Vive l'Anarchie - Semaine 13, 2023

Sommaire

Roubaix (Nord) : aggraver la crise…

Publié le 2023-03-27 03:00:05

Au moins quatre stations-essence mystérieusement

vandalisées autour de Roubaix
La Voix du Nord, 25 mars 2023 (extrait)
Ces actes de vandalisme semblent porter la signature des «aigles de la route», le gang de malfrats en quête d’essence dans le premier film de la saga Mad Max. Depuis le week-end dernier, au moins quatre stations-essence autour de Roubaix sont hors-service. Non à cause des blocages des raffineries, mais la faute à des dégradations ciblées.

La série (non exhaustive) des vandalisations a débuté dans la nuit de samedi à dimanche

, à la station-essence TotalEnergies de Hem, avenue Charles-de-Gaulle. «Sur les caméras, on a vu quelqu’un sortir de sa voiture avec un petit extincteur, témoigne un agent sur les lieux. Il a cassé tous les cadrans de la station et tous les écrans qui servent à payer.» La station a dû rester fermée le dimanche avant que tous les dispositifs de paiement ne soient remplacés. «On n’avait encore jamais vu ça», s’étonne encore l’agent.


À quelques kilomètres, même enseigne et quasi le même mystérieux mode opératoire: dans la nuit de lundi à mardi
, un individu a détruit tous les compteurs avec une masse à la station TotalEnergies avenue des Nations-Unies, à Roubaix. Les stations Esso avenue des Nations-Unies et celle d’Auchan à Leers ont également fait l’objet de dégradations. Ce vendredi, toutes deux étaient ouvertes, même si certaines pompes étaient encore hors d’usage.

Montmédy (Meuse) : les voitures de matons en flammes

Publié le 2023-03-27 03:05:05

Un site policier quelconque, 26 mars 2023

Certains surveillants du centre de détention de Montmédy, dans la Meuse, ont eu la désagréable surprise de voir leur véhicule partir en fumée dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 Mars 2023.

Les faits sont survenus en pleine nuit, comme l’a expliqué le syndicat majoritaire de la Pénitentiaire, FO Justice. Trois véhicules ont été détruits dont deux appartenant au personnel pénitentiaire. Une enquête a été ouverte pour retrouver rapidement le ou les auteurs de cet acte de vandalisme.

26 mars, retour du Poitou

Publié le 2023-03-27 03:10:06

Mais merde, qu’est ce qu’on foutait là déjà ? Ah oui, on se bat pour la flotte, on se bat contre la privatisation du vivant, on se bat contre l’état qui défend les intérêts de quelques-uns plutôt que de garantir la vie de tou.tes.



Mais merde, qu’est ce qu’on foutait là déjà ? Ah oui, on se bat pour la flotte, on se bat contre la privatisation du vivant, on se bat contre l’état qui défend les intérêts de quelques-uns plutôt que de garantir la vie de tou.tes.

Toulouse (Haute-Garonne) : grève illimitée pour les véhicules du service propreté

Publié le 2023-03-27 03:15:07

Toulouse : des véhicules municipaux incendiés près d’une école
Le Parisien/La Dépêche, 25 mars 2023 (extraits)

Les pompiers ont été appelés, peu avant une heure du matin, pour des voitures en flammes dans un atelier municipal, à proximité de l’école élémentaire Jules Julien, dans le quartier Saint-Agne au sud de la ville rose. Les véhicules incendiés, au nombre de trois selon le maire de Toulouse, appartenaient au service propreté de la municipalité.

La police a ouvert une enquête pour déterminer l’origine de cet incendie dont le caractère criminel ne fait pas de doute puisqu’un tag « Vive la grève » a été découvert sur le mur du local municipal. Des membres du pôle de police scientifique de la sécurité publique ont réalisé des prélèvements sur place samedi en fin de matinée pour essayer de découvrir des traces exploitables pour l’enquête.

Déjà au mois d’octobre, trois camions municipaux avaient été détruits dans un autre centre de propreté de la ville, cette fois à la Côte pavée. À l’époque les auteurs, qui à ce jour n’ont pas été identifiés, avaient tagué un slogan anti-ZFE.

Communiqué au sujet de S., camarade au pronostic vital engagé à la suite de la manifestation de Sainte-Soline

Publié le 2023-03-27 03:20:06

Samedi 25 mars à Sainte Soline, notre camarade S. a été atteint à la tête par une grenade explosive lors de la manifestation contre les bassines.



A propos de la répression du carnaval 2023

Publié le 2023-03-27 09:20:06

La police interrompt violemment le carnaval de la plaine



Ce 19 mars 2023 la police a été violente. Dès 21h20 les équipes de police et gendarmerie, et notamment de nombreuses équipes de flics en civil (la BAC) étaient présentes et ont attaqué les carnavalier-es. Et ça avait été le cas les années précédentes aussi, plus ou moins à la même heure.
Ce qui leur pose problème c’est l’existence même du carnaval, et c’est ce feu final qui ne laisse pourtant chaque année qu’une belle trace cramée au sol. Rien d’exceptionnel. Et au vu des insultes proférées par les flics ce soir là, ce sont nos identités, nos actes et nos imaginaires qui les dérangent : insultes sexistes antiféministes, homophobes et transphobes, menaces de morts contre des "gauchistes", etc. Si le carnaval est pour nous un rituel de libération, on dirait chaque année que c’est aussi un rituel pour la police de venir se venger contre les manifestant-es.
Encore une fois, ce week-end, nous avons comptabilisé plus de 20 personnes emmenées en garde à vue pour plus de 24h, et salement frappées lors de l’interpellation pour la plupart. Nous avons soutenu leurs proches à qui le commissariat ne donnait aucune nouvelle, et nous avons été témoins de tabassages par la police qui n’ont pas donné lieu à des arrestations. Comme l’année dernière, et comme on le voit en ce moment à Paris lors des manifs, les flics sont envoyés pour casser toute contestation avec toujours le même mode opératoire : les CRS qui gazent et chargent le plus grand nombre pour laisser champ libre aux passages à tabac de la BAC sur des individus isolés...
On suit des personnes blessées et des personnes qui ont des procès à venir.

Si vous pouvez aider à la prise en charge collective contre cette répression soutenez nous à :
https://www.helloasso.com/associations/liberte-toujours/collectes/solidarite-contre-la-repression?_ga=2.184446179.436676479.1679570658-426185037.1679570658

Merci

Qu’est ce que la LEGAL TEAM MARSEILLE ?

07 53 05 25 30

Formée initialement en octobre 2018 pour faire face à la répression de la lutte contre les travaux de la Plaine, la Legal Team de Marseille s’organise pour lutter de manière collective contre la répression policière et judiciaire des luttes sociales à Marseille.

Une Legal Team, qu’est-ce que c’est ? C’est une équipe de personnes militantes, qui essaient de recenser les arrestations dans les mouvements, manifs, blocage etc, de donner des informations aux proches des personnes arrêtées, de les mettre en relation avec des avocat-e-s, de s’organiser pour le fric (caisse de soutient, frais de justice) bref, qui essaient de rompre l’isolement face à la police et à la justice.

Cette équipe dispose d’un téléphone sur lequel on peut appeler quand un.e proche a été arrêté.e, quand on a assisté à une interpellation, quand le commissariat nous a appelé pour signaler qu’un-e proche est en garde à vue, ou si on reçoit une convocation en justice… en gros quand on a affaire à la justice ou à la police.

Ce numéro est important à diffuser dans les manifs, dans les quartiers en lutte, sur les blocages… Cela permet de mieux savoir combien de personnes ont été arrêtées, et de mieux pouvoir s’organiser après.

La Legal Team produit et diffuse également des ressources sur les pratiques que l’on peut avoir pour se prémunir autant que possible, tant individuellement que collectivement, de la répression en manif, et organise des ateliers pour en discuter collectivement.

On essaie aussi de faire de la veille juridique pour se tenir informé-e-s des nouvelles lois et de recueillir des témoignages de personnes ayant été en contact avec la police et la justice dans le coin pour mieux cerner ce qui se passe "dans la pratique" à Marseille et ses alentours.

Vous pouvez nous soutenir en organisant et/ou en venant (!!!) à des soirées de soutien de la Legal Team mais aussi en lisant et en partageant les ressources disponibles sur notre blog internet et sur le site de mars-infos.org !!



PS :

Téléphone : 07 53 05 25 30

(On a l’application de messagerie Signal)

  • Notre site : legalteammarseille.noblogs.org
  • Mail : legalteam-marseille@riseup.net

Grenoble (Isère) : les drapeaux français au molotov

Publié le 2023-03-27 09:35:05

Des cocktails molotov ont été jetés sur la préfecture de l’Isère
Le Dauphiné, 20 mars 2023

Des cocktails molotov ont été volontairement jetés contre la façade de la préfecture de l’Isère, place de Verdun à Grenoble, vers 1 h 30 dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 mars.

Alertés par un témoin qui n’a vu qu’une ombre vêtue de sombre agir, les policiers ont retrouvé les restes de trois objets incendiaires artisanaux mais n’ont pas interpellé de suspect. Un drapeau tricolore a été endommagé et la façade légèrement noircie.

Dijon (Côte d’Or) : couper le jus et la chique aux caméras

Publié le 2023-03-27 09:40:06

Retraites : 100 000 euros de dégâts au centre-ville de Dijon
après la manifestation lundi 20 mars
France3, 21 mars 2023 (extrait)

Ils étaient plusieurs centaines à s’être réunis place de la République à Dijon. Peu avant 19h, la tension est montée d’un cran lorsque les manifestants ont appris le rejet, à neuf voix près, de la motion de censure transpartisane. Le rassemblement s’est rapidement déplacé vers le centre-ville de Dijon. Des feux de poubelles ont été allumés et des arrêts de bus et panneaux publicitaires dégradés. La préfecture signale également des dégâts « inadmissibles » sur des vitrines de commerçants.

À 20h30, la place de la République s’est soudainement éteinte. Si de nombreuses rumeurs parlent d’une décision de la police, le préfet Franck Robine assure que ce n’est pas le cas. « Les casseurs ont mis de l’essence sur un poteau électrique. Il a pris feu et cela a rendu l’éclairage et les caméras hors-service. On est sur des voyous qui viennent casser. Je n’ai pas d’état d’âme, on va les empêcher de faire ça et en arrêter le plus possible. »

La Ville de Dijon chiffre à 100 000 euros les dégâts causés ce lundi soir, et à 135 000 euros les dégâts causés en une semaine au centre-ville. Un chiffrage annoncé ce mardi 21 mars dans la matinée, alors que le maire François Rebsamen, le préfet de Côte-d’Or Franck Robine et une délégation de la ville se sont rendus place de la République pour constater les dégâts et discuter avec les commerçants.

Lille (Nord) : le siège du département à la pavasse

Publié le 2023-03-27 09:45:06

Réforme des retraites : d’importantes dégradations au siège
du Département à Lille
ActuLille/La Voix du Nord, 24 mars 2023

Une corde qui pend sur plusieurs mètres de hauteur sur la façade de l’Hôtel du Département, rue Gustave-Delory, quatre vitres brisées en rez-de-chaussée, des panneaux en contreplaqué qui masquent les trous béants et protègent de la pluie, des employés qui s’activent à enlever les derniers stigmates

Ce jeudi, en marge de la manifestation contre la réforme des retraites à Lille, « l’Hôtel du Département du Nord a subi des dégradations importantes, précise Christian Poiret, son président. Des grandes vitres ont été cassées , à la suite d’une attaque d’un groupe d’une cinquantaine de personnes », assure-t-on du côté de la collectivité. Le Département du Nord a décidé de déposer une plainte. Affaire à suivre.

Le chiffre du jour : 37 comme les vitres en miettes du commissariat

Publié le 2023-03-27 10:05:09

Le jour d’après à Lorient, le calme est revenu mais le constat des dégâts est amer
Le Télégramme/Le Parisien & autres, 24 mars 2023 (extrait)

Des incidents ont éclaté à Lorient (Morbihan), en marge de la manifestation contre la réforme des retraites, ce jeudi 23 mars. En fin de matinée, vers 11 heures, un incendie a été allumé devant la sous-préfecture. Une marionnette à l’effigie d’Emmanuel Macron a, dans le même temps, été pendue. Les forces de l’ordre sont intervenues et ont essuyé des jets de projectiles. Elles ont répliqué par des moyens lacrymogènes. Des barricades ont également été installées.

Un peu plus tard, vers 12h45, c’est le commissariat de la ville qui a été pris pour cible. Un incendie a été allumé devant les locaux de police. Des vitres ont également été brisées par des jets de projectiles. La manifestation a pris fin vers 14h30 d’après le quotidien régional. 12 000 personnes y ont participé selon les syndicats, 7000 selon la police. Des scènes de violence comme on en a rarement vu à Lorient.



Le jour d’après, le décor est presque revenu à la normale, mais les dégâts sont nombreux et auront un coût. Murs noircis par les flammes, contreplaqué pour remplacer provisoirement les 37 vitres explosées par les projectiles, ce vendredi 24 mars au petit matin, l’hôtel de Police en porte encore très largement les stigmates. « Dix-neuf pavés ont été retrouvés dans un seul bureau », constate amèrement le commandant Cario, de la sûreté départementale. De nombreux agents étaient présents dans les locaux au moment des faits. « Ils criaient qu’ils voulaient cramer des poulets en balançant des fumigènes sur les fenêtres du commissariat et des pavés, raconte Ludovic Bayle, secrétaire départemental du syndicat Alliance dans le Morbihan, qui était à l’intérieur. On a évité un drame. S’ils étaient entrés, le pire serait sans doute arrivé. »

Les forces de l’ordre, peu nombreuses sur place, ont été surprises. « Pour le maintien de l’ordre, dans une manifestation classique, on est environ 30 », expliquent des forces de l’ordre. Rejoints au début des débordements par une dizaine d’agents, d’autres services du commissariat de Lorient, pour certains non équipés, en jean et baskets, ils étaient moins de 50 au total, face à la foule de manifestants, dont certains individus radicalisés. Des équipes de la police de Vannes et des gendarmeries du Finistère et du Morbihan sont arrivées en renfort, à 13 h passées, et après deux heures d’un face-à-face éprouvant, ramenant l’effectif à 120 agents environ.

Guebwiller (Alsace) : la mairie et le tribunal au molotov

Publié le 2023-03-27 10:10:24

Guebwiller. Des cocktails Molotov sur la mairie et le tribunal d’instance
DNA, 25 mars 2023 (extrait)

La porte de la mairie de Guebwiller et celle du tribunal d’instance de la ville ont été dégradées, dans la nuit du jeudi 23 au vendredi 24 mars par des jets de cocktails Molotov.

Une première bouteille remplie d’un liquide inflammable et dotée d’une mèche enflammée a été jetée sur la porte de la mairie, qui donne sur la place de l’Hôtel-de-ville, à 3 h 15 du matin. Ce qui a provoqué un début d’incendie. Une seconde dégradation du même type a eu lieu sur la porte du tribunal d’instance, qui se trouve à quelques centaines de mètres de là, place Saint-Léger à Guebwiller, au cours de la même nuit. La porte d’entrée de la mairie de Guebwiller avait été récemment remplacée par un modèle blindé. Ce qui a permis de limiter les dégâts.


Le maire de Guebwiller Francis Kleitz s’interroge en ces termes : « Peut-on faire le lien avec le contexte politique, social et économique difficile que traverse le pays et que vivent nos concitoyens ? Nous ne pouvons pas le dire, et cela ne rendrait pas ces actes excusables », conclut-il. Une enquête, menée par la brigade de gendarmerie de Guebwiller, avec l’appui de la brigade de recherche de Soultz-Guebwiller, est en cours.

Ruaudin (Sarthe) : l’hôtelier fait son beurre sur les expulsions de sans-papiers

Publié le 2023-03-27 10:15:08

Un local de rétention administrative éphémère en Sarthe
Ouest France, 22 mars 2023

À Ruaudin, près du Mans (Sarthe), un local de rétention administrative temporaire a été créé dans un hôtel. Ce dispositif inédit en Sarthe, piloté par la préfecture, permet d’accueillir des étrangers en situation irrégulière en attente d’expulsion.

La préfecture, qui a pris un arrêté entré en vigueur ce vendredi 17 mars 2023, s’est tournée vers l’hôtel Ashley pour mener cette expérimentation. L’établissement, voisin de la mairie, pourra accueillir des étrangers en situation irrégulière. Deux personnes maximum pourront y être hébergées, dans un laps de temps de 48 heures, avant d’être expulsées vers leur pays d’origine. « Ces mesures d’éloignement concernent en priorité les étrangers en situation irrégulière à l’origine de troubles à l’ordre public », explique Agathe Cury, directrice de cabinet du préfet.


En plus de la chambre réservée aux personnes retenues, quatre autres seront dédiées aux avocats, aux associations ou encore aux forces de sécurité intérieure. La création de ce LRA a notamment pour objectif de répondre aux problèmes de « saturation des centres de rétention administrative de Rennes et de Rouen », indique la préfecture.  Agathe Cury rappelle que ce dispositif « souple » et « temporaire » n’a pas vocation à être occupé H 24, 7/7 jours.

Nantes (Loire-Atlantique) : le tribunal n’a pas réouvert…

Publié le 2023-03-27 10:20:14


Vandalisé, le tribunal administratif de Nantes restera

fermé ce lundi 27 mars
Ouest France/France Bleu, 24 & 26 mars 2023


Jeudi 23 mars, le tribunal administratif de Nantes, allée de l’île Gloriette, était vandalisé en marge de la manifestation contre la réforme des retraites
. Des portes et de nombreuses vitres avaient été brisées et un début d’incendie s’était déclaré. En raison de ces dégradations, le tribunal administratif restera fermé au public au moins jusqu’à lundi 27 mars. Les audiences sont délocalisées ou renvoyées.

Bernard Iselin, le président du tribunal administratif, témoigne abasourdi : « après avoir défoncé la porte du tribunal administratif, ils ont détruit l’accueil et les vitres . Ils ont essayé de s’attaquer à la salle d’audience en lançant un cocktail Molotov ».  « Un pavé n’est pas passé loin de la tête d’une collègue mais personne n’a été blessé, rapporte un magistrat. Les casseurs ne sont pas montés aux étages », chassés par une pluie de gaz lacrymogène. L’un des pavés a aussi atterri dans une salle d’audience.


Au-delà du rez-de-chaussée, le premier étage a également été touché : « de très nombreux pavés ont été envoyés dans toutes les fenêtres, de nombreuses vitres ont été cassées. Les sols des bureaux sont jonchés de bris de verre. Nous sommes en train de regarder aussi si l’informatique a été touché », raconte Bernard Iselin. « Une telle intrusion en force, c’est inédit dans l’histoire du tribunal. Les dégâts sont tels que le tribunal restera fermé vendredi. » L’enquête a été confiée à la direction territoriale de la police judiciaire. C’est l’intervention des CRS et des pompiers qui a permis d’empêcher l’embrasement total du bâtiment.


Des casseurs cagoulés pénètrent dans le tribunal administratif de Nantes : le point sur les dégâts
Presse Océan, 23 mars 2023 (extrait)

En marge du défilé, dès 14 h 30, les casseurs ont commencé à officier. Ainsi des manifestants au visage masqué ont pénétré dans le tribunal administratif à Nantes et occasionné des dégâts. Les pompiers sont arrivés au sein du bâtiment pour éteindre un début d’incendie signalé par un témoin. De nombreuses vitres ont été explosées sur la façade et à l’intérieur du tribunal. Dans la salle d’audience, on retrouvait même des pavés. Sur le chantier de Commerce près du square Fleuriot des feux ont été allumés. Les vitres des engins de chantier stationnés sur place ont été brisées.

Vers 15 heures, c’était au tour du restaurant Mac Donald’s, de la Fnac et d’Uniqlo de subir les foudres des casseurs. D’autres vitrines à Nantes ont été durement touchées comme SFR, les auteurs sont repartis avec un butin.

Italie : une déclaration d’Alfredo Cospito depuis la prison d’Opera

Publié le 2023-03-27 10:25:04

[Cette déclaration a été lue le 14 mars depuis la prison d’Opera (Milan) par l’anarchiste Alfredo Cospito, lors d’une audience en visioconférence devant le tribunal de Pérouse concernant l’opération policière « Sibilla » de 2021. Toutes les mesures de contrôle judiciaire contre Alfredo et les cinq autres compagnons prononcées dans le cadre de cette opération ont été annulées (il s’agissait d’une opération visant le journal anarchiste Vetriolo pour « instigation au crime, à finalité terroriste »).
L’enquête Sibilla, avec le procès Scripta Manent, est l’un des deux « piliers juridiques » sur lequel repose la mise au 41bis du compagnon. Alfredo Cospito est actuellement à plus de 150 jours de grève de la faim contre ce régime carcéral 41bis dans lequel il est enfermé depuis mai 2022, et contre la perpétuité incompressible. Nous livrons ici une traduction de l’italien de sa déclaration prononcée lors de cette audience.]


Déclaration d’Alfredo Cospito lors de l’audience de réexamen
des contrôles judiciaires dans l’opération Sibilla

Tout d’abord, je voudrais commencer par une citation de mon instigateur :

« Notre système a introduit cette figure d’isolement mortuaire qui est le 41 bis et qui, à certains égards, est encore plus incivile que cette mutilation pharmacologique [la castration chimique]. C’est dire que notre système ne brille pas par sa civilisation »
Carlo Nordio, 28 mars 2019

C’est lui, Nordio [actuel ministre de la Justice] qui a été l’instigateur du combat que j’ai lancé. Je n’aurais jamais pensé en arriver là, j’ai toujours trouvé le mélodrame ridicule et je préfère la comédie, mais les choses sont ainsi. Après tout, ne sommes-nous pas le pays du mélodrame ? Il me faut donc finir en beauté. Quand j’y pense, il y a tout de même quelque chose d’ironique : je suis le seul couillon qui va mourir dans l’Occident démocratique progressiste parce qu’on l’empêche de lire et d’étudier ce qu’il veut, des journaux anarchistes, des livres anarchistes, des revues historiques et scientifiques, sans oublier les bandes dessinées que j’aime tant.
Vous admettrez que la chose est paradoxale et même un peu comique, mais je ne réussis pas à vivre comme ça, vraiment je n’y arrive pas, j’espère que ceux qui m’aiment le comprennent. Je n’arrive pas à me résoudre à cette non-vie, c’est plus fort que moi, peut-être parce que je suis un anarchiste entêté des Abruzzes. Je ne suis évidemment pas un martyr, les martyrs me provoquent un certain dégoût. Oui, je suis un terroriste, j’ai tiré sur un homme et j’ai revendiqué fièrement ce geste même si, permettez-moi de vous le dire, la définition fait un peu rire dans la bouche de représentants d’Etat qui ont sur la conscience des guerres et des millions de morts et qui parfois, comme l’un de nos ministres, s’enrichissent grâce au commerce des armes. Mais que voulez-vous, ainsi va le monde, du moins tant que l’anarchie ne triomphera pas et que le vrai socialisme, celui qui est anti-autoritaire et anti-étatique, ne voie enfin le jour. C’est pas demain la veille, direz-vous et moi aussi, car pour l’instant, les seules lueurs que je vois sont les gestes de rébellion de mes frères et sœurs révolutionnaires du monde entier, et ils ne sont certainement pas négligeables, car ils sont accomplis avec cœur, passion et courage, aussi épars et décousus qu’ils puissent paraître.

Cela dit, je voulais expliquer le sens de mon acharnement contre le régime du 41 bis. Je crois que certains juristes l’ont saisi, mais très peu l’ont compris : le 41 bis est une métastase qui risque et de fait est en train de miner votre soi-disant État de droit, un cancer qui dans une démocratie un tantinet plus totalitaire – et avec le gouvernement de Meloni, nous y sommes presque – pourrait être utilisé pour réprimer, pour faire taire par la terreur n’importe quelle dissidence politique, toute sorte d’extrémisme hypothétique. Le tribunal qui décide  la condamnation à la muselière moyenâgeuse du 41 bis est entièrement semblable au tribunal spécial fasciste, les dynamiques sont les mêmes : je ne pourrais sortir de ce cercle dantesque que si je renie mes convictions politiques, mon anarchisme, que si je vends quelque compagnon ou compagnonne. Cela commence toujours par les tziganes, par les communistes, par les antagonistes, par les voyous, par les subversifs et ensuite contre les gauches plus ou moins révolutionnaires.

Comment pouvais-je ne pas m’opposer à tout cela, certes de façon désespérée, et comme pour un anarchiste, justement parce que nous n’avons pas une organisation, la parole donnée est tout, voilà pourquoi j’irai jusqu’au bout. Pour conclure, comme le disait l’anarchiste [Emile] Henry, si je me souviens bien, avant qu’on ne lui tranche la tête : quand le spectacle ne me plaît plus, j’ai au moins le droit de le quitter, et de sortir en claquant bruyamment la porte. C’est ce que je ferai dans les prochains jours, avec dignité et sérénité, je l’espère, autant que possible.

Une forte accolade à Domenico qui, au 41 bis de Sassari, a entamé une grève de la faim dans l’espoir de pouvoir embrasser à nouveau ses enfants et ses proches, avec le fort espoir que d’autres damnés du 41 bis brisent la résignation et se joignent à la lutte contre ce régime carcéral qui fait de la constitution et du soi-disant – pour ce qu’il vaut – état de droit un chiffon de papier.

Abolition du régime 41 bis.
Abolition de la perpétuité incompressible.
Solidarité avec tous les prisonniers anarchistes, communistes et révolutionnaires du monde entier.

Merci frères et sœurs pour tout ce que vous avez fait, je vous aime et pardonnez cette obstination illogique qui est la mienne. Jamais à genoux, toujours pour l’anarchie.

Vive la vie, à bas la mort.

Alfredo Cospito
(En vidéoconférence depuis la prison de l’Opéra, le 14 mars 2023)

[Traduit de l’italien de lanemesi, 23 mars 2023]

Madrid: sabotaje incendiario en solidaridad con Alfredo Cospito y todxs lxs presxs anarquistas y revolucionarixs

Publié le 2023-03-27 21:00:04

Madrid, 13 marzo 2023.

Arde coche car sharing en Madrid perteneciente a compañía energética. A continuación el texto visto en ilrovescio.info :

Traduciamo da  http:!! barcelona.indymedia.org/newswire/display/534972

“Nella settimana del 13 marzo, in un quartiere del centro di Madrid è stato dato alle fiamme un veicolo di car sharing appartenente a una società energetica. Questa azione serve a dare un caloroso saluto al nostro compagno Alfredo Cospito, che dal 20 ottobre è in sciopero della fame in un carcere italiano contro le torture del regime di isolamento del 41Bis. Alfredo è stato condannato a morte, ma ha già vinto. Ciò che ha scatenato la sua battaglia in Italia e nel mondo, nonostante le attuali condizioni ostili alla lotta, ha generato un prima e un dopo nella solidarietà rivoluzionaria internazionale e nella lotta contro le prigioni e lo Stato. Niente finisce qui.

Forza anche ad Anna, Juan, Gabriel, Monica, Francisco, Toby, Ivan… e a tutti i prigionieri anarchici e rivoluzionari del mondo!

Morte allo Stato!”

Fuente: ilrovescio.info

Bruxelles : Cinq arrestations à la manifestation pour le logement

Publié le 2023-03-27 21:05:06

Plusieurs personnes qui participaient à dimanche après-midi à Bruxelles, sont entrées dans un bâtiment inoccupé situé avenue de Stalingrad, au numéro 5. Un peu plus tard, d’autres participants ont tenté d’entrer à leur tour dans le bâtiment. La police est alors intervenue pour les refouler. Quatre personnes ont été arrêtées, deux administrativement et deux judiciairement.



La manifestation pour le droit au logement a démarré, dimanche vers 15h30, de la station Comte de Flandre vers la place du Jeu de Balle à Bruxelles, dans le cadre du
« Housing Action Day » en Europe. Les participants ont manifesté pour un meilleur accès au logement, via une réduction des loyers mais aussi via une lutte contre les logements vides.

Lorsque le cortège est arrivé à proximité de la place Rouppe, des manifestants ont entrepris d’occuper un bâtiment vide au 5 avenue de Stalingrad. Vers 17h15, plus de 60 policiers ont investi violemment le bâtiment, malgré l’absence d’un ordre d’expulsion.


Cinq personnes ont été arrêtées (quatre à Stalingrad et une près de la place du Jeu de Balle) et plusieurs autres ont été blessées. Sur les cinq arrestations, trois sont administratives (elles ont été libérées vers 21H, 21H30) et deux judiciaires qui étaient encore détenues lundi matin et qui seront auditionnées pour « rébellion ».



Merksplas : Action de protestation contre les centres fermés et en soutien aux détenu.es

Publié le 2023-03-27 21:10:09

Ce samedi 25 mars, des militant.es se sont réuni.es devant le centre fermé de Merksplas afin de montrer leur soutien et leur solidarité avec les détenu.es. Ce rassemblement s’est tenu après la mort d’une personne sans-papier ce 15 février 2023 dans ce même centre. Cet homme de nationalité géorgienne était en grève de la faim depuis plusieurs jours. Les militant.es ont ainsi voulu soutenir les personnes à l’intérieur de ce centre fermé qui représente les violences engendrées par les frontières.



Le centre fermé de Merksplas est situé dans une zone très protégée, où prison et centre fermé se font face. Le contact visuel avec les sans-papiers est impossible depuis l’extérieur. Les barrières sont énormes. Les fenêtres sont fermées. Les militant.es ont crié leur rage et diffusé de la musique.

Depuis plusieurs années, les conditions à l’intérieur de ce centre sont dénoncées. Par exemple dans ces articles [1] [2]. Dernièrement, un détenu était entré en grève de la faim et avait été mis à l’isolement. Il était père de trois enfants et possédait un titre de séjour français. Il était de passage en Belgique et a été arrêté car il n’avait pas ses papiers sur lui.

Après le décès de cette personne, des révoltes ont éclaté à l’intérieur du centre. La police est intervenue massivement et a emmené une vingtaine de sans-papiers.

Ce samedi 25 mars, les militant.es voulaient donc soutenir les personnes enfermées et leur donner un peu de baume au cœur en diffusant de la musique depuis l’extérieur. La police n’était pas du même avis et a procédé au contrôle d’identité de toutes les personnes présentes au rassemblement.

Depuis le centre fermé, les personnes sans-papiers ont remercié pour le courage donné. Pour une fois, iels se sentent moins seul.es. Solidarité avec les sans-papiers !


Les frontières assassinent.

L’État est complice.

A bas les centres fermés ! A bas les frontières !



Un aprem contre la prison !

Publié le 2023-03-27 21:15:08

14h : Developpons collectivement un argumentaire contre
l’existence des prisons et le monde qui leurs permet d’exister à travers un petit atelier qui essayeras de démonter quelques idées recues sur la taule !

16h : petit gouter bien mérité !

17h : projection du film "enfermé mais vivant"

Il reste les murs et les souvenirs, tout le reste à changé. Pendant longtemps, Annette et Louis se sont aimés malgré la prison qui les séparait. Tour à tour ils racontent ces longues années et tracent librement des sentiers dans ces lieux où, avant, on décidait pour eux.

Documentaire de Clémence Davigo · 1 h 06 min · 2018 (France)

Les gouvernements successifs depuis 2017 ont prévu un plan prison de 15 000 nouvelles places, ce qui veut dire la construction de tout un tas de nouvelles taules en France. L’une d’elles est prévue à Muret près de Toulouse, qui s’ajouterait à la maison d’arrêt de Seysses et au centre de détention de Muret. Ce projet avance malheureusement petit à petit et les travaux devraient commencer en 2023.

Les arguments sont les mêmes à chaque plan prison, et vont dans le sens de toujours plus d’enfermement soit disant pour répondre à une surpopulation systématique en taule dans des conditions souvent merdiques. Mais l’argument de la surpopulation, brandi historiquement gouvernement après gouvernement pour légitimer de nouvelles prisons est vite abandonné étant donné qu’une fois ouvertes, les prisons sont vite blindées. Il s’agit donc bien d’enfermer toujours plus d’indésirables.

L’État intensifie toujours plus sa logique répressive et mortifère d’emprisonnement, et à Toulouse comme dans d’autres endroits en France des personnes se bougent pour s’y opposer.
On ne veut pas que davantage de personnes soient enfermées, ni que quiconque soit enfermé tout court, car la prison constitue une torture qui isole et bousille le corps et l’esprit, quelles que soient les conditions.

On ne pense pas que la justice puisse résoudre ou réparer quoi que ce soit, car la logique de punition n’apprend qu’à se soumettre et à souffrir devant une autorité. D’ailleurs cette justice vient la plupart du temps défendre les intérêts de l’ordre dominant de l’État et du capitalisme, en punissant des pauvres qui s’attaquent à la propriété privée ou des récalcitrants qui se révoltent.

La prison est un rouage essentiel de ce monde pourri, elle permet à l’État de réprimer celleux qui n’obéissent pas servilement, et de faire peur à celleux qui auraient envie de faire de même.
Depuis l’automne 2021, des personnes se bougent sur Toulouse contre ce projet et contre tout ce que l’existence des prisons implique. Banderoles, tracts, affiches ont été diffusés à Toulouse comme à Muret.
Des moments collectifs et publics autour de cette question à travers des rassemblements, des projections de films et un week-end de réflexion en juin ont aussi été organisés.

La prison te dégoûte ? Le monde qui l’entoure et qui en fait la promotion te donne envie de vomir ? Tu perçois bien que les taules ne résolvent rien et qu’au contraire elles rajoutent de la violence à ce monde qui n’en manque déjà pas ? Tu sens bien que cet outil répressif utilisé à tout va par tous les états du monde n’est pas fait pour éloigner des personnes dites dangereuses, mais bien pour t’éloigner toi si jamais tu venais a trop l’ouvrir ou sortir du rang.

Alors, rendez-vous le samedi 1er Avril à 14h à l’euforie, 36 rue du canon d’arcole !

Italie : La suspension de peine pour raison de santé est refusée à Alfredo Cospito

Publié le 2023-03-27 21:45:10

Alfredo Cospito, en grève de la faim depuis cinq mois, avait été victime le 21 mars d’une crise cardiaque. A cette date déjà, il pouvait souffrir de dommages neurologiques et d’une paralysie permanents.



Une demande de son avocat avait été faite pour qu’il soit assigné à résidence dans le cadre d’un ajournement de peine pour raison médicale chez sa sœur à Pescara. Le parquet de Milanémis un avis négatif sur la demande. Le verdict de la Cour de surveillance, présidée par la juge Giovanna di Rosa, a été rendu aujourd’hui : la demande a été rejetée au motif que l’état de santé du détenu était le résultat de son propre choix.

La solidarité s’élargit et se radicalise. Il y a eu des tags, des accrochages de banderoles, des rassemblements, des affichages et des meetings un peu partout mais aussi : l’explosion d’une bombe à l’Eurobank à Athènes (9 mars), l’explosion d’un engin pyrotechnique dans un siège du Parti Démocrate à Rome (13 mars), une antenne relais incendiée à Gènes (15 mars), l’interruption d’une activité en présence de l’ambassadeur d’Italie à Athènes (17 mars), l’incendie de 16 véhicues de la poste à Rome (18 mars matin, photo), 22 bus incendiés à Rome (25 mars au soir), l’incendie d’une antenne relais à Rome (23 mars), l’incendie d’une voiture de la société de sécurité Prosegur à Barcelone (25 mars)…



Des hackers anarchistes en action dans toute l’Italie contre les distributeurs de tabac

Publié le 2023-03-28 07:35:03

« Fuori Alfredo dal 41 bis », telle est l’inscription qui apparaît dans la soirée du 25 mars sur un distributeur de cigarettes dans un bureau de tabac de la Via Vittorio Emanuele à Bordighera, dans la province d’Imperia. Plus au sud, à Viterbo, un distributeur a commencé à vendre des cigarettes à seulement 10 centimes le paquet. Les signaux qui continuent d’arriver de différentes régions d’Italie montrent comment le circuit a été ciblé par des pirates informatiques probablement issus de la mouvance anarchiste. Outre les paquets de cigarettes, certains témoins parlent également de bons Amazon délivrés pour quelques centimes par les distributeurs. Le message devant lequel se sont retrouvés ceux qui ont essayé d’acheter un paquet de cigarettes fait clairement référence au terroriste Alfredo Cospito, détenu 41 bis et en grève de la faim depuis plus de 100 jours […]

Traduit de la presse

Allemagne : une série d’attentats en Saxe provoque des dégâts de plus d’un million d’euros depuis le début de l’année 2023

Publié le 2023-03-28 07:40:04

« pour un anarchiste, justement parce que nous n’avons pas d’organisation, la parole donnée est tout ».
Alfredo Cospito,
déclaration du 14 mars 2023

Les radicaux semblent mettre à exécution leur menace de réagir aux descentes de police par des « dégâts se chiffrant en millions ». Tandis que le Centre antiterroriste de Saxe (PTAZ) enquête, la politique saxonne reste remarquablement silencieuse.

Douze voitures brûlées, sept gravement endommagées : tel est le bilan du dernier incendie criminel d’une concession Skoda à Leipzig [1]. Les auteurs ont expliqué leur choix dans une revendication publiée sur Indymedia, en raison de l’engagement du constructeur automobile tchèque à équiper les autorités policières du monde entier, et ont ajouté un lien vers le site web de l’entreprise.

Il s’agit du cinquième incendie criminel majeur depuis le début de l’année. En moins de 12 semaines, des véhicules appartenant à la société de location Hertz [2], au bureau de poste de Sachsenforst [3] et trois voitures de patrouille de police [4] ont été incendiés.
Au total, 37 voitures et camions ont été brûlés, les dégâts dépassant déjà le million d’euros.

Le motif spécifique de cette action destructrice serait les raids contre les « extrémistes de gauche » du 15 mars. (…) Début février, ils avaient déclaré la guerre à l’Etat et à la société sur Internet. Dans le texte « Le prix de notre liberté »[5], ils annonçaient, en vue du procès du Hammer Gang de Dresde contre Lina E., que pour chaque année d’emprisonnement d’une personne sympathisante et pour chaque raid contre des structures de gauche, « un million d’euros de dommages matériels pour l’ensemble du pays » serait encouru.

[Revue de presse] traduite luchar contra el 41bis.

Publication : En grève jusqu’à la retraite – n°2 & 3

Publié le 2023-03-28 07:45:05

[Reçu par mail, 27 mars 2023]

En grève jusqu’à la retraite – feuille d’agitation (Caen), numéro 2 et numéro 3, mars 2023, 4 pages A4

En grève jusqu’à la retraite est à la fois une feuille d’agitation et un espace d’organisation collectif autonome entre anti-autoritaires et anticapitalistes.
C’est une feuille d’agitation et un espace pour approfondir notre critique du travail salarié, dépasser la question de la réforme des retraites en cours et attaquer l’ensemble des tissus de relations et des dispositifs matériels et idéels par lesquels l’Etat, le capital, mais également le patriarcat et d’autres formes de dominations et d’exploitation maintiennent leur emprise.
Les attaquer par la plume, mais les attaquer également par l’action et le geste, à travers cet espace, mais également par l’action de groupes affinitaires et en soutenant, nous mêlant ou nous associant à des assemblées auto-organisées.

Pour nous rejoindre, nous rencontrer ou échanger :
engreve-caen(at)riseup.net

NdSN : on peut télécharger le premier numéro (février 2023) ici

Roanne (Loire) : à l’assaut de la pénitentiaire

Publié le 2023-03-28 07:50:06

Des véhicules de l’administration pénitentiaire dégradés
au centre de détention
Le Progrès, 21 mars 2023

Ce mardi, en début de soirée, trois véhicules banalisés de l’administration pénitentiaire roannaise ont été dégradés. Ils étaient stationnés au fond du parking du centre de détention de Roanne réservé au personnel, accessible par un portail métallique automatique et entouré par une clôture.

Des personnels pénitentiaires ont mis en fuite deux individus vêtus de noir, dont l’un aurait tenté d’incendier un véhicule. Ces derniers ont pris la fuite en direction du canal avant l’arrivée des fonctionnaires de police. Ce mardi, à 20h30, des policiers étaient encore sur place pour effectuer des constatations.


Complément (et photo) tiré d’un communiqué du syndicat de matons UFAP-UNSA Justice (27/3) : « Mardi 21 mars, le centre pénitentiaire de Roanne a été le théâtre d’une attaque en règle : des individus se sont introduits sur le parking réservé aux Personnels, ont brisé les vitres des véhicules administratifs et les ont incendiés. La réactivité d’un personnel pénitentiaire a permis de circonscrire l’incendie, de limiter les dégâts et de mettre en fuite les vandales. »

Villeneuve-d’Ascq (Nord) : bloquer le lycée sans si et sans mais [MàJ]

Publié le 2023-03-28 07:55:05

Dans le Nord, un lycée a été incendié lors d’un blocage
contre la réforme des retraites
AFP/France3/France Bleu, 27 mars 2023

Le feu a pris peut avant 8 heures ce matin devant l’entrée du lycée Raymond Queneau de Villeneuve-d’Ascq, près de Lille. La façade du bâtiment a été dégradée sur deux étages et le rectorat de Lille évoque un incendie «volontaire».

Devant l’entrée, des caddies étaient disposés ainsi qu’une inscription « 49.3 », en référence à la mobilisation actuelle contre la réforme des retraites. « Visiblement, un certain nombre d’individus sont arrivés vers 7h30 avec des caddies, un matelas et de quoi provoquer un incendie », explique Florence Bariseau, vice-présidente (DVD) de la Région Hauts-de-France, qui a pu échanger avec le proviseur. Un témoin, présent sur place, précise avoir aperçu une dizaine d’individus masqués. Ils auraient jeté des bouteilles et les premières flammes seraient ensuite apparues. « On s’attaque à un symbole de la république, de l’éducation nationale mais aussi à la jeunesse », déplore Florence Bariseau.

Quelques heures après l’incendie qui a touché lundi matin le lycée Raymond Queneau, à Villeneuve-d’Ascq (Nord), la procureur de la République de Lille a annoncé dans la soirée qu’une enquête était ouverte pour « dégradation par incendie ou moyen dangereux ». Toujours selon la procureur de la République, un des mis en cause, un lycéen de 15 ans et demi a été identifié, interpellé et placé en garde à vue. Un peu plus tôt dans la journée, le rectorat rapportait qu’un groupe d’une dizaine de personnes, extérieures à l’établissement, et qui étaient cagoulées, auraient volontairement mis le feu à des détritus amassés en bas de l’établissement.

Les cours, interrompus toute la journée de lundi pour les 900 élèves de l’établissement, sont censés reprendre ce mardi matin.


Lille : Ce sont finalement 12 ados qui sont mis en cause
dans l’incendie partiel de leur lycée
20Minutes, 3 mai 2023

Un peu plus de deux mois après l’incendie qui a endommagé la façade du lycée Raymond Queneau, à Villeneuve-d’Ascq, près de Lille , douze adolescents ont été mis en cause, dont certains ont été jugés, a-t-on appris, ce mercredi, auprès du parquet de Lille.

Le 27 mars dernier, vers 7h30 du matin, « une dizaine d’individus, pour la plupart élèves du lycée Queneau, se sont présentés devant le lycée afin de le bloquer, en plaçant devant l’entrée divers éléments », résume le parquet. Un blocage survenu dans le contexte du mouvement social contre la réforme des retraites

Six mineurs jugés mardi et mercredi

Toujours selon le parquet, « l’un des individus a mis le feu à un matelas avec un déodorant et un briquet. D’autres individus ont alimenté le feu en jetant des conteneurs et autres objets en direction des flammes ». Sans participer directement à l’incendie, d’autres jeunes étaient présents, filmant la scène pour certains, sans avertir les secours.

L’enquête a donc permis d’identifier douze adolescents, dont un seul est majeur. Trois d’entre eux, des mineurs, ont comparu, mardi, devant le tribunal pour enfants de Lille qui les a reconnus coupables d’avoir alimenté le feu. « Le tribunal a renvoyé le prononcé de la sanction au 5 décembre 2023 », explique à 20 Minutes le parquet, ajoutant qu’ils font l’objet « d’une Mesure éducative judiciaire provisoire » en attendant. Trois autres mineurs comparaissaient ce mercredi devant le même tribunal. Le seul majeur de la bande, lui, a été placé sous contrôle judiciaire en attendant sa comparution devant le tribunal correctionnel, prévue le 31 août.

Les cinq derniers mis en cause, lesquels étaient accusés d’avoir assisté à l’incendie sans avertir les secours, « font l’objet d’une alternative aux poursuites », précise le parquet. Autrement dit une mesure de réparation pénale.

Beauchastel (Ardèche) : « À l’arrière de la guerre, des usines ordinaires »

Publié le 2023-03-28 08:00:03

[Note. On pourra aussi lire un second article, qui revient avec un peu plus de détails sur ce sabotage-ci, comme sur le second incendie qui a touché cette usine de mort fin août : Une usine de moins en moins ordinaire…,]


Une usine d’aéronautique ciblée par un incendie volontaire
en Ardèche
France3/Le Dauphiné/France Bleu, 27 mars 2023 (extraits)

Vers 5 heures, ce lundi 27 mars 2023, deux feux se sont déclarés dans le bâtiment industriel de l’entreprise Fregate Aero à Beauchastel en Ardèche, spécialisée dans la fabrication de pièces aéronautiques pour le civil et le militaire [groupes Dassault, Airbus Helicopters ou Safran]. Une épaisse fumée s’est propagée sur 1000 mètres carrés dans l’entrepôt de 6000 mètres carrés. Quinze personnes ont été évacuées tôt ce matin. 120 personnes travaillent sur ce site, certains procèdent au nettoyage des dégâts à la mi-journée. Des salariés de l’entreprise sont au chômage technique aujourd’hui.

Seize sapeurs-pompiers ont été mobilisés jusqu’à 8 heures. Rapidement, la piste criminelle a été confirmée, avec la présence de deux départs de feu. Une grille d’aération, située à l’arrière du bâtiment, a été forcée et un compresseur a été détruit par les flammes. Par ailleurs, un tag, inscrit sur le site à la bombe rouge et en lettres capitales, mentionne : « À l’arrière de la guerre, des usines ordinaires ».

« C’est bien un acte criminel, notre entreprise a effectivement été ciblée. C’est la première fois que nous sommes ainsi visés », confiait, au Dauphiné libéré, lundi matin, la direction du groupe Frégate Aero. Le groupe familial emploie 250 personnes en vallée du Rhône, 500 personnes sur l’ensemble de la France. Son siège est basé sur la commune voisine de La Voulte-sur-Rhône. La direction ajoutait : « S’attaquer au travail des personnes, c’est déplorable ! Il y a une importante couche de suie qui s’est déposée dans le bâtiment. Heureusement, les sapeurs-pompiers et gendarmes sont rapidement intervenus. » Les flammes ne se sont ainsi pas propagées à l’ensemble du site de production.

Joint aussi par France Bleu Drôme Ardèche, Frédéric Guimbal le patron de Frégate Aéro explique : « c’est un tag politique assez violent qui était marqué sur les murs, je pense que ce n’est pas dirigé contre nous mais contre la société. Nous sommes une entreprise qui travaille pour les avions de chasse donc je pense que c’est ce secteur qui a été touché. Qu’est-ce qui peut amener les gens à vouloir détruire  le travail des gens comme eux finalement ? » La cellule anticriminelle de Privas est sur place et procède aux relevés.

« Les dégâts sont estimés à plusieurs dizaines de milliers d’euros » (Le Dauphiné, 27/3)… ou  » Il y a plusieurs centaines de milliers d’euros de dégâts » (France Bleu Drôme Ardèche, 27/3).

Les gendarmes de la brigade de recherches du Teil et de la brigade de La Voulte-sur-Rhône sont en charge des investigations. Ils pourront, notamment, s’appuyer sur les différents relevés de traces et indices effectués par les techniciens en identification criminelle. Lundi soir, l’incendie criminel n’avait pas été revendiqué.


 

Samoëns (Haute-Savoie) : gratuité vs autorité

Publié le 2023-03-28 08:05:07

L’entrée principale de la mairie saccagée à Samoëns
Le Messager, 27 mars 2023

C’est dans la nuit de ce vendredi 24 au samedi 25 mars que les portes coulissantes et les baies vitrées de l’entrée principale de la mairie ont été fracassées à Samoëns. Les impacts observés sur les panneaux de verre laissent à penser que ce triste résultat est l’œuvre d’un individu (ou de plusieurs individus) équipé d’une barre de fer.

Le maire Jean-Charles Mogenet déplore bien évidemment ce geste gratuit et a aussitôt déposé plainte auprès de la gendarmerie. Aucune piste n’est privilégiée à ce stade pour tenter d’expliquer les raisons de cet acte de vandalisme et pour retrouver le ou les auteurs de cette déprédation effectuée en pleine nuit, et sans témoin.

Segré (Maine-et-Loire) : saboter le projet citoyen d’éoliennes industrielles

Publié le 2023-03-28 08:10:06

Projet de parc éolien près de Segré : un mât de mesures à terre
Ouest France/Actu.fr, 27 mars 2023

Fondée en septembre 2020, l’association les Ailes bleues réunit des citoyens désireux d’investir collectivement dans un parc de quatre éoliennes. Samedi 25 mars, cette association citoyenne à la tête du projet éolien à cheval sur Le Bourg-d’Iré et Loiré, au sud de Segré (Maine-et-Loire), avait organisé une rencontre pour ses adhérents et pour les actionnaires de la SAS (société par actions simplifiées) Les Ailes des vergers. Le rassemblement prévu des membres de l’association et des actionnaires citoyens du projet de parc éolien a bien eu lieu, mais il y a juste eu la présence imprévue de représentants de la gendarmerie.

Ce mât de mesure haut de 95 mètres avait été installé jeudi 16 mars.  « Il était là encore à 22 h 15 vendredi 24 », assure Hélène Bayer, présidente de l’association Les Ailes bleues porteuse du projet. Mais à 7 h, samedi 25 mars, « il était au sol », totalement détruit​. Justement le jour où il devait être inauguré par l’association. Le mât était tenu par seize câbles, dont trois ont été volontairement sectionnés. Hélène Bayer a évoqué, non sans humour,  « un acte de vent-dalisme. Ce sont des aléas qui peuvent arriver dans un projet de ce type.»

Madrid – Incendie d’un véhicule partagé en solidarité

Publié le 2023-03-28 08:15:03

Au cours de la semaine du 13 mars, un véhicule de covoiturage appartenant à une entreprise énergétique a été incendié dans un quartier du centre de Madrid. Cette action est un adieu chaleureux à notre camarade Alfredo Cospito, qui a entamé une grève de la faim dans une prison italienne depuis le 20 octobre contre la torture du régime d’isolement 41Bis. Alfredo a été condamné à mort, mais il a déjà gagné. Ce qui a déclenché son combat en Italie et dans le monde, malgré les conditions hostiles actuelles de la lutte, a généré un avant et un après dans la solidarité révolutionnaire internationale et dans la lutte contre les prisons et l’État. Rien ne s’arrête ici.

Force aussi à Anna, Juan, Gabriel, Monica, Francisco, Toby, Ivan… et à tous les prisonniers anarchistes et révolutionnaires du monde !

Mort à l’Etat !

Traduit d’IlRovescio

Lucca – Tentative d’incendie de deux antennes-relais

Publié le 2023-03-28 11:45:03

Lucca, 21 mars 2023 – Tentative d’incendie criminel sur deux antennes-relais sur les hauteurs du Pizzorne, dans la commune de Capannori. C’est ce qui a été découvert lundi, comme le rapporte la préfecture de police de Lucca, qui a entamé des investigations avec les Digos et l’équipe médico-légale. Sur un coffret électrique situé près d’un des pylônes, a expliqué la police, une inscription a été trouvée en référence à Cospito : « Détruisez la méga-machine, vengez Alfredo », les mots étant écrits à la peinture noire.

Comme l’explique la police, Digos et les experts médico-légaux sont intervenus hier sur un pylône/répétiteur de la localité de Pietrapertusa, sur le Pizzorne, après que des ouvriers aient remarqué plusieurs bouteilles contenant du liquide, sur lesquelles des allumettes et un allume feu avaient été placés à l’aide de ruban adhésif. L’inspection a confirmé la présence, à partir de la base du pylône, de plusieurs bouteilles en plastique contenant un liquide de couleur jaune et une sorte de « retardateur », maintenue par du ruban adhésif et composée de diavoline et d’allumettes, d’où dépassait un morceau de bâton d’allumette, partiellement brûlé dans sa partie supérieure. L’inspection de la police s’est ensuite étendue à un second pylône, non loin de là, protégé par une clôture qui s’est avérée être coupée : là aussi, un « engin incendiaire » du même type que le premier répétiteur a été trouvé. Dans les deux cas, explique la police, « aucun incendie ne s’est déclaré ».

En revanche, une inscription se référant à Cospito a été trouvée sur un boîtier électrique de couleur verte situé près du pylône.

Traduit de Lapresse

Rage et soutien de ThessaloNique

Publié le 2023-03-29 09:20:07

Mardi 28 Mars 2023, à Thessalonique - Grèce-, 500 personnes manifestaient en soutien au mouvement social en France. Le communiqué des camarades de S., personne dans le coma suite à la répression à Sainte-Soline a été lu en anglais et en grec. Sur notre banderole était repris le slogan utilisé suite au meurtre raciste du jeune Kostas Fragoulis, abattu par la police en décembre dernier : le sang coule, il appelle le soulèvement !
En France comme en Grèce, la bourgeoisie utilise la violence comme mécanisme de défense. Pour y faire face, construisons nos solidarités au-delà de leurs frontières.
Nous apportons notre soutien à toutes les victimes de la répression en France.
Nous partageons votre rage. Vive la révolution !
ThessaloNiqueLaPolice

Valence (Drôme) : la permanence de LR en prend pour son grade

Publié le 2023-03-29 10:35:06

Réforme des retraites: la permanence des Républicains de la Drôme vandalisée
BFM, 28 mars 2023

La permanence de la fédération de la Drôme des Républicains a été vandalisée mardi à Valence, en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites, a-t-on appris auprès du parti.

Le local « a subi de lourds dégâts (rideaux de fer arrachés, vitres brisées, matériel dégradé…) », soulignent dans un court communiqué le sénateur Gilbert Bouchet et le maire de Valence Nicolas Daragon, respectivement président et secrétaire départemental LR de la Drôme. Ils dénoncent l’action d’un « groupe d’individus violents, très certainement issus de l’ultra-gauche et de la mouvance anarcho-syndicaliste ».

Selon la préfecture du département, 5.300 personnes ont participé à la manifestation, mardi à Valence, contre la réforme des retraites. Un « cortège dissident » d’environ 300 personnes s’est formé au cours de l’après-midi et a causé « des dégradations notables » dans le centre-ville, dont la permanence du parti LR « fortement endommagée ». « L’intervention rapide des forces de l’ordre a permis d’empêcher son incendie volontaire », précise la préfecture dans un communiqué.

Marseille (Bouches-du-Rhône) : saboter l’outil de travail

Publié le 2023-03-29 10:40:03

Marseille: des bobines de câbles électriques et des palettes incendiées chez Enedis
BFM, 28 mars 2023

Un incendie s’est déclaré ce lundi dans les locaux de la société d’électricité Enedis du 9e arrondissement de Marseille.

Constaté par les policiers, l’incendie s’est déclenché vers 5 heures du matin. Il a été éteint par les marins-pompiers. Devant l’établissement, une voiture de la société a été dégradée. Selon les informations glanées par BFM Marseille Provence, près de dix individus cagoulés ont pénétré dans l’enceinte de l’établissement et ont incendié des bobines de câbles électriques ainsi que plusieurs palettes.

Buenos Aires (Argentine) : attaque solidaire contre un concessionnaire et une voiture de flics

Publié le 2023-03-29 10:45:03

Traduit de l’espagnol de contrainfo, 20 mars 2023

Avec le communiqué suivant je revendique la responsabilité des deux actions suivantes :

L’incendie chez le concessionnaire automobile Fiat situé dans l’Avenue Triunvirato y Donado, à Villa Ortuzar, quelques voitures ayant été détruites le mercredi 15 février 2023 à 02h du matin.

Une nouvelle attaque incendiaire contre une voiture de patrouille de la police municipale du commissariat 41 situé à l’intersection des rues Alfredo F. Bufano et Cesar Diaz, dans le quartier Villa general Mitre, le lundi 20 février 2023 à 01h30.

Liberté pour Alfredo Cospito

Apatride

Vasles (Deux-Sèvres) : pendant que les notables se goinfrent…

Publié le 2023-03-29 10:50:03
Les véhicules de huit maires et d’un sénateur dégradés
à Vasles près de Parthenay
Le Courrier de l’ouest, 28 mars 2023 (extrait)

Fin de soirée désagréable pour des élus maires de l’ancien canton de Ménigoute et Valses, les deux sénateurs des Deux-Sèvres, et leurs plus proches collaborateurs
. Réunis à l’invitation des deux parlementaires, les maires de six communes ont passé la soirée à discuter de l’actualité sociale et environnementale de ces derniers jours. L’idée était de partager un repas préparé par un traiteur dans la salle dite de la pastorale à Vasles (Mouton Village).

Tout s’est déroulé normalement jusqu’au moment où Philippe Mouiller, sénateur, décide de quitter l’assemblée. Il est tard. L’élu doit rentrer en vue d’une longue journée qui l’attend le lendemain. Il remet donc son manteau, salue ses  collègues  ​et s’en va vers le parking où est stationné son véhicule. Il est 22 h 40 quand le parlementaire découvre qu’une des vitres avant de sa voiture a été brisée. Et que la plupart des autres véhicules ont subi le même sort. « Des vitres avant ont été cassées »​, confirme à ce propos Sylvain Rouvreau, maire de Vasles qui a lui aussi eu la désagréable surprise de voir sa voiture vandalisée.

Selon nos informations, sacoches et autres porte-documents ont été retrouvés par leurs propriétaires, laissant dire aux témoins présents sur place lundi soir qu’il pouvait s’agir d’ actes de vandalisme purement gratuits.  Appelés à 22 h 30, lundi 27 mars, les gendarmes de la compagnie de Parthenay ont dressé les constatations jusqu’à près d’une heure du matin et ont ouvert une enquête.

Boves (Somme) : saboter le trafic ferroviaire

Publié le 2023-03-29 10:55:03

«Des actes de malveillance» sur le réseau SNCF près de Boves
Courrier Picard, 28 mars 2023

Plusieurs «  actes de malveillance  » ont entraîné des perturbations ce mardi 28 mars sur le réseau SNCF. Les lignes TER Amiens-Creil et Amiens-Arras ont subi des retards, entre 5 heures et 7 heures du matin, avant que le trafic ne reprenne normalement malgré quelques retards résiduels jusqu’à la mi-journée. La SNCF ne souhaite pas communiquer précisément sur ce que sont ces actes de malveillance vraisemblablement liés à la contestation sociale contre la réforme des retraites. «  Il s’agit d’un dérangement des voies qui a empêché la circulation des trains, à plusieurs reprises », indique-t-elle. À hauteur de la commune de Boves près d’Amiens.

Seine-et-Marne : saboter la signalisation ferroviaire

Publié le 2023-03-29 11:00:03

Circulation perturbée pour les TGV entre Paris et le Sud-Est :
un possible « acte de malveillance » pour la SNCF
France3, 28 mars 2023

Des retards et de la patience… L’axe Sud-Est a été affecté toute la journée mardi 28 mars par « un envahissement de voies prolongé » lié aux manifestations contre la réforme des retraites gare de Lyon à Paris, un autre gare Saint-Charles à Marseille et « une panne de signalisation en Seine-et-Marne », a détaillé un porte-parole de SNCF Réseau. « Une enquête est ouverte sur les causes de cet incident, qui pourrait être lié à un acte de malveillance », a-t-il ajouté.

Dans un TGV emprunté par un journaliste de l’Agence France Presse, un contrôleur a parlé de « sabotage ». Mais il est encore impossible de déterminer avec certitude les causes de l’incident, qui oblige les TGV à utiliser la ligne classique – et non la ligne à grande vitesse – entre Paris et Saint-Florentin (Yonne).

Des câbles avaient été incendiés en janvier dans un poste d’aiguillage en Seine-et-Marne, paralysant l’ensemble du trafic de la gare de l’Est à Paris.

Vaulnaveys-le-Haut (Isère) : une nouvelle antenne part en fumée

Publié le 2023-03-29 11:05:11

Isère : un relais téléphonique touché par un incendie
Le Dauphiné, 28 mars 2023

Un incendie s’est déclaré ce mardi soir dans un relais téléphonique situé sur la commune de Vaulnaveys-le-Haut. Le feu a pris vers 21 heures au pied de ce relais situé au bord de la D5E qui relie Brié-et-Angonnes et Vaulnaveys-le-Haut, à proximité d’une déchetterie. Cinq des huit boîtiers qu’il compte auraient été détruits ou endommagés par les flammes. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie pour tenter de déterminer l’origine de cet incendie.

La piste d’un acte volontaire devrait nécessairement être privilégiée. De nombreux incendies volontaires visant ce type d’installation ont en effet déjà été perpétrés en Isère. Le dernier en date ayant endommagé un relais situé à Entre-deux-Guiers dans la nuit du 9 au 10 février dernier. Fin mai 2022, c’est à Têche qu’une autre installation exploitée par Free avait été dégradée par incendie. Le lendemain, c’est une antenne relais située à Soleymieu qui avait été attaquée. En janvier et février 2022, même scénario à Flachères, dans les Terres Froides, d’autres sabotages étant commis dans le secteur du lac de Paladru.


Dans l’agglomération grenobloise, un transformateur électrique alimentant une antenne-relais utilisée par les opérateurs SFR et Bouygues Telecom avait été incendié en février 2021 dans l’enceinte de la société Constructel à Sassenage. En mai 2020, trois relais TDF avaient été dégradés par le feu à La Tour sans venin (Seyssinet-Pariset), Herbeys et Jarrie.

Tout est normal

Publié le 2023-03-30 09:30:05

Samedi, à Sainte-Soline, pour défendre leurs solutions industrielles optimisant la production capitaliste dans un monde où l’eau commence à manquer, l’Etat a tenté d’assassiner.

Normal.

Lorsque des milliers de personnes se retrouvent pour exprimer un refus offensif, d’une bassine, d’une réforme, d’un état de fait qui opprime, les flics les attendent et canardent.

Normal.

Les personnes visées auraient pu l’être pour avoir défendu une hypothétique retraite, parce qu’elles n’ont pas souhaité s’arrêter lors d’un contrôle routier, ou parce qu’elles ont osé défier la propriété privée.

Normal.

La répression déploie ses armes, de la construction d’un ennemi intérieur à la tentative de meurtre, de la mutilation à la prison. Elle fait peur pour nous empêcher d’agir.

Normal.

Le pouvoir médical et ses laquais serviles, accepte sans broncher les ordres des autorités, n’allant pas secourir à temps les blessé-es, ou les livrant aux flics lorsqu’ielles sont soigné-es à l’hôpital.

Normal.

Les politiques, les journalistes, les charognes dont le sale travail est de parler à la place des autres, appellent à être raisonnables, à s’en tenir à des marches inoffensives, à s’en remettre a  la justice et à faire des compromis avec le pouvoir.

Normal.

L’Etat use de sa violence légitime pour mater quiconque ne désire pas participer à ce meilleur des mondes démocrate, lui qui exploite jusqu’à plus soif les humains comme la terre, qui détruit l’ensemble du vivant et qui se pose en médiateur entre les individus et les conséquences de leur actes.

Normal.

Parce que personne ne sera libre tant que perdureront l’Etat, le capitalisme, et les rapports autoritaires qui les nourrissent.
Attaquons sans attendre cette normalité insupportable.
Soyons partout, et surtout là où ils ne nous attendent pas.

Exprimons notre colère pour Sainte-Soline, les blessé-es, les enfermé-es.
Une seule solution, la révolution sociale !

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Communiqué n°2 : À propos de la construction policière autour de Serge et des autres blessés de Sainte Soline

Publié le 2023-03-30 09:35:05

Alors que notre camarade Serge se bat comme un lion pour garder la vie que l’Etat essaie de lui enlever, nous assistons à un nouveau déferlement de violences, cette fois-ci médiatiques, qui vise à faire de lui un homme qu’on peut légitimement abattre. Aujourd’hui, il est toujours dans le coma et son pronostic vital est toujours engagé. Notre solidarité va aussi à Mickaël et à toutes celles et ceux qui ont rencontré la violence de la police sur leur chemin.

Les mots du pouvoir d’état sont inlassablement répétés sur les plateaux des médias bourgeois pour construire l’ennemi qu’ils veulent combattre. Leur écran de fumée ne supportera pas les dizaines de récits qui sont venus recomposer le déroulement des faits. La gendarmerie a utilisé des grenades dans le but d’abîmer les manifestants et a orchestré la faillite de la prise en charge des secours, quitte à laisser mourir les camarades.

Les services de renseignements distribuent à tour de bras le dossier de Serge dans les rédactions dans le but d’imposer le prisme policier pour désigner ce que nous sommes. Nous ne nous amuserons pas ici à démonter chacune des versions policières volontairement tronquées. Ça serait croire qu’une quelconque vérité à ce sujet puisse exister dans les arcanes des propagandes étatique et médiatique. Serge, en tant que militant révolutionnaire, participe depuis de nombreuses années de toute sa volonté aux différentes luttes de classe qui surgissent contre notre exploitation, toujours dans un souci d’élargissement, de renforcement et de victoires pour les prolétaires.

Parce que oui, nous ne pouvons pas nous résigner à l’écrasement.

Nous appelons toutes celles et ceux qui le connaissent à dire autour d’eux qui il est. Mais en se souvenant d’une chose : Serge, dans la lutte, refuse la stratégie du pouvoir de désigner les bons et les mauvais. Nous tenons, avec lui, cette ligne.

Mardi 28 mars, des gens d’un peu partout ont pris l’initiative de témoigner de leur solidarité au cœur du mouvement contre la réforme des retraites en France. Nous avons également reçu de nombreux messages de camarades d’autres pays. Nous les en remercions chaleureusement et les invitons à poursuivre et renforcer la lutte. D’autres initiatives sont d’ores et déjà programmées et nous appelons les gens à les rejoindre et à les multiplier, sans modération, en France et dans le monde.

Nous appelons à diffuser massivement ce communiqué.

PS : de nombreuses rumeurs circulent sur l’état de santé de Serge. Ne les relayez pas. Nous vous tiendrons informés de l’évolution de la situation.

Pour nous contacter : s.informations@proton.me

Des camarades du S.

Communiqué 2

Retour sur la manifestation du 28 mars

Publié le 2023-03-30 15:25:08

Ce mardi 28 mars à Saint-Étienne, plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues battre le pavé contre la réforme des retraites.

Sur le parcours, de nombreux tags, dont plusieurs en solidarité avec les blessé-es de Sainte Solline, notamment avec le camarade S. actuellement dans le coma suite à une grenade explosive reçue au niveau de la tête.

Sur la place de l’Hôtel de Ville, après plusieurs prises de paroles, se forme très rapidement un cortège autonome d’environ 1000 personnes pour une manifestation spontanée.

« Grève, Blocage, Manif Sauvage » résonnent sur la place de l’Hôtel de ville, quelques minutes plus tard, un cortège se dirige vers la préfecture.

La préfecture est protégée par un escadron de gendarmes mobiles. Assez naturellement, pour éviter la confrontation, les manifestant-es font donc le tour de l’Hôtel de ville et décident de continuer la manif sauvage à distance de la police. Sur le retour, bris de vitres et tags sur le commissariat et les fibres optiques d’une banque incendiées.

Les manifestant-es décident ensuite d’aller au devant de la permanence du député Renaissance Quentin Bataillon, qui a soutenu et voté la réforme des retraites. Bris de vitre et tags, et après quelques coups de pieds, les aimants de la porte cèdent, les murs du hall d’entrée sont repeints. Très rapidement, une dizaine de policiers en armure viennent au galop pour défendre la permanence.

Heureusement, une belle solidarité entre manifestant-es, certain-es se positionnent face à la charge pour ralentir l’attaque policière et les peintres sauvages sont alertés pour sortir du hall à temps.

Dès l’arrivée des flics, une centaine de projectiles sont lancées en direction de ceux-ci, ils répliquent en lançant de nombreuses grenades lacrymogènes sur toute la place ainsi qu’une ou deux grenades de désencerclement, mais pour une fois, une belle victoire côté manifestant-es qui relancent les palets lacrymogènes sur les flics. Ceux-ci suffoqueront dans les gaz et seront mis en difficulté pendant plusieurs minutes avant de replier dans une rue pleine de lacrymogènes !
Manifestation : 1 / Police : 0

Face à la répression, les Stéphanois-ses ne se laissent pas faire !

« TOUT LE MONDE DÉTESTE LA POLICE »

Dès que la police essaye de se rapprocher pour attaquer les manifestant-es, de nombreux projectiles sont lancés, et beaucoup de palets lacrymogène sont renvoyés à l’expéditeur. Malheureusement au bout d’un moment, les lacrymogènes remplissent toute la place et de nombreuses personnes sont mises en difficulté. Seront-elle comptées par la préfecture comme blessé-es ? Évidemment que non, seuls les flics sont considérés comme blessés quand ils se prennent des retours de leurs PROPRES gaz lacrymogènes, qu’ils ont eux-mêmes lancés pour attaquer !

Pendant ce temps, les banques de la place de l’hôtel de ville sont éclatées à coups de pieds, de pierres et d’objets en tout genre. L’escadron de gendarmerie mobile se déplace et avance sur la place de l’Hôtel de ville pour mettre fin à la manifestation sauvage. Les projectiles, seuls moyen de défense face à des robocops surarmées, volent toujours massivement dans le ciel en opposition aux grenades. Malgré cela, les gendarmes mobiles arrivent vite à reprendre du terrain et à éloigner le cortège et en disperser une partie, en parallèle de nombreux tirs de grenades lacrymogènes, plusieurs coups de bouclier et de matraques seront donnés sur des personnes assises devant la gendarmerie et avec les mains en l’air. Ceux-ci ne représentaient aucun danger, mais peu importe, le rôle des FDO est aussi de réprimer n’importe quels signes de contestation de leur autorité.

La manifestation sauvage continue et se déplace vite pour échapper aux gaz lacrymogènes et à une intervention des forces de l’ordre. De nombreux-ses manifestant-es avec des flacons eau+maalox, essayent de soulager les personnes atteintes par les lacrymogènes.

Des barricades sont dressées sur les routes et les projectiles maintiennent à distance les forces de l’ordre.

Petit à petit, le nombre de manifestant-es se réduit et une grande partie s’est déjà dispersée, mais cela n’empêchera pas que plusieurs cortèges se forment et continuent à se mobiliser dans la ville et à résister aux assauts de la police même en petit nombre. À de très nombreuses reprises la police est mise en difficulté avec les retours de gaz lacrymogène et les projectiles qui maintiennent une bonne distance, tandis que quelques bons lancers réussissent à percuter les armures.

Après le passage des manifestant-es sur la place Chavanelle, les groupes se font de plus en plus petits et facilement en proie à une attaque policière suivie d’interpellations, mais malgré les petits cortèges, la police est encore mise en difficulté.

Après une attaque à coup de grenades lacrymogènes sur une trentaine de manifestant-es à proximité de la place Albert Thomas, la police se retrouve dans un nuage de gaz, et on peut entendre des phrases de leur côté du type : « on veut rentrer chez nous » ou « on est fatigués ».

Clairement, les effectifs locaux de la police nationale commencent à être débordés entre les blocages et piquets de grève, les manifestations intersyndicales, les manifestations spontanées, les sabotages et toutes les actions directes menées dans la ville !

Le pouvoir en place est fort, soyons honnêtes, bien plus que nous, la police attaque violemment le peuple dans les affronts symétriques, mais il n’est pas possible pour elle d’être présente sur tout le territoire national à n’importe quel moment. Alors les initiatives furtives et spontanées mettent très rapidement la police en échec, surtout quand celles-ci deviennent régulières et diversifiées !

Vers 14h00, il ne reste plus beaucoup de monde dans les rues, et à ce moment, la police fonce à toute allure en voitures et motos (manquant de peu de faucher des gens), pour essayer d’interpeller les manifestant-es isolées, particulièrement ceux qui avaient été vus en train de lancer des projectiles ou de taguer. La préfecture annonce cinq interpellations.

Un-e photographe s’est aussi pris plusieurs grenades lancées délibérément dans ses pieds pendant la manif, a dû éviter un coup de bouclier, se fera insulter d’enculé par un policier, et dégagé d’une rue car voulant couvrir la mobilisation dans son entièreté, même pendant la dispersion. L’État se maintient en place par la domination policière, mais nous sommes pourtant censés vivre dans une belle démocratie, alors la documentation de la répression n’est naturellement pas appréciée.

Solidarité avec les interpellé-es et les personnes touchées par les gaz lacrymogènes (sauf pour ceux qui les lancent) ! La prochaine manifestation sera ce jeudi à 19h devant la préfecture, en solidarité avec les blessé-es de Sainte Solline et contre la réforme des retraites !

Azione contro un veicolo SNAM in solidarietà con Alfredo (Trentino, marzo 2023)

Publié le 2023-03-30 19:20:03

Azione contro un veicolo SNAM in solidarietà con Alfredo (Trentino, marzo 2023)

Riceviamo da email anonima e diffondiamo:

Marzo 2023 / Trentino

Nella settimana del 13 marzo abbiamo danneggiato un veicolo della compagnia SNAM, multinazionale dedita alla devastazione ambientale tramite la costruzione di gasdotti, non lontano da Rovereto, gli abbiamo bucato le ruote,  sfondato i vetri ed i fanali. Non lontano abbiamo lasciato una scritta NO 41 BIS ALFREDO LIBERO. Questa azione è un piccolo gesto di solidarietà con il compagno anarchico Alfredo Cospito in sciopero della fame ad oltranza contro 41 bis ed ergastolo ostativo. Forza compagno non sei solo! contro il 41 bis e l’ergastolo ostativo! Morte allo stato! per l’Anarchia.

La répression est le masque de la peur - témoignage de proches d'un camarade blessé à ste-soline

Publié le 2023-03-30 19:40:07

"Et n’oublions pas que s’ils essaient autant de nous terroriser c’est qu’en réalité ils ont peur de nous.
Ils ont peur de ce que nous sommes.
Ils ont peur de ce que nous représentons.
Alors donnons leur raison !"



Manifestation Samedi 1er Avril 15h Capitole

Publié le 2023-03-30 19:45:05

Contre la vie chère, le travail à vie et la répression, prenons le centre ville !



L’Etat et le capital nous attaquent sur tous les fronts : réformes des retraites, chomage et RSA ,pression sur le logement ...
Tout augmente : les courses, le loyer, le carburant...alors que les capitalistes s’engraissent toujours autant sur le fruit de notre exploitation.

C’est face à cela, et pas que pour les retraites que des millions de personnes descendent dans la rue depuis des mois.
Après plusieurs manifs massives, les syndicats semblent prêts à brader le mouvement pour retourner à la table des négociations.

Le cadre syndical s’est vu dépassé à de nombreuses reprises par des actions diverses (blocages, grèves, sabotages, émeutes...), et nous sommes encore plus nombreux et déterminés à continuer dans cette voie.

Pour casser cette dynamique, l’Etat sort l’artillerie lourde et répond à notre colère en nous attaquant, nous blessant, nous enfermant ; en faisant une distinction entre bons et mauvais manifestants. Sainte Soline et les mouvements de luttes en ont fait les frais. La constestation monte en puissance sur plusieurs fronts, et l’Etat a voulu faire une demonstration de force dont nos camarades ont fait les frais.

Si ils croient nous faire taire, ils se trompent ! Nous avons encore plus la rage !

Nous gardons le cap et entendons continuer à amplifier la lutte en développant des espaces d’organisations autonomes, en débordant le cadre syndical, en se défendant collectivement contre la police et la justice, et en participant à des manifestations les plus incontrôlables possible.

Alors retrouvons-nous nombreux et chaud comme la braise, pour fait monter la mayonnaise !

RDV SAMEDI 1 AVRIL A 15H AU METRO CAPITOLE POUR MANIFESTER ENSEMBLE

P.S : la police est violente, protégez-vous : masques, casques, lunettes et vêtement de change ne sont jamais de trop. Et si elle vous arrête, vous n’avez rien à déclarer, et sachez qu’elle ne sera jamais de votre côté.

PP.S : on nous dit dans l’oreillettes que d’autres appels sont prévus, rejoignons nous, soyons plus forts pour prendre le centre ville

En cas de problème n’hesitez pas à contacter la defense collective : defcotoulouse@riseup.net

Cantine de soutien Ni béton Ni maton et Crève la taule.

Publié le 2023-03-31 08:35:05

Ce dimanche 2 avril à partir de 19h30
au Fenouil à vapeur 145, rue Carreterie, Avignon



Le collectif Ni Béton Ni Maton et le collectif Crève La Taule 84
organisent pour le week-end de Pâques 3 jours de rencontres
anticarcérales et de lutte pour la réappropriation des terres, sur la
zone du plan d’Entraigues

Au menu :

  • Crudités
  • Légumes au four
  • Lasagnes végétarienne
  • Triolet de dessert

Trentin – Action contre un véhicule de la SNAM

Publié le 2023-03-31 08:40:03

Dans la semaine du 13 mars, nous avons endommagé un véhicule appartenant à la société SNAM, une multinationale qui se consacre à la dévastation de l’environnement par la construction de gazoducs, non loin de Rovereto ; nous avons crevé ses roues, brisé ses vitres et ses phares. Non loin de là, nous avons laissé une inscription NO 41 BIS ALFREDO LIBERO. Cette action est un petit geste de solidarité avec le compagnon anarchiste Alfredo Cospito, qui est en grève de la faim jusqu’au bout contre le 41 bis et la prison à vie.

Allez compagnon, tu n’es pas seul !
contre le 41 bis et la prison à vie incompressible !
Mort à l’Etat ! pour l’Anarchie.

Traduit d’Il Rovescio

Athènes – 40 vitres brisées au nouveau siège de la compagnie d’assurance italienne Generali

Publié le 2023-03-31 09:00:03

Dans la nuit du samedi 18/03, nous avons choisi d’attaquer la compagnie italienne Generali, l’une des plus grandes compagnies d’assurance d’Europe. La compagnie d’assurance vend une illusion de sécurité que nous avons brisée en brisant à coups de marteau une quarantaine de fenêtres de leur nouveau siège sur l’avenue Syngrou. Cette action était un signe minimal de solidarité avec le camarade anarchiste Alfredo Cospito qui est en grève de la faim depuis le 20/10/22 contre le régime barbare de la prison 41 bis et la condamnation à la prison à vie sans possibilité d’appel. La lutte qu’Alfredo mène est une lutte pour tous.

Explosion et incendie contre le 41 bis
Lutte jusqu’à la fin de la dernière prison
Solidarité avec tous les prisonniers en lutte dans le monde entier
Attaque contre l’Etat, le capital et toutes les formes de pouvoir

Anarchistes

Traduit de Dark Nights

 

Les chaînes technologiques d’aujourd’hui et de demain

Publié le 2023-03-31 09:50:02

Les chaînes technologiques d’aujourd’hui et de demain

Une nouvelle cartographie pour l’attaque contre le pouvoir

(Tumult éditions, 2019)

« Le diable s’est installé dans un nouveau domicile. Et quand bien même nous serions incapables de le faire sortir de son repaire du jour au lendemain, il nous faut au moins savoir où il se cache et où nous pouvons le débusquer, afin de ne pas le combattre dans un coin où il ne se réfugie plus depuis longtemps — et pour qu’il ne se paie pas notre tête dans la pièce d’à côté. »

Cet essai cherche à survoler les domaines que la recherche se propose d’explorer dans les décennies à venir (nanotechnologies, biotechnologies, sciences cognitives, technologies de l’information) et de dresser la liste des avancées technologiques qui ont radicalement transformé le rapport à soi, aux autres et au monde ou qui s’annoncent.

On pourrait dire qu’il est incomplet, mais son but n’est pas là. Il s’agit d’une incursion de reconnaissance sur le territoire de l’ennemi afin de disposer de quelques éléments supplémentaires pour orienter notre activité destructrice.

Sommaire

· Avant-propos : une nouvelle cartographie pour l’attaque contre le pouvoir

· Les chaînes technologiques d’aujourd’hui et de demain

· Le labyrinthe technologique

· Causes et conséquences

· Du court-circuit en black-out social

Télécharger

(via contrelescientisme)

Venezia: sentenza d’appello per Juan

Publié le 2023-03-31 09:55:03

Venezia: sentenza d’appello per Juan

th (55)

Rendiamo noto che lo scorso 28 marzo il nostro Juanito,  condannato in primo grado alla pena di 28 anni di carcere per un’azione contro la sede della Lega di Villorba (TV) avvenuta nel 2018, si è visto ridurre la pena a 14 anni e 10 mesi dalla corte d’appello di Venezia. Si tratta comunque di una condanna molto alta per un’azione che – al di là delle intenzioni degli anonimi attentatori – non ha provocato né morti né feriti.

Piena solidarietà a Juan!

Su questa vicenda, si veda:

https://ilrovescio.info/2022/07/15/lo-stato-condanna-juan-a-ventotto-anni-di-carcere/

https://ilrovescio.info/2022/07/14/col-sangue-agli-occhi/

Per scrivere al compagno:

Juan Antonio Sorroche

Casa circondariale

Str. delle Campore, 32

05100 Terni TR

Gênes – Des véhicules du groupe IREN incendiés

Publié le 2023-03-31 10:00:04

La démocratie ne peut pas permettre que certaines pensées soient explicitées, que certains mots soient utilisés impunément, parce qu’ils pourraient faire leur chemin parmi les opprimés, les exclus. Ces mots sans enjeux ont plus de poids pour moi car ils m’ont coûté et me coûteront encore des années de prison, mais c’est ma façon de résister, de contre-attaquer.
Alfredo Cospito (janvier 2021)

Dans la nuit du 31 mars, nous avons attaqué par le feu plusieurs véhicules appartenant au groupe IREN, première entreprise italienne de chauffage urbain, de production et de distribution d’électricité et de services technologiques. IREN est une jeune entreprise, mais avec une posture d’entrepreneur vétéran, en ligne avec toutes les autres multinationales criminelles comme ENI et Benetton qui profitent de la destruction et du pillage des territoires autour de la planète. Si l’on ajoute à cela la nouvelle de ces dernières semaines, selon laquelle l’IREN a conclu des accords avec la société israélienne de distribution d’eau Mekorot, qui met en œuvre l’apartheid de l’eau pour le peuple palestinien, le choix de l’attaquer était plus qu’approprié. Nos pensées vont à Alfredo qui, par son combat, véritable manifeste de dignité et de liberté, nous a donné la force et le courage de nous engager. Que les flammes de cet attentat réchauffent son corps éprouvé par plus de cinq mois de grève de la faim. Nous terminons cet écrit par une mise au point : nous ne participons pas à la dichotomie que les politiciens et les médias du régime font passer, celle d’une lutte d’un anarchiste contre l’Etat. Les anarchistes ont déclaré la guerre à l’autorité il y a presque deux siècles, et certainement pas le 20 octobre 2022, date du début de la grève de la faim d’Alfredo. Vous devez comprendre que si Alfredo meurt ou reste en vie, si Alfredo est libre ou reste prisonnier, nous nous sommes déjà déclarés vos ennemis acharnés depuis longtemps et nous continuerons à l’être quelle que soit la tournure des événements.

PENSÉES CHALEUREUSES À ANNA, IVAN ET JUAN.
SOLIDARITÉ RÉVOLUTIONNAIRE À TOUS LES PRISONNIERS ANARCHISTES DU MONDE ENTIER !
VIVE L’INTERNATIONALE NOIRE !
VIVE L’ANARCHIE ! MORT À L’ÉTAT !

Traduit d’Il Rovescio

Communiqué des proches d’une personne blessée gravement à Saint-Soline

Publié le 2023-03-31 10:05:03

Nous, camarades proches d’une personne gravement blessée lors des évènements de ce week-end à Sainte-Soline, souhaitons aujourd’hui parler publiquement afin d’affirmer nos positions et dénoncer les violences policières qui se sont abattues sur les militant.es présent.es sur places.

Il nous paraît tout d’abord important d’affirmer notre soutien sans faille à toutes les personnes qui subissent la répression étatique, qui qu’elles soient, où qu’elles soient.

Nous tenons à rappeler que ces violences ne sont pas d’hier, de tout temps elles ont existé, des quartiers aux manifestations.

Ce week-end, alors même que nous sommes dans une période charnière, alors même que nous sentons tous.tes les prémices de quelque chose au cœur de ce mouvement social, l’état à tenté de nous faire passer un message.

Ce week-end l’état a tenté de nous atteindre dans nos corps, dans nos chairs. Ce week-end ils ont tenté de nous réduire au silence. Mais soyons clair.es, même si nous avons pu avoir peur, même si nous n’oublierons pas ces évènements, ils n’ont réussi qu’une chose, celle d’alimenter le feu qui grandissait déjà en nous et aujourd’hui c’est nous qui avons un message à leur faire passer :

Nous ne courberons pas l’échine, même si nous ne pouvons pas nier l’existence d’une certaine peur, nous la surmonterons et nous continuerons à nous battre ensemble ! Ensemble nous les affronterons pour leur faire regretter ce qu’ils ont fait subir à nos proches, à nos camarades et à tant d’autres personnes.

Nous devons répondre, nous organiser, multiplier les actions radicales à l’encontre de l’état qui a ce week-end et depuis toujours tenté de nous éteindre.

Par respect pour nos deux camarades S. et M., Par respect pour celles et ceux tué.es par la police, les mutilé.es, celles et ceux qui subissent les violences de l’état.

Et également par respect pour Rémi Fraisse ainsi que pour ses proches pour qui nous avons une pensée toute particulière tant cette histoire nous fait écho ;

Il est plus que tant de faire tomber leur système !

Et n’oublions pas que s’ils essaient autant de nous terroriser, c’est qu’en réalité ils ont peur de nous. Ils ont peur de ce que nous sommes. Ils ont peur de ce que nous représentons. Donnons leur raison.

https://lescamaradesdus.noblogs.org/post/2023/03/31/communique-des-proches-dune-personne-blessee-gravement-a-saint-soline/

Genova: incendiati veicoli del gruppo IREN in solidarietà ad Alfredo e a tutti i prigionieri

Publié le 2023-03-31 10:10:03

Genova: incendiati veicoli del gruppo IREN in solidarietà ad Alfredo e a tutti i prigionieri

Riceviamo da email anonima e diffondiamo:

La democrazia non può permettersi che certi pensieri vengano esplicitati in maniera chiara, e che certe parole vengano usate impunemente, perché potrebbero fare breccia tra gli oppressi, tra gli esclusi. Queste parole senza paletti, per me assumono un peso maggiore perché mi sono costate e mi costeranno anni in più di galera, ma è il mio modo di resistere, di contrattaccare.
Alfredo Cospito (gennaio 2021)

La notte del 31 marzo abbiamo attaccato col fuoco alcuni veicoli del gruppo IREN società leader in Italia nel servizio del teleriscaldamento, operante nella produzione e distribuzione di energia elettrica e nei servizi tecnologici. IREN è una società giovane ma con una postura imprenditoriale da veterana in linea con tutte le altre multinazionali criminali come ENI e Benetton che traggono profitto dalla distruzione e saccheggio dei territori in giro per il pianeta. Questo è bastato per mettere il gruppo IREN nel nostro mirino, se poi aggiungiamo, notizia delle ultime settimane, che IREN ha stretto accordi con l’israeliana Mekorot società idrica che attua l’apartheid dell”acqua al popolo palestinese, allora la scelta di attaccarla è stata più che azzeccata. Il nostro pensiero va ad Alfredo che con la sua lotta, vero manifesto di dignità e libertà, ci ha dato la forza e il coraggio di metterci in gioco. Che le fiamme di questo attacco possano scaldare il suo corpo provato da più di cinque mesi di sciopero della fame. Chiudiamo questo scritto con una precisazione: non partecipiamo alla dicotomia che politici e media di regime stanno facendo passare, quella di una lotta tra un anarchico contro lo stato. Gli anarchici hanno dichiarato guerra all’autorità quasi due secoli fa, non certo il 20 ottobre 2022 – inizio dello sciopero della fame di Alfredo. Dovete capire che se Alfredo dovesse morire o rimanere vivo, se Alfredo fosse libero o rimarrà prigioniero, noi ci siamo già dichiarati vostri acerrimi nemici tempo addietro e continueremo ad esserlo comunque andranno le cose.

UN CALOROSO PENSIERO A ANNA, IVAN E JUAN.
SOLIDARIETÀ RIVOLUZIONARIA A TUTTE E TUTTI I PRIGIONIERI ANARCHICI NEL MONDO!
VIVA L’INTERNAZIONALE NERA!
VIVA L’ANARCHIA! MORTE ALLO STATO!

Appel international pour la manif du Jour-X à Leipzig

Publié le 2023-04-01 11:25:09

Qu’il s’agisse d’Alfredo Cospito, un anarchiste italien détenu depuis mai 2022 dans une prison de haute sécurité en Sardaigne, en isolement en vertu de l’article 41-bis, et qui a entamé une grève de la faim en octobre 2022, mais qui n’a toujours pas obtenu la moindre espoirs de meilleures conditions de détention.

Que ce soit Thanos Chatziangelou, un militant anarchiste grec transféré illégalement de la prison de Korydallos à celle de Nigrita en décembre 2022, qui a mené une grève de la faim et de la soif pendant plus de deux semaines avant d’obtenir l’assurance d’être retransféré à Korydallos.

Qu’il s’agisse encore des 11 révolutionnaires de Turquie détenus dans les prisons grecques et condamnés à un total de 333 ans de prison aient entamé une grève de la faim en août 2022, jusqu’à leurs libération en janvier 2023, en attendant le verdict final.

Ou d’un groupe d’activistes antifascistes allemands inculpés pour le motif du paragraphe 129a (formation d’association de malfaiteurs), qui comparaît maintenant depuis plus de deux ans devant un tribunal de Dresde (Antifa Ost) dans des conditions de haute sécurité.

Ce ne sont que quelques histoires récentes qui mettent en évidence les peines draconiennes auxquelles sont soumises les personnes considérées comme anarchistes, révolutionnaires ou antifascistes qui se font arrêter. Mais ce sont aussi des histoires qui soulignent un autre fait : Même si les lois peuvent être différentes dans chaque pays, le problème est le même. Nous devons lutter ensemble pour faire tomber le fascisme, qu’il soit dans les rues ou dans les gouvernements.

Comme le procès Antifa-Ost se terminera probablement en avril, nous vous appelons à venir à la manif autonome du Jour-X à Leipzig le samedi suivant l’annonce du verdict !

Il est probable que le Jour-X soit le 6 mai ou le week-end suivant.

L’État, représenté par le procureur général, se présente lors de ce procès comme le défenseur de la liberté d’expression et de la paix sociale, comme une autorité supérieure et impartiale qui agit contre une organisation criminelle. Mais quelle hypocrisie ! c’est l’État lui-même qui produit le désordre sociale, qui protège les néonazis avec ses législations et ses autorités, qui les produit, les embauche et les tolère également en son sein.En cela, l’État n’est rien d’autre qu’un protecteur, un promoteur et un défenseur des fascistes et des nationaux-socialistes, quoi que l’État puisse penser et dire de lui-même. Nous sommes aux côtés de tous.tes les antifa accusées. Tant que les racines du fascisme ne seront pas arrachées, nous les combattrons, et tant que des camarades seront menacés et harcelés par la répression étatique, nous serons toujours à leurs côtés.

Les attaques actuelles de l’État sont également fatales parce qu’elles visent à semer la peur et l’insécurité dans les structures antifascistes,  précisément à une époque où le besoin d’un antifascisme autonome n’a jamais été aussi criant. En effet, des fascistes de tous horizons gouvernent des pays comme l’Italie, la Pologne, la Hongrie ou ailleurs, tiennent des réunions internationales annuelles à Budapest, s’entraînent pour des événements de combat et pour la guerre civile (qu’ils évoquent eux-mêmes), incendient des camps de réfugiés ou mettent en place des associations et des institutions académiques « secrètes » sous le regard public.

Nous exprimons notre volonté intacte de nous opposer aux anciens et aux nouveaux nazis ainsi qu’au fascisme sous quelque forme que ce soit, et nous tenons à manifester notre solidarité avec tous.tes les antifascistes persécutés.

Quand le verdict sera rendu dans le procès Antifa Ost, quelle qu’en soit l’issue, nous descendrons dans les rues de Leipzig le samedi suivant pour montrer à l’État, à la justice et aux flics que, malgré tout, nous sommes forts face à la répression, que nous sommes de plus en plus en nombre et que nous ne nous laisserons pas abattre par leur violence !

UNIS DANS LA LUTTE !

Lier les luttes internationales – Défendre le mouvement antifascistes

*Ce que nous pouvons vous proposer : Nous pouvons héberger certains d’entre vous, mais nous ne pouvons pas organiser de camps.

*Ce que nous souhaitons : Des annonces sur le procès Antifa Ost dans vos villes, des actions de solidarité dans vos villes, et venez manifester votre colère dans les rues de Leipzig ce jour-là !

International Call for Day-X Demonstration in Leipzig

Whether Alfredo Cospito, an ananarchist from Italy, who has been detained in article 41-bis solitary confinement since May 2022 in a maximum-security prison in Sardinia and has started a hunger 2strike in October 2022, but was not given any outlook on better detention conditions until today and now is on the brink of death. Whether Thanos Chatziangelou, a militant anarchist from Greece, who was illegally transferred from Korydallos to Nigrita prison in December 2022 and had been pulling through a hunger and thirst strike for more than two weeks, until he was assured to be sent back to Korydallos. Whether the 11 revolutionaries from Turkey, who have been detained in Greek prisons, and sentenced to a total of 333 years of arrest, started a hunger strike in August 2022, until they were set free in January 2023 till the final trial is held. Or a group of antifascist activists from Germany, accused of 129a (formation of a criminal organization), has been put on trial in a maximum-security hearing room in Dresden for more than two years now (Antifa Ost).

These are only a few stories from the last month that point to the draconian punishment people have to face, when they are caught and regarded as anarchist, revolutionary or antifascist. But these are also stories that point to another fact: Even if the laws might be different in every country, the problem is the same. We need to fight together, to bring down fascism whether it is walking on the streets or sitting in the government.

As the Antifa Ost trial will be coming to an end presumably in beginning of May, we call you to come to the autonomous day-X protest in Leipzig on the Saturday after the pronouncement of judgement in the Antifa Ost trial!

It’s likely that day-X will fall on May 6 or the following weekend.

The state, represented by the General Prosecutor’s Office, presents itself in the trial as a defender of freedom of expression and social peace, as a superior and impartial authority that takes action against an organization of criminals. But this is hypocritical: It is the state itself that produces social discord, protects neo-Nazis with its laws and authorities, produces them itself and also hires and tolerates them in its own authorities. In this process, the state is nothing more than a protector, supporter and defender of fascists and national socialists, no matter what the state may think and say about itself. We stand by the side of the accused antifascists. As long as the roots of fascism are not torn out, we will fight against it, and as long as comrades are threatened and harassed by state repression, we will stand by their side.

The current state attacks are also fatal precisely because they are intended to sow fear and insecurity in the anti-fascist structures, especially at a time when autonomous anti-fascism is more bitterly needed than it has been for a long time. Since fascists from every sphere of society govern countries like Italy, Poland, Hungary or elsewhere, hold international annual meetings in Budapest, train for fighting events and for aself-predicted civil war, set refugee camps on fire or built up “secret” societies and academic institutions under the eyes of the public.

We express our continuing will to stand in the way of old, new Nazis and fascism in whatever form, and we want to express our solidarity with all prosecuted anti-fascists. If a verdict in the Antifa Ost trial is reached – no matter what the outcome – we will take to the streets in Leipzig on the following Saturday and show the state, the judiciary and the police that even in the face of repression we are strong anyway, that we become more and more and that their violence does not let it get us down!

UNITED WE FIGHT!

Connect international Struggles – Defend antifascist movement

*What we can do: We can host some of you, but we can’t organize camps.

*What we wish for: Reference to the Antifa Ost trial in your cities, solidarity actions in your cities, come and take your rage to the streets of Leipzig on that day!

Sainte-Soline et l’État assassin

Publié le 2023-04-01 19:25:07

Une semaine après les événements de Sainte Soline, notre camarade Serge est toujours entre la vie et la mort, les blessés pansent leur plaies et l’État n’a toujours pas exprimé le moindre regret. Analyse et appel à solidarité par des anarchistes franciliens.



Le samedi 25 mars à Sainte Soline a dévoilé une fois de plus la bestialité de l’État. La manifestation à l’appel des soulèvements de la terre, du collectif Bassines non merci et de la Confédération paysanne a été réprimée avec une brutalité rarement vue sous la 5e République.

Le bilan est très lourd. Au moins 200 blessé.es parmi lesquel.les Serge dont le pronostic vital est engagé. Un autre manifestant vient de sortir du coma suite à un tir de LBD dans la trachée. Mais on compte aussi un.e éborgné.e, Une personne dont le pied a été sévèrement endommagé, au moins 2 personnes défigurées…

Ce massacre est dû à l’utilisation massive d’armes de guerre (la grenade GM2L), de LBD et de grenades de désencerclement lancées par les garde mobiles, réputés pour appliquer scrupuleusement les ordres, au niveau de la tête des manifestant.es. Quiconque a vu une grenade offensive exploser sait que l’envoyer au niveau du visage d’une personne ne peut être qualifié autrement que de tentative de meurtre. L’abject Darmanin s’est félicité qu’environ 4000 grenades tous types confondus ont été projetées sur les manifestant.es. Les affrontements ont duré moins de 2h ; soit une grenade envoyée toutes les deux secondes. Les blessé.es graves ne sont pas le fruit du hasard, ni d’une bavure, il s’agissait d’un choix politique de la part de l’État : terroriser, mutiler voire tuer les manifestant.es.

Ce petit goret de Darmanin avait d’ailleurs prévenu qu’il y aurait des « images très dures » pour ce week-end. Cette phrase laisse un goût amer alors même que certain.es d’entre nous sommes au chevet d’un camarade et ami entre la vie et la mort. Derrière les stratégies de communication des politiciens il y a d’abord des drames.

Cette violence s’inscrit dans un double récit. Il s’agit d’abord de mater la contestation sociale et son aile la plus radicale. Celle qui veut un vrai changement et pas juste taxer les riches un peu plus. Celle qui participe aux manifestations sur les retraites et qui subit déjà la répression depuis le mouvement de 2016. Il s’agit de mettre au pas les « casseurs », les « black bloc » qui participent activement au mouvement sur les retraites. À l’heure où le pouvoir n’a aucune légitimité populaire, et aucune dignité, l’État ne tient que par sa police. Il s’agit donc de terroriser.

Mais l’autre récit qui se joue c’est évidemment la répression spécifique des mouvements écologistes. Il s’agit de rappeler que l’État va gérer à sa façon. Et sa façon on la connaît : continuer à arroser de thunes les irriguants de la FNSEA déjà gavés du pognon de la PAC ; construire des méga-bassines mortifères partout en France ; ouvrir des mines de lithium ; et surtout relancer le nucléaire comme si de rien n’était. 9 ans après le meurtre de Rémi Fraisse la logique d’écrasement des luttes écolo s’est encore accentuée, alors même que la crise climatique et la crise de la biodiversité nous poussent au bord du gouffre. S’indigner sur le climat, oui, mais s’attaquer réellement à la destruction de la planète, pas question. La violence policière est symptomatique d’une manière par l’État de gérer la question de la crise environnementale.

Il nous faut réagir et poursuivre nos luttes.
La bataille des retraites d’abord qui ouvre une brèche dans le système bourgeois comme jamais.
La bataille de l’eau également, intensifier les luttes localement et au niveau national pour ne pas laisser gagner les politiques d’agro-business les plus mortifères.
Il nous faut faire la révolution et mettre à bas cette société pour que les souffrances du 25 mars ne soient pas vaines.

Solidarité avec tou.tes les blessé.es.
Pour une révolution écologiste et sociale qui voit ces maudits flics disparaître à jamais ! À bas la FNSEA, Macron et Darmanin, costard sur le dos mais sang sur les mains.

Des camarades d’Île-de-France

Ne pas rester au milieu du gué

Publié le 2023-04-01 19:30:07

Nous sommes passé·es en force. Face au défaitisme, face à un gouvernement qui mise sur le pourrissement, face à une intersyndicale qui cherche à reprendre en mains les explosions de colères qui peinent à se coordonner, le « mouvement social » a prouvé sa force, son expressivité, sa créativité ; mais il lui manque encore un nom et une image qui dépasse les vieilles représentations.



Nous sommes passé·es en force. Face au défaitisme, face à un gouvernement qui mise sur le pourrissement, face à une intersyndicale qui cherche à reprendre en mains les explosions de colères qui peinent à se coordonner, le « mouvement social » a prouvé sa force, son expressivité, sa créativité ; mais il lui manque encore un nom et une image qui dépasse les vieilles représentations.

Avec 79% des ouvrier·es et une majorité de français·es souhaitant le durcissement du mouvement, il est scandaleux que nous peinions encore à nommer ce qui se passe. Le risque est grand de voir cette force s’essouffler avant de se déployer complètement. Le battage médiatique ne vise pas tant à nous discréditer qu’à donner un vocabulaire et une légitimité morale à ceux qui souhaitent rétablir l’ordre et réhabiliter le vieux cadre syndical qu’il nous a fallu dépasser. Tous les adversaires du conflit social ne se sont pas encore dévoilés.

L’intersyndicale comme la gauche parlementaire préféreront toujours le pourrissement et la défaite négociée à une victoire sauvage qui les priverait de leur rôle d’interlocuteur légaliste. C’est pour cela qu’elles sont plus pressées de parler de violences policières que de victoires émeutières, et qu’elles épuisent les voies légales contre le texte en sachant pertinemment que cette étape de la bataille est perdue depuis longtemps : il leur faut temporiser pour calmer l’émeute avant qu’elle ne se structure, que la rue se donne forme, nom et idées.

Il s’agit peut-être de notre dernière chance de construire une réelle opposition au régime et aux crises qu’il va connaître : crise climatique grave qui ne fera qu’accentuer la conflictualité sociale, menace remuante de l’extrême droite qui ne tardera pas à engager une stratégie de la tension si le pourrissement persiste, et fascisation de l’appareil d’État. Il serait naïf de croire que celui-ci peut revenir en arrière : son tournant libéral-autoritaire – par la soumission du judiciaire et du législatif à l’exécutif, par les éléments de langage de sa classe politique issue désormais du privé, par le blindage et l’autonomisation de son système répressif – l’a engagé dans une fuite en avant qu’il ne pourra désamorcer sans risquer son pouvoir.

Macron a trois semaines de retard sur le mouvement, mais il commence à prendre conscience de la gravité de la situation et de l’état d’esprit nouveau qui habite la population ; que seule la force brute écrasera ce début d’insurrection. Dans son vocabulaire, dans sa répression guerrière, il prépare le bain de sang.

Nous sommes au bord du carnage et du fascisme, et nous continuons de parler comme s’il s’agissait de manifestations pacifistes, de parcours bien réglés entre Bastille et République, d’opposition institutionnelle et de président arrogant. Nous n’en sommes plus là. Le vrai sujet, c’est : soit un modèle de société libre, soit l’autocratisme. Toute discussion qui ne se place pas à ce degré de sérieux nous fait perdre un temps précieux.

Pour cela, il nous paraît souhaitable de persévérer dans l’émeute, mais pas sans la lier à d’autres formes plus durables de la contestation. Notamment à la grève, qui reste le souffle du mouvement, sa respiration constante et son pivot logistique et médiatique.

Une des forces du mouvement, sinon sa principale, est d’avoir dépassé les clivages artificiels du « mouvement social ». Adieu le purisme anarchisant, l’ouvriérisme borné, les polémiques ridicules autour de la violence. Tout le monde partage un goût de l’action coup de poing, qui paraît être devenue la seule solution, le recours ultime d’une colère trop longtemps contenue. Et sur tous les lieux de mobilisation, la fraternité et la sincérité sont immédiates.

Mais cette coordination des colères n’est pas une unité entre composantes politiques. Les étiquettes et les catégories n’ont pas été abolies : nous les avons dépassées temporairement. Nommer ce qui se passe, trouver des lieux pour le prolonger dans l’action et le dialogue, c’est assurer que cette situation explosive devienne force sociale. C’est assurer que nous ne reviendrons pas à des clivages inutiles, et que les prochains prendront tout le sens d’une situation pré-révolutionnaire.

Nous proposons quatre axes que chacun·e peut adopter individuellement, en incluant ses ami·es et connaissances, qui peuvent se transformer en mots d’ordre ou plus simplement inspirer chacun·e dans sa vision :

TRANSFÉRER. Susciter plus de rencontres et de lieux collectifs. Échanger les techniques, les idées et les moyens. Que les émeutier·es aillent sur les piquets, les syndicalistes dans les émeutes, et tout le monde sur les rondspoints. Chacun·e arrive désormais à se parler sans préjugé : l’échange ne peut qu’ajouter en endurance, en solidarité et en radicalité à nos forces. L’apport réciproque ancrera dans le futur une solidarité de guerre sociale.

BORDER. Déborder le vieux syndicalisme jusque dans les euphémismes. Ce n’est pas une mobilisation, c’est une révolte. Ce n’est pas une manifestation, c’est une émeute. Il n’y a ni maintien de l’ordre ni violences policières, mais du terrorisme d’État. Ce n’est pas un mouvement d’opposition à une réforme injuste, c’est une nouvelle étape de la guerre sociale. Déborder signifie aussi décentraliser : l’initiative et l’inventivité n’appartiennent pas à Paris mais aux nombreuses villes et petites villes de « province » qui ont été les plus déterminantes pour signifier l’importance du conflit. Le rôle moteur doit échoir à ces villes, et Paris les imiter et le dire, pour larguer d’autant plus les médias centrés sur la capitale.

FORMALISER. Donner un nom aux événements, dépasser le simple enjeu des retraites pour poser celui des conditions de vie. Formuler nos propres mots d’ordre et slogans, diffuser la colère et la présenter non pas comme un éclat temporaire mais comme la base de tout ce qui va suivre. Construire des lieux symboliques et physiques, exprimer de nouvelles idées politiques et incarner une autre vision de la société : voilà ce qui a fait la force des Gilets Jaunes.

SOLIDIFIER. Ancrer cela dans la durée signifie passer d’un débordement à une reprise en main. Assumer le rôle directeur des lieux de grève et d’occupation, des différents centres d’où la masse se voit obligée d’inventer ses propres modes d’actions pour faire vivre la conflictualité nécessaire à la victoire. Pour continuer à diversifier les méthodes par du symbolique, du sabotage, du blocage, du débrayage, bref ces actions coup de poing qui sont le succès du mouvement, il faut donner prépondérance aux différents comités de grève et de coordination qui ont pris l’initiative de durcir la lutte.

Aucun de ces quatre points ne s’accomplira sans débordement formel hors du cadre syndical traditionnel : il faut l’abolir officiellement, assumer que les lieux où se décident aujourd’hui les actions sont amenés à être seuls décisionnaires, plénipotentiaires, et aptes à se coordonner par leurs propres moyens si nécessaire.

N’hésitez pas à télécharger, imprimer et diffuser ce texte autour de vous !

Assemblée ouverte de la caisse « Kalimero » jeudi 6 avril

Publié le 2023-04-02 16:40:07

Kaliméro est une caisse et une assemblée solidaire des prisonni-eres de la guerre sociale. En avril, elle aura lieu le jeudi 6 à 19h, elle se tiendra à la bibliothèque anarchiste Libertad, 19 rue Burnouf, à Paris.



La prison est un des rouages de ce système basé sur l’exploitation et la domination que nous voulons raser au sol, c’est pourquoi nous envoyons des mandats à celles et ceux accusé·e·s d’actes de révolte dont on est solidaires.

Une caisse de solidarité a besoin de continuité. Nous n’avons ni sponsor, ni mécène, aussi avons-nous convenu d’un rendez-vous par mois pour collecter des sous pour alimenter la caisse. Ces rencontres sont également l’occasion d’échanger sur nos pratiques face à la répression, d’assurer le suivi des différentes histoires et de discuter des situations qui se présentent. Elle est également un moment de discussion autour des possibles moyens d’esquive, de résistance et d’auto-organisation offensive contre la machine judiciaire et carcérale.

Dans un souci de régularité, ces rencarts ont été fixés le 2e jeudi de chaque mois à 19h. Ce mois-ci, exceptionnellement la prochaine réunion de Kaliméro aura lieu le 6 avril à la bibliothèque anarchiste Libertad au 19 rue Burnouf, à Paris.

Pour envoyer de l’argent, pour demander des informations, ou pour être tenu·e·s au courant des prochains rendez-vous de la caisse et être inscrit·e·s sur la mailing-list de Kaliméro, écrivez à kalimeroparis(at)riseup.net

Notre camarade Gérard Lagorce nous a quittés

Publié le 2023-04-02 19:40:03

Notre camarade Gérard Lagorce nous a quittés

3 avril 2023 20:23, par JF

Notre camarade Gérard Lagorce nous a quittés ce 30 mars 2023.

Gérard, c’est un jeune lycéen qui intègre le Groupe anarchiste de Nanterre, avant même d’obtenir le bac et de rejoindre ses camarades à la faculté de « La Folie ». Sans doute l’un des plus nanterrois de la bande, il sera un des animateurs de la Liaison des étudiants anarchistes (LEA) avec laquelle il vivra les prémices de la révolte étudiante qui explosera en mai 68, et qui essaime encore aujourd’hui…

Militant de première ligne il sera des 142 qui occuperont la tour administrative et fonderont le Mouvement du 22 mars. Comme beaucoup de cette génération, irrémédiablement marquée par l’expérience de la révolution à portée de vie, il se battra sans relâche contre l’ordre établi.

Devenu psychologue, dans les années 70 il sera muté dans un centre médico-psychologique à Longwy en Lorraine, et fidèle à ses conceptions révolutionnaires, il rejoindra un syndicat ouvrier, à l’époque la CFDT, dont il sera un des infatigables animateurs de la lutte pour la défense des sidérurgistes contre la restructuration capitaliste qui commence alors à laminer la région.

Entre les radios clandestines Lorraine cœur d’Acier (CGT) ou SOS-Emploi (CFDT) et les actions directes du mouvement ouvrier, Gérard sera de ceux et celles qui feront la jonction entre le mouvement de 79 et celui de 84-88. Il quittera la CFDT pour agir de façon autonome, puis intégrera la CGT. C’est sous cette nouvelle appartenance syndicale qu’il combattra contre les vautours de l’usine Daewoo qui, après avoir palpé les subventions publiques d’un énième plan social de reconversion de la sidérurgie, décident en 2005 de mettre la clé sous la porte pour délocaliser leur production. Il sera alors l’une des chevilles ouvrières du Comité de soutien à Kamel Belkhadi, alors incriminé pour l’incendie de l’usine Daewoo.

Sur cette histoire de la résistance de classe contre la restructuration industrielle et l’effacement du prolétariat lorrain, il signera un livre paru aux éditions Acratie : Longwy 82-88, autonomie ouvrière et syndicalisme sous son pseudonyme principal Hagar Dunor, qu’il utilisait également dans les colonnes de Courant Alternatif.

Hagar Dunor le Viking

L’image de ce viking débonnaire, jovial et plein d’humour est sans doute celle qui nous restera de Gérard.

Son drakkar quittait souvent les rivages des seules luttes d’entreprise pour aborder aussi bien la solidarité avec les immigrés et leurs familles, que les combats antinucléaires comme à Bure ces dernières années. Il était venu y présenter la lutte de Longwy et l’action de Radio Lorraine cœur d’acier à l’occasion du Festival Les Bure’lesques. Son souci de faire converger lutte révolutionnaire et lutte antinucléaire avait rencontré un vif intérêt chez quelques « buriens ».

Même si nos chemins s’étaient quelque peu écartés ces dernières années, entre autres pour des questions de santé, nous nous retrouvions encore pour faire la fête, qui reste ce complément indispensable à toute lutte.

Gérard, ta grande gueule et ton sens du bordel créatif nous manquent déjà.

Nos pensées vont aussi à Françoise, Tomas et Julie, et à tous les camarades que tu avais du côté de Longwy.

Les camarades de l’OCL

Porte parole du comité de soutien à Kamel
La lutte oui, Mais la fête aussi !