Vive l'Anarchie - Semaine 09, 2020

Sommaire

Abattre le pouvoir, c’est notre conspiration de toujours

Publié le 2020-03-02 01:50:08

Affiche en solidarité avec les anarchistes actuellement en procès à Hambourg.


ABATTRE LE POUVOIR, C’EST NOTRE CONSPIRATION DE TOUJOURS

Jour après jour, le pacte silencieux avec l’État est renouvelé. Le travail, la consommation, l’obéissance délimitent l’horizon du paysage. Une vie d’esclave, éloignée à mille bornes de toute possibilité d’autonomie. La dépendance de son maître et l’incapacité de réfléchir en dehors des cadres établis par les institutions : des frontières insurmontables. Mille-et-une excuses pour éviter la confrontation bloquent le voyage. Comme le défaitisme et la peur qui tuent l’esprit rebelle et donnent corps à la résignation. Mais vraiment, ça ne sert à rien?

Nous sommes enragées ! Car l’État se construit et se maintient sur le sang et les mutilations de la guerre, sur le massacre des insurgées, l’écrasement de notre intérieur, la dévastation de la planète.

Énervées ! Car le pouvoir se consolide sur la passivité, l’abrutissement et l’acceptation. Sur la reproduction des rapports de domination : ce sont le cannibalisme et l’hypocrisie qui règnent quand les rapports sont fondés sur la coercition.

Et désireuses… Car sur nos yeux brûle l’image d’une vie libre pour tous et toutes. Et alors suivent la conspiration contre l’État, l’action contre l’autorité, le serment de la sédition. Jurer la liberté, sceller le pacte de la complicité. Et dans l’attaque des structures du pouvoir la promesse est tenue : une bouffée d’air, un instant de liberté.Solidarité avec celles et ceux épris de la tentation du déchainement, en Iran, en Irak, au Chili, a Hong Kong et partout ailleurs.

Une très forte accolade pour les anarchistes à Hambourg actuellement incarcérés et/ou en procès accusés de vouloir accomplir des attaques incendiaires une nuit en juillet 2019, deux ans apres la révolte destructive contre le sommet des puissants du G20.

Vous nous accompagnez sur les chemins de notre insoumission.

[Publié sur indymedia nantes, 29.02.2020]

Disponible en anglais.

Prison de Bourges : Ils escaladent le mur et disparaissent ! (MAJ du 4/03)

Publié le 2020-03-02 01:50:08

Le Parisien / dimanche 1er mars 2020

Deux détenus se sont évadés dimanche matin de la prison de Bourges (Cher). Les deux hommes ont réussi à passer au-dessus du mur d’enceinte de la maison d’arrêt du Bordiot à l’aide d’une corde artisanale. Ils étaient toujours recherchés en milieu d’après-midi.

L’évasion s’est produite vers 10h30, a précisé le parquet. Selon FO Pénitentiaire, les détenus ont profité de la promenade pour s’évader de la maison d’arrêt. Un troisième a été stoppé dans sa tentative par des surveillants.
Selon le parquet, les deux fuyards, « âgés d’une trentaine d’années », ont ensuite sorti une femme de sa voiture avant de prendre la fuite avec le véhicule volé. Après le déclenchement du plan Epervier, ils auraient été repérés par les gendarmes puis perdus de vue, d’après le quotidien régional Le Berry Républicain.

Les recherches ont ensuite été poursuivies par la police. France Bleu Berry indique qu’un hélicoptère survolait le secteur de Bourges à la mi-journée à la recherche des deux fugitifs.

Dans un communiqué cité par le Berry républicain, le procureur de la République précise que les deux hommes ont été « condamnés par la cour d’appel de Bourges en janvier 2020 à six ans d’emprisonnement pour des faits de vol aggravé et association de malfaiteurs ». […]

*****

Mise à jour du 4 mars : un troisième détenu condamné pour tentative d’évasion

France Bleu / mardi 3 mars 2020

Deux jours après leur évasion, toujours aucune trace des deux détenus évadés dimanche matin de la prison du Bordiot, à Bourges. En revanche, leur complice, un troisième homme qui avait tenté de s’échapper mais qui avait été rattrapé par les gardiens, a été mis en examen ce mardi 3 mars. Ce Berruyer de 36 ans est poursuivi pour « tentative d’évasion en bande organisée », indique le parquet de Bourges. Une peine punie au maximum de 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende.

Dimanche vers 10 heures du matin, les deux détenus, qui purgeaient une peine de six ans de prison pour vol aggravé et association de malfaiteurs. Après avoir escaladé le grillage de la cour de promenade, ils étaient monté sur les toits avant de gagner le mur d’enceinte, qu’ils ont grimpé à l’aide d’une corde artisanale. Ils avaient ensuite disparu dans la nature en volant de force une voiture à sa conductrice. Hier, le ministère de la Justice a diligenté une enquête pour comprendre ce qui a pu permettre leur évasion avec des moyens si simples.

Hambourg (Allemagne) : Attaque contre Tesla. Contre les ennemis de la nature et de la liberté !

Publié le 2020-03-02 01:58:04

de.indymedia.org / mercredi 26 février 2020

Dans la nuit du 26 février, nous avons recouvert de bitume au moins 12 voitures de luxe et une voiture de service de Tesla, dans leurs locaux de l’Essener Straße, dans le nord de Hambourg, Allemagne. Salutations solidaires aux personnes qui occupent la forêt de Grünheide*.

Tesla est une entreprise qui tire profit de l’idéologie selon laquelle tous les problèmes de ce monde peuvent être résolus par le développement de nouvelles technologies. Une part importante de leur image est que les technologies sur lesquelles ils travaillent (par exemple, ils sont pionniers en matière d’intelligence artificielle et de voitures à conduite autonome) ont une valeur pour la collectivité, dans les domaines social, environnemental et de la sécurité. Nous rejetons le perfectionnement constant des êtres humains par la technologie, car celui-ci va avec l’extension du contrôle et une restriction supplémentaire de la liberté. Nous nous opposons également à la destruction de la nature qui, contrairement aux affirmations populaires, s’accompagne inévitablement de l’expansion de la technologie.

Dans le Brandebourg** on voit bien, l’hypocrisie du groupe Tesla.
En quelques jours, Tesla a abattu 90 hectares de forêt à Grünheide (Brandebourg), pour y construire une immense usine, au nom du progrès et du profit. 65 hectares encore doivent suivre. Quelques animaux à installer ailleurs ont été symboliquement « sauvés », au bénéfice de la presse, pendant que 30 machines « moissonneuses » abattaient d’innombrables animaux et leur habitat en un temps record.

Nous trouvons formidable que quelques pirates des arbres aient occupé la forêt, à deux reprises, pendant un petit peu de temps, pour se défendre contre le déboisent.
Dans un endroit comme celui-ci, il n’y a pas toujours beaucoup de gens qui se battent contre un tel projet. Mais nous pouvons faire quelque chose contre Tesla partout, parce que dans presque toutes les villes et aussi dans certains villages, il a des sites de cette entreprise. [voir : tesla.com/findus].

Nous proposons une lutte décentralisée contre l’usine Tesla et tous les autres sites technologiques.

 

Notes d’Attaque :
* au sud-est de Berlin, des personnes occupent la foret que l’entreprise Tesla voudrait détruire pour y construire sa « Gigafactory Europe » pour la production de ses bagnoles électriques de luxe.
** la région qui entoure Berlin et englobe Grünheide.

Gendnotes, faciliter le fichage policier et la reconnaissance faciale

Publié le 2020-03-02 04:49:05

Le gouvernement vient d’autoriser la gendarmerie à déployer une application mobile qui facilite la collecte de photos et d’informations sensibles (religion, politique, sexualité, prétendue origine raciale) et leur transfert dans des fichiers extérieurs – tel que le TAJ, qui permet la reconnaissance faciale, ou les fiches des services de renseignement, qui ont une activité de surveillance politique. Repris de la Quadrature du net.



Samedi, a été publié un décret qui autorise les gendarmes à utiliser sur leur tablette l’application Gendnotes.

Cette application existe et est utilisée depuis plusieurs années sans cadre juridique : elle remplace la prise de note sur papier (qui devait être copiée sur ordinateur une fois rentré à la gendarmerie) par une prise de note directement informatique réalisée depuis le terrain.

Le décret précise désormais que, avec Gendnotes, les gendarmes peuvent prendre en photo n’importe quelle personne qu’ils suspectent d’avoir commis une infraction. Ils peuvent aussi enregistrer des informations sur leur religion, politique, sexualité ou prétendue origine raciale, à la simple condition que de telles informations soient « absolument nécessaires » aux fichiers de police judiciaire (pour lutter contre les crimes, délits, et certaines contraventions, telles que le « trouble à la sécurité » ou « l’atteinte à l’autorité de l’État ») ou de police administrative (les fiches des services de renseignement, doit-on redouter). Cette absolue nécessité n’est, en pratique, jamais vérifiée. La CNIL précise aussi « que l’enregistrement du code PIN ou du code PUK pourra être réalisé dans le cadre d’enquêtes afin de déverrouiller l’appareil », sans qu’il n’apparaisse clairement si cet enregistrement est toujours prévu ou non dans le décret.

Comme l’explique la CNIL, ces photos et informations sont au moins transmises au LRPGN (le logiciel de rédaction des PV de la gendarmerie) [1], qui les transmet à son tour au TAJ (traitement des antécédents judiciaires) si les gendarmes décident d’ouvrir une procédure [2]. Dans ce cas, les informations seront conservées dans le TAJ pendant 20 ans, accessibles par toute la police et la gendarmerie et les photos pourront être utilisées ultérieurement par un système de reconnaissance faciale pour identifier des personnes (si l’application Gendnotes n’intègre pas de logiciel de reconnaissance faciale, elle facilite le transfert des photos vers le TAJ qui, lui, l’organise).

Par exemple, lors d’une manifestation ou d’un contrôle routier, les gendarmes pourront, lors d’une fouille, d’un contrôle d’identité ou autre interaction avec une personne qu’ils jugent suspecte, inscrire une identité et/ou une photo, avec si besoin plus d’informations, au sein de cette application. Si les gendarmes décident ensuite d’ouvrir une procédure, ces informations seront inscrites au TAJ.

Le décret semble au moins illégal en ce qu’il échoue à définir sa finalité ou en quoi il serait absolument nécessaire au travail des gendarmes. Il indique que le but de Gendnotes est de faciliter la transmission des données enregistrées vers « d’autres traitements de données », sans définir ni limiter ces autres traitements (ce que la CNIL lui avait pourtant demandé de faire). On peut redouter que Gendnotes vienne nourrir une infinité de fichiers, des services de renseignements par exemple, et soit dévoyé à des fins de surveillance politique.

Les conséquences d’un tel dévoiement sont considérablement aggravées par l’automatisation des ces enregistrement et échanges d’informations. Jusqu’alors, le risque de surveillance politique était mécaniquement limité par la dépendance au papier. Cette limite matérielle disparaît aujourd’hui. Les fichiers se multiplient et on automatise les facilités d’échanges entre ces différents fichiers en démultipliant à chaque fois les possibilités d’abus. Encore une fois ce ne sont pas les décrets qui encadrent les pratiques policières, mais les pratiques de la police qui font loi.



Notes :

[1La CNIL explique dans son avis du 3 octobre 2019 que Gendnotes « vise à dématérialiser la prise de notes […] en vue notamment d’alimenter de manière automatisée l’application métier « Logiciel de Rédaction des Procédures de la Gendarmerie Nationale » dénommée LRPGN ».

[2La CNIL explique dans son avis du 11 octobre 2012 que « les logiciels de rédaction des procédures de la police (LRPPN) et de la gendarmerie (LRPGN) alimentent, en début de procédure, le traitement d’antécédents TAJ ».

Île de Noirmoutier (Vendée) : Saccage la chasse

Publié le 2020-03-02 04:57:06

Indymedia Nantes / dimanche 1er mars 2020

Revendications

Parceque les soirées et les nuits sont belles, parceque nous sommes la nature qui se défend, nous avons saccagé des matériels et installations de chasse.
Que ces lieux soient illégaux et que des gendarmes les utilisent ne nous concerne pas ! Que nous effectuions ainsi un service public (ou un service au public etc), cela ne nous concerne pas !
Que dire de plus ?

lapinous des sables

Interview a propos du sabotage du camp fédéral à lyss

Publié le 2020-03-02 12:01:05

Le camp d’asile fédéral de Kappelen près de Lyss, actuellement vide, a été pénétré par effraction au début du mois de février 2020 et un dégât d’eau a été causé pour rendre le bâtiment inutilisable. Barrikade a mené une interview avec le collectif Wassertropf, responsable de cette action.



Vous avez récemment entrepris une action de sabotage, pouvez-vous nous expliquer comment vous avez procédé ?

Bien sûr, nous avons pénétré dans le camp fédéral de Kappelen, actuellement vide, pour causer des dégâts d’eau. Pour ce faire, nous avons coupé la clôture à l’arrière du bâtiment et cassé une fenêtre du sous-sol. A l’intérieur du bâtiment, nous avons déroulé les tuyaux d’incendie à tous les étages et les avons dévissés et voilà.
Nous espérons que l’inondation rendra le plus grand nombre possible de parties du bâtiment inutilisables.

De quel type de bâtiment s’agit-il ?

Le bâtiment a été utilisé jusqu’à la fin de l’été 2019 en tant que camp d’asile fédéral sans fonction procédurale [1], c’est-à-dire comme un camp d’expulsion. Il a été fermé temporairement parce que le nombre de personnes en procédure d’asile est relativement faible à l’heure actuelle - de nombreuses personnes ne pouvant actuellement pas franchir les frontières extérieures de la forteresse Europe. Le bâtiment est maintenant vide et un deuxième bâtiment est en cours de construction à côté. Dans ce bâtiment, les personnes étaient détenues en semi-incarcération dans un espace réduit, parce que quelqu’un.e a estimé que leur vie n’était pas digne d’être vécue librement. Pendant ce temps, une énorme pression était exercée afin que ces personnes quittent d’elles-mêmes la Suisse. Celles qui restent sont expulsées le plus rapidement possible.

Pourquoi un sabotage dans un camp fédéral ?

La société et le système actuel sont profondément racistes et violents, sur de multiples plans. Essayons d’en aborder quelques-uns, sachant que la liste n’est pas exhaustive.

La prospérité de la Suisse est fondée sur l’histoire coloniale de l’Europe. Bien que la Suisse n’ait pas eu de colonies proprement dites, elle a fait partie économiquement et culturellement du colonialisme et doit sa richesse à l’exploitation. Sans le racisme, ni le colonialisme ni le système économique néolibéral actuel n’auraient eu le même succès. Le racisme est profondément enraciné dans la société, dans la politique et dans l’économie. La Suisse continue de tirer profit de l’exploitation et de la destruction des personnes et des ressources dans le monde entier.

Ainsi, alors que les frontières des pays sont ouvertes à l’argent et aux marchandises, que les entreprises profitent pleinement des situations précaires dans de nombreuses régions du monde en profitant de conditions de travail misérables et de la destruction de l’environnement, que les guerres sont sans cesse menées pour le pétrole, d’autres ressources et des jeux de pouvoir, les frontières autour de l’Europe sont bouclées et surveillées militairement à l’aide de technologies high-tech. Cette politique violente est responsable de la mort et du traumatisme de milliers de personnes. Ce système inclut également les politiques intérieures des pays européens en matière d’asile et d’étranger.ère.s. La Suisse a créé une machine qui écrase, emprisonne, dissuade et exploite les demandeur.euse.s d’asile. Elle revendique le droit de classer la vie comme digne ou non. Il s’agit d’une politique discriminatoire qui ne peut aucunement être justifiée.

Dans un camp fédéral, les personnes sont enfermées et isolées du reste de la société. Ils et elles sont utilisés comme une main-d’œuvre bon marché dont on tire profit. Parfois, 3 francs sont payés pour une heure de travail. Les personnes ne sont pas considérées comme des individu.e.s vivant.e.s et autodéterminé.e.s, mais plutôt comme des objets. Normalement, les personnes du camp passent 16 heures par jour derrière les clôtures et ne sont pas autorisées à cuisiner ou à s’installer. A cela s’ajoutent les humiliations quotidiennes et les jeux de pouvoir des gardiens de l’entreprise Securitas [2]. Régulièrement, des personnes qui défendent leur dignité sont battues. Les autorités veulent maintenant mettre en place une surveillance vidéo de la zone extérieure et de toutes les entrées afin de parfaire leur contrôle.

Les camps fédéraux sont l’un des derniers excès de cette politique. Depuis environ un an, ils ne sont plus seulement en phase de test, mais font officiellement partie de la politique d’asile. Ces camps ont encore intensifié l’isolement et le confinement de ces personnes.

Et pourquoi choisissez-vous cette forme d’action particulière ?

De nombreuses actions différentes sont menées chaque jour contre cette politique, contre le racisme et l’exploitation. Elles sont toutes importantes et ne sont efficaces que combinées.

Pour cette action, nous avons choisi une forme directe. Nous avons choisi d’endommager le bâtiment où les personnes sont enfermées. Il s’agit d’une attaque directe contre un lieu de discrimination. Elle interrompt le bon déroulement des événements et rend difficile la mise en œuvre d’une politique inhumaine axée sur le profit.

Aucune personne non impliquée ou même emprisonnée n’a été blessée, ce qui est très important pour nous. Au moment du sabotage, le bâtiment était vide et inutilisé.

Nous ne faisons pas confiance aux partis politiques et nous ne voulons pas leur confier la responsabilité et la capacité d’agir. Les partis font partie de la politique raciste, ils sont un pilier central de ce système. Peu importe qu’il s’agisse du PS ou de l’UDC, le dernier durcissement de la loi sur l’asile a été résolument promu par le PS et soutenu par les grandes ONG. Nous pensons qu’il est important que nous puissions tou.te.s assumer la responsabilité et la détermination de nos vies et de nos actions et que nous puissions apprendre à nous traiter mutuellement avec respect et solidarité.
Nous voulons détruire les conditions qui prévalent, il ne doit plus être rentable d’exploiter les personnes, il ne doit plus y avoir de profit à tirer de l’emprisonnement et de la stigmatisation, il ne doit plus être possible pour quelques-un.e.s de décider du reste de la population.
Cet acte de sabotage était donc l’une des nombreuses actions possibles qui sont nécessaires pour évoluer vers une société aussi non-violente, solidaire et autodéterminée que possible.

Cette action peut-elle également être menée dans d’autres lieux et que faut-il faire ?

Bien sûr. L’ensemble du système d’asile est complexe et comporte différents acteurs. Ils peuvent tous être empêchés de poursuivre leur politique.
Le plus important n’est probablement pas la planification et la mise en œuvre concrète, mais la confiance accordée à tes ami.e.s. Être actif.ve politiquement est épuisant et exige que vous puissiez échanger vos réflexions et vos craintes avant, pendant et après une action et que vous ne laissiez jamais personne seul.e. Les comportements machoides ou viriliste ne nous aident pas dans cette situation. Faites attention les un.e.s aux autres !



[1Dans cet interview l’auteurice préfère l’utilisation de la formulation “camp fédéral” plutôt que “centre fédéral” utilisé elle par les institutions fédérales

[2Un détenu c’est fais briser la machoire il y a peu au centre fédéral de Hambach https://renverse.co/Machoire-brisee-et-prison-une-histoire-du-camp-federal-d-Embrach-2447

Concarneau (Finistère) : Feu au bagne scolaire, les vacances prolongées – 2 mars 2020

Publié le 2020-03-02 15:56:07

Tôt ce lundi 2 mars, un incendie a détruit une partie des locaux administratifs du collège des Sables-Blancs à Concarneau. L’origine volontaire des flammes est confirmée, car il y eu effraction et des tags relevés dans l’établissement.

« L’alerte a été donnée vers 5 h 45. Des riverains, sentant une odeur de brûlé, ont averti le commissariat, qui a relayé l’alerte auprès des pompiers. À leur arrivée, une partie des locaux administratifs, et notamment le bureau du secrétariat de direction, était en feu. […] Le feu était considéré comme éteint vers 8 h 30.

Si l’incendie s’est cantonné à la partie administrative, ravageant les bureaux du principal et de son adjoint, des fumées se sont propagées dans les évacuations, nécessitant de la part des pompiers des analyses d’air, dans les couloirs et dans les salles de cours.

D’après les premières constatations effectuées sur place par les enquêteurs du commissariat de Concarneau, et par le principal du collège, Florent Hérisson-Garin, la piste de l’incendie volontaire est privilégiée. « Le bâtiment était vide à cette heure, assure le responsable de l’établissement. Mais des effractions ont été constatées, avec des tags et le mot « Fila » revenant plusieurs fois, sur les murs ». Les enquêteurs ont remarqué l’inscription « feu » marquée sur l’un des bâtiments. À l’extérieur, un autre tag, insultant à l’égard des enseignants, a été peint en vert sur le mur d’un bâtiment.

À partir de 8 h, les collégiens devant effectuer leur rentrée, après les vacances d’hiver, ont été invités par la direction du collège à rentrer chez eux. Les analyses effectuées par les pompiers et l’évaluation des dégâts permettront d’estimer la date de reprise des cours. « Tout va dépendre de la qualité de l’air et de l’état des réseaux informatiques », indique Florent Hérisson-Garin. »

[Repris du Télégramme et de FranceBleu, 02.03.2020]

Allemagne : Tout feu tout flamme contre la domination – Février 2020

Publié le 2020-03-02 18:55:06

Hambourg, 26 février 2020 : Bitume contre Tesla

« Dans la nuit du 26 février, nous avons dégueulassé avec du bitume pas moins de 12 voitures de luxe et une véhicule de fonction de Tesla sur leur parking privée de la Essener Straße au nord de Hambourg. Salutations solidaires aux occupant.e.s de la forêt de Grünheide.
Tesla est une entreprise qui profite de l’idéologie selon laquelle on pourrait en fin de compte résoudre tous les problèmes de ce monde grâce au développement des technologies. Une part importante de son image est que les technologies sur lesquelles elle travaille (elle est par exemple précurseure en termes d’intelligence artificielle et de conduite autonome) ont une valeur pour la collectivité dans les domaines sociaux, environnementaux et des techniques de sécurité. Nous refusons la perfection constante de l’humain grâce à la technologie, puisqu’elle étend le contrôle et restreint en continue la liberté.  Nous nous opposons également à la destruction de la nature, qui contrairement à ce qui est couramment affirmé, va inévitablement de pair avec l’expansion des technologies.

Dans le Brandenburg, on voit à quel point l’entreprise Tesla est hypocrite.
En l’espace de quelques jours, Tesla a déboisé 90 hectares de forêt à Grünheide (Brandenburg) pour y construire une gigantesque usine au nom du progrès et du profit. 65 hectares devraient aussi être déboisés dans la foulée. De façon symbolique, quelques animaux censés être déplacés ont été « sauvés » pour la presse, tandis que 30 machines « Harvester » massacrent d’innombrables animaux et dévastent leur espace de vie en un temps record.
Nous trouvons super que des pirates des arbres aient occupé la forêt par deux fois et en peu de temps afin de s’insurger contre le défrichage.
A un endroit comme celui-ci, il n’y a pas toujours autant de personnes qui luttent contre un tel projet. Pourtant, nous pouvons partout faire quelque chose contre Tesla car on peut trouver des sites à eux dans presque toutes les villes et même dans quelques villages.
Nous proposons une lutte décentralisée contre l’usine de Tesla et tous les autres sites technologiques. »

[Selon la presse, des inconnus ont dégradé dix voitures sur le site du fabricant de voitures électriques Tesla à Langenhorn.]

[Traduit de l’allemand de chronik]


Leipzig, 26 février 2020: une manière de répondre aux attentats fascistes

“Dans la nuit du 25 au 26 février, nous avons incendié la voiture de Marius Beyer devant la porte de son domicile, au Jadebogen 40 dans le quartier d’Engelsdorf.
Marius Beyer est un membre actif de l’AfD et siège au conseil municipal. Son cercle d’ami.e.s est ancré dans la scène néonazie, et passe donc régulièrement son temps en compagnie de jeunes nazi.e.s tel.le que Benedikt Hittinger notamment. Après les attentats d’extrême-droite de Hanau, ça en peut plus continuer. Le calcul est simple: partout dans le pays, les fachos se sentent encouragés à mener des attaques racistes, que ce soient dans les supermarchés contre les personnes assignées musulmanes ou bien par l’assassinat ciblé de personnes perçues comme migrantes.
I
ls se sentent encouragés parce qu’ils ont le sentiment de faire partie d’un mouvement d’extrême-droite ou bien d’exécuter une volonté nationale fantasmée. Beaucoup de ces fascistes ne sont aujourd’hui plus organisés dans des formes d’organisation classique d’extrême-droite et pour cette raison ce n’est pas si facile pour nous d’attaquer leurs structures, et nous ne pouvons certainement pas stopper tous ces mecs frustrés et puants qui frappent seuls. Mais ce que nous pouvons faire, c’est de nous adresser aux pyromanes. Ainsi, nous avons à présent franchi la première étape.
Nous appelons tou.te.s les antifascistes du pays à augmenter la pression. Il ne faut pas qu’Hanau se répète. Celles et ceux qui sont responsables de la brutalisation du discours sociétal doivent désormais le ressentir dans leur chair.”

[Traduit de l’allemand de chronik]


Munich, 25 février 2020: crevaisons en série contre des entreprises de la smart city

A Neuperlach et à Giesing, les pneus de sept véhicules d’entreprise au total ont été crevés dans la nuit de mardi 25 février. Les dégâts s’élèvent à environ 2400 euros. Il s’agit de véhicules appartenant à une entreprise de BTP, de Telekom, de Bosch et de Sixt. Tandis que les entreprises de BTP conduisent à la gentrification de la ville en revalorisant tous les quartiers, des entreprises de la technologie telles que Telekom ou Bosch contribuent à une restructuration technologique de la ville (Smart City). En plus des systèmes de surveillance dans les prisons, elles développent également la technologie pour contrôler et surveiller des habitant.e.s des villes. La société Sixt contribue elle aussi à cette restructuration urbaine avec leur nouvel offre d’autopartage.

[Traduit de l’allemand de chronik]


Berlin, 23 février 2020: 30 automates du tramway mis hors-service

Trente distributeurs de tickets ont été mis hors-service avec de la peinture et de la mousse expansive dans plusieurs stations de tramway, à savoir celles sur les lignes 25, 7, 3 et 8. Un long texte revendiquant ce sabotage a été publié sur internet.

[Traduit de l’allemand de chronik]


Berlin, 7 et 22 février 2020: incendie de deux véhicules électriques de la société “WeShare”

A Kreuzberg, une voiture de l’entreprise “WeShare” est partie en fumée dans la Naunynstraße, au petit matin de ce samedi 22 février. Un voiture garée à côté a également été endommagée par les flammes. Les flics suppose qu’il s’agit d’un incendie volontaire.

Le 7 février, peu après 4h, les pompiers étaient déjà intervenus dans la Scharnweberstraße / Weichselstraße à Friedrichshain, pour éteindre les flammes qui embrasaient une voiture de cette même entreprise d’auto-partage.

Kreuzberg, le 22 février 2020

Friedrichshain, le 7 février 2020

[Traduit de chronik]


Bonn, 20 février 2020 : les deux voitures de luxe partent en fumée

Dans la nuit du mercredi 19 au jeudi 20 février, deux voitures de luxe ont pris feu vers 00h45 sur l’enceinte d’un garage situé dans le quartier Endenich, entre la Euskirchener Straße et le Hermann-Wandersleb-Ring. Le feu est parti d’un des deux véhicules et s’est rapidement propagé au deuxième.
Les deux voitures étaient neuves: il s’agissait d’une Porsche Panamera et d’une Mercedes AMG blanche. La police a indiqué que les dégâts sont chiffrés à 100 000 euros.

[Traduit de express.de, 20.02.2020]


Iéna, 6 février 2020: Incendies de voitures devant une Burschenschaft [confrérie réac d’étudiants] et contre la voiture d’un politicien de l’AfD

Dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 février, deux véhicules ont brûlé sur le terrain de la Burschenschaft Germania de Iéna. Vers 3h45, des habitants ont remarqué les flammes et appelé les pompiers, dont l’intervention rapide a permis d’éviter le pire. En effet, le feu a aussi fait fondre des matériaux isolants de la façade, mais la maison n’a pas été davantage touchée. Il s’agirait d’un incendie volontaire. Le matin même, la Burschenschaft a rapidement parlé d’une „motivation d’extrême-gauche“, déclenchée par l’élection [avec le soutien de l’AfD] de Thomas Kemmerich (FDP) au poste de ministre-président [du parlement de Thuringe]. Le mercredi soir, 2000 personnes avaient manifesté contre cette élection à Iéna.
„La rage et la haine des extrémistes de gauche se dirigent contre tout ce qui peut avoir l’air plus ou moins bourgeois, conservateur ou même patriotique. Nous avons probablement été une cible facilement attaquable pour les vandales, sur laquelle ils ont laissé libre cours à leur bassesse“, écrit la Burschenschaft.
Au total, les dégâts matériels s’élèvent à environ 25.000 euros.
“Jeudi midi, la police a aussi confirmé qu’un autre incendie avait eu lieu contre un véhicule à Ruttersdorf dans le district de Saale-Holzland. Le véhicule est parti en flammes vers 2 heures, le propriétaire s’est intoxiqué en essayant d’éteindre l’incendie et a dû être pris en charge par les médecins. La voiture incendiée est celle d’un politicien de l’AfD.

La même nuit, les pompiers de Iéna se sont encore déplacés pour trois autres incendies. Entre 2h13 et 2h55 du matin, des containers à ordures ont été réduits en cendres dans les rues Karl-Liebknecht, Friedrich-Engels et Gustav-Fischer. La police criminelle enquête sur toutes ces affaires. (…) Au cours des années précédentes, il y a eu plusieurs attaques contre la Burschenschaft Germania, des poubelles ont été incendiées contre le bâtiment dans la Seidelstraße, des fenêtres défoncées et des membres qui revenaient d’une réunion en portant les couleurs de la Burschenschaft se sont fait agresser dans la rue.

[Traduit de chronik]


Oldenbourg, 5 février 2020 : Voiture de police incendiée

“Cet acte est marqué par une grande audace, ainsi que par la question du mobile”. Dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 février, des inconnu-e-s ont incendié un véhicule de patrouille qui se trouvait dans la cour du poste de police.“Certes, la cour de la police municipale de Oldenbourg est en libre accès à partir de la rue, mais elle se trouve malgré tout juste devant l’une des portes d’entrée du bâtiment et est bien éclairée. De plus, un panneau au mur signale que l’endroit est sous vidéo-surveillance. Tout cela n’a pas dérangé les auteurs. Ils ont placé les accélérateurs de feu, selon les conclusions actuelles des allume-feux, sur le pneu avant droit du fourgon volkswagen […]”. Un passant attentif a aperçu le feu et en a informé les fonctionnaires du poste de police. Ceux-ci ont immédiatement alerté les pompiers, mais ont réussi à éteindre l’incendie eux-mêmes. En levant le capot du véhicule, on remarque tout de suite une trace allant du pneu avant vers le moteur. Sur le pneu lui-même une trace de brûlé est aussi visible – le caoutchouc a en partie fondu. On ignore pour l’instant qui a réalisé cette attaque contre une voiture de patrouille de la police municipale de Oldenbourg et pour quelle raison.”

[Traduit de chronik]


Heiligenhaus (Rhénanie du Nord-Westphalie), 1er février 2020 : Le véhicule de patrouille part en fumée

Dans la soirée du vendredi 1er février, un véhicule de patrouille de police a été incendié sur la Westfalenstraße, dans cette ville située entre Düsseldorf et Essen. Les flammes ont embrasé le véhicule vers 21h20. Le véhicule était garé sur un parking non loin de la mairie. Les pompiers n’ont pa pu empêcher la propagation des flammes au véhicule garé à côté. Au total, les dégâts matériels sont évalués à 65 000 euros.

 

[Repris de la Bild Zeitung]

Nantes et Concarneau : Contre le formatage des enfants par l’école

Publié le 2020-03-02 23:56:04

Nantes : Feu à l’école et à un car scolaire

extraits de Ouest-France / dimanche 1er mars 2020

Les sapeurs-pompiers sont intervenus pour un incendie à l’école primaire Paul-Gauguin, au nord de Nantes. Il était 2 h du matin, dans la nuit du samedi 29 février au dimanche 1er mars, lorsqu’une porte de l’établissement a été fracturée. Des inconnus sont entrés avec un scooter dans la bibliothèque de cette école, rue de Québec. Ils ont mis le feu à un scooter et se sont enfuis. La pièce d’environ 50 m², s’est embrasée.

[…] D’autres violences urbaines ont été commises cette même nuit dans les quartiers nord.
Un car Lila a été incendié entre 0 h 40 et 2 h du matin, dimanche 1er mars. Stationné rue Eugène-Thomas, ce véhicule destiné au ramassage scolaire a entièrement brûlé. […]
Dans le même périmètre géographique, six voitures ont été incendiées cette nuit à trois endroits différents, se propageant à chaque fois à une deuxième voiture.

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Concarneau (Finistère) : « Feu » n’est pas qu’un mot tagué

Ouest-France / lundi 2 mars 2020

Un incendie s’est déclaré ce matin au collège des Sables-Blancs à Concarneau. Le feu, désormais éteint, a ravagé deux bureaux de la partie administrative. Dix-huit pompiers de Concarneau, Melgven et Quimper, ont été mobilisés vers 6 h du matin. Si aucune victime n’est à déplorer, il faut prévoir « beaucoup de nettoyage » selon le commandant Patrice Foustoul, en raison « de la fumée et de la suie ». L’origine du sinistre est encore inconnue mais des inscriptions « Feu » sur les murs ont été découvertes. La rentrée a été reportée pour les 366 élèves de l’établissement fermé jusqu’à nouvel ordre. […]

Montevideo (Uruguay) : Attaque incendiaire contre Prosegur

Publié le 2020-03-02 23:56:06

Contra Info / samedi 29 février 2020

Dans la nuit du 18 février, à Montevideo, en Uruguay, nous avons mis le feu à un véhicule appartenant à l’entreprise de sécurité privée « Prosegur », le laissant inutilisable.

Il y aura toujours une faille par où les attaquer, même s’ils prétendent être omniprésents, avec leurs moyens de contrôle/surveillance… nous chercherons toujours à faire tomber les barrières qu’ils veulent nous imposer.

DÉTRUIS CE QUI TE DÉTRUIT !

Au diable la sécurité qu’ils nous vendent avec alarmes, grillages et caméras, nous continuerons à nous battre pour être libres !

BN.

Albertville (Savoie) : Déranger le sommeil du sous-préfet

Publié le 2020-03-03 02:55:06

Le Dauphiné / dimanche 1er mars 2020

Les faits se sont produits à minuit et demi, la nuit dernière, dimanche 1er mars. Un conteneur à poubelles a été incendié devant le portail de la résidence privée du sous-préfet d’Albertville, Frédéric Loiseau. Le représentant de l’Etat dormait à ce moment-là. Le feu a sérieusement endommagé le portail. Les incendiaires ont ensuite voulu s’en prendre au bâtiment administratif de la sous-préfecture, tout proche.

Selon les informations du Dauphiné Libéré, ils avaient rassemblé du mobilier urbain afin d’y mettre le feu. Cette seconde action n’a pas pu aller à son terme grâce à l’intervention très rapide des policiers albertvillois. Quatre personnes ont été placées en garde à vue confirme le parquet d’Albertville. […]

Les permanences politiques payent les frais du passage en force de la reforme des retraites (MAJ2 4/03/21))

Publié le 2020-03-03 02:55:09

Caen : La permanence du maire saccagée

France 3 / dimanche 1er mars 2020

La vitrine du local situé rue Demolombe dans le centre-ville a été détruite ce dimanche après-midi en marge de la manifestation contre la réforme des retraites. La veille, la permanence du candidat LR-LREM avait déjà été prise pour cible.
Après les jets d’oeufs samedi en marge d’un défile improvisé, des manifestants contre la réforme des retraites sont allés plus loin ce dimanche vers 18h en saccageant le local de campagne de Joël Bruneau, maire sortant et candidat à sa propre sucession à Caen.
La vitrine du local a été brisée et une trentaine de personnes se seraient introduites pour renverser le matériel de campagne, vider les étagères et détruire le mobilier.

Deux membres de l’équipe de campagne qui se trouvaient à l’intérieur ont pris la fuite quand ils se sont rendus compte que la tension montait en queue de manifestation.
Joël Bruneau, qui brigue un second mandat sous l’étiquette Les Républicains et qui a ouvert sa liste à des personnalistés de La République en marche doit porter plainte demain. […]
Ce dimanche après-midi ce sont environ 300 manifestants contre la réforme des retraites qui ont défilé dans les rues de Caen, regonflés par l’annonce du Premier ministre Edouard Philippe de recourir à l’article 49-3, c’est à dire de faire passer la réforme sans le vote des députés.

…et le député prend une sage décision

Le Bonhomme Libre / lundi 2 mars 2020

Sa décision est irrévocable. Le député La République en Marche (LREM) de la 1er circonscription du Calvados, Fabrice Le Vigoureux, annonce fermer définitivement sa permanence parlementaire située rue Sadi Carnot en centre-ville de Caen, ce lundi 2 mars 2020. Cette fermeture prend un effet immédiat.
Selon le député, cette décision est le résultat « de nombreux actes de vandalisme, de menaces et d’intimidations » envers les personnes qui l’hébergent, envers ses collaboratrices et son voisinage de la rue Sadi Carnot. […]
Dernier acte en date, celui du dimanche 01 mars lors de la manifestation qui s’est déroulée en centre-ville de Caen pour protester contre le 49.3 utilisé par le gouvernement pour la réforme des retraites. Des tags « le 49.3, on n’en veut pas », ont été inscrits sur les volets fermés et la porte de la permanence parlementaire. Le même jour, la permanence de campagne du maire de Caen, Joël Bruneau, a elle aussi subit des actes de vandalisme. […]

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Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) : Tags et vitres brisées à la permanence du député

La Voix du Nord / lundi 2 mars 2020

Plusieurs impacts sur les vitres et des inscriptions à la bombe de peinture noire. La vitrine de la permanence de Jean-Pierre Pont a été vandalisée, visiblement dans la nuit de dimanche à lundi. Ce n’est pas la première fois que son bureau parlementaire, situé rue Faidherbe à Boulogne-sur-Mer, est la cible d’actes de vandalisme. Les derniers remontent à septembre 2019 […]

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Mise à jour du 4 mars : deux personnes interpellées

La Voix du Nord / mardi 3 mars 2020

La permanence du député Jean-Pierre Pont à Boulogne, la Caisse d’allocations familiales, la mairie de Saint-Martin-Boulogne et Pôle emploi : tous ont été ciblés, entre autres, par des inscriptions faisant référence à l’utilisation du 49-3 par le gouvernement, dans le cadre de la réforme des retraites. [article payant ; NdAtt.]

La semaine dans le boulonnais / mardi 3 mars 2020

Les tags ont été découverts au petit matin du lundi 2 mars. La permanence du député Jean-Pierre Pont et la mairie de Saint-Martin-Boulogne ont été dégradées par des deux Gilets Jaunes qui ont reconnu les faits, ce mardi 3 mars. [article payant ; NdAtt.]

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Le Havre (Seine-Maritime) : Directement à la permanence du Premier ministre

Huffington Post / dimanche 1er mars 2020

Le local de campagne d’Édouard Philippe, tête de liste aux municipales au Havre, a été tagué et caillassé samedi 29 février dans la soirée par des manifestants qui ont laissé éclater leur colère après la décision du Premier ministre d’utiliser le 49.3 pour adopter la réforme des retraites, a constaté une correspondante de l’AFP.
Réagissant à la décision de Philippe d’engager la responsabilité du gouvernement pour faire adopter sans vote le texte sur les retraites, 140 personnes selon la police, parties de l’hôtel de ville, avaient commencé à battre le pavé à la nuit tombée dans les rues du Havre.
Arrivés devant sa permanence, des manifestants ont commencé à taguer le local et jeté des pierres sur la vitrine qui a été en partie brisée. Des poubelles ont été déversées et une voiture a également été dégradée.
49.3 Philippe prend la fièvre”, “Mettons-le en quarantaine”, “Déni de démocratie” pouvait-on lire sur des inscriptions fraîchement peintes à la bombe. […]

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Agen : Vitre et plaque cassée à la permanence du député

La Dépêche / dimanche 1er mars 2020

La permanence de Michel Lauzzana, député La République En Marche de la première circonscription de Lot-et-Garonne, a été dégradée dans la nuit de samedi à dimanche à Agen. Cette permanence, situé rue Jeann-d’Arc, non loin de la maison d’arrêt d’Agen, a déjà été visée à plusieurs reprises par des manifestations d’agriculteurs, suite au premier vote à l’Assemblée Nationale sur le CETA, et de différentes corporations protestant contre la réforme des retraites, mais elle n’avait jusqu’alors jamais fait l’objet de casse. Dans la nuit de samedi à dimanche, ce sont une vitre et la plaque de la permanence parlementaire de Michel Lauzzana qui ont été cassées. […]

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Bayonne : tags contre la réforme des retraites et A cerclés

Sud-Ouest / dimanche 1er mars 2020

Graffitis, autocollants, jets de farine, serrure bouchée… A Bayonne, le local de campagne de Jean-René Etchegaray, maire sortant et tête de liste aux élections municipales, a été pris pour cible dans la nuit du samedi 29 février au dimanche 1er mars.
Le A cerclé symbole des anarchistes et plusieurs mentions à la réforme des retraites ont été découverts, au petit matin, par des employés municipaux. La vitrine n’a, cependant, pas été brisée. […]

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Valence : Double coup de tags contre LREM

France Bleu / dimanche 1er mars 2020

La réaction n’aura pas tardé après l’annonce par le premier ministre Edouard Philippe du recours à l’article 49-3 pour faire adopter sans vote la réforme des retraites en première lecture à l’Assemblée nationale. Les deux permanences LREM de Valence ont été taguées dans la nuit. Sur celle de la députée Mireille Clapot, il a été inscrit sur le rideau de fer « La Rem c’est le problème 49-3 dégueulasse ». Sur celle d’Alain Auger, des insultes et une croix gammée ont été inscrites. C’est la quatrième fois que la permanence de campagne d’Alain Auger est visée.

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Ussel (Corrèze) : « 49.3 on en veut pas »

La Montagne / dimanche 1er mars 2020

Des tags contre le 49.3, annoncé samedi par Edouard Philippe, ont été peints en rouge sur la vitrine de la permanence de campagne d’Ussel notre Ville […] conduite par le maire sortant LR Christophe Arfeuillère […]

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L’Isle-sur-Sorgue (Vaucluse) : Des tags sur la permanence électorale

France Bleu / dimanche 1er mars 2020

Une nouvelle permanence électorale a été prise pour cible en Vaucluse. Il s’agit cette fois du local de campagne de Matthieu Moretti candidat à l’Isle-sur-la-Sorgue. Des tags et affiches qualifiés « d’infamants » par l’entourage du candidat ont été retrouvés sur place dimanche matin à l’ouverture de la permanence. Des inscriptions « très politisées et anti-Macron » nous explique un proche collaborateur dans l’incompréhension « alors que le candidat n’a rien à voir avec le parti présidentiel et qu’il mène une liste de large rassemblement. » […]

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Verdun (Meuse) : Peinture et autocollants

L’Est Républicain / dimanche 1er mars 2020

« Des manifestants sont venus et ont réalisé des inscriptions à la peinture et ont collé des autocollants », confie Émilie Cariou, députée LaREM de la Meuse. En effet, les vitrines de sa permanence, située dans le quartier du Faubourg à Verdun, sont constellées d’autocollants jaunes « Oui au RIC », le Référendum d’initiative citoyenne, réclamé avec force par le mouvement des gilets jaunes. De plus, de la peinture jaune a été utilisée pour inscrire sur toutes les vitrines : « 49.3 NON », faisant référence au refus de l’utilisation récente par le Gouvernement de cet article de la Constitution dans le cadre de la réforme des retraites. […]

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Mise à jour de jeudi 4 mars 2021

A Caen, une condamnation 

Liberté, Le Bonhomme Libre / mercredi 3 mars 2021

Traditionnellement calme à Caen (Calvados), la campagne des élections municipales avait été marquée, en 2020, par le saccage de la permanence du maire sortant, Joël Bruneau, dimanche 1er mars 2020.

Une des deux vitrines du local de la rue Demolombe, en plein centre-ville, avait été brisée, l’intérieur avait été vandalisé, et le portrait du maire, sur une affiche de campagne, avait été tagué. La veille, la permanence avait déjà été la cible de jets d’œufs.

Ces événements s’étaient déroulés en marge d’une manifestation contre la politique gouvernementale, notamment le recours à l’article 49.3 pour faire passer la réforme des retraites. Un peu plus tard dans la soirée, les volets de la permanence du député LREM Fabrice Le Vigoureux, rue Sadi-Carnot, avaient été tagués de signes anarchistes et du slogan « Le 49-3, on n’en veut pas ! » Quelques jours auparavant, Joël Bruneau avait annoncé que des membres de la majorité présidentielle et de La République En Marche avaient rejoint sa liste.

Un an plus tard, mercredi 3 mars 2021, trois hommes de 24, 34 et 35 ans ont comparu devant le tribunal correctionnel de Caen, pour répondre de ces faits. Mais le procès a quelque peu fait « pschitt ».

En étudiant une vidéo diffusée sur Snapchat, en la recoupant avec des photos prises par un voisin de la permanence de Fabrice Le Vigoureux, et en la comparant avec les vidéo-surveillances de la ville, les policiers n’ont pu identifier que Jean-Michel*, Christophe* et Tristan*. Les autres personnes présentes ce jour-là, souvent encapuchonnées, n’étant pas reconnaissables.

Le premier, âgé de 35 ans, reconnaît être l’auteur des tags sur les deux façades des permanences. Il a également jeté des pots de confiture vides, qu’il transportait dans son sac à dos, à l’intérieur du local de la rue Demolombe. Au printemps 2020, Jean-Michel participait régulièrement à des manifestations contre la politique du gouvernement : il a été condamné pour avoir mis le feu à des containers poubelles sur la voie de tram, dans une autre mobilisation, deux jours après le saccage des permanences politiques.

Christophe (34 ans) a, lui, été identifié facilement : il sortait du local de Joël Bruneau un drapeau rouge à la main. À la barre du tribunal, il explique posément :
 » Je participe régulièrement à des manifestations, notamment lors de cette mobilisation contre le projet de réforme des retraites. Je suis effectivement rentré dans le local mais je suis ressorti aussitôt, après avoir vu une table renversée et des tracts étalés sur le sol.  »

Tristan (24 ans) a également été reconnu aisément par les policiers de la brigade anticriminalité, sur les vidéos. Ils le connaissent depuis le mouvement des gilets jaunes, au sein duquel il était très actif et parfois violent. Il avait par exemple enflammé des matelas lors de la manifestation du 1er mai 2019. « Je me laisse entraîner par l’ambiance », admet le jeune homme sous curatelle, face aux interrogations de la juge.

Le représentant du parquet, s’étonnant que « les gens ne savent même pas pourquoi ils manifestent », n’a donc requis aucune peine à l’encontre de Christophe et Tristan, considérant qu’ils n’avaient pas commis de dégradations. Ils ont été relaxés.

Seul Jean-Michel, qui a reconnu avoir tagué des affiches, a été condamné à deux mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans, durant lesquels il devra suivre des soins psychologiques.

Ni Joël Bruneau ni Fabrice Le Vigoureux ne s’étaient constitués parties civiles.

Toulouse : Sabotage de caméra à l’échelle et au marteau – 1er mars 2020

Publié le 2020-03-04 13:33:08

Dans la nuit du 29 février au 1er mars, un peu avant 2 h du matin, une caméra du réseau de vidéosurveillance, installée chemin de Papus, a été détruite à coups de marteau. Pour atteindre l’appareil, les saboteurs ont posé une échelle contre le poteau.

Malheureusement, deux jeunes de 17 ans ont été interpellés par la police nationale, sur la base de signalement des agents du centre de videosurveillance. L’un a reconnu les faits, pas l’autre. L’un a été convoqué devant la justice, l’autre a été convoqué devant le délégué du procureur de la République.

La mairie a de son côté d’ores et déjà porté plainte pour dégradation de bien public.

[Repris de 20Minutes, 03.03.2020]

Boulogne et alentours (Pas-de-Calais) : Deux interpellations pour une soirée tags contre les institutions – 2 mars 2020

Publié le 2020-03-04 13:34:04

On relayait récemment la nouvelle que, dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 mars 2020 à Boulogne, la permanence du député LREM Jean-Pierre Pont avait été attaquée. Mais le même jour, on apprend par la VoixduNord qu’au cours de cette même nuit, plusieurs institutions de Boulogne et Saint-Martin-Boulogne ont été ciblées, notamment par des tags s’en prenant au gouvernement et son recours au 49-3.

Outre la permanence parlementaire située rue Faidherbe, des tags à la peinture noire ont été inscrits sur les portes vitrées de la mairie de Saint-Martin-Boulogne, sur le bâtiment de Pôle emploi, dans la même commune, sur le rideau de l’entrée de la Caisse d’allocations familiales à Boulogne. Par ailleurs, quatre agences bancaires ont également été visées.

Comme souvent dans de pareils cas, les journaflics ne lâchent pas ces précisions par bonté ou pour attiser la rage contre ce monde. Mais plutôt parce que leurs potes de la préfecture ont mis la main sur deux personnes. En effet, « un homme et une femme, identifiés comme Gilets jaunes, ont été interpellés. Ils ont reconnu une partie des faits ».

 

Encore des visites hostiles à des permanences politiques

Publié le 2020-03-04 13:35:04

Carhaix-Plouguer (Finistère) : « Ça va péter » pour les politiciens

Le Télégramme / mardi 3 mars 2020

La permanence de campagne de Jérôme Yvinec, tête de liste de « Un temps d’avance pour Carhaix-Plouguer » a été taguée dans la nuit de lundi 2 au mardi 3 mars. « 49.3 en loucedé », « ça va péter ! » « ou encore « LREM dégage » pouvait-on lire sur la vitrine du local, situé rue Général-Lambert, dans l’artère principale de Carhaix. […]

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Saint-Etienne : Des œufs et de la farine sur le local du RN

Le Progrès / mardi 3 mars 2020

Trois adolescents de 15, 16 et 17 ans ont été interpellés dans la nuit de lundi à mardi après avoir dégradé la devanture du local de campagne de Sophie Robert, tête de liste du Rassemblement national aux élections municipales.
Les faits se sont produits à 1h25, à l’angle du cours Victor-Hugo et de la rue Faure-Belon, à Saint-Etienne. Les trois mineurs venaient, selon des témoignages, de jeter des œufs et de la farine sur la devanture. Des faits qui ont ensuite été confirmés par les images de la vidéosurveillance.
Interceptés par la police municipale, les trois jeunes hommes ont été remis à la police nationale et ont été entendus avant d’être remis à leur famille. Ils font l’objet de poursuites pour dégradations volontaires, même si la candidate RN, contactée mardi matin, n’était pas informée de ces faits et n’avait manifestement pas constaté de désordre sur sa permanence.

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Grâces (Côtes-d’Armor) : Le maire choqué par des tags

Ouest-France / lundi 2 mars 2020

Les bâtiments communaux de Grâces (Côtes-d’Armor) ont été recouverts de propos délétères et insultants, dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 mars 2020. Ils concernaient le maire et un adjoint, candidats à un second mandat.
« Je suis choqué », déclare le maire, Yannick Le Goff. Lundi matin, des tags ont été découverts sur les bâtiments municipaux du bourg. De la mairie à l’entrée de l’école, en passant par le boulodrome, l’espace multiculturel et les panneaux d’affichages publics, il y en avait partout. […]

Santiago (Chili) : Double attaque explosive dans un quartier de riches, pour l’extension de la révolte

Publié le 2020-03-04 13:36:05

Contra Info / vendredi 28 février 2020

Nous revendiquons le placement de deux engins explosifs dans les locaux de l’agence immobilière Transoceánica, au 5888, avenue Santa María, dans la commune de Vitacura [ville très riche dans la banlieue nord-est de Santiago ; NdAtt.]. Une heure et demie à l’avance, on a averti par téléphone le café Kant, situé à l’intérieur de l’agence immobilière, les Carabineros et la radio Cooperativa. Cela pour que le lieu soit évacué, afin de ne pas nuire aux personnes qui transitent et/ou travaillent dans le secteur, car ce n’est pas le but de l’action. Les deux engins étaient programmés à une demi-heure d’intervalle, afin que le premier secoue la normalité du quartier bourgeois et que le second, assez puissant, explose au moment où les lâches violeurs du GOPE [Grupo de Operaciones Policiales Especiales, groupe d’opérations spéciales des Carabineros chiliens; NdAtt.] seraient présents sur le lieu, en espérant qu’il explose le plus près possible d’au moins l’un d’entre eux.

La révolte qui a commencé le 18 octobre 2019 a investi tous les espaces et toutes les cadres. Personne n’a pu rester de côté, parce qu’elle est partout, dans tous les coins des villes et dans tous les aspects de nos relations. Rien n’est plus comme avant, rien ne sera plus jamais comme avant. Le désir de détruire ce monde tel que nous le connaissons est là pour rester. Les quartiers des riches et des puissants, des partisans et des privilégiés de cet ordre, ont également été la cible de la puissance de cette révolte qui, dans ses multiples pratiques incendiaires, a su reconnaître ses ennemis. Les pillages de centres commerciaux appartenant à la riche bourgeoisie, les barricades dans les quartiers cossus des grandes villes, les incendies de magasins et de voitures de luxe ne sont que quelques exemples de la manière dont l’irruption violente, plutôt qu’aller frapper aux portes des puissants, les a détruites.

Cette action vise à intensifier cette irruption. Elle est la poursuite de cette avalanche de haine et de vengeance qui a frappé les puissants pendant les premières semaines de révolte et qui cherche à installer la peur chez ceux qui vivent au détriment de la misère des autres. La complicité directe entre les grandes entreprises et les organismes répressifs est un autre aspect du pouvoir qui s’est manifesté pendant ces mois de révolte, quand les premières ont financé et soutenu des infrastructures qui n’ont quand-même pas pu arrêter les rebelles, comme les murs de béton installés sur l’avenue Alameda pour protéger le monument et l’église de ces troupes de violeurs en uniforme. D’autre part, il n’y a pas besoin d’une analyse détaillée pour constater la protection que les militaires et les Carabineros ont apportée aux quartiers bourgeois. Une protection qui, aujourd’hui encore, a été bafouée. Vous, hommes d’affaires et répresseurs, vous savez parfaitement de quoi nous parlons. Dans chaque poignée de main que vous vous échangez dans vos ridicules marches et processions, dans les bureaux et les casernes où sont planifiés les mutilations, les meurtres et les viols, se forge cette alliance infâme qui aujourd’hui cherche désespérément à éteindre le feu incontrôlé de la révolte. Ce double attentat à l’explosif vise les deux côtés de cette complicité pourrie ; pour rompre, ne serait-ce que pour un instant, avec la vie paisible et confortable des riches et pour nuire aux agents de la répression, par une surprise destructrice.

Nous pensons qu’il n’est pas nécessaire d’entrer dans le détail de l’endroit précis où ont été placés les engins utilisés pour de cette action, car c’est la vie quotidienne du quartier dans son ensemble que l’on veut changer. Malgré cela, il n’est pas superflu de dire que le lieu choisi est situé à quelques mètres du torchon bourgeois « El Mercurio » et que que la famille Schiess Schmitz, propriétaire de la société immobilière Transoceánica, est l’un des groupes économiques les plus importants et les plus influents de ce pays. Ils ont construit des maisons et des projets de luxe dans les quartiers riches de Santiago, ainsi que d’autres centres de loisirs destinés au divertissement de l’élite.

La révolte sabote en permanence la normalité, la réduit en miettes, en brisant des chaînes qui semblaient éternelles, en démontrant la vulnérabilité de l’État et des milieux d’affaires capitalistes. Mais nous pensons que nous pouvons aller plus loin en multipliant les attaques armées et ciblées contre nos ennemis, contre le pouvoir sous toutes ses formes, en participant à cette tempête massive et généralisée avec des actions de guérilla urbaine, en nous préparant concrètement à faire face à l’intensification de la répression. Et c’est avec la lutte anarchiste que nous contribuons à la propagation de la révolte, en faisant le pari de porter le conflit à des limites insoupçonnées, en refusant tout accord de paix et toute Constitution qui prétende diriger nos vies. Et quant aux stupides intellectuels de la guerre sociale, qui qualifieront cette action de coup monté, qu’ils sachent que leurs opinions ne font que renforcer l’État, en invalidant et en ignorant le potentiel et la portée de l’offensive de la nouvelle guérilla urbaine.

Ne lâchons pas la rue, détruisons ce qui nous opprime, faisons sauter les quartiers de la bourgeoisie

Affinités armées en révolte

Moudenc nous surveille : crève lui les yeux

Publié le 2020-03-04 13:37:15

Un guide pour mettre les caméras toulousaines en retraite anticipée.



Ce guide ne traite que de méthodes visant à détruire le cablage des caméras, pour détruire la caméra elle même il faut abattre le mat ou grimper en hauteur pour péter l'optique, ça nécessite du matériel lourd et encombrant (disqueuse, échelle ...) et c'est donc une autre histoire

1 - Repérage

Les lieux :
Déplacements des personnes et des véhicules, caméras (publiques ou privées) ayant vue sur la caméra ciblée, flics/vigiles/etc à proximité.

La fixation de la caméra :
Sur un mur, sur un mât, le type de mât (gris clair à l’ancienne ou gris sombre et tout lisse pour les nouveaux).

Le cablage :
Cablage à l’extérieur, protégé par une simple gaine (souple ou rigide), cablage dans le mât.

La fixation de la trappe (dans le cas du cablage à l’intérieur du mât) :
Vis type Allen, vis type triangle (edf), trappe doublée ou pas par des colliers de serrage en métal.

2 - Préparation

La route :
Idéalement, ne pas faire le même chemin à l’aller et au retour, prévoir des itinéraires esquivant un maximum de caméras (surtout au retour) grâce au site toulouse sous surveillance, selon le nombre de personnes présentes pour l’action et la configuration des lieux prévoir des petits barrages pour ralentir les flics.
Attention, faire du repérage sur internet c’est bien, faire du repérage en vrai c’est mieux. Les photos de google street ont souvent plusieurs années, et sur le site toulouse sous surveillance il peut manquer quelques caméras.

Les fringues :
Pour l’action des gants, de quoi bien se masquer le visage (mais vraiment bien parceque leurs caméras c’est full hd), des fringues jetables (noires et sans signes distinctifs). Pour après des fringues "normales" sous les jetables, et des chaussures discrètes (important parceque c’est pas pratique d’en changer).

Les portables :
PAS DE PORTABLES. Ou a la limite éteignez les, mais plusieurs kilomètres avant d’arriver sur les lieux parceque dans le centre il y a des antennes téléphoniques partout, vous pouvez les voir ici.

Le matériel :
A - Caméra fixée à un mur :
Pince coupante
C’est quasiment toujours du cablage extérieur protégé par une gaine rigide, il est possible de soulever la gaine mais ça prend du temps, le plus rapide est d’avoir un·e copain·e qui fait la courte-échelle car la gaine s’arrête souvent après 2m50 de hauteur, laissant le cable sans protection.

B - Caméra fixée sur un mat moderne gris sombre :
clé allen mâle ou clé triangle mâle (allen 7mm et triangle 11mm mais ça peut changer)
pince coupante (si présence de colliers de serrage en métal)
torchon
combustible (Essence F, pétrole désaromatisé, ou essence pour briquet type zippo)
Sur ces caméras, sauf exeption, le cablage passe toujours à l’intérieur du mat. Pour y accéder il y a une trappe en bas, fixée par deux vis (allen ou triangle) qu’il suffit donc de dévisser. Il y a parfois deux colliers de serrage en métal qui viennent doubler la protection, il faut les couper avant ou après avoir enlevé les vis. Une fois la trappe ouverte, le cablage est protégé par une sorte de vitre en plastique dur. A partir de là deux possibilités :
Enlever la vitre de protection et sectionner les cables à la pince un par un, c’est un peu lent.
Mettre dans la trappe un torchon imbibé de combustible et l’allumer, c’est bien plus rapide.

C- Caméra fixée sur un vieux mat gris clair :
Là ça dépend, ça peut être du cablage extérieur (méthode A) ou intérieur (méthode B sauf que la plaque de protection en plastique est souvent absente).

3 - Exécution

Là, c’est un peu compliqué d’être exhaustif, et on veut pas trop rentrer dans les détails, mais on peut quand même faire quelques recommandations :
Dans tous les cas les flics vont vous calculer et iels vont envoyer la cavalerie très vite, l’idée c’est donc d’être le plus rapide possible, mais aussi de se débrouiller pour qu’iels mettent un maximum de temps à comprendre ce qu’il se passe (faites appel à votre imagination).
On peut pas prévoir l’imprévu mais on peut s’y préparer et pour ça c’est toujours mieux d’être trop que pas assez.
C’est primordial de bien répartir et définir les roles, du début jusqu’à la fin.
Dans le cas d’un mat gris sombre avec une trappe, vous pouvez vous entraîner à l’ouvrir sur un lampadaire (à l’abri des regards) parceque c’est exactement les mêmes mats et trappes que pour les caméras, ça peut paraître superflu mais ça vous évitera de perdre du temps en galérant à l’ouvrir le jour J.
C’est pas non plus superflu de faire une sorte de répétition générale.
Enfin, n’oubliez pas que les caméras ont une batterie et continuent à enregistrer même si tous les cables sont coupés, pendant environ 30min.

Et même si c’était pas le sujet du guide, on vous laisse avec cette vidéo qu’on trouve belle et encourageante. Vive l’action directe.

Bombages modestement suggérés aux aérosols en manque d’inspiration

Publié le 2020-03-04 13:38:04

Bombages modestement suggérés aux aérosols en manque d’inspiration

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Ordre des priorités :
Résistance individuelle maintenant
Sabotage tout de suite
Insurrection immédiatement

* * *

Civilisée au point d’en mourir

* * *

Détruire la propriété et soigner ma dépression

* * *

Faire éclater chaque binarité pour que mille possibilités éclosent

* * *

Tout me simplifie

* * *

Anarchie : un non, plusieurs oui

* * *

La résistance est source de jouissance

* * *

L’ennemi a toujours une montre à la main

* * *

J’étais plus conciliante avant de lire Renzo Novatore

* * *

Vos désirs ne seront jamais respectables
Réduisez votre réputation en miettes

* * *

Vous voyez où le progrès nous a menés ?

* * *

Gratuité des produits de protection féminine !
(Ce sera un AR-15 pour moi, s’il vous plaît.)

* * *

Quelle institution avez-vous sapée aujourd’hui?

* * *

Efficacement inorganisés

* * *

Seul le pessimisme est bienveillant

* * *

Quand on nous fait marcher vers la mort certaine
Chaque pas rebelle que nous prenons
Nous mène au vide inconnaissable

* * *

Il n’y a rien à accomplir
Il n’y a rien à accomplir
Il n’y a rien à accomplir

* * *

La nation, c’est trop 1848
N’attendez pas que ce soit trop 1933

 * * *

Ils ont ajouté un emoji de drapeau noir pour me garder en ligne
Et je pleure parce que ça fonctionne

* * *

 

Catégories :Grognements cyniques

Avatar de Inconnu

Anne Archet

Héroïne sans emploi, pétroleuse nymphomane, Pr0nographe lubrique, anarcho-verbicruciste, poétesse de ses fesses, Gîtînoise terroriste (et menteuse, par dessus le marché). Si j'étais vous, je me méfierais, car elle mord jusqu'au sang.

Douai (Nord) : Plus rien ne passe au centre d’appels Duacom – 2 mars 2020

Publié le 2020-03-04 16:32:05

Lundi 2 mars 2020 à Douai, un sabotage commis sur la voie publique a mis hors-service le centre d’appel Duacom. Aucun appel ni aucune connexion n’a pu passer de la journée, mettant les 420 salariés au repos forcé. 

« Lundi, les quelque 420 salariés du centre d’appels Duacom, situé rue Gabriel-Fauré à Douai, n’ont pas passé de coups de téléphone de la journée. «  Nous avons été victimes d’un acte de malveillance sur le domaine public  », signale Anne Caramiaux, la responsable des ressources humaines. Faute d’électricité, les chargés de clientèle ont donc été privés de l’usage de leurs téléphones et de leurs ordinateurs et, de ce fait-là, n’ont pu travailler pour le compte des donneurs d’ordre, à savoir des sociétés des secteurs de l’énergie, du tourisme… » (article payant de la VoixduNord, 03.03.2020)

Gevry (Jura) : Non à la chasse

Publié le 2020-03-04 16:33:10

Le Progrès / lundi 2 mars 2020

Depuis plusieurs semaines, des personnes s’amusent à taguer les parois des arrêts de bus, des coffrets électriques et de certains bâtiments municipaux. Des phrases du type « Vegan » ou « Non à la chasse » ont été inscrites.

Un premier nettoyage a déjà été fait sur le coffret tout neuf de la fibre mais les inscriptions sont revenues presque aussitôt. […]

Italie : Deuxième rencontre internationale contre les techno-sciences

Publié le 2020-03-04 19:05:04

reçu par mail / lundi 2 mars 2020

Deuxième rencontre internationale
Trois journée contre les techno-sciences

Italie, juillet 2020

Cette année aussi, on veut proposer un moment informel, convivial et international pour la discussion et la réflexion entre individus et groupes engagés dans l’élaboration d’une analyse et d’une critique de ce qu’on peut appeler le technomonde.
Un monde où est en cours un changement de paradigme historique, où tous les corps et notre expérience elle-même sont devenus une nouvelle matière première, parmi les plus importantes. Le génie génétique et le contrôle digital sont de plus en plus en train de remplacer une grande partie de l’ancien marché des marchandises, désormais obsolète. Dans une planète pillée bien au delà de ses limites biologiques de tolérance, le remodelage à travers la biologie de synthèse et la reproduction artificielle à visée eugénique des êtres humains, ainsi que leur gestion, sont les nouveau chemins. Cela, bien entendu, pour ceux qui resteront inclus dans le nouveau cadre du pouvoir ; pour les autres les plans ne sont pas encore publics ou peut-être que le fait de ne pas en parler est déjà la réponse, en tout cas le pouvoir ne se contentera pas de marginaliser une partie du monde.

Pour ceux qui se demandaient comment le système actuel, basé sur l’exploitation systématique de la planète, aurait pu trouver un moyen de se réorganiser, en intégrant dans son discours la farce du développement durable, la réponse est dans l’accaparement des êtres humains eux-mêmes : gérés, influencés et orientés dans leurs comportements afin qu’eux-même produisent des processus qui les transforment en marchandises. Voilà la vraie essence des politiques écologiques et durables, censées sauver la planète des nombreuses catastrophes, dont la catastrophe climatique n’est qu’une parmi d’autres. Des êtres humaines qui seront bientôt modifiés génétiquement, dans un processus de perfectibilité permanente où le corps sera considéré comme une limite à dépasser, où l’humain sera considéré comme une erreur qui devra donc continuellement s’adapter à un monde-machine. Une adaptabilité technoscientifique qui est devenue la seule possibilité. Voilà comment le paradigme cybernétique « on a toujours modifié l’environnement dans lequel on vit de façon tellement radicale que maintenant on est obligés de se modifier soi-même » se concrétise de façon dramatique.

Un des moteurs principaux de ces processus est l’ainsi dite intelligence artificielle, de plus en plus envahissante, qui n’impose pas son vouloir par la force, mais qui s’installe dans chaque aspect de notre existence, sans nous donner le temps de comprendre où et quand ce processus a commencé et surtout en rendant superflu ou impossible la compréhension complète de ses procédés les plus profonds.
On a vu, ces dernier mois, la vitesse à laquelle le réseau 5G commence à être déployé, à niveau mondial, et comment cela n’est que le début de l’étendue écrasante de l’Internet des corps-marchandises.
On a vu aussi, en Chine, la gestion et le contrôle de millions de personnes par la réseau 5G et par d’autres technologies de surveillance, afin de contrer la contagion du coronavirus. Jamais auparavant un contrôle et une gestion à une échelle si large avait été vus ni testés. Une expérience qui intéresse beaucoup le milieu scientifique international, celui qui porte la blouse blanche au dessus de l’uniforme : jamais il y a eu un laboratoire si grand et dans une grande partie du monde les formes anciennes de totalitarisme s’estompent pour laisser la place à un contrôle et à une gestion des corps plus efficace que la répression et les barbelés. Comme les partisans de l’intelligence artificielle et ses soutiens transhumanistes l’ont proclamé à plusieurs reprises, la vraie force et la puissance des technologies de ce type est précisément celle de pouvoir intervenir lors des nouveaux défis les plus difficiles auxquels la planète devra faire face dans un futur prochain. On était habitués à la guerre comme moyen de renforcement du pouvoir et de création et gestion de nouveaux marchés. Aujourd’hui on est face aussi à quelque chose de nouveau : un paradigme cybernétique et transhumaniste qui s’exprime par des algorithmes, leur laissant souvent la résolution des problèmes, quelque chose qui se mélange dans un laboratoire, avec une efficacité surprenante, là ou des application et des prescriptions médicales maquillées en conseils envoyés par smartphone ont transformé, en Chine, des millions de personnes en matons sanitaires d’elles-mêmes.

Il faut comprendre les énormes transformations qui ont lieu atour de nous ; les analyses menées avec les instruments interprétatifs anciens sont limitées et réductrices, elles ne peuvent pas comprendre les transformations d’aujourd’hui ; le pouvoir évolue et nos analyses doivent évoluer elles aussi : cela est la base pour mener et rendre prioritaire un parcours de lutte. Comment faire pour combattre quelque chose qu’on ne connaît pas ? Quelque chose qu’on n’arrive pas à comprendre ? Il y a des changements d’époque fondamentaux, des changements qu’il faut comprendre. Nous devons apercevoir la direction prise par le pouvoir avant qu’il ne réalise pleinement ses projets, pour ne pas arriver en retard et, surtout, pour ne pas nous trouver encore une fois impréparés.

Dans cet esprit, nous sommes en train d’organiser la deuxième rencontre, en juillet, avec la nécessité d’impliquer des groupes et des individus, qui viennent de pays différents, déjà engagés dans une analyse approfondie et lucide du temps présent et actifs dans des parcours d’opposition aux développements des technosciences. Des parcours qui peuvent briser l’écran d’inévitabilité à travers lequel trop de monde regarde passivement ce qui arrive. Une rencontre pour renforcer sa pensée critique en se confortant avec d’autres groupes ou individus au parcours parfois assez diffèrent, mais avec la volonté commune de comprendre les évolutions qui nous entourent.

On se focalisera sur smart city, 5G, intelligence artificielle, transhumanisme, reproduction artificielle de l’être humain, génie génétique et remodelage du vivant par la biologie de synthèse.

Bientôt seront disponibles le programme, le lieu de la rencontre et les dates précises.
Étant donné qu’il s’agit d’une rencontre complètement auto-organisée et avec peu de moyens, on vous demande de nous aider à faire circuler ce texte en le relayant partout là où vous pensez qu’il y a des oreilles attentives et des cœurs ardemment inquiets pour cet avenir proche qui est déjà notre présent.

Collettivo Resistenze al Nanomondo

Pour informations et contacts :
www.resistenzealnanomondo.org
info@resistenzealnanomondo.org

Lettre d'un Kompa incarcéré par l'état chilien

Publié le 2020-03-05 11:45:05

Traduction de la lettre d’un Kompa incarcéré par l’état chilien en temps de révolte.



Lettre d’un Kompa incarcéré par l’état chilien.
Y’avait envie de la voir diffusée, traduite et d’imaginer qu’elle passerait les murs et les frontières.
Les mots entre [ ] ont été ajoutés pour aider à la compréhension.
Merci au Compa qui a réalisé la traduction, la version originale se trouve en dessous.
Que vivent les révoltes et que crament les prisons , que la solidarité explose sous toutes ses formes !

"Aux compas enfermé-e-s ou recherché-e-s
J’écris ces lettres en y insufflant tout le newen [force, énergie en mapuche] et le feu insurgé de mes convictions anarchistes, pour en faire un geste même minime de complicité avec vous.

Je suis enfermé depuis quelques mois dans un des cachots de la démocratie chilienne. Cette « oasis » du capitalisme en Amérique latine qui est (toujours) fortement frappée par cette magnifique tempête insurrectionnelle qu’est la Révolte sociale, qui a mis feu et objectifs entre les mains des exploité-e-s et que nous, les acrates, malgré nos ratés et nos erreurs, continuons à attiser à l’aide de toutes les armes et tous les outils à notre disposition. En cherchant à ne pas idéaliser le contexte, en comprenant qu’il s’agit d’un chapitre de plus de la Guerre Sociale Mondiale en cours et que nous pouvons nous étendre et en tirer des leçons en nous rendant compte de ses propres limites.

Laissons de côté les fétichismes, sectarismes et fausses dichotomies. Nous voyons alors naître, dans la chaleur des barricades, une infinité d’initiatives : assemblées de quartiers et de travailleurs et travailleuses, centres culturels occupés, bibliothèques, projets d’édition, discussions, manifestations, grèves, funas [type de zbeul qui sert à visibiliser ou pourrir une personne ou un groupe qui a fait de la merde], interventions, actions, affrontements émeutiers, attaques, conspirations, réseaux d’entraide et de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques, etc... Le tout dans un clair esprit libertaire, qui se propage à toute vitesse dans les situations que nous vivons, et qui est un terreau fertile pour que les idées et pratiques anarchistes se voient embrassées par les opprimé-e-s en lutte.

La lame à double tranchant que le pouvoir utilise en réponse tente, pour sa part, de replaquer l’esprit insurrectionnel dans l’institutionnalité, à l’aide de tous les partis et mouvements de l’ordre qui s’alignent sur cette démocratie assassine et font illusion avec des changements qui ne changent rien : élections, plébiscites, participation citoyenne... Des tromperies qui ne sont faites que pour réduire l’autonomie et le potentiel révolutionnaire, notre capacité à nous organiser nous-mêmes et sans chefs, dirigeants ou « spécialistes », ces parasites qui ne vivent que de ce qu’ils peuvent prendre à celles et ceux d’en bas et ne font des arrangements qui ne favorisent qu’eux et leur classe, comme les fidèles et éternels alliés des exploiteurs qu’ils sont.
Le chemin de la révolte sera toujours celui de l’horizontalité, de l’autonomie, de la décentralisation et de l’illégalité, autant dans la construction que dans l’attaque.

Le deuxième tranchant de la lame est le visage le plus visible de la violence sur laquelle se fondent tous les États : la militarisation de la vie, la police, le contrôle, la loi, la mutilation, l’enfermement et l’assassinat. Lorsque cela est pratiqué de façon massive, le maquillage de ce système tombe, dévoilant enfin que dictature et démocratie ont toujours été des intonations différentes d’une même chanson lugubre.

Oser se confronter au pouvoir comporte toujours le risque de finir en prison, que ce soit pour des actions en marge de la légalité ou pour le confort et la volonté des puissants lors d’offensives répressives ou pour des shows médiatiques de renseignement. Cela, loin de nous mettre dans la position de victimes, renforce au contraire notre conviction dans la bataille, contre nos ennemis qui ne tomberont certainement pas seulement par la force, mais pas sans elle non plus.

L’État, le Capital, le patriarcat et toutes les relations sociales qui en découlent sont le soutien et la fondation de l’exploitation de la terre et de tout ce qui y vit, y compris les animaux humains.

Que ce soit dans les régions de l’Equateur, au Liban, en Irak ou au Kurdistan, que ce soit dans les rues de Hong-Kong, de Beijing ou d’Athènes, dans les quartiers de gringos ou dans les riches rues de Paris, à Bogotá, Rio ou Mexico, Buenos Aires ou Montevideo. Que ce soit en Russie, aux Philippines, en Papouasie Occidentale ou dans les rues révoltées de Santiago ou du Wallmapu [pays mapuche].

La lutte doit avoir une vision globale, puisque les différentes oppressions qui traversent nos différents corps et territoires s’entrelacent pour alimenter le même système pourri. Nous devons étudier et être intelligent-e-s pour identifier le rôle que jouent les territoires où nous luttons dans l’entremêlas international de l’exploitation, afin que notre organisation et nos attaques soient toujours plus précises et proches de la tête des parasites exploiteurs.

La bataille à l’intérieur des prisons doit elle aussi être planétaire. Nous, anarchistes, n’avons jamais accepté des séparations aussi absurdes que la patrie ou la souveraineté nationale : nous nous sentons frères et sœurs de par nos idées et par notre condition de prisonnier-e-s politiques anarchistes dans les prisons de l’État. Ceci est donc un appel à rester attentifs, attentives, et à rechercher des informations à propos des compas enfermé-e-s dans le monde entier. Créons des réseaux de solidarité pratique à l’aide de campagnes, d’actions, de gestes et de tout ce que nous reconnaissons dans la lutte, retrouvons-nous en tant que partie de la guerre sociale et apportons-y notre force, notre analyse et notre cohérence pour faire que le soutien mutuel soit plus que des mots : que ce soit un vol d’oiseau au-dessus des murs des prions et des frontières, pour embrasser de la chaleur du feu anarchiste tou-te-s les compas incarcéré-e-s, recherché-e-s ou en lutte sur tous les continents et dans tous les coins de la planète.

Ecrivons-nous, faisons connaissance, solidarisons-nous et agissons en sachant que nous ne sommes pas seul-e-s. Utilisons cette puissance pour faire trembler le pouvoir, qui ne cherche qu’à nous isoler et à nous séparer. Agissons de façon à chaque fois mieux coordonnée et avec une projectualité claire, prenons soin de la rue et de nos vies, soyons persuadé-e-s que c’est ici et maintenant que se préfigure le monde nouveau que nous portons dans nos cœurs, et que ne tremble jamais notre main au moment de répondre à la violence des riches et de leur système : qu’ils n’oublient pas qu’ils sont mortels et qu’ils ont des noms et des adresses. Que toute notre haine leur soit adressée, que tout notre amour et notre malice soient pour nous, pour surmonter tout ce qui se présentera sur ce tortueux chemin révolutionnaire.

Nous sommes infecté-e-s par ce système, dont nous héritons de façon imposée. Se rendre compte de cela, individuellement et collectivement, est une autre pierre angulaire de l’anarchie, en brisant les dichotomies, en révélant que la domination nous affecte de nombreuses manières, jusqu’au plus intime de nos peurs, de nos traumatismes, de nos attitudes ou de nos désirs. Avec cela en tête, nous pouvons générer des espaces qui, grâce à cette fraternité, peuvent aider à résoudre ou à régler les problèmes. La perfection et la pureté ne sont que des illusions chrétiennes, qui nous empêchent de faire preuve d’humilité et d’écoute. Détruisons tout ce qui fait de nous des esclaves, à l’intérieur comme à l’extérieur de nous. Nous n’avons pas toutes les réponses, nous ne vénérons aucun sauveur et aucun messie, nous ne sommes pas croyant-e-s. Nous ne sommes ni une religion ni une secte, et encore moins un club d’ami-e-s : nous faisons route à mesure que nous avançons d’un pas ferme vers l’imparable et infinie libération totale, vers la révolte, la révolution sociale, vers l’insurrection et l’anarchie.

Faisons du drapeau noir révolutionnaire un danger latent et réel contre le pouvoir, peut importe la couleur dont ce dernier se pare. Ce texte de solidarité s’adresse avec une préoccupation particulière et avec newen aux compas récemment condamné-e-s dans la région russe, enfermé-e-s et torturé-e-s par les délires du FSB et compagnie. Qu’ils et elles sachent qu’ils ne sont pas seul-e-s et que dans cet endroit si lointain qu’est la région chilienne, certain-e-s ont des affinités avec eux et accompagnent leurs pas en les nommant dans les prisons et dans la rue.

Aux compas dans les prisons du fascisme italien.
Aux compas enfermé-e-s en péninsule ibérique.
Aux compas de Lutte Révolutionnaire, des CCF et à tous et toutes les compas dans la prison de Korydallos et dans les autres cachots en Méditerranée.
Aux compas qui ont donné leur vie et qui résistent toujours dans les montagnes kurdes et dans les vallées de la région turque.
A mes compagnons et compagnonnes, prisonnier-e-s politiques de la révolte et de la guerre sociale dans les prisons de Conce, Valpo, La Serena, Antofa, Santiasco, Temuco, Angol, dans les prisons pour mineurs et les autres prisons du territoire dominé par l’État chilien.

Souvenons-nous, et nos ennemis aussi, que nous ne sommes pas abandonné-e-s. Que s’ils touchent à l’un-e d’entre nous, ils nous touchent tou-te-s. Que les maton-ne-s cessent de pouvoir se promener tranquilles et en paix, soyons toujours un danger pour eux et leur confort.
Continuons d’attiser les flammes de la révolte/
Continuons de construire nos aspirations anarchistes dans le présent, prenons aussi soin de tou-te-s les minot.e.s qui cherchent et trouveront une vie libre. Occupons-nous aussi de ça.

Avec Claudia, Mauri, Jhonny, Angry, Lambros, Alexis, Orso, Valerian, Hankum, Zoe, les compas tombé-e-s dans la révolte, avec tou-te-s nos ancêtres assassiné-e-s, tous ceux et toutes celles qui ont trouvé la mort en luttant contre la domination.
Continuons de faire en sorte que Vive l’Anarchie !

Un Anarchiste Prisonnier Politique de la révolte de la région $hilienne. "


"A lxs compañerx encerradxs o perseguidxs

Estas letras las escribo plasmando todo el newen y el fuego insurrecto de mis convicciones anárquicas como un mínimo gesto de complicidad hacia ustedes.

Me encuentro encerradx hace algunos meses dentro de las mazmorras de la democracia chilena. « Oasis » del capitalismo en latinoamérica que es (aún) fuertemente golpeado por la bellísima tormenta insurrecta de la Revuelta Social que puso fuego y objetivos en las manos de lxs explotadxs y que donde nosotrxs lxs ácratas, pese a nuestras falencias y errores, continuamos agitando con todas las armas y herramientas que tenemos a nuestro alcance, desidealizando el contexto, entendiendo que esto es un capítulo más de la Guerra Social Mundial en curso, y que podemos expandirnos y sacar lecciones dándonos cuenta de sus propias limitaciones.
Dejando fetichismos, sectarismos y falsas dicotomías de lado vemos cómo nacen al calor de las barricadas un sin fin de iniciativas como : asambleas barriales y de trabajadorxs, centros culturales okupados, bibliotecas, editoriales, discusiones, marchas, huelgas, funas, intervenciones, acciones, enfrentamientos, ataques, conspiraciones, redes de apoyo y solidaridad con lxs presxs políticxs, etc… con un claro espíritu libertario que se propaga a gran velocidad en situaciones como las que aún vivimos y que es tierra fértil para que las ideas y prácticas anárquicas sean abrazadas por lxs oprimidxs en lucha.

La espada de doble filo con la que el poder responde, trata de, por su lado, aplacar el espíritu insurreccional a través de la institucionalidad, con todos los partidos y movimientos del orden cuadrándose con esta democracia asesina, haciendo ilusiones con cambios que no cambian nada, elecciones, plebiscitos, participación ciudadana, engaños hechos para arrebatar la autonomía y la potencialidad revolucionaria, la capacidad que tenemos nostrxs mismxs de organizarnos sin jefes, dirigentes o « especialistas », parásitos que solo viven de lo que puedan quitar a lxs de abajo, haciendo arreglos que solo favorecen a ellos y su clase, aliados eternos y fieles a los explotadores.

El camino de la revuelta siempre será el de la horizontalidad, la autonomía, la descentralización, la ilegalidad, tanto en la construcción como en el ataque.

El otro filo de la espada es la cara más visible de la violencia en la que se fundan todos los estados, la militarización de la vida, la policía, el control, la ley, la mutilación, el encierro y el asesinato que al hacerse masivos le quita el maquillaje a este sistema develando, por fin, que dictadura y democracia siempre han sido entonaciones de la misma lúgubre canción.

Atreverse a enfrentar el poder siempre conlleva la posibilidad de caer en prisión, sea por acciones fuera de la ley o por acomodo y excusa de los poderosos para arremetidas represivas y shows mediáticos de inteligencia. Esto lejos de ponernos como víctimas, refuerza aún más la convicción de batalla que tenemos en contra de nuestros enemigos que no caerán solamente por la fuerza, pero tampoco sin ella.

El estado, el capital, el patriarcado y todas las relaciones sociales que de ellos derivan son el sostén y fundamento de la explotación de la tierra y todo lo que en ella habita, incluídxs lxs animales humanxs.

Sea en las regiones de Ecuador, el Líbano, Irak o Kurdistán, sea en las calles de Hong-Kong, Beijing o Atenas, en los barrios gringos o en las caras calles de París, en Bogotá, Río, el DF, en Baires o Montevideo. Sea en Rusia, Filipinas, Papúa Occidental o en las revueltas calles de Santiago y el Wallmapu.

La lucha tiene que tener una óptica global, ya que las distintas opresiones que cruzan nuestrxs distintxs cuerpxs y territorios se entrelazan para alimentar el mismo pútrido sistema, debemos estudiar y ser inteligentes para identificar el papel que juegan los territorios donde luchamos en el entramado internacional de explotación con el fin de hacer nuestra organización y nuestro ataque cada vez más certero y más a la cabeza de los parásitos explotadores.

La batalla dentro de las cárceles también tiene que ser planetaria, lxs anarquistas jamás hemos justificado separaciones tan absurdas como la patria y la soberanía nacional, nos sentimos hermanadxs por nuestras ideas y también por nuestra condición de presxs políticxs anarquistas en las cárceles del estado, por lo tanto esto es un llamado a estar atentxs e informadxs de lxs compas presxs en todo el mundo. Que creemos redes de solidaridad prácticas con campañas, acciones, gestos y todo lo que nos vaya reconociendo en la lucha, que nos encontremos como parte de la guerra social y aportemos a ella con nuesta fuerza, análisis y coherencia, haciendo del apoyo mutuo más que palabra escrita, que sea el vuelo de pájaro que se alce sobre los muros de las prisiones y las fronteras, abrazando con el calor del fuego anárquico a todxs lxs compas encerradxs, perseguidxs o en lucha en todos los continentes y rincones del planeta.

Escribámonos, conozcámonos, solidaricemos y actuemos sabiendo que no estamos solxs, ocupemos esta potencia para hacer temblar al poder que solo intenta aislarnos y separarnos. Accionemos cada vez más coordinadxs y con proyectualidades claras, cuidemos la calle y nuestras vidas, armemos orgánicas que en el aquí y en el ahora prefiguren el mundo nuevo que llevamos en nuestros corazones y que nunca nos tiemble la mano en responder a la violencia de los ricos y su sistema, que no se olviden que son mortales y tienen nombres y direcciones. Contra ellos todo nuestro odio, entre nosotrxs todo nuestro amor y apañe para ir resolviendo todo lo que se presente en este enmarañado camino revolucionario.

Estamos infectadxs de este sistema que por imposición heredamos, ir dándonos cuenta de esto, individual y colectivamente es también una parte pivotal de la anarquía, rompiendo dicotomías, develando que la dominación nos afecta de muchas formas, hasta en lo más íntimo de nuestros miedos, traumas, actitudes y deseos. Con esto en mente podemos generar espacios que desde la fraternidad puedan o ayuden a resolver o terminar problemas. La perfección y la pureza son solo engaños cristianos que nos impide la humildad y el escuchar, destruyamos todo lo que nos convierte en esclavxs, adentro y afuera de nosotrxs mismxs. No tenemos todas las respuestas, no veneramos a ningún salvador o mesías, no somos creyentes, ni religiones ni sectas, mucho menos un club de amigxs, vamos haciendo camino al andar, sigamos paso firme hacia la imparable e infinita liberación total, hacia la revuelta, la revolución social, hacia la insurrección y la anarquía.

Hagamos de la bandera negra revolucionaria un peligro latente y real contra el poder, se presente del color que sea. Este escrito de solidaridad va con especial preocupación y newen a lxs recientemente condenadxs compas en la región rusa, presxs y torturadxs por los delirios de la FSB y compañía. Que sepan que no están solxs y que en algún lugar tan lejano como la región chilena habemos afines que acompañamos sus pasos y que los nombramos en la prisión y en la calle.

A lxs compas en las prisiones del fascismo italiano.

A lxs compas encarceladxs en la península ibérica.

A lxs compañerxs de Lucha Revolucionaria, de las CCF y a todxs lxs compas en la prisión de Korydallos y los demás penales del mediterráneo.

A lxs compas que han dado la vida y que aún resisten en las montañas kurdas y en los valles de la región turca.

A mis compañerxs, prexs políticxs de la revuelta y la guerra social en los penales de Conce, Valpo, La Serena, Antofa, Santiasco, Temuco, Angol, en las cárceles de menores y demás prisiones del territorio dominado por el estado chileno.

Que sepamos nosotrxs y nuestros enemigos que no estamos abandonadxs. Que si tocan a unx nos tocan a todxs, que lxs carcelerxs dejen de caminar tranquilxs y en paz, que seamos siempre un peligro para ellos y su comodidad.

Sigamos avivando la llama de la revuelta.

Sigamos construyendo nuestro anhelo anárquico en el presente, cuidemos y abracemos a todxs lxs cachorrxs que buscan y van encontrando la vida libre, hagámonos cargo también de eso.

Con la Claudia, el Mauri, el Jhonny, el Angry, Lambros, Alexis, Orso, Valerian, Hankum, Zoe, lxs compas caídxs en la revuelta, con todxs nuestrxs ancestrxs asesinadxs y con todxs lxs que han encontrado la muerte luchando contra la dominación.

Sigamos procurando que ¡Viva la Anarquía !

Un Anarquista Preso Político de la revuelta en la región $hilena."



PS :

https://www.facebook.com/Infos-Anti-Autoritaire-Chili-espagnolfrancais-102090541222050/

Ne nous laissons pas contaminer par la confusion. quelques réflexions sur les aspects sociopolitiques du coronavirus

Publié le 2020-03-06 03:42:08

 

Sur facebook, nous avons lu les points de vues exprimés parmi les camarades du mouvement et de leur entourage. Ils s’appuient essentiellement sur deux positions : l’une qui considère l’alarmisme et les mesures conséquentes comme justifiées, et l’autre qui tend à minimiser la portée de ce qui se passe. Ce type de débat nous semble absurde, d’abord parce qu’il suit fondamentalement le débat qui existe dans le domaine bourgeois. Les intérêts divergents sont évidents : il y a ceux qui veulent plus d’ »état d’urgence », plus de pouvoir discrétionnaire de la part du haut pour faire face au virus ; mais pas seulement, ils ont aussi intérêt à répandre la peur (nous y reviendrons plus tard). De l’autre côté, il y a ceux qui s’inquiètent des revirements économiques que pourrait entraîner un alarmisme excessif. Ces deux positions traversent la société bien au-delà du camp bourgeois, mais c’est de là qu’elles viennent. Ensuite, c’est un débat paradoxal car il est mené sans les instruments appropriés : on s’appuie sur le point de vue exprimé par tel ou tel virologue, médecin, biologiste selon la thèse que l’on veut soutenir, sans même considérer ici que la science n’est pas un domaine neutre et que souvent même inconsciemment les différents scientifiques répondent à une lecture du problème et du rapport à la société qui est politique. Malheureusement, cela fait penser que même dans nos contextes, on est tombé malade avec les « experts ». Il ne s’agit pas de rejeter les opinions de ceux qui en savent plus que nous, mais d’essayer de contextualiser ces opinions dans les différentes histoires dont elles sont issues et d’essayer de construire une connaissance partagée d’en bas sur ce qui se passe.

 

 

Commençons par les médias : leur comportement hésitant entre l’alarmisme (de fait beaucoup plus présent) et la rassurance est le reflet du débat décrit ci-dessus. Mais surtout, nous ne devons jamais oublier que dans le monde capitaliste, l’information est un marché qui vend des produits spécifiques. Sans doute dans cette phase, il vend beaucoup plus de peur, de titres sensationnalistes, de terrorisme médiatique. Les journaux, les grands groupes d’édition et les télévisions s’orientent vers ce mécanisme de marché aux facettes plus ou moins profondes. Il est donc inutile, ou en tout cas superficiel, de s’en prendre à ceux qui vont acheter des masques ou vider les rayons des supermarchés, car les comportements de masse de certains secteurs de la population sont influencés par le climat construit ad hoc par les médias. Pointer du doigt ces comportements n’a pour effet que de faire détester (dans un sens presque étymologique) ceux qui sont réellement préoccupés par le virus et les conditions dans lesquelles il est traité. Il serait plutôt nécessaire de construire une position critique sur l’attitude des médias, d’élaborer une connaissance ascendante pour s’opposer, de contester ouvertement les informations les plus ambiguës et les plus toxiques.

 

De même, l’action institutionnelle répond principalement à deux mécanismes : le mécanisme électoral et celui des intérêts majeurs. Il est clair que si la population est très préoccupée (en grande partie à cause de l’action des médias, comme mentionné ci-dessus), des mesures plus sévères et plus restrictives seront adoptées sans aucun débat à leur sujet, voire avec l’approbation d’une grande partie des citoyens. Le paradigme de l’urgence repose précisément sur ceci : la confusion de la population résultant d’un événement catastrophique ou sans précédent est exploitée pour avoir plus de discrétion de l’État et de la bourgeoisie dans le domaine de l’organisation de la société. Si personne ne s’organise pour poser des questions sur la gestion du phénomène, dans la fin de trouver des manières d’y résister, les mesures qui sont adoptées passent inaperçues. Parmi les règles choisies, certaines peuvent être imposées à d’autres fins que pour aider les populations touchées qui peuvent rester actives longtemps après la fin de la crise. D’autre part, il est clair que les mesures d’un certain type sont préjudiciables à l’économie et au marché à court terme, mais n’oublions pas que chaque crise est aussi une opportunité pour le capitalisme. Ce pouvoir discrétionnaire est évident lorsque des lieux tels que des cinémas, des théâtres, des événements (sportifs ou autres) sont fermés, mais que, dans le même temps, les transports ne sont pas arrêtés, les centres commerciaux restent ouverts et les emplois (où, entre autres, un grand nombre de personnes restent plus longtemps en poste) ne sont pas seulement interdits, mais sont réglementés sous la bannière d’une plus grande productivité. Pourquoi ne pas insister sur la sécurité au travail ? Sans parler des milliers de travailleurs précaires du troisième secteur qui se retrouveront sans aucune garantie en raison des mesures mises en place. Pourquoi ne pas réclamer des prestations de sécurité sociale pour tous ces chiffres productifs au lieu de se fier à la gravité ou non de la contagion ?

 

Et si le nombre de personnes malades augmente, quel type de mesures restrictives supplémentaires seront prises ? Qu’impliquerait une éventuelle militarisation des territoires à plus grande échelle que ce qui se passe à Codogno et dans les pays voisins ?

 

Malgré la situation, peu de mots sont prononcés sur les conditions de santé publique qui risquent de s’effondrer, et sur les travailleurs de ce secteur. Mais pourquoi, si la santé publique est en danger, n’approuvons-nous pas des plans de dépenses extraordinaires (comme en Chine, par exemple) pour résoudre les problèmes ? Les fameuses contraintes budgétaires ? Qui devrait faire pression pour que cela se produise ?

Il y aurait de nombreuses questions, jusqu’ici sans réponse (n’ayant pas encore développé un savoir à la hauteur du défi dont nous parlions plus haut), qu’il serait important de poser. Nous en proposons d’autres : par exemple, sommes-nous sûrs que l’auto-quarantaine est une solution adéquate (il semble qu’à Wuhan, le problème était initialement dû au fait que les malades enfermés chez eux infectaient leur famille, contribuant ainsi à la propagation de la contagion) ? Sommes-nous sûrs qu’accepter la ségrégation est la meilleure façon de faire face à une éventuelle maladie ? Et si oui, comment éviter que le virus ne devienne une culpabilité individuelle à assumer et qu’au lieu de cela, il y ait une coopération sociale entre les malades et les personnes malades, même par le biais du virtuel ?

 

 

 

Nous pensons qu’au lieu d’être sur Facebook pour débattre de la question de savoir si le virus est une grippe banale ou une pandémie, il serait important d’élaborer collectivement des réponses à ces questions, d’essayer d’imaginer ce que peuvent être les moyens de se tenir aux côtés de ceux qui sont touchés et même seulement de ceux qui ont peur d’être touchés, de comprendre quels pouvoirs discrétionnaires en cas d’état d’urgence peuvent être qualifiés de véritables abus de pouvoir plutôt que de moyens d’éteindre la contagion et de développer des stratégies pour y faire face d’en bas de manière partagée. Il ne fait aucun doute que face à un problème grave comme celui-ci, on ne peut pas continuer sa vie et son militantisme comme si de rien n’était, mais on ne doit pas non plus s’adapter au récit institutionnel et plutôt comprendre les défis locaux et mondiaux que ces phénomènes posent et la manière de les traiter.

 

En termes de gestion des urgences, nous sommes confrontés à un avant-goût de ce qui pourrait se passer si cette épidémie devenait plus grave, ou si des maladies futures plus intenses et plus mortelles survenaient. Nous pensons que dans l’urgence, dans un avenir immédiat, il est difficile d’agir au niveau opérationnel, certainement d’approfondir et de construire un partage des connaissances et des outils est l’objectif principal. Nous devons commencer à réfléchir à qui va payer les coûts de cette énième crise, et s’il existe des possibilités d’organiser à l’avance, de bas en haut, des cas de ce genre, et imaginer de nouveaux réseaux sociaux capables au moins de poser le problème de la facturation du coût social de la dystopie sanitaire du système dans lequel nous sommes OBLIGÉ.ES de vivre.

 

 

PS :

Texte publié le 26 février 2020 sur le site infoaut.org : Non facciamoci contagiare dalla confusione. Alcune riflessioni sugli aspetti socio-politici del Coronavirus, traduit par l’équipe de mars-infos.org

Ouvrons les frontières de l’Europe, arrêtons la guerre, soyons solidaires des révolutions !

Publié le 2020-03-06 03:44:05

Rassemblement pour l’ouverture des frontières européennes et contre la guerre aux refugié.e.s, à 13h au Vieux Port. Tous les États, toutes les armées, tous les nationalismes tuent.



Nous exigeons un corridor humanitaire maintenant, appelons à une véritable solidarité et à des caravanes vers la Grèce, la Turquie et la Syrie.

Depuis la semaine dernière, plusieurs dizaines milliers de Syrien.ne.s, Afghan.e.s, Irakien.ne.s tentent de passer la frontière pour l’Europe, après l’annonce de la Turquie d’ouverture de ses postes frontières. Ils font face aux tirs de grenades lacrymogènes de la police grecque, mais aussi aux balles réelles : deux réfugiés Syriens ont été tués depuis ce lundi 2 mars, près de la ville frontière d’Ipsala, il y a 6 blessés graves et combien de disparu.es.

Lundi aussi, un enfant réfugié est mort après un naufrage de bateau au large de l’île grecque de Lesbos. Dans les îles de la Mer Egée, près de 40.000 personnes sont parquées dans des camps, dont 21.000 dans le seul camp de Moria, dans l’attente indéterminée de rejoindre le continent. Elles sont régulièrement la cible de l’extrême droite grecque, qui a repris émeutes, blocages de routes et attaques des bateaux en détresse. La police grecque intervient peu, quand elle n’exerce pas elle-même ces violences, et tout porte à croire que l’Etat grec laisse le champ libre à l’extrême-droite.

En 2018, plus de 2000 personnes sont mortes dans la traversée de la mer Egée.

Mais ce n’est pas un drame humanitaire qui se joue : il faut sortir du silence les causes politiques de l’exil.

Le 27 février, c’est suite à la mort de 33 militaires turcs dans les bombardements russes en Syrie, que la Turquie annonce l’ouverture de ses postes frontières et appellent les réfugiés à rejoindre la Grèce. Le lendemain, la Grèce fermait sa frontière nord à Kastanies, alors que des forces de police sont déployées le long de la rivière Evros, qui constitue une périlleuse traversée pour les réfugié.e.s.

Ce n’est pas la première fois que la Turquie d’Erdogan se prête à ce genre de marchandage avec l’Union Européenne. Le pacte migratoire conclu par l’Europe en juin 2016 prévoit le renvoi systématique des réfugié.es vers la Turquie en échange de 6 milliards d’euros. Le régime turc menace régulièrement d’ouvrir sa frontière avec la Syrie à plus d’un million de Syriens et Syriennes, pris au piège, qui tentent d’échapper aux bombardements de Bachar Al Assad. Dans la balance, sa volonté d’un accord d’exclusion aérienne à Idleb et de stabiliser les territoires conquis en Syrie.

Erdogan est un fasciste qui n’a jamais été l’ami des rebelles, ni des peuples de Syrie. Si tel avait été le cas, il aurait concentré son soutien aux mouvements émancipateurs. Au contraire il a concentré ses troupes pour massacrer les Kurdes, faire grandir Daesh et les milices djihadistes. Pour les ressortissant.e.s Syriens (comme Afghans ou Irakiens), il ne fait pas bon vivre sous le régime turc, où l’hostilité est croissante.

Coté syrien, le régime de Bachar Al Assad poursuit sa reconquête des zones rebelles, qui avaient échappé à son emprise à la suite de la révolution de 2011 (dans la suite des « Printemps arabes »). Des formes d’auto-organisation avaient émergées à Deraya, Douma, Idleb, qui avaient retrouvé un goût de liberté. Puis, en pleine contre-offensive du dictateur, soutenu par ses alliés russes et iraniens, les révolutionnaires avaient été contraints de poursuivre la lutte sous le joug de milices, armées par les pays du Golfe, la Turquie, les États-Unis : la révolution syrienne a été confisquée, par le jeu des proxy-war (guerres interposées).

Depuis lors, l’État syrien et de ses bailleurs de fonds étrangers pratiquent une politique de la terre brûlée : plus d’un demi-million de morts, un pays en ruine, 80% de la population dans la pauvreté, la prison et la torture systémique pour les opposants. Fin 2019, l’État syrien a entamé des représailles sans précédents sur la province d’Idleb, au nord de la Syrie, dont les habitant.es sont assiégés. Plusieurs millions de personnes vivent dans une prison à ciel ouvert, sous les bombes. Chaque famille est touchée.

Aujourd’hui, malgré la violence de l’État syrien, seule 11% de la population syrienne réfugiée est arrivée en Europe. 3.6 millions de Syrien.ne.s attendent en Turquie. Malgré les droitistes qui prônent le retour « à la normale » avec le régime d’Assad, la Syrie ne sera plus jamais un pays sûr : les garanties de retour des réfugié.e.s syriens, prévues lors des négociations internationales, n’ont jamais été respectées, les jeunes sont systématiquement enrôlés de force et servent de chair à canon sur les fronts de Bachar.

Cette situation est connue et les États européens sont complices : complices, car leur unique réponse est le soutien diplomatique et financier à la Turquie d’Erdogan (l’union européenne vient de lui proposer 1 milliard de dollars) ; complices, dans l’attente d’un retour en grâce du dictateur syrien Bachar Al Assad, dont ils n’hésiteront pas à serrer à nouveau la main ensanglantée du sang des révolutionnaires ; complices de fait des Talibans en Afghanistan, où les puissances impérialistes sèment la guerre depuis 40 ans, mais où l’Europe n’hésite pas à renvoyer les demandeurs d’asile ; complices de faire des réfugié.e.s en Europe les boucs émissaires de leurs desseins géopolitiques, attisant la xénophobie et le nationalisme ; criminels, à force d’investir des milliards dans la guerre géopolitique au Moyen-Orient et contre les réfugié.e.s, pour payer la police des frontières extérieures de l’Europe, Frontex, les polices grecque et bulgare à qui cette gestion meurtrière est confiée.

Toutes les Etats, tous les nationalismes, toutes les armées tuent.

Notre solidarité doit s’attaquer aux raisons profondes de l’exil et se doubler d’un soutien actif à toutes les révolutions populaires. Il faut faire grandir une campagne mondiale contre cette guerre internationale qui ne dit pas son nom.

Il est temps de défoncer les frontières européennes, et tous les États criminels !

Soyons nombreux.ses samedi à 13h au Vieux Port

Ennezat (Puy-de-Dôme) : Les seuls livres religieux qui illuminent sont ceux qui brûlent

Publié le 2020-03-06 16:53:05

La Montagne / mardi 3 mars 2020

À deux reprises, la semaine dernière et hier, lundi, l’église d’Ennezat a été le théâtre de dégradations. Les deux fois, les faits ont été les mêmes : des livres de messe ont été rassemblés dans un coin de l’édifice et ont été incendiés. Le feu n’a heureusement pas occasionné de dégradations importantes au sein de la collégiale.

Par ailleurs, l’herbe de pampa contenue dans une jarre a disparu, des cierges ont été écrasés et des extincteurs ont été percutés. […]
Ces dégradations s’inscrivent dans une série constatée sur Ennezat. Ces derniers jours, en effet, les toilettes publiques ont été dégradées, et les ouvrages d’une boîte à livres ont été eux-aussi incendiés.

Rennes : Ravalement de façade à Rennes 2

Publié le 2020-03-06 16:53:07

Indymedia Nantes / jeudi 5 mars 2020

Aujourd’hui, jeudi 05 mars, journée de mobilisation nationale contre la réforme de la recherche, la façade de la présidence de Rennes 2 a été repeinte !

Cette action se place en réponse au climat répressif planant sur le campus depuis le début de la semaine:
Depuis 1 semaine, des compagnies de Gendarmes mobiles et de CRS se relayent devant le campus; prêtes à intervenir.
Il y a également une cinquantaine de vigiles privés qui patrouille en permanence sur le campus, bloquant l’accès des bâtiments aux personnes considérées comme indésirables. Ils ont notamment tenté d’empêcher la tenue de l’Assemblée Générale mardi midi en bloquant l’accès au Hall L.

Cette situation est pour nous intolérable. À l’heure où, dans le monde entier, les universités sont les principaux foyers de la révolte et des cibles privilégiées de la répression, l’Assemblée Générale condamne et s’oppose à toute intervention de policiers ou de vigiles sur le campus. L’université est l’un des rares lieux où il est encore possible d’organiser la lutte, nous n’accepterons jamais leur présence.

De plus, la journée du jeudi 05 mars n’a pas été banalisée contrairement à l’engagement qu’avait pris le président de l’université en début de mouvement. Il s’agit également pour nous d’une réponse à cet oubli.

Par cette action nous cherchons à poser un rapport de force avec la présidence qui sait désormais à quoi s’en tenir quand elle ramène les flics et les vigiles aux abords de la fac.

FLICS, VIGILES, HORS DE NOS FACS, HORS DE NOS VIES !!!

Assemblée générale – Rennes 2

Cantine en soutien à l'imprimerie La Taqueuse

Publié le 2020-03-06 16:54:05

L’imprimerie La Taqueuse vous invite à une cantine de soutien et vous ouvre ses portes le 13 mars à 19h.



À partir du 13 mai, les Condos sont expulsables. La Taqueuse aura besoin d’un nouveau lieu si elle veut continuer à fonctionner.

Trouver un nouveau lieu, ça veut dire trouver un espace à louer (bons plans bienvenus !), mais aussi pouvoir y déplacer l’ensemble des machines, en particulier la presse offset qui pèse 2,5 tonnes.

Et pour ça, il y a besoin d’oseille !

La Taqueuse vous invite donc pour cette occasion à une cantine et des portes ouvertes de l’imprimerie, le 13 mars à partir de 19h aux Condos. Vous pourrez jeter un coup d’œil aux machines en question, ainsi qu’aux différentes affiches, brochures et stickers imprimés par le collectif.

C’est quoi La Taqueuse ?

La Taqueuse est un collectif réuni autour d’une presse offset à Montreuil. Nous imprimons des affiches, textes, brochures et livres de collectifs ou d’individu·e·s portant des idées issues de l’autonomie, de l’anarchisme ou du communisme libertaire, et ayant une pratique de lutte autonome et antiautoritaire.

Nous passons du temps à imprimer par volonté de diffuser ces idées. Nous imprimons ce qui convient à une ou des imprimeur·euse·s après discussion.

Athènes (Grèce) : Protestes et émeutes en réponse aux menaces d’un flic

Publié le 2020-03-06 19:52:16

Athènes: des flics à l’intérieur de l’Université d’économie. Le squat Vancouver symboliquement réoccupé

Squat.net / jeudi 5 mars 2020

Tout a commencé le lundi 24 février dans l’enceinte de l’université d’économie d’Athènes, lorsqu’un flic en civil qui n’était pas en service est descendu de sa moto et a commencé à harceler un vendeur de rue sans-papier devant la porte d’entrée. Le policier a été repéré par des étudiants anarchistes à cause de ses bottes et de son casque qui portaient l’insigne de la police et a été immédiatement confronté. Dans sa panique, il a commencé à courir à l’intérieur de l’enceinte de l’université et a réussi à se piéger dans un couloir sans issue, a pointé une arme sur les étudiants et, le doigt sur la gâchette, a menacé de leur tirer dessus tout en pointant l’arme sur eux pendant au moins 5 minutes, tout en appelant désespérément ses collègues au téléphone pour qu’ils viennent le secourir. Les étudiants, ne perdant pas leur sang-froid, mais ne prenant pas de recul, lui ont demandé de poser son arme et de quitter l’enceinte de l’université. Quelques minutes plus tard, des dizaines de policiers anti-émeutes ont pris d’assaut l’université et ont attaqué les étudiants pendant les heures de cours avec des grenades à explosion et du gaz asphyxiant, créant le chaos à cause d’un flic imbécile qui se prenait pour un cow-boy.

Suite à ces événements, qui ont secoué la communauté universitaire, une manifestation a été appelée par les étudiants le mercredi 26 février de l’université d’économie d’Athènes, que l’incident a eu lieu, au quartier général de la police grecque, (à 2,5 km). Des milliers de personnes ont participé à la manifestation, demandant le rétablissement de l’asile universitaire (interdisant à la police d’entrer dans l’enceinte de l’université, comme cela a été le cas pendant des décennies, jusqu’à il y a quelques mois, lorsque le nouveau gouvernement de droite l’a supprimé).

Lorsque la protestation a atteint le quartier général de la police et après que le corps principal de la manifestation soit passé devant le bâtiment, plusieurs anarchistes l’ont attaqué à coups de pierres, utilisant des extincteurs pour brouiller la vision des policiers. Les brigades de la police anti-émeute et les motards de la police ont foncé dans la foule avec leurs motos, percutant les gens avec eux comme une arme et les jetant au sol, poursuivant, attaquant et arrêtant tous ceux qu’ils pouvaient. De nombreux étudiants ont réussi à entrer dans la station de métro voisine, mais la police a commencé à lancer des grenades à gaz asphyxiantes à l’intérieur de la station et, alors qu’elle donnait l’ordre aux trains qui passaient de ne pas s’arrêter, afin de piéger des centaines de personnes en bas, dans une atmosphère horrible où les gens respirent difficilement à cause du gaz, tout en perturbant les transports publics en créant un problème à des centaines d’autres passagers qui prévoyaient de descendre du métro à cette station spécifique.

À la suite de ces événements, les étudiants ont décidé d’occuper l’Université d’économie d’Athènes les jeudi et vendredi 27 et 28 février 2020. Le jeudi 27 février 2020, avec de nombreuses personnes de l’Université d’économie d’Athènes, les squatters du « Vancouver Squat » [bâtiment qui appartient à la fac d’économie ; NdAtt.], qui a été évacué par la police anti-émeute grecque le 2 novembre 2019, ont pris la police anti-émeute par surprise et ont symboliquement réoccupé le squat et tiré des fusées éclairantes depuis le toit.

[Communiqué en anglais par Perseus999 et Act for freedom now!]

Le mythe de la libération de la parole

Publié le 2020-03-07 13:54:05

Que brûle le cinéma Français,
Que brûlent les comicos,
Que brûle le soutien que tu apportes à tes potes les violeurs,
Que brûlent l’État et la justice française,
Que brûle l’indécence de vos indifférences.



Ils sont nombreux à nous avoir craché dessus de manière claire.

Ils sont aussi nombreux à avoir salué « la libération de la parole » dans les milieux artistiques, mais pas seulement, suite au « Mouvement Metoo ».

L’absurdité de ce discours nous laisse sans voix.
La vérité c’est que depuis toujours, les femmes ont hurlé de toutes leurs forces que les hommes les violaient.

Dans leurs cercles proches, d’abord. Les femmes ont souvent dénoncé les viols et leurs auteurs. Mais dans une grande majorité des cas et dans tous les milieux, on refuse d’accueillir vraiment leurs paroles, et les victimes sont exclues de ces cercles, au profit de leurs agresseurs.

Devant la justice, ensuite. Les femmes sont nombreuses à avoir poursuivi ou tenté de poursuivre leurs agresseurs. Mais une femme violée n’est rien pour le système judiciaire.
La victime, dans le procès pénal, n’a voix au chapitre que pour se défendre d’infamies prononcées à leur encontre souvent par l’avocat de la défense, parfois par les juges, jurés, ou par le ministère public (qui, dans le procès pénal, se place en « sauveur », seul autorisé à poursuivre les auteurs d’infractions pénales).

Et encore, pour qu’elles aient voix à cet atroce chapitre, il faut que la police ait pris leurs plaintes. On sait que les flics sont de vrais chiens face aux violences faites aux femmes.
J’ajouterais ici le témoignage de M, celui des policiers du commissariat de Saint-Denis qui lui expliquent que ce qu’elle a subi n’est pas un viol, parce que c’est arrivé il y a plus de 4 mois (???), et que si elle veut porter plainte, elle va attendre plus de 3 heures, car si des personnes arrivent après elle, elles seront prioritaires. Ce témoignage est tout, sauf isolé. On ne parle pas ici de « mauvais flics », mais d’un système judiciaire opposé aux victimes de violences sexuelles.

Face à l’indécence de leurs proches et de la justice, les femmes ont aussi dénoncé publiquement leurs agressions.
« Metoo » en est un exemple, qui s’est proposé de permettre aux femmes de libérer la parole publiquement, sur les réseaux sociaux.
De nombreuses femmes ont alors pris la parole, parfois pour la première fois, parfois pas. Elles ont dénoncé les violences sexuelles qu’elles ont vécues, et leurs agresseurs.
Pour autant, nombreux sont ceux qui ont salué cette « libération de la parole » sans bouger le petit doigt. Ils ont reproduit les absurdités de la justice et des milieux interpersonnels. Ils ont entendu toutes ces femmes sans chercher à les écouter.
On a accueilli leurs témoignages parce qu’elles ne nous en ont pas laissé le choix. Mais on n’a strictement rien fait au-delà. Comme si témoigner était l’alpha et l’oméga de la reconstruction.

C’est donc le traitement politique et médiatique des témoignages de viols et d’agressions sexuelles qui est dramatique.
Absolument rien n’a changé depuis Metoo. Les femmes ne sont toujours pas crues ni accompagnées.

La reconnaissance des traumatismes liés aux viols n’a pas évolué.
On entend encore très souvent qu’une telle est folle ou hystérique, qu’une autre ment ou cherche de l’attention.
Les représailles, les menaces à l’encontre des victimes se sont faites nombreuses.
Ce sont les mêmes discours, les mêmes violences que l’on fait subir aux victimes qui ont osé parler que depuis toujours.

Le cinéma français nous en a donné la preuve s’il en fallait.
La preuve que personne n’en veut aux violeurs.
La preuve que les victimes n’ont qu’à vivre seules leur condition, que le monde veut les voir s’effacer au profit de leurs agresseurs.
La preuve que les hommes combattent avec ardeur les tentatives de faire du viol et des traumatismes une question sérieuse.

Parler d’agressions que l’on a subies peut être une étape importante à la reconstruction.
Mais les conséquences que cela peut avoir, la manière dont sont reçus les témoignages ainsi que l’action — ou plutôt l’inaction — qui suit ces témoignages, constituent des traumatismes supplémentaires, un énième coup de massue, pour les victimes.

Ce n’est pas tant de le dire, mais d’être écoutées, crues, aidées si besoin et soutenues dans nos choix et notre manière d’appréhender nos désirs et besoins de justice.

Que brûle le cinéma français,
Que brûlent les comicos,
Que brûlent l’État et la justice française,
Que brûle le soutien que tu apportes à tes potes les violeurs,
Que brûle l’indécence de vos indifférences.

Encore des permanences politiques visées, suite au 49.3 pour la réforme des retraites

Publié le 2020-03-07 13:55:09

Loudun (Vienne) : « Rentre chez toi, petit rapporteur »

La Nouvelle République / vendredi 6 mars 2020

Dans la nuit de jeudi à vendredi 6 mars, les deux vitres de la permanence du député Modem de la Vienne ont été taguées et recouvertes du message suivant (écrit à la bombe de peinture rouge) : «49-3… Rentre chez toi “petit rapporteur”, signé Les Rien »».
Par ce tag vindicatif , le ou les auteurs entendent visiblement protester contre l’usage du 49.3 par le gouvernement, qui a conduit à l’adoption -sans vote- du volet principal de la réforme des retraites (projet de loi ordinaire) le 3 mars dernier (NDLR : l’Assemblée nationale a adopté le 5 mars le volet organique de la réforme). […]

Précisons également que le mardi 25 février, Nicoles Turquois avait suscité un tollé dans l’hémicycle en séance tardive à l’Assemblée nationale. Après une déclaration où il voulait faire de l’humour, le député avait lancé, visiblement énervé, à l’opposition : « Certains parmi vous ont déclaré : « La République, c’est moi ». Eh bien, moi, je vous dis : « La République c’est nous et vous, vous n’êtes rien ! » »

*****

Marmande (Lot-et-Garonne) : Des œufs sur la vitrine, les caméras étaient HS

Le Républicain / jeudi 5 mars 2020

Mauvaise surprise ce matin, rue Charles de Gaulle à Marmande: des œufs avaient été jetés sur la vitrine de la permanence électorale de « Mieux Vivre Marmande« , la liste que mène Philippe Labardin pour les prochaines élections municipales (15 et 22 mars). […]
Contacté, Philippe Labardin confirme qu’une plainte devait être déposée, et regrette que « les caméras de vidéoprotection en ville et le système ne soient pas opérationnelles. Les images ne permettent pas d’identifier le ou les auteurs. Tout le monde le reconnaît, et c’est pour cela que nous le prévoyons aussi dans nos projets: il faut revoir tout le système ». […]

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Carhaix-Plouguer (Finistère) : 49.3 c’est dégueulasse

Ouest-France / jeudi 6 mars 2020

Un nouveau tag a été découvert ce vendredi 6 mars 2020 au matin, rue Gaspard-Mauviel, à Carhaix (Finistère). Il s’agit du troisième acte de dégradations de ce type de la semaine. « 49.3 c’est dégueulace, RDV le 14/03/20 », pouvait-on cette fois-ci lire sur la bâtisse emmurée.
La permanence de Jérôme Yvinec, qui mène la liste « Un temps d’avance pour Carhaix-Plouguer », avait d’abord été la cible du vandale, dans la nuit de lundi à mardi. On pouvait lire « 49.3 en lousdé » « ça va péter », « LREM dégage ». […]

Sud de l’Ontario (Canada) : Trois sabotages de chemins de fer, en solidarité avec les défenseur.euse.s de la terre

Publié le 2020-03-08 12:41:05

North-Shore / samedi 7 mars 2020

Il nous semble intéressant de partager le fait que nous avons réussi à arrêter (ne serait-ce que pour quelques heures) plusieurs lignes de chemin de fer dans le sud de l’Ontario, en utilisant la vieille technique du câble en cuivre. Nous l’avons fait à trois reprises, en ciblant une jonction à Milton, puis sur les lignes qui relient Kitchener-Waterloo à Toronto et à Burlington. En utilisant des cartes pour suivre le trajet des lignes, nous nous sommes amusé.e.s à trouver les endroits où agir avec le plus d’impact. Nous avons appris davantage sur la façon de procéder en suivant certains des autres post d’information et riches en inspiration, ici sur North-Shore.

Ce sont été des moyens rapides, efficaces et joyeux de contribuer aux efforts le la campagne Shut Down Canada [appel aux sabotages et aux blocages des chemins de fer canadiens, en solidarité avec la population Wet’suwet’en dont le territoire, dans l’ouest du pays, est menacé par un projet de grand oléoduc ; NdAtt.]. Les sabotages clandestins sont des tactiques importantes à populariser et à rendre courantes, pour de nombreuses raisons :

– la répression prend facilement le dessus sur la protestation publique ;

– il faut très peu de temps pour saboter une ligne avec un câble en cuivre (une fois sur place, peut-être 15 minutes, ou un peu plus si la connexion n’est pas idéale au début) ;

– on peut le faire seul.e ou avec une seule autre personne de confiance. Ce fait à lui seul rend le risque vraiment très faible ;

– les posts sur les réseaux sociaux et le remplissage d’une carte Google maps [des actions ; NdAtt.] ne sont pas le but final de la solidarité des personnes issues de la colonisation européenne. L’objectif est de s’aligner sur les défenseur.euse.s de la terre, dans des actions stratégiques et qui ramènent la peur dans les cœurs d’industries immensément puissantes auxquelles elles/ils sont confronté.e.s ;

– riposter de cette façon nous fait bien au cœur.

Vers des belles et nombreuses possibilités !

Russie : Des nouvelles du compagnon Ilya Romanov

Publié le 2020-03-08 15:40:04

Round Robin / lundi 2 mars 2020

Le 18 et 19 février, il y a eu à Moscou des rassemblements en solidarité avec Ilya, qui, en ce moment, est enfermé dans une colonie pénale en Mordovie [dans l’est de la Russie européenne, prés de Nijni Novgorod ; NdAtt.]. En octobre 2019, Ilya a eu un AVC. Depuis, il est enfermé dans l’hôpital de la colonie pénale, une structure qui n’est pas adaptée à ses conditions, encore très critiques. En effet, le compagnon est partiellement paralysé (apparemment moitié de son corps est paralysé), il a des difficultés à parler, à manger et à être autonome, même dans les plus petits gestes de tous les jours. La famille d’Ilya et ses avocats ont été mis au courant de l’accident des jours après et la visite du neurologue a eu lieu seulement deux semaines et demie après. Il ne suit aucun parcours de réhabilitation et toutes les demandes des avocats pour qu’ils soit transféré dans un hôpital ont été rejetées ; pendant des semaines ni sa famille ni ses avocats ont pu le rencontrer, ni comprendre la gravité de sa situation. Ce n’est que le 28 novembre que l’un de ses avocat a pu rencontrer Ilya; il a raconté que celui-ci a la moitié du corps paralysé et n’arrive pas à parler. Il a urgemment besoin de l’aide d’un logopédiste, ainsi que d’autres médecins, mais il n’est suivi par aucun spécialiste. Ilya est abandonné à soi-même dans un lit de la section où il est enfermé et il a été alimenté pendant des mois avec des bouillies. Ses voisins de lit ont raconté que même les infirmiers de la sections ne s’occupent jamais de lui, mais que ce sont les détenus y travaillant qui le font. Le 4 décembre, la commission médicale de la colonie pénale a à nouveau donné un avis négatif à son transfert à l’hôpital, parce que son état ne searit pas assez grave pour être incompatible avec la détention (!!!). Les avocats continuent à utiliser les voies légales et apparemment sa famille s’est appelée à la Commission européenne des droits de l’homme.

Pour celles/ceux sui ne connaissent pas Ilya, deux mots sur son parcours : il a participé à des actions et des manifestations anarchistes depuis la fin des années 80. En 2002, il a été arrêté en Ukraine, accusé de trafic d’armes et de terrorisme, ainsi que de la préparation d’un engin explosif qui devait être mis devant un bâtiment des services secrets ukrainiens, pour protester contre l’expulsion musclée d’un rassemblement, Place Maidan, menée par la police en octobre 2002. Pour cela, Ilya a été condamné à 10 ans de taule. A sa libération, en 2013, il est rentré en Russie et a eu un accident lors de la fabrication d’un pétard [selon d’autre sources, l’engin a explosé pendant qu’il le plaçait devant un bureau de recrutement de l’armée, à Nijni Novgorod, le 26 octobre 2013 ; NdAtt.]. A cause de cet accident, il a été amputé de la main gauche et a été condamné à d’autres 10 ans de prison, pour terrorisme, condamnation qui a été transformée en neuf ans dans une colonie pénale. Il a encore six ans à purger. La façon dont Ilya a été traité n’est rien d’autre qu’un signe de plus de la brutalité que l’État russe utilise ce derniers temps contre les anarchistes. Ilya est un compagnon qui n’a jamais fait des compromis avec le pouvoir, voilà pourquoi on veut le faire taire.

Ceux-celles qui voudraient les aider, lui et ses proches, trouveront ci-dessus le numéro de compte de son ex-femme et compagnonne Larisa Romanova, ainsi que le Paypal ouvert pour Ilya. Les lettres, cartes postales, manifestations d’affection sont appréciées (quand Ilya n’arrive pas lire, il y a des voisins de lit qui peuvent l’aider. Pour des raisons évidentes, par contre, il ne pourra pas répondre aux lettres)

Pour soutien économique : compte n. 5368 2900 5608 4546 (titulaire Larisa Valerievna Romanova, banque: VTB)
Adresse compte Paypal : abc-msk@riseup.net

Pour lui écrire :

FKU LPU num 21 UFSIN Rossii po Respublike Mordovija,
431200, Respublika Mordovija, Ten’gushevskij rajon, p. Barashevo,
Ul. Shtabnaja, d. 1,
Romanovu Il’e Eduardovicu (Bol’nica N. 2)
Russia

L’adresse en lettres cyrilliques :

ФКУ ЛПУ № 21 УФСИН России по Республике Мордовия,
431200, Республика Мордовия, Теньгушевский район, п. Барашево,
ул. Штабная, д. 1,
Романову Илье Эдуардовичу (Больница № 2)
Российская федерация.