Vive l'Anarchie - Semaine 07, 2025

Sommaire

Madrid (Espagne) : Ghespe arrêté

Publié le 2025-02-17 00:00:00

La Nemesi / lundi 17 février 2025

Ghespe arrêté en Espagne et enfermé dans la prison de Soto del Real, dans l’attente de son extradition

Ces derniers jours, nous avons appris par les médias à la solde du pouvoir que l’anarchiste Ghespe a été arrêté en Espagne, à Madrid, lors d’un contrôle de police.

Le compagnon a été enfermé dans la prison de Soto del Real, à Madrid, et il n’a pas fait opposition à son extradition vers l’Italie, qui devrait donc avoir lieu rapidement.
Ghespe, en cavale et recherché depuis 2023, avait été condamné en appel pour l’action contre la librairie Il Bargello, un commerce lié à CasaPound [un mouvement néofasciste italien ; NdAtt.], dans le cadre de l’ainsi-dit procès Panico. L’engin a explosé dans les mains d’un flic malavisé, lui provoquent des graves blessures, dont la perte d’un œil et d’une grande partie d’une main. La sentence de Cassation de juillet 2023 a confirmé les condamnations en appel, dont huit ans pour Ghespe, qui avait déjà passé une période en détention préventive.

Solidarité avec le compagnon arrêté.

 

Pour lui écrire :
Salvatore Vespertino
Carretera M-609 Km 3.5
28791 Soto del Real (Madrid)
(Espagne)

Berlin (Allemagne) : Manifestation sauvage en souvenir de Kyriakos Xymitiris

Publié le 2025-02-17 00:00:00

de.indymedia.org / samedi 8 février 2025

Berlin, novembre 2024

Le 31 octobre, notre compagnon anarchiste Kyriakos Xymitiris a été tué et notre compagnonne anarchiste Marianna M. a été grièvement blessée, lors d’une explosion dans un appartement à Athènes. Elle a été transportée à l’hôpital Evangelismos, où elle a été soignée sous la surveillance constante de la police, puis transférée à la prison de Korydallos, en détention préventive. Suite à ce qui est arrivé ce jour-là, notre compagnonne anarchiste Dimitra Z., nos compagnons Dimitris et Nikos R., ainsi qu’une autre personne, ont été arrêté.es aussi et emprisonné.es dans le cadre de la même affaire.

Depuis, la tristesse et la rage sont présentes dans nos vies. La tristesse d’avoir perdu un compagnon qui s’était engagé jusqu’au bout et par tous les moyens dans la lutte ; la rage parce que c’est ce système capitaliste, raciste et patriarcal qui l’a tué. Kyriakos a choisi de ne pas fermer les yeux sur les intérêts économiques et politiques de quelques-uns, qui nous condamnent à une vie de misère, par la vente des maisons à des fonds vautours, la précarité du travail, les féminicides, les frontières et les guerres. Dans la ville de Berlin, Kyriakos s’était engagé pendant des années dans la défense des espaces libérés et contre la gentrification, dans la lutte internationaliste, dans l’abolition des prisons, ainsi que dans toutes les luttes sociales et de classe.

Sa passion et ses convictions en un monde nouveau, libéré de l’oppression, laissent un grand vide chez ceux/celles qui étaient autour de lui, ainsi que dans la lutte elle-même. Cependant, son empreinte, à travers ses paroles et ses actions, nous encourage à maintenir vivant le fil de l’insurrection, en prolongeant ainsi la vision de la révolution sociale présente dans nos cœurs et nos esprits. Une action révolutionnaire qui entend la lutte armée comme un moyen décisif, dans l’équilibre des pouvoirs, en faveur de celles/ceux qui sont en bas, qui essaye et réussit à rendre à l’État une partie de la violence qu’il nous impose chaque jour.

Par la défense de sa mémoire, nous entendons aussi être aux côtés de tou.tes celles/ceux qui ont donné leur vie ou/et qui ont été emprisonné.es pour avoir lutté contre l’injustice, l’inégalité et l’exploitation.

Pour toutes ces raisons et en répondant à l’appel des compas grec.ques d’Athènes pour les jours 7 et 8 février, nous voulons faire face à ceux qui tentent de pervertir cette mémoire. Ainsi qu’exprimer notre solidarité avec les compas emprisonné.es dans la même affaire. Pour cette raison, nous avons décidé de faire une courte manifestation sauvage à Friedrichshain, où nous avons partagé ensemble de nombreux moments collectifs de bonheur et de rage. Des obstacles ont été mis en travers des routes, des tags en mémoire de Kyriakos ont été tracés. Par la suite, dans la Rigaerstrasse, les forces d’occupation qui arrivaient ont été affrontées à coups de pierres.

Ce quartier de Berlin, comme d’autres métropoles dans le monde, a fait face à un énorme processus de gentrification. Ces dernières années, alors que des espaces collectifs ont été expulsés pour être transformés en restaurants et magasins pour bobos, les personnes à faibles ressources sont déplacées vers la périphérie, les Airbnb augmentent alors que les loyers deviennent intolérables et que les politiques d’utilisation de l’espace public sont de plus en plus répressives.

Nous, comme Kyriakos, ne pouvons pas détourner les yeux de ce processus qui détruit la ville et les différentes communautés qui y vivent. Nous, personnes qui croyons en un monde meilleur, voulons sortir de cette précarité où ceux/celles qui ne se conforment pas à la norme sont condamné.es. Pour cette raison, alors que beaucoup d’autres protestations et réponses ont lieu dans différentes villes, nous voulons nous y opposer et continuer le chemin que nous avons déjà parcouru avec notre ami et compagnon Kyriakos. Ce chemin qui lui a coûté la vie. Lui dans nos esprits, ses idées dans nos cœurs. Ensemble, en reprenant les rues de Berlin et d’Athènes. Les cœurs des révolutionnaires brûlent à jamais !

Liberté pour nos compas Marianna M., Dimitra Z, Dimitris et Nikos R. !
Kyriakos présent !

Louna est sortie de prison ! (mais n'est toujours pas libre)

Publié le 2025-02-17 16:59:27
Infos d’ailleurs Répression - Justice - Prison

LOUNA EST SORTIE DE PRISON ! (mais n’est toujours pas libre)

Bonne nouvelle ! Louna est sortie de prison ce vendredi 14/02 !

Bonne nouvelle ! Louna est sortie de prison ce vendredi 14/02 !

Le 3 février, lorsque le juge des libertés et de la détention (JLD) avait décidé du renouvellement de sa détention jusqu’à juin, il mettait notamment en avant le fait que Louna n’avait pas encore été entendue par la juge d’instruction (Après 4 mois de détention, merci la lenteur de la justice...). L’entretien avec la juge d’instruction a eu lieu la semaine suivante et les avocates de Louna ont déposé une Demande de Mise en Liberté (DML) dans la foulée. C’est à l’issue de cette DML qu’elle a été libérée, sous Contrôle Judiciaire (CJ).

Lors de l’entretien devant la juge d’instruction, Louna a revendiqué son geste. Elle a déclaré : « Je reconnais avoir fait une tentative de dégradation d’un engin de chantier. Par contre, je ne m’excuserai pas, car je considère qu’il s’agit d’un acte de légitime défense écologiste. On se rappelle que dans les années 40, les Résistant.es étaient qualifié.es de terroriste : je me demande comment on sera qualifié.es plus tard... »

La juge d’instruction a ensuite tenté de faire coopérer Louna à l’enquête et qu’elle donne des informations sur d’autres personnes, mais elle a gardé le silence. La juge lui a carrément déclaré : « Loin de moi l’idée de faire du chantage à la détention, mais le temps d’enquête est long et il pourrait être écourté si vous donniez plus d’informations »... Non, vraiment ça ressemble pas du tout à du chantage à la détention... Mais ça n’a pas marché pour lui soutirer des infos (non non on poucave pas) et elle est quand même sortie une semaine après !

L’affaire n’est pas finie, Louna n’est plus en détention, mais elle reste soumise à un contrôle judiciaire strict : obligation d’être chaque nuit à son domicile, un pointage au comico par semaine, interdiction de quitter le département et celui limitrophe et surtout une interdiction de contact avec des personnes proches...

Nous vous tiendrons au courant de la suite, du probable procès, ou des rebondissements de l’enquête, toujours en cours. Y aura toujours besoin de soutien !

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont apporté et apportent du soutien, avec vos lettres, vos actions diverses, votre présence aux rassos, votre aide logistique, vos dons, etc <3

On est bien content.es que Louna ne soit plus en prison, mais ça reste une institution nulle à chier qui continue d’enfermer les personnes pauvres, racisées, avec des troubles psy ou dissidentes. On continue de lutter contre toutes les prisons et les projets mortifères !

Free Louna !
No Macadam !
Crève la taule !

Le collectif de soutien à Louna
soutienlouna.noblogs.org

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Projet de vidéosurveillance à Fleury-sur-Orne

Publié le 2025-02-17 18:57:29

Projet de vidéosurveillance à Fleury-sur-Orne

Infos locales Surveillance - Contrôle social

Comme à Caen ou à Ifs, le réseau de vidéosurveillance est amené à s’étendre, cette fois du côté de Fleury-sur-Orne où le maire Marc Lecerf annonce l’implantation de caméras en 2025.
Source : extraits de la presse locale.

Le projet d’installation de caméras de vidéosurveillance, qui est encore en phase de diagnostic, est l’une des actions majeures pour 2025 du maire de Fleury-sur-Orne (Calvados), Marc Lecerf. « Nous avons constaté une recrudescence des incivilités et des dégradations. Il était temps d’agir », précise-t-il, soucieux d’assurer une meilleure sécurité dans la commune.

Si le nombre exact de caméras n’est pas encore défini, le maire a toutefois évoqué un coût estimé à environ 300 000 euros. « L’idée, ce n’est pas de surveiller en temps réel, mais d’utiliser la vidéo comme un outil d’élucidation », explique le maire.

Il précise ainsi que les images enregistrées pourront être exploitées a posteriori, en collaboration avec la police municipale et nationale, pour identifier les auteurs d’infractions.

Les caméras seront stratégiquement implantées sur des axes de passage, des parkings et des zones de stationnement jugées sensibles. Cette décision résulte à la fois de discussions avec les habitants et des recommandations des forces de l’ordre. « C’est un projet qui répond à une demande locale et qui s’inscrit dans une démarche de sécurisation du territoire », ajoute Marc Lecerf. Nous avons échangé avec la police nationale qui nous a conseillés sur les meilleurs emplacements pour maximiser l’efficacité du dispositif.

Le déploiement de ces dispositifs devrait démarrer au cours de l’année, avec une mise en place progressive étalée sur 2025. « Nous souhaitons que cette initiative soit mise en œuvre de manière réfléchie et efficace, pour répondre au mieux aux attentes des habitants », conclut le maire.

Cette annonce fait écho à d’autres projets récents de surveillance dans l’agglomération :
- à Caen (https://trognon.info/Affiche-Contre-la-videosurveillance-a-Caen-et-ailleurs-449)
- à Ifs (https://trognon.info/Ifs-La-mairie-prevoit-l-installation-de-40-cameras-de-surveillance-398)

Pour plus d’informations sur la vidéosurveillance et des moyens de s’en protéger, cette brochure est assez instructive : https://trognon.info/Pas-vue-pas-prise-contre-la-videosurveillance-015

A lire aussi...

Hambourg (Allemagne) : Arrêter la publicité extérieure !

Publié le 2025-02-18 00:00:00

de.indymedia.org / vendredi 7 février 2025

Dans la nuit du 6 au 7 février, à plusieurs endroits de Hambourg, des groupes autonomes ont tagué ou rendu inutilisables des espaces publicitaires des sociétés Ströer et JCDecaux.

En tant que leaders du marché, ces deux entreprises sont responsables du fait que chaque jour nous sommes bombardé.es par la publicité, que nous le voulions ou non. Comme il ne devrait pas y avoir le droit d’afficher de la publicité extérieure, nous devrions d’une manière ou d’une autre rendre enfin la ville libre de la publicité.

Les deux entreprises se sont faites remarquer aussi par leur collaboration avec des partis de droite et des autorités du gouvernement qui veulent publiciser leurs programmes d’expulsion véreux, ainsi que par des campagnes de recrutement pour l’armée et la police. Ströer a géré l’AfD [Alternative für Deutschland, le principal parti d’extrême droite allemand ; NdAtt.] en tant que client direct. En même temps, l’entreprise se vante de sa participation à la campagne de tolérance libérale ZusammenLand [on pourrait le rendre par « pays ensemble » ; NdAtt.], dont nous ne pouvons pas nous arrêtons pas de rire.

Avec un peu de préparation, détruire des espaces publicitaires est simple, relativement peu risqué et sert une bonne cause. En plus, c’est amusant et agace les entreprises de publicité, dont les primes d’assurance augmentent. Nous vous invitons donc à pimenter une quelconque soirée ennuyeuse par la destruction systématique de supports publicitaires !

Groupes autonomes

Ioánnina (Grèce) : Prendre ses responsabilités face à l’industrie du tourisme et de l’immobilier

Publié le 2025-02-18 00:00:00

Dark Nights / vendredi 7 février 2025

La semaine dernière, les vitres de la société immobilière Casa – services immobiliers & Airbnb, qui essayait d’ouvrir une filiale à Ioánnina, au numéro 3 de la rue piétonne Kaplani, à un pâté de maisons de la mairie, ont été brisées. L’agence n’était pas encore meublée, à l’exception d’un autocollant sur la vitrine, avec le nom de l’entreprise et son logo : un serveur s’inclinant, une serviette sur le bras, et servant une maison sur son plateau.

Dans les jours suivant notre « rénovation » de la façade, les propriétaires ont enlevé l’autocollant et mis un avis de location sur le petit bout verre qui restait autour de l’autocollant. Cette entreprise n’a pas de site Internet, du coup c’est probablement une toute nouvelle tentative de gérer notre exploitation et notre misère.

Bon débarras !

Night patrol

South London, UK : Film Screening and Discussion about Ferguson touched the sky, at the touchpaper anarchist library.

Publié le 2025-02-18 05:00:33

Touch the Sky, Film Screening and Discussion

After Michael Brown was murdered by police with his hands in the air, some of the excluded and oppressed population of ferguson touched the sky. The revolt of the agonised and enraged suburb – previously known for its quietness during the 1992 unrest – led to an uprising that spread across the city of St Louis and far beyond. The participants were not deterred by self-appointed or media-groomed experts, with repressive or socially-conscious programmes for getting back in line.

Instead, they actively posed the question of freedom and dignity against the daily murderers and violators, in destructive confrontations against the enforces, urban architecture, commerce and circulation of control. This found-footage film takes up those questions which remain vital, even if they can’t be answered on a screen.

Tuesday 18th February
Touchpaper Anarchist Library
385 Queens Road SE14 5HD

Munich (Germany): barbecue of police vans

Publié le 2025-02-18 05:18:51

barbecue of police vans

In the wealthy capital of Bavaria, Friday night (January 25) was anything but ordinary. Munich’s mayor, Dieter Reiter, who has seen it all from the perch where he administers his subjects, even issued an official statement declaring himself “horrified”. Does his statement refer to a war in the Middle East, or to the techno-industrial civilization poisoning the planet? Not in the least. But it’s nonetheless a nightmare that disrupted the sleep of good society: a nocturnal fire managed to make its way to their doorstep. Then it ravaged the tools of the lackeys charged with protecting them.

It was around 2.40 a.m., in the outlying district of Allach-Untermenzing, that zealous citizens began alerting the fire department to a gigantic fire in progress at the police dog brigade. By the time they arrived, the 23 police vans parked there were already completely engulfed in flames, while the (empty) brigade building was losing its windows to the heat. It took the Munich fire department almost an hour to extinguish the fire, while some 50 cops combed the area in vain for suspects.

No one will be surprised, but the authorities didn’t take too kindly to the late-night barbecue, and were quick to issue martial declarations at the drop of a hat. The city’s SPD (left-wing) mayor pointed out that “suspicions point to a politically-motivated attack from the far-left camp”, before denouncing “an attack on our democracy”, while the CSU (right-wing) regional interior minister let out an unapologetic rant: “From my point of view, [this fire] already has all the hallmarks of a terrorist act”, because it “specifically targets those who work day and night to ensure the safety of our citizens”.

The investigation has been entrusted to the city’s criminal police, in collaboration with department no. 4 of the judicial police, the department responsible for crimes against State Security (Staatsschutz). And of course, this being Bavaria, the major regional daily added that “for the past six years, construction machinery and electrical cables, cell phone towers and railway installations have been burning in Munich”, wondering if there was any connection with this attack on the police…

[German regional press summary (BR24 & Süddeutsche Zeitung), January 25, 2025]

via: sansnom

Action contre une conférence de la directrice de la prison de Corbas à Lyon 3

Publié le 2025-02-18 05:26:00
Sortie publi­que du tout der­nier calen­drier entiè­re­ment séri­gra­phié de l’ate­lier auto­géré Blackscreen pour l’année 2026 à la Luttine

Cantine contre la guerre au Soudan

Publié le 2025-02-18 10:27:52

Une cantine qui se déroulera le samedi 22 février à Manifesten !



6 ans après la révolution et la chute du régime de Bechir, des milices s’affrontent dans une guerre civile meurtrière. Chaque famille est endeuillée et des millions de personnes doivent fuir. Des Soudanais en exil, parmi ceux qui avaient brûlé les frontières et fondé le collectif Al Manba, sont souvent seuls à soutenir les leurs. Avec leurs ami.e.s marseillais, cette cantine leur permettra de récolter des fonds pour aider leurs proches à lutter contre la famine.

Contre les guerres, notre solidarité reste une arme sans frontière.

Plus d’infos ici :

[Espagne] arrestation d'un anarchiste italien

Publié le 2025-02-18 15:53:02
stuut.info>

[Espagne] arrestation d’un anarchiste italien

[Espagne] arrestation d’un anarchiste italien

Salvatore « Ghespe » Vespertino a été arrêté en Espagne, à Madrid, lors d’un contrôle de police et a été enfermé dans la prison de Soto del Real, à Madrid.

Ailleurs | sur https://stuut.info | Collectif : Secours Rouge /B_collectif>

Il n’a pas fait opposition à son extradition vers l’Italie, qui devrait donc avoir lieu rapidement. Ghespe, en cavale et recherché depuis 2023, avait été condamné en appel pour l’action contre la librairie Il Bargello, liée au mouvement néofasciste italien CasaPound, le premier janvier 2017 (photo). L’engin avait gravement blessé un artificier de la police. La sentence de Cassation de juillet 2023 a confirmé les condamnations en appel, dont huit ans pour Ghespe, qui avait déjà passé une période en détention préventive.

Voir en ligne : Secours Rouge

Amsterdam (Pays-Bas) : Cinq voitures de KLM ont eu leurs pneus crevés

Publié le 2025-02-19 00:00:00

Act for freedom now! / mercredi 19 février 2025

Dans la nuit du 31 décembre, lors de la manifestation de solidarité devant le Centre de rétention de l’aéroport de Schiphol, les pneus de cinq voitures de KLM [la compagnie aérienne nationale des Pays-Bas ; NdAtt.] ont été crevés, en solidarité avec les prisonnier.es du centre de rétention à côté du parking où étaient ces voitures.

KLM effectue leurs déportations, entre autres. Il y a de nombreuses autres bonnes raisons d’attaquer KLM ensemble.

Liberté de mouvement pour tou.tes !
Feu et pierres pour KLM !

Bristol (UK) : Des fenêtres des bureaux de BAM Construction brisées

Publié le 2025-02-19 00:00:00

Dark Nights / lundi 17 février 2025

Le 16 février, au lieu de participer au spectacle gerbant du « capitalisme romantique », nous avons décidé de briser les fenêtres de BAM Construction, à Stoke Gifford, Bristol.

BAM Construction est l’une des plus grandes entreprises de construction à l’échelle internationale et elle contribue au cauchemar du Léviathan. Nous en avons marre de voir partout leurs bâtiments en verre et en béton, sans vie, il n’y a rien de sauvage et de naturel dans ces paysages urbains smart.

BAM a ses mains artificielles sur presque tous les projets de construction que vous pouvez citer. Nous avons encore à l’esprit leur implication dans la construction d’une « prison humaine » à Dedermonde, en Belgique. Plus localement, ils ont construit le nouveau bâtiment d’Ingénierie de l’Université de l’Ouest de l’Angleterre, qui contient son nouveau laboratoire de robotique, et ils sont aussi responsables d’avoir aidé à la construction de la nouvelle « zone d’affaires de Temple Quarter ». Une brique de plus dans la transformation de Bristol en une Silicon Valley du Royaume-Uni, où les startups technologiques et scientifiques, ainsi que les hubs, seront laissés libres de régner. Si cela ne suffisait pas, BAM a été choisi comme l’un des principaux partenaires du programme « UK Small Modular Reactors » (SMR [petit réacteur modulaire (PRM) ; NdAtt.]). Nous rions cyniquement à l’idée que l’État britannique soit en train de mettre en œuvre son objectif de neutralité carbone ou même qu’il s’attaque au changement climatique avec cette mascarade, qui montre que le « capitalisme vert » est un mensonge absolu, un simple déplacement de la destruction écologique à d’autres endroits, qu’il s’agisse de l’usine d’extraction de lithium dans les Cornouailles ou des déchets nucléaires de ces mini-Fukushima. Énergie propre, nos culs !

« Léviathan est en train de se transformer en Narcisse, admirant sa propre image synthétique dans son propre étang synthétique, ravi par son spectacle de soi-même.
C’est un bon moment pour les gens pour se passer de sa raison, de ses masques et armures, et devenir fous/folles, car elles/ils sont déjà expulsé.es de sa jolie polis. »*

Éco-anarchistes – Bande « Fredy Perlman »

 

* Note d’Attaque : citation du final de Against His-story, Against Leviathan, de Fredy Perlman. Traduction française : Contre le Léviathan, contre sa légende, L’Insomniaque, 2009.

KLM cars were slashed in solidarity with the prisoners in the detention center in Amsterdam Netherlands

Publié le 2025-02-19 07:35:35

On the night of December 31 during the solidarity demonstration at the detention center Schiphol Airport, the tires of 5 KLM cars were slashed this was in solidarity with the prisoners in the detention center next to the cars parking.

KLM is carrying out their deportations, among other things. There are numerous other good reasons to attack KLM together.

Freedom of movement for all!
Fire and stones for KLM!

source

I will not be intimidated.

Publié le 2025-02-19 07:42:48

lukasborl

In the past, I have published an extensive analysis of how specific individuals and groups try to isolate me, attack my private life, they’re threatening my safety and sabotage the Anti-militarist activities I engage in. One of the examples given was a description of how a member of the Trhlina infoshop and the Anarchistická federace (Anarchist federation) told a friend of mine that I was at risk of a strong reaction from militant anti-fascists. In other words, the person from Trhlina and the Anarchistická federace was threatening me. At that time it was not yet clear whether the threat would come true. Now it is clear. On Saturday, February 8, 2025, I was physically attacked by one such militant anti-fascist in Prague’s Club 007.

What happened?

The attacker waited until most of my friends had left the club, followed me into the toilets, where he punched me several times in the face. No, I’m not surprised he chose such an insidious method. I’ve seen so much scheming from his cronies that I expect nothing but meanness, unscrupulousness and hypocrisy from them now.

Before “Mr. Hero” physically attacked, he also tried to “explain” to me in a few words that I should not oppose the defense of Ukraine. He did not give me any chance to express my arguments as to why I do not support the defence of Ukraine or the defence of Russia, the defence of the Czech Republic or the defence of any other state. I am an anarchist, therefore I fight against all states. Against fascist states, as well as democratic, stalinist, monarchist…
Instead of defending Ukraine – that is, a particular state and its regime – I prefer to support and defend the working class living on Ukrainian territory, because on the one hand it is now being massacred by Putin’s invasion, on the other hand it is being subjected to persecution and repression by the Ukrainian government, as well as to severe exploitation by Ukrainian capitalists.

I think explaining something like that to the person who attacked me would be pointless anyway. I doubt he would understand the basic gist of it. It wasn’t the first time he’s shown me that he has a strong penchant for harsh macho posturing but lacks serious political analysis.

I can’t keep quiet

I think it’s important to talk openly about this incident in public. It is a concrete example of the hypocrisy of those who spread statements on the Internet in which they style themselves as innocent victims who are being harmed, while in reality they are inciting and supporting aggression against opponents from the anarchist milieu.

I won’t hide the fact that I was shaken by this incident. I really felt a lot of frustration, anger and a sense of helplessness. But I soon processed these strong emotions. Thanks, among other things, to the people who stood up for me, gave me the emotional support I needed and reassurance that I was not alone in this.

Even though I know there are legitimate reasons to use violence against some people, I don’t feel like retaliating right now. It’s just that, just as a cornered animal can bite hard to get out of danger, I suppose I might act the same way in a similar situation. I’m not a pacifist , and I know there are times when one’s bare hands are not enough to defend oneself. Anyone who attempts to attack me and/or my friends again in the future should be aware of this.

My black eye and the pain in my face will certainly fade with time, but my willingness to support anti-war activities will remain. I’m sure of it. Whoever attacked me may not realize it, which is why it’s important for him and his macho crew to read this: I will not be intimidated! What happened that night only makes me want to continue on the path I’ve set out on.

For those who also want to follow this path, I would like to recommend supporting the fundraising for deserters and war refugees organized by the Anti-Militarist Initiative (AMI).

I also recommend getting the publication Voices from Ukraine. In these publications, the anarchist collective Assemble from Kharkiv illustrates the positions of revolutionaries living in a place where war is raging.

Carapatage #83 : Déluge de mesures répressives (19.02.2025)

Publié le 2025-02-20 00:00:00


Ecouter le podcast

Télecharger l’émission

Ce soir on revient sur les dernières lois racistes et répressives de Darmanin et Retailleau et sur leurs annonces toutes aussi degeus de mesures à venir. Mais aussi comme quelques des brèves dont des bonnes nouvelles ! 

SOMMAIRE

00.01.58 Breves

00.26.10
MAJ sur les prisonniers kanaks
Circulaire Retailleau, attaques contre les droits des etrangers

00.40.45
Annonces sur des prisons spéciales, l’isolement, la « guerre à la drogues »

01.00.50
Loi Attal sur la justice des mineurs

01.11.53
Lecture d’extraits de « Nous ne seront jamais quittes », un texte sur le procès dit de Mazan

PLAYLIST

The Mercurials – Fire In The House
Drowning dog & Malatesta – Power 
Cults – Gilded Lily
Daniel Vangarde – Comme Le Juge
Fabrizio di andre– nella mia ora de liberta

RESSOURCES



Héraklion (Grèce) : Quel beau spectacle, un bus en feu

Publié le 2025-02-20 00:00:00

Dark Nights / mardi 18 février 2025

Le conglomérat GEK Terna compte parmi ses pertes un bus pour le transport du personnel, à cause d’un incendie, le 24 janvier 2025. Une entreprise géante qui est responsable des plus grandes catastrophes de l’environnement crétois, du territoire grec, mais aussi à l’international.

Elle fait des affaires et assure ses profits en détruisant les forêts et en nivelant les montagnes. Elle déracine des gens, des animaux et des plantes.

Le capitalisme a sa propre éthique : le profit avant tout. Les arguments, la logique et la justice sont inutiles. Tant qu’ils gagneront de l’argent, ils continueront, même s’ils ne laissent derrière eux que des débris.

Ce ne sont pas les tôles ou les pneus qui brûlent et puent, ce n’est pas le préjudice financier, même si cela nous rend heureux.ses. Le feu parle par lui-même. Il poursuit le ciel, aussi insaisissable et lointain que celui-ci puisse paraître. De l’étincelle à la flamme et de la flamme au feu. Puissions-nous apporter le feu aux villes, puissions-nous réduire en cendres l’éthique du profit et ses partisans.

2 litres d’essence

Saint-Herblain (Loire-Atlantique) : Encore une réunion annulée pour les fachos  !

Publié le 2025-02-20 00:00:00

Extraits de France Bleu / jeudi 20 février 2025

[…] Le maire de Saint-Herblain, Bertrand Affilé, ne cache pas son incompréhension après la découverte de tags sur la mairie de la commune. Des messages anti-RN inscrits dans la nuit de mardi à mercredi sur le parvis et la façade de l’hôtel de ville, mais aussi une affiche collée sur les vitres du centre socio-culturel de la ville. C’est là que devait se tenir samedi 22 février une réunion publique du Rassemblement National. […]

La mairie de Saint-Herblain va déposer plainte contre ces dégradations. Et face aux « risques de troubles à l’ordre public », la municipalité a finalement décidé d’annuler la tenue de l’événement sur sa commune. Elle avait été vivement critiquée par un collectif de partis, syndicats et associations de gauche, dans un communiqué mercredi, pour avoir mis à disposition ses locaux. […]

[USA] Première lettre de Luigi Mangione depuis la prison

Publié le 2025-02-20 08:20:45

Trouvé sur https://www.luigimangioneinfo.com/

« Je suis très ému – et reconnaissant – par toutes les personnes qui m’ont écrit pour partager leurs expériences et m’exprimer leur soutien. De façon très puissante, ce soutien a transcendé les divisions politiques, raciales et même de classe, les courriers ayant inondé le Metropolitan Detention Center depuis tout le pays, et le monde entier. Bien qu’il soit impossible pour moi de répondre à la plupart des lettres, sachez que je lis toutes celles que je reçois. Merci encore à toute personne qui a pris le temps d’écrire. J’ai hâte d’en lire plus dans le futur. » -Luigi Mangione

On peut écrire à Luigi à l’adresse suivante :

Luigi Mangione (52503-511)
MDC Brooklyn
METROPOLITAN DETENTION CENTER
P.O. BOX 329002
BROOKLYN, NY 11232

Quelques contraintes et aspects auxquels faire attention dans tout courrier :

– Luigi étant en détention provisoire, avec deux enquêtes et affaires différentes dirigées contre lui (une de l’état de New York, une fédérale), il faut être particulièrement vigilant-e au contenu des courriers qui lui sont envoyés.

– Les lettres étant photocopiées, il est recommandé de numéroter et de dater toutes les pages. Il faut aussi faire attention à laisser de bonnes marges, sinon des informations seront perdues en photocopiant.

– Toute lettre ne comportant pas les informations nécessaires du destinataire seront renvoyées à l’expéditeur. Toute lettre sans adresse retour contenant un prénom, nom de famille et adresse écrites en haut à gauche de l’enveloppe sera jetée. Les lettres doivent être signées en y accolant son nom et prénom.

[France] S’évader pour attaquer la flicaille

Publié le 2025-02-20 08:36:04

Volé dans la presse, le 10/02/2025.

Le tribunal du Mans (Sarthe) a jugé un homme lundi 3 février 2025 pour évasion de prison mais aussi rébellion et menaces de mort envers des policiers.

« Dès que je sors des Croisettes, je vous crève, je vous bute. » C’est en ces termes qu’un homme de 29 ans, détenu à la maison d’arrêt Le Mans-Les Croisettes à Coulaines (Sarthe) et bénéficiant d’une permission de sortie, s’en est pris aux policiers venus l’interpeller. Il était alors en situation d’évasion et tentait d’entrer de force chez l’un de ses amis.

Alcoolisé, il a lancé à l’un des fonctionnaires : « je suis sûr que tu as une petite sœur », avant de se rebeller et d’asséner un coup de tête à un autre policier alors qu’il était conduit à l’hôpital. Devant le tribunal, le prévenu – de taille moyenne, athlétique, vêtu d’un pull noir et d’un pantalon clair – a affiché une attitude provocatrice. Son casier judiciaire compte 36 mentions, notamment pour vols, recels et plusieurs outrages.

Interrogé sur le coup de tête porté à un policier, il a répondu, goguenard, en faisant de grands gestes : « Je lui ai dit de garder ses distances, non ? » Avant d’ajouter, à l’adresse de la présidente du tribunal qui cherchait à comprendre ses propos : « J’ai parlé français, non ? » Plus tard, il déclarera qu’il n’en a « rien à cirer ».

« C’est un dossier qui interroge », a de son côté souligné la procureure, qui a requis 30 mois de prison ferme avec maintien en détention, ainsi que la révocation d’un sursis précédent à hauteur de 2 mois, avec ordre d’incarcération immédiate. Me Virginie Bardet, avocate du prévenu, a quant à elle demandé une peine adaptée à son client. Reconnu coupable, il a été condamné à 24 mois de prison ferme, avec la révocation de 3 mois de sursis, soit un total de 27 mois d’incarcération. Il a été maintenu en détention.

[Norvège] Evasion massive de saumons : liberté pour tous !

Publié le 2025-02-20 08:36:05

Volé dans la presse, le 13/02/2025.

Le dimanche 9 février, un incident de grande ampleur a eu lieu dans le nord-ouest de la Norvège, où plusieurs dizaines de milliers de saumons d’élevage ont pris la fuite. Quelque 27 000 saumons se sont échappés d’une ferme aquacole après que la tempête a endommagé leurs enclos. Cet incident représente un quart de la production totale de la ferme, qui est gérée par MOWI, un géant mondial de l’aquaculture.

[Côte d’Ivoire] Mutinerie à la prison de Bouaké contre des fouilles

Publié le 2025-02-20 08:36:42

Volé dans la presse, le 13/02/2025.

La mutinerie survenue à la maison pénale de Bouaké (anciennement camp pénal) le mercredi 12 février 2025 a provoqué une vive tension dans la ville, notamment en raison des bruits de détonations qui ont semé la panique parmi les habitants.

Les rumeurs d’une tentative d’évasion massive ont rapidement circulé, mais les autorités, par la voix du procureur près le tribunal de première instance de Bouaké, Yéo Abel Nangbélé, ont rapidement clarifié la situation.

La mutinerie a éclaté en réaction à une opération de fouille initiée par l’administration pénitentiaire. Ces fouilles, intensifiées depuis quelque temps, visent à lutter contre la circulation d’objets interdits en milieu carcéral. Une première fouille avait eu lieu le mardi 11 février, et une seconde était prévue le mercredi matin. Cependant, certains détenus ont refusé de se soumettre à cette opération, déclenchant des troubles et des actes de rébellion.

Intervention des forces de l’ordre : Face à la révolte des détenus, les forces de sécurité ont été déployées pour rétablir l’ordre. Elles ont utilisé des gaz lacrymogènes pendant environ 40 minutes pour maîtriser la situation. Certains détenus ont profité du chaos pour tenter d’escalader les murs de la prison, mais ces tentatives ont été rapidement contrées.

Selon le procureur, seules deux personnes ont été légèrement blessées lors de l’intervention. Aucune évasion ni perte de vie humaine n’a été enregistrée.

[France] Prendre la permission de sortie, et plus encore

Publié le 2025-02-20 08:36:59

Volé dans la presse, le 14/02/2025.

Le détenu de la prison de Valence qui s’était enfui lors d’une permission de sortie le jeudi 6 février a été interpellé avec deux complices ce mercredi soir à Montpellier. Il sera jugé en comparution immédiate le mois prochain.

Les enquêteurs auront mis une petite semaine à le retrouver. Six jours après avoir pris la fuite à Chabeuil, sur le chemin d’une sortie encadrée, le détenu de la prison de Valence a été interpellé dans une boulangerie ce mercredi 12 février à Montpellier par la BRI (brigade de recherche et d’intervention), grâce au travail des enquêteurs de la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de la Drôme et de l’Hérault.

Le fugitif a d’abord été placé en garde à vue à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault). Il a été déféré ce vendredi à Valence avec deux autres personnes soupçonnées de l’avoir aidé dans sa fuite. Ils ont demandé un délai pour préparer leur défense et seront jugés en comparution immédiate le 14 mars prochain. Ce détenu, âgé de 35 ans, été condamné à 15 ans de prison pour vol avec violence. Il a pris la fuite en pleine sortie sportive dans le Vercors. Il s’agissait d’une permission encadrée par deux surveillants pénitentiaires et une psychologue dans le cadre de leur réinsertion. Il dit ne pas avoir préparé sa cavale mais a décidé de s’enfuir car ses demandes de permission et de changement d’établissement pénitentiaire ont été refusés.

Ses deux complices ont des profils bien différents : l’un d’eux est un homme âgé de 39 ans, il vient de Montpellier et présente 21 mentions à son casier judiciaire. L’autre, est une jeune femme de 24 ans qui habite à Saint-Gilles (Gard). Elle n’est pas connue de la justice et vit de petits boulots. Elle explique s’être laissée tenter par une proposition alléchante : 1 000 euros pour conduire une voiture, mais prétend ignorer que c’était pour aider un détenu dans sa fuite. Le trio risque 10 ans de prison pour évasion et complicité d’évasion en bande organisée.

Russie, Bélarus et Ukraine : BOAK – Quelques résultats de l’année 2024

Publié le 2025-02-21 00:00:00

BOAK / lundi 30 décembre 2024

L’année 2024, dure et sanglante, est arrivée à sa fin. Il est temps de la résumer. Pendant cette dernière année, comme durant la quasi-totalité de la guerre à grande échelle en Ukraine, nous avons travaillé dans deux directions : la formation d’une lutte de guérilla anarchiste organisée, en Russie et au Bélarus, et des tentatives de combattre les occupants russes en Ukraine par des formes plus organisées.

Par rapport au premier point, nous pouvons dire que le régime de Loukachenko, dans le film de propagande « Des enfants dans le viseur : recrutés par l’ennemi », a accusé un groupe de jeunes anarchistes et révolutionnaires arrêté.es, les « Rossignols noirs »*, d’avoir reçu de l’argent de notre part. Nous ne commenterons pas ces accusations.

Nous avons déjà écrit à propos de notre attitude vis-à-vis des « Rossignols noirs » et de l’héroïque révolutionnaire Maryia Misiuk, dévouée à notre cause commune. Disons-le encore : nous sommes fier.es de la force morale de Maryia, nous lui souhaitons, à elle et à tou.tes les autres compas, de rester fort.es. Nous considérons qu’il est nécessaire de leur apporter du soutien, par l’intermédiaire de l’Anarchist Black Cross Belarus, d’exprimer notre solidarité par d’autres moyens et de lutter pour leur liberté.

La lutte de guérilla anarchiste au Bélarus et en Russie, bien qu’en ce moment elle n’ait pas l’ampleur voulue, ne s’est pas éteinte. Nous invitons tou.tes les compas qui sont prêt.es à l’action à nous contacter. Dans le souci de votre sécurité, dans un dialogue entre égaux.les, à travers une formation aux méthodes nécessaires à la conspiration, si vous n’y êtes pas familier.es, nous trouverons des moyens et des méthodes pour être actif.ves. Les dictatures de Poutine et de Loukachenko ne sont pas éternelles, leur effondrement pourrait être beaucoup plus rapide qu’il ne semblerait au premier abord, comme la chute soudaine du régime d’Assad, en Syrie, l’a montré. L’avenir n’est pas prédéterminé, les révolutionnaires le façonnent elles/eux-mêmes, par leurs actions. Alors rejoignez la lutte ! N’oubliez pas le Revolutionary Anarchist Fund, créé pour aider les guérillas.

Nous remarquons aussi une tendance négative à discréditer la résistance partisane par l’utilisation de fraudes téléphoniques dans le but de tromper des personnes âgées et de les inciter à commettre des actes « illégaux ». Ces dernières semaines, en Russie, nous avons pu observer une vague de tels incendies et d’autres actions radicales du même type. Il est très probable qu’ils aient été orchestrés par les services secrets ukrainiens. D’un point de vue anti-régime, il n’est pas du tout clair quels sont les objectifs que ces actions veulent atteindre. Les actions de personnes trompées et désespérées ne mèneront à aucune déstabilisation critique. Mais, de toute évidence, elles effacent aux yeux du grand public la ligne entre les partisan.es idéologiquement motivé.es et des victimes d’escrocs. En conséquence, l’idée d’une résistance militante perd de sa crédibilité aux yeux de la société. Comme nous l’avons mentionné par le passé, l’utilisation de fraudes téléphoniques a été fièrement reconnue par le projet Rospartizan, pour entraîner des personnes âgées dans la « lutte partisane ». Par conséquent, nous pensons que les compas avec des convictions anarchistes, de gauche, social-démocrates, ne devraient pas coopérer avec eux/elles. Nous recommandons aussi d’éviter d’interagir avec toute sorte de « curateur » et de ne pas mener des actes de lutte en contrepartie de paiements monétaires. La coordination de la lutte de guérilla révolutionnaire devrait être mise en place par l’interaction avec d’autres révolutionnaires et non pas par des contacts avec des projets louches et des individus dont les objectifs peuvent être très loin de ceux des révolutionnaires. Vous pouvez nous contacter par mail : bo-ak [at] riseup.net

Un autre domaine de notre travail a été celui des tentatives d’organisation en Ukraine, pour augmenter la reconnaissance des anarchistes dans la Résistance ukrainienne. La ligne révolutionnaire dans ce domaine de travail a été formulée par notre compagnon tombé en martyr**, l’un des fondateurs de l’Organisation de combat des anarcho-communistes (BOAK), Dmitry Petrov, dans son article « Être une force indépendante » :

« Des anarchistes, qui se sont reconnu.es comme créateur.trices de la politique révolutionnaire ici et maintenant, peuvent se permettre le luxe d’interagir avec des forces idéologiquement étrangères (par exemple, différentes fractions de l’opposition russe et biélorusse) et des institutions étatiques (par exemple, les Forces armées de l’Ukraine). Puisque, au lieu de « brader ses principes » et de s’assimiler à des figures et des structures hostiles, l’opportunité et les formes d’une telle coopération seront maintenant déterminées par un sain pragmatisme politique – conformément aux intérêts du mouvement révolutionnaire libertaire. Ce qui aide à développer nos structures, à augmenter notre reconnaissance, notre expérience et nos compétences, à augmenter le nombre de contacts, cela sert à la concrétisation finale de nos idées ».

Au tout début de l’invasion à grande échelle, le Peloton anti-autoritaire a été créé, avec la participation active de Dmitry Petrov, au sein des Forces de défense territoriale de la région de Kyïv***. Dans l’été 2022, cette unité a cessé d’exister. Mais les tentatives d’organiser les anarchistes en une seule unité collective ne se sont pas arrêtées. Les longs efforts de Dmitry Petrov dans ce domaine ont donné un résultat. Au printemps 2023, lui et un groupe de compagnons ont reçu le feu vert du commandement militaire ukrainien pour créer une telle structure, à la condition qu’ils exécutent avec succès les missions de combat assignées. Le 19 avril 2023, Dmitry Petrov et deux autres camarades internationalistes, Finbar Cafferkey et Cooper Andrews, sont tombés martyrs lors des combats près de Bakhmout. Aujourd’hui, à notre connaissance, il n’y a pas d’unités anarchistes en Ukraine.

Au cours de l’année 2024, le travail des compas lié.es à la BOAK a été concentré, entre autres, autour du « bataillon Sibir » [ou « bataillon sibérien » ; NdAtt.], une unité des Forces armées de l’Ukraine composée principalement de citoyen.nes russes opposant.es de Poutines. En janvier de l’année dernière, un entretien de notre compagnon Alexeï Makarov, qui a combattu dans cette unité, a largement circulé. À l’heure actuelle le compagnon suit une rééducation après une blessure****. En février de l’année dernière, un autre de nos compas est arrivé en Ukraine par le biais du « bataillon Sibir » – un partisan dévoué de la BOAK, Vladislav Iurchenko (« Pirate »). Malgré l’occasion offerte de transmettre leurs idées à travers les médias (même les grands médias d’opposition russes et les médias grand public ukrainiens), jusqu’ à atteindre un public relativement large, au sein de cette unité les compas n’avaient aucune sorte d’autonomie. Le 9 août 2024, Vladislav Iurchenko est tombé en martyr lorsque des groupes de sabotage ukrainiens ont tenté d’atterrir sur la Flèche de Kinbourn. « Pirate » n’a pas été le seul à être été tué. Le « bataillon Sibir » a subi de très lourdes pertes dans cette bataille. Vladislav est tombé en martyr un peu plus d’un mois avant ses 23 ans, au tout début de son parcours révolutionnaire. Le compagnon vivra toujours dans notre mémoire et dans notre lutte. Les martyrs sont immortel.les ! Şehid namirin!

Il vaut la peine de noter que les médias à la solde du régime russe, en commentant la mort de Vladislav Iourchenko, l’ont « enregistré » auprès du « Corps des volontaires russes » (RDK). Il s’agit d’un mensonge et ce mensonge est très facile à démasquer. Les dirigeants du RDK soignent avec une très grande attention leurs propres ressources médias, mais ils n’ont jamais mentionné la participation du « Corps » au raid aéroporté sur la flèche de Kinburn. Le « bataillon Sibir » et le RDK sont subordonnés à la Direction générale du renseignement (GUR) et le service de presse de la GUR a énuméré le « bataillon Sibir » parmi les unités impliquées dans ce raid, mais n’a rien dit sur le RDK. Pourquoi la propagande russe a-t-elle menti d’une manière si primitive ? Peut-être parce qu’il est plus difficile pour le régime de Poutine de confronter sur le plan idéologique un projet militaire ayant l’éclat des idées de gauche et anti-colonialistes plutôt que les néo-nazis de la direction politique du RDK. Alors, pourquoi un tel projet politico-militaire [de gauche ; NdAtt.] n’a pas été établi pendant cette guerre ? Est-ce parce que l’État néolibéral ukrainien, qui est très éloigné des idées anarchistes, de gauche et, en général, des idées de justice sociale, n’a pas l’intention de contribuer à la diffusion d’une idéologie subversive et à l’avancement du niveau organisationnel de ses opposant.es ? À cause de l’incapacité des anarchistes à s’organiser, de notre faiblesse et de notre nombre réduit ? À cause de l’incompétence des membres de la bureaucratie militaire ukrainienne ? Répondre à cette question nécessite une analyse plus approfondie et il se peut que cette réponse (et même, très probablement, plus d’une réponse) sera présentée un jour.

Cependant, l’idée de créer une unité anti-autoritaire est toujours vivante. En septembre 2024, il a été annoncé que plusieurs compas du Resistance Committee s’étaient rassemblé.es dans un peloton de mortiers et avaient invité les gens à les rejoindre. Malheureusement, il n’y a pas de nouvelles récentes du développement ultérieur de ce projet.

Voici quelques-uns des résultats de l’année passée. En gardant la mémoire de Dmitry Petrov, de Vladislav Iurchenko et d’autres martyrs, nous continuerons la lutte dans la nouvelle année, 2025. La façon dont celle-ci sera, cela dépend de nous !

Боевая организация анархо-коммунистов
[Organisation de combat des anarcho-communistes]
Anarchist Militant
Cudi

 

 

Le mirror du site principal en anglais.

 

Notes d’Attaque :
* voir ici.
** Se souvenir des compas qui nous ont quitté.es est fondamentale, mais on pourrait laisser le langage propre aux religions, qui sont des fondements de l’autorité, à nos ennemis !
*** Les compas utilisent ici le nom ukrainien, qu’on reproduit, bien qu’il ne soit pas encore entré dans l’utilisation courante en français.
**** Il évoque sa rééducation en Suède, et ses perspectives pour l’avenir, dans cet entretien.

[Haute-Marne] Pas d'apéro pour les fachos !

Publié le 2025-02-21 00:55:23
Infos locales Antifascisme – Extrêmes droites

[Nancy] Prochaine séance du séminaire antifasciste "Mario Club"

Le séminaire antifasciste Mario Club se tient un samedi par mois. Il a pour but de former toutes les personnes qui le souhaitent à l’histoire du fascisme et de l’antifascisme.
Prochain rendez-vous le samedi 13 décembre, de 10h à 12h

Arson at Tesla Dealership – Loveland, Colorado

Publié le 2025-02-21 01:42:37

February 7, 2025

A Colorado Tesla dealership was vandalized after someone tried to set it on fire early Friday morning and left graffiti that was "offensive and hateful in nature," Loveland police said.

Officers responded to the dealership near the intersection of U.S. 34 and U.S. 287 around 7 a.m. Friday and found someone had attempted arson and vandalized the building and some vehicles with graffiti, the department said in a news release.

Loveland police declined to release further information about the graffiti or say whether it was directed at a specific person or group, but CBS Colorado reported it included a spray-painted message, "Nazi cars," on the building, an apparent reference to Tesla CEO Elon Musk.

Musk, the world's richest man and adviser to President Donald Trump, has been involved in recent political controversies, including giving a straight-arm salute resembling the Nazi Sieg Heil on stage at a rally after Trump's inauguration.

There were two similar incidents at the Tesla dealership on Jan. 29 and Sunday but of "lesser magnitude," police officials said. The department is now working with the FBI and Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives on the case.

Found on Mainstream Media

Fuck Flock February: Anti surveillance campaign announced in so called Richmond Virginia

Publié le 2025-02-21 04:45:24

Have you seen those ugly black poles with small devices and panels on top?

Those are called FLOCK cameras, and they are popping up all around Richmond and all over the country. https://www.flocksafety.com/

Oh, also, they cost the cops over $2k per device…

These cameras are license plate readers, gunshot detectors, and cameras that are being deployed to "stop crime"- in reality, they amass a huge amount of data that any law enforcement agency in the country has access to effectively surveilling our every action.

We don't fuck with that!

Richmond has 97 of these. Three flock cameras have already been disabled and we hope you will join the festivities by ridding our city of these dystopian devices.

HELP MAP THEM:
See a flock, map a flock! If arent able or willing to disable these devices, you can still be astronomically helpful by reporting their location on this user populated map! https://deflock.me/

 

HOW TO DISABLE THEM:

Many cameras are mounted on poles which have a convinent seam around 4 foot. The poles are connected by six screws. Once the screws are loosened, the upper part of the pole containing the camera can be lifted off. This is VERY lightweight. Once separated, you can spray paint the lens, smash it, or find another creative way to disable it! They likely have tracking devices built in so disabling them on site is best.

For loosening the bolts- you will want a TT27 bit (a TT25 bit will also work). This is a "security" torx bit, and can be found in major hardware stores for affixing to a screwdriver or a socket wrench. Maybe an electric screwdriver one would speed up your process!

If you can't find a bit, or just CANT WAIT to begin, using a set of pliers (like the kind youd find on a leatherman multi tool) works just fine.

If you're REALLY in a pinch, we were able to loosen one with just our fingers, though we do not recommend this method.

So! Get a buddy (minimum one to address the device, and another to look out), mask up, leave your phones, wear gloves, and get to work!

Spread the word of your work- send info to rrn_submissions@tutamail.com
using a one time use email address like yopmail.com or tempmail.ninja

SPREAD WIDELY! TELL YOUR FRIENDS!

We hope that the idea of a surveillance free city is music to your ears.

With love,
Anti Surveillance Measures: Richmond (ASMR)

Submission

Communiqué et banderole de soutien à Gino et aux autres !

Publié le 2025-02-21 07:09:46
Infos locales Antifascisme – Extrêmes droites

[Nancy] Prochaine séance du séminaire antifasciste "Mario Club"

Le séminaire antifasciste Mario Club se tient un samedi par mois. Il a pour but de former toutes les personnes qui le souhaitent à l’histoire du fascisme et de l’antifascisme.
Prochain rendez-vous le samedi 13 décembre, de 10h à 12h

Athens, N.Philadelfeia :Taking Responsibility for an incendiary attack against ATM at National Bank from Insurrectional Conspiracy “Kyriakos Xymitiris” (Greece)

Publié le 2025-02-21 08:08:24

Taking Responsibility for an incendiary attack against ATM at National Bank from Insurrectional Conspiracy “Kyriakos Xymitiris”

K.X. was an anarchist fighter dedicated with all his heart in every field of struggle against the state, capital and every form of authority. His contribution to the revolutionary case was decisive in the battle for the overthrow of the Existent. In this context, K.X. fought in many fronts and by different means. He was non-negotiably a part of the multiformal struggle. We met with him, as well as with anarchist comrade Marianna, on the street through a wide range of different struggles such as the ones against the repression and gentrification of Exarcheia, against fascism, in solidarity with imprisoned fighters, in solidarity with migrants as well as in centers of struggle and squats.

On 31/10, comrade K.X. stormed the heavens fighting with cost his own life. At the same time comrade Marianna had been seriously injured in the apartment of Arcadia Street. This day for the people of the movement is a day of significant loss, while at the same time life and the choices of comrade Kyriakos are a flame of inspiration to the minds and hearts of every anarchist fighter. For the same case were detained comrade Marianna M. while she was heavily injured, as well as anarchist comrade Dimitra, comrade Dimitris, anarchist comrade Nikos Romanos and A.K.

At an era dominated by fear, social apathy, poverty of the underclass and the violence of authority, the comrades did not  hesitate to forward radically their fight, taking a position in-battle. For these reasons, the world of authority in loving cooperation with the regime’s Mass Media rushed to condemn and humiliate the comrades arrested for the case. At the same time we do not forget which are the crimes of the state and capital that are methodically concealed. These are the state/capitalist crimes of Tempi, forest fires, floods of Thessaly, naval wrecks with hundreds of dead migrants (see Pylos), military operations and wars in which the greek state participates and much more. We consider that imminent action against the monopoly of state violence, against the cannibals of this world, is a way to break the fear and to continue the struggle next to each other until we come to a world without power and exploitation.

“On 31/10 I raised a fist and with my bloody mouth I swore STRUGGLE. On 31/10 I raised fist and in the wreckage of Arcadia Street I said KYRIAKOS XYMITIRIS PRESENTE.”-Marianna M.

“Imagination-Positiveness-Risk”: This figure imprinted the triptych of struggle of our comrade. So we were armed with the same figure and with our rage we took on the way of fire. We responded to the international two-day action and struggle call for K.X. and in solidarity with the comrades being prosecuted for the case of Ampelokipi. So early in the morning on 05/02, we chose to attack with incendiary device an ATM at the National Bank on Dekelias Street in N. Philadelfeia, burning it down as a result. The reason for choosing this target is because simply banks are the temples of capital that are parasitically profiting at the expense of millions of poor worldwide. Our goal was to make this action a small mound against any logic of pessimism and apathy that wants the movement lethargic and defeated. We send comrade solidarity signals to all the events of direct action taken and will be taken in the context of activities for Kyriakos and we invite the world of struggle to take it to the streets and arm our desires by all means.

MARIANNA STAY STRONG UNTIL FREEDOM

DIRECT RELEASE OF ALL PROSECUTED FOR THE AMPELOKIPI CASE

THE VINDICTIVE TREATMENT OF THE HEALTH OF OUR COMRADE MARIANNA, WILL NOT GO UNANSWERED.

KYRIAKOS XYMITIRIS ONE OF US, COMRADE FOR EVER ON THE STREETS OF FIRE

FREEDOM AND SOLIDARITY WITH ANARCHIST COMRADES Andreas F. and K.K.

SOLIDARITY TO ALL THE ANARCHIST AND POLITICAL PRISONERS

FIRE TO ALL THE CELLS

PS: Comrade Marianna,  Kyriakos will not be forgotten. He is next to us in every moment of action.

Insurrectional Conspiracy “Kyriakos Xymitiris”

———-

via: Athensindymedia

Translated by Act for freedom now!

[France] Sale semaine pour les matons

Publié le 2025-02-21 11:21:35

Volé dans la presse, le 14/02/2025.
Jeudi 13 février vers 11h30, un agent du centre pénitentiaire de Rennes-Vezin a été agressé par un détenu tout juste incarcéré. L’agent lui porte alors son repas en cellule lorsque le détenu lui jette un verre d’eau de javel (fourni par l’administration pour l’entretiens des cellules) au visage. « Il en a reçu dans les yeux et dans la bouche », explique Florian Adam, délégué local du syndicat FO Justice, « provoquant une douleur intense et une forte gêne pour ouvrir les paupières. »

Prison de Brest : encore une agression !
Trouvé sur un site de matons, le 19/02/2025.
Ce jour le 17 février vers 16h15 l’agent en place au Quartier Mineur a voulu séparer deux mineurs lors d’une altercation physique. Le collègue en empêchant une bagarre a pris plusieurs coups au visage. Il aura fallu le déclanchement de l’alarme et l’arrivée des renforts afin que la mise en prévention soit effectuée pour que l’incident cesse. Il aura été retrouvé un couteau aiguisé dans la poche du pantalon de ce mineur. Le gradé de roulement s’en sort avec des égratignures au niveau l’avant- bras gauche.

Prison de Joux-la-Ville : Plan de lutte contre les violences
Trouvé sur un site de matons, le 18/02/2025.

Une de nos collègues a été la victime, ce samedi 15 février, d’un(e) détenu(e) « femme » très virulent(e) qui lui a assené plusieurs coups au visage.

Prison de Bapaume : RAS LE BOL !
Trouvé sur un site de matons, le 14/02/2025.

Une fois de plus, la détenue L fait parler d’elle. À peine revenue au Centre de Détention de Bapaume, après son exclusion de l’UHSA pour des violences volontaires sur le personnel soignant, elle reprend immédiatement son comportement habituel. À ce jour, les personnels de l’établissement, dont un officier, ont dû subir plusieurs agressions physiques, des insultes, des incendies de cellule, des interventions d’urgence, des placements en cellule de protection, et des tentatives de suicide, ce qui conduit à un épuisement psychologique et professionnel des agents du quartier femmes.

Prison de Val-de-Reuil : Déferlement de Violence !
Trouvé sur un site de matons, le 14/02/2025.

Notre établissement traverse une semaine marquée par la violence ! En effet, en moins d’une semaine plusieurs de nos collègues ont subi des actes violents et des menaces de la part d’individus qui n’ont pas leur place dans nos murs !!

Prison de Draguignan : AGRESSION !
Trouvé sur un site de matons, le 13/02/2025.

Mercredi 12 février 2025, un nouvel incident a révélé l’insupportable réalité de notre quotidien… Vers 10h20, l’agent d’étage s’est rendu à la cellule de son FUTUR AGRESSEUR pour l’informer de son rendez-vous au parloir avocat. Ce détenu, se sentant en position de force, A EXIGÉ QUE L’AGENT ATTENDE 10 MINUTES DEVANT LA PORTE DE SA CELLULE !!!. Face au refus de l’agent, le forcené a attrapé l’agent par sa veste, le tirant dans la cellule et lui administrant DEUX VIOLENTS COUPS DE POING, UN À LA TEMPE DROITE ET UN AUTRE AU NIVEAU DE LA LÈVRE SUPÉRIEURE !

Prison de Béthune : Alerte agression
Trouvé sur un site de matons, le 11/02/2025.

Ce lundi 10 février 2025, vers 11h30, l’agent en poste au RDC A a été agressé par l’un de nos chers pensionnaires, mécontent du service public. Lors de son troisième passage pour lui permettre d’accéder à la douche, le détenu n’était toujours pas prêt. Informé du refus de douche, cet énergumène a tenté de forcer le passage. Notre collègue, appliquant les consignes de sécurité, l’a repoussé dans sa cellule. Mais loin d’en rester là, l’individu est revenu à la charge et a violemment percuté notre camarade, le projetant au sol.

la BARK : ouverture d’une nouvelle bibliothèque anarcha-tpg à Montreuil !

Publié le 2025-02-21T00:56:47+01:00

On est super contentx de vous parler un peu de la nouvelle bibliothèque anarcha-tpg au Schlass, 5 rue François Debergue à Montreuil.

Pourquoi une bibliothèque ?

Parce qu’on veut un lieu où il est possible de venir chiller,  zoner, boire un café, se rencontrer, lire.Un lieu de gratuité en plus, un lieu qui veut peut y proposer des lectures, des arpentages, des écoutes de podcasts et encore pleins d’autres trucs qui te plaisent ; mais aussi emprunter des livres, prendre et amener des brochures…Le choix des livres dépend des envies de celleux qui composent la bibli, et comme on est pas toujours d’accord, ils seront diversifiés et parfois en opposition. C’est toujours possible d’en proposer d’autres, de les critiquer…Une bibliothèque c’est aussi une excuse. On ne va pas s’enfermer dans une sacralisation de la lecture ou dans trop d’intellectualisme. Les livres, ça peut être cool; le feu, ça peut être mieux.

Pourquoi anarchiste et tpg ?

Bon déjà, une bonne partie des genx à l’initiative du projet veulent plus ou moins s’extraire des logiques de l’identité. Donc quand on parle d’anarchisme comme de tpg, on ne cherche pas a désigner des personnes spécifiques mais les idées qui gravitent autour : l’antiautoritarisme, l’autonomie, la révolte, les déviances de genre comme toutes les autres marginalitées. On refuse de s’associer au système pour s’y faire place, notre perspective c’est de tout casser et d’essayer de se libérer en le faisant. Et puis pourquoi pas construire quelque chose de nouveau, si on n’est pas trop fatiguéx. Depuis ces axes anarco-queer, on a envie de parler de plein de choses :     De la prison et toutes les autres formes d’enfermement comme la psychiatrie et les lieux d’exploitation animale ; des institutions qui nous façonnent comme la médecine et la famille, de celles qui nous disciplinent comme l’école et le travail, de celles qui nous aliennent comme la technologie et la marchandise. Contre tous les Etats et les frontières, qui naissent et se nourrissent des dominations coloniales et racistes.Ici, on ne va pas chercher à être d’accord, ni entre nous, ni avec tous les livres disponibles à la bibliothèque. On a envie de confronter des points de vue et des positions qui s’opposent, entre nous et avec celleux qu’on lit.

La bibliothèque est ouverte tous les mercredi de 16H à 19H. 

A bientôt !

contact : barkbark@distruzione.org

Première permanence : mercredi 26 février 2025

BARK

Devenez anarchiste ou taisez-vous pour toujours

Publié le 2025-02-21T20:21:14+01:00

Alors que Donald Trump et Elon Musk soumettent le gouvernement américain à leur quête de pouvoir totalitaire, leurs adversaires restent sur la défensive, les accusant d’être hors-la-loi.
Mais ni les tribunaux ni les lois n’arrêteront la descente vers l’autocratie. Un grand nombre de personnes devront prendre sur elles d’organiser des actes concrets de résistance, d’entreprendre des actions directes sur une base horizontale et participative – en d’autres termes, de devenir anarchistes.

le fascisme est le capitalimse en décomposition

La tyrannie est l’opposée de l’anarchisme

Le 8 février, le comité éditorial du journal nommé le « New York Times » a écrit qu’Elon Musk « est en mission pour saccager les systèmes de paiement confidentiels du gouvernement avec la joie d’un anarchiste ».

Si vous connaissez des anarchistes en chair et en os, vous savez à quel point cette affirmation est absurde. S’il avait accès aux systèmes de paiement du gouvernement, aucun anarchiste ne commencerait par couper les ressources destinées aux enfants affamés ou à la recherche médicale. Un anarchiste commencerait par couper les vivres à la police et aux autres instruments de la violence d’État – précisément les institutions que Donald Trump et Elon Musk veulent développer à tout prix.

Quiconque vous dit que l’anarchisme consiste à abolir le filet de sécurité sociale au profit d’un profit débridé vous ment carrément. Il y a d’autres mots pour cela – par exemple, néolibéralisme.

L’anarchisme, c’est tout autre chose. Les anarchistes proposent d’abolir tous les moyens institutionnels de coercition, de sorte que personne ne puisse dominer ou opprimer quelqu’un d’autre :

L’anarchisme est l’idée que chacun a droit à une autodétermination complète. Aucune loi, aucun gouvernement, aucun processus de décision n’est plus important que les besoins et les désirs des êtres humains. Les gens devraient être libres de façonner leurs relations en fonction de leur satisfaction mutuelle et de se défendre comme ils l’entendent.

Les anarchistes s’opposent à toute forme de hiérarchie, à toute monnaie qui concentre le pouvoir entre les mains de quelques-uns, à tout mécanisme qui nous éloigne de notre potentiel.

– Tout changer –

En d’autres termes, les anarchistes cherchent à créer une situation dans laquelle aucun.e politicien.ne ou milliardaire, élu.e ou non, ne pourrait jamais être en mesure de couper des ressources essentielles à des millions de personnes d’un simple coup de stylo. Il s’agit là d’un engagement plus profond en faveur de la liberté, de l’égalité et du bien-être du grand public que celui que l’on peut trouver dans les couloirs de n’importe quel gouvernement.

En ce moment de péril, alors que des autocrates en herbe ont pris le pouvoir et tentent de consolider le contrôle permanent de l’État, pourquoi le New York Times brouillerait-il les pistes en tirant à boulets rouges sur certains des ennemis les plus déterminés de Donald Trump ? En examinant de plus près la citation ci-dessus, il semble que la principale préoccupation du comité éditorial ne soit pas ce qui se passera en conséquence des actions d’Elon Musk, mais plutôt de savoir si Musk et ses acolytes suivent les règles correctement.

Un conflit à trois facettes

Alors que Trump et Musk prennent le contrôle hostile du gouvernement des États-Unis, des médias comme le New York Times racontent une histoire dans laquelle il y a deux camps : d’un côté, la démocratie et l’État de droit, et de l’autre, les oligarques criminels qui menacent de les saper.

Mais ce n’est pas la seule façon de comprendre la situation.

Il serait plus précis de dire qu’il y a trois camps : ceux qui souhaitent revenir aux formes de gouvernance qui prévalaient jusqu’au 20 janvier 2025 ; ceux qui sont actuellement en train de renverser ce système pour en imposer un autre encore plus oppressif ; et ceux qui rejettent ces deux options en faveur d’une alternative plus égalitaire.

#1)   Dans le premier camp, nous trouvons des personnes qui pensent qu’une certaine dose d’autodétermination est acceptable, tant qu’elle s’inscrit dans le cadre des lois en vigueur. Ils sont également à l’aise avec un large éventail de comportements destructeurs et impitoyables, à condition qu’ils soient également conformes à ces mêmes lois. Lorsque les membres de ce camp parlent d’« égalité », ils ne veulent pas dire que chacun d’entre nous devrait avoir une influence comparable sur les conditions qui déterminent ce que nous pouvons faire de notre vie. Ils parlent d’égalité des chances sur le marché et d’égalité devant la loi, deux notions qu’il est absurde d’évoquer lorsque certaines personnes commencent leur vie avec des sous et d’autres avec des milliards. Les gens de ce camp s’inquiètent de voir Elon Musk réformer le gouvernement fédéral, mais ils n’avaient aucune objection à ce qu’il amasse des centaines de milliards de dollars alors qu’une centaine de millions d’Américains vivaient au jour le jour. Ils s’inquiètent des projets de Trump pour Gaza, mais jusqu’à il y a quelques semaines, nombre d’entre eux étaient parfaitement à l’aise avec le fait que le gouvernement des États-Unis finance un génocide dans cette région.

#2)   Dans le second camp, nous trouvons ceux qui sont déterminés à consolider le pouvoir entre leurs mains, quelles que soient les lois en vigueur. Donald Trump, Elon Musk et leurs divers soutiens capitalistes, nationalistes et fascistes préserveront toutes les lois qui les aideront et renverseront les autres. Ils n’ont aucune allégeance à un système ou à un protocole juridique particulier. Ils recherchent leur propre avantage par tous les moyens, en prétendant de manière mensongère qu’ils sont les seuls à pouvoir résoudre les problèmes de notre époque (« Je suis le seul à pouvoir y remédier »). Ces personnes ont toujours existé, mais ce n’est qu’au cours des dernières années que les ressources sont devenues si inégalement réparties qu’une poignée d’entre elles pourrait prendre le contrôle du gouvernement des États-Unis.

#3)   Enfin, dans le troisième camp, nous trouvons les anarchistes et autres rebelles qui ne font pas non plus allégeance au système de gouvernance qui a prévalu jusqu’à présent, mais pour des raisons totalement différentes. Les anarchistes estiment que chacun mérite le maximum de liberté, quelles que soient les lois en vigueur, et donc que personne ne mérite de pouvoir dominer les autres, que ce soit en accaparant l’accès aux ressources ou en utilisant les instruments de répression de l’État. Les personnes de ce camp considèrent qu’indépendamment de ce que proclame une constitution, indépendamment du vote des électeurs lors d’une élection, aucun d’entre nous ne doit d’allégeance à des institutions qui n’existent que dans le but d’imposer des disparités de pouvoir, qu’il s’agisse de services gouvernementaux, de banques ou d’entreprises militaires privées. Contrairement à ceux qui s’accommodent de l’oligarchie et du nettoyage ethnique tant que personne n’enfreint les règles, il n’existe aucun moyen de soudoyer ou de faire chanter les anarchistes pour qu’ils trouvent des excuses à l’oppression.

***

Quelles que soient vos opinions politiques, vous êtes probablement favorable à l’analyse anarchiste dans une certaine mesure – peut-être plus que vous ne le pensez.

Essayez cette expérience de pensée :

Dans quelle mesure adhérez-vous à l’idée que le processus démocratique doit l’emporter sur votre propre conscience et vos propres valeurs ? Imaginez-vous dans une république démocratique avec des esclaves – disons l’Athènes antique, ou la Rome antique, ou les États-Unis d’Amérique jusqu’à la fin de 1865. Obéiriez-vous à la loi et traiteriez-vous les gens comme des biens/esclaves tout en vous efforçant de changer les lois, en sachant pertinemment que des générations entières pourraient vivre et mourir enchaînées dans l’intervalle ? Ou bien agiriez-vous selon votre conscience au mépris de la loi, des légalités, comme Harriet Tubman et John Brown ?

Si vous suivez les traces des anti-esclavagistes comme Harriet Tubman, alors vous croyez vous aussi qu’il y a quelque chose de plus important que l’État de droit. C’est un problème pour tous ceux et toutes celles qui veulent faire de la conformité à la loi ou à la volonté de la majorité l’arbitre final de la légitimité.

Aucune loi ne vous donnera la liberté

La défense contre Donald Trump sur le principe que « personne n’est au-dessus de la loi » a échoué depuis huit ans. Pire, avec le retour de D. Trump aux commandes du gouvernement étasunien, c’est un discours qui s’autodétruit. Que se passera-t-il lorsque ses laquais au Congrès adopteront de nouvelles lois et que les juges qu’il nommera se prononceront en sa faveur ? À ce moment-là, toute cette rhétorique légitimant la loi comme un bien en soi ne fera que renforcer la main de Trump.

De nombreuses personnes ont passé plusieurs années du premier mandat de Trump à attendre que l’ancien directeur du FBI, Robert Mueller, enquête sur Donald Trump et le poursuive. Comme nous l’avions affirmé à l’époque, avant que l’enquête de Mueller ne se solde par un échec total, cette stratégie vouée à l’échec reflétait une incompréhension fondamentale de l’équilibre des pouvoirs et de la nature même du droit :

   Les démocrates ne comprennent toujours pas comment fonctionne le pouvoir. Le crime n’est pas la violation des règles, mais le stigmate attaché à ceux qui enfreignent les règles sans avoir le pouvoir de les établir. (À l’apogée du règne de Gengis Khan, il aurait été inutile d’accuser le célèbre tyran d’avoir enfreint les lois de l’Empire mongol ; tant que Trump a suffisamment de Washington derrière lui, il en va de même pour lui. Les lois n’existent pas dans un royaume transcendant. Elles sont simplement le produit des luttes de pouvoir au sein de l’élite – sans parler de la passivité des gouvernés – et elles sont appliquées en fonction de l’équilibre des forces en présence. Fétichiser la loi, c’est accepter que la force fasse le droit. C’est renoncer à la responsabilité de faire ce qui est éthique, quelles que soient les lois en vigueur.

À long terme, les tribunaux ne peuvent pas contraindre Donald Trump. Il contrôle le pouvoir exécutif, la partie du gouvernement qui est censée faire appliquer leurs décisions.

Les tribunaux ne pourront pas non plus contraindre Elon Musk. Même en dehors du soutien de Trump, il dispose d’un budget illimité pour les procès. Si les tribunaux tentent de le punir en lui imposant des amendes, il peut se permettre de payer des dizaines de milliards de dollars d’activités illégales. Il refuse déjà régulièrement de payer son loyer et d’autres factures qu’aucune personne ordinaire ne pourrait se permettre d’ignorer.

La police et les autres organismes chargés de faire respecter la loi n’imposeront pas non plus de contraintes à Trump ou à Musk. En théorie, la police existe pour faire respecter les lois ; en pratique, le policier moyen connaît très peu la loi – ce ne sont pas des avocats, après tout – mais beaucoup l’obéissance aux ordres. Trump est le politicien préféré de la caste des mercenaires, ceux qui vendent leur capacité à infliger de la violence au plus offrant (qu’il s’agisse de l’État ou d’entreprises de sécurité privées). Tout comme Trump a rempli son gouvernement de personnalités en disgrâce qui dépendent de lui, la police est son alliée naturelle, d’autant plus qu’elle est compromise dans ses relations avec le grand public.

Continuer à souligner la centralité du droit  (étatique ou humaniste, etc ) dans les objections au programme de Trump ne peut qu’entraver les mouvements futurs, en décourageant l’émergence du seul type de résistance qui pourrait offrir un espoir une fois qu’il aura achevé sa prise de contrôle du gouvernement fédéral.

En réalité, ni les puissants ni les opprimés n’ont jamais eu de bonnes raisons d’obéir aux lois – les premiers parce que les privilèges qui leur permettent d’écrire les lois les dispensent de la nécessité d’y obéir, les seconds parce que les lois n’ont pas été établies dans leur intérêt en premier lieu.

-Faites votre choix : la loi ou la liberté ?

Rappelez-vous comment nous en sommes arrivés là

Le discours binaire sur les oligarques criminels qui sapent la démocratie et l’État de droit est trompeur à un autre titre. Les autoritaires qui réorganisent le gouvernement ne représentent pas le contraire de l’ordre précédent, mais la conséquence inévitable de celui-ci. Leur prise de pouvoir est le résultat de plusieurs décennies de capitalisme géré démocratiquement, qui ont permis à une coterie de milliardaires d’accumuler tant de richesses et de pouvoir qu’ils ne croient plus avoir besoin des atours de la démocratie pour garder la population apaisée.

Ce sont les règles du jeu précédent qui ont créé cette situation. Vouloir revenir en arrière, à l’étape précédente du processus, est insensé, car c’est cette étape qui nous a conduits directement à celle-ci. Il est impossible de revenir en arrière – et même si nous le pouvions, nous ne ferions qu’arriver une fois de plus à la même situation. Le problème n’est pas simplement que les protégés de Musk se sont déchaînés dans les bases de données du gouvernement, bien que cela ait déjà des conséquences qu’il sera probablement impossible d’annuler. Le vrai problème est l’émergence d’une caste de milliardaires qui n’ont plus besoin des services de la démocratie et qui ont suffisamment de pouvoir pour s’en débarrasser.

Ces milliardaires peuvent acheter des plateformes de communication, acheter à la fois des politiciens et des électeurs, utiliser l’infrastructure mondiale sous leur contrôle pour déterminer l’issue des luttes géopolitiques. Donald Trump et Elon Musk sont ceux qui attirent actuellement le plus l’attention, mais derrière eux se trouvent Peter Thiel, Marc Andreessen et bien d’autres. Les défauts individuels de ces hommes sont sans importance ; ce qui compte, c’est que les mécanismes du capitalisme néolibéral concentrent systématiquement le pouvoir entre les mains de personnes qui se désintéressent totalement de l’action ou du bien-être d’autrui.

C’est la raison pour laquelle le centrisme de pacotille ne peut offrir une alternative convaincante au despotisme des fascistes et des technocrates.

Décrivant la stratégie infructueuse des Démocrates consistant à chasser les Républicains toujours plus à droite, un politicien démocrate a déclaré que « les électeurs qui ont commandé un Coca-Cola ne veulent pas d’un Coca-Cola light ». Ce n’est pas assez fort. Étant donné que Trump a remporté l’élection sur un programme explicite de déportations massives et d’autocratie, les démocrates qui imitent les points de discussion républicains tout en promettant de « défendre la démocratie », c’est comme offrir du Coca-Cola Diet à un cocaïnomane. Les électeurs républicains d’aujourd’hui sont motivés en grande partie par le désir de voir la violence dirigée contre ceux qui sont plus vulnérables qu’eux. C’est l’autocratie elle-même qu’ils désirent, et non une politique particulière.

Cette soif de sang est la conséquence de l’avarice et du narcissisme que le capitalisme néolibéral a encouragés chez tant de gens et qu’il n’a pas réussi à satisfaire. Ceux qui se sont habitués à l’impuissance et à la passivité, qui désirent ardemment se venger mais ne comprennent pas qui est responsable de leur situation, élèveront des tyrans au pouvoir pour le plaisir vicieux de voir quelqu’un souffrir, même si les conséquences aggravent la vie de pratiquement tout le monde. Sans doute certains d’entre eux changeraient-ils de camp s’ils voyaient une réelle opportunité d’améliorer leur vie, mais il faudrait pour cela bien plus qu’une promesse de revenir à l’ère Biden.

Si les défenseurs de la démocratie ne peuvent rien proposer de plus inspirant qu’un retour à l’état antérieur des choses – celui qui a causé cette catastrophe en premier lieu – ils perdront, et ils mériteront de perdre. Il faudra une vision plus ambitieuse et plus large pour vaincre l’oligarchie.

Devenir anarchiste ou se taire à jamais

En 2020, le soulèvement le plus puissant de mémoire d’homme a eu lieu aux États-Unis. Des millions de personnes ont envahi les rues. Ils n’ont pas été galvanisés par une campagne électorale timide, ni simplement par les images de la police assassinant George Floyd, mais par les actions courageuses de gens ordinaires qui se sont dressés contre l’injustice – avant tout, par l’incendie du Third Precinct à Minneapolis. En alimentant le discours politique de l’année électorale, ce soulèvement a non seulement détourné les électeurs de Donald Trump, mais il a également montré aux milliardaires que ce dernier ne serait pas en mesure de préserver des conditions propices aux affaires, ce qui les a contraints à modérer leurs ambitions.

Un sondage a montré que les Américain.e.s étaient plus nombreu.ses.x à soutenir l’incendie du commissariat de police que n’importe quel candidat victorieux à la présidence au cours de ce siècle.

En réponse au soulèvement, Joe Biden et d’autres démocrates ont doublé leur soutien à la police. Cela montre que les démocrates pensent qu’il est impossible de conserver le pouvoir sous le capitalisme sans consacrer de plus en plus de ressources à la répression, en chargeant la police de garder sous contrôle une population de plus en plus désespérée.

Aujourd’hui, les Républicain.e.s vont encore plus loin, en cultivant le soutien à des politiques explicitement patriarcales, racistes, xénophobes et autoritaires – en bref, au fascisme. L’implication est qu’à mesure que des milliardaires accumulent de plus en plus de pouvoir et que les conséquences de leur rapacité se répercutent sur le reste d’entre nous toustes, il faudra plus que de la police  et armée pour garder la population sous contrôle : il faudra aussi des milices informelles, des mensonges sur les raisons pour lesquelles certains groupes démographiques méritent d’avoir plus de pouvoir que les autres, et probablement, à long terme, un nettoyage ethnique et un génocide à une échelle plus grande que ce que nous avons vu jusqu’à présent.

Le pasteur Martin Luther King Jr. prêchait à croire que « l’arc de l’univers moral est long, mais qu’il s’infléchit vers la justice ». Mais aujourd’hui, il est clair que les choses ne s’améliorent pas lentement et régulièrement, ni dans le domaine des droits civils, ni en ce qui concerne l’environnement naturel, ni la justice, ni la gouvernance.

« La fonction du gouvernement est de centraliser le pouvoir et d’imposer la domination : faire respecter, punir, administrer. Les hommes politiques président une économie plus oppressive et invasive que ne pourrait l’être une dictature à elle seule. »

L’État n’est pas la solution à ces problèmes. C’est un racket de protection qui – jusqu’à récemment – prétendait résoudre nos problèmes afin de nous endormir dans la dépendance (« Je suis le seul à pouvoir y remédier » !) tout en supprimant notre capacité à répondre à nos besoins sans lui. Aujourd’hui, sous Trump et Musk aux États-Unis et sous des dirigeants comme Javier Milei ailleurs, il n’y a plus de prétention à ce que l’État existe pour faire autre chose qu’opprimer les gens et défendre les profits des riches. Pendant tout ce temps, l’État a accumulé les moyens – technologiques et sociaux – nécessaires pour nous imposer cette nouvelle réalité, et maintenant les tyrans ont l’intention de les utiliser.

Pourtant, ce faisant, Elon Musk et Donald Trump donnent à des millions de personnes des raisons de réévaluer leurs priorités et de consacrer leur vie à un changement social profond. Le soulèvement de 2020 a donné un aperçu de ce à quoi ressemble un grand nombre de personnes qui agissent de leur propre initiative, créant une vague de résistance qui est bien plus grande que la somme de ses parties. Notre principale erreur, en 2020, a été d’imaginer que nous pourrions simplement revenir aux affaires courantes par la suite, alors qu’en réalité, notre seul espoir est de changer le monde.

Alors que Trump et Musk étripent tous les aspects de l’État qui ne sont pas liés au profit et à la répression, les enjeux de ce moment se précisent. Il n’y a plus de terrain d’entente. Si vous vous souciez de la santé publique, vous devez devenir un révolutionnaire. Si vous vous souciez de la recherche médicale, vous devez devenir un révolutionnaire. Si vous vous souciez du changement climatique, des conditions de travail, du bien-être des enfants dans les zones de guerre, il n’y a rien d’autre à faire :     vous devez devenir un.e révolutionnaire.

Dans les mouvements à venir, nous devons faire de la place aux fonctionnaires qu’Elon Musk a licenciés, aux scientifiques et aux universitaires dont le financement s’est tari, à ceux qui cherchaient autrefois à changer la société par le biais de la politique électorale. Ils devraient mettre toutes leurs compétences au service de nouveaux contextes, en expérimentant de nouvelles formes de résistance et en diffusant largement les stratégies qui fonctionnent. Mais nous ne devons pas nous contenter d’essayer de reconstruire le système défaillant qui nous a conduits à cette situation désastreuse. Nous devons construire ensemble une nouvelle vision et les moyens de la mettre en œuvre.

Les anarchistes proposent de renforcer notre capacité collective à agir sur une base horizontale et décentralisée, plutôt que de confier notre action à des dirigeants. Nous cherchons à créer un réseau d’associations participatives et volontaires qui se chevauchent et qui peuvent répondre aux besoins matériels et spirituels des gens. Plutôt que de thésauriser les ressources pour nous-mêmes comme le font les milliardaires, nous cherchons à abolir tous les mécanismes qui imposent une pénurie artificielle, afin de créer des biens communs qui profitent à tous. Nous cherchons à générer de l’abondance, pas du profit.

Être anarchiste, c’est reconnaître que notre liberté et notre bien-être sont inextricablement liés à la liberté et au bien-être de milliards de personnes comme nous. Cela signifie qu’il faut se débarrasser de toutes les vieilles excuses pour rester soumis à ceux qui ne cherchent qu’à s’enrichir aux dépens des autres. Cela signifie qu’il faut devenir farouchement loyal à ce qu’il y a de meilleur en nous et chez les autres, à notre capacité de compassion, de coopération et de courage. Pendant deux siècles, les anarchistes ont résisté aux monarchies et aux dictatures. Maintenant que la démocratie libérale et le capitalisme néolibéral aboutissent à une nouvelle forme de tyrannie, une nouvelle génération doit s’inspirer de ce long héritage de lutte.

Il n'y a pas de retour en arrière possible,
Pas de retour à l'avenir que nous avions anticipé.
L'ancien monde est en flammes autour de nous. 
Devenez anarchiste ou taisez-vous à jamais.
À propos de CrimethInc.

CrimethInc. est une alliance rebelle – un réseau décentralisé qui s’engage dans une action collective anonyme – qui s’est échappée des prisons de notre époque. Nous nous efforçons de réinventer nos vies et notre monde selon les principes de l’autodétermination et de l’entraide.

Nous pensons que tu devrais être libre de disposer de ton potentiel illimité selon tes propres conditions : aucun gouvernement, marché ou idéologie ne devrait pouvoir te dicter ce que doit être ta vie. Si tu es d’accord avec cela, faisons ensemble quelque chose à ce sujet.

Sortie du livre “n'étudiez pas les pauvres et les sans-pouvoirs, tout ce que vous direz sera utilisé contre elleux”

Publié le 2025-02-22 14:14:36
Analyses Education - Savoir Histoire

Sortie du livre “n’étudiez pas les pauvres et les sans-pouvoirs, tout ce que vous direz sera utilisé contre elleux”

On a fabriqué un livre après avoir décanter un long texte pendant 8 ans. Voici un article qui synthétise quelques aspects présents dans le livre. Le livre est à prix libre, incluant la gratuité. A la fin de l’article, y a la liste des lieux où en trouver, et aussi le pdf à télécharger.

Pourquoi ce livre :

En février 2017, on découvre la thèse d’une personne de notre milieu qui décrit sous toutes les coutures nos vies dans un récit “ethnographique”. On lui avait pourtant dit non, ou plutôt les gens qui savaient avaient pu lui formuler un refus. Le contenu est nul, pas intéressant, accumule les clichés oppressifs. Il est de plus dangereux en ce qu’il divulgue de nos modes d’organisations, de nos points faibles et de nos histoires personnelles, malgré une soi-disant anonymisation.
En en discutant, on s’est vite rendu compte que ce n’est pas la première fois que ça arrive, que des chercheur.se.s dans des cercles militants et/ou minoritaires ont déjà utilisé leurs camarades comme “terrain”. On nous a parlé d’une personne dans les squats à Marseille, de personnes à la ZAD de NDDL, dans des festivals, dans des lieux refuges pour personnes exilées… le point commun étant que toutes ces personnes n’ont jamais fait lire leur taf aux personnes étudiées et ont tenté de cacher ce qu’elles avaient produit.

Comment ça a pu arriver ? Comment faire pour que ça n’arrive plus ? Pourquoi diffuser encore des appels à participer à des recherches sur les personnes ou groupes minorisés (trans, racisé.es, migrant.es etc…) ? A qui ça sert ? Pourquoi pense-t-on qu’on a quelque chose à y gagner ?

Le but de ce livre est de comprendre les mécanismes qui peuvent nous amener à laisser des chercheur.ses faire des recherches au sein des luttes et/ou des minorités, et de nous donner des outils pour les combattre. La thèse de T. n’étant qu’un exemple de ce qu’il peut se passer, il permet de comprendre pourquoi ces recherches sont, au mieux inutiles, au pire dangereuses.

Dans chaque chapitre on reprend un argument entendu qui défend la recherche puis on le déconstruit en 2 étapes : d’abord au travers d’une analyse générale, puis en prenant pour exemple ce qu’il s’est passé dans notre expérience pour illustrer la forme que ça peut prendre.

On a mis un résumé (TLDR) au début de chaque chapitre, si tu galères à lire de longs textes.

C’est parce que nous refuserons d’être étudié.es, que nous nous organiserons contre, que nous serons vigilant.es, que l’utilisation des minorités comme un zoo facile d’entrée s’arrêtera.
Pour nous il ne s’agit pas d’erreurs, ni d’accidents, ou de “boulette” mais d’un problème de pouvoir, et c’est pour cela qu’on le martèle : ce livre ne se destine pas aux chercheurs et chercheuses mais à celles et ceux pouvant être étudié.es.

NOUS REFUSONS QUE CE QUE NOUS ÉCRIVONS ICI SOITCUPÉRÉ PAR DES CHERCHEUR.ES UNIVERSITAIRES DANS LEUR ÉCRITS, INTERVIEWS, ARTICLESQUELQUEN SOIT LA SITUATION !

On a décidé de résumer ici 3 arguments développés dans le livre :

Les gens qui ne veulent pas, iels peuvent dire non

Beaucoup d’activistes font des études supérieures et sont incité.es à étudier leur propre groupe politique ou leur minorité. C’est pour ces raisons qu’on peut dire qu’il y a souvent, voire très souvent, des chercheur.ses errant.es dans nos collectifs. Soit parce qu’on les intéresse et qu’iels viennent à nous, soit parce qu’iels font partie de nos groupes. Comme on est habitué.es à leur présence, on ne fait parfois pas très attention à leur objet de recherche. Quand on leur demande, iels sont souvent évasif.ves sur leurs sujets exacts, sur leurs « dispositifs » de recherche (comment iels étudient ce qu’iels étudient). Bref, c’est rare que les chercheur.ses soient transparent.es sur ce qu’iels font. Souvent on se dit que si iels sont là, c’est que quelqu’un.e a dû vérifier que ce n’était pas de la merde cette recherche.

Non sans rappeler des pratiques policières d’infiltré.es, les étudiant.es vont apprendre et perfectionner leurs stratégies tout au long de leur cursus. Iels vont devenir expert.es dans l’étude des autres, en utilisant des stratagèmes, des mensonges, des ruses, la séduction… juste pour que tu te livres et qu’iels puissent consigner ça dans leurs carnets, puis dans leurs écrits, puis dans leurs articles, puis dans leurs interventions dans des colloques, puis dans leurs livres, puis dans leurs cours... Comment exprimer un refus net et précis à quelque chose de si perfectionné et mensonger ? D’autant plus dans la situation où la personne est (ou plutôt utilise le fait d’être) de la même communauté et qu’on partage un vécu commun.

En clair, les chercheur.euses vont :

  • cacher (ou au mieux être très flou.es) sur leur sujet, leurs objectifs et leur méthode
  • être formé.es à faire parler et se sentir légitimes de le faire
  • avoir plus de facilités face aux personnes qui sont dominées socialement, isolées, en galère… qui n’ont pas de lieu pour parler de leurs réalités et notamment des injustices qu’elles vivent.

La plupart des recherches portent sur les personnes ou groupes marginalisés.

Iels sont là, souvent parmi nous, et nous n’avons aucune idée de ce qu’iels étudient, de ce qu’iels notent, ce qu’iels vont rendre public. On ne sait pas non plus ce qui sera publié dans le futur. Pour pouvoir dire non, il faut savoir, il faut que lea chercheur.se ait demandé l’autorisation, et qu’en face on puisse aussi en comprendre les enjeux. Il faut des outils et des ressources pour résister quand la chercheur.se use de stratagèmes ou de mensonges.

Ça peut être intéressant pour nous, pour notre minorité, pour nos luttes

Une des raisons pour lesquelles on accepte c’est qu’on se dit qu’il y a un intérêt pour nous. On peut se dire que c’est tentant de porter nos voix dans un lieu de savoir légitime comme l’université. Mais est-ce que participer à une recherche c’est faire porter nos voix ? Nous on a vu que ce n’était pas ça, c’était devenir objet de l’université et d’une vision dominante. Nos analyses ne sont pas portées, elles sont étudiées, tout comme nous, nos luttes et nos manières de faire.

Le but de la recherche n’est pas de répondre à une interrogation, à un problème posé par le groupe de minorisé·es et pour lequel la recherche serait une aide. On ne connait aucune situation où un.e chercheur.se serait allé·e s’adresser à un groupe minoritaire pour lui dire « j’ai plusieurs années de recherche payées, qu’est ce qui nous intéresserait ? De quoi auriez-vous besoin pour lutter ? » Ce n’est pas la démarche de la recherche en France (et sûrement ailleurs aussi mais on ne connaît pas).

Les chercheur.ses, parfois bien intentionné·es et souvent naïf.ves sur la question, peuvent être convaincant·es et nous faire croire que nous avons quelque chose à y gagner.
Pourtant, nous aurions à gagner à en savoir plus sur le fonctionnement des dominant·es, comment iels s’organisent, comment iels fonctionnent, cela nous donnerait plus de billes pour les combattre et résister.
Si en savoir plus sur les dominant.es nous permet d’augmenter notre pouvoir, pourquoi vouloir que les dominant.es aient plus de connaissances sur nous ? N’est-ce pas leur faciliter le boulot que de leur fournir tous les plans et outils que nous avons construits pour leur résister ?

Si iel déconne y aura des gens pour lui dire

Quand lea chercheur.se est un.e proche, on a tendance à penser que ce qu’iel va écrire ne peut pas être craignos, pas éthique, ni dangereux, dégueulasse. Quand on est moins proche, on se dit qu’il y aura toujours ses proches pour lae recadrer ou surveiller son travail. Mais ce à quoi on ne pense pas, c’est que c’est du travail de relire et de recadrer son/sa pote. Ça suppose que lea chercheur.se autorise l’accès à ses écrits, quand la plupart du temps cela reste entre ellui et ses profs. Ensuite il faut avoir le temps et la force de le faire. Il ne faut pas non plus s’être laissé.e endormir par les stratégies de son ami.e ou encore être capable de défendre les intérêts du groupe minorisé dans son ensemble et ne pas se limiter à vérifier qu’on a soi-même été épargné.e.

Et si la personne ne veut pas entendre qu’on trouve ça craignos, si elle considère que ses ami.e.s ne sont pas aptes à la reprendre (pas la légitimité universitaire par exemple), si elle veut quand même maintenir ses écrits, quel rapport de force ? Tu te sens prêt.e à demander à ta/ton pote de planter son année / son diplôme parce qu’iel a écrit de la merde ? Qui est prêt.e à assumer un tel conflit ? Ce boulot est-il censé se faire de lui-même ? Se faire sans rétribution ? Si un comité de lecture et de correction n’est pas négocié dès le début et s’il ne tient pas tout au long de la recherche, lea chercheur.se peut échapper au regard critique de sa communauté très facilement. Nous ne connaissons aucun.e thésard.e qui aurait proposé de reverser une partie de son alloc de thèse à un groupe de contrôle éthique de ses écrits…

Dans notre histoire, certain.es de ses proches avaient relu ses écrits, participé à ses interventions dans des conférences, étaient allé.es à sa soutenance de thèse, avaient travaillé pour elle à la retranscription des entretiens enregistrés. Si certain.es ont été gêné.es par ce qu’iels ont découvert, aucun.e n’a réagi pour arrêter T.. Quand T. annonce qu’elle va prendre une année sabbatique pour transformer sa thèse en livre, toujours pas de réaction. Ces personnes ont réagi uniquement quand l’affaire est sortie et qu’elles ont eu peur d’être impliquées. Elles s’en sont prises aux gens qui ont révélé la merde aux autres, afin de les silencier et d’enterrer ce que leur pote avait fait…

On ne peut pas partir du principe que vu que c’est une personne de nos réseaux, c’est un gage de qualité. Au contraire, le fait que la personne ait une confiance de fait, comme ça, c’est dangereux car ça passe au-dessus de toutes les protections qu’on aurait mises en place avec un.e universitaire random qui viendrait avec son carnet dans “nos” espaces.

Pour finir

Au-delà de ce qui nous est arrivé avec T., on reste persuadées qu’il y a un travail à mener pour aiguiser nos résistances face aux recherches sur les luttes et les minorités. Trop souvent, on voit tourner dans nos groupes des appels à entretiens. A qui cela sert-il ?
Par facilité, on leur délègue le travail de mémoire et d’analyse qu’on n’a ni le temps ni les moyens de faire.

Les luttes qu’on traverse et nos quotidiens sont souvent dirigés par l’urgence et nous manquons souvent de temps pour transmettre, valoriser, expliciter les récits de luttes, les moments de débrouille, mais aussi les problématiques collectives rencontrées et les méthodes tentées pour y remédier.

Nos milieux, entendu comme milieux autonomes-queer-féministes-squat-extrème gauche, sont peu accueillants pour les personnes qui dépassent la 40aine. Une des conséquences de cet âgisme intégré et subtil est donc que les mémoires des luttes passées galèrent à se transmettre en dehors du cadre universitaire.

Il nous semble important que ces histoires continuent de se transmettre, qu’elles restent vivantes, utiles pour le présent et les luttes actuelles. Nous encourageons donc les collectifs et les individus à rédiger des analyses, des retours, des anecdotes, des critiques, afin que d’autres collectifs et individus puissent s’en saisir, sans médiation de l’université et sans échange monétaire.

De l’attention et des idées claires, cela nous semble être la base pour éviter de se faire étudier.

Texte terminé (en)fin 2024 – remarques, avis, critiques, partages d’expériences sont bienvenues sur cette adresse : niklestheses chez riseup.net, qui restera accessible minimum jusqu’à fin 2026.

Le livre est téléchargeable en pdf ici, et peut être imprimé en format brochure bien épaisse.

neplp-fil-exportweb

Il sera bientôt disponible en audio grâce à audiobook 2 rebelles
https://audioblog.arteradio.com/blog/222202/les-audiobooks-de-rebelles

Il est disponible à prix libre dans ces lieux, et aléatoirement dans des distros de potes. Quand c’est indiqué « en route », c’est qu’on est encore en recherche de punkpost pour amener ces livres à destination, tu peux nous envoyer un mail pour nous aider à faire ça si tu veux :

Brest, Goasven et autres
Bibliothèque anarchiste Libertad - Paris 20e
Kiosk - Toulouse
Local Autogéré - Grenoble
BIM - tarn / aveyron
Les Héroïnes - Marseille
Librairie de St antonin noble val
Athénée libertaire / librairie du muguet - Bordeaux (en route)
La Mauvaise Foix - foix
Lille (quelque part)
Local Apache - Caen (en route)
La Luttine et La Gryffe - Lyon (en route)

Et au moins un exemplaire en prêt dans ces bibli :
Variante - Varen
Renoncule - Gaillac (en route)
La Molène - Lausanne (en route)
BLED - L’isle sur tarn (en route)
Le Tir’Chaille - Graulhet (en route)
La bibli des Tanneries - Dijon (en route)
BAF - toulouse (en route)
Placard Brûle - Toulouse
Le poêle de la bête - Mas d’azil
La Buerie - La Bastide de Sérou

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Tesla Fights Supercharger Theft with High-Tech Anti-Vandalism Measures

Publié le 2025-02-22 18:12:30

February 15, 2025

Tesla is escalating its efforts to prevent theft and vandalism at its Supercharger stations by implementing new security technologies, including ink packs, reinforced cable coverings and engraved copper wiring.

The company recently began wrapping Supercharger cables in a tougher material designed to resist cutting. In addition, Tesla has embedded ink packs into the wrapping that explode upon tampering, making it easier for authorities to identify suspects.

Tesla Head of Charging Max de Zegher further revealed the company is targeting metal theft directly by engraving "Property of Tesla" on the copper inside its charging cables. This measure, applied during production at Tesla's Buffalo, NY, Gigafactory, is aimed at discouraging scrap yards from accepting stolen materials.

The theft of Supercharger components, particularly copper wiring, has been an ongoing issue for Tesla as criminals attempt to resell the valuable material. By making it harder to remove and dispose of stolen cables, Tesla hopes to reduce these incidents and make it easier for law enforcement to track down offenders.

While these measures are expected to deter some criminal activity, past experiences with Tesla's Sentry Mode — an in-car surveillance system — show that even well-publicized security features don't always stop determined thieves. Whether these latest anti-theft strategies will be enough to protect Tesla's charging network remains to be seen.

Found on Mainstream Media

[Nantes] Assemblée générale anticra

Publié le 2025-02-22T14:34:18+01:00

Dans le contexte de la fascisation de l’État et de la société et de la montée d’un discours haineux de plus en plus décomplexé envers les étranger·es, le projet de construction d’un centre de rétention administrative (CRA) à Nantes nous paraît une problématique centrale.

Un centre de rétention, c’est un lieu prévu par l’État pour enfermer les personnes à qui il refuse de donner des papiers. L’enfermement est censé faciliter les expulsions du territoire français. C’est un lieu où les conditions de vie sont très difficiles et où les résistances sont durement réprimées.

Loin des yeux, loin des lieux de rassemblements et loin de la scène médiatique, le projet de CRA continue à avancer. Le terrain est tout trouvé : c’est un petit bois collé à la maison d’arrêt de Nantes, et qui appartient déjà à l’État. L’entreprise Egis a été choisie pour faire l’assistance à la maîtrise d’ouvrage. Dans ses bureaux, à Rennes, des salarié·es bossent sur les premiers plans et ont rédigé le cahier des charges nécessaire à lancer l’appel d’offre. Ce dernier a été lancé fin janvier et les entreprises qui souhaitent faire du profit sur la persécution des étranger·es ont jusqu’au 31 mars pour se porter candidates. Le début des travaux était prévu pour cet été, mais il y a déjà pris plusieurs mois de retard. L’ouverture du CRA quant à elle, est prévue pour début 2028.

La mobilisation qui s’est construite jusqu’à présent pour tenter de faire obstacle au projet ne nous semble pas à la hauteur de l’enjeu. Malgré l’investissement énorme de certains groupes, les rassemblements ne dépassent que rarement la cinquantaine de personnes. Les différentes initiatives sont dispersées et la mobilisation n’est pas parvenue à créer un rapport de force qui laisse entrevoir un espoir d’enrayer le projet. Le niveau d’organisation doit être à la hauteur de l’offensive raciste et sécuritaire déployée par le pouvoir.

Dans cet objectif, nous proposons un espace d’organisation qui permette aussi bien à des groupes politiques constitués qu’à des individu·es plus isolé·es de se coordonner. Ce sera l’occasion d’échanger nos analyses sur le contexte politique et les enjeux du projet, de présenter des initiatives de lutte, voire d’envisager des actions communes pour empêcher que le projet de CRA n’aboutisse.

Appel à Son et mémoires des luttes

Publié le 2025-02-22T17:26:42+01:00

Dans les années 70, des radios pirates fleurissent partout dans le monde et notamment en France. De nombreux révolutionnaires s’y joignent. Nous pensons que ces presque 50 ans de radio ont dû produire de nombreuses émissions intéressantes concernant les luttes passées et la révolution future. Sauf que nous nous heurtons à un problème. Il est difficile aujourd’hui de mettre la main dessus pour de nombreuses raisons (changements de format, pertes d’archives, méconnaissance ou non transmission). Nous nous lançons donc dans l’aventure d’essayer de collecter ces travaux passés pour les rendre accessibles à tous aujourd’hui.

On pense que la radio et le podcast sont de bons moyens de diffuser des bilans tant historiques que pratiques sur les luttes et les tentatives de transformation du monde comme de l’analyse de ce système qui nous broie. Que ces récits et histoires sont des matériaux qui poussent à la réflexion sur le monde capitaliste, et aident à le comprendre. Que les bilans et témoignages des luttes ne peuvent que nous aider à réfléchir notre intervention d’aujourd’hui, pour nous empêcher de tomber dans les mêmes impasses qu’hier. Que nos mémoires de lutte sont trop souvent laissées aux journalistes et universitaires qui ne peuvent que produire des récits étriqués, calibrés à la demande des bourgeoisies et de leurs États.C’est pourquoi nous aimerions recenser tous ces contenus radiophoniques ou sonores pour les partager au plus grand nombre. Et pour ça nous avons besoin de votre aide, camarades : pour diffuser cet appel, pour nous transmettre vos fichiers, vos liens, pour nous dire que vous avez des CD ou de vieilles K7 jamais numérisés, que vous vous rappelez d’une émission que vous avez trouvée passionnante à l’époque -même si vous ne vous souvenez pas du nom on pourra jouer les détectives pour essayer de la retrouver ! etc…

On recherche notamment des récits de luttes, de préférence avec les protagonistes, des histoires des opprimés du monde entier, d’expériences de révolutionnaires ou de révoltés qui se sont battus contre l’ordre établi quelle que soit la méthode… Et bien sûr, si vous avez d’autres idées, n’hésitez pas à nous les transmettre.

Cet appel est une bouteille à la mer, nous cherchons des émissions de ce type et des gens qui sont disposés à nous envoyer des copies pour créer une banque de données en ligne accessible au plus grand nombre afin de partager ces pépites.

À vos archives !

À l’assaut des ondes

Pour nous contacter : assautdesondes(at)riseup.net

L’appel au format pdf

Navy Yard Vandalized – Lenapehoking

Publié le 2025-02-23 16:11:41

February 20, 2025

Last night, some people with consciences painted the front of Brooklyn Navy Yard red with fire extinguishers, and spray painted "Evict Crye" and "Evict Easy Aerial" on its columns. Brooklyn Navy Yard houses Easy Aerial and Crye Precision, which make drones and equipment for the Zionist military, as well as the US military and the NYPD. They have no place in our city or our world. We act in support of Demilitarize Brooklyn Navy Yard. Their demands are the bare minimum, and painting is a relatively moderate action. Death to the war machine. Free Palestine. Free Turtle Island.