Vive l'Anarchie - Semaine 10, 2024

Sommaire

Vive les jeux du zbeul 2024 !

Publié le 2024-03-04T10:15:27+01:00

Bientôt c’est les JO, et on compte bien perturber la messe sans attendre la cérémonie d’ouverture ! Alors on appelle tous-tes celle-ux qui sont plus partisan-nes du feu de joie que de la flamme olympique à prendre part aux jeux du zbeul 2024. Des jeux sans médailles ni podiums, sans gagnants ni perdants, sans drapeaux ni logos d’entreprises, des jeux gratuits, inventifs et revanchards, auxquels peuvent participer dès maintenant tous-tes celle-ux qui souhaitent envoyer valser le monde qu’incarnent les JO. Le principe est simple : d’où qu’il provienne, peu importe l’art et la manière, chaque geste compte ! Que ce soit par des arrachés de drapeau national partout où il se trouve, le chapardage des mascottes présentes dans toutes les grandes surfaces, la traque des sponsors des JO présents en france ou à l’étranger, l’envahissement des boutiques des JO présentes dans de nombreuses grandes villes de france, la perturbation du passage de la flamme olympique par les professionnel-les de la flemme olympique, tous les coups sont permis !

Tant que certains auront des interêts à la guerre ici et ailleurs, nous seront ravis de venir casser la vitrine consensuelle et pacifiste de l’unité des JO. Parce qu’on rêve d’un monde sans frontières et de mettre à bas le racisme et toute forme de discrimination, la compétition qui renforce le nationalisme nous inspire plus de rage que de fierté. Parce que nous souhaitons mettre à mal l’autorité sous toutes ses formes et reprendre le contrôle de nos vies hors du chemin de l’optimisation technologique des corps, l’entraînement à la compétition sportive tel que pratiqué pour les JO nous dégoûte. Parce que, de Paris à Rio et d’Athènes à Tokyo, il y a déjà bien trop de flics dans nos quartiers, de caméras à nos coins de rues, de QRcodes et de portails sécurisés, donnons-nous les moyens d’agir contre les jeux olympiques, de nuit ou de jour, à 3, 300, 3000, ou qui sait, à des millions !

On a tous-tes une raison de détester les JO. Ici ou ailleurs, l’événement olympique aux grands airs de fête nationale n’est qu’un prétexte pour prolonger les logiques sécuritaires pendant que chaque État représenté s’attache à réprimer salement toute révolte sociale. Ici ou ailleurs, les JO sont un moyen pour de grandes entreprises qui débordent déjà de pognon de s’engraisser encore plus pendant qu’on galère au quotidien sous le poids du travail, de l’inflation, de la crise du logement, des violences systémiques patriarcales, racistes, classistes et validistes. Chaque geste de révolte contre l’ordre établi est significatif. Pubs, chantiers, entreprises sponsors, les JO sont partout, nous aussi. Contre les JO et le monde qui les rend possible, laissons éclater nos rages, faisons fleurir les sabotages !

Beaucoup n’ont pas attendu 2024 pour s’opposer aux JO, et plusieurs autres propositions de zbeulage ont fleurit ces derniers temps, l’idée c’est de continuer de tenter ensemble de gâcher leur fête avant même qu’elle commence ! Un blog (zbeul2024.noblogs.org) et un compte twitter (@Zbeul2024) serviront à relayer des initiatives de zbeul antiJO, que ce soit là où se dérouleront les épreuves (Paris, Tahiti, Chateauroux, Marseille, Lille) comme n’importe où ailleurs, alors n’hésitez pas à transmettre textes et images de vos oeuvres via Twitter ou à l’adresse zbeul2024@riseup.net !

Sur le dispositif de balances officielles nommé « participation citoyenne »

Publié le 2024-03-05 08:05:19

[Chaque semaine, des articles de la presse régionale relatent que telle ou telle commune a signé un protocole de « participation citoyenne » avec l’État, un dispositif créé par une circulaire du ministère de l’Intérieur en 2011 et relancé par une seconde en 2019. Ce dispositif public signé entre mairies, préfectures et gendarmerie/comico entend se substituer petit à petit à celui lancé au début des années 2000 par l’entreprise privée du marché de la sécurité, connue sous le nom de « Voisins vigilants ».
L’objectif institutionnel de « Participation citoyenne » est de désigner quartier par quartier dans chaque village et commune des « citoyens référents » bénévoles choisis par le maire, qui pourront signaler en permanence via un canal direct privilégié avec un officier de gendarmerie, toute situation qu’ils trouveraient « anormale » (critère officiellement retenu). Et qui pourront aussi créer leur propre cercle de balances anonymes au sein du voisinage (« L’adhésion des citoyens référents pourra être recherchée au sein des structures locales associatives ou informelles telles que les conseils et les associations de quartier » récite par exemple la circulaire ministérielle). Sûr que ça fait certainement mieux de les nommer « référents citoyens » plutôt que collabos ou délateurs… A ce jour, près de 6 000 municipalités ont adhéré à ce protocole d’une durée de trois ans renouvelable : trois exemples récents avec les villes de Champagnole (Jura), Locmiquélic (Morbihan) et Eppeville (Somme).]


Vous êtes invités à devenir « les yeux de la gendarmerie »
dans votre quartier

Le Progrès, 4 mars 2024

C’est un dispositif inédit pour la ville et pour ses habitants. La brigade de gendarmerie de Champagnole et la mairie cherchent des volontaires pour détecter et pour faire remonter aux forces de l’ordre tout acte de délinquance constaté ou suspecté. C’est ce qu’est venu expliquer le major Sébastien Bressand, qui dirige la communauté de brigades Champagnole-Nozeroy, au conseil municipal réuni jeudi 29 février, en mettant d’entrée les choses au clair. « L’objectif n’est clairement pas que les habitants fassent des patrouilles à notre place. Ils sont nos yeux sur le terrain. »

La vidéosurveillance, aussi développée soit-elle, ne peut pas tout voir. Le dispositif de participation citoyenne est perçu comme un outil supplémentaire pour lutter contre les actes de petite délinquance. Comme quoi ? Le maire Guy Saillard se charge des exemples concrets. « Le but n’est pas de dénoncer son voisin parce qu’il a tondu le samedi jusqu’à 18 h 30 au lieu de 18 heures. Mais moi ça m’est déjà arrivé de relever la plaque d’immatriculation d’un fourgon suspect dans mon quartier. C’est de ça qu’on parle. »

Pas question pour les futurs référents de jouer au cow-boy : en cas d’urgence ou de fait grave, l’appel au 17 reste de rigueur. Les volontaires seront sensibilisés aux réflexes à adopter s’ils sont témoins d’une situation anormale et leur moralité sera évidemment vérifiée.

La participation citoyenne est déjà mise en place à Mignovillard et à Nozeroy, mais elle sera bien plus utile à Champagnole, ville de 8 000 habitants où ont lieu les deux tiers des interventions des gendarmes. Concrètement, c’est au conseil municipal de trouver des volontaires d’une manière ou d’une autre, une réunion d’information étant envisagée. Les référents seront une dizaine dans l’idéal, et leur nom ne sera pas dévoilé publiquement.

« C’est vraiment quelque chose qui peut être utile mais pour que ça soit efficace, il faut que les habitants ne soient pas tous du même quartier, détaille le major Bressand, qui sera l’unique interlocuteur des futurs référents. Et ça ne doit pas être un fardeau. On ne demande pas aux gens de s’investir dans cette mission. On observe tous des choses dans nos déplacements quotidiens. »

La police municipale sera également pleinement intégrée au dispositif. Le protocole prévoyant la mise en place de ce dernier pour une durée de trois ans, avec présentation annuelle des résultats, a été adopté à l’unanimité par le conseil municipal. L’apposition d’une signalétique spécifique dans la ville est également prévue.


Dans le Morbihan, ton voisin is watching you
Libération, 26 février 2024
A Locmiquélic, comme dans 6 000 autres villes françaises, un «protocole de participation citoyenne» sollicite des volontaires pour signaler aux forces de l’ordre toute «situation anormale». Un dispositif fascisant pour les uns, civique pour les autres.

Deux petits ports situés à chaque bout du bourg, un marais qui abrite des dizaines d’espèces d’oiseaux migrateurs, des commerces de proximité, un Ehpad et, depuis quelques semaines, dix habitants nommés «référents» de la gendarmerie. Locmiquélic, situé dans la rade de Lorient, au niveau de l’embouchure des fleuves côtiers du Blavet, du Scorff et du Ter, a tout d’une commune paisible pour les 4 200 personnes qui y vivent. Ces référents doivent être les yeux et les oreilles de la gendarmerie dans le village.

Marc Chaty, 65 ans, est le premier d’entre eux. Il est lui-même ancien officier de gendarmerie. «C’est une commune agréable mais il existe de la délinquance, des cambriolages, des incivilités, des dégradations ou des tags», assure celui qui s’est marié avec une fille du coin dans les années 80 et habite la commune depuis bientôt sept ans. A l’occasion d’une réunion publique avec quelques dizaines d’habitants, organisée par les autorités sur les cambriolages, l’ex-gendarme, également élu au conseil municipal, évoque l’idée d’adhérer au dispositif. Un an plus tard, fin novembre 2023, Locmiquélic signe donc un «protocole de participation citoyenne». Une photo et un article parus dans le quotidien régional Ouest-France immortalisent l’instant. Le maire, Eric Paturel, le sous-préfet et un officier de gendarmerie prennent la pose. «L’idée est d’apporter une aide aux gendarmes qui sont débordés, ils croulent sous la paperasse», argumente Paturel, 60 ans.

Le document signé ce jour-là mentionne que le dispositif dans lequel s’engage la commune a pour objectifs de développer «une culture de la sécurité» chez les Locmiquélicains et de «renforcer le contact entre la gendarmerie nationale et les habitants». Les référents choisis par le maire sont invités à informer les forces de l’ordre quand ils sont «témoins d’une situation anormale».

Près de 70 communes du Morbihan ont signé ce même document, et environ 6 000 en France, selon la Direction générale de la gendarmerie. «On a un peu de trafic de drogue, comme partout. C’est de la petite délinquance, mais il ne faut pas que ça devienne de la grande délinquance, justifie le maire sans étiquette. On est dans un pays où on a toujours tout minimisé.»

Une vision de Locmiquélic critiquée par d’autres élus. Car la commune bretonne est effectivement loin d’être un haut lieu de la délinquance. «Ici, le gros problème est que les automobilistes roulent à 35 km/h au lieu de 30», illustre l’ancienne maire socialiste, Nathalie Le Magueresse, 63 ans, désormais élue de l’opposition et «choquée» par l’image de sa commune véhiculée par le dispositif. «Il n’y a pas d’agressions ici, je n’ai jamais vu une mamie se faire agresser», complète son colistier Patrice Jehanno, 50 ans, cuisinier dans le collège de Riantec, commune mitoyenne. Ce dernier estime que ce dispositif n’a «aucun intérêt» : «On est dans un village, on fait les choses naturellement quand on voit quelque chose qui ne va pas.»

Le lieutenant-colonel Sébastien Coirier, 49 ans, numéro 2 de la gendarmerie dans le Morbihan, l’admet : «Locmiquélic, c’est pas Chicago.» Mais, dit-il, «ce dispositif ne cherche pas à imposer quoi que ce soit, c’est du volontariat, et ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’infraction qu’il ne peut pas y en avoir». L’officier supérieur voit ces partenariats signés avec des communes du département comme un «facilitateur de lien avec la population». «Ce sont des personnes qui vont être sensibilisées aux questions de sécurité et vont se faire le relais auprès de la population, détaille-t-il. Il s’agit de responsabiliser le citoyen dans la coproduction de sécurité.»

A Locmiquélic la mise en place de ce «protocole de participation citoyenne» se fait surtout dans une totale opacité. La mairie a choisi dans le secret les habitants qui endossent le rôle de référent. Un mystère même pour les élus de l’opposition. Malgré plusieurs relances, la mairie refuse également de nous les présenter. «Les référents veulent rester discrets et mettre en place leur réseau», justifie, sans rire, le maire Eric Paturel. L’ancien gendarme Marc Chaty complète : «On n’a pas souhaité communiquer leurs noms mais ils peuvent se présenter dans leur quartier.» Ce brouillard qui entoure la mise en place du dispositif inquiète Patrice Jehanno : «Il ne faut pas que ces gens prennent une sorte de pouvoir, d’aller tout le temps vérifier ce qu’il se passe chez l’un, chez l’autre.»

Autre problème, quelle «situation anormale» pourrait amener un habitant à faire un signalement à la gendarmerie ? Les conventions signées par les communes se limitent à ce terme flou. «C’est la personne référente qui apprécie ce qui est anormal», rétorque Marc Chaty, sans donner plus de critères qui permettraient aux habitants de savoir ce qui pourrait intéresser les autorités. «On fait le tri, le cas le plus typique est le renseignement sur une personne qui semble faire un repérage», expose pour sa part le lieutenant-colonel Coirier.

«Mais qui a envie d’aller surveiller chez les autres ?» s’interroge Hélène Nio, 50 ans, secrétaire dans une école de la ville voisine de Languidic, élue au conseil municipal sur la liste de l’ancienne maire socialiste. «Ce n’est pas une mesure fascisante, c’est une mesure de bon sens, un esprit civique», défend Eric Paturel. «C’est encadré par l’Etat et on en reste là», abonde Marc Chaty, qui assure qu’il ne s’agit pas de favoriser la création d’une milice. «C’est pour faire plaisir aux gens qui trouvent que la ville n’est pas propre, que les jeunes sont des cons, qu’il y a de l’insécurité, mais c’est du fantasme, tacle Olivier Pedron, 73 ans, retraité et membre d’une liste municipale qu’il qualifie avec dérision de bobo-écolo-gaucho-doux rêveurs. Ça ne sert absolument à rien à part rassurer les gens dont l’activité principale est d’avoir peur.» Dans les prochains mois, l’ancien gendarme Marc Chaty souhaite recruter cinq référents supplémentaires. A ce jour, aucun signalement n’est arrivé aux oreilles de la gendarmerie.


On recherche des référents à Eppeville
Journal de Ham, 28 février 2024

C’est lors d’une réunion publique, le 19 février, que la gendarmerie de Ham ainsi que la municipalité d’Eppeville ont présenté aux citoyens le dispositif « Participation Citoyenne » qui sera très prochainement mis en place.

Ce dispositif permet aux citoyens d’une commune d’alerter les forces de l’ordre, en cas d’événement suspect dont ils seraient témoins. Chaque quartier se voit attribuer un référent, sur la base du volontariat. « Il ne s’agit pas pour les volontaires de faire justice eux-mêmes. Ils sont un relais entre les citoyens, la mairie et la gendarmerie » avertit le Major Laurent Gaudefroy.

Le Major rappelle également que chacun a un rôle à tenir : « Pour les mairies : mise en relation, supervision et mise en relation, pour la gendarmerie : analyse des informations, information de la population, recueil des informations, interventions ciblées. En ce qui concerne les référents : établir ou renforcer les contacts de voisinage, vigilance, attention et informations à la gendarmerie. Pour être clair, le référent n’a pas pour vocation d’abuser de son pouvoir pour harceler un voisin avec qui, il aurait des différends, par exemple, de tels comportements ne seront pas tolérés. »

Christophe Vassent, maire d’Eppeville, explique le choix de mise en place de ce dispositif : « Les habitants doivent réapprendre à communiquer entre eux. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, on remarque que la communication disparaît entre les gens, la municipalité et la gendarmerie. »

Le Major insiste sur le fait qu’il y a une volonté d’être plus efficace. « En signalant des individus ou actions suspects… On pourra peut-être éviter certains cambriolages. Il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui, les cambrioleurs ne se gênent pas pour faire leurs méfaits de jour comme de nuit. On veut aussi éviter les publications sur les réseaux sociaux lorsqu’un délit est commis ou soupçonné. Les délinquants sont sur ces réseaux, ils peuvent voir ces alertes. » Il continue en mettant en garde contre les comportements à risques : « Il en va de même pour les départs en vacances : Même s’il est possible de nous prévenir via le programme »tranquillité vacances« , il faut absolument éviter les publications sur les réseaux concernant son présent… »

La municipalité invite les personnes intéressées à devenir référent ou souhaitant des informations complémentaires, à se faire connaître en mairie.

Solidarity! Thales machines vandalised.( Rotterdam,Netherlands )

Publié le 2024-03-05 08:10:04

Solidarity! Thales machines vandalised.

In the night of Thursday 25/1/24 a group of people threw red paint on the ticket machines and gates of Thales at a Rotterdam metro station. “Thales Kills” and anarchist symbols were left on scene.

The action was in solidarity with all who suffer from the machines of authority, and specifically against the genocide in Palestine.
We want to send love to Sam who is on hungerstrike.

source

Berlin (Allemagne) : le sabotage d’un pylône à haute-tension met l’usine Tesla à l’arrêt

Publié le 2024-03-06 08:10:05

[Dans la nuit de lundi à mardi 5 mars, vers 5h du matin, le groupe Volcan (Vulkangruppe) a incendié un pylône à haute-tension près de Steinfurt , un quartier du village de Gosen-Neu Zittau en banlieue sud-est de Berlin, coupant volontairement le jus à la « Gigafactory » de Tesla, située à une dizaine de kilomètres de là. L’usine européenne du groupe d’Elon Musk, inaugurée en 2022 à Berlin-Grünheide, crache 6000 SUV électriques par semaine, le Model Y, en espérant doubler sa capacité pour la porter à 1 million d’unités par an.
Les 12 500 salariés de l’usine ont dû être renvoyés chez eux ou être invités à y rester jusqu’à ce que la production, privée de courant, puisse reprendre. Le groupe Tesla estime d’ores et déjà son préjudice économique à plusieurs centaines de millions de dollars, avec une évaluation que chaque jour sans électricité ni production dans son usine berlinoise lui coûte 50 à 60 millions d’euros. Enfin, le directeur général de l’usine de Berlin, André Thierig, estime que la production ne pourra reprendre que la semaine prochaine au plus tôt, après avoir consulté le gestionnaire du réseau d’électricité E.dis… Voici la traduction du communiqué du Groupe Volcan sorti le jour même sur indymedia allemagne.]


Le groupe Volcan éteint Tesla ! : Attaque contre l’alimentation électrique près de Steinfurt

Aujourd’hui, nous avons saboté Tesla. Car à Grünau, Tesla dévore de la terre, des ressources, des humains et de la main-d’œuvre pour cracher 6 000 SUV –machines à tuer et “monster trucks”– par semaine. Notre cadeau pour le 8 mars est d’éteindre Tesla.

Parce que la destruction complète de la Gigafactory et, avec elle, la disparition de « techno-fascistes » comme Elend* Musk, sont un pas sur le chemin de la libération du patriarcat.


La Gigafactory de Tesla s’est fait connaître par ses conditions d’exploitation extrêmes. L’usine pollue la nappe phréatique et consomme pour ses produits d’énormes quantités d’une ressource en eau potable déjà rare. Sans aucun scrupule, la région de Brandebourg-Berlin est vidée de son eau pour Tesla. Les personnes critiques au sein de ces usines à eau, les riverain.e.s et les écologistes sont réduits au silence. Les chiffres sont maquillés. Les lois sont contournées. Les gens sont trompés. Pourtant, une grande partie de la population des environs de Grünheide s’oppose à la Gigafactory en raison du vol d’eau et de la gentrification. La protestation et la résistance sont toujours aussi fortes. Et elles grandissent, car les raisons ne manquent pas. En plus de son usine de batteries sales, Tesla veut maintenant agrandir son site de 100 hectares supplémentaires, notamment pour y installer une gare de fret. L’extension des zones de stockage et de logistique adjacentes à l’usine (y compris la possibilité d’une logistique ferroviaire intensive), doit contribuer à une stabilisation de ses chaînes d’approvisionnement et de production. Celle-ci est justement compromise parce que les livraisons en provenance des camps de travailleurs forcés en Chine ne peuvent pas prendre le chemin direct par la mer Rouge. Le ministère de l’Économie du Brandebourg mange dans la main de Tesla, malgré de nombreuses raisons de refuser toute autorisation de ces projets. La seule chose qui compte est que le Brandebourg soit une place économique florissante.

Tesla est le symbole du « capitalisme vert » et d’une attaque technologique totalitaire contre la société. Le mythe de la croissance verte n’est qu’un sale tour de magie idéologique, pour resserrer les rangs contre les critiques en matière de politique intérieure. On suggère ainsi qu’elle pourrait être une issue à la catastrophe climatique. Mais le « capitalisme vert » est synonyme de colonialisme, d’accaparement des terres et d’aggravation de la crise climatique ! Les batteries au lithium proviennent de mines toxiques au Chili et dévorent d’autres métaux rares, ce qui signifie misère et destruction pour les habitants des zones d’extraction. L’usine de batteries de Grünheide, près de Berlin, nécessite du lithium, une matière première rare, qui est par exemple aussi extraite en Bolivie. Pour imposer l’exploitation du lithium dans ce pays, Musk joue cartes sur table : « Nous ferons un coup d’État si nous le voulons », commentant ainsi la résistance indigène à l’exploitation. Les ressources minières sont arrachées à la terre dans des conditions brutales. Le « green deal » n’est que l’extension d’une croissance économique sans limites. Au Portugal aussi, la population rurale s’oppose à l’extraction forcée du lithium.

Steinfurt, au sud-est de Berlin, 5 mars 2024. Le dernier pylône de la ligne à haute tension, incendié à l’endroit où les câbles passent sous-terre pour alimenter l’usine Tesla.

Tout comme la Terre est exploitée et violée quotidiennement, Tesla fait de même avec les humains. Elle fait travailler (à mort) pour ses intérêts des travailleurs/euses forcés partout dans le monde, comme par exemple des Ouïghours en Chine, que le régime raciste chinois met au service de l’entreprise pour sa production (ce que fait aussi Volkswagen). Même à Berlin-Grünheide, les conditions de travail sont considérées comme catastrophiques. Récemment encore, un membre du comité d’entreprise du syndicat IG Metall de Grünheide a été licencié. Malgré un comité d’entreprise jaune installé par Tesla, les conditions de travail dans l’usine finissent par être connues à l’extérieur. Pour embellir les statistiques d’accidents, les gens sont transportés à l’hôpital en taxi plutôt que d’appeler les secours et de faire venir une ambulance. Les opposants internes sont licenciés, et s’ils se défendent juridiquement, ils sont contraints de signer un arrangement. L’indemnité de licenciement sert alors de muselière, par exemple pour étouffer tout débat public à propos d’un licenciement raciste, en étant menacé de sanctions contractuelles. La personne licenciée doit fermer sa gueule contre du fric – voilà le calcul.

Quant à l’attaque technologique totalitaire, elle ressemble à ce qui suit. Un véhicule Tesla est un dispositif de surveillance lâché au sein de l’espace public. Il est bardé de caméras à haute résolution par Samsung. Samsung est un groupe qui est notamment à la pointe de la technologie en matière d’armements. Selon les indications du fabricant, les caméras enregistrent leur environnement jusqu’à 250 mètres de distance. En « mode gardien », elles filment tout ce qui se trouve dans le périmètre du véhicule, et garantissent que le conducteur est surveillé, même lorsqu’il est au volant. Le conducteur fait déjà gratuitement partie intégrante de l’univers de Telsa et sert de cobaye. L’intelligence artificielle enregistre chaque mouvement et chaque erreur du conducteur, qui seront monnayés afin d’entraîner le logiciel de conduite autonome à l’aide de ces données.

Tesla militarise les rues. Ses Panzers roulants sont des engins de guerre. La voiture est une arme, et la route son champ de bataille. Au lieu de 9 mm, Tesla a désormais sorti des moteurs de 856 ch : « Si vous entrez en conflit avec d’autres voitures, vous gagnerez », déclare Elend Musk. Une voiture Tesla est à la fois un symbole de statut social, une déclaration et de la propagande : pour le mépris de l’humanité, la destruction illimitée par le « progrès » et un mode de vie impérial et patriarcal.
Celui qui achète un SUV est très probablement un adepte d’un mode de vie impérial, qui veut profiter jusqu’au bout de cette folie. Une Tesla mise au rebut ne devrait pas manquer dans l’album de poésie secrète de tout activiste. Aucune Tesla au monde ne devrait être à l’abri de notre rage enflammée. Chaque Tesla qui brûle sabote le mode de vie impérial et détruit de facto le réseau toujours plus dense d’une surveillance intelligente sans faille de chaque manifestation de la vie humaine.
Les armées utilisent le système de satellites Starlink de Tesla dans leurs guerres. C’est le cas en Ukraine. L’armée russe a également recours à des terminaux satellites Starlink de pays tiers pour mener des attaques. Israël utilise également le système de satellites Starlink pour tuer à Gaza. L’infrastructure Starlink de Tesla est un acteur militaire. Enroulés comme un collier de perles fait d’ordures, ils sillonnent le ciel pour rendre la surveillance totale.

Parlons maintenant d’un homme qui sera réduit en poussière, même s’il préférerait être immortel : Elend* Musk.
Pour des hommes comme lui, on n’a pas encore inventé l’insulte qui pourrait les décrire avec justesse dans leur arrogance, leur mépris des gens et leur soif antisociale de pouvoir et de reconnaissance.

Il ne fait pas mystère de son machisme. Sa plate-forme de propagande X est le moyen de parvenir à ses fins. Il y rassemble les partisans d’un mode de vie impérial. C’est là que les antisémites, les antiféministes, les autoritaires, les machistes, les fascistes et les adeptes de la haine des « étrangers » se rassurent. C’est ici qu’ils s’organisent avec leur vision élitiste du monde, c’est ici qu’ils règnent en maîtres. C’est là que les Aryens de l’AfD [Alternative für Deutschland, parti d’extrême-droite allemand] rencontrent leurs semblables.

Quand Elend Musk applaudit sur X le président antiféministe et néolibéral argentin, c’est parce que ces hommes sont des alliés. A cet égard, ils ne sont pas timides, ils ont décidé de se ranger du côté d’un masculinisme meurtrier et de laisser une traînée de sang derrière eux, tel un monstre mangeur d’humains.
Elend Musk est le nouveau type de capitaliste prédateur néolibéral, patriarcal et néocolonial de ce siècle, qui se sert d’autres moyens que les exploiteurs qui l’ont précédé au siècle dernier. Il s’agit d’un esprit du temps envahissant, qui utilise les crises économiques de l’exploitation pour affronter la prochaine destruction. Il ne fait que suivre les traces brunes préparées par d’autres pionniers patriarcaux. Le « constructeur automobile » Henry Ford était déjà un admirateur des nazis avec leurs « Volkswagen » et leur organisation efficace de l’industrie. L’usine de Wolfsburg a fonctionné avec des travailleurs forcés. Chaque Allemand devait pouvoir obtenir une Volkswagen afin d’arriver à destination, au choix, en voiture ou en char d’assaut, sur de nouvelles autoroutes. Ford, inspiré par l’efficacité de l’organisation du travail allemande, a transféré ses idées dans son empire aux États-Unis. L’attaque contre les travailleurs et l’économisation de l’exploitation sont également connues sous le nom de « fordisme ».
Cela impliquait l’organisation du travail et le travail à la chaîne –
une production de masse avec une consommation de masse simultanée de voitures. Le modèle, également connu sous le nom de taylorisme, était aussi une lutte de classes venue d’en haut. Elend Musk combine les possibilités technologiques invasives de notre époque avec sa vision misogyne du monde, son extrémisme patriarcal et l’attitude totalitaire typique de sa caste. En tant que « constructeur automobile », il s’inscrit comme un revenant de la tradition historique. De façon contemporaine, il agit en « technofasciste ».
Au lieu de jeter la voiture aux poubelles de l’histoire et d’étendre la gratuité des transports publics, seule la technologie d’entraînement est remplacée, du moteur à combustion jusqu’au moteur électrique, afin de sauver le transport individuel. Le mode de vie impérial est économiquement plus lucratif.

Les positions de pouvoir permettent à des « visionnaires » patriarcaux comme Elend Musk d’expérimenter, dans le sens le plus terrible, les formes les plus « avancées » d’exploitation et la ressource disponible qu’est l’être humain. De s’aventurer dans de nouveaux territoires en conquérant et en pénétrant la terre sans y être invité. Dans l’espace, dans les cieux, dans l’espace public, dans nos têtes – rien n’échappe au violeur. Son entreprise neuro-technologique Neuralink vise à relier les cerveaux humains aux machines. C’est ainsi que l’on expérimente sur des animaux la manière dont les flux de pensées peuvent être lus. Tout comme SpaceX et Tesla, Neuralink vise une perspective à long terme dans laquelle les personnes n’ont pas toutes la même valeur. Dans laquelle certains ont droit à une vie meilleure au sein de la catastrophe écologique déjà présente.
Même celles et ceux qui ne sont pas sur X, anciennement Twitter, et qui ne font que se promener sur la voie publique, sont malgré tout atteints par cet homme pitoyable, par ses caméras et par sa propagande. Les positions de pouvoir permettent un empiétement permanent, un rapport invasif à l’égard de toute vie, qui ne peut être stoppé que par une opposition résolue. Le « progrès technologique » des époques leur offre, à eux, les « technofascistes », une palette de possibilités qui leur permet d’ajouter toujours plus d’exploitation vers une destruction indescriptible de la planète.
En raison de leur pouvoir, ce genre de type peut parfois agir comme un chef d’État non-élu, en disposant des moyens de production et de la ressource « humaine » nécessaires pour prendre des décisions politiques. Ce type peut acheter des chefs d’État ou porter des partis au pouvoir, même s’ils s’appellent Hitler. Ce type est le cerveau derrière les soi-disant décideurs des gouvernements. Il peut poser des conditions aux États ou réduire les chefs d’État à l’état de quémandeurs. Le système patriarcal vomit des tonnes de gens de ce genre, ils aspirent à se hisser au sommet parce que cela correspond au modèle patriarcal. Ils font un coup d’État quand les choses ne vont pas comme ils le souhaitent. Ils sont interchangeables. Seul leur pouvoir leur donne ces possibilités – sans pouvoir, ce ne sont que des égocentriques bouffis et ridicules. Ils poussent des millions de personnes à la mort depuis des siècles, ils détruisent la nature comme si elle leur appartenait. Si nous ne détruisons pas le système qui produit de tels égomaniaques, d’autres de leur espèce apparaîtront. Il ne s’agit donc pas (seulement) d’un pitoyable Musk – mais d’un mode de vie impérial – que ces hommes nous imposent. Il s’agit d’une confrontation entre le mode de vie impérial et la liberté pour tous.

Ce type de personne et son concept économique représentent une minorité sur cette planète qui considère ce mode de vie impérial comme le seul correct. Ce qui est nouveau, c’est que les points de bascule qui nous rappellent la finitude de ce mode de vie destructeur sont souvent dépassés. D’autres points de bascule se rapprochent à une vitesse vertigineuse. Année après année, mois après mois, jour après jour.
(Si toutes les ficelles se brisaient, Elend Musk, une poignée d’esclaves et ses semblables prendraient le large pour fuir les conséquences de son mode de vie et insulteraient la planète Mars de leur présence. Mais nos puissants alliés extra-planétaires l’attendent de pied ferme ; des tempêtes solaires écraseraient sa fusée, comme elles l’ont déjà fait avec 30% de ses satellites dans l’espace. Nous allons donc gagner).

5 mars 2024. Pédagogie incendiaire sur la chaîne publique berlinoise RBB (Hochspannungmast = pylône à haute tension & Umspannwerk = poste de transformation du courant de haute en moyenne tension vers les usines et les villes)

De nombreuses personnes continuent de considérer ce mode de vie et la prétendue richesse qui y est associée comme naturels et dignes d’être recherchés. Embrouillés et induits en erreur, beaucoup de gens confondent la possession et la richesse matérielle avec la liberté et le bonheur. L’ignorance, la manipulation et la peur marquent des générations de personnes. Nous sommes réduits au travail et à la consommation et rabaissés à un mode de vie impérial. Cette richesse matérielle au détriment d’autres personnes montre la pauvreté de la « civilisation ». Ce mode de vie ne rend pas non plus ses bénéficiaires heureux. Les alternatives sont rendues invisibles ou détruites dès leur apparition. Les approches qui pourraient profiter à l’humanité sans rapporter d’argent ou de pouvoir sont délégitimées. Les formes de vie indigènes qui se réfèrent à la nature et à sa protection ont été et sont anéanties. Les approches émancipatrices qui s’attaquent aux racines du problème ont été noyées dans le sang à toutes les époques. Ou des mouvements révolutionnaires ont été corrompus, infiltrés, leurs « leaders » acheté.e.s, afin d’assurer la domination et le progrès de la destruction pour les décennies à venir.

En cette veille du 8 mars, nous avons donc allumé un phare contre le capital, le patriarcat, le colonialisme et Tesla. Nous répondons au viol continu de la Terre par le sabotage. L’idéologie d’une croissance économique sans limite et une croyance dans le progrès basée sur la destruction sont arrivées à leur terme. Afin que l’Europe devienne un « site d’investissement de premier ordre doté d’un écosystème industriel solide », tous les obstacles sont levés pour des géants comme Tesla. Mais quelque chose glisse. Nous, une résistance large et colorée, les faisons reculer. Nous sommes les tas de décombres et de grains de sable dans les engrenages d’une machine qui avance inexorablement d’un pas lourd. Nous sommes des facteurs perturbateurs dans la salle des machines. Nous sommes des désespérés et des exclus. Nous sommes des gens de la classe moyenne en Allemagne ou des migrant.e.s en fuite. Nous, qui pouvons être nombreux dans la forêt, dans les cabanes dans les arbres et dans les rues, pouvons être des groupes de sabotage secrets comme le nôtre. Cela peut aussi être des gens au sein de la Gigafactory, qui se servent des machines de leur maître pour se venger de ses conditions de travail. Nous pouvons être arrêté.e.s, tabassé.e.s, humilié.e.s, violé.e.s ou assassiné.e.s – mais nous sommes dans notre droit. Seule la violence peut nous maintenir à terre. Mais nous nous relèverons. Et après nous, d’autres viendront.

Partagez ce communiqué. Traduisez-le et envoyez-le à d’autres personnes dans la lutte globale.

Par notre sabotage, nous nous sommes fixés comme objectif le plus grand black-out possible de la Gigafactory. Nous avons exclu la mise en danger de notre vie et de celle des autres. L’arrêt de la production de l’industrie automobile est le début de la fin d’un monde de destruction. Notre feu de joie de la libération avait pour objectif l’alimentation électrique de Tesla. Nous voulions frapper la ligne aérienne d’un pylône à haute tension à son raccordement avec les câbles souterrains, au niveau des gaines de câbles étanches, et court-circuiter les six câbles de 110 kV qui s’y trouvent. Pour ce faire, nous avons ouvert le regard menant aux gaines de câbles, dont la moitié était submergée. Nous avons tout de même fait flamber les câbles à haute tension qui dépassaient et, en combinaison avec l’eau, nous avons peut-être provoqué un court-circuit. Les dommages causés aux gaines de câbles sont souvent longs et coûteux à réparer. Parallèlement, nous avons allumé un grand feu en hauteur avec de nombreux pneus de voiture, afin d’affaiblir la structure en acier et de provoquer une instabilité du pylône.

Ce n’est qu’à environ 1300 -1500 degrés qu’un mât en acier fond. Comme nous avons travaillé avec une chaleur d’environ 900 degrés, il s’agissait de modifier les propriétés mécaniques du pylône. En tant que structure en acier soumise à une charge, un incendie rapide et important à partir de 500 degrés peut entraîner une perte de résistance et altérer la rigidité, la résistance à la traction et l’élasticité du métal. Cela peut entraîner des effets de flambage, de torsion ou de déviation. C’était notre intention.

Nous nous sentons en lien avec toutes les personnes qui luttent dans le monde entier et à qui nos paroles parviennent.
Nous nous sentons liés à toutes les personnes qui ne laissent pas Tesla les éteindre. Si nous voulons vaincre des géants comme Tesla, nous avons besoin de nombreuses formes de résistance. La nôtre en est une parmi tant d’autres. Imprévisibles et multiples, ce n’est qu’ensemble que nous forcerons le ministère de l’Économie du Brandebourg à respecter la volonté de la population. Le ministre de l’économie Jörg Steinbach (SPD) ne voit dans le résultat du vote des habitants de Grünheide (71% contre l’extension du site de l’usine Tesla) qu’un vote important. Il considère surtout le vote comme une « opportunité de guérison », ce qui signifie que Tesla n’a pas réussi à convaincre les gens et que l’entreprise doit encore faire ses devoirs pour diviser la population, l’acheter, la flatter, la persuader. Il n’accepte pas le non de la population et demande à Tesla d’assouplir ce « non » d’ici le mois de mai.

Tout le monde est libre de se réjouir ouvertement ou secrètement de notre action. Ceux qui se sentent obligés de prendre leurs distances devraient se demander pourquoi au juste ? Et qui y a intérêt ?
Ensemble, nous mettrons Tesla à genoux. Switch off pour Tesla.
Salutations à tous ceux qui sont en cavale, dans la clandestinité, dans les prisons et dans la résistance !
Amour et force à tous les antif@s !
Le groupe Volcan éteint Tesla !

Água de Pau**

Un compte-rendu de l’attaque se trouve ici (suit le lien vers un article du journal allemand Tagespiegel, auquel ce communiqué a aussi été envoyé, NdT)
Nous nous sommes inspirés de certaines actions (suivent des liens vers des communiqués dont nous avons mis la traduction en français, NdT)  :
Tesla flambées à Francfort, septembre 2023
Retour sur l’attaque contre les chemins de fer, Tesla et la guerre, Berlin mars 2022 (en allemand)
Sabotage du trafic ferroviaire, contre Tesla, la guerre et le Tren maya, Berlin, mars 2022
Incendie de deux Teslas et de leurs bornes de recharge dans la Vulkanstraße ( ! ), Berlin, février 2024
Contre le progrès de la destruction, tentative d’incendie contre l’alimentation électrique de l’usine Tesla, par le Groupe Volcan à Berlin-Brandenburg, mai 2021

Plus d’informations sur Tesla et la vidéosurveillance :
Des voitures qui sont aussi des caméras…, octobre 2023

Notes de traduction
* Elend Musk est un jeu de mot avec son véritable prénom, Elon : elend signifie ici pitoyable/misérable.
** Água de Pau est le nom d’un volcan situé dans les Açores


Note sur le groupe Volcan

Les premières attaques de groupes Volcan contre des infrastructures électriques ou de fibre optique (en prenant le nom de volcans islandais comme « Le grondement du Eyjafjallajökull », « Hekla » ou « Grimsvötn ») remontent à mai 2011 à la gare de Berlin-Ostkreuz, provoquant une perturbation de la circulation des trains pendant plusieurs jours, puis en mai 2013 contre un conduit de câbles à Berlin-Zehlendorf, perturbant encore une fois le trafic ferroviaire. En mars 2018, un groupe Volcan avait également incendié sous le pont Mörschbrücke (à Berlin-Charlottenburg) deux grosses liaisons de fibres optiques et de câbles électriques appartenant à différents gros opérateurs civils et militaires, avec des dégâts conséquents. Enfin, le 15 avril 2020 à Berlin-Charlottenburg, un groupe Volcan avait cramé les gros câbles de communication qui alimentaient notamment le «Heinrich Herz Institute », l’institut alors chargé par l’État de travailler sur une application pour smartphone de type pass sanitaire dans le contexte du Covid-19. Ou encore le 26 mai 2021 à Berlin-Grünheide, un groupe Volcan avait incendié avec succès six câbles électriques à haute tension qui alimentaient le chantier de construction de la Giga-Factory de l’entreprise Tesla.

Reminder: Riseup Snitched

Publié le 2024-03-06 23:40:07

People use rise up under the impression that they wouldn't cooperate with law enforcement but 8 years ago they buckled under pressure and handed over info to the FBI. (The warrant canary worked and tipped some people off but riseup's later public statements undermined that) We don't all know how we'd act under threats of imprisonment but many people counted on their explicit promise of non cooperation and they justified breaking that promise instead of admitting the fuckup.

If you choose to keep using rise up just be aware of this. if it's a dealbreaker consider alternatives. Some are listed at https://blackblogs.org/policy/

Scenes admins have been brave enough to make a public non-cooperation promise that there's no reason to believe has been broken so far. The cases above suggest that if anything did happen we should examine the warrant canary and other hard evidence over possibly coerced explanations after the fact if there are inconsistencies. (however this does not mean we should immediately accuse them of snitching if things don't add up)

True safety may not be possible in this world but let's do what we can to keep each other informed on the way to preventing cop city from ever being built. or burnt immediately upon completion 🙂

P.S. Protonmail also complies with cops and has specifically done so against anticapitalists. https://techcrunch.com/2021/09/06/protonmail-logged-ip-address-of-french-activist-after-order-by-swiss-authorities

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Below are quotes from https://web.archive.org/web/20220826163958/https://riseupsnitched.com/

On November 16, 2016 Riseup.net's warrant canary expired and was not renewed. In the months that followed the company issued several tweets, one cryptically trying to offer reassurance, another more specifically asking for calm.

No specifics were given until February 16, 2017 when Riseup.net issued a statement explaining their silence. They confirmed the worst, stating:

"After exhausting our legal options, Riseup recently chose to comply with two sealed warrants from the FBI, rather than facing contempt of court (which would have resulted in jail time for Riseup birds and/or termination of the Riseup organization). The first concerned the public contact address for an international DDoS extortion ring. The second concerned an account using ransomware to extort money from people."

While they may have not cooperated with the NSA, this is a distinction without a difference. Is anyone concerned about cooperation with the NSA and not concerned about cooperation with the FBI? And in case they want to get away with saying that is technically true, the rest of the statement throws that right out the window.

"We are not working with any government agency. We have never simply handed over information when requested, and for years have had a no logging policy. We have fought and won every time anyone has tried to get us to give up information. We have never turned over any user data to any third party, fourth party, fifth party or any party."

Each one of these sentences is so wholly incompatible the sentence "Riseup recently chose to comply with two sealed warrants from the FBI" that any attempt to make them both true renders words themselves meaningless.

What Should Riseup.net Do?

In short, probably dissolve. [administrative note: please do not dissolve] This is the remedy they prescribe for themselves when they say "We would rather stop being Riseup before we [work with the FBI]. Remember, this is not a one-time regrettable mistake. In the years that followed they neither expressed remorse of any kind, not updated their promotional material or contracts to give their users a more accurate view of what they can expect.

Short of that, updating their materials to reflect the truth, that they have worked with government agencies, have handed over information when requested would be a good start.

Found on Scenes from the Atlanta Forest

[Caen] Cortège autonome dans la manifestation antinucléaire du 23 mars

Publié le 2024-03-07 06:45:06

Appel à former un cortège autonome « contre le nucléaire et son monde » à la manifestation du 23 mars à Caen !



À la faveur de la crise énergétique et de la menace nucléaire russe, l’industrie nucléaire a le vent en poupe. L’état nucléariste annonce la construction de 14 nouveaux EPR (nouvelle génération EPR2) à Penly, au Bugey et à Gravelines, investit massivement dans la recherche, l’embauche et la formation de personnels, ainsi que dans l’armement, accélère la construction du centre d’enfouissement de Bure en lançant une phase d’expropriations, construit une nouvelle piscine d’entreposage des combustibles usés à La Hague.

Nous ne vivons plus aux temps héroïques qui ont présidé à la mise en place du programme nucléaire français, mais à la relance d’une industrie que la propagande nucléariste présente comme un moindre mal face à la situation. Comble d’ironie, c’est cette fois sous pavillon écologiste que l’on nous somme d’abdiquer. Désastres et catastrophes ne sont plus niés, ils deviennent contingents de nos existences. Dans cet ère du désastre, nous sommes appelés à accepter ce moindre mal et en cas « d’accident » ou de « contamination » à cogérer nos vies sous contraintes radiologiques.

Face à cette offensive majeure des nucléocrates désormais grimé-e-s en défenseurs de l’écologie, ici et là des ripostes s’organisent. Une nouvelle coordination antinucléaire, pour l’essentiel un cartel d’organisations antinucléaires et d’individus, appelle à des manifestions régionales dont une sera organisée à Caen le 23 mars. À Bure, des compagnons et des compagnonnes de lutte tentent d’organiser une résistance face à la campagne d’expropriations qui se profile. Dans le Cotentin un collectif continue de s’organiser contre la nouvelle piscine d’entreposage de La Hague. À Caen, comme à Lille, Rennes, Toulouse, Narbonne, Charleville-Mézières, Montabot, Grenoble, Clermont-Ferrand des discussions, des projections et des rencontres ont lieu. Un peu partout à la lueur de la lune des lignes THT ou des bornes de recharge électriques sont sabotées.

Nous ne pouvons nous résigner à vivre dans ce monde sous contraintes radiologiques et menaces atomiques , ni à affronter ce plan de relance sans réagir. Nous ne pouvons pas plus nous résigner à organiser notre riposte enrégimentés derrière des cartels d’organisations et de partis écologistes qui n’ont eu de cesse depuis des décennies de cogérer l’existant. La faiblesse actuelle du mouvement antinucléaire ne suffit pas à nous faire oublier en quoi l’écologisme d’État, les jeux politiques et les formes de cogestion ont-elles-mêmes contribué à désarmer le mouvement antinucléaire. Il ne s’agit pas pour nous de « réunir le mouvement antinucléaire » — ce mouvement n’a d’ailleurs jamais été unis que dans la tête de quelques afficionados des chefferies, mais comme tout mouvement traversé de contradictions et d’affrontements — mais de faire vivre une opposition au nucléaire qui renoue avec une critique en acte et en mots de la société dans laquelle le nucléaire se déploie et le monde qu’il participe à fabriquer en retour.

C’est pour ces raisons qu’il nous semble important de dégager quelques perspectives :

À Bure, les travaux pour un centre d’enfouissement de déchets radioactifs s’accélèrent. La lutte d’opposition va entrer dans une nouvelle phase, avec notamment les travaux pour une voie ferrée permettant d’acheminer les dits déchets et l’expulsion à venir d’une maison de résistance dans l’ancienne gare de Luméville. Comme dans le Cotentin, l’industrie nucléaire colonise une terre dépeuplée et son avenir, achète ses habitant-e-s, surveille et punit ses opposant-e-s. Une semaine de discussions antinucléaires et anti-autoritaires aura lieu du 17 au 23 avril.
Dans le Cotentin, en attendant la mise en divergence (l’allumage) définitive du réacteur EPR de Flamanville, les nucléaristes nous ont également préparés un nouveau petit cadeau : une toute nouvelle piscine pour entreposer les combustibles usagés des centrales nucléaires. Il y en a déjà 4 qui accueillent 40 tonnes de déchets par an. Ça déborde, il en faut une 5e. Des riverains et des antinucléaires se mobilisent depuis quelques mois contre ce projet. Une manifestation, sous forte escorte policière, a réuni quelques 800 personnes à Cherbourg en juin 2022. Un carnaval aura lieu en avril prochain.
Localement, nous participerons à l’organisation d’un cortège autonome « contre le nucléaire et son monde » dans la manifestation du 23 mars, pour porter une autre voix que celle de l’écologisme de gouvernement. Mais ne nous trompons pas, cette manifestation n’est qu’une étape. C’est dans cette perspective que nous organiserons une projection/débat la veille (vendredi 22 mars), autour du film Le sacrifice (2003), puis une assemblée antinucléaire le 23, après la manifestation : pour rebondir et tisser des liens, prolonger collectivement nos réflexions et nos désirs d’actions.

Autour des sites visés, nous ne pouvons que nous joindre selon nos propres modalités aux luttes qui pourraient émerger en les encourageant à se défaire de toute illusion citoyenne : le nucléaire c’est la concertation, ensuite les flics. Comme dans le Cotentin, le large consensus pro-nucléaire acheté à coups de millions et d’infrastructures pourraient commencer à se micro-fissurer autour des projets de centrales, mais également des éventuels nouveaux tracés de lignes THT nécessaires.
Partout, on ne peut qu’encourager ou nous réjouir de la constitution de groupes auto-organisés, d’initiatives autonomes collectives ou individuelles pour propager cette riposte, organiser un soutien aux compas en lutte à Bure. Les différents moments de discussion à venir pourraient permettre de tisser des liens entre nous tous et toutes, sans nous ranger derrière un quelconque état major militant.

Vendredi 22 mars : projection du film Le sacrifice (2003, 24 minutes)
Local Apache, 35 boulevard Poincaré, Caen, à 18h30.
Suivie d’une discussion et d’une auberge espagnole, pense à amener de la bouffe ;)

Samedi 23 mars : cortège autonome « contre le nucléaire et son monde » dans la manifestation antinucléaire
14h, rdv face à l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), boulevard Vannier, Caen.
Puis vers 17h30, au squat de la pouponnière (138 rue d’Auge) : assemblée antinucléaire

Samedi et dimanche 13-14 avril : Week-end thématique autour du déni de démocratie.
Conférences – rencontres – concerts – carnaval le dimanche (Cherbourg/Beaumont-Hague)

Du 17 au 23 avril, Rencontres printanières anti-autoritaires contre le nucléaire.
Bure et alentours.
Plus d’infos sur bureburebure.info

Prison de Domokos (Grèce) : Quelques mots sur la « chasse aux sorcières » de l’antiterrorisme

Publié le 2024-03-07 21:05:03

Dark Nights / mardi 5 mars 2024

Je n’arrête pas d’être surpris et de me demander ce que la police et les journalistes peuvent bien inventer pour les affaires qui perturbent leur paix. Ces jours-ci, j’ai vu et lu beaucoup de choses sur la supposée grosse opération de la DAEEV [Direction de la répression des crimes violents spéciaux, ΔΑΕΕΒ : l’antiterrorisme ; note de Dark Nights] et le démantèlement d’un dangereuse organisation terroriste.

Des ignobles absurdités ont été proférées, des scénarios de science-fiction. Ils sont même allés jusqu’à dire que les personnes impliquées étaient payées, dans le but de créer le récit d’un affaire de criminalité organisée et d’individus dangereux. Des fausses informations ont été publiées à propos de six détenu.es, en utilisant des anciennes conversations entre des personnes qui n’avaient absolument aucun lien entre elles, en créant ainsi une atmosphère de confusion et de désorientation.

J’ai été décrit comme une personne obsessionnelle, dangereuse, qui fluctue entre deux mondes : la politique et la criminalité, comme ils l’appellent, dans le seul but de trouver une vengeance contre les autorités judiciaires. Ce que je veux dire à tous les Pretenderis et les Evangelatos* de ce monde est que, en plus d’être ridicules, vous êtes aussi stupides, parce que vous êtes en train d’essayer de convaincre le monde qu’un homme a un certain profil, parce que cela vous est utile, et en même temps que le gouvernement, qui vous nourrit depuis toutes ces années, fait bien son travail. Vous êtes les mêmes ordures qui couvrent les meurtres d’État, comme celui de Tempé**, et vous essayez de couvrir les responsables parmi vos amis, surtout le ministre des Transports de l’époque, Karamanlís, par tous les moyens, ridicules, à votre disposition. Vous ne vous êtes pas souciés un instant des enfants qui ont été tués à cause de vous et, de manière provocatrice, vous rejetez la responsabilité à droite et à gauche, alors que nous connaissons tou.tes les nominations d’amis, sans concours public, la corruption à Serrès, etc. Les larbins de votre ancien ministre. Nous nous rappelons tou.tes le ministre disant qu’il était honteux de parler de problèmes de sécurité dans le transport férroviaire, et huit jours après nous avons été témoins du crime capitaliste-étatique de Tempé.

Vous êtes ceux qui restent en silence quand la police expulse des pauvres de leurs maisons à cause des dettes envers vos patrons, les banquiers. Vous êtes ceux qui dînent avec des cuillères en or, à côté de la vraie mafia de ce pays – les politiciens et les hommes d’affaires – en riant de la souffrance des opprimé.es.

Je suis donc heureux et content de ne pas vous ressembler du tout. J’ai appris à regarder le monde dans les yeux et à ne pas plaisanter, à prendre soin des gens et à prendre position sur ce qui se passe. Je suis fier d’avoir grandi avec des valeurs que vous ne connaissez même pas.

Je suis peut-être prisonnier dans vos taules, mais mon âme et mon esprit sont et resteront libres. Alors, continuez votre chasse aux sorcières, inventez des scénarios qui puissent vous servir et écrivez ce que vous voulez, comme cela vous chante.

Vous êtes nés lâches et vous vivrez comme des voyous.

« Je veux suivre mon chemin,
en dépassant qui hésite,
et ceux qui marchent lentement ».

P.-S. Le texte ci-dessus n’est rien d’autre que quelques mots pour remettre les pendules à l’heure et critiquer la situation actuelle. Je fournirai une explication plus détaillée quand j’aurai été appelé pour la procédure d’interrogatoire et j’aurai l’acte d’accusation.

Fotis Tziotzis
prison de Domokos
4 mars 2024

 

Notes d’Attaque :
* Yannis Pretenderis, journaliste à l’important quotidien Ta Nea, et Nikos Evangelatos, journaliste-présentateur à la chaîne télé Mega Channel ;
** le 28 février 2023, dans cette localité près de Larissa, il y a eu une collision entre un train de voyageur.euses et un train de marchandise, qui a provoqué la mort de 57 personne et des dizaines de blessé.es.

3 boys arrested in burglary, vandalism rampage at elementary school – Riverside, CA

Publié le 2024-03-07 21:10:04

Three boys caused tens of thousands of dollars' worth of damage at a Riverside elementary school in February when they broke windows, stole equipment and ransacked classrooms, authorities said on Friday, March 1.

Five classrooms and an administration office at Taft Elementary School were heavily vandalized, Riverside Police said. In addition to the broken windows, the damage included paint splattered on walls and carpets, water damage, and broken office equipment. Also, classroom items purchased by teachers, as well as school supplies and band equipment, were stolen, according to a police news release.

A police officer assigned to the school in the 900 block of Mission Grove Parkway discovered the destruction on Feb. 16.

Detectives and school resource officers served three search warrants at the boys' homes a few days later. Police found evidence corroborating the boys' involvement, including most of the property stolen from the school, the release stated.

The trio — two 13-year-old boys and one 12-year-old boy — were arrested on suspicion of burglary, vandalism, and possession of stolen property.

Found on Mainstream Media

Royaume-Uni : Une demande de solidarité de la part du comité de soutien de Toby Shone

Publié le 2024-03-07 21:15:06

Dark Nights / mardi 5 mars 2024

Le comité de soutien de Toby Shone voudrait demander que tou.tes ceux/celles qui lui écrivent prennent aussi un instant pour nous en informer, en envoyant un émail à l’adresse forestcase (at) riseup.net.

A la prison de Garth – comme dans d’autres taules où il a été – on lui dit qu’il n’a pas de courrier. L’État et ces ordures essayent désespéramment d’isoler Toby et de lui faire croire qu’il n’a pas de soutien. Cela est indiqué dans les documents de son ancienne liberté conditionnelle, comme étant un objectif l’équipe de probation qui le suit et de la National Security Division [l’antiterrorisme ; NdAtt.].

Ne les laissons pas gagner ! Nous n’avons aucune prise sur la fait que la prison donne ou pas à Toby son courrier et se livres. Mais nous avons prise sur le fait de lui écrire et d’en informer son comité de soutien, de façon que même s’il ne reçoit pas le courrier, il en sera informé. Une lettre raccommodée, de façon que nous puissions dire à Toby que si, telle lettre est arrivée à la prison à telle date, c’est encore mieux.

Toby est très résilient et toujours de bonne humeur. Néanmoins, il a été très malade, il a perdu beaucoup de poids, à cause du manque de nourriture et de calories typique des prisons britanniques et il fait face, maintenant, à un mois sans visites, à cause d’une confusion sur les réservations. C’est donc un très bon moment pour lui envoyer une carte postale, une lettre ou un émail (et puis nous en informer).

Merci mille fois.
L’État est le terroriste.
Personne n’est seul.e !

Les gens du Forest Case
forestcase [at] riseup.net

*****

Un entretien de Final Straw Radio Podcast avec l’anarchiste emprisonné Toby Shone

The Final Straw Radio est une webradio de podcasts, basée aux États-Unis. Elle a un nouvel entretien avec l’anarchiste emprisonné Toby Shone, où il explique l’histoire de l’opération Adream, son arrestation, son procès et son récent retour en prison, ainsi que l’implication de l’antiterrorisme dans son affaire et le harcèlement continu qu’il subit à la prison de Garth.

Pour l’écouter, c’est ici.

RDV orga et discussion contre toutes les guerres

Publié le 2024-03-07 21:20:05

Il y a déjà eu plusieurs RDV, en janvier et février.
En mars (au squat d’activité 1 impasse Lapujade)
Mardi 12 mars à 18h : on s’est dit qu’on pourra lire ensemble un texte (peut être "Fragment pour une lutte insurrectionnelle contre le militarisme et le monde qui en a besoin" ou "Contre toutes les guerres... sauf les guerres "justes" ?") et en parler ensemble.
Mardi 26 mars à 18h : moment plus tourné vers de l’organisation collective (si t’as des envies c’est carrément bienvenu)



Voilà le texte d’appel qui pose un peu les bases politiques de cet espace :

Nous sommes plusieurs à Toulouse, à faire le constat du besoin d’un espace ouvert dans la durée, pour se retrouver, échanger et s’organiser sur les questions liées aux guerres et au militarisme. Car souvent la sidération et l’écrasement, face aux horreurs, nous empêche d’agir comme on le souhaiterait. Et l’urgence de la situation nous empêche de prendre du recul.

La plupart du temps, on entend même pas (ou très peu) parler des conflits armés, comme par exemple de l’actuelle guerre au Congo. D’autres fois, ils prennent tout l’espace médiatique, avec un flux d’images assommantes qui tendent à banaliser les horribles réalités qu’elles recouvrent. Avec une propagande bourgeoise qui cadre et dirige les réflexions et les mobilisations autour de ces carnages. Ainsi nous sommes appelé.e.s à suivre un agenda médiatique, politique et émotionnel des guerres. Et à surtout rester spectateurs des massacres.

Cette propagande permet de justifier la militarisation ici (instauration du SNU -Service National Universel-, augmentation du budget défense…), à nous préparer à d’éventuels conflits, à diviser la population et polariser les débats, avec une montée de discours et d’actes racistes décomplexés.

Le renforcement de l’état et de l’économie capitaliste sont au coeur des guerres, c’est à la fois leur cause et leur conséquence, ce qui les provoque et ce qui en découle. Ça passe entre autre par l’accaparement des ressources dans d’autres pays, la croissance de l’industrie militaire, le renforcement des frontières et la répression des migrant.es, la glorification de la nation, l’expansion des pouvoirs religieux et/ou des territoires nationaux…

Chaque guerre est différente suivant les contextes et les histoires : leur dimension coloniale, la profonde asymétrie des conflits armés...
Mais nous voulons toujours nous rappeler que celles et ceux qui décident des guerres ne sont jamais celles et ceux qui meurent sous les bombes, y sont enrôlé.e.s de force, se font violer ou sont contraint.e.s à l’exil.
Nous souhaitons sortir de la lecture qui nous impose de prendre parti pour un camp d’oppresseurs, pour une nation qui serait homogène ; mais rappeler que des bourgeois, des dirigeants, des entreprises en profitent dans chaque camp ; et nous voulons plutôt nous battre contre les États et ceux qui veulent prendre le pouvoir.

C’est pour cela que nous voulons nous organiser en dehors des partis et des syndicats, qui sont partie prenante de cette logique.
Nous voulons avoir des prises pour nous bouger, par nous mêmes, contre ce qu’il se passe.
La guerre se fabrique ici, en France, et notamment à Toulouse, où l’industrie militaire foisonne sous sa couverture aérospatiale et ses nombreuses écoles d’ingénieurs. Lutter ici contre celles et ceux qui en profitent, en se nourrissant aussi de luttes passées contre cette industrie, les logiques nationalistes et patriotiques. Tisser des liens avec d’autres personnes qui résistent et s’organisent ici ou ailleurs pour lutter contre les guerres, que ce soit par des initiatives individuelles ou collectives. Mais aussi échanger pour imaginer des moyens de s’attaquer à la militarisation ambiante et sa propagande !

Cet espace sera ce que nous en ferons.
Alors on propose de se retrouver pour discuter ensemble de tout ça !

Assemblée ouverte de « Kalimero » jeudi 14 mars

Publié le 2024-03-09 11:40:05

Kaliméro est une caisse et une assemblée solidaire des prisonni-eres de la guerre sociale. En mars, elle aura lieu le jeudi 14 à 19h et se tiendra à la bibliothèque anarchiste Libertad, 19 rue Burnouf, à Paris.



La prison est un des rouages de ce système basé sur l’exploitation et la domination que nous voulons raser au sol, c’est pourquoi nous envoyons des mandats à celles et ceux accusé·e·s d’actes de révolte dont on est solidaires.

Une caisse de solidarité a besoin de continuité. Nous n’avons ni sponsor, ni mécène, aussi avons-nous convenu d’un rendez-vous par mois pour collecter des sous pour alimenter la caisse. Ces rencontres sont également l’occasion d’échanger sur nos pratiques face à la répression, d’assurer le suivi des différentes histoires et de discuter des situations qui se présentent. Elle est également un moment de discussion autour des possibles moyens d’esquive, de résistance et d’auto-organisation offensive contre la machine judiciaire et carcérale.

Dans un souci de régularité, ces rencards ont été fixés le 2e jeudi de chaque mois à 19h. La prochaine réunion de Kaliméro aura lieu le 14 mars à la bibliothèque anarchiste Libertad au 19 rue Burnouf, à Paris.

Pour envoyer de l’argent, pour demander des informations, ou pour être tenu·e·s au courant des prochains rendez-vous de la caisse et être inscrit·e·s sur la mailing-list de Kaliméro, écrivez à kalimeroparis(at)riseup.net

Black Corp : bras armé des expulseurs

Publié le 2024-03-09 11:45:06

Dans les villes, les habitants font face à des logements de plus en plus précaires, la gentrification agressive et un marché de l’immobilier toujours plus en tension. Récemment, est venu se rajouter à cette recette déjà bien pourrie une loi anti-squat (Loi Kasbarian) qui supprime toute notion de temporalité en cas d’expulsion et reste très floue sur les procédures autorisées. Et là, les propriétaires/expulseurs se sentent pousser des ailes. C’est dans ce contexte plus que bancal (mais pas sous le coup de la loi Kasbarian) qu’un soir de fevrier deux habitants.tes du 1 Place Jean Jaurès se sont retrouvé.e.s confronté.e.s à une expulsion extrêmement violente exécutée par une société privée du nom de Black Corp Protect.



Dans ce squat du centre ville de Marseille, trois gros bras cagoulés, lacrymo à la main, ont enfoncé la porte prenant par surprise les habitants.tes. Ils sont entrés dans le logement, ont violenté et mis à la porte les deux personnes qui s’y trouvaient puis ont changé les serrures et ont pris possession de l’appartement.

Les gars se sont présentés comme étant les propriétaires comme si cela justifiait leur irruption dans le logement et l’agression des deux habitant.es. Le commanditaire de l’expulsion est en réalité le futur acquéreur de l’immeuble, signataire d’un compromis de vente. Il n’était pas officiellement propriétaire (les derniers papiers de la vente n’étant pas signés) au moment de l’expulsion mais s’est senti d’engager cette société pour faire le sale taf. Il faut savoir que, le squat occupé depuis 4 ans n’avait aucune procédure d’expulsion en cours.

Les autres residents.es de l’immeuble alerté.e.s par le bruits/les cris sont sorti soutenir leurs voisins.ines tandis que deux autres employés de la société arrivaient. Dans l’incompréhension de la situation et la panique la police à été contactée. D’une grande aide comme à son habitude, elle a maintenu une posture hostile et menaçante envers les habitants.tes et les personnes venues les soutenir allant jusqu’à embarquer un des soutiens du squat. Les flics sur place ont claqué de grandes bises aux expulseurs puis les ont laissé poursuivre tout en mimant un semblant de prise d’identité. Entre copains on se soutient, à tel point qu’un keuf à rétorqué « si y’a pas de marques, y’a pas d’agression » à un.e habitant.e qui venait de se faire frapper par un type de Black Corp... Malheureusement rien de plus compréhensible sachant que les compagnies de sécurité comme Black Corp sont de véritables usines à recyclage de keufs.

L’expulsion a continué, les cinq gars se sont installés à l’intérieur toujours protégés par les flics et ont fini par passer la nuit sur place. C’est seulement le lendemain après midi, qu’une huissière a été contactée. Suite à son arrivée sur place, nouvelle situation surréaliste ; l’huissière, accompagnée d’un serrurier, a tenté d’ouvrir tout en se faisant menacer de l’autre coté de la porte par les types de Black Corp qui voulaient la gazer. Huissière et gros bras se sont ainsi crié dessus, jusqu’à ce que la police de nouveau contactée arrive sur place. Les employés de Black Corp ont finalement été obligés d’ouvrir la porte et de laisser les habitant.es et leurs compagnon.es récupérer leurs affaires.

Lors de ce déménagement express les nombreux.ses déménageurs.euses improvisées, soutiens des expulsé.es, ont malencontreusement embarqué quelques affaires appartenant aux vigiles, renversé des poubelles dans plusieurs pièces, arraché les radiateurs et enlevé les ampoules. Peut être même que par inadvertance le tableau électrique a été quelque peu mis à mal.

Maigre consolation de savoir que Black Corp ne pourra au moins pas se mettre à l’aise dans le logement qu’ils viennent d’expulser !

Récapitulatif sur les acteurs de cette expulsion...

D’abord, il y a les nouveaux proprios, qui ont demandé à Black Corp d’expulser les squatteurs.euses. Eux, c’est GN2I (Groupement National d’Investissement Immobilier). C’est eux qui appellent les sociétés de sécu pour virer illégalement des squatteurs.

Elle se trouve au 431 rue Paradis 13008 Marseille et son gérant est Cédric Seror.

Ensuite, Black Corp, dont le patron est Jean-Christophe Vigne, né en 1990, de son petit blase @jc.bodyguard sur Insta.

L’entreprise se situe au 7 rue Maurice Grosjean 13010 Marseille. Le num : 0983719380.

Pour préciser un peu, Black Corp c’est, comme dit plus haut, une entreprise de sécurité qui en plus de ses services spécialisés dans la protection de vedettes (Pascal Obispo, Jamel Debouze, Aya Nakamura, Kilian Mbappé etc...) s’est illustrée pour son implication dans l’expulsion de squats, en se mettant au service des proprios.

Il s’avère que la plupart des employés de Black Corp sont des anciens flics.

Leur méthode, c’est de faire du repérage sur place quelques semaines avant l’expulsion. La violence verbale et physique est largement employée contre les personnes expulsées, et les gars de BC n’hésitent pas à menacer les autres habitant.e.s de l’immeuble. Ensuite, ils s’installent quelques semaines dans le lieu expulsé, en faisant des tours de garde.

L’agence véreuse qui gère les biens des anciens proprios, c’est le Cabinet Laplane, au 42 rue Montgrand, 13006 Marseille. Le patron, Olivier Hugues, qui a assuré ne pas être au courant de cette volonté d’expulsion et a dit en être « outré », n’a été absolument d’aucun soutien ni pour les personnes expulsées ni pour les autres habitant.e.s de l’immeuble, qui avaient également été menacées. Il a clairement et simplement exprimé qu’il ne voulait pas ce mêler de cette histoire. En décrétant cela, il se positionne clairement du côté des expluseurs.

L’appart du 4e étage de la plaine, celui qui a été expulsé, ne pouvait plus être loué du fait de l’installation de l’antenne 4G orange sur le toit. Orange verse une belle somme au proprio tous les mois pour la location, somme qui dépasse largement les loyers de chaque étage.

L’ancienne proprio qui a vendu son bien immobilier se nomme Nancy Galinier Warrain. C’est surtout son fils qui s’occupe de la vente. Celui-ci s’est dit également « outré » et a qualifié cette histoire d’inacceptable, mais en est resté là.

Carapatage #66 – Conquête coloniale et enfermement en Algérie (06.03.24)

Publié le 2024-03-09 11:50:04

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On avait déjà fait deux émissions sur la prison dans le cadre de la guerre en Ukraine et on voulait aller un peu plus loin pour essayer de comprendre quel rôle peut jouer la prison en temps de guerre, qui se retrouve dedans, quelles révoltes les traversent… et on a commencé à s’intéresser à la guerre d’Algérie sous cet angle. Mais assez rapidement l’angle de la guerre de colonisation s’est rajouté à celui de la guerre d’indépendance et on s’est retrouvé face à une histoire longue de plus d’un siècle et qui est parlante à plus d’un titre sur le rôle de la prison dans notre monde. On commence donc une série sur les prisons et l’Algérie par cette émission sur le processus de conquête coloniale.

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Nouveau sabotage contre Northvolt – Aucun capitaliste n’est à l’abri

Publié le 2024-03-09 11:55:06
Mar 082024
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Cette semaine marquait le retour des oiseaux migrateurs en Montérégie et le début de la nidification pour plusieurs espèces. Le chantier Northvolt est désormais engagé dans une course contre la montre afin de remblayer un maximum de milieux humides d’ici le 10 mars avant d’être empêché par la réglementation fédérale protégeant les oiseaux migrateurs. Si les travaux de déboisement sont terminés du côté de Saint-Basile-le-Grand (8700 arbres abattus) des travaux similaires s’amorcent désormais dans la partie Est du terrain appartenant à McMasterville. C’est dans cette section que se trouve le dernier boisé encore intact, peut-être préservé de la coupe en raison des actions répétées de spiking qui y ont eu lieu.

Afin de freiner le saccage des milieux naturels, des militant·es se sont attaqués à la carrière Mont-St-Hilaire du groupe Michaudville, responsable jusqu’à maintenant du remblayage de plus d’une dizaine d’hectares de zones marécageuses essentielles à la survie d’espèces vulnérables comme le petit blongios, la tortue molle à épines et la chauve-souris rousse. En raison de l’artificialisation des sols et de l’étalement urbain, il ne reste plus, aujourd’hui, que 5% de milieux humides dans ce bassin versant. Non seulement ce projet industriel n’aidera en rien à la décarbonisation de notre économie (comme le prétendent nos ministres), mais il se fera, en plus, aux dépends de la biodiversité locale. Rappelons que la crise écologique n’est pas seulement une crise climatique, mais aussi une crise de la biodiversité toute aussi menaçante. C’est grâce à nos relations avec d’autres espèces si nous vivons, mangeons et respirons. Nous sommes entièrement dépendent·es de ces écosystèmes.

En début de semaine, une centaine d’engins cloutés ont été répandus sur le chemin menant à la carrière afin de cibler les camions transportant la terre et le gravier servant au remblayage. Dans les dernières semaines, ce sont au-delà de cent allers-retours qui s’y sont produits quotidiennement avec un passage de camion aux 3 minutes. Toute action qui perturbe la circulation et entrave l’unique voie d’accès à la carrière cause des pertes financières affectant la rentabilité du projet. Chaque heure de travail perdue est une victoire pour les opposants à Northvolt.

Le projet Northvolt ne sera jamais écologique. Avec la filière batterie, le gouvernement caquiste profite du dérèglement du climat pour faire des affaires. Tandis que l’État injecte aujourd’hui des milliards de dollars pour sauver l’industrie automobile, ces investissements nous obligent à assurer, pour les décennies à venir, la croissance d’un secteur économique tout aussi destructeur que l’économie fossile. L’électrification massive des transports et le tout-à-l’auto nécessitent la multiplication des mines dans les pays du Sud et sur le territoire des Premières Nations. Partout, les terres agricoles, les cours d’eau et les populations qui en dépendant seront empoisonnés par des rejets toxiques. Des forêts entières seront jetées à terre, des montagnes éventrées. La crise écologique est insoluble dans le capitalisme : notre unique voie de sortie passera par l’entraide, la création de communautés résilientes et la décroissance.

Aux entreprises qui collaborent avec Northvolt : personne n’est à l’abri!

Rome (Italie) : La sentence de la Cour de cassation pour le procès du Brenner

Publié le 2024-03-09 12:00:07

Il Rovescio / vendredi 8 mars 2024

Renvoyée du 5 au 7 mars, l’issue du recours en Cassation a été décidément positive :
– la cour a décidé l’annulation, pour prescription, des chefs d’inculpation de « coups et blessures, avec circonstances aggravantes », « violence indirecte », « interruption d’un service public » et « dégradations », avec l’acquittement des compagnons et compagnonnes condamnés seulement pour ces délits ;
– l’ordonnance de rejet des requetes de peines alternatives (au sens de la réforme « Cartabia », de 2022) a été annulée et celles-ci sont renvoyées en Cour d’appel pour un nouveau examen : toutes les demandes d’application de peines alternatives devront donc être réexaminées ;
– pour cinq compagnons, le recours en cassation a été accepté aussi par rapport au délit de résistance à personne dépositaire de l’autorité publique, avec renvoi en Cour d’appel pour qu’elle examine à nouveau leur situation [mise à jour de Il Rovescio, le 10 mars 2024] ;
– les condamnations à l’encontre de la plupart des compagnons non acquittés devront être réexaminées, afin que les peines soient recalculées [au rabais, du coup ; NdAtt.] ;
– les recours de sept compagnons contre leurs condamnations pour résistance à personne dépositaire de l’autorité publique ont été rejetés, leurs condamnations deviennent donc définitives et ils devront aussi payer les frais de justice ;
– les condamnations de plusieurs compagnons et compagnonnes à payer des dommages et intérêts aux flics blessés ont été confirmées.

Pour résumer : plusieurs compagnons ont été complètement acquittés, la plupart aura un nouveau jugement en appel pour l’application des peines alternatives et/ou pour un nouveau calcul de la durée des peines.

Aucun compagnon ou compagnonne ne risque l’arrestation immédiate.
Il ne reste plus qu’à sabrer le champagne…

Longue vie aux rebelles !

[…]

Five Cars Set Ablaze in Fox 5 Parking Lot – San Diego, CA

Publié le 2024-03-10 07:15:03

February 26th, 2024

Police are investigating after a man was caught on tape setting fire to cars in the FOX 5 parking lot Monday night just after reportedly also trying to set the building on fire.

Firefighters responded to reports that several cars were in flames at around 9:30 p.m.

"A man was first seen attempting to start a fire at the front door of the FOX 5 building, using small bits of paper and a nearby planter," said an article on the station's website. "However, it was unsuccessful."

The man then reportedly tried to burn the parking gate keypad with a blowtorch before setting fire to several cars.

Law enforcement, including the Metro Arson Strike Team, are investigating the incident. No injuries were reported.

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