Vive l'Anarchie - Semaine 11, 2018

Sommaire

Lampedusa, Italie : Révolte incendiaire contre le hotspot

Publié le 2018-03-12 11:36:05

A Lampedusa, les manifestations (d’environ 150 personnes isolées dans le hotspot) sont continues. Le 8 mars, un feu de détresse a été tiré par des migrants contre le hotspot : c’est la troisième fois en 15 jours.

À 19 heures, un groupe de migrants a quitté le centre pour protester de nouveau sur les marches de l’église principale de Lampedusa. Ils racontent qu’après la protestation précédente, qui les avait ammenés à faire une grève de la faim pendant six jours, ils avaient reçu la promesse d’un transfert en Sicile, mais qu’après un mois rien n’a changé. Personne ne veut rester dans le hotspot, et certains afin d’être transférés sont prêts à être « accusés de vol » : recevoir un ordre d’expulsion dans les sept jours, rejoindre la Sicile, permettrait au moins la possibilité de continuer le voyage vers d’autres pays, et éviter la déportation immédiate en Tunisie.

Vers 20h30, l’incendie s’est déclaré dans deux pièces à l’étage supérieur du premier pavillon, provoquant également la chute de la mezzanine. L’incendie ne s’est pas propagé davantage en raison de l’intervention rapide des pompiers présent dans le hotspot, afin d’empêcher les protestations des détenus et les fréquents incendies détruisent les pavillons, comme cela s’est produit par le passé en 2009, 2011 et deux fois en 2016. Deux autres équipes de vv.ff. (pompiers volontaires, ndt) que dans deux heures ont endigué les flammes.

Sont intervenues également les forces de l’ordre en tenue anti-émeute pour contenir la manifestation et la sortie du hotspot.

[Revu et repris de hurriya.noblogs.org par Article 13]

Hamilton, Canada : Retours sur la balade ingouvernable du 3 mars dernier à travers l’un des quartiers les plus riches de la ville

Publié le 2018-03-12 11:36:09

[Voici deux textes au sujet de la nuit émeutière du 3 mars dernier dans un quartier riche d’Hamilton.]

Hamilton : Ingouvernables et pleurs de bobos : un samedi soir à Locke Street.

Chaque jour, que ce soit les propriétaires qui touchent de plus en plus de loyers pour des apparts toujours plus merdiques, des patrons qui vous poussent à travailler toujours plus ardemment, des associations de commerçants qui militent pour davantage de flics, ou juste l’Audi qui vous coupe aux heures de pointe… Les riches nous pourrissent la vie. Chaque jour, nous devons faire face à leurs attaques mais de temps en temps, nous pouvons trouver un moyen pour rendre les coups.

Samedi soir, j’ai retrouvé un groupe de gens dans le quartier ‘Durand’ : nous avons flâné le long ‘d’Aberdeen’ et dans certaines rues du secteur, en attaquant des véhicules de luxe et des hôtels particuliers qui étaient sur notre chemin, en faisant du bruit avec un sound system portable des feux d’artifice. La balade s’est ensuite rabattue sur ‘Locke’ en attaquant le maximum de commerces de bobos que nous pouvions avant de prendre la décision de se disperser. La police a dit que nous avions fui, mais je n’ai pas vu un seul flic après qu’ils ont été chassés ‘d’Aberdeen’.

Pour tous les anti-capitalistes indubitablement sincères qui, sur Internet, se demandent pourquoi les Starbucks n’ont pas été détruits, contrairement aux petites entreprises et commerces locaux, c’est seulement parce que ceux-ci étaient situés juste un peu trop au nord. Mon seul regret de la soirée.

Comme le camarade Kirk Burgess [1] l’a expliqué sur twitter :

« Imaginez que vous êtes si fâchés vis-à-vis de la gentrification, que vous vous rassemblez avec quelques potes en galère, que vous vous masquez le visage, et que vous déchaînez dans l’un des quartiers les plus riches de la ville. En jetant des pierres sur les maisons et les entreprises. Vous êtes répugnants. »

C’est plus ou moins ça Kirk, moi et mes ami.e.s galériens.

Tous mes pires patrons ont été propriétaires de petites entreprises. Le problème ne réside pas dans la taille de l’entreprise, mais bien dans la relation d’exploitation. Quand une personne décide d’être capitaliste, de faire de l’argent par le biais de ses investissements plutôt que par son travail, sa position par rapport aux changements dans la ville devient fondamentalement différente. La gentrification, par exemple: lorsque les loyers augmentent, cela signifie qu’ils gagnent plus d’argent (plutôt que de perdre leur maison); quand les prix montent et que les riches emménagent, cela signifie une chance de vendre des produits de luxe (alors que nous travaillons au salaire minimum); quand davantage de police et de surveillance arrivent, cela sécurise votre investissement (pendant que nous sommes harcelés et expulsés). Ils deviennent riches parce que nos vies se détériorent.

Bien sûr, les propriétaires de petites entreprises peuvent travailler de longues heures, mais même si je mets 12 heures à côté de mon patron, et que nous nettoyons les toilettes, le fait qu’ils possèdent et que je travaille signifie que notre relation au travail est totalement différente. Quand les affaires sont bonnes (ou quand ils réussissent à faire du financement collectif), ils entérinent un nouveau bail sur une voiture ou signent une hypothèque sur une propriété d’investissement alors que mon chèque est mangé par le loyer, les factures et le magasin d’alimentation. Je n’ai pas d’autre choix que de me présenter demain alors que leur capacité à s’enrichir augmente.

Fuck les riches. Fuck les capitalistes (même ceux qui vendent des produits de boulangerie haut de gamme). Et à tous ceux qui veulent se plaindre de la violence, souvenez-vous que la seule raison pour laquelle ces parasites parviennent à garder leurs mains propres est que, le plus souvent, leurs attaques ressemblent à des affaires des plus banales.

Devrions-nous continuer à écrire des lettres en espérant que Jason Farr [2] « Je-veux-un-magasin-Apple » fasse quelque chose? Ou croire que d’une façon ou d’une autre, Andrea Horwath [3] arrêtera de lécher le cul du BIA de Locke Street [4] ? Ou nous pourrions nous perdre dans le fait que la solution à l’oppression économique résiderait dans des start-up plus innovantes, ou bien dans la charité? Est-ce que je devrais garder le sourire face au connard de riche en espérant qu’il me donne un pourboire plus important?

La rue Locke a été la première rue embourgeoisée du centre-ville, sa « success story », comme pourrait le dire le maire Fred, les quartiers environnants étant les premiers à voir les hausses de loyers qui finissent par dominer tant de nos vies. Retourner des tables et finir par contre-attaquer samedi soir m’a aidé à me débarrasser de la peur et de la frustration qui s’accumulent lorsque vous êtes embourbés dans une situation désespérée. Que les riches se rappellent qu’ils sont toujours à la portée de toutes les personnes qu’ils écrasent.

[Traduit de l’anglais de Northshore, 03/05/2018]

NdT:

[1] Il parait que Kirk Burgess est un quidam qui a posté ce commentaire marrant sur twitter que l’auteur du texte a décidé de résumer parfaitement la nature de l’action.

[2] Jason Farr c’est un membre du conseil municipal, un vrai opportuniste qui ne fait que courir après les riches pour les attirer dans notre quartier (y compris le apple store).

[3] Andrea Horwath c’est la cheffe du parti de gauche au niveau provincial, qui est venue poser des messages de solidarité sur les façades fracassées.

[4] Un BIA c’est un « Business Improvement Area », une association appuyée par le gouvernement municipal qui réunit les propriétaires et les petits patrons pour coordonner les affaires des quartiers. Assez dégueu.


Après la balade émeutière de Locke Street de samedi 3 mars, le Centre Social Anarchiste The Tower à Hamilton (Ontario, Canada) a eu sa vitrine défoncée dans la nuit de dimanche et la porte pétée la nuit de mardi.

Communiqué de The Tower sur les événements récents

Nous avons attendu jusqu’à maintenant pour écrire un communiqué public, car ce n’est vraiment pas notre volonté d’avoir des conversations sur internet, un endroit si toxique et aliénant. Mais puisque notre local a été attaqué deux fois dans les derniers jours, nous pensons qu’il est important de partager quelques réflexions et d’être clairs sur notre position.

Tout d’abord, non, les actions qui ont eu lieu samedi soir sur les rues Locke et Aberdeen n’ont pas étés organisés par The Tower, mais oui, nous soutenons ce qui s’est passé et nous sommes solidaires de ceux/celles qui l’ont fait. La guerre de classe se poursuit chaque jour dans cette ville, avec des attaques constantes contre les pauvres et les travailleurs. C’est consternant de voir que de si nombreuses personnes se fassent du souci seulement lors de rares occasions où un peu de rage se retourne contre la domination. Les effets permanents de la gentrification dans cette ville sont déchirants : vagues de déplacements, violence croissante et pauvreté grandissante. On ne peut pas simplement s’attendre à que tout ça reste caché sous le tapis des mots. Nous n’avons aucune larme à déverser pour Locke Street.

Nous ressentons qu’à chaque famille qui se fait expulser de sa maison c’est bien pire que tout ce qui s’est passé sur Locke Street, même si on croit que tenir des boutiques de luxe est un acte neutre. Et le niveau d’indignation est particulièrement odieux, considérant que ces dernières jours il y a également eu deux femmes lambda qui ont étés poignardées. C’est plus que dégoûtant de voir que les discussions sur les pâtisseries artisanales dégradées ont la priorité sur les discussions à propos de la violence sur les femmes.

Ce n’est pas simplement du jemenfoutisme, cela veut dire choisir son camp. Quand les choses tournent mal, nous ne sommes pas du côté des riches et de la classe des affaires. Nous sommes solidaires de tous ceux qui résistent aux pouvoirs dominants dans cette ville et si nous avons des critiques sur la tactique nous les faisons en privé. Nous nous opposons à toute répression et à toute collaboration avec la police.

Ces derniers jours, nous avons reçu plusieurs menaces de la part de groupes d’extrême droite, présageant les attaques contre notre espace. Sans surprise, la classe commerçante locale et les suprématistes blancs qui ont organisé des manifestations anti-immigrés en ville l’année dernière se sont retrouvés du même côté.

Tout le théâtre à propos de Locke Street montre qu’ils ne s’attendent pas seulement à se faire de l’argent en suivant leurs intérêts et en ignorant leurs impacts sur d’autres, mais qu’ils s’attendent aussi bien à être aimés pour cela. Nous ne sommes pas « choqués et horrifiés » d’être attaqués, puisque nous n’avons jamais pensé que les puissants de cette ville et leurs larbins pouvaient nous remercier de s’opposer à eux.

Nous savons que ce ne sont pas les boutiques qui sont le principal facteur d’embourgeoisement et des souffrances qu’il entraîne: ce sont plutôt les investissements immobiliers, la spéculation et les politiques municipales qui les encouragent. Les petits magasins sont souvent sous le feu des projecteurs, mais ce ne sont pas eux qui réaménagent les blocs d’immeubles entiers ou mènent des expulsions massives. Cependant, ce qu’ils ont fait, cela a été de se mettre du côté des spéculateurs et des proprios, se positionnant de manière à profiter des forces qui portent préjudice à la plupart de leurs voisins. Nous avons choisi de les critiquer et de nous y opposer par le passé, à cause de leur alliance aux riches et aux gros capitalistes, et même s’ils ne sont pas les plus responsables, leurs actions ont des conséquences réelles.

Pour être clairs, nous ne remplirons pas des formulaires de police en lien à ces événements, mais nous les gérerons plutôt de façon autonome, en nous appuyant sur des réseaux d’entraide. The Tower continuera à héberger le même type d’événements et de groupes qu’il a toujours fait, en mettant des ressources en commun et en partageant des idées. Les événements des derniers jours ne changent rien pour notre projet ou nos choix et nous faisons appel à tous/toutes ceux/celles avec qui nous avons partagé des moments par le passé à prendre le temps de souffler et à considérer que même si les choses sont plus intenses en ce moment, rien n’a changé au fond.

[Traduit de l’anglais de North Shore, March 7th, 2018]

[Hautes-Alpes] 1 maraude, 10 douaniers et 1 bébé...

Publié le 2018-03-13 08:56:06

Une histoire de frontière, de flics, de maraudeurs et de naissance...



Samedi 10/03/18, Montgenèvre aux alentours de 21h.

Une maraude ordinaire comme il s’en passe tous les jours depuis le début de l’hiver.

Au pied de l’obélisque une famille de réfugiés marche dans le froid. La mère est enceinte. Elle est accompagnée de son mari et de ses deux enfants (2 et 4 ans). Ils viennent tout juste de traverser la frontière, les valises dans une main, les enfants dans l’autre, à travers la tempête.

Nous sommes 2 maraudeurs à les trouver, à les trouver là, désemparés, frigorifiés. La mère est complètement sous le choc, épuisée, elle ne peut plus mettre un pied devant l’autre. Nos thermos de thé chaud et nos couvertures ne suffisent en rien à faire face à la situation de détresse dans laquelle ils se trouvent. En discutant, on apprend que la maman est enceinte de 8 mois et demi. C’est l’alarme, je décide de prendre notre véhicule pour l’ emmener au plus vite à l’hôpital. Dans la voiture, tout se déclenche. Arrivés au niveau de la Vachette, elle se tord dans tous les sens sur le siège avant. Les contractions sont bien là… c’est l’urgence. J’ accélère à tout berzingue. C’est la panique à bord. Lancé à 90km/h, j’ arrive à l’entrée de Briançon...et là, barrage de douane.

Il est 22h. « Bon sang, c’est pas possible, merde les flics ! ». Herse au milieu de la route, ils sont une dizaine à nous arrêter. Commence alors un long contrôle de police. « Qu’est ce que vous faites là ? Qui sont les gens dans la voiture ? Présentez nous vos papiers ? Ou est ce que vous avez trouvé ces migrants ? Vous savez qu’ils sont en situation irrégulière !? Vous êtes en infraction !!! »… Un truc devenu habituel dans le briançonnais. Je les presse de me laisser l’emmener à l’hôpital dans l’urgence la plus totale. Refus ! Une douanière me lance tout d’abord « comment vous savez qu’elle est enceinte de 8 mois et demi ? » puis elle me stipule que je n’ai jamais accouché, et que par conséquence je suis incapable de juger l’urgence ou non de la situation. Cela m’exaspère, je lui rétorque que je suis pisteur secouriste et que je suis à même d’évaluer une situation d’urgence. Rien à faire, la voiture ne redécollera pas. Ils finissent par appeler les pompiers. Ces derniers mettent plus d’une heure à arriver. On est à 500 mètres de l’hôpital. La maman continue de se tordre sur le siège passager, les enfants pleurent sur la banquette arrière. J’en peux plus. Un situation absurde de plus.

Il est 23h passés, les pompiers sont là...ils emmènent après plus d’une heure de supplice la maman à l’hosto. Les enfants, le père et moi-même sommes conduits au poste de police de Briançon à quelques centaines de mètres de là. Fouille du véhicule, de mes affaires personnelles, contrôle de mon identité, questions diverses et variés, on me remet une convocation pour mercredi prochain à la PAF de Montgenèvre. C’est à ce moment-là qu’on m’explique que les douaniers étaient-là pour arrêter des passeurs. Le père et les deux petits sont quant à eux expulsés vers l’Italie. Pendant ce temps-là , le premier bébé des maraudes vient de naître à Briançon. C’est un petit garçon, naît par césarienne. Séparé de son père et de ses frères, l’hôpital somme la PAF de les faire revenir pour être au côté de la maman. Les flics finissent par obtempérer. Dans la nuit, la famille est à nouveau réunit.

La capacité des douaniers à évaluer une situation de détresse nous laisse perplexe et confirme l’incapacité de l’État à comprendre le drame qui se trame à nos maudites frontières.

Quand à nous, cela nous renforce dans la légitimité et la nécessité de continuer à marauder...toutes les nuits.

Signé : Un maraudeur en infraction.



PS :

Rendez-vous Mercredi 14 mars à 9h à la PAF de Montgenèvre pour soutenir le camarade maraudeur convoqué.

[zad nddl – rennes] « expansive.info » aurait choisi « son camp » : celui du cmdo* ? alors autant que ça se sache.

Publié le 2018-03-13 23:56:02

Ces dernières semaines, des voix dissonantes s’expriment, de plein de manières différentes, hors des rails de la communication officielle du mouvement anti aéroport. Les communiqués communs du mouvement n’arrivent plus à étouffer et passer sous silence les désaccords, malgré les coups de force répétés, les signatures et les phrases se posant comme représentatives de « l’ensemble du mouvement » et de tou.te.s les habitant.e.s de la ZAD.
Les discours critiques sur les tournants qu’a prise cette lutte, avaient du mal, depuis des mois à sortir du cadre de la zad, du « zad news » ou de discussions plus ou moins informelles.
La communication bien rodée des élites du mouvement, notamment du CMDO, tournait à plein régime pour écrire la seule et unique histoire de cette lutte : la leur, écrasant les autres, et leurs histoires sur son passage.
Mais les divers coups de force autoritaires, les manipulations et les jeux politiciens autour de cette fameuse « victoire » ont été trop gros, et l’abcès s’est crevé laissant sortir une colère qui n’a pu être, cette fois, contenue et invisibilisée, malgré les pressions, censures, modérations et autres injonctions à l’unité forcée.
Je vais pas revenir en détail sur tout ce contexte, c’est pas l’objet de ce texte ci.

Mais c’est dans ce moment que j’ai lu cette brochure sortie le 18 février sur nantes.indymedia.org : « Le « mouvement » est mort. Vive… la réforme ! Une critique de la « composition » et de ses élites ». Car je suis moi-même critique (et bien véner) de la tournure notamment réformiste qu’a pris cette lutte ces dernières années et que je cherche différents textes et complices qui s’y opposent et veulent garder vivants d’autres imaginaires. Bref, j’ai trouvé plein de réflexions dans cette brochure qui m’ont parlé.

J’ai donc décidé de la proposer à la publication sur le site d’info de rennes : « expansive.info » (Ce site fonctionne avec des personnes moderateur.ices qui décident si l’article proposé est publié ou non). Je l’ai posté dès le 20 février, parce que ça me semble important que cette parole existe et que les personnes qui fréquentent ce site comme d’autres, puissent y avoir accès.
Après plus de 3 semaines, voyant que l’article n’était pas publié (alors que le rythme de publication sur expansive est en général de moins de 3 jours), je suis retourné voir sur la partie du site réservée aux personnes qui ont crée des comptes.
Et j’ai trouvé l’article « en attente de validation » avec un commentaire signé d’une des personnes modératrices très active sur le site, et qui disait ces mots :

« Pas le temps (ni l’envie) de me plonger dans la ènième attaque contre le CMDO et plus globalement de la quasi totalité du mouvement anti-aéroport. C’est important de pouvoir critiquer les mouvements, mais la posture qui consiste à désigner des ennemis à l’intérieur même de ces mouvements a des conséquences : il faut choisir son camp. Et il me semble qu’expansive a déjà choisi, en publiant le texte du CMDO.
Si des gens de l’équipe d’expansive trouvent important de publier ce texte, il faudra prendre le temps d’en discuter. »

Que cette personne n’ai pas le temps (ni l’envie) de lire personnellement cette contribution envoyée sur le site internet qu’elle modère apparemment très activement, pourquoi pas…
Qu’elle en tire des conclusions sur ce que contient cette brochure sans l’avoir lu, ça commence à paraître un peu louche…
Quand arrive l’affirmation de la nécessité de choisir son camp et qu’expansive aurait déjà choisi le sien en publiant le texte du CMDO, ça se précise…
Et ça termine sur une sorte d’ouverture de pseudo discussion avec un petit fond menaçant en mode si t’as vraiment envie que ce texte paraisse, toi qui fait partie de l’équipe de ce site, va falloir que tu prépares tes arguments…

Dans un autre commentaire, sur un autre article, il est écrit par une personne modératrice qu’« expansive a choisi de ne pas publiciser ce « débat » ». Ce « débat » dont il est question ici, ce sont les désaccords sur la direction qu’a prise cette lutte contre l’aéroport et son monde et le rôle que différents groupes autoritaires ont joué là dedans pour imposer leur manière de voir les choses. Il aurait été plus juste d’assumer que la position d’expansive est de ne pas vouloir publiciser la « critique » de ces groupes et pratiques. Puisque qu’ils n’ont par ailleurs aucun problème à mettre en avant le texte du CMDO qui est -entre autre- une réponse de ce même groupe à ces critiques en question…
Et j’ai pas eu de mal à retrouver l’article du CMDO en question… « Zad will survive » (toujours en première page d’expansive depuis plus d’un mois celui là) Et c’est vrai que l’entête de présentation de ce texte donnait déjà un aperçu d’une tendance à vouloir soutenir et mettre en avant un certain discours dans cette période tumulteuse : « Un texte long mais important, à propos de l’avenir de la zad. ». Histoire de bien souligner que s’il n’y a qu’un texte à lire, c’est bien celui là. On avait pas eu de problème pour avoir accès à ce discours déjà hyper présent… Tiré en couleur sur papier glacé à des milliers d’exemplaires et diffusé en simultané sur de nombreux sites internet, c’est vrai qu’ils savent se rendre visibles (quand ils le souhaitent). La question de publier ce texte semble par ailleurs n’avoir pas fait beaucoup de remous chez les moderateurices d’expansive à en croire l’unique commentaire « à publier vite ! » et les 75min chrono qui ont été cette fois nécessaires pour le valider et le mettre en ligne … L’urgence, c’est quand ça les arrange.
En soit je ne vois pas de problème à ce que des personnes qui tiennent un site internet pour porter des idées qui leurs sont importantes refusent de publier des textes qui vont au contraire de leurs idées. Comme le fait qu’elles choisissent d’en mettre en avant d’autres. Je fais la même chose quand je défends et porte mes idées ou que je choisis de ne pas diffuser, ou d’empêcher la diffusion des discours contre lesquels je me bats… Ce que je ferais et fais d’ailleurs avec n’importe quel groupe autoritaire, comme c’est le cas du CMDO.

Je me dis juste que c’était important alors que cela se sache publiquement, et pas juste dans les coulisses…
Pour que les personnes qui fréquentent régulièrement ce site ne s’attendent pas à y trouver d’autres voix qui viendraient critiquer le CMDO par exemple (ou alors avec parcimonie, éventuellement, pour la forme et la façade…). Et puisque les liens entre « la Maison de la grève » et le CMDO n’échappent plus à grand monde, on peut s’attendre à ce que les textes critiquants les idées et pratiques de ce cher groupe autoritaire rennais ne passent pas non plus le filtre de la modération…
En en discutant autour de moi, j’ai appris que d’autres textes critiques de ce tournant réformiste et autoritaire de la lutte « contre l’aéroport et son monde » avaient déjà été refusés à la publication sur ce même site. Sans que personne d’autre que les moderateur.ices, ne s’en aperçoivent…
Alors, je me suis dit qu’à défaut qu’ils rendent publiques les raisons de ce refus (ce qu’ils ont assumé ne pas avoir l’intention de faire) comme des précédents, je rend au moins visible cette situation.

Puisque la brochure est destinée à être refusée (aux dires des modérateur.ices), par curiosité, j’ai été voir le texte public d’intention du projet d’expansive.info (https://expansive.info/Expansive-info-Texte-d-intention-002) et j’ai vu que nous avons donc des lectures très différentes des mots qu’iels utilisent pour se définir :
En voici quelques extraits…

« D’aspiration révolutionnaire, anti-capitaliste et anti-autoritaire »
« Les membres du collectif ne reflètent pas un groupe politique ni l’expression d’une tendance particulière. »
« Expansive.info se veut aussi refléter nos luttes contre toutes dominations et autorités »

Par ailleurs, le seul motif annoncé dans cette déclaration qui peut justifier d’un refus de publication est le fait que l’article contienne du « contenu oppressif (termes ou réflexions homophobes, sexistes, racistes, spécistes, âgistes, putophobes, validistes, psychophobes, LGBTQIA-phobes, classistes, etc.). »

A chacun.e de se faire sa propre idée de la pertinence des choix éditoriaux au vu de ces quelques principes énoncés…
Ah, mais me dira-t-on peut-être, c’est un texte d’intention… Et la réalité est toujours bien plus complexe. C’est sans doute que je suis trop puriste, qu’il faut savoir faire des compromis et faire des choix stratégiques…

Euh…
Déso mais pas déso, j’ai pas envie !

 

PS : Et j’imagine bien que, là encore, il y a une diversité de personnes qui participent à ce projet d’expansive. Que ce rapport au CMDO, ou à la Maison de la grève, par exemple n’est sûrement pas unanime. Mais si c’est le cas et si des choix ne vous vont pas dans la tournure que prend ce site, bougez vous pour que ça se sache comme d’autres le font quand ils et elles participent à une lutte et que le discours qui en sort publiquement ne leur convient pas. Si on ne souhaite pas se faire bouffer par le discours dominant et/ou servir ses intérêts, il n’y a pas beaucoup d’autres choix que de faire exister nos idées et nos pratiques, quand bien même c’est conflictuel, dissonant et non consensuel.

PS 2: la brochure non publiée par expansive est toujours consultable ici : https://nantes.indymedia.org/zines/40146

PS 3 : Juste pour la blague, je « propose à la publication » ce texte sur expansive… Voyons voir !

 

Saboter l’énergie. La lutte contre la construction du gazoduc TAP dans le Salento

Publié le 2018-03-13 23:59:12
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Saboter l’énergie. La lutte contre la construction du gazoduc TAP dans le Salento, ed. Sans Patrie, mars 2018, 54 p., A5

Quelques mots d’introduction :

La question énergétique fait assurément partie aujourd’hui comme hier des points sensibles de la domination. Après la récupération dans les années 80 des luttes antinucléaires en France et en Allemagne (mais aussi en Suisse et en Italie) pour les dissoudre dans un nouveau capitalisme vert qui dissémine champs d’éoliennes et de panneaux solaires, tout en ayant conservé par ailleurs centrales à charbon ou nucléaires, il est temps de réinterroger à quoi sert toute cette énergie, et quel modèle de société elle sous-tend.

Si nous avons souhaité traduire une vingtaine de textes autour de la lutte contre le gazoduc TAP dans le Sud de l’Italie, c’est donc à la fois parce qu’il nous semble important de défendre sa dimension internationaliste (Ni ici ni ailleurs !), mais aussi parce qu’une partie des compagnon.ne.s qui y participe sur place porte un contenu offensif et des modes d’auto-organisation qui pourraient bien nous inspirer à Bure comme à Notre-Dame-des-Landes. Bien loin de la composition politique, du localisme et de sa défense d’un environnement trop chouette, ou encore du citoyennisme indigné contre les « projets inutiles », ils ont en effet élaboré au fil du temps des réflexions et des propositions qui entendent d’un côté approfondir cette lutte partielle vers une critique en soi de l’énergie (son usage, ses faux-besoins et ses structures), et d’un autre expérimenter des méthodes d’auto-organisation vers une conflictualité permanente avec un existant mortifère.

Une lutte de ce type n’est bien entendu jamais homogène, et comporte aussi des moments de conflit plus intenses que d’autres. Au printemps 2017, c’est la transplantation de 200 oliviers hors de la zone de chantier qui a déchaîné les passions, avec blocages de route, confrontations avec la flicaille, et même quelques attaques incendiaires. Ce fut aussi l’occasion rêvée pour les politiciens en tout genre d’accourir de partout pour tenter de récupérer ou de ré-encadrer vers des rails institutionnels une révolte qui prenait parfois des accents de rage plus incontrôlables et plus spontanés. Depuis, la zone a été décrétée rouge par le pouvoir avec tout ce qui s’en suit (occupation policière, contrôle du village de Melendugno, répression plus large), et la lutte est redevenue un peu plus atone.

Alors que le chantier du dernier tronçon dans les Pouilles n’en est qu’à ses débuts et que le projet est toujours en cours ailleurs (Grèce, Albanie), il reste beaucoup à faire pour mettre fin à cette nuisance. Comme l’ont encore écrit récemment quelques compagnons sur place, « en 2017 les travaux du TAP ont continué d’avancer sans que cette détermination initiale redevienne incisive, mais rien n’est encore perdu. Serons-nous encore capable de laisser derrière nous la politique et les bulletins d’adhésion ? Serons-nous encore capables de nous y opposer concrètement et avec courage ? Serons-nous encore capables d’inverser la roue ? Essayer est le minimum qu’on puisse faire. »

Cette petite brochure est donc aussi une proposition. Pour élargir la lutte contre le TAP au-delà des frontières, et offrir à d’autres encore la possibilité de contribuer à inverser la roue.

Des sans patrie

Sommaire :

- Quelques mots d’introduction
- Quelques lignes sur le TAP
- A ceux qui ne veulent pas du gazoduc
- De l’autre côté
- En riant sous cape
- Les absents
- Le ‘Beau pays’
- A notre tour, maintenant
- A quoi sert l’énergie ?
- La guerre à la maison
- Prenons acte
- Figures et figurines
- Bribes de mémoire
- Lettre ouverte au Dr. Giuseppe Serravezza
- Quel étonnement ?
- Propositions
- Eléments pour la lutte depuis le Val Susa
- Nous ne pouvons pas abandonner la critique
- Des étincelles, encore ?

- Fragments de lutte
- Identifier l’ennemi

PDF - 4.4 Mo

[zad nddl] pour un avenir commun dans le bocage : appel à rassemblement le 19 mars à nantes, 13h.

Publié le 2018-03-14 21:07:03

Au cours de longues années de lutte finalement victorieuse, le mouvement dans son ensemble a construit un projet de territoire soucieux des communs, du soin du vivant, d’une vision paysanne et de la place nécessaire aux expérimentations sociales.

Il a mandaté pour défendre ce projet auprès des institutions une délégation intégrant l’ensemble de ses composantes – habitant.e.s, paysan.ne.s, élu.e.s, naturalistes, voisin.e.s.

CONCRÈTEMENT, CECI PASSE D’ABORD PAR PLUSIEURS QUESTIONS MAJEURES :

Après un premier rendez-vous où le projet commun a été exposé, la Préfecture refuse à ce jour de poursuivre les échanges avec la délégation commune. Elle a constitué un comité de pilotage qui se réunira une première fois le 19 mars à 14h à la préfecture. Ce comité de pilotage ne permet en aucun cas de répondre aux questions posées par la crise environnementale et sociale. Il ne prend pas en compte les solutions portées par le mouvement pour y répondre à son échelle. Ce comité se donne une vocation purement agricole qui laisse de côté toute une partie des usager.e.s actuel.les de ce territoire et des thématiques pour nous indissociables : l’habitat, les questions naturalistes, la diversité des usages, un modèle paysan…

La préfecture qui se prévaut d’une volonté d’apaisement a par ailleurs réitéré des menaces d’expulsion sur les habitats de la ZAD à partir du 31 mars.

Nous ne pouvons accepter une vision cloisonnée et laisser les terres pour lesquelles nous nous sommes battu.e.s être reprises en main par les voies du modèle agricole classique dont on connaît partout les conséquences : désertification rurale, disparition des petites exploitations, dégradation continue des sols et de la biodiversité. Il n’est pas concevable que les terres de la ZAD soient morcelées en ce sens. Le mouvement continuera au contraire à revendiquer une prise en charge globale avec une entité issue du mouvement qui inclut l’ensemble des habitats, des projets paysans et des autres activités qui se sont développées ici.

Nous ne ne pouvons pas non plus imaginer un dialogue « apaisé » sous la menace d’expulsions, ni accepter que les habitant.e.s actuel.le.s qui ont préservé ce bocage soient évacué.e.s demain. Le mouvement s’est engagé à des réactions immédiates en cas d’intervention policière. Il porte des solutions et des cadres qui permettent de maintenir l’ensemble des habitant.e.s mais qui exigent une volonté de dialogue et du temps.

Nous sommes toujours prêt.e.s à continuer des échanges qui s’ouvriraient sous de meilleurs auspices et sans ces menaces. Ce dialogue ne peut s’engager qu’avec la délégation commune du mouvement. Nous sommes toujours déterminé.e.s à enraciner l’expérience unique qui s’est constituée sur la zad.

L’ASSEMBLÉE DU MOUVEMENT APPELLE DONC À UN RASSEMBLEMENT LORS DU COMITÉ DE PILOTAGE AVEC TOUTES CELLES ET CEUX QUI SE SENTENT CONCERNÉ.E.S PAR PAR LA DÉFENSE D’UN AVENIR COMMUN DANS LE BOCAGE. RENDEZ-VOUS DEVANT LA PRÉFECTURE LE LUNDI 19 À 13H AVEC UN PIQUE-NIQUE.

Lettre à un.e drh

Publié le 2018-03-14 21:08:06

 

Madame, Monsieur,

Je me suis un peu renseigné sur l’entreprise que tu représentes. Actuellement.
Parce que vois tu, j’aime assez savoir avec qui je pourrais être amené à partager la majeure partie de mon temps.
Toutefois, à la suspicion des égards que tu vas très certainement accorder à l’examen de ma candidature, je te remercie de bien vouloir comprendre que je n’ai pas souhaité non plus y consacrer des heures. Par souci d’équité.

Je n’aime pas trop faire ma promotion. 
Déjà parce que ce n’est pas mon domaine ni partie de mes désirs, et s’agissant de plus d’un exercice qui m’est exécrable, mais surtout parce que j’apprécie peu la perspective d’être considéré (et encore moins m’auto-considérer) comme étant une marchandise.
Si d’autre part le principal objectif de ce paragraphe consiste pour toi à émettre des doutes ou à le remettre en question, ce qui en soi et paradoxalement pourrait sembler fort légitime, je me permets de me questionner sur l’intérêt de sa rédaction tout en pensant que nous pouvons conjointement admettre que notre relation s’engage sur des bases malsaines de défiance qui préjugent d’assez mauvais auspices.

Toujours au sujet de cette même relation, le fait d’en analyser les opportunités me paraît empiéter sur tes fonctions, portant ainsi le risque de décridibiliser jusqu’à ton existence.
Je puis par contre te proposer afin d’humaniser ce processus de recrutement de nous rencontrer, à la manière dont le feraient des personnes sensibles pouvant être amenées à collaborer. Pour gage de bonne volonté je m’engage à effectuer et prendre à ma charge le déplacement vers tes locaux, pour te permettre de mener cette entrevue dans un contexte qui te sera incontestablement favorable.
Je conçois que ton temps est compté, et même tellement précieux qu’il t’est d’ailleurs rémunéré; mais considérant également cet entretien comme l’essence même de ton emploi j’oserais même aller jusqu’à penser qu’ainsi que mes semblables nous pourrions être jusqu’à ta raison d’être, plutôt qu’une « organisation scientifique du travail » comme le voulait son appellation aujourd’hui dépassée. Pour ma part il s’agira d’une imputation sur mon temps de liberté; non rémunéré.

Tu demeures bien évidemment en possession du pouvoir de refuser cette entrevue ou même d’y donner une suite par un simple retour de mail qui te prendrait quelques instants, un peu moins qu’un café, et bien que celà me soit difficile à concevoir je comprends que celà puisse néanmoins t’exalter.

Avec mes sincères bisous, Madame, Monsieur.

 

Sévère répression de la manif en soutien à Afrin mardi soir

Publié le 2018-03-14 21:09:05

Hier soir se tenait un rassemblement devant l’ambassade des États-Unis près de la place de la Concorde, en soutien aux habitant.e.s d’Afrin et pour dénoncer l’inaction coupable de la communauté internationale.
Mardi soir, le rassemblement, a été réprimé avec une violence inouïe.

Les manifestant.es interpellé.es ont été libéré.es ce matin.


Les manifestant.es interpellé.es ont été libéré.es ce matin.

Repas de soutien pour le Brise glace au Centre social autogéré d'Ivry

Publié le 2018-03-16 23:36:13

Repas de soutien pour le Brise glace au Centre social autogéré d’Ivry dimanche 18 mars à partir de 18h !!



Salut tout le monde. 🙂

Après la réussite de notre 1er événement à la Parole Errante, on organise un repas de soutien pour le Brise glace au Centre social autogéré d’Ivry.
On vous donne rendez-vous ce dimanche à partir de 18h si vous avez envie de passer nous soutenir et de passer un bon moment en fin de weekend.

Ramenez vous nombreuses et nombreux pour partager un repas prix libre.
Pas de relou à nos bouffes,
Pas de bouffe pour les relous.

À dimanche ! 🙂

Invitez vos ami.es a venir 😉

adresse : 37 rue Marceau, Ivry sur Seine
M7 Pierre et Mairie Curie, T3 Maryse Bastié

Aucun comportement ou discours oppressif ne sera accepté.

Pour un bar autogéré populaire et anti autoritaire.
Parce que c’est notre projet !

LA RUE OU RIEN

Publié le 2018-03-16 23:36:22

(Source: facebook.com)

Des affiches contres l'agro-industrie et les biotechnologies !

Publié le 2018-03-16 23:36:35

Que crève l’état, l’agro-industrie et ses biotechnologies !
Une contribution à l’action directe, avec des affiches à imprimer et coller partout



Fermons les labos !

Une science qui promet monts et merveilles
Des généticien.nes qui créent d’innombrables techniques de modification de l’ADN
Des entreprises qui s’approprient les semences
Des gouvernements qui veulent une productivité infinie
Des ingénieur.es qui inventent une agriculture sans humains

Des paysan.nes qui se suicident
La biodiversité qui s’effondre
Des consommateurs-trices qui acceptent
Un système totalitaire qui se met en place

Il n’est jamais trop tard pour résister
Ensemble nous sommes plus fort.es
QUE CRÈVE LA DOMINATION !
QUE VIVE LA SOLIDARITÉ, QUE VIVE LA LIBERTÉ !



Journée de discussion sur les perspectives de lutte anticarcérale au CSA d'Ivry

Publié le 2018-03-16 23:36:38

Nous nous nourrirons de témoignages de luttes passées et présentes, de l’extérieur comme de l’intérieur ou dans une dynamique de va-et-vient entre les deux. Suivra une discussion sur les perspectives de luttes anticarcérales à Paris et ses alentours. Le samedi 7 avril, à partir de 10H



Personne ne peut être assuré.e de n’avoir jamais à subir la prison, que ce soit en étant enfermé.e ou à travers ses proches. Il faut garder en tête que la prison, ainsi que la police et la justice en amont, dirigent leur répression spécifiquement contre les personnes qui ne veulent pas rester à leur place de dominé.e. La prison représente la sanction ultime de l’arsenal répressif par lequel l’État cherche à anéantir toute envie de débrouille, de refus, de révolte. A l’extérieur, la crainte du passage en taule ou l’espoir d’un contrôle judiciaire moins strict te fais accepter de travailler gratos pendant des TIG ou encore de normaliser ta vie en fonction de leur morale. A l’intérieur des murs, la carotte des remises de peines, l’espoir d’une cellule en régime ouvert ou le bâton du mitard permettent à l’administration pénitentiaire d’obtenir le calme à peu de frais. Par cette gradation des sanctions la justice et l’administration pénitentiaire trient, isolent, pour mieux maintenir chacun-e sous contrôle, et qu’on devienne nos propres flics.

Même si ce constat du rôle de la prison dans la bonne marche de ce monde est plutôt partagé au sein des luttes anticapitalistes et libertaires, on peine à s’y attaquer réellement. Notre rapport à la prison se cantonne souvent à l’urgence : celle de l’antirépression pour éviter que des camarades s’y retrouvent enfermé-e-s, ou bien du soutien quand certain-e-s se retrouvent dedans. Même si ces formes d’entraide et de solidarité sont nécessaires et bienvenues, elles restent un privilège dont ne disposent pas tou-te-s les prisonnier.e.s et ne devraient pas se substituer à une dynamique de lutte contre la taule.

La lutte anticarcérale doit être dirigée contre la prison et son enfermement, mais aussi contre le système de surveillance et de gestion des populations qu’elle sous-tend. On ne peut pas se contenter de murs repeints, de douches qui ne sentent plus la pisse et de l’éloignement des rats. On ne peut pas souhaiter substituer à la prison la surveillance électronique, ou l’assignation à résidence. Il est temps que les luttes anticarcérales reprennent force et détermination. Il est temps que la prison soit considérée autrement que comme un simple outil de répression des luttes. La prison est au cœur des logiques d’exploitation et d’oppression, c’est pourquoi il faut la combattre.

Nous proposons une journée de discussion et de réflexion sur cette thématique. Nous nous nourrirons de témoignages de luttes passées et présentes, de l’extérieur comme de l’intérieur ou dans une dynamique de va et vient entre les deux. Ces témoignages précéderont une discussion sur les perspectives de luttes anticarcérales à Paris et ses alentours. On pense par exemple aux différents projets carcéraux actuels, comme le plan de construction de nouvelles prison où bien la réouverture prochaine de la prison de la Santé.

LA RUE OU RIEN

Publié le 2018-03-16 23:36:40

15 mars : les anarchistes affrontent la police

Publié le 2018-03-16 23:36:41
Mar 162018
 

De subMedia

Des anarchistes ont affronté les flics pendant la manif contre la brutalité policière.

Notre-Dame-des-Landes : Guerre d’usure sur la RD281 contre les expulseurs

Publié le 2018-03-16 23:36:50

Presse Océan / jeudi 15 mars 2018

Le Département de Loire-Atlantique annonce avoir porté plainte ce jeudi matin à la gendarmerie de Blain pour des dégradations commises la nuit passée sur la RD 281, ex route des chicanes, qui traverse la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
Les travaux d’enrobé de la chaussée, réalisés la veille autour du secteur des Planchettes sous la surveillance des gendarmes, ont été dégradés « en 5 ou 6 endroits », selon un proche du dossier.
« Dans ces conditions, la finalisation des travaux étant compromise et la sécurité des usagers n’étant pas garantie, le Département suspend les travaux et maintient son interdiction de circulation », indique la collectivité dans un communiqué. Initialement, la réouverture de cette route, fermée à la circulation depuis novembre 2012, était envisagée en début de semaine prochaine. Ce ne sera donc pas le cas.

« Il est inutile de gaspiller de l’argent public si les travaux sont aussitôt et systématiquement vandalisés, précise le Département. Il revient à l’État d’assurer l’état de droit sur cette zone comme il le fait sur le reste du territoire ».
Fin février, des premières dégradations, plus légères, avaient été commises sur des buses d’évacuation des eaux pluviales.

Bar- Le-Duc (55000) Procès lundi 19 mars : appel à soutien

Publié le 2018-03-18 23:00:03

https://vmc.camp

Le 22 février dernier, 2 de nos ami.es et camarades ont été arrêtées. L’une lors de l’expulsion du bois Lejuc, l’autre 8h plus tard, lorsque les flics forcent l’entrée de la Maison de Résistance à Bure. Iels sont en prison depuis.

Aka, habitant du bois, est accusée de velléité incendiaire et de violences lors de son arrestation.

Laura est accusée de rébellion lors de l’assaut de la maison par les flic. Iel a écrit une lettre publique.

Nos deux copaines ont refusé de collaborer au fichage ADN, refusé aussi la comparution immédiate. Le juge a alors décidé de les mettre en taule jusqu’au procès.

En octobre, c’est un autre copain qui s’est fait arrêté à bure, pour transport d’arme par destination. Il a été directement transféré à la prison de fleury. Son procès a eu lieu la semaine dernière. Le juge lui a mis 12 mois de taule dont 4 de sursis.

Ces événements nous rendent triste, nous foutent la rage et nous voulons soutenir les personnes qui subissent la justice.

Le lundi 19 mars à 15h au tribunal de bar-le-duc se tient le procès de Aka et Laura. Nous appelons a venir les soutenir.

L’envoi de lettres, les actions décentralisées et toute forme de soutien sont d’autres moyen d’exprimer notre solidarité.

Nucléaire, police, prison… Merci monde de merde !

 

Les procès auront lieu le 19 mars à 15h. Pour l’envoi de lettres, pour l’instant vous pouvez écrire à Laura et Aka à « Maison de la résistance, 2 rue de l’Église, 55290 BURE » et on se chargera de transférer.

Chili : Solidarité insurgée avec Joaquín et Kevin

Publié le 2018-03-18 23:00:04

 » Si la solidarité s’avère être toujours importante – dans tous les aspects – nous ne pouvons pas être toujours en accord avec les nombreuses actions effectuées en soutien avec ceux avec qui nous avons une affinité, bien qu’elles soient toujours nécessaires. Nous croyons que se reconnaître en tant que révolutionnaire c’est surtout être prêt -comme ils le sont eux/elles- à attaquer l’appareil étatique et le capital. De cette façons, nous croyons que la solidarité doit transcender les mots, se forger dans l’attaque et ainsi se transformer en action constante contre l’ordre. Parce que la reconnaissance de l’affinité est accompagnée de complicités et d’expériences, qui créent un lien inébranlable entre anonymes. »
– Conspiration Internationale pour la vengeance/Cellule déflagrante Gerasimos Tsakalos-

Le 6 mars 2018 les compagnons Joaquín García Chanks et Kevin Garrido [ont fait] face à la préparation du jugement dans un procès théâtral qui a commencé en novembre 2015 lorsqu’ils ont tous les deux été arrêtés. Dans cette procédure judiciaire le bureau du procureur devra définir les preuves qui seront utilisées pour le procès à venir, où il déchaînera sa frénésie de répression et de punition, cette fois, en utilisant la loi de contrôle des armes.

Le compagnon Joaquín fait face à une réquisition de :
– 15 ans de prison pour le placement de l’engin explosif contre le 12° commissariat (action revendiquée par la Conspiration Internationale pour la vengeance/Cellule déflagrante Gerasimos Tsakalos).
– 4 ans et 6 mois pour port illégal d’arme (après avoir mis fin à son assignation à résidence obtenue en juin 2016, Joaquín a été arrêté par des agents de la BIPE [NdT : Brigade de Recherches Policières Spéciales] en septembre de la même année, alors qu’il avait sur lui un revolver).
– 800 jours pour détention de munitions (munitions trouvées lors de sa capture).

De son côté Kevin est accusé de l’attaque contre l’École de matons de San Bernardo (où il a été arrêté), en plus de détention de matériel explosif, port illégal d’arme blanche, de l’attaque contre l’entreprise Chilectra (revendiquée par la Cellule Karr-Kai), et tout comme Joaquín, de l’attaque manquée contre le 12° commissariat. Le procureur demande contre lui plus de 30 ans de prison.

« La fierté et la conviction de nous positionner comme entités révolutionnaires forge en nous une dignité qui ne flanche pas, ce ne sont pas des éléments qu’on dépoussière pour les utiliser comme armes, mais cela fait partie d’une praxis constante dans notre façon d’agir. »
Joaquín García

Démolissons les engrenages de l’inquisition démocratique !
Solidarité insurgée et anti-autoritaire !

[Traduit de l’espagnol de contramadriz par Attaque]

Le Creusot, France : Bureau d’huissier de justice saccagé et incendié

Publié le 2018-03-18 23:00:06

Au petit matin du mercredi 14 mars, l’huissier de justice Bertrand Mouries découvre ses bureaux sans dessus dessous: situés à l’angle de la rue Maréchal Foch et de la rue de l’Yser au Creusot, l’huissier découre qu’il a été cambriolé. Mais très vite, il remarque que tout a été retourné et saccagé, ou presque. Les dossiers de l’huissier de justice sont tous détruits, les étagères ont été vidés, les tiroirs également. Et enfin, les flammes ont terminé le saccage.

Bref, à l’exception du bureau d’accueil et son bureau d’huissier qui ont été épargnés, tout a été détruit. Sur décision du Parquet de Chalon-sur-Saône, c’est la Police Judiciaire de Dijon qui a été saisie pour mener l’enquête sur ces faits ayant visé un officier ministériel. L’huissier a donc été contraint de trouver un autre local (rue Maréchal Foch) pour pouvoir poursuivre ses sales activités (la gérance de biens, entre autres).

[Reformulé de la presse locale, 15/03/2018]

Lettre ouverte à mon Assistante Sociale

Publié le 2018-03-18 23:00:07

Chère Madame Machin,
Je voulais vous écrire parce que vous avez été mon Assistante Sociale, mais sachez qu’avant tout, je cherche àtoucher l’être humain et pas l’Agente Territoriale en mission. Je vais essayer de ne pas verser dans la condescendance ou le paternalisme, Cependant je voulais tenter de vous expliquer mon point de vue sur l’institution dont vous êtes la dernière représentante en date dans ma vie. Une dernière chose avant de commencer, si j’utilise beaucoup de guillemets, c’est que, sans ça, vos mots ont dans ma bouche un goà»t exécrable.



Le sujet est vaste, commençons par le sens des mots. "Assistante Sociale RSA". C’est par ces mots que vous vous êtes définie dans le dernier message téléphonique que vous m’avez laissé. Je n’aurais pas voulu commencer par un cours de sémantique, mais il me semble essentiel de commencer par là... De mon point de vue, il y a ces gens, coincés sous les gros sabots de la "Société", comme on dit, et votre métier, qui consiste àles aider àne pas se faire écrabouiller inlassablement, àfaciliter la relation "personne en galère" versus "reste du monde". Il se trouve que vous n’êtes pas juste une "Assistante Sociale", vous êtes "spécialisée" en RSA. En 2007, vous n’auriez pas été "Assistante Sociale RMI", vous auriez juste été "Assistante Sociale", le RMI faisant seulement partie de votre panoplie d’outils, vous l’auriez proposé àvos - tiens, comment s’appellent, dans votre langue, les gens de l’autre côté de votre bureau ? "Patients" ? "Clients" ? "Assistés" ? "Bénéficiaires" ? Passons... Aujourd’hui, votre travail consiste àréduire le nombre d’allocataires du RSA par tous les moyens. Autre note sémantique au passage, on ne fait pas d’épargne, de profit, ou de bénéfices sur le RSA, le mot "bénéficiaire" pour nous désigner me semble de fait peu approprié.

Ce glissement du RMI au RSA, n’a pas eu lieu en une nuit le 31 décembre 2007, il est encore en court... S’il a pu se passer "en douceur" pour vous, de notre côté du bureau, on ne peut le voir que comme un broyeur dont le filtre est sans cesse amélioré. Les différences de traitement suivant le département ou l’AS ne faisant qu’en rajouter àl’arbitraire de la sanction et àla justification permanente auquel on est soumis dans ce pays lorsqu’on est pauvre. Que l’on soit bien d’accord : le RMI n’était pas la panacée, mais le recevoir était un droit. Aujourd’hui, le seul droit que vous nous laissez est celui de demander le RSA.

Une certaine classe de la population "bénéficie" elle-aussi d’assistants. Ils en ont besoin pour aller chercher leurs gosses àl’école, leurs costumes au pressing, leurs courses àMonoprix, faire àbouffer, le ménage, répondre au courrier, voire pour des tâches fichtrement plus fictives que ça... Certains de ces assistants sont même payés avec de l’argent public, c’est dire. Personne ne s’est abaissé àtraiter François Fillon d’"assisté", ou même de "bénéficiaire", avec ses 7000 € d’argent public àdépenser mensuellement, àsa discrétion. Moi et mes 500 balles, par contre...

Ce que je veux dire par là, c’est que votre travail ne consiste plus àassister les gens de l’autre côté de votre bureau, il consiste àassister ce monstre appelé "Insertion Sociale", àl’aider àgérer (pas "aider") les gens de l’autre côté de votre bureau.

On a vu fleurir, depuis 2012, des convocations pour mauvais allocataires devant ces "équipes", "conseils" ou "commissions", souvent "pluridisciplinaires", jamais composées de la même façon (suivant le département, notamment), mais fonctionnant toujours sur le même mode : une tripotée de guignoles moralisateurs derrière un grand bureau, dont le discours tourne autour des priorités qu’a ou devrait avoir la personne assise en face d’eux. Il paraît que parfois une personne allocataire du RSA siège auprès d’eux, mais rien d’obligatoire dans les faits. Bref, un savant mélange de "Bureau du dirlo", et de "convocation au Tribunal de Police", le tout agrémenté de demande de justification des choix de vie de la personne convoquée, du magasin où elle fait ses courses àson lieu de vie (où et avec qui elle vit, etc.) et de menaces de "riposte graduée" et de suspension plus ou moins définitive de ses allocations.

Vous êtes l’assistante de ce conseil de discipline. Pardon, "Conseil Pluridisciplinaire". Un conseil représentatif de tout et de rien, un conseil "consultatif", mais qui décide, un Tribunal où on ne peut se défendre puisque ce n’est pas un procès, une Autorité qui se torche avec le contrat "d’engagement réciproque" que vous m’aviez fait signer. La signature d’un contrat était pourtant le principal motif de cette convocation.

Vous êtes l’assistante de ce sous-directeur du "développement social et de l’insertion". Il vous envoie faire le sale boulot. Il attend de vous que vous "administriez" la vie des gens que vous êtiez sensée "assister", comme on enverrait un administrateur judiciaire gérer une entreprise en dépôt de bilan.

Vous êtes aussi l’assistante de cet "élu de la république", qui vient m’accuser d’avoir "une éthique discutable" et de "presque détourner des fonds publics" parce que je suis bénévole dans une association et que je touche le RSA. Je parle bien de cet élu, fer de lance de la campagne de soutien àla candidature de François Fillon dans son département.

Vous êtes enfin l’assistante de la Grande Amirale de l’Aide Sociale du département, bref, votre cheffe, et qui n’a fait que m’accuser de mensonges quand je lui racontais mon expérience de ses services. J’exagère probablement, mais si j’étais un tantinet plus mesquin j’ajouterais "un peu comme un Heinrich Schwarz traitant un Primo Levi de sale petit menteur".

Je ne suis pas naïf, je sais bien le cynisme de cette société. Il n’empêche que, depuis l’intervention de cette (grosse) commission, et malgré votre "assistance", je suis passé du statut de "bénéficiaire du RSA, habitant en colocation dans votre département, avec un projet associatif àmoyen-long terme" àcelui de "Sans domicile fixe, domicilié administrativement dans un mairie àl’autre bout du pays, en phase de perdre le RSA, sans autre projet ou activité que de trouver un logement abordable avant l’hiver". Dans ce nouveau département, on l’aime bien aussi, le recours àla "commission pluridisciplinaire" : on y est automatiquement convoqué après deux semaines sans "contrat d’engagement réciproque". On y entend, comme partout, des gens (bien) payés pour donner leurs avis éclairé sur les choix de vie de gens dormant dans leur bagnole en hiver, qui ont, quelle audace, décidé que pointer àPôle-Emploi n’entrait pas vraiment dans leurs priorités.

Voilà. Tout ce que je peux vous souhaiter, si vous avez atterri dans ce métier par volonté d’aider les gens àne pas se faire écrabouiller, c’est d’en changer, sinon vous finirez de l’autre côté d’un bureau, écrabouillée vous aussi. Je vous conseillerais aussi de vous informer, surtout auprès de celles et ceux qui viennent de l’autre côté du bureau.

Au bonheur de ne jamais vous revoir.

[Repris d’Indymedia.]

Bure – Procès lundi 19 mars : appel à soutien

Publié le 2018-03-18 23:00:08

vmc.camp / mercredi 14 mars 2018

Le 22 février dernier, 2 de nos ami.es et camarades ont été arrêtées. L’une lors de l’expulsion du bois Lejuc, l’autre 8h plus tard, lorsque les flics forcent l’entrée de la Maison de Résistance à Bure. Iels sont en prison depuis.

Aka, habitant du bois, est accusée de velléité incendiaire et de violences lors de son arrestation.
Laura est accusée de rébellion lors de l’assaut de la maison par les flic. Iel a écrit une lettre publique.
Nos deux copaines ont refusé de collaborer au fichage ADN, refusé aussi la comparution immédiate. Le juge a alors décidé de les mettre en taule jusqu’au procès.

En octobre, c’est un autre copain qui s’est fait arrêté à bure, pour transport d’arme par destination. Il a été directement transféré à la prison de fleury. Son procès a eu lieu la semaine dernière. Le juge lui a mis 12 mois de taule dont 4 de sursis.

Ces événements nous rendent triste, nous foutent la rage et nous voulons soutenir les personnes qui subissent la justice.
Le lundi 19 mars à 15h au tribunal de bar-le-duc se tient le procès de Aka et Laura. Nous appelons a venir les soutenir.

L’envoi de lettres, les actions décentralisées et toute forme de soutien sont d’autres moyen d’exprimer notre solidarité.

Nucléaire, police, prison… Merci monde de merde !

 

Les procès auront lieu le 19 mars à 15h. Pour l’envoi de lettres, pour l’instant vous pouvez écrire à Laura et Aka à « Maison de la résistance, 2 rue de l’Église, 55290 BURE » et on se chargera de transférer.

Prison de Gradignan : Les prisonniers refusent de remonter de parloir

Publié le 2018-03-18 23:00:10

Sud-Ouest / mercredi 14 mars 2018

La tension monte à la prison de Gradignan. Mardi après-midi, un mouvement rare de détenus y a eu lieu. À la fin du temps de promenade, 82 détenus ont refusé de réintégrer leur cellule. Ils protestaient contre l’instauration d’un temps unique de promenade par jour et des retards à répétition dans les livraisons des « cantines », unique moyen pour eux d’acheter des produits de la vie courante en prison (tabac, nourriture, produits d’hygiène…).

Le premier point est en vigueur depuis le mouvement des surveillants, en début d’année. Les détenus ne peuvent désormais aller en cours de promenade qu’une fois par jour, pendant trois heures, au lieu de deux fois 1 h 30, le matin et l’après-midi, auparavant.
Les problèmes de « cantine » seraient la conséquence d’une panne d’ascenseur. Cette action a duré une heure et demie avant que le calme revienne. Les détenus ont fini par accepter de rejoindre leur cellule, sans que les équipes spécialisées n’aient à intervenir.

Marseille : Le Bastion Social n’est pas le bienvenu

Publié le 2018-03-18 23:00:10

Marseilles Infos Autonomes / jeudi 15 mars 2018

Le Bastion Social Marseille connait déjà quelques difficultés lors de ses travaux.
Hier le Bastion Social situé rue Fort Notre Dame à Marseille à reçu sa première visite « amicale ».
Une des vitres accessibles depuis la rue a été brisée et un exctincteur de peinture a été vidé à l’intérieur venant redécorer la peinture (aux couleurs du PSG sic) fraîchement finie par les nouveaux occupants.
Les travaux s’annoncent longs et compliqués pour le nouveau terrier des lapinoux.

À nous de rendre leur ouverture (prévue le 24 mars) impossible.

Section Cantonna Nique Tout

Jamais flics, jamais matons

Publié le 2018-03-18 23:00:31

Si la police et les gardiens de prison croyaient pouvoir se pavaner tranquillement ce jour là, ils ont du être bien déçus en arrivant devant le bâtiment de la Cité des Métiers où les attendait ce tag.



Le mercredi 14 mars la cité des métiers proposait un “zoom spécial police et détention” et tweetait son évènement avec enthousiasme. Mais de quoi sont-ils si contents ? De permettre l’arrivée de nouveaux petits sbires incontrôlables et méchants dans nos rues ?

Nous sommes loin d’espérer que cette journée crée des vocations, vu le nombre de meurtres dont la police et les matons sont responsables en Suisse et partout ailleurs.
Rappelons qu’ il y a deux semaines, Mike était assassiné par la police vaudoise. Nous pensons aussi à Hervé, Umut, Skander Vogt et tant d’autres.

L’invitation à cette journée sonne à nos oreilles comme un message grinçant : “Deviens comme nous, on a le droit de tuer, on est jamais punis, tu verras c’est super”.

Une bonne occasion pour affirmer une fois de plus que tout le monde déteste les flics, les matons et tous les garants de l’emprise violente et répressive des puissants sur la vie des autres.



De #HoMa à #HamOnt : le secret c’est de rassembler ses ami.es losers

Publié le 2018-03-18 23:00:36
Mar 182018
 


Soumission anonyme à MTL Contre-info. Pour faire un don au fond de rénovation de The Tower, cliquez ici.

Ces bums-là ne sont pas mieux que les anarchistes.

Est-ce qu’ils ne sont pas au courant du fardeau financier que leur vandalisme va occasionner au propriétaire de The Tower ?

Est-ce qu’ils ne comprennent pas que les fenêtres placardées vont faire chuter la valeur des propriétés dans le quartier autour de The Tower ?

Se livrer à ce genre de violence ne mène qu’à une atmosphère de non-respect de la loi et légitimise la destruction de la propriété privée.

Quand nous avons entendu que The Tower avait été attaquée, il allait de soi qu’il fallait leur démontrer notre amour. Pas seulement parce que nous aimons les espaces sociaux anarchistes, mais parce que nous vivons aussi dans une ville où (pour autant qu’on le sache) les propriétaires de petites entreprises à la mode n’existent que dans le but de nous voler nos salaires, frayer avec les flics et nous vendre trop chers des sandwiches de merde. Fuck les traîtres de classe, fuck les gentrificateurs, fuck la police, mais on en n’a toujours rien à foutre des fenêtres brisées.

Imaginez être tellement en colère à propos d’un autre espace social anarchiste se faisant attaquer, que vous rassemblez vos ami.es losers, vous vous masquez et vous prenez une siiiiick photo en solidarité.