Vive l'Anarchie - Semaine 14, 2023

Sommaire

« Tous et toutes avec Alfredo Cospito »

Publié le 2023-04-03 12:15:07

Déclaration de clôture de la conférence internationale du Secours Rouge International - mars 2023



Les participant.e.s à la Conférence bisannuelle du Secours Rouge International ont achevé leurs travaux. Ceux-ci ont notamment porté sur le développement et de la qualification de notre fraternité de lutte avec le Rojava et la gauche révolutionnaire palestinienne.

Il a également été question du procès à venir, le 14 avril prochain, contre un camarade du Secours Rouge de Genève. Ce camarade doit comparaître devant le tribunal militaire, à Sion, qui l’accuse d’avoir participé comme internationaliste à la défense armée du Rojava. Ce procès sera l’occasion de réaffirmer la légitimité et la nécessité de défendre la révolution au Rojava comme partie d’un processus révolutionnaire international.

Il a énormément été question de la lutte du prisonnier anarchiste Alfredo Cospito contre le régime carcéral 41bis. Voilà presque 20 ans que le SRI lutte contre ce régime d’isolement total auxquels sont soumis depuis 2005 les prisonniers des Brigades Rouges PCC Nadia Lioce, Roberto Morandi et Marco Mezzasalma.

Le 41bis n’est pas, dans le cas de ces révolutionnaires, une mesure de sécurité ou un mode de châtiment : c’est un moyen de pression. Il leur suffirait de collaborer avec les forces de polices pour en sortir. Comme le dit Alfredo Cospito : « L’unique possibilité que j’ai de sortir d’ici est de renier mon anarchie et de vendre quelqu’un à mettre à ma place. » Faire souffrir pour extorquer un reniement ou des informations : c’est l’exacte définition de la torture.

C’est aussi pour refuser cette alternative - trahison ou 41bis -, que la militante des Brigades Rouges PCC Diana Blefari s’est suicidée le 31 octobre 2009.
Ce suicide et la grève de la faim jusqu’à la mort au besoin d’Alfredo Cospito montrent combien le 41bis est une insupportable torture.

Le choix d’Alfredo Cospito, parfaitement exposée dans ses déclarations, n’est pas un choix de désespoir, c’est un choix de combattant.

C’est comme cela qu’il faut la comprendre, c’est comme telle qu’il faut la soutenir.
Dans sa lettre rendue publique le 1er mars, Alfredo Cospito déclarait : « Je suis convaincu que ma mort mettra un obstacle à ce régime »

Cette conviction, c’est à nous à lui donner raison, en nous dénonçant de toutes les manières la barbarie de l’état italien et de son appareil policier-judiciaire. Cet état et cet appareil ont un lourd bilan de tortures et de massacres, c’est pour eux une longue tradition, plongeant ses racines loin de le passé.

Ils ont la tête dure, ils sont sans scrupule, et ils bénéficient de la lâche complicité de presque toute l’intelligentsia italienne et européenne. Il faudra frapper fort, et à coups répétés.

Secours Rouge International
Zürich, le 26 mars 2023



Barcelona – Acción contra sede de Endesa en solidaridad con Alfredo Cospito

Publié le 2023-04-03 12:20:07

Barcelona, 20 marzo 2023.

La noche del 20 de Marzo hemos rociado de pintura y roto los vidrios de una sucursal de la empresa Endesa en el barrio de Sant Andreu,Barcelona.

Lo decidimos de este modo para atacar a la empresa Enel, dueña de Endesa y propiedad del estado Italiano. Endesa devasta ecosistemas y despoja comunidades en latinoamérica; en el territorio llamado España es el monopolio de la electricidad y su capital es gestionado por el repulsivo estado italiano.

No quedaremos de brazos cruzados frente a la situación que está viviendo el compañero Alfredo Cospito y su irreductible guerra para salir del regimén-tortura 41 bis.

Su convicción y la de todxs lxs compañerxs, nos da fuerza para seguir atacando esta sociedad asquerosa y autoritaria.

Contra el saqueo capitalista y la sociedad del poder!

Complicidad con todxs lxs compañerxs revolucionarixs y anarquistas por el mundo!

Siempre por la anarquía!

algunxs anarquistas

[Recibido al correo]

Le sens de l'émeute

Publié le 2023-04-03 12:25:06

Il n’est plus temps de parler avec l’ennemi en espérant convaincre le peuple à l’antenne
On ne parle pas avec Apolline de Malherbe, sinistre prêtresse du Dogme
On ne parle pas avec Charlotte d’Ornellas, pilier médiatique de la brutalité identitaire
On ne parle pas avec jean Messiha, suppôt de la peste brune en germe
On ne parle pas avec Eric Ciotti, ni avec Jordan Bardella, apôtres haissables du Néant érigé en valeurs actuelles
On ne parle pas avec Gerald Darmanin, Capo di tutti capi, prédateur obscène, ultra-fasciste décomplexé, aussi zélé et expressif sur un plateau que Torquemada promulguant son code de l’Inquisiteur.
Trop de toute-puissance
Trop de férocité
On ne parle pas avec Jupiter ! insupportable d’inhumanité
Autocrate exécrable, incontrôlable, illuminé
Aguirre, la colère de Dieu
La folie des grandeurs est, chez lui, pire que l’arsenic. Hurlons aux oreilles de ce psychopathe : « Noli me tangere ! »
Il est temps d’instituer une justice immanente,
Selon les critères de l’Anarchie.
La police tue et se plaît à rationaliser ses crimes
Nous ne sommes pas dupes
Le pacifisme est pire que l’opium
Assez de narcotiques jetés sur l’élan révolutionnaire
La lutte clandestine crépite au fond de nos silences
Nous assumons notre statut d’hérétiques
Et l’on ne parle pas avec l’ennemi
Parler avec la Loi, c’est se salir l’esprit au plus profond
Depuis quand fait-on des concessions à l’endroit du fascisme ?
Il n’y a rien à attendre de l’ennemi
Rien
Il y a juste à maintenir le rapport de forces
Inlassablement
Dans la rue, devant les usines, face aux chantiers
Partout où la violence d’État étale sa laideur
Nous montrons un masque noir
L’action directe coule dans chacun de nos rêves
Nos pensées sont des feux de Bengale
Les cognes veulent le conflit ? ne les décevons pas
Nous sommes là
Nous sommes l’écume du soir
Conscient(e)s et enragé(e)s
Sans limites
Vengeons nos soeurs, nos frères
Rétorquons au Pouvoir qui nous provoque :
"Lorsque l’on prie pour qu’il pleuve, on doit faire avec la boue".

Panthère des Batignolles

Naples : série de perquisitions – un compagnon en détention.

Publié le 2023-04-03 12:30:15

reçu par mail / vendredi 31 mars 2023

Le 28 mars, dans deux maisons à Naples et Pozzuoli, des perquisitions ont été effectuées dans le cadre d’une enquête 270 bis (pour association terroriste), qui avait été annoncée suite d’autres perquisistions ayant eu lieu au mois de mai 2022.

Le résultat préliminaire de l’enquête, qui est toujours en cours, a conduit à l’arrestation préventive d’un compagnon pour un incendie criminel contre le consulat grec en 2021, que le parquet place dans le contexte de la campagne de solidarité avec le prisonnier révolutionnaire Dimitris Koufontinas à l’époque en grève de la faim.

Après une journée passée au poste de police, le compagnon a été conduit à la prison de Secondigliano dans la section AS2 (section de haute sécurité), tandis que les trois compagnonnes ont été libérées. D’après les documents, le temps de l’arrestation a été accéléré par les nombreuses actions de solidarité avec Alfredo Cospito, prisonnier anarchiste en grève de la faim contre le 41 bis et contre la peine de perpétuité incompressible.

Cette opération s’inscrit dans le climat de chasse aux sorcières qui considère les anarchistes comme un ennemi public à éliminer. Face à la multiplication des actions de solidarité avec Alfredo en Italie et à l’étranger, l’Etat tente d’étouffer toute étincelle de rébellion.

Notre solidarité ne s’arrêtera jamais face à la répression.

Assemblée contre la prison et la répression

 

Pour écrire à Zac :

Marco Marino
c.c. de Secondigliano
via Roma verso Scampia, 350, 80144
Naples (Na)
Italie

Pour ceux qui souhaitent envoyer des contributions en soutien à Zac, prisonnier anarchiste détenu à Secondigliano pour l’opération répressive sur Naples et Pozzuoli du 28 mars 2023, voilà le IBAN:

Luca D’Esposito
IBAN IT07V3608105138299544199741
BIC PPAYITR1XXX

On voit plus clair dans le noir.. Sur la nécessité du sabotage contre le nucléaire et son monde (2014)

Publié le 2023-04-03 12:35:09

Texte paru à l’origine dans le journal anarchiste Hors Service, n°46, en octobre 2014



Sur la nécessité du sabotage contre le nucléaire et son monde

On voit plus clair dans le noir
Fermer les centrales nucléaires, délester le capitalisme et l’État

Paru dans le n°46 de Hors Service, journal anarchiste (octobre 2014)

Deux choses importantes

Deux choses auront au moins été tirées au clair par l’acte de sabotage d’une turbine électrique à la centrale nucléaire de Doel en août 2014 [1]. Deux choses importantes, et qu’on n’a pourtant lu nulle part.
Primo. Que si le nucléaire représente une contamination durable et difficilement résoluble, il est quand-même déjà possible de mettre à l’arrêt la production énergétique de ces centrales de mort. La lutte contre le nucléaire n’est pas seulement une lutte contre le fait qu’il soit à l’origine de catastrophes et d’irradiations permanentes, de l’empoisonnement durable de l’environnement, mais aussi contre le fait que l’existence même du nucléaire hypothèque toute perspective de liberté et d’auto-organisation, parce que son entretien et sa gestion impliquent forcément une structure autoritaire et verticale, une structure militarisée.
Secundo. Que le système économique et étatique en vigueur est totalement dépendant d’un flux constant d’électricité, sous peine de paralysie. Usines, commissariats, ministères, transports, administrations : toutes les structures fondamentales de l’oppression étatique et de l’exploitation capitaliste ont en commun leur dépendance à l’énergie. Et quand les choses sont à l’arrêt, quelque chose d’autre peut enfin commencer à bouger.

Contre le nucléaire

Les gestionnaires de l’existant jouent avec la peur des conséquences imprévisibles d’une catastrophe nucléaire depuis la construction des toutes premières centrales. Ceux qui habitent autour de ces centrales (et en Europe, c’est en réalité tout le monde) sont dépendants de ses constructeurs pour se protéger contre le déchaînement d’une telle catastrophe technologique. En effet, face à elle, face aux radiations, face aux « fuites », ce sont encore ces mêmes nucléocrates qui ont rendu la catastrophe possible qui déboulent pour « gérer » la situation : plans d’évacuations, soi-disant décontamination, traitement de la centrale à l’arrêt,… Ces spécialistes et leur structure de commandement fort hiérarchisée deviennent alors incontournables. De plus, toute centrale nucléaire produit également des tonnes de déchets radioactifs que ces spécialistes enfouissent tranquillement sous terre en espérant que tout ira bien. Leur radioactivité est désormais partout (à cause des déchets, des radiations, des « petites » sources comme les laboratoires, les hôpitaux, les usines, les bombes à uranium appauvri…), produisant leucémies et cancers, modifiant les structures génétiques des plantes et des êtres vivants, contaminant la planète de façon irréversible.
Se demander pourquoi le nucléaire existe, c’est comprendre les raisons pour s’y opposer fermement. Les centrales nucléaires produisent l’énergie nécessaire aux technologies du capitalisme. Les centrales produisent l’énergie qui détermine les stratégies géopolitiques (comme le font aussi le pétrole et le gaz), modelant ainsi la concurrence et la collaboration entre Etats. Elles produisent la dépendance des gens envers leurs oppresseurs. Elles produisent la soumission aux hiérarchies qui gèrent et maintiennent ce monde. Elles produisent la paix sociale.
Le nucléaire doit donc être arrêté, dans les centrales comme dans la recherche, dans ses applications militaires comme dans ses applications civiles, c’est un pas nécessaire sur le chemin vers la liberté.

Peur

Depuis le sabotage contre la centrale de Doel, les politiciens ont beaucoup évoqué la menace d’un black-out, d’une panne d’électricité généralisée. A entendre leurs paroles, on se croirait à l’aube d’une apocalypse cauchemardesque. Les appels à une « consommation responsable » fusent, mais aussi à préserver le calme et l’ordre. Afin de faire face à une potentielle pénurie, l’Etat a lancé un plan de délestage qui consiste à couper l’électricité aux gens plutôt qu’aux bureaux, usines, commissariats, ministères. L’économie et la sécurité avant tout, il n’y a pas de surprise là-dedans.
Si les politiciens parlent d’un black-out, ils cherchent sans doute à faire peur à la population afin d’obtenir sa soumission. Evoquer une pénurie électrique, c’est effectuer un travail de préparation mentale pour la construction de, par exemple, une nouvelle centrale nucléaire. Jamais n’est posée la question de pourquoi toute cette production d’énergie serait nécessaire. Pourtant, la voracité moderne du capital pourrait peut-être bien être mesurée à travers sa consommation énergétique. Pour ne donner qu’un simple exemple : amener les riches, les eurocrates et les managers en 1h20 avec un Thalys de Bruxelles jusqu’à Paris nécessite une énergie électrique équivalente à ce que cinq ménages bruxellois consomment en moyenne en une année !
Alors, vaincre la peur que le pouvoir cherche à distiller à propos d’un éventuel black-out ne signifie pas pour autant vouloir court-circuiter les hôpitaux et les maisons de repos comme voudrait nous le faire croire l’Etat. L’Etat désigne toute critique, toute action de sabotage contre la dépendance électrique, comme du « terrorisme », tandis que c’est lui qui sème la peur, qui brandit le spectre de la terreur que représentera une belle coupure dans la normalité, qui bombarde et pille des régions entières pour s’assurer l’accès au pétrole, au gaz, aux matières premières.
Il nous faut percer les mensonges de l’Etat. Il dit que nous sommes tous dans le même bateau et qu’il faut alors tous faire des efforts en prendre soin. Mais ce n’est pas comme cela. Nous nous trouvons sur son bateau contre notre gré, ou en tout cas, sans jamais l’avoir vraiment choisi. Enchaînés comme les esclaves des galères d’antan afin de faire fonctionner la machine. Aliénés de la vraie vie, car vu qu’on naît et qu’on meurt dans la coque du bateau, la coque du travail, de l’obéissance, de la consommation, nos yeux n’ont jamais pu scruter l’horizon ou le ciel. Alors, si le pouvoir dit qu’il est terroriste de vouloir faire couler le bateau, c’est parce qu’il veut justement conserver son pouvoir sur les esclaves enchaînés. Alors, c’est à toi de choisir entre rester enchaîné toute une vie ou te libérer en prenant aussi le risque de devoir nager par toi-même ; à toi de choisir entre la soumission et la révolte, entre l’obéissance et la dignité.

Sabotage et paralysie de l’économie

Qu’est-ce que le capitalisme ? La question est complexe et peut être abordée de mille façons différentes, dont nous distinguerons ici trois aspects fondamentaux.
D’abord, il y a le mode capitaliste de production, la production de marchandises. La production est réalisée à travers des structures (l’usine, l’atelier, les machines,…) et de la main d’œuvre (les ouvriers, employés, salariés,…). Le capitaliste génère du profit en investissant dans les structures et en exploitant la main d’œuvre (c’est-à-dire, en les payant moins que ce qu’ils produisent réellement en termes de valeur capitaliste). La chose importante ici, c’est que la production est donc dépendante de l’obéissance de la main d’œuvre, car si cette dernière ne veut pas travailler, la machine ne tourne pas ; et que cette production est aussi dépendante des structures, car une usine dynamitée ne peut rien produire non plus.
Ensuite, il y a le mode capitaliste d’échange, c’est-à-dire la consommation, le commerce, la circulation des marchandises. Pour cela, le capital doit générer des marchés pour écouler les produits, donc créer des besoins ; il doit faire circuler l’argent à travers les banques, les bourses, les investissements, car un euro investi ici ne génère pas le même rendement qu’un euro investi là-bas ; et surtout, ce qui nous intéresse ici plus particulièrement, il a besoin d’infrastructures pour réaliser cette circulation. Des chemins-de-fer et des ports pour acheminer les marchandises, des réseaux de communication pour organiser l’échange et la circulation, des réseaux électriques pour faire tourner tout cela. Le capitalisme est donc dépendant de flux constants, autant matériels (marchandises, main d’œuvre, matières premières, énergie) qu’immatériels (informations, données, résultats de recherche,…).
Enfin, il y a la reproduction du rapport social capitaliste, et c’est peut-être le cœur de toute la question. Les rapports sociaux déterminent la place et le comportement de chacun dans cette société : du riche comme du pauvre, du capitaliste comme du salarié, du policier comme du prisonnier. Mais ces rapports ne sont pas « idéologiques », ils se réalisent dans un espace concret. Le pauvre a sa place dans une cage à poules, le riche dans sa villa. La prison, avec ses cellules, ses murs et ses barbelés, enferme des individus et crée ainsi les rôles de prisonnier et de gardien. Cette reproduction du rapport social coïncide aujourd’hui presque entièrement avec la continuité de la normalité ; en d’autres mots, tant que le train-train quotidien continue chaque jour d’avancer à l’identique, le pouvoir n’a pas à craindre que nous remettions en en question les rôles qu’il nous impose. Et ce train-train quotidien peut être saboté. Il peut être court-circuité.
Si l’ensemble du contrôle, de l’exploitation, de l’oppression dépendent fortement de l’énergie, il est logique que toutes ces petites infrastructures réparties à travers le territoire sautent aux yeux des révoltés : boîtiers électriques, câbles souterrains, transformateurs, câbles de fibres optiques, relais de téléphones portables,… Ces structures sont si nombreuses et disséminées que le pouvoir ne pourra jamais toutes les protéger efficacement contre des gestes de révolte, contre des sabotages diffus et répétés.
Si la pratique du sabotage ne peut en soi pas transformer le rapport social capitaliste et autoritaire, il est par contre certain que tant que la machine continuera de tourner, on ne pourra espérer aucune remise en question de l’existant. L’omniprésence de la domination exige une première rupture dans le cours normal des choses, car c’est uniquement grâce à cette rupture-là qu’on peut espérer avoir un moment à nous, un moment pour réfléchir où nous en-sommes, et pour imaginer un autre monde. C’est étrange, mais quelque part, on a comme l’intuition qu’on y verra plus clair dans le noir…

« La Grande Coupure » du 15 janvier 1944

Nous sommes au soir du 15 janvier 1944. L’activité fébrile des groupes de partisans contre l’occupation nazie présente de nombreuses facettes, qui vont de la propagande clandestine jusqu’à l’exécution de responsables de la répression nazie. Le « Groupe G », un groupe de résistants issu des milieux universitaires libres de Bruxelles, se caractérise par son choix de lutter principalement à travers la méthode du sabotage de l’économie. Ils aident ainsi des ouvriers à saboter les usines de l’intérieur, fournissant connaissances et matériel, mais mettent aussi sur pied des groupes de saboteurs qui vont surtout s’attaquer aux transports (de produits via les routes, les canaux et les chemins-de-fer, d’informations via le réseau de téléphone et de radio, et d’énergie via le réseau électrique et les dépôts de pétrole), et aux points vulnérables de l’industrie.

Ce soir-là, entre 20 et 23 heures, les saboteurs du Groupe G font sauter les pylônes du Borinage. Tout de suite, la coupure remonte vers La Louvière, Court-Saint-Étienne, Charleroi, Namur, puis bifurque vers la région liégeoise vers Bressoux et Visé, tout en rayonnant en direction d’Alost, Termonde, Malines, Courtrai.
La démolition à l’explosif de 28 pylônes à haute-tension a pour effet de priver d’énergie et de façon durable de nombreuses usines à travers tout le pays, et jusque dans le bassin rhénan. Un grand nombre d’entreprises travaillant pour l’effort de guerre allemand sont immédiatement mises à l’arrêt. Il se dit que cela a été la plus grande opération de sabotage coordonnée d’un réseau électrique de toute la Deuxième Guerre Mondiale.

Le sabotage sera toujours l’arme de ceux qui veulent en finir avec l’oppression, qu’elle se nomme nazie, capitaliste ou étatique.

Sabotages contre le nucléaire et son monde

Si la lutte contre le nucléaire et son monde n’a plus la même force que dans les années 60 et 70, on note pourtant dans plusieurs régions qu’il y a des luttes en cours contre des matérialisations du monde irradié. On pense notamment à la résistance aux transports de déchets nucléaires en Allemagne et en France, à la lutte contre la construction de nouvelles lignes à haute-tension en Normandie (France) et en Catalogne (Espagne). Si ces luttes vont souvent de pair avec des actions directes et des sabotages, le nucléaire n’est pas non plus toujours laissé en paix ailleurs. Nous en avons répertorié quelques exemples récents.
Catalogne (Espagne), juillet 2014. Dans une lettre, des opposants à la ligne à haute-tension MAT, qui reliera les centrales nucléaires françaises avec le marché énergétique d’Espagne et du Maghreb, rendent public de nombreuses actions diffuses et variées qui ont eu lieu pour saboter les travaux en cours. Destruction et sabotage de grues, de bulldozers, d’excavatrices et de véhicules tout-terrain des entreprises qui effectuent les travaux, blocage des routes menant aux chantiers, déboulonnage des pylônes en construction,…
Bessines-sur-Gartempe (France), avril 2014. Le musée de la Mine, propriété d’AREVA, multinationale française du secteur nucléaire, est touché par un incendie nocturne. Ce musée a précisément été installé là où l’AREVA a exploité pendant des décennies une mine d’uranium. L’action intervient aussi après une énième découverte d’irradiation dans la région. Déjà un an auparavant, le 12 juillet 2013, jour de l’ouverture au public du musée de la Mine, un train habituellement utilisé pour le transport de conteneurs d’uranium appauvri destinés à être stockés à Bessines avait déraillé à Fromental, une commune située à proximité. Une éclisse, pièce métallique reliant deux rails, avait été délibérément enlevée, et le sabotage revendiqué par des antinucléaires.
Contentin-Maine (France), décembre 2013. Des sabotages de pylônes en construction sont revendiqués : « Electricité de France (EDF) érige une nouvelle ligne THT (Cotentin-Maine) en vue d’écouler l’énergie du futur réacteur « EPR » de Flammanville. Ceci marque la poursuite du programme nucléaire français. Nous nous y opposons, agissons et le sabotons en son point faible, son réseau de distribution. Il y a quelques jours, plusieurs pylônes de la ligne ont été déboulonnés. Tant que le nucléaire s’étendra, nous saboterons. »
Saint-Mihiel (France), octobre 2012. Trois portes d’un barrage de régulation de la Meuse ont été sabotées. 40.000 m3 d’eau se sont vidés, laissant deux bateaux de plaisance sur le flanc et faisant une vague de deux mètres de haut. Le ou les saboteurs ont dévissé les flexibles d’huile des énormes vérins hydrauliques qui commandent deux des trois portes du barrage. Après réparation, le niveau d’eau est revenu à la normale. La Meuse est particulièrement surveillée parce que ses eaux en aval servent notamment au refroidissement de la centrale nucléaire de Chooz, dans les Ardennes, qui doit être stoppée dès que le débit n’est plus assez important.

Texte mis en page



[1*Doel (Belgique) : ouvrir une vanne pour stopper la centrale nucléaire
Doel (Belgique) : du sabotage de la centrale nucléaire à l’effet domino vers un black out [lien cettesemaine.free.fr/ n’est plus consultable aujourd’hui]
*(Belgique) Après Doel 4, le parquet enquête sur le possible sabotage d’autres sites

Plusieurs interpellations suite au carnaval contre toutes les expulsions du 2 avril 2022 à Montreuil

Publié le 2023-04-04 07:35:05

Il y a un an, le 2 avril 2022, un carnaval contre toutes les expulsions a eu lieu à Montreuil...



Le 2 avril 2022, un carnaval contre toutes les expulsions a lieu à Montreuil. C’est la fin de la trêve hivernale : le premier avril sonne le retour des expulsions locatives et plusieurs squats sont déjà menacés d’expulsion. L’ambiance est festive, les gens déguisé.es et les rues sont redécorées. Le carnaval débute place de la République pour finir à Mairie de Montreuil où des CRS, la nationale, des baqueux et la BRAV-M attendent les manifestant.es. Un dispositif impressionant et inhabituel pour Montreuil. Plusieurs charges violentes ont lieu et une personne est interpelée pour dégradations, puis relâchée sans poursuites.

Presque an après les faits, à partir de janvier 2023, une vague de répression a eu lieu dans le cadre d’une enquête préliminaire suite à ce carnaval.

En janvier 2023, une première personne est interpelée par la police de Montreuil en uniforme alors qu’elle sort de chez elle, pour un mandat de recherche concernant le carnaval du 2 avril 2022 et est placée en garde-à-vue au comico de Bobigny avec comme chefs d’inculpation : dégradations en réunion, participation à un groupement en vue de commettre des violences, et dissimulation du visage. Cette première personne sera prolongée et sortira avec une convocation pour un procès à une date ultérieure. Le procès aura lieu le 28 septembre 2023 au tribunal de Bobigny à 13h.

Les keufs tournent alors beaucoup autour de deux squats du bas montreuil, devant lesquels iels s’arrêtent ou ralentissent souvent.

Quelques semaines plus tard, une seconde personne est arrêtée par la police de Montreuil qui est passée dans la rue au moment où elle sortait ses poubelles. Elle est amenée au comico de Montreuil mais au bout de 45 minutes, les keufs la laissent sortir sans aucune explication. Suite à ça, les keufs débarquent chez ses parents, posent quelques questions pour savoir où iels pourraient trouver la personne en question, puis sont repartis.

Le 9 février 2023, des keufs en civil de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris interpellent à nouveau la même camarade. Ils zonaient discrètement près de chez elle, et l’ont interpellée quand elle est sortie. Elle était sous le coup du même mandat de recherche. Elle a ensuite été placée en garde-à-vue pendant moins de 24h à Bobigny. Son téléphone a été placé sous scellés après qu’on lui ait demandé sans succès de donner son code de déverouillage. Les keufs lui ont montré des photos issues des images de vidéosurveillance, prises sur la place de la mairie de Montreuil. Elle est aussi sortie avec une convocation pour le même procès, pour les chefs d’inculpations de groupement en vue de commettre des violences, de refus de signalétique et de refus de donner son code de déverouillage de téléphone.

Mi mars, une troisième personne concernée par le mandat de recherche est interpellée par les keufs de la police judiciaire de Paris à Vitry-sur-Seine (94) alors qu’elle conduisait un camion en sortant de chez elle un peu avant 6h du matin. La personne est placée en garde-à-vue et sera prolongée. Elle restera 35h en garde-à-vue pour les chefs d’inculpation de « groupement en vue de destruction et dégradation », « dégradation en réunion », « détruit/dégradé des biens de décoration publique », « refus de signalétique », « dissimulation de visage en vue de trouble à l’ordre public » et sera aussi convoquée au même procès que les autres, le 28 septembre 2023.

Lors de la garde-à-vue de cette troisième personne, une personne s’est rendue au comico de Bobigny pour lui apporter son passeport. Elle sera alors interpellée à son tour pour le même mandat de recherche et restera 24h en GAV.

Pendant sa garde-à-vue, une autre enquête lui sera rajoutée en plus du carnaval d’avril 2022. Cette autre enquête concerne des faits datant du 29 septembre 2021. Les chefs d’inculpation concerne des faits de « dégradation en réunion » à Montreuil sur une banque, un cabinet d’architecte et sur EGIS, une entreprise qui participe à la constructions de prisons. La quatrième sort aussi avec une convocation pour le 28 septembre à Bobigny et elle sera jugée pour les deux affaires pendant la même audience.

En résumé, elle sera jugée pour refus de signalétique, pour le 29/09/21 et le 02/04/22 dégradation ou détérioriation un bien destiné à l’utilité ou la décoration publique, le 29/09/21 et le 02/04/22 pour dégradation en réunion, le 29/09/21 et le 02/04/2022, dissimulation volontaire de visage lors d’une manif en vue de trouble à l’ordre public.

Lors des auditions pendant les GAV, les camarades n’ont rien déclaré. Iels on cru comprendre par des commentaires des OPJ (officiers de police judiciaire) qu’il y aurait sûrement une ou plusieurs autres personnes concernées par les enquêtes. Difficile de savoir si c’est du bluff de leur part, si c’est pour les deux enquêtes, ou « juste » une d’entre elles. En plus de ça, pour l’instant le dossier n’est toujours pas consultable ce qui nous laisse penser qu’il y a encore une ou des personnes sur une ou deux des enquêtes qui n’ont pas encore été choppées...

Même si ces enquêtes datent d’il y a plus d’un an, et que c’est jamais facile de se rappeler de ce qu’on faisait à ces moments-là, on se dit que c’est important d’essayer de voir si on est concerné.e par ces affaires et de faire tourner l’info au max autours de nous !

Les dossiers des enquêtes n’étant pour l’instant pas disponibles, nous n’avons pas beaucoup d’autres informations : nous ne savons pas quand ces enquêtes ont étés ouvertes, quels sont les arguments que les keufs utilisent pour accuser les personnes interpellées.

Barcelone – Action contre le siège d’Endesa

Publié le 2023-04-04 08:05:06


Barcelone, 20 mars 2023.

Dans la nuit du 20 mars, nous avons pulvérisé de la peinture et brisé les vitres d’une succursale de l’entreprise Endesa dans le quartier de Sant Andreu à Barcelone.

Nous avons décidé d’agir ainsi pour attaquer l’entreprise Enel, propriétaire d’Endesa et détenue par l’État italien. Endesa dévaste les écosystèmes et dépossède les communautés en Amérique latine ; sur le territoire appelé Espagne, elle détient le monopole de l’électricité et son capital est géré par l’État italien répugnant.

Nous ne resterons pas les bras croisés face à la situation que vit le camarade Alfredo Cospito et sa guerre inflexible pour sortir du régime de torture du 41 bis?

Sa conviction et celle de tou-te-s les compagnon-ne-s nous donnent la force de continuer à attaquer cette société répugnante et autoritaire.

Contre le sacage capitaliste et la société du pouvoir !

Complicité avec tous les camarades révolutionnaires et anarchistes du monde entier !

Toujours pour l’anarchie !

quelques anarchistes

Traduit de lucharcontrael41bis

Communiqué des parents de Serge (n°2)

Publié le 2023-04-04 09:10:02

Communiqué des parents de Serge (n°2)

4 avril 2023 11:12, par Myriam

Communiqué des parents de Serge (n°2)

Cela fait maintenant 10 jours que Serge est dans le coma, suite à la grenade qu’il a reçue à Sainte-Soline lors de la manifestation contre les bassines du 25 mars. Son pronostic vital est toujours engagé.

Nous et sa compagne remercions toutes les personnes (camarades, proches et anonymes) qui ont manifesté leur soutien et leur solidarité envers lui.

Nous remercions les dizaines de milliers de camarades qui se sont exprimés dans la rue, devant les préfectures et ailleurs, le jeudi 30 mars, contre l’ordre policier installé en France.

Nous remercions tous ceux et celles qui ont porté assistance aux blessés pendant la manifestation, ou qui ont apporté leur témoignage concernant la répression à Sainte-Soline, en particulier par rapport à Mickaël et à Serge.

Nous remercions enfin l’équipe médicale qui est à leurs côtés afin de les aider à se battre pour vivre.

Ce combat pour la vie, Serge le mène avec la même force que celle qu’il met à combattre un ordre social dont la seule finalité est de maintenir la main de fer de la bourgeoisie sur les exploités.

Soyons solidaires de tout ce que Darmanin veut éradiquer, dissoudre, enfermer, mutiler – du mouvement des retraites aux comités antirépression, des futures ZAD au mouvement des blocages. Le terrorisme et la violence sont chaque jour du côté de l’État, pas de celles et ceux qui manifestent leur rejet d’un ordre destructeur.

Les parents de Serge
Le 4 avril 2023

Merci de diffuser le plus largement possible ce communiqué.


traduction en espagnol (gracias Claudio)

Comunicado de los padres de Serge (2)

Serge lleva ya 10 días en coma, tras la granada que recibió en Sainte-Soline durante la manifestación contra los mega estanques del 25 de marzo. Su pronóstico vital sigue comprometido.

Nosotros y su compañera agradecemos a todas las personas (camaradas, familiares y anónimos) que han mostrado su apoyo y solidaridad con él.

Agradecemos a las decenas de miles de compañeros que se pronunciaron en las calles, frente a las prefecturas y en otros lugares, el jueves 30 de marzo contra el orden policial instalado en Francia.

Nos gustaría dar las gracias a todos los que ayudaron a los heridos durante la manifestación, o que dieron su testimonio sobre la represión en Sainte-Soline, en particular en relación con Mickaël y Serge.

Finalmente, agradecemos al equipo médico que está a su lado para ayudarlos a luchar para vivir.

Esta lucha por la vida, Serge la conduce con la misma fuerza que pone para combatir un orden social cuyo único fin es mantener el puño de hierro de la burguesía sobre los explotados.

Seamos solidarios con todo lo que Darmanin [secretario de gobernación] quiere erradicar, disolver, confinar, mutilar, desde el movimiento de pensiones hasta los comités contra la represión, desde las futuras ZAD [Zona a Defender] hasta el movimiento de los bloqueos. El terrorismo y la violencia están todos los días del lado del Estado, no de quienes demuestran su rechazo a un orden destructivo.

Los padres de Serge
4 de abril de 2023

Appel à Manifester le 8 avril à Saint Pierre de Colombier (07)

Publié le 2023-04-04 09:45:07

Appel à Manifester le 8 avril à Saint Pierre de Colombier (07) : ne laissons pas des religieux d’extrême-droite détruire la vallée de la Bourges !



En Ardèche, à Saint-Pierre de Colombier, une congrégation religieuse ultra-réacs menace de bétonniser plus de 35000 m2 d’espace naturel remarquable.

Ce projet titanesque comporte une « chapelle » qui pourra accueillir jusqu’à 3500 pèlerins dont deux flèches culmineront à 50 mètres de haut, un bâtiment de 40 chambres, une passerelle construite sur d’énorme piliers en béton pour traverser la rivière de la Bourges ainsi qu’un immense parking. A noter que l’évêque de Vivier et le Vatican ont rejeté ce projet d’église considérant l’aspect démesuré du projet.

Nous dénonçons le caractère liberticide, sectaire, homophobe, sexiste, raciste… des porteurs du projet et une totale aberration écologique et démocratique.

C’est sur une zone de migration importante pour les amphibiens qu’ils veulent faire couler leur béton. Le site héberge de nombreuses espèces faunistiques et floristiques protégées (Sonneurs à ventre jaune, Crapaud épineux, Couleuvre de Montpelier, d’Esculape, Vipérine et à Collier, Loutre, Castor, Martin pécheur, Hypolaïs, Réséda de Jacquin…) et pourtant aucune étude d’impact environnemental n’a été réalisée en amont du projet. C’est aussi 4 ha de terre fertile agricole qui vont disparaitre.

En outre, la « Famille Missionnaire de Notre Dame » est une congrégation catholique ultra-traditionnaliste. Il n’y a qu’à aller sur leur site pour découvrir leurs penchants idéologiques : Cette communauté se dit contre l’avortement et la contraception. Elle est favorable à une éducation stricte des enfants et considère les homosexuels comme des êtres « déviants » qu’il faut « soigner ». Elle est également ouvertement anti-islam, et prosélyte. Leurs principaux soutiens sont des groupuscules d’extrême droite fascistes, violents, antisémites et anti-écolos tel que le « Salon Beige », « Résistance Républicaine » ou « Génération Identitaire ». Enfin, bien qu’ils ne vivent pas au village, ces religieux ont réussi à s’accaparer massivement les urnes pour élire leur maire et faire passer en force ce funeste projet.

Ni les associations environnementales, ni le PNR des Monts d’Ardèche, ni les habitant·es de la vallée n’ont eu leur mot à dire. Les associations locales dénoncent un déni de démocratie, une privatisation de la vallée par des religieux intégristes (17 millions d’euros de dons privés dont les deux tiers seront remboursés en crédit d’impôt !) et la destruction irrémédiable d’un site naturel remarquable.

Les engins de chantier sont d’ores et déjà à l’œuvre.
Ami·es écologistes, zadistes, militant·es antifascistes, paysan·nes et à tous ceux et celles qui considèrent qu’il faut d’urgence mettre fin à la bétonisation de la nature, à la violence d’état et aux idées d’extrême droite.

Manifestons massivement Samedi 8 avril place du marché à Saint-Pierre de Colombier à partir de 12 h !

Plus d’info sur https://stop.basilique.org/

Italie : Sentence en appel pour l’anarchiste Juan Sorroche. Le compagnon a été condamné à 14 ans et 10 mois

Publié le 2023-04-04 10:15:03

La Nemesi / mercredi 29 mars 2023

Sentence en appel pour Juan Sorroche : le compagnon a été condamné à 14 ans et 10 mois par la cour d’appel de Venise [à la fin de l’audience du 28 mars], pour les engins explosifs contre le local de la Lega de Villorba (près de Trévise), en août 2018.

Pour écrire au compagnon :
Juan Antonio Sorroche Fernandez
C.C. di Terni
Strada delle Campore, 32
05100 – Terni (Italie)

Solidarité révolutionnaire avec tous les prisonniers anarchistes !

Lutter et/ou se faire manipuler au nom d’un lutte ? Soulèvements de la terre versus état: même combat

Publié le 2023-04-04 21:10:07

Lutter et ou se faire manipuler au nom d’une lutte?

Soulèvements de la terre versus état: même combat!

Nous venons de boucler cette brochure suite aux derniers évènements de Sainte-Soline. Nous y évoquons les pratiques autoritaires des soulèvements de la terre dont des membres chef-fes auto-proclamé-es ne sont autres que des personnes qui ont retourné magistralement leur veste à Notre Dame des Landes en négociant avec l’état pour obtenir des terres. Nous y évoquons leur cynisme, leurs techniques  de séduction, leurs babillages politico-politiciens, leur volonté d’emprise et de récupération de luttes, et leurs incontournables techniques de manipulations de masse, des pratiques usuellemment employées par des gouvernements et autres structures dirigistes.

Bienvenu-es dans la zadosphère …autoritaire …et dangereuse pour toutes celleux qui en ignorent les ressorts.

Brochure SDLT vs état

Du feu dans le gaz

Publié le 2023-04-04 21:15:02

Du feu dans le gaz

Quand on voit la planète qui s’assèche et la répression qui nous frappe on pourrait penser que tout est perdu, que tout est vain.
Peut-être. Peut-être qu’il n’y aura pas de grandes victoires. Peut-être que c’est déjà trop tard. Peut-être qu’en s’opposant à la destruction du vivant et de nos propres vies on finira par souffrir encore plus. Peut-être qu’un jour ce monde ne sera plus qu’un immense désert.
Peut-être, beaucoup de peut-être.
Mais il y a aussi des certitudes. L’identification des responsables du désastre. Et surtout, contre eux, la haine. Une haine qui ne demande qu’à prendre vie. Sinon elle me ronge de l’intérieur.
Alors je l’ai laissé s’exprimer avec un bidon d’essence de 10 litres dans la nuit du 30 au 31 mars à Toulouse sur un parking de GRDF.
Le plaisir de voir les nappes de feu s’allumer et dévorer les bagnoles.
Au final 12 de leurs véhicules qui partent en fumée.
Pourquoi eux ? Les industries du secteur de l’énergie alimentent toutes les autres. Comme toutes les autres elles ravagent la Terre. Comme toutes les autres elles édifient la cage de plus en plus sophistiquée dans laquelle nous sommes enfermé.es : la civilisation.
Bien sûr il y a des actions plus stratégiques à faire.
Bien sûr moi aussi j’ai peur. Il y a juste d’autres émotions à écouter.
A toutes les personnes qui ont cette haine qui les ronge, il y a d’autres chemins.
A celles qui arpentent déjà ces chemins, courage.

Un renard dans le poulailler

Communiqué de la défense collective suite aux annonces du ministre le l’intérieur

Publié le 2023-04-04 21:20:07

DISSOLUTION DU « MOUVEMENT DEFCO » : COMMUNIQUÉ DE LA DÉFENSE COLLECTIVE SUITE AUX ANNONCES DU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR

Nous avons appris par voie de presse la volonté du Ministre de l’Intérieur de dissoudre le « mouvement DefCo », à la demande notamment du Front National, et ce au motif d’appels au « soulèvement ».A notre connaissance, aucun courrier en vue d’une réelle procédure ne nous a été envoyé, nous n’avons donc aucune idée des motivations de cette éventuelle dissolution ni de l’entité qui serait visée. En effet, l’appellation « DefCo », employée par le ministre est à Rennes un terme que l’on retrouve régulièrement dans les dossiers judiciaires, les PV de la préfecture et les articles de presse pour désigner toute pratique dite « contestataire ». Impossible donc pour le moment de connaître l’étendue des personnes et groupes qui pourraient être concernés par la dissolution. En l’état ces annonces pourraient viser la DC ainsi que des tas d’autres acteurs et actrices du mouvement social, voire des espaces d’organisation comme les assemblées de lutte.

Ceci étant dit, si c’est bien la DC qui est visée, alors le timing de cette annonce nous semble loin d’être anodin : dans cette séquence de conflit social où la répression policière et judiciaire atteint de nouveaux sommets, et où la gestion du mouvement social par l’État subit une vague de critiques sans précédent, le pouvoir semble désormais exprimer sa volonté de s’attaquer aux collectifs de soutien juridique et d’aide aux manifestants et manifestantes visés par la répression. Si la Défense Collective venait à être dissoute, c’est potentiellement toutes les structures anti-répression et legal teams du pays qui pourraient subir le même sort.

Que l’État s’attaque aussi frontalement et publiquement au droit à la défense en plein milieu d’un mouvement social est inédit et grave, qu’il le fasse à la demande et avec la complicité du Front National est encore plus inquiétant.

Le Ministre de l’Intérieur et ses amis du FN semblent tenir leur « DefCo » chimérique pour responsable de la contestation sociale et de la lutte antifasciste rennaise. Tandis qu’une simple visite dans les nombreuses et foisonnantes assemblées de lutte rennaises aurait suffit à dissiper ce fantasme, un rapide coup d’œil sur notre blog ou nos réseaux sociaux aurait quant à lui suffit à rendre compte de la réalité de notre travail : la Défense Collective a pour but de rassembler et soutenir les personnes confrontées à la répression et aux ennemis du mouvement social, mais aussi d’agir en amont par son action dans la rue et par l’expérience tirée de la répression. Nous sommes un groupe entièrement ouvert et public, autonome des organisations politiques, indépendant des commissions et des assemblées. Espace de composition dont la participation aux réunions concerne des centaines de personnes aux sensibilités politiques diverses, nous assumons et nourrissons des discours critiques sur la police et la justice.

Depuis notre fondation en 2016 et le mouvement contre la Loi El Khomri, nous avons travaillé avec plusieurs centaines d’inculpés et inculpées des mouvements sociaux afin d’élaborer collectivement les meilleures défenses possibles. Nous avons de cette façon obtenu de très nombreuses victoires et jurisprudences utiles à tous les justiciables et à l’ensemble du mouvement social.

Au-delà de notre travail crucial dans les tribunaux, nous revendiquons une présence active dans la rue et assumons des pratiques de défense des cortèges face à la répression, parmi lesquelles l’organisation de la protection du cortège face au gazage généralisé, aux tirs de LBD, de grenades et autres armes de dispersion. Dans une période où le pouvoir et sa police ont maintes et maintes fois montré que tous les manifestants et manifestantes étaient une cible potentielle, nous croyons que la réponse la plus adaptée est la diffusion massive de pratiques de défense communes dans l’ensemble du mouvement social, de la rue aux tribunaux. Nous sommes fiers et fières de défendre une vision émancipatrice de la lutte grâce à nos ateliers juridiques et stratégiques, à la distribution de matériel de protection et de conseils en manifestation et en assemblées, ou encore à la diffusion d’une culture de la défense et de la solidarité à travers les cortèges et bien au-delà de notre petite ville.

Nous pensons que l’emploi généralisé des procédures de dissolution aujourd’hui constitue une nouvelle étape dans la frénésie répressive d’un pouvoir aux abois. Nous tenons à rappeler ici notre opposition formelle à toute procédure de dissolution, qu’elle s’attaque aux camarades ou aux ennemis, car nous nous refusons à soutenir un dispositif répressif qui finit inéluctablement par se retourner contre le mouvement social, comme c’est le cas actuellement.

La Défense Collective étant un espace large, s’organisant sur le modèle d’assemblées publiques hebdomadaires, il nous tarde de voir quel « groupuscule » le Ministre de l’Intérieur va constituer artificiellement dans le but de le dissoudre. Il nous apparaît clair qu’une telle procédure n’a pas pour but de viser la Défense Collective en tant que groupe, mais bien en tant que pratique. Car ce n’est pas une idéologie mais bien nos pratiques de défense face à la répression qui nous réunissent au sein de la DC. La question se pose donc : quelles conséquences sur nos pratiques pourrait avoir une procédure de dissolution ? Le pouvoir compte-il inculper pour « reconstitution de ligue dissoute » tout rennais ou rennaise qui déciderait de ne pas se défendre seul au tribunal ? de ne pas se défendre seul dans la rue ? de proposer des formations juridiques en assemblées de lutte ?

Une chose est certaine : peu importe la suite des évènements, le combat continuera. Il va sans dire que nous avons l’intention de nous défendre farouchement contre cette procédure si elle venait à se concrétiser. Nous tenons d’ailleurs à remercier tous les collectifs et organisations qui nous ont d’ores et déjà apporté leur soutien, et tous ceux qui continuerons de le faire en partageant ce communiqué.

En attendant d’en savoir plus sur ce qui semble de prime abord être un grossier effet d’annonce, nous voulons ici réaffirmer notre engagement auprès des nombreuses personnes arrêtées dans le mouvement contre la réforme des retraites, envers la quelque trentaine d’inculpés et inculpées que nous suivons actuellement, ainsi qu’envers toutes et tous les camarades qui subissent la répression policière et judiciaire. L’appareil répressif, lui, semble encore loin d’être dissout, alors comme toujours nous vous invitons à aider à financer les frais de justice des nombreuses affaires que nous suivons en faisant un don à la Caisse de Soutien aux Inculpé-es du Mouvement Social.

En accord avec notre fonctionnement habituel, nous organisons ce vendredi 7 avril à 17h30 un atelier public, ouvert à toutes celles et ceux qui souhaitent s’organiser contre la répression, dans lequel nous reviendrons sur l’histoire des dissolutions de groupes politiques et l’évolution du droit depuis la loi dite « séparatismes », suivi d’une réflexion collective autour des stratégies de défense que nous ou n’importe quel autre groupe pourrait adopter en cas de dissolution. Rendez-vous comme d’habitude sur le parvis de la Bibliothèque Universitaire du campus de Beaulieu (accessible via le métro ligne B, arrêt «Beaulieu Université»)

À bientôt dans la rue et dans les tribunaux !

LA DÉFENSE COLLECTIVE

Appel à redécorer les boîtes d'interim : l'exploitation y en a marre ! Loi Darmanin y en a marre !

Publié le 2023-04-05 06:25:05

La simultanéité des attaques contre les droits sociaux (retraite, assurance-chômage) et le droit de circulation et d’installation (Lois répressives sur l’asile et l’immigration) n’est pas anodine ! Contre la Loi Darmanin, contre la casse des droits du travail et pour la liberté de circulation et d’installation.



Appel à redécorer les boîtes d’interim : l’exploitation y en a marre ! Loi Darmanin y en a marre !

L’intérim se fait un pognon de dingue sur le dos des travailleur.euses précaires. Y’a plus de 11 000 agences en France, alors fais-toi plaiz’ !!!

L’intérim participe à casser le droit du travail, à isoler les travailleur.euses, à briser les solidarités et les liens qui nous permettent de tenir face aux patrons.

Pour les boîtes qui font appel à des intérimaires, sur des missions courtes (allant de quelques heures à quelques semaines), c’est tout bénéf !

Elles profitent d’une main-d’œuvre dont les droits sont dégradés par rapport à ceux des autres salarié.es (ancienneté, mutuelle, primes, droits syndicaux, ...), produisant des situations d’isolement au travail, sans aucune contrainte d’intégration pérenne dans les effectifs de l’entreprise. En cas d’accident ou de maladie professionnelle, ces boîtes s’en foutent et rejettent la responsabilité sur la société d’intérim. En somme, ces boîtes garantissent une main d’oeuvre disponible, adaptable et jetable pour les grandes entreprises.

Le système intérim permet aussi aux patrons de mettre la pression sur les salarié.es de leurs entreprises, pour leur faire accepter des conditions de travail toujours plus dégradées ou pour remplacer les grévistes par des intérimaires, comme nous pouvons le voir dans le mouvement social actuel. Le système interim c’est la casse de la grève et des luttes pour tout le monde !

L’intérim est devenue la modalité d’embauche n°1 des travailleur.euses précaires : plus de 3 millions de personnes en France.

En particulier, elles emploient massivement des travailleur.euses étranger.es, ayant un accès limité à l’emploi stable (discriminations a l’embauche, carrières hachées, études au pays peu valorisées en France, etc). Bien souvent, ces personnes sont envoyées sur les postes les plus risqués et ont des conditions de travail encore plus dures : heures supplémentaires non payées, manque d’équipement de sécurité...

Pour ces travailleur.euses, avec ou sans papiers, il est très difficile de refuser une mission, même en cas de blessure ou de maladie, ou de contester leurs conditions de travail sous peine de ne plus être appelé.es et donc ne plus taffer. A la pression de l’emploi et de l’argent, s’ajoute la pression du titre de séjour : est-ce que je pourrai obtenir une autorisation de travail si je ne réponds pas à une mission ? est-ce que je pourrai renouveler mon titre de séjour si je n’ai pas fait assez d’heures ?

En effet, le droit des étranger.es renforce la précarité des intérimaires en rendant leur accès à la régularisation encore plus difficile que pour les salarié.es. Il est prévu qu’il faut 5 ans de présence en France et 951 heures de travail dans l’année pour déposer un dossier en préfecture. Il faut aussi que la boîte d’intérim accepte de fournir les papiers nécessaires à la demande d’autorisation de travail. Autant dire que la plupart du temps, les boîtes d’intérim ne se compliquent pas trop la tâche avec de la paperasse et décident juste de ne plus faire appel à la personne qui sollicite leur appui. Tout ça permet aux patrons de rendre les intérimaires toujours plus dociles et exploitables, CQFD.

Non à l’exploitation des intérimaires et des étranger.es précaires sur les grands projets urbains !

Tous les grands projets démesurés et inutiles, comme les Jeux Olympiques ou le Grand Paris en Ile-de-France, sont des machines à fric pour les grands groupes de BTP (Bouygues, Vinci, Eiffage et compagnie). Si ce sont les grandes boîtes qui signent les contrats avec l’État, tous ces marchés sont ensuite en partie délégués à des plus petites boîtes, qui elles-mêmes sous-traitent à des boites d’intérim, qui embauchent massivement des personnes étrangèr.es, avec ou sans papiers.

Sur les chantiers, on recense un mort par jour travaillé, et on ne compte plus les blessé.es. Chaque année, 1200 personnes meurent au travail ou en y allant. Deux tiers d’entre elles sont des ouvrier.ères. Et un intérimaire a 2 fois plus de risque qu’une personne en CDI d’avoir un accident de travail. Sur les chantiers des JO et du Grand Paris, il y a eu depuis le début des travaux 4 morts et plus de 90 accidents du travail, dont une large partie concernent des intérimaires qui sont encore plus mis sous pression pour travailler toujours plus, à des cadences toujours plus élevées et avec peu d’équipements de protection.

Les grandes entreprises, via le système de l’intérim, exploitent ces travailleur.euses pour finir ces chantiers dans les délais et à moindre coût. Sans les boites d’intérim qui fournissent de la main d’oeuvre précarisée, ce sont des secteurs entiers (BTP, industrie, logistique...) qui ne pourraient plus suivre le rythme du capitalisme moderne : exploiter plus pour produire plus.

Ces boîtes tournent grâce aux travailleur.euses étranger.ères, avec ou sans-papiers, qu’elles exploitent puis jettent quand ça les arrange.

Lutter pour la régularisation inconditionnelle de tous.tes les sans papiers, c’est permettre à tous.tes d’accéder aux mêmes droits et de reprendre le pouvoir sur les patrons.

Loi Darmanin

La loi Darmanin (qui va surement se décomposer en plusieurs lois), visant à criminaliser encore plus les personnes étrangèr.es avec ou sans papiers, s’inscrit dans cette logique : par des menaces d’expulsions et d’enfermement toujours plus importantes pour les étrangèr.es qui refuseraient l’exploitation ou s’organiseraient pour obtenir de meilleures conditions de vies. C’est aussi une logique coloniale qui est à l’oeuvre : le.la bon étranger.ère seraient celui ou celle qui travaille là où l’État et les patrons l’ont assigné. Bref la volonté affichée est claire : plus de pouvoir aux patrons pour exploiter toujours plus.

FACE À ÇA, FAIS TOI PLAISIR, REDÉCORE LES BOÎTES D’INTÉRIM PRÈS DE CHEZ TOI !

GULARISATION DE TOUS.TES LES SANS-PAPIERS ! VIVE LA GRÈVE ! À BAS L’INTÉRIM !

Philadelphie (USA) : Un sabotage à Bartrams North

Publié le 2023-04-05 11:45:03

Philly Anti-Capitalist / dimanche 19 mars 2023

Dans une douce nuit de fin d’hiver, nous sommes allé.es nous promener dans l’une de nos zones sauvages post-industrielles préférée et nous avons découvert qu’elle avait été assaillie par des monstres en acier et en caoutchouc.

Dégouté.es, nous y sommes retourné.es avec de l’eau de Javel, l’avons
versée dans le réservoir d’un engin, nous avons volé une boîte à outils et nous sommes disparu.es dans la nuit.

Nous envoyons de la solidarité et de la complicité aux défenseur.euses
de la forêt, à Atlanta, qu’ielles soient derrière les barreaux ou au
milieu des arbres.

RIP Tortuguita.
Fuck la Cellicon Valley*.

Bande de vengeance pour Tortuguita

 

* Note du traducteur : Cellicon Valley est le nom donné au projet de pôle de recherche médicale sur les thérapies cellulaires et génétiques, qui devrait se développer dans la région de Philadelphie.

Mise à jour importante sur l’état de santé de l’anarchiste Alfredo Cospito et sur ses conditions de détention

Publié le 2023-04-05 13:10:02

Mise à jour importante sur l’état de santé de l’anarchiste Alfredo Cospito et sur ses conditions de détention

Alfredo n’a PAS mis fin à sa grève de la faim !
Les informations qui ont circulé dans les médias ces derniers jours sont fausses et calomnieuses, comme d’habitude dans cette histoire : on lui a offert du lait, mais Alfredo l’a refusé. S’il décide de recommencer à s’alimenter, il suivra les instructions qui lui ont été données par son médecin il y a quelque temps.
D’ici l’audience du 18 avril, il a décidé de reprendre des compléments alimentaires : du potassium pour stabiliser son cœur, des vitamines pour tenter d’enrayer le problème neurologique dans ses membres inférieurs et des protéines. Après cette audience de la Cour constitutionnelle de Rome, qui doit se prononcer sur la légitimité juridique de l’octroi ou non de circonstances atténuantes par rapport à la peine de 285 c. p. (« massacre dans le but d’attenter à la sûreté de l’État », qui ne prévoit que la réclusion à perpétuité) décrétée par la Cassation dans le procès Scripta Manent, il décidera de la suite à donner à l’affaire.

Il est fatigué et peine parfois à se concentrer, mais il est lucide et présent.
Dans le quartier pénitentiaire de San Paolo, il ne reçoit PAS de courrier, pas même de télégrammes.
On ne lui livre PAS de livres, pas même ceux qu’il a achetés par l’intermédiaire de la prison d’Opéra après autorisation.
Dans la chambre où il est hospitalisé, il n’a que de la lumière artificielle, il ne lui est pas possible de distinguer le jour de la nuit.
Enfin, les médecins du département de médecine pénitentiaire de San Paolo, qui suivent Alfredo, ont toujours pour consigne de ne pas parler et de ni débattre avec médecin de confiance, mais seulement de lui remettre son dossier médical. Cela l’empêche en fait d’être suivi de la meilleure façon possible.

POURSUIVONS LE COMBAT AUX CÔTÉS D’ALFREDO !

ENVOYONS-LUI NOTRE COLÈRE ET NOTRE AMOUR, POUR QU’IL SACHE QUE CEUX QUI SE BATTENT NE SONT JAMAIS SEULS !

[5 avril 2023]

Traduit de No41bis

[Montreuil] Manif 9/04 : « Flics, Hors de nos vies ! »

Publié le 2023-04-05 14:40:07

Manifestation Dimanche 9 avril à 18h à Montreuil, métro Croix de Chavaux.



Kourou (Guyane) : saccager la salle des profs…

Publié le 2023-04-06 05:35:03

Kourou : le collège Schoelcher vandalisé pour la 10e fois
Guyane1ere, 3 avril 2023

La colère gronde au collège Victor Schoelcher de Kourou. Depuis la rentrée scolaire, l’établissement est victime de cambriolages et d’actes de vandalisme à répétition. La coupe est pleine pour le personnel qui a appliqué, ce matin, son droit de retrait.

Gaëtan Dirou, professeur et représentant du syndicat SNES FSU  en appelle à la réaction rapide de la CTG pour la sécurisation du collège : « C’est un fait récurrent qui dure depuis le mois de septembre. Nous avons un collège qui n’est pas du tout aux normes notamment au niveau de la sécurité. Les visites des vandales ont été quasiment quotidienne ces derniers jours. Le bureau de la principale a été vandalisé hier et aussi la salle des professeurs complètement saccagée. Pour nous il est intolérable de travailler dans un  tel désordre… »

Bron (Rhône) : «On ira jusqu’à l’Élysée»

Publié le 2023-04-06 05:45:08

«On ira jusqu’à l’Élysée» : un centre des impôts incendié
près de Lyon
Le Figaro, 31 mars 2023

Le centre des impôts de Bron a été la cible d’un incendie dans la nuit de jeudi à vendredi. Une vingtaine de soldats du feu ont été appelés vers 2h30 du matin pour un feu qui s’est déclaré au niveau de l’entrée du centre des finances publiques. Plusieurs dizaines de m2 du bâtiment ont été détruites. Toutefois les fumées se sont répandues dans une grande partie du centre, nécessitant sa fermeture temporaire ce vendredi.

Une enquête a été ouverte, puisqu’à l’intérieur, des tags «On ira jusqu’à l’Élysée» accompagné du sigle A des anarchistes ont été inscrits sur les murs du bâtiment, nous détaille les services d’enquête, confirmant une information du Progrès .


En visite à Lyon ce vendredi pour lancer un groupement de lutte contre le trafic de cigarettes, Gabriel Attal, le ministre des Comptes publics s’est rendu sur place entre midi et 14 heures.


Incendie volontaire au centre des impôts de Bron: pour Gabriel Attal, « trop c’est trop »
Le Progrès, 31 mars 2023 (extrait)

Ce vendredi vers 1h50, l’alarme intrusion du centre des Finances publiques s’est déclenchée et un agent de sécurité a constaté peu après un début d’incendie dans l’entrée du bâtiment. Une porte vitrée donnant sur le côté du centre avait été cassée par des intrus, qui avaient préalablement découpé un grillage extérieur pour s’introduire sur le site et mettre le feu. Une inscription à la peinture noire a également été découverte sur le trottoir, indiquant « on ira jusqu’à l’Elysée » et signée du sigle A des anarchistes.

Si les dégâts semblent être limités, les pompiers ont dû intervenir jusqu’à cinq heures du matin, « le temps de trouver d’où partait le feu », a indiqué au Progrès le Service départemental-métropolitain d’incendie et de secours.

En déplacement à Lyon le ministre Gabriel Attal s’est rendu à 12h 30 au centre des finances publiques de Bron, où il a rencontré les agents et visité les locaux incendiés. « Trop, c’est trop » a t- il déclaré en adressant un message de solidarité aux agents du centre, et «  d’intransigeance  face à ces actions ». Il a également appelé toutes les forces sociales et politiques à les dénoncer.

« On s’en prend à toute la France qui travaille » s’est indigné le ministre, évoquant les Français qui n’ont pas envie de payer des impôts pour réparer des dégradations, mais plutôt pour l’école. Il a également insisté sur le fait que cet acte de vandalisme pénalise les plus fragiles, à savoir les contribuables qui ne maîtrisent pas le numérique et ont besoin d’être accueillis par des agents pour leurs démarches.

Saint-Jean-de-Boiseau (Loire-Atlantique) : l’art de saboter la fibre

Publié le 2023-04-06 05:50:06
Saint-Jean de Boiseau. La fibre optique dans une des armoires sabotées, coupée à ras bien comme il faut…

Armoires fibres internet vandalisées en Loire-Atlantique :
l’œuvre d’un expert
Le Courrier du pays de Retz, 28 mars 2023 (extrait)

Depuis le 21 mars 2023, c’est la panique à Saint-Jean-de-Boiseau (Loire-Atlantique). Plusieurs dizaine de foyers, plutôt situés à l’est de la commune, ont été coupés d’internet. Des habitants de La Montagne et du Pellerin ont aussi été concernés par la panne géante. La cause ? Plusieurs armoires fibre vandalisées. Free, Orange, SFR, Bouygues… Tous les opérateurs sont touchés. Sur une page Facebook dédiée aux habitants, on trouve plusieurs témoignages et plusieurs chiffres : « 85 foyers touchés » ; « entre 300 et 600 personnes impactées ».

Les techniciens de Xpfibre (opérateur d’infrastructures indépendant de France) ont travaillé, samedi 25 et dimanche 26 mars, pour rétablir leur connexion. Certains foyers sont encore en berne mais la situation devrait se rétablir dans les jours qui viennent. Pour le délégué régional de XpFibre, « c’est un sabotage effectué par des experts. Ils ont coupé au ras des tuyaux. Ils ont procédé de telle manière à ce que les réparations soient les plus longues et les plus compliquées possibles. Il s’agit d’un acte de vandalisme commis par quelqu’un qui s’y connaît bien. »

Une plainte a été déposée. L’enquête est en cours. Il est donc impossible de savoir combien d’armoires ont été détériorées, mais selon une habitante de Saint-Jean-de-Boiseau, touchée par cette panne, il y en aurait 6 ou 7.

Strasbourg (Alsace) : cramer les ordinateurs de l’université

Publié le 2023-04-06 05:55:05

Un incendie rend inaccessible un bâtiment de l’université
de Strasbourg
France3/AFP, 5 avril 2023 (extraits)

Le président de l’université de Strasbourg a été alerté de l’incendie survenu peu avant minuit dans la nuit du 4 au 5 avril. Il s’est immédiatement rendu sur place, rue de Rome, dans le quartier de l’Esplanade. L’incendie s’est déclaré aux alentours de minuit dans un laboratoire de langues, au deuxième étage d’un bâtiment de la faculté de sciences humaines. « Le feu a pris au deuxième étage, dans une armoire contenant des dossiers et du papier », explique Michel Deneken. « Cela s’est passé au centre de ressources linguistiques. Il y avait une cinquantaine d’ordinateurs dans cette salle et donc beaucoup de câbles électriques. »

Autre élément étrange, trois véhicules ont été incendiés quelques minutes auparavant. D’abord la voiture du concierge, dans l’enceinte fermée du Palais universitaire, puis une autre dans la rue de l’Université et une troisième sur le campus.

Le Président de l’Université a indiqué que l’université avait porté plainte et estimé que les dégâts provoqués, entre le matériel informatique, les réseaux électriques, les plafonds et les murs, pourraient se chiffrer entre «200.000 et 300.000 euros». Le bâtiment restera fermé jusqu’à mardi, mais l’étage touché par les flammes ne devrait pas rouvrir avant la prochaine année universitaire.

L’enquête de police est en cours, avec analyse des indices et visionnage des enregistrements des caméras de surveillance. L’acte criminel fait partie des pistes privilégiées.

Ces incendies surviennent alors que des dégradations ont été commises sur et à proximité du campus universitaire à l’issue des dernières manifestations strasbourgeoises contre la réforme des retraites, de la part de groupes qui avaient quitté l’itinéraire prévu. «On a eu des queues de cortèges complètement sauvages et incontrôlables. Il y a probablement un climat de violence qui peut susciter de la pyromanie chez des déséquilibrés», a remarqué Michel Deneken.

Tatinghem (Pas-de-Calais) : jamais deux sans trois?

Publié le 2023-04-06 06:00:03
La troisième antenne relais téléphonique de Tatinghem
résistera-t-elle aux sabotages ?

La Voix du Nord, 2 avril 2023

Cette dernière semaine de mars, une nouvelle antenne-relais de téléphonie mobile a été dressée, toujours au même endroit, entre la RD942 et l’ancienne commune de Tatinghem, non loin de la salle de sport. Elle fait suite à deux autres qui ont fait l’objet de sabotages.

La première fois, c’était en 2020, en plein confinement. Une rafale de vent (guère plus de 55 km/h enregistrés à Boulogne-sur-Mer ce jour-là) déplantait l’installation le 22 mars 2020. L’antenne 4G d’Orange, également exploitée par l’opérateur Free, avait alors été installée trois semaines avant, dans un terrain privé coincé entre une ferme à l’arrière de la salle de sport de Tatinghem et la RD 942, la rocade reliant l’agglomération de Saint-Omer à la RN 42 vers Lumbres. L’opérateur n’avait pas de doute sur l’origine de l’incident : un sabotage pour faciliter la mise à terre de l’antenne.


Quelques mois plus tard, une nouvelle antenne était installée, au même endroit. Elle a été mise en service en avril 2021. Mais en août 2022, probablement dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21, un nouveau sabotage aurait été entrepris. Le lendemain, l’antenne de 30 mètres penchait dangereusement côté champ de maïs, telle la tour de Pise, après avoir été à nouveau en partie déboulonnée de sa base, en toute illégalité. Les services d’Orange ont préféré la coucher au sol, par sécurité.

Depuis, le secteur faisait sans cette antenne
. Un nouvel équipement a été monté cette semaine pour une mise en service prochaine. L’État a souhaité que tous les axes de transport majeurs (autoroutes, canaux, nationales…) soient desservis par des antennes. C’est dans le cadre de ce dispositif que la RD942, qui relie l’agglomération audomaroise à l’autoroute A26, est irriguée.

Yverdon (Suisse) : poissons d’avril vs bétonneur

Publié le 2023-04-06 06:05:06

Des activistes sabotent les machines d’un chantier
20Minutes (Suisse), 5 avril 2023

Le week-end dernier, le collectif des poissons d’avril a joué un mauvais tour à l’entreprise Orllati. Ces activistes ont déversé du sable dans l’huile et le diesel des pelleteuses, coupé les câbles des machines et tagué les barrières de chantier du quartier de Clendy-Dessous, à Yverdon-les-Bains. Un poisson d’avril de 10m de long a aussi été suspendu à la plus haute grue du chantier, rapporte le site renverse.co. «Nos machines ont effectivement été vandalisées sur ce chantier. Une plainte a été déposée», confirme l’entreprise. Pour mémoire, le quartier de Clendy-Dessous avait déjà fait parler de lui fin 2021, quand une dizaine de squatters avaient investi les maisons destinées à être détruites, pour laisser place à des immeubles flambants neufs.


Nouvelle action contre Orllati à Yverdon
Renversé, 4 avril 2023

En ce week-end du premier avril, le collectif des poissons d’avril a décidé de durcir le t(h)on. Après avoir observé de loin l’occupation démocratique de la forêt du Moulin d’Amour, à Vufflens-la-Ville, contre la menace d’Orllati sur la Venoge, ses rives, ses poissons et les arbres qui l’entourent, ce collectif a décidé de freiner Orllati différemment. Des grosses machines qui ne servent qu’à bétonner la terre ont donc été stoppées par les petits poissons, qui ont déversé du sable dans l’huile et le diesel, coupé les câbles et repeint les barrières de chantier à l’ombre de l’ancien Quartier Libre de Clendy-Dessous, à Yverdon-les-Bains. Ce quartier, ses maisons habitables et ses terres jardinées ont été entièrement démolies par les machines d’Orllati, qui reconstruiront ensuite, pour redémolir plus tard, selon leur modèle de la dépendance au béton polluant… Un poisson d’avril de 10m de long a été suspendu à la plus haute grue du chantier, arborant le premier vers de la chanson de Jean-Villard Gilles sur la Venoge : “On a un bien joli canton…”

Car oui, on a un bien joli canton : que votre béton anéantit !

Face à cette destruction, contre le business d’Orllati, et en particulier ici contre la démolition de maisons laissées vides pendant des mois, pour reconstruire des barres d’immeubles en béton avec des parkings sous-terrain, appelés écoquartiers, les poissons d’avril sont passés à l’action. Ils ont exprimé leur solidarité envers les mouvements qui luttent contre la bétonnisation des terres, par des recours juridiques ou des occupations, du partage de savoirs ou des manifestations ; que ce soit en ville ou en campagne, et qui s’opposent aux carrières menaçant les rivières, aux gravières rayant de la carte des forêts, aux parkings en asphalte anéantissant les terres fertiles. On fera(t) tout pour stopper ce système aberrant. Les prévisions du GIEC démontrent que le réchauffement climatique rendra nos villes invivables, et que la sécurité alimentaire est loin d’être assurée, nous avons besoin de jardins et de champs, pas de surfaces bétonnées. Le business de la démolition, une des nombreuses cordes à l’arc d’Orllati, est absurde. Nous devons plutôt réfléchir à un usage différent des espaces et des ressources. Moins d’écoquartiers en béton et plus de quartiers libres en vie, moins de gravières et plus de rivières en liberté. Maintenant, c’estacé !

NB : Cinq poissons d’avril se sont collés dans ce texte. Retrouvez-les !

Die (Drôme) : « L’Etat nous observe, crevons-lui les yeux »

Publié le 2023-04-06 06:10:06

« L’État nous observe, crevons-lui les yeux » : après l’incendie criminel, la sous-préfecture de Die taguée
Le Dauphiné, 4 avril 2023

En grande partie calcinée, et non réparable, la porte en bois de la sous-préfecture de Die n’a pas encore été remplacée. Sur cette même façade couleur rose pâle du bâtiment symbole de l’État, entre les trois fenêtres aux volets fermés, un tag à la peinture noire a été inscrit dans la nuit du lundi 3 au mardi 4 avril. Il mentionne : « l’Etat nous observe, crevons-lui les yeux ». Ce slogan est souvent tagué pour dénoncer la vidéoprotection. Si à Die, la Ville n’est pas équipée de caméra de vidéoprotection sur l’espace public, les six caméras autour la sous-préfecture, appartenant à l’État, ont également été bombées à la peinture au cours de la nuit de lundi à mardi. Aussi, au moins une caméra d’un distributeur automatique de billets de la Caisse d’Épargne, banque située sur la même place de la République, à Die, a été neutralisée à la bombe de peinture.

Ces dégradations interviennent moins de trois semaines après l’incendie criminel visant la sous-préfecture. Jeudi 16 mars, peu avant 23 heures, la porte d’entrée en bois du bâtiment avait été volontairement incendiée. Des cartons avaient été utilisés pour faire partir le feu. Des fumées épaisses générées par l’incendie avaient envahi les bureaux de la sous-préfecture.

Alors qu’une plainte va être déposée par l’État dans la journée, Élodie Degiovanni, préfète de la Drôme, « condamne fermement cette nouvelle atteinte grave envers un bâtiment symbole de l’État et rappelle que si la liberté d’expression est un droit fondamental, dégrader les bâtiments institutionnels, qui plus est en proférant des menaces, revient à porter atteinte à la République elle-même ».

Dès mardi matin, les gendarmes de la compagnie de Crest, en charge de l’enquête, ont mené, sur place, les premières constatations. Ils pourront, notamment, s’appuyer sur les différents relevés de traces et indices effectués par les techniciens en identification criminelle.

Tréon/Saulnières (Eure-et-Loir) : double sabotage contre le projet d’éoliennes industrielles

Publié le 2023-04-06 06:15:06

Eoliennes : à Saulnières et à Tréon, près de Dreux :
des mâts d’étude vandalisés
L’Echo républicain, 30 mars 2023

Des actes de dégradation commis deux week-end de suite, l’un à Tréon, l’autre à Saulnières, avec toujours la même cible : les mâts d’étude de la vitesse du vent dont les câbles ont été sectionnés.

Les gendarmes de la compagnie de Dreux ont été sollicités, le lundi 20 mars, pour le mât de Tréon, vandalisé durant le week-end précédent, au lieu-dit de La Gadelière. Puis une nouvelle fois, lundi 27 mars, pour des dégradations du mât installé dans un champ de Saulnières, au lieu-dit Les Bretonnières.

Dans les deux cas, les installations qui servaient à étudier la faisabilité d’une installation de futures éoliennes dans le secteur, projets contestés par des collectifs d’habitants, se situent en plein champ, accessibles via des chemins de terre. « La compagnie de gendarmerie de Dreux a ouvert une enquête. La police technique et scientifique s’est rendue sur place pour faire des relevés », a confirmé la commandante Claire Chazal. Le préjudice s’élèverait à plusieurs centaines de milliers d’euros.

Orllati sont pas gonflés ; nous avons dégonflé cent de leurs pneus !

Publié le 2023-04-07 08:35:07

Pour mettre un frein à l’industrie d’Orllati, une centaine de pneus ont été dégonflé. Explications.



Dans la nuit du 4 avril, une centaine de pneus de véhicules de chantiers, camions, remorques, et autres voitures de fonctions d’Orllati ont été dégonflé par “Dégonfle Ton Pneu”. Au moins 4 sites en suisse romande sont concernés.

On commence à le savoir : Orllati SA ne sont vraiment pas gonflés !

Si vous ne savez pas comment mettre un frein à l’industrie gallopante d’Orllati, et à la bétonnisation, dégonfler leurs pneus s’avère un excellent frein.

Voici le mode d’emploi réplicable. Attention à déposer une notice d’informations pour ne pas mettre en danger les employé-e-s :)

Vive les écogestes !

Tout cela ne reste évidemment qu’un tout petit grain de sable dans l’océan, mais ce sera peut-être aussi bien la goutte d’eau qui fera déborder le vase.

Signé : Dégonfle Ton Pneu



Paris / Blocage autonome du périph

Publié le 2023-04-07 08:40:06

De bon matin, le périph parisien a été furtivement envahi de quelques corps emmitouflés et joyeux, accompagnés d’une dizaine de pneus échaudés



Ce matin [mercredi 5 avril] a été organisé un blocage autonome d’un bout de périph parisien. Tandis que les fumis craquaient et que les pneus s’enflamaient, quelques tracts ont été distribués aux conducteur.ices pour expliquer notre geste.
Face à l’impunité de la répression d’État, face aux attaques successives de la classe bourgeoise au pouvoir, et pour affirmer notre détermination à bien vivre loin des ennuis capitalistes, exigeons le retrait de cette réforme des retraites, bloquons tout, perturbons le cours de choses, soyons organisé.es et imprévisibles !
Que les nuées d’encapuché.es se fassent et se défassent partout où ce sera nécessaire.
Et bisous !

Les chiffres du jour : 299, 132, 2500, 58 et 13

Publié le 2023-04-07 08:45:03

Auditionné mercredi 5 avril devant la commission des Lois de l’Assemblée nationale sur l’emploi de la force par les policiers et les gendarmes, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a relâché quelques chiffres des renseignements : depuis le 16 mars et l’utilisation de l’article 49.3 pour faire adopter la réforme des retraites, 299 atteintes contre des institutions publiques (préfectures, sous-préfectures, mairies, conseils départementaux…) et 132 attaques de permanences parlementaires ont été recensées, a-t-il listé. Des « dégradations majeures » sont aussi à déplorer, dont 2.500 feux dans la rue, 58 véhicules et 13 bâtiments incendiés.

(France Bleu, 5 avril 2023)

Retour sur la manifestation du 6 avril à Saint-Étienne

Publié le 2023-04-07 08:50:06

- 15 000 personnes mobilisées ! Une marée humaine sur le boulevard entre la Place Carnot et le Puits Couriot !

- Déploiement de deux grandes banderoles vers le Clapier, une du Comité Antifa et l’autre de la CGT précaire !

- Un « MACRON ORDURE » visible depuis un des crassiers de Saint-Étienne.

- Une action éclair de la CGT Mines Énergie qui a coupé l’électricité à la maison de l’emploi.

- Deux banderoles de tête renforcées, une manifestation sauvage accompagnée de nombreuses barricades, des panneaux de pubs éclatés et de nombreux tags + 1 kilomètre de fibre optique déroulé dans la rue !

Après quelques frayeurs pour la police municipale, la manifestation sauvage (environ 200 personnes) sera rapidement dispersée avec des gaz lacrymogènes. Un peu plus tard, plusieurs interpellations en centre-ville sur des groupes isolées de moins de dix personnes et des agressions sur des manifestant-es isolé-es.

Non à la construction d'une nouvelle prison à Toul ! [tract]

Publié le 2023-04-07 16:15:05

Non content de détenir un nombre record d’incarcération (30 000 places créées ces 30 dernières années, plus de 72 000 détenus au total), l’État français lance un nouveau Plan Prison démesuré : 33 nouvelles prisons d’ici 2027, soit 15 000 nouvelles places supplémentaires.

A Toul, après avoir abandonné le projet de prison de 600 places à Dommartin, l’État pourrait dès cette année commencer les travaux d’une prison censée accueillir d’ici 4 ans 180 détenus dans le quartier de la Croix de Metz. Avec celles d’Arras (Pas-de-Calais) et de Donchéry (Ardennes), cette prison fait partie des 3 prisons définies par le programme InSERRE [1] : un bagne moderne où des détenus en fin de peine ou condamnés à des peines de moins de 5 ans sont enfermés sur entretien d’embauche pour trimer à bas prix moyennant l’illusion d’une réinsertion par le travail.

Le ministre de la Justice Dupont-Moretti (lui-même accusé de prise illégale d’intérêts, de conflits d’intérêts et d’omission de déclaration de plus de 300 000 euros) affirme que ces prisons-usines offriraient de meilleures conditions de détention en récompense de l’engagement professionnel des détenus. La promesse de bons traitement n’est en vérité qu’une stratégie d’asservissement des détenus à des conditions salariales dégradantes (salaire moins de la moitié du SMIC, 6 jours de congés payés par an, aucuns droits syndicaux...), profitables surtout aux entreprises auxquelles est proposée une main d’oeuvre bon marché et privée de ses droits. Tout ce qui n’est pas (encore) possible dans l’exploitation salariale conventionnelle le devient grâce à la prison !

L’enfermement est avant tout un business juteux pour les entreprises qui participent à la construction des prisons (Eiffage, Bouygues, Vinci…) et opèrent ensuite à l’intérieur dans le nettoyage, l’intendance et les ateliers (Microsoft, Safran, L’Oréal, La Redoute, Yves Rocher, Bic…). Avec le centre de détention d’Ecrouves et celui de Toul, la maison d’arrêt de Nancy-Maxéville et le centre de semi-liberté de Maxéville, le secteur pénitentiaire est ainsi déjà mis au service de l’économie et du développement territorial de la région Toul-Nancy avec un total de près de 1 400 détenus. Selon les mots d’Alde Harmant lui-même, maire de Toul, la nouvelle prison sera surtout importante pour l’investissement estimé à 35 millions d’euros et les emplois publics attendus, qui « viennent conforter le renouveau économique collectivement engagé depuis une décennie, avec et pour nos entreprises ». A bon entendeur…

***

Présentée comme une institution censée protéger la société d’individus ayant enfreint la loi, prévenir les crimes par la dissuasion, accompagner les détenus dans la « rémission », la prison n’est en vérité qu’un outil d’oppression des classes dominées. A l’impunité de la classe politique et économique fait face l’explosion de la détention provisoire, des incarcérations sans jugement, sur délit de faciès et sur comparution immédiate pour délits mineurs, sans possibilité de préparer sa défense… Jamais une nouvelle prison n’a permis d’alléger la surpopulation des prisons déjà existantes : au moyen d’une inflation législative visant à criminaliser les populations les plus précaires, l’État enferme toujours aussi massivement que le nombre de nouvelles places créées le lui permet.

La prison est un lieu où sont reproduites toutes les injustices, les hiérarchies, les dominations et les violences de notre société. Elle ne résout pas plus les problèmes de sécurité qu’elle n’aide à la réinsertion car ce n’est pas son objectif, et tous les discours qui veulent nous le faire croire ne sont que de la poudre aux yeux lancée par ceux qui contrôlent la Justice et que la Justice protège.

Non à la prison-usine de Toul
Non à la réintégration par le travail
Contre la violence d’État, désintégrons toutes les prisons !

stop-prison-toul@riseup.net

Tract au format PDF


Notes

[1« Innover par les structures expérimentales de responsabilisation et de réintégration par l’emploi »

[IDF] Quatre sabotages de centrales à béton

Publié le 2023-04-07 16:20:05

Dans la nuit du 8 au 9 mars, nous nous sommes introduit.e.es dans 4 centrales à béton différentes parmi la cinquantaine en Île-de-France dans le but de faire des dégâts.



Nous voulons attaquer les centrales à béton car elle produisent la base qui sert à construire les prisons, les centres de rétention administrative et à étendre la métropole et son flicage, des infrastructures des JOP2024 [1] au Grand Paris. Elles rendent possible l’enfermement et en tirent directement profit. On a envie de leur nuire et si les dommages que l’on leur inflige sont infimes, au moins c’est déjà ça.

Nous avons plus ou moins atteint nos objectif. Ici, chez Equiom, 70 Quai Panhard et Levassor à Paris un tapis roulant (convoyeur) à été entièrement sectionné, là, encore chez Equiom, 4/6 Rue Archimède à Lagny-sur-marne des tapis entamés à moitié, ailleurs, à Pantin, rue Raymond Quenaud sur seulement quelques centimètres toujours chez Equiom. Nous en tirons la conclusion que tous les tapis ne sont pas de la même épaisseur ni de la même coriacité. On peut les entamer à la pince coupante ou à la scie à métaux, mais ensuite, c’est un gros cutter qui a marché le mieux pour nous. Ça a pris une bonne vingtaine de minute de couper totalement le tapis. Il y a sûrement d’autres techniques à imaginer. Dans une autre centrale à béton, Quai de la révolution à Alfortville, les pneus des camions ont été crevés et/ou entaillés : pas facile avec des couteaux à huîtres.

Pour répondre à l’appétit de bétonisation, on trouve des centrales à béton un peu partout, autant de cibles vers lesquelles se tourner. Nous espérons que ce partage d’expérience sera utile à plein d’autres ennemi.e.s de l’enfermement et de la bétonisation et que les centrales à béton n’ont pas fini de recevoir des visites malveillantes !

Cutters mal affûtés & couteaux à huîtres



Notes

[1JO de Paris 2024

Sète (Hérault) : sextuple évasion du centre de rétention

Publié le 2023-04-07 21:15:03

Sète : six personnes s’évadent du centre de rétention administrative
France3 Occitanie, 4 avril 2023 (extrait)

Nous sommes dans la nuit de samedi à dimanche, il est 4h15 du matin. A Sète, le vent souffle fort. Huit retenus gardés au centre de rétention tentent une évasion. Ils sortent de leurs chambres et se dirigent vers une porte du 1er étage qui donne sur une cour de promenade. La porte sécurisée est défaillante depuis des mois, ils réussissent à l’ouvrir. L’alerte est donnée. Là, ils prennent un escalier, sautent sur un filin métallique puis escaladent le mur d’enceinte de trois mètres de haut. Ils sont dehors vers 4h30. Finalement, six hommes parviennent à fuir. Deux restent bloqués, stoppés dans leur course par les gardiens.

Les six évadés sont des retenus qui venaient de sortir de prison, en attente de leur expulsion vers leur pays d’origine, tous natifs d’Afrique du nord. Dès le lendemain, l’un des six hommes parvenus à prendre le large est interpellé à une vingtaine de kilomètres, à Agde, au volant d’une voiture volée. Les cinq autres fuyards ne sont, ce mardi, toujours pas réapparus et sont désormais inscrits au fichier des personnes recherchées. Leurs signalements ont été transmis à la BRI, la brigade de recherche et d’intervention.


Après son évasion du CRA de Sète, il est emprisonné à Béziers
Midi Libre, 6 avril 2023 (extrait)

Dans la nuit de samedi 1er à dimanche 2 avril, huit personnes se sont évadées du centre de rétention administrative (CRA) de Sète. Un des évadés a été jugé, ce mercredi, devant le tribunal de Béziers dans le cadre d’une comparution immédiate. Il avait été interpellé par les gendarmes en compagnie de deux autres personnes, au volant d’une voiture, dimanche 2 avril.

Il a été condamné à huit mois de détention et placé sous mandat de dépôt. Lors de son interpellation, dimanche à Marseillan, ce prévenu avait tenté de prendre la fuite à pied alors que les gendarmes entendaient le contrôler car ses deux passagers ne portaient pas de ceinture de sécurité. Il avait aussi donné une fausse identité.

Solidarité avec Jérémy* et toutes les personnes incarcérées à Champ-Dollon

Publié le 2023-04-07 21:20:12

Le mercredi 15 mars, notre camarade et ami Jérémy* a été arrêté près de chez lui, son appartement a été perquisitionné et il a ensuite été emmené au poste. Il a rapidement été transféré à la prison de Champ-Dollon, où il est depuis détenu à titre préventif. Jérémy* est accusé par la justice d’avoir, en janvier 2022, incendié deux véhicules et saboté des machines de chantier dans la gravière de Sézegnin appartenant au géant mondial du ciment Lafarge-Holcim.
Nous faisons appel à la solidarité de tou.te.x.s pour dénoncer sa détention ainsi que les conditions de détention de la prison de Champ-Dollon.



Placer Jérémy* en détention préventive est arbitraire et disproportionné.

Une détention préventive doit se justifier soit par un risque de fuite de la personne détenue, soit par un risque de collusion [1] entre elle et d’éventuel.le.x.s complices ou victimes, soit par le risque de réitération de l’infraction reprochée. L’existence d’un seul de ces risques peut suffire à fonder une détention provisoire. A part la prison, d’autres mesures et dispositifs existent comme l’assignation à domicile par exemple, qui permettent concrètement de pallier ces “risques”. Il faut donc faire le triste constat que la justice fait le choix d’imposer à notre ami un traitement disproportionné et punitif, avant même la fin de l’enquête censée prouver sa culpabilité.

Il est très clair pour nous que Jérémy* se retrouve aujourd’hui à Champ-Dollon pour des raisons politiques. Le risque de collusion retenu n’est pas suffisant pour justifier de le placer en détention. Nous voyons bien que Jérémy* se retrouve en prison car c’est un militant. Le but non-avoué de sa mise en détention est de faire peur, autant à lui qu’à toute.x.s celleux qui luttent pour un monde meilleur.

De plus, le dossier d’enquête comporte de nombreux points d’obscurité qui révèlent des pratiques abusives et illégales de la part de la police.

Plusieurs agissements douteux de la part des forces de l’ordre sont à relever. La police avait convoqué Jérémy* pour une audition en mars 2022, pour une affaire de tag anti-fasciste. Ils avaient alors prélevé son ADN. Or, absolument rien ne justifiait une prise d’ADN, à ce moment-là. Le numéro de téléphone de Jérémy* était également connu de la police alors que ce dernier ne le leur avait jamais transmis. Ces deux éléments laissent penser que, à 22 ans à peine, Jérémy* était déjà dans le viseur de la police depuis un certain temps. Il était certainement fiché à cause de sa participation à des mobilisations politiques. La police, avec la complicité des autorités pénales, a utilisé des pratiques illégales pour former une accusation et le mettre en détention.

Les conditions de détention à Champ-Dollon sont inhumaines et dégradantes.

Jérémy* se trouve actuellement à la prison de Champ-Dollon, une prison destinée à la détention préventive (=avant un jugement) et aux courtes peines. Champ-Dollon, cette prison dont les conditions de détention sont parmi les pires d’Europe. Les personnes détenues passent 23 heures sur 24 en cellule. Elles n’ont droit qu’à une heure de promenade par jour et passent le reste de leurs journées dans des cellules souvent partagées avec plus de détenu.e.x.s qu’il n’y a de places prévues. Champ-Dollon est réputée pour ses conditions de détentions inhumaines et sa surpopulation. En effet, pour 398 places officielles [2], Champ-Dollon enferme entre 600 et 800 détenu.e.x.s. La prison ne compte que trois téléphones, autant dire des mois d’attente pour pouvoir téléphoner à ses proches. Les détenu.e.x.s n’ont droit qu’à deux fois une heure de sport par semaine et la session de sport peut être annulée sans aucune forme de remplacement. Il y aurait encore beaucoup à dire : l’humiliation de la fouille à nu avant et après chaque visite, les violences des gardien.ne.x.s, la difficulté d’accès aux médecins [3], l’accès aux produits essentiels possible seulement durant “l’heure de réclamation” (passage des gardiens) à 7h du matin, la chaleur de la canicule et le manque de mesures l’été passé [4], la gestion désastreuse de la pandémie en 2020 et 2021, les parloirs surveillés, les conversations téléphoniques avec les proches enregistrées, le courrier systématiquement lu et censuré et on en passe. Même le Tribunal fédéral a qualifié les conditions de détention à Champ-Dollon d’inhumaines et dégradantes en 2016 [5].

Ni Jérémy*, ni personne d’autre ne devrait vivre dans ces conditions.

Qui est-ce qu’on enferme à Champ-Dollon ?

En prison, jamais ne se retrouvent les cadres d’Holcim et des autres multinationales mortifères, pourtant responsables d’innombrables crimes. [6]. En prison se retrouvent principalement les personnes qui n’ont pas les bons papiers, les personnes racisées ou pauvres. La prison a comme véritable fonction d’exclure les indésirables, pas de réduire la criminalité [7]. Jérémy* a le privilège d’avoir des papiers suisses et d’être blanc. Il n’aura pas à subir les insultes racistes [8] des gardiens, ni à craindre un renvoi à sa sortie. Il a de nombreux proches pour lui apporter des colis et lui écrire, contrairement à beaucoup de personnes incarcérées. Mais Jérémy* fait aussi partie des indésirables du “bon ordre de la société”, il est fiché comme militant, il remet en question les injustices de la société actuelle.

Solidarité avec Jérémy* !

Des recours juridiques sont en cours mais nous considérons qu’il est nécéssaire qu’une mobilisation large se forme. Nous refusons le fichage des activistes, nous refusons que la police puisse faire usage à tout va de techniques illégales et nous refusons surtout l’enfermement de nos camarades.

Nous appelons tou.te.x.s nos camarades à témoigner leur solidarité à Jérémy*. Pour qu’il sorte de prison au plus vite, pour lui montrer qu’il n’est pas seul et pour dénoncer les conditions de détention de la prison de Champ-Dollon.

Solidarité avec Jérémy* et avec toutes les personnes enfermées !

Comité de soutien à Jérémy*

* Prénom d’emprunt




Vénissieux (Rhône) : le 4×4 de la BST part à la casse

Publié le 2023-04-07 21:25:05

Vénissieux : une voiture de police incendiée au cocktail
Molotov sur le parking du commissariat
Le Progrès/Lyonmag, 7 avril 2023

Mardi soir peu après minuit, une voiture bien particulière a été incendiée sur le parking ouvert du commissariat de Vénissieux, avenue Marcel Houel. Il s’agit du 4×4 Land Rover Defender siglé « police » utilisé par la BST (brigade spécialisée de terrain), qui intervient dans les quartiers sensibles de la métropole lyonnaise. Le véhicule a reçu un cocktail molotov lancé par un individu à bord d’une voiture. Ce dernier a été retrouvé incendié chemin de halage à Feyzin.

Malgré l’extinction assez rapide des flammes par des agents du commissariat de Vénissieux, le 4×4 de la BST est désormais bon pour la casse. Une enquête a été ouverte pour retrouver les auteurs de cet incendie criminel.

Francfort (Allemagne) : attaque incendiaire contre l’Office des forêts

Publié le 2023-04-07 21:30:03

Traduit de l’allemand de de.indymedia, 4 avril 2023

Pleins de colère et de rage contre les expulsions et les défrichements des forêts [occupées] de Fecher et de Heibo, cette nuit nous avons mis le feu à une voiture de l’Office des forêts de la région de Hesse [Hessenforst, équivalent fédéral de l’ONF] à Francfort-sur-le-Main.

Début janvier, l’Office des forêts de la ville de Groß-Gerau (en Hesse) a émis un décret administratif qui a donné une base légale à l’expulsion de nos ami.e.s de la forêt occupée de Fechenheim. L’occupation s’opposait à l’extension de l’autoroute A66, qui a été expulsée par une violence policière massive et la répression de la justice de Hesse. Ainsi, l’Office des forêts se fait le larbin des flics et de la justice pour imposer les intérêts de l’entreprise autoroutière Autobahn GmbH. (voir le texte : https://teufelsbruch.blackblogs.org/2023/01/28/der-fecher-ist-geraumt/ )

Dans le village de Heibo, près de Dresde, l’Office des forêts de Saxe a également joué un rôle important dans l’expulsion et le déboisement de la zone occupée, et a défriché la forêt dans l’intérêt d’une entreprise locale de gravier. C’est avec joie que nous avons appris les attaques incendiaires contre l’Office des forêts régional de la région de Saxe (Sachsenforst) dans le cadre de l’évacuation de Heibo et que nous envoyons des salutations enflammées à Finn, qui est toujours enfermé derrière les murs d’une prison,.

La saison des défrichements est terminée. Mais nous avons été privés de nos espaces anarchiques et beaucoup trop de forêts ont été défrichées pour les intérêts des entreprises, les projets d’infrastructure et la sylviculture. Il est temps de panser les plaies et de prendre notre revanche !

Les forêts sont vivantes !
Aucune expulsion, aucun défrichement ne reste sans réponse !
Ces dernières ont un prix, et c’est le service forestier de Groß Gerau qui a dû le payer cette nuit.

En même temps, nous attaquons Hessenforst en tant qu’autorité publique qui exploite systématiquement la nature. Chaque jour, des forêts sont défrichées pour la sylviculture et des écosystèmes entiers sont détruits par leur exploitation. Notre attaque est aussi un signe de solidarité et d’attachement aux luttes radicales des communautés indigènes contre la destruction de leur habitat et de leurs moyens de subsistance par les entreprises forestières d’État.

Pour l’anarchie – à bas l’industrie forestière

Carapatage #48 : Les remises de peine (05.04.23)

Publié le 2023-04-08 11:25:02

LES REMISES DE PEINE

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Lien vers le podcast

Dans cette émission on parle des remises de peine dont les règles ont changé depuis le 1er janvier 2023, du coup on revient un peu sur leur fonctionnement et comment c’est un outil de contrôle des prisonnier-e-s.

Sommaire :

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Ressources

Qualche novità su Ivan, recluso nel carcere di Villepinte (Francia, 8 aprile 2023)

Publié le 2023-04-09 23:10:03

Qualche novità su Ivan, recluso nel carcere di Villepinte (Francia, 8 aprile 2023)

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Riceviamo e diffondiamo

Tratto da https://lanemesi.noblogs.org/post/2023/04/09/qualche-novita-su-ivan-recluso-nel-carcere-di-villepinte-francia-8-aprile-2023/

Qualche novità su Ivan

Ciao,
scrivo per dare qualche notizia sulla mia detenzione e sull’inchiesta.

Le “attenzioni” che l’amministrazione penitenziaria (e/o la giudice per le indagini preliminari?) mi dimostrano continuano. Ancora delle rappresaglie per i miei scioperi della fame? Chi lo sa…

In ogni caso, il 14 febbraio c’è stata la terza perquisizione della mia cella (dopo quelle del 6 dicembre e del 9 gennaio). Verso le 19:30 gli
ERIS (corrispondono ai GOM italiani) sono arrivati, con caschi, passamontagna e scudi. Erano una dozzina, un ufficiale teneva dei fogli in mano, sul primo ho potuto vedere la mia fotografia. La nostra è stata la sola cella perquisita in questa sezione (ma hanno fatto passare un cane nei corridoi), altre due celle in un’altra sezione, non so negli altri edifici. C’erano anche il direttore della prigione, Michael Merci, e la vicedirettrice, che guardavano, da dietro le porte a vetri.
Appena fuori dalla cella, ci hanno ammanettati, io e il mio concellino (che era qui in sezione da una settimana appena) e portati nel locale delle docce, a piano terra, per la tradizionale perquisizione corporale. Siamo rimasti chiusi nelle docce durante le due ore della perquisizione della cella.
Hanno trovato un telefono cellulare con un caricabatterie. Martedì 21 marzo, sono quindi passato al consiglio di disciplina. Come punizione, sono privato della spesina per 30 giorni.

Il 30 marzo, stessa cosa. Sono arrivati gli ELAC (la “squadretta” della sicurezza della prigione) e la storia è ricominciata ancora una volta.

Per quanto riguarda l’inchiesta, in questi ultimi mesi nuovi elementi sono stati incorporati al dossier.
Il più significativo è che la polizia ha potuto avere accesso ai miei computer, anche se erano criptati.
Quello del lavoro, su cui è installato Windows, è criptato con BitLocker. Un verbale incorporato al dossier in precedenza dice che avevano già cercato di accedervi durante il mio fermo di polizia, ma che non ci erano riusciti. Ma a settembre la Brigade d’appui en téléphonie, cyber-investigation et analyse criminelle (Brigata di appoggio in telefonia, cyber-investigazioni e analisi criminale) ha mandato alla SDAT una copia del disco fisso. Nel verbale, spiegano soltanto che hanno effettuato il boot del computer con una chiavetta USB e che poi hanno usato il programma AccesData FTK imager 3.3.05 per copiare il disco fisso. Ma non parlano dell’operazione di decifrazione in sé.
Il mio computer personale, che funziona con Ubuntu 18, è criptato con Luks (la password è di più di venti caratteri: lettere, cifre, segni di punteggiatura…). Non ho trovato nel dossier alcuna indicazione sul mezzo che hanno utilizzato per decifrarlo, ma anche in questo caso hanno fatto una copia del disco fisso. Ci sono perfino dei files che erano stati cancellati e delle e-mails che erano state scaricate con Thunderbird (e poi cancellate).
Non hanno trovato nulla che possa essere in rapporto con gli incendi di cui sono accusato. Ma penso che il fatto stesso che abbiano potuto avere accesso a dei dischi fissi criptati con dei programmi supposti essere inviolabili debba essere conosciuto il più largamente possibile.

La mia posta continua ad essere fortemente rallentata (in media, ricevo le lettere un mese e mezzo o due mesi dopo la spedizione): la giudice per le indagini preliminari legge tutte le lettere che mi arrivano e che scrivo. Quatto delle mie lettere sono state fotocopiate e incorporate al dossier: due che avevo scritto a delle persone della rivista anti carceraria l’”Envolée”, una indirizzata a Boris (il compagno di Besançon che si trova all’ospedale in seguito all’incendio della sua cella, nella prigione di Nancy, nell’agosto 2021) e quella, indirizzata alla Gare, vicino a Bure, nella quale spiegavo che nel “mio” dossier appare la denuncia che il redattore in capo del quotidiano regionale l’”Est Républicain” ha sporto contro gli amministratori del sito internet bureburebure.info per aver riprodotto la rivendicazione dell’incendio di un’auto del giornale (incendio di cui sono accusato).

Altrimenti, la mia detenzione preventiva è stata prolungata fino a metà giugno.

Sto bene, ho il morale alto e mi spiace non poter essere in piazza, in questi giorni.
Un pensiero solidale per Alfredo (e per tutti i compas in prigione).
La solidarietà è l’attacco!
Viva l’anarchia!

Ivan
8 aprile 2023

* * *

L’indirizzo del compagno:

Ivan Alocco
N. d’ecrou 46355
Maison d’Arrêt de Villepinte
40, Avenue Vauban
93420 Villepinte
France

Qualche novità su Ivan, recluso nel carcere di Villepinte (Francia, 8 aprile 2023)

Publié le 2023-04-09 23:10:03

Qualche novità su Ivan, recluso nel carcere di Villepinte (Francia, 8 aprile 2023)

Qualche novità su Ivan

Ciao,
scrivo per dare qualche notizia sulla mia detenzione e sull’inchiesta.

Le “attenzioni” che l’amministrazione penitenziaria (e/o la giudice per le indagini preliminari?) mi dimostrano continuano. Ancora delle rappresaglie per i miei scioperi della fame? Chi lo sa…

In ogni caso, il 14 febbraio c’è stata la terza perquisizione della mia cella (dopo quelle del 6 dicembre e del 9 gennaio). Verso le 19:30 gli ERIS (corrispondono ai GOM italiani) sono arrivati, con caschi, passamontagna e scudi. Erano una dozzina, un ufficiale teneva dei fogli in mano, sul primo ho potuto vedere la mia fotografia. La nostra è stata la sola cella perquisita in questa sezione (ma hanno fatto passare un cane nei corridoi), altre due celle in un’altra sezione, non so negli altri edifici. C’erano anche il direttore della prigione, Michael Merci, e la vicedirettrice, che guardavano, da dietro le porte a vetri.
Appena fuori dalla cella, ci hanno ammanettati, io e il mio concellino (che era qui in sezione da una settimana appena) e portati nel locale delle docce, a piano terra, per la tradizionale perquisizione corporale. Siamo rimasti chiusi nelle docce durante le due ore della perquisizione della cella.
Hanno trovato un telefono cellulare con un caricabatterie. Martedì 21 marzo, sono quindi passato al consiglio di disciplina. Come punizione, sono privato della spesina per 30 giorni.

Il 30 marzo, stessa cosa. Sono arrivati gli ELAC (la “squadretta” della sicurezza della prigione) e la storia è ricominciata ancora una volta.

Per quanto riguarda l’inchiesta, in questi ultimi mesi nuovi elementi sono stati incorporati al dossier.
Il più significativo è che la polizia ha potuto avere accesso ai miei computer, anche se erano criptati.
Quello del lavoro, su cui è installato Windows, è criptato con BitLocker. Un verbale incorporato al dossier in precedenza dice che avevano già cercato di accedervi durante il mio fermo di polizia, ma che non ci erano riusciti. Ma a settembre la Brigade d’appui en téléphonie, cyber-investigation et analyse criminelle (Brigata di appoggio in telefonia, cyber-investigazioni e analisi criminale) ha mandato alla SDAT una copia del disco fisso. Nel verbale, spiegano soltanto che hanno effettuato il boot del computer con una chiavetta USB e che poi hanno usato il programma AccesData FTK imager 3.3.05 per copiare il disco fisso. Ma non parlano dell’operazione di decifrazione in sé.
Il mio computer personale, che funziona con Ubuntu 18, è criptato con Luks (la password è di più di venti caratteri: lettere, cifre, segni di punteggiatura…). Non ho trovato nel dossier alcuna indicazione sul mezzo che hanno utilizzato per decifrarlo, ma anche in questo caso hanno fatto una copia del disco fisso. Ci sono perfino dei files che erano stati cancellati e delle e-mails che erano state scaricate con Thunderbird (e poi cancellate).
Non hanno trovato nulla che possa essere in rapporto con gli incendi di cui sono accusato. Ma penso che il fatto stesso che abbiano potuto avere accesso a dei dischi fissi criptati con dei programmi supposti essere inviolabili debba essere conosciuto il più largamente possibile.

La mia posta continua ad essere fortemente rallentata (in media, ricevo le lettere un mese e mezzo o due mesi dopo la spedizione): la giudice per le indagini preliminari legge tutte le lettere che mi arrivano e che scrivo. Quatto delle mie lettere sono state fotocopiate e incorporate al dossier: due che avevo scritto a delle persone della rivista anti carceraria l'”Envolée”, una indirizzata a Boris (il compagno di Besançon che si trova all’ospedale in seguito all’incendio della sua cella, nella prigione di Nancy, nell’agosto 2021) e quella, indirizzata alla Gare, vicino a Bure, nella quale spiegavo che nel “mio” dossier appare la denuncia che il redattore in capo del quotidiano regionale l'”Est Républicain” ha sporto contro gli amministratori del sito internet bureburebure.info per aver riprodotto la rivendicazione dell’incendio di un’auto del giornale (incendio di cui sono accusato) [in italiano: “È la storia di un giornalista incauto…”, ndt].

Altrimenti, la mia detenzione preventiva è stata prolungata fino a metà giugno.

Sto bene, ho il morale alto e mi spiace non poter essere in piazza, in questi giorni.
Un pensiero solidale per Alfredo (e per tutti i compas in prigione).
La solidarietà è l’attacco!
Viva l’anarchia!

Ivan
8 aprile 2023

* * *

L’indirizzo del compagno:

Ivan Alocco
N. d’ecrou 46355
Maison d’Arrêt de Villepinte
40, Avenue Vauban
93420 Villepinte
France

[Ricevuto via e-mail e pubblicato in https://lanemesi.noblogs.org/post/2023/04/09/qualche-novita-su-ivan-recluso-nel-carcere-di-villepinte-francia-8-aprile-2023/]

Chili : Fin de l’instruction du procès contre les compas Mónica et Francisco

Publié le 2023-04-09 23:15:03

Publicacion Refractario / samedi 25 mars 2023

Du 14 au 21 mars 2023, a eu lieu la préparation du procès des compas anarchistes Mónica Caballero et Francisco Solar ; les deux ont assisté à cette procédure principalement en visioconférence.

Au cours de cette série d’audiences quotidiennes, le tribunal a décidé quelles preuves, quels témoins et experts seront amenés dans le procès à venir. On remarquera l’obsession du persécuteur Claudio Orellana, du Parquet antiterroriste Sud, qui veut incorporer comme preuve pour ce procès toute l’affaire judiciaire que les deux ont eu en Espagne.

Il vaut la peine de rappeler que Francisco et Mónica ont été condamnés
en Espagne, pour la déflagration d’un engin explosif dans la Basilique
du Pilar, à Saragosse, en 2013. Même si cette peine a été purgée et que
les compas sont inculpés au Chili pour d’autres délits, le Parquet insiste à vouloir réutiliser les preuves du procès espagnol.

Nous nous attendons qu’au cours des prochaines semaines soit fixée la date du procès pour les colis piégés contre l’ancien ministre de l’Intérieur Rodrigo Hinzpetter et contre le 54eme commissariat (2019), ainsi que pour l’attaque explosive contre le bâtiment Tánica, au beau milieu de la révolte (2020).
Dans ce procès, qui devrait durer deux mois, le pouvoir demande 30 ans de prison pour Mónica et 129 ans pour Francisco.

Solidarité et complicité avec ceux/celles qui attaquent les puissants et
les oppresseurs !

Liberté pour Mónica et Francisco !