Vive l'Anarchie - Semaine 17, 2024

Sommaire

NGE s'enflamme !

Publié le 2024-04-22 06:35:05

Désarmement d’engins de chantier NGE



Il y a quelques jours, la SDAT et la BRI se sont lâchement déchaînées sur nos camarades en Normandie. Cette répression fait écho aux exactions des brigades spécialisées de l’Etat, qui exacerbent aujourd’hui l’escalade de la violence autour du tracé de l’A69.
Nous revendiquons avoir désarmé 4 véhicules NGE qui opéraient aux portes d’une réserve naturelle d’exception, au profit d’une classe bourgeoise en roue libre. Les noms derrière le groupe Atosca qui construit l’autoroute ne sauraient le démentir.

Nous démentissons cependant toute forme de séquestration et de violence physique sur place.

C’est dans ce contexte, où les lobbys autoroutiers instrumentalisent le prolétariat à travers les médias, que nous agissont pour la lutte des classes, en conjugaison avec notre combat contre l’écocide. Nous espérons que les salarié.e.s prisonnier.e.s du capitalisme sauront apprécier ces congés.

Aujourd’hui, le rapport de force est asymétrique, la violence du capitalisme et de l’Etat est bien réelle, bien plus que les quelques dégradations dont on peut se vanter. Cet acte ne représente même rien face aux multiples traumatismes essaimés par les concessionnaires le long du parcours, sur la biodiversité et les riverain.e.s. Mais désormais, sachez que le feu suivra vos interventions, que la moindre perquisition sera pour nous une occasion de surenchérir. Cela vaut aussi pour toutes les initiatives fascistes à venir.

Nous invitons les autres branches du GIEC à maintenir le rapport de force dans cette guerre contre le capitalisme et à s’unifier face à la montée du fascisme institutionnel et civil.

Nous finirons en vous rappelant l’Article 35 de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 :
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

Le GIEC (Gang d’Insolent.es Eclatant le Capital)

Jeudi 25 avril à 19h : Causerie à partir du livre « Nature et Anarchie »

Publié le 2024-04-22 06:40:04

En 2022 paraissait la nouvelle édition augmentée du livre de Jack Déjean, « Nature et Anarchie » (384 p.), à partir duquel se déroulera cette causerie à la Bibliothèque Libertad le jeudi 25 avril à 19h, comme annoncé sur le programme de mars dernier.

Dans une première partie, ce livre revient sur la contribution de nombreux anti -autoritaires à propos du lien entre nature et liberté, vagabondant de Bakounine à Bookchin, ou de Reclus à Amoros, sans oublier des auteur.e.s peut-être moins connus comme André Léo, Georges Navel ou André Prudhommeaux. Ce qui offre à Jack Déjean une belle occasion d’aborder les critiques plus ou moins radicales et les luttes qui ont jalonné le développement de l’industrialisme, de la science, de la technocratie ou de l’informatique, le tout dans un rapport de plus en plus séparé d’avec notre environnement. Puis, le livre rentre dans le vif du sujet contemporain, nommé « Face à face avec l’ennemi et ses faux critiques », son dernier gros chapitre, qui pourrait servir de point de départ à cette causerie : qu’en est-il de la collapsologie, du capitalisme vert sous bannière écologiste, des impasses de l’alternativisme, ou des nouvelles chaînes énergétiques et technologiques ?

Même s’il est préférable d’avoir lu le bouquin, longtemps disponible en distro à la bibliothèque Libertad et dont on trouvera ici le pdf , cela n’est pas indispensable pour aborder les questions soulevées ci-dessus. Chacun.e aura en effet pu rencontrer différents avatars de ces tentatives de sauver l’existant au cours des luttes qui se développent depuis de nombreuses années, du nucléaire à l’extractivisme, en passant par toutes les formes d’exploitation industrielle de ladite « nature », qui ne nous est extérieure que tant que nous rompons pas avec les mirages de la civilisation particulière dans laquelle nous sommes plongés.

Extrait :
« Dire que l’anarchisme est dès son origine une pensée « écolo » relèverait de l’anachronisme. En revanche, il est dès le départ un assaut contre le développement capitaliste et industriel, avec tous ses désastres. C’est justement pour cela qu’il n’est pas écologiste, et contribue au contraire à éviter le piège d’une pensée réformiste et instrumentale. Il fournit des armes aussi bien contre la gestion salement industrielle du capital, ou celle plus novatrice qui se colle l’étiquette « verte » ou « durable ». Il n’est par ailleurs jamais question de la nature séparée des êtres humains y vivant, comme dans l’environnementalisme, et pas plus d’une nature sacralisée, comme chez les confusionnistes Gaïa ou chez certains et certaines primitivistes. La question de la nature n’est pas dissociable des milles manières dont les gens l’habitent. L’anarchisme ne cherche pas à sauver la planète sans se soucier des oppressions diverses que subissent les personnes, sans aspirer en même temps à une vie plus libre et plus égalitaire, fondée sur l’entraide et la subversion des rapports de domination. »

Quimper : Contre la FDSEA et le système agro-industriel

Publié le 2024-04-22 20:45:07

Ouest-France / samedi 20 avril 2024

Des dizaines de kilos de viande invendues, déposés près de la Chambre d’agriculture du Finistère. Dans la nuit du vendredi 19 avril au samedi 20 avril 2024, le collectif Quimper en lutte a réalisé une action coup de poing pour dénoncer « la surproduction agricole entretenue par la FDSEA (Fédération départementales des syndicats d’exploitants agricoles) », syndicat majoritaire au sein de la Chambre d’agriculture du Finistère.

« Les locaux de la FDSEA du Finistère ont été la cible d’une action contre le système agro-industriel qu’ils défendent. Un système basé sur l’agriculture intensive, le productivisme et le libre-échange à tout prix, au nom de la souveraineté alimentaire », fait savoir dans un communiqué le collectif Quimper en lutte.

Dans leur action, le collectif a inscrit sur la façade de la Chambre de métiers et de l’artisanat du Finistère, bâtiment attenant à la Chambre d’agriculture, des messages sans équivoque : « Politique agricole avariée », « morts pour nourrir des bennes ». D’autres messages ont été marqués au sol tel que : « Merci productivisme breton. »

Le Télégramme / samedi 20 avril 2024

La chambre d’agriculture du Finistère, située à Quimper, a été taguée dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 avril. Des dizaines de kilos de viande ont également été déposées pour dénoncer la surproduction. Un acte revendiqué.

Des tags sur tous les panneaux dès l’entrée du site franchi, des écrits sur la plupart des fenêtres de la façade nord et sur le bitume, des pancartes collées aux murs, et des dizaines de kilos de viande déposées à même le sol et encore empaquetés pour la plupart. Voilà ce qu’ont pu constater samedi 20 avril, en matinée, les policiers de Quimper dépêchés dans l’enceinte de la chambre d’agriculture du Finistère, située dans la zone de Cuzon, à Quimper. Une chambre requalifiée de chambre de la FDSEA par les auteurs de cette opération, réalisée dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 avril.

Un acte revendiqué par le collectif « Quimper en lutte », qui déclare agir contre la surproduction et s’en prend ouvertement à la FDSEA et aux industriels de l’agroalimentaire.

Ce collectif s’est expliqué sur cette action coup de poing dans un mail envoyé durant la nuit à la rédaction du Télégramme. Photos à l’appui, il dénonce « la surproduction agricole entretenue par le syndicat agricole majoritaire (…) Un système basé sur l’agriculture intensive, le productivisme et le libre-échange à tout prix, au nom de la souveraineté alimentaire ».

Et le collectif d’indiquer que la viande déposée contient le « fruit de leur politique agricole. Ces animaux ont d‘abord été élevés dans des élevages intensifs, dans des conditions déplorables, sans considération pour leur bien-être, gavés d’antibiotiques, de pesticides ou d’OGM par des éleveurs ou éleveuses en situation difficile, devant payer leurs charges sans assurance de revenu et pressurisés par une obligation de rendement hors normes ».

Saint-Lô : Des panneaux publicitaires mis hors d’état de nuire

Publié le 2024-04-22 20:50:08

reçu par mail / samedi 20 avril 2024

Ces derniers jours très grand nombre panneaux publicitaires mis hors d’état de nuire – STOP – Raison surconsommation engendre pollution – STOP – Exploitation environnement – STOP – exploitation humains – STOP – Avenir viable nécessite arrêt surconsommation donc publicité – STOP – Mairie Saint-Lô soutien entreprise mortifère JC Decaux – STOP – Emplacements publicitaires seront toujours détruits – STOP – Y compris face municipale cause recherche pertes financières maximales – STOP PUB

 

PS : Et nos trois tutos sont maintenant sur Dailymotion depuis plusieurs mois, ils n’ont pas subi la censure, voici les liens :

1- Tutoriel expliquant comment scier les pieds des grands panneaux publicitaires 4m X 3m afin de les faire tomber.

2- Tutoriel expliquant comment incendier un panneaux Decaux (sucette). Technique assez risquée pour l’environnement immédiat et les vivants passant par hasard aux abords du brasier, ainsi qu’au niveau répressif. Attention aux traces d’ADN sur les néons s’ils sont enlevés, sinon, une solution peut être de les casser à l’intérieur du panneau pour libérer le gaz puis les laisser prendre feu avec le reste.

3- Tutoriel expliquant comment briser le verre des panneaux Decaux facilement et rapidement.

*****

Ouest-France / jeudi 18 avril 2024

Le collectif saint-lois antipub a encore frappé. Dans un communiqué, le groupe affirme avoir mis « hors d’état de nuire » un « très grand nombre » de panneaux publicitaires dans Saint-Lô (Manche). Les activistes justifient leur action par la « surconsommation » qu’entraînerait la publicité et qu’un « avenir viable » passerait par l’arrêt total de cette dernière. Ils dénoncent par ailleurs le soutien « mortifère » qu’apporte la mairie au groupe publicitaire JCDecaux. Les « emplacements publicitaires seront toujours détruits », menace le groupe.

Lorient (Morbihan) : En garde à vue pour des tags, elles restent dignes

Publié le 2024-04-22 20:55:06

Le Télégramme / dimanche 21 avril 2024

Deux jeunes femmes dans la vingtaine ont été interpellées par la Police nationale, samedi 20 avril 2024, vers 23 h 45, à Lorient. Elles sont soupçonnées d’avoir réalisé plusieurs tags dans le centre-ville. Une vingtaine d’inscriptions sont visibles dans le secteur de la rue de l’Enclos du port, rue Jules-Le-Grand et rue du Maréchal-Foch. La plupart d’entre elles représentent des symboles anarchistes, reconnaissables par le A entouré. « Il y a des sigles anarchistes, d’autres sans sens particulier. Certains sont injurieux envers les forces de l’ordre », précise la Police nationale.

Les deux prévenues ont été placées en garde à vue après avoir refusé de décliner leurs identités. Elles ont été entendues dans l’après-midi et « ont décidé de garder le silence. Nous avons malgré tout réussi à connaître leur identité. Elles étaient déjà connues des services de police ». Sorties libres à l’issue de leur garde à vue, les deux prévenues seront convoquées ultérieurement par la justice. L’enquête est toujours en cours pour évaluer le préjudice. « À ce jour, deux personnes ont porté plainte pour ces dégradations ».

Laval-sur-Luzège (Corrèze) : « Les arbres nous aident à respirer », défendons-les !

Publié le 2024-04-22 21:00:06

La Montagne / lundi 15 avril 2024

Le responsable d’une entreprise forestière a découvert, ce lundi matin 15 avril, au moment de reprendre un chantier à Laval-sur-Luzège, en Corrèze, sa pelle mécanique dégradée et taguée de multiples écritures : « arrêtez », « stop », « honte », « les arbres nous aident à respirer » mais aussi de dessins d’animaux et champignons. Les vitres ont été brisées et des câbles sectionnés.

L’exploitant avait quitté son engin samedi à 16 h 30 après avoir travaillé sur ce chantier forestier. Il a décidé de porter plainte auprès de la gendarmerie. Ce n’est pas la première fois en Corrèze que sont commis des dégradations de ce type.

Saïx (Tarn) : le GIEC revendique l’incendie d’engins de chantier de l’A69 [MàJ]

Publié le 2024-04-22 21:05:06

[La nuit du 16 au 17 avril 2024, quatre engins de travaux de l’entreprise NGE ont été incendiés à Saïx, sur le chantier contesté de la future autoroute A69 (devant relier Castres à Toulouse). Ce sabotage fait suite à plusieurs autres menés depuis février contre cette entreprise, notamment en Haute-Vienne par le « Groupe Incendiaire d’Engins de Chantiers » (Giec), en Gironde par le « Groupe d’Intervention pour l’Extinction des Chantiers » (Giec) ou dans le Lot-et-Garonne par le « Groupe d’Idéalistes Enrayant le Capitalisme » (Giec).
Suite à l’attaque incendiaire d’il y a quelques jours dans le Tarn, que nous avions déjà relayée ici, un communiqué de revendication est parvenu le 18 avril à différents médias régionaux –qui en ont reproduit des extraits – signé « Gang d’insolent.es éclatant le capital » (Giec). A présent disponible en entier, on trouvera ce communiqué ci-dessous pour info.]


Désarmement d’engins de chantier NGE
(IAATA, 21 avril 2024)

Il y a quelques jours, la SDAT et la BRI se sont lâchement déchaînées sur nos camarades en Normandie. Cette répression fait écho aux exactions des brigades spécialisées de l’Etat, qui exacerbent aujourd’hui l’escalade de la violence autour du tracé de l’A69.

Nous revendiquons avoir désarmé 4 véhicules NGE qui opéraient aux portes d’une réserve naturelle d’exception, au profit d’une classe bourgeoise en roue libre. Les noms derrière le groupe Atosca qui construit l’autoroute ne sauraient le démentir.


Nous démentissons cependant toute forme de séquestration et de violence physique sur place.

C’est dans ce contexte, où les lobbys autoroutiers instrumentalisent le prolétariat à travers les médias, que nous agissont pour la lutte des classes, en conjugaison avec notre combat contre l’écocide. Nous espérons que les salarié.e.s prisonnier.e.s du capitalisme sauront apprécier ces congés.

Aujourd’hui, le rapport de force est asymétrique, la violence du capitalisme et de l’Etat est bien réelle, bien plus que les quelques dégradations dont on peut se vanter. Cet acte ne représente même rien face aux multiples traumatismes essaimés par les concessionnaires le long du parcours, sur la biodiversité et les riverain.e.s. Mais désormais, sachez que le feu suivra vos interventions, que la moindre perquisition sera pour nous une occasion de surenchérir. Cela vaut aussi pour toutes les initiatives fascistes à venir.

Nous invitons les autres branches du GIEC à maintenir le rapport de force dans cette guerre contre le capitalisme et à s’unifier face à la montée du fascisme institutionnel et civil.

Nous finirons en vous rappelant l’Article 35 de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 :
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Le GIEC (Gang d’Insolent.es Eclatant le Capital)

Última operación represiva contra lⒶs anarquistas en Italia

Publié le 2024-04-24 06:10:04

Italia: última operación represiva contra lⒶs anarquistas

22 de abril 2024. Turín (Italia). La DIGOS (policia política) y la fiscalía de Turín han impuesto medidas de control a 19 compañerⒶs en el marco de la operación “City” en relación a los incidentes ocurridos en una manifestación en apoyo al preso anarquista Alfredo Cospito celebrada el 4 de marzo de 2023 en Turín (3 arrestos domiciliarios, 7 personas con toque de queda y obligación de ir a firmar a diario y otrⒶs 8 obligadas a firmar a diario). En esta operación están imputadⒶs 75 personas de toda Italia. La policía les acusa de desordenes públicos y atentado contra la autoridad.
Esta operación es una más de las operaciones lanzadas los últimos meses por fiscales y policías de toda Italia para paralizar el movimiento anarquista de solidaridad. A cientos de anarquistas les han impuesto estrictas medidas de control y restricción de movimientos: arresto domiciliario, toque de queda, prohibición de abandonar su ciudad o región, retirada del pasaporte, obligación de ir a firmar a comisaria, libertad condicional… Sin olvidar el coste económico de preparar la defensa jurídica y los costes personales de estas medidas: imposibilidad de desarrollar la vida y relaciones cotidianas con normalidad, stress, perdida del puesto de trabajo, etc.
Ahora más que nunca reforcemos la solidaridad y complicidad internacional! Al lado de lⒶs que luchan!

* * *

Italia: Anarkisten aurkako azken errepresio ekimena

2024eko apirilaren 22. Torino (Italia). Torinoko DIGOS (polizia politikoa) eta fiskaliak 19 laguni kontrol neurriak ezarri dizkie (3 lagun etxeko atxiloketan, 7 lagun ordutegi murrizketarekin eta egunero sinatzera joatera behartuta eta beste 8 lagun eguneroko sinatzera behartuta). “City” izeneko operazioaren barnean, 2023ko martxoaren 4ean Torinon Alfredo Cospito preso anarkistari elkartasuna adierazteko egin zen manifestazioan gertatutako istiluekin lotuta Italia osoko 75 lagun ikerketapean daude. Hoiei istiluak eragitea eta poliziei eraso egitea leporatzen diete.
Azken hilabetetan elkartasun mugimendu anarkista geldiarazteko 2023an zehar burututako ekimenen harira Italia osoko fiskalek eta poliziek burutzen ari diren operazioen arteko beste baten aurrean gaude. Hauekin ehundaka anarkistari kontrol neurri eta mugimendu murrizketa zorrotzak ezartzen ari zaizkie: etxeko atxiloketa, ordutegi murrizketa, bizi diren hiria edo eskualdetik ateratzeko debekua, astero edota egunero komisaldegira sinatzera joateko derrigorra, baldintzapeko askatasuna, pasaportea kentzea…Defentsa juridikoa bermatzeko beharrezko gastu ekonomikoaz eta neurri hauek eragindako kalte pertsonaletaz ahaztu gabe (eguneroko bizitza eta harremanak normaltasunez ezin egitea, stresa, lana galtzea, etabar.
Orain inoiz baino gehiago nazioarteko elkartasuna eta elkarlana indartu! Borrokatzen dutenekin!

Más información/ Informazio gehiago:
https://radioblackout.org/2024/04/19-misure-cautelari-per-il-corteo-del-4-marzo-a-torino-contro-carcere-e-41-bis/
https://lanemesi.noblogs.org
https://t.me/NO41bis

[Recibido al correo]

Última operación represiva contra lⒶs anarquistas en Italia

Publié le 2024-04-24 06:10:05

Italia: última operación represiva contra lⒶs anarquistas

22 de abril 2024. Turín (Italia). La DIGOS (policia política) y la fiscalía de Turín han impuesto medidas de control a 19 compañerⒶs en el marco de la operación “City” en relación a los incidentes ocurridos en una manifestación en apoyo al preso anarquista Alfredo Cospito celebrada el 4 de marzo de 2023 en Turín (3 arrestos domiciliarios, 7 personas con toque de queda y obligación de ir a firmar a diario y otrⒶs 8 obligadas a firmar a diario). En esta operación están imputadⒶs 75 personas de toda Italia. La policía les acusa de desordenes públicos y atentado contra la autoridad.
Esta operación es una más de las operaciones lanzadas los últimos meses por fiscales y policías de toda Italia para paralizar el movimiento anarquista de solidaridad. A cientos de anarquistas les han impuesto estrictas medidas de control y restricción de movimientos: arresto domiciliario, toque de queda, prohibición de abandonar su ciudad o región, retirada del pasaporte, obligación de ir a firmar a comisaria, libertad condicional… Sin olvidar el coste económico de preparar la defensa jurídica y los costes personales de estas medidas: imposibilidad de desarrollar la vida y relaciones cotidianas con normalidad, stress, perdida del puesto de trabajo, etc.
Ahora más que nunca reforcemos la solidaridad y complicidad internacional! Al lado de lⒶs que luchan!

* * *

Italia: Anarkisten aurkako azken errepresio ekimena

2024eko apirilaren 22. Torino (Italia). Torinoko DIGOS (polizia politikoa) eta fiskaliak 19 laguni kontrol neurriak ezarri dizkie (3 lagun etxeko atxiloketan, 7 lagun ordutegi murrizketarekin eta egunero sinatzera joatera behartuta eta beste 8 lagun eguneroko sinatzera behartuta). “City” izeneko operazioaren barnean, 2023ko martxoaren 4ean Torinon Alfredo Cospito preso anarkistari elkartasuna adierazteko egin zen manifestazioan gertatutako istiluekin lotuta Italia osoko 75 lagun ikerketapean daude. Hoiei istiluak eragitea eta poliziei eraso egitea leporatzen diete.
Azken hilabetetan elkartasun mugimendu anarkista geldiarazteko 2023an zehar burututako ekimenen harira Italia osoko fiskalek eta poliziek burutzen ari diren operazioen arteko beste baten aurrean gaude. Hauekin ehundaka anarkistari kontrol neurri eta mugimendu murrizketa zorrotzak ezartzen ari zaizkie: etxeko atxiloketa, ordutegi murrizketa, bizi diren hiria edo eskualdetik ateratzeko debekua, astero edota egunero komisaldegira sinatzera joateko derrigorra, baldintzapeko askatasuna, pasaportea kentzea…Defentsa juridikoa bermatzeko beharrezko gastu ekonomikoaz eta neurri hauek eragindako kalte pertsonaletaz ahaztu gabe (eguneroko bizitza eta harremanak normaltasunez ezin egitea, stresa, lana galtzea, etabar.
Orain inoiz baino gehiago nazioarteko elkartasuna eta elkarlana indartu! Borrokatzen dutenekin!

Más información/ Informazio gehiago:
https://radioblackout.org/2024/04/19-misure-cautelari-per-il-corteo-del-4-marzo-a-torino-contro-carcere-e-41-bis/
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Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) : Comme un petit air de déjà-vu au golf

Publié le 2024-04-24 06:15:03

Le Parisien / lundi 22 avril 2024

Comme en 2022, plusieurs personnes se sont introduites dans le golf de Saint-Cloud ce week-end, pour y dégrader entre « dix et quinze greens ». […]

Comme un petit air de déjà-vu. Rappelant un mauvais souvenir d’un peu plus d’un an. Ce week-end, plusieurs personnes ont réussi à s’introduire dans l’enceinte très select du Golf de Saint-Cloud pour saccager une bonne partie de la pelouse habituellement bichonnée au millimètre près. La terre a été retournée et des pommes de terre ont été semées. « Entre dix et quinze greens » ont été dégradés, confirme Julien Vasseur, le directeur des lieux, qui comptent, sur 75 hectares, deux parcours de 18 trous situés sur les communes de Garches, Rueil-Malmaison et Vaucresson. « Et ils y ont mis quelques pommes de terre. »

L’acte de vandalisme n’a pour l’instant pas été revendiqué. Toutefois, selon nos informations, un message : « expropriation pour terres arables » a été inscrit à la peinture noire sur l’un des greens dégradés. « C’est un non-événement, insiste Julien Vasseur. Ça fait deux ans qu’ils s’amusent à ça partout en France et à l’étranger. Il y a trois semaines c’était en Ariège, dans quinze jours ça sera peut-être à Bordeaux… Je ne veux surtout pas donner le moindre crédit à ces gens-là », poursuit-il désabusé.

Il tente aussi de relativiser les choses. « C’est de l’herbe. Ça repousse. C’est surtout pour les équipes qui travaillent toute l’année que c’est difficile et énervant. » Elles avaient déjà dû sortir les tondeuses, râteaux et autres machines en septembre 2022 pour faire des miracles après le passage d’une dizaine de militants baptisés « sanglier.es syndicalisé.e.s ». Plusieurs semaines de travail et des milliers d’euros déboursés. De tels désagréments ont déjà aussi touché d’autres golfs d’Île-de-France.

Ce lundi 22 avril au matin, l’équipe de jardiniers était « déjà à pied d’œuvre pour tout remettre en état » les terrains de jeu des golfeurs. La compétition prévue n’a pas été annulée. Mais il a fallu l’adapter. « Quoi qu’il arrive, le jeu continue, assure Julien Vasseur. C’est un peu plus pénible pour les joueurs, mais il y a des règles de golf qui permettent de jouer malgré tout. »

Malgré la « lassitude », le directeur devait déposer une plainte ce lundi, suivant les « consignes de la fédération française de golf ». « Ça devient commun » […]

Zográfou (Grèce) : Revendication de l’incendie de cinq bus

Publié le 2024-04-24 06:20:04

Act for Freedom Now! / dimanche 21 avril 2024

Dans les premières heures du jeudi 14 mars, nous avons mené une attaque incendiaire contre cinq bus de l’école privée Kanasis, sur la rue Taxilou, dans le secteur de Zográfou [ville limitrophe d’Athènes, elle est le siège de nombreuses écoles et universités ; NdAtt.]. Le résultat a été la destruction totale des bus, ainsi que des dommages au bâtiment lui-même. Au niveau organisationnel aussi, le programme scolaire a été complètement perturbé.

Tout d’abord, nous voulons dire clairement que nous ne somme en faveur ni de l’éducation privée ni de l’éducation publique gérée par l’État. Le but du système éducatif actuel est la « domestication », le fait de civiliser des sujets loyaux, par l’inculcation des valeurs et des principes du système de domination, et la production d’esclaves disciplinés. La méthode d’enseignement est complètement standardisée et stérile, coupée de l’expérience pratique, orientée vers les intérêts du système techno-industriel. Toute trace d’initiative et de créativité est neutralisée, ce qui rend difficile de développer et d’aiguiser une pensée critique. Un autre objectif du système éducatif est la construction de personnalités entièrement en harmonie avec les standards normatifs et les règles mises en œuvre par le biais de la dichotomie punition-récompense. L’école vous introduit directement dans un mode de vie prédéterminé, imprégné de la misère de la routine, qui reçoit son sens de l’esclavage salarié. En même temps, elle vous oblige à vous conformer à un modèle de relations de pouvoir basé sur les figures hiérarchiques des enseignants et des directeurs, qui sont ensuite remplacés par des patrons bons à rien, des politiciens sordides, des juges, des flics, ainsi que par chaque pion qui détient un peu de privilège sur l’échiquier du système. Voilà ce que sont l’école et le mode de vie dépossédée qu’elle favorise, qui perpétue l’aliénation humaine. En conclusion, l’école contribue à la construction d’une société corrompue, composée de citoyens dociles et facilement manipulables, qui se contentent de leur « vie » déchue. Pour nous, ces concessions et cette résignation constituent une véritable mort.

Pour ces raisons, chaque école, chaque université et chaque établissement d’enseignement en général devraient être réduits en cendres.

De plus, nous voulons qu’il soit clair que nous ne partageons pas la position de certains anarchistes qui se limitent à une « lutte » pour les « droits » accordés par l’État, dans le but de savourer l’acceptation sociale et la possibilité de gagner de l’influence politique au sein des cercles micro-politiques des universités.

Les médias ont immédiatement créé un climat de panique et, dans le but d’apaiser le mécontentement social, la police a fait des gestes aveugles aux relents de désespoir. En particulier, ils ont mené une opération pour envahir les résidences étudiantes de l’avenue Olof Palme, ils ont embarqué et enfin en arrêté des gens qui se trouvaient simplement là. Ensuite, après avoir trouvé et saisi des choses parfaitement légales, ils les ont présentées comme des preuves potentiellement incriminantes et ils ont construit une fausse image d’une « armée » et de « yafkas cagoulés ». En même temps, à Thessalonique, la police a envahi sans raison l’université locale, arrêtant 49 étudiant.s qui se trouvaient dans la zone universitaire occupée. De cette façon, les « défenseurs de la loi et de l’ordre » sont félicités, alors qu’en réalité leurs actions sont complètement vaines, tout en réussissant néanmoins à désorienter et à diriger l’opinion publique.

On peut trouver des cibles étatiques et capitalistes partout, il ne reste plus qu’à les attaquer constamment.

JUSQU’À LA DESTRUCTION COMPLÈTE DE L’ÉTAT, DU CAPITAL, DE LA SOCIÉTÉ

S'opposer au massacre à Gaza ! Un point de vue anarchiste

Publié le 2024-04-24 06:25:06

S’opposer au massacre à Gaza !

C’est forcément limité d’écrire depuis ici un court article sur cette situation, mais le silence semble pire. On ressent le besoin de mettre des mots sur ce qu’il se passe, pour faire sortir les émotions. Aussi pour tenter de s’extraire un peu de la propagande médiatique et étatique. Même si les mots ne suffiront jamais à faire face à cette violence profondément injuste qui s’abat sur une population entière. Plus de 2 millions de personnes, coupables d’être parquées dans cette prison à ciel ouvert et de ne pas vouloir (et même pouvoir) en sortir. Et pour aller où ?

La situation actuelle horrible est une des étapes d’un processus colonial d’écrasement organisé depuis plus de 75ans dans cette région. Le gouvernement d’Israël en est aujourd’hui l’acteur au premier plan, mais il ne doit pas nous faire oublier la participation et la responsabilité historique et actuelle de nombreuses puissances occidentales dans cette situation invivable. De l’administration britannique qui « cède » la Palestine (qu’elle s’est appropriée 30 ans plus tôt) pour la création de l’État d’Israël en 1947, jusqu’aux Etats-Unis qui est son fidèle soutien. En passant par la France qui, hier comme aujourd’hui, a les mains pleines du sang des juif.ve.s exterminé.e.s (pendant la collaboration de Vichy) et des palestinien.ne.s massacré.e.s (par son soutien historique à l’Etat d’Israël et sa vente d’armes).

La situation à Gaza est une des faces visibles de l’iceberg, mais la violence coloniale s’exerce quotidiennement dans l’entièreté du territoire dominé par l’État Israëlien (y compris en Cisjordanie). Expropriations, exploitation des ressources et des humains, humiliations, arrestations, bombardements, rafles, tortures, assassinats, la liste est interminable.
Et cette violence extrême, présentée maintenant comme une « réponse légitime » n’a pas commencé après les attaques du 7 octobre, loin de là.

Les résistances déterminées de la population, en lutte face à ces injustices, sont depuis toujours systématiquement réprimées par l’armée israëlienne de Tsahal. La contestation du régime colonial côté Palestinien est chaque fois écrasée dans le sang. Sans que cela ne les excuse, on doit aussi prendre en compte cette réalité quand on regarde les atrocités commises sur la population Israëlienne le 7 octobre.

De la même manière on ne peut pas regarder ce qu’il se passe dans cette région comme une guerre à armes égales entre deux armées qui s’affronteraient. Malgré le soutien qu’ils reçoivent respectivement d’autres États, la force militaire et politique du Hamas n’a rien à voir avec celle de l’État d’Israël. Cela ne le rend pas moins dangereux pour autant. L’organisation vise à l’indépendance de la Palestine pour y imposer son projet totalitaire de domination militaire, politique et religieuse. C’est une pourriture toxique qui cherche à aspirer les résistances diverses et la colère des populations, en se présentant comme la seule voie existante et possible.

On nous martèle cette histoire mensongère de camps homogènes, des populations entières qui seraient unies derrière le Hamas d’un côté, et le gouvernement d’Israël d’autre part. Des raccourcis qui opposeraient les juif.ve.s aux musulman.e.s, dans un soit-disant « choc de civilisation ».

Mais il n’y a pas une position commune pour « les juif.ve.s » pas plus que pour « les musulman.e.s ». De la même manière, l’équation « Juif = Israëlien = blanc = islamophobe » et « Palestinien = Musulman = non-blanc = antisémite » sont fausses et ont des conséquences graves. Ces visions binaires et racistes cherchent à gommer les réalités différentes et les contradictions politiques profondes, les intérêts divergents et les luttes qui traversent ces prétendus « camps ». Et cette manipulation de l’opinion est une vieille recette bien connue des politiciens guerriers pour asseoir leur pouvoir et forcer une unité nationale face à un ennemi commun.

Ces discours sont puissants et fonctionnent malheureusement très bien. Ils viennent s’appuyer sur des violences et des vécus de racisme bien réels, des traumatismes et des peurs, et rendent difficile et marginal leurs refus.

Comment ne pas adhérer à une haine de l’Autre quand on nous le présente comme responsable de toutes nos souffrances ? Comment ne pas adhérer à l’idée d’un État pour nous protéger quand c’est la seule solution qu’on nous vend pour en finir avec les horreurs passées et actuelles ?

Des paroles et des actes parviennent malgré tout à refuser ces logiques. Comme il y a peu de temps, où des contestations multiples se confrontaient aux pouvoirs en place de chaque côté du mur. Que des Israëlien.ne.s aussi s’engagent dans la lutte contre le colonialisme et contre leur gouvernement d’extrême-droite. Que des solidarités arrivent à se tisser par delà le nationalisme et le racisme, comme ces manifestations de femmes Israéliennes et Palestiniennes qui, tout début octobre, prenaient encore la rue ensemble pour exiger la paix. Sans parler de tout ce qui nous échappe depuis ici, mais qui existe, volontairement invisibilisé par les tenants du pouvoir et leurs relais.

La violence coloniale de l’État d’Israël a des particularités qu’on ne peut oublier quand on veut s’y attaquer. Les parallèles qui sont parfois faits ici avec la colonisation française en Algérie ont leurs limites. L’histoire de la création d’Israël est complexe, et ne peut se résoudre par une injonction à ce que les Israëlien.ne.s rentrent « chez eux ». Contrairement aux colons Français, il n’y a pas pour tout.e.s de territoire de base où retourner. La persécution et l’instrumentalisation des juif.ve.s, qui existe à travers le monde depuis des centaines d’années, ne peut pas justifier la création d’un État colonial en Palestine, mais elle ne peut pas non plus être effacée.

En Palestine comme ailleurs, le problème n’est pas le fait d’être « originaire » ou pas de la région où l’on vit, mais la domination de certaines personnes sur d’autres. Le problème c’est le fait que des États et leurs dirigeants s’approprient des territoires qu’ils pillent, que des populations soient exploitées pour l’économie capitaliste, que des modes de vies soient imposés, que des personnes en déshumanisent d’autres pour justifier de les écraser.

La destruction des Etats, dont celui d’Israël, est une nécessité pour viser un monde plus désirable. Et s’attaquer en parallèle au capitalisme et à tous les systèmes qui permettent l’exploitation et la domination.

Ces belles idées paraissent bien décalées face à la violence des bombes. Comment alors agir concrètement aujourd’hui, depuis ici ? Comment se solidariser de personnes qui luttent aussi pour leur survie ? Il n’y a malheureusement pas de réponse toute faite. Mais il nous faut commencer par dépasser l’immobilisme et la sidération face aux horreurs qui se noient dans le flux d’informations.

Ne rien attendre des États qui agissent selon des intérêts qui ne seront jamais les nôtres.
Attaquer les institutions et les entreprises qui profitent de cette situation.
S’opposer aux discours et aux actes racistes qui se répandent, qu’ils visent les juif.ve.s, les musulman.e.s ou toutes autres personnes.
Saboter la propagande et l’ambiance militariste qui prépare nos esprits et nos corps à la guerre ici.
Faire exister une critique des États, des nations, des frontières et de tous les moteurs des massacres passés et à venir.
Et se solidariser d’autres personnes en lutte, à Gaza comme ailleurs, qui essaient de ne pas renforcer ces logiques !

Texte paru dans le journal Pikante à Toulouse, début avril 2024. Contact : pikante(a)riseup.net

Le tract au format pdf :

Longuenée-en-Anjou (Maine-et-Loire) : La réunion des fachos reportée pour cause de tags

Publié le 2024-04-24 15:35:06

Ouest-France / mardi 23 avril 2024

La candidate de Reconquête aux élections européennes du 9 juin, Marion Maréchal-Le Pen, qui devait tenir une réunion publique ce mardi 23 avril au Plessis-Macé a été précédée par des individus qui ont tagué les lieux de slogans hostiles. Le propriétaire veut déposer plainte.

Marion Maréchal-Le Pen (Reconquête) ne viendra finalement pas au Plessis-Macé ce mardi 23 avril. La tête de liste et candidate du parti d’Eric Zemmour aux élections européennes du 9 juin a été obligée de différer sa venue. Le propriétaire du lieu qui devait la recevoir a avisé son équipe ce matin que son établissement avait été la cible de vandales dans la nuit de lundi à mardi. Des tags hostiles à la venue de la candidate de Reconquête (Antifas, Free Gaza, Une balle = un faf ,Trans lives matters et d’autres slogans du même tonneau) recouvrant les murs de la Grange de la nouvelle chevalerie.

[…] Ce devait être un buffet pour 110 personnes, pas une réunion publique de 300 personnes. Et ils ne devaient pas faire de publicité, dit-il [le propriétaire du restaurant ; NdAtt.], écœuré. Il y a toujours des gens pour penser qu’on est d’accord avec les gens qu’on reçoit, mais nous, on ne fait que louer une salle. Le patron confirmant au passage son intention de déposer plainte contre les auteurs de ces dégradations. Le procureur de la République d’Angers Éric Bouillard confirme que les tags ont été inscrits dans la nuit de lundi à mardi et indique qu’une enquête a été ouverte pour dégradations par inscriptions.

De son côté, l’équipe de Marion Maréchal-Le Pen indique chercher une autre date et un autre lieu pour reporter la venue de la candidate de Reconquête.

Italie – Opération City : dix-neuf mesures de contrôle judiciaire pour une manifestation contre la prison et le 41-bis

Publié le 2024-04-24 15:40:19

Radio Black Out / lundi 22 avril 2024

À l’aube du lundi 22 avril, la DIGOS a notifié dix-neuf mesure de contrôle judiciaire contre des compas, dans le cadre d’une opération répressive en relation avec la manifestation qui, le 4 mars 2023, a enflammé Turin, contre la prison et le 41-bis, aux côtés du prisonnier anarchiste Alfredo Cospito et des autres. Une manifestation lors de laquelle des marteaux, des béliers artisanaux et des pavés ont frappé et réduit en morceaux des symboles de la violence de l’État et du capital et qui s’est terminée justement dans la cour de Radio Blackout, encerclé par les forces de l’ordre : pendant quelques heures la normalité insipide de l’existence, dans une ville de plus en plus concentrationnaire, a été interrompue.

Trois arrestations domiciliaires pour des compagnons de Turin, de Cuneo et de Rome, sept obligations de résidence avec pointage quotidien chez les flics, une interdiction de résidence, huit obligations de pointage quotidien chez les flics, 75 compas sous enquête, à travers toute l’Italie. Ils ont appelée « City » cette énième opération répressive, coordonnée par le Parquet de Turin (procureurs Paolo Scavi et Enzo Bucarelli). Les chefs d’inculpation sont de dévastation et pillage, violence, coups et blessures contre des agents de police, avec des circonstances aggravantes.
À cette époque-là, Alfredo était en grève de la faim, et d’autres détenu.es aussi, contre la prison et le régime de torture 41-bis, auquel le prisonnier anarchiste est soumis encore aujourd’hui, dans la prison de Sassari, de même que 740 autres détenu.es que l’État veut anéantir.
Cette opération s’insère dans la continuité de toutes les autres qui, ces derniers mois, ont frappé durement des dizaines de compas qui se sont engagé.es dans un mouvement de solidarité internationale et dans une mobilisation qui s’est intensifiée à partir de 2022.

Le 24 avril [a] lieu, à la Cour de cassation de Rome, celle qui devrait être la dernière étape du procès Scripta Manent, dont l’une des conséquences est justement l’enfermement d’Alfredo dans le régime 41-bis. […]

 

Note d’Attaque : une intervention à la radio d’un compagnon de Rome revient plus en détail sur cette opération répressive, sur le chef d’inculpation de dévastation et pillage (qui peut porter à des condamnation extrêmement lourdes), en plus de ceux de résistance, violences et menaces contre une personne dépositaire de l’autorité publique, aussi en concours, et ceux de propagande subversive et d’apologie d’un crime ou délit. Les enquêteurs ont porté une grande attention à l’organisation de la manifestation et à son déroulement, avec des dégâts chiffrés en environ 630 000 euros.
C’est la deuxième fois que le Parquet de Turin cible les compas qui ont participé à la mobilisation en solidarité avec Alfredo, après la procédure de juillet 2023.
Solidarité avec Guido, Lello et Daniele et avec tou.tes les autres !

 

[mise à jour, le 30 avril : contrairement à ce que nous avait indiqué, les compas soumis.es à des contrôles judiciaires sont bien 19]

Carapatage#69 – La sortie de prison (17.04.24)

Publié le 2024-04-24 15:45:10

Lien du téléchargement

Lien vers le podcast

Après une émission sur l’arrivée en prison il y a un an, on va parler d’un moment qui semble beaucoup plus joyeux : la sortie de prison. Mais justement on va voir que la sortie c’est pas aussi sûr que ce qui se dit et qu’il y a différents enjeux pas forcement simple à gérer. On va voir que toutes les sorties ne se ressemblent pas : laissé sur le trottoir en sortie sèche ou au contraire gardé sous contrôle sous couvert de réinsertion ou en attente d’un procès, avec une probabilité plus ou moins élevée d’y retourner, à plus ou moins long terme, parfois même immédiatement. On va voir que la sortie ça se prépare mais que souvent on l’apprend au dernier moment, ce qui pose la question de réussir à l’anticiper sans souffrir de faux espoirs. Puis on parlera de la suite, de devoir affronter le monde extérieur où tout est si différent de l’intérieur et parfois , pour les longues peines, où le monde a changé, où un passé de prisonnier est une tare, et la place des proches dans tout ça. Avec des audios de personnes qui racontent leurs sorties.

SOMMAIRE

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Ressources

OPÉRATION « CITY » : 19 MESURES JUDICIAIRE POUR LA MANIFESTATION À TURIN CONTRE LA PRISON ET LE 41 BIS

Publié le 2024-04-24T09:23:10+02:00

Lundi 22 avril à l’aube, les digos ont signifié dix-neuf mesures conservatoires à des compagnx dans le cadre d’une opération répressive relative au cortège qui a enflammé Turin contre la prison et le 41-bis le 4 mars 2023, aux côtés du prisonnier anarchiste Alfredo Cospito et de tous les autres. Une manifestation au cours de laquelle des marteaux, du mobilier urbain et des pavés ont frappé et brisé certains symboles de la violence de l’État et du capital, et qui s’est terminée directement dans la cour de Radio Blackout assiégée par les forces de l’ordre : pendant quelques heures, la normalité insipide de l’existence dans une ville de plus en plus concentrationnaire a été interrompue.

3 assignations à résidence entre Turin, Cuneo et Rome, 7 assignations à résidence avec signatures quotidiennes, 1 interdiction de résidence, 8 signatures quotidiennes, 75 compagnx sous enquête dans toute l’Italie. Ils ont appelé « City » cette énième opération répressive coordonnée par le Parquet de Turin (Procureur Paolo Scavi et Enzo Bucarelli). Les chefs d’accusation sont la dévastation et le pillage, la violence et les blessures aggravées à un fonctionnaire public. Alfredo était alors en grève de la faim et, comme lui, d’autres détenus contre la prison et le régime de torture 41 bis, auquel le prisonnier anarchiste est encore soumis, à la prison de Sassari, avec 740 autres détenus que l’État veut anéantir. L’opération s’inscrit dans la lignée de toutes celles qui, ces derniers mois, ont frappé de plein fouet des dizaines de compagnons engagés dans un mouvement de solidarité internationale et une mobilisation qui s’est intensifiée depuis 2022.

Le 24 avril prochain, ce qui devrait être la dernière échéance du procès « Scripta Manent », dont l’une des conséquences est précisément l’internement d’Alfredo dans le régime 41 bis, se tiendra à la Cour de cassation de Rome. Nous rappelons la journée de mobilisation contre le 41 bis, l’emprisonnement à vie hostile et toutes les prisons, contre l’état de guerre permanent.

MISE A JOUR DU 23 AVRIL

Avec un compagnon, nous analysons les documents de l’opération « City » et les charges retenues contre 75 personnes mises en examen dans toute l’Italie pour la manifestation du 4 mars 2023, y compris les charges de dévastation et de pillage, ainsi que de résistance, de conspiration, de violence et de menace à l’encontre d’un fonctionnaire public, de propagande subversive et d’apologie de la violence. Une grande attention a été accordée à la préparation du cortège et au déroulement lui-même, avec des dommages d’environ 630 000 euros. Nous rappelons également que ce n’est pas la première opération répressive qui frappe le mouvement de solidarité avec Alfredo Cospito, et nous rappelons l’importance de ne laisser personne* derrière soi.

Locataires en crisse contre les Airbnb

Publié le 2024-04-26 08:00:10
Avr 252024
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

La colère des locataires a encore frappé !

En vue de la journée des locataires, on a décidé de prendre le relais de l’appel à la création d’oeuvres collaboratives sur des Airbnb, parce qu’on en a marre de passer devant des logements qui, au lieu de loger nos voisin.ne.s, servent avant tout à enrichir des ostis de proprios à marde. On ne fermera plus jamais les yeux sur ces nouvelles constructions qui servent uniquement à des locations de courtes durées, alors qu’on peine à se trouver un toit.

Selon la plateforme, l’immeuble qu’on a re-décoré appartiendrait à l’hôte Airbnb « Carli » qui dit habiter à Vancouver, et utilise le même numéro de license pour 24 logements. Néanmoins, au-delà des enjeux légaux, cette situation met en lumière la mainmise persistante d’une minorité sur nos logements et nos quartiers (historiquement) populaires, privant ainsi les locataires de leur droit fondamental à la ville.

Fuck Airbnb, fuck les proprios pis vive la décoration alternative !

Italie – Op. Scripta Scelera : Les arrestations domiciliaires des compagnons révoquées

Publié le 2024-04-26 08:05:04

La Nemesi / jeudi 25 avril 2024

Opération Scripta Scelera : les inculpés qui étaient aux arrestations domiciliaires passent à une interdiction de sortie de la commune de résidence, avec pointage au poste de police

Le 22 avril, plus de huit mois après l’opération répressive contre Bezmotivny, le juge Garofalo, du tribunal de Massa, a ordonné le remplacement des arrestations domiciliaires, avec toutes les restrictions, par une mesure d’interdiction de sortie de la commune de résidence, accompagnée d’un pointage quotidien au poste de police, pour Gaia, Gino, Luigi et Paolo. Un compagnon a reçu la notification de cette décision le 22 avril, les autres le lendemain.

En motivant en peu de mots le remplacement des mesures, le juge affirme que « […] la possibilité d’agir dans un territoire tout à fait restreint est en effet de nature à permettre un contrôle efficace sur le comportement des inculpés, comte tenu du fait que l’impression et la publication d’un périodique est une activité qui ne saurait être facilement cachée ; d’ailleurs, dans le cas d’une nouvelle violation de cette mesure, par une conduite similaire, des mesures de détention, y compris la détention en prison, seraient sûrement appliquées ». Il nous semble que des telles affirmations sont, encore une fois, représentatives – comme cela a été évident dès tout de suite – du fait que cette opération vise à « démanteler » le journal, ainsi qu’à empêcher toute activité éditoriale (on rappelle que la publication du bimensuel avait été suspendue en juillet 2023, non pas à cause de la répression, et qu’après l’opération Scripta Scelera il y a eu la publication d’un numéro spécial, à l’initiative de compagnons de différents endroits). Le fait de réaliser des publications est donc considéré comme équivalent à une « violation de la mesure ».

[…] Les prochaines audiences du procès de Massa sont fixées pour les jours 24 mai, 25 juin et 5 juillet, toujours à 15 heures au tribunal, en piazza De Gasperi.

Nous rappelons que, après différents durcissements des contrôles judiciaires, en plus de ces quatre compagnons, inculpés dans le procès de Massa, parmi les autres inculpés une est actuellement soumise à une interdiction de sortie de la commune de résidence, avec interdiction de sortir de chez elle de 19 heures à 7 heures, accompagnée de l’obligation de pointer chez les flics trois fois par semaine, un autre à l’interdiction de sortie de la commune de résidence, avec interdiction de sortir de chez lui dans la même plage horaire, deux à une interdiction de sortie de la commune de résidence (après que l’interdiction de sortir la nuit leur ait été révoquée en décembre), et que deux sont en liberté (un des deux a passé presque sept mois avec une interdiction de sortie de la commune de résidence, avec l’interdiction de sortir de chez lui la nuit, en plus d’un mois passé aux arrestations domiciliaires).

 

Pour contribuer à la caisse de solidarité avec les inculpés de l’opération Scripta Scelera :
IBAN : IT12R3608105138290233690253
titulaire : Ilaria Ferrario

Pour contacts : solidaliscriptascelera[arobase]paranoici[point]org

Berlin (Allemagne) : les Tesla flambent de plus belle

Publié le 2024-04-26 08:15:06
Berlin, nuit du 22 au 23 avril 2024

De nombreuses Teslas ont été incendiées ces dernières semaines à Berlin.

C’est par exemple le cas des deux Tesla qui ont pris feu la nuit de lundi à mardi 23 avril vers 1h30 dans le quartier de Friedrichshain-Kreuzberg. Les deux voitures ont été entièrement calcinées et l’enquête confiée à la police criminelle du Land de Berlin. La police suppose en effet qu’il s’agit d’un incendie criminel, puisque les deux voitures étaient garées à plusieurs mètres de distance et semblent avoir été incendiées individuellement.

Le 7 février vers 2h du matin, deux Tesla avaient déjà été incendiées à deux endroits différents dans le quartier de Lichtenberg, l’une dans la Paula-Fürst-Straße et la seconde dans la rue An den Knabenhäusern. Deux semaines plus tard, c’est encore une autre Tesla qui était incendiée et s’était partiellement consumée dans le quartier de Neukölln. La police affirme avoir retrouvé des traces d’allume-feu contre le véhicule.

Berlin, nuit du 6 au 7 février 2024

Globalement, le nombre d’incendies de voitures a de nouveau augmenté cette année à Berlin. Entre le 1er janvier et le 22 avril 2024, la police en a enregistré 139, dont au moins une douzaine sont considérés comme « politiquement motivés ». Au cours de la même période en 2023, il y avait eu 83 cas, soit 56 de moins, tandis qu’en 2022, il y avait eu moins de cas pendant toute l’année (123 au total) qu’en ce début d’année 2024 ! La police n’est pas en mesure de dire quelles sont les raisons de cette augmentation.

[Synthèse de la presse allemande, Berliner Zeitung & B.Z. des 23 et 25 avril 2024]

Publication : Flemme olympique

Publié le 2024-04-26 08:20:06
Cliquer sur l’image pour ouvrir le pdf

Flemme olympique, journal anarchiste contre les JO 2024 (et le monde qui les abrite), Marseille, mai 2024, 20 pages


En guise d’introduction

Printemps 2024. L’ambiance est lourde, façon soupe à la grimace.

Un peu partout, le fond de l’air résonne de bruits de bottes, de drapeaux agités pour souder des rangs de soldats, de « réarmement » à toutes les sauces.

On pourrait évoquer la guerre installée en Ukraine depuis plus de deux ans, les massacres au Levant, les conflits sanglants au Soudan et au Congo, et les Etats qui brandissent allégrement la menace nucléaire au dessus de la poudrière.

Ou encore parler du serrage de vis autoritaire, du racisme et du nationalisme qui montent un peu partout, sur cette planète saccagée par des siècles de capitalisme industriel et extractiviste…

On pourrait aussi aborder les frontières meurtrières, les prisons qui tuent, les expulsions de squats, la chasse aux pauvres et aux indésirables dans les métropoles…

Et de fait, on va parler un peu de tout ça dans ce journal, à travers les Jeux Olympiques et Paralympiques qui se dérouleront au cœur de l’été en fRance.

Parce que ces jeux sont une occasion parmi d’autres, pour les croque-morts qui nous gouvernent, d’accélérer le rythme de leur symphonie morbide, sur un air de « Marche ou crève ».

De l’or pour les « champion.nes », des médailles et des honneurs pour les « gagnant.es », l’oubli et la défaite pour celleux qui finissent derrière : un bon résumé de la morale dégueulasse qui régit ce monde. Et en plus il faudrait s’en réjouir et être « fair-play »…

Mais parce que leurs règles du jeu nous font gerber, que la compétition nous file des boutons, on préfère se réjouir de ce qui viendra troubler cette triste « fête », et encourager ce qui entrave le rouleau compresseur qui broie nos vies.

Contre ce monde et les JO qui vont avec.

[Trouvé sur Indymedia Nantes, 24 avril 2024]

Forêt d’Hambach (Allemagne) : rencontres anarchistes annuelles « Alljährliches Chaotisch – Anarchistisches Treffen » #2, du 30 mai au 3 juin 2024

Publié le 2024-04-26 10:55:15

Forêt d’Hambach (Allemagne) : rencontres anarchistes annuelles « Alljährliches Chaotisch – Anarchistisches Treffen » #2, du 30 mai au 3 juin 2024

Nous voulons l’anarchie. Nous voulons la liberté et l’autonomie pour tous, sans domination. Nous voulons le renversement de l’ordre existant. Nous voulons la révolution sociale.

Cela n’a pas changé depuis la dernière réunion de l’ACAT. Entre autres sujets, on a discuté l’année dernière de si les luttes intermédiaires/spécifiques sont toujours une proposition valable dans les conditions actuelles, et/ou si nous en avons besoin maintenant plus que jamais ; face aux conditions dystopiques, de quelle manière nous pouvons intervenir dans les luttes sociales (et si nous le voulons vraiment) ; la récupération des luttes anti-autoritaires par les autoritaires (à partir de l’expérience de la prise de pouvoir des appellistes sur la ZAD près de Nantes, en France) ; le contrôle numérique et sa contestation (avec le cas du camarade Boris en France et la lutte contre l’expansion mondiale de la prison numérique à ciel ouvert) ; l’histoire de la méthode insurrectionnelle ; la guerre ; et le patriarcat dans sa forme techno-industrielle.

Cette année, nous nous retrouverons pour nous rencontrer face à face, sans écrans. En petits et grands groupes, avec de nouveaux visages et de vieilles connaissances, et des amis. Avec l’expérience de l’année dernière, nous avons décidé de limiter les discussions à trois jours thématiques, avec seulement deux discussions préparées chaque jour. (Des discussions spontanées peuvent être proposées et recommencées tout le temps).

Les thèmes seront les suivants :
Solidarité internationale
Extractivisme
Guerre

Les rencontres auront lieu dans la forêt de Hambach. Les journées de discussion seront vendredi 31 mai, samedi 1er et dimanche 2 juin. Les jours d’arrivée sont le mercredi 29 et le jeudi 30 mai, et le jour de départ est le lundi 3 juin.

Apportez vos distros !

Il y aura de la nourriture. Il faut apporter des tentes, des sacs de couchage et des matelas. S’il vous plaît écrivez-nous si vous ne voulez pas dormir dans une tente, il y aura des alternatives (sans escalade), mais ces options seront fournies en premier lieu aux personnes qui en ont besoin pour pouvoir participer au rassemblement.

Pour communiquer avec nous ou si vous avez d’autres questions :

acat [äd] supernormal.net
pgp-key ici.

Un programme détaillé, ainsi qu’une explication sur comment s’y rendre et d’autres informations, seront publiés ici début mai :
https://acat.noblogs.org/

Tous les anarchistes, les cœurs sauvages, les esprits libres, les subversifs et les rebelles qui se reconnaissent dans cette invitation sont les bienvenus.

Néanmoins, et compte tenu de l’expérience de l’an dernier, nous voulons ajouter un petit avertissement à l’attention de ceux qui devraient peut-être bien réfléchir avant de venir :

– Les personnes qui attendent des discussions modérées, des listes de discussion et d’autres modalités sociales-cybernétiques. Vous pouvez vous associer à de telles conditions pour des discussions en petits groupes si vous voulez le faire, mais la plupart des discussions ne seront pas comme ça.

– Les gens qui s’attendent à avoir une équipe de sensibilisation (awareness) pour toute discussion lors du week-end. Il n’y en aura pas.

– Les gens qui s’attendent à faire la fête et à consommer de la drogue. Il y a beaucoup de possibilités pour cela tout le temps, une discussion dans une forêt n’est peut-être pas l’espace approprié pour cela.

– Les gens qui, quand il s’agit de la question de la guerre, soutiennent les anarchistes qui rejoignent les rangs des formations (proto-)étatiques ou veulent (moralement) faire pression sur les anarchistes pour qu’ils prennent parti pour tel ou tel État (ou même se battre pour eux), s’il vous plaît restez loin de ce rassemblement.

Les flics du travail sous pression

Publié le 2024-04-26 11:00:03

Quarante-trois incivilités ou agressions chaque jour, en moyenne, dans les 900 agences France Travail (ex-Pôle Emploi) sur tout le territoire. Au total, 15.906 signalements d’agressions précisément ont été recensés l’an dernier, peut-on lire, vendredi 26 avril, dans un document interne que franceinfo s’est procuré.

Ce chiffre comprend les agressions comportementales (2 325), les agressions physiques (143), les agressions verbales (6 885), les incivilités (3 513) et les EDIS (les expressions d’intention suicidaire) des usagers (3 040). Pour toutes ces catégories les chiffres sont en hausse de 12% par rapport à 2022.

Concernant les agressions physiques, le document précise que sur les 143 agressions physiques déclarées en 2023, 45 sont des agressions physiques avérées sur agent et survenues en agence ou à proximité. Depuis l’assassinat d’une conseillère à Valence (Drôme) début 2021, France travail encourage ses agents à signaler tout incident. L’ institution indique qu’elle va généraliser la vidéo protection, elle propose aussi des exercices aux intrusions armées et forme à la prise en charge des menaces de suicides des demandeurs d’emploi.

[France info, 26 avril 2024]

Scripta Manent: definitivas las condenas de 23 años para Alfredo Cospito y 17 años y 9 meses para Anna Beniamino

Publié le 2024-04-26 16:50:08

Definitivas las condenas de 23 años para Alfredo y 17 años y 9 meses para Anna Beniamino en el marco del juicio Scripta Manent.
El tribunal de Casación de Roma ha confirmado la sentencia bis del tribunal de apelación de Turín. Rechazadas las peticiones de la defensa y de la fiscalía de Turín, que ha insistido hasta el final para conseguir el ergastolo.

¡Rabia y amor por nuestrxs compañerxs!
¡Con las prácticas de las que se les acusa!
¡Alfredo fuera del 41 bis!

[telegram No41bis]

Roma: attacco incendiario contro l’auto privata di un carabiniere

Publié le 2024-04-26 17:00:09

Roma: attacco incendiario contro l’auto privata di un carabiniere

Riceviamo da mail anonima e diffondiamo:

“Rivendicazione dell’attentato contro un veicolo privato appartenete ad uno sbirro presso una caserma dei carabinieri a Roma, 29 Marzo 2024”

“Presto Anarchicx accorriamo
al pugnal per la vittoria od il morire
con petrolio e dinamite
ogni classe ed il governo a debellar..”
Canto Anarchico

Mentre il mediterraneo è sempre più una fossa comune gremita di cadaveri degli oppressi provenienti dal sud del mondo , Gaza viene rasa al suolo in mondovisione e venti di guerra soffiano funesti ad ogni angolo del globo conducendo i proletari di tutto il mondo al massacro per mano degli interessi padronali, abbiamo deciso di agire, di attaccare.
Individuando nei militari di qualsiasi schieramento un nemico da abbattere per chiunque abbia una tensione di libertà, senza tralasciare le responsabilità specifiche dell’arma nostrana, abbiamo deciso di indirizzare il nostro odio e la nostra vendetta contro i militari del corpo dei Carabinieri.
In un presente come quello attuale nel quale ogni ipotesi rivoluzionaria sembra una vana chimera abbiamo deciso di continuare a lottare: potranno privarci della speranza di un mondo radicalmente diverso ma non della sete di vendetta che proviamo nei confronti di chi perpetua l’oppressione di una classe sull’altra e dei suoi difensori (come le forze dell’ordine) e di chi si arricchisce spolpando il pianeta in maniera scellerata.
L’attacco contro il potere in ogni luogo e tempo, anche in un momento come quello odierno, nel quale la repressione colpisce in maniera sempre più dura ogni barlume di conflittualità e sta seppellendo vivi i nostri compagnx tenuti in ostaggio nelle patrie galere ci sembra il miglior modo per dare continuità allo scontro secolare tra oppressi ed oppressori, di cui come Anarchici sentiamo di far parte.
Sperando che questi bagliori di rivolta individuale possano rischiarire questo presente grigio e pacificato, ribadiamo che come anarchici anteponiamo la violenza liberatrice degli oppressi alla violenza sistematica di chi detiene il monopolio della stessa ed affermiamo con fermezza la legittimità della violenza rivoluzionaria come strumento di lotta contro lo stato ed il capitale.
É nella ferma convinzione della giustezza dei nostri ideali fatti di libertà ed uguaglianza che risiede il coraggio di lottare, in prima persona, scegliendo di prendere il coltello dalla parte del manico e provando a restituire, seppur in minima parte, i colpi inferti dal nemico.
Per queste ed altre 1000 ragioni abbiamo scelto di attaccare avvalendoci di strumenti incendiari 1 automobile privata appartenente ad uno sbirro: La scelta di attaccare nel “privato” scaturisce dalla volontà di far pagare in maniera sempre più mirata il prezzo delle proprie scelte a chi sceglie di difendere l’ordine sociale democratico costituito, indossando una divisa.
SBIRRI, PADRONI E BORGHESI :
PAGHERETE CARO E PAGHERETE TUTTO.
Cogliamo l’occasione per ribadire la nostra solidarietà agli Anarchicx Alfredo Cospito, Anna Beniamino, Juan Sorroche- Fernadez, Pierlorenzo Fallanca, Luca Dolce e a tuttx gli/le Anarchicx posti sotto sequestro nei lager di stato in ogni dove. Non siete soli Compagnx.
Saluti incendiari ai latitanti, che la vita vi sorrida, ci rivedremo sulle barricate.

Cellula Abele Ricieri Ferrari
(Internazionale Nera 1881-2024)

Chili : L’Administration pénitentiaire veut que Francisco Solar purge sa condamnation dans un régime spécial de sécurité maximale

Publié le 2024-04-26 21:00:05

Informativo Anarquista / dimanche 22 avril 2024

Après la confirmation et la ratification de la condamnation à 86 ans de prison, pour le compagnon anarchiste Francisco Solar, l’Administration pénitentiaire a réalisé une nouvelle manœuvre concernant la situation pénitentiaire du compagnon.

Après qu’il est resté, en tant que prévenu, dans la section 2, de Sécurité maximale, de la prison de Rancagua, il aurait fallu que, en tant que condamné, il soit transféré dans la section 1, de Haute sécurité, avec les autres compagnons anarchistes et subversifs. Mais cette fois, dans la tentative d’approfondir la vengeance judiciaire, le compagnon a été amené dans une cellule de la même section 2, de Sécurité maximale, afin qu’il purge sa peine dans un régime spécial de punition et d’isolement.

Solidarité et complicité avec ceux/celles qui attaquent les puissants !
Luttons contre la réclusion à perpétuité déguisée et l’isolement imposés au compagnon anarchiste Francisco Solar !

Rome (Italie) : Revendication de l’attaque incendiaire contre un véhicule privé d’un carabinier

Publié le 2024-04-26 21:05:04

La Nemesi / vendredi 26 avril 2024

Revendication de l’attaque incendiaire contre un véhicule privé d’un carabinier, à Rome, le 29 mars 2024

« Vite, les Anarchistes, accourons, au poignard, pour la victoire ou la mort, avec du pétrole et de la dynamite, pour éliminer toute classe et le gouvernement… »
Chanson Anarchiste

Alors que la Méditerranée est de plus en plus un charnier, rempli des cadavres des opprimés arrivants du sud du monde, que Gaza est rasée au sol en mondovision et que des vents de guerre soufflent, funestes, dans chaque coin du globe, en amenant les prolétaires du monde entier au massacre, de la main des intérêts des patrons, nous avons décidé d’agir, d’attaquer. En identifiant dans les militaires de chaque camp un ennemi à abattre pour quiconque possède une tension de liberté, sans oublier les responsabilités spécifiques de la police militarisée de chez nous, nous avons décidé d’adresser notre haine et notre vengeance contre les militaires du corps des Carabinieri.

À une époque comme l’actuelle, quand toute hypothèse révolutionnaire semble une vaine chimère, nous avons décidé de continuer à lutter : ils pourront nous priver de l’espoir d’un monde radicalement diffèrent, mais pas de la soif de vengeance que nous éprouvons à l’encontre de ceux qui perpétuent l’oppression d’une classe sur l’autre et de ses défenseurs (comme les forces de l’ordre) et de ceux qui s’enrichissent en désossant la planète de manière scélérate.

L’attaque contre le pouvoir, à tout endroit et à tout instant, aussi dans un moment comme aujourd’hui, quand la répression frappe de manière toujours plus dure toute lueur de conflictualité et alors qu’elle est en train d’enterrer vivant.es nos compas, gardé.es en otages dans les taules de ce pays, nous semble la meilleure façon d’apporter une continuité à l’affrontement entre opprimés et oppresseurs, qui dure depuis des siècles et dont, en tant qu’Anarchistes, nous sentons de faire partie.
En espérant que ces lueurs de révolte individuelle puissent éclairer cette heure grise et pacifiée, nous réaffirmons qu’en tant qu’anarchistes nous faisons passer la violence libératrice des opprimés avant la violence systématique de ceux qui détiennent son monopole et nous déclarons avec fermeté la légitimité de la violence révolutionnaire en tant qu’instrument de lutte contre l’état et le capital.
C’est dans la ferme conviction de la justesse de nos idéaux, faits de liberté et d’égalité, qui réside le courage de lutter, personnellement, en choisissant de prendre le couteau par le manche et en essayant de restituer, bien qu’en quantité minimale, les coups portés par l’ennemi.
Pour cela et pour 1000 autres raisons, nous avons choisi d’attaquer, en utilisant des instruments incendiaires, 1 voiture privée appartenant à un flic. Le choix d’attaquer dans le « privé » est issu de la volonté de faire payer de manière de plus en plus ciblée le prix de leurs choix à ceux qui choisissent de défendre l’ordre social démocratique constitué, en portant une uniforme.
FLICS, PATRONS ET BOURGEOIS :
VOUS PAYEREZ CHER ET VOUS PAYEREZ TOUT.
Nous saisissons l’occasion pour réaffirmer notre solidarité aux Anarchistes Alfredo Cospito, Anna Beniamino, Juan Sorroche Fernadez, Pierlorenzo Fallanca, Luca Dolce et à tou.tes les Anarchistes captif.ves dans les camps d’état, partout. Compas, vous n’êtes pas seul.es.
Des salutations incendiaires aux compas en cavale, que la vie soit heureuse pour vous, on se reverra sur les barricades.

Cellula Abele Ricieri Ferrari
(Internazionale Nera 1881-2024)
[Cellule Abele Ricieri Ferrari
(Internationale Noire 1881-2024)]

 

Note de La Nemesi : il y a des erreurs dans la citation initiale. La chanson mentionnée est Mano alla bomba [La main prête sur la bombe], la traduction de la chanson espagnole Arroja la bomba et la citation correcte est « Presto anarchici accorriamo / A pugnar per la vittoria od il morire / Con petrolio e dinamite / Ogni classe ed il governo a disfar e debellar » [Vite, les anarchistes, accourons / pour combattre pour la victoire ou la mort / avec du pétrole et de la dynamite / pour défaire et éliminer toute classe et le gouvernement]. Selon les éléments connus, la version italienne a été publiée en Guerra di Classe, le journal de la CNT-FAI (Section Italienne), Barcelone, année II, n° 14, 1er mai 1937, p. 6, avec le titre Mano alla bomba! et l’indication « adaptation de VIR. Musique de l’hymne anarchiste Arroja la bomba » (VIR est le pseudonyme de Virgilio Gazzoli, un anarchiste de Pistoia). Arroja la bomba a été composée pendant la dictature fasciste de Primo de Rivera (1923-1930) et a été chantée en prison par les anarchistes détenus.

Concepción (Chili) : Une action de propagande en soutien aux prisonnier.es anarchistes et mapuches

Publié le 2024-04-28 05:45:07

La Zarzamora / vendredi 26 avril 2024

Dans la matinée d’aujourd’hui, 26 avril, nous avons mené une action de propagande en soutien à nos compas kidnappé.es dans les prisons de l’État chilien. Nous revendiquons chacune de leurs luttes contre ce système de mort, qui ne vise que l’exploitation, dans la poursuite de ses intérêts économiques, destructeurs de la terre et de la vie.

Nous appelons à la solidarité et à l’action face à ce scénario punitif, qui emprisonne celles/ceux qui luttent. En plus de ce qui précède, nous appelons à être concrètement présent.es aux côtés des familles en lutte, dans les différentes occupations de terrains qui ont lieu dans le territoire chilien.
À bas la loi contre les occupations de terrains !!!!

Liberté pour les prisonnier.es mapuches.
Liberté pour Francisco Solar et Mónica Caballero.
Faisons en sorte que vive l’anarchie.


Ici, la vidéo du barrage routier.

Le 12 mai, passage de la Flemme Olympique à Montreuil !

Publié le 2024-04-28 05:50:09

Si toi aussi tu as la flemme, rejoins nous pour une déambulation festive et déguisée contre les JOP, le 12 mai 2024, à 14h à Croix de Chavaux à Montreuil !



Le 12 mai 2024, participez au passage de la Flemme Olympique à Montreuil !

Eh oui car vraiment, ces Jeux Olympiques et Paralympiques nous filent la flemme...

On a la flemme des chantiers de construction inutiles, du coût de la vie et du logement qui augmente en conséquence et des pauvres qui sont repoussé.es toujours plus loin,

On a la flemme de tous les lieux de vie expulsés pour les JO, squats, centres d’hébergement vidés pour faire de la place aux flics, foyers d’immigré.es...

On a la flemme de l’aberration écologique que ça représente,

On a la flemme de la vidéosurveillance installée en masse, des zones où il faudra montrer un QR code pour circuler, de l’augmentation du nombre de flics, de juges dans les tribunaux et d’agents de sécurité partout,

On a la flemme du sport archi compétitif qui laisse de la place seulement à quelques uns, coûte une blinde et brise des corps,

On a la flemme du ticket de métro à 4€ et de leur pub pro JO partout tout le temps

BREF

Si toi aussi tu as la flemme, rejoins nous pour une déambulation festive et déguisée contre les JOP, le 12 mai 2024, à 14h à Croix de Chavaux à Montreuil ;

Viens déguisé-e dans ton plus beau pijama-claquettes-chaussettes de flemmard/flemmarde,
Ou dans l’équipement de ton sport préféré parce que vive les sportifs et sportives du dimanche !

Francfort-sur-le-Main (Allemagne) : L’habitation d’un propriétaire immobilier attaquée

Publié le 2024-04-28 05:55:04

de.indymedia.org / jeudi 18 avril 2024

Dans la nuit du 16 au 17 avril, nous avons attaqué l’habitation de Marco Nadler, un propriétaire immobilier et bailleur de logements de Francfort.

Nous avons avons bien enjolivé la maison avec de la peinture et nous avons aussi mis à plat l’essoreuse à CO2 de Marco – une Porsche Cayenna. Marco vit dans une zone résidentielle tranquille, dans le quartier de Eschersheim, à Francfort, à l’adresse Im Geeren 143. Pendant que tout le monde semblait encore profondément endormi, nous avons disparu, ni vu.es ni connu.es, dans la nuit noire.

Marco Nadler a carrément mérité notre visite. Propriétaire de plusieurs immeubles, dans la région Rhin-Main, il est l’un des bailleurs de la pire espèce. Pour que ses propres bénéfices augmentent, des personnes sont brutalement expulsées de chez elles, à sa demande. Dans ce but, il n’hésite pas à couper le chauffage des gens en hiver, à les menacer personnellement, à les insulter et à faire de leur vie quotidienne un enfer.

Des gens comme Marco Nadler sont du poison pour notre société. Ses actes entraînent un stress psychique massif pour les gens, la perte du logement et la destruction des structures sociales. L’État ne protège pas du tout la population de personnes comme Marco Nadler. Au contraire, en fin des comptes la législation récompense ce type d’actions. Nous devons regarder la façon dont nos voisin.es et nos ami.es sont expulsé.es de leurs logements et de nos quartiers, nous devons voir des familles avec plusieurs enfants vivre dans des appartements d’une ou deux pièces et galérer à la recherche d’un logement. Nous voyons que le manque de place dans lequel certaines personnes doivent vivre, dans cette ville, conduit à une augmentation des violences domestiques.

Nous en avons assez que les Marco Nadler de cette ville détruisent la société et l’environnement avec leur capital. L’État fixe les conditions générales de cette destruction, mais la responsabilité personnelle pour ses propres actions demeure. Notre attaque est une réaction directe aux actes inhumains de Marco Nadler.

Nous nous réjouissons en avance d’autres actions similaires. Il y a beaucoup de gens comme Marco, dans cette ville.

Haine et peinture pour les ennemis de l’humanité.

CollectifHaine&Peinture

L’enfermement des mineurs

Publié le 2024-04-28 12:35:08

Quelques ressources à propos de l’enfermement des mineurs, article publié sur labogue.info le 23 avril 2024.



Chaque mois, une sélection de documents, analyses et témoignages sous différentes formes sur un sujet relatif à la prison. Ce mois-ci, l’enfermement des mineurs.

La fRance enferme des mineurs, elle en enferme dans les Centres de Rétention Administrative mais aussi dans des prisons spéciales. Ce mois-ci, petit florilège d’articles, de brochures et de podcasts sur l’enfermement des mineurs en fRance.

Podcasts

Carapatage #5 – Les centres éducatifs fermés
Carapatage#59 – Les luttes contre les constructions d’établissements pénitentiaires pour mineur-es
Carapatage#61 – L’enfermement des mineur.e.s, differents lieux et époques

Brochures

Fugue en si mineur - À propos de la construction de prisons pour mineurs...
Dossier d’information Pour en finir avec les prisons pour mineurs
Livret d’information du mineur incarcéré – édition 2024

Magazines

Mineurs détenus : la justice des enfants peine à résister au vent répressif [DEDANS DEHORS n°87]
Enfermement des mineurs : l’impasse [ DEDANS DEHORS n°105 ]

La photographie d’illustration a été prise suite à une révolte dans un centre éducatif fermé à La Valla-en-Gier en 2021.

Réu publique contre le projet Normandy Memory (ex DDay Land)

Publié le 2024-04-28 12:40:07

Réunion publique contre le D-Day Land,
jeudi 2 mai à 18h - Squat de la Pouponnière,
138 rue d’Auge, Caen



À Colombelles comme ailleurs, la guerre n’est pas un spectacle

Plus de quatre ans après la première annonce par Hervé Morin, c’est le grand retour du D-Day Land, projet privé « d’expérience immersive » dans la bataille de Normandie. L’idée, aussi simple que nauséabonde est de faire revivre contre de l’argent à un public passif « les meilleurs moments de la fin de la guerre ». D’un point de vue plus concret, il s’agira d’une énorme tribune se déplaçant de scène en scène en tachant de rendre spectaculaire et attractive la guerre. Nouveau nom, nouvelle localisation le projet déjà rejeté à Carentan-les-Marais ne fait pas pour autant peau neuve. Il revient en catimini, mais l’idéologie restera la même : faire de l’argent en glorifiant de prétendus « héros de guerre ».

Alliage d’industrie polluante et mortifère : le tourisme et la guerre
Le nouveau « Normandy Memory », le 3e de la série (le projet change de nom à chaque polémique ou coup d’arrêt) s’adresse à un tourisme de masse international et anglophone. Il semble clair que, à travers ce projet, quelques entrepreneurs du fraîchement 2e pays exportateur d’armes au monde tente de s’ouvrir au marché touristique du 1er pays exportateur d’armes au monde (les États-Unies). La guerre, ça rapporte gros aux capitalistes, avant, pendant et après. Le contexte général renforce le malaise autour de la persévérance à vouloir voir advenir ce projet : multiplication des guerres (Ukraine, Yémen, Soudan, Birmanie, Palestine, etc...), montée du nationalisme, ouverture d’usine d’obus, spectre de la guerre de plus en plus présent sur le territoire, SNU (Service National Universel), renforcement du nucléaire (civil et militaire, si tant est qu’il y ait une différence), ... La période semble bien être à l’enrégimentation et à l’installation de la guerre comme « une possibilité » dans l’imaginaire collectif français. Le bruit des simulations de bombardement ne cache pas le bruit des bottes qui reviennent. Face à tout ça, il est urgent de faire la guerre à la guerre en s’opposant à tout ce qui renforce son hégémonie et sa potentialité, donc de s’opposer au D-Day Land.

Colombelles ou la petite ville idéale du libéralisme

Les futurs terrains du D-Day Land sont sur le plateau de Colombelles (Caen la Mer a sans surprise manifesté son soutien au projet en acceptant de vendre les terres). La parcelle se situe dans un écrin de modernisme libéral : pôle de performance Effiscience, pour les adeptes de start-up, ferme solaire, pour les fans d’énergie industrielle, éco-quartier en tout béton, pour celleux qui n’ont pas peur des paradoxes. Avec le D-Day Land, le maire « socialiste » de Colombelles ferait de sa commune le parfait prototype de la commune capitaliste. Ceci dit, ce mot de contexte local ne doit pas faire oublier que le projet en lui même est nocif et que nous le combattons à Carentan, à Colombelles ou ailleurs. Ce projet ne se fera pas !
Pour auto-organiser l’opposition, sur des bases anti-autoritaires et ouvertes à la pluralité des moyens d’action, nous vous convions le jeudi 2 mai à 18h à une réunion publique contre le D-Day Land au Squat de la Pouponnière à Caen. Le lieu de la réunion est particulièrement important puisque ce squat est expulsable à partir du 30 juin. Il accueille aujourd’hui plus d’une centaine de personnes exilées. La vente d’armes, spécialité française, et les guerres qu’elle permet, est une des causes principales de l’exil forcé de bon nombre de personnes. À Caen et ailleurs, Hervé Morin et ses allié·e·s qui soutiennent le projet font en même temps la guerre aux exilé·e·s présent·e·s sur le territoire. La lutte contre ce projet de propagande militariste ne saurait donc s’inscrire hors d’une solidarité internationale en acte.

Le journal « Zbeul 2024 » est sorti !

Publié le 2024-04-28 23:25:04

Trois mois avant le début des épreuves, les JO 2024 n’ont pas commencé mais ils sont dans toutes les têtes de celleux qui ne participeront pas à la fête annoncée, par désintêret, par principe ou faute d’avoir 200 balles à dépenser pour aller quelques heures au stade. Certain.e.s ont déjà planifié leurs vacances en dehors de Paris, d’autres se consolent avec le petit pactole qu’apportera la sous-location de leur appart sur airbnb, d’autres se demandent comment ils iront au boulot avec tout ce remue-ménage, d’autres sont toujours à trimer sur les chantiers de l’évènement… Mais, face à ce grand barouf qui s’impose déjà à tout le monde, dans les rues, les cafés, les transports, sur internet, à la télévision, n’y aurait-il pas d’autres moyens de faire la fête pendant les mois à venir ? Une fête sans médailles ni podiums, sans gagnants ni perdants, sans drapeaux ni logos d’entreprises, une fête gratuite, inventive et revancharde, à laquelle peuvent participer, chacun.e à sa manière, toutes celleux qui souhaitent envoyer valser le monde qu’incarnent les JO ?!

Oui parce que, rappelons-le, les JO c’est quand même avant tout une grande célébration nationaliste, où chaque «peuple» s’unirait derrière ses propres couleurs, ces mêmes bannières dégueulasses qui, partout dans le monde, justifient l’existence de frontières et de guerres causant toujours plus de morts. A travers la compétition sportive, les JO sont comme une vitrine des nations, où leurs conséquences mortifères et les conflits sociaux sont dissimulés derrière un grand spectacle pacifié.

Les JO c’est aussi une aubaine pour l’Etat afin de renforcer son contrôle sur la population. De nouvelles technologies de surveillance, en particulier les caméras dites «intelligentes», sont ainsi déployées un peu partout. Les JO et tous les dispositifs sécuritaires qui les accompagnent, sont une sorte de rouleau compresseur contre toutes tentatives de créer des espaces de liberté. Pendant les épreuves, près de 30 000 flics et autres milliers de militaires et agents de sécurité privés seront là pour tuer dans l’oeuf toute envie de perturbation de l’évènement.

Les JO c’est un accélérateur de la chasse aux pauvres. En multipliant les expulsions de terrains, de logements, les éloignements de personnes de force (travailleureuses du sexe, migrants, SDF, etc), en augmentant le prix du ticket de métro à 4 euros, les JO transforment la ville en un terrain de jeu pour les riches, qui n’auront même plus à souffrir de la vision des plus pauvres. Les mêmes qui en partie se font exploiter pour construire les infrastructures, veiller à la «sécurité» ou assurer les différents services pendant les JO. Depuis longtemps les indésirables sont chassés toujours plus loin de la métropole, relégués dans des cités dortoirs où tout est fait pour qu’ils n’en sortent que pour aller bosser. Les JO ne font qu’accentuer cette dynamique.

Les JO c’est la fête du CIO, des Etats, des nationalistes, des capitalistes. Coca, Airbnb, Decathlon, etc, amassent pas mal de blé pour l’occasion, mais aussi toutes les entreprises de BTP qui bétonnisent l’IDF ou encore Tahiti. Et les quelques organisateurs, au passage, qui se font un petit pactole pour les années à venir. Voilà à qui profite l’héritage olympique de ces jeux qui se veulent écolo, soutenables et durables.

Beaucoup n’ont pas attendu 2024 pour s’opposer aux JO. Il y a eu plusieurs grèves de personnes sans-papiers sur les chantiers des JO, notamment derrière le slogan : «pas de papiers, pas de JO». Chantiers qui se voulaient irrépprochables et qui tournent à pleine vitesse au mépris des ouvriers dont certains ont perdus la vie pour construire les métros. Il y a aussi eu l’occupation des jardins d’Aubervilliers dont une partie a été détruite pour construire une piscine qui finalement ne servira même pas aux JO. Il y a des menaces de grèves dans les transports en commun.

Dans le même temps, il y a également ceux qui voudraient des JO qui respectent les horaires de pauses et de travail le dimanche et tout irait mieux, il y a les syndicats qui ont négocié des contrats spécial JO au détriment de celleux qui vont se faire exploiter pendant cette période. Il n’existera jamais de JO verts et respectueux de toustes, comme cela n’existe pas dans ce monde capitaliste et qui reproduit au quotidien des dominations.

Alors, comment s’amuser à faire en sorte que leur fête ne tourne pas tout à fait comme prévu ? Comment jouer ensemble, sans compétition, à ce que ça déraille, pour que les flics fassent du saut de haies en fuyant des foules déterminées à venger la mort de Nahel et tous les autres tués par la police, que Tony Estanguet et sa clique, menacés par des javelots revanchards, se fassent plumer les 250 000 balles qu’ils se mettent dans les poches chaque année pour l’organisation des JO, que les caméras de vidéosurveillance se fassent défoncer par des bandes d’inventifs s’essayant au saut à la perche pour pouvoir les atteindre, que les juges et les procs, dont le nombre a été largement augmenté pour l’occasion, se retrouvent à courir un 3 000m en robe pour déguerpir des tribunaux pris d’assaut, etc ?


Zbeulons le 1er mai, Zbeulons les JO !

Publié le 2024-04-28 23:30:04

Vu sur Paris Luttes Info

Notre appel est clair : le 1er mai sera l’étincelle qui allumera la longue mèche de la période pré-JO. Zbeulons le 1er mai à la hauteur de l’avant goût qu’on aimerait laisser aux défenseurs de ce monde olympique de merde.


ZBEULONS LE 1ER MAI, ZBEULONS LES JO

L’éternelle manifestation du premier mai arrive à grands pas. Rafraîchissons nous un peu la mémoire. L’année dernière on est nombreu.x.ses à être sorti.es.s dans la rue de nuit et de jour lors du mouvement contre la réforme des retraites. Le mouvement a débordé et nous nous sommes saisis des appels qui circulaient sur les réseaux sociaux pour aller gueuler tous les soirs notre colère contre le travail, contre l’État qui nous exploite et nous méprise toujours et manifester sauvagement dans Paris : déambulations joyeuses, feux de poubelles, barricades, casse…

Puis après l’assassinat de Nahel par les flics à Nanterre, on était à nouveau dans la rue et on a connu des nuits d’émeutes incontrôlables, où on a gueulé notre haine de la gestion coloniale des quartiers, l’ordre raciste, et de la police qui le maintient : incendies de lieux de pouvoir, attaque de la vidéosurveillance, affrontements aux mortiers contre les flics, pillages…

Malgré la répression qui chaque fois sévissait durement et largement, nous sommes désormais on ne peut plus conscient.s.es de notre capacité à se retrouver à des moments précis pour retourner la ville dans la joie, avec des gens différents, et plus ou moins méthodiquement. Ces moments de révolte intenses nous font ressentir notre pouvoir collectif et nous donnent de l’espoir. Surtout, ils nous donnent la motivation de se saisir de chaque occasion possible pour tenter de renverser l’ordre établi pour de meilleurs lendemains.

Nous sommes presque un an après ces événements il ne s’est pas passé grand chose qui bouleverse le cours du quotidien plan-plan de tout un chacun. Au contraire, on voit la fascisation de l’espace public progresser, les discours racistes décomplexés dans des médias qui sont toujours tenus par les mêmes milliardaires d’extême droite, la loi (du) raciste Darmanin est passée et menace de nombreuses personnes d’être déportées au moindre faux pas. L’opération place nette, sous couvert de lutter contre le traffic de drogue, a fait plus d’un millier d’arrestations et affiche un message clair : dégagez la rue pour les JO.

Notre appel est clair : le 1er mai sera l’étincelle qui allumera la longue mèche de la période pré-JO. Zbeulons le 1er mai à la hauteur de l’avant goût qu’on aimerait laisser aux défenseurs de ce monde olympique de merde.

La manifestation du 1er mai a toujours été un baromètre de la guerre sociale : plus l’année a été motivante, plus la manif est déter. Pour les capitalistes, le 1er mai c’est la fête du travail. Mais pour nous, le 1er mai est l’occasion de sortir dans la rue manifester par les mots et par les actes notre rebellion contre le monde qu’on nous impose. Contre le travail et la misère, contre l’exploitation domestique et/ou raciste, contre l’assignation à des tâches et des rôles qui épuisent toujours les mêmes. Contre le discours qui nous rabâche qu’il faut être producti.f.ves pour avoir le droit de vivre dans cette société qui de toute manière nous attaque de toutes parts à nous faire péter les plombs et nous déprimer. Cette même société où les logiques de soin se font de plus en plus absentes, et où il faut lutter toujours plus pour survivre. Face à tout cela, lors du 1er mai comme le reste de l’année, pour la libération de tou.s.tes, nous luttons.

Il y a tant de raisons de détester les JO et de vouloir se révolter contre. Ils représentent ce monde de merde que nous haïssons et que nous voulons detruire !
Les JO c’est, pêle-mêle, la fête des nationalistes où on va devoir se coltiner pendant pusieurs semaines drapeaux et hymnes nationaux à gogo, où on va voir les pays se battre « pacifiquement » à travers leurs athlètes-nation pour savoir qui est le plus fort dans tel ou tel sport. Ça nous dégoute très fort et nous rappelle leurs guerres, leurs frontières, leurs volontés nationalistes de s’identifier à des territoires qui ne nous parlerons jamais, qui ne font que tuer, contrôler et asservir les individus. On préférera à milles lieux le brûler de drapeaux !

C’est aussi une belle occasion pour l’État de déployer et de renforcer son contrôle sur la population. Nouvelles caméras et technologies de surveillance, dispositifs sécuritaires et répressifs, près de 30 000 flics et autres milliers de militaires seront présents pour l’occasion et tenteront de tuer dans l’oeuf toute contestation. À nous de brûler les caméras, attaquer les keufs partout où ils se trouvent et de leur rappeler que nous voulons un monde sans contrôles et sans uniformes.
Les JO c’est la chasse aux pauvres et aux indésirables. On pense aux rafles de SDF, migrant.es.s qui sont éloigné.es.s de force de la capitale ou placé.es.s dans des centres de rétention, ces prisons pour personnes n’ayant pas de papiers ou pas les bons papiers en vue de leur expulsion. On pense aussi à l’augmentation du prix des tickets à 4 euros, à l’exploitation quotidienne des personnes contruisants les infrastructures des JO. On ne peut qu’être solidaires des révoltes dans les centres de rétention, aux fraudes dans le métro et aux grêves dans les differents secteurs !

Et puis c’est la fête des capitalistes. Coca, Airbnb, Decathlon, les banques partenaires, les entreprises qui développent les nouvelles technologies de surveillance… la liste est non exhaustive. Ils profitent de l’évènement pour continuer à amasser de la thune et faire profiter PDG et actionnaires. Attaquons et sabotons ces entreprises pour leur rappeler que ce que nous voulons c’est un monde sans fric, sans marchandise et sans exploitation.

On entend de ci de là un peu partout qu’on pourra rien faire avant et pendant les JO, que la répression sera trop forte et la présence policiere trop démesurée. Ils ont déjà gagné la bataille psychologique 3 mois avant l’évènement. Cela ne peut nous satisfaire ! À nous d’être inventi.fs.ves collectivement, de perturber et d’attaquer ce moment par tous les moyens possibles et de leur montrer qu’on restera pas assis.es docilement à les voir profiter de leur fête ! À nous de gâcher leur évènement !

Multiplions les appels et les initiatives avant, pendant et après le 1er mai et jusqu’aux JO

Révoltes et Anarchie !

Des individu-es