Vive l'Anarchie - Semaine 10, 2023

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Carapatage #46 : La cavale (01.03.2023)

Publié le 2023-03-10 00:43:55

La cavale

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La cavale c’est quoi en fait ? Ca commence où ? Ca peut commencer par des flics qui viennent pour t’arrêter, sauf que tu n’es pas là. Ou bien tu as eu un coup de chance, ou bien tu l’as anticipé et tu es parti.e te cacher. Ca peut aussi commencer par une évasion de prison, ou de garde à vue. En tout cas, ce qui pourrait définir basiquement une cavale, c’est que les flics veulent te foutre derrière les barreaux, et que tu décides de ne pas leur faciliter la tâche. Donc en vérité, si tu n’es pas en prison elle n’est jamais très loin, et c’est une pression qui va te pousser à vivre autrement, si tu ne veux pas te retrouver en cabane.

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Brèves 00.02.18

La cavale 00.20.05

Chronique sur la brigade nationale de recherche des fugitifs 01.26.22

Playlist

Ressources

Toulouse (Haute-Garonne) : Feu-vrier

Publié le 2023-03-10 00:43:56

Les premières heures, si froides, du 25 février ont été réchaufées par l’incendie, criminel et sans vergogne, d’une bagnole de Circet (boîte de télécom) aux Amidonniers. Le dévelopemment des télécoms transforme le monde en une colonie de travail à ciel ouvert, mais il y a que le pouvoir qui a intérêt à prétendre que la révolte devient impossible. Il y a toujours moyen de frapper.

Cette caisse flambée visait à saluer Boris, un compagnon de Besançon réprimé pour avoir grillé des antennes-relais, et les personnes arrêtées en novembre à travers l’Occitanie pour cramage d’antennes-relais et radars.

Également, le 24 février la justice italienne confirmait qu’Alfredo Cospito restera à l’isolement, ce qui revient à essayer de le tuer. Ce feu voulait aussi épauler le combat contre ce monde de barbelés.

Sibylle prédit encore une tempête

Publié le 2023-03-10 00:44:01

Sibylle prédit encore une tempête

Télécharger Sybille prédit encore une tempête – a propos des censures et repressions de journaux anarachistes mis en page en pdf

Le 14 mars se tiendra au tribunal de Pérouse l’audience de réexamen des mesures conservatoires pour les anarchistes impliqués dans l’opération répressive de Sibilla du 11 novembre 2021, c’est-à-dire pour les compagnons pour lesquels les mesures ont été ordonnées sous l’accusation d’incitation à commettre un crime (414 du code pénal), aggravée par l’objectif de terrorisme, en relation avec la rédaction, la publication et la distribution des six premiers numéros du journal anarchiste « Vetriolo ». Les suspects sont Alfredo Cospito, en grève de la faim depuis plus de 130 jours, et Gianluca, actuellement assigné à résidence dans le cadre de l’enquête Diamante, ordonnée le 16 mars 2022 par le parquet de Gênes. Ce deuxième réexamen découle de l’audience tenue le 22 juin à la Cour de cassation, qui s’est conclue par l’acceptation de la demande du procureur Manuela Comodi, annulant ainsi l’ordonnance précédente de la cour de révision, qui avait révoqué les mesures de précaution le 16 décembre 2021. La Cour de cassation, malgré la décision du procureur général (qui avait demandé le rejet de l’appel du procureur de Pérouse), avait donc « exhumé » l’enquête en annulant la révocation des mesures et en ordonnant cette nouvelle audience de réexamen.

Dans le cadre de cette enquête menée par les forces de répression avec la coordination de la Direction nationale antimafia et antiterroriste, huit compagnons, dont Alfredo lui-même – qui avaient déjà fait l’objet d’une enquête par le ROS des carabiniers et par le parquet de Milan dans le cadre d’une autre procédure pour 270 bis c. p. et 414 c. p. en rapport avec la publication de « Vetriolo » – ont fait l’objet en septembre 2021, de la part du parquet de Pérouse, d’une demande de mesures conservatoires en prison pour les mêmes chefs d’accusation, plus d’autres pour divers motifs relatifs à d’autres articles, tracts, documents et dommages. En même temps que cette demande d’arrestation, Alfredo Cospito a reçu une ordonnance de censure de trois mois sur la correspondance, qui a ensuite été renouvelée plusieurs fois jusqu’à ce qu’il soit transféré au régime 41 bis, où la censure – à la différence de la Haute Sécurité 2 – est un élément constitutif du régime lui-même. Les raisons de cette censure ne sont apparues clairement qu’après, lorsque le 11 novembre, l’opération Sibilla a été « déclenchée » et que la demande initiale du procureur a été réduite par le juge des enquêtes préliminaires à six mesures de précaution pour le seul chef d’incitation à commettre un crime avec la circonstance aggravante de terrorisme (y compris un mandat d’arrêt en prison pour Alfredo, alors incarcéré à la prison de Terni). En outre, des dizaines de perquisitions ont été effectuées, des centaines d’exemplaires de journaux et de livres ont été saisis, et deux sites Internet ont fait l’objet d’une saisie préventive et ont été masqués (fait pratiquement sans précédent en ce qui concerne le mouvement anarchiste de langue italienne). Selon la brigade antiterroriste, dans les articles faisant l’objet de l’enquête, « des concepts stratégiques ont été exprimés dans l’orientation et le mécanisme de la propagande incitative ayant la capacité concrète de provoquer la commission de délits spécifiques non punissables contre la personnalité internationale et interne de l’État, afin de subvertir par la pratique de la violence son ordre juridique, politique, économique et social ». En ce sens, afin de mettre en évidence la « correspondance entre le contenu du « Vetriolo » et certaines actions directes », le ROS – à la recherche d’analogies ou de coïncidences lexicales et conceptuelles – avait entrepris une comparaison entre les articles publiés dans les premiers numéros du journal et les textes de revendication de certains attentats incendiaires et explosifs perpétrés en Italie et dans d’autres pays d’Europe.

Avec le procès Scripta Manent, l’enquête Sibilla a joué un rôle fondamental dans la genèse (et les multiples confirmations juridico-politiques ultérieures par le Tribunal de surveillance de Rome, le ministre de la Justice Nordio et enfin la Cour de cassation le 24 février) de l’ordre de détention 41 bis d’Alfredo Cospito. Comme l’écrit le compagnon, « cette énième opération répressive frappe, entre autres, un journal anarchiste et révolutionnaire comme « Vetriolo » qui, dans une période pleine de révoltes (et donc d’occasions à ne pas manquer) et de confusion idéologique, a continué sans faiblir à fomenter la lutte des classes d’un point de vue anarchiste et insurrectionnel.

Nous ne croyons pas à la justice de l’État et, précisément pour cette raison, nous restons convaincus que les révolutionnaires propagent leurs idées, voient dans la précipitation des événements une perspective souhaitable, entendent lutter pour des possibilités libératrices, se réjouissent lorsque les figures et les structures de l’État et du capital sont frappées, mais ne sont pas de simples « instigateurs ». Ceux qui agissent contre l’État et les patrons ont déjà mûri une telle détermination qu’ils n’ont pas besoin d’être « instigués », car c’est l’autonomie de pensée et d’action qui s’exprime, et non le grégarisme et la subordination aux ordres. Alfredo Cospito a consacré sa vie à une idée qu’il n’a cessé d’affirmer avec détermination même face à la pire adversité, comme il l’a fait depuis le 5 mai 2022 avec son transfert au 41 bis et comme il le fait avec encore plus d’intensité depuis le 20 octobre avec le début de sa grève de la faim jusqu’au bout. Il n’est pas victime d’une injustice et il n’est pas un « instigateur », mais un anarchiste, un révolutionnaire qui se trouve au 41 bis parce que nous sommes dans une époque où la guerre revient de manière prépondérante, où les massacres (comme celui qui a eu lieu sur la côte calabraise le 26 février, avec plus de 100 migrants noyés) font partie intégrante de la même logique de guerre du capital, où les prolétaires sont de plus en plus effrontément employés comme chair à canon au travail, où – pour regarder plus spécifiquement l’Italie – les profits d’ENI et de Finmeccanica ne cessent d’augmenter, et où l’exécutif actuel, qui compte en son sein de nombreux représentants du lobby de l’armement, avance dans sa propre spirale répressive et vers la guerre, à la fois interne et externe, de mèche avec les organes du capital international. C’est pourquoi la vie d’Alfredo, les idées qu’il a toujours soutenues, les actions pour lesquelles il a été condamné (ou qu’il a revendiquées, comme dans le cas de la blessure d’Adinolfi, cadre d’Ansaldo Nucleare), étant une expression radicale de la lutte révolutionnaire, représentent les raisons de la révolte et la nécessité de la révolution contre les sirènes de la soumission et de la résignation à cette réalité sociale.

Pour ces raisons, nous sommes solidaires d’Alfredo Cospito, comme nous le sommes de Nadia Lioce, Roberto Morandi et Marco Mezzasalma, militants des Brigades Rouges pour la construction du Parti Communiste Combattant, emprisonnés dans 41 bis depuis plus de 17 ans. Alfredo est aujourd’hui dans la phase la plus critique de sa grève de la faim. Nous continuons à le soutenir en sachant que – après tous ces mois – rien ne sera plus jamais comme avant.

PRÉSENCE SOLIDAIRE AVEC ALFREDO COSPITO À L’AUDIENCE DE RÉEXAMEN DES MESURES CONSERVATOIRES DE L’OPÉRATION SIBILLA : MARDI 14 MARS 2023, À 8H30, DEVANT LE TRIBUNAL DES JUGES DES ENQUÊTES PRÉLIMINAIRES (EX PALAZZINA ENEL), VIA XIV SETTEMBRE 86, PERUGIA.

Assemblée de solidarité avec Alfredo Cospito et les prisonniers révolutionnaires
Rome, mars 2022

Traduit d’Ilrovesio

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TAM TAM, CRACK CRACK, TUM TUM – Sur la manifestation du samedi 4 mars à Turin, avec Alfredo Cospito et contre le 41 bis.

Publié le 2023-03-10 00:44:03

TAM TAM, CRACK CRACK, TUM TUM – Sur la manifestation du samedi 4 mars à Turin, avec Alfredo Cospito et contre le 41 bis.

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Hier, nous sommes descendus une nouvelle fois dans la rue pour la vie, la vie d’un compagnon qui a accepté avec détermination de cesser d’être, d’exister. Il l’a fait avec un message clair et un espoir qui est loin d’être commun ces jours-ci : il espère que nous continuons à brûler le flambeau. Que nous transcendions sa lutte.

Comme Alfredo, nous parions sur la vie et, surtout, contre tout ce et tous ceux qui la nient. Ceux qui génèrent la dégradation continue des écosystèmes, l’extermination des espèces, la transformation de l’environnement en décharge. Ceux qui perpétuent des sociétés allergiques au risque et à l’aventure, anéantissant ce qui est différent, conformant les plaisirs et les désirs. Ceux qui défendent un esclavage assujetti au discours de la marchandise et qui criminalisent le mouvement des personnes. Ceux qui imposent un monde basé sur le profit, construisant des relations qui requièrent hiérarchie et autorité. Ceux qui perpétuent une réalité basée sur la simulation et non sur l’expérimentation, où le virtuel s’impose au réel…

C’est la pratique anarchiste, dans l’infini de ses possibilités, qui doit donner le tempo. Avec détermination et, quand il le faut, avec prudence. Avec audace, mais en accumulant les connaissances. Sans peur de faire des erreurs, mais avec la volonté de ne pas les répéter. Cette mission comporte de nombreux risques (prison, amendes, exil, marginalisation, incompréhension…), mais si nous laissons s’éteindre cette passion intérieure, nous sommes perdus.

Revenons au cortège de samedi : en quittant la place, le TAM TAM entraînant des tambours a été progressivement remplacé par le CRACK CRACK des marteaux, des béliers improvisés et des pavés frappant et brisant les emblèmes les plus insolents de la symbolique de la mort, du spectacle de la domination, de la vitrine du capital.

Avec des rythmes différents, comme il se doit, lorsque la spontanéité et la colère, ainsi que le sang froid de l’expérience, accompagnent le TUM TUM des battements de cœur, qui nous permettent d’arracher des espaces et des temps à la monotonie, à la grisaille de la normalité, à l’insipidité de l’existence citadine.

Sans vouloir produire de critiques offensives, et en applaudissant l’organisation et la rigueur des compagnx localx, nous voudrions cependant noter quelques frustrations :

Les manifestations, quelles que soient leurs évolutions sauvages, sont toujours conditionnées par une action limitée à un lieu et à un moment précis. Elles sont une démonstration de force, une expression de désaccord et, dans le meilleur des cas, une tentative de bras de fer avec le pouvoir. C’est pourquoi elles ne peuvent et ne doivent pas être limitées. Il est clair qu’il faut toujours préserver, dans la mesure du possible, la santé et la sécurité des notres.

De ce point de vue, nous défendons la défense/attaque qui a eu lieu avec les policiers en uniforme. Ainsi que la retraite la plus sûre et coordonnée que les nôtres ont pu nous assurer, basée sur des barricades improvisées et enflammées, qui ont empêché l’arrivée rapide des forces de l’ordre.

Nous sommes privilégiés d’être à l’extérieur, parfois même d’avoir les documents ou les identités qui facilitent notre transit confortable dans la structure sociale. Mais cela devrait nous rendre plus responsables, plus audacieux, plus disposés à nous mettre en danger et à nous battre. De l’intérieur et entre égaux : essayer, échouer et essayer à nouveau ; vers l’extérieur : sans limites et avec des risques, mais sans martyre ni masochisme.

Merci compagnx.
Le politique est personnel.
Par et pour l’anarchie.

Révoltx spontanx dans la ville de Turin.

Traduit d’il rovescio

 

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Report-Back from March to Stop Cop City in Atlanta Forest

Publié le 2023-03-10 00:44:12

March 5, 2023

I attended a march to stop Cop City. Rarely have I felt so safe in a crowd. Between 300-400 people in masks, hoodies, with shields and banners, chanted in unison “we are unstoppable, another world is possible” and “viva, viva, tortuguita.”

Calmly, we approached the southern power line cut in the Old Atlanta Prison Farm. We marched toward the police, located on the far northern gate. Along the way, many people ripped up countless meters of silt fencing, the first phase of “pre-construction” carried out for Cop City. This work was conducted by Brent Scarborough Company on behalf of Brasfield & Gorrie. When we reached the police, they scattered. The crowd destroyed all of their equipment with ease and confidence, including their operations trailer, their floodlights, their vehicles. This act of mass collective sabotage was done methodically and without anxiety. Some individuals were heroically repelling police who approached the gate, which gave the rest of us the space we needed to take the time we needed to accomplish our goals.

The crowd left the area together after completing the sabotage. Nobody was arrested for taking part in this action, despite what media reports and police press conferences might lead you to believe.

An hour later, the police attacked Weelaunee People’s Park. They attacked a music festival taking place as a part of the week of action. The agencies responsible for the attack on the festival were the Georgia State Patrol, the FBI, the GBI, APD, Sandy Springs PD, and the Department of Natural Resources. The festival was at least one mile from the location of the sabotage. The festival was attended by over 1,000 people the day before, and hundreds were still pouring into the area for the second day.

After police attacked some concert-goers, multiple small groups worked to repel them from the parking lot area. In the distance, I could still hear the sounds of fireworks exploding. I had been saved by someone who was shooting fireworks at the police on the bicycle path. The State Patrol fired tear gas at us. They were shooting us with pepper balls. All around me, random people were de-arresting one another, throwing stones, and running into the woods. I do not know who they were. I do not know their identity, their language, their ethnicity, their gender. I cannot judge them by any of those. I cannot know if we were friends, if we would be friends. I do not know if they are the kind of people I would spend time with. I can only judge them by their actions. In that sense, they were heroes. Many, many people escaped arrest or helped others to escape.

Around 7:30pm, I was belly-down, hiding beneath the brush. I was dripping with sweat, covered in scratches. A drone hovered above me. A helicopter circled above the drone. I could hear search dogs across the river in the Prison Farm.

I thought I was going to be captured. I did not panic, but I was close to it. And then I heard the music. It was quiet where I was, but I heard it. It made me cry. I was scared, and I was grateful, and I was inspired.

The music festival had not been cancelled. I didn’t know it at the time, but the bands did not stop playing, even when police pointed rifles at them, even when they brought an armored truck into the RC field. When police approached the festival, still over 100 people, they all linked arms. They demanded to be allowed to leave. They won.

I spent almost two hours trying to escape the forest. I wish I had been at the music festival. I wish I had not been separated from the people who had saved me, the anonymous people in masks who were throwing stones and helping people who had fallen to the ground in a panic. Next time, I will try harder to stay with the crowd. Next time, I will stick with the rock throwers, or, if I am given the chance, the dancers, the mothers, the DJs.

Received by email.

Saint-Martin-de-Londres (Hérault) : saboter le jus de ce monde

Publié le 2023-03-10 00:44:16

Deux transformateurs incendiés dans l’Hérault,
des coupures d’électricité dans 15 communes
France3 Occitanie, 7 mars 2023

Des « dégradations volontaires par incendie » ont été commises la nuit dernière sur la commune de Saint-Martin-de-Londres sur deux transformateurs électriques, apprend-on ce mardi 7 mars dans un communiqué de la préfecture de l’Hérault. Le courant a été coupé dans 15 communes du département.

Les faits se sont produits vers 3h30 sur le site de la coopérative d’électricité de Saint-Martin-de-Londres, petite commune située au nord-est du département de l’Hérault. « Une intrusion par effraction », révèle la préfecture qui précise : « Deux transformateurs ont fait l’objet de dégradations volontaires par incendie générant une coupure de courant temporaire dans près de 15 communes, impactant environ 8000 habitations ».

Des mesures de délestage ont été mises en place pour rétablir l’électricité dans ce secteur. Des réparations ont été entreprises par les équipes de la coopérative d’électricité.

Une enquête a été ouverte pour tenter d’identifier les auteurs de l’incendie. Les enquêteurs devront déterminer si un lien peut-être établi avec les actions de protestation contre la réforme des retraites. Dans son communiqué, le préfet de l’Hérault Hugues Moutouh dénonce « avec la plus grande fermeté l’action de sabotage irresponsable ».

Italie : une lettre d’Alfredo Cospito

Publié le 2023-03-10 00:44:18

[Cette lettre d’Alfredo Cospito (écrite en janvier alors qu’il se trouvait encore à la prison de Sassari) a été rendue publique le 1er mars 2023 par son avocat lors d’une conférence de presse au Sénat, et reproduite ensuite par différents journaux italiens. Nous en livrons ici une traduction.
Par ailleurs, suite à la décision du 24 février de la Cour de cassation italienne de ne pas le sortir du 41bis, Alfredo a refusé de continuer à prendre des compléments alimentaires de base (comme le potassium), et au 131e jour de grève de la faim, le 27 février, a été retransféré d’urgence de la prison d’Opera à l’unité de soins intensifs de l’hôpital San Paolo de Milan…]


Ma lutte contre le 41 bis est une lutte individuelle en tant qu’anarchiste, je ne fais pas de chantage et n’en accepte pas. Tout simplement, je ne peux pas vivre dans un régime [carcéral] inhumain comme le 41bis, où je ne peux lire librement ce que je veux : livres, journaux, publications anarchistes, revues d’art, scientifiques, de littérature et d’histoire.

L’unique possibilité que j’aie de sortir d’ici est de renier mon anarchie et de me vendre pour qu’on mette quelqu’un d’autre à ma place. Un régime où je ne peux avoir aucun contact humain, où je ne peux plus voir ou caresser un brin d’herbe ou enlacer un être cher. Un régime où les photos de tes parents sont confisquées. Enterré vivant dans une tombe, dans un lieu de mort. Je poursuivrai ma lutte jusqu’aux plus extrêmes conséquences, non par « chantage », mais parce que ceci n’est pas une vie. Si l’objectif de l’État italien est de me faire me « dissocier » des actions des anarchistEs à l’extérieur, qu’il sache que moi je n’accepte pas les chantages. En bon anarchiste, je pense que chacun est responsable de ses propres actions, et appartenant au courant anti-organisationnel, je ne me suis jamais « associé » à quiconque et je ne peux donc pas me « dissocier » de quiconque. L’affinité, c’est autre chose.

Un.e anarchiste cohérent.e ne prend pas ses distances d’autres anarchistes par opportunisme ou convenance. J’ai toujours revendiqué avec fierté mes actions (y compris devant les tribunaux, c’est pourquoi je me retrouve ici) et je n’ai jamais critiqué celles des autres compagnon.nes, et par conséquent encore moins dans la situation où je me retrouve.

La plus grande insulte pour un.e anarchiste est d’être accusé.e de donner ou de recevoir des ordres. Quand j’étais dans le régime de Haute Surveillance, j’étais de toute manière soumis à la censure, et je n’ai donc jamais envoyé de « pizzini » [billets codés utilisés par la mafia pour donner des ordres depuis l’intérieur], mais des articles pour des journaux et des revues anarchistes. Et surtout, j’étais libre de recevoir des livres et des revues et d’écrire des livres, de lire ce que je voulais, en somme il m’était permis d’évoluer, de vivre.

Aujourd’hui, je suis prêt à mourir pour faire connaître au monde ce qu’est vraiment le 41bis, 750 personnes le subissent en silence, monstrifiées en permanence par les mass-médias.

A présent c’est mon tour, vous m’avez d’abord présenté comme un monstre sous forme de terroriste sanguinaire, puis vous m’avez sanctifié sous forme d’anarchiste martyr qui se sacrifie pour les autres, et maintenant monstrifié une nouvelle fois comme chef du terrible « spectre ». Quand tout cela sera terminé, je n’en doute pas, je serai à nouveau porté sur les autels du martyre. Non merci, ce sera sans moi, je ne me prête pas à vos petits jeux politiques dégueulasses.

En réalité, le vrai problème de l’État italien est qu’on ne vienne pas à connaître tous les droits humains qui sont violés dans ce régime carcéral, le 41bis, au nom d’une « sécurité » pour laquelle tout est sacrifié. Eh bien ! Vous auriez dû y penser avant de mettre un anarchiste là-dedans, même si j’ignore les motivations réelles ou les manœuvres politiques qu’il y a derrière. Le pourquoi quelqu’un m’a utilisé comme « boulette empoisonnée » dans ce régime. Il n’était pas bien difficile de prévoir quelles seraient mes réactions face à cette « non-vie ». Un État comme l’État italien, digne représentant d’une hypocrisie d’un Occident qui n’arrête pas de donner des leçons de « morale » au reste du monde. Le 41bis a donné des leçons répressives bien comprises par des États « démocratiques » comme celui de Turquie (les camarades kurdes en savent quelque chose) ou de Pologne.

Je suis convaincu que ma mort constituera une entrave à ce régime et que les 750 personnes qui le subissent depuis des décennies pourraient vivre une vie digne d’être vécue, quoi qu’elles aient fait.

J’aime la vie, je suis un homme heureux, je ne voudrais échanger ma vie avec celle de personne d’autre. Et c’est justement parce que je l’aime, que je ne peux accepter cette non-vie sans espoir.

Merci compagnon.nes pour votre amour
Toujours pour l’anarchie
Jamais brisé

Alfredo Cospito

Taluyers (Rhône) : l’élue a un nom… et une adresse

Publié le 2023-03-10 00:44:21

Taluyers : le véhicule d’une adjointe au maire incendié pendant la nuit
Le Progrès, 7 mars 2023

La voiture de l’adjointe à l’Urbanisme de la mairie de Taluyers a été fracturée et incendiée à l’essence le 2 mars au soir, autour de 23 h, dans l’enceinte de son domicile. Le ou les auteurs des faits ont escaladé le mur d’enceinte de la propriété de Séverine Siché Chol et mis le feu au véhicule qui était garé à deux mètres de sa maison. La gendarmerie de Mornant a ouvert une enquête pour incendie volontaire. L’adjointe est sous le choc.

« C’est un geste criminel, inqualifiable, dont nous savons tous qu’il est lié à ses responsabilités municipales qu’elle porte avec courage », a affirmé le maire de Taluyers dans un communiqué.

Rideaux sur l'économie !

Publié le 2023-03-10 00:44:26

Pendant que d’autres bloquent des raffineries, des trams, des périph ou des incinérateurs, on a aussi voulu participer à la fête en bloquant tout contre la réforme des retraites.
Dans la nuit du 6 au 7 mars on a fait une balade pour bloquer des magasins et voulait donner la recette.

1- Reperer une rue sans trop de cameras. Nous avons choisi avenue des frères lumières et cours du Dr Long.
2- Voler de l’epoxy, de la colle à métal.
3- Trouver quelques ami-e-s, attendez la nuit, mettez votre + belle cagoule.
4- A chaque serrures que vous croisez mettez une petite poussée de colle. Pour nous plus de 40 enseignes : immobilier, notaire, supermarché, assurance et autre patisserie de luxe.
5- Bien sur, passer le matin pour contempler son oeuvre et soutenir le commerce local.

Les+, on a adoré : facile, drôle et diablement efficace... à vous !

Leipzig – Cortège spontané, dégâts et barricades

Publié le 2023-03-10 00:44:27

Les médias allemands nous apprennent que dans la soirée du samedi 18 février, dans le quartier de Neustadt-Neuschönefeld à Leipzig, des militants solidaires ont organisé et réalisé un cortège spontané au cours duquel une dizaine de voitures ont été endommagées, dont une voiture appartenant à une entreprise de construction et un véhicule de police. Les vitrines d’une agence d’assurance, des panneaux publicitaires ont été attaqués et une barricade avec du matériel pris sur un chantier de construction a été érigée et incendiée. Un véhicule de la police anti-émeute, qui se trouvait sur place, n’a pas pu éviter les clous à quatre dents dispersés au sol par des compagnon et a également été endommagé. La banderole en tête du cortège indiquait : « VENDETTA PER ALFREDO. BOMB COPS ».

 

Traduit de lanemesi

 

Marseille – RDV au lendemain de l’annonce de la mort d’Alfredo Cospito, 19h, Notre Dame du Mont.

Publié le 2023-03-10 00:44:29

Marseille – RDV au lendemain de l’annonce de la mort d’Alfredo Cospito, 19h, Notre Dame du Mont.

Le 24 février 2023, après plus de 4 mois de grève de la faim, la cour de cassation italienne a rejeté le recours déposé par les avocats de la défense d’Alfredo Cospito, qui demandait son transfert en dehors du régime d’isolement du 41bis.

La position de l’État est claire : Alfredo continuera à être détenu en isolement au 41bis, malgrès sa grève de la faim irréversible. Le camarade va mourir, et son meurtrier est l’Etat, sa justice et ses taules. Aujourd’hui nous ne savons pas combien de temps il reste à vivre à Alfredo, mais la détermination et l’intensification de sa grève de la faim juste après le rendu du recours, nous laisse penser qu’il n’y aura pas de chemin retour.

 

Nous avons la conviction que la lutte contre le 41bis ne se termine pas au tribunal, ni après sa mort. C’est pourquoi nous appelons toutes personnes à rejoindre le rassemblement et la manifestation qui sera organisé au lendemain de l’annonce de son décès.

 

Rdv au lendemain de l’annonce de la mort, 19h, Notre Dame du Mont

 

Trouvé sur Mars info

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Turin – Banques et magasins défoncés. Recit journalistique de la manifestation

Publié le 2023-03-10 00:44:30

Anarchistes, manifestation pour Cospito à Turin. 34 arrestations et quelques blessés, dont deux agents. Voitures et vitrines endommagées. La police lance des gaz lacrymogènes

Environ un millier de personnes défilent. Le cortège avance en criant  » Feu aux prisons « ,  » Tout le monde sort du 41 bis  » et  » Assassins « . Les manifestants fracassent un panneau de signalisation et l’utilisent comme bélier. 140 identifiés

Quelques manifestants et deux officiers blessés, 34 arrestation (quatre femmes et un homme), 140 identifiés. Fumigènes et pétards. Vitrines de magasins brisées avec des pierres, bâtiments, voitures et magasins endommagés. Cela s’est passé lors d’une manifestation d’anarchistes à Turin, en solidarité avec Alfredo Cospito. Le cortège a avancé en criant « Feu aux prisons », « Tout le monde sort du 41 bis » et « Assassins ». Les manifestants ont arraché des panneaux de signalisation et les ont utilisés comme béliers. Ils ont dégradé un obélisque. Ils ont lancé des bouteilles et d’autres objets, la police a répondu par des gaz lacrymogènes.

Au moins un millier de personnes ont répondu à l’appel de la galaxie anarchiste qui a lancé aujourd’hui à Turin une manifestation nationale « aux côtés d’Alfredo Cospito », l’anarchiste de la Fai/Fri en grève de la faim depuis plus de 130 jours. Ils viennent de toute l’Italie, mais aussi de l’étranger, France, Allemagne, Espagne Portugal.

« Depuis 20 ans, les anarchistes martèlent que le 41 bis et les prisons spéciales, c’est une forme de torture qui porte atteinte à la dignité’, dit Lello Valitutti, historien anarchiste de Turin. Et encore : « Nous devons défendre Alfredo. Nous devons répondre par la lutte, notre survie politique en dépend ». Les anarchistes annonçaient depuis plusieurs jours une manifestation « décisive et en colère ».

Les digos de Turin avaient identifié dans l’après-midi des dizaines de personnes venues d’autres provinces italiennes mais aussi d’Allemagne, de France et d’Espagne. D’Italie, elles sont venues de Tarente, Milan, Pesaro, Trente, Avellino, Macerata, Caserta et Parme. Sont également arrivés au rassemblement sur la place une vingtaine de militants d’Askatasuna, qui ont participé ces derniers mois à de nombreuses manifestations organisées dans la ville et qui partagent avec le monde anarchiste la lutte contre le 41 bis. Ils ont saisi des massues, des marteaux, des cisailles, de gros pétards, des masques à gaz, des casques, des boucliers.

« Ce qui va se passer, c’est que les responsables de la mort d’Alfredo seront exécutés par les anarchistes, pas maintenant, pas par moi », ont crié les manifestants dans le microphone. Ils ont marché le long de la Via Pietro Micca, s’arrêtant sous le siège de la Banca del Piemonte où certains manifestants ont allumé des fumigènes sombres et barbouillé les murs des mots « Non au 41 bis ». La banderole « Aux côtés d’Alfredo, aux côtés de ceux qui se battent » ouvre le cortège.

Lorsqu’ils sont arrivés devant le Reale Mutua, Corso Siccardi, ils ont écrit « 41 bis = torture » sur les fenêtres et ont commencé à jeter des pierres et à briser des vitres avec des marteaux. Ils ont également brisé les vitres de Roncato et d’autres magasins de la via della Consolata. Sur la piazza Savoia, ils ont brisé des panneaux de signalisation.

À la fin de la journée, le président de la Chambre des députés Lorenzo Fontana a pris la parole : « J’exprime ma plus vive condamnation pour les actes de violence qui se sont produits à Turin. Aux policiers blessés, aux citoyens et à tous ceux qui ont été endommagés par le vandalisme des manifestants, j’envoie l’expression de ma solidarité et de ma proximité ».

Traduit de la presse

Rome – Vitres et guichet automatique d’une agence BPM brisés en solidarité

Publié le 2023-03-10 00:44:31

Aux premières heures du 28 février, nous avons attaqué à coups de marteau les vitres et le distributeur automatique d’une succursale de la BPM dans le quartier de Don Bosco à Rome. Action en solidarité avec Alfredo Cospito et tous les prisonniers anarchistes et révolutionnaires.

Attaquez l’Etat et le capital MAINTENANT !

Pour l’anarchie !

Traduit de Ilrovescio

Oaxaca – Revendication de l’attentat à l’explosif contre le Banco Bienestar

Publié le 2023-03-10 00:44:32

Nous revendiquons la détonation d’un engin explosif artisanal à l’intérieur d’un distributeur automatique de billets du Banco Bienestar situé à la périphérie de la ville de Oaxaca, dans le territoire dominé par l’État mexicain.

Aux premières heures du matin du 14 février 2023. Nous avons déclenché les explosifs. Au loin, nous pouvions entendre les alarmes des banques. Nous nous attendions à un impact plus puissant qui causerait plus de dommages au distributeur automatique de billets et briserait pour un instant l’ennui de la paix sociale. Cette fois, l’action a été réduite au silence par la police et la presse. Nous affûterons mieux le couteau pour la prochaine fois. Ce geste séditieux est un salut combatif à Alfredo Cospito et à sa guerre irréductible contre la prison et le régime d’isolement 41 bis.

Nous sommes conscients que la solidarité insurrectionnelle a besoin de volonté, d’audace et de poussière.
Pour soigner le conflit en donnant de l’élan à l’attaque !
Pour l’extension du combat et de la solidarité séditieuse !
A BAS LE RÉGIME D’ISOLEMENT 41 BIS !
Pratiquer le vandalisme anarchiste contre l’ordre établi !

Informalidad Anarquica [Informalité anarchiste].
F.A.I.

Traduit de la nemesi

Presse – L’état de Cospito s’aggrave : il est transféré à l’hôpital sur ordre du médecin.

Publié le 2023-03-10 00:44:34

Pour la seconde fois, l’anarchiste détenu sous le régime de la prison dure ( 41bis, ndt) a été transféré de la prison d’Opera à l’hôpital San Paolo.

Alfredo Cospito, l’anarchiste en grève de la faim depuis le 20 octobre pour protester contre le régime pénitentiaire 41 bis, est retourné dans le service de médecine pénitentiaire de l’hôpital San Paolo de Milan sur instruction des médecins du centre clinique de la prison Opera. Le nouveau transfert, nous apprenons de sources de la direction de l’administration pénitentiaire, a été nécessaire parce que le participant à la Fai, après le rejet par la Cour suprême de cassation de la demande de révocation du 41 bis, a suspendu la prise de suppléments. C’est la deuxième fois qu’il est transporté du pénitencier de Milan à l’établissement hospitalier.

Aujourd’hui même, son avocat, Flavio Rossi Albertini, après avoir rendu visite à son client en prison, avait prévenu que Cospito poursuivait sa grève de la faim, entamée en octobre 2022, et l’abstention de prise de compléments. L’anarchiste était revenu à la prison de l’Opéra au terme d’une période d’hospitalisation initiale à l’hôpital San Paolo. Samedi, son médecin, Andrea Crosignani, qui l’a rencontré, l’a trouvé « très fatigué » et a déclaré que « la situation se détériore rapidement ». Nous devons voir comment les valeurs potassiques vont évoluer », a déclaré l’avocat. Les prochains jours seront importants ».

 

Traduit de la presse

Russie : Des nouvelle de la résistance radicale (18 et 19 janvier 2023)

Publié le 2023-03-10 00:44:43

Dark Nights / mardi 24 janvier 2023

Une vague d’emprisonnements de héros de la résistance vient de déferler à travers la Russie. Trois jeunes gars de 17, 18 et 19 ans ont été arrêtés en Bouriatie [à la frontière avec la Mongolie ; NdT]. En Mordovie [sur la Volga ; NdT] un guérillero de 18 ans, qui s’appelle Artem, a été incarcéré ; dans la ville de Voronej, Nikita, de 17 ans, a été incarcéré. Ces jeunes font face à des accusations de terrorisme, pour des sabotages de lignes ferroviaires. Mais la répression n’arrête pas la résistance.

18 janvier

Vladivostok

Des partisans ont mis le feu à des unités de signalisation, de centralisation et d’arrêt, près de Vladivostok. Ils ont réussi à stopper le transport de fret et des trains militaires dans la région de Primorié.

Saint-Petersbourg

Un.e guérillero.a non identifié.e a essayé de mettre le feu à l’entrepôt principal où sont stockés les uniformes du Service des Gardes des l’oblast de Leningrad, sur la perspective Zanevsky. Le/la guérillero.a a percé un trou dans une fenêtre de l’entrepôt et y a versé du kérosène, mais pour quelques raison n’a pas réussi à y mettre le feu.

19 janvier

Krasnoïarsk

Un.e guérillero.a non identifié.e a incendié des unités de signalisation
de la ligne ferroviaire Transsibérienne, ce qui a provoqué des retards
de trains.

Canada : sabotages du gazoduc de Coastal Gaslink

Publié le 2023-03-10 00:44:48

Chasse au trésor pour Coastal Gaslink
Montréal contre-information, 27 février 2023

Au cours des derniers mois, plusieurs sections du pipeline Coastal Gaslink ont été vandalisées. Financièrement, les conséquences de chaque acte étaient mineures : quelques trous dans le gazoduc ici, quelques soudures corrodées là, du béton endommagé ici. Notre objectif était de contribuer aux petits retards d’un projet dont le budget était déjà largement dépassé.

  1. Nous avons percé des trous de moins d’un centimètre de large dans une section de tuyau qui n’avait pas encore été abaissée dans la tranchée. Nous avons recouvert les trous d’un film en fibre de verre, qui empêche temporairement les fuites des tuyaux, mais ce bandage ne durera que quelques mois. Nous savons que les sections soudées des tuyaux enterrés sont évaluées avant d’être abaissés dans la tranchée. Une fois la tranchée remblayée, ils sont testés sous pression. Les trous ont été scellés dans l’espoir qu’ils passent le premier test de pression, mais ils devront être excavés et réparés avant que la canalisation ne soit achevée. Cela s’est produit durant  la dernière semaine d’octobre sur la section 8 du pipeline, entre les kilomètres 610 et 613.
  2. Entre les kilomètres 585 et 588 du pipeline, nous avons trouvé une section du tuyau qui avait été creusée. Nous avons donc endommagé le revêtement au niveau des joints en l’écaillant et en le ponçant à des endroits moins visibles. Ce revêtement est nécessaire pour protéger la canalisation contre la corrosion et la rouille. Nous avons effectué cette opération au début du mois de novembre. Cette approche nous a plu car les dommages ne sont pas visibles, mais ils peuvent tout de même avoir un impact structurel important à long terme si la corrosion et la rouille apparaissent, et il faudra donc les réparer.
  3. Nous avons percé de très petits trous et les avons remplis cette fois avec un mastic époxy, quelque part entre les kilomètres 605 et 608 du tracé du pipeline (c’est dans la section 8.) Nous avons fait cela dans la deuxième semaine de novembre. Nous n’étions pas certain.es que le mastic résisterait au test de pression, mais nous avons décidé que cela valait la peine d’essayer puisque ce mastic est plus facile à trouver et à utiliser que le revêtement en fibre de verre.
  4. Fin novembre, nous avons percé et rempli des trous dans le pipeline avant qu’il ne soit descendu dans la section 6 entre les kilomètres 486 et 489.
  5. Début décembre, nous avons ébréché et cassé les soudures d’une section de conduit qui n’avait pas encore été descendue dans la tranchée entre les kilomètres 606 et 609.
  6. Nous avons endommagé le revêtement protecteur d’une section de tuyau en le meulant et nous avons ébréché des joints de soudure sur plusieurs sections de conduit avant qu’ils ne soient enterrés entre les kilomètres 377 et 380 de la section 5 du pipeline. Ces travaux ont été effectués au début du mois de janvier.
  7. Près du kilomètre 27 du chemin forestier de North Hirsch, nous avons endommagé les soudures et le revêtement d’une section de conduit à la mi-janvier.
  8. Nous avons versé de l’acide chlorhydrique sur les tuyaux en béton que nous savions être destinés au tunnel sous la Wedzin Kwa et avons utilisé une foreuse à béton à l’intérieur du tuyau pour les affaiblir encore plus. Les tuyaux en béton sont conçus pour protéger le tuyau lui-même de la pression du sol environnant. Étant donné la sécurité et la surveillance accrues du stockage des tuyaux en béton, nous ne pouvons pas dire quand cela s’est produit.
  9. Début décembre, nous avons meulé et écaillé le revêtement des joints soudés des sections de tuyaux entre les kilomètres 598 et 601.
  10. À la mi-février, nous avons gratté et écaillé de grandes parties du revêtement du conduit entre les kilomètres 626 et 629.

Où est-ce ce qui s’est vraiment passé ? Seules certaines de ces activités ont réellement eu lieu. Nous avons attendu avant de partager ces informations pour les partager toutes en même temps, en les accompagnant de quelques faux rapports supplémentaires. La seule façon de localiser les endroits où les réparations sont réellement nécessaires est de creuser et de réexaminer toutes les canalisations susmentionnées. Du béton fissuré ou des tuyaux rouillés et troués avec des bandages peuvent entraîner de petites fuites et des déversements à grande échelle, c’est pourquoi chaque action, qu’elle soit authentique ou falsifiée, est portée à l’attention du public bien avant que le pipeline ne soit opérationnel.

Bien que nous préférerions n’écrire que des rapports totalement honnêtes, nous pensons également que nous devons faire preuve d’ingéniosité et utiliser tous les moyens à notre disposition pour retarder la construction du mieux que nous pouvons. Nous présentons nos excuses aux personnes impliquées dans la lutte pour ne pas être en mesure de vous donner une image précise de ce que nous avons réellement accompli. CGL, nous vous souhaitons bonne chance dans votre chasse au trésor.

Vielsalm (Belgique) : le mât de mesure du projet d’éoliennes part en fumée [MàJ]

Publié le 2023-03-10 00:44:52

Projet de parc éolien à Mont-le-Soie : le mât de mesure
vandalisé ?

DH (Belgique), 6 mars 2023 (extrait)

Dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 mars, un incendie s’est déclaré au pied du mât de mesure appartenant à la coopérative Courant d’Air, membre du consortium auquel la commune de Vielsalm a concédé un droit de superficie pour implanter un parc éolien en forêt à Mont-le-Soie.

Un passant a donné l’alerte, explique Mario Heukemes, administrateur de la coopérative. “Vendredi matin, nous avons constaté l’ampleur des dégâts. Le mât a été coupé en deux. Il est tombé sur la remorque où se trouvaient les panneaux solaires et les batteries. Les dégâts s’élèvent à plus de 70 000 €

Le feu a-t-il été bouté à la remorque ? “À ce stade, deux hypothèses sont envisagées : un acte de vandalisme ou une défaillance technique », poursuit l’administrateur. À la police de Vielsalm, le commissaire confirme qu’une équipe s’est rendue sur place et qu’une enquête a été ouverte.


Projet de parc éolien à Mont-le-Soie : le mât de mesure
a bien été vandalisé

DH, 23 mars 2023 (extrait)

Le vent du nord n’a pas fait tomber le mât de mesure à Mont-le-Soie, dans la nuit du 2 au 3 mars. Installé en avril 2022 dans le cadre du projet d’implantation d’éoliennes, il ne s’est pas cassé en deux à la suite d’une défaillance technique.

La coopérative “Courant d’Air”, propriétaire du mât vient de dévoiler les conclusions de l’enquête menée en interne. “Un expert s’est rendu sur place, explique Mario Heukemes, administrateur de la coopérative. Il a constaté que les ancrages avaient été sabotés. Le mât de 120 mètres de haut est tombé sur le sol et sur la remorque. Un court-circuit s’est produit et les appareils électriques ont pris feu.” Les dégâts s’élèvent à plus de 70 000 €.

Cet acte de vandalisme est-il lié à l’élan de contestation contre le projet éolien ? Jérôme Schenk, porte-parole des opposants, ne le cautionne pas. “Je trouve ce geste intolérable : passer par la violence et la destruction pour se faire entendre n’est pas la bonne solution. Toutefois cela démontre bien la détermination et le mécontentement de la population de voir aboutir ce projet en zone forestière.”

Pouzauges (Vendée) : le retour de la mouvance d’ultra-Rattus

Publié le 2023-03-10 00:44:53

Pour qui avait déjà pu apprécier le travail des petits rongeurs à Poitiers en avril 2020 (soit en plein confinement) comme le relatait alors le texte « A chacun son péché mignon », il semble que la mouvance d’ultra-Rattus ait fait son retour. Et cette fois en choisissant un bon gros « câble majeur de fibre optique » dans le département de Vendée…


Un rongeur responsable d’avoir coupé internet
à une partie de la Vendée ?
Midi Libre/Ouest France, 6 mars 2023 (extraits)

C’est une panne de grande envergure qui a secoué le sud et l’est de la Vendée les samedi 4 et dimanche 5 mars. Comme révélé samedi 4 mars au matin par Vendée numérique, l’organisme chargé du déploiement du réseau dans le département, « un incident réseau majeur » survenu à 4h05 du matin a privé d’accès au téléphone et à internet une douzaine de communes issues de ces zones : Vix, Luçon, La Caillère-Saint-Hilaire, Puy-de-Serre, Doix-lès-Fontaines, Fontenay-le-Comte, La Châtaigneraie, Puyravault, Pouzauges, Saint-Hilaire-des-Loges, Montournais et Mouilleron-Saint-Germain. En cause, « une rupture d’un câble majeur de fibre optique ».

Dès 6 h 30, des équipes techniques dédiées à ce type d’incident ont été mobilisées sur le site, à Pouzauges. Il a d’abord fallu définir l’endroit et le type de la panne. « Il y avait 500 mètres de câble à changer », souligne Sébastien Milcent. « Il s’agit d’une rupture partielle d’un câble de collecte qui relie des infrastructures entre-elles » [soit les NRO] a-t-il précisé. L’employé de la boîte vendéenne a également avancé sa piste principale quant au responsable de cet incident : un rongeur.

« Le plus gros soupçon se porte sur un rongeur » analyse le chargé de communication. « On est au milieu du réseau, sans accès direct, en pleine nuit, ce qui exclut un accident lié à des travaux. Le fait aussi que la rupture soit partielle nous fait penser à ça. » Une enquête est en cours pour vérifier cette hypothèse.

Vailhauquès (Hérault) : saboter les chantiers de la métropole – ter

Publié le 2023-03-10 00:44:57

Près de Montpellier : trois engins de terrassement
volontairement incendiés sur un chantier
Metropolitain/Midi Libre, 5 mars 2023 (extraits)

Les faits criminels remontent à la semaine dernière, à l’ouest de Montpellier, dans la commune de Vailhauquès, rue Super Nova 1987, dans la zone d’activités de Bel Air.

Trois engins de terrassement incendiés dans la nuit ont été découverts en début de matinée, quand les ouvriers sont arrivés sur le chantier. Le ou les vandales les ont aspergés avec de l’essence, notamment. Ce chantier a-t-il été confondu avec celui du LIEN (Liaison intercantonale d’évitement du nord) qui part justement de Bel Air pour relier Castries ? L’enquête menée par la gendarmerie de Saint-Gély-du-Fesc est en cours pour déterminer les auteurs de l’acte, car ce n’est en tout cas pas la première fois que ce genre de fait se produit dans la zone.

En décembre 2021 et février 2022 [puis en mars 2022], onze engins au total avaient été dégradés ou incendiés sur le chantier du LIEN. C’est aussi dans la zone de Bel Air que le local des chasseurs de Vailhauquès avait été vandalisé et en partie incendié, en janvier dernier.

Deutsche Bahn Windows Smashed in Hamburg, Germany

Publié le 2023-03-10 00:45:01

DEUTSCHE BAHN, YOU ARE THE (CLIMATE) CRISIS!

Infrastructure projects mean progress and development, so the official narrative goes. But it is an illusion to think that this benefits the inhabitants of the respective areas. Rather, they are there so that the machine of industrial capitalism can run faster, which is necessary to keep the system going, especially in times of crisis. The main beneficiaries are the few who are on the winning side of the exploitative system.

Deutsche Bahn is one of Germany’s major infrastructure companies, profiting with its logistics from wars, neocolonialism and ecocide. Both here and on other continents.

One of their current projects that we are angry about is the restructuring of the Sternbrücke, which is supposed to make Hamburg’s city traffic more efficient. This goes hand in hand with gentrification and displacement. As with most new buildings, a lot of trees will have to be cut down.

The consequences of the “Tren Maya” (Maya Train) rail and highway project will be much more drastic: Over 1,500 kilometers, the new route is to connect five federal states. Politicians and companies promise jobs, an increase in tourism and even a path to modernity. In reality, the megaproject means the destruction of the last rainforests in southern Mexico, a further attack on the indigenous population, land grabbing and displacement, and additional militarization in one of the country’s most conflict-ridden regions. On the other hand, a few hope for big profits and push the realization of the “Tren Maya” unchecked. Deutsche Bahn and other German companies are involved in this murderous project.

Tonight, we smashed the windows at the entrance to the DB Service headquarters on Holsten Strasse and left the slogan “DB YOU ARE THE CLIMATE CRISIS”.

War, neocolonialism and ecocide start here!
Stop the colonial rail of the Deutsche Bahn and the so-called “Maya train” in Mexico!
Stop the reconstruction of the Sternbrücke!

source: https://de.indymedia.org/node/264431

translated by Nae Midion

Note: photo not associated with action.

Oakland Police Vehicle Becomes Target for Arsonists

Publié le 2023-03-10 00:45:06

Saturday, February 11th 2023 during the early morning between 1 and 3 am.
The war against the police continues in the East Bay. One Oakland Police cruiser was sabotaged in the Police Administration building parking lot, resulting in it being towed. An accomplice looked out for oncoming traffic and returning police vehicles, while the other approached the lot from the opposite direction.

Officers lazily patrolling the area were easily clocked. There was plenty of time to open the gas cap, which was unlocked to our surprise. Torn cloth soaked in lighter fluid and isopropyl alcohol was stuffed into the gas tank. It stayed lit and ignited the rest of the gas inside, causing it to burn while cops in their SUVs watched and waited for the fire department to come. This took roughly 10-15 minutes while cops sat on their asses, afraid to approach the car.

In the name Tyre Nichols and all black people who have lost their lives to the hands of the police Fuck 12

Note: photo not associated with action.

Source: Indybay

Indymedia Lille

Publié le 2023-03-10 00:45:07

Un bref aperçu des méthodes modernes de la criminalistique linguistique pour déterminer les auteur·ice·s d’un texte. Le texte d’origine est paru dans la revue allemande "Zündlumpen #76", cette traduction a été publiée sur le site du Centre de documentation sur la contre-surveillance.

L’article suivant tente de donner un aperçu d’un point de vue non technique. Il existe quelques publications académiques sur ce sujet qui pourraient être examinées pour une meilleure analyse. Cependant, mon objectif principal ici est de soulever la question, et non de fournir un point de vue solide et concluant. Si vous en savez plus, publiez !

La plupart des gens qui commettent occasionnellement des délits et ont des démêlés avec la justice s’intéressent sans doute à la possibilité d’éviter de laisser des traces qui pourraient leur coûter cher à l’avenir, peut-être même après des années ou des décennies. Ne pas laisser d’empreintes digitales, de traces ADN, d’empreintes de chaussures ou de traces de fibres textiles ou au moins se débarrasser des vêtements après coup, éviter les caméras de surveillance, faire attention aux traces d’outils, éviter les enregistrements de toute sorte, détecter la surveillance, etc. - tout ça devrait être une préoccupation pour toute personne qui commet des délits de temps en temps et qui ne veut pas être identifiée. Mais qu’en est-il de ces traces qui n’apparaissent souvent qu’après la commission d’un délit, dans le désir d’expliquer son acte de manière anonyme ou même en utilisant un pseudonyme récurrent ? Lors de la rédaction et de la publication d’un communiqué ?

J’ai l’impression que souvent, aucune attention particulière n’est accordée à ces traces malgré un développement technologique rapide des capacités d’analyse. Ça peut être délibéré, être une négligence, ou être un compromis entre des besoins divergents. Sans vouloir faire ici une suggestion générale sur la manière de traiter ces traces - après tout, chacun·e fera ce qu’iel lui semble le mieux - je voudrais présenter les méthodes avec lesquelles les autorités enquêtrices en Allemagne et ailleurs travaillent actuellement (probablement), ce qui semble possible en théorie et ce qui pourrait devenir possible à l’avenir.

Je devrais peut-être préciser à l’avance que tout ou du moins la plupart de ce que je présente ici est scientifiquement et juridiquement controversé. Et je m’intéresse moins à la validité juridique des analyses linguistiques - ou à leur validité scientifique - qu’au fait de savoir s’il semble plausible que ces recherches puissent contribuer à une opération de surveillance, car même si une piste n’est pas utile en soi devant un tribunal, elle peut toujours mener à d’autres pistes utiles.

Identification d’auteur·ice·s au BKA [Office fédéral de la police criminelle d’Allemagne].

Selon ses propres dires, l’Office fédéral de la police criminelle (BKA) dispose d’un département consacré à l’identification des auteur·ice·s de textes. L’accent est mis sur les textes liés à des actes criminels, comme les communiqués de revendication, mais aussi sur les "prises de position" des "milieux extrémistes de gauche", entre autres. Tous les textes collectés sont traités par des analyses linguistiques dans un "recueil de communiqués" et peuvent être comparés et parcourus avec le système d’information criminelle sur les textes (KISTE). Selon le BKA, les textes sont classés en fonction des caractéristiques biographiques suivantes de leurs auteur·ice·s (présumé·e·s) : origine, âge, formation et profession.

Tous les nouveaux textes sont également comparés aux textes précédemment enregistrés pour déterminer si plusieurs textes peuvent avoir été écrits par la même personne.

Dans le cadre d’enquêtes spécifiques, les textes enregistrés peuvent aussi être comparés à des textes dont l’auteur·ice est connu·e, afin de déterminer s’ils ont été écrits par la même personne ou si ça peut être exclu.

Il s’agit des informations officielles du BKA concernant ce département. Qu’est-ce que ça veut dire en pratique ?

Je pense qu’on peut supposer qu’au moins tous les communiqués de revendication sont enregistrés dans cette base de données et analysés pour voir s’il existe d’autres communiqués de revendication par le(s) même(s) auteur·ice(·s). Le fait qu’ils enregistrent également les "prises de position" permet de tirer d’autres conclusions : ça semble au moins possible qu’en plus des textes ayant une pertinence pénale, ils stockent aussi d’autres textes qui sont censés provenir d’un milieu particulier. Par exemple, des textes provenant de journaux, des déclarations de groupes/organisations politiques, des appels, des articles de blog, etc. Dans le pire des cas, je suppose que tous les textes publiés sur des sites Internet d’"extrémistes de gauche" (après tout, il est assez facile de les dénicher), ainsi que les textes de publications papier qui semblent intéressants pour les autorités enquêtrices, seraient ajoutés à cette base de données.

Ça veut dire que pour chaque communiqué de revendication, le BKA disposerait d’un ensemble de textes dont il présume qu’ils ont le même auteur·ice. Il peut s’agir d’autres revendications ou d’autres textes qui ont été ajoutés à la base de données. Outre le cas des délits commis en série, ça peut donner d’autres indices sur les coupables, comme des pseudonymes, des noms de groupe - ou, dans le pire des cas, des noms - sous lesquels l’auteur·ice d’une revendication peut avoir écrit d’autres textes, mais aussi, selon le texte, toutes sortes d’autres informations, dont souvent des indices sur le lieu de résidence et d’activité d’une personne, ses thèmes de prédilection, ses caractéristiques biographiques, son parcours éducatif, etc. Toutes ces informations peuvent au moins servir à réduire le cercle des suspects.

Ce qui n’est pas clair dans tout ça, ce sont les autres échantillons de comparaison que le BKA pourrait obtenir. Pour la plupart des gens, il existe certainement toute une série de textes auxquels les autorités enquêtrices ont (pourraient) avoir accès et qui pourraient être ajoutés à la base de données en cas de suspicion ou même à titre de précaution - si une personne est fichée avec une mention telle que "extrémiste de gauche violent", etc. Il peut s’agir de n’importe quel document portant votre nom, qu’il s’agisse d’une lettre adressée à une autorité ou d’une lettre à l’éditeur d’un journal. Je ne citerai ici intentionnellement que les sources les plus évidentes, histoire de ne pas donner par inadvertance une inspiration décisive aux autorités enquêtrices, mais je suis sûr que vous pouvez déterminer vous-même lesquels de vos textes pourraient être accessibles. Si les enquêteurs du BKA parviennent à réduire le cercle des suspects à une caractéristique spécifique, ça permet la comparaison avec des masses d’échantillons de textes disponibles (par exemple, si on suppose qu’un·e scientifique d’une certaine discipline est responsable d’une lettre, toutes les publications de cette discipline pourraient être utilisées comme échantillons de comparaison). Ça serait, par exemple, une explication (partielle) possible de ce qui a pu se passer avec Andrej Holm dans l’affaire contre le militante gruppe (mg), du moins si on suppose que le BKA n’a pas simplement tapé "gentrification" sur Google, donc je pense qu’il est tout à fait possible que de telles analyses soient effectuées.

Méthodes pour détecter des auteur·ice·s et établir des profils

Ceci dit, tout ça ne prend en compte que ce que le BKA prétend être capable de faire et pousse ces considérations jusqu’à certaines conclusions logiques. Mais comment fonctionne réellement la reconnaissance des auteur·ice·s ou l’établissement de profils ?

Qui n’a jamais eu peur que le prof d’allemand ne vous dénonce après qu’un poème moqueur sur un enseignant soit apparu dans les toilettes et que toute l’école se moque du fait que vous seul·e auriez pu écrire "aspirateur" [Leerer] au lieu de "professeur" [Lehrer]. Heureusement, toute la fac d’allemand a joué le jeu, adoptant le récit d’une faute d’orthographe et fermant les yeux sur le jeu de mots. La criminalistique linguistique semble exiger un peu de pratique, ou au moins une motivation criminologique, qui sait ? Quoi qu’il en soit, l’analyse d’erreurs, dont la plupart ont probablement entendu parler, était l’un des principaux outils d’analyse du BKA vers 2002, avec l’analyse de style, selon un article promotionnel de Christa Baldauf, flic spécialiste du langage. Les fautes d’orthographe, les erreurs grammaticales, la ponctuation, mais aussi les fautes de frappe, l’orthographe nouvelle ou ancienne, les indications sur les particularités du clavier, etc., tout ça sert aux flics du langage à collecter des indices sur l’auteur·ice. Par exemple, si j’écris "muß" au lieu de "muss", ça peut être un indice que j’ai manqué certaines des réformes orthographiques les plus récentes quand j’étais à l’école. Si, en revanche, j’écris constamment des termes qui, selon les règles d’orthographe, utilisent "ß" et non "ss", ça pourrait signifier qu’il n’y a pas de "ß" sur mon clavier. Par exemple, si je parle de "dem Butter" [au lieu de "die Butter"], ça pourrait être une référence au fait que j’ai grandi en Bavière, etc. Mais peut-être aussi que je simule toutes ces choses dans le seul but d’induire en erreur les flics du langage. La plausibilité de mon profil d’erreur fait également partie d’une telle analyse. De même, l’analyse stylistique examine les particularités de mon style d’écriture. Quel type de termes j’utilise, ma structure de phrase présente-t-elle des schémas spécifiques, y a-t-il des termes particuliers qui se répètent d’un texte à l’autre, etc. Je pense que toute personne qui examine de plus près ses textes reconnaîtra certaines caractéristiques stylistiques qui lui sont propres.

De telles analyses qualitatives servent avant tout à établir le profil des auteur·ice·s. Il est certes possible de faire correspondre différents textes de cette manière, mais la véritable valeur de ces analyses réside dans la possibilité de déterminer des éléments tels que l’âge, le "niveau d’éducation", l’"appartenance à un milieu", les origines régionales, et parfois même des indications sur la profession/formation, etc. On entend aussi parler de tentatives pour déterminer des éléments comme le genre, mais ça semble généralement moins évident.

En revanche, il existe également des analyses plus quantitatives et statistiques qui examinent tout ce qui peut être mesuré de cette manière, de la fréquence des mots aux termes particuliers utilisés en passant par la structure syntaxique des phrases. Ces méthodes, connues sous le nom de stylométrie, sont parfois très controversées car il n’est pas possible de dire exactement ce qu’elles sont censées mesurer, mais elles donnent parfois des résultats étonnants, notamment en combinaison avec des techniques d’apprentissage automatique (machine learning). Je pense que ces approches sont donc surtout susceptibles d’être utilisées pour regrouper différents textes en fonction de leurs similitudes.

L’avantage évident de ces analyses quantitatives est qu’elles peuvent être réalisées en masse. Tous les textes disponibles ou numérisables peuvent être analysés de cette manière, des messages sur les réseaux sociaux aux livres. Bien que le succès de ces méthodes soit actuellement encore relativement modeste, et qu’il s’est souvent avéré que des textes supposés similaires le sont davantage par leur genre que par leur auteur·ice, si on part du principe que les styles d’écriture individuels pourraient correspondre à des modèles quantitatifs, ça signifie qu’une fois ces modèles connus, une attribution massive de textes à certain·e·s auteur·ice·s sera possible.

Et maintenant ?

Il y avait et il y a, bien sûr, diverses approches pour gérer cette situation, aucune n’étant meilleure ou pire qu’une autre. Celleux qui n’écrivent pas de communiqués évitent largement ce problème, mais sont tout de même concerné·e·s s’iels participent à des publications ou écrivent d’autres textes. Cellui qui camoufle des textes avant leur publication, par exemple en faisant réécrire et reformuler successivement des passages par plusieurs personnes, etc., court quand même le risque de développer des caractéristiques linguistiques et stylistiques exploitables ou de ne pas réussir à dissimuler des caractéristiques. Cellui qui pense pouvoir ignorer tout ça parce qu’il n’existe aucun échantillon de texte qui peut lui être attribué ou parce qu’iel est convaincu que la valeur juridique de la reconnaissance d’auteur·ice est trop fragile, risque qu’à l’avenir des échantillons de texte deviennent d’une manière ou d’une autre disponibles (par exemple parce qu’iel est reconnu·e coupable d’avoir écrit un texte) ou que la valeur juridique de la procédure évolue. Celleux qui pensent que la technologie n’est pas (encore) assez bonne peuvent être surpris·es par les développements futurs. Celleux qui utilisent des solutions techniques pour masquer leur qualité d’auteur·ice courent le risque de laisser de nouvelles caractéristiques et traces, et aussi de produire des communiqués mal écrits que personne ne veut lire de toute façon. Celleux qui n’écrivent jamais aucun texte, eh bien, n’écrivent jamais aucun texte.

Donc faites ce qui vous parle le plus, mais faites-le dès maintenant - si ce n’est déjà le cas - en gardant à l’esprit ces traces et cette sensation de malaise dans l’estomac qui, dit-on, a sauvé plus d’une personne d’une erreur d’inattention au moment crucial.


Indymedia Lille

Publié le 2023-03-10 00:45:09
Revendication de l’incendie d’une voiture de Groupama à Lille
17 mars 2023 16:22, par nonsens


Publié à l’origine sur sansnom

L’autre soir, entre lundi et mardi, on avait la rage contre ce monde de cages, de propriété privée, d’exploitation et de destruction du vivant. Alors on a cramé une voiture de Groupama, qui traînait rue des frères Vaillant à Lille.

Entre autres merdes de sociétés d’assurances, Groupama s’est portée partie civile dans le procès de l’association de malfaiteur.ices de Bure. Alors cette voiture qui crame, c’était aussi contre CIGEO et celleux qui le défendent.

On a appris dans la presse bourgeoise que l’incendie s’était propagé à 5 autres voitures, dans la rue. On voudrait bien rappeler que notre cible était la voiture de Groupama et non cet embrasement collatéral de la propriété privée.

La Voix du Nord en profite pour demander l’installation de caméras de vidéo-surveillance dans le quartier et alimenter un discours sécuritaire. Ca doit faire plaisir aux sociétés d’assurance comme Groupama, qui participent elles aussi activement à la construction d’un monde régi par le contrôle, la spéculation et l’individualisme.

Feu à l’Etat, aux prisons et aux assurances !

Solidarité avec le compagnon anarchiste enfermé à Villepinte, accusé d’incendies de véhicules diplomatiques et de grandes entreprises
Solidarité avec les inculpé.es de l’association de malfaiteur.ices de Bure
Solidarité avec les inculpé.es de l’association de malfaiteur.ices POMA

Quelques anarchistes


Indymedia Lille

Publié le 2023-03-10 00:45:10

Avril 2020
Deux antennes-relais illuminent la nuit confinée

Alors que la moitié de la population du globe se confinait chez elle de gré ou de force, un anarchiste bisontin enfourchait son vélo pour se rendre sur le Mont Poupet, dans le Jura. C’est au sommet de ces pentes abruptes que Boris illumina des flammes de la subversion deux grandes antennes-relais la nuit du 10 avril 2020 : celles des quatre opérateurs de téléphonie mobile, mais également de la police et de la gendarmerie, provoquant pour près de 100 000 euros de dégâts.

Identifié par une trace d’ADN retrouvée sur place, le compagnon sera incarcéré à la prison de Nancy et condamné en avril 2021 à quatre ans de taule dont deux fermes. Dans une lettre publique écrite depuis l’intérieur, il défendra son acte par sa volonté de s’opposer à travers l’action directe à la numérisation croissante de nos vies, avec tout le contrôle, les ravages environnementaux et sociaux qu’elle implique. Malheureusement, alors qu’il attendait la date du procès en appel, le compagnon sera grièvement blessé en août dans un incendie de la cellule où il se trouvait, dont l’instruction sur l’origine et la promptitude des matons à le laisser suffoquer est toujours en cours. C’est donc au pouvoir médical que Boris est désormais confronté depuis plus d’un an et demi.

Août 2021-Juillet 2022
Le pouvoir médical dans ses oeuvres

Passé du service des Grands Brûlés de l’hôpital de Metz à celui de réanimation puis des soins palliatifs de l’hôpital de Besançon, Boris a régulièrement été en butte à l’hostilité des pontes en blouse blanche, tant il était évident pour eux qu’un anarchiste et ex-taulard, désormais tétraplégique, ne pouvait manifester la moindre volonté autonome sur comment il entendait être traité. Ce n’est ainsi qu’en protestant et en faisant écrire des lettres que Boris a pu faire entendre sa farouche volonté de survivre et provoquer la reprise d’un minimum de soins actifs. Il a aussi dû se battre contre le long refus de l’hôpital de lui fournir son dossier médical ou pour que des proches hors de la famille puissent discuter de sa situation avec les médecins.

En réaction, Mâdame Elisabeth Batit, médecin du CHRU de Besançon en charge de la situation de Boris aux palliatifs, décida en juin 2022 de faire un pas supplémentaire dans son entreprise de démolition du compagnon en tant qu’individu : elle procéda à un signalement auprès du Parquet de Besançon (celui-là même qui avait été en charge de l’enquête préliminaire sur les antennes…) pour lancer une procédure de « mise sous protection juridique » du compagnon, prétendument afin de le « protéger » contre ses propres décisions ! C’est une juge des tutelles qui suivit alors ses recommandations en nommant une association familiale, l’UDAF, comme Mandataire judiciaire à la protection des majeurs (MJPM) chargé de prendre la main sur l’ensemble du courrier, des comptes et futures ressources (comme l’allocation adulte handicapé) du compa.

Août 2022
Solidarités et interdiction de visites

A l’extérieur de l’hôpital, la diffusion d’un appel contre l’acharnement des pouvoirs judiciaires et médicaux sur Boris ne s’est alors pas fait attendre, en se concrétisant à partir du mois d’août par plusieurs actions solidaires spécialement dédicacées : visites colorées contre les murs de locaux de l’UDAF à Poitiers et à Caen ; attaques incendiaires de bornes de recharge pour voitures électriques et d’un véhicule de Scopelec à Toulouse ; bris de vitres d’une banque ou du siège du constructeur de taules Eiffage dans la même ville ; incendie d’une antenne-relais 5G à Barcelone et d’une voiture de flic à Cochabamba (Bolivie)...

Sur place, à Besançon, alors que des tracts énervés commençaient à être distribués sur les parkings visiteurs et du personnel de l’hôpital, son directeur décida en représailles d’une mesure drastique contre le compagnon : l’interdiction de toute visite à Boris hors famille à partir du 19 août 2022, pour une durée indéterminée, tant que les flics n’auraient pas identifié les auteurs du tract qui appelait à la solidarité avec le compagnon. Cette interdiction quasi-générale de visites fut officiellement prononcée en vertu des pouvoirs de police interne à l’établissement, au nom du fait que « [Boris] était régulièrement visité par des amis possiblement liés à la mouvance à l’origine du tract ». Une mesure que l’hôpital fit fermement appliquer en allant jusqu’à expulser de force à l’aide de vigiles des visiteurs qui protestaient devant les portes verrouillées des soins palliatifs où se trouvait le compagnon. En plein cœur de cet été caniculaire, Boris, en plus de ses difficultés physiques, se trouvait désormais face à 4 procédures judiciaires différentes : appel du procès à Nancy pour l’attaque des deux antennes-relais (toujours suspendu sine die au vu de son état de santé), instruction ouverte à Nancy suite à l’incendie de la cellule (toujours en cours), appel à Besançon contre sa mise sous « tutelle » par l’UDAF... et désormais un recours en référé-liberté devant le tribunal administratif pour annuler l’interdiction de visites de l’ensemble des proches !

Ce dernier épisode se conclura finalement deux semaines plus tard au grand dam du CHU de Besançon, qui avait pourtant tenté un dernier coup de poker devant le tribunal le 5 septembre... en avançant l’indécente possibilité que les personnes interdites de visite pouvaient les effectuer en distanciel par téléphone (malgré la tétraplégie et trachéotomie du compagnon). Ce jour-là, non seulement on apprit que la fameuse Elisabeth Batit – médecin-chef qui avait poukavé Boris au procureur et fait obstacle à ses demandes – s’était mise en arrêt maladie pour un mois parce qu’elle se sentait « menacée » par la prose anarchiste, mais aussi qu’un nouveau tract du même tonneau avait été distribué devant l’hôpital avant même de connaître la décision du tribunal, décision qui elle-même se révéla favorable au compagnon en fin de soirée : « la décision du directeur du CHU de Besançon restreignant les visites du requérant aux seuls membres de sa famille, doit être regardée, dans les circonstances de l’espèce, comme portant une atteinte grave et manifestement illégale aux droits, à la dignité et à la vie privée de M. X dont l’isolement dû à sa pathologie s’en trouve fortement accentué »...

Quant au volet policier concernant ce tract contre lequel l’hôpital a porté plainte pour « diffamation », précisons que la situation de Boris a été à l’ordre du jour d’un Comité d’Hygiène et de Sécurité de l’hosto trois jours après le retour des visites afin « d’envisager le départ de ce patient » ; que deux flics syndicaux travaillant au CHU (un de Sud-Santé et un de la CGT/NPA) ont mené une enquête parallèle dans les milieux anarchistes bisontins en demandant un peu partout qui avait pu l’écrire et le distribuer au prétexte qu’ils étaient « traumatisés » par les critiques portées contre leur noble institution ; que le service com’ de l’hôpital s’est mesquinement vengé de la sentence du tribunal en relâchant trois semaines plus tard une version geignarde aux journaleux de L’Est républicain, ce qui a valu une demie-page titrée « Les proches d’un ex-détenu de Nancy en guerre contre le CHU de Besançon », où on apprenait en passant que « l’affaire est désormais entre les mains de la préfecture du Doubs et de l’Agence régionale de santé (ARS) ». Et enfin, début janvier 2023, un compagnon et une compagnonne anarchistes ont été convoqués au commissariat de Besançon pour les faits de « diffamation par tract » (toujours le même) : ils s’y sont rendus, n’ont rien déclaré, et aucune suite à cet énième coup de pression des autorités n’a été donnée pour l’instant.

Janvier 2023
Au centre de réadaptation

Suite à la chaleureuse solidarité qui n’a pas manqué de se manifester comme suite à l’agitation sur place, et surtout suite à la détermination de Boris de ne pas lâcher face au pouvoir médical, la situation a finalement commencé à se débloquer à partir de l’automne. En octobre, le compagnon a enfin reçu (au bout de plus de 8 mois) son dossier médical sur papier et dans sa chambre. Mi-décembre, il a finalement obtenu son transfert vers un nouvel établissement de santé, loin du service palliatif de Besançon où ils avaient essayé de l’enterrer et où il n’aurait jamais dû être, cette fois situé dans un autre département de Franche-Comté. C’est dans ce centre de réadaptation pour tétraplégie neurologique qu’il a enfin pu avoir sa première douche depuis un an et demi, que des soins intensifs de kiné respiratoire ou de verticalisation sont prodigués, qu’un ergothérapeute travaille à adapter un fauteuil à sa mesure... et qu’une sortie du cadre hospitalier est train de se dessiner. De plus, en janvier 2023 lors d’une audience portant sur les modalités de la « mise sous protection juridique » de Boris qui avait été prononcée par une juge des tutelles, l’UDAF qui gérait l’ensemble des comptes et le courrier du compagnon a été dégagée en attendant une audience sur le fond en mars.

A présent que Boris peut concrètement commencer à envisager un retour vers la rue et le soleil, loin du lit et des appareillages qui le clouent depuis trop longtemps sous les néons d’une chambre d’hôpital, se pose la question du soutien financier. Le besoin immédiat, qui a été discuté avec lui et avec l’équipe médicale du centre de réadaptation, est l’achat d’un fauteuil roulant électrique verticalisateur, fabriqué sur mesure et adapté à sa condition, qu’il pourra diriger avec une boule placée sous son menton, en même temps que d’autres commandes domotiques intégrées à sa structure (comme l’ouverture de portes). A côté des soins de réadaptation actuels dans le nouvel établissement qui souhaite une sortie du compagnon sous 6 mois, à côté des batailles technico-administratives avec la bureaucratie d’Etat pour gratter des financements, il est clair qu’il va tout de même falloir trouver une somme conséquente. L’objectif est que Boris retrouve de l’autonomie avec le plus de mobilité possible grâce à un tel fauteuil électrique sur-mesure.

« Un fauteuil de compet’ pour Boris »

A Besançon ou à Paris, différentes initiatives sont en train d’être réfléchies afin de recueillir des fonds et participer à l’opération « Un fauteuil de compet’ pour Boris ». Tout individu ou collectif anti-autoritaire qui souhaiterait à son tour organiser de façon décentralisée un concert, un repas de soutien, un tournoi de belote, une discussion ou autres joyeusetés afin de verser sa contribution à cette opération est évidemment bienvenu !

Le compagnon s’est coordonné avec deux lieux pour récolter le flouze. Il peut soit être expédié par chèque ou virement (écrire à retourausoleil at riseup.net), soit être déposé à :
Bibliothèque Libertad – 19 rue Burnouf – 75019 Paris
Librairie Autodidacte – 5 rue Marulaz – 25000 Besançon

Au cours de toutes ces épreuves, Boris n’a pas cessé de se battre avec les moyens dont il disposait, tout en continuant de défendre ses idées anarchistes. Après 11 mois de taule, 18 mois de lourde hospitalisation et encore 3 procédures sur le dos (pour les antennes-relais, l’incendie en prison, la mise sous « tutelle »), un premier bout du tunnel se profile enfin vers la sortie : pour qu’il puisse rugir à nouveau parmi nous, aidons le compagnon à s’offrir ce fauteuil de compet’...

Des anarchistes solidaires et complices de Boris
mars 2023

PS :Ci-joint le texte maquetté sous forme d’un 4 pages


Action de soutien à la grève du 7 mars : on a redécoré une station de métro !

Publié le 2023-03-10 00:45:15

La semaine dernière, on est allés redécorer la station de métro Pierre et Marie Curie à Ivry pour appeler, à notre manière, à la grève générale reconductible qui on l’espère, va bloquer le pays à partir du mardi 7 mars !



On est descendu.es dans la station avec une bande de copain.es, de bon matin et bien organisé.es, et puis on a taggué les affiches publicitaires du quai et des couloirs de la station. Quand on prend le métro, on préfère carrément voir ça plutôt que les grosses affiches publicitaires de merde qui nous promeuvent un monde fait de consommation et de marchandises, monde que nous voulons détruire. La pub est une insulte journalière que nous avons pris plaisir à redécorer.

Depuis janvier, une mobilisation est entrain de naître contre une énième réforme qui entend nous exploiter encore plus longtemps : la réforme des retraites. Personne ne veut de cette réforme : de nombreux secteurs sont mobilisés, beaucoup de gens sont dans la rue. Mais la vérité, c’est qu’on ne se bat pas seulement contre cette réforme : on se bat contre le monde qui la porte : contre les logiques d’exploitation présentes également dans la loi Darmanin sur l’immigration, contre le contrôle social présent aussi dans la réforme du RSA et la réforme chômage, et pour un monde libéré de toute oppression. L’appel à la grève générale et reconductible est lancée pour ce mardi 7 mars  ! Durcissons le mouvement !

Multiplions ce type d’action ! Rendez-vous dans la station de métro la plus déprimante de votre trajet quotidien ! A vos aérosols !

Et surtout, rendez-vous dans la rue le 7 mars et après !

Assemblée ouverte de « Kalimero » jeudi 9 mars

Publié le 2023-03-10 00:45:19

Kaliméro est une assemblée solidaire des prisonni-eres de la guerre sociale. Ce jeudi 9 mars à 19h, elle se tiendra à la Kunda, 48 rue Jules Lagaisse, à Vitry-sur-seine.



La prison est un des rouages de ce système basé sur l’exploitation et la domination que nous voulons raser au sol, c’est pourquoi nous envoyons des mandats à celles et ceux accusé·e·s d’actes de révolte dont on est solidaires.

Une caisse de solidarité a besoin de continuité. Nous n’avons ni sponsor, ni mécène, aussi avons-nous convenu d’un rendez-vous par mois pour collecter des sous pour alimenter la caisse. Ces rencontres sont également l’occasion d’échanger sur nos pratiques face à la répression, d’assurer le suivi des différentes histoires et de discuter des situations qui se présentent. Elle est également un moment de discussion autour des possibles moyens d’esquive, de résistance et d’auto-organisation offensive contre la machine judiciaire et carcérale.

Dans un souci de régularité, ces rencarts ont été fixés le 2e jeudi de chaque mois à 19h. La prochaine réunion de Kaliméro aura lieu le 9 mars à la Kunda au 48 rue Jules Lagaisse, à Vitry-sur-seine.

Pour envoyer de l’argent, pour demander des informations, ou pour être tenu·e·s au courant des prochains rendez-vous de la caisse et être inscrit·e·s sur la mailing-list de Kaliméro, écrivez à kalimeroparis(at)riseup.net

[Brochure] Abandonner les fantasmes de la politique

Publié le 2023-03-11 09:41:38

Critiques anarchistes de quelques dérives de la méthode insurrectionnelle.



On a voulu publier ici en brochure trois articles issus de Fenrir, publication anarchiste écologiste en langue italienne.

Cela nos a paru important de traduire ces textes parce que, depuis des angles différents, ils portent une critique à un ensemble de positions théoriques qu’on pourrait appeler la forme « classique » de l’anarchisme insurrectionnaliste. En renouant avec le « débat avorté sur l’anonymat », mais aussi en soulignant ce qu’il y a de politique dans la recherche à tout prix d’une interaction avec les masses, ou encore en partant du constat que ces positions insurrectionnalistes « classiques » sont parfois carrément dépassées par la pratique de nombre de compas autour du monde, les rédactrices et rédacteurs de Fenrir, ainsi qu’Alfredo Cospito, nous rappellent que cette prétendue « méthode » n’est pas la vérité, mais une simple hypothèse. Un instrument théorisé dans une époque différente de celle d’aujourd’hui et dans un contexte qui ne peut pas être utilisé comme pierre de touche pour toute situation. Bref, un instrument parmi d’autres, existants ou à inventer, tous nécessaires, pour éviter que l’anarchisme s’embourbe dans un marécage de dogmes et d’apathie où l’on passe son temps à réciter des formules de plus en plus éloignées de la réalité.

Voilà donc l’intérêt à notre avis de cette édition en langue française. Pour que la discussion continue (recommence ?), aussi quand elle met en doute les certitudes qu’on pensait acquises une fois pour toutes.

Pour que l’anarchisme redevienne une menace !

Mars 2019
https://attaque.noblogs.org


Sommaire :



Essais militaires dans le Salto di Quirra en Sardaigne

Publié le 2023-03-11 09:50:06

"Depuis les années 1950 et le début de la guerre froide, l’OTAN et les États-Unis ont transformé la Sardaigne en un vaste territoire militarisé, un pivot stratégique au cœur de la Méditerranée.

De multiple infrastructures servent aux forces militaires : formation, exercices, expériences de nouveaux systèmes d’armes, guerres simulées, dépôts de carburant, armes et munitions, réseau d’espionnage et télécommunications.

La Sardaigne comporte a elle seule 60% des territoires militaires italiens.

Le « Poligino Interforze del Salto di Quirra » (PISQ), Champ de tir Interarmées du Salto di Quirra, est l’un de ces centres militaires, au sud-est de l’île. [...]"

Cette brochure apporte des élèments sur ce qui s’y passe, les conséquences, et sur les organisations de lutte contre ce champs de tir.

Grèce : Encore des affrontements suite à la catastrophe ferroviaire

Publié le 2023-03-11 09:55:09

Les manifestations se sont poursuivies plusieurs jours après la collision ferroviaire sur la ligne Athènes-Thessalonique, tard dans la soirée du 28 février.



Des affrontements ont éclaté entre la police et les manifestants à Athènes dimanche, après que des milliers de personnes se sont rassemblées pour protester contre l’accident. Les cheminots affirment que le réseau ferroviaire du pays s’est dégradé en raison des réductions de coûts et du sous-investissement, héritage de la crise de la dette que la Grèce a connue entre 2010 et 2018. Les syndicats de cheminots exposent que les systèmes de sécurité sur l’ensemble du réseau ferroviaire sont déficients depuis des années, car un système de télésurveillance et de signalisation n’a pas été livré à temps. Ils ont demandé au gouvernement de fournir un calendrier pour la mise en œuvre des protocoles de sécurité. Après les manifestations qui ont eu lieu ces trois derniers jours dans tout le pays, quelque 10 000 personnes se sont rassemblées dimanche sur une place d’Athènes pour exprimer leur sympathie pour les vies perdues et exiger de meilleures normes de sécurité sur le réseau ferroviaire.



USA : Heurts et incendies sur le site de « cop city »

Publié le 2023-03-11 10:00:25

Des incendies ont éclaté sur le site de construction d’un centre de formation de la police d’Atlanta, dimanche, après qu’une manifestation sur le site a donné lieu à des affrontements entre la police et les manifestants.



Le centre d’entraînement de la police et des pompiers est construit sur 34,4 hectares d’une propriété de 400 acres située dans le comté de DeKalb et appartenant à la ville. Elle est située dans la forêt de South River, également connue sous le nom de forêt de Weelaunee. Les événements de dimanche ont commencé par un festival de musique qui faisait partie d’une semaine de manifestations contre la construction. Des manifestants ont lancé des briques, des pierres, des cocktails Molotov et des feux d’artifice sur les policiers. Des équipements lourds de chantier ont été incendiés. La zone a été bouclée et une équipe de forces spéciales des la police (SWAT) est intervenue. 35 personnes ont été arrêtées.



Belle manifestation à Nancy

Publié le 2023-03-11 10:05:05

McDo défoncé, permanence d’un sénateur et une librairie fasciste repeintes, manif sauvage, poubelles en feu, tags : qu’on se le dise, ce mardi 7 mars 2023, Nancy n’était plus la tranquille petite ville bourgeoise dans laquelle on s’ennuie tant.



À 14h, il y a énormément de monde sur la place Carnot, lieu de rendez-vous pour cette 5e journée de mobilisation contre la réforme des retraites. On parle de 25 000 personnes, c’est du rarement vu pour Nancy, surtout que d’autres manifestations avaient lieu dans le département.

On sent sur la place une forte détermination à rien lâcher. Ça s’organise : atelier pancartes, distributions de tracts et de stickers, etc.

Le cortège s’élance avec son désormais habituel cortège de tête, qui prend très vite la tangente rue Raymond-Poincaré, au lieu de tourner à gauche rue Saint-Léon. L’objectif derrière cette sortie de route est de rejoindre la permanence de Jean-François Husson, sénateur Les Républicains dont un amendement voté dimanche demande à l’exécutif d’étudier la piste d’une capitalisation partielle des cotisations retraite des salarié-e-s et des indépendant-e-s.

Œufs, peinture, autocollants, tout y passe. Mais attention à bien se masquer avant de passer à l’action.

Le cortège reviendra tranquillement vers le reste de la manifestation au niveau du viaduc Kennedy. Il faut dire que le chemin est encore long vers la place Stan, avec un parcours qui passe par la place des Vosges puis place Saint-Epvre avant de terminer au pied de la statue du duc de Lorraine.

Certain-e-s coupent par le pont des Fusillés pour arriver au centre ville plus rapidement. Le reste de la manifestation met Nancy à l’arrêt, le cortège s’étendant dans toute l’agglomération.

En ville, ça chauffe. Quelques poubelles sont incendiées, la vitrine du McDo, symbole du capitalisme, est attaquée. (Une pensée pour les familles des vitrines.)

La manifestation est bloquée de longues minutes devant le marché central par un cordon de flics. Le passage sera libéré et tout le monde pourra continuer son chemin vers Saint-Epvre.

Arrivé-e-s sur la place, nouvelle sortie de route et passage par la Grand-Rue. L’objectif cette fois : mettre un coup de pression aux Deux Cités, cette affreuse librairie fasciste implantée depuis trop longtemps en vieille ville. Elle sera taguée du mot "facho" avant d’être protégée par la police.

Tout le monde se retrouve place Stan, où l’ambiance est festive. On sent qu’on a réussi notre journée.

Maintenant, il faut continuer sur notre lancée.

Carnaval de l'inutile 2023

Publié le 2023-03-11 10:10:03

Le carnaval de l’inutile revient comme tous les ans pour mettre un peu de zbeul à Sainté !



Le carnaval de l’inutile revient comme tous les ans pour mettre un peu de zbeul à Sainté !

Saint-Lô : Participez à l’opération « 1 arbre – 1 panneau »

Publié le 2023-03-11 10:15:03

Reçu par mail / 27 février 2023

À l’initiative de la municipalité de saccager les arbres du centre-ville, nous préférons pousser vers un avenir plus sain et respectueux du vivant. À ces actions mortifères, nous répondons par l’incitation à plus de responsabilité en diminuant notre consommation. Pour cela, nous lançons cette opération « 1 arbre – 1 panneau » qui consiste à appliquer la fameuse loi du Talion : hache pour hache, tronço pour tronço.

Pour participer, rien de plus simple : la mairie de Saint-Lô ayant massacré une dizaine d’arbres le mois dernier, nous proposons de nous unir pour nettoyer une dizaine de panneaux publicitaires. Pas de règle particulière, nous pouvons embellir ces panneaux, les recouvrir, y mettre des messages positifs, humoristiques ou déprimants, les mettre hors d’état de nous nuire pour quelques heures ou pour l’éternité… Toutes les idées sont bonnes.

Quelques-uns d’entre nous ont débuté cette opération par le panneau situé au niveau du petit rond-point rue de l’Exode, dont vous ne pourrez plus admirer que quelques ossements.

Soyons créatifs et luttons joyeusement pour un monde plus responsable !

Un collectif anti-publicité saint-lois

FIANCO A FIANCO – Corteo in solidarietà con Juan

Publié le 2023-03-11 10:20:05

FIANCO A FIANCO – Corteo in solidarietà con Juan

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FIANCO A FIANCO

La guerra non viene più dichiarata/ ma proseguita. L’inaudito/ è divenuto quotidiano.

Dopo aver condannato a morte Alfredo Cospito, il governo lascia deliberatamente affogare decine di emigranti.

Il prossimo 28 marzo si svolgerà, a Venezia, il processo d’appello (con possibile sentenza) contro il compagno anarchico Juan Sorroche. In primo grado Juan era stato condannato a 28 anni di carcere per un’azione contro la sede della Lega di Treviso: due ordigni, uno esploso e l’altro no, che non avevano provocato alcun ferito.

Un compagno seppellito vivo in regime di 41 bis, altri compagni e compagne condannati di fatto al carcere a vita. Sono i riflessi interni di una condizione riassumibile in tre parole: siamo in guerra.

Se già l’Emergenza Covid è stata una vasta ginnastica di obbedienza e di retorica bellica, lo scontro aperto tra la NATO e la Federazione Russa spinge i governi a militarizzare gli spiriti, il linguaggio, la società. Una guerra ai cervelli e alle condizioni materiali che stringe ogni giorno di più le maglie della repressione.

Mentre Alfredo è deciso a lottare fino all’ultimo suo respiro – una scelta che segnerà per sempre le nostre vite e le nostre lotte –, abbiamo anche il compito di fare tutto il possibile per rovesciare la sentenza d’appello contro Juan, dolce e coraggioso compagno di tante battaglie.

SABATO 25 MARZO, CORTEO A VENEZIA

CONCENTRAMENTO ORE 15 CAMPO SANTA MARGHERITA

IN SOLIDARIETÀ CON JUAN, CONTRO GUERRA E REPRESSIONE

Qui la versione scaricabile

Argentine – Incendie d’une voiture de la police fédérale en solidarité

Publié le 2023-03-11 11:25:03

Solidarité insurrectionnelle avec Alfredo.

La subversion peut dormir, mais elle ne disparaîtra jamais ! La première semaine de février, pendant la nuit, nous avons incendié une voiture appartenant à la brigade de police du département central de la PFA [Policía Federal Argentina]. Nous avions une liste de leurs plaques d’immatriculation. Cette « unité » s’arrêtait toujours à Urquiza et à l’avenue Belgrano. Cette action est une reprise de l’attaque.

Ce n’est pas de la solidarité. C’est une attaque pour ceux qui sont enfermés, morts et illégaux. A bas le 41 bis. Force et fraternité avec Alfredo.

Force et fraternité aux prisonniers/combattants de longues et courtes peines.
Notre conviction, si ce n’est pas maintenant, quand ! Voilà notre conviction

Grupo del desvario subversivo. Circunstancialmente incendiarios
[Groupe du délire subversif. Occasionnellement incendiaires]

Traduit de lanemesi

Perquisitions et contrôles judiciaires pour la manifestation du 10 septembre 2022 à Marina di Carrara

Publié le 2023-03-11 11:30:03

Perquisitions etcontroles judiciares.

Hier, 9 mars, des perquisitions ont été effectuées chez deux compagnons et une compagnonne à Crotone, Lecce et Spoleto. Les trois personnes ont également fait l’objet d’un contrôle judiciaire consistant en une obligation quotidienne de se présenter au poste de police en relation avec les événements survenus en septembre dernier à Carrare où, lla manifestation de solidarité avec Alfredo a croisé un banquet de la Lega . Il y a sept suspects au total, cinq pour vol, deux pour dégradation et tous les sept pour interruption de campagne.

Certain-es des inculpé-es

Traduit de lanemesi

 

Paris: La banque d’un monde qui brûle

Publié le 2023-03-12 09:50:03

Cerveaux Non Disponibles / lundi 6 mars 2023

Communiqué anonyme de l’action sur la BNP de Barbès, à Paris.

Qui veut encore de leur pouvoir ? Qui n’a pas faim de révolte ?

Il y a eu les premiers rassemblements, dans l’air glacé de janvier. Février, on a envahi la rue. Avec les semelles lourdes, sous ce soleil d’hiver contre nature, remplis de nos cris étouffés à même la gorge, Il y avait la rage incommensurable, le poids des souffles, les dos engourdis qui se redressent Il y avait la peur. Quoi de plus normal, qui voudrait perdre un oeil pour un mouvement qui meurt en mai, pour quelques mots de mépris, pour des miettes qui se perdent dans les fins de mois?

Nous. Nous agissons depuis les entrailles, des cimes zinguées de la ville aux terres battues des campagnes.

Nous agissons depuis les souterrains de la révolte, depuis le bon côté de l’Histoire.

Si les forces de l’ordre veulent nous trouver, elles devront emprunter des sentiers interdits.

Rien ne sert d’affronter frontalement la police, mieux vaut apprendre à lui échapper.

Qu’elles viennent, nous n’avons pas peur. Qu’elles pénètrent dans nos cosmos, là où campent les parias et les banni.e.s.

Quand la police tue, qui faut-il appeler?

Ici, aucune désillusion: la BNP n’est rien sinon la banque d’un monde qui brûle. Nº1 sur les AGIOS comme sur les énergies fossiles. 55 milliards en 5 ans dans le charbon et le gasoil pendant que le gouvernement nous essore pour en récupérer 10. La BNP est l’une des actrices principales du lobbying contribuant massivement au dérèglement climatique.

Leur système est limpide : c’est eux, les 1%, qui dévorent ce monde contre nous, les 100 visages, qui le faisons tourner.

Ceci est un appel aux notres: il est urgent de désobéir. Leur oppression sera toujours plus
douloureuse. La fin, toujours plus proche, se refuse à venir et leur monde s’y agrippe dans une chute interminable. C’est à nous qu’il revient d’y mettre un terme. Nous ne resterons pas au service d’une caste toute-puissante.

Au nom de nos frères et de nos soeurs. Au nom de ceux et celles qui ne peuvent plus subir. Au nom de ceux et celles qui tiennent la France debout tout en gardant le front haut, celles et ceux, béni soit leur courage, qui s’interposent, qui, pris.e.s dans un présent sans futur, gardent le regard brûlant.

Au nom de l’amour. Au nom du vivant.

Puisqu’il n’y a que l’argent qui les intéresse, nous frappons là où l’argent se trouve. La seule chose que le pouvoir ne méprisera pas sera ce que nous parviendrons à leur faire payer. Il est l’heure de leur arracher en tonnes ce qu’ils nous refusent en grammes.

Appel aux nôtres: le pouvoir est logistique, il réside dans les infrastructures et les travailleu.r.se.s qui le font tourner. Inutile d’envahir l’Elysée ou le parlement, il n’y a là que des coquilles vides. Bloquons les gares, les ports, les ronds points, les péages, coupons l’électricité, sabotons les distributeurs…

Quand l’un de nos cris se soulèvera, 10 000 se soulèveront avec lui. Mars, on met fin à leur monde. Pour que les nôtres puissent éclore.

Lille (Nord) : pieds-poings anarchistes vs contrôle policier

Publié le 2023-03-12 10:25:08

Elles taguent des messages anarchistes et anti-flics à Lille :
7 jeunes femmes interpellées
actuLille, 8 mars 2023

Elles ont agi en groupe et de nuit pour faire passer leurs idées à travers des tags. Un groupe de sept jeunes femmes a été interpellé dans la nuit du mardi au mercredi 8 mars 2023, à Lille. Dans le quartier Moulins, elles ont tagué des messages anarchistes ainsi que l’inscription anti-police « ACAB » (« All Cops Are Bastards », un slogan anglais que l’on traduit par « Tous les flics sont des bâtards »).

Dans la nuit du 7 au 8 mars, la police reçoit un appel pour signaler un groupe de sept personnes, qui sont habillées en noir et ont le visage dissimulé, au niveau de la rue d’Arras dans le quartier Moulins. « Il y a eu de nombreux tags dans la rue de nature anarchiste, ainsi que certains tags ‘ACAB’ sur plusieurs bâtiments », informe une source policière.

Rapidement sur place, la brigade canine va contrôler le groupe, composé en majorité de jeunes femmes. « Tout de suite, elles se montrent violentes dans leurs propos et viennent au contact physique », assurent les forces de l’ordre. Alors qu’un policier tente de procéder à l’interpellation d’une des jeunes femmes, il reçoit plusieurs coups de pied et de poing, et se retrouve finalement avec le pouce cassé. Il a été transporté à la clinique SOS Mains. Le chien de la brigade a également été blessé par les mises en cause.

Alors que des renforts arrivent sur les lieux, les autres membres du groupe prennent la fuite. Elles sont finalement interpellées plus tard. Toutes ont été placées en garde à vue, mais ont refusé de décliner leurs identités.

Solidarité avec les grèves

Publié le 2023-03-12 10:55:05

Dans la nuit du 9 au 10 mars, une dégradation de l’alimentation des voies a eu lieu au sud de toulouse. Etant donné la présence de fibre optique le long des voies ferrées, il est fort probable que cela aussi fut impacté.



Trouvé sur twitter liO Train SNCF Occitanie@lio_train_sncf

Pour faire Narbonne > Toulouse, il n’y a pas de liO Train avant 19h08 comme indiqué sur la fiche horaire. Dans le sens inverse, les liO Train ont du retard car des installations de la SNCF ont été endommagées vers Toulouse

Solidarité avec les grèves
Dans la nuit du 9 au 10 mars, une dégradation de l’alimentation des voies a eu lieu au sud de toulouse. Etant donné la présence de fibre optique le long des voies ferrées, il est fort probable que cela aussi fut impacté.
Nous faisons partie de cette base qui refuse la récupération des centrales syndicales dans leur petite danse du pouvoir. Avant ce mouvement social, grèves, coupures et actions directes contre la fibre, le déploiement de la 5G, avaient déjà commencé. Elles continueront.
Malgré l’ampleur inédite des blocages toute cette semaine et la mobilisation dans de nombreux secteurs, nous voyons le mépris du gouvernement, le déni des médias et les directions syndicales déjà prêtes à se retirer.
Que cette énième réforme néolibérale passe ou non, nous serons encore nombreux et nombreuses à lutter contre ce système mortifère.
Le pouvoir est logistique, bloquons le encore et par tous les moyens.