Vive l'Anarchie - Semaine 10, 2020

Sommaire

Une perturbation des bureaux de Lemay inaugure le Printemps contre la prison !

Publié le 2020-03-09 11:44:04
Mar 082020
 

De Solidarité sans frontières

Vendredi, quelques membres de la communauté sont entrés dans les bureaux de Lemay, un cabinet d’architectes qui font la conception de la nouvelle prison pour migrant-e-s à Laval. Portant des silhouettes représentant des ami-e-s et voisin-e-s de Montréal qui ont été emprisonné-es et expulsé-es, distribuant des tracts aux employé-e-s, et scandant les slogans, illes ont perturbé le travail quotidien.

La nouvelle prison, située au 400 Montée Saint-François à Laval, remplacera la prison actuelle. Comme toutes les prisons au Canada, elle sera remplie de personnes pauvres, noires et brunes, autochtones colonisées par les puissances européennes. Cette prison est une partie essentielle de la stratégie frontalière du Canada, gardant à l’extérieur les pauvres du Sud global et la richesse dans les mains de quelques-uns.

Tisseur, une firme de construction située à Val-David, a travaillé pendant l’hiver, ce qui fait en sorte que la nouvelle prison pour migrant-e-s commence à prendre forme, malgré une large opposition concertée dans la communauté (pour voir une photo récente, cliquez ici).

Ceci est un appel à bloquer toute construction supplémentaire de cette prison. Passez à l’action! Travaillez en collaboration avec d’autres, de manière réfléchie, stratégique, avec amour et détermination. Cette prison ne doit pas être construite!

Contact (pour coordination, tracts, points pour les médias, mises en contextes, pétition, information, toolkit, etc.): solidaritesansfrontieres@gmail.com

Plus d’information sur la détention des migrant-e-s par le Canada et la nouvelle prison pour les migrant-e-s, cliquez ici.

Plus d’information sur les compagnies impliquées dans la construction de la nouvelle prison, cliquez ici.

Endossez la déclaration contre la prison, cliquez ici.

Caen : Enième dissociation syndicale à la manif – 5 mars 2020

Publié le 2020-03-09 11:45:03

Petit compte rendu de la manifestation du 5 mars 2020 à Caen.

Environ 300 manifestant-e-s sous une pluie battante. Un tour en ville avec en tête un cortège une centaine de personnes plus déterminées, mais sans réel objectif. Pas mal de slogans chouettes et une belle énergie malgré tout. La manifestation contre la répression s’est résumée à un énième tour en ville. Quelques grilles et poubelles jetées de ci de là.

Des candidats aux municipales qui paradent sans complexes et sans ennuis, même l’un de ceux qui se sont dissociés dans la presse du « saccage » du local du maire. Vous savez celui qui fût ou est encore animateur de l’émission de radio – après le journal papier – « Racailles ». C’est la racaille et bien j’en suis pas !

A la FNAC ça tourne enfin en mini blocage, puis à l’intersection entre la rue de Bras et la rue Paul Doumer une poubelle est enflammée sous l’œil désapprobateur de notre « racaille » repentie. C’est à ce moment qu’une première énergumène est venue tenté d’éteindre le feu. Suivie un peu plus tard d’une seconde, mais cette fois ça se bouscule et les coups partent. Oh surprise, cette seconde énergumène qui s’en prend ainsi à des manifestant-e-s est notre cher délégué CGT-Enedis, militant PC à ses heures perdues, qui est passé en procès pour un blocage du serveur Serval. Son avocate avait jeté en pâture pour se dédouaner à la juge et aux journalistes que le blocage du serveur Serval visait à ne pas laisser la main aux Gilets Jaunes présents sur place et à des black blocs de la Guérinière ( sic!). Un bien beau camarade. Au même moment la police s’équipe et avance. Le groupe de tête cherche à rejoindre la rue Ecuyère, mais oh surprise (à lire avec ironie) la banderole de tête, CGT à la manœuvre, continue rue de Bras pour ramener les manifestant-e-s responsables vers le lieu de dissolution prévu, la préf, là où trônent les flics. Le zouave d’Enedis continue quant à lui sa charge et mange quelques coups. Mais le pire c’est que le cortège déter finit par rejoindre le cortège principal par peur de la répression et sous l’impulsion de quelques gauchistes.
La dissociation devient un sport national et s’accompagne de menaces et de coups. Ca devient répétitif. Pour ma part c’est à ce moment précis que je suis parti, hors de question de continuer dans ce cortège macabre.

Un d’Apache.

 

[Reçu par mail]

L’Ile-Rousse (Haute-Corse) : Le SUV de la candidate à la mairie part en fumée – 8 mars 2020

Publié le 2020-03-09 11:45:06

La voiture d’Angèle Bastiani, candidate aux élections municipales à L’Ile-Rousse (Haute-Corse), a été incendiée dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 mars, a annoncé dimanche le parquet de Bastia qui a ouvert une enquête pour destruction par moyen dangereux.

Les pompiers de L’île-Rousse sont intervenus vers 2h55 pour éteindre les flammes qui embrasaient le véhicule de la politicienne, garé sur la place Paoli, dans le centre de la cité.
Le véhicule, un SUV Mercedes, a été entièrement détruit par les flammes.

[Repris de la presse locale, 08.03.2020]

Berlin-Leipzig, Allemagne : Quelques coups dans les vitrines de la gentrification – 5, 6 et 7 mars 2020

Publié le 2020-03-09 11:54:08

Berlin : Déclarons la guerre à Engel&Völkers – 5 mars 2020

Le nombre de sans-abri n’a jamais été aussi élevé que depuis les années 2000. Il augmente de façon constante depuis des années.

Les gens sont de plus en plus contraints à payer des loyers hors-de-prix et dans un premier temps sont poussés dans le rouge financièrement, puis à être sans abri. L’augmentation des loyers, le manque de logements sociaux et les logements vides renforcent ce symptôme de gentrification.

Engel&Völkers fait partie de ces entreprises qui tirent profit de la détresse des autres en vendant et même en servant d’intermédiaire dans la commercialisation de biens immobiliers, de yachts et d’avions. Déjà en 2009, ‘Engel und Völkers’ a aidé le propriétaire de la maison squattée du 183 de la Brunnenstraße à le faire expulser puis à le faire rénover. Finalement, ces logements ont ensuite été vendus pour une valeur totale de 1.300.000 euros.

Pour montrer à Engel&Völkers que nous sommes en colère contre sa politique de logement capitaliste et inhumaine, ce 5 mars 2020, nous avons rendu visite à coups de marteau à ses agences de Oberhofer Weg à Berlin, Lichterfelde et Zehlendorfer Damm à Kleinmachnow.

Il reste entendu que le logement n’est pas une marchandise !

Des anarchistes.

[Traduit de l’allemand de indymedia, 07.03.2020]


Leipzig : logements plus jolis avec du bitume

Ponctuel.le.s à leur rendez-vous pour visiter les logements en copropriété dans le nouvel immeuble luxueux de Mühlholzgasse à Connewitz, nous avons donné une nouvelle touche à la façade. Nous avons salué acheteurs et investisseurs intéressés avec des extincteurs et des récipients en verre remplis de bitume.

Notre message est clair et simple : toutes les personnes qui investissent à Connewitz investissent en même temps dans des problèmes. Le passé a montré qu’ici la gentrification se heurte à de la résistance. Chaque nouvelle construction de luxe augmente non seulement les loyers, mais aussi notre mécontentement. Ici, nous ne pouvons pas garantir des installations du capital plus calmes et plus sûres.

Contre les immeubles de luxe, la pauvreté et les expulsions !

Pour un quartier rebelle et solidaire !

[Traduit de l’allemand de indymedia, 08.03.2020]


Berlin : La start-up Factory a besoin de nouvelles vitres…

« Depuis cette nuit [du 5 au 6 mars], il y a de nouveau des trous dans les vitres de la Start-Up Factory du quartier de Treptow à Berlin et la façade a par endroit une nouvelle couche de peinture. Même leurs agents de sécurité, qui travaillent 24 heures sur 24 autour du site pour maintenir éloigner la populace et le voisinage pas si smart, n’ont pas pu l’empêcher.

Selon son investisseur et directeur général Udo Schloemer, la « Factory Berlin » devrait foctionner un « club de business » dont « l’objectif est de réunir des acteurs venant de multinationales et d’entreprises avec des start-ups. […] Il a déjà souvent été décrit que des lieux comme la Factory, un Google-Campus ou actuellement la tour Amazon accélèrent les dynamiques de restructuration urbaine et expulsent tôt ou tard des gens. De même, des compagnon.ne.s ont expliqué dans plusieurs textes intelligents, comment ce genre d’entreprises, en prophètes d’une idéologie visant à rendre ce monde toujours plus numérisé, connecté et smart – dans la mesure où elles y parviennent – pourraient à l’avenir anéantir toute possibilité (ou même seulement l’espoir) de vivre en liberté, en autonomie et en auto-organisation. […] »L’attaque a été revendiquée en solidarité avec les lieux menacés d’expulsion à Berlin.

[Traduit de l’allemand de indymedia, 06.03.2020]

Modena (Italie) : Sur la révolte et le massacre dans la prison de Modena

Publié le 2020-03-09 12:00:06

Round Robin / lundi 9 mars 2020

Au début de l’après-midi d’aujourd’hui, 8 mars 2020, il a eu une révolte dans la prison Sant’Anna, à Modena.
Cela a été clairement perçu depuis l’extérieur, puisque trois colonnes de fumée se levaient des bâtiments de la prison et à cause des nombreux allers-retours des matons et de la présence d’un hélicoptère de la police qui surveillait la zone.
Du coup, dans les environs se sont rassemblés des nombreux familles des détenus, des solidaires et d’autres curieux, qui ont vu passer les GOM [Gruppo operativo mobile, Groupe opératif mobile de la Police pénitentiaire italienne, l’équivalent des ERIS français ; NdAtt.] en tenues anti-émeute et ont clairement entendu les bruits des quelques tirs.

Après quelques tentatives de la Police municipale de les éloigner, des personnes se sont quand-même ressemelées devant la prison, où l’on a vu passer les fourgons de police, les ambulances et les cars de la Pénitentiaire.
A un certain moment, après des nombreuses demandes de nouvelles de la part des familles, le Major de la Pénitentiaire et une représentante de la directrice de la prison sont sortis et leur ont dit que, pendant les négociations avec les révoltés enfermés dans une sections, les matons leur avaient restitué leurs portables, pour qu’ils puissent appeler leur proches. Ils ont donc demandé aux familles de répondre aux appels des détenus et les inviter à se rendre.
Le soir, en présence d’un gros groupe de flics anti-émeute, des keufs sont sortis de la prison, en escortant des détenus et des détenues, et en les tapant à coups de matraques ; certains détenus ont été transporté dehors sur des brancards.
Déjà à ce moment là, quelqu’un a vu un sac contenant un corps mort.
Pendant les éventements, on a réussi à parler avec des détenus enfermés dans la sections la plus proche le champ où on se trouvait ; ils ont donné des nouvelles à propos des transferts, en disant qu’ils étaient les derniers qui allaient être transférés et qu’ils se faisaient massacrer.
80 personnes ont été transférées, apparemment à Bologne, Reggio Emilia, Parma, Piacenza et Ascoli, à l’aide de quatre cars de la police pénitentiaire et de quelques fourgons.

Les médias au service du pouvoir racontent ce qui s’est passé en disant que la révolte a commencé dans la sections des prisonniers qui travaillent dans la taule, avant de s’étendre à toute la prison; les prisonniers auraient brûlé des matelas et se seraient barricadés dans au moins un des bâtiments ; apparemment, selon une vidéo, ils auraient pris possession de l’armurerie.
Pendant cette révolte, trois personnes seraient mortes ; leur identité n’est pas connue, tout comme les causes exactes de leur décès. Deux autres personnes seraient en réanimation.
On parle de graves dégâts à la structure de la prison et de la destruction de documents de l’AP.
Parmi les cause les plus importantes de la révolte, il y aurait la suppression des parloirs et l’absence des médiateurs, à cause DU virus, en plus que la sécurité sanitaire à l’intérieur.

Il paraît que, tard dans la soirée, il y avait encore des révolté.e.s barricadé.e.s.
La situation continue de changer.

 

Note d’Attaque : la suppression des parloirs dans les prisons, décidée par l’Administration Pénitentiaire à cause de la paranoïa qui s’est installée suite à l’épidémie de Covid-19 a été la cause de très nombreuses révoltes dans des taules italiennes, ce weekend. A Pavia, les prisonniers se sont révoltés et ont retenu et durement tabassé deux matons. A la prison de Poggioreale (Naples), des détenus sont montés sur les toits, leurs familles manifestant dans les rues devant la taule. Dans la prison Pagliarelli, à Palermo, les détenus ont incendié draps, coussins et autres, les jetant ensuite hors des fenêtres. A Frosinone les prisonniers se sont emparé d’une partie de la taule, où se sont barricadés. Il y a eu des protestations aussi dans les prisons de Salerno, Vercelli, Alessandria, Bari et Foggia.

Santiago (Chili) : Revendication d’une attaque armée contre les Carabineros

Publié le 2020-03-09 12:00:06

Contra Info / dimanche 8 mars 2020

31 décembre 2019 / 1er janvier 2020
sujet : attaque armée
objectif : blesser le plus gravement possible

À la date prévue, dans la nuit du Nouvel an grégorien, des combattants des commandos autonomes pour l’insurrection populaire ont mené une action armée. Cette action avait pour but de blesser le plus gravement possible les gardiens des riches, qui se sont révélés être des psychopathes qui adorent protéger le pouvoir étatique/capitaliste.

L’opération s’est terminée avec quelques objectifs blessés, le plus grave étant un policier avec une jambe cassée à cause d’un tir de un fusil de chasse. Nous savons que l’État est en guerre permanente, depuis bien avant le 18 octobre, et qu’il a sait tirer profit de ses stratégies de communication ou bien cacher des informations, en fonction de ses objectifs et besoins du moment. C’est pourquoi, si les informations sont répandues massivement par les médias de manipulation, au contraire celle-ci a été cachée et les médias ont relayé l’image d’une journée tranquille, en niant l’existence de toute expression digne et armée des habitants des quartiers populaires et des prolétaires en guerre. On a déjà vu cela à plusieurs reprises, mais nous pensons qu’il est temps d’assumer avec fierté les coups portés au pouvoir.

Frères, sœurs, camarades et combattants de la résistance, nous vous saluons et faisons appel à vous pour pratiquer la lutte armée, jusqu’à atteindre la liberté pour le peuple et pour tous les prisonniers politiques.

Chaque policier est une cible légitime.
Celle-ci est bien une menace, nous vengerons chaque personne mutilée, tuée et emprisonnée.

Mort au capital.

Athènes, Grèce: Minibus de tourisme incendiés en solidarité avec les squats – 19 février 2020

Publié le 2020-03-09 14:44:13

Dans la nuit du 19 février à Koukaki, près de la colline de Philopappou, quatre vans VIP (mini-bus de tourisme) ont été volontairement incendiés.
Cette attaque a été menée en représailles et en solidarité avec les personnes qui ont été frappées et arrêtées par les forces répressives de l’Etat lors de la réoccupation des squats à Koukaki. Elle a aussi été dédiée aux personnes arrêtées après la reprise des bâtiments.

La cible choisie, située juste à côté des squats, c’est d’une part pour rappeler aux flics qu’il  leur est impossible de protéger les quartiers contre les personnes masquées et d’autre part, que ces véhicules existent uniquement pour servir les intérêts des touristes et l’industrie du tourisme.

Le communiqué se termine par:
« 1000 squats pour chaque expulsion
Un flic, une balle »

Thessalonique, Grèce : Revendication de sabotage de 22 caméras de surveillance – Fin janvier 2020

Publié le 2020-03-09 14:44:13

« Entre l’idée
Et la réalité
Entre le mouvement
Et l’acte
Tombe l’Ombre »

La société de contrôle sème ses « yeux » de surveillance dans chaque quartier. Nous nous réunirons pour les détruire, afin de pouvoir nous déplacer librement et avec  souplesse dans les rues et les ruelles étroites des villes, en observant sans être observé.e.s.

Dans un système de surveillance généralisée, les surveillant.e.s de la normalité sont d’une part omniprésent.e.s pour contrôler et maintenir l’ordre. Ils/elles empêchent sa « perturbation », avec des mesures de sécurité toujours plus perfectionnées (caméras, alarmes, émetteurs radio). Ils/elles guettent les insubordonné.e.s jusqu’à ce qu’ils détectent un « mauvais » comportement, puis ils/elles établissent leur profil criminel. D’autre part, les individus internalisent ce contrôle sur leur vie, ce qui entraîne progressivement l’automatisation du mécanisme de l’autorité, puisque chacun.e se soumet au fait d’être en permanence visible et observé.e.

Face au contrôle généralisé, nous allons diffuser notre action de manière incontrôlable.
Face à celles et ceux qui veulent l’ordre, nous serons les sauvages qui n’ont pas été domestiqué.e.s.
Aucun repos ne vous sera accordé jusqu’à la dernière explosion de ce monde.

La semaine dernière (derniers jours de janvier 2020), nous avons pris d’assaut les quartiers bien gardés de Triandria, Toumpa, Neapoli, Analipsi et le centre-ville et rendu 22 caméras de sécurité inutilisables (en les cassant ou en les enlevant).

Attaquons les systèmes de surveillance électroniques des banques, des maisons, des magasins.
Luttons par tous les moyens, jusqu’à l’anarchie.

Force et solidarité avec les compagnons G. Michailidis, K. Athanasopoulou et avec la compagnonne arrêtée avec eux lors de l’opération antiterroriste du 28 janvier*.

des ombres qui n’ont été détectées par aucun « œil »

[Traduit de l’anglais de Act for Freedom Now, 23.02.2020]

NdT:
* Deux compagnon.nes anarchistes en cavale, Giannis Michailidis et Konstantina Athanasopoulou, ainsi qu’une femme non identifiée, ont été interpellé.e.s mercredi 29 janvier dans une voiture prétendument volée, à Agia Paraskevi, dans la banlieue d’Athènes. Dans le véhicule un fusil Kalachnikov, une mitraillette, une arme de poing, des plaques d’immatriculation volées et d’autres objets auraient été trouvés par les flics de l’antiterrorisme.
Giannis Michailidis s’était évadé de la colonie agricole et pénitentiaire de Tyrintha en juin 2019. Il avait été arrêté en février 2013, pour le double braquage qui avait eu lieu à Velventos, avec les compagnons anarchistes Nikos Romanos, Dimitris Politis et Andreas-Dimitris Bourzoukos. Il purgeait également une peine de 15 ans pour un échange de tirs avec la police en mai 2011 à Pefki. La fusillade a eu lieu suite à un contrôle routier, deux flics et l’anarchiste Theofilos Mavropoulos ont été blessés ; ce dernier a été arrêté lui aussi.
Giannis est également connu comme « l’archer de Syntagma » puisque, en février 2011, lors des affrontements pendant la grève générale, il a été arrêté pour avoir tiré à l’arc contre la police anti-émeute qui protégeait le parlement grec sur la place Syntagma (Athènes).
La compagnonne Konstantina Athanasopoulou était en cavale après le non respect de son contrôle juduciaire (suite à sa libération sous caution). Elle avait été arrêtée le 5 janvier 2017 aux côtés de Pola Roupa, pour des activités liées à l’organisation « Lutte révolutionnaire »

Lyon : Par où faire passer la manif ? Par la rue piétonne en chantier – 7 mars 2020

Publié le 2020-03-09 14:53:05

Les « gilets jaunes » ont appelé à une grande manifestation nationale ce samedi 7 mars à Lyon, symboliquement pour l’acte 69. Une partie du cortège, composé essentiellement de personnes habillées en noir et cagoulées, a échappé à la surveillance des flics et ont saccagé la rue Victor-Hugo dans le 2e arrondissement. Plusieurs banques ont été attaquées dans cette rue piétonne, tandis que des barricades ont été érigées avant d’être enflammées.  

Deux rendez-vous ont été donnés pour la journée. Le premier à 13 heures, place Bellecour à Lyon. Le second, en début de soirée, au Gros Caillou, à la Croix-Rousse, pour une manifestation aux flambeaux. Mais jeudi 5 mars, la préfecture a pris un arrêté pour interdire « les cortèges, défilés et rassemblements revendicatifs ce samedi 7 mars 2020, de 8 à 22 heures, dans cinq périmètres à Lyon ». Une large partie de la Presqu’île entre les places des Terreaux et Bellecour, mais aussi entre la rue Victor-Hugo et ses abords et la gare de Perrache, autour des centres commerciaux de Part-Dieu et Confluence, ainsi que dans le Vieux-Lyon.

barricade rue V. Hugo

Peu après 14h, les premiers affrontements se déroulent sur la place Bellecour, où les flics ripostent aux caillassages des manifestant.e.s par des lancers de grenade lacrymogène. Des heurts similaires se reproduiront de manière sporadique.

Peu après, les flics ont été pris de vitesse par la partie la plus enragée du cortège: elle a investi la rue piétonne Victor Hugo, actuellement en travaux. Grâce aux matos que fournit le chantier, des dizaines de personnes masquées et habillées de noir détruisent les vitres de plusieurs agences bancaires (Crédit Agricole, Société Générale, BNP Paribas) de la rue commerçante. « Les nombreux travaux de l’artère ont permis aux black blocs cagoulés de faire encore plus de dégâts, en se servant des panneaux comme d’armes.« (LyonMag, 07.02.2020)
Une cabane de chantier est incendiée.
Outre les destructions commises dans cette artère piétonne du capital, des parasols sur les terrasses de cafés sont cramés sur la place Bellecour, l’office de tourisme tagué. Des panneaux publicitaires sont fracassés. […]

S’ensuivront plusieurs heures de nasse sur la place Bellecour, les flics voulant empêcher les manifestant.e.s de l’après-midi d’aller grossir le cortège de la marche aux flambeaux.

Un bilan de l’après-m’ par les journaflics : « Plusieurs centaines de Gilets jaunes ont manifesté à Lyon pour un acte 69 très violent. Selon la Préfecture du Rhône, il y aurait eu 7 manifestants interpellés et 24 policiers blessés. L’un d’entre-eux a reçu un pavé sur la main. Côté manifestants, un «Comité de liaison contre les violences policières» a recensé 20 blessés, en se basant sur des informations de «street medics» (des secouristes de manifestations). Mais les autorités n’avaient connaissance que de trois cas.
Un adolescent de 16 ans a subi une double fracture de la mâchoire d’un tir de LBD, a indiqué son père à l’AFP, qui a critiqué l’attitude des forces de l’ordre qui ont gêné, a-t-il affirmé, l’arrivée des secours. Il compte porter plainte. […] » (LeProgrès, 07.02.2020]

 

Madrid (Espagne) : Attaque contre la clinique Fertility

Publié le 2020-03-09 14:59:05

Contra Madriz / lundi 9 mars 2020

Dans la nuit du 7 mars, nous avons attaqué la clinique Fertility, en détruisant les vitres avec de l’acide et en laissant un message : « Nos corps ne sont pas à vendre », car nous sommes fatiguées de voir comment ils transforment nos corps en simples objets de consommation et comment ils nous réduisent à des machines à accoucher ou à des sources de matières premières.

L’État et le capital, qui créent des situations de précarité et de misère, font des affaires avec nos corps, par l’achat et la vente d’ovules et des ventres des mères porteuses, en soumettant notre corps à de graves problèmes physiques et psychologiques, soit par la prise excessive d’hormones, nécessaire au don (appelé ainsi à tort) d’ovules, soit par une grossesse, comme c’est le cas des mères porteuses.

Leurs sophismes déguisés en liberté ne nous font pas marcher, des phrases sur les avantages pour les personnes qui ne peuvent pas avoir d’enfants ou sur le libre choix de subir ces traitements. Il n’y a pas de libre choix dans un système où l’on subit le chantage constant de l’acceptation du système qui vous est imposé ou la mort pour faim, il n’y a pas de liberté de choix dans un système qui se maintient et se construit sur l’oppression de sexe, de race, de classe… C’est pourquoi nous revendiquons un 8 mars combatif, parce que nous ne sommes pas des marchandises et nous ne sommes pas récupérables par les vois étatiques.

Mort au patriarcat et vive l’anarchie !

Comines (Nord) : L’incendie d’un bus au dépôt bloque le trafic de Keolis – 9 mars 2020

Publié le 2020-03-10 10:41:05

Ce lundi 9 mars 2020, vers 5 h, un bus a pris feu au dépôt de Keolis Nord à Comines. Les pompiers sont intervenus pendant près de deux heures pour venir à bout des flammes. Les autres bus n’ont pas pu sortir du dépôt le temps de l’intervention des pompiers, ce qui fortement perturbé le trafic de plusieurs lignes (76, 82, 84, 88..) dans l’agglomération de Tourcoing (Nord).

[Repris de la VoixduNord (article payant), 09.03.2020]

Italie : Révoltes en cours dans plusieurs prisons – 8 et 9 mars 2020

Publié le 2020-03-10 10:42:05

En ce moment même, des révoltes embrasent plusieurs taules en italie : à Modène, Salerno, Pavie, Opera et San Vittore (Milan), Poggioreale (Naples), Frosinone (près de Rome) et aussi à Vercelli, Palerme, Alessandria (près de Turin), Bari et Foggia. La répression est sanglante, on compte déjà 8 prisonniers tués (6 à Modène, un à Alessandria et un à Verone). Selon les journaflics, la plupart de ces morts aurait été provoqué par des overdoses médicamenteuses.

Le décret du 8 mars (qui met en quarantaine 14 provinces, toute la région de la Lombardie et les provinces de Modène, Parme, Piacenza, Reggio Emilia, Rimini, Pesaro et Urbino, Alessandria, Asti, Novara, Verbano-Cusio-Ossola, Vercelli, Padoue, Trévise, et Venise) a mis le feu aux poudres.
L’impact direct, cruel, de ce décret pour les prisonniers et les prisonnières : suspension des parloirs au moins jusqu’au 3 avril.

La situation dimanche 8 mars au soir

Pour Modena, un feu de matelas a ravagé un partie de la taule côté « hommes » dans l’après-midi, dont les parties sanitaires. Le bureau des matricules où sont gardés les dossiers des détenus aurait aussi cramé. Les mutinés ont repris les espaces communs jusqu’à la conciergerie, derrière laquelle ils se sont barricadés, provoquant la fuite d’une vingtaine de matons et de personnel de santé. Les flics en tenue anti-émeutes ont ensuite débarqué, tabassé et délogé. Certains détenus, en chemin pour l’évasion, avaient réussi à atteindre la cour de promenade. Mais tard le soir, quand les agents de la police pénitentiaire sont revenus entre les murs, certains détenus étaient encore barricadés.
Les détenues côté « femmes » ont rejoint elles aussi la révolte par le feu.

Trois détenus (au moins) sont morts. Deux matons ont été blessés dans leur fuite.
Le feu ayant saboté la machine, environ 80 détenu-es sont transféré-es en bus. Des personnes solidaires sur place ont entendu crier « Bologna » depuis ces bus.

A Pavie, ce soir (8 mars) la révolte dure depuis 19h30, après que des proches des détenus soient venues crier aux portes contre l’arrêt des parloirs. Des prisonniers ont mis le feu à leur matelas, certains sont montés sur le toit, 2 matons sont tenus en otage par des détenus déterminés, qui leur ont arraché les clés pour libérer des dizaines d’autres compagnons de galère. Il semble qu’à 23h les deux merdes en uniforme aient été relâchées…

A Frosinone (au sud de Rome), une centaine de détenus s’est barricadée dans une section de la prison, mais la police les a délogés. D’après les journaflics, les prisonniers ont dressé une liste de revendications, dont le rétablissement des parloirs, et tentent de négocier avec la direction.

A Poggioreale, Napoli (dans la plus grande taule d’Italie avec plus de 2200 prisonniers), de nombreuses familles des détenus se sont rassemblées au pied des murs et ont bloqué le trafic alentour pour rendre visible ce qui se jouait à l’intérieur. Certains détenus se sont hissés sur les murs qui entourent la cour de promenade, et une trentaine d’entre eux est montée sur le toit en criant sa rage contre la suspension des parloirs.

à Milan

A Opera (Milano), plus d’une centaine de prisonniers ont saccagé tout ce qui était à leur portée.

A Salerno, où la révolte a eu lieu la veille au soir, toute une section de la prison a été dévastée.

Pour le moment les nouvelles sont données au lance-pierre, et peut-être demain on en aura plus…

Parce que « Fuoco alle galere », ce n’est pas une formule magique mais une pratique réelle pour saboter la machine carcérale …
Solidarité avec tous les mutins, et toutes les mutines ! De toutes les cages, de toutes les prisons, camps, HP, CRA et CPR…
Vive le virus de l’anarchie !

[Reçu par mail]


Sur la révolte et le massacre à l’intérieur de la prison de Modène

Aujourd’hui (8 mars), en début d’après-midi, une révolte a éclaté dans la prison Sant’Anna à Modène. Elle était clairement visible depuis l’extérieur, avec trois colonnes de fumée noire s’élevant dans le ciel depuis les tentacules de la taule, les va-et-vient des gardiens ainsi que la présence d’un hélicoptère de la police survolant la zone.
Dans les rues alentours, des proches des détenus, des personnes solidaires et d’autres spectateurs se sont rassemblées. Illes pouvaient voir les GOM [1] parader en tenue anti-émeutes et entendre distinctement quelques coups de feu. Malgré une tentative d’évacuation par les pompiers, les gens sont quand même restées rassemblées devant la prison face au défilé des ambulances, des fourgons et des minibus de la police pénitentiaire.

A un moment, suite aux demandes de nouvelles de la part des familles, le major de la pénitentiaire et un émissaire de la directrice de la taule ont annoncé qu’après négociation avec les mutinés barricadés dans l’aile, leurs téléphones ont été restitués afin d’appeler leurs proches. Ils ont exhorté les familles à les contacter et à leur demander de sortir.

Dans la soirée, sous les yeux d’un groupe imposant de policiers anti-émeute, les flics sont sortis pour escorter quelques détenu-es menotté-es, tout en les frappant. Quelqu’un est sorti sur une civière. A cette heure-là déjà, quelqu’un a aperçu un sac contenant un cadavre.

Pendant la révolte, des gens ont réussi à communiquer avec les détenus présents dans l’aile adjacente au champ. Ils ont donné quelques infos sur les transferts en cours ; ils ont dit aussi qu’ils étaient les derniers à être déplacés de la section et qu’ils étaient en train de se faire massacrer.

80 personnes ont été transférées, apparemment à Bologne, Reggio Emilia, Parme, Piacenza et Ascoli, dans quatre bus de la prison au moins et d’autres fourgons.

Les médias du régime ont réécrit l’histoire : la révolte serait partie de la section des travailleurs, avant de s’étendre à toute la prison où les prisonniers auraient brûlé des matelas et se seraient barricadés dans au moins l’une des structures. Et ce, apparemment, à partir d’une vidéo où on les verrait prendre possession de l’armurerie de la prison.

Trois personnes sont mortes durant cette mutinerie. Leur identité n’est pas précisée, ni les causes exactes des décès. Dans le même temps, deux détenus seraient en réanimation à l’hôpital, entre la vie et la mort. On parle de dégâts graves pour le bâtiment, et de destruction de documents.
A l’origine de l’éclatement de la révolte : l’annulation des parloirs et le manque de médiateurs à cause du virus, ainsi que les mesures de sécurité sanitaire à l’intérieur de l’établissement.

Tard dans la soirée, il y avait encore, apparemment, des mutinés barricadés ; LA SITUATION ÉVOLUE EN CONTINU. »

[Traduction de l’italien de roundrobin.info, 09.03.2020, reçue par mail]

NdSAD:
[1] Pour « Gruppo operativo mobile », équivalent des ERIS en France.

Prison de Modène


Une mise à jour en ce début de lundi 9 mars :

– à Modène, d’après des compas toujours sur place, la révolte compte désormais 6 morts côté « hommes ». La désinformation active des médias parle d’overdoses… Et à l’heure actuelle, la révolte se poursuit à l’intérieur.

San Vittore

– Une révolte a éclaté ce matin dans la taule de San Vittore (Milan).
Une vingtaine de détenus est montée sur le toit, aux cris de « Liberté, liberté ! ». Du côté sud de la prison, des colonnes de fumée s’élèvent depuis quelques cellules. L’intérieur résonne des cris et des bruits provoqués par des coups incessants contre les grilles et les murs, comparables à ceux d’un chantier de construction. Les flics en tenu anti-émeute sont entrés à l’intérieur et les pompiers sont arrivés. Les rues autour de la prison sont fermées (cette prison est dans une zone centrale de Milan).

Des compas se sont rassemblées vers midi au pied des murs, en criant sans relâche « Fuoco alle galere ; tutti liberi, tutte libere ! » et brandissant une banderole de soutien : « Daje raga’, siamo con voi. Rivolta ! » (Allez les gars, on est avec vous ! Révolte !)

– Les médias du régime parlent désormais de 27 prisons « en agitation ».

– Dans la taule de Brindisi (Pouilles) aussi, une révolte a éclaté dimanche soir sur les coups de 23h. Des feux de joie sont partis depuis les cellules, aux cris des prisonniers et d’un groupe de leurs proches qui se sont rassemblés dans les rues voisines.

– La belle nouvelle du jour, à confirmer, serait l’évasion de 20 détenus à Foggia (toujours dans les Pouilles) ! Ce qui est sûr, c’est qu’une cinquantaine de prisonniers ont tenté de fuir ce lundi matin. Ils ont arraché une porte du « block house », la zone qui les sépare de la rue, puis ils ont escaladé les portes le long du périmètre de la prison. Arrivés à l’extérieur de la taule, une trentaine s’est fait rattraper par les flics assistés par les carabinieri, l’armée et un hélico. Une vingtaine de mutins serait en fuite… Buena fortuna a loro !
Durant la révolte, certains détenus étaient montés sur le toit, d’autres ont cassé les fenêtres, et un incendie s’est déclaré à l’entrée de la prison. Un des mutins, blessé à la tête, a été emmené sur une civière.

– Quelques précisions sur la révolte dans la taule Fuorni de Salerne, commencée samedi 7 mars après-midi :  les 120 mutins ont utilisé les barreaux de fers des lits pour détruire tout ce qui devait être détruit.

Après avoir ravagé comme il se doit le deuxième étage, ils ont arraché les barreaux des fenêtres et ont réussi à grimper sur le toit. La police pénitentiaire a tenté sans succès d’apprivoiser la révolte, tandis que des renforts d’uniformes sont arrivés de toute la région. L’hélico des carabinieri a survolé la zone jusqu’à 20h environ, au moment où les détenus se sont faits remettre en cage.

Des mutins sur le toit de la prison de San Vittore, lors de la révolte de 1969

[Reçu par mail]

Message à l'attention du Groupement des Reporters Indépendants en Live

Publié le 2020-03-10 10:43:08

Ce message s’adresse au GRIL, aux "liveurs" et "liveuses" étant représenté·e·s par elleux, ainsi qu’à toute personne soutenant leur démarche.



Rappel de faits :

Concernant la photographe "agressée" :

Sur "l’agression" :

Sur le Groupement des Reporters Indépendants en Live :

Enfin, nous souhaitons préciser que nous n’avons rien à voir ni de près ni de loin avec la Défense Collective ou aucun auto-média, mais que si d’aventure vous les preniez comme cible, vous en paierez le prix fort.

Milan (Italie) : Révolte à la prison de San Vittore et rassemblement en solidarité

Publié le 2020-03-10 13:40:05

Round Robin / lundi 9 mars 2020

À la prison San Vittore de Milan, les détenus sont sur le toit et mettent le feu à une section de la prison. Certains compagnons et compagnonnes manifestent devant la prison et, ce soir, un appel à été lancé pour se rassembler à 19:00 à l’arrêt de transport en commun Sant’agostino.

Entretemps, la présidente de l’association nationale des dirigeants et fonctionnaires de la police pénitentiaire, Daniela Caputo, propose « l’armée autour de tous les murs, des punitions sévères pour ceux qui alimentent les révoltes, l’interdiction immédiate de tout accès à représentants ou associations qui, en raison de leurs campagnes historiques de tutelle et de promotion des droits des détenus, peuvent voir leurs voix instrumentalisées par des fauteurs de troubles et violents », selon « La Republica ».

Quelques mises à jour sur la situation :

Depuis ce matin, ce sont 27 prisons qui connaissent des contestations de la part des détenus, dont certains demandent l’amnistie à cause de l’émergence du coronavirus. Le nouveau bilan officiel diffusé après les révoltes de ces derniers jours est de 8 morts parmis les détenus: six d’entre eux sont décédés à la prison de Modena pendant les révoltes d’hier après-midi. Pour trois d’entre eux, les sources institutionnelles soutiennent que, depuis hier, l’un est mort par abus de substances opioïdes, l’autre de benzodiazépine, pendant que le troisième a été retrouvé cyanosé (manque d’oxygène dans le sang), mais sans dire dans quelles circonstances. Pour les trois autres il n’y a pas de nouvelles, pendant qu’en tout dix-huit détenus sont actuellement hospitalisés, en grande partie pour des intoxications. Deux autres morts d’overdose de médicaments psychotropes ont été enregistrés dans les instituts pénaux de Vérone et Alessandria pendant la nuit. Tous les deux étaient des protagonistes des contestations et auraient, selon les annonces officielles, diffusé des médicaments psychotropes soustraits à l’infirmerie.

Entretemps une révolte est en cours dans la prison de Foggia, d’où certains détenus auraient réussi à s’évader, mais ont été bloqué à l’extérieur de l’institut pénitentiaire par les forces de l’ordre. À ce que l’on sait ils auraient arraché un portail de la « block house », la zone qui les sépare de la rue. Certains détenus sont montés sur le toit, d’autres ont brisé les fenêtres, et à l’entrée un incendie s’est déclanché. Pendant les confrontations avec la police, un détenu a été bléssé à la tête et a été évacué sur une civière. À San Vittore, la contestation s’est montrée sur le toit et des incendies ont éclaté dans la prison, pendant qu’à Palerme une tentative d’évasion de la prison d’Ucciardone a été bloqué par la police pénitentiaire. Les routes autour de la vieille prison bourbonnienne sont fermées. Hier des protestations ont aussi éclaté à Pagliarelli, la deuxième prison de Palerme. À Rebibbia à Rome, tout en brûlant des matelas, certains reclus ont pris d’assaut l’infirmerie.

Hier soir, les détenus de Pavia ont bloqué pour quelques heures deux agents de police pénitentiaire, ont volé les clés des cellules, fait entendre de fortes contestations et ont dévasté divers locaux du pénitentiaire.

source: radiondadurto.org

Mexique : 8 mars, journée de la rage

Publié le 2020-03-10 16:39:08

Dans l’après-midi du dimanche 8 mars à Mexico, une manifestation contre les violences sexistes et patriarcales a réuni plusieurs dizaines de milliers de femmes. Parmi cette foule immense qui a pris les rues, plusieurs centaines de manifestantes étaient venues avec une toute autre intention que de rester dans leur rôle de victimes ou de défiler sagement au milieu des projecteurs médiatiques. Vêtues de noir et cagoulées, elles ont dû à plusieurs reprises faire face à l’indignation citoyenne des orgas et autres défenseuses de la paix sociale à chaque fois qu’elles détruisaient une partie de ce qui les opprime.

Selon les médias, des altercations ont eu lieu entre révoltées et pacificatrices à plusieurs moments, comme lorsque des non-violentes ont fait une chaîne humaine devant les rangées de flics, en se tournant vers les enragées.

A un autre endroit, des catholiques et militantes anti-avortement qui formaient une chaîne humaine autour de la cathédrale métropolitaine pour empêcher des manifestantes d’y pénétrer se sont mangé du gaz lacrymogène dans la tronche. Parmi les monuments historiques tagués lors de cette manif, on compte l’Hemiciclo a Juárez, le Monte de Piedad, ou encore le bâtiment des Beaux-Arts sur l’Avenida Juárez.

Après avoir démonté les plaques de protection autour de l’Église ‘Corpus Christi’, à quelques mètres du Palacio Nacional, un groupe d’encapuchadas a brisé des vitraux puis aspergé la porte principale d’essence avant de la faire flamber.

Puis dans la foulée, un escadron de police (composé uniquement de femmes) est intervenu et a encerclé une partie des assaillantes, certaines sont parvenues à s’échapper. Un autre groupe d’encapuchadas est arrivé tout de suite après pour libérer leurs camarades/compagnonnes encerclées.

Pendant ce temps, d’autres enragées ont tagué plusieurs barricades qui protégeaient plusieurs institutions de la ville. D’autres encore sont allées incendier le bâtiment de la Banque de Mexico, elle aussi barricadée. De l’autre côté, des encapuchadas ont brisé les vitres d’un hôtel et du bar ‘El Popular’, après avoir arraché leurs plaques de protection. Plusieurs banques et l’office du tourisme (avec départ de feu) ont été saccagées, au moins une supérette exproprié (avec vitres brisées à la sortie), des camions de pompiers ainsi que plusieurs véhicules de la mairie vandalisés. Le siège de la municipalité s’est fait taguer et péter ses vitres. Alors que des rangées de policières protégeaient la ‘Puerta Mariana’ du Palais National [1], quatre cocktails Molotov ont volé en direction du bâtiment d’État. Un des engins a atterri sur une journaflic, enflammant un court instant ces vêtements. Malheureusement, une femme a été identifiée et arrêtée pour participation à cette attaque incendiaire (précisément pour le jet d’un engin incendiaire).

Selon le secrétariat de la sécurité urbaine de la ville de Mexico, au total 18 policières auraient été blessées lors de l’émeute de ce dimanche. Dans la soirée, au moins 6 personnes ont été arrêtées pour les affrontements devant la cathédrale métropolitaine sur la ‘Plaza de la Constitución’.

La révolte contre la violence patriarcale s’est exprimée dans plusieurs villes du Mexique. En voici un rapide aperçu.
A Nezahualcoyotl (Edomex), un cortège en noir était présent dans la manif. Outres des tags sur les murs et divers bâtiments (comme « le quartier sera féministe ou ne le sera pas »), des distributeurs de billets de banque ont été détruits.
A Morelia (Michoacán), l’église ‘Cristo Rey‘ a été taguée, et il y a eu quelques accrochages avec les cathos.
A Pachuca (Hidalgo), des dizaines de femmes cagoulées ont attaqué la préfecture : des slogans ont été tagués sur la façade (comme « y’en a marre ! » ou encore « Pas une de plus ») et des vitres brisées.

La préfecture de Pachuca (Hidalgo)

Les pompiers fidèles à l’ordre… partriarcal

Véhicule des pompiers attaqué

Un journaflic pris à partie dans la manif

« Vous n’avez pas besoin de permission pour lutter »

[Reformulé de divers articles des médias mexicains, 08 et 09.03.2020]

NdT :
[1] Le Palais national (en espagnol : Palacio Nacional), est le siège du pouvoir exécutif fédéral au Mexique et la résidence officielle du président du Mexique depuis 2018. Il est situé sur la place de la Constitution (place principale de Mexico).

Qui sont les collabos associatifs du SNU ?

Publié le 2020-03-12 10:35:08

Le 4 juin 2019, une convention de partenariat pour le SNU (service national universel) était signée par une vingtaine d’associations et Attal, secrétaire d’état auprès du ministre de l’Education Nationale. Certaines de ces associations s’illustrent déja pour leurs rôles dans la machine à expulser les sans-papiers (comme la Croix-Rouge et l’Ordre de Malte).

Des associations, parmi lesquelles des mouvements d’« éducation populaire » (mais ce n’est pas une surprise) qui cautionnent l’encasernement des jeunes de 15-16 ans, la militarisation et la citoyenneté, et qui obtiendront 3 milliards d’euros par an (pris sur les budgets éducatifs) au profit d’un projet ubuesque et totalitaire.

Voici la liste des associations partenaires :

Détruisons ce qui nous détruit !

 

[Repris d’Indymedia Nantes, 09.03.2020]

Journaflics au week-end antirep (Montreuil)

Publié le 2020-03-12 10:37:06

Le 29 février et le 1er mars se tenait le week-end de la Coordination antirépression à la Parole errante. Lors de ces journées d’échanges et de formations, deux journalistes ont essayé de s’infiltrer pour filmer en caméra cachée.



Le 29 février et le 1er mars se tenait le week-end de la Coordination antirépression à la Parole errante. Lors de ces journées d’échanges et de formations, deux journalistes (de la boite de production LIGNE DE FRONT, 9b, rue du Commandant Pilot, 92200 Neuilly-sur-Seine) ont essayé de s’infiltrer pour filmer en caméra cachée.
Iels ont rapidement été identifié·e·s pendant l’atelier de déplacement collectif et évacué·e·s de l’évènement. On ne peut avoir la certitude qu’aucune image ne sera divulguée. Si tel était le cas, nous nous réservons le droit de rendre publiques leurs identités (nom, prénom, photo).
Il semblerait que la journaliste travaille dans un collège et nous la soupçonnons d’utiliser les mêmes méthodes douteuses à des fins journalistiques dans cet établissement.
Le visage de son acolyte nous semblant familier, nous communiquerons sa photo si nous étions amené·e·s à le recroiser lors d’un évènement.
La prise d’image et de son reste formellement interdite dans ce genre d’évènements. Nous y resterons vigilant·e·s !

Contre la peur et le contrôle, la révolte éclate dans les prisons en Italie

Publié le 2020-03-12 10:38:04

Pour revenir sur la révolte en cours dans les prisons en Italie



Depuis plusieurs semaines la gestion d’émergence de l’épidémie de corona virus s’est étendue dans toute l’Italie, à partir de la création de "zones rouges" de plus en plus vastes situées notamment dans le nord. Ici, le gouvernement a testé peu à peu des mesures de plus en plus radicales de restriction de liberté : interdiction d’évènements et manifestations publiques, de cérémonies religieuses et civiles (y compris les funérailles), fermeture de cinémas, salles de sport et supermarchés grande surface, couvre-feu pour les bars, pas de prises en charge dans les hôpitaux publics sauf pour les urgences, fermeture des écoles et universités... Sous prétexte de mieux protéger la population et d’empêcher la contagion, toute forme de socialité a été limitée ou carrément interdite par la loi.

Le 8 mars, le président du conseil des ministres Giuseppe Conte signe l’énième décret interdisant toute manifestation publique ou rassemblement et tout déplacement en entrée ou en sortie et à l’intérieur de la région de la Lombardie et des départements de Modena, Parma, Piacenza, Reggio nell’Emilia, Rimini, Pesaro et Urbino, Alessandria, Asti, Novara, Verbano-Cusio-Ossola, Vercelli, Padova, Treviso, Venezia. Si l’isolement et le contrôle deviennent de plus en plus durs à l’extérieur, la situation se fait insupportable à l’intérieur des taules où, depuis deux semaines déjà, les parloirs et les activités complémentaires (travail, socialité, permanences...) sont interrompus jusqu’à nouvel ordre, sous prétexte de mieux empêcher la contagion dans les prisons, notamment pour protéger les matons. Avec le décret du 8 mars, l’interdiction est généralisée : stop aux parloirs, plus de semi liberté ni de permissions spéciales, tout cela jusqu’au 31 mai. L’interdiction des parloirs, qui se passent déjà en temps normal dans le stress, les queues devant les prisons dans l’attente de pouvoir rentrer et se soumettre à l’humiliation de la fouille, signifie la privation de toute forme de contact avec l’extérieur et une condition d’isolement quasi totale. cela signifie aussi la privation de la possibilité d’avoir accès à des produits et biens de base (nourriture, vêtements propres, argent...) qui sont d’importance fondamentale pour la vie en taule. Cette mesure réveille dans les heures qui suivent son annonce la rage des détenu.e.s et des proches.

Les premières révoltes face à cette situation éclatent dans la soirée de samedi 7, à la diffusion publique de la version intégrale du décret en cours de validation. C’est à Salerno et Naples, dans les deux prisons de la ville, Secondigliano et Poggioreale, où les détenu.e.s montent sur les toits et des sections entières sont détruites. La réponse des institutions pénitentiaires arrive avec coupures d’eau, électricité et interventions massives des forces de l’ordre et bien évidemment violences policières.

En dehors des prisons entre-temps arrivent les proches et les solidaires, pour crier leur solidarité aux prisonniers en lutte et bloquer la route jusqu’à que leur voix soit entendue. La révolte se répand vite, dans la soirée de dimanche 8 on compte 20 prisons en révolte, puis 27 dans la nuit, plus de 30 dans la journée de lundi 9. Devant chacune des taules insurgées des groupes de proches et de personnes solidaires se regroupent, partout on voit se lever de la fumée et on entend des cris « Liberté ! Amnistie ! ». Les hélicoptères survolent les bâtiments en feu, alors que dans plusieurs prisons les flics en antiémeute et les GOM (équivalent des Eris) se préparent à rentrer et rétablir l’ordre à coup de matraques.

À la prison Sant’Anna à Modène, au centre d’Italie, l’émeute commence dimanche en début d’après-midi. Selon les informations qui arrivent de l’intérieur, les détenu.e.s se seraient barricadés et auraient mis le feu à plusieurs bâtiments, le personnel (matons et infirmiers) obligé de sortir. On entend dire que le bureau d’immatriculation aurait été brûlé... Puis la répression arrive et des plus violentes. Les proches rassemblé.e.s devant la taule racontent avoir vu les flics sortir des détenus menottés tout en les frappant et avoir entendu des bruits de tirs. Quatre-vingt détenu.e.s sont transférés, de nombreux autres amené.e.s à l’hôpital dont plusieurs en réanimation. Aux dernières nouvelles sept ou plus probablement huit détenus auraient perdu la vie pendant l’émeute ou après lors des transferts. Selon la presse officielle il s’agirait d’« overdoses » de médicaments que les prisonniers auraient volés dans un assaut à l’infirmerie pendant la révolte. Deux autres prisonniers seraient morts pour la même raison, dans les taules de Verona (Vénétie) et d’Alessandria (Piedmont) le 9 et trois le matin du 10 dans la prison de Rieti. On sent bien la peur de bien-pensants journalistes, qui essaient de décrédibiliser les révoltes à l’intérieur sans relayer les revendications politiques des prisonnier.e.s : amnistie et liberté pour tou.te.s !

Mais plus la presse bourgeoise et l’État essaient de souffler sur le feu de la révolte pour l’éteindre, plus il se répand dans d’autres régions. A Pavia le soir du 7 des prisonnier.e.s en révolte arrivent à prendre les clés aux matons et à libérer les autres détenu.e.s, puis à prendre en otage un maton et le commandant de la police pénitentiaire. Ici aussi, les révolté.e.s allument le feu. À chaque nouvelle révolte des prisonnier.e.s tentent de s’évader, et parfois ielles y arrivent, par exemple à Palerme (Sicile), à Frosinone (Latium) et à Foggia (Pouilles), où 70 personnes s’échappent, l’intervention des militaires n’y peut rien : 20 personnes sont rattrapées mais 50 sont encore en liberté, on leur souhaite bon vent.Retour ligne automatique
Les chiffres qui commencent à circuler parlent de 300 détenu.e.s évadé.e.s dont seulement une trentaine aurait été repris.

Du sud au nord les prisons n’arrêtent pas de prendre le feu, lundi matin c’est au tour de Milan, Bologne, Lecce et plein d’autres. Le gouvernement vient de déclarer toute l’Italie "zone rouge" et continue le silence de la direction de l’Administration Pénitentiaire. La répression enchaîne, mais la solidarité de l’extérieur ne se laisse pas décourager : dans plusieurs villes, devant les prisons, proches et solidaires crient leur soutien et bloquent les rues pour empêcher les déplacements de matons et militaires. À Bologne, les détenu.e.s prennent le contrôle de la prison, pendant que les forces de l’ordre tentent de disperser les solidaires qui manifestent en masse à l’extérieur. A Melfi (Basilicata), les révolté.e.s tiennent en otage un groupe de matons. À Milan, après San Vittore, c’est au tour des prisons de Opera et Bollate, à Rome après la prison de Rebibbia la révolte explose à Regina Coeli... Face à ces résistances, la répression s’acharne.

Nous n’avons pas besoin de faire des analyses des révoltes en cours, elles parlent d’elles-mêmes de l’effondrement d’un système qui enferme et contrôle par la peur et la menace. Nous devons et voulons être devant toutes les taules pour soutenir les révolté.e.s et leurs proches, pour que de ces lieux ne restent que des cendres.

Fuoco alle galere !

Ici une liste non exhaustive des prisons en révolte :

Salerno (Campania)
Naples (Campania)
Cassino e Frosinone (Latium)
Carinola (Campania)
Frosinone (Latium) + évasions
Modène - 8 détenus morts
Poggioreale – Naples
Secondigliano – Naples
Vercelli (Piedmont)
Rebibbia – Rome
Bari (Pouilles)
Alessandria (Piedmont) - 1 détenu mort
Palerme +évasions
Brindisi (Pouilles)
Ariano Irpino (Campania)
Cremona (Lombardie)
Pavia (Lombardie)
Gêne (Liguria)
Reggio Emilia (Emilia Romagna)
Barcellona Pozzo di Gotto (Sicile)
Trani (Sicile)
Augusta (Sicile)
Foggia (Pouilles) - évasions
Verona - 1 détenu mort
San Vittore - Milan (Lombardie)
Bergamo (Lombardie)
Matera (Basilicata)
La Spezia (Liguria)
Larino (Molise)
Lecce (Pouilles)
Rieti (Lazio) - 3 détenus morts
Vallette (Turin)
Dozza - Bologne
Santa Maria Capua Vetere (Campania)
Opera - Milan (Lombardia)
Bollate - Milan (Lombardia)
Regina Coeli - Rome
...

Toujours de la haine pour politiciens et représentants de l’Etat

Publié le 2020-03-12 10:59:03

Montauban (Tarn-et-Garonne) : Comme-ça on reconnaît mieux le fasciste

La Dépêche / mercredi 11 mars 2020

Le local de campagne de Thierry Viallon, candidat (RN) aux élections municipales à Montauban, a été dégradé dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 mars. […] Durant une manifestation contre la réforme des retraites, son local de campagne avait également été la cible de quelques manifestants voulant coller des affiches antifascistes sur la vitrine. Mais ceux-ci avaient été empêchés dans leur manœuvre par les équipes de campagne du RN, sorties à temps.
Dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 mars, ce même local de campagne a une nouvelle fois été pris pour cible.

Cette fois-ci, des individus se sont rendus dans la côte des Bonnetiers pour repeindre en quelque sorte la devanture de la permanence. Le portrait du candidat de la liste « Montauban avec vous, pour vous » a été le premier touché. Des gribouillis à la peinture blanche font désormais office de petite moustache entre le nez et la bouche de Thierry Viallon, rappelant évidemment celle portée par Adolf Hitler. La référence n’est pas des plus charmantes…
Juste à côté de cette première dégradation, les opposants (c’est le moins que l’on puisse dire) à M. Viallon ont inscrit sur la porte d’entrée, avec la même peinture, l’inscription « RN, idiot utile du système ». […]

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Forbach (Moselle) : 49.3 = lâche

Le Républicain Lorrain / mardi 10 mars 2020

Ce mardi matin, les employés de la sous-préfecture de Forbach-Boulay, située avenue du Général-Passaga à Forbach, ont eu une désagréable surprise avant même l’ouverture. Pendant la nuit, le rideau de fer de l’entrée des visiteurs a été tagué. En grosses lettres noires, une seule formule : « 49.3 = lâche », en référence au recours par le gouvernement de cet article de la Constitution pour l’adoption du projet de réforme des retraites à l’Assemblée nationale. […]

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Tarbes : Les fascistes ne sont pas les bienvenues

La Dépêche / mercredi 11 mars 2020

Mardi soir, entre 18 heures et 20 h 15, une vingtaine de militants de l’ultra-gauche, notamment de la mouvance antifasciste, et de gilets jaunes s’est rassemblée pour empêcher la tenue de la réunion publique des municipales du Rassemblement national à l’hôtel Brauhauban.
Les insultes et les menaces ont fusé des deux côtés mais c’est bien les militants de
l’ultra-gauche qui ont débuté les hostilités, raconte le directeur départemental de la
sécurité publique Laurent Sindic [on peut donc imaginer sa « neutralité » ; NdAtt.]. Puis les deux partis [sic ! NdAtt.] en sont venus aux mains, aux alentours de 19 h 15. Les manifestants se sont battus avec les personnes du service d’ordre du Rassemblement national. Ces derniers ont fait usage de bombes lacrymogènes. Il y a eu des violences réciproques et un blessé du côté des militants de l’ultra-gauche, qui a été évacué au centre hospitalier. […]

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Auribeau-sur-Siagne (Alpes-Maritimes) : Coucou à la candidate

Nice-Matin / mardi 10 mars 2020

Michèle Paganin, tête de la liste «Agissons Autrement» pour les élections municipales 2020, a découvert sa permanence vandalisée, dans la nuit du 8 au 9 mars 2020 [article payant ; NdAtt.].

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Chauny (Aisne) : Petit message pour le maire macroniste

L’Union / samedi 7 mars 2020

Trois tags contre le candidat aux municipales Alban Delforge ont été découverts ce samedi matin dans plusieurs rues de Chauny.
Sur la chaussée, dans la rue des remparts face au cabinet médical, dans la rue de la République entre le central et l’office de tourisme et devant la permanence du député, on pouvait lire « Delforge macroniste retraite 70 ans ». […]

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Limoux (Aude) : Tags et autoc’ sur la permanence électorale

L’Indépendant / dimanche 8 mars 2020

C’est la tête de liste, Sylvie Cabana qui en se rendant à la permanence a découvert la façade du local de la liste « Limoux demain » vandalisée.
Tags, menaces de mort et signes anarchiques ont été tracés sur la devanture du local de la liste citoyenne. […]

Italie : Des nouvelles de Manu, Stecco, Juan et Sasha

Publié le 2020-03-12 11:00:04

Round Robin / lundi 9 mars 2020

Depuis le 11 févier, Stecco est en détention chez lui, les principales mesures restrictives étant l’interdiction de voir des personnes reprises de justice.
Manu est lui aussi aux arrestations domiciliaires, depuis le 5 mars ; il a toutes les restrictions et il ne peut donc voir que les membres de sa famille vivant avec lui.
Sasha est libre ; l’assignation à résidence à été levée pour elle, ainsi que l’obligation de rester à la maison la nuit !
Toujours aux côtés des cœurs brûlants ! Liberté pour tous, liberté pour toutes !

Juan, arrêté en mai 2019 après environs deux ans de cavale, en ce moment enfermé dans la section AS2 de la prison de Terni, pour un total d’une dizaine d’années à purger, récemment condamné en appel à 2 ans et 6 mois pour possession de faux documents et d’un canif, est sous enquête pour l’attaque du local de la Lega de Trévise, en août 2018. Étant donné que la preuve à son encontre, pour cette action, serait une «trace partielle d’ADN », le Procureur avait demandé que le compagnon soit soumis au prélèvement de la « muqueuse de la cavité orale ». Mais comme Juan a refusé de donner son ADN, le Proc’ a demandé, et obtenu de la part du juge l’autorisation au prélèvement forcé « par la coercition physique, pour la durée strictement nécessaire au prélèvement ». Le prélèvement forcé, en présence de son avocat, a été fixé pour le 4 mars. Juan nous fait savoir que, par principe, il fera résistance (« pacifique, étant donné la disproportion des forces ») ; dans un prochain communiqué il racontera comment ça s’est passé, de façon que cela puisse être utile aussi pour d’autres personnes.

Entre son refus de prélèvement et l’autorisation au prélèvement forcé, a eu lieu un épisode que Juan veut rendre public. Le 27 février 2020, à 9h, les matons ont effectué une perquisition dans sa section. Dans la cellule de Juan, ils ont pris en cachette un peigne, qu’ils ont remplacé avec un autre identique, sauf pour quelques petits caractéristiques (absence de restes de cheveux et une couleur un petit peu plus claire) que le compagnon a remarqué et dont il est absolument sûr. Juan a jeté le peigne sur le bureau des matons, de façon qu’ils doivent rédiger un rapport à ce sujet.

Annuaire LREM

Publié le 2020-03-12 11:02:10

On m’a fait suivre cet "annuaire" des députés LREM, qui liste les adresses de leurs permanences ainsi que certaines adresses perso et professionnelles. En ces temps de 49.3, ça peut être pratique pour exprimer en "porte-à-porte" son avis sur ce passage en force avec nos "représentants".



Bonjour,

On m’a fait suivre cet "annuaire" des députés LREM, qui liste les adresses de leurs permanences ainsi que certaines adresses perso et professionnelles. En ces temps de 49.3, ça peut être pratique pour exprimer en "porte-à-porte" son avis sur ce passage en force avec nos "représentants".

Comme l’information est plus utile quand elle est partagée, je le fais suivre à mon tour ; mais vous le connaissez peut-être déjà :

https://pastebin.com/41ysBW01

Bien à vous,

Italie : Les révoltes continuent dans les taules – 10 mars 2020

Publié le 2020-03-12 13:34:05

 Mise-à-jour, 10.03.2020

A Bologne, la révolte dans la prison de Dozza continue. La nuit de lundi à mardi fut même « une nuit de chaos », selon « Il Resto del Carlino ». Les détenus sont montés sur le toit, puis ont jeté tout objet qu’ils avaient sous la main en direction des matons. Quatre véhicules de police et de carabiniers ont été incendiés. Un maton a été frappé à coup d’extincteur, ce qui lui a valu d’être transporté à l’hosto pour un emphysème. Plusieurs départs de feu ont été allumés dans la taule. La situation est toujours très tendue. Dehors, des personnes solidaires ont manifesté en solidarité avec les révoltés.

Modène. Après les sept détenus morts lors de la révolte la veille, on compte désormais trois nouveaux morts lors de l’émeute qui a éclaté à la prison de Rieti dans la soirée de lundi 9 mars. Une nouvelle fois, les journaflics parlent d’une overdose de médicaments (de la méthadone notamment) qui auraient été volés à l’infirmerie pendant la mutinerie. Huit autres détenus seraient hospitalisés à « San Camillo De Lellis »; trois parmi eux seraient en soins intensifs. L’émeute a éclaté dans la section de la prison « Nuovo Complesso »dans le quartier de Vazia. La révolte a laissé de nombreux dégâts dans la prison. 50 détenus y auraient pris part. 

A la prison de Melfi (Potenza), la révolte a duré une dizaine d’heures, jusqu’en milieu de nuit. Elle s’est soldée par la libération de 9 otages (4 policiers de la pénitentiaire et cinq médecins).

A Syracuse, une révolte a éclaté dans la prison de Cavadonna (banlieue sud), impliquant près de 70 détenus. Selon les premiers éléments, le feu aurait été mis aux draps à l’intérieur de la prison et du mobilier détruit. Policiers, carabiniers et militaires de la Guarda di Finanzia ont rappliqué en nombre pour réprimer les mutins et empêcher toute tentative d’évasion de masse. Un hélicoptère a aussi été mobilisé, tournant au-dessus de la prison. 

11 des 34 évadés de la prison de Foggia ont malheureusement été rattrapés, dans la nuit suivant la révolte qui a impliqué plus de 250 détenus. Policiers, carabiniers et militaires ont quadrillé la zone en procédant à des contrôles routiers. Les accès à la taule sont sous haute surveillance policière.

A Caserte, peu avant minuit, des détenus de la prison d’Aversa se sont révoltés: des morceaux de papier ont été brûlés dans des cellules et du vacarme a été fait en frappant des objets sur les barreaux des cellules.

A Dozza

 

Madrid (Espagne) : Promesses de guerre. Feu et vitres brisés

Publié le 2020-03-12 13:58:24

Contra Madriz / lundi 9 mars 2020

Pendant les dernières semaines de décembre, on a ré-décoré ou cassée des pare-brises de voitures, crevé des pneus et/ou arraché les rétroviseurs d’une cinquantaine de motos et d’une quarantaine de voitures de location, d’un Burger King, d’agences immobilières, d’entreprises de sécurité, de banques… On a également fracassé les écrans d’une douzaine de distributeurs automatiques de billets

Un DAB de la banque Caixa et un de la Santander ont été engloutis par les flammes. Quatre voitures de location, deux de la banque Santander, deux d’agences immobilières, une de Prosegur et une de Securitas [deux entreprises de sécurité privée ; NdAtt.] ont brûlé pendant la nuit.

Peut-être que les appels à une guerre sont encore trop grandiloquent, nous ne voulons pas faire d’analogie avec d’autres endroits du globe où le conflit a atteint des niveaux de destruction et de mort que nous ne voyons pas ici. Ces mots ne sont pas un exercice de vantardise, un selfie narcissique. Ils ne sont qu’un exemple de ce qui se passe, d’instants de passion dans un monde monotone et absurde. Une tentative de renforcer et de multiplier les actions subversives.

Empêcher l’ouverture d’une banque pendant quelques jours, interrompre le transit des marchandises ou endommager directement les instruments de répression est important et montre que le pouvoir est vulnérable. Tout en sachant, bien entendu, que ces rythmes de destruction sont absolument assimilables par le capital et qu’il s’en remet très rapidement.

En tout cas, nous ne voulons pas rester passif.ve.s devant la perpétuation de cette réalité : des continents entiers transformés en camps de concentration, des villes de zombies consuméristes qui génèrent la dévastation de la vie dans tous sa signification, l’autorité et le profit soumettant tout type de relation…

Nous ne voulons pas tomber dans la virtualisation de la vie et aussi de la lutte, où on ne fait que représenter le spectacle de la révolte, afin que les spécialistes de toutes les courants politiques jugent de la légitimité ou pas de l’action. Nous n’allons pas séparer le discours de la pratique. Nous agissons et nous parlons.

Bien que certaines d’entre nous aient abandonné l’espoir d’un avenir idyllique, nous ne nous privons pas du plaisir et de la conviction de vouloir vivre ou d’imaginer l’absence de domination. Nous parions sur la destruction, mais celle-ci ne peut pas être seulement physique. L’attaque contre l’autorité répond à une responsabilité individuelle qui nous conduit à vouloir éliminer les éléments qui la soutiennent, comme nous-mêmes. Qu’on l’appelle déconstruction, révolution intérieure ou assassinat du policier en nous, la conscience du privilège et de l’activité qui perpétue l’ordre existant est nécessaire. Et cela ne peut pas nous faire attendre, mais doit fonctionner comme une impulsion dans la conviction de la destruction nécessaire, intérieure et extérieure.

Nous voulons une lutte multiforme, qui n’implique pas des pratiques réformistes, mais la recherche de voies de confrontation différentes, qui ne laissent pas de place à la récupération et qui n’engagent pas de dialogue avec le pouvoir.

Nous n’allons pas attendre le bon moment ni le « réveil » des masses. À l’éternelle promesse et au retard inévitable du quantitatif s’oppose la spontanéité et la passion du qualitatif. En supposant que la lutte pour la libération vient de, se nourrit de et va toujours vers l’individu.

Pour tou.te.s les compas frappé.e.s par le répression.
Pour la libération totale.
De et vers l’anarchie.
PROMESSES DE GUERRE

Avranches (Manche) : Barouf à l’église

Publié le 2020-03-12 15:50:06

La Manche Libre / 12 mars 2020

Le dimanche 8 mars, plusieurs dégradations ont été commises à l’intérieur de la basilique Saint-Gervais à Avranches.

C’est vers 16 heures le dimanche 8 mars que les dégâts ont été découverts dans la basilique Saint-Gervais à Avranches par le sacristain, Louis Revert. « Il n’y a pas eu de profanation, c’est du vandalisme », souligne le père Alain Le Marinel.
Une partie de l’autel en marbre situé dans le chœur a été abîmée. Le vandale s’est servi d’un des six pique-cierges posés sur l’autel pour taper dessus. Une statue de Saint André qui n’a pas de réelle valeur a également fait les frais du casseur. Le maire était sur place ce dimanche pour constater les dégâts. Les agents municipaux vont procéder à la réparation de l’autel et du pique-cierge cette semaine. Ce n’est pas la première fois que la paroisse fait face à des dégradations.

Prison de Condé-sur-Sarthe : Saisir l’occasion, jamais se rendre

Publié le 2020-03-12 18:49:08

FranceInfo / mercredi 11 mars 2020

Une partie du personnel pénitentiaire participait, ce mercredi 11 mars 2020, à une cérémonie de remise de médailles à la préfecture de l’Orne en ce jour d’Hommage national aux victimes du terrorisme. C’est ce moment qu’a choisi un détenu pour tenter de s’évader.

Des membres du personnel pénitentiaire étaient présents à Alençon où une médaille devait leur être remise, suite à l’attentat terroriste du 5 mars 2019. En effet, il y a plus d’un an, un détenu radicalisé de 27 ans avait attaqué deux surveillants à coups de couteaux avant d’être appréhendé. Sa compagne et complice, était décédée.
Selon le syndicat national pénitentiaire Force Ouvrière (SNPFO), « le détenu a refusé de réintégrer sa cellule à l’issue de la promenade vers 11h30 et il a entrepris d’escalader le mur d’enceinte« .
Le détenu aurait enfilé plusieurs couches de vêtements pour pouvoir passer sur les barbelés sans se blesser. Il a réussi à accéder à la zone neutre située de l’autre côté où deux équipes de surveillants, armés, sont intervenus. Le détenu a été interpellé sans opposer de résistance. Il a été placé au quartier disciplinaire.
Selon Grégory Ducrocq de FO pénitentiaire, « sa tentative est désespérée ». Le détenu était encore loin du mur d’enceinte. Il lui restait encore d’autres grillages barbelés à passer avant d’y accéder. « C’est bizarre de sa part » estime Grégory Ducrocq, »venant d’un détenu qui ne faisait plus parler du lui depuis un moment ». 

Madrid (Espagne) : Incendie d’une voiture électrique de la compagnie Car2Go

Publié le 2020-03-14 11:57:16

ContraMadriz / mercredi 11 mars 2020

Dans la nuit du 24 au 25 février, nous avons mis le feu à une voiture électrique de la société Car2Go.

Les nouveaux modèles de mobilité et d’urbanisme qui nous sont proposés par les États et les entreprises, en l’occurrence sous le nom de « Carsharing » ou de « Smart Cities », font partie d’une propagande capitaliste qui vise à blanchir l’image du vieux capitalisme de toujours, nuisible, dévastateur et inhumain. Cependant, elles ne sont que le prolongement du désastre industriel qui perpétue des conditions d’existence misérables, rendant possibles le développement et le profit.
Nous ne voulons pas réformer le capitalisme, nous voulons le détruire.
Nous n’avons pas besoin d’autres raisons pour attaquer.

Guerre contre l’État, contre le capitalisme et contre l’anéantissement quotidien de nos vies.
Pour l’anarchie.

Nord de la France : Déstructuration d’une hutte de chasse

Publié le 2020-03-14 11:57:16

Bite Back / mardi 3 mars 2020

Ce mardi 25.02.2020, lors d’une promenade dans le nord de la France, une jeune femme ayant vue une hutte de chasse ses littéralement précipiter dessus pour la détruire.
Rappelons que chaque système spéciste doit être anéanti, la lutte doit toujours continuer.
Rien peut nous empêcher à faire face à leur spéciste.

ALF

Madrid, Espagne : Attaque de la clinique ‘Fertility’ – 7 mars 2020

Publié le 2020-03-14 11:59:04

Dans la nuit du 7 mars, nous avons attaqué la clinique ‘Fertility’ en détruisant les vitres avec de l’acide et en laissant un message : « Nos corps ne sont pas à vendre », car nous sommes fatiguées de voir comment ils transforment nos corps en simples objets de consommation et comment ils nous réduisent à des machines à accoucher ou à des sources de matières premières.

L’État et le capital, qui créent des situations de précarité et de misère, se font du fric avec nos corps, en achetant et en vendant des ovules et en louant des ventres de mères porteuses, en soumettant notre corps à de graves problèmes physiques et psychologiques, soit par la prise excessive d’hormones, nécessaire au don (appelé à tort) d’ovules, soit par une grossesse, comme c’est le cas des mères porteuses.

Nous ne sommes pas dupes de leurs mensonges déguisés en liberté, des phrases sur les avantages pour les personnes qui ne peuvent pas avoir d’enfants ou sur le libre choix quant au fait de subir ces traitements. Le libre choix n’existe pas dans un système où l’on subit le chantage constant de l’acceptation du système qui vous est imposé ou vous fait crever de faim, La liberté de choix n’existe pas dans un système qui se maintient et se construit sur l’oppression de sexe, de race, de classe… C’est pourquoi nous revendiquons un 8 mars combatif, parce que nous ne sommes pas des marchandises et nous ne sommes pas récupérables par les voies de l’Etat.

Mort au patriarcat et vive l’anarchie !

[Traduit de l’espagnol de contramadriz, marzo 9]

Pour une propagation de la révolte !

Publié le 2020-03-14 12:00:08

Pour une propagation de la révolte !

A propos des mutineries dans les prisons italiennes, contre les mesures de l’Etat face au coronavirus

Depuis plusieurs semaines le gouvernement italien a testé des mesures de plus en plus radicales de restrictions de liberté dans le but de gérer l’épidémie du coronavirus.
Si l’isolement et le contrôle deviennent de plus en plus durs à l’extérieur, la situation se fait insupportable à l’intérieur des taules. Cela fait déjà deux semaines que les parloirs, le travail et les activités complémentaires sont interrompus. Ces derniers jours, les personnes qui étaient en semi-liberté ne peuvent plus sortir et les permissions spéciales ne sont plus autorisées. Cela signifie aussi la privation d’accès à des produits et biens de base (nourriture,vêtements propres,argent…)

Suites à ces décisions, les premières mutineries éclatent le samedi 7 mars, pour s’étendre à une trentaine de prisons en l’espace de 2 jours sur l’ensemble du territoire italien. 
Les moyens de révolte se font clairs et efficaces. Du nord au sud de l’italie, le feu se propage d’une prison à l’autre, des prisonniers montent sur les toits aux cris de « liberté et amnistie », des matons sont pris en otage, les barreaux se tordent, des documents officiels partent en cendre. Plus de traces des agents de l’ordre dans certaines ailes des bâtiments. A Modène, c’est l’entiereté de la prison qui a fermé, car les révoltes l’ont rendue inutilisable.
Les chiffres qui commencent à circuler parlent de plus d’une centaine de prisonnier.es évadés. On leurs souhaite bon courage !

Tandis que la fumée monte haut dans le ciel les proches et personnes solidaires se retrouvent en bas des prisons, que ce soit pour crier leur soutien ou organiser des barrages de rue, bloquant ainsi l’arrivée de la police, des GOM (équivalent des ERIS, CRS de la prison) et des militaires. 

La révolte est intense, la répression est féroce : coupures d’eau et d’electricité, hélicos survolant des taules,  violences policières… On compte au moins 12 morts dans plusieurs prisons. Si la presse bourgeoise et l’administration pénitentiaire parlent d’overdoses suite aux pillages d’infirmeries, les proches ont entendu des coups de feu. Et plusieurs prisonnier.es sont hospitalisés en soins intensifs. 
Parallelement, politiciens en tout genre cherchent à pacifier en proposant des accès à des téléphones ou à skype, tout en demandant aux familles de calmer leurs proches… mais ça n’a pas suffit à casser leur détermination.
On leur envoie toute notre solidarité!

Nous n’avons pas besoin de faire des analyses des révoltes en cours, elles parlent d’elles-mêmes de l’attaque d’un système qui enferme et contrôle par la peur et la menace. 
En s’appuyant sur une urgence et une peur généralisée qu’ils ont contribué à créer, les différents états se placent en sauveurs face à la catastrophe et nous imposent leur logique et leurs mesures. Ils rivalisent d’inventivité pour approfondir le contrôle et la surveillance et expérimentent au passage différents outils de gestion des populations.
D’ailleurs, la France parle de mettre en place un dispositif spécifique par rapport aux prisons dans les jours qui viennent.
En dehors de ces situations, la réalité carcérale est toujours dégueulasse. Face à l’enfermement, il n’y a que des bonnes raisons de se révolter!

Corona virus ou pas, en Italie ou ailleurs, feu à toutes les prisons !!

11 mars 2020

Quelques sabotages contre le tourisme hivernal, en Isère et en Suisse – Janvier 2020

Publié le 2020-03-14 12:00:08

Isère : Sabotage de machines dans deux stations de ski la même nuit – 16 janvier 2020

Au Collet-d’Allevard (Isère), plusieurs engins de la station de ski ont été sabotés dans la nuit du mercredi 15 au jeudi 16 janvier 2020, selon le Dauphiné Libéré. Du liquide de refroidissement a été déversé dans les réservoirs de trois dameuses, d’une mini-pelle et d’une pelleteuse. Les faits se seraient déroulés ce jeudi aux alentours de deux heures. La station a marché au ralenti, puisque seules deux machines garées dans un hangar ont pu être utilisées pour damer les pistes.

Au cours de la même nuit, une autre station a été la cible d’actes de sabotage: à la station des Sept-Laux, du gravier a été versé dans les réservoirs de plusieurs dameuses (au nombre de 7 machines sabotées). La station n’a pas pu ouvrir et a porté plainte pour sabotage.

« Comme il n’a pas reneigé depuis près de trois semaines, la station a dû prendre la décision de garer sa flotte de dameuses à Pipay (1 550 m d’altitude) sur un chemin à l’écart des pistes. Normalement, elles sont stationnées dans un garage à Prapoutel (1 350 m d’altitude), mais la piste verte d’accès La Souchette est devenue impraticable pour les dameuses. Manque de neige, trop de terre. « Impossible de rouler là-dessus, on aurait saccagé nos pistes et endommagé nos véhicules », indique le patron de la station expliquant pourquoi la flotte est stationnée dehors et sur cet autre secteur. Mercredi en fin de journée, alors qu’ils allaient prendre leur service, les conducteurs des sept dameuses ont senti une odeur inhabituelle autour de leurs engins. Clairement, ça sentait le gasoil à plein nez. Un rapide tour des machines a permis de lever tout doute. On avait volontairement ouvert les réservoirs, et jeté dedans des graviers. […] Bien évidemment, il a porté plainte en gendarmerie. Et il n’exclut pas que l’on retrouve le ou les auteurs grâce aux webcams installées dans la station, mais il s’interroge quand même : « Est-ce l’acte de personnes isolées guère futées pour le coup ou celui d’un groupe de gauchistes anarchistes qui en veulent à ce modèle économique ? » » (LeDauphiné, 16 et 17.01.2020)


Eischoll (Valais) : le réservoir de la damneuse rongé au sucre – 6 janvier 2020

A Eischoll, dans le Haut-Valais, du sucre a été versé dans le réservoir de l’une des dameuses du domaine skiable. Les dégâts sont estimés à plus de 20’000 francs. La société de remontées mécaniques a déposé une plainte contre inconnu.
«Nous avons constaté qu’une de nos dameuses était défaillante, qu’elle avait perdu de sa puissance. Avec notre mécanicien, nous avons cherché la cause du problème et nous avons trouvé du sucre dans le réservoir du véhicule», raconte vendredi sur les ondes de Rhône FM Jean-Claude Clausen, président du conseil d’administration des remontées mécaniques d’Eischoll.
La dameuse péclotait depuis deux semaines. Jean-Claude Clausen pense donc qu’une personne a déversé intentionnellement plus d’un kilo de sucre dans le réservoir durant la semaine du 6 janvier. […] » (TribunedeGenève, 17.01.2020)

 

Annuaire des député.e.s LREM

Publié le 2020-03-14 14:56:04

IAATA.info / mercredi 11 mars 2020

Bonjour,
On m’a fait suivre cet « annuaire » des députés LREM, qui liste les adresses de leurs permanences ainsi que certaines adresses perso et professionnelles. En ces temps de 49.3, ça peut être pratique pour exprimer en « porte-à-porte » son avis sur ce passage en force avec nos « représentants ».

Comme l’information est plus utile quand elle est partagée, je le fais suivre à mon tour ; mais vous le connaissez peut-être déjà :

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Bien à vous,

[Note d’Attaque : on pourra télécharger cette liste ici aussi]

Le-Puy-en-Velay (Haute-Loire) : De 6 mois à 3 ans ferme pour quatre inculpés de l’incendie de la préfecture du 1er décembre 2018 – 9 mars 2020

Publié le 2020-03-14 14:58:06

Quatre hommes ont été condamnés ce lundi 9 mars à des peines de six mois à trois ans de prison ferme pour l’incendie de la préfecture du Puy-en-Velay (Haute-Loire) le 1er décembre 2018, qui a fait plus de 250 000 euros de dégâts.
Plusieurs dizaines de personnes sont venues les soutenir devant le tribunal, déployant une banderole sur laquelle était écrit « l’incendie on l’a tous.tes allumé ».

« Je ne sais pas », « je ne me souviens pas », « j’ai pas réfléchi », « je suis passé par hasard » : les prévenus âgés de 21 à 37 ans ont peiné tout au long de l’audience à expliquer les raisons de leur implication dans cet incendie  […]. Dix-huit gendarmes et policiers avaient été blessés.

Gabin, le plus jeune et le « mieux inséré socialement », écope de deux ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis. Christophe F., 31 ans, a lui assuré à la barre être passé « par hasard » ce jour-là et ne pas appartenir aux « gilets jaunes ». Il a écopé de deux ans de prison assortis de 14 mois de sursis. François R., 37 ans, qui a dit être venu sur les lieux en soutien à « des amis Gilets jaunes »,  a pour sa part écopé de deux ans de prison, dont 12 mois avec sursis.

Le quatrième prévenu, Dylan B., 22 ans, incarcéré pour d’autres faits, a refusé d’être extrait de sa cellule. Interrogé par visioconférence, il n’a pas souhaité répondre. Il est en détention provisoire depuis le 13 décembre 2018. Il est poursuivi pour dégradation volontaire d’un bien, jet de cocktail Molotov, violence sur les policiers avec usage d’acide, dissimulation du visage, mais aussi de communication avec un détenu de la maison d’arrêt du Puy-en-Velay, ainsi qu’outrage envers le directeur de la maison d’arrêt.

Initialement prévu le 20 janvier, le procès avait été reporté en raison du mouvement de grève des avocats contre la réforme des retraites. L’incendie de la préfecture avait provoqué une vive émotion localement. Le président Emmanuel Macron s’était rendu sur place trois jours plus tard, le 4 décembre 2018, pour apporter son soutien au personnel concerné. Il avait été chahuté à sa sortie.

[Repris du Parisien et du Progrès, 09.03.2020]

Madrid, Espagne : Promesses de guerre. Feux et vitres brisées – Fin décembre 2019

Publié le 2020-03-14 14:59:04

Au cours des dernières semaines de décembre, des vitres de voitures ont été redécorés et brisés, des pneus crevés et/ou les rétroviseurs arrachés pour une cinquantaine de motos et une quarantaine de voitures de location, un Burger King, des agences immobilières, des entreprises de sécurité, des banques… Les écrans d’une douzaine de distributeurs automatiques de billets ont également été explosés.

Un DAB de la banque Caixa et un autre de la Santander ont été la proie des flammes. Quatre voitures de location, deux de la banque Santander, deux d’agences immobilières, une de Prosegur et une de Securitas ont brûlé pendant la nuit.

Peut-être que les appels à la guerre sont trop grandiloquents, nous ne voulons pas faire d’analogie avec d’autres endroits du globe où le conflit a atteint des niveaux de destruction et de mort que nous n’envisageons pas ici. Ces mots ne sont pas un exercice de vantardise, un selfie narcissique. Ce ne ne sont qu’un échantillon de choses qui se produisent, de moments de passion dans un monde monotone et absurde. Une tentative de renforcer et de multiplier l’action antagoniste.

Empêcher l’ouverture d’une banque pendant quelques jours, interrompre le flux des marchandises ou endommager directement les instruments de répression est important et montre que le pouvoir est vulnérable instantanément. Tout en sachant, bien entendu, que ces rythmes de destruction sont absolument assimilables par le capital et que ce dernier s’en remet très rapidement.

En tout cas, nous ne voulons pas rester des êtres passifs devant la perpétuation de cet existant : des continents entiers transformés en camps de concentration, des villes de zombies consuméristes qui génèrent la dévastation de la vie dans tous ses rapports, l’autorité et le profit soumettant tout type de relation…

Nous ne voulons pas tomber dans la virtualisation de la vie et également celle de la lutte, où seule le spectacle de la révolte est représenté, afin que les spécialistes de la politique de tous bords jugent de la légitimité ou non de l’action. Nous n’allons pas séparer le discours de la pratique. Nous agissons et nous parlons.

Bien que certain.e.s d’entre nous aient abandonné l’espoir d’un avenir idyllique, nous ne nous privons pas du plaisir et de la conviction de vouloir vivre ou imaginer l’absence de domination. Nous parions sur la destruction, mais celle-ci ne peut pas être seulement physique. L’attaque contre l’autorité répond à une responsabilité individuelle qui nous conduit à vouloir éliminer les éléments qui la soutiennent, comme nous-mêmes. Qu’on l’appelle déconstruction, révolution intérieure ou le fait de tuer le flic qui est en nous, la conscience du privilège et de l’activité qui perpétue l’ordre existant est nécessaire. Et cela ne peut en aucun cas nous faire attendre, mais devrait fonctionner comme une impulsion dans la conviction qu’il est nécessaire de détruire, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Nous voulons une lutte multiforme, qui n’implique pas de pratiques réformistes, mais plutôt la recherche de voies de différents confrontation, qui ne laissent aucune place à la récupération et qui n’entrent pas dans un dialogue avec le pouvoir.

Nous n’allons pas attendre le bon moment ni le « réveil » des masses. À l’éternelle promesse et au retard inévitable du quantitatif nous opposons la spontanéité et la passion du qualitatif. En partant du principe que la lutte pour la libération, vient de, se nourrit de et va toujours vers l’individu.

Pour tou.te.s les compagnon.e.s frappé.e.s par la répression.
Pour la libération totale.
De et vers l’anarchie.
PROMESSES DE GUERRE

 

[Traduit de l’espagnol de indymedia barcelona via contramadriz, 09.03.2020]