Vive l'Anarchie - Semaine 13, 2019

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Sodexo attaqué

Publié le 2019-04-01 11:39:04
Avr 012019
 
Suzanne Bergeron, présidente de Sodexo Canada

Suzanne Bergeron, présidente de Sodexo Canada

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Au petit matin du 29 mars, la présidente de Sodexo Canada a été visitée chez elle, à Brossard. Tous les pneus des deux voitures dans son entrée ont été percés, leurs pare-brises défoncés et les inscriptions FUCK SODEXO et (A) ont été tracées sur leurs capots.

Sodexo bénéficie de l’enfermement à travers le monde. Ils offrent entre autre des services de gestion de prisons privées, de centres de détention pour migrant.es et des services de cafétéria pour les prisons.

Au Canada plus particulièrement, ils bénéficient de l’économie extractive en offrant des services de sécurité et de cafétéria pour les sites extractifs.

Cette action est en solidarité avec les prisonniers anarchistes partout.

Les profiteurs de l’enfermement ne doivent pas dormir paisiblement. Les entreprises qui considèrent prendre des contracts pour la construction de la nouvelle prison pour migrant.es à Laval devraient y penser à deux fois.

« Gilets Jaunes » : Partout, tout le temps – Désordres de Bordeaux à Sainté, en passant par Rennes et Caen – 30 mars 2019

Publié le 2019-04-01 19:37:04

Pour l’acte XX, samedi 30 mars, des rassemblements régionaux ont une nouvelle fois eu lieu à Caen (Calvados), Rennes (Ille-et-Vilaine), Saint-Étienne (Loire), Bordeaux (avec une forte présence des GJ toulousains qui avaient appelé à y converger), Avignon (Vaucluse), Épinal (Vosges)… D’autres manifs ont eu lieu à Niort, Montpellier (Hérault), Lyon (Rhône), Besançon (Doubs), Lille (Nord)…

Si dans toutes ces villes ont éclaté des affrontements avec les sbires en uniforme du pouvoir, seules quelques-unes de ces manifs ont vu des individus passer à l’attaque de la propriété des riches et du capital, comme à Caen, Rennes, Sainté et Bordeaux. Le lendemain à Bruxelles (Belgique), des centaines de personnes, avec et sans gilet jaune, ont brisé la paix sociale tant chérie par les soce-dém’ de la marche dominicale pour le climat.

Ailleurs, comme à Dijon (Côte-d’Or), d’autres ont préférer attendre le calme de la nuit pour attaquer. Ainsi, peu avant 2h, des cocktails Molotov ont été jetés sur la préfecture, endommageant un bout de bâche d’une partie du bâtiment en chantier (n°55). A un autre accès au bâtiment (n°53), deux de ces engins incendiaires n’ont pas explosé. C’est un passant, constatant le départ de feu, qui a prévenu les forces de l’ordre. « L’incendie a été rapidement éteint, il n’y a pas de dommages sur la façade du bâtiment », a précisé à France 3 Bourgogne Frédéric Sampson, le directeur de cabinet du préfet. Une enquête est en cours. La police procède notamment à l’analyse des images de vidéo-surveillance.

Récit de cette journée à Caen [reçu par mail] :

« L’acte 20 était une sorte d’inter-villes régionales. Et il semblerait qu’il soit aujourd’hui bien difficile de retirer de l’argent dans le centre-ville…
Un premier rendez-vous a eu lieu à 10h. Un millier de personnes défile longuement dans un calme relatif, ponctué de beaux gestes : le vent de la colère soufflera plusieurs vitrines de commerce et de banques, ainsi que des panneaux de signalisation.
Après un pique-nique place du théâtre, un deuxième rendez-vous à 14h rassemble jusqu’à 2500/3000 personnes. Les banques sont systématiquement attaquées. Distributeurs de billets, caméras et vitrines sont détruits et/ou tagués. Quelques rares personnes manifestent leur mécontentement, des dizaines de personnes gueulent « anticapitalistes » lors des destructions. Le chantier du tram, de nouveau, est aussi attaqué. Des horodateurs sont mis hors d’état de nuire. Des poubelles sont enflammées. Les flics gazent et chargent au niveau du château. Après un beau début, une jonction se fait finalement avec la manif syndicale de l’éducation nationale. Comme d’habitude, les profs signeront la fin de la récré, entraînant le cortège rue Saint-Pierre tandis que de belles barricades se montaient avec le matériel du chantier du tram…
Toutefois, les inévitables prises de parole qui devaient avoir lieu place Saint-sauveur ne trouvent guère preneurs. Beaucoup de gens continuent vers 17h, mais trouvent face à eux un mur de CRS. Tandis que le centre-ville suffoque sous les gaz, une vitrine d’agence immobilière tombe sous les coups. Les CRS repoussent les gens, pendant que les gardes-mobiles arrivés en renfort arrivent par une autre rue. Vers 17h30, la plupart des manifestants et manifestantes s’est évacuée, mais le reste du cortège va se retrouver nassé du côté de l’espace gardin. Le maire de Caen annonce avoir demandé à la Pref l’interdiction de toute manifestation les samedis à venir. Comme si on allait demander la permission… La Préf annonce 18 interpellations.
Mort aux lois et vive l’anarchie ! »

A Rennes, plus de 700 personnes ont pris part à ce vingtième acte. Voici ce qu’en dit Le Télégramme (30.03.2019) :
« Un groupe d’environ 300 manifestants se sont rassemblés vers 14h au niveau de l’esplanade Charles de Gaulle avant de défiler pour rejoindre d’autres gilets jaunes réunis sur le quai François-Mitterrand. La manifestation forte d’environ 700 personnes a ensuite déambulé dans les rues de la ville sous l’étroite surveillance des policiers. Après avoir été bloqués au niveau du boulevard Magenta, les gilets jaunes ont rejoint l’avenue Janvier. C’est là, vers 16h, que quelques dizaines d’individus masqués ont alors intégré les premiers rangs de la manifestation, visiblement pour affronter les forces de l’ordre. Rapidement, les policiers ont chargé pour disperser ce groupe et procéder à des interpellations. Par la suite, quelques personnes ont continué d’arpenter les rues allumant des feux de poubelles et brisant les vitrines d’une banque et d’une agence immobilière sur leur passage. Vers 17h une partie des manifestants s’était égaillée dans le parc du Thabor alors quelques dizaines d’autres ont poursuivi leur périple dans le centre-ville. Vers 17h30, ils étaient encore une cinquantaine réunie dans le calme au niveau de la place de la République. La manifestation s’est finalement dispersée sans autre incident vers 19h. Au total, huit personnes ont été interpellées au cours de l’après-midi ».

A Bordeaux, le nouveau maire, Nicolas Florian, remplaçant d’Alain Juppé, avait interdit tout rassemblement et manifestation partout dans le centre-ville. Il avait également appelé à « une ville morte », c’est-à-dire à une ville déserte, musées, bibliothèques ou commerces fermés et barricadés, dans l’optique de faciliter la répression des flics. « À 15h45, le cortège arrive place de la Victoire, dans une zone qui était pourtant interdite à la manifestation. Sur le Cours de la Marne, une agence bancaire de la CIC protégée par des plaques en bois est attaquée. Une fois son éco-mur de protection troué et arraché, la vitrine est enfoncée par quelques enragés. Vers 16h éclatent les premiers affrontements avec les bleus après que le cortège de plusieurs milliers de personnes a traversé la longue artère commerciale du centre, la rue Sainte-Catherine. Vers 17h, les combats de rue continuent sur la place des Capucins. Une demi-heure plus tard, des émeutiers érigent des barricades Cours de l’Yser. À 19h, la préfecture indique que 59 personnes ont été interpellées dans le cadre de la manifestation, « pour détention de matériels offensifs, ports d’armes prohibées, jets de projectiles sur les forces de l’ordre, et outrages sur personne dépositaire de l’autorité publique ».

A Saint-Etienne, outre la manifestation régionale des Gilets jaunes, deux autres rassemblements étaient prévus : l’un sur le chantier de Steel [incendié fin décembre 2018; l’action sera revendiquée quelques jours plus tard] pour protester contre les « projets inutiles », et un autre devant le fabricant d’armes Verney-Carron. Tout le centre-ville était bouclé par les forces de l’ordre déployées en masse (723 policiers et gendarmes) et équipées d’un hélico. Le siège du fabricant d’armes était lui aussi surprotégé par des dizaines de gendarmes mobiles. Les premiers affrontements qui éclatent n’ont pas lieu avec les flics, mais avec des Gilets jaunes. Rue André-Malraux, les premières barricades et poubelles sont enflammées lorsque quelques citoyens en jaune usent de leurs mains pour stopper l’élan de révolte en cours. Toutefois, leurs ardeurs d’ordre seront très vite calmées par d’autres enragés. Sur le passage de la manif, rien n’est épargné, ou presque. Des écrans publicitaires et leurs abribus sont explosés, des poubelles et chantier incendiés, tout comme la végétation longeant les voies SNCF. Les affrontements dureront jusqu’en fin d’après-midi et se solderont par quatre flics blessés (dont l’un de la BAC « gravement touché à la main »)

Alors que tout semblait être revenu à la normale en début de soirée, des enragés ont décidé de frapper au moment et à l’endroit où ils n’étaient pas attendus : un groupe d’individus masqués et munis de marteaux a déboulé au McDonalds de Saint-Priest-en Jarez vers 21h20. En moins de deux minutes, ils ont détruit plusieurs machines de commande, écrans tactiles, caisses, mobilier et déverser des poubelles à l’intérieur du restaurant, avant de repartir sauvagement par les cuisines. Voici ce qu’en disent les journaflics du Progrès, qui n’ont pas tardé à recracher mot pour mot les petits papiers de la flicaille en civil : « Une véritable tornade : bornes tactiles détruites, vitrines brisées, poubelles renversées… Les casseurs sont ensuite passés par les cuisines pour tout saccager. Avant de filer comme si de rien n’était. Une enquête a été ouverte par la Sûreté départementale mais l’identification des auteurs sera difficile. Il semble néanmoins que le groupe de casseurs fasse partie de l’ultragauche présente, samedi après-midi, dans le cortège de l’acte XX des Gilets jaunes à Saint-Étienne […] » Ce saccage a causé plusieurs dizaines de milliers d’euros de dégâts, et le gérant a indiqué prévoir « une réouverture complète d’ici mercredi, au terme des réparations en cours ». (Francetvinfo, 01.04.2019)

A Lille, peu de choses sont sorties dans la presse (contrairement aux semaines précédentes) mais il semblerait que l’après-midi ait été bien ensoleillé, et plutôt déter …

Le lendemain à Bruxelles se tenait la troisième marche pour le Climat, organisée par des ONG et toute la faune sociale-démocrate, citoyenniste et réformiste, afin de demander aux gouvernants « d’agir davantage pour l’écologie et contre le réchauffement climatique ». Cette fois-ci, leur défilé de collabos ne s’est pas passé comme prévu, puisque des centaines de personnes (en gilet jaune ou noir) sont venues leur rappeler la signification du mot lutter, en exprimant leur rage contre les responsables du désastre écologique, ces mêmes crapules auxquelles s’adressent nos marcheurs du dimanche pour le climat.

La conscience du bobo est heurtée dès qu’on touche à la propriété des riches et des institutions. C’est ce qui s’est produit un peu plus d’une heure après le début de la manifestation partie de la gare du Nord, lorsque des dizaines de personnes masquées sont sorties du cortège pour détruire les vitres d’un bâtiment de la Commission Européenne, situé rue de la Loi (ça ne s’invente pas!). Celui-ci servait de point-info sur les thèmes de la santé, de l’éducation, et notamment de l’action pour le climat. Des centaines de marcheurs se sont montrés d’un coup très réactifs quand il a été question de mater ces blasphémateurs du dimanche saint-Climat. Après avoir arrêté la marche et pris la parole publiquement pour condamner ces bris de vitre, la grande majorité des marcheurs est passée derrière les rangées de flics afin « d’isoler les casseurs » et faciliter les arrestations (cf vidéo street politics).

Notons qu’un flic en civil présent dans le cortège offensif s’est fait dégager après avoir été désarmé.

Au total, près de 70 personnes ont été interpellées, dont une grande majorité de gilets jaunes.

Petit florilège des déclarations de citoyens-flics et politicards de demain :

Anuna De Wever, l’une des porte-paroles de Youth for Climate, politicienne en herbe : « C’est dommage que des casseurs viennent détruire des choses car nous avons toujours manifesté de manière propre et pacifique. Nous nous distancions totalement de ces actes ».

Kim Lê Quang de l’organisation Rise for Climate :
« La police a fait son travail et a pu isoler les fauteurs de troubles. Heureusement, il n’y a pas eu de blessés parmi nos manifestants ».

Fresnes (Val-de-Marne), France : Rébellion à la prison – 31 mars 2019

Publié le 2019-04-01 19:37:05

A la prison de Fresnes (Val-de-Marne), quatre-vingt détenus ont refusé de réintégrer leur cellule ce dimanche après-midi à l’issue des promenades, selon le syndicat SNP-FO. 

Les ÉRIS, équivalents des CRS pour les taules, sont intervenus pour rétablir l’ordre. La première division de la prison, c’est-à-dire la majeure partie a été évacuée dans un premier temps puis la deuxième division. La situation est revenu sous contrôle aux alentours de 20h selon SNP-FO. Toujours selon le syndicat de matons, les détenus demandent de meilleures conditions d’hygiène au sein de la prison. Le centre pénitentiaire compte un peu moins de 2 500 détenus.

|Repris de leur presse, 31.03.2019]

Allemagne : De Leipzig à Hambourg, les vitres de la ville des riches volent en éclats – Fin Mars 2019 [Mis-à-jour]

Publié le 2019-04-01 19:37:06

Hambourg : Attaque contre deux agences immobilières de la Elbchaussee

Ca a de nouveau pété sur le célèbre boulevard !

Dans la nuit du 28 au 29 mars 2019 à Hambourg, les vitres de deux agences immobilières de la principale rue d’émeute qu’est la Elbchaussee ont été détruites.

Contre la ville des riches !

Cela nous a réjoui de constater que, lors de cette même nuit, d’autres enragés ont attaqué le tribunal de Barmbeck [1].
Il ne reste plus qu’à s’impliquer:
Aucun répit pour le procès-spectacle du G20, soutenez les prisonniers, Ana et Arthur fermez vos gueules !

La solidarité signifie continuer la lutte !

[Traduit de l’allemand de Indymedia, 30.03.2019]


Voici ce qui est dit au sujet de cette attaque dans l’organe de propagande d’Etat, le ‘Hamburger Morgenpost’ via Chronik:

Dans la nuit du 28 au 29 mars, vers 2h40, les vitres de plusieurs bâtiments de la Elbschaussee ont été attaqués par des jets de pierres. La vitrine d’une agence immobilière et les vitres d’un bâtiment vide ont subi de gros dégats. la vitrine d’une autre agence immobilière, plus loin sur la Elbchaussee, n’a été que superficiellement dégradée. 

Un témoin, qui a été alerté par le bruit des éclats, a appelé la police. Il aurait vu quatre silhouettes, de sombre vétues, fuir à travers le parking vers la Klopstockstraße.

NdT:
[1] Le tribunal de Barmbeck a été attaqué lors de cette même nuit, afin d’adresser des salutations solidaires à Loïc, incarcéré à la prison d’Holstenglacis de Hambourg pour les émeutes de la Elbchaussee début juillet 2017. « Après avoir brisé une vitre, nous avons déposé deux fumigènes à l’intérieur, dans l’entrée. Chaque composante des autorités répressives de Hambourg reste la cible de notre rage contre les rapports de la domination et le visage autoritaire de la société ». Le communiqué en entier sur chronik.


Leipzig : vitres détruites par rage contre la gentrification

Il y a quelques jours, nous avons brisé les vitres du 37 de la Naumburger Str. Au cours de ces dernières années, il est devenu impossible pour les gens qui y vivaient de continuer à y habiter, les forçant à déménager. L’habitation est désormais en cours de rénovation. De moins en moins de gens pourront se permettent d’y habiter par rapport à avant.
Expulsion et revalorisation urbaine : non !

[Traduit de l’allemand de Indymedia, 30.03.2019]

 

Publication : Brise – Recueil de texte anti-carcéral en lien avec la lutte contre la construction d’une maison d’arrêt à Ifs (Calvados)

Publié le 2019-04-01 19:37:08

Brise, un recueil de texte anti-carcéral en lien avec la lutte contre la construction d’une maison d’arrêt à Ifs (Calvados).

A bas tous les enfermements et le monde qui en a besoin !

« Ce recueil de texte cherche à modestement créer certaines brèches et élargir d’autres déjà existantes. Il tente ainsi de fissurer, à travers une diversité de témoignages et d’analyses, certaines idées encore trop courantes sur un quelconque rôle salvateur de la tôle, ou que celle‐ci ne toucherai au fond que celleux qui le mérite. Il s’attaque au monde qui a besoin de la taule ainsi qu’à de ses soi‐disantes peines alternatives qui ne sont au fond qu’une manière d’étendre son spectre à toujours plus d’individu∙es. Certains des textes présents lèvent le voile, de l’intérieur comme de l’extérieur des murs, sur ce qui au fond n’est que l’histoire de la multiplicité des modes d’enfermement rendant toujours plus obsolète cette distinction dehors/dedans.

S’inscrivant dans une perspective anarchiste, ce recueil a vocation à contribuer aux luttes contre tous les rapports de domination et d’exploitation dont la taule n’est qu’une des formes les plus exacerbées. Ainsi, plus localement, il s’inscrit ainsi contre la construction d’une nouvelle maison d’arrêt à Ifs. S’il est prévu que le second semestre 2020 soit posée sa première pierre, nul doute que nous sommes quelques‐un∙es à déjà l’imaginer renvoyée à la gueule de ses expédi∙teurs/trices. « 

Cliquer sur la couverture pour télécharger la brochure au format PDF

[Brochure reçue par mail]

Espagne : Bienvenue Lisa !

Publié le 2019-04-03 08:36:03

Solidaritat rebel / jeudi 28 mars 2019

Hier, mercredi 27 mars, vers 18 heures, une quarantaine de personnes étaient rassemblés devant la prison de Bryan, pour souhaiter la bienvenue à Lisa !
Étant donné que c’était aussi avec son anniversaire, on a ramené un système audio, pour qu’elle et ses compagnonnes puissent nous entendre !!
Un manifeste a été lu et des pétards ont été explosés !!
De cette façon, nous voulions nous sentir un peu plus proches et lui faire savoir que nous sommes toujours là, que nous continuons à faire preuve de solidarité et que nous continuerons jusqu’à ce qu’elle soit libre !!

Nous continuons à appeler à la solidarité, de quelque manière que ce soit !!

Et nous appelons toujours à lui écrire !!

[NdAtt. : texte traduit du Catalan avec gogole traduction]

 

Son adresse :

Lisa Dorfer
C.P Brians I
Carretera de Martorell a Capellades, km 23
08635 – Sant Esteve Sesrovires (Espagne)

Italie – Opération Scintilla : Nico sort de taule !

Publié le 2019-04-03 08:36:04

Macerie / lundi 1er avril 2019

Cet après-midi, Nico est sorti de la prison de Cuneo; il lui faudra se rendre tous les jours au commissariat le plus proche de chez lui pour pointer.

Pour ce qui concerne les quatre compagnons arrêtés vendredi dernier au péage de Rondissone, lors qu’ils arrivaient à Turin pour la manifestation de samedi 30, et accusés de possession d’explosifs (pour des pétards), ils sont aux arrestations domiciliaires.

Les autres compas arrêtés le 7 février sont toujours dans les prisons de Ferrara et Rebibbia. Leurs adresses :

Silvia Ruggeri
C. C. di Rebibbia femminile
via Bartolo Longo 92
00156 Roma (Italie)

Antonio Rizzo
Giuseppe de Salvatore
C. C. di Ferrara
via Arginone 327
44122 Ferrara (Italie)

Digne-les-Bains, France : Simple comme un coup de bombe de peinture …

Publié le 2019-04-04 18:12:03

Dans la nuit de vendredi 29 à samedi 30 mars, 12 des 13 horodateurs situés dans le centre-ville de Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) ont été mis hors-service. Touches et écrans ont été recouverts de peinture grise. Une plainte a été déposée. Le préjudice est estimé à 43 000 euros.

« À ce jour, la date de reprise du fonctionnement des horodateurs n’est pas connue », indique la municipalité dans un communiqué. L’enquête a été confiée à la Sûreté urbaine (SU) du commissariat de Digne-les-Bains.

[Repris de la Provence, 03.04.2019]

Berlin, Allemagne : Incendie de trois voitures du vautour de l’immobilier « Deutsche Wohnen » – 27 mars 2019

Publié le 2019-04-04 18:12:06

Le 27 mars 2019, des « groupes autonomes » ont revendiqué l’incendie de trois voitures de la société immobilière ‘Deutsche Wohnen’ à Berlin. Les incendiaires ont tenu entre autres à dédier « ce feu ardent « contre la ville des riches » aux compagnon-ne-s en lutte, qu’ils/elles soient en taule ou en cavale ». Voici des extraits du communiqué :

« Parc automobile de ‘Deutsche Wohnen’ décimé. Journées d’action contre la folie des loyers inaugurées.

Cher-e-s voisin-e-s, locataires, expulsé-e-s, sdf et camarades/compagnon.ne.s,

Pendant que votre loyer augmente en continu et que vous êtes évincé-e-s ou expulsé-e-s par la force, votre propriétaire a pu augmenter son bénéfice annuel de 2018 de 11% en atteignant 480 millions d’euros, leurs actionnaires enregistrent des bénéfices d’1,9 milliard d’euros et leurs patrons gagnent 6500 euros par jour.

En fait, nous savons toutes et tous que le fait d’habiter est une marchandise au même titre que les autres. Elle est soumise aux conditions d’exploitation capitalistes et est source de maximum de profits pour les propriétaires. L’action politique du Sénat en est en grande partie responsable, et même au-dessus des partis.

De graves défauts dans les maisons et les appartements ainsi qu’un manque de réparation pour des loyers relativement élevés. Rigueur budgétaire dans les segments de prix les plus bas pour garantir le maximum de profits. […]

Nous avons détruit par notre action une petite partie de cette propriété. Nous aimerions ainsi faire comprendre aux investisseurs à quel point ils sont vulnérables et appelons en même temps d’autres groupes à montrer aux porcs de l’immobilier qu’il s’agit ici d’un capital-risque.

Nous adressons un sourire malicieux à toutes les personnes ciblées par cet incendie qui pour nous représente une petite satisfaction face à toutes les privations et le stress auquel vous exposent vos proprios.

Nous dédions les cendres des trois voitures cramées à toutes les personnes ciblées par les lettres de résiliation de bail, les avis d’expulsion et les augmentations de loyer. […]

Montréal, Québec : Attaques contre l’architecte Lemay et Sodexo, deux responsables de l’enfermement des sans-papiers – 19 et 29 mars 2019

Publié le 2019-04-04 18:12:07

Visite au domicile de la présidente de Sodexo Canada – 29 mars 2019

Au petit matin du 29 mars, la présidente de Sodexo Canada* a reçu de la visite chez elle, à Brossard. Tous les pneus des deux voitures dans son entrée ont été percés, leurs pare-brises défoncés et les inscriptions FUCK SODEXO et (A) ont été tracées sur leurs capots.

Sodexo bénéficie de l’enfermement à travers le monde. Ils offrent entre autre des services de gestion de prisons privées, de centres de détention pour migrant.es et des services de cafétéria pour les prisons.

Au Canada plus particulièrement, ils bénéficient de l’économie extractive en offrant des services de sécurité et de cafétéria pour les sites extractifs.

Cette action est en solidarité avec les prisonniers anarchistes de partout.

Les profiteurs de l’enfermement ne doivent pas dormir paisiblement. Les entreprises qui considèrent prendre des contracts pour la construction de la nouvelle prison pour migrant.es à Laval devraient y penser à deux fois.

[Repris de Montreal Contre-Information]


NdSAD:
*Suzanne Bergeron (cf photo ci-dessus)

*****

Lemay : Des copropriétés pour bobos à la prison pour migrants…

La nuit du 19 mars, les bureaux de vente de Humaniti se sont fait défoncer leurs fenêtres et deux tours Lowney ont été redécorées avec de la peinture d’un extincteur. Qu’ont en commun ces développements de condos? Ils ont tous les deux été dessinés par la firme d’architecture Lemay, qui est en train d’aider à la construction d’une prison pour migrant.e.s.

Pourquoi perturber la paix des citoyens qui occupent ces condos de luxe, qui ont une richesse et un confort qui est fondé sur la dépossession, l’exploitation et l’emprisonnement de celles et ceux qui sont ici depuis avant la colonisation de ce continent, ces nouveaux arrivants qui veulent une meilleure vie, de survivre ou qui sont poussés ici par l’empire, et toutes celles et ceux qui résistent à l’ordre des choses?

Lemay, nous espérons que vous aimerez informer vos potentiels clients que leurs projets vont être sabotés si ils vous engagent. Si vous choisissez de ne pas les informer, on leur donnera une surprise qui leur coûtera cher.

À tout.e.s celles et ceux qui se battent contre les frontières au soi-disant Québec et au soi-disant Canada: attaquons les compagnies et les agences impliqués de n’importe quel façon dans la construction de cette prison pour migrant.e.s, pour qu’elle ne soit jamais construite.

Feu aux prisons! Sabotons les frontières, ceux qui les gardent et leurs collaborateurs.

[Repris de Montreal Contre-Information]

Leipzig, Allemagne : Attaques contre la police et des entreprises de sécurité – Fin mars 2019

Publié le 2019-04-04 18:12:09

Dans la nuit de mercredi 27 mars à Leipzig, des anonymes ont attaqué le poste de police de la Eisenbahnstraße, ainsi que deux autres bâtiments à Neustadt-Neuschönefeld.

Au total, quatre vitres double-vitrage de la façade ont été détruites ou endommagées.

Ce poste de police situé au 49 de la Eisenbahnstraße abrite également les sièges du service au développement urbain et un centre d’information des forces de l’ordre.

Les auteurs sont parvenus à s’enfuir sans encombres.

La presse fait état de deux autres attaques lors de cette même nuit, contre un supermarché et un « immeuble »: la LVZ n’en dit pas plus sur la nature de ce dernier (complexe d’apparts de bourge ou nouvel immeuble pour de nouveaux habitants friqués? siège d’entreprise?…). Les deux vitres de la porte coulissante et une vitrine d’un supermarché de la Dornberger Straße ont été brisées, ainsi que deux vitres de la porte d’entrée d’un « immeuble ».

[Traduit de Chronik, 27. März 2019]


Incendie en série contre des entreprises de sécurité – Fin mars

Le 2 avril, un article publié sur indymedia nous apprend que ces dernières semaines à Leipzig, plusieurs véhicules appartenant à des entreprises de sécurité privée ont été incendiés. Des voitures de vigiles de WIS et de Kötter-Security ont été détruites nuitamment, tout comme une bagnole de Dussmann. « Ces attaques contre les collabos de la répression sont notre contribution à la journée de soutien aux prisonniers politiques (sic) du 18 mars », disent le/les auteur(s) du communiqué.

WIS est une des plus grosses boîtes de sécu en Allemagne. Quant à Kötter, il s’agit d’une plus grosses entreprises de prestations de services, qui non seulement mène ses activités dans la sécurité, mais qui embauche aussi des intérimaires qu’elle utilise occasionnellement comme briseur de grèves. Elle s’implique également dans les mines à ciel ouvert de Mibrag. En ce qui concerne Dussmann, la firme est fier de gagner de l’argent en enfermant les gens. « Les prisons sont des mondes cachés au sein de cette société et en sont même temps une partie intégrante. Chaque jour, des centaines d’employés veillent ce que ces mondes existent, y compris aussi grâce aux experts de Dussmann Service »

Essonne, France : Sabotages en série de caméras de surveillance

Publié le 2019-04-04 18:12:11

Le Parisien nous apprend le 03.04.2019 que les yeux de l’Etat sont régulièrement pris pour cible dans plusieurs villes de l’Essonne. « Des mâts sciés, une voiture-bélier projetée contre un poteau, un local technique incendié. Certains ne manquent pas d’imagination pour mettre hors service les caméras […]

Plus récemment, c’est à Brétigny-sur-Orge que deux caméras, situées à proximité du petit centre commercial de La Fontaine, ont été la cible d’attaques répétées. Les objectifs ont été cassés, les fils brûlés… quelques jours seulement après leur installation. […]

Brétigny-sur-Orge, le 5 mars 2019. Des traces étaient encore visibles quelques jours après l’incendie d’une voiture utilisée pour mettre hors service une caméra installée dans le quartier de la Fontaine

Aux Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, c’est un des mâts de vidéosurveillance qui a été scié en janvier.

À Étampes, une structure modulable située dans le complexe sportif Michel-Poirier, dans le quartier de la Guinette a été incendiée le 18 juillet 2018. Elle servait de local technique pour la vidéosurveillance. Résultat: les yeux de l’Etat ont été immédiatement mis hors-service. « Je ne sais pas comment ces jeunes ont su ce qui se trouvait à l’intérieur, mais on va faire en sorte de sécuriser les bâtiments publics ce week-end, indique Bernard Laplace, le maire (SE) d’Etampes. Dans la foulée, « des binômes formés avec du personnel municipal se sont chargés de la surveillance. » Une entreprise de sécurité privée a aussi assuré des rondes régulières.

« Etampes, ce jeudi 12 juillet 2018. Cette structure modulable installée à côté du complexe sportif Poirier, situé dans le quartier de Guinette, abritait les ramifications des caméras de vidéosurveillance de la commune. »

Le panneau électrique a été carbonisé par les flammes

Le 8 octobre 2016 à Viry-Châtillon, deux véhicules de patrouille de flics qui surveillaient une caméra à un carrefour (déjà sabotée à plusieurs reprises) est attaquée par un groupe d’une vingtaine de personnes cagoulés et tout de noir vêtues. « Coups de poings, jets de pierres puis de cocktails molotov » : les poulets sont grièvement blessés, dont deux bien rôtis. Peu après l’attaque, une vidéo des deux véhicules en feu circulera sur instagram avec quelques commentaires marquant de la complicité de cet acte : « « Si t’es un keuf ou une poucave (balance), rentre pas dans ma zone grande Borne » et « Oulala ça sent le poulet rôti ».

Malgré un dossier quasi-vide (absence de traces ADN, silence en GAV et images de vidéosurveillance « médiocres »), le parquet d’Evry a notifié le 28 mai 2018 le renvoi devant la Cour d’Assises de 13 suspects sur les 19 assaillants présumés. Le parquet a requis un non-lieu pour cinq mis en examen en l’absence suffisante de charges.

Île-de-France : Tout le monde déteste les caméras !

Publié le 2019-04-04 19:41:17

Essonne : De l’imagination et de la persévérance contre les yeux de la police

extrait du Parisien / mercredi 3 avril 2019

Des mâts sciés, une voiture-bélier projetée contre un poteau, un local technique incendié. Certains ne manquent pas d’imagination pour mettre hors service les caméras de vidéoprotection.

Brétigny-sur-Orge, le 5 mars 2019. Les traces de l’incendie de la bagnole utilisée pour mettre hors service une caméra.

Jusqu’à commettre l’impensable. Le 8 octobre 2016, un groupe de 19 assaillants, cagoulés et habillés en noir, se sont attaqués à quatre policiers, qui surveillaient une caméra installée au carrefour du Fournil, sujette à de nombreuses dégradations. Coups de poing, jets de pierres et de cocktails molotov : plusieurs fonctionnaires seront grièvement blessés et brûlés.

Plus récemment, c’est à Brétigny-sur-Orge que deux caméras, situées à proximité du petit centre commercial de La Fontaine, ont été la cible d’attaques répétées. Les objectifs ont été cassés, les fils brûlés… quelques jours seulement après leur installation. La ville a porté plainte. « Leur remplacement est en cours », assure Nicolas Méary, maire (UDI) qui vient de lancer ce dispositif, pour un montant de 1 M€. « Ce vandalisme n’est pas dû au hasard, c’est la preuve que ce dispositif est utile, poursuit l’élu. Ceux qui font cela doivent comprendre que nous ne céderons pas. » […]

Ces attaques touchent généralement les quartiers dits sensibles. À Étampes, une structure modulable située dans le complexe sportif Michel-Poirier, dans le quartier de la Guinette a été incendiée en juillet dernier. Elle servait de local technique pour la vidéoprotection.

Aux Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, c’est un des mâts de vidéosurveillance qui a été scié en janvier. « Il sera remplacé d’ici une à deux semaines », promet Régis Caudron, adjoint au maire en charge de la sécurité, qui ajoute : « La présence de ce dispositif gêne les petits commerces souterrains, comme les trafics de stupéfiants. Nous avons déployé 154 caméras sur l’ensemble de notre territoire. Les images sont régulièrement sollicitées dans le cadre d’enquête de police, ce qui prouve leur efficacité. »

Corbeil-Essonnes, le 22 janvier 2019. Le mât soutenant les caméras a été scié

Un sentiment confirmé par Claude Carillo, du syndicat Alliance. « Ces caméras nous épaulent, elles complètent le travail des policiers, assure-t-il. Ce qui explique ces dégradations. On ne peut pas oublier ce qu’il s’est passé le 8 octobre 2016 à Viry-Châtillon. » Depuis, les forces de l’ordre ne surveillent plus les caméras sujettes aux attaques. « Entre du matériel et des hommes, le choix est vite fait », précise un membre des forces de l’ordre […]

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Noisel (Seine-et-Marne) : Les caméras ont des câbles, les trappes ont des accès…

Le Parisien / mercredi 3 avril 2019

Dans la nuit de mardi à mercredi, des câbles dédiés à la vidéoprotection ont été brûlés place des Genêts, dans le quartier du Bois-de-la-Grange à Noisiel. Le ou les individus qui ont dégradé le système ont ouvert des trappes où passent ces câbles pour y mettre le feu afin d’empêcher l’installation des caméras de vidéoprotection.
Promesse du maire socialiste Mathieu Viskovic aux habitants du quartier, la mise en place de la vidéoprotection doit être effective d’ici à cet été 2019. Elle aura pour objectif de perturber le trafic de stupéfiants. Ce dernier s’est déplacé au Bois-de-la-Grange lorsque le cours du Luzard ainsi que le 43 cours des Roches ont été pourvus en caméras.
« Les personnes qui ont dégradé n’avaient pas anticipé que les caméras arriveraient si vite mais elles finiront par partir. Nous n’avions pas rencontré de difficulté lors de la première phase de la vidéoprotection mais ce genre de phénomène arrive fréquemment. La société doit intervenir dans la semaine pour sécuriser les boîtiers. Il n’y aura pas de retard dans le chantier », assure le cabinet du maire.
Huit caméras avec vision à 360 degrés doivent être déployées dans ce quartier au printemps. Elles seront implantées rue du Bois-de-la-Grange, place des Genêts, allée du Gui, place du Bois-de-la-Grange et avenue Pierre-Mendès-France. Parmi elles, quatre seront posées dans le domaine privé et financées par les bailleurs du quartier.

Bourg-en-Bresse : Le local des fachos redécoré

Publié le 2019-04-04 19:41:29

Le Progrès / mercredi 3 avril 2019

Les membres du Rassemblement national de Bourg ont découvert des dégradations sur les vitrines de leur permanence rue Lalande, à Bourg-en-Bresse fait savoir Jérôme Buisson, délégué départemental de l’Ain pour le Rassemblement national.


«J’ai déposé une main courante au commissariat de Bourg-en-Bresse.» Le conseiller municipal burgien regrette l’absence de témoins. Il fait toutefois un parallèle avec un acte survenu lundi soir.
« Notre référent Génération nation Ain a été victime d’une agression verbale. » Anthony Gaudillière [le facho ci-contre; NdAtt.], complète: «Je me rendais au local devant lequel il y avait trois personnes avec le visage couvert. Ils m’ont insulté et m’ont suivi jusqu’à ma voiture. Je vais aussi déposer une main courante.»

Quelques infos sur le mouvement de révolte en cours …

Publié le 2019-04-07 09:00:03

Charleville (Ardennes), saisir l’occasion

C’est grâce à un entrefilet du Courrier des Ardennes qu’on apprend que le samedi 23 mars dans ou autour de la manif des gilets jaunes, les vitres du SPIP (Service pénitentiaire d’insertion et de probation) situées quai Roussel ont été éclatées : « Les gilets jaunes disent ne pas avoir dégradé le service pénitentiaire de Charleville … Une chose est certaine, samedi dernier, les vitres du service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip) ont bien été vandalisées. »
Les petits-chefs du mouvement local des gilets jaunes s’offusquent que ce bel exemple de saisir l’occasion puisse leur être attribué. Pour une fois, on ne peut qu’être d’accord avec eux : ce ne sont bien entendu pas « les » gilets jaunes dans leur diversité hétérogène qui ont commis cette attaque, mais bien des individus singuliers en leur sein ou à côté, et en tout cas en dialectique avec ce mouvement de révolte, comme de nombreux actes offensifs qui se produisent autour des samedis. Du vendredi soir au samedi sur le parcours de la manif ou quelques rues plus loin, voire aussi le samedi soir juste après la manif.

Dans cette ville des Ardennes que le plus célèbre poète local qualifiait de « supérieurement idiote entre les petites villes de province », il n’est du reste pas étonnant qu’en ce temps où pleuvent les peines de prison contre des manifestants révoltés, des individus aient su identifier l’ennemi en frappant un samedi en pleine journée une de ses structures répressives qui se trouve au coin de la rue : les bureaux du Spip. Dont acte, comme on dit !

Paris, encore des chiffres

Après la sous-évaluation du nombre de commerces attaqués le 16 mars, reposant sur les chiffres de la CCI (91), la mairie de Paris vient de sortir ses propres chiffres à la hausse : elle vient d’estimer que « 216 établissements ont été vandalisés ou pillés » (sans compter les voitures ou le mobilier urbain, hein) ce jour-là sur les Champs-Elysées et dans plusieurs autres rues. La mairie rajoute également que « sur l’ensemble des manifestations [depuis fin novembre], 453 commerces ont été la cible de violences ». Le concept de « violence » sur un bien inerte qui ne fait même pas l’objet de communiqué de protestation des familles des vitrines nous semble bien étrange, mais bon c’est toujours ça de pris, y compris au sens strict !

Le coût d’une barrière de péage

Interpellé lors de la destruction partielle de la barrière de péage de Bandol (Var) le 25 janvier, un Gilet jaune a été jugé mercredi 3 avril à Toulon. Il a été condamné à six mois de prison avec sursis et à verser 40.000 € de dédommagement à la société d’autoroute Escota (Vinci Autoroutes) pour avoir dégradé partiellement la barrière de péage. Dans le détail, ce « gilet jaune » doit rembourser selon la décision du tribunal correctionnel de Toulon 19.000 € de matériel, 20.000 € de main-d’œuvre pour les réparations et 5.000 € pour la perte d’exploitation.

Condamnations variées (pour info)
Saint-Etienne, Châtellerault, Toulouse, Brest, Nancy, Dieppe, Lorient…

Saint-Etienne. Lors de l’acte XX des gilets jaunes, samedi 30 mars, un Gilet jaune a été accusé d’avoir visé les forces de l’ordre avec trois pierres. Il a été condamné à six mois de prison ferme auxquels s’ajoutent 2 mois, suite à la révocation d’un sursis. « Ce sont en tout huit mois de prison ferme qui attendent David. Il est, depuis, maintenu en détention » précise le journal.

Suite au pillage de bijouteries

Onze personnes ont été mises en examen après le pillage d’une boutique de bijoux et objets en cristal Swarovski, a-t-on appris, ce mardi 19 mars, de source judiciaire.

Ces suspects ont été mis en examen dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « vol avec effraction en réunion », « recel de vol » et « participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations ». Trois d’entre elles ont été placées en détention provisoire et les huit autres sous contrôle judiciaire.

Une autre information judiciaire, après le pillage d’un magasin de bijoux Bulgari sur la même avenue, a également été ouverte. Dans ce cadre, un suspect a été présenté à un juge d’instruction.

Empêcher toute prise d’image
(vidéosurveillance publique et privée, manifestants qui filment)

Châtellerault (Vienne). Une militante Gilet jaune de la première heure, âgée de 42 ans, domiciliée en dehors de Châtellerault, a été convoquée au commissariat de police de Châtellerault pour être entendue sur des faits de dégradations lors de deux manifestations. Selon la police, elle a reconnu avoir participé, le samedi 22 décembre, au mouvement qui a jeté des oeufs, de la mayonnaise ou encore du papier toilette sur la façade de la mairie de Châtellerault. Elle a aussi reconnu, le jour de la manifestation du 2 mars (lors des heurts sur le parking Auchan et des dégradations sur le McDonald’s), avoir souillé la banque BNP avec de la peinture jaune. La quadragénaire est convoquée en justice pour répondre de ses actes.
La police annonce que d’autres personnes seront convoquées au commissariat à la suite du travail d’identification d’un « policier physionomiste » qui analyse les images des caméras de vidéosurveillance de la ville, des magasins ou encore celles qui circulent sur Internet.

Jean-Luc Thomas on t’oubliera pas

Toulouse, les journaflics balancent deux fois, la première en image, la seconde en portant plainte. Un homme de 27 ans comparaissait ce mercredi 3 avril 2019 devant le tribunal de Toulouse pour l’agression d’un journaliste de C-News lors d’une manifestation de gilets jaunes. Les faits s’étaient déroulés le 24 novembre 2018 lors de l’acte 2 de la mobilisation des gilets jaunes : trois journalistes de télévision, dont les correspondants locaux de C-News et BFM TV, avaient été violemment pris à partie par plusieurs gilets jaunes.

Le journaliste de Cnews avait expliqué avoir subi l’assaut d’un groupe de 50 à 100 manifestants qui criaient « journalistes collabos » et avait même reçu des coups de pieds et des crachats.

Le parquet a requis 10 mois d’emprisonnement avec sursis, une obligation de soins, une interdiction de manifester pendant un an et une interdiction d’approcher le journaliste. Jean-Luc Thomas et son employeur CNews s’étaient constitués parties civiles. Le jugement sera rendu le 10 mai prochain.

A l’attaque de la préfecture

Interpellé à Nancy, Samuel R. a été jugé vendredi 29 mars dans le cadre d’une comparution immédiate. Le 23 février à Épinal, il est accusé d’avoir cassé plusieurs fenêtres de la préfecture, dégradé la grille d’entrée, lancé des cailloux sur les forces de l’ordre. Le jeune homme de 29 ans est un Nancéien qui participe au mouvement des « gilets jaunes » depuis « fin décembre ». Plusieurs personnes, dont le prévenu, avaient lancé des pavés contre des fenêtres de la préfecture d’Epinal, en brisant plusieurs, et avaient « arraché » la grille d’entrée du bâtiment, a indiqué Me Babel. Au total, le montant des dégâts s’élève à 27.000 euros. Les auteurs de ces dégradations « étaient tous masqués, sauf le prévenu », qui a pu être identifié grâce à des images de vidéosurveillance.

Au regard d’un casier qui porte déjà treize mentions, la représentante du parquet requiert 18 mois de prison avec mandat de dépôt. Jugement : 15 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. L’intéressé est directement monté en maison d’arrêt.

Une histoire banale

Lorient. Le 9 février 2019, le Lorientais se joint à un défilé des Gilets jaunes, dans le centre-ville de Lorient. À 49 ans, pour sa première manifestation, il se retrouve vite en tête de cortège. Alors que la situation se dégrade, l’homme très alcoolisé, après avoir bu quelques verres de vin et de bière avant de se joindre au cortège, est très énervé quand il retrouve à sa femme, boulevard Général Leclerc. Blessée au pied, elle lui annonce qu’elle rentre chez eux.
Il ramasse alors deux pierres au sol et les jette en direction des forces de l’ordre, avant de leur adresser des gestes outrageants puis de tourner les talons et de rentrer à son tour dans son appartement lorientais, oubliant que ses faits et gestes ont été filmés, photographiés.
Lundi 25 mars 2019, alors que ce détenteur de 16 condamnations se rend au
tribunal de Lorient dans le cadre de son contrôle judiciaire, il est reconnu par deux agents et placé en garde à vue où il passe aux aveux.
Le tribunal a infligé au Lorientais douze mois de prison dont la moitié assortie d’un sursis avec mise à l’épreuve de deux ans comprenant une obligation de soins, puis il a été placé en mandat de dépôt (pour 6 mois ferme, donc). Dès sa libération, il aura interdiction de participer à une manifestation pendant un an dans le Morbihan.

Toulouse, l’Etat se venge sans vergogne

Samedi 23 mars 2019, un homme de 32 ans est interpellé alors qu’il participe à l’acte 19 des gilets jaunes à Toulouse, repéré en train d’allumer un feu sur une barricade, avenue Camille-Pujol. 
Alors qu’il avait été placé en garde à vue, il a déclenché un incendie dans sa cellule, à l’aide d’un briquet qu’il avait dissimulé, utilisant notamment des papiers et des cartons. Rapidement, les pompiers étaient intervenus pour circonscrire l’incendie. Deux policiers, intoxiqués, avaient dû être transportés à l’hôpital Purpan, et 25 personnes en garde à vue avaient dû être évacuées vers d’autres commissariats de l’agglomération. Aucun des deux policiers ne s’était constitué partie civile.
Présenté à un juge en comparution immédiate mardi 26 mars, il a été condamné à trois ans de prison, avec mandat de dépôt. Il devra aussi s’acquitter de plus de 9 000€ au titre de préjudice matériel. Par ailleurs, le trentenaire a été interdit de manifester à Paris et dans en Haute-Garonne pendant trois ans mais également de port détention d’armes
soumises à autorisation, pendant trois ans.

Black bloc intentionné, gare aux excès de vitesse

Un homme de 34 ans a été condamné à Orléans pour «détention d’armes», découvertes par les gendarmes dans le coffre de sa voiture alors qu’il serendait au Mans pour participer à l’acte XIX des gilets jaunes.
Arrêté samedi pour excès de vitesse, les gendarmes avaient découvert dans son coffre une batte de base-ball, des billes métalliques, un lance-pierre, une cagoule et des gants.
Placé en garde à vue, le jeune homme s’était revendiqué black bloc «dans la pensée» comme sur son profil Facebook. Lundi à l’audience, il s’est présenté comme gilet jaune. «Oui, j’avais l’intention de casser une vitrine», a-t-il dit, lors de son procès en comparution immédiate pour «détention d’armes de catégorie D (des armes dites blanches) et participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre des violences et des dégradations».
Le jeune soudeur, habitant Bou (Loiret), a été condamné par le tribunal correctionnel de la ville à dix mois de prison dont quatre avec sursis, et mandat de dépôt.

Feu de coques de bateaux & Black bloc pas casseur !!

Brest. Le tribunal correctionnel de Brest a condamné lundi 1er avril un Gilet jaune à quatre mois de prison ferme avec maintien en détention. Il faisait partie de ceux qui tentaient de bloquer le dépôt pétrolier sur le port de commerce en fin de semaine dernière. Des jets de morceaux de parpaings, des feux de palettes, un enchevêtrement de pieds de parasols, une vingtaine de conteneurs poubelle grand format, trois coques de voiliers dont un bateau estimé à 7 748 € HT, deux kayaks, des coffres et deux cocktails molotov, c’est qui attendait les policiers, jeudi 28 mars 2019, à partir d’une heure du matin, devant le dépôt pétrolier du polder.
Placé sous mandat de dépôt depuis le 28 mars, le Brestois qui passait en procès est accusé de vol en réunion, entrave à la circulation des véhicules sur une voie publique, fabrication non autorisée d’engin explosif, violences sur personne dépositaire de l’autorité publique. Il a demandé à être jugé immédiatement.
L’homme de 29 ans jugé lundi était très actif selon les policiers, il reconnaît avoir fabriqué des cocktails molotov, et en avoir lancé un, mais sans l’allumer. Il admet avoir lancé des morceaux de parpaings en direction des forces de l’ordre, pas pour blesser mais à titre dissuasif. Il se qualifie de black bloc, mais un black bloc qui ne casse pas et qui protège les gilets jaunes. Il dément être un leader du mouvement : « Je suis leader de moi-même ».
Résultat : Le tribunal l’a condamné à dix mois de prison, dont six avec sursis (soit 4 ferme avec maintien en détention), compte tenu des risques de réitération des faits. Il devra en outre indemniser les sociétés Terre d’Embrun et Incidences.

L’avocat cible le noeud du problème

Lundi 1er avril 2019, un habitant d’Etalondes (Normandie) de 20 ans comparaissait au tribunal de Dieppe pour avoir incendié le centre des impôts à Eu (pierre brisant la porte vitrée puis molotov dedans avec de l’essence pour tondeuse). L’incendie prend, rapidement maîtrisé par les pompiers grâce au déclenchement de l’alarme. Personne n’est blessé mais l’accueil est sévèrement détérioré. Le 6 mars, l’enquête est bouclée : la
vidéoprotection de la trésorerie, les caméras installées par la Ville et une vidéo partagée publiquement sur le réseau social Snapchat permettent d’établir les faits. Deux hommes sont placés en garde à vue, dont Antoine Olivier qui reconnaîtra les faits, mettant son ami hors de cause. Il a été condamné à une peine de 6 mois de prison dont 4 avec sursis et mise à l’épreuve pendant 2 ans, avec obligation de travail, d’un suivi psychologique et d’indemniser les victimes. Sans mandat de dépôt.
Me Etienne Noël, collaborateur de justice et aide-bénévole de la police, a notamment déclaré pour le « défendre » : « Ces faits sont le fruit d’une particulière immaturité. Il ne va pas aimer que je dise ça, mais c’est un véritable petit gamin » ainsi que « Dans les manifestations, on se fait influencer par des gens qu’on ne retrouve jamais, ces fameux black blocs. L’influence qu’il a pu subir, c’est le nœud du problème. »

Facebook est ton ami

Nancy. Un gilet de jaune de Lunéville (Lorraine) avait posté sur Facebook une vidéo montrant la fabrication d’un engin incendiaire à l’aide d’un banal aérosol et d’un simple briquet. On peut voir ensuite une boule de feu qui brûle tout autour d’elle sur 5 mètres. Avec des flammes de plus d’un mètre de haut. Et une onde de choc qui déclenche les alarmes des voitures situées aux alentours.
Ce n’est pas Mickael B. qui a filmé les images. Il les a juste trouvées sur internet « par hasard ». Il les a ensuite partagées en un clic. Un clic qui l’a amené, ce lundi, devant le tribunal de Nancy. Il a été jugé pour « diffusion, via un réseau de communication électronique, du procédé permettant la fabrication d’engins de destruction ». Le parquet a réclamé 4 mois de prison ferme ainsi que la saisie de son ordinateur et de son téléphone portable. Jugement : 4 mois de prison mais avec sursis.

L’ordure complotiste n’en rate aucune, vraiment aucune

Quand le « gilet jaune » Fly Rider relaie la rumeur sur les enlèvements d’enfants. « Il y a eu plusieurs tentatives d’enlèvements d’enfants sur Paris ces derniers jours, dont quelques-uns qui ont réussi d’ailleurs. » Maxime Nicolle, alias Fly Rider, a été pris en flagrant délit de complotisme, dans une vidéo postée sur Facebook dimanche 24 mars, dont vous pouvez voir un extrait dans la vidéo ci-dessous.
hxxps://www.nouvelobs.com/societe/20190401.OBS10938/quand-le-gilet-jaune-fly-rider-relaie-la-rumeur-sur-les-enlevements-d-enfants.html

Versoud (Isère), France : Feu au transformateur électrique – 29 mars 2019

Publié le 2019-04-07 09:00:05

Vendredi 29 mars vers 20h30, le transformateur électrique alimentant la zone artisanale du Pruney, sur la commune de Versoud (Isère) a été saboté. Selon le constat des pandores accourus sur place pour protéger la propriété et le petit commerce, « la porte du transformateur électrique avait été fracturée à l’aide d’un bloc de béton retrouvé sur les lieux. Dans le local, les vandales avaient arraché les fusibles avant de s’enfuir, brûlant au passage un panneau de signalisation qui se trouvait à proximité. »

Certainement dépités d’être arrivés trop tard, les gendarmes se sont rabattus sur un jeune qui traînait par là, évadé d’un foyer pour mineurs, et aussitôt placé en garde-à-vue.

Ce n’est pas la première fois qu’une de ces zones dédiées à la marchandise est prise pour cible. Que ce soit en sabotant ses câbles de fibre optique comme à Foix (Ariège) le 5 mars dernier (cf ici et ), ou en incendiant son transformateur comme à Montélimar fin décembre. Finalement une zone de ce type, si commerciale, industrielle ou artisanale qu’elle soit, ne tient parfois qu’à un fil de verre ou de cuivre… que chacun peut couper de la manière qu’il estimera la plus adéquate.

Buenos Aires, Argentine : Revendication de l’incendie d’une voiture de police – 13 mars 2019

Publié le 2019-04-07 09:01:04

Comme le disent à juste titre des compas depuis la France, des voitures, il en brûle toutes les nuits, mais cette fois-ci, mercredi 13 mars, vers 2h, ça a été au tour d’une voiture sérigraphiée de la police de la ville de Buenos Aires, qui dormait dans l’ombre devant le 1950, rue Teodoro Vilardebo.
La police est toujours dans le collimateur des bombes qui essayent de détruire l’État.

Vive le chaos !

[Traduit de l’espagnol de Contrainfo, 03.04.2019]

Nantes, France : Une voiture d’auto-partage incendiée – 4 avril 2019

Publié le 2019-04-07 09:01:06

Dans la nuit de mercredi à jeudi 4 avril à Nantes, une voiture d’auto-partage a été entièrement brûlée peu après 3h30, à hauteur du numéro 115 de la rue Lamoricière. Une voiture Citroën garée juste devant a également été endommagée par les flammes.

« Le véhicule incendié et entièrement détruit est une Peugeot 208 qui fait partie de la flotte des voitures d’auto-partage « Marguerite ». Ce dispositif, qui permet de louer une voiture en libre-service, a été créé à Nantes en 2008.

[Repris de Presse Océan, 04.04.2019]

Nouveau site internet : Ad Nihilo

Publié le 2019-04-07 09:02:04

Ad Nihilo est un outil de diffusion de textes anarchistes de tendances marginales dans le mouvement libertaire. Nihiliste, anticivilisationnelle, antinataliste, antispéciste, queer et individualiste, telles sont les tendances dont nous ferons l’écho sur ce blog amené à évoluer.

adnihilo.noblogs.org


[in english][in italiano]

Simplement Bon à Détruire ! - Action contre les publicités McDonald’s

Publié le 2019-04-07 09:04:05

Retour sur l’action et les revendication contre les publicités McDonald’s réalisée la nuit du 5 au 6 Avril 2019.



C’est à coup sûr que vous vous êtes retrouvé·e·s face à la récente campagne de pub de McDo, et que vous avez failli vous étouffer en lisant leurs slogans : “Simplement bon”. Magnifique occasion qui nous a été servie de finir leur phrase avec des simples mais efficace “A Polluer”, “A Tuer” ou encore, et je tiens à souligner le bon goût de celui·elle à son origine, “Simplement Spéciste”.
Malheureusement, tout ça ne permet pas de bien détruire leur message. Leurs images bourrées de messages subliminaux afin de pourrir de l’intérieur la tête des passan·te·s étant toujours trop visibles et disponibles du regard. C’est pourquoi, après mûres réflexions, un groupe s’est organisé et, la nuit du 5 au 6 avril, a décidé de rectifier leurs messages en remettant en contexte la place à la viande dont ils se vantent tant.
C’est ainsi que, marker et affiches sous le bras, nous avons rendu la place méritante aux réelles victimes de ce marché de l’horreur en affichant publiquement et sans une épaisse couche de photoshop, ce que cache réellement des “Magnifiques Burgers de chez McDonald’s”.

Ainsi, plus d’une dizaine affiches ont eu l’honneur de se faire corriger, montrant enfin aux yeux de tou·te·s, et comme celà devrait être le cas depuis longtemps, la réalité et non plus une image aliénée, créée de toute pièce et maquillée pour la rendre plus “attractive” que veut nous donner le capitalisme ambiant.
A travers cette action, le but n’a pas été de revendiquer ouvertement l’Antispécisme, bien que c’est une pensée qui mériterait d’être écoutée à sa juste valeur, mais une réelle prise de conscience du monde qui nous entoure. Certes, la souffrance animale est largement sous-estimée et sur-acceptée par la société, mais elle ne découle que, voire uniquement, d’une culture de l’image avant tout. Les multinationales ne cherchent qu’à s’enrichir, et ce n’est pas un fait récent, mais le problème est que, de cet objectif et de ce pouvoir tant politique qu’économique ainsi qu’idéologique qu’elles possèdent, elles vont avoir les moyens de cacher la réalité aux yeux du monde, de modifier l’opinion publique et la morale commune afin d’optimiser son bénéfice, au détriment de toute éthique élémentaire.
C’est de ce pouvoir que nous revendiquons réellement. C’est du retour de la réalité sur l’imagerie, de cette société de consommation et d’insouciance, que nous exigeons. Si le monde retrouvait la notion de vraies informations, si l’imaginaire commun reflétait la réalité, si les valeurs humaines étaient réellement appliquées, alors le spécisme, le sexisme, le racisme, l’homophobie, la transphobie, la xénophobie et toutes ces idées dont nous cherchons à nous débarrasser ne seraient qu’un vague souvenir. Si l’information retrouvait sa place, personne ne pourrait répondre qu’il “ne savait pas” !

“C’est à l’Église qu’on croit. Ici, on sait et on vérifie !”



Italie : Un après-midi agité à Crémone

Publié le 2019-04-07 12:06:02

Samedi après-midi, un compagnon de Crémone a été arrêté par trois voitures de police et deux digos devant la maison d’un fasciste. Au cours des derniers jours, ce dernier avait fait l’objet quelques provocations.

Les flics ont essayé d’embarquer le compagnon et il a été jeté à terre alors qu’il refusait d’entrer dans l’une des voitures de police. S’en est suivi une altercation, lors de laquelle une vitre d’une voiture des merdes en uniforme a volé en éclats. Les flics ont également utilisé le spray au poivre contre une personne qui avait déjà été menottée. [Le compagnon] emmené, un rassemblement de solidarité s’est formé devant le commissariat de Crémone, afin de ne pas laisser seule la personne arrêtée.

Le soir, par l’intermédiaire de l’avocat, nous avons appris que pour notre compagnon l’arrestation pour résistance, dommages, blessures, port d’objets susceptibles de blesser et menaces avait été confirmé. Le soir, une salutation chaleureuse aux prisonniers de Crémone a brisé la monotonie de ce lieu de torture, en espérant que la personne arrêtée ait entendu de l’intérieur.

Aujourd’hui, samedi, notre compagnon est passé en comparution immédiate. Devant le tribunal, un rassemblement de solidarité a réaffirmé qu’il est juste de s’opposer aux fascistes et à la police. Le juge a ordonné une nouvelle audience pour le mercredi 10 avril. Ce sera une autre occasion d’apporter un peu de solidarité à Tommy qui restera en prison au moins jusqu’à la prochaine audience.

Rester outré à regarder indigné les horreurs de la petite brute* [du ministère] de l’intérieur Salvini, dans la continuité du flic manqué Minniti, les morts en Méditerranée, le fonctionnement des lagers de l’Etat appelées CPR [CRA], les congrès nazis des guignols de Vérone (1) et la haine raciale de certains à Torre Maura (2) n’a pas de sens pour nous. C’est pourquoi toute notre solidarité et notre complicité vont à Tommy. Notre cœur est avec toi.

Nous savons que les temps sont durs pour qui veut tenter de renverser ce monde, mais notre passion pour la liberté est plus forte que toute autorité.

Plus de vitres des voitures de police brisées !

Tommy libre ! Tutte libere !

des anarchistes

depuis https://csakavarna.org


(1) Récemment à Vérone, les 29/30 mars, a eu lieu la 13ème édition du Congrès mondial des familles, qui réunissait toute la clique réactionnaire anti-avortemment & en faveur de la défense de « la famille naturelle », avec le soutien du ministre de l’intérieur Matteo Salvini. La ville de Vérone avait déjà fait parler d’elle, se déclarant officiellement «Ville pro-vie», s’engageant notamment à financer des associations pro-vie et de soutien à la parentalité.

(2) Lors d’un rassemblement contre la venue de familles roms dans le quartier de Torre Maura (au sud-est de Rome), les manifestants ont accueillit les nouveaux habitants aux cris de “Italia, fascismo, rivoluzione” et par le salut romain. Afin de les empêcher de s’installer dans un centre d’accueil, une voiture des responsables du centre a été brûlée, sous les cris et insultes racistes, des poubelles ont été renversées et brûlés pour créer des barricades et les sandwiches qui leur étaient destinés ont été piétinés et détruits.

* « Bullo » en italien : personnage ridicule et brutal

Des centaines de migrants laissés sur place après une évacuation du camp de Porte de la Chapelle

Publié le 2019-04-07 12:06:04

Expulsion d’une partie du campement de migrants porte de la Chapelle jeudi 4 avril au matin.



Ce jeudi matin, à 7h, les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation d’une partie du camp de migrants de la porte de la Chapelle, occupé par plus de 400 personnes. Les migrants se sont pressés pour monter dans les bus. Mais près de 200 sont restés sur place, faute de places dans les centres d’hébergement.

À 7h, les hommes, debout au milieu des tentes, ont attendu autour de braseros. Nerveux, ils se sont pressés au bord du trottoir, contenus par les forces de l’ordre qui les maintenaient sur le parvis à coups de sifflets.

« L’ambiance était très tendue. Il y avait un cordon de sécurité autour des migrants. Ça poussait beaucoup. Il y a eu des coups, les policiers ont repoussé les migrants qui voulaient absolument monter dans les véhicules »,

raconte Alexis Bedu, journaliste à RFI, qui était sur place.

L’arrivée du premier bus a en effet provoqué un mouvement de foule. « Reculez ! Reculez ! Repoussez-moi ça ! », ont crié les policiers, qui s’arc-boutaient pour repousser les hommes. Certains exilés sont tombés à terre, mais le groupe continuait à pousser.

Au total 321 hommes et 14 personnes vulnérables ont été pris en charge et orientés vers les cinq CAES d’Ile-de-France où leur situation administrative sera examinée, a indiqué à la préfecture de région à InfoMigrants.

« Nous avons dépêché 6 bus aujourd’hui pour quelque 300 places parce que c’est le nombre de lits qui se sont libérés cette semaine dans les CAES. Si nous avions plus de lits disponibles, nous aurions pris plus de monde ».

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Contre-attaque

Publié le 2019-04-07 12:07:04

La société dans laquelle nous vivons se prétend pacifiée. Nous gâchons nos vies à travailler pour gagner l’argent qui nous permettra d’acheter des gadgets qui ne nous satisferont jamais, et on espère que nous ne briserons pas la paix sociale. Quand cet ordre est perturbé, les institutions répressives sont appelées à la rescousse. Flics, juges, militaires, CRS, huissiers, etc. : experts de la violence légale.
L’illusion d’une société pacifiée est véhiculée pour nous désarmer, alors que les chiens de garde de cet ordre mutilent, tuent, humilient, emprisonnent, harcèlent…

Cette société démocratique est une société d’oppression, armée d’institutions répressives.
Cette société capitaliste est une société d’exploitation, armée de technologies de surveillance.
Cette société autoritaire mène une guerre contre la liberté.

Quand les institutions les plus violentes et répressives se posent en victimes d’individus qui se rebellent contre les humiliations qu’ils subissent au quotidien, nous ne sommes pas dupes. Ni quand les gens contre-attaquent parce que la police tabasse, encore une fois, dans la périphérie de Lisbonne ou ailleurs. Ou quand les flics, les politiciens et les journalistes se défoulent et répriment en France une rage (vêtue de jaune) qui refuse les compromis et ne bat pas en retraite. Ou quand la démocratie harcèle et punit ses farouches opposants en les traitant de terroristes, de la Grèce à la Belgique ou, lorsque ça ne suffit pas, dresse des listes infinies d’insurgés pour mieux les contrôler, comme en France – réminiscences d’États policiers et dictatoriaux d’un passé pas si lointain que ça.

Nous sommes avec les insurgés, jamais du côté de la répression.

Nous sommes solidaires de notre compagnon qui, à la fin du mois de janvier à Zurich, a été arrêté et accusé d’avoir incendié neuf véhicules de l’armée à la caserne de Hinwil en 2015, d’avoir mis le feu à une antenne relais de la police à Zurich en 2016, et d’avoir diffusé une affiche qui révélait les noms des entreprises responsables de la construction du nouveau centre de justice et de police à Zurich et d’un centre de détention administrative à Bâle.

Nous sommes solidaires avec notre compagnon qui a été contraint de disparaître dans la nature au cours de l’été 2016, après plusieurs perquisitions chez lui en lien avec l’incendie de l’antenne relais de Zurich, et qui est en cavale depuis lors.
Nous n’oublions pas nos autres compagnons qui ont été la cible de la répression ces dernières années alors qu’ils luttaient pour la liberté.
Vous êtes dans nos cœurs quand nous contre-attaquons.

Lutte pour la liberté – Solidarité et soutien mutuel – Action directe –
Subversion – Contre l’autorité, pour l’anarchie !

Affiche collée en Grèce

[Traduction de l’anglais de Act for Freedom Now, March 7, 2019]