Vive l'Anarchie - Semaine 18, 2025

Sommaire

Prison de Bancali (Italie) : Des nouvelles sur Alfredo Cospito

Publié le 2025-05-05 00:00:00

Il Rovescio / dimanche 4 mai 2025

Bonjour à tout le monde : les nouvelles qui nous parviennent sur la situation du compagnon Alfredo Cospito décrivent un resserrement évident des conditions, déjà aberrantes en elles-mêmes, de sa détention en régime 41-bis.

Depuis quelques mois, Alfredo fait face à une limitation progressive des possibilités déjà exiguës de viabilité, dans le régime de détention où il a été envoyé en 2022, comme le blocage pratiquement total du courrier de/vers l’extérieur, l’impossibilité d’accès à la bibliothèque interne (même s’il en avait reçu l’autorisation par la Direction), le blocage des livres achetés en librairie par le biais de la prison, conformément au règlement (comme prévu par le régime 41-bis), et d’autres denrées d’usage quotidien, comme la farine ou les vêtements.

Tout cela a lieu, comme par hasard, en même moment que la condamnation en première instance du secrétaire d’État à la Justice Delmastro, pour violation du secret professionnel (justement à cause de la divulgation en Parlement, par le député Donzelli, des écoutes des discussions entre Alfredo et d’autres détenus, qui faisaient partie à l’époque de son « groupe de sociabilité »*). D’autres « hasards », qu’on pourrait penser ayant un rôle dans cette histoire, sont la démission, fin décembre dernier, du directeur de l’Administration pénitentiaire, Giovanni Russo, qui avait témoigné, pas précisément en faveur de Delmastro, lors du procès, ainsi que, quel hasard encore, le retour au commandement de la section 41-bis de Bancali de l’officier des GOM [correspondant aux ERIS français ; NdAtt.] qui avait été transféré justement à cause de son implication dans l’histoire de la divulgation des écoutes.

Nous relançons donc l’appel que nous avons diffusé l’année dernière en ce qui concerne le courrier adressé à Alfredo, comme premier pas pour que la mobilisation pour arracher Alfredo à l’isolement et pour continuer à lutter contre l’emprisonnement à perpétuité et le 41-bis reprenne de la force et de la constance.

 

CONTINUONS À ÉCRIRE À ALFREDO !

Il est très important de continuer à écrire au compagnon Alfredo Cospito, qui se trouve toujours en 41-bis, dans la prison de Bancali (à Sassari).

Le travail méticuleux (et souvent franchement incompréhensible et contradictoire) du bureau de la censure, associé à la négligence typique des administrations des prisons de ce pays et au manque de fiabilité des postes italiennes (un outil qui est de plus en plus réservé de manière exclusive aux communications des taulards) font qu’il est fortement conseillé d’envoyer du courrier suivi ou recommandé (même sans avis de réception). Le suivi permet d’être au courant de l’état de la livraison et d’entreprendre la procédure bureaucratique pour débloquer le courrier à la prison, puisque les surveillants n’informent pas toujours les détenus lors de la saisie d’une lettre : souvent, le courrier disparaît tout simplement.

Nous invitons donc tou.tes les solidaires à lui écrire et à envoyer une scansion ou une photo du récépissé d’envoi à la Cassa Antirep delle Alpi Occidentali, qui se chargera ensuite de les rassembler et de les envoyer à l’avocat d’Alfredo, pour faire les recours nécessaires et récupérer le plus de lettres possible.
La solidarité est une action concrète, on ne laissera jamais Alfredo seul dans les mains des bourreaux de l’État : couvrons-le d’affection, par des lettres et des cartes postales !

L’adresse pour lui écrire est :
Alfredo Cospito
Casa Circondariale « G. Bacchiddu »
Strada provinciale 56, n.c. 4
Località Bancali
07100 – Sassari (Italie)

Tandis que celui pour envoyer les récépissés est : cassantirepalpi [at] autistici.org

P.-S. Le compagnon peut acheter des livres, en passant par l’administration de la prison ; on peut donc lui envoyer des suggestions de lecture, en indiquant le titre, l’auteur et les données de la maison d’édition et, si possible, le code ISBN.

Contre toutes les taules !

Cassa AntiRep delle Alpi occidentali

 

* Note d’Attaque : les quelques prisonniers en régime 41-bis qui ont le droit de passer du temps ensemble ; la composition de chaque groupe est décidée par l’Administration pénitentiaire. Les discussions d’Alfredo avec d’autres détenus, condamnés pour mafia, étaient surveillées et enregistrées par l’AP. Début 2023, pendant la grève de la faim d’Alfredo, Giovanni Donzelli, député de Fratelli d’Italia (le parti d’extrême droite au gouvernement), avait fait écouter en Parlement des extraits des enregistrements, obtenus illégalement grâce à l’intervention de son camarade de parti Andrea Delmastro, secrétaire d’État à la Justice.

Prima potente rivolta nel CPR di Corso Brunelleschi, Torino.

Publié le 2025-05-05 07:00:08

A poco più di un mese dalla riapertura del lager di Torino nella tarda serata del 30 Aprile – il fuoco della rivolta ha divampato portando all’attuale chiusura dell’Area Viola.

Quello che sappiamo oggi è che la protesta è nata dalla carenza di accesso ai beni da acquistare (il cui prezzo per i ristretti è altissimo) e ha ben presto assunto la forma della distruzione. Il fuoco, inizialmente appiccato ai materassi delle stanze, ha divampato nell’area compromettendone la funzionalità e permettendo alla portata dell’evento di essere compresa anche oltre le alte mura del lager.

All’arrivo delle decine di solidali che si sono affrettate sotto quelle mura, l’odore del gas lacrimogeno era forte nell’aria mentre da dentro si sentivano urla e battiture. E’ stato possibile captare qualche parola terrificante che i reclusi cercavano di fare emergere oltre il muro e che descriveva, a singole sillabe, la violenza repressiva che chi stava lottando subiva.  Abbiamo visto uscire tre ambulanze e sappiamo che, tra reclusi feriti dalla polizia e gesti autolesionisti, non mancano le persone trasportate di corsa in ospedale. Otre alla coraggiosa rivolta di ieri sera, le proteste all’ interno del cpr sono quotidiane, come dimostrato dagli attuali scioperi della fame portati avanti da due persone da diversi giorni.

Parlare, farsi sentire, portare un gesto di calore, rimanere in solidarietà per tutto il tempo necessario sappiamo che è poco – e mai abbastanza – davanti al dispiegamento della repressione dentro e alla forza di chi lotta.

Sappiamo anche che, proprio perché è il minimo, è necessario, urgente e fondamentale metterlo in campo per far sapere a chi lotta che non è e non sarà mai solo.

Sappiamo che ci sentono, teniamoci stretti a loro. Non lasciamo nessuno indietro.

FUOCO AI CPR

Assemblée ouverte de « Kalimero » jeudi 8 mai

Publié le 2025-05-05 18:36:55

Kaliméro est une caisse et une assemblée solidaire des prisonnier-es de la guerre sociale. La prochaine aura lieu le jeudi 8 mai à 19h et se tiendra au 19 rue burnouf 75019 paris.



La prison est un des rouages de ce système basé sur l’exploitation et la domination que nous voulons raser au sol, c’est pourquoi nous envoyons des mandats à celles et ceux accusé·e·s d’actes de révolte dont on est solidaires.

Une caisse de solidarité a besoin de continuité. Nous n’avons ni sponsor, ni mécène, aussi avons-nous convenu d’un rendez-vous par mois pour collecter des sous pour alimenter la caisse. Ces rencontres sont également l’occasion d’échanger sur nos pratiques face à la répression, d’assurer le suivi des différentes histoires et de discuter des situations qui se présentent. Elle est également un moment de discussion autour des possibles moyens d’esquive, de résistance et d’auto-organisation offensive contre la machine judiciaire et carcérale.

Dans un souci de régularité, ces rencards ont été fixés le 2e jeudi de chaque mois à 19h, la prochaine réunion Kaliméro aura lieu le jeudi 8 mai au 19 rue burnouf à Paris 19e.

Pour envoyer de l’argent, pour demander des informations, ou pour être tenu·e·s au courant des prochains rendez-vous de la caisse et être inscrit·e·s sur la mailing-list de Kaliméro, écrivez à kalimeroparis(at)riseup.net

Munich (Allemagne) : les beaux sabotages du mois d’avril

Publié le 2025-05-05 21:59:44
Carte de la série d’attaques incendiaires « non résolues » dans la ville de Munich de 2019 à 2025, publiée par la presse locale (Sueddeutsche Zeitung, 22 avril 2025)

La vague de répression (perquisitions, convocations et arrestations) contre le milieu anarchiste à Munich fin février, n’a pas réussi à mettre fin aux sabotages contre des infrastructures critiques de la ville, comme en témoignent par exemple les deux attaques incendiaires menées à bien au cours du mois d’avril dernier.

La nuit du mardi au mercredi 9 avril vers 3h20 du matin, le centre de contrôle d’urgence de la Deutsche Bahn [SNCF allemande] alerte la police que des câbles viennent de se consumer dans un regard du côté d’Obermenzing, un quartier situé au nord-ouest de Munich. Cet incendie volontaire a causé des dommages importants aux systèmes de câbles longeant les voies, puisque 8 d’entre eux sont partis en fumée : trois câbles en cuivre, trois câbles en fibre optique et deux câbles servant au signal des trains. Le trafic ferroviaire a été fortement perturbé dans tout le sud de l’Allemagne, et la ligne à grande vitesse Nuremberg (Bavière)-Erfurt (Thuringe) a notamment dû être fermée, car les dégâts ont fait passer tous les signaux de cette zone au rouge. La Deutsche Bahn a également dû annuler près de 96 trains et dévier le trajet de 16 autres.

C’est le Bureau central de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme (ZET) qui a été chargé de l’enquête, après que des traces d’accélérateur aient été retrouvées sur place. Il faut dire que les enquêteurs ont aussi fait remarquer dans la presse que cette ligne de train est celle qui mène, un peu plus loin, directement aux usines d’armement du quartier d’Allach, ou qu’un autre sabotage contre le réseau ferroviaire s’était produit la même nuit du côté de la frontière germano-suisse.

Munich, 22 avril 2025 : incendie d’engins de chantier, avec le logo de Strabag flouté sur le bras de la pelleteuse dans le Süddeutsche Zeitung (haut), ou flouté à l’arrière de la même sur la chaîne de télé régionale BR24 (bas)

Quant à la seconde attaque incendiaire d’avril, elle s’est produite la nuit de lundi (de Pâques) à mardi 22 avril, vers 3h du matin, lorsqu’une pelleteuse et une chargeuse sur pneus ont cramé dans le quartier de Thalkirchen, situé au sud de Munich. Les dégâts sont estimés par la presse locale à 400 000 euros, et la chasse aux suspects, immédiatement lancée par drone policier après l’alerte donnée par une voisine qui avait vu les flammes, est restée vaine.

Plusieurs grands médias régionaux se sont gaussés dès le lendemain du fait que les incendiaires aient attaqué le chantier de la Wolfratshausener Straße, qui consiste notamment à construire une nouvelle piste cyclable… tout en floutant soigneusement le logo de l’entreprise présent sur les engins incendiés. Il s’agit en réalité de la très honnie Strabag, une des plus grandes entreprises de BTP d’Europe, qui participe à toutes les infamies imaginables sur la planète, et dont chacun des nouveaux projets de construction signifie une progression des déserts de béton qui semblent déjà sans fin.

En attendant, parmi la série de quarante-sept « incendies criminels non résolus » qui frappe Munich depuis 2019 et sur laquelle enquête le groupe spécial de la police « Losange » (Raute) –avec plusieurs dizaines de millions d’euros de dégâts officiellement comptabilisés–, il s’agirait de la 13e attaque en date contre des engins de chantier. Un chiffre porte-bonheur, qui a été éclairé de la sorte par le porte-parole du parquet : « une motivation d’extrême gauche ne peut être exclue, en raison de l’objet du crime ». C’est donc le commissariat de police n°43, relevant du Service de sécurité de l’État, qui a été chargé de l’enquête.

[Synthèse de la presse locale (Süddeutsche Zeitung, BR24 & München TV), 9-25 avril 2025]


Albig (Allemagne) : saboter le jus du repas pascal

Publié le 2025-05-06 01:00:37

L’opérateur du réseau EWR a reçu un message d’alarme à exactement 3 h 59 du matin, la nuit de samedi à dimanche de Pâques (20 avril). Les pieds d’un pylône à haute tension de 20 000 volts situé à Albig (région de Rhénanie-Palatinat), venaient en effet d’être volontairement sciés avant qu’il ne se fracasse dans le vignoble du coin. La panne de courant a touché les villages de Bermersheim, des parties d’Ensheim, d’Armsheim, de Flonheim, de Bornheim, de Lonsheim ainsi qu’un parc éolien dans le quartier de Wörrstadt.

Cependant, en raison de la redondance du réseau, cette coupure nocturne n’aurait duré que dix minutes, selon Dominik Nagel, porte-parole de l’opérateur de réseau EWR. Vu qu’il s’agit d’une attaque touchant au domaine des infrastructures critiques, c’est l’Office de police criminelle qui a été chargé de l’enquête, sous la supervision du parquet de Coblence. Selon leurs estimations, les dégâts matériels s’élèvent à six chiffres (soit minimum 100 000 euros).

[Synthèse de la presse allemande (SWR & Allgemeine Zeitung), 22-23 avril 2025]

Expulsion d'un squat à Mondeville

Publié le 2025-05-06 15:06:36

Dans la matinée du mardi 29 avril, le squat de la rue Centrale (Mondeville), occupé depuis 2021 et expulsable par décision de justice, a été expulsé par la police, sur ordre de la préfecture de Caen. Deux personnes ont écopé d’une OQTF.



On notera que la préfecture de Caen se vante sur ses réseaux sociaux de l’opération de mise à la rue de plusieurs personnes.

Ce squat, soutenu par l’Assemblée Générale de Lutte contre toutes les expulsions, existait depuis juillet 2021. Le propriétaire est CDC Habitat.

Le tracé de la RD301 va-t-il être modifié à Saint-Victor? Une consultation publique bientôt lancée

Publié le 2025-05-07 00:00:00

[pompé sur rjfm.net]

Le Conseil départemental de l’Allier va lancer une consultation publique à Saint-Victor le 19 mai,  Elle porte sur un projet de modification du tracé de la Route départementale 301, c’est l’axe qui longe l’usine Dunlop, et qui rejoint Vaux.

Une modification sollicitée par Imerys, dans le cadre de son projet Emili de transformation du lithium, zone de la Loue.Il nécessiterait en fait la création d’un embranchement ferroviaire afin d’acheminer la matière première. Le dévoiement de l’axe routier permettrait ainsi d’éviter le franchissement du faisceau ferroviaire. Et donc de renforcer la sécurité des automobilistes.

Les usagers et habitants pourront s’informer et donner leur avis sur les détails de ce projet à la mairie de Saint-Victor, à la cité administrative de Montluçon, en en ligne sur www.allier.fr. La consultation publique doit durer jusqu’au 13 juin.

Athènes (Grèce) : Sous le béton, quelque chose bouillonne

Publié le 2025-05-07 00:00:00

Act for freedom now! / dimanche 6 avril 2025

Sous le béton, quelque chose bouillonne – Occupation d’un immeuble à Exárcheia

Après la fin de l’événement « Mémoire révolutionnaire et perspective de la lutte », passage Messolonggiou [une zone piétonne d’Exárcheia], une foule de compas est descendue au carrefour des rues Koletti et Themistokleous, pour défendre la libération en cours d’un bâtiment.

Voici l’auto-présentation de l’occupation :

Le silence de la métropole pèse comme une pierre sur nos dos. Les rues sont pleines de regards fatigués, de corps qui se traînent par habitude, par peur, par soumission. Les gens empruntent les chemins prescrits, sans poser de questions, en tempérant leurs rêves. Tout est programmé pour fonctionner exactement comme ils le veulent : travail, consommation, obéissance. Mais, toujours, sous la surface, quelque chose bouillonne.

L’histoire n’est pas écrite par ceux/celles qui obéissent. Certain.es choisissent de porter le fardeau de la désobéissance. De casser le béton de la normalité. De faire face à la main invisible du pouvoir, qui étouffe tous les aspects de nos vies. Le refus de se soumettre n’est pas une simple prise de position. C’est un appel à remettre en question, à renverser, à reprendre ce qui nous appartient.

Nous sommes des compas, des anarchistes qui viennent de points de départ politiques et idéologiques différents, mais nous nous sommes retrouvé.es dans les mêmes feux de lutte. Là où les luttes communes et les expériences collectives nous ont uni.es, nous avons reconnu le besoin vital de créer un espace de rencontre, de fermentation politique, d’échange de points de vue et de renforcement organisationnel. À une époque où l’on nous impose l’isolement et où les communautés de lutte sont démantelées par la répression, la création de tels espaces n’est pas seulement nécessaire – elle est cruciale. Les coups répressifs de ces dernières années ne sont pas arrivés par hasard. Les autorités sont en train d’essayer d’éliminer toute source de résistance, d’écraser toute forme d’auto-organisation et d’éteindre la flamme de la remise en question. Des acquis importants ont été perdus, le mouvement a été poussé sur la défensive, la récession est désormais visible. Mais nous savons que l’histoire est écrite par celles/ceux qui ne reculent pas, par ceux/celles qui n’ont pas peur de faire face à la réalité. Rester sur la défensive signifie accepter la défaite. Et cela n’arrivera pas. Le moment est venu de transformer les paroles en actes, de passer de la défense à l’offensive. De montrer clairement que l’ennemi ne nous vaincra pas si facilement. De délimiter notre propre champ de lutte, de nous approprier notre espace et notre temps. De libérer un territoire de la domination, de créer un centre vivant de résistance, un foyer radical de fermentation et d’action. Nous considérons l’occupation comme une partie intégrante du mouvement et le mouvement comme un élément organique de l’occupation. L’existence d’espaces de lutte n’est pas seulement une question pratique, mais aussi profondément politique. Les occupations ne sont pas seulement des lieux de rencontre, elles ne sont pas seulement des lieux d’hospitalité. Elles sont des bastions de résistance, des laboratoires de pratiques radicales, des fissures dans la normalité qu’ils tentent de nous imposer. Et cela n’est pas négociable.

Aucun quartier, aucune rue, aucune place n’est un terrain neutre. C’est une carte vivante des contradictions, des conflits et des revendications. Les villes sont construites sur la discipline, la police, la stérilisation de l’espace public. Les places sont remplies de caméras, les murs sont peints en gris, les bâtiments deviennent des forteresses, inaccessibles pour celles/ceux qui n’ont pas les moyens de payer le coût de leur existence, dans un monde où tout a un prix. La domination met en œuvre un plan stratégique de contrôle universel des métropoles, écrasant chaque centre de résistance. Avec l’arme de la propagande noire et de la guerre idéologique, elle essaye de façonner les consciences, tandis que la dégradation délibérée des quartiers par la propagation du crime organisé et l’expulsion violente de la population locale ouvrent la voie à leur absorption complète par le capital. La répression de l’État agit comme une garde armée pour les investisseurs, les propriétés immobilières dévorent la terre, les maisons deviennent des marchandises, les loyers s’envolent très haut, les espaces publics sont transformés en champs stériles de surveillance et d’uniformité dans la consommation. Le fléau de la gentrification et de la Civilisation est en train d’avaler les villes, fonctionnant comme un mécanisme de soumission et de contrôle social. Exárcheia, un quartier imprégné de l’histoire des luttes, est dans le viseur de l’offensive de l’État et du capitalisme. D’un côté, l’État déchaîne des vagues de répression : expulsions de squats, renforcement de la présence policière, militarisation de l’espace. D’autre côté, le capital pille la mémoire collective, en absorbant les symboles de résistance et en les transformant en marchandise touristique. Nos sous-cultures sont contrefaites et adaptées à des projets commerciaux « alternatifs », pendant que le quartier est modifié pour servir l’industrie du divertissement et du « style de vie ».

Nous ne les laisserons pas transformer le lieu de nos luttes en une énième attractions décorative. Pour toutes ces raisons, nous ouvrons ce squat dans le quartier historique d’Exárcheia. Parce que ses rues ne sont pas à vendre. Parce que les souvenirs ne sont pas des marchandises. Parce que la résistance vivante ne deviendra pas une attraction touristique, mais un champ de bataille.

Les lieux squattés peuvent être des îles de résistance dans l’archipel de la lutte. Ils sont aussi des barricades. Des espaces où la souveraineté perd le contrôle, où l’État cesse d’être le régulateur absolu de la vie. Ils sont des ateliers de lutte, des points de rencontre, des centres d’auto-organisation et d’action.

La culture insurrectionnelle et révolutionnaire n’apparaît pas d’elle-même. Elle est cultivée. Elle se développe dans les sous-sols, dans les places, dans les lieux de rencontre, dans les regards qui ne se baissent pas, dans les corps qui n’acceptent pas d’être disciplinés par l’ennemi. Une occupation n’est pas un événement isolé. Elle a la capacité de marcher dans la pratique du refus, de nous rappeler constamment que nous ne sommes pas des nombres dans les registres de l’État, que nous ne sommes pas des rouages dans la machine de la production, que nous ne sommes pas des pions sur l’échiquier du pouvoir. Nous sommes ici et nous sommes en train de prendre ce qui nous appartient, en créant les fissures d’où jailliront de nouvelles possibilités.

La conjoncture actuelle ne touche donc pas notre conscience et notre pratique anarchistes. Nous refusons de nous joindre au sentiment de terreur qui résulterait des « temps défavorables à cause de la répression ». Contre la rhétorique réformiste, dont les manifestations sont des choix de conformisme politique dans le domaine de l’action, nous sommes déterminé.es à une rupture radicale, permanente et totale. Notre inquiétude n’est pas la répression qui a existé, qui existe et qui existera contre nous, mais le pari permanent avec nous-mêmes, pour éviter des stratégies politiques qui menacent de faire sombrer dans l’oubli un mouvement, à cause d’une présence militante de plus en plus faible, tant au niveau des événements que des structures.

Nous considérons que l’absence d’une culture militante nous affaiblit en tant que mouvement, nous rend vulnérables et sans défense face à l’offensive du pouvoir. L’inaction équivaut à la défaite. Nous essayons donc, avec ce projet, de construire une base solide qui fera la promotion de la perspective révolutionnaire/insurrectionnelle, qui intensifiera la menace contre les mécanismes oppressifs du présent et cultivera les consciences rebelles de demain. Parce que la révolte n’est pas un schéma théorique. Elle est action, elle est fermentation, elle est un conflit constant.

POURQUOI NOUS CHOISISSONS et NOUS PROMOUVONS la culture (de L’ACTION DIRECTE) RÉVOLUTIONNAIRE et INÉVITABLE ?

i. Parce que elle est le seul moyen de confrontation directe avec l’ennemi, ici et maintenant. Il s’agit de la pratique, qui crée des « épicentres », en brisant les chaînes de la normalité, en donnant aux subalternes le pouvoir de déterminer leur propre destin.

ii. Parce que, dans son essence ultime, l’Anarchie est une guerre constante pour la liberté. Elle n’est pas un slogan, elle n’est pas une théorie, elle est conflit, elle est action.

iii. Parce que la camaraderie n’est pas un concept abstrait, mais des relations vivantes et non négociables entre des combattant.es. Elles sont forgés dans le feu de la bataille, dans le fait d’être côte à côte dans chaque crise, chaque défaite, chaque difficulté. C’est là que nous redécouvrons notre « nous collectif » perdu.

iv. Parce qu’elle pousse les subalternes à dépasser leurs limites, à briser les chaînes de la peur, à remettre en question l’impossible.

v. Parce que l’agression de l’action directe n’est pas de la violence aveugle, mais un choix stratégique. La propagation de l’action révolutionnaire, la généralisation de la confrontation violente avec les pouvoirs de l’autorité, est nécessaire à la déconstruction de l’édifice étatique et capitaliste et à l’écrasement des relations sociales d’oppression.

Le devoir de toute personne qui lutte est d’enrichir chaque jour ses outils, tant sur le plan pratique que théorique, ce qui la conduira à la réalisation de ses idéaux. Cela demande de l’audace, du risque, de l’imagination, de l’organisation, de la foi et de la cohérence. L’intention ne suffit pas, il faut une décision. Pour ces raisons, pour nous l’ouverture de cette occupation s’inscrit dans cette direction.

POUR L’ANARCHIE

Ensemble, nous pouvons tout faire, nous pouvons chasser la vision de la fin qui semble si proche.
Nous pouvons vivre comme des personnes fières et libres.
Nous pouvons abattre le mur et voir toute une vie de joie qui nous attend !

Rasprava occupé
Rues Koletti et Themistocleous

[Italie] Dégradation des conditions de détention d'Alfredo Cospito

Publié le 2025-05-07 06:21:31

Depuis quelques mois, Alfredo fait face à une limitation progressive des possibilités déjà exiguës de viabilité, dans le régime de détention 41-bis où il a été envoyé en 2022, comme le blocage pratiquement total du courrier de/vers l’extérieur, l’impossibilité d’accès à la bibliothèque interne (même s’il en avait reçu l’autorisation par la Direction), le blocage des livres achetés en librairie par le biais de la prison, conformément au règlement (comme prévu par le régime 41-bis), et d’autres denrées d’usage quotidien, comme la farine ou les vêtements.

Quelques prisonniers en 41-bis ont le droit de passer du temps ensemble ; la composition de chaque groupe est décidée par l’Administration pénitentiaire. Les discussions d’Alfredo avec d’autres détenus, condamnés pour mafia, étaient enregistrées par l’AP. Début 2023, pendant la grève de la faim d’Alfredo, Giovanni Donzelli, député de Fratelli d’Italia, avait fait écouter en Parlement des extraits des enregistrements, obtenus illégalement grâce à son camarade de parti Andrea Delmastro, secrétaire d’État à la Justice. Le durcissement des conditions de détention d’Alfredo surviennent, comme par hasard, en même moment que la condamnation en première instance de Delmastro, pour violation du secret professionnel pour les écoutes d’Alfredo. Signalons aussi le retour au commandement de la section 41-bis de Bancali de l’officier des GOM (unités de gardiens anti-émeutes) qui avait été transféré à cause de son implication dans la divulgation des écoutes.



Aurec-sur-Loire (Haute-Loire) : …et le maire aussi

Publié le 2025-05-07 17:15:32

Les véhicules du maire d’Aurec-sur-Loire incendiés dans la nuit
Le Progrès, 6 mai 2025 (extrait)

« C’est une véritable atteinte à la République ». Dans un communiqué publié sur la page Facebook de la mairie d’Aurec-sur-Loire, le maire, Claude Vial, révèle avoir été la cible d’un incendie qu’il juge criminel au sein de sa propriété dans la nuit de lundi 5 à mardi 6 mai, vers 00h45. Le véhicule stationné dans la cour intérieure a pris feu instantanément. Les flammes se sont propagées à une seconde voiture, appartenant à l’épouse du maire. Les deux véhicules, dont une voiture hybride, ont été entièrement détruits.

Selon la mairie, « les premiers éléments recueillis par les enquêteurs démontrent que cet incendie a une origine criminelle. C’est la figure du maire de la ville qui a été ciblée. » Cet incident n’est pas sans rappeler un autre événement survenu en juillet 2024 dans la commune. En effet, un véhicule de la police municipale avait été incendié dans l’enceinte du centre technique municipal. Une enquête est toujours en cours.

Liancourt (Oise) : les matons ont un nom… et une adresse

Publié le 2025-05-07 17:22:58

La façade de la maison d’un couple d’agents pénitentiaires
incendiée

France3, 6 mai 2025 (extrait)

La façade de la maison d’un couple, agents pénitentiaires à la prison de Liancourt dans l’Oise, a pris feu dans la nuit de lundi 5 à mardi 6 mai. Seule la femme était présente lors de l’incendie, mais elle n’a pas été blessée. Elle aurait été réveillée par l’intervention des pompiers, prévenus par un autre couple qui occupe l’étage de la maison. Les faits se sont produits entre minuit et 2h du matin. Une fenêtre aurait été cassée pour y jeter un produit inflammable.

Le procureur de la République de Beauvais parle d’un « départ de feu » et indique qu’une « forte odeur d’essence a été sentie sur cette façade ». Dans un communiqué, il précise avoir ouvert une enquête pour « dégradation d’un bien par un moyen dangereux pour les personnes, commise en raison de la qualité de personnes dépositaires de l’autorité publique ». Elle a été confiée à la brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Clermont.

Les agents pénitentiaires de la prison de Liancourt ont débrayé ce mardi matin et organisé une opération « prison morte », c’est-à-dire qu’ils n’assurent que le service minimum et qu’une seule promenade a eu lieu aujourd’hui pour les détenus.

Lecce (Italie) : "Pensée et action", sixième foire de l'édition anarchiste, 10‑11 mai 2025

Publié le 2025-05-07 17:28:43
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AU PROGRAMME :

SAMEDI 10 MAI

15.00 OUVERTURE DES STANDS DE LECTURE
16.30 LA TECHNOLOGIE COMME PROCESSUS DE DÉRÉALISATION
Discussion à partir de la revue « Negazine », éd. AnarchismO. Par quelques rédactrices/teurs.
18H30 RÉFLEXIONS ÉPARSES SUR CRASS, LE PUNK ET L’ANARCHIE
Par Dethector, du label homonyme et de Stella*Nera
Crass : un collectif punk anarchiste actif de 1977 à 1984, sept ans d’activité musicale et politique ; des chansons de protestation, d’amour et de colère ; un label discographique, sincèrement et vraiment indépendant ; une mèche allumée qui a contribué à allumer d’autres feux.
21.00 DÎNER DE SOUTIEN

DIMANCHE 11 MAI

11.00 PERSPECTIVES DE LUTTE CONTRE LES CENTRES DETENTION POUR MIGRANTS
Discussion à partir du livre Nemici di ogni frontiera. Lotta ai Cpt nel Salento, éd. AnarchismO, 2019. Par Quelques ennemis de toutes les frontières.

13.30 DÉJEUNER DE SOUTIEN
Présentation du livre L’eccesso di realtà. La mercificazione del sensibile d’Annie Le Brun, éd. BFS, 2020. Par Martina Guerrini.

20.30 FERMETURE DU SALON
Asfalto Teatro, via D. Birago 60, Lecce, Italie.

CONTACT :
Biblioteca Anarchica Disordine
via delle Anime 2/b, Lecce, Italie
disordine@@@riseup.net

disordine.noblogs.org



Somme : beau comme une éolienne qui part en flammes

Publié le 2025-05-07 17:38:15

Incendie : une éolienne prend feu en pleine nuit dans la Somme
France3/Actufr, 6 mai 2025

Des flammes dans le ciel, à plusieurs dizaines de mètres de hauteur : c’est une image rare et un peu impressionnante. Ce lundi 5 mai, vers 23 heures, une éolienne a pris feu à Lafresguimont-Saint-Martin dans la Somme. L’incendie a nécessité l’intervention de 27 pompiers, mais pas pour éteindre le feu, ainsi que de la gendarmerie et des équipes d’Enedis. Ce sont ces dernières qui coupent l’alimentation électrique « pour éliminer tout risque », comme l’explique le SDIS de la Somme.

« Sur ce type de feu, on vient juste faire un périmètre de sécurité pour éviter que les débris ne blessent quelqu’un, mais on ne monte pas, parce qu’on ne peut pas y accéder », explique le SDIS de la Somme. Il s’agit d’une consigne du ministère de l’Intérieur.

Il existe en effet une procédure très stricte pour les interventions dans les éoliennes. En cas de feu en hauteur, « toute action de lutte en hauteur ou dans le mat est proscrite. L’accès à l’éolienne restera strictement limité aux sauvetages de vie humaine. (…) Les actions d’extinction seront limitées aux propagations du sinistre vers d’autres cibles », peut-on lire dans le guide opérationnel établie par la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises. Le périmètre de sécurité doit être calculé en fonction de la hauteur du mat, afin que personne ne soit mis en danger si ce dernier s’effondre. Reste ensuite à attendre que le feu s’éteigne de lui-même.

La cause de l’incendie à Lafresguimont-Saint-Martin reste inconnue pour le moment, et une enquête est en cours, mais l’éolienne a intégralement été détruite et est désormais inexploitable. Un incident similaire s’était déjà produit en mars 2024 à l’est d’Amiens, mais 80 kilomètres séparent les deux lieux.

« Loi résilience » et premières leçons du black-out espagnol

Publié le 2025-05-07 18:14:44
28 avril 2025 : black-out sur l’Espagne et le Portugal

Pannes électriques, incendies, sabotages : les entreprises
vont devoir prévoir le pire

Les Echos, 7 mai 2025

L’Assemblée nationale démarre cette semaine l’examen du projet de loi résilience qui doit imposer à de nombreux secteurs économiques « vitaux » de mieux anticiper les risques extrêmes. Une semaine après la panne géante espagnole, la vulnérabilité des entreprises refait surface.

Transports à l’arrêt, paiements numériques et télécommunications en panne, stockages alimentaires périmés, eau potable coupée dans certaines villes. La panne électrique espagnole, il y a une grosse semaine, a montré à quel point les entreprises étaient vulnérables.

La catastrophe n’a pas duré assez longtemps pour virer au drame, mais la piqûre de rappel est sévère. « La crise espagnole est salutaire pour que les entreprises réalisent à quel point les risques se multiplient au-delà des cyberattaques », pointe Philippe Latombe, député Modem de la 1re circonscription de Vendée. Ce mercredi, la commission spéciale qu’il préside va aborder le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité.

Ce nouveau texte, déjà voté en mars au Sénat, est la transcription française de trois directives européennes (REC, Dora et NIS 2) qui ont été rapprochées dans un seul projet de loi tant les sujets d’anticipation des risques sont proches. C’est une marche supplémentaire pour les entreprises.

Depuis 2006, environ 300 opérateurs d’importance vitale (OIV) dans une douzaine de secteurs doivent avoir un plan de protection des 1.500 sites sensibles (usines, locaux d’une administration, centres de données, etc.) qu’ils gèrent. La nouvelle réglementation va d’abord ajouter à cette liste plusieurs secteurs d’activité, comme les gestionnaires de réseaux de chaleur, la filière hydrogène ou les stations d’épuration.

Elle fait aussi évoluer la doctrine d’une logique de protection des sites à celle d’une stratégie de résilience à un événement extrême. « Les menaces sont devenues tellement nombreuses et les attaques informatiques tellement régulières que la question n’est pas de préserver les sites mais de maintenir les services vitaux, au maximum », explique Olivier Cadic, le sénateur centriste des Français de l’étranger qui préside la commission spéciale de la Chambre haute. « Auparavant, on demandait à un hôpital de déployer des pare-feu autour de son informatique. Maintenant, on va exiger qu’il réapprenne à travailler avec du papier et un crayon », illustre encore Philippe Latombe.

Enfin, le texte introduit des sanctions si l’entreprise ne se prépare pas correctement, avec des montants allant jusqu’à 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial, puis 5.000 euros par jour de non-conformité. Un dispositif censé se substituer au régime de sanction pénal jusqu’ici en vigueur et jamais appliqué. Un bâton qui n’effraie pas les grandes entreprises et leurs responsables des risques, représentés à l’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae). « Le texte devrait faire l’objet d’un consensus, anticipe Philippe Cotelle, co-président de la commission cyber de l’Amrae, et risk manager d’Airbus Defence & Space. En Europe, on a besoin de se réveiller et de réaliser que les entreprises sont menacées. »

Tous les experts ont encore en tête quelques exemples spectaculaires de grosses failles chez les opérateurs sensibles. En 2018, plusieurs gares parisiennes avaient été paralysées, en plein départs de vacances, à cause de l’incendie d’un poste d’alimentation électrique. L’été dernier, juste avant les JO de Paris, plusieurs petits sabotages attribués à des groupuscules d’extrême gauche avaient suffi à stopper la circulation des TGV. Autre cas d’école régulièrement cité, la ferme de données d’OVH à Strasbourg partie en fumée… avec les données sensibles de bien des entreprises.

A l’étranger, on garde à l’esprit les mégafeux de Californie, les inondations de Valence, en Espagne, ou encore les sectionnements de câbles sous-marins en Baltique.

Le risque pandémie décline doucement

Pour Clotilde Marchetti, qui pilote l’offre risques extrêmes au cabinet de conseil Grant Thornton France, il faut de tels événements pour que les entreprises mettent le sujet en haut de la liste des priorités. Au lendemain de la panne espagnole, elle expliquait « aux Echos » : « Je pense que le sujet panne électrique va remonter dans le Top 5 des risques majeurs dans toutes les cartographies des risques. Comme la pandémie, qui était devenue un non-sujet depuis la grippe aviaire en 2009, est remontée tout de suite après le Covid puis est en train de redécliner tout doucement. »

Le texte, dont le vote définitif n’est pas attendu avant la fin de l’année, devrait donner un coup de fouet dans la culture du risque des entreprises. D’autant que « 80 % des problèmes sont généralement des erreurs d’origine humaine », rappelle Olivier Cadic. Il cite le cas récent d’une grande organisation qui s’est fait hacker à cause d’un responsable du réseau informatique, qui a laissé son mot de passe fuiter. Une erreur de débutant qui a paralysé le système pendant quinze jours.

Pour les parlementaires, les industriels de l’armement sont les plus mûrs sur le sujet, tant ils sont la cible de menaces (espionnage, sabotages) et par la nature sensible de leurs activités. Mais même ce secteur doit progresser. « EDF anticipe bien les risques environnementaux, comme la nécessité de stopper des centrales en cas de chaleur extrême et de manque d’eau, car c’est le coeur de leur activité. Mais le site de Safran de Montluçon, qui équipe les drones, est-il bien préparé aux feux de forêt ? » interroge le député Philippe Latombe.

Pour les entreprises, ces nouvelles obligations risquent d’apparaître comme des énièmes contraintes. C’est pourquoi la ministre chargée du Numérique, Clara Chappaz, s’est opposée à la tentative de certains parlementaires d’étendre les obligations des entreprises à leurs fournisseurs. Anticipant la critique, le sénateur Olivier Cadic balaie aussi d’emblée le sujet des surcoûts induits pour les entreprises : « Il est sans commune mesure avec les dégâts subis lors d’une attaque. » A l’Amrae, Michel Josset, par ailleurs directeur assurance-prévention de l’équipementier Forvia, rappelle que les équipes risques du CAC 40 se limitent à une poignée de salariés. Il y a un donc un surcoût humain à prévoir. Quant à l’équation financière, elle est complexe. Entre le coût d’assurance, celui des risques non assurables, celui des investissements de protection et de résilience, les entreprises naviguent sur une ligne de crête, appuie Michel Josset.



Panne géante en Espagne : quelles leçons pour les paiements
par carte et sur mobile ?
Les Echos, 2 mai 2025

La récente panne électrique en Espagne a cruellement révélé les limites des paiements par carte ou sur mobile. Un cas d’école que vont disséquer attentivement les spécialistes des paiements en France.

Comment payer par carte lorsque les terminaux de paiement n’ont plus de batterie ? Comment régler ses achats en cash quand les distributeurs automatiques de billets (DAB) ne fonctionnent plus ? A quoi sert le paiement mobile si le réseau est coupé ? L’expérience de la panne d’électricité géante en Espagne et au Portugal le 28 avril a immédiatement fait surgir bon nombre de questions. Un incident qui a donné des sueurs froides aux spécialistes des paiements en France.

Le réseau national Cartes Bancaires en France indique analyser les conséquences de l’événement sur le paiement, le commerce et les DAB. Ses experts étudient les mesures prises par l’Espagne et le Portugal, ainsi que celles qui seraient nécessaires en France en pareille situation. Le réseau national dispose d’un modèle offline qui permet de limiter l’impact de ce genre de situation, mais organise environ une fois par an des exercices de crise impliquant tous les acteurs concernés.

« Nous avons demandé des retours d’expérience à nos adhérents qui ont des magasins en Espagne et au Portugal car nous n’avons jamais été confrontés à ce genre de phénomène, explique également Charlotte Pagot, secrétaire générale de Mercatel, une organisation représentant les commerçants. Nous avons régulièrement des discussions de place pour voir comment se retourner en cas de crise mais c’est sûr que cette expérience va les alimenter. »

Paiements par carte refusés

Concrètement, en Espagne, selon le quotidien « El Pais », les seuls magasins qui sont restés ouverts n’autorisaient pour la plupart que le paiement en liquide, les réseaux de carte ne fonctionnant pas tous. Les terminaux de paiement (TPE) de Sabadell et de Santander pouvaient accepter les paiements normalement, car les serveurs auxquels ils sont reliés avaient des générateurs de secours. Encore fallait-il toutefois que les terminaux des commerçants aient de la batterie, sachant que la panne a duré plus de dix heures par endroits.

Les règlements par le système de paiement instantané espagnol Bizum ont été plusieurs fois interrompus. Pour se déplacer, les gens on dû abandonner les Uber, qui n’avaient plus de réseau et se ruer sur les taxis, qui étaient les seuls à accepter le cash. Mais de nombreux distributeurs de billets étaient en panne également faute d’électricité. Et les banques ont dû fermer certaines de leurs agences.

La Banque d’Espagne a pris contact avec les établissements bancaires dès le jour même pour surveiller la situation. Le réseau de carte local Redsys, l’équivalent de Cartes Bancaires en France, est également resté opérationnel, selon « El Pais ». Tout comme SIBS, le réseau de paiement portugais. Certains magasins ont ainsi pu bénéficier de générateurs de secours [au fioul] pour alimenter leurs TPE et ainsi autoriser les règlements par carte.

Argument pour le cash

« Les réseaux de carte locaux ont un rôle clé à jouer dans ce genre de situation, estime Andrea Toucinho, directrice études, prospective et formations du cabinet Partelya. Le réseau portugais SIBS est un système très centralisé, présent sur toute la chaîne de valeur du paiement, donc sur la carte mais aussi le paiement mobile ou sur Internet. L’avantage, c’est que si SIBS trouve des solutions pour pallier une situation de crise, ça permet d’avoir un service minimum garanti, car toutes les banques sont connectées à ce réseau. »

Au Portugal, l’association de consommateurs DECO, l’équivalent de l’UFC-Que Choisir en France, a néanmoins rapidement pris position pour réaffirmer l’importance d’accepter systématiquement le cash comme moyen de paiement « dans toutes les transactions physiques ». « La digitalisation croissante des paiements doit se faire en parallèle de l’argent liquide, jamais en remplacement », a-t-elle insisté, soulignant l’importance de maintenir et d’optimiser les DAB.

Un argument que partage Mercatel en France et sur lequel la Banque de France insiste régulièrement. L’alimentation des DAB et des commerçants en billets est d’ailleurs régulièrement soumise à des scénarios de crise. Cela a été le cas l’année dernière lors des Jeux Olympiques à Paris, afin de pouvoir parer à un éventuel problème de système de paiement ou encore en 2016 sur un scénario de crue de la Seine. En raison de craintes de cyberattaque russe, les pays nordiques ont déjà incité leurs citoyens à ne pas abandonner les paiements en liquide.

De son côté, l’opérateur indépendant Loomis, qui fournit et alimente des distributeurs automatiques de billets, s’est empressé de prêcher pour sa paroisse. « Bien que les paiements numériques soient extrêmement pratiques et présentent de nombreux avantages, les scénarios qui les rendent indisponibles sont un rappel important de la résilience et de la fiabilité que procurent les billets et les pièces de monnaie », avance-t-il.

Coup à jouer pour l’euro numérique ?

Le paiement « offline », qui est un des cas d’usage prévus pour l’euro numérique de détail, aurait également un très grand avantage dans ce genre de situation, estime Andrea Toucinho, affirmant que l’essentiel est de prévoir une proposition diversifiée de moyens de paiement. « Il faudrait peut-être aussi pousser une réflexion au niveau de l’écosystème des paiements sur des solutions qui puissent être accessibles y compris dans des situations exceptionnelles », ajoute-t-elle. Car sans batterie, difficile d’utiliser son téléphone pour payer en euro numérique.


Mayotte, 14 décembre 2024 : passage du cyclone Chido

Les recettes des télécoms face au black-out
Les Echos, 30 avril 2025

Lorsque un réseau électrique tombe, les télécoms suivent par effet domino. Impossibilité d’envoyer des SMS, absence de tonalité lors d’un appel, connexion Internet rompue… Ce black-out rappelle ce qu’avaient vécu les Mahorais en décembre après le passage du cyclone Chido [au 15 décembre 2024, 51 antennes du réseau mobile d’Orange sur 54 étaient alors devenues hors service]. Les coupures de courant, certes rares, ont mené les opérateurs français à s’armer en cas de crise.

Pourquoi les réseaux tombent ?

A Mayotte, le premier réflexe a été de se tourner vers les opérateurs pour faire le point sur le rétablissement de leurs antennes mobiles. Et la réponse était souvent la même : « Nous avons rétabli une partie de notre réseau mais l’électricité n’a pas été remise. » Selon le gendarme des télécoms (Arcep), une antenne 4G consomme jusqu’à 7 kilowatts (kW) et son équivalent en 5G, jusqu’à 19 kW. Dans le cas de la fibre optique, les fils de lumière ne consomment rien. Ce sont les équipements aux extrémités qui réclament des électrons. Côté utilisateurs : la box et tous les équipements afférents, comme un ordinateur ou un téléviseur. Côté opérateurs : le coeur de réseau (l’autoroute qui transporte les données via des serveurs et équipements réseaux énergivores), et les axes secondaires qui envoient Internet à l’échelle locale.

La consommation énergétique des infrastructures a de nouveau progressé en 2023, selon la dernière mesure de l’Arcep (+6 %). En parallèle, la transition de l’ADSL à la fibre a conduit à une baisse marquée de la consommation des réseaux fixes (-14 %). Les deux réseaux ont consommé cette année-là 4,1 TWh (+2 %), auxquels il faut ajouter 3,5 TWh pour les box et décodeurs TV.

Quelles solutions ?

Les antennes possèdent en règle générale une batterie, assurant de trente minutes à deux heures d’autonomie. Ce n’est pas suffisant pour faire face à un black-out comme celui vécu en Espagne, où l’électricité a mis plusieurs heures avant d’être rétablie, mais cela permet d’assurer des communications d’urgence.

Pour les coeurs de réseaux, des batteries sont aussi utilisées. La véritable résilience est cependant apportée par les groupes électrogènes au fioul. « Pour le coeur de réseau, des batteries sont activées en premier en cas de coupure, dans l’attente que le moteur démarre, indique Christian Gacon, directeur des réseaux haut débit d’Orange France. C’est important de maintenir un coeur de réseau car il ne suffit pas de remettre le courant pour relancer internet, cela prend plusieurs heures pour reconstituer l’architecture du réseau. »

A un niveau plus local, les OLT ne sont pas toujours épaulés par ces groupes électrogènes, ce qui priverait donc certains Français d’Internet en cas de black-out. Seuls les services critiques (hôpitaux, police, gendarmerie et ministères régaliens) sont assurés d’avoir une connexion, y compris mobile : certaines antennes critiques peuvent bénéficier des groupes électrogènes.

« On a pensé la résilience des réseaux en enterrant la fibre mais on a oublié que tout dépendait de la seule électricité, or nous avons vraiment besoin de groupes électrogènes au fioul », souffle le patron d’un opérateur.

Mayotte, 14 décembre 2024 : site TDF de « La Vigie » après le passage du cyclone Chido

A-t-on appris des crises passées ?

Lorsque le réseau électrique français faisait face à des risques de délestage à l’hiver 2022, en raison de problèmes techniques dans les centrales nucléaires, les opérateurs télécoms ont mené des travaux en lien étroit avec le gestionnaire de réseau Enedis.

Cela a permis de vérifier les process, réaliser des simulations et tester les groupes électrogènes, coûteux à entretenir et « qui peuvent ne pas démarrer quand on en a besoin », confie un opérateur. La tempête Ciaran, qui avait fait tomber des équipements dans l’ouest de la France à la fin de 2023, a fait prendre conscience aux opérateurs de l’importance de dialoguer étroitement avec le gestionnaire de réseau. Cela s’est confirmé à Mayotte, quand Electricité de Mayotte a été aidé par les télécoms à retrouver une vision de son réseau pour rétablir le courant, après avoir perdu ses serveurs.

En cas de coupure, une solidarité interopérateurs se met en place afin de partager des données. Un « téléphone rouge » est aussi prévu avec le Commissariat aux communications électroniques de défense (rattaché au Premier ministre), les préfectures, et Enedis.

Et Starlink ?

La constellation d’Elon Musk avait été mise en avant à Mayotte pour rapidement rétablir une connexion, mais en s’appuyant… sur des groupes électrogènes. Cela avait provoqué l’ire des opérateurs qui avaient été dépriorisés.

Les « safety cases » d’Orange, qui apportent une bulle wi-fi, sont équipées d’antennes Starlink. Mais ces équipements consomment beaucoup d’énergie. En cas de coupure de courant généralisée, ils ne sont pas une panacée.

Espagne, 28 avril 2025

Face aux menaces, les pays nordiques travaillent à un système
de paiement par carte offline
Les Echos, 7 mai 2025

Dans un contexte géopolitique compliqué par la guerre en Ukraine, la Finlande, la Suède, la Norvège, le Danemark et l’Estonie veulent avoir un plan de secours pour les paiements si les connexions Internet venaient à être coupées. En France, Cartes Bancaires dispose déjà d’un modèle offline.

Après avoir recommandé à leurs citoyens de conserver du cash chez eux, les pays du Nord cherchent maintenant un plan pour permettre les paiements par carte hors ligne, au cas où les connexions Internet seraient coupées. Tuomas Valimaki, membre du conseil de la Banque de Finlande, a expliqué ce mercredi à Reuters que la Finlande, la Suède, la Norvège, le Danemark et l’Estonie envisageaient de mettre en place un système de paiement par carte hors ligne afin de disposer d’une solution de secours en cas de coupure de réseau.

Pour ces pays, l’enjeu est de faire face à la menace d’une cyberattaque d’ampleur ou de sabotages de câbles sous-marins par la Russie dans le cadre de pressions liées à la guerre en Ukraine. Cela pourrait potentiellement paralyser les systèmes de paiement et par conséquent semer le chaos en obligeant les magasins à fermer leurs portes.

Stocker les données de transaction

En effet, selon les dernières données de la Banque centrale européenne, les paiements par carte et mobiles représentent 57 % des paiements en magasin en Estonie et 67 % des paiements en Finlande. Et seulement 10 % des Finlandais utilisent le cash comme principal moyen de paiement, selon la Banque de Finlande. Le pays devrait ainsi permettre les paiements hors ligne dès l’année prochaine.

« Comme les paiements par carte nécessitent des liaisons de données internationales en bon état de fonctionnement, la Finlande doit être prête à faire face à des interruptions. De nombreux autres pays sont bien sûr dans la même situation », a déclaré Tuomas Valimaki, ajoutant que la Norvège, la Suède, le Danemark et l’Estonie prévoyaient également d’introduire les paiements par carte hors ligne, et peut-être d’autres pays encore. Il a précisé que les plans étaient encore en cours d’élaboration, mais concrètement il pourrait s’agir par exemple d’utiliser les terminaux de paiement pour crypter et stocker les données de transaction jusqu’à ce que la connexion Internet soit rétablie.

La Finlande aimerait par ailleurs être moins dépendante des grands réseaux de cartes américains Visa et MasterCard, ou des portefeuilles électroniques comme Apple Pay et prévoit d’introduire un système national de paiement par virement instantané d’ici quelques années, a-t-il expliqué.

La Banque centrale de Suède a, de son côté, expliqué à Reuters qu’elle espérait établir un système d’ici au 1er juillet 2026 permettant aux Suédois de faire des paiements par carte hors ligne pour des achats essentiels, en cas de perturbations qui pourraient durer jusqu’à sept jours.

CB a déjà un modèle « offline »

Les pays nordiques ne sont pas les seuls à étudier des plans de paiement hors ligne, et ces initiatives devraient se multiplier face à la variété des menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’Europe, que ce soit d’un point de vue industriel, géopolitique ou climatique.

La panne électrique géante qui a touché l’Espagne la semaine dernière a également ravivé les inquiétudes. En France, le réseau national Cartes Bancaires dispose déjà d’un modèle hors ligne qui lui permet de continuer à traiter les paiements chez les commerçants en cas de pannes des systèmes ou de rupture de connexion Internet.

Mais le scénario de crise va être à présent testé sur toute la chaîne des paiements, des commerçants aux banques, en coordination avec les pouvoirs publics, les transporteurs de fonds, le régulateur, etc. Et CB va profiter du retour d’expérience espagnol pour tester des scénarios de rupture énergétique, afin de renforcer les points nécessitant des générateurs de secours.

Châteauroux (Indre) : paye ta CAF !

Publié le 2025-05-07 18:15:26

La Caisse d’allocation familiale victime de jets de pierres
à Châteauroux
La Nouvelle République, 6 mai 2025

Plusieurs impacts constellent encore ce mardi 6 mai 2025 la porte de la Caisse d’allocations familiales de l’Indre, située avenue de La Châtre, à Châteauroux. Ils ont été découverts vendredi 2 mai, par l’équipe d’accueil, laissant un mystère presque total sur les circonstances des dégradations. À deux choses près : une salariée qui passait par là les avait déjà constatées le 1er mai en fin d’après-midi et des pierres ont été découvertes devant l’accueil, vraisemblablement utilisées comme projectile ou objet contondant, précise le directeur de la Caf de l’Indre, Marc Buchon.

Le directeur précise que des échanges ont eu lieu pour tenter d’identifier d’éventuels comportements suspects : « Nous n’avons pas reçu de menace du tout, ni par courrier, ni par quelques canaux que ce soit. Nous nous sommes demandé s’il y avait un lien avec la situation d’un allocataire, mais nous n’avons pas de piste en interne ou de soupçons. »

En 2015, soit dix ans plus tôt, l’accueil de la Caf de l’Indre avait été ravagé par un homme de 46 ans qui souhaitait récupérer ses droits au RSA, droits qui lui avaient été retirés, en commission, par le conseil départemental. Alors que les agents de la Caf ont tenté de lui expliquer le pourquoi de sa situation, il était ressorti se munir d’une barre de fer. La porte d’entrée, deux téléphones, cinq écrans d’ordinateurs, trois claviers et une borne interactive avaient été détruits ce matin du 18 juin. L’auteur s’était rendu aux autorités sans difficulté. Il avait été condamné à un an de prison dont six mois assortis d’un sursis probatoire. « Je n’étais pas là au moment de cet épisode, commente Marc Buchon, mais il est resté dans les esprits et a beaucoup marqué ceux qui étaient présents. »

Saint-Chamond (Loire) : plonger la ville dans le noir

Publié le 2025-05-07 18:30:14

Saint-Chamond : une enquête pour incendie volontaire ouverte
après un feu sur un transformateur électrique
France Bleu/Le Progrès, 7 mai 2025

Un incendie s’est déclaré à Saint-Chamond, route de Saint-Étienne, un peu avant trois heures du matin ce mercredi 7 mai, à l’entrée de la ville, dès la sortie de la RN88. À leur arrivée, les secours ont d’abord été confrontés à un feu sur des fourreaux, mais rapidement, les flammes se sont propagées à une station électrique, chargée de convertir l’électricité haute tension en basse tension. C’est ainsi un transformateur électrique de plusieurs centaines de mètres carrés qui a été touché, privant une partie de la ville de courant .

Selon Enedis, jusqu’à 3 000 foyers ont été plongés dans le noir à Saint-Chamond et Sorbiers [et combien d’entreprises ?]. En milieu de matinée, il en restait encore plusieurs centaines, comme l’explique Augustin Montoussé, directeur d’Enedis Loire : « On a réalimenté à peu près 90% des clients du réseau à la fois par des manoeuvres télécommandées et sur place. Il reste une vingtaine de postes à réalimenter, ce qui implique la présence d’une vingtaine de groupes électrogènes. Pour une ville comme Saint Chamond, assez dense, on a besoin de groupes de puissance importante qu’il faut pourvoir acheminer et raccorder en toute sécurité. Donc ça prend du temps. »

Dans l’après-midi, le maire de Saint-Chamond indiquait dans un communiqué que le parquet de Saint-Étienne a « ouvert une enquête pour incendie volontaire, confiée à la division de la criminalité organisée de la police judiciaire de Saint-Étienne ».

Event | 2 days for the Ampelokipi case. Athens,Greece

Publié le 2025-05-08 06:16:22

2 days FOR THE AMPELOKIPI CASE

Friday 09/05 University of Law at 18:00 _ Event (strictly due to telephone communication with prisons)

• The Case of the ampelokipi

• Deprivation of medical care in prisons

• Tromonomos (187A)

• Defense of the anti-violence policy

With the intervention of political prisoners Marianna Manoura, Dimitra Z., Nikos Romanos and lawyers in the case.

Saturday 10/05 Messolongiou Pedestrian Street exarxeia

• at 10:00 _ Graffiti (portrait of Kyriakos Xymitiris)
• at 19:00 _ A demo rally

KYRIAKOS ALWAYS PRESENT!

FREEDOM to detained comrades

To the anarchist comrade Marianna Manoura, to the anarchist comrade Dimitra Z., to comrade Dimitris, to the anarchist comrade Nikos Romanos, and to A.K.

Solidarity Assembly for imprisoned, fugitive
and persecuted fighters

[France] DDPF : une trentaine d’interpellations suite à la campagne d’action anti-carcérale

Publié le 2025-05-08 09:30:28

Initialement publié sur rebellyon, le 28/04/2025 (et complété avec d’autres articles de presse).

Ce lundi 28 avril, le PNAT annonçait avoir arrêté 25 personnes suspectées d’être impliquées dans les attaques qui ont visées des prisons et des maton-nes en représaille du passage de la loi narcotrafic (qui prévoit de durcir l’appareil répressif et particulièrement en prison) et pour exiger l’amélioration des conditions de vie des prisonnier-es.

Le parquet national antiterroriste (PNAT) qui dirige l’enquête a annoncé 22 premières interpellations en début de journée, suivi de 3 autres plus tard dans la matinée. Ces arrestations, assorties de perquisitions, ont été réalisées en coordination avec la sous-direction antiterroriste, la BRI, le Raid sur l’ensemble du territoire (en Seine-et-Marne, Hauts-de-Seine, dans la Drôme, le Gard, les Bouches-du-Rhône, le Var, le Rhône ou encore la Gironde). Plusieurs personnes ont été extraites de prison pour être placées en GAV, car soupçonnées par les keufs d’être «les commanditaires» de ces attaques.

Une autre personne a été interpellée le mardi suivant, un prisonnier qui avait déjà été interpellé le 12 avril pour sa présence dans la chaine Telegram DDPF (il était alors en semi-liberté, et a depuis été incarcéré à Fleury-Merogis). Quatre autres personnes ont été arrêtées mercredi, dont 3 mineur-es. Au total, 5 interpellations concerneraient des personnes incarcérées dans des prisons. Deux personnes qui ont été interpellées vers Bordeaux pour « avoir provoqué de l’émoi devant la prison de Gradignan » (conduire vite et mettre de la musique forte) sont ressortis libres mardi, l’un sous reconnaissance préalable de culpabilité et l’autre en attente d’une comparution devant le tribunal pour enfants. Les deux devraient s’en sortir avec des infractions « mineures », le lien avec le mouvement national DDPF ayant été retiré du dossier, ainsi que les charges l’accompagnant telles que l’association de malfaiteurs.

En tout, le PNAT c’est saisi de 15 faits qui ont eu lieu entre le 13 et le 21 avril à l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire (ENAP) d’Agen, au Centre pénitentiaire de Réau, dans les Maison d’arrêt de Nîmes, Valence, Nanterre, Villepinte, Aix-Luynes, Lyon-Corbas, dans des parkings face à des bâtiments à Marseille louant des appartements à des personnels pénitentiaires, au Centre pénitentiaire de La Farlède près de Toulon, en Seine-et-Marne concernant la porte d’accès à une résidence où vit un surveillant, au Centre de détention de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône où un véhicule d’un maton a été incendié devant son domicile, en Isère où deux cocktails Molotov ont été lancés en direction de deux maisons où résident plusieurs matons et au Centre pénitentiaire de Villefranche sur Saône.

Pour tout ces faits, le PNAT a ouvert des enquêtes pour «association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteinte aux personnes», «tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste commise sur personne dépositaire de l’autorité publique», «association de malfaiteurs en vue d’actes de terrorisme», «dégradation ou détérioration en bande organisée du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes en relation avec une entreprise terroriste» et «menaces de mort à l’encontre d’une personne exerçant une fonction publique.»

Des moyens exceptionnels ont été débloqués, près de 200 enquêteurs sont mobilisés, plus de 10 millions d’identifiants téléphoniques ont été criblés, la police scientifique a également analysé plus de 260 scellés.

Le narratif juridique et médiatique dépeignant la série d’actions revendiquées sous le sigle DDPF comme une forme de narcoterrorisme continue à se déployer, niant la portée politique d’un tel mouvement contre l’institution pénitentiaire et ses politiques ultra-sécuritaires et répressives, et justifiant l’utilisation d’un arsenal répressif particulièrement lourd (l’antiterrorisme, utilisé dès son origine pour réprimer les mouvements portant une opposition politique radicale à l’état). Des moyens antiterroristes qui d’ailleurs sont largement récupérés pour lutter contre la grande-criminalité et notamment le trafic de drogue. L’utilisation de l’antiterrorisme vise aussi à empêcher toute solidarité avec les actes qui ont été posés ainsi qu’avec leurs auteur-ices et à étouffer le mouvement de contestation naissant en l’isolant.

Solidarité avec les inculpé-es!
Crève la taule!


Mise à Jour du 8 mai (par la presse) :
Vingt et un suspect-es âgé-es de 15 à 37 ans ont été mis en examen vendredi 2 mai dans l’enquête sur les attaques contre des taules et des matons, les adultes incarcérés et les deux mineurs placés en centre éducatif fermé. Ces suspect-es, parmi lesquels figurent deux femmes, sont soupçonné-es d’avoir été les « instigateurs, les relais, les recruteurs et les exécutants » ayant pris pour cibles les agents pénitentiaires avec « une violence extrême, décomplexée, préméditée, les atteignant, tant dans leur exercice professionnel, qu’au cœur de leur vie privée », a ajouté la procureure. La magistrate a décrit des profils « très différents », âgés de 15 à 37 ans, certains « totalement inconnus » et sans aucun casier judiciaire, d’autres relevant de la « criminalité organisée du haut du spectre ». « Trois des personnes à qui il est reproché d’avoir recruté des exécutants étaient également déjà en détention provisoire pour des faits délictueux de diverses natures ». La plupart des exécutant-es sont « des personnes jeunes habitant à proximité des lieux de passage à l’acte », pour des actions criminelles payées « entre 500 et 7 000 euros ».

Le tribunal de Nantes a jugé, ce vendredi, un Nantais de 19 ans pour des dégradations aux abords de la prison de Nantes, près de deux semaines plus tôt. Deux inscriptions DDPF avaient été retrouvées et un début de feu, près du portail d’entrée, allumé. Placé en garde à vue ce mardi 28 avril, le jeune homme, tout juste 19 ans, habitant du quartier Malakoff, a été condamné à deux ans de prison avec sursis, sans mention jusqu’alors à son casier judiciaire.

Il a été surpris par les flammes, s’est retrouvé au milieu et a dû se débarrasser de son pantalon avant de prendre la fuite. C’est à cause de ce pantalon et d’une cigarette électronique, retrouvés sur place, que son ADN a pu être récupéré et que la brigade criminelle est remontée jusqu’à lui. Des analyses demandées par le parquet en urgence, selon la présidente, facturées 3.840 euros à la Justice, souligne-t-elle. En fin de garde à vue, le jeune homme finit par reconnaître son implication. S’il a fait ça, c’est car sa famille a besoin d’argent. Sa mère est souffrante. Lui ne travaille pas. On lui a promis 400 euros en échange d’un service. Qui est le commanditaire ? Il n’a pas de nom à donner. Ce sont des personnes avec qui il était en contact pour « charbonner », vendre de la drogue. Pas de lien avec l’organisation criminelle marseillaise de la DZ Mafia, soupçonnée d’être impliquée dans la série d’attaques contre des prisons, des véhicules ou des domiciles d’agents. Quant à son complice, celui qui a fait les tags, il reste introuvable.

Appel à dons pour l'ouverture d'une bibliothèque libertaire

Publié le 2025-05-08 13:57:03

Une bibliothèque libertaire, La Comédie noire, va ouvrir prochainement à Lons-le-Saunier.



C’est le projet d’un lieu de diffusion des idées anarchistes, un endroit où se retrouver, lire, échanger, conspirer…

Un vieux canapé, une table et quelques chaises, un petit bar, un coin cuisine pour que l’expérience démarre. Tout ça, c’est chouette, mais une des bases du fonctionnement sera le prêt de livres. Et pour l’instant, les étagères sont un peu vides. Pour pouvoir lancer le projet et faire connaître tous.tes les auteur.e.s qu’on adore, il nous faut des livres.

Donc on fait appel à votre générosité et à vos bons plans pour en obtenir.
En attendant qu’on mette en place quelques points de dépôt, nous contacter.

(lacomedienoire[@]riseup.net)

Une cantine pour cantiner #28

Publié le 2025-05-09 00:00:00

Comme tous les 3e dimanche du mois, on propose un repas pour soutenir une personne enfermée.



Comme tous les 3e dimanche du mois, on propose un repas pour soutenir une personne enfermée.

Chili : Sur une attaque explosive contre l’entreprise d’un ancien flic

Publié le 2025-05-09 00:00:00

Contra Info / jeudi 8 mai 2025

La nuit du Mai Noir, quand les Cellules Révolutionnaires Mauricio Morales ont attaqué avec des explosifs une entreprise au nom du flic Claudio Crespo

Claudio Crespo a été identifié comme étant le flic qui a tiré et mutilé aux yeux un jeune homme, le 8 novembre 2019, en pleine révolte d’octobre. Il y a quelques jours, le média CIPER a fait fuiter des vidéos enregistrées par des caméras-piétons de la police chilienne (1), dans lesquelles on entend des phrases comme « On va t’arracher les yeux», «Qu’il brûle, ce couillon » ou « Il faut tuer tous ces couillons », tandis que, dans d’autres enregistrements audiovisuels, on le voit arracher une mèche de cheveux à une personne arrêtée et envoyer, comme un trophée, une photo au groupe WhatsApp appelé « Tijera », où, apparemment, il était courant que les misérables policiers s’envoient des images de leurs « trophées ».

Quelques jours après la fuite de ces vidéos, le flic Claudio Crespo a assuré qu’il « ne regrette rien » et qu’il « n’en a tien à foutre » (2).

Cela nous surprend-il ? Non. La police est le bras armé au service des puissants, ils sont les défenseurs en chair et en os de la propriété, les pacificateurs modernes qui, pour un salaire, ont décidé d’utiliser les armes contre ceux/celles qui défient la normalité et affrontent, avec différentes pratiques de violence politique, un système de vie fondé sur les hiérarchies et l’obéissance. Dans ce sens, les paroles du flic en question sont représentatives des dynamiques policières, qui, n’étant soumises à aucune règle lors les affrontements, font du morbide et de la moquerie une sorte de clin d’œil à leurs maîtres, pour que ces derniers voient qu’ils travaillent à défendre leurs intérêts, comme un gaucho qui accroche le corps démembré d’un puma aux portails des exploitations agricoles d’élevages, en Patagonie, pour que ses chefs soient au courant de son travail. Ne sachant pas que, à un moment donné, les chasseurs seront chassés.

Cependant, la pratique anarchiste et anti-autoritaire a su les frapper partout dans le monde, dans chaque recoin où il existe des mains et des volontés prêtes à planifier et organiser des gestes de vengeance qui se traduisent en petites victoires. Depuis Kurt Wilckens, qui a exécuté le répresseur Benigno Varela (3), aux compas anarchistes insurrectionnels envoyant des colis piégés contre des commissariats, aux États-Unis, aux livres piégés envoyés contre des policiers, en Grèce, a l’artificier qui a perdu une main et un œil, en Italie, au flic blessé au Chili après l’explosion d’un colis piégé à l’intérieur d’une commissariat et beaucoup d’autres actions qui ont montré que l’action contre la police est toujours nécessaire et urgente, parce que, comme nous l’avons indiqué ci-dessus, ils sont les défenseurs en chair et en os de toute l’infrastructure du pouvoir et de l’autorité.

Non seulement, la mémoire anarchiste se rappelle des compas qui sont mort.es en action ou pour d’autres raisons, elle devrait aussi identifier et reconnaître les petites victoires obtenues au fil des années et confirmer que celles-ci sont des éléments nécessaires pour générer un élan pratique-moral dans le présent et dans les étapes qui suivront. Dans ce sens, il nous semble nécessaire de rappeler l’action que les Cellules Révolutionnaires Mauricio Morales ont mené il y a quelques années, quand elles ont attaqué à l’explosif le siège de Fullclean Security, une entreprise créée par le flic Claudio Crespo, après avoir été congédié de l’ignoble institution au sein de laquelle il défendait les puissants. L’entreprise contrôlée par ce misérable a remporté d’importantes appels d’offre, qui lui ont rempli les poches : des contrats avec l’hôpital de la police pour environ 6,5 milliards [sachant que, au change d’aujourd’hui, il faut un peu plus de mille pesos chiliens pour faire un euro ; NdAtt.], pour 3,6 milliards avec la municipalité de Lo Barnechea et pour 40 millions avec la Délégation présidentielle de Maipo.

Dans le cas spécifique, une nuit du Mai Noir, le 20 mai 2022, une forte explosion a été entendue, vers 23 heures, dans le quartier Sucre, à Ñuñoa, précisément au numéro 2161, où se trouvent encore aujourd’hui les bureaux de Fullclean S.A. Dans le jardin de devant de l’immeuble, la police a trouvé des câbles, des restes d’un sac de couleur café, des morceaux de plastique, une batterie et des minuteries et le Parquet Sud s’est saisi de l’enquête, car il a l’exclusivité dans ce type de faits [classifiés comme terrorisme ; NdAtt.].

Nous reproduisons ci-dessous le communiqué intégral de cette attaque explosive :

Une attaque contre la société Fullclean Security, dirigée par l’ex-policier mutilateur Claudio Crespo

Nous avons attaqué avec de l’explosif l’entreprise de sécurité privée de Claudio Crespo Guzmán, ex-flic, mutilateur, cocaïnomane et membre des groupes de choc du fascisme au Chili !

La nuit du vendredi 20 de ce Mai Noir, nous nous sommes allés à la Fullclean Security, dans la calle Roman Diaz n° 2161, à Ñuñoa [ville huppée de la banlieue est de Santiago ; NdAtt.], pour harceler ce mercenaire qui, impossibilité de continuer à réprimer en uniforme, a créé une entreprise privée, de façon à avoir une manière de substitution d’exercer le pouvoir et le contrôle.

Dans ce lieu, on peut voir que les agences de maintient de l’ordre, qu’elles soient étatiques ou privées, entretiennent une relation nécessaire à la perpétuation de leurs privilèges et de leur autorité. Les activités répressives sont une partie essentielle de son mécanisme d’approbation, de ce fait, il n’existe pas et jamais n’existera un État qui n’emprisonne pas, ne mutile pas ou n’assassine pas celles/ceux qui s’interposent sur son chemin de dévastation et de violence permanente. Ces actes correspondent à la continuité d’une politique étatique qui transcende les gouvernements en place, qu’ils soient de droite, de gauche, plurinationaux ou conventionnels. Il n’y a pas besoin de faire de différences entre les dirigeants de la mafia : toute autorité est également mauvaise.

Face à cette réalité répressive, nous nous solidarisons, de manière combative, avec le prisonnier subversif Marcelo Villarroel, qui se trouve encore en prison seulement à cause des condamnations émises par la justice militaire, héritage du dictateur Pinochet et perpétuées par les gouvernements et les gestionnaires intellectuels de la démocratie, y compris ce qui reste du gouvernement Boric. Nous appelons à l’agitation, du 23 au 30 mai, pour la liberté de notre compagnon.

Parce qu’un feu puissant n’est que la continuation d’une petite étincelle, cette action va à la mémoire de notre frère et compagnon Mauricio Morales, dont les idées et les pratiques de liberté continuent à être une bombe contagieuse.

Nous saluons les compas qui, dans les lycées et les rues, gardent en vie le combat pour la liberté, en méprisant, par le feu et la désobéissance, l’espoir dans les institutions.

Une accolade fraternelle et révolutionnaire à Pato Gallardo, combattant infatigable qui est décédé ces jours-ci, en laissant une histoire engagée de lutte, pendant la dictature et la démocratie.

Salutations et liberté pour nos prisonnier.e.s.

Nous sommes en colère et nous sommes à bout de patience ; ne dites pas que nous sommes peux, dites que nous sommes.

Nous envoyons des salutations et de la force aux groupes La Negra Venganza, Grupo Autónomo Revolucionario del Maule, Grupo de Respuesta Animal, Fracción Autonómica Cristián Valdebenito, Células Revolucionarias Nicolás Neira, Célula Anticapitalista Simón Radowitzky, ainsi qu’à ceux/celles qui persistent dans l’attaque partout dans le monde.

Nouvelle Subversion
La liberté ou la mort

Cellules révolutionnaires Mauricio Morales

 

Le flic à fait référence à cette action de harcèlement, sur son compte Twitter, en assurant que « Hier, j’ai été victime d’un lâche attentat terroriste, dans mon entreprise. Ils ont installé une bombe et, grâce à Dieu, il n’y a pas eu de blessés et ma famille va bien ». Apparemment, il ne sait pas que ce n’est pas l’œuvre de Dieu si, pour l’instant, les actions à son encontre ont le but de l’assiéger et rien d’autre, comme l’ont dit il y a quelques années les compas du Grupo Autónomo Weichafe Matias Katrileo : « C’est nous seul.es qui décidons des matériaux, des horaires et des objectifs et ils avancent en fonction du sens de la guerre… quand nous voudrons que le dommage/la destruction soient différents, nous le ferons et toute la planification sera orientée dans ce sens (4) ».

Nous rappelons à l’esprit cette action, face à tant de commentaires – même de la part d’« anarchistes » – qui tendant vers les droits humains, qui alignant leurs positions et leurs discours avec des secteurs réformistes, plateformistes et/ou populaires, qui n’essayent qu’à réorganiser le jeu du pouvoir. Le discours des droits humains n’est pas du tout proche de nos idées, car leur propre existence est intimement liée à la protection de la démocratie et la démocratie est, en soi, la protection de l’État. Nous appelons à ne pas perdre le sens antiautoritaire, à ne pas céder dans nos discours et à renforcer notre mémoire anarchiste, nos idées et nos perspectives de confrontation.

 

(1) //www.ciperchile.cl/2025/04/28/te-vamos-a-sacar-los-ojos-imagenes-revelan-como-claudio-crespo-y-su-equipo-de-fuerzas-especiales-enfrentaban-ataques-durante-el-estallido-social/
(2) //eldesconcierto.cl/2025/04/29/claudio-crespo-tras-video-donde-amenaza-con-sacarle-los-ojos-a-un-joven-no-me-arrepiento-de-nada
(3) //informativoanarquista.noblogs.org/post/2023/01/27/memoria-un-dia-como-hoy-en-1923-el-anarquista-kurt-wilckens-asesino-al-coronel-del-ejercito-argentino-varela/
(4) //es-contrainfo.espiv.net/2018/01/25/santiago-chile-reivindicacion-de-ataque-incendiario-a-bus-del-transantiago/

Appel à une grande manifestation en Ariège pour dire Stop aux nouveaux projets miniers

Publié le 2025-05-09 00:00:00

[pompé sur stopminesalau]

Après la mise en échec d’un premier permis de recherches minières pour la réouverture de la mine de Salau, une nouvelle demande de permis a été déposée. Toujours aussi toxique, le projet de Néometal concerne cette fois-ci les communes d’Ustou, d’Aulus, d’Auzat et de Couflens-Salau. Il prévoit aussi une usine de traitement du minerai à Saint-Girons. Ce projet mortifère ne doit pas voir le jour !
À Salau et à Eylie 900.000 m3 de résidus miniers empoisonnent déjà les sols et les eaux : amiante, arsenic, cadmium, plomb et autres métaux lourds. Il n’y a aucune illusion possible : la réouverture des
mines, c’est toujours plus de déchets toxiques ingérables et une pollution des eaux systématique.
Cette fois-ci l’extraction de l’or, convoité, va nécessiter un traitement au cyanure, peu recommandé par les agences de santé et très nocif pour l’environnement. Les tenants du projet parlent d’une « mine propre et responsable ». Que de mensonges : la mine propre n’existe pas ! On ne fera pas disparaître par enchantement les déchets miniers et la pollution des cours d’eau. Faut-il aussi citer les norias de camions chargés de minerais, circulant sur les routes de montagne traversant les villages et des sites naturels ?
Dans la mine de Salau, la présence d’amiante et les maladies mortelles des derniers mineurs sont clairement documentées, malgré le déni des tenants du projet. Aucune technique moderne n’évitera ces graves risques pour la santé des ouvriers et des riverains. Du temps de son fonctionnement, la mine de Salau a créé des emplois, d’où la nostalgie de certains pour cette époque. Mais aujourd’hui, que valent quelques emplois temporaires créés au milieu des machines automatiques face à l’empoisonnement irréversible du territoire et des populations ?
La ruée minière d’aujourd’hui se fait au nom de la « transition écologique », de la numérisation totale de la société et du réarmement des États. Contrairement aux arguments avancés, ce n’est pas en creusant ici que l’on empêchera la barbarie minière dans d’autres régions du monde. C’est la folie extractiviste et coloniale du capitalisme que l’on doit combattre.

Ne les laissons pas faire !
Aucun nouveau minerai ne doit sortir de terre, ni en Ariège, ni ailleurs !

Grande Manifestation le 24 mai – 14h30, allées de Villote, Foix

manif-foix

 

Allemagne : deux ans de « Switch Off » – un bilan d’étape

Publié le 2025-05-09 02:36:46

[Pour qui n’aurait pas suivi leurs activités, on pourra aussi relire avant la traduction de leur bilan ci-dessous, celle de leur brochure parue il y a un ans : Switch-Off, interventions radicales contre la destruction de la planète. Documentation, analyses et discussion, (traduit de l’allemand), septembre 2024, 80 pages A4]


Deux ans de Switch-Off – un bilan d’étape
(Traduit de l’allemand de Switch off, 16 avril 2025]

Cela fait deux ans que nous avons pris la parole pour la première fois. Cet appel a été écrit en plein milieu du débat stratégique en cours dans le mouvement pour le climat. A l’époque, après les occupations de forêts de Hambi, Danni, et dans la suite directe de Lützerath, le potentiel des actions de masse semblait pour beaucoup épuisé. Dans le contexte de ces actions de protestations et autres actions de masse, nous avons voulu proposer un projet mettant l’accent sur des actions directes décentralisées.

A ce moment-là, le regard porté sur l’effondrement climatique et la peur face à cette menace, nous ont fait considérer l’urgence d’apporter des méthodes radicales et d’intensifier des pratiques révolutionnaires au sein du mouvement pour le climat.

Nous avons formulé des perspectives anti-étatiques, autonomes et anarchistes de sabotage, et nous voulions les mettre en œuvre plus fortement dans ce contexte.

Quant aux contenus, nous nous sommes concentrés sur une analyse anti-coloniale et critique de la technologie. Nous avons été inspiré.e.s par les luttes autochtones et leurs pratiques de résistance contre l’exploitation (néo) coloniale et la destruction de leurs territoires. L’exploitation coloniale fait non seulement partie de l’histoire idéologiquement raciste de l’Occident, mais elle continue à être partie prenante des velléités d’expansion économiques et impérialistes de grandes entreprises comme la Deutsche Bahn avec le méga-projet Tren Maya. Avec notre analyse et avec notre appel, nous nous sommes placés solidairement du côté de luttes aux quatre coins du monde. La destruction constante de la terre nous a montré la nécessité d’attaquer les infrastructures industrielles, et les possibilités que cela offrait de renforcer une prise en compte internationale de ces luttes.

A ce moment-là dominaient alors du côté de l’État les propositions pour un Green New Deal, tandis que la propagande des entreprises tentait de nous vendre la mobilité électrique et la numérisation comme solutions et comme perspectives utopiques ; les dominants promettaient hypocritement au mouvement pour le climat de faire les pas nécessaires pour atteindre l’objectif des 1,5 degrés.

Dans cette situation imbriquant effondrement du climat, autoritarisme croissant dans le monde, et changement de stratégie du mouvement pour le climat, nous avons appelé sous le slogan « Switch-Off the system of destruction » à nous mettre en lien, et à placer nos luttes et nos actions dans un contexte commun.

Retour sur deux années de pratique

Il s’est passé beaucoup de choses au cours de ces deux années. L’appel a été largement reçu, et beaucoup y ont fait référence avec leurs actions. Leur éventail a été varié, s’étendant d’attaques concrètes contre l’industrie automobile (-électrique) et le sabotage d’infrastructures importantes telles que le rail et les réseaux électriques, à des actions contre des projets de construction des grands profiteurs de la dévastation de la nature comme l’industrie du ciment, les travaux routiers et l’exploitation du lignite. En outre, des acteurs et des voies d’approvisionnement de l’industrie de l’armement ont été pris pour cibles.

De nombreuses actions ont été menées en solidarité avec des luttes hors d’Europe. Des attaques contre des véhicules, des bureaux et des infrastructures de la Deutsche Bahn, contre Siemens ou contre le consulat du Mexique à Hambourg ont en particulier fait référence au projet de Tren Maya. Des mots et des actes ont apporté proximité et joie, rencontrant un écho dans différents endroits du monde et se mettant concrètement en lien par l’initiative Switch-Off. Une telle inspiration et des relations internationales de solidarité se retrouvent par exemple dans :

Les luttes contre l’industrie du ciment et du béton qui pillent la terre et empoisonnent les eaux sur le territoire d’Abya Yala. Les attaques contre des géants du béton en France et en Allemagne ont montré que des actions bien ciblées peuvent aussi bien enflammer des luttes locales qu’avoir un impact international.

Les actions contre le grand projet de ligne [ferroviaire] de Botnie Septentrionale dans le Nord de la Suède, sur le territoire des autochtones Sami, qui voient leurs terres morcelées et les matières premières expédiées à échelle industrielle vers les usines de transformation verte.

Les mouvements de protestation persistants contre l’exploitation du charbon, que ce soit dans le bois de Sünden jouxtant la mine à ciel ouvert de Hambach, ou sur les territoires des Yukpa en Abya Yala.

Ou dans les attaques contre le pipeline Coastal Gaslink sur les territoires des Wet’suwet’en, et celles qui s’opposent à ce même projet en Allemagne.

Dans le texte « Le conflit à Abya Yala et sa proximité avec Switch-Off », il est dit à ce propos :

« Vus nos points communs et nos particularités, et étant données les urgences et les besoins qui nous appellent à agir, il nous semble approprié de mettre en lien les actions contre la machinerie du pillage du continent et de la terre avec la campagne „Switch Off!“, afin de renforcer nos luttes et d’approfondir le combat contre l’existant et son caractère historiquement internationaliste, pour rendre visible dans le monde entier la nécessité urgente de refuser en pratique cette réalité, avec tous les moyens à notre disposition et de montrer par des actions qu’il est possible de la combattre, de renvoyer la destruction à la gueule des principaux responsables et auteurs de ces conditions, et aussi pour montrer qu’il est possible d’embrasser une vie digne, rompant avec la misère dans laquelle ils veulent nous étouffer et nous ensevelir. »

Le fait que des actions en provenance de l’espace germanophone aient été perçues, que l’appel ait aussi été discuté internationalement, avec parfois une participation au travers d’actions, nous a donné une joie et un courage incroyables. Les deux dernières années nous ont montré une fois de plus que la lutte internationaliste contre cette misère n’est pas une chose abstraite, mais qu’elle s’exprime dans des luttes et des attaques concrètes.

Pourtant, quelle que soit la joie procurée par ces nombreuses actions aux multiples facettes, nous pouvons observer que les grandes protestations et mobilisations pour le climat ont diminué au cours des dernières années dans l’espace germanophone. Dans le même temps, la répression contre les actions de blocages et de désobéissance civile s’est extrêmement durcie, ce qui a certainement joué dans ce recul.

La question écologique semble avoir disparu de la conscience à différents niveaux. Sans vouloir occulter les rapports d’exploitation au sein des sociétés occidentales, il est clair que nous ne pouvons pas nous attendre à ce que les « masses » se mettent en mouvement dans un avenir proche, car une grande partie de la population des centres capitalistes ne veut pas perdre ses privilèges.

Cependant, il est apparu que des actions directes continuelles ne provoquent pas que des dégâts matériels, mais peuvent aussi alimenter une force et une dynamique par-delà les frontières (étatiques).

L’objectif était d’ouvrir un débat – est-ce que ça a marché ?

Switch-Off a appelé à remettre en question, à saboter et à attaquer durablement l’infrastructure du capitalisme. Durablement, dans le sens de la destruction sur la durée et à long terme d’infrastructures industrielles, et de manière diverses, dans le sens de l’emploi de plusieurs sortes de moyens. Nous constatons qu’une partie des attaques reprenant ce slogan ont été empreintes d’une dimension spectaculaire, d’une grande finesse et d’une forte conviction, mais n’ont guère témoigné d’une diversité de moyens et d’une reproductibilité assez simple. Le problème de l’appel et des pratiques qui ont suivi a été, et reste donc, l’isolement partiel dans le cadre des luttes radicales. On a besoin de techniques subversives reproductibles. Les formes d’actions ne doivent pas être réservées à un groupe exclusif possédant déjà les connaissances et les instruments pour réaliser ces sabotages. C’est pourquoi nous pensons que des espaces sûrs doivent se multiplier pour parler de formes d’actions offensives, partager des compétences et se soutenir. Les connaissances sur les infrastructures critiques et les manières de les détruire doivent être rendues plus accessibles. C’est plus facile à dire qu’à faire. Les moments d’actions offensives spectaculaires menées en commun, lors de mouvements de masse et de rencontres comme à Lützerath sont importants, marquants et créent souvent un point de jonction vers la politisation, la mise en réseau et une pratique politique diversifiée. Mais nous ne pouvons pas attendre ce genre de grands événements. Nos discussions doivent aussi avoir lieu en dehors de ces moments.

Ces dernières années, le mouvement pour le climat a perdu beaucoup de son importance. Alors que les occupations de forêts, de villages et de routes étaient autrefois « le point focal numéro un » et attiraient les calomnies des politiciens, des grandes entreprises et de la presse, le changement climatique a désormais été évincé de l’actualité et de la conscience collective par les dernières guerres en date, les crises économiques et le débat raciste sur la migration.

Pourtant, il y a des développements actuels qui, dans le champ de tension entre les luttes écologiques et la fascisation croissante, montrent des perspectives de résistance. C’est par exemple le cas avec les protestations à Grünheide contre la Gigafactory de Tesla et l’attaque incendiaire du groupe Volcan, qui a certainement fait irruption dans beaucoup de discussions autour de la table de la cuisine, démontrant une fois de plus à quel point l’action directe peut être efficiente. Les attaques contre Tesla, qui ont déjà probablement retiré de la circulation des centaines de ces bagnoles dans différents endroits du monde, montrent actuellement l’énorme force qui peut émaner d’actions directes, d’attaques, de sabotages, de textes et de gestes de rébellion de toutes sortes, quand tout cela est mis en lien.

Jusqu’à un certain point, nous avons certainement réussi à mettre sur la table l’action directe et le sabotage dans le débat stratégique du mouvement pour le climat, en tant que méthodes de lutte contre la destruction de la planète. Mais il est difficile d’en déterminer les effets. Certaines actions et communiqués ont aussi connu un certaine diffusion au-delà du mouvement, mais ils se heurtent aussi socialement à un backlash général.

Switch-Off dans le contexte de la fascisation,
de la militarisation et de la politique des frontières

Les prévisions d’aggravation des crises globales les plus diverses se sont presque bousculées au portillon.

Depuis le 17 février 2022, la deuxième invasion de l’Ukraine par la Russie s’est intensifiée. Après le massacre du 7 octobre 2023, Israël a lancé sa guerre destructrice contre la bande de Gaza, le Liban et la Syrie. Avec encore d’autres guerres de haute intensité au Congo, au Kurdistan, au Yémen, au Myanmar, au Soudan, se dessinent une militarisation générale et une augmentation des conflits militaires.

Les politiques reconnaissent, utilisent et alimentent cette dynamique. En reprenant le refrain bien connu de l’absence d’alternative, ils nous offrent une perspective bien émoussée : en un temps où la guerre mondiale menace, il serait plus important de se replier sur soi-même, d’être capable de se défendre, et d’assurer sa propre suprématie. Ce faisant, ils utilisent une rhétorique qui présente des parallèles éloquents avec la guerre froide et tentent de diviser le monde entre bons et mauvais dirigeants. Cette logique militaire se retrouve aussi en ce qui concerne la manière de surmonter d’autres crises. Elle consiste expressément à garantir des ressources par des moyens guerriers. La « question de la défense » est efficacement et manifestement utilisée pour faire passer à la trappe tous les autres conflits sociaux.

Le deuxième gouvernement Trump montre actuellement à quelle vitesse des acquis (réformistes) obtenus par une lutte qui a duré des décennies peuvent être simplement jetés par-dessus bord. On assiste à un retour de bâton patriarcal massif, qui aimerait détruire ce pour quoi les mouvements antiracistes, les féministes et les queers se sont battu.e.s depuis des dizaines d’années. Quelques maîtres dans ce monde ont le pouvoir d’abolir « des droits humains » comme le droit à l’avortement, à l’auto-détermination de son genre, à l’objection de conscience, le droit d’asile, etc. Cette fragilité montre la dépendance massive vis-à-vis de l’État, et met en évidence qu’il n’y a pas, et qu’il ne peut y avoir, de dignité humaine universelle dans le cadre des rapports existants. Les « droits humains » ne sont que de simples concessions de la part de l’État. La situation actuelle montre clairement que, même lorsqu’ils ont été obtenus au prix de durs efforts et du sang, les droits civiques sont au mieux un pari sur le temps, et ne peuvent donc pas être l’objectif de nos luttes.

Cette fascisation s’observe dans le monde entier. Partout, des forces fascistes et autoritaires se renforcent et arrivent au pouvoir. Les partis bourgeois rivalisent dans leur politique raciste aux frontières, et la répression sociale contre les personnes pauvres, stigmatisées et handicapées par le système ne cesse d’augmenter. Les gouvernements qui agissent de manière toujours plus autoritaire sont issus de l’« ancien centre bourgeois » qui a tenté de dépasser sur leur droite les populistes d’extrême-droite.

Parallèlement, la militarisation et le réarmement de l’armée et des frontières évoqués plus haut sont présentés comme inévitables. Partout, une guerre croissante est menée contre les personnes déplacées par les catastrophes. Elles sont toujours plus la cible de la propagande fasciste et de la politique migratoire raciste.

Conflits pour les ressources.
Secteur clef de l’industrie des puces électroniques

Les États et les entreprises exigent toujours plus ouvertement que les ressources soient sécurisées militairement. Il ne s’agit pas seulement de lithium et de terres rares, mais aussi des emplacements pour des industries-clé à forte valeur. L’intelligence artificielle est noatmment considérée comme un de ces éléments : une technologie qui serait inconcevable sans la puissance de calcul des microprocesseurs les plus modernes. Ces derniers sont conçus par Nvidia dans la Silicon Valley et fabriqués par TSMC et d’autres exclusivement à Taïwan (avec des machines d’exposition uniques au monde fabriquées par ASML à Eindhoven). Les Etats-Unis et l’UE investissent actuellement beaucoup d’argent pour développer une industrie « nationale » de puces électroniques – l’objectif étant de s’assurer la suprématie technologique face à une Chine proclamée « rival systémique ». La fabrication de puces électroniques nécessite des terres rares et beaucoup d’énergie.

Afin de réduire la dépendance aux importations, la nature est exploitée encore plus intensément à la périphérie européenne. L’opposition locale à la mine de Jadar du groupe anglo-australien Rio Tinto en Serbie a mis en évidence le déséquilibre des pouvoirs au sein de l’Europe. Alors que la résistance contre la mine avait été couronnée de succès et que le projet avait été annulé, Olaf Scholz s’est personnellement rendu à Belgrade pour impulser la reprise du projet. En effet, les constructeurs automobiles allemands ont besoin de lithium pour leurs voitures électriques. Cette dynamique est la même que dans d’autres projets liés au lithium au Portugal, et dans différentes mines chez les Sapmí. Mais la hausse de l’exploitation minière ne se limite aucunement aux marges de l’Europe, au contraire, des gisements sont également recherchés en son centre, et les possibilités de résistance sont donc infinies.

Un exemple évident de toute la brutalité de l’exploitation occidentale des ressources a été notamment fourni par les conditions posées par les États-Unis pour continuer à soutenir militairement l’Ukraine :

[Ainsi] le sénateur républicain [Lindsey Graham] de Caroline du Sud a déclaré pourquoi l’Occident devrait absolument gagner la guerre en Ukraine : le pays serait une « mine d’or ». Rien que dans les territoires occupés par la Russie se trouveraient des matières premières critiques d’une valeur de douze billions de dollars américains. « Je ne voudrais pas laisser cette manne à Poutine pour qu’il se la partage avec la Chine […] Si nous aidons l’Ukraine maintenant, elle pourra devenir le partenaire économique dont nous avons toujours rêvé ».“

Depuis leurs débuts, les microprocesseurs constituent une technologie militaire importante. Il faut donc voir les usines de puces électroniques prévues comme faisant partie du nécessaire décloisonnement économique en vue des préparatifs de guerre. Mais les technologies-clef ne jouent pas uniquement un rôle déterminant dans l’entrelacs géopolitique du climat et de la guerre. De plus en plus de technologies clés à usage « civil » et « militaire » sont produites par de petites start-ups. Celles-ci se donnent souvent une image de modernité et de progrès. Elles se vantent de contribuer à un avenir écologique respectueux de l’environnement. Elles omettent volontiers que ces mêmes technologies contribuent aussi excellemment à l’industrie de l’armement, et sont utilisées pour tuer.

Ou alors, les entreprises d’armement deviennent tout de suite des « woke » et, avec un cynisme à peine croyable, se voient attribuer un vernis vert. Ainsi, il existe déjà des munitions biodégradables, une production « durable » de missiles et il semble que ce ne soit plus qu’une question de temps avant que le premier char électrique ne sorte des chaînes de production. Là où le gaz et le charbon étaient autrefois les industries décisives, l’IA et la haute technologie sont désormais les ressources déterminantes. En interconnexion fine, différentes entreprises et start-ups travaillent de concert, constituant une industrie de l’armement technologiquement évoluée, et composée de chaînes complexes d’approvisionnement.

D’une certaine manière, prenons aussi cela comme une chance dans la lutte contre cette industrie technologique de l’armement. Car des technologies clés de plus en plus spécialisées dépendent aussi davantage de chaînes d’approvisionnement de plus en plus diversifiées. Et c’est précisément là que nous voyons le potentiel de provoquer des interruptions et d’attaquer la production de petites start-ups.

L’IA comme technologie-clé et arme de guerre

La plus grande et la plus relevante de ces technologies clés est sans doute l’IA, dans laquelle les technocrates voient aujourd’hui la solution à tous les problèmes.

Comment traiter autrement les quantités inimaginables de données nécessaires pour piloter des drones-taxis autonomes dans le trafic urbain – ainsi que sur un champ de bataille ? Comment la gestion du flux d’électricité dans un réseau avec encore plus de consommateurs et de fournisseurs non linéaires peut-elle fonctionner sans IA ? Ou comment analyser les images prises partout et tout le temps ? Évidemment, on n’accorde guère d’attention critique au fait que cette technologie engloutit une énorme quantité de ressources. La production de puces électroniques absorbe beaucoup d’eau et les centres de calculs de l’IA tellement d’énergie, que Microsoft a été la première entreprise à activer une centrale nucléaire pour les alimenter en énergie.

Les programmes « Lavender » et « Where’s Daddy » utilisés par Israël dans la guerre de Gaza prennent en charge pour l’armée la quasi-totalité du choix des cibles pour les frappes aériennes. Sur une échelle de 1 à 100, la machine évalue l’appartenance à des groupes militants pour tou.tes les habitant.es de la bande de Gaza. Le tout sur la base des données des services de renseignement. Le logiciel propose ainsi des cibles et informe dès que la victime se trouve chez elle, dans son cercle familial. Un quota concernant l’importance militaire d’une cible et le nombre de victimes civiles acceptées joue également un rôle. Plusieurs dizaines de milliers de Palestinien.ne.s ont ainsi été exécuté.e.s sur proposition d’un ordinateur, avec l’aval d’officiers israéliens.

Cet exemple montre une fois de plus que l’IA ne peut jamais être un instrument d’émancipation, car là où elle vient de contrôler la destruction et l’anéantissement de la vie, elle produit juste après une vidéo publicitaire montrant comment une station balnéaire pourrait être planifiée sur les ruines de Gaza. Il est difficile de saisir toute l’horreur de ces procédés.

La peur doit changer de camp

Nous avons peur, peur du fascisme, de la répression croissante, de la guerre, du fucking Trump, et des fanatiques qui gouvernent ce monde. Nous nous nous sentons incapables de bouger, parce que tout semble se précipiter, paralysé.e.s, avec la catastrophe climatique qui dégénère. Nous savons que les dominants veulent nous voir incapables d’agir, neutralisé.e.s et impuissant.e.s, mais nous ne leur feront pas ce plaisir.

Nous voulons en finir avec l’État et sa société. Cependant, nos réalités de vie sont tellement imbriquées avec les structures étatiques et l’industrie, qu’il est difficile de penser en dehors de cette logique. Pourtant, nous savons aussi que nous ne devrions pas nous laisser guider par cette peur. Parce qu’elle nous pousse à revenir vers de vieilles certitudes, parce que c’est la peur de perdre nos privilèges.

Nous savons aussi que la meilleure défense, c’est l’attaque.

Nous avons du mal à trouver un chemin clair pour nos projets, à élaborer une perspective qui nous amène à un meilleur endroit. Nous nous sentons faibles et démuni.e.s face aux rapports établis, mais nous avons appris qu’il n’y a aucun sens à faire appel à l’État, car il reproduit les conditions de notre perte de prises.

Et malgré toute cette misère, nous savons que nous sommes là les un.e.s pour les autres, que nous pouvons nous donner de la force et de la vigueur, que nous pouvons les trouver dans nos luttes, notre solidarité, notre diversité. Nous n’avons pas besoin de ligne unique, mais d’idées claires et d’un sens de l’entraide. Nous cherchons la réciprocité, la rencontre, la critique, l’inspiration, et les liens entre nos luttes. Non pas parce nous voulons devenir un parti, mais parce nous avons besoin les un.e.s des autres, et parce que nous nous reconnaissons dans la rage qui s’embrase partout dans le monde, à chaque fois renouvelée.

Amour à celleux qui sont là, dehors, dans le chaos des luttes, des actions, des projets ; là dehors dans la nuit, dans les taules, en clandestinité, dans les forêts, dans les rues, sur les mers et aux frontières.

Nous avons emprunté ce chemin, qui sait où il nous mènera ? Nous avons appris des combattant.e.s autochtones que le monde a déjà souvent sombré.

Quoi qu’il advienne, nous nous reverrons, là, dehors.

« Oublions l’avant-garde, elle ne nous est d’aucune utilité : une révolte généralisée, sans leader ni centre de gravité, voilà précisément ce qu’aucune armée ou police ne pourra jamais espérer dompter » – Total Liberation

Switch-Off le système de destruction

[Canada] Journée trans de la vengeance : nik quebecor, nik tesla !

Publié le 2025-05-10 08:29:05

Initialement publié sur Montréal Counter-information, le 02/04/2025.

Dans l’esprit de la Journée Trans de la Vengeance et du 1er Avril, une cellule d’anarchistes trans est passée à l’attaque, ciblant des médias transphobes et une voiture transphobe. Autour de 4h30 du matin, en colère contre les violences policières à la manifestation pour la vengeance trans, des trannies armé-es et masqué-es ont pris leur vengeance contre Quebecor, entreprise mère du Journal de Montréal, TVA, etc. Ces médias ont constamment raconté de la merde transphobe, réactionnaire et fasciste au sein du cycle de news. Environ 5 fenêtres de leurs bureaux de square victoria ont été éclatées en morceaux, de la peinture rose claire a été balancée sur leurs fenêtres et à l’intérieur, et des feux d’artifice ont été balancés à l’intérieur.

En se dispersant, les trannies sont tombé-es sur un cybertruck bien garé. En colère contre le déchaînement transphobe et fasciste d’elon musk, les ptit-es trans ont sauté sur l’occasion. “Nique les Nazis” a été tagué en rose clair à l’arrière, de la peinture rouge sur les côtés, et le pare-brise avant et les rétroviseurs ont été brisés en mille morceaux.

Joyeux premier avril, elon, va sucer une bite trans
Et joyeuse journée trans de “la visibilité” à toustes. Que notre rage et vengeance soient visibles pour tous ceux qui nous veulent du mal <3

Surveillance policière à Toulouse

Publié le 2025-05-10 11:43:59

Mercredi 7 mai, vers 10h30, des keufs en civil ont été vus autour d’une voiture garée dans la rue.
Le nom relié à ce véhicule est celui d’une des 8 personnes arrêtées mi-avril et condamnées pour "introduction dans un local d’habitation" (loi Kasbarian) et "refus de signalétique".



Une camionnette blanche (3 flics à l’intérieur) était garée juste à côté du véhicule. 2 autre keufs étaient à pied, sur le trottoir.
Quand ils ont vu qu’ils avaient été repérés, ils ont communiqué par leurs oreillettes et sont rapidement partis.

Cette histoire n’a rien d’extraordinaire, mais on publie cette info parce qu’on trouve ça important de s’informer collectivement des pratiques de surveillance et de répression à Toulouse en ce moment.

Jamais leur répression n’arrêtera notre rage !

Gare aux drones d’Altametris !

Publié le 2025-05-10 12:29:24

«Un œil supplémentaire sur le réseau» : comment la SNCF
se sert des drones pour surveiller ses voies ferrées
Le Figaro, 3 mai 2025


Le rendez-vous est donné à 23h
au milieu de nulle part, dans un lieu tenu secret. Là, à la veille des grands départs en week-ends prolongés, la SNCF organise une opération de surveillance un peu spéciale, à l’aide d’un drone, au carrefour de plusieurs lignes à grande vitesse. Du matériel de haute qualité qui s’apparente à un petit avion, capable de voler à plus de 100 mètres au-dessus du sol et à plus d’une dizaine de kilomètres de son pilote, le rendant invisible même pour les yeux les plus aiguisés. Doté d’un capteur thermique et capable de voir «comme en plein jour» malgré la nuit avancée, il peut ainsi repérer le moindre intrus mais aussi vérifier le bon état des caténaires et autres installations techniques. «L’avantage du drone est de pouvoir surveiller une grande zone en très peu de temps et d’éventuellement y détecter des choses anormales», explique le directeur général exécutif Projets, Maintenance et Exploitation de SNCF Réseau Olivier Bancel.

L’objectif de cette opération ? Prévenir le moindre risque en cette période tendue mais surtout communiquer sur la capacité de la SNCF à s’emparer des nouvelles technologies pour protéger ses plus de 28.000 kilomètres de voies ferrées. Sous nos yeux, l’exercice débute peu avant minuit et le drone s’envole. À quelques mètres de là, l’appareil repère une voiture banalisée présente aux alentours d’un point névralgique de la SNCF qui n’a, à première vue, rien à faire là. Au sol, le télépilote indique cette présence inquiétante à la sûreté ferroviaire, qui prend immédiatement le relais et envoie une équipe procéder aux vérifications. Cinq minutes plus tard, le verdict tombe : «tout va bien». «Fin de l’exercice pour nous», lance l’agent de la sûreté ferroviaire Sébastien Conseil, chef d’équipe pour la soirée. S’il s’agit d’un simple exercice pratique, la SNCF assure procéder à «des levées de doute quasiment à chaque sortie de drone».


Une surveillance essentielle

Les moyens alloués à cette surveillance sont coûteux – la SNCF n’a pas souhaité dire combien – mais inestimables, car les risques sont pluriels : du vol de cuivre ou de câbles en passant par le sabotage, tout est envisagé. Et s’il n’y a rien à craindre en ce qui concerne la sécurité des voyageurs, nous promet-on, il n’en demeure pas moins que ces détériorations peuvent avoir des conséquences très graves sur la circulation des trains. L’été dernier, à quelques heures de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, la SNCF faisait l’objet d’une «attaque massive» perturbant fortement la circulation de ses trains sur les axes Atlantique, Nord et Est. Des incendies coordonnés touchant des «points névralgiques» et affectant environ 800.000 voyageurs. Le même jour, un acte de malveillance avait en revanche été déjoué sur la LGV Sud-Est par des cheminots qui menaient des opérations d’entretien pendant la nuit.

Mais le réseau n’est pas seulement surveillé par ces petits objets volants, tient à souligner Olivier Bancel.

«Nos installations sensibles sont équipées de clôtures, d’alarmes, de fibres optiques et de caméras, des inspections sont également menées au sol par nos équipes de maintenance, sans parler du travail effectué par la sûreté ferroviaire», énumère-t-il. Autre inspection réglementaire : le passage quotidien d’un train à vide, doté de caméras et capable de réaliser certaines mesures géométriques, tous les matins avant l’ouverture de la ligne à grande vitesse. «Des routines systématiques qui peuvent être renforcées en cas de besoin», précise le directeur général exécutif. «La surveillance s’est intensifiée il y a 10 ans grâce aux drones, parce qu’ils présentent un avantage incomparable pour réaliser des rondes sur une grande distance le long des voies et sont très complémentaires des autres dispositifs existants», explique-t-il, assurant que le groupe SNCF a été «précurseur en la matière» en développant une filiale dédiée : Altametris.

Les drones au service de la collecte de données

Un travail essentiel, alors que la SNCF est victime d’environ 10.000 intrusions par an, pointe Olivier Bancel, pour qui «toute intrusion est un risque». «Elle n’est pas forcément synonyme de malveillance, mais elle peut constituer un risque et nécessite certaines mesures d’urgence comme le ralentissement de la circulation des trains», poursuit-il. Et d’assurer qu’en cela, les drones sont «un œil supplémentaire sur le réseau». L’appui à la sûreté ferroviaire n’était pourtant pas la mission première de ces petits outils technologiques, qui – à l’origine – avaient été développés afin d’inspecter et cartographier le réseau.

«Nous avons une flotte d’environ 200 drones, dont la majorité est mise à la disposition de la SNCF. Elle permet à la fois de surveiller la faune sauvage mais aussi les défauts éventuels du réseau, mais notre cœur de métier, c’est la collecte de données», retrace Alexis Meneses, directeur de la stratégie d’Altametris. Au quotidien, une cinquantaine de personnes travaillent dans cette filiale, munie de drones de toute taille, dont certains ont été imaginés pour se rendre dans les zones escarpées, le long de parois rocheuses ou dans toute autre zone inaccessible aux agents comme certains ponts ou tunnels. Les parois rocheuses de Le Trayas, dans le Var, avaient ainsi été modélisées en 3D avec précision. De quoi améliorer la sécurité du personnel, réduire les coûts des opérations et accroître la qualité du suivi de l’état du réseau.

Action contre KNDS

Publié le 2025-05-10T12:24:55+02:00

KO KNDS?

Dans les premières heures du 7 mai à Saint-Chamond, nous avons mené une action contre un poste de transformation. Un tag KO KNDS a été laissé sur place.

On espère avoir interrompu l’alimentation électrique de la zone industrielle sud de la ville. On a visé tout particulièrement l’écoquartier …. autrefois site de production d’armes. Rénové et labellisé, ce quartier compte aujourd’hui des jeux pour enfants, des bars, des commerces, des restaurants… Effacé le passé? Pas vraiment. Dans l’envers de l’enfer consumériste l’éco-systeme métallurgique s’est modernisé. On y a trouvé, entre autres, les société Atlante(véhicules électriques), Marlin (équipements automobiles), SICAF (automatismes industriels), Arcelormittal (géant sidérurgique) et, leg historique, KNDS. Ce nom et l’abréviation de KMW+Nexter Defense Systems. Encore obscur? On va éclaircir. L’entreprise naît de la fusion de deux grands groupes de l’armement terrestre. Elle se vente de fournir ses produits à plus de 50 armés dans le monde. Son arme favorite: le canon automoteur CAESAR. Son véhicule fétiche le char de combat Leopard 2. Au-delà de l’artillerie et des tanks, KNDS développe des robots militaires et des munitions téléopérées. En octobre 2024 elle a ouvert une nouvelle filiale à Kiev, en Ukraine, pour produire et assurer la maintenance de ses technologies meurtrières sur leurs terrains d’opérations. Pendant que quotidiennement des corps tombent, fauchés par les états de l’ouest et de l’est, KNDS fait ses retour d’expériences et d’investissements. Sans marchands d’armes, ni cette guerre, ni le massacre palestinien, ni tant d’autres tragédies sanglantes n’auraient lieu. Cette nuit, c’est un repère de ses marchands qu’on a voulu attaquer, modestement, sans égards pour les abjections commerciales et industrielles alentours. Voilà ce qu’on a souhaité, paradoxalement, mettre en lumière, en éteignant une partie de la ville.

PS: On oublie pas, aux cotés des marchands d’armes, les états, proto-états et leur proxys. Tant qu’un seul restera debout, il n’y aura pas de temps de paix, pas de temps de guerre. Rien qu’une ère d’oppressions et de répression.

[Suisse] Se venger de la nasse…

Publié le 2025-05-11 07:07:13

Initialement publié sur Stuut.info le 04/05/2025.

La riposte consécutive au nassage du cortège révolutionnaire du premier mai à Zurich (où des manifestant-es ont été nassé-es après des jets de pierres, bouteilles et feux d’artifice) n’a pas tardé. Dans la nuit de vendredi 2 mai à samedi des affrontements ont eu lieu entre des militant-es révolutionnaires masqué-es et la police autour de la caserne à Zurich.

Les manifestant-es ont érigé des barricades enflammées à l’aide de conteneurs, de scooters électriques et d’autres objets. Iels ont lancé des pierres, des bouteilles en verre et des engins pyrotechniques sur les policiers et les pompiers. La police de la ville de Zurich a réagi par un déploiement massif, utilisant des canons à eau, des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Les émeutes ont continué jusqu’aux premières heures du matin. Un policier a été blessé et a dû être soigné à l’hôpital.

Expulsion du 2e squat du Plateau à Colombelles

Publié le 2025-05-11 17:39:13

Mardi 6 mai 2025, la police est venue expulser un squat situé rue Centrale sur la plateau de Colombelles. Ce squat était habité par des personnes exilées depuis 2021.



C’est le deuxième squat expulsé en une semaine, après une expulsion dans la même rue le mardi précédent. Les deux squats était occupés depuis juillet 2021 avec l’aide de l’Assemblée Générale de Lutte contre toutes les expulsions.

Du matériel anti-squat est maintenant installé sur les fenêtres et les portes de la maison.