Vive l'Anarchie - Semaine 08, 2024

Sommaire

Gênes (Italie) : La sentence en appel du procès contre Gianluca

Publié le 2024-02-19 00:00:03

La Nemesi / jeudi 15 février 2024

Le 14 février, au tribunal de Gênes, a eu lieu l’audience en appel du procès Diamante. Les juges ont confirmé la condamnation de Gianluca pour « possession illégale d’explosifs » (art. 1 et 2 de la loi 895/67) et « tentative d’infraction » (art. 56 du code pénal), en réduisant la peine à trois ans et deux mois (plus 3 000 euros d’amende).

Lors du procès de premier degré, le compagnon avait été condamné à quatre ans et six mois (plus 15 000 euros d’amende), tandis que l’autre compagnonne inculpée avait été acquittée.

Solidarité avec tous les anarchistes et les révolutionnaires prisonniers et sous enquête !

Athènes (Grèce) : De la peinture contre une entreprise qui réalise des projets pour les frontières

Publié le 2024-02-19 00:05:04

Act for Freedom Now! / mardi 13 février 2024

L’État grec a complètement systématisé le racisme. La forme institutionnelle de racisme domine la sphère publique par des moyens et des pratiques nourries par un public particulier. Le racisme est ainsi adopté par les États et se développe à travers leurs institutions. Même les pratiques fascistes, qui ont toujours marché en parallèle à l’État, sont, dans des nombreux cas, mises en œuvre si fidèlement par ce dernier que les groupes fascistes eux-mêmes prennent des nouvelles formes.

La violence institutionnalisée contre les migrant.es comprend les camps de concentration, les meurtres aux frontières, les refoulements, des « guerres » asymétriques aux frontières (comme le long de l’Evros [fleuve qui marque la frontière terrestre entre la Grèce et la Turquie ; NdAtt.]). Le racisme et la xénophobie ne sont pas des phénomènes récents, mais existent dans l’État grec depuis plusieurs décennies. Néanmoins, comme on le voit dans le monde entier, l’intensité de la guerre contre les migrant.es s’est accrue et approfondie. D’un côté, les besoins en main-d’œuvre sont en train de changer, par rapport aux décennie passées, mais d’autre part, après avoir brisé tout contrat social qui a pu exister par le passé, les États restent présents pour fournir répression, police et idéologie nationaliste.

L’État « légalise » ainsi, d’un côté, les immigrant.es ou il essaye de trouver des moyens pour faire venir une main-d’œuvre bon marché, alors qu’en même temps il prolonge encore plus le mur de l’Evros. Tout cela n’aurait pas pu être fait sans la complicité ou le soutien de grandes parties, conservatrices, de la société, qui ont été amenées à voir les plus faibles comme leurs ennemi.es.

Pour mettre en place tout cela, il faut des mains, de l’argent, des ressources, des systèmes et du matériel. L’État a engagé des milliers de gardes-frontières, des flics de toute sorte, des militaires, etc. pour protéger ses intérêts nationaux. Si nous prenons en compte les programmes européens (comme Frontex) qui sont actifs en Grèce dans le but de garantir la fameuse « protection » des frontières, nous parlons de ressources considérables. Ces milliers d’ordures en uniformes doivent ainsi être équipées des dernières technologies, pour s’occuper des « invisibles ». Des bateaux, des hélicoptères, des armes, des caméras (intelligentes, thermiques), des frontières/clôtures intelligentes, des algorithmes, des radars et tant d’autres « réalisations » entrent en scène pour assurer les intérêts de l’État et des patrons.

Ainsi, la société SPACE entreprend et réalise des programmes pour « garder » les frontières, avec les flics, les garde-côtes et l’armée comme commanditaires.

Pour cette raison, nous avons jeté de la peinture sur la façade de son bâtiment sur la rue Kondylaki, derrière le bâtiment de la Bourse.

Contre les nations/les États/les frontières, contre l’idée nationaliste. En Grèce/en Turquie/en Macédoine, l’ennemi se trouve dans les banques et les ministères. La mer Égée est remplie des corps des immigré.es, les meurtriers de ces gens sont aussi grecs.

Vandales contre les frontières

Saix (81): bref compte-rendu de la manif du 18 février 2024

Publié le 2024-02-19 00:15:05

Saix (81): bref compte-rendu de la manif du 18 février 2024

Depuis le vendredi 16 février, les flics tenaient un siège empêchant tout ravitaillement en eau ou nourriture dans les arbres.

Dans l’après midi du dimanche 18 février, alors que les personnes se rendaient à la Crem’Arbre pour ravitailler les écureuils, les flics ont tenté de ramener leurs nouveaux blindés. Malheureusement pour eux, ils ont fait face à la boue tarnaise et se sont embourbés !

Dans le même temps, les flics ont utilisé massivement des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes, en chargeant la foule sans distinction. Il y a eu plusieurs interpellations et blessé-es.

🔥 NB: Pendant que la répression battait son plein, un incendie s’est déclenché dans la cimenterie avoisinant la ZAD. Les bétonneurs de mort ne s’étaleront pas, ni ici, ni ailleurs.

Marseille (Bouches-du-Rhône) France : incendiary sabotage of rail traffic

Publié le 2024-02-20 07:40:04

Train traffic between Marseille and Toulon interrupted due to sabotage

Figaro/La Marseillaise, January 15, 2024

This sabotage is costing users of SNCF’s southeastern rail network dearly. This Monday morning, train traffic was severely disrupted between Marseille and Toulon. Several cables were set on fire between the two stops served by TER trains, momentarily cutting off rail traffic for several hours.

The alarm was sounded at around 5:30 am. A “cable artery” that ensures the smooth running of the rail network had been “set on fire” between La Pomme and Marseille-Blancarde. “It’s not our installations that have caught fire, the fire is deliberate”, explains the SNCF, referring to “an act of malice”. The police also took fingerprints and noted the damage.

Shortly before 8 a.m., traffic had gradually resumed between Aubagne and Toulon, but not between Marseille and Aubagne.  “Flow will be limited to 2 trains per hour in each direction, with disruptions throughout the day”, explains the SNCF in its latest update. TGVs are also affected by this act of mischief. In Nice, trains to Paris are running several hours late.


A morning of waiting for shipwrecked passengers on the Toulon-Marseille SNCF line

Var matin, January 15, 2024

A day of hardship for some SNCF users. Due to an act of malice, rail traffic is currently disrupted between Marseille and Toulon. “Cables have been set on fire between La Pomme and Marseille-Blancarde”, the railway company announced on social networks this Monday, January 15, 2024.

In the early hours of the morning, many passengers remained on the platform. This was the case for Marie-Jeanne, who was due to travel to Colmar, in the Grand Est region of France. “I got the information before I left. First, they announced a 40-minute delay for my train, then 3h10…” she explains.

Sitting in one of the outdoor seats at Toulon station, she nevertheless prefers not to give in to annoyance: “3 hours late, you can imagine… Well, after that, we’re not going to complain. The weather’s fine, so we can stay outside for a while!”

It’s the same story a little further on, with Jean-Yves. This resident of Valenciennes (Nord) prefers to keep smiling, even if his whole day is spoiled by delays. “I had a TGV to Lille at 10am in Marseille. So I couldn’t get it. The next one’s at 6 p.m… But hey, we’ve got good weather.”

Her suitcase prevents her from wandering around Toulon. Fortunately, a book is tucked away in his suitcase. “I have brushes, because I paint too.” She still has several hours to wait. “When I saw the message saying it was vandalism, I said to myself that it was really a gratuitous, deplorable act”, he concludes.

Inside, in the hall, Évelyne is a little annoyed: “It’s a bit often… The problem is that we still don’t know exactly what time they’re going to take us away. And there’s no point in going home […] In the meantime, I’m reading the book I should have been reading on the train.”

Traffic between Marseille and Toulon is expected to resume normally at 12 noon.

via: sansnom
Translated by Act for freedom now

Loire, France : the authorities are concerned about sabotage against the power grid

Publié le 2024-02-20 07:45:03

Loire: the authorities are concerned about sabotage against the power grid

An electricity pylon sawn down, the mayor of Roche-la-Molière worries about “ecoterrorism”

Le Progrès, December 26, 2023

Since November 1, when a fire broke out at the Volvon RTE substation in Saint-Bonnet-les-Oules, the Loire department has been facing a new kind of threat. Although the incident caused no immediate harm, the Gendarmerie’s investigation quickly confirmed its criminal nature, as traces of an accelerant were found on site.

Barely three weeks later, on November 20, an extra-high-voltage pylon operated by RTE on the Bessy plateau in Roche-la-Molière was sawed down. As the police took charge of the initial formalities, the event was linked to the fire at the beginning of the month and to another act of mischief in the Puy-de-Dôme region. The Gendarmerie’s research section in Lyon then took charge of the case.

For his part, Éric Berlivet, the mayor of Roche-la-Molière, took the matter seriously and “suspected eco-terrorism”, although no specific claims had been made to date. The Saint-Étienne public prosecutor’s office, for its part, is content to refer to “political acts through this desire to cut off the power”, without going any further. However, this second act represents a more immediate threat, according to the mayor: “These pylons are mini-Eiffel Towers, and one of them is threatening to fall,” he asserts.

“There are four legs on these extra-high-voltage lines, one of which has been cut, so the tower is crippled. It’s pretty impressive to see.” A security perimeter has been set up around the pylon. “There’s no housing in this direct zone, but local residents are going past the barriers we’ve set up to get home quicker,” says an annoyed Rouchon chief magistrate.

This pylon ensures the smooth running of “a major energy highway supplying electricity to the Ondaine and Haute-Loire regions”. And we’ll have to be patient before the risk is definitively eliminated, as the installation cannot simply be repaired. “The pylon has to be ordered, the old one dismantled and a new one erected,” explains the mayor. “According to the departments concerned, this will take at least until next autumn.

RTE, the owner of the land and electrical installations, has announced that “repair work will be carried out in the coming weeks”, without giving any further details. A complaint has been lodged by the company, which assures us that there is no risk of a power cut: “As the network is meshed, de-energizing the line has no impact on the power supply, as this is done by another route”.

via: sansnom

Translated by Act for freedom now!

Thessalonique (Grèce) : Revendication du colis piégé envoyé à la présidente de la Cour d’appel Anastasia Anthopoulou

Publié le 2024-02-20 07:50:07

Dark Nights / lundi 19 février 2024

Le travail des magistrats vise clairement à torturer et à appauvrir tou.tes les prisonnier.es et en général tou.tes celles/ceux qui doivent, malheureusement, faire face à leur destin.

Les juges, les procureurs, les magistrats des cours d’appel, tous ensemble, ont crée pendant des années un groupe fermé de tortionnaires, bien entendu avec l’aide et la complicité des gouvernements en charge.

Surtout ces dernières années, avec le gouvernement Mitsotakis, ils ont mené le pays sur les traces de la junte et de sa répression. Les décisions prises dans les salles des tribunaux et dans leurs bureaux sont clairement vindicatives et inhumaines pour le peuple. Les ordures qui portent le « titre » de président de cour suprême d’appel, etc. sont ceux qui donnent l’ordre de saisir les maisons des gens qui ont des problèmes de santé, des personnes âgées, de ceux/celles qui sont confronté.es à une crise financière.

Ils sont ceux qui décident comme bon leur semble combien de temps quelqu’un.e va passer en prison, peu importent les preuves et les indices, parce qu’ils n’aiment que prendre des décisions de vengeance à leur discrétion et administrer leur soi-disant « justice », sans tenir compte de personne ni de quoi que ce soit.

Ils pensent appartenir à une classe de personnes supérieures et pouvoir jouer avec la vie de tout le monde. Leurs liens directs avec des flics et des politiciens de haut niveau les placent dans une situation d’autonomie et de corruption, sans aucun contrôle de la part de personne. Ils signent et arrangent les lois pour leurs « amis » corrompus, ils donnent lordre de surveiller des gens pour leur profit personnel.

Un chapitre énorme concerne les prisonnier.es et le durcissement constant des peines, bien sûr avec quelques exceptions qui ne servent que les « leurs ». Les longues peines, les différentes mesures qui sont imposées du jour au lendemain selon leur bon vouloir, conduisent les prisonnier.es à la bataille quotidienne pour la survie, dans des conditions de misère.

Quand il s’agit de personnes de leur propre clique, elles sont déchargées de toute responsabilité par des dissimulations et des procédures courtes. Un exemple parlant est le désastre de Tempé*, dont toutes les ordures de responsables continuent normalement leur vie. Le ministre des Transports de l’époque, Karamanlís, et ses sous-fifres, ont été acquittés de toute responsabilité, avec l’aide de juges et procureurs. Les « fameux » amis du gouvernement Mitsotakis, les violeurs et pédophiles Lignadis, Filippidis**, etc., sont partiellement acquittés ou reçoivent le bénéfice du doute, du coup ils peuvent poursuivre leur œuvre perverse, en étant acquittés. Au contraire, pour tou.tes ceux/celles qui n’appartiennent pas à leur milieu pourri, l’application de leurs lois dépasse toute vengeance.

Cette président précise de Cour d’appel, Anastasia Anthopoulou, est l’un des rouages essentiels de la machine inhumaine et fasciste qui a pour seul but de torturer et de se venger sur tou.tes celles/ceux dont elle décide du « destin ». Mais la « chance » ne sera pas toujours de son côté, car ses protecteurs militaires, ne seront pas toujours avec elle***. Les décisions qu’elle a prises par le passé, en ignorant clairement les conséquences subies par les prisonnier.es, ne resteront pas toujours sans réponse. Vous devez comprendre que vous n’êtes pas à l’abri et qu’il y aura des conséquences similaires pour vous. Aussi facilement que le colis piégé est arrivé sur son bureau, de même nos balles peuvent atteindre leur cible. Cette tentative a peut-être échoué, mais cette tortionnaire précise restera une cible prioritaire pour nous, parce que ses décisions ne resteront pas impunies.

Il est naturel et logique : dans une guerre il y a des victimes des deux côtés, aucune bataille n’est unilatérale, comme vous le voudriez. Aucune cible ne restera impunie, surtout à une époque où nous recevons des nombreux coups, socialement et personnellement. Vous tous, qui apportez chaque jour des vies humaines dans l’enfer des tribunaux : gardiens et gestionnaires d’êtres humaines, profiteurs modernes, juges, procureurs et flics de tous les services, qui aidez le travail répressif de l’État, vous seriez bien avisés de regarder derrière vous avant chaque pas que vous faites, de réfléchir très attentivement à chaque décision que vous prenez, parce que vous ne savez pas vers qui, parmi vous, sont tournés les moyens à notre disposition. Chaque choix que vous faites a son coût.

Peu importe la façon dont les perroquets des médias du système ont essayé de saper notre action, en parlant d’autres choses, la vérité est une seule.

L’anarchie n’a jamais cessé d’exister, personne n’est seul.e contre l’État.

Tout continue…
jusqu’à votre complète destruction.

Le groupe prend ses responsabilités.

Ένοπλη Απάντηση
[Réponse Armée]

 

Notes d’Attaque :
* le 28 février 2023, dans cette localité près de Larissa, il y a eu une collision entre un train de voyageur.euses et un train de marchandise, qui a provoqué la mort de 57 personne et des dizaines de blessé.es.
** Dimítris Lignádis, directeur artistique du Théâtre national grec jusqu’en février 2021, est accusé d’avoir abusé de mineur.es, dont des jeunes réfugié.es à qui il donnait des cours de théâtre. Petros Filippidis, acteur grec très connu, a été accusé de trois viols.
*** Lundi 12 février, la présidente de la Cour d’appel de Thessalonique, Anthopoulou, a reçu une enveloppe contenant de l’explosif, à son bureau. La trouvant suspecte, elle a fait appel à la police et les démineurs l’ont désamorcée.

Saïx (Tarn) : Les flics inondent la ZAD de lacrymos, mais deux engins de chantier brûlent (et tentative d’expulsion lundi)

Publié le 2024-02-20 07:55:06

Sud-Ouest / dimanche 18 février 2024

Six opposants au projet d’autoroute Toulouse-Castres ont été interpellés ce dimanche 18 février lors d’une manifestation interdite à Saïx, dans le Tarn, qui a donné lieu à des incidents avec les gendarmes, selon des sources concordantes.
Alors que les forces de l’ordre encerclent depuis samedi les arbres sur lesquels campent des opposants pour empêcher la poursuite du chantier, les manifestants voulaient ravitailler ces militants, d’après Bernard Cottaz, membre du collectif la Voie est libre, opposé à ce projet d’autoroute.

Selon la préfecture, qui avait interdit cette manifestation, « 150 personnes ont agressé violemment les forces de l’ordre, ciblées par des jets de cocktail Molotov », ce que dément la Voie est libre, évoquant « un usage massif de gaz lacrymogène » par les gendarmes. Trois gendarmes ont été blessés et six manifestants interpellés, selon la préfecture.
Dans le même temps, deux engins de chantier d’une usine de cimenterie à plusieurs centaines de mètres de la Zone à défendre (ZAD) créée par les opposants ont été « incendiés par des manifestants », selon la préfecture. D’après M. Cottaz, « il y avait bien un incendie mais pas du tout là où se trouvaient les manifestants ». […]
Atosca, le concessionnaire désigné par l’État, estime avoir depuis le 15 février le droit de reprendre les coupes d’arbres sur le tracé. Pour la Voie est libre, le bois occupé par les zadistes étant à « enjeu environnemental fort », il ne peut être défriché qu’entre le 1er septembre et le 15 octobre.
Quatre associations ont ainsi déposé un « référé pénal environnemental » le 9 février auprès du parquet de Toulouse pour faire interdire la reprise du défrichage.
Vendredi, plusieurs associations, dont Attac et la LDH, avaient dénoncé des « exactions » des forces de l’ordre autour de la ZAD, les accusant notamment de priver les militants campant sur les arbres de toute possibilité de ravitaillement. […]

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L’État s’embourbe

extrait de l’Obs / lundi 19 février 2024

« L’Etat s’embourbe », commente un opposant au projet d’autoroute Toulouse-Castres en train de filmer un blindé Centaure de la gendarmerie enlisé aux abords de la ZAD (zone à défendre) de la Crém’arbre, à Saïx, dans le Tarn, dimanche 18 février. […]





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Tentative d’expulsion en cours

extraits de la Dépêche du Midi / lundi 19 février 2024 [NdAtt. : fin du suivi à 19 heures]

Les forces de l’ordre mènent ce lundi une opération de grande ampleur pour évacuer les militants de la Zad de Saïx (Tarn), installée depuis plusieurs jours pour protester contre la construction de l’autoroute A69 entre Toulouse (Haute-Garonne) et Castres (Tarn). […]

L’intervention est menée par la cellule nationale d’appui à la mobilité (Cnamo) composée de sous-officiers très expérimentés. Des unités de pompiers sont également mobilisées et arrivent sur place. […]

Les « écureuils » crient leur détermination et rappelle que pour eux, l’abattage des arbres est interdit jusqu’au 1er septembre. Ils demandent aux gendarmes « d’être dignes ». Treize écureuils au total seraient présents dans les arbres sur le site de la Cremade. Une base arrière où sont réunis quelques dizaines de zadistes est située à 500 mètres de là. […]

Une heure après le début de l’intervention, aucun « écureuil » n’a été délogé. Les forces d’intervention parviennent pourtant à atteindre leurs cabanes en haut des arbres, grâce à des nacelles élévatrices. […]

DE L’EAU, PAS DES PUCES ! Rencontre avec le collectif Stop Micro

Publié le 2024-02-20 08:00:06

STMicroelectronics, multinationale du semi-conducteur, a amorcé en 2022 l’agrandissement de son site industriel de Crolles, en banlieue de Grenoble.
Le collectif Stop Micro s’est formé pour lutter contre l’accaparement des ressources par les industries de la microélectronique. Il s’attaque non seulement à ce projet d’agrandissement, mais aussi au modèle de société lié à l’existence de telles usines : la course à « l’innovation » et au tout-numérique, le pillage de l’environnement et la mise des ressources au service de la croissance économique, les collusions très fortes entre cette industrie et le monde militaire.



STMicroelectronics, multinationale du semi-conducteur, a amorcé en 2022 l’agrandissement de son site industriel de Crolles, en banlieue de Grenoble.
Le collectif Stop Micro s’est formé pour lutter contre l’accaparement des ressources par les industries de la microélectronique. Il s’attaque non seulement à ce projet d’agrandissement, mais aussi au modèle de société lié à l’existence de telles usines : la course à « l’innovation » et au tout-numérique, le pillage de l’environnement et la mise des ressources au service de la croissance économique, les collusions très fortes entre cette industrie et le monde militaire.

How to locate data centers

Publié le 2024-02-20 08:05:04

“Getting into Fights with Data Centres” is a zine that has a guide for finding the location of data centers, using ping and traceroute.

Both of these command line applications use a protocol (ICMP) that is not supported by the Tor network. Here is an adapted version of the guide that will work from Tails.

STEP 1: PICK A TARGET

Anything with a URL or IP address will work. What’s an IP address? It’s a set of 4 numbers that works like a ZIP/postal code for the vast mail system of the Internet. IP is short for Internet Protocol, which are a bunch of rules written in the early days of the Internet to ensure that your requests and replies all eventually go where they should, even if they take different paths across the middle of the network

STEP 2: GET YOUR IP

If you don’t already have an IP address, we’ll start with that. This is a way to sort of ‘knock on the door’ of a website, get that IP address, and see if someone’s home.

We can get the IP address by visiting a website that runs ping for us and entering the URL there.

STEP 3: GEOLOCATING IP ADDRESSES

Unlike the postal system, however, IP addresses don’t point to an obvious physical place where you can dump your physical mail. However, there’s also a trail of domain registration info that we can poke at to get some clues of where in the world this data might be hosted. To do so, we’ll turn to a few free look up services.

Note: Be skeptical of addresses located right in the middle of expensive city real estate. Unless there’s an IXP or submarine cable landing station nearby, chances are the IP address website has given you the location of the corporate offices of company that registered the website, not necessarily the location hosting its content. Sometimes, to offer a bit of privacy, IP look up tools will also simply point to the address of the closest city centre. If you’re not finding anything, or if you’re only finding financial centre boutique businesses, check your look up tool of choice for ISP (internet service provider) names. Pick up the trail on GoogleMaps with that info.

For instance, in the case of Castlefield Gallery, the geographic coordinates plunked me right in the middle of the Thames in a very posh part of London. The chances of a data center being built here are slim—I’ll need to widen my search. Looking back at my IP location lookup site, I can see that something called OVH is listed in the fields for both Castlefield’s ISP and domain. Using this as my search term points me to OVH’s London headquarters in a swanky skyscraper. The company probably used this address to register their domain info, but it’s again pretty unlikely that they’ve stuffed all their servers into a pricy and fairly vertical office.

When poking around a site I like to use Google Street View to confirm whether or not the vibes are off. Anything with outwards facing glint (sleek windows, lobby art, a property manager’s stylish website for prospective tenants, etc.) or even just a fair bit of height is cause for suspicion. Your data center is much more likely to be a beige, sprawling warehouse, fenced off from the world (but also trying to look sort of unassuming about it).

So, let’s keep looking. Zooming out of the London city center reveals another hit for OVH further down the Thames in a slightly more inglorious borough called Erith. This site is located on a one way street next to a busy traffic artery and a set of factories and distribution centers. This is much more like it! Seen on Street View, it’s an obvious match: there’s a telecommunications tower out front chock full of antennas, next to a bunch of modified shipping containers stacked on top of each other (almost surely full of server racks). Other tells include security gates, two massive power boxes with electrocution warnings, and a ‘thieves beware’ sign explaining how clever forensic devices in the cables, metals, and equipment on the site will thwart efforts to steal and sell any stolen goodies. Oh yes—we’ve got a data center on our hands. A quick search across OVH’s own website confirms that they have only one data center location in the UK, and it’s in Erith. We’ve found our match.

Troubleshooting with traceroute

Of course, this might not be so simple. Maybe your IP geolocation data is absolutely in the middle of nowhere, or it’s proving tricky to make the jump from the offices of the folks who registered the IP address to the digital warehouse where the digital stuff actually is. We have another trick up our sleeve: we can run a traceroute.

This is a diagnostic tool used by clever IT people (and malicious hackers) looking to trace the route data takes across the network to get from point A or point B. Internet traffic can change its paths dynamically as stuff goes offline or comes back up after maintenance, so you may not get the same results from one day to the next. In general, though, you can often find some useful hints about the sea of routers and exchange points your data moves across, all of which can help you zero in on where your target must be located, relative to the rest of your traceroute.

STEP 1: RUN YOUR TRACEROUTE COMMAND

Traceroute works by sending a message to each router in the path to reaching your destination, and then getting those routers to send little messages back to your computer identifying who they are. If all works well, you’ll end up with a list of all the steps (called ‘hops’), how long it took each of them to respond, and their IP addresses. It’s this latter information that we’re interested in, since we already have some tools to translate those IP addresses into approximate geographic coordinates. Taken altogether, this can draw a map of how your data actually moves across the planet (and thus where it ultimately comes from).

Traceroute also doesn’t work from Tails, so like for ping, we will run it from a website service like https://dnschecker.org/online-traceroute.php

STEP 2: INTERPRETING THE RESULT

Reading the output of a traceroute takes a bit of practice. Your computer will output a series of lines showing hop numbers, times, and IP/domain information. Each hop represents a location in the network that your request passes through. The first few lines are always going to be your local network with a lot of private IP addresses (and so, not terribly insightful).

Next you’ll probably hit an internet exchange point (IXP). These sometimes have names of cities in the information that comes before the IP addresses (or at least, abbreviations thereof. ‘Toro’ can mean Toronto, and so on).

The exciting stuff comes next: lots of seemingly random IP addresses. Try piecing together the geographic path of your data by looking up the locations of each IP address using the same tools as before. You might write down the cities in a list, or try putting down pins on a map. In this way, even if you can’t determine the location of the final IP, the path leading up to it can offer useful clues.

If you’re still stuck, or if you want to cross reference, a few other tools you could play around with are https://traceroute-online.com/mtr/, https://geotraceroute.com, or https://hackertarget.com/online-traceroute/. I personally find them a little more error prone and hard to parse, but you might be built different! You could also try on a different day (and so maybe a different route through the network).

Submitted anonymously

Soirée anticarcérale aux roseaux

Publié le 2024-02-20 22:30:06

Soirée anticarcérale en soutien à des prisonnier.e.s antispécistes et anarchistes ce jeudi 22 février



« Nous, en tant que cellule opérationnelle de guérilla urbaine, considérons que l’exploitation animale est inacceptable et intolérable. Nous ferons tout ce que nous pourrons, même si c’est peu, même si ce n’est qu’une miette, même si cela nous coûte la vie ou la liberté, mais nous le ferons jusqu’à la mort et avec un amour et une fierté immense. » - Revendication d’attentat incendiaire contre Susaron par le Groupe de réponse animale

« Feu à Susaron et à toutes les autres entreprises capitalistes qui profitent des corps et des vies de toustes les autres ! Que le feu du sabotage se propage ! A bas les prisons ! » Communiqué d’une action solidaire avec les compas de l’affaire Susaron

Nous organisons notre deuxieme soirée anticarcérale au squat des Roseaux (83 rue Robespierre à Montreuil), en solidarité avec des prisonnièr.e.s enfermé.e.s pour des actions pour la libération animale et la libération totale.

Depuis l’arrivée de Boric au pouvoir, le président chilien "de gauche" semble prendre le même chemin que ses prédécesseurs en terme de criminalisation des mouvement sociaux. Il a continué à militariser le sud du pays et à instaurer un État d’urgence pour favoriser les grands propriétaires forestiers dans leur expropriation coloniale et écocidaire des territoires où vivent les communautés Mapuche, en lutte contre ce pillage et le saccage des sols. Il emprunte le même discours sécuritaire quant aux mouvements sociaux dans les villes, notamment en saluant la police et en condamnant les manifestations pour les anniversaires du soulèvement chilien de 2019. L’État chilien continue de mener sa guerre aux idées et compas anarchistes, avec récemment des peines de prison exemplaires condamnant Francisco Solar à 86 ans de prison et Monica Caballero à 12 ans pour des attaques à l’explosif, comme aux militants Mapuche, avec par exemple la condamnation récente de quatre compas de la CAM (Coordinadora Arauco-Malleco) à 15 ans de prison pour l’incendie de camions de l’industrie forestière.

L’action directe anarchiste et subversive ne faiblit pas pour autant, avec des sorties incendaires et explosives fréquentes autour des lycées et universités de Santiago, des actions en solidarité avec les compas incarcéré.e.s ou assassiné.e.s, de nombreuses actions de sabotage pour la libération animale ou contre l’industrie forestière. C’est dans ce contexte que 4 compas antispécistes et anarchistes ont incendié des camions de l’entreprise Susaron, grande boucherie spécialisé dans le transport de cadavres d’animaux assassinés et démembrés, en septembre 2022. Arrêté.e.s deux mois plus tard, les compas sont toujours en prison dans l’attente de leur procès, depuis désormais plus de deux ans.

Dans l’objectif de continuer à construire des ponts entre les luttes anticarcérales et antispécistes, nous organisons une soirée de soutien à ces compas, et à toustes les autres prisonnièr.e.s antispécistes. La question de la libération animale et la fin de l’enfermement des animaux rejoint la question anticarcérale, et celle de la fin de l’enfermement des humain.e.s. C’est tous les lieux d’enfermement et de mort que nous voulons fermer, des CRA aux abattoirs, des prisons aux zoos.

Cette soirée s’organise dans le cadre et contre le risque d’expulsion des Roseaux, une maison squattée par une vingtaine d’habitants et d’habitantes depuis décembre 2022, à Montreuil. Menacé une deuxième fois d’expulsion imminente depuis le passage de la loi Kasbarian, le lieu risque d’être rasé au profit d’un énième projet immobilier gentrificateur du bas Montreuil.

Au programme :

Le R.I.S.I

Samedi 2 mars, Claviere — Carnaval contre les frontières !

Publié le 2024-02-21 09:00:10

Cette frontière, comme toutes les frontières et tous les murs construits pour séparer et diviser les terres et les peuples, tue. Sur les sentiers de montagne de Claviere à Briançon et sur les pistes de ski où se promènent les touristes, plus de 10 corps ont été retrouvés depuis 2017. Au moins deux sont portés disparus.



Et ce n’est pas la montagne, le froid ou la neige qui les a tués, comme ce n’est pas la mer ou les trafiquants la cause de la mort de milliers de personnes dans la Méditerranée. Ce qui tue, est la présence de la gendarmerie, de la police des frontières, des militaires. Ce sont les politiques de “gestion des migrations” et d’externalisation des frontières qui visent à bloquer et à contrôler la partie de la population considérée comme excédentaire, pauvre, et à l’exploiter si elle arrive en Europe. La frontière n’existe pas pour les marchandises qui circulent partout. Dans une vallée où il y a une ligne de chemin de fer – et les chantiers pour en construir une autre devastent le territoire-, où il y a des routes et des autoroutes qui mènent en France, celleux qui n’ont pas le bon document sont obligées de marcher de plus en plus haut sur les sentiers de montagne, de plus en plus réprimés par une militarisation croissante.

Le 5 mars, la Cour de cassation se prononcera sur les peines demandées pour les personnes qui, en mai 2016, ont décidé de se solidariser avec les frontaliers et de s’opposer à la construction d’un mur “anti-migrants” au col du Brenner, à la frontière entre l’Italie et l’Autriche.

Le jugement en appel du procès de la manifestation “Abattre les frontières, au Brenner et partout” a prononcé des peines pour plus de 120 ans d’emprisonnement. Si les condamnations seront confirmées en cassation, de nombreux camarades se retrouveront en prison ou en résidence surveillée pendant des années pour l’une des manifs les plus réprimées depuis des décennies. Au fur et à mesure que la répression progresse, les motifs et les raisons de cette manifestation n’ont fait qu’augmenter.
Ces dernières années, les outils de contrôle et de gestion intégrée des frontières se sont multipliés : un nouveau pacte européen sur les migrations pour faciliter les processus d’enregistrement et de rapatriement des migrants, des CRA et des hotspots multifonctionnels situés dans les zones les plus reculées de la péninsule, des accords avec des pays tiers pour externaliser les frontières et les demandes d’asile (le dernier en date avec l’Albanie pour la construction de deux CRA sur le territoire albanais).

En 2023, près de 30 000 rejets documentés ont été enregistrés aux frontières européennes. Il y a quelques jours, on a appris qu’un homme de 22 ans s’était encore suicidé à l’intérieur d’un CRA. Les dispositifs de reconnaissance faciale, les bases de données d’empreintes digitales, de nombreuses technologies de contrôle trouvent dans les frontières un lieu d’expérimentation privilégié.

Malgré les instruments d’oppression aux mains de l’Europe coloniale, les migrant.e.s s’organisent pour percer les mailles de la forteresse : de Vintimille à Montgenevre, de Trieste à Calais, du col du Brenner à Lampedusa, les frontières sont franchies chaque jour. Les CRA sont incendiés (ce n’est qu’en ces premiers jours de 2024 qu’il y a eu des émeutes dans les CRA de Gradisca d’Isonzo, Milo et Ponte Galeria) et les gens s’échappent.

Depuis la frontière du Montgenèvre, nous appelons à une présence solidaire, le samedi 2 mars 2024, pour exprimer notre solidarité avec les camarades inculpées pour la manif au col du Brenner et tous celleux qui, chaque jour, défient les dispositifs de contrôle pour battre les chemins de la liberté et de l’espoir.

RDV samedi 2 mars à 11h a Claviere !
Amene à bouffer
Il y aurait du thé et du vin chaud !

Solidarité avec celleux qui franchissent les frontières, complicité avec celleux qui les détruisent !

Toulon (Var) : les acharnés des antennes-relais

Publié le 2024-02-21 14:40:04

Toulon : deux hommes interpellés pour des dégradations
d’antennes 5G

Var matin, 15 février 2024

La fin d’un an et demi de dégradations? De mai 2022 à décembre 2023, plusieurs détériorations avaient été commises sur des antennes téléphoniques 5G, au niveau d’un terrain loué par un particulier à des opérateurs, dans le secteur de Toulon ouest.

À chaque fois, le portail d’accès était fracturé, et les câbles d’alimentation sectionnés, entraînant plusieurs dépôts de plainte, ainsi que l’installation d’un système de vidéosurveillance. En décembre dernier, rebelote. De nouvelles dégradations étaient constatées. Or, cette fois, l’exploitation vidéo et sonore permettait de mettre en cause deux hommes âgés d’une soixantaine d’années.

Après investigations, ces deux Varois ont été interpellés par la police nationale. Lors de leur audition, ils ont exprimé leur «  hostilité  » vis-à-vis des ondes émises. Ils devront s’expliquer devant la justice pour violation de domicile et dégradation volontaire en réunion. Le préjudice est estimé à plus de 110 000 euros.

Sainte-Baume (Var) : le laboratoire judiciaire part en fumée

Publié le 2024-02-21 15:00:04

Mystérieux incendie criminel dans un laboratoire d’expertise de scellés judiciaires sensibles dans le Var
Le Parisien, 15 février 2023

Cherchaient-ils à effacer des éléments compromettants issus d’enquêtes judiciaires sensibles ? Un laboratoire spécialisé dans l’analyse des supports numériques situé à environ 45 km au nord de Marseille a été la cible d’un incendie criminel, dans la nuit de mardi 13 à mercredi 14 février. Peu après minuit, selon des images captées par des caméras de vidéosurveillance, trois hommes encagoulés ont ainsi pénétré par effraction au sein de ce laboratoire avant d’asperger les lieux d’un produit inflammable et de projeter des engins incendiaires.

Selon nos informations, les trois suspects ont ensuite pris la fuite à bord d’un véhicule équipé d’une fausse plaque d’immatriculation. La voiture des malfaiteurs a finalement été retrouvée incendiée à 600 m du lieu des faits. Les trois hommes sont actuellement en fuite. La police judiciaire de Marseille est chargée de l’enquête. Initialement confiées au parquet de Draguignan, les investigations ont été transférées à Marseille en raison de la sensibilité du dossier. Car le laboratoire visé ne l’a sans doute pas été par hasard.

Le site, blotti au pied du massif de la Sainte-Baume dans le Var, appartient en effet à un expert auprès de la cour d’appel d’Aix-en-Provence et travaille en lien direct avec la justice. Spécialisé dans le traitement des supports numériques, le laboratoire dispose d’une expertise reconnue pour retrouver des données supprimées et effacées de téléphones portables, d’ordinateurs, de clés USB et appareils photos… Une spécialité et une capacité à travailler parfois plus rapidement que les laboratoires de la police et de la gendarmerie qui lui permet de se voir ainsi confier de nombreuses missions d’expertises dans le cadre d’enquêtes judiciaires menées sur la Côte d’Azur.

Ces dernières années, nombre de téléphones ou d’ordinateurs saisis dans des dossiers sensibles ayant trait au narco-banditisme marseillais ont ainsi été envoyés au sein de ce laboratoire privé afin d’être analysés. « On a effectivement un partenariat avec ce laboratoire, confie un enquêteur en poste dans le sud de la France. Les juges d’instruction y envoient beaucoup de téléphones ou d’ordinateurs, notamment dans les dossiers de trafics de stupéfiants où les expertises sur le volet numérique sont très importantes et complexe, car les voyous utilisent des messageries cryptées ou des messages éphémères… »

Reste désormais à connaître l’ampleur des dégâts. Avec une question cruciale : des scellés restant à analyser ou des résultats n’ayant pas encore été transmis à la police ou aux services de justice ont-ils été détruits lors du sinistre ? Selon les premières constatations des gendarmes sur place dans la nuit de mardi à mercredi, le local des scellés n’aurait pas été directement impacté par l’incendie. « La certitude, c’est que cela ressemble bien à une attaque ciblée », confie une source proche de l’enquête.

À ce stade, le mobile de l’incendie reste toutefois indéterminé. Si le mode opératoire – hommes cagoulés, voiture incendiée… – laisse forcément penser à une action menée par le grand banditisme en vue de détruire des preuves, l’hypothèse d’une concurrence commerciale ou d’un différent d’ordre privé doivent aussi être étudiées par les enquêteurs de la PJ.


Incendie du laboratoire d’expertise au pied dans le Var: des pertes de données « minimes »
Var matin, 26 février 2024

Un laboratoire varois, spécialisé dans le traitement judiciaire de données numériques, a été visé par un incendie criminel le 14 février. L’enquête est entre les mains du parquet de Marseille.

La crainte était grande de voir des scellés judiciaires être détruits en même temps que les locaux du laboratoire d’expertise numérique incendié dans la nuit du 13 au 14 février au pied de la Sainte-Baume . C’était sans doute là, d’ailleurs, le but des trois criminels qui ont pénétré par effraction dans le bâtiment avant d’asperger les lieux d’un produit inflammable et d’y mettre le feu.

Mais l’expert judiciaire près la cour d’appel d’Aix-en-Provence auquel appartient le laboratoire a précisé à Var Matin qu’il ne conserve jamais sur ses serveurs les données étudiées. « Une fois récupérées, les données à exploiter sont externalisées sur des serveurs dématérialisés sécurisés, ce que tout le monde appelle le cloud. Le scellé physique, lui, reste entre les mains de la justice. Nous agissons ainsi par sécurité mais aussi par ce que nous travaillons de concert avec des équipes externes et des services étatiques qui ne se trouvent pas dans le Var. »

De ce fait, si les dégâts matériels dus à l’incendie sont assez importants, ceux sur les données sensibles sont « minimes ». Ce qui n’enlève en rien le choc vécu par l’équipe du laboratoire, toujours vivace trois jours après les faits. Les répercussions se font ressentir dans toute la profession, inquiète d’être prise pour cible en raison de la sensibilité des dossiers criminels dont elle a à connaître.

À l’heure actuelle, les trois individus ayant incendié le laboratoire sont toujours recherchés. Les investigations ont été confiées au parquet de Marseille.

Montargis (Loiret) : Appeler un facho un facho

Publié le 2024-02-22 07:55:07

extrait de la République du Centre / mercredi 21 février 2024

Un tag, « Facho« , a été découvert tôt, mercredi 21 février, sur la vitrine de la permanence du député RN de la quatrième circonscription du Loiret, Thomas Ménagé.
Le tag était accompagné d’un collage représentant une guillotine, sous lequel on peut lire le slogan : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ». […]

Chamborêt (Haute-Vienne) : Une pelleteuse carbonisée sur un chantier de NGE, en solidarité avec la Crém’Arbre

Publié le 2024-02-22 08:00:05

Mise à jour de mercredi 28 février :

Appel à action, en solidarité avec la Crem’Arbre

La Grappe / dimanche 25 février

Ce matin (21 février), nous avons reçu un texte revendiquant un acte de désarmement contre le groupe NGE en Haute-Vienne, à la frontière du Limousin. Nous saluons ce geste de solidarité, que nous tenons à visibiliser en diffusant massivement le communiqué suivant :

Communiqué du GIEC

Hier soir, tard dans la nuit, nous avons incendié une pelleteuse à chenille du concessionnaire mortifère NGE. (https://www.lepopulaire.fr/chamboret-87140/actualites/un-incendie-sur-le-chantier-de-la-rn-147-a-chamboret_14456148/) Cet engin sert à creuser et terrasser. Il sévissait en Haute-vienne, à la frontière avec le Limousin. Ce sont ces mêmes machines qui, en ce moment, ravagent les terres occitanes.
Hier nous pensions écrire un énième rapport sur la situation catastrophique à laquelle contribue activement NGE. Nous vous aurions expliqué une nouvelle fois pourquoi cette entreprise participe, jour après jour, au saccage de nos terres et de nos existences. Avec des chiffres éloquents, des graphiques scandaleux et des conflits d’intérêts toujours plus ahurissants.

Cependant, alors que la situation est alarmante, la préfecture du Tarn, représenté en la personne de Michel Vilbois, s’est lancé dans une énième tentative d’expulsion de la ZAD de la Crém’Arbre. Un acte intolérable qui nous a poussé à joindre l’acte à la parole. NGE dévorent nos vies, nous ne pouvions plus nous contenter d’écrire. Nous avons donc choisi hier de désarmer une pièce de leur gigantesque arsenal, aussi pour rappeler qu’ils ne sont en rien intouchables.
Nous appelons toutes les sections locales du GIEC à imiter notre geste, à le diffuser largement. Tout notre soutien et notre solidarité vont à la ZAD, à ses courageux écureuils grimpeurs qui empêchent la coupe des arbres, aux collectifs locaux qui font un travail remarquable sur le terrain. Merci à eux.
L’autoroute ne passera pas, NO MACADAM !

Groupe Incendiaire d’Engins de Chantiers

– – –

NGE, acteur majeur du projet autoroutier, n’a cessé d’être pointé du doigt. Le concessionnaire avance main dans la main avec les élus locaux, les principaux financeurs et l’État depuis de nombreux mois. Ce sont ses chèques qui ont exproprié les habitants, son lobbyisme qui a motivé les différents préfets à réprimer avec toujours plus de force la mobilisation populaire, ses machines qui continuent de ravager le territoire. Après de longues journées et nuits de harcèlement, les forces de police essayent désormais de déloger les écureuils nichés dans les arbres ; ils se heurtent en ce moment même à la détermination sans faille de celles et ceux qui protègent les arbres.

Cette action de solidarité participe à lutter contre le projet mortifère qu’est l’A69. Elle vient ainsi rejoindre les pétitions, prises de position d’élus, manifestations massives, fêtes, campagnes d’informations, occupations d’arbres, déambulations carnavalesques, installations de ZAD sur le tracé… qui nourrissent cette lutte depuis maintenant plusieurs années. La composition est notre force.

NGE mène de nombreux chantiers en parallèle, à différents endroits du territoire français et à l’étranger. Faisons de cet éparpillement une faiblesse : contre les tractopelles et les camions qui créent des paysages dépouillés de vie, contre les différents entrepôts d’où ces machine partent, contre les bureaux depuis lesquels les décisions sont prises. Rivalisons d’inventivité et continuons à soutenir des initiatives comme celle de ce début de semaine. Nous ne voulons ni de ce projet d’autoroute, ni d’aucun autre grand projet inutile et imposé.

Malgré les avertissements répétés, il semble que la Nouvelle Génération d’Entrepreneurs n’a pas encore pris conscience de l’obsolescence de son projet. Puisque « dynamisation » et « désenclavement » d’un territoire sont synonymes de ravage écologique, de mépris des populations locales, de magouilles politiciennes et de promotion du tout-béton à une époque où la crise climatique s’intensifie, nous continuerons de lutter. À ces propositions d’un autre temps : nous préférons des tracés de route alternatifs, la défense du ferroviaire local, les rassemblements festifs et joyeux, les manifestations inventives, les désarmements en tout genre, les ZAD partout.

Pour aider, voici une carte des différents sites NGE en France, il y en a surement un près de chez vous. Sur cette carte figure d’autres acteurs du projets, comme la SMDA (l’une des principales entreprise opérant la coupe des arbres sur le chantier de l’A69) et la SPIE Batignole. (Un des bitumeurs du projet autoroutier).

NGE doit disparaitre ! No macadam !

Les collectifs en lutte contre l’A69

*****

Le Populaire du Centre / mercredi 21 février 2024

Le Groupe incendiaire d’engins de chantiers (GIEC) a revendiqué un acte volontaire à Chamborêt dans la nuit de lundi à mardi. Un incendie qui vient soutenir les opposants au projet de l’A69 à Saïx, dans le Tarn. L’entreprise NGE, qui participe aux travaux en Haute-Vienne et finance une partie du projet dans le sud, était visée.
Alors que nous révélions ce mardi qu’une pelleteuse à chenilles avait été incendiée et détruite par les flammes à Chamborêt, sur le chantier de la RN 147, dans la nuit de ce lundi 19 au mardi 20 février, l’enquête a pris un tout nouveau tournant.

Dans un communiqué qui nous a été envoyé ce mardi soir, le Groupe incendiaire d’engins de chantiers (GIEC) revendique cet incendie. « Lundi, tard dans la nuit, nous avons incendié une pelleteuse à chenilles du concessionnaire mortifère NGE. Cet engin sert à creuser et terrasser. Il sévissait en Haute-Vienne. Ce sont ces mêmes machines qui, en ce moment, ravagent les terres occitanes », indique le communiqué.
Le groupe militant dénonce « la situation catastrophique à laquelle contribue activement l’entreprise NGE ». Selon eux, NGE participe au « saccage de nos terres et de nos existences ». Pour rappel, l’entreprise de travaux NGE participe au financement du projet de l’autoroute A69 à Saïx (Tarn). Les forces de l’ordre ont commencé le démantèlement de la ZAD (zone à défendre) ce lundi 20 février en délogeant les opposants au projet.
Toujours dans ce mail de revendication, le GIEC dénonce le comportement de la préfecture du Tarn : « La préfecture du Tarn, représenté en la personne de Michel Vilbois, s’est lancé dans une énième tentative d’expulsion de la ZAD de la Crém’Arbre. Un acte intolérable qui nous a poussé à joindre l’acte à la parole. NGE dévorent nos vies, nous ne pouvions plus nous contenter d’écrire. Nous avons donc choisi de désarmer une pièce de leur gigantesque arsenal, aussi pour rappeler qu’ils ne sont en rien intouchables. »
Enfin, le Groupe incendiaire d’engins de chantiers « appelle toutes les sections locales du GIEC à imiter ce geste » et « apporte tout son soutien et sa solidarité à la ZAD, à ses courageux écureuils grimpeurs qui empêchent la coupe des arbres. »

Un acte revendiqué contre NGE qui n’a vraisemblablement pas atteint la bonne cible. « La pelleteuse carbonisée, elle est à mon entreprise, et pas à NGE, explique, en colère, Damien Albenque, patron d’AD Location à Nantiat. Sur ce chantier, AD Location est sous-traitant de NGE, donc une boîte locale, de Nantiat, qui n’a rien à voir avec le projet de l’A69, vient de perdre 400.000 € de matériel et causé l’arrêt d’un salarié du coin. NGE n’a sûrement pas été touché par cet incendie. Cette action-là ? Elle ne sert à rien. Sauf à faire chier une petite entreprise du coin ».
Damien Albenque a déposé plainte à la gendarmerie.

Une enquête a été ouverte par le groupement de gendarmerie de la Haute-Vienne pour « destruction volontaire d’engins de chantier par incendie, avec aucun doute sur l’intervention d’un tiers », précise la gendarmerie. Une deuxième pelleteuse a également été endommagée cette nuit-là. […]

Caen : Contre toutes les prisons, représailles contre les architectes du SAS

Publié le 2024-02-22 08:05:05

reçu par mail / mercredi 21 février 2024

En 2016, l’État français lance un plan de construction de nouvelles prisons, pour ajouter 15 000 places d’enfermement à celles déjà existantes. A ce plan s’ajoute le projet de construire 3 000 nouvelles places en Centre de Rétention Administrative d’ici 2027.

Ici, c’est à Ifs qu’un nouveau centre pénitentiaire a été construit, puis inauguré en octobre 2023. Le mois suivant, 306 prisonnier-es sont transféré-es dans la nuit et par surprise de l’ancienne maison d’arrêt de Caen jusqu’à la nouvelle taule, qui compte 551 places et les dernières merveilles du contrôle technologique, évidemment. A la fin de l’année dernière, un prisonnier mineur est mort à l’intérieur de ces murs flambant neufs.

Mais ce n’est pas tout. En décembre 2022, dans le cadre du même plan, une Structure d’Accompagnement vers la Sortie (SAS) de 90 places a aussi été inaugurée à Caen. Les SAS sont des prisons comme les autres, à ça près que le ministère de la Justice communique activement pour expliquer que ces enceintes entourées de hauts murs et de barbelés sont différentes puisque pensées comme des tremplins vers la sortie et la réinsertion. En vérité, les SAS sont des taules supplémentaires pour enfermer toujours plus de monde et maintenir en place l’ordre social.

Ces nouvelles prisons ne sortent pas de terre toutes seules. De la conception à la construction, il y a des responsables. Florent Schneider et son agence d’architecture en font partie. Sur le site de l’Agence Schneider, le projet du SAS de Caen est fièrement mis en avant*. Florent Schneider revient dans une interview** sur son expérience de collaborateur de la pénitentiaire et sur sa volonté de créer une prison meilleure : « c’est toujours complexe dans un projet comme ça qui est tiraillé entre des habitudes, la sécurité et l’innovation. Il y a toute une révolution culturelle à faire »… Visiblement, ça n’a pas été si complexe de construire une taule de plus, et la révolution culturelle a semble-t-il pris du plomb dans l’aile quand il a fallu encaisser un gros chèque de l’État !

Vous n’êtes que des sales collabos.
Votre communication pathétique et vos états d’âmes humanistes n’y changent rien.

En guise de représailles, dans la nuit du 20 février, on est allé-es au 42 avenue du Six Juin à Caen, là où l’agence Schneider a des bureaux***, dans un immeuble. On a recouvert de peinture l’interphone puis la plaque en verre « Agence Schneider ». En bas de l’immeuble, on a écrit « Contre toutes les prisons » parce que peu importe qu’elle soit sans miradors, axée sur la réinsertion ou ouvertes aux travailleuses et travailleurs sociaux, une prison reste une prison, c’est-à-dire un lieu dans lequel on enferme contre leur gré celles et ceux que l’État juge dangereux-ses pour ses intérêts. En partant, et parce qu’on a la haine de voir nos proches tué-es, enlevé-es, menacé-es par le système carcéral et ses sbires, on a laissé quelques fissures sur les vitres du hall de l’immeuble.

La prison c’est une torture, un outil d’exploitation capitaliste, une usine du contrôle qui ne résout pas les conflits et ne répare pas les torts causés, qui au contraire crée des traumatismes et de la misère, et qui surtout maintient la hiérarchie sociale en place. En France, des prisonnier-es meurent presque tous les jours, assassiné-es par les maton-es, poussé-es au suicide, maltraité-es, pas soigné-es, soumis-es à la camisole chimique… Beaucoup de détenu-es travaillent au service de multinationales contre une micro-rémunération honteuse dans l’espoir de voir leurs conditions de détention s’améliorer. Celles et ceux qui se rebellent sont condamné-es aux tortures physiques et psychologiques des quartiers d’isolement, puni-es par les coups des ERIS, et voient leurs peines prolongées. C’est grâce à ce système que des architectes comme Schneider font leur chiffre d’affaire.

Les violences et la menace pénitentiaires sont aussi un message envoyé par l’État à celles et ceux qui, à l’extérieur de ces murs, voudraient se rebeller contre sa domination. Il n’y aura donc pas de changement radical sans offensives concrètes contre l’idéologie carcérale, ses structures et ses responsables.

C’est ce qu’on veut exprimer par ce geste, ainsi que notre chaleureuse solidarité avec toutes celles et ceux qui se battent contre la taule, dedans comme dehors.

Une bombe de tag anarchiste et un brise-vitre marteau

 

* https://www.agence-schneider.fr/projets/centre-penitentiaire-de-caen-la-maladrerie-14/
**« Nouvelles prisons : fini la réinsertion, bonjour le tout-sécuritaire », 5 décembre 2023, streetpress : https://www.streetpress.com/sujet/1701785521-nouvelles-prisons-reinsertion-sas-virage-securitaire-dupond-moretti
*** Il y a aussi des bureaux de l’Agence Schneider à Lyon (18 rue Imbert Colomès)

Parution : Identifier l’ennemi – Le coin des bonnes adresses (2020-2023)

Publié le 2024-02-22 08:10:05

Identifier l’ennemi, recueil d’articles tirés du coin des bonnes adresses (journal anarchie!, 2020-2023) précédé d’une introduction inédite, éditions Cygne Noir, février 2024, 112 p.

Qui fabrique le matériel électoral ? – Qui conçoit les drones du confinement ? – Qui nourrit gratos policiers et gendarmes ? – Qui développe les dispositifs de contrôle sanitaire ? – Qui s’enrichit sur la machine à enfermer ? – Qui installe les pylônes des antennes-relais ? – Qui transforme les véhicules de matons et de flics ? – Qui est cet esclavagiste moderne ? – Qui fournit l’industrie de guerre ? – Par où s’en prendre aux éoliennes maritimes ? – Qui construit les mâts de vidéosurveillance ? – Par où s’en prendre aux centrales photovoltaïques ? –D’où vient ce robot pour maisons de retraite ? – Qui bâtit le nouveau système de communication unifié des forces de l’ordre ?

C’est à ce type de questions indiscrètes que répondaient les articles de la rubrique « Le Coin des bonnes adresses », publiés au fil de l’actualité dans le mensuel anarchie ! entre 2020 et 2023. A la fois une méthode et une invitation. Celle de porter un regard différent sur notre environnement, pour y dénicher la banalité matérielle où s’élaborent, se construisent et s’amplifient les chaînes de notre écrasement quotidien. Autant d’entreprises périphériques directement responsables du contrôle, de l’enfermement, de la guerre, de l’énergie et des télécommunications du pouvoir. De petites structures aux grandes conséquences, qui demeurent à portée de toutes les mains audacieuses.

Format 18 x 12 cm – autoédition – 112 pages – prix libre
Pour commander des exemplaires (précisez une adresse postale), écrire à : cygnenoir[at]riseup.net

[Trouvé sur Indymedia Lille, 21 février 2024]

Grand-Couronne (Normandie) : les flics repartent à pied

Publié le 2024-02-22 08:15:04

Un véhicule de police incendié à Grand-Couronne durant la nuit
Paris-Normandie, 16 février 2024

Un véhicule de police a été incendié à Grand-Couronne dans la nuit du jeudi 15 au vendredi 16 février 2024.

Aux alentours de 23 h, après s’être stationné rue de Seelze dans le quartier des Bouttières, l’équipage s’est absenté quelques instants pour, selon nos informations, aller rendre visite à un copain. À son retour, il a constaté qu’une vitre avait été brisée et un engin incendiaire jeté à l’intérieur du véhicule qui avait commencé à prendre feu.

Les policiers ont réussi à sortir un peu du matériel administratif de la voiture, qui a été totalement détruite par les flammes. Par contre, on ignore encore s’ils échapperont au conseil de discipline, la visite domiciliaire à une connaissance et le fait de laisser le véhicule sans surveillance n’étant pas prévu dans le règlement intérieur.

Paris : mais si, l’art permet de s’évader…

Publié le 2024-02-22 08:20:06

Paris : Un détenu de Fleury-Mérogis s’évade lors d’une sortie
au musée

20Minutes/Le Parisien, 4 février 2024

On dit souvent que l’art permet de s’évader. Un détenu du centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis (Essonne) a profité d’une sortie organisée au musée du Quai Branly-Jacques Chirac à Paris vendredi matin pour prendre la poudre d’escampette, a indiqué samedi le parquet d’Evry. Une enquête de flagrance a été ouverte et un mandat de recherche lancé, a ajouté le parquet.

Ce détenu âgé de 24 ans bénéficiait d’une permission de sortie pour participer à une visite dans ce musée parisien avec d’autres détenus, encadrés par des surveillants pénitentiaires, selon le parquet et une source syndicale.

En fin de matinée, ces agents se sont rendu compte qu’un détenu manquait à l’appel et ont donné l’alerte, selon une source proche du dossier. La police a fouillé le musée et le secteur, en vain. L’homme purgeait une peine de deux ans pour vol aggravé, a précisé cette source.

Nouvelle évasion, donc, pour l’établissement francilien : le 12 septembre dernier, deux détenus avaient déjà déjoué la vigilance de leur escorte lors d’une sortie en forêt de Fontainebleau. Ils avaient prétexté… une envie pressante. L’un comme l’autre ont fini par être rattrapés : deux semaines après pour le premier, trois mois et demi plus tard pour le second. Depuis « il y a un meilleur encadrement » de ces sorties de détenus, a souligné le secrétaire local du syndicat Force ouvrière à Fleury-Mérogis, Didier Kandassamy, joint par l’AFP.

Plus grand centre pénitentiaire d’Europe, la prison de Fleury-Mérogis accueillait 4.125 détenus au 1er janvier 2024, femmes et mineurs compris, pour 2.853 places, soit un taux d’occupation de 144,6 %, selon le ministère de la Justice.

Nantes, 22 février 2014

Publié le 2024-02-22 13:50:07

Un an après la manifestation du 22 février contre l’aéroport de Notre-Dame-des Landes, je ressors de mes tiroirs des morceaux de textes encore vivants.



J’avais envie qu’on entende à nouveau, un peu de ce que certains d’entre nous ont pu, de près ou de loin, vivre, voir, subir... Cette manifestation qui a réuni plus de 20 000 personnes s’est déroulée dans un contexte particulièrement brutal. Les violences policières ont une fois de plus laissé derrières elles des séquelles immuables parmi celles et ceux qui luttent. Dans le lourd bilan des blessés, trois personnes ont perdu la vue d’un oeil, éborgnées par des tirs de flashball. J’avais envie de cracher ce venin, ma haine, tout simplement.

face à ses armes
Nantes, 22 février 2014 // Instrumentale : Oster Lapwass 68

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FACE A SES ARMES

Je n’ai pas, le beat de ton rap ni le flow de ton slam,
Mais j’ai, c’ texte à vous lire un venin à vomir.
Les tripes qui se retournent, l’estomac qui se rétracte,
La gueule à l’envers dans un monde de travers.

***

Trop de morceaux de textes qui s’éparpillent
De carnets en cahiers, bouts de papiers envolés,
Trop de mots jetés ! pour calmer une colère,
Pour éteindre ce feu que mes larmes ne tempèrent.

***

A trop… pleurer / cette putain d‘impuissance,
Vois / J’entame / le deuil / d’un long / silence.
J’ porte, le cri d’une violence la voix d’ses souffrances.
Écoutes ce bref épitaphe, comme des plaintes portées, procès intentés,

***

Mais pourquoi avoir attendu ? qu’à terre / il soit / rendu ?
Le visage abimé, à jamais aveuglé,
Pour que j’aiguise ma plume, pour que je change de cap
Elle crachE son encre et je lèvE les voiles.

***

C’est / d’une meute / anti / émeute, préparé, équipé et armé pour casser
Qu’l’un / dégaine, vite vise, tire et touche
Touché coulé, C’est sur Quentin qu’ils ont tiré.
Ca fait Clic clic boom !

***

Touché coulé, un jeu de cons… dés
Cons mais pas miro, putain d’état facho
On est dans sa ligne de mire, dans sa lunette de tir
Mais à qui fais tu croire que ces blessures sont bavures ?

***

Triste bilan sur système en place,
Qui protège son fric protégé par ses flics
Rien qu’du pain et des jeux pour le peuple,
Un adage qui perdure ; un état qui censure

***

Qu’il accepte ou se taise à jamais,
Ne touche pas à ses intérêts !
Premier commandement et dernière sommation
Vois / là, les limites de ta liberté d’expression

***

C’était ce 22 février, à Nantes, on était des milliers,
C’est donc sur chacun d’entre nous, que l’état a tiré.
Voilà quelques mots et rimes amers en soutien
A Quentin et aux autres blessés, mutilés ou trauma-tisés

***

Qu’ils prennent garde, leurs violences nous unissent
La colère gronde et le peuple résiste

Allemagne : des nouvelles de la répression contre les compagnon.nes de Munich

Publié le 2024-02-23 08:20:11

Du nouveau dans l’État de Bavière

Les moulins de la bureaucratie sont lents, mais ils continuent à tourner et parfois, oui, parfois, on nous rappelle qu’il y a encore quelque chose qui se passe dans l’une ou l’autre affaire qui semblait depuis endormie. Dans ce cas-ci, c’est le journal Zündlumpen et les poursuites  entreprises par l’État contre ce journal et quelques anarchistEs, débutées avec un certain retard six mois après son arrêt, qui, aux yeux de la police politique et du parquet antiterroriste qui les tient en laisse, nous rappelle de manière inattendue que quelque chose  tourne encore.

En effet, après que le ministre de l’Intérieur bavarois ait passé des nuits blanches suite à une remarque lapidaire du journal Zündlumpen à propos du fait que l’on était historiquement et théoriquement du côté des régicides et non pas des Rois (smiley), il a lâché la bride de ses chiens du Parquet antiterroriste (Terrorstaatsanwaltschaft, TS), de la Protection de l’Etat (Staatsschutzes, SS) et de la Protection de la Constitution (Verfassungsschutzes, VS), qui sont devenus au fil des ans sa garde personnelle et ont été dressés en conséquence.

Ils ont continué à fouiner dans l’ombre pendant un certain temps, en observant et en espionnant, puis en avril 2022, ils ont fait une descente dans plusieurs appartements, dans des caves, dans une imprimerie et dans la bibliothèque anarchiste Frevel, pour annoncer fièrement dans la presse le résultat de leurs perquisitions. Ils avaient saisi livres sur livres, papier sur papier et même quelques numéros isolés du journal anarchiste munichois Zündlumpen, dont 85 numéros étaient parus. Quelle performance policière !

Deux des trois accusés de l’époque se sont vus ordonner un prélèvement forcé d’ADN au prétexte fallacieux qu’il fallait comparer des traces d’ADN retrouvées sur des documents écrits avec celui des accusés. Un troisième prévenu, qui n’a pas pu être arrêté lors de la descente, n’a toujours pas fait l’objet d’un tel prélèvement d’ADN.
Eh bien, les policiers rusés ont proposé dans un courrier qu’une grande quantité d’argent liquide, qu’ils avaient indûment confisquée à cette personne et qu’ils étaient tenus de lui restituer, puisse être directement retirée chez eux et qu’à cette occasion, cette affaire de prélèvement d’ADN puisse être réglée de manière non bureaucratique. Mais les rouages de la bureaucratie allaient tout de même devoir tourner encore un certain temps.

Lors d’une deuxième tentative, deux flics de la protection de l’État ont été observés par des témoins non identifiés alors qu’ils tentaient de forcer à l’aide d’outils de cambriolage la porte de l’appartement de la troisième personne recherchée, mais ils ont échoué à cause d’une serrure dotée d’un cylindre basique (oui, vous n’êtes pas seulement devenus flics parce que vous étiez trop lâches pour devenir des criminels, vous n’avez manifestement tout simplement pas le niveau, smiley). Dans leur frustration, ces flics ont alors fouillé une nouvelle fois l’appartement des voisins, déjà perquisitionné auparavant, à la recherche de la personne recherchée.
La fois suivante, ils ont été plus malins. Comme ils ne voulaient pas se heurter une nouvelle fois à la porte d’entrée fermée, ils sont venus avec le propriétaire de l’appartement, et celui-ci leur a ouvert la porte avec un double des clés. En vain. La personne recherchée n’a pas été trouvée. Les flics rusés du légendaire service K43 se sont alors dit que le propriétaire devait se charger d’espionner pour eux, et ils lui ont donc téléphoné régulièrement pour savoir où se trouvait la personne recherchée. Mais cela ne les a pas menés au succès escompté.

Entre-temps, non seulement un recours contre la décision de prélèvement forcé de l’ADN a été rejeté par un porteur de toge, mais les flics ont sorti un autre « atout » de leur manche. En effet, quand ils ont fait leur descente dans l’imprimerie susmentionnée, ou plutôt lorsqu’ils l’ont cambriolée, ils ont collecté des centaines de « traces », dont quelques-unes ont livré de  l’ADN – sur des mégots de cigarettes se trouvant dans un cendrier de l’imprimerie. Et voilà, c’est comme ça qu’une des traces d’ADN présente sur un de ces mégots a pu être attribuée à une quatrième personne, et comme il est notoire que fumer une cigarette à proximité d’une machine à imprimer est un crime grave, cette personne est alors devenue un membre supplémentaire de la liste des suspects dans le collimateur des flics. Il s’en est suivi de nouvelles perquisitions, qui ont toutefois dû faire l’objet d’une fuite avant d’être effectuées. En tout cas, les flics n’ont pas pu s’empêcher de penser que cette fois-ci, ils étaient attendus, selon la rumeur qui courait alors. C’était en octobre 2022.

Et depuis, plus rien. Jusqu’à ce que, début février 2024, quelque chose se mette à bouger : une patrouille de police tente de contrôler deux anarchistes à vélo. S’ensuit une course-poursuite presque cinématographique avec plusieurs patrouilles et véhicules civils, qui se termine malheureusement par l’interpellation et l’arrestation des deux fuyards. Avant même de procéder à un contrôle d’identité, et y compris pendant que les deux anarchistEs sont projetés au sol par des flics aux cris sauvages, il est clair qu’ils savaient qui ils étaient en train de poursuivre et d’attraper : « Vous êtes arrêté, il y a un mandat d’arrêt(*) contre vous, Monsieur X, et il y a une ordonnance de prélèvement d’ADN contre vous, Madame Y » ont été leurs premiers mots. Certainement le succès d’une recherche des deux personnes par les services spécialisés, et le hasard improbable mais néanmoins possible qu’une patrouille ait effectivement reconnu les deux anarchistEs recherchés quand ils sont passés à vélo devant eux.
Et voilà : enfin ! Finalement, mais uniquement du point de vue des flics, la personne recherchée depuis avril 2022 a été retrouvée et on pourra enfin lui prélever un échantillon d’ADN. Après quelques tracasseries supplémentaires et toute une série d’accusations plutôt habituelles, les deux anarchistEs ont finalement été relâchés après quatre à cinq heures de garde à vue.

Une fois de plus, il nous a été rappelé de manière brutale que les rouages de la bureaucratie ne s’arrêtent pas de tourner, même avec les traces les plus froides. Mais il y a une chose que les flics n’ont pas eu besoin de nous rappeler : ACAB

Quelques anarchistEs de Bavière qui sont toujours là

Pour lire en détail les vicissitudes précédentes
(déjà traduites en français par sansnom) :
* A propos de raids et d’une procédure §129 contre des anarchistEs et du vol d’une imprimerie (mai 2022)
* De nouvelles perquisitions contre des anarchistes à Munich ! (octobre 2022)
* Derniers développements et contexte autour de la procédure 129 à Munich ou : La persécution des anarchistEs et des mégots au royaume chrétien de Bavière (octobre 2022)

(*) Heureusement, le mandat d’arrêt en question était une sorte d’extorsion de l’État, à savoir un mandat d’arrêt basé sur le fait que l’anarchiste en question n’avait pas répondu à une invitation à se rendre en prison en vue d’une « détention forcée » et qu’il devait soit y être emmené de force, soit payer son amende impayée d’un montant (ridicule) de 10€ pour pouvoir être remis en liberté [en Allemagne, les amendes impayées se convertissent en jours de taule]. Il a donc cédé à ce chantage et, à la fin de la journée, toutes les personnes concernées ont été remises en liberté.

P.S. à tous les lecteurs policiers : Celui qui lit ceci est un idiot – Vieux proverbe chinois –

[Traduit de l’allemand de de.indymedia, 20 février 2024]

Paris : Grosse semaine pour les assos qui font leur business dans les CRA !

Publié le 2024-02-23 08:25:06

Indymedia Lille, 22 février 2024

Ces derniers jours les sièges de la Cimade, de l’Assfam (Groupe SOS) et de France Terre d’Asile, tous situés à Paris, ont été joliment redécorés. Leurs devantures ont été taguées et des affiches y ont été collées. On pouvait y lire « l’Etat enferme, la Cimade collabore », « Assfam complice », « Feu aux CRA » ou encore « Ni à Olivet ni ailleurs, non à la collaboration dans les CRA » !

Ces trois asso, comme Forum réfugiés et Solidarité Mayotte, sont payées par l’Etat pour intervenir en centres de rétention administrative (CRA) auprès des retenu.e.s. Elles collaborent ainsi à la politique raciste du gouvernement. Elles méritaient donc, comme toutes les boites qui se font des thunes sur l’enfermement, une petite visite.

Une visite d’autant plus méritée qu’en 2024 l’état renouvelle son appel d’offre pour les associations en CRA. Lors de la dernière session en 2020, elles s’étaient partagées près de 24 millions d’euros. Ces asso ont donc le choix : soit elles continuent à servir de caution humanitaires dans les CRA, soit elles cessent d’y intervenir.

Après avoir critiqué et manifesté contre la loi Darmanin, vont-elles renoncer à travailler pour ce qui est le réel objectif de ce texte : enfermer et expulser toujours plus de personnes étrangères ? Ou finalement les millions d’euros versés par l’Etat pour leur « mission », vont-ils suffir à leur faire fermer leur gueule et continuer comme si de rien n’était ?

La réponse est facile à deviner. Nul doute que les asso ne manqueront pas d’arguments du type « on sert à aider les personnes enfermées », « si ce n’est pas nous ce sera une autre asso »… tout ça pour s’autopersuader que ce ne sont pas des charognards qui se paient sur le dos des retenu.e.s.

Pour la seule année 2024, les cinq associations en CRA vont se partager quelques 10 millions d’euros. Pour cette somme que font-elles ? Elle servent à apporter une « aide » juridique et administrative aux retenu.es, en leur expliquant leurs « droits », en faisant quelques demandes de mise en liberté ou en les aidant parfois à faire appel contre la décision prise par un juge des libertés et de la détention… Bref, elles ne servent pas à grand chose. Et on ne les entend jamais ou presque pour dénoncer les violences policières (tabassage, mise à l’isolement, racisme…) et médicales (refus de soins, cachetonage…) qui ont lieu tous les jours dans les centres de rétention.

Les assos en CRA ? 

C’est la Cimade, qui en 2023 a exercé son droit de retrait au CRA du Mesnil Amelot en raison de l’ « aggravation des conditions de rétention » et des « expulsions illégales », mais qui au bout de deux mois a bien sagemment réintégré le centre.

C’est l’Assfam qui au CRA de Vincennes a tenté de cacher la mort de M. en mai 2023, après qu’il ait été tabassé par les flics. C’est aussi l’Assfam qui attend 15 jours, en septembre, pour évoquer la mort d’un autre retenu et ne juge pas bon d’informer les autres prisonniers. Un communiqué signé par une soixantaine de prisonniers dénonçait encore il y a quelque semaines le rôle de l’asso : « Assfam complice ».

C’est France Terre d’Asile, qu’on entend pas alors qu’au CRA de Plaisir les retenus racontent que des personnes enfermées gravement malades sont privées de soins, et qui a gagné le droit de collaborer au CRA tout neuf de Olivet, un des 10 nouveaux annoncé par l’état.

Le mieux c’est de demander aux premier.e.s intéressé.e.s ce qu’ils et elles pensent de ces assos :

« Quand tu demandes un truc à l’Assfam, ils te répondent pas ils te prennent pour un débile. »

« L’Assfam, ils sont trop bizarres, ils disent qu’ils sont là pour toi, qu’ils peuvent t’aider, mais en fait ils ne font rien, ils ne servent à rien. L’autre jour je leur ai demandé de téléphoner à mon assistante sociale et à l’association où j’étais hébergé avant d’arriver au CRA. Ils ont refusé. Nous on pense qu’ils sont là pour nous piéger. »

« L’Assfam ils ne sont pas avec nous, ils sont du côté de la police » (en parlant de violences policières et du fait que ce n’est pas possible de demander de l’aide à l’assfam)

« La Cimade on dirait ils ont peur de la police. Quand ils m’ont donné la feuille pour la plainte, ils m’ont dit « dis à personne que tu vas faire un certificat pour porter plainte contre la police ».

De part leur présence, les associations cautionnent l’enfermement et collaborent à la politique raciste de l’état français. Tout ça pour quelques millions d’euros.

A bas l’enfermement et ceux qui en profitent !

Feu aux CRA !

Nancy (Lorraine) : dix jours après la visite de la préfète…

Publié le 2024-02-23 15:35:15

Nancy. Haut-du-Lièvre : le poste de police encore pris pour cible
Est Républicain, 21-22 février 2024 (extrait)

Attaqué à coups de projectiles et d’engins incendiaires lors des émeutes en juin dernier, consécutives à la mort du jeune Nahel à Nanterre, le poste de police du quartier Haut-du-Lièvre, à Nancy a reçu la visite de la préfète et du maire de Nancy , le 8 février, à l’occasion de sa réouverture.

Si les plaies ont été effacées, force a été de constater que le poste doit encore être davantage sécurisé. Véritable talon d’Achille du poste de police, c’est précisément là où les volets métalliques sont inexistants que mardi 20 février, vers 20 h, la vitre d’une fenêtre a été enfoncée à coups de pavé. Sous les coups, la vitre anti-effraction s’est étoilée et la baie s’est entrouverte. Fort heureusement, aucun objet incendiaire n’a été projeté à l’intérieur des bureaux.

Sur les perspectives et le devenir du bureau de police, la préfecture rappelle de son côté travailler sur « un projet de déménagement du bureau de police au sein d’un espace accueillant la nouvelle mairie de quartier. » L’ancienne mairie de quartier, elle aussi détruite lors des violences urbaines de juin, doit en effet être « entièrement rasée entre le printemps et l’été » et être remplacée par un nouvel espace conçu comme un « grand pôle de services et de solidarités à l’échelle du quartier« .

Une nuit d’experimentation

Publié le 2024-02-23 15:40:07
Fév 232024
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Pour fonctionner, le capitalisme et l’industrie verte a besoin d’infrastructure un peu partout et souvent facile d’accès. En fin décembre 2023, on a mis feu à une borne de recharge pour auto-électrique dans le Mile End. Parce que ces petites boitiés ne s’ouvrent pas aussi facilement qu’ils en ont l’air, on a décidé d’utiliser un mixe de gazoline et d’huile à moteur qu’on a versé sur les cables de branchement en caoutchouc et on a allumé. Malheureusement, quand on est retourné voir les dégats quelques jours plus tard, la borne était toujours ou à nouveau en fonction. Peut-etre que notre méthode n’était pas la bonne. C’était dans tout les cas, une nuit excitante entre amix que l’on compte comme une joyeuse nuit d’expérimentation.

On se reprendra!

Des anarchistes

Soleil noir n°7, bulletin apériodique anarchiste – février 2024

Publié le 2024-02-23 15:50:06

[Reçu par mail, 23 février 2024]

Cliquer sur l’image pour ouvrir le pdf

Dans ce dernier numéro, vous trouverez des textes critiquant la direction nationaliste et raciste prise par le gouvernement, avec notamment un long texte contre Bolloré, grand patron des médias (entre autres choses). Nous revenons aussi sur les révoltes dans les Centres de Rétention Administrative. Puis de nombreux textes traitent de la boucherie en Palestine et Israël. Nous continuons au-delà des frontières, sur des actions directes au Chili et un texte sur une brève histoire de l’anarchisme en Indonésie. Un long texte revient ensuite sur la guerre aux pauvres, prolongée par la dernière réforme créant France Travail. Puis un petit dossier revient sur la répression (affaire du 8 décembre, Monica Caballero et Francisco Solar, Boris). Enfin, un texte accompagnant l’action contre la machine à expulser à l’aéroport de Carpiquet précède les immanquables fragments de révoltes.

Vous pouvez d’ores et déjà trouvé des numéros papier au local Apache (35 bvd Poincaré, CAEN), à venir récupérer par exemple lors de la prochaine permanence du vendredi 23 à 18h. Nous invitons toutes celles et ceux qui le souhaitent et le peuvent à imprimer et diffuser Soleil Noir.

Plus que jamais, ni patrie, ni frontières et vive l’anarchie !


Sommaire

Page 3 : En marche vers le nationalisme ?
Page 3 : Contre la loi Darmanin, contre leur ordre social.
Page 6 : Pour en finir avec Bolloré : description et cartographie non
exhaustive de ses activités industrielles familiales.
Page 15 : « Y a pas de racisme ici » : La commandante du CRA confrontée aux retenus du Mesnil-Amelot.
Page 18 : « On a crié « Liberté ! » , on chantait et on a défoncé les
grillages. »
Page 20 : Le déluge d’Al-Aqsa et le glaive de fer
Page 21 : Halte aux massacres !
Page 22 : L’antisémitisme a encore de beaux jours devant lui.
Page 22 : La question palestinienne est la question de la faillite de
l’étatisme !
Page 23 : Le régime minceur de la vérité.
Page 24 : La cause du peuple juif a été ruinée par l’Etat juif.
Page 27 : Chili : Actions directes anarchistes pour Septembro Negro
Page 31 : L’anarchisme en Indonésie.
Page 34 : La guerre aux pauvres.
Page 4o : Un algorithme de la CAF pour réprimer les pauvres.
Page 41 : Affaire du « 8 décembre » : Un procès et un verdict à charge.
Page 42 : Chili : 12 années et 86 années de prison cumulées pour Monica Caballero et Francisco Solar.
Page 43 : Nancy : Boris recondamné en appel pour l’incendie de deux
antennes-relais.
Page 45 : Action contre la machine à expulser à l’aéroport de Carpiquet.
Page 46 : A l’assaut du ciel ! Fragments de révoltes

Düsseldorf (Germany): incendiary sabotage of railroad tracks.

Publié le 2024-02-23 17:55:03

de.indymedia,21 January 2024

[Switch off] Rail strike extended

We took advantage of the back-to-back strikes and protests to paralyze the rail tracks near Düsseldorf in the Eller district again two weeks ago, using an incendiary device. They could not be repaired before the start of the freight strike. The fact that the State Protection Service (Staatsschutz) is now leading the investigation shows us the potential that such simple means can develop with the right timing.

We believe that a state that destroys our means of subsistence and profits from imperialist wars is not worth protecting at all. On the contrary, we must protect ourselves from it.

While some confuse politics with accounting and have set up their CO2 calculator as the only moral compass, and others are still wondering whether we’re asking too much of the good citizen with hot glue and mashed potatoes, we’re hurtling unchecked towards the sixth mass extinction. Meanwhile, over a hundred species are disappearing every day. Every single day.

For us, the needs of the natural world are no longer negotiable. To defend them, we need coordinated resistance through underground networks.

At the same time, we need to develop or rediscover alternative ways of producing and living that can mitigate the growing failures of the system over the coming decades. But alternatives are no substitute for opposition. Anyone who, after millennia of expulsion and genocide of indigenous societies, still believes that the system will tolerate any alternative alongside it, is naive.

It’s equally naive to think, after millennia of technological escalation and resource extraction, that we can draw a line somewhere and say, “Up to here and no further! Let’s keep it that way!” Containing certain destructive techniques or defending certain places is useful of course, but defensiveness is no substitute for offense.

The world will only be able to breathe when more than a hundred companies and groups go bankrupt every day. Every single day.

The Angry Birds Commando salutes all revolutionary forces.

Angry Birds Commando

Note: in May 2023, this same group had already claimed responsibility for five incendiary attacks on railroad signal cables in the Düsseldorf region.

————-

via: sansnom
Translated by Act for freedom now!

Rome (Italie) – Op. Scripta Scelera : la décision de la Cassation sur les contrôles judiciaires

Publié le 2024-02-24 08:00:07

reçu par mail / jeudi 22 février 2024

Le 21 février a eu lieu, à la Cour de cassation, l’audience sur les mesures de contrôle judiciaire, demandée par le procureur Manotti de la Direction anti-mafia et antiterrorisme du district de Gênes, pour casser l’ordonnance du tribunal des libertés du chef-lieu ligure. Le 28 août, les mesures de contrôle judiciaires avaient été annulées pour ce qui concerne le délit d’association subversive (art. 270 bis du code pénal) mais confirmées, en l’état, pour les autres chefs d’inculpation.
En substance, le procureur a demandé que les contrôles judiciaires soient confirmés aussi pour le délit d’association subversive, contrairement à ce qui avait été décidé par la tribunal des libertés. Sa requête, si acceptée, aurait pu amener en prison les huit compagnons pour lesquels le juge d’instruction avait décidé des contrôles judiciaires aussi en relation avec l’accusation en vertu de l’article 270 bis.
La Cassation a déclaré inadmissible le pourvoi du procureur.

On rappelle que, entre-temps, le procureur a demandé et obtenu un procès avec jugement immédiat pour Gaia, Gino, Luigi et Paolo, accusés de provocation aux crimes et délits, avec la finalité de terrorisme, et d’offense à l’honneur et au prestige du président de la république. La prochaine étape du procès est prévue pour vendredi 8 mars, à 15 heures, au tribunal de Massa (piazza De Gasperi), avec une nouvelle audience pour la compagnonne et les compagnons, qui sont actuellement aux arrestations domiciliaires avec toutes les restrictions.

Voici les coordonnées du compte pour la caisse de solidarité :
IBAN: IT12R3608105138290233690253
Titulaire : Ilaria Ferrario

Solidarité avec tous les anarchistes et les révolutionnaires emprisonnés et sous enquête !

Quand c'est pas les flics qui expulsent, les proprios s'en occupent. Récit d'une expulsion de squat à Noisy-le-Sec et de 29 gardes-à-vues, novembre 2023

Publié le 2024-02-24 13:20:05

Le 27 novembre 2023, un squat ouvert depuis quelques jours à Noisy-le-Sec (93), a été expulsé par le proprio à coups de « gros bras » musclés, le tout sous une haie d’honneur de flics qui protégeaient l’entrée en bloquant les personnes qui tentaient de les en empêcher. Dans la foulée, 29 personnes, dont la majorité venues en soutien au squat attaqué, ont été arrétées et placées en garde-à-vue.



Dans le contexte de la loi Kasbarian qui permet depuis quelques mois d’expulser presque immédiatement les squats ouverts dans le département (une expulsion récente aux Lilas, procès le 23 février, une autre à Montreuil, procès le 15 mars), on trouvait ça important de raconter aussi les expulsions hors cadre légal, qui peuvent s’accompagner de violences et arrestations par les keufs. Par ailleurs, qu’autant d’arrestations aient eu lieu alors que personne ne s’y attendait, méritait bien qu’on discute ici de quelques manières dont se sont organisées la répression, l’antirep prise en charge par les potes, et les stratégies qu’on a pu choisir pendant nos gardes-à-vue.

Fin novembre, une petite équipe a ouvert un grand squat d’habitation à Moisy-le-Sec, alors que la préfecture du 93 expulse les squats à tours de bras.

Le lendemain soir après le premier passage de flics, visite surprise de deux inconnus qui sautent le portail pour frapper à la porte. L’un d’eux se fait passer pour le locataire de l’immeuble, qu’il doit investir dans une semaine après quelques travaux. Comme le hasard fait mal les choses... Le bat est vide depuis plus de deux ans, mais dès qu’on ouvre, y’a toujours quelqu’un pour habiter dedans. Le type demande aux gens de partir avant le lendemain soir, sinon il menace d’amener ses « gros bras », pour jeter tout le monde dehors.

Les deux reviennent effectivement lundi soir, accompagnés de nouvelles personnes, dont certains sont les voisins d’en face. Environ 7 personnes se retrouvent devant la maison. Après avoir tenté d’ouvrir la porte à coup de pied, d’épaule, avec les clefs, jusqu’à amener un pied de biche, le type finit par accepter de discuter dans la rue, au moment où les premières personnes venues soutenir les habitant•e•s arrivent.

Disposé à parler, le pseudo-locataire montre un bout de papier censé être un contrat de bail, mais impossible de savoir de quand il date, ni d’avoir aucune autre info supplémentaire. Ca joue sur la pitié, mais son récit est truffé d’incohérences, ce qui n’empêche pas d’avoir du mal à lui dire fermement de se casser. La tentative de discussion échoue sur un appel aux flics par le proprio, alors qu’une quarantaine de personnes afflue d’un peu partout.

Quand la première voiture de flic arrive, le pseudo-locataire va directement leur parler, toujours accompagné de son acolyte. Le dernier finit par se présenter comme le petit-fils de la propriétaire (tiens-tiens), qui ne peut pas venir parce qu’elle a 93 ans et est cardiaque (on l’a vue au comico le lendemain porter plainte, en grande forme et rajeunie).

Cordon de sécurité pour protéger la propriété

Difficile de savoir ce qui se dit du côté des proprios et du reste des flics qui s’intéressent moyennement à nous. Mais peu de temps après, 3 keufs se mettent dos à la barrière, contre le portail, pour nous barrer la route. Ce qu’on s’est dit après coup, c’est que les flics avaient certainement dit aux types que si les premiers n’avaient pas d’autorisation pour expulser, iels pouvaient au moins faire en sorte qu’on gêne pas trop si le proprio voulait reprendre son «  ».

Protégé par les flics, le pseudo-locataire finit par traverser le portail. Il est dans la cour avec une barre à mine, avant que le proprio le rejoigne avec un pied de biche. C’est désormais impossible de les stopper, parce qu’un cordon de flics empêche d’accéder à la maison. Un.e pote escalade le portail, les flics lae descendent de force, lae gazent en plein visage et lui attrapent les mains derrière le dos. On essaye de lae tirer pour ne pas qu’iel se fasse embarquer, ce qui nous vaut quelques coups de matraques lancés à la volée, mais iel s’en sort pour quelques minutes.

Après ça, c’est la mêlée générale accompagnée de coups de matraque et de gazeuse. D’un coup, on voit le flic qui nous gaze depuis le début à bout portant se mettre à l’écart, bien derrière, appuyé sur sa voiture. Le voilà qui essuie ses larmes et galère à respirer. Il a réussi à se gazer lui-même : champion.

De l’intérieur, les gens tentent de maintenir les barricades qui lachent, mais la porte en très mauvais état résiste difficilement aux coup de pied de biche à répétition, iels n’ont aucun visuel sur ce qui ce passe à l’exterieur, entendent seulement les potes crier et entrevoient la silhouette du « locataire » qui finit par passer ses mains à travers le verre brisé pour atteindre la poignée de la porte. La barricade cède totalement au moment où les potes réussisent à partir de la maison.

On vient de voir, complètement impuissant•e•s, une belle démonstration de comment la police protège la propriété. L’image n’est pas étonnante, mais elle reste désolante.

Quand on apprend que les potes ont bien pu sortir de la maison on se fait passer le mot, mais tout le monde n’est pas mis•e au courant au même moment, ça crée un peu de latence. Les réactions sont très variées, certaines personnes voulaient partir rapidement, tandis que d’autres continuaient à résister face aux flics. Il n’y avait pas de décision commune, ce qui fait que ça a duré longtemps et que plusieurs personnes qui auraient préféré ne pas confronter la police se sont retrouvées nez-à-nez avec elleux, et quelqu’un•e•s ont subi•e•s leurs coups.

De l’autre côté, des renforts arrivent. On se retrouve face à beaucoup plus de flics, dont la BAC de nuit du 93, qui fait moins rire que les autres. C’est là où on se dit globalement tous-tes que s’attarder trop longtemps dans cette rue serait peine perdue. Les flics pressent le pas et arrivent à isoler le groupe de personnes le plus proche avec leurs boucliers pour les arrêter.

D’une seconde à l’autre, les flics reçoivent l’ordre d’interpeller tout le monde. C’est la course-poursuite dans la rue. Un pote se fait matraquer au sol et fêler les côtes. Certain.es ont l’espoir de s’échapper, mais se rendent vite compte qu’iels sont dans un piège. Les premier.es qui arrivent au bout de la rue voient trois bacqueux débarquer pour bloquer le chemin à tous.tes. Les flics forcent à s’aligner sur le trottoir, sauf quelques personnes, tenues à part. Ca gueule pour qu’ils appellent les pompiers pour le pote toujours par terre, mais ils ont l’air de s’en foutre. Il n’a pu aller à l’hôpital qu’après son arrivée en garde-à-vue.

Une paire de menottes pour deux, un camion disco, des violences et beaucoup d’incertitudes sur les gav.

29 personnes sont interpellées, mais les flics n’étaient tellement pas préparé•e•s qu’iels n’ont pas suffisamment de menottes pour tout le monde et la plupart est lié•e à un•e pote par le poignet, toustes en ligne contre les murs. Il est un peu plus de 22 heures et les flics de Noisy viennent de faire leur plus belle prise depuis longtemps. Iels sont les seul•e•s à être ravi•e•s, d’avoir pu chopé autant « d’anarchistes ».

On a tendance à se dire que lorsqu’on est autant, ça coupe toute possibilité aux flics de nous embarquer. Pas assez de moyens humains, ni matériels, pas assez de cellules disponibles, trop de paperasse... cette fois-ci c’est le contraire, l’enjeu semblait bien d’être de serrer tout le monde. on ne sait même pas pour quel motif.

Tout le monde est embarqué pour violences en réunion sur PDAP (Personne dépositaire de l’autorité publique) et réparti dans 3 commissariats. 16 personnes sont emmenées à Bobigny, debouts et entassées à l’arrière d’un seul camion disposant de deux sièges dépliables. Toujours menotté.es, on s’accroche les un.es aux autres et aux recoins de la voiture tant bien que mal, un peu flippé.es à l’idée de tomber sur des flics et alourdir les éventuelles charges contre nous. Surtout qu’un d’eux nous prévient que si ça arrive, il nous « traînera aux assises ». On a l’impression d’être coincé.e dans un disco bus un peu chelou, sans musique et avec des flics.

Les autres sont à Noisy-le-Sec ou Drancy. Un des bacqueux drague un pote à base de menace de viol et de blagues transphobes jusqu’à l’arrivée au comissariat. 3 personnes et un flic sont entassées à l’arrière de la dernière voiture qui va à Noisy à pleine balle. Ca gueule que ça va trop vite et que c’est dangereux pour la personne au milieu qui n’a aucun moyen de se retenir contre le siège, et pour seule réponse le flic à côté d’elle lui souhaite de crever.

Au cours des gardes-à-vue, plusieurs motifs d’interpellations seront évoqués : violation de domicile, violences, dégradations... Mais jamais « introduction et maintien dans les lieux... », y compris aux personnes identifiées comme habitantes de l’immeuble. Comme dit l’avocate, « ils leur ont mis tout le code pénal, sauf Kasbarian ».

Du côté de Noisy, c’est n’importe quoi dès l’arrivée. La seule personne racisée parmi les interpellé•e•s du comico est emmenée de force pour la prise de photo.
Les flics sont surexcité•e•s parce que c’est l’affaire de l’année, iels fouillent le TAJ (traitement des antécédents judiciaires) toute la nuit pour trouver des correspondances avec les identités données ou trouvées.
On est fouillé•e plusieurs fois, ça s’engueule avec les flics à travers la vitre, mais surtout on attend, on dort et s’ennuie, rien de bien exceptionnel.

À Bobigny, c’est pas la même ambiance. Les flics ont l’air soûlé que les cellules soient remplies par des gens dont iels ne sont pas à la charge de l’enquête, les fouilles sont nulles, il y a une grosse différence d’intérêt en fonction des commissariats.


Petit point avocat.e et procédure foireuse

29 gardes-à-vue imprévues, ça donne forcément du boulot à la flicaille et iels gèrent pas super bien. Ca se trompe sur les avocat.e.s demandés, perd des auditions...

Plusieurs choses font penser qu’en plus du nombre, le fait de n’avoir demandé que deux avocat.e.s a passablement ralenti la procédure et poussé à la confusion côté flics. La plupart a choisi lae même avocat.e, qui a du se déplacer dans deux commissariats différents (merci c’était super), ce qui fait que les auditions ont été retardées, puisqu’il fallait que tout le monde puisse avoir un entretien avant. L’une d’entre nous n’a même pas été auditionnée, faute d’avoir pu voir un•e avocat•e.

Le fait de choisir des commis d’office a eu pour le coup eu des résultats variables. Certain.es étaient top, quand un autre essaie de pousser à parler, avoir des infos sur toi, et te dit de te « désolidariser du groupe » pour constituer une défense individuelle... Comme quoi les avocat.e.s, ce n’est généralement pas des potes.

29 GR et encore des galères

Les personnes à l’extérieur établissent une liste en essayant de trouver qui sont les 29 personnes actuellement en GAV. Vu la situation, la plupart n’a pas préparé ses garanties de représentations. Certaines personnes ont mis beaucoup de papiers différents (quand d’autres en ont laissé peu à dispo) : contrats d’engagement, promesse d’embauche, attestation rsa... Et pour le logement c’est pareil.
Dans un souci d’égalité entre toutes les personnes en gav (ce qui éviterait que certain•e•s personnes se retrouvent en détention provisoire si jamais les choses vont loin), c’est intéressant aussi de se demander à l’avance ce qu’on veut ou pas pour nos garanties de représentations, surtout en fonction des personnes avec lesquelles on peut être amené•e à prendre des risques. Bon, en l’état c’était difficile de prévoir totalement mais ça peut être un truc à penser au quotidien.

Quelques observations sur nos manières de nous défendre en gav, et les moyens qu’on avait sur le moment

Comme on ne s’attendait pas à se retrouver là, les manières dont chacun.e a agit en gav ont beaucoup variées d’une personne à une autre. Au-delà de la multitude de possibilité de réactions, certain.e.s en sont à leur première, et c’est difficile de communiquer avec elleux.
Si dans certaines cellules, les gens se parlent, dans d’autres c’est bien moins évident de discuter ouvertement. Parfois les flics sont très proches et présents, ce qui renforce le sentiment d’être observé.e.s (ce qui est vrai) et écouté.e.s (ce qui l’est moins) en permanence. Mais ça n’est rassurant pour personne de ne pas savoir comment ses potes de cellules vont agir face à l’opj, ni même aux avocat.e.s, qui sont parfois des commis d’offices. Le fait de pouvoir communiquer hors des cercles affinitaires de nos stratégies en gardes-à-vue, était particulièrement important ici, quand on se retrouve en cellule pour la même histoire avec des gens que parfois on ne connaît même pas, dont on ne sait pas s’iels sont sous fausse ou vraie identité non plus, et qu’on ne sait pas jusqu’où ça va aller.

Pour beaucoup d’entre nous ça semblait évident de ne donner qu’une petite identité - déclarée à l’oral - de refuser la prise de signalisation, de ne pas parler à l’OPJ et de rester évasifve face à l’avocat.e, particulièrement s’iel n’est pas choisi•e. Mais cette évidence fait qu’on n’a pas l’air d’avoir besoin de se briefer là-dessus, alors qu’en l’espèce, ça aurait été bien de se dire ensemble qu’agir ainsi nous permet de continuer à se défendre collectivement. C’est aussi rassurant pour qui ne sait pas comment agir, ni ce qu’il va se passer dans les heures qui suivent. Toutes ces pratiques, apparaissent finalement aussi comme des habitudes de milieu, qui, même si elles sont largement diffusées par des brochures, lors de discussions formelles ou non, n’apparaissaient pas à ce moment-là comme une évidence à tout le monde. Alors forcément quand on apprend que x a parlé de deux-trois trucs à l’OPJ, ça fout le seum. Mais est-ce que ça ne serait pas mieux si on prenait le temps de refaire le point pour que nos stratégies de défenses soient plus collectives ?
Etre totalement fliké.e ne devrait pas nous empêcher de parler ensemble de choses qui ne nous mettent pas en danger pour la suite en cas de procès, c’est aussi une manière de résister à la peur instillée par le fait d’être entouré.e de keufs pendant 24/48h, et de se dire qu’au final on va sortir, même si c’est long et qu’on se fait chier.

Il y a toujours un fossé entre la théorie et la pratique et c’est difficile de poser des questions aux potes qui ont l’air relativement à l’aise - peut-être parce qu’on n’a pas envie de passer pour un.e novice de la lutte - les premières gav c’est déboussolant et on s’est dit plusieurs fois ensuite que c’était chouette de prendre le temps de se réexpliquer les différentes étapes, les raisons pour lesquelles les flics peuvent venir te chercher en cellule, ce qu’on peut demander au médecin, dire à l’avocat.e et comment envoyer bouler l’OPJ. En plus, honnêtement, on a rien d’autre à faire.

On finit par sortir au bout de 24h alors que le parquet avait vraisemblablement prononcé la prolongation. Tout le monde sort sans suite, et la plupart en n’ayant donné que des petites identités à l’oral (même pas besoin de dire la vérité !). Ca nous a fait se demander si on aurait pas pu essayer d’être toustes sous x, et que ça pourrait être tenté plus tard.
Après coup, on se dit que même dans un moment où on ne s’y attend pas, c’est toujours bien de se preparer à de la repression (penser aux tels, papiers...) parce qu’en présence de flics le risque de gav existe même quand il est invraisemblable, et que ça peut produire des inégalités une fois au comissariat. Clairement ici, personne ne s’attendait à ça, même pas les flics venus au départ à une seule voiture pour une embrouille sur la propriété.

Belfort (Bourgogne Franche-Comté) : les Optymo continuent de flamber

Publié le 2024-02-25 01:30:07

Mais qui en veut à Optymo ?
Est Républicain, 24 février 2024 (extrait)

Ce n’est pas une première. Depuis plusieurs mois, les véhicules du réseau Optymo [géré par le département} sont régulièrement la cible d’incendies volontaires. Depuis décembre, ce sont au moins trois voitures en libre-service qui ont été détruites, toujours avec le même mode opératoire.

Ce samedi 24 février, vers 3 h 30 du matin, les sapeurs-pompiers du Territoire de Belfort ont été appelés pour un départ de flammes sur une place réservée à Optymo, le long de l’avenue Jean-Jaurès à Belfort. Malgré l’intervention des soldats du feu à l’aide d’une LDV (lance à débit variable), la destruction du véhicule n’a pas pu être évitée. Une enquête de police est en cours, la piste d’incendie volontaire est privilégiée.