Vive l'Anarchie - Semaine 15, 2018

Sommaire

La d281 fermée et le bal des faux culs ouvert

Publié le 2018-04-10 14:49:02

Aujourd’hui la D281 qui a été réouverte par l’ACIPA ,dites moi si j’exagère ne serait ce qu’un peu ,est fermée depuis ce matin par les troupes de l’Etat ….

Chapeau bas l’ACIPA vous pouvez tel votre pote « mauvais José »participer à leur Europe ,à leur Monde  de Merde !

L’Etat vous tend les bras .Vous entrez dans l’histoire.

 Acteur des basses oeuvres devant l’histoire de cette lutte: Un aéroport non ! Sinon le monde qui va avec OUI !

Un monde de fauxculs,qui dégouline d’hypocrisie  pauvres asservis que vous êtes !

Votre responsabilité quant aux évenements à venir est entière

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La trahison qui vient

Publié le 2018-04-10 14:49:03

Accusé.e.s d’être parano, puis de voir advenir pire que ce qu’on imaginait, il nous vient l’envie de parler. «On s’est tu trop longtemps» dixit un.e voisin.e.

 

Ces derniers mois s’est construit l’idée qu’il y’a des occupant.e.s qui dégageront aux expulsions et des autres qui resteront. Il y a bien cette prise de position qui dit qu’on veut négocier pour toute la zad via une entité « commune ». Mais la façade se craquelle et les actes se font attendre. Toute une partie des occupant.e.s (qui se nomment eux-mêmes habitant.te.s) n’est pas inquiète, pas stressée mais plutôt bien occupé.e.s par la négociation pour « construire l’avenir », parce qu’illes savent qu’illes seront de celleux qui « restent », qu’illes ont des projets (alternatifs!)…

 

Et puis, après nous avoir tou.te.s trimballé.e.s à un rythme politicien de fou, où l’agenda était autant dicté par l’urgence des pro-négociations que par celle du gouvernement, nous voilà fin mars et on arrive peu préparé.e.s aux menaces d’expulsions. Tant de temps passé a faire avaler la pilule…. « Et là c’est le drame »… Au dernier moment, devant l’annonce du nombre de GM mobilisés pour le 9 avril, ça traverse l’esprit de la petite bande de l’avenir qu’illes seront peut être aussi touché.e.s. Alors pire que leurs indifférence, on a le droit à la panique du dernier moment et encore pire : leur crainte d’être associé.e.s à la mauvaise herbe, et, qui sait, de vivre aussi « l’horreur d’une expulsion ».

 

Cette réalité qu’illes découvre, c’est celle que vivent pleins de gens près de la route depuis qu’ils ont été vendu (non, donnés!!) pour la paix sociale à ce grand méchant loup d’état, ennemi d’avant-hier, allié potentiel d’hier et peut-être demain bourreau? On ne sait plus, ces veste ont trop de doublures et cette politique manque de fond. Ca a senti bon le neo-agriculteur qui gardera une place grace au départ des parias, et pas de problème moral à « sacrifier » une partie des occupant.e.s et leurs lieux de vies… ahhh ils sont loin les 6 points (tant mieux!) !!

 

On sait qui ne sera pas sur la route lundi matin, bien trop crispé.e.s de cette soudaine possibilité « d’en être » (peut-être vous avez aussi en tête que vous n’y seriez pas les bienvenus ?). Mais pas d’illusions, ceux qui ont gagné leurs place pour rester ici ne seront pas les premières victimes de la répression : du soutien du réseau, du média, de l’agri, de la thune pour les avocats, pour cantiner, des solutions de replis… il y a tout cela qui isole la classe moyenne de la base. « Isolé.e.s », loin des solidarités de terrains, imperméables aux enjeux de l’autre.

 

Et la crainte des expulsions ressentie cette fin de semaine pluvieuse est à la hauteur de ce qu’il y a à perdre matériellement, dommage pour eux, ici certain.e.s luttent et n’ont pas tant à perdre que leurs idées, leur éthique…et n’ont pas d’illusions sur « l’élan de solidarité » pour la reconstruction. Pour sûr il y aura de l’aide ! Mais qui en bénéficiera ?

 

Et c’est pas si mal si enfin les masques tombent, si l’on voit clairement que celleux qui vont être attaqués en premier par les keufs (et qui le sont déjà d’ailleurs) représentent de simples dommages collatéraux pour la survie ici de celleux qui ont des projets, qui « se bougent », qui « avancent ». Des privilèges à la masse dans ce monde pourri qui poussent aux plus dégueulasses stratégies pour sauvegarder ce qu’on a. Comme par exemple avoir la confiance qu’après quelques jours d’expulsion les soutiens afflueront pour protéger les lieux « emblématiques », les lieux en durs, les lieux qui ont des projets. L’élite locale a bien ça en tête et en tire sa stratégie. Débarrassés des embarrassants, se disant que finalement l’état en restera peut être là, car il aura « gardé la tête haute » en expulsant une partie de la zad afin d’assurer ses engagements. Car c’est bien cet argument qui a été avancé pour lâcher la route des chicanes, celui de permettre à l’état de ne « pas perdre la face » après l’abandon du projet.

 

2 mois et demi plus tard les expulsions sont imminentes.

 

Aujourd’hui on vient dans la précipitation mettre 3 barricades devant son quartier, par peur, pour se racheter une conscience, qu’importe ça ne comblera malheureusement pas tout ce temps écoulé depuis l’annonce des expulsions le 17 janvier qui aurait pu nous permettre d’être fort « ensemble » et de se préparer aux expulsions. Pour mémoire ce jour là le gouvernement annonçait la fin d’un projet d’aéroport ET qu’il y aurait des expulsions, trou ou pas trou dans la route, négoc’ ou pas négoc’ avec l’état, entité du mouvement ou pas, radicaux ou pas… Il a été répété par l’élite zadienne qu’on faisait la division en ne « comprenant pas les enjeux » d’enlever les chicane de la D281, aujourd’hui on dirait qu’on est pas si pourri en stratégie : ne jamais rien attendre de ses ennemis (n’a t’on pas clamé que l’état était notre ennemi?)..

 

On sent que le soutien tant promis n’est pas là. Bizarre… mais qui serait donc l’interlocuteur.ice privilégié des comités locaux, des agriculteur.ice.s, des médias ? On lit d’ailleurs dans un article de Ouest (F)rance du 7 avril que les milliers d’anti-aéroports n’iront pas « voler au secours des radicaux» de la zad lors des expulsions. Comment ne pas pointer le groupe presse dans ce qu’ils diffusent depuis des mois (des années ouais!) à propos de la zad? Comment ne pas exploser de rage face aux prises de position des dominant.e.s se dissociant de celleux qu’illes ne peuvent pas contrôler, comme celui sur le débitumage de la route des chicanes (cf A propos de l’interruption des travaux sur la d281, des menaces d’expulsions et de nos engagements communs) ?

 

On ne défendra pas notre maison, on ira s’opposer à la répression là où elle s’abat. On ne défendra pas la zad mais on s’associera à des personnes avec lesquelles on partage du vécu, des idées, de l’affectif, des envies, des solidarités… Parce que c’est ça qu’on a appris ici, ça qui nous a fait tenir jusque là. Parce que des « habitant-es qui résistent » ont un jour ouvert leurs portes a des gens pas comme eux, marginaux et décalés, pour espérer lutter ensemble. Cette force là ne nous lâchera pas ! Et on luttera contre celles qui sont nos ennemies, contre la récupération des luttes du « bas », contre les privilèges et l’autorité de celleux qui en usent.

 

Contre le monde qui a besoin d’aéroport et de futurs députés européens

 

Bafouille ouverte aux vrai-e-s occupant-e-s de la zad

Publié le 2018-04-10 14:49:08

A vous, habitant-e-s de la zad qui avez participé aux opérations de nettoyage de la D281, un peu parce que vous vouliez être sympas avec les voisin-e-s qui gagnent du temps à passer par cette route si elle n’est pas toute enchicanée et beaucoup parce que vous vouliez commençer les négociations tout propres, en présentant une face acceptable pour la préfecture parce que vous, vous avez « un vrai projet ». Agricole en plus ! Pardon, un « vrai projet agricole » ! Manière peu subtile de dire que vous etiez plus légitimes à rester que, non seulement, celles et ceux qui ont un projet agricole un peu moins « vrai » et surtout que celles et ceux qui n’en ont même pas de projet agricole voire qui n’ont même pas encore compris qu’il fallait en avoir des projets, les con-ne-s ! Faut le faire par les temps qui courent, n’avoir pas encore compris ça !

Les pouilleux/euses de la route, c’est moins grave s’iels sont expulsé-e-s, vous disiez-vous sans doute, iels doivent avoir l’habitude de toute façon, d’être chassé-e-s de partout, ça c’est sûr. Alors ça ne vous a pas dérangé de faire le boulot vous-mêmes quand ça servait votre stratégie de présentabilité et que vous esperiez faire votre beurre (Ah non, vous éleviez des moutons) sur le dos de vos voisin-e-s qui n’avaient pas, elles et eux, l’opportunité de jouer la carte du « nous on est pas des méchant-e-s anarchistes-qui-refusent-toute-discussion ».

Mais non, aujourd’hui, premier jour du remake des expulsions de la ZAD, je ne suis pas content-e. Je ne me réjoui pas de savoir que vos petites trahisons ne vous ont même pas garanti la place au chaud que vous convoitiez. Non, mais je me dis, merde, y’a vraiment un truc à faire à votre place, ce serait de s’excuser, non ? Ah bien sûr ça ne réparera rien. Ce qui est fait est fait. Mais quand on a marché sur la gueule de ces voisin-e-s en espérant en tirer profit puis qu’après ça, on se fait marcher sur la gueule à notre tour et qu’on réalise alors que c’est violent… Alors, y ‘a un truc qui s’appelle la décence qui veut qu’on réconnaisse qu’on s’est planté, que si c’est violent pour nous alors c’était violent probablement pour les autres aussi, que ça « ne se fait pas » de marcher sur la gueule de son/sa voisin-e de lutte pour essayer de sauver sa peau (et c’est assez pathétique, surtout quand ça ne marche pas).

Alors présentez des excuses aux personnes qui ont subi les coûts de votre froide stratégie foireuse et pleine de mépris. Ne supposez pas que vous le serez, excusé-e-s. Prenez vos responsabilités, reconnaissez vos erreurs, reconnaissez leurs conséquences tristement et banalement violentes. Les excuses sont politiques… leurs absences aussi.

Ah et si vous pouviez dire à vos allié-e-s de L’ACIPA et consorts (ces ordures), maintenant que vous l’avez peut-être compris vous-mêmes, qu’une expulsion n’est pas moins grave en fonction de si elles touche des personnes qui élèvent des moutons plutôt que des chiens (comme des « punks à chiens », voyez la référence ?). Que c’est violent et très très laid de regarder les derniers se faire expulser tranquillement après l’avoir appelé de ses voeux pour finalement faire la grosse voix devant les médias quand les premiers sont touché-e-s aussi.

Et c’est surtout très impoli de désigner pour bouc émissaires des  personnes qui ont participé à faire en sorte que ton combat réussisse, une fois celui-ci gagné… Alors certes, tu n’aimes pas tes voisin-e-s, ça arrive à plein de gens. Mais certain-e-s ont comme une conscience qui ne les fait pas essayer de s’en débarasser en appelant le 17. D’autres empêcheraient même les gens du 17 d’emmerder leurs voisin-e-s chiant-e-s, mais ça supposerait d’être dans un genre de dynamique de lutte… Une autre lutte que celle simplement contre un voisinnage d’avions.

Quelqu’un qui n’a pas de vrai projet dans la vie.

Toulouse en soutien à la ZAD

Publié le 2018-04-10 14:49:11

La ZAD et les étudiant-es de Nanterre agressé-es et expulsé-es par les flics.
Toulouse. Lundi 9 avril. Début de soirée. Manif de soutien.



Partie de Arnaud Bernard, 200 à 300 personnes se sont promenés dans les rues du centre-ville, entre la place St Sernin et le Capitole. Des poubelles renversées (plein), des vitrines de banques pétées (3 ? 4 ?), des tag ici ou là. Au croisement Alsace-Lorraine et Boulevard de Strasbourg, la flicaille a balancé des lacrymos, une grenade de desencerclement et a tapé au corps à corps. Plusieurs bléssé-es, une personne desarrêtée et une personne arrêtée (à confirmer). Grenade lacrymo en plein visage pour une autre, oeil ok. Violences et insultes racistes, mysogines...
Plus tard, la bac se lâche avec des contrôles identités et prises de photos de personnes plaquées à terre.
Dommage que les keufs aient pu si facilement nous disperser alors que nous étions nombreux-ses et déter.

Continuons à les harceler !

Communiqué du collectif Libérons-Les suite à la sortie de prison d'Antonin B.

Publié le 2018-04-10 14:49:13

Ce communiqué fait suite à la sortie de prison ce matin d’Antonin B., condamné dans l’affaire de « la voiture de police brûlée du quai Valmy » en septembre 2017.



Antonin est sorti de prison ce matin. Il compte parmi les condamné•es dans l’affaire de « la voiture de police brûlée du quai Valmy » dont le procès s’est tenu en septembre 2017 à Paris. Cette affaire venait alors ponctuer plusieurs mois de mobilisation sociale contre la réforme du code du travail et contre les crimes policiers ; l’instruction visait les secteurs actifs dans la lutte contre la loi travail, présents lors d’une manifestation contre un rassemblement appelé par les syndicats de police place de la République, alors que l’occupation Nuit debout battait son plein.

L’épisode de la voiture de police brûlée, montée en épingle à grands renforts médiatico-policiers, et le procès qui a suivi, ont été un temps fort du spectacle répressif s’abattant sur les personnes ayant participé aux luttes sociales du printemps 2016.

Dépourvues de preuves matérielles, les procédures judiciaires ont mis à contribution tous les dispositifs répressifs octroyés par l’état d’urgence et son climat sécuritaire : assignations à résidence, usage massif du renseignement, témoignages anonymes, détentions provisoires de longue durée, recoupements douteux de clichés de manifestant-e-s et autres barbouzeries.

Cette mystification judiciaire s’est soldée par des peines de prison ferme prononcées contre 6 personnes. Si certaines d’entre elles ont pu être libérées après le procès, étant donné que leurs peines ont été partiellement ou totalement effectuées dans le cadre d’une détention préventive, deux d’entre elles sont restées incarcérées jusqu’à aujourd’hui – tandis que l’un des condamnés est recherché par la justice française.

Le 28 mars 2018, un des camarades incarcérés, Antonin, a pu enfin faire une demande d’aménagement de peine avec PSE (placement sous surveillance électronique). Le 6 avril dernier, la juridiction requise a rendu un avis favorable à cette demande.

Si cette nouvelle est un soulagement pour ses proches et ses camarades, qui pourront le voir à nouveau, après plusieurs mois pendant lesquels on leur a refusé tout permis de visite (à l’exception de sa famille et de sa compagne), elle n’annonce pas la fin des mesures répressives à son encontre.

On le sait, le développement des « bracelets électroniques » constituent bien plus une forme d’externalisation de la prison (surveillance à distance, déplacement surveillés, horaires restrictifs) qu’une libération. Ce système, pudiquement appelé "contrôle judiciaire", constitue désormais une véritable prison hors des murs pour les secteurs populaires visés par l’incarcération de masse. Par ailleurs, cette "libération" ne referme pas la page répressive du printemps 2016. En ce qui concerne l’affaire du quai de Valmy, un camarade reste détenu.

Au-delà, la machine carcérale – comme système de contrainte et de contrôle social d’une part considérable des classes populaires et précaires – continue de broyer des vies dans le silence le plus total. À l’heure d’un nouveau mouvement social, qui met aux prises étudiant•e•s, cheminot•e•s, fonctionnaires, qui porte une dynamique de généralisation des fronts de lutte, à l’heure d’une expulsion programmée de la ZAD de NDDL, à l’heure où des nervis fascistes attaquent les occupations étudiantes avec la complicité des autorités, que des fac sont évacuées par la police, nous n’avons pas fini de dénoncer et de nous battre contre la répression.

Libérons-Les !

À Lyon, nous avons fermé le Bastion !

Publié le 2018-04-10 14:49:18

Nous nous excusons auprès de la mairie de ne pas avoir déposé de permis de construire mais, hier soir nous avons construit un mur pour fermer le bastion social afin de construire un avenir meilleur ! Ouvrons les frontières, murons les bastions du fascisme !



Pour commencer nous nous excusons auprès de la mairie de ne pas avoir déposé de permis de construire.

Mais nous sommes de ceux et celles qui pensons que traiter avec la mairie est au mieux, un signe de faiblesse au pire, un signe de trahison. Nous n’avons rien à attendre de ces institutions.

De plus, les démarches administratives sont toujours longues et laborieuses or actuellement, nous sommes dans l’urgence.

Il y a ceux et celles (élus ou membres du gouvernement) qui prennent des pincettes pour parler du cas Bastion Social, GUD, identitaires, etc… nous, nous prenons la truelle, le marteau et le pinceau en main.

Depuis l’installation du Bastion Social à Lyon les agressions fascistes ont augmenté dans notre ville mais pas que.

Suite à la création du mouvement Bastion Social dans plusieurs villes de France de nombreuses attaques fascistes ont eu lieu notamment contre les mouvements d’occupations dans les facs, et à Lyon contre des locaux dit de gauche comme des bars, des locaux d’orga politique ou de syndicats.
Nous rappelons que ces agressions ne sont pas dû au seul fait de la création du bastion social car de nombreuses agressions sont aussi faites par des militants de l’Action Françaises, du PNF ou bien des identitaires et autres fachos.

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Malheureusement, nous avons toutes ces organisations fascistes sur Lyon mais c’est encore plus malheureux pour elles car elles possèdent toutes un local que nous nous amuserons à détruire.

Nous ne resterons plus passifs et passives face à ces groupes fascistes qui en plus d’essayer d’installer leur idéaux puants dans nos vies essayent aussi de s’implanter dans nos quartiers.

En tant que militant-e-s antifascistes, autonomes, individu-e-s deter nous allons prendre le problème du fascisme dans notre ville à pleine main, nous ne comptons pas déléguer ce problème à la police qui est l’alliée du fascisme, ni aux politiques pour qui les fascistes représentent un outils pour ce qu’ils n’osent pas faire (rappelons l’exemple de l’attaque de la Fac de Montpellier).

Hier soir pour détruire le fascisme nous avons construit et demain nous détruirons pour construire une meilleure vie.

Ouvrons les frontières, murons le bastion !

Section AFArge
Les Auto Proclamé-e-s Maçons

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[paris] on a perdu … la zad est vaincue ?

Publié le 2018-04-10 20:55:05

Lundi. Il pleut sur Paris. Ce matin, 2500 hommes en armes ont envahit un petit bout de bocage nantais, d’autant plus insignifiant que les bétonneurs l’ont finalement déserté.

Il est 18 heures. Le rendez-vous à Belleville est aussi triste que le type de la France insoumise qui dresse une barricade, désolé que les radis-co n’aient pas le cœur à la fête. Car si la « {victoire} » de certain-es laissait des {perdant-es}, la {défaite} de tou-te-s nourrit une rage sourde, qui ne sait pas exploser faute d’initiatives, et à cause d’un dispositif policier lointain mais présent. Un tour de la place, un tour en métro, et une balade en direction de Tolbiac, nous voilà en assemblée, nombreu-x-ses et determiné-es comme rarement ces dernières années.

Les orgas sont inexistantes ou invisible(s), et les discours creux sur la fameuse « convergence des luttes » sont ponctués d’Appels aux Amis à s’indigner car les 100-noms, eux, avaient un projet agricole et n’étaient pas légalement expulsables. Trop Inzuste!

Mais un grondement sourd et chaotique appelle à sortir maintenant et répondre directement aux expulseurs.

Lundi soir. La nuit est belle. Depuis ce matin, le periph’ nantais a été bloqué par le feu, des manifs et rassemblements ont eu lieu dans de nombreuses villes, les gendarmes ont eu chaud dans deux véhicules (11h20) , un autre a failli perdre un oeil, Un drone-journaleux a été abattu, une pelleteuse a été embourbée avant d’avoir pu finir sa sale besogne…

Il est un peu moins de 23 heures les portes de Tolbiac s’ouvrent. Sont restées lettre morte les appels à être raisonnables, le comptage forcé des motivé-es pour expliquer que, bien sûr, l’on était trop peu, en somme les ficelles politiciennes pour tenter de récupérer les énergies présentes.

Certain-es espèrent retrouver le sac du paveur des gobelins, i.elles trouveront des morceaux d’échafaudage de l’un des nombreux chantiers présents dans ce quartier nouvellement gentrifié. Pas de flics, les poubelles sont renversées, les bruits sourds des coups se font entendre suivis du fracas du verre en miette. On est 500, 200, 400 ? Peu importe, un fumigène est allumé, quelques slogans gueulés, on est deter ! Les grandes banques du quartier de la gare ( le siège de natixis !), la chambre du commerce, le « mobilier urbain », des autolibs… Les vitres sont défoncées en masse et des tags bien sentis accompagnent les dégâts. « collabo des expulsions » sur un Ibis, « ZAD partout, état nulle part », « aménageurs on vous saccage »… Il est quasiment minuit et la dispersion avant la gare d’Austerlitz avec les bleus en arrière plan se déroule sans accrocs.

Il pleut de nouveau. L’euphorie de la défaite est palpable.

Il n’a jamais seulement été question de défendre la ZAD, d’empêcher l’ex-futur-aéroport, mais surtout de s’atteler à détruire le monde qui va avec.

Un-e participant-e

 

Appel à maintenir rassemblements, actions, occupations et AG à Paris et partout en France pour la ZAD !

Publié le 2018-04-10 21:10:05

Après une première journée d’expulsion brutale dans le bocage la résistance là-bas et partout en France continue de se construire ! Intensifions-là !
À Paris, comme ailleurs, appel à se rassembler tous les jours, occuper des lieux de pouvoirs, élaborer des AG massives de convergence pour défendre la ZAD !
Infos et outils de covoiturage pour converger vers la ZAD dès que possible !



À Paris, 500 personnes se sont rassemblées en soutien à la ZAD lundi 9 avril à 18h à Belleville. Malgré la pluie, malgré le dispositif de nasse-distante des flics disposés à chaque rue possible à emprunter, malgré le choc de la dizaine de lieux expulsés et détruits dès la première journée, nous étions là, déterminé-e-s et conscient-e-s qu’une nouvelle phase de la résistance et du combat s’ouvre !

Le soir, à 21h, à la Commune Libre de Tolbiac s’est tenue une AG pleine à craquer pour partager les initiatives et réfléchir à la suite.
Environ 400 personnes, pas mal d’idées et de propositions ont été émises pour les prochains jours pour défendre la ZAD partout, et faire circuler son souffle de vie et d’autonomie pour relier tous les secteurs en lutte !

Voici un récapitulatif de quelques idées et rendez-vous proposés à l’issue de l’AG ZAD du 9 avril :

1) Appel à des rassemblements de soutien à la ZAD tous les jours à partir du 9 avril, les lieux seront à déterminer au fur et à mesure !

2) Manifs sauvages en tout genre, une première a suivi immédiatement la fin de l’AG du 9 avril, 300 personnes sont parties dans le quartier Tolbiac et sont dispersées autour d’Austerlitz !

3) Occupation de la fac de l’EHESS en soutien à la ZAD à partir du 10 avril à 8h, l’occupation est maintenant en cours donc c’est possible de la rejoindre !

4) Mardi 10 avril, 18h, appel à rassemblement de soutien à la Fontaine Saint-Michel ! Faites tourner un maximum, soyons très très nombreux-euses !

5) Mercredi 11 avril, jeudi 12 avril, vendredi 13 avril, 18h, rassemblement de soutien, lieu à préciser !

6) Mercredi 11 avril, 19h30-20h, après le rassemblement, nouvelle grosse AG d’organisation interluttes en soutien à la ZAD et de convergence avec le mouvement social !
Lieu à confirmer : Commune Libre de Tolbiac ou fac de Paris 8 occupée.
Le lieu de la CNT était annoncé auparavant mais vu la situation l’échelle d’organisaiton et la taille du lieu doivent changer !

7) Réflexions pour organiser des bus et des covoiturages pour se rendre massivement aux manifs appelées à Nantes et à la ZAD le week-end qui vient du 14/15 avril, infos à suivre bientôt.

Il est déjà possible d’utiliser, pour auto-organiser des covoiturages en direction de la ZAD, l’outil créé pour Bure, « Bure Carbure », très simple d’utilisation (créer un compte, poster son annonce, mettre un contact, et zou !) ==> https://covoit.vmc.camp/

Appel à organiser le soutien décentralisé dans la durée :

Ce petit texte qui fait le point sur la situation est également un appel à ce que partout en France :

Ne nous laissons pas abattre, pas paralyser, chaque geste compte, chaque action participe à nous renforcer et renforcer la ZAD !

Ce matin, dans le bocage, les copain-e-s résistent depuis des heures à la progression des flics et de leurs blindés, les barricades détruites se reconstruisent aussi tôt ! Par deux fois un blindé et les flics ont dû reculer en essayant de charger pour détruire le lieu des Vraies Rouges, sur la route entre Lama Faché et les Fosses Noires ! Dans l’Est, les barricades se montent autour du champ de la discorde ! Tenez-bon, tenons-bon !

Contacts sur Paris-IDF : zadmouvement2018@riseup.net / collectifnddlparisidf@riseup.net / Liste de discussion collectifnddlparisidf at lists.riseup.net

Infos régulières sur les expulsions et la résistance à la ZAD : zad.nadir.org / Radio Klaxon / reporterre.net fait aussi un excellent travail .

St Charles : récit des débuts d'une occupation

Publié le 2018-04-10 21:24:04

Le grand amphithéâtre de la fac de St Charles est occupé par les étudiant.e.s. Retour sur les événements et la dynamique de la mobilisation depuis le début de l’occupation.



Le jeudi 5 avril, les étudiant.e.s mobilisé.e.s contre la loi Vidal/ORE et les attaques macronales ont voté l’occupation du grand amphithéâtre. Immédiatement, les lieux ont été investis avec tout le nécessaire pour que l’occupation puisse durer et s’étendre. Slogans et banderoles ont été posés sur les murs pour redonner un peu de vie à un amphithéâtre depuis trop longtemps austère. Une cuisine collective, une bibliothèque autonome et un atelier artistique ont été installés.

L’organisation du lieu occupé et la lutte au sein de la faculté appartient aux étudiant.e.s. Les assemblées sont décisionnaires, aucun parti politique ou syndicat ne peut revendiquer l’occupation et les prises de décisions. Les personnes encartées ne peuvent pas ammener de revendication dans les assemblées au nom de leur syndicat et/ou parti.

En parallèle des liens se tissent avec des organisations extérieures (Sud Educ, El Manba, Manifesten, Cheminot.e.s...) qui apportent leur soutien actif à la mobilisation. Dès les premiers jours divers évènements ont lieu : débats, séminaires, projections concerts et autres animent l’amphi.

Lundi soir, un Open Mic (scène ouverte rap) fait résonner la fac. Une centaine de personnes de la manifestation contre l’expulsion de la Notre Dame des Landes arrivent en cortège, passant outre le filtrage des entrées imposé par l’université. St Charles est le seul campus d’Aix-Marseille Université à ne laisser entrer que les étudiant.es et personnel.les sur le site. De ce fait le soutien des personnes exterieurs a du mal à parvenir à l’occupation. Le passage en force des personnes s’invitant au concert est venu appliquer concrètement le décision de l’assemblée étudiant.es d’ouvrir l’université à toustes.

L’occupation se renforce, le bloquage de l’université est imminent.

Vive l’occupation les ZAD et les FADA (Facs A Défendre Activement) !

Des membres des collectifs Pogo sur Macron et Zbeul Rotatif à la Fac



PS :

Page facebook de la mobilisation : https://www.facebook.com/Mobilisati...

Bataille dans le bocage, bataille pour le bocage

Publié le 2018-04-10 21:30:09

L’après-midi se finit dans un bocage asphyxié par les gaz lacrymogènes après déjà de longues heures de résistance face à la destruction d’habitats et fermes de la zad. Au moins 7 lieux de vie collectifs ont péri, avec leurs divers habitats particuliers brisés, leurs ateliers en miettes, leurs jardins piétinés : planchettes, planchouette, lama fâché, noue non plu, youpiyoupi, 100 noms…

L’invasion policière a trouvé face à elle diverses formes de résistance  : barricades, barrages de tracteurs, mêlées, personnes se hissant sur les toits, chantant, se tenant dans les bras. Dans les champs, face aux gendarmes mobiles et à leur machines de morts, on trouvait des anciens, des jeunes, des voisins, des paysans, des occupants, des camarades de partout. 6 des soutiens mobilisés sur place ont été blessés et 7 personnes arrêtées. Malgré la disporportion des forces en présence, l’absolue supériorité militaire des gendarmes, un peu de ruse et d’imagination a suffi à mettre deux fois le feu à leurs machines. Le dieu de la boue en a embourbé une autre.

A chaque maison expulsée, brisée par les mâchoires des tractopelles, c’est un pan de la vie ici que l’Etat cherchait à éradiquer, et un pan ferme de colère qui se soulevait en nous. Une colère qui s’est diffusée toute la journée à tous ceux qui scrutaient de plus loin ces événements sans avoir pu encore se rendre sur place. Ils seront désormais de plus en plus nombreux dans les prochains jours si l’opération continue. Ils reviendront en masse pour ne pas laisser sans habitat ceux que l’Etat a cru aujourd’hui expulser du bocage…

La destruction du hangar, des serres et de la bergerie des 100 noms, l’évacuation de ses ânes et de ses moutons a achevé de dévoiler l’hypocrisie absolue de la préfecture, y compris sur sa prétention affichée à conserver les projets agricoles. La préfete en profite pour appuyer sur un chantage abject à propos des autres lieux abritant des projets agricoles : abandonnez la vision collective maintenant ou vous connaitrez le même sort et les mêmes destructions. La maison des vraies rouges, les jardins maîraicher et médicinal du Rouge et Noir, et bien d’autres pourraient bien être en ligne de mire demain. En ce qui concerne cette ferme, un référé pour voie de fait va être déposé par Me Hurriet à l’encontre de la Préfecture. Les habitants des 100 noms s’étaient en effet identifiés auprès d’AGO-VINCI et de la préfecture dès 2013, puis de nouveau en 2016 et en 2018. AGO-VINCI l’ont sciemment ignoré et ont bafoué le droit de la manière la plus grossière en refusant de les laisser accéder malgré tout à une procédure nominative d’expulsion. Aujourd’hui encore, l’huissier qui accompagnait l’expulsion de ce lieu a refusé de les laisser accéder au jugement d’expulsion et de leur donner son nom.

Toute la journée de nombreux soutiens se sont déjà manifestés : communiqués et appels de diverses organisations (Sud Rail, Greenpeace, etc), occupation de la mairie à Forcalquier, rassemblements partout en France.

Demain, l’Etat annonce la poursuite des expulsions et de sa volonté d’éradication de l’expérience de la zad. Il faudra les empêcher, s’enraciner, rester. Nous appelons tous ceux qui peuvent à se rendre sur place dès l’aube pour leur faire obstacle. Nous appelons à des mobilisations et réactions déterminées partout ailleurs en france.

La zad restera !

*****

Bilan non exhaustif de l’équipe médic pour le 10 avril

zad.nadir.info / mardi 10 avril 2018

L’équipe medic nous fait part d’un bilan non exhaustif de cette journée très tendue.

Au moins une trentaine de personnes ont été traitées au point medic du Gourbi, tandis que des équipes mobiles ont pris en charge des blessures légères qui n’ont elles pas été comptabilisées.

2 personnes blessées gravement ont dû être évacuées pour être hospitalisées, et 4 personnes ont été traitées pour des blessures jugées sérieuses.

La plupart des blessures ont été causées par des éclats de grenades désenclerclantes (dont au visage ou au thorax), des tirs de LBD (là encore au niveau thoracique), et des tirs tendus de gaz lacrymogènes. Cette liste ne prend pas en compte l’exposition au très très nombreux gaz lacrymogènes qui ont été tirés toute la journée.

Par ailleurs depuis la fin d’après midi, de nombreux tirs de grenades GLI-F4 (qui avaient par exemple causé la blessure très grave au pied d’un maniestant à Bure en août dernier) ont été remarqués . L’équipe medic signifie sa vive inquiétude pour les jours à venir.

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Deuxième jour à Notre-Dame-des-Landes : Rien n’est fini (et même l’hélico se fait canarder)

Le Parisien / mardi 10 avril 2018

Six opposants blessés selon les occupants, dix gendarmes blessés selon les autorités. Les affrontements se sont durcis mardi entre les zadistes de Notre-Dame-des-Landes et les forces de l’ordre lors du deuxième jour d’expulsions.
Aux grenades assourdissantes et tirs de gaz lacrymogènes, certains zadistes ont riposté par les habituels jets de projectiles (via une catapulte) et cocktails molotov mais aussi, et c’est plus rare, par des tirs de fusées anti-grêle.
Dans une séquence vidéo fournie par la gendarmerie, on voit l’une de ces fusées à visée agricole lancée en direction d’un hélicoptère surveillant la zone. Si l’appareil n’a pas été atteint, une enquête a toutefois été ouverte en flagrance par le parquet de Nantes pour «violences aggravées».
[…] Chargés d’iodure d’argent, les fusées paragrêle sont classiquement tirées sur des nuages menaçant de provoquer la tombée de grêle. Pour résumer, leur explosion transforme un nuage en pluie. […] Selon Ouest-France, des tirs de fusées ont également visé un drone de la gendarmerie.

*****

NdAtt. : Pour ne pas oublier certaines  choses, avant de parler de solidarité.

Prise de position de la légal team sur les actions de milice à la ZAD.

Indymedia Nantes / vendredi 30 mars 2018

Mardi 20 mars dernier, 5 personnes cagoulées, armées de battes de baseball et de gazeuses ont fait une incursion dans un squat sur la ZAD. Ils ont tabassé les personnes sur place pour embarquer une personne, mains et jambes ligotées, scotch sur les yeux et la bouche. Ils mettent la personne dans un coffre de voiture et repartent aussitôt. Plus loin ils la tabassent encore et lui cassent une jambe et un bras, pour finalement l’abandonner à coté d’un hôpital psychiatrique.

Son tort, c’est d’avoir voulu mener une action contre un projet de l’état qui ne colle pas avec la stratégie dominante dans le mouvement, c’est à dire celle d’inviter la préfète, les flics et les aménageurs sur la ZAD pour négocier avec eux.

On est bien au delà de la phase d’essayer de dire gentillement à certains groupes qu’ils vont trop loin, des remises en question, etc. Pour autant on trouve ça aussi craignos qu’il n’y ait quasi pas de prises de position après cette opération dégueulasse d’aspirants flics. Pour comparaison, quand des journalistes invité.es par l’ACIPA se sont pris un peu de compost, une boulangerie s’est mise en grève, les assemblées ont du déménager, l’internet d’un lieux a été coupé, etc…

Une partie du mouvement veut essayer de gagner des points auprès de l’état en faisant le travail des flics. Des offrandes dont ils croient qu’elles vont motiver l’état à donner des cadeaux à son tour. Cette opération montre que la répression d’où qu’elle vienne, revient grosso modo à la même chose :

On cherche à punir celleux qui dérangent. On cherche à menacer celleux qui pourraient vouloir le faire. On profite de l’impunité policière en faisant partie des groupes dominants, avec le plus de moyens et la meilleure organisation. On défend les intérêts de l’état et des citoyens privilégiés avec de la violence et des rapports de force.

Un nombre important de personnes peuvent être gênantes pour le pouvoir, par contre la répression est adaptée à la classe sociale. Les personnes trop connectées, trop bien vues, on ne va pas les mettre à l’hôpital pareil, juste des coups de pression, des insultes, du mépris, … Par contre une personne plus vulnérable, on se permet. On reproduit même l’aspect classiste de la répression d’état. En plus, on s’est permis de faire le procès de la victime le soir même dans l’assemblée du mouvement.

En déposant la personne devant un hôpital psychiatrique, on rajoute une touche de validisme. C’est bien la place pour les personnes qui dérangent. Qu’on expose une personne ainsi au risque de se faire placer en HP sous contrainte, par exemple si elle avait eu des antécédents psychiatriques, ils en ont forcément rien à foutre, voir ça les aurait arrangé.

Les forces réactionnaires dans toute leur splendeur. Ce qui est hallucinant, c’est qu’il y en a toujours qui prétendent que sur la ZAD on essaie de s’organiser sans faire recours à la police et la justice. Que ici on fait commune, que ici on est révolutionnaire.

Pour la légal team, cet acte représente ce contre quoi nous avons toujours lutté. On rappelle qu’un mouvement de lutte n’est pas à l’abri des rapports d’inégalités, les oppressions et leurs aspects mêmes les plus violents, et on vous invite à réfléchir et agir pour éviter dans d’autres luttes que certains prennent le dessus pour rétablir le pouvoir des classes dominantes, et du coup, de l’état.

– La légale team
– Copain des Bois

Des nouvelles ……

Publié le 2018-04-10 21:33:04

 

résistance: la catapulte bricolée est installée

L’équipe medic nous fait part d’un bilan non exhaustif de cette journée
> très tendue.
>
> Au moins une trentaine de personnes ont été traitées au point medic du
> Gourbi, tandis que des équipes mobiles ont pris en charge des blessures
> légères qui n’ont elles pas été comptabilisées.
>
> 2 personnes blessées gravement ont dû être évacuées pour être
> hospitalisées, et 4 personnes ont été traitées pour des blessures jugées
> sérieuses.
>
> La plupart des blessures ont été causées par des éclats de grenades
> désenclerclantes (dont au visage ou au thorax), des tirs de LBD (là
> encore au niveau thoracique), et des tirs tendus de gaz lacrymogènes.
> Cette liste ne prend pas en compte l’exposition au très très nombreux
> gaz lacrymogènes qui ont été tirés toute la journée.
>
> Par ailleurs depuis la fin d’après midi, de nombreux tirs de grenades
> GLI-F4 (qui avaient par exemple causé la blessure très grave au pied
> d’un maniestant à Bure en août dernier) ont été remarqués . L’équipe
> medic signifie sa vive inquiétude pour les jours à venir.
>
>

Sartrouville (Yvelines) : La caméra prise pour cible avant même son installation

Publié le 2018-04-11 08:32:03

Le Parisien / lundi 9 avril 2018

L’intervention des policiers a peut-être évité la dégradation d’une caméra de vidéosurveillance, à Sartrouville.
Dimanche soir, un équipage est intervenu vers 20 h 30, rue de Lakanale, dans le quartier des Indes, pour une odeur de gaz sur la voie publique. A leur arrivée à l’endroit indiqué, les fonctionnaires ont immédiatement remarqué que le pied support d’une caméra de vidéosurveillance de la ville en cours d’installation avait été recouvert de substances inflammables puis incendié. Dans la foulée, un groupe d’individus jetait des pierres dans leur direction, sans faire de blessé. Une pierre a juste atteint le véhicule, faisant un impact sur le toit. Formellement reconnu par les policiers parmi le groupe, un jeune habitant de la commune, âgé de 15 ans, a été interpellé.

Ces travaux visent à installer trois caméras autour du collège Romain-Rolland. « Il n’y a pas encore de mat, précise le maire (LR) de Sartrouville, Pierre Fond. Ce sont simplement des fils électriques qui ont été brûlés ».
Selon l’élu, rien ne justifie ces dégradations. Il ne ressent pas de tension particulière aux Indes et pour lui, les agressions sur la police sont difficilement explicables. « Ces travaux de sécurisation doivent certainement en déranger certains dans le quartier. Il est probable que l’installation de ces caméras va rendre visibles des zones jusque-là invisibles comme des points de deal ou d’autres trafics », avance Pierre Fond, avant de se réjouir qu’un suspect a été interpellé par la police après les événements de la nuit.
Par le passé, les installations de videoprotection du quartier ont régulièrement été prises pour cibles. En 2012, face à la recrudescence d’actes de vandalisme, la ville avait ainsi décidé l’installation de plaques de plexiglas inspirées des boucliers de policiers pour protéger les caméras des jets de projectiles et autres tirs d’arme à feu.

Après Marseille, Lyon relance le #NikTonBastionGame - Communiqué du CPABS

Publié le 2018-04-11 08:33:04

Bravo aux camarades lyonnais, une salutation fraternelle depuis Marseille ! Extrait : " les copaines ont muré le local du Bastion Social Lyon dans la nuit. Après ce lundi noir, lundi de la répression, cette nouvelle nous a fait chaud au coeur. Bravo à elleux ! Participant à une petite visite similaire il y a peu à Marseille, nous devions publier un communiqué. Nous avons décidé un soir de mars de donner des couleurs à leur local marseillais."



Quelle belle nouvelle nous apprennons ce matin !

Il pouvait sembler à nombre d’entre nous que le combat antifasciste à Lyon fait face à de grandes difficultés (mais il ne s’agit pas de critiquer le travail des camarades dans de telles conditions), et notamment à une place bien trop forte des fascistes, par trop nombreux, par trop organisés, disposants de locaux et de magasins.

Que nenni ! Voilà qu’à la suite des mouvements locaux contre les ouvertures de lieux fascistes, il semble se dégager une grande compétition nationale : le #NikTonBastionGame !

En effet, les copaines ont muré le local du Bastion Social Lyon dans la nuit. Après ce lundi noir, lundi de la répression, cette nouvelle nous a fait chaud au coeur. Bravo à elleux !

A lire aussi sur Rebellyon.info : À Lyon, nous avons fermé le Bastion !.

Participant à une petite visite similaire il y a peu à Marseille, nous devions publier un communiqué.

Nous avons décidé un soir de mars de donner des couleurs à leur local marseillais. Il nous a suffi de trois bombes de tag, un tournevis, de quoi se masquer, un repèrage rapide des alentours pour provoquer quelques petits travaux de peinture à nos amis les fascistes.

Conscients de l’expérience Casapound en Italie, et du développement qu’elle a pu avoir (passant d’un tout petit groupe de moins de 200 personnes en 2003 à un parti revendiquant 25 000 adhérents, des centaines de milliers de fans facebook, des centaines de lieux un peu partout, des agressions à caractère fasciste dans toute l’Italie, et même des morts) ainsi que du rôle de Casapound dans le développement de l’extrême droite violente en Europe, nous avons choisi de résister, dans la joie et la bonne humeur. Ce que nous avons fait, n’importe qui peut le faire. Vous aussi. Il suffit d’un peu de préparation, de bien réfléchir à comment vous menez votre action, aux risques encourus, à votre réaction en fonction des divers scénarios. Pas besoin d’être 40 pour réussir.

En tous cas, cette action en appelle d’autres, et nous sommes heureux de voir les lyonnais relever le niveau d’une telle manière.

Le Commando Pastaga Anti Bastion Social
#NikTonBastionGame #LImportantCestDeParticiper #PierreDeCoubertin
161 > 88

Voilà quelques photos, en espérant vous voir nombreux, partout, participer au #NikTonBastionGame

Marseille (à savoir que le « ici pute fn » n’est pas de notre visite et nous avons dû faire avec)

Lyon

Communiqué d’occupantEs de l'Université de Nanterre du lundi 9 avril

Publié le 2018-04-11 09:43:04

Hier matin, à l’Université Paris X Nanterre, a eu lieu une intervention policière lors de l’occupation des bâtiments de Sciences Sociales en réaction à la Loi Vidal, mais également à l’expulsion de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes.



Montpellier 14 avril 2018 : démonstration du cortège de tête

Publié le 2018-04-11 11:15:04

Le gouvernement ouvre des fronts inconsidérément, notre tâche est de les faire communiquer. Rallions Montpellier en masse samedi, joignons nos forces, retrouvons-nous dans le cortège de tête.



Dans les universités, le climat est tendu. Partout, on essuie des attaques de l’extrême-droite et de la police. Fatalement, la détermination s’en trouve décuplée.

Depuis l’évacuation sale du 22 mars, la France entière scrute les événements de Montpellier. Prenant aux mots une décision de la CNL, les étudiants de Paul Valéry appellent l’ensemble des luttes à converger dans leur ville samedi prochain. Manière de dire, pour ce jour-ci : « Ne nous regardez pas, rejoignez-nous ! »

Nous qui invoquons si souvent l’inventivité dans le combat, soyons au rendez-vous. Les manifestations nationales sont rares, et d’ordinaire cantonnées aux fins de mouvement et à la capitale (14 juin 2016). On a bien conscience que « ça ne se fait pas », ce qui est une preuve suffisante qu’il faut le faire.

Gouvernement et grévistes le répètent, chacun de son côté de la barricade : « Ce n’est pas négociable ». Samedi, nous allons nous expliquer directement dans la rue. Autant avoir des arguments solides et lumineux. Après un 22 mars très chaud, avant un 1er mai qui s’annonce mémorable.

La situation générale n’est pas bien claire, quelque part à l’intersection entre grève déterminée des cheminots, illimitation des blocages de fac, état de siège sur la ZAD. Pas bien claire, mais excitante. « En réalité, on ne sait jamais ce qui se passe, on sait seulement ce qu’on veut qu’il se passe, et c’est comme ça que les choses arrivent. »

Il n’est jamais trop tard pour s’en rendre compte : un gouvernement n’entend que le rapport de force, lequel doit s’affirmer partout où c’est possible. Grèves, occupations, manifestations, blocages économiques : autant de modalités qui n’entrent pas en contradiction, pourvu qu’elles soient dures. La détermination est une sorte de cran en-dessous duquel on ne peut plus redescendre. Ainsi s’accumulent les forces disparates.

Ce que visent les rares gens sincères qui parlent de « convergence », c’est ce sentiment que, où qu’on soit, où qu’on en soit, on agit sur le même plan. Dans cette perspective, les initiatives éparses se renforcent, comme s’exprime la volonté commune de fondre sur un même point, quand ça nous chante.

Le gouvernement ouvre des fronts inconsidérément, notre tâche est de les faire communiquer. Rallions Montpellier en masse samedi, joignons nos forces, retrouvons-nous dans le cortège de tête.

Des étudiants en lutte.

RDV samedi 14 avril à Montpellier,15h30 devant les jardins du Peyrou.

Communiqué de soutien d’anciens militants du 22 mars

Publié le 2018-04-11 11:15:07

En solidarité avec la récente répression à l’université de Nanterre



Mieux que Pierre Grappin en 1968, prop/osons les CRS en 2018 !

Le 26 janvier 1968 le doyen de la faculté de Nanterre Pierre Grappin, dont le nom orne maintenant un amphithéâtre, était le premier à violer les franchises universitaires en appelant la police à l’intérieur des locaux pour mater une poignée d’anarchistes qui y manifestaient.
Mais il jouait là petits bras : l’intervention fut menée par quelques pandores gardiens de la paix en képi qui furent rossés.

L’actuel président de la même université, J.-F. Balaudé se devait de fêter l’anniversaire de mai 68 d’une belle autre manière ! Commémorer comme il l’a fait ne suffisait pas, il fallait que la revanche de l’illustre branlée soit prise, il fallait un autre coup d’éclat, c’est fait.

Le 9 avril 2018 les CRS sont intervenus deux fois, la première pour empêcher les étudiants d’occuper le bâtiment E afin de s’opposer aux nouveaux modes de sélection à l’université « Parcoursup », puis, lors d’une assemblée générale, ils ont matraqué les 150 étudiants qui discutaient de ce sujet et ont procédé à sept arrestations.

Ce ne sont plus cette fois des pandores en képi mais des robocop CRS en armes qui ont ratonné les couloirs de la vieille alma mater, à la poursuite de modernes trublions. Il ne faudra pas attendre 50 ans pour que le Balaudé ait un amphi qui porte son nom.

Au moment où les forces du désordre interviennent à Notre-Dame-des-Landes, chargent vigoureusement les manifestations de salariés, matraquent et expulsent des migrants, nous suggérons que sur l’amphi en question soit inscrit en lettres d’or : « Police partout, justice nulle part », amphi Jean-François Balaudé, ou, au choix de la commission d’attribution : « Tout le monde déteste la police ».

Des anciens de l’ex mouvement du 22 mars,
parmi lesquels
Alain Lenfant, Jean-Pierre Duteuil, Sonia Fayman, Pierre Ploix, Thierry Lancien, Jacques Rémy, Olivier Dumont, Jean-Christophe Bailly, Hélène Arnold, Daniel Blanchard, Jacques Barda, Anne Querrien, Marino Stourdzé-Giraud, Dominique Gougenheim, Francis Zamponi, Georges Goldman, Isabelle Saint-Saens, Herta Alvarez, Florence Prudhomme, Harry Jancovici, Jean-Jacques Lebel, Jean-Luc Le Douarec, Sylviane Failla, etc.

On a perdu ... La zad est vaincue ?

Publié le 2018-04-11 12:34:05

Récit parisien, subjectif et partial de cette première journée d’expulsion.



Lundi. Il pleut sur Paris. Ce matin, 2500 hommes en armes ont envahit un petit bout de bocage nantais, d’autant plus insignifiant que les bétonneurs l’ont finalement déserté.

Il est 18 heures. Le rendez-vous à Belleville est aussi triste que le type de la France insoumise qui dresse une barricade, désolé que les radis-co n’aient pas le cœur à la fête. Car si la « victoire » de certain-es laissait des perdant-es, la défaite de tou-te-s nourrit une rage sourde, qui ne sait pas exploser faute d’initiatives, et à cause d’un dispositif policier lointain mais présent. Un tour de la place, un tour en métro, et une balade en direction de Tolbiac, nous voilà en assemblée, nombreu-x-ses et determiné-es comme rarement ces dernières années.

Les orgas sont inexistantes ou invisible(s), et les discours creux sur la fameuse « convergence des luttes » sont ponctués d’Appels aux Amis à s’indigner car les 100-noms, eux, avaient un projet agricole et n’étaient pas légalement expulsables. Trop Inzuste !

Mais un grondement sourd et chaotique appelle à sortir maintenant et répondre directement aux expulseurs.

Lundi soir. La nuit est belle. Depuis ce matin, le periph’ nantais a été bloqué par le feu, des manifs et rassemblements ont eu lieu dans de nombreuses villes, les gendarmes ont eu chaud dans deux véhicules (11h20) , un autre a failli perdre un oeil, Un drone-journaleux a été abattu, une pelleteuse a été embourbée avant d’avoir pu finir sa sale besogne...

Il est un peu moins de 23 heures les portes de Tolbiac s’ouvrent. Sont restées lettre morte les appels à être raisonnables, le comptage forcé des motivé-es pour expliquer que, bien sûr, l’on était trop peu, en somme les ficelles politiciennes pour tenter de récupérer les énergies présentes.

Certain-es espèrent retrouver le sac du paveur des gobelins, i.elles trouveront des morceaux d’échafaudage de l’un des nombreux chantiers présents dans ce quartier nouvellement gentrifié. Pas de flics, les poubelles sont renversées, les bruits sourds des coups se font entendre suivis du fracas du verre en miette. On est 500, 200, 400 ? Peu importe, un fumigène est allumé, quelques slogans gueulés, on est deter ! Les grandes banques du quartier de la gare ( le siège de natixis !), la chambre du commerce, le « mobilier urbain », des autolibs... Les vitres sont défoncées en masse et des tags bien sentis accompagnent les dégâts. « collabo des expulsions » sur un Ibis, « ZAD partout, état nulle part », « aménageurs on vous saccage »... Il est quasiment minuit et la dispersion avant la gare d’Austerlitz avec les bleus en arrière plan se déroule sans accrocs.

Il pleut de nouveau. L’euphorie de la défaite est palpable.

Il n’a jamais seulement été question de défendre la ZAD, d’empêcher l’ex-futur-aéroport, mais surtout de s’atteler à détruire le monde qui va avec.

Un-e participant-e

Die (drôme) Occupation de la mairie [mise à jour]

Publié le 2018-04-11 16:50:03

photo

photo 2

Depuis une heure, plus de cent personnes sont entrées dans la mairie de
Die (Drôme) et ont posé des banderoles aux fenêtres annonçant « ZAD
partout ». Depuis ce matin, plus de cent cinquante personnes sont sur la
place du marché, se lisent des textes chantent des chants populaires,
pour crier haut et fort qu’ils.elles ne sont pas d’accord. Une grande
banderole a également été installée sur une des façade de la place « DE
LA ZAD AU RAIL, NOS LUTTES N’ONT PAS DE FRONTIÈRES »

L’idée de ce regroupement est de faire convergence entre plusieurs
luttes : celles des cheminots, des salariés du rail, des exilé.e.s et
des étudiant.e.s au niveau national, et plus localement, la fermeture de
la maternité et bientôt du guichet de la gare de la ville, bientôt la
gare entière ?!

En soutien à la ZAD, nous ne nous laisserons pas faire !
Communiqué distribué dans la rue et photos en Pièce jointe !!!!
NON À TOUTES LES EXPULSIONS !


Communiqué du 11 avril 2018, depuis la mairie de Die occupée

Aujourd’hui, mercredi 11 avril, nous, habitantes et habitants de la
vallée de la Drôme, occupons la Mairie de Die.
Ce lieu est la maison du Peuple, et c’est ici que nous sommes
rassemblé.e.; s pour apporter notre soutien à toutes celles et ceux qui
à NDDL résistent.
Nous marquons notre très claire opposition au dispositif policier et
militaire qui a été déployé pour anéantir la vie sur la Zad. Une vie qui
n’obéit pas aux règles du pouvoir et de l’argent, mais à celle de
l’entraide et du partage.

Tout comme la Zad de NDDL, notre territoire rural, comme beaucoup
d’autres, est mis à mal par des décisions absurdes et destructrices :
fermeture du service IVG et de la maternité, services des urgences et de
la Gare menacés, multiplication des contrôles au faciès, grignotage des
terres agricoles par des projets inutiles, politique migratoire raciste
et inhumaine, assignations à résidence d’exilé.e.s, problèmes d’accès
aux logements, casse des services publics en général…

Face à ces aberrations et violences brutales, nous appelons à un
soulèvement massif pour la dignité humaine. Occupons dès à présent dans
chaque ville et village, les lieux de pouvoirs économiques et
politiques.
Ensemble, reprenons en main notre pouvoir d’agir, réapproprions-nous nos
communs pour que demain fleurissent 36000 communes libres en France.

Signé :
La Commune Libre du Diois

photo devant la mairie

Diffusez !!!

tract en pièce jointe

Hamilton, Canada : Cedar en détention préventive jusqu’à son procès le 24 avril prochain

Publié le 2018-04-11 16:54:20

Nous apprenons par la presse que Cedar, arrêté.e par les flics le 6 avril pour la balade saccageuse dans la Locke Street début mars, s’est vu refuser sa demande de libération sous caution, lors de sa comparution devant le juge ce mardi 10 avril. De nombreuses personnes étaient présentes en soutien. Cedar est actuellement incarcéré.e en préventive jusqu’à la date de son procès qui aura lieu le 24 avril.

Les enquêteurs partent du principe que cette balade contre l’embourgeoisement était étroitement liée à la foire du livre anarchiste d’Hamilton qui se tenait durant ce même week-end dans le lycée Westdale et dans les locaux de The Tower, espace anarchiste à Cannon Street East. Pour rappel, iel est inculpé.e pour « complots & association de malfaiteurs ».

Le 6 avril, i.el avait été arrêté.e par les flics à son domicile et directement incarcéré.e à la prison de Barton Street.

En 2011, Cedar avait déjà été condamné.e pour des dégradations dans le cadre du sommet du G20 à Toronto en 2010.

Ci-dessous, le communiqué de The Tower, centre social anarchiste d’Hamilton, à titre informatif :

Tôt vendredi matin, la police d’Hamilton a fait irruption dans une maison de certaines personnes impliquées dans l’organisation de la foire du livre anarchiste. La porte a été fracturée et une grenade flash jetée à l’intérieur et un escadron du SWAT est entré : avec leurs fusils d’assaut pointés en notre direction, l’escadron SWAT a fait sortir les personnes présentes de leur lit, dont certaines étaient nues et, à une exception près, à leur mettre les menottes. Trois personnes ont été retenues et une autre arrêtée. Cedar, un membre du collectif The Tower et notre ami précieux, a été arrêté et emmené et se trouve actuellement en détention.

Les personnes qui n’ont pas été arrêtées ont été contraintes d’attendre dehors pendant près de cinq heures, pendant que les flics « fouillaient » la maison. Comme les fascistes qui ont attaqué The Tower le mois dernier, les flics ont complètement saccagé l’espace et même retourné les étagères. Tous les trois étages de la maison ont été mis sens dessus dessous et beaucoup de choses ont été endommagées, notamment une collection de cartes postales féministes encadrées qui ont été déchirées en mille morceaux et jetées dans les toilettes de la salle de bain. Les flics sont des porcs misogynes, purement et simplement, sans exception. De nombreux objets ont été saisis, notamment tous les appareils électroniques (téléphones, ordinateurs, caméras, disques dur externes, etc…), livres, affiches, zines, et un assortiment assez aléatoire de documents (articles de revues universitaires, traductions de textes d’un projet de livre, notes manuscrites, programmes d’événements, brochures…).

En ce qui concerne l’arrestation, Cedar fait face à des accusations de « complots » en lien avec la soit-disant « émeute de la Locke Street ». Nous n’avons aucune envie de nous engager dans la politique de l’innocence. Le concept d’innocence et son versant qu’est la criminalité (entendre « culpabilité ») obscurcissent plus qu’ils illuminent – personne n’est innocent et les plus « criminels » parmi nous sont à la tête de l’économie et du gouvernement. Au-delà de cela, ces notions perpétuent la logique d’un système juridique colonial enraciné dans la « suprématie blanche ». Ceci dit, il convient de noter que les accusations de complot sont connues pour être douteuses et fragiles, qu’elles sont depuis bien longtemps utilisées comme outil de persécution politique. Cela correspond à un acte de désespoir destiné à ratisser large et à effrayer les gens.

De telles accusations ne sont pas matière à s’engager dans une activité particulière, mais plutôt d’encourager éventuellement une activité particulière.

The Tower est un projet ouvertement anarchiste qui depuis sa création a promu les idéaux d’entraide et de solidarité, d’égalité et d’autonomie des individus, ainsi que l’action directe, la guerre de classe et la riposte. Notre projet a toujours inclus *à la fois* les jardins et les émeutes. Nous voulons voir les gens construire de belles alternatives de libération de la même manière que nous voulons les voir attaquer les structures de domination. Rien ne changera à ce sujet, et malgré les défis actuels, notre projet continuera à impulser ces idées. Nous n’avons toujours pas de larmes pour Locke Street et nous continuons de soutenir sans réserve les activités qui ont eu lieu le mois dernier. Ce sont des actions comme celles-ci qui peuvent stimuler des conversations que personne ne cherche à avoir (dans ce cas, l’intensification de la gentrification à travers la ville) et nous voyons cela comme positif. 

Comme tout se passe vite, il est important que les gens se rappellent qu’il n’est jamais acceptable de coopérer avec les flics – ne leur parlez pas et ne partagez aucune information avec eux (quelle soit vu comme ). Il ne s’agit pas d’être en accord ou en désaccord avec des tactiques particulières, mais de refuser de prendre des mesures qui facilitent la violence et la répression de l’État. En dehors des discussions sur la Locke street, les médias locaux ont été dominés par des histoires de corruption policière, de mauvaise conduite, de brutalité et, plus récemment, de meurtre. Il y a moins d’une semaine, la police de Hamilton a abattu Quinn MacDougall, un jeune homme de 19 ans non armé qui avait appelé le 911 en détresse pour demander de l’aide. Les flics ne sont pas et ne seront jamais nos alliés. Nous gagnons en sécurité et en force en restant ensemble et en gardant le silence.

[Traduit de Northshore, April 10, 2018]

Zad : les expulsions continuent et s’intisifient

Publié le 2018-04-11 16:56:06

## ALERTE ZAD EXPULSIONS ##

Les expulsions continuent toujours, les flics arrivent en renfort, 50 camions et blindés par la D81, ils attaquent de tous les côtés, notamment dans le centre, à la Saulce, aux Fosses Noires, au Gourbi.

# BESOIN DE MONDE SUR PLACE
· Pensez à apporter des choses selon vos possibilités : https://zad.nadir.org/article515
· Pensez aussi à (pré)venir à B17 si vous avez de la place dans votre voiture pour y aller, il y a un tableau de covoiturages.

# APPEL A ACTIONS DE SOUTIENS (et pas que?)
Initiez sans arrêts des actions partout chez vous pour emmerder, bloquer, foutre la pression aux pouvoirs.

À NANTES, tous les jours, tant qu’il y aura des expulsions (et des keufs (et leur monde (de merde))) :
+ POINT INFO devant la préfecture toute la journée
+ 18H : RASSEMBLEMENT devant la préfecture
+ 20h30 : ASSEMBLEE GENERALE à B17 pour continuer à imaginer et mettre en place des formes de soutiens.

+ SAMEDI, 16H, PLACE DU CIRQUE : Manif de soutien !
+ DIMANCHE : APPEL À CONVERGER SUR LA ZONE

Copiez/partagez ce message partout sur vos réseaux, mails, parlez-en autour de vous, tout où vous pouvez : LES EXPULSIONS NE SONT PAS FINIES ET S’INTENSIFIENT !

A LA ZAD, DANS LES FACS, DANS LES RUES :
NE LAISSONS PAS LA FLICAILLE S’INVITER DANS NOS VIES !

 

 

Publié le 2018-04-11 23:15:04

Comme beaucoup d’autres, l’arrivée des expulsions tant annoncées sur la ZAD nous a rempli.e.s de colère, de peine, de douleur, de voir ces lieux que nous aimons être si vilement saccagés par la machine répressive du nouvel ordre macronien. Et nous avons passé cette dure journée de lundi tendu.e.s vers le rassemblement du soir, appelé de longue date par le Comité ZAD. 18h, Sainte-Anne. Y trouverons-nous les complices tant espéré.e.s, tou.te.s celleux que cette attaque bouleverse et révolte, ou n’y serons-nous qu’une maigre meute, apeurée par toutes ces compagnies de CRS que l’on nous a promises, et encore échaudée par la violence de la répression qui se déchaîne dans les rues de Rennes depuis le mouvement contre la Loi Travail ?



À 18h, nous sommes 200. Les gens discutent, se donnent les dernières nouvelles de la ZAD, se tiennent chaud. Le ciel est clair, et l’on sent que le printemps est déjà entamé. Le temps passe, tranquillement, et une heure plus tard, nous nous trouvons plus d’un millier. Mine de rien, Sainte-Anne s’est remplie, et l’on y croise toutes sortes de personnes, toutes sortes de drapeaux, mais une même volonté commune, celle de répondre à l’attaque en règle menée contre l’espoir que porte la ZAD, et de défendre notre victoire si chèrement acquise.

Après une longue intervention venant faire le bilan de la journée, et exposant les différents rendez-vous des jours à venir pour mettre la pression sur l’État, les premiers slogans fusent, qui ponctueront toute la manifestation. "La ZAD vivra / la ZAD vaincra / ce qu’ils détruiront / nous le reconstruirons", "Et la ZAD elle est à qui ? Elle est à nous !", "Le 15 avril dans les champs / pour que l’État déchante", "Monte une équipe de zadistes / démonte une équipe de fascistes", ou encore "Zad partout / police nulle part". Autant de scansions qui viennent rythmer le cortège qui commence à s’ébranler.

Nous savons la police présente massivement, tout autour de la place. Nous décidons de nous engager dans la rue d’Échange, encore libre, pour essayer de rejoindre la Place des Lices par la rue de Dinan. Au bout de laquelle nous attendait l’inévitable compagnie de CRS, bien déterminée à ne pas nous laisser pénétrer dans ce beau centre-ville, "poumon commercial" de la ville si chère à nos élu.e.s, de peur, peut-être, que nous ne l’égratignions. Pourtant, si nous avions dès le départ fait le deuil de toute possibilité de défiler dans le centre, nous n’en avions néanmoins pas dit notre dernier mot. Remontant la rue de Dinan, puis la rue Legraverend, nous nous sommes engouffré.e.s sur le boulevard de Chézy, à contre-sens, pour retrouver, une nouvelle fois, la route barrée par les mêmes CRS. À notre approche, l’un d’entre eux s’est passablement distingué par le lancer, fort maladroit, de deux grenades lacrymogènes qui nous firent doucement refluer.

En ces temps de luttes sociales intenses dans de nombreux secteurs, nous avions décidé d’un petit clin d’oeil à nos camarades cheminot.e.s en grève. Ainsi, le cortège a remonté le boulevard du 42e Régiment d’Infanterie pour se diriger vers les rails de la halte ferroviaire toute proche. À l’aide du téléphone de service, nous avons fait savoir notre intention de nous engager sur les voies, forçant ainsi une coupure générale d’électricité sur le réseau ferroviaire et arrêtant les quelques trains impudents qui auraient eu le front de vouloir encore circuler par jour de grève. Si une partie du cortège s’est engagée sur les rails, un certain flottement s’est fait sentir, et il a bien fallu se rendre à l’évidence que la majorité des présent.e.s n’étaient pas vraiment à l’aise avec l’idée d’une gentille promenade sur ballast. Après avoir amoncelé divers matériaux de chantier sur les voies, histoire de retarder un peu plus la reprise du train-train quotidien, nous sommes reparti.e.s.

Direction le Mail, cette fois-ci, pour remettre une nouvelle fois la pression sur le centre-ville. Au bout de celui-ci, une importante ligne de CRS nous attendait de pied ferme, barrant la route vers la place de Bretagne et République. Pourtant, nous nous sommes une fois de plus approché.e.s. Sans sommation, les flics ont de nouveau tiré des gaz lacrymogènes dans notre direction. Nous avons ainsi reflué, puis ravancé, puis reflué de nouveau pour ravancer encore, chaque fois un peu plus hardi.e.s. On raconte que quelques projectiles auraient fusé vers les pandores, toujours sous les chants et les slogans. Une petite charge en notre direction acheva de nous convaincre que nous n’étions décidément pas de taille à engager un affrontement direct ce soir-là, et nous a rappelé que nous préférions rentrer tou.te.s sain.e.s et sauves, sans arrêté.e.s ni blessé.e.s. Un coup de matraque à la tête, provoquant une entaille superficielle du cuir chevelu, fut néanmoins à déplorer.

Afin d’assurer d’une dispersion en bonne et due forme, le cortège s’est ensuite dirigé vers l’université de Rennes 2, où nous savions pouvoir trouver repos et amitié, notamment grâce à la présence de l’amphi B7 occupé. Nous nous sommes ainsi quitté.e.s, fatigué.e.s, avec toujours la rage contre ce déversement de flics enserrant nos vies et nos luttes sans sembler avoir de fin, mais joyeu.x.ses d’avoir vu tant de monde répondre à l’appel de la ZAD. L’espoir qu’elle dissémine semble être contagieux, même dans ces moments durs, et nous sommes reconnaissant.e.s envers ces foules hétéroclites qu’elle semble faire éclore un peu partout. Nous savons que nous nous retrouverons, bientôt, car la semaine est loin d’être encore finie !

Pour rappel, ce mardi, à 18h, aura lieu à l’université Rennes 2, probablement dans le bâtiment B, une assemblée pour déterminer collectivement les suites à donner à la défense de la ZAD depuis Rennes. Expansive.info se fera le relais des nouvelles dates et propositions, alors consultez-le sans modération. De plus, un point info sur la situation sur place et un espace pour recueillir des dons en direction de la ZAD se tiendra tous les jours à la Maison de la Grève, 37 rue Legraverend, à partir de mercredi.

Et bien sûr, faisons en sorte d’être nombreu.x.ses, visibles, et redoutables pour les deux grands rendez-vous de ce week-end : le samedi, à 14h30, place du Cirque à Nantes, et le dimanche, pour la manifestation de réoccupation et de reconstruction sur la zone (plus de détails dans les jours qui viennent).

[ZAD] 250 personnes réunies à Rouen contre les expulsions

Publié le 2018-04-11 23:16:05

Au premier soir de l’offensive militaire sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes le lundi 9 avril, un rassemblement au théâtre des arts part en manif sauvage dans les rues de Rouen, suivie de près par les flics.



À partir de 18h, une petite foule se masse près du métro du théâtre des arts. Sur une banderole, on lit : « De la ZAD à la fac : Non aux expulsions ».
Sur les visages, la rage, la tristesse. Le réconfort malgré tout de se retrouver là ensemble.

Aujourd’hui, au moins neuf lieux de vie ont été détruits, sous les nuages de gaz lacrymogènes et les coups secs des matraques sur les boucliers. Mais nous ne resterons pas sans rien faire.

Une personne au mégaphone prend la parole pour lire un communiqué de la zad :

Dans le cadre des rencontres entamées par la délégation commune du mouvement avec la préfecture, nous avons annoncé notre volonté d’une prise en charge collective des terres. Le gouvernement a affirmé de son côté qu’il expulserait, à partir du 31 mars, les personnes établies au cours des dix dernières années sur la zad et qui ne rentreraient pas dans un cadre d’occupation légale liée à un « projet agricole ou para-agricole ». Il a convenu que cette occupation légale pourrait se traduire par des « conventions d’occupations précaires » pendant la phase transitoire nécessaire à la mise en place d’un projet pérenne pour l’avenir de la zad. Mais à ce jour, aucune des personnes concernées n’a souhaité répondre aux appels à l’envoi de demandes de conventions d’occupation précaire individuelle. Ce choix partagé ne part pas en soit du refus d’une formalisation légale de l’occupation, mais de la volonté de donner un cadre collectif à cette formalisation.

Pour avancer à ce sujet, nous annonçons donc l’envoi aujourd’hui à la préfecture d’une proposition concrète de convention provisoire collective. Cette convention collective en 3 volets couvre les terres agricoles, les espaces boisés, ainsi que les habitats et bâtis à ce jour pris en charge et entretenus par le mouvement. Cette convention provisoire pourrait être signée dès demain par l’association « pour un avenir commun dans le bocage ». Cette association loi 1901 créée le 27 février regroupe différentes composantes du mouvement et usager.e.s du territoire – habitant.e.s, paysan.ne.s ou voisin.e.s.

Nous proposons aujourd’hui un cadre collectif car nous ne pouvons envisager un tri sélectif de la richesse et de la diversité des projets actuels sur la seule base de ceux qui seraient, individuellement, les plus immédiatement intégrables aux cadres habituels de la chambre d’agriculture. Une convention collective permettra au contraire de pérenniser les différentes activités agricoles, artisanales, sociales ou culturelles à l’œuvre aujourd’hui dans le bocage ainsi que les habitats. Elle privilégie l’organisation collective, solidaire et la connexion entre les différents projets fédérés sous une forme coopérative. Une démarche collective a été entamée en ce sens auprès de la MSA. Une convention collective est la mieux à même d’être en accord avec un modèle agro-écologique systémique qui correspond aux pratiques actuelles et part d’une rotation concertée des usages plutôt que d’un morcellement des parcelles et des activités. C’est ce cadre collectif qui peut assurer le maintien d’une vision du territoire soucieuse des communs, du soin au vivant, d’une vision paysanne et de la place nécessaire aux expérimentations sociales. Elle est cohérente à ce titre à la fois avec la volonté affiché par le gouvernement d’un projet d’agriculture innovant et avec la vision portée à long terme par le mouvement.

Alors qu’une opération policière visant à des destructions d’habitat est annoncée comme imminente, cette convention est aussi une proposition très concrète pour sortir de l’ornière. Nous pensons qu’il est encore temps pour le gouvernement de renoncer à cette logique répressive et absolument contradictoire avec la volonté affichée d’une « évolution sereine et apaisée de la situation ». Les conséquences d’une nouvelle intervention, en terme de destruction d’habitats, d’espaces d’activités et de cultures, de risques humains et de tensions pour tout le voisinage, seraient dramatiques et représenteraient un profond gâchis.

Il est encore possible aujourd’hui pour le gouvernement d’ouvrir un vrai dialogue plutôt que de se lancer dans une nouvelle évacuation policière. La délégation commune du mouvement est dans l’attente d’une nouvelle rencontre au plus vite à la préfecture à ce sujet.

De nombreux flics sont postés aux alentours, sans doute prêts à nous bloquer là. Le cortège décide néanmoins de prendre la poudre d’escampette dans la seule rue dégagée et réussit à se faufiler au centre-ville, tallonné de près par les bleus : une dizaine de fourgons, la BAC, des RG.

On scande « La ZAD vivra ! », « La rue est à nous ». On distribue des tracts. Certains finissent sur les fenêtres des bus pour en faire profiter les voyageurs. Deux marmots juchés sur des épaules se tiennent la main. Demain, ils continueront de clamer à l’école que ça va pas du tout de détruire les cabanes de la ZAD.

Vers 19h, on se disperse tranquillou. Collomb, tu ne perds rien pour attendre.

Communiqué de bilan d’une journée d’expulsion sur la zad et appel général à se rendre sur place pour stopper l’opération : https://zad.nadir.org/spip.php?article5339#info2018-04-09-18-06

Vous ne pouvez pas aller tous ensemble au même endroit !

Publié le 2018-04-11 23:17:05

C’est alors que nous nous retrouvîmes corps et âmes devant la préfecture maudite de Dijon ville.
Nous étions environ 300.
Pour soutenir la zad de Notre-dame des Landes en proie à la bleusaille.
Nous étions énervé·es, mais aussi heureux·ses d’être aussi nombreu·ses, d’horizons si différents.

Après moultes prises de parole,
des Lentillères,
des étudiant·es,
et d’un texte de la zad,
la police a fait face à notre énergie et à notre envie de rejoindre la Carotterie pour organiser la suite et faire des plans machiavéliques.

Quand on part,
Le commissaire : « Vous ne pouvez pas vous déplacer tous ensemble ! »
On lui explique qu’on va tous au même endroit...
Le commissaire : « Vous n’avez qu’à vous déplacer par groupe de 10 sur les trottoirs, bien pliés, bien rangés. »
On dit non.

Un ravagé du comité traduit les paroles du flic : Alors ce qu’il faut faire, c’est passer le barrage de flic par groupe de dix, et se retrouver au bout de la rue !
Les flics se sentent un peu cons... Y’en a aussi qui se marrent de leur propre bêtise.

Tout d’un coup le barrage devient une passoire.
Nous nous glissons entre les flics « par groupe de dix ».
Le blocus étant levé, ce ne sont pas 5 mètres qui sont parcourus avant que nos corps se rejoignent pour partir en cortège jusqu’à la Carotterie.

C’est alors que l’orage éclata. Nous crions « L’orage arrive, l’insurrection aussi ». Les deux équipes de bac qui nous collaient aux basques sont rentrées dans leur caisse pourrie, on peut dire que ce sont des poules mouillées.

Zad vaincra, zad vivra, o li o li o la,

Chute du mur et diffamation du commandant du Bois : délibérés des procès

Publié le 2018-04-11 23:18:05

Les délibérés des procès du 13 février 2018 ont été donnés ce matin.

Les deux Christian ont été condamné à 4 mois de prison, avec sursis simple (5 ans), et obligation de payer 3000 euros à la partie civile (l’ANDRA), et 727 euros de frais. Ils ont donc fait appel.



Nous rappelons que le dossier sur lequel ils ont été jugé est vide : on y voit tout au plus deux photos floues hyper pixelisée de deux hommes qui se tiennent près du mur, mais dont il est impossible de déterminer les traits du visage.
Nous nous demandions ce matin si le tribunal irait jusque là… 4 mois de prison et 3727 euros d’amende à payer pour deux individus dont on ne peut en aucun cas certifier la présence lors des faits, mais dont on peut toutefois certifier que celleux qui les ont commis étaient des centaines… Aujourd’hui, nous comprenons bien que le tribuanl ne souhaite pas tant prendre en compte la vérité que de faire taire par n’importe quel moyen les opposant.e.s à CIGÉO.

Lire la suite ici

[Teaser] Montpellier 14 avril 2018 : démonstration du cortège de tête

Publié le 2018-04-11 23:21:04

Le gouvernement ouvre des fronts inconsidérément, notre tâche est de les faire communiquer. Rallions Montpellier en masse samedi - 15h30 - parc Payrou, joignons nos forces, retrouvons-nous dans le cortège de tête.

Une affiche, un teaser et 3 appels pour le prix d’un !



Contre la coercition, la création !

Le lundi 09/04 à 3h du matin les militaires ont débuté l’expulsion violente de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes. Partout nos espaces de vie, d’expressions et d’expérimentations sont attaqués par la police et les fascistes, tous deux au service de l’Etat capitaliste.

Notre soutien à la ZAD est et restera sans limite. Le 14 avril à Montpellier, c’est par l’action massive et décentralisée que nous agirons. Défendons, reprenons et créons partout ces espaces.

Un rassemblement aura également lieu à Nantes ce samedi et il nous semble essentiel de faire front, en tout lieu et à chaque occasion, contre ceux qui nous répriment. C’est pourquoi nous maintenons et renforçons notre appel à venir massivement à Montpellier pour y soutenir les luttes actuelles.


Appel de la Coordination Nationale des Luttes

Dans les universités, le climat est tendu. Partout, on essuie des attaques de l’extrême-droite et de la police. Fatalement, la détermination s’en trouve décuplée.

Depuis l’évacuation sale du 22 mars, la France entière scrute les événements de Montpellier. Prenant aux mots une décision de la CNL, les étudiants de Paul Valéry appellent l’ensemble des luttes à converger dans leur ville samedi prochain. Manière de dire, pour ce jour-ci : « Ne nous regardez pas, rejoignez-nous ! »

Nous qui invoquons si souvent l’inventivité dans le combat, soyons au rendez-vous. Les manifestations nationales sont rares, et d’ordinaire cantonnées aux fins de mouvement et à la capitale (14 juin 2016). On a bien conscience que « ça ne se fait pas », ce qui est une preuve suffisante qu’il faut le faire.

Gouvernement et grévistes le répètent, chacun de son côté de la barricade : « Ce n’est pas négociable ». Samedi, nous allons nous expliquer directement dans la rue. Autant avoir des arguments solides et lumineux. Après un 22 mars très chaud, avant un 1er mai qui s’annonce mémorable.

La situation générale n’est pas bien claire, quelque part à l’intersection entre grève déterminée des cheminots, illimitation des blocages de fac, état de siège sur la ZAD. Pas bien claire, mais excitante. « En réalité, on ne sait jamais ce qui se passe, on sait seulement ce qu’on veut qu’il se passe, et c’est comme ça que les choses arrivent. »

Grèves, occupations, manifestations, blocages économiques : autant de modalités qui n’entrent pas en contradiction, pourvu qu’elles soient dures.

Il n’est jamais trop tard pour s’en rendre compte : un gouvernement n’entend que le rapport de force, lequel doit s’affirmer partout où c’est possible. Grèves, occupations, manifestations, blocages économiques : autant de modalités qui n’entrent pas en contradiction, pourvu qu’elles soient dures. La détermination est une sorte de cran en-dessous duquel on ne peut plus redescendre. Ainsi s’accumulent les forces disparates.

Ce que visent les rares gens sincères qui parlent de « convergence », c’est ce sentiment que, où qu’on soit, où qu’on en soit, on agit sur le même plan. Dans cette perspective, les initiatives éparses se renforcent, comme s’exprime la volonté commune de fondre sur un même point, quand ça nous chante.

Le gouvernement ouvre des fronts inconsidérément, notre tâche est de les faire communiquer. Rallions Montpellier en masse samedi, joignons nos forces, retrouvons-nous dans le cortège de tête.

Des étudiant.es en lutte.

RDV samedi 14 avril à Montpellier, 15h30 devant les jardins du Peyrou.


Appel à une manifestation nationale et massive à Montpellier le 14 avril contre la casse de nos droits sociaux et politiques

L’offensive ultralibérale du gouvernement porte sur tous les fronts et touche nos conquêtes sociales et nos espaces d’organisation. Dans ce contexte, alors que toute contestation et opposition est violemment réprimée par la force, la Coordination Nationale des Luttes réunie le 31 mars et 1er avril à Bordeaux appelle tous les secteurs en lutte à se retrouver à Montpellier pour une manifestation nationale.

Alors que les dates de mobilisations se multiplient, il est nécessaire de faire converger les forces en un point pour amplifier la lutte. Cette ville, récemment devenue le symbole de cette répression et de ces attaques nous semble donc toute désignée pour accueillir une manifestation de cette ampleur.

Alors que les différent.e.s casseur.se.s de grèves, qu’ils.elles soient directeurs.trices ou président.e.s, forces de l’ordre ou milices fascistes, boites d’intérim ou membres d’une justice complice et complaisante montent en puissance, nous appelons tous les collectifs en lutte, étudiant.e.s, lycéen.ne.s, éboueur.se.s, précaires, cheminot.e.s, postier.e.s, ouvrier.e.s, retraité.e.s et tou.te.s les autres exploité.e.s à se joindre à cette manifestation le 14 avril.

Nous refusons aussi bien la casse du statut des cheminot.e.s que la sélection à l’université, le bac à plusieurs vitesses, l’intégration de l’État d’urgence dans le droit commun, la loi « asile immigration », la hausse de la CSG ainsi que la casse des services de santé et du code du travail.

Faisons face à cette offensive libérale et liberticide sans précédent du gouvernement Macron, à notre tour de montrer toute notre détermination.

Nous ne laisserons pas passer ces réformes brutales et illégitimes.

Assemblée de lutte des étudiant.es de Paul-Valéry

Bafouille ouverte aux vrai-e-s occupant-e-s de la ZAD

Publié le 2018-04-11 23:23:05

A vous, habitant-e-s de la zad qui avez participé aux opérations de nettoyage de la D281, un peu parce que vous vouliez être sympas avec les voisin-e-s qui gagnent du temps à passer par cette route si elle n’est pas toute enchicanée et beaucoup parce que vous vouliez commençer les négociations tout propres, en présentant une face acceptable pour la préfecture...



A vous, habitant-e-s de la zad qui avez participé aux opérations de nettoyage de la D281, un peu parce que vous vouliez être sympas avec les voisin-e-s qui gagnent du temps à passer par cette route si elle n’est pas toute enchicanée et beaucoup parce que vous vouliez commençer les négociations tout propres, en présentant une face acceptable pour la préfecture parce que vous, vous avez « un vrai projet ». Agricole en plus ! Pardon, un « vrai projet agricole » ! Manière peu subtile de dire que vous etiez plus légitimes à rester que, non seulement, celles et ceux qui ont un projet agricole un peu moins « vrai » et surtout que celles et ceux qui n’en ont même pas de projet agricole voire qui n’ont même pas encore compris qu’il fallait en avoir des projets, les con-ne-s ! Faut le faire par les temps qui courent, n’avoir pas encore compris ça !

Les pouilleux/euses de la route, c’est moins grave s’iels sont expulsé-e-s, vous disiez-vous sans doute, iels doivent avoir l’habitude de toute façon, d’être chassé-e-s de partout, ça c’est sûr. Alors ça ne vous a pas dérangé de faire le boulot vous-mêmes quand ça servait votre stratégie de présentabilité et que vous esperiez faire votre beurre (Ah non, vous éleviez des moutons) sur le dos de vos voisin-e-s qui n’avaient pas, elles et eux, l’opportunité de jouer la carte du « nous on est pas des méchant-e-s anarchistes-qui-refusent-toute-discussion ».

Mais non, aujourd’hui, premier jour du remake des expulsions de la ZAD, je ne suis pas content-e. Je ne me réjoui pas de savoir que vos petites trahisons ne vous ont même pas garanti la place au chaud que vous convoitiez. Non, mais je me dis, merde, y’a vraiment un truc à faire à votre place, ce serait de s’excuser, non ? Ah bien sûr ça ne réparera rien. Ce qui est fait est fait. Mais quand on a marché sur la gueule de ces voisin-e-s en espérant en tirer profit puis qu’après ça, on se fait marcher sur la gueule à notre tour et qu’on réalise alors que c’est violent... Alors, y ’a un truc qui s’appelle la décence qui veut qu’on réconnaisse qu’on s’est planté, que si c’est violent pour nous alors c’était violent probablement pour les autres aussi, que ça « ne se fait pas » de marcher sur la gueule de son/sa voisin-e de lutte pour essayer de sauver sa peau (et c’est assez pathétique, surtout quand ça ne marche pas).

lire la suite sur indymedia nantes

[NDDL] Après 3 jours d'expulsions, seront-ils prêt à tuer parce qu'ils ne veulent pas de collectif ?

Publié le 2018-04-12 07:22:05

Communiqué depuis la ZAD de Notre Dame des Landes toujours assaillit par 2500 gendarmes mobiles après la destruction de 6 lieux de vie supplémentaires et plus de 80 blessé⋅e⋅s du coté des zadistes.

Mises à jour régulières sur la situation sur place et les actions lyonnaises en soutien.



Lettre aux journalistes mainstreams

Publié le 2018-04-12 07:30:03

Ceci n’est pas un scoop: les journalistes des grands médias de ce pays de merde continuent, apparemment sans aucune pudeur, de se rapprocher du néan question intégrité! Alors que ce qui est en train de se passer à NDDL est un événement encore jamais vu question répression ultra violente dans ces frontières de merde (j’étais pas là en 68), ils se contentent de le décrire vaguement comme un fait divers de maintien de l’ordre!

Cette mini guerre civile aux forces complètement déséquilibrées, déclarée par l’Etat à un ensemble de personnes qui osent chercher une issue à la décadence globale imposée par le capitalisme, est traitée comme une vulgaire échafourée entre quelques « ultra violents anarcho gauchiste » et de braves et courageux militaires.

Nos pleutres de journalistes reprennent en coeurs les paroles méprisantes et hautaines de ces pourritures de politiciens! Ils taisent le dévoiement de leurs intentions. Ils endorment les masses! Ils taisent le barbarisme des flics sur-armés, sur-équipés, de blindés, d’hélicos, de drones, de tonnes d’armement et de munitions, dont certaines qui contiennent du TNT et qui sont équivalentes à celles qui ont tuées Rémy Fraisse. Ils transforment tout ceci en un spectacle décadent. Illes sont même prêt.e.s à rendre d’éventuels décès en simples dégats colatéraux, et à les faire accepter comme tel à la population!

Descendre si bas pour faire des génuflexion à ce gouvernement reflète bien leur aproche du zéro total question dignité et conscience professionnelle. Honte à vous journalistes de merde! Si vous n’étiez pas là, la terre tournerait bien plus rond, car vous êtes les valets des forces de destruction!

Pour vous, les individu.e.s lambda ont toujours tord lorsqu’ils et elles tentent de s’émanciper de ce système infernal. Lorsqu’ils et elles tentent de se battre contre un anéantissement de la vie et pour plus un peu plus de liberté et de justice! Vous n’êtes rien d’autre que des collabos au service des prédateurs de vies. Même votre liberté propre vous la rejetez loin: cette si fameuse liberté de la presse vous intéresse si peu, qu’on entend quasi jamais parler de vos combats en sa faveur. Là encore votre dignité est nulle!

Le jour ou les flics en tous genres dirigeront ce pays en direct, vous resterez les mêmes: leurs plus proches valets et leur meilleurs délateurs, vendus, traitres que vous êtes! Tant que vous n’aurez pas pris d’autres routes que celle de votre lâche asservissement, il n’y a qu’une chose à vous dire: Honte à vous journalistes de merde!

Indymedia Lille

Publié le 2018-04-12 07:49:03
Commes des poulets sans tête ?
12 avril 2018 10:55, par HS


Comme des poulets sans tête ?

Il paraît qu’il se passe quelque chose. Depuis plusieurs semaines, l’autonomie s’agite. Quelques dizaines d’étudiant.es essaient de s’organiser dans les facs au moment où les syndicats organisent des « journées d’action » sporadiques à la SNCF, dans la grande distribution et la fonction publique. Mais une multitude de luttes fait-elle un mouvement ? Peut-être. Pas sûr. Dans tous les cas, le dépassement en nombre et en idée de la situation actuelle ne se fera pas tout seul. Ni sur Facebook.

Poing levé et pouce en l’air

Depuis un moment à Lille, la seule lecture en manif est produite par la CGT et la France Insoumise. N’avons nous plus rien à dire ? Dans les têtes et sur les murs, aucune trace d’une analyse critique. Pas une affiche, pas un tag, ni en ville, ni dans les facs : seuls les écrans nous offrent l’impression d’un printemps agité. Pourtant, des slogans tweettables, ressassés et folkloriques ne suffiront pas à dépasser l’action pour l’action et les manifs sans lendemain.

De toute évidence, nous ne sommes pas beaucoup et l’époque est morose. Pour autant, resserrer les rangs doit-il nous interdire d’exprimer nos désaccords ? Que les syndicats soient moribonds doit-il nous interdire de critiquer le contrôle qu’ils opèrent sur la lutte ? Si des délégué.es CGT en appellent aujourd’hui à la convergence des luttes, c’est que la centrale syndicale n’est plus assez puissante pour mener des actions seule. Mais demain, lorsqu’elle avouera sa défaite, gare à celles et ceux qui ne se satisferont pas de miettes et ne voudront pas retourner au turbin. Est-ce aussi cette convergence des luttes tant espérée qui nous réfrène de moufter lorsque dans une assemblée à l’université, un permanent cégétiste vient défendre le besoin que l’État poursuive ses investissements dans le nucléaire ? Et est-ce encore la convergence des luttes qui nous a fait tranquillement défiler le 22 février en compagnie des partisans d’Asselineau et des flics de FO ?

Assurément nous avons des divergences. Et des divergences profondes : sur l’État, sur le travail, sur ce que nous désirons et la manière d’y parvenir... Exprimer nos désaccords ne nous empêche pas d’être solidaires dans la lutte. Toutefois, nous avons besoin que les idées soient débattues pour qu’elles ne restent pas l’apanage des avant-gardes plus ou moins formelles. Nous avons besoin de discussions qui ne soient pas réduites à de la stratégie politicienne pour comprendre ce qu’il se passe actuellement et ne pas rejouer une partition périmée. Courir ensemble d’une action à l’autre ne suffira pas à déterminer ce que nous faisons ensemble.

Ainsi, ne peut-on pas voir dans l’héroïsation de la lutte des cheminot.es le regret de voir disparaître le prolétariat encaserné dans les grands secteurs qui firent le triomphe de la société industrielle ? Qu’est-ce qu’un appel à la grève générale lorsque le travail est si morcelé et précaire qu’aujourd’hui et que beaucoup d’entre nous n’ont aucun espoir ni volonté de trouver un taf qui ne soit pas seulement alimentaire ? Ces questions n’ont rien de triviales. Mais si nous ne nous les posons pas, nous sommes condamné.es à nous agiter comme des poulets sans tête. Ce texte est une invitation.

Quelques anarchistes
Lille, le 10 avril 2018


Du Nord au Sud-Ouest, la seule église qu’illumine… [MAJ 18/04]

Publié le 2018-04-12 08:07:04

Langon (Gironde) : Tentative d’incendie à l’église

Sud-Ouest / mercredi 11 avril 2018

Les pompiers sont intervenus dimanche soir dans l’église de Langon pour finir d’éteindre deux départs de feu qui n’ont pas fait de dégâts. Une enquête a été ouverte.
L’église Saint-Gervais-Saint-Protais de Langon a été la cible d’actes de malveillance dimanche soir, vers 18 h 45. Deux départs de feu ont été déclenchés.
L’un au niveau des lumignons de l’autel de la Vierge, l’autre à l’entrée de l’église où un cierge allumé a été déposé sur les prospectus en papier installés sur un présentoir en bois.

Selon le père Patrick Faurie, responsable de la paroisse, un homme est entré dans l’église au moment où les flammes s’élevaient. Il a appelé les pompiers et a commencé à éteindre les deux feux avec de l’eau bénite. Arrivés rapidement sur place, les pompiers ont fini le travail.
Seul le présentoir en bois a été détruit. Le père Patrick Faurie, qui était présent sur place dimanche soir, a porté plainte auprès de la gendarmerie de Langon. Une enquête a été ouverte.
D’une manière générale, le responsable de la paroisse déplore « les problèmes récurrents qu’il y a dans les églises ». Il évoque notamment des actes de vandalisme particulièrement dégradant, que ce soit à l’église de Langon comme à celle de Toulenne. « J’ai déjà trouvé des excréments derrière l’autel et de l’urine dans le bénitier. »

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Fénay (Côte-d’Or) : Le tabernacle à la hachette

extrait du Bien Public / samedi 7 avril 2018

[…] lundi, le sanctuaire Notre-Dame de Domois a été vandalisé et profané. Le tabernacle aurait été arraché à coups de hachette et profané. Des hosties ont été retrouvées dispersées au sol et piétinées. D’autres dégradations ont été constatées : vitraux brisés, sono endommagée, cierge pascal mis en pièce, etc.

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Holque (Nord) : La tortue qui s’alcoolise emmerde le bon dieu

Le Journal des Flandres / dimanche 9 avril 2018

Les faits se sont probablement passés ce week-end du 7 et 8 avril. Un ou plusieurs individus se sont introduits dans l’église du village pour la vandaliser.
Selon les premières constatations, les objets de valeur n’ont pas été dérobés. De petites dégradations ont été relevées, notamment des tags sur les murs intérieurs de l’édifice. Des graffitis aux messages absurdes comme : « la tortue qui s’alcoolise. »
Ce lundi 9 avril, une enquête a été ouverte par les gendarmes. L’après-midi, ils procédaient aux constatations avec le soutien d’une équipe scientifique venue de Lille pour effectuer des relevés d’empreintes.

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Mise-à-Jour du 18/04 : arrestation de l’incendiaire présumé de Langon

actu.fr / vendredi 13 avril 2018

Un Girondin âgé d’une vingtaine d’années a été présenté ce vendredi 13 avril au parquet de Bordeaux (Gironde).
Il est suspecté d’avoir allumé volontairement deux incendies dans l’église Saint-Gervais de Langon dimanche dernier en fin d’après-midi.
Un premier feu a été allumé à l’aide d’une bougie sur le présentoir en bois de prospectus, à droite de l’entrée.
Puis un peu plus loin dans la nef, au niveau des cierges de dévotion à la vierge, une bouteille plastique a été enflammée.
Interpellé par les gendarmes de la compagnie de Langon-Toulenne hier, le jeune homme a été placé en garde à vue.
Il a déclaré aux enquêteurs que son geste n’était pas lié à une motivation confessionnelle.
L’auteur présumé sera convoqué prochainement devant le tribunal de Bordeaux.

Mercus-Garrabet (Ariège) : Les miradors de chasse tombent

Publié le 2018-04-12 08:08:05

La Dépêche / mercredi 11 avril 2018

Ce week-end, les chasseurs de Mercus-Garrabet, dans l’Ariège, ont fait une découverte contrariante à l’heure de retourner sur le terrain privé sur lequel ils ont l’habitude de s’adonner à la chasse aux sangliers. En parcourant le domaine, qui s’étend du col de Rouy au hameau de Saint-Antoine, ils ont constaté avec colère que sept de leurs miradors avaient été volontairement détruits, « certainement au cours des deux semaines précédentes ». Un acte de vandalisme dont ils ignorent la provenance jusque-là et contre lequel ils ont porté plainte auprès de la gendarmerie.

Mais pour Philippe Estaque, président de l’ACCA de Mercus-Garrabet (Association communale de chasse agréée), il n’y a que peu de doutes sur le profil des « casseurs » de miradors : « Je ne vois pas d’autres chasseurs faire ça par colère, ce serait d’autant plus stupide que les chasseurs savent très bien que les miradors sont là pour des raisons de sécurité avant tout. On ne se met pas légèrement en hauteur comme ça par plaisir, on le fait pour être en mesure de faire des tirs fichants, c’est-à-dire des tirs dont les balles vont finir par se planter dans le sol à une distance raisonnable. »

Au cours des dernières années, les chasseurs ont, en effet, eu à se conformer à de nombreuses nouvelles règles pour garantir autant que faire se peut la sécurité des uns et des autres. « Aujourd’hui, nous devons respecter une organisation plus stricte que par le passé afin de prendre le minimum de risques. On sait où sont les uns et les autres et on n’a pas le droit de tirer dans un angle inférieur à 30° par rapport à nos voisins ; et nous nous efforçons de faire des tirs fichants, car un tir de carabine peut avoir une portée allant jusqu’à 3 km ; donc si nous faisons un tir tendu, même qui ne va pas vers quelqu’un, il peut y avoir des ricochets, ça peut être dangereux. »

Dans l’esprit de Philippe Estaque, l’acte doit donc venir d’un groupe de personnes qui sont contre le principe de la chasse. « Notre activité est de moins en moins appréciée. Il y a eu un incident aussi, récemment, du côté de Brat-Bonrepos lors d’une chasse à courre. C’est décourageant et il y a moins de chasseurs qu’auparavant. Un jour, ça posera un problème de régulation au niveau de la faune sauvage », s’inquiète le chasseur.
Les dégâts causés sur les sept miradors détruits ont été estimés à un peu plus de 1 500 € par l’ACCA de Mercus-Garrabet.

Grèce : Texte de l’anarchiste emprisonné Nikos Romanos à propos de la décision du tribunal sur le cas des « terroristes individuels ».

Publié le 2018-04-12 08:08:07

Act for Freedom Now ! / lundi 2 avril 2018

Hier, le cycle de nos procès criminels s’est terminé : l’État nous a condamné à des douzaines d’années d’emprisonnement en tant que « terroristes individuels », avec des éléments et pour des accusations qui seraient banales dans une cour officielle qui statue sous les lois criminelles ordinaires.

La décision qu’a prise la cour hier est un moment décisif pour les procès politiques et les nouveaux liens qui sont établis sur la carte de la répression pénale contre le mouvement anarchiste.

Ils ont réclamé l’arme légale de l’État, l’instrument du « terrorisme individuel », qui n’est rien de moins que la criminalisation de l’identité politique anarchiste, en tant que preuve suffisante pour condamner des combattant.e.s sous la loi antiterroriste (187A du Code pénal). Même si un.e compa a été acquitté.e de façon irrévocable quant à sa participation à une organisation, comme c’est notre cas [Nikos et d’autres compagnons arrêtés lors du braquage de Velvento, Kozani ont été accusés de faire partie de la Conspiration des Cellules de Feu, participation qu’ils ont nié, sans pourtant jamais prendre distance avec les compagnon.ne.s de la CCF ; NdAtt.], son identité politique peut être la raison de sa condamnation pour l’article 187A, comme cela a été dit à de nombreuses reprises de la bouche du Procureur Apostolaki : « ils sont anarchistes, du coup leurs actes sont terroristes », « ils n’ont pas changé leurs idées, donc leurs actions ne peuvent pas être caractérisées différemment ». Au même moment, un nouveau terrain amélioré d’utilisation de l’article 187A est crée, permettant qu’une action anarchiste qui dépasse les bornes de la légalité soit décrite comme « terrorisme individuel », augmentant la longueur des sentences et le temps passé en prison.

Mon propre exemple est caractéristique : tandis que pour l’expropriation de la banque de Velvento, Kozani, j’ai été condamné à 11 ans de prison, sans l’inculpation pour l’article 187A, pour quelques cartouches et trois incendies j’ai été condamné à 18 ans d’emprisonnement ; or c’est évident même pour un étudiant de première année de droit que ces derniers actes ont une prégnance criminelle moins importante que l’expropriation à main armée d’une banque. Du coup, je serais sorti de taule depuis un certain temps, mais pour la simple raison d’être entré en taule, j’y suis maintenu, avec des condamnations à des dizaines d’années sur les épaules, fondées sur l’innovation répressive du « terrorisme individuel », qui est appliqué pour la première fois contre des prisonniers anarchistes.

Bien sûr, ce fait n’est pas une découverte anodine, ni une présentation victimisants de la réalité ; il s’agit de la meilleure preuve que les anarchistes sont une vraie menace pour le système, y compris lors des moments de revers pour le mouvement anarchiste. Parce que, en effet, les condamnations de hier n’ont été rien de moins que la condamnation de l’identité anarchiste. La condamnation de la défense politique de nos actions et de nos choix dans des tribunaux bourgeois, la condamnation du fait que nous ne nous courbons pas pour embrasser la croix de la repentance, nous ne nous agenouillons pas devant nos oppresseurs, comme cela arrive tous les jours dans les salles de la Cour d’Appel et celles de Evelpidos [le Palais de justice d’Athènes, du nom du quartier où il s trouve ; NdAtt.], mais nous gardons nos têtes hautes face à eux.

En effet, ce que les sentences d’hier ont voulu imposer c’est un message retentissant de terreur étatique envers ceux/celles qui mènent des batailles subversives dans les rangs du mouvement anarchiste. Une tentative de répandre le poison de la peur au beau milieu de projets radicaux, afin de jeter le doute sur l’efficacité de la lutte, pour éviter que des nouveaux.elles compagnon.nes allument et diffusent la flamme de la solidarité au sein de la métropole, pour faire le tri parmi les moyens de la lutte anarchiste, entre ceux permis et ceux interdits, sur la base de la répression criminelle et l’extension de l’article 187A, qui n’est rien d’autre qu’un couteau affûté dans les mains de la police et du système judiciaire, afin qu’on devienne des trophées captifs dans le zoo des colonies pénitentiaires, qui seront là pour nous rappeler ce à quoi on peut s’attendre suite à toute tentative d’attaquer le système. En outre, cela n’est pas un hasard si, jusqu’à la condamnation, il y a eu un silence total à ce sujet de la part des médias, et dés que la décision a été rendue elle est devenue la matière de nouveaux articles, tel un rappel permanent du fait que l’État est en train de se venger sur ses opposants politiques.

Et effectivement c’est vrai que l’État et ses mécanismes d’emprisonnement gardent l’attitude la plus vindicative face à ceux/celles qui ont mis en doute sa toute-puissance. C’est aussi un fait que la sincérité amène son lot de douleur pour le cœur. Il souffre à cause des années de notre seule et unique jeunesse jetée dans la poubelle qui est la prison ; il souffre pour nos proches, qui sont en train d’endurer une guerre psychologique sans pitié et deviennent les dégâts collatéraux d’une guerre qu’ils/elle n’ont pas choisie ; il souffre pour les ami.e.s et compagnon.ne.s qui ont grandi ensemble en taule ; il souffre pour nos proches qui quittent les salles du tribunal avec des pas lugubres ; il souffre pour ceux/celles qui pleurent, sentant la rage les étrangler. Mais c’est vrai aussi que cette douleur ne pourra jamais être comparée avec la douleur d’une vie qui s’étouffe dans l’apathie, l’indifférence et le petit intérêt personnel. Ceux et celles pour qui le fait de renvoyer leurs crimes à l’État et au capital n’a jamais été un choix réaliste.

La douleur que l’État et le capitalisme distribuent généreusement dans les prisons, les hôpitaux psychiatriques, les camps de concentration et les camps pour réfugiés, le long des frontières de terre et de mer, dans les usines de l’Occident civilisé et dans les usines-abattoirs édifiées par les monopoles multinationaux dans les pays du Tiers monde, afin d’augmenter leur base productive en s’appuyant sur les cadavres d’enfants, tout cela ne peut pas être vaincu en regardant ailleurs, en fermant les yeux ou avec une protestation inoffensive qui reste dans le cadre défini pour nous par le système.

La peur qui est ressentie par une personne dévouée à la lutte pour la liberté est celle qui nourrit le cœur de désobéissance et d’insurrection contre l’État et ses serviteurs. Ce sont les personnes qui élaborent les théories radicales, qui deviennent des complices dans la formation historique d’événements subversifs ; c’est le nœud dans l’estomac quand ils/elles se trouvent, un livre à la main, en train d’étudier les comptes-rendus des expériences historiques passées, des compagnon.ne.s qui, de par leur action, ont contribué à notre cause commune, apportant leur pierre au développement de l’histoire révolutionnaire.

À l’opposé, la douleur d’une vie noyée dans les compromis et dans l’apathie c’est une douleur existentielle, c’est la douleur d’une vie nouvelle qui a appris à obéir aux ordres, à être discipliné face aux puissants, à être indifférent à l’oppression et à l’exploitation des autres tant que ça ne nous touche pas, c’est la douleur des personnes qui ont subi des dégâts psychologiques, l’homogénéisation qui se cache derrière les normes sociales produites, l’individualisation diffuse, c’est la douleur du vide existentiel, qui était caché, à l’époque de la prospérité capitaliste, par les locations de voitures, par l’achat d’un nouveau aménagement d’intérieur, par du divertissement à bon marché, et qui reste maintenant coincée dans les files à Pôle emploi, dans les repas pour pauvres fournis par les églises, dans le choix d’accepter ces conditions au lieu d’organiser une résistance pour les renverser.

Par conséquent, peu importe combien de fois nous pourrions revenir en arrière dans le temps, nos cœurs choisiraient encore de marcher à travers la sauvage et inouïe beauté du combat anarchiste, sur les chemins du conflit avec le pouvoir dans toutes ses formes, dans tous ces moments où la classe meurtrière d’un monde civilisé est dérangée par les esclaves insurgés, par ceux/celles qui refusent d’être des esclaves, par les combattants qui portent en eux/elles la flamme de la liberté.

Les anarchistes sont fier.e.s et toutes ces personnes mesquines et méprisables tel Ganiatsos, Apostolakis, Mouzakis [des magistrats ; NdAtt.] et leurs semblables, qui délirent de nous anéantir, peuvent inventer des nouvelles terminologies légales, construire des accusations, détourner même le Code pénal, dans leur fureur envers ceux/celles qui sont devant eux.

Le mouvement anarchiste a perdu de son sang et a prouvé, dans sa longue histoire, qu’il cherchera avec persévérance et persistance les façons de répondre à ceux qui organisent systématiquement son extermination. La responsabilité pour ce coup judiciaire appartient à de nombreuses personnes qui s’attribuent individuellement leur propre contribution. Depuis la responsabilité politique du gouvernement de Syriza, qui fait appel aux lois antiterroriste et à une sensibilité sélective selon les cas où il pourrait y avoir un intérêt politique ; aux bouches cousues du « mouvement » ou des « droit-de-l’hommistes », qui cherchent des solutions pour changer l’agenda politique actuel; aux noms de ceux/celles impliqués dans un coup d’État d’un type particulier ; jusqu’aux unités antiterroristes et aux enquêteurs qui ont fabriqué les preuves et construit les accusations avec la finalité de notre extermination légale.

Une articulation du pouvoir qui, en dépit de ses conflits internes, trouve un terrain d’action commun faisant face à l’ « ennemi intérieur » et le combattant avec tous les moyens disponibles.

S’il y a une chose de sûre, c’est que ce coup judiciaire d’un type particulier ne sera pas oublié, mais il sera un tremplin pour lutter contre les politiques antiterroristes, les procès terroristes actuels et le régime d’exception à l’encontre des prisonniers politiques. Les noms de Ganiatsos, Mouzakis, Apostolakis et de tous les autres seront gravés dans la mémoire de tou.te.s ceux/celles qui luttent avec dévouement pour l’anarchie et la liberté et les pieds du mouvement s’assureront de frapper les sièges sous leurs culs, les faisant tomber de leurs piédestal d’arrogance et de vengeance, dans le discrédit et la stigmatisation. Là le faux idole du dieu recouvert de sang que ces gens adorent les verra tomber.

Pour terminer, on peut tranquillement dire que les condamnations infligées par l’État et ses larbins ne nous font pas fléchir ni nous terrorisent, ni nous ni les compas qui sont en train de combattre pour notre cause commune. L’anarchie dans nos cœurs continuera à brûler jusqu’à brûler les derniers restes de ce vieux monde qui génère toute cette laideur technocratique qui couvre chaque centimètre de la planète. Jusqu’à ce jour merveilleux quand les compas, libres et prisonniers, auront un sourire de satisfaction pour le dernier acte de notre combat, imprimé en chaque geste, la lutte continue et elle continuera contre les architectes de tous les petits et grands coups contre nos vies.

Force et solidarité à tou.te.s ces compagnon.ne.s qui nous soutiennent, chacun.e à sa façon.

L’anarchie vaincra…
tout continue !

Prison de Korydallos (Athènes), le 27 mars 2018
Nikos Romanos

Une vague inquiétante …

Publié le 2018-04-12 09:03:05

Alors que la manifestation FN s’est retrouvée ridiculisée ce samedi à Valence avec 30 manifestant.e.s pour une centaine de militant.e.s antifascistes, à Crest dans la Drôme, l’ambiance était toute autre.



Le carnaval « sous haute surveillance » comme l’avait annoncé Mr Julien Combelles, journaliste corrompu du Dauphiné Libéré, a été bien entouré. Plus d’une dizaine de camions de CRS, des gendarmes et des gardes mobiles postés à chaque coin de rue, à chaque rond-point, et des mandats de perquisition pour fouiller les voitures arrêtées. À l’inverse, le lendemain, dimanche 8 avril, le rassemblement anti-occupation d’un lieu ouvert en centre ville de Crest, un Centre Social Culturel Autogéré nommé AdvitamDeternam, plutôt constitué de têtes blanches et quelques identitaires lyonnais, n’était que peu surveillé. Pendant que celleux-ci étaient sous « protection », les personnes ayant quitté les lieux se sont fait suivre par les forces de l’ordre, jusqu’au lieu où elles se sont réfugiées. Rappelons que la semaine précédente les menaces de mort et autres intimidations à coup de fusil faites aux occupant.e.s n’avaient absolument alerté personne et certainement pas les flics. Les « bon.ne.s citoyen.ne.s » et leurs acolytes fascistes prônant le respect et la protection de la propriété privée et de la légalité ont donc pu se réapproprier les lieux illégalement en toute tranquillité.

La question de la propriété privée a l’air d’être un sujet sensible pour les locaux - et moins locaux - qui ont pris cet événement en grippe jusqu’à se rassembler. Ces dernières années, la ville de Crest a vu plusieurs structures sociales fermer ou être délocalisées dans les villes adjacentes. Une grande partie de la ville est inoccupée. Ce n’est pas un cas isolé. Pour autant, beaucoup de personnes luttent pour trouver un logement, dorment dans la rue, se démènent chaque jour pour payer des loyers indécents, alors que ces maisons sont vides !!!

Mais qui travaille avec qui ?

Julien Combelles, le journaliste qui a allumé la mèche, formule que « la pauvre crestoise qui est propriétaire de ce bien ne dort plus depuis 72h » (voir article du 4 avril dans le Daubé Libéré), mais la réalité est tout autre.

La maison occupée est vide depuis plus de 7 ans. Cette propriétaire ne vit pas à Crest mais à Poissy. Sa maison ?? Elle n’a jamais habité dedans. Elle en a plusieurs autres, dont une villa luxueuse avec piscine juste au dessus, qui est une des ses résidences secondaires. Ce n’est donc pas une « pauvre crestoise » qui s’est fait « violer son domicile » (repensons au sens de ce mot d’ailleurs ...), mais une personne qui laisse vide ses biens, alors qu’elle pourrait les proposer à la location, bref qui est dans une pure logique spéculative. Le groupe de personnes qui a tenté d’occuper ce lieu, l’a fait pour mettre en lumière qu’il y a bien trop de bâtiments vides, et bien trop peu de propositions en face pour résoudre le problème du mal logement et du manque de structures sociales adéquates. Bien entendu, il n’est pas question d’aller occuper, voler, « violer » des maisons habitées ! Quel en serait l’intérêt ? Nous ne sommes pas face à une situation de vol, mais bien de résistance ... c’est peut-être aussi cela qui crée la situation de ces derniers jours. En parallèle, le carnaval populaire qui a investi la rue ce samedi 7 avril en lieu et place de Crest était effectivement surveillé. La municipalité a mis en œuvre des moyens démesurés pour « encadrer » ce carnaval. Quelles images se dessinent dans la tête des habitant.e.s ?

«  Un carnaval sous haute surveillance  » déclare Julien Combelles dans le daubé du 6 avril. C’est lui même qui avait attaqué l’événement de l’année passé, en révélant ces fameux chiffres que l’on lit encore aujourd’hui : plus de 10 000€ de dégradations, notamment sur les caméras de vidéosurveillance. Caméra qui ont été recouvertes par des cartons ! Ne nous laissons pas berner. De la même manière que les flics bossent pour les identitaires, les journalistes transmettent la parole des gouvernants véreux. Nous parlons de surveillance ? Qui protège qui ? Quand aucune suite n’est donnée à des intimidations au fusil. Quand dans la soirée, l’un des carnavaliers est passé à tabac par les policiers eux-mêmes, voici la réponse des forces de l’ordre. Cela sans compter les multiples arrestations sans suite. La vocation de ce carnaval : reprendre la rue, se sentir enfin libre de crier, de danser, de rire, sans oppression, sans toute l’oppression qui nous berce chaque jour, sans nous laisser le choix d’autres chemins. La tradition du carnaval l’a pourtant emporté ce samedi 7 avril. Si nos mémoires sont trop courtes, ne laissons ni les identitaires, ni les flics, ni les journalistes donner le ton et raconter ce que bon leur semble. La vague fascisante qui s’est soulevée ces quelques jours ne doit pas rester dans l’ombre. Posons-nous la question : est-elle représentative de ce que voulons donner comme ton à nos vies ? Est elle représentative de la réalité ?

Hamilton (Canada) : Solidarité avec Cedar, en détention préventive suite à (...)

Publié le 2018-04-12 09:04:03

Tôt vendredi matin, la police d’Hamilton a fait irruption dans une maison de certaines personnes impliquées dans l’organisation de la foire du livre anarchiste. La porte a été fracturée et une grenade flash jetée àl’intérieur et un escadron du SWAT est entré : avec leurs fusils d’assaut pointés en notre direction, l’escadron SWAT a fait sortir les personnes présentes de leur lit, dont certaines étaient nues et, àune exception près, àleur mettre les menottes. Trois personnes ont été retenues et une autre arrêtée. Cedar, un membre du collectif The Tower et notre ami précieux, a été arrêté et emmené et se trouve actuellement en détention.



Les personnes qui n’ont pas été arrêtées ont été contraintes d’attendre dehors pendant près de cinq heures, pendant que les flics « fouillaient  » la maison. Comme les fascistes qui ont attaqué The Tower le mois dernier, les flics ont complètement saccagé l’espace et même retourné les étagères. Tous les trois étages de la maison ont été mis sens dessus dessous et beaucoup de choses ont été endommagées, notamment une collection de cartes postales féministes encadrées qui ont été déchirées en mille morceaux et jetées dans les toilettes de la salle de bain. Les flics sont des porcs misogynes, purement et simplement, sans exception. De nombreux objets ont été saisis, notamment tous les appareils électroniques (téléphones, ordinateurs, caméras, disques dur externes, etc…), livres, affiches, zines, et un assortiment assez aléatoire de documents (articles de revues universitaires, traductions de textes d’un projet de livre, notes manuscrites, programmes d’événements, brochures…).

En ce qui concerne l’arrestation, Cedar fait face àdes accusations de « complots  » en lien avec la soit-disant « Ã©meute de la Locke Street  ». Nous n’avons aucune envie de nous engager dans la politique de l’innocence. Le concept d’innocence et son versant qu’est la criminalité (entendre « culpabilité  ») obscurcissent plus qu’ils illuminent – personne n’est innocent et les plus « criminels  » parmi nous sont àla tête de l’économie et du gouvernement. Au-delàde cela, ces notions perpétuent la logique d’un système juridique colonial enraciné dans la « suprématie blanche  ». Ceci dit, il convient de noter que les accusations de complot sont connues pour être douteuses et fragiles, qu’elles sont depuis bien longtemps utilisées comme outil de persécution politique. Cela correspond àun acte de désespoir destiné àratisser large et àeffrayer les gens.

De telles accusations ne sont pas matière às’engager dans une activité particulière, mais plutôt d’encourager éventuellement une activité particulière.

The Tower est un projet ouvertement anarchiste qui depuis sa création a promu les idéaux d’entraide et de solidarité, d’égalité et d’autonomie des individus, ainsi que l’action directe, la guerre de classe et la riposte. Notre projet a toujours inclus *àla fois* les jardins et les émeutes. Nous voulons voir les gens construire de belles alternatives de libération de la même manière que nous voulons les voir attaquer les structures de domination. Rien ne changera àce sujet, et malgré les défis actuels, notre projet continuera àimpulser ces idées. Nous n’avons toujours pas de larmes pour Locke Street et nous continuons de soutenir sans réserve les activités qui ont eu lieu le mois dernier. Ce sont des actions comme celles-ci qui peuvent stimuler des conversations que personne ne cherche àavoir (dans ce cas, l’intensification de la gentrification àtravers la ville) et nous voyons cela comme positif.

Comme tout se passe vite, il est important que les gens se rappellent qu’il n’est jamais acceptable de coopérer avec les flics – ne leur parlez pas et ne partagez aucune information avec eux (quelle soit vu comme ). Il ne s’agit pas d’être en accord ou en désaccord avec des tactiques particulières, mais de refuser de prendre des mesures qui facilitent la violence et la répression de l’État. En dehors des discussions sur la Locke street, les médias locaux ont été dominés par des histoires de corruption policière, de mauvaise conduite, de brutalité et, plus récemment, de meurtre. Il y a moins d’une semaine, la police de Hamilton a abattu Quinn MacDougall, un jeune homme de 19 ans non armé qui avait appelé le 911 en détresse pour demander de l’aide. Les flics ne sont pas et ne seront jamais nos alliés. Nous gagnons en sécurité et en force en restant ensemble et en gardant le silence.

[Traduit de Northshore par Sans Attendre Demain.]

Briançon ( Hautes Alpes)une ancienne école est occupée !

Publié le 2018-04-12 10:41:04

 

La frontière laisse toujours des femmes, des hommes, des enfants dormir dehors!

occupation de l’ancienne école du Prorel

Organisons nous ensemble! Déterminé à ne pas se  laisser Abattre!

Petit déjeuner dés ce matin….

faites tourner l’infos

Photo Le DL

dauphiné libéré 12/04 publié à 11h19

Ce jeudi matin, des agents de la police municipale sont venus constater l’occupation de l’ancienne école. Mardi, ce sont les CRS qui sont intervenus pour évacuer la gare SNCF de Briançon occupée depuis dimanche par une cinquantaine de migrants et leurs soutiens.

Besançon : La permanence LREM voit noir

Publié le 2018-04-12 14:28:03

Indymedia Nantes / jeudi 13 avril 2018

Au lever du soleil, mercredi 11 avril. La façade toute blanche de la permanence de la députée Fannette Charvier n’a pas le même éclat que d’habitude. Et pour cause:

Des tags en grosses lettres noires recouvrent la façade de plusieurs mètres de long:

  • « Pour l’ensemble de ton œuvre… PRENDS ZAD DANS TA GUEULE »
  • « Macron dégage, résistance et sabotage »
  • « ZAD vaincra »

On espère que cette petite action enverra force et courage aux barricadier-e-s du bocage qui résistent aux gendarmes !

zadvaincra

[in english]

LA RUE OU RIEN

Publié le 2018-04-12 15:26:05
photo : La baleine photographe

photo : La baleine photographe

(Source: facebook.com)

Perturbation de la réunion d’en marche montréal

Publié le 2018-04-13 23:37:03

Bande de bouffons, vous pensiez vraiment qu’on allait laisser votre petite clique faire son évènement, pendant que vous essayer de détruire tout ce qu’on construit?

PortéEs par la force de l’appel intergallactique de soutient à la ZAD, nous avons décidé d’intervenir lors d’un 5 à 7 d’En Marche ( et oui, ils viennent nous faire chier jusqu’à Montréal) pour rappeler aux macronistes que l’odeur nauséabonde de la marde qu’ils sèment finira toujours par revenir à leurs narines

Tandis que partout en France le gouvernement macron tente lamentablement de mater les grévistes et d’évacuer nos amiEs sur la ZAD et dans les universités, c’était au tour des crapules d’En Marche de se faire expulser.

Alors que notre arrivée festive et nos chants enjoués ont semblés un temps les réjouir, nous avons été surprisEs de leur froideur lorsqu’ils reçurent bombes puantes, pétards et insultes. Nous les aurions cru plus favorables à l’emploi de la violence à voir comment leur monarque déploie ses chiens contre le mouvement.

Nos vie sont belles et elles méritent qu’on les défende. La résistance est en marche: parce que c’est notre projet!!!!

« la vitrine (presque) grande ouverte »

Publié le 2018-04-14 06:23:05

En écho aux blocages, occupations et actions depuis le début des opérations violentes d’expulsion sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

En soutien à la ZAD et à l’ensemble des personnes qui résistent sur place, et partout contre l’Etat et sa répression policière.

Nous apportons nos coups de marteaux à l’édifice, en informant l’hôtel de Région : « cc, c la zad ». 

Toi aussi, casse ta région* : c’est très facile et jouissif !

* ta mairie, ton conseil départemental, ta préfecture, ta banque, ton assurance, ton Vinci, ta poubelle et même ta police (mais des fois c’est moins facile

Soyons plein.e.s d’inventivité et de détermination !

Nantes : action jeudi 12 avril pour la zad et contre la métropole

Publié le 2018-04-14 06:25:07

Jeudi 12 avril, 18h : lors du rassemblement devant la préfecture en soutien aux combattants de la ZAD (200 personnes environ). RDV est donné pour une action tranquille et bruyante en soirée, à Nantes, carrière Misery Chantenay, lieu du futur « arbre aux hérons », projet phare de la la métropole dans la suite de l’éléphant et du quartier de l’île de Nantes.

La cible : soirée d’inauguration « Complètement Nantes » – ou autrement dit le bla bla « Nantes se réinvente avec vous. 80 jours de festivités pour découvrir NANTES DEMAIN, dialoguer, expérimenter et se divertir. Une initiative made in Ville de Nantes », Johanna Rolland (maire de Nantes) qui communique à pleine balle à mi-mandat.

L’objectif : faire du bruit et déployer la banderole « Nantes complètement ZAD. Métropole, ras le bol!! »

déroulement : Vers 18h45, les gens quittent la préfecture et descendent le cours des 50 otages, encadrés par 2 cordons de CRS et suivis par des fourgons; à 19h à la croisée des tram, le rassemblement se termine tranquillement.

19h45, environ 20 personnes se retrouvent sous une pluie battante place Lechat dans le quartier de Chantenay.

les flics ont eu l’info et nous attendent pour nous couper la route. certain arrivent à passer, la plupart non… toujours sous la pluie, le groupe se retrouve à l’entrée de l’événement. On déploie la banderole, on fait du bruit. on tire les gavinelles et s’échauffe avec les gars de la sécurité. Nous n’arrivons pas à entrer. Mais pour avoir été de ceux qui ont circuler normalement, dedans : l’ambiance était plutôt absente et regards interloqués par tant de moyens déployés.

Finalement, nous repartons à pieds vers le centre ville en bloquant la circulation. Mission réussie :)

Barcelone (Espagne) : Attaque explosive contre un concessionnaire Mercedes

Publié le 2018-04-14 06:56:02

ContraMadriz (traduction reçue par mail) / mercredi 11 avril 2018

Dans la nuit du 31 mars au 1er avril, à minuit, nous avons placé un engin explosif artisanal constitué de deux bonbonnes de gaz avec 100 grammes de poudre à canon comme détonateur, chez le concessionnaire Mercedes à la via Augusta 238.

Nous ne ressentons pas le besoin de justifier une attaque à un concessionnaire Mercedes dans le quartier élégant de Barcelone.

Malgré l’hystérie du contrôle anti-terroriste, l’attaque est possible. Avec les moyens que nous avons tous à disposition, sachant que chaque action compte et que nous sommes tous indispensables.

Liberté pour les détenus.
Vive l’anarchie!

Bastards&Blasphems

La Roche-sur-Yon : En miettes !

Publié le 2018-04-14 07:44:05

Ouest-France / jeudi 12 avril 2018

Dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 avril, vers 1 h 30 du matin, les policiers sont alertés d’un acte de vandalisme place de la Vendée. La vitre du bureau de la permanence parlementaire de Patricia Gallerneau, députée LREM, a été entièrement brisée. Le rideau de fer étant baissé, les coupables n’ont pas pu entrer dans le local.

« C’est une atteinte à mes fonctions. S’exprimer par la violence ne fait pas partie des valeurs de La République en Marche. S’attaquer à des biens publics est regrettable », déplore la députée.
Une plainte a été déposée et le commissariat indique qu’une enquête est en cours pour retrouver les auteurs de cet acte, notamment grâce à des relevés techniques. […]

Notre-Dame-de-Landes : Rien n’est fini

Publié le 2018-04-14 07:46:05

NdAtt. : Cet article est la continuation du précédent dédié à la résistance contre l’expulsion de la ZAD, avec un choix des actions de solidarité qui nous ont plus parlé (la source, s’il y a pas mention différente, est le compte-rendu de zad.nadir.org du jeudi 12 avril).

Sur la ZAD

Vendredi 13 au matin, grosse présence de la gendarmerie, même si hier le gouvernement a annoncé la fin de l’opération d’expulsion de la ZAD. Apparemment il s’agirait d’une opération visant à arrêter des gens.

« Tiré du communiqué du Parquet de Rennes. La perquisition qui a été menée au lieu-dit « La Grée » a été effectuée dans le cadre de l’enquête ouverte après le tir d’une fusée, mardi, sur un hélicoptère de la gendarmerie. « Plusieurs éléments utiles à l’enquête » ont été saisis, selon la cour d’appel de Rennes.
Deux personnes ont en outre été placées en garde à vue ce matin, selon la cour d’appel, « sans lien » avec l’enquête sur la fusée. L’une a été interpellée à 4 heures pour « faits de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique », l’autre pour s’être « ruée sur les gendarmes armé d’un marteau » à 7h30. » (source : zad.nadir.org vendredi 13 avril)

Les blessé.e.s sont nombreux.ses, apparemment environ une centaine, dont certains graves, notamment à cause des grenades de désencerclement et des tirs tendus de lacrymos. 

Selon la Préfecture, 32 gendarmes auraient été blessés entre lundi et mercredi. Parmi eux, les 4 idiots qui se sont fait mal tous seuls avec une grenade (un a été sérieusement blessé au pied et a dû être amené à l’hosto en hélicoptère – un traitement certainement pas destiné aux personnes qui défendent la ZAD). Selon les journaux, un gendarme aurait eu le nez cassé par un tir de la catapulte (bien visé !).

Mercredi, les journaux faisant état de 11 personnes interpellées. Mais aujourd’hui (vendredi 13) ça risque de monter en flèche. Pour l’instant 4 GAV sont confirmées par la presse.

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Joli coup

extrait de Ouest-France / jeudi 12 avril 2018

NdAtt. : Les journaleaux parlent d’une embuscade sur la RD81,  lors de laquelle 3 gendarmes auraient été blessés, avec des brulures aux jambes. Ils auraient été ciblés par des pierres, une bombe agricole et, disent-ils, peut-être une bouteille d’acide.

Les défenseurs de la ZAD précisent que « Vers 13h30, plusieurs camions de gendarmes sont arrivés au niveau de [la] barricade. Des gendarmes sont sortis des véhicules et ont fait des sommations, assurent-ils. Il y a eu à ce moment là des échanges de projectiles de part et d’autres. Il ne s’agissait aucunement d’une « embuscade » : cette barricade était visible et survolée à de nombreuses reprises par l’hélicoptère et les drones de la gendarmerie. »

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vendredi 13 – la malchance frappe le blindé

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Nantes : « La vitrine (presque) grande ouverte »

Indymedia Nantes / vendredi 13 avril 2018

L’Etat nous frappe.
On frappe l’Etat.

En écho aux blocages, occupations et actions depuis le début des opérations violentes d’expulsion sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
En soutien à la ZAD et à l’ensemble des personnes qui résistent sur place, et partout contre l’Etat et sa répression policière.
Nous apportons nos coups de marteaux à l’édifice, en informant l’hôtel de Région : « cc, c la zad ».
Toi aussi, casse ta région* : c’est très facile et jouissif !

* ta mairie, ton conseil départemental, ta préfecture, ta banque, ton assurance, ton Vinci, ta poubelle et même ta police (mais des fois c’est moins facile

Soyons plein.e.s d’inventivité et de détermination !

photo de la presse

photo de la presse

photo de la presse

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Bergerac: solidarité avec les ZAD

Indymedia Nantes / vendredi 13 avril 2018

Action de solidarté au tribunal de Bergerac.

Mardi soir, le tribunal de grande instance de Bergerac a été décoré en solidarité avec les habitant.e.s de la ZAD de NDDL et toutes les victimes de la répression.
Soutien aux copain.e.s en lutte du Chiapas à NDDL, en passant par le Périgord.

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Rennes : Apéro ? Non, mieux une manif sauvage !

Ouest-France / vendredi 13 avril 2018

La soirée, qui avait démarré dans une ambiance conviviale, par un apéro géant, place Saint-Anne, s’est brusquemment tendue vers 22 h 15, hier soir, à Rennes. Des jeunes, venus rejoindre les quelque 300 participants à l’apéro de soutien à la ZAD, se sont rassemblés en nombre au bas de la rue d’Échange, derrière une banderole « Notre-Dame-du-Bayou (nom que se sont donnés les étudiants pro-blocage de Rennes 2) défendons les occupations ».

Ils ont remonté la rue vers la place Sainte-Anne, certains d’entre eux armés de barres de fer et de pavés. Ils se sont aussi emparés de barrières sur le chantier du Centre des congrès des Jacobins. Arrivés place Sainte-Anne, ils les ont jetées devant les CRS qui les attendaient. Les jets de gaz lacrymogène ont alors répondu aux jets de bouteilles. L’affrontement a duré une dizaine de minutes, avant dispersion. À 23 h, les CRS étaient toujours en place. […]

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Morlaix (Finistère) : Du compost pour le local de LREM et un beau blocage routier

Lundi 9 avril : Salut, depuis chez nous, la rage est intense et la haine envers le gouvernement ne fait que redoubler. Quelques images à partager avec vous.
Rassemblement devant la mairie de Morlaix ce lundi soir : Une cinquantaine de personnes se sont dirigées vers le local de la députée en marche Sandrine Le Feur, armées de sots de compost, de tristesse et de rage.

Mercredi 11 avril : Le toit de la Bretagne s’enflamme pour la ZAD ! Tôt ce matin, à l’heure où reprennent les affrontements à Notre-Dame-Des-Landes, une barricade illumine le sommet de Roc’h Tredudon, axe de passage entre Morlaix, Brest et Carhaix. Cette action de blocage vient, comme d’autres, porter son soutien à la ZAD, première commune libre de Bretagne, attaquée par les forces armées de l’Etat français. Ils veulent nous enterrer oubliant qu’on est des graines, que la ZAD s’abatte sur eux en déluge de grèle ! Bevet ar ZAD hag ar stourmoù liammet ganti, bevet Breizh dieub hag entanet ! BZH Cramage de Bitum Crew

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Montgenèvre (Hautes-Alpes) : Brève blocage… de la frontière !

Lundi 09 avril une quarantaine de personnes italo-françaises ont bloqué la frontière de Montgenèvre de 19h00 à 20h00 et ont ainsi glorieusement mobilisé les forces du désordre de la région en soutien au zadistes de Notre Dame des landes. Environ 14 voitures de gendarmerie assistées du PSIG ce qui faisait un effectif d’environ une cinquantaine de personnes casquées et armées pour nous signifier qu’ils sont les seuls à se donner l’autorisation de bloquer les frontières. Nous leur laissons ce « privilège » dégueulasse et sommes fiers de les avoir dérangés. Multiplions les actions afin de les épuiser !!!!

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Blocage sur la 4 voies N165 Nantes-Vannes

Ce matin nous sommes quelques personnes à avoir bloqué la voie rapide entre Nantes et Vannes. Nous trouvons que c’est une réponse convenable à la fuite en avant du gouvernement et de la préfecture sur la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes. Rien de plus simple à organiser : quelques gilets jaunes et quelques pneus. Nous affirmons notre soutien aux amis sur la ZAD, et espérons que la déviation engendrée par les embouteillages aura un peu déjanté le dispositif policier et, pourquoi pas, fourni l’occasion à des automobilistes de passer faire un tour sur la ZAD. Nous affirmons notre soutien à tous ceux qui luttent en ce moment, cheminots, étudiants etc et invitons tous ceux qui comme nous ne peuvent pas se rendre sur la ZAD, à multiplier ces petits gestes qui grippent le dispositif policier.

La bande de roulement Pour un mouvement du soutien Continental Happy Good Year 

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A Besançon, la nuit du 10 au 11 avril, la permanence de la députée Fannette Charvier (LREM) s’est faite tagguer, entre autre d’un « Pour l’ensemble de ton œuvre… PRENDS ZAD DANS TA GUEULE » et d’un « ZAD vaincra ».

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Montréal (Canada) : Perturbation de la réunion d’En Marche

Indymedia Nantes/ vendredi 13 avril 2018

Bande de bouffons, vous pensiez vraiment qu’on allait laisser votre petite clique faire son évènement, pendant que vous essayer de détruire tout ce qu’on construit?

PortéEs par la force de l’appel intergallactique de soutient à la ZAD, nous avons décidé d’intervenir lors d’un 5 à 7 d’En Marche ( et oui, ils viennent nous faire chier jusqu’à Montréal) pour rappeler aux macronistes que l’odeur nauséabonde de la marde qu’ils sèment finira toujours par revenir à leurs narines

Tandis que partout en France le gouvernement macron tente lamentablement de mater les grévistes et d’évacuer nos amiEs sur la ZAD et dans les universités, c’était au tour des crapules d’En Marche de se faire expulser.

Alors que notre arrivée festive et nos chants enjoués ont semblés un temps les réjouir, nous avons été surprisEs de leur froideur lorsqu’ils reçurent bombes puantes, pétards et insultes. Nous les aurions cru plus favorables à l’emploi de la violence à voir comment leur monarque déploie ses chiens contre le mouvement.

Nos vie sont belles et elles méritent qu’on les défende. La résistance est en marche: parce que c’est notre projet!!!!

Vivelavie

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Solidarité avec la ZAD depuis le territoire des Wiradjuri, dans l’ainsi-dite Australie

reçu par mail / vendredi 13 avril 2018

Depuis presque une décennie, la ZAD de Notre-Dame-des-Landes est une zone autonome, libérée de la République française. La zone est en ce moment attaquée par une grosse opération policière qui vie à détruire complètement les semis d’un autre monde possible, un monde libéré de la logique du Capital.

ZAD partout !

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lundi 9 avril – matin

lundi 9 avril – début de l’opération d’expulsion

mercredi 11 avril – guerre de tranchées

Paris, France : Le député LREM dégagé de Tolbiac

Publié le 2018-04-14 07:48:04

[Récapitulatif des luttes dans les facs parisiennes [plus infos disponibles ici].

Dans la soirée de jeudi 12 avril, les CRS en nombre ont expulsé 200 personnes qui occupaient la Sorbonne en vue d’y tenir une AG, alors que des centaines de personnes étaient devant le bâtiment pour soutenir les occupant.e.s en train d’être expulsé.e.s. Dans le même temps, les CRS se déployaient massivement devant Tolbiac, en blocage illimité depuis début avril. Par crainte d’une expulsion des flics, un appel à venir rejoindre Tolbiac a circulé, rameutant plusieurs centaines de personnes. Finalement, les flics sont repartis. Quelques jours auparavant, un député de la majorité s’est aventuré dans les locaux de l’université occupée. Voici ce qui lui est arrivé:]

Buon Tan, député LREM du XIIIe arrondissement de Paris, a raconté dans un communiqué, lundi 9 avril, avoir été pris pour cible alors qu’il voulait « établir un échange » avec les occupants de la fac [de Tolbiac] mobilisés dans le cadre des mouvements sociaux. Le parlementaire, qui dit avoir été saisi par « des riverains et des parents inquiets » de ce quartier de Paris, s’est rendu sur place pour « comprendre les revendications des occupants et établir un dialogue constructif » au sujet de la loi Orientation et réussite des étudiants, que les manifestants contestent.

Buon Tan raconte avoir été « confronté à un refus catégorique de dialoguer, à des jets de projectiles » : sucre, papier toilette, jus de tomate. Il indique également que sa « tablette professionnelle lui a été arrachée et volée ». « Nous avons apparemment à faire à des individus dont les intentions sont très éloignées de l’intérêt général des étudiants », dénonce l’élu LREM. Qui, manifestement échaudé par son expérience, « invite solennellement les autorités à prendre au plus vite toutes les mesures nécessaires pour débloquer la situation et parvenir à un retour au calme ».

Zad : rien n’est fini, tout recommence !

Publié le 2018-04-14 07:51:05

Plus de 20 lieux ont été détruits, 148 personnes blessées, plus d’une dizaine de personnes arrêtées. Cette opération est une tentative d’élimination de notre mode de vie collectif. Le gouvernement, tout en proclamant l’état de droit, utilise des moyens illégaux dans une offensive surviolente. Comme il prétend œuvrer pour le respect de l’environnement, tout en déversant des litres de lacrymo dans les champs.

On ne compte plus les mensonges de la préfète. Dernier en date, l’annonce de la fin des opérations jeudi 12 au soir, alors que 95 fourgons attaquent la zad le lendemain matin même.

Tous ces coups bas n’altèrent en rien notre volonté à résister et à occuper les lieux. Déjà, de partout, les actions de solidarité se multiplient : blocages, rassemblements, occupations… Sur place on est de plus en plus nombreux.ses à tenir le rapport de force face aux gendarmes qui commencent déjà à s’embourber et à essuyer de sacrés échecs sur le terrain. Tous ces soutiens font chaud au cœur et nous sommes plus que jamais déterminé.e.s à rester ici pour développer nos projets de vie avec ou sans légalité.

La préfète a d’ores et déjà annoncé sa volonté de reprendre les négociations avec le mouvement en proposant un nouveau rendez-vous avec la délégation intercomposante. Dans les circonstances actuelles où les menaces d’intervention policières sont toujours présentes, il nous paraît très difficile d’envisager la reprise du dialogue.

Nous avons conscience qu’à la fin de la trêve d’hiver, de nombreuses personnes ont été expulsées ou vont l’être ces prochaines semaines, moins médiatiquement, et nous tenons à leur exprimer tout notre soutien.

Ces événements ont lieu dans un contexte de mobilisation générale nationale où toutes ces luttes se renforcent et s’additionnent dans le rapport de force face à l’état.

Aujourd’hui, samedi 14 avril, nous appelons à rejoindre en masse la manifestation de 16h30 place du cirque à Nantes.

Et ce dimanche 15 avril nous appelons à venir nombreux.ses reconstruire les habitats saccagés.

Rien n’est fini, tout recommence !

Des occupant.e.s

Montpellier : Comment accommoder le partiel

Publié le 2018-04-14 07:56:09

Alors que les étudiant.e.s et personnels de l’université Paul Valéry sont en lutte contre les lois ORE depuis début février, la direction a pourtant décidé d’organiser des examens via internet, afin de contourner le blocage illimité (« jusqu’àla démission de Macron  ») voté en AG depuis plusieurs semaines.



Mercredi 11 avril dans l’après-midi, un groupe d’une trentaine de personnes cagoulées, après avoir fracturé trois portes sécurisées, est parvenu às’introduire dans la pièce où sont stockés les serveurs informatiques de l’université Paul Valéry àMontpellier : les serveurs ont été débranchés, arrachés et/ou coupés.

Ces sabotages ont eu un retentissement jusqu’au sommet de l’Etat. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, ces dégradations n’avaient, a priori, pas d’autre but que d’empêcher la tenue de ces partiels. Mais cet acte de vandalisme a également entraîné la paralysie des services administratifs.

Dans un article du Parisien, en date du 12 avril :
Internet en rade, messageries hors service, logiciels de gestion indisponibles… « Sur ces serveurs, il y a tout : les finances, les ressources humaines, la scolarité, la recherche  », énumère Patrick Gilli, qui ignore toutefois si les disques durs ont été touchés. « Un diagnostic est en cours, indique-t-il encore. Quoi qu’il en soit, les données ne devraient pas être affectées, puisqu’il y a des sauvegardes quotidiennes.  ».

Dans la matinée, environ 200 personnels et enseignants se sont réunis autour de lui, près de la Maison des étudiants de Montpellier, pour dénoncer un « sabotage de l’outil de travail  » et demander une « récupération pacifique  » du campus.

[Repris de Sans Attendre Demain.]

Répression en cours : dernières nouvelles des arrestations du 28 mars à Ambert

Publié le 2018-04-14 09:46:04

Depuis le 27 mars, de multiples perquisitions, arrestations et incarcérations touchent des anarchistes et assimilé-e-s, dans toute la France (Ambert, Amiens, Limoges, et Toulouse pour le moment). Quelques nouvelles des deux compagnons arrêtés à Ambert puis incarcérés.



Un court article pour partager les dernières nouvelles des deux personnes en détention provisoire suite à la vague de perquisitions du 28 mars dernier à Ambert. La situation de détentions provisoires pour des faits qu’on ne connaît même pas encore nous met dans un embarras qui se traduit dans ce texte.

Un petit mot aussi pour rappeler que la solidarité c’est très important, et ce, sous toutes ses formes. Et qu’on en a rien à foutre de savoir si ces deux personnes sont coupables ou innocentes.

Enfin, ni ce texte ni les personnes qui l’écrivent ne représentent un quelconque « groupe » de « proches » des prisonniers, et encore moins les prisonniers eux-mêmes.

Force et solidarité à toutes les personnes concernées par ces opérations de répression, à celles qui sont en taule tout d’abord mais aussi à celles qui courent toujours.

des gens

On est allé·e· à la CN-neu-neu pour que vous n'ayez pas à y aller

Publié le 2018-04-14 10:45:06

Camarade ! Je n’apprends rien à personne lors que je dis que des choses se passent un peu partout en France au sujet de la loi ORE (mais si tu sais, cette loi vide au sujet de la sélection), mais pourquoi pas réunir toutes ces initiatives individuelles et locales pour en faire un mouvement commun et cohérent ? Lumineux ! On retrouverait toutes les facs en lutte, chacun-e pourrait s’exprimer, de manière égale, indépendamment de son appartenance à un parti ou un syndicat, avec des débats profonds et animés. Mais voilà, dans la réalité c’était un fiasco total et ça n’a abouti à rien.



C’est peut être toujours un peu confus, alors venons en aux faits : samedi 7, Nanterre, c’est le débarquement : on arrive avec une dizaine de « représentant-e-s » du blocage de Nancy, à la rencontre des autres villes, le cœur gai, on s’attendrait presque à changer le monde mais au espère surtout avoir des échanges riches qui pourront aider le mouvement considérablement. Cet événement porte le nom de « CNE » pour « coordination nationale des étudiant-e-s », nous l’avons rebaptisé « CN-neu-neu » pour des raisons évidentes de seum. On y reviendra. Le but de la CN-neu-neu donc, est de trouver un accord et une direction commune, concrète, à communiquer, pour rendre nos revendications claires et harmonieuses.

Ô rage ô désespoir, ô syndicaux ennemis. Pour faire simple : la tribune a été conservée, ce qui ne nous a pas beaucoup plu, mais soit, on fait avec, si encore la parole et sa répartition avaient été cohérentes et bien menées : l’ordre du jour est trop long, beaucoup de temps perdu, on vote à l’aveugle, sans débat, on décide de faire une nuit blanche -ça leur paraissait réellement judicieux-, on passe 2h à présenter chaque fac avec un temps de parole de 5min chronométrées, personne ne s’écoute, pas possible de rebondir en raison du chronomètre, de répondre instantanément, non il faut s’inscrire, attendre son moment pour passer, aucune interaction n’est possible, tout est tellement encadré, ordonné et lors que tu passes, tu ne peux pas répondre aux autres, c’est un réel monologue, ça valait le coup de faire 4h de voyage pour ça.

Les suggestions (motions à voter) prennent aussi facilement 3h : encore une fois, tu t’inscris, tu passes, tu énumères les choses qui te semblent importantes, aucune réaction du public et pas le temps de donner des arguments ce qui donne juste une grosse liste, avec les revendications de chaque fac, qui souvent sont les mêmes, donc il y a beaucoup de répétitions et c’est une perte de temps incroyable. Au moment du vote (encore plusieurs heures), on revient sur chaque motion, il n’y a pas vraiment d’échange, pas de possibilité de débat en raison du cadre rigide donc une majorité des motions sont rejetées car les « ne prend pas part au vote » l’emportent. En effet, dur de voter quand on ne donne aucun argument.

On passera également sur le manque de neutralité de la tribune, qui lors que certains avaient des réclamations sur l’organisation digne de tortionnaires bureaucratiques, on leur répondait simplement « il est temps de passer au vote », ou « on passe à la suite ». Une autre raison qui rendait le dialogue et l’union impossible : les représentant-e-s étaient très majoritairement syndiquée-s ou membres de partis politiques, c’est cela qu’ils venaient défendre avant tout, avant même de penser à une direction commune. Certaines personnalités étaient particulièrement carriéristes et n’avaient qu’une ambition : être nommé-e pour le porte-parolat. Certaines suspicions supposent que les syndicats et partis présents craignant que cette association de nos forces, fasse de l’ombre à leur organisation particulière. Ce qui me fait penser à cette phrase :

« Toutes les fois où j’examinerai n’importe quel problème politique ou social, je m’engage à oublier absolument […] que je suis membre de tel groupe,et à me préoccuper exclusivement de discerner le bien public et la justice »

critique de Simone Weil adressée aux partis politiques.

Lire la suite ici

Allemagne : Nouvelles de la guerre sociale (fin mars – avril 2018)

Publié le 2018-04-14 20:42:04

Des nouvelles de la guerre sociale en Allemagne depuis fin mars 2018, reprises du blog Chronik:

Berlin, 12 avril : deux camionnettes de la société immobilière Vonovia AG ont été incendiées aux alentours de 2h30 à Oberschöneweide. L’une a été complètement réduite en cendres, tandis que l’autre a été fortement dégradée. Cette société a été visée à de multiples reprises ces derniers temps.

Berlin, 11 avril : un véhicule de police de la « protection centrale des biens et des locaux », qui circulait Lohmühlenstraße à Alt-Treptow, s’est fait caillasser depuis un pont alors qu’il arrivait dans la Kiefholzstraße. Aux premiers impacts sur la carrosserie (faisant des dégâts), la patrouille est partie en trombe. Les deux agents finissaient leur service. Les services de police de la « protection d’Etat » ont lancé une enquête.

Munich, 10 avril : au cours de la nuit, la porte du garage souterrain du Consulat de France a été sabotée pour empêcher entrées et sorties des véhicules, en solidarité avec la ZAD de Notre-Dame des Landes.

Berlin, 10 avril : tôt dans la matinée à Biesdorf, un véhicule de l’entreprise de métallurgie et d’armement Thyssenkrupp est parti en fumée. « ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) est un partenaire de l’armée turque depuis 50 ans en fournissant des équipements militaires tels que des sous-marins et s’enrichit donc de la guerre menée par le régime turc en Syrie […] ».

Wuppertal, 9 avril : au cours de la nuit, les bureaux des partis de la CDU (chrétiens conservateurs), du SPD (soce-dém) et du FDP (libéraux) ont perdu leurs vitres et leurs façades recouvertes de peinture. L’attaque est dirigée contre tous ces partis en raison de leurs politiques racistes en matière de droit d’asile contre les migrants. Elle est également dédiée aux combattant.e.s d’Afrin au Rojava.

Berlin, avril : les vitres de l’agence Allianz de la Strausberger Platz ont été détruites. Cette compagnie assurance finance et investit dans de nombreuses entreprises allemandes d’armement. Parmi elles l’entreprise d’armement Rheinmetall, qui est directement impliquée dans la guerre menée au Rojava en produisant le char d’assaut « Leopard 2 ». Le communiqué dit : « Nous voyons cette action comme faisant partie des multiples et diverses actions de ces derniers mois et appelons à continuer d’attaquer profiteurs et investisseurs de guerre par tous les moyens qui sont à notre disposition ».

Berlin, 4 avril : au cours de la nuit, une banque de la Potsdamer Straße à Schöneberg a été prise pour cible : deux fenêtres pétées par un objet non identifié. Logo de la banque repeint à la peinture noire et tag inscrit sur la façade à la peinture rouge. Par ailleurs, le siège de la Commerz-Bank basé à Schöneberg a été attaqué à coups de pierres et de peinture : enseigne de la banque dégradée (jaune plus aussi éclatant) et plusieurs vitres détruites. Sur la façade, l’inscription « la guerre commence ici » (en anglais) a été laissée à la bombe de peinture rouge. « Cette banque finance la guerre contre le mouvement kurde et s’enrichit avec l’exportation d’armes allemandes ».

Münster, 4 avril : dans la nuit, «sous la protection de l’obscurité », des anonymes ont tagué le commissariat ainsi que quatre véhicules de patrouille garés devant, Moltkestraße. Les faits se seraient produits entre 21h et 5h10. Mais d’après le porte-parole des flics locaux, l’exploitation des caméras de surveillance n’a rien donné de plus.

Leipzig, 3 avril : au cours de la nuit, cinq camions de Dussmann-Service ont été incendiés. Cette entreprise gagne de l’argent en enfermant des gens. Dans le communiqué est notamment mentionné le harcèlement policier constant contre les squats (« Rigaer94 » à Berlin, « Rote Flora » à Hambourg à la suite du G20, « Conne Island » à Leipzig). Le texte se termine par une citation de présentation du groupe lui-même, afin de montrer son arrogance : « Les prisons sont des mondes cachés au sein de notre société et en même temps une partie intégrante de celle-ci. Chaque jour, des centaines d’employés font en sorte que ces mondes existent et parmi eux il y a aussi les experts de Dussmann Service ». Cette action incendiaire est en partie dédiée « aux deux potes du Rigaer94 », à Nero, compagnon incarcéré pour avoir aveuglé un hélico des flics qui tournait au-dessus du Rigaer94

Halle-sur-Saale, 3 avril : incendie de quatre véhicules de l’entreprise SODEXO. Ci-joint le communiqué publié sur chronik :

« Dans la nuit du 2 au 3 avril, par un feu de pâques tardif, nous avons incendié quatre véhicules de la société SODEXO dans la zone commerciale de Ammendorf. Depuis septembre dernier, le système détesté de bons d’achat a été réintroduit comme moyen de sanction pour les réfugiés à Merseburg et ses environs (secteur de la Saale). Pour mettre cela en pratique, le district se réfère à un décret du land de Saxe-Anhalt. SODEXO est le prestataire de services et bénéficiaire immédiat de cette répression qui, en tant que société de restauration, fournit également près de 27 cantines scolaires à Halle.

Pourquoi SODEXO ?

SODEXO est une multinationale dont le siège se situe en France (SODEXHO ALLIANCE). En plus de travailler comme fournisseur de repas dans divers secteurs publics, SODEXO fournit aux camps de rétention en Allemagne des prestations de services et des gestions de différentes communes via de systèmes de cartes à puces et de coupons-repas pour les réfugiés. Plutôt que de se faire directement verser de l’argent liquide, les réfugiés reçoivent des bons de denrées alimentaires, avec lesquels on peut uniquement payer des biens déclarés comme « denrées alimentaires », et ce dans certains magasins.

Ainsi, les réfugiés sont privés de tout droit à l’auto-détermination et seront donc contraints au départ volontaire ou alors à survivre en marge de la société. Les personnes concernées par cette mesure ne reçoivent pas d’argent, comme par exemple pour des cartes de bus ou de tram, ou d’autres articles importants nécessaires pour vivre chaque jour, qui leur permettraient d’avoir accès à une vie supportable dans cet environnement déjà bien misérable.

D’autres cas sont connus où l’entreprise organise la distribution de tickets-repas à des personnes qui se font réduire leurs prestations-chômage par l’agence pour l’emploi.

SODEXO est également impliqué dans le fonctionnement et l’agrandissement de prisons dans la Hesse et ailleurs. Depuis la privatisation de la justice britannique, l’entreprise gère en Angleterre cinq taules sous son entière responsabilité. D’ailleurs, SODEXO propose ses prestations de services aux armées à l’intérieur et à l’extérieur du pays, dans des zones « out-of-action ».

En Belgique, l’entreprise est sur un liste noire en raison de sa participation dans les camps de rétention.

Tout cela montre les implications de l’entreprise attaquée dans le fonctionnement des prisons, des centres de rétention et les installations militaires nécessaires à leurs interventions.

Nous continuerons à attaquer toutes les entreprises et institutions, qui rendent possible le paternalisme et la discrimination, d’appliquer chaque jour le racisme, et notamment de rendre leur profit aussi cher que possible ».

Groupe d’action « des coléoptères dans la Hesse »

Berlin, 28 et 30 mars + 2 et 3 avril : Pour Pâques, les flics ont eu droit à des œufs d’un genre un peu particulier. Deux véhicules de patrouille, qui stationnaient au croisement entre la Rigaer Strasse et la Liebig Strasse, ont été bombardés de pierres peu après minuit : plus de trente pavés ont été lancés sur les flics, les forçant à se replier avec plusieurs vitres et pare-brises pétés. Le lendemain (3 avril), alors qu’ils patrouillaient dans la Rigaerstrasse, les trois flics à bord du véhicule se font attaquer à coups de pierres.

Le 30 mars, un véhicule de police garée à l’angle de la Rigaer Strasse et la Liebig Strasse, reçoit plusieurs pierres. Les flics, en revenant vers leur véhicule peu avant 23h, découvre au moins un impact sur la carrosserie, et trois pavés autour du véhicule.

Le 28 mars déjà, toujours au même carrefour, un groupe de personnes masquées a attaqué un véhicule d’intervention à coups de pierres et de morceaux de mur: les dégâts étaient visibles sur le côté droit du véhicule.

Hambourg, 3 avril : à Rahlstedt, une voiture Porsche Cayenne (d’une valeur d’au moins 74.800 euros) a été brûlée. Elle était garée dans la Meiendorfer Straße et s’est consumée aux alentours de 2h20. Les pompiers n’ont rien pu faire : elle est bonne pour la casse, comme nous le montre la photo.

Berlin, 30 mars : un voiture de luxe de type Mercedes a été endommagée par les flammes. Garée à Prenzlauer Berg, les flammes commençaient à consumer le pneu droit du bolide lorsque les flics sont intervenus avec un extincteur pour empêcher qu’il ne s’embrase complètement.

Dans un autre secteur de la ville, à Moabit, le Jobcenter s’est fait repeindre à coups de bouteilles de peinture.

Berlin, courant mars : peinture sur l’espace de vente du quartier de nouveaux logements yorckstraße baptisé « Neu Schöneberg ». Ce même espace de vente en forme de container a été barbouillé à deux reprises par le passé. C’est la société « allod immobilien » qui en est responsable : culemeyerstraße 2, 12277 berlin

Crest, France : Ville repeinte à temps pour carnaval – 7 avril

Publié le 2018-04-14 20:42:06

Dans la nuit précédant le carnaval, samedi 7 avril, la ville de Crest a été repeinte de slogans contre l’autorité locale, les flics, etc…

Parmi eux : « Commune libre de Crest », « 1 flic, 1balle », « Squat ta ville », « ACAB » mais aussi d’autres inscriptions prenant directement le maire de la ville pour cible (que la presse locale prend soin de ne pas citer).

Au total, une vingtaine d’inscriptions ont fleuri sur les murs du cimetière, de la médiathèque et sur plusieurs façades du centre-ville.

Si cette année, les autorités locales* ont déployé les gros moyens pour surveiller le carnaval, l’édition 2017 avait connu un peu de tumulte.

NdSAD:

*le maire n’est autre que le Républicain Hervé Mariton

rap ta rte #vitrinebrisée

Publié le 2018-04-14 20:44:06

sur l’instru de ton choix :

L’élec c’est trop cher alors entend notre colère

On est grave dans la misère, enchaînéEs aux contrats précaires

Tout ce qu’on veut c’est de l’air, toi tu nous vends du nucléaire

Le même que pour tes guerres, cher Ministère

Le même qu’à Bure t’enterres, ah non le hiboux déters gardent le terter !

A tous nos destinaires… 2018… On prepare ta ruine à coups de brise-vitrine.

 

Signé : R.

R comme Rien à Déclarer

R car tu sers à R quand tu coupes l’élec

R comme radicaliséEs par la ZAD

LA RUE OU RIEN

Publié le 2018-04-14 21:21:04

(Source: facebook.com)

LA RUE OU RIEN

Publié le 2018-04-14 22:00:05

(Source: twitter.com)

Perturbation de la réunion d’En Marche Montréal

Publié le 2018-04-15 09:57:03
Avr 132018
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info.

Bande de bouffons, vous pensiez vraiment qu’on allait laisser votre petite clique faire son événement, pendant que vous essayer de détruire tout ce qu’on construit?

PortéEs par la force de l’appel intergallactique de soutient à la ZAD, nous avons décidé d’intervenir lors d’un 5 à 7 d’En Marche (et oui, ils viennent nous faire chier jusqu’à Montréal) pour rappeler aux macronistes que l’odeur nauséabonde de la marde qu’ils sèment finira toujours par revenir à leurs narines

Tandis que partout en France le gouvernement macron tente lamentablement de mater les grévistes et d’évacuer nos amiEs sur la ZAD et dans les universités, c’était au tour des crapules d’En Marche de se faire expulser.

Alors que notre arrivée festive et nos chants enjoués ont semblés un temps les réjouir, nous avons été surprisEs de leur froideur lorsqu’ils reçurent bombes puantes, pétards et insultes. Nous les aurions cru plus favorables à l’emploi de la violence à voir comment leur monarque déploie ses chiens contre le mouvement.

Nos vie sont belles et elles méritent qu’on les défende.
La résistance est en marche: parce que c’est notre projet!

[N.D.L.R. Nous jugeons bon de partager également quelques textes sur des événements des derniers mois sur la ZAD qui devraient faire l’objet de discussions dans nos espaces de lutte.]

Vendredi – Rassemblement de solidarité avec la ZAD

Publié le 2018-04-15 09:57:06
Avr 122018
 

Des Comités de défense et de décolonisation des territoires (CDDT) [événement Facebook]

[N.D.L.R. Nous jugeons bon de partager également quelques textes sur des événements des derniers mois sur la ZAD qui devraient faire l’objet de discussions dans nos espaces de lutte:

Prise de position de la légal team sur les actions de milice à la ZAD

Quand Lama faché, lama cracher

Le mouvement est mort, vive… la réforme !]

En réponse à l’appel lancé par les zadistes à se mobiliser où nous nous trouvons contre les expulsions en cours (pour suivre l’actualité : https://zad.nadir.org/).

Rendez-vous vendredi le 13 avril à 19h, métro Mont-Royal.

La ZAD, déjà, est partout. Les territoires que nous habitons, que nous aimons et dont nous vivons sont menacés par le mouvement de la modernité coloniale, par ses logiques de contrôle et de marchandisation qui rendent la vie impossible. La création de zones autonomes en réponse à la tentative d’imposition par l’État et les entreprises des projets de développement est une réponse qui menace l’unité de la souveraineté du pouvoir et qui montre ce qu’elle a de mythique. Elles permettent également de repenser nos manières de nous lier aux territoires et aux différentes formes de vie qui les habitent. La pratique du blocage des projets extractifs, et de l’affirmation de l’autonomie, dans le contexte des résurgences autochtones, est vouée à se multiplier. Les appels devront être entendus.

Qu’est-ce que la ZAD?

La ZAD, c’est pour les aménageurs la Zone d’Aménagement Différé ; pour nous une Zone À Défendre : un bout de campagne à quelques kilomètres de Nantes (Bretagne) qui devrait, pour les décideurs, laisser place à un aéroport international.

Leur projet est de construire une plate-forme économique « Grand Ouest » d’envergure internationale allant de Nantes à Saint-Nazaire, qui ne formeraient plus qu’une seule et grande métropole. La réalisation de cette plate-forme demande de maîtriser tant le ciel, la mer, que la terre à travers le remplacement de l’actuel aéroport de Nantes par un nouveau à Notre-Dame-des-Landes, mais aussi l’agrandissement du port de Saint-Nazaire, la construction de nouvelles routes et autoroutes…

Nos désirs, en venant habiter sur l’emplacement prévu de l’aéroport, sont multiples : habiter sur un territoire en lutte, ce qui permet d’être proches des personnes qui s’y opposent depuis 40 ans et de pouvoir agir en temps de travaux ; profiter d’espaces laissés à l’abandon pour apprendre à vivre ensemble, à cultiver la terre, à être plus autonomes vis à vis du système capitaliste.

Zad et mouvement social : 10000 manifestants bloqués par la police à nantes

Publié le 2018-04-15 13:45:04

Le gouvernement voulait tout faire pour empêcher cette jonction visible entre le mouvement social en cours et la résistance aux attaques sur la zad. Il a donc décidé de bloquer la manifestation au début du parcours prévu juste après le château : mobilisation policière hallucinante, barrières anti-émeutes, nuage épais et constant de gaz lacrymogènes et mise en action des canons à eau. Cette dispersion brutale est à l’image de ce qui s’est passé cette semaine sur la zad.

Dans les rues de Nantes comme dans le bocage le gouvernement tente de ne laisser aucune autre issue à chacun.e d’entre nous que de repartir seul.e, isolé.e.
Ils croient qu’il leur suffira de gazer, détruire et blesser jusqu’à ce que le gens comprennent et se soumettent à leurs chantages. Mais le collectif résiste et renaît toujours ! La révolte contre Macron et son monde s’amplifie partout.

Appel du MIMI à bloquer les partiels à Nanterre, le lundi 16 avril 2018

Publié le 2018-04-15 17:01:04

Le Mouvement Inter Maternelles Indépendant, réuni ce dimanche en congrès exceptionnel, appelle toutes les forces en présence à se joindre aux étudiants de Nanterre demain matin, pour lancer la vague nationale des examens en chocolat.



Nous sommes des enfants de trois à cinq ans, menant la lutte contre les ignominies de ce monde au cœur des différentes écoles maternelles du territoire français où nous étudions.
Nous avons l’habitude de ne pas être pris entièrement au sérieux, pout autant nous le sommes. Nous n’écrivons pas ceci dans le seul but de faire sourire.
Nous sommes celles et ceux qui, au lycée, se mobiliseront, lutteront et se révolteront contre le monde qu’ils nous construisent.
Nous sommes celles et ceux qui, luttant au lycée, se forgeront un profil contraire aux attendus d’une société de parvenus.
Nous sommes celles et ceux qui ne pourront jamais aller à l’université.

Il est dès lors nécessaire pour nous, et ce nous regroupe toutes celles et ceux que les enjeux de nos luttes concernent, que la loi Vidal ne passe pas. Pour que la lutte soit encore possible, au lycée et à l’université – et chacun sait que ce sont des poudrières –, il faut que ceux-ci soient accessibles à tout.e.s.

La mobilisation ne cesse de grossir, depuis plusieurs mois, au sein des universités. Plus de 44% des universités sont aujourd’hui occupées. Le calendrier universitaire suit pourtant son cours, et mène tout droit face au mur des partiels : ils ne doivent pas avoir lieu.
Déjà parce que c’est une nécessité tactique, les examens sont l’épée de Damocles qui décourage beaucoup à rejoindre la lutte : parce que choisir de lutter revient à renoncer à ses révisions, et que la tenue des partiels mettrait un coup d’arrêt à la mobilisation. Libérer les étudiant.e.s de cette contrainte, c’est les rendre disponibles à la lutte.
Ensuite parce que c’est un enjeu stratégique majeur. Depuis quelques semaines, Vidal répète dans les médias qu’il ne faut pas s’inquiéter, que les partiels auront bien lieu – elle ne prendrait pas la peine de dire cela si elle ne s’en inquiétait pas. Macron a tenu à dire, en préméditant sa formule, qu’il n’y aura pas d’examen en chocolat – c’est qu’il entrevoit déjà cette possibilité de diplôme accordé par le blocage des examens plutôt que par le bachotage, et qu’il la craint.
S’ils répètent partout qu’il ne faut pas avoir peur de l’annulation des partiels, c’est qu’ils ont bien peur que ces partiels soient annulés. Si l’on nous dit que les examens ne sont pas au chocolat, c’est que montent au nez des saveurs plus goûteuses, qui ne s’obtiennent pas en grattant un papier. Les partiels ne doivent pas avoir lieu, aussi parce que c’est le cas de figure qu’ils souhaitent absolument éviter.

L’université de Nanterre – il n’est pas la peine de rappeler tout ce qu’elle symbolise - sera l’une des premières à mettre en place ses partiels. Son président, Jean-François Balaudé, incarne parfaitement le technocrate macroniste – des bruits de couloirs disent qu’il aurait souhaité être ministre de l’enseignement supérieur. Carriériste, il cherche à s’attirer les faveurs de Vidal dont il est un sbire, et traduit à l’échelle de l’université ce qu’est Macron à celle de la France.
L’université de Nanterre est celle où Macron a lui-même fait une partie de ses études.
Nanterre est l’université qui, tout en commémorant mai 68, orne la carte de ses étudiant.e.s des tours de la Défense, et envoie les CRS matraquer et arrêter des étudiant.e.s réuni.e.s en assemblée générale.
Nanterre doit être la première université où les partiels sont annulés, où l’année universitaire soit accordée aux étudiant.e.s grâce à la non-tenue des partiels ; il se trouve par ailleurs que c’est dans celle-ci que les professeurs mobilisés réclament la validation de l’année avec un 20/20.

Les étudiant.e.s de Nanterre, avec qui le MIMI entretient quelques liens, se sont donnés l’objectif ambitieux de bloquer l’intégralité de l’université lundi 16 avril, premier jour de tenue des partiels. Objectif ambitieux parce que c’est probablement l’une des universités les plus difficiles à bloquer : il y a plus d’une quinzaine de bâtiments répartis sur un très grand campus, chacun comportant plusieurs entrées. Autrement dit, la partie ne sera pas facile.
Pour autant, l’agression policière sur les étudiant.e.s, professeurs et personnels lundi dernier a provoqué une révolte au sein de la « communauté universitaire », très nombreu.x.ses sont les étudiant.e.s, personnels et les professeurs à prendre acte que, dans ces conditions, les partiels ne peuvent pas décemment se tenir, et à s’organiser en conséquent. L’idée de blocage est partagée et approuvée par une part presque surprenante des étudiant.es, professeur et personnel - même par certains vigiles -, alors même qu’il est plus délicat de bloquer des partiels que des cours : elle fait sens pour tout le monde, s’impose comme nécessité, et se propage contagieusement. Les conditions semblent plus que favorables, tout porte à être optimiste.

Cet optimisme qui porte les étudiant.es de Nanterre à cette audace salutaire ne doit pas masquer la réalité, qui est que bloquer les partiels conduira inévitablement à des réactions hostiles de la part de certain.es, soit pour le stress que représentent les examens mêlée à l’incertitude ouverte par leur annulation, soit pour des positions politiques réactionnaires. Il faut avoir la finesse de ne pas confondre les deux, en sachant que la stratégie des seconds est d’entraîner derrière eux les premiers. Il nous faudra convaincre les angoissés, ne pas les laisser aux mains de quelques vermines, donc aussi chercher à ne pas les brusquer. A ce titre, de nombreux professeurs mobilisés ont signalé leur volonté de participer eux-mêmes au blocage ! L’objectif est bien d’empêcher les partiels, mais tout en entrainant les indécis dans la lutte, il faut alors faire comprendre que l’action de blocage n’est pas contre, mais dans l’intérêt des étudiant.e.s.

15 bâtiments ne se bloquent pas comme cela, même avec la meilleure volonté du monde, et il sera nécessaire d’être nombreu.x.ses. C’est pour cela que le MIMI apportera toutes ses forces lundi aux étudiant.e.s de Nanterre, pour bloquer l’intégralité de l’université, et donc anéantir la possibilité que s’y tiennent les examens. Nous appelons chacun.e à en faire de même. Nous insistons, il y a un enjeu réel à annuler les examens : parvenir à les empêcher à Nanterre, compte tenu de la symbolique de cette université, de son calendrier en avance sur les autres universités, mais aussi de la difficulté technique de cette opération, pourrait donner en cas de réussite un élan qui manque encore aux mouvements en cours. Nanterre doit montrer la voie. Si les partiels n’ont pas lieu à Nanterre, ils n’auront lieu nulle part. Si les partiels n’ont pas lieu à Nanterre, les diplômes auront une saveur chocolatée.

Rendez-vous dès 6h00, devant la gare de Nanterre, pour le blocage historique et inédit de l’intégralité de l’université de Nanterre ! Un rassemblement devant le bâtiment B aura également lieu à 10h, pour le pot de départ du président Balaudé, ayant fait l’erreur grossière d’envoyer les CRS matraquer et arrêter ses étudiants.

On compte sur vous, chaque personne présente à 6 heures pourra changer la donne. Le délai est cours, c’est pour demain, faites tourner le message, ce sera une journée historique !
Le MIMI, réuni en congrès exceptionnel ce dimanche 15 avril 2018 à Paris.

Nantes: engie en cendres

Publié le 2018-04-15 21:02:02

Dans la nuit de samedi 14 avril à dimanche, à Nantes sur le boulevard Pasteur dans le quartier Zola, j’ai incendié un camion d’Engie Axima. Engie Axima, entre autre nuisances, collabore à l’enfermement et aux expulsions en participant à la gestion des centres de rétention. Vu ou était situé le camion, il devait aussi participer à la construction d’une résidence de standing comme il y en a beaucoup à Nantes qui poussent comme des champignons.

Nique la métropole, son capitalisme et ses larbins

Après l'évacuation de Tolbiac, la mobilisation continue !

Publié le 2018-04-15 22:03:04

De nombreuses universités demeurent bloquées et/ou occupées y compris pendant les vacances ! Concernant l’évacution de Tolbiac, les témoignages faisant état d’un blessé grave sont nombreux, et notamment recensés par Reporterre, et pourtant les autorités démentent. Un homme se serait pourtant gravement blessé en tentant d’échapper à la police.

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