Vive l'Anarchie - Semaine 18, 2019

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Russie: compte rendu du procès contre les anarchistes (19/04/2019)

Publié le 2019-05-06 10:49:04

Le 19 avril, l’anarchiste Evgueni Karakašev d’Eupatoria a été condamné par le tribunal militaire de première instance de Ciscaucasia à Rostov-sur-le-Don pour avoir incité au terrorisme par le biais du réseau social russe « Vkontakte ».

Le tribunal l’a condamné à 6 ans de prison. Il est également interdit d’exploiter des sites Web depuis 2 ans. Yevgeny Karakasev a réagi calmement au verdict. Le procureur russe a demandé à Karakašev neuf ans de prison. Son avocat interjettera appel de la décision du tribunal militaire.

Il s’agit du seul épisode d’une série d’épisodes au cours desquels le FSB [Service de sécurité fédéral, ntd] a systématiquement recours à la torture pour obliger les personnes arrêtées à signer de faux aveux afin de fabriquer des « complots terroristes » impliquant des militants.

Le 1er février 2019, des agents du FSB, l’appareil de sécurité de l’État russe, issu du KGB, ont arrêté une douzaine de personnes à travers le pays lors de la dernière campagne de répression contre les anarchistes accusés. Après les avoir brutalement torturés au cours des prochaines 24 heures, pour les forcer à accepter les déclarations incriminantes, ils en ont libéré 11. Le 12e arrêté, Azat Miftakhov, avait temporairement disparu au sein du système judiciaire, tandis que le FSB continuait de le torturer et d’empêcher accès à son avocat.

[NdT: pour plus d’informations et / ou pour toute assistance, écrivez à Croce Nera Anarchica Mosca abc-msk@riseup.net]

avtonom.org

https://anarhija

Vienne, Autriche : Deux DAB incendiés en solidarité avec Lisa – 28 et 29 avril 2019

Publié le 2019-05-07 19:07:05

Lors du week end des 28 et 29 avril, deux distributeurs de billets de banque ont été incendiés en signe de solidarité avec la compagnonne Lisa qui est actuellement incarcérée à Barcelone.

Elle est accusée d’avoir dévalisé une banque en Allemagne. Nous n’avons aucune envie de vivre dans un monde capitaliste où la consommation et la propriété sont au centre de l’existence. Une action pour nous inciter à ne jamais arrêter d’attaquer ces relations sociales , partout.

Contre la domination du capitalisme et de l’Etat, contre la taule et toute forme d’enfermement et d’oppression. Pour l’affinité et la liberté !

[Traduit d’Indymedia Deutschland, 04.05.2019]

Réservistes de la Gendarmerie : connards de toute la France, votre patrie a besoin de vous !

Publié le 2019-05-07 19:09:03

Le Parisien / dimanche 21 avril 2019

Vous les verrez prochainement en uniforme au bord des routes de l’Oise procéder à des contrôles routiers. Ou en ville, lors de patrouilles de contact. Eux, ce sont les 24 nouveaux réservistes qui vont intégrer les brigades de gendarmerie du département. Leur stage de préparation militaire gendarmerie (PMG) s’est achevé vendredi dernier, à Beynes (Yvelines).

Une formation intense de quinze jours continus où 21 instructeurs leur ont enseigné en version accélérée les fondamentaux indispensables pour leur permettre de renforcer les « unités d’active ». « On leur a appris les bases du milieu militaire, à se déplacer au pas et à défiler, à manipuler et utiliser une arme, détaille le chef d’escadron de réserve Desquiret, directeur du stage. Ils ont également été formés au secourisme. »

Et comme la rigueur est de mise dans la gendarmerie, les élèves ont dû se plier aux coutumes militaires : lit au carré, nettoyage quotidien des parties communes, etc. « En peu de temps, nous avons dû assimiler beaucoup de choses, note Béatrice, l’une des élèves de la session réservée à l’ex-Picardie. Le mental était là, alors on s’est accroché et on a tenu le coup. »
Comme cette Beauvaisienne de 35 ans, technicienne contrôle qualité chimie dans la vie de tous les jours, 58 autres candidats se sont portés volontaires pour défendre les valeurs de la gendarmerie, en fonction de leurs disponibilités. Seuls 52 ont terminé leur stage. « Il y a toujours un taux d’attrition, souligne le capitaine Buin, cheffe du bureau des compétences. Certains se blessent, d’autres se rendent compte qu’ils ne sont pas à leur place. »

Pas de quoi inquiéter les militaires. Les dossiers d’inscription ont augmenté ces dernières années. « Avant les attentats qui ont touché la France, nous recevions 200 dossiers de candidature par an au niveau régional. C’est désormais 400 », apprécie l’aspirante Tournay, chargée du recrutement. […]
« Ils sont une force indispensable pour le bon fonctionnement de nos compagnies, reconnaît le colonel Brémand, patron des gendarmes du département. En cas de crise, ils permettent de monter en puissance. Et la collaboration avec les gendarmes d’active est intéressante pour le partage des réseaux et leurs connaissances professionnelles. »
D’ici à quelques jours, ils seront donc sur le terrain aux côtés des 450 réservistes déjà sous contrat et des gendarmes d’active, pour les soutenir dans leurs missions. « Ils n’ont pas le même degré de responsabilité mais le but est le même », insiste le capitaine Buin.

Devenir réserviste est à la portée de tous. Pour être admissible, il faut être de nationalité française, avoir entre 17 et 40 ans, avoir satisfait aux obligations du service national et ne pas avoir de mention à son casier judiciaire. Il est conseillé d’avoir une bonne condition physique [et pas de scrupules; NdAtt.]. « Il y a de l’attente », prévient l’aspirante Tournay. La deuxième et dernière session de l’année, prévue fin juillet, est déjà complète.
Les réservistes sont affectés en fonction de leur lieu d’habitation et sont rémunérés 50 € net d’impôt par jour travaillé.

Crêtes

Publié le 2019-05-07 19:09:11

Round Robin / samedi 2 février 2019

« C’est nous les cadavres / de cette ville de merde / où on n’arrive pas à vivre / où on ne fait jamais rien / où tout ce qui nous reste / c’est rage et désespoir / tout le reste on nous l’a enprisonné / tout le reste on nous l’a saisi »
5° Braccio, « Rabbia e disperazione »

Ces années sombres qu’on est obligés de traverser ce sont des années dans lesquels tout esprit de rébellion et de conflit est étouffé par le contrôle, la répression, les taules, le travail et les guerres. Des masses de cadavres, qui chaque jour font l’expérience de la mort et cherchent un sens à cette existence, on devient toujours plus dépendents des gadgets et des schémas que le capitalisme nous fait avaler. C’est de même, aujourd’hui, pour l’hardcore. Ce qui nous entoure, c’est le fait de singer continuellement des stéréotypes ; des crêtes coloriées qui cachent des têtes vides, des concerts organisés dans des lieux discutables, dans des associations récréatives catholiques ou des locaux liés à la logique du gain, où il faut un abonnement pour entrer ou de l’argent pour des tickets très chers. On devient une mode, un spectacle, de la marchandise que le Capital consomme et chie : des guignoles pour des cartes postales pleines de A cerclées, qui crient leur prétendue haine envers la société, qui reste seulement un slogan et ne mène jamais à l’action.

La politique a été laissée de côté, en train de pourrir lors de l’escalade sociale dans le « milieu ». Prendre position, aujourd’hui, signifie faire la terre brûlée autour de soi ; un patch sur son manteau compte plus qu’une idée qui explose sur le visage de la réalité. Punk et DIY sont des pratiques quotidiennes, mais aujourd’hui on préfère une rébellion édulcorée qui dure le temps d’une soirée, avec des sons distordus et une batterie furieuse, pour revenir, le lendemain, à nos existences inoffensives. Le fait d’être anarchistes et punks ne constitue pas pour nous une identité, mais une attitude qui veut nier et mettre en pièces cette société et les idées sur lesquelles elle est fondée. Si le DIY appelle à un inversement de trajectoire par rapport à la consommation effrénée, si l’hardcore est le bastion d’une altérité subversive, il faut se demander où on va et avec qui on marche. C’est notre intention de diffuser l’écho de notre rage pour le néant social et politique dans lesquels sombre cette ville pourrie, contre la résignation et l’indifférence qui arrivent jusqu’à nos espaces, nos concerts, nos têtes. Ce ne sont pas la drogue, l’alcool ou le fait d’être connus qui nous donnent une réponse ou nous font devenir quelqu’un.e : ce sont notre essence et notre action qui nous définissent. Pour nous, hardcore signifie action directe. Celui-ci veut être un appel à penser et à agir, à avoir le courage de se mettre en jeu, pour être à nouveau des individus complets, qui expriment leurs diversité et qui s’amusent à nouveau ensemble dans la négation et la destruction de ce qui existe.

Au crêtes coloriés, on préfère la cagoule.
Dans une main nos instruments de musique, dans l’autre le fusil.

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Ici ce texte mis en page en langue italienne

Peinture Jaune, Gilets Transfrontaliers

Publié le 2019-05-07 19:10:08

Dans la nuit du 6 mai 2019 la façade du consulat de France de Genève à été barbouillée de jaune. Nous voulons signifier à l’état français que sa brutalité ne passe pas inaperçue. Alors qu’il tente de l’invisibiliser, nous la lui renvoyons dans la face(ade).



Quelques litres de peinture jaune pétant ont été pulvérisés sur le bâtiment qui concentre les administrations de l’état français à Genève, en solidarité avec les personnes qui subissent les violences policières et contre la répression qui s’abat sur le mouvement des Gilets Jaunes et contre toute celles et ceux qui se battent pour des conditions de vie dignes, qui contestent l’oppression capitaliste ou qui ne correspondent pas à ses logiques.

Depuis le début de la mobilisation des Gilets Jaunes et face aux critiques, les politiciens français insistent pour qu’on ne parle pas de “violences policières” ni de “répression”. Ces mots jettent un éclairage trop cru sur leurs pratiques, et ils aimeraient bien que nous finissions par accepter comme une normalité leur “gestion de la population” ultraviolente.
Ce ne sera pas le cas.

Nous n’acceptons pas la violence de l’état et des patrons comme légitime.
Ils s’indignent des dégâts causés par les émeutes et tentent de les faire passer pour des actes dénués de sens. Mais il n’est pas difficile de voir que ces actes sont une réponse à la violence générée par le système capitaliste. Système que, justement, l’état et les patrons entretiennent et dont ils profitent. Ils tentent de nous faire croire que nous méritons de nous faire éborgner, tabasser, tuer, enfermer si nous cassons les vitrines dans lesquelles on nous vend, trop cher, des choses dont on aurait besoin. La violence c’est que nous devons payer pour ces choses. La violence c’est qu’on nous tire dessus quand nous revendiquons l’accès à ces choses.

Nous n’acceptons pas non plus la collaboration de la Suisse, à travers ses industries qui vendent tranquillement à la police française les flashballs utilisés pour tirer sur les manifestant.e.x.s [1]. Tant que les états organiseront la répression en coopérant à travers les frontières, nous résisterons et construirons des solidarités de même.

Nous ne trouverons jamais acceptable que chaque année en Suisse, en France et partout ailleurs, la police tue. Nous n’acceptons pas le racisme de l’état qui fait que ce sont toujours les mêmes qui sont tué.e.x.s et nous considérons avec dégoût toutes les justifications que celui-ci donne à ces meurtres. Nous pensons à Lamine, Mike, Hervé, Ümut, Zineb Redouane, Wissam, Adama, Zyed, Bouna, et tant d’autres.
Solidarité avec leurs familles.
Solidarité avec les gilets jaunes.
Feu aux frontières.

G.I.L.E.T
Groupe Intergalactique de Luttes Emancipatrices Transfrontalières.



La Haye, Pays-Bas : Action de solidarité avec les anarchistes poursuivis par l’Etat belge – 18 avril 2019

Publié le 2019-05-07 19:11:05

Le jeudi 18 avril 2019 à La Haye (Pays-Bas), des anarchistes ont tenu à montrer leur solidarité dans les rues avec les compagnon.ne.s poursuivi.e.s par l’Etat belge, qui passaient en procès fin avril. Tou.te.s étaient accusé.e.s d’avoir pris part à des luttes directes contre les frontières et leurs prisons, et plus largement contre ce monde d’autorité et d’exploitation.

Lors de cette action, quatre banderoles ont été suspendues à divers endroits de la ville et des tracts ont été jetés dans les airs, dont voici un aperçu:

[Publié sur Act for Freedom Now, 04.05.2019]

Crespin (Nord) : Comment perturber la circulation sur l’autoroute

Publié le 2019-05-07 22:08:07

France3 / mardi 7 mai 2019

Le trafic est encore perturbé, ce mardi matin sur l’autoroute A2 à Crespin (Nord), à la suite d’un incendie de pneus a priori d’origine criminelle.
Le feu s’est déclaré dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 mai, vers minuit, sur la départementale D954 qui passe sous le pont. Au moment où les pompiers réussissaient à maîtriser le sinistre, vers 3h30, ils se sont aperçu que « le béton avait bien chauffé » et qu’une partie normalement cachée de la structure était apparente.

L’autoroute A2 a donc été fermée plusieurs heures à la circulation, avant d’être réouverte vers 7h30, sous certaines conditions : le trafic se fait sur une voie dans le sens France-Belgique, et sur une voie également dans le sens Belgique-France, où les voitures doivent se déporter de l’autre côté de l’autoroute pour éviter le secteur le plus fragilisé du pont.

La DIR est encore en train d’évaluer les dégâts sur l’ouvrage d’art. La D954 n’a pas été coupée. Le ou les auteurs de l’incendie n’ont pas encore été interpellés.

Lettre du compagnon en cavale depuis juillet 2016 [affaire de l’incendie d’antenne de police à Zurich]

Publié le 2019-05-07 22:09:09

Ci-dessous une lettre du compagnon depuis la clandestinité qui vient de paraître dans le journal anarchiste « Feuer der Knästen ». Il est inculpé de l’incendie de l’antenne de police municipale à Zurich le 11 juillet 2016. Il a rejoint la clandestinité quelques heures après ce sabotage incendiaire, alors que les flics frappaient déjà aux portes des compagnons en Suisse. On pourra relire la brochure « Silence radio – Recueil de textes à propos de sabotage, de répression et de signaux de fumée depuis la clandestinité, Zurich, 2016 ». Un autre compagnon, inculpé en partie pour cette même attaque, est incarcéré en détention préventive depuis fin janvier 2019.


Salutations ardentes de quelque part

Mai 2019

A vous qui êtes dehors, à toi qui es à l’intérieur,

La langue est toujours floue et dans ce cas, il n’existe aucun vocabulaire adapté pour parvenir à exprimer à quel point vous me manquez tous. A vous qui êtes dehors, à toi qui es à l’intérieur. A quel point vos mots de solidarité et vos actes déterminés me donnent des ailes. Dehors comme dedans. A quel point ma haine enflammée à l’encontre des sales gardiens de la loi en uniforme, en robe ou en costume, est semblable à la vôtre. Une fois de plus, ils ont kidnappé un compagnon proche, qui cette fois-ci vient de Zurich, en ayant le culot et l’audace de lui ôter sa liberté grâce à leurs articles froids du code pénal qui maintiennent leur pouvoir. Mais tu n’es pas seul, tout comme moi qui suis sur le chemin peu praticable de la clandestinité. Car nous sommes reliés par la force de nos idées et de nos désirs.

« Des compagnons, voilà ce que cherche le créateur et non des cadavres, des troupeaux ou des croyants. Des créateurs comme lui, voilà ce que cherche le créateur, de ceux qui inscrivent des valeurs nouvelles sur des tables nouvelles ».

Ainsi parlait Zarathoustra, F. Nietzsche

A vous qui êtes dehors, à toi qui es dedans et moi qui suis au milieu de nulle part. En effet, nous sommes tous exposés à des conditions différentes mais la volonté de préserver notre dignité nous relie et en dépit de toutes les privations, nous continuons à garder nos yeux rivés sur l’horizon. Non pas pour sombrer dans une rêverie éveillée, ni pour regarder d’un air mélancolique par la fenêtre comme le véritable « héros » d’un film kitsch de gangster, mais pour peaufiner concrètement nos perspectives anti-autoritaires et subversives. Pour que, grâce à notre coopération, nous puissions nous rapprocher du jour où nous pourrons tous nous retrouver en liberté, sur une terre et sous un ciel libres.

En solidarité pour toujours.

Votre compagnon et co-créateur de quelque part.

La meilleure défense c'est l'attaque - Recensons des éléments pour une défense collective

Publié le 2019-05-07 23:13:05

Article évolutif regroupant des informations suite au premier mai. Comptes rendus d’audiences axés sur les stratégies de défense, réflexes ou moyens concrets de défense, ainsi que des réflexions ou idées pour s’en prendre aux mécanismes judiciaires. Il est nécessaire de travailler à la mise en commun des différents moyens de se défendre afin de permettre une aide concrète des compagnons incarcérés et de tous les inculpés en général.



Grèce : Attaque incendiaire contre le magasin d’un membre d’Aube Doré

Publié le 2019-05-07 23:14:06

post imageLe magasin de Tryfon Bougas, à Kallithéa, dans la banlieue d’Athène s’est embrasé début mai, suite à une attaque au molotov.

Tryfon Bougas, qui se présente comme un « collectionneur d’œuvres d’art » est en fait un fasciste bien connu. Ancien homme d’affaires du monde de la nuit, il fut aussi propriétaire d’une société de sécurité, et propose des services de « protection » aux « retraités sans défense » qui craignent d’aller retirer leur retraite.

Son magasin à Kallithea déclaré en tant que plateforme d’achat de voitures d’occasion et de pièces détachées reprend aussi aussi montres, bijoux, livres, or et Rolex.

Résultat de recherche d'images pour "Τρύφων Μπουγάς"Membre actif d’Aube Dorée (à droite sur la photo, avec Michaloliakos, le leader du groupe). Il a été élu conseiller municipal à Palaio Faliro (près d’Athènes) pour la première fois en 1994 et a également exercé les fonctions d’adjoint au maire. En 2015, il est élu conseiller municipal.

En 2019, il se présente comme candidat à la mairie de Kallithea, avec le soutien d’Aube Dorée.

résumé depuis athens.indymedia.org/post/1597572/

Le droit ne nous sauvera pas

Publié le 2019-05-07 23:16:09

Ce texte est la présentation d’un projet qu’on avait dans la tête depuis longtemps. Après les coups de matraque de la police, la violence du système continue au sein du tribunal. Ça fait pas le même bruit, au contraire, les salles d’audience c’est calme. Les juges, les procureurs et les avocats y parlent le langage de la répression et nous on les comprend pas toujours. Les articles, les lois, ça a soudain l’air bien loin de nous, techniques, incompréhensibles, dépolitisés. Parce qu’on pense que le tribunal est un endroit de lutte comme les autres, on pense aussi qu’il faut dépasser le discours « technique » du droit, pour dévoiler son rôle politique de domination. Le but c’est d’écrire, réfléchir, et partager autour de la justice, celle dont on veut plus et celle qu’on voudra faire.



Nous affirmons que le droit est l’outil de domination par excellence. Droits de l’homme et lois liberticides même combat. Nous affirmons aussi que le droit est une arme de vieux connards bourgeois pour structurer la société selon leurs intérêts. On va mal parler parce que le droit c’est l’endroit où ça parle bien. La violence ne sera jamais de dénoncer toutes les sales robes noires qui remplissent les tribunaux. La violence c’est la décision d’envoyer quelqu’un croupir derrière des barreaux, « motivée » par le racisme du juge. La violence des mots c’est celle du français colonial, froid, bien formulé, utilisé par la préfecture pour écrire des dizaines d’OQTF (obligation de quitter le territoire français = ordre de déportation) par jour. Oui la justice française c’est une justice de classe et une justice de race.

Y a pas plus hardcore que ce gros bouquin rouge qu’on appelle Code pénal. On va le dire, les politiques sont des porcs, les keufs des bâtards, les procs des fils de chien, les avocats des profiteurs et les juges des assassins. Ça vous choque comme formulation ? Nous ce qui nous choque c’est les 71 000 personnes en taule, les 131 suicides et « morts suspectes » (l’euphémisme pour ne pas parler de meurtre) en 2018, et les 18 depuis le début de 2019. Ce qui nous choque c’est les 50 000 personnes qui passent par an dans centre de rétention administrative, ces taules pour étrangers.

Ouais même les Droits de l’homme, la grosse disquette de l’État français, c’est de la merde. Qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse d’une déclaration qui nous explique que le droit de propriété c’est le plus important ? Ça justifie les meurtres de « légitime défense » et la répression contre les pauvres. Le droit et les avocats ne nous sauveront pas.

Le droit c’est un endroit de pouvoir, mais on veut plus vous laisser le plaisir de rigoler en vous branlant sur Foucault. Le tribunal c’est un endroit de lutte. On réclame justice. C’est nous les victimes de votre système, vous nous devez des comptes et des explications. Il faut perturber le silence complaisant des salles d’audience. Il faut rendre claires toutes les horreurs auxquelles on assiste. Les flics et les juges sont partout, ils ne nous laissent pas tranquilles, faut leur rendre.

Ici on veut affirmer qu’il n’y a aucune différence entre un prisonnier pour des raisons politiques et un prisonnier de droit commun. Pas de différence de noblesse entre un Gilet jaune et un gars qui se fait chopper pour deal. C’est la même répression qui s’abat sur les mêmes pauvres, pour nous empêcher de nous organiser.

Par contre on ne va pas se mentir. On fatigue des gauchos blancs qui découvrent la justice depuis 3 mois. On fatigue des boloss qui veulent libérer uniquement les prisonniers « politiques ». Tu crois que c’est pas politique de voler pour manger ? Tu crois que c’est pas politique les toxicos là pour consommation et deal ? Tu crois que c’est pas politique les meufs en longue peine pour avoir riposté et parfois buté leurs mecs violents ? Tu crois que c’est pas politique les travailleuses du sexe qui se retrouvent devant le tribunal pour proxénétisme pour avoir simplement hébergé des meufs qui font le tapin en galère ? Tu crois que c’est pas politique les exilés qui ont refusé de monter dans des avions de déportation et qui se retrouvent en taule ?

Les flics et les juges ne sont rien d’autre que l’extension des politiques de contrôle meurtrières des gouvernements en place. La loi française elle n’est pas sortie des cieux. Elle a été écrite par des hommes, par des blancs, par des bourgeois, là pour protéger leurs intérêts. Alors aucune réforme de ce droit dans ce système ne nous sauvera de la galère, de nos haines, ou de nos détresses.

En attendant, personne capte rien au droit, et c’est fait pour. Au tribunal tous les jours on voit partir des gens qui ne comprennent même pas leur condamnation. Le droit est illisible. On va la rendre compréhensible. Le but de cette page c’est d’outrepasser le conseil des « gens qui savent ». Parce qu’on sait déjà. On sait quand on se fait contrôler par les flics, quand il faut se cacher, quand des proches font de la taule. On sait. Alors le but c’est de partager ce savoir et d’y voir plus clair. Ensemble. Et ensemble de s’organiser contre les flics, les tribunaux, les matons, tout drapés de leur légalité puante. Ici on collectivise, on s’exprime. On veut pas juste faire des fiches techniques, on veut mettre au clair ce que la loi veut dire, politiquement.

Envoyez-nous les questions que vous vous posez, vos coups de gueule de sortie de tribunal et de parloirs. La justice c’est pas à eux, c’est à nous. Nous on a pas l’État, mais on a le Code pénal sous la semelle.

Écrivez-nous à cpsls@riseup.net ou contactez-nous sur notre page Facebook : Code pénal sous la semelle

Pour que le ciel ne nous manque plus jamais – Défense au procès de 4 compagnons

Publié le 2019-05-07 23:17:08

Suite à la demande de mise en liberté Stefano et Marco ont été libérés avec un contrôle judiciaire serré (obligation de pointer deux fois par semaine et interdiction de paraître à Paris). Leur jugement aura lieu le 23 mai. Ils y paraîtront donc libres et non incarcérés ce qui change la donne auprès du parquet et des magistrats.

Philadelphie (USA): actions contre la gentrification le 1er mai 2019

Publié le 2019-05-08 13:12:08

Philadelphie (USA): actions contre la gentrification le 1er mai 2019

Pour le 1er mai, nous revendiquons la responsabilité des actions suivantes:

– Dégonflage des pneus et peinture sur le pare-brise d’une navette de yuppies.
– Jets de peinture sur la façade de deux propriétés de la société OCF[*].
– Bris de verre et coupure de tous les câbles non hydrauliques d’au moins quatre machines de construction sur le site d’un projet de développement visant à retraiter un endroit autrefois sauvage.

Toutes nos cibles font partie de la gentrification continue de la ville.

Solidarité avec les camarades italiens confrontés à la répression.

Le 1er mai, les anarchistes ne dorment pas !

[*] L’Open Connectivity Foundation (OCF) est un groupe industriel dont la mission est de fournir un programme de certification pour les périphériques impliqués dans l’Internet des objets (IoT).

[Publié le 4 mai 2019 sur le site Cracher dans la soupe. Traduit depuis 325.nostate.net.]

Équihen-Plage (Pas-de-Calais) : Feu à la sacristie (MAJ du 13/05)

Publié le 2019-05-08 23:11:03

La Voix du Nord / dimanche 5 mai 2019

« Des flammes sortaient des fenêtres de la sacristie. » Le maire d’Équihen-Plage, Christian Fourcroy, était devant l’église, ce matin peu après 6 h 30 pour constater l’incendie qui était en train de se développer dans l’édifice religieux. Alertés vers 6 h, les sapeurs-pompiers boulonnais ont pu maîtriser les flammes dans un temps raisonnable.

Ce matin, à 8 h, ils avaient quitté la place de l’église. Les gendarmes de la brigade de Neufchatel-Hardelot, en présence du commandant de la compagnie de Calais, Didier Bernard, ont pris le relais. « Nous avons gelé les lieux » », explique l’officier qui attendait l’arrivée des techniciens en identification criminelle (TIC) basés à Arras. Ces spécialistes doivent effectuer des analyses afin de tenter de connaître l’origine du sinistre.

Le maire d’Équihen-Plage est partagé sur l’origine de l’événement. « Il y a bien un tableau électrique dans la sacristie, mais la porte semble avoir été fracturée. » La toiture de l’église avait été rénovée dernièrement, mais elle n’a pas été touchée par les flammes.
Le site est certes équipé d’au moins trois caméras de vidéosurveillance, mais celles-ci ne fonctionnent plus, reconnaît Christian Fourcroy. « Elles sont obsolètes… Nous avons fait une demande de subvention récemment, auprès des services de l’État et elle nous a été refusée. »

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extrait de La Voix du Nord / mercredi 8 mai 2019

Depuis dimanche et l’incendie qui a ravagé la sacristie, l’église d’Équihen-Plage, située à deux pas de la mairie, est fermée au public. Et elle risque de le rester un long moment. Les flammes ont détruit le tableau électrique mais aussi celui qui permet de faire fonctionner les cloches ou encore le compteur gaz.
La pratique du culte demeure impossible et les personnes qui envisageaient une cérémonie (mariage, baptême, enterrement…) au sein de l’édifice dans les prochaines semaines, vont probablement devoir délocaliser l’événement.

Pour l’heure, la municipalité et l’évêché sont en attente du passage des experts. Il faudra ensuite chiffrer les dégâts et se répartir les coûts avec le concours des différentes assurances. Alors que l’origine criminelle de l’incendie semble avérée, le responsable des faits, pourrait également avoir à mettre la main à la poche. Aucune interpellation n’a encore eu lieu mais l’enquête de gendarmerie se poursuit.

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Mise à jour du 13 mai : Un suspect interpellé – il avait pris au pied de la lettre la propagande « la maison de dieu est aussi la maison des pauvres »

La Voix du Nord / samedi 10 mai 2019

[…] La piste criminelle était privilégiée par les enquêteurs de la gendarmerie. Jeudi, un suspect a été interpellé à son domicile à Boulogne par les gendarmes de Neufchâtel-Hardelot, la brigade de recherche de Calais et le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie. « On est parti de rien dans cette affaire. Il faut vraiment rendre hommage aux enquêteurs pour leur travail », insiste le commandant de gendarmerie de Calais Didier Bernard.
Le suspect âgé de 34 ans a été placé en garde à vue. Lors de son audition, le Boulonnais a avoué son implication dans l’incendie ainsi que dans trois autres affaires similaires commises en zone police.
Ce sans-domicile avait pour habitude de visiter les églises. Face aux gendarmes, il a avoué être à l’origine de vols dans les églises de La Capelle-lès-Boulogne, de Wimille et d’une tentative de vol dans une église de Boulogne. L’homme avait également tenté de mettre le feu aux édifices sans succès. À Équihen où il y était parvenu, le montant des dégâts a été estimé à 340 000 €.
Ce vendredi après-midi, l’homme a été écroué et transféré à la prison de Longuenesse. Il comparaîtra le 5 juin devant le tribunal correctionnel de Boulogne.

Givors (Rhône), France : Y’a pas que les bagnoles qui prennent cher …

Publié le 2019-05-10 01:41:03

On apprend le 6 mai 2019 par le journal Le Progrès « qu’au moins deux dispositifs de vidéosurveillance, sur un total de 24 en activité, ont été vandalisés dans le secteur de la cité Ambroise-Croizat, théâtre de plusieurs incendies de véhicules ces derniers jours ». C’est la mairie qui a fait elle-même le compte. « En l’occurrence, ce sont les boîtiers de commande à distance de ces caméras qui ont été touchés ».

La maire PCF de la ville, Christiane Charnay, s’est empressée de solliciter un rendez-vous avec la préfète déléguée à la Sécurité, Emmanuelle Dubée, afin d’enrayer ces attaques nocturnes à répétition.

En parfaite garante de l’Etat policier, elle demande entre autres un renforcement du nombre de patrouilles de police nationale dans la ville:

« Il nous faut une présence sur le terrain […] afin de sécuriser nos rues et de prévenir ce genre de situation. La justice et la sécurité sont des prérogatives de l’Etat, qui ne cesse de se désengager », a-t-elle déclaré.

Givors (Rhône) : Pour brûler les bagnoles à l’abri des caméras…

Publié le 2019-05-10 10:26:05

Les bagnoles flambent…

Le Progrès / samedi 4 mai 2019

Vers 04 h 45 ce samedi matin, les sapeurs pompiers ont été appelés pour un départ de feu, à la cité Croizat, à Givors. Sur le petit parking situé rue Pierre et Marie Curie, ce sont trois véhicules qui ont été détruits par le feu. Les interventions des pompiers se sont enchaînées en fin de nuit, à Grigny. A 5 h 05, rue Pasteur sur un parking du Flachat, une voiture en feu, puis une autre à la cité Logirel, à une centaine de mètres. Le temps de maîtriser les deux sinistres et voilà que de nouveaux appels arrivent au 18, vers 05 h 40.

…les boîtiers des caméras les imitent

Le Progrès / lundi 6 mai 2019

La mairie de Givors a relevé qu’au moins deux dispositifs de vidéosurveillance, sur un total de 24 en activité, ont été vandalisés dans le secteur de la cité Ambroise-Croizat, théâtre de plusieurs incendies de véhicules ces derniers jours. En l’occurrence, ce sont les boîtiers de commande à distance de ces caméras qui ont été touchés. […]
L’élue explique que ses services font « le maximum pour aider la police nationale dans son enquête ». Tout en constatant qu’aucune interpellation n’a eu lieu à ce jour, elle demande « plus d’effectifs » chez ces agents.

Soirée mousse, en soutien aux 20 inculpé.es de Rennes

Publié le 2019-05-10 10:30:16

La Défense collective de Toulouse organise une soirée en soutien à des inculpé-es de Rennes. L’occasion de réfléchir ensemble aux stratégies de défenses solidaires et collectives.



Pendant le mouvement loi travail à Rennes (2016), 20 personnes décident de rendre le métro gratuit durant un jour de blocage, débranchant les câbles des bornes du métro et insérant de la mousse expansive dans les serrures.

Un gros dispositif policier les interpelle avant l’action, au matin, dans 15 stations différentes.
S’en suit une garde à vue de 48h durant laquelle tout le monde a eu le bon réflexe de garder le silence malgré les pressions policières. 8 mois de contrôle judiciaire contraignant viennent s’ajouter à cela.
3 ans après les faits, leur jugement aura lieu le 4 juin 2019. Malgré des difficultés (interdiction de se voir , surveillance policière, etc.) la volonté a toujours été de refuser le cas par cas, et de constituer une défense collectivement, de manière groupée.

A Rennes, Toulouse, ou ailleurs la répression des mouvements est intense, à l’image de la force de nos luttes. La justice fait son sale boulot : isoler, enfermer, garantir l’ordre établi.

Nous vous invitons à réfléchir ensemble à renforcer la solidarité et l’offensivité dans les stratégies de défense. Comment construire une dynamique collective contre l’individualisation des cas ? En quoi nous gagons de la force à refuser toute connivence et collaboration avec la machine judiciaire ?
La soirée débutera par une présentation de cette affaire, suivi d’un temps de questions. Puis nous ouvrirons une discussion plus concrète sur comment s’organiser pour continuer à construire une défense collective, politique et offensive face à la répression du mouvement des Gilets Jaunes.

Vendredi 17 mai
A l’Atelier, 47 Rue Vestrepain
18h : discussion « défense collective, politique et offensive »
De 20h à 1h : repas, bar, karaoké, dance floor avec lazer
Entrée et repas à prix libre.

Infos et rendez-vous de la Défense collective Toulouse sur le blog

Présentation de l’affaire du métro :

Le 19 mai 2016 à Rennes, lors d’une journee de blocage appelée dans le cadre du mouvement contre la loi travail, 19 personnes décident de faire un blocage économique du métro en débranchant dans plusieurs stations l’alimentation des bornes de validation de tickets et en insérant de la mousse expansive dans les serrures, pour ne pas permettre de rebranchement immédiat des cables d’alimentation. Pour rendre le métro gratuit.

Elles sont interpellées aux abords de 15 stations de métro par un très important dispositif de police (70 de la BRI, STUP,OPJ,BAC).Une autre personne sera interpellée un peu plus tard en sortant de chez
elle, et comme les autres, elle sera placée en garde a vue.

Le motif invoqué immédiatement au moment des arrestations est celui d’association de malfaiteurs en bande organisée criminelle en vue de commettre des dégradations de bien publics et des violences à l’encontre de personnes dépositaires de l’ordre public, passible de 10 ans d’emprisonnement.

Les 20 personnes ont été placées en garde a vue pendant 48h, durant laquelle au moins 14 perquisitions ont été effectuées (y compris chez des personnes proches des inculpés), et tous ont été auditionnés par des officiers de police judiciaire de différents services (en particulier la police judiciaire)

Au terme des garde a vue (durant lesquelles le chef d’inculpation passe de crime à délit, 5 ans d’emprisonnement), les 20 inculpées ont été presentées devant la juge d’intruction et/ou devant le juge des libertés et des détentions qui ont lancé la procédure et placé sous contrôle judiciaire avec pointage 1 fois par semaine, interdiction de se voir et de prendre contact, interdiction de participer aux manifestation loi travail et contre les violences policière (c’est à dire toutes les manifs) sauf pour 2 inculpés. Et une personne avec en plus une interdiction de quitter la ville de ses parents.

Du 12 au 16 décembre 2016, le juge d’instruction en charge de l’enquête convoque les 20 mis en examen pour une audition. Comme lors de la garde à vue, les inculpés n’ont rien déclaré sur les faits, ce qui a pour effet de clore l’enquête.

Entre Octobre 2016 et janvier 2017 les demandes de levée de contrôle judiciaire seront acceptées avant l’ordonnance du renvoi devant le tribunal correctionnel le 28 juin 2017.

Le procès se déroulera le 4 juin 2019, 3 ans plus tard.

« Défense collective, politique, offensive ! »

« Temps d’Encre 2019 » – Rencontres autour de publications anarchistes du 28 au 30 juin à Caen (Mondeville)

Publié le 2019-05-10 10:42:05

Pour que l’idée ne flétrisse pas, il faut l’action pour la revigorer. Pour que l’action ne tourne pas en rond, il faut l’idée pour l’enchanter. C’est peut-être là que se tisse le véritable fil noir de l’histoire tumultueuse de l’anarchisme, qui est en même temps sa proposition de lutte : auto-organisation, action directe, conflictualité permanente avec l’autorité sous toutes ses formes.

Ces Rencontres autour de publications anarchistes sont une occasion sous forme d’invitation pour celles et ceux qui sont à la recherche d’idées critiques, qui cherchent à agir, qui se révoltent contre ce monde mortifère d’oppression, d’exploitation et d’autorité. Une occasion, et un défi en même temps, pour mettre en relief ce foisonnement anarchiste qui se diffuse au travers de publications, d’agitation, de locaux, d’interventions, d’actions et de luttes – et qui exprime, en proposant la destruction du pouvoir plutôt que son aménagement, le bouleversement total plutôt que la réforme, la concordance entre moyens et fins plutôt que la stratégie politique, l’éthique plutôt que le calcul, une perspective révolutionnaire à approfondir et à défendre.

Pour tout savoir au sujet du déroulement de « Temps d’Encre 2019 », on peut aller consulter le site : tempsdencre2019.noblogs.org

Pour infos ou pour ramener ta distro :
tempsdencre2019 [a] riseup.net

Récit de comparutions immédiates du 3 mai 2019

Publié le 2019-05-10 10:43:04

Pour mieux me représenter la violence de la justice et en soutien aux interpellé·e·s, j’ai répondu aux appels de la coordination antirépression et je me suis rendu au TGI de Paris porte de Clichy vendredi 3 mai pour assister à des audiences de manifestant⋅es arrêtées pendant ou avant les manifestations du 1er mai.



J’avais lu plusieurs brèves de comparutions immédiates sur Paris-luttes.info ou ailleurs, j’avais compris que la répression ne s’arrêtait pas aux violences policières lors des manifestations, mais qu’elle continuait pendant des heures, des jours, des mois pour certain⋅es avec la violence judiciaire.
Pour mieux me représenter cette violence et en soutien aux interpellé·e·s, j’ai répondu aux appels de la coordination antirépression et je me suis rendu au TGI de Paris porte de Clichy vendredi 3 mai pour assister à des audiences de manifestant·e·s arrêtées pendant ou avant les manifestations du 1er mai.

Je m’attendais à sortir de là découragé, me sentant impuissant face au système judiciaire, mais j’espérais qu’une personne de plus dans l’audience aiderait à réduire ce sentiment chez les condamné·e·s. Ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça.
En arrivant, je me sens complètement perdu dans le bâtiment de 28 étages, pas du tout à ma place, mais je finis par trouver une des quatre salles de comparution immédiate (CI) dédiées aux manifestant·e·s.
Je ne m’attendais pas à y voir entre 50 et 100 spectateur·rice·s. En multipliant par quatre on atteint presque les chiffres de la préfecture pour la manif de samedi à Paris... Je transcris un récit des quatre audiences auquel j’ai assisté en trois heures. Certains détails sont peut-être confus, les citations sont parfois inexactes, mais ça donne une idée.

J’arrive au milieu de la première audience. Il est interpellé pour avoir « participé sciemment, même de manière temporaire, à un groupement formé dans un but violent, avec l’intention manifeste d’en découdre avec les forces de l’ordre », comme tous les autres, et en plus le fait d’avoir essayé de s’échapper, de s’être débattu violemment, et d’avoir donné un coup dans le casque d’un CRS.
Quand j’arrive, ils·elles sont en train de parler de son passé, de ses problèmes d’alcool, sa difficulté à s’intégrer, etc. À un moment le juge dit qu’il avait déjà frappé quelqu’un depuis sa dernière sortie de prison.

« Non, mais alors on peut en parler de cette histoire ? Je veux pas que vous croyez que je suis violent, que je frappe tout le monde. J’étais au café, y’a un type qui me dit ’Mate son cul comme elle est bonne’ en parlant d’une fille de 15 ans, je l’ai frappé, c’est parti tout seul »

Gros applaudissements dans la salle. Le juge pète un câble, « On n’est pas au spectacle », etc., il demande a des gens de sortir de la salle, ils·elles veulent pas, les flics les forcent…
Puis il dit au type « Je ne suis pas sûr qu’inciter à la violence vous arrange », qui répond

« Non non, mais les écoutez pas, c’est mon audience pas la leur, j’incite pas à la violence, je veux juste pas que vous croyez que je suis un dangereux qui est tout le temps saoul et qui frappe tout le monde. »

Le procureur dit que la justice a déjà « tout essayé » sur lui, qu’il est « désespérant et inquiétant », qu’il ne fait que mentir par rapport à ses déclarations en garde à vue, qu’il se positionne toujours en tant que victime, que c’est jamais de sa faute... et requiert 8 mois ferme « à cause du risque de réitération ».
L’avocat commis d’office fait un plaidoyer un peu humiliant et pas trop en coordination avec le récit du type, mais il essaye tout de même de montrer l’absurdité de « l’intention manifeste d’en découdre avec les forces de l’ordre », le manque de gravité des faits, et les conséquences désastreuses qu’aurait une seconde peine de prison sur son intégration.
Quand il lui est demandé s’il veut répondre au proc, le défendant dit :

Vous me reprochez de ne pas être honnête, que je n’ai aucune honte, mais moi quand je parle aux gens je les regarde dans les yeux.

(Le proc avait constamment regardé le juge pendant son discours.)
Il prend 4 mois ferme avec mandat de dépôt. En sortant de la salle, contenant des larmes, il crie au juge « Vous radicalisez les gens ! » Dans la salle les gens approuvent et crient « Courage », « Liberté », d’autres messages de soutien. La condamnation fait mal, mais n’étonne pas, la défense était faible et peu ou pas préparée face aux tirs à balles réelles du proc et du juge.

Le deuxième est poursuivi pour :

Il a donné aucune info sur qui il était, le juge lui demande s’il veut être jugé aujourd’hui ou s’il préfère être déféré, il répond simplement « Je refuse la comparution immédiate », le juge comprend pas, « Gngngn c’est pas une réponse », l’avocat et le public lui balancent qu’il a répondu, qu’il refuse de paraître tout de suite en protestation du principe de comparution immédiate.
Le proc requiert le placement en détention provisoire.
L’avocat sait un peu qu’il ne peut rien faire contre, mais fait quand même un plaidoyer sur la violence des procédures (c’est pas un commis d’office, il fait partie de la coordination antirep, comme les deux autres). La CI est une violence, sa posture est très courageuse, il refuse de se soumettre aux flics parce qu’il n’a aucune raison d’avoir été interpellé (à part « participation... » tout date d’après son arrestation), les interpellations préventives sont en nombre excessif, souvent uniquement pour des rappels à la loi, ce qui montre bien qu’elles ne servent qu’à décourager d’aller en manif’, et qui sont sur des prétextes ridicules comme cette fois : « Il était vêtu de noir ». « Vous disiez tout à l’heure au public qu’il n’assistait pas à un spectacle, mais pourtant, le spectacle, n’est-ce pas la justice à laquelle on assiste aujourd’hui, qui, dépourvue de preuves, condamne sur des faits supposés, sur des intentions » puis en gros « Libérez-le et n’utilisez pas la détention provisoire comme moyen de pression contre les opposant·e·s politiques. »
Le juge décide de le placer en DP avant son audience dans trois semaines, puis lui pose les questions classiques : « Maintenant quelques questions qui ne font pas partie de votre audience, mais pour aider la maison d’arrêt à vous accueillir », il répond :

« Je n’ai rien à déclarer, personne n’est bien accueilli en prison, ils ne m’aideront pas quoi que je vous dise ».

Tout le monde lui souhaite courage, ça lui redonne un petit sourire et il lance « Merci, à bientôt ».
De l’admiration, premièrement pour une personne qui rejette la possibilité de s’éviter trois semaines de prison pour protester contre son arrestation, mais aussi pour toute la salle qui par sa présence et ses encouragements lui permettra sûrement de mieux vivre ces trois semaines.

Le troisième dit ne pas avoir eu le droit à un·e avocat·e en GAV, (il a signé un procès-verbal disant qu’il a refusé d’en voir un·e, mais il déclare ne pas avoir pu lire le PV) : il y a une suspension d’audience pour leur laisser le temps de préparer leur défense. Il a été interpellé avant la manif, les flics l’ont vu se débarrasser d’un marteau, il avait sur lui un masque de ski et d’autres protections, pas de papiers et il refuse de décliner son identité.
Il ne veut pas être jugé aujourd’hui, et comme le précédent n’a donné aucune information sur lui en GAV. Il dit ne rien donner pour éviter une justice de classe. « On ne juge personne en fonction de sa classe sociale » d’après le juge. La salle éclate de rire.
Il explique, pourquoi lui demander s’il a un travail si le SDF et le cadre justifiant d’un CDI ont les mêmes chances de finir en détention provisoire ? Le proc lui répond que c’est absurde, que cette après-midi même un SDF n’est pas allé en DP, youpi l’argumentaire… Le juge le menace, lui demande s’il se rend compte du piège dans lequel il se met en ne donnant pas son identité. Il rétorque que le piège, c’est pas lui qui rentre dedans, mais la procédure qui le construit autour de lui.
Il finit par donner son nom, l’avocat donne au juge une justification d’hébergement donnée par quelqu’un du public pendant la pause au cas où il se déciderait. Le juge la regarde, « Ça ressemble à un faux prérempli, il y a deux écritures différentes », la personne qui l’a écrite se lève, gueule que c’est n’importe quoi, qu’elle l’a écrite seule.
Le proc requiert la DP en disant que n’importe qui peut sortir un nom comme ça, qu’il n’y a pas de preuves.
L’avocat rétorque que la DP est censée être en dernier recours et qu’elle est utilisée à tout va depuis novembre, que le parquet fait des gardes à vue violentes à l’arrache, que les droits sont bafoués, qu’il est normal de ne pas donner son identité quand les interpellations préventives servent au fichage des manifestant·e·s, qu’avec les chefs d’accusation et le manque de précisions du parquet, il devrait être relaxé.
Le juge : « C’est ridicule, comme s’il y avait une sorte de complot planétaire… » Dans la salle « C’est ce qu’on appelle la justice ! »
Pareil, DP jusqu’au 23 mai, aux questions il ne donne pas de précisions, sauf à « Risquez-vous de souffrir d’un manque dû à des stupéfiants ou à l’alcool ? » ou il répond : « Non, mais si je n’ai pas de nourriture adaptée à une alimentation végane je risque d’avoir des manques alimentaires ».
« Courage », « Liberté », « On est avec toi dans la salle », et il sort avec le sourire. Le déni du proc et du juge face aux accusations de justice adaptée à la classe du client reste en travers.

Le quatrième c’était un étudiant de 20 ans, pas hyper au fait de l’attitude à prendre en garde à vue. Il a parlé, ça l’a pas aidé, et il a accepté la CI. Poursuivi pour :

Le juge détaille : les forces de l’ordre avaient sommé de se disperser, il est resté, masqué, il portait un bâton, il a lancé une bouteille vers les FDO puis a repris sa marche comme si de rien n’était pour semer le doute. L’inventaire fait état de plein de protections, de sérum phy, d’un gilet jaune « sur lequel il est écrit ’Macron, la sens-tu, la quenelle’, c’est délicat… »
Pendant la GAV il explique que les protections sont pour se protéger [no shit c’est chaud de devoir expliquer ça.], dit que le bâton n’était pas à lui comme d’autres objets de l’inventaire (dont le gilet jaune), qu’il a été confondu avec le·la lanceur·euse de la bouteille. Le juge demande en quoi des gants coqués sont une protection et pas une arme. Il répond tout bêtement que c’est des gants de vélo, donc bien de protection, il doit même expliquer comment ça marche.
Puis il explique ce qu’il s’est passé (un peu différent de sa version en GAV) : il était dans le cortège syndical, à côté de la CGT, il a vu les charges, mais n’a pas entendu les sommations, il a fui les lacrymos dans une rue perpendiculaire, hors du trajet déclaré effectivement, mais il y a été forcé. Il ne connaissait personne de ceux·elles dans la rue, qui ont renversé une poubelle de verre et balancé des projectiles sur les FDO.
À propos du bâton, il dit l’avoir ramassé dans la panique, sans trop savoir quoi en faire, pour se donner du courage, que de toute façon il était trop fragile pour causer des dégâts, et qu’il l’a lâché quand il a commencé à fuir les charges et interpellations.
Pour la bouteille, il justifie l’avoir jetée au sol dans l’espoir que les éclats de verre ralentissent les flics à cheval. Le juge se fout de sa gueule, lui demande où il a vu qu’un cheval allait être ralenti par des éclats de verre. L’avocat répond que le juge n’a probablement jamais été chargé par des CRS au milieu des lacrymos pour juger de la véracité du récit sur la base de l’irrationalité d’une action faite dans la panique.
Puis le juge demande des précisions sur lui, sur son passé. Le fait d’être blanc, étudiant, avec une famille ’normale’ et plutôt aisée a un effet sur le juge…
Le proc, hyper méprisant, encore plus que d’habitude, dit être dubitatif sur certains points, vu que sa version a évolué depuis la GAV [Ne jamais parler, c’est vraiment à suivre.], Par exemple « J’ai très très peur, mais je reviens quand même tous les samedis », il dit qu’il ment pour faire pitié.
Compte tenu de la « gravité des faits » (un jet de bouteille par terre), il requiert 8 mois dont 4 ferme, 140h de TIG, et pointage au commissariat après la sortie. Il finit sur « Mais si vous avez si peur, n’y allez plus ».
Lire des analyses des stratégies de répression policière et judiciaire pour tuer le mouvement c’est quelque chose, entendre le proc dire « Si vous avez peur, N’Y ALLEZ PLUS » c’est autre chose.
Le plaidoyer de l’avocat est magnifique. Il commence par répondre que le récit n’a pas évolué, que ses déclarations d’aujourd’hui sont juste plus précises (le bâton n’était effectivement pas à lui, il n’a effectivement pas jeté de bouteille sur les FDO). Puis il démonte l’accusation de « participation… », qui n’est qu’un prétexte pour arrêter des gens au hasard, mettre dans leur sac des objets trouvés par terre, ou les incarcérer pour avoir sur eux·elles du matériel de protection (comment considérer le matériel de protection comme une preuve de « l’envie d’en découdre » lorsque la participation même à une manifestation pacifique est aujourd’hui extrêmement dangereuse ?) À noter que l’équipement est ridicule par rapport à celui des flics que l’on n’accuse jamais de venir en manifestation avec l’envie d’en découdre. Le but étant d’effrayer les manifestant·e·s en GAV, de les envoyer en CI où un proc aux ordres de [je sais plus exactement qui/quoi] les descendra s’ils·elles sont particulièrement motivé·e·s, et d’en avoir moins dans la rue le samedi suivant.
Le proc « Je ne suis aux ordres de personne, je vous prie de cesser votre diffamation ». L’avocat s’énerve : « Vous n’êtes ni impartial ni indépendant, vous faites partie d’une hiérarchie, et vous n’auriez pas pu rester 9 ans à cette place sans respecter les ordres de vos supérieurs, ne m’interrompez pas en me disant que je vous offense en disant que vous êtes aux ordres. »
Il finit par dire que par manque de preuve, il ne peut être incriminé pour « participation… » et que son récit montre que le second chef d’accusation est faux. Il devrait donc être relaxé. Dans le cas où le juge préférerait croire le flic, qui n’est pas présent, plus que l’accusé, alors même dans son récit il n’y a pas eu de violence vu que la bouteille a uniquement été lancée entre lui et les forces de l’ordre. Il requiert pas plus de 4 mois de sursis simple sans inscription au casier judiciaire pour ne pas briser ses projets de carrière (encore une fois, l’étudiant, voulant devenir prof, a plus de chances de s’en sortir que le jeune au chômage sans projets…).
Il est reconnu coupable à cause de l’évolution de ses déclarations et prend 3 mois de sursis simple sans inscription au CJ. Gros soulagement quand même.

Quelques récits entendus dans les couloirs :

En tous cas, ça faisait plaisir de voir que tout ça ne se passait pas dans l’indifférence générale, qu’il y a des dizaines de personnes qui vont soutenir les interpellé·e·s toutes les semaines, j’ai croisé plusieurs personnes que je connaissais vite fait, tout le monde a la rage contre les procs et les juges, mais tout le monde est solidaire et soutient les accusé·e·s du mieux qu’ils·elles peuvent.

Ça donne grave du courage de voir que même la justice nous isole pas, je conseille à tout le monde d’aller assister à des audiences, que ce soit celles de manifestant·e·s ou de « petit·e·s délinquant·e·s », pour eux·elles mais aussi pour vous. Je reste impressionné par les deux qui acceptent la DP en protestation du système judiciaire, qui savent qu’ils vont y aller et qui continuent à cracher à la gueule du juge et du proc que leur justice n’a rien d’équitable.

Manduel (Gard) : Mieux le pique-nique que la prière

Publié le 2019-05-10 10:44:04

Le Midi Libre / mardi 7 mai 2019

Des dégradations ont eu lieu dans l’église Saint-Genest lundi 6 mai après-midi, la deuxième fois en dix jours. Le cierge pascal ainsi que les bougies dédiées à la Vierge ont été incendiés. L’alimentation électrique de l’orgue a également été dégradée et des restes de pique-nique (canettes et pâtisserie) ont été retrouvés. La gendarmerie est venue mardi matin constater les dégâts. Une plainte sera déposée. L’église restera ouverte en journée mais uniquement par l’entrée principale, a-t-on appris ce mardi.

Espagne : Attaques contre les élections

Publié le 2019-05-10 10:45:16

Attaque contre le quartier général du Partido Popular à la veille des élections

ContraMadriz / jeudi 9 mai 2019

Nous n’avons pas oublié la réforme du travail, qui a normalisé et étendu la précarité la plus absolue pour la plupart d’entre nous, mais nous ne vous avons pas attaqués pour cela. Ni à cause de tout l’argent que vous volez aux gens pour financer votre parti et garder votre vie corrompue et luxueuse ; ce n’est pas pour cela que nous avons vandalisé votre siège. Nous savons que vous avez utilisé le discours à propos des squats pour votre propagande électorale, présentant une image manipulée de notre réalité – celle de tous les gens et collectifs qui occupent des immeubles – et menant une offensive sans précédent. Cependant, ce n’est pas pour cette raison que nous avons cassé vos fenêtres.

Nous vous attaquons avant tout à cause la campagne en cours, avec laquelle vous vous opposez entre vous afin d’exercer le pouvoir sur nous [le 28 avril 2019 ont eu lieu les élections législatives en Espagne; NdAtt.]. Nous méprisons vôtre parti, tout comme nous méprisons tout autre parti politique. Nous vous attaquons parce que cela est notre campagne électorale à nous et qu’elle est écrite avec des actions et non avec de fausses promesses.
Vous promettez de résoudre nos problèmes. Nous pensons que le problème c’est vous, et voilà notre façon de le résoudre. Et le vote que nous appelons est le vote de l’action.

Nous avons pris un marteau, cherché un siège politique et brisé les vitres pendant la nuit. C’est un acte simple à la portée de tous.Voilà ce qui signifie abstention active. Nous ne votons pas, mais pas par apathie, ni par inertie, ni par passivité. Nous ne votons pas parce que nous parions sur d’autres façons de régler les problèmes. Le sabotage des partis politiques n’est que l’un d’entre eux. Occuper une maison quand t’es sans abri en est une autre.

Pour l’action directe et pour l’anarchie – sabotage de la démocratie !

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Ils veulent le pouvoir, nous voulons le détruire ! Des locaux politiques vandalisés à Tetuán

ContraMadriz / jeudi 9 mai 2019

Dans la nuit du 24 avril, nous avons fait une promenade à travers Tetuán [un arrondissement de Madrid ; NdAtt.], chargés de boites et d’extincteurs pleins de peinture. Le siège d’Izquierda unida [Gauche Unie – comme le nom le dit, une belle cible ; NdAtt.] a été entièrement recouvert de peinture, couvrant ainsi leur propagande et dégradant façade et fenêtres ; le PSOE [le Parti socialiste espagnol, « gagnant » de ces élections,  ; NdAtt.] n’a pas échappé non plus à notre visite, qui a laissé sa façade de deux étages, avec ses bannières, fenêtres, portes, recouverte de haut en bas… Les deux façades portent respectivement le symbole anarchiste et les tags  » Choisir le moindre mal n’est pas la liberté  » et  » Démocratie = Mascarade « .
La démocratie nous offre le choix entre le mal et le pire de différentes possibilités, des possibilités basées sur le fait de donner aux autres le pouvoir de décider de notre vie. Toute option en dehors de celles-ci est invisible, marginalisée, éliminée de notre imaginaire. La démocratie utilise le tour de passe-passe de montrer et de cacher au même temps, en définissant comme seule possible une réalité adaptée à ses intérêts. La gauche du spectre électoral est sans doute composée de spécialistes dans l’utilisation de la récupération et de l’exclusion, qui mènent une répression qui peut se passer du visage le plus agressif du pouvoir, s’habillant de fausses libertés.
Les élections sont arrivées, où l’on nous offre quelques miettes de participation politique qui réduit toute notre capacité d’action à la simple délégation de nos volontés. S’ils nous refusent notre capacité d’action et de résolution, de gestion de nos vies, s’ils rendent invisible toute gestion possible de la vie en dehors de leur système, nous nous approprions de notre possibilité d’action sans intermédiaires et si une autre fois cela peut servir à satisfaire des besoins collectifs ou à affronter des conflits, aujourd’hui elle répond à leur farce des  » élections libres « . Nous choisissons de rejeter toutes les options que nous offre la démocratie et de le montrer par l’ attaque. Nous n’avons pas de bulletins de vote pour leurs urnes, seulement de la rage et le désir de répondre avec nos propres armes.

Mort à l’État et vive l’Anarchie

Berlin (Allemagne) : “Fall of AI”

Publié le 2019-05-10 10:45:16

Berlin : “Fall of AI” – Un appel à combattre l’”Intelligence artificielle”

Indymedia Deutschland / vendredi 3 mai 2019

Les 15 et 16 mai 2019 se tiendra à Berlin la foire annuelle « Rise of AI« . C’est le plus grand salon européen autour de l’Intelligence Artificielle (IA). En plus des entreprises qui font de la recherche et du développement dans le domaine de l’Intelligence Artificielle, il y aura aussi des représentants politiques qui veulent faire de l’Allemagne le premier pôle de développement de cette technologie. Les politiciens ont déclaré l' »Année de l’IA » et Berlin joue un rôle important dans ce domaine, à un niveau mondial. C’est une raison de plus pour affronter cette attaque technologique contre l’autodétermination, en opposition aux idées et aux structures des grandes entreprises, des institutions et de leurs masses sacrées. Un point de convergence pour tous ceux qui veulent perturber la domination, le contrôle et toute ingérence contraire à leur autonomie. Jusqu’au salon « Rise of AI » et au-delà.

En fait, qu’est-ce que c’est l’IA ?

Celui d’ »Intelligence Artificielle » est un concept à la mode, de ce temps ; il attire l’attention des start-up technologiques, des investisseurs, etc. Au fil des années, l’IA est devenue une sorte de croyance magique qui projette rêves et cauchemars sur des machines qui deviendraient « intelligentes » et remplaceraient les personnes… En réalité, le terme « IA » décrit de nombreuses façons différentes de programmer des ordinateurs (c.a.d. des algorithmes), avec la finalité de produire des modèles et des informations, faire des choix et prendre des décisions.
Un type particulier d’algorithme d’ »IA » est devenu l’un des nouveaux fleurons du capitalisme : les algorithmes d' »apprentissage automatique ». Les algorithmes d’apprentissage automatique sont constitués sur la base d’ensembles de données initiaux, afin de déterminer les modèles qui seront utilisés pour identifier et classer des objets, des images, des mots, des comportements, etc. De tels ensembles de données d’apprentissage ne font généralement pas l’objet d’enquêtes et sont constitués par des personnes en fonction de leurs préjugés pré-existants. Par exemple, les femmes et les personnes victimes de racisme sont beaucoup moins présentes dans les données d’apprentissage, car elles sont souvent invisibles et privées de pouvoir dans la société. Concrètement, les algorithmes d’apprentissage automatique produisent souvent leurs résultats dans des conditions totalement opaques (algorithmes non publics et données d’apprentissage fonctionnant à distance, sur le parc de serveurs d’une entreprise), en agissant comme une « boîte noire » magique que même ceux qui l’ont conçue ne comprennent pas et qui, avec le temps, augmente les déformation interprétatives.
Ces algorithmes sont désormais couramment associés à la collecte et à l’exploitation en masse (le plus souvent de façon non voulue) de données personnelles et comportementales qui constituent la base du « capitalisme de surveillance ». Les modèles d’apprentissage automatique sont donc utilisés pour prendre des décisions qui peuvent potentiellement avoir un impact critique sur de nombreux aspects de la vie des personnes.

La diffusion partout

L’IA est, entre autres facteurs, en train de changer l’économie et la société, grâce à de puissants processus d’automatisation. Que ce soit dans l’assemblage, l’éducation, la médecine, des services tels que les centres d’appels ou les chauffeurs, mais aussi dans le perfectionnement de la technologie militaire, comme la navigation de drones autodestructeurs – l’IA prend le relais. Les IA sont utilisées par la plupart des principaux fournisseurs de services sur Internet, comme Google, Facebook et Amazon. On peut s’attendre à ce que, à l’avenir, la plupart des appareils ou objets soient équipés de capteurs connectés via Internet aux « fermes de serveurs » des grandes entreprises (il s’agir de l’ « Internet de choses », « Internet of Things – IoT« ). L’Intelligence Artificielle est nécessaire pour traiter cette quantité de données et au même temps elle a besoin de ces grands nombres de données, ainsi que d’une infrastructure comme un réseau 5G ou un câblage à fibre optique. En outre, les consommateurs s’habituent peu à peu à certaines niveaux de prestations, qui deviennent alors rapidement indispensables. C’est ce que l’on constate actuellement, par exemple avec la connexion permanente via le téléphone portable, le smartphone ou encore la créations d’ »amitiés » via Facebook. Bientôt, ce sera la commande vocale de tous les appareils ou l’assistant personnel qui gérera votre vie. Tous deux ont besoin de l’Intelligence Artificielle pour analyser, traiter et réagir à vos commentaires. Eh bien, beaucoup de gens louent ces développements parce qu’ils seraient utiles, innovants et seraient un moyen pour promouvoir l’individualité et la communication partagée. Mais regardons de plus près ce que fait l’IA et comment elle est utilisée.

La collecte de votre vie

Une IA qui apprend toute seule a toujours besoin des Big Data, c’est-à-dire d’énormes quantités de données qui concernent la fonction qu’elle est censée apprendre. Ces données sont basées sur notre environnement, la vie des gens et leurs actions. Ainsi, tout est capturé, converti en données et stocké. Des concepts particulièrement « autonomes », tels que la conduite « autonome », capturent tout ce qui est à portée de main avec toutes les caméras et capteurs possibles, et stockent ces données dans le Cloud du fournisseur. L’IA signifie donc toujours la collecte, la conservation et la catégorisation totales. Personne ne sait ce qu’il adviendra de toutes les photos, géo-données et contenus stockés sur les serveurs de l’AI. Il n’y a plus aucune possibilité d’oubli. Le contrôle est ici un aspect important, car il est essentiel à toute domination, concentrant toujours le pouvoir au lieu de permettre le conflit et sa gestion, le libre accord et la mutualité comme bases d’une vie libre. Le contrôle permet un cours des choses qui favorise ceux qui ont le pouvoir ou qui utilisent le contrôle pour obtenir le pouvoir. La reconnaissance faciale automatisée, la recherche de contenu web ou tout autre contrôle basé sur une large collecte de données, nécessite l’IA. Plus une IA dispose de données, plus elle devient efficace. Ainsi, nous fournissons l’IA et les grandes données avec la divulgation de données privées et la limitation de notre liberté de choix et de mouvement. En retour, l’Intelligence Artificielle trie les données et les rend utilisables et contrôlables. Après tout, l’exploitation numérique du temps, des habitudes, des relations, etc., à travers la collecte d’informations, n’est pas seulement basée sur la collecte et le contrôle, mais aussi sur le feedbacks, l’influence et l’orientation. Ce n’est pas que nous sommes tous entièrement contrôlés par l’IA. Cependant, l’IA a déjà une influence considérable sur l’information que nous trouvons, sur nos décisions, sur les personnes avec qui nous communiquons et parfois sur la création de nos besoins et désirs. Il faudrait apprendre que agréable et pratique ne sont pas toujours synonymes d’indépendance, d’autodétermination et de liberté ; au contraire souvent ils les empêchent.
De plus, les IA sont censées remplacer des activités et des capacités humaines. À l’avenir, le travail deviendra probablement plus automatisé et sera donc effectué par moins des personnes, plus spécialisées. Pourtant, les matériaux nécessaires seront probablement extraits du sol et aussi éliminés dans des conditions terribles par les habitants des pays non industrialisés. Une ultérieure concentration de pouvoir, dont l’évolution se manifeste déjà aujourd’hui dans l’influence croissante des grandes entreprises. La spécialisation place toujours ces  » élus  » en position de force et cette tendance va s’intensifier de manière drastique.

L’isolement artificiel en vous

De plus, avec l’IA, la domination et le pouvoir interfèrent de plus en plus avec nos besoins, nos préférences et notre vie sociale. Ils prennent en charge de manière efficace des actions qui nécessitaient auparavant des efforts et un engagement social. Cette assistance prive encore plus l’individu de son autodétermination et de son autonomie. Si certaines tâches ne représentent plus un défi pour l’individu, la capacité à y faire face s’émousse. Ceux qui ont principalement des relations virtuelles, auront des problèmes sociaux dans la vraie vie, ceux qui utilisent toujours un logiciel d’IA de navigation GPS ne seront pas en mesure de trouver leur chemin sans celui-ci, sans parler du fait de demander à quelqu’un d’autre. Ce sont des exemples très simples des dépendances qui sont créées et auxquelles nous nous habituons. Il devient de plus en plus difficile de se passer de prothèses technologiques, jusqu’à ce que peut-être un jour nous devenions nous-mêmes une prothèse de l’IA. Nous devons aussi nous occuper les uns des les autres, surtout si nous voulons vivre ensemble coude à coude. Cela inclut des conflits et des interactions qui, pourtant, peuvent être simplement effacés avec un clic sur nos appareils. On pourrait donc dire que l’IA favorise la paresse et la lâcheté, tandis que la liberté exige du courage et de l’initiative individuelle. De plus, les IA déterminent le cadre dans lequel nous fonctionnons et orientent notre attention lorsque, par exemple, nous « googleisons » ou obtenons des suggestions sur Facebook sur des personnes que nous pourrions connaître. Ceux qui s’y habituent oublient la liberté de se dépasser, d’évaluer et de décider par eux-mêmes. Le moment crucial, cependant, est celui du choix, non pas celui quand le doigt appuie sur la touche. La liberté d’action exige la liberté de décision ; les structures d’IA sont toujours des espaces fermés qui dictent jusqu’où je peux aller. Et s’il y a un black-out ? A quel point deviendrait-on impuissant ? L’extrême dépendance à l’égard des structures capitalistes, des spécialistes et des assistants limite toujours mon autodétermination sous prétexte de me révéler le meilleur des mondes. Mais il s’agit du monde de ceux qui en tirent bénéfice, gardent le contrôle et nous transforment en toxicos pris dans un filet.

Générer : Bonheur

Cependant, si on regarde à la façon dont le développement du matériel informatique et de l’accumulation de données progressent, les logiciels d’IA pourrait gagner énormément de puissance à l’avenir. Ou plutôt, ceux qui les ont programmés ou les contrôlent. Au jour d’aujourd’hui, les IA sont encore loin d’être vraiment intelligentes, mais que se passerait-il si un jour elles étaient capables de se programmer par elles-mêmes ? Que se passerait-il si elles avaient accès à des infrastructures sensibles, comme les centrales nucléaires, et considéraient les humains comme étant trop inefficaces ? La croyance totale dans le progrès, dans l’amélioration des technologies, sont portées par les mêmes personnes et structures qui savent qu’elles leur sont utiles. Mais efficacité et progrès ne sont pas la même chose que liberté, joie et bonheur. Ces qualités ne dépendent pas nécessairement des choses matérielles ; elles découlent du développement individuel, de l’intelligence collective et de l’interaction sociale. Il faut donc pratiquer ces choses, et si l’attaque technologique l’empêche, je dois prendre l’initiative et couper les câbles du réseau.
Le développement et l’utilisation de l’IA sont UN des outils de l’agression technologique. Les structures du pouvoir se réorganisent, l’exploitation et le contrôle deviennent plus raffinés, plus subtils, plus psychologiquement sophistiqués, au départ plus agréables, plus confortables et, surtout, plus pratiques. Dans le même temps, le degré de contrôle et d’influence sur tous les domaines de la vie augmente. Un rêve pour toutes les personnes et organisations qui détiennent le pouvoir sur d’autres. Les technologies complexes qui sont si pratiques, même si elles nous privent de notre autonomie, sont utilisées pour étendre ou restructurer les hiérarchies existantes et non pour donner de la qualité à nos vies. Elles sont conçues pour produire de la valeur, aux dépens des utilisateurs et des producteurs, qui sont lourdement arnaqués. Il s’agit de la précision et la perfection d’une machine, que la vie humaine ne pourra heureusement jamais avoir.

Les idées, les personnes et les structures qui transforment le monde dans ce sens sont vulnérables. Les idées et les pratiques d’autonomie et d’auto-organisation peuvent s’exprimer dans des textes et des attaques contre les responsables, de façon conflictuelle, ainsi que par le sabotage des caméras et des réseaux qui se répandent un peu partout.

Ce texte en format brochure (en langue originelle : allemand/anglais).

Entreprises qui travaillent dans l’Intelligence Artificielle et autres saletés [NdAtt. : à Berlin… pour les amateurs français faut jouer d’imagination ! ] :
maps.fuckoffgoogle.net

Madrid (Espagne): 3e rencontres anarchistes contre le système technologique et son monde

Publié le 2019-05-10 13:42:09

Madrid (Espagne): 3e rencontres anarchistes contre le système technologique et son monde

Pour la troisième année consécutive, auront lieu dans le CSOA La Gatonera (C/ Valentín Llaguno, 32) les rencontres anarchistes contre le système techno-industriel. Cette réunion part de la nécessité de générer un discours contre le système de domination dans lequel nous sommes. Ce système imprègne le monde qui nous entoure dans une logique techno-scientifique où tout est mesurable, quantifiable et donc soumis à un contrôle. Ce développement repose sur la substitution des processus naturels aux processus techniques soumettant les individus, les animaux et l’écosystème à la méga machine. En tant qu’anarchistes nous considérons que la lutte doit intégrer la nécessité de protéger notre environnement et de restaurer l’autonomie que ce système nous a arraché.

La réunion aura lieu les 24, 25 et 26 mai. Tout au long du week end il y aura des discussions et débats, itinéraires, expositions sur différents sujets et infokiosques avec divers matériaux. Après chaque entretien, il y aura repas et dîner végétariens.

Pour toutes questions, écrivez à contratodanocividad@@@riseup.net

Programme:

– VENDREDI 24 À 19H
Discussion: «Technologie, technique, transhumanisme: les aventures du pouvoir». À la charge de PMO.

– SAMEDI 25 À 12H
Discussion: «Une critique de l’intelligence artificielle d’un point de vue anarchiste». À la charge de MOAI.

– SAMEDI 25 À 17H
Talk-walk: «La nocivité et la Smart City à Carabanchel». À la charge de Negre i Verd.

– SAMEDI 25 À 19H
Conférence: «L’influence des technosciences dans la vie quotidienne». À la charge du Collettivo Resistenze al Nanomondo.

– DIMANCHE 26 À 17H30
Entretien: «La technologie a-t-elle une politique?». À la charge de Cul de Sac.

– DIMANCHE 26 À 19H30
Conférence: «Le New Deal vert et l’environnementalisme de l’État: soumission durable». À la charge du Collettivo Resistenze al Nanomondo.

VENEZ ET PARTAGEZ
POUR LA LIBÉRATION TOTALE!

Plus d’infos (en espagnol):
contratodanocividad.espivblogs.net

CSOA La Gatonera
C/ Valentín Llaguno, 32
Barrio de Carabanchel
Madrid
(Le métro le plus proche est Oporto.)

[En espagnol sur Squat!net.]

Prison de Valence : Une journée mouvementée pour les bourreaux

Publié le 2019-05-10 13:43:06

Le Dauphiné Libéré / jeudi 9 mai 2019

« Ce mercredi 8 mai a été mouvementé pour les personnels du centre pénitentiaire de Valence », indique ce jeudi matin, dans un communiqué, le syndicat UFAP-UNSA justice. Avant de détailler : « Vers 14h30, lorsque des projections pleuvent sur la cour de promenade de la maison d’arrêt 2, les postes protégés constatent la récupération des objets et substances interdites dans la cellule d’un détenu au deuxième étage à l’aide de « yoyo » (utilisation de draps découpés, ndlr) ».

À 14h45, l’encadrement décide d’opérer à une fouille de cellules. « Une fois les objets saisis, un des deux occupants de la cellule s’en est pris verbalement aux agents. Puis, lors de l’ouverture de sa cellule pour la promenade à 16 heures, ce même détenu a continué à invectiver les agents avant de les agresser. Il aura fallu l’intervention de renforts supplémentaires afin de le maîtriser et de le transporter au quartier disciplinaire ». Selon le syndicat, deux surveillants ont été blessés, notamment au visage. Transportés au centre hospitalier de Valence, l’un d’eux s’est vu délivrer 11 jours d’ITT.

« Dans le même temps et le même bâtiment, deux agents ont été agressés par un détenu, et enfin, à 17 heures, un détenu, refusant de réintégrer sa cellule de la maison d’arrêt 1, sera lui aussi transporté au quartier disciplinaire ». Le syndicat UFAP-UNSA Justice : « Certaines violences pourraient être évitées avec une réelle lutte [pour la destruction de toutes les prison, et quant aux matons… NdAtt.] ».

Madrid (Espagne) : Troisième rencontre anarchiste contre le système technologique et son monde

Publié le 2019-05-10 13:44:06

reçu par mail / jeudi 9 mai 2019

Pour la troisième année consécutive aura lieu dans le CSOA La Gatonera (C / Valentín Llaguno, 32) la Rencontre anarchiste contre le système techno-industriel. Cette réunion part de la nécessité de générer un discours contre le système de domination dans lequel nous sommes. Ce système imprègne le monde qui nous entoure dans une logique techno-scientifique où tout est mesurable, quantifiable et donc soumis à un contrôle. Ce développement repose sur la substitution des processus naturels aux processus techniques soumettant les individus, les animaux et l’écosystème à la méga machine. Comme anarchistes nous considérons que la lutte doit intégrer la nécessité de protéger notre environnement et de restaurer l’autonomie que ce système nous a arraché.

La réunion aura lieu les 24, 25 et 26 mai. Tout au long du week-end il y aura des discussions et débats, itinéraires, expositions sur différents sujets et kiosques avec divers matériaux. Après chaque entretien, il y aura repas et dîners végétariens. Pour toutes questions, écrivez à
contratodanocividad@riseup.net

Programme:

-VENDREDI 24 À 19H00 Discours: «Technologie, technique, transhumanisme: les aventures du pouvoir». À la charge de PMO, Pièces et main d’œuvre.

– SAMEDI 25 A 12H00 Discours: «Une critique de l’intelligence artificielle d’un point de vue anarchiste». À la charge de MOAI.

– SAMEDI 25 à 17H00 Talk-walk: «La nocivité et la Smart City à Carabanchel» à la charge de Negre i Verd.

– SAMEDI 25 À 19 H 00 Conférence: « L’influence des technosciences dans la vie quotidienne » À la charge du Collettivo Resistenze al Nanomondo.

-DIMANCHE 26 À 17 H 30 Entretien: «La technologie a-t-elle une politique?», à la charge de Cul de Sac.

-DIMANCHE 26 À 19 H 30 Conférence: «Le New Deal vert et l’environnementalisme de l’État: soumission durable» à la charge du Collettivo Resistenze al Nanomondo.

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POUR LA LIBÉRATION TOTALE!

Paris : Porter la guerre chez les riches et les puissants

Publié le 2019-05-10 13:44:11

reçu par mail / jeudi 9 mai 2019

Sans attendre les masses, sans attendre les rendez-vous rituels, sans attendre aucun mouvement ou lutte spécifique. Ce qui nous pousse est notre tension asociale individuelle.

Nous sommes conscient.e.s que nous sommes seulement des petites épines dans le pied du pouvoir. Mais nous avons de notre côté la dignité de celleux qui ne se rendent pas, malgré tout.

La nuit du 6 mai une voiture diplomatique a brûlé, rue du bois de Boulogne, dans le seizième arrondissement de Paname.

En solidarité avec les anarchistes condamné.e.s en Italie pour le procès Scripta Manent et tou.te.s les autres, partout dans le monde, de la Russie à l’Amérique Latine.
Un clin d’œil aux noctambules à briquet.

Vive l’anarchie !

 

[in english][in italiano]

Appel à solidarité international suite au 1er mai 2019 à Paris

Publié le 2019-05-10 15:41:05

Dans un contexte où les flics et les banques sont attaqués régulièrement depuis la fin novembre,  ce 1er mai se pouvait être une possibilité de rupture radicale avec ce monde de frontières et de guerres dans la continuité des émeutes du 16 mars et plus généralement des attaques contre les différentes chaines de cette machine à briser des vies qu’est l’autorité.

Et ce alors que les drapeaux français et nationaux fleurissent toujours dans les rues, que la justice remplit les prisons (l’État annonce la création de 10 000 nouvelles places de prison avant 10 ans sans parler des centres de rétention administrative pour sans papiers ou des hôpitaux psychiatriques) et que le discours capitaliste prône de sourire en plus de mourir chaque jour un peu plus au travail.

Face à l’éventualité de l’approfondissement du conflit en ce 1er mai, l’état avait prévu un dispositif sécuritaire conséquent : 7400 flics sur la capitale, 20 000 contrôle préventifs. Résultat : une manifestation offensive mais très contenue par des flics qui n’hésitaient pas à charger.

De nombreux manifestants et compagnons de différentes nationalités se trouvent désormais sous les griffes de la justice et de la taule. S’il apparait nécessaire de développer des réflexes de défense collective de rupture dans le cadre des tribunaux (par exemple lors des procès du 21 et 23 mai et 3, 6 et 14 juin au TGI de Paris), il l’est tout autant de continuer à attaquer directement tout autant ceux qui produisent la misère que ceux qui la gèrent ici comme partout.

En partant des postulats que la défense est nécessairement offensive, que les pensées ne sont pas dissociables de actes et vice versa et que les fins existent dans les moyens que l’on expérimente, on peut aisément comprendre que chaque institution qui part en fumée est une brèche vers un monde sans pompiers, sans États, sans chefs, sans cages.

Par-delà les barbelés et les frontières, contre les prisons (avec ou sans mur), solidarité !

Berlin, Allemagne : Attaque d’un bureau du parti de gauche « die Linke » – Solidarité avec les squats de Berlin à Athènes – 4 mai 2019

Publié le 2019-05-11 10:47:06

Tard dans la soirée de samedi 4 mai 2019, nous avons attaqué avec des pierres le bureau de Sebastian Schlüsselburg, membre du comité berlinois pour la direction fédérale à la protection de la constitution et député du parti de gauche « Die Linke »dans le quartier berlinois de Lichtenberg. La plupart des fenêtres ont été détruites.

Ceci est notre réponse aux événements récents dont sont responsables ces représentant.e.s politiques du darwinisme social.

Citons d’abord l’adoption dans le quartier de Lichtenberg du projet de construction absurde de l’aquaparc sur ‘Rummelsburger Bucht’ (parking de Rummelsburg), un énième projet pour une ville au profit des riches et des touristes. Ce projet d’aménagement conduit à l’expulsion des personnes sans-abris qui ont occupé avec leurs tentes une petite zone de ce parking. Le rôle joué par les partis de gauche dans ce processus est évident. Après avoir tenté comme d’habitude de se rapprocher de la résistance, ils ont finalement TOUS accepté ce projet de construction.

Notre attaque était également une vengeance pour la destruction des petites cabanes de la ‘Mariannenplatz’ dans le quartier de Kreuzberg, dont leurs habitant.e.s sont désormais sans-abris. Ce n’est pas une mauvaise blague le fait que la seule raison de les en expulser violemment était de faire de la place pour le stand du parti « Die Linke » pour le festival « MyFest », organisé par les milieux proches de la mairie du quartier lors du 1er mai [1].

Nous dédions aussi cette attaque à la lutte sur le champs de bataille d’Athènes où Syriza (le parti frère de « Die Linke ») affronte les communautés et lutte et auto-organisées par une vague d’expulsions contre les squats, notamment ceux habités par les migrants. Ce vendredi, une des maisons expulsées, « Bouboulinas 42 », a été réoccupée par le mouvement [2].

Pendant que l’Etat et le capital luttent main dans la main,  il est indispensable selon nous de mener ensemble la lutte pour la liberté aux côtés de nos ami.e.s, en Grèce comme partout.

Des groupes autonomes.

[Traduit de l’allemand de Deutschland Indymedia, 08.05.2019]


NdT:
[1] Un événement qui devait avoir lieu à la suite de la manif du « 1er mai révolutionnaire », mais qui a été empêché par les flics. Quelques affrontements ont d’ailleurs eu lieu avec la flicaille juste avant le pont traversant la Spree, au bout de de la Warschauer Strasse, puisqu’elle en avait bloqué l’accès.
[2] Ce squat a été réinvesti vendredi 3 mai. Pour plus d’infos : https://athens.indymedia.org/post/1597546

Opération Renata (Italie) : Une lettre de Stecco depuis la prison de Tolmezzo

Publié le 2019-05-11 11:10:06

Chers compagnons et compagnonnes,

Est venu le moment de dire quelque chose sur ce qui s’est passé en février.

Un peu plus de deux mois se sont écoulés depuis notre arrestation dans le cadre de l’opération Renata, et je peux dire que je suis serein et fort, sûr comme jamais que la lutte continue malgré les coups portés par l’État.

Mon arrestation à Turin, près de Corso Giulio, s’est déroulée dans le calme vers 17 heures. Alors que je quittais le compagnon avec qui je me trouvais, j’ai remarqué le typique policier en civil devant moi à l’arrêt de tram, quelques secondes plus tard je me suis retrouvé encerclé. Je peux dire que tout s’est déroulé avec beaucoup de tranquillité, et je dois dire avec une « gentillesse » ennuyeuse, par opposition à la façon dont mes compagnons et compagnonnes ont été traités dans le Trentin.

Avant de partir pour Trente, je pensais encore que ma détention était liée à certaines peines que j’attendais depuis longtemps. J’ai senti quelque chose d’étrange : trop de gens avec des étoiles [trop de personnes gradées, ndt] dans ces couloirs de la caserne de Turin. Ce n’est que lors de la première visite de l’avocat que j’ai découvert le jour même de mon arrestation, que m’ont été confirmées les mesures alternatives à la prison. Une coïncidence ? Toujours est-il que vers 20 heures, ils me donnent quelques papiers au sujet d’une fouille personnelle et [et perquisition] de la maison où je vis. Évidemment, j’ai remarqué « nos » fatidiques 270 bis*, 280 bis** et une série d’autres infractions. Sur le moment, les dates et les lieux indiqués n’étaient pas compréhensibles, mais ma réaction était compréhensible. Alors que je lisais, je n’ai pas été surpris de ce qui se passait ; pas d’agitation ni de battements de cœur, mais la simple certitude en mes idées et mes croyances, la certitude d’avoir toujours lutté pour les idéaux de justice, de liberté, d’égalité entre tous les hommes et les femmes.
C’est donc avec cette étrange tranquillité que j’ai affronté le voyage à 70 km/h jusqu’à Trento avec quatre Ros (1). Quand je suis arrivé à la caserne de Trente vers 2 heures du matin, j’ai immédiatement compris l’ampleur de l’opération. La caserne était une fourmilière d’hommes et de femmes en uniforme ou non, de gros attachés-case, dossiers et paperasse.

C’est la troisième fois en 8 ans que l’Etat m’accuse de « terrorisme » avec tant d’autre de mes compagnons et compagnonnes, et je connais un peu ses filets, même si cette fois je suis moi aussi un de ceux qui finissent en prison. Quand ils nous ont fait sortir de la caserne, tout était bien préparé : sirènes et gyrophares déployés pour les photos des misérables journalistes postés le long de la route. J’ai compris que la chasse aux anarchistes avait été étudiée dans les détails les plus infâmes, de manière à servir de grosse caisse pour ceux qui sont en haut, dont les discours contre la liberté – aujourd’hui malheureusement soutenus par une grande partie des exploités – sont renforcés et propagés à la lumière projecteurs.

Une autre conviction qui m’a gardé, et me garde calme, c’est que quel que soit ce qui m’est arrivé ou qu’il m’arrive, mes compagnons ne sont pas seulement là, mais ils ont la force de réagir à cette nouvelle attaque. Respirer, même un court instant, l’air de Turin m’a donné de la force. Cette force, qui, des compagnons et de la solidarité de cette ville, s’est transmise à de nombreux endroits. Sentir un climat cohérent, déterminé, ne peut que faire du bien à tous et toutes, malgré les difficultés de ces derniers temps. La quantité de télégrammes et de lettres qui sont arrivés a confirmé ce ressenti.
Depuis de nombreuses années, je pense à ce que mon compagnon Roberto a écrit : « Je l’ai toujours su, lutter pour la liberté, signifie aussi pouvoir la perdre ». Des mots simples, clairs et surtout vrais. Maintenant que je suis en prison, je vois et j’entends des choses qui parfois m’ont échappé (mes deux premières courtes expériences en prison ont été un avant-goût de ce que je vis maintenant). Maintenant, je touche du doigt bon nombre des raisonnements que j’ai fait au cours de ces années de lutte. Rester ici à Tolmezzo, veux dire percevoir comment l’État et son appareil répressif travaillent en permanence et s’informent sur les moyens d’isoler ceux qui s’obstinent à lutter contre eux. Les conditions dans lesquelles nos compagnonnes se retrouvent à L’Aquila sont encore plus difficiles, dans cet hybride entre AS2 [section de haute sécurité] et 41 bis [régime d’isolement spécial (2)].
Ils veulent enlever à cette prison la réputation de lieu de tortionnaires et de bourreaux méritée à l’époque par l’ancienne directrice Silvia Dalla Barca, même si ces mains lourdes sont encore là. Mais maintenant les prisonniers sont pour la plupart en AS, et viennent du sud de l’Italie, ce ne sont pas des étrangers isolés à qui on peut faire tout ce qu’on veut sans que personne ne le sache. La tactique est maintenant différente. La prison est divisée en plusieurs catégories : mafia ici, et là, 41 bis, détenus de droit communs, musulmans, anarchistes, etc. Une tactique qui semble fonctionner, si l’on considère que parmi les quelques « droits communs » qu’il y a, ça s’est battu pour des insultes racistes et différents préjugés, à la grande faveur de la Direction. Je pense qu’il est très utile de comprendre l’évolution des prisons, leur histoire, les changements dans le code pénal, la façon dont les enquêtes sont menées, et pas seulement contre nous, anarchistes, pour comprendre ce qu’il faut dire et faire aujourd’hui, à l’intérieur et à l’extérieur.

Nous sommes aujourd’hui le 25 avril. Certains détenus m’ont demandé si je le fêtais et il était intéressant de voir comment, en quelques minutes, il a été convenu qu’il n’y avait pas de libération. L’histoire du mouvement partisan est très complexe. Je peux montrer du respect pour cette lutte, mais moi aussi je prend parti. Si je pense à cette lutte, je pense à des compagnons comme Pedrini, Tommasini, Mariga, Mariani et bien d’autres, qui ont combattu le fascisme et l’État bien avant le 8 septembre et bien après le 25 avril. Par-dessus tout, ils ne se sont pas battus pour des fins politiques et pour le pouvoir, par leurs sacrifices ils n’ont pas trahi les objectifs s’étaient fixés, en tant de jeunes hommes et jeunes femmes. C’est aussi grâce à ces compagnons, leurs expériences, leurs histoires que j’ai maintenant les connaissances pour affronter la prison avec force et dignité. Pour moi, il y a un fil conducteur qui m’unit à ces compagnons, non pas parce que j’ai le même courage – tant de choses qu’ils ont vécues que je n’ai pas vécues sur ma peau – mais parce que j’essaie humblement de poursuivre les mêmes luttes et les mêmes idées. Je trouve hypocrite que, comme chaque année, dans des journaux comme « Corriere della Sera », on se souvienne d’un grand photographe comme Robert Doisneau, qui pendant la guerre a falsifié des documents pour la Résistance française, et en même temps condamne et criminalise ceux qui fuient les lagers financées par l’Occident où ils sont enfermés parce qu’ils ne possèdent pas de papiers et seulement à travers la fuite et la falsification de papiers peuvent tenter d’échapper aux autorités et rester libres. Cette journée reflète l’hypocrisie de la société dans laquelle nous vivons, où tout peut être le contraire de tout.

Ces temps sont tristes. Les nouvelles des massacres aveugles se succèdent de manière angoissante. Les événements en Libye, au Sri Lanka, en Nouvelle-Zélande, au Venezuela et tous ceux qui sont cachés font partie du même côté de la médaille que les autres massacres perpétrés par diverses armées dans le monde.

Tous ces événements parlent de crimes aveugles, expéditifs et barbares, perpétrés non pas à des fins d’émancipation, mais dans le but de brutaliser la vie pour l’oppression et le pouvoir.
Dans ce contexte de guerres et de changements sociaux de toutes sortes, le mouvement anarchiste est accusé pour la énième fois de son histoire de « terrorisme ». Cette accusation est une grave offense, laquelle a pour but de dénigrer nos idées et nos méthodes. L’Etat, qui utilise les méthodes les plus sales et les plus infâmes, quand il a peur ou en a besoin, va frapper les exploités les plus conscients qui luttent. De bien des façons, les anarchistes se sont défendus contre ces attaques en réaffirmant la justesse de leurs idées et de leurs pratiques au fil du temps.
Moi aussi, j’ai envie de dire ce que j’ai à dire. L’isolement et cette cellule ne peuvent pas me faire taire. Je ne perdrai jamais le désir d’apporter la clarté là où il y a la pire confusion. Pour le faire, je vais citer les faits et les mots de quelques anarchistes.
Depuis de nombreuses années en Russie, les anarchistes et pas que, sont tués, torturés, la propagande bâillonnée, les membres de la famille arrêtés. En 2001, le jeune anarchiste et syndicaliste Nikita Kalin a été tué d’une balle dans la tête à cause de son activité dans l’usine où il travaillait. Beaucoup d’autres ont été frappés par une répression féroce de l’État et de ses serviteurs fascistes, qui n’a fait qu’augmenter ces dernières années. Le 31 octobre 2018, à 8h52, à Arkhangelsk, un jeune anarchiste, Mikhaïl Zhlobitski, meurt déchiqueté par sa bombe au sein de la Direction régionale du FSB (les services secrets russes). Trois agents sont blessés et le bâtiment est endommagé. Ce fait dramatique nous fait comprendre que, d’une part, nous avons perdu un compagnon courageux et que, d’autre part, la responsabilité de ce qui s’est passé incombe à l’État. Si on met face au mur les idées et la liberté, elles répondent avec les hommes et les femmes les plus courageux et les plus déterminés. Ce sont les conditions sociales qui font que des épisodes comme ceux-ci se produisent. Et ce fait n’est pas du « terrorisme ». Nous pouvons maintenant pleurer le compagnon disparu, mais comprendre encore mieux que la lutte doit se poursuivre jusqu’à ce que des faits comme ceux-là ne soient plus nécessaires.

Le 20 septembre 1953, un article de Mario Barbari est publié dans le journal anarchiste « Umanità nova », dans lequel ce compagnon commente ainsi le livre de Giuseppe Mariani sur les événements de Diana (3) en 1921 :
« Et le tyran n’est-il pas un lion affamé – toujours à la recherche d’aspirations conquérantes – alors que dans sa brutalité despotique il n’exclut aucun moyen, contre ceux qui tentent de se libérer de cette tyrannie, dans la crainte que les autres prennent conscience de la réalité qui les écrase ? Le tyran est donc l’expression authentique de la violence et celui qui la combat, combat la violence ».

Nous, les anarchistes, devons garder une boussole qui nous distingue toujours de ceux qui utilisent la violence pour leurs [propres] mauvaises fins. Malatesta l’appelait « gymnastique morale », grâce à laquelle le sens de la violence révolutionnaire est différent de celui de la violence utilisée par l’Etat à travers ses moyens et ses serviteurs. L’une de nos tâches est d’apporter de la clarté à cette société fondée sur la violence, de lutter pour que la brutalité soit finalement remplacée par la fraternité et la solidarité pour tout le genre humain. Peut-être qu’aujourd’hui la bataille pour rester humain est la plus difficile, échapper à la haine qui nous entoure est encore plus difficile. Si nous réussissons, nos objectifs pourront émerger avec force et lucidité.
Avec leurs accusations, ils veulent nous jeter dans un panier dont le contenu est plus que pourri ; au lieu de cela, nous, nous devons rester intègres face à la barbarie.

Barbani (4) continua :
« Il ne s’agit donc plus de violence ou de non-violence ; d’aimer ou de haïr ; de comprendre ou de compatir ; mais de lutter avec toute nos énergies d’hommes conscients pour éradiquer la tyrannie et éliminer le joug de l’esclavage matériel et spirituel ; c’est pourquoi nous encourageons chacun à se comprendre pour comprendre en même temps les autres. Si demain une nouvelle aube nous trouvait présents dans la réalité d’une révolte d’opprimées et de naufragés humains, nous ne dédaignerions pas d’être présents dans le rugissement des barricades et alors même nous serions sûrs de ne commettre aucune violence, mais de combattre la violence ! »

Le livre Mémoires d’un anarchiste de Giuseppe Mariani (5) m’a permis plus d’une fois de faire de profondes réflexions, ce qui m’a aidé à avoir une vision claire des pratiques et méthodes. Je termine ce discours avec les mots de Gigi Damiani dans l’introduction du livre de Mariani :
« Mais l’histoire nous enseigne qu’il y a des moments où la violence devient une nécessité sociale. Il faut seulement, dans la mesure du possible, qu’elle ne frappe pas aveuglément et qu’elle ne fasse pas payer aux humbles les fautes des grands ».

Je pense qu’en ce moment, malheureusement aussi à cause des attaques de l’Etat contre notre mouvement, nous avons l’occasion de revenir avec encore plus de force pour parler de nos idées, pratiques et rêves. Des espaces , même petits, s’ouvrent et nous devons critiquer les mouvements réformistes et de mauvaise foi. Au cours des derniers mois, beaucoup de gens se posent diverses questions vis à vis de l’orientation que prend cette société, surtout avec les cortèges [manifestations] d’opinion qui ont malheureusement un caractère défensif, réformiste et non partageable. C’est à nous, avec ceux qui sont avec nous, de créer des ruptures et de stimuler la réalité de telle sorte que cette reprise de conscience ténue aille à la racine des problèmes sociaux et ne soit pas séduite par des mots tels que démocratie-droits-progrès-civilisation. La clarté et nos pratiques sont aujourd’hui fondamentales pour réussir à créer un rapport de force nécessaire pour faire reculer l’État et les maîtres dans leurs intentions. Là aussi, nous avons besoin d’une saine gymnastique.

Et si des procureurs au dessus de tout soupçon tel que Raimondi et les procureurs de Turin et de Trente s’étonnent de la solidarité exprimée à nous [autres], anarchistes, en invitant la soi-disant société civile à rester à distance, cela signifie que la route est bonne, et ne peut que me rendre heureux. Nos luttes, notre propagande, nos pratiques, même si elles sont modestes, effraient d’une certaine manière ceux à qui de droit.

Je remercie sincèrement tous les compagnons et compagnonnes qui, ces derniers mois, ont déployé tant d’efforts pour poursuivre les luttes et la solidarité envers nous tous en prison. Je remercie tous ceux qui, à travers les assemblées, les revues, approfondissements, poursuivent le débat et le développement de nos idées.
Ma sincère proximité va aux compagnons enquêtés et enfermés en prison pour les procès « Scripta Manent », « Panico », « Scintilla » et tous les compagnons détenus dans les prisons d’un peu partout.
Ma plus vive inquiétude va à la compagnonne anarchiste Anahi Salcedo (6), enfermée en Argentine dans des conditions physiques précaires et sans soins appropriés.
Un salut fraternel va à tous les compagnons fugitifs qui marchent dans les rues du monde.
Encore une fois :
Pour la révolution sociale, pour l’Anarchie

Prison de Tolmezzo, le 25 avril 2019
Luca Dolce dit Stecco

(1) Ros : littéralement « Regroupement opératif spécial » unité anti-terroriste des carabiniers.

(2) Le 41 bis est un régime de détention spécial établi en 1986 pour les chefs mafieux, il a ensuite été élargi au « terrorisme » : avec par exemple des restrictions ou contrôle du courrier et des visites, aucun contact avec les autres détenus, promenade d’une heure ou deux par jour sans contact avec les détenus des autres sections.

(3) À Milan, le 23 mars 1921, a eu lieu une attaque à la bombe (qui a tué 21 personnes et en a blessé 80 autres) au théâtre Diana Kursaal. L’attaque visait Giovanni Gasti*, qui vivait dans un appartement au-dessus du théâtre. Les anarchistes Giuseppe Mariani et Giuseppe Boldrini seront condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Les autres inculpés comme Ettore Aguggini furent condamnés de nombreuses années de prison.

*criminologue et commissaire de police, bien connu pour ses méthodes répressives, également l’inventeur de la méthode de fichage des empreintes digitales, responsable la détention d’Errico Malatesta et d’autres anarchistes, détenus à la prison de San Vittore depuis 1920, qui étaient au moment de l’attaque en grève de la faim depuis plus d’une semaine.

(4) Mario Barbani : anarchiste et objecteur de conscience italien.

(5) Giuseppe Mariani : il fut emprisonné pour sa collaboration dans une série d’attaque commis par le groupe de Bruno Filippi. iI participa à différentes attaques et d’affrontements avec la police et les fascistes, et fut condamné pour l’attaque du théâtre Diana Kursaal.

(6) Anahi Salcedo : https://attaque.noblogs.org/post/2019/04/28/argentine-la-prisonniere-anahi-salcedo-blessee-suite-a-la-detonation-dun-engin-explosif-recoit-un-traitement-medical/

* association subversive à finalité de terrorisme

** attentat à finalité terroriste

Depuis insuscettibilediravvedimento.noblogs.org

Italie : Mises à jour sur l’opération « Renata »

Publié le 2019-05-11 11:14:05

Le 7 mai, à Trente, une audience « d’appel [des mesures de] précaution » a eu lieu (une sorte d’appel du réexamen) pour les compagnons arrêtés le 19 février [2019]. Les compagnons en prison – à l’exception de Stecco, qui reste détenu pour un autre jugement – sont maintenant assignés à résidence (avec toutes les restrictions). Sasha, qui était déjà assignée à résidence, est obligée de rester à Rovereto et de rentrer chez elle entre 21:00 et 7:00. La mobilisation pour le procès se poursuit. Et la solidarité pour les compagnons encore en prison, en particulier pour les compagnonnes de L’Aquila, à qui va tout notre soutien. Une pensée spéciale aussi pour les compagnons de l’opération « Scripta manent » qui ont été frappés par de lourdes condamnations, solidarité et force !

Des compagnons et compagnonnes du Trentin

depuis romperelerighe.noblogs.org


Pour écrire à Stecco :

Luca Dolce
Casa Circondariale di Tolmezzo
via Paluzza 77
33028 Tolmezzo (Ud)
Italie

Note :
Les compagnons ont d’abord été accusés d' »association subversive à des fins terroristes et de subversion de l’ordre démocratique » (art. 270bis, du code pénal, pour quatre personnes) et d' »attaque à des fins terroristes » (art. 280, pour tous), plus d’autres infractions connexes (interruption du service public, « détérioration », « sabotage du matériel télématique », « incendie » et « transport de matériaux explosifs ») car tenus responsables de certaines actions directes survenus au cours des deux dernières années dans le Trentin. Par la suite, la circonstance aggravante de terrorisme est tombée et l’accusation principale est devenue « association subversive » (article 270 du code pénal).

depuis insuscettibilediravvedimento.noblogs.org

Rennes, France : Révolte incendiaire au centre de rétention de Saint-Jacques-de-la-Lande lors de l’expulsion d’un migrant – 10 mai 2019

Publié le 2019-05-11 11:18:06

Dans la nuit de jeudi 9 au vendredi 10 mai, aux alentours de 3h00, les flics sont entrés dans les bâtiments du centre de rétention administrative (CRA) de Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine), près de Rennes, où sont incarcérées les migrants en attente d’expulsion. Au milieu de la nuit, leur sale boulot consistait à expulser par la force un sans-papier en le mettant dans un avion, frappé par une obligation de quitter le territoire français. Même si l’homme a finalement été renvoyé « dans son pays » (sic), cette expulsion ne s’est cette fois-ci pas passé dans le calme… car d’autres enfermés ont tenu à le faire savoir de la plus belle des manières…

« Environ dix migrants ont sorti des matelas et du linge de deux bâtiments. Ils ont allumé le feu avec du papier toilette. Certains émeutiers sont parvenus à monter sur le toit d’un des bâtiments pour exprimer leur colère. »

Les policiers-matons, qui gardent le CRA, ont réussi à éteindre les incendies avec des extincteurs avant que les pompiers n’interviennent. Pourtant, les deux locaux ont été sérieusement dégradés par les fumées opaques, provoquées par les incendies de matelas. Ils ont été fermés et sont actuellement inutilisables.

Des renforts policiers ont du être envoyés dans ce CRA pour « maîtriser les émeutiers qui ne voulaient pas descendre du toit ». D’autres ont été mobilisés pour déplacer une partie des retenus vers d’autres CRA.

La capacité d’enfermement du CRA est maintenant de 25 au lieu des 40 habituels. Ce vendredi soir, 32 hommes et deux femmes étaient enfermés à Saint-Jacques.

Trois personnes ont été transférées à la prison pour migrants d’Oissel, près de Rouen (Seine-Maritime). Deux autres, originaires du Soudan, ont été remises en liberté.

Une enquête a été lancée pour identifier les émeutiers, qui sera sans doute facilitée par les caméras de vidéo-surveillance en service dans cette prison qui ne dit pas son nom.

Rappelons qu’il y a quelques mois, la durée légale d’enfermement dans les CRA est passée de 45 jours à 90 jours lors de l’adoption de la loi Asile et Immigration.

Solidarité avec les migrants en révolte !

[Reformulé depuis l’agence de communication des flics et des frontières Ouest-France, 11.05.2019]

Munich, Allemagne : Incendie d’une voiture SODEXO, célèbre collaborateur de la machine à enfermer – 23 avril 2019

Publié le 2019-05-11 13:46:08

Dans la nuit du lundi 22 au mardi 23 avril 2019 à Munich, une voiture de marque Volkswagen a été entièrement détruite par les flammes. C’est la presse bavaroise qui nous informe de cet incendie, sans en dire davantage. Par contre, un post sur Indy Deutschland précise qu’il s’agissait en réalité d’un véhicule appartenant à l’entreprise Sodexo, connue pour sa collaboration de longue date avec le système carcéral.

En France, elle s’engraisse en partie en fournissant les « repas » aux prisonniers.

C’est un témoin qui a donné l’alerte en voyant le véhicule en feu dans la Klenzestraße aux alentours de 3h du matin. Mais malgré l’intervention rapide des pompiers, c’était trop tard: les flammes ont même eu le temps d’embraser deux vélos garés à côté ainsi qu’une autre voiture de la marque BMW.

Italie : Mises à jour sur l’opération « Scintilla »

Publié le 2019-05-11 19:39:04

En attendant d’autres nouvelles, nous apprenons par un message que le 5 mai, Beppe et Anto incarcérés à Ferrara ont été libérés avec l’obligation de pointer.

Liberté pour tous! Liberté pour toutes!

depuis roundrobin.info

Du Nord aux Bouches-du-Rhône : évasion ! (MAJ du 17/05)

Publié le 2019-05-11 19:39:06

Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) : Il sort avec la une corde

France3 / jeudi 9 mai 2019

Il était environ 15h ce mercredi à l’hôpital d’Aix-en-Provence lorsque le personnel pénitentiaire constate l’évasion d’un détenu de 48 ans pris en charge pour des examens médicaux. Le détenu a forcé une fenêtre sécurisée et s’est servi de ses draps comme d’une corde pour descendre les 2 étages.

Le procureur de la République a confirmé une information de la Provence sur l’évasion d’un détenu de 48 ans, ce mercredi à l’hôpital d’Aix-en-Provence. « Le détenu, connu pour de multiples vols, venait d’être admis à l’hôpital d’Aix-en-Provence. Il a profité d’un moment seul dans sa chambre sans surveillance pour forcer une fenêtre sécurisée et s’échapper à l’aide de ses draps utilisés comme corde pour descendre les deux étages » qui le séparaient de la liberté .

A l’heure actuelle, il est toujours en fuite. Incarcéré, sous le régime de la semi-liberté, pour des vols,  il est activement recherché par les policiers d’Aix-en-Provence et du département des Bouches-du-Rhône.

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Berck (Pas-de-Calais) : Et deux !

Le Réveil de Berck / vendredi 10 mai 2019

En 2017, un habitant de Maresquel-Ecquemicourt était incarcéré à la prison de Longuenesse. Il a une permission de sortie pour visiter un ami en fin de vie. Mais, à l’heure indiquée, il ne se présente pas. Cela constitue une évasion.
Il est retrouvé par la police de Berck, qui le place en garde à vue au commissariat. Il demande à aller aux toilettes, on le laisse y aller. En chemin, il voit une porte ouverte et décide de filer. « Je ne suis pas allé loin », remarque-t-il à la barre du tribunal de Boulogne-sur-Mer. Double évasion. […]
Le prévenu a 12 condamnations en six ans à son actif, surtout pour des faits de conduite sans permis. Il a purgé toutes ses peines depuis. Pour son évasion du commissariat de Berck, il est condamné à 90 jours-amende à 8 euros.

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Valenciennes (Nord) : Pourquoi rentrer en taule ?

extrait de La Voix du Nord / samedi 11 mai 2019

Le 24 mars, alors qu’il bénéficiait d’un régime de semi-liberté, il ne réintègre pas à 18 h la maison d’arrêt de Valenciennes et disparaît. En 2017, il avait été condamné par le tribunal de Marseille à une peine de vingt-quatre mois d’emprisonnement pour vol avec violences. Incarcéré à Draguignan, il bénéficiera d’une mesure de semi-liberté qu’il effectue à la maison d’arrêt de Valenciennes.  Mais au final, par peur d’une sanction après des incidents, il ne réintègre pas. Les investigations entreprises par les gendarmes de la compagnie de Valenciennes et de la communauté de brigades de Saint-Amand-Mortagne ont permis de le localiser sur le secteur de Mortagne, où réside sa mère, et en Belgique. […]

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Mise à jour du vendredi 17 mai : L’évadé de Luynes malheureusement rattrapé…

extraits de La Provence / jeudi 16 mai 2019

[on laisse tomber la prose du journaflic qui s’amuse à humilier depuis son ordi quelqu’un qui a essayé de gagner sa liberté; NdAtt.] Rattrapé par la police mardi matin à Manosque, où il avait trouvé refuge au domicile de sa compagne, il était jugé hier devant le tribunal correctionnel d’Aix.  » […] Nouredine écope de 30 mois ferme et repart pour un nouveau bail en prison. Avant toute cette histoire, sa libération était programmée pour septembre prochain.

Cluses (Haute-Savoie) : Proxi Vigie Urbaine de la Poste : les petits yeux du contrôle social

Publié le 2019-05-11 19:40:05

France Bleu / vendredi 10 mai 2019

A Cluses (Haute-Savoie), les quatorze facteurs ne font plus uniquement que distribuer le courrier. Depuis quelques mois, ils signalent également aux services municipaux toutes les dégradations qu’ils découvrent durant leurs tournées.

Sur son vélo jaune, Elvina est au aguets. Factrice depuis une dizaine d’année à Cluses, la jeune femme connait par cœur les rues de sa tournée et depuis quelques mois, en plus de distribuer le courrier, elle traque ce qu’elle appelle « les anomalie ». Cela peut être des nids-de-poule sur la route, du mobilier urbain dégradé, des graffitis ou encore des sacs de déchets abandonnés. 

Rue Georges Clémenceau, Elvina arrête son vélo. Elle vient de découvrir une barrière en bois totalement brisée. La factrice dégaine son téléphone portable.« Je me géolocalise, j’écris une note et je prends une photo. » Quelque seconde plus tard, le message est envoyé direction les services municipaux de la ville de Cluses. A eux, ensuite, de se déplacer et d’effectuer les réparations.

« Quand je me ballade en dehors de mon temps de travail et que je vois que cela a été réparé parce que je l’ai signalé… c’est sympa ! » – Elvina, factrice à Cluses

Ce service de La Poste baptisé « proxi Vigie Urbaine » est facturé chaque mois 445 euros (hors taxes) à la mairie de Cluses. Pour le maire, il s’agit d’une aide précieuse « pour être réactif sur les problèmes rencontrer au quotidien ». La Poste explique de son côté que cette prestation entre dans le cadre d’un programme, plus vaste, de lancement de nouvelles activités (portage de repas et de médicament, livraison de fleurs…). « Dans un contexte de baisse du volume de courrier on cherche de nouvelles activités pour nos facteurs et donc cette prestation est légitime », assure Franck Brais, le directeur du centre courrier de La Poste à Cluses.

Valence, Drome: révoltes contre la ville Bunker

Publié le 2019-05-11 19:40:11

france bleu Drome Ardèche, Samedi 11 mai 2019 à 12:39

Vendredi soir vers 23 heures Les pompiers ont été appelés pour un feu de poubelles quartier Fontbarlettes à Valence, dans la Drôme. Comme c’est toujours le cas, ils étaient accompagnés par des policiers. Mais en arrivant à l’entrée du quartier, entre 30 et 40 personnes les attendaient.Mais ils ne sont même pas pu  rentrés dans le quartier

Certains ont jeté des pierres, d’autres des bouteilles en direction des policiers et des pompiers. Aucun véhicule n’a été touché et il n’y a pas de blessés. Une enquête de la police de Valence est en cours pour essayer d’identifier les auteurs de ce caillassage.

Montbrun-des-Corbières (Aude) : Bon 8 mai !

Publié le 2019-05-11 22:38:04

extrait de L’Indépendant / vendredi 10 mai 2019

C’est le 8 mai au matin, quelques heures avant le rendez-vous organisé par la municipalité pour le dépôt de la gerbe et la lecture du discours du ministre délégué aux Anciens combattants, devant le monument aux Morts, que les employés communaux ont découvert ce dernier vandalisé.

Les fleurs mises devant celui-ci ont été déterrées et jetées sur la baie vitrée du café communal situé dans une rue adjacente. Le maire et les élus ont tout de même tenu à honorer les noms de ceux qui sont morts pour la France mais c’est avec beaucoup de tristesse qu’ils n’ont pu que constater le manque de respect vis-à-vis de ces personnes, tuées, pour la plupart dans la fleur de l’âge. Après la minute de silence, a retenti la Marseillaise puis, le premier magistrat a informé les personnes présentes qu’une plainte serait déposée à la gendarmerie dès le lendemain matin car un tel acte ne peut rester impuni, d’autant plus que ce n’est pas le premier. […]

Horbourg-Wihr (Haut-Rhin) : Dégradations chez le bailleur social

Publié le 2019-05-11 22:39:10

L’Alsace / vendredi 10 mai 2019

Le siège social de Habitats de Haute-Alsace (HHA) à Horbourg-Wihr a été détérioré dans la nuit de jeudi 9 à vendredi 10 mai.Les pneus de quatre véhicules ont été crevés. Des cylindres de portes ont été détériorés et de la peinture a été jetée sur les portes et fenêtres. Les faits ont été découverts par un prestataire à 6h du matin. Les gendarmes se sont rendus sur place pour constater les dégradations.

Les auteurs et motivations ne sont pas connus à l’heure actuelle, une plainte va être déposée par Pascal Pierrat, chef d’agence de HHA à Horbourg-Wihr. Le responsable souligne que déjà en décembre, les pneus de certains véhicules avaient été crevés.