Vive l'Anarchie - Semaine 09, 2024

Sommaire

Carapatage#65 – Luttes et répression pénale de l’homosexualité (21.02.24)

Publié le 2024-02-26 08:10:04

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Une émission sur la répression pénale de l’homosexualité et les luttes homosexuelles. Carapatage, c’est une émission sur l’enfermement, la répression et le contrôle. Par contrôle, on entend ici le pouvoir que l’État s’arroge sur nos vies, nos corps et nos sexualités. Ça nous amène à parler dans d’autres émissions des personnes trans en prison, des arrêtés municipaux qui visent les travailleurses du sexe et aujourd’hui de revenir sur l’abolition, en 1982, de la dernière loi qui criminalisait l’homosexualité, et qui était une mesure discriminante pour les homosexuel-les, dans le cadre d’outrage public à la pudeur ou lorsque que des mineur-es étaient impliqué-es. On parle aussi des luttes homosexuelles qu’il y a eu à cette époque : le front homosexuel d’action révolutionnaire, les groupes de libération homosexuel et le comité d’urgence anti-répression homosexuelle.

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Playlist

Ressources

Athènes (Grèce) : Attaque aux cocktails Molotov contre la police antiémeute

Publié le 2024-02-26 08:15:03

Act for Freedom Now! / vendredi 23 février 2024

Une intense attaque, avec des dizaines de cocktails Molotov, contre le MAT (la police antiémeute), dans le quartier le plus surveillé d’Athènes

Exárcheia : une intense attaque, avec des dizaines de cocktails Molotov lancés contre les flics anti-émeute du MAT, a eu lieu au carrefour des rues Themistokleous et Tzavella, près de la place Exárcheia, tard dans la soirée du samedi 17 février 2024, dans le quartier le plus surveillé d’Athènes, là où des dizaines de flics stationnent 24 heures sur 24, comme une occupation militaire, depuis le 9 août 2022, quand la seule place du quartier a été clôturée avec des barrières de chantier, pour faire place au travaux du du métro.

Appel à action, en solidarité avec la Crem'Arbre

Publié le 2024-02-26 08:30:08

Ce matin (21 février), nous avons reçu un texte revendiquant un acte de désarmement contre le groupe NGE en Haute-Vienne, à la frontière du Limousin. Nous saluons ce geste de solidarité, que nous tenons à visibiliser en diffusant massivement le communiqué suivant :



Communiqué du GIEC

Hier soir, tard dans la nuit, nous avons incendié une pelleteuse à chenille du concessionnaire mortifère NGE. (https://www.lepopulaire.fr/chamboret-87140/actualites/un-incendie-sur-le-chantier-de-la-rn-147-a-chamboret_14456148/) Cet engin sert à creuser et terrasser. Il sévissait en Haute-vienne, à la frontière avec le Limousin. Ce sont ces mêmes machines qui, en ce moment, ravagent les terres occitanes.
Hier nous pensions écrire un énième rapport sur la situation catastrophique à laquelle contribue activement NGE. Nous vous aurions expliqué une nouvelle fois pourquoi cette entreprise participe, jour après jour, au saccage de nos terres et de nos existences. Avec des chiffres éloquents, des graphiques scandaleux et des conflits d’intérêts toujours plus ahurissants.
Cependant, alors que la situation est alarmante, la préfecture du Tarn, représenté en la personne de Michel Vilbois, s’est lancé dans une énième tentative d’expulsion de la ZAD de la Crém’Arbre. Un acte intolérable qui nous a poussé à joindre l’acte à la parole. NGE dévorent nos vies, nous ne pouvions plus nous contenter d’écrire. Nous avons donc choisi hier de désarmer une pièce de leur gigantesque arsenal, aussi pour rappeler qu’ils ne sont en rien intouchables.
Nous appelons toutes les sections locales du GIEC à imiter notre geste, à le diffuser largement. Tout notre soutien et notre solidarité vont à la ZAD, à ses courageux écureuils grimpeurs qui empêchent la coupe des arbres, aux collectifs locaux qui font un travail remarquable sur le terrain. Merci à eux.
L’autoroute ne passera pas, NO MACADAM !

Groupe Incendiaire d’Engins de Chantiers

- - -

NGE, acteur majeur du projet autoroutier, n’a cessé d’être pointé du doigt. Le concessionnaire avance main dans la main avec les élus locaux, les principaux financeurs et l’État depuis de nombreux mois. Ce sont ses chèques qui ont exproprié les habitants, son lobbyisme qui a motivé les différents préfets à réprimer avec toujours plus de force la mobilisation populaire, ses machines qui continuent de ravager le territoire. Après de longues journées et nuits de harcèlement, les forces de police essayent désormais de déloger les écureuils nichés dans les arbres ; ils se heurtent en ce moment même à la détermination sans faille de celles et ceux qui protègent les arbres.

Cette action de solidarité participe à lutter contre le projet mortifère qu’est l’A69. Elle vient ainsi rejoindre les pétitions, prises de position d’élus, manifestations massives, fêtes, campagnes d’informations, occupations d’arbres, déambulations carnavalesques, installations de ZAD sur le tracé… qui nourrissent cette lutte depuis maintenant plusieurs années. La composition est notre force.

NGE mène de nombreux chantiers en parallèle, à différents endroits du territoire français et à l’étranger. Faisons de cet éparpillement une faiblesse : contre les tractopelles et les camions qui créent des paysages dépouillés de vie, contre les différents entrepôts d’où ces machine partent, contre les bureaux depuis lesquels les décisions sont prises. Rivalisons d’inventivité et continuons à soutenir des initiatives comme celle de ce début de semaine. Nous ne voulons ni de ce projet d’autoroute, ni d’aucun autre grand projet inutile et imposé.

Malgré les avertissements répétés, il semble que la Nouvelle Génération d’Entrepreneurs n’a pas encore pris conscience de l’obsolescence de son projet. Puisque « dynamisation » et « désenclavement » d’un territoire sont synonymes de ravage écologique, de mépris des populations locales, de magouilles politiciennes et de promotion du tout-béton à une époque où la crise climatique s’intensifie, nous continuerons de lutter. À ces propositions d’un autre temps : nous préférons des tracés de route alternatifs, la défense du ferroviaire local, les rassemblements festifs et joyeux, les manifestations inventives, les désarmements en tout genre, les ZAD partout.

Pour aider, voici une carte des différents sites NGE en France, il y en a surement un près de chez vous. Sur cette carte figure d’autres acteurs du projets, comme la SMDA (l’une des principales entreprise opérant la coupe des arbres sur le chantier de l’A69) et la SPIE Batignole. (Un des bitumeurs du projet autoroutier)

https://framacarte.org/fr/map/les-mechants_176633#6/46.815/3.120

NGE doit disparaitre ! No macadam !

Les collectifs en lutte contre l’A69

Saint-Astier (Dordogne) : feu au centre d’entraînement des flics et des gendarmes

Publié le 2024-02-26 18:30:04

Un incendie dans une ancienne carrière transformée en centre
de tir en Dordogne
Sud Ouest/France Bleu, 25 février 2024

D
imanche 25 février, un peu avant 8 heures, un incendie s’est déclaré au lieu-dit L’Eparon, à Saint-Astier, dans l’ancienne carrière à chaux qui abrite l’Académie Indra, le centre privé de formation des professionnels de la sécurité (police, gendarmerie, convoi de fonds) au tir de situation. C’est une automobiliste qui a donné l’alerte en passant par la D 3, qui va vers Annesse-et-Beaulieu.

« Je me rendais à mon travail quand mon attention s’est portée sur l’épaisse fumée noire qui sortait des grilles », explique Sara, une employée des Vergers des Balans, le centre de soins psycho-gériatriques d’Annesse-et-Beaulieu. « À ce moment-là, il n’y avait personne, pas une seule voiture stationnée sur le parking d’Indra. »

Sur les indications du propriétaire de l’Académie Indra, Vincent Lefeuvre, présent sur place, les sapeurs-pompiers ont pu localiser, puis éteindre le feu, situé à environ 200 mètres de la porte principale de la grotte, pour une raison indéterminée, dans un tas de bois, de palettes et de paille qui servaient de décors pour les entraînements de tir. Grâce à leur intervention, une seule alvéole a été détruite par les flammes. Toutes les autres, pour certaines équipées de mobilier ou jonchées d’épaves de voiture, ont été épargnées [des décors urbains peuplés de silhouettes-cibles sont reconstitués au sein des grottes].

Mais le site de sept hectares est longtemps resté envahi par les fumées. Il y en avait partout, comme un « plafond », jusqu’à 50 centimètres du sol, ce qui a forcé la quarantaine de sapeurs qui étaient sur place à se relayer pour intervenir sous oxygène. Les pompiers ont installé des ventilateurs pour évacuer la fumée. L’intervention a duré une bonne partie de la journée. La route qui longe le centre de tir, la départementale 3, entre Annesse-et-Beaulieu et Saint-Astier, a été fermée à la circulation, avant de rouvrir vers 16h30.

L’Académie Indra, créée par un ancien gendarme, Jean-Yves Lefeuvre, forme principalement des professionnels, des policiers, des agents de sécurité, des gendarmes, des militaires, au tir de situation depuis 1989.

Patras (Grèce) : Attaque de l’université privée City Unity College

Publié le 2024-02-26 19:05:05

Act for Freedom Now! / vendredi 23 février 2024

Au cours de l’avancée constante de la restructuration de l’éducation, ces dernières années en Grèce, les patrons nationaux et internationaux ont trouvé un terrain fertile pour leurs profits dans l’éducation et l’éducation supérieure, qui, basées sur des normes européennes, évoluent rapidement vers leur transformation en énième produit commercial. Les frais de scolarité des cours de troisième cycle et les entreprises privées sous contrat qui travaillent au sein des universités (cuisine, nettoyage), les gestionnaires et les firmes qui les sponsorisent, les entreprises sur les campus (un exemple choquant dans la ville de Patras est le café Coffee Island) : le capital afflue vers les zones de ce qui était l’asile universitaire, en essayant d’accompagner la politique de privatisation de tous les secteurs de la vie.

Dans ces conditions, nous ne trouvons pas surprenant que, à Patras et dans d’autres villes, ils aient trouvé un terrain fertile pour l’épanouissement des intérêts privés des instituts pour l’enseignement professionnel pour adultes et des instituts universitaires privés, pour lesquels le contournement de l’article 16 par le biais du projet de loi sur les universités « libres » est la condition parfaite pour assimiler les diplômes qu’ils délivrent à ceux des universités publiques, ce qui conduirait à une ultérieure dégradation des universités publiques, car elles ne seront pas en mesure de compéter avec celles privées, chose qui les amènera soit à la fermeture soit sur le chemin d’une commercialisation, en dressant des barrières de classe encore plus élevées dans l’accès à l’enseignement supérieur et aussi à l’alphabétisation.

Pour tout cela, aux premières heurs du mercredi 14 février, nous avons attaqué la façade de l’université privée City Unity College, en rue Maizonos, 5, en brisant son enseigne et en peinturlurant toute la façade.
Nous soutenons les appels anarchistes-libertaires pour la manifestation de jeudi pour l’éducation.

DES FLICS, DES ENTREPRISES, DES BARRIÈRES DE CLASSE. C’EST ÇA LA RESTRUCTURATION DE L’ÉDUCATION.
CONTRE LE PROJET DE REFORME. LES LOIS SONT ABOLIES PAR LES BARRAGES DANS LES RUES.

L’ÉDUCATION N’EST PAS UNE MARCHANDISE.

Anarchistes

Prison de Leipzig (Allemagne) : Une lettre de Benni

Publié le 2024-02-26 19:10:04

knack[punkt] / lundi 26 février 2024

Un salut du prisonnier Benni pour la manifestation du 10 février pour les « antifas de Budapest », à Leipzig

[Voici une lettre] de notre compagnon et ami Benni. Depuis le 5 janvier, il se trouve en détention préventive dans la prison de Leinestraße, à Leipzig. Il est accusé, entre autres, d’avoir lancé un engin incendiaire contre la police anti-émeute, le jour de la manifestation « Jour X », à Leipzig, pendant les protestations contre les sentences du procès appelé Antifa Ost.

« Salut, camarades et ami.es,
La situation politique est critique. Alors que, depuis longtemps, l’AfD, ensemble avec des véritables nazis, fantasme sur une « rémigration », les partis démocratiques qui, ces jours-ci, descendent dans les rues à nos côtés contre l’AfD et compagnie, travaillent depuis un certain temps à son application, même s’ils n’en parlent pas si ouvertement.
Il y a d’autant plus besoin de nous, antifascistes, en cette année de possibles succès électoraux de l’extrême droite : entre autres en sabotant l’AfD, en résistant à l’érosion du droit d’asile et en défendant notre mouvement des attaques de l’État.
Le délire de persécution des autorités hongroises et allemandes contre les personnes qui sont entrées en clandestinité est un signe de plus de l’escalade vers une société autoritaire. Cela rend d’autant plus important de montrer une solidarité pratique à l’encontre de tou.tes celles/ceux qui se dressent contre les fascistes d’une manière qui les frappe là où ils se sentent à l’aise – que ce soit dans l’est de l’Allemagne, à Budapest ou ailleurs. La lutte doit continuer.
Puisse-je ne pas vous rencontrer derrière ces murs, mais un jour en liberté, et puissiez-vous échapper, toujours, aux sbires de tous les États. Je vous souhaite bonne chance et de la persévérance dans votre voyage. Je souhaite à tou.tes les autres une manifestation puissante, une année avec peu de répression ou de violence fasciste et des nombreux succès contre l’État, la nation et le capital ! »

 

En tant que compas de Benni, nous sommes fermement à ses côtés. Nous organisons le travail de solidarité et informons sur la répression.
Nous appelons tout le monde à montrer sa solidarité aussi. Benni est heureux de recevoir des lettres ou des cartes postales, alors s’il vous plaît, écrivez-lui.
Informez-vous sur l’avancée de la procédure à son encontre, participez aux actions en solidarité et organisez-en ! Vous pouvez trouver des informations de la part du comité de soutien, un mode d’emploi pour écrire des lettres et son adresse, ainsi que les coordonnées du compte de soutien, sur le site freexantifas.org.
En plus de votre solidarité, nous avons toujours besoin de dons pour le procès à venir et pour le travail en cours.
Il est nécessaire de faire face à la répression en cours contre le mouvement antifasciste militant, qu’on peut voir entre autres dans le procès contre Benni, le procès Antifa Ost et l’affaire des antifas de Budapest.
Il est important de développer des stratégies pour nous protéger et nous défendre de cette répression. Nous attendons avec impatience des contributions au débat qui puissent contribuer à une discussion et à une clarification politiques accrues.

Liberté pour Benni ! Liberté pour tou.tes les prisonnier.es !

https://freexantifas.org/
https://www.basc.news/

 

Note d’Attaque – l’adresse pour lui écrire :

Joris Ben Jonas
JVA Leipzig
Leinestraße, 111
04279 – Leipzig (Allemagne)

[Publication] Relance du nucléaire : éléments de contexte sur les derniers mois

Publié le 2024-02-26 21:05:08
Cliquer sur l’image pour ouvrir le pdf

Relance du nucléaire : éléments de contexte sur les derniers mois, février 2024, 16 p. A4

Ce nouveau texte est un retour sur les derniers mois quant au contexte nucléaire français, sur fond d’annonces de relance de l’industrie nucléaire. En effet, des premières annonces officielles de relance à aujourd’hui, l’État a fait passer à vitesse accélérée toute une série de mesures préparant la réindustrialisation nucléaire, et ce, alors que l’actualité était noyée entre la « crise covid-19 », les élections présidentielles, la guerre en Ukraine, la réforme des retraites, la loi immigration et plus récemment la guerre en Palestine. Pour mieux comprendre les enjeux autour du nucléaire, il nous a paru important de donner également des informations quant au contexte géopolitique : fin de l’exploitation de la mine d’Arlit au Niger par Orano ; bombardements de la centrale Zaporijjia en Ukraine par l’armée russe. On parlera aussi des déchets dont l’industrie nucléaire ne sait que faire.

Que les annonces de relance du nucléaire en France soient techniquement réalisables ou pas, il nous faut, plus que jamais, agir contre cette idéologie et les structures qui englobent l’énergie nucléaire, la technologie, l’État, la militarisation de la société nucléarisée, et le système capitaliste qui s’en nourrit.

Ce nouveau texte se veut être une actualisation dans la continuité de « Sur la poursuite du nucléaire et son esbroufe : Macron dans la « capitale verte » » paru en janvier 2022. Ce tract prenait alors prétexte de l’inauguration greenwashée de Grenoble, en tant que capitale verte, par Macron, pour dénoncer la politique de relance du nucléaire dont les annonces commençaient à garnir l’actualité…

Enfin, ce texte n’est pas exhaustif sur l’actualité nucléaire des derniers mois, mais plutôt une contribution aux dynamiques actuelles contre la relance du nucléaire, et notamment aux rencontres printanières anti-nucléaires et anti-autoritaires qui se tiendront près de Bure du 17 au 23 avril prochain. Nous nous réjouissons par avance de tout ajout, rectification, critique, confrontation d’interprétation sur le sujet, que ce soit à travers une réponse publique ou par mail à nucleaire-esbroufe(a]riseup.net

À bas l’État et le nucléaire !


Sommaire :

> État des lieux de la nucléarisation à l’aube des annonces
> Déchets issus des dernières décennies d’exploitation nucléaire
> Fin de l’exploitation néo-coloniale des mines d’uranium au Niger ?
> Bombardements de Zaporijjia et relations avec le lobby nucléaire russe
> Sur l’accélération des mesures permettant la relance en France
> Propagande nucléaire : de la lutte pour le climat aux générations futures
> Triomphe de l’enfumage du lobby nucléaire à la commission européenne
> COP28 et appel à tripler par trois la production mondiale de nucléaire

[Trouvé sur bureburebure, 25 février 2024]

Haiku sans haiku

Publié le 2024-02-26T20:56:10+01:00

Invitation traduite depuis Brughiere.

 

 

Juan Sorroche, la personne qui a inspiré cet appel, est un compagnon anarchiste qui participe depuis plus de vingt ans à la lutte contre l’État et le capitalisme, subissant pour cela l’incarcération. En 2016, il devient fugitif pour échapper à différentes peines de prison (environ 6 ans) liées surtout à la lutte contre le TAV dans la Valsusa. Arrêté en mai 2019, il est condamné deux ans et demi en plus pour la possession de faux documents. À son arrestation, Juan découvre qu’il est accusé d’une attaque contre un local de la Lega (ndlt : Parti d’extrême droite italien) ayant eu lieu l’année précédente à Trévise, à une époque où le racisme d’État frappe avec acharnement, fermant les ports aux embarcations de migrant⋅e⋅s dans cette Méditerranée devenue véritable tombe à ciel ouvert, accomplissant ratissages, rafles, détentions administratives et expulsions. En première instance, il est condamné à 28 ans de prison ferme, peine abaissée à 14 ans et 10 mois en deuxième instance et actuellement en attente de décision de la Cassation. Il est enfermé dans la prison de Terni en régime de Haute Sécurité AS2. Notre ami et camarade réussit, malgré le lieu dans lequel il est retenu, à développer une  créativité qui s’exprime grâce au collage et aux Haiku. Parfois il se plonge dans la méditation, les études, l’écriture de nombreuses lettres et court durant l’heure de promenade pour se tenir en forme. Inutile de dire que nous avons avec lui un lien particulier bâti sur l’amour et l’estime d’une personne qui, voyant la souffrance autour de lui, ne se détourne pas, mais agit pour tenter de changer les choses en prenant des risques.

Dans un monde qui a toujours plus besoin de cages et de barrières pour y enfermer toute forme de vie, nous aimerions cesser de diviser nos parcours de lutte de libération : intégrer la transformation intime, existentielle et individuelle à celle pour la destruction de chaque forme d’exploitation, d’oppression ou de privilège.
De fait, ce sont les deux faces de la même médaille : nous voulons observer les limites dans nos relations, les peurs qui proviennent de l’ego, l’incapacité d’orienter notre rage pour détruire en nous-mêmes et en-dehors les chaînes imposées par les cultures dominantes du présent et du passé.
Nous ne voulons reproduire ni les vieux rôles autoritaires ni les vieilles dichotomies maître-esclave ; nous aspirons au démantèlement de toute les structures coercitives, matérielles et culturelles : le capitalisme, le racisme, le sexisme, le binarisme de genre, le patriarcat et l’anthropocentrisme.

Les mots peuvent devenir des ponts pour les esprits et les cœurs, des clés pour avoir accès jusqu’aux cellules des prisons et en franchir les barreaux. Les idées sont impossibles à bloquer et difficiles à enfermer !
Nous aimerions créer un dialogue en vers impliquant toute personne allergique aux diverses formes d’autorité, à l’intérieur comme à l’extérieur des murs des structures carcérales.

Nous vous invitons à participer à cette récolte de mots, finalement libérés , syllabes incendiaires, haiku sans haiku et vers déchaînés !

Libérés des logiques de la métrique et à brides lâchées vers l’infini, libérés de la propriété et de la marchandisation. Les écrits recueillis, publiés en autoproduction sur papier, seront lus au cours d’initiatives autogérées et diffusés non seulement parmi toutes les personnes intéressées et « libres », bien que enfermées entre quatre murs, dans les prisons, dans les établissements psychiatriques et les centres de détention pour migrant⋅e⋅s, mais aussi à tou⋅te⋅s ceu⋅lle⋅x qui sont détenu⋅e⋅s dans les écoles, les usines, les quartiers et les campagnes, mais qui continuent à se sentir libres et ne se font plus d’illusions quand à l’avenir de cette société écocide.

Ceci est un appel pour ne pas arrêter de rêver, d’imaginer et réaliser d’inifinis mondes nouveaux !

Envoie ton œuvre à : EX LATTERIA Stradone S.Agostino 39r, 16123 Genova
ou à l’e-mail : versiscatenati[at]canaglie.net

 

Bière (Suisse) : collège en flammes… vacances en rab! [MàJ]

Publié le 2024-02-27 23:00:09

A Bière, l’incendie du collège contraint les élèves au repos forcé

Le Temps (Suisse), 22 février 2024 – extraits
Hier, les Birolans se sont réveillés en apprenant que leur collège était en feu. Jusqu’en milieu de matinée, le sinistre n’était toujours pas maîtrisé mais contrôlé. L’aile gauche de l’édifice – qui abrite notamment la salle de gymnastique, la salle de musique et la salle des maîtres – semble être lourdement touchée, mais le deuxième bloc composé de 14 salles de classe a été épargné par les flammes.
Les pompiers ont été alertés mercredi 21 février vers 4h30 du matin. C’est uniquement quatre heures plus tard que le feu a été maîtrisé et que seule de la fumée s’échappait encore des décombres. Au vu des circonstances, l’Association scolaire intercommunale Apples-Bière et environs, qui a planifié une séance de crise le matin même, a annoncé aux parents que les élèves seront en congé jusqu’à lundi.


La procureure en charge a ouvert une enquête. Elle a confié les investigations aux inspecteurs de la cellule incendie et de la division incendie de la police de sûreté. C’est la piste criminelle qui est privilégiée, selon un communiqué de la Police cantonale vaudoise tombé ce mercredi soir. Les autorités ont ainsi lancé un appel à témoins.


Quatre départs de feu découverts sur l’incendie de Bière
Le Matin, 27 février 2024

La semaine dernière, la police communiquait quelques heures après l’incendie qui a détruit la salle de sports du collège de Bière, mercredi, qu’elle privilégiait la piste criminelle.

Cela se confirme, selon les informations de «24 heures». Les enquêteurs ont en effet retrouvé quatre départs de feu et des traces d’accélérateurs. Plusieurs personnes ont été entendues comme témoins et on ignore encore si l’on a affaire à un pyromane ou à des personnes qui visaient cet établissement. Les élèves ont repris l’école ce matin après quelques jours d’interruption.

Les proprios en roue libre : deux maisons squattées expulsées à coups de masse au Kremlin-Bicêtre

Publié le 2024-02-27 23:05:05

Deux maisons voisines ont été occupées au Kremlin-Bicêtre (94) pendant une semaine jusqu’au lundi 12 février 2023. Elles ont été expulsées à coups de masse par les proprios et les ouvriers de l’entreprise de démolition sous les yeux complices de la police.



vidéo de l’expulsion

Les maisons appartiennent à IMAVA, un promoteur immobilier d’Île-de-france, connu pour être le nouveau propriétaire des bâtiments squattés par la Baudrière. Les 2 maisons étaient inoccupées depuis quelques années et vont être détruites pour un énième projet immobilier de résidence pour riches : 88 appartements du studio au 5 pièces, aménagés par un architecte d’intérieur, jardin privé designé par des paysagistes, parquet massif, oeuvres d’art dans les halls d’entrée... (https://karactere-kb.fr/)

« Chez IMAVA, l’innovation n’est pas uniquement technique. Nous l’envisageons au sens large en incluant les évolutions culturelles et sociales. Mais également en étant à l’écoute des nouveaux modes de vie. [...] IMAVA a souhaité que les relations humaines et le partage soit au cœur de chacun de ses projets. C’est pourquoi nos résidences se caractérisent par des espaces communs généreux et innovants [...] une résidence urbaine à l’élégance contemporaine. Ses lignes sobres et intemporelles présentent un soubassement à l’aspect pierre et un camaïeu d’enduits de teintes claires qui mettent en valeur les décrochés et les balcons animant la façade. »

N’étant pas très fans des lignes sobres et intemporelles, nous avions décidé de proposer un autre projet architectural à la place. Celui-ci mettait mieux en valeur les longs jardins magnifiques (accueillant notamment des jolis corbeaux) et les espaces communs déjà existants. Il se mariait avec un mode de vie collectif basé sur la gratuité et l’entraide qui sont au cœur de chacun de nos projets. La semaine d’occupation avait donc été passée à élaborer des techniques innovantes pour envisager notre occupation dans un contexte d’évolution sociale et culturelle rapide marquée par la loi Kasbarian et l’hostilité grandissante envers les squatteureuses.

Les keufs sont passés une première fois le samedi soir, vers 20h. Ils sont restés 10 minutes et ont posé quelques questions aux habitant.es pour savoir si c’était elleux qui avaient ouvert les maisons et s’il y avait des dégradations. Ils sont vite repartis, après avoir pris en photo les preuves d’occupation, promettant de revenir après avoir contacté les services compétents. On ne les a pas revus depuis.

Le jour de l’expulsion

Lundi matin, 2 ouvriers viennent faire des repérages pour une démolition des bâtiments prévue dans le mois. Ils tombent sur les nouvelleaux habitant.es et appellent la police qui est déjà au courant. Ils nous précisent que leur boîte a obtenu le marché de la démolition la semaine passée. Le maître d’œuvre en charge du chantier arrive en début d’après-midi, il discute avec les occupant.es et repart, en appelant encore une fois les flics.

Vers 15h, 2 camions arrivent, le premier se gare devant la maison et le conducteur annonce qu’il va décharger du matériel pour les travaux. Le second se fait contrôler en face des maisons par les keufs à moto, car visiblement son chargement est trop lourd. Ils appellent un autre véhicule pour décharger le véhicule trop lourd, et on sait pas trop comment, mais d’un coup au moins 15/20 personnes (moitié en costard, moitié en tenue de chantier) se retrouvent devant l’une de nos deux maisons avec des masses. Le chef du groupe se met à hurler qu’on l’empêche de rentrer chez lui, ses salarié.es commencent à taper sur le portail pour l’ouvrir de force.

« Pour chacun de ses programmes immobiliers, IMAVA s’entoure de professionnels talentueux pour vous offrir des projets immobiliers de grande qualité. »

Quelques soutiens se placent entre le portail et la masse pour les empêcher de continuer. Les ouvriers/proprios et les soutiens s’engueulent ce qui fait rappliquer les flics en moto juste en face et qui jusqu’alors regardaient la scène en rigolant.

Pendant ce temps-là, les personnes à l’intérieur tentent de discuter avec le groupe dehors. Les proprios rigolent sur le fait qu’avec des kalashnikov, la situation serait réglée beaucoup plus vite, ce qui fait doucement rire les flics. Les soutiens redonnent les preuves que les proprios déchirent. Les flics redemandent les preuves, mais pas de bol, celles-ci sont par terre en petits morceaux.

Les flics nous disent qu’ils sont là pour gérer la circulation et ne sont pas en contact direct avec leurs collègues du KB, qu’ils refusent de contacter. Les proprios passent oklm des coup de fil devant les keufs pour demander à ce qu’on ramène une pelleteuse pour virer tout le monde. Pendant qu’on parlemente avec les flics, les ouvriers se jettent sur le portail de la 2e maison et l’ouvrent à coups de masse. En même temps, le voisin coiffeur ouvre sa porte à d’autres types avec des masses pour qu’ils accèdent à notre parcelle par son jardin. Ils essaient d’accéder à la maison principale par tous les côtés.

Le voisin file faire une déposition aux flics pendant que les gros bras arrivent dans notre cour et forcent le portail de l’intérieur. Ils défoncent la porte de la maison à la masse sans même essayer les clés. Ensuite, ils commencent à taper sur le mur qui sépare les deux maisons pour expulser les copaines toujours dans la maison. Tout ça se passe sous les yeux des keufs qui n’ont pas bougé et ont laissé faire l’expulsion illégale, alors qu’ils avaient bien compris la situation, probablement bien contents que les squatteureuses se fassent virer sans qu’ils n’aient à bouger le petit doigt. Des renforts du côté des flics continuent à arriver sans doute pour interpeller les squatteureuses. Ni les flics du début, ni les renforts n’acceptent de prendre les preuves qui ont fini par être ré-imprimées. Les copaines à l’intérieur réussissent à fuir discrètement pour ne pas se retrouver coincé.es par les ouvriers armés de masse ou la police. Les soutiens extérieurs s’en vont dès que les ouvriers entrent dans la maison, prévenus que les copaines de l’intérieur se sont échappé.es.

Les maisons ont été détruites à l’intérieur le jour même par les types du chantier. Des palissades de chantier d’au moins 3m de haut ont été mises contre les portails et grilles donnant sur la rue.

« Pour IMAVA, l’engagement citoyen n’est pas une formule publicitaire. Nous souhaitons mettre en œuvre cette démarche. Nous nous engageons à reverser 1% des bénéfices de la société à des associations caritatives en lien avec le mal-logement et la protection infantile. »

On se demande quel pourcentage est redistribué dans les primes pour des expulsions réussies, à moins qu’il ne s’agisse là du travail bénévole de la part des salarié.es particulièrement zélé.es.

Quelques notes rapides sur le contexte répressif actuel

Depuis le passage de la loi Kasbarian en août dernier, il s’agit d’une deuxième expulsion en IDF à notre connaissance qui est l’oeuvre des proprios eux-mêmes, directement assistés et couverts par les flics.

La 1re a lieu à Noisy-le-Sec dans la nuit du 27 novembre dernier, lorsque les flics forment un cordon pour protéger des proprios armés d’un pied de biche qui rentrent dans une maison habitée. 29 personnes venues en soutien aux squatteureuses sont placé.es en garde-à-vue.

Bien que ce genre de pratiques existait déjà avant, on peut supposer que le nouveau contexte répressif donne le feu vert aux proprios de tenter l’expulsion par tous les moyens possibles, malgré le fait qu’en théorie ça reste en dehors de la loi. Le fait d’augmenter les peines pour les squatteureuses était d’ailleurs justifié par la nécessité de rendre symétriques les risques pénaux encourus par les proprios auteurs d’une expulsion illégale et les squatteureuses.

Or, dans les faits, il n’en est rien. La logique de classe qui régit les fonctionnements de la police et de la justice se révèle être encore plus puissante que le soi-disant monopole de la violence légitime de l’État. Comme on a l’habitude de le voir, celui-ci s’attaque principalement aux pauvres, pendant que les proprios ne se sentent plus pisser.

Le fait de résister à la fascisation de la société dont l’un des vecteurs est l’adulation de la propriété privée allant de pair avec la déshumanisation de tou.te.s celleux qui la remettent en question (par besoin, par volonté politique ou bien les deux à la fois) demandera beaucoup de forces et d’imagination de notre part. Nous espérons alors nous retrouver plus nombreux.ses les prochaines fois qu’une ouverture sera tentée pour ne pas se laisser écraser par la machine répressive et continuer à fomenter des brêches dans l’ordre social qui nous étouffe.

On a perdu deux maisons mais c’est pas ça qui va nous arrêter, retrouvez-nous très bientôt pour de nouvelles aventures !

Deux pelleteuses cramées à Marseille !

Publié le 2024-02-27 23:10:03

Deux pelleteuses cramées à Marseille !
Nik le béton et son monde !



Deux pelleteuses cramées à Marseille !

Dans la semaine du 12 février, dans le quartier de la Cayolle, Marseille, les carcasses de deux pelleteuses cramées sont apparues sur un chantier. Elles mangeaient la colline depuis plusieurs semaines afin de construire une nouvelle rue pour étendre la ville .

Ainsi le chantier était à l’arrêt pour quelque temps !

Nik le béton et son monde !

Grand-Charmont (Doubs) : chaque âge saccage sa cage [MàJ]

Publié le 2024-02-27 23:15:06

Des enfants saccagent une école primaire en pleine journée
à Grand-Charmont

Est Républicain/France Bleu, 25 février 2024

Le maire de Grand-Charmont, Jean-Paul Munnier n’en revient toujours pas. Ce samedi 24 février, il a été alerté par un riverain, interloqué par du bruit provenant de l’école primaire Daniel-Jeanney, en pleine vacances scolaires. L’édile décide alors de se rendre sur les lieux et découvre un petit groupe d’enfants « âgés d’une dizaine d’années ». « Ils sont partis comme une volée de moineaux », explique Jean-Paul Munnier.

Ici, en plein cœur du quartier sensible des Fougères à Grand-Charmont, l’établissement a été la cible des vandales , juste avant la rentrée de septembre. Les portes fracassées à l’époque venaient d’être changées mais il restait à les repeindre. C’est donc là, dans ces classes restées ainsi ouvertes, que les petits vandales ont déployé la plus grande partie de leur énergie destructrice : armoires renversées, vitres cassées, tableau blanc interactif brisé… Ils ont bien tenté de pénétrer dans la 2e partie du bâtiment où l’on compte une bonne dizaine de salles supplémentaires, mais en dépit des coups d’extincteur les vitres du sas y menant n’ont pas cédé.

En revanche, bien d’autres vitres furent brisées, notamment du côté de la nouvelle restauration scolaire , une bâtisse attenante qui devait être inaugurée en avril, perspective qui, par voie de conséquence, pourrait être remise à plus tard.

Reportée comme la rentrée prévue le lundi 4 mars ? « Nous allons tout faire pour éviter cela », espère Jean-Paul Munnier, tout aussi dépité qu’attristé par cet état de fait. Car des questions se posent, notamment sur les délais nécessaires afin de remettre en fonction les alarmes incendie ayant été mises à mal. Autant de dégâts dont la facture dépasse déjà, à vue d’œil, les 15 000 €. Vidéosurveillance, témoignages, les gendarmes ont entamé leurs investigations. Le maire, lui, va déposer plainte ce lundi.


École saccagée par des enfants à Grand-Charmont : au moins 30 000 € de dégâts
Est Républicain, 26 février 2024

« Un acte d’une parfaite stupidité ». Paul-Édouard Lallois, le procureur, n’y va pas par quatre chemins pour qualifier l’opération saccage conduite samedi après-midi à l’école Damien-Jeanney, dans le quartier des Fougères, à Grand-Charmont. Comme évoqué dans notre précédente édition , l’intervention du maire, Jean-Paul Munnier, alerté par une riveraine, a sans doute permis d’éviter un bilan encore plus catastrophique.

« L’inventaire est en cours mais on peut, a minima, estimer qu’il y en aura pour au moins 30 000 € de préjudice. Il faut savoir qu’un tableau interactif coûte 10 000 €. Or, il y en a deux qui ont été détruits. Sans parler de tout le reste. Il faut voir les murs, maculés de sauce ketchup et autres », détaille encore le procureur.

Devant la gravité des faits, il a demandé que les résultats des analyses soient rapidement communiqués, au regard des indices de police technique et scientifique collectés sur place. À la lumière des éléments à sa disposition, Paul-Édouard Lallois dit avoir bon espoir de rapidement pouvoir mettre des noms sur les six enfants âgés de 10 à 13 ans, aperçus par le maire en train de quitter les lieux comme une envolée de moineaux.

Hambourg (Allemagne) : Manif’ sauvage contre les frontières, la répression et les nazis

Publié le 2024-02-28 00:05:06

de.indymedia.org / samedi 24 février 2024

Le soir de vendredi 23 février, une manifestation sauvage et combative s’est tenue dans le quartier de Sankt Pauli, à Hambourg. Il y a eu beaucoup d’énergie, des feux d’artifice, des tags sur les murs à côté et les rues alentours ont été bloquées avec du matériel de construction.

« Liberté pour tou.tes les prisonnier.es ! », « Tou.tes ensemble contre le fascisme ! » et « La solidarité doit devenir pratique – Feu et flamme pour les autorités responsables des déportations ! » sont certains des slogans qui ont résonné dans les rues pendant la soirée. Nous relayons ici deux des tracts qui ont été distribués en grand nombre dans les rues :

Le premier tract (recto) :
Aujourd’hui nous prenons la rue pour des luttes militantes, antiracistes et antifascistes. Nos compas sont emprisonné.es pour cela, à Budapest, en Italie et ailleurs – ils/elles sont en fuite ou doivent faire face à d’autres formes de répression. La lutte contre les frontières, le racisme et le fascisme qui grandit partout nous unit. Nous sommes ensemble, dans notre force solidaire, notre amour pour celles/ceux qui luttent et notre solidarité sans faille.
La lutte contre l’État et les nazis reste un travail manuel.

Le verso :
Sur le procès pour la manif du Brenner, en Italie : http://www.abbatterelefrontiere.blogspot.com
Solidarité avec la Iuventa-Crew : http://www.iuventa-crew.org
Solidarité avec les antifas inculpés à Budapest : http://www.basc.news [aussi, en français, ici ; NdAtt.]
Liberté pour Benni : httpt://www.freexantifas.org/free-benni [aussi, en français, ici ; NdAtt.]

Le deuxième tract (recto) :
Nous avons pris la rue aujourd’hui pour exprimer notre rage contre le système répressif des frontières et des taules. Luttons ensemble pour la liberté de mouvement pour tout le monde et pour la fin de la guerre contre les migrations. Contre leurs camps, leurs taules et leur machine à expulser. Tear down fortress Europe [démolir la forteresse Europe].
Solidarité avec les antifascistes emprisonné.es dans les taules hongroises, italiennes [en réalité, Gabriele se trouve aux arrestations domiciliaires ; NdAtt.] ou allemandes à cause des attaques contre des nazis lors de l’ainsi-dit « Jour de l’honneur ». Avec tou.tes celles/ceux qui ont dû entrer en clandestinité ou qui sont en prison à cause de la répression étatique.
Solidarité avec les inculpé.es dans le procès du Brenner, en Italie, pour la manifestation émeutière à la frontière austro-italienne.
Pour l’anarchie !
[le verso du tract est la traduction anglaise du recto]

Brescia (Italie) : Liberté pour Juan !

Publié le 2024-02-28 00:10:09

Il Rovescio / mardi 27 février 2024

Liberté pour Juan !
Tout le monde déteste la police

Notre compagnon, ami et frère Juan, sera jugé pour l’énième fois.
Le 4 octobre dernier, on lui a notifié, dans la prison de Terni, une ordonnance de placement en détention préventive pour terrorisme, pour une cocotte-minute qui a explosé devant l’école de la police de Brescia (POL.G.A.I), le 18 décembre 2015.

La date choisie pour cette notification est l’énième preuve de l’acharnement à son encontre : c’était quelques jours avant le rendu de la sentence en appel, au tribunal de Trente, après qu’il avait été condamné en première instance pour une explosion devant le tribunal d’application des peines.
« Dommage » qu’il soit acquitté.

Lors du procès en première instance pour l’action contre la POLGAI, il a déjà été acquitté, faute de preuves.
Maintenant les procureurs disent l’avoir coincé ! Eh, oui… La preuve qui le « coincerait » est un fragment d’ADN trouvé sur le sac à dos qui a « explosé » en 2015, car la cocotte-minute était à son intérieur. Quelle nouvelle explosive !
L’audience lors de laquelle les juges essayeront à nouveau de renvoyer à procès Juan pour l’action de Brescia aura lieu jeudi 28 février [enfin, c’est soit mercredi 28 février, soit jeudi 29… :) NdAtt.]. Des journaux de Brescia et une plumitive fasciste ont déjà émis la sentence, alors que, même sur le site de la police, dans un article sur cette « blessure ouverte pour la ville de Brescia », on précise que le prévenu est innocent jusqu’au rendu du jugement… ou jusqu’à preuve de sa culpabilité… ou jusqu’à preuve et contre-preuve…

Comme toujours, notre amour et notre solidarité sont pour Juan et nous disons à ceux que tout le monde déteste que la blessure ouverte pour la ville de Brescia est en Piazza della Loggia* ! Pas à la POLGAI !

Ceux/celles qui aiment brûlent

 

* Note d’Attaque : le 28 mai 1974, des néofascistes d’Ordine Nuovo ont fait exploser une bombe dans une poubelle de cette place, pendant une manifestation contre le terrorisme néofasciste. Huit personnes sont mortes, une centaine ont été blessées.

(Reporté] : Appel à soutenir les 4 personnes jugées après avoir été arrêtées lors d'une manifestation au CRA de Vincennes

Publié le 2024-02-28 14:05:07

Mardi 5 mars [Reporté, infos à suivre] aura lieu le renvoi du procès des 4 personnes arrêtées le 28 janvier lors d’une manifestation devant le Centre de rétention de Vincennes, contre les frontières et l’enfermement.
On appelle à se rendre au TGI de Paris, 23e chambre, à partir de 13h30 pour les soutenir.



Dans les CRA, des prisons pour les personnes qui n’ont pas les bons papiers ou auxquelles les papiers ont été enlevés, les prisonnier.es subissent au quotidien la répression et le harcèlement des keufs. Au cra de Vincennes c’est particulièrement véner depuis l’évasion de 11 personnes le 25 décembre. Fouilles incessantes, réveils 3 fois par nuit, violences policières et mises à l’isolement… À l’extérieur, il y a eu des épisodes de répression de la solidarité : le 31 décembre, 12 personnes ont été arrêtées autour du CRA, accusées d’avoir voulu faire des feux d’artifice.

Dans la nuit du 24 au 25 janvier, au bâtiment 2A, des flics visiblement bourrés sont entrés violemment dans les cellules et ont commencé à tabasser des gens. Pour protester face à ça, les prisonniers ont décidé d’entamer dès le lendemain une grève de la faim, avant d’être rejoints dans celle-ci, le 28 janvier, par les prisonniers des bâtiments 2B et 1. Un communiqué de revendication signé par 65 révoltés est parvenu en dehors des murs. Au moins deux personnes ont été placées en garde à vue suite à ça, d’autres placées à l’isolement notamment pour essayer de les empêcher de témoigner en direct dans l’émission l’Envolée. (vous pouvez quand même entendre leurs témoignages ici !)

C’est dans ce contexte que la manifestation du 28 janvier a réuni une centaine de personnes qui se sont rendues devant le CRA de Vincennes crier leur soutien aux prisonniers des 3 bâtiments, qui ont entendu n’ont pas manqué d’y répondre.
À l’extérieur, les flics sont rapidement intervenus pour empêcher le cortège d’avancer. Ils ont arraché une banderole, blessant gravement une personne à la main. Ils ont nassé le cortège, le poussant brutalement jusqu’au RER et interpellant 4 personnes. Elles sont accusées d’outrage et rébellion, groupement en vue de..., de refus de signalétique et pour deux d’entre elles, de violences sur pdap [1].

Nous appelons à venir les soutenir mardi 5 mars au tribunal de Paris à partir de 13h30.

Dans le contexte actuel de la mise en application de la loi Darmanin et le projet de construction de 10 nouveaux CRA qui va avec, continuons d’établir des liens et de soutenir les luttes que mennent les prisonniers des CRA !

À bas les CRA, à bas les expulsions et liberté pour tous-tes, avec ou sans papiers !



Notes

[1Personne Dépositaire de l’Autorité Publique.

Programme de mars 2024

Publié le 2024-02-28 14:10:04
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Discussion samedi 16 mars 2024 à 15h :
Retours sur l’insurrection
en Albanie de 1997

L’insurrection albanaise de mars 1997 est probablement l’un des événements le plus radical et le plus méconnu de ces dernières décennies. Souvent renvoyé, pour en neutraliser la portée, à l’anachronisme local ou l’archaïsme balkanique, ce soulèvement interroge pourtant encore aujourd’hui tant par sa radicalité — l’abolition de l’État y fut pour ainsi dire réalisée dans la presque totalité du pays, son échec — c’est à un mouvement déjà paralysé que fait face la force d’intervention internationale qui débarque

cliquez sur limage pour télécharger le livre

dans le pays pour remettre de l’ordre, que sa postérité éventuelle. Se singularisait-il absolument ou signalait-il le début d’une nouvelle ère de lutte ? Et puisqu’on nous parle à tout bout de champ « d’effondrement », n’en a-t-on pas là un exemple riche de leçons pour l’avenir ? Sans occulter ses conditions particulières et malgré les infos très lacunaires à son sujet — un premier bilan d’étape a été réalisé dans le recueil « Albanie 1997, une insurrection oubliée ? », le mars albanais permet d’aborder moult enjeux des futures insurrections.

Le PDF du livre « Albanie 1997, une insurrection oubliée ? » est
disponible en ligne ici : Albanie 1997, une insurrection oubliée pdf

Jeudi 21 mars à 18h : InfoKiosk spécial équinoxe !

InfoKiosk spécial équinoxe ! C’est le moment de choisir des tracts et brochures sur les tables, des doubles de livres sortis du fonds de la bibli pour l’occasion, de visiter les nouveautés de la distro, d’emprunter un livre, de palabrer, grignoter et siroter, …

Discussion Jeudi 4 avril à 18h : Y a-t-il des guerres justes ?

La guerre ? Tout le monde la déteste. C’est sans doute plus vrai que le tant répété « tout le monde déteste la police » mais tout aussi faux. Plus vrai, car la guerre, avec les formes diverses et le degré d’atrocité qui peuvent s’y déployer, demeure pour beaucoup une catastrophe à éviter, un temps terrible où la vie est en pesanteur au-dessus de l’abîme. Mais aussi faux, car beaucoup justifient, dans certaines circonstances, sa nécessité et finissent par y prendre part. Si l’on s’en tient à ce que les Etats considèrent comme guerre, on se rend compte que leur propagande a même intégré le repoussoir qu’elle représente : Aucun camp ne recherche la guerre, c’est toujours à contre coeur, mais pour une bonne cause, que les belligérants se résigneraient à la faire, chaque camp trouvera chez l’autre les provocations qui le placeraient dos au mur ne laissant pas d’autre perspective que la guerre. Peu importe les raisons, les Etats et les puissants sauront justifier leurs guerres qui sont des moyens pour atteindre des buts et répondre à des logiques qui ne sont pas les nôtres.

Cette discussion pourra être l’occasion de réfléchir à la guerre, à ses logiques et à ses justifications, à décrypter les raisons qui amènent même certain-e-s se disant anarchistes à justifier la guerre des Etats et à vouloir jouer un rôle sur l’échiquier des ennemis de la liberté, à questionner comment les logiques de guerre peuvent aussi être présentes dans les luttes autonomes. Des réflexions pour nourrir nos perspectives d’actions dans des contextes plus ou moins proches du déchaînement meurtrier de la violence des Etats et de ses sujets.

Berlin (Allemagne) : attaque contre un collabo de l’enfermement

Publié le 2024-02-29 09:20:06

Traduit de l’allemand de de.indymedia, 27 février 2024

GA-tec appartient au groupe français Sodexo, une vieille connaissance (« Par le passé, des véhicules du groupe en question ont déjà brûlé à plusieurs reprises à Berlin ») impliquée dans l’industrie carcérale. Selon ses propres indications, Sodexo est impliquée sur 3 continents, dans 89 prisons de 10 pays, dont sept qu’elle gère entièrement. L’entreprise représente donc le système carcéral mondial.

Si nous passons des nuits blanches ces jours-ci, c’est aussi en pensant aux habitants de la Palestine, qui ne sont pas systématiquement persécutés que depuis le 7 octobre 2023. Soulignons tout de même que le nombre de prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes a doublé au cours des quatre derniers mois – une évolution sans précédent dans le monde, en si peu de temps. Mais personne ne devrait penser que la lutte contre l’oppression peut être enfermée de manière permanente.

En outre, le groupe Sodexo, en tant que fournisseur de systèmes de coupons pour les réfugiés [en attente d’examen de leur demande d’asile], fait son beurre sur leur dos. La « carte de paiement », qui doit actuellement être introduite dans toute l’Allemagne, a déjà été proposée par l’entreprise – en coopération avec Wirecard – en Bavière. L’objectif déclaré du nouveau système est de limiter la libre disposition d’argent liquide pour les réfugiés. Un autre projet qui ne s’inscrit que trop bien dans une époque où des choses auparavant indicibles ont fait leur entrée dans le discours politique quotidien répugnant.

D’autres raisons d’attaquer Sodexo/Ga-tec, que nous ne voulons pas répéter ici, ont déjà été énumérées par d’autres en janvier 2022 (Un fourgon de Sodexo immobilisé).

Nous avons mis le feu à une voiture de l’entreprise le 26 février vers 2 heures du matin à Berlin, dans le quartier de Tempelhofer Feld.


Italie : Mobilisation en solidarité avec les accusé-e-s du procès du Brenner

Publié le 2024-02-29 09:25:09

Abbattere le frontiere / vendredi 26 janvier 2024

26 février – 5 mars : Mobilisation en solidarité avec les accusé-e-s du procès du Brenner

Le 5 mars (date à confirmer au plus tard le 5 février), la Cour de cassation se prononcera sur les condamnations octroyés lors du procès pour la manif au Brenner du mai 2016.

Nous avons déjà écrit à ce sujet à plusieurs reprises, mais il est bon de le rappeler : ces années-là, la route méditerranéenne a été remplacée par la route des Balkans et, en 2016, afin d’arrêter les migrants qui tentaient de rejoindre le Nord de l’Europe depuis l’Italie, l’Autriche a décidé de construire un mur au col du Brenner, l’un des plus empruntés.

L’endroit n’était certainement pas le meilleur pour organiser une manifestation dont l’objectif était de bloquer les voies de communication (« si les gens ne passent pas, les marchandises non plus »), mais nous avons été nombreux et nombreuses à nous rendre jusqu’à la frontière, en criant avec des slogans et des pierres que nous ne laisserions pas qu’ils construisent le mur en toute impunité. Dans les mois qui ont précédé et suivi, de nombreuses actions, plus ou moins incisives, ont permis de réaffirmer notre camp : celui de ceux et celles qui choisissent de fuir les guerres, la dévastation de l’environnement et la pauvreté.

L’Autriche a depuis renoncé à construire le mur, mais les passages de frontières sont devenus plus difficiles et plus meurtriers d’année en année.

Aujourd’hui, avec la guerre en Ukraine et le massacre en cours en Palestine, le lien entre la guerre et les frontières est plus évident que jamais et, malheureusement, la signification de cette journée de lutte est encore plus actuelle.

La guerre commence ici : dans les laboratoires, dans les industries, dans les universités de la forteresse Europe.

Aujourd’hui comme hier, il y a des choses qui sont pour nous inacceptables, et nous avons un besoin presque physique de le faire savoir : comme il était écrit dans le texte d’annonce de la manif : « Tenter de briser les frontières est aussi un engagement à ne pas accepter l’inacceptable. Un exercice d’éthique du langage, une pratique de la liberté, une rencontre possible entre compagnons de route ».

Les plus de 130 ans de prison par lesquels l’Etat veut faire taire cet élan de solidarité ne sont pas seulement un fardeau pour ceux qui pourraient voir leur peine confirmée en mars prochain. Elles hypothèquent la possibilité collective de lutter, non pas parce que nous cesserons de le faire, mais parce que plus le prix à payer est élevé, moins de personnes sont prêtes à le risquer, ce qui constitue un danger pour la liberté de tout-e-s.

La seule façon de ne pas se laisser écraser est de continuer à garder la tête haute, de dire haut et fort ce que nous pensons et d’agir en conséquence.

Tisser des liens de solidarité avec les personnes avec qui nous partageons des luttes et avec celles sur qui pèsent le plus les conséquences du capitalisme.

Saboter les plans de ceux qui sont prêts à tuer et à exploiter d’autres êtres humains et à dévaster le monde dans lequel nous vivons, souvent sans même se salir les mains, juste pour maintenir en vie un système mortifère.

Disons clairement que nous ne nous laisserons pas effrayer par leurs condamnations, que les raisons de cette lutte sont toujours les nôtres, qu’ils ne parviendront jamais à nous faire taire parce qu’aujourd’hui, lutter est un impératif.

Que nous voulons rester humains.

Il y a bien des façons d’exprimer sa solidarité avec ceux qui étaient au col du Brenner ce 7 mai: la lutte contre les frontières, c’est la lutte contre la guerre.

Du 26 février au 5 mars, faisons comprendre que qui se bat n’est jamais seul-e !

Italie : Les frontières sont ma prison

Publié le 2024-02-29 09:30:08

de.indymedia.org / mardi 27 février 2024

Affiche en solidarité avec les compas inculpé.es dans le procès pour la manifestation qui a eu lieu à la frontière du Brenner (entre Italie et Autriche), en mai 2016.

 
Les frontières sont ma prison
 
parfois, tu dois courir droit contre un mur, tout en sachant que ce ne sera pas le mur qui s’effondrera, mais toi – cependant, à ce moment-là, le fait de ne pas faire marche arrière est une question de dignité. à la fin, ce sont ces moments qui deviennent les fissures qui réduisent les murs en ruines.

pendant que des armées, des armes, des munitions et des machines de guerre sont en train de traverser des frontières partout, pour accroître ou préserver le pouvoir, pour tuer

pendant que des marchandises traversent le globe pour être délivrées devant la porte de ceux/celles qui ont de l’argent, en un clin d’œil

pendant que la technologie est en train d’atteindre chaque coin obscur et inconnu de cette terre et de nos vies, sans limites

ils enferment des milliers de personnes à leurs frontières,
laissent des gens se noyer en masse dans la mer,
les déportent vers la guerre et la misère.

attaquons les structures, les profiteurs et les responsables de leurs systèmes de frontières
attaquons tout État et toute autorité.

solidarité avec les rebelles inculpé.es suite à la manifestation contre toute frontière, en 2016, au col du brenner – à la frontière italo-autrichienne. en 2016, dans le but de bloquer les personnes qui se déplaçaient en essayant d’atteindre l’europe du nord depuis l’italie, l’autriche a décidé de construire un mur au col du brenner, l’un des plus empruntés. ce projet a été confronté avec une manifestation combative, dans une action internationaliste. maintenant, des compas en italie risquent des années de prison et d’arrestations domiciliaires.
faisons en sorte qu’elles/ils ne soient pas seul.es en ce moment.
faisons en sorte que la solidarité ne connaisse pas de frontières !

LIBERTÉ POUR TOU.TES !

Anarchistes

Saint-Basile-le-Grand (Québec) : des tapis à clous contre le chantier d’usine de batteries [MàJ]

Publié le 2024-02-29 20:05:07

Attaquons Northvolt, toujours, partout
Montreal contre-information, 28 février 2024

Des anarchistes ont encore attaqué la machine de destruction capitaliste sur le site de Northvolt. Des pics d’acier ont été mis en place sur les différents chemins utilisés par la machinerie. En plus, de nouveaux clous ont été mis dans des arbres, cette fois sans les identifier, pour maximiser le potentiel de destruction sur la machinerie écocidaire. Les personnes ayant fait l’action n’ont pas peur de se faire prendre. Même si c’était le cas, elles demanderaient d’être jugées par leurs pairs. Par les tortues molles à épines, les petits blongios et les chevaliers cuivrés. Par toutes les espèces qui meurent parce que la destruction de la planète, c’est payant en crisse.

En effet, pour maintenir la croissance économique capitaliste, ça prend des bungalows de banlieue pitoyables de plus en plus grands et des chars de plus en plus gros. Pendant ce temps, on se ferme les les yeux et on se laisse bercer par les comptines des capitalistes qui prétendent que les chars électriques réduisent les émissions de gaz à effet de serre. Sous le prétexte hypocrite de la protection de l’environnement, L’État et ses amis des industries tentent un sauvetage désespéré de l’industrie automobile. Pour qu’elle survive après 2035, le moment où le fédéral interdira la vente de chars au gaz, ils remplacent les chars au gaz par des chars électriques. Les gouvernements s’arrangent alors pour réduire le prix des chars électriques, par des subventions directes et indirectes, pour qu’ils restent accessibles à la classe moyenne. Bref, la filière batterie, c’est le pillage des fonds verts par les gouvernements pour financer la croissance économique, pour permettre à l’industrie automobile de survivre aux changements climatiques qu’elle a causés. Le développement de la filière batterie, c’est pour qu’on continue de vivre dans des villes bruyantes, désagréables, dangereuses, où les centres-villes ont été transformés en autoroutes et en stationnements. Les anarchistes ne veulent rien savoir de leur monde, et c’est pour ca qu’iels tenaient à crisser une pelletée de sable supplémentaire dans ses engrenages.

Et il faut se rappeller que le char électrique, ce n’est qu’en ville qu’il peut prétendre être vert. Tout autour, ce sont les mines, toujours sur des terres autochtones, partout dans le monde. C’est la raffinerie toxique de Rouyn-Noranda. Ce sont les extensions de ports le long du fleuve Saint-Laurent. De l’Afrique à l’Amérique du sud, ce sont les exécutions contre les syndicalistes et les défeuseur·euse·s de la nature effectués au nom des minières canadiennes. À défendre la nature ici, on ne risque pas la mort. Se servir de nos privilèges pour défendre les plus vulnérables, ça veut dire agir ici. C’est un problème causé par les blancs, et il est grand temps qu’on prenne nos responsabilités.

C’était un moment triste pour faire une action. Sur le site de Northvolt, il reste à peine quelques arbres, dont ceux qui étaient identifiés comme ayant été la cible de cloutage la dernière fois. C’est donc dire que l’action directe fonctionne. En effet, ces clous ont probablement fait plus pour la protection de la biodiversité que la COP15, et toute la ribambelle d’autres COP. On voit clairement en action les mécanismes de compensation ridicules pour la biodiversité: d’un côté, on déboise massivement, alors que dans 4-5-6 ans, ou quand on aura le temps, on plantera une monoculture d’épinette noire sur 20 hectares, une armée de petits arbres en rangées qui seront coupés – de quoi faire du papier toilette à peine assez solide pour qu’on puisse se torcher avec, ne vous demandez pas pourquoi vos doigts passent en travers. D’un côté on remblaie les milieux humides, alors que dans 4-5-6 ans, ou quand on aura le temps, on creusera un trou dans un spot de sable pour y mettre deux-trois poissons et algues, pour se donner une tape dans le dos. On créera un étang à un autre endroit pour les animaux déjà emportés. Des animaux morts dans une flaque d’eau, c’est au mieux une soupe, ça ne pourra jamais compenser un écosystème vivant. Et ça, c’est s’il y a effectivement compensation, parce que c’est la première chose qui sera coupée si la rentabilité est menacée.

La lutte contre Northvolt ne fait que commencer. Il reste encore 2 ans avant la mise en service de l’usine. Les marges de profits ne seront pas extravagantes. Les coûts en sécurité, en relations publiques, en gestion de crise commencent déjà à s’accumuler. Déjà, l’image de la compagnie est fortement entachée, et il y a fort à parier que les investisseur·euse·s déchantent. Il reste encore 2 ans pour lutter et l’ennemi est vulnérable. On entre encore sur le terrain comme dans une passoire: on ne peut pas protéger plus d’un kilomètre carré avec quelques clôtures rouillées ainsi qu’un garde de sécu immobile qui joue à 2048 et qui fait dodo dans son auto. Les sous-traitant·e·s risquent de reconsidérer leurs relations étant donné les dangers encourus. Il ne faut pas les laisser aller. Le site de Northvolt avait été saccagé pour l’usine de CIL, mais la nature a repris ses droits. Continuons le combat jusqu’à ce que la vie revienne.


Des militants utilisent des «tapis cloutés» pour stopper
les travaux de Northvolt
Le Devoir/La Presse (Canada), 28 février 2024

La Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent a ouvert une enquête après que des individus ont à nouveau commis des actes de vandalisme en posant des tapis à clous sur le chantier [de la giga-usine de batteries lithium-ion destinées à l’industrie automobile nord-américaine] de Northvolt en Montérégie.

« En vue de mettre fin au remblaiement des milieux humides sur le site de Northvolt et de préserver les quelques parcelles de zones boisées restantes, de nombreux tapis cloutés ont été enfouis dans la forêt et sur les routes de façon à crever les pneus des véhicules et de la machinerie sur le site », écrit le groupe dans un communiqué anonyme transmis à la presse mardi matin. Les auteurs du communiqué ont également écrit que «des barres d’acier et des clous ont été insérés de façon aléatoire dans la forêt» et que «ces tactiques ont pour objectif d’armer la forêt contre ses destructeurs, car elles compliquent l’abattage des arbres en posant un risque pour la machinerie lourde». Ce type d’action, qui peut endommager l’équipement d’abattage, a déjà été employé ailleurs au Canada et aux États-Unis par des militants écologistes cherchant à stopper des coupes.

Dans son communiqué intitulé « Action directe contre Northvolt », le groupe fait valoir que le gouvernement a rejeté l’an dernier un projet résidentiel prévu sur le même site en insistant alors sur les conséquences pour la biodiversité. Il rappelle aussi que l’entreprise a eu des échanges avec le gouvernement avant de s’inscrire au Registre des lobbyistes du Québec et que le projet a pu échapper au processus d’évaluation environnementale normalement prévu pour les grands projets industriels.

Le sergent Jean-Luc Tremblay, porte-parole de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent, a expliqué que les policiers se sont rendus sur les lieux pour constater qu’un véhicule d’un employé qui travaillait sur le site de Northvolt avait subi des dommages en raison « d’une planche qui avait été pieutée avec des espèces de tuyaux ». Une enquête est en cours et aucune arrestation n’a été effectuée.

Northvolt a confirmé mardi matin les gestes commis par les militants. « Plus tôt dans la nuit de dimanche à lundi, des individus sont entrés illégalement sur le terrain de Northvolt pour y commettre du vandalisme en cachant des tapis à clous. Nous sommes à vérifier si des clous ont aussi été insérés dans les arbres. Ce sont des gestes graves et potentiellement dangereux pour les employés présents sur le site. Nous les dénonçons vigoureusement », fait-on valoir dans une déclaration écrite.

Il y a un mois, des individus avaient planté des clous dans des arbres que Northvolt comptait abattre. Les auteurs anonymes de ce sabotage avaient publié une revendication sur le site Montréal Contre-information, un site web « qui aspire à fournir aux anarchistes de Montréal un espace pour diffuser leurs idées et leurs actions à travers des réseaux et tendances qui se recoupent ». L’entreprise compte détruire plus de 60 000 m2 de milieux humides dans les prochains jours afin de préparer le chantier du premier bâtiment de son usine, bien qu’elle n’ait pas encore obtenu l’autorisation ministérielle pour commencer cette construction.

New York (USA) : Des véhicules de la police vandalisés en l’honneur de Tortuguita

Publié le 2024-03-01 05:25:03

Scenes from the Atlanta Forest / mercredi 28 février 2024

Pneus crevés pour dix véhicules de la police de la ville de New York et deux cars de police vandalisés au commissariat de Brooklyn, en l’honneur de Tortuguita

Aux petites heures de la nuit, dans la semaine du 18 février, des écureuil volants sauvages sont descendus sur un commissariat, dans le cœur de Brooklyn. Avec de la prudence et du courage, ils ont rapidement quitté les lieux, en laissant derrière eux le bruit de l’air qui s’échappait et des lettres de couleur rouge sang sur les côtés de deux cars du NYPD [la police de la ville de New York ; NdAtt.], disant : « Pour Tort ».

Dix véhicules du NYPD ont été laissés avec leurs pneus crevés.

Étant donné que ces vaisseaux sont utilisés principalement pour mettre en cage et transporter des prisonnier.es, des manifestant.es et ceux/celles qui s’opposent au génocide et à l’empire, il est clair que ces véhicules devaient être retirés de la circulation. Mais il y en a beaucoup d’autres… Restons vigilant.es, êtres de la forêt, camarades ! Notre chagrin et notre rage sont durs et lourds, mais il y a des ouvertures où nous pouvons les tenir comme une pierre, pour aiguiser nos griffes.

Viva viva Tortuguita!

Chez Air France le racisme est bien dans l'air !

Publié le 2024-03-01 05:30:06

Ce matin, une trentaine de personnes se sont invitées à la table du refectoire du bâtiment dans lequel Air France a ses bureaux à la mairie de Montreuil (cf tract qui suit). Suite à l’action, 3 personnes ont été interpellées. Il y aura un rassemblement demain vendredi 1er mars à midi à la mairie de montreuil pour montrer notre solidarité aux camarades



Au palmarès des boîtes collabo, les compagnies aériennes occupent une place de choix. Elles sont, depuis toujours, un des maillons essentiels de la chaîne qui permet à l’État d’expulser les personnes étrangères. Directement renvoyées dès leur arrivée, celles-ci peuvent aussi, du jour au lendemain, être emmenées de force à l’aéroport depuis les lieux qui enferment les personnes n’ayant pas les bons papiers : centres et locaux de rétention administratives.

Environ 70 % des expulsions réalisées chaque année en France le sont avec des vols commerciaux. C’est à cause d’Air France et des autres compagnies aériennes nationales, comme Royal Air Maroc, Lufthansa ou encore British Airways que l’État peut mener sa politique raciste, comme le montre la récente loi Darmanin, qui vise à enfermer et expulser toujours plus. En 2023 près de 12 000 personnes ont subi un "éloignement forcé" selon la novlangue de l’État. Les compagnies aériennes viennent s’ajouter aux vols affrétés directement par la police aux frontières, qui fait appel pour cela à une petite entreprise basée à Caen, Challair Aviation, ou à des vols européens groupés sous la bannière Frontex.

Alors évidemment Air France ne s’en vante pas : participer au maintien des frontières, qui trient, contrôlent et tuent, c’est pas terrible pour son image de marque.

C’est pour rappeler à ses salarié.es, des bureaux à l’équipage, qu’iels bossent dans une boite bien pourrie, qu’on est là aujourd’hui.

En clair voilà comment ça se passe : quand une personne refuse d’être expulsée, elle se retrouve menotée, scotchée, casquée et baillonnée. Mise au fond de l’avion avant l’arrivée des passager.èress, elle est entourée d’au moins 3 flics qui ne vont pas hésiter à la tabasser pour l’empêcher d’alerter les voyageureuses. La violence est telle que des personnes meurrent durant leur expulsion, étouffées par l’entrave.

"Pendant l’avion je suis rentré calmement. De toute façon, je n’avais pas le choix. J’étais menotté et casqué. Ils m’ont fait entrer par l’arrière. C’était un gros avion Air France. Y avait les 3 flics de l’escorte hyper costaud et au moins 5 flics de l’aéroport. Une fois assis entre deux flics. Ceux de l’aéroport sont repartis. J’ai attendu que beaucoup de voyageurs entrent dans l’avion. Puis d’un coup j’ai essayé de me lever en gueulant.
J’ai crié, « lachez-moi », « vous voulez me tuer », je me suis débattu. Mais les flics m’ont fixé sur mon siège, y’en a un qui me tapait, pendant qu’un autre m’écrasait la tête sur mes genoux et m’étouffais. Je ne pouvais plus respirer alors au bout d’un moment, j’ai laché l’affaire. Ils m’ont maintenu comme ça jusqu’au décollage. Une fois en l’air c’était fini. Plus de retour possible."
Témoignage vu sur abaslescra, juillet 2023

Les expulsions sont tellement industrialisées que les autorités aériennes ont établi tout un protocole pour ce qu’elles nomment les DEPA (DEported PAssengers ou personne expulsable accompagnée par une escorte). Elles ont même rédigé un "guide pratique" des expulsions, grâce à "une collaboration entre les gouvernements et l’industrie du transport aérien pour (...) la gestion des frontières".

L’aviation civile a donc totalement intégré cette politique répressive dans son fonctionnement et les pilotes y jouent un rôle essentiel. Prévenu.es à l’avance qu’iels vont décoller avec une ou plusieurs personnes expulsées, iels peuvent bloquer l’expulsion s’iels estiment que la sécurité de l’avion n’est pas garantie. Iels peuvent refuser que la personne embarque ou, une fois à bord, exiger que les flics descendent de l’avion. Au cours des quatre dernières années plus de 3 000 expulsions ont ainsi été annulées. Mais dans la majorité des cas, les pilotes ferment les yeux et exécutent les ordres de l’État. Le racisme est donc bien dans l’air. Chez Air France, c’est tout un monde qui détient un rôle décisif dans la machine à expulser.

Les compagnies savent bien que ce qu’elles font est dégueulasse. Ainsi, elles fixent un quota d’expulsion à ne pas dépasser pour éviter que cela ne leur fasse une mauvaise pub. Et bien entendu, être une boite collabo ça rapporte. En 2023, l’État a déboursé 27,7 millions d’euros pour acheter des billets (avions, train, bateau) pour expulser des personnes étrangères. Une partie de cette somme est allée dans les caisses d’Air France.

Air France et tous vos copains on sait ce que vous faites !

Le kérosène c’est pas pour les avions, c’est pour brûler Air France, les CRA et les frontières.

Indymedia Lille

Publié le 2024-03-01 05:35:04
Sabotage du chemin de fer Toulouse-Narbonne contre l’A69
3 mars 2024 12:27, par shooby02470


En soutien aux opposant.es à l’A69, nous avons dans la nuits du 28 au 29 février saboté la ligne de chemin de fer Toulouse-Narbonne.
La SNCF suit la volonté de l’état néolibéral et délaisse de plus en plus le système du Fret, pour favoriser le transport routier de marchandise. Le but est toujours le même, faire couler de l’argent dans les caisses d’entreprises privés (transporteurs privés, constructeurs et gestionnaires privés). La chanson est vielle désormais , seulement le rythme a un peu changé, il a accéléré ces dernières années.
La misère social de plus en plus répandu n’est qu’une des conséquences de cette chanson, la dévastation de notre terre au nom du profit en est une autre.
On veut saluer ici les révolté.es qui dans ces mois d’hiver ont essayé de résister avec hargne et acharnement sur la zad de la crèm-arbre au rouleau compresseur d’un système mafieux et puéril. On imagine que les quelques nuits dans ces cabanes ont du être bien froides et bien humides. C est pourquoi on a essayé par notre action de vous transmettre un peu de chaleur.
On ne veut pas non plus faire l’éloge train et du Fret, parce-que on considère qu’ils font parti du mème système industriel, oppresseur et dévastateur. Nous dirons finalement que peu importe si les déchets nucléaire et de l’armement sont transportés par train ou camion, c’est par les flux que ce système fonctionne. Et la dévastation qu’engendre une infrastructure ferroviaire n’est pas moins importante que celle d’une autoroute. Les prochains chantiers de la LGV Bordeaux-Toulouse nous montreront bien cela.

Courage à celles et ceux qui résistent


Un pique-nique devant la taule 🔴 8 MARS ANTICARCÉRAL 🔨

Publié le 2024-03-02 11:25:05

À l’intérieur comme à l’extérieur des lieux d’enferment : Libres ensembles ou pas du tout !

❗ RDV Vendredi 8 Mars, 12h30, devant la Prison des Femmes, parvis gare sud ❗



Pourquoi ce rendez vous ?

Le pic nique qu’on vous propose, c’est ce qui est appelé dans les milieux anticarcéraux un "parloir sauvage". les parloirs, c’est les moments officiels où des détenu.e.s peuvent voir leurs proches et communiquer avec des gens de l’extérieur.
Ils sont super restreints, et quand les détenu.e.s se rebellent, ou ont un comportement qui est considéré par l’administration pénitaire comme mauvais, iels sont privé.e.s de parloirs.
Nous, on a décidé de pas attendre l’autorisation pour leur parler : personne ne devrait dépendre d’une institution pour pouvoir communiquer avec qui iel veut ! c’est pour ça qu’on vous invite à faire du bruit, pour montrer aux détenues qu’on pense à elles, qu’on leur envoie de la force depuis l’extérieur et qu’on est ensemble !

https://www.instagram.com/p/C32TYx8iFPz/?img_index=1

Un pique-nique devant la taule 🔴 8 MARS ANTICARCÉRAL 🔨

Publié le 2024-03-02 11:25:06
Contre un État qui ne résoudra jamais la crise climatique, et sa violence que la force ne saurait aujourd’hui renverser, que reste-il aux écologistes ? L’anarchisme, historique et présent, plein d’idées pour un autre futur.

Hadol (Vosges) : au village sans connexion

Publié le 2024-03-03 07:05:07

Un point de branchement de fibre optique touché par un incendie
Vosges matin, 2 mars 2024

Un incendie s’est produit dans la nuit de vendredi à samedi, aux environs de 5 h du matin, dans la commune de Hadol [située à une dizaine de kilomètres au sud d’Epinal]. Les faits se sont déroulés plus précisément au niveau du lieu-dit de Guménil où un boîtier de fibre optique a été touché par un feu.

Une enquête va être diligentée afin de déterminer l’origine de cet incendie qui a tout de même impacté près de 200 foyers dans tout le secteur. En effet, ces derniers n’ont plus eu accès à certains services, notamment internet.

Beauvais (Oise) : attaque incendiaire contre les matons

Publié le 2024-03-03 07:10:06

Prison de Beauvais : la voiture d’un agent incendiée dans la nuit
France Bleu, 2 mars 2024

Une voiture d’un agent de la prison de Beauvais a été découverte en feu, dans la nuit de vendredi à samedi, a appris France Bleu Picardie de sources concordantes. Le feu a pris aux alentours de 3h30, sur le parking réservé au personnel. Selon nos informations au moins un individu est venu en voiture et a aspergé d’essence l’un des véhicules stationnés, avant d’y mettre le feu et de repartir.

Les voitures des autres personnels de l’établissement ont ensuite été rentrées à l’intérieur du centre pénitentiaire. Les syndicats Ufap Unsa et Force Ouvrière réclament depuis plusieurs années l’installation d’un portail, pour sécuriser l’entrée du parking. Contacté, le procureur de la République de Beauvais Frédéric Trinh indique que « l’enquête est confiée au service local de police judiciaire ».

Très URGENT - À l'arbordage de l'EPFIF - Appel à soutien !

Publié le 2024-03-03 07:15:06

Appel à rejoindre un quartier de maisons à occuper, racheté par l’EPFIF. Rendez-vous dès maintenant au 3 rue Conrad Adenauer à Rosny-sous-Bois !





Notes

[1Quartier racheté pour y réaliser deux projets dédiés au travail et au marché, mais abandonnés depuis : un « Village vertical » de bureaux et une extension du centre commercial voisin.

Santa Cruz (USA) : Une agence de l’assurance Nationwide vandalisée

Publié le 2024-03-03 07:20:03

Scenes from the Atlanta Forest / mardi 27 février 2024

Tôt le matin du samedi 24 février, une filiale de la compagnie d’assurance Nationwide a été attaquée à Santa Cruz, en Californie. Leurs serrures ont été bloquées avec de la colle et des messages ont été tagués sur les portes et murs. Fuck Cop City, elle ne sera jamais construite.

Tucson (USA) : Compte-rendu d’une manif’ sauvage

Publié le 2024-03-03 07:25:04

Scenes from the Atlanta Forest / mercredi 28 février 2024

Compte-rendu de la manif’ sauvage, en mode « black bloc », de dimanche 24 février, à Tucson, Arizona.

Le soir du dimanche 25 février, nous nous sommes ressemblé.es, avec environ 80 autres personnes, dans le centre-ville de Tucson, pour agir contre la construction de la Cop City et en solidarité avec la résistance au gazoduc Mountain Valley Pipeline. La manifestation a été courte et elle a nécessité moins de 100 personnes. Quelques minutes après le départ, la foule a vandalisé deux banques, Wells Fargo et PNC, près de Presidio Plaza, en cassant toutes leurs vitres. La première a été prise pour cible pour son soutien à la Cop City, la deuxième pour son soutien à la Mountain Valley Pipeline. Nous nous sommes brièvement arrêté.es au Palais de justice, pour écrire des slogans et le nom de Tortuguita, avant de disparaître dans la nuit.

Il est évident que nous avons pris la police complètement au dépourvu. La police de Tucson a souligné son incompétence en interpellant des passant.es au hasard et n’arrivant pas à répondre à la manifestation d’aucune manière significative.

Des actions comme celles-ci sont faciles à reproduire. Nous sommes des personnes ordinaires, avec des compétences ordinaires ; un petit-peu organisé.es, avec un brin d’audace.

Nous saluons les efforts des gens de Scottsdale, le lendemain, au siège régional de l’assurance Nationwide, où elles/ils ont bloqué les accès du manoir des dirigeants régionaux, ainsi que les actions autonomes de tou.tes celles/ceux qui ont ciblé et cibleront Nationwide et ses filiales, à Tucson, Santa Cruz, New York et dans d’autres villes du pays.

Par rapport aux récentes descentes policières et arrestations, à Atlanta, nous espérons que ce week-end servira de rappel à la fois au publique et au cirque d’agences policières fédérales et locales qui prennent pour cible le mouvement : les fragiles affirmations du chef de la police d’Atlanta, Schierbaum, et de son service, d’avoir arrêté le coupable, ne trompent personne. Comme nos ami.es, leurs ennemi.es sont partout.

CHAQUE VILLE EST LA COP CITY.
LA COP CITY NE SERA JAMAIS CONSTRUITE.

Hambourg (Allemagne) : Pour plus de « résistance communautaire »

Publié le 2024-03-03 07:30:03

de.indymedia.org / vendredi 1er mars 2024

Dans la nuit du 29 février au 1er mars, nous nous sommes retrouvé.es, muni.es de pneus, de peinture et de marteaux, pour faire un petit tour sur l’Elbchaussee.

En signe de solidarité avec les inculpé.es du procès appelé « de Rondenbarg* » (dans le cadre du G20), nous avons quelque peu modifié les façades de deux agences immobilières de luxe et érigé une barricade.
Contre le besoin de vengeance de l’État, nous mettons en avant l’auto-organisation et la solidarité.

Pour l’abandon des poursuites judiciaires!
Liberté et bonheur pour ceux/celles qui sont en clandestinité et en taule !

 

* Note d’Attaque : en juillet 2017, il y a eu des grosses manifestations émeutières contre le sommet du G20, qui se tenait à Hambourg.
Environs 80 personnes sont mises en cause pour les affrontements du 7 juillet, sur la rue Rondenbarg. Deux procès ont déjà eu lieu (en février 2018 et décembre 2020).
Six manifestant.es passent à procès à partir du 18 janvier 2024 (des audiences sont prévues jusqu’en août).

Santiago (Chili) : Tomás condamné à seize ans de prison

Publié le 2024-03-03 07:35:04

Informativo Anarquista / vendredi 1er mars 2024

« Tou.tes ces jeunes gens ont semé la rébellion et nous, aujourd’hui, continuons à apprendre de leurs succès et de leurs erreurs ; chaque automne nous nous retrouvons encore, pour nous voir, pour confronter nos réalités, pour analyser le contexte néfaste dans lequel nous vivons et, pour amère que soit notre époque, nous continuons à résister »
Tomás et Mawvnkho
(Lettre pour le Jour du jeune combattant)

Le 18 janvier dernier, le compagnon Tomás González a été condamné à 16 ans de prison, du coup sa peine finira en 2038. Nous rappelons que sa coïnculpée, Mawünkho, est en liberté depuis des mois, car elle a accepté une procédure abrégée, en acceptant les charges dont le parquet l’accusait.

Le 19 mai 2022, à 23 heures, Tomás, Mawvnkho et deux autres personnes qui n’ont pas été capturées ont été entouré.es par trois Carabineros à moto, pour un contrôle d’identité, alors qu’elles/ils se trouvaient sur une place de la ville de Ñuñoa [ville de la banlieue ouest de Santiago ; NdAtt.]. C’est à ce moment-là que Tomás a tiré sur deux policiers, en blessant l’un d’eux à la jambe ; il a réussi à s’enfuir pendant quelques minutes, mais a été arrêté par la suite, avec Mawvnkho, par une voiture de patrouille arrivée donner main forte aux flics à moto.

Pour ces faits, Tomás a reçu une condamnation à seize ans de prison, composée de :
– sept ans pour « tentative d’homicide sur un Carabinero en service », pour avoir tiré dans le gilet pare-balles d’un policiers ;
– six ans pour « blessures graves sur un Carabinero en service », pour avoir tiré dans la jambe d’un autre policier, en lui provoquant une fracture du fémur ;
– trois ans pour « port d’arme à feu prohibée », pour la possession d’un pistolet d’alarme Ceonic calibre 9 mm, modifié pour pouvoir tirer, et de cinq balles de calibre .38.

Les lettres de Tomás (en espagnol) se trouvent ici.

Feu aux prisons ! Liberté pour les prisonnier.es !

Grèce : Une opération antiterroriste, dix compas inculpé.es

Publié le 2024-03-03 07:40:07

extraits de Dark Nights / mardi 27 février 2024

Depuis ce matin [mardi 27 février ; NdAtt.], une opération antiterroriste est menée dans différentes régions de Grèce. Des maisons ont été perquisitionnées et au moins huit personnes ont été interpellées. Ils parlent d’arrestation, en les reliant à l’attaque explosive contre une banque à Petrálona. Il est « intéressant » qu’ils relient tou.tes les huit personnes interpellées à la même affaire. […]

Mise à jour de Dark Nights (1er mars) :

Les flics de l’antiterrorisme qui ont mené des perquisitions dans les cellules de quatre prisonnier.es et dans les maisons d’autres individus ont confirmé que cette opération répressive est liée à l’organisation « Conspiration de la vengeance ».
Six personnes ont été arrêtées, en plus des quatre qui étaient déjà en prison. Dans les maisons, les flics ont saisi des fusils d’assaut, des pistolets et des explosifs. Des téléphones portables ont été saisis dans les cellules des prisonnier.es.

Les dix personnes sont accusé.es d’appartenance à une organisation terroriste, de l’avoir soutenue et de lui avoir apporté des informations essentielles, de tentative de meurtre, de violences contre des agents de police et des magistrats, d’explosion, de fabrication et possession d’explosifs, de dégradation de biens d’autrui et de violation de la législation sur les armes.

Cinq attaques précises ont déjà été mentionnées, dans cette affaire :
– l’envoi d’un colis piégé au tribunal de Thessalonique, le 12 février 2024 ;
– un engin explosif artisanal dans une filiale d’une banque, dans le quartier athénien de Petrálona, le 25 janvier 2024 ;
– un engin explosif artisanal dans le complexe immobilier où se trouve le siège de l’entreprise Ergomar, à Kephissia, le 13 novembre 2023 ;
– une grenade lancée dans la voiture d’un surveillant de la prison de Chaïdári, le 8 juillet 2023 ;
– une grenade lancée et engin explosif artisanal qui a explosé dans la cour d’une maison, à Larissa, le 24 juin 2023 [note de Dark Nights : il s’agit d’une attaque qui n’a pas été revendiquée et les autorités disent qu’elle a échoué] ;

Les dix inculpé.es passeront devant un juge, pour l’interrogatoire, dimanche 3 mars.

Les vautours des journaux s’approchent déjà, la machine à boue des médias est en fibrillation, notamment à cause du colis piégé qui a été envoyé au tribunal de Thessalonique, à destination de la présidente de la Cour d’appel Anastasia Anthopoulou.

Rien n’est fini, tout continue.

Brest (Finistère) : feu aux distributeurs de billets [MàJ]

Publié le 2024-03-03 07:45:05

Un incendie touche l’agence BNP Paribas du centre-ville de Brest
Ouest France, 1er mars 2024

L’agence BNP Paribas à l’angle des rues Victor Hugo et Jean-Jaurès, à Brest (Finistère), a été touchée par un incendie, ce vendredi 1er mars 2024, dans la soirée. Les flammes seraient parties d’un distributeur de billets, vers 21 h. Les pompiers estiment qu’il s’agit sans doute d’un acte criminel.

Trois personnes vivant dans l’immeuble ont pu regagner l’immeuble au-dessus à 22 h. Une enquête ouverte À 22 h passées, trois camions de pompiers étaient toujours sur place, ainsi que des agents d’Enedis. Une enquête a été ouverte par la police. L’incendie n’a pas entraîné d’interruption du tramway.

Incendie de la BNP Paribas à Brest : un suspect interpellé
par la police

Côté Brest, 28 mars 2024

L’auteur présumé de l’incendie de l’agence bancaire BNP Paribas, 1 rue Victor-Hugo (à l’angle de la rue Jean-Jaurès à Brest), survenu vendredi 1er mars 2024, à 21h, a été interpellé à son domicile par la police, ce jeudi matin, 28 mars. 

L’exploitation de la vidéo-surveillance de l’agence bancaire a permis de voir un individu incendier, à l’aide d’un briquet, des papiers trouvés dans la poubelle installée dans le sas. Le cliché a été diffusé à l’ensemble des policiers.

Vendredi 22 mars, dans le centre-ville, une patrouille a procédé au contrôle d’identité d’un homme qui correspondait à celui vu opérer sur la vidéo et donc au cliché. L’individu a pu repartir libre mais l’exploitation de sa téléphonie a permis de constater qu’il se trouvait dans la zone de l’agence bancaire le jour et à l’heure de l’incendie.

Ce jeudi matin [28 mars], les policiers sont donc allés l’interpeller à son domicile. Chez lui ont été retrouvés les vêtements portés par l’incendiaire et identifiés grâce aux bandes de vidéo-surveillance.

L’homme, un Brestois de 28 ans, est connu des services de police et de justice, mais pas pour des faits d’incendie.  Placé en garde à vue au commissariat central, rue Colbert, il aurait dit se reconnaître sur la vidéo. Mais aurait ajouté, pour sa défense, qu’il s’agissait d’un acte involontaire, qu’il était ivre et avait juste voulu allumer sa cigarette… L’homme, toujours en garde à vue ce jeudi soir, doit être déféré devant le parquet demain, vendredi matin, en vue d’une comparution immédiate devant le tribunal dans l’après-midi.

Rappelons que les dégâts occasionnés étaient importants : le sas de 10 m2 avait été bien endommagé, les deux guichets automatiques de banque (Gab) détruits, les bureaux de l’agence noircis par la suie.

Three Nationwide Subsidiaries Vandalized in Tuscon, AZ

Publié le 2024-03-03 21:50:05

On the night of Friday, February 23rd we attacked three subsidiaries of Nationwide insurance in Tucson, Arizona, smashing their windows and vandalizing their buildings. We were able to do this easily and quickly with only a small group of friends. It was easy, fast, and brought us great joy. We write this hoping it raises your spirits as well.

This action is something that can be replicated any night, in any city. The continued work on cop city in Atlanta is only possible due to the support of Nationwide insurance and their many subsidiaries, and these same companies allow for the proliferation of militarized police projects everywhere.

We believe every supporter of cop city and anything like it must be destroyed completely, and we know there is a whole world fighting with us. Our enemies are everywhere, but we are not deterred by the long list of targets. We know the forest is everywhere, and most importantly we are everywhere.

To the many foot soldiers and bureaucrats of the genocidal police state we have only to say: you can't hide, we are going to find you and we will destroy you. You cannot escape your complicity no matter how small. We do not care if you hide behind fortresses, walls, security guards, or the power of the state, these illusions will never protect you. Not only will we attack you we will attack everything within the walls of your fortress, everyone you associate with, and everything you think keeps you safe.

We are undeterred by your repression, and we will not stop until everyone is free.

For Tortuguita, for Palestine, for abolition, for total liberation,
For the sugauros and every moment we have together,
We'll never stop fighting,
-Some Anarchists

Found On Scenes From The Atlanta Forest

Resistere alla macchina delle espulsioni: sui fatti alla questura di Torino

Publié le 2024-03-03 22:45:02

28 Febbraio 2024

Non partiremo dalle botte, dal fatto che ci hanno strappato via un compagno, dal fatto che nei CPR torturano e che dai CPR deportano.

Non partiremo da questo perché non sarebbe il discorso di Jamal.
Pertanto non è e non sarà il nostro.

LE RIVOLTE

Un anno fa il CPR di corso Brunelleschi bruciava. Bruciava e chiudeva grazie al fuoco dei ribelli. Quelle colonne di fumo che si stagliavano al cielo emanavano la forza di una rivolta, dando coraggio a chi, fuori, coglieva quel momento per immaginare una solidarietà che nelle sue possibilità riuscisse ad essere palpabile ed efficace. Che potesse superare quel tempo e quel luogo e rimanere solida nelle sue prospettive di lotta contro la detenzione amministrativa, la macchine delle espulsioni e il razzismo sistemico e sistematico.

LEGAMI E ALLEANZE

Jamal è un pezzo di questa storia, è il segno profondo che il rapporto tra un dentro e un fuori è stato auspicabile, possibile, reale. Che organizzarsi insieme è un orizzonte non solo desiderabile ma realizzabile.

In questo anno abbiamo provato a tessere i nessi di senso che legano la guerra esterna – che ha raggiunto il suo apice con il genocidio palestinese – insieme alla costruzione del nemico interno – inquadrato per lo più tra il sottoproletariato razzializzato e chi lotta. Abbiamo ribadito, sempre più convint*, che creare qui alleanze di lotta con chi subisce l’oppressione di classe e lungo la linea del colore è il nostro punto, il nostro orizzonte, la nostra strada.

TENTARE IL POSSIBILE

Jamal è un nostro compagno, un nostro amico. Ha fatto questa strada con noi e non potevamo che tentare il possibile: inceppare il suo trasferimento in un CPR, dove per 18 mesi può essere sottoposto a detenzione e violenza, può essere torturato, per poi, un giorno, arrivare alla deportazione.
Mentre sotto i nostri occhi si muovevano gli ingranaggi del razzismo di Stato, non potevamo permetterci di rimanere inermi.

La macchina delle deportazioni e della detenzione amministrativa si compone di tanti piccoli pezzi: dalle perizie medico legali delle ASL, alle imprese che costruiscono e/o gestiscono i centri di detenzione; dai rastrellamenti degli sbirri durante le retate, ai voli charter che realizzano le deportazioni.
Ognuno di questi tasselli è più vulnerabile di quanto non sembri nel suo insieme il moloch delle detenzione amministrativa.
La sorpresa e la difficoltà degli sbirri nel dover gestire lo slancio di solidarietà di fronte alla questura ne sono la conferma.

IL COPIONE DEI MEDIA

La copertura mediatica dell’accaduto ha seguito un copione decisamente rodato: una comunicazione dell’ufficio stampa della questura viene inoltrata e ripubblicata da agenzie di stampa e giornali senza la minima rielaborazione.
E così gli aggressori diventano aggrediti e i professionisti della violenza (coloro cioè che della violenza istituzionale fanno la propria professione) passano per vittime.
Spariscono i pugni in testa, le manganellate scomposte, le minacce, gli insulti. Nella narrazione univoca e standardizzata delle veline poliziesche, sparisce la radice stessa della violenza, quella dei meccanismi di potere e dei dispositivi di governance delle classi sfruttate, quotidianamente emarginate, discriminate, incarcerate, espulse. Unica vera notizia (nel senso di fatto degno di nota) in questo caso è stata la “necessità” da parte della polizia di dispiegare appieno questa violenza per portare uno “straniero” nel CPR di Milano, un posto – tra gli altri destinati alla detenzione – disumanizzante al punto da creare scandalo per la gestione delle persone recluse.
Se in questi giorni la brutalità della polizia è balzata agli onori delle cronache per alcuni casi di violenze perpetrate durante momenti di protesta, la storia di ieri può aggiungere allora un prezioso tassello alla comprensione dei meccanismi che regolano e reggono le iniquità sociali: i poliziotti non picchiano solo ai cortei, non colpiscono solo gli avversari di questo o quel governo. I poliziotti pestano tutti i giorni, per garantire a suon di botte che la società dello sfruttamento rimanga tale.

Sappiamo che su Jamal è caduta più potente la brutalità della repressione perché ha scelto di lottare, ha scelto di organizzarsi. Il colpo e i colpi di oggi però non sono niente in confronto alla rabbia che abbiamo nel cuore e all’amore che arde questa lotta e ci lega alle compagne e compagni che troviamo lungo la strada.

MANTENIAMO VIVA LA SOLIDARIETÁ!

PRESIDIO SOTTO LE MURA DEL CPR DI VIA CORELLI DI MILANO

10 MARZO 2024 ORE 15

Il fuoco dei CPR brilla ancora e il coraggio delle lotte e delle rivolte stenta a placarsi.

A Jamal e alla sua libertà
A chi si ribella e si rivolta.
Ai rivoluzionari e alle rivoluzionarie.

FUOCO ALLE GALERE
FUOCO AI CPR

Resistere alla macchina delle espulsioni: sui fatti alla questura di Torino

Publié le 2024-03-03 22:45:03

Resistere alla macchina delle espulsioni: sui fatti alla questura di Torino

sbirrito

Riceviamo e diffondiamo

Già su https://nocprtorino.noblogs.org/post/2024/02/29/resistere-alla-macchina-delle-espulsioni-sui-fatti-alla-questura-di-torino/

 

Resistere alla macchina delle espulsioni: sui fatti alla questura di Torino

28 Febbraio 2024

Non partiremo dalle botte, dal fatto che ci hanno strappato via un compagno, dal fatto che nei CPR torturano e che dai CPR deportano.

Non partiremo da questo perché non sarebbe il discorso di Jamal.
Pertanto non è e non sarà il nostro.

LE RIVOLTE

Un anno fa il CPR di corso Brunelleschi bruciavaBruciava e chiudeva grazie al fuoco dei ribelli. Quelle colonne di fumo che si stagliavano al cielo emanavano la forza di una rivolta, dando coraggio a chi, fuori, coglieva quel momento per immaginare una solidarietà che nelle sue possibilità riuscisse ad essere palpabile ed efficace. Che potesse superare quel tempo e quel luogo e rimanere solida nelle sue prospettive di lotta contro la detenzione amministrativa, la macchine delle espulsioni e il razzismo sistemico e sistematico.

LEGAMI E ALLEANZE

Jamal è un pezzo di questa storia, è il segno profondo che il rapporto tra un dentro e un fuori è stato auspicabile, possibile, reale. Che organizzarsi insieme è un orizzonte non solo desiderabile ma realizzabile.

In questo anno abbiamo provato a tessere i nessi di senso che legano la guerra esterna – che ha raggiunto il suo apice con il genocidio palestinese – insieme alla costruzione del nemico interno – inquadrato per lo più tra il sottoproletariato razzializzato e chi lotta. Abbiamo ribadito, sempre più convint*, che creare qui alleanze di lotta con chi subisce l’oppressione di classe e lungo la linea del colore è il nostro punto, il nostro orizzonte, la nostra strada.

TENTARE IL POSSIBILE

Jamal è un nostro compagno, un nostro amico. Ha fatto questa strada con noi e non potevamo che tentare il possibile: inceppare il suo trasferimento in un CPR, dove per 18 mesi può essere sottoposto a detenzione e violenza, può essere torturato, per poi, un giorno, arrivare alla deportazione.
Mentre sotto i nostri occhi si muovevano gli ingranaggi del razzismo di Stato, non potevamo permetterci di rimanere inermi.

La macchina delle deportazioni e della detenzione amministrativa si compone di tanti piccoli pezzi: dalle perizie medico legali delle ASL, alle imprese che costruiscono e/o gestiscono i centri di detenzione; dai rastrellamenti degli sbirri durante le retate, ai voli charter che realizzano le deportazioni.
Ognuno di questi tasselli è più vulnerabile di quanto non sembri nel suo insieme il moloch delle detenzione amministrativa.
La sorpresa e la difficoltà degli sbirri nel dover gestire lo slancio di solidarietà di fronte alla questura ne sono la conferma.

IL COPIONE DEI MEDIA

La copertura mediatica dell’accaduto ha seguito un copione decisamente rodato: una comunicazione dell’ufficio stampa della questura viene inoltrata e ripubblicata da agenzie di stampa e giornali senza la minima rielaborazione.
E così gli aggressori diventano aggrediti e i professionisti della violenza (coloro cioè che della violenza istituzionale fanno la propria professione) passano per vittime.
Spariscono i pugni in testa, le manganellate scomposte, le minacce, gli insulti. Nella narrazione univoca e standardizzata delle veline poliziesche, sparisce la radice stessa della violenza, quella dei meccanismi di potere e dei dispositivi di governance delle classi sfruttate, quotidianamente emarginate, discriminate, incarcerate, espulse. Unica vera notizia (nel senso di fatto degno di nota) in questo caso è stata la “necessità” da parte della polizia di dispiegare appieno questa violenza per portare uno “straniero” nel CPR di Milano, un posto – tra gli altri destinati alla detenzione – disumanizzante al punto da creare scandalo per la gestione delle persone recluse.
Se in questi giorni la brutalità della polizia è balzata agli onori delle cronache per alcuni casi di violenze perpetrate durante momenti di protesta, la storia di ieri può aggiungere allora un prezioso tassello alla comprensione dei meccanismi che regolano e reggono le iniquità sociali: i poliziotti non picchiano solo ai cortei, non colpiscono solo gli avversari di questo o quel governo. I poliziotti pestano tutti i giorni, per garantire a suon di botte che la società dello sfruttamento rimanga tale.

Sappiamo che su Jamal è caduta più potente la brutalità della repressione perché ha scelto di lottare, ha scelto di organizzarsi. Il colpo e i colpi di oggi però non sono niente in confronto alla rabbia che abbiamo nel cuore e all’amore che arde questa lotta e ci lega alle compagne e compagni che troviamo lungo la strada.

MANTENIAMO VIVA LA SOLIDARIETÁ!

PRESIDIO SOTTO LE MURA DEL CPR DI VIA CORELLI DI MILANO

10 MARZO 2024 ORE 15

Il fuoco dei CPR brilla ancora e il coraggio delle lotte e delle rivolte stenta a placarsi.

A Jamal e alla sua libertà
A chi si ribella e si rivolta.
Ai rivoluzionari e alle rivoluzionarie.

FUOCO ALLE GALERE
FUOCO AI CPR

Resistere alla macchina delle espulsioni: sui fatti alla questura di Torino

Publié le 2024-03-03 22:45:03

28 Febbraio 2024

Non partiremo dalle botte, dal fatto che ci hanno strappato via un compagno, dal fatto che nei CPR torturano e che dai CPR deportano.

Non partiremo da questo perché non sarebbe il discorso di Jamal.
Pertanto non è e non sarà il nostro.

LE RIVOLTE

Un anno fa il CPR di corso Brunelleschi bruciava. Bruciava e chiudeva grazie al fuoco dei ribelli. Quelle colonne di fumo che si stagliavano al cielo emanavano la forza di una rivolta, dando coraggio a chi, fuori, coglieva quel momento per immaginare una solidarietà che nelle sue possibilità riuscisse ad essere palpabile ed efficace. Che potesse superare quel tempo e quel luogo e rimanere solida nelle sue prospettive di lotta contro la detenzione amministrativa, la macchine delle espulsioni e il razzismo sistemico e sistematico.

LEGAMI E ALLEANZE

Jamal è un pezzo di questa storia, è il segno profondo che il rapporto tra un dentro e un fuori è stato auspicabile, possibile, reale. Che organizzarsi insieme è un orizzonte non solo desiderabile ma realizzabile.

In questo anno abbiamo provato a tessere i nessi di senso che legano la guerra esterna – che ha raggiunto il suo apice con il genocidio palestinese – insieme alla costruzione del nemico interno – inquadrato per lo più tra il sottoproletariato razzializzato e chi lotta. Abbiamo ribadito, sempre più convint*, che creare qui alleanze di lotta con chi subisce l’oppressione di classe e lungo la linea del colore è il nostro punto, il nostro orizzonte, la nostra strada.

TENTARE IL POSSIBILE

Jamal è un nostro compagno, un nostro amico. Ha fatto questa strada con noi e non potevamo che tentare il possibile: inceppare il suo trasferimento in un CPR, dove per 18 mesi può essere sottoposto a detenzione e violenza, può essere torturato, per poi, un giorno, arrivare alla deportazione.
Mentre sotto i nostri occhi si muovevano gli ingranaggi del razzismo di Stato, non potevamo permetterci di rimanere inermi.

La macchina delle deportazioni e della detenzione amministrativa si compone di tanti piccoli pezzi: dalle perizie medico legali delle ASL, alle imprese che costruiscono e/o gestiscono i centri di detenzione; dai rastrellamenti degli sbirri durante le retate, ai voli charter che realizzano le deportazioni.
Ognuno di questi tasselli è più vulnerabile di quanto non sembri nel suo insieme il moloch delle detenzione amministrativa.
La sorpresa e la difficoltà degli sbirri nel dover gestire lo slancio di solidarietà di fronte alla questura ne sono la conferma.

IL COPIONE DEI MEDIA

La copertura mediatica dell’accaduto ha seguito un copione decisamente rodato: una comunicazione dell’ufficio stampa della questura viene inoltrata e ripubblicata da agenzie di stampa e giornali senza la minima rielaborazione.
E così gli aggressori diventano aggrediti e i professionisti della violenza (coloro cioè che della violenza istituzionale fanno la propria professione) passano per vittime.
Spariscono i pugni in testa, le manganellate scomposte, le minacce, gli insulti. Nella narrazione univoca e standardizzata delle veline poliziesche, sparisce la radice stessa della violenza, quella dei meccanismi di potere e dei dispositivi di governance delle classi sfruttate, quotidianamente emarginate, discriminate, incarcerate, espulse. Unica vera notizia (nel senso di fatto degno di nota) in questo caso è stata la “necessità” da parte della polizia di dispiegare appieno questa violenza per portare uno “straniero” nel CPR di Milano, un posto – tra gli altri destinati alla detenzione – disumanizzante al punto da creare scandalo per la gestione delle persone recluse.
Se in questi giorni la brutalità della polizia è balzata agli onori delle cronache per alcuni casi di violenze perpetrate durante momenti di protesta, la storia di ieri può aggiungere allora un prezioso tassello alla comprensione dei meccanismi che regolano e reggono le iniquità sociali: i poliziotti non picchiano solo ai cortei, non colpiscono solo gli avversari di questo o quel governo. I poliziotti pestano tutti i giorni, per garantire a suon di botte che la società dello sfruttamento rimanga tale.

Sappiamo che su Jamal è caduta più potente la brutalità della repressione perché ha scelto di lottare, ha scelto di organizzarsi. Il colpo e i colpi di oggi però non sono niente in confronto alla rabbia che abbiamo nel cuore e all’amore che arde questa lotta e ci lega alle compagne e compagni che troviamo lungo la strada.

MANTENIAMO VIVA LA SOLIDARIETÁ!

PRESIDIO SOTTO LE MURA DEL CPR DI VIA CORELLI DI MILANO

10 MARZO 2024 ORE 15

Il fuoco dei CPR brilla ancora e il coraggio delle lotte e delle rivolte stenta a placarsi.

A Jamal e alla sua libertà
A chi si ribella e si rivolta.
Ai rivoluzionari e alle rivoluzionarie.

FUOCO ALLE GALERE
FUOCO AI CPR