Vive l'Anarchie - Semaine 14, 2024

Sommaire

Brochure : Contre la légende et l’oubli

Publié le 2024-04-01 08:45:06

Contre la légende et l’oubli, avril 2024, A4, 80 p.

Cliquer sur l’image pour ouvrir le pdf

Six ans après la période des expulsions et de la fin des expériences sociales anti-autoritaires sur la ZAD de NDDL, certains groupes, qui ont ramassé la mise (et habitent toujours la zone) se retrouvent à la tête du mouvement des Soulèvements de la Terre (dont deux des porte-paroles médiatiques). Depuis ce qui a été appelé la « victoire » de la lutte contre l’aéroport et son monde, la ZAD sert de caution, de modèle pour faire rêver et attirer du monde dans les luttes environnementales. Nous proposons ici de regarder ce que fut ce modèle dans une période de grande tension (les expulsions de 2018), moment où les masques tombaient dans l’urgence des intérêts à sauver.

Ce texte (et certaines des photos) prennent aujourd’hui une valeur d’archives, réactualisée au moment où nombre de militant-es ou sympathisant-es se posent des questions sur l’organisation des Soulèvements de la Terre et leur participation ou non à ce mouvement. Ce document permet d’avoir un regard critique sur ce qu’implique une alliance avec d’autres composantes, dont la Confédération paysanne.

[Trouvé sur Indymedia Nantes, 31 mars 2024]

Halle (Allemagne) : la salle d’entraînement des fachos incendiée avant son ouverture

Publié le 2024-04-01 08:50:06

[La nuit du 25 au 26 mars, un bâtiment est entièrement parti en fumée à l’est de Halle-sur-Saale, une ville située à une vingtaine de kilomètres de Leipzig, dans la région de Saxe-Anhalt. Sauf que ce gris bâtiment de banlieue n’était pas n’importe lequel, puisqu’il abritait une salle d’arts martiaux nommée « Gladiator Fight Academy », que les néo-nazis locaux étaient sur le point d’inaugurer en avril prochain. L’ensemble de ses équipements a flambé, avec des dégâts estimés par la police à 250 000 euros. On trouvera ci-dessous la traduction d’un petit texte publié quelques jours plus tard sur indymedia allemagne]


Salutations de Pâques à la « Gladiator Fight Academy »
(traduit de l’allemand d’indymedia.de, 30 mars 2024)

Pas avec nous
A Halle, des tentatives d’établir ou de renforcer le milieu de l’extrême droite sont régulièrement lancées. C’est le cas avec l’ouverture prévue du centre de sports de combat « Gladiator Fight Academy ».

Mais Halle se montre une fois de plus sous son meilleur jour, et ne laissera pas de place à la formation structurelle de militants fascistes.

Mardi matin (26.03.24), l’entrepôt où les fachos voulaient prendre leurs aises a pris feu. Selon les premières estimations, les dégâts s’élèvent à un quart de million d’euros.
Merci à Halle !

La chaîne de télévision allemande MDR a rédigé un article assez détaillé à ce sujet. Vous trouverez un lien vers ce reportage ci-dessous*. Les braves Christopher H. et Theo W. [deux néo-fascistes responsables de cette salle d’entraînement] y sont également présentés de manière plus détaillée.

* https://www.mdr.de/nachrichten/sachsen-anhalt/halle/halle/rechtsextremes-gym-fitnessstudio-lagerhalle-abgebrannt100.html

Chili : Des actions devant lycées et universités, à l’occasion du Jour du jeune combattant

Publié le 2024-04-02 05:50:03

Santiago : Agitation au Liceo de Aplicación, en souvenir de Deli et à la veille du 29 mars

Informativo Anarquista / dimanche 24 mars 2024

Mercredi 20 mars, des lycéens du Liceo de Aplicación, cagoulés, sont sortis manifester en mémoire du compagnon Deli (un lycéen du même établissement, qui a trouvé la mort il y a quelque temps) et pour faire de l’agitation, à quelques jours du 29 mars, Jour du jeune combattant.

Il est important de faire savoir qu’au cours de l’été le bâtiment Cumming 29 du lycée a été transformé en forteresse, avec de grandes plaques en acier sur les portails et les grilles, des barbelés et des cadenas, dans le but, pour la direction et les autorités, de contenir la lutte des lycéens dans la rue, qui a augmenté ces deux dernières années.

Quelques images :

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Santiago : Sortie incendiaire du Lycée Manuel Barros Borgoño

Informativo Anarquista / samedi 30 mars 2024

Mercredi 27 mars, les compagnons du lycée Manuel Barros Borgoño sont sortis bloquer la rue San Diego, à la veille du Jour du jeune combattant, en utilisant une disqueuse pour ouvrir les trois cadenas, avec boîtes soudées, sur l’un des portails qui donnent accès à la rue. Des barricades ont été érigées et il y a eu des affrontements à coups de cocktails Molotov, contre la présence des Carabineros (COP [l’anti-émeute ; NdAtt.]).

Images :

(photos de Tukki)

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Ñuñoa : Sortie incendiaire du campus Juan Gómez Milla de l’Université du Chili

Informativo Anarquista / samedi 30 mars 2024

Mercredi 27 mars, des personnes cagoulé.es ont érigé des barricades, accroché des banderoles, lancé des tracts et elles ont affronté les Carabineros (COP), sur l’avenue Grecia, à la veille d’une nouvelle commémoration du Jour du jeune combattant. Pendant l’action, personne n’a été blessé.e ni interpellé.e.

Images :

(Photos de Rouge et Sin Rumbo)

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Temuco : Sortie incendiaire de l’Université catholique, à la veille du 29 mars

Informativo Anarquista / samedi 30 mars 2024

Mercredi 27 mars, on a diffusé des tracts, monté des barricades et eu des affrontements contre la présence des Carabineros (COP), dans le campus Nord de l’Université catholique de Temuco (avenue Rudecindo Ortega), à la veille du 29 mars, Jour du jeune combattant. Il n’y a pas eu d’interpellations.

Images :

(photos de Dagas Kiltra)

Assurance, courage, lien, confiance

Publié le 2024-04-02 05:55:05

« Je veux avoir le genre de pratiques de sécurité qui me permettent d’être ouverte tout en sachant que j’ai évalué les risques auxquels je suis exposée et que je prends des mesures intelligentes pour les minimiser. La culture de la sécurité devrait faciliter et non pas limiter l’ouverture aux autres. Cette proposition de culture de la sécurité repose sur un recadrage – sur le passage de la peur à l’assurance, de l’aversion au risque au courage, de l’isolement aux liens, et de la suspicion à la confiance. »

Opération place nette : le terrorisme d'État assumé

Publié le 2024-04-02 06:00:03

Le gouvernement a lancé des descentes de police, au nom de la lutte antidrogue, à grand renfort de communication. Une opération de terreur qui vise tou-te-s les habitant-e-s de quartiers populaires et qui rappelle que derrière la lutte contre la drogue se cache surtout des politiques racistes.



Des centaines de descentes de police partout dans les quartiers populaires, Macron qui se met en scène, un directeur de journal mis à pied pour un titre qui ne suit pas la ligne du parti [1], des saisies ridicules au vu des moyens déployés et comme toujours des arrestations. La répression du trafic de drogue, un business capitaliste qui prospère, est toujours un bon moyen de communiquer sur la puissance de l’État et son autoritarisme.

Après des descentes à Beaubreuil ou la ZUP de l’Aurence (deux quartiers prioritaires de Limoges) c’est la cité Bellevue de Glane, à Saint-Junien, qui a vu la gendarmerie débarquer en nombre. A Limoges, c’est 150 gendarmes pour saisir 22 kg de cannabis et quelques grammes d’autres drogues. Une saisie bien ridicule au vu des moyens. Mais le plus ridicule reste à venir, à Saint-Junien, c’est 45 gendarmes, avec les chiens, qui boucle le quartier, inspectent les voitures et font le tour de 3 immeubles pour... rien.

Et c’est assumé, le commandant Barthet de la compagnie de Saint-Junien déclare au Populaire « L’important aujourd’hui n’est pas tant de saisir des quantités importantes de drogues, mais bel et bien de montrer notre force de déploiement. », « Nous étions déjà venus il y a une semaine et la chienne avait marqué certains endroits. Même si dans ce quartier, il n’y a pas de problématiques majeures, ni un point de deal identifié, nous savons qu’il y a des consommateurs et qu’il est donc important de réaliser des contrôles.  » Des consommateurs il y en a sûrement autant aux Émailleurs (quartier bourgeois de Limoges) ou dans le XVIe arrondissement de Paris, pourtant ces quartiers n’auront sûrement pas le droit aux descentes et aux divers coups de pression.

Envoyer l’armée boucler un quartier et fouiller des bâtiments d’habitations au nom de la lutte contre la drogue, tout en sachant qu’il n’y a même pas de revente à cet endroit ? L’objectif est ailleurs : communiquer et faire peur.

L’histoire de la lutte antidrogue : une politique raciste

Au début des années 1970, aux États-Unis, c’est Nixon qui lance les premiers grands plans « antidrogue ». Il s’agit d’une période de mouvements d’afro-descendant-e-s très forts et d’un mouvement antiguerre du Vietnam puissant. Selon un ancien conseiller de Nixon, John Ehrlichman, la stratégie politique de Nixon de mener des grandes campagnes contre les drogues, était une manière de s’attaquer aux communautés africaines-américaines en même temps qu’aux militant-e-s pacifistes de manière détournée.

Envoyer des militant-e-s noir-e-s en prison ou des pacifistes (ou les deux) était trop compliqué alors qu’en plaçant la lutte contre la drogue comme la lutte morale par excellence permettait d’ouvrir les portes de toutes les législations et opérations exceptionnelles. Ainsi, le crack, consommé principalement par des personnes noires, faisait risquer une peine 100 fois plus importante que la cocaïne, drogue principalement consommée par les blanc-he-s et les riches.

Les personnes noires ont écopé aux États-Unis d’un traitement médiatique diabolisant qui les a associées à la consommation et à la vente de drogue alors que tous les chiffres montrent qu’ils ne consomment ni ne vendent plus que les blanc-he-s.

En France, c’est au même moment, et dans une logique que l’on peut penser similaire que la lutte contre les drogues prend son envol. Sûrement inspiré des politiques de Nixon, dans les années 1970 les premières lois antidrogues arrivent et annonce la couleur : augmentation des moyens pour la police, peines et dispositifs (para)judiciaires exceptionnels... Dans la France post-68 avec des mouvements étudiants d’extrême gauche très forts et la montée de l’organisation antiraciste et des émeutes dans les quartiers populaires, ces nouvelles lois font des ravages sécuritaires autant que sanitaires. De la même manière que l’imaginaire de la consommation et la vente de drogue se lie durablement aux populations racisées, les descentes de police se multiplient et la drogue est vue comme le mal absolu contre quoi tout est permis. En France, comme aux USA, la vente et la consommation de drogue sont loin d’être l’apanage des jeunes pauvres racisés mais ceux-ci se font plus arrêtés car sont plus surveillés, fouillés, ...

Dans les années 1980 c’est particulièrement les jeunes racisés de banlieues qui vont être la cible d’acharnement politique, médiatique et policier. Par exemple, le PCF qui dirige beaucoup de communes autour de Paris, organise des manifestations racistes sous le prétexte de lutter contre la drogue [2], rase un foyer de 300 travailleurs Maliens ou expulse de leur logement des personnes accusées de dealer sans preuves.

La guerre contre la drogue a également eu des effets mortels, littéralement, puisqu’elle a empêché toute prévention. Ainsi, en plus des overdoses, le VIH s’est propagé dans les populations pauvres et racisées de manière catastrophique par l’usage de seringues usagées dans la consommation d’héroïne. On a laissé mourir des milliers de personnes alors qu’on les a utilisées médiatiquement pour les criminaliser. Pour autant, le trafic de drogue n’a cessé de grossir devant la manne financière qu’il représente et sa criminalisation n’a fait que soutenir son développement économique autant que la consommation dangereuse, cachée.

D’autre pays, comme le Portugal, ont adopté des politiques différentes de dépénalisation totale.

Opération place nette : terroriser pour mieux régner

Depuis des années nous assistons à un renouveau politique dans les quartiers populaires. Mobilisations contre les violences policières, contre le racisme systémique ou l’islamophobie, émeutes importantes, mobilisation actuelle dans les lycées abandonnés... C’est le moment que choisit le gouvernement Macron pour envoyer des troupes massives fouiller et quadriller des quartiers partout en France. Difficile de ne pas y voir un message, comme le dit le commandant de gendarmerie : « montrer [leur] force de déploiement ».

Les tensions sociales s’accroissent, les politiques antipauvres et la racisme s’accentuent, la séparation d’une caste de privilégiés qui ne gouvernent que pour eux-mêmes est flagrante, il faut montrer le bâton. Montrer que l’État n’a plus besoin de la carotte, mais juste d’un pays qui se tient sage, sinon il a les moyens d’enfermer, de brutaliser. On sait que les violences policières quotidiennes sont autant de rappels de l’ordre établi mais nous rentrons là dans une autre échelle. Il ne s’agit pas que de communiquer auprès des réactionnaires potentiellement votants mais bien auprès de tou-te-s les potentiel-le-s insurgé-e-s.

Le trafic de drogue n’est pas le sujet, ce qui compte c’est de montrer la puissance de l’État et de toujours montrer du doigt les populations racisées et précarisées pour empêcher toute empathie, toute alliance politique avec des quartiers entiers montrés comme indésirables. De diviser même à l’intérieur des banlieues : sois docile, accepte ton intérim et ton salaire de misère car regarde ce qui t’attend en cas de sortie des clous. La catégorie méchant vendeur de drogue, à côté de la catégorie de l’islamiste, n’a pour vocation que d’enfermer et de faire peur.

Face à la terreur d’État, soyons solidaires, aucune répression n’est une réponse. Les personnes ne peuvent pas faire les frais d’une communication politique de droite extrême.



Notes

[2Affaire Mohammed Kharbouche en février 1981 par exemple.

Chili : La condamnation à 86 ans pour le compagnon Francisco Solar a été confirmée

Publié le 2024-04-02 06:05:05

Informativo Anarquista / vendredi 29 mars 2024

Le 27 mars 2024, la Cour d’appel a examiné la condamnation du compagnon anarchiste Francisco Solar.

Au final, le pouvoir judiciaire a confirmé sa condamnation à 86 ans de prison, pour des attaques explosives contre des puissants, des répresseurs et le quartier des riches, en rejetant la demande de défense.

Dans la pratique, cette condamnation reste une réclusion à perpétuité déguisée. Nous réitérons l’appel à surmonter l’impuissance et la frustration face à la ratification de cette attaque étatique et à voir la condamnation de Francisco comme un coup porté à tout le mouvement anarchiste. Notre solidarité légitime l’attaque et défend les compas, dans l’action anarchiste et informelle.

Solidarité avec ceux/celles qui attaquent les puissants et les répresseurs !
Liberté pour Francisco Solar !

La Bastide-de-Sérou (Ariège) : saccager le joujou des riches [MàJ]

Publié le 2024-04-02 06:10:06

Plusieurs greens dégradés à l’Écogolf de la Bastide-de-Sérou
La dépêche, 31 mars 2024 (extrait)

C’est un nouveau coup dur pour les membres de l’Écogolf de l’Ariège, à La Bastide-de-Sérou. Samedi 30 mars, au petit matin, les jardiniers venus entretenir les 18 trous du parcours, ont découvert 17 greens dégradés dont de la motte de terre retournée et des trous recouverts par du ciment. « Je trouve ça déplorable qu’on s’attaque gratuitement à une activité touristique et économique du département qui emploi 11 salariés ! », assène Jean-Alain Rives, président de l’Écogolf.

D’autant que ce n’est pas la première fois que pour l’équipe, le réveil est brutal : le site avait en effet déjà été vandalisé le 30 juin dernier [dans le contexte des émeutes après l’assassinat de Nahel]. En arrivant sur place, les jardiniers avaient découvert avec effroi les banquettes des voiturettes éventrées au cutter, des consoles de GPS arrachées ou taguées. Les protèges sacs des voiturettes avaient même été taguées avec l’inscription « ACAB ».

Si le golf ne ferme pas ses portes pour autant, il va falloir au moins deux-trois jours pour remettre en place les mottes prélevées et enlever le ciment…

La guerre du golf ?
France3Occitanie, 1 avril 2024 (extrait)

Les auteurs n’ont pas signé leur méfait et à ce jour le golf n’a reçu aucune revendication. Ce samedi 30 mars, un mail, qui évoque « le désarmement de l’Ecogolf » est pourtant arrivé à la rédaction de France 3 Occitanie.

Dans l’adresse émail « la guerre du golf ». Des personnages qui ont souhaité rester anonymes mais qui dénoncent l’existence de ce golf en raison « de la raréfaction des ressources en eau » et incitent « les citoyens à désarmer les autres golfs autour de chez eux ».

Ce samedi, les salariés et les membres du golf se sont mobilisés en urgence pour éviter la fermeture du golf. Une cinquantaine de personnes ont tenté de remettre en état les lieux. Le site, qui emploie 11 personnes et accueille 10 000 golfeurs par an, doit fêter ses 10 ans d’existence le 18 avril prochain. Il avait déjà été victime d’un acte de vandalisme en juin 2023.

Indymedia Lille

Publié le 2024-04-02 06:15:04

Nous avons annoncé au début de l’année ces rencontres printanières antinucléaires et anti-autoritaires qui auront lieu du 17 au 23 avril 2024 à Bure (55).

Une pré-programmation se concrétise enfin ! Vous avez été très nombreuses à proposer des ateliers. Plusieurs dizaines d’activités différentes auront lieu, et beaucoup auront lieu simultanément.

Vous pouvez trouver ce pré-programme détaillé ainsi qu’un tableau récapitulatif imprimable sur : https://bureburebure.info/programme-rencontres-printanieres-04-2024/

Parmi les temps forts de cette semaine : une assemblée plénière, des promenades, des actualités sur les luttes locales, une discussion croisée des luttes antinucléaires, des ateliers sur des thèmes variés (extractivisme, colonialisme, féminisme…), des tables de presse, des spectacles, une petite soirée concerts le samedi 20 avril, et une grosse soirée le 23. Des créneaux pour une programmation autogérée seront proposés chaque jour, principalement en début d’après-midi.

Toutes les informations pratiques sont à découvrir sur cette page qui a récemment été actualisée : https://bureburebure.info/events/event/rencontres-printanieres-anti-autoritaires-contre-le-nucleaire-les-17-23-avril-2024-a-bure-55/

Si vous comptez participer, ça nous aide beaucoup si vous remplissez le formulaire suivant. Il nous permet d’anticiper les besoins et le nombre de gens pour vous mettre le plus à l’aise ! Il n’est pas obligatoire ni engageant, mais anonyme : https://forms.42l.fr/apps/forms/KCasztpnDMoZAWQ8

Contact : semaine-antinuc2024@riseup.net

Vous pouvez demander des infos pour venir depuis Lille via lilleradiee[arobase]riseup.net.


Permanences de la bibliothèque de la Dar

Publié le 2024-04-02 19:15:06

La bibliothèque Nulle Part Ailleurs renaît de ses cendres ! Et pas nulle part mais bien installée sur la mezzanine de la Dar : c’est l’occasion d’emprunter des livres, mais aussi, des événements, des temps de discussion, de zonage et d’arpentage.

En ce moment la bibliothèque est ouverte tous les jeudis soir, de 19h30 à 21h30, à la Dar (127 rue d’Aubagne)



C’est l’histoire d’une bibliothèque qui existe depuis le début des années 2000, montée à l’époque dans des squats marseillais. D’abord itinérante, elle circulait au gré des expulsions. Elle a atterri en 2004 plus longuement dans un ancien bar à l’Estaque. En 2010 elle est partie pour la Belle de mai. Elle a fini ce beau parcours dans des cartons.

Aujourd’hui elle renaît (encore une fois) de ses cendres pour devenir la bibliothèque de Nulle part ailleurs, qui n’est pas nulle part mais bien installée sur la mezzanine de la Dar. La Dar qui elle-même se transforme, pour devenir un lieu d’auto-organisation pérenne suite à son rachat, mais aussi un espace où l’on peut cuisiner, et un espace de convivialité, pour le quartier et au-delà. Dans ce contexte, cela faisait sens pour nous de collectiviser des ouvrages et les rendre accessible à tous et toutes. On ne peut pas toujours se payer les nouveaux livres et nouvelles revues qui sortent alors avoir une bibliothèque collective c’est aussi se donner les moyens ensemble d’accéder aux nouvelles parutions.

Alors on a trié le fonds existant, dépoussiéré une à une les pages des (trop nombreux) livres marxistes, contacté des maisons d’édition pour du neuf, fait de jolies étiquettes, posé une guirlande, installé un ordinateur, construit un info-kiosque pour revues, mis en ligne un système de gestion de bibliothèque.

Le fonds actuel est composé de chouettes bouquins de critique sociale, communistes anti-autoritaires, anarchiants et moins chiants. Si le fonds est assez large, sur les questions historiques notamment, il y a cependant des choses qui manquent, et ça nous embête. On sait à quel point les livres peuvent être intimidants, alors on voudrait aussi élargir à d’autres formes de lecture et d’autres publics, de toute langue ou de tout âge. On aimerait avoir des étagères remplies de bouquins féministes qu’on a aimé, de récits de luttes anti-impérialistes et antiracistes, des livres jeunesses, des livres en langue étrangère...

Alors on tient une permanence une ou deux fois par semaine et un système de prêt, avec une cotisation à prix libre. Ces permanences sont évidemment l’occasion d’emprunter des livres, mais pourquoi pas aussi des temps de discussion, de zonage, d’arpentage, et aussi des événements ponctuels.

En ce moment la bibliothèque est ouverte tous les jeudis de 19h30 à 21h30.



PS :

Contacts :
nullepartailleurs@riseup.net
http://www.instagram.com/partsaille...

Goûters Anarchistes

Publié le 2024-04-02 19:20:07

Tous les premiers jeudi du mois à 16h sur la Plaine devant la clinique vétérinaire : premier goûter le 4 avril !!!



Un rendez-vous régulier pour parler de ce qui nous plaît (ou pas), échanger sur nos expériences, rencontrer des compagnonNEs, lancer des initiatives contre toutes formes de domination

Un moment pour partager des textes qui nous parlent, ou feuilleter ceux sur place.

Pour faire découvrir nos sons préférés ou qui nous donnent de la force.

Trouver des goûteur.euses pour nos recettes les plus audacieuses.

Contre toute autorité, viens prendre le goûter* !

*laisse ton porte monnaie à la maison

contact : gouters13anarchistes@riseup.net

[Publication] : sortie de Badaboum #1

Publié le 2024-04-03 08:05:15

Bulletin Antinucléaire D’Anarchistes BOUM (badaboum), n°1, mars 2024, 52 p.

Cliquer sur l’image pour ouvrir le pdf

Bulletin Antinucléaire D’Anarchistes BOUM : ce bulletin regroupe un florilège de textes salvateurs face à une offensive majeure des nucléocrates désormais grimés en défenseurs de l’écologie. Des textes (re)publiés dans le contexte du cortège autonome présent au sein de la manifestation antinucléaire du 23 mars 2024 à Caen.

Sommaire :

p.5 Appel à la manif
p.7 Relance du nucléaire : éléments de contexte sur les derniers mois – mars 2024 –
p.9 Sur-mesure
p.12 La vache et l’irradié
p.18 La résilience
p.23 La terreur du nucléo-militaire, colonne vertébrale de la nation française depuis 1945
p.30 Sur la catastrophe de Tchernobyl
p.33 Sur l’avancée de CIGEO : vers les expropriations, les fouilles archéologiques et un nouveau prototype
en test en Haute-Marne
p.34 Rencontres printanières anti-autoritaires contre le nucléaire les 17-23 avril 2024 à Bure (55)
p.35 Il n’y pas que la nouvelle piscine qui déborde : pour en finir avec le nucléaire et son monde.
p.37 Récit d’éxperience – Les Jeunes ambassadeurices du Nucléaire au Forum des métiers
p.38 Lettre de motivation pour un poste de soudeur dans le nucléaire à Nancy
p.41 L’ingénieur nucléaire ou le spécialiste du néant
p.42 Société nucléaire et carcérale
p.44 D’une coord’ à l’autre…
p.46 Lutte antinucléaire à Golfech
p.49 Fragments de révolte contre l’ordre atomique

[Trouvé sur Trognon, 2 avril 2024]

Contre les JO de la justice !

Publié le 2024-04-03 17:55:03

Reçu par mail

La manière dont diverses institutions françaises préparent les JO de 2024 offre une loupe sur ce qu’elles sont le reste du temps, et c’est particulièrement le cas en ce qui concerne la justice. Se pencher dessus, outre affronter cette exacerbation répressive qu’on est en train de vivre, c’est aussi se donner des billes pour comprendre à quoi sert la répression en temps “normal”.

En prévision des jeux olympiques et paralympiques le gouvernement s’est donné l’objectif “zéro délinquance”, d’après le nom du plan lancé à l’automne 2022 aux endroits où les épreuves vont se tenir, ce qui se traduit naturellement par une augmentation de l’activité policière et pénale. Le discours dominant assume alors parfaitement que la sévérité de la justice n’est pas fonction d’une réalité sociale donnée mais des nécessités du moment de l’État. En l’occurrence ces nécessités répondent à un double enjeu, d’un côté préparer la vitrine de la France qui va être le centre de l’attention internationale, de l’autre profiter de l’occasion pour resserrer la vis sur le long terme.
En gros la justice est en train d’augmenter drastiquement le nombre de procès et notamment celui des comparutions immédiates (CI) – les procédures de jugement expéditives – qui débouchent toujours sur des incarcérations massives. Des audiences supplémentaires de CI sont prévues dans 14 tribunaux des départements qui recevront les épreuves, et 122 magistrat-es et 294 greffier-es sont attendu-es en renfort. Le tribunal de Bobigny est particulièrement au centre de l’attention si on en croit les nombreux articles qui fleurissent dans les médias. En tant que tribunal de la Seine-Saint-Denis (93), à la fois emplacement central des JO et département métropolitain le plus pauvre où la justice et les prisons tournent déjà à plein régime, il représente un enjeu de taille. Des audiences de CI dites “de délestage” s’y tiennent déjà (1) pour éviter que des procès soient renvoyés sur la période des JO, en attendant l’ouverture d’une troisième chambre dédiée aux CI à partir du 26 juin. Une deuxième chambre de CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité) sera aussi ouverte pour l’occasion. Les effectifs de flics du dépôt (les geôles du tribunal) vont être renforcés.

Pourquoi ce déploiement de moyens ? Ca n’est heureusement pas lié à une vague soudaine de pulsions sanguinaires. Pas non plus, malheureusement, à une belle révolte généralisée, comme ça a été le cas en juin dernier lors des émeutes qui ont suivi le meurtre de Nahel par les flics, période que le président du tribunal de Bobigny considère d’ailleurs comme un test fructueux de fonctionnement en période de crise (c’est-à-dire d’abattage judicaire). Non, le but de ces dispositifs est limpide et juges et politiques ne s’en cachent pas.
Ils répondent à une activité policière intensive qui vise dès à présent à faire “place nette”, comme l’indique sans vergogne le nom des opérations en cours dans plein de villes françaises. Annoncées pour lutter contre le trafic de drogue, ça consiste en un déploiement de toute une panoplie de flicaille pour occuper un quartier avec parfois des hélicoptères en appui. Outre la terreur qu’inspirent ces démonstrations de force, le but est aussi de procéder à des arrestations massives pour vider les rues – pour la phase “XXL”, lancée le 19 mars, un millier d’interpellations étaient prévues sur toute la France dans une ambiance Minority Report, et dans les faits Darmanin en comptait 1738 au 30 mars. (2)

C’est la même logique quand les flics anticipent que les garde-à-vue passent de 100 à 200 par jour dans le 93 au moment des JO, on comprend bien qu’il ne s’agit pas d’une prédiction mais d’objectifs chiffrés à remplir. On peut cependant imaginer qu’il y aura plus de délits commis à ce moment-là, notamment vu qu’il y aura un élargissement de ce qui est interdit : contraintes administratives (assignations à résidence, interdictions de paraître, …) qui amènent devant la justice si on les enfreint, interdictions du territoire francilien délivrées en peine complémentaire lors de jugements en ce moment, zones interdites d’accès à qui n’a pas le bon QRcode, métro fermé à qui n’a pas quatre balles en poche… Pour beaucoup de gens ça sera répréhensible de simplement exister dans les zones clés des JO. D’autre part, il y aura encore moins de tolérance que d’habitude pour tout ce qui est ou sera interdit de faire dans la rue, vu le déploiement de moyens prévu cet été pour réprimer : utilisation de la vidéosurveillance algorithmique, déploiement de 30000 flics, de drones, et de 15000 militaires, renforcement des patrouilles dans les transports…
Le mise sous contrôle généralisé de la population et la volonté de vider les rues des indésirables entraînent le passage de plus de personnes devant la justice, et immanquablement l’incarcération de plus de monde dans les prisons toujours en record d’entassement (le chiffre inédit de 76766 prisonnier-es dans les prisons françaises a été atteint le 1er mars dernier).

Donc quand on vient nous dire que le plan de construction de nouvelles prisons (18000 places supplémentaires entre 2016 et 2027) vise à résoudre les problèmes de surpopulation dans les taules, c’est évident que c’est un gros foutage de gueule. En parallèle la justice se dote de toujours plus de moyens et la capacité des tribunaux augmente en même temps que celle des prisons. On pense au gigantissime nouveau tribunal de Paris à la porte de Clichy et ses 210 cellules de dépôt, mais aussi à celui de Bobigny dont il est prévu de doubler la taille totale d’ici 2027. Il s’agit bien de mettre sous contrôle et enfermer une part toujours plus grande de la population, et notamment celle pauvre, racisée, marginale, qui traîne un peu trop dans la rue. Tout ça sous couvert de “c’est pour votre bien”, en nous bourrant le crâne de blabla sur l’insécurité ou autre ensauvagement de la société qu’on nous sert à toutes les sauces. Si les prisons sont toujours plus remplies c’est en réalité qu’il y a toujours plus de choses qui sont répréhensibles et que l’État se dote de toujours plus de moyens pour les réprimer. Mais c’est aussi que ce qui est appelé “délits” c’est souvent la débrouille, la contestation et la révolte, qui sont toujours plus indispensables face à un monde basé sur la domination et l’asservissement. La justice et la prison existent pour protéger les intérêts de l’État et du capitalisme, c’est pourquoi il est vital de lutter contre, que ce soit pendant ou hors JO.

Face à la justice et la prison, soyons sauvages ! Liberté pour toutes et tous !

Avril 2024

(1) Pour précision ces audiences se tiennent dans une chambre fraîchement créée pour les violences conjugales. On ne pense pas que l’institution judiciaire puisse régler le sexisme, et on voit une fois de plus avec quel cynisme le problème est instrumentalisé pour fournir des moyens supplémentaires à la répression en général.

(2) En Île-de-France, parallèlement à ces opérations, des personnes vivant à la rue sont allégrement placées dans des cars pour être expulsées dans d’autres villes en échange de trois semaines d’hébergement dans un des dix “sas d’accueil temporaires régionaux” spécialement ouverts.

[Paris et banlieues] Une quarantaine de banques attaquées contre les JO

Publié le 2024-04-03T18:58:13+02:00

Si les premiers jours d’avril sont venteux…

C’était le début du mois et pas moyen de retirer un peu d’espèces. Nous voici déjà dans le mois d’après qu’on peut pas piocher dans ce qui a été versé le mois d’avant. Faut bien des sous pour vivre dans ce monde. Ni une panne, ni une défaillance de carte bleue, encore moins une mauvaise farce. Ces premiers jours d’avril, on trouvait dans les 13e et 12e arrondissements, ainsi que dans le quartier bourgeois de la mairie du 18e, jusqu’à Pantin, Montreuil et Fontenay-sous-Bois, une quarantaine de distributeurs LCL, La Poste, Caisse d’épargne, BNP, BRED, etc. sabotés à la colle epoxy et à la mousse expansive. Parfois agrémentés de tags « H.S. » / « Non aux JO ». Cela a dû être agaçant pour qui avait besoin d’acheter quoique ce soit. Et comme c’est abject ce besoin imposé, sur l’autel duquel nos vies sont dominées et exploitées. Il ne sera plus nécessaire de se soumettre à l’argent lorsqu’on aura mis fin à son existence. Il se peut que ce beau geste emporté contre les DAB soit une revanche contre ce qui charpente la démocratie et le pouvoir, aux côtés des caméras qui les protègent et qui nous surveillent. Ou bien parce que certaines de ces agences sont tenues par le groupe BPCE, qui figure en place premium avec Orange, EDF ou encore Carrefour, parmi les partenaires de jeux de Paris, qui militarisent, dévastent, expulsent. Que La Poste est l’un de leurs supporteurs officiels. Peut-être que des flammes frapperont d’autres guichets sur leurs passages en France et partout dans le monde. Peut-être que ça ne tient qu’à un fil, pour que cette pluie rageuse d’avril devienne vent de tonnerre en mai, puis fasse belle moisson d’été.

Olivet (Loiret) : double tentative d’évasion au centre de rétention [MàJ]

Publié le 2024-04-04 03:10:05

Trois hommes tentent de s’évader du centre de rétention
administrative d’Olivet

France Bleu/La République du Centre, 29 mars 2024

La première tentative d’évasion avait eu lieu le 11 février dernier, [lorsque deux retenus avaient réussi vers 22h50 à s’ouvrir une brèche dans un mur à l’aide d’une barre de baby-foot, mais avaient été arrêtés dans la cour avant d’avoir pu franchir les clôtures], soit 6 jours après l’ouverture de ce Centre de rétention administrative d’Olivet où sont retenus des étrangers en attente d’une éventuelle reconduite à la frontière. Les deux hommes ont depuis été condamnés devant le tribunal correctionnel d’Orléans à des peines de prison ferme [8 mois et 6 mois ferme avec mandat de dépôt].

Ce vendredi 29 mars, entre 2h30 et 3h du matin, une nouvelle tentative d’évasion a eu lieu sur le site. Cette fois, ce sont trois hommes qui ont tenté de quitter les lieux. Ils ont réussi à démonter une fenêtre et à plier les barreaux de leur cellule. Avec un drap et un bout de ferraille, ils ont réussi à faire un grappin et ont ensuite réussi à franchir plusieurs clôtures. Deux d’entre eux ont été interpellés dans une coursive près des parkings. Le troisième était monté sur le toit du bâtiment où il a été récupéré par les policiers.

Quelques minutes plus tard, trois autres hommes ont tenté de profiter de la situation pour s’évader également, mais ont vite reculé en voyant les effectifs de police présents sur place. Le CRA d’Olivet accueille actuellement 45 personnes. À terme, ce sera 90.


Ils justifient leur fuite en raison de la gale : trois mois ferme
La République du Centre, 4 avril 2024
Une épidémie de gale au centre de rétention administrative d’Olivet aurait motivé les évadés du vendredi 29 mars à prendre la fuite. C’est ce qu’ont affirmé les trois prévenus qui comparaissaient, hier, devant le tribunal judiciaire d’Orléans.
Tous les trois sont sortis par la fenêtre de leur chambre à 2 h 39, qui a été cassée et dont les barreaux ont été écartés. Puis, à l’aide d’un grappin de fortune fabriqué avec des draps et un morceau de ferraille, les trois hommes sont parvenus à monter sur le toit du bâtiment 5, avant de sauter vers le mur d’enceinte.
La tentative d’évasion a été brève, puisque les interpellations ont eu lieu à 2 h 43, quatre minutes plus tard, alors que les hommes étaient coincés entre deux grillages. « On savait qu’on serait interpellés, il y a des caméras partout, a déclaré l’un d’eux, mais ce n’était pas programmé. La vie est difficile dans le centre. »
Tous les trois, à tour de rôle, ont évoqué des cas de gale et une fuite d’eau. Un des prévenus qui est diabétique a ajouté : « Les médecins n’ont pas de traitement pour mon diabète. »
La procureure Emmanuelle Bochenek-Puren a demandé de prendre de la distance avec les déclarations : « L’établissement est neuf, il a ouvert le 2 février 2024. Il y a en permanence des policiers, une assistance médicale, des contacts avec des associations et des médiateurs. C’est garanti par le règlement intérieur, contrôlé. » Elle a requis dix mois d’emprisonnement, et une interdiction de territoire français.
Maître Bouzid, l’avocat des trois hommes, a répondu : « Madame la procureure a raison, le bâtiment est neuf, mais ça n’a pas de rapport avec les conditions de détention. Je vais au centre de rétention administrative au moins une fois par semaine, et curieusement, j’entends le même discours à chaque fois : il y a une épidémie de gale, des détenus sont placés en isolement et personne n’en parle. » Il a demandé de la clémence, et du sursis simple.
Les trois hommes ont été condamnés à trois mois d’emprisonnement ferme pour avoir tenté de se soustraire à leur rétention. Le tribunal n’a retenu ni l’effraction ni la circonstance aggravante de réunion.

[brochure] Pylône ! Pylône ! Feu, feu !

Publié le 2024-04-04 09:50:35

Source: Trognon.info

version brochure / version page par page

Tentative de recension des déboires pylonesques de fin 2022 à nos jours à partir de communiqués et publications de ces dernières années.



Vos vitrines sont nos cauchemars !

Publié le 2024-04-04 11:35:12

Dans la nuit du 30 au 31 mars quelques hurluberlus ont attaqué une quinzaine d’agences immobilières dans les quartiers d’Uccle, Forest et Ixelles ! De la colle a été versée dans les serrures des agences afin de s’assurer de leur fermeture temporaire et des tags ont recouvert leur façades pour décorer leurs tristes vitrines.

A Bruxelles comme ailleurs nous sommes condamnés à étouffer dans des conditions d’habitation invivables. Plus de 7000 personnes sont aujourd’hui sans chez-soi et 50 000 familles habitent à durée indéterminée la liste d’attente pour l’obtention d’un logement social. Entre temps, des milliers de batiments se retrouvent vides et abandonnés, les loyers flambent, l’occupation du vide est criminalisée et les pauvres sont déportés et atomisés en périphérie de la ville.

Les réformistes parlent de « crise du logement » mais ce qu’ils nomment crise est la condition inérante à la vente et la location d’une marchandise : ici le logement.
Le scandale est que l’espace soit mesuré, qu’il ait un prix ! Comme toute marchandise, sa consomation porte en elle sa restriction et sa pénurie. Qu’on ne nous parle donc pas de crise du logement, la norme sociale est celle de la propritété privée et ce n’est pas nouveau !

En nous attaquant à quelques agences immobilières, nous avons voulu nous en prendre au symbole par excellence du logement en tant que marchandise. Au lieu même où les habitations sont mises en vitrine. Où le besoin universel d’avoir un chez-soi est transformé en un luxe réservé pour quelques uns.

Notre ambition est qu’il n’y ai plus de propriétaires, que les logements soient mis en commun en fonction des besoins de chacun.e.

Nous voulons de l’espace sans économie !
Pour soutenir la mobilisation pour l’accès au logement pour toutes et tous, armons-nous de nos idées subversives !

Les fossoyeurs du propriétariat



Athènes (Grèce) : Les vitres d’une nouvelle boutique cassées, à Exárcheia

Publié le 2024-04-04 11:40:04

Act for Freedom Now! / vendredi 29 mars 2024

Exárcheia est menacé d’être complètement nivelé par les affaires du capital et par des patrons qui essayent d’effacer de ce secteur toute expression sociale et de conflictualité. Exárcheia en tant que quartier et lieu de résistance est visé par l’État et les investisseurs, dans le but de le stériliser et de le transformer en un centre de divertissement pour les riches et les touristes.

Les « nouveaux » magasins sont la vitrine de tout cela, amenant dans le quartier des hordes de nos ennemis politiques et de classe. Les patrons s’enrichissent et les habitant.es sont foutu.es dehors. Combien de temps encore allons-nous tolérer cette situation, ce désastre ? Les gens sont en colère.
Vendredi 1er mars, nous avons choisi de casser les vitres d’un magasin qui n’a même pas encore ouvert, au carrefour entre les rues Arachovis et Zoodochou Pigis, à coté de là où stationnent les assassins du MAT [la police anti-émeute ; NdAtt.]. Qu’en sera-t-il de ce magasin, qui a déjà ses caméras internes et externes installées ? Café, centre de divertissement, épicerie, restaurant gastronomique, concept store… Peu importe, il est indésirable dans le quartier ! Intervenons, de différentes manières, contre les magasins inutiles, avant même qu’ils n’ouvrent, avant qu’il ne soit trop tard, avant que les rues piétonnes ne deviennent suffocantes, avant que les petites épiceries ne fassent partie du passé.

NE LAISSONS MÊME PAS UNE NOUVELLE BOUTIQUE OUVRIR
FINISSONS-EN AVEC LES MAGASINS DES RICHES.

Bâle (Suisse) : Dévalorisation plutôt que revalorisation !

Publié le 2024-04-04 11:45:07

Barrikade / mardi 26 mars 2024

Dévalorisation plutôt que revalorisation ! Attaque du nouveau bâtiment cossu au St. Johannspark

Bâle. Dans la nuit du 25 avril [mars, en réalité ; NdAtt.], le nouveau bâtiment près du parc St. Johann, de propriété de l’entreprise immobilière zurichoie SF Urban Properties AG, a été attaqué.
La façade chic en béton a été généreusement tachée et plusieurs fenêtres ont été cassées – juste à temps pour le nouveau revêtement, prévu pour début avril.

Avant sa démolition, l’ancienne maison d’angle hébergeait, depuis longtemps, non seulement le restaurant Da Gianni, très apprécié par les habitant.es du quartier, mais aussi plein de gens qui ont pu vivre dans cet ancien bâtiment à un prix modeste, pendent des nombreuses années.

Maintenant, là-bas il y a un nouveau bâtiment luxueux avec du chic industriel en verre, qui convient au style de la gentrification d’aujourd’hui. Les quinze nouveaux appartements en copropriété, qui coûtent des millions, ont tous déjà été vendus – probablement pas aux ancien.nes habitant.es du quartier. Avec des loyers de presque 4000 franc suisses [un petit peu plus de 4000 euros ; NdAtt.] pour un appartement de trois pièces et demie, c’est plutôt les personnes pour lesquelles la revalorisation du quartier a lieu, qui y trouveront leur compte. Dans une logique d’augmentation de la valeur immobilière, en plus d’espaces de vie luxueux, il faut aussi une image du quartier propre et polie, avec une offre adaptée aux besoins des nouveaux.lles arrivant.es branché.es – un paradis pour les expats.

De cette façon, non seulement les ancien.nes locataire.trices sont expulsé.es, mais la vie du quartier change aussi. Les bobo lecteur.trices de Life-Science, qui pianotent sur leurs ordis pendant leur télétravail et qui vont chercher leur déjeuner « équitable et produit localement » à la Focacceria ou à la boulangerie Kult ne contribueront sûrement pas à perpétrer la vie conviviale du quartier, autour du kiosque.

Le projet de démolition de l’ancienne maison d’angle s’est heurté, dès le début, à une résistance, qui a été systématiquement ignorée par la ville. La spirale agressive de revalorisation que la ville de Bâle poursuit, en association avec de grands groupes tels que Novartis, Swiss Life, Rhystadt AG, Syngenta et compagnie, s’intensifie de plus en plus.

Nous nous opposons à cette appropriation ! Le parc St. Johannes, le Voltamatte, le vieux Lysbüchel sont et étaient des endroits importants pour se retrouver. C’est là que la vie du quartier a lieu – au petit kiosque du coin, dans la boulangerie familiale et sur les bancs du parc.

Personne ici ne peut se permettre les loyers exorbitants d’immeubles de luxe comme celui de St. Johannspark !

Partez, avec vos visions de verre et de béton ! La vie se joue dans la rue !

avant

maintenant

leur projet

Le Lamentin (Martinique) : ni France ni Travail !

Publié le 2024-04-05 17:00:05

Un 3ème acte de vandalisme dans une agence de France-Travail
en Martinique
RCI (Radio Caraïbes International), 4 avril 2024

C’est un triste spectacle qu’ont découvert ce matin les personnels de l’Agence France-Travail située à Acajou/Lamentin. Dans la nuit du 3 au 4 avril, une ou plusieurs personnes ont brisé des vitres et pénétré dans les locaux, vandalisant plusieurs bureaux.

Ce n’est pas le premier incident qui vise l’ex-Pôle Emploi : jets de pierre, graffitis, courriers anonymes contenant des balles [en février 2024] ont déjà fait l’objet de plusieurs plaintes. Des enquêtes sont ouvertes.

Ce jeudi après-midi, après leur droit de retrait, les agents sont en télétravail exceptionnel. À ce stade, la direction n’a pas souhaité s’exprimer sur ces nouvelles dégradations.

Marseille (Bouches-du-Rhône) : la police perd ses moyens

Publié le 2024-04-05 17:05:08

Des véhicules de police incendiés devant le commissariat
du 3ᵉ arrondissement de Marseille

France3/La Provence, 4 avril 2024

Dans la nuit du 3 au 4 avril, vers 2 heures du matin, des individus se sont rendus devant le commissariat de police de la rue Félix-Pyat. Au moyen de cocktail Molotov, ils ont incendié deux véhicules de police utilisés par la BST 3 (brigade spécialisée de terrain du 3e arrondissement de Marseille), qui étaient stationnés devant le commissariat. Ils ont été entièrement calcinés, tandis qu’un troisième véhicule a été visé sans que la bombe incendiaire n’explose.

Les techniciens de la police scientifique et technique se sont attelés dès ce jeudi matin à relever des indices et l’enquête a été confiée à la DCT (division de la criminalité territoriale). Contacté par téléphone, le procureur de la République de Marseille Nicolas Bessone estime qu’il est fort prématuré d’établir un lien direct entre les opérations « place nette » et les faits récents, comme le soutient le syndicat Alliance Police nationale.

Une brochure pratique sur le groupe IMERYS

Publié le 2024-04-05 17:10:08

Cette brochure est née de la volonté de lutter contre l’ouverture d’une mine de lithium à Echassières. Ce projet de mine est porté par la société multinationale IMERYS, dont l’extraction de minerai est la spécialité. Et si nous ne voulons pas de mine ici dans l’Allier, nous n’en voulons pas non plus ailleurs.



Cette brochure est née de la volonté de lutter contre l’ouverture d’une mine de lithium à Echassières. Ce projet de mine est porté par la société multinationale IMERYS, dont l’extraction de minerai est la spécialité. Et si nous ne voulons pas de mine ici dans l’Allier, nous n’en voulons pas non plus ailleurs.

Carapatage#68 – L’externalisation des frontières européennes (03.04.24)

Publié le 2024-04-05 17:15:05

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Ecouter le podcast

Depuis les années 90, le contrôle des frontières européennes passe aussi par des stratégies d’externalisation, à travers des accords avec des Etats « tiers » prêts à jouer le rôle de sous-traitants pour empêcher les migrations vers l’Europe. Entre politiques néocoloniales et enjeux économiques/diplomatiques des Etats « tiers », l’externalisation recouvre plusieurs aspects : délégation du sale boulot pour réprimer les migrants, mise en place de lois antimigratoires, externalisation des procédures de demande d’asile, etc On essaye ici de faire une synthèse de tout ça avec différents exemples au Maroc, en Tunisie, au Niger, au Sénégal, en Turquie et au Rwanda, bonne écoute !

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RESSOURCES

Tours : La brasserie qui a hébergé les fachos prise pour cible

Publié le 2024-04-06 10:35:06

La Nouvelle République / jeudi 4 avril 2024

Six impacts criblent la devanture du « Saint-Germain », une brasserie de l’avenue de Grammont, à Tours. Le témoin de l’attaque qui a ciblé l’institution dans la nuit de mercredi 3 avril 2024. Des jets de « grosses pierres » ont détruit les vitres du restaurant tandis que des tags visant l’adresse ont été observés dans plusieurs rues du quartier de la gare.

Une plainte a été déposée, jeudi matin, après que ce « triste » spectacle, selon l’adjectif choisi par le patron, a été découvert, à l’ouverture. Des caméras de vidéosurveillance municipale, placées à ce niveau de l’avenue, pourraient permettre d’en apprendre davantage sur les auteurs des dégradations.

Sur place, la stupeur domine. Il y a plusieurs semaines, « Le Saint-Germain » avait déjà vu fleurir sur ces colonnes extérieures l’inscription « Bar facho », similaire à celles aperçues jeudi 4 avril 2024 rue Charles-Gille, notamment.

« À cette époque, nous n’avions pas signalé à la police mais là, c’est trop : ce bistrot familial est ouvert depuis plus de 30 ans, nous accueillons tout le monde et surtout, nous ne faisons pas de politique », partage Jean Trochet, propriétaire des lieux.

Si son propos dévie sur le terrain politique, c’est que le mobile pourrait s’inscrire dans ce registre. « Les gens font des amalgames », regrette Louis Trochet, le neveu, posté derrière le comptoir. En cause : une réunion tenue à l’étage du « Saint-Germain », le 15 mars 2024. Privatisé, l’espace réservé par un client a accueilli une vingtaine de sympathisants du groupuscule d’extrême droite « Des Tours et des Lys ».

« Nous ne sommes initiateurs de rien, seulement prestataires d’une salle que nous mettons à disposition d’associations ou de groupes qui en font la demande, insiste Jean Trochet. Il y a un paravent et nous ne nous soucions pas de savoir ce qui se dit derrière. » Avant d’héberger une conférence consacrée à Galilée, jeudi à 19 h, ce sont les artisans qui se sont succédé au rez-de-chaussée de l’établissement pour chiffrer le montant des dégâts.

Sur les réseaux sociaux, un collectif anti-fasciste appelait à manifester « contre le bar Saint-Germain » en début de soirée. Un rassemblement prévu pour se tenir sous surveillance policière.

Camera blindée, 2e round

Publié le 2024-04-06 11:30:09

Comme attendu la caméra de surveillance de la place Guérin a été repeinte à nouveau.



Pour la seconde fois la caméra de vidéosurveillance de la Place guérin est recouverte de peinture.
De joyeux peintres ont remis ça, sous le regard amusé et complice des terrasses, et sont repartis sous les ovations des fétards ce vendredi soir.

Preuve si il devait y en avoir une du plebiscite que rencontre leur action dans le quartier Guérin qui se voit imposer cet indiscret et somme toute vilain dispositif.

Cette action peinturluresque était en tout cas une animation plus agréable que celle de dimanche dernier où la séance de jardinage organisée par l’Avenir en exil avait été interrompue par une compagnie de CRS masqués qui avait occupé la place toute la soirée pour empecher on ne sait trop quoi. Confirmant la débauche de moyen dont la préfecture est capable pour empecher Guérin de vivre sa vie tranquillement.

Prison Santiago 1 (Chili) : Une lettre des prisonniers de l’affaire « Susaron »

Publié le 2024-04-06 18:10:09

Informativo Anarquista / samedi 30 mars 2024

« La détérioration de ton attitude est inversement proportionnelle à la ténacité de tes idées »

Cela fait déjà un an et cinq mois depuis que la machine punitive du pouvoir nous a pris en otages. Elle essaye de mettre sur nos épaules le poids nécessaire pour faire fléchir nos jambes et arriver ainsi à nous voir à genoux. En prison, il y a eu plusieurs faits et expériences, dans la sphère physique et émotionnelle, qui ont essayé de nous pousser à la limite de nos capacités. Ce qui a toujours été inutile, face à nos convictions, qui nous ont donné les armes nécessaires pour endurer toute attaque de ce centre d’extermination ; car c’est ce que les prisons sont. Des camps de concentration et d’extermination, pour ceux/celles qui n’acceptent pas la pantomime de la paix sociale. Dans ces marécages humains on trouve une faune variée de comportements et d’individus. Des braves antisociaux.les, qui ont choisi de vivre comme elles/ils n’étaient pas censé.es le faire. En prenant par la force ce qui « ne leur revenait pas », dans un système injuste et cruel. Jusqu’à des monstres autoritaires et insensibles, dépourvues de toute valeur ou empathie. Amants obsessionnels de la marchandise et du superflus. Des ennemis, autant qu’un flic ou un tueur.

Dans cette période de captivité que nous avons dû assumer, toujours avec la noblesse attendue d’un guerrier conscient et fier de ses actes, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Depuis leur sortie momentanée en liberté et ensuite, avec l’appel fait par le Parquet, le nouvel enfermement de nos membres Ita et Ru, en novembre 2023. A la successive sortie définitive, il y a près d’un mois, d’Itamar. Condamnée à cinq ans de liberté conditionnelle, avec des dures restrictions. Une nouvelle que nous avons reçu avec beaucoup de joie et d’allégresse. Et tant d’événements : plusieurs mobilisations dans nos sections, des jours de violentes punitions, typiques de la prison Santiago 1, des conflits avec les matons et les autres prisonniers, des obstacles pour voir nos familles et nos partenaires.

De nombreux obstacles à notre choix vegan irréductible, que la taule s’est engagée à transformer en un écueil de plus, pour essayer de nous harceler. Et ainsi de suite, une chose après l’autre. Des bonnes et des mauvaises nouvelles, qui marquent parfois l’humeur de toute une journée ou même d’une semaine entière. Tellement d’expériences vécues… En prison, il est difficile de faire face à la douleur et à l’angoisse, car tu n’as pas la place pour te laisser t’effondrer face aux circonstances. Par exemple, tu ne peux pas appliquer le classique « aujourd’hui je ne me lève pas », « aujourd’hui je vais me reposer et me prendre un jour pour réfléchir». Ici la roue ne s’arrête pas et tu dois être capable de ne pas montrer tes faiblesses aux matons et aux prisonniers de droit commun. Ici, soit tu t’endurcis, soit tu coule dans la boue qui recouvre tout, autour de toi ; et, pour avoir ce grand flux d’énergie si important, la conviction dans nos idées et la fierté pour nos actions et nos décisions deviennent plus vitales que l’eau ou l’oxygène. Et elles nous séparent des lamentations constantes que l’on entend venir de la grande majorité des prisonniers qui nous entourent.

En ces 17 mois, nous sommes restés unis comme un bloc anarchiste, en formant un espace de résistance et de défense pour les individualités politiques réfractaires qui sont arrivées en prison au cours du temps. Cela a beaucoup contribué à notre bien-être, car nous avons lutté de manière collective, avec les griffes et les crocs, contre le vide, la solitude et l’ostracisme que la prison essaye de planter comme une dague dans nos esprits et dans nos cœurs. Et nous espérons que, au fur et à mesure que nous serons libérés ou transférés dans d’autres prisons, il y aura toujours des tendres guérilleros urbains prêts à tendre la main à d’autres, leurs semblables, qui, de manière regrettable mais inévitable, arriveront. Parce que nous sommes sûrs d’une chose : la guerre ne s’arrête pas ! Et elle a ses conséquences.

C’est pourquoi nous faisons appel à tou.tes celles/ceux qui osent attaquer l’autorité et ses symboles. Il faut toujours garder en tête l’idée certaine que la prison et la mort font partie de notre chemin. Toujours, évidemment, en train de fuir et de surmonter ces fantômes, avec toute la stratégie et l’attention que l’amour de la liberté mérite. Mais la garder à l’esprit, de manière que, si un jours ils te poursuivent, face à l’adversité tu ne perde pas ta ligne de conduite et les idées qui t’ont amené à agir. Et réussir ainsi à ne pas te faire briser par ce hachoir à viande appelé prison. Pouvoir rester le/la même, dans la rue et en taule. Et ne pas être surpris.e quand les conséquences, parfois inévitables, de la confrontation avec un monstre tellement puissant et omniscient viennent frapper à ta porte.

Nous trois sommes dans l’attente d’expertises et de décisions judiciaires qui marqueront, pour le bien ou pour le mal, notre futur de prisonniers. Nous aspirons de toutes nos forces à la liberté et à une nuit d’étoiles filantes. Mais nous sommes accrochés à notre fierté inébranlable d’animaux en guerre avec l’existent. Jamais disposés à nous plier ou à implorer pour obtenir de la clémence. Parce que si nous portons quelque chose de gravé dans le sang et dans les larmes, après cette période de séquestration, c’est que nous sommes en train de vivre dans notre propre chair, et dans des conditions infiniment meilleures, ce que des millions d’animaux non-humains vivent à travers ce monde décomposé : une prison à perpétuité, avec, dans la majorité des cas, aussi la peine de mort. C’est pour eux/elles que nous agissons, c’est pour elles/eux que nous supportons ces dures conséquences et c’est pour eux/elle que nous restons plus convaincus que jamais que le chemin à suivre est, sans aucun doute : du feu, du plomb, des explosions et des libérations clandestines.

Et comme pour la libération animale, qui est la base de la pyramide de notre pensée anarchiste et conflictuelle, de même pour toute la société malade qui nous gouverne ; sa police, ses défenseurs et ses faux critiques.

A la veille d’une nouvelle commémoration, douloureuse et enragée, du 29 mars, Jour du jeune combattant. Une date qui rappelle la mort au combat de Rafael et Eduardo Vergara, de 18 et 19 ans. Aux mains de la dictature civile-militaire qui ravageait ces territoires, le 29 mars 1985, le jour où ces faits ont eu lieu. La première chose que nous avons dans notre sang bouillant est le regard indomptable et tanné par la souffrance de Luisa Toledo. Une guerrière exemplaire et la mère des deux jeunes. Une femme courageuse qui a éclairé d’innombrables fois notre chemin, avec sa clarté, son courage et son amour.

Lors de cette nouvelle commémorations, nous appelons à sortir dans la rue avec plus de force encore. A ne pas se laisser contaminer par l’esprit vaincu par la société, typique de ses faux critiques, mais à faire irruption dans le contexte endormi avec une belle violence anti-sociale anonyme. Et avec le feu majestueux qui illumine l’obscurité des rues. Afin qu’il n’y ait pas un coin de rue qui n’a pas été pris, un commissariat qui n’a pas été attaqué et une multinational qui n’a pas été pillée. Ceci est notre appel, sans hésitations ni ambiguïtés !

Après un an et cinq mois, nous continuons, plus fermes que jamais. Et pas un seul cheveu de notre essence et de notre caractère n’a bougé. Nous appelons à se souvenir de notre enfermement, par des gestes et des actions. A une solidarité active et directe avec les instances qui sont générées par nos compas dans la rue, pour nous soutenir financièrement dans cette situation, qui, par essence, entraîne aussi nos proches et nos familles.

Liberté pour Lucas, Aldo, Javo, Paty, Syde, Kuyen, Mónica, Pancho, Leftraru, Don Checho, Gerardo Leal et Felipe Rios. Et tou.tes les prisonnier.es qui luttent à travers le globe.

Et sans oublier que le compagnon Sergio Olivares, un exemple de guerre contre le système, purge une condamnation à 15 ans, dans la prison Ex-Penintenciaria. Pour celles/ceux qui veulent contribuer, se solidariser avec sa personne, son histoire, guérillera et respectable, et la revendiquer.

Libération totale, coûte que coûte. Feu à toutes les prisons, avec les matons dedans. Guerre à l’existant !

Prisonniers anarcho-nihilistes, vegan straight edge de l’affaire Susaron.
Panda, Ru, Tortuga
C.D.P Santiago 1, mars 2024

1er Mai contre la prison : appel à rejoindre la zac du Plan

Publié le 2024-04-07 07:10:06
L’ENS de Lyon est par­te­naire de plu­sieurs uni­ver­si­tés israé­lien­nes com­pli­ces du géno­ci­de : Urgence Palestine Lyon, l’asso­cia­tion NIDAL et plu­sieurs syn­di­cats et col­lec­tifs étudiants de l’ENS lan­cent une action en jus­tice.

Security Van Tires Slashed (USA)

Publié le 2024-04-07 07:15:03

“Are people within prisons/jail/detention the only ones who are expected to engage in material disruption? To take risks? Are we just vessels of emotional solidarity?”

“Where are the vulnerabilities to prison management’s morale and how does one remove the will of guards to endure?”

Security guards protect property. They help the police put people in prisons, they are part of the prison industrial complex. As people attack property private security acts as the auxiliary of the prison and police state. With this in mind as well as reading about the conditions at SCI Rockview we slashed the tires of a Securitas van.

This was a small, easy, and replicate-able action that you can do with a friend. We agree with the comrade at SCI Rockview that “an assault on both fronts” is necessary, targets are everywhere. In the amerikkkan hellscape our lives are deeply embedded in the infrastructure of confinement. This is why we chose to attack the security van. Small actions like these can build capacity to be able to break down the prison walls.

Destroy PA-DOC
Fuck security guards
Fire to the prisons

-some anarchists

via:phlanticap

Laon : « Fuck œuf » le facho !

Publié le 2024-04-07 11:15:09

L’Union / lundi 1er avril 2024

La permanence du député laonnois Nicolas Dragon (Rassemblement national), située rue Eugène-Leduc à Laon, a, une nouvelle fois, été la cible de dégradations. Les faits sont survenus durant ce week-end de Pâques et ont été dénoncés ce lundi après-midi par l’élu sur son média favori : Facebook.

Trois affiches faites à la main et un autocollant ornaient la vitrine. Les messages sur les feuilles étaient des plus basiques : « Rends les œufs » ou encore « Dragon, vraiment ? ». Plus original, un dessin avec un œuf siglé d’une croix gammée avec ce jeu de mot, « Fuck œuf », cachait le visage de l’élu sur une de ses affiches. De la peinture noire a aussi été aspergée sur la porte blanche. Le tout était signé en bleu : « Laon Antifa ».

[…] Nicolas Dragon a porté plainte ce lundi et contacté la permanence de la préfecture. « La police scientifique est venue en début d’après-midi pour faire des relevés» , a-t-il précisé à l’Union en fin d’après-midi. Les forces de l’ordre confirment s’être rendus sur les lieux et ont récupérer les affiches. « Une entreprise va venir nettoyer les dégâts et c’est l’Assemblée nationale qui va prendre en charge cette opération », a indiqué Nicolas Dragon. […]

Il y a un mois, la permanence avait été aspergée de peinture rouge, mais l’acte n’avait pas été revendiqué : […] En janvier, des excréments avaient également été jetés sur la porte et la vitrine du local.




Colayrac-Saint-Cirq (Lot-et-Garonne) : Communiqué de revendication du sabotage des machines d’un chantier NGE

Publié le 2024-04-07 11:20:06

reçu par mail / samedi 6 avril 2024

Il y a quelques jours, nous avons enrayé les moteurs de toutes les machines sur le chantier NGE du Pont et du Barreau de Camélat reliant Brax à Colayrac-Saint-Cirq près d’Agen.
À l’appel du GIEC de Haute-vienne, et à la suite de la section girondine du GIEC, nous avons voulu montrer notre soutien à la lutte contre l’A69, en sabotant les jouets dévastateurs de cette entreprise. Il nous a semblé opportun de viser ce chantier qui devrait être inauguré en grande pompe en mai prochain, pour montrer que les monstres du BTP ne sont en rien intouchables. Nous avons apprécié introduire des produits abrasifs dans tous les réservoirs d’huile et de carburant des machines présentes sur la zone. Cela permet à l’entreprise de participer à son autodestruction et ce n’est pas sans nous faire rire : plus NGE continuera les travaux, plus ses machines en fonctionnant se détruiront de l’intérieur, plus elle perdra de l’argent en cherchant à en gagner.

Ce désarmement intervient après des mois de lutte acharnée à la Crem’Arbre contre la brutalité du pouvoir. Ces derniers jours, une des branches de ce pouvoir (ici l’Office Français de la Biodiversité) a reconnu l’illégalité des abattages des arbres occupés par les écureuils. Il aura fallu une petite mésange en train de nidifier pour que l’OFB se prononce sur l’illégalité déjà flagrante des actions de la mafiA69. L’État frappe pendant des mois, puis un beau jour de printemps vient accorder cinq mois de répit, sous prétexte d’illégalité – temporaire bien sûr. Rien ne nous surprend plus dans l’absurdité de ce système et c’est pourquoi nous répondons aussi bien par les mots que par l’action.

Nous avons vu les vilaines ruses de la flicaille pour attraper les écureuil.le.s, usant des besoins de première nécessité pour en faire des proies, nous avons vu le harcèlement psychologique pour les empêcher de dormir, de manger, d’être entendu.e.s. Il est pour l’instant trop risqué pour nous de rendre la pareille, mais qu’ils ne dorment pas sur leurs deux oreilles, cela arrivera à point nommé.

Nous avons donc ciblé ce chantier, car ce pont est à la croisée de deux projets dévastateurs. En plus d’être lié à la construction de l’autoroute Toulouse-Castres via son principal promoteur NGE, il est aussi le premier ouvrage d’art de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) qui se construit dans le Sud-Ouest (Bordeaux-Toulouse/Bordeaux-Dax). En effet, cet enjambement de la Garonne, est le prémisse de la route qui desservira la prochaine « Gare d’Agen » construite essentiellement pour accueillir la LGV. Cette dernière implique 4800 hectares de terres artificialisées, 14 milliards de dépenses à minima (financé en partie par le contribuable via une taxe, la TSE), des dizaines de maisons expropriées puis détruites et on vous passe les détails.

Dans cette alliance contre les autoroutes automobiles et ferroviaires, nous félicitons les écureuil.le.s et les zadistes de Saïx, ainsi que tous les collectifs pour leur ténacité face à ces projets mortifères. L’impunité qui règne pour ses promoteurs alimente chaque jour notre rage et nous espérons que d’autres continueront de se réapproprier ce geste (cette carte des sites NGE pourrait vous aider).

Nous appelons à une massification de la conspiration.
Nous appelons à en finir avec ces entreprises et avec ceux qui les protègent.
Nous appelons à ne plus attendre des changements d’un État mais à les provoquer ici et maintenant.

Ceci est une menace.

No Macadam ! No Passarail !

GIEC (Groupe d’Idéalistes Enrayant le Capitalisme)





Rendez-vous anticarcéral

Publié le 2024-04-07 21:00:04

Une proposition pour se retrouver réguliérement et s’organiser sur des thématiques d’oppositions à l’enfermement des individus.
Parce que l’on ne peut vivre libre à l’ombre d’une prison.

Pour ce 1er rendez vous :

Le mercredi 10 avril, à 18h

Au 64 avenue de la Révolution - Espace associatif Gilbert Roth

Comté de Henry (Etats-Unis) : huit pelleteuses d’un collabo de Cop City en fumée

Publié le 2024-04-07 22:15:05

Traduit de l’anglais de Scenes from the Atlanta Forest, 6 avril 2024

Le 14 mars au petit matin, nous avons incendié huit engins de chantier appartenant à l’entreprise Brent Scarbrough (société qui procède actuellement à la coupe à blanc de la forêt de Weelaunee [en vue d’y construire le futur centre de formation et d’entraînement de la police, Cop City, à Atlanta]) sur un chantier situé à Jonesboro Road, dans le comté de Henry, en Géorgie.

Nous espérons que tous ceux qui se rendaient au travail ce matin-là ont apprécié le spectacle. Bien que le feu ait été visible depuis une route importante, ce qui semble être l’une des attaques les plus efficaces sur le plan quantitatif contre l’équipement de l’entreprise n’a pas été rapportée dans les médias au moment de la publication de ce communiqué. Cette situation s’inscrit dans le cadre d’une tendance observée précédemment, à savoir que les médias se concentrent uniquement sur les attaques qui se produisent à l’intérieur du périmètre [d’Atlanta]. Cependant, il semble que certains des sites les plus importants de Brent Scarbrough, avec la plus grande quantité d’équipements, peuvent être trouvés en s’aventurant plus loin à l’extérieur de la ville. Il est facile de trouver des indices de la présence de chantiers à proximité, comme les caméras Flock [généralement dotées d’un panneau solaire, et utilisées pour la reconnaissance automatisée des plaques d’immatriculation], les cônes orange et les panneaux « travaux routiers ». Lorsque vous passez à proximité d’un chantier, repérez les bras des pelleteuses portant le logo « Brent.us », large et reconnaissable. Nous nous rapprochons chaque jour un peu plus. Mettons-les en faillite !