’exister.

On est parti·es de cette précédente expérience, de ses bilans et remises en questions, pour imaginer le fonctionnement de ce nouveau bât. Trouver collectivement des moyens que ça fonctionne sur des principes d’horizontalité et d’autonomie, ce n’est pas simple – t’es le·a bienvenu·e pour y réflechir avec nous aux réunions d’orga les jeudis à 18h. Si certaines bases politiques nous réunissent, nous sommes loin d’être un groupe homogène ou strictement affinitaire. Évidemment, on a quand même dégagé quelques points importants.

Vive l’autonomie – une des bases, c’est la volonté de détruire tous les rapports de pouvoir, notamment en refusant toute forme d’organisation hiérarchique ou centralisée. On essaie de fonctionner comme ça dans l’organisation du lieu, et ça doit être le cas pour les activités et les collectifs qui l’occupent. On a envie que cet endroit permette une vraie réflexion et expérimentation sur les rapports hiérarchiques et l’auto-organisation, entre nous et dans nos luttes. On ne pense pas qu’il soit toujours pertinent ni possible d’avoir des critères gravés dans la roche pour ouvrir ou fermer les portes à certain·es. Tout ça se discute en réunion. Ce qui est sûr, c’est qu’on n’a pas ouvert un lieu pour les partis politiques ni pour les syndicats.

On n’a pas envie qu’un groupe ait un rôle de gestionnaire. Tout le monde doit porter une attention mutuelle au lieu et aux personnes qui l’occupent, à la répartition des tâches et des rôles, avant, pendant et après les activités. En gros, ne pas s’y comporter comme un·e consommateur·ice. Le bât ne "tourne" pas tout seul, et il n’y aura pas toujours quelqu’un·e pour vider une poubelle, préparer une réunion, faire un affichage. Cette auto-organisation, elle se construit collectivement, en participant aux discussions, aux permanences, aux réunions.

Crève l’argent – les prix fixes, les fourchettes de prix et autres prix dégressifs. On est contre ce que la thune fait aux rapports sociaux, et contre la richesse. Mais tant que l’argent existera, on en aura encore besoin, pour soutenir des luttes et/ou pour faire face à la répression. La thune récoltée lors d’un évènement à l’impasse ne peut pas servir de rémunération. Ici tout est prix libre, et la gratuité est monnaie courante (un vrai prix libre donc, pas celui à la mode).

La réforme, bif bof – on a envie de défendre et construire des aspirations révolutionnaires (qui remettent en question l’entiereté de la société) et que les activités qui se déroulent à l’Impasse s’inscrivent là-dedans. Ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas y faire de la boxe ou de la gravure : dans une perspective démesurée de libération, il n’y a pas de formes de lutte supérieures. Le seul problème intéressant est comment les mélanger. On a envie que les personnes et les orgas qui utilisent le lieu tendent à dépasser l’amélioration des institutions, refusent le contrôle et la prise en charge de nos vies par le système, et visent à le détruire. Sans pour autant rejeter toutes les luttes qui ont des objectifs pragmatiques d’amélioration des conditions matérielles, de solidarité, ou d’urgence.

Les fêtes – c’est cool, mais pas pour tout le monde, et pas forcément quand ça empêche la tenue des autres activités. On sait que les soirées ça rassemble, ça permet de récolter de l’argent, de lâcher un peu la pression, de se rencontrer. C’est aussi des moments plus propices à des comportements de merde, ça trashe les espaces, et ça peut mettre en péril le lieu. Il y aura des soirées à l’impasse, mais pas tout le temps. À Euforie, il y a eu une expérimentation de plusieurs mois où le lieu ne distribuait plus d’alcool. Ça a plutôt bien fonctionné. Cette fois, suite aux discussions pendant les réunions, on a décidé de laisser le choix aux collectifs qui organisent leurs évènements.

Si tout ça, ça te parle, si t’as envie d’en savoir plus ou de participer aux activités et à la vie du lieu, ou que tu veux organiser un évènement, une discussion, un atelier, on t’attend au 1, impasse Lapujade, le jeudi à partir de 17h. Le bâtiment et son fonctionnement évolueront encore au fil des réunions.

L’auto-organisation c’est dur, ça prend du temps, ça décourage parfois, mais c’est chouette d’avoir cet espace pour l’expérimenter collectivement !

Toutes les impasses ne sont pas sans issue.

Accueil tranquille/permanence les jeudis à 17h, et réunion d’organisation à 18h.
euforie@riseup.net (entre rupture et continuité)

Le texte de présentation de L’Impasse mis en page, en mode A4 recto-verso plié en deux :

PDF - 1.5 Mo
Après l’expulsion d’Euforie, c’est L’Impasse

L'Actu des Oublié.es • S IV • EP 8 • Stand Up !

Publié le 2024-02-05 22:25:05

Alors que le monde de l’automobile vit une transition à marche forcée, la dégradation des conditions de travail et l’inflation plombent la vie des ouvrièr.es qui triment dans les usines.
Dans le contexte néo-libéral où les syndicats ont parfois peine à exister, où nombre d’entre eux se comportent en partenaires du patronat, des levées de bouclier surgissent, disséminant l’espoir ténu d’un renouveau de la lutte des classes depuis l’atelier.
De Détroit à Stockholm, voyage dans les mouvements de grève qui revitalisent le syndicalisme - contre les Big Three aux Etats Unis et contre Tesla, en Suède.

Si le player ne fonctionne pas, écoutez ici !

MEDIAS
Etats Unis : Fortune, Washington Post, Jacobin
En français : A l’encontre, Contretemps, Rapports de Force, ou sur les comités grévistes autonomes, le Word Socialist Website

Suède : Associated Press, le Nordic Labour Journal
En français : Mediapart

MUSIQUE
1’22 I See Power
4’41 UAW Strike Anthem - Stand Up (Remix) (Official Music Video).mp3
14’24 Union Solidarity Rap.mp3
16’25 Fam dam dutchess x femtastic - rock with it

VISUEL Wiki Commons
Piquet de grève UAW à Belleville, Michigan, le 26 septembre 2023.
Auteur Adam Schultz.

Chili : Quelques mots, plus de deux ans après l’attentat contre la direction de l’Administration pénitentiaire

Publié le 2024-02-05 22:30:04

Informativo Anarquista / dimanche 4 février 2024

Quelques mots, plus de deux ans après l’attentat contre la direction de l’Administration pénitentiaire et treize mois après l’incarcération des compagnons anarchistes Aldo et Lucas Hernández

Ces jours-ci, la nostalgie nous assaille, la privation de l’air libre nous cerne, dans ces cellules, au réveil. Cela fait maintenant 12 mois que le GOPE [groupe des opérations spéciales des Carabineros ; NdAtt.] est arrivé, en défonçant les portes de plusieurs endroits par où nous sommes parfois passés.

Nous regrettons profondément que ces bâtards de policiers aient exposé à tant de violence ces beaux petits êtres et que les yeux de ces dernier.es aient vu leurs ignobles uniformes et leurs armes, dégainées dans le but de trouver et capturer Aldo, jusqu’ici le seul inculpé pour l’attentat à la bombe contre la Direction nationale de l’administration pénitentiaire du Chili, et Lucas, inculpé pour la possession de différentes armes et explosifs.

La police ne s’est pas préoccupée le moins du monde de violer les droits fondamentaux des enfants présent.es dans les différents endroits perquisitionnés.

Nous avons vécu les conséquences et les vicissitudes du monde carcéral, où nos convictions restent inébranlables et où nous avons encore plus envie qu’avant de voir cette société s’effondrer après un coup bien porté dans cette répugnante paix sociale. Pendant cette année, nous avons été séparés, bien que frères, et nous avons vécu des parcours pénitentiaires distincts. Aldo dans une section de haute sécurité de la prison-centre d’extermination La Gonzalina, où il est le seul prisonnier politique. Lucas a été dans différents sections de la prison-entreprise de Santiago I. Le fait d’être habitués à la rue, à l’illégalité, et la raison de notre enfermement aujourd’hui ont influencé nos façons de nous comporter et de nous positionner dans nos parcours de prisonniers, pendant lesquels on a dû faire face à différentes situations carcérales.

Nous pensons que, dans de telles situations, il est extrêmement important de défendre notre position contre la société et la prison, contre la prison et la société : contre la société carcérale.

Malgré tout, on a appris à être attentifs aux différents codes et fréquentations, ici où les lames et les poinçons parlent par eux-mêmes. Toujours dans le but que les armes visent les matons et ne soient pas utilisées entre prisonniers.

Nous continuons à garder intacte notre intégrité, nos pas illégaux ont résonné fortement dans la rue, avec l’intention d’aller toujours plus loin, sans jamais nous contenter du moindre mal ni du simple confort, nous avons rompu avec celui-ci et c’est ainsi que nous nous aventurons dans l’audace des faits.

A l’heure actuelle, ils continuent à enquêter sur nous, en essayant de trouver plus de choses encore ; ils essayeront de nous condamner aux peines les plus longues possibles, en fonction de nos différents délits ; des condamnations exemplaires comme cela s’est passé récemment avec le compagnon Francisco Solar.

Pour nous, le seul exemple est la cohérence de continuer à s’opposer à la domination, à partir de la tanière même des geôliers.

Qu’ils sachent que les idées et l’action révolutionnaire sont à l’épreuve des balles et des entraves. Tout cela est la conséquence de notre existence anarchiste et libre, nous en assumons les frais sans peur, aucun procureur ou tribunal ne nous fera ressentir du désespoir, encore moins ne nous fera plier. Ce sont eux qui nous craignent, pas le contraire.

Ce sont eux les lâches, non pas ceux/celles d’entre nous qui ont décidé de marcher avec nos mort.es à nos côtés et avec la mort qui souvent nous accompagne, dans chaque geste illégal et dans chaque action.

Des centaines de projets personnels et politiques ont été mis en pause, mais malgré cela, depuis ces cachots, nous restons clairs et disposés à continuer à contribuer à la lutte anarchiste, qui avance ferme et déterminée pour la destruction du pouvoir, de ses serviteurs et de toute l’actuelle société carcérale.

La vie est fragile, aucune ne fait exception.

Une salutation fraternelle aux différent.es compas qui font dignement face à leurs journées passées dans les différentes prisons du monde.

Feu à la prison et à ses matons !
Mort au mensonge dominant !
Avec des idées claires et aiguisées, rien n’est fini, la guerre continue.
Vive l’anarchie.

Aldo Hernández Valdés,
centre d’extermination La Gonzalina.
Lucas Hernández Valdés,
prison-entreprise Santiago I.
Prisonniers anarchistes.

Mouvement de révolte au centre de rétention (CRA) de Vincennes, évasions, répression et solidarités à l’extérieur… petit retour sur les événements de décembre 2023.

Publié le 2024-02-06 07:15:03
Màj arrestations du 31/12 : l’affaire fera vraisemblablement l’objet d’un renvoi lors de l’audience du 14 février

Le CRA de Vincennes est l’un des

25 centres de rétention administrative en France dans lesquels l’état enferme des personnes n’ayant pas les bons papiers. Ce CRA, l’un des plus grand et retenant des personnes assignées homme à la naissance, a la particularité d’héberger en son sein une école de police, ce qui permet à l‘Etat d’entraîner sa milice à de nouvelles méthodes pour bien mater tous ceux qui oseraient se révolter et pourrir la vie aux milliers de personnes qui s’y  retrouvent chaque année enfermées.
Malgré la volonté des autorités de briser toute solidarité entre retenus et avec l’extérieur en les isolant, ce mois de décembre 2023 a été marqué par un puissant mouvement de rébellion. Bien que répartis dans trois bâtiments, les retenus ont réussi à s’organiser et à résister, refusant ainsi d’attendre passivement de se faire expulser vers leur « pays d’origine », comme le voudrait l’état. Ils ont, par exemple, permis d’éviter à un retenu de se faire expulser en le cachant, ont écrit plusieurs communiqués ensemble et les ont visiblisés…

Encore plus fort, le 25 décembre au matin 11 personnes ont réussi à s’échapper de l’enceinte !! Deux jours plus tôt une première tentative coordonnée entre les enfermés s’était malheureusement soldée par un échec…
Le 26 au soir, en solidarité, des feux d’artifice ont été tirés aux abords du CRA.
Des évasions ou des tentatives d’évasion, il y en a régulièrement dans les CRA (on pense notamment aux 8 personnes qui se sont déjà fait la belle en novembre au CRA Vincennes). Et, on en profite ici pour souhaiter bonne route et bon courage aux évadé.es et aux futurs évadé.es !
L’évasion réussie du 25 décembre a particulièrement fait réagir le gouvernement dans le contexte du débat autour de la loi raciste de Darmanin. Le jour J, les médias s’emballent à partir d’une dépêche AFP forçant le préfet de Paris, Nunez, à tenir une conférence de presse au Cra de Vincennes.
Sans suprise Nuñez comme les médias nous servent sur un plateau l’habituelle rengaine raciste de l’état qui diabolise les personnes enfermées et plus généralement les personnes sans papiers.
Le chef des keufs annonce alors un renforcement du dispositif de sécurité dans le CRA et ses alentours et évoque « des tirs de mortiers contre le CRA », en les qualifiant « d’incidents venant de l’extérieur » qui s’ajoutent aux « incidents venant de l’intérieur ».
Depuis l’évasion, les flics harcèlent encore plus les retenus : les rondes se sont multipliées, les chambres sont fouillées plusieurs fois par nuit, les gens sont mis à l’isolement pour un oui ou pour un non 
    
     C’est dans ce contexte, qu’arrive le 31 décembre.
     Chaque année, des feux d’atifices sont tirés devant différents lieux d’enfermement en France en solidarité avec les personnes à l’intérieur. Cette année encore en IledeFrance, par exemple, des gens sont allé.es tirer des feux devant les prisons de la Santé, Villepinte et Fleury et devant le CRA du Mesnil Amelot.
     
    A Vincennes ce soir là, 12 personnes se font interpeller pas loin du CRA et placer en garde à vue  pour « groupement en vue de… ». Les médias indiqueront plus tard qu’un sac de feux d’artifice a été retrouvé dans une « une fourgonette fichée« . Les individu.es vont passer 48h en GAV, avant d’être déféré.es au TGI de Paris. Iels ressortiront toustes libres avec un contrôle judiciaire (incluant l’interdiction de paraître aux abords du CRA) et une convocation pour un procès qui aura lieu le 14 février 2024. On leur reproche, selon les personnes, « groupement en vue de », « identité imaginaire », « refus de signalétique » et « transport d’explosif ». 

Dès le lendemain, des médias, alimentés par les flics, s’en donnent à coeur joie, à grands renfort de sensationalisme. On entend parler d’« invidus fichés S« , de « l’ultra gauche« , « de personnes coordonnées avec les personnes enfermées en vue d’une évasion », de « matériel pour fabriquer des coktails molotov« , d’« explosifs« . Cnews ira même jusqu’à parler d’« attaque mortelle« . Bref, rien de neuf dans leur vision fantasmée, ces genslà vivent en dehors des réalités des luttes et des révoltes.

Quelques aient été les intentions des 12 personnes du 31 décembre, nous leur exprimons toute notre solidarité !

L‘Etat montre une fois de plus sa volonté de réprimer et de criminaliser aussi bien les personnes enfermées et les actes de révoltes à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Il serait impossible pour nous d’écrire ce texte sans lier ces évènements à la fascisation de la société, marquée notamment par la loi Darmanin, qui vise à rendre impossible la vie des étrangers avec ou sans papiers (cf lien texte), ou par les discours haineux visàvis d‘eux déversés tous les jours par les médias. 
Durant ces quelques jours, les médias ont une fois de plus justifié l’enfermement des personnes, en disant que ce serait toustes des délinquants, des sortants de prison, des violeurs, des multirécidivistes… Un discours également porté par le gouvernement, Darmanin expliquant que sa loi ne viserait qu’à faire un tri entre bon.nes et mauvais.es migrant.es.
Autant d’arguments de merde. Si les personnes sont enfermées dans les centres de rétention, c’est uniquement parce qu’elles sont étrangères : la majorité des personnes sont enfermées en CRA car elles ont subi un contrôle au faciès dans la rue, une gare, une station de métro et n’ont pas pu présenter « les bons » papiers; de plus en plus sont aussi envoyées en CRA à la fin de leur peine de prison – c’est la double peine – notamment car leur titre de séjour leur a été retiré, ou car l’administration pénitentière les a empêchées de le renouveller ou de faire un recours contre leur OQTF.
Elles sont enfermées car les frontières permettent de trier des personnes et de créer des divisions entre une soi disante population « nationale » qui aurait le droit de vivre sur un territoire donné et les « étrangers ». Les frontières permettent de contrôler, enfermer, créer des ennemis ou des indésirables. Si elles existent, c’est par l’existence même de la notion d‘Etat
Les frontières tuent et continueront de tuer tant qu’elles existeront.
Nous visons à la destruction de tous les CRA, toutes les frontières, tous les états, toutes les prisons et à toute forme d’autorité.
C’est la notion même d’enfermement qui nous dégoûte. Toutes les différentes formes de pouvoir veulent nous mener à une acceptation absolue de l’enfermement, même dans ses formes les plus « sociales démocratiques » : il serait justifiable a minima d’enfermer les « déviants », les « violeurs », les « multi-récidivistes »,etc
Nous refusons cette catégorisation et cette façon de décider qui serait légitime à être enfermé.e ou pas. Nous ne croyons pas en la justice punitive, nous ne croyons pas en la justice dictée par des lois, des juges, un pouvoir.
Que brûlent tous les lieux d’enfermement que ce soit des prisons, des CRA, des hôpitaux psychiatriques, des cellules de commissariats ou de palais de justice…
Continuons à montrer notre solidarité avec les gens enfermé.es, en étant en lien avec elleux, en diffusant leur parole et leurs revendications, en montrant activement notre soutien (par  des feux d’artifices à l’extérieur par exemple), en imaginant sans cesse des nouvelles formes de solidarité. Continuons à lutter contre et attaquer les frontières, partout où elles se trouvent et sous toutes leurs formes, des centres de rétention aux boîtes qui se font de la thune dessus, en passant par les bureaux de la PAF (police aux frontières)…
Soyons solidaires avec les personnes révoltées à l’intérieur comme à l’extérieur ! Et avec toustes les prisonnier.e.s !
Soyons présent.e.s massivement le 14 février au TGI de Paris en soutien aux personnes inculpées suite aux arrestations du 31 décembre, comme aux audiences devant le juge des libertés qui renouvelle la durée de détention des retenu.e.s enfermé.e.s en CRA !
Que brûlent les CRA !
Feu aux frontières, feu aux prisons !

Bah alors mon lapin, on fraude ?

Publié le 2024-02-06 07:20:05

Voici un petit guide pour frauder plus sereinement dans les transports parisiens parce que le prix du métro c’est a-bu-sé, que les transports sont presques indispensables pour se déplacer en IDF et que quelques astuces permettent de réduire pas mal le risque de croiser la sale tête des contrôleur.euses et d’éviter les amendes !



Affaire des « antifas de Budapest » : Appel solidaire – Ni prison ni extradition

Publié le 2024-02-06 07:30:08

Budapest Antifascist Solidarity Commitee / mardi 30 janvier 2024



Budapest (Hongrie) – Procès des antifas : compte-rendu de la première audience

Publié le 2024-02-06 07:35:06

Budapest Antifascist Solidarity Commitee / samedi 3 février 2024

Leipzig, début janvier : « Vous pouvez briser nos portes, mais jamais nos volontés »

Lundi 29 janvier a eu lieu la première audience du procès contre les antifascistes arrêtés à Budapest le 11 février 2023.
Comme prévu par la loi hongroise, au cours de l’audience le parquet a présenté ses requêtes de condamnation. Pour Ilaria, sous enquête pour deux agressions, avec les circonstances aggravantes d’avoir agi tout en étant à connaissance de l’existence d’une organisation criminelle et d’avoir commis un acte possiblement mortel, face à une peine maximale possible de 16 ans, le parquet a demandé une condamnation à 11 ans.
Pour Tobias et l’autre camarade allemande, accusés de faire partie d’une association de malfaiteurs, face à une peine maximale de 5 ans, le parquet a demandé des condamnations à 3 ans et 6 mois.

Selon le droit hongrois, au début du procès les inculpés doivent choisir : soit se déclarer innocents et affronter un procès normal, soit reconnaître sa propre culpabilité. Dans ce dernier cas, la peine maximale que l’inculpé peut encourir est celle demandée à cette occasion par le parquet.
Ilaria s’est déclarée innocente et, à la demande du juge d’indiquer des éléments à sa décharge, elle a fait remarquer qu’elle ne pouvait pas se défendre parce qu’on ne lui a jamais fait parvenir le dossier judiciaire traduit et elle n’a pas non plus eu accès aux vidéos et aux photos présentés par le parquet comme preuves pour la mettre en état d’accusation.
La camarade allemande, qui se trouve actuellement en Allemagne, soumise à un contrôle judiciaire, s’est déclarée innocente. Son avocat a demandé que son contrôle judiciaire soit levé, ce qui a été refusé.

Tobias a choisi de se déclarer coupable, tout en contestant la peine demandée par le parquet, c’est-à-dire trois ans et six mois à purger dans une prison de sécurité maximale. Après s’être retiré pendant quelques minutes pour évaluer la situation de Tobias, le juge a émis à son encontre une condamnation à trois ans, à purger pour les deux tiers dans une prison de sécurité maximale, en plus d’une interdiction de revenir en Hongrie pendant cinq ans après avoir purgé sa peine. Le parquet, qui considère cette condamnation comme trop légère, a fait appel de la sentence.
A ce point, le parcours judiciaire de Tobias se sépare de celui des autres inculpées et l’audience en appel pour lui aura lieu en octobre.

Il est important de souligner que, malgré l’admission par Tobias de l’existence d’une association de malfaiteurs, il y a encore de la place pour la défense des deux autres inculpées.
Pendant l’audience, les avocats défenseurs ont dit qu’ils appelleront à la barre plusieurs témoins, dont le médecin qui a rédigé les certificats médicaux des personnes agressées, dans le but de démontrer l’absence de danger de mort, et l’expert en anthropométrie consulté par le parquet, dont l’expertise est considérée par la défense comme insuffisante.
La prochaine audience pour Ilaria et la camarade allemande a été fixée pour le 24 mai.

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Mise à jour du 9 février 2024

Début du procès à Budapest

Budapest Antifascist Solidarity Commitee / jeudi 8 février 2024

Prise de position du groupe de soutien de Leipzig

Le procès de trois antifascistes a commencé le 29 janvier, devant le tribunal de la ville de Budapest. Ils/elles sont accusé.es d’avoir participé à des affrontements dans le contexte du « Jour de l’honneur ».

A l’occasion de l’audience préliminaire de ce jour, la « possibilité » a été donnée aux inculpé.es d’accepter les chefs d’inculpation et d’obtenir ainsi une procédure accélérée.

Cela a été accepté par une personne.

Nous avons déjà abordé à plusieurs reprises les conditions de détention inhumaines dans les taules hongroises. Les récits de la camarade italienne nous laissent entrevoir à quel point la situation doit être terrible aussi pour l’autre détenu. En dehors de cela, on arrive, après des mois d’impuissance, à obtenir un peu de capacité d’action politique. Nous pouvons donc comprendre humainement cette décision.

Néanmoins, nous ne voulons pas taire le fait que nous considérons ce choix comme erroné d’un point de vue politique. Les conséquences pour lui et pour les deux autres inculpées sont imprévisibles pour le moment et nous pensons que rentrer dans une coopération avec le parquet ne doit jamais être une option.

Le fait qu’il ait décidé de suivre cette voie témoigne d’autant plus de la manière dont l’appareil judiciaire hongrois travaille et essaye de nous briser.

Nous continuons à nous montrer solidaires des accusé.es et nous souhaitons également beaucoup de force sur leur chemin à tou.tes les antifas qui sont recherché.es. Où que vous soyez, nous sommes toujours avec vous !

FreeAllAntifas 

Complément : nous attirons ici l’attention sur le fait que l’accusé [qui a accepté de se déclarer culpable ; NdAtt.] ne s’est pas excusé de ses actions devant le tribunal, comme le prétend une partie des médias allemands ! Cette allégation a été reprise sans esprit critique des journaux hongrois !

Berlin (Allemagne) : petite visite dominicale au syndicat des flics

Publié le 2024-02-06 07:40:05

Lundi 5 février à Berlin, le porte-parole du syndicat allemand de la police a tenu à faire sortir directement l’info, puisqu’il paraît qu’on est jamais aussi bien servi que par soi-même : au cours du week-end, « des inconnus se sont introduits dans les locaux du GdP (Gewerkschaft der Polizei) et ont laissé derrière eux de gros dégâts. Deux véhicules ont été enduits de peinture rouge, les vitres ont été brisées et de la mousse anti-incendie a été pulvérisée à l’intérieur. »

Encore tout ému par cette « attaque extrémiste » qui s’est produite au siège du syndicat dans le quartier de Schöneberg avant d’être découverte lundi matin vers 10h, il n’a pas réussi à retenir son petit couplet larmoyant : « nous sommes toujours prêts à discuter et à échanger des arguments dans un cadre démocratique. Ceux qui détruisent des véhicules et laissent des inscriptions inhumaines prouvent qu’ils veulent se soustraire à cet espace et qu’ils ne sont pas prêts au dialogue. »

Apparemment, le ACAB et le A cerclé tracés à la bombe de peinture sur une des voitures endommagée, et « le racisme tue » laissé sur la seconde lui ont fort déplu.  D’autant que ce n’est pas la première fois, puisque les bureaux du plus grand syndicat allemand de policiers ont été attaqués à plusieurs reprises ces dernières années dans différentes villes. Ce qui, avouons-le, reste plutôt fair play, quand on pense au nombre d’humiliations, de tabassages ou d’assassinats démocratiques commis chaque année par la police.

[Synthèse de la presse allemande, 5 février 2024]

Le gigantisme éolien - Discussion 11 Février 14h30

Publié le 2024-02-06 14:40:08
L’ENS de Lyon est par­te­naire de plu­sieurs uni­ver­si­tés israé­lien­nes com­pli­ces du géno­ci­de : Urgence Palestine Lyon, l’asso­cia­tion NIDAL et plu­sieurs syn­di­cats et col­lec­tifs étudiants de l’ENS lan­cent une action en jus­tice.

Toronto (Canada) : si un raton laveur peut le faire…

Publié le 2024-02-06 14:45:09

Un raton laveur plonge une partie de Toronto dans l’obscurité
The Guardian (Londres), 2 février 2024 (extrait traduit)

Un raton laveur solitaire de Toronto a réussi à couper l’électricité à près de 7 000 personnes dans le centre-ville jeudi soir, mettant en évidence la coexistence difficile entre les habitants du plus grand centre urbain du Canada et les « pandas poubelles » qui sèment la discorde.

Hydro One, la compagnie d’électricité de l’Ontario, a déclaré qu’un raton laveur était « entré en contact avec l’équipement » d’une station électrique du centre-ville dans la nuit de jeudi à vendredi, plongeant des pans entiers de la ville dans l’obscurité. La panne d’électricité a également interrompu temporairement le service sur une ligne clé du métro et coupé l’eau. Les pompiers de Toronto ont déclaré que la panne de courant avait également laissé des résidents coincés dans les ascenseurs.

La panne a commencé vers 19 h 40, mais n’a été totalement résolue que trois heures plus tard, vers 22 h 20, selon Toronto Hydro.

1er février 2024 : la carte des quartiers du centre de Toronto, plongés dans le noir grâce au raton laveur solitaire

Ces dernières années, Toronto a déclaré la guerre à ces mammifères rusés, avant d’accepter la défaite à contrecœur peu de temps après. La nature apparemment infatigable des ratons laveurs, qui prospèrent au milieu du chaos des tâches urbaines, leur a valu l’affection de la moitié des habitants de la ville, qui ont demandé qu’il devienne la mascotte officielle de Toronto. L’autre moitié des habitants, selon un sondage, souhaite qu’ils soient euthanasiés.

Un jour après avoir plongé la ville dans l’obscurité, on ne sait pas non plus si le raton laveur, dont la mort n’a toujours pas été confirmée, aura droit à une veillée à la bougie sur le trottoir, une procédure non autorisée par la ville pour pleurer les animaux décédés.

Carapatage #63 – Quelques brèves (17/01/2024)

Publié le 2024-02-07 07:30:05

QUELQUES BRÈVES

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Podcast

Cette fois, pas de thématique, mais simplement un retour sur l’actu au travers de quelques brèves et une rediffusion : le dixième épisode de Carapatage, sur la coopération internationale dans le secteur carcéral.

Berlin (Allemagne) : Rummelsburger Buch – Une pelleteuse incendiée !

Publié le 2024-02-07 07:35:03

de.indymedia.org / mardi 6 février 2024

La Rummelsburger Buch [« crique de Rummelsburg », là où la rivière Spree s’élargit jusqu’à former un petit lac, dans l’est de Berlin ; NdAtt.] : là où avant il y avait un terrain occupé par des sans-abris, un hôtel de luxe avec un énorme aquarium marin doit maintenant sortir de terre. Ce qui a commencé en 2021, avec l’expulsion du camp des sans-abris, finit avec la construction d’un nouveau quartier résidentiel pour la classe supérieure. Pendant que le maître d’ouvrage cherche encore une entreprise pour construire l’hôtel, pendant que le sénat du Land de Berlin et les politiciens locaux parlent autorisations, délais et bureaucratie habituelle, nous suivons notre chemin pour les mettre hors d’état de nuire.

En quelques mots : il suffit d’un litre et demi d’essence et d’un dispositif simple pour allumer l’incendie comme prévu.

Une salutation complice aux « oiseaux enragés » de Düsseldorf.
Pour la liberté de tou.tes les compas anarchistes qui se trouvent dans les oubliettes du capitalisme à cause de leurs idées et de leurs actes.
Pour plus d’actions révolutionnaires et de sabotages !
« Switch-Off », ici et partout – dans la nuit du 26 janvier 2024.

Berlin (Allemagne) : Des informations sur l’action contre une voiture du corps diplomatique grec

Publié le 2024-02-07 07:40:03

Kontrapolis / mardi 6 février 2024

Le 30 janvier, nous avons déposé un engin incendiaire sous une voiture avec la plaque d’immatriculation de la représentation diplomatique de la Grèce en Allemagne. L’action a eu lieu dans le faubourg de Rosenthal, à Berlin.

L’action n’était pas dirigée contre une personne en particulier, mais contre les relations entre deux États racistes et assassins et leurs responsables. Une voiture diplomatique en feu est, une fois de plus, le vecteur des messages internationaux entre les opprimé.es et en même temps un avertissement pour ceux qui veulent dominer le monde…

…que nous n’avons pas oublié le meurtre, par les garde-côtes grecs et par Frontex, de centaines de personnes devant la côte de Pýlos*, en juin de l’année dernière.
…que nous n’avons pas oublié les actes de violence racistes et meurtrières de la police contre des jeunes Roms, en Grèce.
…que nous ne restons pas sans rien faire, face à la persécution des anarchistes et des individus qui combattent le pouvoir et l’exploitation.

Même en 2024, à une époque où l’indifférence face aux massacres quotidiens a largement progressé, nous, les anarchistes, continuons à tendre la main aux migrant.es. Nous voulons rappeler une fois de plus que les migrations massives trouvent leur origine dans ce système et que ceux qui essayent de les contrôler sont les mêmes qui vivent de notre force de travail et de nos ressources. Les milliers de meurtres aux frontières sont les meurtres de nos frères et sœurs. Les victimes des pogroms et des assassinats à venir, dans cette Union européenne toujours plus ouvertement raciste vivent parmi nous, côte à côte avec nous.

En souvenir d’Oury Jalloh, qui a été attaché, tout en présentant des fractures, et brûlé vif dans une cellule de garde à vue, le 7 janvier d’il y a 19 ans.

Signé : Anarchistes

P.-S : pour la libération immédiate de Nikos Maziotis et en solidarité avec Pola Roupa !

 

* Note d’Attaque : dans la nuit du 13 au 14 juin 2023, un bateau avec quelques 750 migrant.es a chaviré, sous les yeux des garde-côtes, et plusieurs centaines de personnes sont mortes.

PRiSON DE LA SANTÉ, Y’EN A RAS LE BOL DES VOISINS VIGILANT

Publié le 2024-02-07T15:38:08+01:00
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Affiche 1 (1)

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Affiche 2 – accents tract

tract A5

C’est un marronnier, un sujet qui revient chaque saison. On ne parle pas que des soldes et de la rentrée des classes, des chiffres du chômage, de la délinquance et de la surpopulation carcérale. On parle de ce que des voisin-es de la prison parisienne de la Santé appellent des « nuisances » qu’iels« subissent ».Pour ces habitants du chic 14e arrondissement, entendre les prisonnier.e.s, les voir depuis leurs fenêtres, torse nu à 40° en été derrière leur barreaux, et même que des proches leur rendent visite, c’est trop. Constitués en association, ces auxiliaires de l’administration pénitentiaire demandent l’installation de bâches sur l’école maternelle, voudraient des rideaux homogènes et que les objets accrochés aux barreaux soient interdits. Il faudrait cacher joliment les prisonnier.e.s quitte à ce que ces dernier.e.s n’aient comme horizon que les quatre murs de leur cellule.

Heureusement, presque chaque jour, chaque soir, des gens viennent saluer leurs potes enfermé.e.s, crier ou faire un feu d’artifice. Mais aussi discuter,s’embrouiller avec les matons pour un regard ou un retard après leur journée en semi-« liberté » avant de retourner au placard.

Keufs, matons et voisins, unis contre les « projections »…

Des colis sont envoyés par dessus les murs, souvent des téléphones pour communiquer avec l’extérieur, du haschich, de la bouffe, de l’alcool. Tout cela coûte cher, est difficile à se procurer ou interdit, les prisonnier.e.s se les font donc envoyer. Ça fait bien chier l’administration pénitentiaire et les matons qui voudraient avoir le monopole sur tout ce qui rentre et sort, pour protéger leur business et leur sécurité.

Les voisins viennent aider les matons en demandant depuis des années l’installation d’un filet pour bloquer les colis (projet rejeté pour l’instant, cheh ! ). Ils vont aussi demander dans la presse qu’il y ait plus de patrouilles de police qui passent pour arrêter les lanceurs. D’ailleurs la préfecture de police se targue d’avoir arrêté 141 personnes en 2023. On souhaite bonne chance aux prochain-es et bon vent à tou-tes celleux qui se sont pas fait-es toper !l

+ de prisons, + éloignées, + de prisonnier-es…

Pour pouvoir continuer à enfermer encore plus, alors qu’il y a de plus en plus de personnes entassées dans les taules, l’État ne cesse de proposer de nouveaux plans de constructions de prisons. Afin de les éloigner de la vue des « bons citoyens » l’administration pénitentiaire choisit de construire les nouvelles prisons en dehors des villes.

Pour les proches de prisonnier.e.s, cet éloignement des prisons de la ville et donc de ses transports en commun rend encore plus difficile l’accès au parloir. Dans certaines situations, les proches doivent même trouver un hébergement sur place car un aller-retour dans la journée n’est pas envisageable. En plus,un retard au parloir signifie pas de parloir ! Heureusement des solidarités existent et des proches s’auto-organisent.

Le but de la prison étant d’isoler les prisonnier.e.s du reste de la société, moins il y a de contacts possibles avec l’extérieur, moins les gens sont au courant de comment ça se passe à l’intérieur et mieux le système se porte. D’ailleurs samedi 20 janvier 2024 un détenu a été retrouvé pendu dans sa cellule de la Santé. Ça fout la rage pour lui et pour tout-es les autres. Briser cet isolement, c’est attaquer le système violent et mortifère de la prison.

Ugo Boscain y’a pas pire comme voisin

Si comme Ugo Boscain, président de l’association des riverains de la Santé, ou sa prédécesseuse Anne-Laure Peugeot :

Vous voulez un quartier sans encombres dans lequel la prison est cachée derrière des arbres ou des jeux pour enfants ;Vous acceptez la prison si elle est silencieuse, sans échanges avec l’extérieur ;

Sachez que ça n’arrivera jamais !

Tant qu’il existera des lieux d’enfermement,il y aura du bruit, des liens qui dépassent les quatres murs et des gens qui se révoltent !Solidarité avec les luttes de prisonnier-e-s et des proches.

Vive la révolte contre l’enfermement

LIBERTÉ POUR TOU-TE-S

Atlanta (USA) : Onze filiales de Truist sabotées en solidarité avec la lutte contre le Mountain Valley Pipeline

Publié le 2024-02-08 07:15:05

Scenes from the Atlanta Forest / mardi 6 février 2024

Le soir du 1er février, avec une attaque coordonnée, un petit groupe d’ami.es a saboté onze distributeurs de billets et agences de la banque Truist, à travers Atlanta. Les secteurs pris pour cible comprennent Buckhead, Midtown, Decatur, East Atlanta et Gresham Park. Cela a été assez simple. Nous avons recouvert des cartes-cadeau avec de la super glu et les avons coincées dans les fentes pour cartes, nous avons recouvert des cure-dents avec de la super glu et les avons cassés dans les serrures des portes. Nous avons laissé des autocollants sur les écrans des DAB (et sur leurs caméras), pour expliquer notre intention, et nous avons laissé quelques décorations et messages avec de la peinture pour gravures. On a eu la confirmation que le lendemain plusieurs agences travaillaient à capacité réduite.

Nous avons mené cette action en solidarité avec les personnes qui luttent contre la construction du gazoduc Mountain Valley Pipeline, en Virginie, Virginie Occidentale et Caroline du Nord. Nous admirons leur engagement dans la lutte et leur contribution à la poursuite d’une riche histoire de résistance dans la région des monts Appalaches. Nous pensons également que toutes les voies de résistance « acceptables » ont été épuisées. Non pas qu’elles ne devraient pas continuer à avoir lieu, mais nous considérons l’action directe comme notre principal espoir d’avancer. Personne ne viendra nous sauver, peu importe à qui, combien de fois et de quelle manière nous le demandons. Si nous devons tomber pour quelque chose, cela devrait être en luttant pour tout ce que nous considérons sacré. Cela devrait être dans le but d’affirmer et répandre l’existence d’un monde meilleur, qui est déjà ici.

La banque Truist a versé 86,7 millions de dollars au projet du Mountain Valley Pipeline et a aussi versé des fonds à la Fondation de la police d’Atlanta et a des liens avec elle – donc avec la Cop City. Nous avons choisi des zones aisées, qui ont été gentrifiées ou qui commencent à l’être. L’agence de Gresham Park est située à trois minutes de distance du chantier de construction de la Cop City. Il s’agit précisément de la communauté que ce projet menace de mettre en danger.

Nous espérons que notre message à Truist soit complètement clair : quand vous essayez de tirer profit de la destruction de notre terre et des vies des gens, attendez-vous à de la résistance.

Le texte de l’autocollant :
LE DAB EST CASSÉ ? BLÂMEZ TRUIST
La banque Truist finance et la Cop City, à Atlanta, et le Mountain Valley Pipeline (MVP), dans la région des monts Appalaches.
La Cop City est le projet de construction, à Atlanta, de l’un des plus grands centres d’entraînement pour la police aux États-Unis, en coupant une énorme forêt urbaine, dans un quartier (Gresham Park) à majorité noire et populaire. Cela renforcerait la militarisation des forces de police, qui mettent déjà en danger ces communautés, tout en exposant ces-dernières à un risque accru d’inondations, à la pollution de l’eau et à une vulnérabilité environnementale.
Le MVP est la tentative de construire une pipeline pour gaz de schiste long de 115 km, tout droit à travers certaines des forêts les plus vulnérables des monts Appalaches, des cours d’eau et des cimes de montagnes. Cela met des communautés pauvres, rurales et privées de services, directement en péril de subir les explosions dues aux fuites, ainsi qu’une catastrophe environnementale.
STOP COP CITY
MAUDIT SOIT LE PIPELINE

Carapatage#64 – La prison de la Santé (07.02.24)

Publié le 2024-02-09 08:35:07

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Lien vers le podcast

Une émission sur le centre pénitentiaire de la Santé qui a ouvert en 1867 dans le 14e arrondissement de Paris au 42 rue de la Santé. C’est une prison assez « mythique » pour ce qu’elle représente dans l’histoire des prisons. On revient sur l’époque de sa construction où elle était jugée comme très moderne étant notamment une des premières prisons de type cellulaire. Aujourd’hui c’est la dernière prison qui reste dans Paris intra-muros et on verra que ça ne plaît pas à tout le monde. On revient aussi sur ses travaux de réhabilitation entre 2014 et 2019 lors desquels seul le centre de semi-liberté est resté ouvert.

Sommaire :

Playlist

Ressources

Gênes (Italie) : Procès en appel pour l’opération Diamante

Publié le 2024-02-09 08:40:09

La Nemesi / samedi 3 février 2024

Le 14 février aura lieu l’audience en appel du procès contre le compagnon anarchiste Gianluca, arrêté en mars 2022 et qui se trouve encore aux arrestations domiciliaires avec toutes les restrictions.

Le procès de premier degré est terminé le 5 juillet 2023, avec l’acquittement pour la compagnonne inculpée dans la même affaire et la condamnation de Gianluca à quatre ans et six mois de prison (plus 15 000 euros d’amende), pour « possession illégale d’explosifs » (art. 1 et 2 de la loi 895/67) et « tentative d’infraction » (art. 56 du code pénal).

Solidarité avec les compagnons emprisonnés et sous enquête !

Présence solidaire mercredi 14 février à 8h30, devant le tribunal de Gênes, piazza Portoria

[…]

*****

Quelques considérations à partir du procès contre Gianluca et Evelin

Le 16 mars 2022, les anarchistes Gianluca et Evelin ont été arrêtés sur demande de la Direction anti-mafia et antiterrorisme du district de Gênes, suite à l’enquête Diamante, menée en commun par le ROS [le groupement qui s’occupe de criminalité organisée et de terrorisme ; NdAtt.] des Carabinieri et par la DIGOS [la police politique ; NdAtt.] de la police nationale. Le compagnon et la compagnonne ont été accusés de possession illégale d’explosifs (art. 1 et 2 de la loi 895/67), de tentative d’infraction (art. 56 du code pénal), de fabrication d’explosif dans le but de porter atteinte à la sécurité publique (art. 435 du c. p.), le tout avec la circonstance aggravante de la finalité de terrorisme ou de subversion de l’ordre démocratique (art. 270 bis, alinéa 1 du c. p.). Le juge d’instruction a validé les arrestations pour tous les délits dont on les accusait, sauf pour la circonstance aggravante de la finalité de terrorisme. Fin mars, les compagnons ont été transférés aux arrestations domiciliaires avec toutes les restrictions et, suite à l’audience du juge des libertés du 6 avril, Evelin a été libérée, tandis que Gianluca a eu la confirmation des arrestations domiciliaires avec toutes les restrictions.

Le procès en première instance commence le 16 mai 2023 et finit le 5 juillet, avec la sentence. Evelin est acquittée et Gianluca est condamné à quatre ans et six mois de prison, plus 15 000 euros d’amende (les requêtes du procureur étaient de cinq ans et six mois de prison, plus 15 000 euros d’amende, pour Evelin et de neuf ans et six mois, plus 30 000 euros d’amende, pour Gianluca). Le procès en appel est fixé pour le 14 février, au tribunal de Gênes.

L’enquête a commencé avec la découverte, en juin 2021, de matériel explosif et électrique et d’autres dispositifs, dans un bois en Ligurie. On peut lire dans le dossier que tout cela est découvert par un homme, qui témoignera ensuite lors du procès, qui déclare avoir été à la recherche de drogues. Cette personne, accompagnée par un ami, s’est rendue chez les carabiniers pour dénoncer sa découverte. Les deux ont collaboré, en fournissant des indications et des descriptions aux forces de l’ordre ; ils font l’objet de soupçons, sont mis sous écoute et filés par ces mêmes carabiniers et enfin mis hors de cause. A la suite de cette découverte, les forces répressives installent des pièges photographiques dans ce secteur. A une occasion, une figure masculine est photographiée par derrière, à proximité du lieu, une personne que le ROS et la DIGOS de Gênes déclarent reconnaître et identifient. Les recherches de comparaisons d’ADN avec les échantillons présents dans la base de donnée du RIS [la « police scientifique » des Carabinieri ; NdAtt.] n’a pas donné de résultats, parce que sur les objets retrouvés il n’y a pas de traces d’ADN en mesure d’identifier une personne précise. Dans la même période, les forces de l’ordre mettent en place des écoutes téléphoniques et des filatures aussi à l’encontre de deux compagnons qui fréquentent les deux inculpés, ainsi qu’un « prélèvement » discret d’ADN sur des verres utilisés dans un bar lors d’une visite des inculpés à l’un de ces compagnons.

Cette procédure – que le ROS et la DIGOS avaient, au début, accompagné avec une autre enquête, appelée Tenaglia, qui portait notamment sur des attaques incendiaires contre des antennes-relais de téléphonie mobile ayant eu lieu dans les environs de Gênes – s’insère dans une plus large offensive menée par les forces répressives de l’État contre les anarchistes et les révolutionnaires.

Sans rentrer davantage dans les aspects de l’enquête et du procès qui a suivi (pour plus de détails et de réflexions, notamment sur l’enquête, nous vous invitons à lire le texte « Vous nous trouverez à notre place, car nous ne saurions être à la votre. A propos de l’enquête Diamante »), nous tenons toutefois à en souligner quelques-uns, relatifs aux liens avec d’autres affaires et surtout avec la réalité sociale d’aujourd’hui. Avant tout, la volonté de définir la solidarité entre compagnons anarchistes comme un « élément » à utiliser pour déterminer leur condamnation. Dans le dossier de l’enquête, l’accent est mis en particulier sur l’interruption du réquisitoire du procureur lors de la première instance du procès Scripta Manent, le 11 février 2019, dans la salle bunkerisée de la prison des Vallette, à Turin. A la suite de cette épisode, des condamnations jusqu’à un an ont été émises contre Gianluca, Evelin et cinq autres compagnons, tandis qu’environs soixante compagnons et compagnonnes ont tous reçu des interdictions de paraître à Turin, pour des durées allant de un an à trois ans. En plus de cette procédure judiciaire, les enquêteurs décrivent comme circonstance aggravante supplémentaire pour Gianluca l’opération Sibilla (de 2021), œuvre du parquet de Pérouse et du ROS des carabiniers, avec la coordination de la Direction nationale anti-mafia et antiterrorisme (qui a intégré dans celle-ci une enquête précédente, et plus vaste, menée à Milan dans les années 2016-2019). Cette opération visait en particulier le journal anarchiste Vetriolo, qui a largement traité de théorie anarchiste, en particulier de ses aspects relatifs à la perspective révolutionnaire. Cette procédure judiciaire, dont l’instruction n’a même pas encore atteint son terme, provoque des conséquences qui persistent aujourd’hui encore : avec la sentence en appel du procès Scripta Manent et les ordonnances qui ont suivi, de la part du tribunal d’application des peines de Rome et de la cour de cassation, elle a été utilisée comme justification du transfert d’Alfredo Cospito au régime 41-bis.

Un deuxième aspect significatif que nous tenons à souligner et qui ressort du dossier de l’enquête est l’utilisation – de la part du RIS de Parme et plus en général du ROS – de termes et interprétations typiques de la formation militaire propre aux forces de l’OTAN. Évidemment, des « opérateurs » de cette organisation militaire ont eu le temps, entre deux bombardements sur la tête de civils, d’écrire de la « littérature » sur la classification, la nomenclature à utiliser pour définir les différentes typologies d’engins « improvisés », en éclairant les forces de police judiciaire en particulier sur la définition des ainsi dits Improvised Explosive Devices (IED). Nous n’en faisons certainement pas tout un plat, mais cet aspect est significatif dans le but de dégager les « dynamiques » des forces répressives dans ce pays. Si nous avons défini comme des politiques de guerre celle qui ont été menées contre la classe opprimée – nous parlons des manœuvres économiques des derniers gouvernements, de la vie chère, des morts au travail, dans les prisons, en mer, dont l’État est le responsable – ces mêmes politiques, qui se profilent comme des directives précises aussi sur le terrain répressif, sur le « front interne », trouvent leur réalisation aussi dans l’activité des appareils « antiterrorisme ».

Les événements récents en Palestine et en Moyen-Orient témoignent de la sempiternelle, féroce volonté de guerre et de massacres propre aux États et au capital. La politique internationale, les mesures anti-prolétaires mises en place sans interruptions par les gouvernements n’ont rien à voir avec la morale et l’éthique. Notre lutte, en revanche, dans sa continuelle exigence de cohérence entre les moyens employés et les fins à poursuivre, exprime une tension éthique irrépressible. Ce qui nous pousse est le désir d’une liberté intégrale pour chaque opprimé, d’une dignité que l’État et le capital sont en train de détruire. Face à cette lutte, face à l’initiative des révolutionnaires, l’État serre les rangs et poursuit son œuvre. Voilà donc les mesures exemplaires et les lois « spéciales », habituellement appelées en temps de paix face aux possibles troubles et poursuivies de manière obsessionnelle en temps de guerre, quand les radicales contradictions de l’organisme étatique deviennent plus évidentes.

La solidarité révolutionnaire et le développement d’une perspective internationaliste contre tout État et toutes les guerres des patrons restent donc pour nous d’une importance fondamentale pour affronter la réalité sociale d’aujourd’hui. C’est donc dans cette optique, c’est-à-dire dans la continuité de la lutte, que nous trouvons et réaffirmons le sens profond de la solidarité avec les compagnons emprisonnés et sous enquête.

Brême (Allemagne) : Switch Off Tren Maya / Disrupt Deutsche Bahn

Publié le 2024-02-09 08:45:04

de.indymedia.org / mardi 6 février 2024

La nuit dernière, nous avions rendez-vous pour aller mettre le feu à deux véhicule de la Deutsche Bahn [la SNCF allemande ; NdAtt.], avec des engins incendiaires. Cette entreprise n’est pas seulement synonyme de liaisons ferroviaires chères et d’infrastructures en piteux état, mais elle est aussi profondément impliquée dans l’industrie de l’armement, dans l’exploitation et dans le néocolonialisme. Concrètement, nous avons attaqué la DB pour rendre visibles les luttes contre le Tren Maya, au Mexique.

Nous allumons des feux rebelles pour les indigènes du Chiapas, de la Comunidad Indígena Otomí, du Tabasco, du Campeche, du Yucatan et du Quintana Roo. Nous disons : « Compañer@s ! Vous n’êtes pas seul.es, votre résistance est avec nous ! ».

Dans le cadre de l’énorme projet d’infrastructure Tren Maya, deux lignes ferroviaires ont été construites à travers la jungle mexicaine, avec pour objectif principal de porter le tourisme de masse dans des provinces caractérisées comme indigènes. La Deutsche Bahn, qui d’habitude fait des efforts pour apparaître verte/durable, fait partie du projet et gagne de l’argent de la destruction de la forêt primaire mexicaine, en coopération avec des entreprises d’armements, l’armée mexicaine et les États-Unis.

En plus du tourisme de masse, le Tren Maya sert aussi la lutte contre-insurrectionnelle et le contrôle des migrations. L’armée mexicaine est chargée d’en gérer et d’en défendre les tronçons. La présence militaire est dirigée contre la résistance indigène et en faveur de la lutte étatique contre les migrant.es d’Amérique centrale ou méridionale ou des Caraïbes. Car cette région est l’un des plus grands corridor de migrations au monde. Il n’est donc pas surprenant que ce projet ait été précédé de discussion amicales entre le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador et le président américain de l’époque Donald Trump. Par conséquent, le Tren Maya sert également les intérêts géopolitiques des États-Unis et leur politique migratoire.

Le Tren Maya a été vendu comme une infrastructure de progrès et imposé par la force, contre toutes les résistances des personnes directement touchées. Des écosystèmes intacts et des communautés auto-organisées, le plus souvent indigènes, doivent être remplacées par le tourisme, des complexes hôteliers, des usines, des parcs éoliens et des monocultures. Les expropriations et les expulsions en cours équivalent à transformer le vivant en marchandise et à militariser durablement des territoires. Nous nous en fichions de votre progrès vert et d’un monde orienté vers le profit. Le Tren Maya et par conséquent les conditions dominantes sont à détruire durablement. Nous nous souvenons du soulèvement zapatiste de l’EZLN, en janvier 1994.

Nous-mêmes commençons la nouvelle année de manière militante et nous nous réjouissons à l’avance de nombreuses nuits chaudes.

Autonome Gruppen
[groupes autonomes]

Nous regrettons que lors des deux incendies des véhicules non visés aient brûlé aussi. Nous avons pris en compte beaucoup de choses, mais sous-estimé le vent de cette nuit.

Un espace d'organisation contre toutes les guerres !

Publié le 2024-02-09 15:55:06

Prochains rdv les mercredis 14 et mercredi 28 février.
A l’impasse. 1, impasse lapujade (Bonnefoy, toulouse)



Voici le tract d’invitation pour les prochains moments de rencontre. Ces rendez vous ont déjà eu lieu 3 fois depuis début janvier mais c’est complètement ouvert et rejoignable !

et le pdf :

PDF - 848.6 ko

Trois-Bassins (La Réunion) : feue l’armoire de fibre optique

Publié le 2024-02-09 16:00:10

Trois-Bassins : incendie d’une armoire de raccordement à la fibre
L’info.re, 6 février 2024

Dans la nuit de samedi à dimanche, un incendie à ravagé une armoire de raccordement à la fibre optique rue Gabriel Mareuil à Trois-Bassins. 200 habitants sont privés de connexion Internet.

En attendant les réparations, les usagers doivent trouver une solution auprès de leur opérateur indique la ville… sur Facebook.

Essert (T. de Belfort) : la pelleteuse ne passera pas l’hiver

Publié le 2024-02-09 16:05:08

Une pelle mécanique incendiée le long du canal de la Haute-Saône
Est Républicain, 6 février 2024

Une pelle mécanique a été détruite par un incendie volontaire au bout de la rue Albert-Raspiller à Essert, dans la nuit de lundi à mardi. L’engin était garé dans un enclos, à proximité des travaux de renforcement d’une des berges du canal de la Haute-Saône.

Le feu a été allumé dans la cabine et a rapidement détruit les commandes et les flexibles de commande du bras, rendant l’engin inutilisable. Dès l’alerte donnée, une équipe de pompiers de Belfort-Sud a déployé une grosse lance pour maîtriser le brasier.

Nanterre (Hauts-de-Seine) : l’Etat se venge de l’incendie de son sanctuaire

Publié le 2024-02-09 16:10:06

Emeutes après la mort de Nahel : un jeune de 19 ans condamné à deux ans de prison ferme pour l’incendie du tribunal d’Asnières
France Info/Le Figaro, 8 février 2024

Le parquet avait requis une « punition ». Le tribunal de Nanterre a condamné, dans la nuit du mercredi 7 au jeudi 8 février, un jeune de 19 ans à deux ans d’emprisonnement ferme pour avoir incendié le tribunal d’Asnières (Hauts-de-Seine) lors d’une nuit d’émeutes après la mort de Nahel, fin juin 2023. Le jeune majeur a écopé de cinq ans d’emprisonnement, dont trois assortis d’un sursis probatoire avec obligation de travailler et de suivre un stage de citoyenneté. Ses deux coprévenus, tous deux âgés de 20 ans, ont été relaxés.

Quelques heures plus tôt, le ministère public avait requis jusqu’à cinq ans de prison ferme contre les trois jeunes. « Que faut-il à cette jeunesse pour qu’elle comprenne qu’il y a des sanctuaires ? », s’était-il interrogé. Selon l’avocate de l’agent judiciaire de l’État, les dégâts causés se chiffrent «à des millions d’euros». Depuis les faits, les activités du tribunal de proximité ont été délocalisées à Colombes pour une durée prévisionnelle de quatre ans.

Le tribunal attaqué aux cocktails Molotov

Peu avant 2 heures du matin dans la nuit du 28 au 29 juin, au lendemain de la mort de Nahel tué par un policier à Nanterre, le tribunal de proximité d’Asnières avait été attaqué par plusieurs individus, selon les images de vidéosurveillance versées au dossier. Ses vitres avaient été brisées et des cocktails Molotov lancés sur le bâtiment. Le feu avait pris rapidement et dévasté l’intégralité du rez-de-chaussée du tribunal, sans se propager aux trois étages.

Au cours de l’audience, qui a duré plus de trois heures, les débats ont notamment porté sur les nombreux scellés et traces d’ADN qui, selon le parquet, prouvent l’implication des trois jeunes hommes. Pour le ministère public, ces indices biologiques sont sans équivoque. Pour la défense, au contraire, le « travail d’enquête n’a pas été fait ».


Quand traces d’ADN ou empreintes digitales ne sont pas suffisantes…
Deux ans de prison ferme pour avoir incendié le tribunal d’Asnières pendant les émeutes
Le Parisien, 8 février 2024 (extrait)

… Seul Abdoullah H., 18 ans, reconnaît être descendu dans la rue, au milieu des émeutiers, sans toutefois avoir tenté de mettre le feu au tribunal. Difficile pour lui de prétendre le contraire : son sang a été retrouvé sur des débris de verre à deux pas des lieux. « J’ai mis quatre coups de pied dans une vitre à l’extérieur du tribunal et ma jambe est passée au travers, admet-il depuis le box sécurisé. Mais jamais je n’ai mis le feu au tribunal, je n’y ai même pas mis un pied. Après m’être blessé, je suis direct rentré chez moi. »

En clair, selon leur version, aucun des prévenus ne figurait parmi le groupe d’une vingtaine de personnes qui, dans la nuit du 27 au 28 juin, avait déjà brisé une des vitres de la porte d’entrée avant de s’en prendre une première fois au tribunal de proximité. Et la nuit suivante, ils n’étaient pas non plus au sein de la petite bande qui, peu avant 2 heures du matin, avait embrasé l’enceinte après y avoir jeté deux cocktails Molotov.

Chris A., 20 ans, est bien allé rôder près du tribunal, mais après l’incendie et uniquement dans un rôle de spectateur. « Tout le monde était dans la rue, rembobine-t-il. Alors moi aussi, j’ai fini par descendre. J’ai même filmé l’incendie avec mon téléphone. » Son ADN, pourtant, a bien été prélevé par les policiers sur un papier, sorte d’essuie-tout qui aurait servi à constituer la mèche d’un des engins incendiaires. « Les poubelles avaient été renversées, se défend l’intéressé. Des déchets, il y en avait plein par terre. Quelqu’un a pu ramasser le mouchoir et s’en servir. »

Même axe de défense pour Tristan K., 20 ans, dont une trace papillaire a été prélevée sur le bouchon d’une bouteille d’eau en plastique d’où, selon les policiers, émanait une odeur d’hydrocarbure. « Cette bouteille, elle sort certainement de chez moi et j’ai dû boire dedans, concède-t-il. Mais je suis incapable de vous dire comment cette bouteille s’est retrouvée dans l’enceinte du tribunal. D’ailleurs, ça ne m’aurait servi à rien de mettre le feu à ce tribunal, ça n’aurait pas fait revenir Nahel. Je le répète, ce soir-là, je suis resté chez moi. »

« Dans ce dossier, un tas de déchets a été ramassé, puis analysé jusqu’à ce que des traces ADN soient isolées, regrette son avocate, Me Emma Lesigne. Au total, cinq profils ont été identifiés et cinq personnes ont été placées en garde à vue. Deux n’ont finalement pas été inquiétés parce que leur profil ne collait pas. Et parce que ces trois-là ont un casier, on leur attribue cet incendie. »

« S’agissant du bornage des téléphones, on ne peut en tirer aucune conclusion, appuie Me Cyril Dubois, le conseil de Chris A. Les trois mis en cause habitent à moins de 700 m du tribunal. De chez eux, ils activent la même borne. » Et impossible dans ce dossier, de se fier aux images captées par la vidéoprotection. « On distingue un groupe d’individus mais ils ont tous le visage dissimulé, observe pour sa part Me Lesigne. Aucun n’est identifiable. »

En face, le procureur estime, lui, que l’ADN ne ment pas. Convaincu par une « enquête de police qualitative », il déplore la « désinvolture » des prévenus, trop détendus à son goût lors de l’audience. « À Nanterre ou Toulouse, on ne brûle pas un tribunal. Ils ne se rendent pas compte de la gravité des actes qui leur sont reprochés, gronde-t-il, froissé de constater que les intéressés ignorent tout de l’utilité d’un tribunal de proximité. On a presque l’impression que pour eux, cet incendie était un jeu. Ils ont pourtant frôlé les assises. » Le soir des faits, l’agent de sécurité, retranché seul dans les locaux, était en effet parvenu de justesse à s’extirper du bâtiment en flammes en sautant par la fenêtre d’une salle du premier étage où il s’était réfugié.

Le doute, bien réel, a finalement profité à deux des trois prévenus. Seul Abdoullah K. dont le sang a été retrouvé sur les débris de verre du tribunal a été condamné à cinq ans de prison dont trois avec sursis.

Berlin (Allemagne) : destruction de Teslas et de leurs bornes de recharge

Publié le 2024-02-09 16:15:07

Feu contre Tesla
Traduit de l’allemand de de.indymedia, 8 février 2024

Le 7 février, deux Tesla ont été incendiées dans le quartier de Rummelsburg, et le 8 février deux stations de recharge Tesla ont été incendiées dans la Vulkanstraße [quartier de Lichtenberg].

Nous pensons que Tesla est une cible idéale pour nos attaques.

Parce que :

* Plusieurs armées utilisent le système de satellites Starlink de Tesla dans leurs guerres. Y compris Israël à Gaza. L’Ukraine aussi. L’infrastructure Starlink de Tesla est un acteur militaire important et les attaques contre Tesla peuvent être un signe partout : contre toute guerre !

* Tesla est un symbole du « capitalisme vert ». Mais celui-ci est tout sauf vert : les batteries au lithium proviennent des mines toxiques du Chili et engloutissent d’autres métaux rares, ce qui signifie misère et destruction pour les zones d’extraction. Le « capitalisme vert » est synonyme de colonialisme et d’accaparement des terres !

* Tesla veut continuer à agrandir sa Gigafactory située à Grünheide, près de Berlin. Nous voulons nous y opposer ! Nous ne voulons plus de Tesla sur les routes ! La Gigafactory est connue pour ses conditions d’exploitation extrêmes. De plus, l’usine pollue la nappe phréatique et consomme pour ses produits d’énormes quantités de cette ressource déjà rare.

* Tesla militarise nos rues. Leurs voitures sont équipées de caméras à haute résolution. En « mode gardien », elles filment tout et tout le monde. Veillez à être méconnaissables lorsque vous agissez.

* Elon Musk est un connard !

Voilà pourquoi :

Dégonfler les pneus des grosses voitures ? génial.
Encore mieux : livrer partout les Teslas aux flammes !
Quelques allume-feux et le printemps peut commencer !

Discussion sur l'extractivisme et la guerre

Publié le 2024-02-11 10:05:04

le 02.03.2024 à Capuche Béret, place du champs de Mars, le Mas-d’Azil

16h : discussion sur l’extractivisme et la guerre

21h : musique : black mirror selekta

Le 03.03.2024 à Patate 2000, rue du Bourg 17, Saint Girons
18h discussion sur l’extractivisme et la guerre



C’est la guerre ! De l’Ukraine à la Palestine, les jours passent et nous comptons les morts. Dans le fond, personne ne sait dans quel état se trouvera le monde après une bonne nuit de sommeil. Est-ce que la centrale nucléaire de Zaporijjia a pété ? Est-ce que les États-unis vont rentrer en guerre avec l’Iran ? Et la Corée du Nord dans tout ça ? C’est dans cette période d’incertitude morbide que l’humanité avance… Mais une chose est sûre : l’industrie du militaire à le vent en poupe et quand des personnes crèvent sous les bombes, d’autres s’en remplissent les poches.

L’humanité va droit dans un mur... La terre se réchauffe et l’environnement dans lequel on vit se modifie. Entre sécheresses et inondations, certains endroits de la planète vont devenir invivables dans les prochaines décennies. L’Antarctique est en train de fondre et certains se frottent les mains : une terre jusqu’ici inexploitée, qui regorge d’hydrocarbure et de ressources minières. Le capitalisme s’adapte à toutes les situations et continue son expansion.

Aujourd’hui quand on allume la télé, il est facile de constater que les politiques internationales se tendent et que la course au développement technologique et à l’armement des États s’accélère. Les industries autrefois délocalisées manquent à l’Europe, qui cherche à s’autonomiser en recréant ses propres chaînes de production, alimentées par ses propres matières premières.

Dans un élan nationaliste enrobé de patriotisme, Macron surfe d’ailleurs sur cette vague pas si verte du capitalisme. Il faut réindustrialiser la France, mais réduisons notre empreinte carbone, développons donc le nucléaire. Cherchez l’erreur !

Les industriels se contre-foutent de l’environnement et de la population qu’ils exploitent. L’Ariège en porte encore d’ailleurs les stigmates. C’est notamment en se promenant sur les stériles de la mine de Salau qu’on peut en faire le constat. Des milliers de mètres cubes de résidus minier surplombent la vallée du Salat. Un cocktail d’arsenic, d’amiante et de métaux lourd s’infuse tranquillement dans la nature environnante. Mais tout va bien se passer, puisque le bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) va réhabiliter le site, un peu de terre et quelques arbres pour cacher la misère et on en parlera plus.

Au 20ème siècle, les industries de l’aluminium tournaient à plein régime en Ariège. Face à la concurrence, le groupe Pechiney a fermé ses usines au début des années 2000. Comme d’habitude, certains se sont remplis les poches, et d’autres y ont perdu des plumes... Les usines ont fermées mais les infrastructures sont restées ainsi qu’un siècle de pollution dans les sols. 

Aujourd’hui en basse Ariège, ça creuse des trous pour y extraire du sable ou du gravier, pour construire toujours plus. Les nappes phréatiques environnantes sont mises à nu et s’évaporent, les terres s’assèchent.

Dans l’Allier, ça creuse aussi.
L’entreprise Imerys exploite actuellement du kaolin, une argile utilisée dans la céramique. La carrière leur promet un business juteux puisqu’en dessous se trouve un gisement de lithium. Les travaux d’exploration ont commencé et l’exploitation de cette mine ne se fera pas proprement. Puisqu’une mine propre n’existe pas !

En regardant l’état de la planète, on pourrait se dire qu’on a touché le fond. Pourtant les industriels creusent encore ! La course au développement technologique et militaire des États ne nous promet pas un avenir radieux. Dans ce contexte, penser au futur nous donne des vertiges. 
Mais échanger pour comprendre le monde présent et l’attaquer nous semble nécessaire.
Nous sommes un groupe de personnes venant de différents pays et nous souhaitons réfléchir collectivement sur la question de la guerre en lien avec l’extractivisme et nous vous proposons une discussion.

Feu aux prisons et à ceux qui les font !

Publié le 2024-02-11 10:10:05

Dans le cadre des rencontres anticarcérales, on s’est retrouvé.es en fin d’aprem le samedi 27 février au début de l’avenue de Lyon à une cinquantaine pour exprimer notre colère contre la prison et le monde qui en a besoin.



Pendant que des personnes ont diffé un tract contre la nouvelle prison de 615 places qui est prévue à Muret dans les années qui viennent, d’autres ont redécoré le parvis avec des affiches.

D’autres encore ont posé des banderoles où l’on a pu lire "ni maton, ni prison", "feu aux prisons et à ceux qui les font", et "Rachid assassiné au mitard - La taule tue, brûlons la ! ", en référence à Rachid tué au mitard de la prison de Seysses le 14 janvier.

Encore une personne tuée par la prison, encore un mort au mitard. Des prisonniers ont bloqué la promenade le lundi suivant pendant 2 heures jusqu’à être réprimé violemment par les ERIS. Big up à vous, la taule tue, on oublie pas, on pardonne pas.

Après une vingtaine de minutes, nous avons remonté l’avenue de Lyon et le faubourg bonnefoy en cortège jusqu’aux travaux du métro aux cris de " et pif, et paf et crève la taule ", " et pierre par pierre, et mur par mur, nous détruirons toutes les prisons ", " les prisons en feu, les matons au milieu ", "Les CRA en feu, la PAF au milieu", "Des prisons aux élevages, brisons toutes les cages" ...

Nous avons pu nous disperser sans avoir été embêté.es une seule seconde par les flics, malgré une probable surveillance pendant les rencontres. Chaque action contre la taule et son monde aussi petite ou grandiose nous donne la patate, qu’elles continuent !

Tant que ce monde aura besoin de prisons, on aura besoin de les détruire !

Une pensée pour Rachid. Crève la taule !

Une cantine pour cantiner # 15

Publié le 2024-02-11 10:15:07

Rendez vous à midi, dimanche 18 février, à la Tablée, 15 rue Robert à Sainté.

Repas végé / vegan prix libre : arancinis et accompagnements printaniers à l’italienne, et tarte à la praline



Rendez vous à midi, dimanche 18 février, à la Tablée, 15 rue Robert à Sainté.

Repas végé / vegan prix libre : arancinis et accompagnements printaniers à l’italienne, et tarte à la praline

Italie – Luigi Palli : En plein jour

Publié le 2024-02-11 10:20:06

La Nemesi / mercredi 7 février 2024

J’avais maladroitement pensé que les choses auraient duré moins longtemps. Cependant, étant donné l’obstination avec laquelle l’État veut nous réduire au silence (et nous condamner rapidement), j’ai décidé de reprendre la parole. Que ce soit une chose sage ou pas, peu importe. D’ailleurs, il est difficile d’établir si le fait de renoncer (parce que contraints ou pas) à toute interaction avec les personnes qu’on aime et avec la lutte est une chose sage ou pas.

Certes, il y a des nombreux escamotages assurément plus malins qu’un écrit signé de son nom, noir sur blanc. Mais il y a quelque chose que je n’arrive pas à arrêter de considérer comme juste : assumer publiquement ses choix. Oui, ce sujet petit mais profond est, pour moi, étroitement lié à ce qu’ont été (et seront) tous les projets éditoriaux ou les moments d’agitation auxquels j’ai participé en ces années.

C’est ce que, personnellement, j’ai toujours, ardemment, soutenu. Dire haut et fort que je soutient et partage l’action directe, en clarifiant celle qui, à mon avis, est la méthode la plus appropriée pour atteindre l’annulation des « valeurs » de la société bourgeoise. La méthode insurrectionnelle. L’attaque contre les hommes et les structures de l’État et du Capitalisme.

Voilà, je ne crois pas qu’ils existent des anarchistes qui ont peur de dire ces choses. Je crois que l’essence elle-même du révolutionnaire est cette obstination, cette constante recherche qui vise à diffuser et à faire émerger des idées, pour créer ou soutenir des dimensions d’affrontement social.

La tentative de nous définir comme une organisation clandestine et terroriste échoue, pas tellement dans les faits réels, comme notre appartenance à un cercle anarchiste extrêmement public, ou pour la publication d’un journal qui était distribué d’une façon certainement pas secrète (et peut-être malheureusement), car il n’était pas distribué dans les vestiaires de quelques usines, mais elle échoue et est démolie par le simple fait que les anarchistes, en général tous les révolutionnaires, diffusent leurs idées en plein jour.

Nous ne sommes pas une secte de jeunes gens qui se la pètent, nous sommes des prolétaires et nous interagissons avec d’autres prolétaires, en diffusant les idées qui nous semblent les plus appropriées pour la libération humaine.

Nous priver de la disponibilité, par conséquent de nos livres et de nos locaux (qui d’ailleurs sont expressément et instamment OUVERTS à tout le monde, flics et patrons exceptés), nous renfermerait dans une spirale d’isolement total, visant à une « clandestinisation » forcée, incapable ensuite d’œuvrer efficacement, qui rend l’anarchisme étranger aux yeux des exploités. Ce que, à mon avis, on a vu arriver et s’intensifier pendant ces deux dernières décennies. La fermeture est donc très dangereuse.

En effet, se retrousser les manches et enfoncer ses mains dans le bordel social d’aujourd’hui est quelque chose de bien peu appétissant. Il est plus facile, par contre, de raconter à quelques esprits élus l’évolution d’une pensée, comme celle anarchiste, destinée à périr dans les dialogues enivrés de ces êtres purs, qu’on érige à seuls préposés à l’entrée. Les autres, les brutes, les prolétaires, les putes, les pauvres diables, qui ont un langage obscène, des manies peu correctes (sic) ne méritent pas l’attention de ces autoproclamées braves personnes.
Cela n’est pas seulement la mort de l’anarchisme, mais la mort de tous ces rêves de libération qui ont toujours accompagné les êtres humains depuis qu’une société autoritaire existe.

Pour moi, Bezmotivny a été une tentative en ce sens, de sortir de l’ataraxie de l’entre-soi et retourner dans la fange de la vie. Une première tentative qui n’attend qu’à dépasser ses limites.

Mais, évidemment, au delà des idées exprimées dans les différents articles, la chose qui a pesé peut-être le plus a été le choix de publier les revendications d’actions directes en Italie, mais aussi et surtout par rapport à des actes qui ont eu lieu dans d’autres pays. Ici aussi, on pourrait dire « rien de si étrange ».

Il est clair qu’un procureur d’un certain prestige, comme Monsieur Manotti, a profité de la volonté d’un groupe de compagnons de ne pas craindre de soutenir l’action directe pour les indiquer précisément comme des membres de l’ainsi dite association terroriste qui graviterait autour de la FAI-FRI, tellement citée à tort et à travers par les médias. Pour ma part, j’ai toujours bien su que publier une revendication, soutenir sa justesse, provoque des répercussions (et les minauderies journalistiques sont fausses : les anarchistes sont toujours allés en prison pour leurs journaux, écrits, articles, cela n’a jamais été diffèrent d’aujourd’hui, peut-être qu’il arrivait un peu moins à l’époque de la monarchie).
Malheureusement pour certains, même après six mois (qui sont peu) d’arrestations domiciliaires avec toutes les restrictions, je n’ai pas changé en cela. Je pense toujours qu’il est juste de publier et de diffuser les nouvelles des actions révolutionnaires, je le considère juste et quand cela sera possible pour moi, je continuerai à publier des journaux, des brochures, des tracts, des affiches.

Je continuerai à interagir avec les autres exploités, en essayant de diffuser le plus possible ne serait-ce que l’idée de la justesse de la violence révolutionnaire.

Ce que je n’arrive vraiment pas à comprendre, ou du moins qui ne m’est pas si clair, est ce que ces messieurs pensent de faire avec nous ? Les anarchistes, indépendamment du fait qu’on soit enfermés, continueront à se documenter, à imprimer des tracts et des journaux. Et même quand ils seront contraints à s’enfuir, ils le feront dans l’ombre. J’ai donc envie de dire : gardez-nous si longtemps que vous voulez. Cela ne changera rien. Le paradoxe est qu’avec ce texte (étant donné qu’il s’agit d’une violation des mesures de mon contrôle judiciaire), je me retrouverai probablement en prison, d’où je pourrai écrire à qui et autant que je veux.

Ceci dit, je salue de tout mon cœur tous les déserteurs du monde et tous les compagnons en lutte contre la guerre. Vive la révolution ! Vivent les anarchistes !

Luigi Palli
février 2024

P.-S. – Attention, Manotti : en taule je pourrais démonter un lit et construire une presse d’imprimerie.

 

Note d’Attaque : sous enquête dans l’opération Scripta Scelera et aux arrestations domiciliaires depuis août dernier (après un passage en prison), Luigi est parmi les compas qui passent actuellement en procès à Massa avec la procédure appelée « jugement immédiat ». La publication de cette lettre publique (et d’un autre texte, en réponse à l’invitation de Bezmotivny à une rencontre en République Tchéque) est une infraction à l’interdiction de tout contact avec quiconque, une mesure qui peut accompagner les arrestations domiciliaires.

Kirchseeon (Allemagne) : sabotage incendiaire d’une usine de graviers

Publié le 2024-02-11 10:25:06



Moins de 24 heures
après que les flammes aient dévasté les installations d’une usine de graviers au lieu-dit de Buch sur la commune de Kirchseeon, située à une quinzaine de kilomètres à l’est de Munich, la police de Haute-Bavière s’est rendue à l’évidence mardi 6 février : il s’agit manifestement d’un incendie criminel.

Plusieurs foyers d’incendie ont en effet pu être identifiés sur le site de l’usine d’extraction de gravier (matériau qui sert principalement au béton et aux routes), détruisant ou endommageant gravement un hall et une dépendance de l’entreprise, deux chargeuses sur pneus et plusieurs tapis roulants peu avant cinq heures du matin, la nuit de dimanche à lundi 5 février.

Près de 180 pompiers s’étaient alors rendus sur place, dont de gros camions anti-incendie venus de Munich et du district de Rosenheim, en poursuivant leurs travaux d’extinction sur le site toute la matinée.

Selon la police, les dégâts matériels causés ne peuvent actuellement pas être quantifiés plus en détail, mais ils devraient se situer dans une fourchette à six chiffres.

La préfecture de police de Haute-Bavière-Nord a également refusé de commenter les rumeurs selon lesquelles la série d‘incendies criminels contre des engins de chantier à Munich et dans les environs n’avait pas cessé.

[Synthèse de la presse allemande (Süddeutsche Zeitung), 5&6 février 2024]