Vive l'Anarchie - Semaine 12, 2018

Sommaire

Hamilton: Retours sur la balade ingouvernable du 3 mars dernier à travers l’un des quartiers les plus riches de la ville

Publié le 2018-03-19 08:07:07

[Voici deux textes au sujet de la nuit émeutière du 3 mars dernier dans un quartier riche d’Hamilton.]

Hamilton : Ingouvernables et pleurs de bobos : un samedi soir à Locke Street.

Chaque jour, que ce soit les propriétaires qui touchent de plus en plus de loyers pour des apparts toujours plus merdiques, des patrons qui vous poussent à travailler toujours plus ardemment, des associations de commerçants qui militent pour davantage de flics, ou juste l’Audi qui vous coupe aux heures de pointe… Les riches nous pourrissent la vie. Chaque jour, nous devons faire face à leurs attaques mais de temps en temps, nous pouvons trouver un moyen pour rendre les coups.

Samedi soir, j’ai retrouvé un groupe de gens dans le quartier ‘Durand’ : nous avons flâné le long ‘d’Aberdeen’ et dans certaines rues du secteur, en attaquant des véhicules de luxe et des hôtels particuliers qui étaient sur notre chemin, en faisant du bruit avec un sound system portable des feux d’artifice. La balade s’est ensuite rabattue sur ‘Locke’ en attaquant le maximum de commerces de bobos que nous pouvions avant de prendre la décision de se disperser. La police a dit que nous avions fui, mais je n’ai pas vu un seul flic après qu’ils ont été chassés ‘d’Aberdeen’.

Pour tous les anti-capitalistes indubitablement sincères qui, sur Internet, se demandent pourquoi les Starbucks n’ont pas été détruits, contrairement aux petites entreprises et commerces locaux, c’est seulement parce que ceux-ci étaient situés juste un peu trop au nord. Mon seul regret de la soirée.

Comme le camarade Kirk Burgess [1] l’a expliqué sur twitter :

« Imaginez que vous êtes si fâchés vis-à-vis de la gentrification, que vous vous rassemblez avec quelques potes en galère, que vous vous masquez le visage, et que vous déchaînez dans l’un des quartiers les plus riches de la ville. En jetant des pierres sur les maisons et les entreprises. Vous êtes répugnants. »

C’est plus ou moins ça Kirk, moi et mes ami.e.s galériens.

Tous mes pires patrons ont été propriétaires de petites entreprises. Le problème ne réside pas dans la taille de l’entreprise, mais bien dans la relation d’exploitation. Quand une personne décide d’être capitaliste, de faire de l’argent par le biais de ses investissements plutôt que par son travail, sa position par rapport aux changements dans la ville devient fondamentalement différente. La gentrification, par exemple: lorsque les loyers augmentent, cela signifie qu’ils gagnent plus d’argent (plutôt que de perdre leur maison); quand les prix montent et que les riches emménagent, cela signifie une chance de vendre des produits de luxe (alors que nous travaillons au salaire minimum); quand davantage de police et de surveillance arrivent, cela sécurise votre investissement (pendant que nous sommes harcelés et expulsés). Ils deviennent riches parce que nos vies se détériorent.

Bien sûr, les propriétaires de petites entreprises peuvent travailler de longues heures, mais même si je mets 12 heures à côté de mon patron, et que nous nettoyons les toilettes, le fait qu’ils possèdent et que je travaille signifie que notre relation au travail est totalement différente. Quand les affaires sont bonnes (ou quand ils réussissent à faire du financement collectif), ils entérinent un nouveau bail sur une voiture ou signent une hypothèque sur une propriété d’investissement alors que mon chèque est mangé par le loyer, les factures et le magasin d’alimentation. Je n’ai pas d’autre choix que de me présenter demain alors que leur capacité à s’enrichir augmente.

Fuck les riches. Fuck les capitalistes (même ceux qui vendent des produits de boulangerie haut de gamme). Et à tous ceux qui veulent se plaindre de la violence, souvenez-vous que la seule raison pour laquelle ces parasites parviennent à garder leurs mains propres est que, le plus souvent, leurs attaques ressemblent à des affaires des plus banales.

Devrions-nous continuer à écrire des lettres en espérant que Jason Farr [2] « Je-veux-un-magasin-Apple » fasse quelque chose? Ou croire que d’une façon ou d’une autre, Andrea Horwath [3] arrêtera de lécher le cul du BIA de Locke Street [4] ? Ou nous pourrions nous perdre dans le fait que la solution à l’oppression économique résiderait dans des start-up plus innovantes, ou bien dans la charité? Est-ce que je devrais garder le sourire face au connard de riche en espérant qu’il me donne un pourboire plus important?

La rue Locke a été la première rue embourgeoisée du centre-ville, sa « success story », comme pourrait le dire le maire Fred, les quartiers environnants étant les premiers à voir les hausses de loyers qui finissent par dominer tant de nos vies. Retourner des tables et finir par contre-attaquer samedi soir m’a aidé à me débarrasser de la peur et de la frustration qui s’accumulent lorsque vous êtes embourbés dans une situation désespérée. Que les riches se rappellent qu’ils sont toujours à la portée de toutes les personnes qu’ils écrasent.

NdT:

[1] Il parait que Kirk Burgess est un quidam qui a posté ce commentaire marrant sur twitter que l’auteur du texte a décidé de résumer parfaitement la nature de l’action.

[2] Jason Farr c’est un membre du conseil municipal, un vrai opportuniste qui ne fait que courir après les riches pour les attirer dans notre quartier (y compris le apple store).

[3] Andrea Horwath c’est la cheffe du parti de gauche au niveau provincial, qui est venue poser des messages de solidarité sur les façades fracassées.

[4] Un BIA c’est un « Business Improvement Area », une association appuyée par le gouvernement municipal qui réunit les propriétaires et les petits patrons pour coordonner les affaires des quartiers. Assez dégueu.


Après la balade émeutière de Locke Street de samedi 3 mars, le Centre Social Anarchiste The Tower à Hamilton (Ontario, Canada) a eu sa vitrine défoncée dans la nuit de dimanche et la porte pétée la nuit de mardi.

Communiqué de The Tower sur les événements récents

Nous avons attendu jusqu’à maintenant pour écrire un communiqué public, car ce n’est vraiment pas notre volonté d’avoir des conversations sur internet, un endroit si toxique et aliénant. Mais puisque notre local a été attaqué deux fois dans les derniers jours, nous pensons qu’il est important de partager quelques réflexions et d’être clairs sur notre position.

Tout d’abord, non, les actions qui ont eu lieu samedi soir sur les rues Locke et Aberdeen n’ont pas étés organisés par The Tower, mais oui, nous soutenons ce qui s’est passé et nous sommes solidaires de ceux/celles qui l’ont fait. La guerre de classe se poursuit chaque jour dans cette ville, avec des attaques constantes contre les pauvres et les travailleurs. C’est consternant de voir que de si nombreuses personnes se fassent du souci seulement lors de rares occasions où un peu de rage se retourne contre la domination. Les effets permanents de la gentrification dans cette ville sont déchirants : vagues de déplacements, violence croissante et pauvreté grandissante. On ne peut pas simplement s’attendre à que tout ça reste caché sous le tapis des mots. Nous n’avons aucune larme à déverser pour Locke Street.

Nous ressentons qu’à chaque famille qui se fait expulser de sa maison c’est bien pire que tout ce qui s’est passé sur Locke Street, même si on croit que tenir des boutiques de luxe est un acte neutre. Et le niveau d’indignation est particulièrement odieux, considérant que ces dernières jours il y a également eu deux femmes lambda qui ont étés poignardées. C’est plus que dégoûtant de voir que les discussions sur les pâtisseries artisanales dégradées ont la priorité sur les discussions à propos de la violence sur les femmes.

Ce n’est pas simplement du jemenfoutisme, cela veut dire choisir son camp. Quand les choses tournent mal, nous ne sommes pas du côté des riches et de la classe des affaires. Nous sommes solidaires de tous ceux qui résistent aux pouvoirs dominants dans cette ville et si nous avons des critiques sur la tactique nous les faisons en privé. Nous nous opposons à toute répression et à toute collaboration avec la police.

Ces derniers jours, nous avons reçu plusieurs menaces de la part de groupes d’extrême droite, présageant les attaques contre notre espace. Sans surprise, la classe commerçante locale et les suprématistes blancs qui ont organisé des manifestations anti-immigrés en ville l’année dernière se sont retrouvés du même côté.

Tout le théâtre à propos de Locke Street montre qu’ils ne s’attendent pas seulement à se faire de l’argent en suivant leurs intérêts et en ignorant leurs impacts sur d’autres, mais qu’ils s’attendent aussi bien à être aimés pour cela. Nous ne sommes pas « choqués et horrifiés » d’être attaqués, puisque nous n’avons jamais pensé que les puissants de cette ville et leurs larbins pouvaient nous remercier de s’opposer à eux.

Nous savons que ce ne sont pas les boutiques qui sont le principal facteur d’embourgeoisement et des souffrances qu’il entraîne: ce sont plutôt les investissements immobiliers, la spéculation et les politiques municipales qui les encouragent. Les petits magasins sont souvent sous le feu des projecteurs, mais ce ne sont pas eux qui réaménagent les blocs d’immeubles entiers ou mènent des expulsions massives. Cependant, ce qu’ils ont fait, cela a été de se mettre du côté des spéculateurs et des proprios, se positionnant de manière à profiter des forces qui portent préjudice à la plupart de leurs voisins. Nous avons choisi de les critiquer et de nous y opposer par le passé, à cause de leur alliance aux riches et aux gros capitalistes, et même s’ils ne sont pas les plus responsables, leurs actions ont des conséquences réelles.

Pour être clairs, nous ne remplirons pas des formulaires de police en lien à ces événements, mais nous les gérerons plutôt de façon autonome, en nous appuyant sur des réseaux d’entraide. The Tower continuera à héberger le même type d’événements et de groupes qu’il a toujours fait, en mettant des ressources en commun et en partageant des idées. Les événements des derniers jours ne changent rien pour notre projet ou nos choix et nous faisons appel à tous/toutes ceux/celles avec qui nous avons partagé des moments par le passé à prendre le temps de souffler et à considérer que même si les choses sont plus intenses en ce moment, rien n’a changé au fond.

Philadelphie, Etats-Unis : Trafic ferroviaire de marchandises interrompu

Publié le 2018-03-19 08:20:05

En s’inspirant d’Olympia Stand [1], nous avons perturbé le trafic ferroviaire de marchandises en utilisant des fils de cuivre. Nous l’avons fait à trois reprises lors des trente derniers jours. Depuis que nous avons entendu parler du blocage, nous avons ressenti le besoin d’agir en solidarité et nous savons que c’était il y a quelque temps mais le temps est une arnaque !

De toute évidence, nous avons réalisé cette action parce que nous détestons l’économie, l’argent et tout ce qui fait avancer le capitalisme! Nous voulons interrompre ces flux par tous les moyens dont nous disposons !

Cette action est censé être également une attaque contre la paix sociale. La hiérarchie et la domination sont un problème et nous voulons attaquer toutes ses formes, mais la soumission, l’apathie, le conformisme, la résignation et la stagnation nous empêchent aussi d’être libres. Ensemble, nous voulons mettre fin à tout ce qui maintient cette misère. Crève le confort et la sûreté – Rien n’est en sécurité ! Cette prétendue « sécurité » à laquelle aspirent les gens conduit simplement à plus de flicage de nos vies. Il est nécessaire de s’affranchir de la sécurité. Comment serait-ce possible de tendre vers la liberté sans renoncer à notre confort et prendre un minimum de risques réels ?

La crise est toujours urgente !

L’anarchie comme une lutte vécue ici et maintenant!

Solidarité avec les anarchistes et les antifascistes faisant face à la répression et à la torture en Russie !

Solidarité avec les anarchistes d’Hamilton qui luttent contre les riches et ceux qui se donnent bonne conscience et défendent la propriété !

Solidarité avec les personnes toujours inculpées pour le J20 !

Mais aussi dédicace et solidarité avec la ou les personnes qui a/ont brisé les vitrines de plusieurs cafés à West Philly [2] ces derniers temps !

[Traduit de l’anglais d’Insurrection News, March, 13th 2018]


NdT:
[1] On peut aussi se reporter aux actions de blocage de trains de marchandises  fin 2016 dans le cadre de la lutte contre le projet d’oléoduc dans le Dakota du Nord.
[2] Quartier en proie à la gentrification. Plusierus attaques ont déjà été revendiquées par des anarchistes contre ces nouveaux commerces branchés.

Lesbos, Grèce : Révolte incendiaire des migrants du camp de Moria – 15 mars 2018

Publié le 2018-03-19 08:20:08

Dans le camp pour réfugiés de Moria, sur l’île de Lesbos, des émeutes ont éclaté jeudi 15 mars. Selon les flics, un groupe de jeunes migrants ont saccagé plusieurs bureaux du centre d’identification et d’enregistrement avant d’y foutre le feu. Certains migrants ont protesté contre le rejet de leur demande d’asile et leur retour forcée et imminent vers la Turquie. D’autres, parce que le traitement de leur demande d’asile dure depuis plusieurs mois. Les flics sont parvenus à mettre fin à la révolte en utilisant matraques et grenades assourdissantes.

[Via Aus dem Herzen der Festung, 18. März 2018]

Montréal, Québec : Emeute anarchiste à la marche contre les brutalités policières – 15 mars 2018

Publié le 2018-03-19 08:20:10

Le 15 mars, des anarchistes ont affronté les flics lors de la manif contre les brutalités policières. Il s’agissait de la 22ème année consécutive… et avec le 1er mai, elle reste l’une des manifestations les plus combatives qui se déroulent chaque année à Montréal.

Des personnes ont attaqué les flics avec des manches de drapeau et des extincteurs remplis de peinture. Des magasins et des banques ont vu leurs vitrines volées en éclats, mais la police est parvenue à protéger les studios de TVA (un réseau conservateur/réac de chaînes TV, qui a publié un reportage bidon ayant pour but d’attiser la haine envers des personnes assignées comme musulmanes au Québec). La police a violemment chargé la foule, blessant grièvement une personne et en arrêtant trois autres. Trois flics ont également été blessés.

Un café branché de la rue Sainte-Catherine


Dans la nuit qui a suivi, entre le 15 et le 16 mars, TVA a eu une de ses vitrines fracassées. Un bon moyen de rappeler que les possibilités d’attaquer n’existent pas qu’en manif, lors desquelles il n’est pas toujours simple d’agir en raison du nombre important de flics.

Voici que dit le Journal de Montréal:

Peu avant 3 h 30, trois individus encagoulés qui marchaient sur le boulevard ont brisé la vitrine au moyen d’objets contondants, puis ont rapidement quitté les lieux


Quelques nuits avant cette marche, des vandales ont arpenté les rues cette marche en inscrivant des tags contre la police, histoire de rappeler à tout le monde que le problème ne se résumait pas à quelques brebis galeuses au sein de cette institution. Les anarchistes ne veulent pas pas de flics plus gentils mais en finir avec la police. Voir la vidéo de ces actions nocturnes.

[Via Montreal Contre-Information]

Bâle, Suisse : Procès en appel contre un compagnon

Publié le 2018-03-19 08:21:06

Le 23 mars 2018 se tiendra un procès devant la cour d’appel de Bâle contre un compagnon anarchiste. Ce procès traite deux affaires remontant à quelques années.

Il s’agit d’une part d’une manif sauvage de la Freiestrasse à Bâle au printemps 2010. Lors de cette journée, quelques individus déterminés sont partis en laissant derrière eux des vitrines de magasins de luxe redécorées et détruites dans l’une des rues les plus friquées de Bâle. A cause de prétendues traces ADN prélevées sur des objets mobiles à proximité de cette rue, le compagnon est accusé d’avoir participé aux innombrables dégradations matérielles.

L’autre allégation s’inscrit dans le contexte d’une des nombreuses actions de perturbation de la « Marche pour la Vie » en 2013, un défilé de chrétiens conservateurs/réactionnaires et d’opposants à l’avortement à Zurich. Le rassemblement haineux des chrétiens fondamentalistes a lieu depuis plusieurs années dans différentes villes et est toujours perturbé par des actions diverses et sauvages. A ce sujet, le compagnon est accusé d’avoir bousculé un flic en civil qui s’apprêtait à arrêter une autre personne.

Dans le premier procès des deux affaires, le compagnon a été condamné à une peine incompressible de 18 mois de prison par le tribunal correctionnel de Bâle en septembre 2016. Décision a été prise de faire appel de ce jugement.

Nous soutenons le compagnon pour ses idées anarchistes, pas parce que nous croyons en son innocence. Nous ne faisons pas de séparation en « coupables » ou « innocents » parce que nous refusons ces catégories construites par l’État et la société. Toutes ces catégories sont utilisées par les dominants pour tous nous gérer et finalement nous maintenir dans les places qu’ils nous assignent.

Pour nous, les actes reprochés au compagnon, en plus d’autres actions directes diverses s’inscrivent dans le cadre d’une lutte pour un monde sans domination. En détruisant une vitrine chatoyante de la logique mercantile capitaliste ou en agissant de manière solidaire lors d’un contrôle de police ou lors d’une arrestation s’exprime un acte autodéterminé, qui démasque et attaque l’Etat et la société capitaliste, sexiste et oppressive. C’est donc dans la logique de n’importe quel Etat de s’attaquer avec acharnement, de poursuivre, de punir et d’enfermer les incontrôlables et leurs idées, qui s’opposent délibérément à lui et mettent à bas ses fondements. La répression ne frappe pas uniquement au moment spécifique du procès au tribunal. Elle est présente chaque jour sous toutes ses formes et ne cible pas seulement nous, subversifs. Elle se dirige également contre tous ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas se conformer à ses lois et à ses frontières, contre les défavorisés et les opprimés qui luttent pour survivre.

C’est pourquoi nous tous aurions pu être ciblé. Mais c’est notre ami et compagnon qui est visé ce 23 mars. L’attaque contre notre compagnon est une attaque contre des actions et des idées rebelles. Même s’ils tentent d’enfermer, d’isoler et de briser nos compagnons et nos semblables, les murs des prisons ne parviendrons pas à nous soumettre ni même à nous séparer d’eux. Nous avons d’innombrables façons d’exprimer notre solidarité.

[Traduit de l’allemand de Barrikade.info, 15. März 2018]

Solidarité avec nos cousins et cousines hiboux de Bure !

Publié le 2018-03-19 09:26:04

[Sabotage] Les hirondelles ne font pas le printemps... Mais une nuit, certaines ont embelli l’hiver en se retournant contre celleux qui prétendent les utiliser comme emblème.



Ces oiseaux, d’ordinaire diurnes, se sont envolés en pleine nuit vers le 10, rue neuve, Pont-sur-Madon (Vosges), siège social de l’association « naturaliste » Hirrus. Après s’être régalées de la nourriture pour oiseaux disposée en abondance sur les arbustes du jardin et avoir squatté le nichoir le temps d’une sieste, les hirondelles ont envoyé un message clair à ces traîtres.

L’un des volatiles a également déposé une lettre d’avertissement, transportée dans son petit bec (reproduite en fin d’article), à la porte de la maison.

Cigéo Bure Collabos du désert nucléaire

À peu près au même moment, par une heureuse coïncidence, un groupe de Musaraignes aquatiques (Neomys fodiens) a décidé de s’attaquer à celleux qui se sont honteusement approprié leur nom latin. Les petits mammifères se sont dirigés vers une voiture et une camionnette du bureau d’étude Neomys, stationnés au 240, rue de Cumène, Neuves-Maisons (54). Histoire de bien marquer le coup, ils ont aussi laissé une lettre identique à celle des hirondelles. Étonnantes, ces petites bêtes.

On a observé, chez certains « naturalistes » lorrains, un étrange syndrome de déconnexion de la réalité. Il se caractérise par une capacité à faire son travail normalement sans voir la moindre incohérence dans le fait d’être missionné par l’Andra (agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs), dont la mission est d’enfouir des matières radioactives incontrôlables dans le sous-sol de Bure, Meuse. Ainsi, les associations Hirrus et Neomys, respectées dans le Saintois et la couronne nancéienne pour leurs initiatives en faveur de l’environnement, ne crient pas sous tous les toits qu’elles facilitent l’implantation de la mafia nucléaire dans le Sud meusien.

Les inventaires et études réalisés par ces associations seront utilisés par l’OPE (Observatoire Pérenne de l’Environnement), organe de l’Andra voué à la connaissance du territoire avant sa contamination radioactive pour les millénaires à venir. L’agence sera donc dans le cadre légal qui lui permettra d’avancer en écrasant tout sur son passage, tout en prétendant qu’elle a fait très attention aux espèces et dynamiques écologiques présentes.

Tels les oiseaux de Hitchcock, les hirondelles, désormais averties de l’hypocrisie de ces « naturalistes », veillent au grain. Les autres espèces animales et végétales, peu désireuses de devenir radioactives, ne manquent pas de moyens pour faire cesser la collaboration de ces associations avec l’Andra et leur rappeler ce qu’elles sont censées défendre. Si ce double-jeu infâme persiste, le bon état de conservation d’Hirrus et de Neomys pour les années à venir ne pourra pas être garanti…

Que vous soyez hirondelle, triton ou chauve-souris, n’oubliez pas qu’il y a toujours, près de chez vous, un collabo de l’Andra que vous pouvez saboter pour ronger le projet Cigéo avec nous.

« Et le peu qui viendra, d’eux à vous, c’est leurs fientes. »

Reproduction de la lettre adressée aux traîtres

À l’attention de prétendus défenseurs de la nature,

Il paraît que vous vouez votre vie à la préservation de la biodiversité et à faire connaître les merveilles de l’environnement. Quand on prend un tel engagement, comment peut-on rester « neutre » face à un projet industriel démentiel et destructeur ? Comment peut-on rester « neutre » face à l’arrivée prochaine de 80 000 mètres cubes de déchets nucléaires mortels sur des milliers d’années ? Comment peut-on rester « neutre » face au défrichement illégal déjà effectué au bois Lejuc, et face à la destruction programmée de 160 hectares de ce même bois dans les mois à venir ? Quelle « nature » voulez-vous défendre quand elle sera transpercée par des camions et des trains de déchets nucléaires plusieurs fois par semaine pendant un siècle et demi ? Vous êtes-vous seulement renseignés avant de céder à l’appât du gain ? Il n’aura donc fallu que quelques milliers d’euros pour acheter votre silence et votre aveuglement sur cet immense projet de poubelle atomique ? Et même si vous avez assez de bon sens pour démontrer l’impact catastrophique de ce projet sur l’écosystème, êtes-vous suffisamment naïfs pour croire que le rouleau compresseur nucléocrate le prendra en compte ?

Votre collaboration avec l’Andra doit cesser immédiatement. Nous ne cherchons pas, par cette lettre, à vous convaincre de quoi que ce soit ou à établir un « dialogue » , car vous vous êtes déjà trop fourvoyés.
Pour rappel, d’autres associations naturalistes ont refusé de collaborer avec l’Andra et n’ont pas coulé pour autant. Ne faites donc croire à personne qu’il en va de votre survie. Pensez plutôt à la survie de tout un territoire et de la nature que vous êtes censés défendre.
Nous attendons de pied ferme votre retrait du projet Cigéo. S’il ne vient pas, nous le provoquerons. Nous ne souhaitons pas l’arrêt de toutes vos activités et initiatives pour l’environnement, mais s’il faut en passer par là pour neutraliser un maillon de cette immense chaîne radioactive qui s’impose par la brutalité, nous n’hésiterons pas.

La nature, prête à se défendre.

LA RUE OU RIEN

Publié le 2018-03-19 12:10:10

Antiproduct

Chili : Le compagnon Juan Flores condamné à 23 ans de taule

Publié le 2018-03-19 19:25:05

Publicacion Réfractario / jeudi 15 mars 2018

Le 15 mars 2018 le sixième tribunal pénal oral a encore une fois décidé de la vie de personnes. Imbus de leur soi disant supériorité morale et avec le code pénal dans la main  ils ont fait les opérations mathématiques pour décider du temps que des individus devront être séquestrés en prison.

Vers midi le tribunal a rendu le verdict contre le compagnon Juan Flores pour les délits suivants :
-pour attentat dans la station de métro Los Dominicos (réalisé le 13 juillet 2014) : sous la loi de contrôle des armes, avec 6 délits pour lésions légères, plus les dommages : 8 ans de prison
– pour l’attentat dans le Subcentro (centre commercial) réalisé le 08 septembre 2014, où la police a été alertée quelques minutes avant l’explosion : sous la loi antiterroriste il est condamnée à 15 ans de prison.

En parallèle le tribunal a accepté une plainte civile pour 3 lésions au cours de l’attentat, ce qui le condamne à payer 2.000.000 pesos à chacune des personnes blessées. Les juges ont décidé de ne couvrir les frais de justice du procès prolongé à aucune des deux parties.

Nous rappelons que dans ce même procès les compagnon-ne-s Nataly et Enrique ont été acquittés.

C’est la première condamnation sous la loi antiterroriste pour attentat explosif suite à la réforme de la loi, depuis plus de 20 ans. Le parquet a essayé à plusieurs reprises d’obtenir des condamnations sous la loi antiterroriste ces 10 dernières années, et c’est la première fois que ce délit est ratifié par un tribunal, légitimant l’arsenal juridique d’urgence.

À bas la loi antiterroriste et la loi de contrôle des armes !
À bas l’État policier !

Versailles : Des bagnoles des bourges vandalisés

Publié le 2018-03-20 20:13:05

actu.fr / jeudi 15 mars 2018

Une trentaine de voitures ont été vandalisées à Versailles, dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 mars. Le ou les malfrats ont agi en suivant une ligne nord-sud : rue des Réservoirs, place d’Armes et rue de Satory. Ils s’en sont pris aux pneus, aux rétroviseurs, aux essuie-glaces. « Aucun vol n’a été à déplorer, souligne une source policière. Nous sommes vraiment face à des actes de délinquance pure. »

Tout au long de la semaine, les victimes se sont succédé, au compte-gouttes, au commissariat pour déposer plainte. Parmi elles figure Antoine, libraire dans la rue du Maréchal-Joffre. Lui a découvert sa Volvo inclinée sur le côté gauche, devant le château. « On m’avait crevé les deux pneus de ce côté-là. Je m’en suis aperçu le jeudi, alors que je devais aller chercher des livres pour mon enseigne. Il était 5h45 ».
Et c’est en appelant un dépanneur qu’il a pris la mesure de l’ampleur de la situation.
« Il en était à sa huitième voiture. Il avait des difficultés à trouver un garagiste ayant des pneus disponibles. Ils lui demandaient ce qui s’était passé à Versailles. Car tous leurs clients venaient de là. »
Au final, Antoine n’a trouvé une solution qu’aux alentours de 9h. Il aurait dû récupérer ses livres à 7h. Bilan : du retard dans son travail et une ardoise de 400 euros pour les réparations. « C’est peut-être un acte anodin, mais cela a perturbé toute ma semaine. Et j’ai failli passer à côté de belles sorties. Car là où je vais prendre mes livres, c’est comme pour le poisson. Si on n’y est pas tôt, on n’a plus rien. »
Une enquête a été ouverte au commissariat de Versailles. Les policiers vont analyser les caméras de surveillance pour identifier le ou les auteurs des dégradations. Une première piste semble se tracer. Il pourrait s’agir d’amateurs de football, probablement enivré et qui n’auraient pas digéré la défaite du PSG face au Real de Madrid.
Pourrait seulement. Car dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 mars, une nouvelle série de dégradations a été commise autour de la cathédrale Saint-Louis. Des pneus crevés mais aussi des essuie-glaces arrachés. On ignore encore le nombre de victimes.

Amiens : Les nouveaux horodateurs déjà hors service

Publié le 2018-03-20 20:13:07

Le Courrier Picard / jeudi 15 mars 2018

Incendiés, tagués, mis au sol…, huit des nouveaux horodateurs installés dans le quartier Saint-Maurice, dans le cadre du stationnement résidentiel, ont été vandalisés dans la nuit de mercredi à jeudi. «  Chaque horodateur coûte 9 000 euros, ça fait donc 72 000 euros de dégâts sans compter la pose et la mise en service, calcule Pascal Rifflart, vice-président d’Amiens Métropole chargé des transports, bien décidé à ne pas laisser passer cet acte de malveillance. Ils seront bientôt remplacés. Le maire Brigitte Fouré va déposer une plainte afin que l’on identifie les responsables. »

On se souvient que le passage, le 12 février, du quartier Saint-Maurice en zone de stationnement résidentiel avait fait l’objet de vives contestations de la part d’étudiants. Tous les horodateurs installés avaient d’ailleurs été enveloppés d’un rouleau adhésif avec le message «  Hors service  » sans que l’on sache qui en était le ou les auteurs. Depuis vendredi, huit de ces horodateurs sont, pour le coup, vraiment hors service…

Des condamnations pour trois des personnes arrêtées à Bure [MAJ : les déclarations des compas]

Publié le 2018-03-21 08:13:04

Ielles n’ont été Ni acteur Ni actrices. Retour sur le procès du Lundi 19 Mars de 3 copaines.

vmc.camp / mercredi 21 mars 2018

Ce Lundi 19 mars le théâtre de l’injustice était en représentation une nouvelle fois à Bar, voici les déclarations de deux copaines qui comparaissait ce jour , l’un-e pour « faits de rébellion et refus de se soumette aux opérations de relevés signalétiques commis lors de l’expulsion du bois Lejuc », l’autre pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction ou dégradations de biens » (si ça vous parait incompréhensible et ridicule c’est normal):

Déclaration de L. (condamné à 4 mois de prison avec sursis):

« Mes amies, ma famille que j’affectionne,
Je me sens détachée de toute identité, n’en déplaise au procureur et à son « dieu »,je suis un être multiforme et une réalité complexe et donc irréductible à cet artifice.
Comme vous le savez la racine du mot a donné aussi idem, identique. Aucune identité ne peut me figer car je suis une réalité vivante et mouvante. INDISCERNABLE.
Je me defends aux yeux d’une institution dont je rejette l’autorité. Sur 1 acte, j’affine mes perceptions en me référant à mes propres critères, à mon vécu, à mon sens critique.
On se retrouve réunies ici (et je pense ne pas me tromper en disant ça) parce qu’on est à la recherche permanente de source de joie et de beauté.
Parce qu’on nourrit un lien intelligent, sensible et subtil au monde.
Et quand ce rapport est brutal, insensé, c’est un amas d’immonde, qu’on s’acharne à étaler.
Nos corps tiennent en cage uniquement par coercition.
Comme a dit Ibn Arabî , bien avant les premières chasses massives aux errants et aux sorcières,
« Sois toujours en vol, ne te choisis pas de nid déterminé, car c’est au nid que l’on capture l’oiseau »
Quoiqu’il arrive, on continuera à partager du pain avec les compagnon-nes à plumes. »

Déclaration de Cristal Antem (condamné à 3 mois de prison ferme):

« Je suis CRISTAL ANTEM, CRYZ pour les intimes. Je n’ai pas d’autres identité à donner.
Je ne représente personne si ce n’est moi-même. Rien ni personne ne me représente.
On va me demander si je souhaite être jugé aujourd’hui. OK, faites. Mais je ne participerais pas au procès.
Je rejette les codes/normes/règles/rôles du spectacle. Je ne serais ni acteur/collaborateur – ni martyr/victime – ni coupable/innocent.
J’espère que mes amis comprendront que je fais ce choix pour restez moi – même. Qu’iels ne m’en voudront pas pour cette absence imprévu et sûrement trop longue.
Je ne me soumettrai pas moi-même au contrôle de l’État.
Je refuse de me défendre. »

Cette déclaration fuit suivi du refrain d’une chanson reprise par la salle malgré les injonctions du juge au silence et Cristal a été sorti de la salle à ce moment en continuant à chanter , la salle a continuer à fredonner la chanson après sa sorti! « Ça ne vaut pas la peine… »

Voici le lien (le refrain chanté dans la salle dure de 1:04 à 1:44).

Cristal ferait donc sa peine de prison sans avoir donné son identité!

Cristal a souhaité rendre son numéro d’écrou publique si vous souhaitait lui envoyer des lettres ou lui rendre visite! (ça permettra pour ielle que le temps soit moi long en prison et lui rechauffera le coeur)

Cristal Antem
n° écrou: 14341
Centre pénitentiaire Nancy-Maxéville
300 rue de l’Abbé Haltebourg
54320 Maxéville

 

*****

[in english]

Une saine rage face à la Justice

L’Est Républicain pleurnicheur / 20 mars 2018

Ce matin, la consternation pouvait se lire sur de nombreux visages de fonctionnaires croisés au tribunal de Bar-le-Duc. La veille au soir, à l’issue d’une audience très tendue en présence de quelque 80 militants anti-Bure venus en soutien de trois des leurs poursuivis par la justice, ces derniers ont accueilli les jugements sous les huées et les invectives à l’égard de l’institution judiciaire.
En quittant la salle d’audience dont l’accès avait été interdit aux journalistes de L’Est Républicain menacés de représailles [cf. ci dessous; NdAtt.], des militants ont commis des dégradations au tribunal. Inscriptions véhémentes et ciblées sur les murs, tableau jeté à terre, toilettes dégradées, chaises et bancs de la salle d’audience renversés avec fracas, poubelle vidée de son contenu sur le sol, alarmes incendie déclenchées et un buste de Marianne, symbole de la République, jeté à terre et brisé. Des événements qui vont faire l’objet d’un rapport auprès du procureur général de Nancy.
Les débats de l’audience, eux, « se sont mal passés », selon le représentant du ministère public, avec « des interruptions régulières assorties de provocations », notamment au moment des peines de prison ferme prononcées à l’encontre de deux prévenus, et des insultes à l’annonce des jugements à l’égard du procureur et des magistrats.

Poursuivi pour des violences (coup de pied et crachat) sur un gendarme commises le matin de l’expulsion du bois Lejuc le 22 février à Mandres-en-Barrois, un militant d’une vingtaine d’années, en détention provisoire depuis le 23 février, a été condamné à 8 mois de prison dont 5 mois assortis d’un sursis et mise à l’épreuve pendant 18 mois, ainsi qu’à une interdiction de séjour dans la Meuse et d’un maintien en détention.

Une femme d’une vingtaine d’années également, non identifiée à ce jour et placée sous mandat de dépôt depuis le 23 février, a été condamnée à 3 mois de prison ferme, assortis d’un maintien en détention. Elle était poursuivie pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction ou dégradations de biens ». Le procureur avait requis 10 mois de prison ferme dont 5 mois avec sursis et interdiction de séjour dans la Meuse. Une dernière peine qui n’a pas été retenue par les magistrats.

Enfin, une troisième militante anti-Bure, âgée d’une trentaine d’années, a été condamné à 4 mois de prison avec sursis pour des faits de rébellion et refus de se soumette aux opérations de relevés signalétiques commis lors de l’expulsion du bois Lejuc, le 22 février dernier.

depuis un autre article du même torchon :

Olivier Glady est le Proc’ qui a demandé la taule pour les compas. Sa tête ci-dessous.

Les partisans de deux militants anti-Bure qui comparaissaient hier devant le TGI de Bar-le-Duc ont interdit aux journalistes d’assister à l’audience.
« Dégagez ! Les deux jeunes ne veulent pas de médiatisation de leur affaire. Si vous restez, on vous retrouvera à la sortie. Ça ne vous a pas encore suffi votre voiture siglée détruite à Bure… » Des propos menaçants, ponctués d’insultes diverses. C’est ainsi qu’hier, des journalistes de L’Est Républicain qui venaient couvrir une audience correctionnelle ont été repoussés. […]
Le journaliste de L’Est Républicain qui devait couvrir l’audience était rapidement identifié et encerclé. Insulté, menacé et quasiment fouillé pour trouver son appareil photo, on lui ordonnait de quitter les lieux sous peine de représailles. Devant la menace, il s’exécutait ; suivi de près durant une centaine de mètres par un militant. Deux policiers positionnés à l’entrée du tribunal observaient… sans intervenir. Quelques minutes plus tard, le directeur départemental de la Sécurité Publique intervenait et organisait l’accès sécurisé à la salle d’audience de deux autres journalistes décidés à rendre compte du procès. Dans la cour intérieure, une dizaine de policiers en tenue patrouillaient et, autant dans le hall. En revanche, pas l’ombre d’un uniforme aux abords et dans la salle d’audience, pleine comme un œuf. C’est alors que les deux journalistes étaient violemment pris à partie et sommés de dégager par quatre individus postés près de la porte d’entrée.
Ce n’est pas la première fois que des activistes de Bure s’opposent par la force à la presse.
Cette fois, un cap a été franchi. En interdisant l’accès à la salle où devait se tenir une audience publique, les zadistes ont imposé leur loi. C’est la liberté d’informer qui a été bafouée. [pauvres petits… NdAtt.]

*****

Le Monde / mardi 20 mars 2018

Trois personnes ont comparu lundi devant le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc. Deux d’entre elles ont été condamnées à trois mois de prison ferme et incarcérées.
Violences lors de l’évacuation du bois Lejuc [le 22 février; NdAtt.], dégradations ultérieures : le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc a condamné à trois mois de prison ferme et incarcéré, lundi 19 mars, deux opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse).

La condamnation d’un homme âgé de 24 ans à huit mois de prison dont cinq avec sursis avec une interdiction de territoire en Meuse et en Haute-Marne, a été accueillie par les vives protestations de la centaine de personnes qui ont assisté au procès. Il était poursuivi pour des faits qui se sont produits le 22 février, jour de l’évacuation du bois Lejuc – épicentre de la contestation au projet de Bure – par 500 militaires. Il était accusé d’avoir jeté un bidon d’essence enflammé en direction des gendarmes, ce qu’il conteste, et d’avoir incendié le bivouac où il se trouvait.
Le prévenu a reconnu avoir donné un coup de pied à un militaire, puis craché sur un second « par dégoût et mépris » lors de son interpellation. « Je venais de perdre une partie de ma vie dans les flammes de cette cabane et dans les ruines de tous les lieux habités, rasés ce matin-là », a-t-il expliqué.

Une femme, qui a refusé de se lever, de décliner son identité et de s’exprimer, a elle été condamnée à trois mois de prison ferme et incarcérée, conformément aux réquisitions du procureur. Elle faisait partie d’un groupe qui avait jeté des pierres, près du bois Lejuc, sur le véhicule d’un pépiniériste et de deux employés, ces trois personnes étant mandatées par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) qui porte le projet de stockage. Six autres personnes seront jugées pour ces faits ultérieurement.

Une autre femme, âgée de 30 ans, a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis pour rébellion lors d’une perquisition à la « maison de résistance », à Bure. Non assistée d’un avocat, elle a refusé de s’exprimer sur les faits.

Les trois opposants étaient également poursuivis pour avoir refusé de se soumettre au prélèvement ADN. Trois autres personnes, interpellées lors de la perquisition de la « maison de résistance », seront jugées le 12 juin pour outrages et – ou – rébellion sur agent dépositaire de l’autorité publique.

Venez passer le printemps à la zad ! appel à sur-occupation

Publié le 2018-03-21 12:14:05

On se retrouve tous les jours pour construire, échanger, surveiller les flics qui nous surveillent (chouette ambiance de désescalade…). On s’auto-organise.

Parce qu’on veut pas s’organiser ou organiser les autres, mais créer le terreau pour laisser naître un fonctionnement fait par et pour toutes, sans prise de pouvoir cachée, sans oppression structurelle (de sexe, de race, de classe, …).

Ceci est un appel à venir vivre cette expérience de camp autogéré avec nous. Dès aujourd’hui on est là tous les jours ! Et on prépare un temps fort d’activités/ateliers/festivités sur fin mars-début avril.

CE QUI S’IMAGINE OU SE PRÉPARE DÉJÀ
Construction d’un sleeping à LaMa / Land art utile sur les sentiers / Chantier jardin + cabane au Sabot / Peinture (sur route et sur banderole) / Fabrication de mobilier / Ateliers antirep / Création d’ateliers (pour informer celleux qui veulent organiser des trucs sur les ressources disponibles)

Et aussi, suivant les envies, les énergies et le temps :
Échange de pratiques / construction / jardin & forestation fruitière / musique / sérigraphie / pizza-pizza ! / cantine végan / medieval free fight / vie quotidienne / (dé)formation clown / atelier bois / infokiosque & partage de lecture /…

Le 24-25 mars, il y a une formation « défendre (à nouveau) la zad »
Début avril, il y a un appel à chantiers sur plusieurs lieux de la zone (http://zad.nadir.org/spip.php?article5228)
Et nous, on est déjà là ! Du coup,

VIENS PASSER LE PRINTEMPS À LA ZAD
RAMÈNE TA TENTE, TON MATOS, ET TA BONNE HUMEUR !
AÉROPORT OU PAS, ON RENTRERA PAS DANS LEURS CASE
S !

Il y a une liste de matos à ramener pour le chantier Lama (et d’autres chantiers) ici :  http://zad.nadir.org/spip.php?article515. La nourriture (vegan) pour la cantine est aussi bienvenue – conserves ou trucs secs (légumes secs, pâtes, riz, café, thé, sucre, etc.) plutôt que des produits périssables/de récup’ qui risquent de se perdre.

Pour les infos pratiques pour venir : http://zad.nadir.org/spip.php?article7&lang=fr /
Email : zadresist(at)riseup.net // Telegram : @zadresistance

Milice sur la z.a.d

Publié le 2018-03-21 12:17:03

La violence physique a été utilisé plusieurs fois par des milices sur la Z.A.D

Sur toute la Z.A.D ?

Ciblée sur une partie des occupant-e-s groupée à l’Est et au centre-Est, celle ci (cette violence physique) est elle le produit de fascistes ?

De notre point de vue, oui. L’autoritarisme moraliste des différents groupes impliqués conduit à la formation d’une police/justice parallèle inacceptable et qui doit crever.

Est ce que la réunion « tendue » à la wardine d’hier soir (ma 20 mars 2018)  à pris la juste mesure des choses ? non

Nous n’acceptons pas et n’acceptererons plus aucune agression ou expédition punitive à caractère classiste.

« Classiste » ? kesako ?

Comme les comportements sexistes ou racistes, les comportements classistes rendent les espaces « non-safe » (pour reprendre certains vocabulaires que des autoritaires peuvent comprendre).

Les insultes « shlags », « prolo », « lumpen », « sdf », « cassos », « peons », « toxs », « sdf », « pauvres » sont innacceptables et seront combattues.

Marre d’être la composante invisibilisée et méprisée d’un « mouvement » qui ne s’interroge pas sur ses fondements bourgeois.

Quelle zone sera décrétée en non-mixité de classe sociale lorsque tou-te-s les bourgeois de la zone se pensent pauvres et le surjouent ?

LA RUE OU RIEN

Publié le 2018-03-21 14:07:05

(Source: twitter.com)

Violence politique à la zad de nddl

Publié le 2018-03-22 11:52:04

Ce matin 20 mars à l’aube, la Gaité, un des lieux de l’Est de la zad, a été attaqué. Ses occupants ont été gazés, frappés, et l’un d’eux a été emmené, les mains liés, mis de force dans le coffre d’une voiture qui est partie aussitôt.

Nous sommes restés sans nouvelles de lui toute la journée. Un certain nombre d’occupant.es réunies à La Masacrée ont passées la journée à le rechercher (coups de fil aux avocats, aux commissariats, aux hôpitaux, patrouilles en voiture sur les routes avoisinantes), pour finalement retrouver sa trace aux urgences du CHU, un bras et une jambe cassées.

Nous ne savons pas pour le moment qui a commis cette agression rappelant fortement une milice fasciste. Mais compte tenu des cas précédents de personnes frappées et emmenées de force hors de la zad, ainsi que des menaces et attaques personnelles proférées par des occupant.es à l’encontre de la personne qui a été enlevée, nous ne pouvons pas NE PAS penser que cette agression peut venir de l’intérieur de la zad.

Nous appelons tou.tes les occupant.es et les personnes solidaires à

1) exprimer leur désaccord face à cette agression dégueulasse

2) être plus vigilant.es que jamais, veiller les unes sur les autres, à rester en lien avec les lieux et les personnes isolées.

Nous nous tenons prêts à réagir par tous les moyens nécessaires.

Enfin, nous réaffirmons notre opposition à toutes les formes de police, avec ou sans uniforme, officielle ou officieuse.

Ni oubli, ni pardon

 

Des occupant.es réunies à La Masacrée le 20 mars à la tombée de la nuit.

[nantes – 25 mars] blad – balade des lieux a défendre

Publié le 2018-03-22 11:57:04

Salut à tou.te.s !

Le dimanche 25 mars se tiendra la BLAD (balade des lieux à défendre), première rando-vélo co-organisé par de nombreux collectifs luttant contre la métropolisation à outrance de Nantes.

Itinéraire avec horaires (fixe pour le départ, approximatifs pour les différentes étapes) :

– 10h30 : Rendez-vous au Jardin des Ronces (https://lesronces.noblogs.org/), rue de la papotiére (en face du cimetière) pour présentation du lieu et boissons chaudes.

– Départ à 11h : direction du stade de la Beaujoire, pour présentation du projet de Yellowpark

-12h : halte à Dalby et le Parc de la Moutonnerie pour rencontrer « du Rififi dans la bergerie (https://quartierdalby.noblogs.org/)

– 13h : petite pause au square Daviais pour évoquer les projets sur ce lieu et le nouveau CHU

– 13h30 : arrêt au nouveau lieu d’habitation des éxilés.es, 9 rue Maurice Sibille (https://nantes.aveclesexiles.info/ )

– 14h : arrivée à la Carrière Misery pour présentation du projet du Bas-Chantenay

-> La zbeulinette mobile nous attendra pour le ravitaillement en bord de Loire. Prises de paroles et temps d’échange, de partage après le repas.

Soyons nombreux.euses,à vélo, aux  point-étapes et/ou au banquet final !

Cette journée est sous le signe de la résistance et reste avant tout un événement festif sous le signe de la joie, alors apportez vos sifflets, appeaux ou autres…Faisons du bruit, hissons des couleurs sur nous, sur les vélos, montrons leur que les citoyens nantais vivent, créent, rêvent, inventent et que ces lieux si atypiques et donc si plein de possibles sont des biens communs à tous et pas des espaces vides à rentabiliser par quelques-un.e.s…

A bientôt pour la BLAD des gens heureux !!

Les collectifs nantais contre la métropolisation

________________________

Le tract :

A Nantes, pas une semaine ne se passe sans que l’on apprenne qu’un nouveau projet d’aménagement urbain est à l’étude ou qu’un appel à projet est lancé. Il faut que ça rapporte nous dit-on, et pour ça, il faut rationaliser, aménager, optimiser. Aujourd’hui Nantes, vit au rythme de ses « gros chantiers », des bétonneuses et des marteaux piqueurs à toute heure. Nantes, la ville « où il fait bon vivre » est plutôt la ville ou il fait bon investir. Où le prix de l’immobilier ne cesse de grimper, où les promoteurs se la jouent façon » Main basse sur la ville ».

Aujourd’hui aussi, à Nantes les masques de la concertation commencent à tomber et même la presse locale parle de « jeu de dupes ». La fameuse « démocratie à la nantaise » (ateliers citoyens, grand débat etc…) apparaît pour ce qu’elle est vraiment : une énorme et coûteuse machine à obtenir le consentement des habitant.es à une politique unique et obsessionnelle : la métropolisation

 La métropolisation est le nom qu’ils donnent à la mise en concurrence des villes entre elles, des territoires entre eux et des habitant.es les un.es contre les autres. Elle se nourrit des discours du marketing territorial et des dépenses engagées pour doper la sacro sanctifiée attractivité. Au nom de la métropolisation (qui n’est pas une « rationalisation » de l’espace, encore moins une évolution naturelle mais un choix politique),  les aménageurs/décideurs voudraient nous imposer leur idéale de la ville néolibérale : mortifère et sécurisée

Une ville toute entière sous leur contrôle, une ville aseptisée, « nettoyée » et vidéo –surveillée.

Une ville payante, hiérarchisée et catégorisée

Une ville muséifiée, à coup de « gestes » architecturaux phares (l’arbre aux hérons)

Une ville toute entière vouée au tourisme et au développement des secteurs les plus rentables économiquement (numérique, immobilier)

Une ville pensée et dessinée à l’encontre des classes populaires, de ses habitant.es les plus précaires, des migrant.es et au détriment des manières différentes de vivre et de consommer qui s’expérimentent ici à Nantes, comme sur la ZAD, et comme ailleurs.

Aujourd’hui pourtant, les résistances se font plus vives. Des collectifs se créent aux quatre coins de la ville, des personnes s’organisent pour s’opposer à la destruction de leurs maisons, refuser l’aménagement de leur quartier, s’opposer à l’implantation d’un gros projet, lutter contre la restructuration de leur lieu de travail ou le saccage d’un jardin partagé etc…

Après la victoire contre l’aéroport de nddl nous avons plus que jamais la conviction qu’il est possible de résister victorieusement face aux aménageurs.

Le 25 MARS, en reliant à vélo le Jardin des Ronces à la Carrière Miséry, en passant par Dalby, le square Fleuriot, la Petite Hollande ou le CHU, nous leurs signifierons que nous ne nous laisserons pas déposséder de nos lieux de vie.

Le 25 MARS nous tracerons la ligne rouge des lieux et des formes de vie que nous voulons défendre.

Contre la privatisation des espaces que nous avons en commun.

Contre toutes les attractions colonisatrices de l’espace, du temps et de notre imaginaire.

Contre l’artificialisation et la chosification de chaque parcelle de nos lieux de vie.

Parce que nous refusons d’habiter une ville dont le cœur est un projet immobilier.

Parce que que nous n’accepterons pas de vivre sous l’emprise des industries culturelles et du » tourisme obligatoire ».

 

LA RUE OU RIEN

Publié le 2018-03-22 15:15:04

(Source: twitter.com)

Toujours armé-e-s contre le béton

Publié le 2018-03-23 08:19:02

Toujours armé-e-s contre le béton !

L’abandon du projet inutile de l’aéroport est synonyme d’une large victoire contre le béton. Une magnifique zone naturelle est sauvée mais  la bataille contre le béton et son monde n’est pas finie.

Dès l’abandondu projet de l’aéroport, l’État veut relancer un autre projet inutile :le re-bétonnage de la route des chicanes. Et il pense profiter d’une prétendue division sortie tout droit de son imaginaire pour faire de ce nouveau projet le nerf de la guerre contre la ZAD.
Sauf que ce projet, c’est quand même le massacre de la nature. Dès le début des travaux, des machines ont coupé les branches d’arbres, détruisant au passage des habitations. Quelle est l’utilité réelle de ce projet ? Rendre une voie plus rapide où les voitures passeront très vite, à quelques mètres des habitations et des passages d’êtres vivantsde toutes espèces. Une fois de plus, l’État nous sert des choses inutiles accompagnées de son plat infect préféré : la restauration de l’État de droit. Et malheureusement, certaines et certains y croient car l’État leur a promis des petites conventions d’occupation précaire.

Le problème est que tout le monde n’est pas d’accord.

Dernièrement, du béton frais a été arraché de la route en travaux. La riposte étatique fut démesurée : des escadrons de gendarmes débarquent et son plus nombreux qu’à l’accoutumée. Une grosse machine vient pour finir le travail qui aurait été mal fait. Et la route des chicanes devient la chicane du mouvement et certaines et certains se croient obligés de répondre maladroitement aux attaques médiatiques, témoignant ainsi d’une agonie de l’esprit du mouvement chez certaines de ses composantes.

Les héros d’hier sont-ils devenus les ennemis d’aujourd’hui ?

Reprenons quelque temps nos esprits !

Jusqu’à l’annonce gouvernementale de l’abandon du projet de l’aéropor, une grande partie des gens étaient d’accord contre l’État et son droit et s’en foutait d’être considérés comme illégaux sur ces terres que l’on soit d’ici ou d’ailleurs.
On s’insurgeait contre les expulsions, soutenait les Zadistes et les Zadistes se soutenaient entre eux. On ne se plaignait pas des résistances physiques à ce vaste projet inutile et une nouvelle vie en commun se créait, paysan-ne-s et Zadistes ensemble.A l’époque l’occupation, c’était bien et notre force !
   
Pourquoi devions-nous faire confiance à ceux qui voulaient nous détruire ?
Accepterez-vous qu’ils détruisent des gens à côté de vous pour la défense de vos petits privilèges ?

L’auteur de ces lignes pense que le mouvement a gagné parce que ses actrices et ses acteurs ont pu allier leurs stratégies même si elles et eux n’étaient pas toutes et tous d’accord. Aussi, parce qu’elles et ils n’acceptaient pas de compromis avec l’État.
   
Ce n’est pas la dés-occupation des terres, la fin de notre bon droit et la participation à la politique honteuse du compromis qui sauveront qui que ce soit. Notre-Dames des Landes est, comme le prouve l’épisode des travaux de la RD281, toujours une zone à défendre et à occuper. Que l’on soit occupante/occupant d’avant-hier, d’hier, d’aujourd’hui ou de demain, nous serons toujours légitimes à vivre sur ces terres car ce que nous y faisons est plus beau que l’État et son droit.
   
Vive les occupations !
Vive nos solidarités !
Vive nos vies sans béton, sans vitesse où pour les êtres vivant-e-s il y fait bon vivre !

Des habitantes et habitants de la ZAD

Périgueux : Lundi, la cage pour tout petits est resté fermée

Publié le 2018-03-23 08:20:04

Sud-Ouest / lundi 19 mars 2018

De la peinture a été projetée sur les murs. On déplore des vitres brisées, des portes fracturées, des tableaux numériques détériorés. Du matériel informatique a été trouvé abandonné près de l’établissement. Il était cassé… Tous les extincteurs ont été vidés dans les salles. L’école maternelle Clos-Chassaing, à Périgueux (Dordogne) a été retrouvée ce lundi matin dans un état déplorable. Ce sont des agents territoriaux qui, à 7 h 30, ont découvert les traces de l’intrusion et les actes de vandalisme.

« C’est de la malveillance à l’état pur », déplore l’adjointe au maire en charge de l’éducation, Natacha Mayaud. Face à l’importance des dégradations, les parents ont été invités à garder leurs enfants ce lundi. Ce matin, cinq élèves étaient pris en charge par des agents dans la salle de motricité, préservée. L’établissement scolarise 115 élèves environ.
C’est la salle située au premier étage, utilisée par les élèves de grande section, qui a été le plus impactée. Il semblerait que plusieurs jours soient nécessaires pour la remettre en état, sachant que le nettoyage de l’école a déjà démarré. Une réunion va avoir lieu ce lundi après-midi pour voir s’il est possible ou non de faire revenir les écoliers mardi. « Tout va être mis en oeuvre pour pouvoir les réaccueillir dès demain [mardi] », dit la directrice. Ce qui a été confirmé par la Ville de Périgueux ce lundi après-midi : les petits écoliers retrouveront leurs locaux ce mardi matin.
Les investigations ont démarré. Des policiers se trouvaient sur les lieux ce lundi matin, notamment de membre de l’identité judiciaire.

 

Bressols (Tarn-et-Garonne) : Sans câbles, pas d’internet ni de téléphone

Publié le 2018-03-23 08:20:05

France3 / mardi 20 mars 2018

Le vol s’est produit dans la nuit de dimanche à lundi à Bressols (82).  300m de câbles, représentant 2,5 tonnes de cuivre ont disparu et avec eux, la connexion internet et le réseau téléphonique de tout un secteur. Depuis 2 jours une cinquantaine d’entreprises et les 3700 habitants de la commune sont privées de moyens de communication. Les entreprises locales sont obligées de travailler avec leur téléphone portable.

C’est la troisième fois en 3 mois que cette commune du sud du Tarn-et-Garonne subit ce type de pillage avec à chaque fois le même mode opératoire : les malfaiteurs ouvrent un regard au sol, sectionnent les câbles et tirent la totalité du réseau câblé. Selon les premiers éléments de l’enquête, les voleurs sont lourdement équipés : treuils, camion sont nécessaires pour opérer rapidement.
Cette fois le butin s’élève à 14 000 €. Le cuivre serait écoulé en Espagne.
Son maire Jean-Louis Ibres est en colère. Il réunit ce mardi à 11 heures les entreprises et l’opérateur Orange pour tenter de trouver une solution et sensibiliser le préfet aux conséquences pour l’économie locale. L’équipement du réseau en fibre optique pourrait dissuader ces voleurs de cuivre.
Les connexions à l’internet et au téléphone ne devraient pas être rétablies avant mercredi ou jeudi prochain.

Valence : Banderole de solidarité avec les anarchistes et antifascistes Russe emprisonné-e-s

Publié le 2018-03-23 08:21:07

Le Laboratoire Anarchiste / lundi 19 mars 2018

Le 18 Mars  on a développé une banderole de solidarité avec les anarchistes russe sur un bâtiment public de valence, le jour de la présidentielle en Russie. Avec une bannière solidarité avec les anarchistes et antifas russe, et  nous voulons envoyer nos rages chaleureuse aux militants affectés et emprisonnés, à leurs amis et à leurs familles.

 


Ces derniers mois, les services secrets russes ont arrêté plusieurs anarchistes et antifascistes dans les villes de Penza et de Saint-Pétersbourg. Ils ont été accusés de conspiration et de participation à une « organisation terroriste ». Les détenus ont été torturés avec des câbles électriques et brutalement battus pendant de nombreuses heures sans crainte de les blesser gravement ou de laisser des traces visibles de coups. Les officiers ont humilié nos camarades arrêtés. Ils ont essayé de les forcer à témoigner contre eux-mêmes et les uns contre les autres. Ces actions, dignes de la Gestapo, menés par les services secrets russes (FSB) ne peuvent que provoquer des protestations vigoureuses de toute personne solidaire.

La semaine de l’action de solidarité internationale des 7 et 12 février a montré une large réaction du mouvement anarchiste mondial à ces répressions et a produit des effets médiatiques considérables en Russie. Mais cela ne semble pas suffisant pour surmonter la situation. Bientôt, il est devenu connu que certains des anarchistes arrêtés ont été torturés et intimidés à nouveau. Les officiers du FSB ont demandé à cesser de participer à la campagne de résistance contre la torture et la répression. De plus, après des actions de solidarité en Russie, la police a lancé une répression contre ceux qui ont pris ces mesures. Nos camarades ont été jugés à Moscou et à Tcheliabinsk. Les anarchistes de Tchéliabinsk ont ​​de nouveau été torturés à l’électricité par la police, alors qu’ils étaient accusés de « hooliganisme » (!). Simultanément aux arrestations de Saint-Pétersbourg, des raids du FSB et des arrestations contre les anarchistes ont été perpétrés en Crimée.

Nous devons continuer et renforcer la campagne de solidarité pour forcer les autorités russes à mettre fin à la torture politique et à la répression. Le meilleur jour pour de nouvelles actions est le 18 mars: le jour des élections présidentielles en Russie. En ce jour, le régime dominant est plus vulnérable et les yeux du monde seront tournés vers la situation dans notre pays.

Nous appelons instamment et désespérément tous les groupes anarchistes, gauchistes et antifascistes du monde entier à organiser des actions de protestation et de résistance contre la torture et la répression en Russie: auprès des ambassades, consulats et autres bureaux officielles de la Fédération de Russie dans vos pays.

Nos slogans sont

Le FSB est le vrai terroriste!

Votre électricité ne va pas tuer nos idées!

Liberté pour les anarchistes russes et les antifascistes!

Toulouse : La caméra tombe

Publié le 2018-03-23 08:21:08

extrait de La Dépêche / mardi 20 mars 2018

Deux individus qui n’apprécient visiblement pas d’être filmés par les caméras de vidéoprotection de la ville de Toulouse s’en sont pris à celle située sur le parking du cheminement Auriacombe, secteur Reynerie, dans la nuit de dimanche à lundi. Ils ont tout simplement sectionné le poteau qui la soutient. Quatre véhicules ont été dégradés dans la chute du poteau. […]

Milice sur la zad 2 : le retour

Publié le 2018-03-23 08:22:05

Vous trouvez que ça fait beaucoup et que du coup, autre chose se joue pour le camp autoritaire que le truc de « on expulse, tabasse, kidnappe, déporte une personne accusée de faits indéfendable » ? Parce que oui, oui , oui ; trois fois oui; aucune des « embrouilles » de la milice de la journée ne concerne la gaité et la personne accusée qui a été brisée cassée, déportée hier (mardi matin).

mais ça continue dans le dégeulasse et le merdique pour finir à son climax  :

Renseignement pris auprès des présent-e-s à la réu de la wardine et ailleurs (ouais pour une fois on a été à « l’ouest » et les gens ne sont pas au courant de vos agissements même vos cohabitant-e-s ) … aucune mesure n’a été décidé pour faire relire les textes et la façon de les publier. Tirez vos propres conclusions …

Nos donnerons des résumés subjectifs et anonymes des actions de la milice, des milices

*** **** ***** **** ***

Parmi les nouvelles insultes entendues aujourd’hui (outre banlieusard-e-s)  bouseux et pequenauds (orthographe approximative)   !

Les insultes « shlags », « prolo », « lumpen », « sdf », « cassos », « peons », « toxs », « sdf », « pauvres » sont innacceptables et seront combattues.

Nous en avons plus que marre d’être la composante invisibilisée et méprisée d’un « mouvement » qui ne s’interroge pas sur ses fondements bourgeois, d’un mouvement qui se déclare à la chambre d’agriculture, qui va en réunion avec la préfecture-le ministre-les pouvoirs, qui se prépare à payer des impots et des taxes, qui se murmure même que certain-e-s parlent d’élections municipales (que ça, ça ne nous fait pas rire du tout ou alors « jaune » la couleur des traitres).

Quelle zone allons nous décrétée en non-mixité de classe sociale alors que tou-te-s les bourgeois-e-s de la zone se pensent pauvres et le surjouent ? Ceci est une question qui va gagner en intensité et nous invitons toutes les soit disantes « composantes » du soit disant « mouvement » ainsi que tous les soutiens ailleurs à s’interroger sur le rapport d’autoritarisme et le classisme sur la Z.A.D de NDDL.

Avant que la police politique de la ZAD ( dite milice agambienne & néo-mao – tavu, nous aussi on lit) ne viennent perquisitionner nos ordinateurs et téléphones on souhaite passer avec fraternité et sororité le bonjour à toutes les luttes d’émancipation, de libération, d’égalité …

Pont de Claix( 38800) un compteur non communicant à la place du linky

Publié le 2018-03-23 08:23:04

ce n’est pas les avocats qui font plier les grosses machines


Hier on m’a posé un compteur non-linky, une belle victoire bien médiatisée.

dauphiné libéré  Publié le 21/03/2018

Compteurs Linky au Pont-de-Claix : Julien Martin a fait plier Enedis

-

Il avait le sourire ce mercredi matin, Julien Martin. Pourquoi ? Car son (long) combat contre Enedis touchait à sa fin. Dans la journée, des agents vont en brancher un compteur deuxième génération non communicant à la place du compteur Linky. Pour l’occasion, une grande table avec boissons et victuailles a été installée pour les accueillir, rue Stendhal, au Pont-de-Claix. « On est content de les voir, c’est une belle victoire, indiquait-il, soulagé. J’espère que cela poussera les gens à continuer à se battre ». Ce mercredi, il n’était d’ailleurs pas seul, une quarantaine de personnes étaient présentes pour le soutenir.

Münich, Allemagne : Quelques collabos du système carcéral immobilisés

Publié le 2018-03-24 09:48:04

Il est facile d’attaquer. Nous avons traversé les rues, de rage, il y a quelques jours. Un foulard sur le visage, un coûteau dans la poche. Une voiture de SECURITAS, pschitt, pschitt, pschitt. Encore une voiture de sécurité: pschitt, pschitt. Deux voitures de SPIE, qui s’impliquent dans la construction de prisons en France: pschitt, pschitt. Une voiture de TELEKOM, qui produit et développe la technologie de surveillance en prison: même chose, pneus crevés. Les voitures de ces entreprises se trouvent dans chaque ville, dans chaque quartier. C’est facile d’attaquer. C’est pour tous ceux qui sont en lutte contre le système carcéral. Force et salutations !

[Traduit de l’allemand de chronik.blackblogs.org via Aus dem Herzen der Festung]

Le procureur pyromane

Publié le 2018-03-24 11:10:05

« M. le procureur vous êtes un incendiaire, vous avez allumé un incendie qui ne s’éteindra jamais »

Parole anonyme criée à l’audience du 19 mars, après le délibéré de 3 mois de prison ferme et 5 de sursis, assortis de 2 ans d’interdiction de Meuse et Haute-Marne, prononcé contre un occupant du Bois Lejuc interpellé lors de l’expulsion du 22 février

On le pressentait, mais l’audience du 19 mars à Bar-le-Duc a dépassé toutes les appréhensions en terme de spectacle. On a atteint un point d’orgue et de non-retour dans l’interaction très singulière qui s’est nouée au cours des deux dernières années entre la cour, les inculpé.e.s de « la lutte de Bure », les avocat.e.s et les soutiens de l’assistance.

La une de l’Est Républicain de ce mercredi 21 mars, « Bure : la dérive des ultras » [1], étale en long, large et travers les exactions d’une « frange d’activistes radicalisée » des opposant.e.s au projet Cigéo, qui aurait débordé les historiques et serait même aujourd’hui installée dans la Maison de Résistance. Buste de Marianne brisé, inscriptions sur les murs du tribunal, affiches arrachées, chaises et bancs renversés, insultes aux magistrats, perturbation et interruptions houleuses des audiences, etc. On tente d’offusquer dans les chaumières : liberté de la presse bafouée et sacro-saintes institutions écornées suffisent à décrire un repaire de dangereux anarchistes « enkystés » dans un coin de Meuse et qui, las de terroriser les abords d’un bois perdu, se retournent contre tout ce qui bougerait alentours.

Comme souvent, l’amour-propre du journalisme prime sur l’objectivité de sa plume et, rageusement, il venge l’affront en fouettant du torchon. Resituons un peu le contexte : notre journaliste de l’Est arrive avec l’intention ostensible de photographier à bout portant une foule massée devant les marches du tribunal et excédée d’y attendre depuis des semaines le bon vouloir des policiers qui font la régulation arbitraire des entrées et sorties. Des opposant.e.s lui demandent de ranger son appareil, le ton monte, il refuse, d’autres personnes lui conseillent de repartir, l’incident est clos.

À noter que monsieur N.F. est un habitué des manifestations et événements autour de la lutte de Bure qui lui ont permis de signer quelques papiers qui défraient les chroniques estivales de la Meuse, et ce sans être importuné dans le bon exercice de son devoir d’information. Et c’est sans compter le temps considérable accordé par certaines personnes de la lutte à répondre et accompagner des journalistes, et notamment notre ingrat outragé, ou son rédac’ chef qui signe la tribune du jour. L’outré repart outragé tandis que sa collègue de l’AFP arrivée plus tôt, assiste sereinement à l’audience de bout en bout et pond même une dépêche depuis la salle, entre deux audiences [2]. Comme quoi, le blocus du « groupuscule » hostile aux journalistes qui fait régner la terreur à Bure, et décrit dans l’ER, n’était peut-être pas si tangible.

L’épouvantail

Dans cette foire d’empoigne on en oublierait presque l’acteur et auteur principal de la farce publique : notre ami le procureur de Bar-le-Duc. A-t-on déjà vu quelqu’un être à la fois le supérieur des forces de police dans leur mission de maintien de l’ordre, le superviseur des auditions et maintiens en détention des personnes interpellées par ces mêmes forces de police, l’instructeur des dossiers qui en découleront, puis, au final, le procureur qui plaidera à charge à l’audience et requerra les peines à leur encontre ? Et lorsque plusieurs avocats s’étonnent à répétition de la légèreté et la vacuité des dossiers qui amènent les inculpé.e.s à des audiences devant le TGI de Bar-le-Duc (au point qu’ils en arrivent même à interroger la partialité du procureur dans leur présentation de nullités sur un procès récent), celui-ci, qui tient visiblement à siéger personnellement sur chaque dossier impliquant des opposant.e.s de la lutte à Bure, se défausse d’un revers de main en justifiant qu’au contraire du reste de la cour, à l’image des avocat.e.s, il n’a aucune astreinte à l’impartialité étant donné qu’il lui revient de plaider à charge et aucunement à décharge.

C’est sans doute ce qui lui permet de s’autoriser des appréciations et stigmatisations répétitives des opposant.e.s à Bure avec des formules comme « propre à ce genre de prévenus », « ce type de comportements de groupe chez les opposants », « la convocation de X est la suite logique de la suite systématique de comportements de ce type de personnalités », « le profil de X n’est pas très étonnant », « dans ce genre d’audiences », « inscription dans les gènes de la haine du gendarme », « comportement systématique de ces individus de refuser tout ». Depuis bientôt 1 an, le procureur a arrêté de juger des individus mais s’est consacré à mener et construire le procès d’un ensemble flou d’individus contre lesquels il nourrit un mépris manifeste. Il y a plusieurs mois on l’entendait murmurer à une collègue avant l’audience « qu’est-ce qu’ils sont sales » ou déclarer lors d’une autre audience « ces hiboux ne sont en vérité qu’une volée de moineaux ». À cela s’ajoutent les sourires sardoniques et satisfaits de notre épouvantail, lorsque des explosions de colère, de rage, de détresse se manifestent aussi bien au tribunal que sur le terrain. Beaucoup se souviennent en effet de son air satisfait et triomphant lors des deux irruptions policières à la Maison de Résistance.

« L’impartialité dans l’exercice de fonctions juridictionnelles ne s’entend pas seulement d’une absence apparente de préjugés, mais aussi, plus fondamentalement, de l’absence réelle de parti pris. Elle exige que le magistrat, quelles que soient ses opinions, soit libre d’accueillir et de prendre en compte tous les points de vue débattus devant lui »
(...)
« Dans leurs activités judiciaires, notamment aux abords des salles d’audience, les juges et procureurs doivent être soucieux de l’image d’impartialité qu’ils offrent et ne pas apparaître, aux yeux de personnes non averties, dans une relation de trop grande proximité et, moins encore, de complicité. La même prudence doit être observée à l’égard des conseils des parties en cause et de l’ensemble des acteurs du procès ».

Recueil des obligations déontologiques des magistrats, Dalloz - Conseil Supérieur de la Magistrature [3]

Très ostensiblement, et quelles qu’en soient les raisons, de frustration personnelle (une autre remarque du procureur surprise en sortie de salle d’audience à l’égard de l’avocate de l’Andra : « de toute façon, ce n’est ni vous ni moi qui décidons ici »), d’amour propre (un sentiment de remise en cause systématique de son autorité lors des audiences peut-être) ou encore de convictions et préjugés sous-jacents, l’impartialité préconisée par le Conseil Supérieur de la Magistrature a depuis longtemps quitté la salle d’audience de Bar-le-Duc. Outre une familiarité évidente et affichée avec les policiers et le paternalisme récurrent à l’intention d’un avocat de la défense, M. le procureur rechigne et tarde à communiquer à répétition certaines pièces de dossiers, n’instruit pas les plaintes déposées par les opposant.e.s contre l’Andra et admet ouvertement sélectionner les dossiers qu’il décide de poursuivre ou non à l’encontre des opposant.e.s. Ainsi, l’insolite « procès de la pelle à tarte » [4], où l’inculpé était poursuivi pour « transport d’armes » après avoir été contrôlé sur la route en possession de deux opinels, une section rigide de câble électrique et une pelle à tarte. Pour ce procès, le procureur avait spécialement mandaté un huissier pour signifier sa convocation à l’intéressé, il déclarera pourtant à l’audience « On va perdre 2 heures pour 3 couteaux et un câble ».

La rupture

Il est devenu évident, au fil des mois, que la colère s’est cristallisée dans le tribunal de Bar-le-Duc à l’encontre d’une judiciarisation à outrance de la lutte de Bure et plus largement à l’encontre de la justice et la police qui arment le bras de l’État. Sous couvert de concertation ou de dialogue, celui-ci piétine et méprise le territoire dans lequel Cigéo est imposé par la force, en catimini, à grands renforts de corruption et d’intimidations. Le sentiment d’injustice et de frustration auquel s’ajoute un quadrillage policier qui ne fait pas le distinguo entre opposant.e.s et population locale, s’est personnifié, pour un certain nombre d’opposant.e.s poussé.e.s à bout, dans la figure d’un commandant d’escadron de gendarmerie omniprésent, d’une préfète va-t-en-guerre [5], d’un sinistre maître chanteur et exécuteur de basses œuvres à l’Andra [6] ou encore dans un procureur à la verve bien pendue. Une triste galerie qui déchaîne les passions furieuses.

Il y a quarante ans, des avocats du FLN théorisaient le procès de rupture [7] pour des inculpé.e.s pré-jugé.e.s pour leurs idées politiques, par les magistrats partiaux qui leur faisaient face. Bien avant eux, des anarchistes de la fin du 19e siècle [8], face à des cours qui les condamnaient invariablement au bagne ou à la mort, opposaient mutisme et déclarations politiques d’éclat. Encore aujourd’hui, basques et corses lèvent le poing à l’audience, lisent leur refus de se soumettre à la justice d’un État qu’ils ne reconnaissent pas et qui ne les reconnaît pas et se soustraient à leur propre procès. Durant 20 années, entre 63 et 81, les militant.e.s dit.e.s « politiques » ont fait face à la Cour de Sûreté de l’État [9], un tribunal d’exception qui embastillait à la pelle les militant.e.s de tous bords accusé.e.s de porter atteinte à la sûreté de l’état. Récemment, Nicolas Sarkozy, avant de se retrouver en garde à vue, dans une surenchère politicienne sécuritaire autour des mobilisations de la Loi travail, suggérait la restauration de cette cour d’exception. Il savait que la « délinquance financière » ne l’y conduirait jamais ...

Lundi, deux personnes ont opposé le silence aux questions du juge et lu un texte [10] qui affirme un refus de reconnaître au tribunal sa légitimité à juger. La rupture est consommée, après des mois de harcèlement et d’humiliation policière, le mépris répété du procureur au tribunal est une goutte d’essence versée sur les braises de la rage que ressentent des personnes qui luttent non seulement contre un projet monstrueux de poubelle nucléaire, mais surtout contre un autoritarisme déguisé de l’État. Un État qui se cache derrière des établissements publics, des commissions de débat public bidon, des arguments de tranquillité publique pour pousser à accepter l’inacceptable des populations désillusionnées et résignées, et ce dans tous les domaines de la vie sociale. L’étendue du ravage social que projette le gouvernement Macron est telle que nous sommes tels des animaux domestiqués, tétanisés par les phares du véhicule qui fonce sur nous. Et si un certain nombre d’entre nous tente d’esquisser avec une rage et une détermination violente un pas de côté avant le choc, l’imminence de la catastrophe donne à nos actions et nos ébats les allures de frénésie dérisoire et désespérée à ne pas se laisser écraser sous la botte orwellienne [11].

Il vit sa vie par procuration...

Suite à l’audience du 19 mars, le procureur demande le huis clos des prochains procès en invoquant la sérénité des débats. Pourtant n’est-ce pas lui qui a déterminé cette audience spéciale du lundi après-midi jusqu’à 22h ? Lui encore qui, pour « ne pas se dissiper », regroupe en audience le 23 mai 5 et 7 personnes qu’il poursuit pour attroupement suite à leurs arrestations groupées les 4 et 14 mars. Lui qui, au final, sur la base de faits réels de sabotage, instruit des dossiers à charge aussi vides et transparents que ses motivations sont opaques ? Lui aussi qui décide de faire comparaître devant lui le 16 mars six personnes, retenant à nouveau inculpés, soutiens et personnels du tribunal durant 7 heures, jusqu’à 22h. Lui encore qui tente d’atomiser et de déraciner les opposant.e.s en sollicitant des interdictions de territoire même lorsqu’elles ne sont légalement pas possible (en cas de rébellion notamment). Le Monde Diplomatique titrait il y a peu « Bure, une fabrique du consentement » [12], mais le procureur et la préfète tendent chaque jour à confirmer que Bure est devenu en quelques mois aussi une fabrique de la tension, dans une stratégie qui semble délibérée de la part des autorités à amorcer la poudrière pour justifier le coup de bâton suivant. Chaque audience au tribunal voit ainsi un bataillon de CRS et gendarmes se déployer dans les ruelles attenantes, rejoint même par la préfète lors d’une comparution immédiate intervenue le 6 mars, tandis que chaque maison à 10 km autour de Bure où réside un.e opposant.e à Cigéo voit stationner ou passer un camion de gendarmes mobiles, caméra au poing toutes les heures de la journée et de la nuit. De quoi créer une viscérale phobie du bleu chez la plus patiente des personnes.

Que ce soit un ministre qui dans un premier temps vient rassurer les édiles et partisans locaux du projet Cigéo, pour ensuite faire semblant de rencontrer les opposants « légaux » alors que, dans le même temps, les forces de gendarmerie procèdent à l’expulsion médiatique du Bois Lejuc  [13] ; ou que ce soit une préfète qui apparaît en tenue martiale les jours de manifestation à Bure ; ou encore un commandant d’escadron de gendarmerie trop visible et omniprésent qui lave son honneur à travers des procès ridicules intentés devant le tribunal de Bar-le-Duc, en présence de tout le gratin militaire du Grand Est [14] ; et enfin un procureur qui part en croisade personnelle contre les mécréants de Bure. On est loin des temps où gouvernement, Andra et préfecture préféraient jouer les trois singes, aveugles, sourds et muets devant les médias et sur le terrain pour avancer Cigéo loin des yeux, loin du coeur, dans l’indifférente ignorance générale. Le conflit frontal et brutal qui explose à Bure après 20 ans de non-dialogue a braqué un projecteur médiatique sur la poignée d’opposant.e.s qui parvient avec un méli-mélo chaotique et vivace d’actions, de rêves et de mots, à susciter un embryon d’imaginaire de lutte nourri par le précédent de Notre-Dame-des-Landes.

Assez vivace en tout cas pour ébranler la tranquille assurance du conglomérat institutionnel mafieux qui sous-tend Cigéo et pour l’obliger à s’afficher au grand jour. Changement de cap depuis un an : avant on faisait un chèque pour éponger discrètement les dégâts causés par les opposants et on s’abstenait scrupuleusement de commenter l’incident. Aujourd’hui on grenade tous azimuts et on crie à l’ultragauche qui trouble la quiétude du voisinage. On l’a vu avec l’équipe télé du nouveau média de la gendarmerie, l’Essor [15], qui avec dans ses rangs un ancien de BFMTV, tournait les images dédiées à alimenter le JT du soir même. L’heure est à l’ostentation et à l’action médiatico-politico-policière, à l’américaine.

Et la recette fonctionne : les voisins râlent car les opposant.e.s leur ramènent des gazs lacrymogènes dans le jardin, les journalistes en mal de sensations concurentielles se transforment en chroniqueurs policiers à la petite semaine, frustrés quand ils ne peuvent soutirer quelques miettes aux « moineaux », et pendant ce temps là les ministres cornus diabolisent l’opposition pour mieux installer le grand miroir aux alouettes, la grosse poubelle à vitrifier des milliards d’euros et rallonger de 300 km le déficit et la durée de vie d’un nucléaire dangereux et en mal de crédibilité après 70 ans d’outrageuse incurie. En Meuse en attendant, des collèges, des maternités, des EHPAD, des usines ferment et licencient : tout change, mais rien de nouveau à l’Est, c’est toujours les tranchées, et la population qui ramassera des décennies ou des millénaires de détritus logés dans des terres rendues infertiles. D’ici là, Mme la préfète, M. le commandant d’escadron, M. le procureur auront depuis longtemps trouvé une herbe plus verte pour asseoir tranquillement leur retraite, loin des yeux, loin du cœur d’une génération meusienne sacrifiée et d’une génération militante écrouée. Ça fera un bon bouquin dans 40 ans, qui viendra se ranger dans l’étagère à côté de la mémoire des sacrifiés : poilus, ouvriers des hauts-fourneaux, sous-traitants du nucléaire, même combat

M. le procureur pourra toujours se blanchir avec un petit encart où il racontera que le 19 mars il a retenu la main des flics qui pullulaient dans le tribunal … mais pas la sienne en envoyant trois opposant.e.s en taule et en attisant l’incendie de l’injustice et de la rage dans le cœur des 80 personnes venues les soutenir. Une rage qui ne se contentera pas de la placardisation de 3 jeunes juges qui jouent leur début de carrière avec un procureur pyromane, ni même de celle d’un commandant d’escadron, d’une préfète ou de la tête de ce même procureur. La blessure est trop profonde, à Notre-Dame-des-Landes comme à Bure, la génération qui lutte a déjà franchi sa ligne rouge et appelle de ses voeux la chute d’un système en pleine tatchérisation, dusse-t-elle, comme dans les années 70, emplir les 30 nouvelles prison actuellement en prévision. Nous ne sommes plus en 68, les rêves sont plus sombres et les hurlements qui s’écrivaient lundi sur les murs du tribunal de Bar-le-Duc sont bien plus désillusionnés et désespérés qu’alors. Enfermer le désespoir c’est le nourrir, le décupler…



Notes

[5Voir photo du Fil info du 6 mars sur www.vmc.camp : https://vmc.camp/2018/03/06/fil-info-mardi-6-mars/

[6Voir l’article « l’Andra, une mafia dans la Meuse » sur www.vmc.camp : https://vmc.camp/2017/01/25/une-mafia-dans-la-meuse/

[7Lire la Stratégie judiciaire de Jacques Vergès

[8Lire la déclaration d’Émile Henri à son procès entre autres, avant qu’il ne soit condamné à être guillotiné : https://fr.theanarchistlibrary.org/library/emile-henry-declaration-d-emile-henry-a-son-proces.a4.pdf

[9Voir le travail de Vanessa Codaccioni sur la justice d’exception

[11Georges Orwell, 1984 : « Si vous désirez une image de l’avenir, imaginez une botte piétinant un visage humain... éternellement. »

[12Monde Diplomatique, Julien Baldassarra, janvier 2018 : https://www.monde-diplomatique.fr/2018/01/BALDASSARRA/58245

[13Lettre ouverte à Sébastien Lecornu, ministre de la Transition écologique : http://www.sortirdunucleaire.org/Lettre-ouverte-a-M-Sebastien-Lecornu

[14Lire l’article sur www.vmc.camp « Nouveau procès le 21 novembre, contre un camarade accusé de diffamation ! Non à l’étranglement judiciaire ! » : https://vmc.camp/2017/11/16/nouveau-proces-le-21-novembre-un-camarade-accuse-de-diffamation-non-a-letranglement-judiciaire/

[15Lire d’article sur www.vmc.camp : « Ce que les images des flics ne montrent pas » : https://vmc.camp/2018/03/05/ce-que-les-images-des-flics-ne-montrent-pas-manif-3-mars/

Grenoble, France : Perturbation d’un colloque de Frontex à l’université – 22 mars

Publié le 2018-03-24 11:13:04

sans attendredemain

Jeudi 22 avril, environ 150 personnes se sont rassemblées face au bâtiment IMAG de l’Université de Grenoble, dans lequel se tenait un colloque universitaire d’acteurs de la militarisation des frontières (Frontex, Euromed police, Europol, etc) qui s’intitulait « De Frontex à Frontex, vers l’émergence d’un nouveau corps européen de gardes côtes ». Etaient notamment présents le président d’Euromed police et le directeur des affaires juridiques de Frontex [1]. Slogans, table de presse et diffusion de tracts étaient au programme de cet après-midi.

Les organisateurs du colloque ont fait le choix de le maintenir sous haute surveillance policière, les entrées étant filtrées par des membres de la BAC.

Vers 16 heures, le groupe de plus d’une trentaine de personnes s’est dirigé vers la salle de conférence afin de perturber l’intervention du chef d’Euromed police, et d’interpeller les membres du colloque. Des participant.e.s ont alors ouvert les portes aux manifestant.e.s qui sont entré.e.s en scandant des slogans pendant une dizaine de minutes et laissant le temps de faire un tag dans la salle disant « FRONTEX tue ».

La police, en tenue anti-émeute est intervenue, frappant sans sommation les manifestant.e.s afin de les faire sortir. Bloquée contre un mur, des dizaines de personnes ont du faire face aux policiers sans pouvoir éviter les coups. De nombreuses personnes ont été blessées et certaines d’entres elles ont dû être hospitalisées. Il semble qu’il n’y ait pas eu d’arrestation.

[Résumé à partir d’articles de la presse locale et indymedia grenoble]

NdSAD:

[1] La présence au colloque d’Hervé Yves Caniard, le directeur de l’Unité des affaires juridiques de Frontex, ainsi que « la venue de Michel Quillé », ancien commissaire de police aujourd’hui aux manettes du projet Euromed Police IV [htXXs://www.euneighbours.eu/fr/south/eu-in-action/projects/euromed-police-iv]. Entendez par là un programme lancé en 2016 afin de renforcer la coopération « sur les questions de sécurité » entre les pays du sud de la Méditerranée et les États membres de l’Union européenne.

Fuck you, Fuck votre Cour, Fuck la Couronne et la Reine que vous servez : Réponse à la sentence de ceux ayant fermé la Ligne 9

Publié le 2018-03-24 11:16:05
Mar 232018
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info. Le lien de la levée de fonds est au bas de la page.

Le 18 décembre 2017, deux camarades anarchistes ont été condamné-es pour le rôle qu’il.les ont joué dans l’action directe de 2015 ayant fermé la Ligne 9 d’Enbridge. Leur groupe affinitaire a accompli cela en fermant physiquement une valve manuelle, ce qui a prouvé qu’il est possible de fermer des oléoducs de manière sécuritaire. Cette action, la première en son genre, a inspiré une vague d’actions similaires, dont l’une ayant fermé 5 pipelines simultanément dans 4 différents états.

Au moment d’annoncer la sentence de Fred et Will, le juge a jugé approprié de semoncer les défendants. « Vous êtes convaincus », a-t-il dit, « que c’était correct ». Il a poursuivi en comparant l’action des activistes, qui n’a blessé aucune entité physique, avec des attaques terroristes comme celle de l’attaque à la bombe du Marathon de Boston ou le massacre du Bataclan à Paris. Le point commun entre ces actions consiste dans le fait de leur motivation idéologique. Le juge a poursuivi en faisant référence à un homme allemand dans les années 30 qui était persuadé de la justesse de sa cause.

Eh bien, nous pouvons nous aussi jouer à ce petit jeu. Si la condamnation qui suit semble exagérément cinglante, gardez en tête que ce fucking juge a comparé notre camarade à fucking Adolf Hitler.

Ce juge représente la même Couronne qui est responsable d’atrocités bien pires que l’attaque à la bombe du Marathon de Boston ou les actes des tireurs du Bataclan. Le système génocidaire des écoles résidentielles a été présidé par de nombreux juges, et le coût humain de ce système est bien plus grand que les actes terroristes cités par le juge. Comment osez-vous réprimander nos camarades, comme s’ils étaient des enfants perdus, pour avoir désobéi à votre Loi, alors que de bien plus grandes atrocités ont été commises par des gens qui avaient pour arme cette même Loi? C’est votre code moral, pas le nôtre, qui est malade et naïf.

Vous êtes vieux, et ne vivrez pas assez longtemps pour voir l’étendue du cataclysme à venir avec le changement climatique, de même que les crises politiques et économiques qui en seront la conséquence. Pour ceux et celles d’entre nous qui devrons vivre avec les conséquences de l’échec de votre génération à adresser la crise écologique, nous ne pouvons tolérer le viol quotidien de la Terre Mère entrepris par Enbridge et compagnie. Comment osez-vous nous gronder d’avoir agi pour défendre notre avenir? C’est notre avenir qui est systématiquement appauvri depuis des siècles par l’écocide sanctionné par l’État. Nous réprimanderiez-vous de désirer léguer un monde vivable à ceux et celles qui viendront après nous? Aimeriez-vous plutôt que nous nous apitoyions sur notre sort sans espoir et impuissant-es, avec pour seule option de regarder se détériorer toujours plus la toile de vie dont notre survie dépend? Les canaux politiques que vous souhaiteriez nous voir employer ont clairement prouvé leur inaptitude à adresser la crise planétaire. Alors désirez-vous que nous disions « tant pis » en haussant les épaules? Ou que nous gaspillions nos vies à la poursuite de « solutions » sanctionnées par l’État qui échoueront certainement? Comment osez-vous vous poser en champion de la morale et de la bonne conscience, vous qui vivez dans le luxe alors que la sixième extinction de masse s’accélère vertigineusement? Qu’avez-vous fait pour mettre un frein et inverser les dommages que cette civilisation inflige à la terre année après année?

Fuck you, vieille merde. Nous essayons de réparer les dommages de votre génération. Nous essayons de cautériser les blessures de ce monde avant qu’il ne soit trop tard. Comment osez-vous nous reprocher nos actions? Dans votre lecture absurde, vous comparez Frederick Brabant à Hitler, parce qu’ils croyaient tous les deux à une cause. C’est une insulte à mon intelligence d’honorer vos propos d’une réponse, mais puisque l’on doit s’abaisser à votre niveau, voilà: l’élection d’Hitler était légale, les actions de ceux qui ont protégé les juifs et autres indésirables de l’Holocauste étaient illégales. Il était légal pour les propriétaires d’esclaves de les flageller, le Chemin de Fer Clandestin était hors-la-loi. Le système d’écoles résidentielles était légal, les cérémonies traditionnelles autochtones étaient interdites. C’est un abaissement idiot de la faculté de raisonnement humaine de faire équivaloir légal avec juste, illégal avec injuste. La loi, dans chaque pays, est créée par la classe dirigeante de ce même pays, en accord avec les intérêts et les inclinations de cette classe. Que vous soyiez aveugle à cette évidence démontre une pauvreté d’imagination que vous devriez avoir honte de montrer en public. Ce que vous dites, effectivement, c’est que la Force fait le Droit, et ce faisant vous vous positionnez en compagnie spirituelle des juges d’une infinité de régimes oppressifs, vous légitimez la terreur et la torture en défendant la Loi. Ainsi je vous dis : en condamnant nos camarades, vous étiez convaincu d’avoir raison, tout comme l’était le juge ayant condamné à mort les chefs Tsilqotin. Ou les lèches bottes qui ont ordonné l’éviction d’Africville et la déportation des Acadiens. Ou ceux ayant mis en place les Mesures de Guerre lors de la Crise d’Octobre. Ou qui ont demandé aux travailleurs chinois migrants de payer une taxe d’entrée au risque d’être déportés. Ou ceux qui ont donné l’ordre que les descendants des japonais soient internés dans des camps durant la Seconde Guerre mondiale. Chacun de ces hommes, pouvons-nous supposer, croyait qu’il faisait la juste chose. Mais ce n’était pas le cas.

Nous croyons que viendra le jour où les gestes des protecteurs-trices d’eau seront vu sous le même jour que ceux et celles ayant combattu l’esclavage et la conquête impériale il y a de cela plusieurs générations. Plus encore, même si nous sommes reconnaissants que notre activisme reçoive un joyeux support, nous n’avons nul besoin de l’approbation de la société normale. Nous ne reconnaissons nulle autorité plus grande que nous-mêmes, et nous continuerons d’agir en accord avec les aspirations de nos esprits pour la liberté et la dignité. Nous continuerons à nous battre pour défendre la Terre Merre, pour les futures générations et chacune de nos relations, au diable les conséquences.

Et ne vous trompez pas – notre mouvement grandit. Ceux et celles qui gardent un œil ouvert le savent déjà – le reste d’entre vous le verrez bien assez tôt.

Que le soleil se couche sur tout ce que vous représentez, et alors que votre génération se meurt, que meure avec vous l’idéologie ridicule que vous avez épousée sans honte. Fuck you, Fuck votre Cour, Fuck la Courronne et la Reine que vous Servez. Que le jour approche où toute croyance en leur caractère sacré s’efface des mémoires et où les humains honorent à nouveau le vivant plutôt que vos abstractions mortes. Alors seulement serons-nous capable en tant que peuple de parler sérieusement de justice.

En l’honneur de feu notre camarade Jean Léger, nous déclarons : ON LÂCHE RIEN.
On lâche pas.

pour le monde sauvage

la brigade Pukulatamuj de la Fédération Anarchiste Imaginaire

Nos camarades font présentement une levée de fonds pour payer les coûts de leur procès. S’il-vous-plaît allez visiter leur page de socio-financement, ici :

https://www.youcaring.com/frederickbrabantwill-1047438

 

Pétel Pétain

Publié le 2018-03-24 11:22:04

Hier soir [22 mars 2018], nous, membre de l’AG inter-sectorielle de Montpellier, occupant l’amphithéâtre A de la Faculté de droit et de science politique suite aux décisions de cette même AG, avons dû faire face à une attaque d’une violence inouïe à l’intérieur même des locaux de la faculté.
Philippe Pétel, doyen de la faculté de droit, organise vraisemblablement des groupes violents et fascistes.