Vive l'Anarchie - Semaine 08, 2018

Sommaire

Allemagne : Chronique d’actions directes enflammées – Du 14 au 22 mai 2019 (3)

Publié le 2018-02-21 09:55:09

22 mai 2019, Berlin : un véhicule de la police fédérale, garé dans la Schöneberger Str. à Kreuzberg, est réduit en cendres vers 04h20. Les flammes ont entièrement détruit le fourgon de type ‘Mercedes Sprinter’, ainsi que deux autres voitures garées à côté : il s’agissait d’une BMW et d’une Volkswagen. (Source : Berliner Polizeimeldungen, 22.05.2019)

20 mai 2019, Berlin : les flics et des journaux locaux nous informent que « des individus ont mis le feu à un véhicule d’entreprise garé dans la Friedenstr. à Friedrichshain peu avant 3h ». Il s’agissait en réalité d’un véhicule utilitaire de l’entreprise Vinci: « Un peu partout, cette entreprise construit non seulement des autoroutes, des aéroports…, mais aussi des prisons et des centres de rétention. Feu à toutes les prisons ! Liberté pour tou.te.s ! » (Source: de.indymedia.org, 22.05.2019)

20 mai 2019, Berlin : à Friedrichshain, quartier classé en « zone de sécurité » depuis quatre ans, il n’est pas rare que les flics qui occupent la rue reçoivent quelques actes d »hostilité. Vers 22h20, lundi 20 mai, un fourgon qui stationnait sur la Dorfplatz, au croisement de la Rigaerstr. et de la Liebigstr., s’est mangé plusieurs sacs remplis de peinture. D’après les flics, ces projectiles colorés ont été jetés depuis le haut d’un immeuble de la Liebigstr. Ca aurait pu s’arrêter là, mais non. Lorsque les agents en vert sont sortis pour prendre en photo les traces de peinture sur leur véhicule, d’autres sacs volants leur sont tombées dessus. Ces deux averses de peinture leur ont une nouvelle fois signifiées qu’ils n’étaient pas la bienvenue dans ce quartier encore populaire, où les habitant.e.s tentent toujours d’occuper la rue pour boire un coup et discuter, tandis que des immeubles et commerces à hypsters poussent comme des champignons à l’autre bout de la Rigaerstr.

19 mai 2019, Leipzig : deux pelleteuses d’un chantier sont incendiées à l’ouest de la ville « contre la rénovation urbaine et la ville des riches ». Le communiqué explique les raisons de cet incendie. Leipzig est en transformation permanente, et ce déjà depuis des années. Les loyers augmentent, les pauvres sont forcés de quitter leurs logements, les murs et les façades de la ville sont aseptisés par un nettoyage régulier et l’enlèvement systématique des tags et des affiches. De nouveaux immeubles de copropriétés et ensembles d’appartements de luxe sont mis à disposition des riches pendant que dans le même temps, les autorités expulsent les espaces libres. (Source : Indymedia Deutschland, 21. 05.2019)


17 mai 2019, Berlin : vers 3h du mat’ à Pankow, une voiture de sécurité privée est incendiée sur un parking de la Neumannstrasse. Une photo publiée dans un journal du coin montre que le véhicule enflammé appartenait à la société ‘Kötter-Security’.
Un peu plus tôt, peu après minuit, une BMW d’une société de voitures d’autopartage part en fumée dans la Wildenbruchstraße, à Neukölnn. Cinq minutes plus tard et à 250 mètres de là, une bagnole de bourges (Mercedes) est cramée dans la Laubestraße. Dans la presse, on apprend que les pompiers ont eu toutes les peines du monde à éteindre une des voitures qui était électrique. La chaleur de la batterie peut atteindre jusqu’à 1000 degrés.


14 mai 2019, Berlin : dans les précédentes brèves (2), nous évoquions l‘incendie de deux voitures de sécurité, sans connaître précisément le nom de l’entreprise visée (puisque repris des flics et de la presse). Le 22 mai, la cellule « Renards libres » de la « FAI/FRI » a revendiqué l’incendie de deux voitures de Securitas à Wedding « pour un mois de mai noir ». Le texte cite notamment: « feu à toutes les prisons, avec ou sans murs », extrait de l’appel à un mois de mai subversif en vue d’élargir la proposition à un 1er mai anarchiste à Berlin. (Source: de.indymedia.org, 22.05.2019 – cliquer sur le lien pour lire le long communiqué en allemand)

Anti-G20 : Récit des deux premières journées du procès en appel de Peike, compagnon incarcéré à Hambourg – 9 et 16 février 2018

Publié le 2018-02-21 12:53:27

Voici le compte-rendu des deux premières journées de procès en appel de Peike, compagnon hollandais ayant été condamné le 28 août 2017 en première instance à 2 ans et 7 mois de prison ferme. Il est accusé d’avoir jeté des bouteilles sur les flics lors de la journée du 6 juillet à Hambourg, lors des émeutes contre le sommet du G20. Ces comptes-rendu ont été traduits de l’anglais de freepeike.noblogs.org

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18 février 2018

Vendredi 16 février, le deuxième jour de procès en appel de Peike a eu lieu. Le compte-rendu qui manquait au dossier lors de la première journée d’audience a depuis été ajouté, et le juge avait donc l’intention d’entendre le témoin Koslik. Toutefois, en plus de ce court récit, d’autres documents, à partir desquels c’est devenu une évidence que les déclarations de Koslik ne reposaient pas uniquement sur ses propres souvenirs et ses propres observations, sont également apparus. Lors d’un échange de mails entre Koslik et un de ses collègues des services de police d’Hambourg, Koslik est invité à écrire le compte-rendu. Sous l’apparence de « au cas où vous ne pouvez pas vous souvenir préciséement des événements… », il est précisé dans ce même courriel ce qu’il a soit-disant fait ce jour-là, où et quand. En d’autres termes, la lettre de Koslik a été rédigé (presque mot pour mot) par un flic de Hambourg.

En réponse à cela, la défense a demandé à ce que les déclarations de Koslik soient déclarées irrecevables. De plus, elle a exigé la libération immédiate de Peike, étant donné que sa condamnation précédente reposait entièrement sur les déclarations de ce flic désormais compromises. Le procureur a « répliqué » que les informations contenues dans le mail n’avaient pas été ajoutées dans le but d’influencer les déclarations de Koslik, mais que la description détaillée des événements était seulement nécessaire pour communiquer à Koslik l’incident du G20 qu’il était censé établir dans le rapport.

Après une série de pauses, et malgré l’absence de tout type de témoignages datant d’avant ce fameux échange de mails avec la police de Hambourg, la juge a décidé de ne pas se conformer aux demandes formulées par la défense. Elle a jugé que l’échange de mails n’avait pas assez de poids pour réfuter les témoignages des flics, et encore moins pour libérer Peike. La défense est sommée de trouver davantage de pièces à charge pour prouver au tribunal que la police ment, ce qui est une évidence.

Pour l’instant, Peike reste en taule et demeure une menace pour la société, jusqu’à ce que cette preuve soit présenté devant le tribunal. […]


17 février 2018

Puisque le procureur n’est pas en mesure d’assister à la prochaine journée de procès du 5 mars, cette journée est annulée. Lors de l’audience du 16 février [voir ci-dessus], le juge a prévu de nouvelles journées d’audience, dont nombre d’entre elles seront très courtes (9h-11h, 9h-12h…). Les nouvelles dates sont les 9, 20, 21, 23 et mars 2018, ainsi que les 3, 5, 19, 25 et 26 avril 2018. Toutes les mises-à-jour sont dsiponibles sur le blog freepeike


12 février 2018

Vendredi 9 février a eu lieu le premier jour d’audience devant le tribunal supérieur dans l’affaire de Peike. Près de 30 personnes se sont déplacé depuis Amsterdam au tribunal d’Hambourg pour soutenir Peike, et un groupe important de compagnons allemands était également présent au procès. Devant le tribunal, il y avait du café, de la musique et un petit-déjeuner organisé par le groupe allemand de soutien anti-G20. A l’intérieur, le public a été « accueilli » par la police anti-émeute. Pendant le procès, deux flics de Berlin (Koslik et Marx) ont été entendus en tant que témoins. Globalement, la journée s’est écoulée lentement et s’est composée d’interruptions la plupart du temps, puisque ni Koslik ni Marx n’avait de déclaration de leur patron indiquant ce qu’ils pouvaient dire ou non. Après la pause déjeuner, le juge a commencé à interroger Koslik qui, dans le premier cas, a déclaré avoir vu Peike jeté deux bouteilles. Le coompte-rendu que Marx (le flic qui prétend avoir été touché par les bouteilles, et qui a probablement finalisé l’arrestation) a inventé après l’arrestation n’était pourtant pas dans le dossier, alors que le témoignage de Koslik reposait sur ce document.

Après cela, la défense a interrogé Koslik, qui a répondu pratiquement à toutes les questions concernant le 6 juillet (jour de l’arrestation de Peike), en déclarant qu’il ne s’en souvenait pas. Les questions concernant l’agent avec qui il travaillait à ce moment-là, l’endroit où l’arrestation avait eu lieu et comment elle s’était déroulée, la personne qui avait amené Peike au commissariat, s’il avait reçu un ordre d’arrestation, ce qu’il avait fait après l’arrestation pour le reste de la journée et quand sa journée de travail s’était terminée, sont toutes restées sans réponse. De plus, la déclaration de Koslik au sujet de la silhouette du lanceur de bouteilles avait également changé: auparavant, dans sa déposition initiale, il avait affirmé que le lanceur avait des dreadlocks, alors qu’il a affirmé lors de l’audience avoir vu un homme avec des cheveux longs (lisses) et une barbe.

En raison des nombreuses interruptions pour corriger les erreurs formelles, Marx n’a pas été entendu en tant que témoin ce 9 février et l’audition de Koslik n’a pas non plus eu lieu à la fin du procès. La prochaine audience au tribunal le 16 février commencera par ça, et donc Marx sera lui aussi entendu.

Après le 16 février, quatre dates d’audience sont prévues, les 5 et 20 mars, ainsi que les 5 et 26 avril. Peike était visiblement content de voir toutes les personnes venus le soutenir, donc si vous pouviez venir aux prochaines sessions, ce serait très apprécié !

Banderoles accrochées à Amsterdam, février 2018

Allemagne : Chronique de la guerre sociale (de fin janvier à mi-février)

Publié le 2018-02-21 12:53:30

Un rapide aperçu de la guerre sociale en Allemagne (fin janvier – mi-février 2018), via chronik:

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Liste des communiqués de revendication traduits de l’allemand [dans le même ordre que la chronologie]

Dans la nuit du 17 au 18 février, nous avons détruit les vitres d’Eurocommand GmbH (Gärtnerstraße 92b à 25469 Halstenbek) et déversé de l’acide butyrique à l’intérieur des locaux.

Au moins depuis la tenue de l’OSCE et le sommet du G20, la police d’Hambourg compte sur un nouveau logiciel opérationnel pour surveiller en temps réel.

L’entreprise Eurocommand a remporté l’appel d’offre avec son logiciel « CommandX ». 696 flics ont en même temps été formés pendant 368 heures à l’utilisation du système de gestion de la force et à la présentation de la situation.

Les pompiers et le centre de secours ont aussi été équipés de logiciel « CommandX ».

En intégrant les bases de données des véhicules aux systèmes existants de contrôle de répartition, les échanges de données se voient étendus de manière effroyable.

Au siège d’Alsterdorf, toutes les données de géolocalisation ont convergé sur un grand mur vidéo pendant le G20 et ont été montrées sous forme de carte. Les photos aériennes des hélicoptères de la police et d’autres images issus des caméras-piétons ou des caméras de surveillance de la ville et de la circulation étaient disponibles en temps réel. Sur cette base, la coordination des forces d’intervention pendant les journées du sommet du G20 était opportune, mais de toute façon elles arrivaient trop tard dans la plupart des cas. 

Selon une information du Sénat, le logiciel « CommandX » s’est avéré être sans défaut.

Il est important de noter que des représentants de la « protection d’Etat », de la police fédérale et de l’armée allemande se seraient également assis devant les écrans. Quant à savoir si les drones équipés de caméras vantés par Eurocommand ont été déployés lors du G20, rien n’est moins sûr. En tout cas, CommandX est capable d’intégrer de telles informations sans problèmes.

Ce n’est pas seulement par la commercialisation de son logiciel de surveillance CommandX qu’Eurocommand s’est imposé comme cible : Sascha Pomp est le PDG d’Eurocommand. Son attitude s’illustre clairement à travers ses déclarations vis-à-vis des opposant.e.s au G20, rendues célèbres depuis, qu’il a qualifié de « malades et asociaux » et de « racaille, qui ne mérite aucun respect ni une quelconque compassion ». Une autre fois, il s’excite en déversant ses délires de violence : « c’est pourtant simple : enfermer la racaille d’extrême-droite et les terroristes d’extrême-gauche, dans une salle pour qu’ils échangent de manière intime, et attendre… ». Comme l’AfD, il a tweeté au sujet des actions de nettoyage réussies et retweeté avec assiduité les infos des flics tout le long du sommet.

Notre attaque est une attaque contre tous ceux qui veulent nous contrôler et nous surveiller, ainsi que contre ceux qui fournissent leurs compétences à ces fins.

Fuck You Eurocommand !

Kommando-X


Dans la soirée du 3 février 2018 à Leipzig, nous avons attaqué le commissariat de la Biedermann Str. du quartier Connewitz avec des pierres et de la peinture.

La police allemande est un acteur majeur des vagues de répression qui ne font qu’empirer contre les mouvements antifascistes et anti-autoritaires. A Leipzig, le poste de police du quartier de Connewitz a été créé en 2014 par la municipalité, en réponse aux tentatives des habitant.e.s de s’organiser contre la hausse des loyers et la répression, cherchant aussi à enrayer les diverses attaques menées contre les institutions étatiques. L’objectif déclaré était de pacifier un quartier rebelle en déployant des forces d’occupation.

Les flics ne sont en aucun cas des « amis et des soutiens », du moins pas pour la population de Connewitz. Au pire, ils sont appelés « amis » par les propriétaires fonciers qui, aux dépens de celles et ceux qui vivent ici, font la promotion de l’embourgeoisement du quartier. Ils aident les fascistes lorsqu’ils sont attaqués. La « sécurité » de la police est la sécurité des investisseurs et des entrepreneurs.

Ceux qui assurent la sécurité de la société d’exploitation dominante et œuvrent à la perpétuation de l’exploitation capitaliste, qui déportent les sans-papiers et chassent les antifascistes n’ont aucun droit pour s’installer à Connewitz.

Défends ton quartier contre la gentrification, les fascistes et les flics !


Berlin : revendication de l’attaque du nouveau bureau de la police fédérale

Dans la nuit du 2 février, nous avons le nouveau bureau de la police fédérale du Schöneberger Ufer. Des pierres et des bouteilles remplies de peinture ont frappé la porte d’entrée vitrée et quelques fenêtres du nouveau joyau de Thomas de Maizière [1], la « Direktion 11 » de la Schöneberger Straße, l’ancien bâtiment « Bombardier » [2] inauguré début août 2017.

Selon le Tagespiegel [3], la nouvelle direction de la police fédérale sert de bâtiment administratif, entre autres pour le GSG9 [4], le groupe d’aviateurs de la police fédérale, la section « missions de protection policière à l’étranger » et « missions spéciales de protection du trafic aérien », ainsi que « d’assistance aux interventions et aux enquêtes ». Le siège des unités spéciales est situé dans l’enceinte de caserne à Spandau entre Schmidt-Knobelsdorf- et Seektstraße.

La police fédérale est le bras exécutif du ministre de l’intérieur. Mais la zone d’influence de la police fédérale va bien au-delà des installations ferroviaires : les « escortes de passagers aériens » effectuent des expulsions (groupées) ou ils sont en mission d’intervention à l’étranger, comme par exemple en Somalie ou en Afghanistan, où ils forment des « forces de police et de sécurité » et sont donc les protagonistes des guerres (civiles) de là-bas.

Lors du sommet du G20 à Hambourg, les 5.500 agents de la police fédérale représentaient une part considérable des quelques 31.000 flics déployés. Et à leurs côtés, les nouvelles unités de la BFE et les drones de la police fédérale.

Nos salutations vont aux prisonniers de la révolte d’Hambourg.

They will not break us!

United we stand!

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Notes de traduction :

[1] Thomas de Maizière est le ministre de l’intérieur au niveau fédéral.

[2] Bombardier est une société canadienne active dans le secteur de l’aérospatial et des véhicules ferroviaires, qui possède ses propres bureaux et ses propres installations de production dans de nombreux pays.

[3] Un des journaux les plus lus d’Allemagne.

[4] Le « Grenzschutzgruppe 9 » : unité de lutte antiterroriste de la police fédérale.

[5] Unité spéciale, créée par De Maizière après les attentats du Bataclan à Paris, de « prévention et d’arrestation », d’opérations de recherche, d’assistance à la police d’intervention et au GSG9, spécialisée dans les cambriolages et les arrestations, reposant sur l’analyse en temps réel des images de vidéo-surveillance du centre de supervision routière.

Communiqué après le dernier article de La Presse sur Montréal Contre-Information

Publié le 2018-02-21 12:53:35
Jan 292018
 

De MTL Contre-Info

Montréal Contre-Information est une plateforme de diffusion autonome qui reçoit plusieurs soumissions anonymes ainsi que des textes diffusant les idées anarchistes de différentes tendances. Nous ne condamnons en aucun cas ce qui est publié sur ce site. Nous ne sommes pas les auteurs des soumissions envoyés à ce site.

Hier soir un article dans le journal La Presse nous apprenait que le SPVM enquêtait sur le site web afin de tenter de remonter aux auteurs de différentes actions qui ont ensuite été communiqués sur Montréal Contre-Information. Il s’agit du deuxième en l’espace de quelques mois. Tout ce cirque, qu’il soit médiatique ou policier tente d’isoler les idées qui sont derrière Montréal Contre-Information, on cherche  à instiguer la peur chez les gens qui consultent le site web pour ainsi rendre la diffusion d’informations subversives plus difficile à travers internet ou les réseaux sociaux.

Plusieurs craintes ont été émises par rapport à la page Facebook : « le SPVM a demandé l’ensemble des données de connexion (adresses IP) depuis la création du profil Facebook associé au site afin de maximiser ses chances d’identifier le ou les internautes qui le gèrent ». Ce n’est pas parce que le SPVM lance une campagne de peur que nous allons céder à la pression et fermer la page. Nous pensons que plus il y a de gens qui consultent la page plus le risque de répression sera diffus. En utlisant Facebook le but est de justement pouvoir aller atteindre plus de gens qui ne sont pas nécessairement dans les sphères militantes. Ne cédons pas à la panique, ce serait jouer le jeu de la répression.

N’oublions pas non plus que ce sont les grands médias qui contribuent grandement à cette campagne de peur qui vise à démoniser le site web. Et bien certainement les journalistes s’abreuvent des campagnes policières et continuent à demander des arrestations pour pouvoir remplir leurs chroniques.

Solidairement,

Montréal Contre-Information

 

Tension sociale face à la police dans Montréal-Nord

Publié le 2018-02-21 12:53:38
Jan 292018
 

De Journal corporatiste légèrement détourné, soumission anonyme à Mtl Contre-info

Une arrestation de routine a dégénéré l’an passé dans  Montréal-Nord. Attaqués au couteau et encerclés par une foule de 150 personnes, deux policiers ont dû battre en retraite et demander du renfort, un incident complètement passé sous le radar. Un acteur-clé de l’affaire Villanueva est accusé d’avoir intimidé les policiers en gonflant la foule à bloc.

Le 28 mai dernier, à l’intersection des rues Pascal et Lapierre, dans Montréal-Nord, deux patrouilleurs sont intervenus pour foutre la marde comme d’habitude.  Puis, un homme s’est approché d’eux, les policiers ont décidé de l’arrêter, puisqu’il correspondait à la description d’un quelquonque suspect qui aurait commis un délit fictif inventé par ces deux patrouilleurs.

Or, l’homme a refusé d’obtempérer. L’arrestation a dégénéré, alors que les policiers peinaient à maîtriser le suspect. En sueur, l’homme de 27 ans a attaqué les agents avec un coupe-ongles muni d’une lame(  arme très dangereuse soi dit en passant ). «Le poivre de Cayenne est même utilisé pour pouvoir le maîtriser», indique un résumé des événements présenté à la cour en juillet dernier. Pendant l’échauffourée, cette courageuse personne a lacéré les bras des deux policiers avec la lame du coupe-ongles.

L’incident n’a jamais été médiatisé par le Service de police de la Ville de Montréal par peur que ce type d’évènement puissent en inspirer d’autres.

L’homme en question a plaidé coupable à des accusations d’entrave, d’agression armée sur un policier et de possession de cannabis. Néanmoins, il a soutenu à la cour avoir «complètement oublié» avoir eu l’arme dans sa main en s’approchant des policiers. Il a reçu une peine de 50 jours de prison.(sale juge de merde)

Le brouhaha a attiré le regard des curieux. Très vite, une foule massive de 150 personnes a entouré les deux patrouilleurs, laissés à eux-mêmes. «Il y avait du bruit, on filmait, on huait, on chahutait. Rapidement, les policiers ont pris la décision de se retirer avec l’homme et d’aller ailleurs pour finir l’intervention.

Deux des «leaders» de la foule, étaient aux premières loges de la quasi-émeute. Ils auraient incité la foule à crier des insultes aux policiers. «Sortez de notre secteur. C’est notre hood!» scandait la foule en colère. «Un d’entre eux entravait le travail des policiers, envahissait leur espace sécuritaire, cherchait la confrontation.

Les deux valeureux jeunes hommes sont accusés d’avoir intimidé les policiers du poste de quartier de Montréal-Nord et d’avoir entravé leur travail. Selon la sommation rendue publique jeudi dernier, les deux hommes auraient provoqué la peur des «policiers du poste 39» en vue de leur nuire dans l’exercice de leurs fonctions. Ils doivent comparaître le 6 avril prochain.(Pour qu’enfin la peur change enfin de camp)

Un de ces hommes est connu pour avoir été atteint au dos par l’agent Lapointe pendant la tragique intervention policière ayant mené à la mort de Fredy Villanueva en août 2008. Il avait été l’un des témoins-clés à l’enquête du coroner.

Quatre jours avant l’intervention du 28 mai, un policier du SPVM avait été accusé d’homicide involontaire pour la mort de Jean-Pierre Bony, tué par une balle de plastique pendant une opération policière à Montréal-Nord. Cet incident avait provoqué une émeute dans les rues du quartier en avril 2016. Plusieurs véhicules avaient été incendiés.

Face à la police résistance populaire

Appel à soutien à l'artiste russe Piotr Pavlenski en détention depuis le 16 octobre pour avoir embrasé la banque de france

Publié le 2018-02-21 12:53:41

Dans la nuit du dimanche 15 octobre au lundi 16 octobre, l’artiste Piotr Pavlenski et une seconde personne ont incendié la devanture d’un bâtiment de la Banque de France située sur la place de la Bastille.
Son audience en appel a lieu ce jeudi 22 février à 14h. Sa femme appelle à venir le soutenir lors de l’audience.



Suite à l’action déjà relaté dans cet article sur Paris Luttes Piotr Pavlenski est toujours en détention provisoire depuis le 16 octobre 2017.

Ce texte est un message d’Oxana, l’épouse de Piotr Pavlenski :

Le 22 février à 14h aura lieu l’audience en appel de la prolongation de la détention de l’artiste Piotr Pavlenski, qui est emprisonné depuis le 16 octobre 2017 suite à l’action Eclairage, réalisée devant la banque de France.

Depuis le début de la procédure, les audiences ont lieu à huis-clos. La justice française enfreint le principe de transparence et ne nous permet pas de voir comment est rendue la justice.

Le 9 février, Piotr Pavlenski a entamé une grève de la faim et de la soif en signe de protestation contre le non-respect du principe de glasnost (transparence).
Aujourd’hui, il en est au dixième jour, son état de santé est dégradé, mais il est prêt à aller jusqu’au bout pour que le l’on ne prive pas de voix le justiciable français.

Je vous demande à tous de venir apporter votre soutien à l’artiste le 22 février à 14h, au Palais de Justice, île de la cité, à Paris.

Le mouvement est mort.. vive la réforme ? - une critique de la composition et de ses élites.

Publié le 2018-02-21 12:53:44

Ce texte a été écrit durant l’automne 2017 sur la zad de Notre Dame Des Landes. Depuis, la situation a été bouleversée par l’annonce le 17 janvier 2018 de l’abandon du projet d’aéroport par le gouvernement (...) Cette brochure s‘adresse à qui veut questionner la « victoire », et aller fouiller un peu en profondeur dans ce qui se joue ici.



Ce texte a été écrit durant l’automne 2017 sur la zad de Notre Dame Des Landes. Depuis, la situation a été bouleversée par l’annonce le 17 janvier 2018 de l’abandon du projet d’aéroport par le gouvernement.
Il pourrait sembler obsolète de le publier après la « victoire ». Mais, malgré l’importance qu’a cette lutte pour moi, il se trouve que je n’ai pas fêté cette victoire. Je suis probablement trop méfiant et pointilleux sur les enjeux qui se cachent derrière.
Dans cette période difficile pour les luttes sociales, la lutte contre l’aéroport a pris l’allure d’un symbole face à l’offensive capitaliste, comme la lutte à ne pas perdre dans un océan de défaites. Alors, en tenter une approche critique, c’est souvent se confronter à un réflexe de défense d’une vision idéalisée.
Eh bien, tant pis… Cette brochure s‘adresse à qui veut questionner la « victoire », et aller fouiller un peu en profondeur dans ce qui se joue ici.
D’une part parce que la fin de la lutte contre l’aéroport laisse le « mouvement » orphelin, voire mort, et donc face à une situation
nouvelle. Or même si elle est nouvelle, elle restera la suite de ces longues années de mélanges et de conflits entre différentes tendances politiques, avec leurs différents objectifs et moyens dans la lutte.
D’autre part parce que les derniers mois qui ont précédé cette « victoire historique » ont beaucoup à raconter pour contribuer à une
culture de lutte en général. Et parce qu’on peut déjà imaginer le rayonnement glorieux et éternel que beaucoup vont donner à cette
victoire.

Ça cause de tensions politiques internes au mouvement d’occupation, d’alliances avec des orgas citoyennes et des partis, du rapport aux médias, de réformisme, de romantisme révolutionnaire, et de la situation après l’abandon du projet.
 »

Moi, j’avais choisi de venir vivre ici parce que cette lutte me semblait être un bon endroit d’où tenter des trucs différemment, pour mettre des bâtons dans les roues de ce monde de merde là où il ne s’y attend pas.
Pour moi, c’était une tentative d’esquiver l’écologie, trop facilement récupérable, parce que c’était juste un aéroport parmi des centaines et pas une de ces fameuses centrales nucléaires avec ses écolos qui proposent des parcs éoliens à la place.
C’était aussi une manière de zapper le mythe de « mère nature » à cause du paysage de bocage par définition totalement maîtrisé et fonctionnel.
Et de tenir à distance le « retour à la terre » des « bobios » parce que la zad est face à un plan d’expansion urbaine massive avec peu de place pour des rêves de potagers à l’eau de source, petits bébés jolis jolis et tout-le-monde-a-qu-a-faire-
comme-nous.
Tout ça en se connectant à d’autres réalités de ce que la ville d’à côté concentre et produit comme rapports d’exploitation, de contrôle, de manipulation « démocratique et citoyenne », de mépris, d’uniformisation, de répression et de ségrégation.
Bon, vu de maintenant, ça a de quoi faire rire ce que je raconte...

Publié initialement sur Zad.nadir

Brochure page par page :

Brochure imposée :

Rassemblement à 18h30 ~ départ en manif vers l’Assemblée à 19h30

Publié le 2018-02-21 12:53:47

Grenoble, France : Rencontre fracassante entre quelques silhouettes noires et une agence immobilière

Publié le 2018-02-21 12:54:04

Defoncia

Centre ville, dans la nuit du 19 février, quelques silhouettes noires et une agence immobilière font une rencontre fracassante. Pour les premières c’est une courte aventure, pour l’autre, la fin d’une longue devanture. Un tague sur un mur, le trottoir couvert de bris, retour au calme dans la nuit.

On s’est demandé un soir ce qu’on voulait sauver de cette vie, tout est rentré sur un petit bout de papier. Malgré la rareté de ce qu’on y avait consigné, on savait bien bien qu’on avait pas les moyens de l’empêcher de crever. Sans espoir, on s’est dit que ça valait plutôt le coup d’attaquer tout ce qui ne figurait pas sur ce papier.

LA RUE OU RIEN

Publié le 2018-02-21 14:09:09
#strasbourg #fac #selection #vandal

#strasbourg #fac #selection #vandal

Quelques actes de révolte depuis des lieux d’enfermement

Publié le 2018-02-21 22:12:02

Prison de Fleury-Mérogis : Deux matons reçoivent ce qu’ils méritent

Le Parisien / mercredi 21 février 2018

Un surveillant a été gravement blessé au visage par une lame ce mercredi à la prison de Fleury-Mérogis. Mardi, un autre surveillant avait été étranglé dans la plus grande maison d’arrêt d’Europe. […]
Mardi, vers 14 heures, au bâtiment D3, un surveillant a été étranglé par un détenu. Le fonctionnaire venait lui annoncer son parloir. Sans raison ni tension préalable, le pensionnaire de la maison d’arrêt a saisi l’agent à la gorge en se jetant sur lui et a resserré son étreinte jusqu’à faire chanceler le surveillant. Tout de suite, l’alarme a été déclenchée et ce sont des collègues de la victime, arrivés en renfort, qui ont mis fin à cette attaque.

Ce mercredi, toujours au bâtiment D3, à l’ouverture de sa cellule, un détenu avance calmement, puis, arrivé à hauteur d’un personnel pénitentiaire, lui porte un coup de lame au visage, le coupant profondément de la tempe au menton. La victime a été conduite en urgence à l’hôpital. […]
Les syndicats appellent au blocage de l’établissement dès 6 heures ce jeudi. […]

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Evry : Il met le feu à la cellule du tribunal et de l’hôpital

Le Parisien / mercredi 21 février 2018

Il se présentait à l’audience correctionnelle ce mardi au tribunal d’Evry pour s’être évadé de son centre de semi-liberté. Détenu en attendant de comparaître, Marouane, 23 ans, patientait au « petit dépôt », ces cellules situées dans les entrailles du tribunal. Profitant que son escorte ne le regardait pas, vers 13 heures, le jeune homme a mis le feu à ses vêtements. La fumée a immédiatement envahi cet espace clôt. Plusieurs autres détenus ont été évacués vers d’autres salles d’attente. « Cela n’a pas perturbé l’audience », indique une source interne au tribunal.
Marouane, pas blessé mais légèrement intoxiqué par les fumées, a été transféré vers le centre hospitalier Sud-Francilien de Corbeil-Essonnes. Et, dans la nuit, il a cette fois incendié sa chambre sécurisée à l’hôpital, causant de légers dommages. « Il avait pourtant été fouillé par l’administration pénitentiaire », indique une source proche de l’enquête.

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Draveil (Essonne) : Au foyer on fait la fête… aux keufs

Le Parisien / mardi 20 février 2018

Des pensionnaires d’un foyer pour mineurs ont organisé une soirée alcoolisée au sein de l’établissement dans la nuit de lundi à mardi. La tension est montée à tel point que les éducateurs ont appelé la police. Cinq jeunes ont été interpellés.

Il est un peu plus de minuit au foyer d’action éducative de Draveil, dans la nuit de lundi à ce mardi. Plusieurs pensionnaires de ce centre pour mineurs placés par la justice en raison de leurs délits se sont enfermés dans une chambre et ont bloqué des accès de l’établissement. Ils s’organisent une soirée alcoolisée, insultent et menacent de mort les deux éducatrices.
Appelés pour rétablir l’ordre, les policiers arrivent sur place vers 1 heure. Les éducatrices essayent de leur ouvrir les portes du foyer judiciaire, mais les jeunes tentent de les en empêcher. Les fonctionnaires parviennent quand même à pénétrer dans la structure qui a été créée en 1972 et compte 12 places.
Là, ils font face à un groupe déterminé, prêt à en découdre. « Ils se sont mis en garde », indique un témoin. L’un des mineurs met un coup au visage d’un des policiers. Un autre s’empare d’un radiateur et tente de le jeter sur les agents. Un troisième mord le doigt d’un fonctionnaire et lui crache dessus. Cinq jeunes âgés de 16 à 17 ans sont finalement interpellés après usage du pistolet à impulsion électrique. Ils ont été placés en garde à vue.
« Les deux éducatrices ont été vues par un cadre dans les minutes suivantes, indique-t-on au sein de cet établissement spécialisé. Elles n’ont pas été blessées, mais ont été très choquées. »
Les deux employées n’ont pas cessé leur service pour autant. « Mais elles bénéficieront d’un soutien psychologique qui sera mis à leur disposition, reprend la direction de la structure. Ce sont de grandes professionnelles qui ont été jusqu’au bout de leur mission, avant de laisser les policiers prendre le relais. »
Malgré un public « difficile », les incidents au sein du foyer restent marginaux. En 2017, les forces de l’ordre sont intervenues à trois reprises seulement au 32, avenue Bellevue. […]

Les attaques sur les forces de l’ordre en constante hausse

En 2017, les agressions sur les policiers ont augmenté de 23 % par rapport à 2016. 835 attaques ont été recensées l’année passée en Essonne. Et 2018 démarre sur les mêmes bases. La rixe ayant opposé les fonctionnaires et des jeunes délinquants placés en foyer à Draveil mardi n’est pas un cas isolé. Au moins dix autres graves événements de ce type sont survenus en moins de deux mois :

Le 3 janvier, à Ris-Orangis, le pare-brise de la voiture de la police municipale est brisé par des projectiles. Le 8 janvier, à Corbeil-Essonnes, après un accident de la route, les policiers viennent gérer le trafic routier, ils sont caillassés. Un agent a la cheville fracturée par un pavé. Puis le 11 janvier, une pluie de projectiles s’abat sur une patrouille à Etampes.

Le 12 janvier, les rappeurs du groupe MGZ foncent sur un véhicule de la police municipale à Crosne. Ce même soir, à Brunoy, après avoir volé un utilitaire, un homme fonce sur une voiture de police qui lui faisait barrage. Deux fonctionnaires sont blessés. Le 13 janvier, les policiers sont attaqués à l’extincteur à Sainte-Geneviève-des-Bois puis caillassés. Le même jour, dix jeunes caillassent une voiture de police aux Tarterêts. Le 24 janvier à Corbeil, deux agents sont tabassés dans les étages d’un immeuble après avoir poursuivi des squatteurs de hall.

Le 1er février, sans raison, un homme tire sur les policiers à la gare de Vigneux-sur-Seine. Le 13 février, à Montgeron, un homme qui transportait du cannabis fonce délibérément sur une voiture de police qui était en travers de la route, avant de prendre la N 6 à contresens.

Évacuation des opposant·es au projet d'enfouissement de Bure. Rassemblement ce jeudi soir devant la préfecture de Lyon

Publié le 2018-02-22 08:12:06

Expulsion en cours à Bure, appel à rassemblement devant les préfectures ce soir à 18h. Appel à converger vers Bure pour celles et ceux qui le peuvent. (Suivi en direct sur Manif-Est et VMC.camp, infos mises à jour dans cet article)



Après l’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement n’entend visiblement pas arrêter de réprimer les militant·es qui s’opposent aux grands projets inutiles. Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, a annoncé ce matin (22 févirer) qu’il s’attaquait au dossier du centre d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo à Bure (Meuse).

Gérard Collomb a annoncé le début de l’opération d’évacuation des opposants au projet Gigéo. La méthode est étonnante puisque c’est par une tweet publié à 6h27 ce jeudi 22 février que le ministre de l’intérieur a fait son annonce.

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Fil chronologique de l’opération en cours

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Le site fonctionne de manière intermittente, infos à suivre sur https://vmc.camp/ ou sur manif-est

Le site Reporterre recueille les premiers témoignages d’occupants des bois, dans les arbres.

Voici le témoignage d’un « hibou », recueilli au téléphone à 8 h par Reporterre :

« Ce matin, j’ai reçu un appel, et au même moment, j’ai vu de la lumière venir du sol. Je pensais que c’était des copains, et puis c’était les gardes mobiles au pied de l’arbre, à 6 h 30. Ils avaient des Maglight, des lampes très puissantes. Ils exploraient la forêt, les chemins tout autour, ils ont sécurisé la zone, comptaient le nombre de barricades, qui sont innombrables.

On est deux, dans le Grand Chêne, dans une cabane à 25 mètres de hauteur. On a relevé les cordes. Là, une équipe de cinq gendarmes mobiles sont au pied de l’arbre. Un hélicoptère tourne non stop. Je vois onze gardes mobiles, sans casque, qui nous surveillent et commentent ce qu’on fait, on les entend. Ils se cachent quand on prend des photos. Je vois aussi deux personnes gradées qui viennent d’arriver. Là, les gendarmes sont en train d’installer une caméra, pour nous filmer.

Il y a sept cabanes comme la nôtre dans le bois. »

Nous avons recueilli aussi les propos de « Sylvain », un habitant proche de Bure :

« C’est une surprise totale : on n’attendait pas d’expulsion avant la fin de la trêve hivernale. L’Andra ne peut lancer aucun chantier alors qu’on est en période de nidification des oiseaux, et il faut faire une étude d’impact avant tout nouveau défrichement. Et tous les recours ne sont pas épuisés.

Ce qui se passe est en totale contradiction avec ce qu’a dit Nicolas Hulot à l’Assemblée nationale il y a quelques mois : il ne voulait pas de brutalité et il voulait de la concertation. On devait voir Sébastien Lecornu (secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écoogique) vendredi !

On peut faire le parallèle avec Sivens : ils expulsent alors qu’on ne sait pas quelle est la situation juridique, puisque tous les recours ne sont pas épuisés. »

Les occupant·es et leurs soutiens appellent à se rendre le plus rapidement possible à Bure et à se rassembler ce soir, jeudi 22 février, devant toutes les préfectures de France.

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Communiqué de quelques hiboux – Appel à résistance, rassemblements, création de comités partout !

Ce matin à 6h15 a débuté l’expulsion du Bois Lejuc par 500 gendarmes avec grand renfort de communication de la part du Ministère de l’Intérieur, et les chaînes d’infos en continu branchées sur les images sensationnelles de blindés militaires massés près de ce bois, de cabanes envahies au petit matin, de gendarmes en cagoule munis de tronçonneuse et caméras embarquées…

L’opération, censée mettre à exécution une décision d’expulsabilité rendue l’année passée par le Tribunal de grande instance de Bar-le-Duc, intervient avant l’épuisement des recours juridiques (notamment sur la propriété de l’Andra sur le bois) et avant la fin de la trêve hivernale alors que plusieurs structures d’habitation et d’occupation avaient été installées aux abords et au coeur de la forêt. Alors même également que l’EODRA (association des élus opposés à l’enfouissement) avait domicilié en janvier son siège social dans la forêt. L’Andra ne pourra légalement commencer aucun de ses travaux dans le bois : l’Autorité Environnementale a prescrit en octobre 2017 a l’Andra la réalisation d’une évaluation environnementale avant tous travaux préparatoire, la période de nidification à la mi-mars empêche tous travaux, et l’Andra n’a pas d’autorisation de défrichement.

Comme en 2012 à Notre-Dame-des-Landes, les bulldozers suivent immédiatement les gendarmes, on rase au plus vite les lieux de vie sans laisser le temps de récupérer tous les effets personnels. Déjà suite à une première expulsion du bois en juillet 2016 les machines de l’Andra avaient défriché illégalement une partie conséquente des arbres avant que l’opposition ne réinvestisse et ne réoccupe la forêt à la mi-août 2016.

À cette heure, des arbres restent occupés par plusieurs hiboux. Une vingtaine de gendarmes mobiles sont en bas. Plusieurs personnes ont été interpellées lors de l’opération, ou sont encerclées sur des chemins menant à la forêt, de multiples vérification d’identité ont eu lieu. Au moins une personne a été placée en garde à vue.

Résister partout

Cette expulsion entérinée par le gouvernement Macron intervient dans un contexte de durcissement dramatique du contexte social à l’encontre du monde du travail, des étudiants, des migrant-e-s, etc. C’est la mise en place d’un modèle industriel et social à l’américaine qui précarise, piétine allègrement l’environnement et les populations et s’impose par la force et l’intransigeance. Le président Macron marche dans les pas de Margaret Tatcher : tolérance zéro, le message est clair.

Cette opération foudroyante est avant tout une manoeuvre politique à la mise en scène minitieusement orchestrée pour empêcher que l’abandon de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes ne galvanise la résistance partout en France. Une opération pour tenter d’enrayer tout le soutien national qui s’organise peu à peu, avec comme symbole une petite maisonette crée par le comité de soutien de Dijon qui devait être installée dans la semaine, la première cabane d’un comité de soutien. Dans les mots décharnés de la Préfète, c’est « un projet de construction en dur manifestant la volonté des opposants de s’installer durablement ». Nous disons que c’est un mauvais pari. Nous sommes déjà installé-e-s durablement, dans la forêt et partout autour dans les villages que nous habitons, mais aussi partout ailleurs en France où chaque opération de police multiplie les soutiens. Ce matin l’Etat a choisi d’envoyer un signal très fort qui nous confirme que la résistance doit continuer de s’organiser partout en France et au-delà et que Cigéo est un point crucial dans la pérennité d’une industrie nucléaire qui s’impose par la force sous couvert de concertation.

Lorsque nous avons commencé à occuper le bois Lejuc en juin 2016 nous n’aurions jamais imaginé que nous y serions 1 an et demi plus tard, que l’Andra devrait reculer, que des dizaines de comités se créeraient partout en France. Les ministres auront beau jouer le traditionnel jeu de la dissociation sur BFM entre les « méchants cagoulés » à nettoyer d’urgence et l’opposition citoyenne pacifique, ce discours n’a jamais pris à Bure où nous luttons dans mouvement protéiforme et complémentaire. Tous les médias parlent de la « ZAD de Bure », pour mieux créer le parallèle avec NDDL dans l’esprit des gens. Nous avons toujours dit que s’il y avait une ZAD à Bure, c’était celle de tout un territoire, partout, parce que l’horreur atomique et le rouleau compresseur étatique qui la sous-tend ne connaissent pas de frontières quand il s’agit de broyer les existences des gentes et leurs territoires de vie au nom du profit et du contrôle.

La pornographie policière et médiatique des images de destruction et la mise en scène du « retour à l’Etat de droit » ne satureront pas nos têtes et nos coeurs, ne recouvrira pas tout ce qui s’est vécu depuis des années à Bure et tout autour, et ce qui va se vivre dans les années à venir. Expulser le bois Lejuc ce matin, c’est taper et attaquer partout toutes celles et ceux qui sont venu.es sur place par milliers dans les années passées et portent déjà en elleux partout, un morceau de Bure.

Chaque attaque nous renforce dans notre détermination, on ne nous atomisera jamais !

Alors que nous écrivons ce communiqué à 10h30, les gendarmes sont en train de charger dans les rues à Bure et tentent de rentrer dans la Maison de résistance. RÉSISTANCE.

Bure: expulsion en cours du bois lejuc

Publié le 2018-02-22 08:13:02

EXPULSION EN COURS

APPEL A RASSEMBLEMENT DEVANT LES PREFECTURES CE SOIR À 18H,

APPEL A CONVERGER VERS BURE POUR CEUX QUI PEUVENT

FIL INFO

19h19 La plupart des personnes embarquées pour vérifications d’identité sont sorties

16h09 Les gendarmes ont quitté la maison et le village. Les opposant.e.s réinvestissent les lieux.

15h30 BILAN : Interpellations toujours en cours à la maison. Au moins 14 personnes ont été emmenées dans différents commissariats pour vérification d’identité. 5 d’entre elles sont sorties. 5 personnes ont été emmenées en garde à vue et n’en sont pas encore sorties.

15h23 Une personne est ressortie du commissariat de Ligny là où elle avait été emmenée pour contrôle d’identité

14h12 3 personnes de plus embarquées de la maison à priori pour vérification d’identité. Possiblement une quatrième

14h10 2 personnes de plus embarquées de la maison sans qu’on en connaisse la raison

13h42 4 personnes de plus embarquées de la maison sans qu’on en connaisse la raison

13h37 1 personne de plus embarquée de la maison pour vérification d’identité. Cette personne avait été emmenée à Ligny quelques heures avant pour vérification d’identité et en était ressortie.

13h43 Des personnes sortent régulièrement par une ou deux de la maison, et sont emmenées par les gendarmes en vérification d’identité

13h26 Deux personnes ressortent du commissariat où elles ont été emmenées pour vérifications d’identités

13h25 3 personnes sont emmenées pour vérification d’identité aux alentours de la maison

13h13 Les opposant.e.s qui s’étaient barricadé.e.s sont conduit.e.s dans différents commissariats pour vérification d’identité.

12h40 Deux personnes sont emmenées en garde à vue pour outrage.
Bilan actuel : 5 personnes en garde à vue, et 5 autres emmenées pour vérification d’identité.
Des copain-e-s sont toujours sur la mezzanine au niveau du dortoir et du freeshop.

12h19 Des personnes sont emmenées dans le jardin et sont arrêtées.

12h05 Une personne est mise en garde à vue dans la maison.

11h29 Une dizaine de personnes attendant à l’extérieur en soutien.

11h16 Les flics forcent les portes de la maison et rentrent pour flagrance de violence caractérisée. Les opposant.e.s sont barricadé.e.s sur la mezzanine.

10h35 Les flics veulent rentrer dans la maison, font des sommations.

10h19 Les flics chargent dans la rue de la Résistance.

10h10 3 fourgons, une dizaine de GM en ligne dans la rue de la Maison, avec flashball.

9h45 Des flics sont entrés dans le jardin de la Maison de Résistance. Ils ont encerclé trois personnes dans le jardin, et les ont laissées passer au bout de 10 minutes.

9h30 (InfoTraFlics) Aucun barrage en cours, les routes pour arriver jusqu’à Bure sont ouvertes. Réquisition pour fouiller les véhicules et contrôler les identités des passagèr.es.

9h20 Drone au dessus de la Maison de la Résistance.
Expulsion en cours du Grand Chêne.

9h00 À la barricade nord : A priori la moitié des personnes à la barricade Nord auraient été interpellées, 4 dont on n’a pas de nouvelles et le reste aurait pu repartir avec vérification d’identité.
La totalité des gentes présentes à la vigie sud-est également. Il n’y a pour l’instant pas de nouvelles de la vigie sud. Une partie des personnes a pu se replier en sécurité.
Plusieurs personnes résistent actuellement dans les arbres, une vingtaine de flics tout en bas.
Sur le chemin du Chauffour une dizaine de personne est encerclée.

8h10 Les flics commencent à détruire la barricade Sud. Deux bulldozers dans la forêt.

8h00 Les flics commencent à démonter la vigie Sud.

7h35 Réquisitions pour fouilles des véhicules et contrôles des passagers à Cirfontaines. Les seules routes bloquées sont celles qui mènent directement à la forêt (Ribeaucourt/Nord, Mandres/Sud).
Un hélicoptère tourne en permanence, voitures banalisées à Bure.

7h05 Deux camions au Chauffour, sur la route entre la maison et le bois. des flics entre Ribeaucourt et Nord. Pas de contrôles depuis Mandres, mais la route vers la forêt bloquée par deux fourgons de GM.

6h35 Ils embarquent des gens

6h15 15 camions de GM passent. Les GM rentrent par les vigies sud, sud-est, nord

https://vmc.camp/2018/02/22/alerte-expulsion/

__________

ACTUALISATION OPÉRATION D’EXPULSION DU BOIS LEJUC

L’expulsion du bois se poursuit.

À la barricade nord : A priori la moitié des personnes à la barricade Nord auraient été interpellées, 4 dont on n’a pas de nouvelles et le reste aurait pu repartir avec vérification d’identité.

la totalité des gentes présentes à la vigie sud-est également. Il n’y a pour l’instant pas de nouvelles de la vigie sud. Une partie des personnes a pu se replier en sécurité.

Plusieurs personnes résistent actuellement dans les arbres, une vingtaine de flics tout en bas.

Sur le chemin du Chauffour une dizaine de personne est encerclée.

À 08h15 camions militaires et bulldozers ont commencé à rentrer par la vigie sud pour détruire les installations.

À 08H30 site vmc.camp inaccessible. Nous travaillons dessus et vous tiendrons au courant par tous les réseaux d’informations. Relai sur manif-est.info en attendant.

RÉSISTER

L’Etat a clairement choisi d’adresser un signal très fort partout en France et ailleurs pour démultiplier la résistance, en choisissant le passage en force. Alors que la trêve hivernale n’est pas terminée. Alors que l’Andra ne pourra commencer aucun travaux dans le bois du fait de la période de nidification à partir du 15 mars. Alors qu’un sac de noeuds de recours juridiques et administratives ligote encore l’éboueur de l’atome : recours administratif contre la propriété de l’Andra suite à l’échange municipal du bois du 18 mai 2017 ; nécessité d’évaluation environnementale prescrite par l’Autorité Environnementale en octobre 2017, etc l’Agence ne peut pas commencer ses travaux préparatoires comme ça.. L’Etat répond par une opération d’expulsion surprise, avec un gros dispositif, avec une propagande médiatique savamment huilée sur tous les fronts dés le petit matin.

Le 20 septembre lors de la perquisition sur les différents lieux de vie à Bure des dizaines de rassemblements avaient fleuri partout en France, et des comités de lutte s’étaient créé dans la foulée. Nous devons maintenant continuer de nous organiser sur place et partout en France.
Plus que jamais Bure doit être partout, faire partie de nous, nous devons être des milliers maintenant à nous lever contre l’horreur nucléaire et l’atomisation qu’iels nous préparent, et réagir.

APPEL À S’ORGANISER POUR DES RASSEMBLEMENT PARTOUT EN FRANCE À 18h

APPEL À CRÉER MASSIVEMENT DES COMITÉS DE LUTTE PARTOUT

APPEL À CONVERGER À BURE POUR CELLES ET CEUX QUI PEUVENT

Listes des rassemblements déjà prévus en France et ailleurs :

– À Bar-le-Duc à 18h, rendez-vous devant la Préfecture

– Plus d’infos à venir.

Merci d’envoyer les infos à burepartout at riseup.net et sauvonslaforet at riseup.net pour coordonner l’organisation de la résistance, informer sur l’organisation des rassemblements ! Plus d’infos bientôt !

Suivi sur vmc.camp (crashé pour l’instant) / burestop.eu / et surtout : https://manif-est.info/Expulsion-en-cours-au-bois-Lejuc-416.html?lang=fr

On ne nous atomisera jamais ! Que Bure vive partout !

Tel presse : 07 53 54 07 31

À FAIRE TOURNER MASSIVEMENT !

LA RUE OU RIEN

Publié le 2018-02-22 08:32:06

(Source: twitter.com)

Allemagne : Lisa transférée

Publié le 2018-02-22 15:47:02

Solidaritat rebel / jeudi 22 février 2018

Mardi 20 février, Lisa, la compagnonne condamnée à sept ans et demi pour un braquage de banque à Aachen, en Allemagne, a été transférée à la prison de Willich, à  60 km de Cologne. Elle devrait être extradée dans les prochains temps en Espagne, selon son souhait.

Pour lui écrire :

Lisa Dorfer
2893/16/7
JVA Willich II
Gartenstrasse 2
47877 Willich
Allemagne

Besançon, France : Une lame sous la veste et la rage au ventre …

Publié le 2018-02-22 22:13:05

J’me baladais dans les p’tites rues, à la recherche de gros vendus qui chaque jour se font d’la thune sur l’dos des détenu.e.s… »

Ce petit air de chanson populaire, je l’ai fredonné en rentrant de balade, content.e du sabotage accompli de quelques rouages de l’enfermement. Une multitude d’entreprises financent, conçoivent et construisent les structures de la répression, qu’il s’agissent de maisons d’arrêt ou de centres de rétention, ou bien des nouveaux locaux du Ministère de l’Intérieur.

Au petit matin du 22 février, quelques véhicules d’entreprises sont restés immobilisés, après s’être fait crever les pneus. Parmi eux, il y avait:

- 2 voitures de Engie: GEPSA, filiale de Cofely GDF-Suez, aujourd’hui Engie, s’enrichit en enfermant des milliers de personnes, avec ou sans-papiers, en France comme en Italie. Elle gère donc des dizaines de prisons et centres de rétention, s’occupe notamment de la logistique de la détention: manutention générale et des systèmes électriques, hydrauliques et thermiques, nettoyage des bâtiments, informatique, nettoyage des espaces verts, nourriture, transport et linge des détenus, restauration du personnel pénitentiaire…

- 1 voiture de Vinci construction: ce constructeur ne se limite pas qu’à bétonner la terre, nécessaire au bon fonctionnement du capital, il construit aussi de multiples prisons et centres de rétention.

- 1 voiture de La Poste: que ce soit pour sa collaboration à l’expulsion des personnes sans papiers ou plus récemment, pour ses nouveaux services aux communes afin d’identifier petits délits et dégradations (tags, dégradation du mobilier urbain…). Via leurs smartphones directement reliés aux flics municipaux et services de la mairie, les facteur-ices seront en mesure de relever et dénoncer ces « infractions et inciviltés ». Derrière la volonté de faire de la ville un endroit toujours plus aseptisé, c’est aussi un moyen de rendre les actes de délations toujours plus acceptables et de faire de chaque personne un flic potentiel. Une fois de plus les smartphones ne sont pas de simples objets d’abrutissement mais sont à l’évidence de nouveaux outils du contrôle que ce soit dans les manif ou dans la vie sociale et amoureuse (géolocalisation, réseaux sociaux). Ces dernières années, La Poste a également financé la construction des nouveaux bureaux du Ministère de l’Intérieur dans le nor-est de Paris.

Seul.e, dans les rues froides et désertes, une lame sous la veste et la rage au ventre, le colosse carcéral devient si fragile…

[Publié sur indymedia grenoble]

Strasbourg, France : La cathédrale prend la parole

Publié le 2018-02-22 22:13:06

Dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 février, la cathédrale de Strasbourg a été taguée du slogan: « NI DIEU NI MAITRE ».

Selon 20 minutes, du sable a été utilisé pour le nettoyage de ces deux tags réalisés sur une des portes principales et sur un mur situé à proximité, sur le côté gauche. Mais le lavage ne sera complètement terminé qu’à l’issue de l’hiver – à la faveur de températures plus douces – en utilisant de l’eau, car de l’encre a pénétré dans la pierre (en grès). Les tags sur les cathédrales semblent être un véritable casse-tête pour les autorités. On se souvient de ceux qui avaient souillé la cathédrale St-Jean à Besançon l’été dernier: les services de nettoyage de la mairie avaient pris près de trois semaines pour enlever proprement les inscriptions. A Strasbourg comme à Besançon, ces lieux accueillent principalement des touristes, ce qui explique le soin porté aux façades par les municipalités.

La mairie de Strasbourg a annoncé que l’Etat portera plainte pour « dégradations ».

 

Publication : Ni Ecole Ni Sélection : Feu aux prisons !

Publié le 2018-02-22 22:19:04

L’école, cette prison pour mineurs va encore avoir le droit à ses réformes, nous pensons essentiels de construire une critique radicale de l’école face aux discours réformistes et parlementaristes qui émergent dans nos lycées et nos facs.

L’école est l’appareil étatique qui se charge de dresser, museler et tuer l’individualité et les solidarités. On nous enferme, durant des heures, des jours et des années dans ces obscures salles qui ne laissent que peu de place à la lumière de nos révoltes. Tous les jours c’est le même bourrage de crâne, on nous gave de théorèmes, d’histoire nationale, de morale, dont personne ne comprend l’intérêt. Elle régule et gère notre vie, tous les jours on est forcé à se lever tôt, à manger à heure fixe, à ne pas sortir avant que l’on nous l’ait autorisé. L’école est une prison. L’école nous brise. Elle brise les solidarités en nous poussant à la compétition entre élèves alors que nous pourrions nous unir pour se débarrasser des profs et de l’administration.

On nous apprend à obéir, s’il on désobéi nous sommes punis. On nous apprend à travailler, s’il on pas de bonnes notes, les rappels à l’ordre et les sanctions tombent. On nous fiche, on nous encadre, on nous tue. Et après on veut nous faire croire que tout cela est essentiel, bon pour nous, que l’on souhait que l’on réussisse, que l’on ait un travail, un avenir. Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire de réussite et d’avenir ? Finir cadre, ouvrier, trimer 35h par semaine en s’abrutissant sur un ordinateur ou une machine. Être marié, avoir deux enfants, un 4×4 et une maison en banlieue ? Au diable tout cela ! Cette réussite est celle que la société veut nous donner, pas celle que nous voulons. Nous ne voulons d’ailleurs pas de réussite non plus, nous ne voulons ni d’ « avenir » ni d’école. C’est pourquoi nous voulons brûler les écoles et tout ce qui nous pourri la vie. Cette loi de sélection pour l’université n’est que l’application logique du principe de contrôle et de sélection de l’Etat, que l’on trouve au travail, dans les transports en commun, dans la rue. Qui, dès la primaire nous oriente et nous gère en nous envoyant soit en SEGPA soit en classe « normale » de 6ème, qui en 3ème nous envoie vers le Pro ou le « Général » selon si nous lui serons plus utile dans l’une ou l’autre de ces filières, qui nous redirige en fin de seconde selon « nos capacités et nos envie » dans une filière spécialisée. Le tri à la fac n’est donc pas une « loi ignoble de plus du gouvernement Macron », c’est la continuité de cette logique de sélection dans les études supérieures. On voudrait nous enfermer dans des boites alors que nous venons seulement de palper certains plaisirs de la vie, l’amour, la sexualité, le tabac, le fait d’avoir une pensée qui se construit… La démentielle entreprise de pourrissage de nos vies par l’Etat n’est donc pas qu’une histoire de sélection à la fac, mais une histoire d’Etat et de fac. C’est pourquoi nous voulons détruire, sous toutes leurs formes les prisons qui enferment nos rêves et nos désirs. Révoltons-nous contre les profs, contre les conseillers d’orientations, contre les surveillants, contre l’administration, contre tout ce qui veut nous gérer. Mort à l’école ! Mort aux prisons ! Mort aux frontières ! Vive la Révolte !!

Des élèves

[Publié sur indymedia nantes, jeudi 22 février 2018]

 

Montreuil, France : Plutôt casseur que promoteur

Publié le 2018-02-22 22:19:06

Dans la nuit du 15 au 16 février, nous avons vandalisé à l’aide de marteaux et de peinture les vitrines de deux agences immobilières à Montreuil: l’une dans le quartier de Laboissière, l’autre Place de la Fraternité.

Nous souhaitions nous en prendre, minimalement mais directement, à ceux qui spéculent et s’enrichissent sur le logement, qui transforment le besoin de se loger en un calvaire, dans cette ville où quotidiennement les pauvres et les indésirables sont jetés à la rue.

Plutôt casseur que promoteur !

[Publié sur indymedia nantes, jeudi 22 février 2018]

Pour en finir avec la sélection, il faut en finir avec l’école

Publié le 2018-02-22 23:23:03

…Et pour en finir avec l’école il faut en finir avec le capitalisme.

Nous continuons notre petite série sur les luttes lycéennes, étudiantes, etc, contre la sélection, l’école et cie. Aujourd’hui, un texte en direction notamment des lycées.

La réforme de la sélection à l’entrée des université c’est l’obligation pour l’élève de choisir dix vœux non hiérarchisés, dont l’acceptation se fera en fonction des besoin économiques du moment. Ce que ça veut dire, c’est que tu ne choisiras rien.

Un besoin de main d’œuvre dans le tourisme, et tu seras envoyée vers un BTS du même nom, sans te consulter, juste parce que les patrons ont besoin de main d’œuvre. C’est l’acceptation sur dossier avec aval du conseil de classe, donc l’introduction du bac en contrôle continu où tes profs décident directement où tu peux aller ou non.

La sélection, c’est le principe même de l’école

C’est enfin ne permettre d’accéder à la fac qu’à ceux qui ont suivi certains « modules spécialisés » ou peuvent se payer une année de remise à niveau. Bref c’est renforcer la sélection sociale pour ne permettre qu’aux élèves les plus favorisés venant des meilleurs lycées d’accéder à la fac. Mais tout ça n’a rien de nouveau. La sélection, c’est le principe même de l’école: un peu comme le poulet à la cantine, y’en aura pas assez pour tout le monde.

Sur tes dix potes, il y en a un, à 17 ans, qui n’est ni au lycée, ni apprenti, ni dans aucun système scolaire. 17 ans, pour trois gamins de ta classe, c’est le moment d’aller travailler, au plus bas de la chaîne. Seulement voilà: l’école n’ose pas dire qu’elle est une machine à broyer l’écolier. Alors, elle préfère l’accuser d’être feignant, de ne pas mériter sa place. C’est bien connu, qui veut tuer son chien dit qu’il a la rage. Or quitter définitivement le lycée ou le collège, ce n’est presque jamais un choix.

Nous sommes sélectionnés à l’école pour entrer dans le monde du travail, où il faudra toujours qu’une immense majorité d’entre nous doive aller être exploité pour à peine un SMIC. De fait, quand on est comme la très grande majorité des élèves, une fille ou un fils de prolos, quand on quitte l’école, que ce soit à 15 ou à 20 ans, c’est bien pour aller travailler pour un patron.

Une école qui veut d’abord nous soumettre au patronat

Quelle que soit la filière suivie la première leçon de l’école c’est la discipline. Dès la maternelle obéissance et respect de la hiérarchie sont au cœur de l’enseignement. On lève la main avant de parler, on ne coupe pas la parole au prof qui lui par contre ne se gène pas, on se met en rang… Pourquoi cet apprentissage ? l’argument souvent avancé est que la discipline est essentielle pour bien apprendre. Elle est surtout nécessaire pour le fonctionnement d’une société capitaliste. La soumission au patron est la suite logique de la soumission à l’école.

Quand les jeunes s’en prennent à l’école, c’est toute la société qui se scandalise. Elle se sent attaquée dans son ensemble. A chaque fois qu’un lycéen où qu’un collégien se met en lutte, ses profs, ses surveillants ou ses parents lui rétorquent qu’il ne cherche qu’à sécher les cours. En réalité, il n’y pas de meilleurs raison de lutter que celle là.

On pourrait dire à tout ces gens : n’est ce pas un peu de votre faute si justement, la sensation d’être libre de ses choix, la joie, il la trouve ailleurs qu’a l’école ou au travail. Ces discours méprisants n’ont jamais empêché les enchaînés du système scolaire d’être au cœur de toutes les révoltes, de toutes les révolutions.

Sécher l’école, sécher le travail.

Et pour nous autres, pour qui le travail a succédé à l’école, nous luttons pour « sécher » le travail, pas seulement pour quelques heures ou quelques jours, mais de façon définitive.
Quoi qu’en disent les profs et les surveillants pour se donner bonne conscience, l’école n’a pas d’autre raison d’être que de faire des travailleurs dociles. On est forcés d’aller à l’école comme on est forcés de bosser pour vivre, et l’on est même pas payé pour ça. La fac c’est justement pour une partie du prolétariat, l’opportunité de l’être un tout petit peu en touchant les bourses. La seule possibilité de recevoir quelque chose avant 25 ans sinon ; il faudra bosser.

Et ce sera toujours un boulot bien galère qui envahit la vie et qui sera mal payé.
On dirait bien aussi que l’école est une prison, mais une prison, on ne peut pas en être exclu. Il arrive en effet, comme durant le dernier mouvement lycéen à Vitrolles, l’an dernier, que des lycéens soient virés du bahut, jugés trop turbulents, dangereux pour leurs petits camarades. L’école a cela de ridicule, qu’elle contraint par la force pendant trente heures par semaine des gamins en leur faisant bouffer du programme scolaire à bien apprendre par cœur pour mériter une bonne note, mais dès que ces gamins sortent dans la rue pour dire ce qu’ils veulent, elle leur dit qu’ils sont manipulés.

L’école, c’est comme dans la société: sans rapport de force, on est rien.

Alors, à partir de maintenant, on va essayer de renouer le fil des luttes lycéennes, collégiennes, des luttes du passé, de ce qui pourrait s’y passer aujourd’hui. Des combats contre les réformes et la sélection à la lutte contre l’école en général, des tentatives collectives de libérer l’école à celles, plus personnelles, de s’en libérer…
Rendez-vous tous les vendredis matins de 9h à 14h au local camarade, 54 rue espérandieu, en bas du lycée Saint-Charles ( Marseille)
Ça sera toujours mieux que les cours!

Toulouse : Attaque des bureaux d’Enedis en solidarité avec les Hiboux du Bois Lejuc

Publié le 2018-02-25 20:12:06

Indymedia Nantes / Samedi 24 février 2018

Jeudi 22 février, à l’aube, l’état décide de montrer les muscles et de déloger les dizaines de hiboux qui ont investit la forêt du bois Lejuc à Bure (Meuse). Après une « sortie de crise » pacifié sur la zad de Notre-Dame-Des-Landes pour le moins efficace ou les échos des chants de victoire résonnent encore, on envoie 500 gendarmes armées jusqu’au dents pour virer une poignée de personnes à l’autre bout de la France.

Afin de ne pas se laisser envahir par le sentiment d’impuissance que de tels matins apportent, nous nous voulions apporter un soutient concret aux compagnon.ne.s là-haut.

Ainsi durant la nuit quelques vitres d’Enedis (qui distribue l’énergie nucléaire dans toute la France et au-delà) sont parties en éclat, a Toulouse. Nous avons laissé notre rage exploser et une dizaine de cailloux a volé à travers leur vitres. Un peu de peinture est aussi venu égayer leur mornes façades.

Pour un monde sans radiations

Avignon : La permanence d’un député LREM retournée en solidarité avec la lutte anti-nucléaire à Bure

Publié le 2018-02-25 20:12:09

Vendredi 23 février 2018

Des militants anti-nucléaire s’en sont pris ce jeudi soir aux locaux de la permanence parlementaire de Jean-François Cesarini [cf photo ci-contre, NdAtt.], député LREM de la première circonscription (Avignon-Morières), en marge d’une manifestation qui s’est déroulée peu avant devant la préfecture de Vaucluse.

Une occupation décidée pour protester contre l’évacuation par les forces de l’ordre quelques heures plus tôt, du site d’enfouissement de déchets nucléaires de la Bure dans la Meuse. « Ils étaient une quinzaine, passablement excités, ils nous ont dit : vos copains ont fait dégager la ZAD de Bure, eh bien vous n’avez qu’à dégager vous aussi ! » témoignait vendredi après-midi Damien Carrion, attaché parlementaire du député qui se trouvait sur les lieux, à Avignon.

« J’ai refusé de bouger et ils ont jeté des dossiers à terre, un bureau a aussi été mis sans dessus dessous. C’était chaud…  » Le face à face aurait duré une trentaine de minutes au cours desquelles Damien Corrion mais aussi Kader Guettaf, autre attaché parlementaire de Jean-François Cesarini ont aussi été bousculés.

Vendredi, le député annonçait sa ferme intention de déposer plainte. « Je remercie Christophe Castaner et Jean Marie Girier pour leurs mots de soutien suite au vandalisme et aux violences qui se sont déroulés dans ma permanence parlementaire (…) L’extrême-gauche a les mêmes méthodes que l’extrême-droite, celles de ceux qui ne croient pas à la démocratie » a commenté jean-François Cesarini sur son mur Facebook.

 

Nantes : La Banque Populaire reçoit la totale !

Publié le 2018-02-25 20:12:10

Breizh-info.com (site de fachos) / Mercredi 21 février 2018

Les actes de vandalisme se multiplient à proximité immédiate du campus du Tertre, à Nantes. […] Récemment, c’est l’agence de la Banque Populaire de l’Ouest du secteur qui a vu ses distributeurs vandalisés, et des vitres cassées, et même des gouttes de sang retrouvées sans aucune revendication par ailleurs. « Il est trop tôt pour se prononcer sur les auteurs éventuels, une enquête est en cours », nous confie un membre de l’agence. […]

Besançon : Rassemblement de solidarité avec la lutte contre la poubelle nucléaire à Bure

Publié le 2018-02-25 20:12:13

Contrainfo / Vendredi 23 février 2018

Ce jeudi 22 février à Besançon, une vingtaine de personnes s’est rassemblée devant la préfecture en solidarité avec les Hiboux du Bois Lejuc, qui ont dû faire face à une invasion de gendarmes mobiles le matin-même.

Une banderole a été suspendue en face du bâtiment et quelques affiches collées un peu partout en ville. Des pancartes ont aussi été réalisées, afin de rappeler les conséquences mortelles du nucléaire et d’exprimer notre soutien aux ZAD qui fleurissent un peu partout.

Solidarité indéfectible avec la lutte contre la poubelle nucléaire, mais aussi avec les occupant.e.s de la forêt de Hambach en Rhénanie, qui luttent contre un énième projet d’empoisonnement de la terre, en l’occurrence contre une mine à charbon à ciel ouvert exploitée par RWE.

Force et solidarité avec les 4 personnes encore en prison!

Toulouse : Attaque des bureaux d’Enedis en solidarité avec les Hiboux du Bois Lejuc

Publié le 2018-02-25 20:12:15

Indymedia Nantes / Samedi 24 février 2018

Jeudi 22 février, à l’aube, l’état décide de montrer les muscles et de déloger les dizaines de hiboux qui ont investit la forêt du bois Lejuc à Bure (Meuse). Après une « sortie de crise » pacifié sur la zad de Notre-Dame-Des-Landes pour le moins efficace ou les échos des chants de victoire résonnent encore, on envoie 500 gendarmes armées jusqu’au dents pour virer une poignée de personnes à l’autre bout de la France.

Afin de ne pas se laisser envahir par le sentiment d’impuissance que de tels matins apportent, nous nous voulions apporter un soutient concret aux compagnon.ne.s là-haut.

Ainsi durant la nuit quelques vitres d’Enedis (qui distribue l’énergie nucléaire dans toute la France et au-delà) sont parties en éclat, a Toulouse. Nous avons laissé notre rage exploser et une dizaine de cailloux a volé à travers leur vitres. Un peu de peinture est aussi venu égayer leur mornes façades.

Pour un monde sans radiations

Dans le bois ou ailleurs on se tcheck le 3 et 4 mars.

Avignon : La permanence d’un député LREM retournée en solidarité avec la lutte anti-nucléaire à Bure

Publié le 2018-02-25 20:12:15

La Provence / Vendredi 23 février 2018

Des militants anti-nucléaire s’en sont pris ce jeudi soir aux locaux de la permanence parlementaire de Jean-François Cesarini [cf photo ci-contre, NdAtt.], député LREM de la première circonscription (Avignon-Morières), en marge d’une manifestation qui s’est déroulée peu avant devant la préfecture de Vaucluse.

Une occupation décidée pour protester contre l’évacuation par les forces de l’ordre quelques heures plus tôt, du site d’enfouissement de déchets nucléaires de la Bure dans la Meuse. « Ils étaient une quinzaine, passablement excités, ils nous ont dit : vos copains ont fait dégager la ZAD de Bure, eh bien vous n’avez qu’à dégager vous aussi ! » témoignait vendredi après-midi Damien Carrion, attaché parlementaire du député qui se trouvait sur les lieux, à Avignon.

« J’ai refusé de bouger et ils ont jeté des dossiers à terre, un bureau a aussi été mis sans dessus dessous. C’était chaud…  » Le face à face aurait duré une trentaine de minutes au cours desquelles Damien Corrion mais aussi Kader Guettaf, autre attaché parlementaire de Jean-François Cesarini ont aussi été bousculés.

Vendredi, le député annonçait sa ferme intention de déposer plainte. « Je remercie Christophe Castaner et Jean Marie Girier pour leurs mots de soutien suite au vandalisme et aux violences qui se sont déroulés dans ma permanence parlementaire (…) L’extrême-gauche a les mêmes méthodes que l’extrême-droite, celles de ceux qui ne croient pas à la démocratie » a commenté jean-François Cesarini sur son mur Facebook.

 

Grèce : Sur la grève de la faim de Konstantinos Yiagtzoglou et la solidarité

Publié le 2018-02-25 20:12:18

Insurrection News / jeudi 22 février 2018

Aujourd’hui, 21 février 2018, le prisonnier anarchiste Konstantinos Yiagtzoglou [ou Giagtzoglou, ça dépend de la translittération; NdAtt.] commence une grève de la faim pour exiger son transfert de la prison de Larissa à celle de Korydallos [à Athènes; NdAtt.], suite au rejet de sa demande de la part du Comité Central des Transferts. A l’heure actuelle, il se trouve à Korydallos, où il est arrivé hier, pour un procès en cours. Dans les prochains jours un texte du compagnon suivra.

[Une assemblée pour organiser des actions en solidarité a eu lieu à Polytechnique jeudi 22 février]

Quelques mots à propos du cas de l’anarchiste prisonnier Konstantinos Yiagtzoglou

Le compagnon anarchiste Konstantinos Yiagtzoglou a été arrêté le 28 octobre 2017, alors qu’il sortait d’une planque louée sous une fausse identité, transportant des armes à feu et de l’eplosif. Dinos est accusé d’être membre de la Conspiration des Cellules de Feu et d’avoir envoyé des colis piégés à plusieurs fonctionnaires  de l’UE, dont l’ex premier ministre grec Loukas Papadimos [gravement blessé par une lettre piégée explosée dans sa voiture blindée, le 25 mai 2017; NdAtt.]. Les accusations des flics sont basées sur un échantillon d’ADN mélangé et sur le fait que Dinos avait des parloirs avec un anarchiste qui était emprisonné à Korydallos, en 2013. Le compagnon a déclaré que l’appartement et le transfert de matériel faisaient partie de la « solidarité révolutionnaire » et a nié les autres accusations.

Les autorités judiciaires veulent l’isoler, en le maintenant en détention préventive dans la taule de Larissa, ville qui se trouve à 355 km d’Athènes, où vivent sa famille et ses amis. Dinos a été transféré dans la prison de Korydallos il y a quelques jours pour être jugé pour une vieille affaire (il avait été arrêté à Athènes en 2001, lors d’affrontements intenses avec les flics anti-émeute). Pendant qu’il était là, il a été informé du rejet, de la part du Comité Central des Transfert des Prisonniers, de sa demande de rester à Athènes (dans la taule de Korydallos) jusqu’à son nouveau procès. En réponse, le compagnon a décidé d’entamer une grève de la faim à partir de mercredi 21 février, afin d’obtenir son transfert définitif à Korydallos.

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Konstantinos Yiagtzoglou enlevé de force de sa cellule par les flics de l’anti-terrorisme

Insurrection News / samedi 24 février 2018

MAJ n°1 : Aujourd’hui à 6h45 les flics de l’EKAM (unité spéciale anti-terrorisme) ont investi la prison de Korydallos et violemment enlevé le prisonnier Konstantinos Yiagtzoglou, en grève de la faim. Konstantinos a resisté le mieux qu’il a pu pendant que les hommes masqués de l’EKAM entraient dans sa cellule et l’agressaient. Après ils lui ont mis les menottes et l’ont tiré de force en dehors de sa cellule, alors qu’il était tombé dans les vapes à la suite de l’agression. Cette section de la prison a été bloquée par flics et matons, mais les prisonniers ont tapé sur les portes et insulté les flics. La section est encore bloquée.

MAJ n°2 : Dès que Konstantinos a été enlevé de sa cellule, il a été pris en charge par une équipe de transferts spéciale, accompagné par des membres armés de l’EKAM. Le compagnon a été kidnappé sans même lui laisser le temps de prendre ses habits, ses affaires ou ses médicaments.
La section A est encore bloquée et les autorités ont peur de la réaction des prisonniers. C’est la deuxième fois en un mois que les flics de l’EKAM enlèvent des prisonniers faisant la grève de la faim. Tout cela sous le gouvernement soi-disant de gauche et « des droits de l’homme » de Syriza.

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Les prisonniers de Korydallos volent clés et talkiewalkies aux matons

Insurrection News / samedi 24 février 2018

C’est l’émeute à la prison de Korydallos, suite à l’enlèvement de Konstantinos Yiagtzoglou. Les sections A, D et peut-être C bougent en réponse à l’enlèvement du compagnon en grève de la faim.

Les prisonniers ont volé des clés et un talkiewalkie aux matons. Il y a une mobilisation en cours des prisonniers, qui demandent le retour de Konstantinos à Korydallos.

Il demandent aussi que des représentants du gouvernement se rendent dans la taule.

Le Réseau de solidarité avec les prisonniers a annoncé via Twitter que les prisonniers en révolte contrôlent la plus grosse partie de la prison de Korydallos.

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Quelques attaques en solidarité avec Konstantinos ces derniers mois.

Insurrection News / samedi 24 février 2018

– Un groupe nommé « Fissures dans la normalité » a fortement endommagé deux bureaux de Syriza (le parti plus important de la coalition de gouvernement) et un bureau de poste, à Athènes, le 26 janvier 2018.

– Une cellule de la FAI/FRI nommé « Cellules révolutionnaires d’action » a placé un engin incendiaire devant une agence de la Pyraeus Bank à Athènes, le 26 janvier 2018.

– Un groupe nommé « Destructeurs de la paix sociale » a fortement vandalisé un bureau de poste et une agence de la Pyraeus Bank à Athènes, le 18 janvier 2018

– Une cellule de la FAI/FRI a placé un engin incendiaire devant un bureau de la poste de Patras (Grèce occidentale), le 6 janvier 2018.

– Un groupe nommé « Cellule anarchiste destruction de l’existant » a incendié un transformateur électrique appartenant à l’OTE, la Compagnie nationale de télécommunications, à Thessalonique, le 14 décembre 2017.

 

NdAtt. : le 27 décembre à Paris une voiture du corps diplomatique a été incendiée, en solidarité avec plusieurs anarchistes en prison à travers l’Europe, dont Konstantinos. Revendiqué par « des rennes en vadrouille ».

Mardi Gris pour l'Andra ! Rendez-vous sur la Coulée verte pour faire couler CIGEO (Bure) !

Publié le 2018-02-25 20:51:05

Rassemblement carnavalesque mardi 27 février à Chatenay-Malabry, RER-B Robinson, sur la Coulée verte vers le Sud pour aller chanter sous les fenêtres de l’Andra....



Toutes et tous sur la Coulée verte pour faire couler CIGEO !

Projet Cigéo à Bure : non à l’enfouissement des déchets radioactifs !

En réponse à l’opération de police du 22 février, qui s’est soldée par l’expulsion des occupant-es du bois Lejuc et par la criminalisation des opposant-es au projet Cigéo (2 camarades dorment en prison jusqu’à leur procès du 19 mars !), le comité de soutien à Bure Paris-IDF invite toutes les chouettes hulottes et hiboux d’IDF et de Paris à un rassemblement carnavalesque mardi 27 février pour faire sa fête à l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).

Le lieu du rendez-vous est sur la « Coulée verte », venez en vélo, en roller, en pousette, en trotinette ou à pied, nous irons chanter sous les fenêtres du vaisseau amiral de l’Andra.

Andra Dégage ! Résistance et Abordage !

Préparez vos plus beaux masques, vos chansons, vos casseroles et vos thermos !

Mardi 27 février à partir de 16h
Lieu du rendez-vous : 95 rue HOUDAN, 92290 Chatenay-Malabry, sur la Coulée verte.
Pour venir, le plus simple est le RER-B, terminus ROBINSON (toutes les 15 mn de Chatelet), sortie Av. de la Gare, monter sur la droite vers la rue Houdan, puis la prendre à gauche pendant 300m jusqu’au croisement avec la Coulée verte !

Cf. le plan du rendez-vous sur https://paris.demosphere.eu/rv/60318

Infos sur Bure : https://vmc.camp
Contact du comité de soutien à Bure Paris-IDF :

comitebureparisidf(AT)riseup.net

Nantes, 24 février : carnaval contre les forces du mal

Publié le 2018-02-25 21:24:06

Une atmosphère festive et créative s’est invitée les rues de Nantes, samedi 24 février. Comme lorsque la puissance du mouvement anti-aéroport ou l’imaginaire du cortège de tête déferlent dans la ville. Une énergie qui fait sourire les passants, ou pousse un badaud à applaudir le cortège, et à rejoindre le carnaval. Mais avec près de deux policiers par manifestants, avec un hélicoptère, des matraquages et des tirs de grenades gratuits, la fête a été gâchée par la police. Avant même le départ du défilé, plusieurs arrestations particulièrement violentes et gratuites avaient déjà été commises.

Face aux sourires, à la musique et aux créations, la police n’a fait que frapper, arracher les banderoles, voler les chars, enfermer des manifestants, asphyxier des passants, nasser des militants. Un régime prêt à déployer plusieurs centaines d’hommes armés pour écraser un défilé caravalesque à Nantes, ou à envoyer 500 gendarmes pour déloger quelques cabanes dans la Meuse, est un régime qui touche à sa fin.

Organiser un carnaval est une tentative de dépasser les rituels répétitifs des manifestations classiques, et de surprendre le dispositif répressif. Ridiculiser la police est un objectif largement atteint par cette journée. Mais les marges de liberté pour défiler à Nantes sont à présent quasiment réduites à néant. La police mène une guerre de territoire, par la terreur. L’enjeu des semaines qui viennent sera d’enrayer ensemble la volonté du pouvoir d’étouffer préventivement toute révolte.

Récit de l'occupation de la direction générale du développement du conseil départemental du Gard

Publié le 2018-02-25 22:24:06

Récit de l’occupation de la direction générale du développement du conseil départemental du Gard pour exiger l’accès au RSA des ressortissants européens et l’assouplissement du règlement du RSA du Gard– 12/02/2018



Le lundi 12 février, nous avons occupé les locaux de la direction générale du développement social du Conseil Départemental du Gard à une trentaine pour exiger :

L’occupation visait :

Après notre arrivée dans les locaux, le directeur du service, M. Nicolas, est arrivé. Celui-ci ne voulait pas négocier seul ni au milieu de nous tous. Il a donc fait venir son supérieur, le directeur général, M. Eyraut. En attendant son arrivée, nous sortons thermos de café et casse-croûtes. Les sacs de couchage ne sont pas loin, au cas où ! Finalement, l’entrevue a lieu dans un bureau, porte ouverte, à proximité de l’accueil occupé. Ainsi, la plupart d’entre nous ont pu y participer. Les deux directeurs ont eu bien du mal à expliquer les choix effectués mais se sont appuyés sur le règlement voté par les conseillers départementaux au mépris des textes européens et nationaux. Ces derniers sont évidemment bien limitatifs eux-mêmes, mais ils nous donnaient un point d’appui légal.

Occupation de la direction générale du développement du conseil départemental du Gard 12/02/2018 - 871.1 ko
Occupation de la direction générale du développement du conseil départemental du Gard 12/02/2018

Une nouvelle fois, nous avons exprimé nos exigences. Les deux directeurs sont alors retournés dans leur bureau. Ils en sont redescendus quelque temps après avec de soi-disantes propositions. S’agissant de la situation spécifique d’une personne, nous avons accepté d’être reçus à 3 dans un bureau, fermé cette fois-ci. Ils nous ont informés que le dossier d’une des personnes que nous accompagnions a été traité positivement (même si des documents complémentaires lui sont demandés, à suivre). Les demandes concernant le règlement vont remonter auprès des conseillers départementaux au travers de propositions « d’assouplissement » faites par les services sociaux du CD. Les conseillers se réunissent en assemblée début avril, il s’agira de voir si ces propositions sont bien à l’ordre du jour et veiller à ce que leurs décisions aillent dans le bon sens. La demande de rencontrer le président du CD, M. Bouad, a été transmise à son secrétariat, nous verrons par la suite, comment il y répond.

Enfin, la situation de Javier est évoquée. La seule proposition qu’ils offrent à Javier est de demander à la préfecture d’avancer son rendez-vous pour l’obtention d’un titre de séjour. Bref, ils renvoient la décision à une autre administration. Ils nous assurent aussi que son dossier sera réexaminé dans les 48h. Ne pouvant nous contenter de cette absence de réponse, nous décidons de rester !

Entre temps, des journalistes du Midi Libre viennent constater l’occupation et interviewer quelques membres du collectif (voir article). Quelques heures plus tard, des journalistes de France 3 Gard arrivent sur place. Dans le même temps, une trentaine de policiers équipés rentrent dans le hall. Nous constaterons quelques instants plus tard que des gendarmes sont aussi présents à l’extérieur. Une autre interview a lieu avec France 3 (voir le sujet).

Parallèlement, la commissaire nous montre les documents de demande d’expulsion du président du CD, M. Bouad. Voilà une façon bien cavalière de répondre à notre demande de rendez-vous ! Le préfet donne l’ordre d’expulsion. Nous décidons de ne pas résister vu le faible rapport de force. Après avoir récupéré nos affaires, nous sortons en criant des slogans : « Bouad au RSA  », « un rendez-vous c’est pas une expulsion », « A bas les refus de RSA »… Nous restons quelque temps devant les locaux des services du CD puis on se dirige vers la préfecture et le bâtiment principal du CD. Arrivés devant les portes, la police nous ayant suivi de loin, nous constatons que les grilles ont été fermées. Une fois encore on crie nos slogans, le bâtiment est bouclé, nous finissons par rebrousser chemin.

Ainsi, nous avons obtenu :
  • L’attribution du RSA pour une personne qui n’arrivait pas à obtenir de réponse,
  • De faire connaître plus largement ces problèmes auxquels sont confrontés les ressortissants européens pour l’attribution du RSA dans le Gard,
  • D’accroître le rapport de force face aux décideurs et administrations du CD sur cette question et notamment sur le dossier de Javier.

Malheureusement, toujours pas d’avancée pour Javier. Suite à l’action d’occupation, il a reçu, le jeudi 15 février, un nouveau refus d’attribution du RSA, pas plus motivé que le précédent ! Les directeurs et leurs services ne semblent pas avoir réellement réexaminé le dossier.

Évidemment, ils affirment ne pas vouloir céder devant une intervention collective et se cachent derrière un règlement départemental particulièrement restrictif. De plus, un procès étant en cours au Tribunal Administratif sur ce dossier, ils ne veulent pas attribuer le RSA à Javier, ce qui pourrait être interprété comme une remise en cause de leur décision précédente.

Le CD et les directeurs des administrations de gestion sociale ne tiennent pas compte de la difficulté des situations vécues par tant de personnes. Ils accordent ou non les allocations en statuant sur des chiffres, documents administratifs et règlements qui ne peuvent représenter la réalité de nos situations. Et face à la détermination d’actions collectives ils n’hésitent pas à envoyer les forces armées. Mais Mr Bouad n’a rien résolu par cette expulsion.

Cette action et la réaction du CD ne nous démotivent pas, bien au contraire. Nous savons que des rapports de force sont à construire pour mettre un frein à ces politiques répressives et discriminatoires, au niveau du département et plus largement. Nous continuerons à lutter contre le flicage et les attaques sur les allocataires, les chômeurs… qui visent à faire des économies sur notre dos.

Nous attendons donc un rendez-vous avec le président du CD, M. Bouad. Nous demandons la modification du règlement départemental de l’allocation RSA. Nous entendons rester actifs en poursuivant la lutte et appelons donc chacun à y prendre part en nous rejoignant ou en multipliant les initiatives sur ce sujet.

Prochain rendez-vous pour décider de la suite des événements : réunion le vendredi 9 mars à 19h, au local La Rétive, 42 faubourg d’Auvergne, Alès.

Des travailleurs, chômeurs, précaires énervés

https://exploitesenerves.noblogs.org
exploitesenerves@riseup.net
Tel : 07.53.78.67.95

Pour le dépassement de la lutte étudiante

Publié le 2018-02-25 22:35:06

Communiqué parodique du prestigieux Seum au sujet de la grève étudiante à Montpellier.



Nous n’avons pas besoin de nous faire passer pour un parti de masse pour voir notre ligne politique triompher. La grève et le blocage de la fac Paul-Valéry à Montpellier montre une évidence : nous avons toujours eu raison.

Seule la grève permet de construire un véritable mouvement de masse. La pédagogie et l’information restent anecdotiques par rapport à l’action. C’est sur les piquets de grève que se forgent les consciences critiques, et non pas en subissant les vidéos d’Usul ou les pitreries de François Ruffin.

Mais nous regrettons un mouvement encore trop encadré par des apprentis bureaucrates. Ils distillent une propagande réformiste et corporatiste. Ils veulent demander à l’Etat plus de moyens pour l’Université. Nous sommes contre l’Etat et l’Université qui justifient la reproduction d’une société de classes. Nous ne nous battons pas pour que des étudiants puissent embrasser l’existence grisâtre du cadre moyen. Nous ne croyons pas au mythe de la réussite sociale, ni souhaitable ni même possible. Nous luttons pour une société sans hiérarchies et sans inégalités sociales.

Nous critiquons les AG interminables et ennuyeuses, le formalisme et le folklore des politiciens. Nous ne voulons pas d’un Parlement des étudiants dirigés par les futurs cadres de la France insoumise. Nous voulons des assemblées de lutte. Ce sont les personnes qui luttent qui doivent s’organiser à la base, sans hiérarchie et de manière autonome. C’est lorsque les étudiantes et étudiants sans étiquette idéologique prendrons le contrôle du mouvement qu’il pourra s’étendre et se dépasser. C’est de la libre réflexion collective que doit sortir la stratégie de lutte. Nous encourageons la spontanéité, la créativité et toutes les révoltes.

Nous ne recrutons pas, nous ne vendons pas de cartes d’adhérents ni de bulletins de vote. Nous refusons les drapeaux et les logos. Nous n’intervenons pas en tant que militants gauchistes. Nous luttons en tant qu’exploités qui participent à un mouvement bien plus large. Nous décidons notre autodissolution dans cette révolte.

Nous sommes le mouvement autonome de tous les exploités. Nous voulons créer des liens entre les étudiants, les précaires et les salariés. Nous sommes pour la coordination des luttes et leur extension vers la révolution sociale. Le plaisir de la révolte doit réinventer la révolte pour un monde plaisirs.

Nous sommes les mouvement qui abolit l’ordre existant.
Nous sommes le Seum.

Trouvé sur la page burlesque du Seum (Syndicat des enragés universitaires de Montpellier)

D’autres combustibles pour brûler ta fac :
Contre le monde et sa sélection
Make blocage great again (considérations sur les luttes étudiantes et la sélection)
Pour en finir avec la sélection, il faut en finir avec l’école…
Les lascars du LEP électronique

Dépassement

Publié le 2018-02-25 23:48:04
“C’est mieux“
Métro, Paris, février 2018

“C’est mieux“

Métro, Paris, février 2018

(Source: twitter.com, via larueourien)

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