Vive l'Anarchie - Semaine 07, 2023

Sommaire

Attack on Amazon Delivery Vehicles in Brooklyn, NY in Solidarity with ATL Forest

Publié le 2023-02-13 07:50:05

Attack Amazon! Attack the Police! Defend Nature! Solidarity with ATL Forest!

On Thursday, Febuary 2nd, we attacked a Rivian charging station in Brooklyn, New York. We hit four Amazon delivery vehicles, and one Rivian vehicle as part of the cost of doing business with Amazon.

We put up a message in memory of Tortuguita, our comrade who was murdered by Atlanta pigs for fighting against “Cop City,” the latest expansion of counter insurgent state violence.

The pigs intend to increase their ability to murder us and uphold the despotic state of capitalist barbarism.

We also want to highlight the significance of the environmental struggle today. The world is sprinting to unmitigated devastation, and the impending climate catastrophe will soon make human existence unbearable.

Capitalism is now killing off all life on the planet and this sick society heralds monsters like Elon Musk as our saviors.

We unabashedly reject this deplorable vision for the future, and don’t care what the personal repercussions are.

Just like Tortuguita, we will put our lives on the line and give them up if necessary to ensure life continues.

But not life for life’s sake. We recognize that only through revolution can we succeed in destroying capitalism, and without the total annihilation of capitalism, climate catastrophe is practically inevitable.

We will never give up our attacks on the system. Our only regret is that we only got one picture and couldn’t attack more. Next time will be even better!

Solidarity with ATL Forest Defenders. Solidarity with the struggles in Latin America, the Palestinian struggle and the struggles against the exploitation the world over.

Remember the martyrs. And riot and fight like hell for the living!

Death to America!

Received by email.

Grand Est : sabotage d’un pylône THT, quelques conseils techniques

Publié le 2023-02-13 18:50:02

Communiqué #2 : Sabotage d’un pylône THT en France/
Grand-Est

Indymedia Lille, 12 février 2023

En décembre 2022, en solidarité avec le prisonnier gréviste de la faim Alfredo Cospito, nous avons saboté un pylône THT et partiellement retiré son boulonnage (https://lille.indymedia.org/spip.php?article35371&lang=fr). Le sabotage d’une ligne à haute tension n’est pas sans danger et, même s’il est effectué sans erreur, il reste toujours un certain risque. Nous avons cependant jugé ce risque acceptable et l’action distrayante. Comme l’action directe est toujours une tentative de motiver et d’inspirer d’autres contextes, nous avions déjà annoncé notre intention de donner quelques conseils techniques :

Choix de la cible : Lors du choix du mât, veillez à ce que les isolateurs (les bobines de céramique auxquelles sont accrochés les câbles) soient verticaux ! Une position diagonale ou horizontale témoigne d’une charge de traction dans la direction correspondante. Choisissez l’endroit le plus isolé possible. Veillez à ce qu’il n’y ait pas de personnes entre l’objet et les pylônes les plus proches (p. ex. des routes fréquentées croisent la ligne). Choisissez votre chemin de fuite de manière à ce qu’il ne puisse pas être bloqué par la chute de la ligne.

Évaluation / réduction des risques : Il arrive régulièrement (bien que rarement) que des pylônes électriques se plient ou tombent, même sans sabotage. Cela peut se produire par exemple en raison d’une tempête, du poids de la neige, ou simplement de la fatigue des matériaux ou d’un entretien insuffisant. Il en résulte un risque de basculement prématuré du mât. Ce risque augmente avec chaque vis desserrée et de manière exponentielle avec chaque pied complètement dévissé. C’est à vous, en tant que groupe, de décider jusqu’où vous voulez aller. Dans tous les cas, planifiez l’action en tenant compte de la possibilité que le mât tombe pendant que vous êtes encore sur place. Tant au pied du mât qu’à l’endroit où les câbles touchent le sol, il se produit dans un certain périmètre une tension au sol qui est potentiellement mortelle ! Éloignez-vous de l’objet aussi vite que possible dans le sens inverse de la chute. Veillez à ce que votre corps reste en contact avec le sol à tout moment (mise à la terre), en marchant à petits pas « traînants ». Veillez à ce que les conditions météorologiques soient favorables. N’effectuez en aucun cas cette action en cas de vent fort, de forte pluie ou de chute de neige !

Comment procéder : Lors de la reconnaissance de l’objet, nous avons constaté avec un certain agacement que les saillies de filetage de chaque vis étaient détruites par des perçages (photo). Une mesure anti-sabotage de RTE dont nous ne savons pas si elle s’applique à toutes les lignes THT ou seulement à celle-ci. Rétrospectivement, nous pouvons constater que c’est certes plus fatigant, mais que c’est quand même possible. Pour les vis, nous nous sommes concentré.e.s sur celles qui relient le mât à ses fondations (clé de 50). Côté intérieur, une poignée courte d’environ 20-30 cm suffit, car elle se coince dans la structure du pied. Côté extérieur, vous aurez besoin d’une extension de tube solide pour augmenter l’effet de levier. Pour faciliter le transport, il est recommandé d’utiliser plusieurs tubes qui s’emboîtent les uns dans les autres. Pour certaines vis, nous avons eu besoin d’un levier allant jusqu’à 2 mètres. Avant l’action proprement dite, nous avons vaporisé les vis avec de l’huile pénétrante (WD 40) et l’avons laissée agir plusieurs heures. Nous avons répété cette opération au début du dévissage. Les dernières vis étaient nettement plus difficiles à retirer, ce que nous avons interprété comme un signe que le mât commençait déjà à s’abaisser. Pour cette action, vous aurez besoin d’au moins 2 à 3 personnes sur l’objet. Vous pouvez compter sur une durée d’environ 3 heures par pied (16 vis à la fois). Si vous trouvez un mât dont les boulons n’ont pas été endommagés, cela ira probablement plus vite.

Traces : Il est presque impossible de travailler plusieurs heures au même endroit sans laisser beaucoup de traces ! Contrôlez régulièrement pendant le travail si votre corps est encore entièrement recouvert (par ex. entre la manche et le gant). Débarrassez-vous en tout cas de vos vêtements et de vos chaussures après l’action. Gardez votre lieu de travail propre et stockez vos outils de manière à ne rien laisser derrière vous par inadvertance, même si vous devez interrompre l’action avant la fin.

Alternatives : depuis notre intervention, d’autres actions de sabotage de lignes à haute tension ont eu lieu en France. A Salindres (Gard), un pylône dont la ligne alimente une usine chimique d’ARKEMA a été scié le 21.12.2022 (https://sansnom.noblogs.org/archives/14865) et à Vitrolles (Bouches du Rhône), quelques jours plus tard, deux incendies sous une ligne THT ont provoqué des coupures de courant à l’aéroport de Marseille-Provence et chez AIRBUS Helicopters. (https://sansnom.noblogs.org/archives/14890).

« Ces incendiaires ont par ailleurs mis fin à la rumeur selon laquelle un poteau électrique en feu, c’est beau, mais ça ne coupe pas l’électricité ! » peut-on lire dans un résumé publié sur nantes.indymedia (https://nantes.indymedia.org/posts/81876/et-tombent-tombent-les-pylones/) de l’action, pour laquelle il n’existe à notre connaissance aucune lettre de revendication*. Nous souhaitons nous y attarder un peu : Selon nous, il y a fondamentalement deux méthodes différentes pour saboter efficacement une ligne THT par le feu. La première consiste à attaquer le mât lui-même par le feu. Pour cela, la structure métallique doit être chauffée à plus de 1200° C pendant un certain temps. Un feu normal ne suffit pas ! Pour endommager l’acier dans sa substance, il faut le porter à incandescence, comme c’est le cas lors du forgeage à l’aide de charbon de bois et d’un énorme apport d’oxygène. Une fois chauffé de cette manière, la stabilité de l’acier reste compromise même après son refroidissement. C’est ce qui s’est passé par exemple lors d’un sabotage THT dans le sud de la Meuse en 2017. Pour liquéfier le métal et faire ainsi s’effondrer le pylône, il faut une température d’environ 5000° C comme ce serait le cas par exemple avec l’utilisation de thermite. L’autre méthode, qui a probablement été utilisée dans le cas actuel, consiste à générer une flamme extrêmement élevée, qui va du sol jusqu’aux câbles. Le feu a la propriété de conduire l’électricité et peut ainsi provoquer un court-circuit. Il s’ensuit une coupure de courant immédiate, mais les dommages causés à la structure sont relativement faibles.

Nous avons été particulièrement satisfait.e.s de la description détaillée de l’action à Salindres (Gard), jointe à la déclaration. Même si cette méthode a déjà été utilisée avec succès des centaines de fois depuis les années 1970, nous avons opté pour une autre méthode pour des raisons de sécurité. En d’autres termes, nous n’avons tout simplement pas osé abattre le mât ! Nous sommes tout à fait conscient.e.s que la déclaration que nous avons publiée rapidement augmente le risque que le dommage soit découvert et réparé à temps par RTE. Cependant, la priorité de notre intervention était – dans ce cas – de soutenir la lutte de notre camarade Alfredo, ce qui nécessitait une communication publique.

Rage,
Transmissions et
Emeutes

Service des Déconnexions de Pylones en tout genre.

Suisse : Affrontements à la manifestation « climat » de Bâle

Publié le 2023-02-13 19:00:05

Plusieurs centaines de personnes ont participé samedi à une manifestation non autorisée au cœur de la ville de Bâle en faveur du climat.



Le rassemblement a débuté peu après 15h dans un parc de la ville, tout près de la gare. Après quelques discours, le cortège s’est alors mis en marche en direction du centre-ville. La situation s’est tendue quand la police a bloqué par des barrières le parcours que voulaient suivre les manifestants. Ceux-ci ont alors forcé les barrages et progressé en direction du centre. Les forces de l’ordre ont utilisé des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes sans pouvoir stopper le cortège au carrefour Bankverein, où se situent l’UBS et le Credit Suisse. Les manifestants ont alors occupé les rues en direction du théâtre. Ce n’est qu’à la Barfüsserplatz que les forces de l’ordre ont pu arrêter le défilé. Mais les manifestants sont repartis de plus belle via le très fréquenté Wettsteinbrücke. La manifestation s’est terminée aux alentours de la Waisenhaus.



[IT, ES] Presidio all’ambasciata italiana in solidarietà con Alfredo Cospito (Providencia, Cile, 14 febbraio 2023)

Publié le 2023-02-13 19:00:07

[IT, ES] Presidio all’ambasciata italiana in solidarietà con Alfredo Cospito (Providencia, Cile, 14 febbraio 2023)

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Riceviamo e a nostra volta diffondiamo: https://lanemesi.noblogs.org/post/2023/02/11/presidio-allambasciata-italiana-in-solidarieta-con-alfredo-cospito-providencia-cile-14-febbraio-2023/

A più di 100 giorni di sciopero della fame da parte del compagno Alfredo Cospito contro il regime di isolamento del 41 bis nelle carceri italiane, lo Stato ha nuovamente rifiutato qualsiasi modifica alle sue condizioni detentive, condannandolo di fatto alla morte. Convochiamo ancora una volta un’iniziativa davanti all’ambasciata italiana per agitare ed espandere la solidarietà internazionalista con Alfredo e contro l’isolamento carcerario.

Martedì 14 febbraio, alle ore 19:00, presso l’ambasciata italiana. Clemente Fabres 1050, Providencia [nell’area metropolitana di Santiago].

Per la vita e la libertà di Alfredo Cospito: non permettiamo il suo assassinio! Con Alfredo, contro il 41 bis!

* * *

Mitting en la embajada de Italia en solidaridad con Alfredo Cospito (Providencia, Chile, 14 de febrero 2023)

Con más de 100 días de huelga de hambre del compañero Alfredo Cospito contra el régimen de aislamiento del 41 bis en las cárceles italianas, el Estado ha vuelto a rechazar cualquier modificación en su encierro, condenándolo en la práctica a la muerte. Volvemos a convocar a un nuevo mitting afuera de la embajada italiana para agitar y expandir la solidaridad internacionalista con Alfredo y contra el aislamiento.

Martes 14 de febrero a las 19:00hrs en la embajada italiana. Clemente Fabres 1050, Providencia.

Por la vida y la libertad de Alfredo Cospito: ¡No permitamos su asesinato! ¡Con Alfredo, contra el 41 bis!

Iniziativa davanti all’ambasciata italiana in solidarietà con Alfredo Cospito (Providencia, Cile, 14 febbraio 2023)

Publié le 2023-02-13 19:00:07

Iniziativa davanti all’ambasciata italiana in solidarietà con Alfredo Cospito (Providencia, Cile, 14 febbraio 2023)

A più di 100 giorni di sciopero della fame da parte del compagno Alfredo Cospito contro il regime di isolamento del 41 bis nelle carceri italiane, lo Stato ha nuovamente rifiutato qualsiasi modifica alle sue condizioni detentive, condannandolo di fatto alla morte. Convochiamo ancora una volta un’iniziativa davanti all’ambasciata italiana per agitare ed espandere la solidarietà internazionalista con Alfredo e contro l’isolamento carcerario.

Martedì 14 febbraio, alle ore 19:00, presso l’ambasciata italiana. Clemente Fabres 1050, Providencia [nell’area metropolitana di Santiago].

Per la vita e la libertà di Alfredo Cospito: non permettiamo il suo assassinio! Con Alfredo, contro il 41 bis!

* * *

Mitting en la embajada de Italia en solidaridad con Alfredo Cospito (Providencia, Chile, 14 de febrero 2023)

Con más de 100 días de huelga de hambre del compañero Alfredo Cospito contra el régimen de aislamiento del 41 bis en las cárceles italianas, el Estado ha vuelto a rechazar cualquier modificación en su encierro, condenándolo en la práctica a la muerte. Volvemos a convocar a un nuevo mitting afuera de la embajada italiana para agitar y expandir la solidaridad internacionalista con Alfredo y contra el aislamiento.

Martes 14 de febrero a las 19:00hrs en la embajada italiana. Clemente Fabres 1050, Providencia.

Por la vida y la libertad de Alfredo Cospito: ¡No permitamos su asesinato! ¡Con Alfredo, contra el 41 bis!

[Ricevuto via e-mail e pubblicato in https://lanemesi.noblogs.org/post/2023/02/11/presidio-allambasciata-italiana-in-solidarieta-con-alfredo-cospito-providencia-cile-14-febbraio-2023/]

France : Mobilisation massive pour les retraites et affrontements avec la police

Publié le 2023-02-13 19:00:13

Selon la CGT, 2,5 millions de personnes ont manifesté samedi en France contre la réforme des retraites, dont 500 000 dans la capitale.



Avec la quatrième journée d’action contre la réforme des retraites samedi, les syndicats espèrent se faire entendre enfin de l’exécutif, faute de quoi ils se disent prêts à « mettre la France à l’arrêt » le 7 mars.
En province aussi, les cortèges ont rassemblé plus de monde que le 7 février. Il y a eu des affrontements à Rennes, Lyon, Nantes et Paris. 10 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés, dont 4 500 dans la capitale.

A Paris, les heurts ont commencé peu avant 15 h 30 quand un groupe de manifestants a tenté de partir en cortège sauvage en direction de la rue de Charonne. Après l’intervention des forces de l’ordre, les heurts se sont poursuivis sur le boulevard Voltaire, avec des feux de poubelles et de vélos électriques, des conteneurs à verre renversés et une voiture incendiée. Des abribus et des vitrines de banques, de compagnies d’assurances et d’un fast-food ont été pris pour cible. Le cortège de tête a été plusieurs fois chargé par les forces de l’ordre et noyé sous les gaz lacrymogènes. Au total, dix personnes ont été interpellées, selon un bilan donné à 18 h 30 par la police.

A Lyon, des heurts ont eu lieu entre le cortège de tête et forces de l’ordre. Une banque Société Générale a été prise pour cible et saccagée sur le cours Emile Zola ce qui a donné lieu à deux interpellations. Des affrontements ont éclaté à l’arrivée du cortège au niveau de l’hôtel de ville. Des incendies ont été déclenchés sur la place place Lazare Goujon. Les CRS ont essuyé des jets de projectiles et de pétards et ont tiré du gaz lacrymogène et mené des charges. Deux personnes ont été interpellées portant le total à quatre ce samedi pour Lyon.

A Rennes (photo), les premiers heurts ont eu lieu boulevard Magenta. Les affrontements ont ensuite éclatés devant les Galeries Lafayette alors que les forces de l’ordre faisaient un usage massif de gaz lacrymogène et d’un canon à eau au milieu des manifestants. Les forces de l’ordre ensuite attaqué les manifestants place de la République avec l’usage du canon à eau. Des manifestants se sont rassemblés en soirée place Sainte-Anne où il y a eu de nouveaux heurts. Il y a eu 23 interpellation à Rennes, selon la préfecture.

A Nantes, les affrontements ont commencé dès 16 h, cours des 50-Otages, avec des échanges de tirs de lacrymogène et de mortiers d’artifice. Puis les affrontements se sont concentrés en fin de manifestation, peu avant 17 heures, au pied du pont Anne-de-Bretagne. La police a effecxtué de nouveaux tirs de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, qui ont résisté pendant une heure. Des heurts ont encore eu lieu vers le centre-ville. En soirée, la police avait interpellé huit personnes.



Berlin – Incendie d’un camion Amazon en solidarité

Publié le 2023-02-13 19:45:05
Samedi matin, la presse a parlé d’un camion brûlé dans le quartier de Mitte. Les flics ne l’ont déjà pas signalé. Ce qui n’a pas été dit non plus, c’est qu’il s’agissait d’un véhicule d’Amazon. Probablement pour une bonne raison, il semble que l’on assiste à une recrudescence des attaques contre les entreprises et les infrastructures qui profitent des « crises » actuelles au détriment de la collectivité et de l’environnement. Aussi bien par la transformation numérique de l’économie que par l’établissement d’un capitalisme vert. Une plus grande diffusion de tels actes n’est probablement pas dans l’esprit du service de presse de la police. Dans le nôtre, si, aïe.

C’est pourquoi nous partageons cette information afin de combler le manque de connaissances. En fait, il n’est pas nécessaire d’expliquer davantage pourquoi Amazon est la cible de notre colère. Tout ce qui nous pousse à attaquer le géant de la technologie a déjà été mis sur papier par des compagnons* avant nous dans des lettres de revendication.

Peinture, pierres et feu contre Amazon

Une grue de chantier a brûlé sur un site Amazon

25 camions de livraison Amazon incendiés

Mais puisque nous prenons la parole, profitons de l’occasion pour évoquer la situation désastreuse d’Alfredo Cospito, détenu à l’isolement en Italie. Alfredo est en grève de la faim depuis plus de 110 jours afin d’obtenir un assouplissement des conditions de détention spéciale. Il semble que le gouvernement italien le laisse crever sous les yeux du public. Un prisonnier anarchiste se bat pour un peu de dignité et voilà que la démocratie montre son vrai visage, qui ressemble étrangement au fascisme. Peu surprenant, mais très instructif.

Alfredo Libero !

Fuck Bezos, Fuck Amazon – Fight the Tower !

Traduit d’indyde

[Re-MaJ] Le ministère public demande le déclassement en régime de Haute sécurité, Alfredo reprend des suppléments

Publié le 2023-02-13 19:45:07

[Re-MaJ] Le ministère public demande le déclassement en régime de Haute sécurité, Alfredo reprend des suppléments

Alfredo Cospito, au 41 bis à l’hôpital San Paolo de Milan, a recommencé à prendre des suppléments après avoir lu l’avis du procureur général adjoint de la Cour suprême, Piero Gaeta. Il doit se prononcer le 24 février sur la peine de prison ferme infligée à l’anarchiste, et qui va demander l’annulation du 41 bis devant la Cour suprême. Cette nouvelle, anoncée par la Repubblica, pourrait marquer un tournant dans l’affaire de l’anarchiste individualiste de la Fai.
Cospito est en grève de la faim depuis 117 jours (y compris aujourd’hui). Il refuse toute forme de nourriture. Il boit de l’eau, parfois avec quelques cuillères de sucre ou de sel, du thé à la camomille le soir, préalablement additionné de quelques cuillères à café de miel. Depuis plusieurs jours, cependant, il avait cessé de prendre des suppléments. Aujourd’hui, comme le lui avaient conseillé les médecins qui l’ont examiné, il a également recommencé à prendre du potassium, indispensable pour tenter d’éviter les arythmies cardiaques, fréquentes dans un corps affaibli (il a perdu près de 50 kilos) et il jeûne depuis près de quatre mois.

Très eprouvé, très mince et très pâle ». C’est ainsi que l’avocate Caterina Calia, le raconte, en quittant St Paul. Mais il a recommencé à prendre du potassium et reprendra également les autres compléments alimentaires », ajoute l’avocat. Un choix, explique-t-elle, lié à la « possibilité » évoquée par l’avis du procureur général. Il m’a dit qu’il ne voulait pas se suicider, a-t-il ajouté, mais se battre contre 41bis, qui est une chose terrible d’après ce qu’il a vu.

Gaeta, dans son acte d’accusation déposé le 8 février, a souligné que certaines des raisons de l’appel présentées par la défense de Cospito, dirigée par l’avocat Flavio Rossi Albertini, étaient fondées. Car des motivations de l’ordonnance de la Cour de surveillance de Rome sur le 41 bis à Cospito ressort un « manque de preuves factuelles concernant les moments de connexion » avec les anarchistes. Une vérification qui, au contraire, est « essentielle » et « nécessaire », mais « ne transparaît pas dans les motivations » et ne peut être « déduite entièrement et uniquement ni de son rôle de sommité » ni « du fait qu’il est devenu une référence pour l’anarchisme en raison de ses écrits et de ses convictions ».

Traduit de la presse

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Les journaux de la famille Agnelli (La Repubblica et La Stampa) ont révélé dans leurs éditions de ce matin que le procureur général près la Cour de cassation avait déposé une demande d’annulation de l’ordonnance 41 bis contre Alfredo Cospito pour l’audience du 24 février. Il s’agit sans aucun doute d’une bonne nouvelle, mais elle ne doit pas être surestimée. Naturellement parce qu’en tant qu’anarchistes nous n’avons aucune confiance dans la justice bourgeoise, spécifiquement parce qu’il n’est pas rare que la cassation prenne des décisions plus radicales que celles demandées par l’accusation elle-même.

Enfin, nous ne pouvons oublier que la situation médicale d’Alfredo est très grave et que le 24 février est peut-être trop loin, ce qui pourrait s’avérer être un terrible canular.

Nous persévérons dans notre demande de déclassification immédiate de notre compagnon, convaincus que toute issue dépendra uniquement de la lutte jusqu’au dernier souffle qu’Alfredo a menée et du mouvement de solidarité internationale qui s’est exprimé.

Traduit de no41bis

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La plus haute représentation du ministère public, sous les traits de Piero Gaeta, en contraste avec le choix du ministre de la Justice Nordio, a demandé l’annulation de la décision du tribunal de surveillance qui avait confirmé le régime 41 bis pour Alfredo Cospito, un anarchiste en grève de la faim depuis 116 jours et depuis hier, samedi, hospitalisé à l’hôpital San Paolo de Milan en raison de l’aggravation de son état de santé.

Piero Gaeta, procureur général adjoint de la Cour de cassation, estime que le verdict par lequel les juges de surveillance ont rejeté une demande antérieure de l’avocat de Cospito de soustraire son client au régime de détention 41 bis est mal motivé.

Dans le réquisitoire déposé avant l’audience prévue le 24 février, le parquet général de cassation se range ainsi du côté de la défense et demande l’annulation de la décision du tribunal de surveillance qui avait confirmé en décembre la peine de prison ferme pour Alfredo Cospito, incarceré depuis 2012. Le parquet suprême considère donc que cette décision est à revoir, contrairement à celle prise seulement vendredi dernier par le ministre de la Justice Carlo Nordio pour confirmer le 41 bis. La ligne dure adoptée par Nordio et le gouvernement Meloni ne voulait en aucun cas adhérer à la possibilité alternative proposée par le Parquet national antimafia et antiterroriste de  » déclasser  » le régime auquel Cospito est soumis en régime de haute sécurité.

Pendant ce temps, hier à Milan, alors que Cospito était transféré dans l’une des chambres réservées aux détenus du régime 41 bis à l’hôpital San Paolo, la manifestation de soutien à Alfredo et contre le régime 41 bis qui comptait des centaines de personnes qui sont parties de la Piazza XXIV Maggio et ont atteint Naviglio Grande à Viale Gorizia. Il y a eu plusieurs charges de la police et des jets de gaz lacrymogènes, avec la saisie d’une camionnette et onze personnes arrêtées, emmenées au poste de police, pouirsuivies et libérées seulement tard dans la nuit. Une « intervention musclée » contre les manifestants a été réclamée à cor et à cri par le vice-premier ministre et ministre des transports et des infrastructures, Matteo Salvini.

Le point avec un camarade de l’assemblée contre le 41bis et la prison à vie à Milan :

Traduit de radio onda d’urto 

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Oakland (Etats-Unis) : incendie solidaire d’une voiture de flics

Publié le 2023-02-13 21:30:03

Traduit de l’anglais de Indybay, 11 février 2023

Samedi 11 février 2023, au petit matin, entre 1h et 3h du matin.
La guerre contre la police continue dans l’East Bay [zone est de la baie de San Francisco]. Une voiture de patrouille de la police d’Oakland a été sabotée sur le parking du bâtiment de son administration, ce qui a entraîné son remorquage. Un complice surveillait la circulation en sens inverse et le retour des véhicules de police, tandis que l’autre s’est approché du parking dans la direction opposée.

Les officiers qui patrouillaient paresseusement dans le secteur ont été facilement repérés. Nous avons eu tout le temps d’ouvrir le bouchon du réservoir d’essence, qui à notre grande surprise était déverrouillé. Un tissu déchiré imbibé d’essence à briquet et d’alcool isopropylique a été glissé dans le réservoir d’essence. Il est resté allumé et a enflammé le reste de l’essence à l’intérieur, la faisant brûler pendant que les policiers dans leurs SUV regardaient et attendaient l’arrivée des pompiers. Cela a pris environ 10 à 15 minutes pendant que les flics restaient assis sur leur cul, craignant de s’approcher de la voiture.

Au nom de Tyre Nichols et de toutes les personnes noires qui ont perdu la vie aux mains de la police, Fuck 12

Fridley (Etats-Unis) : matinée glaciale chez Atlas contre le projet de Cop city

Publié le 2023-02-13 22:25:06

Traduit de l’anglais de Scenes from the Atlanta Forest,
9 février 2023

Lundi 30 janvier, les employés du bureau d’Atlas Technical Consultants à Fridley (Minnesota), ont vécu une matinée glaciale. Au cours de la nuit, par des températures négatives, la fenêtre de leur bureau a été brisée et les messages « Vive Tort » et « Stop Cop City » ont été peints à la bombe sur la façade.

La déclaration suivante a également été trouvée :

« Nous sommes aux côtés des défenseurs de la terre, à Atlanta et partout ailleurs.
Nous sommes avec Tortuguita, assassiné par la police de Géorgie.
Atlas doit rompre immédiatement son contrat avec Cop City.
Le sang de Tortuguita est sur les mains d’Atlas, et sur les mains de chaque individu, organisation et société impliqués dans la construction de Cop City. »

Manifestons le 18 février contre les CRA, les expulsions et la loi Darmanin

Publié le 2023-02-14 10:54:46

Ensemble contre la réforme des retraites, ensemble contre les Centres de Rétention Admnistrative et la loi Darmanin dite "loi migration", dipositifs qui visent à enfermer plus, accélerer les expulsions, criminaliser les étrangèr.es et détoriorer les conditions de vie et de travail de tous.tes, en première ligne celles des personnes étrangèr.es et sans-papiers ! Manifestons le 18 février à 14h, rendez-vous au métro Bougainville ! Marseille solidaire, antiraciste, antifasciste !



CONTRE LA LOI IMMIGRATION ET LES C.R.A.!

C’EST QUOI UN CRA ?

Les centres de rétention administrative (CRA) servent à enfermer des personnes sans-papiers pendant une période allant jusqu’à 3 mois, parfois plus, dans l’attente de leur expulsion. Les personnes qui y sont enfermées sont déboutées de l’asile, ont eu un refus de titre de séjour, sont interpellées à la frontière, dans la rue ou au travail, sortent de prison…

LE RYTHME DE CONSTRUCTION DES CRA S’ACCÉLÈRE

Depuis une loi adoptée le 22 novembre 2022, l’État a décidé de doubler le nombre de places en CRA en France, en passant de 1500 en 2017 à 3000 pour 2027. Les constructions de nouveaux CRA ont donc lieu partout.
Un deuxième CRA fonctionne depuis un an à Lyon juste à côté du premier, et un autre CRA ouvrira en 2023 à Olivet près d’Orléans. D’autres CRA vont être agrandis, par exemple en Île-de-France au Mesnil-Amelot et à Vincennes.
L’État a aussi déjà prévu de construire deux nouveaux CRA à Bordeaux et à Nantes.

LA LOI IMMIGRATION VEUT SYSTÉMATISER L’ EXÉCUTION DES OQTF

La France détient le record d’Europe des obligations de quitter le territoire français (OQTF) : elle en distribue plus de 100.000 par an. Les personnes sans-papiers sont alors condamnées à vivre dans la clandestinité, dans la hantise de se faire contrôler à tout moment, puis de se faire expulser.

La nouvelle loi immigration veut encore augmenter le nombre d’OQTF, par exemple en voulant rendre automatiques les OQTF en cas de refus de titre de séjour.

Le gouvernement veut aussi que les OQTF soient « exécutées » plus systématiquement, c’est-à-dire que toutes les personnes qui ont une OQTF devront vraiment quitter le territoire, en réduisant les voies juridiques de recours et en inscrivant les personnes sous OQTF au fichier des personnes recherchées.

Pour que les personnes expulsées ne reviennent plus, et pour que les personnes restent clandestines si elles sont en France après la fin d’une OQTF, l’État prévoit aussi de multiplier les interdictions de retour sur le territoire français (IRTF), associées de plus en plus systématiquement aux OQTF.

EXPLOITER LES SANS-PAPIERS PAR LE TRAVAIL

La loi immigration de Darmanin prévoit un titre de séjour pour les « métiers en tension ». Ce n’est en réalité pas nouveau : les préfectures ont déjà le pouvoir de donner un titre de séjour par le travail. Mais en renforçant ce type de pratique, le gouvernement veut que l’autorisation de séjour en France dépende obligatoirement de l’exploitation au travail. L’État et les patrons décident quel métier serait en « tension » ou pas, qui aurait ou non le droit à un titre de séjour par le travail, et se réservent bien sûr le droit de changer d’avis. Les personnes refusant de travailler dans les conditions indignes qu’on leur promet, exigeant des augmentations de salaire, subissant le racisme de la police ou de leurs patrons, n’auront ainsi absolument aucune certitude d’obtenir ce titre de séjour ou de le garder. L’État a besoin des personnes sans-papiers, à condition qu’elles travaillent et se taisent

GÉNÉRALISER LA DOUBLE-PEINE

Darmanin veut élargir la double-peine, qui consiste à expulser hors de France des personnes qui ont déjà purgé une peine de prison. Son projet de loi prévoit d’expulser systématiquement les personnes qui seraient une « menace à l’ordre public », qui est une catégorie sans aucune définition claire et qui permet à l’État d’y mettre qui il veut. Les CRA sont de plus en plus des annexes de la taule, et l’État veut accélérer cette dynamique. En 2019, 14,5 % des personnes en CRA venaient de prison, mais en 2021 elles sont désormais un quart.

Sans les nouvelles places prévues en CRA, le projet de loi raciste de Darmanin ne pourra jamais atteindre ses objectifs de systématisation des expulsions. Au-delà des débats législatifs, s’opposer, retarder et bloquer les constructions de CRA sont des moyens pratiques d’empêcher l’application de cette loi.

À BAS LES CRA, À BAS LES FRONTIÈRES !

RENDEZ-VOUS SAMEDI 18 FEVRIER A 14H AU METRO BOUGAINVILLE

Et comment que nous nous en souviendrons ! Sur le 41 bis infligé à Alfredo Cospito : qui est responsable.

Publié le 2023-02-14 11:35:26

Et comment que nous nous en souviendrons ! Sur le 41 bis infligé à Alfredo Cospito : qui est responsable.

Nous recevons et diffusons volontiers ce texte utile, qui retrace les différentes étapes qui ont conduit et maintenu Alfredo dans le 41bis et indique les responsables. Nous en profitons pour ajouter un aspect manquant, signe du peu de nouvelles facheuses qui circulent. Selon ce que Luigi Manconi a dit lors d’une initiative à Rome (voir : https://contropiano.org/news/politica-news/2023/02/08/cospito-con-i-boss-lha-deciso-il-ministero-di-delmastro-0157088), c’est le DAP lui-même (dont Andrea Del Mastro a la délégation en tant que sous-secrétaire à la Justice) qui a créé la situation qui a permis le spectacle médiatique sur ‘Cospito influenceur de la mafia’ et ‘l’alliance anarchistes-mafiosi’, à partir du célèbre discours à la Chambre des Députés de l’immonde Donzelli. En effet, à partir du 1er janvier 2023, la DAP a « étrangement » décidé qu’Alfredo ne devait plus passer ses quelques heures de vie sociale avec les détenus précédents, classés « à faible dangerosité » (et qui n’étaient donc pas des chefs), mais avec le chef mafieux Di Maio, le chef mafieux-fasciste Rampulla (ex-Ordine Nuovo) et le tueur de la ‘ndrangheta Presta. Del Mastro a donc commencé par planter le décor, puis il a attendu que les gardes de la GOM recueillent quelques mots d’encouragement entre Alfredo et ses nouveaux compagnons sociaux, et enfin il a passé les papiers de la GOM à son « colocataire italien »… qui a fait le reste. Une affaire qui, si elle n’apporte rien de nouveau à ce que l’on sait déjà (alors que la classe dirigeante ourdit des complots en cycle continu, elle a ensuite le culot d’appeler ceux qui les dénoncent des « conspirateurs » !), réaffirme combien la lutte d’Alfredo est capable de mettre en difficulté l’État et le gouvernement actuel, réduit à mal fermer l’étable alors que les bœufs se sont déjà enfuis depuis des mois.

 

Et comment que nous nous en souviendrons ! Sur le 41 bis infligé à Alfredo Cospito : qui est responsable.

Initiative au Circolo Anarchico ‘La Faglia’ (Foligno, 23 février 2023)

Ces derniers jours, une campagne médiatique de mystifications et de mensonges s’est déroulée autour de la grève de la faim qu’Alfredo Cospito mène jusqu’à son dernier souffle contre l’emprisonnement à vie incompressible et les 41 bis. Nous avons tout entendu. La première ministre Giorgia Meloni, avec son habituelle victimisation, est allée jusqu’à soupçonner des complots sur la coïncidence du début de la grève de la faim avec la naissance de son gouvernement. En vérité, puisque toute communication est interdite dans le 41 bis, il semble évident de rappeler qu’Alfredo a communiqué le début de sa lutte à la première occasion dont il disposait, lors d’une audience au tribunal de Sassari. Des déclarations que, d’ailleurs, personne n’a encore été capable de lire, après presque quatre mois. Les médias bourgeois nous martèlent chaque jour avec les dernières paroles des condamnés à mort de leurs régimes exotiques ennemis, par exemple en Iran, mais ils déforment complètement la réalité lorsqu’en Italie, un anarchiste délibérément laissé pour mort en prison se voit refuser même la dernière parole.
Un autre mensonge qui circule est celui d’une alliance fantôme entre les anarchistes et la mafia, déduite des écoutes téléphoniques entre Alfredo et les trois seules personnes qu’il est autorisé à voir lors de la promenade en prison. L’Etat, qui a décidé pour la première fois d’enfermer un anarchiste dans le 41 bis, instrumentalise maintenant le fait que cet anarchiste s’adresse aux seuls êtres humains qu’il est autorisé à rencontrer. Des groupes sociaux qui, soit dit en passant, sont décidés de manière centralisée par le ministère à Rome ! En vérité, c’est avec la création de la DNAA (Direzione Nazionale Antimafia e Antiterrorismo) que l’État a voulu mettre en place une machine de guerre contre l’insurrection révolutionnaire, une machine qui avait pour armes les instruments exceptionnels jusqu’alors réservés aux anti-mafia. Nous assistons à un renversement complet des faits : ceux qui ont fusionné des réalités complètement différentes dans les bureaucraties des administrations judiciaires et pénitentiaires crient maintenant à la « soudure ».
De même, nous sommes consternés lorsque nous entendons le Premier ministre Giorgia Meloni affirmer à nouveau qu’elle ne négociera pas avec les anarchistes. Et pas seulement parce que tout le monde en Italie sait que l’État ne négocie qu’avec la mafia. De telles déclarations montrent que les membres du gouvernement ont complètement perdu le contact avec la réalité. Ce sont les anarchistes qui, depuis toujours, n’ont jamais voulu négocier avec les institutions. Des anarchistes qui, comme on le sait, n’ont pas de leaders, pas d’ambassadeurs, pas d’interlocuteurs reconnus. Ils n’ont donc vraiment rien à négocier. La conflictualité anarchiste ne naît pas de l’instigation d’un « leader » en prison et ne se modère pas en échange de la survie d’un camarade pris en otage par les bourreaux de la répression. Notre conflit naît d’une haine de classe viscérale alimentée chaque jour, non par des sophismes politiques, mais par l’exploitation, le chantage, la misère et les injustices de cette société. Le 41 bis devait être un avertissement aux anarchistes, il ne l’a pas été !
Dans cette montagne de falsifications, il en est une qui nous concerne de près. Le ministre Nordio, dans sa décision de rejeter la demande de révocation du 41 bis à l’égard d’Alfredo, a cité l’opération Sibilla, rappelant  » que la Cour de cassation, par un arrêt du 22 juin 2022, a annulé avec renvoi l’ordonnance du tribunal de Pérouse agissant en qualité de juge de réexamen qui n’avait pas reconnu la récurrence des éléments constitutifs du crime prévu à l’article 414 du code pénal à l’encontre d’Alfredo Cospito « . Le fait que Nordio considérait la cassation de Sibilla comme un élément défavorable à Alfredo avait en revanche été anticipé par certains journaux du régime quelques jours auparavant (en particulier « la Nazione », « il Giornale » et « l’Avvenire »).
Même dans ce qui restera dans les mémoires comme la condamnation à mort d’Alfredo Cospito, le ministre Nordio confond et omet des faits extrêmement importants. Nous rappelons que l’opération Sibilla a consisté en un raid des ROS des carabiniers aux premières heures du 11 novembre 2021, ordonné par le parquet de Pérouse et visant à fermer le journal anarchiste « Vetriolo », les sites de contre-information « Malacoda » et « Roundrobin », ainsi qu’à arrêter plusieurs camarades anarchistes, dont Alfredo Cospito lui-même. Au terme de plus de cinq ans d’enquêtes, menées par les parquets de Milan et de Pérouse, l’opération Sibilla a fait ses premiers pas de manière maladroite dès le départ : sur les huit assignations à résidence initialement demandées par la procureure de Pérouse Manuela Comodi et son supérieur Raffaele Cantone, le GIP a accordé quatre assignations à résidence avec obligation de signer trois fois par semaine, une assignation à résidence pour un camarade de Spoleto et un mandat de dépôt pour Alfredo Cospito. Après cinq semaines, le peu qui restait de l’enquête s’est effondré de manière désastreuse et toutes les mesures ont été annulées. Mais entre-temps, avec un tour de passe-passe typique des jongleurs dont est composée la justice italienne, ces papiers ont été récupérés dans la poubelle par le parquet de Turin et l’antimafia, si bien nettoyés qu’ils ont été utilisés pour demander et obtenir le transfert d’Alfredo Cospito au 41 bis.
Il est donc évident que l’enquête moribonde de Pérouse devait survivre pour que subsiste un faible soutien au 41 bis dans lequel il fallait anéantir notre camarade. Nous en arrivons ainsi à la phrase de la Cour de cassation citée par Nordio. Une sentence singulière, qui va au-delà de la demande même du Procureur Général (qui s’était exprimé pour la confirmation de la sentence de libération précédente) et qui est évidemment le résultat de sollicitations particulières. De tout cela Nordio ne parle pas, pour justifier la mort d’un prisonnier une extrapolation fugace suffit au ministre.
C’est le procureur général de Pérouse, Raffaele Cantone, qui a rappelé, lors d’une audition devant la « commission justice » du Sénat le 31 janvier, le rôle joué par son enquête dans cette affaire. C’est précisément cet épisode qui semble susceptible de provoquer un nouveau débordement judiciaire. En effet, nous apprenons par la presse locale que nous avons été dénoncés pour avoir publié sur notre canal telegram la nouvelle de l’ANSA « Cantone, 41 bis Cospito né de l’enquête de Pérouse » avec le commentaire « Nous nous en souviendrons ». Visiblement, le parquet de Pérouse est agacé non seulement par nos idées, mais aussi par nos souvenirs.
Nous sommes désolés pour les magistrats de Pérouse, mais la mémoire des anarchistes est notoirement prodigue. Pour ne pas oublier qu’il y a des responsabilités dans cette affaire aussi dans les centres répressifs de notre territoire, nous invitons tou-tes les solidaires à un après-midi où nous nous réunirons pour défendre nos écrits, nos espaces et en solidarité avec Alfredo Cospito à la veille de la Cassation appelée à dire le dernier mot, s’il n’est pas trop tard, sur la mesure 41 bis.

FOLIGNO – JEUDI 23 FÉVRIER
JARDINS DE LA VIA MONTE BIANCO (À CÔTÉ DU CLUB ANARCHISTE « LA FAGLIA »)

DE 16 HEURES À 18 H 30.
● EXPOSITION ‘LA CANTONATA’ AVEC LES TEXTES QUE L’ENQUÊTE SIBILLA VOULAIT FAIRE DISPARAÎTRE.
● DISCOURS ET ASSEMBLÉE DE SOUTIEN AU COMBAT D’ALFREDO COSPITO CONTRE LE 41 BIS ET L’EMPRISONNEMENT À VIE HOSTILE.
À SUIVRE : APÉRITIF DE SOUTIEN AU BIMENSUEL ANARCHISTE BEZMOTIVNY.

CERCLE ANARCHISTE ‘LA FAGLIA’
– t.me/circoloanarchicolafaglia – circoloanarchicolafaglia@inventati.org

traduit de ilrovescio

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Barcelone : un agent de police infiltré dans les milieux libertaires depuis 2020

Publié le 2023-02-14 23:01:21

L’annonce a fait l’effet d’une bombe dans le milieu anarchiste barcelonais : l’ami, amant, et camarade de lutte « Dani » était en réalité un agent du Corps National de Police d’Espagne. Il a été démasqué par le journal catalan indépendantiste « La Directa » qui au terme d’une investigation de plusieurs mois s’est procuré un faisceau de preuves concordantes, dont une définitive : une photo de lui en uniforme lors de sa formation à l’école de police d’Avila, près de Madrid, en 2019.



La mise au jour de l’opération a provoqué un tollédans le milieu militant libertaire, mais aussi dans la gauche espagnole au sens large.

Dans le cadre légal espagnol ce genre d’opérations ne peut-être mené que sur ordre judiciaire, lorsqu’il y a soupçon de terrorisme de crime organisé ou de trafic de stupéfiant. Ce qui a priori n’était pas le cas ici. Des sources policières prétendent qu’il s’agissait au contraire d’un travail ordinaire de renseignement tout à fait légal.
Dans la sphère militante, l’affaire soulève d’autres interrogations. Comment un agent de police a-t-il pu s’intégrer avec autant de facilité dans ce milieu fermé sans le moindre bagage politique ? C’est simple : en concentrant ses efforts sur le maillon le plus faible d’une chaîne de sécurité, la faille humaine. Les gens qui l’ont connu pendant son infiltration décrivent Daniel Hernàndez Pons (son nom d’emprunt) comme un personnage extraverti, charmant, très aimable avec tout le monde. En les interrogeant durant son enquête, la Directa a été en mesure de retracer son parcours.

Début juin 2020, au sortir du premier confinement COVID, Dani s’installe dans un petit studio de la rue de la Flor de Neu, à deux pas de la Cinètika, un complexe de cinéma squatté depuis 2016 au cœur du quartier de Sant Andreu de Palomar. Quelques jours plus tard il s’y présente pour participer à l’entraînement de boxe thaï antifa. Le premier contact passe bien. Il explique qu’il est nouveau dans le coin, qu’il est originaire de l’île de Majorque dans les Baléares, ce qui pour le coup est une véritable information : il parle le « majorquin », une variante du catalan. Il prétend gagner sa vie comme installateur de climatiseurs, et exprime son souhait de s’investir dans la vie politique du quartier.

Il se fait rapidement des amis, avec lesquels il boit des bières dans la rue, après le couvre-feu parfois, ce qui l’amène un soir à une confrontation avec un agent de la police municipale qui menace de le verbaliser. En quelques semaines il se fond dans le décor en opérant une métamorphose stylistique éclair : coiffure en crête, oreille percées, tshirt antifa et une énorme étoile du chaos tatouée au genou. Toujours une bière à la main, il est de toutes les fêtes, assiste aux concerts punk, propose généreusement de l’ecstasy et de la mdma à ses nouveaux amis, participe à des tournois de foot populaires.

Charmant, toujours prêt à donner un coup de main, il entame rapidement des relations intimes avec des militantes, qui à leur insu lui ouvrent les portes d’endroits emblématiques du militantisme libertaire barcelonais. Il obtient notamment un double des clés de la Cinètika.
Il invite quelques-unes d’entre-elles à son appartement, qu’elles trouvent sobrement décoré. Là il leur montre des photos de son ex, et de ses amis lorsqu’il était adolescent, jamais de sa famille. Il explique que son père est décédé il y a bien longtemps, que de son vivant il maltraitait sa mère. Très généreux en messages whatsapp, il arrive parfois qu’il ne donne brusquement plus aucune nouvelle. Puis plusieurs jours après il reprend contact en prétextant par exemple des problèmes techniques avec son téléphone.

Dani ne tient aucun discours politique, donc, mais est de toutes les luttes. Il aide aux préparatifs de la visite des Zapatistes à Barcelone, il participe à un groupe de travail sur les violences patriarcales, il intègre la coordination anti-répressive du quartier de Sant Andreu. Il participe aux manifestations monstres qui secouent Barcelone en février 2021 après l’incarcération du rappeur Pablo Hasélpour « apologie du terrorisme » et « injures à la Couronne » d’Espagne.

Il s’investit dans les opérations anti-expulsion, où il affronte à une occasion les gorilles d’extrême droite de l’entreprise anti-squatteur Desokupa. Un jour d’avril 2021, il forme une chaînes humaine avec des camarades pour bloquer l’expulsion d’une famille par les « mossos d’esquadra », les CRS catalans. Il écope alors d’une amende de 600 euros en vertu de la fameuse « loi bâillon » que le gouvernement Rajoy avait imposée en 2015.

En parallèle il entame une relation de plus longue durée avec l’une de ses amies militantes dont il a commencé à se rapprocher en décembre 2020.

La description de leur relation qu’elle fait a posteriori est... des plus ordinaires. Du moins elle le serait si elle n’était complètement factice. Dans l’intimité Dani est très attentionné. Il parle peu de politique. Et puis il élude subtilement les questions qui concernent son passé. Mais il est de très bonne constitution. Au bout de quelques semaines elle le présente à ses parents, à sa sœur. En août 2021, ils partent quelques jours en vacances à Majorque. Là-bas, ils boivent un verre en compagnie d’un de ses prétendus amis. Dani souhaite également la présenter à sa mère, qui selon ses dires vit en banlieue de Palma. Mais n’étant pas à l’aise avec l’idée de rencontrer sa mère, elle décline la proposition, ce qui le fâche. De retour à Barcelone, leur relation continue bon train. Elle est parfois entachée de quelques disputes liées à la jalousie. « Il me disait qu’il n’aimait que moi, mais que ne l’aimais pas assez en retour et me faisait sentir coupable » raconte-t-elle. Dani lui fait part du manque de confiance qu’il ressent à son égard en raison des liens qu’elle conserve avec son ex. Le 24 octobre 2021, il lui exprime son besoin de prendre un peu de recul pour réfléchir, et rompt la relation quelques jours plus tard.

Il noue alors d’autres relations du même type avec d’autres militantes, ce qui lui permet d’explorer d’autres quartiers. Lors d’une jam session de hip-hop, il rencontre une activiste qui l’intègre dans son cercle de lutte du centre ville. Puis il sort avec une membre de la CGT ( de tendance anarchiste, à Barcelone) pendant six mois, durant lesquels elle lui présente ses camarades… La stratégie est la même, l’histoire se répète. Au total, l’agent Daniel Hernandez Pons aurait eu des relations sexuelles avec au moins huit femmes qui assurent qu’elles ignoraient tout de sa véritable identité.

Mais le 7 juin 2022, le vent commence à tourner pour Dani. Le journal la Directa révèle une première opération d’infiltration policière dans une autre sphère du militantisme barcelonais : la gauche indépendantiste et les collectifs de défense des droits au logement.

Étrangement, ce premier agent infiltré se faisait appeler « Marc Hernàndez Pon ». Le même nom de famille que Dani, à une lettre près ! Une imprudence qui plus tard mettront les journalistes sur la piste de Dani. L’affaire de Marc Hernàndez Pon remonte au ministre de l’intérieur espagnol Fernando Grande-Marlaska, qui reconnaît l’existence d’opérations d’infiltration, mais assure durant l’été 2022 qu’ »elles ont désormais pris fin ». Les journalistes de la Directa soupçonnent le contraire et continuent leurs investigation, qui les mènent à Dani. Ils découvrent que les deux infiltrés sont issus des Baléares, et faisaient partie de la même promotion à l’école de police. Après quelques mois à accumuler des preuve, ils publient un article sur cette seconde affaire le 30 janvier 2023.
Mais entre temps, Dani a filé à l’anglaise.

Dès le mois d’octobre, il avait senti que sa couverture était compromise, des soupçons planaient sur lui, le moment était venu pour lui de s’exfiltrer discrètement. Il annonce alors autour de lui qu’il part faire la récolte d’olive à Grenade, puis qu’il rejoindra Majorque où il a trouvé un job intéressant. Le 30 octobre, il quitte définitivement son appartement de Sant Andreu. Lorsque le scandale éclate en janvier, il a quitté Barcelone depuis déjà trois mois.

Depuis, cinq des militantes avec lesquelles il a noué des relations ont annoncé attaquer en justice Dani, ainsi que son supérieur hiérarchique, et le ministre de l’Intérieur espagnol pour abus sexuel, atteinte à l’intégrité morale, divulgation d’informations privées et atteinte à la liberté d’exercice des droits civiques. De son côté, le ministre de l’Intérieur a assuré que « les agents de police remplissent dans toutes leurs interventions les principes de légalité et les valeurs constitutionnels ». Pour les militantes et leurs avocates, le bras de fer avec l’état espagnol ne fait que commencer.

Ils durera probablement de longues années, comme le combat qu’a mené l’activiste climatique Kate Wilson contre l’état britannique à partir de 2010. Cette année-là, elle avait appris que son ex-conjoint Mark Stone, avec qui elle avait vécu une relation de 2 ans entre 2003 et 2005, s’appelait en réalité Mark Kennedy. Il était un agent de police de Londres, infiltré dans le milieu écologiste anglais pendant sept ans avant d’être découvert en 2010. Sept ans durant lesquels il avait eu des relations sexuelles avec au moins dix autres femmes que Kate Wilson, tout en étant marié avec deux enfants dans sa vie privée. Après 10 ans de bataille juridique, la justice anglaise a fini par rendre raison à Kate Wilson en 2021, elle a condamné la police à lui verser l’équivalent de 250 000 euros de dommages et intérêt.

Mais Kennedy n’était pas un cas isolé, au cours des années 2010 plusieurs autre cas de ce genre ont été révélés, certains agents ayant même eu des enfants avec leurs victimes manipulées.

En parallèle en Allemagne, plusieurs affaires du même genre éclatent à Hambourg, où plusieurs agents successifs ont infiltré le squat Rote Flora. Mais cette fois, il s’agissait de femmes.

Côté français, aucune femme ni aucun homme n’ont encore été démasqués dans les milieux anarchistes, autonomes, ou même écologistes, en tout cas pas dans l’histoire récente. Les méthodes de la police française ferait-elle exception ? Rien n’est moins sûr. Quant à « Dani », à l’heure actuelle il doit être en train de couler des jours heureux loin de Barcelone, dans une ambassade à l’étranger, où il aurait été muté pour quelques années avec un salaire confortable, le temps de se faire oublier.

B.R.



PS :

Repris de lundi.am

Action internationaliste anticarcérale en soutien à la lutte d'Alfredo contre le 41 Bis et des prisonnier-es du CPR de Turin contre la machine à expulser

Publié le 2023-02-14 23:01:28

C’est en soutien aux luttes anticarcérales en cours actuellement en Italie, que ce soit contre le régime 41 bis et pour la libération d’Alfredo Cospito ou contre les CPR et la machine à expulser, que nous nous sommes attaqués à la façade du consulat italien de Lyon à fin de faire entendre notre solidarité à toustes celles et ceux qui combattent l’oppression du système carcéral.



Ces dernières semaines en Italie ont été marquées d’une part par le déclenchement le 4 février d’une importante révolte dans le CPR de Corso Brunelleschi près de Turin ayant entrainé la destruction de 3 des 4 zones du centre. Et d’autre part par les mobilisations en solidarité avec le prisonnier anarchiste Alfredo Cospito en grève de la faim depuis le 20 octobre pour lutter contre le régime de torture blanche « 41 Bis » qu’il subit.

C’est dans ce contexte et suite à l’appel international à la solidarité avec Alfredo que dans la nuit du 13 au 14 janvier nous avons décidé de refaire la façade du consulat Italien de Lyon pour montrer notre soutien à toustes celles et ceux qui combattent l’oppression du système carcérale.

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Solidarité internationale !
À bas toutes les prisons et toutes les frontières !

[IT] Barricate in solidarietà con il compagno anarchico Alfredo Cospito (Santiago, Cile, 2 febbraio 2023)

Publié le 2023-02-16 07:50:03

[IT] Barricate in solidarietà con il compagno anarchico Alfredo Cospito (Santiago, Cile, 2 febbraio 2023)

Riceviamo e a nostra volta diffondiamo: https://lanemesi.noblogs.org/post/2023/02/15/barricate-in-solidarieta-con-il-compagno-anarchico-alfredo-cospito-santiago-cile-2-febbraio-2023/

Giovedì 2 febbraio. Individualità anarchiche, abbiamo eretto barricate come piccola risposta di solidarietà internazionalista con lo sciopero della fame che il compagno Alfredo Cospito sta portando avanti nel territorio italiano.

CHE L’AGIRE IN AUTONOMIA SI MOLTIPLICHI
CONTRO IL REGIME DI ISOLAMENTO DEL 41 BIS E TUTTE LE CARCERI

Barricate in solidarietà con il compagno anarchico Alfredo Cospito (Santiago, Cile, 2 febbraio 2023)

Publié le 2023-02-16 07:50:03

Barricate in solidarietà con il compagno anarchico Alfredo Cospito (Santiago, Cile, 2 febbraio 2023)

Giovedì 2 febbraio. Individualità anarchiche, abbiamo eretto barricate come piccola risposta di solidarietà internazionalista con lo sciopero della fame che il compagno Alfredo Cospito sta portando avanti nel territorio italiano.

CHE L’AGIRE IN AUTONOMIA SI MOLTIPLICHI
CONTRO IL REGIME DI ISOLAMENTO DEL 41 BIS E TUTTE LE CARCERI

[Pubblicato in spagnolo in https://es-contrainfo.espiv.net/2023/02/08/santiago-chile-barricadas-en-solidaridad-con-el-companero-anarquista-alfredo-cospito/ | Traduzione in italiano pubblicata in https://lanemesi.noblogs.org/post/2023/02/15/barricate-in-solidarieta-con-il-compagno-anarchico-alfredo-cospito-santiago-cile-2-febbraio-2023/]

[Un filmato dell’azione: https://kolektiva.media/w/2SzQ4mGBRBZWN1iU39G3Nd]

Indymedia Lille

Publié le 2023-02-16 07:50:06

Pour enfermer toujours plus, l’Etat s’est lancé dans la construction de 15 000 nouvelles cellules, réparties dans plus d’une trentaine de nouvelles taules un peu partout sur le territoire. Parmi ces projets, on peut parler du projet de nouvelle prison de Loos, près de Lille. Après avoir servi un temps de terrain d’urbex, puis comme terrain d’entraînement des ERIS, les ruines de l’ancienne prison de Loos, détruite en 2016-2017 (après fermeture en 2011 pour vétusteté), servent de base à une nouvelle prison du Plan Prison du gouvernement... en 2016. Malgré un léger retard dans les plans de l’APIJ (organe de l’Etat en charge de la construction des taules et des tribunaux), dû à la découverte des fondations d’une abbaye sous la prison lors de fouilles archéologiques (quand un lieu d’enfermement en cache un autre...), le chantier du nouveau centre pénitentiaire de Loos pourrait bientôt commencer, pour la construction d’une nouvelle taule de 840 places dont 120 en structure d’accompagnement vers la sortie (SAS).

Parmi les entreprises qui se font du blé sur la construction de cette prison, on trouve l’entreprise Colas Grand Est. En sachant ça, dans la nuit du 12 au 13 février, on est parti.es fracasser la vitrine du siège de Colas, boulevard de la Mothe à Nancy, et on y a laissé quelques tags pour signifier la raison de notre venue : "feu aux prisons / ni à Loos ni ailleurs !" ; "COLAS = COLLABO" ; "crève la taule" et quelques A cerclés..

Il est temps de lier les mots aux actions... De partout, il est possible d’agir et de lutter contre les constructions de nouvelles prisons, notamment en attaquant celleux qui les construisent ! Parce qu’une nouvelle prison qui se construit, que ce soit à Loos ou ailleurs, c’est une nouvelle pierre à l’édifice de leur système de domination capitaliste de merde.

Agissons dès maintenant et frappons les collabos de ce système carcéral dégueulasse partout où nous nous trouvons. Que notre colère arme notre volonté d’agir, contre tous sentiments de résignation, ou contre toute attente d’un grand soir ou d’une mobilisation de masse, qui ne sont que des excuses pour ne pas agir et affronter l’ordre dominant dès maintenant.

Pour la destruction des cages et des prisons ! Liberté pour tou.te.s les prisonnier.es !


Mise à jour de l’état de santé d’Alfredo Cospito au 119e jour de sa grève de la faim jusqu’à la fin.

Publié le 2023-02-16 09:00:04

Mise à jour de l’état de santé d’Alfredo Cospito au 119e jour de sa grève de la faim jusqu’à la fin.

Point sur l’état de santé d’Alfredo Cospito au 119e jour de sa grève de la faim jusqu’au bout (15 février 2023)

Ces dernières semaines, une campagne médiatique de calomnie et de dénigrement a été menée contre le compagnon anarchiste Alfredo Cospito. Divers journaux ont accordé beaucoup d’importance au fait que le compagnon avait recommencé à prendre des compléments alimentaires ces derniers jours et avait mangé du yaourt. La nouvelle d’aujourd’hui est que le corps d’Alfredo, après de trop nombreux jours de grève de la faim, a rejeté à la fois ces deux yaourts et les compléments : ce qu’il prend actuellement n’est que du sucre, du sel et du potassium. Il s’agit d’une nouvelle dramatique aussi bien en ce qui concerne la possibilité pour son compagnon de tenir jusqu’au 24 février vivant (jour où se tiendra devant la Cour de cassation l’audience pour l’appel contre l’ordonnance du tribunal de surveillance de Rome qui a confirmé sa détention au titre du 41 bis), qu’en ce qui concerne sa capacité à reprendre son alimentation suite à une éventuelle révocation de l’ordonnance 41 bis.

Traduit d’InfernoUrbano

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Programme de la bibliothèque Libertad pour février/mars 2023

Publié le 2023-02-16 17:20:04

Jeudi 23 février à 18h30
Suite de la  discussion  « A l’assaut d’un ciel ombragé ? »

Nous proposons de poursuivre la discussion du 3 novembre dernier (la présentation de celle-ci est disponible sur le blog de la bibliothèque ici ), ainsi que de discuter de l’hypothèse insurrectionnelle aujourd’hui.

Qu’est-ce qui pourrait favoriser le déclenchement d’une insurrection ? Comment les anarchistes pourraient-ils la favoriser, y contribuer, la précipiter ? Peut-elle aujourd’hui encore attiser un imaginaire anarchiste et révolutionnaire ? Peut-on encore parier qu’une goutte d’eau supplémentaire (et laquelle?) pourrait faire sauter les digues de l’apathie et de la résignation et faire éclater une colère enfouie et pourtant diffuse ? Dans ce sens, quels défis pourrions-nous alors tenter de relever en intervenant dans la conflictualité sociale dès maintenant ? Compte tenu du faible antagonisme face aux restructurations actuelles et aux sauts techniques et technologiques qui les accompagnent, n’est-ce pas se bercer d’illusions que de présumer de la qualité et de la pertinence du choix des cibles que feront les insurgés ? Quels liens une intervention anarchiste pourrait-elle établir avec des moments de protestations où de nombreuses personnes descendent dans la rue pour dire « non » à de nouvelles mesures, des protestations qui n’aspirant pas à une transformation radicale ne se réduise toutefois pas à la demande de préserver le statu quo antérieur ? Si oui lesquelles ? Loin de la prétention à accompagner ces mouvements d’une présence radicale, comment faire pour approfondir, élargir et faire durer le désordre ? Comment faire dérailler les mouvements de leur voie réformiste pour avancer dans la voie bien moins rassurante de l’inconnu insurrectionnel ? Comment contribuer à rendre le pouvoir détestable et la vie qu’a à offrir l’aliénation marchande et technologique insupportable ?

Nous proposons de partir, entre autres, de quelques-une de ces questions déjà posées il y a 10 ans (et que l’on retrouve dans la brochure Quelques contributions à la rencontre anarchiste internationale de Zurich 10-13 novembre 2012, ainsi que dans Contributions à la rencontre internationale autour du livre subversif, disponibles à la bibliothèque) afin d’écarter celles qui peuvent sembler caduques (et d’ailleurs pourquoi ?), se concentrer sur celles qui n’ont pas perdu de leurs pertinences et en soulever de nouvelles.


Jeudi 23 mars 18h
Discussion autour d’histoires de luttes contre les artères de la domination

L’histoire de l’agir anti-autoritaire est constellée de volontés individuelles, de minorités agissantes et d’attaques qui n’ont pas attendu de lendemains qui chantent, tout comme de défis et d’hypothèses révolutionnaires ayant sans cesse identifié de nouveaux piliers de la domination à abattre. Aussi n’est-ce peut-être pas tout à fait un hasard si certaines infrastructures du capitalisme industriel, liées à la communication ou à l’énergie, ont été régulièrement prises pour cible au fur et à mesure de leur transformation.
Des mâts du télégraphe sciés lors de grèves ou de tentatives insurrectionnelles jusqu’aux becs de gaz brisés lors d’émeutes urbaines au début du siècle dernier, en passant par les pylônes électriques explosés par des guérilleros anarchistes dans l’Espagne franquiste, jusqu’à ceux tombés dans les années 80 lors des luttes antinucléaires en France, en Allemagne ou en Italie, ou sabotés par la suite lors de luttes de territoire contre la construction de nouvelles lignes THT, les exemples passés ne manquent pas. A travers eux, c’est également un autre fil que les prises du Palais d’Hiver et autres affrontements de masse qui se dégage : celui d’une méthode de lutte asymétrique et qualitative contre des artères qui alimentent jour après jour le pouvoir de leurs flux, et se trouvent un peu partout à portée de mains audacieuses.

Pour imprimer et faire tourner le flyer, c’est ici.

Paris – Rassemblement devant le consulat Italien – Banderole durant la manif contre la reforme des retraites

Publié le 2023-02-16 18:50:06

Une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le consulat italien ce mercredi 15 février.

 

La banderole s’est retrouvée sur un échafaudage durant la manif contre la réforme des retraites le lendemain.

 

Grèce – Grève de la faim des anarchistes et des prisonniers combattants en solidarité avec Alfredo Cospito

Publié le 2023-02-16 18:50:08

Grèce – Grève de la faim des anarchistes et des prisonniers combattants en solidarité avec Alfredo Cospito

Le régime pénitentiaire 41 bis est l’achèvement de la structure de la prison en une peine de mort déguisée. L’exécution, dans ce cas, ne se termine pas en un instant, comme avec un coup de feu, le serrage du nœud coulant, l’application d’un courant électrique ou l’injection de poison dans le corps, mais elle dure toute une vie dans un état de coma social, dans un état de non-monde. Et ainsi, se propageant à travers le temps. Hors de ce monde, la peine de mort a échappé à l’histoire, tout comme l’État poursuit l’oubli pour tous les prisonniers de la guerre sociale qui sont enterrés vivants dans l’état de 41 bis. Le régime du 41 bis a déjà assassiné une combattante, Diana Blefari Melazzi.

Le régime du 41 bis et la loi sur le « massacre » sont l’héritage de la contre-révolution européenne de l’époque de la Piazza Fontana (strage di piazza Fontana). Cette guerre civile n’a jamais pris fin. Les États, et en particulier l’État italien, poursuivent la contre-révolution pour que la flamme ne se rallume jamais. Tous les systèmes suivent, étape par étape, les exemples introduits pour la première fois en tant que guerre spéciale, par exemple les cellules blanches de l’Allemagne de l’Ouest, les prisons de type F en Turquie et les prisons FIES en Espagne jusqu’aux prisons de type C en Grèce ou le nouveau système de prison de haute sécurité A.A.les cellules blanches en Allemagne de l’Ouest, les prisons de type F en Turquie et les prisons FIES en Espagne, les prisons de type C en Grèce ou le nouveau système pénitentiaire de haute sécurité A.A. ; la loi d’inspiration hitlérienne toujours en vigueur sur la prolongation indéfinie de la peine pour des raisons « préventives », en vertu de laquelle le camarade Thomas Meyer-Falk est détenu pendant 10 années supplémentaires (25 au total) dans la prison de Freiburg en Allemagne, jusqu’aux différentes méthodes d’extorsion de déclarations de repentir, et de l’Asinara à l’Imrali.

L’anarchiste Alfredo Cospito se bat pour que la flamme se ravive. Réaffirmons le combat du camarade.

Il est de notre devoir de défendre en actes le combat que mène Alfredo Cospito. Une lutte pour et contre le temps lui-même. Cette grève de la faim particulière ne concerne pas seulement les camarades du territoire italien, mais elle est internationaliste, et donc l’étoile de la solidarité internationaliste doit briller aux côtés d’Alfredo Cospito et de tous ceux qui luttent de l’intérieur d’un régime carcéral spécial. De la Grèce à chaque point de la planète – pour tous ceux qui luttent pour la liberté.

Parce que la défaite n’est pas la captivité, mais la perte de la foi en la possibilité de vaincre. Ainsi, nous entamons collectivement une grève de la faim, selon les capacités de chacun, afin de nous tenir aux côtés du révolutionnaire anarchiste Alfredo Cospito, mais aussi, contre le régime de mort du 41 bis.

Dans le même temps, la lutte contre le nouveau code pénitentiaire dans les prisons grecques se poursuit.

Prisonniers anarchistes et combattants

Giannis Michailidis
(1 jour de grève de la faim)

Dimitris Chatzivasileiadis
(grève de la faim de 3 jours)

Thanos Chatziangelou
(1 jour de grève de la faim)

Iasonas Rodopoulos
(1 jour de grève de la faim)

Kostas Dimalexis
(grève de la faim de 3 jours)

Labros Vougiouklakis
(grève de la faim de 1 jour)

Panagiotis Vougiouklakis
(grève de la faim de 1 jour)

Stathis Nikolouzos
(1 jour de grève de la faim)

Stergios Kalaitzidis
(1 jour de grève de la faim)

Fotis Daskalas
(1 jour de grève de la faim)

[Publié en anglais le 16 février 2023, à l’adresse https://athens.indymedia.org/post/1623649/#1644882]

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Toulouse – Rassemblement 22/02 à 18h, palais de Justice. Contre tous les régimes d’isolements, contre toutes les prisons

Publié le 2023-02-16 19:20:04

Toulouse – Rassemblement 22/02 à 18h, palais de Justice. Contre tous les régimes d’isolements, contre toutes les prisons

Depuis le 20 octobre 2022, Alfredo Cospito, anarchiste emprisonné depuis 10 ans en Italie après avoir tiré dans la jambe d’un ponte du nucléaire italien, est en grève de la faim.

Cette grève de la faim est la manière qu’il a trouvée pour lutter contre ses conditions de détention, et la peine de perpétuité incompressible qu’il risque. Alfredo Cospito est enfermé dans une section de haute sécurité à l’hopital San Paolo dans un régime spécial appelé le 41bis. Ce régime punitif présent dans une trentaine de prisons italiennes implique différentes mesures répressives : cellule de deux mètres sur trois, fenêtre en hauteur avec trois couches de verres et des barreaux, un seul parloir par mois, filmé et sans contact physique, tout courrier lu, y compris celui avec l’avocat, suppression de tous marqueurs temporels. Les prisonniers soumis au 41bis ne sont jamais extraits de prison, même pour les procès, tout se déroule à l’aide de visioconférences. Le prisonnier se retrouve dans un isolement complet.Retour ligne automatique
700 prisonniers sont enfermés dans ces conditions en Italie et, pour 7 d’entre eux depuis plus de 20ans.

Pas besoin de traverser les alpes pour trouver cette forme de torture blanche, les quartiers d’isolements en bleu-blanc-rouge ont, eux aussi, le vent en poupe. Isolement sensoriel, promenade seul, surveillances ultra régulières, parloirs réduits en temps et régularité…Si la prison est déjà une abomination, les quartiers d’isolements poussent l’horreur de manière exponentielle. L’année dernière, en France, un prisonnier (Libre Flot) s’était lui aussi mis en grève de la faim pour dénoncer les conditions de détentions qui lui étaient imposées et demander sa libération.

L’annonce de la grève de la faim d’Alfredo a donné lieu a une campagne de solidarité internationale ; manifs et rassemblements dans différentes villes (notamment devant des consulats italiens à Paris, au Chili …), banderoles, perturbation de messe, interruption d’une représentation à l’opéra, attaques de véhicules de différents collaborateurs de la machine à enfermer, voiture personnelle de l’ambassadrice italienne brûlée à Athènes… Chacun et chacune trouve la manière de rendre visible cette situation et d’exprimer sa solidarité avec Alfredo et les prisonniers en lutte.Retour ligne automatique
Alfredo a annoncé qu’il n’arrêterait sa grève de la faim que lorsqu’il serait extrait de cette section, vivant ou mort. Il s’avère qu’il a déjà perdu 50 kilos, qu’il est très affaibli physiquement et qu’il en gardera sans doute des séquelles à vie. Malgré cela, il semble que l’état le condamne à mort.

Pour un monde sans frontières et sans prisons, liberté pour tous !

Trouvé sur Tsunami Toulouse

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Carapatage #45 : Le fichage ADN (15.02.23)

Publié le 2023-02-16 20:30:03

Le fichage ADN

Lien du téléchargement

Lien vers le podcast

On parle du fichage ADN et en particulier du fichier FNAEG, le fichier national des empreintes génétiques qui a été créé en 1998, de comment ce fichier est apparu, qu’est-ce que c’est que l’ADN, comment marche ce fichier, comment les flics font pour prendre l’ADN d’une personne, qu’est-ce qu’on risque en cas de refus de prélèvement, et quelle est l’utilisation judiciaire qui peut être faite de ces prélèvements. Et on parle un peu aussi des résistances qui peuvent exister.

Sommaire :

Playlist

Ressources

Indymedia Lille

Publié le 2023-02-17 19:30:10

Il aura fallu deux décennies de lutte pour créé une situation permettant un rapport de force ouvert contre le projet CIGEO avec l’occupation du Bois Lejuc qui aura été défendu pendant près de deux ans sous la pression et les attaques des mercenaires* de l’ANDRA.
Cela fait maintenant cinq ans que cette ligne de front s’est brisée suite à la violente et brutale expulsion des occupant.es par 500 gendarmes le 22 février 2018 et, qu’avec elle a disparu un lieu central de la résistance.
Il s’en est suivi une vague répressive sans précédent dans la région ; Surveillance, rafles, arrestations, procès, peines de prison et autres instruments répressifs mis en œuvre, ont empêché et rendu difficile une réorganisation offensive de la lutte. Les blessures psychologiques laissées par cette période difficile et traumatisante guérissent lentement et il restera à jamais une cicatrice dans les cœurs. Malgré l’évacuation de la forêt, la résistance se poursuit encore aujourd’hui à de nombreux niveaux.

Nous avons saisi l’occasion du cinquième anniversaire de l’évacuation de la forêt pour montrer que nous n’avons ni oublié.es ni pardonné.es ce qu’ils ont fait. Et qu’ils se trompent si ils pensent nous avoir chassé.es et vaincu.es pour toujours.
Avec nos modestes moyens, nous avons poursuivi.e la série d’attaques contre les infrastructures du projet CIGEO le 14.02.2023 en flambant un pylône de transmission de l’ANDRA à Osne le val près de Bure.

Nous soutenons tout acte de sabotage contre CIGEO et ces Monstres. Cependant, nous plaçons délibérément notre action dans le contexte d’une série d’attaques menées l’année dernière contre des stations de mesure destinées à collecter des données géologiques, hydrologiques et météorologiques, et nous saluons de tout cœur les groupes d’action qui les ont menées ! Ensemble et de manière informelle nous sommes plus fort.es !
Pour finir, nous pensons que ces structures ont une importance stratégique prépondérante dans la phase actuelle de développement du projet étant donné que les données collectées, par exemple pour les études d’impact sur l’environnement, constituent à elles seules une base nécessaire dans les procédures d’autorisation de création, Ainsi, les détruire, les mettre hors service, sont et seront inévitablement une épine dans le pied au « bon déroulement du projet CIGEO ».

La rage dans nos cœurs, dans nos mains des outils.

Comité Autonome de Vengeance Tortuguita*

*Nous dédions cette action à Manuel "Tortuguita" Paez Terán, assassiné par les flics le 18 janvier 2023 lors de l’attaque de l’occupation de la forêt, contre la construction de la "Cop-City" dans la forêt de Weelaunee, 1312 Atlanta/USA.


Russie : Résistance radicale (15-22 novembre 2022)

Publié le 2023-02-17 19:30:25

Dark Nights / vendredi 25 novembre 2022

Vladivostok

Le 16 novembre, un colonel qui travaillait avec les hommes mobilisés a été trouvé dans son bureau, tué par balle.

Des témoins ont entendu cinq tirs. La première personne qui est accourue dans le bureau a été l’officier de permanence, qui a vu le cadavre du colonel avec des blessures de balles à la poitrine. Les enquêteurs ont trouvé cinq douilles et quatre pistolets Makarov. Aucune lettre de suicide n’a été trouvée.

Le colonel Vadim Boyko était le directeur adjoint de l’Haute École Navale du Pacifique, chef du département de soutien technique.

 

Rostov-sur-le-Don

17 novembre. Pendant la nuit, un.e guérillero.a non identifié.e a endommagé huit voitures de la police, dans le quartier de Zheleznozhozhny. Toutes les voitures ont eu les vitres brisées.

 

Novossibirsk

Le 18 novembre, des anarchistes ont détruit une camera de surveillance
extérieure, à Novossibirsk.

 

Moscou

Le 21 novembre, un entrepôt du Ministère de l’Intérieur a brûlé à la gare de Moscou-Leningradskaya. L’entrepôt se trouvait à 10 mètres d’un bâtiment appartenant au Ministère de l’Intérieur. Quand le feu a commencé à se propager, les employé.es se sont enfui.es, mais il y a eu des dégâts matériaux énormes : des dizaines d’imprimantes et de scanners, 50 chaises, 20 fauteuils, 10 tables et deux climatiseurs (et aussi tout un simulateur sportif et un tas de gants et de masques) ont brûlé. Une enquête criminelle a été ouverte.

Groznyj

Le 21 novembre, un homme téméraire a attaqué un inspecteur de police avec un couteau, pendant la prière. Le partisan l’a attaqué par derrière, alors que le serviteur du régime faisait ses ablutions, et l’a envoyé chez Allah à coups de couteau.

Ensuite, l’assaillant a saisi l’arme de service du policier, mais il n’a pas pu l’utiliser parce qu’il a été frappé à mort par des tirs des collègues du flic. La mort de l’assaillant a été reportée par Ramzan Kadyrov [le « boucher de Groznyj », qui dirige cette république de la Fédération Russe ; NdT] lui même. L’identité de l’assaillant n’a pas été établie et il a très probablement agi seul.

Ce n’est pas la première attaque contre des fonctionnaires de police, à Groznyj. En particulier, le 28 décembre 2020, deux policiers ont été pris par cible, dans le centre de la ville, par des individus armés de couteaux, qui ont essayé de leur dérober leurs armes. En conséquence de cette attaque, l’un des policiers est mort et un autre à été blessé et ensuite hospitalisé. Les deux attaquants ont été tués.

Le 17 décembre 2020, la commission d’investigation a ouvert une autre enquête, pour une attaque contre des policiers dans le district de Kurchaloysky, en Tchétchénie. Selon les premières éléments de l’enquête, l’attaque a eu lieu vers 1 heure du matin, le 17 décembre, après que deux hommes dans une voiture VAZ-2114 [de la marque Lada ; NdT] ont fait un refus d’obtempérer. Pendant la course-poursuite, les fuyards ont ouvert le feu sur les policiers avec un fusils d’assaut ; ils ont été tués par le feu de riposte.

 

Représailles

Irkutsk

Un partisan de la guerre du rail a été incarcéré à Irkutsk. On rapporte qu’il avait relié deux rails avec du fil en cuivre, dans le but d’interrompre la circulation ferroviaire. Il avait aussi attaché aux rails des feuilles d’un cahier d’écolier, avec un message au « contenu extrémiste ».
Apparemment, c’est la raison pour laquelle ils l’ont retrouvé. Le guérillero s’est révélé être Ilya Podkamenny, 18 ans, qui travaille pour la chaîne Subway. Il risque quatre ans de prison pour « appel public à une activité extrémiste ».

 

Krasnoobsk

Des le 30 septembre, des guérillero.as non identifié.es ont mis le feu à une banderole de propagande à Krasnoobsk, dans la région de Novossibirsk. Deux semaine après, des hommes masqués non identifiés ont saisi Dmitry Karimov, 22 ans, alors qu’il allait à l’université, l’ont fait monter dans une voiture et l’ont amené dans un bois. La, ils l’ont frappé avec un taser et l’ont menacé de « lui tirer dessus, selon les lois de temps de guerre » s’il n’avouait pas d’avoir mis le feu à la banderole. Après cette « conversation », l’étudiant s’est retrouvé avec des bleus, des abrasions et des brûlures. Sous la pression des menaces, le jeune a confessé cet incendie et d’autres, au cours des mois d’août et de septembre. Une procédure pénale a été ouverte contre Karimov, sur la base de ce « témoignage ». Le jeune homme a un handicap, à cause
d’une perte de l’ouïe, et souffre depuis l’enfance d’altérations des
fonctions du système nerveux central.

 

Krasnodar

Les enquêtes à Krasnodar ont mené à des accusations de terrorisme contre
Oleg Vazhdaev, un partisan qui, dans la nuit du 25 septembre, a essayé de mettre le feu, avec deux cocktails Molotov, au bureau d’enregistrement et d’enrôlement de l’armée, dans la rue Yana Poluyan. Au début, l’incendie a été défini comme une destruction qualifiée et préméditée de biens privés (art. 167 du Code pénal), mais entretemps, sur demande du FSB, et à huis clos, l’acte de ce héros du peuple a été ré-classifié comme « attaque terroriste » (part. 1 de l’article 205 du Code pénal). Le tribunal a aussi renouvelé la détention de Vazhdaev, en isolement à cause de l’enquête en cours.

Le combattant de la guérilla lui-même ne nie pas avoir essayé de mettre le feu au bureau d’enregistrement militaire : il voulait sauver des membres de sa famille et des amis de la mobilisation. Hélas, une des bouteilles qu’il a lancé s’est enflammée devant le bâtiment et l’autre ne s’est pas cassée. L’homme a été effrayé par une patrouille de cosaques et le 29 septembre Vazhdayev a été arrêté et ensuite emprisonné.

 

L’affaire de Ruslan Zinin

Maria Savkina, juge du tribunal de Oust-Ilimsk dans le district de Kirovsky, a prolongé jusqu’au 26 février la période de détention préventive de Ruslan Zinin.

Ruslan et son avocat, Roman Razvozzhayev, ont demandé qu’il soit placé
aux arrestations domiciliaires.

On rappelle que, le 26 septembre, Ruslan Zinin est allé au bureau d’enregistrement et d’enrôlement de l’armée de Oust-Ilimsk avec un fusil à canon scié, après que son cousin a été mobilisé. Après avoir parlé à l’officier du bureau d’enregistrement de son ami qui était tombé début mars, Ruslan lui a tiré dessus à deux reprises.

Ruslan est mis en cause en vertu de l’article 317 du Code pénal : « Atteinte à la vie d’un agent de police ». Nous considérons que cette accusation est privé de fondement, puisque cet article peut concerner aussi les atteintes contre des militaires, mais seulement quand ils sont engagés dans des tâches d’ordre public. En ce cas, l’officier militaire était évidemment engagé en tout autre chose.

En vertu de l’article 317, Ruslan risque de 12 à 20 ans de prison, ou même la perpétuité.
Peu importe que l’officier blessé, Yeliseyev, ait survécu.

Un extrait d’une lettre de Ruslan :
« Ce jour là (le 26 septembre) je suis allé au bureau d’enregistrement militaire avec la certitude que je pouvais empêcher que mon jeune frère soit mobilisé, comme le voulait l’appel qu’il avait reçu la veille. J’étais aussi, jusqu’à la fin, absolument sûr que je n’aurais blessé personne. Depuis que j’étais un petit garçon, je suis catégoriquement contre la violence. […]

J’avoue aussi que j’ai encore des cauchemars où je vois la photo posthume de mon camarade d’école, un soldat appelé, de 18 ans, mobilisé en novembre 2021 et tué en mars 2022, le premier jour de l’invasion. En imaginant pour un instant que je pourrais un jour, Dieu ne le veuille pas, voire quelqu’un de ma famille dans la même situation, j’ai compris que je ne pouvais pas continuer à vivre sachant que je n’avais rien fait pour l’éviter et j’étais prêt à me jeter sous un char d’assaut à mains nues, pour chacun de mes frères. J’en ai trois. Simplement pour ne pas voir le deuil et les larmes de ma famille […] ».

[Limoges] Procès de l’affaire de la caserne Jourdan

Publié le 2023-02-18 07:05:03

Le procès de l’incendie des véhicules de gendarmerie de la caserne Jourdan à Limoges aura lieu le 28 février 2023 à 8h45 à la Cité Judiciaire de Limoges, Place Winston Churchill.

Petit rappel des faits :

Dans la nuit du 18 septembre 2017, cinq véhicules de la gendarmerie sont incendiés dans la caserne Jourdan à Limoges. Le lendemain 19 septembre s’ouvre le procès de 8 individus pour la voiture de police brûlée en mai 2016 quai Valmy à Paris. Le même jour un communiqué signé de la R.A.G.E. (Révolte Anarchiste des Gendarmes Exilés) revendique l’incendie à la caserne Jourdan :

Nous ne voulons plus tabasser les manifestant-e-s lors des manifestations. Nous ne voulons plus terroriser la population en Nouvelle Calédonie ou en Guyanne.

Nous ne voulons plus servir de garde-chiourme dans les tribunaux.

Nous ne voulons plus faire office d’armée d’occupation en banlieue ou dans les anciennes colonies.

Nous ne voulons plus obéir au politiciens et servir de bras armé du Capital. Nous ne voulons plus de chef du tout.

Lire le communiqué complet : Répandre la R.A.G.E sur Indymedia Nantes.

6 mois plus tard, l’état se venge, perquisitionne et enferme. Limoges, Toulouse, Amiens, 4 perquisitions pour 3 gardes à vue. Association de malfaiteurs, bande organisée, destruction par moyens incendiaires…Comme dans des enquêtes similaires ces dernières années, les chefs d’inculpations sont larges et ont permis de déployer un vaste panel d’outils d’investigations particulièrement intrusifs.

S. un anarchiste n’habitant pas loin de la caserne de Jourdan à Limoges fait partie des trois arrestations. Le 27 mars 2018, après 6 mois d’enquête, de filatures, d’écoutes téléphoniques, de sonorisation d’appartement, de prélèvements illégales d’ADN et 4 jours de GAV, S. est placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Limoges sous mandat de dépôt criminel d’un an.

Le 8 avril 2019, après plus d’un an de détention provisoire, S. sort de prison mais avec un bracelet électronique. Il est placé sous assignation à résidence en surveillance électronique (ARSE) à Amiens. Le 16 mars 2020, la veille du premier confinement, après un an d’assignation à résidence, on lui retire le bracelet électronique, il reste ensuite soumis à un contrôle judiciaire strict. Trois ans plus tard, après deux perquisitions sans suite à son appartement par la PJ puis la DGSI et 5 ans après son arrestation, S. est renvoyé en correctionnel pour destruction par moyen incendiaire.

S. n’ira donc pas en cour d’assise : la procédure n’est plus criminelle pour « une bonne administration de la justice », S. n’est plus une bande organisée à lui tout seul, cette circonstance aggravante tombe aussi. L’affaire se dégonfle tellement que le procureur panique et demande à ce que S. soit inculpé également pour refus ADN et signalétique.

Ce procès révèle la violence judiciaire et policière que déploie l’état contre les révoltés et les indésirables : les flics et ses juges utilisent toutes les techniques de l’arsenal juridique pour surveiller et punir avant même un éventuel procès.

L’association de malfaiteur, la bande organisée, la détention provisoire, les perquisitions à répétitions, les gardes à vue, l’assignation à résidence et le contrôle judiciaire permettent de faire du renseignement, d’intimider, de contrôler, de faire peur et de casser les solidarités.

Que ce soit à Bure, Rennes, Tarnac, Limoges, Toulouse ou Beaumont-sur-Oise, avec ou sans la SDAT, l’état réprime sans se préoccuper de ses propres lois quitte à ce que les tribunaux relaxent derrière ou couvrent par une peine, la prison déjà effectuée.

En ces temps de mouvement social nous sommes toutes et tous concerné-e-s par la répression !

Soyons solidaire des révolté-e-s !

Rassemblement 28 février 2023 à partir de 8h à la Cité Judiciaire de Limoges, Place Winston Churchill

Manif contre les taules à Muret

Publié le 2023-02-18 07:10:06

Samedi 30 janvier, profitant du week-end contre toutes les prisons qui a eu lieu dans le coin, nous nous sommes retrouvés à une centaine de toute la France dans les rues de Muret pour gueuler notre opposition au projet de construction de la nouvelle taule (la troisième dans les alentours) et contre l’enfermement en général.

En effet, d’ici 2027, l’État prévoit la construction de 15 000 nouvelles places de prison. Et après la construction de la taule de Seysses il y a une vingtaine années, ce sont pas moins de 600 places prévues pour ce projet d’une nouvelle maison d’arrêt à Muret, qui en plus viennent s’ajouter à celles du centre de détention qui existe déjà. Toujours plus d’enfermement pour celleux qui n’obéissent pas servilement, toujours plus de matons et de répression dans la région !

C’est contre cette logique dégueulasse que ce samedi on a décidé de descendre dans les rues de Muret, et de crier notre haine de la prison, avec des slogans improvisés « À Muret, la prison c’est sans façon ! ». On en a profité pour laisser un peu de lecture sur les murs de la ville et distribuer un tract contre la taule et toutes les autres formes d’enfermement qui a plutôt bien été reçu !

On s’est dit que c’était pas souvent qu’on pouvait entendre autant de slogans différents dans une manif anticarcérale, ça a fait plaisir, et on a pu défiler pendant 45min sans qu’aucun bleu ne viennent obscurcir l’horizon !

Une voiture de gendarme s’est quand même pointée juste avant la fin prévue, sans trop savoir quoi faire, puis une deuxième. Ils nous ont filmés, puis ont tenté d’établir le contact mais se sont fait envoyer chier. Après une dispersion un peu cafouillante, on a quand même tous finis par retourner vers le centre ville.

Les flics ont poursuivis certains d’entre nous en bagnole pendant un petit temps, mais on s’est vite retrouvées au théâtre des préambules où se jouait la pièce interactive « pourquoi être contre la taule » pour passer un super moment !

Vivement la prochaine !

Contre toutes les taules, construites ou à venir !

Liban : Les manifestants s’en prennent aux banques

Publié le 2023-02-19 08:40:06

Le Liban connaît une crise économique terrible, et la vacance du pouvoir aggrave la situation (le Parlement, divisé, a échoué à élire un président à onze reprises).



Depuis 2019, la livre libanaise a perdu plus de 95 % de sa valeur par rapport au dollar, ce qui se traduit par une hausse des prix des produits de base, dans un pays où plus de 80 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Les épargnants n’ont plus accès à leurs économies bloquées dans des banques, qui ont restreint les retraits et transferts d’argent. Ils sont condamnés à voir leur épargne fondre (il y a deux semaines 60 000 livres libanaises valaient un dollar, hier, il en fallait 80 000 pour un dollar.) Dans le quartier de Badaro à Beyrouth, des manifestants ont attaqué les façades d’au moins quatre banques et brûlé des pneus devant celles-ci. Les manifestants se sont ensuite regroupés devant la maison d’un banquier dans la banlieue de Beyrouth. La veille, mercredi, en réaction à la détérioration de leurs conditions de vie, des dizaines de chauffeurs de taxi ont bloqué la route devant le ministère de l’Intérieur à Beyrouth pour protester contre la baisse de leurs revenus.



Sortons Alfredo de l'isolement 41bis, liberté pour tou·te·s !

Publié le 2023-02-19 08:40:13

Soyons nombreux·se·s devant l’ambassade d’italie ce 24 février en solidarité avec Alfredo et les prisonnier·e·s des brigades rouges soumis au régime d’isolement le plus dur d’Europe, le 41 bis.



Rassemblement 24 février 17h, Rue Joseph II, 22-24, 1000 Bruxelles.

Militant anarchiste emprisonné en Italie, Alfredo Cospito est en grève de la faim contre le régime carcéral 41 bis depuis le 20 octobre.

Soyons nombreux·se·s devant l’ambassade d’italie ce 24 février en solidarité avec Alfredo et les prisonnier·e·s des brigades rouges soumis au régime d’isolement le plus dur d’Europe, le 41 bis.

Infos : secoursrouge.org



LIBERTÉ POUR ALFREDO COSPITO

Publié le 2023-02-19 08:40:20

Solidarité avec Alfredo Cospito et les autres prisonniers révolutionnaires détenus au régime 41 bis !



Le prisonnier anarchiste Alfredo Cospito a entamé une grève de la faim le 20 octobre dernier pour protester contre le régime carcéral d’isolement total 41 bis auquel il est soumis. D’abord condamné à 11 ans de prison en 2014, pour une action contre le directeur général du nucléaire en Italie, il a ensuite été condamné à une autre peine de 20 ans pour avoir posé deux petites bombes artisanales devant une caserne de police en 2006. Les explosions n’ont ne fait ni mort ni blessé.

En 2022, après six ans de détention, la justice a décidé qu’Alfredo devait être jugé pour "crime contre la sécurité de l’État" et “attentat-massacre” (“strago”). Cela a entraîné sa mise sous le régime de détention 41 bis. Ce régime, créé officiellement pour empêcher les parrains de la mafia de poursuivre leurs activités à partir de la prison interdit ou limite au maximum tout contact (une courte visite par mois avec les membres de la famille proche, sans contact, derrière une paroi en verre), l’interdiction ou la stricte limitation de livres et de journaux, de toute interaction sociale.
Les 41 bis sont appliqués aux prisonniers révolutionnaires, d’abord aux communistes des Brigades rouges, et maintenant à un anarchiste.

En solidarité avec Alfredo Cospito et les autres prisonniers révolutionnaires détenus au régime 41 bis, nous avons été clacher et taguer la façade de l’ambassade d’Italie à Bruxelles la nuit de jeudi à vendredi.



Turin et Rome : Semaine de solidarité permanente contre le 41 bis, la prison à vie incompressible, toujours aux côtés d’Alfredo

Publié le 2023-02-19 10:00:03

Turin et Rome : Semaine de solidarité permanente contre le 41 bis, la prison à vie incompressible, toujours aux côtés d’Alfredo

Turin et Rome : Semaine de solidarité permanente contre le 41 bis, la prison à vie incompressible, toujours aux côtés d’Alfredo

 

Semaine de solidarité permanente contre le 41 bis, condamnation à perpétuité hostile, toujours aux côtés d’Alfredo, en grève de la faim depuis plus de 4 mois.

Pas de TSO, pas d’alimentation forcée – SORTIR ALFREDO DU 41 BIS

– Turin : Dimanche 19 février, 18h00 – Accueil à la prison de Vallette (Point de rencontre à l’entrée du pratone)

– Turin : Lundi 20 février, 16h00 – Stand d’information sur la Piazza Valdo Fusi. 18h00 – Assemblée publique

– Turin : Mardi 21 février, 17h00 – Présentation et projection du film « Hunger » suivie d’un débat. 21:00 – Apéritif et musique

– Turin : Mercredi 22 février, 15h00, Via Parma/Corso Palermo – rassemblement devant la DIA (Direction Nationale Anti-Mafia et Anti-Terrorisme) l’un des principaux responsables de la situation dans laquelle se trouve Alfredo Cospito.

– Turin : jeudi 23 février, 19h00 – Radio Blackout – Assemblée publique et permanente contre le 41 bis et la prison à vie.

– Rome : vendredi 24 février, 11h00 – Piazza Cavour, Rassemblement devant la Cour de Cassation, le jour où elle doit se prononcer sur la révocation du 41 bis à Alfredo Cospito.

Traduit de No41bis

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Toulouse : « Nik le travail » et vitres brisées

Publié le 2023-02-19 10:00:04

Retraite à vie et Nik le travail. Trashage de bâtiment d’emploi
IAATA, 18 février 2023

Toulouse, quelques heures avant le début de la manif, dans la nuit du 15 au 16 février, nous avons étoilé les vitres du bâtiment du travail de Jolimont. Des tags ont été laissés : « Retraite à vie » et « Nik le travail ».

Cet endroit héberge diverses institutions et associations liées à la mise au travail. Pôle emploi, Toulouse métropole, la mission locale, ainsi qu’une association de développement de l’industrie et de l’économie dans la région toulousaine…
Nous pousser à travailler et à privatiser nos cotisations de retraites nous fout la gerbe. Ce monde du travail nous fout la gerbe.

Donc on a cassé les vitres et repeint les murs de cet endroit de merde.

Santiago (Chili) : Des barricades en solidarité avec le compagnon anarchiste Alfredo Cospito

Publié le 2023-02-19 22:00:05

Contra Info / mercredi 8 février 2023

Jeudi 2 février. Nous, individualités anarchistes, avons dressé des barricades, comme petite réponse de solidarité internationaliste à la grève de la faim que le compagnon Alfredo Cospito est en train de mener, dans le territoire italien.

QUE L’ACTION AUTONOME SE MULTIPLIE, CONTRE LE RÉGIME D’ISOLEMENT 41 BIS ET CONTRE TOUTE PRISON

Note d’Attaque : une vidéo de cette action est disponible sur Contra Info.

Publication : En grève jusqu’à la retraite – feuille d’agitation n°1

Publié le 2023-02-19 22:00:16
Cliquer sur l’image pour ouvrir le pdf

[reçu par mail, 18 févier 2023]

En grève jusqu’à la retraite est à la fois une feuille d’agitation et un espace d’organisation collectif autonome entre anti-autoritaires et anticapitalistes.
C’est une feuille d’agitation et un espace pour approfondir notre critique du travail salarié, dépasser la question de la réforme des retraites en cours et attaquer l’ensemble des tissus de relations et des dispositifs matériels et idéels par lesquels l’Etat, le capital, mais également le patriarcat et d’autres formes de dominations et d’exploitation maintiennent leur emprise.
Les attaquer par la plume, mais les attaquer également par l’action et le geste, à travers cet espace, mais également par l’action de groupes affinitaires et en soutenant, nous mêlant ou nous associant à des assemblées auto-organisées.

Pour nous rejoindre, nous rencontrer ou échanger :
engreve-caen(at)riseup.net

Limoges (Haute-Vienne) : Soutien aux personnes inculpées pour le sabotage de mâts de mesure éoliens

Publié le 2023-02-19 22:00:19

[Le 20 janvier dernier, on apprenait par la presse que quatre personnes avaient été arrêtées et accusées de cinq sabotages de mâts de mesure de projets d’éoliennes, entre juillet et fin octobre 2022. Placées sous contrôle judiciaire avec obligation de verser une caution de 120 000 euros, elles ont fait appel de cette mesure, dont audience se tiendra le 9 mars prochain au tribunal de Limoges. Nous avons reçu et reproduisons ci-dessous un appel solidaire avec ces quatre personnes mises en examen pour « dégradations en réunion » et » association de malfaiteurs ».]

[reçu par mail, 19 février 2022]

Cliquer sur l’image pour ouvrir le pdf du tract

Soutien aux personnes inculpées pour le sabotage de mâts de mesure éoliens

Nous sommes un collectif d’individus qui soutiennent inconditionnellement les personnes accusées de destruction de plusieurs mâts de mesure du vent implantés en Haute-Vienne sur
des sites prévus pour l’installation d’éoliennes industrielles.

Ces personnes n’appartiennent à aucune organisation politique. Elles n’ont d’autre prétention que d’être conscientes de l’extrême gravité de la situation de notre monde.
Nous partageons leurs convictions sur la nuisance sans borne des installations des éoliennes industrielles , et avons comme elles les yeux ouverts – et refusons de les fermer- sur le cauchemar technologique qui se propage dans le monde entier.
Nous avons les yeux ouverts sur l’avènement du pouvoir des machines et l’omniprésence des objets connectées sur nos vies avec la promesse illusoire d’une amélioration de notre quotidien.
Nous voyons les humaines se faire berner par l’attrait de la fée électricité. C’est elle qui alimente nos chaînes. Ces machines nous retirent petit à petit nos facultés, notre autonomie. Chaque fois que les humaines cèdent, en acceptant ces prothèses, elles perdent une part de leur puissance. C’est aussi du même coup une intrusion et un contrôle de nos vies.

Les entreprises capitalistes n’existent que pour retirer du profit de tout. Avec la complicité et l’aide financière de l’état, elles investissent dans l’éolien car c’est une manne financière. Ni plus ni moins. Y compris quand il n’y a pas de vent pour les alimenter.
On veut faire croire au public-connecté, aux citoyens-esclaves qu’avec les aérogénérateurs industriels nous allons vers une transition énergétique. Il n’a jamais été dans l’intention de nos gouvernants de démanteler les centrales nucléaires. Il s’agit d’une addition énergétique. Ce qui semble durable dans tout cela n’est autre que la folie de la civilisation occidentale qui impose son modèle de développement coûte que coûte, son modèle de destruction de la vie et de notre pouvoir autodétermination.
Il y a pourtant des milliers d’informations alarmantes qui sont déversées sur les réseaux. La majorité des êtres humaines semblent y être sourde.
Les personnes que nous soutenons ont choisi de vivre en retrait de la société, non loin de la forêt. Nous nous approprions ce mot d’ordre qui est le leur : « Nous sommes la nature qui se défend.» Ici comme ailleurs, nous condamnons la déforestation, la pollution sous toutes ses formes, sonore et visuelle, la perturbation des vols d’oiseaux et tant d’autres conséquences néfastes de l’implantation de ces aéro-générateurs industriels. Sans oublier la pollution générée par l’extraction des matériaux utilisés pour la fabrication de telles machines.
Nous comprenons et soutenons les inculpé-e-s même si nous pouvons avoir d’autres façons d’agir.
Nous ne pouvons rester inactif-ves.
Nous nous devons de réagir lorsque de telles personnes se voient persécutées, fustigées, soumises à des contrôles judiciaires abusifs par des autorités qui cautionnent et financent des entreprises qui confisquent et polluent la terre, l’eau et l’air uniquement pour en tirer profit.
Il n’est pas question que nous laissions ces personnes assumer une caution démesurée (120 00 euros).
Si la destruction de quelques mâts de mesure est au regard de la loi un délit, c’est pour nous un acte de résistance légitime commis sans violence sur des êtres vivants, c’est un acte symbolique qui ne fait qu’entamer l’assurance sans borne, la volonté de conquête de ces
prédateurs cupides.
Dans un contexte de guerre sociale, ces actes nous semblent de l’ordre de l’auto-défense.
Les vraies victimes ne sont pas celles que la justice désigne. Les vraies victimes sont celles de ces prédateurs que rien n’arrêtent.

Premier rendez-vous le 9 mars à partir de 8 heures au tribunal de Limoges pour Appel contre le contrôle judiciaire.

Bruxelles – Rassemblement 24/02 17h ambassade d’Italie. SORTONS ALFREDO DE L’ISOLEMENT 41BIS, LIBERTÉ POUR TOU·TE·S !

Publié le 2023-02-19 22:00:21

Rassemblement 24 février 17h, Rue Joseph II, 22-24, 1000 Bruxelles.

Militant anarchiste emprisonné en Italie, Alfredo Cospito est en grève de la faim contre le régime carcéral 41 bis depuis le 20 octobre.

Soyons nombreux·se·s devant l’ambassade d’italie ce 24 février en solidarité avec Alfredo et les prisonnier·e·s des brigades rouges soumis au régime d’isolement le plus dur d’Europe, le 41 bis.

Infos : secoursrouge.org

Mise à jour sur l’opération Sibilla : audience fixée pour Alfredo Cospito et d’autres compas faisant l’objet d’une enquête au tribunal de révision de Pérouse.

Publié le 2023-02-19 22:00:25

Mise à jour sur l’opération Sibilla : audience fixée pour Alfredo Cospito et d’autres compas faisant l’objet d’une enquête au tribunal de révision de Pérouse.

Mise à jour sur l’opération Sibilla : audience fixée pour Alfredo Cospito et d’autres compas faisant l’objet d’une enquête au tribunal de révision de Pérouse

Le 13 février, la fixation de l’audience de réexamen des mesures conservatoires a été notifiée pour les compagnon-nes visés par l’opération répressive Sibilla du 11 novembre 2021 (dont Alfredo Cospito, en grève de la faim depuis plus de 120 jours, et Gianluca, actuellement en résidence surveillée dans le cadre de l’enquête Diamante du parquet de Gênes). L’audience est fixée au 14 mars auprès du tribunal de Pérouse.

Ce deuxième réexamen découle de l’audience qui s’est tenue le 22 juin à Rome devant la Cour de cassation, qui s’est conclue par l’acceptation de la demande du procureur Manuela Comodi, et donc par l’annulation de la mesure précédente de la Cour de réexamen (qui, le 16 décembre 2021, avait entraîné la révocation des mesures conservatoires). La Cour de cassation, malgré la requête du procureur général (qui avait demandé le rejet du recours du procureur général de Pérouse), avait donc  » exhumé  » l’enquête en annulant la révocation des mesures et en ordonnant une nouvelle audience de réexamen.

L’opération Sibilla, menée par le Groupement opérationnel spécial des carabiniers et le parquet de Pérouse sous la coordination de la Direction nationale antimafia et antiterroriste, a joué un rôle fondamental dans la genèse et l’application du mandat de dépôt 41 bis du compagnon Alfredo Cospito.

Huit compas (dont Alfredo lui-même), précédemment poursuivi-es par la ROS et le Parquet de Milan dans une autre affaire pour 270 bis c. p. (association subversive à des fins de terrorisme et de subversion de l’ordre démocratique) et 414 c. p. (incitation à commettre des délits), ont été arrêtés par le Parquet de Milan. (association subversive à des fins de terrorisme et de subversion de l’ordre démocratique) en relation avec la rédaction, la publication et la distribution du journal anarchiste « Vetriolo », avait fait l’objet d’une demande de mesures conservatoires en prison pour les mêmes chefs d’accusation en septembre 2021 par le parquet de Pérouse, plus d’autres accusations pour divers motifs concernant d’autres articles, tracts et documents, ainsi que des graffitis muraux et pour un compagnon la dégradation certaines voitures de Poste Italiane (Foligno, 6 juin 2019) en solidarité avec des camarades anarchistes en grève de la faim pour la fermeture de la section de haute sécurité 2 de la prison de L’Aquila.

En même temps que cette demande d’arrestation, un ordre de censure de trois mois sur la correspondance a été émis pour le compagnon Alfredo Cospito, renouvelé ensuite plusieurs fois. Les raisons de cette censure n’apparaissent clairement que quelques mois plus tard, lorsque – avec l’opération du 11 novembre – l’enquête Sibilla  » émerge  » et que la demande initiale du procureur Comodi est revue à la baisse par le juge des enquêtes préliminaires. Ainsi, une nouvelle ordonnance ne prévoyait plus huit arrestations en prison, mais six mesures conservatoires par rapport à la seule accusation d’incitation à commettre des crimes avec la circonstance aggravante de terrorisme : un mandat d’arrêt pour Alfredo Cospito (à l’époque emprisonné à Terni) ; l’assignation à résidence avec toutes les restrictions pour un camarade de Spoleto ; l’obligation de rester dans la commune de résidence avec l’obligation de signer trois jours par semaine pour quatre compas. En outre, d’autres compas ont fait l’objet d’enquêtes, d’innombrables perquisitions ont été effectuées et deux sites Internet (roundrobin.info et malacoda.noblogs.org) ont été saisis à titre préventif et censurés (un fait pratiquement sans précédent dans le mouvement anarchiste de langue italienne), restant à ce jour inaccessibles avec les moteurs de recherche classiques.

Selon les ROS des Carabiniers, les Parquets de Milan et de Pérouse et la DNAA, notamment dans « Vetriolo », ainsi que dans les autres textes incriminés, « des concepts stratégiques ont été exprimés dans l’orientation et le mécanisme de la propagande instigatrice ayant la capacité concrète de provoquer la commission de délits spécifiques non imputables à la personnalité internationale et interne de l’État, afin de subvertir par la pratique de la violence son ordre juridique, politique, économique et social ». En ce sens, afin de mettre en évidence la « correspondance entre les contenus de « Vetriolo » et certaines actions directes », le ROS – à la recherche d’analogies, de similitudes ou de coïncidences lexicales et conceptuelles – avait entrepris, dans le cadre de l’enquête la plus approfondie avant Sibilla, un travail de comparaison entre les articles publiés dans les premiers numéros du journal et les textes revendicatifs de certains attentats incendiaires et explosifs survenus en Italie, en France et en Grèce.
Cette « théorisation » des « concepts stratégiques dans l’orientation et le mécanisme de la propagande instigatrice » (née des besoins répressifs de l’État italien ces dernières années et étroitement liée au crime de 414 c. p.) s’est ensuite avérée centrale – avec la condamnation pour 270 bis c. p. dans le procès Scripta Manent – pour l’application du 41 bis à Alfredo et a également été diversement rapportée récemment par certains responsables politiques et institutionnels de la tentative d’anéantissement du camarade. Comme le soulignent certains des suspects, « en affirmant qu’Alfredo a « instigué » depuis la prison à commettre des actions révolutionnaires, [l’enquête de Sibilla] constitue une bonne raison de soutenir la nécessité de l’empêcher de toute communication avec l’extérieur. Nous prenons sur nous de dénoncer fermement ce qui est arrivé. Il est clair que la cassation a reçu des pressions appropriées pour maintenir Sibila en vie, bien qu’en soins intensifs. Une décision prise au-delà des propres demandes du procureur général, le retard dans les motivations, tout cela explique la nécessité de maintenir, en se raccrochant à des brins, une accusation spécifique d’incitation contre Alfredo ». À la lumière des événements répressifs retracés dans cette mise à jour et surtout de la situation grave actuelle du camarade en grève de la faim, il est clair que les personnages clés des enquêtes qui ont conduit à l’opération Sibilla font partie des responsables de l’application du 41 bis.

Dans l’immédiat, et non dans un avenir radieux, c’est la solidarité dans l’action révolutionnaire qui peut briser cet isolement et détruire les prisons. Aujourd’hui comme hier, contre toute résignation et tout désarroi, nous continuons à croire et à parier sur la même solidarité, la même urgence d’agir.

Dans l’attente de l’audience de cassation du 24 février et de l’audience de réexamen du 14 mars, nous continuons à soutenir la mobilisation, notamment en invitant compagnon-es et sympathisants à l’initiative « Nous nous souviendrons ! » qui se tiendra le 23 février à Foligno en via Monte Bianco à partir de 16h00. Nous soutenons toutes les initiatives anarchistes et révolutionnaires en solidarité avec Alfredo Cospito et tous les camarades emprisonnés.

Quelques anarchistes en solidarité
18 février 2023

* * *

Dans un souci d’exhaustivité, nous citons des textes écrits par des camarades enquêtés en novembre 2021 :

– Quelques camarades enquêtés et solidaires, « Sibyl prédit-elle la tempête ? », novembre 2021 (https://ilrovescio.info/2021/11/12/testi-di-solidarieta-ai-compagni-e-compagne-colpiti-dalloperazione-sibilla/ & https://lanemesi.noblogs.org/post/2022/09/05/la-sibilla-prevede-tempesta/).
– Roundrobin, ‘Communiqué de Roundrobin.info sur l’opération répressive Sibyl du 11 novembre’, novembre 2021 (https://lanemesi.noblogs.org/post/2022/09/05/comunicato-di-roundrobin-info-sulloperazione-repressiva-sibilla-dell11-novembre/).
– Alfredo Cospito, ‘On Operation Sibyl’, novembre 2021 (https://ilrovescio.info/2021/12/17/annullate-le-misure-delloperazione-sibilla-comunicato-di-alfredo-cospito/ & https://lanemesi.noblogs.org/post/2022/09/05/dichiarazione-di-alfredo-cospito-in-merito-alloperazione-sibilla/).
– Michele Fabiani, « Réaction en Italie. Message dans le tonneau sur l’opération Sibyl et autres », décembre 2021 (https://ilrovescio.info/2021/12/08/la-reazione-in-italia-messaggio-nella-botte-sulloperazione-sibilla-e-molto-altro/ & https://lanemesi.noblogs.org/post/2022/09/05/la-reazione-in-italia-messaggio-nella-botte-sulloperazione-sibilla-e-molto-altro/).
– Francesco Rota Sulis, « Espaces blancs et lettres noires. A proposito dell’operazione repressiva Sibilla », janvier 2022 (https://ilrovescio.info/2022/02/08/spazi-bianchi-e-lettere-nere-a-proposito-delloperazione-repressiva-sibilla/ & https://lanemesi.noblogs.org/post/2022/09/05/spazi-bianchi-e-lettere-nere-a-proposito-delloperazione-repressiva-sibilla/).

Enfin, nous signalons quelques textes écrits par des camarades enquêtés et un par le Circolo Anarchico « La Faglia » suite au transfert d’Alfredo Cospito au 41 bis en mai 2022 :

– Quelques anarchistes enquêtés, ‘An update and some considerations on the Sibilla operation and the 41 bis against the anarchist Alfredo Cospito’, 23 juin 2022 (https://lanemesi.noblogs.org/post/2022/09/05/un-aggiornamento-e-alcune-considerazioni-sulloperazione-sibilla-e-il-41-bis-contro-lanarchico-alfredo-cospito-23-giugno-2022/).
– Adriano, Federica, Francesco, Matteo, Michele, Paolo, Sara, « Enquête Sibilla et 41 bis contre l’anarchiste Alfredo Cospito : prise de position de quelques suspects », novembre 2022 (https://lanemesi.noblogs.org/post/2022/11/24/inchiesta-sibilla-e-41-bis-allanarchico-alfredo-cospito-presa-di-posizione-di-alcuni-indagati/).
– Circolo Anarchico ‘La Faglia’, ‘Et comme on s’en souviendra !
Sur le 41 bis à Alfredo Cospito : qui est responsable ? », février 2023 (https://edizionimontebove.noblogs.org/post/2023/02/16/eccome-se-ce-lo-ricorderemo-sul-41-bis-ad-alfredo-cospito-chi-sono-i-responsabili-iniziativa-al-circolo-anarchico-la-faglia-foligno-23-02-2023/).

PDF : Mise à jour sur l’opération Sibilla : audition d’Alfredo Cospito et d’autres camarades mis en examen par la cour de révision de Pérouse

Traduit de la nemesi

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La tempête après la tempête – (Sur la relation entre anarchistes et les médias, et au-delà)

Publié le 2023-02-19 22:00:27

La tempête après la tempête – (Sur la relation entre anarchistes et les médias, et au-delà)

La tempête après la tempête – (Sur la relation entre anarchistes et les médias, et au-delà)

Nous recevons et publions :

Je dois admettre que je suis tombé dans le panneau. Je ne sais pas si on peut l’étendre au pluriel, « nous sommes tombés dans le panneau », mais je dois admettre, non sans un certain dégoût, que je suis tombé dans le panneau, oui.

Pendant un moment, pendant des jours, peut-être même une semaine ou deux, j’étais persuadé que la télévision et toute la méga-machine médiatique qui a suivi « l’affaire Cospito » aurait pu être, pour une fois, bénéfique à la cause anarchiste et, spécifiquement, pour sauver la vie d’Alfredo. Évidemment, je me suis trompé. Mais j’ai vraiment eu ce sentiment, que la société était secouée par l’affaire d’un de nos camarades, la raison en est cruellement claire, maintenant : ce sont les médias de masse, toute la cabane mobilisée, qui ont dit qu’ils étaient secoués.

Je n’avais jamais vu une telle quantité d’articles, de reportages en première page ou aux heures de grande écoute, d’analyses approfondies par des « experts » sur les questions anarchistes : même la période de la « chasse au Tav » ne me semble pas comparable.

Alors on en entendait parler dans les bars, on distribuait des tracts et, comme par magie, les gens étaient curieux, on prononçait les mots  » anarchiste  » et  » Cospito  » et il y avait des réactions, variées, voire dégoûtantes, mais des réactions. Nous semblions (j’inclus dans ce pluriel un mouvement anarchiste générique, avec toutes ses nuances) exister dans la société, après de très longues années, peut-être depuis toujours, qu’en étant anarchiste, Je me sens, plus ou moins, comme un amas étranger de frustration et de rage au milieu d’un tas d’individus avec lesquels j’ai l’impression de ne partager rien d’autre que l’oxygène que je respire (ce dont, soyons clairs, je ne me réjouis pas ! Je ne me réjouis pas de la marginalisation sociale : j’en prends acte). Et ce sentiment m’a également fait me sentir plus fort, où par force j’entends la capacité (pas nécessairement et pas seulement musculaire et certainement pas viriliste) d’affecter un quelconque changement. L’écho que les actions directes avaient dans les journaux était pour moi totalement inédit. Et entendre des universitaires, des hommes de lettres, des journalistes, des professeurs, des juges ou d’anciens juges parler en faveur (en faveur ! !) d’un camarade comme Alfredo donnait un sentiment de vertige : mais est-ce que je comprends bien ! !!

La réponse que je me donne maintenant, que le Sanremo a pris la place du 41 bis, (et puis c’est déjà vieux, maintenant il y aura un autre scoop) c’est que, oui, j’ai bien compris là et à ce moment-là, mais je me suis fait l’illusion qu’une fois l’urgence médiatique « anarchiste » passée, les belles paroles se transformeraient en actes. En actes, en participation. Évidemment, cela n’a pas eu lieu, sauf pour ceux qui, même sans et bien avant les reportages, étaient contre le 41 bis, contre la prison, etc. C’est ainsi que fonctionne la machine à divertir. L’urgence, pour une fois, de notre côté de la barricade, il y en a vraiment une : la vie suspendue et peut-être définitivement condamnée d’un de nos camarades. Mais pour le reste du monde, ce n’était que de la publicité journalistico-sociale. Une source de consommation de plus.

Ce que je pense maintenant, que l’urgence n’est pas terminée, et que les efforts pour la liberté (ou le déclassement) et pour la vie d’Alfredo se poursuivent du côté anarchiste, c’est que ce qui a été dit et écrit, c’est-à-dire que « quoi qu’il arrive, cette histoire de 41 bis ne se termine pas avec Alfredo » doit être vrai. Parce que si toutes les énergies mobilisées au cours de ces mois (et encore maintenant) devaient se résorber, se terminer, s’effondrer après la mort ou le déclassement d’Alfredo, toutes les avancées contre l’État seraient rapidement balayées.

Et les pas que nous avons faits, collectivement et individuellement : combien de courage s’est exprimé dans la rue et dans les nuits ? Que de rencontres, que de chemins traversés par une envie de s’engager qui n’existait plus depuis des années et que l’ère Covid semblait avoir définitivement enterrée ! Que de colères partagées, que d’épaules sur lesquelles s’appuyer que nous avons trouvées ou redécouvertes ? Et si nous ne l’avons pas fait, c’est le moment de le faire.

Car je suis certain d’une chose : après la tempête que nous avons décidé de déclencher, l’Etat déclenchera la sienne, et nous savons déjà ce que cela signifie : enquêtes, arrestations, opérations, mesures, procès et tout le corollaire de ce que cela implique sur nos vies et sur celles de nos affinites et complicités. La clameur des médias de masse consistera alors à proclamer au peuple qu’il a été pris responsable de tel ou tel désordre, de telle ou telle action… même si en réalité nous savons qu’il s’agit de pure propagande, presque toujours bâclée, et dans la plupart des cas alimentée par les flics. Mais en attendant, nos noms finissent dans les journaux. Et la répression est tellement forte et les médias tellement militants que nous ne sommes même plus surpris (ce qui ne veut pas dire que cela ne nous met pas en colère) que des noms, des prénoms et d’autres détails personnels finissent dans les journaux ou sur le web.

Jusqu’à ce jour, le « cas Cospito » a été transformé en une diatribe de palais sur la question de savoir si oui ou non le fasciste Del Mastro a violé le secret d’état afin de salir ses collègues du PD. Et cela suffit. Le fait qu’Alfredo poursuive sa grève de la faim et soit probablement sur le point de mourir n’a plus d’intérêt, plus d’actualité. Les marches et les initiatives qui continuent à se dérouler sur tout le territoire dominé par l’État italien, et ailleurs, ne semblent pas non plus faire vendre. Ou certainement beaucoup, beaucoup moins qu’il y a quinze jours.

Le temps du spectacle s’est accéléré. Au milieu d’une tempête de notions, d’imputations, de faits déconnectés du contexte, de l’analyse, de l’approfondissement, ce qui est apparu, la thèse facile à répéter dans les bars est plus ou moins la suivante :  » Cospito avait bien commencé, pacifiquement, mais ensuite on a découvert qu’il était ami avec la mafia de Sassari et qu’il commandait les anarchistes qui cassaient les vitrines dehors. Maintenant il est clair qu’il reste au 41bis mais continue à ne pas manger, oh, son choix, s’il crève il l’a cherché. » Ou du moins, c’est ce que je perçois maintenant, dans les journaux, dans les restes de communication de masse que je ramasse et qui parlent encore, très peu, de la chose.

Je voudrais donc essayer de réaffirmer que non, la bataille ne se termine pas avec la vie d’Alfredo, mais aussi m’avouer à moi-même et à ceux qui lisent ces lignes que ce que nous avons pu mettre en œuvre au cours de ces mois n’est pas viable d’un point de vue énergétique, à long terme. Mais il reste nécessaire comme un objectif à atteindre et à maintenir. Si ce n’est pas le cas, ma crainte est que nous assistions à un  » reflux  » beaucoup plus proche d’un  » chacun-e pour soi  » qui briserait les mœurs, les forces, les complicités. La voie préférable pour celui qui écrit ces lignes serait que là où il y a eu des chemins prolongés où d’autres personnes, non pas des compagn-nes anarchicx, mais complices et solidaires d’Alfredo et du thème anti-prison, ont abordé les moments de lutte, c’est avec autant de clarté et d’honnêteté que nous devrions nous parler et partager des connaissances et des savoir-faire parce qu’il est nécessaire qu’il y ait d’autres esprits, d’autres mains, d’autres cœurs qui s’ajoutent à la lutte de ceux qui, peut-être depuis de nombreuses années, poursuivent (avec tout ce que cela comporte d’émotionnel, pénal, existentiel, économique, etc. que cela implique) la lutte contre l’État et ses appareils. Lorsque cela n’a pas eu lieu, ou n’a pas été tenté, et que l’on se trouve parmi les seuls compagnon-nes anarchiste, je crois qu’il faut essayer de garder le temps d’être lucides, de ne pas courir après chaque échéance qui se présente, d’essayer autant que possible de ne pas entrer dans la logique dévorante de l’urgence qui, s’il est vrai que pour une fois elle est réelle, n’a pas de solution resolvable par nos seules forces, ici et maintenant. En ce sens que rien de ce que nous pouvons mettre en place maintenant ne me semble déterminant pour la vie d’Alfredo, même si tout cela est très important. Malheureusement, il faut bien le dire, sa vie est entre les mains (ensanglantées) de l’État. Telle est l’atroce réalité. Et il ne semble pas y avoir la capacité de le faire sortir immédiatement de sa cellule ou de détruire tout le système carcéral, alors, respirez. Prenez votre temps, réfléchissez, choisissez où mettre vos énergies, parce qu’elles ne sont pas infinies et que si/quand l’ennemi vient réclamer la facture, nous devons être lucides et préparés, et non pas au bord du gouffre…

C’est du moins ce que j’ai pensé aujourd’hui, après avoir jeté un coup d’œil dans un journal que je jetais, à la nouvelle du ‘massacre de Capri’ : qui s’en souvient encore ! Et combien de personnes sont mortes sous la boue et les maisons condamnées, sept ? Neuf ? On tourne la page et plus personne ne s’en souvient. Et cela fait, quoi, deux mois ? Je pense que personne, ou très peu de personnes, à part les anarchistes et les révolutionnaires de toutes tendances, ne se souviendront de cette lutte contre le 41bis : pas cette société, pas ce monde du spectacle éternel, mais ce qui s’est passé et se passe fait partie de nos vies, c’est encore une autre couche de colère et de conscience que nous portons sur nous, et cela n’a pas besoin d’être reconnu.

Ils veulent enterrer l’anarchisme dans cette partie du monde, mais nous lui avons donné des ailes et nous le prouvons.

Allez Alfredo !

Courage ami-es, compagnon-es, complices, racailles : le salut est en nous !*

 

Traduit d’inferno urbano

* La salute e in voi est un manuel expliquant comment faire des explosifs distribuée par les anarchistes italien-nes aux états unis, au debut du 20 ème siècle.  Lors de l ultime declaration de vanzetti à une audience en 1923 il conclu avec ces mots sa déclaration. Pour les anarchistes de cette époque c était une référence sans équivoques à la vengeance et une incitation à passer à l attaque ( ndt)

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3 Machines Burned in Honor of Tortuguita to Defend Weelaunee

Publié le 2023-02-19 23:30:05

Yesterday, it came to Our attention that an area of Weelaunee Forest next to the river, near BlackHall Studios had been clear-cut. The machines they used were left on-site, so in the early morning we came and torched an excavator, bulldozer, and a front-end-loader.

Fuck a machine. Fuck the cops. Fuck liberals who don’t get their hands dirty and try to potray our fallen comrade like some white-washed version of something It (Tortuguita preferred “It” pronouns) was NOT. We believe & hope that Tort did shoot that cop, plain & simple…

At dawn this morning a sacred fire burned in their honor – We just wish more Georgia State Patrol vehicles could have joined the inferno.

– The Joint Task Force to Avenge Tortuguita

Source: Scenes from the Atlanta Forest

Note: photo not associated with action.

Athènes : revendication de l’incendie d’un concessionnaire automobile en solidarité avec Alfredo, Thanos et tous les anarchistes emprisonnés.

Publié le 2023-02-19 23:30:07

« La fortune sait que nous la défions, et plus elle nous bat, plus nous la méprisons. » William Shakespeare

Dans quelques mois, comme nous le savons tous, le gouvernement de quatre ans de Nouvelle Démocratie, dirigé par le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, arrivera à sa conclusion « heureuse ». Avant même que le gouvernement ne commence, il a déclaré à maintes reprises (comme Papadopoulos, le leader dictateur des années 1970) qu’il allait « réprimer l’anarchie » par tous les moyens à sa disposition, déclarant ainsi une guerre ouverte à toutes les composantes anarchistes, révolutionnaires et rebelles de la société.

Après quatre ans d’expulsions, d’interdictions de grèves et de manifestations, de meurtres d’État, de répression sévère et d’emprisonnement de camarades innocents mais fièrement « coupables », nous sommes toujours là. Malgré des déceptions retentissantes et quelques défaites, nous déclarons fièrement que le mouvement révolutionnaire anarchiste n’est pas tombé et ne tombera jamais sans combattre. Et c’est uniquement de cette manière que nous devons envisager la poursuite de notre lutte. Parce que contrairement à eux, notre route ne se terminera jamais. Notre route est éternelle, marquée par le sang de ceux qui se sont sacrifiés pour l’Anarchie et la Liberté, et est gravée dans les pas du feu.

C’est pourquoi nous assumons la responsabilité de l’incendie criminel qui a visé un concessionnaire automobile à Kallithea à l’aube du 12 février. Soyons clairs, il ne s’agissait pas d’extorsion ou de chantage, comme les médias l’ont rapporté le lendemain, mais de donner un léger choc à l’image de normalité, de sécurité et de paix sociale qui prévaut dans la société grecque. Nous dédions cette attaque à tous nos camarades qui, sans repentir et sans peur, regardent toujours l’ennemi dans les yeux et l’affrontent. Parce qu’admirer les ruines d’une « belle » voiture représentative, qui tente de couvrir cette société crasseuse de vulgarité, nous remplit toujours de satisfaction.

Une vulgarité qui prend sa forme la plus cruelle à l’intérieur des prisons, avec sa tentative de déshumaniser physiquement et mentalement les prisonniers, les coupant du reste de la société et renforçant l’apathie sociale déjà existante. Mais nous ne commettrons pas cette erreur ! L’esprit ne sera pas écrasé et les voix ne cesseront pas de crier. Un exemple frappant est la lutte des détenus dans les prisons grecques qui dure depuis des mois, contre la nouvelle loi sur les prisons, et qui se poursuit malgré les transferts forcés. Nous sommes fiers d’être à vos côtés !

« Tes chiens sauvages veulent être libres ; ils aboient de joie dans leur cave, quand ton esprit tend à ouvrir toutes les prisons.. » Nietzsche

Solidarité avec Alfredo Cospito en grève de la faim.

Force au compagnon Thanos Chatziangelou qui a entamé une longue grève de la faim et de la soif pour protester contre son transfert forcé vers une autre prison.

Solidarité avec les 4 compagnons emprisonnés pour l’attaque contre la police de la circulation au Pirée, avec les 4 compagnons qui sont en procès pour l’affaire des « camarades » et avec Kostas Dimalexis qui a été emprisonné pour l’incendie criminel du siège de RealNews.

Salutations pyromanes et internationalistes aux compagnons chiliens Aldo et Lucas Hernandez Valdes, emprisonnés pour l’attentat à l’explosif contre la Direction de la Gendarmerie Nationale

Les carnavaliers du feu

Source : athens.indymedia.org via actforfree.noblogs.org

Leipzig (Allemagne) : attaque incendiaire contre le dévoreur de forêts

Publié le 2023-02-19 23:50:06

[Au nord de la ville de Dresde (capitale de la région de Saxe), se trouve la forêt de Heidebogen (« Heibo »), qui est occupée depuis août 2021 afin d’empêcher qu’elle soit rasée pour le compte de l’usine de gravier attenante KBO.
Mercredi 15 février, une cinquantaine de personnes qui avaient bâti des cabanes dans les arbres et érigé des barricades à Heibo, ont commencé à être expulsés de la forêt lors d’une opération policière d’envergure qui s’est achevée le lendemain. Depuis, l’entreprise publique
Sachsenforst (équivalent allemand de l’ONF pour la région de la Saxe, qui gère aussi les « parcs naturels » de la région) a repris possession des lieux avec quatre abatteuses et 70 employés forestiers, en commençant à araser les hectares de forêt domaniale promis à la gravière.
Jeudi 16 février à Leipzig, quatre camionnettes garées sur le parking de Sachsenforst ont flambé dans la nuit en représailles, causant près de 100 000 euros de dégâts et l’ouverture d’une enquête sous l’égide du PTAZ (le Centre de police contre le terrorisme et l’extrémisme). Voici une traduction de l’allemand du communiqué de cette attaque, revendiquée trois jours plus tard par « Des anarchistE.s ».]


Véhicules de Sachsenforst incendiés – Heibo reste !

Le 15 février, les flics mandatés par Sachsenforst ont commencé à dégager l’occupation de la forêt de Heibo, près de Dresde. C’est la troisième fois cette année qu’une occupation est expulsée. C’est le prochain endroit où les gens s’opposent à la destruction. Et comme à Danni, à Hambi ou à Lützerath*, ce sont les intérêts du capital qui doivent être imposés. Le défrichage de 900 hectares de forêt et la destruction associée de tourbières et de sources irremplaçables qui en découle est unique en Allemagne. Depuis des années, diverses associations environnementales mettent en garde contre l’ampleur du phénomène et depuis tout aussi longtemps, les responsables les ignorent. L’entreprise publique Sachsenforst, qui dépend directement du ministère de l’écologie du Land de Saxe, est en première ligne. Une politique verte, comme d’habitude.


Concrètement, l’entreprise KBO veut s’emparer du gravier qui se trouve sous la forêt de Heidebogen. Et avant tout, ils veulent transformer ce gravier en béton, qui vaut son pesant de fric dans le capitalisme, encore et toujours axé sur la croissance.

Pour répondre à cet impératif de croissance, une forêt devrait donc disparaître, soit un écosystème offrant un habitat à une grande variété de plantes et d’animaux. Bien entendu, le défrichage tel qu’il a lieu actuellement est toujours embelli par le fait qu’il fera l’objet d’un reboisement un jour ou l’autre. Mais il est évident qu’un écosystème qui s’est développé pendant des décennies ne peut pas simplement être « restauré » par la suite. L’ensemble des êtres vivants tués et chassés par les travaux en cours ne reviendront pas parce qu’on le leur demandera gentiment.

Mais ce qui aura probablement un impact encore plus important sur la nature à Heidebogen et sur le changement climatique, c’est la destruction des marais environnants. Le travail de l’usine de graviers fait pénétrer des nutriments dans la nappe phréatique qui alimente les tourbières, lesquelles dépendent pourtant de l’exact opposé : le manque de nutriments. Ce n’est qu’ainsi que les tourbières offrent aux organismes un habitat particulier qui, autrement, serait colonisé par d’autres ayant des besoins nutritionnels plus élevés. En outre, les tourbières sont un réservoir de CO2 extrêmement efficace, dont le volume de stockage dépasse largement celui des forêts. Dans d’autres régions d’Allemagne, on tente de renaturer les tourbières avec d’énormes quantités de fric, tandis qu’à Heibo, on met en péril une zone marécageuse unique en son genre, qui était jusqu’à présent restée encore à peu près intacte. Etant donné qu’une tourbière ne grandit que d’un centimètre par an, la renaturation n’est qu’une feuille de vigne pour masquer le fait que nous courons à la catastrophe en toute connaissance de cause.

Nous en sommes convaincus depuis longtemps : la croissance verte est un mensonge. Si nous voulons préserver la vie sur terre, nous devons emprunter d’autres voies fondamentalement différentes. Nous devons mettre un terme à l’obligation de croissance et cela ne se fera pas par le biais d’une participation parlementaire, de protestations pacifiques ou d’autres moyens démocratiques. Nous avons donc décidé d’attaquer Sachsenforst, en tant que principal responsable de l’expulsion et du défrichement. Nous apportons ainsi notre contribution aux luttes qui, dans le monde entier, s’opposent à la destruction [de la planète]. Que ce soit à Heibo, à Fecher ou dans toutes les autres occupations qui ont dû céder la place à l’hydre à deux têtes de l’État et du capital. Sans oublier qu’une utopie a été vécue dans ces lieux, ouvrant des perspectives, loin de toutes les ordures qui nous envahissent au quotidien.

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont tenu bon dans la forêt et qui ont mis en pratique la protection du climat !

Liberté pour tous ceux encore en prison !
Pour l’anarchie !

Des anarchistEs

PS :
Encore une petite suggestion de notre part pour terminer : tous les flics qui sont en train d’expulser les gens de la forêt pourraient être utilisés à merveille pour des travaux utiles, par exemple pour planter de nouveaux arbres sans détruire d’abord un écosystème.

Pour plus d’informations :
heibo.noblogs.org
grueneliga-dresden.de/images/documents/hintergrund/steinbeisser_2019-2.pdf

[Traduit de l’allemand de knack news, 19 février 2023]

* NdT :
Danni est la forêt de Dannenrod (Hesse) expulsée en novembre 2020 (voir ici) // Hambi est la forêt occupée de Hambach en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (voir là) // et sur le village expulsé de Lützerath en janvier 2023, voir ici

Vue actuelle du défrichage à blanc de la forêt de Heidebogen (Saxe) par l’entreprise publique Sachsenforst, avec forte présence de véhicules de police sur place pour protéger les travaux, afin de livrer son sous-sol à la gravière voisine.