Vive l'Anarchie - Semaine 16, 2025

Sommaire

Soutien au DDPF : depuis le 13 avril, attaques ciblées et coordonnées du système pénitenciaire

Publié le 2025-04-21 07:33:07

Actualités Répression - Justice Prisons - Luttes Anticarcérales

Soutien au DDPF : depuis le 13 avril, attaques ciblées et coordonnées du système pénitenciaire


Depuis le 13 avril, plusieurs attaques sont menées contre des établissemnts de l’administration pénitencière en France, mais aussi sur des agents qui participent au système qui torture et enferme les prisonnier.es. Ces attaques étaient signées par des tags « DDPF » . En bas de cet article, il y a une liste plus ou moins exhaustive des attaques (elle vient d’une carte interractive du parisien donc ça vaut ce que ça vaut).

Le sigle « DDPF » pour Droit Des Prisonniers Français, renvoie à un groupe telegram et un tikotk créés le 12 avril. À ce jour, le groupe a été examiné par la police et fermé par telelgram et tiktok. Sur ce groupe telegram, auquel nous n’avons plus accès, étaient postées de nombreuses revendications. En description du groupe il y avait ce texte (qui n’est plus accessible) :

« Communiqué paru sur télégram : »Tous les détenus de France doivent se mobiliser et se réveiller."

« « *DÉFENSE DES DROITS DES PRISONNIERS FRANÇAIS*

Bienvenue sur le canal officiel des droits des prisonniers français. Ce canal est un mouvement dédié à dénoncer les atteintes à nos droits fondamentaux auxquelles le ministre Gérald Darmanin compte porter atteinte.

Tous les détenus de France doivent se mobiliser et se réveiller. L’heure est grave : nous entrons dans une ère dangereuse et inquiétante pour l’avenir de la population carcérale.

Ce canal nous permettra de recueillir les témoignages de vous, les détenus de France. Nous devons être unis face à cette situation.

- À l’heure d’aujourd’hui, si en 2025 nous pouvons regarder la télévision, fumer des cigarettes, manger en cellule en toute tranquillité, c’est uniquement parce que nos anciens se sont battus pour ces droits fondamentaux. Ces mêmes droits, qui auraient pu être un automatisme, ont nécessité un combat pour faire comprendre qu’avant d’être des prisonniers, nous sommes avant tout des humains.

- Pareillement, concernant les heures de promenade : il y a encore quatre ans, nous avions droit à 2h30 le matin et 2h30 l’après-midi. Aujourd’hui, nous sommes réduits à une promenade l’après-midi, un jour sur deux, et seulement pour 1h.

- Les coûts des cabines téléphoniques sont faramineux et extrêmement chers. Certains détenus ne peuvent pas se le permettre, que ce soit les personnes interdites de contacter leurs proches à l’extérieur ou celles avec très peu de moyens, vu le prix qui s’élève à pratiquement 1 € la minute, ce qui est très cher pour des détenus, quelle que soit leur classe sociale.

- La suppression des activités diverses est tout aussi impactante pour les détenus. Pour les personnes en mandat de dépôt, cela permettait de s’aérer l’esprit et, par la même occasion, de récupérer des RPS. Mais encore une fois, monsieur Gérald Darmanin vient dérégler le processus de réinsertion des détenus…

- Les surveillants qui nous frappent, qui violent certains détenus, qui exercent des pressions physiques et psychologiques : la plupart des suicides en prison sont dus à l’agressivité de l’administration pénitentiaire et à sa déontologie. Combien sont morts après avoir fait plusieurs mises en demeure sans que la direction ne les prenne en compte ? Combien sont frappés dans des salles isolées, hors de portée des caméras ? Combien de fois l’abus de pouvoir a-t-il été utilisé pour cacher les circonstances de nombreuses violences sur les détenus ?
Cette publication est pour remettre les choses au clair.

Mr Darmanin pense à surfer sur la vague pour faire entendre ce qu’il a envie aux médias.
Sachez que nous sommes pas des terroristes, nous sommes là pour défendre les droits de l’homme à l’intérieur des prisons.
Depuis quelques années, une majorité des surveillants humilie, insulte et violente les personnes détenues. Quand les détenus se plaignent en faisant un recours, ils finissent à l’opposé de la France ou avec des fouilles humiliantes répétées ordonnées par la hiérarchie.
Ils ne respectent en aucun cas la loi, par contre, quand cela les arrange, ils l’appliquent fermement.
Les surveillants ne font que se plaindre alors que 80 % du temps de leur travail, ils sont dans leur bureau à discuter.
Et depuis l’affaire Amra, que la majorité des détenus n’ont pas cautionnée, la mort de ces agents-là, pourquoi se servir d’Amra pour faire du mal aux 82 000 autres détenus ?
Ça n’a ni queue ni tête.
La guerre, c’est vous, Darmanin, qui l’avez déclenchée, nous, on veut juste que les droits de l’homme soient respectés.
Mr Darmanin, pendant que vous pensez à votre présidentielle 2027.

Ps : Mr Darmanin, c’était pour vous dire, Mr Retailleau est plus bon que vous, vous n’allez même pas passer le premier tour à la présidentielle 2027. » »

Ci dessous également des passages tronqués de ce groupe telegram qu’on a pu trouver sur l’article de libération . /checknews "Menaces, revendications, critiques de Darmanin : plongée dans le canal Telegram du groupe « DDPF », suspecté d’être derrière les attaques de prisons"

Le DDPF s’apparente à "un mouvement dédié à dénoncer les atteintes à nos droits fondamentaux auxquel le ministre Gérald Darmanin compte porter atteinte".

Sur la revendication de l’attaque à Agen, il est écrit " Ecole à Agen , où les surveillants sont formés à ne pas respecter les droits de l’homme".
Sur les véhicules incendiés "voiture en feu : des surveillant qui abusent de leur pouvoir (nanterre et réau).
Sur les véhicules incendiés à Nîmes : cette action vise "des surveillants qui abusent de leur pouvoir".

Attaque des ELSP (équipes locales de sécurité pénitentiaire de la prison) d’Aix -Luynes : ""batiment en feu" contre les "ELSP qui abusent de leur pouvoir" : "Les ELSP de Luynes, vous allez tous mourir pour le mal que vous avez fait. Ça paye pas, sachez que notre mouvement s’étend dans toute la France, tous les surveillants qui ont profité de leur pouvoir et qui ont contribué à faire basculer les conditions de détention en paieront les totales conséquences."

Dans la nuit de mardi à mercredi, le véhicule d’un gardien de prison (qui est allé dénigrer les droits des prisonniers sur BFMTV) a été incendié, et la DDPF commente ; " Gérald Darmanin ne va pas te protéger, ta femme et tes gosses, sache-le ". "À tous les surveillants pénitenciaires " : "il est temps de changer de cap et de penser à vos convictions personnelles. Cela va vous dépasser."

« Nous défendons les droits de nos frères et soeurs détenus, quitte à donner notre vie. Soyons solidaires ! L’union, ils détestent ça. Ils cherchent à nous diviser pour mieux régner. N’oubliez pas les anciens : dans les années 1990, ils ont défendu nos droits. C’est grâce à eux que vous pouvez fumer et regarder la télé aujourd’hui. Nous avons de gros investisseurs derrière la DDPF. »

On avoue on a pas trop compris le trucs des investisseurs, mais tant mieux si un tel mouvement de défense des personnes emprisonné bénéficie d’investisseurs c’est tout ce qu’on souhaite. Ce groupe d’action directe n’est pas une avant garde éclairée, mais en apelle à un mouvement , qui souhaite être rejoignable par les prisonnier.Es en lutte : " A tous les détenus de France, nous sommes là pour faire valoir nos droits. Le DDPF se déploiera dans toute la France pour mettre en lumière notre cause et notre combat ! Contactez nous par message privé pour rejoindre le mouvement DDPF."

Pour ça ils ont décidé de s’attaquer aux lieux qui perpétuent cette torture organisée à l’encontre des populations précaires . Ils s’adressent directement aux agents de l’administration pénitenciaire et tentent de réveiller une conscience de classe. Un message publié mardi dans le groupe appelle les surveillants à "démissionner, tant que vous pouvez, si vous tenez à vos familles, à vos proches, aux vraies valeurs essentielles d’une vie. Démissionnez tant qu’il en est encore temps. Gérald Darmanin ne va pas protéger tous les surveillants de France. Darmanin veut juste faire des chiffres pour la présidentielle de 2027 et vous utiliser[...] comme pions de première ligne.

« Le combat sera permanent, les démonstration de force représentées ces derniers jours ne sont rien à côté de ce qui suivra par la suite. Gérald Darmanin a voulu déclarer la guerre à des personnes privées de liberté. Nous, la DDPF, à l’extérieur, nous les soutenons car tous les droits fondamentaux, qui constituent les droits de l’homme, sont bafoués. Détenus, réveillez-vous. » puis un ature message qui accuse Darmamnin d’avoir déclenché la guerre "Sachez que nous ne sommes pas des terroristes, nous sommes là pour défendre les droits de l’homme à l’intérieur des prisons", dénoncer "une majorité de surveillants qui humilient, insultent et violentent les personnes détenues. Quand les détenus se plaignent en faisant un recours, ils finissent à l’opposé de la France ou avec des fouilles humiliantes répétées ordonnées par la hiérarchie."

Sur le compte tiktok de @najathbr, une vidéo laisse apparaître deux messages du compte telegram désormais censuré :

« Le savez-vous ?
- que le travail en prison est accessible pratiquement qu’aux détenus qui sont incarcérés pour des affaires sexuelles ; les autres n’ont pas le droit de travailler ou très peu !
La réinsertion est où ?
- 22h/24h en cellule sans projet de réinsertion, car cela est privilégié aux agresseurs sexuels.
LACIDIVE , c’est vous qui l’avez fabriquée.
- les fouilles humiliantes. Être tout nu, les jambes levées et écartées pendant de longues dizaines de minutes l’abus de pouvoir des surveillants qui sont de moins en moins formés et de plus en plus violents. »

« pour être surveillant, il faut 4/20 pour passer le concours. En France, nous avons le droit de faire des recours.
En prison, les détenus aussi, mais quand ils le font, ils subissent du harcèlement de la hiérarchie. (fouilles répétes, pression psychologique, transfert soudain.)
La France est un pays de DROIT, l’administration pénitentiaire de NON DROIT.
J’invite un journaliste courageux à se faire écrouer quelques semaines et constater : il y a une différénce entre être dans la peau d’un détenu et venir visiter l’établissement avec un député ; il vous montre ce qu’il veut. M. Darmanin fait du favoritisme aux agresseurs sexuels ? Bien évidemment, c’en est un ! »

Pour rappel en prison il y a un mort tous les 2/3 jours :article de l’OIP Les tortures et humiliations c’est tous les jours en prison de la part des agent.es de l’administration pénitentiaire.
Le mitard est un lieu de torture , une prison à l’intérieur des prisons ou beaucoup de détenu.es ont été arraché à la vie dans des conditions horribles , comme le montre le documentaire« Mitard ,’angle mort »
A lyon, le collectif Idir Espoir et solidarités’est formé suite à l’assassinat de Idir Mederres au mitard de Corbas.

Des collectifs anti carcéraux luttent pour les droits des prisonniers, et tentent de dénoncer les conditions inhumaines de la prison ;site internet permis de visite

Un reportage récent d’envoyé spécial « ma prison va craquer ».

Et enfin, ces actions s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre les prisons, et sont l’héritage des luttes dans les années 70 , comme le raconte entre autres le documentaire« Sur les toits » , qui parle notamment de ces luttes, de l’horreur des conditions d’hier et d’aujourd’hui, et de la cruauté de ce sytème, mais aussi de la force et du courage des prisonnier.es, et des soutiens qu’elles ont trouvé auprès des cercles privilégiés de gauche.

Malgré toutes ces dénonciations, Darmanin le pointeur veut renforcer la cruauté de ces lieux avec la nouvelle loi sur le narcotrafic. Pendant que nous demandons la fin des violences physiques, verbales et sexuelles sur la population, pendant que le premier ministre a soutenu des violences pedocriminelles commises sur des centaines d’enfants, que darmanin a violé des femmes précaires, le patriarcat impérialiste harcèle, torture et enferme les plus précaires pour des faits de rébellion, de vente de cannabis etc.

Crève la taule, crève le patriarcat, et vive la liberté !

**liste des attaques du 14 au 16 avril 2025 **************

Ecole Nationale de l’Administration Pénitencière d’Agen
Le 13 avril , vers 23h15, plusieurs personnes incendient des voitures sur le parking de l’ENAP, à Agen. Sept véhicules sont touchés.

Maison d’arrêt de Nîmes
Dans la nuit du 13 au 14 avril, huit véhicules sont la proie des flammes dans une concession Toyota située non loin de la prison de Nîmes. Puis lundi, peu après 21 heures, un véhicule est incendié devant l’établissement.

Maison d’arrêt de Villepinte
Lundi 14 avril, à 22h20, trois véhicules, dont deux appartenant à des agents, sont incendiés près de la prison de Villepinte, en Seine-Saint-Denis.

Maison d’arrêt des Hauts-de-Seine
Lundi 14 avril vers 20 heures, deux personnes mettent le feu au véhicule d’un employé de la maison d’arrêt de Nanterre.

Centre pénitentiaire Sud Francilien
Lundi 14 avril vers 5 heures à Réau, en Seine-et-Marne, la voiture d’une surveillante est incendiée. Des traces d’hydrocarbures sont retrouvées sur trois autres véhicules.

Centre pénitentiaire de Valence
Il est 21h45 le 14 avril au soir quand deux véhicules de surveillants sont incendiés sur un parking public près de la prison de Valence, dans la Drôme.

Direction interrégionale de la protection judiciaire de la jeunesse Sud-Est
Dans la nuit de lundi 14 à mardi 15, des véhicules sont tagués près de locaux de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) à Marseille, et une voiture est incendiée.

Centre pénitentiaire de Toulon - La Farlède
Mardi 15 avril à 0h40, des individus tirent à la kalachnikov sur la porte du centre pénitentiaire de Toulon-La Farlède, dans le Var.

Centre pénitentiaire d’Aix-Luynes
Dans la nuit de mardi 15 à mercredi 16, un véhicule appartenant à un surveillant de la prison d’Aix-Luynes, dans les Bouches-du-Rhône, est incendié devant son domicile.

Centre de détention de Tarascon
Tôt le 16 avril, trois véhicules sont incendiés devant la prison de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, sur un parking réservé au personnel.

*******


P.-S.

qui sont les DDPF ? Narcotrafiquants, avant garde éclairée ou le vrai peuple ?

À part l’article de Libération et si on a la chance de tomber sur des capture écran ui circulent sur internet, il est difficile de retrouver des traces de ces revendications. Le gouvernement semble avoir très peur de ce nouveau groupe, et a déployer une censure millimétrée pour défendre le système pénitencier et museler la révolte .

Pour certain.es, au gouvernement mais pas que, seuls les réseaux organisé de distribution de drogues pourraient être à l’origine de ces actions. Avec un objectif précis : éviter aux chefs de cartel la prison. Seuls de très hauts dirigeants de narcotrafic pourraient être à l’initiative de ces assaults contre la justice. C’est avancer avant même avoir des preuves de quoi que ce soit, que « ils » sont manipulés, motivés par l’argent. C’est un peu la solution de facilité quand on est ignorant d’un fait ou d’un évènement, ou qu’on ne veut pas reonnaître une lutte. Comme quand au procès de Tarnac, les inculpés disent de l’état qu’il cherche à tout prix à organiser une hiérarchie parmi des militant.es anti autoritaire, puisque l’’état fonctionne ainsi, il est incapable de penser d’autres fonctionnements. Pour autant, nier qu’une telle efficacité stratégique , via des attaques coordonnées, seraient un acte pur de rebellion, sans aucun soutien financier ou sans intéressement ce serait naïf

Et puis si on prend l’exemple des attaques / sabotage / désarmement menées ces dernieres années par XR et autres groupe ecolo ... : est ce que ces sabotages sont organisés par la france insoumise ou sandrine rousseau qui payent des petits nouveaux envoyés aux turbins ? Ou bien est-ce qu’il s’agit juste d’un élan organique , un soulèvement de la terre, contre la cruauté du grand capitalisme autoritaire ? Ni l’un ni l’autre. Quand à un moment on choisit de mettre sa vie en danger pour une lutte, c’est pas toujours que pour les bonnes raisons, des fois c’est parce qu’on a des pulsions de mort, parce que on veut prouver aux autres ou à soi même, des fois on est dissocié, aliéné, sous emprise, ou on veut séduire, ou bien c’est par désespoir ou pour un milliard de choses différentes, mais est ce que ces raisons doivent être connues de tou.te.s, pour juger les actes et les paroles ?

Là on a un groupe d’action directe qui s’adresse directement à un ministre -pointeur pour lui dire son hypocrisie, lui l’agresseur sexuel, qui veut rendre la vie plus dure au prisonniers, à ceux qui vivent enfermés, soumis au bon vouloir d’une armée de bourreaux.

Les révoltes de prisonnier.es quant à elles, sont toujours cantonnées à l’oubli et à l’indifférence du monde extérieur.Déjà par tous les fachistes qui soutiennent la torture. Parfois même par les groupes politiques qui se revendiquent anti autoritaires,qui défendent la liberté de « leurs » prisonniers « politique », mais en oublient le sort des milliers de personnes enfermées par une justice fachiste. Mais aussi par des légalistes qui ne remettent pas en cause le système carcéral, comme si enfermer tous les agresseurs serait la solution. ça voudrait dire enfermer plus de la moitié de la population . On le redit mais le plus important, c’est l’éducation et l’autodéfense, pas d’avoir des machos racistes censés nous protégér.

Force à tous.tes les prisonnier.es et à leur soutiens.

Voir en ligne : Article lu sur Rebellyon.info

Assemblée publique « Et ici alors ? Comment lutter contre le militarisme ? »

Publié le 2025-04-21 07:37:06

jeudi 24 avril // La Dar // 19h
127, rue d’Aubagne – 13006 Marseille



Au cours des derniers mois, nous avons exploré différentes raisons et manières de refuser et de s’opposer la guerre. Nous avons écouté l’expérience des Refuzniks, cette poignée d’israëlien·ne·s qui ont refusé d’intégrer l’armée israëlienne et de participer au massacre des Palestinien·ne·s. Puis nous avons tenté de comprendre les enjeux des esquiveurs et déserteurs russes et ukrainiens dans la guerre qui a vu la Russie envahir l’Ukraine.

Nous voulons maintenant questionner l’« ici » et l’échelle locale. Comment résister à la guerre et au militarisme ?

Tout d’abord, réfléchir ensemble aux perspectives locales : quelles sont les prises autour de nous, comment ce territoire est-il miné de lieux, structures, entreprises en lien avec le militarisme ? Et, plus largement, comment s’organiser collectivement ici pour résister à la marche à la guerre ?
Ensuite à l’échelle hexagonale : dans un contexte de poussée des nationalismes, des fascismes, et de réarmement, comment proposer un contre-point ?
Et enfin à une échelle internationale : comment développer, renforcer, recréer une solidarité internationale ? Quels types de solidarité ?
Pour cette assemblée, nous faisons le pari de la discussion et de l’échange. Car, sans forcément être d’accord sur tous ces sujets parfois sensibles, nous souhaitons parler de fond, tout en ayant comme horizon un début d’organisation collective


CYCLE DE DISCUSSIONS & RENCONTRES
Contre la guerre, déserter et s’organiser

Plus un jour ne passe sans que les décideurs de tous bords ne fassent miroiter le retour probable voire imminent de la guerre dans nos contrées. Éloignée ces dernières décennies des portes de l’Europe et considérée comme définitivement mise en échec par l’avènement du libre-échange, la guerre n’avait pourtant pas disparu et continue d’être le quotidien dans de nombreux pays.

Quelles qu’elles soient, les guerres sont profondément liées au capitalisme. Elles servent des intérêts qui bien souvent dépassent ceux et celles qui les subissent. Aucune guerre ne sera jamais « juste », puisqu’elle servira toujours les intérêts des États.

La propagande est la première arme en temps de guerre : celle-ci parvient à faire passer les élans belliqueux des États comme étant acceptés ou désirés par les populations touchées.

Mais partout où c’est possible, de nombreuses personnes continuent de refuser de se battre au nom d’États dont ils ne reconnaissent pas les intérêts comme les leurs. De la désertion individuelle aux luttes affichées contre la guerre, en passant par les actes de sabotage, nombreuses sont les raisons qui poussent à cette décision et tout autant sont les formes que peuvent prendre ce refus, au prix souvent de lourdes conséquences : isolement, exil, jugements, enfermements…

Comprendre les dynamiques guerrières, s’informer sur les choix pour la refuser et les manières de s’y opposer, c’est se donner la possibilité de s’organiser contre ces guerres qui ne seront jamais les nôtres.
marscontrelaguerre@riseup.net

Kantine de soutien anti-rep

Publié le 2025-04-21 13:30:00

Oyé relachereuse

On a les crocs contre ce système qui veut nous affamer !

LUNDI 21 AVRIL Kantine Vegan anti-rep à la Chapelle

En soutien à une amie inculpée, interpellée en manif

La justice n’y va pas avec le dos de la cuillère : interdiction de manif et de port d’armes, + de 100H de TIG (beurk la SPIP), 1an de sursis (boum les prisons), toussa en + de l’amende déjà bien salée.

Cette kantine c’est pour éponger 20 000balles d’amende qui vont directos dans le ventre des banques, leurs vitrines valent de l’or.

De notre côté on vous concocte des crêpes salées / sucrées avec amour et paillette en toping à partir de 19H30 au 36 Rue Danielle Casanova

Et peut être autres joyeusetés sur place 🧨🎏

The Anarchist library is closing permanently due to the closure of The Field which has kindly hosted us since August 2023. (South London,UK)

Publié le 2025-04-21 16:26:30

The last normal Touchpaper opening will be Tuesday 22nd April. After this we will not have a permanent place for the library or discussions (for the foreseeable future).

But TOUCHPAPER DISTRO will continue! And TOUCHPAPER ‘SOCIAL STUDY CIRCLE’ will start meeting soon, in whatever places we can find to gather in.

For anyone interested in circulating, reading and discussing anarchist texts and ideas, please join our mailing list by emailing touchpaper@riseup.net

Orange (Vaucluse) : « Nik le RN »

Publié le 2025-04-22 00:00:00

extrait d’ici / lundi 21 avril 2025

La façade de la permanence de députée Rassemblement national de Vaucluse, Marie-France Lorho, a été recouverte d’inscriptions à la peinture rouge, dénonce ce lundi la députée sur le réseau social Facebook. Les mots « fachos » et « nik le RN » et une croix ont été peints en rouge sur la vitrine de la permanence située en centre-ville d’Orange. […]

Responsibility Claim for the bomb attack on the Ministry of Labour and Hellenic Train – Revolutionary Class Self-Defence (Athens,Greece)

Publié le 2025-04-22 05:42:44

RESPONSIBILITY CLAIM FOR THE BOMB ATTACK ON THE MINISTRY OF LABOUR AND HELLENIC TRAIN

via: darknights.

“Death on the scaffolding, death on the trains, capitalism is fed with blood”

Slogan born in the huge demonstrations of March 2023 for the state capitalist crime in Tempi.

On 26 January 2025 and 28 February 2025 respectively, hundreds of thousands of people demonstrated against the government of murderous anti-worker restructuring and Hellenic Train, a subsidiary of the Italian monopoly Ferrovie Dello Stato, which bears the main responsibility for the murder of 57 fellow human beings in Tempi on 28 February 2023.

The demonstrations and strikes are a contribution to the formation of our collective defence as a Class and at the same time, since they took place in a country that played an active role in the US-Zionist genocidal war in Palestine, a practical act of solidarity with the heroic Palestinian people, who, with gun in hand, are showing the way for the liberation of the peoples of the whole world.

In particular, the strike of 28 February was a response to the rivers of blood that are spilled every day in the labour sweatshops. A response to the unspeakable pain for our fellow workers, our brothers and sisters, our mothers and fathers, our sons and daughters, our friends and girlfriends, lost or crippled in the struggle for a living wage. A response to the relentless class warfare we live every day here.

The massacre of the working class in the workplace as a conscious policy of capital and the state apparatus

The figures for deaths at work, even those given by official state statistics, which do not record a large number of incidents (e.g. of migrants) or show deaths as pathological, are inexorable. In the last three years alone, over 600 workers have died and over 1000 have been seriously injured (amputations, permanent paralysis, severe respiratory and cardiac problems), while thousands of others have been injured in need of medical treatment (with all the multifaceted costs that this entails) in over 40,000 work ‘accidents’. These figures are much higher if we include the hundreds of deaths per year, according to estimates by independent international organisations, from diseases (cancers, cardiovascular diseases) related to unhealthy working conditions (e.g. permanent exposure to chemicals, exhaust fumes), which the Greek state does not even register as such, in violation of international guidelines.

The butchery of the working class in the workplace has a name: it is called class exploitation, the pursuit of maximum profit by capital, the extraction of surplus value. It is called employer terrorism, it is called state policy of strengthening the competitiveness of the labour market, it is called employer trade unionism. It is called memoranda, it is called a policy of reducing public debt, it is called the EU’s fiscal stability pact, it is called the Achtsioglou law, the Hatzidakis law, the Georgiadis law. It is called poverty, unemployment, extortion of survival.

The parliament is a mechanism of class domination. The ministers and deputy ministers, the general secretaries, the technocrats of the Association of Enterprises and Industries, the banks and the shipowners who staff the legislative committees for the drafting of anti-worker laws are well aware of the consequences of the laws they pass. They are fully aware that the abolition of collective labour agreements, compulsory unpaid overtime, six-day work, the slashing of heavy and unhealthy work, the linking of wages to productivity (minimum wage law), the increase in retirement thresholds, the virtual abolition of the labour inspectorate, the criminalisation of strikes and the liberalisation of dismissals, the abolition of basic safety standards, all lead with mathematical precision to an explosion in the number of workers’ deaths and injuries. But that is their job, their role, that is why they are in this position. To shield and reinforce the capitalists’ profitability with the blood of the working class : with the blood of construction workers, shipbuilders and dockers, with the blood of bicycle drivers and train and transport workers, with the blood of call centre and catering workers, with the blood of workers in industry and public works, with the blood of migrant farm workers.

This is precisely why its persons and structures have been in the crosshairs of the proletariat and the revolutionary movement throughout time. From the execution by urban guerrillas in the Nazi occupation of the fascist corrupt labour minister Kalyvas to the bloody battles of the building movement in the 1960s in front of it and the attacks on its structures during the Junta by anti-dictatorship organisations, and from its constant targeting in the post-war period by revolutionary organisations to its militant blockades by workers’ unions.

 

The defence of the life of the working class is a condition for its political formation and its counter-attack

The struggle against the generalised labour slaughterhouse is for the working class a struggle of life. A struggle for its present and future. A defensive struggle and at the same time offensive-revolutionary. No workers’ claim can be won if we cannot first effectively defend our own lives, and on the other hand no effective defence of our gains can be made if this defence is not perceived as a starting point for conquests and revolutionary leaps. We certainly have no illusions that there can be safe working conditions within the capitalist system. Work under capitalism was, is and will be inherently unsafe as the legal theft of labour power by capital, as alienated labour, as wage slavery in the final analysis.

However, until labour is liberated from the shackles of capital, or rather until the way is opened for it and the “society of freely co-operative producers”, we must first of all return from our jobs alive and well. And for this to happen, our first concern cannot be other than the multifaceted development of the promising multinational proletarian current that is being born today in the depths of capitalist production: from the sweatshops of the call centres to the courier companies and from the ports and factories to the strawberry fields and all the sweatshops of wage slavery.

Because, as historical experience has shown, it is precisely there, in the high temperatures of the class struggle where “steel is bound”, that the revolutionary class organisations of the future are born, those which will ground the revolutionary project in the present historical time, and will constitute in this direction the necessary political-military structure for the confrontation with the bourgeoisie, its state and its imperialist allies.

The state capitalist crime in Tempi as a turning point of the class struggle

Similarly to the labour slaughterhouse, the state capitalist crime in Tempi and the government’s management-cover-up in terms of mafia and social humiliation, brought the question of class organisation and defence, forms of struggle, and revolutionary perspective to the fore. For the development of the class struggle in the post-amnesty era, the Tempi was a turning point. They illuminated and at the same time concentrated in an explosive way central aspects of the Greek social formation. From the intensity of the opposition of labour capital and the – elastic – appropriation of social wealth by local and foreign capital, to the role of the state as collective capitalist and the class content of bourgeois justice. And from the -zero – value of our class lives for capital and the -shallow – moral background of state governmental power to the power of popular mobilisation, class solidarity and humanity. In particular, the crime in Tempe showed what the memoranda, privatisations, policies of public debt and deficit reduction meant. What the national objectives of remaining in the EU and Economic Monetary Union meant. No matter how much the systemic propaganda strives for the opposite, since 28/2/2023 the social memory has been imprinted with the “death-murder of 57 people in Tempi” as an answer to the above questions.

The debt of the ΟΣΕ [Hellenic Railways Organization] as a transfer of wealth from the working class to capital, with the state as guarantor

The course of privatisation of the public railways and the results it marked are revealing and leave no room for misinterpretation. Similarly, as it happened in all public infrastructures, from ΟΤΕ [Hellenic Telecommunications Organization], ΔΕΗ [Public Electricity Company], ΕΥΔΑΠ [Hellenic Water Supply and Sewage Company] and forest fire-fighting, to public health and education, the devaluation and dismantling of the public railways was a specific state policy, integrated into the strategies of Greek capitalism and the EU. Public transport, like all public infrastructure, is a burden for the Greek bourgeoisie, an unnecessary burden that it always wanted to get rid of before it was plundered by the big public contractors, the banks and the day labourers of the bourgeois parties and governments.

In any case, the term “public transport”, referring to the ΟΣΕ, can only be misused, just as any use of the term “public” is misused when it identifies enterprises of the civil state. For since it was founded in 1971 by the Junta (retaining a large part of the Junta’s administrative staff even after the post-war period), the ΟΣΕ has been constituted in terms of a private enterprise and not, of course, as a service oriented towards the promotion of the public interest. It was therefore always subject to the capitalist accounting framework defined by the relationship between profit and losses, unlike what would correspond to a public service, albeit under state control, which is supposed to exist to serve the public interest, regardless of profit.

But what appeared to be the losses of ΟΣΕ, and how over the years these losses accumulated to create the huge debt of the organisation and then its bankruptcy and its sale to capital, namely to the Italian railway monopoly Ferrovie Dello Stato, whose subsidiary is Hellenic Train? Apart from the provocative theft of public money by the ΟΣΕ’s administrations, appointed by the bourgeois ruling parties and closely linked to public contractors – which gave birth to the socially repugnant caste of the senior public-police bureaucracy, as in the rest of the public sector, what appeared to be a loss was the difference between the meagre revenues – from the relatively cheap tickets – and the high costs required to keep the railway running at a basic level. A discrepancy which the state covered, as it should have done, albeit to a limited extent, since the money it spent was so much that the railway simply had to survive, money which was not its own, of course, but the people’s money from its heavy taxation. In reality, therefore, the stolen social wealth that the bourgeois state embezzled – at the same time as it relieved big capital from taxation – in order to finance the public services in an underwhelming way, retaining of course a not inconsiderable amount for its people, was registered as a debt of the ΟΣΕ. And to whom was this debt of the ΟΣΕ and therefore of the state and ultimately of the people and the working class? But to the creditors of the Greek state, i.e. the banks and consequently the creditors of the Greek banks, i.e. the European and mainly German, English and French financial capital, as well as, of course, the American capital. The predatory nature of the capitalist imperialist system, which converts the debt of capital to the working class into a debt of the working class to capital and the robbery of the social wealth of a country into a debt of the people of that country to imperialist capital, is revealing.

The privatisation of ΟΣΕ as a state strategy, an EU imperative and a memorandum commitment

In this context, while debts were piling up while the railway was still operating in the terms of past decades with an outdated and small network, the urban clamour for the modernisation and consolidation of the ΟΣΕ and the EU’s demands for ‘enhancing the competitiveness of the transport and public transport sector’ as a precondition for Greece’s accession to the EU and later to the EMU, were in fact the battering ram for its dismantling and eventual privatisation. In 1996, the now modernising PASOK (a social-democratic political party) will carry out the first partition of ΟΣΕ, with the establishment of ΕΡΓΟΣΕ ΑΕ, which undertook the modernisation of the network on the basis of private economic criteria, while five years later ΓΑΙΟΣΕ ΑΕ is established for the exploitation of ΟΣΕ’s real estate. In 2005, under the ND government, the fragmentation of ΟΣΕ was deepened – after another huge transfer of wealth from the bottom to the top through the nationalisation of ΟΣΕ’s EUR 4.5 billion debt – with the establishment of ΤΡΑΙΝΟΣΕ ΑΕ, which undertakes ΟΣΕ’s passenger and commercial services, with tens of millions of euros in endowments, in accordance with EU directives. Three years later in 2008 and while the then New Democracy MP Kyriakos Mitsotakis was speaking openly from the Parliament about the need for the immediate privatization of ΟΣΕ “in order not to burden the Greek people any more”, the then Minister of Transport K. Hatzidakis would lay the foundations for the reconstruction – privatization of the railway, demagoguing indecently about the circumstances of a serious railway accident in Bralos in the same year with 16 injured, where again “human error” and “bad public” had been highlighted as causes, and not the overloaded wagons for profit in violation of all regulations, as the findings of the experts proved.

What New Democracy failed to implement due to the change of government in 2009, the new PASOK government will undertake to continue by transferring 49% of ΤΡΑΙΝΟΣΕ to private investors, until the bankruptcy of the Greek state in 2010 and its inclusion in the regime of memorandum supervision by the EU, the European Central Bank (ECB) and International Monetary Fund (IMF) create new dynamics. The complete privatisation of the railways will become a memorandum commitment of the Greek state towards its creditors, in order to disburse the instalments of its ‘rescue’ from the gigantic debt accumulated by a number of predatory procedures of a similar nature to those that created the railways’ debt, which in 2010 had reached almost 10 billion euros.

In the years that will follow, the railway will go on with reduced and poorly paid staff, non-existent investments in new technologies and safety standards, fully depreciated, so that in 2017 – under the SYRIZA ANEL government and with the consent of PASOK and ND – the privatization of the railway will finally take place, through ΤΑΙΠΕΔ [Hellenic Republic Asset Development Fund] and it will be sold off for 45 million euros to the Italian monopoly Ferrovie Dello Stato. In other words, a public good, which had been paid for with tens of billions of euros of stolen workers’ surplus value, was sold to capital for the above-mentioned paltry price.

This huge transfer of wealth from the social base to capital, especially foreign capital, was attempted to be justified by the then Prime Minister Tsipras as an obligation imposed by the memoranda and that without this sale the Greek state would have paid a 600 million euro fine to the EU, while the payment of the instalments would have been suspended. And indeed this was the case, except that we do not forget that it was the government of the time that had passed the third memorandum, annulling the sweeping popular anti-memorandum will of July 2015, just as we do not forget that he himself had publicly expressed himself in favour of the privatisation, stressing that in the sale contract the Italian monopoly was expected to make productive investments of 600 million euros in the coming years. However, no investment was made – and there was no control in this regard, lest the new investors become unhappy – despite two very serious railway accidents, the first in Serres in 2016 with two deaths and the second in Andendros in Thessaloniki with three deaths. Incidents that had highlighted the non-existence of even the basic safety standards, light signalling, telecommand, European ETCS system, single track over a large part of the network, etc. according to the clear complaints of the workers since then. Controversies that had highlighted the scandal of the non-implementation of the famous 717 contract of 2014 worth several million euros, a contract that would have implemented much of what is necessary for railway safety, but which was deliberately undermined by the private -in essence- ΕΡΓΟΣΕ and the competent state government officials (ministers, general secretaries), in order to keep ΟΣΕ discredited, while the funds of the contract were being subject to provocative waste by the ΕΡΓΟΣΕ management.

Thirsty for services to big capital after almost 5 years away from governance and its gains, the New Democracy, the predominantly historical party of the Greek bourgeoisie, will deepen its policy of privatisation and its “all to capital” policy in all sectors. In particular, as far as the railways are concerned, the government will go so far as to boast about the positive balance sheets that the privatised railways were now showing due to the state subsidy and the state cancelled debt, but also about their ‘modernisation and safety’, even though there were constant complaints from the workers about the deplorable state of the network, the non-implementation of the 717 contract and the unsuitable type of many trains used by Hellenic Train. In order to reward it for these services, the government of the New Democracy will even go as far as to sign a contract with Hellenic Train in July 2022, under which the Greek state undertook to pay more than 60 million euros annually for 15 years (a total of more than one billion euros), including for the development of the network’s barren lines – something that never happened – while it legally relieved the company of almost all of its obligations of 600 million, which it had undertaken when the sale contract was signed in 2017. A law that was accompanied by the government and the competent Ministry of Transport headed by Kostas Karamanlis for the “new era in railway services and safety”.

The crime in Tempi, the government and Hellenic Train

From then on, everything was predestined. Hellenic Train, lavishly funded and free of any trace of formal restriction and with a government ruthless in serving its interests by its side, could now freely indulge in what is the dna of every capitalist enterprise. That is, the pursuit of maximum profit, in that field where, as Marx said, “there is no crime that capital is incapable of committing and no human law that it cannot break”.

On 28 February 2023, in conditions that had been approached several times before, a freight and a passenger train collided head-on in Tempi, resulting in the death of 57 of our fellow working class people. Fathers, fathers, sons, daughters, grandmothers, grandfathers. Young people, students, workers, engine drivers, immigrants, pensioners.

The country’s railway network, which was still operating on single lines, in the absence of any investment for its development, “as a cost to the positive balance sheets of the company”, was not equipped with either light signalling, or telecommand, or of course with the modern means of preventing oncoming traffic on single lines. These were also ‘anti-competitive costs’. The management of Hellenic Train and, of course, the government and the Ministry of Transport knew full well what these criminal deficiencies meant. They knew very well that without all these systems, the railway, understaffed due to staff cuts and without safety infrastructure, was destined at some point – even on the basis of human error due to the lack of training and the overwork of the employees – to bring about many years of misfortune. And of course, alas, if in 2023, with this development of productive capacities, the question of the safety of hundreds of people were to be left entirely to the human factor, without multiple safeguards to nullify the effect of a mistake. These safeguards, however, were not in place, with Hellenic Train fully aware that this would be tantamount to directly exposing the travelling public to death. And of course with full conscience on the part of the Ministry of Transport, which, through the mouth of K. Kramanlis, was smearing the workers as “spoiled” -as the Health Minister today calls the struggling health workers- when they exposed the huge safety gap, the miserable working conditions and the non-implementation of the 717 contract.

Of course, the attitude of Hellenic Train and the government is perfectly compatible with their “being”. And surely one cannot expect sensitivity to the lives of the people from those who have systematically robbed them for years. Ruthless criminal capitalists are the owners of Hellenic Train, the Italian state monopoly Ferrovie Dello Stato. Una faca una raca (One face, one race) with our ‘own’ working class murderers: the shipowners, the industrialists, the bankers and their political representatives, with many of whom, moreover, they work closely. And, of course, Ferrovie Dello Stato is flesh and blood of the always fascist at the core – and openly so today – of the Italian State and of the imperialist Italian big bourgeoisie with its spheres of influence in North Africa and the Mediterranean and its central position in the European industrial division.

A monopoly with organic relations with the NATO war machine and the Zionist state, the murderer of Israel, as evidenced by its dealings with military industries that supply NATO on the one hand, and its relations with the Zionist ZIM, the main supplier of arms to Israel, as well as with the Zionist state itself, for which it undertakes many commercial transports, which is why it maintains offices in Tel Aviv. A monopoly with a long history of class warfare against the Italian proletariat, which also gave birth to armed violence on the part of the latter during the years of revolutionary confrontation in Italy in the 1970s.

The cover-up of the crime in Tempi as an assumption of political responsibility by the government

The class nature of the crime in Tempi determined, as it was obvious, the terms of the political and judicial management of the crime by the government and Hellenic Train. They directly blamed the blame on human error and the “chronic pathologies of the Greek state and public sector” even before the blood had dried, demanding in fact even more freedom of movement for capital, more privatisations and new attacks on what public infrastructure remained. They have been rushing around the scene of the disaster on government orders – disregarding the bodies of the dead – and in violation of every protocol, thus making the investigation very difficult in order to cover up the various responsibilities of Hellenic Train, including those for the monstrous pyrosphere that cost the lives of passengers, responsibilities that could reveal serious aspects of the link between the state, capital, Hellenic Train and illegal black capital. They took out of the frame of criminal responsibility, through their own justice system, the management of Hellenic Train and the Ministry of Transport, as well as of course all those responsible over the years, top government and state officials, who contributed to the railway being in exactly the situation it was in on 28/2/ 2023: that is, a railway of public danger.

In fact, we are not even talking here about a cover-up, but about taking responsibility for the murder of 57 people. Because when not only is the owner of the railway company, which is clearly responsible for the crime, not only not prosecuted, but remains at the helm of the railway, then we are certainly talking about the government, capital and the supervising EU taking political responsibility through bourgeois justice, in its historically familiar role of covering up the crimes of the system (from the magnificent corruptors of the occupation and the torturers of the Junta, to the murderous capitalists of today and their executive organs, the security forces). An assumption of responsibility that becomes even more deafening when even today the basic safety systems have not been installed on the railways, as demonstrated by numerous incidents, the most notable being the one in Agioi Anargyros a few months ago, where by chance we did not have another head-on collision of trains full of passengers. Which becomes even more deafening when the EU continues to make its budgetary programmes for Greece dependent on the progress of transport privatisations, while placing as EU transport commissioner the chosen one of Mitsotakis, Tzitzikostas, as the guarantor of the cover-up of the crime in Tempi.

Practically today the government, the state, capital, the judiciary, the domestic power system as a whole, are saying with bottomless cynicism to the whole society: “this is the framework of the system in which you live”. Similarly to the deaths in the labour camps, similarly to the deaths in Pylos, similarly to the deaths in the fires and floods, similarly to the deaths in the police stations, similarly to the abused and murdered women of the trafficking circles, similarly to the genocide in Gaza in which the Greek state actively participates, the deaths in Tempe are the necessary blood tax for the system to exist and reproduce. Just as the slogan of the March 2023 demonstrations said : “Death on the scaffolding, death on the trains, capitalism is fed by blood”.

The fascism of the domestic capitalist political system and the opposing class awe that is struggling to form

The rulers believed that with the above line – a mixture of bourgeois neoliberal arrogance and extreme right-wing crudity – they could impose themselves against a society badly traumatised by the defeats of the recent past and rehabilitated by the daily struggle for survival. They were, however, disastrously denied. The big social outbreak of March 2023, with three weeks of mobilisations with many hundreds of thousands of people all over the country, which succeeded in synthesising a multitude of political practices (demonstrations, big strikes – one even organised from below without the employer ΓΣΕΕ [General Confederation of Greek Workers], occupations, clashes – street fights) was the first resounding response. A response that obviously drew on the remarkable rearguard battles of the previous period (pandemic – health crisis, the hunger strike of the revolutionary D. Koufontinas, labour struggles, insurrectionary events in Nea Smyrni), and which opened a serious rift in the relations of social representation, which fuelled various political processes and dynamics, both visible and underground, that would inevitably find their way back to manifest themselves. The elections of 2023 with the emphatic victory of the New Democracy did not close this rift, nor did it mean, as unfortunately many voices within the movements argued, that there had been no rift at all and that society had accepted its submission. Alas, with more than 45% abstention, elections can be the ultimate indicator of the orientations of a social formation. And in any case, what the elections showed was that this rupture is real, it is just that one side is coherent, having built around it on the basis of some relative annuities that it can still marginally offer, a strong social coalition with petty-bourgeois and middle-class strata as well as with backward sections of the working class, as bourgeois power has always done. In contrast to our side, which continued without organizational preparation corresponding to the intensity of the attack and with a political discourse often unable to give necessary transitional objectives (e.g. lifting of privatizations) a strategic breath, while it was unable to listen in depth to the universal demand for justice and thus to give it the political class content that corresponds to it, gradually even coming to put the crime in Tempi on the back burner of its priorities.

Almost two years later, in January 2025 – and in the midst of the politically significant solidarity mobilisations in Palestine – the intensification of the class struggle will unleash unprecedented dynamics. All it would take was an audio document capturing the last words of the young people who were dying of oxygen deprivation on the fatal train (and thus illuminating the horrific circumstances of their deaths and the defiant lies of the rulers). The massive demonstrations of 26 January across the country were confirmation that the divisive section centred on the Tempi not only exists, but has a much greater depth, seeking the organisation and political content to become a social explosion and class revolt.

In panic, the system of power, not waiting for the evolution and seeing the popular current threatening it with an overthrow, mobilized all its class hatred, revealing in all its extent its rotten value background, turning without hesitation against the relatives of the dead, practically to the dead themselves, practically to the whole society, saying in fact: “We will kill you and you will bow your head!” But this is in fact the word of a regime, more correctly the word of a fascist regime that demands mass social humiliation and subjugation by force.

If we want to look reality in the face, what the government and its bosses (local and foreign) attempted to do from 26 January 2025 -and from much earlier, of course- was to impose a fascist regime on the country, a regime that they have been diligently establishing for years through specific actions (repressive murderous management of the pandemic, interception, employer and state terrorism, transformation of the country into a vast American base, alliance with Israel). For only a fascist regime can be perceived – and is currently perceived by significant sections of the people – as a condition in which the authorities will murder en masse and openly cover up the murderers, while at the same time bending the memory of the dead, slandering their relatives and suppressing with a murderous instinct the people demonstrating in the streets. Precisely because only such a regime can today guarantee the needs of Greek capitalism in the destabilized international environment of intensifying antagonisms (transnational and imperialist), the new economic and financial crisis and the generalized social discontent and of course only such a regime can effectively serve the interests and plans of its imperialist protectors (USA and EU) and Israel.

In practice, therefore, the dilemma to which we are now called upon to respond, a dilemma to which the historic strike – uprising of 28 February throughout the country gave an equally historic answer, is clear. It is the same dilemma, albeit in different proportions, as the one faced by the peoples and proletariat of the whole world when faced with the danger of tyranny : “Chains or arms”. Let us resolutely choose the latter!

We dedicate these two actions to the Palestinian people and their heroic resistance.

Honour forever to Kyriakos Xymitiris and to those who fell fighting on the road to social revolution!

Revolutionary Class Self-Defence

Source: athens.indymedia

Translated by the Ghost of Pavlos Bakoyannis

Les meilleures blagues sont les plus courtes…

Publié le 2025-04-22 14:56:51

Les meilleures blagues sont les plus courtes…

Analyses et réflexions Antinucléaire Guerres - Antimilitarisme Salariat - Précarité Ecologies

Quand les Soulèvements de la Terre veulent préserver les emplois industriels de l’armement, du nucléaire, etc.

Beaucoup de critiques ont déjà été faites sur les Soulèvements de la Terre : leur composition avec la gauche, leur instrumentalisation des luttes locales et des gens en général, leur façon verticale de prendre les décisions (« transversalité » dans leur jargon), etc. Un peu moins sur le fait qu’ils sont en train de réhabiliter l’écologie politique – qui nous promet un nouveau monde de merde à coups de transitions énergétiques et digitales et dont les promesses d’hier sont les cauchemars d’aujourd’hui. Rien ne peut plus nous surprendre. Et pourtant…

Fin 2024, les Soulèvements de la Terre ont ainsi cosigné un texte intitulé « La lutte contre les licenciements dans l’industrie est une lutte écologiste », avec la CGT Total Energie Grandpuits, les Amis de la Terre et Extinction Rébellion. Le communiqué évoque « les plans de licenciements massifs dans les secteurs de la chimie, de la métallurgie et le commerce », citant au passage « Vencorex, Arcelor Mittal, Michelin, Auchan, Airbus, Valeo ». Autant d’entreprises dont la nocivité tant dans l’exploitation des gens que dans leur participation aux ravages industriels est évidente.

La moins connue est Vencorex. Que produit-elle ? Dans un texte appelant à la nationalisation de Vencorex, la CGT nous en dévoile quelques pépites : « De Vencorex dépend donc un grand nombre d’entreprises et parmi elles, certaines dont l’activité est stratégique et assure la souveraineté nationale dans les domaines de la défense, de l’industrie spatiale, du nucléaire ou du sanitaire. Le sel, extrait des mines de Hauterives par Vencorex est purifié sur la plateforme de Pont de Claix qui autoconsomme et en revend à Arkema (Jarrie). Ce sel français, de pureté inégalée, sert à la production de Chlore pour Arkema et à la production de perchlorate de sodium, source unique d’approvisionnement d’ArianeGroup pour la fabrication du propergol chargé dans les boosters d’Ariane 6 et dans les missiles stratégiques M51 équipant nos forces de dissuasion nationales. Le Chlore produit sur la plateforme de Jarrie sert, entre autres à la fabrication d’éponges de Zirconium par Framatome, utilisées dans les réacteurs nucléaires civils. De l’acide chloridrique produit par Vencorex dépend la production de Chlorure Ferrique, un agent de traitement pour la potabilité de l’eau fabriqué par Feralco, acteur majeur dans le domaine puisqu’il participe à l’approvisionnement en eau potable de plus de 130 millions de personnes en Europe ». Le nouveau slogan des Soulèvements serait-il « Désarmer l’empire Bolloré, mais armer la France » ?

Merci les Soulèvements de la Terre et ses acolytes de sauver cette industrie, ses emplois et ses très vertueuses activités… On sait depuis longtemps que tous les gauchistes – même repeints en vert – ont la fâcheuse tendance à porter des œillères et à ne pas voir ce qui contreviendrait à leur stratégie du moment. Mais là, quand même, ça pousse le bouchon un peu loin, non, surtout quand la chefferie gouvernementale appelle à entrer en « économie de guerre » et relance tous azimuts l’industrie nucléaire ?

Le communiqué continue en faisant la part belle à la défense de l’emploi, puisque « ce sont les mêmes qui licencient en masse et qui ravagent le monde, exposant au passage les travailleurs et leur santé au pire des pollutions. » L’ennemi de ton ennemi est ton ami. On est dans l’art de la guerre et la stratégie politicarde, pour ne pas dire militaire – mais l’une n’est-elle pas la continuité de l’autre ? Rien de bien inspirant pour qui considère que tous les moyens ne sont pas bons pour parvenir à ses fins… Mais rien de bien étonnant non plus venu des Soulèvements.

Il y a toutefois ici je crois une méconnaissance profonde du monde du travail dans le secteur industriel et des conflits internes dans les industries en déclin. C’est le cas par exemple du secteur de la pétrochimie, où les ouvriers représentent une certaine élite salariale en termes de condition de revenu. On commence souvent à plus de 2000e net et on peut finir souvent avec plus du double, le tout agrémenté de primes parfois rondelettes. Ce n’est pas le monde de la misère. C’est lié au caractère stratégique de ces industries pour les gens de pouvoir, qui préfèrent arroser plutôt que d’aller au conflit, mais cela tient surtout aux luttes que les ouvriers d’antan et d’aujourd’hui ont su mener, imposant un rapport de force avec le patronat. Bien loin de moi l’idée de leur reprocher. Mais ceci ne doit pas occulter les tendances très corpo dans ce secteur, relayées par les syndicats, CGT compris. On comprend pourquoi les salariés, qui travaillent parfois dans ces industries de père en fils, ne veulent pas que ça s’arrête et refusent les plans de licenciement – d’autant plus quand on leur propose à la place, par exemple, d’aller fabriquer des éoliennes à la chaîne pour à peine plus du SMIC. On comprend moins pourquoi des gens qui veulent sauver la planète, ou quelque chose dans le genre, se retrouvent là-dedans.

D’autant qu’il y a aussi des tas de salariés de ces industries qui privilégient de lutter pour partir avec le plus gros chèque possible et les meilleures conditions de reclassement envisageables. Histoire de pouvoir échapper un temps à la misère du turbin, mais aussi pour se reconvertir. Ce sont d’ailleurs souvent les générations entre 20 et 40 ans qui sont les plus ouvertes à changer de boulot, parce qu’ils ont bien conscience de contribuer au désastre ambiant. Et perso, je trouve que c’est plutôt ça la bonne perspective. Bien sûr que l’ouvrier n’a pas la même responsabilité que la direction ou l’actionnaire, mais il n’empêche que ces industries n’empoisonneraient pas la planète sans ouvriers pour faire le job. C’est toute la difficile question de l’emploi dans ces secteurs et dans le capitalisme en général. Or, il me semble que de fait il y a des emplois nuisibles et des industries désastreuses qui ne méritent pas d’être sauvés. Et pourquoi pas, même, critiquer le travail en général ?

Des personnes un tant soit peu soucieuses de cohérence essaieraient plutôt de se solidariser avec les gens cherchant à partir avec le maximum, qui en plus sont souvent en marge des bureaucraties syndicales et de tout leur côté chiant (proximité avec les directions, verticalité, refus du sabotage pour préserver l’outil de travail, etc.). S’associer avec la CGT dans ces industries au moment de plans de licenciement, c’est s’associer avec le syndicat qui défend idéologiquement l’emploi à tout prix, sans vraiment se soucier de la finalité de la production. Pour faire bien, elle peut d’ailleurs elle-aussi, comme le patronat, se donner bonne conscience en vantant les mérites d’une transition écolo à coups de panneaux solaires, voitures électriques et surtout centrales nucléaires. Aidez-nous à garder la boîte sous pavillon CGT et on vous promet un monde meilleur : un capitalisme à visage humain, un capitalisme vert, toutes les conneries dont on sait depuis longtemps qu’elles ne sont que des conneries. Et on évitera de parler du sujet de l’extractivisme nécessaire à ces plans foireux transitionnels, qui vide la planète, pollue à outrance, broie des vies et entretient des guerres partout dans le monde. Mais après tout, ça donnera des débouchés aux missiles qu’on continuera à produire sous label ‘’autogéré’’ (ou ‘’nationalisé’’).

Le communiqué relance aussi le vieux mythe autogestionnaire, déjà prôné par la CFDT dans les années 1970 et qui ne visait pas à en finir avec le capitalisme mais à infléchir ses côtés les plus contrariants – à l’aménager, en somme. Ainsi, le cartel d’organisations déclare que « nous pouvons dessiner une autre issue à la crise écologique et sociale, en socialisant sans rachat les usines condamnées à fermer sous le contrôle des travailleurs, afin de lancer leur reconversion écologique entre les mains de ceux qui en ont l’intérêt : les travailleurs et les habitants. » La socialisation des moyens de production est plutôt une chouette perspective – encore faudra-t-il se mettre d’accord avec la CGT qui dans le même temps appelle à une nationalisation de ces industries, ce qui n’est pas du tout la même chose. Et encore faut-il s’entendre sur les moyens de production à socialiser.

Derrière ce vieux mythe autogestionnaire se cache surtout celui qu’il serait possible de reconvertir le tissu industriel pour le rendre écolo. Croire qu’un collectif ouvrier, même animé des meilleures intentions, pourra détourner les mêmes infrastructures de leur fonction première, c’est tout simplement prendre des vessies pour des lanternes et ne pas bien comprendre les tenants et les aboutissants des moyens de production actuels. Autogérer dans son coin, c’est de toute façon rester enchaîné aux contraintes du Capital. Sans en finir en même temps avec ces contraintes, et donc sans un élan révolutionnaire, les seules autogestions possibles sont dans des petites niches. Or, on n’autogère pas une usine comme on autogère sa petite maison de santé à la cambrousse avec une pote médecin et un compère infirmier ou sa petite épicerie bio…

Et de toute façon, loin d’être réappropriables, la plupart des infrastructures matérielles de nos sociétés – les autoroutes, les centres commerciaux, les nouvelles technologies de contrôle, l’industrie de l’armement, les mines industrielles, les centrales nucléaires et leurs déchets, etc. – peuvent être considérées comme des forces aliénantes en soi, par nature inappropriables dans une perspective émancipatrice (et garantissant la possibilité d’une vie saine). Il y a de toute façon derrière ce chant de convergence des luttes comme une petite musique rappelant que « le communisme, c’est le gouvernement des soviets plus l’électrification de tout le pays ». On se souvient de ce que ça a donné, merci bien !

Par cette formule prononcée en 1919 par Lénine, les bolcheviks se lançaient dans un vaste programme d’industrialisation en mettant aux pas paysans et paysannes, opposants et opposantes (y compris celles et ceux avec qui les bolcheviks avaient combattu les armées Tsaristes), et toutes celles et ceux qui étaient soupçonnés de tirer au flanc. Désormais les soviets (conseils ouvriers) sont mis au pas, gouvernés depuis Moscou par Lénine et sa garde rapprochée, à travers des plans quinquennaux et des commissaires du peuple. De fait, l’industrialisation n’est pas compatible avec le fait que les personnes décident elles-mêmes de la finalité de leurs activités ; elle est contradictoire avec l’autonomie. Comment se réunir pour décider ensemble quand il faut se hâter à produire et innover ? Et on pourrait prolonger la réflexion en s’intéressant de près aux processus nécessaires à l’activité industrielle, parcellisant les tâches à outrance, séparant et hiérarchisant entre concepteurs et producteurs, contraignant à suivre les cadences des machines. Il n’y a d’émancipation possible que sur les ruines de la société industrielle ! Donc merci de ne pas contribuer à son maintien…

Le capitalisme continue sa mutation. Et à chacune de ses mutations, il y en a qui veulent accompagner sa mutation, en sauvant les emplois, en le verdissant, voire en l’autogérant. Comme si autogérer de la merde était une chouette perspective. Ces luttes défensives pour préserver l’emploi se perdront comme souvent dans les méandres des contradictions de la recherche de croissance et de puissance et rateront l’essentiel : à quoi sert notre « force de travail » et faut-il assurer la pérennité de la société industrielle ? Résister aux conditions réelles et immédiates de l’exploitation ne doit surtout pas, comme le fait en général les syndicats et la gauche (Soulèvements compris), mettre des œillères sur les fondements de la domination et de l’exploitation. C’est comme ça qu’on peut vite finir à défendre les industries qui polluent au nom de l’écologie… Ou carrément des industries qui participent à la fabrication de la bombe atomique ! La cogestion de l’ordre existant empêche de toute façon de trouver les voies d’émancipation des dépendances aux systèmes techniques et bureaucratiques.

Je préfère cette vieille proposition anarchiste : détruire ce qui nous détruit, en finir avec la domination et l’exploitation, incluant cette vieille fonction économique qu’est le travail – ce qui demandera quelques bons efforts. Et il peut être tout à fait cohérent de se solidariser avec des grévistes pour qu’ils obtiennent le meilleur plan de départ possible et qu’ils ne soient pas emmerdés par les administrations de contrôle des chômeurs et chômeuses pendant et après leur reclassement, tout en contribuant de diverses manières à détruire ce qui nous détruit. Encore faut-il considérer la cohérence comme une boussole de l’agir.

Lǎohǔ

A lire aussi...

2025-04-22 06:34:01

Publié le 2025-04-22T08:34:01+02:00

[ZAD NDDL] Expulsion en cours à la Grée !!!
Des engins de chantier sur place.

La Grée – ZAD NDDL !! Appel a soutien !!

Publié le 2025-04-22T22:29:42+02:00

Ce matin du 22 avril 2025 l’expulsion de La Grée (dernier lieu en dur à pratiquer « l’accueille inconditionnel » et à ne pas être dans un processus de légalisation) a commencé vers 7h.

A 6h les CRS et gendarmes ont débarqué en nombre avec blindé, hélicoptère et drones pour sécuriser les alentours et protéger les engins venus désamianter les hangars de l’ancienne ferme.

Des contrôles routiers ont lieu tout autour et dans la ZAD, avec interdiction d’y circuler sans justificatif de domicile.

Vu les surfaces à désamianter, l’opération va durer plusieurs jours mais nous ne savons pas encore si tout va être détruit ou muré.

Vu les centaines de CRS et gendarmes déployés dans le secteur on redoute d’autres destructions dans les jours qui viennent. Les dernières expulsions/destructions de cabanes avaient eu lieu en 2021.

L’huissier a laissé une demi heure aux occupant-e-s pour prendre leurs affaires et sortir, mais a certifié n’avoir aucun document du type ordonnance d’expulsion à leur montrer, ni aucune autre justification. Cela nous questionne sur la légalité de cette opération…

Une dizaine de caravanes et véhicules ont été écrasés et mis dans une benne, tandis que quelques autres dont les occupant-e-s étaient présentes ont été déménagés par une dépanneuse…

Ce lieu symbolique de résistance populaire contre l’aéroport et son monde sera ré-occupé, qu’il soit détruit ou muré, et les cabanes détruites refleuriront sans cesse car notre détermination à inventer et faire surgir des nouveaux mondes plus justes et souhaitables est sans limites !

Rencontrons-nous, soyons solidaires face aux autoritaires, résistons face à la fascisation ambiante des esprits, et puis dansons sur les ruines du capitalisme mortifère jusqu’à ce qu’on l’enterre une fois pour toutes !

Ils détruisent, on reconstruit !!!

On maintient la fête des 10 ans de la Grée prévue le 24 Mai prochain avec Shlag Division et leurs potes, probablement sous forme de manif de ré-occupation/re-construction !

Rejoignez nous dès maintenant !!

L’Agréeablement votre !

(Aujourd’hui la tour est tombée)

Discussion lundi 28 avril à 19h : Retour de flammes pour les matons ! contre un énième durcissement de l’enfermement

Publié le 2025-04-23 00:00:00

Retours de flamme pour les matons !

contre un énième durcissement de l’enfermement

Ces temps-ci, la matonnerie fait étalage de son désarroi face à une vague d’actions menées avec des moyens divers et dont la concomitance, et un certain niveau d’intensité il faut bien le dire, démultiplient l’impact. Les agents de l’enfermement de masse semblent redécouvrir qu’ils ont des noms, des adresses et une tâche dont on ne peut se vanter publiquement sans risquer un digne retour de bâton. Seuls les défenseurs de la paix sociale, de ses rapports d’exploitation et de ses violences ordinaires relaieront les continuelles pleurnicheries de ces larbins qui ne font que leur travail. La dite surpopulation ne fait qu’exacerber la révoltante condition des prisonnier-e-s qui ne peut laisser indifférent-e quiconque ayant ressenti-e la torture institutionnelle sur son chemin. La promesse de recréer des quartiers de haute-sécurité justifiée par la figure du narcotrafiquant comme celle d’enfermer toujours plus avec de nouvelles taules ou des cellules en kits prêtes à l’emploi, rappelant les conteneurs utilisés pour enfermer les insurgé-e-s kanaks en 2024, est un message pour tous les révolté-e-s : L’Etat ne se contentera pas d’étendre l’enfermement par des mesures dites « alternatives » à l’incarcération en maison d’arrêt, il compte sur sa « troisième force répressive » pour l’approfondir par des régimes d’isolement toujours plus dégradants et insupportables, par l’usage de la technologie pour un ersatz de contacts humains et par la multiplication des murs en béton pour séparer et trier sa population. Face au terrorisme d’Etat, qui lui est nécessaire pour intimider durablement et contenir toutes velléités de rébellion contre son ordre abject, il n’y a pas d’en-dehors et l’action directe décentralisée et imprévisible reste un bon moyen pour relancer les hostilités ou appuyer les révoltes à l’intérieur. Des actions dont les matons font régulièrement les frais mais rarement ou pour la première fois de cette manière singulière.

Quelles résonances cette vague peut-t-elle entraînées dans son sillage ? C omment dialoguer avec cette conflictualité déterminée bien que limitée ? Comment ou pourquoi contribuer à cette dynamique, y apporter nos singularités, nos conflits, nos idées, nos perspectives ? Qu’est ce qu’elle nous dit de la guerre sociale en cours ? Voilà quelques pistes de réflexions parmi d’autres que nous tenterons d’approfondir ce lundi 28 avril à 19h.

Rencontres antimilitaristes à Sainté

Publié le 2025-04-23 00:00:00

Rencontres antimilitaristes à Sainté

Le week-end du 24-25 mai se profilent deux jours de rencontres antimilitaristes à Saint-Étienne.
Le programme est en cours de construction mais tu peux déjà réserver ton week-end.
Ca se passera principalement à la MJC des Tilleuls, 8 rue du pavillon chinois.

On y causera embrigadement mais aussi désertion, résistances aux guerres et perspectives de luttes antimilitaristes.

Plus d’infos prochainement.
A bientot !

Rome (Italy): 17 Teslas go up in smoke

Publié le 2025-04-24 07:13:27

Seventeen Teslas went up in flames at the only Tesla dealership in Rome on Sunday night, Monday March 31, at around 4.30 am.

In the Torrenova district, a mix of residential and industrial buildings, the Teslas caught fire in several places, including in the dealer’s yard on via Serracapriola, and a few metres further on under the recharging shelters.

While investigators have indicated that they are not ruling out any leads, they are leaning towards arson, and as this is Italy, it is the possibility of an “anarchist attack” that has been pointed out by the press, following Interior Minister Matteo Piantedosi. For his part, Tesla CEO Elon Musk reacted to the fire on his social network X, publishing a post containing a single word: “Terrorism”. On this topic, the techno-fascist and now US Secretary of State knows what he’s talking about…

[Summary of Italian press, March 31, 2025]

via: sansnom

Translated by Act for freedom now!

Athens,Greece : A coordination’s attacks in solidarity with the anarchists M.Μ, D.Ζ. | Deprivation of health care is torture by Anarchists

Publié le 2025-04-24 07:41:48

A coordination’s attacks in solidarity with the anarchists M.Μ, D.Ζ. | Deprivation of health care is torture

31/10/24 will remain forever engraved in our hearts, it will be a constant reminder of the reasons we are fighting for. On that day, in Arkadias Street, in Ampelokipi, an explosion occurs following the processing of explosives, with the tragic consequence of the death of the anarchist guerrilla Kyriakos Xymitiris and the serious injury of the anarchist Marianna M.

Marianna is transferred to Evangelismos Hospital with multiple injuries and a haematoma in her head. The anti-terrorist gang don’t miss an opportunity to take a blood sample from her, as long as she hasn’t fully regained consciousness. In the following days, a horror show begins inside the hospital, with her comrade isolated, her privacy violated and the interrogator herself pressuring her to testify, while she was not yet in a position to talk. The climate of revenge culminates with her transfer to prison on 15/11, just one day after undergoing surgery. From then on, imprisoned in Korydallos women’s prison, she is faced with miserable sanitary conditions and total lack of medical care. These conditions constitute a form of torture that shows the eternal hatred that the state has for every captured and oppressed activist. Marianna has not been given a CT brain scan to monitor the haematoma during the months she has been held in prison, with her dizziness constantly worsening. On the contrary, she has been informed by the prison neurologist that unless she has an epileptic seizure, she will not go to hospital.

The health of her comrade Dimitra, who is accused in the same case and was remanded in custody a few days after the explosion, is also being treated the same way. Dimitra developed severe rashes and itching, with doctors administering sedatives to her for two months, without any examination, and attributing her symptoms to psychological factors. When Marianna also developed similar symptoms, they decided that it was scabies and placed them in isolation.

On 29/03, Dimitra’s health deteriorates and she is transferred to Korydallos Hospital, where the doctor in charge tells her characteristically, “For us, you are just numbers.” However, Dimitra does not succumb to the psychological warfare and mockery of the doctors and demands her transfer to the hospital in Nikaia that is in charge of the situation. The EOM, in order to intensify her torture, subjects her to a dermatological and gynecological examination by the doctors inside the transport van under the presence and gaze of the cops.

The above is something more than expected when we talk about the conditions of detention in Greek prisons. Korydallos “Agios Pavlos” hospital has been described as hell due to the miserable conditions it is in and the deaths it has caused…

With our own means we decided to show our anger against the torture of our anarchist comrades. We chose to attack state and capitalist targets, returning some of their violence. The time has come for fear to change sides. Our captive comrades are not alone. You are responsible for their deteriorating health and you will find us in front of you.
We take responsibility for the A coordination’s attacks at the following points:

• My Market, Agios Eleftherios area
• Sklavenitis super Market , Zografou area
• N.D. Offices, Galatsi area
• Sabotage of National Bank ATM, Chalandri area
• Diplomatic Corps Car, Gyzi area
• Luxury apartments that are set to open soon, Exarcheia area

The blows are dedicated to comrade Kyriakos Xymitiris. Through continuous struggle we defend the memories of our comrades who resolutely joined the Revolutionary Cause and challenged the monopoly of state and capitalist violence in practice. Kyriakos Xymitiris will remain immortal and will accompany us forever on the streets of fire. He will be a constant inspiration, his unspeakable humility, his steely stubbornness and his genuine dedication to the struggle with all means. He will remind us that everything is possible.

Lack of medical care is torture
Immediate release of the comrades arrested in the Ampelokipi case
Solidarity with the imprisoned anarchist comrades Marianna M. and Dimitra Z.
Kyriakos Xymitiris, one of us, a comrade forever on the streets of fire
Solidarity with the evicted Rasprava squat
Solidarity with the struggling people of Palestine

Anarchists

————————

via: athens.indymedia

Translated by Act for freedom now!

Athens,Greece : A coordination’s attacks in solidarity with the anarchists M.Μ, D.Ζ. | Deprivation of health care is torture by Anarchists

Publié le 2025-04-24 08:35:03

A coordination’s attacks in solidarity with the anarchists M.Μ, D.Ζ. | Deprivation of health care is torture

31/10/24 will remain forever engraved in our hearts, it will be a constant reminder of the reasons we are fighting for. On that day, in Arkadias Street, in Ampelokipi, an explosion occurs following the processing of explosives, with the tragic consequence of the death of the anarchist guerrilla Kyriakos Xymitiris and the serious injury of the anarchist Marianna M.

Marianna is transferred to Evangelismos Hospital with multiple injuries and a haematoma in her head. The anti-terrorist gang don’t miss an opportunity to take a blood sample from her, as long as she hasn’t fully regained consciousness. In the following days, a horror show begins inside the hospital, with her comrade isolated, her privacy violated and the interrogator herself pressuring her to testify, while she was not yet in a position to talk. The climate of revenge culminates with her transfer to prison on 15/11, just one day after undergoing surgery. From then on, imprisoned in Korydallos women’s prison, she is faced with miserable sanitary conditions and total lack of medical care. These conditions constitute a form of torture that shows the eternal hatred that the state has for every captured and oppressed activist. Marianna has not been given a CT brain scan to monitor the haematoma during the months she has been held in prison, with her dizziness constantly worsening. On the contrary, she has been informed by the prison neurologist that unless she has an epileptic seizure, she will not go to hospital.

The health of her comrade Dimitra, who is accused in the same case and was remanded in custody a few days after the explosion, is also being treated the same way. Dimitra developed severe rashes and itching, with doctors administering sedatives to her for two months, without any examination, and attributing her symptoms to psychological factors. When Marianna also developed similar symptoms, they decided that it was scabies and placed them in isolation.

On 29/03, Dimitra’s health deteriorates and she is transferred to Korydallos Hospital, where the doctor in charge tells her characteristically, “For us, you are just numbers.” However, Dimitra does not succumb to the psychological warfare and mockery of the doctors and demands her transfer to the hospital in Nikaia that is in charge of the situation. The EOM, in order to intensify her torture, subjects her to a dermatological and gynecological examination by the doctors inside the transport van under the presence and gaze of the cops.

The above is something more than expected when we talk about the conditions of detention in Greek prisons. Korydallos “Agios Pavlos” hospital has been described as hell due to the miserable conditions it is in and the deaths it has caused…

With our own means we decided to show our anger against the torture of our anarchist comrades. We chose to attack state and capitalist targets, returning some of their violence. The time has come for fear to change sides. Our captive comrades are not alone. You are responsible for their deteriorating health and you will find us in front of you.
We take responsibility for the A coordination’s attacks at the following points:

• My Market, Agios Eleftherios area
• Sklavenitis super Market , Zografou area
• N.D. Offices, Galatsi area
• Sabotage of National Bank ATM, Chalandri area
• Diplomatic Corps Car, Gyzi area
• Luxury apartments that are set to open soon, Exarcheia area

The blows are dedicated to comrade Kyriakos Xymitiris. Through continuous struggle we defend the memories of our comrades who resolutely joined the Revolutionary Cause and challenged the monopoly of state and capitalist violence in practice. Kyriakos Xymitiris will remain immortal and will accompany us forever on the streets of fire. He will be a constant inspiration, his unspeakable humility, his steely stubbornness and his genuine dedication to the struggle with all means. He will remind us that everything is possible.

Lack of medical care is torture
Immediate release of the comrades arrested in the Ampelokipi case
Solidarity with the imprisoned anarchist comrades Marianna M. and Dimitra Z.
Kyriakos Xymitiris, one of us, a comrade forever on the streets of fire
Solidarity with the evicted Rasprava squat
Solidarity with the struggling people of Palestine

Anarchists

————————

via: athens.indymedia

Translated by Act for freedom now!

[France] Ça chauffe au CRA de Lyon!

Publié le 2025-04-24 08:35:11

repris depuis la presse, le 16/04/2025

Une nouvelle tension est survenue dans le cadre de la crise diplomatique entre Paris et Alger. Ce lundi 14 avril au soir, des détenus algériens du centre de rétention administratif (CRA) de Lyon ont créé une émeute dans l’établissement, avant que les policiers ne soient obligés d’intervenir pour rétablir le calme.

Les faits se sont déroulés ce lundi 14 avril, alors que le personnel du CRA commençait la distribution de la nourriture du soir, les retenus se sont rebellés. « Ils étaient mécontents de la qualité de la nourriture et s’estimaient ‘victimes’ de la situation diplomatique », confie une source proche à Europe 1.

La situation s’est rapidement envenimée : des plateaux repas ont été renversés, les portes du centre ont été bloquées, et les retenus ont refusé de regagner leurs cellules. L’intervention des forces de l’ordre, appuyée par l’usage de gaz lacrymogène, a permis de rétablir le calme dans un premier temps.

Cependant, plus tard dans la soirée, ces mêmes retenus ont mis le feu à l’intérieur d’un bloc du CRA, pour exprimer leur colère. Là encore, le sinistre a été maitrisé par les forces de l’ordre et le principal suspect a été placé à l’isolement.

Lyon: des débordements au centre de rétention administrative à cause de la nourriture

Une quinzaine de personnes du centre de rétention administrative (CRA) de Lyon, se sont barricadés ce dimanche 20 avril vers 18h30 pour dénoncer la nourriture servie dans l’établissement. Selon les informations de BFM Lyon, diverses perturbations ainsi que des actes de rébellion ont eu lieu. Les forces de l’ordre ont été appelées sur place et ont fait usage de gaz lacrymogène.

Les perturbations ont duré environ deux heures et trente minutes. Selon Le Figaro, deux émeutes avaient eu lieu la semaine du 14 avril au sein du CRA pour les mêmes raisons, dans le réfectoire.

Des conditions de vie « indignes »

La justice administrative de Lyon avait déjà demandé la fermeture du CRA dans l’attente de sa mise aux normes en octobre dernier en raison de conditions de vie « indignes ».

Elle avait noté, entre autres, après la visite de l’Ordre des avocats, des « problèmes d’accès nutritionnel ou d’accès aux soins » auxquels font face les personnes retenues.

Assemblée Générale Autonome en vue du 1er mai - 26/04 à 14h

Publié le 2025-04-24 09:44:48

Assemblée Générale Autonome en vue du 1er mai - 26/04 à 14h
L’AG autonome se veut un espace indépendant d’organisation pour un 1er mai plus offensif. Elle existe pour donner une opportunité au mouvement autonome de rentrer dans le rapport de force et d’être enfin à l’initiative en vue d’un premier mai révolutionnaire.
Formons une assemblée générale autonome Samedi 26 avril au kiosque du parc Longchamp à 14h, organisons-nous !



Pour une reprise de l’initiative autonome, rejoins l’assemblée générale autonome !

Marre de te retrouver relégué.e en fin de cortège chaque 1er mai parce que tu as la flemme de porter les couleurs d’un syndicat et d’être compressé.e par son service d’ordre ?

Chaque année, le premier mai est l’occasion d’une longue parade, les syndicats montrent leurs forces et les militant.es mangent des sardines. Est-ce qu’on peut espérer un peu plus que ça cette année ? L’AG autonome se veut un espace indépendant d’organisation pour un 1er mai plus offensif. Elle existe pour donner une opportunité au mouvement autonome de rentrer dans le rapport de force et d’être enfin à l’initiative en vue d’un premier mai révolutionnaire.

Chaque année, c’est aussi une fête du travail qui se déroule sous nos fenêtres. Pourtant, c’est tous les jours que le capitalisme veut nous voir nous lever et, au choix, travailler, nous former au travail, ou nous justifier longuement de ne pas engraisser un patron. Il nous est difficile de vouloir fêter le travail quand, quotidiennement, nous voyons ce qu’il est réellement, hors de toute mascarade : l’épuisement, la souffrance, la confiscation de notre temps. Difficile également de vouloir fêter "les travailleur.euses" – et toutes les déclinaisons travaillistes du type "privé.es d’emploi" – quand nous aspirons précisément à ne plus occuper cette place et à détruire l’organisation sociale qui nous y assigne.

Pour s’organiser en vue du 1er mai, formons une assemblée générale autonome Samedi 26 avril au kiosque du parc Longchamp à 14h. Organisons-nous !

Pour faire sa fête au travail, 1er mai toute l’année !

Prisons : de nouvelles attaques, à Caen et ailleurs

Publié le 2025-04-24 12:50:59

Ce mardi, la presse fait état de nouvelles attaques contre l’Administration Pénitentiaire, notamment à Caen où 5 voitures ont été brûlées sur le parking du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP) dans la nuit de lundi à mardi.



Entre le 13 et le 15 avril 2025, une vague d’actions contre les intérêts de l’Administration Pénitentiaire a eu lieu en différents endroits du territoire français. Une douzaine d’attaque dont on peut lire le détail dans cet article paru sur sansnom.noblogs.org.

La presse locale et nationale relate de nouveaux faits similaires.

D’abord à Saint-Martory en Haute-Garonneun surveillant pénitentiaire de la prison de Seysses a vu trois de ses véhicules détruits dans un incendie le 19 avril.

Le 20 avril, une voiture a été retrouvée incendiée à proximité de la prison de Lyon-Corbas et un tag DDPF a été retrouvé sur un mur de la maison d’arrêt.

Dans la nuit du 20 au 21 avril, "deux véhicules ont été incendiés « sur le parking de la maison d’arrêt de Lyon Corbas, aux alentours de minuit" (d’après le parquet de Lyon). "Deux autres ont été dégradés sur le même parking". À Villefranche-sur-Saône, un véhicule appartenant à un surveillant pénitentiaire a été incendié sur le parking visiteur de la prison. Dans la même villle, les lettres DDPF ont aussi été taguées près de l’entrée d’un immeuble, dans une rue où vit un agent pénitentiaire. La porte du bâtiment a été incendiée.

Aussi, d’après le parquet national anti-terroriste (PNAT), "dans la nuit du 20 au 21 avril 2025, plusieurs tirs par arme à feu et jets de cocktail molotov ont visé des pavillons dans un lotissement en Isère, où résident plusieurs agents pénitentiaires. Des graffitis « DDPF » (Défense des prisonniers français) ont été découverts sur place ».

Dans la nuit du 21 au 22 avril, à Caen, cinq véhicules de la pénitentiaire ont été incendiés. Tous étaient garés sur un parking protégé par un grillage dans le quartier de la Folie-Couvrechef (devant les locaux du SPIP du Calvados). Les faits se sont produits vers 3 heures du matin. Selon FO pénitentiaire, "plusieurs individus se sont introduits sur le site. Quatre véhicules ont été incendiés et un autre a été endommagé par les flammes".

A Nantes, la même nuit, un début d’incendie est constaté devant la prison, et des tags "DDPF" sont retrouvés sur place.

Une enquête aussi ouverte en Isère, car la même nuit, trois personnes sont contrôlées à proximité de la prison de Varces avec un bidon de 10L d’essence dans le coffre de leur véhicule.

Toujours dans la nuit du 21 au 22, dans l’Oise cette fois, un véhicule personnel de maton et sa boîte aux lettres ont été tagués « DDPF » (droits des prisonniers français).

Mercredi 23 avril, dans une interview, le ministre de l’intérieur Bruno Retailleau a affirmé que "les faits sont nombreux depuis dix jours. Ils sont récents et sans doute coordonnés. Il y en a eu 65 en France dans trente et quelque départements : un tiers des départements ont connu des faits, des incendies criminels sur des établissements pénitentiaires, sur des domiciles d’agents pénitentiaires".

Enfin, on ajoutera un extrait d’un article du Monde en date du 17 avril (que l’on peut lire en entier ici) qui signale qu’à l’intérieur des prisons, un mouvement de révolte s’organise :
"Selon plusieurs sources internes à différentes prisons, un projet d’actions concertées à l’intérieur de plusieurs établissements avait d’ailleurs circulé récemment. « Le but, c’était que les ERIS n’aient pas le temps de réagir pour leur permettre de faire entendre leurs revendications », confie une source bien informée. « La première réaction de mes clients a été de dire que ces attaques ne les étonnaient pas du tout. Avec le durcissement des conditions de détention depuis plusieurs mois, ils se doutaient que ce genre de mouvement allait arriver », confie un avocat pénaliste au surlendemain d’une visite au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), choisi par le garde des sceaux, Gérald Darmanin, pour devenir l’une des deux futures « narcoprisons »"

[France] Bilan des attaques de la semaine

Publié le 2025-04-24 15:28:55

repris depuis la presse du 23/04/2025

Depuis plus d’une semaine, les prisons et l’administration pénitentiaire sont la cible de plusieurs attaques. Dans la nuit de lundi à ce mardi par exemple, cinq véhicules administratifs ont été incendiés sur le site du service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) de Caen (Calvados), quand des inscriptions « DDPF » (Défense des prisonniers français) ont été observées sur le véhicule d’un surveillant de la prison de Liancourt (dans l’Oise) et sur sa boîte aux lettres. La veille, deux centres de détentions avaient été visés dans le Rhône (deux véhicules incendiés, deux autres dégradés sur le parking de la prison de Lyon-Corbas, un autre sur celui de Villefranche) et la maison d’une agente ciblée par des tirs de kalachnikov et de mortiers dans l’Isère. Les malfaiteurs avaient en réalité visé le domicile d’un voisin de cette surveillante.

Dans le même temps, dans la nuit de lundi à mardi, trois passagers ont été contrôlés à proximité de la maison d’arrêt de Varces-Allières-et-Risset (Isère) avec un jerrican de 10 litres d’essence, le conducteur affirmant vouloir faire le plein d’un scooter qu’il envisageait d’acheter. À Fresnes (Val-de-Marne), un agent pénitentiaire a été intimidé alors qu’il quittait son service à la maison d’arrêt. Un véhicule dans lequel se trouvaient cinq personnes a brusquement freiné devant le surveillant en lui demandant de baisser la vitre. « Surveillant, surveillant, tu as peur maintenant », a déclaré un des occupants, pendant qu’un autre filmait la scène. La victime a affirmé avoir reconnu l’un des individus, qui serait un ancien détenu de la maison d’arrêt de Fresnes. Des drones ont également survolé plusieurs établissements pénitentiaires « tôt ce mardi matin ». Il s’agit de celles de Lutterbach (Haut-Rhin), de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) et de Saint-Quentin-Fallavier (Isère). A Nantes, la même nuit, un début d’incendie est constaté devant la prison, et des tags « DDPF » sont retrouvés sur place.


D’après le ministre de l’intérieur, 65 faits visant l’administration pénitentiaire ont été recensés dans « un tiers des départements » depuis le début des attaques le 13 avril dernier. « Les faits sont récents, nombreux et sans doute coordonnés », a-t-il déclaré. Il s’agit notamment d’« incendies criminels (sur des véhicules par exemple) » ou de domiciles d’agents visés.

Des tirs de mortier auraient eu lieu dans le Pas-de-Calais, à proximité immédiate de la maison d’arrêt de Longuenesse, dans la nuit de mardi à ce mercredi.

Contre les soulèvements des chef.fe.s !

Publié le 2025-04-24T09:22:45+02:00

À force de voire certaines tronches revenir en odeur de sainteté, il paraissait important de rappeler quelques faits qui semblent être facilement oublié ces derniers temps, à propos des « soulèvements de la terre », de leur origine et du passé de ses fondateur.e.s

Voilà un petit texte écrit un peu à la va-vite mais avec toute la rage que provoque chaques apparitions médiatiques et autres complaisances envers ces leaders autoproclamés.

Hier il a été collé aux alentours de la projection du film de Mathieu Rigouste à Nantes (check qui tu légitime toi qui bosse sur la repression), organisé par les SDT locaux et « contre-attaque » (un autre groupe dont il y aurait beaucoup à dire du chef également).

Cynique hasard, hier c’était aussi le jour de l’expulsion de la Grée, alors ce texte et ce collage sont dédiés a tout.e.s ses habitant.e.s pour avoir rien lâcher. Le silence des vainqueurs est éloquent, s’il y avait encore besoin de démontrer l’escroquerie à laquelle ils se livrent. Tout est pourtant largement documenté.

Il est mis en page imprimable en brochure ou en tract recto-verso, avec en prime la possibilité de le tirer en affiche double A3.

Contre les soulèvements des chef.fe.s !

Sur les décombres encore fumants des expulsions de l’ex-ZAD de NDDL, ceux qui avaient imposés leurs décisions à tout un mouvement, aidés de leur propagande en papier glacé et de leur stratégie de « composition » avec les franges réformistes[1] et les petit-e-s enterpreneur-e-s arrivistes du « retour à l’exploitation de ma terre »[2] fondaient leur nouveau parti : « les soulèvements de la terre ». Le sens de la formule, avant tout_ !

Aujourd’hui, pour continuer de bâtir leur carrière, ils tablent sur l’amnésie, les calculs politiciens et la méconnaissance de cette histoire par les générations plus jeunes, obscurcie par les années et sa réécriture constante.

Après tout, ils n’ont pas accumulé capital financier et immobilier « commun » entre eux (mais sur le dos d’une lutte) pour s’arrêter là. « Faut un ptit peu d’am­bition (sic) bordel de merde » comme résume si bien l’indécrottable Jojo dans un documentaire.

Mais pour celleux qui les ont subit, il n’est pas possible d’oublier leurs agis­sements sur l’ex-ZAD de NNDL.

Ce sont les mêmes qui créaient une nouvelle AG (« de l’abusage ») aux con­ditions d’accès restreintes par cooptation, pour mieux imposer leur décisions sur l’AG ouverte du mouvement, qu’ils ne pouvaient plus manipuler.

Ce sont les mêmes qui mettaient la main sur les outils de communication (site zad.nadir.org et listes mails) pour y éliminer toute parole dissidente.

Ce sont les mêmes qui expulsaient des cabanes de la D281 à la place de la police, avec pour conséquence de lui ouvrir une voie royale pour d’autres expulsions.

Ce sont les mêmes qui bizarrement ne voyaient rien à redire quand certains saboteurs de leur rouleau compresseur étaient tabassés et expulsés de la zone dans un coffre de voiture, ou grenadé dans leur caravane.

Ce sont les mêmes qui débarricadaient les routes, impactant la défense mise en place par ceux et celles qui voulaient résister à leur expulsion.

Ce sont les mêmes qui pratiquaient le mépris de classe envers les populations les plus précaires de la zone, celles qu’on a vu remplir à nouveau les rues de Nantes une fois les expulsions finies.

Ce sont les mêmes qui ré–écrivaient l’histoire en direct à coups d’impressions coûteuses, pour mieux transformer une défaite (la normalisation et la privatisation d’une zone) en leur victoire (contre l’aéroport et pour leur propriété), s’appropriant au passage l’énergie des centaines voire milliers de personnes qui s’y sont investies, d’autant de façons différentes qu’il y avait de raisons.

La liste est en réalité trop longue pour en faire un inventaire exaustif.

Aujourd’hui ils répètent en boucle la même stratégie. Des grands rassem­blements finement markétés comme un label bio et médiatisés par BFM, comptant sur leurs « alliés » réformistes pour mobiliser (mais qui profite de qui ?), et où l’on attend des masses de gens qui n’ont finalement pas beaucoup leur mot à dire sur ce qu’il se passe.

« On donne l’impression de faire quelque chose » martèlent Jojo et Nicolas, les autodésignés et indétrônables « portes paroles » (qui a dit chefs?), dans leurs multiples interviews.

Et c’est bien là que le bas blesse. Car au delà d’avoir « l’impression de faire », ce que participer à ces « soulèvements » fait pourtant bien concrêtement, c’est surtout contribuer à la construction de leur carrière militante. Les écrits « collectifs »[3] de grands récits romantisés et merveilleux cachent mal la réalité des faits, et le passé a déjà montré les compromis et basses manœuvres que leurs « ambitions » les amènent à faire. Ayant sacrifié la lutte de l’ex ZAD pour leurs intêrets, assis sur des millions d’euros qui pourraient servir à des personnes et des luttes bien plus dans la galère, il ne leur reste plus maintenant d’autre choix que de siphonner celle des autres.

Mais on ne peut combattre un monde mortifère avec les mêmes armes que lui et surtout les mêmes fonctionnements autoritaires et hiérarchiques, où rè­gnent les cooptations « affinitaires » de petits milieux.

Nous n’avons pas besoin d’organisateurs de nos colères. Trouvons-nous partout où elle peut surgir, sur des bases vraiment égalitaires et solidaires. Passons-nous de tous ceux et toutes celles qui au nom de « la lutte » ne font que l’utiliser à leur propre fin, qu’iels portent des écharpes tricolores ou pas. Mieux même, empêchons les, nous avons tout à y gagner !

Contre le vieux monde et ses chef.fe.s !

[1] EELV, ATTAC, ACIPA, Confédération paysanne, quasi les mêmes qu’on retrouve dans leur nouveau parti.

[2] Les mêmes qui puçaient leurs troupeaux en prévision de la normalisation de leur exploitation. Autant pour la lutte contre les puces électroniques…

[3] Tellement «_collectifs_» que Nicolas en est le seul promoteur permanent dans les médias.

brochure page par page A4

brochure imprimable A4

tract A4

affiche A3

[ZAD NDDL] Silence, expulsion en cours

Publié le 2025-04-24T21:28:29+02:00

23 avril 2025

Depuis le matin du mardi 22 avril une opération d’expulsions est en cours sur l’ancienne Zad de Notre Dame des Landes1. Elle concerne la Grée, un lieu d’habitation et d’activités situé à l’Est de la zone. Il s’agit du dernier lieu d’accueil inconditionnel de l’ex zone à défendre qui, elle, est devenue un banal éco-village.

Cette nouvelle aurait du faire le tour des réseaux, les appels à soutien auraient dû être relayés, les forces et ressources de l’ex-zad auraient dû être mobilisées pour défendre le lieu et ses habitant.es. Mais rien de tout ça ne s’est passé. Un post lacunaire sur le Télégram de zad NNDL info hier2, le même ce matin sur la page facebook du même nom3, un sur la page de NDDL poursuivre ensemble4 et puis voilà, c’est tout. Silence. Enfin pas tout à fait, la vie reprend son cours, chacune de ces page recommence ensuite à publier ses évènements comme si de rien n’était. Pas de suivi, pas de nouvelles. L’appel à soutien n’est pas relayé. Ce soir , dans le coin, on pourra aller à une soirée organisé avec les Soulèvements de la Terre à Nantes ou assister à des concerts performances sur la Zad comme si de rien n’était. Rien n’est annulé, la vie continue et la communication faite autour de ces évènements dans la journée ne mentionne rien, pas d’appel pour la manif de ré-occupation, pas de demandes de ramener du matos, pas de cagnotte. Pas non plus d’appel venir sur place, ni à défendre le lieu. Rien, nada. La palme d’or revient aux Soulèvements de la Terre qui n’a même pas un mot pour l’expulsion en cours. Ce « mouvement » se revendique pourtant comme étant né sur la Zad de NDDL, une partie de ses « porte-paroles » y habite.

Une nouvelle fois l’écart entre le discours de façade (zone d’expérimentation sociale, base arrière des luttes, ici on vit autrement, on développe des solidarités,…) s’illustre pleinement.

Le seul lieu restant parmi ceux qui n’avaient pas voulu se légaliser se fait expulser, la maison et les hangars sont démolis, les caravanes écrasées, et celleux qui nous promettent « la machine de guerre » pour construire des « futurs désirables » iels sont où ? Elleux, qui s’auto-proclament « base arrière des luttes », qui accumulent des ressources matérielles, financières et foncières depuis des années, iels sont où ?

Ce qu’il faut entre autre comprendre de cette situation (que certain.es ne manqueront pas de ramener à des embrouilles de milieux), c’est que la solidarité elle ne s’adresse pas à tout le monde. L’ex-Zad, comme la Zad en son temps, n’ont rien à envier au reste de la société : la solidarité ok, mais avec mes potes, avec celleux qui me ressemblent ou alors si je peux en tirer profit, si c’est stratégique. La solidarité qui consiste à mettre à disposition ses moyens pour que des personnes précarisées et marginalisées puissent se défendre, ça ne rapporte rien. En terme de construction d’autres manières de vivre ensemble on repassera. Idem pour la remise en cause concrète des rapports de domination, d’oppression et d’exploitation.

Pourtant, la solidarité iels en ont bien profité quand il a fallu défendre la zone. Et quand il fallait remplir les caisses pendant la lutte mais aussi après, pour qu’une partie du mouvement puisse garder les baraques et les terrains, sous couvert de propriété collective. Mais le « collectif » de « propriété collective », le « commun » tant et tant de fois ressassé, il concerne qui ? Toutes les personnes qui habitaient la Zone avant la « victoire » ? Toutes celleux qui l’ont défendue, qui en ont pris soin ? Toutes celleux qui se reconnaissent dans ce que la Zad pouvait porter comme possibles d’organisation collective ? Je m’égare, mais pas tant. Parce qu’une autre des raisons qui fait que la « machine de guerre » n’a pas surgi, c’est que sur la Zad une partie des habitant.es est en train d’acheter des lieux, de signer des baux et de négocier avec le conseil départemental5. Et dans ces négociations, dans ce projet de terminer la normalisation de la Zone, la Grée elle fait tâche. Comme la D281 en 2018, lors de l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport. Remarquons qu’aux moins cette fois, pour finir sur une note positive, ce ne sont pas elleux qui ont démoli le lieu et pratiqué l’expulsion.

Rdv le 24 mai pour les 10 ans de la Grée et la manif de réoccupation : https://nantes.indymedia.org/posts/144577/la-gree-zad-nddl-appel-a-soutien/

——

1 https://nantes.indymedia.org/posts/144577/la-gree-zad-nddl-appel-a-soutien/

2 https://t.me/zad_nddl_info/187

3 https://www.facebook.com/zadnddlinfo/posts/pfbid02tdYZXrza3HdYo88faSGXXpFHR4uoe1veWpUkSXFqenDsxNMmAEkQhUe76gxV2H2pl

4 https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=pfbid02rqo5sKzg68sA6wnEs5ooq3x7FdVK5j9otbLGk7xVqXZfPurFwKjou5t9wQchxYoWl&id=100066334373820

5 https://encommun.eco/actualites/nouvelles-de-zad-du-fonds-de-dot-et-quelques-invitations

Barcelone (Espagne) – Logement : Des actions autour du 5 avril

Publié le 2025-04-25 00:00:00

imc_barcelona / vendredi 25 avril 2025

Autour du 5 avril dernier, jour de mobilisation nationale pour le logement, on a enregistré les actions de sabotage et de dégradation suivantes, contre des spéculateurs :
– plusieurs appartements et maisons de luxe, destinés à l’hébergement de courte durée de riches, ont eu leurs serrures dégradées.
Deux agences immobilières sabotées dans le quartier de Nou Barris.
Des tags sur les façades et les vitrines de différentes agences immobilières de la ville, ainsi que sur une centrale de réception d’alarmes [de sécurité privée ; NdAtt.].

Conférence de l'armée et de l'OTAN à Toulouse

Publié le 2025-04-25 09:18:48

Du lundi 28 au mercredi 30 avril se tiendra, au centre Pierre Baudis, la première conférence pour inaugurer le centre d’excellence (COE) spatial de l’OTAN à Toulouse.



Du lundi 28 au mercredi 30 avril se tiendra, au centre Pierre Baudis, la première conférence pour inaugurer le centre d’excellence (COE) spatial de l’OTAN à Toulouse.
Construit sur le terrain du CNES, le COE de l’OTAN se tiendra aux côtés du Centre de commandement de l’espace de l’armée de l’Air et de l’Espace .
Ce centre se donne pour mission de « fournir à l’Otan et aux nations de l’Alliance de l’expertise et de la force de travail dans le domaine des opérations militaires spatiales »
Ainsi, après la terre, la mer et le ciel, l’espace devient un nouveau terrain de jeu pour les futures guerres. Contrôle des satellites, défenses en matière d’espionnage par satellites… sont donc les perspectives de ces guerres nouvelles.
Ainsi, Toulouse héberge un centre de l’OTAN. Notre ville est déjà connue et reconnue pour être un centre stratégique dans l’industrie militaire. Airbus Thalès, Safran et tout un florilège de fabricants de mort.
Pour se féliciter de cette nouvelle construction, des officiels des armées française, américaine, anglaise et de l’OTAN se retrouveront à Toulouse pour une « space conférence » du 28 au 30 avril 2025 au centre des congrès Pierre Baudis.
« L’dée est de fédérer les acteurs du spatial de haut niveau aussi bien des militaires, des industriels et le monde académique pour échanger et créer une émulation autour de cet événement ».
L’OTAN a été fondée le 4 avril 1949 par les États-Unis, le Canada et dix pays d’Europe occidentale, au moment du déclin des empires coloniaux occidentaux de la 2e moitié du 20e siecles . L’histoire de l’OTAN est une histoire d’agressions et de mensonges. L’OTAN, c’est l’occupation, l’oppression, les crimes de guerre, la torture, le meurtre, la pauvreté, l’exploitation, l’injustice, les contre-guérillas. Aujourd’hui, l’OTAN est devenue une puissance militaire mondiale avec 32 membres.
Les pays de l’OTAN contrôlent plus de 80 % des exportations mondiales d’armes dans un contexte de multiplication des conflits. Les États-Unis exportent plus de 43 % des armes dans le monde, fournissant 107 pays. Leur part dans les exportations mondiales d’armes dépasse celle des huit autres plus grands exportateurs réunis.
Du 28 au 30 avril, ce sont des acteurs majeurs des guerres d’hier, d’aujourd’hui et de demain qui parleront, mangeront et qui feteront dans notre ville.
Guerre à la guerre !
OTAN, hors de Toulouse !

Nuit blanche cinéma

Publié le 2025-04-25 10:43:42

Antigone vous propose, samedi 10 mai, une nuit blanche cinéma de 20h à 6h du matin !

Joignez-vous à nous pour découvrir cinq films sur le thème des luttes et révoltes. A partir de 19h, un repas à prix libre sera proposé et, à 6h, on petit-déjeune ensemble pour célébrer la fin de cette performance !

N’hésitez pas à apporter tout ce dont vous avez besoin pour être confortable pour cette nuit qu’on vous promet riche en émotions : plaids, oreillers, pyjama, chaussons, doudous…

Il est évidemment possible de participer à une partie de la nuit blanche seulement.

Cette soirée ciné’ est organisée en soutien aux camarades de la bibliothèque Libertad, à Paris.

Prix libre.

[Tchad] Des dizaines de détenus s’évadent de la prison de Mongo

Publié le 2025-04-25 11:08:49

repris depuis la presse du 20/04/2025

Le soir du 18 avril, au Tchad, une centaine de prisonniers se sont évadés de la prison de Mongo, ville au centre du pays, dans la province de Guéra. Si peu d’information nous sont pour le moment parvenues. Il semblerait que plusieurs personnes y aient péri lors d’affrontements entre détenus et gardiens et que d’autres y aient été blessés.

Les premiers signes de soulèvement ont commencé aux alentours de 21h20 ce vendredi 18 avril dans la prison de Mongo, au centre du Tchad. Selon une source sur place contactée par l’AFP, les prisonniers s’en sont d’abord pris au bureau du régisseur de la prison, avant de s’emparer des armes qui s’y trouvaient. Des échanges de tirs ont alors eu lieu entre les gardiens et certains mutins. Alerté, le gouverneur de la province, Abdoulaye Ibrahim Siam, s’est aussitôt rendu sur les lieux. Selon de nombreux médias, il fait partie des trois personnes blessées par balles lors de l’altercation.

D’après un bilan provisoire donné par le site d’information Tchad Info, quatre personnes sont mortes lors des affrontements, et 132 autres en ont profité pour prendre la fuite, « tous des prisonniers de droit commun », a précisé un responsable administratif dans la ville de Mongo.

Orly (Val-de-Marne) : sabotage de la navette vers l’aéroport-sud de Paris

Publié le 2025-04-26 06:58:13

ActuParis, 22 avril 2025

Samedi 19 avril 2025, le service Orlyval a été totalement coupé, entre 6 heures et 21 heures. En cause, « un acte de malveillance survenu plus tôt dans la nuit et qui a entraîné un défaut d’alimentation » de cette ligne spéciale qui relie Antony, dans les Hauts-de-Seine, à l’aéroport d’Orly, dans le Val-de-Marne, nous indique la RATP. Sur ses canaux de diffusion, la régie a précisé qu’il s’agissait d’une « dégradation volontaire des câbles électriques ».

Si, en milieu de journée, après intervention des équipes techniques d’Orlyval et de la RATP, le trafic a pu reprendre, il a dû être à nouveau interrompu ce mardi 22 avril. Depuis 14 heures, la ligne est inaccessible, informe la Régie, afin de « remettre en conformité les installations ». L’heure de reprise estimée a été fixée à 19 heures. La RATP s’excuse auprès des usagers pour cette gêne occasionnée et condamne fermement cet acte de malveillance.

[France] Attaquer de nouvelles prisons pendant que les matons chouinent (MàJ)

Publié le 2025-04-26 09:17:56

Repris de la presse, 24 et 25 avril.

Dans les Bouches-du-Rhône, des tirs de mortier ont été repérés près de la prison de Luynes dans la nuit de mercredi à jeudi 24 avril, tout comme des explosions de feux d’artifices, signalées aux abords du centre pour mineurs de la Valentine, à Marseille. Le ministère de l’intérieur considère que les joyeux feux n’ont aucun lien avec la localisation des prisons, mais plutôt pour des « soirées festives et privées ». On espère que les prisonniers en auront tout de même bien profité !

Le lendemain, dans la nuit de jeudi à vendredi 25 avril, le domicile d’une surveillante pénitentiaire a une nouvelle fois été ciblé dans une commune située au nord d’Amiens. Trois poubelles ont été incendiées devant l’habitation. Aucune inscription n’a été découverte et il n’y a eu aucun témoin. La surveillante, qui vit dans une commune située au nord d’Amiens, avait déjà déposé plainte la semaine dernière, après avoir dénoncé des actes de vandalisme sur sa voiture et sa boite aux lettres. Mercredi 16 avril au soir, un pneu de sa voiture avait été crevé et sa boite aux lettres taguée du sigle DD, qui rappelle DDPP (pour Droit des Prisonniers Français).

Dans la nuit du 24 au 25 avril toujours, à Muret (près de Toulouse), une matonne en arrêt maladie depuis un an est agressée devant chez elle. Deux personnes encagoulées surgissent dans la nuit et hurlent : « On va te tuer, on va te niquer, DDPF ! ». Avant de s’enfuir, elles reviennent sur leurs pas, l’empoignent et la frappent dans le dos. La même nuit, un maton de la prison de Draguignan (Var) s’est senti menacé suite à l’information que « des individus auraient été missionnés pour s’en prendre à lui », après qu’il ait confisqué des stupéfiants dans une fouille à l’intérieur de la taule, le forçant à aller dormir chez des amis. A Saint-Malo, un homme a tenté d’intimider la directrice ajointe de la maison d’arrêt devant son domicile mercredi 23 avril. Au volant d’une moto, il a fait rugir son moteur en la regardant avec insistance. Il a pris la fuite après avoir été surpris par un voisin.

Puis à Orvault, près de Nantes, des malfaiteurs ont tenté de s’en prendre au système de sécurité mis en place par le ministère de l’Intérieur pour « recevoir les alarmes et les messages provenant des sites et établissements sensibles » ce vendredi 25 avril. Vers 1h15, le centre d’information et de commandement de la police a constaté le déclenchement d’une alarme correspondant à une défaillance du système. Ils ont alors découvert que quatre plaques d’égout avaient été retirées et qu’un câble avait été sectionné. Un technicien d’Orange a confirmé, dans la nuit, que le câble coupé était à l’origine du dysfonctionnement du système de sécurité R@mses. Le centre pénitentiaire ne semble pas avoir été impacté. Les réparations sont en cours. Des tirs de mortier auraient eu lieu dans le Pas-de-Calais, à proximité immédiate de la maison d’arrêt de Longuenesse, dans la nuit de mardi à ce mercredi.

Pendant ce temps, un maton de la prison de Valence dont la voiture a crâmé dans la nuit du 14 avril a déclaré « se sentir attaqué dans son intimité » et « laissé à l’abandon« , n’ayant « plus aucun appel, pas de dédommagements, l’assurance qui ne joue pas le jeu« . Il précise que lorsque l’on est maton, « on n’est pas préparé à être suivi chez soi, se faire taguer, se faire tirer dessus. Honnêtement je ne pense pas qu’il existe une formation « demain je me fais tirer dessus ». On est absolument seul. » Bon à savoir ! En arrêt de travail, il en tire alors les bonnes conclusions : « Avec tout ce qui passe aujourd’hui et l’impact psychologique, honnêtement, je ne retournerai pas tout de suite travailler dans un environnement carcéral« . Une autre matonne de Valence, qui comme nous regarde les belles vidéos et nouvelles d’attaques tous les matins, précise que « tout ça l’a rendue plus vigilante » et détaille toutes les mesures qu’elle prend pour qu’on la retrouve pas, en sachant qu’elle serait retrouvée si quelqu’un le voulait. « Ce n’est pas normal de vivre dans la peur« , chouine de façon hypocrite un maton qui ne se pose probablement jamais la question pour les prisonniers, tandis que la CGT maton appelle à une journée « prison morte » lundi. N’est-ce pas déjà ce qui a tenté d’être mis en acte, après tout ? Un représentant syndical des matons d’une autre ville précise que « les collègues ont la boule au ventre, on a quand même franchi un cap« , le menant très logiquement à revendiquer de transformer les prisons en sites militaires dont on ne pourrait pas s’approcher et où les matons pourront faire usage de la force de façon similaire face à des intrusions. Chouineur parmi les chouineurs, Darmanin a assuré que sa sécurité avait été renforcé suite à des menaces à son encontre.

On apprend au détour des déclarations de matons que le vendredi 18 avril, à l’intérieur de la maison d’arrêt de Nevers, un prisonnier a réfusé de réintégrer sa cellule et tenté de lancer un mouvement collectif de rébellion en faisant référence aux attaques revendiquées DDPF. Des inscriptions DDPF ont par ailleurs été retrouvées dans la cellule du prisonnier en question. On apprend aussi que d’autres incidents ont eu lieu à l’intérieur de taules où des prisonniers ont fait référence aux attaques à l’extérieur, avec par un exemple un maton menaçé par un prisonnier à Aix-Luynes. Enfin, une matonne précise : « Certains sont respectueux mais il y a des détenus plus compliqués qui profitent de cette situation, qui savent qu’on va au travail la peur au ventre et s’amusent, par exemple, à glisser des petits mots sous la porte avec écrit : ‘On va vous envoyer la DDPF’. Ça s’apparente à des menaces directes« . Force à tous les écrivains de petits mots !


Un article de presse liste par ailleurs toutes les attaques qu’ils ont pu identifier, dans une tentative de s’approcher de « la centaine de faits » annoncée par les autorités, 13 faits dont le parquet anti-terro s’est saisi :

  1. Nuit du 13 au 14 avril – Agen (Lot-et-Garonne). Sept véhicules ont été incendiés sur le parking de l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire. L’inscription «DDPF» a été retrouvée sur le parking.
  2. Nuit du 13 au 14 avril – Réau (Seine-et-Marne). Deux individus se sont introduits dans le parking du centre pénitentiaire Sud Francilien et ont mis le feu à la voiture d’un surveillant. Ils ont également dégradé et aspergé d’essence un autre véhicule. L’attaque a été revendiquée sur Telegram par la DDPF.
  3. Nuit du 14 au 15 avril – Nanterre (Hauts-de-Seine). Sur le parking de la maison d’arrêt, deux individus ont mis le feu à une voiture appartenant à un surveillant. Un tag DDPF a été retrouvé sur place et l’attaque a été revendiquée sur Telegram.
  4. Nuit du 14 au 15 avril – Villepinte (Seine-Saint-Denis). Trois véhicules de surveillants ont été incendiés sur le parking de la maison d’arrêt. L’attaque a été revendiquée par la DDPF sur Telegram.
  5. Nuit du 14 au 15 avril – Valence (Drôme). Deux voitures appartenant à des personnels pénitentiaires ont été incendiées. Un tag DDPF a été retrouvé et l’attaque a été revendiquée sur Telegram.
  6. Nuit du 14 au 15 avril – Aix-Luynes (Bouches-du-Rhône). Le portail de la base du Pôle de rattachement des extractions judiciaires et de l’Equipe régionale d’intervention et de sécurité a été incendié. Deux voitures ont été brûlées sur le parking visiteur. L’attaque a été revendiquée par la DDPF sur Telegram et par des tags.
  7. Nuit du 14 au 15 avril – Nîmes. Un véhicule a été incendié devant la maison d’arrêt. La scène a été filmée et diffusée par la DDPF sur son canal Telegram. Des tags DDPF ont été retrouvés à proximité.
  8. Nuit du 14 au 15 avril – Marseille. Une voiture a été brûlée et six autres dégradées par des tags DDPF, à proximité d’une résidence où vivent plusieurs agents de l’administration pénitentiaire.
  9. Nuit du 14 au 15 avril, Toulon-La Farlède. Des individus ont tiré à l’arme lourde, de type kalachnikov, sur la porte d’entrée principale du centre pénitentiaire. Quinze impacts de balles ont été comptés. Un tag DDPM a été retrouvé.
  10. Nuit du 15 au 16 avril – Tarascon (Bouches-du-Rhône). Trois véhicules appartenant à des personnels pénitentiaires ont été incendiés sur le parking du centre pénitentiaire.
  11. Nuit du 15 au 16 avril – Aix-Luynes. Le véhicule d’un surveillant a été brûlé devant son domicile. L’attaque a été filmée et diffusée par la DDPF sur Telegram.
  12. Nuit du 15 au 16 avril – Villenoy (Seine-et-Marne). Un début d’incendie a été provoqué dans le hall d’immeuble d’une surveillante pénitentiaire travaillant au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin. Des inscriptions DDPF ont été taguées.
  13. Nuit du 20 au 21 avril – Villefontaine (Isère). Deux pavillons dans un lotissement en Isère, où résident plusieurs agents pénitentiaires, ont été la cible de tirs par arme à feu et de jets de cocktails molotov. Les images ont été filmées et diffusées avec un logo au nom de la DDPF. Des tags DDPF ont également été retrouvés sur place.

et 21 autres faits :

  1. Nuit du 16 au 17 avril – Amiens. Un incendie a été allumé dans une boîte aux lettres au domicile d’un surveillant pénitentiaire. Un tag «DD» a été retrouvé sur place et un pneu de véhicule a été crevé.
  2. Nuit du 17 au 18 avril – Reims. Vers 1 heure du matin, un individu à trottinette a tiré entre 15 et 20 mortiers en direction de la façade de la maison d’arrêt.
  3. Le 18 avril – Nevers (Nièvre). L’inscription DDPF a été retrouvée dans la cellule d’un détenu, à l’origine de heurts.
  4. Nuit du 18 au 19 avril – Comminges (Haute-Garonne). Devant le domicile d’un surveillant de la prison de Toulouse-Seysses, trois véhicules ont été incendiés.
  5. Nuit du 18 au 19 avril – Laval (Mayenne). Des tirs de mortiers ont visé l’établissement pénitentiaire.
  6. Le 19 avril – Saint-Maur (Indre). Un drone a survolé la maison centrale de Saint-Maur pour y transporter des colis. Alertée par un riverain, la police a pris en course-poursuite un fourgon. Le passager a été interpellé mais pas son chauffeur. Deux policiers de la BAC ont été blessés.
  7. Nuit du 19 au 20 avril – Lyon-Corbas. Une voiture stationnée, n’appartenant pas au personnel, a été incendiée près de la maison d’arrêt. Plusieurs tags DDPF ont été découverts à proximité.
  8. Nuit du 20 au 21 avril – Lyon-Corbas. Trois véhicules ont été incendiés sur le parking de la maison d’arrêt, dont deux appartenant à des agents de l’administration pénitentiaire. Une quatrième voiture a été retrouvée incendié et pourrait appartenir aux auteurs.
  9. Nuit du 20 au 21 avril – Villefranche-sur-Saône (Rhône). La voiture d’un surveillant a été incendiée sur le parking du centre pénitentiaire pendant son service de nuit.
  10. Nuit du 21 au 22 avril – Mouy (Oise). Un agent du centre pénitentiaire de Liancourt a découvert son véhicule, garé devant son domicile, tagué de l’inscription DDPF.
  11. Nuit du 21 au 22 avril – Nantes-Carquefou. Un début d’incendie a visé l’entrée du parking, sans faire de dégâts. Des tags DDPF ont été découverts.
  12. Nuit du 21 au 22 avril – Caen. Cinq véhicules du service pénitentiaire d’insertion et de probation ont été incendiés vers 3 heures du matin. Aucun tag n’a été observé.
  13. Nuit du 21 au 22 avril – Varces (Isère). Trois personnes ont été interpellées à proximité de la prison de Varces à bord d’un véhicule, alors qu’elles transportaient un jerrican d’essence.
  14. Nuit du 21 au 22 avril – Hermes (Oise). La boîte aux lettres et le véhicule personnel d’un agent de la prison de Liancourt ont été tagués avec l’inscription DDPF.
  15. Journée du 21 avril – Fresnes (Val-de-Marne). Un surveillant a été suivi à son domicile par cinq individus qui l’ont intimidé verbalement. Il dit avoir reconnu un ancien détenu parmi eux.
  16. Nuit du 21 au 22 avril – Lutterbach (Haut-Rhin). Un drone a survolé l’établissement pénitentiaire durant la nuit.
  17. Nuit du 21 au 22 avril – Lannemezan (Hautes-Pyrénées). Un drone a été observé survolant la prison de Lannemezan.
  18. Nuit du 21 au 22 avril – Saint-Quentin-Fallavier (Isère). Un drone a survolé l’établissement pénitentiaire.
  19. Journée du 23 avril – Lieu non précisé. Un élève surveillant a retrouvé l’inscription DDPF sur sa boîte aux lettres.
  20. Nuit du 23 au 24 avril – Aix-Luynes. BFM Marseille a révélé des tirs de mortiers contre la prison depuis un parking, sans qu’ils ne causent de dégâts. En conférence de presse, Bruno Retailleau a affirmé qu’il s’agissait de «mortiers en l’air» qui n’étaient pas dirigés contre un mur ou une porte de l’établissement.
  21. Nuit du 23 au 24 avril – Marseille. Deux départs de feu sans gravité ont eu lieu devant la prison pour mineurs La Valentine. Il s’agit d’un feu d’artifice et d’un feu de broussailles.

[France] « Pas de CRA Dijon, ni aucune prison, DDPF »

Publié le 2025-04-26 13:11:50

Initialement publié sur Dijoncter.info, le 25/04/2025, et complété par d’autres sources de presse.

La presse s’est fait l’écho d’une attaque près de Lyon contre Vinci, qui participe à la construction du C.R.A (Centre de Rétention Administrative) de Dijon. « Des dégradations par incendie ont ainsi été réalisées mardi matin sur les bâtiments d’une filiale du groupe Vinci construction, à Villeurbanne. L’inscription « Pas de CRA Dijon, ni aucune prison, DDPF » a été laissée sur les lieux »

Une revendication d’un groupe baptisé DDPF est arrivée par mail jeudi à l’AFP. « C’est pour dénoncer Vinci et toutes les autres entreprises qui gagnent de la thune en construisant des prisons où des milliers de gens sont maltraités », justifie l’auteur. Le courriel poursuit : « On continuera nos attaques tant qu’ils continueront ces constructions et contre tous les responsables des prisons. Ils peuvent sécuriser les parkings des taules pendant un moment mais pas pour toujours, et on a plein d’autres cibles en attendant. On restera imprévisibles pour défendre les droits des prisonniers. »

Qu’est-ce qu’un C.R.A ?

Les Centre de Rétention Administrative sont des sortes de prisons gérées par la police aux frontières pour enfermer et déporter des étranger-es.

Plus d’infos sur les C.R.A :
Paris https://abaslescra.noblogs.org/
Lyon https://crametoncralyon.noblogs.org/
Marseille https://marseilleanticra.noblogs.org/
Toulouse https://toulouseanticra.noblogs.org/

Chemillé en Anjou contre Zemmour

Publié le 2025-04-26T10:39:03+02:00

Alerta !

Le néo nazi Eric Zemmour est accueilli pour un meeting à Chemillé en Anjou ce samedi 26 avril au théâtre Foirail.

Eric Zemmour est un pétainiste convaincu, condamné pour contestation de crime contre l’humanité après avoir affirmé que le maréchal Pétain avait « sauvé les juifs français », un criminel multi condamné pour injure et provocation à la haine raciale, un agresseur accusé par huit femmes de violences sexistes et sexuelles. Et il est accueilli à Chemillé ? Dans le contexte de fascistation générale du pays, cette complaisance est à vomir. En 2021 le meeting du néo-nazi Zemmour avait été pris d’assaut par des centaines d’antifascistes à Nantes. Voilà la seule réponse raisonnable. Une contre-manifestation antifasciste a été interdite par le préfet de Maine-et-Loire, Philippe Chopin. Les élus choisissent donc de protéger les fascistes et de laisser leur venin se répandre. Accueillir ce néo nazi est un acte de collaboration avec le fascisme. La mairie de Chemillé en Anjou a choisi son camp. Et nous avons choisi le nôtre : combattre les fasciste et les collabos qui leur lèchent les bottes. On ne discute pas avec les fascistes.

Périgneux (Loire) : sabotage de l’exploiteur de forêts

Publié le 2025-04-27 11:20:03
Cliquer sur l’image pour ouvrir le PDF de la brochure (12 pages A4)

Vive la génération Zbeul ! A propos des récentes émeutes au Maroc vues depuis un coin de la France, décembre 2025, 12 p. A4




En France l’expression « zbeuler » est désormais généralisée, en particulier parmi toutes celles et ceux qui cherchent à rompre la normalité, celle de l’exploitation au travail, de l’autorité des flics, du patriarcat, etc… Zbeuler c’est désordonner un état de fait que les riches et les puissant.e.s cherchent à imposer aux autres. Linguistiquement l’expression tire son origine du mot arabe « zbel » qui signifie la poubelle, les ordures, et par extension tout ce qui doit être jeter ou éliminer. Au Maroc, ce terme peut vite prendre une connotation sociale, du fait notamment de la popularisation d’un personnage de dessin animé dénommé « Bouzebal ». Littéralement « homme-poubelle », Bouzebal est un jeune galérien de banlieue dont l’ennemi juré est « Kilimini » (contraction phonétique du français « qu’il est mignon » en darija marocaine), un fils de riche incarnant la jeunesse dorée partie étudier à l’étranger et qui parle bien français. Lors des nuits du 30 septembre au 2 octobre dernier près d’une trentaine de villes marocaines, petites et grandes, ont été secouées par un gros zbeul qui semble en grande partie l’œuvre de « bouzebals » comme diraient certain.e.s par mépris de classe, et d’autres en signe de familiarité. Dans tous les cas, bouzebals ou pas, en prenant d’assaut des commissariats et saccageant des banques, tous ces révolté.e.s ont défié l’autorité avec une intensité rarement vue ces derniers temps au Maroc.

[Ouvrir le PDF pour lire la suite…
Trouvé sur Trognon, 4 décembre 2025]

Périgneux (Loire) : sabotage de l’exploiteur de forêts

Publié le 2025-04-27 11:20:04

Stuut, 23 novembre 2025

Dans la nuit de dimanche 9 novembre au lundi 10 novembre 2025, à Ixelles, T. est interpellé par les flics. Ils l’accusent d’avoir tenté de bouter le feu à 3 combis de police.

Un juge d’instruction a été nommé, et a inculpé T. des chefs d’« incendie volontaire de bien mobilier, la nuit ».

Dans la foulée une perquisition a été faite à son domicile. Les flics ont saisi tous les supports numériques, 2 ordinateurs, 2 téléphones, des clés usb et un disque dur. Ils ont pris des affiches et des brochures.

T. a été placé sous mandat d’arrêt à la prison de Haren mercredi 12 novembre.
Lire la suite