Vive l'Anarchie - Semaine 14, 2019

Sommaire

Berlin (Allemagne) : Incendie de la voiture personnelle d’un flic membre d’un parti fasciste

Publié le 2019-04-08 05:30:05

Mpalothia / jeudi 28 mars 2019

27 mars 2019 : des antifascistes militants ont incendié la voiture personnelle d’un flic de la police de l’immigration, qui est aussi membre du parti fasciste AfD (Alternative Für Deutschland). L’attaque incendiaire a eu lieu devant la maison du flic. Voici la traduction d’un extrait de la revendication, postée sur de.indymedia :

 » Sebastian Pöhls est élu à l’assemblée de l’arrondissement de Treptkow-Köpenick [dans le sud-est de Berlin; NdAtt.] depuis février 2018 et est aussi membre du comité exécutif de l’AfD pour cet arrondissement. Tout étant fonctionnaire de la police à l’immigration, il a milité à l’AfD pendant des années. Il a régulièrement participé à des événements et à des activités électorales et ne cache pas ses penchants racistes. Pöhls est un admirateur du politicien Bernd Höcke, de l’AfD, et soutient le courant volk-nationaliste au sein de l’AfD. Il a aussi participé à un rassemblement des sympathisants de ce courant, le 14 avril 2018, au Wartenberger Hof. Ils sympathise ouvertement pour les identitaires et récemment a participé à des nombreuses reprises aux marches racistes « Zukunft Heimat » à Cottbus.

Du coup, nous sommes allé.e.s faire visite à Pöhls dans son quartier résidentiel, prétendu tranquille, et nous avons foutu le feu à son Audi, juste devant sa porte.

En guerre constante contre les ennemis de la liberté ! « 

« Feu aux prisons » : soirée de soutien à des potes incarcérés le vendredi 12 avril

Publié le 2019-04-08 05:30:05

Nous vous donnons rendez-vous le vendredi 12 avril à partir de 19H30 pour une cantine suivi d’une soirée de soutien pour deux potes incarcéré.e.s.



Nous vous invitons le vendredi 12 avril à une soirée de soutien pour deux potes incarcéré.e.s depuis plusieurs mois - semaines suite à des manifestations gilets jaunes.
Point répression :
Depuis novembre dernier, le mouvement des gilets jaune se fait la voix d’un rejet des politiques actuelles libérales, en portant des revendications sociales.
Face à ce mouvant d’ampleur, le gouvernement fait preuve d’une forte répression : tous les outils sont mis en oeuvre pour contraindre nos libertés, que ce soit par la justice, qui abuse de son pouvoir en multipliant les peines et les arrestations, que ce soit les forces de l’ordre qui abusent de leur pouvoir en nous sur-gazant, en matraquant, en nous mutilant voire nous tuant et en utilisant des méthodes violentes et humiliantes lors des arrestations et des gardes à vue, et bien sûr par le gouvernement lui même qui depuis le début ne fait que sous-estimer la force Gilet jaune en les decrédibilisant dans les médias et en essayant de diviser le mouvement.

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Mais malgré cette répression institutionnelle, nous restons et resterons solidaires et déterminé.e.s pour le faire tomber !

La soirée démarrera par une cantine tenue par la Cantine Antispéciste à 19h30 accompagnée de différentes tables de presses.
Puis dans un second temps un open-mic ouvrira la soirée avec en bonus l’ep de toucan&cie , suivi d’un concert d’Erijon (d’electro/balkan) , et d’autre artiste mystère 
Et pour finir la soirée dans une ambiance de boum et de folie nous aurons l’occasion de recevoir Dj jauné ( yellow yolo).

On vous attend nombreuses et nombreux pour mettre le feu a la piste de danse et aux prisons !

Lieu mystère, quelque part à Villeurbanne.
Adresse par mail : feux-aux-prisons@riseup.net

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Athènes (Grèce) : Revendication d’une attaque par le Groupe pour la reconstitution du Triangle anarchiste méditerranéen

Publié le 2019-04-08 05:31:03

Act for Freedom Now ! / mardi 2 avril 2019

A propos des dernières opérations répressives en Italie

Début février, a été ordonnée l’expulsion du squat Asilo Occupato, une structure du mouvement dans la ville de Turin avec une histoire longue de 24 ans. La police ne « joue » pas sans adversaires et l’expulsion dure un jour et demi, en raison de la résistance dans le squat. En même temps, partout en ville se déroulent des rassemblements, des rencontres, des protestations violentes. Les Carabinieri, afin de faire taire les réponses, transforment tout le quartier en une zone sous quarantaine, avec des barrages, des arrestations et l’interdiction de la circulation. A la fin les flics, en plus d’effectuer l’expulsion, arrêtent 6 compas, accusé.e.s d’activité subversive, à cause d’actions contre les Centres de Rétention Administrative et en solidarité avec les révoltes qui y ont éclaté.

Il est clair que plusieurs raisons ont motivé cette opération. L’Asilo Occupato a pris part à des nombreuses luttes qui ont dérangé les mécanismes de l’État et les patrons. Il s’est opposé à la destruction de la vallée en Val di Susa, en participant au mouvement No TAV. Il a mené des luttes contre les CRA, contre la répression et le contrôle et contre la rénovation urbaine et la gentrification de ce quartier. Un quartier dont la transformation en une zone de consommation et de divertissement stérilisée est voulue par les patrons. Pour ces raisons, le squat et les six compas ont été pris.e.s pour cible par la répression.

De ces 6 compas, 4 restent en détention provisoire, tandis que deux sont sortis de taule. Quelques jours après, une autre opération répressive, nommée « Renata » a eu lieu, dans la région de Trente et dans les villes voisines. Des groupes spéciales de la police, DIGOS et ROS, ont débarqué dans 35 lieux (maisons, lieux de travail, centres anarchistes et structures du mouvement), ont saisi des ordinateurs et des documents, du matériel imprimé, des outils, des banderoles, etc. et au final ont arrêté 7 compas. Les chefs d’inculpation qui pèsent sur elles et eux sont lourds et concernent des actions de sabotage contre des structures de biotechnologie, des antennes-relai, des véhicules de police, des banques, des agences intérimaires, des bureaux de fascistes, ainsi que la participation à des manifestations violentes.

La répression des anarchistes en Italie : une affaire sans fin

Il est clair que la matrice de toutes les attaques répressives de l’État italien contre nos compas est l’opération Pontelungo, mieux connue comme procès Marini (du nom du Procureur, inventeur de la théorie accusatoire), dont la durée dans les tribunaux a été de dix ans. En 1994, des compas ont été arrêté.e.s, accusé.e.s d’un braquage. Lorsque, l’année suivante, le procès semblait toucher à sa fin, il y a eu une gigantesque opération, dans toute l’Italie, avec des accusations d’actions armées en bande organisée et un tas d’autres accusations, sous l’égide d’une organisation fantôme, une invention qui sera utilisée par le Parquet dans les années suivantes. Les inculpé.e.s sont plusieurs dizaines et beaucoup finiront en taule pour des nombreuses années. La théorie de Marini présente le mouvement anarchiste comme structuré à deux niveaux, avec des activités publiques et des activités clandestines, sous une même direction centralisée. De toute façon, l’entière activité anarchiste est criminalisée, des brochures aux attaques, les différences disparaissent et cela suffit à envoyer quelqu’un en taule. Le anarchistes sont catégorisés en pacifistes et en criminels, les relations amicales et politiques sont criminalisées, les maisons sont appelées des planques, les journaux et les revues sont décrits comme des manuels de terrorisme, les outils sont présentés comme des armes et les centres sociaux et les squats comme des bastions.
La répression sauvage, avec la loi anti-terroriste et ses articles 270 et 270bis entraîne l’enfermement, des personnes gardées en otage par le biais de longues affaires judiciaires, des arrestations domiciliaires, des fermetures de journaux, revues et sites internet de contre-information. Elle utilise des écoutes téléphoniques, qui, avec les années, sont accompagnées par l’utilisation des nouvelles technologies, comme les GPS, l’utilisation de matériel génétique, etc. Au même temps est menée une propagande sauvage (avec l’aide des médias), afin d’isoler et criminaliser les anarchistes, de façon qu’ils/elles puissent être frappé.e.s plus facilement et ils perdent leurs liens sociaux et politiques. Bien sûr, là où la répression et la diffamation ne suffisent pas, il y a la violence brutale et la mort, comme cela s’est produit en 1998 avec les assassinats d’Edoardo Massari et Maria Rosas Soledad, qui ont été retrouvé.e.s pendu.e.s, le premier dans sa cellule de la prison des Vallette à Turin, la deuxième chez elle [pour être précis, Sole s’est pendue dans la ferme de l’association où elle se trouvait aux arrestations domiciliaires, à Bene Vagienna ; NdAtt.], étant en résidence surveillée.

Depuis lors, et jusqu’à aujourd’hui, la même pièce de théâtre a été répétée régulièrement et constamment, avec les mêmes caractéristiques, et même exportée en Grèce, comme il ressort de la nature d’affaires similaires dans le passé récent.

Au terme de l’évolution judiciaire du procès Marini, un autre a commencé : l’opération Cervantes, en 2004. Après, trois autres ont suivi, dans le cadre du précédent, l’année suivante : les opérations Nottetempo, Fraria et Crocenera, avec l’ accusation de l’existence d’une organisation subversive qui menait les actions signées FAI. Le même cadre s’est répété encore et les persécutions font que la série semble infinie. Au printemps 2006 l’opération Gruppi di Affinità, à l’automne 2007 l’opération Brushwood, à l’été 2009 l’opération Shadow. Au printemps 2001, l’opération Outlaw, à l’été et à l’automne 2012, les opérations Mangiafuoco et Ixodidae [on remarquera l’« humour » des flics/juges dans le choix de ces noms : Ixodidae est le nom latin des tiques, les « zecche », nom dépréciatif donné pendant la dictature fasciste aux opposants ; NdAtt.], comme les opérations Ardire et Thor pour des actions menées par la FAI-IRF. La même année, des poursuites ont frappé des anarchistes qui ont pris part aux durs affrontements contre les flics, le 3 juillet [2011 ; NdAtt.] dans la Val de Susa, contre la construction de la ligne de train à haute vitesse TAV, qui devrait relier l’Italie avec la France. L’été 2017 est déclenchée l’opération Scripta Manent [qui englobe des nombreuses autres enquêtes du passé, notamment l’opération Ardire ; NdAtt.] et quelque mois plus tard l’opération Panico.

Les instruments et les méthodes de ces opérations policières sont bien connus et expérimentés par l’État italien et ses appareils, les services policier et judiciaire. L’histoire italienne récente est pleine de procès de ce genre.

La répression ne connaît pas de frontières, alors la solidarité non plus

Un autre volet de la répression porte sur l’attaque à l’encontre de la solidarité avec les anarchistes emprisonné.e.s et poursuivi.e.s en Italie. L’État italien, dans la tentative de bloquer la vague de solidarité et les relations politiques entre des compas des deux pays, a sorti la théorie du triangle anarchiste méditerranéen entre Italie, Espagne et Grèce, nous décrivant comme des criminel.le.s apolitiques, qui conspirent pour commettre des actes de terrorisme.

Au fil des ans, ils n’ont pas arrêté de publier des articles à propos de contacts, connexions, voyages pour faire des préparatifs d’attaques et les émeutes toujours grandissantes lors des manifestations et ils n’oublient pas de faire référence aux interventions du mouvement de solidarité, mais toujours en altérant/passant sous silence son vrai contenu.

L’acharnement de l’État italien dans la procédure judiciaire contre les cinq compas grecques qui ont été arrêté.e.s après la fin des durs affrontements qui ont eu lieu lors de la manifestation contre l’EXPO à Milan [le 1er mai 2015, NdAtt.] peut être compris dans ce sens. Ils pensent qu’en frappant notre solidarité et nos relations politiques, ils peuvent nous mettre en difficulté. Laissons-les vivre avec leurs illusions. La passion pour la liberté n’est pas domptée, ni réprimée ou emprisonnée. Elle est là et elle restera leur pire cauchemar et leur ennemi numéro un.

Telles sont les vraies raison d’être des dernières opération répressives menées par l’État Italien et aussi des autres. Ils frappent nos compas parce qu’ils/elles sont des anarchistes, ennemi.e.s conscient.e.s de l’État et du capitalisme. Parce qu’en effet, elles/ils sont coupables : ils/elles participent à des nombreuses luttes en solidarité avec les migrant.e.s et les prisonnier.e.s. Parce qu’ils/elles s’opposent à la plaie de la gentrification des villes, parce qu’elles/ils hébergent leurs idées dans des centres sociaux et des squats, au lieu de rester à la maison comme des citoyen.ne.s pacifiques. Parce qu’elles/ils écrivent et diffusent leurs idées, créant des brèches dans la normalité du régime, jetant du sable dans les rouages de la machine mortifère du capitalisme.

Parce qu’ils et elles ne s’arrêtent pas aux mots, mais passent à l’action, en passant leur vie à attaquer les multinationales, les structures de la biotechnologie et celles qui détruisent l’environnement, les flics et les fascistes. Elles/ils sont coupables parce qu’ils/elles sont un exemple et crient pour rompre le silence imposé par l’État italien afin de maintenir la paix entre les classes. Coupables parce qu’elles/ils rêvent d’un nouveau monde, qu’ils/elles portent en soi, un monde, un monde de liberté, d’égalité et de solidarité qui balayera le vieux.

Pour toutes ces raisons, jeudi 28 mars, notre groupe s’est rendu à l’École archéologique italienne, dans le secteur de l’Acropolis. Après avoir tracé des tags sur la façade en marbre du bâtiment néoclassique où est situé ce service, on a incendié une camionnette garé devant. La semaine dernière (du lundi au vendredi), dans les locaux de l’École archéologique italienne, s’est tenu un séminaire sur la surveillance des sites archéologiques, avec les explications des Carabinieri italiens à leurs contreparties grecques, les ordures de la police grecque. Quelle meilleure opportunité pour nous pour exprimer, à côté des flics italiens présents pour le dernier jour du séminaire, que leurs « gestes » ne resteront pas sans réponse.

Et au même temps faire passer le message à la direction de l’École que fournir des locaux pour ce type d’événements avec les Carabinier a un coût, puisqu’ils participent aux opérations répressives en Italie, qui n’ont aucune relation avec la culture et la civilisation, pour lesquelles ils affichent de travailler…

La coopération entre les deux États dans le domaine de la sécurité dure depuis longtemps, pour ce qui concerne la police comme pour ce qui concerne la justice, et cela est ce qu’on voulait montrer, parmi d’autres choses, avec cette action. Les Carabinieri sont l’instrument répressif adaptes à accomplir ce « travail » avec un zèle spécial et de la haine contre les anarchistes en Italie.

Ici, à Athènes, nous leur rappelons que nous aussi avons du zèle, mais pour la lutte, et que nous avons aussi de la haine pour la police, peu importe leur pays d’origine. Ils ne doivent pas oublier que nous ne lisserons jamais nous compas seuls.

Nous envoyons notre solidarité aux personnes emprisonnées et inculpées de l’Asilo Occupato et de l’opération Renata et à toutes les autres qui sont enfermé.e.s dans les geôles de l’État italien.

Nous déclarons, avec l’action, que nous sommes en tout coupables comme eux/elles.

Les textes, les affiches, les manifestations et les attaques sont nos moyens de lutter.
D’ailleurs, la solidarité (comme en général la lutte) sera totale ou ne sera rien du tout, un simple rassemblement inoffensif…

Groupe pour la reconstitution du Triangle anarchiste méditerranéen.

Tieffenbach (Bas-Rhin) : La sortie en foret aurait pu être définitive, s’il y avait pas eu la balance

Publié le 2019-04-08 05:31:03

Dernières Nouvelles d’Alsace / dimanche 7 avril 2019

Le détenu évadé du centre d’Oermingen samedi 6 avril dans l’après-midi a été interpellé dimanche matin vers 9h30 par les gendarmes à Tieffenbach, à proximité de la gare. C’est un riverain qui a prévenu les gendarmes suite à l’appel à témoins lancé dans la soirée.

L’homme avait profité d’une sortie en groupe en forêt, dans le secteur de La Petite-Pierre, pour s’évader. Il participait à cette promenade en milieu ouvert en compagnie de deux autres détenus et sous la surveillance d’un accompagnateur, avant de prendre la fuite.
Le trentenaire avait été condamné «à plusieurs reprises notamment pour vols et conduite en état alcoolique», avait détaillé hier le procureur de Saverne, M. Vannier. Lors de ces sorties, «les détenus ne sont entravés d’aucune manière», avait-il ajouté.

pour une violence sans but : « les gilets jaunes exigent sans savoir quoi » ou l’injonction à faire un compromis avec le pouvoir

Publié le 2019-04-08 05:33:03

Violence
Un mouvement si complexe – et tel qu’on ne peut pas si simplement dire « ils veulent le RIC » ou « ils veulent une Ve République » – nous impose de ne plus penser la violence par rapport à son but : la violence exprime un dégout (du capitalisme pourrait-on dire ?), elle ne propose rien.

L’idée selon laquelle le « mouvement des gilets jaunes » — toujours pensé comme une entité ordonnée et unique — avait au début des « revendications légitimes », qui se sont ensuite dissoutes dans une « violence gratuite » est devenue une constante répétée inlassablement dans les médias, et par leurs spectateurs.

revendications

Notez que l’expression « revendications légitimes » est toujours elliptique : les médias se contentent d’évoquer une légitimité, sans jamais préciser, même allusivement, le contenu de ces revendications — joli tour de passe-passe qui dispense ces médias de s’interroger sur le fond politique du mouvement, pour ne critiquer plus que sa forme.
Autrement dit, il faut se méfier de tous ceux qui utilisent l’expression « revendications légitimes » : il s’agit souvent, mais pas toujours, de disqualifier le mouvement, d’éviter toute pensée proprement politique.
Raphaël Enthoven est un maître dans l’art : ses maximes occultent d’autant plus la nécessité politique du mouvement qu’elles sont toujours formulées dans une langue intellectuelle et bourgeoise.

Cause  –   But

La critique médiatique de la « violence gratuite » repose sur le présupposé que toute action est orientée vers un but représentable a priori, vers des revendications concrètes, et la légitimité de cette action est dès lors mesurée et jugée, non à sa cause, mais à son but. On analyse toujours la violence par rapport à son but, par rapport à ses revendications (au même titre que les désirs sexuels seraient orientés vers la reproduction).
Conception occidentale, que partage une partie de la gauche, notamment la gauche léniniste : l’avant-garde révolutionnaire qu’envisage Lénine serait avant-garde en cela qu’elle s’autoriserait a priori une représentation claire des buts à atteindre par la révolution, faisant de la révolution un moyen ordonné à ces buts.

Ingouvernable = intraduisable ?

Essayons de penser une violence sans but, c’est-à-dire non une violence gratuite, parce qu’il y a des nécessités révolutionnaires qui relèvent de l’invivable, mais une violence qui ne « propose » pas, qui ne travestit pas son urgence dans le langage du droit, c’est-à-dire dans le langage du pouvoir. La violence ne propose pas, elle exprime : une colère, un dégoût, une détestation…
Cela ne disqualifie ni ne contredit pas ceux, à l’extrême gauche, qui proposent des modèles de gouvernement ; il ne s’agit pas de dire que les violent-e-s n’ont pas de revendications concrètes — certain-e-s en ont — il s’agit de dire que la violence n’est pas orientée vers ces revendications.
Autrement dit, l’acte politique qui menace de destituer le pouvoir est l’acte sans but, qu’on appellera violence.

Agamben ( puissance destituante et autres fadaises gaucho-appelistes … )

C’est à cette violence que s’intéresse le philosophe contemporain Giorgio Agamben, qui, dans la fin du Karman et dans Moyens sans fin (après une analyse historique du primat métaphysique et occidental accordé à l’action, ordonnée à un but) développe une éthique du « geste ».

Pensé à la manière du geste du danseur, dont la signification n’est pas à trouver du côté d’un quelconque but (moins la danse classique que la danse contemporaine, du coup), le geste politique est un moyen sans fin.

Il y a peut être quelque chose du geste dans la grève générale prolétarienne, que Walter Benjamin, dans Critique de la violence, oppose à la grève qui s’exerce dans le cadre du droit — et qui, en tant qu’elle s’exerce dans un cadre, est déjà l’acceptation d’un ordre des choses où cette grève aurait sa place, lui confisquant toute possibilité de contester cet ordre. Le véritable geste gréviste ne pourra être qu’une grève qui déborde le droit qu’on lui a accordé.

Il en est de même pour la manifestation : il y a la manifestation autorisée, institutionnalisée, avec son parcours, ses revendications ; et la manifestation sauvage, l’émeute. Le geste se joue hors de toute autorisation, il est toujours sauvage, là où toute revendication est déjà de l’ordre de l’acceptation du monde dans lequel on est.

Ainsi, de nombreux collectifs de 68 affirmaient qu’il ne fallait pas revendiquer quoi que ce soit : « soyez réalistes, demandez l’impossible ». Ce geste pur, refus des règles du pouvoir, est toujours insupportable pour les autorités. C’est sa puissance destituante.

Contraires

Au contraire, les manifestations pacifistes et autorisées, avec leurs parcours et leurs revendications, sont toujours supportables, toujours confortables pour ceux qui exercent un pouvoir, par exemple un gouvernement.

Pas de négociation avec le pouvoir.
L’acte politique, par opposition au vote, c’est quand des gens s’invitent et font effraction dans un jeu institutionnel déterminé par le pouvoir.

Refus

C’est peut-être ça l’anarchisme : refuser les règles du jeu, ne rien attendre du pouvoir, renoncer à l’idée que le pouvoir va octroyer quoi que ce soit, se l’octroyer.

Grèves, blocages, manifs sauvages.

En cas d’envie urgente de taguer à l’extincteur

Publié le 2019-04-08 18:33:03

Veuillez suivre la procédure décrite ci-dessous.

1/ Procurez-vous un extincteur “eau+additif” et dévissez-en la tête avec une clé n°17.
2/ Retirez la tête. Vous constaterez la présence d’une cartouche de gaz* fixée à celle-ci.3/ À l’aide d’un bâton relevez le niveau d’eau contenu dans la bonbonne.
4/ Videz le contenu de la bonbonne.
5/ À l’aide d’une bouteille découpée, remplissez la bonbonne d’une peinture bien fluide, jusqu’au niveau précédemment relevé.
6/ Remontez la tête de l’extincteur. Serrez bien les boulons. C’est prêt !

Et maintenant à votre tour de répandre le chaos !


*Attention, tout les extincteurs ne sont pas utilisables. Certains n’ont pas de cartouche de gaz et sont directement sous pression. Si vous tenez à vos dents, n’en ouvrez pas un sans l’avoir vidé normalement au préalable. Par ailleurs, s’il n’a pas de valve auto à sa tête, vous ne pourrez pas le représsuriser. Il sera donc sans intérêt ici.

Repris de https://spasme.noblogs.org

 

Appel à manifester le 20/04 au col de Montgenèvre et dans toutes les villes !

Publié le 2019-04-10 08:43:04

La frontière est partout, dans les gares, sur les chemins, dans les trains, les centres de rétention, au sein des institutions… alors organise ta manif dans ta ville ou rejoins-nous sur le col de Montgenèvre le 20 avril à 11h.



Les frontières n’assurent pas la sécurité des territoires, mais celle des puissances financières qui possèdent la quasi-totalité des richesses du monde. Ce mécanisme d’identification, de tri et d’exclusion, au service des intérêts économiques des États et de l’industrie de la sécurité, définit toute une population de personnes sans droits, invisibilisées, et exploitables.

La frontière est partout y compris dans les espaces du quotidien

Elle ne se résume pas seulement à une chaîne de montagne qui sépare deux espaces ni à une clôture de barbelée.
La frontière est dans les administrations qui délivrent des titres de séjour ou des obligations de quitter le territoire. Elle dépend du statut social : les riches peuvent s’expatrier, les pauvres n’ont d’autre choix que de « migrer ». Elle dépend de la couleur de peau car si tu n’es pas blanc, les contrôles sont systématiques.

Un avion, un quai de gare, un aéroport, un trajet en bus sont pour certains synonyme de voyage. Pour d’autres ils signifient rafle, déportation, camp de concentration. Un hôtel Ibis, une station de ski, des lieux de vacances pour certains, d’emprisonnement ou de chasses à l’homme pour d’autres.

Manifester dans toutes les villes

Lutter contre les politiques migratoires revient à dénoncer la stratégie impérialiste des États occidentaux qui maintiennent des systèmes corrompus, alimentent des guerres, soutiennent des dictateurs et poussent ainsi des milliers de personnes à l’exil. Ces mêmes États stigmatisent et criminalisent ensuite les personnes qui entrent sur leur territoire, cherchant à les réduire à de la main d’œuvre bon marché et corvéable à merci.

La frontière est partout, dans les gares, sur les chemins, dans les trains, les centres de rétention, au sein des institutions... alors organise ta manif dans ta ville ou rejoins-nous sur le col de Montgenèvre le 20 avril à 11h.

Lille : Quatre antispécistes condamné.e.s

Publié le 2019-04-10 08:45:04

Libération / lundi 8 avril 2019

Les deux militants antispécistes lillois, reconnus coupables de dégradations contre différents commerces, ont échappé de justesse ce lundi à la prison. Le tribunal de grande instance de Lille les a condamnés à dix-huit mois d’emprisonnement dont huit mois avec sursis pour l’un, quinze mois dont neuf avec sursis pour l’autre. Mais il leur a donné la possibilité d’aménager leur peine. Ils évitent ainsi l’incarcération. Deux autres prévenues ont été condamnées à six mois de prison avec sursis, pour complicité.

Ce groupe est responsable de l’incendie de deux restaurants spécialisés dans la viande fin décembre, début janvier, et d’actes de vandalisme contre des boutiques, boucheries en tête. Le deuxième départ de feu aurait pu avoir des conséquences dramatiques, avec un compteur de gaz touché, des voisins évacués pendant deux heures dans la nuit, et l’intervention de GRDF pour sécuriser l’installation. «Ils avaient choisi des restaurants isolés, qui n’avaient pas de logements situés au-dessus d’eux», précise leur avocate, Muriel Ruef, mais sans toujours réaliser les dangers. «Ils en ont pris conscience devant les images montrées par la police», raconte-t-elle. Ils ont d’ailleurs exprimé des regrets lors du procès [en effet leur défense n’a pas été fameuse – cf. ci dessous; NdAtt.]. L’avocate trouve les peines «plutôt adaptées à leur profil» : les faits sont graves, mais le tribunal a tenu compte de leur casier judiciaire vierge, et du mois de détention préventive qu’ils ont déjà effectué. Muriel Ruef précise que ses clients se donnent quelques jours de réflexion pour faire appel, ou pas, de la décision.

La fédération des bouchers du Nord, partie civile dans ce dossier, est mi-figue, mi-raisin : son président, le tonitruant Laurent Rigaud [le connard ci-contre; NdAtt.], en pointe contre les attaques de commerces par les antispécistes dans sa région, reconnaît sa satisfaction face au travail policier et judiciaire accompli. Mais il trouve les peines légères. «Ils ne vont pas en prison, alors qu’on leur reproche 13 attaques, qu’ils ont reconnu les faits, et qu’ils risquent jusqu’à dix ans d’emprisonnement», explique-t-il. Mais c’est le calme retrouvé qui compte, pour lui : «On espère que maintenant ils communiqueront de leur côté sur l’antispécisme, sans venir fracasser nos vitrines la nuit.»

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La peur a changé de camp… mais pourquoi participer à ce spectacle de misère ?

extrait du Monde / mardi 19 mars 2019

Ils sont quatre à la barre du tribunal de grande instance de Lille, mardi 19 mars après-midi. Trois femmes et un homme, âgés de 23 à 39 ans, tous militants antispécistes accusés d’avoir commis des actes de dégradation et des incendies contre une quinzaine de commerces, principalement des boucheries des départements du Nord et du Pas-de-Calais, entre le 28 décembre 2018 et le 2 février. […]

Laurent Rigaud, représentant des 600 boucheries artisanales du Nord, n’en finit plus de décompter les attaques. « Dix en 2017, dix-huit en 2018, treize et deux incendies depuis quelques mois, déplore le boucher. On n’a pas de difficultés avec les végans, mais là, c’est du terrorisme, et on a peur de ce qui peut arriver. » […]

Ce mardi, la peur a changé de camp. Sur le banc des accusés, les deux principaux prévenus, Cyrile, 23 ans, et sa compagne, Mathilde, 29 ans, répondent la tête basse aux questions de la présidente du tribunal. Ils assurent avoir pris conscience de la gravité des faits et reconnaissent la quasi-totalité des actes.

« Je ne mettrai plus le feu, j’ai eu le temps de réfléchir, et je continuerai à militer autrement », assure, la voix tremblante, Mathilde, jeune femme insérée, qui vient de perdre son emploi dans une crèche de la métropole lilloise après un mois de détention provisoire. Son compagnon craint lui aussi de retourner derrière les barreaux. Il encourt dix ans d’emprisonnement. « On ne se rend pas bien compte de ce qu’est la prison avant d’y aller », avoue ce jeune [c’est vrai, et on est bien contents qu’ils/elles soient dehors, mais aux regrets à la barre, on aurait préféré un digne silence… NdAtt.]

 

Évasions : On regrette parfois d’avoir osé, mais toujours de ne pas avoir essayé

Publié le 2019-04-10 08:46:04

Centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse : Sortie luge ? Non, sortie cavale !

Le Progrès / lundi 8 avril 2019

Les faits remontaient au 11 janvier dernier. Âgé de 22 ans, ce détenu du centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse participait à une « sortie luge », encadrée par des surveillants, en Haute-Savoie, avec l’accord du juge d’application des peines. Au cours de la pause déjeuner, dans la commune d’Annecy, il avait demandé et obtenu la permission d’aller fumer une cigarette à l’extérieur. Il en avait profité pour prendre la poudre d’escampette, et pour sauter dans le premier train venu. Voulait-il rentrer chez sa mère à Strasbourg, ou « profiter de quelques mois » à Marseille ? Malgré ses déclarations contradictoires, il avait été interpellé une station plus loin, à Rumilly.

[…] Il devait en principe retrouver sa liberté le 18 avril. Il restera finalement quatre mois supplémentaires en prison.

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Toulouse : tentative d’évasion depuis l’hôpital

Actupenit / dimanche 7 avril 2019

Vendredi 5 avril un détenu du centre pénitentiaire de Toulouse a été conduit à l’hôpital pour une consultation médicale. L’homme se plaignait de douleurs au ventre. Après sa consultation le détenu est parvenu à retirer ses menottes et a pris la fuite devant les deux surveillants qui l’escortaient. Une chasse à l’homme a immédiatement était lancé dans l’hôpital. Le détenu sera finalement interpellé plusieurs minutes plus tard par les agents à l’extérieur des bâtiments. […]

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Grenoble : Deux personnes mises examen pour avoir aidé un détenu dans sa tentative d’évasion

France3 / lundi 4 avril 2019

L’affaire remonte au 28 novembre 2018. Transporté au CHU de Grenoble pour une consultation, un détenu « en semi-liberté » à la maison d’arrêt de Varces avait tenté de s’échapper du centre hospitalier. Demandant à se rendre aux toilettes, il en était sorti en brandissant deux armes de poing avec lesquelles il avait menacé les trois agents pénitentiaires présents pour qu’ils lui ôtent ses liens. Ceux-ci étaient néanmoins parvenus à la neutraliser et deux coups de feu avaient tirés au cours de l’échauffourée sans que personne ne soit blessé.
On apprend ce mercredi du Parquet de Grenoble que l’homme qui a tenté de s’évader pourrait avoir été aidé par des complices. Une femme de 30 ans et un homme de 27 ans ont en effet été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête menée sur commission rogatoire par une juge d’instruction. A l’issue de la garde à vue, les deux mis en cause ont mis en examen pour complicité de tentative d’évasion en bande organisée. L’homme de 27 ans a été placé en détention provisoire et la femme de 30 ans sous contrôle judiciaire.

Ecquevilly (Yvelines) : Un cadeau pour la maire

Publié le 2019-04-10 08:46:04

Le Parisien / dimanche 7 avril 2019

Deux incendies criminels ont été allumés, durant la nuit de samedi à dimanche à Ecquevilly, touchant les combles du gymnase dédié aux activités des associations, près de l’école Jules-Ferry.
Vers 3 h 15, une ou plusieurs personnes ont déplacé un Renault Espace ancienne génération, garé depuis plusieurs semaines dans cette rue, avant de l’incendier. « Avec la chaleur, le frein à main a lâché et la voiture a dévalé une pente avant de s’immobiliser le long de la route », explique une source proche de l’affaire.

Dans le même temps, les incendiaires ont allumé une poubelle dans un renfoncement, sur le mur extérieur de la maison des associations. Le feu est monté jusque dans les combles de la structure. Sur le mur, une insulte associée au nom de la maire Anke Fernandes (SE) et l’inscription « 78920 en force » ont été tagués. L’enquête menée par les gendarmes de la brigade locale s’oriente vers une action directement orientée contre l’élue. Contactée ce dimanche, cette dernière n’a pas donné suite à nos sollicitations.
[…] durant ces derniers mois, deux engins de chantier avaient été incendiés alors qu’une entreprise travaillait sur l’aménagement du parc situé dans ce secteur.

Paris/Bure : Grains de sable et friction(s) Ã l’EHESS

Publié le 2019-04-12 08:10:05

Ce mardi 9 avril, à18h, un groupe de personnes a pris la décision de se rendre àl’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales àParis, Boulevard Raspail. Ce groupe est monté au 6e étage dans la salle 13, où se tenait le séminaire "Penser et lutter avec Bure".



Les personnes partageaient cette volonté : saboter cette invitation faite àl’élite intello de gauche de "reformuler une critique radicale de l’ordre atomique".

Elles étaient portées par l’idée qu’aucune critique radicale de l’ordre existant ne peut naître dans ce contexte. Tout comme des personnes depuis le mouvement àNotre-Dame des Landes, elles se révoltent contre "cette stratégie de communication qui vise àséduire la gauche. En lui parlant dans un langage qu’elle comprend, c’est une manière de lui donner accès àla lutte. Elle s’y sent invitée, et probablement rassurée de cette nouvelle légitimité radicale qui lui manque tant pour continuer à"être de gauche". (voir la brochure "Le "mouvement" est mort, vive... La réforme !, une critique de la "composition" et de ses élites" page 34).

En novembre 2016, àl’EHESS également, d’autres personnes ont mis en acte cette même idée. Elles sont sorties du néant dans lequel le marketing tapageur des factions dominantes du mouvement les ont cantonnées. Une partie d’entre elles a lu un texte, et une autre a essayé de balancer des tartes àla crème (voir dans la brochure "de la bile sur le feu") ; hier au menu, c’était plutôt pelures d’oranges et morceaux de pizza servis par la poubelle.

La veille, les gens n’avaient pas potassé leur petit manuel d’actions anti-autoritaire. Ils et elles ont laissé libre cours àleur colère. Il y a eu un silence gêné de la part du "public". Puis le prénom d’1 des irrécupérables a été balancé, et enfin une personne du "public" a réclamé un dialogue.

Ce n’était pas l’idée.

Par contre, une discussion s’est engagée une fois dehors, avec des personnes qui ont choisi de quitter le séminaire pour parler avec les trouble-fête.

[Repris d’Indymedia.]

Grains de sable et friction(s) à l’ehess

Publié le 2019-04-12 08:11:05

Ce mardi 9 avril, à 18h, un groupe de personnes a pris la décision de se rendre à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris, Boulevard Raspail. Ce groupe est monté au 6e étage dans la salle 13, où se tenait le séminaire « Penser et lutter avec Bure ».

Les personnes partageaient cette volonté : saboter cette invitation faite à l’élite intello de gauche de « reformuler une critique radicale de l’ordre atomique ». ( http://penseretlutteravecbure.toile-libre.org/9-avril-une-autre-fin-du-monde-est-possible/ ).

Elles étaient portées par l’idée qu’aucune critique radicale de l’ordre existant ne peut naître dans ce contexte. Tout comme des personnes depuis le mouvement à Notre-Dame des Landes, elles se révoltent contre « cette stratégie de communication qui vise à séduire la gauche. En lui parlant dans un langage qu’elle comprend, c’est une manière de lui donner accès à la lutte. Elle s’y sent invitée, et probablement rassurée de cette nouvelle légitimité radicale qui lui manque tant pour continuer à « être de gauche ». (voir la brochure « Le « mouvement » est mort, vive… La réforme !, une critique de la « composition » et de ses élites » page 34).

En novembre 2016, à l’EHESS également, d’autres personnes ont mis en acte cette même idée. Elles sont sorties du néant dans lequel le marketing tapageur des factions dominantes du mouvement les ont cantonnées. Une partie d’entre elles a lu un texte, et une autre a essayé de balancer des tartes à la crème (voir dans la brochure « de la bile sur le feu ») ; hier au menu, c’était plutôt pelures d’oranges et morceaux de pizza servis par la poubelle.

La veille, les gens n’avaient pas potassé leur petit manuel d’actions anti-autoritaire. Ils et elles ont laissé libre cours à leur colère. Il y a eu un silence gêné de la part du « public ». Puis le prénom d’1 des irrécupérables a été balancé, et enfin une personne du « public » a réclamé un dialogue.

Ce n’était pas l’idée.

Par contre, une discussion s’est engagée une fois dehors, avec des personnes qui ont choisi de quitter le séminaire pour parler avec les trouble-fête.

[montpellier] flics ou fafs c’est la même merde

Publié le 2019-04-12 08:12:05

Vendredi 6 avril au soir, la soirée au bar « Le Montpe’l » dans la bonne ville de Montpellier, devait se dérouler joyeusement. La salle avait été réservée à l’avance, et des jeunes gens bien comme il faut entendaient y tenir leur réunion à l’abri des regards, au sous-sol de l’établissement. Cette réunion n’était d’ailleurs pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agissait de celle de Génération Identitaire. Mais voilà que vers 20h, un groupe d’une quinzaine de perturbateurs déboule. Ni une ni deux, les convives qui entendaient rire aux blagues racistes et sexistes pleurent à cause des bombes lacrymogènes, tandis que des cacatovs volent dans les airs. Des cacatovs, vous savez ?, ces sacs remplis de merde que les forces de l’ordre reçoivent dans la gueule depuis quelques mois tous les samedis. Alexandre, le gérant du bar, parle aussi d’un trou fait dans le mur avec une batte de baseball. Toujours est-il que ce merdeux qui entendait s’enrichir avec les idées d’extrême-droite en est maintenant pour ses frais. L’ennemi a des noms et des adresses, il est même possible de lui rendre visite… chacun à sa manière.

 

Divonne-les-Bains (Ain), France : Tags sur l’Hôtel de Ville contre le projet d’usine de mise en bouteille d’eau – 11 avril 2019

Publié le 2019-04-12 08:15:05

Dans la nuit de mercredi 10 à jeudi 11 avril, l’hôtel de ville de Divonne-les-Bains a été recouvert de nombreux tags sur plusieurs façades du bâtiment.

La raison de cette visite vandale est le projet d’usine de mise en bouteille d’eau de la ville, vieux depuis près de trente ans et dont le chantier vient tout juste de commencer. 

Chiché Architectes, cabinet basé à Lausanne (8, Rue des Terreaux), a signé les plans de la future usine d’embouteillage située chemin du Marais, hameau d’Arbère, à Divonne. Le bâtiment moderne a été baptisé “Iceberg” car une grande partie de l’activité se fera sous terre et sa forme fait penser à un glacier.

« L’idée date de 30 ans. Mais la réalisation du projet d’embouteillage de l’eau de Divonne commence juste. En 2016, un duo d’investisseurs à la tête d’une SAS dénommée Andrénius signait un accord avec la mairie de Divonne-les-Bains (Ain) pour mettre en bouteille l’eau classée minérale naturelle depuis 1994 et exploiter sa marque ».

L’entreprise prévoit notamment de pomper 80 m3 par heure (et 900 000 m³ par an) dans la nappe phréatique (Le Dauphiné Libéré, 02.04.2019).

Ce à quoi ressemblera cette nouvelle monstruosité de leur monde de profit et de saccage de la planète

 

Verdun (Meuse), France : La CAF perd sa borne automatique – 6-7 avril 2019

Publié le 2019-04-12 08:15:06

Le 10 avril 2019, L’Est Républicain nous apprend que la borne automatique de la CAF installée début mars sur le fronton de l’accueil a été fracassée durant le week-end. Ce sont les employés de cet organisme de flicage social qui ont découvert la vitre de l’appareil brisée. Le coût de cette acte de destruction est estimé à environ 15.000 euros.

Dans le même article, l’organisme rappelle que « ce n’est pas la première fois que les locaux verdunois de la CAF sont la cible de vandalisme ». « Par le passé, la boîte aux lettres a été détruite et des coups de pied ont déjà été mis dans la porte […]

 

Aiglepierre-Mouchard (Jura), France : Trois pour le prix d’un – 8 avril 2019

Publié le 2019-04-12 08:15:10

Mouchard, n. m.
1. (Familier) Espion, indicateur pour la police.
2. Appareil doté d’un logiciel permettant d’espionner et d’enregistrer les conversations, les déplacements etc. d’autrui.

La fière commune d’Aiglepierre, dans le Jura, est moins connue que sa proche voisine qui porte le triste nom de Mouchard. Hasard ou coïncidence, on apprend par le journal ironiquement nommé Le Progrès, que « vers 2 h 30 dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 avril, les relais situés au lieu-dit Au Belu à Aiglepierre ont été incendiés. La piste criminelle est clairement envisagée par les gendarmes, les grillages présents autour de la zone ont été sectionnés. »

Depuis lundi, ces trois relais de télévision et de téléphonie mobile n’émettent donc plus (TDF, Bouygues Telecom et les autres opérateurs qui s’étaient greffés dessus). « Il y a énormément de travail pour réparer les installations. Nous ne savons pas quand le réseau pourra être rétabli » explique le maire dépité suite à ce sabotage qui occasionne une coupure du réseau jurassien sur plusieurs communes d’Aiglepierre jusqu’à Mouchard.

Que ce soient justement les Muscadiens et les Muscadiennes qui sont privés de leurs mouchards technologiques favoris sur grands comme petits écrans, c’est vraiment le comble !

Bians-les-Usiers (Doubs) : La cabane de chasse saccagée

Publié le 2019-04-12 08:36:04

extrait de L’Est Républicain / mercredi 10 avril 2019

L’hiver à peine dans le rétroviseur, la cabane des chasseurs ne pourra pas faire profiter les promeneurs et les amoureux de la nature de son accueil chaleureux. Ce chalet, qui appartient à la commune de Bians-les-Usiers et est entretenu par l’association des chasseurs du village, a été victime d’un acte de vandalisme. Dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 avril, des personnes ont cassé plusieurs vitres pour s’introduire dans le local et saccager l’intérieur. […]

Gênes (Italie) : Des véhicules de Poste Italiane attaqués

Publié le 2019-04-12 08:37:04

reçu par mail / jeudi 11 avril 2019

 » Nos morts sont nombreux, mais vous n’avez pas pu détruire l’Anarchie. Ses racines sont profondes : elle est née au sein d’une société pourrie qui s’affaisse ; elle est une réaction violente contre l’ordre établi ; elle représente les aspirations d’égalité et de liberté qui viennent battre en brèche l’autoritarisme actuel. Elle est partout. C’est ce qui la rend indomptable, et elle finira par vous vaincre et par vous tuer. »
Ravachol

Les gouvernements de hier et d’aujourd’hui se succèdent, avec les politiques néocoloniales et assassines du néolibéralisme. Qu’ils parles d’accueil ou qu’ils nourrissent xénophobie et racisme, les pays européens et tous les gouvernements occidentaux à capitalisme avancé ont favorisé et financé des guerres ou bien ils ont crée des situations de déstabilisation sociale, là où cela sert à la conservation des intérêts du commerce de pétrole, d’armes et des minéraux. Les conséquences de ces politiques mortifères sont gérées aujourd’hui avec une main de fer, avec la fermeture des frontières et des ports et avec déportations, assassinats en mer et arrestations aux frontières.

Les lois italiennes produisent des « irréguliers », hommes et femmes soumis tout le long de leurs vies au chantage, à l’exploitation et à l’esclavage, pour une société dans laquelle la richesse est de plus en plus polarisée.

Le gouvernement italien maintient des accords avec le libyen : il le fournit en instruments pour patrouiller ses côtes et il collabore à la construction de camps où mercenaires et matons, endoctrinés par les Carabinieri italiens, torturent, violent et tuent systématiquement.

Dans la nuit du 10 au 11 avril, on a attaqué des véhicules de Poste Italiane. On n’oublie pas le rôle direct et lâche de Poste Italiane dans la déportation des migrants. Ce geste est une petite forme de vengeance.

Solidarité avec ceux qui luttent contre ce système d’exploitation et contre la violence de l’État.
Solidarité révolutionnaire violente avec les compagnons et les compagnonnes prisonnières partout dans le monde.
Un doux souvenir pour les compagnonnes et les compagnons tombés au combat.
Enfin, courage à tous les compagnons et compagnonnes qui sont en cavale, ces lignes sont pour vous. Bon vent !

Anarchistes pour la solidarité internationaliste

La loi « anticasseurs » et le cache-misère droit-de-l’hommiste

Publié le 2019-04-12 08:37:04

Le Monde / jeudi 11 avril 2019

La loi dite anticasseurs, portée par le gouvernement sur fond de crise des « gilets jaunes », a été promulguée par Emmanuel Macron et a été publiée au Journal officiel jeudi 11 avril. Le texte, définitivement adoptée par le Parlement en mars, avait été partiellement censuré début avril par le Conseil constitutionnel. Ce dernier n’avait pas validé un article-phare – et très critiqué – qui donnait notamment à l’autorité administrative le pouvoir d’interdire de manifestation toute personne présentant une « menace d’une particulière gravité pour l’ordre public ». [Mais pas de panique, brave gens ! Les Sages ne vont pas laisser vos villes aux mains des barbares. S’ils ont supprimé un article, c’est bien pour faire passer les autres – et l’esprit d’ensemble : celles et ceux qui manifestent sont les ennemis de l’État et ils faut les traiter comme tels (et puis, pourquoi s’emmerder à interdire de manif untel ou unetelle ? Le Préfet interdit carrément toute manif dans un périmètre donné et voilà, le tour est joué); NdAtt.]

Inspirée de l’interdiction de stade, cette mesure préventive qui s’accompagnait d’une inscription au fichier des personnes recherchées (FPR), avait été dénoncée comme allant contre les libertés d’aller et venir, et le droit d’expression collectif et de réunion, qui sont protégés par la Constitution.
Le Conseil constitutionnel a, en revanche, validé les deux autres dispositions controversées de la loi : l’article 2, qui autorise les fouilles de sac et de véhicule dans les manifestations et à leurs abords sur réquisition du procureur, et l’article 6, qui crée un délit de dissimulation volontaire du visage puni d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. […]
Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, a salué sur Twitter « un texte qui protège les Français face à l’insécurité et la violence. Un texte qui protège nos institutions [effectivement; NdAtt.] et nos [oui, les vôtres; NdAtt.] libertés ».

Rome : Dommages contre le mouvement pro-vie

Publié le 2019-04-12 08:37:05

Résultat de recherche d'images pour "vierge marie pleur"Par une nuit sombre et orageuse, marchant le long de Viale Manzoni, une poignée de clous et un tube de colle protégés par un parapluie décidèrent de faire des dégâts et se glissèrent dans le verrou d’un siège du mouvement pro-vie.
Les dégâts furent légers mais la joie était grande et ils pensaient ‘ils aimeraient le faire de nouveau.
Contre la famille, l’Etat et l’Eglise.
Nous décidons de notre corps.
Rome, le 4 novembre 2019

 depuis https://roundrobin.info

Paris : Orange comme les flammes

Publié le 2019-04-13 07:30:03

reçu par mail / vendredi 12 avril 2019

La nuit du 10 au 11 avril on a cramé une voiture d’Orange, rue Planchat (Paris 20).

Portables, antennes relai, ondes électromagnétiques, connectés en permanence, contrôle sur nos vies, des vies de plus en plus virtuelles, vécues à travers des écrans de toute sorte… assez!

Détruisons ce qui nous empoisonne et nous abruti !

Une pensée pour celleux qui luttent contre nuisances et contrôle.
Une pensée pour les anarchistes qui font face à la répression, les inculpés de l’opération Scripta Manent en Italie et tout.te.s les autres partout dans le monde.

Des étincelles

[in english][in italiano]

Ce qu’ils ne vous disent pas. Liberté pour Tommy

Publié le 2019-04-13 10:20:04

Dans la matinée du mercredi 10 avril, a eu lieu le procès contre Tommy, l’un de nos compagnons qui a tenté de résister à une arrestation policière sous la maison d’un fasciste (qui, les jours précédents, avait fait preuve de quelques lâches provocations) vendredi 5 avril dans l’après-midi. Devant un tribunal militarisé, un groupe de compagnons a exprimé sa solidarité en réaffirmant qu’il est juste d’attaquer la police et les fascistes. Pendant le rassemblement, quelques journalistes ont essayé de rendre hommage à leur travail d’infâmes (bien protégé par la police) et quelques insultes ont volé, surtout pour la célèbre journaliste de « La Provincia » Francesca Morandi, se confirmant comme l’avant-garde des pennivendoli* de notre régime.

Au bout d’une heure environ, la sentence a été prononcée : un an, huit mois et dix jours d’emprisonnement pour Tommy pour des accusations de résistance, dommages aggravés, blessures, menaces et outrage. Dans les prochaines heures, nous verrons si la demande de libération sera accordée, s’il purgera sa peine à domicile ou s’il restera en prison.

Après la sentence, quelques réfractaires de l’autorité ont marché dans les rues du marché, en tractant et en allant trouver le bien-aimé maire Galimberti devant son siège électoral avec une douce musique de protestation. Nous nous sommes également arrêtés à l’endroit où Tommy a été arrêté, réitérant notre complicité avec le compagnon et notre haine pour les fascistes, sans oublier quelques petits cadeaux sur la porte d’entrée de la merde fasciste (un lieu qui s’est magiquement transformé en bar pour la presse locale).

En remerciant tous les amis, compagnons et compagnonnes qui ont apporté leur précieuse solidarité à Tommy, il ne reste plus qu’à réitérer : « …contre les flics et les fascistes, plus de vitres cassées ! Renversons ce monde..Tommy libre ! Tous  et toutes libres ! ».

 

* Pennivendoli : écrivains-vendus, personne qui se met au service de qui lui procurera le plus d’avantages économiques et autres.


Mise à jour :

le juge a rejeté la demande de libération de Tommy.

Pour lui écrire :

Tommaso Fontana C.C. Ca del Ferro Via Palosca 2, 26100 Cremona

 

Tommy libre ! Liberté pour tous !

 

Depuis csakavarna.norg

LA RUE OU RIEN

Publié le 2019-04-13 13:02:11

(Source: twitter.com)

Crève la France, vive la révolution !

Publié le 2019-04-13 13:02:13

Des mois après le début du "mouvement des Gilets-jaunes", la rage rencontrée dans la rue ainsi que les différentes pratiques qui s’y sont développés (destruction de structures capitalistes ou étatiques, affrontements avec la police, pillages, vague de sabotage diffus, divers tentatives de blocage des autoroutes ou des rond-point etc.) côtoient des traits politiques plus problématiques (drapeaux français, marseillaise chantée en cœur, discours travailliste et citoyenniste, sexisme, racisme etc.)



Ce tract diffusé dans les rues de Paris lors de l’acte XX part de ce constat, que d’une part les pratiques qui se développent dans ce mouvement semblent ouvrir la possibilité d’une critique radicale du monde tel qu’il existe actuellement, mais que, d’autre part, les expressions politiques qui en ressortent font majoritairement appel à un imaginaire populiste et réformiste. Ce tract se propose donc d’élargir la critique.

Parce que les actes ne sont pas séparés des idées et inversement.
Le tract en pièce-jointe.

Gilet-jaune : est-tu citoyen ?

Le citoyen vote.
Le député fait la loi. Le flic la fait respecter.
Le juge punit qui ne la respecte pas.
Le propriétaire s’enrichit sur ta fatigue.
Le père de famille te met dans le droit chemin.
Et pour te faire avaler tout ça, les journalistes te refourguent des scoops E-X-C-L-U-S-I-F-S, les intellectuels pensent à ta place, les blouses blanches te filent des médocs.

Mais c’est logique : c’est leur métier. Et toi qui es citoyen, tu votes aussi pour ça.

Tu as beau invoquer le PEUPLE, la FRANCE, ils ne sont que des concepts, des mots qui te font accepter l’ennui quotidien, l’horreur partout.
La France, c’est la colonisation, les guerres, les massacres, les frontières...

Et paradoxalement, quand tu sors de chez toi en colère contre le gouvernement, tu brandis ce drapeau français, tu chantes cette bonne vieille marseillaise.
Tu fais ce qu’on aimerait que tu fasses : couper une branche de l’arbre, porter fièrement le tronc.

Or, les racines sont pourries depuis bien longtemps :
De Gaulle, Mitterrand ou Macron, c’est le même État, le même contrôle sur nos vies.

Le président change, les flics restent. Car il en faut bien quelques-uns pour maintenir l’ordre en place : protéger les propriétaires et leurs biens, mettre les réfractaires au travail ou en cellules.

Alors quand le flic te gaze ou te matraque, il est comique de crier que tu es citoyen, français, démocrate ou républicain. Car c’est cette même démocratie qui t’insulte et te condamne. Celle-là même qui traque les sans-papiers après avoir pillé les terres aux quatre coins de la planète.

Car pour celle qui n’a pas le bon bout de papier ni assez de billets dans la poche, c’est les frontières partout, les rafles, la prison, le racisme. En bref, la violence des regards et des matraques.
Et pas si loin d’ici, comme à Vincennes, les Centres de Rétention Administrative.

Tant qu’il y aura des papiers et de l’argent, il n’y en aura jamais assez pour tout le monde. Mais toujours suffisamment pour nous faire courir derrière.

Le problème, c’est pas l’immigration, c’est les États.
Le problème, c’est pas Macron, c’est la démocratie.
Le problème, c’est pas la fin du mois, c’est l’argent.

L’autorité sera toujours ennemie de la liberté.
De la tienne, de la nôtre.

Crève la France, vive la révolution !

Doxxer l’Agence des services frontaliers du Canada

Publié le 2019-04-13 16:08:05
Avr 132019
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Tout comme ICE, aux États-Unis, l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) opère une force de déportation arrachant les migrants de leurs ami.es et de celleux qui les aime à tous les jours au nom de la loi d’un État-nation colonial. Bien qu’il soit brutal et bien organisé, ce système d’immigration n’est pas une machine sans visage. Les agent.e.s qui exécutent ses fonctions vitales ont des noms et des adresses, ce qui nous concerne aujourd’hui. Du moins, leur noms.

En préparation du prochain 1er mai sans frontières, vous trouverez ci-dessous les noms de tous les membres de la division de l’exécution et du renseignement de la branche opérationnelle québecoise de l’ASFC, catégorisé par titre du poste. Cette information vient d’une réponse à une demande d’accès à l’information publiée par le compte Twitter @cdnati, n’ayant aucun lien avec nous. Ces documents, en lien ici, contiennent les noms de tous les employé.e.s de l’ASFC à travers le Canada. Les chartes organisationnelles ci-dessous datent de novembre 2017.

Nous souhaitons que ces informations servent de ressources pour une diversité de projets opposant le système frontalier. Qu’un « Agent d’application des lois intérieures » en particulier ou qu’un « analyste du renseignement » soit un suprémaciste blanc actif, qu’il n’ait pas d’objectif politique clair et pense que son travail est un travail comme un autre, ou même qu’il ressente de la honte et qu’il ait des remords par rapport à son travail, les activités continues de ces agent.e.s au sein de l’ASFC mettent à risque les migrant.e.s et leurs communautés.

Il n’est pas surprenant que des gens identifient ces agent.e.s et clarifient que leur rôle dans un système colonial violent et raciste ne sera pas toléré.

Love & rage,

des anarchistes

Enquêtes et déportations

Superviseur.e.s d’exécution de la loi des service intérieurs
  1. Cathy Chan
  2. Shawn Erridge
  3. Eric Gagnon
  4. Daniel Godin
  5. Genevieve Gratton
  6. Tonina Iermieri
  7. Leon Kabongo Katalay
  8. Roberto Mancini
  9. Audrey Sawyer
  10. Louise Starnino
  11. Valerie Surpris
  12. Miruna Vasilescu
Agent.e.s d’exécution de la loi des service intérieurs
  1. Karine Amato
  2. Francis Bard
  3. Catherine Barthelemy
  4. Reed Barthelemy
  5. Carole Bergeron
  6. Josée Blackburn
  7. Karine Blackburn
  8. Daisy-Ivy Bode
  9. Daniel Bordeleau
  10. Daniel Eduardo Borja Torres
  11. Stéphane Boudreau
  12. Mina Boukdjadja
  13. David Bowles
  14. Maryse Breault
  15. Dominic Brisebois
  16. Valeriano Cassetta
  17. Roger Casseus
  18. Benoit Chausse
  19. Jean-Luc Day
  20. Mathieu Dépatie
  21. Steven Derick
  22. Patrick Desjardins
  23. Daniel Deslauriers
  24. Josiane Desnoyers Gaulin
  25. David Dickson
  26. Antoine Doyon
  27. Alexandre Duchaine
  28. Luc Ferlatte
  29. Dominique Fillion
  30. Sébastien Fortin
  31. Michel Gagnon
  32. Patricia Garofano
  33. Nicolas Geoffroy
  34. David Ghilarducci
  35. Vincenzo Giobbi
  36. Nicolas Girard
  37. Matthew Goodsell
  38. Nadine Gregoire
  39. Penelope Gutierrez
  40. Simon Halle
  41. Josée Hogue
  42. Alexandre Horvath Callender
  43. Goulnara Iskakova
  44. Pascal Jacques
  45. Nadia Jarwa
  46. Jeff Jean Baptiste
  47. Isabelle Joseph
  48. Tarrah Khan
  49. Henry Kwan
  50. Eric Lacombe
  51. Eric Lafreniere
  52. David Laroche
  53. Francois Légaré
  54. Normand Lesperance
  55. Louis Lessard
  56. Francis Letellier
  57. Liette Malenfant
  58. Nancy Marois
  59. Jessica Martin
  60. Véronique Massignani
  61. Adlane Merioud
  62. Caroline Messier
  63. Martin Meunier
  64. Josée Moreau
  65. Matthieu Ouellon
  66. Alfred Pichard
  67. Roberto Raschella
  68. Nadine Sarette
  69. Esther St-Onge
  70. Aristophanes Tsiampouras
  71. Edith Turcotte
  72. Kari Warren
  73. Chrisandra Watson
Agent.e.s d’exécution
  1. Chantal Bissonnette
  2. Stéphanie Bousquet
  3. Catherine Chilakos
  4. Natacha Da Silva
  5. Bruno Estebeteguy
  6. Snejinka Koen
  7. Marie-Claude Turgeon
  8. Isabelle Valade
  9. Dominik Verville
Conseiller.e.s en immigration
  1. Sandrine Chapados
  2. Linda Coulombe
  3. Nathalie Daoust
  4. Julie Plouffe
Assistant.e.s d’enquête
  1. Nadine Behnam
  2. Lyne Bellisario

Renseignement

Directeur.trice.s de programmes régionales
  1. Gabriel Duteau
  2. Adriano Giannini
  3. Jimmy Giguere
  4. Nicolas Légaré
  5. Silvain Loiselle
  6. Khalid Meniai
  7. Danielle Pouliot
Agent.e.s de renseignement
  1. Harinder Bhangoo
  2. Julie Charette
  3. Francois Comeau
  4. Chantal Coulombe
  5. Pierre Fortier
  6. Daniel Gariepy
  7. Serge Goneau
  8. Melanie Granger Meunier
  9. Justin Hawkins
  10. Denis Hetu
  11. Ann Joly
  12. Jeanne L Heureux
  13. Mathieu Lachance
  14. Suzanne Laferriere
  15. Richard Lamoureux
  16. Lyne Landry
  17. André Latour
  18. Lucie Leblanc
  19. Robert Leduc
  20. Silvain Loiselle
  21. Benoit Marchand
  22. Eric Martineau
  23. Hugo Morissette
  24. Eve Morrier
  25. Karine O’Connor
  26. Jeremy Pearce
  27. Sébastien Pelletier
  28. Martin Prud Homme
  29. Yannick Riopel
  30. Jessica Robichaud
  31. Louis Sanson
  32. Mark Solomon
  33. Mario St Denis
  34. Marcel Theberge
  35. Roberto Villa
Analystes du renseignement
  1. Anna Biello
  2. Marie-Julie Bouffard
  3. Manon Brunet
  4. Karine Caron
  5. Francois Chamberland
  6. Marie-Josee Delorme
  7. André Desgreniers
  8. Charles Dudemaine
  9. Nelson Guay
  10. Frédéric Letarte
  11. Barbara Martel
  12. Linda Ouellet
  13. Jean-Francois Pinard
  14. Scott Ramaglia-Mega
  15. Julie Roy
Chercheurs de renseignement
  1. Kenneth Alarcon Vilchez
  2. Éric Coutu
  3. Victoria Do Rosario
  4. Lucia Graziani
  5. Sylvie Grégoire-Trudel
  6. Hicham Kahwaji
  7. Sebastien Lavergne
  8. Mélanie Nizza
  9. Nancy Racine
Commis au renseignement
  1. Denise Lecavalier
  2. Dimitri Levin
  3. Maria Paula Manzanares

Audiences et détentions

Directeur.trice.s de programmes régionales
  1. Melanie Gosselin
  2. Isabelle Trottier
  3. Sandra Guilmette
  4. Lyne Campbell
Agent.e.s d’audience
  1. Lisa Abraham
  2. Josee Barrette
  3. Jean-Claude Bastien
  4. Jean-Christophe Berthold
  5. Josée Blackburn
  6. Chantal Boucher
  7. Myriam Paris Boukdjadja
  8. Maude Brais
  9. Maxime Brodeur
  10. Daphnee Clement
  11. Lucie Cliche
  12. Ariane Cohen
  13. Salvatore D’Aloia
  14. Jean-Francois David
  15. Miriam Ettinger
  16. G Guerrier
  17. Phoebee Jean-Pierre
  18. Sylvie Lacaille
  19. Marie-France Lambert
  20. Alexandre Lampron
  21. Anthony Lashley
  22. Melanie Leduc
  23. Farah Merali
  24. Mike Milette
  25. Valery Naamo
  26. Sonia Parsakhian
  27. Lyzann Penwarm
  28. Jessica Plourde
  29. Isabelle Poulin
  30. Zofia Przybytkowski
  31. Nadine Saadé
  32. J-D Saint-Pierre
  33. Karine Santerre
  34. Chantal Sarrazin
  35. Léa Adrienne Spigelski
  36. Gabriele Spina
  37. Ludmilla St Sauveur
  38. Ewa Staszewicz
  39. Anne-Renée Touchette
Assistant.e.s d’audiences
  1. Marylyn Andrada
  2. Beverly Beauchamp
  3. David Bouchard
  4. Fanta Camara
  5. Ketly Castel
  6. Mario Chabot
  7. Marthe Contre
  8. Anica Felicin
  9. France Fortin
  10. Diane Francoeur
  11. Daniel Hurtubise
  12. Jenneil Ifill
  13. Margaret Jones
  14. B Lebel
  15. Arnold Ng
  16. Arnaud Normand
  17. N Okbi
  18. Linda Pelletier
  19. Line Piche
  20. Sebastien Plourde
  21. Sébastien Roy
  22. Sabrina Soria
  23. Peggy Pik Wah Woo
Conseiller.e.s d’audiences
  1. Naomi Alfred
  2. Krystel Baaklini
  3. Nathalie Belanger
  4. Nada Berechid
  5. Brigitte Bilodeau
  6. Josée Cholette
  7. Michèle-Andrée Cromp
  8. Stéphanie Doiron
  9. Josiane Gauthier
  10. Nathalie Guillaume
  11. Natacha Jankovics
  12. Johanne Laforce
  13. Marie Chantal Laroche
  14. Patricia Papanagiotou
  15. Martin Rémillard
  16. Sylvie Roy
  17. Nathalie Sabourin
  18. Yan Ste Croix
  19. Michèle Théroux
  20. Lien Danielle Tremblay
  21. Alain Vadeboncoeur

Enquêtes criminelles

Directeur.trice.s de programmes régionales
  1. Genevieve Cogne
  2. Hathia Brillon
  3. Peter Storr
  4. Éric Béliveau
  5. Sébastien Foisy (Montréal)
Enquêteur.e.s (** = Montréal)
  1. Eric Allard
  2. M Aubry
  3. Annie Aubut
  4. Claude Beausejour
  5. Calvin Bedros
  6. Patrycja Brones
  7. Jean-Francois Carrier
  8. Shirley Cavanagh**
  9. Sandra Chaillou
  10. Christina Chiechi**
  11. Daniel Cote
  12. Jeremie Dion
  13. Marie-Josee Dionne
  14. Tony Dos Santos
  15. Stéphane-Patrick Dubuc
  16. Caroline Faille**
  17. Estelle Forget
  18. John Gagnon**
  19. Claudine Gariépy
  20. Sabrina Gauthier**
  21. Francois Julien Girard
  22. David Giroux
  23. Stéphane Guitard**
  24. Isabelle Jamison
  25. Alexandre Lefebvre
  26. Christine Levac
  27. Danielle Masson
  28. Edmund James Mclaughlin**
  29. Anthony Mercier
  30. Veronique Moreau
  31. Jocelyn Nadeau-Lapensée
  32. Patrick O Neill
  33. Sylvie Paquette
  34. Marie France Parent**
  35. Richard Patenaude
  36. Martin Pelletier**
  37. Michele Proulx
  38. Guy Ratte
  39. Philippe Recupero
  40. V Sabourin
  41. Mariejosee Simard**
  42. Stephanie St Pierre
  43. Nathalie Surprenant**
  44. Sylvie Thibeault**
  45. Pascale Trachy
  46. Isabelle Trinque
  47. Brigitte Watkins
Commis de supports d’enquêtes
  1. Denise Boivin
  2. S Bombardier
  3. Adela Lemus
  4. G-V Revatta
  5. Nathalie Roy

Direction*

Directrice

Annie Beausejour

Assistant.e.s directeur.trice.s
  1. Éric Caron (Enquêtes criminelles)
  2. Christine Groleau (Audiences et détentions)
  3. Maurizio Mannarino (Enquêtes et déportations)
  4. Alain Surprenant (Renseignement)

*La majorité de ces noms sont déjà publiquement accessibles.

Divers

Assistant.e.s de service C et I
  1. Masha Abdulhaq
  2. Jean-Francois Aubé
  3. Neelam Bansal
  4. Alexandre Baril
  5. Sébastien Bois
  6. Valérie Brodeur
  7. Valérie Brunet
  8. Sophie Cauchon
  9. Diane Colella
  10. Myriame Denis Charles
  11. Alain Desgagné
  12. Annie Francoeur
  13. Mirlène Gilles
  14. Marie Guenette
  15. Deborah Loverso
  16. Giovanna Marigliano
  17. A Mastrogiacomo
  18. Cong Minh Nguyen
  19. Benjamin Nicolas
  20. Daniel Nobert
  21. Julie Pilon
  22. Caroline Veillette
  23. Jocelyne Yeon
Assistant.e.s de bureaux/Assistant.e.s administratifs/Officier.e.s administratifs
  1. Sophie Archambault
  2. Julie Bois
  3. Francine Bres
  4. Judith Gosselin
  5. Céline Grégoire
  6. Diane Hachey
  7. Assunta Iasenzaniro
  8. Pauline Paradis
  9. Émilie Pélissier
  10. Diane Perron
  11. Lise Régnier
Commis d’obligation général
  1. Robert Leblanc

Berlin (et partout) : Mai subversif – Contre toutes les prisons, avec et sans murs

Publié le 2019-04-13 16:08:06

Prisonsociety [traduction française reçue par mail] / vendredi 22 mars 2019

Solidarité et complicité internationales avec les prisonnier-es et les inculpé-es anarchistes

voici une proposition d’étendre le 1er mai 2019 berlinois à un mois entier de solidarité. que ce soit avec des événements, des discussions ou des attaques directes, attiser la tension et la conflictualité en chaque individu.

l’histoire de la misère quotidienne a plusieurs visages: des gens qui sont virés de leur appartement, car sous le capitalisme un appartement est un produit; des personnes qui deviennent « illégales », parce qu’un quelconque papier de merde n’est plus valide; des visages d’ennui, qui phasent sur des smartphones, qui vont au travail comme des zombies, précaires qui tentent d’une façon ou d’une autre de ne pas couler; ou bien celleux qui se retrouvent à l’intérieur des murs d’une taule, pour ne pas s’en être tenu-es aux règles du capital et de l’état. La société existante repose sur les frontières et les papiers, sur les contrôles, la surveillance en prison, sur l’exploitation et l’aliénation, l’argent, la propriété et le pouvoir. Chacun-e deale comme iel peut avec cette misère quotidienne. Que ce soit par l’hébétude sociale, par des shot de dopamine devant un ordi ou un smartphone, par des drogues, de l’alcool et des « fêtes », ou en trouvant des abri, des failles, pour endiguer la misère.

la subversion sociale et l’insurrection sont une proposition anarchiste pour aller à l’encontre de la misère quotidienne et d’une société, qui construit une prison à ciel ouvert. La proposition de l’auto-organisation, de l’attaque directe et des révoltes collectives et individuelles, n’est pas une proposition « en réaction à », mais bien une offensive, une attaque contre les structures de la domination. Si le 1er mai berlinois est réinvesti par des anti-autoritaires et anarchistes, nous proposons d’étendre cette journée à un mois entier. Il s’agit d’une proposition de s’emparer à nouveau de sa propre dignité à travers l’attaque directe, la propagation d’idées autodéterminées ou l’accumulation d’attaques.

la propagande directe d’un monde sans exploitation ni oppression se pose comme l’ennemi de toustes celleux qui profite de la domination et la protège. ennemi de tout pouvoir et de toute domination. contre les flics en uniforme et les citoyens-flics. contre le tribunal, la banque et le patron, les fascistes de rue ou de salon, contre toute politique et contre la gauche réformiste. comme l’ennemi de la taule, de la machine à expulser et du progrès technologique, qui participe à faire de la société une prison sans murs.

l’idée et le désir d’une société basée sur la libre association et l’autodétermination, sans état ou structure hiérarchique, se heurte aux frontière et aux murs. néanmoins et pour cette raison, des anarchistes se retrouvent sur la banc des accusé-es, en fuite ou bien en taule. et c’est régulièrement que l’état tente de les diffamer en les taxant de terroriste, pour les isoler de la société (et par là isoler la tension vers un monde éloigné de la logique capitaliste)

ici suit une liste non-exhaustive de situations répressives actuelles en Europe:

en italie, l’état (avec un premier ministre fasciste) procède à plusieurs opérations policières contre des anarchistes:
-3 anarchistes ont été incarcérés à florence dans le cadre de l’opération « panico »
-en février, 14 personnes ont été incarcérées à Turin et Trente. accusé-es d’association subversive, d’incitation au crime, et de possession, fabrication et transport d’explosifs dans un lieu publique.
-pendant ce temps le réquisitoire du procès de l’opération « scrita manent » est tombé, le parquet demande en tout 204 années de taule (de 6 à 30 ans pour les différent-es accusé-es)

à zurich, le 29 janvier, un compagnon anarchiste a été arrête dans la rue et placé en détention provisoire. il lui est reproché: incitation à des actes délictueux, en lien avec la lutte contre de nouvelles prisons, l’incendie de voitures de l’armée suisse et d’une tour de radio de police. un autre compa est recherché par la police et en cavale depuis deux ans.
à basel, en juin 2016, 18 personnes ont été accusées (dont 15 condamnées) pour avoir participé à une manif sauvage, durant laquelle plusieurs attaques ont eu lieu, entre autres contre une centrale de police, une filiale de la banque UBS, différente assurances et le tribunal pénal. quand des flics se sont ramenés, ils ont été accueillis par des caillasses et des bouteilles.

depuis avril 2016, l’anarchiste Lisa se est incarcérée (d’abord en allemagne puis en espagne). un braquage de banque à Aix la chapelle lui est imputé.
l’anarchiste Thomas Meyer-Falk est en taule depuis 1996 (pour l’heure à la JVA de Freiburg), après avoir été jugé pour la braquage d’une banque. l’état allemand le maintient prisonnier en invoquant une détention de sûreté.
à hambourg le compagnon Loïc, qui vient de France, est détention préventive. il lui est reproché d’avoir participé, pendant le G20, à un attroupement énervé, qui a passa par la elbchaussee, attaquant diverses propriétés de riches, le tribunal et des infrastructures capitalistes.

en belgique, le 29 avril a commencé le procès contre 12 anarchistes, à qui 14 délits sont imputés. il s’agit d’attaques, ayant particulièrement eu lieu dans le contexte d’une lutte contre un centre de rétention et la construction d’une nouvelle prison à Bruxelles.

montrer une solidarité tangible pour toustes les anarchistes inculpé-es et condamné-es signifie continuer à porter le rêve d’un monde sans domination, et l’exprimer en pratique. pour que des cœurs continuent de s’embraser

« quand la lutte pour la liberté est un délit, alors l’innocence est vraiment la pire des choses qui soit » tiré d’un tract se référant au procès contre les anarchiste en belgique

avec la tête haute contre les griffes de l’état – que ce soit en cavale, contre la misère quotidienne, en taule, entouré-es de murs ou bien dans cette société-prison.

feu à toutes les prisons, avec et sans murs

Valence, Drôme:Évasion à partir du Centre Hospitalier de Valence

Publié le 2019-04-14 07:57:05

Rien n’empêche le désir de liberté

Vendredi 12 avril au matin, les gendarmes de la Drôme ont interpellé cinq malfaiteurs soupçonnés d’être impliqués dans de multiples cambriolages.
Quatre ont été placés en garde à vue et un a été conduit au centre hospitalier de Valence car il a été blessé lors de son interpellation.

Il saute de 6 mètres de haut

Samedi 13 avril, alors qu’il devait quitter l’établissement de santé afin d’être à son tour placé en garde à vue, il a faussé compagnie à son escorte. Il n’a pas hésité à se jeter d’une des fenêtres de l’hôpital, d’une hauteur de six mètres, avant de prendre la fuite.

Les gendarmes sont immédiatement partis à sa recherche. Un déploiement qui s’est étendu jusque dans la zone pavillonnaire voisine du centre hospitalier, avec notamment le renfort d’un chien de piste. Mais hier soir, les forces n’avaient aucune trace du fuyard.

d’après la presse le 14/04/2019

Soirs de pleine lune… et vacarme nocturne

Publié le 2019-04-14 09:56:03

Des loups-garous sont de sortie pour mordre à pleine dent la domination, qui n’en finit pas d’étendre son emprise à chaque coin de rue.

Au-dessus de la rue de la Madeleine, les vitres du bureau de la SAIMB, société immobilière dont la directrice n’est autre que Danièle Poissenot (en charge de la sécurité urbaine au sein de la municipalité), cèdent sous le poids des pavés. Il y a un peu plus d’un an, cette entreprise exigeait l’expulsion d’un local occupé par des migrants et leurs soutiens rue d’Arènes.

Puis à quelques mètres, rue des Frères Mercier, la façade vitrée de l’espace de co-working « ‘La Maison Madeleine », est fracassée de la même façon. « Anti-bourgeois », « anti-travail », comme disaient des tags sur sa vitrine il y a peu)

Que les spécialistes de la chasse aux pauvres et aux sans-papiers se méfient… Les loups-garous ont les dents affûtées et aiment se balader de temps à autre dans les quartiers de la ville en pleine revalorisation… Et il se pourrait qu’ils reviennent frapper à tout moment, sans crier gare…

 

Anarchisme anti-gauche : chasser le gauchisme dans l’intention de le détruire

Publié le 2019-04-14 09:57:04

En partant de l’évidence de l’économie, la critique marxiste décrypte peut-être le fonctionnement du système de l’économie politique, mais en même temps, il le reproduit comme un modèle. Il n’y a pas de mode de production, ni de production dans les sociétés primitives. Il n’y a pas de dialectique ni d’inconscient dans les sociétés primitives.
Le marxisme est la projection de la lutte des classes et du mode de production sur toute l’Histoire; il est la vision d’une « liberté » future basée sur la domination consciente de la nature. Ce sont-là des extrapolations de l’économie. Dans la mesure où elle n’est pas radical, la critique marxiste est vouée malgré elle à reproduire les racines du système de l’économie politique.

Le miroir de la production

Le gauchisme n’est pas seulement mortel de par sa monotonie, il est littéralement mortel dans sa pratique et sa mise en œuvre. Au XXème siècle, l’Union Soviétique a massacré près de vingt à quarante millions de personnes lors de la création de son empire communiste (certaines estimations dépassent les cinquante millions, mais sont difficilement vérifiables car lorsque les personnes étaient envoyées dans les camps, les soviétiques effaçaient souvent toutes traces de leur existence) ; le « Grand Bond en avant » de Mao Tsé-Toung en Chine (largement reconnu comme la plus grande catastrophe causée dans la tentative de construire une économie centralisée) aurait fait environ quarante millions de morts ; et les Khmers rouges cambodgiens ont massacré deux millions de personnes (un quart de la population cambodgienne) dans les Champs de la Mort – au nom d’une « forme égalitaire du communisme ». Les régimes communistes du siècle dernier ont tous eu une évolution incontrôlée et leurs utopies scientifiquement conçues ont toutes finies sous la forme de camps de la mort. En substance, le communisme n’est qu’une autre forme de gestion (particulièrement violente) de la civilisation – à l’instar du féodalisme – et est dévoué à un modèle social industriel basé sur la production avec une ferveur encore plus religieuse que le capitalisme.

Alors on pourrait penser que les anarchistes, plus que quiconque, seraient hostiles au caractère intrinsèquement totalitaire et collectivisant des idéologies gauchistes – comme le communisme et le socialisme – mais à ce jour, un grand nombre de prétendus anarchistes continuent d’exprimer leur sympathie envers les objectifs et l’épistémologie communistes, et l’analyse de classe marxiste – et se laissent embobiner et tromper par des euphémismes comme « communiste anti-étatique », « marxiste autonome », ou encore le préféré du moment du hispter urbain : « communisation ». Les anarchistes qui s’extasient devant ces conneries vénèrent l’autel d’une mare stagnante et restent attachés à une tradition politique d’autoritarisme et de charniers – quelle que soit la terminologie mise à jour ( la fine rhétorique de la « communisation » a atteint de nouveaux sommets d’ennui avec les écrits tendances des fumistes hypocrites comme Tiqqun et les gargouillements imbéciles de Applied Nonexistence : tous deux des groupes de cocos fourbes qui se spécialisent dans le charabia postmoderne, en substituant le langage élitiste et masturbatoire à la parole réelle, et en étouffant les malheureux lecteurs avec un air fétide et sans rêve – un peu comme comme celui qui s’échappe des poubelles sans couvercle).

Nous sommes depuis longtemps fatigués par ce dialogue et cherchons à donner de nouvelles combinaisons de couleurs anarchiques aux déchets politiques qui engloutissent nos vies. Le verbiage fallacieux de la Gauche a trop longtemps étouffé notre imaginaire, en gelant notre énergie et en dissimulant l’essence de la lutte pour l’Anarchie, ses qualités fondamentales et intrinsèques, derrière des idéologies factices et prétentieuses qui étouffent l’action de la pensée et du rêve dans une attente pénible et unidimensionnelle. Toutes les idéologies sont des entraves à l’Esprit Libre, mais les idéologies qui ne reflètent pas le chaos, l’absurde fantaisie et le rire hystérique de la vie – comme le gauchisme – sont des entraves particulièrement ennuyantes pour l’expression incontrôlée de la rébellion autonome et sauvage. L’Anarchie verte – ou la critique de la civilisation – est une analyse de classe qui ne fait pas les choses à moitié, qui ne reste pas piégée dans la logique capitaliste (comme c’est le cas du communisme) et qui attaque l’aliénation, la domestication et la division du travail à leurs racines… A leurs racines civilisées. La gauche est profondément ancrée dans l’ordre civilisé, et tant que nous lutterons contre cette horrible obscurité empoisonnée qui nous entraîne vers un effondrement universel, il nous incombe de lutter les yeux ouverts.

Warzone Distro, 2018

[Traduit de l’anglais, septembre 2018]

Belgique – rendez-vous quotidien pendant la semaine de procès contre des anarchistes.

Publié le 2019-04-14 17:17:03

Comme cela a déjà été expliqué à différentes reprises, de 2008 à 2014, l’État belge a mené une vaste enquête visant les luttes multi-formes – mais toujours sans concessions – qui s’attaquaient aux centres fermés, aux frontières, aux prisons et à ce monde basé sur l’autorité et l’exploitation.
Initialement poursuivis pour « participation à un groupe terroriste », c’est finalement sous l’inculpation d’ « association de malfaiteurs » que 12 compagnon.ne.s seront jugé.e.s tout au long de la semaine du 29 avril 2019*.

Pour les personnes qui voudraient se tenir au courant, soutenir les compagnon.ne.s (inculpé.e.s et autres), démontrer leur solidarité, être là d’une manière ou d’une autre ; un point d’info sera tenu tous les jours de la semaine du procès à 20h à la bibliothèque Acrata**.
Et comme on n’est pas des cathos, la semaine commencera le dimanche 28 avril avec un premier rendez-vous à 17h pour un apéro/auberge espagnole à la bibliothèque acrata.

Pour un monde sans exploitation ni frontières.
Contre toute autorité,

Persiste et signe !

* Plus d’info sur le contexte de lutte attaqué par l’État, ici : https://lalime.noblogs.org/proces-contre-des-anarchistes-en-belgique/
et, sur le procès en général, là : https://lalime.noblogs.org/files/2016/03/a-propos-du-proces-belgique.pdf
**Acrata – 32, rue de la grande île – 1000 Bruxelles

LA RUE OU RIEN

Publié le 2019-04-14 17:19:04
photo : @math_azerty

photo : @math_azerty

(Source: instagram.com)

Besançon : Soirs de pleine lune… et vacarme nocturne

Publié le 2019-04-14 17:19:05

Indymedia Nantes / samedi 13 avril 2019

Soirs de pleine lune, début avril. Quartier Battant.

Des loups-garous sont de sortie pour mordre à pleine dent la domination, qui n’en finit pas d’étendre son emprise à chaque coin de rue.

Au-dessus de la rue de la Madeleine, les vitres du bureau de la SAIMB, société immobilière dont la directrice n’est autre que Danièle Poissenot (en charge de la sécurité urbaine au sein de la municipalité), cèdent sous le poids des pavés. Il y a un peu plus d’un an, cette entreprise exigeait l’expulsion d’un local occupé par des migrants et leurs soutiens rue d’Arènes.

Puis à quelques mètres, rue des Frères Mercier, la façade vitrée de l’espace de co-working « ‘La Maison Madeleine », est fracassée de la même façon. « Anti-bourgeois », « anti-travail », comme disaient des tags sur sa vitrine il y a peu)

Que les spécialistes de la chasse aux pauvres et aux sans-papiers se méfient… Les loups-garous ont les dents affûtées et aiment se balader de temps à autre dans les quartiers de la ville en pleine revalorisation… Et il se pourrait qu’ils reviennent frapper à tout moment, sans crier gare…

loups-garous

 

[in italiano][Auf Deutsch][in english][en español]

Valence : Évasion à partir du Centre Hospitalier de Valence

Publié le 2019-04-14 17:20:03

Le Laboratoire Anarchiste / dimanche 14 avril 2019

Rien n’empêche le désir de liberté

Vendredi 12 avril au matin, les gendarmes de la Drôme ont interpellé cinq malfaiteurs soupçonnés d’être impliqués dans de multiples cambriolages. Quatre ont été placés en garde à vue et un a été conduit au centre hospitalier de Valence car il a été blessé lors de son interpellation. Samedi 13 avril, alors qu’il devait quitter l’établissement de santé afin d’être à son tour placé en garde à vue, il a faussé compagnie à son escorte. Il n’a pas hésité à se jeter d’une des fenêtres de l’hôpital, d’une hauteur de six mètres, avant de prendre la fuite.

Les gendarmes sont immédiatement partis à sa recherche. Un déploiement qui s’est étendu jusque dans la zone pavillonnaire voisine du centre hospitalier, avec notamment le renfort d’un chien de piste. Mais hier soir, les forces n’avaient aucune trace du fuyard.

Tarn : Faut toujours tout nier. Deux arrestations pour des feux de voitures.

Publié le 2019-04-14 17:20:05

La Dépêche / jeudi 11 avril 2019

Deux jeunes hommes de 19 et 21 ans, connus des services de police, ont été placés en détention provisoire jeudi après-midi, dans le cadre de l’enquête sur plus de 20 voitures incendiées depuis le début du mois de mars.

Le patient travail d’investigation des policiers du commissariat d’Albi a porté ses fruits, dans le cadre de l’enquête sur des véhicules incendiés dans l’Albigeois (25 au total depuis le 12 mars) dont huit voitures détruites à Arthès (où un garage a été touché par les flammes), Lescure-d’Albigeois et Saint-Juéry, dans la nuit de dimanche à lundi dernier entre 3 heures et 6 heures du matin.
Deux hommes de 19 et 21 ans, interpellés mardi et placés en garde à vue, ont été présentés hier après-midi au juge des libertés et de la détention, soupçonnés de destruction du bien d’autrui par moyen dangereux et refus de livrer, aux autorités, le code d’accès de son portable, ce dernier chef étant à lui seul passible de 3 ans de prison.
Au regard d’un faisceau d’indices convergents, le vice-procureur Suhard a requis un mandat de dépôt pour les deux hommes que le juge des libertés et de la détention a placés en détention provisoire à l’issue de leur présentation.

Dès les premiers incendies, la police a effectué de minutieuses investigations, techniques et scientifiques, des enquêtes de voisinage systématiques, de même que l’exploitation d’enregistrements d’images de vidéo surveillance, notamment des images filmées de nuit devant un commerce de la commune de Lescure. Les surveillances nocturnes, sérieusement renforcés sur les secteurs concernés, et plusieurs contrôles de véhicules suspects ont permis aux policiers de cibler deux individus, présents sur les lieux au moment des incendies. Le premier, âgé de 21 ans, défavorablement connus des services de police, entre autres pour des délits similaires, a nié toute participation aux faits, reconnaissant simplement avoir été présent sur les communes concernées, au volant de véhicules qui lui avaient été prêtés. Le second, âgé de 19 ans, niait toute participation. Ils ont été placés en détention pour les besoins de l’enquête. […]

 

Verdun (Meuse) : Nique l’État-providence !

Publié le 2019-04-14 17:20:05

L’Est Républicain / mercredi 10 avril 2019

Les personnels de l’antenne verdunoise de la Caisse d’allocations familiales de la Meuse ont eu une très mauvaise surprise, ce lundi, en rejoignant les locaux sis au 4, rue Jean Paché. En effet, la borne installée début mars sur le fronton de l’accueil a été vandalisée durant le week-end. La vitre a été brisée, rendant inopérant un outil qui permettait aux allocataires d’effectuer toutes leurs démarches sans passer par un guichet […]

« Ce n’est pas la première fois que les locaux verdunois de la CAF sont la cible de vandalisme », souligne-t-on du côté de l’organisme. « Par le passé, la boîte aux lettres a été détruite et des coups de pied ont déjà été mis dans la porte. C’est scandaleux car cet outil est au service des allocataires. » Pour la destruction de cette borne d’une valeur approximative de 15 000 €, la Caisse d’allocations familiales a déposé plainte, ce lundi, au commissariat de Verdun.

Millau (Aveyron), France : Interrompre les flux de l’aliénation technologique – 13 avril 2019

Publié le 2019-04-14 19:20:03

« Samedi 13 avril, vers 15 heures, dans la commune de Saint-Germain, au nord de Millau, plusieurs câbles contenant des fibres optiques ont été sectionnés à l’intérieur d’une chambre télécom. Cet acte de vandalisme a privé 15 000 foyers de services internet et 10 000 clients de services du mobile dans les environs de Millau.

Après plus de huit heures d’intervention, les équipes d’Orange ont réussi à rétablir les services vers 22 h 30. L’opérateur a annoncé son intention de porter plainte à la gendarmerie ».

[Repris de Centre Presse Aveyron, 14 avril 2019]

Publication, France : Crève la France, vive la révolution !

Publié le 2019-04-14 19:20:05

Des mois après le début du « mouvement des Gilets-jaunes », la rage rencontrée dans la rue ainsi que les différentes pratiques qui s’y sont développés (destruction de structures capitalistes ou étatiques, affrontements avec la police, pillages, vague de sabotage diffus, divers tentatives de blocage des autoroutes ou des rond-point etc.) côtoient des traits politiques plus problématiques (drapeaux français, marseillaise chantée en cœur, discours travailliste et citoyenniste, sexisme, racisme etc.)

Ce tract diffusé dans les rues de Paris lors de l’acte XX part de ce constat, que d’une part les pratiques qui se développent dans ce mouvement semblent ouvrir la possibilité d’une critique radicale du monde tel qu’il existe actuellement, mais que, d’autre part, les expressions politiques qui en ressortent font majoritairement appel à un imaginaire populiste et réformiste. Ce tract se propose donc d’élargir la critique.

Parce que les actes ne sont pas séparés des idées et inversement.

Télécharger le tract au format pdf en cliquant sur l’image

Tract diffusé dans les rues de Paris lors de l’acte XX

[Publié sur indy nantes, dimanche 14 avril 2019]

Acte XXII, France : Quelques brèves sur le mouvement de révolte des samedis – 13 avril 2019

Publié le 2019-04-14 19:21:06

[Ce samedi 13 avril a été marquée par l’entrée en vigueur de la « loi anti-casseurs« , cf Nancy en fin d’article]

Toulouse (Haute-Garonne): la manif nationale des gilets jaunes laisse des traces…

« Pour l’acte XXII des Gilets jaunes, Toulouse a été choisie comme capitale de la contestation » (La Dépêche). Plusieurs milliers de personnes ont tenté d’arracher la rue aux flics et de s’attaquer à ce qu’ils protègent. Banques, agences d’interim et immobilières ont été éventrées, tout comme les panneaux publicitaires, incendiés pour certains. Comme c’était prévisible, il y a eu plusieurs heures d’affrontements avec la flicaille mais heureusement ça ne s’est pas arrêté là:

D’abord, c’est une remorque d’un chantier qui est partie en fumée en début d’après-midi puis dans l’ordre : une voiture en feu rue Bellegarde, agence immobilière éventrée rue Bayard, même traitement pour une agence d’intérim de la rue Gabriel Péri et saccage des vitres du Crédit agricole non loin. Un véhicule utilitaire a été cramé et une moto de police vandalisée.

Le bordel a duré jusqu’aux alentours de 21 heures, d’après le journal local. La préfecture de Haute-Garonne indique ce dimanche midi que 21 personnes ont été blessées en urgence relative dont une force de l’ordre. 45 personnes ont été interpellées et 37 individus ont été interpellés dont 15 parce qu’elles avaient le visage dissimulé. 43 personnes ont été placées en gardes à vue.

La presse qui sert la soupe à cet ordre mortifère s’attendait au pire, et elle se félicite des multiples contrôles préventifs dès l’aube: « des contrôles préventifs ont été menés par les gendarmes à toutes les barrières de péage et en ville, les policiers n’ont eu de cesse de contrôler, fouiller pour mieux anticiper. Rue Alsace-Lorraine, un individu a notamment été arrêté en possession d’un marteau brise vitre. » 


Le Havre (Normandie) : Saisir l’occasion de la manif régionale

Deux hommes ont été interpellés samedi après-midi au Havre (Seine-Maritime), dans le cadre de l’acte XXII des Gilets jaunes qui a rassemblé environ 650 personnes. 

« L’un d’eux est un homme de 59 ans qui a été appréhendé vers 17h10 pour dégradations de bien public, en l’occurrence l’hôtel de police du Havre. Le quinquagénaire est soupçonné d’avoir brisé une baie vitrée du commissariat, boulevard de Strasbourg, au passage du défilé. Il lui est également reproché un feu de conteneur. 

Le deuxième interpellé a été placé en garde à vue un peu plus tard pour outrage et incendie volontaire de poubelles. » (infonormandie.com, 13.04.2019)


Paris : quelques chiffres…

Le ministère de l’intérieur a annoncé qu’une fois de plus, un peu moins de 10.000 contrôles préventifs (9 473 exactement) ont été réalisés par les forces de l’ordre. A 18h30, la préfecture annonçait 27 personnes interpellées. 


Ailleurs: 

A Bordeaux, plus de 1000 personnes ont battu le pavé, avec quelques affrontements en fin de journée et six interpellations.

A Montpellier, 2000 personnes ont manifesté. « Au cours de la journée, les fourgons et les militaires ont interdit aux manifestants de progresser dans la gare SNCF Saint-Roch. Le trafic du tramway a été très perturbé par cette nouvelle mobilisation » (La Dépêche)

« A Nancy, malgré l’interdiction, quelques gilets jaunes ont réussi à accéder au centre-ville, certains en traversant des voies ferrées, et « le trafic SNCF de la gare de Nancy a été interrompu de 15H50 à 16H10 car des manifestants circulaient sur les voies », a indiqué la préfecture. Quatre personnes ont été interpellées et 42 ont écopé d’une amende de 135 euros pour participation à une manifestation interdite. 

A Lille, le petit millier de manifestants a défilé sur un parcours alternatif en raison de l’interdiction de manifester dans le centre-ville. » (BFM TV, 13.04.2019)

 

Valence, France : Rien n’empêche le désir de liberté – 13 avril 2019

Publié le 2019-04-14 19:30:04

Vendredi 12 avril au matin, les gendarmes de la Drôme ont interpellé cinq individus soupçonnés d’être impliqués dans de multiples cambriolages.
Quatre ont été placés en garde à vue et un a été conduit au centre hospitalier de Valence car il a été blessé lors de son interpellation.

Samedi 13 avril, alors qu’il devait quitter l’établissement de santé afin d’être à son tour placé en garde à vue, il a faussé compagnie à son escorte. Il n’a pas hésité à se jeter d’une des fenêtres de l’hôpital, d’une hauteur de six mètres, avant de prendre la fuite.

Les gendarmes sont immédiatement partis à sa recherche. Un déploiement qui s’est étendu jusque dans la zone pavillonnaire voisine du centre hospitalier, avec notamment le renfort d’un chien de piste. Mais hier soir, les forces n’avaient aucune trace du fuyard. »

[D’après la presse le 14/04/2019 via Le Labo Anarchiste]