Vive l'Anarchie - Semaine 08, 2025

Sommaire

Marseille : Des engins explosifs lancés contre le consulat russe

Publié le 2025-02-24 00:00:00

Le Monde / lundi 24 février 2025

Trois engins explosifs de fabrication artisanale ont été lancés, lundi 24 février, vers 8 heures sur la façade du consulat général de Russie à Marseille [au 3, avenue Ambroise Paré, VIIIème ; NdAtt.] sans faire de blessés, a appris l’Agence France-Presse (AFP) de source policière. Les faits se sont produits au troisième anniversaire du début de la guerre en Ukraine. […]

Franceinfo / lundi 24 février 2025

Trois engins explosifs ont été lancés dans les jardins du consulat général de Russie à Marseille, lundi 24 février, a appris franceinfo auprès de la préfecture de police de Marseille. Il s’agissait de bouteilles de soda en plastique, d’une contenance de 50 cl. « Deux d’entre elles ont éclaté et généré des détonations », a précisé cette source. Les résidus de produits contenus dans ces récipients sont en cours d’analyse. Les faits se sont produits vers 8 heures du matin et un homme a été vu prenant la fuite, avait appris franceinfo un peu plus tôt, de source policière. Il n’y a pas eu de blessé ni même de dégât.
Le périmètre entourant le consulat, situé dans le 8e arrondissement de Marseille, avait été entièrement bouclé par les forces de l’ordre. Une équipe de démineurs, dépêchée sur place, a terminé son intervention. Contacté par franceinfo, le parquet de Marseille a annoncé l’ouverture d’une enquête en flagrance pour dégradation par substances explosives ou incendiaires. Celle-ci a été confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée, anciennement police judiciaire. […]

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Mise à jour du 25 février : deux interpellations

extrait de Franceinfo / mardi 25 février 2025

Les deux hommes interpellés lundi 24 février dans le cadre de l’enquête sur le jet de projectiles dans les jardins du consulat de Russie à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, ont été placés en garde à vue du chef de « dégradations par substance incendiaire ou explosive », a appris franceinfo auprès du parquet de Marseille.

Les deux suspects sont âgés de 48 ans et 60 ans, et ont interpellés lundi soir, lors d’un rassemblement en soutien à l’Ukraine devant l’Hôtel de ville de Marseille, a appris de source policière, la journaliste de Radio France à Marseille […]

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Mise à jour du 26 février : jugement en comparution immédiate le jeudi 27

Libération / mercredi 26 février 2025

Un chimiste et un ingénieur du plus grand organisme de recherche français vont être jugés jeudi en comparution immédiate. Les deux membres du CNRS, interpellés lundi soir dans le cadre de l’enquête sur les jets d’engins explosifs contre le consulat général de Russie à Marseille sont renvoyés des chefs de «dégradation ou détérioration du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes» et «fabrication non autorisée d’engin explosif ou incendiaire ou de produit explosif», a précisé dans un communiqué ce mercredi 26 février Nicolas Bessone, le procureur de la République de Marseille.
Ils sont déférés ce jour devant le juge des libertés et de la détention, «en vue d’une comparution immédiate» jeudi, a ajouté le procureur, soulignant qu’ils «reconnaissent les faits et motivent leur action dans le cadre du conflit entre la Russie et l’Ukraine».

Selon le quotidien régional La Provence, les deux chercheurs, âgés d’une quarantaine et d’une cinquantaine d’années, avaient été «repérés par les policiers alors qu’ils participaient à une manifestation de soutien à l’Ukraine» devant l’hôtel de ville lundi soir. Ils ont indiqué en garde à vue que le mélange contenu dans les bouteilles en plastique lancées dans le jardin du consulat étaient un cocktail d’azote et de substances chimiques, rapporte le procureur. […]

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Mise à jour du 27 février : condamnés à huit mois fermes 

Franceinfo / jeudi 27 février 2025

G. S. et V. H. dormiront ce soir dans une cellule à la prison des Baumettes. Les deux physiciens du CNRS ont été condamnés ce jeudi 27 février à huit mois de prison ferme, avec mandat de dépôt. Ils pourront cependant effectuer leur peine à leur domicile sous bracelet électronique. Le juge des libertés a cinq jours pour mettre en place l’aménagement de la peine.

Les deux prévenus étaient jugés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Marseille pour « tentative de dégradation ou détérioration du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes » et de « fabrication non autorisée d’engin explosif ou incendiaire ou de produit explosif ».

« Le côté terroriste du dossier a fait « Pschiit » comme la bouteille. Ce n’est pas du terrorisme, ni dans la volonté, ni dans la personnalité. Il y a des périodes où on ne fait pas ça. C’est très contrariant et c’est l’aspect moche du dossier. Vous avez des opinions respectables, mais vous ne le faites pas comme ça ! », a expliqué l’avocat général, qui a requis un an de prison ferme sous bracelet électronique. Le tribunal s’est retiré pour délibérer.

Vers 7h 30, le lundi 24 février, marquant le troisième anniversaire de l’invasion russe en Ukraine, G. S., 60 ans, Français d’origine espagnole et V. H., 48 ans, Français d’origine roumaine, ont jété trois projectiles par-dessus les grilles du consulat de Russie à Marseille (8ᵉ arrondissement), dont deux ont provoqué des détonations. Ils avaient expliqué aux enquêteurs lors de leur garde à vue, mardi, que le liquide contenu dans les bouteilles en plastique était un mélange d’azote et de substances chimiques. Les engins n’ont fait ni dégâts, ni victime.

Les deux prévenus ont reconnu les faits. Ils ont expliqué leurs motivations devant la cour. G. S. est marié à une femme d’origine ukrainienne. V. H. s’est dit quant à lui concerné par la situation en Ukraine. Ils affirment avoir mal apprécié l’impact diplomatique de leur action, et avoir d’abord prévu de se rendre à la police avant de finalement se rendre à la manifestation de soutien à l’Ukraine organisée en fin d’après-midi devant l’Hôtel de Ville.

Partie civile, le consulat de Russie estime qu' »ils ont commis des actes graves qui présentent tous les signes d’un acte terroriste. Il y a eu une tentative d’attaque d’une représentation diplomatique. Nous demandons une enquête criminelle complète ». Le 25 février, la chaîne télévisée russe Zvezdanews avait posté sur Télégram les images de la vidéosurveillance montrant un homme, un masque sur le visage et portant des gants jetables bleus, lancer des projectiles par-dessus les grilles des jardins du consulat de Russie.

Le ministère des Affaires étrangères français avait condamné une « atteinte à la sécurité des emprises diplomatiques ». De son côté, le ministère des Affaires étrangères russes avait dénoncé une « attaque terroriste ». Le Comité d’enquête de la Fédération de Russie, organe chargé des principales investigations criminelles en Russie, a ouvert une enquête pour « attaque contre des personnes ou des institutions bénéficiant d’une protection internationale », des faits passibles en Russie d’une peine allant jusqu’à douze ans de prison.

La direction du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a condamné avec la plus grande fermeté l’acte perpétré contre le Consulat de Russie à Marseille. Elle a appris avec consternation que les auteurs étaient des agents CNRS et s’est constitué partie civile. Créé en 1939, le CNRS est le plus grand organisme public de recherche en France. Il compte plus de 1100 laboratoires répartis sur l’ensemble du territoire, employant quelque 33 000 personnes, et 80 laboratoires de recherche internationaux, peut-on lire sur son site.

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Mise à jour du 27 mais : l’appel transforme la peine en sursis

Le Monde / lundi 26 mai 2025

Condamné à huit mois de prison ferme en première instance, un des deux chercheurs marseillais du CNRS qui avaient lancé des bouteilles d’azote liquide contre le consulat de Russie à Marseille, fin février, a vu sa peine assortie du sursis, lundi 26 mai, par la cour d’appel.

Le 27 février, le tribunal correctionnel de Marseille avait condamné V. H., 48 ans, et son collègue G. S., 59 ans, à huit mois de prison ferme à purger sous bracelet électronique. Les deux physiciens avaient été incarcérés à l’issue de l’audience, le temps de mettre en place cette mesure de détention à domicile sous surveillance électronique. M. H., physicien, était le seul à avoir fait appel. Si la cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé sa culpabilité pour l’infraction de fabrication non autorisée d’engin explosif, elle l’a relaxé pour celle de tentative de dégradation. La cour a ordonné que cette condamnation ne soit pas inscrite au bulletin numéro deux de son casier judiciaire.

Le consulat de Russie, qui s’était constitué partie civile, a lui été débouté de ses demandes d’indemnisation. « Les faits commis sont graves et présentent pour nous tous les signes d’un acte terroriste », avait estimé en première instance Stanislav Ornaskiy, consul de Russie à Marseille. Après les peines prononcées en première instance, le consulat avait fait part de son « indignation » face aux condamnations « clémentes » à l’encontre des deux chercheurs.

L’avocat du chercheur, Me Jean-Yves Hébert, s’est réjoui d’une « décision plus raisonnée ». « Si la relaxe partielle sur l’infraction de dégradation est à saluer, il est regrettable que les juges d’appel ne soient pas allés au bout du raisonnement en jugeant que l’infraction de fabrication d’engin explosif n’était pas non plus constituée. »

La défense avait expliqué lors de l’audience que l’azote liquide à − 190 °C dont les deux chercheurs avaient rempli trois petites bouteilles en plastique, après l’avoir transporté dans un contenant isotherme, n’entrait pas dans la liste des substances explosives, surtout compte tenu des faibles quantités utilisées. Le passage de l’état liquide à l’état gazeux avait fait éclater les bouteilles, « comme un pneu de vélo qui éclate », avait précisé leur défense. Une des bouteilles avait atterri dans le jardin d’un voisin du consulat, qui ne s’était pas constitué partie civile.

Lors du procès en première instance, M. H., Français d’origine roumaine, avait énuméré le conflit entre la Russie et l’Ukraine, le changement climatique ou « les élections aux Etats-Unis » comme des événements allant dans « une direction qui n’est pas bonne ». Il avait assuré avoir juste voulu faire « du bruit ».

Bois-de-Céné (Vendée) : ça sent le roussi du côté des pandores

Publié le 2025-02-24 13:52:30

Vendée : la piste criminelle privilégiée après l’incendie
de la future gendarmerie de Bois-de-Céné
France Bleu, 24 février 2025

Le bâtiment en face de la mairie du Bois-de-Céné est entièrement calciné. Il n’y a plus de toit, seulement des débris à l’intérieur et le lieu est toujours sous scellé. Ces locaux de 160 mètres carrés ont pris feu dans la nuit de vendredi à samedi. Ils venaient tout juste d’être complètement rénovés et devaient servir de bureaux temporaires à 10 gendarmes, le temps de la construction d’une brigade définitive. Les militaires étaient censés arriver à partir du mois de septembre 2025, dans cette commune de 2.200 habitants située entre Machecoul-Saint-Même et Challans.

Cent mille euros avaient été investis dans cette future gendarmerie temporaire. Cette nouvelle caserne à Bois-de-Céné est l’une des 200 nouvelles brigades de gendarmerie promises en 2023 par Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur à l’époque.

Le doute plane toujours concernant les causes du départ de feu. « C’est un incendie volontaire », assure le député vendéen Philippe Latombe. L’élu est sûr de lui, « cette information m’a été confirmée par le préfet de Vendée et par le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau ». Il s’appuie sur plusieurs éléments tangibles : « il y a eu des traces d’effraction : une sorte de véranda qui a été forcée et qui était cassée. De plus, le feu s’est déclenché à un endroit où il n’y a pas de travaux électriques, donc c’est volontaire ».

Contactée ce lundi soir, la procureure de la République des Sables d’Olonne, Gwenaëlle Coto, confirme cette information après le retour de l’expert chargé des constatations sur le terrain. Elle précise qu’une « fenêtre coulissante au rez-de-chaussée » a été brisée.

Un camarade condamné pour l'exemple - Communiqué de l'AG Antifa Paname

Publié le 2025-02-24 17:58:49

Un camarade condamné pour l’exemple - Communiqué de l’AG Antifa Paname

| AG antifasciste Paname

Un.e camarade condamné.e à 6 mois de sursis pour violences sur PDAP et relaxé.e pour participation à groupement et refus de signalétique, pouvant faire appel.
Un.e autre relaxé.e pour participation à groupement et refus de signalétique.

Un camarade condamné pour l’exemple !
Communiqué de l’AG Antifa Paname - Suites judiciaires de l’action antitransphobe du 5 octobre

Les 26 et 27 novembre 2024 ont eu lieu les procès de deux camarades inculpé.es suite à l’action de l’AG Antifa Paname du 5 octobre contre une dédicace d’un livre transphobe organisée par Stern et Moutot avec une maison d’édition faf. Ce jour-là, une cinquantaine de personnes avaient été placées en GAV, et finalement, seulement deux ont été poursuivies par l’État. Lae premier.e inculpé.e a été relaxé.e pour tous les chefs d’inculpation (participation à groupement et refus de signalétique) en décembre. Le 10 janvier dernier, lae deuxième camarade, envoyé.e en détention provisoire à Fresnes en octobre pour 10 jours, a été relaxé.e sur les chefs d’inculpation de groupement et refus de signalétique mais condamné.e à 8 mois de sursis et 1100 euros de dommage et frais d’avocat, pour « violences sur Personne Dépositaire de l’Autorité Publique ». L’affaire n’est néanmoins pas terminée puisque iel a encore possibilité de faire appel.
Nous réaffirmons notre solidarité pleine et entière avec lae camarade.

Nous pouvons retenir que les chefs d’inculpation pour refus de signalétique et participation à groupement n’ont, et c’est courant dans ce genre d’affaires de répression de manif, pas réussi à faire condamner quiconque, notamment car nombre de camarades ont gardé le silence et n’ont ainsi pas fourni de billes supplémentaires à la répression. La poursuite et la condamnation d’un.e d’entre nous semble être un moyen pour la préfecture d’obtenir un quelconque résultat dans les tribunaux après sa tentative de coup de filet lors de l’action, qu’ils n’avaient pu au final traduire en poursuites judiciaires, finissant par relacher très vite la grande majorité des camarades en GAV.

Comme d’habitude, la justice continue le travail des flics : empêcher les tentatives de contestation de l’ordre social, qui en ce moment laisse volontiers les idées réactionnaires des fafs se développer dans le champ politique, comme on le voit avec la géneralisation de la parole transphobe et xénophobe, dont la dédicace transphobe d’octobre dernier à laquelle l’AG Antifa avait appelé à s’opposer est un exemple.

L’objectif des tribunaux et des juges est simple : décourager, à force de GAV, de poursuites, de procès et de condamnation, l’auto-organisation et notamment les appels publics des espaces ouverts comme l’AG Antifa qui invitent à s’organiser concrètement contre les fafs.

Face à la répression de l’État, face aux fafs, montrons que leurs efforts pour nous résigner sont vains et reprenons l’offensive en rejoignant les AGs et les initiatives qui proposent de se réunir et lutter concrétement contre les fafs.

Il est aussi possible que de nouvelles suites judiciaires se déclarent. Une personne a été interrogée récemment dans le cadre d’une autre affaire non-liée à l’AG et les flics en ont profité pour lui poser plusieurs questions sur l’AG Antifa et son fonctionnement. Nous rappelons de ne pas aller aux convocations des keufs et de contacter l’AG par son adresse mail, en cas de convocs, éléments judiciaires nouveaux ou toute autre question, sans jamais mentionner des éléments qui pourraient vous incrimer ou incriminer quelqu’un d’autre : agantifapanam@proton.me

L’AG Antifa Paname

Mots-clefs : justice

Good Night, Tech-Right : Débrancher l'IA du fascisme

Publié le 2025-02-24 18:18:20

Good Night, Tech-Right : Débrancher l’IA du fascisme

« Les pauvres et les travailleur-euse-s sont confronté.es à une multitude de crises : l’accroissement des richesses et des inégalités sociales, la menace croissante du changement climatique et la montée en puissance de l’extrême droite autoritaire. Au lieu d’œuvrer à l’amélioration de l’humanité et de s’attaquer aux inégalités systémiques, les milliardaires horrifiés ont fui la montée de la colère contre eux, en poussant à la centralisation et au contrôle d’encore plus de richesses et de pouvoir, en utilisant comme arme la désinformation, les élections et les systèmes politiques existants. C’est pourquoi des gens comme Elon Musk ont besoin que vous craigniez les immigrés et les personnes trans - parce que les milliardaires veulent vous distraire pendant qu’ils vous volent. »
Par It’s Going Down, média anarchiste nord-américain.

Good Night, Tech-right : Débrancher l’IA du fascisme

Le 20 janvier, Donald Trump a pris le pouvoir pour la seconde fois lors d’une cérémonie où assistaient des dirigeants d’extrême droite et néofascistes du monde entier [1] et quelques uns des plus riches milliardaires de la tech, notamment les patrons d’Apple, de Google, de Facebook, de TikTok, de X/Tesla et d’Amazon [2]. [3], Donald Trump a déjà annoncé de nouveaux investissements massifs dans l’infrastructure technologique, principalement axés sur l’intelligence artificielle (IA) [4], et pousse à l’expansion des crypto-monnaies [5].

Le début du second mandat de Donald Trump a débuté par un déluge de décrets, conçus pour mettre à l’épreuve les institutions juridiques existantes et la loyauté du parti républicain, tandis qu’il envoie des soldats en exercice à la frontière sud, appelle à mettre fin au droit du sol, qui est inscrite dans le 14e amendement, et exige que ses fidèles d’extrême-droite soient confirmés par le Sénat [6].

Trump veut un pouvoir exécutif extrême, mais plus largement, son programme est directement lié aux intérêts des milliardaires de la tech qui ont déboursé des millions pour le faire entrer à la Maison Blanche. Depuis qu’il a emprunté l’escalator doré, Trump a construit une machine politique en utilisant la colère [7] de ceux qui ont été dévalorisés et appauvris par les politiques néolibérales, en dépeignant les démocrates à la fois comme des gauchistes radicaux et des élites économiques et financières. Pourtant, ce sont ces milliardaires, qui se sont enrichis grâce à ces mêmes politiques, et pour lesquels Trump s’efforce aujourd’hui de mettre en œuvre son programme.

L’ascension de la Tech-Right

Cette « broligarchie » [8] émergente a été marquée par l’évolution constante des élites technologiques vers des idées autoritaires et néo-réactionnaires, représentées par des personnes comme Peter Thiel et Curtis Yarvin, qui rejettent « la démocratie sous toutes ses formes » et appellent à « une forme d’État-Entreprise » [9]. Yarvin, également connu sous le nom de plume de Mencius Moldbug, est un ingénieur en informatique qui propose de transformer les sans-abri en « biodiesel », qui prône une pseudo-science raciste et qui préconise de transformer les États-Unis en monarchie, dirigée bien sûr par un PDG. Yarvin a été cité comme une influence par JD Vance [10], lui-même protégé de Thiel [11]. Elon Musk, qui a travaillé avec Thiel chez PayPal et qui, lors d’une célébration après la récente investiture de Trump, a fait plusieurs saluts nazis à une foule de fans MAGA [12] en adoration, a également une longue histoire de promotion des idéaux et des mouvements autoritaires, nationalistes blancs et néo-fascistes.
Après avoir acheté Twitter en 2022, Musk y a accueilli des néonazis et des influenceurs d’extrême droite, l’a purgé des comptes antifascistes, a embrassé des partis néofascistes comme l’AfD en Allemagne (Musk a récemment pris la parole lors d’un événement de campagne de l’AfD), a attaqué les syndicats [13] et le droit du travail [14], et s’est rallié au soutien des théories du complot antisémite et nationaliste blanc [15]. Des milliardaires de la tech comme Zuckerberg ont également commencé récemment à se rapprocher des idées d’extrême droite [16], tandis que le milliardaire d’Amazon Jeff Bezos s’est acoquiné avec Trump tout en censurant les journalistes qui le critique au Washington Post [17], dont il est le propriétaire.

Mais soutenir Trump lors des élections de 2024 n’est pas la première incursion des élites technologiques dans la politique de droite. Dans la baie de Californie, des capitalistes de la tech de droite ont récemment contribué à l’élaboration et au lancement de campagnes aux côtés des « élites traditionnelles du monde des affaires et de l’immobilier dans le but d’évincer certains de ses dirigeants les plus progressistes et d’annuler ses politiques les plus progressistes ». En utilisant un réseau d’organisations AstroTurf [18], comme l’a rapporté Mission Local [19] :

Les groupes de pression [20] soutenus par des milliardaires se sont multipliés à San Francisco, accablant les progressistes de fléaux urbains, des rues infestées de drogue à la construction sclérosée de logements. L’un d’entre eux se démarque nettement des autres.

Neighbors for a Better San Francisco Advocacy, le groupe lancé en 2020 et soutenu en grande partie par l’argent de l’immobilier et de la technologie, est devenu en peu de temps l’organisation la mieux financée et la plus dépensière de la politique de San Francisco.

Il a fourni la majorité des fonds nécessaires à la révocation du procureur Chesa Boudin en 2022, et a été le principal bailleur de fonds pour la révocation des conseils scolaires la même année. Neighbors a représenté à lui seul plus d’un dollar sur 10 dépensés dans les campagnes politiques de San Francisco entre 2020 et 2024 - au moins 8,7 millions de dollars sur un total de 80,3 millions de dollars, selon une analyse des données sur le financement des campagnes.

Le groupe, un organisme à but non lucratif de « protection sociale » fondé par deux lobbyistes de l’immobilier et soutenu par des méga-donateurs républicains, dépense presque exclusivement pour des causes liées à la loi et à l’ordre, soutenant des politiques et des candidats plus portés sur la répression de la criminalité que sur le logement, les transports en commun ou d’autres questions politiques.

Si le groupe s’est d’abord concentré sur les courses au poste de superviseur, il s’est rapidement développé et a réussi à canaliser des millions de dollars pour révoquer le procureur, annuler les réformes de la justice pénale, lutter contre les alternatives à l’incarcération et renforcer le département de la police.

À San Francisco, les élites technologiques ont fabriqué et armé la haine des sans-logis [21] pour faire passer des attaques contre les politiques progressistes et les élus, en faisant reculer les réformes de la justice pénale et en promouvant un retour à la « loi et l’ordre » de l’époque de la guerre de la drogue, ce qui a contribué à accélérer l’embourgeoisement et le déplacement dans la région de la baie. Cette adhésion à des politiques réactionnaires dans un bastion progressiste de la Californie reflète le soutien croissant de nombreux milliardaires de la technologie à Trump, qui est motivé en partie par l’idéologie mais centré sur des intérêts de classe partagés. Comme l’a écrit le Green European Journal [22] :

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles la droite technologique est plus active et plus visible politiquement aujourd’hui que lors des précédentes élections américaines. Tout d’abord, le groupe a trouvé un leadership politique qui s’est empressé d’adopter ses priorités sur des questions telles que l’IA et la crypto (la plateforme du parti républicain de 2024 comprend des plans de déréglementation de ces deux industries [23])... Le secteur technologique américain est confronté à une concurrence plus directe de la part des entreprises chinoises, ce qui a contribué à créer un environnement d’investissement différent, avec des taux d’intérêt plus élevés. Les priorités ont également changé et les investisseurs en capital-risque investissent désormais davantage dans des entreprises de défense telles qu’Anduril, le fabricant d’armes soutenu par l’entrepreneur milliardaire Peter Thiel. Les contrats gouvernementaux, en particulier dans les domaines de la défense et de la sécurité des frontières, constituent une source de revenus stable. L’évolution des relations entre la Silicon Valley et le gouvernement américain s’accompagne d’une modification des priorités de la classe des investisseurs.

Le bloc émergent des oligarques de la tech, qui considéraient l’administration Biden comme trop attachée à la réglementation et à la concurrence au sein du marché capitaliste, voit en Trump un instrument qui réduira les réglementations et les impôts, récompensant les entreprises technologiques par des contrats gouvernementaux lucratifs, d’autant plus que Musk s’efforce de réduire les dépenses de l’État et de s’orienter vers la privatisation [24]. La volonté de Trump de « forer, bébé, forer » est également au cœur de leur projet de stimuler l’infrastructure de l’IA, car l’IA nécessite d’énormes quantités d’énergie [25] et d’eau [26].

En bref, les technocrates ont acheté et payé la présidence de Trump [27], et ils ont l’intention de tirer profit de tout : de l’expansion de la production d’IA, des lois qui favorisent leurs entreprises et les protègent des réglementations, jusqu’aux profits tirés de la détention de masse, de la surveillance et de la guerre. Et bébé, les affaires vont bien.

Trump et la Tech-Right

Ce processus a déjà commencé, puisque Trump a annoncé un accord de 500 milliards de dollars [28] (principalement pour des centres de données et des centrales électriques [29]) avec OpenAI, une décision qui a également provoqué des tensions au sein de l’élite technologique [30], Musk ayant commencé à dénigrer OpenAI, qu’il a contribué à cofonder, et son PDG, Sam Altman, le créateur de ChatGPT. À la frontière, des entreprises comme Palantir, « cofondée par le milliardaire Peter Thiel, a reçu plus d’un milliard de dollars au cours des quatre dernières années » et joue un rôle central dans la fourniture de technologie à l’ICE [31]. Pendant ce temps, au Pentagone, « Palantir et Anduril, deux acteurs majeurs des technologies de défense, sont en pourparlers avec SpaceX, OpenAI, Scale AI et Saronic pour former un puissant consortium visant à remodeler la façon dont le gouvernement américain se procure des technologies militaires », en favorisant les « technologies de défense » basées sur l’IA. Pour l’élite milliardaire, l’avenir s’annonce radieux [32], « car les investisseurs en capital-risque parient sur l’augmentation des dépenses fédérales en matière de sécurité nationale, d’immigration et d’exploration spatiale ».

Et pendant que les cochons de guerre mangent à leur faim, les entreprises de réseaux sociaux travaillent dur pour fournir au public du pain et du cirque. Twitter (même s’il peine à faire rentrer de l’argent) reste une plateforme de désinformation de masse de la droite, tandis que Facebook et Instagram, propriété de Zuckerberg, ont fait marche arrière sur le fact-checking [33] tout en censurant des messages sur les pilules abortives [34] après l’investiture de Donald Trump, s’appuyant sur des années de mise à l’écart des anarchistes et des antifascistes [35], de réduction au silence des contenus pro-palestiniens [36] et de promotion des théories conspirationnistes d’extrême droite [37].

Précisons qu’une autre partie de la coalition Trump, représentée par des nationalistes blancs comme Laura Loomer et des néo-fascistes comme Steve Bannon, s’est publiquement brouillée avec Elon Musk, critiquant docilement l’élite technologique pour vouloir créer un « techno-féodalisme » [38]. Malgré ces attaques, il est clair que ces aboiements n’ont pas beaucoup de poids, puisque Musk a fait taire ses détracteurs d’extrême droite comme Loomer sur Twitter et s’est déjà installé à la Maison Blanche (bien que Susie Wiles semble l’avoir exclu pour l’instant [39]). Les paroles de Bannon sonnent également creuses, puisqu’il a déclaré qu’il espérait utiliser l’immense richesse de Musk pour gagner des campagnes électorales pour des partis néo-fascistes à travers l’Europe [40] et « inonder la zone » avec de la désinformation. Certains membres de l’extrême droite pourraient se plaindre que certaines de leurs préoccupations idéologiques raciales (comme le soutien de Musk aux visas H-1B - qui permettent aux entreprises technologiques d’hyper-exploiter les travailleurs immigrés) ne s’alignent pas sur les intérêts de classe autoritaires des technocrates, mais en fin de compte, ils savent qui signe leurs chèques.

Les forces idéologiques en jeu au sein de l’élite technologique sont nombreuses [41]], mais il est important d’en faire une critique cohérente et de comprendre ce qui les animent et, plus important encore, l’histoire qu’ils tentent de vendre aux autres membres des cercles d’élite [42]. Comme les libertariens, ils considèrent que la contradiction centrale de la société réside dans les contraintes supposées imposées au capital [43], que ce soit sous la forme de réglementations étatiques, d’impôts ou de revendications des travailleurs dans les syndicats, les grèves ou les mouvements sociaux. Contrairement aux libertariens, cependant, ils veulent utiliser l’État pour garantir l’accès au capital par le biais de contrats et étendre activement le pouvoir répressif de l’État sécuritaire. Comme l’Alt-Right [44], ils considèrent cela comme un projet d’élite, mais alors que l’Alt-Right cherchait à atteindre les étudiants de la classe moyenne supérieure qui se destinent à une carrière de membre du personnel du Parti républicain ou à écrire pour Tucker Carlson [45], la Tech-Right souhaite se « libérer » en tant que classe des chaînes supposées de la société moderne, multiculturelle et démocratique. Bien qu’ils puissent adhérer à une vision totalitaire du monde, ils rejettent le fascisme en tant que mouvement de masse parce qu’il n’est pas explicitement pro-capitaliste [46].

Comme les nationalistes blancs, ils considèrent leur projet comme un mouvement antilibéral, antidémocratique et antiégalitaire [47], mais si des penseurs néoréactionnaires comme Yarvin et Nick Land peuvent embrasser une pseudo-science raciste [48], ils veulent en fin de compte que leur dictature imite les structures autoritaires déjà présentes dans la société capitaliste elle-même, et non qu’elle retire le capital des mains des élites pour le faire travailler pour la nation, et encore moins pour le peuple - même pour les Blancs. L’avenir est là, c’est juste que vous n’avez pas été invités.

Comprendre l’évolution du terrain

Il est important de comprendre que Trump est revenu au pouvoir alors que le terrain économique et politique existant est en train de changer radicalement. Comme l’a souligné Jamie Merchant [49] dans The Brooklyn Rail, l’ordre néolibéral touche à sa fin. Après les bouleversements de 2020, la pandémie mondiale et la tentative de coup d’État du 6 janvier, Joe Biden s’est empressé d’injecter de l’argent dans les États républicains [50] dans l’espoir de garantir la paix sociale, et s’est opposé à la puissance et à l’influence croissantes de la Chine par le biais de diverses initiatives de guerre commerciale [51]. Cette réalité s’accompagne d’une nouvelle ruée des pays vers la production d’énergie pour alimenter l’IA [52] (malgré la menace croissante du changement climatique) et d’hostilités croissantes entre les États-Unis et les BRICS [53]. Dans ce contexte, les élites technologiques jettent l’ancien ordre néolibéral par la fenêtre et se rallient à l’extrême droite mondiale. Nous avons de la chance.

Mais comme nous l’avons vu ici aux États-Unis, la coalition Trump est un amalgame de diverses factions : des nationalistes chrétiens qui veulent une théocratie rouge blanche et bleue, aux post-libertariens qui rêvent d’une techno-dystopie. Les nationalistes blancs comme Steven Miller fantasment sur les déportations massives [54] tout en travaillant aux côtés d’oligarques comme Elon Musk, qui lui souhaite que davantage d’immigrés travaillent aux États-Unis grâce aux visas H-1B, tout en encourageant les néo-nazis. Malgré ce bourbier idéologique, ce qui reste clair, c’est que la priorité centrale de l’administration Trump est d’enrichir les élites en réduisant les impôts des riches, en vidant les réglementations et en obtenant des contrats d’entreprise massivement lucratifs. Quelqu’un s’enrichit, mais certainement pas nous.

Mais cette réalité s’accompagne d’une contradiction flagrante : Trump s’est longtemps présenté comme un populiste qui ferait baisser le coût des produits de consommation courante tels que la nourriture, l’énergie et le loyer. Comme l’a souligné le regretté anarchiste David Graeber [55], Trump s’est présenté comme un corporatiste classique, qui a tendu la main aux travailleurs en colère en leur racontant qu’il s’unirait à eux pour lutter contre les élites financières. En réalité, Trump a déjà commencé à revenir sur ses affirmations selon lesquelles il serait en mesure de faire baisser les prix, mais il a également tenté d’ancrer dans l’esprit des gens l’idée que l’augmentation de la production d’énergie entraînerait une baisse des prix pour les classes populaires, en dépit de toutes les données qui prouvent le contraire. En réalité, cette augmentation de la production de combustibles fossiles - de l’aveu même de M. Trump - vise simplement à alimenter de nouveaux centres de données sur l’intelligence artificielle, ce qui entraîne déjà une hausse de la facture d’électricité pour certains. Selon certaines études, les consommateurs pourraient bientôt voir « leurs factures d’électricité augmenter de 70 % [en raison] de la demande énergétique croissante des centres de données d’IA » [56]. Sans oublier que de nombreux économistes ont également averti que les tarifs douaniers proposés par Trump pourraient également entraîner une nouvelle flambée des prix. Le coût des œufs a déjà grimpé en flèche en raison d’une épidémie de grippe aviaire, alors que l’on craint de futures pandémies, le tout sous la surveillance de RFK [57].

Il existe également la possibilité très réelle que la bulle de l’IA puisse tout simplement éclater. Comme l’a récemment souligné Forbes :

Andrei, expert en IA/ML [58] et cofondateur de Technosophics, a été encore plus audacieux dans sa prédiction, notant que la bulle de la Gen AI [59] est sur le point d’éclater. « L’afflux d’argent injecté dans l’IA générative sans retour sur investissement clair a gonflé les attentes à des niveaux insoutenables », a expliqué M. Andrei.

Il a cité le milliardaire américain Tom Siebel, fondateur et PDG de C3.ai, qui aurait déclaré que « le marché surévalue l’IA » et qu’« il y a absolument une bulle », pour illustrer le sentiment de nombreux PDG et experts de la Silicon Valley. Andrei a également noté la résistance croissante des professionnels et du public à l’égard de l’IA, ce qui pourrait contribuer à dégonfler le battage médiatique.

« Il existe un mouvement croissant de personnes ordinaires issues de diverses professions, telles que des écrivains, des artistes, des informaticiens, des ingénieurs et des philosophes, qui ont trouvé un terrain d’entente contre le paradigme de l’IA générative. Cela a sensibilisé la population générale aux problèmes irréconciliables posés par la technologie et au fait qu’elle est imposée aux gens par des milliardaires et leurs organisations », conclut-il.

Au-delà des coûts financiers et environnementaux croissants, l’accélération de la production d’IA signifie également la création de technologies qui, de l’aveu même de leurs créateurs, supprimeront de nombreux emplois, et pas seulement des emplois de cadres. De nombreuses chaînes de restauration rapide travaillent déjà à l’automatisation de leur main-d’œuvre [60] grâce à l’IA [61], depuis les guichets de vente au volant jusqu’à l’intérieur des restaurants [62]. Cette réalité crée un paradoxe : Trump a gagné de justesse en 2024 en exploitant le ressentiment croissant contre le néolibéralisme, un système économique défini par la mondialisation des entreprises et le déclin du niveau de vie. Mais comme l’a écrit Forbes, « [L]a technologie de l’automatisation a été le principal moteur de l’inégalité des revenus aux États-Unis au cours des 40 dernières années... 50 % à 70 % des changements de la structure salariale aux États Unis depuis 1980 peut être attribuée à la baisse des salaires des ouvriers remplacés ou touchés par l’automatisation. » [63] La volonté de Trump d’alimenter la croissance de l’IA ne fera bien sûr qu’accélérer cette réalité. En bref, le fantasme Bannoniste [64] de « l’Amérique d’abord » est tout simplement de la poudre de Perlimpinpin : appelons-le pour ce qu’il est, le néolibéralisme rentre à la niche.

Débrancher la prise

Les pauvres et les travailleur-euse-s sont confronté.es à une multitude de crises : l’accroissement des richesses et des inégalités sociales, la menace croissante du changement climatique et la montée en puissance de l’extrême droite autoritaire. Au lieu d’œuvrer à l’amélioration de l’humanité et de s’attaquer aux inégalités systémiques [65], les milliardaires horrifiés ont fui la montée de la colère contre eux [66], en poussant à la centralisation et au contrôle d’encore plus de richesses et de pouvoir [67], en utilisant comme arme la désinformation, les élections et les systèmes politiques existants. C’est pourquoi des gens comme Elon Musk ont besoin que vous craigniez les immigrés et les personnes trans - parce que les milliardaires veulent vous distraire pendant qu’ils vous volent.

Nous devons prendre conscience du moment dans lequel nous nous trouvons. Nous devons être clairs sur les contradictions et les opportunités que cela crée pour l’organisation et l’intervention potentielles. Nous devons également être déterminés à comprendre que Trump n’améliorera pas la vie des pauvres et des travailleur-euse-s aux États-Unis ; il n’est pas une solution aux problèmes causés par des décennies de néolibéralisme, mais l’accélération des forces capitalistes qui l’ont poussé en avant. En outre, nous devrions nous efforcer de comprendre et d’expliquer aux gens le projet global que Trump et la Tech-Right s’efforcent d’accomplir : le renforcement des capacités de l’IA ne nous apportera pas le moindre avantage. Au contraire, nous devrions souligner les coûts dramatiques de la poursuite du capitalisme industriel et les menaces que représente l’IA en particulier.

« No Data Center Google », au Chili

Les luttes et les mouvements sociaux du passé nous offrent de nombreuses leçons. Nous serions bien avisés d’étudier les interventions contre la technologie dans les années 2010 par des groupes comme Counterforce dans la région de la baie [68], ainsi que les luttes écologiques de masse comme en Allemagne contre l’expansion de Telsa [69]. Nous pouvons apprendre des protecteurs de l’eau indigènes [70], des mouvements comme Stop Cop City à Atlanta [71], et des Appalaches qui se battent pour stopper les projets d’oléoducs [72], alors que nous travaillons à stopper l’expansion des centres de données d’IA - des luttes [73] qui [74] éclatent [75] déjà un peu partout [76]. Les grèves des travailleurs d’Amazon [77] et des entreprises de restauration rapide peuvent être utilisées pour construire des ponts [78] et unir les campagnes.

Les antifascistes peuvent aider à cartographier les connexions entre les suprémacistes blancs, l’État et la Right-Tech. La lutte pour l’abolition de la police aux frontières (ICE) [79] et le mouvement BDS [80] peuvent nous donner des outils pour nous opposer aux entreprises technologiques qui tirent profit de la guerre, de la surveillance, de la militarisation des frontières et de la détention de masse. Il y a beaucoup de travail à faire, mais nous devons tisser ces luttes ensemble et expliquer à la population dans son ensemble comment elles sont liées [81].

Et comme précédemment, les luttes des communautés locales contre les centres de données d’IA [82] apparaissent déjà dans le paysage social [83] et ne feront qu’augmenter en nombre [84]. Si les gens cherchent un moyen de s’opposer aux oligarques et à leur avenir techno-autoritaire, c’est l’occasion ou jamais. L’année 2025 sera peut-être moins marquée par des affrontements avec des Proud Boys défilant dans les rues que par des communautés locales s’unissant pour stopper les projets d’infrastructure IA.

La Right-Tech est unie, mais moins par ses idéologies réactionnaires éparses que par ses intérêts de classe communs. Ils veulent nous diviser, pensant que nous nous battrons les uns contre les autres pour les miettes qu’ils nous offrent, ou en générant la dernière indignation sur les plateformes de médias sociaux qu’ils contrôlent. Nous devons nous organiser et construire autour de nos intérêts de classe communs, en dépassant les divisions, autour d’objectifs et de luttes communs. Nous voulons des logements pour tous. Nous voulons une planète vivable pour nos enfants. Nous voulons le contrôle de notre travail. Nous voulons abolir les systèmes qui nous détruisent.

Dans les années 1990, des anarchistes, des syndicats, des militant.e.s anti-exploitation et des groupes écologistes ont contribué à mobiliser des milliers de personnes [85] lors de manifestations militantes contre la mondialisation des entreprises, le tout sous la présidence d’un démocrate. En utilisant des réseaux décentralisés, des médias indépendants et des groupes d’affinité, ils ont contribué à créer un mouvement grandissant, ancré dans l’analyse anticapitaliste et l’action directe. Nous l’avons déjà fait, nous pouvons le refaire.

Les oligarques veulent un roi. Offrons-leur plutôt une révolte paysanne.

Note

Traduction d’un article d’It’s Going Down, publié le 26 janvier 2025
Les références en lien ont été remplacées par des équivalents en français quand c’était possible, que ce soit la presse mainstream ou militante.

Notes

[3En échange du soutien financier des élites technologiques à sa campagne et à son investiture[[Le virage Trump de la Tech : toutes les entreprises et dirigeants s’inclinent, The Verge (en anglais)

[6Chaque membre du cabinet doit être confirmé par un vote du Sénat. NdT

[12« Make America Great Again »

[13Trump et Musk sont des « patrons cupides qui se moquent des travailleurs en direct », AFL-CIO (principal regroupement syndicales des États-Unis), en anglais

[14Elon Musk veut vider de sa substance la loi sur les relations de travail, Elon Musk veut vider de sa substance la loi sur les relations de travail, The Nation, en anglais

[18Simulation artificielle de mouvement populaire ou citoyen, voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Astroturfing

[31La police aux frontières

[36Les promesses brisées de Meta, Human Rights Watch, en anglais

[44Le courant d’extrême droite du parti républicain qui a porté Trump au pouvoir https://fr.wikipedia.org/wiki/Alt-right

[45Influenceur raciste et complotiste et ex éditorialiste de Fox News

[46Les Lumières sombres, Populism studies, en anglais

[50La grande oeuvre de Biden, The atlantic, en anglais

[53Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Iran, Egypte, Emirats arabes unis, Indonésie et Ethiopie

[57Robert F Kennedy, ministre de la santé, qui s’était illustré par ses propos complotistes et eugénistes pendant l’épidémie de COVID, NdT

[58Intelligence artificielle / Machine Learning

[59IA générative, type chatGPT

[61IA et automatisation dans l’industrie du fast-food, foodindustry.com, en anglais

[64Steve Bannon, le conseiller de Trump pendant la première campagne, parti en croisade en Europe soutenir les partis fascistes

[69Allemagne : le combat contre la gigafactory Tesla, CrimethInc., en anglais, espagnol et italien

[71Echos d’Atlanta, Paris Luttes Infos

[80Boycott, Désinvestissements, Sanctions https://www.bdsfrance.org

[81En France on notera l’itniative HIATUS, contre l’IA et son monde

[82Appel à la moratoire sur les Data centers, Citizens Action Coalition, en anglais

[84Comment arrêter un Data center, Disconnect, en anglais

Estadens (Haute-Garonne) : non c’est toujours non !

Publié le 2025-02-25 08:25:30

Un village dans la tourmente : incendie d’un engin de chantier
Le petit journal, 25 février 2025 (extrait)

Les événements se succèdent sur le site de la future usine Bricafeu, première filiale de l’usine toulousaine Cimaj. Une pelle mécanique utilisée pour les travaux de terrassement a été retrouvée brûlée et donc inutilisable. La gendarmerie confirme rapidement que cet incendie est d’origine criminelle et le préjudice estimé s’élève à plus de 5000€.

Cet incident s’ajoute aux nombreuses manifestations des opposants à ce projet. L’implantation de cette usine ne fait pas l’unanimité ni dans le village d’Estadens ni dans l’aspétois. Les résultats d’analyses de prélèvements réalisés permettront d’avancer pour trouver les auteurs de cet acte.

Bien tenté Challier !

Publié le 2025-02-25 08:30:00

Sabotage d’une devanture d’immeuble touristique



Bien tenté Challier !

Sabotage d’une devanture d’immeuble touristique

Dans la nuit du 6 février 2025 la devanture de The Good Butler, au 30 rue Thiers, a été décorée de peinture, huile et inscriptions.

"The Good Butler Air BnB"
"Voleurs de logements"
"Bien tenté Challier !"
"MTP, Sérieux ?!"

Ne nous méprenons pas il s’agit bien là du vol de 14 logements mis en pâtures à la location courte durée.
Comme le dit si bien M. Challier, le propriétaire : « Je suis en flagrant délit d’illégalité »
Après la diffusion du reportage de complément d’enquête , aucune mesure n’a été prise par la mairie, alors nous "on se débrouille", parce-qu’ici, "c’est Marseille BB", n’est-ce pas Challier ?
Nous ne sommes pas dupes, derrière la devanture blanc et bleu ciel, couleurs du coeur des marseillais·es, c’est bien de Airbnb & compagnie qu’il s’agit.
D’ailleurs, les MTP qui avaient repeint la façade pour lui étaient-ils au courant ?

CONTRE LES VOLEURS DE LOGEMENTS !
POUR LE RETOUR DES LOGEMENTS AUX HABITANT·ES !

le Front de Libération des Logements Marseillais

Mellac (Finistère) : Soirée frites chez Eureden !

Publié le 2025-02-25 13:12:31

[Reçu par mail, 25 février 2025]


La recette des frite est un art à ne pas sous-estimer. Nos amis Belges nous l’ont assez répété, il est capital d’avoir DEUX cuissons pour les frites !

SOIRÉE FRITES : 2nd CUISSON

La soirée frites précédente nous a beaucoup inspirées, agrémentée de sa sauce, elle fut savoureuse pour touts ceux ayant subies la malvaillance des industriels qui ne veulent nous fournir que des patates chaudes…

C’est pour ça que cette nuit, à Quimperlé, les FRITES (Front Révolté et Impitoyable des Totos En Sauce) viennent ajouter du goût à Eureden avec leurs fameuse sauce piment. Hé oui, la deuxième cuisson, ça pique !

Pour cette grande coopérative en situation de quasi-monopole, qui devient le seul fournisseur pour beaucoup d’agriculteurs. Celles qui impose des prix de rachats aux producteurs sans que ces derniers puissent négocier. Pour ces grands démocrates dont l’organisme vient directement du régime de Vichy. Pour ces écologistes radicaux qui continuent de soutenir une système alimentaire ultra destructeur, qui se voue lui-même à sa propre fin.

Extrait du reportage explicatif publié par Le Télégramme, 25 février 2025

Pour ce généreux organisme, nous ne pouvions que faire une cérémonie d’inauguration de leur nouveau siège social à la hauteur de ces bienfaits en sabrant quelques bouteilles !

Alors que la sordide LOA est annoncée au salon de l’agriculture, ici on clame haut et fort que le loup est dans LOA bergerie.

En vous souhaitant une bonne dégustation.

Les petites FRITES


idem

En Finistère, le futur siège d’Eureden victime d’un incendie
dans la nuit
Ouest France, 25 février 2025

Vers 3 h 45 ce mardi 25 février 2025, l’alarme intrusion s’est déclenchée au futur siège du groupe alimentaire coopératif breton Eureden dans la zone de Kervidanou 3, à Mellac près de Quimperlé (Finistère).  Il y a eu une tentative d’intrusion et un départ de feu. Les secours sont intervenus rapidement et il n’y avait personne sur place , explique Béatrice Perrot, chargée de communication externe du groupe, arrivée sur site dès ce mardi matin.

« Des investigations sont en cours, mais nous allons porter plainte. Nous sommes un peu sous le choc et nous attendons le résultat des investigations« , poursuit-elle. Pour l’heure, toutes les pistes sont ouvertes quant à l’origine du feu. L’identification criminelle de la gendarmerie est sur place pour recueillir tous les éléments nécessaires à l’enquête.

Le futur siège, ou Maison commune, devait ouvrir  en mode test  au début du mois de mars. Cette date sera repoussée. À terme, une dizaine de salariés sera basée sur ce site. Il accueillera aussi les équipes du groupe dans des salles de réunion et des espaces de coworking.

Le groupe Eureden rassemble 17 000 agriculteurs coopérateurs ainsi que 8 000 collaborateurs.  C’est la première fois que nous faisons face à une telle action , note Béatrice Perrot. Parmi les marques d’Eureden : d’Aucy, Point vert, Paysan breton…

[Allemagne] Berlin, un bus contre l'AFD

Publié le 2025-02-25 16:37:13
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[Allemagne] Berlin, un bus contre l’AFD

[Allemagne] Berlin, un bus contre l’AFD

Ailleurs | sur https://stuut.info | Collectif : Secours Rouge /B_collectif>

Ce dimanche 23 février, environ 80 à 120 personnes s’étaient rassemblées l’après-midi pour manifester devant le bureau fédéral de l’AfD ( Alternative für Deutschland) à Berlin. Alors que les premiers résultats des élections indiquaient que l’AFD avait environ 20% du scrutin, les manifestants ont allumé des haut-parleurs de 100 watts et fait fonctionner des sirènes installés sur le toit du véhicule. Le niveau sonore aurait été jusqu’à 109 décibels. Le bus avait été verrouillé de l’intérieur et embrumé par un système technique. Des policiers ont alors cassé la vitre du côté passager et ont pris d’assaut le véhicule. Trois personnes ont été arrêtées. Les occupants du bus et l’équipage ont reçu une interdiction de manifestation, elle était valable jusqu’à ce lundi 8 heures. Selon les manifestants issus du Centre pour la Beauté Politique, la sirène devait être un avertissement contre le fascisme au vu des résultats de l’AfD.

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Voir en ligne : Secours Rouge

[Grèce] Marianna M, procédure et état de santé préoccupants

Publié le 2025-02-25 16:58:30
stuut.info>

[Grèce] Marianna M, procédure et état de santé préoccupants

[Grèce] Marianna M, procédure et état de santé préoccupants

Ailleurs | sur https://stuut.info /B_collectif>

31 octobre 2024, l’anarchiste Marianna M a été gravement blessée lors de l’explosion d’un appartement à Ampelokipi, Athènes ( voir notre article ici ). Pendant les deux semaines où Marianna M. est restée hospitalisée, elle a été surveillée aux soins intensifs par la police antiterroriste 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, la privant de toute intimité et de son droit d’être traitée en patiente alors qu’elle n’était pas encore en état d’arrestation.

Alors qu’elle était inconsciente donc non consentante, la police a ordonné la prise d’empreintes digitales et d’un échantillon de sang pour des tests ADN. Le 15 novembre, encore blessée, son hospitalisation a été interrompue et elle a été emmenée à la prison de Korydallos. Marianna y a été transférée sans soin hospitalier et sans aucun traitement médical. Dès les premiers jours, elle n’a pas reçu les fournitures nécessaires à ses soins et a été incarcérée dans une cellule insalubre.

Aujourd’hui, après trois mois, les tests de diagnostic requis par les médecins de l’hôpital n’ont pas été réalisés. Les blessures à la tête de l’anarchiste nécessitent un scanner refusé par le médecin de la prison. Marianna souffre de vertiges, de lésions du système nerveux et de problèmes neurologiques qui provoquent un dysfonctionnement de son œil. Des soins et une aide quotidienne sont fournis par Dimitra Z. incarcérée pour la même affaire et détenue dans la même cellule.

Voir en ligne : Secours Rouge

Corrections deputy shot and killed in 'targeted attack' while off duty – Belle Glade, FL

Publié le 2025-02-25 18:12:45

The Palm Beach County Sheriff's Office said it responded to reports of gunfire at 7:32 p.m. Feb. 10 in the 1400 block of Northwest Avenue D.

Basil Powell was immediately fired upon as soon as he got out of his car, officials stated. Upon arrival, deputies said they discovered Powell, who was off duty at the time. Reports show Powell was transported to St. Mary's Medical Center in West Palm Beach, and he was pronounced dead shortly after arrival.

The Palm Beach County Sheriff's Office said Basil Powell had served with the agency for three years. Powell was assigned to the West Corrections Center after being hired in October 2021.

Investigators said they believe the incident was not random, and that it appears Powell was "targeted and ambushed" while returning home. Officials said the incident was not related to Powell's role as a corrections deputy. No details regarding potential suspects or motives have been released currently.

Found on Mainstream Media

Fire destroys Red Rock scale (Canada)

Publié le 2025-02-25 18:22:15
Early in the morning on December 24th, a fire destroyed the commercial inspection scale in Red Rock. This scale is located 35km south of Prince George on Highway 97.

The damage is estimated at $850,000.

City of Giannena,Greece: Attack Barrage: KYRIAKOS XYMITIRIS PRESENTE ,by anarchist cell for the diffusion of hostilities

Publié le 2025-02-25 18:43:41

On the occasion of the international calls for action for the anarchist
comrade Kyriakos Xymitiris, we carried out the following actions in the city of Ioannina.

On November 16, destruction of the Piraeus ATM outside the Tax Office.
On November 21, destruction of the facade of the “Hotel Kallari”, now a property of the Kahrimanis family, purchased with 800 thousands, initial capital from the wondrous fortune of the Regional Governor Alexandros Kahrimanis.
On New Year’s Eve, vandalism/painting at the ATMs of the National Bank and Piraeus Bank at the Mosque area

The existence of the state presupposes the monopolistic exercise of
violence, let alone in the rebelled consciousnesses that practically challenge it. We therefore consider revolutionary memory to be of crucial importance, creating cracks in the bourgeois normality.

We do not forget the dead and the prisoners of the social war.

After the explosion of the apartment in Ampelokipi and the arrest of the anarchist comrade Marianna M., the cops launched a manhunt, arresting D.Z., D. and later N.R. using the pretext of his fingerprint on a bag found in the apartment. The ball is then thrown to the paid scum of the media, thus strengthening their continuous struggle forming the propaganda of the public opinion, against the armed struggle (with the well-known, media witch hunt). We have the first word for our comrades.
We propose the aggressive solidarity until we all find ourselves
together, walking the streets of fire.

STRENGTH TO THE IMPRISONED COMRADE K.K.

SIGNALS OF SOLIDARITY TO D.S., R.Z.

SOLIDARITY TO THE DETAINED COMRADES FOR THE AMPELOKIPI CASE

KYRIAKOS XYMITIRIS ONE OF US,FOR EVER ON THE STREETS OF FIRE

LONG LIVE ANARCHY!

source

Valence (Espagne) : Revendication de la destruction de 25 DAB de Caixabank

Publié le 2025-02-26 00:00:00

Contra Info / jeudi 6 février 2025

Dans la nuit du 5 février, à Valence, plus de 25 distributeurs automatiques de billets de la banque Caixabank ont été attaqués, aussi bien à intérieur (avec la dissolution des circuits internes par des produits chimiques) qu’à l’extérieur (en brisant les écrans, en scellant les fentes et en y apposant des tags). Sur leurs portes, on peut lire les messages suivants : « Acquittement des 18 de la Macarena » et « Acquittement des 8 de Caixabank ».

Depuis Valence, nous envoyons notre soutien à tous les compas poursuivi.es dans ces deux procès. Nous exigeons l’acquittement des 18 de la Macarena, poursuivi.es après l’expulsion d’un immeuble à Séville. Nous exigeons l’acquittement des 8 activistes de la PAH de Guadalajara, qui risquent plus de trois ans de prison pour avoir essayé d’empêcher l’expulsion d’un bâtiment appartenant à Caixabank. En attendant, nous n’arrêterons pas d’attaquer les entreprises et les institutions qui nous répriment violemment.

Jusqu’ à quand les compas n’auront pas la certitude de leur liberté, nous continuerons à attaquer Caixabank !

Nous encourageons tou.tes celles/ceux qui veulent tisser de la solidarité à démanteler les guichets de cet établissement bancaire. En mettant de l’acide chlorhydrique (un produit de nettoyage) dans leurs fentes pour les carte, on rend inutilisables les guichets.

Des courts résumés des deux affaires :

« Les 8 de Caixabank », des activistes de la Plataforma de Afectados por la Hipoteca (PAH) [Plateforme des personnes concernées par les hypothèques], risquent plus de trois ans de peine de prison pour s’être introduit.es dans le bureau de cet établissement bancaire, à Cabanillas del Campo (Guadalajara), dans le but d’exiger un papier pour retarder le procès pour l’expulsion d’une famille en situation de vulnérabilité, composée d’une mère et deux mineurs.

« Les 18 de la Macarena » : en février 2018, a eu lieu l’expulsion d’un immeuble de la rue Macarena qui voulait offrir des solutions de logement à des sans-abri. Dix-huit personnes ont été identifiées et six d’entre elles ont été arrêtées et placées en détention préventive. Le 15 juillet prochain commencera le procès de ces personnes, pour lesquelles le parquet demande des peines de cinq ans et demi et de trois ans et demi.

[Nancy] Appel permanent à soutenir l'ancienne gare de Luméville depuis Nancy

Publié le 2025-02-26 08:53:00
Infos locales Antifascisme – Extrêmes droites

[Nancy] Prochaine séance du séminaire antifasciste "Mario Club"

Le séminaire antifasciste Mario Club se tient un samedi par mois. Il a pour but de former toutes les personnes qui le souhaitent à l’histoire du fascisme et de l’antifascisme.
Prochain rendez-vous le samedi 13 décembre, de 10h à 12h

Berlin (Allemagne) : sabotage de grues et du trafic ferroviaire contre Tesla

Publié le 2025-02-26 11:56:19

Du feu pour les technofascistes ! Fight Strabag ! Fight Tesla ! Fight DB !
(traduit de l’allemand de de.indymedia, 25 février 2025)

Cinquante hectares de forêt supplémentaires doivent être rasés à Grünheide, près de Berlin, à cause de l’extension de la Gigafactory de Tesla. Cette forêt doit faire place à une gare de fret de la Deutsche Bahn [SNCF allemande] pour transporter des millions de voitures Tesla. Qui construit la gare de marchandises de Tesla-DB ? Notamment l’entreprise de travaux publics Strabag.

C’est pourquoi nous avons attaqué Strabag dans la nuit du 24 au 25 février 2025. Deux de leurs grues sont désormais inutilisables sur un chantier du quartier de Marzahn. Nous avons pu ouvrir leurs armoires de commande et y mettre le feu. En même temps, nous avons posé deux autres engins incendiaires dans des puits de câbles d’une ligne de train de marchandises. Des perturbations de la signalisation, voire des retards dans le transport de marchandises, notamment vers les cimenteries de CEMEX et Heidelberg Materials situées à proximité, étaient visées.

Strabag comme sa filiale Züblin, est connu dans le monde entier pour la construction de prisons, d’autoroutes, de mines, de parcs éoliens et de barrages. Aujourd’hui, Strabag fait notamment cause commune avec Tesla. Aucune entreprise ne représente autant le nouveau fascisme technocratique que Tesla. Trump-Musk-Weidel [cette dernière est la cheffe de l’AfD] sont l’alliance des technofascistEs qui donnent un visage au nouveau totalitarisme patriarcal et colonial. En ce qui concerne les agissements de la DB, il n’y a plus grand-chose à dire → voir « Tren Maya ».

Qu’il s’agisse de Starlink, du soutien au parti d’extrême-droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), de la colonisation de Mars, de la logistique militaire dans les guerres, de la vidéosurveillance dans les rues, du greenwashing, de la destruction de la nature ou de la propagande fasciste et patriarcale, nous détestons Tesla et Musk !

Attaquons-les partout !

Beaucoup pensaient qu’ils rendraient service à l’antifascisme en votant contre le parti AfD aux élections législatives de fin février. Or, on ne vote pas contre quelque chose, mais pour quelque chose, à savoir pour l’État et la normalité capitaliste.

Combattons plutôt la normalité, les technofascistEs et Tesla dans la rue. Quiconque conduit une Tesla s’associe à Trump-Musk-Weidel. Quiconque conduit une Tesla soutient, au moins indirectement, Starlink, l’AfD, la colonisation de Mars, la logistique militaire dans les guerres, la vidéosurveillance dans les rues, le greenwashing, la destruction de la nature et la propagande fasciste et patriarcale. C’est pourquoi il faut en finir avec les Teslas.

Salutations solidaires aux occupant.es de la forêt de Sündi !
Liberté et courage pour Maja, Hanna, Nanuk, Johann, Gino, Nele, Paul, Luca, Zaid, Paula, Tobi, Clara, Moritz et Daniela !
Salutations enflammées à Marianna !
Amour et force à tous ceux qui sont dans la clandestinité et en cavale !
Détruisons les prisons et les géants de la tech !
Liberté pour toustes!

Dos au mur. Réflexions sur le sabotage au temps du Confinement

Publié le 2025-02-26T21:02:09+01:00

Dos au mur. Réflexions sur le sabotage au temps du Confinement

Composé d’articles qui ont été rédigés au fil de l’eau pour différentes publications anarchistes entre mars 2020 et août 2021 et de communiqués trouvés sur la toile, ce recueil n’a pour objet ni le covid-19 stricto sensu (son origine, sa pandémie, ses mortelles conséquences, ses variants), ni la manière dont les États ont fini par s’en accommoder (quitte à minimiser les nouveaux pics, ou à négliger les « covid longs »). Bien que nombre de ces aspects soient évidemment présents au détour des analyses proposées, ne serait-ce que pour tenter de saisir sur le vif une situation inédite, c’est en réalité le sabotage de la pacification du Grand confinement imposé dans l’Hexagone au printemps 2020, ainsi que les deux suivants, qui constitue le cœur de l’ouvrage. Et même, plus précisément encore, cette minorité de la minorité qui par choix ou par nécessité, a refusé de mettre la guerre sociale sur pause au cours de cette période si particulière, en saisissant l’occasion d’un monde aux habitudes bouleversées pour envoyer quelques signaux de fumée (et même un peu plus).

Format 12,5 x 19 cm – autoédition – 256 pages

Prix libre auprès de l’éditeur (écrire à cygnenoir[at]riseup.net, en précisant une adresse postale)
Prix distro  : 6 euros (par exemple celle-ci)

Ioánnina (Grèce) – Série d’attaques : Kyriakos Xymitiris présent !

Publié le 2025-02-27 00:00:00

Act for freedom now! / mardi 25 février 2025

À l’occasion des appels internationaux à l’action pour le compagnon anarchiste Kyriakos Xymitiris, nous avons mené les actions suivantes, dans la ville de Ioánnina :

– 16 novembre : destruction du distributeur automatique de billets de la Piraeus Bank, devant l’Agence des impôts.
– 21 novembre : destruction de la façade de l’Hôtel Kallari, aujourd’hui propriété de la famille Kahrimanis, acheté pour 800 000 euros, le capital initial de la merveilleuse fortune du gouverneur régional Alexandros Kahrimanis.
– Soir du Nouvel An : vandalisme/peinture sur les distributeurs automatiques de billets de la Banque nationale et de la Piraeus Bank, dans le secteur de la mosquée

L’existence de l’État présuppose l’exercice monopolistique de la violence, sans parler des consciences rebelles qui le contestent dans la pratique. Nous considérons donc que la mémoire révolutionnaire est d’une importance cruciale, créant des fissures dans la normalité bourgeoise.
Nous n’oublions pas les mort.es et les prisonnier.es de la guerre sociale.

Après l’explosion de l’appartement d’Ambelókipi et l’arrestation de la compagnonne anarchiste Marianna M., les flics ont lancé une chasse à l’homme et arrêté D.Z., D. et plus tard N.R., en utilisant le prétexte d’une empreinte digitale lui appartenant sur un sac trouvé dans l’appartement. La balle a été passée ensuite à aux ordures payées des médias, en renforçant ainsi leur lutte continuelle pour façonner la propagande de l’opinion publique, contre la lutte armée (avec la bien connue chasse aux sorcières médiatique). Nos premiers mots vont à nos compas. Nous proposons une solidarité agressive, jusqu’à ce que nous nous retrouvions tou.tes ensemble, marchant dans les rues du feu.

FORCE AU COMPAGNON EMPRISONNÉ K.K.

DES SIGNES DE SOLIDARITÉ À D.S. ET R.Z.

SOLIDARITÉ AVEC COMPAS EMPRISONNÉ.ES POUR L’AFFAIRE D’AMBELÓKIPI

KYRIAKOS XYMITIRIS, L’UN D’ENTRE NOUS, POUR TOUJOURS DANS LES RUES DU FEU

VIVE L’ANARCHIE !

αναρχικός πυρήνας για την διάχυση των εχθροπραξιών
[cellule anarchiste pour la diffusion des hostilités]

[France] Faire face au contrôle (3)

Publié le 2025-02-27 13:36:12

repris de la presse le 24/02/2025

Des impacts de balle découverts sur la maison d’un chef de la police municipale de Paris

Un chef de la police municipale de Paris a découvert plusieurs impacts de balle sur son domicile à Alfortville (Val-de-Marne). Une enquête a été ouverte pour violences volontaires avec arme et dégradations. Les investigations, confiées au commissariat d’Alfortville, doivent déterminer l’origine des tirs et s’ils sont liés à la fonction du policier.

Plusieurs impacts de balle ont été découverts dimanche sur le domicile d’un chef de la police municipale de Paris, qui habite à Alfortville (Val-de-Marne). Une enquête pour violences volontaires avec arme et dégradations a été ouverte, indique le parquet de Créteil, confirmant une information du Parisien.

Cette enquête doit permettre de déterminer quel type d’arme a été utilisée, mais également à quel moment les faits se sont produits, et s’il s’agit d’un acte en lien avec la fonction de ce policier, chef de la Division centre. « Le policier a découvert les impacts sur un volet de sa maison, dimanche en fin de soirée », précise une source proche de l’affaire. « À ce stade, on ignore le moment où ça s’est passé et dans quelles circonstances », souligne le parquet qui appelle à la « prudence ». Une ogive, dont le calibre n’est pas encore connu, a été retrouvée écrasée contre le domicile du fonctionnaire, a détaillé la même source.

L’enquête a été confiée au commissariat d’Alfortville, a également indiqué le parquet.

Près de 200 agents travaillent à la Division centre de la police municipale parisienne, qui couvre les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements. Les policiers municipaux ont pour mission d’assurer la sécurité, la tranquillité et la salubrité publique. Ils effectuent des patrouilles en voiture, à pied ou à vélo, et régulent la circulation, veillent au respect des arrêtés municipaux et interviennent pour prévenir les conflits ou la délinquance.

Nik toutes les lois, racistes ou pas : Appel pour une manif autonome contre les CRA, les frontières et l’enfermement, dimanche 30 mars

Publié le 2025-02-27T11:04:06+01:00

Depuis la loi raciste de darmanin début 2024 et les élections légistalives de juin et leurs 121 députés RN, les politiques de « droite » comme de « gauche » sont en roue libre.  On enchaîne les lois racistes (loi Darmanin, circulaire Retailleau, annonces de construction de CRA), antisociales (RSA, loi kasbarian) ou tout simplement répressives (Comparution immédiates pour les mineurs à partir de 16 ans,pouvoir renforcé des agents de sécu RATP, vidéo surveillance algorythmique pérennisée) pour nous faire chier au quotidien.

Tout ça s’accompagne de discours nauséabonds : grand remplacement évoqué à l’assemblée, « submersion migratoire » martelé sans problème au sommet de l’Etat, récupération des luttes contre les VSS (Violences Sexistes et Sexuelles) à des fins racistes et xénophobes, obsession pour les OQTF et la répression des « étrangers délinquants ». Cela se traduit par des constructions de nouveaux CRA et prisons (10 nouveaux centres prévus pour 2027, une « super-prison » pour les « narco-trafiquants ») et la répression des luttes et des révoltes (Nahel, Kanaky, Martinique, instructions et affaires anti-terro de partout)…

Ce racisme décomplexé donne des ailes aux fafs qui à Paris viennent pointer leur sale tête jusqu’à la Gaîté Lyrique occupée par des mineurs isolés, attaquer une projection antifasciste et des manifs de sans-papiers. Le tout dans une ambiance générale carrément apathique…

Pour nous, ce qui se passe aujourd’hui est dans la continuité de l’histoire de l’état francais qui a toujours joué sur la détestation des étranger.e.s ou assimilé.e.s comme-tel.le.s (depuis les immigrations italiennes et polonaises anciennes jusqu’à aujourd’hui) pour justifier une précarisation (des bidonvilles aux cités de transit, à la ségrégation dans les quartiers) et une répression (création des CRA, « Brigade Nord-Africaine » devenue la BAC d’aujourd’hui, meurtres policiers) toujours croissante de ceux-ci.Un état ne peut se maintenir qu’en créant des frontières permettant de trier des personnes et de créer des divisions entre une soi-disante population «nationale» qui aurait le droit de vivre sur un territoire donné et des «étrangers».

Ces frontières contrôlent, enferment, tuent et continueront de tuer tant qu’elles existeront.Une perspective révolutionnaire qui viserait à détruire le racisme et toutes les oppressions doit donc inclure la nécessité d’abattre l’Etat.

Ici, on veut faire une précision importante : le racisme n’est pas spécifique à la droite ou l’extrême droite (même si on l’assimile plus à elles actuellement). Les CRA ont été créés par le PS il y a 40 ans, la gauche (tous partis confondus) sort encore régulièrement des dingueries, en faisant le tri entre les « bons » immigrés qui bossent et « s’intègrent », et les autres. Pour exemples : la CGT réclame la régularisation des sans-papiers qui travaillent, mais pas de tous les sans-papiers, Mélenchon veut « garder » les « étrangers qui payent leur TVA » ou donner la nationalité aux « médecins étrangers« , le PS trouve normal de débattre de l’identité nationale… Même les milieux militants s’en remettent parfois au mythe de l’existence d’une « identité » « nationale » française pour combattre le racisme.

Il ne faut rien attendre d’une quelquonque autorité, qu’elle se dise de gauche ou de droite, nous devons construire des luttes autonomes pour aboutir à nos fins. Fuck la politique, son spectacle et son jeu démocratique qui restera à jamais qu’un chien de garde de ce vieux monde qu’il faut détruire.

Les gens n’ont pas attendu ces constats et cette ambiance puante pour se mettre à lutter contre ce système dégueulasse :En ne citant que la lutte contre les CRA, les retenus se révoltent continuellement contre leur enfermement et brisent ainsi leur isolement, que ce soit par des grèves de la faim, des évasions, ou en foutant le feu. En 2024, au moins 5 incendies ont eu lieu dans des CRA en métropole et plus d’une quarantaine de retenus ont réussi à se faire la belle.

Et à l’extérieur des personnes en soutien visent, pleine de rage, la destruction des CRA : tags, parloirs sauvages, liens avec l’intérieur, actions de sabotages et d’attaques contre la machine à enfermer (boîtes privés, état, cogestionnaires de la misère comme france terre d’asile, asffam, etc…)

Lutter contre les cra, les frontières et l’enfermement c’est se révolter ici et maintenant.C’est ne rien attendre pour exprimer sa rage contre ce monde et ce système qui enferme des personnes parce qu’iel n’ont pas les « bons papiers ».  C’est comprendre que pour les détruire, il faut s’attaquer à toutes les autres oppressions, au pouvoir quel que soit sa forme et aux Etats quels qu’ils soient.

Pour cela on doit se recontrer, échanger, discuter, s’organiser de façon autonome à nos échelles, sortir de l’atomisation dans lequel on nous maintient.

Cette manif se voudrait donc être modestement un de ces moments de rencontre. En espérant qu’elle puisse lancer une dynamique plus large de lutte!

 Multiplions les actions autonomes, les manifs, les tractages, les discussions, les rencontres, les sabotages et les attaques! 

Brûle les CRA, les prisons et leur monde de merdeMort aux pouvoirs, aux partis et aux Etats

Vive les luttes autonomes, l’auto organisation et la vie libre

Text by anarchist comrade Nikos Maziotis (Greece)

Publié le 2025-02-28 06:50:25

REVOLUTIONARIES ARE NOT “CORRECTED”

AND THEY DO NOT “IMPROVE MORALLY”

25/2/2025

Once again, for the sixth time in a row, the Lamia Misdemeanors Council has honored me with its decision to reject my request for conditional release on the grounds that I have not been “rehabilitated” and have not shown “moral improvement”!

Indeed, a committed fighter, a revolutionary, an anarchist like myself could never be “rehabilitated” or “morally improved” by prison, no matter how many years they remain incarcerated.

A committed fighter, a revolutionary, an anarchist can dedicate their life to the struggle, as did comrade Lambros Foundas of Revolutionary Struggle; they can risk their life for the cause, face the threat of being killed by the state’s praetorians —just as I almost was; they can spend many years in prison —I have already served 12 years for Revolutionary Struggle and another 4 in the past—but they must never take a step back, express repentance or revision, or, in other words, demonstrate “rehabilitation” and “moral improvement,” as the judicial council puts it.

From this perspective, all the decisions of the judicial councils—six from the Misdemeanors Council and one from the Court of Appeals— honor me and show me that I am on the right path. If I were to say the opposite, I would begin to wonder whether I had made a mistake and violated my ethical principles and values. My only objection is the council’s reference to my “pretextual” good behavior. This is truly unfair to me. If such a thing were true, then during the council hearings, entirely “pretextually,” contrary to everything I believe in, everything I have been convicted for, and all the disciplinary violations I have committed, I would have mumbled apologies and expressions of remorse—just as most criminal inmates do to secure their release. However, such a thing is unthinkable for me.

The latest rejection from the Lamia Misdemeanors Council effectively excludes me from the possibility of conditional release, even though I have already served more than four-fifths of my sentence.

In the broader context of recent years’ tightening of penal and “correctional” legislation—which has included increased sentence limits, stricter conditions for conditional release and furloughs, and the effective abolition of these rights, along with the establishment of maximum-security prisons (similar to the old Type C prisons, but worse)— I may well become the first person sentenced to 20 years of imprisonment who will serve the full sentence, all five-fifths, without suspension, effectively approaching the duration of a life sentence, which under the old penal code meant serving 16 years.

“No revision” – No repentance!

Nikos Maziotis,

convicted for the Revolutionary Struggle

4th wing Domokos prison

Invitation pour qu'existe un espace anarchiste / anti-autoritaire à Caen

Publié le 2025-02-28 20:10:08

Invitation pour qu’existe un espace anarchiste / anti-autoritaire à Caen

Infos locales

RDV VENDREDI 28 MARS A 18H30 AU LOCAL APACHE

Après presque une vingtaine d’années, le local APACHE, bien qu’il reste
encore appropriable pour y organiser des choses, ne va peut être pas
continuer à exister suite à la décision de Caen La Mer Habitat de nous
expulser des lieux. Si l’hypothèse de trouver de nouveaux locaux n’est
pas exclue, il est possible qu’il n’y ait plus d’espace anarchiste,
anti-autoritaire, autonome, dont les bases sont assumées comme tel, à
Caen dans les prochains mois. Nous invitons ainsi toutes celles et ceux
qui sont intéressé.e.s à ce que continue d’exister ce type d’espace à
Caen (sous d’autres formes éventuellement), et potentiellement à
l’investir, de venir en discuter le 28 mars à 18h30 au local APACHE (35
boulevard Poincaré 14000 Caen). D’autant plus parce que le contexte
social (durcissement des conditions d’exploitation, surveillance et
répression accrues, relents racistes et patriarcaux assumés...) a
tendance à nous contraindre à l’atomisation, à l’impuissance et à la
résignation, il nous semble important qu’un tel espace puisse exister
pour ne pas que nos nos idées et nos pratiques se dissolvent dans une
ambiance de morosité et de perspectives autoritaires.
Nous proposons ainsi de discuter de nos envies respectives, de nos
manières de faire face à la situation et de velléités de nous organiser
pour qu’un tel espace puisse exister à l’avenir. Afin de laisser libre
cours à la discussion, nous proposons également de ramener de quoi boire
et manger pour un moment convivial.

En espérant vous y voir !

Appel à action contre la compagnie minière canadienne Aclara : #FueraMinera Aclara

Publié le 2025-03-02 00:00:00

[pompé sur mtlcounterinfo.org]

Nous voulons que les collines de Penco soient exemptes d’extractivisme.

Les communautés de Penco, Lirqué, Tomé et des environs luttent contre un projet d’exploitation minière de terres rares depuis plus de dix ans. Elle s’appelait d’abord Biolantánidos, aujourd’hui Minera Aclara. Nous avons l’intention de revitaliser cette lutte contre ces centres de mort, d’informer les communautés de ses dangers et de ses conséquences, et de tisser des réseaux actifs. Pour cette raison, avec des collectifs et des mouvements de défense des collines de Penco, nous avons créé la campagne #FueraMineraAclara, qui circule dans les médias alternatifs, les radios libres et les nouveaux sites d’Abya Yala (le soi-disant continent américain) et de la planète.

Contre une forte intervention de cette société sur Penco, la résistance se poursuit au sein d’une communauté qui aime, valorise et coexiste avec l’environnement naturel, générant une défense terrestre continue, contre les intérêts militaires et technologiques des entreprises mondiales de puissance et de dévastation. Actuellement, Penco est dans la ligne de mire de l’extractivisme mondial. La société Aclara Resource, cotée en bourse à Toronto, offrirait aux États-Unis et au Canada des niveaux de production de terres rares compétitifs par rapport à la Chine, après la construction de deux installations d’extraction, l’une à Penco (Chili) et l’autre à Goiás (Brésil). Nous appelons tout le monde à se joindre à cette campagne avec des activités, de la propagande, des discussions, des graffitis, des rassemblements et tout ce qui est dans notre imagination, pour arrêter la destruction des collines de Penco. Ce n’est que le début d’une avant-garde extractiviste à la recherche de terres rares au Sud. Rejoignez-nous et ensemble, nous défendrons les forêts et les collines de Penco.

#FueraMineraAclara

Nous voulons que les collines de Penco soient exemptes d’extractivisme.

Plus d’infos sur : https://lazarzamora.cl/

Russie, Bélarus et Ukraine : BOAK – Quelques résultats de l’année 2024

Publié le 2025-03-02 10:21:17

Initialement publié sur BOAK le 30/04/2024 puis traduit par Attaque

L’année 2024, dure et sanglante, est arrivée à sa fin. Il est temps de la résumer. Pendant cette dernière année, comme durant la quasi-totalité de la guerre à grande échelle en Ukraine, nous avons travaillé dans deux directions : la formation d’une lutte de guérilla anarchiste organisée, en Russie et au Bélarus, et des tentatives de combattre les occupants russes en Ukraine par des formes plus organisées.

Par rapport au premier point, nous pouvons dire que le régime de Loukachenko, dans le film de propagande « Des enfants dans le viseur : recrutés par l’ennemi », a accusé un groupe de jeunes anarchistes et révolutionnaires arrêté.es, les « Rossignols noirs »*, d’avoir reçu de l’argent de notre part. Nous ne commenterons pas ces accusations.

Nous avons déjà écrit à propos de notre attitude vis-à-vis des « Rossignols noirs » et de l’héroïque révolutionnaire Maryia Misiuk, dévouée à notre cause commune. Disons-le encore : nous sommes fier.es de la force morale de Maryia, nous lui souhaitons, à elle et à tou.tes les autres compas, de rester fort.es. Nous considérons qu’il est nécessaire de leur apporter du soutien, par l’intermédiaire de l’Anarchist Black Cross Belarus, d’exprimer notre solidarité par d’autres moyens et de lutter pour leur liberté.

La lutte de guérilla anarchiste au Bélarus et en Russie, bien qu’en ce moment elle n’ait pas l’ampleur voulue, ne s’est pas éteinte. Nous invitons tou.tes les compas qui sont prêt.es à l’action à nous contacter. Dans le souci de votre sécurité, dans un dialogue entre égaux.les, à travers une formation aux méthodes nécessaires à la conspiration, si vous n’y êtes pas familier.es, nous trouverons des moyens et des méthodes pour être actif.ves. Les dictatures de Poutine et de Loukachenko ne sont pas éternelles, leur effondrement pourrait être beaucoup plus rapide qu’il ne semblerait au premier abord, comme la chute soudaine du régime d’Assad, en Syrie, l’a montré. L’avenir n’est pas prédéterminé, les révolutionnaires le façonnent elles/eux-mêmes, par leurs actions. Alors rejoignez la lutte ! N’oubliez pas le Revolutionary Anarchist Fund, créé pour aider les guérillas.

Nous remarquons aussi une tendance négative à discréditer la résistance partisane par l’utilisation de fraudes téléphoniques dans le but de tromper des personnes âgées et de les inciter à commettre des actes « illégaux ». Ces dernières semaines, en Russie, nous avons pu observer une vague de tels incendies et d’autres actions radicales du même type. Il est très probable qu’ils aient été orchestrés par les services secrets ukrainiens. D’un point de vue anti-régime, il n’est pas du tout clair quels sont les objectifs que ces actions veulent atteindre. Les actions de personnes trompées et désespérées ne mèneront à aucune déstabilisation critique. Mais, de toute évidence, elles effacent aux yeux du grand public la ligne entre les partisan.es idéologiquement motivé.es et des victimes d’escrocs. En conséquence, l’idée d’une résistance militante perd de sa crédibilité aux yeux de la société. Comme nous l’avons mentionné par le passé, l’utilisation de fraudes téléphoniques a été fièrement reconnue par le projet Rospartizan, pour entraîner des personnes âgées dans la « lutte partisane ». Par conséquent, nous pensons que les compas avec des convictions anarchistes, de gauche, social-démocrates, ne devraient pas coopérer avec eux/elles. Nous recommandons aussi d’éviter d’interagir avec toute sorte de « curateur » et de ne pas mener des actes de lutte en contrepartie de paiements monétaires. La coordination de la lutte de guérilla révolutionnaire devrait être mise en place par l’interaction avec d’autres révolutionnaires et non pas par des contacts avec des projets louches et des individus dont les objectifs peuvent être très loin de ceux des révolutionnaires. Vous pouvez nous contacter par mail : bo-ak [at] riseup.net

Un autre domaine de notre travail a été celui des tentatives d’organisation en Ukraine, pour augmenter la reconnaissance des anarchistes dans la Résistance ukrainienne. La ligne révolutionnaire dans ce domaine de travail a été formulée par notre compagnon tombé en martyr**, l’un des fondateurs de l’Organisation de combat des anarcho-communistes (BOAK), Dmitry Petrov, dans son article « Être une force indépendante » :

« Des anarchistes, qui se sont reconnu.es comme créateur.trices de la politique révolutionnaire ici et maintenant, peuvent se permettre le luxe d’interagir avec des forces idéologiquement étrangères (par exemple, différentes fractions de l’opposition russe et biélorusse) et des institutions étatiques (par exemple, les Forces armées de l’Ukraine). Puisque, au lieu de « brader ses principes » et de s’assimiler à des figures et des structures hostiles, l’opportunité et les formes d’une telle coopération seront maintenant déterminées par un sain pragmatisme politique – conformément aux intérêts du mouvement révolutionnaire libertaire. Ce qui aide à développer nos structures, à augmenter notre reconnaissance, notre expérience et nos compétences, à augmenter le nombre de contacts, cela sert à la concrétisation finale de nos idées ».

Au tout début de l’invasion à grande échelle, le Peloton anti-autoritaire a été créé, avec la participation active de Dmitry Petrov, au sein des Forces de défense territoriale de la région de Kyïv***. Dans l’été 2022, cette unité a cessé d’exister. Mais les tentatives d’organiser les anarchistes en une seule unité collective ne se sont pas arrêtées. Les longs efforts de Dmitry Petrov dans ce domaine ont donné un résultat. Au printemps 2023, lui et un groupe de compagnons ont reçu le feu vert du commandement militaire ukrainien pour créer une telle structure, à la condition qu’ils exécutent avec succès les missions de combat assignées. Le 19 avril 2023, Dmitry Petrov et deux autres camarades internationalistes, Finbar Cafferkey et Cooper Andrews, sont tombés martyrs lors des combats près de Bakhmout. Aujourd’hui, à notre connaissance, il n’y a pas d’unités anarchistes en Ukraine.

Au cours de l’année 2024, le travail des compas lié.es à la BOAK a été concentré, entre autres, autour du « bataillon Sibir » [ou « bataillon sibérien » ; NdAtt.], une unité des Forces armées de l’Ukraine composée principalement de citoyen.nes russes opposant.es de Poutines. En janvier de l’année dernière, un entretien de notre compagnon Alexeï Makarov, qui a combattu dans cette unité, a largement circulé. À l’heure actuelle le compagnon suit une rééducation après une blessure****. En février de l’année dernière, un autre de nos compas est arrivé en Ukraine par le biais du « bataillon Sibir » – un partisan dévoué de la BOAK, Vladislav Iurchenko (« Pirate »). Malgré l’occasion offerte de transmettre leurs idées à travers les médias (même les grands médias d’opposition russes et les médias grand public ukrainiens), jusqu’ à atteindre un public relativement large, au sein de cette unité les compas n’avaient aucune sorte d’autonomie. Le 9 août 2024, Vladislav Iurchenko est tombé en martyr lorsque des groupes de sabotage ukrainiens ont tenté d’atterrir sur la Flèche de Kinbourn. « Pirate » n’a pas été le seul à être été tué. Le « bataillon Sibir » a subi de très lourdes pertes dans cette bataille. Vladislav est tombé en martyr un peu plus d’un mois avant ses 23 ans, au tout début de son parcours révolutionnaire. Le compagnon vivra toujours dans notre mémoire et dans notre lutte. Les martyrs sont immortel.les ! Şehid namirin!

Il vaut la peine de noter que les médias à la solde du régime russe, en commentant la mort de Vladislav Iourchenko, l’ont « enregistré » auprès du « Corps des volontaires russes » (RDK). Il s’agit d’un mensonge et ce mensonge est très facile à démasquer. Les dirigeants du RDK soignent avec une très grande attention leurs propres ressources médias, mais ils n’ont jamais mentionné la participation du « Corps » au raid aéroporté sur la flèche de Kinburn. Le « bataillon Sibir » et le RDK sont subordonnés à la Direction générale du renseignement (GUR) et le service de presse de la GUR a énuméré le « bataillon Sibir » parmi les unités impliquées dans ce raid, mais n’a rien dit sur le RDK. Pourquoi la propagande russe a-t-elle menti d’une manière si primitive ? Peut-être parce qu’il est plus difficile pour le régime de Poutine de confronter sur le plan idéologique un projet militaire ayant l’éclat des idées de gauche et anti-colonialistes plutôt que les néo-nazis de la direction politique du RDK. Alors, pourquoi un tel projet politico-militaire [de gauche ; NdAtt.] n’a pas été établi pendant cette guerre ? Est-ce parce que l’État néolibéral ukrainien, qui est très éloigné des idées anarchistes, de gauche et, en général, des idées de justice sociale, n’a pas l’intention de contribuer à la diffusion d’une idéologie subversive et à l’avancement du niveau organisationnel de ses opposant.es ? À cause de l’incapacité des anarchistes à s’organiser, de notre faiblesse et de notre nombre réduit ? À cause de l’incompétence des membres de la bureaucratie militaire ukrainienne ? Répondre à cette question nécessite une analyse plus approfondie et il se peut que cette réponse (et même, très probablement, plus d’une réponse) sera présentée un jour.

Cependant, l’idée de créer une unité anti-autoritaire est toujours vivante. En septembre 2024, il a été annoncé que plusieurs compas du Resistance Committee s’étaient rassemblé.es dans un peloton de mortiers et avaient invité les gens à les rejoindre. Malheureusement, il n’y a pas de nouvelles récentes du développement ultérieur de ce projet.

Voici quelques-uns des résultats de l’année passée. En gardant la mémoire de Dmitry Petrov, de Vladislav Iurchenko et d’autres martyrs, nous continuerons la lutte dans la nouvelle année, 2025. La façon dont celle-ci sera, cela dépend de nous !

Боевая организация анархо-коммунистов
[Organisation de combat des anarcho-communistes]
Anarchist Militant
Cudi

 

Le mirror du site principal en anglais.

 

Notes d’Attaque :
* voir ici.
** Se souvenir des compas qui nous ont quitté.es est fondamentale, mais on pourrait laisser le langage propre aux religions, qui sont des fondements de l’autorité, à nos ennemis !
*** Les compas utilisent ici le nom ukrainien, qu’on reproduit, bien qu’il ne soit pas encore entré dans l’utilisation courante en français.
**** Il évoque sa rééducation en Suède, et ses perspectives pour l’avenir, dans cet entretien.

 

Week end contre la guerre et la militarisation

Publié le 2025-03-02 12:58:00

Pour partager nos rages, les luttes en cours et nos envies !
Pour crier plus fort que les discours va-t’en guerre qui nous inondent !
Pour se bouger contre les guerres qui se fabriquent ici !
Retrouvons nous les 4, 5 et 6 avril à Toulouse !



La guerre est là, partout. Ces dernières années on pense bien sûr au génocide en Palestine, aux guerres en Ukraine, au Soudan, au Congo, au Yémen, en Syrie...

On assiste à une course internationale à l’armement, à l’extraction de toujours plus de ressources pour les fabriquer. Cette préparation matérielle s’accompagne d’une propagande pour formater les corps et les esprits aux guerres à venir. Dans cette logique, les puissants intensifient le racisme et l’organisation patriarcale de la société. On nous inculque la haine de l’étranger, on glorifie la patrie, et on nous met coûte que coûte au travail.

Les faiseurs de guerres justifient leurs projets par des prétextes anti-terroristes, humanitaires, démocratiques et universalistes. Pourtant nous savons que c’est le renforcement de l’État et de l’économie capitaliste qui sont au coeur des guerres, souvent dans une continuité du colonialisme. Ça passe entre autre par l’accaparement des ressources dans d’autres pays, le renforcement des frontières et la répression des migrant.es, la montée des nationalismes, la dégradation des conditions de vie...

La France, avec ses industriels, est le 2ème pays exportateur d’armes dans le monde et elle est depuis longtemps impliquée dans des interventions militaires sur de nombreux territoires ; tout en partageant avec d’autres États ses fameuses méthodes de guerre et de contre-insurrection !
Ici aussi, la militarisation va bon train. On se souvient des discours présidentiels sur le "réarmement" (militaire, démographique, civique, ...) ; le budget de l’armée est en augmentation permanente ; il existe maintenant des "classes défense" à l’école, qui s’inscrivent avec d’autres projets (comme le SNU - Service National Universel) dans l’objectif plus large de discipliner la jeunesse.
Et dans les rues, combien de militaires, de caméras et de campagnes de recrutement ? Combien de nouvelles lois toujours plus sécuritaires et répressives, pour forcer tout le monde à marcher au pas ?
L’ambiance est posée…

Toulouse, capitale de l’aéro-nautique et du spatial, est au coeur de l’industrie de l’armement. Elle regroupe un grand nombre d’entreprises, start-up, écoles, laboratoires... C’est donc en toute logique que la ville rose a été choisie pour y installer prochainement le "Centre de commandement de l’espace" et un "Centre d’excellence spatial de l’OTAN".

Depuis toujours, à travers le monde, des résistances individuelles et collectives à la guerre existent. Ces dernières années, il y a eu, par exemple, des blocages de navires de guerres ou de trains transportant des armes, des attaques sur des entreprises d’armement, l’organisation de réseaux de solidarité à la désertion, des manifestations, des sabotages, des grèves, ...
Et on a envie de contribuer à ces élans antimilitaristes !

Pour se rencontrer, échanger et agir depuis ici.
Avec nos différentes sensibilités, mais sans chef.fes ni politicien.nes (de quelques bords qu’ils soient) cherchant à encadrer les luttes.
Pour une solidarité sans frontières, contre tous les pouvoirs en place ou ceux qui aspirent à le prendre !

On vous invite donc à un week end contre les guerres et la militarisation les 4, 5 et 6 avril 2025, à Toulouse !

Que tu t’organises déjà sur ces questions ou pas, que tu te sentes un peu dépassé.e par tout ça ou que t’aies des idées à partager, que tu sois seul.e ou avec des potes, bienvenue à toi !

A bas la guerre, vive la révolte !


Le programme !
Tout le week end infokiosk, exposition, jeu, atelier création stickers/banderole

Vendredi 4 avril : L’industrie de l’armement à Toulouse (à la Chapelle, 36 rue Danièle Casanova)
17h30 Ouverture des portes
18h Projection de "La poudrière-Toulouse nécropole"(25min) suivie d’un temps d’échange sur l’industrie de l’armement dans la région et des initiatives qui s’y opposent.
20h Bouffe
21h "Personne veut prendre leur place" - Quizz contre le complexe militaro-industriel toulousain

Samedi 5 avril (à l’Impasse, 1 impasse Lapujade)
14h30 : Ouverture des portes
15h : Court-métrage DIY (La fabrique des camps) suivi d’un exposé à 3 voix sur l’instauration de l’état de guerre.
L’atmosphère militariste monte en pression. Bidasses, politiciens et bureaucrates se préparent à l’éventualité d’une « guerre de haute intensité » sur le sol de pays de l’OTAN et remodèlent, selon le familier schéma de la « gestion de crise », le cadre dans lequel ils voudraient nous contraindre à vivre. Après une succession d’états d’urgence, voilà que nous assistons en ce moment à l’instauration d’un état de guerre, qui risque fort de se normaliser pour devenir permanent, réduisant toujours plus nos marges de manœuvre. Embrigadement, infrastructure matérielle, cadre légal (réserve, réquisitions, surveillance et répression) – on essayera de détailler ce qu’on comprend
de ces récents changements, avec l’envie de lutter contre et d’en causer avec vous !
16h30 : Discussion sur les liens entre Guerre et Patriarcat
19h : Bouffe + Bar à soft
20h : "Blind-Test antimilitariste"
21h : Projection de "No man’s land" (2001). Au cours de la guerre en Yougoslavie, un soldat serbe et l’autre bosniaque se retrouvent coincés dans un no man’s land et attendent l’aide humanitaire des casques bleus. En fonction des envies et de l’énergie, le film pourra être suivi d’un temps d’échange ou du visionnage d’extraits de "Casques bleus" (Chris marker), témoignage critique d’un ancien casque bleu ayant participé à cette même guerre.

Dimanche 6 :
14h : Exposé "La fin de l’armée française en Afrique ?" (par le collectif Survie) (à l’Impasse, 1 impasse Lapujade)
15h30 : Jeu de piste, départ de la Chapelle (36 rue Danièle Casanova)
Viens découvrir des lieux de l’industrie de l’armement local et de l’histoire militaire et coloniale française. Et si t’as envie, tu pourras aussi participer à les rendre visible et les critiquer.
Si tu peux, viens avec un vélo mais ce sera aussi possible à pied, en voiture ou autre.


+ d’infos sur contrelaguerre.noblogs.org
contact : contrelaguerretoulouse@riseup.net


Pdf à imprimer/coller/diffuser :

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PDF - 13.4 Mo

Lorient (Morbihan) : contre l’extrême-droite sans oublier le reste

Publié le 2025-03-02 18:10:46

À Lorient, 1 800 personnes contre l’extrême droite et des
dégradations en ville

Le Télégramme, 2 mars 2025

La manifestation régionale contre l’extrême droite qui se tenait à Lorient, ce dimanche 2 mars, ne s’est pas terminée comme elle a commencé… Le rendez-vous était donné à 14 h 30, sur le parvis du lycée Dupuy-de-Lôme, à Lorient, dans une ambiance joviale, sous le soleil et en fanfare. Le cortège s’est élancé passé 15 h, pour une déambulation dans les rues de Lorient. « Bretagne, Bretagne anti-fa », « pas de facho dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos », entend-on notamment dans les rangs garnis de 1 800 personnes venues de toute la Bretagne. Près de 70 collectifs, associations, partis politiques, syndicats avaient signé l’appel à manifestation pour une Bretagne ouverte et solidaire.

Elle a quelque peu dégénéré en fin de cortège, avec des vitrines brisées et des projectiles à l’encontre des forces de l’ordre. Des dégradations ont été commises sur des guichets de banque, des agences d’intérim, mais aussi le local du Parti socialiste du Morbihan, rue Victor Massé. La vitrine a été dégradée et taguée. Une trentaine d’impacts ont été recensés et plusieurs tags injurieux découverts.

Lorient, 2 mars 2025 : l’agence d’interim en morceaux

Lorient 2 mars, le siège du PS du Morbihan avec le tag « A bas les traîtres »

 

Saccage de mines

Publié le 2025-03-02 19:11:45

Saccage de mines

Infos Globales Antinucléaire Ecologies Solidarités internationales Actions directes - Sabotages

Du tag au sabotage, du blocage à l’émeute, unissons-nous de toutes nos rages contre ce monde de mines et de cages. Tract Affiche à imprimer et coller !

L’état fRançais, main dans la main avec les grandes entreprises extractivistes telles qu’Imerys, envisage la création de plusieurs mines sur son territoire. Son ambition phare : une mine d’extraction de lithium à Echassières dans l’Allier. Un métal rare essentiel dans la fabrication de batteries électrique.
Elle débuterait par un projet pilote annoncé pour 2025, avec mise en place définitive pour 2028.
Dans un contexte d’épuisement des énergies fossiles et de militarisation mondiale, l’état continue son entreprise de destruction du vivant.

Les défenseurs de ce projet ne manquent pas d’arguments, « nos » renault seront bientôt écolo. Le capitalisme vert a de beaux jours devant lui puisque le cumul des productions d’énergies et la recherche d’une croissance sans fin sont renommées « transition écologique ». On entend des experts nous conter qu’en Europe les normes permettent une extraction plus propre qu’ailleurs, qu’extraire en fRance serait un geste décolonial. Lol. Que ce soit clair, une nouvelle mine en fRance ne fermera aucune mine en Amérique du Sud. Une mine reste une mine. Qu’adviendra t’il alors des forêts environnantes comme la charmante forêt des Colettes située dans et aux alentours du projet Emili ?

Tract Affiche à imprimer et coller :

affiche

Dans un climat de guerre généralisée, l’état fRançais a tout intérêt a mettre la main sur l’enjeu stratégique que représente le lithium. La monopolisation de l’eau, sa pollution, l’accumulation de déchets toxiques et radioactif ainsi que tous les ravages inhérents à cette industrie sont visiblement des sacrifices admissibles afin de préserver la souveraineté nationale.
Les responsables de ces projets ont des noms, des adresses, des bureaux…
Iels sont attaquables.
En tant qu’anarchistes, nous nous opposons non seulement à ce projet de mine, mais aussi à l’existence même de toutes mines et d’une forme de société qui en dépend. Une société basée sur la domination et l’autorité.

Une lutte contre la mine d’Echassières est déjà en cours. Ailleurs, d’autres révolté•e•s se bougent contre l’extractivisme. On peux faire écho à leurs révoltes en s’attaquant ici aux entreprises responsables des ravages là-bas. On peux s’en prendre directement aux acteurs impliqués dans la construction de cette nouvelle mine de lithium. Le fait que ce projet soit tentaculaire le rend fragile. Ciblons l’état (BRGM, mairies, bureau des collectivités territoriales, et autres) et ses sous fifres (Iris, Géoderis, ou chercheur.euses collabos), l’industrie extractive (Imerys, Eramet pour les mines de lithium au Chili, ou de nickel en Kanaky ou en Indonésie…) et toutes les entreprises de production qui en découlent. De l’automobile à l’armement.
Il est possible de nuire à la bonne marche de ce projet.
Du tag au sabotage, du blocage à l’émeute, unissons-nous de toutes nos rages contre ce monde de mines et de cages.

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