Vive l'Anarchie - Semaine 09, 2023

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Montreuil (93): manif contre la réforme des retraites, les lois Kasbarian, Darmanin et leur monde, le 4 mars 2023 à Croix-de-Chavaux

Publié le 2023-02-27 17:50:03

27 février 2023
Par Squat.net (source)
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🔥💥 Dans le contexte actuel de mobilisation et d’organisation contre des lois dégueulasses, on appelle à une déambulation samedi 4 mars à 19H à Croix de Chavaux.

▪️On en a marre de la gentrification, des promoteurs immobiliers qui nous font galérer et payer nos loyers de plus en plus cher. On ne veut plus payer pour se loger, on veut squatter les maisons vides et ne plus se faire expulser. On veut profiter de nos vies et se rencontrer!

▪️On en a marre de l’augmentation des prix et des gens qui se font des profits sur notre dos. On veut détruire ce monde marchand et ne plus devoir payer pour manger, se soigner ou s’amuser. Vive l’entraide et le partage.

▪️On en marre de s’imaginer travailler jusqu’à 64 ans (ou 60, 50, 40…) pour continuer à enrichir des patrons; marre de se faire exploiter, de devoir se lever chaque matin pour pointer dans un atelier, un bureau, un commerce; marre de devoir survivre avec le RSA, d’être traqué.e.s par la Caf et qu’on nous promette un avenir de travailleureuses bénévoles… C’est l’idée même de travail qui nous dégoûte. On veut choisir ce qu’on fait de nos vies et on veut s’auto-organiser.

▪️On refuse une énième loi raciste à l’image de la loi Darmanin qui va faire galérer encore plus les personnes sans papiers. On en marre de voir des gens se faire arrêter, tabasser, enfermer dans des CRA, juste parce qu’ielles sont là et qu’ielles n’ont pas les bons papiers. On veut pouvoir circuler dans ce monde sans papiers ni frontières.

▪️On en a marre aussi de devoir attendre que les centrales syndicales décident de où et quand on devrait manifester notre colère! On veut prendre la rue, et la prendre maintenant!

☘️ Multiplions les initiatives autonomes, soyons inventi.f.ves, créati.f.ves, soyons nombreu.x.ses à (leur) montrer notre rage! Grève, blocage, sabotage!

🤙 Soutien à la grève générale qui s’annonce!

💥 RDV ce samedi 4 mars à 19h à Croix de Chavaux sur la place du marché pour une déambulation festive! 💥




Source: Fr.squat.net

La lutte continue ! Samedi 4 mars Manifestation à Turin

Publié le 2023-02-28 12:05:04

La lutte continue ! Samedi 4 mars Manifestation à Turin

 

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Iran : Les nouvelles formes de la contestation

Publié le 2023-02-28 12:05:09

Cinq mois après le début des manifestations en Iran, le mouvement de contestation se poursuite. Mais il a dû se réinventer en raison de la forte répression de la part des autorités.



Depuis la mort de Masha Amini, qui a provoqué la vague de contestation en septembre dernier, la police iranienne a tué quelque 500 manifestants. Les grands rassemblements ont laissé la place, désormais, à des actions ponctuelles mais répétées, et partagées sur les réseaux sociaux. On y voit des personnes taguer des murs, se regroupement pour des rassemblements éclairs, arracher ou brûler des affiches du régime, lancer des cocktails Molotov sur des propriétés d’agents du gouvernement ou encore, pour des femmes, se promener sans voile. Les réseaux sociaux sont pourtant surveillés par 14 000 cyber-policiers du régime qui cherchent les identités qui se postent dans l’anonymat.



Bædan FR – Traductions en français de textes du journal queer-anarchiste Bædan

Publié le 2023-02-28 12:05:11

Bædan FR

Traductions en français de textes du journal queer-anarchiste Bædan

 

A propos

L’objectif de ce projet est la traduction vers le français de textes que l’on considère importants et/ou intéressants des trois volumes de Bædan notamment, mais aussi de textes adjacents ou qui se revendiquent du nihilisme de genre de façon plus générale. Bien que le premier volume de Bædan ait été publié il y a maintenant plus de dix ans, leurs textes et bon nombre de ceux gravitant autour ont encore trop peu d’influence dans les milieux anarchistes et transpédégouines français. On propose donc ici non seulement de traduire les textes qui nous intéressent, mais de participer à leur distribution, que ce soit pour une lecture en ligne ou pour une distribution plus large sous forme de zines, d’extraits ou de textes complets.

Certains des textes repris ici n’ont pas été traduits par nous-mêmes mais repris là où nous avons réussi à nous les procurer. De même, on utilisera librement des traductions françaises déjà existantes, lorsque accessibles, de textes cités dans Bædan, tandis que d’autres ont été partiellement ou complètement traduits pour l’occasion. Evidemment, nos traductions sont de la même façon librement réutilisables ou modifiables, partiellement ou dans leur entièreté.

Les traductions se veulent faites dans un esprit libre, le but assumé étant plutôt de participer à une diffusion des idées queers nihilistes et anarchistes, d’accompagner une pratique queer nihiliste et anarchiste, plutôt que de simplement traduire en tant que fin en soi. Les différents choix dans les traductions sont ainsi variables d’unE auteurE à l’autre, ou d’un chapitre à l’autre. Cela se retrouve par exemple dans l’utilisation de queerness, plutôt que queerité ou queeritude, plus souvent connotés comme des termes universitaires. Cela se retrouve aussi dans une féminisation/neutrisation des textes, même quand ils ne le sont pas forcément à l’origine, sans trop de formalité ou de règle générale.

N’hésitez pas à nous contacter pour nous envoyer vos traductions ou intentions de traduction, que ce soit pour une relecture, une publication, en faire un zine, demander des PDF de textes référencés, faire savoir qu’une traduction est en cours pour éventuellement ne pas faire doublon. N’hésitez pas non plus à envoyer toute critique, tout désaccord avec une traduction, tout texte en rapport avec le nihilisme de genre, etc.

Contact : baedanfr [at] proton [dot] me

 

https://baedanfr.noblogs.org/

Italie/Bruxelles : Rififi pour un graffiti

Publié le 2023-02-28 12:45:04

Vendredi 24, peu après la fin de la manifestation de soutien à Alfredo Cospito devant l’ambassade d’Italie, un camarade s’est fait arrêter par des policiers en civil. Ceux-ci ont dû être protégé par des policiers en uniforme lorsque d’autres manifestants sont venu au secours du camarade arrêté.
Finalement, celui-ci a été embarqué. Le camarade a été remis en liberté après que son identité ai été établie et que lui ai été remis une convocation pour une affaire de « graffiti ».



Comme l’arrestation a eu lieu après la manifestation pour Alfredo Copito, et que la date des faits mentionnée sur la convocation est celle du la nuit du 16 février, il y a lieu de supposer penser que le dossier concerne les tags et jets de peintures effectués sur l’ambassade d’Italie en solidarité avec Alfredo Cospito. Les policiers affirment se baser sur la ressemblance entre les chaussures portées par le camarade et celles visibles sur la vidéo de l’action. Cette initiative avait été l’occasion d’un emballement politico-médiatique en Italie : articles de presse, déclarations de politiciens, et jusqu’à un tweet indigné de Giorgia Meloni le 17 février…

Les initiatives de soutien à Alfredo continue à se multiplier : rassemblements et manifestations, tags (sur le consulat d’Italie à Marseille, sur l’ambassade d’Italie au Portugal, un peu partout en Italie), et actions directes (attaque à l’explosif contre un tribunal de Pise, action contre la Casa d’Italia à Zurich, etc.). Voici une vidéo tentant de récapituler les initiatives solidaires à Bruxelles :

Bruxelles solidaire avec Alfredo Cospito ! – YouTube



Londres – Vandalisme au centre culturel italien

Publié le 2023-02-28 14:20:05

Il semble que le 24 février dernier, quelque chose de malheureux soit arrivé à l’Institut culturel italien de Londres.

Dans cet avant-poste sophistiqué de l’État italien, les invités sont conviés à assister à une série de conférences, données par des experts universitaires triés sur le volet, sur les grandes questions sociales et politiques du jour, en présence de l’ambassadeur. La semaine précédente, le public a eu droit à une discussion sur la transition énergétique, et la semaine prochaine, le thème devait être la justice.

Tout cela rend si regrettable le fait que la façade romane du bâtiment, avec ses élégantes colonnes blanches et sa lourde porte en bois, semble avoir été imbibée de peinture par un ou plusieurs vandales manifestement incapables d’apprécier de telles choses.

Peut-être s’agissait-il d’un ou plusieurs incrédules de l’avenir « durable » du capitalisme ? Des gens inutiles qui cherchent à provoquer, et qui font toujours des problèmes aux projets raisonnables.

Il serait particulièrement dommage que cet acte jette une ombre sur la conférence de la semaine prochaine. Un rassemblement de personnes cultivées et cosmopolites pour entendre parler d’un sujet aussi délicat que la Justice appelle sûrement un verre de vin italien et un canapé consommés dans une contemplation paisible.

 

Se pourrait-il que les irresponsables aient voulu mépriser l’État italien pour ses massacres dans les prisons lors du confinement de 2020 ? Ou pour son rôle fiable et sanglant dans la sécurisation des frontières de l’Europe contre la pression de l’immigration clandestine ?

Mais une autre interprétation troublante demeure. Après tout, Alfredo Cospito, dont la lutte par une grève de la faim contre le régime d’isolement notoire du 41bis est dans ses derniers stades critiques, a vu un autre appel rejeté plus tard ce même jour, par les sages membres du système judiciaire italien.

Cette lutte, qui a déclenché un tourbillon d’actions dépassant les murs de la prison, même au-delà des frontières nationales, devient si grave qu’elle est censée avoir renforcé la sécurité autour des bâtiments diplomatiques de l’État italien au niveau international depuis un certain temps déjà.

Quelle que soit la vérité, nous pouvons être certains que les impulsions derrière un tel acte ne peuvent que contribuer à l’atmosphère générale d’indignation et d’absence de dialogue avec le pouvoir que la lutte d’Alfredo Cospito, contre les conditions de vie et de mort fixées par l’autorité, semble avoir enflammée partout.

Traduit de actforeedom

Barcelone (Espagne) : solidarité révolutionnaire avec Alfredo Cospito

Publié le 2023-02-28 14:35:04

Traduit de l’espagnol de Indy Barcelona, 27 février 2023

Quelques jours avant que se réunisse la Cour de cassation pour évaluer la situation du compagnon, un sabotage incendiaire de la fibre optique de la Renfe [compagnie ferroviaire espagnole], a été réalisé sur une des lignes de la périphérie de Barcelone.

Solidarité révolutionnaire internationaliste avec le compagnon!
Alfredo Libero!
Non au 41 bis!
Contre les prisons et la société qui en a besoin
A bas les murs

Quelques individualités aux tendances anarchistes

Alfredo Cospito a été retransféré à la prison d’Opéra de Milan

Publié le 2023-02-28 14:40:03

Alfredo Cospito a été retransféré à la prison d’Opéra de Milan

Alfredo Cospito a été transféré à la prison de l’Opéra de Milan(27 février 2022)

Nous apprenons qu’aujourd’hui, 27 février, le compagnon anarchiste Alfredo Cospito, en grève de la faim depuis 131 jours, a été transféré du service de médecine pénitentiaire situé dans l’hôpital San Paolo à l’unité de soins intensifs (SAI) à l’intérieur de la prison Opera, à Milan, où il se trouvait avant d’être transféré à San Paolo le 11 février.

L’audience de la Cour de cassation du 24 février, qui a confirmé l’ordre de détention du 41 bis, a définitivement ratifié la volonté de l’État d’anéantir notre compagnon, qui avait déjà été définie en décembre avec le résultat de l’audience du tribunal de surveillance de Rome. Ce dernier transfert de San Paolo à Opera s’inscrit parfaitement dans cette volonté d’anéantissement. Ils ont l’intention de détruire un compagnon et avec lui ils croient donner un avertissement à la lutte révolutionnaire dans ce pays. L’intention, cependant, est vaine : la nécessité de lutter contre l’État et le capital est indéracinable, le désir de renverser cette réalité sociale autoritaire est inextinguible.

MORT À L’ÉTAT, TOUJOURS POUR L’ANARCHIE

L’adresse du compa est

Alredo Cospito

Casa di Reclusione di Milano Opera
via Camporgnago 40
20141 Milano

Traduit de no41bis

 

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Ile-de-France : l’Etat ouvre le portefeuille pour contrer les sabotages à la SNCF

Publié le 2023-03-01 06:35:02

Sabotage près de la gare de l’Est : 5 millions d’euros débloqués pour sécuriser le réseau SNCF d’Île-de-France
France Bleu, 22 février 2023 (extrait)

Le 24 janvier, un acte de sabotage interrompait le trafic SNCF pendant 48 heures à la gare de l’Est à Paris. Un mois plus tard, le ministre des Transports va annoncer que l’État débloque 5 millions d’euros pour sécuriser le réseau SNCF en Île-de-France.

L’objectif est de sécuriser environ 130 sites en Ile-de-France d’ici à 2024, 109 à la charge de la SNCF, 20 à 25 pour l’État. Cette enveloppe doit permettre d’équiper des stations électriques, des câbles et des postes de circulation en clôtures, alarmes, détecteurs de personnes, vidéosurveillance ou encore en badges d’entrée. Le ministre des Transports Clément Beaune l’assure : c’est la première fois que l’État aide directement la SNCF à sécuriser le réseau.

Cet effort financier profitera à tout le monde, selon Clément Beaune. « Le réseau francilien concentre une bonne partie du transport ferroviaire national », précise le ministre qui souligne que les actes de malveillance entraînent 300 000 minutes de retard par an en Île-de-France. Plus de 3 millions de personnes empruntent chaque jour le réseau francilien de la SNCF. L’exécutif fait face à une autre obligation politique : la réussite des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Et donc l’accueil et le transport des spectateurs jusqu’aux différents sites de compétition.

[Tract] : C’est quoi c’travail ?!!

Publié le 2023-03-01 06:35:09

[Mercredi 15 février 2023 à Nanterre, une dizaine de personnes ont fait irruption en milieu de matinée dans l’agence Pôle emploi de la rue Gambetta en distribuant des tracts. « Dégradation de l’accueil », « affiches déchirées » et « objets mis à terre » par « des gens de la mouvance anarchiste » lâcheront les journaflics du Parisien le jour même, tandis que Môssieur le Préfet des Hauts-de-Seine en personne publiera un communiqué pour « condamne[r] fermement la violente intrusion » dans l’agence et blablater sur sa « solidarité et total soutien aux agents de Pôle emploi et de tous nos services publics ».
Suite à cette petite visite qui tombait pile le jour et l’heure où
Pôle emploi organisait dans ses locaux une séance de recrutement pour le compte de la gendarmerie nationale (jardinage, cuisine, etc.), cinq personnes ont été arrêtées dans la foulée et quatre placées en garde-à-vue. Elles sont sorties le lendemain au bout de 30 heures avec une convocation au tribunal le 5 décembre prochain, pour « dégradations en réunion » et « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique », ainsi que « refus de signalétique ». Voici le tract distribué ce jour-là au Pôle Emploi de Nanterre.]


Cliquer sur l’image pour ouvrir le tract

« C’EST QUOI C’TRAVAIL ?!! »

Pour beaucoup, malgré tous les formatages du monde, le Travail signifie exploitation de l’homme par l’homme, concurrence sans merci de tous contre tous, transformation du monde en marchandises et, l’inévitable cortège de souffrances et maltraitances physiques et psychologiques actent le caractère désastreux et misérable d’une telle condition. « Ici on n’est pas là pour déconner. »

L’enfer n’est peut-être pas de ce monde mais une chape de plomb semble être lourdement plaquée sur les consciences et les cœurs, car tenter de réfléchir plus en profondeur et autrement qu’à travers les logiques comptables et gestionnaires de l’État, des médias et des syndicats, sur notre sort, se heurte trop souvent à des murs fatalistes ou moralistes qui maintiennent la pensée étouffée dans les cadres dominants. « ça a toujours été comme ça », « faut bien qu’il y en ait qui décident pour les autres », « vous avez qu’à voter ou vous présenter » quand ce n’est pas la plus simple résignation justifiant l’abandon par défaut : « de toute façon, à la fin les politiques et les patrons font ce qu’ils veulent alors ça ne sert à rien de vous agiter comme ça ».

« Lois du marché, compétitivité, pragmatisme, etc. ». Cette société semble immuable, et ce que nous renvoie en miroir ce constat semble bien n’être que notre impuissance face à ce qui
nous dépasse.
Si le monstre avance inexorablement, il semble aussi avancer de lui-même, tant les quelques cris et coups portés contre lui semblent vains et « inefficaces ». Et pourtant, il y a là un véritable angle-mort, un angle d’attaque à creuser pour peu qu’on cesse de se considérer comme des victimes et qu’on embrasse plutôt des perspectives de combativité, d’entraide et de lucidité.

S’il est vrai que le maître assujettit, exploite et commande à l’esclave, il n’est pas moins vrai que l’esclave se soumet, trime et obéit au maître. Qui de l’œuf ou de la poule… peu importe.

En dépit du rôle majeur de l’automatisation et de la mécanisation et des fantasmes en vogue liés aux technologies du numérique tels que l’« intelligence artificielle », la main d’œuvre et les fantassins du capitalisme demeurent principalement composées d’humains en chair et en os. Peut-être un jour obsolète, cette force de travail toujours trop coûteuse et parfois capricieuse et indisciplinée, demeure pour l’instant bel et bien incontournable pour faire tourner la grande boîte.

Alors, si tous les politiciens sont des escrocs et des mafieux en cravate, si tous les patrons sont des proxénètes et des voleurs, et si tous les flics sont des assassins et de serviles chiens de garde des premiers, c’est bien que tout ce sale petit monde peut se le permettre, c’est bien qu’il faut que, en attendant les robots, des légions de braves travailleurs rendent cela possible. Merci patron ? Non, ce serait plutôt les patrons et l’État qui auraient à dire un immense merci… aux milles et unes petites mains qui œuvrent et agissent dans les coulisses, loin des feux des projecteurs, moins médiatisées, plus modestes, mais pas moins besogneuses.

C’est ainsi que quand Pole Emploi co-organise une journée de recrutement pour « découvrir les métiers de la Gendarmerie Nationale », on peut comprendre que :

– pour que les hommes et femmes « sur le terrain », puissent être en bonne condition physique pour tabasser, arrêter ou dissuader révolté-e-s et autres manifestant-e-s ou bien rafler et expulser des migrant-e-s, ou encore aller réquisitionner des travailleurs grévistes pour les forcer à reprendre le travail, il leur faut des Cuisiniers pour leur préparer la nourriture ainsi que des Employés Polyvalents pour la leur servir et faire la vaisselle et le ménage dans leurs cantines.

– pour que les robocops puissent sécuriser la destruction d’une forêt, la construction d’une poubelle nucléaire, ou le bon déroulé de la tâche infâme des juges, ou encore mener à bien une expulsion d’habitant-e-s devenus trop pauvres ou indésirables et pour pouvoir bien préparer toutes leurs sales opérations, il est impératif que leur bâtiments, leurs centres d’entraînements, leurs bureaux de commandement, leurs cantines, etc. soient entretenus par des Peintre, Maçon, Plombier et Menuisier.

– pour que cette institution de la violence d’État puisse remplir son rôle de défenseur des puissants et de l’ordre en général, et ainsi permettre que les riches s’enrichissent à la nausée pendant que d’autres crèvent de faim, pour que gendarmerie, police et l’armée en générale permettent que l’État ait toujours plus la possibilité de faire ce qu’il veut de nos vies, et que la planète et le vivant continuent d’être saccagés, pillés et dévastés, il faut aussi à la
maréchaussée, apprend-on donc, des Magasinier, Secrétaire et Jardinier-Paysagiste. L’assassin en uniforme n’est en effet pas polyvalent au point de produire de la violence à la demande et gérer les stocks de grenades, éditer sa fiche de paie et tailler les géraniums…

Il paraît que certains métiers « n’ont pas de sens », entraînant un certain désamour, une certaine critique, souvent juste, pouvant entraîner un détournement vers d’autres voies et parcours. Dans une société désastreuse et mortifère telle que la nôtre, être dans les rangs et faire ce que l’on attend de nous, a plutôt selon nous un sens très clair qui est de reproduire et rendre possible l’existant, tel que l’illustre l’exemple de la maréchaussée pour peu qu’on
mette en lumière des liens et des engrenages un peu dans l’oubli dû à leur banalité.

Si on est tous plus ou moins partie prenante de ce monde, pour autant on ne peut pas honnêtement se dire que tout se vaut et que seule comptent la thune ou les intentions, ou encore croire naïvement qu’on pourrait faire « évoluer les choses de l’intérieur -en mieux ».
La désertion c’est comme la retraite, anticipée ça a meilleur goût !
Préparer un repas, manier la truelle ou la scie, prendre des notes ou s’occuper de plantes, c’est chouette mais pas à n’importe quel prix et surtout pas pour n’importe qui !

Alors, ne soyons jamais ni celui ou celle qui tient la matraque, ni celui ou celle qui contribue à cela !
Recruteur, va au diable !
Police, gendarmerie ou autre organe de l’État,
ce sera SANS MOI !

PLUTÔT AU RSA ET/OU SE DÉBROUILLER,
QUE TRIMER POUR L’ÉTAT ET SES ARMÉES

Limoges (Haute-Vienne) : le proc demande 3 ans ferme pour l’incendie dans la gendarmerie

Publié le 2023-03-01 06:35:11

Limoges : trois ans de prison ferme requis pour l’incendie de véhicules de gendarmerie à la caserne Jourdan
France Bleu, 28 février 2023 (extraits)

Plus de cinq ans après l’incendie volontaire dans la caserne de la gendarmerie Jourdan, en 2017 à Limoges, un homme de 37 ans comparaissait ce mardi devant le tribunal correctionnel de Limoges. S’appuyant notamment sur son ADN, retrouvé sur le portail de la caserne, le parquet a requis quatre ans de prison à son encontre, dont trois ans ferme pour l’incendie, ainsi que l’interdiction de paraître en Haute-Vienne. Le Procureur de la République de Limoges demande également l’indemnisation de l’Etat pour les dégâts au sein de la gendarmerie, estimés à 243.545 €.

De son côté, le prévenu assure toujours qu’il n’est pas responsable de ce feu dans lequel cinq véhicules de gendarmerie [trois fourgons et deux bus de transport de troupes] ont brûlé. Ses avocats ont donc plaidé la relaxe. Une vingtaine de personnes sont également venues le soutenir, en se réunissant devant la cité judiciaire avant l’ouverture de ce procès, puis en assistant à l’audience. Le jugement sera rendu le 17 mars par le tribunal correctionnel de Limoges.

La question centrale de l’ADN

L’audience aura duré tout juste 3h, sous protection policière renforcée. Le trentenaire (…) a tenté d’expliquer comment son ADN avait été retrouvé sur le haut d’un portail de la caserne. Des traces à l’extérieur et à l’intérieur. A la présidente du tribunal, le prévenu, qui habitait dans le quartier à l’époque des faits, répond : « Je ne suis pas responsable du devenir de mon ADN. J’ai pu m’appuyer sur le portail lors d’un footing, quelqu’un a pu prendre mes gants. »

C’est la seule preuve sur laquelle s’appuie le parquet pour requérir trois ans de prison ferme, mais ça ne suffit pas répond Me Raphaël Kempf (barreau de Paris) l’un des deux avocats de la défense : « L’ADN est migrateur, donc c’est souvent très difficile d’expliquer la raison pour ADN se retrouve à tel ou tel endroit. Et de toute façon, c’est le rôle de l’accusation de démontrer que le prévenu a incendié ces véhicules de gendarmerie et nous pensons que le parquet n’a pas apporté cette preuve. » Pour lui, le doute doit donc bénéficier à son client.

Après 6 mois d’enquête, 4 ans d’instruction, 2 ans de privation de liberté, 4 juges d’instruction et 6.500 pages de dossiers… les avocats de la défense mettent en avant les soupçons qui ont conduit les enquêteurs à s’intéresser au prévenu dès le début, « les gendarmes eux-mêmes ont pris pour acquis que c’était ce qu’ils appellent l’ultra-gauche anarchiste avec une confusion totale sur les termes employés », rajoute Me Kempf.

Aujourd’hui installé dans la Somme, plombier à son compte, le trentenaire ne s’en cache pas : il est anarchiste, mais nie toute implication avec le groupe qui a revendiqué l’incendie le lendemain des faits. Il reconnaît en revanche avoir participé à une action anti-pub, avoir écrit un commentaire pour défendre des migrants, avoir été à Milan pour tenter de manifester contre l’exposition universelle.

« Nous ne sommes pas là pour juger les idées politiques », rappelle le procureur de la République de Limoges lors de ses réquisitions. « Il y a eu un incendie volontaire et un refus de prélèvements. Si les faits ont été requalifiés ça n’enlève rien à leur gravité » insiste le parquet, pour qui l’implication du prévenu ne fait aucun doute.

L’audience a également été consacrée à un autre volet de cette affaire : lors de l’instruction, le prévenu avait refusé de se soumettre au prélèvement de ses empreintes génétiques. Pour ces faits, le parquet a requis deux mois d’emprisonnement et la révocation des sursis, pour des faits similaires, soit 3 mois supplémentaires. Cet homme, qui vit désormais dans la Somme, plombier à son compte, a en effet déjà été condamné pour refus de ce type de prélèvements, suite à des manifestations ou des actions militantes.

Athènes, Grèce : Revendication de la responsabilité de l’attaque incendiaire contre la maison d’un policier retraité

Publié le 2023-03-01 07:20:02

Nous revendiquons l’attaque incendiaire contre la maison du policier retraité Fotis Theodoros à Kaisariani, au 5 rue Manoliassas. Nous avons été très heureux d’apprendre dans les jours qui ont suivi qu’un deuxième policier retraité vivait dans le même immeuble.

La raison de cette attaque était le meurtre d’État de Kostas Fragoulis par les ordures en uniforme de l’unité DIAS. Une fois de plus, les agents de l’appareil d’État assassinent de sang-froid, mais cette fois, comme l’année dernière avec Nikos Sampanis, la race de la victime est devenue la question principale dans l’arène politique et sociale. En tant qu’anarchistes, nous n’avons pas besoin d’analyser notre position, c’est clair. Mais nous devons rappeler qu’il ne s’agit pas d’un incident aléatoire, mais d’une manifestation de la guerre plus large qui est menée sans relâche par l’État et le capitalisme contre les opprimés de ce monde et surtout contre ceux qui osent remettre en question leur domination. Nous prenons position dans cette guerre et déclarons que nous marcherons dans vos maisons et sur vos cadavres.

<<Maintenant il n’est pas convenable que la flamme des bougies sur une jeune tombe mais que des états entiers soient allumés>> C.C.F. [Conspiration des Cellules de Feu] ( pour le meurtre de A. Grigoropoulos)

Peu de temps après le meurtre de Kostas Fragoulis, la police a publié un texte à l’intention de tous les flics, expliquant comment être prudent et comment éviter ou gérer les attaques, que ce soit pendant le service ou à leur domicile. Les attaques à Sygrou, Patras, Zografou et maintenant ici ont montré une fois de plus l’importance de notre organisation et comment la volonté humilie les plans stupides de l’Etat. Nous devons mentionner ici que la cible a été choisie par hasard et uniquement en raison de son emplacement, c’est-à-dire à un jet de pierre du quartier général de l’YMET (unité de police anti-émeute) et apparemment nous nous sommes approchés, nous sommes partis, nous avons fui et personne ne nous a dérangés.

La deuxième raison principale de l’attaque (c’est-à-dire, en dehors du fait que les flics étaient visés de toute façon) était, comme l’ont dit les camarades de l’attaque de Zografou, l’attaque de la doctrine de « la loi et de l’ordre » avec laquelle la Nouvelle Démocratie fait de la politique depuis le début et espère être transformée à nouveau en milliers de votes par leurs laquais. Nous ne voulons pas dire autre chose ; le reste est bien connu et bien dit, nous préférons le mettre en pratique. Laissons parler les résultats de nos actions !

Force et solidarité au camarade Alfredo Cospito qui fait une grève de la faim et que l’État italien choisit d’assassiner.

Solidarité avec tous les prisonniers politiques.

Cellule Andreas Baader

Traduit de Darknights

Zurich – Un conteneur enflammé sur le terrain de la Casa d’Italia

Publié le 2023-03-01 07:20:07

Une solidarité brûlante avec Alfredo Cospito

Depuis plus de quatre mois, le prisonnier anarchiste se bat contre la torture de l’isolement italien du régime carcéral 41bis. Son courage et sa détermination sont devenus un point de référence important pour les mouvements révolutionnaires bien au-delà des frontières de l’Italie.

Maintenant que l’État italien a refusé, même en dernière instance, de le transférer en détention « normale » vendredi, la lutte contre le revanchisme meurtrier de la bourgeoisie italienne entre dans une phase critique.

Un conteneur enflammé sur le terrain de la Casa d’Italia de Zurich, propriété de l’Etat, est notre petit mais chaud salut.

A Alfredo et aux quatre prisonniers de la BR-PCC également dans le 41bis : beaucoup de force et de courage !
Au mouvement de solidarité qui se bat dans les villes d’Italie : la lutte continue !
Ainsi qu’à l’Etat italien – nous n’oublierons pas vos crimes !

Vive la solidarité internationale !

Traduit de barrikade

Soyez maudits !

Publié le 2023-03-01 07:45:04

Soyez maudits !

Le vendredi 24 février, la Cour de cassation a dit le dernier mot sur la vie d’Alfredo Cospito. Le compagnon ne sera pas libéré du 41 bis et, à moins d’un improbable revirement, il mourra entouré d’ennemis dans les cachots de l’État. Il serait hypocrite de ne pas admettre que ce sont des heures de découragement, de douleur cuisante, de rage insatiable. Nous voudrions être à tes côtés Alfredo, te parler, te toucher, mais nous ne pouvons même pas t’écrire. Telle est la férocité du 41 bis. C’est l’abomination dans laquelle sont anéantis les ennemis jurés de cet État, une abomination que votre combat a fait connaître au monde entier.

Nous n’avons jamais eu foi en la justice et ses rituels, conscients que la vraie bataille s’est jouée et se joue encore, jusqu’au dernier souffle, sur un tout autre terrain. Quelle que soit la sentence qui serait sortie du palais baroque qui domine le Lungotevere, elle aurait été politique. Il ne s’agit pas d’une affirmation rhétorique, mais d’une banale évidence, si l’on considère que le 41 bis est la seule mesure de la machine de guerre répressive qui est ordonnée directement par le ministre de la Justice. Il n’y a donc aucun doute sur la responsabilité de cette décision : demandée par la Direction Nationale Antimafia et Antiterroriste, ordonnée par la ministre de la Justice du précédent gouvernement Draghi, Marta Cartabia, confirmée par l’actuel ministre du gouvernement Meloni, Carlo Nordio, la mesure 41 bis contre Alfredo Cospito est de la responsabilité de l’État italien dans sa totalité. Nous rejetons donc toute tentative de limiter la responsabilité au gouvernement « fasciste », nous rejetons toute absolution préventive, toute distanciation, toute circonstance atténuante. Cette mesure était un acte de guerre interne pris par le précédent gouvernement d’unité nationale, alors que l’État était mobilisé dans la guerre en Ukraine. Cette mesure a été confirmée par l’actuel gouvernement de droite, qui, non seulement sur cette question, mais sur toutes les questions de fond, est en parfaite continuité avec les politiques de guerre et de boucherie sociale du précédent.

S’il y a quelque chose, si quelque chose, que la mobilisation de ces mois a réussi à obtenir, c’est la défaite réelle et non fictive – en dehors des pitreries parlementaires et des rituels électoraux – de l’Unité Nationale, brisant la paix sociale qui abrutissait le pays depuis trop longtemps, ouvrant des brèches dans l’ordre public de la tranquillité bourgeoise. Si quelqu’un espère aujourd’hui se mettre à l’abri de la rage des anarchistes, il se trompe lourdement. Vous êtes tous responsables, bon sang !

Il ne s’agit pas du tout de dire que l’État italien a été uni et unanime dans cette affaire. En fait, il faut dire quelque chose sur la façon dont les faits se sont déroulés devant la Cour de Cassation. La décision des bourreaux de Piazza Cavour est venue en contournant la demande du procureur général, qui, selon les rites de la justice bourgeoise, devrait représenter le ministère public, et qui avait plaidé pour une annulation avec renvoi de l’arrêt du 19 décembre qui avait confirmé la mesure 41 bis. Ce paradoxe est généralement très rare, mais dans le cas d’Alfredo Cospito, c’est déjà la deuxième fois qu’il se produit en moins d’un an. En juin 2022, en effet, la Cour de cassation a également rendu un arrêt contre Alfredo et les autres compas mis en examen dans le cadre de l’opération dite Sibilla, allant même, dans ce cas, à l’encontre de l’avis du parquet général, qui s’était exprimé  » en faveur  » des suspects. Une sentence qui a joué un rôle décisif dans le renforcement de la disposition 41 bis elle-même, comme cela a été rappelé à plusieurs reprises.

Ce n’est qu’un paradoxe apparent, qui montre qu’il y a eu de très fortes pressions pour arriver au résultat auquel nous sommes confrontés aujourd’hui, pressions exercées par la faction la plus maniaque et belliciste au pouvoir. Un paradoxe, cependant, qui nous confronte à une certitude : vous êtes beaucoup plus faibles que vous ne le pensez. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’assassinat d’Alfredo Cospito. La classe dirigeante du pays a montré par cette décision qu’elle n’est pas prévoyante, incapable de prévoir les conséquences non seulement dans l’immédiat, mais dans les années à venir de ce qu’elle est en train de perpétrer. Le cliquetis des menottes que l’on commence à entendre en arrière-plan ne nous effraie pas et démontre également l’incapacité des bureaucrates de la répression à avoir une vision à long terme.

« Bientôt je vais mourir, j’espère que quelqu’un après moi continuera le combat », aurait dit Alfredo en apprenant la décision des juges. Il n’y a aucun doute que cela arrivera. On a voulu faire taire le compagnon, mais ses paroles, ses contributions, son histoire n’ont jamais été aussi répandues. Une semence qui continuera à porter ses fruits pendant longtemps.

Traduit de La nemesi

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INTRANSIGENCE

Publié le 2023-03-01 07:45:06

INTRANSIGENCE

Rien n’est plus dégoûtant que les bourreaux lorsqu’ils se montrent de pitoyables défenseurs de la Justice. Rien n’est plus hypocrite que les déclarations contre la peine capitale faites par des représentants intègres de l’Etat, contre les régimes dictatoriaux qui l’utilisent pour réprimer les révoltes.

En Iran, l’État a au moins la décence d’assumer la responsabilité de la mort de ses persécutés, chose inconcevable pour un État moderne, démocratique et progressiste, qui a des moyens bien plus détournés de s’en débarrasser. Après tout, à quoi bon tuer les rebelles qui sont tombés entre ses mains ? Mieux vaut les enterrer vivants dans un trou en béton où le temps et la décomposition physique et mentale subséquente se chargeront du reste. À condition qu’ils ne se réhabilitent pas, bien sûr, ce qui signifierait renoncer à leur conscience et devenir dissociés et infâmes. Combien, rien qu’en Italie, bien qu’ayant des expériences différentes, sont dans la même condition ? Et qu’il soit clair que cela n’enlève rien à la brutalité perpétrée contre ceux qui se voient retirer leur liberté et leur dignité, pour une période plus ou moins longue, dans le périmètre aseptisé d’une prison, subissant des tortures de toutes sortes de la part d’honnêtes champions de l’ordre, pères de famille et fils de la patrie.

Or, l’iniquité de la situation dans laquelle se trouve Alfredo est telle que même un certain nombre de parasites paranoïaques (du garant des détenus aux politiciens de gauche en passant par les « journalistes honnêtes »), après que leur propre merde ait commencé à s’échapper des installations sanitaires, ont ressenti le besoin de s’intéresser à son sort et de donner leur avis. Ils sont consternés par cette « injustice », soulignant naturellement le fossé éthique qui les différencie du prisonnier. Leurs préoccupations ne pouvaient que susciter le plus profond mépris, du moins de la part d’Alfredo, qui a déjà par le passé tenu à rappeler ce qu’il fait de certains « poilus solidaires ». Pourtant, un certain piétisme semble prendre un peu le dessus, et ainsi, à l’ombre d’un moralisme gluant, on retrouve la clarté d’une haine sans retenue. Grâce à elle, les politiciens de tous bords pourront dire, dans un avenir proche, « nous avons fait ce que nous avons pu », reléguant l’affaire à un banal cas de « maljustice ».

C’est aussi pourquoi, au prix d’une perte de « popularité », il ne faut jamais cesser de rappeler que la lutte de tout anarchiste n’exprime aucune revendication envers le pouvoir, qu’il s’agisse d’une amélioration de sa situation singulière ou d’une amélioration du système carcéral. Son objectif est la destruction de l’institution carcérale ainsi que de toute forme d’emprisonnement, même la plus sournoise et la plus indirecte. L’amélioration de sa situation, le rebelle l’obtient grâce à son intransigeance, il ne se contente pas de l’exiger, il la prend sur lui en cours de route, perturbant par ses actions la banalité du mal qui l’entoure, même au prix de la perte de sa propre vie, à l’intérieur comme à l’extérieur des murs de la prison.

Ceci est, bien sûr, incompréhensible pour la mentalité de tout fonctionnaire carriériste, de tout serviteur prostré aux intérêts économiques les plus misérables, de tout idiot bien-pensant intéressé par sa propre morale bourgeoise, de tout citoyen hypocondriaque intéressé par sa propre santé. Aucun de ces misérables ne comprendra jamais le sens d’une vie aussi extrême que nécessaire, et tout effort en ce sens est aussi futile que nuisible. Ce à quoi Alfredo est confronté est une lutte qui lui coûtera presque certainement la vie. Non pas parce qu’il fait de l’auto-flagellation une forme passive de dénonciation du pouvoir, mais parce que dans la condition dans laquelle il se trouve, il n’a pas la possibilité d’agir directement contre le système, comme il l’a toujours fait et revendiqué dans le passé. Parce que cela, qu’il soit d’accord ou non, est sa façon de ne pas renoncer à exprimer son conflit avec la domination.

Ceux qui aiment la liberté considèrent comme plus digne la mort qui consiste à renoncer à ses idées, à son histoire, à passer une existence d’esclave voué à l’obéissance, ou une vie à céder à l’inertie face à la cruauté de ces temps.

Traduit d’infernourbano,  tiré de de Dardi, n° 11 ( fin janvier 2023)

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Athènes – Attaques de banques et magasins en solidarité

Publié le 2023-03-01 09:35:04

REVENDICATION DE RESPONSABILITÉ EN SOLIDARITÉ AVEC LE GRÉVISTE DE LA FAIM ALFREDO COSPITO

En 2014, l’anarchiste Alfredo Cospito a été condamné à 10 ans et 8 mois de prison parce que lors de son procès pour avoir tiré sur les genoux du directeur d’une unité de centrale nucléaire, il n’a pas fait de déclarations de repentir, mais a défendu son action, une action « contre la doctrine de la technologie » selon ses mots. En 2016 et déjà en détention, il a été condamné à la perpétuité sans possibilité de réduction de peine pour bonne conduite, accusé d’un attentat à la bombe contre une école de carabiniers à Fossano en 2006. Depuis le 5 mai 2022, il est en régime d’isolement (41bis) dans le cadre des modifications apportées au code pénitentiaire italien.

Ce régime impose une réduction de la période de sortie des prisonniers à une heure par jour et des visites aux proches à une heure par mois, ainsi que des restrictions sur la correspondance et la possession de livres. De cette manière, il contraint les détenus à un isolement social complet. De même, ( en grêce, ,ndt ) avec le rétablissement des prisons de type C, les amendements 187 et 187A, l’augmentation de la peine minimale de 3/5 à 4/5, les fréquentes poursuites basées sur l’ADN et d’autres amendements au code pénal, il est clair que le traitement du compagnon Cospito n’est pas si éloigné des normes de l’État grec. En outre, la coopération entre les deux États est complétée par leur soutien économique mutuel. Bien sûr, malgré les différences apparentes entre eux (avec l’image de

l’État grec comme plus progressiste et l’État italien comme plus conservateur), il est évident que la politique contre-révolutionnaire est la même quel que soit le régime et le gouvernement.

De tout temps, les prisonniers ont utilisé divers moyens de lutte (soulèvements, grèves de la faim et/ou de la soif) contre leur enfermement. Dans ce contexte, le compagnon Cospito est en grève de la faim depuis le 20 octobre contre son régime de détention (41bis). Étant maintenant dans un état de santé très critique, ayant perdu un pourcentage significatif de son poids initial et avec un risque clair pour sa vie, le tribunal le 24/2 a rejeté son appel et a reconfirmé son maintien en détention dans ce régime.

Nous nous opposons à tout état, à toute forme d’enfermement, d’oppression et d’exploitation. Pour cette raison, nous considérons qu’il est nécessaire de montrer notre solidarité à toute personne qui refuse d’être intégrée dans le monde du pouvoir et qui, à travers la lutte multiforme, choisit de lui résister. Ainsi, pour notre part, dans un esprit de solidarité internationaliste, le jeudi 23/2 au soir, nous avons choisi d’attaquer des cibles capitalistes, qu’elles soient d’origine italienne ou non, en causant des dommages importants à :

– un magasin Elpedison dans la rue Patision
– un distributeur automatique de billets d’Eurobank dans la rue Panormou
– un concessionnaire automobile Piaggio
– un magasin Benetton dans la région d’Ilion

SOLIDARITÉ AVEC LE GRÉVISTE DE LA FAIM ANARCHISTE ALFREDO COSPITO
FEU SUR LE RÉGIME 41 BIS
JUSQU’À LA DESTRUCTION DE LA MOINDRE CAGE

Anarchistes

Traduit de AbolitionMedia

La lutte continue – Manifestation à Turin le 4 mars

Publié le 2023-03-01 17:40:05

La lutte continue – Manifestation à Turin le 4 mars

Samedi 4 mars, nous avons choisi de descendre de nouveau dans la rue, aux côtés d’Alfredo et aux côtés de ceux qui luttent, pour répéter encore une fois que nous ne voulons pas de 41 bis, ni de prisons, ni de centres de rétention.

Que l’unique guerre à laquelle nous participerons est celle que nous menons aux côtés des exploité·e·s sur la barricade qui nous sépare des exploiteur·e·s, à crier notre rage contre une décision qui marque une avancée de plus de la répression, contre la condamnation à mort d’un compagnon.

Il est nécessaire que notre manière de nous y opposer marque une avancée aussi. Nous vous invitons à être avec nous samedi 4 mars à 16h Piazza Solferino à Turin.

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Rassemblement le Samedi 4 mars à 11h, à Saint Aubin Contre tous les régimes d’isolements, contre toutes les prisons

Publié le 2023-03-01 17:40:24

Depuis le 20 octobre 2022, Alfredo Cospito, anarchiste emprisonné depuis 10 ans en Italie après avoir tiré dans la jambe d’un ponte du nucléaire italien, est en grève de la faim.



Cette grève de la faim est la manière qu’il a trouvée pour lutter contre ses conditions de détention, et la peine de perpétuité incompressible qu’il risque. Alfredo Cospito est enfermé dans une section de haute sécurité à l’hopital San Paolo dans un régime spécial appelé le 41bis. Ce régime punitif présent dans une trentaine de prisons italiennes implique différentes mesures répressives : cellule de deux mètres sur trois, fenêtre en hauteur avec trois couches de verres et des barreaux, un seul parloir par mois, filmé et sans contact physique, tout courrier lu, y compris celui avec l’avocat, suppression de tous marqueurs temporels. Les prisonniers soumis au 41bis ne sont jamais extraits de prison, même pour les procès, tout se déroule à l’aide de visioconférences. Le prisonnier se retrouve dans un isolement complet.
700 prisonniers sont enfermés dans ces conditions en Italie et, pour 7 d’entre eux depuis plus de 20ans.

Pas besoin de traverser les alpes pour trouver cette forme de torture blanche, les quartiers d’isolements en bleu-blanc-rouge ont, eux aussi, le vent en poupe. Isolement sensoriel, promenade seul, surveillances ultra régulières, parloirs réduits en temps et régularité...Si la prison est déjà une abomination, les quartiers d’isolements poussent l’horreur de manière exponentielle. L’année dernière, en France, un prisonnier (Libre Flot) s’était lui aussi mis en grève de la faim pour dénoncer les conditions de détentions qui lui étaient imposées et demander sa libération.

L’annonce de la grève de la faim d’Alfredo a donné lieu a une campagne de solidarité internationale ; manifs et rassemblements dans différentes villes (notamment devant des consulats italiens à Paris, au Chili ...), banderoles, perturbation de messe, interruption d’une représentation à l’opéra, attaques de véhicules de différents collaborateurs de la machine à enfermer, voiture personnelle de l’ambassadrice italienne brûlée à Athènes… Chacun et chacune trouve la manière de rendre visible cette situation et d’exprimer sa solidarité avec Alfredo et les prisonniers en lutte.
Alfredo a annoncé qu’il n’arrêterait sa grève de la faim que lorsqu’il serait extrait de cette section, vivant ou mort. Il s’avère qu’il a déjà perdu 50 kilos, qu’il est très affaibli physiquement et qu’il en gardera sans doute
des séquelles à vie.
Malgré cela, il semble que l’état le condamne
à mort.

Pour un monde sans frontières et sans prisons, liberté pour tous !

Pour plus d’information : luttercontrele41bis.noblogs.org

Manifestation de soutien aux migrants subsahariens en Tunisie

Publié le 2023-03-01 17:45:03

1 mars 2023
Par Paris Luttes (source)
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Secouée par une dérive autoritaire sans précédent, la Tunisie vient de franchir un nouveau pas dans l’inadmissible : l’adoption par le chef de l’État et le conseil national de la sécurité d’une série de mesures découlant directement de thèses racistes et xénophobes qui visent les migrant(e)s subsaharien(ne)s.

Les déclarations officielles au plus haut niveau viennent ainsi conforter dans un élan populiste qui tient lieu de ligne politique une campagne haineuse qui est menée depuis un certain temps et qui risque d’ébranler le tissu social et une population déjà fortement malmenée par les conséquences des crises socio-économiques. Cette dérive raciste, déclenchée par une minorité, est un coup porté aux aspirations de la révolution fondée, faut-il le rappeler, sur les valeurs de liberté, de justice, d’égalité et de dignité.

Portée dans un premier temps par quelques groupes et relayée par certaines pages des réseaux sociaux proches du pouvoir tunisien, cette campagne reprend à son compte les pires travers des idéologies et des thématiques prônées par les mouvements identitaires et d’extrême-droite en Europe et aux États-Unis. En effet, outre le fait qu’ils exigent l’expulsion des migrant(e)s subsaharien(ne)s, les initiateurs de cette campagne reprennent à leur compte la thèse xénophobe du « grand remplacement ». Ces derniers n’hésitent même plus à demander l’abrogation de la loi criminalisant les actes, propos et discriminations racistes, loi adoptée le 23 octobre 2018.

Nous, Tunisien(ne)s vivant à l’étranger qui, à un moment ou un autre de notre parcours dans les pays d’accueil, avons été confrontés aux discours xénophobes et actes racistes, pouvant même parfois aller jusqu’à l’assassinat, nous ne pouvons admettre qu’en Tunisie se diffusent et se banalisent aussi facilement des discours haineux et racistes.

Nous comptons sur la solidarité active de toutes celles et tous ceux qui ont toujours lutté contre le racisme et la xénophobie et les appelons à faire barrage avec nous à cette ignominie et à nous aider dans notre combat pour une Tunisie libre, démocratique et accueillante.

Nous exigeons :

Nous appelons tous les démocrates et la société civile en Tunisie à condamner sans réserve ce nouveau discours officiel étranger à notre histoire et à notre culture et ces campagnes haineuses et xénophobes.

Nous les exhortons à manifester leur solidarité active aux migrants subsahariens.

Nous appelons les Tunisien(ne)s en France et à l’étranger de dénoncer activement le racisme et la xénophobie dans notre pays.

Rassemblement Vendredi 3 Mars 2023 17h-19h devant l’ambassade de Tunisie à Paris

Place André Tardieu 75007

Métro Saint François Xavier – Ligne 13




Source: Paris-luttes.info

Indymedia Lille

Publié le 2023-03-01 17:45:05

A BAS LE SPORT !

Recueil d’articles anarchistes contre le sport

« Le sport est l’antichambre de la caserne »

SOMMAIRE

Guerre au sport ! · page 3
Alfred Loriat

Sur les sports · page 4
Jules Dupoux

Les sociétés de gymnastiques · page 5
Jules Sacleux

L’Abrutissement par le sport · page 8
Rhillon

A bas le sport · page 13
René Flais

Les Sports · page 15
Camil Chavin

Sportman · page 17
Ernest Crosby

Le Sport · page 18
Auguste Boyer

Sports · page 20
Rodolphe Véris


Presse – Lettre d’Alfredo Cospito

Publié le 2023-03-01 19:05:03

Presse – Lettre d’Alfredo Cospito

L’anarchiste Alfredo Cospito, emprisonné en vertu de l’article 41 bis, a écrit une lettre annonçant ses intentions : « La plus grande insulte pour un anarchiste est d’être accusé de donner ou de recevoir des ordres. Quand j’étais dans le régime de haute surveillance, j’avais de toute façon la censure et je n’ai jamais envoyé de « pizzini » ( impôt à la mafia) , mais des articles pour des revues anarchistes, j’avais le droit de lire, d’évoluer. Aujourd’hui, je suis prêt à mourir pour faire comprendre au monde ce qu’est réellement le 41-bis, alors que 750 personnes le subissent en silence ». La lettre a été lue par l’avocat Flavio Rossi Albertini, lors d’une conférence de presse au Sénat à laquelle ont participé, entre autres, le professeur Luigi Manconi et la parlementaire Ilaria Cucchi.

« Je suis convaincu que ma mort », lit-on dans un autre passage du texte qui a échappé à la censure, « mettra fin à ce régime et que les 750 personnes qui ont été soumises au 41-bis pendant des décennies pourront vivre une vie digne de ce nom, quoi qu’elles aient fait. J’aime la vie, je suis un homme heureux, je n’échangerais pas ma vie contre celle d’un autre. Et c’est précisément parce que je l’aime que je ne peux accepter cette non-vie sans espoir ».

La lettre a été écrite alors que l’anarchiste était détenu à Sassari. L’avocat Flavio Rossi Albertini explique : « Il s’agit d’un écrit qui a subi la censure, la défense pense qu’il peut être lu précisément parce que le prisonnier 41-bis ne peut pas donner d’indications à ses associés à l’extérieur, mais il n’est pas une personne à qui on a coupé la langue ou la main. Nous parlons d’une bataille de civilisation », a ajouté l’avocat, « nous devons sauvegarder le droit du détenu à pouvoir parler, même au 41-bis ». Dans ces lignes, il ne donne aucune indication ou ordre à ses collaborateurs mais explique pourquoi, de son point de vue, il n’est pas possible de passer des années, une vie entière à 41-bis ».

 

Traduit de la presse

 

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Oakland (USA) : Un véhicule de police est la cible d’incendiaires

Publié le 2023-03-01 21:15:03

Indybay / samedi 11 février 2023

Une voiture Ford Crown Victoria Police Interceptor sabotée dans le
centre-ville d’Oakland

Au petit matin de samedi 11 février 2023, entre 1 heure et 3 heures. La guerre contre la police continue, dans l’East Bay. Une voiture de patrouille de la police de la ville d’Oakland a été sabotée, sur le parking de l’immeuble du siège administratif de la police, ce qui a fait qu’elle a dû être remorquée. Un.e complice faisait le guet pour repérer les voitures qui arrivaient et les véhicules de polices qui rentraient, pendant que les autres entraient dans parking de l’autre côté. On a facilement repéré les moments de passage des agents qui montaient paresseusement la garde. On a eu plein de temps pour ouvrir le bouchon du réservoir, qui, à notre surprise, n’était pas fermé à clef. Un chiffon déchiré imbibé de liquide pour briquets a été fourré dans le réservoir. Il est resté allumé et a enflammé le reste du carburant à l’intérieur, ce qui a fait que tout a brûlé, pendant que des flics dans leurs SUV regardaient et attendaient l’arrivée des pompiers. Cela a pris environs 10-15 minutes, pendant lesquels les flics sont restés assis sur leurs culs, ayant peur de se rapprocher de la voiture. Au nom de Tyre Nichols [tabassé à mort par des flics de Memphis, le 7 janvier 2023, il est décédé trois jours plus tard ; NdT] et de toutes les personnes noires qui ont perdu leurs vies aux mains de la police.
Fuck le 17 !

Italie : quelques nouvelles sur la situation d’Alfredo Cospito

Publié le 2023-03-02 06:45:03

Alfredo Cospito retransféré à la prison d’Opéra de Milan

Nous apprenons qu’aujourd’hui, 27 février, le compagnon anarchiste Alfredo Cospito, en grève de la faim depuis 131 jours, a été transféré du service de médecine pénitentiaire situé dans l’hôpital San Paolo vers l’unité de soins intensifs (SAI) à l’intérieur de la prison Opera, à Milan, où il se trouvait avant d’être transféré à San Paolo le 11 février.

L’audience de la Cour de cassation du 24 février, qui a confirmé l’ordre de détention en régime 41 bis, a définitivement ratifié la volonté de l’État d’anéantir notre compagnon, qui avait déjà été définie en décembre avec le résultat de l’audience du tribunal de surveillance de Rome. Ce dernier transfert de San Paolo à Opera s’inscrit parfaitement dans cette volonté d’anéantissement. Ils ont l’intention de détruire un compagnon et avec lui ils croient donner un avertissement à la lutte révolutionnaire dans ce pays. L’intention, cependant, est vaine : la nécessité de lutter contre l’État et le capital est indéracinable, le désir de renverser cette réalité sociale autoritaire est inextinguible.

Mort à l’Etat, toujours pour l’anarchie

L’adresse du compa est :

Alfredo Cospito
Casa di Reclusione di Milano Opera
via Camporgnago 40
20141 Milano

(Trouvé sur Lutter contre le 41bis, 28 février 2023)


Lecture d’une lettre dAlfredo

L’anarchiste Alfredo Cospito, emprisonné en régime 41 bis, a écrit une lettre annonçant ses intentions : « La plus grande insulte pour un anarchiste est d’être accusé de donner ou de recevoir des ordres. Quand j’étais dans le régime de haute surveillance, j’avais de toute façon la censure et je n’ai jamais envoyé de « pizzini » [petits morceaux de papier codés utilisés par la mafia pour passer des messages], mais des articles pour des revues anarchistes, j’avais le droit de lire, d’évoluer. Aujourd’hui, je suis prêt à mourir pour faire comprendre au monde ce qu’est réellement le 41-bis, alors que 750 personnes le subissent en silence ». La lettre a été lue par l’avocat Flavio Rossi Albertini, lors d’une conférence de presse au Sénat à laquelle ont participé, entre autres, le professeur Luigi Manconi et la parlementaire Ilaria Cucchi.

« Je suis convaincu que ma mort », lit-on dans un autre passage du texte qui a échappé à la censure, « mettra fin à ce régime et que les 750 personnes qui ont été soumises au 41bis pendant des décennies pourront vivre une vie digne de ce nom, quoi qu’elles aient fait. J’aime la vie, je suis un homme heureux, je n’échangerais pas ma vie contre celle d’un autre. Et c’est précisément parce que je l’aime que je ne peux accepter cette non-vie sans espoir [dans ce régime pénitentiaire] ».

La lettre a été écrite alors que l’anarchiste était détenu à Sassari. L’avocat Flavio Rossi Albertini explique : « Il s’agit d’un écrit qui a subi la censure, la défense pense qu’il peut être lu précisément parce que le prisonnier 41-bis ne peut pas donner d’indications à ses associés à l’extérieur, mais il n’est pas une personne à qui on a coupé la langue ou la main. Nous parlons d’une bataille de civilisation », a ajouté l’avocat, « nous devons sauvegarder le droit du détenu à pouvoir parler, même au 41-bis ».

(Trouvé sur Lutter contre le 41bis, 1er mars 2023)

Etats-Unis : attaque solidaire d’une agence Truist Bank

Publié le 2023-03-02 06:45:07

Traduit de l’anglais de Scenes from the Atlanta Forest,
28 février 2023

En geste de solidarité avec la lutte en cours dans la forêt d’Atlanta, nous avons rendu visite à une agence de la Truist Bank, nous avons détruit le distributeur automatique de billets puis versé de l’eau salée dans l’écran cassé pour faire bonne mesure, avant de briser quelques vitres en partant. Stop Cop City et Viva Tort étaient tagués sur les murs.

Bien que cela ne puisse exprimer notre tristesse et notre rage face à l’assassinat d’un.e compagnon.ne et à la répression continue de l’État, nous espérons que cela peut exprimer notre profonde solidarité et la fierté que nous ressentons envers nos compagnons d’Atlanta qui continuent à se battre malgré la brutalité de l’État et envers nos compagnons du monde entier qui rêvent d’une terre libre et sauvage.

Vive Tort ! Vive la forêt !

[Tract] : Le blocage du train-train quotidien par d’autres moyens

Publié le 2023-03-02 06:45:09

(Tract distribué à Caen (Calvados) dans les dernières manifs autour de la réforme des retraites. Reçu par mail.)

Le blocage du train-train quotidien par d’autres moyens

A partir du 24 janvier, la circulation des trains de la Gare de l’Est à Paris a été interrompue 48 heures. En effet, dans la nuit, des câbles électriques aux abords de la voie ferrée et d’une installation SNCF ont été incendiés. Un moyen parmi d’autres de  briser la routine, de casser la normalité et de commencer à bloquer le pays.

En ces jours de grève et de manifs contre une réforme des retraites et bien d’autres choses, où ça parle grèves reconductibles et blocages économiques, ce sabotage a mis hors fonction l’un des réseaux nécessaires à la bonne marche de l’économie. Quelques câbles incendiés ont ainsi créé une panne dans un poste d’aiguillage et dans la signalisation, mettant automatiquement tous les feux au rouge et bloquant l’appareil de commande des voies. aucun des 250 trains n’a donc pu circuler.

C’est un exemple parmi d’autres des possibilités qui s’ouvrent à nous avec un peu d’imagination et de détermination. Si des manifs, des blocages, des occupations, regroupant des tas de gens vont être nécessaires pour créer un rapport de force, le sabotage a toujours été un moyen d’action pour les révolté-e-s.

L’ordre social existant repose de plus en plus sur des besoins exponentiels en énergie et sur des infrastructures technologiques disséminées partout, depuis le transformateur électrique jusqu’aux pylônes en passant par les câbles numériques. Ce sont ces réseaux qui font aujourd’hui fonctionner l’économie et par lesquels circulent les transactions financières. Cette dissémination permet d’imaginer des possibilités d’action par les personnes elles-mêmes partout et facilement reproductibles. L’appareillage permettant de transmettre les données, les décisions,  les récits, les surveillances du capital et de l’État est à chaque coin de rue et de champ, donc vulnérable : câbles numériques, data centers, antennes, caméras de vidéosurveillance, etc.

Imaginez que le flux financier, les ordres du pouvoir, les mensonges médiatiques s’estompent, que les dépendances aux gadgets technologiques s’atténuent, que la course folle du progrès fléchisse, quelles possibilités peuvent alors se faire jour ? Il faut bien que le système ralentisse et que la routine se brise pour que quelque chose d’autre puisse émerger. Il y a mille manières pour y contribuer, depuis les blocages déterminés à plusieurs centaines ou les sabotages anonymes.

Si les postes TV restent éteints, que les smartphones sont réduits au silence, que les flux de données bancaires s’estompent, que la frénésie des machines des industries stratégiques est interrompue, que les pompes à essence restent vides suffisamment longtemps pour créer de fait une sorte de grève générale,  quelles possibilités peuvent alors s’ouvrir ?

Après tout, « la passion de la destruction est en même temps une passion créatrice », capable d’ouvrir, pourquoi pas, la perspective d’un monde nouveau !

Des créateurs et créatrices passionnées

Philadelphie (Etats-Unis) : sabotage ferroviaire contre Norfolk Southern

Publié le 2023-03-02 06:55:02

Traduit de l’anglais de Scenes from the Atlanta Forest,
28 février 2023

En solidarité avec la lutte contre la police, l’industrie du divertissement et immobilière dans la forêt de Weelaunee, la ligne principale appartenant à la compagnie ferroviaire Norfolk Southern (NS) dans le territoire Lenape, au nord de la soi-disant Philadelphie, a été sabotée. Un fil de cuivre a été utilisé pour relier les voies, déclenchant le signal et arrêtant le trafic ferroviaire jusqu’à ce que le fil soit localisé. Cette action est incroyablement facile et simple à répéter.

NS finance la fondation de la police d’Atlanta et est également responsable de l’important déversement de produits chimiques toxiques à East Palestine, dans l’Ohio. Le déversement de chlorure de vinyle est toxique lorsqu’il se répand dans le sol et dans l’air, mais n’oubliez pas que ce produit chimique est utilisé dans la production à grande échelle de produits industriels courants. Les grandes compagnies de transport comme NS sont le système circulatoire du colonialisme industriel. NS est responsable d’une dévastation écologique et sociale massive avec ses catastrophes, comme le récent déraillement d’un de ses convois*, mais elle fait encore plus de dégâts lorsqu’elle fonctionne sans déraillement.

Beaucoup d’entreprises destructrices ne peuvent pas fonctionner sans NS et d’autres entreprises de transport et de logistique. Comment les monocultures massives de l’agriculture industrielle achemineraient-elles leur soja et leur maïs vers les usines de transformation et les abattoirs ? Comment les bûcherons transporteraient-ils le bois vers et depuis les scieries ? Comment le pétrole et les autres produits chimiques passeraient-ils de l’extraction à l’industrie qui les consomme si facilement ? Comment Amazon acheminerait-elle les conteneurs des bateaux-cargos jusqu’à ses centres de distribution sans NS et les autres voies ferrées ?

Peut-être la compagnie ferroviaire Norfolk Southern finance-t-elle la Cop City d’Atlanta parce qu’elle comprend à la fois à quel point les flics sont cruciaux dans la construction d’un monde de mort, et à quel point elle est vulnérable.

Avec amour pour Tort, et une hostilité infinie pour les flics qui l’ont tué.e.

* NdT : Le 3 février 2023 en Ohio, le déraillement accidentel de dizaines de wagons d’un train de la compagnie ferroviaire Norfolk Southern a provoqué un énorme incendie et l’évacuation de centaines de personnes, tout en contaminant les terres et les nappes phréatiques du coin avec son chargement. Ce train de marchandises transportait notamment du chlorure de vinyle, un produit chimique cancérigène et très inflammable utilisé dans la fabrication du plastique. Les autorités ferroviaires avaient alors procédé à des « rejets contrôlés » de chlorure de vinyle pour éviter une éventuelle explosion, ce qui avait en plus libéré des fumées toxiques.

La flicaille syndicale n’a pas pris sa retraite

Publié le 2023-03-02 08:25:05

En ce moment, l’enthousiasme semble de mise chez les bergers syndicaux, satisfaits comme jamais du troupeau qui défile sagement au pas de leurs bannières contre l’énième réforme des retraites. Le temps de ces black-blocs, de ces gilets jaunes, mais aussi de tous ces voyous agiles maîtrisant encore l’art de saccager en ordre dispersé semble révolu dans la plupart des villes, eux qui n’en faisaient qu’à leur tête en ne respectant ni la sacro-sainte propriété privée, ni les accords de parcours négociés avec la préfecture, ni même les services d’ordre syndicaux et leurs collègues en bleu marine. Et s’il ne fallait qu’un symbole de l’éternel renouveau de la pacification jusqu’au sein du démocratisme radical, on pourrait par exemple se tourner vers l’organe de la composition parisienne, Paris-Luttes, le site qui avait publié dans l’entre-deux tours une tribune appelant à réélire le Président en place, et qui nous invite aujourd’hui à monter unitairement dans les cars de banlieue affrétés par la CFDT ou FO (avec lieux et horaires) afin de venir défiler dans la capitale, comme à alimenter les caisses de grève de SUD, ou à faire les petites mains sur les piquets matinaux de la CGT.

Mais si les bergers syndicaux savent manifestement si bien tenir leurs interminables promenades, c’est aussi parce qu’entre deux rendez-vous sous les ors ministériels, ils n’hésitent pas non plus à donner de leur petite personne pour que tout se passe au mieux. Petite illustration concernant les manifs parisiennes et au-delà.

Flics syndicaux et flics syndiqués

Pour faire en sorte que les manifestations échelonnées contre la réforme des retraites restent dans les clous, il y a bien sûr les lourds dispositifs de policiers en mode robocop, qui n’ont pas magiquement disparu de la circulation. Pour l’instant, ils opèrent un peu plus autour des manifs encadrées (69 sections de CRS, 56 pelotons de gendarmerie mobile, 5 BRAV et 2 BRAV-M, pour celle parisienne du 19 janvier), tout en protégeant des cibles spécifiques et avec des unités spécialisées qui viennent au besoin chercher les trouble-fête jusqu’au sein des cortèges, en n’oubliant pas non plus d’exercer une forte pression en amont de ces derniers (2300 et 7000 personnes contrôlées avant les manifs des 19 et 31 janvier dans la capitale). Mais pour verrouiller ce manège bien rodé, les flics ne sont pas seuls, et ils peuvent aussi largement compter sur l’aide de supplétifs pour tenter de contenir les destructrices explosions de rage, en s’appuyant sur une répression directement menée par les dispositifs syndicaux*, dont voici un bref aperçu non exhaustif depuis janvier.

D’abord, il y a la composition de l’ordre des cortèges, qui n’est jamais laissée au hasard. Lors de la première manif parisienne du 19 janvier, appelée par les principaux cogestionnaires de l’esclavage salarié, ces derniers avaient ainsi commencé par un exercice grandeur nature, en composant un service d’ordre intersyndical d’une centaine de personnes en tête de manif, histoire d’assumer tous ensemble la répression contre quiconque oserait leur voler la vedette.
Puis, si l’on s’intéresse à la dernière manif en date du 16 février, où les bonzes redoutaient un possible regain indiscipliné de présence étudiante et lycéenne, et sans même parler du cortège d’Alliance au sein de la manif, c’est la fameuse UNSA qui avait été choisie par l’intersyndicale pour ouvrir le bal. Soit très précisément le syndicat de la fonction publique dont le SO est principalement composé de flics hors-service, et qui a ainsi pu concocter un service d’ordre aux petits oignons à l’avant du défilé afin de bien séparer le bon grain de l’ivraie.
Ailleurs encore, comme par exemple à Cannes le 19 janvier, où le leader de la CGT du coin a pu fanfaronner dans la presse locale sur le « succès » de cette première mobilisation, il n’a pas été trop difficile pour lui de la coordonner avec les autorités, puisque Robert Bacchi se trouvait certes à la tête du cortège de grévistes en tant que secrétaire général CGT de la fonction publique territoriale, mais aussi et surtout en tant que responsable de la CGT-Police, et plus précisément de flic municipal cannois depuis 33 ans.

Enfin, pour en revenir à la capitale, il y a bien sûr la coordination permanente tout au long des manifestations entre la préfecture de police et l’ensemble des organisations syndicales, destinée à isoler les moutons noirs des cortèges en les livrant aux coups et aux arrestations des uniformes, que ce soit en ralentissant ou en accélérant le pas, en empruntant des itinéraires-bis de parcours ou en resserrant à l’inverse les rangs pour les empêcher de rejoindre le gros des cortèges. Le tout à l’aide d’officiers de liaison branchés avec la salle de commandement de la préfecture, qui cheminent à côté des responsables des services d’ordre pour leur transmettre à tout moment la marche à suivre .

Une pratique explicite à l’intérieur des manifs…

Cette étroite collaboration entre flics syndicaux bénévoles et flics professionnels syndiqués ne date pas d’hier, et le nouveau préfet parisien Nuñez n’a même pas dû rougir aux récentes salves d’éloges adressées par ses interlocuteurs en chasuble : « Les interpellations sont plus ciblées et rapides, les interventions moins brutales et impactantes [sur le reste de la manif] » que sous son prédécesseur, ronronne ainsi Frédéric Bodin, secrétaire national de Solidaires (Le Monde, 7/2) ; « On a été en contact avec la préfecture tout au long de la manifestation. On nous a tenus au courant d’éventuelles populations à risque, avec un nombre approximatif, ce qui nous permet nous aussi de positionner notre service d’ordre avec un nombre suffisant pour encadrer les manifestants »  se réjouit pour sa part Patricia Drevon, secrétaire confédérale de FO (France info, 30/1).

Mais ce n’est pas tout, puisque non contents de louer le retour en grâce de leurs gros bras comme force pleinement intégrée au sein des dispositifs policiers, les organisations syndicales ont également poussé le vice jusqu’à les faire accompagner de journalistes, histoire de démontrer leur bonne foi au pouvoir : « Le but du SO est de maintenir de l’ordre au sein du cortège, il n’est pas là pour rigoler. Il doit avoir ce côté militaire voire autoritaire », précisait la même cheffe de FO à la veille de la première manif parisienne (Libé, 18/1) ;  « L’autre objectif des SO, c’est évidemment de repérer les casseurs. On veille à ce que tout se passe bien, qu’on ne soit pas infiltré dans nos cortèges », indique Ophélie, 46 ans, secrétaire nationale de l’union syndicale Solidaires. Des infiltrations qui concernent notamment les Black Blocs. » (France info, 11/2) ; « À l’avant du cortège syndical, Alain, le chef de la sécurité, donne ses instructions et invite les manifestants à se mettre en ligne. De leur côté, les membres du service d’ordre serrent les rangs… Sébastien, l’un d’entre eux, explique que le but « c’est d’empêcher les individus extérieurs de la manifestation officielle de pouvoir intégrer le cortège officiel pour casser et nuire aux forces de l’ordre ». Une fois localisés, la présence de Black Bloc est signalée directement, afin que les forces de l’ordre interviennent immédiatement » (RTL, 8/2).

Cette bonne entente entre gentils organisateurs de colères policées dépasse évidemment le cas parisien, comme les journaflics régionaux qui ont accompagné les SO ne manquent pas non plus de le souligner. Strasbourg  : « à l’approche de la fin du rassemblement, le service d’ordre reçoit des consignes : rester en place jusqu’à nouvel ordre pour éviter tout départ de manifestation sauvage » (Dernières Nouvelles d’Alsace, 16/2) ; Lyon : « L’intersyndicale a interpellé le 27 février dernier la préfecture sur la sécurité lors des manifestations contre la réforme des retraites. Parmi leurs revendications,  vider les bennes à verre avant les mobilisations » (TDL, 28/2) ; Marseille : « On a des gens visibles, avec des brassards sur les côtés du cortège mais aussi des militants un peu comme infiltrés dans le cortège afin de repérer et d’alerter sur des excités » explique Patrick Rué, le patron de FO agents territoriaux de Marseille, encouragé par un haut-gradé de la préfecture : « Ils maîtrisent bien leurs troupes, donc oui, ça facilite notre tâche puisqu’on veut la même chose : qu’il n’y ait aucune violence… » (La Provence, 16/2).

… comme à la nuit tombée

Cependant, faire défiler des millions de personnes dans le calme n’est pas tout, et quand on se met à diffuser abondamment des slogans du style « bloquer l’économie » en vue de la journée du 7 mars, l’enjeu du maintien de l’ordre devient naturellement plus pressant sur les lieux de production, où il ne s’agirait tout de même pas que de mauvais exemples viennent soudainement enflammer les esprits de façon incontrôlée.

Ainsi, lorsqu’un beau sabotage se produit à l’improviste contre les câbles électriques de la SNCF en paralysant le trafic ferroviaire, comme celui du 24 janvier près de la gare de l’Est à Paris, ce n’est pas un hasard si les cheffaillons syndicaux sont immédiatement montés au créneau pour dénoncer une telle horreur. Non, mais on va tout droit vers l’anarchie là, si des individus se mettent à se fixer leurs propres objectifs selon leurs propres temporalités, en se passant de toute autorité ! A cette occasion, c’est donc le sieur Fabien Villedieu, porte-parole de SUD-Rail (soit le représentant de l’aile gôche du brave Front syndical uni), qui s’est dévoué à la tâche en déboulant fissa sur le plateau de RMC afin de remettre les pendules à l’heure. Une fois sous les projecteurs, ce brave gardien de la domination a non seulement débité en détail ses grossièretés boutiquières de type « ce n’est pas du tout la tradition des cheminots de faire des actes de sabotage. Nous, on défend notre outil de travail », mais a aussi vilement conclu à propos de l’enquête policière en cours : « j’espère qu’elle aboutira et montrera qui c’est ». Une sortie médiatique qui fut opportunément complétée par la fédération Sud-Rail au niveau national, dans un communiqué de presse contre « les actes isolés qui détruisent notre outil de travail », des fois que des moutons égarés prennent leurs aises à propos de son nouveau mot d’ordre : « Bloquer l’économie c’est défendre nos retraites ».

Car avouons-le, ce récent sabotage de câbles près du poste d’aiguillage de Vaires-sur-Marne n’a fait modestement que bloquer  un peu plus de deux centaines de trains pendant 48h. Tout comme la quarantaine de sabotages de câbles effectués sur les voies à l’automne 2007, en plein mouvement de grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, n’avaient alors fait que bloquer des milliers de trains, c’est dire ! A l’époque, se sont d’ailleurs ses collègues staliniens qui avaient dû mouiller la cravate, soit les secrétaires généraux de la CGT-cheminots et de la confédération CGT, Didier Le Reste et Bernard Thibault, afin de fustiger cette vague d’actions directes nocturnes comme étant des « actes inqualifiables commis par des lâches ».

Enfin, à titre d’anecdote, puisque le très civilisé syndicat Sud-Rail fait désormais volontiers référence aux mânes de la tradition cheminote pour condamner les sabotages, rappelons tout de même ici que la lettre d’infos Sud-Rail de sa section Paris Sud Est s’intitule sans vergogne Le Fer peinard, qui n’est bien entendu pas un jeu de mots avec Le Père peinard, qui n’était pas le journal animé par Emile Pouget, qui lui-même n’était pas l’auteur de la fameuse brochure Le sabotage, qui elle-même n’avait eu aucune influence en la matière lors de la grande grève cheminote de 1910 et de ses suites : 3182 actes de sabotage recensés d’octobre 1910 à juin 1911, dont plus de 90% étaient justement des coupures de signaux des câbles télégraphiques ou téléphoniques le long des voies, et le reste des tentatives de déraillement (73), des dégradations de rails et postes d’aiguillage, ou des engins explosifs placés sur les voies ferrées. Mais bon, histoire à part que ce genre de funambule tente d’effacer selon ses intérêts du moment, pour nous qui nous fichons de toute tradition, la question devient plutôt quel monde nous désirons ici et maintenant, et quels moyens nous nous donnons pour y parvenir.

A présent que la fonction de cogestionnaires de la paix sociale et de l’exploitation tenue par les syndicats n’est même plus un secret de polichinelle, « bloquer l’économie » pour empêcher une énième réforme gouvernementale en servant au mieux de main d’oeuvre radicale peut sembler bien futile. Alors, laissons donc les mornes partisans de la composition entre « k-ways noirs et chasubles rouges » (comme le fredonnait un refrain lors des mobilisations contre la Loi Travail de 2016) à leurs petits jeux politiques, et passons à des travaux pratiques autonomes bien plus passionnants : la démolition urgence du vieux monde, de son économie à sa morale travailliste, avant qu’il ne devienne définitivement invivable sur une planète inhabitable.

Des chômeurs heureux,
1er mars 2023

* on n’oublie pas pour autant les preneurs d’images délatrices de tout type, ni les citoyens-flics ou encore les autoritaires qui peuvent à l’occasion protéger physiquement certaines cibles pas assez vilaines à leur goût (et coucou aux participants du Black Bloc qui ont virilement empêché Emmaüs d’être attaqué lors de la manifestation contre la loi Travail du 26 mai 2016 à Paris), mais ce n’est pas l’objet de ce texte.

Roma: danneggiate colonnine per auto elettriche in solidarietà ad Alfredo

Publié le 2023-03-02 16:45:04

Roma: danneggiate colonnine per auto elettriche in solidarietà ad Alfredo

Riceviamo da mail anonima e diffondiamo:

Roma: danneggiate colonnine per auto elettriche in solidarietà ad Alfredo

In una notte di febbraio vagando per le strade deserte abbiamo danneggiato con schiuma espansa una serie di colonnine di ricarica per auto elettriche in un quartiere di Roma.

Un gesto minimo in solidarietà ad Alfredo Cospito e a tutti i prigionieri.

Fuori Alfredo dal 41 bis!

Viva l’anarchia!

Rome – bornes de recharge électrique dégradées

Publié le 2023-03-02 17:35:02

Par une nuit de février, en errant dans les rues désertes, nous avons endommagé avec de la mousse expensive plusieurs bornes de recharge de voitures électriques dans un quartier de Rome.

Un geste minimal en solidarité avec Alfredo Cospito et tous les prisonniers.

Alfredo hors du 41 bis !

Vive l’anarchie !

Traduit de Il Rovescio

[màj] Porto Alegre – manifestation devant le consulat d’Italie

Publié le 2023-03-02 18:30:11

Trouvé sur Twitter 

Le Consulat général d’Italie à Porto Alegre a été la cible d’une manifestation, mercredi en fin de matinée (1). Selon la Brigade militaire (BM), un groupe d’une quinzaine d’adolescents s’est approché du bâtiment situé dans le quartier de Menino Deus, vers 11 heures, a tiré des mortiers en l’air et dispersé des tract sur le sol.

– Cela nous a fait très peur. Mais c’était vraiment des bruits de feux d’artifice – a déclaré  Dina Fagundes, 39 ans, qui a accompagné le travail de la police sur place.

Une banderole était étendue devant le bâtiment, avec le slogan de la manifestation, qui demande la liberté pour l’anarchiste Alfredo Cospito, détenu en Italie et en attente de jugement pour des attentats (sic, ndt).

Le Consulat général d’Italie à Porto Alegre est la cible de vandalisme
Personne n’a été blessé lors de l’action de mercredi à Porto Alegre, et il n’y a pas eu de dommages au bâtiment, selon le lieutenant-général.

– L’action a duré quelques secondes. Ils portaient des masques et ont fui par la Rua Silveiro en direction de la colline de Santa Tereza – ajoute le commandant.

Vers midi, la chaussée de la rue José de Alencar a été bloquée, entre les rues Antenor Lemos et Grão Pará. Les travaux au consulat ont été temporairement suspendus. Sur le sol, en plus des tracts, on pouvait voir des restes de feux d’artifice.

Il s’agit de la deuxième attaque contre le consulat en quelques mois. En décembre, un baril de pétrole avait été jeté sur le bâtiment, lors d’une autre manifestation ayant le même objectif que celle de mercredi.

Alfredo Cospito, 55 ans, est un anarchiste détenu à l’isolement en Italie pour un attentat à la bombe contre une caserne des forces armées du pays en 2006 et pour avoir abattu le directeur d’une entreprise d’énergie nucléaire en 2012. Il doit encore faire face à un procès au cours duquel il pourrait être condamné à la prison à vie (re-sic, ndt).

Traduit de la presse

 

[it, es] Madrid, 4 marzo: nuovo presidio in solidarietà ad Alfredo

Publié le 2023-03-03 11:15:05

[it, es] Madrid, 4 marzo: nuovo presidio in solidarietà ad Alfredo

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Riceviamo e diffondiamo:

Sabato, 4 Marzo, altro presidio a Madrid in Solidarietà con Alfredo Cospito

Giunta municipale di Vallekas ( quartiere popolare di Madrid)
Ore 20.00
La lotta continua!

Fuente
http://tokata.info/sabado-4-de-marzo-otra-concentracion-en-madrid-en-solidaridad-con-alfredo-cospito/

 

Rome – Perquisitions et arrestations à Rome et en Ombrie. Le cercle anarchiste « la faglia » perquisitioné

Publié le 2023-03-03 11:20:03

Perquisitions à Rome et en Ombrie

Depuis aujourd’hui, 3 mars au matin, des perquisitions sont en cours à Rome, Spoleto et Foligno à l’encontre de huit compagnon-es anarchistes, sur la base d’accusations relatives à une initiative devant le siège de la RAI, Via Romagnoli à Rome, le 13 novembre (art. 435 du code pénal et 18 TULPS) et à l’interruption d’un spectacle au Teatro Argentina, également à Rome, le 26 novembre suivant (art. 610 du code pénal). Ces deux initiatives ont eu lieu dans le cadre de la mobilisation de solidarité avec le compagnon anarchiste Alfredo Cospito, en grève de la faim contre le 41 bis et la condamnation à perpétuité depuis le 20 octobre. En outre, dans le cadre de la même opération répressive, le Circolo Anarchico ‘La Faglia’ de Foligno est actuellement perquisitionné.

Solidarité avec les compagnonnes et compagnons enquêtés et perquisitionnés.

Alfredo hors du 41 bis ! Solidarité avec tous les anarchistes et révolutionnaires emprisonnés !

 

Trouvé sur no41bis

Lipsia, Germania: Corteo spontaneo, danneggiamenti e barricate nella zona est della città (18 febbraio 2023)

Publié le 2023-03-03 11:20:06

Lipsia, Germania: Corteo spontaneo, danneggiamenti e barricate nella zona est della città (18 febbraio 2023)

lipsia.cleaned

Riceviamo e a nostra volta diffondiamo:

da https://lanemesi.noblogs.org/post/2023/02/27/corteo-spontaneo-danneggiamenti-e-barricate-nella-zona-est-della-citta-lipsia-germania-18-febbraio-2023/

Corteo spontaneo, danneggiamenti e barricate nella zona est della città (Lipsia, Germania, 18 febbraio 2023)

Apprendiamo dai mass-media tedeschi che nella serata di sabato 18 febbraio a Lipsia, nel quartiere di Neustadt-Neuschönefeld, alcuni solidali hanno organizzato e portato a termine un corteo spontaneo durante il quale sono state danneggiate una decina di auto, tra le quali una macchina di una ditta di costruzioni e un veicolo degli sbirri. Sono state attaccate le vetrate di una agenzia assicurativa, pannelloni pubblicitari ed è stata eretta e incendiata una barricata con materiale prelevato da un cantiere. Un veicolo della polizia antisommossa, che sopraggiungeva sul posto, non è riuscito ad evitare i chiodi a quattro punte sparsi per terra dai compagni ed è stato anch’esso danneggiato. Lo striscione alla testa del corteo recitava: “VENDETTA PER ALFREDO. BOMB COPS”.

 

Corteo spontaneo, danneggiamenti e barricate nella zona est della città (Lipsia, Germania, 18 febbraio 2023)

Publié le 2023-03-03 11:20:06

Corteo spontaneo, danneggiamenti e barricate nella zona est della città (Lipsia, Germania, 18 febbraio 2023)

Apprendiamo dai mass-media tedeschi che nella serata di sabato 18 febbraio a Lipsia, nel quartiere di Neustadt-Neuschönefeld, alcuni solidali hanno organizzato e portato a termine un corteo spontaneo durante il quale sono state danneggiate una decina di auto, tra le quali una macchina di una ditta di costruzioni e un veicolo degli sbirri. Sono state attaccate le vetrate di una agenzia assicurativa, pannelloni pubblicitari ed è stata eretta e incendiata una barricata con materiale prelevato da un cantiere. Un veicolo della polizia antisommossa, che sopraggiungeva sul posto, non è riuscito ad evitare i chiodi a quattro punte sparsi per terra dai compagni ed è stato anch’esso danneggiato. Lo striscione alla testa del corteo recitava: “VENDETTA PER ALFREDO. BOMB COPS”.

[Immagini tratte dai mass-media tedeschi | Testo informativo pubblicato in https://lanemesi.noblogs.org/post/2023/02/27/corteo-spontaneo-danneggiamenti-e-barricate-nella-zona-est-della-citta-lipsia-germania-18-febbraio-2023/]