Vive l'Anarchie - Semaine 13, 2024

Sommaire

Indymedia Lille

Publié le 2024-03-25 00:50:03

Depuis plus de 20 ans, un groupe assure la gestion d’un réseau grandissant de sites web en lien avec la culture punk et les réseaux militants de gauche et libertaires francophones. Basé en France, ce groupe a fondé en 2008 la coopérative "Ni dieu ni maître" afin d’assurer le financement de ce réseau par la vente de T-shirts et autres accessoires sur une boutique en ligne dédiée. Les plus importants sites du réseau sont le forum de discussion francophone libertaire.net, et le site d’information francophone infolibertaire.net, mais de nombreux autres sites, y compris dans d’autres langues[1], en font également partie. La boutique en ligne de la coopérative est largement mise en avant sur les sites du réseau, généralement par une publicité placée en bas de page, et ressemble en tout point à une boutique classique de vente de T-shirts, si ce n’est que les symboles sur les T-shirts sont des symboles militants. Pour justifier cette activité commerciale, la coopérative affirme que l’objectif principal de sa boutique est de reverser l’argent rapporté par la boutique à des causes militantes.

Dans cet article nous souhaiterions démontrer que, contrairement à ce que la coopérative prétend, seule une infime partie de l’argent rapporté par sa boutique est effectivement reversé à des causes militantes. Nous voulons faire cette démonstration car nous considérons qu’en dissimilant cet état de fait, la coopérative fait preuve d’une malhonnêteté incompatible avec les idéaux libertaires, et gagne de l’argent sur le dos des luttes. La coopérative ne publiant pas de bilan de ses finances, notre démonstration ne peut que se baser sur des données partielles, que nous jugeons cependant suffisantes pour aboutir à une conclusion.

Ces données sont :

Nous avons envoyé le contenu de cet article à la coopérative deux semaines avant sa publication, en lui proposant d’inclure sa réaction dans l’article. Nous n’avons pas obtenu de réponse de sa part. En revanche, au cours de ces deux semaines, cinq des six liens web.archive.org sur lesquels l’article est basé sont devenus inaccessibles, vraisemblablement sur requête de la coopérative (il est en effet possible de demander la suppression de pages archivées sur web.archive.org). Nous avions prévu le coup et sauvegardé des captures d’écran de chacune des pages devenues inaccessibles, captures d’écran que vous pouvez consulter dans la section "Références" ci-dessous.

S’il s’avérait que nos chiffres, malheureusement partiels, soient erronés, la coopérative pourra certainement se défendre en publiant un bilan de ses finances, ou autres mesures de transparence qui lui sembleront adaptées.

L’objectif de cet article, outre dénoncer les pratiques de cette coopérative, est d’encourager les camarades anti-autoritaires, libertaires et anarchistes à éviter de promouvoir les sites webs gérés par la coopérative. Arrêtons d’acheter leur T-shirts : donnons plutôt de l’argent directement aux causes et organisations qui nous tiennent à coeur. Arrêtons d’utiliser libertaire.net et infolibertaire.net : créons nos propres outils de communication et d’information, sans visées commerciale.

Des anarchistes

Références :

[1] : https://web.archive.org/web/20230702121825/https://www.ni-dieu-ni-maitre.com/blog/10-serveurs-et-30-sites-web-militant-heberges-par-la-coop-ndnm

[2] : https://web.archive.org/web/20230221023545/https://forum.spreadshop.support/t/sellables-with-wrong-print-color-following-migration/12167

[3] : https://web.archive.org/web/20240217232748/https://www.ni-dieu-ni-maitre.com/tshirt-eat-sleep-save-animals-repeat-liberation-animale-D01016882055P0210

[4] : https://web.archive.org/web/20220816181214/https://forum.spreadshop.support/t/questions-regarding-switch-from-flex-to-digital-printing/7590

[5] : https://web.archive.org/web/20231224054424/https://www.no-gods-no-masters.com/blog/category/blog/donations

[6] : https://web.archive.org/web/20240104114407/https://www.ni-dieu-ni-maitre.com/blog/faq


Une manif sans tête – Retour critique sur la manifestation du 15 mars 2024

Publié le 2024-03-25 00:55:09
Mar 232024
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Cette année, la traditionnelle manifestation contre la brutalité policière était organisée par le nouveau Collectif 15 mars. Les personnes à l’initiative de ce collectif nous sont inconnues, mais nous trouvons qu’autant discursivement – par l’appel à manifester sur leur site – que dans leurs pratiques de rue, ce changement de paradigme fait la part belle à une libéralisation de cette tradition anarchisante et combative. Trop peu de pratiques militantes à Montréal permettent de faire vivre un esprit offensif, où l’affrontement avec les corps policiers n’est pas accueilli négativement par la foule. Nous ne pouvons nous permettre de laisser cette manifestation tomber aux mains des réformistes aux tendances vive le communautaire.

Prenons d’abord l’appel à manifester puisqu’il s’agit du seul texte produit par le nouveau collectif et qu’il indique clairement les tendances idéologiques du nouveau groupe. Que nous dit donc cet appel… Pas grand-chose, sauf leurs brèves lignes politiques : « l’opposition aux interventions policières », « la fin des interpellations de la police, des équipes – intervenant·e·s et policier·ère·s –et de la présence des agences de sécurité privée dans l’espace public » et leur soutien à différents groupes communautaires et militants. Dans les dernières années, le COBP se faisait reprocher de ne pas assez se centrer sur l’opposition à la police en soi plutôt qu’à ses méthodes brutales – alors qu’il est évident que la plus grande part des manifestant·e·s ne tient pas à cette distinction non plus, à en croire la popularité du slogan ACAB. Nous trouvons que le passage d’un collectif opposé à la brutalité policière à un collectif opposé aux interventions policières n’ouvre pas d’horizon politique particulièrement intéressant. Les temps de l’euphémisation des discours d’extrême gauche devraient déjà être longtemps révolus.

Ce monde nous est intolérable, les démocraties libérales occidentales se flétrissent et laissent surgir une autorité, une surveillance ainsi qu’une violence de plus en plus crues. Il nous faut intensifier la lutte et nos discours, et non les vider de leur sens en les affadissant. Le 15 mars, s’il devait n’y avoir qu’un seul mot d’ordre, celui-ci devrait être l’abolition immédiate et non négociable de tous les corps policiers, de l’armée de l’État et de tous les centres de détention.

Suite à notre lecture de l’appel, nous étions sceptiques, mais, considérant qu’un doute planait sur la tenue de la manifestation cette année, nous étions tout de même excité·e·s à l’idée que le quinze mars ait encore lieu. Nos doutes par rapport aux tangentes que prenait la manifestation se sont toutefois cristallisés lorsque le Collectif 15 mars, quelques jours avant l’événement, nous a fait discrètement parvenir l’ordre de « ne pas faire d’action directe lors de la manifestation » et il nous est apparu que le trajet avait été spécifiquement réfléchi afin d’éviter le maximum de cibles potentielles pour des gauchistes excité·e·s. Quelle honte! Les réformistes pacifiant·e·s n’avaient pas assez des 172 autres manifs plates et dociles de l’année? Voilà maintenant qu’iels doivent s’approprier une des seules manifestations radicales traditionnelles de Montréal. Lorsque la manifestation se met à elle-même se policer, il n’y a effectivement plus besoin de police…

Fort heureusement, nous avons eu la preuve que les consignes autoritaires et pacifiantes sur le milieu anarchiste n’ont eu que trop peu de résonance et n’ont su changer la nature de la manifestation du 15 mars! Bon nombre de banques et de condos de luxe se sont fait attaquer et plusieurs feux d’artifices et bombes fumigènes ont coloré le ciel. Nous saluons chaudement les personnes ayant pris ces initiatives!

Mais il nous semble également important de souligner que dès la première attaque contre une banque – la RBC face au métro Beaudry – la tête de la manif du Collectif 15 mars n’a donné aucun mot d’ordre et s’est immédiatement volatilisée (à notre connaissance, la police n’avait pas déclaré la manifestation illégale – on nous corrigera). Cela a eu comme conséquence directe de désorganiser la manifestation et de l’exposer à de potentielles interventions policières au moment précis où des personnes auraient pu se faire arrêter. Pis encore, il nous semble évident que les personnes derrière le Collectif 15 mars comprennent mal l’implication politique des tactiques de manifestation. En effet, sans entrer ici dans une critique exhaustive du concept de « diversité des tactiques », toustes devraient minimalement s’entendre sur la nécessité de la désobéissance civile (c.a.d. non-confrontationnelle ou « non-violente » pour reprendre ce terme répandu mais inexact) dans un contexte de manifestation combative. Ainsi, les personnes organisatrices – qui marchent à visage découvert, ou qui sont associées plus ou moins publiquement à tel ou tel groupe communautaire ou institution – devraient utiliser leur présence en manifestation pour défendre jusqu’à la dernière minute le droit de manifester que prétend octroyer l’État canadien. N’ayant commis aucun acte criminel, elles n’ont pas de raison sensée d’être les premières à quitter. La fuite individuelle et injustifiée n’est pas qualitativement mieux que la course effrénée; les personnes qui ont trop peur devraient avoir l’humilité de s’abstenir d’assumer un rôle de leadership.

Enfin, faut-il ajouter que la présence soutenue et durable du plus grand nombre pendant tout l’événement est pour le moins importante dans un contexte où les manifestations montréalaises sont peu populeuses. Cette coprésence de personnes engagées dans différents rapports confrontationnels mais solidaires dans la rue est un des éléments fondamentaux à la prolifération de mouvements combatifs qui pourraient être à la fois significatifs pour de larges parties de la population qui sont présentement insensibles à nos propositions politiques et réellement inquiétants pour le système. Lorsque des organisateurs·rice·s contre la brutalité policière agissent au contraire de manière à mettre en danger une manifestation combative (et donc à risque d’arrestation), nous ne pouvons nous empêcher de nous sentir trahi·e·s.

Après quelques minutes d’incertitudes suivant la réalisation que l’organisation avait disparu, nous avons décidé avec nos camarades du P!nk Bloc d’utiliser nos bannières respectives pour prendre la tête de la manifestation afin de continuer à marcher avec une masse de gens qui, visiblement, était restée sur sa faim après avoir parcouru les rues résidentielles de Centre-sud sans cibles à portée de jet de pierre. Nous avons ainsi improvisé un itinéraire qui suivrait la rue Ste-Catherine vers la Place-des-Arts, que nous pensions être un bon endroit pour une dispersion réussie. Considérant que la masse de gens rétrécissait et que nous n’étions véritablement pas en assez grand nombre pour être en mesure de résister à une attaque de la police, nous avons rangé nos bannières, puis quitté à la Place-des-Arts comme prévu, mais une partie de la manif a choisi de continuer son chemin pour prendre fin au centre-ville.

Nous avions des critiques concernant le COBP et nous avions espoir que ce nouveau Collectif 15 mars puisse renouveler l’organisation de cette journée en offrant un cadre permettant de redoubler de combativité. Pour nous, le message est clair : le Collectif 15 mars n’a pas été à la hauteur de cette tâche. Il nous a semblé faire plutôt l’inverse par sa compromission avec la tendance libérale et sa soumission implicite à un statu-quo mou. Nous ne voulons pas d’appel à cesser l’action directe lors des manifestations, nous ne voulons pas de tête de manifestation qui abandonne la manifestation dès la première vitrine fracassée. Ce que nous voulons, ce sont de vraies solidarités tactiques et stratégiques, un attachement clairvoyant aux traditions, une compréhension perspicace du rôle des manifestations – une réelle camaraderie, ne serait-ce que l’instant d’un moment de casse. Ce que nous voulons, c’est véritablement devenir ingouvernables et menaçant·e·s pour l’État et son corps policier. Que le 15 mars de l’année prochaine le permette!

Longue vie au 15 mars ingouvernable!

Première Ligne

Cardiff (UK) : Manifestation pour Toby Shone au Service de probation

Publié le 2024-03-25 01:00:07

Dark Nights / jeudi 21 mars 2024

Le 6 mars 2024, des anarchistes ont manifesté devant le Service de probation de Cardiff, pour montrer leur solidarité avec Toby Shone, à l’approche de l’audience préparatoire de sa libération conditionnelle. Pendant ces trois dernières années et demie, des agents du Service de probation de Cardiff, comme Lewis Thomas, Ashley Fussell, Gillian O’Brien et Paul Smith, entre autres, ont collaboré avec des policiers comme Philip Gay de la National Security Division (NSD) et avec la SouthWest Counter Terror Police (SWCTP) pour prendre pour cible Toby, à cause de ses idées anarchistes et de son style de vie alternatif. L’État policier britannique essaye de criminaliser ces idées.

Toby a été d’abord arrêté avec des accusations de terrorisme, en lien avec le site internet 325.nostate.net. Cette affaire est tombée à l’eau à la veille du procès, en 2021. Le Parquet n’avait aucune preuve à présenter au tribunal. En revanche, il a été condamné à trois ans et neuf mois de prison pour un délit mineur de possession de drogue. Libéré sous conditions en décembre 2022, Toby a été réincarcéré le 19 septembre 2023, après qu’il ait assisté à une soirée d’écriture de lettres à des prisonnier.es et participé à un dîner au centre social anarchiste BASE, à Bristol. Cette réunion était surveillée par deux agents de la police antiterroriste. Les contraintes de la libération conditionnelle de Toby lui interdisaient d’organiser ou de contribuer à des événements dans des endroits comme le BASE. Elles incluaient aussi une ordonnance de non-diffusion d’informations, lui interdisant de parler de son affaire et des conditions de sa libération. Le fait d’avoir assisté à cet événement n’était pas une violation de ces conditions, mais il a été utilisé par l’équipe de suivi de sa libération conditionnelle, par la National Security Division (NSD) et la Southwest Counter Terror Police (SWCTP) pour justifier sa nouvelle incarcération dans une prison de haute sécurité pour longues peines, à 270 km de chez lui.
Le fait de l’isoler de son entourage et de ses proches, l’envoyant loin de sa région et censurant son courrier, est un objectif déclaré dans les documents de la police et du Service de probation et le traitement auquel Toby est soumis a apparemment été approuvé personnellement par le ministre de la Justice Alex Chalk.

Des fumigènes rouges et noirs ont été allumés, des tracts distribués à l’intérieur des bureaux du Service de probation et aux gens dans la rue et des compas ont pris la parole en soutien à Toby et ont exigé sa libération de cette réincarcération, qui n’est qu’une vengeance, et de tout ce système industriel-pénitentiaire pourri, y compris du Service de probation.

Solidarité avec Toby.
Solidarité avec tou.tes les compas emprisonné.es.
FUCK LES PRISONS !

Un an après : appel à discussion sur Sainte Soline

Publié le 2024-03-25 13:10:27

La manifestation du 25 mars dernier à Sainte Soline a soulevé de nombreuses questions.
De près ou de loin on a tous été à cette manifestation, soit parce qu’on y était physiquement soit parce qu’on a soutenu les personnes qui en sont rentrées bléssées ou traumatisées.
Nous proposons une discussion pour dépasser la remise en question individuelle des pratiques : parler collectivement pour tirer les bilans de cette journée qui a marqué l’histoire des luttes autonomes et écologistes.



Des questions politiques : pourquoi il était important de prendre part à la lutte contre les méga bassines, et pourquoi il a semblé opportun de se regrouper face à l’état à ce moment là du mouvement social contre la réforme des retraites.

Des questions tactiques : comment ça s’est passé sur place.
Quels étaient les objectifs fixés, est-ce qu’ils ont été atteints ?

La responsabilité des Soulèvements de la Terre a beaucoup été évoquée et il nous semble important de nous rendre à toutes et tous nos responsabilités et notre libre arbitre sur cet évènement. Nous ne centrerons donc pas le débat sur une analyse précise des SDT mais nous réfléchirons à des moyens pour ne plus subir les choix d’une organisation pré-établie à l’avance et centralisatrice quelle qu’elle soit.

Est ce que les moments de luttes écologistes à la campagne sont une réelle opportunité de regroupement à échelle nationale ?

Quelles sont nos propres atouts ? Quelles sont les forces de l’état et la police ?

Et partant de cela nous proposons d’analyser les modes d’actions plus ou moins pertinents au vu des objectfs en fonction des forces en présence ? ( le bloc, des strategies sans lignes de front, les occupations, etc. ).
Malgré des objectifs et perspectives parfois différentes comment composer ?

Partant des bilans tirés des questions précédentes, comment rechercher l’efficacité , la force et le nombre de manière autonome ?

L’état et la police défendent tous ceux qui accaparent les ressources, exploitent les gens et la planète.

Si certains de ces enjeux vous parlent, on vous invite à cet espace de discussion.

Cettte proposition de discussion émane de l’assemblée d’action autonome (1), est ouverte à toute le monde car l’enjeu dépasse ce cadre.

[Caen] Récit de la manifestation antinucléaire du samedi 23 mars 2024

Publié le 2024-03-25 13:45:45

Le samedi 23 mars avait lieu à Caen une manifestation régionale, organisée par la Coordination Antinucléaire du nord ouest, contre le lancement de l’EPR de Flamanville et contre la relance du nucléaire. Cette manifestation a réuni un petit millier de personnes venues de différentes régions en cars ou par d’autres moyens (Lannion, Nantes, Angers, Cherbourg, Rouen, Paris, la Somme…). Dans cette manif, nous avons participé à un cortège autonome contre le nucléaire et son monde. Voilà un récit subjectif de la journée.



Dès 13 heures, il y a du monde devant le siège de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), dans le quartier de la Pierre Heuzé de Caen. L’ASN doit autoriser l’allumage de l’EPR de Flamanville prochainement, en sa qualité de « gendarme du nucléaire » (ou de caution symbolique), le tout dans un contexte de fusion avec l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN).

Cinq bus sont arrivés depuis d’autres villes, et c’est l’heure du pique-nique. On trouve aussi une table-infokiosk antinucléaire anarchiste, où est notamment proposé à prix libre le bulletin antinucléaire anarchiste d’une quarantaine de pages, intitulé Badaboum, publié pour l’occasion ; ainsi qu’une brochure antinucléaire anarchiste datée de mars récapitulant le contexte d’accélération de relance du nucléaire ces derniers mois (propagande, taxonomie, débat publique, actualités à Bure et la Hague,..).

Quelques-un-es tractent pour inviter à une assemblée antinucléaire dans un squat après la manifestation, tandis que les prises de paroles s’enchaînent au micro, entre deux averses : ça dure un moment car de nombreuses organisations sont présentes, avec drapeaux et parfois écharpes d’élu-es (EELV, LFI, Greenpeace, NPA, Nucléaire en question, Arrêt Du Nucléaire, Sortir Du Nucléaire, CRILAN, Bure STOP, CEDRA52, Fédération Anarchiste, Union Communiste Libertaire…).

Vers 14h30, le cortège se met doucement en route. Très doucement car c’est le temps des photos, de la com’ et des belles images. Les politicien-nes donnent des interviews et leur cour hisse les drapeaux, les élections européennes approchent.
Parmi les banderoles, on note celle de Greenpeace : « Nucléaire trop lent : le climat n’attend pas », qui fait écho au discours tenu jeudi 21 mars par Greenpeace à Bruxelles lors du sommet de l’AIEA : « On manifeste parce que la construction d’une centrale nucléaire prend entre 10 et 15 ans et que le climat ne peut pas attendre si longtemps » qui donne l’impression que si les nouvelles centrales étaient déjà construites, le problème climatique serait résolu, et qui dénote un positionnement anti-nucléaire ambigu qu’on ne partage absolument pas.

Au milieu du spectacle, une petite vingtaine de personnes a répondu à l’appel pour un cortège autonome dans la manifestation et se rassemble autour d’une banderole « Contre le nucléaire, riposte anti-autoritaire  » : nous en faisons partie.

La manifestation quitte l’ASN et entame le parcours déclaré en préfecture, très silencieusement. La promenade de santé est quand même rapidement animée par quelques slogans lancés depuis le cortège autonome :

« On veut pas du nucléaire, on veut pas des éoliennes,
on veut la fin d’la société industrielle »

« Nucléocrate, sers-toi, sers-toi , sers-toi de ta cravate »

« Société nucléaire, société policière,
à bas la hiérarchie et tous les cogestionnaires »

« L’écologie n’est pas une idée sage,
grève, blocage et sabotage »

« Le nucléaire crée des emplois
dans les cimetières et les commissariats »

« A bas l’État, les flics et le nucléaire »

« ANDRA dégage, résistance et sabotage » (ensuite repris par RTE dégage, résistance et sabotage ; puis Orano.., EDF,..)

« Enterrez les RG, pas les déchets nucléaires » (On t’a reconnu !)

« De Bure à La Hague empêchons le stockage
des déchets nucléaires par le blocage le sabotage »

« Les champignons qu’on aime ne sont pas atomiques
L’a-tome qu’on aime n’est pas un produit chimique »

« Plus chauds, plus chauds, plus chauds que CIGEO »

La présence policière est limitée à quelques motos qui font la circulation et quatre fourgons en renfort de la police nationale plus loin.

Le peu de monde qui a choisi de défiler en k-way et sous des parapluies a fait le bon choix car la manif est généreusement arrosée par le ciel. Le temps désagréable, notre faible nombre et l’ennui provoqué par cette ballade bien peu conflictuelle conduit à la dispersion du cortège autonome une fois la manif arrivée au château de Caen, où des prises de parole ont de nouveau lieu sous une pluie battante. La manifestation se terminera en centre-ville un peu plus tard, où pourra être entendu un concert de fin du parcours.

Si nous étions peu nombreux-ses à affirmer une présence anti-autoritaire et autonome dans la manif, il nous paraît tout de même important d’avoir assuré cette présence, et d’avoir proposé un espace pour celles et ceux qui se reconnaissent dans une opposition radicale à la société nucléaire. C’est en ce sens que nous avons crié des slogans contre le nucléaire mais pas que : contre la société industrielle dans son ensemble, contre l’État et sa police, contre la hiérarchie et la cogestion, contre une écologie qui n’est pas anticapitaliste. C’est aussi en ce sens que nous souhaitions un espace où des pratiques d’anonymisation sont possibles et favorisées.

Après la manifestation, une assemblée antinucléaire a eu lieu au squat de la pouponnière, près de la gare, squat habité par des personnes exilées depuis novembre 2022.

On y cause de la manifestation qui vient d’avoir lieu, et des perspectives de luttes : le week end contre les piscines nucléaires EDF les 13-14 avril à Cherbourg et Vauville et la semaine antinucléaire à Bure du 17 au 23 avril, et de la manifestation antinucléaire à Cattenom le 27 avril prochain.

On discute aussi du projet de ligne THT entre Penly et Amiens, de l’enquête parcellaire en Meuse et des menaces d’expropriations dans le cadre de CIGEO, de la mobilisation antinucléaire à Bruxelles du 21 mars à l’occasion du sommet européen sur l’énergie nucléaire, et de la lutte contre les projets d’EPR en France.

 

Des participant-es au cortège autonome du 23 mars.

Rassemblement devant les Baumettes

Publié le 2024-03-26 10:32:40

Contre les prisons et les violences pénitentiaires
Pour briser l’isolement
Pour soutenir les personnes enfermées

Dimanche 31 mars à 15h
Rassemblement devant les Baumettes



À l’heure où la précarité se fait sentir tous les jours un peu plus durement et s’accompagne d’une intensification de la guerre aux pauvres, la prison reste une des meilleures armes de l’État et du capitalisme pour garantir une paix qui profite toujours aux mêmes.

À l’heure où l’on célèbre l’abolition de la peine de mort comme une des grandes avancées depuis un demi-siècle, on continue à mourir tous les jours dans les prisons françaises, sous les coups des maton·ne·s ou de suicides provoqués par la torture que représente la prison.

À l’heure où le gouvernement français prévoit la création de 18000 nouvelles places de prison au prétexte d’améliorer les conditions de détention des prisonnier·e·s, nous savons qu’il s’agit avant tout d’enfermer toujours plus.

À l’heure où ce même gouvernement prolonge la durée maximale d’enfermement dans les Centres de Rétention Administrative, prisons pour sans papiers, et prévoit la construction d’au moins 10 nouveaux centres, doublant de fait le nombre de personnes pouvant être enfermées, les frontières européennes se hérissent chaque jour de nouvelles armes répressives, conduisant des milliers de personnes vers la prison ou la mort pour avoir voulu les traverser.

À l’heure où en Europe de l’Ouest les militaires patrouillent tous les jours dans nos rues et où la rhétorique guerrière refait son apparition quotidienne et banalisée dans les bouches de nos gouvernant·e·s, la prison à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza se transforme en champ de ruines dans le silence.

Paimpol (Côtes-d’Armor) : « NGE coupable, mairie complice »

Publié le 2024-03-26 10:35:08

Mise à jour du lundi 8 avril :

Rectificatif : Communiqué des Ormeaux de Paimpol

Expansive.info / lundi 8 avril 2024

Action en solidarité avec la ZAD Crèm’Arbre (contre l’A69 dans le Tarn) à Paimpol.

La rédaction de RADIO CROCO a reçu un communiqué « rectificatif » :
« Communiqué sur l’action anti A69 à Paimpol pour répondre aux mensonges des médias locaux : Dans le week-end du 22 au 24 mars des engins de chantier du groupe NGE, concessionnaire du chantier de l’autoroute A69 reliant Toulouse à Castres, ont été tagués. Contrairement à ce qui a pu être dit dans les journaux locaux, ce n’est pas le chantier de réaménagement de la digue ou a eu lieu les dégradations qui a été visé mais uniquement les engins appartenant à la firme du BTP. Cette action intervient dans le cadre de l’opposition au chantier écocidaire et anti-social de l’A69. En choisissant le groupe NGE, la mairie de Paimpol (22) se trouve complice du saccage du vivant en cours dans le Tarn. Tant que le projet d’autoroute ne sera pas abandonner, l’entreprise NGE sera prise pour cible sur les nombreux chantiers où elle est présente à travers la France. Pour un monde juste et vivable. vive la Crem’arbre. »

Ci dessous l’article :

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Le Télégramme / lundi 25 mars 2024

Les travaux de réhabilitation de la digue de Kerdreiz ont démarré le 5 mars. Ce week-end, des tags hostiles à ces travaux ont été réalisés sur place.
Qui est entré ce week-end sur le chantier de la réhabilitation de la digue de Kerdeiz alors que le site était fermé ? L’enquête ouverte par la gendarmerie va tenter de répondre à cette question. Plusieurs tags hostiles à ces travaux ont été retrouvés sur place. L’inscription « NGE coupable, mairie complice » a été tracée en noir sur la cabane de chantier. Sur une pelle mécanique dont les vitres ont été barbouillées de peinture, les visiteurs ont écrit « ZAD partout ». La mention « Stop A69 » recouvre aussi désormais un panneau d’information de la ville.

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Mise à jour du 28 mars :

Le Télégramme / mercredi 27 mars 2024

Ce n’était pas le chantier de reconstruction de la digue de Kerdreiz qui était visé par la série de tags retrouvés à Paimpol, ce week-end, apprend-on dans un communiqué transmis ce 27 mars au Télégramme. Mais le chantier de l’autoroute A69, Toulouse-Castres (à 850 km de là, NDLR), qui cristallise, depuis des mois, l’opposition de milliers de détracteurs. L’action visait « uniquement les engins (du groupe NGE, NDLR) ». Et « intervient dans le cadre de l’opposition au chantier écocidaire et anti-social de l’A69 (…). Tant que le projet d’autoroute ne sera pas abandonn (é), l’entreprise NGE sera prise pour cible sur les nombreux chantiers où elle est présente, à travers la France », poursuit le communiqué. À Paimpol, c’est l’entreprise Barazer TP, filiale de NGE, qui conduit les travaux.

Discussion autour de la brochure Paroles de révolté.e.s

Publié le 2024-03-26 10:40:03

Dans le cadre des 72 heures contre la prison, cette discussion sera l’occasion de parler des liens de solidarité entre l’intérieur et l’extérieur des prisons.



Le 2 février 2017 des prisonniers se sont emparés d’un des bâtiments de la prison dans laquelle ils se trouvaient dans le Delaware aux États-Unis laissant un maton sur le carreau. Malgré la répression qui a suivi cette mutinerie la plupart des inculpés sont restés solidaires les uns des autres et ont ainsi déjoué les accusations de l’État en obtenant que seuls deux inculpés ayant déjà des peines de perpétuités soient condamnés pour la révolte et le meurtre du maton. Une brochure compile des traductions de lettres que certains des inculpés ont écrit pendant et après les procès. Elles témoignent des questionnements, des analyses, des perspectives et de la détermination qui traversent ces individus que la révolte a rassemblé.

Cette histoire rappelle l’évidence que la révolte contre les prisons existe aussi bien à l’intérieur que dehors. On propose de prendre cet exemple comme point de départ pour discuter de la pertinence pour les initiatives anti-carcérales à l’extérieur de faire du lien avec les enfermé.e.s. Que peut-on attendre de ces liens ? À quel prix ? Comment imagine-t-on le faire ? Au delà des liens avec les personnes comment imagine-t-on faire vivre à l’extérieur la solidarité avec des actes de révolte qui ont lieu dedans ? Comment est-ce qu’on s’en donne les moyens ?

L’Intelligence Artificielle et son monde : État des lieux et objectifs. Rencontre-débat

Publié le 2024-03-26 21:20:07

Jeudi 4 avril à 19h, L’Intelligence Artificielle et son monde : État des lieux et objectifs – quel est ce monde qui vient ? « Quelle place pour la question technique au sein du projet anarchiste ? » Rencontre-Débat avec Patrick Albert, militant anarchiste



2023 aura été l’année du « moment ChatGPT », révélant au grand public la capacité des machines électroniques à dialoguer à l’écrit comme à l’oral, ainsi qu’à créer des textes de toutes natures, des images, des vidéos, de la musique et du code informatique. Ces nouvelles générations d’IA « génératives » s’ajoutent aux IA déployées depuis les années 2000 pour automatiser les « décisions de routine ». Des cols bleus aux cols blancs, peu de métiers sont à l’abri de cette nouvelle étape de l’industrialisation dorénavant menée par des IA et des robots. Elle cible également la substance même de nos vies sociales, privées et intimes.
Nous vivons l’aube d’une rupture civilisationnelle et anthropologique qui accompagne le deuxième âge de la machine, où elles acquièrent une puissance intellectuelle qui surprend, alors qu’elle n’en est encore qu’à ses balbutiements.

Ces avancées ont positionné l’IA au cœur d’une furieuse compétition mondiale militaire, industrielle et économique qui finance une accélération dont nous tenterons de comprendre les impacts. Sur ces bases, nous discuterons les questions fondamentales, mais pourtant éludées : « Quel est l’objectif », « Où cela nous mène-t-il ? » et « Quelle place pour la question technique au sein du projet anarchiste ? ».

Patrick Albert a été un des pionniers de l’IA. Au vu du résultat et de ce qui vient, il s’insurge contre l’absence radicale de choix sur le basculement en cours vers la machinisation et l’artificialisation « de tout » et bientôt des humains.

Lien de l’événement

Charleston (USA) : Répression de la part d’une agence de police fédérale

Publié le 2024-03-27 20:00:03

Scenes from the Atlanta Forest / samedi 16 mars 2024

Pour le mouvement Stop Cop City, la répression est arrivée avec l’uniforme kaki de l’ATF [Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives, « Service de l’alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs », l’une des agences de police fédérales ; NdAtt.].

A Charleston, dans la Caroline du Sud, une personne a été arrêtée et son domicile a été perquisitionné par l’ATF, le 31 décembre. Il/elle a d’abord été mis.e en examen par la justice de l’État, sous le chef d’inculpation d’incendie de second degré, car soupçonné.e d’actions en lien avec le mouvement Stop Cop City.

Néanmoins, cette mise en examen au niveau de l’État devrait être abandonnée en faveur d’une mise en examen au niveau fédéral. Depuis cette arrestation, l’ATF a mené une enquête à grande échelle sur le milieu radical, à Charleston et dans les environs. Un certain nombre de personnes ont été citées à comparaître et obligées de faire des déclarations [personne n’est jamais obligée de faire des déclarions, peu importe les circonstances, vous pouvez et devriez choisir le silence ; normalement la phrase « Je m’appelle à mon droit de garder le silence, je veux mon avocat » mettra fin à l’interrogatoire, dans la plupart des cas ; si les ordures continuent à vous embêter après cela, répétez ces mots et rien d’autre ; note de Scenes from the Atlanta Forest – ce conseil est valable et fondamental aussi dans le cas français ; NdAtt.], avec des signalements de nombreux cas où l’ATF s’est présenté chez des gens ou leur a laissé des papiers de convocation.

Cela peut être un signe avant-coureur de choses qui pourraient se produire dans d’autres villes et États. Pour l’instant, la répression fédérale à Charleston ressemble à l’ATF qui jette un filet aussi large que possible, dans l’espoir que quelque chose y reste piégé. On fait tourner ce communiqué comme un avertissement pour d’autres villes. A Charleston, les fédéraux ont vu une occasion et ils essaient de l’utiliser pour pincer le plus de gens possible. La même chose pourrait se produire dans d’autres villes où des actions de solidarité ont eu lieu.

Soyez conscient.es de vos droits, si un policier vient toquer chez vous. Ayez un plan AVANT que le filet de la répression ne se resserre autour de vous et de votre ville. Si vous êtes accosté.es par un agent fédéral, pour parler, vous pouvez refuser. Si un agent vous laisse un numéro de téléphone, demandez à un avocat de l’appeler. Ne le faites pas vous-même.

[il y a des conseils légaux relatifs à la situation états-unienne ; NdAtt.]

Soyez conscient.es de vos droits. Protégez-vous. Restez en sécurité pour rester dangereux.ses. Nous restons en sécurité.

Un petit oiseau silencieux

Castres (Tarn) : « Gardez vos merdes » et libérez nos compas !

Publié le 2024-03-27 20:05:04

La Dépêche du Midi / mardi 26 mars 2024

Des individus ont déposé des restes de grenades lacrymogènes devant l’Hôtel de Police de Castres accompagnées d’un message tagué sur la façade « Gardez vos merdes ». Ils ont été interpellés.
Huit individus, des militants anti-A69 qui occupent un terrain privé le long du chemin d’En Bajou, à Viviers-les-Montagnes, sont actuellement en garde à vue au commissariat de Castres pour dégradation de bien public. Dans la nuit de lundi à mardi, ils ont tagué l’Hôtel-de-Police.

Certains d’entre eux avaient été repérés dans la soirée de lundi en train de faire de l’affichage sauvage dans la sous-préfecture tarnaise. Ils collaient des affiches pour annoncer « Le printemps des ZAD » qu’ils prévoient ce week-end de Pâques « 3 jours festifs et joyeux de lutte contre l’A69 et la métropolisation de la région ».
Les policiers sont intervenus pour procéder à un contrôle d’identité. Quelques-uns ont été conduits au commissariat pour des vérifications avant d’être relâchés.
Quelques instants plus tard, ils sont revenus à plusieurs déposer devant l’Hôtel-de-Police des carcasses de grenades lacrymogènes, sans doute des restes de celles tirées par les gendarmes lors d’affrontements sur l’ancienne ZAD de la Crém’arbre à Saïx ces dernières semaines. Et les Zadistes ont inscrit en rouge sur un des murs de façade du commissariat un message : « Gardez vos merdes« .
Les vandales ont rapidement été interpellés et placés en garde à vue.

 

Mise à jour du 23 décembre : condamnés à des amendes avec sursis

La Dépêche du Midi / mercredi 4 décembre 2024

Quatre militants anti-A69 ont été condamnés à 1 000 euros d’amende avec sursis pour avoir tagué le commissariat de Castres en mars dernier. Le délibéré a été rendu ce mardi. Et le tribunal a suivi les réquisitions du procureur et n’a pas retenu les demandes de nullité de la procédure formulées par l’avocat parisien des prévenus qui avait plaidé la liberté d’expression lors de l’audience qui avait eu lieu mi-octobre. […]

*****

Saix (81): une victoire pour la Crem’arbre

Squat!net / dimanche 24 mars 2024

La détermination inébranlable des écureuil·les de la ZAD de la Crem’arbre l’emporte sur les mensonges et le passage en force de la préfecture et d’ATOSCA.
En effet, LVEL, le GNSA et l’UPNET ont obtenu confirmation de la part de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) de la parfaite illégalité des défrichements sur le site de la Crem’arbre. Comme nous n’avons eu de cesse de le marteler, ce bois ne peut faire l’objet de défrichements de mi-novembre au 1er septembre [de l’année suivante], qui plus est suite à la plainte qui a été déposée démontrant la nidification actuelle de mésanges bleues sur le site. L’OFB, par l’intermédiaire du procureur, a confirmé à nos avocates que le bois de la Crem’arbre est bel et bien classé à fort enjeu environnemental, conformément à ce que nous avancions.
Malgré un retard ahurissant, c’est une grande victoire pour l’application du droit environnemental qui est enfin considéré, et qui confirme la légitimité de cette occupation et l’illégalité des défrichements qui ont eu lieu. Il aura fallu 37 jours d’une incroyable résistance des écureuil.les et des militant.e.s au sol face à un acharnement répressif, une formidable résilience face aux exactions et aux privations en tout genre, pour qu’enfin la police de l’environnement décide de communiquer sur la parfaite illégalité des défrichements et acte l’impossibilité pour le concessionnaire NGE-Atosca de faire abattre ce bois jusqu’au 1er septembre 2024.
Afin de préserver les nidifications d’espèces protégées soumises à un dispositif répressif irresponsable, qui noie de gaz lacrymogènes le site de la Crem’arbre et le vivant qui l’occupe, qui projette grenades de désencerclement et lumières nocturnes dans une zone à fort enjeu écologique, les écureuil.les qui ont défendu le site, mettant leur vie en jeu, ont décidé de rejoindre la terre ferme ce dimanche… Toutes les démarches judiciaires ont permis que le concessionnaire, la préfecture, ainsi que toutes les instances qui ont pris part aux atteintes illégales du site de la Crem’arbre, répondent de leurs actes.
Enfin, nous réaffirmons ici notre implacable détermination à entraver l’appareil politico-militaire d’Etat. La ZAD de la CAl’Arbre et toutes les autres ZAD à venir, associées aux très nombreux autres modes de lutte, nous permettront collectivement de porter un coup définitif à ce projet.
Cette occupation n’aurait pas été possible sans tous les soutiens, notamment financiers. Pour les prochaines occupation et face aux procès à venir : linktr.ee

Philadelphie (USA) : Pneus crevés pour une camionnette de vigiles privés

Publié le 2024-03-27 20:10:03

Philly Anti-Capitalist / mardi 26 mars 2024

« Les personnes en prison/en taule/en détention sont-elles les seules qui sont censées s’engager dans une perturbation matérielle ? Qui sont censées prendre des risques ? Ne sommes-nous rien d’autre que des vecteurs de solidarité émotionnelle ? »

« Où sont les vulnérabilités de la mentalité des directeurs des prisons et comment supprimer la volonté des matons de continuer leur travail ? »

Les agents de sécurité protègent la propriété. Ils aident la police à mettre des gens en prison, ils font partie du complexe industriel-carcéral. Quand des gens s’attaquent à la propriété, les agences de sécurité privée agissent en tant qu’auxiliaires de la prison et de l’État policier. En gardant cela à l’esprit et après avoir lu des conditions existantes à la prison de Rockview [une prison de l’État de Pennsylvanie ; NdAtt.], nous avons crevé les pneus d’une camionnette de Securitas.

Cela a été une petite action, facile et reproductible, que vous pouvez faire avec un.e ami.e. Nous sommes d’accord avec les camarades de la prison de Rockview, pour dire qu’un « assaut sur les deux fronts » est nécessaire, les cibles sont partout. Dans cet enfer amerikkain, nos vies sont profondément intégrées à l’infrastructure de l’enfermement. C’est pourquoi nous avons choisi d’attaquer la camionnette des vigiles privés. De petites actions comme celles-ci peuvent construire la capacité de démolir les murs des prisons.

Détruisons le service pénitentiaire de Pennsylvanie.
Fuck les vigiles privés.
Feu aux prisons.

quelques anarchistes

Diesen (Moselle) : saccage du bureau de la directrice du sanctuaire

Publié le 2024-03-27 20:15:04

L’école Rouget-de-L’Isle vandalisée dans la nuit
Républicain Lorrain, 26 mars 2024 (extrait)

C’est un riverain de la rue de l’École, à Diesen, qui a donné l’alerte. Dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 mars, des bruits se font entendre dans l’école Rouget-de-L’Isle, peu avant minuit. Les gendarmes sont aussitôt prévenus. Le maire l’est également. Au cœur de la nuit, tout le monde se retrouve sur place. Mais sur les lieux, plus aucune trace des auteurs des faits. Juste des débris de verre. Une fenêtre a été brisée. Deux autres ainsi qu’une porte-fenêtre ont également été visées mais elles ont résisté.

Tout laisse à penser qu’un « groupe de jeunes » est à l’origine du méfait. « Ils se sont introduits dans le bureau de la directrice de l’école via cette fenêtre cassée. Ils s’en sont pris à l’ordinateur ainsi qu’aux photocopieurs », énumère le maire, Gabriel Walkowiak.

Le chiffrage des dégâts est en cours. Le maire, lui, s’est rendu à la brigade de gendarmerie de Creutzwald pour déposer plainte. « Pour moi, l’école est un sanctuaire. C’est le lieu où l’on apprend le bien vivre ensemble. Pourquoi s’en prendre à un tel endroit ? », soupire le premier magistrat.

Liège-Charleroi (Belgique) : 21 distributeurs de tickets sabotés dans la nuit

Publié le 2024-03-27 20:20:03

Une vingtaine d’automates de la SNCB sabotés depuis
dimanche soir

La Dernière Heure (Belgique), 26 mars 2024

Une vingtaine d’automates de la SNCB ont été sabotés depuis dimanche soir, déplore la société des chemins de fer belge mardi. Les dégradations ont principalement été constatées dans des gares de la dorsale wallonne, entre Liège et Charleroi.

« Il s’agit vraisemblablement d’un sabotage concerté et organisé », observe le porte-parole de la SNCB, Tom Guillaume. Des similarités ont en effet été constatées dans les méthodes utilisées pour dégrader les automates, telles que l’introduction de mousse isolante ou de vis dans les lecteurs de cartes bancaires. « Les 21 automates concernés se trouvent entre Liège et Charleroi. Aucune dégradation n’a été constatée dans le sud de la Belgique, ni en Flandre. C’est assez inquiétant », poursuit le porte-parole.

« Nous ne connaissons pas encore l’identité des auteurs, mais une enquête va être menée à ce sujet. La SNCB va déposer une plainte et prendra toutes les mesures nécessaires en concertation avec les autorités pour les poursuivre », précise-t-il.

Le CRAS invite puis désinvite l’extrême droite antivax

Publié le 2024-03-27T18:37:20+01:00

Le CRAS , au 39 rue Gamelin a Toulouse se présente comme un Centre de Recherche pour l’Alternative Sociale et se propose de « rendre accessible au public des traces des luttes émancipatrices ». En réalité, le local cultive une proximité avec l’extrême droite antivax locale.

Côté face le CRAS invite le public à « découvrir de riches archives sur l’histoire des luttes » – y compris antifascistes, féministes et antiracistes – et en sous main cultive une proximité douteuse avec les milieux antivax de toulouse , bien connus pour être cul et chemise avec l’extrême droite.

Et là ou on pouvait critiquer une grande porosité avec les idées complotistes proches de l’extrême droite, le doute n’est plus possile, une limité a été franchie et aujourd’hui ils donnent une tribune à des politiques d’extrême droite. Ce samedi 23 mars avaeient été invités deux espèces de scientifiques antivax pour parler des dangers des vaccins. Mais qui sont donc les invités de marque , qui vont devaient avoir une tribune pour se faire connaitre et faire leur petit business de gourou pseudo scientifique en manipulant les gens ? (1)

Dans la présentation de l’événement ils étaient décrits ainsi : Christine Cotton biostatisticienne pour l’industrie pharmaceutique et Jean-Marc Sabatier, docteur en biologie cellulaire et microbiologie, tous deux auteurs d’ouvrages de références.

Mais quand on creuse un peu qui est donc Christine Cotton ? Christine Cotton est l’autrice du best seller (eh oui , être « antisystème » ca rapporte gros) « Tous vaccinés tous protégés » qui se trouve sur l’affiche de présentation de l’événement qui devait avoir lieu au CRAS. Ce livre est d’ailleur introduit par un éventail de politiciens : l’avant propos est fait par de Virgine Joron députée du RN, Martine Wonner une politicienne ayant navigué dans différentes formation politiques notamment LREM, qui a participé au « documentaire » de propagande conspirationniste Hold-Up et une autre policitienne la députée écologiste Rivasi (exclue de son parti à la suite de cela).

Et ou était donc Christine Cotton ce mois ci dernière ? Le 9 mars dernier elle donnait une conférence payante : « Quelle confiance accorder aux médicaments en 2024 ? » à Strasbourg (2) pour le compte d’égalité réconciliation, le parti d’Alain Soral (3).

Et Jean-Marc Sabatier ? Sa dernière interview en date portant sur le Covid 19 avait lieu sur radio courtoise , lieu d’expression de tous les nationnalistes, une radio connue pour ses positionnements raciste entre autres.

Bref on n’a pas besoin de gratter beaucoup pour comprendre le glissement entre ce qui est présenté comme une discussion sans ancrage politique particulier sur les vaccins vers la propagande d’extrême droite.

Cette colusion entre les courants antivax et l’extrême droite n’est pas nouvelle et fait l’objet de nombreux textes donc on ne va pas revenir dessus.

Une fois la conférence annoncée, des militants antifascistes ont fait part au CRAS de qui ils allaient accueillir. Et visiblement le CRAS n’a pas assumé et a annulé l’évement, en tout cas Christine Cotton indique sus ses réseaux sociaux que suite à des menaces elle a été annulée.

La question demeure : pourquoi cette conférence était censée avoir lieu dans un lieu qui prétend promouvoir l’émancipation ? Et l’annuler en catimini ne change rien, il n’y a bien sur rien d’anodin à ce que des entreprenneurs d’extrême droite aient choisi ce lieu pour faire leur promotion, de base le CRAS avait validé ce choix pour ensuite changer d’avis mais cela ne suiffit pas, une clarification s’impose. En 3 secondes de recherches, le camp politique des intervennants est flagrant, le CRAS ne pouvait pas l’ignorer, de la même manière que les soraliens ont choisi ce lieu parce qu’ils se sentaient bienvenus en son sein.Le CRAS doit prendre position, soit prendre ses distances clairement avec le racisme, le masculinisme et autres positionnements défendu par Alain Soral et toute la nébuleuse qui l’entoure , soit assumer ses positions et arrêter de se prétendre ne serait ce que « progressiste » ou quoi que ce soit qui s’en rapporte. Un tel grand écart politique rêlève soit de la malhonnêteté soit de la décomposition politique la plus grave.

(1) https://infodujour.fr/sciences/73571-conference-debat-a-toulouse-vaccins-effets-indesirables

(2) https://www.egaliteetreconciliation.fr/Quelle-confiance-accorder-aux-medicaments-en-2024-Conference-de-Christine-Cotton-et-Stephane-Gayet-74989.html

(3) pour ceux qui ne connaitraient pas Alain Soral, si on devait le résumer il hait toutes les personnes qui ne sont pas de gros bonhommes blancs, musclés et virils partageant ses idées. Ses cibles de prédilections sont les juifs, les femmes, les étrangers et les homosexuels. Mais c’est egalement un business man qui vend sa propagande politique et des articles survalistes pour se faire des sous. Il a lancé son « association » égalité réconcilliation en 2007 avec des membres du GUD pour faire sa promo et diffuser ses idées.

https://iaata.info/Le-CRAS-invite-puis-desinvite-l-extreme-droite-antivax-6524.html

Nuove perquisizioni tra Roma e Umbria

Publié le 2024-03-28 07:00:03

Nuove perquisizioni tra Roma e Umbria

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Riceviamo e diffondiamo:

NUOVE PERQUISIZIONI TRA ROMA E UMBRIA

La mattina del 22 Marzo la Digos di Roma si è presentata davanti 5 abitazioni per effettuare altrettante perquisizioni. Dalle carte risultano 4 indagati per 270bis (associazione sovversiva con finalità di terrorismo) e 2 L. 895/1967 (legge sul controllo di armi e esplosivi). Al termine delle perquisizioni il materiale sequestrato risulta essere sempre il solito: dispositivi elettronici (telefoni smartphone, computer, hard disk…) e materiale cartaceo quale l’ultimo numero speciale di Bezmotivny e la pubblicazione “la Tempesta” già oggetto di un corposo sequestro qualche settimana fa.

Approfittiamo per rinnovare la nostra solidarietà agli anarchici e le anarchiche colpite dalla repressione.

Indymedia Lille

Publié le 2024-03-28 07:05:03

Salut, c’est le No Trace Project (notrace.how).

En 2021 paraissait la brochure française blablADN, qui se présentait ainsi :

"C’est une brochure à vocation pratique, mais on va faire des détours (pas trop longs) par des trucs théoriques. On va d’abord parler de comment les keufs travaillent avec l’ADN. Ensuite on va donner des pistes sur comment rendre leur taf le plus difficile possible, aussi bien en donnant des clefs pour se faire ses propres protocoles de sécurité qu’en proposant un protocole qui nous parait pertinent. À la fin, on a rajouté des annexes plus théoriques sur la biologie de l’ADN et sur certains aspects techniques de son utilisation par les keufs scientifiques."

Aujourd’hui, on a publié une nouvelle version de cette brochure, qui reprend le texte d’origine et y ajoute de nombreuses notes de bas de page, pour ajouter des informations ou expliquer nos désaccords avec le texte d’origine. Cette nouvelle version est accessible ici, à lire en ligne ou télécharger en PDF :

https://notrace.how/resources/fr/#blabladn

On a aussi publié une traduction anglaise de la brochure, accessible au même lien. On espère que cette brochure aidera les anarchistes à mieux comprendre et se protéger des dangers de l’ADN.


Cassazione processo Brennero: rinvio in appello, diversi proscioglimenti e prescrizioni [aggiornato]

Publié le 2024-03-28 07:10:03

Cassazione processo Brennero: rinvio in appello, diversi proscioglimenti e prescrizioni [aggiornato]

5229988

[aggiornamento 10.03.24] La precedente versione conteneva un errore di interpretazione. Si faccia riferimento a questa.

Per la puntata precedente si veda qui:

https://ilrovescio.info/2024/01/30/aggiornamento-sul-processo-del-brennero/

Per più dettagli sulla manifestazione e il processo che ne è seguìto si veda il blog dedicato:

https://abbatterelefrontiere.blogspot.com/

Rinviato dal 5 al 7 marzo, l’esito della Cassazione sul processo Brennero è stato decisamente positivo:

  • annullamento senza rinvio per intervenuta prescrizione per i reati di lesioni personali aggravate, violenza privata, interruzione di pubblico servizio e danneggiamento, con il proscioglimento di compagne e compagni condannati per questi soli reati; 
  • annullata l’ordinanza di rigetto delle pene sostitutive (“Cartabia”) e rinvio alla corte d’appello per nuovo esame: le posizioni di tutti quelli che hanno richiesto l’applicazione della legge Cartabia dovranno quindi essere riesaminate;
  • per cinque compagni accolto il ricorso anche in relazione al reato di resistenza a pubblico ufficiale, ma questi vedranno comunque un rinvio in appello;
  • le posizioni della maggior parte dei compagni non prosciolti dovranno comunque essere riesaminate per il ricalcolo della pena;
  • rigettati i ricorsi di 7 compagni per il reato di resistenza a pubblico ufficiale, che vedono quindi una condanna definitiva senza rinvio, con il pagamento delle spese processuali;
  • confermati comunque i risarcimenti in sede civile per lesioni personali nei confronti di diversi compagni e compagne.

In sintesi: diversi compagni sono stati prosciolti da ogni accusa, la maggior parte vedrà un nuovo giudizio d’appello per l’applicazione delle misure sostitutive e/o per la rideterminazione della pena.

NESSUN COMPAGNO O COMPAGNA RISCHIA L’ARRESTO IMMEDIATO

Non resta che stappare le bottiglie…

Lunga vita ai ribelli!

 

Per avere notizie più precise scrivere a cassasolidarietabrennero@riseup.net

 

Qui la traduzione in francese/Voici la traduction en français: 

https://ilrovescio.info/2024/03/27/fr-cassation-proces-brenner-renvoi-en-appel-plusieurs-acquittements-et-prescriptions-de-delits/

[fr] Cassation procès Brenner : renvoi en appel, plusieurs acquittements et prescriptions de délits

Publié le 2024-03-28 07:10:04

[fr] Cassation procès Brenner : renvoi en appel, plusieurs acquittements et prescriptions de délits

brennero2016

Traduction de https://ilrovescio.info/2024/03/08/cassazione-processo-brennero-rinvio-in-appello-diversi-proscioglimenti-e-prescrizioni/

Reportée du 5 au 7 mars, l’issue de la Cour de cassation sur le procès du Brenner est résolument positive :

– Annulation sans renvoi pour cause de prescription des délits de lésions corporelles aggravées, violences privées, interruption d’un service public et dégradations, avec acquittement des compagnon(e)s condamné (e)s pour ces seuls délits ;
– l’ordonnance de rejet des peines de substitution (“Cartabia”) a été annulée et l’affaire a été renvoyée devant la Cour d’appel pour réexamen : les positions de tous ceux qui ont demandé l’application de la loi Cartabia devront donc être réexaminées ;
– pour cinq compagnons, le recours a également été accueuilli en ce qui concerne le délit de résistance à un agent public, mais ils seront encore renvoyés devant la cour d’appel ;
– les positions de la plupart des camarades qui n’ont pas été acquittés devront encore être réexaminées pour le recalcul de leurs peines ;

– les recours de 7 compagnons pour le délit de résistance à un agent public ont été rejetés, ce qui a entraîné une condamnation définitive sans report, avec paiement des frais de justice ;
confirmé, cependant, les dommages civils pour dommages corporels à l’encontre de plusieurs compagnons.

En résumé : plusieurs compagnons ont été acquittés de tous les chefs d’accusation, la plupart verront un nouveau jugement d’appel pour l’application de mesures de substitution et/ou une nouvelle détermination de la peine.

AUCUN(E) COMPAGNON(E) NE RISQUE L’ARRESTATION IMMÉDIATE

Il ne reste plus qu’à déboucher les bouteilles…

Vive les rebelles !

Pour des informations plus précises, écrivez à cassasolidarietabrennero@riseup.net

Cassazione processo Brennero: rinvio in appello, diversi proscioglimenti e prescrizioni [aggiornato]

Publié le 2024-03-28 07:10:04

Cassazione processo Brennero: rinvio in appello, diversi proscioglimenti e prescrizioni [aggiornato]

5229988

[aggiornamento 10.03.24] La precedente versione conteneva un errore di interpretazione. Si faccia riferimento a questa.

Per la puntata precedente si veda qui:

https://ilrovescio.info/2024/01/30/aggiornamento-sul-processo-del-brennero/

Per più dettagli sulla manifestazione e il processo che ne è seguìto si veda il blog dedicato:

https://abbatterelefrontiere.blogspot.com/

Rinviato dal 5 al 7 marzo, l’esito della Cassazione sul processo Brennero è stato decisamente positivo:

  • annullamento senza rinvio per intervenuta prescrizione per i reati di lesioni personali aggravate, violenza privata, interruzione di pubblico servizio e danneggiamento, con il proscioglimento di compagne e compagni condannati per questi soli reati; 
  • annullata l’ordinanza di rigetto delle pene sostitutive (“Cartabia”) e rinvio alla corte d’appello per nuovo esame: le posizioni di tutti quelli che hanno richiesto l’applicazione della legge Cartabia dovranno quindi essere riesaminate;
  • per cinque compagni accolto il ricorso anche in relazione al reato di resistenza a pubblico ufficiale, ma questi vedranno comunque un rinvio in appello;
  • le posizioni della maggior parte dei compagni non prosciolti dovranno comunque essere riesaminate per il ricalcolo della pena;
  • rigettati i ricorsi di 7 compagni per il reato di resistenza a pubblico ufficiale, che vedono quindi una condanna definitiva senza rinvio, con il pagamento delle spese processuali;
  • confermati comunque i risarcimenti in sede civile per lesioni personali nei confronti di diversi compagni e compagne.

In sintesi: diversi compagni sono stati prosciolti da ogni accusa, la maggior parte vedrà un nuovo giudizio d’appello per l’applicazione delle misure sostitutive e/o per la rideterminazione della pena.

NESSUN COMPAGNO O COMPAGNA RISCHIA L’ARRESTO IMMEDIATO

Non resta che stappare le bottiglie…

Lunga vita ai ribelli!

 

Per avere notizie più precise scrivere a cassasolidarietabrennero@riseup.net

 

Qui la traduzione in francese/Voici la traduction en français: 

https://ilrovescio.info/2024/03/27/fr-cassation-proces-brenner-renvoi-en-appel-plusieurs-acquittements-et-prescriptions-de-delits/

Des recommandations à propos de sécurité numérique

Publié le 2024-03-28 08:10:04

La répression s’abat froidement sur toute forme de contestation, même celle qui présente à priori peu de risques, comme la pose d’une simple banderole. Si le grand bond sécuritaire des JOP est effrayant, et à juste titre, il n’est pas impossible d’agir pour autant. N’hésitez pas à faire parvenir vos récits de zbeul antiolympique en prenant des précautions, on se fera une joie de les partager !

Pour s’autoformer aux bonne habitudes numériques, le collectif anarchiste No Trace Project[1] (https://www.notrace.how) est une ressource compréhensible par toustes (partiellement dispo en français, le collectif traduit  les articles au fur et à mesure…). On y trouve par exemple l’article “Digital Best Practices” (https://www.notrace.how/threat-library/mitigations/digital-best-practices.html) ou la brochure “How to Submit an Anonymous Communiqué” (https://www.notrace.how/resources/read/how-to-submit-an-anonymous-communique.html). En français il existe l’excellent et très clair Guide d’autodéfense numérique (https://guide.boum.org/).

Ce n’est jamais une bonne idée d’enregistrer une information répréhensible dans un mail, fichier, téléphone. Ou de la garder inscrite sur un bout de papier trop longtemps, auquel cas brûlez-le. Utilisez des mots de passe robustes, des systèmes d’exploitation “orientés sécurité” comme Debian (https://www.debian.org/index.fr.html) ou un VPN non commercial comme RiseupVPN (https://riseup.net/fr/vpn). Twitter ou Proton collaboreront avec les flics et leur communiqueront vos adresses IP, de manière générale utilisez le système d’exploitation “amnésique” Tails (https://tails.net), dans lequel est notamment inclus Metadata Cleaner (https://metadatacleaner.romainvigier.fr/) qui permet d’effacer les métadonnées de tout type de fichier (texte, images, sons, etc.) Pour transmettre des communiqués anonymes, des adresses mail temporaires peuvent se montrer très utiles, comme YOPmail (https://yopmail.com/fr/) ou Tempr.email (https://tempr.email/). Vérifiez si un keuf ou une poukave n’est pas en train de regarder par dessus votre épaule pendant que vous tapez sur le clavier. Pour envoyer des docs il existe des outils qui respecteront votre discrétion comme https://upload.disroot.org/ ou https://file.espiv.net/ (ou https://onionshare.org/ pour les utilisateurices un peu plus aguerri-es).

Faîtes confiance à vos potes plutôt qu’aux machines et au technosolutionnisme. Ne vous mettez pas en danger vous et vos acolytes. Force à toustes dans ce moment qui s’annonce répugnant, et joyeux zbeul 2024 !

[1] Transcription en français d’un entretien avec une personne de No Trace : https://thefinalstrawradio.noblogs.org/post/2024/03/10/countering-surveillance-with-notrace-how/#enFrancaise

Actions antipub contre les JO à Paris et à Lyon

Publié le 2024-03-28 11:10:03

Vu ici

A l’occasion de la journée mondiale contre la pub et pour faire face au matraquage et l’expropriation de l’espace public par les publicités des entreprises polluantes et néfastes des Jeux Olympiques, nos activistes parisien·nes et lyonnais·es ont recouverts des publicités pour mettre en lumière les ravages des #JOP.
Stop aux #JOPdelaPUB !
Pour plus d’info : https://antipub.org/paris-action-contr

DNA you say? Burn everything to burn longer: a guide to leaving no traces

Publié le 2024-03-29 06:35:10

“This is a practical zine, but we’ll take (brief) detours through theory. First, we’ll talk about how cops work with DNA. Then we’ll offer ideas for how to make their job as difficult as possible, both by giving tips to develop your own security protocols and by proposing a protocol that we consider appropriate. At the end, we’ve added more theoretical appendices on the biology of DNA and on some technical aspects of its use by scientists.”

View online: No Trace Project

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Chili : Une lettre du compagnon subversif Tomas González

Publié le 2024-03-29 06:40:07

Informativo Anarquista / dimanche 24 mars 2024

Aujourd’hui, après 22 mois de prison, je fais face à une condamnation à seize ans de prison, pour avoir fait face au pistolet pointé d’un flic et à cause de ma détention antérieure, de 17 mois de détention préventive, suivie d’une période de clandestinité. Dans tout cela, il est nécessaire de voir l’importance de la cohérence de nos actions, même des plus petites, dans notre quotidien, puisque nos valeurs, que, depuis l’illégalité, nous embrassons contre l’ordre dominant, nous définissent comme des personnes intègres et rebelles.

Je commence cette nouvelle étape avec les idées claires, ces mêmes idées qui me poussent, jour après jour, à me réveiller dignement dans une nouvelle journée, en regardant vers le haut, derrière la dureté de ces murs, où il n’y a que nous, qui venons, et avec orgueil, d’une origine populaire et des quartiers populaires. Aujourd’hui, avec un peu de nostalgie, je vois ce qui se passe en dehors des murs et qui par hasard atteint mes yeux, mais à chaque instant je regarde où je peux, avec mes compagnons, pour apprendre de l’expérience que, depuis longtemps, différentes générations ont vécu, sur la base de la complicité et de l’humilité. Rien n’est terminé, car la tâche continue de contribuer toujours de manière concrète [continue] ; ceux/celles qui vivent en luttant marchent en ouvrant des chemins partout, autonomes et illégaux comme notre horizon.

Je veux en profiter pour envoyer, par ces mots, mes respects à tou.tes les compas qui résistent avec clarté, à l’intérieur et à l’extérieur des prisons. Je remercie aussi mon entourage proche d’être sur le pied de guerre avec moi.

Tomás González Quezada
prisonnier subversif
depuis la prison Ex Penitenciaria, G7

Prison de Leipzig (Allemagne) : Une salutation et une intervention pour le Jour des prisonnier.es politiques

Publié le 2024-03-29 06:45:18

knack[punkt] / mardi 26 mars 2024

Le 18 mars était le Jour des prisonnier.es politiques. Notre compagnon Benni est en détention préventive depuis le 5 janvier, à la prison de Leipzig, parce qu’il aurait lancé un engin incendiaire sur une unité d’intervention de la police, lors de la manifestation du Jour X [suite aux condamnations dans le procès de l’affaire Antifa Ost ; NdAtt.], le 3 juin. A l’occasion de cette journée, nous avons reçu ce texte de Benni.
(Note des éditeur.trices : cette intervention a déjà été lue lors de d’une manifestation qui a eu lieu à Leipzig, le 17 mars. Ensuite, nous avons attendu des informations, qui ne sont pas arrivées)

Comité de soutien Free Benni

 

« La taule est un état dans lequel on est complètement livré.e au pouvoir. Face aux rangs serrés des autorités judiciaires, même les quelques droits dont jouissent encore les prisonnier.es ne sont que des jouets, pour ces autorités. Si tu es gentil.le avec les matons et t’es un bon Allemand qui évite de poser des problèmes ou, encore pire, de porte plaine, ils sont conciliants. Mais si tu oses ouvrir ta bouche, ils tenteront de toutes leurs forces de briser ta résistance. Ces petits jeux de pouvoir sont bien connus ici et ils sont couverts par leur esprit de corps. D’une part parce que l’État a besoin de la taule comme instrument de discipline et de pouvoir, d’autre part parce que dans notre société les prisonnier.es n’ont pas de voix ou sont visibles seulement comme élément de dissuasion pour les autres.

L’État et ses organes de répression ne sont pas les seuls à tirer profit des prisons et des personnes emprisonnées. Les profits du système carcéral ne sont pas seulement de nature autoritaire et idéologique. Même dans le sens capitaliste, il y a des acteurs qui s’enrichissent financièrement aux dépens des prisonnier.es. Les entreprises qui gagnent de l’argent à la prison de la Leinestrasse, dans laquelle d’autres détenus et moi nous trouvons, sont : Massak (cette entreprise revend des produis de supermarché aux détenues, à des prix nettement plus élevés car elle est en position de monopole – https://taz.de/Teures-Essen-in-Gefaengnissen/!5867768/), Eiffage (qui est en train de construire le mur extérieur de la taule – https://www.eiffage.com/en/), PKE (installe les moyens techniques « nécessaires » à la prison – https://www.pke-de.com), Mercedes (vend les voitures et les cars au ministère de la Justice – https://www.mercedes-benz.de/passengercars/special-vehicles/police.html), Telio (en tant qu’opérateur téléphonique, cette société gagne de l’argent sur le fait que les prisonniers veuillent garder le contact avec leur familles et leurs ami.es, au moins pour éviter l’isolement, pendant un certain temps, et maintenir des liens sociaux https://taz.de/Geschaeft-mit-Knackis/!5071319/) et ASB Security (installe les structures de surveillance pour la direction de la prison et les matons – https://asb-security.de/).

Partout dans le monde, la répression augmente et partout la résistance se poursuit aussi en prison. Que ce soit Giannis et Nikos en Grèce, Mónica et Francisco au Chili, Alfredo en Italie ou Andreas en Allemagne, la résistance continue, jusqu’à ce que toutes les taules soient vides.

Free them all! »

STMicro, Arkema, Imerys, EDF, Rhônergia… Luttes locales et « transition écologique »

Publié le 2024-03-29 09:00:10

Le 2 Mars 2024, la CRAAM organisait une discussion autour du collectif grenoblois StopMicro qui s’oppose à l’agrandissement de l’usine STMicroelectronics à Crolles, et plus largement à l’industrie de la microélectronique. Agissant contre le militarisme et l’industrie de l’armement, nous nous étions lié dès 2022 avec StopMicro pour dénoncer les collusions militaires de l’industrie microélectronique. Mais nous ne sommes pas pour autant des « spécialistes » limités à un sujet, et le mélange des genres ne nous fait pas peur, bien au contraire ! Nous avons donc principalement discuté de luttes écologiques.

Pour élargir la discussion, nous avions aussi invité des riverains luttant contre Arkema suite au scandale de la pollution aux PFAS autour de leur site de Pierre Bénite (banlieue sud de Lyon), ainsi qu’un camarade du collectif StopMine03 qui lutte contre le projet de mine de lithium dans l’Allier. Furent aussi évoquées les luttes contre Rhônergia, projet de barrage hydroélectrique dans l’Ain contre lequel une opposition se constitue, et les réacteurs EPR2 que l’État et EDF veulent construire sur le site du Bugey.

L’aspect régional saute aux yeux : chacun de ces projets destructeur est sensé prendre place à moins de 200km de Lyon ! Comme nous allons voir, le rapport de force peut-être très défavorable localement, et les collectifs comptent sur les soutiens en provenance d’autres localités.

Plus généralement, il nous semblait important de lier ces diverses luttes car elles s’opposent à diverses nuisances locales qui mènent vers le même projet de société : sous couvert de « transition écologique », l’État et l’industrie veulent opérer une transition énergétique. Ce qui peut être décarboné le sera, mais le dogme de la croissance et de la productivité doit être préservé à tout prix. L’option choisie est celle du « tout électrique » et du « tout connecté », avec toutes les conséquences que cela aura en terme de destruction de l’environnement et de contrôle de la société.

Nous espérons cultiver les liens entre ces diverses luttes concrètes, et voir se développer une critique commune du monde industriel qui, avec à une couche de peinture verte et des tombereaux de puces électroniques, veut tout naturellement continuer à faire ce qu’il a toujours fait : du pognon, au prix de l’empoisonnement de tous – mais principalement des classes populaires –, la destruction du vivant et l’aliénation généralisée.

Voici donc un bref résumé des échanges tenus lors de cette soirée qui a permis la rencontre entre ces divers collectifs.

ST MICRO

STMicroelectronics, multinationale du semi-conducteur, a amorcé en 2022 l’agrandissement de son site industriel de Crolles, en banlieue de Grenoble. Après agrandissement, l’usine triplera sa production et consommera 21500m3 d’eau par jour, sans restriction d’usage en période de sécheresse. 75 % de cette eau est relâchée dans la nature chargée de polluants.

Le collectif Stop Micro s’est formé il y a environ un an et demi pour lutter contre l’accaparement des ressources par STMicroelectronics, mais porte aussi une critique sur l’ensemble de l’industrie microélectronique et le monde qu’elle porte. L’entreprise compte sur le juteux marché des objets connectés, allant des puces pour « connecter » les animaux d’élevage – c’est à dire automatiser le métier d’éleveur –, à d’autres machins dont nous avons clairement besoin dans nos vies quotidiennes, comme les bouteilles d’eau connectées qui vous dirons quand boire (liens vidéos ?). Certains smartphone et les satellites Starlink d’Elon Musk utilisent aussi des puces de STMicroelectronics.

Le collectif dénonce aussi les usages militaire des puces de STMicroelectronics : nombre de missiles et drones russes en sont équipés (malgré l’embargo) ; de plus, STMicroelectronics participe au consortium Exceed, aux côtés d’entreprises comme Thalès, Safran, MBDA et Arianegroup, entre autres. Ce consortium œuvre pour la production de puces militaires en Europe, afin de moins dépendre des fabricants asiatiques et américains.

Le week-end des 5, 6 et 7 Avril, StopMicro organise diverses actions, discussions et rassemblements sur Grenoble et Crolles, où se trouve l’usine de StMicroelectronics. Nous encourageons tout le monde à les rejoindre pour montrer notre opposition à l’industrie de la microélectronique ! Voir au monde industriel et capitaliste tout court, car comme nous allons voir, tout est imbriqué.

ARKEMA

L’usine d’Arkema dans la vallée de la chimie, au sud de Lyon, est au cœur d’un scandale de pollution aux PFAS (chimie du fluor), rendu public par le documentaire Vert de Rage en 2022. Ces composés chimiques produits depuis les années 50, inexistants à l’état naturel, sont surnommés « polluants éternels » : grâce à leur extrême résistance, ils ne se dégradent pas et s’accumulent dans la terre, l’eau, l’air et dans les organismes vivants. D’où les effets nocifs pour la santé et la nature, et leurs dégâts quasi irréversibles. Les PFAS sont partout dans les produits jetables du quotidien jusqu’aux pesticides, pour leurs propriétés d’isolation, d’imperméabilité, etc.

17 000 points de pollution aux PFAS ont été répertoriés en Europe dont 1000 situés en France. Sur ces 1000 sites répartis sur le territoire français, 108 sont qualifiés de « hot spot » (lieu à très haute contamination) par une enquête européenne parue dans le Monde en février 2023. Seuls 30 lieux ont été identifiés par cette enquête. Ces derniers sont pour la plupart localisés depuis le site industriel de Pierre Bénite au bord du Rhône jusqu’à la mer méditerranée, et sont tous en lien avec les seuls rejets toxiques d’Arkema et Daikin !

Depuis que le scandale autour de ces usines a éclaté, des riverains, maraîchers et paysans se sont mobilisés. Des actions juridiques sont en cours, mais certains ont la volonté de ne pas s’y limiter. C’est ainsi qu’un nouveau collectif a été créé en Novembre 2023, « PFAS contre terre ».

Étonnamment, les pontes de chez Arkema n’avouent pas que l’existence même de leur usine est nocive à tout ce qui est vivant (en premier lieu à leur salariés), et n’en proposent pas la fermeture immédiate et la dépollution des terrains pour en faire quelque-chose de plus bénéfiques à toutes et tous. Le sens commun n’en demanderait pas moins… Toujours est-il qu’Arkema compte agrandir son site de Pierre-Bénite pour se lancer dans la fabrication de supra-conducteurs, de composés pour les puces électroniques, le stockage d’énergie stationnaire lié à la 5G. De plus, depuis 2021, une « ligne pilote » (recherche et développement) dédiée aux batteries électriques a été ouverte sur le site – les batteries électriques sont maintenant l’un des plus gros marchés d’Arkema (https://www.usinenouvelle.com/article/sur-la-ligne-pilote-de-batteries-d-arkema-la-chimie-repousse-les-limites.N2047792).

Et il y a aussi des liens entre Arkema et STMicroelectronics, qui démontrent l’interdépendance entre les divers secteurs industriels : le site de Pierre Bénite d’Arkema fabrique « les meilleurs » PVDF (polymère reconnu comme étant un PFAS), un composé isolant nécessaire à l’industrie microélectronique ; en collaboration avec le CEA LETI de Grenoble, ils ont créé deux laboratoires mixtes – c’est à dire public/privé – en microélectronique et électronique organique, qui travaillent sur la lithographie, en d’autres termes la gravure des puces électroniques. Hors, STMicroelectronics est a l’origine une création du CEA LETI, et les deux ont toujours des liens très étroits.

Toutes ces activités permettent à Arkema et à Daikin de s’arroger le titre d’« Industrie Verte » et de « Champions de l’Environnement » tout en massacrant l’environnement.

Pourquoi ?

Parce que ces marchés juteux et prometteurs sont aussi nécessaires à la transition énergétique, c’est à dire au tout électrique et au tout numérique, ultra énergivore et nocif pour la planète.

L’industrie chimique est donc un maillon primordial et stratégique de la chaîne industrielle nécessaire au monde du tout connecté sans limite, simple « mise à jour » greenwashée du monde polluant industriel dont les conséquences désastreuses ne sont plus à démontrer au niveau écologique (accaparement et pollution des ressources communes), au niveau financier (détournement des fonds publics pour financer les recherches et les extensions des sites industriels) et démocratique (contrôle social, surveillance de la population notamment sur la voie publique, numérisation de tous les instants de vie et des services publics).

Enfin Comme pour STmicro, il est urgent de s’opposer aux projets d’extension d’Arkema et Daikin arrosés de fonds publics (soutien de l’état via le plan France Relance pour Arkema) alors que les conséquences de leur production n’ont jamais été aussi contestées !

STOPMINES

Le 22 Octobre 2022, nous apprenions que l’État projetait l’ouverture d’une mine de lithium dans l’Allier, à l’emplacement d’une actuelle mine de Kaolin. Était mis en avant la « souveraineté industrielle » : démultiplier les véhicules électriques va nécessiter une quantité astronomique de lithium pour en produire les batteries, et mieux vaut le trouver chez soi que l’acheter ailleurs.

En Janvier 2023 est créé le collectif StopMine03. Un collectif local existait déjà contre la construction d’éoliennes dans la forêt des Colettes, une des plus belles hêtraies d’Europe, qui jouxte la mine de kaolin où a été trouvé le gisement de lithium.

Imerys, l’exploitant de la mine, espère extraire 34000 tonnes de lithium par an pendant 35 ans, et dit vouloir créer 1000 emplois. Sur site est prévue une usine de concassage avec 16 à 20km de tuyaux pour amener le minerai au quai de chargement ; un site de raffinage devra être construit à 60km du site. La mine sera creusée sous la nappe phréatique située sous la forêt des Colettes ; cela bouleversera l’hydrologie et risque de faire disparaître la forêt.

La consommation d’eau de ce « super » projet est floue : Imerys prévoie 1 million de m³ par an en déperdition d’eau, mais ne dit pas combien consommera le traitement du lithium. Du foutage de gueule, pour un projet prévu à 1 milliard d’euros. Mais l’enfumage ne s’arrête pas là : Imerys jure ses grands dieux que cette mine, en France, sera propre ; mais pourquoi les autres, à l’étranger, par exemple au Chili, ne le sont pas ?

StopMines03 dénonce le fait que la décision d’exploiter du lithium – et donc la décision qu’on aurait besoin de lithium – a été prise d’en haut, par l’État, et non pas collectivement. Se pose donc la question : en a t-on réellement besoin ?

Le collectif compte agir tant sur le plan légal que sur le terrain, selon les possibilités. Pour autant, StopMines03 a conscience du fait que le rapport de force est localement défavorable ; c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles le site de l’Allier, un département relativement pauvre et dépeuplé, a été sélectionné prioritairement par rapport à d’autres comme celui de Tregennec en Bretagne. C’est pour cela que le collectif compte s’allier avec d’autres collectifs s’opposant à d’autres projets de mines dans le pays.

En terme de répression, le contexte est compliqué : le collectif est assez petit, et dans ce genre de campagne tout le monde se connaît, ce qui inclu les gendarmes. Ces derniers savent donc très facilement qui fait quoi. Cela permet de souligner le besoin de soutiens venant d’ailleurs pour les actions du collectif : nous invitons donc tout le monde à se tenir au courant des actions de StopMines03 pour les soutenir quand nécessaire !

LA QUESTION DES DÉBATS PUBLICS ET DE LA CNDP

Les gros projets font obligatoirement l’objet d’une campagne de « débats » menée par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) ; il s’agit d’une série de discussions organisées dans les localités touchées par les projets, réunissant les parties concernées. La CNDP n’a qu’un rôle consultatif, c’est le préfet qui décide, soit-disant en prenant en compte les conclusions du débat. Officiellement les oppositions sont sensées pouvoir y amener leurs arguments afin qu’ils soient pris en compte. Mais l’expérience montre que ces débats n’existent que pour donner un vernis démocratique à des décisions prises en amont.

Lors du débat public pour le projet Rhônergia, les questions les plus gênantes étaient bottées en touche : selon les intervenants, c’était « à Paris » qu’il fallait poser les questions, signe de la centralité des prises de décision… De plus, ce projet doit faire l’objet de deux débats publics : le premier pour la construction du barrage, puis le second, bien plus tard, pour la construction de la ligne THT reliant le barrage au réseau électrique. Sont-ils assez stupides pour construire un barrage hydroélectrique, puis poser la question si oui ou non il faut construire l’infrastructure pour le relier au réseau électrique ? Non : tout a simplement été décidé et validé en amont, la CNDP est une formalité pseudo-démocratique.

Pour le projet de mine de lithium dans l’Allier, les débats ont commencé le 11 Mars localement, mais les conclusions seront rendues à Paris, bien loin des habitants qui subiront les nuisances de ce projet. Rendez-vous est d’ailleurs pris le 9 Avril 2024 à Paris ! (https://paris-luttes.info/mine-de-lithium-a-echassiere-18066)

Pour autant, ce moment de « débat » n’est pas à négliger : il faut investir cette mascarade pour la dénoncer. De plus, la perturbation des débats sur les OGM et les nanotechnologies ont participé à nuire à ces technologies dans l’imaginaire commun. La CNDP joue un rôle dans l’acceptabilité des nuisances en projet ; la saborder montre publiquement que pour un certain nombre de personnes, ces nuisances sont inacceptables. Les débats sur les nanotechnologies dans les années 2000 avaient été systématiquement saboté avant la moindre prise de parole.

De plus, ces « débats » sont des moments de rencontre car ce sont principalement des personnes en opposition aux projets en question qui s’y rendent.

EN CONCLUSION

Pour faire bref après ce long discours, donnons-nous rendez-vous sur les diverses échéances proposées par nos camarades qui luttent contre les diverses facettes de l’industrie mortifère, partageons nos critiques, discutons, et surtout passons à l’action.

Taïaut !

 

Podcast : un récit de cavale et d'enfermement

Publié le 2024-03-29 10:35:11

Voici le témoignage audio d’une camarade en cavale puis en prison, entre la France et l’Italie, au temps du covid.



Épisode 1 : La cavale

Téléchargement haute qualité : https://onpdc.poivron.org/Carla/PAD...
Écoute en ligne (compressé) : https://onpdc.poivron.org/Carla/PAD...

Épisode 2 : L’enfermement

Téléchargement haute qualité : https://onpdc.poivron.org/Carla/PAD...
Écoute en ligne (compressé) : https://onpdc.poivron.org/Carla/PAD...

Fresnes, le 19.08.2020

Salut !

Après 536 jours de cavale, j’ai été arrêtée le 26 juillet dernier près de Saint-Étienne. J’ai vécu l’arrestation comme la première représentation d’une scène répétée mille fois dans ma tête, ou plutôt 536 fois... Tout m’a semblé se passer au ralenti : les keufs cagoulés qui me braquent avec leurs fusils, me mettent à terre et me demandent ce nom que j’ai si souvent tu ces derniers temps. Ça m’a fait un drôle d’effet de le prononcer.
J’ai ensuite été amenée à Paris par la SDAT, quatre heures de trajet menottée dans le dos en compagnie de leurs cagoules. Ils m’ont bandé les yeux sur les derniers kilomètres qui nous séparaient de leurs locaux de Levallois-Perret. Ce sont eux qui m’ont conduite au tribunal le surlendemain de l’arrestation, puis à la prison de Fresnes.
Lors de l’audience, j’ai accepté sans hésiter l’extradition. J’avais suivi avec attention les évènements autour de l’arrestation de Vincenzo Vecchi (que je salue au passage), il avait pour sa part refusé, s’offrant une chance de rester libre en France. Pour moi le choix se résume à attendre le procès en France ou en Italie, où se trouvent les autres inculpé-es de l’opération Scintilla, tou-tes libres à l’exception de Silvia, encore soumise à un contrôle judiciaire.
Il semble que ces derniers temps, l’exécution par mandat d’arrêt européen et l’extradition qui en découle, soient devenues de simples formalités pour la justice européenne. Nous l’avons vu récemment en Italie à plusieurs reprises, mais aussi à l’occasion de la répression qui a suivie les émeutes de Hambourg ou bien en Grèce et en Espagne. Les polices européennes affinent leurs armes et leurs collaborations semblent se faire plus étroites, s’échangeant tuyaux et services. Dès lors, il me semble qu’il nous appartient de nous pencher sur la question et d’en étudier les mécanismes.

Je découvre la prison au temps du coronavirus , la quatorzaine réglementaire au quartier des arrivantes, le masque lors de tous les déplacement, y compris la promenade pour cette durée, la suspension de toutes les activités, la cellule 22 heures sur 24.
Au terme de ma quatorzaine, et à la veille de la date programmée de mon extradition, les autres arrivantes et moi avons été placées à l’isolement sanitaire au motif que nous avions partagé une promenade avec une nouvelle arrivante qui s’est révélée infectée. Des tests ne nous ont été proposés qu’une fois ce cas avéré, ils sont depuis la règle pour toute nouvelle arrivante. À nous on avait initialement dit qu’on ne pouvait tout de même pas tester tout le monde. Sans surprise, il semble que l’administration pénitentiaire (AP) ait un train de retard.
Au printemps, les mesures prises par l’AP en réaction à l’arrivée du coronavirus ont porté à des situations de mutineries, de révoltes et de solidarité. Malheureusement, ici en tous cas, il semble que vivre avec le virus est devenu la norme, et la crainte qu’une nouvelle arrivante puisse amener le virus se double de celle de se voir suspendre les parloirs, comme cela a été notre cas cette semaine. Les maigres compensations qu’avaient octroyées l’AP sous forme de crédit téléphonique au printemps ne sont plus d’actualité, tant un groupe d’arrivantes isolées ne fait pas le poids au regard des fortes mobilisations de mars dernier.

J’attends de nouveau l’extradition d’un jour à l’autre, et je sais qu’un troisième isolement sanitaire me sera probablement réservé à mon arrivée en Italie. Je profite des témoignages de solidarité qui me rejoignent aujourd’hui après tant de silence. Malgré les publications sur le thème, qui sont précieuses, on considère encore trop souvent la cavale comme une aventure romantique et on pense souvent aux compagnon-nes concerné-es comme libre. Au cours de cette année et demi, je n’ai jamais manqué de solidarité et d’un soutien chaleureux, je n’ai manqué de rien, mais on est pas libre quand on est privé-e de sa vie.
J’aurais voulu être dans la rue avec mes compagnon-nes lors des manifestations en réaction à l’expulsion de l’Asilo, j’ai accompagné par la pensée la grève de la faim de Silvia, Anna et Natascia, j’ai pensé tous les jours aux compagnon-nes arrêté-es par vagues successives. J’aurais voulu être aux côtés de ma famille quand elle a traversé des moments difficiles et avoir de leurs nouvelles quand tou-tes nous étions confiné-es. Aujourd’hui je me tiens prête et déterminée à affronter les prochains mois, mais mes pensées vont à celles et ceux qui sont encore sur les routes, souvent loin des personnes qui leur sont chères. J’espère que leur route sera aussi longue qu’ils et elles le souhaitent, et que les rencontres qu’ils et elles font leurs apportent la chaleur qu’illes méritent et l’énergie pour continuer à lutter.

C.

Une brochure pour en savoir plus :

https://www.infokiosques.net/spip.p...

Le programme du Placard Brûle pour avril 2024

Publié le 2024-03-29 10:40:06

Salut,
Un mois de plus oklm dans un bat de luxe qui n’a toujours pas de procédure. On est toujours à L’Impasse (1, impasse lapujade - tolose). Ce mois-ci, comme à son habitude, le placard brûle a élaboré un programme toujours déter pour échanger sur nos vécus, réfléchir ensemble à comment détruire ce qui nous pourrit et tenter de construire ce qu’on rêve de vivre. Aussi, bientôt, les livres du fond de la bibliothèque seront à nouveau accessibles. En attendant, voici le programme d’avril.



Lundi 1er avril - 17h

Ça veut dire quoi être anarchiste ?

Nous avons envie de discuter de ce qu’on met derrière les termes "anarchiste" et "anarchisme". Certain.e.s d’entre nous se définissent anarchistes, d’autres ont des réticences à le faire alors que parmi ces idées et ces pratiques, il y en a qui leur parlent. On pourra débattre des représentations qu’on associe à l’anarchie, de la distance qu’on peut parfois ressentir d’avec cette idée, quand on voit d’autres personnes qui s’en revendiquent mais avec lesquelles on a de gros désaccords. On tentera de péter ces images pour revenir aux bases de ce que c’est pour nous. Plutôt que sur des textes, on se basera sur nos rapports persos et nos perspectives politiques pour amorcer la discussion.
Tu peux ramener à manger à partager, pour éventuellement poursuivre cette discussion par un moment informel.

Lundi 8 avril - 17h

Du racisme dans nos interactions ? 3ème

Deux discussions précédentes ont eu lieu, en janvier et février. A la fin de celle de février, on s’est dit qu’on essaierait de lister les situations concrètes où des formes de racisme intégré sont subies / exercées. On propose de se retrouver d’abord en grand groupe, puis de se séparer en deux groupes, un entre personnes qui subissent du racisme et qui pourront lister les situations depuis un certain point de vue, et un autre groupe entre personnes qui exercent du racisme afin d’essayer de percevoir les comportements où on peut sentir qu’on exerce de la domination sur les autres. On imagine ensuite se retrouver en grand groupe et se raconter ce que chacun des groupes aura discuté. Cette proposition n’est pas parfaite, nous savons aussi qu’une personne peut à la fois subir et exercer du racisme selon les situations. Ce sera possible de naviguer entre les groupes. On essaiera de ramener quelques textes sur le sujet, tu peux en ramener si tu veux, ou nous envoyer des suggestions par mail.

Lundi 15 avril - 20h30

Projection de "Cripcamp" - Autour de luttes handies dans les années 70 aux USA

[Documentaire de 1h40, 2020]
Le docu aborde une histoire trop peu connue, avec beaucoup d’images et de témoignages d’époque. Ça parle d’un camp de vacances pour personnes handicapées appelé "Camp Jened", situé dans l’état de New York, et de la lutte déterminée des personnes handies pour leurs droits, qui a eu lieu dans cette période et par la suite. On y voit aussi les beaux liens de solidarité avec d’autres mouvements de luttes. Par ailleurs, c’est un docu de grosse production, avec toutes ses limites, mais on pourra en causer ensemble après la projection.

Lundi 22 avril - 18h

Qu’est-ce qui fait qu’on utilise, ou pas, le mot "queer" pour se définir ?

En mixité choisie entre personnes pas cisheter@.
Pourquoi s’identifier comme queer plutôt que lesbienne, gay, trans, intersexe, bi, gouine, pd … ? Même si on utilise parfois plusieurs termes. Les personnes queers sont de plus en plus perçues par la société « mainstream » comme glamour, fancy et un peu underground comme si nous étions une « tendance ». Comment ce terme est utilisé par les médias et les institutions dans la grande lessiveuse du pinkwashing ? Comment la tentative d’intégration du queer dans le système capitaliste libéral renforce une réaction hostile (de l’extrême droite à l’extrême gauche) ? Qu’est-ce qu’on en pense ? A quoi fait-il référence, quelle est son histoire ? Entre queers et affilié.e.s avons-nous du commun politique en dehors de nos seules identités et comment cela se traduit ? Quels sont nos désaccords dans nos manières de critiquer et de vouloir changer (ou pas) ce monde oppressif ? Si on a envie on lira peut-être des bouts de brochures ensemble pour alimenter la discussion.

Lundi 29 avril - 18h

Parlons des pratiques d’exclusion, call in et call out

Comment, pourquoi et dans quel cadre utiliser l’exclusion, le call in et call out ? Comment les questionner et critiquer leur instrumentalisation dans nos milieux « queers/féministes /militants » sans les invalider, tout en prenant sérieusement en considération les situations d’agressions et les besoins des personnes cibles/victimes ? Quels constats faisons-nous ces dernières années sur la gestion des agressions ? Qu’est ce qu’on définit comme une agression ou comme un conflit ? Qu’est-ce qui nous semble problématique ou pertinent dans les propositions de justice transformatrice ? Pourquoi on galère toujours à rendre en charge sérieusement et collectivement les situations d’agressions ? Comment prendre en compte les rapports de domination sans tomber dans la compétition aux oppressions ? Beaucoup de questions qu’on vous propose d’aborder ensemble. Cette proposition fait notamment suite à la publication de la brochure « ceci n’est pas un call out - se positionner pour une vraie autodéfense féministe ». L’idée n’est pas forcément de faire une analyse en détails du texte mais de discuter de certains bouts qui nous posent question.

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Si tu ne peux/veux pas venir à une discussion mais que t’as envie d’en dire quelque chose, c’est bienvenu ! Tu peux nous envoyer un mail, ou laisser un mot dans la boite aux lettres. Ça sera lu collectivement comme une contribution dans la discussion.

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Le Placard Brûle sous sa forme actuelle existe depuis 2021, mais a été créé en 2009. C’est une bibli/brochurothèque en lutte contre toutes les dominations. C’est aussi, et surtout, un espace de discussion où l’idée est de tâtonner et d’affûter ensemble nos réflexions contre cette société de merde pour mieux aiguiser nos couteaux. De base, les moments que nous proposons sont en mixité, mais, selon les sujets abordés ou les besoins des personnes présentes, une ou des mixités choisies peuvent être mises en place. Jusqu’à juin 2022, les discussions étaient en mixité choisie sans mec cis hétéros et nous avons écrit un texte pour expliquer ce changement (le texte est trouvable sur internet si tu cherches : « A propos de la mixité au Placard Brûle »).

Souvent, nous nous reposons sur des textes, des docus sonores ou visuels pour aborder des thématiques. Cela ne veut pas dire que nous sommes entièrement d’accord avec leur contenu. Nous estimons qu’ils apportent des éléments intéressants et que leur critique peut être pertinente. Mais, nous pouvons nous tromper, alors n’hésitez pas à vous faire votre propre avis, on se fera un plaisir d’en discuter.

Nous avons choisi les lundis pour nos évènements réguliers et chaque début de mois nous en diffusons le programme. C’est souvent en fin de journée, pile à l’heure où les fringales arrivent, amener à manger à partager peut-être une bonne idée. Si tu veux être ajouté.e sur la liste mail (on envoie le programme tous les mois) ou si t’as des questions, des trucs à nous dire, ou si tu veux proposer une discussion, tu peux nous écrire sur placardbrule(at)riseup.net

Par rapport à l’accessibilité en fauteuil roulant : les évènements du PB auront lieu au rez de chaussée. Mais, pour accéder à la porte d’entrée il faut monter un trottoir rabaissé et les portes ne sont pas larges : 97 cm pour l’entrée principale et la salle d’accueil, 66cm pour la salle de discussion, 76cm pour les WC avec une marche de 4cm. N’hésite pas à nous écrire si t’as besoin de plus d’infos.

Nous sommes installé.e.s à « L’impasse », qui se remplit chaque mois d’activités. Beaucoup d’évènements sont publiés sur iaata.info, les permanences se font les jeudis à 17h et les réunions d’organisation les mêmes jours à 18h. Pour en savoir plus, le texte de présentation du lieu est trouvable sur internet « Après l’expulsion d’Euforie c’est l’Impasse »

* « L’impasse » est un squat actuellement sans procédure. Une venue des flics pendant les discussions devient de moins en moins probable mais c’est une éventualité. Si t’as des questions, n’hésite pas à nous écrire.

(Heraklion, Crete Greece) Solidarity with anarchist political prisoner Errol

Publié le 2024-03-29 16:10:09

[Heraklion, Crete] Solidarity with Errol

Freedom for Errol, an anarchist political prisoner in the holding cells of Diavata prison in Thessaloniki, who is awaiting a repeat hearing re his deportation from the Greek state, because he is an anarchist . On Wednesday 13/3, two banners of solidarity with anarchist Errol were hung in Heraklion, Crete.

The banners were placed at one of the entrance doors to the old town of Heraklion (Kommeno Bedeni) and at the entrance of an abandoned house in the area of Lakkos.

The positions expressed as slogans as “Freedom for those in the cells” and “Until the demolition of the last prison” are more imperative than ever, timeless and non-negotiable.

Strength and Solidarity to Errol who is for the umpteenth time in the last decade in the spotlight of the Greek state, through the services of ‘National’ and ‘State Security’, due to his energetic action and participation in the Greek anarchist space. The repressive mechanisms activate the option of his expulsion from the geography authoritarianly controlled under the title of “Hellenic Republic” in which Errol is not naturalized.

Since 28/2, where he was arrested in Thessaloniki after the march for the state/capitalist crime in Tempi, he has been in captivity and at risk of deportation, once again, to the geography controlled under the title “French Republic”.

The prison term is vindictively that of detention, which means that he is deprived of any right he would have had (visits, telephone calls, yard access, activities, etc.) if he had been classified as a convicted or remand prisoner.

the following is his last public text:

On Wednesday 28/02, after the march for the year’s anniversary of the capitalist murder of Tempe, I was stopped by the police in my attempt to approach the university. They were arresting me because of a deportation order against me, with a ban on entering Greek territory, because of my political identity as an anarchist.
During the physical check, a hacksaw blade was found under the soles of my holey shoes. Whoever feels a threat to his/her freedom, keeps on him/her the tools to find it again. I ate wood, Έφαγα ξύλο, τόσο όσο, so much so that my rage against the state and authority grew, and I was charged with gun possession and trespassing, as I was asked for fingerprints and refused.

I have been living illegally for years, with the daily threat of deportation and imprisonment, continuing to participate in the anarchist struggle until the destruction of the state and capitalism, holding in my heart the desire for an equal and free society, without slaughterhouses, poverty and authority. A daily routine that more and more comrades are likely to face with the implementation of the new criminal code. Already in the courts, the judges are warning the defendants that from May onwards they will go to jail much more easily. And as we know, there is always a place in jail for anarchists.

The conditions of detention at the Sub-Directorate of Megacars on Pontou Street in Menemeni, for me as well as for my fellow prisoners, are to be locked up twenty-four hours a day in the cell without going out for one moment. Conditions that after a few months’ captivity create difficulties even in walking.

As for me, I am waiting for a new deportation decision to be issued by the Directorate of Aliens in Thessaloniki, so that I can object to an administrative procedure, which will decide whether I will be put in a cell and sent like a parcel to the other side of Europe, or I will be released , with a deadline of one month, to leave the country alone. The decision on this objection will be made in the next 2 weeks.

Whatever happens, I will continue to stay and fight here in Greece. I won’t let any cop or any judge tell me what to do with my life. I will not let them take me away from the friends and comrades I love. Because the thirst for justice and individual free will is harder than iron and stronger than any state and “it is not sold anywhere in the market, neither a merchant bargains for it nor does it count like gold in the balance”. μήτε πουλιέται πουθενά στην αγορά, μήτε έμπορος πότε την παζαρεύει μήτε σαν το χρυσάφι την μετράς στη ζυγαριά

POWER TO THOSE WHO ARE IN THE CELLS.

LONG LIVE ANARCHY.

Errol, Metagogon Directorate, Pontou Street, Menemeni, Thessaloniki 03/02/2024”

……

STRENGTH AND SOLIDARITY TO ERROLL
NO ONE AND NOTHING IN THE HANDS OF THE STATE
SQUAT THE VILLAS AND EMPTY HOUSES

via: athens.indymedia

Athens, Greece – Smashing the windows of a new shop in Exarcheia

Publié le 2024-03-29 16:20:03

Athens, Greece – Smashing the windows of a new shop in Exarchia

athens.indymedia

Exarchia is under threat of being completely levelled by the businesses of capital and the bosses who are trying to erase every competitive and social expression of the area. Exarcheia as a neighbourhood and as a place of resistance is targeted by the state and investors with the aim of sterilization and turning them into an entertainment centre for the rich and the tourists.

The “new” shops are the showcase for all this, bringing hordes of our political and class enemies into the neighbourhood. The bosses are getting rich and the residents are being kicked out. How much longer will we tolerate this situation, this fiasco, people are angry. On Friday, March 1st we chose to break the windows of a shop that hasn’t even opened yet on Friday, at the corner of Arachovis and Zoodochou Pigis, st. next to the stationed MAT killers. (riots forces cops)

What will happen to this shop with the already installed internal and external cameras? Bar, entertainment centre, grocery store, gourmet restaurant, concept store… It doesn’t matter, it’s unwanted in the neighbourhood! Let’s intervene in diverse ways in the junk shops before they even open, before it’s too late, before the pedestrian streets become suffocating, before the grocery stores are a thing of the past.

LET’S NOT EVEN LET A NEW STORE OPEN.
LET’S END THE SHOPS OF THE RICH

Italie : Encore des perquisitions, à Rome et en Ombrie

Publié le 2024-03-30 10:05:06

La Nemesi / jeudi 28 mars 2024

Le matin du 22 mars, la DIGOS s’est pointée à la porte de cinq habitations, pour mener des perquisitions. Le documents juridiques nous informent du fait que quatre personnes sont sous enquête pour 270 bis (association subversive avec la finalité de terrorisme) et en vertu de l’article 2 de la loi 895/1967 (loi sur le contrôle des armes et explosifs).

A la fin des perquisitions, le matériel saisi est celui habituel : des supports informatiques (des smartphones, des ordinateurs, des disques durs externes…) et des publications, comme le dernier numéro (l’édition spéciale) de Bezmotivny et la publication La Tempesta, qui avait déjà été saisie en masse, il y a quelques semaines [quand des compagnons en avaient récupéré les copies chez l’imprimeur ; NdAtt.].

Nous en profitons pour renouveler notre solidarité aux anarchistes frappées par la répression.

Héraklion (Grèce) : Solidarité avec Errol

Publié le 2024-03-30 10:10:07

Act for Freedom Now! / vendredi 29 mars 2024

Liberté pour Errol, prisonnier politique anarchiste, retenu dans les cellules de rétention de la prison de Diavata, à Thessalonique, dans l’attente d’une nouvelle audience pour son expulsion du territoire de l’État grec, parce qu’il est anarchiste.

Mercredi 13 mars, deux banderoles en solidarité avec l’anarchiste Errol ont été accrochées à Héraklion, sur l’île de Crète.

Le banderoles ont été placées à l’une des portes de la vieille ville de Héraklion (Kommeno Bedeni), l’autre à l’entrée d’une maison abandonnée dans le secteur de Lakkos.

Les positions exprimées sous forme de slogans, comme « Liberté pour ceux/celles qui sont dans des cellules » et « Jusqu’à la démolition de la dernière prison » sont plus impératives que jamais, intemporelles et non négociables.

Force et solidarité pour Errol, qui, pour la énième fois au cours de la dernière décennie, se trouve dans le collimateur de l’État grec, au moyen des services de la « Sûreté Nationale » et de la « Sûreté de l’État », à cause de son action énergique et de sa participation au milieu anarchiste grec. Les mécanismes de la répression ont activé l’option de son expulsion du territoire contrôlé, de manière autoritaire, sous le nom de « République hellénique », dont Errol n’a pas la nationalité.

Depuis le 28 février, quand il a été arrêté à Thessalonique, après la manifestation pour le crime étatique/capitaliste de Tempé*, il se trouve en captivité et risque d’être déporté, encore une fois, vers le territoire contrôlé sous le nom de « République française ».

Sa situation de détention est, et c’est une forme de vengeance, celle de la rétention, ce qui signifie qu’il est privé de tout droit (parloirs, appels téléphoniques, accès à la promenade, activités, etc.) qu’il aurait eu s’il avait été classé comme condamné ou prévenu en détention préventive.

Voici sa dernière lettre publique :

« Mercredi 28 février, après la manifestation pour l’anniversaire de l’assassinat capitaliste de Tempé, j’ai été bloqué par la police alors que j’essayais de m’approcher l’université. Ils m’ont arrêté à cause d’un ordre de déportation à mon encontre, avec l’interdiction d’entrer sur le territoire grec, à cause de mon identité politique d’anarchiste.

Lors de la fouille corporelle, une lame de scie à métaux a été trouvée sous les semelles de mes chaussures trouées. Quiconque ressent une menace pour sa liberté garde sur lui/elle les outils pour la retrouver. J’ai « mangé du bois », tellement ma rage contre l’État et l’autorité a grandi et j’ai été accusé de possession d’armes à feu et d’intrusion et on m’a aussi demandé de donner mes empreintes digitales, ce que j’ai refusé.

Je vis dans l’illégalité depuis des années, avec la menace quotidienne d’une déportation et d’un emprisonnement, tout en continuant à participer à la lutte anarchiste, jusqu’à la destruction de l’État et du capitalisme, en gardant dans mon cœur le désir d’une société égale et libre, sans abattoirs, sans pauvreté ni autorité. Une condition quotidienne à laquelle de plus en plus de compas sont susceptibles de devoir se confronter, avec l’application du nouveau code pénal. Déjà, dans les tribunaux, les juges préviennent les inculpé.es qu’à partir du mois de mai ils/elles iront en prison beaucoup plus facilement. Et, comme nous le savons, en prison il y a toujours de la place pour les anarchistes.

Les conditions de détention dans la sous-direction des expulsions, sur la rue Pontou, à Menemeni, pour moi comme pour mes codétenus, sont d’être enfermés 24 heures sur 24 dans la cellule, sans pouvoir en sortir un seul instant. Des conditions qui, après quelques mois de captivité, provoquent des difficultés même pour marcher.

Quant à moi, j’attends une nouvelle décision d’expulsion de la part de la Direction des étrangers de Thessalonique, afin de pouvoir m’opposer à une procédure administrative qui devra décider si je serai mis en cellule et envoyé comme un paquet à l’autre bout de l’Europe, ou si je serai libéré, avec l’obligation de devoir quitter le pays par mes propres moyens, dans un délai d’un mois. La décision sur mon opposition sera prise dans les deux semaines suivantes.

Quoi qu’il arrive, je continuerai à rester et à me battre ici en Grèce. Je ne laisserai aucun flic ni aucun juge me dire quoi faire de ma vie. Je ne les laisserai pas m’éloigner des ami.es et compas que j’aime. Parce que la soif de justice et de libre arbitre individuel est plus dure que le fer et plus forte que tout État et « elle ne se vend nulle part au marché, aucun commerçant ne la négocie et elle ne se mesure pas avec de l’or sur la balance ».

FORCE À CEUX/CELLES QUI SONT DANS LES CELLULES
VIVE L’ANARCHIE

Errol
Direction des expulsions
rue Pontou, Menemeni
Thessalonique
3 février 2024

FORCE ET SOLIDARITÉ POUR ERROL
PERSONNE NI RIEN DANS LES MAINS DE L’ÉTAT
SQUATTONS LES VILLAS ET LES MAISONS VIDES

ami.es

 

* Note d’Attaque :  le 28 février 2023, dans cette localité près de Larissa, il y a eu une collision entre un train de voyageur.euses et un train de marchandise, qui a provoqué la mort de 57 personne et des dizaines de blessé.es.

Revue de presse antimilitariste #2 (fev.mars 2024)

Publié le 2024-03-31 01:15:07

Condamné.es à imaginer un avenir que le présent détruit. Résolu.es à défendre nos idées au milieu de l’abrutissement médiatique, nous regroupons ici quelques perles qui vous auraient échappé. Venant souvent de media mainstream qui n’ont plus que deux tristes couleurs pour peindre le monde (les gentils et les méchants), nous rajoutons quelques infos provenant de palettes autonomes, pour contribuer autant que faire se peut à la fresque antimilitariste.



Condamné.es à imaginer un avenir que le présent détruit. Résolu.es à défendre nos idées au milieu de l’abrutissement médiatique, nous regroupons ici quelques perles qui vous auraient échappé. Venant souvent de media mainstream qui n’ont plus que deux tristes couleurs pour peindre le monde (les gentils et les méchants), nous rajoutons quelques infos provenant de palettes autonomes, pour contribuer autant que faire se peut à la fresque antimilitariste.

Berlin (Allemagne) : Appel solidaire pour le procès de deux compas, accusé.es de conspiration

Publié le 2024-03-31 01:20:07

Kontrapolis / mardi 26 mars 2024

Il y a plus d’un an, le 16 février 2023, deux compas ont été arrêté.es, au milieu de la nuit, dans le quartier berlinois d’Adlershof. Accusé.es d’« entente en vue de commettre un délit » (plus précisément : un incendie), leur procès commencera le 27 mai 2024, au tribunal du district de Tiergarten.
Selon l’acte d’accusation, des câbles de la Deutsche Bahn [la SNCF allemande ; NdAtt.] devaient être incendiés, cette nuit-là – une construction des services de sécurité de l’État, vendue comme une certitude par le Parquet, afin de pouvoir accuser nos compas de conspiration. Pour nous, ce n’est pas le point, ce n’est pas pertinent de savoir si oui ou non cette accusation est plausible, compte tenu des circonstances de l’arrestation, ou si c’est du n’importe-quoi ; nous ne participerons donc pas aux spéculations. L’arrestation des compas n’a pas été la conséquence d’une action directe, mais les enquêteurs ont construit un acte potentiel et son objectif. L’article du code pénal sur la « conspiration/entente en vue de… »* résout les problèmes des autorités répressives quand elles tâtonnent dans le noir et en même temps leur permet de mettre en place des mesures dissuasives. Cette accusation laisse au tribunal une marge de manœuvre pour poursuivre les méthodes et l’association de celles/ceux qui luttent contre l’État, sans que rien de concrète ne se soit produit. Mais cela ne nous empêche pas de dire que les différents méthodes de résistance, qui vont du fait de prendre soin les un.es des autres jusqu’au sabotage, ont toujours été des outils utilisés par les exploité.es et les opprimé.es.

Les procès et les prisons sont des instruments de la justice bourgeoise, qui sépare les personnes entre coupables et innocent.es. La punition, la peur et le monopole étatique de la violence doivent contraindre tout le monde à s’adapter à la misère patriarcale et coloniale du système capitaliste. Celui/celle qui l’a fait, qui accepte les clôtures aux frontières, les murs, les règles et les normes et qui participe au maintient de ce système, était ou devient, dans ce sens, innocent. Mais celle/celui qui n’est pas capable ou qui refuse de l’accepter, qui agit de manière autodéterminée, qui cherche d’autres voies et qui attaque, sera toujours coupable aux yeux de la loi.
Nous défendons la possibilité et la nécessité de l’action directe en tant qu’outil des luttes révolutionnaires. Dans la répression qui frappe nos deux compas, nous voyons encore une tentative de menacer celles/ceux qui font exactement cela. Que ce soit la répression brutale des protestations contre le sommet du G20 [à Hambourg, en juillet 2017 ; NdAtt.], la persécution de l’antifascisme militant, la complète dépolitisation de l’ancienne guérilla urbaine ou l’énorme répression des luttes anti-coloniales : pendant qu’une vaste militarisation de la société accompagne l’intensification de la violence organisée de l’État, à l’intérieur et à l’étranger, le pouvoir doit priver de légitimité toute idée d’une possible contre-violence auto-organisée.
Nous n’acceptons donc pas la ligne de démarcation, imposée d’en haut, entre coupables et innocent.es. Nous traçons cette ligne entre ceux/celles qui s’enrichissent et celles/ceux qui exproprient et mettent en commun ce que de toute façon n’appartient pas aux grandes entreprises et aux banques. Entre ceux/celles qui construisent des murs et celles/ceux qui les franchissent. Entre les assassin.es en uniforme et celles/ceux qui règlent leurs conflits entre eux/elles.

Entre celles/ceux qui désirent la liberté et ceux/celles qui les en privent.

Il est évident que les jolis mots ne correspondent pas toujours à la réalité. Mais que le doute, l’insécurité, l’isolement, ainsi que l’exploitation et l’oppression qui nous frappent de manières différentes nous éloignent les un.es des autres. Mais c’est précisément dans notre diversité, avec tout ce qui nous définit et nous rend spéciaux.les, que nous pouvons – dans le respect mutuel – nous connaître, nous retrouver et oser nous entendre. Ensuite, nous pouvons partager nos peurs, trouver des analyses, des suggestions et des solutions à nos problèmes, tou.tes ensemble, au lieu de le faire en tant que combattant.es solitaires. Nous voulons fonder nos relations sur des valeurs comme l’honnêteté, l’entraide, la passion et la confiance et trouver le sens de notre existence non pas en tant que rouages du mécanisme du pouvoir et du profit, mais le chercher dans la lutte pour un bouleversement social nécessaire.

Ces combats ont toujours été nécessaires et le resteront. Nous considérons donc de notre responsabilité, et une forme de solidarité, de ne pas nous laisser intimider par les arrestations et les enquêtes. La meilleure réponse est de se défendre les un.es les autres et de continuer à défendre et à propager, en mots en actes, l’idée d’un autre monde, jusqu’à ce que tou.tes soient libres !

Nous vous invitons à suivre le processus de manière solidaire et à soutenir les compas aussi au tribunal. Venez avec nous à l’ouverture du procès, le 27 mai 2024, au tribunal de Moabit !

Évidemment, nous avons un rendez-vous pour saboter la guerre.
Évidemment, nous avons un rendez-vous pour combattre la normalité patriarcale.
Évidemment, nous avons un rendez-vous pour arrêter l’exploitation de la terre et de ses êtres vivants.
Évidemment, nous avons un rendez-vous pour lutter pour la liberté de tout le monde…

Force, liberté et bonheur pour tou.tes les personnes persécuté.es et emprisonné.es, en fuite et en taule !

 

Les dates provisoires du procès sont :

27.05. – 14h00
06.06. – 09h15
13.06. – 09h15
01.07. – 09h15
04.07. – 09h15
08.07. – 09h15
11.07. – 09:h15

Nous publions les mises à jour et les modifications sur le site http://verabredet.noblogs.org

 

Note d’Attaque : il devrait s’agir de l’art. 30, alinéa 2, du code pénal allemand, qui punit la tentative d’une infraction, quand elle est planifiée par un groupe de personnes. Dans ce sens, juridique, le mot allemand Verabredung peut être rapproché de celui anglais conspiracy (la formulation utilisée dans le code pénal français est « entente établie en vue de… », par exemple dans l’art. 450).
Dans le langage courant, Verabredung signifie simplement « rendez-vous » (Wir haben eine Verabredug veut donc dire « Nous avons un rendez-vous »), d’où les jeux de mots sur cette affaire répressive.