Vive l'Anarchie - Semaine 18, 2022

Sommaire

Saint-Maur (Indre) : prendre le vélo d’escampette

Publié le 2022-05-02 19:43:48

Un détenu activement recherché après son évasion
de la prison de Saint-Maur

Ouest-France, 26 avril 2022

Un détenu de la maison centrale de Saint-Maur (Indre) s’est évadé vendredi 22 avril 2022, pendant une sortie vélo en extérieur. D’après la gendarmerie, l’homme aurait faussé compagnie « à son encadrement » à hauteur de la commune de Saint-Chartier, soit à plus de trente kilomètres de l’établissement pénitentiaire.

Le détenu « disposait d’une permission de sortie délivrée par un juge d’application des peines », a indiqué le parquet de Châteauroux à nos confrères. Lors de cette sortie, il ne serait pas revenu à l’endroit spécifié et l’alerte a très vite été donnée. Il serait toujours en cavale actuellement, selon le média local.

Pour le retrouver, la gendarmerie du département a déployé près de 50 militaires sur le terrain, dont une équipe cynophile et un hélicoptère. D’après des informations de La Nouvelle République, des barrages routiers ont également été installés. La police nationale et des membres du commissariat de Châteauroux sont venus prêter main-forte aux forces de l’ordre déjà sur place.

Une enquête pour évasion a été ouverte. Pour le moment, le parquet n’a pas souhaité communiquer davantage sur cette affaire, ajoute la chaîne régionale.

Limoges (Haute-Vienne) : quelques infos sur l’enquête suite à l’incendie de l’émetteur TDF des Cars

Publié le 2022-05-02 19:45:47

[Suite à l’incendie de huit voitures d’Enedis à Limoges en janvier 2020, puis à celui d’un émetteur TDF comprenant des antennes de radio, télé, téléphonie et militaires en février de l’année suivante aux Cars (sud de Limoges), une douzaine de personnes ont été perquisitionnées et /ou gardées à vue dans le Limousin le 15 juin 2021. Depuis, trois personnes sont toujours mises en examen et placées sous contrôle judiciaire, notamment pour « destructions en bande organisée par moyen dangereux » (dont destruction de biens relevant d’ « intérêts fondamentaux de la nation ») et pour « association de malfaiteurs ». Plusieurs recours en nullité ont été lancés par les accusés au niveau de la cour d’appel de Limoges, devant laquelle se tenait notamment un rassemblement de soutien le 24 février 2022.

Il y a quelques mois, un journal alternatif de la région a rendu public différentes mesures qui ont été utilisées dans cette enquête : filatures, pose de micros dans des domiciles et véhicules, prise sauvage d’ADN sur la portière de voiture d’une personne suspectée, demande à Enedis de la liste des personnes ayant refusé le compteur Linky dans la région, demande au quotidien local de la liste des IP s’étant connectés à son article relatant l’incendie, installation de keyloggers (enregistreurs de claviers) dans les ordinateurs des personnes surveillées.
Nous le reproduisons ci-dessous pour infos.]


Face au mépris, le feu ?
L’empaillé n°4 (ed. régionale), 26 janvier 2022

Avec ce pouvoir qui méprise toute opposition, il n’est pas étonnant que le rejet de la 5G et de son monde-connexions prenne la forme de sabotages. Ces actions, silencieuses ou revendiquées, sont sérieusement réprimées, après des enquêtes sophistiquées. Le 15 juin dernier, une descente antiterroriste avait lieu à l’aube dans le limousin…

Depuis Paris et Levallois-Perret, la DGSI et la SDAT1 tiennent les comptes pour les journalistes : « Inquiétant boom : 70 antennes vandalisées en 2020 » (Europe 1, janvier 2021), « 174 équipements de télécommunication ciblés en un an, après des appels lancés sur des sites associés à l’ultragauche » (France inter, avril 2021)2. Certes le tuto « Comment détruire des antennes-relais »3 a dû être consulté, mais attribuer à « l’ultragauche » une telle capacité d’incitation est un peu léger, voire volontairement flatteur. Les services antiterroristes définissent là tranquillement un ennemi, étendant toujours plus la notion bien pratique de terrorisme.

L’anti-terrorisme à toutes les sauces

Ces policiers sont dotés des moyens les plus intrusifs. Ils jouissent du privilège de l’anonymat, ne signant pas leurs procès-verbaux. Appelons-les donc Didier et Patricia. Didier et Patricia, qui veulent garder leurs postes et leurs tickets restaurant, combattent l’ultragauche.
En Limousin le 15 juin dernier à six heures du matin, il et elle surgissent, secondés par la gendarmerie et la police locales. Ils arrêtent et perquisitionnent. À Gentioux (Creuse), une institutrice est surprise chez elle après que les troupes d’élite aient traumatisé le voisin en se trompant de maison. Flingues des cagoulés braqués, puis « Ah pardon ! C’est à côté ! ». La descente antiterroriste se provincialise.
Ces forces spéciales encerclent le hameau. Cinquante riverains rappliquent pour encercler le cercle, ralentir, essayer d’empêcher, voir l’institutrice se faire embarquer quand même. Au même moment, dix arrestations ont lieu en Haute-Vienne. Ordis volés. On apprendra après coup que les flics avaient posé des micros dans une maison, si bien qu’en « perquisition » ils viennent finalement récupérer leur propre matériel !
Les trois personnes mises en examen après ces descentes sont accusées de deux actions. En février 2020, huit voitures d’Enedis ont été incendiées à Limoges, avec une revendication qui vise plusieurs facettes du monde connecté : contre le « linky », le « big data » et « big brother ». En janvier 2021, des antennes de radio, télé, téléphonie et militaires avaient été incendiées aux Cars, au sud de Limoges par le « comité pour l’abolition de la 5G et son monde », dans une opération poétiquement nommée « Voix du vent et chants d’oiseaux ».

Le parquet de Limoges, pour des accusations de dégradations de biens, a choisi les moyens d’enquête et le régime antiterroriste, dont les très éprouvantes 96 heures de garde à vue. Des régimes d’exception votés sous les émotions du 11 septembre et des tueries de masse, utilisés pour des câbles et des routeurs abîmés. On en est là.

Technologies de surveillance

L’arrêt d’une antenne 3G, 4G ou 5G passe quasiment inaperçu en ville. Les autres antennes relayent. Mais une grande antenne télé peut envoyer à elle seule Zemmour et Hanouna à des dizaines de kilomètres à la ronde. Ils ont été coupés pendant une semaine, pour 1,5 million de personnes. L’incendie de l’antenne militaire, secrète mais implantée sur le même site, est considéré dans le code pénal comme une « atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation », crime passible des Assises.
Détruire des hectares de forêt pour construire un « datacenter », c’est exemplaire, c’est la marche de l’économie. Détruire des câbles et des antennes pour déconnecter un peu le monde, c’est équivalent à de la haute trahison.
Pour cette enquête, la police a demandé à Enedis la liste des personnes ayant refusé le compteur connecté. L’entreprise l’a fournie aussitôt. La France n’a pas d’argent pour renforcer ses services de réanimation mais elle peut envoyer Didier et Patricia avec une équipe d’informaticien·nes doté·es des « moyens couverts par le secret de la défense nationale », pour installer un enregistreur de clavier (« keylogger ») de nuit chez toi, sur ton ordi. Elle te met sur écoute, elle te prend en filature. Elle a eu l’impression que tu donnais des rendez-vous à des amis sans utiliser ton téléphone. C’est louche. Tu as dû utiliser Signal ou Tor, tu es dangereux·se, elle te pose un keylogger. Et elle prend ton ADN sur la poignée de la portière de ta voiture pendant que tu fais tes courses.
La police a demandé au journal local les adresses IP des personnes qui ont consulté l’article sur l’incendie. Le Populaire du Centre a répondu qu’il ne gardait pas les IP du lectorat. Ce genre de lacune dans la surveillance de la population sera bientôt d’un autre temps. « La difficulté que nous avons, que nous avions, c’est que nous n’utilisions pas les URL », se lamente Darmanin4. « Même Le Bon Coin utilise des algorithmes pour savoir ce que vous souhaitez ». Pour analyser par algorithmes la vie connectée de toute la population, il va falloir, justement, beaucoup de « datacenters », d’installations électriques et d’antennes-relais. Qui seront peut-être ciblé·es à leur tour ?

Incarcérations et enquêtes en cours…

À Feytiat, à l’est de Limoges, pendant le premier confinement est apparu le tag « Le temps est venu de détruire ceux qui détruisent la terre ». Près de Lyon, en septembre 2021, deux moines catholiques intégristes ont tenté d’incendier des antennes 5G. En région parisienne, cet été, un homme pensant que les antennes 5G transmettaient le coronavirus en a coupé 26 à lui tout seul. Il a été localisé par son téléphone portable qu’il gardait sur lui.
On imagine que des enquêtes à gros budget sont en cours après les séries d’incendies d’antennes à Toulouse, Grenoble, ou encore à Marseille : en novembre 2020, trois jours avant le lancement commercial de la 5G, un très grand site d’émission de radio, télévision et téléphonie a été pris pour cible.

Boris, un militant de Besançon, a été condamné à une peine de deux ans de prison ferme pour l’incendie de deux antennes dans le Jura en avril 2020 [en réalité, quatre ans de prison, dont deux fermes]. Arrêté trois mois après, il a, chose rare, revendiqué son action dans une lettre intitulée « Pourquoi j’ai cramé les deux antennes du Mont Poupet »5 : « [Ce projet de société] que la domination appelle « progrès », « civilisation », a tout de dystopique », écrit-il. Boris est actuellement dans un état critique à l’hôpital de Metz après l’incendie de sa cellule de prison. De Douai à Vienne, de l’Alsace à la Bretagne, bien d’autres peines ont été prononcées pour des antennes détruites, contre des personnes présentées par la presse et la police comme « d’ultragauche », « gilets jaunes radicalisés », fous, paumés, ou tout cela à la fois.

Dans le Pays Basque, à Saint-Martin-d’Arberoue, un rassemblement vient d’avoir lieu ce 2 novembre 2021 pour empêcher Free d’installer une antenne 5G. Malgré le soutien des gendarmes, Free est reparti sans rien poser. Victoire. Pas d’antenne, pas d’arrestation. La SDAT devrait être bientôt sur le coup. Didier et Patricia vont encore poser des keyloggers la nuit et prendre des ADN sur des poignées de portes.

Alan Balevi

1 : Direction Générale de la Sécurité Intérieure et sous-direction antiterroriste.
2 : Pour un suivi, on peut lire attaque.noblogs.org, sansattendre.noblogs.org ou twitter.com/muArF.
3 : Tuto publié vraisemblablement d’abord en anglais en février 2020 sur nostate.net (serveur saisi, depuis, par la police néerlandaise) puis en français sur attaque.noblogs.org entre autres.
4 : France Inter, 28 avril 2021.
5 : Lettre publiée sur Indymédia Nantes, aujourd’hui disponible sur manif-est.info.

Meylan (Isère) : couper le jus du technopole numérique

Publié le 2022-05-02 19:49:25


Nouveau sabotage électrique : Inovallée visée à son tour ?

Le Dauphiné, 14 avril 2022
Après les grandes entreprises de haute technologie du bassin de Crolles la semaine dernière , c’est très probablement Inovallée, principal parc technologique de la région grenobloise, qui a été la cible, mercredi, d’une nouvelle action de sabotage menée sur une installation électrique . Une action de dégradation qui, selon nos informations, ne fait pas de doute, le procureur de la République de Grenoble ayant par ailleurs, deux heures après les faits, confirmé au Dauphiné Libéré que l’hypothèse d’un « acte criminel » était privilégiée.L’incendie s’est déclaré vers 15 h 30 dans l’enceinte même d’un poste source haute tension d’Enedis situé au 19, chemin du Vieux-Chêne à Meylan. Une installation placée entre des immeubles d’entreprises et l’A 41, en plein cœur d’une technopole d’environ 380 entreprises axées sur le domaine des technologies numériques.

« Certaines personnes ont entendu un bruit d’explosion », indiquait sur place Philippe Cardin, le maire de Meylan, une heure environ après le début du sinistre. Il semble que le feu ait été bref et très limité, mais il a mis hors d’usage l’un des deux groupes du site dont la fonction est de transformer la haute tension en moyenne tension (20 000 volts). Le résultat a été immédiat : environ 10 000 clients (particuliers et entreprises) ont été privés d’électricité dans six communes : Meylan et Montbonnot principalement, ainsi que Saint-Martin-d’Hères, Gières, Saint-Ismier et Biviers. Mais selon Enedis, « cette coupure n’a duré que quelques minutes, grâce à des opérations effectuées à distance » et le courant a été très vite rétabli pour tous les clients concernés.


Des risques importants

Les gendarmes de la compagnie de Meylan ont bouclé le secteur et ont débuté les investigations par l’intermédiaire de la brigade de recherches de l’unité. Mais très rapidement, ce sont leurs collègues de la section de recherches de Grenoble – qui enquêtent depuis 2017 sur tous les dossiers de sabotages en zone gendarmerie attribués à l’ultra-gauche libertaire – qui ont été saisis par le parquet.

Sur le plan purement opérationnel d’abord, cette nouvelle action directe est calquée sur les incendies précédents de Froges (le 4 avril) et du pont de Brignoud (5 avril). À Froges comme à Meylan, les saboteurs se sont apparemment facilement joués des grilles d’enceinte des postes visés (de RTE à Froges, d’Enedis à Meylan), et ont ciblé un lieu précis de l’installation. Mais si l’attaque du poste de Froges a été réalisée au cœur de la nuit, sur un point situé, qui plus est, à l’abri des regards une fois l’enceinte franchie, les auteurs de l’incendie de Meylan ont très certainement pris des risques importants, le site se trouvant à proximité immédiate d’immeubles d’entreprises et cela, en plein après-midi. Par ailleurs, après avoir escaladé les grilles, les auteurs étaient toujours facilement visibles depuis ces bâtiments et leurs parkings, le lieu précis du sabotage se trouvant immédiatement derrière l’enceinte constituée d’un simple grillage non équipé de pare-vues.

Outils d’asservissement

Sur le plan stratégique ensuite, cette action paraît s’inscrire dans une logique évidente d’atteinte successive à des objectifs prédéterminés : après STMicroelectronics (composants microélectroniques) et Soitec (semi-conducteurs entrant dans la composition de puces électroniques), ce seraient donc les entreprises de pointe développant des technologies de l’information et de la communication qui seraient visées.

De fait, depuis le milieu des années 2000 et la construction de Minatec à Grenoble, les hautes technologies sont une cible privilégiée des groupuscules de l’ultra-gauche libertaire, qui voient en elles d’insupportables outils d’asservissement et de « flicage » de l’individu. Il n’est pas interdit de penser par ailleurs que cette succession d’actions visant à désorganiser le tissu économique, au risque de pénaliser les dizaines de milliers de personnes dans leur vie quotidienne (l’incendie du pont de Brignoud en est un exemple), a été sciemment organisée à un moment clé, c’est-à-dire en pleine période électorale.

Et maintenant il faut des limonadiers... !

Publié le 2022-05-02 19:50:46

À propos d’arrestations préventives lors d’une des tentatives de manifestation du soir des élections



Le 24 avril dernier, à l’occasion de la manifestation pour l’annonce des résultats du second tour dont l’un des rendez-vous était appelé à Châtelet, comme on pouvait s’y attendre, un dispositif policier gargantuesque a été mis en place. CRS, civils, BAC, une foule de RG disséminés entre les touristes commandant leurs glaces, et la spectaculaire BRAV en cortège de motos prêtes à tomber sur n’importe quel passant qui pourrait avoir l’air de ne pas être ravi de l’élection de Macron, sillonnaient le quartier dans une chorégraphie visiblement faite pour impressionner et décourager les contestataires, ce qu’ils ont tenté de faire avec la bonne vieille méthode des contrôles préventifs, dispersés, autour du lieu de rendez-vous. C’est ainsi que plusieurs personnes se sont faites contrôler et certaines interpeller, avant que quoi que soit ne puisse avoir commencé. Si nous écrivons ce petit texte, ce n’est pas pour alerter autour de conséquences judiciaires importantes que ces arrestations n’ont évidemment (au dernières nouvelles) pas eues (ce n’est d’ailleurs pas vraiment leur but), mais plutôt parce que les contrôles préventifs et les procédures courtes (le plus souvent, compositions ou ordonnances pénales, rappels à la loi, parfois des comparutions immédiates) auxquels ils aboutissent pourraient finir par devenir relativement efficaces pour limiter les possibilités offensives, et puis aussi parce que le dossier du compagnon qui a été pris dans cette aventure comporte tellement de perles policières qu’il serait dommage de ne pas en rendre compte.

G. a donc été contrôlé par un policier de type BRAV, c’est-à-dire malin, alerte et perspicace, qui, sans doute grâce à sa formation, n’a pas été dupe en découvrant ce que G. avait sur lui : un limonadier. De cette perspicacité inénarrable qui circule entre gardiens de la paix, on en veut pour preuve le PV d’ambiance où un de ses collègues affirme avoir vu « un drapeau anarchiste rouge ». Notons déjà qu’il savait ce qu’était un limonadier, respect ! Pour la plupart d’entre nous, c’était un arbre à limonade. Pour le commun des mortels, expliquons donc : un limonadier est un objet très très peu contondant multi-usage, muni d’une lame de 1,5 cm et d’un bout de métal tordu et piquant. Un ouvre-boîte, un décapsuleur et un tire bouchon, donc. Monsieur DELABRAV, pas con, ne s’y méprend pas : il est en présence d’une tentative de port d’arme de catégorie D. Prêt à prendre des initiatives, ponctuel et assidu, il prévient derechef sa hiérarchie, et, prenant son courage à deux mains, lance une procédure sur ce délit. G. se retrouve donc avec comme chef d’inculpation « tentative de port d’arme de catégorie D, en l’espèce un limonadier ». Après avoir mobilisé nos équipes de traduction, puisque nous ne parlons pas le porc, ça donne ça : G. est envoyé au commissariat pour y être gardé à vue afin qu’une enquête soit diligentée sur le fait qu’il aurait eu l’intention de vouloir transporter un décapsuleur. L’enquête commence, attachez vos ceintures. La fouille. Un élément très important entre en jeu puisque l’individu sus-nommé (en porc dans le texte) avait sur lui dans son sac un livre louche, Mémoires d’un Révolutionnaire de Victor Serge. Peut-être a-t-il l’intention de faire une tentative de port de livre contre le stalinisme ? Prudence. Mais ça ne sera pas retenu dans la procédure, parce que c’est trop compliqué pour Monsieur DUPROCUREUR qui ne lit que deux choses : le Code Pénal et la date de péremption de son poisson pané le vendredi soir. Rappelons qu’un livre de cette envergure offre sans doute plus de possibilité émeutières qu’un tire-bouchon, qui n’est vraiment pas très pratique, même pour faire levier pour ouvrir un petit truc. Une tenue complète noire attire également l’attention de la maréchaussée, la couleur semblant leur rappeler de mauvais souvenirs (peut-être le drapeau noir du communisme ?) mais tout cela, ainsi que le refus de signalétique, ne finira pas dans les chefs d’inculpations, sûrement face à la gravité de la tentative de port d’arme de décapsulage massif. Rassurez-vous, « la destruction a été ordonnée en raison du caractère illicite, dangereux ou nuisible de la détention de cet objet. » Avis à tous les serveurs et serveuses !

Foin de ces bonnes blagues si fréquentes dès que les flics parlent ou écrivent, la suite est à réfléchir. Ce dossier qui ne tiendrait la route que chez Lewis Carroll, débouche, comme ceux des autres interpellations préventives de ce jour (à notre connaissance), sur cette merveille de saloperie judiciaire appelée « composition pénale » (proche de l’ordonnance pénale qui fonctionne selon un principe similaire). Au sortir de sa garde-à-vue, chiffonné et embrumé, pressé de sortir des vapeurs de commissariat pour reprendre le cours de sa vie, le prévenu est déferré devant un substitut de Monsieur DUPROCUREUR, qui lui propose un marché de dupe : une peine contre la reconnaissance de sa culpabilité, avec comme carotte le fait de sortir tout de suite et d’éviter une audience. En l’occurrence, pour une tentative de port de limonadier : 300 euros d’amende (pourquoi pas se faire un peu de thune après tout ce travail d’observation et de déduction), et, quand même, 6 mois d’interdiction de paraître à Paris. On remarquera que cette peine attribuée par le Parquet (qui est bien en fait celui qui s’éviterait ainsi un procès qui ne tiendrait pas la route), ouvre la possibilité d’interpellations ultérieures aux suites possibles variées selon la volonté répressive du moment, puisqu’il est bien évident que l’inculpé ne va pas éviter Paris pendant 6 mois, alors que très probablement il y vit, y travaille ou y chôme, y manifeste, y occupe, y voit ses camarades, compagnons et amis, y décapsule des trucs en réunion, etc. Alors se sortir de cette situation n’est pas compliqué : ne pas céder au chantage, ne rien reconnaître donc refuser tout de go, ou, mieux, demander les 10 jours de réflexions légaux qui ne sont pas indiqués sur le papier qu’on doit signer (faute de place sans doute...) et refuser bien sûr, mais 10 jours plus tard : on est libre aussi, mais sans peine et sans avoir reconnu des espèces de délits piégés qui n’ont l’air de rien sur le moment mais peuvent devenir bien autre chose. Une fois le refus acté, la balle est dans le camp du Parquet, contraint de méditer sur l’opportunité de porter un dossier aussi mal bricolé en correctionnelle : qu’ils le fassent, nous y sommes prêts, décapsuleurs entre les dents !

Ne nous laissons pas piéger par les chantages policiers et judiciaires !
Décapsulsons le monde !

Le 29 avril 2022
Des Rétifs

Et une belle nuit, internet fut coupé dans une bonne partie du pays… [Mis à Jour]

Publié le 2022-05-02 19:50:48
Un des lieux des sabotages, en Ile-de-France ; « Entre 2 heures environ et 5 heures du matin, dans la nuit de mardi à mercredi, des mains expertes et bien renseignées se sont attaquées aux câbles « longue distance » interrégionaux en fibre optique au niveau de quatre « chambres de tirage » isolées, situées à Chalifert (Seine-et-Marne), La Chapelle-la-Reine/Amponville (Seine-et-Marne), Maurecourt (Yvelines) et Génicourt (​Val-d’Oise) ». Source : JDD, 29 avril 2022

« Du sabotage » : plusieurs câbles sectionnés à l’origine d’une importante panne internet en France
L’Obs/Toms Guide, 27 avril 2022 (extraits)

Ce mercredi 27 avril au matin, de nombreux Français se plaignent de difficultés à se connecter. Et pour cause : les incidents se multiplient en France, à la suite d’un important sabotage. Une source officielle étatique confirme à « l’Obs » qu’il s’agit d’un « acte de malveillance coordonné », particulièrement « grave » et « très rare ». Selon l’AFP, plusieurs villes françaises ont connu des coupures de connexion internet dans la nuit après que des câbles ont été sectionnés. Paris, Lyon, Grenoble, Reims, Strasbourg ou encore Lille ont été particulièrement concernées.

Un ingénieur télécom indique que « vers 3h20, 3h40 et 5h20, des câbles de plusieurs réseaux fibre longue distance ont été partiellement sectionnés ». Il s’agirait de câbles « de Paris en direction de Strasbourg, Lyon et Lille ». Ces câbles « longue distance » en fibre optique permettent de relier les grandes villes françaises entre elles, notamment pour les infrastructures, comme les data centers. C’est aussi par ce réseau que circule l’accès internet fixe (ADSL et fibre), et certaines lignes téléphoniques.

Un autre lieu des sabotages (Chalifert, Seine-et-Marne)

La quasi-simultanéité des coupures cette nuit (entre 3h20 et 5h20) semble en effet suspecte, d’autant qu’il ne s’agit pas de simples connexions « grand-publics » qui ont été touchées, mais des liaisons longues distances stratégiques souterraines utilisées pour le peering et le transit IP, reliant Lyon, Strasbourg, Caen, Lille, Rennes à Paris, et sur au moins trois lieux distants de plusieurs centaines de kilomètres.

Par effet domino, ce sont plusieurs opérateurs locaux et (inter)nationaux utilisant ces fourreaux ou louant de la bande passante sur ces liaisons fibres, tels que Sparkle, Alphalink, euNetworks, Colt, F5, Zayo ou Netalis, qui sont concernés par ces évènements. Chez Netalis, la panne a été confirmée dès ce matin via une communication particulièrement transparente, l’opérateur ajoutant que la plaque Bourgogne-Franche-Comté aurait été pendant un moment totalement isolée d’Internet. L’incident majeur a en pratique isolé différents équipements de transmission des dorsales Internet (backbones) d’opérateurs de transport longue distance

Il faut bien comprendre que les emplacements de ces câbles peu accessibles. Il ne s’agit pas d’armoires que l’on peut trouver dans la rue, mais de tuyaux enterrés [sous des trappes, ou le long de voies SNCF, d’autoroutes et de canaux de VNF]. Une source dans les télécoms nous indique que la coupure sur le câble Paris-Lyon se situe au niveau du village de La Chapelle-la-Reine (Seine-et-Marne) et est due à « un acte de vandalisme ». « Le Parisien » évoque lui des câbles sectionnés à Fresnes-en-Woëvre (Meuse), Meaux et Souppes-sur-Loing (Seine-et-Marne), et Le Coudray-Montceaux (Essonne).

Les régions touchées par le sabotage

Les conséquences de ces coupures sont déjà bien réelles. Le site Free-Reseau, qui affiche les anomalies chez l’opérateur Free, recense ce mercredi midi 190 difficultés de connexion dans l’Hexagone, essentiellement concentrées sur le nord et l’est du pays, ainsi que le sud de l’Ile-de-France. Constat similaire par le site Zone ADSL, qui évoque 8 314 pannes sur l’internet fixe ces dernières 24 heures, et 1 123 pannes sur les réseaux mobiles, impactant majoritairement l’opérateur Free, et dans une moindre mesure SFR. D’après nos informations, Free enregistre 70 % de ses capacités dégradées. L’opérateur n’a toutefois pas souhaité réagir. Sur Twitter, Free a signalé de « multiples actes de malveillances » sur l’infrastructure désormais « circonscrits ».

Les réseaux d’Orange et de Bouygues Telecom ont eux été épargnés. « Certains acteurs télécoms indiquent avoir observé des ruptures de liens internet, nous indique Bouygues Telecom, qui assure ne pas utiliser les liens concernés par ces dysfonctionnements. »

De son côté, SFR nous confirme que « des lignes de fibre ont été coupées autour de Lyon et en Île-de-France », et sont déjà en cours de réparation. « C’est clairement du vandalisme », nous dit-on chez l’opérateur. Le retour à la normale ne devrait pas intervenir avant ce mercredi soir. « Ça sera peut-être plus tard, nous dit un opérateur. Les travaux de réparation sont très lourds ».

Enquête préliminaire

Une enquête préliminaire a été ouverte, a indiqué le parquet de Paris. La section cyber de ce parquet a ouvert une enquête des chefs de « détérioration de bien de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation », « entrave à un système de traitement automatisé de données » et « association de malfaiteurs ». Les investigations, a précisé cette source, ont été confiées à la DGSI, le renseignement intérieur, et à la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ).

Fédération Française des Télécoms

Enfin, Arthur Dreyfuss, Président de la Fédération Française des Télécoms (FTT) a déclaré : « Nous alertons les pouvoirs publics depuis de nombreux mois sur la recrudescence d’actes de malveillance sur nos infrastructures. Les antennes-relais de téléphonie mobile étant généralement prises pour cible, les actes de vandalisme de ce jour sur les réseaux de fibre optique sont inédits et totalement inacceptables. Je condamne fermement ces actes de sabotage qui engendrent des désagréments considérables pour les entreprises et les citoyens de notre pays. Nous réitérons notre appel au futur Gouvernement d’intensifier la lutte et la prévention contre ces actes de vandalisme et nous appelons à durcir les sanctions pénales à l’encontre de leurs auteurs. »

Et le directeur général de la FTT, Michel Combot, interrogé sur France Info (27/4) a répondu ainsi à la question  » Comment pouvez-vous mieux protéger ces câbles ? » par « Il y a plus de 50 000 pylônes en France, près de 30 millions de foyers et d’entreprises ont accès à la fibre donc il est un peu illusoire de vouloir tout protéger. »

[Pour infos : la carte de l’ensemble des grandes liaisons internet -y compris de fibre optique- se trouve ici :
https://www.infrapedia.com/]


Sabotage de câbles internet : une PME raconte l’impact
très concret de la coupure
L’Obs, 27 avril 2022

L’importante panne qui a touché le réseau internet français, ce mercredi 27 avril, après un « acte de malveillance coordonné » avec la coupure de plusieurs câbles de fibre optique à différents endroits du pays, s’apparentant à « du sabotage », a eu des conséquences très concrètes. De nombreuses entreprises ont fait les frais de grandes difficultés de connexion à internet, voire d’impossibilité d’utiliser le réseau, mais cela a aussi potentiellement affecté leurs échanges d’e-mails, leurs lignes de téléphone fixe (dont une grande partie des échanges passent désormais en voix sur IP). Et, pour certaines, leurs services numériques et autres applications, hébergés sur des data centers aux accès limités, voire coupés.

Plusieurs entreprises concernées n’ont pas souhaité témoigner auprès de « L’Obs ». Seule Agora Calycé, une solution d’outils numériques pour entreprises, a accepté de jouer la transparence sur les événements de ce mercredi. Son responsable du centre de service, Thierry Stiegler, nous raconte : « Notre équipe de sécurité, d’astreinte 24h/24 7jours/7 a reçu une première alerte à 3h18, rapidement suivie d’une notification de notre opérateur [professionnel] Alphalink. Ce n’est que ce matin, vers 6h30, que nous avons commencé à comprendre l’impact : une grande partie de nos clients a vu son service très dégradé, voire complètement arrêté. »

Agora Calycé fournit des solutions d’hébergements pour des sites internet et pour des applications, via différents data centers à Strasbourg, Paris et Lyon. L’entreprise strasbourgeoise propose aussi des connexions internet à des clients professionnels. Tous ces échanges numériques passent par trois câbles de fibre longue distance : le Paris-Strasbourg, le Paris-Lyon, et le Strasbourg-Lyon. Manque de chance : deux sur trois ont été sectionnés.

Résultat : une multiplication des pannes à la vitesse de l’internet. Et réorienter le trafic sur d’autres routes n’est pas simple, puisque les chemins alternatifs (comme le Genève-Lyon par exemple) ont été rapidement saturés. « Les surcharges ont conduit à des plantages supplémentaires, c’est difficile à gérer », poursuit Thierry Stiegler. Au total, une dizaine de personnes est mobilisée chez Agora Calycé, sur la vingtaine de salariés, pour aussi bien tenter de rétablir les connexions, qu’expliquer la situation aux clients, et en rassurer certains.

Dans tous les cas, la société anticipe la perte d’au moins un mois de chiffre d’affaires sur sa partie transit. « Je ne peux pas vous donner le montant précis, simplement que c’est conséquent », nous dit-on. La PME attend désormais les conclusions de l’enquête, qui doit confirmer qu’il s’agit bien d’acte de malveillance, afin de permettre de faire jouer les assurances. Comme l’a révélé « l’Obs », le parquet a été saisi de l’affaire et une enquête est ouverte. Elle va tenter de déterminer qui est à l’origine de cette coupure de câbles, que certains qualifient déjà de « cyberterrorisme ».


L’un des sabotages, du côté de Chalifert (Meaux)…

Fibre optique : des câbles coupés « intentionnellement » à plusieurs endroits en France, la connexion à Internet perturbée
Le Parisien, 27 avril 2022

La fréquence des coupures nocturnes à 10 minutes d’intervalles a de quoi interloquer. Les connexions à Internet sont perturbées dans plusieurs villes de France à la suite de coupures d’importants réseaux de fibre, notamment les infrastructures de SFR/Altice France qui irriguent l’Hexagone. Le ministère de l’Économie a confirmé à l’AFP avoir été informé du problème de « tuyaux sectionnés » qui pourraient correspondre à des actes de vandalisme.

« Ce n’est pas la coupure localisée habituelle due à un coup de pelleteuse du chantier d’à côté, les câbles ont été sectionnés des deux côtés afin de compliquer les réparations », constate un opérateur de ces infrastructures stratégiques. Ces gros câbles sont dissimulées dans des trappes dont la localisation est gardée discrète. « L’urgence est de tout ressouder, cela représente des dizaines de milliers de petits câbles de fibre optique » prévient-il.

Ces câbles souterrains ont été sectionnés à Fresnes-en-Woëvre (Meuse), Meaux et Souppes-sur-Loing (Seine-et-Marne) et Le Coudray-Montceaux (Essonne), selon nos informations. Les réseaux alimentent les connexions Internet longue distance Paris-Lille, Paris-Strasbourg, et Paris-Lyon. Ils permettent de relier les grandes villes françaises entre elles, notamment pour les infrastructures critiques comme les centres de données. L’ADSL et le réseau fibre à haut débit empruntent aussi ces routes.


Des pannes Internet dans toute la France après des actes de vandalisme sur des câbles de fibre optique
France Inter, 27 avril 2022

Erreur 404.
Des pannes de connexion Internet de grande ampleur dans plusieurs villes, comme Grenoble ou Strasbourg, mais aussi à Paris ou Lille, et ce chez plusieurs opérateurs Internet : dans la nuit de mardi à mercredi, un incident d’une ampleur inédite a touché l’Internet français.

« Ce genre d’incident de cette ampleur, ça n’arrive jamais », a déclaré à l’AFP une source proche du dossier. Selon BFMTV, ces coupures sont liées à des coupures malveillantes de câbles de fibre optique, dans plusieurs zones de la France. Mercredi à la mi-journée, le secrétaire d’Etat au numérique Cédric O a confirmé au moins que des câbles avaient été sectionnés en Île-de-France.

Les opérateurs n’ont pas encore communiqué la nature exacte des incidents, mais selon plusieurs sources, aux alentours de 4h du matin, des incidents ont commencé à être identifiés le long de trois grandes lignes de fibre, reliant Paris à Lyon, Lille et Strasbourg. Au mois deux opérateurs sont concernés : Free, qui a reconnu de « multiples actes de malveillance » sur ses lignes, et SFR, qui a confirmé « plusieurs coupures de fibres » notamment autour de Lyon. Selon d’autres sources : Trois des quatre artères de Free, qui constituent la colonne vertébrale de leur réseau, ont été sectionnées.

Quelles conséquences sur le réseau ?

La conséquence la plus directe, ce sont des coupures d’Internet sur les connexions Internet à domicile. Selon le site DownDetector, c’est Free qui connait le plus de signalements de dysfonctionnements, avec un pic aux alentours de 9h30 mercredi matin. SFR, Bouygues et Orange sont globalement moins touchés. Mais ce n’est pas la seule conséquence : les câbles de fibre alimentent également des antennes relais mobiles, impliquant aussi des problèmes de connexion sur certains réseaux de téléphones portables.

Enfin, même pour ceux et celles qui n’ont pas de coupure nette d’Internet, des ralentissements ont pu être constatés, causés par les « déviations » mises en places pour contourner les dysfonctionnements : « C’est un peu comme si des autoroutes étaient coupées et qu’il fallait rediriger le trafic sur des nationales : ça fonctionne, il peut y avoir des petites coupes ça et là mais Internet fonctionne », analyse Sami Slim, directeur général de Telehouse, qui gère des data-centers en France.

Qui est à l’origine de ces actes ?

« On ne sait pas qui c’est, pour l’instant », selon une source proche du dossier. Le journal L’Obs cite une source étatique qui évoque « un acte de malveillance coordonné, grave et très rare », laissant entendre que les auteurs de ces actes auraient planifié leur attaque pour agir au même moment dans plusieurs zones de France.

« C’est clairement du sabotage, et le parquet a été saisi », peut-on aussi lire dans l’Obs, « ça peut être des petits malins militants comme quelque chose de beaucoup plus grave ». La piste d’attaques cyberterroristes n’est donc pas écartée, mais à l’heure actuelle rien ne permet de confirmer un mobile qui aurait pu conduire les auteurs à creuser dans le sol pour aller sectionner ces câbles, qui sont enterrés.


“C’est du sabotage majeur” : internet perturbé en Bourgogne-Franche-Comté après des actes de malveillance sur des lignes de fibres optiques
France3 Bourgogne Franche Comté/AFP, 27 avril 2022

Mercredi 27 avril, des ralentissements et des coupures d’accès à internet ont eu lieu dans plusieurs grandes villes françaises, dont Grenoble, Besançon, Reims et Strasbourg. L’origine de ces actes de malveillance n’est pas connue, mais ils sont d’une ampleur inédite.

La nuit a été courte pour cet opérateur alternatif qui fournit internet à plusieurs dizaines de milliers de professionnels en Bourgogne-Franche-Comté. “Cette nuit, notre centre de supervision a constaté la perte successive, échelonnée entre 3h20 et 5h20, de plusieurs artères majeures assurant les liaisons entre Paris et Lyon ainsi que Paris et Strasbourg. Cet incident majeur et inédit dans son ampleur est désormais résolu par la mise en œuvre de liaisons de substitution. Les autorités judiciaires vont être saisies” indique dans un communiqué l’opérateur Netalis.

Celui-ci va déposer plainte avec constitution de partie civile pour solliciter l’ouverture d’une information judiciaire destinée à faire toute la lumière sur cet acte de malveillance coordonné.

Nicolas Guillaume, dirigeant de Netalis n’avait jamais connu une telle attaque. Le réseau internet est complexe, un énorme maillage de fibres sur tout le territoire. Pour mieux comprendre ce qui s’est passé, Nicolas Guillaume explique que ce sont les autoroutes transportant la fibre qui ont été attaquées. “A quelques minutes d’intervalle” dit-il. “C’est inédit, on ne sait pas qui est à l’origine de ces actes de malveillance, on avait déjà connu des dégradations sur des pylônes, mais là, on atteint les grandes autoroutes… La coordination des attaques sur les câbles a été bien faite, par des gens qui connaissent inévitablement le réseau » analyse-t-il. L’opérateur alternatif et ses équipes techniques ont pu réalimenter leurs clients rapidement. Ce mercredi en fin de matinée, la situation était redevenue normale. Mais, les professionnels savent déjà qu’il faudra mettre en place des actions correctives, pour ne pas dépendre à l’avenir d’un seul flux majeur de transport.

Selon les premières constatations, ce sont des câbles « longue distance » inter-régionaux en fibres optiques qui passent le long des autoroutes, des voies ferrées et voies navigables, qui ont été sectionnés volontairement en plusieurs lieux, notamment la liaison Paris-Lyon et Paris-Strasbourg.

Le site Zone ADSL a recensé 9.156 pannes sur l’internet fixe en France ces dernières 24 heures, perturbant majoritairement les clients de l’opérateur Free et dans une moindre mesure SFR. « Les attaques ont eu lieu cette nuit à 4H00 », a déclaré l’opérateur Free, qui espère que le réseau sera « rétabli dans la journée ». « Trois des quatre artères de Free », appelées « backbone » et qui constituent « la colonne vertébrale de leur réseau ont été vandalisées », ont indiqué d’autres sources. Le « backbone » sert à interconnecter le trafic internet entre différentes zones géographiques grâce à des fibres à très haut débit. « C’est une espèce de‘hub’ de la fibre », a expliqué un industriel du secteur. « Quand tu coupes ça, tu coupes l’accès à toute une région ». Une coupure peut toutefois être contournée grâce à l’interconnexion des réseaux et les opérateurs peuvent ainsi fournir un service dégradé.

En [mai] 2020, des câbles télécoms avaient été intentionnellement coupés à Vitry et à Ivry, dans le département du Val-de-Marne, privant momentanément d’accès à Internet des dizaines de milliers d’abonnés d’Orange. Des centres de données avaient vu leurs activités perturbées pour ces coupures d’Internet. Une plainte avait été déposée et une enquête ouverte, mais l’une des parties au dossier a indiqué à l’AFP, mercredi 27 avril, n’avoir eu « aucune nouvelle des autorités » à ce sujet.

 

Biélorussie/Russie : des nouvelles de la « guerre du rail »

Publié le 2022-05-02 19:50:50

Stopper
les wagons
traduit du russe du site anarchiste a2day, 15 avril 2022

Le 14 avril 2022, les groupes de partisans “Busly lyatsyats” [Буслы ляцяць, soit Les cigognes en vol *]  rapportent avoir mené des actions de guérilla dans les régions de Smolensk et Briansk (Russie), à une cinquantaine de kilomètres de la frontière Biélorusse, afin de ralentir le transport ferroviaire des troupes de Poutine. À la suite d’actions menées à bien, des dispositifs de signalisation, de centralisation et de blocage ont été détruits sur plusieurs tronçons ferroviaires. Plusieurs armoires de relais de signalisation sont détruites.

A cette fin, des engins incendiaires artisanaux ont été installés dans les armoires-relais du système de signalisation ferroviaire, déclenchés à l’aide d’un retardateur par minuterie, avant de brûler complètement l’équipement interne des armoires.

Il y a également eu d’autres actions contre le chemin de fer russe, dont personne, à notre connaissance, n’a pris la responsabilité. Il peut s’agir soit de partisans de la résistance russe ou biélorusse, soit de saboteurs ukrainiens. L’objectif est maintenant le même : arrêter l’agression et affaiblir l’État russe autant que possible, ce qui pourrait donner à la population une chance de faire une révolution sociale et de structurer la société sur des principes différents.

Récemment, on a appris la détention de trois Biélorusses pour avoir provoqué un incendie des armoires relais entre les gares de Borisov et Novosady, qui s’est produit le 25 mars. Les saboteurs sont tombés sur un groupe de troupes intérieures qui se trouvaient en patrouille dans la forêt, et ont ouvert le feu pour tuer [NdT : de plus, la nuit du 30 mars, trois habitants de Bobruisk, âgés de 27 à 28 ans ont été arrêtés puis un autre le 1er avril dans le district de Borisov, accusés par le ministère de l’Intérieur biélorusse d’avoir commis les sabotages de voies ferrées du 25 mars à Borisov et du 28 mars dans le district d’Osipovichi. Trois des quatre ont été blessés par les flics lors de leur arrestation puis hospitalisés, notamment après avoir reçu une balle dans les genoux].

Stopper les wagons

Et pourtant, malgré le danger, on signale de nouvelles attaques, la guerre du rail continue. Les membres du collectif “Останови вагоны” [Stopper les wagons, voir leur site ici, dont l’un des slogans est « En sabotant les voies du chemin de fer, vous sauvez des vies des deux côtés du front !« ] publient des informations actualisées sur la circulation des trains en Russie et donnent des conseils sur les actes de sabotage. Non systématique. Fragmenté. Sans un seul centre de commandement. Dans toute la Russie !

Un énorme train de marchandises peut être arrêté par une seule personne – avec un fil de fer et des gants en caoutchouc.

Étant donné que le carburant et les munitions pour la guerre sont acheminés des dépôts militaires de toute la Russie, il est important que la résistance soit PARTOUT.

Avant tout, il est important d’arrêter le trafic ferroviaire dans les régions à partir desquelles des équipements militaires, des missiles et des bombardiers décollent vers l’Ukraine :

Plus spécifiquement

Les chercheurs de la Conflict Intelligence Unit publient périodiquement des photographies et des rapports sur les mouvements observés des forces. Des mouvements ont déjà été enregistrés :

▪️Rostov-sur-le-Don, sur la route de Sibirtsevo (Primorsky Krai)
▪️Krasnoye Selo (Saint-Pétersbourg, district de Krasnoselsky)
▪️Maslovka (banlieue de Voronezh)
▪️Veselaya Lopan (Région de Belgorod)
▪️Selyatino (Région de Moscou, Moscou-Briansk)
▪️Kubinka-2 (région de Moscou, grand anneau du chemin de fer de Moscou)
▪️Alekseyevka (région de Belgorod)
▪️Krasny Bor (région de Smolensk)
▪️Yelnya (région de Smolensk)
▪️Novozybkov (région de Briansk)
▪️Konosha (Archangelsk Oblast)
▪️Cheryokha (région de Pskov)
▪️Volokolamsk
▪️Khabarovsk
▪️Tyumen
▪️ Tula

Bien entendu, cette liste n’est pas exhaustive. L’équipement, le carburant et les munitions pour la guerre sont acheminés depuis les dépôts militaires de toute la Russie. Il est donc important que la résistance agisse PARTOUT.

Des conseils simples de la part de la résistance ferroviaire :

Blocage des signaux automatiques

Si vous « court-circuitez » deux rails avec un fil, l’automatisation reçoit un signal indiquant que la voie est occupée et le feu passe au rouge.

1. Utilisez n’importe quel fil épais (avec ou sans gaine isolante)
2. Enrouler les deux extrémités des fils autour des rails
3. Portez des gants en caoutchouc pour vous protéger.

Il est très important que le fil entre en contact avec les deux rails !

Rails huilés

1. Trouvez un tronçon de chemin de fer qui monte (c’est l’étape la plus difficile).
2. Lubrifiez les rails avec de l’huile (n’importe quelle huile fera l’affaire), de la graisse ou du savon liquide.
3. Veillez à graisser les DEUX rails sur au moins 200 m – cela augmentera les risques de déraillement. Cette méthode ne doit jamais être utilisée contre des civils.

Train de véhicules blindés russes près de la gare de Brest-Yuzhny (Biélorussie)

Détruire l’armoire-relais

Requis :
1. Localiser l’armoire-relais
2. Ouvrir la porte avec un pied de biche.
3. Verser un liquide inflammable (essence, kérosène) sur l’équipement
4. Mettre le feu
5. S’échapper avec succès.

Si vous ne trouvez pas d’essence, peu importe, l’équipement peut être détruit de toute autre manière appropriée, y compris avec une masse. Ensuite, la méthode d’action ressemble à ceci :

1. Trouver l’armoire à relais
2. Entrer
3. Détruire le matériel par tous les moyens nécessaires
4. S’échapper avec succès

Vandalisme lumineux

Détruire les feux de signalisation des chemins de fer. N’importe quel marteau, masse, pied-de-biche ou même une pierre assez lourde fera l’affaire.

Cela perturbera le trafic ferroviaire et bloquera l’approvisionnement de guerre vers l’Ukraine.

Détruire un aiguillage

La première chose à faire est de le trouver. Ils sont toujours présents avant les bifurcations, particulièrement nombreuses à l’approche des villes et des grands carrefours ferroviaires. La méthode la plus « simple » consiste à utiliser 1 kg d’explosifs. Vous pouvez également utiliser une masse ou un pied de biche à la place des explosifs.

N’oubliez pas de prendre des précautions !


NdT :  sur Busly lyatsyats (Biélorussie)
et les sabotages ferroviaires

* En décembre 2021, le groupe Les cigognes en vol (Busly lyatsyats, les cigognes étant le symbole du printemps et du renouveau) a été déclaré « terroriste » sur l’Etat biélorusse, accusé de la destruction de dizaines de caméras de vidéosurveillance dans la capitale Minsk, de dommages sur des véhicules et des biens des forces de sécurité, de l’incendie d’infrastructures et le blocage de voies ferrées.

Busly lyatsyats est l’une des composantes de l’opposition informelle au régime biélorusse nommée Supratsiv (Супраціву, Résistance), elle-même née en mai 2021 suite à la répression qui a suivi la réélection de Loukachenko. Un autre groupe connu du réseau Supratsiv, se nomme CyberPartisans, des hackers volontaires qui ont revendiqué le piratage du réseau interne des chemins-de-fer biélorusses des 27 février et 2 mars dernier, extrayant toutes les données sur le mouvement de troupes russes et le bloquant en partie. Dans une récente interview à un journal d’opposition (Nasha Niva, 24 avril), une ses porte-parole a annoncé travailler en coordination avec les Forces armées ukrainiennes.

En tout cas, toujours est-il que si Busly lyatsyats revendique ses sabotages de voies ferroviaires dans des messages vidéos (dont les deux derniers à Smolensk et Briansk en territoire russe, réalisés à cinquante kilomètres de la frontière)… la plupart restent de toute façon anonymes, généralement attribués par les autorités à de simples habitants ou à des cheminots. Selon le Ministère de l’Intérieur biélorusse, au 6 avril,  « plus de 80 attentats terroristes [auraient] été commis contre l’infrastructure du chemin de fer biélorusse », et « une quarantaine de personnes ont été arrêtées pour suspicion de sabotage sur les voies ferrées ».

Enfin, notons que la Biélorussie a une longue histoire de sabotage ferroviaire, qui est encore enseignée dans les écoles avec une fierté toute nationaliste, et connue sous le nom de « guerre du rail ». Cette dernière y est par exemple qualifiée comme «  la plus réussie des tactiques déployées par les résistants qui ont ouvert la voie aux troupes soviétiques pour chasser les troupes nazies », ce qui a peut-être réveillé des vocations dans une partie de la population. Lorsque l’Union soviétique a en effet commencé à attaquer les lignes de ravitaillement des forces d’invasion allemandes à l’été 1943, les chemins de fer furent leur cible principale, et plus de 20 000 attentats ont ainsi été perpétrés rien qu’en août 1943, dont la majorité dans l’actuelle Biélorussie.


Chronologie de sabotages ferroviaires en Biélorussie
depuis le début la guerre
(février/mars)

Journal d’opposition Nacha Niva (Biélorussie), 7 avril 2022

Le 26 février, sur le tronçon Verkhi-Vereytsy dans la région de Mogilev, le dispositif d’automatisation et de télémécanique du système de signalisation (signalisation, centralisation et blocage) a été désactivé.

Le 27 février, la même chose s’est produite près de la gare de Borisov.

Le 28 février, au point d’arrêt de Sineva (service ferroviaire de Baranovichi), une armoire relais a été incendiée. En conséquence, les feux de circulation et les aiguillages de cette section ont été hors service pendant un certain temps.

Le 28 février, le même sabotage a eu lieu sur le tronçon Ostankovichi-Zherd (région de Gomel).

Le 1er mars, il y a eu des problèmes de circulation des trains sur le tronçon Mogilev-2 – Buinichi en raison d’un court-circuit de voie.

Le 14 mars, sur le tronçon Domanovo – Lesnoye (branche Brest du chemin de fer), l’armoire relais est rendue inutilisable. Le feu de circulation s’est éteint.

Le 16 mars, sur le tronçon Farinovo – Zagatya (région de Vitebsk), une armoire de relais de signalisation a été incendiée. Les feux de circulation et les aiguillages de chemin de fer dans cette zone sont temporairement tombés en panne.

Le 16 mars, à la gare Orsha-Centralnaya, six transformateurs de signalisation de type SOS2-50 ont été démantelés et retirés de l’armoire-relais. Le feu de signalisation de sortie a été défectueux pendant plusieurs heures.

Le 25 mars, sur le tronçon Borisov-Novosady, deux armoires relais ont été incendiées (sens pair et sens impair).

Le 28 mars, sur le tronçon Osipovichi-1 – Vereytsy (près du point d’arrêt Sovetsky), les feux de circulation n ° 2 (sens pair) et n ° 3 (sens impair) ont été éteints. Le dispositif de signalisation de cette zone a été désactivé en mettant le feu à deux armoires relais.

Le 30 mars, sur le tronçon Savichy-Berezina (tronçon Osipovichi-Gomel), près de l’arrêt Babina, deux armoires relais ont été ouvertes (l’une d’entre elles a été incendiée).

La Roche-sur-Yon (Vendée) : « police » au sol et flammes en l’air

Publié le 2022-05-02 19:50:54

Vendée : deux voitures de policiers incendiées
sur le parking de la préfecture
Le journal du Pays Yonnais, 25 avril 2022

Stupeur chez les policiers de La Roche-sur-Yon (Vendée). Dans la nuit de ce lundi 25 avril, vers 0 h 15, deux véhicules appartenant à des agents du commissariat ont été incendiés sur le parking de la préfecture, situé à proximité des locaux de la police, rue Dellile.

Les deux voitures étaient stationnées sur des emplacements réservés et marqués « police » au sol. « Quelqu’un a mis le feu au pneu arrière d’une voiture. Les flammes se sont ensuite propagées à un deuxième véhicule », indique le commandant Patrick Deicke.

Acte de vengeance, malveillance opportuniste, incivilité… pour l’heure, les enquêteurs n’écartent aucune piste.

Salon-la-Tour (Corrèze) : nouveau saccage contre l’industrie forestière

Publié le 2022-05-02 19:50:54

Une nouvelle plantation de résineux saccagée en Corrèze
France3 Nouvelle Aquitaine, 26 avril 2022
(texte rétabli avec le reportage diffusé au JT régional)

C’est une parcelle de reboisement qui a fait les frais de ce nouvel acte de malveillance. Un peu moins d’un hectare, soit environ 700 plans de cèdres de l’Atlas plantés il y a quelques semaines sur la commune de Salon-la-Tour (Corrèze). Les arbrisseaux ont tout simplement été arrachés.

Pour le propriétaire il est difficile de dater précisément les faits. Le 4 avril il n’a rien remarqué d’anormal sur sa parcelle, le 17 il constatait le saccage.

Le 8 avril 2022 c’est une plantation de jeunes pins douglas qui avait été vandalisée à Saint-Pardoux-la Croisille, toujours en Corrèze. 300 jeunes arbres avaient été étêtés à l’aide d’un outil tranchant (de type machette). Pour l’instant aucun élément probant ne permet de relier les deux affaires.

Toutes les pistes sont envisagées : acte gratuit, contentieux au sein de la filière forestière, ou activistes hostiles à la monoculture de sapins Douglas dans la région, mais c’est cette dernière hypothèse qui est privilégiée par l’exploitant, car des Acacias plantés à proximité ont -eux- été épargnés. Les deux actes n’ont fait l’objet d’aucune revendication. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie d’Uzerche. Elle devrait permettre de faire la lumière sur ces deux affaires.

[Nb. A titre contre-informatif, pour qui s’intéresserait à l’enjeu écologique et industriel autour de ces monocultures de résineux un peu partout, il existe notamment ce documentaire : Le Temps des forêts, de François-Xavier Drouet, 2018, 1 h 43]

Pouzin (Ardèche) : ça flambe encore chez Enedis

Publié le 2022-05-02 19:50:57

Feu sur une ligne à haute tension en Ardèche :
4000 abonnés privés d’électricité
Le Dauphiné/France Bleu Drôme Ardèche, 26 avril 2022

Dans la nuit de lundi à mardi, vers 3 heures du matin, un feu électrique a été signalé au niveaux de câbles de ligne à haute-tension présents sous un pont au Pouzin. Il s’agirait de câbles de 20 000 volts. Près de 4000 abonnés seraient, depuis, privés d’électricité dans le secteur du Pouzin, Rompon, Saint-Cierge-la-Serre et Baix.

La circulation est restée coupée jusqu’en milieu d’après-midi, un peu avant 16 heures sur le pont du Pouzin, le temps de vérifier s’il n’a pas été fragilisé par l’incendie. Mais le feu du câble électrique a été éteint dès 8h30 ce mardi . La circulation sur le fleuve a aussi été interrompue. 22 pompiers sont actuellement sur place. L’origine de ce feu électrique est, pour l’heure, inconnue.

Lyon (Rhône) : le métro lyonnais change de tronche

Publié le 2022-05-02 19:51:02
Lyon, 25 avril 2022 : « Fuck Macron  » sur le métro lyonnais, accompagné de (A) et de « GJ »

[reçu par mail, 25 avril 2022]

action tag lyon

Parce qu’on s’est levé.e.s ce matin avec la gueule de bois d’être encore sous Macron pour 5 ans, on est venu.e.s repeindre le métro lyonnais et ses caméras ! Contre l’autoritarisme on continuera de lutter !

Toi aussi actionne directe !
Fuck Macron

Gros Tag Autonome (G.T.A)

Vidéo ici

Publication : Avis de tempêtes n°52 – avril 2022

Publié le 2022-05-02 19:51:05
Cliquer sur l’image pour ouvrir le pdf

Avis de tempêtesbulletin anarchiste pour la guerre sociale n°52 (avril 2022) vient de sortir.

« Dénoncer superficiellement le contrôle technologique dont se sert l’État chinois ou l’actuelle lancée guerrière de la Russie, en laissant supposer que le contrôle capillaire en vigueur de ce côté-ci et ses multiples « opérations anti-terroristes et humanitaires » à travers la planète seraient tout même le moins pire à souhaiter, n’a pas beaucoup de sens. Certes, on ne peut raisonnablement affirmer que se battre sur un territoire dominé par un État omniprésent et suréquipé serait équivalent à se battre sur un territoire contrôlé par un État moins à jour. Mais cela n’empêche pas que dans chacun des deux cas, l’un des pièges mortels à éviter est de participer volontairement, par nos combats mêmes, au réajustement en cours ou à l’accommodement de la domination (dont la caricature réside certainement sous nos latitudes dans les luttes pour des technologies plus inclusives garanties par l’État). C’est pour cela qu’il faut porter toute notre attention, en essayant de frapper là où ça fait mal, vers où le système pourrait moins facilement rebondir en reculant légèrement afin de mieux reprendre le contrôle par la suite. En somme, il ne s’agit pas simplement de nous rendre incontrôlables ou ingouvernables, mais de pouvoir viser directement dans ses angles morts à l’aide d’un effort d’analyse et de projectualité. »

Pour lire tous les anciens numéros : avisdetempetes.noblogs.org

[Reçu par mail]

Fleury-Mérogis (Essonne) : saisir la dernière minute pour prendre la poudre d’escampette

Publié le 2022-05-02 19:51:09

Un détenu s’échappe du véhicule de la gendarmerie
devant la prison de Fleury-Mérogis

Le Parisien, 25 avril 2022

Erreur d’inattention ou négligence ? Ce dimanche 24 avril, vers 18 heures, en plein transfert vers la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), un détenu s’est évadé du véhicule de gendarmerie juste avant d’entrer dans l’allée qui mène à la prison. Selon plusieurs sources concordantes, le mis en cause, menotté, est parvenu à soudainement s’extraire de la voiture. Une enquête a été ouverte par le parquet d’Évry-Courcouronnes.

En arrivant sur la route, il s’est fait percuter légèrement par une voiture. Mais cela ne l’a pas empêché de se relever et d’échapper aux deux gendarmes qui le poursuivaient à pied. Avant de rejoindre une autre voiture située sur un parking voisin et de prendre la poudre d’escampette, indique une source proche du dossier.

Un hélicoptère mobilisé pour localiser le détenu

Vers 18h30, les deux pandores appartenant à la brigade de gendarmerie de Marolles-en-Hurepoix, dans le sud de l’Essonne, signalent l’évasion. D’importants moyens ont été engagés afin de le retrouver, notamment les effectifs des patrouilles de Fleury-Mérogis (dont les locaux se situent juste devant la maison d’arrêt), Marolles-en-Hurepoix et Saint-Germain-lès-Corbeil, ainsi qu’un hélicoptère. Ce lundi 25 avril, le fugitif n’a toujours pas été retrouvé.

Avis aux amateurs : Orange déploie les flics de demain dans ses « 5G Lab »

Publié le 2022-05-02 19:51:09
GR 100, le robot autonome de surveillance fabriqué par les Bordelais de Running Brains fait partie des projets qui expérimentent la 5G au sein du « 5G Lab » d’Orange à Eysines (Bordeaux Métropole)

Robot autonome de surveillance, télémédecine, vidéosurveillance : Orange teste la 5G dans son « Lab » bordelais
La Tribune, 20 avril 2022

« OK, c’est bien, mais à quoi ça sert ? » Que l’on soit chef d’entreprise ou simple particulier, c’est un peu la question que tout le monde se pose quand on en vient à parler de cette fameuse 5G tant vantée par les opérateurs télécoms sans que l’on n’en perçoive encore les applications concrètes. Et c’est pour répondre à ces interrogations qu’Orange déploie ces derniers mois des « 5G Lab » dans les grandes villes françaises. C’est à Eysines, dans la banlieue de Bordeaux, que le 8e « 5G Lab » vient d’ouvrir ses portes sur 200 m2 pour évangéliser les acteurs économiques, co-créer des cas d’usages et les tester.

Car une première précision s’impose : « La 5G, par définition, a été créée pour les usages BtoB ! », rappelle un cadre français de Cradlepoint, filiale d’Ericsson spécialisée dans la fabrication de routeurs 4G et 5G. Cette technologie d’avenir est en effet présentée comme la voie royale pour numériser tous les grands secteurs de l’économie, de l’énergie aux transports, en passant par l’automobile, la banque ou encore la santé. Avec Cradlepoint, qui compte cinq salariés en France dont deux à Mérignac, deux entreprises locales ont témoigné des potentialités de la 5G : Running Brains, marque de l’entreprise de robotique Génération Robots, elle-aussi basée à Mérignac, et Nomadeec, société bordelaise spécialisée dans la télémédecine notamment grâce à la réalité mixte.

« Le gros avantage de la 5G c’est sa fiabilité, bien plus que le réseau filaire, et sa capacité à offrir plus de débit et moins de latence. On peut facilement obtenir un débit de 1,1 Gbit/s avec un émetteur mobile de la taille d’une mallette », précise Alban Debeaupuis, le directeur régional de Cradlepoint. De quoi faire rêver la filière événementielle avec des outils, déjà sur le marché, de retransmission vidéo en direct, en haute-définition et à 360 degrés grâce à une caméra plus petite qu’un smartphone. Mais c’est dans la vidéosurveillance que Cradlepoint travaille actuellement avec Lignes d’Azur, le réseau de transports publics de la métropole niçoise : « Le projet vise à équiper 300 bus d’émetteurs 5G qui permettront la remontée de la vidéo en direct au central en cas d’incidents ou d’urgence. Une option inenvisageable sans s’équiper en 5G. »

La remontée de signaux vidéos de qualité en direct et à la demande, c’est aussi l’un des axes de travail de Running Brains pour son robot autonome de surveillance fabriqué en France. Baptisé GR 100, cet engin roulant déjà déployé en test chez Enedis est capable de patrouiller seul sur des sites industriels sensibles. « Il se localise et circule tout seul dans l’espace, de jour comme de nuit, et est équipé d’une caméra haute-définition et d’une caméra thermique pour faire des relevés réguliers de température. Chez Enedis, il réalise deux mesures de contrôle par jour au lieu de deux par an auparavant ! », détaille Jérôme Laplace, le directeur général. Sauf que tout cela fonctionne déjà parfaitement sans la 5G qui n’apportera donc pas de rupture mais plutôt des améliorations au GR 100.

« Ce que nous regardons actuellement avec Orange c’est le temps de latence réduit pour piloter la caméra à distance et la possibilité de pouvoir envoyer des flux vidéo en haute-définition en cas de besoin. Plus globalement, le fait d’avoir plus de bande passante va permettre de transmettre davantage d’informations et donc de développer de nouvelles fonctionnalités », s’enthousiasme le CEO.

Mais qu’en est-il pour les PME moins innovantes, qui ne sont pas positionnées par nature sur les drones, la réalité mixte, les véhicules autonomes ou les objets connectés ? Quelles sont, pour elles, les applications concrètes à court terme ? « On est encore au tout début de l’histoire de la 5G avec des expérimentations en cours plus que des usages largement adoptés », reconnaît Jean-Pierre Casara, d’Orange, qui renvoie aux conclusions du rapport sénatorial de 2018 sur le sujet. « Pour les petites entreprises et les PME, l’enjeu principal aujourd’hui est qu’elles puissent se projeter dans les fonctionnalités possibles, les comparer à leurs besoins et, le cas échéant, les tester en conditions réelles pour se les approprier. Les « Lab » d’Orange participent à cette logique mais quand on parle de 5G on pense évidemment d’abord à des secteurs tels que la santé, l’industrie et l’usine 4.0, les transports ou encore les médias », poursuit le responsable de l’innovation 5G.

L’accès au « 5G Lab » est gratuit pour les startups, PME, grandes entreprises et collectivités qui le souhaitent. Dans ses sept laboratoires français [neuf désormais], Orange indique avoir reçu 600 entreprises l’an dernier.


Les 5G Lab de Orange, destinés aux entreprises pour qu’elles y expérimentent leurs joujoux technologiques, se trouvent à :

Châtillon (92), 46, avenue de la République
Paris-La Défense (92), Tour B, 100-110 esplanade du Général de Gaulle à Courbevoie
Lyon (69) – à Charbonnières sur le site de l’Institut DIWII (Digital Intelligence Way for Industry Institute)
Lille (59) à Villeneuve-d’Ascq, sur le site Orange Grand Stade
Rennes (35) à Cesson-Sévigné sur le site Orange Atalante 2 Av. de Belle Fontaine
Toulouse (31) – à Balma sur le campus Orange Tolosa, 60 rue Saint-Jean
Bordeaux (33) – à Eysines, 33 route de Pauillac
Belfort (70), ZA Techn’Hom – bâtiment 11
Marseille (13), 600 m² au sein du Vélodrome

et aussi Bucarest (Roumanie), Anvers et Liège (Belgique) et Varsovie (Pologne).


Et en rab…
Un laboratoire pour expérimenter les bénéfices de l’edge computing avec un réseau 5G
Communiqué d’Orange, mercredi 22 septembre 2021 (extrait)

En partenariat avec Google Cloud, Orange 5G Lab s’ouvre aux entreprises, éditeurs et développeurs d’applications désireux d’explorer le potentiel de l’edge computing. C’est une opportunité pour permettre l’évaluation de cette technologie pour la mise au point des usages de demain.

L’edge computing est un cloud computing décentralisé qui déporte le traitement et le stockage des données au plus près des utilisateurs ou des machines qui les produisent et/ou les consomment. Les données ne transitent plus systématiquement par le réseau vers un datacenter central mais sont traitées en local, ce qui satisfait les exigences des nouveaux usages : délai de réponse réduit, de l’ordre de quelques millisecondes ; plus forte capacité de traitement de grands volumes de données sans saturer le réseau ; possibilité d’une sécurisation accrue des données sensibles et personnelles ; résilience accrue de l’activité, qui se poursuit même en cas de problèmes de connexion au cloud “central”.

Ces avantages intéressent les acteurs B2B (industrie, commerce, smart cities, santé) et ceux des applications grand public (smartphone, maison connectée, jeux en ligne, applications de réalité augmentée ou virtuelle). L’edge leur fournit des services en temps réel nécessitant une qualité de service garantie : pilotage de robots, de véhicules autonomes et de drones, analyse en temps réel de vidéos et reconnaissance faciale pour la vidéosurveillance ou la détection d’incendie, mesure de la qualité de production en temps réel dans l’industrie ou, à l’avenir, télémédecine et téléchirurgie.

Orange a conclu un accord de partenariat avec Google Cloud autour de la data, de l’IA, du cloud et de l’edge computing. Dans ce cadre, les deux partenaires inaugurent le 22 septembre, le premier Edge Computing Lab ouvert aux entreprises et aux développeurs pour mettre en œuvre et tester de bout en bout des services hébergés à l’edge sur la solution de Google Cloud et tirant parti des performances de la 5G d’Orange. L’objectif est clair : soutenir la maturation de l’écosystème de l’edge computing, et favoriser l’adoption de cette technologie par l’expérimentation en conditions réelles, facilitant le développement des usages.

Le laboratoire, situé sur le campus de l’innovation d’Orange à Châtillon, près de Paris, met à disposition un réseau 5G et un nœud d’edge computing basé sur la solution de Google Cloud. Composé de plusieurs micro-processeurs et puces graphiques pour fournir la puissance de calcul, ce mini-datacenter peut héberger des applications tierces et les rendre accessibles depuis des terminaux 5G mis à disposition. L’accès est ouvert sur demande à tous les développeurs et entreprises intéressés. Les projets qui font sens en termes de volumes de données à traiter, de besoins de faible temps de latence ou de sécurité renforcée sont privilégiés.

Lacroix-Falgarde (Haute -Garonne) : le pylône n’a pas tenu le choc

Publié le 2022-05-02 19:51:14

Lacroix-Falgarde. L’antenne incendiée doit être entièrement reconstruite
La Dépêche, 22 avril 2022

Dans la nuit du vendredi 25 au 26 février, le pylône de télécommunication surplombant Lacroix-Falgarde était détruit par un incendie d’origine criminel, rendant inutilisables les antennes 4G/5G de Bouygues, Free et SFR et celles de TDF pour la TV.

Mi-mars, débutaient les travaux de réparation provisoire avec la pose de nouvelles antennes sur le pylône incendiée. Aujourd’hui un constat est fait ; la structure portante de l’antenne est trop abîmée pour que les équipements initialement installés soient remis à l’identique. Par exemple le service TV ne peut être réinstallé. Pour retrouver un fonctionnement complet, il faut reconstruire une nouvelle antenne afin de pouvoir la rééquiper correctement.

Compte tenu du lieu d’implantation dans une zone à forts aléas de mouvement de terrain, la délivrance de l’autorisation d’urbanisme requise pour entreprendre les travaux pose problème.

Un des problèmes est que la reconstruction au même emplacement nécessite une interruption de fonctionnement. Un retour à la normale ne sera donc pas envisageable avant plusieurs mois.


Beauvais (Oise) : feu au véhicule de la prison

Publié le 2022-05-02 19:51:17

Un véhicule de l’administration pénitentiaire incendié
devant la prison de Beauvais
Le Parisien/Courrier picard, 21 avril 2022 (extrait)

Dans la nuit de mercredi à jeudi, un véhicule de l’administration pénitentiaire a été incendié devant la maison d’arrêt de Beauvais. Une enquête a été ouverte par le parquet et confiée au commissariat de la ville pour tenter d’identifier et d’interpeller le suspect, un individu cagoulé et vêtu de noir, repéré par les caméras de vidéosurveillance de la prison vers 1h45 du matin.

Selon une source proche du dossier, l’incendiaire aurait d’abord « aspergé la voiture d’un produit inflammable qu’il a ensuite déversé sur le bitume pour faire une mèche, comme dans un film… Il a allumé et il est reparti comme il est arrivé. » Stationné devant la porte d’entrée principale de la prison, le véhicule en question était un utilitaire de l’administration pénitentiaire, qui servait notamment à acheminer le courrier. En juillet 2019 et en septembre 2020, trois véhicules appartenant à des agents de la prison de Liancourt (Oise) avaient été incendiés sur le parking de la prison.

Zubova Polyana (Russie) : un cinquième bureau d’enrôlement militaire part en fumée

Publié le 2022-05-02 19:51:18

Des molotovs lancés contre un bureau d’enrôlement
militaire en Mordovie

traduit du russe de a2day, 19 avril 2022

Dans la nuit du 18 avril, des inconnus ont attaqué le Commissariat militaire des districts de Zubovo-Polyansky et Torbeevsky –  situé dans le village de Zubova Polyana, à deux heures et demie de Saransk.

Vers 3 heures du matin, le vigile a senti de la fumée dans l’immeuble, s’est précipité dans la rue et a vu des bureaux aux premier et deuxième étages être engloutis par les flammes. Les pièces (40 m²) où étaient stockées les données des recrues militaires ont été endommagées, plusieurs ordinateurs ont été détruits, un des bureaux entièrement incendié.

Plus tard, 4 molotovs ont été retrouvés sur place. Les assaillants n’ont laissé aucune trace (il n’y a pas de caméras ni d’alarmes au bureau d’enregistrement et d’enrôlement militaire). Une enquête pénale a été ouverte en vertu de la partie 2 de l’article 167 du Code pénal de la Fédération de Russie (destruction ou détérioration délibérée de biens). Il n’y a pas encore de déclarations officielles. Nous espérons que l’assaillant est resté en liberté.


Cinq bureaux d’enrôlement russes incendiés pour protester
contre la guerre

traduit de l’anglais de The Moscow Times, 22 avril 2022

Au moins cinq bureaux d’enrôlement militaires russes ont été incendiés depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, ont rapporté jeudi des médias russes indépendants.

Le dernier incident s’est produit lundi 18 avril dans la région reculée de Mordovie, selon le site d’information 7×7. Des cocktails Molotov ont incendié plusieurs ordinateurs et une base de données de conscrits dans la colonie de Zubova Polyana. « La campagne de recrutement dans les districts [locaux] a été mis en pause », a déclaré le média en ligne iStories.

En mars, des résidents locaux ont endommagé des bureaux d’enrôlement militaire dans les régions de Voronej, Sverdlovsk et Ivanovo avec des cocktails Molotov. Des jeunes hommes arrêtés par la suite à Sverdlovsk et à Ivanovo ont déclaré qu’ils cherchaient à perturber la campagne de recrutement pour protester contre la guerre de la Russie en Ukraine.

Quatre jours après l’arrivée des troupes russes dans le pays voisin le 24 février, un habitant de 21 ans a incendié le bureau d’enrôlement de la ville de Lukhovitsy, dans la région de Moscou. Il a dit qu’il voulait détruire les archives des conscrits pour empêcher la mobilisation.

Ceux qui ont été détenus font face à des accusations criminelles allant des dommages matériels à la tentative de meurtre et au terrorisme. Les autorités russes ont réprimé les manifestations anti-guerre, notamment avec des lois récemment adoptées criminalisant la diffusion de « fausses » informations sur les actions de l’armée.

La Russie a lancé son repêchage de printemps ce mois-ci, visant un objectif de recrutement de 134 500 hommes d’ici le 15 juillet. L’armée russe tient deux sessions annuelles de repêchage, au printemps et à l’automne, lorsqu’elle recrute des hommes éligibles âgés de 18 à 27 ans pour servir pendant un an dans les forces armées.

 

Grenoble (Isère) : un utilitaire Spie en flammes

Publié le 2022-05-02 19:51:18

Indymedia Lille, 22 avril 2022

Peu importe qui sera élu au prochain tour des élections, l’État continuera à construire des taules pour enfermer celleux qui ne veulent et/ou peuvent pas rentrer dans ses cases. Dehors la menace de ces cages plane sur nos têtes, dedans elles blessent, torturent et tuent. C’est pour ça que la nuit du 13 avril un utilitaire Spie, entreprise constructrice des prisons, est parti en flammes.

Des pensées à Boris et Flo.
Solidarité avec les prisonnier.e.s anarchistes.

Lesquin (Nord) : sextuple évasion du centre de rétention

Publié le 2022-05-02 19:51:19
Grande évasion au centre de rétention administrative de Lesquin
La Voix du Nord, 21 avril 2022 (extrait)

Six hommes s’étaient fait la belle dans la soirée du 16 avril, du centre de rétention de Lesquin. L’escapade aura été de courte durée. L’un après l’autre, les évadés ont été repris et jugés cette semaine. Le cinquième comparaissait ce vendredi. Le sixième reste en fuite.

Jugé ce mardi, A. est le premier à avoir été récupéré. Le 16 avril, rappelle le juge, six retenus « se font la belle ». Une porte du bâtiment B du centre de rétention administrative (CRA) de Lesquin a été dégradée. L’accès à la cour de promenade est ouvert. Le groupe franchira les deux grillages d’enceinte, à l’aide de draps noués.

« On a traversé les champs jusqu’à l’aéroport »

Étranger en situation irrégulière, H. était au CRA depuis le 2 avril, en attente d’expulsion. Le jour de la cavale, le 16 avril, il remarque qu’une caméra de surveillance a été « retournée ». Dans la soirée, il emboîtera le pas à cinq autres fuyards. « Rien n’était prévu, assure le rattrapé. On a traversé les champs jusqu’à l’aéroport. Là-bas, on a pris un Uber. » H. a ensuite débarqué chez sa tante, « vers sept heures du matin » après avoir fini la nuit « chez un ami ».

Sanction : trois mois pour la soustraction à la rétention administrative par un étranger et un cumul de deux sursis probatoires révoqués. Au total : treize mois derrière les barreaux.

« À 21h53, la porte finira par s’ouvrir »

Au tribunal, ce mercredi, ils sont trois dans le box, jugés pour « soustraction à une rétention administrative par un étranger ». L’escapade de W., 20ans, D. et A., 30 ans, n’aura duré que quelques heures de plus que celle de H. jugé la veille. Le président est le même, Mikaël Simoens connaît déjà les circonstances de l’évasion mais va la décrypter, images de vidéosurveillance à l’appui. Un petit groupe apparaît à l’écran. Deux hommes frappent une porte à coups de pied et tentent de crocheter la serrure : « À 21h53, la porte finira par s’ouvrir » indique le président. À l’image, six hommes escaladent à tour de rôle les grillages, avant de disparaître.

W. est l’un des deux hommes qui a fait sauter la serrure à coups de pied. Il est poursuivi avec la circonstance aggravante d’effraction. Il a été arrêté le 18 avril à l’aube, par une patrouille de la Bac, boulevard de la Moselle. Il allait chez sa compagne. Comme H. la veille, les deux autres seront interpellés chez des proches : une compagne à Faches-Thumesnil pour D., un frère à Beauvais pour A.. En défense, Me Nora Missaoui et Salomé Minassian plaideront « l’appel de la liberté » pour des jeunes hommes en grande précarité.

Le tribunal a suivi les réquisitions de la procureure Candice Diallo. W. a été condamné à cinq mois de prison. A. a été condamné à trois mois de prison tout comme D. qui voit s’ajouter huit mois de sursis révoqué. Tous trois ont été incarcérés.


Le cinquième des six évadés du centre de rétention de Lesquin
jugé et condamné ce vendredi

Nord Eclair, 22 avril 2022

Six hommes s’étaient fait la belle dans la soirée du 16 avril, du centre de rétention de Lesquin. L’escapade aura été de courte durée. L’un après l’autre, les évadés ont été repris et jugés cette semaine. Le cinquième comparaissait ce vendredi. Le sixième reste en fuite.

Dans la soirée du 16 avril, six jeunes hommes détenus au centre de rétention administrative de Lesquin s’évadent après avoir réussi à ouvrir une porte donnant sur la cour de promenade, et à escalader les deux grillages d’enceinte. Au tribunal, tous raconteront la même histoire. Une envie soudaine de liberté, le refus d’être renvoyé dans leurs pays de naissance, alors qu’ils avaient en France un semblant de vie, malgré une situation administrative irrégulière.

Pour les retrouver, les policiers n’auront pas eu à chercher bien loin. À l’exception d’un seul, croisé sur un boulevard à Lille, les quatre autres jugés cette semaine, auront trouvé refuge chez un proche.

Huit mois d’emprisonnement

Vendredi, le tribunal de Lille jugeait le cinquième arrêté, la veille. W., Tunisien de 23 ans a été repéré chez sa mère à Tourcoing. Ce jeudi, quand les fonctionnaires décident d’intervenir, le fugitif tente de leur échapper en passant par le balcon. Il sera néanmoins interpellé et cette arrestation difficile concentre les débats à l’audience.

W. est aussi jugé pour rebellion. Trois policiers ont été blessés avec des incapacités de trois, cinq et quinze jours (suspicion de lésion d’un ligament du genou). Pour Me Nicolas Debavelaere, leur avocat, « ces trois policiers ont trop lourdement payé le fait de faire simplement leur métier ». A chaque question du président Benoît Blanchy, le prévenu conteste. En défense, Me Thomas Sebbanne plaidera que les blessures sont moindres si on les compare « au déferlement de violence qui est décrit et qui a nécessité deux coups de taser ». L’avocat note des « incohérences dans les dépositions » et plaide la relaxe sur la rébellion.

Le parquet avait requis quinze mois d’emprisonnement , le tribunal a condamné W. à trois mois de prison pour l’évasion et cinq mois pour la rébellion. À sa sortie de prison, le prévenu aura une interdiction du territoire français pendant deux ans.

Guadeloupe : huit DABs à la masse pour le week-end pascal

Publié le 2022-05-02 19:51:21

Les distributeurs de La Banque Postale vandalisés
France Antilles, 21 avril 2022

Par voie de communiqué, la direction de la Poste informe que depuis décembre dernier, de nombreux actes de vandalismes et des dégradations des distributeurs automatiques de billets ont été commis sur différentes communes.

Durant le week-end de Pâques, 8 distributeurs à billets sur les communes de Pointe-à-Pitre, Gosier, Morne-À-L’eau et Goyave ont été vandalisés rendant l’accès aux fonds impossible.

« La Poste condamne fermement tous ces actes qui empêchent à la clientèle de faire des retraits d’espèces en dehors des horaires d’ouverture des bureaux de poste. La Poste en appelle à la responsabilité de chacun face à ces actions mal intentionnées… ».

Tours (Indre-et-Loire) : Enedis sent le roussi

Publié le 2022-05-02 19:51:24

Tours : cinq voitures d’Enedis incendiées dans le quartier
des Fontaines
France Bleu, 19 avril 2022

Cinq voitures ont été incendiées dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 avril, dans le quartier des Fontaines à Tours-Sud, sur le parking d’Enedis. Les véhicules appartiennent tous à la société d’électricité.

Les pompiers sont intervenus vers 2h du matin, après plusieurs appels des habitants. Ils ont d’abords cru à l’incendie du bâtiment à l’arrière, et ont engagé de nombreux moyens. L’origine criminelle est privilégiée par les enquêteurs.

Belomestnoye (Russie) : saboter les communications entre la police et les forces militaires

Publié le 2022-05-02 19:51:27

Traduit de l’ukrainien du compte Telegram de Боец Анархист (Anarchiste combattant), 18 avril 2022

Aujourd’hui, des informations ont été reçues sur l’incendie la nuit du 17 au 18 avril d’un mât d’une antenne de téléphonie mobile dans le village de Belomestnoye (région de Belgorod). Ce village est situé en Russie, à trente kilomètres de la frontière ukrainienne juste au nord de Kharkiv. L’action a été planifiée et réalisée par le groupe Anarchiste Combattant-Slobozhanshchina (БОАК-Слобожанщина).

Les câbles qui assuraient le fonctionnement de l’antenne-relais ont été incendiés grâce à des chiffons imbibés d’un mélange incendiaire.

L’attaque contre les tours de téléphonie mobile dans les zones frontalières cause non seulement des dommages économiques à la Fédération de Russie dans son ensemble (particulièrement importants suite aux sanctions et les difficultés de racheter de nouveaux équipements), mais perturbe également les communications entre la police et les forces militaires.  Depuis la guerre de Géorgie en 2008 (lorsqu’une colonne de chars se rendant à Gori était à l’arrêt, et n’avait pu avancer que parce qu’un officier muni un téléphone portable l’avait rejointe en véhicule, vu que les communications de l’armée ne fonctionnaient pas), ce n’est plus un secret pour personne que compte tenu du détournement de fond des budgets, y compris de l’armée, les militaires et la police doivent souvent combler leurs lacunes en matière de sécurité en utilisant des ressources civiles.

Un enregistrement photo et vidéo de l’attaque a été faite pour réaliser une analyse de sa préparation et de sa réalisation, puis des décisions ont été prises pour améliorer son efficacité à l’avenir. Restez en contact, il y aura beaucoup d’autres choses intéressantes 🙂

Notons également que l’attaque a été menée sous la menace  de la loi anti-terroriste en vigueur sur le territoire de la région de Belgorod, ce qui n’a pas arrêté les partisans.

 

.

 

 

Nantes (loire-Atlantique) : en plein dans le mille !

Publié le 2022-05-02 19:51:28

Nantes. Une caméra de vidéosurveillance visée par des tirs
Ouest France, 18 avril 2022

Deux personnes montées sur un scooter apparaissent sur les dernières images captées, dimanche 17 avril, juste avant qu’une caméra de vidéosurveillance soit détruite à Nantes.

L’équipement a été visé par arme à feu, aux environs de 22 h 30, à l’angle de la rue Eugène-Thomas et de la route de La Chapelle-sur-Erdre, dans le quartier Chêne-des-Anglais, au nord de Nantes. Le centre de supervision urbain de Nantes métropole, qui veille vingt-quatre heures sur vingt-quatre sur l’espace public via des écrans, a alerté le commissariat de police, dans la foulée.

Des constatations ont été faites, ce lundi matin. Sur place, des policiers ont découvert quatre étuis de munitions laissés sur le bitume. Aucune précision n’a été donnée sur le type d’arme à feu qui aurait pu être utilisée. Des investigations sont en cours.

[Tract] : Caen, Le combat se joue dans la rue !

Publié le 2022-05-02 19:51:31

[Reçu par mail, 13 avril 2022
Tract d’appel au rassemblement du dimanche 24 avril à 21h
place du théâtre (Caen)]

Le combat se joue dans la rue !

« Il n’est pas de sauveurs suprêmes.
Ni dieu, ni césar, ni tribun »,
Une vielle chanson

Les résultats du premier tour des élections présidentielles, qui n’avaient de toute façon rien de réjouissant à offrir si ce n’est l’oraison funèbre des vieux partis du PS et des Républicains, sont donc tombés. Dans une pâle réédition de 2017, nous devrions déléguer notre pouvoir et marcher au pas derrière le gendre idéal et, surtout, l’État et le Capital, ou bien s’abandonner dans les affres du racisme et d’un ‘’anti-système’’ complice au règne de la hiérarchie et de l’argent. Une autre possibilité est d’exprimer sans attendre notre révolte.

Le système électoral et leur démocratie sont des illusions, où on nous exhorte à nous identifier aux préoccupations du pouvoir, d’en accepter la langue de bois et l’agenda. Tout cela révèle ce que les élections n’ont jamais cessé d’être : un moment synonyme de passivité où le goût pour la délégation et la résignation est stimulé. Nous devrions, chagrins ou enthousiastes, confondre nos intérêts avec ceux de l’ordre établi et éprouver de l’empathie pour des représentant-e-s qui se disputent un supplément de part de richesse et de pouvoir.

Avec le maintien du Rassemblement National au second tour, tous les plébiscitaires, sociologues, expert-e-s nous vendent déjà à grands renfort de publicité et de communication, l’union sacrée contre l’abjection « fasciste », et cela pour ratisser large de la droite à la gauche en passant par le centre, l’extrême-gauche et pourquoi pas les libertaires. Accepter les termes et les enjeux électoraux, c’est pourtant se soumettre à l’État et la marche actuelle de ce monde de domination et d’exploitation. C’est considérer comme crédibles les partenaires qui cogèrent depuis des lustres le système. Il devient en effet de plus en plus évident que dans ce jeu de dupes, le RN, aussi détestable soit-il, sert de variable d’ajustement politique y compris à titre de repoussoir et tous les pouvoirs en jouent. De notre côté, nous ne perdons pas de vue que combattre l’extrême-droite ne peut se faire que simultanément avec la lutte contre l’État, l’exploitation capitaliste, le patriarcat, le racisme et toutes leurs nuisances.

Nous savons déjà, quoi qu’il arrive du scrutin, ce qui nous attend : le renforcement de la précarisation de nos conditions de survie sur tous les fronts, une chasse accrue aux bouc émissaires, aux sans papiers, aux chômeurs et chômeuses, un accroissement de l’arsenal répressif et une accumulation incessante de ravages industriels annoncés, au premier rang desquels de toutes nouvelles bombes à retardement que sont les centrales nucléaires.

Plutôt que de courir après le moins pire, nous pourrions tout aussi bien nous rappeler que les pouvoirs peuvent se défaire dans la lutte. Il y a des manifestations spontanées qui, quand elles ne courent après aucun pouvoir, nous semblent beaucoup plus porteuses d’émancipation. D’autant plus quand sans médiation ces dynamiques arrivent à passer à l’offensive. Ainsi, à Caen, en 2007, une manifestation spontanée avait accueilli à sa manière le pouvoir sarkozyste, en tournant à l’émeute. Le lendemain, le local de son parti l’UMP était incendié. Nous pourrions très bien imaginer que ce genre d’accueil soit le prélude à une autre manière d’envisager la réponse à nos problèmes, sans s’en remettre à un chef : l’insurrection.

Ni peste, ni choléra, ni personne !

Des anarchistes

Rassemblement dimanche 24 avril à 21h place du théâtre (Caen)

[Pour télécharger et faire tourner le tract, le PDF se trouve ici]

Besançon (Doubs) : la permanence des Républicains à la pavasse

Publié le 2022-05-02 19:51:31

La permanence du parti Les Républicains vandalisée de nuit
Est républicain, 16 avril 2022 (extrait)

Les permanences de partis ou de personnalités politiques sont parfois cibles de malveillance, à Besançon comme ailleurs. Le local départemental du parti Les Républicains, situé place Victor-Hugo à Besançon, n’a pas échappé à cette triste règle ce vendredi vers 22 h 30. Deux gros impacts sont visibles sur la vitrine, à côté de l’affiche de campagne d’une Valérie Pécresse encore souriante, image antérieure aux résultats du premier tour… Les dégâts ont été causés par deux pavés retrouvés sur le sol, devant le local.


Le préjudice matériel est évalué à 1500 €. Une enquête de police a été ouverte et de premières investigations ont été lancées. Le secrétaire départemental du parti Les Républicains tient à saluer les réactions de soutien de tous bords politiques, à commencer par celui de la maire de Besançon Anne Vignot (EELV), qui a condamné cet acte de vandalisme dès ce samedi matin.

Saint-Pardoux-La-Croisille (Corrèze) : saboter l’exploitation industrielle de la forêt

Publié le 2022-05-02 19:51:34

Corrèze : une plantation de résineux vandalisée
France3 aquitaine/La Montagne, 14 avril 2022

Décapités nets. Sur toute la parcelle, environ 300 jeunes pins Douglas d’environ 2 mètres ont été étêtés. Les coupes sont nettes et de toute évidence intentionnelles. Pratiquées à l’aide d’un objet tranchant (une machette ?) bien aiguisé. C’est un voisin de la plantation qui a donné l’alerte vendredi dernier, 8 avril 2022.

Désœuvré, errant au milieu de ses arbres, Pierre-Marie Descamps prend la mesure des dégâts : « Ce sont des arbrisseaux de 4 ans sur une parcelle que j’avais achetée après une coupe rase, qui sont en pleine végétation. Sectionnés à 1,20 mètre de hauteur, ils sont totalement détruits pour l’avenir. » « C’était le jour du passage de la tempête Diego. Je me suis rendu sur place et j’ai vu que c’était tout autre chose. Les arbres avaient été sectionnés par un outil tranchant », relate le propriétaire, originaire du Nord-Pas-de-Calais, qui dispose d’une résidence secondaire en Corrèze depuis une trentaine d’années. Qui a pu mener cette opération ? La question taraude le forestier.  « Ou c’est un collectif d’écologistes intégristes radicaux mais apparemment il n’y a pas beaucoup de précédents. Ou c’est un acte qui m’est personnellement destiné ».

Fransylva, la fédération des syndicats de propriétaires forestiers privés condamne ce saccage. Ses représentants s’inquiètent d’une recrudescence d’actes de malveillance à l’encontre des sylviculteurs. « Depuis deux ou trois ans le phénomène qui était marginal s’intensifie. Il y a des destructions de matériels forestiers importants, de grosses machines, par exemple un porteur, des destructions complètes de bâtiments forestiers. Il y a déjà eu aussi des dégâts dans les parcelles avec destructions de bourgeons et arrachage de plants », explique Jany Michel, représentante de Fransylva en Corrèze.

La Creuse, la Dordogne mais aussi le Morvan en Bourgogne sont également touchés. En 2015, un collectif avait revendiqué une action très similaire dans les secteurs d’Avallon et de Quarré-les-Tombes. Près de 5 hectares de résineux avaient été vandalisés.

Dans la forêt limousine, la sylviculture essuie une forte contestation visant certaines pratiques ces derniers mois. Des manifestations, pacifiques, contre les coupes rases ont été notamment organisées à Faux-la-Montagne ou dans les Monts d’Ambazac au printemps dernier. Des opposants à la monoculture des douglas qui dénoncent les dégâts écologiques commis par certains exploitants forestiers indélicats se sont ils radicalisés ?

A Saint-Pardoux-la-Croisille une enquête est en cours. Des traces d’ADN ont été prélevées par les gendarmes et sont en cours d’analyse.

[Nb. A titre contre-informatif, pour qui s’intéresserait à l’enjeu écologique et industriel autour de ces monocultures de résineux un peu partout, il existe notamment ce documentaire : Le Temps des forêts, de François-Xavier Drouet, 2018, 1 h 43]

Toulouse (Haute-Garonne) : Le silence électrique ne nous fera pas taire

Publié le 2022-05-02 19:51:35

IAATA, 14 avril 2022

La nuit du 12 au 13 avril, deux bornes de rechargement de voitures électriques ont été sabotées à l’angle du boulevard de Suisse, avec de la mousse expansive et à coups de marteau.

Le silence électrique ne nous fera pas taire sur ce qu’il produit de misère, de pollution et de cancers. Le nucléaire n’a comme horizon que l’expansion du monde capitaliste.
Refusons le néolibéralisme fascisant, peu importe son visage.

Ni nucléaire ni charbon
Ni Le Pen ni Macron

Poya (Nouvelle-Calédonie) : la mairie sous le feu de la critique

Publié le 2022-05-02 19:51:37

Poya : la mairie de nouveau victime d’actes de vandalisme
La 1ere, 15 avril 2022

C’est l’exaspération au sein de l’équipe municipale de Poya. Après des violences physiques, il y a un mois, et de nombreux vols dans la commune, Poya a encore subi des actes de vandalisme.

Deux voitures de la mairie ont été brûlées dans la nuit du 8 avril sur le parking de l’atelier municipal, ce qui porte à trois le nombre de véhicules de la mairie vandalisés. Autre fait relevé par la maire : un tir de fusil sur la salle de réunion.

Ce vendredi matin la maire, Evelyne Goro Atu, a  organisé  une rencontre avec les administrés et les coutumiers pour chercher des solutions. « J’ai demandé à toutes les forces vives de la commune c’est-à-dire les autorités coutumières, les associations, les gendarmes ou encore l’enseignement d’être présents, pour faire état de ce qu’il s’est passé et pour dire qu’il faut que ça s’arrête. On ne peut pas laisser les choses en l’état. Ce n’est pas normal, il faut agir. Il faut que chacun réfléchisse et trouve un début de solution pour accompagner la jeunesse. On se revoit dans un mois et on va mettre en place les groupes de travail pour toutes les thématiques qui ont été évoquées, comme l’accompagnement de la parentalité, les animations et aussi prévention des feux. »

Montpellier (Hérault) : les autorités s’inquiètent des sabotages contre leur chantier

Publié le 2022-05-02 19:51:42

Montpellier : vandalisme sur le chantier du Lien,
des moyens « de grande ampleur » pour identifier les auteurs
Midi Libre, 14 avril 2022

Engins de chantier incendiés, dégradés : depuis son lancement, le chantier du Lien (Liaison intercommunale d’évitement nord), à Grabels et Saint-Gély-du-Fesc, est la cible d’actes de vandalisme. Chaque fois, des plaintes ont été déposées. Le conseil départemental, maître d’ouvrage, dénonçait en décembre dernier des dégâts s’élevant à « plusieurs centaines de milliers d’euros », tandis que la préfecture réunissait les entreprises et la gendarmerie afin de mettre en place une surveillance renforcée.

Quatre engins détruits, sept autres dégradés       

Le procureur de la République, Fabrice Bélargent, précise que « les gendarmes des unités de la compagnie de Castelnau-le-Lez enquêtent actuellement sur trois séries de faits dont a été victime la même société, l’entreprise Cazal. Il s’agit de faits commis du 14 au 15 décembre, la destruction totale d’un engin de chantier par incendie et dégradation de six autres engins par déversement de terre dans les réservoirs ; le 18 février, la dégradation d’un concasseur ; et entre le 22 et le 23 [mars], la destruction d’un concasseur et de 2 camions. »

« Des moyens de police technique et scientifique »

M. Bélargent ajoute que « l’ensemble de ces faits sont toujours en cours d’investigations comprenant notamment l’exploitation technique de tous les prélèvements recueillis sur place » et que « les moyens de police technique et scientifique mis en place sont de grande ampleur compte tenu des préjudices importants« .

Pour sa part, le lieutenant-colonel Vanderstiggel, commandant de la compagnie de Castelnau-le-Lez, souligne que la gendarmerie a mis en place « une présence accrue sur le site, en lien direct avec les agents de sécurité déployés par les entreprises sur le chantier. Tous les soirs, nous sommes en contact avec eux« .

Concernant les faits du 18 février, l’intrusion de membres du mouvement Extinction rébellion en pleine journée dans une zone de concassage et la dégradation d’un engin, le commandant de la compagnie de Castelnau-le-Lez indique qu’une personne, le responsable du groupe, avait été interpellée. « La procédure est en cours », précise-t-il.

Rennes/Lyon (Ille-et-Vilaine/Rhône) : ni Macron, ni Le Pen, émeute !

Publié le 2022-05-02 19:51:45

Présidentielle 2022 : incidents à Rennes après l’annonce
des résultats
France Bleu Armorique/actu Bretagne, 10 avril 2022 (extraits)

Environ 600 personnes se sont rassemblées ce dimanche 10 avril vers 20h30 dans le centre historique de Rennes, place Sainte Anne. Une manifestation spontanée à l’annonce des résultats du 1er tour de l’élection présidentielle. Un appel à manifester a circulé dès 20h sur les réseaux sociaux. Le cortège a quitté le centre ancien pour défiler.

Les manifestants renvoient dos à dos Emmanuel Macron et Marine Le Pen. « Anticapitalistes, anti Macron, anti Le Pen » ont été entendus parmi le cortège qui voulait se rendre vers la préfecture. Mais les forces de l’ordre sont intervenues et les manifestants ont alors érigé un barrage avec des barrières à proximité rue Jean Guehenno et rue Jean Maurice Guillaudot, auxquelles ils ont mis le feu. Les panneaux électoraux ont aussi été détruits, tout comme un abribus. Le cortège s’est ensuite dirigé vers la place Hoche, puis la place Sainte-Anne où un nouveau feu a été allumé.

Du mobilier urbain a été détruit et des vitrines d’agences bancaires ont été dégradées [dont une Caisse d’Epargne et un CIC]. Sur une place du centre-ville, un feu a été allumé avec notamment du matériel de chantier, nécessitant l’intervention des pompiers. La devanture d’un restaurant a été prise pour cible : des tags sur les vitres et les portes en verre en partie brisées. Le commissariat de la rue de Penhoët a aussi été attaqué [il a eu ses vitres brisées].

Dans un tweet, la maire de Rennes, Nathalie Apperé, condamnait les dégradations : « la démocratie, ce n’est pas et ce ne sera jamais la violence ni le vandalisme ».


Présidentielle 2022 : une manifestation éclate à Lyon, un isoloir et une vitre brisés dans la mairie du 1er arrondissement pendant le dépouillement
France3 Aura/BFM, 10 avril 2022

« Ni Macron, ni Le Pen! » Un groupe d’une centaine d’individus mêlant gilets jaunes, antifas et anarchistes parfois masqués, encapuchés ou cagoulés, ont manifesté ce dimanche soir à Lyon après l’annonce des premiers résultats de l’élection présidentielle. Un petit groupe a réussi à pénétrer de force dans la mairie du 1er arrondissement.


Une manifestation a éclaté vers 22h 30 dimanche 10 avril à l’annonce des résultats du premier tour de l’élection présidentielle. Une centaine de personne « descendues de la Croix Rousse » selon les forces de police ont fait éclater leur colère. Certains ont fait irruption dans la mairie du 1er arrondissement où un isoloir a été cassé et une vitre brisée. « A 22h25 des manifestants ont lancé des projectiles sur les vitres pendant le dépouillement. Ils ont pénétré dans une salle adjacente à celle du dépouillement et les assesseurs les ont fait sortir pour permettre le bon déroulement des opérations de comptage » raconte Yasmine Bouagga la maire du 1er arrondissement de Lyon.

Une centaine de personnes ont participé à ce mouvement selon la Préfecture du Rhône qui indique une intervention des forces de police. Aux tirs d’artifices ont succédé des tirs de gaz lacrymogène. Selon nos équipes sur place à 23h30 les heurts seraient terminés. Des abribus ont été vandalisés et quelques vitrines endommagées.

Los Álamos (Chili) : « le développement capitaliste n’est pas compatible avec la vie des Mapuches »

Publié le 2022-05-02 19:53:48
Los Álamos (Chili), 28 avril 2022 : trente-trois camions et engins de chantier détruits par les flammes lors d’une attaque contre l’industrie forestière

Jeudi 28 avril 2022, un groupe de 40 personnes du groupe Resistencia Mapuche Lavkenche (RML), a attaqué au petit matin plusieurs entreprises d’exploitation forestière sur la commune de Los Álamos, dans la région de Bío Bío (Chili). Trente-trois camions-bennes, tractopelles, chargeurs frontaux et autres camionnettes ont été livrés aux flammes en moins de trois heures, tandis que les deux voies d’accès aux entreprises (route de Trongol et chemin de Pilpilco) était barrées soit par des camions en feu déplacés là, soit par des barrages d’arbres abattus. Cette attaque coordonée a été décrite par la presse chilienne comme la plus importante « depuis la reprise de la lutte violente par les groupes radicaux mapuche en 1997».

Inutile de dire que les entreprises de dévastation de la forêt (comme l’Asociación de Contratistas Forestales) ont immédiatement réclamé la prolongation de l’état d’urgence instauré en octobre 2021 dans tout le Sud du Chili, qui avait pris fin le 16 mars dernier avec le nouveau gouvernement – de gôche – de Gabriel Boric. Il faut en effet souligner qu’au nord du Chili, un même état d’urgence (Estado de Excepción) avec intervention de militaires pour appuyer la police, instauré cette fois en février dernier, a par contre été maintenu à la frontière avec la Bolivie et le Pérou. Mais l’arrivée de migrants pauvres en provenance du Vénézuela au nord, n’est pas la lutte prolongée d’une partie des mapuche au sud pour récupérer la terre et en chasser les exploiteurs, avec laquelle l’État chilien tente de rétablir le dialogue. Et ce n’est pas la nouvelle ministre de l’Intérieur Iskia Siches qui le démentira, elle qui le 15 mars, lors de ses premiers jours en fonction, avait eu la mauvaise idée de vouloir apaiser le conflit par un geste symbolique, en se rendant dans la communauté de Temucuicui (région d’Araucanía) afin de rencontrer le père de Camilo Catrillanca, un jeune paysan abattu d’une balle dans la tête en novembre 2018 par le Groupe d’opérations spéciales des carabiniers chargé de rétablir l’ordre.

Temucuicui (Ercilla), 15 mars 2022 : voiture incendiée sur un pont, coups de feu et arbres abattus pour accueillir la ministre de l’Intérieur

Une mauvaise idée, parce que toute possibilité de dialogue et de pacification lui avait alors été refusée par une partie des habitants, en commençant à tirer vers sa voiture et en abattant des arbres pour bloquer sa délégation, tandis qu’une voiture brûlée barrait un pont près d’une banderole qui disait : « Izkia Siches, tant qu’il y aura des prisonniers politiques mapuches, il n’y aura pas de dialogue. Pour Kamilo Katrillanca et tous ceux qui sont tombés au combat. Dans le Wallmapu, nous n’accepterons aucun pot-de-vin d’un État assassin. Latifundistes et exploitants forestiers dégagez. Basta militarisation. Resistencia Mapuche. » Izkia Siches avait alors dû rebrousser dare-dare son chemin et porter en son nom cette humiliation publique de l’Etat chilien, ce qui n’est pas rien, parce que cette chirurgienne de 36 ans désormais ministre de l’Intérieur est tout de même censée incarner* tout le progressisme du nouveau gouvernement chargé de liquider définitivement la question mapuche, par un mix de répression et d’intégration.

Le 29 avril, au lendemain de l’attaque coordonnée de Los Álamos**, Salvador Millaleo, le coordinateur politique et stratégique aux affaires indigènes du ministère de l’Intérieur chilien et qui avait accompagné Izkia Siches lors de sa visite infructueuse à Temucuicui, a démissionné de son poste. Et avec lui, c’est tout le plan d’intégration et de pacification des Mapuches concocté depuis des mois en coulisse par la gôche qui se trouve sur la sellette : plurinationalité, autonomie économique et élection d’autorités indigènes, opérations de rachat des terres avec compensation aux latifundistes, et nouvelle réglementation pour les exploitants forestiers.

Los Álamos (Chili), 28 avril 2022

Si pour l’instant le Président Boric a déclaré ne pas vouloir rétablir l’état d’urgence en territoire mapuche, il a tout de même annoncé un renforcement sécuritaire immédiat dans la région avec une première enveloppe de 6 millions d’euros, sans compter ses autres petits soucis comme les manifestations lycéennes et étudiantes qui ne cessent pas, et lors desquelles la police a déjà blessé un jeune par balle le 25 mars à Santiago. A cette occasion, Boric avait logiquement déclaré comme n’importe quel chef d’État « dans ce gouvernement, les étudiants qui veulent dialoguer auront portes ouvertes. Ceux qui veulent incendier des bus ou utiliser des moyens violents devront répondre devant la loi »… après avoir envoyé un premier signal clair à toutes et tous dès son élection : maintenir en poste comme Directeur national de l’ordre et de la sécurité le si détesté Ricardo Yáñez nommé par son prédécesseur, celui-là même qui avait écrasé dans le sang la révolte d’octobre 2019 quand il était Directeur général des carabiniers, faisant une trentaine de morts et des milliers de blessés (dont 1400 par tirs de flics et 285 qui ont été éborgnés, sans parler des centaines de viols dans les casernes et commissariats).

Santiago, 25 avril 2022 : un véhicule blindé des carabiniers attaqué aux molotovs  devant le lycée Instituto Nacional. Le 27 avril, des jeunes ont également brûlé un bus après avoir fait sortir le chauffeur et les passagers du Liceo Barros Borgoño.

Mais s’il est bien une chose qu’une partie des groupes mapuche en lutte ont appris (souvent à leurs dépens) au cours d’années de combats pour récupérer la terre, c’est que face au plus froid des monstres froids… rien ne vaut l’action directe, si on souhaite vivre en toute autonomie en dehors des carcans étatistes et capitalistes.

[Synthèse de la presse chilienne, 1er mai 2022]

Notes
* « Je suis une femme, jeune, de gauche, à la peau brune, d’Arica [une ville portuaire du nord du Chili au climat désertique], à moitié aymara, aux yeux bridés, élevée à Maipú, éduquée dans une école pourrie que personne ne connaît », a-t-elle par exemple déclaré, en jouant à la fois sur l’identité et la classe. Sauf que maintenant, elle est ministre de l’Intérieur et que c’est la seule chose qui compte…

** Dans son communiqué de revendication du 29 avril, Resistencia Mapuche Lavkenche (RML)/Lavkenmapu-Nahuelbuta, précisait notamment :
« Les raisons de cette attaque répondent aux dommages que l’entreprise Tramsa, dirigée par Juan Ramirez, a causés dans la rivière Trongol, dont les eaux sont envahies depuis des années par ses machines capitalistes, détruisant la flore et la faune de cette zone de Nahuelbuta, affectant de manière irréversible la vie des Mapuches et des paysans chiliens pauvres qui y vivent.
Attaquer ce sous-traitant, c’est attaquer Forestal Arauco du groupe Angelinni, dont l’entreprise participe à cette chaîne extractiviste. Tramsa a toujours participé aux intérêts de cette société forestière, en construisant des routes pour ses opérations pendant des années, détruisant ainsi notre mapu. Elle a asséché les affluents des rivières, modifiant le cours de leurs eaux, tuant ainsi la itrovil mongen [« biodiversité »] mapuche et la vie des personnes qui dépendent de la rivière Trongol.
Nous avons fait comprendre clairement au gouvernement winka [envahisseur] de Boric que le développement capitaliste n’est pas compatible avec la vie des Mapuches. Que les entreprises forestières ont fait leur temps dans le Wallmapu, car nous continuerons à les expulser. Que les rivières sont libres, comme le sont les Mapuches. »


Los Álamos (Chili), 28 avril 2022

Le détail et la chronologie des 5 attaques qui ont détruit
plus de 30 véhicules à Los Álamos
traduit de l’espagnol de Radio Bío Bío (Chili), 28 avril 2022 (extraits)

Au départ, on parlait d’au moins quatre camions détruits, un chiffre qui est rapidement passé à 12, puis 25 et enfin 33, en considérant les camions forestiers et de granulats de bois, ainsi que la machinerie lourde et les voitures. L’événement a été signalé comme un acte de violence majeur, et l’enquête a précisé qu’il y avait eu cinq attaques perpétrées dans la même zone.

* C’est à 08h20 que deux véhicules incendiés sont retrouvés en travers de l’accès à la route du secteur de Trongol : un camion de granulats et un de type forestier.

* Vers 9h30, et après les événements, les carabiniers sont arrivés sur les lieux de l’événement pour commencer à identifier les multiples points attaqués .

Le premier fut l’entreprise de granulats Serfocom, où un camion, une pelleteuse et un chargeur frontal ont été détruits. Au même endroit, des inconnus ont volé deux camionnettes blanches, une Chevrolet et l’autre Maxus.

* À 9h38, les officiers en uniforme ont identifié une troisième attaque. Il s’agit de l’entreprise de granulats Tramza. Sur le site, 24 véhicules ont été incendiés : quatre camionnettes, une voiture, 15 camions à benne basculante, trois camions forestiers et une chargeuse frontale. De plus, un autre chargeur a été endommagé par des impacts de balle et une tentative d’incendie.

* A 10h10, les carabiniers trouvent une quatrième entreprise de granulats attaquée. À cette occasion, une pelleteuse et un camion-benne ont été incendiés, en plus des dommages aux fenêtres et d’un début d’incendie dans le préfabriqué servant de cantine et de toilettes.

* Dix minutes plus tard, les policiers ont constaté un cinquième acte de violence avec un camion-benne privé incendié, plus précisément sur le chemin de Trangol, au kilomètre 1 de la route 436. Des carabiniers ont indiqué qu’un camion Toyota avait été volé au même endroit.

* Enfin, à 10h30, un barrage routier dû à des arbres abattus a été identifié sur le chemin de Pilpilco. Trente minutes plus tard sur la route P-404, des inconnus ont tiré des coups de feu contre l’entreprise forestière Forestal Antilemu. Il n’y a eu ni dégâts ni blessés.

Au total, il y a eu cinq attaques, un barrage routier et au moins deux fois des coups de feu contre les entreprises forestières, en moins de trois heures.


Pour aller plus loin

A propos de la lutte actuellement menée en territoire mapuche, on pourra consulter le récent recueil Entre océans, forêts et volcans (ed. La Souterraine, printemps 2022), qui soulignait notamment dans son introduction : « C’est un conflit où la critique anti-industrielle et le refus du développement capitaliste réussit à faire vivre un monde différent, un monde de communautés autonomes qui tentent de vivre dans et avec la nature, et non sur son dos. Certes, ces communautés ne sont pas exemptes de structures hiérarchiques, ni de créer des oppressions en leur sein, et leurs organisations de lutte sont traversées elles aussi par des hiérarchies, des divisions basées sur le genre, des tendances à l’hégémonie ou une méfiance envers d’autres expressions plus libertaires de lutte radicale contre l’État et l’industrialisme. Mais elles n’ont en tout cas pas le culte de la domination étatique, de l’exploitation de la faune et de la flore, d’une folle course en avant vers un monde toujours plus artificiel et vers une vie toujours plus assistée ».

 

 

 

Portland (Etats-Unis) : attaque solidaire avec les défenseurs de la forêt contre le projet de « Cop City »

Publié le 2022-05-02 19:53:49

« Portland, Oregon, Nuit de la Terre :

Les portes, les vitres et les distributeurs de billets du centre financier de la Bank of America ont été brisés et le bâtiment a été recouvert de messages contre la destruction de la forêt d’Atlanta.

La Bank of America a été attaquée en raison de son financement de la Fondation de la police d’Atlanta et du projet Cop City * qui tente de remplacer la forêt par des infrastructures policières.

Fuck cops
Fuck banks
Depuis la côte ouest, solidarité avec ceux qui défendent la forêt.

Planifiez, préparez, attaquez !
Carpe noctem mes amis »

* NdT : A Atlanta, le conseil municipal a voté le 8 septembre 2021 l’attribution de 34 hectares de la forêt de South River à un projet de centre de formation à la militarisation de la police de 90 millions de dollars, connu des habitants sous le nom de « Cop City ». Ces installations comprennent une ville reconstituée dans laquelle les flics pourront s’entraîner, ainsi qu’une base d’atterrissage pour hélicoptères, de nouveaux champs de tir, etc. Son développement est dirigé par la Fondation de la police d’Atlanta et les deux tiers du financement proviennent de donateurs « philanthropiques » et d’entreprises, renvoyant le reste de la facture au public.

[traduit de l’anglais de Abolitionmedia, 28 avril 2022]

Villerest (Loire) : perforer le joujou des riches

Publié le 2022-05-02 19:53:50

Des dégradations commises sur des greens du golf du
Domaine de Champlong

Le Progrès, 30 avril 2022 (extrait)

Dans la nuit de vendredi à samedi, des dégradations ont été commises sur des greens du golf du Domaine de Champlong, à Villerest, près de Roanne. Des trous ont été creusés sur deux greens du parcours et des inscriptions hostiles aux golfeurs ont été inscrites. Une plainte a été déposée par l’exploitant du golf.

Le golf du Domaine de Champlong se situe sur un espace de quelque 60 hectares et offre un parcours de 18 trous et un autre de 9 trous. Il a été inauguré en septembre 2021.

Irvillac (Finistère) : la fibre continue de morfler

Publié le 2022-05-02 19:53:54
Un habitant d’Irvillac montrant le cable sectionné à son extrémité.

Dans le Pays de Daoulas, des habitants privés d’internet après un acte de malveillance
Le Télégramme, 28 avril 2022 (extrait)

Une partie des habitants d’Irvillac et de la commune voisine de Saint-Eloy ont été privés durant plusieurs jours de leur connexion à Internet. La panne a concerné une trentaine de foyers situés dans la partie est du territoire communal. Ont ainsi été impactés les villages de Kérivoal, Kerdanet, Kerdilès et Kérinot.

En effet, entre le 11 et le 25 avril, un câble de fibre optique chargé de transporter d’importantes quantités de données a été volontairement sectionné sur une longueur d’environ 200 mètres. « Nous ne parvenions plus à nous connecter à l’ADSL », explique un utilisateur. Ces dégradations volontaires à Irvillac font écho à des faits similaires relevés le mercredi 27 avril à plusieurs endroits du territoire national, notamment en Ile-de-France.

San Francisco (USA) : Deux distributeurs de billets sabotés

Publié le 2022-05-03 11:24:14

2 mai 2022
Par Attaque (source)
8598 visites

Signaler cet article à l'équipe de modération
    Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures
Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures

Indybay / samedi 23 avril 2022

Deux distributeurs de billets d’agences bancaires ont été vandalisés et mis hors service, à San Francisco, en solidarité avec les défenseur.euse.s de la terre dans la forêt d’Atlanta et dans les autres territoires occupées. Vous pouvez le faire aussi !

La semaine de l’ainsi-dite « Journée de la Terre », des hooligans autonomes ont mis de la super-glu dans les lecteurs de cartes de deux banques, à San Francisco. Cela fait écho aux actions anti-banques et anti-civ qui ont eu lieu dans d’autres territoires occupés (comme Philadelphie, le Québec et le Chili), dans le cadre des luttes contre le capital et ceux qui financent la destruction des animaux, humains et non-humains.

Les distributeurs de billets sont l’une des faces visibles des banques. Beaucoup de personnes « opprimées », comme nous, peuvent être incommodées quand le distributeur de billets de leur quartier ne fonctionne pas, mais ce n’est pas nous les parasites qui demandent de l’argent en échange de nourriture ou qui prétendent un loyer. Ce sabotage interrompt les opérations normales des « consommateurs » des banques et cela est fantastique. Les lecteurs de cartes dans les entreprises ou les bureaux de location, les distributeurs de billets des banques et, merde, même les stations-service : ils sont tous vulnérables. Cassez aussi une vitrine ! Les feux que nous allumons brûlent fort et, même si on risque de se brûler, bénie soit la flamme.

Chiez sur une Tesla !
Fuck le business-as-usual de la Bay Area [la région de la baie de San Francisco ; NdAtt.]
Jusqu’à ce que cette société soit réduite en cendres !

Les vandal.e.s collant.e.s

DEVENEZ COLLANT.E.S

– Pour ce qu’on a pu voir, les cartes-cadeaux et le carton non ondulé fonctionnent bien tous les deux.
– Volez (évidemment) tout votre matériel d’une façon qui ne laisse pas d’empreintes digitales et nettoyez tout le matériel/toutes les cartes en les frottant avec de l’alcool.
– Couvrez votre visage et toute caractéristique identifiable (cheveux, visage, tatouages, piercings), portez des gants en coton et des vêtements qui ne vous sont pas associés et que vous pouvez ensuite jeter à la poubelle (pas près de chez vous), mais habillez-vous de façon à vous confondre avec les gens du secteur et choisissez une heure où il semble normal que des personnes utilisent encore les distributeurs automatiques de billets.
– Renseignez-vous sur la sécurité numérique et utilisez des messages cryptées et Tor.




Source: Attaque.noblogs.org

Cet article a 3 ans. Le contenu et les informations peuvent être obsolètes. Dans le cadre de notre mission d'archivage, nous ne supprimons jamais les anciens articles pour documenter l'histoire du mouvement anarchiste au fil du temps.

Portland (USA) : La Bank of America attaquée

Publié le 2022-05-03 11:24:15

2 mai 2022
Par Attaque (source)
8786 visites

Signaler cet article à l'équipe de modération
    Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures
Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures

Scenes from the Atlanta Forest / lundi 26 avril 2022

La Bank of America de Portland attaquée, en solidarité avec des defenseur.euse.s de la forêt d’Atlanta

« Portland, Oregon », Nuit de la Terre :
Les portes, les vitrines et les distributeurs de billets du centre financier de la Bank of America ont été cassés et le bâtiment a été tagué avec des messages contre la destruction de la forêt d’Atlanta.
La Bank of America a été attaquée parce qu’elle finance la Fondation de la police d’Atlanta et le projet de ville factice pour l’entraînement de la police, qui est censé remplacer la forêt par des infrastructures policières.

Fuck les flics.
Fuck les banques.
Depuis la côte ouest, solidarité avec celles/ceux qui défendent la forêt.

Planifiez, préparez, attaquez !
Carpe noctem, les ami.e.s




Source: Attaque.noblogs.org

Cet article a 3 ans. Le contenu et les informations peuvent être obsolètes. Dans le cadre de notre mission d'archivage, nous ne supprimons jamais les anciens articles pour documenter l'histoire du mouvement anarchiste au fil du temps.

Olympia (USA) : Un DAB de la Bank of America attaqué

Publié le 2022-05-03 11:24:16

2 mai 2022
Par Attaque (source)
9674 visites

Signaler cet article à l'équipe de modération
    Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures
Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures

[unable to retrieve full-text content]Puget Sound Anarchists / dimanche 24 avril 2022 Un distributeur de billet de la Bank of America attaqué en solidarité avec les defenseur.euse.s de la terre Yintah Le 20 avril, dans les terres occupées qui appartenait aux populations Nisqually et … Continuer la lecture




Source: Attaque.noblogs.org

Cet article a 3 ans. Le contenu et les informations peuvent être obsolètes. Dans le cadre de notre mission d'archivage, nous ne supprimons jamais les anciens articles pour documenter l'histoire du mouvement anarchiste au fil du temps.

Des mauvais moments pour les bleus (fin avril 2022)

Publié le 2022-05-03 11:24:21

1 mai 2022
Par Attaque (source)
5758 visites

Signaler cet article à l'équipe de modération
    Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures
Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures

La Roche-sur-Yon : Deux voitures personnelles des flics en feu

Le Journal du Pays Yonnnais / lundi 25 avril 2022

[…] Dans la nuit de ce lundi 25 avril, vers 0 h 15, deux véhicules appartenant à des agents du commissariat ont été incendiés sur le parking de la préfecture, situé à proximité des locaux de la police, rue Dellile.

Les deux voitures étaient stationnées sur des emplacements réservés et marqués « police » au sol.  » Quelqu’un a mis le feu au pneu arrière d’une voiture. Les flammes se sont ensuite propagées à un deuxième véhicule « , indique le commandant Patrick Deicke.

Acte de vengeance, malveillance opportuniste, incivilité… pour l’heure, les enquêteurs n’écartent aucune piste. […]

*****

Laval : S’en prendre aux pouvoirs publics

Ouest-France / dimanche 17 avril 2022

Une trentaine de voitures a été vandalisée, dont entre cinq et sept brûlés, dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 avril 2022, dans le quartier Saint-Nicolas à Laval (Mayenne).
Elles étaient garées sur le parking du Palindrome, et devant le Pôle accueil aidant-aidé l’Arc-en-ciel. Sept arrêts de bus et des poubelles ont aussi été détruits.

Ce sont principalement des véhicules appartenant à la Ville de Laval, au conseil départemental et à l’Adapei qui ont été visés. Même si des voitures de particuliers ont aussi été touchées, notamment celle d’un joueur participant au 3e Open international de la Mayenne d’échec, qui se tient tout ce week-end de Pâques au Palindrome.

Ces « faits de violences urbaines ont été commis à la suite de l’interpellation sans difficulté d’un jeune homme âgé de 18 ans, auteur de délits et d’outrage envers les forces de l’ordre, explique la préfecture. […]

Ouest-France / lundi 18 avril 2022

[…] La nuit de dimanche 17 à lundi 18 avril 2022 y a de nouveau été agitée.
« Il y a eu quelques tentatives d’affrontements entre des jeunes et la police, raconte Florian Bercault, le maire de Laval. Les jeunes ont essayé de monter des barricades, et deux containers à poubelle ont été brûlés. »

Un habitant du quartier, témoin de plusieurs scènes, parle d’un rassemblement d’une quarantaine de personnes rue Victor, devant le Palindrome, puis davantage avenue de Tours. « Un renfort de police avait été demandé par la préfecture, et vers 2 h30, tout était terminé », témoigne le maire.
Quelques voitures de police ont été un peu endommagées, mais il n’y a pas eu d’embrasement. […]

*****

Lyon : Des surprises à répétition pour la police municipale

Le Progrès / samedi 9 avril 2022

[…] Le pare-brise d’un véhicule de la police municipale de Lyon a été dégradé, vendredi soir, dans un parking, a communiqué ce samedi FO Police municipale de Lyon sur les réseaux sociaux.
L’organisation syndicale tient à garder confidentiel le site où le délit a été commis, même si cela relève du « secret de Polichinelle. L’accessibilité au public n’est pas tolérable. Les dégradations se font facilement », indique au Progrès Bertrand Debeaux, le représentant syndical.

Déjà fin octobre, une autre voiture de police avait été abîmée de la même façon. Vendredi soir, la vitre du véhicule a été étoilée avec un seau à incendie, présent dans le parking.

« Des mesures fortes doivent être prises pour sécuriser les parkings. Cela pose un problème de sécurité pour les agents, qui sont un ou deux » à récupérer ou garer les automobiles. « Les mesures de sécurité ne sont pas suffisantes pour les agents comme pour les véhicules ».

Lors des deux délits, à près de six mois d’intervalle, des voitures de l’unité mobile de circulation ont été ciblées. Cette unité est entre autres « spécialisée dans les infractions routières, les enlèvements de véhicules qui gênent », expose Bertrand Debeaux. Charge à ces agents notamment de faire respecter la généralisation de la zone 30 à Lyon, en place depuis le 30 mars.

Actu Lyon / mercredi 13 avril 2022

Pour la troisième fois depuis le mois d’octobre, des véhicules de la police municipale de Lyon sont retrouvés vandalisés dans leur parking par les policiers.

Une situation grave qui implique la sécurité de ceux qui assurent celle des Lyonnais selon Bertrand, syndicaliste Force ouvrière à la police municipale de Lyon.

Ces véhicules sont remisés quand ils ne sont pas utilisés dans un parking d’une résidence. Ce mardi 12 avril, c’est la deuxième voiture en avril et la troisième depuis le mois d’octobre dernier qui est retrouvée le pare-brise brisé par des individus inconnus.

« Ça a été découvert à 23h30 mardi par les fonctionnaires qui rentraient de leur patrouille et garaient leur voiture de service dans ce parking d’une résidence utilisé par la ville pour les stocker », explique-t-il.

« C’est un véhicule qui est immobilisé pendant plusieurs jours et ça handicape le travail de la police. Au même lieu, la semaine dernière, c’est également arrivé. On alerte, on demande plus de sécurité, et voilà qu’un nouveau est dégradé », déplore le policier.
Outre l’immobilisation temporaire de ces véhicules, le policier regrette que quiconque puisse entrer dans ce parking à tout moment :  » Quand les policiers finissent leur service, ils vont dans ce parking seuls et isolés. Si on attaque les véhicules, on peut attaquer les fonctionnaires : c’est dangereux ! Force est de constater que ce parking est accessible au public. Il pourrait tout se passer, les véhicules pourraient être piéges… C’est du sabotage comme ça se passe dans les zones de guerre.  » Bertrand – Syndicaliste FO, policier municipal à Lyon. […]

*****

Aulnay-sous-Bois et Sevran (Seine-Saint-Denis) : Les bleus se font caillasser

actuSeine-St-Denis / jeudi 19 avril 2022

Deux refus d’obtempérer lors de contrôles, vendredi 15 avril et lundi 18 avril 2022, ont mené à des affrontements entre policiers et jeunes habitants d’Aulnay-sous-Bois et Sevran. Des tirs de mortiers d’artifice et des jets de projectiles ont blessé cinq policiers.

Le syndicat Unité SGP évoque « 180 tirs de grenades lacrymogènes et LBD » dans les heurts survenus vendredi à Aulnay-sous-Bois, après 19 heures. Après un refus de s’arrêter d’un véhicule, des policiers se sont engagés dans le quartier de la Rose-des-Vents. Ils ont alors « fait l’objet de plusieurs jets de projectile » et ont été « pris à partie par un grand nombre d’individus, nécessitant l’envoi de renforts », indique une source policière.

Une compagnie républicaine de sécurité (CRS) a été envoyée en renforts, ciblée par des tirs de mortiers d’artifice. « Dans la soirée, trois policiers CRS ont été très légèrement blessés et un véhicule administratif a été dégradé », précise notre source policière.

Deux interpellations ont eu lieu dans la commune de Seine-Saint-Denis, selon Unité SGP. Moins intenses, des incidents ont émaillé la nuit de samedi à dimanche.

Un scénario similaire s’est noué lundi dans la ville voisine de Sevran, dans le quartier des Beaudottes. Après un autre refus d’obtempérer vers 19h20, des policiers ont été ciblés. Mortiers d’artifices et grenades lacrymogènes se sont répondus. Deux policiers ont été blessés selon le secrétaire départemental du syndicat Alliance, Grégory Goupil. Un bilan confirmé par une source policière, évoquant des blessures légères.

« Un auteur de jets de projectile a été interpellé », complète notre source qui ajoute que la situation redevenue calme dans la soirée. […]

*****

La Seyne-sur-Mer (Var) : Tout le quartier descend contrer les pandores

France Bleu / mercredi 27 avril 2022

C’est un quartier certes connu pour son trafic de stupéfiants, mais qui n’avait pas été secoué depuis plusieurs années par une telle flambée de violence à l’égard des forces de l’ordre. Deux policiers municipaux et deux fonctionnaires de police ont été blessés ce mardi lors d’émeutes qui se sont déroulées dès la fin d’après-midi dans la cité de la Présentation à La Seyne-sur Mer. Six personnes, déjà très défavorablement connues, ont été interpellées et placées en garde à vue.
C’est l’arrivée dans le quartier d’un équipage de la police nationale, à la poursuite d’un conducteur de scooter qui venait de refuser de s’arrêter et qui s’est réfugié dans la cité, qui a déclenché cette flambée de violence. Le premier véhicule est tout de suite pris pour cible par plusieurs individus. Des renforts arrivent et c’est désormais une trentaine d’hommes, « de tous les âges, même des pères de famille » indique une source proche du dossier, qui jettent des pavés et des pierres en direction des policiers. Les forces de l’ordre préfèrent reculer.
Mais reculer, non pas pour abandonner, mais pour attendre d’autres renforts. Avant l’arrivée de la section d’intervention et de la brigade anticriminalité, les fauteurs de trouble installent des barricades aux entrées et sorties de la cité. Certains brûlent un engin de chantier. L’effectif étant désormais plus conséquent, les policiers reprennent la charge et interviennent une nouvelle fois sous les pavés et les menaces de mort. Un pare-brise explose sous la violence du choc.
Deux policiers nationaux sont blessés, deux policiers municipaux n’en sortent pas non plus indemnes. Le matériel est bien abîmé. Mais les violences urbaines ont cessé en début de soirée avec l’interpellation de six personnes, mises en cause régulièrement pour leur implication dans le trafic de stupéfiants qui gangrène aussi ce quartier.
Un quartier malgré tout plutôt calme. Sauf ce mardi soir. La raison de cet embrasement n’est pas encore connue. […]

*****

Pau : Ils attirent les keufs dans un piège

France Info / mercredi 13 avril 2022

[…] Les sapeurs-pompiers ont été appelés vers 23 heures 55 mardi 12 avril pour un incendie survenu au centre social du Hameau, rue Mgr Campo, et pour un feu de deux véhicules garés à proximité.

A leur arrivée sur place, ils ont été victimes de jets de pierres, ainsi que les policiers qui les accompagnaient. Entre 20 et 30 individus aux visages dissimulés les ont caillassés de manière intensive après avoir détruit des éclairages publics et des caméras de surveillance, selon une source policière.

Les policiers ont dû renforcer leur dispositif dans le quartier avec la venue notamment de renforts de Bayonne et de Tarbes, et de la gendarmerie, pour reprendre la situation en main et permettre aux sapeurs-pompiers d’intervenir sur le feu du centre social vers une heure du matin. Le centre social du Hameau a été partiellement détruit par l’incendie et vandalisé par les individus.

[…] Deux voitures garées près du centre social du Hameau ont été également incendiées dans la soirée de mardi 12 avril, quartier l’Ousse des Bois, à Pau. […]

Ces échauffourées feraient suite à une interpellation survenue en fin de journée dans le quartier. Selon Daniel Domengé du syndicat Alliance police nationale, mardi 12 avril vers 18h30, les policiers ont procédé à une interpellation d’un individu pour refus d’obtempérer dans ce même quartier. « Cette interpellation a été houleuse car plusieurs individus s’y sont opposés. Et dans la soirée, vers 23 heures, des individus ont été vus sur les cameras de vidéo surveillance en train de les dégrader ainsi que les grilles du centre social du Hameau. Les policiers sont intervenus et ils ont été accueillis par plus d’une vingtaine d’individus qui leur ont jeté des cailloux et autres projectiles en tout genre ». […]

*****

Nangis (Seine-et-Marne) : La gendarmerie et la mairie prises pour cible

La République de Seine-et-Marne / lundi 25 avril 2022

Samedi 23 avril, dans l’après-midi, un adolescent de 14 ans qui circulait à moto sur un chemin de terre de Nangis (Seine-et-Marne) aurait refusé d’obtempérer à un contrôle de gendarmerie. Il aurait pris la fuite puis aurait perdu le contrôle de sa trajectoire.

« Il a chuté et s’est blessé tout seul », affirme une source proche du dossier. Le mineur, inconnu de la justice, souffre d’un traumatisme crânien. Il a été hospitalisé mais est déjà ressorti. Selon nos informations, sa famille envisagerait de porter plainte.

Le soir même, la brigade nangissienne a été la cible de tirs de mortier d’artifice. Par ailleurs, des conteneurs semi-enterrés situés à proximité ont été incendiés. Si la journée de vote s’est déroulée sans le moindre incident, les violences urbaines ont repris de plus belle dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 avril. Cette fois, c’est la mairie qui a été visée par des jets de pierres et à nouveau de tirs de mortier.

« La maison commune a été attaquée et les postes de travail des agents municipaux ont été endommagés, déplore la maire, Nolwen Le Bouter. C’est un agent de nettoyage qui découvert l’ampleur des dégâts. Les vitres sur-mesure de ce bâtiment historique ont volé en éclat. Ce lundi, les services municipaux travaillent à la remise en état de la mairie, qui pourra rouvrir dès ce mardi ».

Par ailleurs, deux panneaux d’affichage municipaux ont été dégradés et un début d’incendie a été recensé au pied d’un mât de caméra de vidéosurveillance, sans l’endommager. Des devis pour les réparations ont été demandés. Selon les premières estimations de la mairie, qui a aussitôt déposé plainte pour dégradations, le montant se chiffrerait en milliers d’euros.

L’enquête est en cours. Pour le moment, aucune interpellation n’a eu lieu. Les délinquants repérés sur les lieux des incidents urbains étaient encagoulés et vêtus de noir, ce qui rend difficile leur identification. Pour le moment, des renforts de gendarmerie sont sur le pont chaque nuit, à Nangis. La sous-préfète et le colonel du groupement de gendarmerie de Seine-et-Marne se sont rendus sur place.

Pour tenter d’apaiser le climat, la mairie a pris les devants. « Deux agents communaux sont sur le terrain pour discuter avec les habitants, les jeunes et leurs parents, indique Nolwen Le Bouter. Nous avons également contacté l’association de prévention Espoir, qui intervient habituellement sur la commune. »

*****

Coulommiers (Seine-et-Marne) : Ils essayent de libérer leur ami

Le Pays Briard / dimanche 24 avril 2022

[…] Vendredi 22 avril 2022, vers 18 heures, la police nationale de Coulommiers (Seine-et-Marne) se rend au cœur de la ville haute dans le but de pister des jeunes qui s’adonnaient à des rodéos urbains.
C’est alors que des plus jeunes encore sont arrivés et se sont mis à caillasser un équipage de la police nationale, aidée par la police municipale. Cependant, face au nombre de fauteurs de troubles, une trentaine, trois équipages des commissariats de Meaux et de Lagny-sur-Marne ont ensuite été appelés en renfort, dont la brigade anti-criminalité.
En tout, sept équipages se sont rendus sur le secteur, soit une vingtaine d’agents.
Ils ont alors contrôlé les individus présents avant d’aller interpeller, au City stade, le mis en cause, un mineur de 14 ans. Révolté, le reste du groupe a alors essayé de soustraire ce dernier à l’interpellation.

Après des échanges verbaux violents, puis des échanges de coups, des grenades lacrymogènes et une grenade de désencerclement ont été lancées pour maintenir l’ordre.
Quatre individus ont été interpellés, dont l’auteur des jets de pierres, et placés en garde à vue. Ce dimanche 24 avril au matin, deux d’entre eux ont été remis en liberté avec un classement sans suite, les faits n’étant pas suffisamment caractérisés, les deux autres, mineurs, ont été convoqués devant le délégué du procureur pour un rappel à la loi. […]

*****

Rennes : Les flics ne sont pas le bienvenus dans le quartier

20 Minutes / vendredi 22 avril 2022

Les pompiers ont dû intervenir à une petite dizaine de reprises dans la nuit de jeudi à vendredi pour éteindre des feux de poubelles et de containers autour de la dalle Kennedy, dans le quartier de Villejean à Rennes (Ille-et-Vilaine). Sous escorte policière, les secours ont éteint une quinzaine de containers en flammes allumés vraisemblablement allumés par des jeunes du quartier entre minuit et 2 heures du matin.
D’après une source proche de l’enquête, c’est à la suite d’une opération de police menée dans le quartier que des violences urbaines ont éclaté. Lors de leur intervention sur place, les policiers ont essuyé des « jets de projectiles » et ont fait face à « une bande d’une quinzaine de jeunes cachés sous des capuches ». Aucun fonctionnaire n’a été blessé.
Un jeune homme âgé de 18 ans a été interpellé par les forces de l’ordre. Ce dernier est soupçonné de « participation à un attroupement en vue de commettre des dégradations ». Une enquête a été ouverte.

*****

Brest : La bagnole de la police a failli y passer

Le Télégramme / vendredi 29 avril 2022

À Brest, un véhicule de police a été la cible d’une tentative d’incendie, le jeudi 28 avril, peu avant 16 h 30, à proximité de la mairie annexe de Saint-Marc, quartier pourtant d’ordinaire relativement tranquille. Le véhicule était vide : les fonctionnaires de police tenaient à ce moment une de leurs réunions de liaison classiques avec la mairie de quartier.
Des agents de la Ville auraient vu des jeunes lancer un objet enflammé sur le véhicule, avant de prendre la fuite. Ils ont permis une intervention rapide, avec un extincteur : seul un essuie-glace et le capot avant ont été endommagés.
« La charge de produit inflammable était faible. Cela ressemble à un acte d’opportunisme sur un véhicule stationné. Mais les faits restent graves », commente le commissaire central Nicolas Hoarau.
Trois jeunes correspondant au signalement d’un témoin ont été rapidement interpellés, et conduits au commissariat pour y être entendus. Il s’agit de deux mineurs et d’un jeune majeur, qui ont été remis en liberté ce vendredi après-midi, à l’issue de leur garde à vue. L’enquête se poursuit. […]

*****

La Celle-Saint-Cloud (Yvelines) : Les keufs tombent dans un guet-apens

Info Normandie / samedi 30 avril 2022

Pour la deuxième fois en moins de 24 heures, des policiers ont été confrontés à des violences urbaines à La Celle-Saint-Cloud (Yvelines).

Ce vendredi 29 avril, en début de soirée, ils ont été attirés dans un guet-apens tendu par une dizaine d’individus avenue de Beauffremont.

Une patrouille de police secours appelée sur une intervention s’est retrouvée bloquée par des containers placés sur la chaussée. Au moment où ils se dégageaient, les gardiens de la paix ont été attaqués par un groupe hostile lançant des projectiles et mortiers sur leur véhicule. Une vitre latérale de ce dernier a volé en éclats et plusieurs impacts ont été relevés sur la carrosserie.
Les fonctionnaires qui se trouvaient à bord n’ont pas été blessés. Un dispositif de sécurisation a été mis en place, avec le renfort d’autres équipages.

Un suspect a été interpellé : il avait été identifié la veille circulant sur une moto volée lors d’un rodéo (lire ce-après). Des objets (pierres, bâtons, mortiers non utilisés) ont par ailleurs été récupérés sur les lieux.

Jeudi soir, déjà. un équipage du groupe de sécurité de proximité avait été visé par des jets de projectiles. De passage place de Bendern, les policiers avaient été confrontés à une trentaine d’individus hostiles jetant des pierres dans leur direction. Ces derniers avaient avaient pris la fuite, dispersés a l’aide de grenades lacrymogènes.
Une vitre du véhicule de police a été impactée par un projectile.

*****

Prison de Beauvais : Il ne se laisse pas faire

Le Parisien / vendredi 28 avril 2022

Il n’a pas apprécié de changer de cellule. Ce mardi, en fin de matinée, un détenu âgé d’une vingtaine d’années de la prison de Beauvais (Oise) s’est montré pour le moins hostile lors de son déménagement du quartier « arrivant » – là où les nouveaux détenus passent d’abord quelques jours pour s’acclimater au milieu carcéral – à une cellule ordinaire de l’établissement pénitentiaire.

« Il a refusé catégoriquement sa nouvelle affectation, il voulait rester au quartier des arrivants », relate Joris Ledoux, secrétaire local de l’UFAP-Unsa, le syndicat du ministère de la Justice et de l’Administration pénitentiaire. Face au mécontentement du prisonnier, « son placement au quartier disciplinaire » a donc été décidé par les surveillants.

« Et alors que rien ne le présageait, [il] s’est brusquement jeté au sol entraînant dans sa chute la première surveillante du bâtiment et l’agent de mouvements qui se blessèrent tous deux, indique le syndicaliste. Le détenu était menotté à ces deux surveillants. Ces derniers présentent des hématomes au poignet. »

Et ce n’est pas tout. « Plusieurs fois, il s’est littéralement laissé tomber », poursuit Joris Ledoux. Le détenu aurait alors tenu des propos insultants envers les surveillants de la prison, tout « en essayant de mettre à des coups de tête aux agents présents et (ceux) venus en renforts ».

L’un d’eux a même été mordu au niveau du mollet. « Un collègue surveillant gardera malheureusement les (traces de la) mâchoire […] pendant un moment », commente le représentant de l’UFAP-Unsa. L’agent touché à la jambe s’est vu octroyer une ITT : « Ça saignait beaucoup. » […]

*****

Contre les yeux de la police

Nantes : Les dernières images de la caméra…

Ouest-France / lundi 18 avril 2022

Deux personnes montées sur un scooter apparaissent sur les dernières images captées, dimanche 17 avril, juste avant qu’une caméra de vidéosurveillance soit détruite à Nantes.
L’équipement a été visé par arme à feu, aux environs de 22 h 30, à l’angle de la rue Eugène-Thomas et de la route de La Chapelle-sur-Erdre, dans le quartier Chêne-des-Anglais, au nord de Nantes.
Le centre de supervision urbain de Nantes métropole, qui veille vingt-quatre heures sur vingt-quatre sur l’espace public via des écrans, a alerté le commissariat de police, dans la foulée.
Des constatations ont été faites, ce lundi matin. Sur place, des policiers ont découvert quatre étuis de munitions laissés sur le bitume. […]

*****

Saint-Chamond : Dégrader les caméras pour agir en liberté

Le Progrès / jeudi 14 avril 2022

Ces derniers temps, des caméras de surveillance ont été dégradées dans le quartier de Fonsala. Des tags injurieux ont également été peints sur des murs du quartier, certains s’en prenant à des personnalités politiques, comme le maire, Hervé Reynaud ou la conseillère municipale anciennement Rassemblement national, Isabelle Surply. La police est informée de ces faits et des procédures sont en cours pour retrouver les auteurs de ces dégradations.




Source: Attaque.noblogs.org

Cet article a 3 ans. Le contenu et les informations peuvent être obsolètes. Dans le cadre de notre mission d'archivage, nous ne supprimons jamais les anciens articles pour documenter l'histoire du mouvement anarchiste au fil du temps.

Soirée de soutien à Boris ainsi qu'aux saboteureuses d'antennes vendredi 6 mai au local Camarade

Publié le 2022-05-04 07:22:54

Ecoute d’un podcast et discussion autour de la technologie, du contrôle et de la répression suivies d’une bouffe prix en libre en soutien à Boris, compagnon anarchiste hospitalisé suite à un feu de cellule dans la prison de Nancy-Maxéville où il était incarcéré pour sabotage d’antennes-relais.



Le 7 août 2021, un incendie se déclare dans la cellule de notre ami et compagnon anarchiste Boris. Il était incarcéré à Nancy-Maxéville depuis septembre 2020 pour le sabotage d’antennes-relais d’opérateur de téléphonie mobile, mais aussi de la police et de la gendarmerie. S’il est aujourd’hui encore hospitalisé, retrouvons nous pour une discussion et soirée de soutien le vendredi 6 mai 2022 au local Camarade à Toulouse. On écoutera un podcast autour des conditions de parloirs à la sortie du premier confinement, les mesures sanitaires imposées par l’administration pénitentiaires (hygiaphones, interdiction de se toucher...)et les moyens technologiques de substitution aux parloirs physiques (visio-parloirs, parloirs téléphoniques...) On pourra ensuite discuter ensemble des liens qui unissent technologie, contrôle et répression. Et à la fin de l’échange, y’aura un petit repas prix libre, alors hésitez pas à rester pour manger !

Toulouse : Des vitres éclatées pour l'immobilier !

Publié le 2022-05-04 07:22:59

Quelques coups dans une vitre d’agence immobilière dans une nuit d’avril pour briser en même temps la tranquillité de celleux qui se sentent légitimes à posséder le toit des autres et à faire du fric dessus.

Sans espoir que ça freine leurs activités mais l’important c’est de maintenir le conflit.

A bas la propriété privée et la gentrification, à bas les élections, à bas l’état, à bas ce monde.

Pourquoi réclamer l’essentiel ? Squatte, vole et esquive/tape celleux qui t’en empêches.

Leipzig (Allemagne) : Une antenne-relais de la DB incendiée

Publié le 2022-05-04 07:23:00

3 mai 2022
Par Attaque (source)
5211 visites

Signaler cet article à l'équipe de modération
    Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures
Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures

de.indymedia.org / lundi 2 mai 2022

Une antenne-relais de la DB incendiée – Attaquons le militarisme !

Nous avons attaqué la Deutsche Bahn [DB, l’équivalent allemand de la SNCF ; NdAtt.], en tant que partie de la logistique de guerre en Europe. Nous n’avons pas oublié que cette société participe depuis des années à des livraisons d’armes (même si en ce moment elle essaye de blanchir son image avec des livraisons « humanitaires » en Ukraine). En particulier, chaque jour nos ami.e.s au Rojava sont tué.e.s avec des armes livrée par la DB. Il y a une étroite coopération entre la DB et le régime fascistoïde d’Erdogan.

Du coup, dans la nuit du 28 au 29 avril, nous avons mis le feu à une antenne-relais de la DB, à Markkleeberg [ville de la banlieue sud de Leipzig ; NdAtt.]. La ligne où se trouve l’antenne-relais a été et est encore utilisée pour des livraisons d’armes. Nous essayons ainsi de nous opposer avec nos moyens à l’actuelle logique de guerre et nous souhaitons que les dégâts matériels soient les plus importants possibles. Quand cette ligne n’est pas utilisée pour le transport de véhicules militaires, elle est utilisée pour envoyer dans le monde entier des voitures, du charbon et d’autres matières premières dévastatrices.

Ce qui nous motive aussi est la tentative de sortir enfin de l’impuissance qui existe au moins depuis l’épidémie de Covid-19. Le sabotage de matériel de guerre ne semble pas être une pratique courante et en plus il est discrédité par le discours habituel de la gauche bourgeoise (à la « Naturellement que l’Ukraine doit recevoir des armes – on y défend le monde libre ! »).

Nous ne croyons pas en « l’avant-garde », mais si nous pouvions motiver d’autres personnes à effectuer des sabotages, cela nous donnerait évidemment de la joie.
Que les volutes de fumée de notre feu se dirigent vers Munich, où a été lancée une enquête pour association de malfaiteurs [article §129 du Code pénal allemand ; NdAtt.], assortie de perquisitions.

Attaquons le militarisme !
Pour l’anarchie !

[Ingrédients et instructions :
Une bouteille d’un litre, avec 2/3 d’huile moteur et 1/3 d’essence.
Une bouteille d’un litre d’essence.
Nous avons allumé tout cela à l’aide d’une bouteille d’un demi-litre d’essence à laquelle ont été fixés des allume-feu, avec des serflex en plastique.
Nous avons placé le tout sur les écheveaux de câbles qui vont de l’armoire de commande au pylône. Cela dit : si vous êtes dans un endroit fréquenté, utilisez des allumages à retardement].




Source: Attaque.noblogs.org

Cet article a 3 ans. Le contenu et les informations peuvent être obsolètes. Dans le cadre de notre mission d'archivage, nous ne supprimons jamais les anciens articles pour documenter l'histoire du mouvement anarchiste au fil du temps.

Nogent-sur-Seine (Aube) : Le prisonnier va au musée et… il disparaît !

Publié le 2022-05-07 08:50:35

5 mai 2022
Par Attaque (source)
163 visites

Signaler cet article à l'équipe de modération
    Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures
Délai moyen de réponse : 1 à 5 heures

France Info / mercredi 4 mai 2022

[…] Un prisonnier a échappé à la vigilance des personnes en ayant la garde, et s’est fait la malle alors qu’il se trouvait en sortie autorisée. Les faits se sont produits dans la matinée du vendredi 29 avril 2022.

D’après les informations communiquées à France 3 Champagne-Ardenne par Julie Bernier, la procureure de Troyes (Aube), il purgeait une peine de prison au centre de détention de Villenauxe-la-Grande (Aube). Son incarcération remontait à 2020.
Les faits se sont produits à l’occasion d’une sortie, prévue et strictement encadrée par l’article D143-4 du code de procédure pénale pour les permissions médicales ou culturelles (également pour un examen ou voter). Elle se déroulait au musée Camille Claudel de Nogent-sur-Seine (Aube), avec quatre autres détenus. Dès son arrivée là-bas, le malandrin a été embarqué dans une voiture par un complice guettant son arrivée.

Après cet incident pour le moins fâcheux, rapporté par L’Est-Éclair, une enquête a été immédiatement ouverte. Le fugitif était toujours recherché dans la soirée du mardi 3 mai. Confiante, la procureure explique à France 3 Champagne-Ardenne qu’il finira par être rattrapé. « C’est toujours une histoire de temps. Et il nous expliquera pourquoi il a fait ça… quand il sera interpellé. » […]

Âgé d’une trentaine d’années, l’évadé aurait pu sortir (normalement) de prison au mois de juillet 2023, après avoir purgé sa peine « pour faits de vol ». Ce qui n’arrivera plus maintenant qu’il a filé à l’anglaise. « Il n’y aura aucune tolérance. C’est un délit [au sens de l’article 434-27 du code pénal; ndlr], il encourt une nouvelle peine de trois ans d’emprisonnement et sera poursuivi. » […]

*****

Bordeaux : Il essaye de s’évader lors de la visite médicale

Sud-Ouest / jeudi 5 mai 2022

Les faits se sont produits le lundi 2 mai. Alors qu’il avait été conduit à l’hôpital Pellegrin à Bordeaux pour une consultation, un détenu du centre pénitentiaire de Gradignan a tenté de se faire la malle « en tirant sur la chaîne de conduite alors que l’équipe allait réintégrer le véhicule dans le sous-sol du CHU », indique le syndicat FO justice dans un communiqué.
« Dans la tentative, l’agent n’a pas lâché prise et est tombé au sol avec le détenu. Le temps que ses collègues interviennent, le détenu a porté un coup de pied au visage du surveillant dans le but de le faire lâcher prise. » Sans succès puisque le détenu a finalement été maîtrisé. […]




Source: Attaque.noblogs.org

Cet article a 3 ans. Le contenu et les informations peuvent être obsolètes. Dans le cadre de notre mission d'archivage, nous ne supprimons jamais les anciens articles pour documenter l'histoire du mouvement anarchiste au fil du temps.

Actions et stratégies : retour d'expérience sur l'occupation de la Sorbonne

Publié le 2022-05-07 08:50:39

En venant simplement participer à une AG nous nous sommes retrouvées à occuper un bâtiment où, pour la plupart d’entre nous, nous n’avions jamais mis les pieds et à construire un mouvement pour acter une révolte contre les élections et leur monde.



Du mercredi 13 avril au jeudi 14 avril 2022, la Sorbonne « mère » a été occupée pour acter une révolte contre les élections, la montée de l’extrême droite et du fascisme, l’urgence écologique, la destruction des acquis sociaux par le néolibéralisme ambiant. Nous nous sentons en guerre contre ce monde et agir nous semble la moindre des choses. C’est pourquoi, en venant simplement participer à une AG nous nous sommes retrouvées occupant un bâtiment où, pour la plupart d’entre nous, nous n’avions jamais mis les pieds.

Dégonder les portes, déconnecter les serveurs : Petites actions et sabotages de l’occupation

On serait tentées de ne retenir de l’occupation de la Sorbonne que la manière dont elle s’est finie : c’est-à-dire par un siège policier et un départ de l’occupation loin d’être empouvoirant. Pour nous, cette image ne représente pas tout ce qui a pu se passer et on trouve important de visibilliser quelques trucs cools qui ont eu lieu. Les médias, la police et la justice auront toujours pour travail de décrédibiliser nos actes et criminaliser nos existences. Ils rangent nos actes et nos existences dans des cases : « dégradation », « mouvance anarcho autonome », « groupement en vue de commettre des violences », « black blocks » etc. Nous refuserons toujours de nous identifier à leurs catégories comme nous refuserons de reconnaître leurs chefs d’inculpations et nous agirons toujours pour faire déborder les révoltes, parce que c’est ainsi qu’on pourra marquer un rapport de force dans cette société de merde, et qu’aucun mode d’existence et d’action ne nous parait plus pertinent depuis notre position. Nous pensons qu’écrire sur les murs, transformer l’espace qui nous entoure, c’est se réapproprier les lieux qui nous sont dédiés. Parce que nous n’avons rien, prenons tout ! Attaquer la fac c’est attaquer la reproduction des classes sociales qu’elle permet. C’est attaquer le cours des choses, qui nous impose que quand on naît fille d’ouvrier on sera nous-même vouée à se tuer le dos pour un maigre salaire et n’avoir aucun temps libre. Occuper et attaquer la fac, c’est nous mettre en grève, dévier le train-train quotidien. Même si, quand on a la chance de pouvoir y accéder, on trouve son compte dans l’université, car les cours nous stimulent au niveau intellectuel, ça reste un lieu d’oppressions, un lieu symbolique de la violence de la guerre sociale, de la guerre de classe, de genre et de race. Nous n’oublions pas que selon leur condition, des étudiant.es se font décourager de poursuivre leurs études, voire subissent un harcèlement sexiste ou raciste par les profs qui ont un ascendant sur elleux, ces mêmes raclures pompent les mémoires de leurs élèves pour leur propre compte, ou se refont de jolies réputations de profs allié.es gauchistes sur le dos des étudiant.es en luttes, etc.

C’est, entre mille autres choses, pourquoi plein de petites actions ont fleuri tout au long de l’occupation et pourquoi nous refusons la sacralisation de la fac comme un lieu d’étude à préserver, blablabla. En voici un florilège :

« Vous allez encore dire que je suis bourgeoise, mais les fresques antiques au dessus des amphis c’est tellement plus profond que vos tags tout moches sur les murs ». De toute façon les tags étaient déjà faits avant que l’AG prenne une décision lol et ils auraient continué quoi qu’il soit décidé. On écrivait juste ce qui nous passait par la tête, avec des fautes et des dessins. On peignait des symboles anarchistes, féministes trans-inclusifs, des symboles de squats. On pouvait notamment lire « Feu aux CRA » , « Squat partout », « La révolution est un devoir » « Ni le Pen ni Macron »

AG éternelle, Service d’Ordre autogéré et nos saints ravitailleureuses : des questions d’organisation autonome

Les actions ça ne fait pas tout, et il nous fallait réfléchir à comment tenir une occupation dans le temps. ça a aussi beaucoup pris de place pendant les débats en AG. L’AG du midi s’est transformer en une AG infinie. Finalement deux vies se sont déroulées parallèlement dans cette occupation, certain.es s’organisaient en petits groupes sur des tâches différentes, d’autres semblaient vouloir parlementer en amphi toute la sainte journée et voter des choses plus ou moins importantes. Beaucoup d’entre nous faisions des allers retours entre ces modes. L’AG a été utile pour organiser des groupes de travail. Par exemple un groupe communication chargé de rédiger le communiqué de l’occupation. Il était vital de se répartir les tâches, puisque tout le monde ne peut pas être partout, et ça valait vraiment le coup de faire des petits groupes autonomes. Différents travaux militants ont été menés, et qu’il faut apprendre à valoriser comme il se doit, comme le travail de diffusion de la culture antirep, le travail autour de la communication avec l’extérieur.

Pour le SO, le mercredi soir, ça a un peu viré au cauchemar. Un groupe d’une quinzaine de mecs virilistes se baladait dans les couloirs avec des barres de fer pour « faire appliquer les décisions de l’AG », c’est-à-dire qu’ils empêchaient toute « dégradation » ou tout comportement qui ne leur plaisait pas, considérant comme suspect n’importe qui traînant trop longtemps dans les couloirs. Ils n’hésitaient pas à nous empêcher physiquement d’ouvrir des portes, de prendre des trucs, à utiliser des techniques de keufs, genre venir à 15, prendre à partie quelqu’un dans des petits espaces, avoir des brassards de couleur. C’était vraiment le pouvoir éxecutif qui ré-apparaissait, qui venait appliquer les décisions plus ou moins votées en AG. De toute façon le vote c’est naze. On s’est retrouvé à devoir cacher les actions qu’on faisait, à devoir guetter s’ils arrivaient pendant qu’on essayait d’ouvrir des portes... Dans une occupation qui est censée nous émanciper, être traitées comme des enfants qui faisions des bêtises, c’était de la grosse merde.

On a pu en parler avec des gens du SO après coup, qui nous ont expliqué que c’était pas les objectifs initiaux du SO, qui avait été présenté comme un groupe chargé de faire de l’autodéfense, contre les flics ou les fafs. Ce groupe de 15 mecs s’est visiblement incrusté dans le SO, et on ne les a plus vu le jeudi matin. Suite à ça, pour éviter que le SO soit trop viriliste, y’a eu des appels gênants en AG pour que, s’il vous plaît, les personnes non mec cis het rejoignez le SO, ça règlera les problèmes, et allez, on passe à autre chose. On se dit que pour éviter ce genre de problèmes, mieux vaudrait pas appeller ça a un SO. Le SO, pour nous, c’est les types baraqués de la CGT qui nous empêchent de faire des actions en manifs, font en sorte qu’on ne puisse pas rejoindre leur cortège en cas de mouvement de foule, et nourrissent le travail de la police en validant les catégories de bon.ne ou mauvais.e manifestant.e. Au sein de l’occup, pourquoi reprendre cet imaginaire macho des syndicats ? Pourquoi ne pas appeler ce groupe « groupe d’autodéfense » par exemple ? ça correspondrait mieux aux objectifs qui avaient étés fixés. Et être vigilant à qui constitue ce groupe dès le départ et si de faite ça intéresse que les mecs cis-het de faire partie du SO peut être que c’est pas pertinent d’en avoir un. Et puis on pense qu’il n’y a pas à imposer par la force les décisions prises en AG, parce qu’on est pas là pour refonder un État à l’intérieur des occups.

Par ailleurs, clairement, il y a des gens qui connaissent les lieux, et d’autres absoulment pas, c’est pourquoi l’AG est un bon moment pour faire un plan du bâtiment pour que tout le monde sache se situer. C’est aussi important en cas d’attaque ou d’expulsion. Peut-être que la prochaine fois on pourrait photocopier un plan de la fac à distribuer.

Peut-être qu’un groupe communication pourrait être utile à l’intérieur entre les personnes réparties en plusieurs salles et étage est compliqué. Quand on a décidé collectivement de sortir toustes ensembles on a failli laisser des gens à l’intérieur car on ne les trouvait pas et qu’on ne savait pas combien on était.

Il faut aussi parler du rôle des gens dehors, des gens qui font les courses, merci à elleux. Pour un exemple de choses à faire quand on est pas sur place, mais qu’on a de la force à l’extérieur, un soir des gens du squat de la Baudrière, un squat anarchiste, féministe et TransPédéGouine de Montreuil (labaudriere.noblogs.org) ont fait une cantine qu’iels ont apportée sur place. Aussi, le 2e jour, y’a eu la mise en place d’un groupe de care et d’écoute à l’infirmerie.

Individualisation face aux keufs, négociations plombantes et sortie collective en grappe. Retour critique sur quelques stratégies de l’occupation :

La stratégie des flics a été gagnante sur cette occupation. Ils ont assiégé la Sorbonne, ce qui rendait impossible le roulement des personnes à l’intérieur, le ravitaillement, et a provoqué de la panique et un certain desespoir. Ils bénéficient aussi de cette stratégie dans le sens où il n’y a pas d’expulsion formelle. Les occupant.es, lassé.es et apeuré.es sortent par elleux-même. Pas de scandale.

Ainsi, le deuxième jour, dans l’après-midi, des personnes seraient allées négocier avec les keufs comment sortir, une fois le siège mis en place. On trouve aberrant d’aller négocier avec la police qui nous matraque et réprime nos luttes, encore en plus pour obtenir de telles merdes : Les policiers voulaient qu’on sorte deux par deux en montrant nos papiers. Quoi de plus classique pour détruire la solidarité entre nous, et relever des identités qu’ils pourront convoquer par la suite, s’il y a des poursuite de la part de la fac. Le défi pour nous à ce moment là c’était de faire masse pour éviter la répression qui passe forcément par l’individualisation.

Déjà en AG, des personnes ont proposé de sortir toustes ensemble, sans montrer nos papiers. Mais on entendait déjà de nombreus.ses camarades chuchoter qu’iels montreraient leurs papiers, ce qui a créé une ambiance de méfiance entre nous.

Avec le recul, on pense que c’était tout à fait normal que nous ayions peur, que nous paniquions. Être assiégées ça fait flipper, et on pouvait craindre que les flics rentrent dans l’occupation et nous passent à tabac, personne n’en aurait été témoin. Mais face à cette situation peut-être qu’on aurait dû prendre plus le temps de discuter collectivement. On aurait pu mieux se rassurer, se donner de la force, se partager des conseils d’anti-répression, des gestes réflexes à avoir si on se fait matraquer ou arrêter.

Finalement, nous on a décidé de sortir en grappe de gens. La grappe, c’est une technique de défense collective dans la rue, qui consiste à se regrouper avec les gens avec qui ont veut faire corps, en se tenant les unes aux autres par les épaules, pour éviter les arrestations. C’était stylé, mais la grappe d’une soixantaine de personne à été coupée en deux par les FDO qui ont matraqué et refermé les portes, enfermant la moitié des gens à l’intérieur. D’ailleurs la grappe a été coupée à l’endroit où les gens étaient moins nombreux.ses car elle avait été formée dans une salle et elle continuait avec des gens dans un couloir plus étroit. Les flics ont donc coupé la grappe à l’endroit où le couloir commençait, ce qui peut donner à réfléchir pour les fois suivantes. Peut-être qu’on aurait dû mieux se tenir à ce moment là, refuser de partir tant que toute la grappe n’était pas sortie entierement par la porte. On a aussi entendu qu’au moment où la grappe allait sortir, tout le monde n’était pas prêt.e, et que des personnes qui craignaient, à raison, de se faire maltraiter à la sortie, n’ont pas osé sortir à ce moment là. On aurait pu prendre plus de temps pour préparer cette sortie en grappe d’occupant.es solidaire, que les personnes qui se sentaient le moins bien puissent se placer au milieu de la grappe, et ne laisser personne derrière.

Suite à cela, les personnes qui étaient restées à l’intérieur ont sorti un communiqué vidéo qui nous a fait grimacer. Sur les images on voyait une trentaine de jeunes plus ou moins masqués, la tête basse, parqués dans la cour. Et un.e étudiant.e qui filmait et disait que l’occupation est pacifique, que c’est notre droit constitutionnel de protester, qu’iels sortirait dans le calme, qu’iels avaient peur. En voyant ces images on était dégoûté.es. Même si nous comprenions que nos camarades puissent avoir peur et voulaient sortir, même si nous nous sentions solidaires d’elleux, nous ne nous reconnaissions pas du tout dans ces paroles. Nous pensons qu’avoir un discours victimaire et une position dos courbé ne nous donne aucune force, aucun espoir, ne donne envie à personne de nous rejoindre, et ne nous sert même pas stratégiquement. Nous sommes convaincu.es que la violence de l’auto-défense est légitime, et nous nous sentons solidaires des personnes qui se réapproprient la violence exercée contre eux par la société capitaliste, raciste et sexiste. Nous ne voulons pas nous fonder sur la loi ou sur nos dits « droits » pour justifier de nos actes, car ceux qui régissent le droit et la loi sont des vieux gars blancs qui n’ont aucune idée de ce que sont nos existences, et que la loi nous condamnera toujours. Nous pensons qu’il est sain de se dire quand on a peur, et de tisser des liens de confiance qui nous renforcent dans nos luttes, de trouver des stratagèmes pour que nos luttes soient inclusives et que chacun.e y ait sa place.

De plus, nous avons aussi passer un certain moment dans la rue hors de l’occupation pour la soutenir. Le soir de la sortie, l’ambiance était plombante, car nous étions inquiet.es pour nos camarades à l’intérieur et l’air avait comme une odeur de défaite. Nous étions impuissan.tes, rassemblé.es devant les flics qui tenaient le siège. Les gens ont commencé à s’asseoir et nous avons attendu là des heures. Nous avons tenté de proposer de faire une AG des soutiens extérieurs, mais les camarades sont sortis à ce moment là. On aurait pu s’organiser plus tôt pour permettre une sortie collective en se coordonnant avec l’intérieur. Si on avait eu envie et l’énergie on aurait pu essayer de constituer un cortège qui aurait fait pression sur les keufs qui eux aussi commençaient à s’endormir, pour atteindre les portes à quelques mètres et repartir toustes ensemble avec les occupant.es.

Pour finir on voulait rappeler quelques conseils de défense collective, lors d’actions, d’occupation ou de manifs. On n’a pas besoin d’être tout en noir mais on peut prévoir des tenues pour rester à peu près anonyme, sans trop de logos ou motifs reconnaissables, quelque chose pour masquer son visage, et des gants pour ne pas laisser ses empreintes partout. Les flics et l’administration se feraient une joie de reconnaître certain.es d’entre nous pour nous poursuivre en justice. Ou bien de comparer les vêtements des personne arrêtées avec les vêtements des personnes qui auraient été filmées en train de faire telle ou telle action.

Ne pas prendre ses papiers sur soi, c’est déjà rester anonyme et se donner la possibilité de mentir sur son idendité en cas de contrôle à la va-vite, mais c’est aussi être solidaire des personnes recherchés, fichés, sans papiers, réfugié.es, non français.es etc

Certain.es occupant.es n’avaient pas en tête les quelques conseils basiques de défense collective, on peut en retrouver pas mal sur ce site https://defensecollectiveparisbanlieues.noblogs.org/ ou bien dans ce petit manuel https://defensecollectiveparisbanlieues.noblogs.org/brochure-de-a-a-z/

Par ailleurs, c’est possible de contacter la Défense Collective Paris Banlieues sur ce mail si on a des questions ou qu’on est convoqué. defensecollective-pb@riseup.net

Quelques participantes autonomes et déter

Prison de Parc (UK) : Deux déclarations de l’anarchiste emprisonné Toby Shone

Publié le 2022-05-07 08:50:46
Mai 062022
 

Du Anarchist Black Cross de Brighton, traduction de Attaque

1er mai 2022
Comme geste minimal pour marquer le 1er mai révolutionnaire et pour me joindre aux manifestations qui ont lieu dans le monde entier, je refuse de manger la nourriture de la prison, en utilisant ainsi mon corps comme un moyen pour exprimer ma solidarité et pour protester, car l’entreprise de sécurité G4S [qui gère la prison de Parc, où Toby est enferme ; NdAtt.] me refuse ma correspondance. Je ne resterai pas isolé de ma famille, de mes ami.e.s et de mes compas et mes convictions anti-politiques continuent à se préciser. Honneur et dignité à tou.te.s celles/ceux qui sont tombé.e.s.

Souvenons-nous de Haymarket square.

Toby Shone
prison de Parc, gérée par G4S, Royaume-Uni


Déclaration pour le 11 juin, Journée internationale de solidarité avec Marius Mason et tou.te.s les prisonnier.e.s anarchistes condamné.e.s à des longues peines

Nous allons devoir prendre la mer et nous embarquer pour un voyage vers l’inconnu. C’est à nous d’en choisir le cap. Nous sommes libres de faire des erreurs.
Gustavo Rodriguez, Bref rapport informatif sur le temps

Une accolade de vie, de feu et de complicité à tou.te.s les compas anarchistes emprisonné.e.s, à l’occasion de ce 11 juin. J’ai été invité à y participer par des compas d’Amérique du Nord, chose pour laquelle ils/elles ont tous mes remerciements et mon accord. Même si je ne suis pas condamné à une peine particulièrement longue, lors de mon procès pour l’opération Adream, en octobre dernier, j’ai risqué plus d’une décennie d’emprisonnement et la semaine prochaine je passerai à procès une nouvelle fois, à Bristol, le 6 mai. Cette fois, les procureurs de l’« antiterrorisme » demandent jusqu’à cinq ans d’assignation à résidence et une surveillance spéciale, chose qui pourrait me voir retourner fréquemment en prison. Si l’État gagne ce procès, cela constituera aussi un précédent contre le reste du milieu anarchiste au Royaume-Uni. Les mobilisations internationales sont essentielles pour en apprendre davantage et combiner nos luttes communes. L’ouverture d’un espace de discussion et de praxis nous permet d’échapper aux murs et aux barbelés qui nous divisent et nous isolent. Je suis enfermé 23 heures par jour, tout seul dans une cellule, soumis à une surveillance et à une censure renforcées, considéré comme « à haut risque » et placé sur la « liste des prisonniers susceptibles de s’évader ». J’en ai rien à foutre. Je quitterai cet endroit sans avoir reculé d’un millimètre.

Celui qui a un « pourquoi », dans sa vie, peut supporter presque n’importe quel « comment ».
F. Nietzsche

Il y a des tempêtes qui se rassemblent à l’horizon.

Toby Shone
écrit la veille du 1er mai révolutionnaire 2022
prison de Parc, gérée par G4S, Royaume-Uni

Visite nocturne chez un haut dirigeant de la RBC

Publié le 2022-05-07 08:50:57
Mai 052022
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Tard dans la nuit, le 4 mai, des revenchards sont passé chez Michael Fortier, avenue Chester. M. Fortier était membre du cabinet fédéral sous le premier ministre Stephen Harper. Aujourd’hui, il est le vice-président du conseil des marchés des capitaux chez la Banque Royale du Canada. Retiré dans sa luxueuse demeure de Mont-Royal (un quartier huppé de Montréal séparé des pauvres et des exploités par un long mur), il n’y a aucun doute que M. Fortier se sente bien à l’aise avec la décision de son patron de poursuivre le financement du gazoduc Coastal GasLink (ou de tout autre projet dégueulasse financé par RBC).

Pendant que fondent les glaciers, que la sécheresse, le feu et la famine se propagent, M. Fortier pense peut-être que son argent et ses contacts l’épargneront, lui, ses enfants et ses petits enfants. Mais les enragé.e.s connaitront les noms des grands responsables. Il doit comprendre que personne n’est à l’abri dans ce merdier.

Cette nuit là, les flammes d’un engin incendiaire se propageaient vers le bloc moteur de son Jaguar stationné devant chez lui.

Cet acte est en solidarité avec les défenseur.e.s de la terre Wet’suwet’en et avec tou.te.s les combattant.e.s de l’industrie extractive.