Vive l'Anarchie - Semaine 17, 2025

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Russie : L’anarchiste Alexandr Snezhkov a été au trou pendant plus de 58 jours

Publié le 2025-04-28 00:00:00

Avtonom / dimanche 20 avril 2025

Des nouvelles inquiétantes continuent d’arriver de la colonie pénitentiaire n°10 (IK-10) de Krasnokamensk, dans le kraï de Transbaïkalie, où est incarcéré Alexandr Snezhkov, l’un des accusé.es dans l’affaire des « anarchistes de Tchita »*. Depuis la troisième décade de février et jusqu’à aujourd’hui – désormais plus de 58 jours – il est détenu en isolement (SHIZO, un quartier d’isolement punitif). Et ce n’est pas fini, comme le lui aurait dit le personnel de la colonie. Selon eux, Alexandr est « un personnage très intéressant et non le genre de personne qu’il veut paraître ». Apparemment, Sasha n’est pas destiné à être juste une personne lambda qui purge tranquillement sa peine.

Pendant les premières semaines dans le SHIZO, Alexandr a été maintenu en isolement complet. Ensuite, un autre détenu l’a rejoint – quelqu’un de correct et avec qui il est intéressant de parler. Cela améliore considérablement la permanence d’Alexandr au SHIZO.

Le groupe de soutien aux anarchistes de Tchita pense que l’administration de l’IK-10 est en train de suivre un ordre du FSB, pour faire pression sur Alexandr. On ne lui permet pas de s’adapter tranquillement à la vie dans la colonie, tout est fait pour rendre son séjour là-bas plus difficile. En fabriquant d’autres rapports sur des « violations » présumées du règlement et en continuant à maintenir l’anarchiste dans le SHIZO, l’administration fait tout pour que Alexander soit transféré au SUS (Conditions de détention strictes), le régime le plus sévère dans une colonie à régime général.

Nous appelons tout le monde à écrire des lettres à Alexander et à lui envoyer des photos. Celles-ci le soutiennent beaucoup et l’aident à résister à la pression de l’administration pénitentiaire.

Pour lui écrire :
Snezhkov Aleksandr Evgenevich (né en 2003) [Снежков Александр Евгеньевич (2003 г.р.)]
FCU IK-10 UFSIN [Service pénitentiaire fédéral] de Russie [ФКУ ИК-10 УФСИН России]
674673, Krasnokamensk, kraï de Transbaïkalie [г. Краснокаменск, Забайкальский край] (Russie)

 

* Note d’Attaque : Le 31 octobre 2022, dans la ville de Tchita (en Sibérie orientale), le FSB interpelle Aleksandr et Lyubov (qui n’a que seize ans), pendant qu’il/elle sont en train de faire un tag « Mort au régime ». Apparemment, Alexandr était déjà dans leur collimateur à cause d’un canal Telegram, dont les flics l’accusent d’être l’auteur, qui liste des actions contre l’invasion de l’Ukraine (incendies de centres de recrutement, sabotages ferroviaires, actions du groupe BOAK…). Après des perquisitions, les deux sont accusé.es de « vandalisme » (art. 214.2 du code pénal), d’« incitation publique à commettre des actes de terrorisme » (art. 205.2) et d’« incitation publique à des actions de nature à porter atteinte à l’intégrité territoriale de la Fédération de Russie » (art. 280.1). Il/elle sont relâché.es, puis arrêté.es à nouveau en janvier 2023, soi-disant pour avoir violé leur contrôle judiciaire. Lyubov est placée aux arrestations domiciliaires, Aleksandr en maison d’arrêt. Leur procès a lieu fin avril 2024, Aleksandr est condamné à six ans de prison, Lyubov à trois ans et demi.

Prison de Kassavéteia (Grèce) : Un texte de l’anarchiste emprisonné Kostantinos K.

Publié le 2025-04-28 00:00:00

Act for freedom now! / mardi 22 avril 2025

« Être gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, […] contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, […] c’est être […] mis à contribution, […] houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, […] jugé, condamné, déporté […]. Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale ! »
Pierre-Joseph Proudhon*

Tant que nous subissons le totalitarisme moderne, tant que les lames de la domination nous mutilent, la solidarité guérira nos blessures, comme un médicament. Même s’ils nous enterrent, nous germerons comme des graines, ici et là, de manière irrégulière. Dans les sols les plus arides. Nous fleurirons à des moments imprévus, quand ils s’y attendent le moins. En contaminant les champs des États modernes.

Le 12 novembre 2024, j’ai été condamné à six mois de détention préventive. Dès les premiers jours en prison, j’ai présenté une demande de libération, qui a été rejetée quarante jours plus tard. J’ai présenté une deuxième demande et, après avoir attendu deux mois, j’ai reçu une réponse négative, tandis que, à peu près au même moment, le procès a été fixé pour le 2 mai. À mon avis, cela est un subterfuge : ils se sont empressés de fixer la date du procès, sans me laisser le temps de présenter une troisième demande. Parce que, dans ce cas, pour des raisons bureaucratiques, les procédures concernant le dossier auraient cessé et, par conséquent, le résultat serait que je serais libéré en raison de la fin du délai. Cependant, je cite cela en passant. Je crois qu’il est plus important de mentionner quelles ont été les réponses des conseils judiciaires à mes demandes. Il s’agit de trente pages d’allégations sans fondement et de pirouettes logiques consécutives. Il s’y déroule une histoire ridicule où, étant donné ma culpabilité, ils soutiennent que la méthodologie et les caractéristiques de cette action montrent une personne capable de commettre d’autres crimes similaires, compte tenu de ma personnalité particulière, à laquelle ils font encore et encore référence. Ils parlent de mon manque de respect envers les autorités, pour conclure que j’ai un désir irrésistible de leur nuire. Ils écrivent encore une fois à propos des livres et des publications à contenu anarchiste qui ont été trouvés chez moi, afin de renforcer le récit, répété ci-dessus, sur l’anarchiste très dangereux. Ils citent même une partie du texte qui revendique l’action du 11 octobre, dont je suis accusé. À un moment donné, on y évoque les passages à tabac, par les flics, de jeunes de la ville de Missolonghi. À la suite de cette citation, ils ont d’abord recours à l’argument futile selon lequel il s’agit d’incidents que seul quelqu’un.e qui connaît la police locale pourrait connaître. Ils affirment, en substance, que je suis responsable du texte en question. Bien sûr, dans la deuxième réponse, cette affirmation est absente. Elle a été remplacée par la conclusion, également arbitraire, que j’avais commis le délit et je m’en était vanté devant des tiers, dans le milieu anarchiste, qui auraient écrit la publication en question. Tout cela confirme à quel point la racaille judiciaire sait lancer des accusations en l’air, sans aucun fondement. Le 2 mai, je passe à procès à Missolonghi pour avoir placé un dispositif explosif devant le poste de police, accusé d’incendie volontaire, d’explosion volontaire, de possession d’explosifs et de dégradation de la propriété d’autrui.

Le contexte politique de cette affaire est clair. Je considère cette persécution précise comme une attaque directe contre ma personne et la manière dont j’ai choisi d’exister en tant que sujet politique. Non pas une situation isolée, mais une partie de la chasse aux consciences que l’État a déclenchée dans le but d’écraser toute trace de réaction, même dans la pensée. Le présent dystopique est en train de se développer. Des gens sont emmené.es devant les tribunaux parce qu’ils/elles possèdent des autocollants, des affiches et des gadgets. Les voyous en uniforme de la Police nationale grecque (ELAS) font irruption dans des logements d’étudiantes accusées d’avoir écrit des slogans, des activistes sont placé.es en détention provisoire sous des prétextes ridicules et le gouffre de la répression s’approfondit. L’État, c’est la mort, c’est le vol de notre souffle, la débauche, la suppression de la dignité humaine. Rien de tout cela n’est accidentel. C’est son essence et il veut que nous soyons sacrifiables, voire mort.es.

Cependant, malheureusement pour les maîtres, avec une grande obstination les barres se plient, les murs tombent, les royaumes s’effondrent. La dynamique de la lutte n’est pas supprimée. Je me souviens encore des discussions effrayées des flics qui surveillaient toute la zone de l’AT (le poste de police), pendant ma garde à vue. J’ai alors ressenti très fortement ce qu’il arrive quand la peur change de camp. Rien n’est en vain. Chaque moment de remise en question pratique de ce monde pourri est un coup de poing dans le corps du pouvoir, un coup de marteau dans les genoux de la justice bourgeoise, un coup contre les fondements de l’enfermement. L’anarchie vit et les franchira. Les petits ruisseaux de la désobéissance se transformeront en une rivière impétueuse. Les luttes contre l’État continuent, sans médiation, pour que nous puissions respirer, pour que nous puissions nous regarder dans les yeux les un.es les autres, pour que nous puissions voir le soleil plus brillant, pour la cause. À travers les voies du refus, un nouveau monde s’épanouira.

Un très grand merci du fond du cœur à tou.tes ceux/celles qui se sont impliqué.es d’une manière ou d’une autre dans la lutte contre ma persécution. Votre solidarité me donne une force indescriptible. La lutte est la vie et la vie est dans la lutte.

Liberté pour les compas emprisonné.es dans le cadre de l’affaire d’Ambelókipi.
Honneur à l’anarchiste Kyriakos Xymitiris.
Feu à toutes les cellules.

K.K.
Avril 2025
Prison de Kassavéteia

 

* Note d’Attaque : citation tronquée, extraite d’« Idée générale de la révolution au XIXe siècle », de 1851.

Sortie d'une série de 3 zines autour de la mort et du deuil

Publié le 2025-04-28 00:19:51

Un premier zine « Danse Macabre » rassemble des dessins et textes fabriqués lors de la journée du même nom en 2023. Un deuxième zine « Guide Mortel », ayant 2 versions, une en couleurs et une en noir et blanc. Un troisième zine « Mortel » compile des contributions autour de notre rapport à la mort, au deuil, et raconte des vécus de cérémonies.



Voici les intros de chacune des brochures, suivies par le lien pour les télécharger en pdf.

Diffusion largement encouragée (merci de ne pas se faire de thunes dessus).

Danse Macabre - une journée autour de la mort et du deuil

Cette brochure est la compilation des différentes contributions réalisées pendant cette journée. Elle a mis 2 ans à se réaliser, mais mieux vaut tard que jamais. Voici le texte d’invitation à Danse Macabre.

Mourir, c’est finir.

C’est souvent triste, parfois c’est un soulagement. La plupart du temps c’est tragique, mais il arrive que l’on s’en réjouisse, quand ça signifie la fin de l’agonie. Finalement, c’est aussi une question de point de vue. De cultures. De croyances. De tabous. Prenons le temps. De rendre la mort tangible, de mettre nos deuils sur la table. De parler de nos sentiments contrastés, de nos peurs, de nos souvenirs tristes et joyeux. De questionner les normes, les conventions, les habitudes, les attentes, pour se façonner un rapport à la fin, la nôtre, celles de nos proches, celle du monde qui nous entoure ou de celui qu’on espérait, un rapport dans lequel trouver de la force et du sens. Face à la violence implacable qu’elle impose, la Mort nous donne envie de nous rassembler.

Toute une journée, où différents ateliers ont eu lieu:Films / Podcasts / Réalisation d’une brochure collective / Discussions en petits groupes / Coin lecture / Création collective d’un podcast.

Ça s’est passé le vendredi 31 mars 2023 à Euforie, squat d’agitation et d’activités à Toulouse, expulsé depuis.

DanseMacabre-couleur-fil-16p

Guide Mortel - quelques infos et pas mal de questions pour préparer sa mort

Cette brochure est issue du constat que c’est la galère quand un.e proche meurt. Ajoutée à la douleur de la perte d’un.e être cher.e, on se retrouve à devoir faire des choix. Si on a eu des discussions avec la personne auparavant, alors on a une petite idée de ce qu’elle veut. Mais si aucun échange n’a eu lieu, on est souvent bien embêté.es et on ne sait pas trop quoi faire. Ça provoque souvent des conflits, entre la famille et les ami.es de la personne décédée.

Après plusieurs discussions publiques, on a eu envie de compiler nos réflexions dans un outil. Un guide pour préparer sa mort. Un espace où des questions peuvent être posées, qui peuvent servir de base pour discuter avec ses proches, en prévision de notre propre mort.Un guide qui tenterait de prendre en compte les situations qui sont toujours invisibilisées. Celles où on choisit de mourir, celles où on ne veut pas que la famille de sang ait les pleins pouvoirs, celles où on veut pousser les failles d’un système trop bien rodé pour y reprendre un peu d’autonomie, celles où on veut vivre notre mort comme on tente de vivre notre vie, pleine de rage et de colère, dans un désir illimité de liberté !Parce qu’on sait, il n’y a pas de certitude plus grande que celle-ci, on sait qu’on va mourir un jour ou l’autre. Et c’est tant mieux !

Partant aussi du constat que la mort est encore taboue dans les milieux, espaces et luttes qu’on fréquente. Tabou qu’il nous semble important de briser, afin de rendre collective cette question, parce que la mort, comme tous les aspects de la vie, est politique. Parce que nous voulons concrétiser des solidarités aussi dans la mort et dans les deuils. Pour que la mort d’un.e proche ne nous rende plus autant impuissant.es mais soit une occasion de renforcer des liens et des idées, des actes et des rages.

Ce guide donc pour préparer sa mort. Que faire de mes affaires ? Qui contacter ? Quelles idées de cérémonie pour mes funérailles je souhaite proposer à mes proches ? Où trouver de l’argent pour payer pour les frais d’enterrement / de crémation ?

Toutes ces questions se retrouvent dans ce guide. Elles ne sont pas pertinentes pour toutes les situations, elles ne se prétendent pas universelles, surement il y en a des inutiles ou superflues, peut-être il en manque des indispensables pour toi. C’est une première tentative. On a laissé des pages libres tout au long de la brochure, pour que tu puisses y mettre tes questions et remarques. Cet outil est tien et fais-en bien ce que tu veux. Tout comme la mort, il n’a rien de sacré.

Certaines pages ont été réalisées pendant la journée Danse Macabre en mars 2023. Le guide a été fini puis mis en page en avril 2025. Il fait partie d’une série de 3 brochures sur le sujet, avec « Danse Macabre » et le zine « Mortel », toutes deux facilement trouvables sur internet.

Merci aux personnes qui ont participé aux discussions et qui ont ainsi permis à ce que cette brochure voit enfin le jour.

Bonne lecture et prenez bien soin de vous ! Pour la liberté, à la vie à la mort !

Version couleur et plein d’encre

Guide Mortel - couleur - fil - 32p

Version noir et blanc

Guide Mortel - noir et blanc - fil - 32p

Mortel - zine collectif autour de la mort et du deuil

Tu tiens dans tes mains un ensemble de contributions et de témoignages autour de la mort et du deuil. Le sujet n’étant pas hyper léger, j’imagine que si tu as ouvert cette brochure et commencé la lecture c’est qu’à priori t’es ok avec tout ce que cela peut soulever en toi.

L’idée d’une brochure sur le sujet ne date pas d’hier. Mais c’est grâce aux discussions organisées au Placard Brûle fin 2024, à Toulouse, que j’ai eu la motivation nécessaire pour lancer un appel à contributions, accompagnée d’une personne qui s’est rendue dispo pour faire une partie de la mise en page. Merci à elle. Merci à toutes les personnes qui ont participé, de près ou de loin. On l’a finie en avril 2025.

On a eu envie de compiler des récits de cérémonies, d’accompagnement de proches à mourir. Dedans on aimerait y parler de nos vécus d’obsèques et cérémonies. Que ces moments aient été pleins de force et de choses incroyables ou au contraire hardcore. On a envie d’ouvrir un espace de discussion sur le sujet, pour briser les tabous et nourrir des imaginaires, ne pas laisser à l’état et au capitalisme cet ultime moment. Pour comprendre comment se défendre aussi. Mais surtout pour imaginer des obsèques queers/punks/anars, ou en tout cas à l’image de ce que nous sommes, ce dont on rêverait... et pour, jusqu’à la mort, ne pas leur laisser le dernier mot !

On espère que lire cette brochure te fera autant de bien que ça nous en a fait de la réaliser.

Mortel - noir et blanc - 44p

4es rencontres anarchistes de la Commune de Montaigu

Publié le 2025-04-28 06:20:19

Du 4 au 6 juillet, route de Saint-Martin, PLACY-MONTAIGU (50)



Causeries, Projections-débats, Théâtre, DJ Set, Infokiosques, Etc. (PROG. A VENIR)

[Rassemblement] Contre le business de la guerre ! Non à l'OTAN, ni à Toulouse ni ailleurs.

Publié le 2025-04-28 08:47:20

Appel à rassemblement mardi 29 avril à 17h30 contre la tenue de la première conférence d’inauguration du futur “Centre d’excellence spatial de l’OTAN”



De lundi à mercredi, des généraux, chercheurs et industriels anglais, français, américains et membres de l’OTAN se réunissent au centre des congrès Pierre Baudis à Toulouse pour la première conférence d’inauguration du futur “Centre d’excellence spatial de l’OTAN”, qui s’installe à Toulouse à partir de cet été (https://iaata.info/Conference-de-l-armee-et-de-l-OTAN-a-Toulouse-7569.html).

L’OTAN (Organisation du Traité Atlantique Nord) est le bras armé de l’impérialisme occidental et est constamment en train d’étendre son influence par l’armement et la guerre.

Toulouse est un centre névralgique de l’industrie de guerre. Sous couvert de recherche et développement dans les domaine aéronautique et spatial, ses entreprises (Airbus, Thalès, Safran, …) et laboratoires universitaires (CNES, OMP, ONERA…) contribuent activement à l’armement et à la mort de par le monde.

Du 28 au 30 avril, ce sont des acteurs majeurs des guerres d’hier, d’aujourd’hui et de demain qui parlent, mangent et fêtent dans notre ville. Ne les laissons pas perpétrer la mort et la destruction en toute tranquillité !

Rassemblons-nous contre ce projet mortifère ce mardi 29 avril à 17H30 devant la cité administrative, métro compans cafarelli.

Guerre à la guerre !
OTAN, hors de Toulouse !

Le Placard Brûle : Programme de Mai/Juin 2025

Publié le 2025-04-28 08:51:55

Lundi 12 Mai - 15h : Quel rapport aux drogues et aux addictions dans nos espaces de luttes et de sociabilité ?
Lundi 2 juin - 19h : Parlons de masculinité et de virilité



Lundi 12 Mai - 15h
Quel rapport aux drogues et aux addictions dans nos espaces de luttes et de sociabilité ?

Actuellement, et comme à d’autres époques, la lutte présentée "contre le narcotrafic" est une excuse utilisée par l’État pour légitimer son contrôle et l’augmentation de sa répression. Le traitement médiatique/social/répressif reste différencié, de tout temps, suivant les drogues, avec des relents toxicophobes mais aussi classistes et racistes. Alors même que le capitalisme tire profit, là aussi, de nos consos de drogues, dans le travail, dans le maintien de la paix sociale, et autres.

On propose un moment pour causer ensemble de plusieurs questions. En tentant d’être ni dans le jugement moral ou la condamnation des consos, ni dans leur banalisation ou leur valorisation. On voudrait s’attaquer au tabou et à la honte qui parfois les entourent.

Dans nos espaces (anarchistes/queer/en lutte contre toutes les dominations) on voudrait questionner l’évolution qu’on a l’impression de voir, dans la place que prennent ces consos ces dernières années. Qu’est ce qu’on en comprend ? Quelles conséquences sur les luttes ? Quel rapport à l’intégration, à la performance, au besoin de béquille pour tenir le coup, ou chercher à s’évader d’un monde hostile ? Comment consommer les trucs dont on peut avoir besoin dans la vie, sans exclure ni inciter les personnes qui essayent d’arrêter, par exemple ?

On fera des pauses. Tu peux ramener du goûter si t’as envie

Lundi 2 juin - 19h
Parlons de masculinité et de virilité

Qu’est-ce qu’on met derrière les termes masculinité et virilité ? Y a-t-il une différence ? Dans un futur désirable dans lequel on aurait détruit le patriarcat et les autres structures de domination, on aimerait faire disparaître la binarité du genre. Mais en attendant, on peut se demander si tout ce qui est lié à la virilité et à la masculinité est chiant ou problématique ? Et pourquoi ?

Ce monde cis sexiste (et pas que) valorise les attributs dits masculins et dévalorise ce qui est considéré comme féminin. Mais on véhicule aussi certaines idées et stéréotypes dans les milieux féministes et queers vis à vis des personnes masculines, que ce soit des personnes trans masc, des mecs cis, ou des meufs cis butch. N’y a t’il pas parfois une injonction à ne surtout pas être « trop masc » ? Parfois au risque d’être considérés comme « l’ennemi.e ». Qu’est ce que ça veut dire être "trop masc" ? Dans ce contexte, quel est le rapport aux personnes transfems et non binaires ?

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Le pdf du programme :

PDF - 2.1 Mo

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Le Placard Brûle sous sa forme actuelle existe depuis 2021, mais a été créé en 2009. C’est une bibli/brochurothèque en lutte contre toutes les dominations. C’est aussi, et surtout, un espace de discussion où l’idée est de tâtonner et d’affûter ensemble nos réflexions contre cette société de merde pour mieux aiguiser nos couteaux. De base, les moments que nous proposons sont en mixité, mais, selon les sujets abordés ou les besoins des personnes présentes, une ou des mixités choisies peuvent être mises en place. Jusqu’à juin 2022, les discussions étaient en mixité choisie sans mec cis hétéros et nous avons écrit un texte pour expliquer ce changement (le texte est trouvable sur internet si tu cherches : « A propos de la mixité au Placard Brûle »).
Souvent, nous nous reposons sur des textes, des docus sonores ou visuels pour aborder des thématiques. Cela ne veut pas dire que nous sommes entièrement d’accord avec leur contenu. Nous estimons qu’ils apportent des éléments intéressants et que leur critique peut être pertinente.
Mais, nous pouvons nous tromper, alors n’hésitez pas à vous faire votre propre avis, on se fera un plaisir d’en discuter.
Nous avons choisi les lundis pour nos évènements réguliers et chaque début de mois nous en diffusons le programme. C’est souvent en fin de journée, pile à l’heure où les fringales arrivent, amener à manger à partager est une bonne idée. Si tu veux être ajouté.e sur la liste mail (on envoie le programme tous les mois) ou si t’as des questions, des trucs à nous dire, ou si tu veux proposer une discussion, tu peux nous écrire sur placardbrule(at)riseup.net
Par rapport à l’accessibilité en fauteuil roulant : les évènements du PB auront lieu au rez de chaussée. Mais, pour accéder à la porte d’entrée il faut monter un trottoir rabaissé et les portes ne sont pas larges : 97 cm pour l’entrée principale et la salle d’accueil, 66cm pour la salle de discussion, 76cm pour les WC avec une marche de 4cm. N’hésite pas à nous écrire si t’as besoin de plus d’infos.
Nous sommes installé.e.s à « L’impasse », qui se remplit chaque mois d’activités. Beaucoup d’évènements sont publiés sur iaata.info, les permanences se font les jeudis à 17h et les réunions d’organisation les mêmes jours à 18h. Pour en savoir plus, le texte de présentation du lieu est trouvable sur internet « Après l’expulsion d’Euforie c’est l’Impasse »
* « L’impasse » est un squat actuellement sans procédure. Une venue des flics pendant les discussions devient de moins en moins probable mais c’est une éventualité. Si t’as des questions, n’hésite pas à nous écrire.

En avril, se découvrir d’un fil pour mieux s’évader de taule !

Publié le 2025-04-28 09:15:37

Tiré de diverses sources de presse.

Dimanche 7 avril, l’Administration Pénitentiaire de la Maison d’Arrêt et de Correction de Bouaké (Côte d’Ivoire) a intensifié les contrôles des visiteurs et des colis pour lutter contre l’introduction de substances illicites, conduisant à la saisie de soixante comprimés de Tramadol. Cela a déclenché une rébellion de onze détenus contre certains codétenus qu’ils accusaient d’être responsables des informations ayant permis les saisies, entraînant des affrontements et deux blessés. Le lendemain, à l’ouverture des cellules, des détenus ont, dans un mouvement concerté, tenté une évasion massive, suite à quoi un détenu est mort asphyxié « pendant la bousculade » et trois autres blessés.

Le 2 décembre 2024, un prisonnier s’était échappé de la prison de Delano (Californie, USA). Poursuivi par les autorités, il avait tué le chef de l’unité de police en charge d’arrêter des suspect-es américain-es au Mexique dans une fusillade le 9 avril. Il a malheureusement été arrêté à Tijuana le samedi 19 avril.

Le mardi 9 avril, un prisonnier s’est échappé de la prison de Thomson (Géorgie, USA). Il a malheureusement été rattrapé une heure plus tard.

Un détenu de la prison Talbot (à Sherbrooke, au Canada) s’est échappé de l’établissement pendant quelques heures vendredi 18 avril au soir, mais a malheureusement été retrouvé par les policiers. « Il a sauté les clôtures avec les barbelés. Il a des blessures à la main et au corps », indique-t-on.

Le lundi 21 avril, un prisonnier s’est échappé de la prison de Lurigancho à Lima (Pérou), s’enfuyant en évitant les tirs d’arme à feu des matons. Il n’a heureusement pas été retrouvé pour l’instant, tandis que le directeur de la prison a été démis de ses fonctions, cette évasion étant la première de l’établissement depuis 2017.

Le chiffre du jour : + 50% d’attaques physiques contre l’économie de guerre

Publié le 2025-04-28 09:25:02

L’info est tombée dans un journal spécialisé que pas grand monde ne lit, sauf les intéressés (justement), et nous est fournie par un type généralement plus discret, mais qui a jugé que l’heure était suffisamment grave pour sonner l’alarme.

C’est donc dans le mensuel L’Usine Nouvelle du 14 avril 2025, auquel le général Philippe Susnjara, responsable de la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD), a décidé de livrer une interview, qu’on apprend qu’il existe une « radicalisation de certains groupuscules antimilitaristes », et que cela a pour conséquence fort intéressante de « potentiellement enrayer les hausses de cadence de production impulsées par les donneurs d’ordre en pleine économie de guerre ». Et histoire de filer quelques tuyaux aux amateurs du genre, un autre journaliste économique ajoutera le lendemain sur une radio d’Etat, que  « ce sont les PME du secteur qui sont les plus exposées. Elles sont plus nombreuses, moins protégées que les grands groupes, et souvent mal préparées. »

Enfin, côté chiffres, le grrrrand général a filé un ordre de grandeur à son problème, en estimant qu’entre 2023 et 2024 « les attaques physiques ont augmenté de 50% » contre les entreprises de la base industrielle et technologique de défense (BITD). Puis l’Usine Nouvelle a cité deux exemples concrets de sabotages du complexe militaro-industriel, qu’il aurait été dommage de laisser à ses seuls lecteurs sans leur donner la publicité qu’ils méritent : « à l’été 2024, un acteur exportant du matériel militaire vers l’Ukraine à par exemple été victime d’une intrusion avec découpe du grillage de son site, s’en sont suivis quatre jets de cocktails Molotov. Autres cas concrets ? Depuis deux ans, un grand donneur d’ordre français constate une hausse préoccupante des incendies chez ses sous-traitants, en France et dans d’autres pays d’Europe ».

[Synthèse de l’Usine nouvelle/France Inter, 14-15 avril 2025]


«Il y a une hausse des actions de malveillance contre les industriels de la défense», indique le général Philippe Susnjara, directeur de la DRSD
L’usine Nouvelle, 14 janvier 2025 (extrait)

L’Usine Nouvelle – Les acteurs de la défense sont-ils de plus en plus touchés par des actes de malveillance ?

Général Philippe Susnjara, directeur du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD) – Il y a deux phénomènes simultanés. Le premier : devant la situation internationale anxiogène et la prise de conscience des menaces croissantes, les entreprises comprennent qu’il y a un vrai besoin de nous faire remonter les informations. Traditionnellement, les entreprises n’aiment pas parler lorsqu’il leur arrive un problème. Elles avaient plutôt tendance à le passer sous silence. Aujourd’hui, elles sont plus enclines à faire remonter les sujets. Cette tendance contribue mécaniquement à une augmentation des incidents déclarés. Mais dans le même temps, il y a aussi une augmentation des actions de malveillance. On peut estimer qu’au niveau de la BITD, entre 2023 et 2024, les cyberattaques ont augmenté de 60% et les attaques physiques de 50%. Cela correspond à plusieurs centaines d’incidents chaque année.

Quels sont les types d’actions menées sur le sol français ?

Il peut s’agir de survol de sites par des drones. Il arrive qu’un survol soit effectué par un individu qui ne connaît pas la règlementation. Mais lorsque trois drones survolent un site en pleine nuit, il n’y a pas de doute quant à l’intention. On peut aussi évoquer des incendies et la difficulté dans ce cas est celle de l’attribution. Est-ce accidentel ou intentionnel ? Et dans ce dernier cas, cela peut être lié à un conflit social, à des mouvements antimilitaristes ou à des personnes qui agissent au profit d’un État pour dégrader notre capacité. Enfin, les vols d’ordinateurs et de téléphone, ainsi que les intrusions sur sites, sont aussi en augmentation.

Ces actes sont-ils susceptibles d’entraver la hausse des cadences de production des industriels en pleine économie de guerre ?

Effectivement, c’est un risque. À ce jour, cela n’a pas eu de conséquences au niveau des capacités de production. Mais c’est un risque qui doit être pris en compte.

Dans quelle mesure ces actions peuvent être attribuées à des objectifs pro-russes ?

Aujourd’hui, c’est difficile à dire. Les actions que nous avons pu attribuer sont plutôt le fait de groupuscules antimilitaristes ou anti-guerre, liés à l’ultra-gauche. Car elles ont été revendiquées sur des sites internet. L’attribution à la Russie n’a pour l’heure pas été caractérisée. Mais je n’ai pas de doute que des individus aient tenté des actions pour le compte de ce pays. Il y a eu des cas avérés en Allemagne et en Pologne, il n’y a pas de raison que certains n’aient pas essayé en France.

Mais comment se prémunir face aux menaces physiques ?

Il faut cartographier ce qui est sensible ou non au sein de son entreprise. Pour certaines entreprises, ce sont les modes de production même qui sont particulièrement sensibles, et doivent donc être mieux protégés. C’est là où se trouve la plus-value, que l’entreprise doit accentuer la protection. Cela peut concerner des outils, des machines et même des individus. Il ne faut pas pour autant transformer le site de l’entreprise en «Fort Knox», c’est inutile, mais il faut assurer une ségrégation spatiale. Il faut trier les gens sur le volet pour savoir qui peut accéder à tel ou tel endroit. Il faut des badges d’accès. Même dans les petits locaux de start-up. Et surtout, la priorité, c’est l’humain. Parce que la faille, même à notre époque, c’est le comportement humain. On ne met pas n’importe quelle clé USB sur un réseau. On ne laisse pas traîner des documents sensibles. On ne raconte pas sa vie dans le train.

DDPF : 25 interpellations ce lundi matin suite à la campagne d'action anti-carcérale

Publié le 2025-04-28 11:45:00

Ce lundi 28 avril, le PNAT annonçait avoir arrêté 25 personnes suspectées d’être impliquées dans les attaques qui ont visées des prisons et des maton-nes en représaille du passage de la loi narcotrafic (qui prévoit de durcir l’appareil répressif et particulièrement en prison) et pour éxiger l’amélioration des conditions de vie des prisonnier-es.



Le parquet national antiterroriste (PNAT) qui dirige l’enquête a annoncé 22 premières interpellations en début de journée, suivi de 3 autres plus tard dans la matinée. Ces arrestations, assorties de perquisitions, ont été réalisées en coordination avec la sous-direction antiterroriste, la BRI, le Raid sur l’ensemble du territoire (en Seine-et-Marne, Hauts-de-Seine, dans la Drôme, le Gard, les Bouches-du-Rhône, le Var, le Rhône ou encore la Gironde). Plusieurs personnes ont été extraites de prison pour être placées en GAV, car soupçonnées par les keufs d’être « les commanditaires » de ces attaques.

En tout, le PNAT c’est saisi de 15 faits qui ont eu lieu entre le 13 et le 21 avril à l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire (ENAP) d’Agen, au Centre pénitentiaire de Réau, dans les Maison d’arrêt de Nîmes, Valence, Nanterre, Villepinte, Aix-Luynes, Lyon-Corbas, dans des parkings face à des bâtiments à Marseille louant des appartements à des personnels pénitentiaires, au Centre pénitentiaire de La Farlède près de Toulon, en Seine-et-Marne concernant la porte d’accès à une résidence où vit un surveillant, au Centre de détention de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône où un véhicule d’un maton a été incendié devant son domicile, en Isère où deux cocktails Molotov ont été lancés en direction de deux maisons où résident plusieurs matons et au Centre pénitentiaire de Villefranche sur Saône.

Pour tout ces faits, le PNAT a ouvert des enquêtes pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteinte aux personnes », « tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste commise sur personne dépositaire de l’autorité publique », « association de malfaiteurs en vue d’actes de terrorisme », « dégradation ou détérioration en bande organisée du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes en relation avec une entreprise terroriste » et « menaces de mort à l’encontre d’une personne exerçant une fonction publique. »

Des moyens exceptionnels ont été débloqués, près de 200 enquêteurs sont mobilisés, plus de 10 millions d’identifiants téléphoniques ont été criblés, la police scientifique a également analysé plus de 260 scellés.

Le narratif juridique et médiatique dépeignant la série d’actions revendiquées sous le sigle DDPF comme une forme de narcoterrorisme continue à se déployer, niant la portée politique d’un tel mouvement contre l’institution pénitentiaire et ses politiques ultra-sécuritaires et répressives, et justifiant l’utilisation d’un arsenal répressif particulièrement lourd (l’antiterrorisme, utilisé dès son origine pour réprimer les mouvements portant une opposition politique radicale à l’état). Des moyens antiterroristes qui d’ailleurs sont largement récupérés pour lutter contre la grande-criminalité et notamment le trafic de drogue. L’utilisation de l’antiterrorisme vise aussi à empêcher toute solidarité avec les actes qui ont été posés ainsi qu’avec leurs auteur-ices et à étouffer le mouvement de contestation naissant en l’isolant.

Solidarité avec les inculpé-es !
Crève la taule !

Soirée - Résister et s'organiser contre la guerre : Désertion et refus de la guerre en Ukraine et Russie

Publié le 2025-04-28 14:13:19

Samedi 3 mai à la Maison Ouverte (17 Rue Hoche, Montreuil), dès 17h30 : discussion autour de la désertion et le refus de la guerre en Ukraine et Russie avec l’Initiative Olga Taratuta (bulletin anti-guerre et initiative de solidarité avec les déserteurs), suivi d’une cantine à prix libre et d’un blind-test antimilitariste, en soutien au collectif ASSEMBLY de Kharkiv (Ukr).



Ce samedi 3 mai à la Maison Ouverte (17 Rue Hoche, Montreuil), dès 17h30, nous organisons une discussion avec cantine en soutien aux déserteurs ukrainiens et russes et plus précisément au collectif anarchiste ASSEMBLY, qui participe au conflit social à Kharkiv et lutte contre la conscription forcée et à qui bénéficiera la cagnotte de cette journée. La soirée débutera avec une discussion avec des membres de l’INITIATIVE OLGA TARATUTA, bulletin anti-guerre lancé aux premiers jours du conflit et initiative de solidarité avec les déserteurs. On tentera d’offrir une mise en contexte du déroulement du conflit et des positions qui ont pu y être tenues, en mettant en lumière le choix de la désertion et du refus de la guerre. La soirée se poursuivra ensuite avec une cantine à prix libre et un blind-test antimilitariste.

Alors que de nombreuses guerres font rage dans le monde, celle qui oppose officiellement les États russe et ukrainien depuis trois ans (et au Donbass depuis 2014) sert aujourd’hui d’accélérateur à un réarmement européen. Depuis l’embrigadement général de 1914, l’union sacrée a toujours été l’arme du pouvoir et de la bourgeoisie pour étouffer les révoltes populaires et rallier les classes en lutte sous son drapeau contre une nation rivale. En tant qu’internationalistes, nous refusons de cautionner ce jeu de dupes macabre et voulons faire vivre une perspective révolutionnaire à travers le brouillard dans lequel nous plonge la guerre et ses apôtres.

Que se soit en Russie tout comme en Ukraine, on peine à trouver de nouveaux volontaires au sacrifice, les campagnes de conscription s’enchainent à coup de matraquages patriotiques dans l’espace public. L’État russe est forcé de payer de plus en plus cher sa chair à canon (hausse drastique des soldes, utilisation de mercenaires) tandis que les rafles de conscrits se multiplient en Ukraine, souvent sous la pression de la torture. Confrontée à la boucherie qu’est la guerre, c’est
une part de plus en plus grande de la population ukrainienne qui ne trouve plus de sens à défendre « son » État contre un autre, à taire les mesures de casse sociale et la corruption à l’arrière comme au front. La désertion est aujourd’hui devenue un véritable phénomène de masse dans les rangs ukrainiens (un soldat sur cinq déserte face au carnage de cette guerre) et il ne fait nul doute qu’elle n’est pas négligeable du côté russe. Attaques incendiaires et armées de centres de recrutements, sabotages de lignes ferroviaires de logistique, disparitions massives d’armes, refus d’obéir aux ordres et assassinats d’officiers : partout la révolte craquelle l’apparence d’ordre martial.

Dans cette situation, refuser la guerre et sa logique de destruction c’est se placer en solidarité avec toutes celles et ceux qui cherchent à fuir ou à lutter contre l’effort de guerre en cours plutôt que d’aligner nos discours sur les intérêts de la bourgeoisie européenne. Plus que jamais, nous pensons que cela passe par la visibilisation des pratiques des russes et des ukrainien⸱nes qui luttent contre l’enrôlement de force et la propagande militaire et tentent de provoquer mutinerie et désaffection sur la ligne de combat comme au travail. Déjà difficilement tenable en début de conflit,
le soutien inconditionnel à des brigades se disant anarchistes bien que subordonnées depuis longtemps à l’armée régulière ukrainienne, semble définitivement être une position totalement à rebours de la situation concrète. Contrairement aux positions qui semblent faire consensus chez une partie des révolutionnaires en Europe de l’Ouest, nous voulons également souligner que les
anarchistes et plus globalement les révolutionnaires ukrainien⸱nes ne sont pas un groupe homogène. S’appuyant sur l’image de brigades antiautoritaires, "Solidarity Collectives" et leurs soutiens tendent à invisibiliser les initiatives anti-guerre. En cela, ils ne font que jouer le jeu de l’État ukrainien et dépeignent de telles initiatives comme pro-russes quand bien même elles soutiendraient les déserteurs des deux côtés du front. Tentant de tenir cette ligne, le collectif Assembly représente pour nous une source d’inspiration salutaire dans la perspective de l’entretien de la conflictualité sociale en temps de guerre. Transmettant des informations concernant les conflits tant sur le front que sur les lieux de travail ou encore concernant le désastre écologique en cours en Ukraine, le collectif est aujourd’hui un relai important des pratiques de désertion et de celles et ceux qui organisent au quotidien la solidarité contre la conscription forcée, et ce malgré son isolement politique à la fois au sein de son propre pays et à l’international.

Outre le sujet du front en Ukraine et de notre soutien aux déserteurs, cette discussion sera ainsi l’occasion de nous pencher sur la réalité de la militarisation d’une Europe qui se lance dans un grand plan de réarmement à coups de milliards, mais aussi de la France où commence à se poser la question d’un retour du service militaire. Ici, la droite tout comme la gauche se rejoignent dans un grand consensus toujours plus militariste avec le vote de crédits de guerre au nom de la démocratie. Avec la montée du nationalisme - ou du "patriotisme" - on tente de nous préparer non seulement à de futures potentielles mobilisations générales, mais dès aujourd’hui à toujours plus de réformes au nom d’une "économie de guerre". Derrière le soi-disant soutien au peuple ukrainien proclamé par la bourgeoisie européenne, c’est le complexe militaro-industriel occidental qu’il s’agit de nourrir dans une séquence de reconfiguration du cycle mondial de l’accumulation
capitaliste. Dans un tel contexte, ni le soutien à l’occident sous prétexte qu’il serait démocratique, ni le soutien aux régimes russes, iraniens ou chinois quand bien même il s’opposerait à l’impérialisme étatsunien ne peuvent être une solution pour notre émancipation.

Nous faisons le choix de rappeler des principes de solidarité entre les opprimés et les exploités du monde entier, de donner de la force à qui refuse de tuer et se sacrifier pour la patrie, accueille et aide les déserteurs, sabote et s’attaque aux donneurs d’ordre et autres profiteurs de cette industrie de la mort, à quiconque participe, en somme, au sursaut du camp de l’émancipation.

Liberté pour tous les déserteurs emprisonnés, pour les prisonniers et prisonnières politiques en Russie et en Ukraine !
Contre la déportation des déserteurs exilés en France et en Europe !
Mort à la guerre et à qui en vit !
Solidarité entre tous les exploités et les opprimés du monde !

2025-04-28 07:32:19

Publié le 2025-04-28T09:32:19+02:00

Édit 17h: ça y est le va et vient des camions se termine à l’instant, les gendarmes lèvent le camp. 1semaine de chantier intensif sous haute escorte policière, une opération à combien de millions?!

Retailleau n’a pas compris que les Zadistes sont nomades !!!
Bruno, partout où tu vas, nous sommes là !

On redoute une nouvelle extermination des cabanes de la zone Est aujourd’hui ou dans les jours qui viennent !

Venez surveiller les flics, venez nous ravitailler, venez reconstruire !

Nous sommes toujours là et on bougera quand on le voudra !

Thessalonique (Grèce) : Attaque incendiaire

Publié le 2025-04-30 00:00:00

Act for freedom now! / lundi 28 avril 2025

Le jeudi 3 mars, à minuit, nous avons mis le feu à une camionnette de la société Avance, dans la ville haute.

Celle-ci est une société grecque qui s’est développée et réalise d’énormes bénéfices en exploitant « le secteur le plus productif de l’économie grecque » : le tourisme. Avec des succursales dans toutes les zones touristiques et principalement sur les îles, elle nous démontre le mensonge de la classe dirigeante, selon lequel le développement du tourisme est bon pour nous tou.tes. Ils voient les énormes profits du capital grec et étranger, tandis que nous en avons une image différente.

Pour nous, le tourisme, c’est la saison qui dure six mois, les journées épuisantes de douze heures de travail, les conteneurs, les « services en sous main » et l’exploitation des travailleur.euses. Pour nous, le tourisme se reflète dans l’assassinat d’Antonis Kargiotis* qui a été considéré comme un réfugié parce qu’il ne correspondait pas au profil du touriste blanc riche. Et, bien sûr, dans notre vie quotidienne le tourisme signifie des Airbnb, des loyers extrêmement chers, un changement de la structure des villes, avec des centres remplis d’hôtels, de magasins et de maisons luxueuse, tandis que ceux/celles qui vivent et travaillent ici mais ne correspondent pas à l’image construite par le capital sont expulsé.es vers les banlieues. En quelques mots, tourisme signifie GUERRE DES CLASSES.

Une guerre qui va de pair avec la déjà rude guerre sociale qui fait rage ces dernières années, avec le gouvernement de droite. Dans cette guerre, nous avons pris une position claire. Nous nous opposons au capital, qu’il soit grec ou étranger. Nous sabotons « la machine touristique par tous les moyens ». Nous détruisons l’image du « beau pays – destination touristique », avec une propagande pratique et des provocations qui portent atteinte à l’appareil d’État.

Cette action est dédiée à l’Anarchiste Kyriakos Xymitiris ! Le compagnon vivra éternellement dans les flammes de nos attaques !

Force au compagnon détenu K.K., qui est poursuivi pour l’incendie d’un véhicule de police.

Solidarité avec les compas enfermé.es pour l’affaire d’Ambelókipi.

Foi dans la lutte – confiance dans nos forces – pas un seul pas en arrière !

Incendies anarchistes

P.S. Alors qu’on écrivait ces lignes, nous avons eu connaissance d’un autre meurtre de travailleur.euse. Une femme de ménage de 59 ans a été assassinée dans l’hôtel où elle travaillait, sur l’île de Santorin. Notre attaque est dédiée à elle, ainsi qu’à toutes les victimes anonymes du capital.

 

* Note d’Attaque : il est mort noyé en septembre 2023, après avoir été tabassé et jeté à l’eau, dans le port du Pirée, par des membres du personnel d’un ferry, qui l’ont pris pour un sans-papier essayant de monter clandestinement à bord.

Premier mai, cortège antimilitariste : La guerre se fabrique près de chez nous, refusons d'être complices !

Publié le 2025-04-30 04:28:00

Rendez-vous à 10 h 30 devant la station de Métro Garibaldi côté Berthelot : Antimilitaristes, pacifistes, mauvais français et ennemies de l’intérieur de tous poil et de toutes nationalités, BIENVENUE !



On croit mourir pour la patrie, et on meurt pour les industriels (Anatole France, 1922)

Le premier mai, fête des travailleuses travailleurs symbolise historiquement la lutte des exploités contre le capitalisme, l’État, le nationalisme et le militarisme fauteurs de guerres.

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Mais, les exploités après avoir servi de chair à patrons ont fini comme chair à canon lors des deux derniers conflits mondiaux pour le profit des impérialismes qui se sont partagés le monde. Depuis, guerres et conflits ont continué de ravager la planète avec leur cortège de morts, de massacres, de viols, de terreur et d’oppression destinés à détruire « l’ennemi » en le déshumanisant.
Or dans la situation actuelle les organisations du mouvement social devraient renouer avec la lutte antimilitariste.

Le fond de l’air effraie

Le monde dans lequel nous vivons semble repris d’une nouvelle frénésie guerrière et meurtrière. Les innombrables massacres et conflits en cours (Soudan, RDC, Ukraine, Palestine, Birmanie, Centrafrique, Mali, Burkina, Yémen...) obéissent à des logiques de prise de contrôle et de pillage de territoires et de ressources par des dirigeants, des États, des groupes militaires et des multinationales qui ne connaissent que la loi d’airain : ressources=profits= puissance.
On voit ainsi les USA « négocier » les mines ou centrales de l’Ukraine, le Rwanda ensanglanter le Kivu pour son Coltan, l’Africa Corps (ex groupe Wagner) piller et raffiner l’or au Mali et en Centrafrique et la Russie annexer le Donbass industriel.

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Cette logique meurtrière globalisée redevient normale ici et maintenant. Dans les médias, on re-parle de guerres et de massacres entre une grève d’éboueurs et le foot. Les dirigeants emploient un vocabulaire destiné à nous tétaniser : « économie de guerre » « réarmement » (démographique, moral, national) ; « ennemis », « défense nationale », « efforts nécessaires », « sacrifices », « décisions courageuses », « résilience ». Cette prose montre que la normalité c’est la guerre, la paix c’est l’exception.
Et ce bourrage de crânes, vise la jeunesse supposée plus malléable : campagnes publicitaires éhontées et mensongères pour l’armée, propagande dans les collèges, lycée et facs… relance du SNU ou d’un nouveau service militaire... Tout cela pour recruter plus de jeunes afin d’atteindre le minimum de 300 000 soldats en 2030 (réservistes compris), pour habituer aux guerres.
Et, France Travail s’y met aussi en signant un partenariat avec la Direction Générale de l’Armement pour mutualiser les « moyens d’action de la DGA et de France Travail et contribuer à la résilience des entreprises de défense face aux difficultés de recrutement et de formation ».

France : réarmement et logique de guerre ?

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Avec sa loi de programmation militaire 2024-2030, l’État français voulait dépenser 413 milliards d’euros (hors salaires et Opex) pour que le budget des armées atteigne puis dépasse 2 % du PIB (selon la volonté américaine) soit 60 milliards par an. 60 milliards par an pour des bombes atomiques, missiles avions, drones, robots, IA, cyber défense, soldats et blindés connectés… des objets totalement inutiles sauf pour tuer son prochain...
Mais militaires, industriels et État en veulent toujours plus car le monde qu’ils exploitent devient de moins en moins sûr pour eux. Macron et Lecornu (ministre des Armées) prévoient de porter ce budget à 100 milliards par an sans oublier les 800 milliard prévus par l’Union Européenne.

Comme il n’y aurait plus d’argent dans les caisses cela se fait déjà au détriment de la santé, de l’éducation, de la culture, de l’écologie, du social en attendant la réorientation de l’épargne vers le militaire. L’explosion boursière des entreprises d’armements (Rheinmetall, Thales, Safran, Dassault, MDBA, Airbus... réjouit les actionnaires, tandis que la crise économique s’accroît.

Une industrie de l’armement qui fabrique les guerres partout dans le monde

Les ventes d’armes françaises sont totalement contrôlées par l’État. Et, ces exportations sont vitales pour rendre viable et rentable l’industrie de l’armement française. 40 à 60 % de ses productions doivent donc être exportées. Le fait qu’en 2024 la France soit le deuxième exportateur d’armes (très loin derrière les USA) dans le monde n’est donc pas neutre. Les transferts de technologies associés, permettent à nos bons clients (Inde, Pakistan, Émirats, Arabie, Qatar…) de maîtriser des technologies qu’il pourront ensuite utiliser et alimenter le commerce mondial des armes et les guerres.

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Industrie de l’armement : hypocrisie partout, paix nulle part

Derrière, les grandes envolées sur la paix, la résolution des conflits et les traités (Traité sur le Commerce des Armes) signés par la France se dissimulent le cynisme politico-militaire de l’État (« si on ne vend pas, notre industrie militaire va disparaître »), l’avidité et l’absence de scrupules des entreprises d’armements (« si ce n’est pas nous qui vendons ce sera les autres »). Pour elles le seul camp valable c’est celui du fric et leur seul drapeau c’est celui du profit car elles vendent simultanément à des États en conflits ouverts ou larvés : Russie/Ukraine, Turquie/Grèce et Inde/ Pakistan…
Tout aussi régulièrement nous entendons de la part de partis, syndicats et élus les mêmes appels. Mais quand il faut dénoncer clairement notre industrie de l’armement, il n’y a plus grand monde. Tous les prétextes sont bons. L’« attractivité économique », la « préservation » et le « développement » de l’emploi, le mythe de l’indépendance nationale et de la « réindustrialisation », le « progrès », la « responsabilité politique », « la défense nationale » ou « européenne », le poids des lobbies, la fascination pour la puissance des armes écrasent toute critique ou contestation concrète.
Nous avons ainsi vu l’alliance des élus grenoblois de tous bords pour sauver Vencorex, au nom de son rôle « stratégique » pour le nucléaire militaire français ou la défense par la CGT de la reconversion des Fonderies de Bretagne, en faillite, dans la fabrication d’obus.

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Le laboratoire militariste lyonnais : la CCI de Lyon complice de massacres, de guerres et de violations d’embargo partout dans le monde 

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La guerre se fabrique près de chez nous en Région AuRA et tout particulièrement en centre-ville de Lyon où la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon (CCI) développe depuis des années le complexe militaro-sécuritaire et industriel local, avec :
- son cluster EDEN dont les petites entreprises membres sont coupables avec d’autres entreprises multinationales, d’exportations d’armes dans des pays où les « droits humains sont bafoués » ou de violation d’embargos : Soudan (Métravib, Nexter et Lacroix), Turquie, Syrie et Kurdistan (Métravib), Liban et Chili (Arquus et Nexter), Côte d’Ivoire (Nobel Sport) Iran (Cheddite), Sénégal et Birmanie (Verney-Carron), Russie (Élistair, Lynred, Nicomatic, Safran, Thalès, Michelin) Palestine (PGM, STMicroelectronics et Soitec…)
- son « Hub des sécurités », installé à Écully, se veut « une Silicon Valley de la sécurité ». Il allie recherche, formation, entreprises et start-ups pour le militaire, la surveillance et la sécurité. Le hub n’a qu’un seul but : faire un maximum de fric en vendant toujours plus de matériels de surveillance, de répression et de guerre ici et ailleurs.

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Tout près de chez nous pouvons donc agir contre la machine de guerre en expansion...

Prendre notre destin en mains

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Dans le passé, la stratégie de Fronts Populaires initiée par l’URSS stalinienne pour lutter contre le fascisme et pour la paix (1934-1938), a été brutalement remplacée par le pacte germano-soviétique (1939) qui a permis le déclenchement de la seconde guerre mondiale.
Et, récemment, l’alliance entre les USA et la Russie sur le dos de l’Ukraine, l’hypocrisie de l’État turc qui en 2023/2024 condamne Israël tout en y exportant massivement carburant, machines et munitions montrent que les États et les capitalistes ne pensent qu’à leurs intérêts et qu’il n’y a pas de « camp du bien » ou un « camp » qui serait moins impérialiste qu’un autre.
Les indignations sélectives sur certains conflits conduisent à des culs-de-sacs tragiques, car les pires ennemis d’un jour sont toujours capables de s’allier sur le dos de peuples et de pays pour les envahir, les coloniser, recoloniser et opprimer.
Luttons contre le militarisme, e bourrage de crânes nationaliste, l’autorité et le capitalisme qui gangrènent les sociétés et détruisent la planète, par un travail de terrain, une organisation horizontale, de l’esprit critique et le refus des calculs politiciens.

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Ni chair à canons, ni chair à patrons, ni chair à Macron !

Ni bourgeoise, ni populaire, plus d’armée du tout !

La guerre se fabrique près de chez nous : refusons d’être complices !

Non aux projets militaro-sécuritaires de la CCI de Lyon : Cluster EDEN, Hub des sécurités, Basta !

Solidarité antimilitariste !

Coordination Régionale Anti-Armement et Militarisme – Premier mai 2025

Qui sommes nous ?

Dans un contexte où les tensions internationales et la répression des mouvements sociaux partout dans le monde sont en hausse, où – conséquence directe – l’industrie de l’armement est en plein boum, où foisonnent les politiques publiques militaristes et sécuritaires – hausse des budgets, Service National Universel... – nous considérons qu’il est urgent de développer un mouvement anti-militariste d’ampleur et de terrain. La Coordination Régionale Anti-Armements et Militarisme a pour objectif de mettre en lien les diverses initiatives anti-militaristes de la région AuRA. Trois groupes existent à Lyon, Grenoble et Saint Étienne.
Toutes les énergies sont les bienvenues, n’hésitez pas à nous contacter !
craam@riseup.net
Blog : https://craam.noblogs.org/

Les Piafs de Saint-Jory (Nord-Toulouse) saccagent les câbles d’alimentation de la futur LGV Bordeaux/Toulouse

Publié le 2025-04-30 06:33:44

IAATA, 30 avril 2025

Communiqué du Groupe d’Irrévérencieux-ses Enragé-es Cormorans

Depuis plusieurs mois, nous, Cormorans de Saint-Jory, avons accueilli dans notre petite forêt, des zadistes venus défendre notre maigre parcelle de nature, l’une des rares encore présente ici, coincées entre des centres commerciaux, des zones industrielles et des voies rapides. Nous y survivons tant bien que mal et avons appris l’année dernière que cet habitat serait détruit au profit d’une LGV qui fera gagner quelques minutes à une poignée d’êtres humains. Il paraît que pour eux, cela représente le progrès.

Pour la quatrième fois, le lundi 7 avril, nous avons vu arriver dans notre habitat des hommes, tous habillés de couleur bleu océan, accompagnés de monstres en fer venus pour détruire les cabanes de nos protecteur-ices de la ZAD, saccager le sol qui nous nourrit et arracher de jeunes arbres qui nous abritaient. Nous savons que ce n’est qu’un aperçu de ce qui nous attend ici.

Envahi de colère,nous nous sommes donc réunis en AG de Cormorans. Sachant que nos amis zadistes partaient en vacances, nous avons décidé d’intervenir sur le systèmes tentaculaire d’alimentation électrique : de gros cables enfermés dans des tuyaux en plastique rouge qui ont été posés tout le long des voies.

Dans la nuit du 7 au 8 Avril suivant la 4ème destructions de la ZAD, organisés en nuée, becs habillés de nos plus belles cagoules, nous avons projeté deux tuyaux sur les rails en guise de représailles. Les cables ont été sectionnés par le premier train de la matinée.

Ces sabotages, comme ceux qui ont lieu au Sud de Bordeaux ne sont que maigres réactions face au désastre qui nous menace. Le changement profond nécéssaire à notre survie ne viendra pas par nos bourreaux.

Au nom de tous les animaux menacés par cette LGV, nous invitons nos semblables à poursuivre d’autres sabotages le long de leur saignée.

All
Cormorans
Are
Beautiful

Assemblée contre la guerre dimanche 11/04 à 17h

Publié le 2025-04-30 21:04:17

Après les deux week-end d’avril organisés à Toulouse contre la guerre, et une assemblée entre les deux, une nouvelle assemblée se propose le dimanche 11/05 à 17h !



A Toulouse en avril, c’est pas un mais deux week-end contre la guerre qui ont été organisés !

+ d’infos sur le 1er week-end ici : https://iaata.info/Week-end-contre-la-guerre-et-la-militarisation-7356.html

+ d’infos sur le 2nd week-end ici : https://iaata.info/Rencontre-Toulouse-capitale-europeenne-de-la-guerre-7451.html

A l’AG de cloture du 1er week-end, un rencard avait été posé le 21 avril pour une assemblée ouverte contre la guerre !

A l’AG de cloture du 2nd week-end, une nouvelle date d’assemblée contre la guerre a été proposée !

ASSEMBLEE CONTRE LA GUERRE LE DIMANCHE 11 MAI A 17H A L’IMPASSE (1 impasse Lapujade) !

Viens discuter de perspectives d’actions futures contre l’industrie de l’armement, et la millitarisation des corps et des esprits ambiante, ici et ailleurs.

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[Livre] Réimpression de Contre le Léviathan, Contre son His-toire

Publié le 2025-04-30T15:50:36+02:00

Ces dernières semaines, on est plusieurs à avoir retravaillé et réimprimé le livre Contre le Léviathan, Contre son His-toire de Perlman, publié dans les années 80 et dont les dernières éditions en français sont devenues plutôt galères à obtenir.

L’analyse de l’auteur sur l’emprise des agents civilisateurs et les mécanismes de la domination techno-industrielle ont grandement contribué à nourrir les réflexions dans les espaces de luttes contre l’autorité, et plus spécifiquement les pensées anti-civilisationnelles et anarchistes. Aujourd’hui, elle nous sert encore de matière à penser nos tentatives de dévier des chemins tracés par le monstre du Léviathan, c’est pourquoi on souhaite le diffuser plus largement et à prix libre.

Perlman conte une contre his-toire de l’avènement des États et de la Civilisation. Librement reprises aux historiens et anthropologues, l‘enchevêtrement des histoires tissent des liens entre la genèse des plus balbutiants aux plus génocidaires des émanations de la figure monstrueuse du Léviathan. Ce contre-récit redonne toute leur place aux résistances et fugues hors du monstre que les apologistes modernes, propagandistes du Capital et de la Technologie, qualifieront de Progrès et de Civilisation.

Les histoires qui identifient l’ennemi sous toutes ses formes sont aussi de tristes leçons sur la cooptation et la pacification des révoltes et résistances – faisant souvent malheureusement un fort écho à l’époque actuelle. Malgré les défaites, les affrontements entre les êtres libres et les griffes du monstre nous rappellent qu’il est toujours possible et nécessaire de résister à l’écrasement de la domination, et qu’aucune nation ou armée ne permettra d’attaquer ce monde.

Il ne tient qu’à nous d’explorer les voies possibles hors de la civilisation. La lutte Contre Le Léviathan ne connaît peut-être aucune finalité, mais son horizon inconnue est pour nous le signe des possibilités infinie de réjouissance et de vie libérée de l’étouffement du monstre.

Le livre est à prix libre incluant la gratuité, dans toute une série de couvertures sérigraphiées en plusieurs couleurs ! Pour en obtenir, que ce soit pour un exemplaire, pour une distro ou une bibliothèque, envoie-nous un mail à contreleleviathan @ distruzione point org

Il est déjà disponible dans de multiples distros et bibliothèques (à enrichir dans les prochaines semaines, n’hésitez pas à nous envoyer un mail !), dont :

On a aussi l’envie complètement farfelue de cartographier les histoires qui sont racontées tout au long du livre, pour faciliter la compréhension du livre qui peut être assez complexe à suivre comme pour approfondir les recherches sur certaines résistances. Envoie-nous un mail si tu veux y réflechir ensemble !

Le pdf du livre est disponible ici : PDF

Welcome to the book fair on 17 and 18 May 2025! (Gent,Belgium)

Publié le 2025-05-01 07:01:43

The sun is shining again and the anarchist book fair is back! The 21st edition already.

We still want to celebrate the paper in our hands, far away from
the digital nightmare that creeps into our most intimate circles. At
the book fair, you will find plenty of other publications besides books, brochures, pamphlets, posters and stickers. From old novels and revolutionary classics, across philosophy and poetry to
contemporary social criticism or the latest calls to struggle: they
start from the will to radically change the world. They share ideas and try to deepen them. Ideas: not marketable, like-able, goody-goody opinions without commitment.

But the book fair is much more!

The anarchist book fair is also an international gathering of
anarchists and anti-authoritarians, with formal and informal
discussions. We want the book fair to contribute to strengthening the anarchist movement here. We see it as a tool to deepen ideas, an opportunity to launch proposals and to forge links
between individuals and groups. We want to share our passions with
each other and create a context where words and deeds dance together and reinforce each other.

Our anarchy carries an offensive position against power and a will to
subversion.

War and militarisation are all around us. The government is forging
plans to build war factories, reintroduce military service and wants to make the country the logistical hub of war preparation. Savings on all fronts go straight to the war chest. War rhetoric becomes the new normal.To shape the military-industrial complex, states and capitalism not only need cannon fodder and workers, but they must also plunder the earth ever deeper. All over the world mines are being expanded or reopened in search of resources to feed their economies.

These are bleak times, where fear and despair are never far away. All
over the world, people are fighting these mechanisms of power and money.

For us, the book fair is a place to share, deepen,
strengthen these struggles.

Welcome to the book fair on 17 and 18 May 2025!
Keep your ears and eyes open for the full programme on
abgent.noblogs.org

See you then and long live anarchy!

Lecce, Italy: Pensiero e azione. Sesta fiera dell’editoria anarchica 10-11 maggio 2025

Publié le 2025-05-01 07:12:27

Pensiero e azione. Sesta fiera dell’editoria anarchica , 10-11 maggio 2025

SABATO 10 MAGGIO

ORE 15.00 APERTURA STAND

ORE 16.30 LA TECNOLOGIA COME PROCESSO DI DEREALIZZAZIONE

Discussione a partire dalla rivista “Negazine”, ed. Anarchismo. A cura di alcune redattrici

Una realtà diminuita, svalutata, impoverita; si pensi al non capire quello che sta davanti, nel suo insieme, dai progetti di sfruttamento ai progetti delle tecniche, dove tutto diviene sfumato e finisce per perdersi sullo sfondo, dove si diviene succubi di qualcosa che a poco a poco sottrae la vera essenza. Questa è l’analisi che si è cercato di sviluppare in questa rivista con l’idea che “colpire gli interstizi esistenti delle tecniche” sia ancora possi bile e visibile.

ORE 18.30 RIFLESSIONI SPARSE SU CRASS, PUNK E ANARCHIA

A cura di Dethector, pilota dell’omonima etichetta e collaboratore di Stella*Nera

Crass: un collettivo punk anarchico attivo dal 1977 al 1984, sette anni di attività musicale e politica; canzoni di protesta, amore e rabbia; un’etichetta discografica, sinceramente e e realmente, indipendente; una miccia accesa che ha contribuito ad accendere altri fuochi.

ORE 21.00 CENA BENEFIT

DOMENICA 11 MAGGIO

Ore 11.00 PROSPETTIVE DI LOTTA CONTRO I CENTRI DI DETENZIONE PER MIGRANTI.

Discussione a partire dal libro Nemici di ogni frontiera. Lotta ai Cpt nel Salento, ed. Anarchismo, 2019. A cura di Alcuni nemici di ogni frontiera

Lottare esclusivamente contro una struttura del dominio, senza connettere la sua esistenza a tutto il restante meccanismo di sopraffazione e controllo, sarebbe lotta e critica esclusivamente parziale, incapace di chiarificare esattamente il ruolo che ogni singolo tassello assume all’interno del puzzle totalitario.

Ore 13.30 PRANZO BENEFIT

Ore 16.30 SE IL LINGUAGGIO TECNOLOGICO SI SOSTITUISCE ALLA POESIA E AL SOGNO…

Presentazione del libro L’eccesso di realtà. La mercificazione del sensibile, di Annie Le Brun, ed. BFS, 2020. A cura di Martina Guerrini, più mostra sull’autrice.

Nella società connessionista vi è una realtà eccessiva che la saturazione di informazioni e immagini nutrono forzatamente fino a modificare l’idea di tempo e di spazio. La scomparsa della metafora, dunque della poesia, impedisce di trovare le parole per dirsi, imponendo un dominio linguistico che mercifica lo stesso sensibile individuale. Questa guerra contro il corpo corrisponde a una sorta di reticolatura degli spazi sensibili, oltre che di quelli fisici.

Ore 20,30 CHIUSURA FIERA

c/o Asfalto Teatro, via D. Birago, 60 Lecce

CONTATTI:

Biblioteca Anarchica Disordine

via delle Anime, 2/b Lecce

disordine@riseup.net disordine.noblogs.org

Frontière germano-suisse : sabotage du trafic ferroviaire

Publié le 2025-05-01 07:16:26

Saboter la normalité capitaliste – Attaque contre l’infrastructure ferroviaire
(traduit de l’allemand de de.indymedia, 14 avril 2025)

Dans la nuit du 9 avril, près de Bâle nous avons mis le feu à différents câbles de signalisation et d’alimentation des voies ferrées à l’aide de dispositifs incendiaires. 

Jusqu’à présent, ni les flics, ni les médias n’ont parlé de notre action.

Située à la frontière entre deux pays, reliée par bateau jusqu’à la mer du nord, disposant d’un réseau ferroviaire et routier parmi les plus développés ainsi que d’un aéroport, Bâle est un nœud logistique central pour les flux de marchandises qui permettent à la normalité capitaliste de fonctionner. Comme nous n’apprécions guère cet état des choses, nous avons attaqué leur infrastructure, pour l’interrompre ne serait-ce qu’un court moment.

Notre attaque vise concrètement le transport ferroviaire transfrontalier des biens et des personnes et la liaison avec le port de Kleinhüningen.

L’une des plus importantes liaisons Nord-Sud d’Europe passe par Bâle. La ligne entre Rotterdam et Gêne fait partie du Trans-European Tansport Network Programms (TEN-T) et ne cesse d’être développée. 10% du commerce extérieur suisse passe par les trois ports rhénans de Bâle. Environ un tiers de toutes les importations de produits pétroliers sont chargées ici sur des trains et des poids-lourds. Un porte-container sur quatre en direction de la Suisse passe par les ports bâlois. Chargés de marchandises fabriquées à partir de matières premières pillées dans le monde entier ou de matériaux de construction servant à construire toujours plus d’autoroutes, de banques et de taules, à cimenter les sols, et à ensevelir tout ce qui vit sous une lourde chape de béton.

C’est aussi par cette voie que l’industrie pharmaceutique et chimique installée à Bâle importe des machines et des matières nécessaires à la fabrication des produits qui seront ensuite exportés par cette même voie. Qu’il s’agisse des produits chimiques cancérigènes de Syngenta ou des médicaments contre le cancer de Novartis ou de Roche, ce sont les deux faces de la même médaille. Les gens sont pieds et poings liés à un système de santé visant avant tout à rapporter des profits aux grandes entreprises pharmaceutiques et à nous maintenir en forme pour l’exploitation salariée quotidienne, au lieu de se consacrer sérieusement à guérir de manière globale de maladies pour la plupart provoquées par le complexe techno-industriel (sans même parler de s’attaquer à leurs causes).

Les voies de transport de marchandises sont d’une grande importance pour le fonctionnement bien huilé de ce système mortifère. Avec leur logistique, SBB Cargo et DB Cargo profitent du néocolonialisme et de la guerre. Elles font partie de l’infrastructure militaire. La Deutsche Bahn transporte du matériel de guerre de l’armée fédérale et de celles de l’OTAN. Le fret mortel de l’industrie de l’armement, nécessaire aux déplacements forcés de populations, à la spoliation des terres, au génocide et au maintien des rapports sociaux établis, est transporté dans le monde entier par le biais du réseau ferroviaire.

L’industrialisation, et par conséquent l’approfondissement des rapports de pouvoir et des structures d’exploitation, n’auraient guère été possibles sans l’invention du chemin de fer. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, cette technologie sert encore à coloniser des territoires qui n’ont pas encore été ouverts au marché, à les rendre accessibles à la valorisation capitaliste (avec par exemple la participation de la DB au projet «Tren Maya» au Mexique et à la liaison ferroviaire vers un nouveau port en eau profonde à l’Est de l’Amazonie brésilienne).

Néanmoins la question pourrait surgir, de pourquoi nous attaquons précisément le trafic ferroviaire alors qu’il est supposé être bien plus respectueux du climat que le transport routier par exemple. Pour commencer : nous pensons aussi que les autoroutes sont de la merde. Toutefois, nous considérons que le « processus de transition verte » est un mensonge, avec lequel on tente de nous vendre l’espoir d’un avenir écologique du système.

On prétend qu’avec des solutions technologiques, la locomotive verte du progrès nous préservera de la catastrophe climatique, avec un bilan carbone neutre !

Pourtant pour nous c’est justement ce progrès qui est la catastrophe. Mis à part le fait qu’il n’y a pas moins mais toujours plus de CO2 rejeté dans l’atmosphère, au nom de l’énergie verte et de la mobilité respectueuse du climat, ce sont des quantités toujours plus grandes de lithium, de cobalt et de terres rares qui sont extraites, détruisant ainsi des écosystèmes et des biotopes. L’extractivisme dévaste des surfaces toujours plus grandes de la terre, et il est partie prenante à la même méga-machine qui ne réserve à la plupart des gens qu’une existence de misère sociale. Il est temps de tirer le frein d’urgence.

Encore quelques mots sur l’interruption du trafic passager-e-s : Juste à côté des voies ferrées se trouve la prison de Bässlergut, où sont enfermées des personnes sous procédure d’expulsion, parce qu’elles ne respectent pas les règles de l’ordre mondial colonial et ne s’intègrent pas dans la chaîne de production là où elles sont nées. Depuis des mois, certaines d’entre elles mènent régulièrement des grèves de la faim pour se battre pour la liberté.

Ici, à la frontière germano-suisse, ces structures destinées à contrôler et à soumettre sont aussi effectives en dehors des murs de la taule, sous forme de chasse à l’homme en bonne et due règle. Ici, dans la zone de libre circulation des personnes, les flics allemands patrouillent en masse pour empêcher une éventuelle mauvaise interprétation de la liberté de circulation des personnes. En effet, elle n’est évidemment pas valable pour tout le monde. Il faut transporter les travailleureuses et les touristes ici. Mais qui n’a pas les bons papiers ou pas de papiers du tout, se voit refuser le droit de voyager en train de Bâle en Allemagne.

Nous concevons aussi nos actions comme faisant partie des luttes contre le régime migratoire et des frontières meurtrier. Nous sommes solidaires de toutes celles et ceux qui franchissent d’innombrables frontières et défient les politiques mortifères de l’Europe.

Dans le monde dans lequel nous vivons, on nous raconte que tout ce que nous avons mentionné précédemment est inéluctable. Que certes il nous appartient de tirer le meilleur parti de nos vies, mais que – livré-e-s à nous-mêmes – nous ne pourrions jamais mener une vie aussi bonne et sûre que celle qui nous est prescrite.

Mais il y a aussi d’autres récits. Des histoires de vie en dehors de la logique de rentabilisation, des histoires de luttes intergénérationnelles de communities du monde entier contre l’oppression, l’exploitation et la destruction de la nature. Des histoires de résistance, d’entraide et de soins.

Ces récits ne sont pas que des idées, mais aussi des possibilités . Nous croyons à ces histoires et nous aimerions continuer à les écrire. Nous voulons attaquer l’existant pour faire de la place au possible.

Sabotons la normalité capitaliste !
Ni frontières, ni nation !

Bristol, UK: CCTV cameras and solar panels destroyed at GRC Security protected site

Publié le 2025-05-01 07:27:04

28th April 2025

We chose asoft target, a warm up to bigger things. Easy like throwing a dart into a grapefruit!

Around Bristol G.R.C .Security (now linked to Cava Security) have been pissing off travellers for quite a few years, carrying out common law evictions, using their bulk weight violence, the law and threats of fire. So one place they guard and partol is the old mounted police and dog section, now owned by the Caravan Club, which is situated on Clanage Rd., Bower, Ashton at the foot of the Clifton suspension bridge. It was really easy to scale the perimeter fence with identity concealed, then finding a long plank of wood to batter the CCTV cameras and solar panels.

Also a little dickie bird whispered on the ‘grapefruit’ vine that at the Brandon Hill ‘old’ cop shop eviction one of Cava Security’s vehicles lost some air from their tyres. Keep your eyes open for those dart boards!

Long Live Vandalism!

[France] Mutinerie et évasion dans des CRA !

Publié le 2025-05-01 09:30:42

Initialement publié par A Bas les CRA le 28/04/2025.

Dans la nuit de dimanche à lundi, une personne a réussi à s’évader du CRA de Vincennes. Les flics n’ont pas pu la rattraper mais ont réagi comme a leur habitude en faisant des fouilles collectives en plein milieu de la nuit, et au petit matin en laissant l’alarme allumée pour bien faire chier tout le monde.
Vive les évasions !
A bas les CRA !

Volé dans la presse, le 30/04/2025.

Était-ce un début de mutinerie ? Le centre de rétention administrative d’Oissel, dans l’agglo de Rouen (Seine-Maritime) a en tout cas vécu un gros coup de pression, jeudi 24 avril 2025. Un groupe d’une quinzaine de retenus a causé des troubles, commettant notamment des dégradations dans une salle commune, et nécessitant l’intervention des forces de l’ordre. Un coup de chaud pour lequel trois hommes étaient jugés en comparution immédiate, lundi 28 avril 2025 au tribunal de Rouen.

C’est la saisie de produits stupéfiants découverts sur un retenu, en l’occurrence 100 grammes de résine de cannabis, qui aurait mis le feu aux poudres. Des détenus se seraient alors mis à protester, certains voulant même récupérer la drogue. Des cris sont entendus dans la salle commune, la tension et l’agitation montent. Des retenus portent leur t-shirt sur leur visage afin de le masquer.

Dans la tourmente, certains saisissent un babyfoot et le projettent à plusieurs reprises sur la porte derrière laquelle se trouvent les agents pénitentiaires. Avec ce babyfoot utilisé comme bélier, la porte est cassée. La police intervient sur place, avec le concours d’équipes cynophiles. Le calme est ramené, les perturbations n’iront pas plus loin.

Rapidement, après le visionnage des images recueillies par les caméras, trois hommes, sont identifiés comme étant ceux qui ont dégradé la porte avec le babyfoot. Au final, le tribunal a condamné les trois accusés à de la prison ferme avec maintien en détention : quatre mois pour Ibrahim, cinq mois pour Sofiane et six pour Lamine. Tous ont également l’interdiction de paraitre sur le territoire français pendant au moins deux ans.

[France] Lâcher de banderoles DDPF par la fenêtre de la taule, et matons en flippe

Publié le 2025-05-01 09:30:57

Volé dans la presse, le 30/04/2025.

Deux détenus des Croisettes à Coulaines étaient jugés ce mercredi 30 avril 2025 devant le tribunal correctionnel pour avoir étendu, à une fenêtre de la maison d’arrêt, un drap sur lequel était inscrit « DDPF » et « Nique l’administration pénitentiaire« . Les quatre lettres DDPF font référence au groupe de Défense des droits des prisonniers, qui a relayé sur la messagerie Telegram les attaques de prison françaises et de domiciles d’agents pénitentiaires. Âgés de 21 et 24 ans, ces deux détenus, partageant la même cellule, ont expliqué au tribunal « n’avoir rien à voir avec ce groupe » qu’ils ont « vu sur BFM« . Ils affirment également avoir accroché ce drap pour « se protéger du soleil« . Le tribunal a prononcé à leur encontre une peine de six mois de prison supplémentaires pour dégradation ou détérioration du bien d’autrui et outrage.

Le mardi 29 avril, c’est un prisonnier de la maison d’arrêt du Bordiot à Bourges qui a écopé de six mois de prison supplémentaires. Le samedi 26 avril, il aurait menacé un maton en affirmant connaître son identité et son adresse, ce qui lui a foutu un coup de flippe compte-tenu des récentes joyeusetés. Il aurait aussi dégradé la salle d’attente de la prison. On espère avoir bientôt des nouvelles de ce maton, après tout, c’est violent comme menaces !

Le même jour, mardi 29 avril, c’est à la prison de Valence qu’une matonne a pris un peu plus que des menaces, se faisant rouer de coups par 2 prisonniers et finissant avec 12 jours d’arrêt de travail. La voleuse avait tenté de prendre le chargeur et le portable d’un des prisonniers, et avait refusé les honnêtes négociations après que les prisonniers lui proposent de prendre le chargeur mais pas le téléphone. Au prix du chargeur ! Cela vaut au moins les deux semaines d’arrêt. 10 jours plus tôt, toujours à Valence, un prisonnier avait jetté de l’eau bouillante sur le maton qui distribuait le repas – probablement que c’était bien trop dégueu, l’envoyant à l’hôpital. Il y aura peut-être croisé les restes des deux voitures de matons crâmées deux jours plus tôt sur le parking de la taule.

[St Nazaire] Rencontre autour de lectures/discussions du livre “Histoire(s) de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes”

Publié le 2025-05-01T20:41:04+02:00

Vendredi 2 mai à 18h – Rencontre autour de lectures/discussions du livre Histoire(s) de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, ouvrage collectif paru en mai 2024.

« C’était le « s» d’histoires qui importait ici. En effet, dans ce livre de témoignages sauvages, sans éditeur ni copyright, c’est l’esprit de la piraterie qui était mis en avant. Pas de chef, pas de partis, pas de syndicats ni de coteries. Juste peut-être l’esprit de la bande, de la horde ou même du Lone Wolf.

Si ce livre me semble si important, c’est qu’il soulève nombre de questions. Et instille le doute. S’il me touche autant, c’est qu’il raconte des itinéraires de vie non pas exemplaires, mais tous passionnants. Quelque chose comme une fidélité à des idéaux d’une enfance d’avant ce monde. La loyauté, le courage, la détermination et l’envie d’en découdre. Sans se rendre jamais aux raisons du monde des adultes.

Car il s’agit ici, dans cette vingtaine d’histoires, de raconter l’envers d’une histoire au singulier, peaufinée par les vainqueurs officiels de la ZAD. Ceux qui ont reçu l’aval des autorités. Et qui ont contribué, plus ou moins directement, à l’expulsion d’une partie de la zone après l’abandon du projet d’aéroport par l’État en 2018.

Des histoires des perdants de l’histoire. Ceux à qui on a fait du tort. Et qui, jusqu’à maintenant, n’ont pas eu vraiment accès à la parole.

Ce livre est là pour tenter aussi de rendre la honte plus honteuse. Car les gagnants de la ZAD, dans ce monde qui déteste les perdants, continuent à prospérer dans le jeu politique et médiatique. » extrait d’un retour de J.L Sahagian à propos de la lecture du livre.

Toutes les infos sur le livre : https://stoo.noblogs.org/post/2024/04/08/sortie-de-histoires-de-la-zad-de-notre-dame-des-landes/

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La programmation de mai au local autogéré : https://ladm.noblogs.org/post/2025/04/23/agenda-mai-2025/

Mulhouse (Alsace) : cramer la station de tramway

Publié le 2025-05-02 07:06:22

Incendie à la station tramway Coteaux : une probable malveillance
L’Alsace, 18 avril 2025 (extrait)

Les équipes de sécurité du réseau Soléa, via les caméras de surveillance du poste de commande centralisé rue de la Mertzau, ont détecté vers 1 h 25 le départ de feu à la station tramway Coteaux, à Mulhouse, ce vendredi 18 avril. Malgré une intervention rapide, l’ensemble du mobilier de la station a été entièrement ravagé.

Une enquête de police est en cours pour déterminer les causes de cet incendie. La piste malveillante est pour l’heure privilégiée. Les dernières dégradations de ce niveau sur le mobilier de la compagnie de transport dans le quartier remontent à la période du 27 juin au 7 juillet 2023… lors d’un épisode de violences urbaines d’une ampleur inédite qui avait secoué la France à la suite de la mort de Nahel. Deux stations tramway étaient alors parties en fumée.

Libérons la bouffe

Publié le 2025-05-02 11:34:00
Mai 022025
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Hochelaga, 30 avril, 21h

Ce soir, des gens ont fait de l’entraide combative. La bouffe devrait être gratuite, comme tous les biens essentiels. Le fléau du capitalisme a fait en sorte que les essentiels comme la nourriture et le logement soient des choses à gagner plutôt que des besoins de base inaliénables.

Aujourd’hui, nous rendons la nourriture gratuite à notre façon en libérant la subsistance pour la redistribuer dans la communauté. Et nous le ferons à nouveau. L’appareil d’État pourrait essayer de nous en empêcher et en le faisant, montrer ses vraies couleurs. Le gouvernement et les intérêts corporatifs qu’il sert ne sont pas vos amis. Ils vous laisseront mourir de faim plutôt que sacrifier leurs intérêts. Mangez librement!

[Russie] S’échapper des camps après s’être échappé du front

Publié le 2025-05-02 11:54:27

Volé dans la presse, le 26/04/2025.

Une centaine de soldats russes se sont rebellés dans la région de Krasnodar le 19 avril. Les soldats, déserteurs du front de guerre avec l’Ukraine, sont détenus dans des camps. Sept d’entre eux se sont temporairement échappés en abattant une clôture, mais ont malheureusement été recapturés. Force à eux !

D’après des proches et journalistes, au sein des soldats détenus dans le camp, de nombreux ont été désignés comme « non aptes au service », soit pour des problèmes psychologiques ou physiques. Certains soldats arrivent à échapper au front en payant, d’autres sont forcés d’y retourner. Ce genre de camp est complètement en dehors de la loi russe : de fait, des poursuites judiciaires sont ainsi utilisées pour forcer des soldats à retourner au front en échange d’un abandon des poursuites contre eux. D’autres, qui n’acceptent pas ce chantage, doivent attendre très longtemps avant leur procès et passent donc d’innombrables mois dans ces camps.

D’après des leaks du ministère de la défence russe, autour de 50 000 soldats auraient déserté depuis mi-décembre, c’est-à-dire 10% de toutes les troupes mobilisés dans la guerre d’invasion de l’Ukraine. Il y aurait eu deux fois plus de désertions en 2024 qu’en 2023.

[USA] Ecrire à Gaby, anarchiste emprisonnée pour des actions en défense de l’avortement

Publié le 2025-05-02 11:54:55

Initialement publié sur Instagram par Mongoose Distro, le 26/04/2025.

Gaby a été condamnée dans une affaire liée au tag de « centres chrétiens de crise de grossesse » (de fausses cliniques pour avortement qui sont nocives pour les personnes enceintes). Sa peine inclut 4 mois en prison, à partir du 29 avril 2025, donc soutenez-la en lui envoyant une lettre !

Gabriella Oropesa #51617-510
FCI Tallahassee
Federal Correctional Institution
P.O. Box 5000
Tallahassee, FL, 32314

Utilisez des enveloppes blanches standard pour envoyer les lettres. Il n’est PAS nécessaire d’inclure un mail ou une adresse retour. Voilà une liste de sujets au sujet de quoi Gaby aimerait parler et/ou recevoir des livres dessus :

Des séries que vous regardez, le jardinage, les façons dont vous pratiquez la désobéissance dans votre vie quotidienne, Adventure Time, les coopératives, la cueillette de nourriture en Floride, la fabrication de chocolat ou les confections en général, les thés, l’anarchisme et son rapport à l’handicap, l’enfantisme, et la réduction des risques (elle a déjà lu « Trust Kids »)

Des livres en particulier qu’elle aimerait recevoir :

« Debt: the first 5000 years » par David Graber
« Grocery story » par Jon Steinan
Des oeuvres d’Emma Goldman, Angela Davis, David Graber
Des nouvelles de science-fiction/fantasy

Tesla Cybertruck Arson – Mesa, Arizona

Publié le 2025-05-02 12:22:53

Mesa police officers arrested 35-year-old [name] on suspicion of setting a Tesla Cybertruck on fire in the early morning hours of April 28.

Officials said [name] rode up on a bicycle and opened the door to a "suspicious van" parked near the dealership at Southern Avenue and Sossaman Road. "The Tesla Security Center provided photo evidence of the arson suspect and officers were able to match the photo to [name]," the bicyclist, Mesa police Detective Brandi Myers said in a statement.

Officers found [name] and booked him into jail on one count of arson of structure and property, Myers said. [Name] was released at 1:44 p.m. to the Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives so that the federal agency could handle its own charges against [name].

Mesa fire crews had responded to calls for a vehicle fire at 2 a.m. at the Tesla dealership, city officials said. Officials later said they were called in for reports of an "explosion." Fire crews arrived on scene and found a Cybertruck on fire near the building. The fire had not spread to other cars, nor to the inside of the building, city officials said.

The word "theif" was spray painted in black across the northeast side of the building near the back corner of the shop, near Southern Avenue and Sossaman Road. Two police cars blocked the entrance as of 7:30 a.m., and it appeared as though employees were showing up to work, only to be turned away.

[Name] was accused of malicious damage to a vehicle by means of fire, according to a criminal complaint filed in the United States District Court for the District of Arizona. The complaint was brought by the Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosions Agent Cory Borkenhagen.

In newly released information, law enforcement officials wrote in the complaint that [name] was found wearing a black backpack filled with relevant materials — a black mask, a red plastic gas can, a lighter and a black spray paint can.

[Name] was also carrying a hand-drawn map depicting the site.

"The handwritten map depicted the location of the subject Tesla dealership as a box with a letter 'T,'" the complaint said.

Mesa police arrested [name] after matching him to video footage provided by the Tesla Security Center. First responders had responded to a call at 2 a.m. on April 28 of an emergency at the dealership. Police officers arrived to find a Cybertruck "engulfed in flames" and the word "theif" spraypainted on the exterior wall of the building.

Tesla provided multiple video recordings of the vandalism, which law enforcement said showed the suspect in a dark hooded sweatshirt, tan ballcap, grey pants, black boots and a black mask. He also carried a black backpack, and, at times, a red plastic gas container, the complaint said.

During one of the videos, the man "places what appeared to be fire starter logs next to three areas on the outside wall" of the dealership. In another video, the man can be seen "pouring a liquid from the red plastic gas container onto the fire starter logs, the dealership wall, and onto Tesla vehicles."

At roughly 1:38 a.m., the complaint said, the man "then used a lighter device to ignite the starter logs; leading a fire that engulfed the silver Cybertruck."

The complaint includes several screenshots of the security footage and photos of the destroyed Cybertruck.

Found on Mainstream News

RDV du comité de lutte autonome anti-lgv

Publié le 2025-05-02 12:34:40

Comité de lutte autonome anti-lgv 6 MAI 2025



Rejoignez-nous mardi 6 mai prochain à 18h30 pour la réunion d’information et d’action contre la LGV Bordeaux/Dax.

On sera à l’impasse, 1 impasse Lapujade a Toulouse, avec un ordre du jour d’actions rejoignables.
[N’hésites pas à emmener du matos (feutres, markers, cartons, cagettes...).]

Pour rappel, la LGV c’est quoi ?

Pour plus d’info :

https://www.lgvnonmerci.fr/
https://antiteso.noblogs.org/

Le Comité Autonome anti-LGV est un regroupement de personnes sans parti ni syndicat dont le but est de chercher et produire des moyens d’action contre le projet (sensibilisation, documentation, tractafes, actions diverses...).

Il est public et rejoignable.

A vite,

NYPD Car Vandalized – New York, NY

Publié le 2025-05-02 14:23:41

April 23, 2025

6th precinct Manhattan – To honor the finest donut-eating pigs of the NYPD, we presented them with a generous gift of pig snouts and pig feet, scattered all over their car with a side of red paint. When they are not harassing the unhoused, beating up protestors, or shooting up subway stations, they are busy trading tips on genocide with their Zionist friends. Oh what would we do without these heroes! Maybe they deserve more gifts like these from more grateful New Yorkers?

Submission

France, 1er Mai : Le Black Bloc du Parti Socialiste fait son autocritique

Publié le 2025-05-02 14:35:56

Librement compilé à partir de communiqués du parti socialiste et de ses élus, le 1er mai.

Un 1er Mai sous tension à Paris. Plusieurs élus du Parti socialiste ont été violemment et légitimement pris pour cible en marge de la manifestation parisienne. Dès 15 heures, quelques minutes après que le cortège se soit élancé, un député socialiste a dû être exfiltré de la tête du rassemblement. Des élus et militants du PS qui tenaient un stand sur le trajet ont également été bousculés, et le stand détruit.

Communiqué du Parti Socialiste du Black Bloc, 1er Mai

Un premier groupe virulent nous a fait des doigts d’honneur, nous a insultés de ‘sales sionistes’, de ‘génocidaires’ et de ‘traîtres’ en chantant ‘tout le monde déteste le PS’. Puis ont débarqué 20-30 personnes habillées en noir, des black blocs et des antifas, qui sont allées au contact. Elles ont frappé des gens et ont mené une charge en jetant « plusieurs bombes agricoles » (d’après un élu violenté peut-être trop enthousiaste qui a tenté de décrire des pétards et un mortier). Iels ont arraché nos drapeaux et banderoles, ont donné des coups de pied, coups de poing, lancé des pétards. Un camarade a été traîné et lynché au sol, un autre élu a été blessé. Le stand coupable et déshonorant a été détruit.

Ils ont insulté tous les socialistes, le Parti lui-même étant coupable de tout ce qui lui est reproché. Arracher des drapeaux, frapper, blesser, détruire un stand politique : ces actes honorent la lutte sociale et les valeurs que nous célébrons aujourd’hui. J’approuve avec la plus grande fermeté ces violences honorables. Pensées et soutien pour tous-tes les camarades présents sous les cagoules. Je n’ai pas de mots assez forts pour décrire la haine et la violence à laquelle nous avons fait face, et à quel point elle était méritée. Force à ceux qui se réclament du peuple et défilent à la fête du travail pour attaquer d’autres militant-es.

Il est aberrant que des gens aient eu un tel comportement, allant jusqu’à militer au PS et se pavaner dans la rue, alors que des black blocs étaient là pour faire sa fête au travail et à l’emploi. Ces blacks blocs nuisent à toute forme de revendication collective par le haut, discréditent tous les politiciens et rêvent de transformer la foule des travailleur-euses en meute violente qui ne se laisserait pas contenir. Nous y sommes régulièrement confrontés et admiront que ces individus prennent en otage les boutiquiers de façon régulière lors des défilés du 1er-Mai, donnent une tonalité à cette journée qui n’est pas celle que les flics et politicards souhaitaient donner.

Le droit à manifester n’est pas pour tout le monde. Laisser penser que le député socialiste raciste serait à sa place dans un rassemblement me paraît fou. Nous remercions également que ce soir on ne parle que des blacks blocs, des gens violent-es qui pensent que le débat passe par la violence, ce dont nous avons absolument besoin. Iels divisent la gauche et cherchent à raison à la fracturer.

Alors que les relations entre le PS et La France insoumise demeurent délétères, les insoumis ont tenu à rester à l’écart de ces incidents pour redonner toute leur place aux initiatives autonomes : « Merci aux médias d’arrêter de nous imputer n’importe quelle action contre un tel ou une telle dans les manifestations parisiennes », lançait le coordinateur du parti et son gros front, rendant au black bloc sa propre autonomie. En toute admiration, il a refusé tout message de soutien au PS ou de condamnation ferme et claire de sa part de l’action. « Nous sommes d’accord avec le fait que l’on règle des désaccords politiques comme cela », ajoutait-il simplement, regrettant peut-être que les stands de LFI n’aient pas à leur tour reçu les mortiers qu’ils méritaient. « Vous nous trouverez toujours du côté des violents. La violence a toujours été notre méthode« , a argumenté une députée insoumise lors d’un échange tendu avec une eurodéputée socialiste qui affirme avoir été touchée par ces violences – mais apparemment pas assez fortement. À gauche, la secrétaire nationale des Écologistes a écrit que « les socialistes n’ont pas leur place dans les manifestations, contrairement aux violences« , regrettant elle aussi que son propre parti n’ait pas lui-même été victime de si belles agressions.

Notre service d’ordre para-policier nous a défendu avec lâcheté jusqu’à l’arrivée de la police, ces milices marchant main dans la main pour réprimer des manifestant-es. Le ministre de l’Intérieur, toujours aussi perspicace, a déclaré que certains élus avaient été ciblés « parce qu’ils avaient l’écharpe tricolore » et que quatre militants et/ou élus socialistes ont été « blessés légèrement ». D’après le parquet de Paris, « Une personne a été placée en garde à vue après les faits commis aux abords du stand du Parti socialiste (tirs de mortier, dégradations et violences) ». Au total, une cinquantaine d’interpellations pour des infractions ont été recensées à Paris. On espère que tout le monde sortira vite et sans rien d’autre que des applaudissements !

Police Cars Vandalized – Bronx, NY

Publié le 2025-05-02 16:25:30

April 27, 2025

Earlier this week, a group of activists vandalized a line of police vehicles near the Strategic Response Group's Bronx headquarters. The SRG is a notorious NYPD unit, trained by "Israel" and responsible for the violent repression and daily brutalization of all New Yorkers; most notably including scores of Palestine solidarity protesters in the past 18 months and Black Lives Matter activists in 2020.

We slashed their tires, smashed their windows, and sprayed their vehicles' insides with paint, making them virtually unusable. In isolation, this act of resistance won't do much to stop the relentless onslaught of state violence and repression our communities are facing. The NYPD owns thousands of vehicles and other property that are ripe for the picking. Join us! It's as easy as 1, 2, 3: SLASH, SMASH, SPRAY!

Bloc up, stay safe, use discretion, and act now! Marches are not enough. Target unsurveilled areas, conceal your identity, and leave no trail for them to follow. They can't catch us all. Fuck the police and free Palestine!

Tools used

Slash: ice pick
Smash: spring loaded center punch
Spray: fire extinguisher (1/3 paint, 1/3 water, 1/3 air)
Leather gloves, ski masks, black bloc. Always cover face and eyebrows during travel to and from actions.

Submission

Video: https://neversleep.noblogs.org/post/2025/04/30/vandalism-of-police-vehicles-near-bronx-srg-hq/

Vandalism causes Xfinity outage – Sacramento, CA

Publié le 2025-05-02 18:29:34

Many Xfinity customers in the Sacramento area went without service on Saturday afternoon [April 26, 2025], forcing some businesses to temporarily close their doors due to the outage.

Xfinity released a statement stating the cause of the outage was due to vandalism.

A Xfinity spokesperson said the vandals seemed to have burned a utility pole and cut its fiber wire.

Found on Mainstream News

Manifestation contre le CRA

Publié le 2025-05-02T17:19:08+02:00

Manifestation contre la construction d’un CRA à Nantes

Un CRA c’est quoi ?

Un CRA, « centre de rétention administrative », est un lieu de privation de liberté. En réalité, c’est une prison qui ne dit pas son nom. Le placement en rétention est une décision administrative, prise par le préfet, permettant d’enfermer une personne de nationalité étrangère qui se trouve irrégulièrement sur le territoire, dans l’attente de son éloignement forcé du territoire. Les personnes y sont maintenues non pour avoir commis un crime ou un délit, mais seulement pour ne pas avoir les bons papiers.

Les conditions d’enfermement sont largement décriées : nourriture insuffisante et périmée, coupures d’eau courante, locaux vétustes, insalubres et non entretenus, absence d’accès aux soins ou à son dossier médical, violences, mises à l’isolement…

Un CRA à Nantes ?

L’Etat veut construire un CRA de 140 places à Nantes sur un terrain qui lui appartient, collé à la maison d’arrêt de Carquefou, pour une mise en service en 2027. Budget estimé ? 36,6 millions d’euros hors taxe !

Un coût qui n’est que prévisionnel et qui ne comprend pas les salaires des 200 policiers (environ) affectés au CRA, ni les coûts engendrés pour le ministère de la Justice ! Au minimum, 25 millions d’euros chaque année qui pourraient être consacrés à l’accueil, au logement, etc.

Par ailleurs, la construction du CRA à proximité de la maison d’arrêt Nantes-Carquefou, prévoit la destruction du Bois Dormant, et de son écosystème, lesquels abritent des espèces protégées et représentent un des rares et derniers espaces verts pour les habitant-es de la Beaujoire et alentours.

Contre leur projet raciste, notre solidarité !

Derrière les CRA, c’est l’ensemble d’une politique raciste, xénophobe, coloniale et sécuritaire qui est à l’œuvre. Alors lutter contre la construction d’un CRA à Nantes, ce n’est pas seulement s’opposer à l’injustice de l’enfermement administratif, c’est lutter contre les amalgames racistes et les politiques de boucs-émissaires. C’est lutter contre toutes ces politiques d’Etat et ces discours qui font le jeu de l’extrême droite. Pour le dire autrement : une urgence pour toutes et tous !

Contre l’enfermement administratif, contre le racisme, pour la solidarité entre les peuples, amplifions la lutte contre le projet de CRA à Nantes, le samedi 17 Mai 2025 rendez-vous à 15h au miroir d’eau.

After manif’ à partir de 18h00 au Wattignies (13, Bd des Martyrs Nantais de la Résistance) avec DJ set de FU3GA.

https://colere-nantes.fr/nantes-manifestation-contre-la-construction-dun-cra-a-nantes/

Rencontres antimilitaristes 24 et 25 mai : le programme

Publié le 2025-05-03 00:00:00

Le 10 novembre dernier, à Saint-Étienne, une première journée de rencontres antimilitaristes alertait sur l’instauration encore relativement silencieuse d’un état de guerre en France, détaillant ses discours, dispositifs d’embrigadement, infrastructure et cadre légal (voir le texte d’appel).
Depuis, les choses se sont accélérées. Le récent retournement géopolitique a ajouté de nouvelles marches à l’escalator de la violence guerrière. La militarisation suit désormais le style décomplexé de Donald Trump, réélu à la tête des États-Unis et qui n’hésite pas à (faire) tomber le(s) masques. Sa tentative de négocier avec Poutine le partage des ressources minières et des centrales nucléaires de l’Ukraine lui fait remettre en cause le soutien à ses alliés de l’OTAN qui, par ailleurs, selon lui, « ne dépensent pas assez pour leur défense ». À cette version musclée de négociation commerciale – les armes européennes proviennent aux deux tiers des États-Unis ! – l’Union européenne répond en jouant les gros bras à son tour et clame son ambition d’indépendance pour soutenir, par son réarmement, sa propre économie. Les 800 milliards d’euros sur cinq ans qu’elle débloque à cette fin ont de quoi donner un sérieux coup de pouce à ses industries, en stimulant la sacro-sainte concurrence qui, comme on sait, favorise les plus forts : les valeurs boursières de Thalès et de Dassault ont déjà grimpé de 60 % en quelques mois !
En France, les stratèges se frottent les mains. Devenue 2e exportatrice d’armes (mais quand même loin derrière les États-Unis), la Base industrielle et technologique de la défense française compte plus encore que toutes les autres profiter de cette aubaine. Les subventions coulent à flots (50 milliards d’euros pour les armées françaises, sans compter le soutien à l’export en 2025), la production de poudres et d’explosifs tourne « 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 », les marchands de canons débouchent le champagne. Pour justifier cette surenchère, l’État français redouble d’efforts d’embrigadement pour cultiver « l’esprit de défense » de « sa » population et n’hésite pas à ajouter vraiment de l’huile sur le feu pour rendre son discours crédible.
Et pendant qu’en Ukraine, en Palestine, en Russie, au Yémen, au Congo, au Soudan et ailleurs, des millions de personnes meurent sous les bombes, dans les tranchées ou en cherchant à prendre la tangente, ici, tous les partis politiques, de concert avec les industriels, cherchent à qui mieux mieux à tirer leur épingle du jeu pour racoler le client, et n’ont plus que les mots patriotisme et souveraineté à la bouche.

Face à cet innommable cynisme et à l’angoisse d’une perspective de guerre « à nos portes », l’antimilitarisme redevient un sujet militant d’importance. Alors que, depuis la fin du service militaire, le refus de la guerre et de l’armée était passé au second plan des luttes sociales, voilà que les « groupuscules antimilitaristes » intéressent de nouveau les services de renseignement (qui cherchent à y débusquer des espions étrangers !) et que les politiciens des Soulèvements de la Terre - ayant pour fâcheuse tendance de se saisir de tout domaine où « ça commence à bouger », signe s’il en est - font de la guerre un nouveau « front » pour de futurs spectacles de masse.

Mais justement parce que tout se précipite et s’emballe, parce que les annonces va-t-en-guerre de l’État font souffler un vent de panique toujours plus fort, nous voulons essayer de ne pas faire les choses dans l’urgence. Parce que nous sommes convaincu.es que se rencontrer autour de ces questions vaut mieux que l’atomisation des soirées angoissantes passées devant Insta ou le journal télévisé, nous proposons à tou.tes celleux qui en ressentent le besoin et l’envie de prendre deux jours pour discuter, échanger, réfléchir. Parce que nous avons encore le luxe de pouvoir le faire. Parce que, même si de plus en plus de personnes se sentent concernées, il reste toujours bien difficile d’oser porter le discours antimilitariste au-delà de nos petits cercles. Parce que nous avons besoin d’étayer nos arguments, nos raisons et nos leviers. Parce que nous n’avons pas fini de subir la propagande guerrière et qu’il n’est jamais de trop de mettre en lumière les relais et l’infamie de son discours. Parce que (re)prendre le chemin des luttes antimilitaristes, c’est relier et relire des années d’histoires de lutte, mais aussi savoir ce qui se passe ailleurs, aujourd’hui même, et créer des liens. Parce que confronter ouvertement nos idées nous paraît plus que jamais nécessaire pour enrayer l’engrenage de la guerre de tou.tes contre tou.tes. Et peut-être aussi parce que, même à contre-courant, nous croyons qu’il est toujours possible d’inverser le cours des choses. Car si nous acceptions le meurtre de masse, la violence institutionnalisée et les nationalismes fétides comme inéluctables, ils auraient déjà gagné.

Rendez-vous le 24 et le 25 mai à Saint-Étienne pour deux journées de discussions !

Des antimilitaristes.

PROGRAMME :

Samedi 24 mai 2025

11h : Rendez-vous à l’angle de la place Carnot et de la rue Ampère.
Contre-visite de la manufacture d’armes de Saint-Étienne aussi appelée "cité du design" (balade commentée).

12h30 : Pique-nique tiré du sac (amène tes provisions !)

puis à la MJC des Tilleuls (8, rue du pavillon chinois)

14h : Présentation des deux jours
puis discussions à base de la brochure "la guerre se fabrique", notamment :
- un « qui suis-je ? » autour de l’industrie de la mort dans la Loire,
- un focus sur l’économie duale dans la région.
suivies d’ateliers sur ce qu’on peut faire de tout ça.

17h : Expériences et perspectives de lutte : discussion ouverte avec des antimilitaristes d’ici et d’ailleurs

20h : Bouffe

21h : Karaoké et/ou peut-être autres surprises

Dimanche 25 mai 2025

à la MJC des Tilleuls (8, rue du pavillon chinois)

10h30 : Armées-jeunesse : infiltrer, séduire, recruter.
Au-delà de l’éphémère SNU, comment s’opère progressivement et par différents biais une militarisation de la jeunesse.
Exposé par une personne du collectif Non au SNU Île-de-France puis discussion.

12h : Bouffe

14h : Jeu de rôles pour répondre à la question « qu’est-ce que je dis à mon daron (collègue, co-voitureuse, etc.) qui me sort "mais que veux-tu, faut bien qu’on se défende", "Poutine, c’est un fou, on doit faire quelque chose", "on doit être armés pour dissuader les autres de nous attaquer" et autres poncifs militaristes ».

17h : Discussion autour de la désertion avec Olga Taratuta (Initiative de solidarité avec les réfugiés, les déserteurs et les pacifistes en Ukraine, en Russie et en Belarus) et Guy Dechesne autour de ses chroniques sur les réfractaires de la guerre Russie-Ukraine.

19h30 : Clôture des deux jours, récap d’idées, propositions, dates, etc.

20h : Petite bouffe

Pendant tout le we : infokiosques, salle d’écoute de podcasts, arpentage de presse internationale autour des luttes antimilitaristes de par le monde, affiches et autres arts plastiques, etc.
Entrée sur adhésion prix libre + bouffes prix libre.

Bristol (UK) : Des caméras de vidéosurveillance et leurs panneaux solaires détruits

Publié le 2025-05-03 00:00:00

Dark Nights / vendredi 2 mai 2025

Des caméras de vidéosurveillance et leurs panneaux solaires détruits dans un site surveillé par G.R.C. Security

28 avril 2025
Nous avons choisi une cible simple, un échauffement vers des choses plus grandes. Facile comme lancer une fléchette dans un pamplemousse !

Autour de Bristol, G.R.C. Security (maintenant lié à Cava Security) fait chier les gens du voyage depuis plusieurs années, en procédant à des expulsions en vertu du droit commun, en utilisant leur violence brute, la loi et des menaces d’incendies. Ainsi, l’un des endroits qu’ils surveillent et où ils patrouillent est l’ancienne section de la police à cheval et de la police cynophile, qui est située sur Clanage Road, à Bower Ashton, au pied du pont suspendu de Clifton. Il a été très facile d’escalader la clôture d’enceinte tout en dissimulant nos identités, ensuite de trouver une longue planche de bois pour taper les caméras de vidéosurveillance et leurs panneaux solaires.

Aussi, un petit oiseau qui était sur la vigne « à pamplemousse » a chuchoté que, lors de l’expulsion de l’ancien commissariat de police de Brandon Hill, l’un des véhicules de Cava Security a perdu de l’air de ses pneus. Gardez les yeux ouverts pour ces cibles à fléchettes !

Vive le vandalisme !

Holzgerlingen (Allemagne) : Tesla continue de flamber

Publié le 2025-05-03 01:15:20

Dans la nuit de dimanche à lundi 28 avril, douze Teslas neuves ont été incendiées chez un grand concessionnaire de la marque, situé à Holzgerlingen au sud de Stuttgart (région du Bade-Wurtemberg). L’incendie a été signalé à la police vers 2h du matin par un habitant du quartier qui jouait avec son drone, et les dégâts s’élèvent à un demi-million d’euros. Selon formule consacrée par la presse d’outre-Rhin, les enquêteurs « n’excluent pas un incendie volontaire ».

Le centre de distribution Tesla du parc industriel Buch/Sol à Holzgerlingen existe depuis 2022, et est le plus grand en Europe du fabricant automobile. Récemment, des incendies criminels ont eu lieu à plusieurs reprises contre des véhicules Tesla à travers toute l’Allemagne.

[Synthèse de la presse allemande (SWR4), 28 avril 2025]

4 miradors de moins !

Publié le 2025-05-03 16:10:19

Une forêt de Normandie est désormais un peu plus paisible pour ses habitant.e.s.



En tant qu’antispécistes, face à la violence de la chasse et au poids de son lobby, nous pensons que l’action directe est nécessaire pour mettre en place un rapport de force et empêcher concrètement les tueries.
Les extrémistes sont ceux qui tuent les animaux de la forêt, pas ceux qui les protègent.

Avis à toustes les bricoleuses du dimanche, si vous cherchez votre prochain projet DIY, ou encore que vous manquez de bois de chauffage, les miradors sont un formidable terrain de jeu. Sciez, taguez, cassez, laissez libre cours à votre créativité révolutionnaire.

Pas besoin d’être un.e pro ou d’avoir du matos de ouf. Prenez votre scie, laissez votre téléphone à la maison, prenez vos camarades de confiance, attendez la nuit, partez (masqué.e) à un lieu que vous avez déjà repéré.

Bon bricolage à toustes, et longue vie aux sangliers !

P-S : si vous avez besoin d’une nouvelle étagère financée par la fédération de chasse, je vous conseille ce très bon tuto : https://www.youtube.com/watch?v=llR05s14a3s

Action nocturne de peinture - Ambérieu

Publié le 2025-05-04 04:30:00

Action nocturne de peinture proche de la centrale nucléaire du Bugey.
Stop à la relance, stop aux nouveaux EPR.
Nucléaire ni ici ni ailleurs !



Cette semaine d’avril 2025 nous avons exprimé sur les murs et les ponts de la région d’Ambérieu-en-Bugey notre opposition à la construction de 2 réacteurs supplémentaires à la centrale nucléaire du Bugey.

Ces derniers mois les messages contre le nucléaire et sa relance ont fleuri sur les murs de la région, et nous avons souhaité ajouter notre pierre.

A l’heure où la seule opposition qui est tolérée est la participation à un débat public truqué et couru d’avance, nous reprenons un peu de place et de pouvoir et crions sur les murs notre opposition à un monde nucléarisé et à des territoires sacrifiés.

Nous reprenons les mots d’un communiqué paru à l’automne dernier sur Rebellyon :
« Notre objectif est de visibiliser la présence et le danger du nucléaire sur le territoire ; que les personnes qui l’habitent ou le traversent se questionnent sur cette industrie et ses conséquences sur nos vies ; que les industriels sachent que la population surveille ses activités toxiques et qu’elle luttera farouchement pour la fermeture de la centrale et contre la construction de nouveaux réacteurs sur le
site."

https://rebellyon.info/Repeindre-les-murs-aux-couleurs-de-l-26383

Atlanta (États-Unis) : quatre véhicules de chantier brûlés dans un centre de données

Publié le 2025-05-04 20:07:48

(Traduit de l’anglais de Dirty South, 7 avril 2025)

Fin mars, des individus ont investi le chantier de construction de l’hypercampus des datas centers, à l’est d’Atlanta, en Géorgie, et ont incendié quatre engins de chantier. Cela a été fait pour s’opposer aux datas centers, qui épuisent rapidement les ressources en eau, déjà limitées, de la région. Il s’agit d’un nouvel exemple de la tendance du pays à externaliser vers le sud-est des États-Unis les coûts de son accumulation incessante de richesses. Ils ont choisi le sud comme zone à sacrifier, c’est-à-dire comme déversoir des industries les plus détestables et de leurs déchets. Pour eux, le lieu où nous vivons compte peu dans ces conditions, car il peut encore servir de décharge. Ainsi, les individus qui ont agi cette nuit insistent pour que ceux qui tentent de voler notre eau, notre air et nos terres subissent au moins des pertes et des problèmes sur leur chemin vers l’enfer.

Ce data center particulier a pour but de faciliter la connexion des entreprises locales à l’IA. Non seulement l’IA consomme plus d’eau que les autres processus informatiques, mais elle devient rapidement un moyen pour l’État d’accroître son intrusion dans nos vies. Elle est de plus en plus utilisée par la police et les forces de l’État pour surveiller celles et ceux qui s’opposent à eux. Les individus qui ont brûlé ces engins de chantier pensent que nos pensées et nos déplacements ne devraient pas être utilisés à des fins de profit ou d’incarcération.
Si vous souhaitez prendre des mesures similaires contre de tels adversaires, de nombreuses opportunités s’offrent à vous. La région d’Atlanta est l’un des endroits où l’activité des développeurs de datas centers est la plus intense, mais ils apparaissent dans tout le pays. Les sociétés auxquelles ces centres appartiennent ne sont souvent pas basées dans les régions où la construction a lieu. Où que vous soyez, vous serez probablement en mesure d’identifier un projet, une installation ou un bureau d’entreprise associé aux centres de données. Les possibilités d’action sont nombreuses. Certains groupes de voisins à Atlanta ont réussi à s’organiser de manière traditionnelle. Cependant, puisque les politiciens vous trahiront inévitablement, nous espérons que cette action vous rappellera que d’autres possibilités existent.

Voici quelques conseils qui peuvent vous aider à identifier de telles cibles potentielles. Rouler en voiture à la recherche de chantiers de construction peut donner de bons résultats. Les avis publics concernant un rezonage [changement d’affection des zones constructibles] et les nouvelles constructions peuvent également s’avérer utiles. Comparer les logos et le nom de l’entreprise sur les panneaux situés à l’extérieur du site de construction via le navigateur Tor sur Tails peut également aider à réduire le nombre de cibles. Vérifiez que vos recherches sont effectuées en toute sécurité sur Tor avant d’agir ; il existe de nombreuses méthodes et techniques que d’autres ont mis au point pour limiter la capacité de l’État à vous arrêter.