Vive l'Anarchie - Semaine 15, 2023

Sommaire

Plutôt chômeuses & chômeurs que contrôleurs

Publié le 2023-04-10 17:45:07

Nous avons distribué ce tract mercredi 5 avril, au cours de la session de recrutement organisée par la préfecture de police de Paris dans les locaux de l’agence Pôle emploi Daviel (Paris 13).
Cette action est dédiée aux personnes blessées de Sainte-Soline.



Lors de cette intervention, un cadre de l’agence a cru bon de demander sa « pièce d’identité » à une des personnes présentes avant de guider la police jusque dans la rue pour faciliter ses recherches, rendant ainsi manifestes, s’il en était besoin, les affinités entre les logiques de contrôle de Pôle emploi et celles de la police. Nous nous opposons à l’injonction au travail en général, dans les secteurs en tension en particulier, et a fortiori dans les métiers de la sécurité. Nous nous opposons également à l’intensification des logiques de répression, à la police qui frappe tout ce qui bouge et à la vidéo-surveillance algorithmique qui est précisément conçue à cette fin.

La Préfecture de police de Paris est en train d’organiser un recrutement à l’agence Pôle emploi Daviel, dans le 13e : « Un emploi pour tous a la préfecture de police ». Il s’agit de recruter en CDD des candidats - plus ou moins volontaires - dans des métiers liés au numérique : dans les renseignements généraux, à la police judiciaire, au laboratoire central, ainsi qu’à « la direction de l’innovation, de la logistique et des technologies ». La loi sur la vidéosurveillance automatisée (VSA) vient de passer, la police recrute ! Comme annoncé dans le Livre blanc du ministère de l’Intérieur (2019), l’État prend prétexte des J.O. de 2024 pour faire franchir plusieurs seuils au flicage généralisé. Le nouveau dispositif sécuritaire systématise donc une surveillance en amont « des corps, des attributs physiques, des gestes, des silhouettes, des démarches » pour faire le tri de ceux jugés « suspects » selon les critères policiers (La Quadrature du net, « La France, premier pays d’Europe à légaliser la surveillance biométrique »).

Le maillage resserré des logiques sécuritaires et de remise au travail à tout prix

L’État accroît les moyens de l’armée et des flics, et s’appuie massivement sur des sociétés privées pour développer des outils informatiques et recruter des agents de sécurité. Pôle emploi, dont les directions se font les leviers dociles de cette politique, organise des « marathons de la sécurité », finance avec la région des formations accélérées à ces métiers – tout en restreignant l’accès à d’autres formations –, et plus généralement met la pression aux chômeurs pour mieux grossir le contingent policier. Si nous sommes tributaires - bien qu’à des degrés divers - des multiples logiques de contrôle de la police et de Pôle emploi, et qu’il nous est difficile de nous y soustraire, nous pouvons aussi faire obstacle à leur politique par notre présence concrète, comme aujourd’hui, dans cette agence.

Police Emploi n’aura jamais si bien porté son nom

Il est rare que les relations entre l’intensification de l’exploitation des travailleurs, la remise au travail contrainte et les politiques sécuritaires soient aussi lisibles que dans la séquence présente, qui est marquée par les tentatives de passage en force de la réforme des retraites, la promulgation plus discrète de la loi Kasbarian (dite anti-squat), et bientôt la loi Darmanin, le RSA contre activité puis la future loi Travail.
Au chômage, dans l’emploi, dans la rue, contre les logiques sécuritaires et d’automatisation du contrôle, contre les logiques de remise au travail à tout prix, organisons-nous, et multiplions les initiatives !

Naples (Italie) : nouvelle opération répressive contre des compagnon.nes

Publié le 2023-04-11 05:45:03

[reçu par mail, 9 avril 2023]

En solidarité avec Zac et avec tous les prisonniers

Ce 28 mars, dans deux maisons à Naples et Pozzuoli, des perquisitions ont été effectuées dans le cadre d’une enquête 270 bis pour association terroriste. Cette enquête conduite par le procureur De Marco Maurizio, touche 12 personnes et a débuté en mai 2022.

L’accusation parle d’une attaque incendiaire/explosive qui a eu lieu le 4 mars 2021 contre le
consulat grec ; le parquet place cette attaque dans le contexte de la campagne de solidarité avec le prisonnier révolutionnaire Dimitris Koufontinas, qui était à l’époque en grève de la faim.

D’apr
ès les documents, le temps de l’arrestation de Zac a été accéléré par les nombreuses actions de solidarité avec Alfredo Cospito, prisonnier anarchiste en grève de la faim contre le 41 bis et contre la peine de perpétuité incompressible.

Cette opération s’inscrit dans le climat de chasse aux sorcières qui considère les anarchistes comme l’ennemi public à éliminer. Face à la multiplication des actions de solidarité avec Alfredo en Italie et à l’étranger, l’Etat tente d’étouffer toute étincelle de rébellion.

Après une journée passée au poste de police, le compagnon a été conduit à la prison de Secondigliano dans la section AS2 (section de haute sécurité), tandis que trois autres compagnonnes ont été libérées. Peu jours après le compagnon a été transféré dans la prison de Terni, d’où il nous informe qu’il va bien et qu’il y partage sa cellule avec Juan. On attend la réponse à l’appel pour l’emprisonnement préventif.

Notre solidarité ne s’arrêtera jamais face à la répression.


Pour écrire à Zac :
Marco Marino
c.c. de Terni
Strada delle Campore, 32
05100 Terni

Pour ceux qui souhaitent envoyer des contributions en soutien à Zac, voilà le IBAN :
Luca D’Esposito
IBAN IT07V3608105138299544199741
BIC PPAYITR1XXX

[22/04 Montreuil] Discussion/Cantine/Karaoké « Un fauteuil de compet’ pour Boris ! »

Publié le 2023-04-11 05:55:07

17h Discussion : Lutter contre la mise en cage technologique du monde
19h Cantine et bar
20h Karaoké !
A l’AERI, 57 rue Etienne Marcel 93100 Montreuil, Métro L9 Croix de Chavaux

Lutter contre la mise en cage technologique du monde

Alors que la moitié de la population du globe se confinait chez elle de gré ou de force, un anarchiste bisontin enfourchait son vélo pour se rendre sur le Mont Poupet, dans le Jura. C’est au sommet de ces pentes abruptes que Boris illumina des flammes de la subversion deux grandes antennes-relais la nuit du 10 avril 2020 : celles des quatre opérateurs de téléphonie mobile, mais également de la police et de la gendarmerie, provoquant pour près de 100 000 euros de dégâts.

Identifié par une trace d’ADN retrouvée sur place, le compagnon sera incarcéré à la prison de Nancy et condamné en avril 2021 à quatre ans de taule dont deux fermes. Dans une lettre publique écrite depuis l’intérieur, il défendra son acte par sa volonté de s’opposer à travers l’action directe au quadrillage numérique de nos vies, avec tout le contrôle, les ravages environnementaux et sociaux qu’elle implique. Malheureusement, alors qu’il attendait la date du procès en appel, le compagnon sera grièvement blessé en août dans un incendie de la cellule où il se trouvait, dont l’instruction sur l’origine et la promptitude des matons à le laisser suffoquer est toujours en cours. C’est donc au pouvoir médical que Boris se confronte depuis plus d’un an et demi.

Au cours de toutes ces épreuves, Boris, désormais tétraplégique, n’a pas cessé de se battre avec les moyens dont il disposait, tout en continuant de défendre ses idées anarchistes. Après 11 mois de taule, 18 mois de lourde hospitalisation et encore quelques procédures judiciaires sur le dos, un premier bout du tunnel se profile enfin : le compagnon peut concrètement commencer à envisager un retour vers la rue et le soleil, loin du lit et des appareillages qui le clouent depuis trop longtemps sous les néons d’une chambre d’hôpital. Le besoin immédiat, qui a été discuté avec lui et avec l’équipe médicale du centre de réadaptation, est l’achat d’un fauteuil roulant électrique verticalisateur, fabriqué sur mesure et adapté à sa condition. A côté des batailles technico-administratives avec la bureaucratie d’Etat pour gratter des financements, il est clair qu’il va tout de même falloir trouver une somme conséquente sous forme de soutien financier. L’objectif est que Boris retrouve de l’autonomie avec le plus de mobilité possible grâce à un tel fauteuil et soit en mesure de quitter le centre où il est actuellement.

Samedi 22 avril 2023 à l’AERI (Montreuil), nous vous proposons donc, en plus d’une super soirée karaoké pour récolter de la maille afin que Boris puisse s’offrir ce fauteuil de compet’, une discussion sur la lutte en cours contre les antennes-relais et la mise en cage technologique du monde. En effet, l’attaque du compagnon contre les tentacules technologiques de la domination n’a pas été un cas isolé, puisque des centaines d’antennes-relais sont sabotées depuis quelques années, sans oublier les câbles de fibre optique ou les infrastructures électriques qui subissent régulièrement le même sort. Alors que l’Europe se prépare à une électrification intensive de son économie et à une numérisation exponentielle de nos vies, avec toutes les conséquences en termes d’exploitation, de dépossession et de destruction accrue des conditions de vie sur terre, cette lutte diffuse et souvent anonyme contre des piliers du pouvoir a certainement de quoi alimenter quelques réflexions et perspectives supplémentaires aux ennemi.e.s du meilleur des mondes…

Le flyer en pdf

Atlanta (Etats-Unis) : trois pelleteuses partent en fumée

Publié le 2023-04-11 06:00:02

Traduit de l’anglais de Scenes from the Atlanta Forest, 7 avril 2023

Dans la nuit du mercredi 5 avril, nous avons mis le feu à trois pelleteuses appartenant à la société Brent Scarbrough sur un site situé en face du pénitencier fédéral d’Atlanta. Brent Scarbrough est l’entreprise et l’individu responsable de la coupe à blanc de la forêt de Weelaunee.

Nous n’en avons pas fini ici. Tortuguita vit. Weelaunee vit.
Cop City ne sera jamais construite.

Saint-Affrique (Aveyron) : comment faire fermer le lycée avec de l’eau… [MàJ]

Publié le 2023-04-11 06:05:04

Saint-Affrique : Acte de vandalisme au lycée agricole
de La Cazotte, l’établissement est fermé

France3 Occitanie/Midi Libre, 10 avril 2023 (extraits)

Entre vendredi soir et dimanche matin, des actes de vandalisme importants ont été perpétrés à l’intérieur du grand bâtiment du lycée agricole public de la Cazotte. De nombreuses dégradations ont été commises. Plusieurs individus, semble-t-il, se sont introduits dans l’établissement. Ils ont notamment ouvert tous les robinets au premier étage au niveau du self-service et des toilettes, tout en bouchant les évacuations et en calfeutrant le bas des portes. De ce fait, l’eau a inondé le premier étage et le rez-de-chaussée.

Dimanche matin, c’est la vigilance d’un partenaire technique du lycée (Engie) qui a permis de se rendre compte de la situation. Il a reçu une alerte indiquant une baisse anormale du niveau dans les ballons d’eau chaude. Prévenus, les agents de garde du lycée se sont rendus sur place et ont découvert les faits. Les trois mille litres d’eau des ballons se sont répandus sur le sol et ont stagné. Les services administratifs et les archives ont été inondés. Le plafond de la comptabilité est tombé. Le matériel informatique est endommagé. D’autres actes de vandalisme ont été constatés dans quelques classes, des équipements comme des vidéoprojecteurs, des casiers ou des vitres ont été dégradés. C’est l’incompréhension pour le personnel.

« C’est un acte de vandalisme qui a provoqué une inondation majeure sur les bâtiments et qui a mis les serveurs informatiques hors service. Il y a des dégâts importants dans les faux plafonds avec des fissures sur les murs ce qui ne nous permet pas d’accueillir les élèves en toute sécurité. C’est clairement un acte de malveillance qui est destiné à nuire dans un établissement plutôt paisible, en campagne. On est très choqué et abasourdi », précise Lucile Mialhe, proviseure adjointe du lycée agricole La Cazotte.

L’établissement va rester fermé jusqu’à nouvel ordre. Les 360 élèves dont 300 internes ne pourront pas accéder au lycée. Le lycée agricole La Cazotte a porté plainte. Ce lundi 10 avril durant toute la journée, des gendarmes de la communauté de brigade de Saint-Affrique et de la cellule d’identification criminelle de Rodez étaient sur place. Ils étaient à la recherche d’empreintes digitales et de traces biologiques avec l’ADN. Le tout sera analysé à Rodez et l’ADN à Paris.


Aveyron : une « vengeance d’anciens élèves » à l’origine des actes de vandalisme au lycée La Cazotte de Saint-Affrique ?
Centre Presse, 25 avril 2023

Un jeune homme interpellé ce lundi 24 avril aurait avoué sa participation à ces dégradations qui ont fait d’importants dégâts.

Ce lundi 24 avril, l’enquête sur les actes de vandalisme commis au lycée de la Cazotte à Saint-Affrique durant le week-end des 8 et 9 avril a avancé. « Un des mis en cause a été interpellé lundi et placé en garde à vue« , confirme le procureur de la République Nicolas Rigot-Muller. Il a été libéré le soir même après avoir « reconnu sa participation« .

« Ce n’est pas un mineur, mais c’est un jeune homme » de 18 ans, poursuit le procureur qui rappelle que les investigations se poursuivent afin d’identifier et d’entendre les autres auteurs des dégradations perpétrées dans l’établissement.

Des rumeurs dans la Vilotte couraient sur le fait que ce serait « d’anciens élèves revenus pour se venger » qui seraient à l’origine de ces dégradations… Nicolas Rigot-Muller avance : « Il me semble qu’il avait fréquenté l’établissement, mais il n’habite plus par ici. Il sera convoqué une fois que j’aurais fait le tour des participants » à ces actes de vandalisme.


Dégradations à La Cazotte, l’enquête progresse
Le Progrès Saint-Affricain , 4 mai 2023
Deux semaines après la découverte des dégradations et actes de vandalisme au lycée agricole de La Cazotte (inondations, tags, matériel cassé…), l’enquête progresse. Lundi 24 avril, Nicolas Rigot-Muller, procureur de la République de Rodez, a placé en garde à vue un jeune majeur pour ces faits de dégradations de bien d’utilité publique : « II a reconnu sa participation. Les investigations se poursuivent pour identifier et entendre les autres mis en cause, dont je ne peux pas préciser le nombre. »

Quant à la suite à donner, Nicolas Rigot-Muller « attend le chiffrage du préjudice et de connaître la personnalité des comparses ». Et de préciser : « L’option procédurale la plus probable sera une convocation devant le tribunal correctionnel – chambre détachée de Millau. Eventuellement, sous la forme d’une procédure de plaider coupable s’ils reconnaissent les faits reprochés et que leurs antécédents judiciaires m’incitent à une peine de sursis probatoire. »

Une lettre d'Ivan, enfermé à la prison de Villepinte : perquisitions et disques durs déchiffrés

Publié le 2023-04-11 06:10:05

Des nouvelles d’Ivan, incarcéré depuis plusieurs mois à la prison de Villepinte.





Notes

[1Administration Pénitencière

Sabotage de 4 camions de Delhaize

Publié le 2023-04-11 07:55:07

Lors de la nuit du 5 au 6 mars, quatre camions travaillant pour Delhaize ont été sabotés, empêchant leur utilisation et portant un nouveau coup financier au portefeuille de Delhaize.



Le 5 mars, un nouveau blocage a eu lieu au dépôt de Delhaize, situé à Zellik (nord de Bruxelles), avec 300 personnes.

La direction, qui aurait été au courant par une fuite, aurait eu le temps de dévier une petite partie de son chargement. Puis la police est venue au secours de tous les autres camions bloqués à Zellik.
Le blocage s’est maintenu, mais 8 camions Delhaize ont réussi à sortir escortés par plusieurs combis de flics.

En réaction, face à cette collaboration toute puissante Etat-patronnat, une action de neutralisation a défoncé les pneus de 4 camions de Delhaize. La police grouillait pourtant de partout, en voulant bien protéger les portefeuilles des actionnaires de Delhaize.

Plus le temps passe, plus la police, au côté des huissiers, réprime le mouvement de résistance des travailleurs et travailleuses de Delhaize. Comme ça a été le cas, ce samedi 8 mars lors des piquets de grève. Le mouvement continue malgré tout.

Grève, blocages et sabotages ! Les patrons abdiqueront !



Appel à actions – Nous sommes tous les camarades du S

Publié le 2023-04-12 09:15:05

Nous demandons à toutes celles et ceux qui en France et autour du monde se reconnaîtront dans cet appel à faire de la semaine du 1er mai une semaine intensive d’actions contre l’État et le capital.

Parce que ça aurait pu être n’importe lequel d’entre nous qui luttons, NOUS SOMMES TOUS LES CAMARADES DU S !



A l’heure où nous écrivons ces lignes, notre camarade Serge se trouve dans le coma depuis 15 jours et son pronostic vital est toujours engagé. Nous tenons à remercier chaleureusement tous les camarades dont l’intervention rapide a permis de le maintenir en vie et celles et ceux qui le soignent au meilleur de leurs moyens aujourd’hui. Nous remercions également toutes les personnes qui, d’une manière ou d’une autre, ont fait part de leur solidarité à destination des blessés et des enfermés du mouvement.

Nous assistons, de loin, aux différentes tentatives de récupération par des politicards pour faire leur beurre sur la situation de Serge. Ils se dépouillent pour faire de nos luttes un tremplin afin de renforcer leur position dans le jeu politique. Et pour ça, ils veulent qu’on se tienne sage. Pourtant, ils savent pertinemment que l’État et les bourgeois, dont ils font partie, sont déterminés à ne rien lâcher.

Cette situation n’est pas nouvelle. Elle est mondiale, de la France à la Chine, de la Colombie à l’Iran. Partout, l’espoir des miettes s’estompe. Nos conditions de vie se dégradent aussi vite qu’ils s’enrichissent et partout où on se soulève, nous ne rencontrons plus que la répression et la violence de l’État comme réponse. Dire que le capitalisme n’a d’horizon que la mort, la guerre, la destruction, c’est prendre acte que la solution pour en finir se trouve du côté des luttes contre notre exploitation, des débordements, de nous.

Après des semaines de lutte en France, les directions syndicales et politiques peinent à défendre leur stratégie de maintien de l’ordre face aux millions de prolétaires qui ont donné de leur temps, de leur corps voire de leur vie pour gagner. Nous refusons leur défaite programmée et pour ça, à plein d’endroits, des formes d’organisations ont émergé pour nous permettre de prendre l’initiative et de renforcer la lutte, par les assemblées, par les occupations, par les manifs, par les grèves, par les blocages, par les sabotages. L’essentiel pour nous, c’est de construire l’unité à partir de celles et ceux qui refusent la division de la lutte et qui font aujourd’hui face à l’État. Ce qu’ils ont fait à Serge, ce qu’ils ont fait à tous les blessés et les enfermés, il n’y a pas moyen que ça passe.

Dans cette perspective, nous appelons à poursuivre les actions pour renforcer le mouvement et à les dédicacer à tous les blessés et les enfermés d’ici et d’ailleurs. De nombreuses banderoles ont fleuri dans les cortèges et sur les murs. Des métros portent le nom des blessés. Des chansons sortent. Des occupations et des sabotages se multiplient. Continuons.

Nous demandons également à toutes celles et ceux qui en France et autour du monde se reconnaîtront dans cet appel à faire de la semaine du 1er mai une semaine intensive d’actions contre l’État et le capital  : au travail, dans les cortèges, sur les ronds-points, en dédicace à tous nos camarades blessés, tués et enfermés, d’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui, qui ne peuvent pas y participer. Non pas dans un sens symbolique ou mémoriel mais bien dans l’objectif de lancer, relancer ou continuer les luttes auxquelles nous participons.
Parce que ça aurait pu être n’importe lequel d’entre nous qui luttons, NOUS SOMMES TOUS LES CAMARADES DU S !

Vive la révolution !

Les camarades du S

Toulouse : équinoxe de feu.

Publié le 2023-04-12 15:55:03

reçu par mail / mercredi 5 avril 2023

Equinoxe de feu

Toulouse, entre le 21 et le 22 mars, pour fêter le printemps.

Pendant que les émeutièr.es foulent le bitume en quête d’action, slalomant entre les fourgons de flics et les voitures banalisées remplies de nazis, c’est dans le calme de la nuit que nous avons cramé une antenne au sommet de Pech-David.

Contre le progrès et la technologie, avec une pensée pour Alfredo Cospito, Tortuguita assassiné.e pendant l’occupation de la forêt d’Atlanta et Boris qui porte dans son coeur autant que nous son amour pour les antennes.

Pour toutes les personnes qui ne veulent plus attendre : il y a des cibles partout.

Nous pouvons devenir plus dangereuses.

 

PS : depuis cette action et le texte qui lui est lié beaucoup de choses se sont passées. On se réjouit du chaos dans les villes et dans les champs, on a la haine contre les flics et on a la rage pour toutes les personnes blessées par ces ordures.

Grenoble – 15/04, Soirée anti-carcérale contre le 41bis

Publié le 2023-04-12 22:45:02

Grenoble – 15/04, Soirée anti-carcérale contre le 41bis

Samedi 15 avril, au local autogéré situé 7 rue Pierre Dupont, à partir de 17h aura lieu une discussion avec des camarades anarchistes de Turin autour des campagnes de lutte contre le régime carcéral 41bis et contre les CPR (équivalent des CRA en France : Centre de Rétention Administrative ou prison pour sans-papiers).

Depuis octobre 2022 en Italie, Alfredo Cospito, un camarade anarchiste, est en grève de la faim contre son régime d’incarcération en 41bis. En Italie et à l’international, des actions de lutte ont été et sont toujours menées contre la politique répressive et carcérale de l’Etat.
En Europe et ailleurs, les actes de résistance et de révolte se confrontent à des politique intérieures et extérieures fascistes et répressives.
Dans des perspectives anarchistes et internationnalistes, se créer des espaces de transmissions, d’échange et maintenir des solidarités actives est plus que necessaire.

16h30 : Ouverture des portes

17h : Discussion autour des actions passées et en cours contre le régime d’incarcération 41bis et contre les CPR en Italie

19h30 : Repas vegan et bar à prix libre en soutien contre la répression en Italie

21h : Projection d’un film et discussion autour des questions anti-carcérales

Le lieu sera ouvert dès 16h30, un infokiosque sera à disposition ainsi qu’un bar de soutien. L’espace est petit, en rez de chaussée, si tu veux venir avec taon pote canidé.e c’est possible mais si tu peux venir sans ce sera sans doute plus facile.

Trouvé sur cric

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Communiqué des parents de Serge (n°3)

Publié le 2023-04-12 22:50:03

Communiqué des parents de Serge (n°3)
(lu lors de la soirée de soutien aux Soulèvements de la terre à Paris)

La menace de dissoudre un des collectifs qui ont appelé à manifester contre les bassines, le 25 mars, est une nouvelle illustration du mépris que ce régime exprime envers quiconque veut faire barrage à la politique qu’il mène au service de la bourgeoisie. Il s’agit en effet pour lui d’accréditer l’idée que les milliers de manifestants présents à Sainte-Soline auraient été des enfants sans aucune autonomie, arrivés là sous l’influence de quelque puissance occulte.
Menacer de dissoudre des structures qui organisent la solidarité contre la répression est un autre reflet de ce mépris consistant à faire croire que les gens eux-mêmes, à la base, sont incapables de s’organiser pour se défendre.
Or c’est tout le contraire qui se passe aujourd’hui en France.

A Sainte-Soline, il n’y a pas eu, d’un côté, les « bleus » et les « noirs » et, de l’autre, les « familles ».
Les dizaines de milliers de personnes participant à cette manifestation interdite savaient que les plus mobiles se trouveraient dans le cortège chargé d’ouvrir le chemin vers la bassine, et nul ne dissociait les « non-violents » des « violents », les « bons » manifestants des « mauvais ». La complicité entre les uns et les autres était évidente. Ces dizaines de milliers de personnes ont agi ensemble, chacune selon ses possibilités, contre le modèle capitaliste que représentent les bassines et malgré les menaces de répression émanant de l’État. Et elles ont été capables, ensemble, de résister physiquement au bras armé de cet État.

La violence a été du côté des forces de l’ordre, qui ont visé l’ensemble des manifestants.
Les 200 blessés de Sainte-Soline – dont notre fils Serge et Mickaël, les plus gravement atteints – ne sont pas le résultat d’une « mauvaise gestion de l’ordre », d’erreurs de tel ou tel, ou simplement le fruit du hasard. Le responsable de ces 200 blessés, c’est un État qui a pour seul objectif, dans la période actuelle, de mettre à genoux toute contestation sociale afin de mieux gérer l’exploitation du travail dans les années à venir, face à la crise que connaît le capitalisme pour se perpétuer.

La répression policière et juridique est omniprésente et se répand comme la misère sur le pauvre monde, mais nous ne nous laisserons pas enfermer dans un combat contre cette répression qui accaparerait tous nos espaces et notre vision de la vie. Car notre monde, c’est aussi celui de la lutte, et la lutte c’est la fête. La fête, ce sont les barbecues des gilets jaunes sur les ronds-points ; ce sont les cris et les chants lors des manifestations contre la réforme des retraites ; c’est l’expression créative et colorée que peuvent avoir les manifestations des femmes ou des homos ; ce sont les grèves ou les occupations dans lesquelles les salariés se découvrent sur leur lieu de travail ; ce sont les blocages joyeux de routes ou de lycées…
Contre la répression, ces espaces de lutte et de fête témoignent que le monde doit changer de base, et que nous avons en nous, dès maintenant, la capacité d’y parvenir en les mettant en valeur et en les élargissant.

Nous n’avons besoin d’aucune « figure » ou d’aucun parti pour nous indiquer la voie à suivre tout en nous prenant par la main.
Nous maintiendrons notre union dans un même combat contre l’aménagement capitaliste du territoire, et notre solidarité contre la répression. On ne tue pas un mouvement en déclarant dissoutes certaines de ses structures ou en les interdisant. Dissolution ou interdictions ne changeront donc rien.
Et nous ne céderons pas aux palinodies de partis politiques qui cherchent encore à parler en notre nom alors qu’ils ne représentent plus grand-chose.

C’est en nous que nous devons avoir confiance pour repousser l’assaut de l’État policier, comme celui d’une extrême droite à l’affût.

Les parents de Serge,
le 12 avril 2023

Merci de diffuser ce communiqué le plus largement possible.

[FRANCE] Clear Channel rend les armes !

Publié le 2023-04-12 22:55:07

💥 Non, ce n’est pas une fake news ! En France, la colère des citoyen.nes face à la réforme des retraites impacte aussi la pub ! Clear Channel a décidé temporairement de ne pas remplacer les panneaux détruits à Rennes.



Le centre-ville respire enfin, libérée de la publicité... une belle preuve qu’on peut avoir les magnats de la pub à l’usure ! 😏

Ci-dessous l’article « Retraites : pas un seul mobilier urbain n’a échappé à la violence des casseurs à Rennes », paru le 6/04/23 sur FranceBleu :

"Clear Channel, qui possède la concession du mobilier urbain publicitaire, estime à 70, le nombre de vitres cassées à Rennes, en marge des manifestations contre la réforme des retraites. Il n’y en a plus une seule dans le centre-ville. L’entreprise a décidé de ne plus les réparer.

Depuis le début de la mobilisation contre la réforme des retraites, les casseurs profitent des manifestations pour saccager nombre de vitrines à Rennes. Vitrines de banques, d’hôtels, d’agences immobilières ou de commerces sont régulièrement dégradées et le centre-ville rennais est désormais couvert de panneaux de bois.

Concernant le mobilier urbain publicitaire, que ce soient les abribus ou planimètres (« sucettes »), pas un seul n’a échappé à la violence des casseurs. Toutes les vitres, 70 au total, ont été cassées, de la Place de Bretagne à la Place Pasteur, en passant par République ou l’avenue Janvier. En tout, c’est une quarantaine de mobilier qui a été saccagée, quatre incendiés.

Finies les réparations

Clear Channel, qui possède la concession de ce mobilier urbain dans la Métropole rennaise jusqu’en 2025, estime le coût à plus de 80.000 euros pour le seul mois de mars. Le préjudice doit encore être affiné, car il y aura « sans doute des appareils électriques à changer à l’intérieur », explique Johann Thibaudat, le responsable Bretagne. Il faut compter « 200-300 euros la vitre », pas loin de « 15.000 euros le mobilier ». Sans oublier le manque à gagner publicitaire.

Lassées d’intervenir sur du mobilier qui est de nouveau dégradé la semaine suivante, les équipes, désabusées, et la direction de Clear Channel, ont décidé provisoirement d’arrêter les réparations. Après avoir « fait les mises en sécurité sur les mobiliers dégradés pour éviter que des personnes se blessent ». Mais le responsable sait que son mobilier ne concentre pas toute la violence des casseurs : « il y a aussi les petits commerces de proximité qui sont autour », ajoute-t-il."



[06/03/2023] Jouer à la guerre, jouer au pion

Publié le 2023-04-13 06:30:06

En octobre dernier, je suis allé à Sainte-Soline à l’appel des Soulèvements de la terre, de la Confédération paysanne et de certains partis politiques. Malgré la présence des démocrates (LFI, EELV, NUPES, CGT, Solidaires, YFC, NPA, …), je m’y suis rendu avec la sincère conviction qu’on allait essayer de saboter le chantier d’une « méga-bassine », d’attaquer les engins, bref, d’empêcher que les travaux puissent reprendre. En fait, les machines n’étaient plus là depuis quelques jours avant notre arrivée. Je suis arrivé le vendredi soir, la manif était prévue le lendemain. On m’a indiqué là où j’avais le droit de poser ma tente et là où je n’avais pas le droit. Le samedi, des tracts ont été distribués, ils expliquaient qu’il y aurait trois cortèges, avec une couleur pour chacun. Le rouge, le vert et le blanc. C’était un peu présenté comme un jeu. On comprenait que le blanc c’était pour les personnes sages, qui voulaient rester tranquilles, et que les deux autres avaient des stratégies différentes. Mais si on n’assistait pas aux réunions très privées et très select, on n’en savait pas plus. Dans ces réunions, c’était pas très clair non plus. Chez les rouges, quelques uns disaient qu’ils donneraient des signaux, et qu’il faudrait les suivre. La stratégie avait l’air déjà pensée. Chez les verts, il n’y avait pas de décideurs apparents. En gros, les blancs allaient tranquillement tout droit, les rouges contournaient par la droite, et les verts par la gauche, pour arriver au même point : la bassine, là-bas, on détruit tout. (Tout = quelques grilles, parce que la bassine, c’est un trou.)

Donc on est parti avec l’impression d’être à la fois organisé, et à la fois, pas trop. C’est quand ça a commencé qu’on a eu l’impression de comprendre. Moi j’étais chez les verts. Il y avait quelques personnes avec un méga, des talkies et des téléphones. Elles, elles nous guidaient, elles nous disaient où aller. « Il faut s’étaler face aux fics ! Comme ça ils auront besoin de plus d’effectifs » « Allez on les contourne par la gauche ». En gros, en évitant l’affrontement direct et en les contournant, ils devaient envoyer plus d’effectifs de notre côté, comme ça les rouges avaient un peu plus la voie libre, et eux, ils pouvaient aller à l’affrontement. En tous cas, c’est comme ça que j’ai compris les choses. On se déplaçait en bloc, parmi nous, certain.es filmaient. Je me sentais comme un pion. C’était assez frustrant. Au final, je sais pas trop comment, mais à force de les contourner, on est arrivé face à la bassine, après tout le monde. On a quand même réussi à provoquer quelques moments marrants. On nous a dit que de leur côté, les rouges avaient réussi à faire tomber des grilles sur l’aile droite pour que certains puissent entrer dans la bassine, avant de s’en faire sortir. Les blanc, eux, sont arrivés tout droit et sans encombre. Donc on était maintenant toustes face à la bassine (rouge, vert, blanc). On a formé de nouveaux blocs. Les gendarmes étaient à quelques dizaines de mètres de nous, la bassine dans leur dos. On a développé toute notre stratégie offensive. On était bien rangés derrière les banderoles, compacts, et on essayait d’avancer. (Pourquoi faire ? Retourner sur la bassine vide ? Sauter sur les 2000 gendarmes armés jusqu’aux dents en face de nous ? Par amour du combat ? Par orgueil?) En fait, on n’y arrivait pas, on en prenait plein la gueule (pluie de grenades désencerclantes, lacrymo, LBD). Les caméras filment toujours. Il n’y avait plus aucun rapport de force possible. Ils avaient tout, et nous presque rien (mortiers, cailloux), sauf qu’en plus, maintenant ils étaient prêts, organisés, dans une configuration d’affrontement qu’ils connaissent, dont ils ont l’habitude, qu’ils apprécient. Un combat presque militaire, avec deux blocs qui se font face et un qui essaie de gagner du terrain. Sauf qu’à la guerre, quand deux blocs se font face, les deux sont armés.

Alors, une voix dans un méga a dit qu’on faisait demi-tour, que c’était fini. De toutes façons, toutes les belles images avaient été capturées. (Puis travaillées, montées, mises en musique, étalonnées, le son mixé, ensuite largement diffusées.) On est rentré célébrer notre victoire.

06 mars 2023

Tract

[Toulouse] Proj/discussion sur l’association de malfaiteurs inculpées de sabotages de mâts de mesures éoliens en Haute-Vienne

Publié le 2023-04-13 06:35:07

« Le capitalisme a véritablement crée des richesses. Il a su en trouver là où l’on n’en voyait pas. Ou plutôt, il a crée de la valeur là ou l’on ne voyait que des richesses. En monétarisant la nature, en donnant une valeur à chaque chose, un prix à la biodiversité il achève dans un même mouvement de la saccager en la protégeant. » (les Dépossédés)

Nous vous proposons une soirée sur le capitalisme vert, le dimanche 16 avril à 20h à l’Euforie, au 36 bis rue du canon d’arcole, Toulouse. Projection du film Les Dépossédés (60 min, Antoine Costa, 2016), suivie d’une discussion sur l’association de malfaiteur.ices inculpées de sabotage de mâts de mesures d’éoliennes en Haute-Vienne.

Présence d’un infokiosque sur le sujet.

« À l’heure où une nouvelle loi sur la biodiversité, dix mois après son passage devant l’Assemblée, est présentée au Sénat, ce documentaire revient sur un amendement faisant débat : celui de la compensation. Inscrit dans la législation dès 1976, mais jamais appliqué, le principe de compensation oblige un aménageur à compenser les dégâts qu’il cause sur la nature, en protégeant un territoire équivalent à celui qu’il vient de détruire. Mais cette nouvelle loi qui autorise la création de « réserves d’actifs naturels » ouvre aussi la voie à une monétarisation de l’environnement qui attise les craintes de certains écologistes. S’il suffit maintenant de compenser, c’est à dire d’acheter la nature, qu’est-ce qui arrêtera celui qui a les moyens de payer ? Quelques mois après la COP21 et alors que l’État s’apprête à reprendre l’offensive contre Notre Dame des Landes, la monétarisation de l’environnement semble être ici l’ultime fuite en avant du nihilisme marchand : protéger la nature en continuant de la saccager. L’économie arrivera-t-elle à sauver la biodiversité ?

En revenant sur l’exemple du marché carbone et l’histoire des régulations environnementales du début du 19 ème siècle, Les Dépossédés tente de répondre à la question. »

Bande annonce : https://yewtu.be/watch?v=kK_4327pTxA

Autres textes/contributions du réalisateur : – LIVRE : La nature comme marchandise : une série d’entretiens (180p, Le monde à l’envers, 2018) – BROCHURE : Protéger et détruire : fusion nucléaire & biodiversité, à propos du projet de fusion nucléaire ITER (2019) – FILM (co-réalisation) Mouton 2.0 (78 minutes, 2012) sur l’industrialisation de l’agriculture

Dans l’attente de leur procès (l’instruction est toujours en cours), iels ont été placées sous contrôle judiciaire : interdiction de communiquer entre elles, interdictions de territoire, obligation de verser une caution de 120 000€ (dont 100 000€ pour une des inculpées).

120 000€ ou de la préventive, en plus du racket, c’est vouloir faire payer cher, coûte que coûte, les inculpées ; encore une fois la justice de l’Etat est au service du capitalisme (concernant la caution à 100 000€, il y a 95 000 euros qui irait à l’entreprise WPD ON SHORE FRANCE).

L’inculpée qui a fait appel de cette décision (CJ à 100 000€) risque la détention provisoire à partir du 14 avril parce qu’elle ne veut pas payer sa liberté, parce qu’elle ne veut pas indemniser les prédateurs capitalistes ; elle va tenter d’aller jusqu’au bout. Ne pas céder au chantage.

Ce sera l’occasion d’en discuter ensemble.

Plus d’informations sur l’affaire : Communiqué 1 du SISME* Communiqué 2 du SISME Communiqué 3 du SISME Banderole et texte solidaire en provenance de Bure

* SISME : comité de Soutien aux Inculpées de Sabotage de Mâts de mesure Eoliens

Argentina: Adjudicación de atentado incendiario contra automóviles Fiat y patrullero de la policía

Publié le 2023-04-13 16:15:02

Buenos Aires, 20 Febrero 2023.

Con el siguiente comunicado reivindico la autoría de las siguientes dos acciones:

El incendio en la concesionaria de automóviles Fiat ubicada en Av. Triunvirato y Donado, Villa Ortuzar, que dejó un par de coches destruidos, el día miércoles 15 de Febrero de 2.023 a las 02.00hs.

El nuevo ataque incendiario a un patrullero de la policía de la ciudad de la comisaría 41 ubicada en Alfredo F. Bufano y Cesar Diaz, Villa general Mitre, el día lunes 20 de Febrero de 2.023 a las 01.30hs.

LIBERTAD A ALFREDO COSPITO

APATRIDA.

Fuente: es-contrainfo.espiv.net

Trento, 20 aprile: FARE COME IN FRANCIA

Publié le 2023-04-13 16:20:04

Trento, 20 aprile: FARE COME IN FRANCIA

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Diffondiamo dal Trentino

Scarica la locandina: franciaFARECOME (1)

Madr.i.p.: intervención en el museo reina Sofía en solidaridad con Alfredo Cospito

Publié le 2023-04-13 16:25:06

Recibimos al correo el vídeo de una intervención el día 9 de marzo de 2023 en la sala Pintura y anarquismo del Museo Nacional Reina Sofía de Madrid.

Puedes descargarlo en el siguiente enlace (caduca el 13 de mayo):

https://upload.disroot.org/r/Mgoxs5CH#gVGMyVRQlxQEb3WgeCOUdJitVxKWTRyhQnqlxpRvRy8=

Que brûle SPIE BATIGNOLLES

Publié le 2023-04-13 17:25:06

L’action d’envahissement des locaux parisiens de SPIE BATIGNOLLES, constructeur de taules, de CRA et autres projets pourris, a eu lieu le 13 avril au matin.



Ce qui est bien avec les boîtes du BTP, c’est qu’il n’y a pas de surprise. Elles cochent toutes les cases de notre système pourri. Prenez Spie Batignolles. Cette entreprise construit des taules, intervient dans les centres de rétention administrative (CRA), participe à la maintenance et aux travaux sur les sites nucléaires, artificialise les terres en déversant des tonnes de béton pour construire des projets aussi inutiles que le village des Jeux Olympiques 2024, accélère la gentrification des villes... le tout en exploitant ceux qui bossent sur les chantiers. Autant de méfaits qui valaient bien une petite visite !
L’occasion de rappeler à ses salariés qui se pressent chaque matin dans leurs petits bureaux aseptisés pour qui et pour quoi ils bossent ; et à leurs patrons qu’on est nombreux-ses à ne pas vouloir les laisser faire.

Cette action s’inscrit dans la lutte contre l’enfermement et pour la liberté de circulation de toustes. Elle suit une précédente action menée en juin 2022 contre Gepsa, une entreprise qui se fait elle aussi de la thune dans toutes les sortes de taules imaginées par l’État. Gepsa comme Spie Batignolles participent à la politique raciste de l’État, qui vise à trier, contrôler, enfermer, expulser toujours plus les personnes qui n’ont pas les bons papiers. Spie Batignolles est un acteur-clef du business migratoire. Récemment, il était sur le foyer Adef à Coignières. Une résidence destinée à mal loger des étrangèr.e.s avec ou sans papiers, qui constituent par ailleurs une main d’oeuvre profitable au secteur du bâtiment. Dans le passé, la boîte est aussi intervenue dans les CRA de Lyon et du Mesnil-Amelot (77), ces prisons réservées aux personnes qui n’ont pas les bons papiers. Elles enferment chaque année des dizaines de milliers de gens, dans le but de les expulser.

Le gouvernement, qui prépare pour début 2023 une loi sur l’immigration particulièrement dégueulasse, prévoit déjà de multiplier par deux la capacité des CRA d’ici 2027, pour atteindre 3.000 places.

Ces constructions à la chaine illustrent la stratégie toujours plus répressive menée par une classe politique xénophobe, calfeutrée derrière ses frontières verrouillées. Et il y a fort à parier que Spie Batignolles se positionnera sur les chantiers des prochains CRA. Car dans le business de l’enfermement le groupe de BTP n’est pas un inconnu. C’est lui qui construit le nouveau centre pénitentiaire censé entrer en service à Caen en 2023. A la clé plus de 550 nouvelles cellules. Et pour Spie, un marché de plus de 80 millions d’euros, remporté avec Architecture Studio et le bureau d’études Artélia.

Ce sera la 4e prison estampillée Spie Batignolles, après la construction de celles de Riom, Valence et Beauvais en 2015. En toute logique, on retrouve cette entreprise dans toute la chaîne de l’enfermement, puisqu’elle a aussi rénové et agrandi le Tribunal de grande instance de Strasbourg, construit des gendarmeries...

Comme tout bon groupe du BTP qui se respecte, Spie Batignolles est, avec ses potes Bouygues, Eiffage ou Vinci, dans tous les coups pourris. En plus de faire des autoroutes, des aéroports, des ports et des hôtels de luxe, la boîte fait partie de l’équipe qui va creuser le tunnel ferroviaire pour la ligne Lyon-Turin. Pour les Jeux Olympiques 2024, la société va notamment construire une douzaine de bâtiments pour le Village des athlètes. Le projet à 155 millions d’euros nécessitera de couler 33.000 m3 de béton.

JO, Grand Paris Express, rénovations immobilières, métro (lignes 4 et prochainement 15)... autant de « projets » qui rendent les villes inabordables, les aseptisent et tuent tout lien social, en plus de rapporter gros. Spie réalise plus de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, pour le plus grand bonheur de ses dirigeants et d’une poignée de cadres, qui détiennent la majorité du capital.

Tout le monde déteste Spie ! Ni CRA, ni prison, ni gentrification !

Liberté pour toustes !

Santiago (Chili) : Le procès contre Mónica et Francisco commencera le 19 mai

Publié le 2023-04-14 07:25:03

Publication Refractario / mardi 4 avril 2023

Le 19 mai 2023 est la date à laquelle a été fixé le début du procès contre les compas anarchistes Mónica Caballero et Francisco Solar,
accusé.es de différents attaques contre le pouvoir et les puissants.
Nous appelons à relancer la solidarité anarchiste, avant ce nouveau
lynchage judiciaire que les compas devront affronter.

Solidarité avec Mónica et Francisco !

Crapules & Assassins (dans la prairie, 25 mars 23)

Publié le 2023-04-14 07:40:14

Les assassins assassinent. Souvent, ça rate. Et les gueules cassées sont innombrables aujourd’hui et hier. Mais ça ne rate pas toujours. Parfois, les assassins assassinent. Toustes les blessé.e.s, les torturé.e.s et les assassiné.e.s sont à venger. Et on se vengera.

On ne dira évidemment rien contre les personnes qui décident de s’affronter aux assassins avec des moyens qu’elles choisissent elles-mêmes. Mais on dira des personnes qui programment un assaut en n’y étant pas physiquement elles-mêmes en première ligne, qu’elles sont des crapules.

Le programme était écrit par avance. Par exemple sur la page média d’un mouvement qui appelait au rendez-vous du 25 mars 2023 : « impacter concrètement les projets de bassines et leur construction. » Communication crapuleuse. Là, il n’y a rien à saboter, pas même un engin de chantier. Seul, un trou vide, fermé par des grilles. Et pour couper une canalisation, faut-il rassembler quelques milliers de personnes à la même heure au même endroit ? D’ailleurs, la novlangue dit : « désarmer une canalisation ». (S’il s’agissait d’un bavardage sans conséquence dans la réalité, on trouverait ça marrant.) Les conditions favorables à un sabotage sans dommage pour qui l’entreprend sont évidemment inverses. Lorsque ni les flics ni les caméras de tous bords ne débitent à tours de bras, bref lorsque ni les uns ni les autres n’y sont. À l’heure de la lune, choisie en toute discrétion. Donc, programmer un assaut dans la prairie contre les flics pour franchir leur ligne. Et puis ? Planter un drapeau dans le trou vide ? Mettre en déroute les assassins, planter nos tentes, apporter du bois et y construire des cabanes et des palissades ? … Une fête était également au programme le samedi soir, au retour de l’assaut. Et certain.e.s ont osé un « on fête la victoire ! » et mis du son, mais la fête n’a pas pris.

Lancer un assaut, franchir la ligne, fêter la victoire sont des éléments de langage qui circulent depuis de longues années. Leur fonction est d’agréger les foules, petites ou grandes, sous un commandement militaire fantasmé à défaut d’être toujours exécuté, mais également d’agréger les idées pour les confondre.

Deux exemples parmi d’autres. En juin 2016, un texte appelle à donner au mouvement social contre la loi travail une « consistance organisationnelle » et à « produire sa propre machine de guerre ». Une simple affaire de mots verbeux, sans doute. Mais des mots qui voudraient polariser toutes les idées et les forces vives destructrices présentes. Comme si elles ne pouvaient pas se distinguer les unes des autres et se destiner à des buts autonomes.

En avril 2018 dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes, des appelant.e.s à l’assaut contre les flics pour lutter contre l’expulsion des occupant.e.s atteignent un sommet de duplicité. Car les assauts contre les flics, c’est du chiqué ! Sauf pour celles et ceux qui ne savent pas. Qui ne savent pas que, afin de sortir de la lutte en acceptant de signer des fiches d’occupation avec la préfecture qui les exige des personnes qui veulent vivre là en paix, il faut avoir l’air de lutter encore. Avoir l’air de. Pour celleux-là dupé.e.s : À l’assaut ! À votre bon cŒur, donnez tout ou partie de votre corps ! Pour les appelant.e.s : À nous la terre et le bâti ! Depuis, le silence sur cette crapulerie est de plomb, par exemple dans le magazine culturel de la gauche en ligne. Et pour cause, c’est de ce côté de la gauche vague que les appelant.e.s vont chercher des sous pour abonder un fond de dotation au service de l’achat de la zone.

On peut désormais y envoyer les enfants en camps d’été, payants s’entend, et y commander l’agneau de noël. Et dans la confusion délibérée des idées, les appelant.e.s auront célébré là une victoire en renonçant à la lutte, en s’appropriant collectivement une zone, et traitent de mauvais perdants celles et ceux qui ne renoncent pas à lutter contre ce monde.

Cette dernière crapulerie n’était donc pas la dernière.

Ces crapuleries se répètent avec plus de facilité lorsqu’elles ne sont pas dévoilées. Pour les garder sous le couvercle, la rage contre les assassins est un bon ciment. L’affaire est alors de construire un front de lutte contre la répression. Et d’appeler à rejoindre ce front de lutte sans discorde. Mais verra-t-on encore des groupes autonomes s’y coller ? Et renoncer à des idées qui leur seraient propres ? Contre les assassins et dans toutes les luttes, ces crapules sont des fausses amies.

Pour détruire tous les bras de la domination, polices, palais de justice, data centers, et pour lutter contre les ravages de ce monde, bien des idées sont lumineuses et nombreux sont les gestes possibles.

Et la tristesse finira.

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Grèves de Boulons de ligne THT en solidarité avec les habitants et habitantes de Fukushima

Publié le 2023-04-16 20:15:09

Nous, boulons de la ligne THT Cotentin-Maine, avons entendu le message des habitants et habitantes de Fukushima (https://yosomono-net.jimdofree.com/french/) à toutes les personnes dans le monde qui continuent de se préoccuper du leur sort.

Nous dénonçons la relance du nucléaire et la prolongation de la durée de vie des réacteurs existants en France comme au Japon.

En juin 2022, la Cour suprême a annulé la responsabilité juridique l’Etat japonais dans quatre procès alors que trois des quatre jugements en appel avaient reconnu cette responsabilité.
Deux mois après, la construction de nouveaux réacteurs nucléaires a été décidé.

En janvier 2023, dans le procès pénal, la Cour d’appel a entériné l’acquittement des anciens dirigeants de TEPCO, sous prétexte d’une « insuffisance de preuves.
Le mois suivant, la loi de transition énergétique japonaise entérine le redémarrage et la prolongation des réacteurs existant.

Pendant ce temps-là, les habitants et habitantes réfugiés de Fukushima ont perdu leur procès contre les autorités de Fukushima qui veut les déloger des logements qui leur ont été octroyés.

La centrale accidentée de Fukushima Daiichi a déjà rejeté une quantité gigantesque de substances radioactives. Mais de plus, le gouvernement et TEPCO vont sciemment en déverser dans les océans du monde à partir de la mer de Fukushima.

Le 13 avril 2021, a été décidé le ‘déversement’ en mer de Fukushima de l’eau radioactive issue du ‘nettoyage’ (
https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/29/le-projet-de-deversement-en-mer-de-l-eau-contaminee-de-fukushima-provoque-la-colere-des-voisins-du-japon_6078433_3244.html). Celui-ci est imminent et devrait durer au moins 10 ans et ce, alors que la centrale accidenté a déjà rejeté une quantité gigantesque de substances radioactives.

C’est pourquoi le 13 avril 2023, nous boulons de la ligne THT Cotentin-Maine avons décidé d’exprimer notre solidarité !

Contre le nucléaire et sa relance, et inspirés par les mouvements de grèvistes de ces derniers mois, nous avons décidé de quitter notre poste.

Nous ne sommes encore que quelques-uns mais espérons amplifier le mouvement !

SANS BOULONS : PAS DE PYLÔNE !
SANS PYLÔNES : PAS DE NUCLÉAIRE !

Les boulons libres et solidaires

[ita, es] Aggiornamenti sullo sciopero e condizioni fisiche di Alfredo

Publié le 2023-04-16 20:20:03

[ita, es] Aggiornamenti sullo sciopero e condizioni fisiche di Alfredo

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Riceviamo e a nostra volta diffondiamo:

Aggiornamenti sullo sciopero e condizioni fisiche di Alfredo

Oltre alla disinformazione di regime che sta adottando in maniera sistematica la calunnia, il falso ed il silenzio per togliere visibilità
all’iniziativa di Alfredo e smorzare la mobilitazione solidale, sta circolando anche nelle comunicazioni tra compagni la notizia falsa dell’interruzione dello sciopero della fame.
Alfredo non ha interrotto lo sciopero: dopo più di 170 gg dall’inizio della protesta ora sta tentando di limitare i danni causati dal digiuno, in vista dell’udienza della Corte Costituzionale del prossimo 18 aprile. Ha bevuto un po’ di brodo vegetale e sta assumendo gli integratori.
La prosecuzione dello sciopero della fame nelle modalità con cui l’ha condotto in questi mesi lo esporrebbe prima dell’importante scadenza del 18, più che al pericolo di morte (verosimilmente i medici e il monitoraggio a cui è sottoposto riuscirebbero a scongiurarlo), a uno scadimento progressivo e permanente del fisico, con conseguenze più o meno gravi consistenti nell’ulteriore menomazione del sistema nervoso periferico.
Alfredo ha già subito a causa del digiuno un danno neurologico, verosimilmente irreversibile, in base al quale non ha più alcuna sensibilità ad un piede e una sensibilità ridotta all’altro, nonché un inizio di perdita di sensibilità anche ad una mano.
La posta in gioco è alta e Alfredo, come fatto sino ad ora, la affronta un passo alla volta. In questo momento, il traguardo è il 18 aprile. Le decisioni in merito a come deciderà di proseguire sono dunque rimandate a quando sarà diffuso l’esito dell’udienza.

A fianco di Alfredo, contro tutte le galere!

Cassa Antirep delle Alpi occidentali


ACTUALIZACIONES SOBRE LA HUELGA Y CONDICIONES FÌSICAS DE ALFREDO

Ademàs da la desinformaciòn de règimen, que està aplicando sistemàticamente la calumnia, la falsedad y el silencio para quitarle
visibilizaciòn a la iniciativa de Alfredo y para apaciguar la movilizaciòn solidaria, en las comunicaciones entre compañeros està
tambièn circulando la falsa noticia de la suspensiòn de la huelga de hambre.
Alfredo NO ha interrumpido la huelga: despuès de màs de 170 dìas desde el comienzo de la protesta, ahora està intentando minimizar los daños causados por el ayuno, de cara a la audiencia frente a la Corte Constitucional el pròximo 18 de abril. Ha bebido un poco de caldo vegetal y està tomando los suplementos.
La continuaciòn de la huelga de hambre en la forma en la que la ha llevado a cabo durante estos meses le expondrìa, antes de la importante fecha del 18, màs que al riesgo de muerte (supuestamente los mèdicos y el seguimiento al que està sumetido deberìan de prevenirlo), a un deterioro progresivo y duradero del fìsico, con secuelas màs o menos graves consistentes en una adicional discapacidad del sistema nervioso perifèrico.
A causa del ayuno, Alfredo hasta ahora ha padecido una lesiòn neurològica, probablemente irreparable, por la cual ya no tiene ninguna sensibilidad en un piè, y una sensibilidad disminuida en el otro, asì como un comienzo de perdida de sensibilidad tambièn en una mano.
Las apuestas son altas, y Alfredo, asì como ha hecho hasta ahora, las aborda un paso a la vez. En este momento, la lìnea de meta es el 18 de abril. Las decisiones sobre como decidirà seguir adelante, se retrasan pues a cuando se darà a conocer el exito de la audiencia.

Al lado de Alfredo, contra todas las prisiones!

Cassa Antirep delle Alpi Occidentali

 

Récit de la manif’ sauvage du 9 avril à Montreuil

Publié le 2023-04-16 20:25:09

Dimanche 9 avril, à Montreuil sur la place Croix de Chavaux, des personnes se sont rassemblées à cet appel autour d’une sono et de deux banderoles marquées « Bassines, retraite, quartiers / Flics hors de nos vies » et « Pour Serge / Pour les blessés les enfermés / Pour la révolution ». De la musique, quelques prises de parole, des lectures de communiqués de la famille et des camarades du S, et quelques slogans, se succèdent. Des tracts sont distribués (ici et ).

Un peu plus tard, deux torches sont allumées et un cortège d’au moins 300 personnes s’élance en manifestation sauvage sur la rue de Paris en direction de la porte de Montreuil. Sur le trajet ça chante des slogans (« Dans les quartiers, dans les manifs, la police mutile, la police assassine » ; « Dissolution de la BRAV, oui oui oui, mais à l’acide » ; « A bas l’Etat, les flics et les fachos » ; « Flics, violeurs assassins » ; « Paris on arrive » ; etc), ça colle des affiches, ça tague les vitrines et les murs. Des barrières de chantier et des poubelles, dont quelques unes ensuite incendiées, sont mises en travers de la route. Deux banques sont cassées.Les flics sont peu nombreux mais quand même présents : deux à chevaux s’occupent vaguement de la circulation devant le cortège et se prennent divers « Dégagez » et autres « Libérez les chevaux ». Ils sont ensuite rejoints par deux casqués à pied. Cinq baqueux sont sur un trottoir carrément dans le cortège, ils filment et/ou prennent des photos. Dommage de ne pas avoir réussi à s’organiser pour les mettre à distance.

Quand on arrive en vue du rond-point de la porte de Montreuil, il y a deux voitures dont l’équipage est descendu et se casque, lanceurs cougars et LBD au poing. Mais ils ne savent pas à quoi s’attendre, ni quel sera notre objectif. Anticipant un potentiel blocage du périph’, ils se placent finalement devant une de ses entrées, nous laissant sans l’avoir voulu la voie libre, et nous entrons dans Paris après avoir accroché une des banderoles au dessus du périph’ et mis quelques barrières en travers d’une sortie. La manif’ poursuit alors son chemin sur la rue d’Avron.

Au niveau de Maraîchers, alors que les flics continuent d’avancer rue d’Avron, on tourne à gauche rue des Pyrénées, les laissant une nouvelle fois pantois, et obligés de partir au galop pour se remettre à leur poste une centaine de mètres plus tard. Une agence immobilière est étoilée et l’objectif est enfin en vue : le bâtiment Garance du ministère de l’intérieur (26 000 m² occupés par : la DCCRS, la DCPAF, la DGEF, la DGSCGC, la DSCR, l’IGPN et la MGP, mutuelle des flics). Il se prend des oeufs de peinture, trois tags fleurissent sur la façade et une des vitres blindées est fissurée. Pendant ce temps deux fourgons de la nationale se positionnent en anti-émeute au croisement suivant pour bloquer. L’avant du cortège accélère mais ça hésite derrière, aussi parce que, malheureusement, l’objectif et la proposition de se disperser dans la foulée sur le Cours de Vincennes n’ont pas été communiqués à l’avance dans la manif’. La dispersion est donc un peu chaotique, par chance les renforts un peu plus sérieux du type CRS n’arrivent que cinq minutes plus tard. Ils se disposent dans le quartier pour éviter que le cortège se reforme, d’autres patrouillent et on voit quelques personnes contrôlées par la CSI93 au niveau de Maraîchers. La BAC rôdait aussi dans Montreuil dans la soirée : place du marché, place de la République, devant le squat la Baudrière… A notre connaissance personne n’a été arrêté-e, si vous avez des infos contradictoires n’hésitez pas à les publier !

Continuons à faire vivre l’histoire de Serge et des autres au sein du mouvement social, et aussi à exprimer notre seum dans des moments autonomes. Cette expérience nous rappelle qu’on peut prendre l’initiative !

 

Retour sur la manifestation spontanée de ce vendredi 14 avril

Publié le 2023-04-16 20:30:07

Suite au rassemblement annoncé place de l’hôtel de ville en réponse à l’avis rendu par le conseil constitutionnel sur la réforme des retraites et le RIP, un cortège déterminé d’environ 1000 personnes s’est élancé en direction de la Préfecture. Après quelques jets de projectiles (qui n’ont pas atteint les FDO), la police nationale a tiré de nombreuses grenades lacrymogènes. Très rapidement, des manifestant-es ont relancé les palets en direction de la police qui prendra presque tout le nuage de lacrymogènes et reculera. Renvois de palets lacrymogènes à coup de pieds, avec des raquettes de tennis, des gants épais.

La manifestation spontanée suit son cours, les barricades se multiplient, tags anarchistes et communistes fleurissent, panneaux de pubs, caméras et banques sont éclatés.

D’autres affronts avec la police ont lieu, et encore une fois, une gestion assez organisée de la part des manifestant-es pour se déplacer en groupes sans courir trop vite, renvoyer les palets sur la police, aider passant-es et manifestant-es avec des mélanges maalox+eau et du sérum phy.

De nombreux-ses passant-es se font aussi gazer suite à des tirs assez hasardeux de grenades lacrymogènes.

Au bout d’une heure et demie, la manifestation prend fin suite aux nombreuses grenades lacrymogènes, à la forte présence policière et au nombre de manifestant-es se réduisant. A peine la manifestation finie, les services de nettoyage de la ville avaient déjà presque enlevées toutes les barricades.

Pas d’interpellations à priori.

Des belles victoires pour les manifestant-es qui ont su faire face à la police, répondre à la répression en renvoyant les palets, en érigeant des barricades et en lançant des projectiles. Les murs se sont aussi beaucoup exprimés, de nombreuses destructions de caméras, panneaux de pub et banques. Les Stéphanois-es sont de plus en plus déterminé-es et préparé-es à se révolter pour protester contre la réforme des retraites et plus largement contre le pouvoir en place.

Solidarité, Grève Générale, Sabotage !

Communiqué du local Camarade de Toulouse

Publié le 2023-04-16 20:35:04

[Communiqué de l’assemblée du local Camarade à laquelle Serge participe]

Le local Camarade, ouvert en 2017, est un espace qui porte des positions et des propositions pour en finir avec la vie chère et le travail à vie, pour la solidarité et l’autodéfense de classe, pour les soulèvements, pour la révolution, contre la dissociation et les catégories du pouvoir du bon et du mauvais manifestant dans les mouvements et les luttes à Toulouse et au-delà.

Serge en est un membre actif depuis son ouverture, ouverture initiée dans la continuité d’une histoire politique dont nombre d’entre nous faisions déjà partie à l’époque. Nous sommes de vieux camarades et amis qui se sont rencontrés dans les luttes qui ont perturbé le train train quotidien de l’écrasement capitaliste ces quinze dernières années.
La ridicule opération de diabolisation de Serge a rapidement été étouffée par les dizaines de témoignages qui ont répondu à l’appel des camarades du S pour dire qui il est et nous les en remercions chaleureusement. Il ne pouvait en être autrement.
Nous remercions également toutes les personnes qui ont pris soin de notre ami pendant que les militaires le regardaient mourir.
Nous remercions aussi toutes les personnes qui ont témoigné leur solidarité, par des mots, par des actes. Nous reprendrons très vite les activités du local pour nous retrouver et continuer la lutte.

Nous en profitons pour rappeler à tous les politicards qui essaient de capitaliser sur la situation de Serge qu’il ne les aime pas.

Aujourd’hui comme hier, l’État nous fait la guerre. De Sainte Soline au mouvement des retraites, à ceux passés et à venir, l’étau policier constitue sa seule et unique réponse. Derrière le carnage de Sainte Soline  l’Etat a d’ailleurs concrètement signifié son intransigeance vis-à-vis de tout ce qui le remet et le remettra en question.

L’État ne peut réfléchir autrement qu’en identifiant un ennemi. Il construit une identité, ici « l’ultra-gauche ». Il mène ensuite une opération de ciblage de cette identité, où les critères d’appartenance sont relativement flous (le Ministre a réussi à inclure la LDH), en espérant que les cercles les plus éloignés du point névralgique engagent un mouvement de retrait pour laisser la police faire son travail et écraser les récalcitrants. Tandis que l’État brandit la menace de l’ultra-gauche, c’est autre chose qu’il veut écraser.

Les groupes politiques qu’il cible ne sont pas le débordement. Le débordement, ce sont nous tous qui luttons contre l’État, contre l’exploitation, ici et maintenant.

Le débordement, c’est quand on ne peut se résoudre à arrêter une grève pendant que les puissants nous crachent à la gueule leur mépris de ce que nous sommes, avec ou sans réquisition.

Le débordement, c’est quand on ne peut pas accepter de rentrer chez soi après un énième défilé encadré par les syndicats et leur instinct de défaite, la tête chargée de questions sur les thunes qu’on a perdues à faire grève sans y prendre une part active.

Le débordement, c’est quand, après un après-midi dans les gazs, sous les matraques et à portée de LBD, de grenades assourdissantes, de grenades encerclantes et de G2ML, on se dit « plus jamais ça » et on décide de se protéger de ces assassins assermentés.

Ce débordement, c’est le moment où le mouvement prend une nouvelle dimension. A l’heure actuelle, de nombreuses composantes en sont là et basculent dans l’organisation pratique pour arracher des victoires. Parce que c’est ça l’objectif d’une lutte. Nous devons nous donner les moyens de gagner.

Au prétexte de la vague figure de l’ultragauche, l’État s’attaquera en réalité à nous tous, à toutes les pratiques qui cherchent la solidarité dans la lutte, pour tenir face à lui.

La première victoire, c’est l’unité dans la lutte, le refus de la division. Le débat stratégique sur l’unité se polarise entre deux positions. D’un côté on nous vante l’unité politique derrière la gauche, qui signifie l’extension de l’encadrement du mouvement, des partis et syndicats qui
capitalisent sur nos luttes.

A cette unité dans la récupération, nous opposons l’unité dans la lutte, par l’extension du mouvement dans le temps et dans l’espace, par la construction d’un mouvement massif, révolutionnaire et autonome, pour que tout le monde vive bien.

C’est en ce sens que nous appelons à renforcer la solidarité dans les cortèges, entre les prolétaires, entre les secteurs, dans la grève comme sur les blocages et dans la rue et cela partout dans le monde, car la situation de Serge et du mouvement actuel contre le vieux monde parle et résonne dans d’autres contrées du globe. Nous rejoignons aussi l’appel à nous protéger des forces de police et de gendarmerie.

C’est pourquoi nous nous joignons à « l’appel à actions » des Camarades du S à partir de la semaine du 1er Mai en solidarité à Serge et aux autres blessés, toujours dans la même volonté de poursuivre et de renforcer les luttes et le mouvement en cours afin de se donner les moyens de gagner

Force à Serge. Vive le communisme & l’anarchie.
On continuera jusqu’à la victoire de la Révolution mondiale !

 

Il n'y a pas de santé sans liberté - retour sur l'interruption du film sur le médecin du CRA de Marseille

Publié le 2023-04-16 20:55:06

Le vendredi 7 avril, le festival du film engagé de Marseille avait dansson programme au Cinema La Baleine la projection du film ’Je ne sais pas où vous serez demain’, un documentaire sur le médecin du CRA de Marseille. Le réalisateur et l’un des médecins du CRA de Marseille, Samuel DEZELEE, étaient présents pour présenter le film.



En petit groupe d’une quinzaine de personnes, avec une banderole, unmégaphone et des tracts, on a décidé d’interrompre leur soiréesoi-disant "engagée". On a rappelé la collaboration du médecin du CRA en participant à la dégradation organisée de la santé au sein des lieux d’enfermement, sa responsabilité quant au refus systématique de soigner, et le travail commun que font médecins, juges, flics pour ne pas libérer les prisonniers et les prisonnières. On a rappelé aussi toutes les fois où les prisonniers ont lutté à l’intérieur du CRA de Marseille, ainsi que dans les autres CRA, pour se faire soigner et pour leur liberté.

Le médecin du CRA sait que les auto-mutilations et tentatives de suicide au CRA ne sont pas soignées mais punies de plusieurs jours de mitard, le médecin sait que des actes médicaux non consentis tels que les refus de test sont forcés pour faciliter l’expulsion ou bien envoient les retenus et retenues en taule en cas de refus, le médecin sait quand des violences policières ont lieu et les couvre en ne constatant pas les blessures, le médecin sait quand les prisonniers et prisonnières demandent à le voir et qu’il ne le fait pas. Le médecin sait qu’il participe à l’enfermement en CRA de toutes les personnes pour lesquelles il ne constate pas un "état de santé incompatible avec la rétention", papier qu’il signe très rarement.

Ce n’est pas être "engagé" que de faire sa carrière sur l’enfermement et les expulsions.

La santé est par définition incompatible avec l’enfermement. La seule solution est la liberté.

A bas les CRA !

Ci-dessous le texte diffusé dans la salle :

Cette année, 18,36 millions d’euros seront consacrés à ce que l’Etat appelle "la prise en charge sanitaire" des personnes en CRA. De la thune qui sert à financer les unités médicales qui travaillent dans les CRA, une somme revue à la hausse pour tenir en compte des nouvelles places de rétention dans les mois à venir.
Présentée par l’Etat comme la garantie de santé pour les détenu.e.s, la présence d’unités médicales dans les CRA n’est qu’un outil supplémentaire pour réprimer et permettre l’enfermement.
Régulièrement, dans les CRA, les prisonnier.e.s témoignent les violences médicales et le refus de soins ainsi que l’enfermement des personnes malades, le refus d’accès à des soins urgents, la distribution abusive de traitements, la minimisation des souffrances psychiques et physiques, la collaboration entre médecins, juges et PAF.

En juillet 2022, les prisonniers du CRA de Marseille se sont mobilisés contre la situation sanitaire catastrophique dans le CRA : tuberculose, covid, manque de clim et d’eau fraiche, suppression des parloirs, les prisonniers étaient à bout et les autorités s’en foutaient. Les prisonniers n’étaient pas visités par les médecins, et lorsqu’ils arrivaient à obtenir une visite, aucune mesure n’était prise pour les traiter correctement. Un prisonnier, A., racontait que lorsqu’il avait finalement réussi à obtenir une visite, le médecin lui avait dit « ça se voit que t’es pas malade », sans même l’ausculter. « Comme s’il avait un scanner dans les yeux". "On est en guerre : il y a des ennemis, des amis, et on décide de ne pas soigner les blessés de cette guerre », ajoutait A. Une grève de la faim s’était étendue alors à deux bâtiments du centre pour obtenir des soins et la libération de tout le monde.

Systématiquement, des protestations et des grèves de la faim éclatent dans les CRA contre les conditions d’enfermement et pour obtenir des soins, qui restent pourtant souvent invisibilisées et isolées. Dans la plupart des cas, d’ailleurs, les prisonnier.e.s subissent une médication massive qui vise à éteindre leur colère, à anéantir les esprits et les corps.
Parfois directe et violente lors de passages forcés en hôpital psy, la contrainte exercée par le personnel médical pour les droguer est le plus souvent sournoise : on incite les retenu.e.s à prendre des anxiolytiques et des sédatifs pour supporter un environnement qui ne peut que générer angoisses et insomnies. La destruction psychologique fait partie de la logique du CRA et ses effets continuent bien après l’enfermement.
On entend souvent dire que les gens « deviennent fous » en CRA. Entre le harcèlement des flics, la bouffe dégueulasse, la saleté et la crainte permanente d’être emmené.e.s de force dans un avion ou sur un bateau, la santé mentale est mise à l’épreuve au quotidien. Dans ces conditions, médecins et flics travaillent main dans la main pour briser toute tentative de rébellion : les uns frappent, les autres sédatent.

Le dernier maillon de cette chaine, c’est le juge des libertés et de la détention (JLD) : une personne enfermée au CRA peut passer quatre fois devant le JLD, qui décide le plus souvent de prolonger la rétention administrative. Souvent les personnes enfermées signalent leurs problèmes de santé lors de ces audiences ; même lorsqu’elles amènent des certificats médicaux, les juges ont tendance à s’en foutre.
« Au CRA, la mort et la vie c’est pareil », disait H., un prisonnier du CRA de Marseille qui en décembre 2021 avait commencé une grève de l’insuline. Diabétique, H. a été hospitalisé à plusieurs reprises au cours de sa rétention car il est impossible de contrôler son taux glycémie lorsqu’on ne peut pas décider quoi manger et quand.
A la suite d’une de ses hospitalisations, qui ne s’est faite rapidement que grâce à la protestation d’autres prisonniers pour que les pompiers viennent, l’hôpital Nord de Marseille lui avait délivré un certificat attestant de son état de santé très grave. Un certificat qui est arrivé sur le bureau du JLD, qui a quand meme prolongé sa rétention de 28 jours et qui n’a jamais décidé de prononcer une incompatibilité de la rétention avec l’état de santé de H. : ce serait risquer de faire une jurisprudence favorable aux prisonniers.

Face au prolongement de la rétention et au risque d’expulsion, des prisonnier.e.s en arrivent à des pratiques telles que l’automutilation. C’est souvent un moyen pour les gens de résister à l’expulsion ou de faire pression sur les flics pour avoir accès à des soins.
Enfermé dans le CRA de Marseille depuis le mois d’août 2021, Mounir avait participé à la grève de la faim en septembre 2021. Après avoir vu sa détention prolongée de 15 jours, il a ingéré deux lames de rasoir et il s’est blessé le pied en signe de protestation.
Suite aux violences policières subies en hôpital et surtout en raison de l’obligation de faire un test PCR avant de se faire opérer, Mounir avait refusé l’opération. Il craignait en effet que la préfecture utilise ce test pour pouvoir l’expulser. Transporté de l’hôpital au CRA, Mounir a passé deux semaines avec une lame de rasoir dans le ventre.

Il arrive aussi que certains retenu.e.s qui font des tentatives de suicide voient un psychologue à l’intérieur, comme si leur déprime pouvait être soignée à coup de psychothérapie et comme si leurs envie de suicide n’étaient aucunement liées à l’enfermement.
En définitive, juges et médecins se renvoient la balle pour ne libérer personne. Les juges ne font rien, car libérer des prisonnier.e.s poussé.e.s aux tentatives de suicide et à l’automutilation reviendrait à valider ces modes d’action. Le médecin lui, travaille à maintenir les personnes enfermées à la limite de la survie, parce qu’un.e mort.e en CRA, ça la fout mal publiquement ; s’il meurent trois jours après leur libération ou leur expulsion, ce n’est plus le problème de l’Etat français.
Les médecins du CRA, de l’Ofii, de l’hôpital, la Préfecture, le JLD, les flics… Tous sont les petites mains de l’Etat, qui orchestre la dégradation de la santé physique et mentale des prisonniers. Ils savent ce que ça veut dire d’enfermer les gens, ils savent la violence que ça représente, ils savent que ça pousse à se mutiler et à tenter de se suicider, et ils le valident par leurs décisions. L’Etat applique une politique de répression et d’enfermement qui banalise la dégradation de la santé, si bien qu’il faut aller toujours plus loin dans la mise en danger de soi pour être pris.e au sérieux.

Le soin est par définition incompatible avec l’enfermement. Le personnel médical qui entre au CRA pour y travailler n’a rien d’héroïque ni d’engagé. En acceptant d’intervenir en CRA, les médecins légitiment l’existence de ces taules et la violence qui les traverse. En étant présents, ils cautionnent les mauvais traitements subis par les prisonniers, lorsqu’ils ne les provoquent pas.
Le vrai courage est celui des prisonnier.e.s qui luttent pour leur liberté, souvent en mettant en danger leur vie. Ce qui doit être visible, ce sont leur révolte et leur parole, pas celle de ceux et celles qui décident de participer à ces machines de destruction de la santé que sont les Centres de Rétention.

Il n’y a pas de santé sans liberté !
A bas les CRA !

[France] Affrontements dans plusieurs villes après la décision du Conseil constitutionnel

Publié le 2023-04-16 21:15:08

La décision du Conseil constitutionnel, qui a validé l’essentiel de la réforme des retraites, a été accueillie vendredi par des huées sur le parvis de l’Hôtel de Ville à Paris, où plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées.



Une manifestation sauvage s’est alors mise en route. Le cortège se dirigeait vers le Conseil constitutionnel, mais il a été stoppé par la police, il s’est alors dirigée en direction de la place de la Bastille. Plusieurs vélos en libre-service et plusieurs poubelles ont été incendiés. À 22 h 30, la préfecture de police avait procédé à 112 arrestations. D’autres manifestations ont été organisées partout en France ce vendredi soir, notamment à Marseille (ou le trafic ferroviaire a été suspendu en raison de la présence de manifestants sur les voies), Toulouse, Nantes, Montpellier ou Lille. Une manifestation sauvage a également eu lieu à Grenoble, où des gaz lacrymogènes ont été tirés par la police contre les manifestants. À Strasbourg, quelques centaines de personnes, sont parties après la fin du rassemblement en manifestation sauvage dans les quartiers bordant l’hypercentre et les forces de l’ordre ont là aussi fait usage à plusieurs reprises de gaz lacrymogènes. A Rennes, la porte d’un poste de police du centre de Rennes et celle d’un centre des congrès ont été incendiées lors de la manifestation.