Vive l'Anarchie - Semaine 19, 2019

Sommaire

Iels veulent que ça Seysses, intensifions nos solidarités envers les prisonnier.e.s !

Publié le 2019-05-13 09:49:05

Retour rapide et subjectif d’une tentative de rassemblement devant la prison de Seysses



Le Jeudi 2 Mai, on se retrouve en fin d’aprem à une dizaine sur le parking du Quick de Basso Cambo. L’objectif est d’aller ensemble à l’église de Seysses, lieu de départ d’une manif qui est sensée s’approcher au plus près de la taule. On est peu nombreuses et bien surveillé.e.s (au moins une voiture de flics en civil) mais on décide quand même d’y bouger, histoire de pas laisser les potes qui y seraient allé.e.s directement seul tout.

Arrivé à proximité, on se gare pas trop loin et on marche en groupe jusqu’à l’église, sans trop sentir venir le traquenard qui s’annonce. En effet, une fois sur place, on s’aperçoit qu’il n’y a pas grand monde, à part des keufs. Iels commencent à se mettre en mouvement dès qu’on arrive sur le parvis. On ne se laisse pas démonter, et on avance quand même, alors que les flics sprintent de l’autre coté de la place pour essayer de nous rattraper. Ça pue la nasse.

Effectivement, c’est ce qui va se passer. Une dizaine de keufs nous entourent. « Contrôle d’identité » braie l’OPJ (Officier de Police Judiciaire), en étant tout fier de nous montrer sa réquisition du proc fraîchement imprimée. On prend bien le temps de la lire, en en profitant pour avoir un petit cours de géographie local :"le parvis de l’église, il est pas marqué sur la feuille ? », « oui, mais la on est rue de la libération, du coup on a le droit de vous contrôler ».

Bref, dès que la réquisition est passée entre les mains de tout le monde, le petit jeu à assez duré, et iels demandent les papiers et les identités des personnes présentes. On décide de refuser collectivement, ce qui a le don d’énerver la bleusaille locale. Iels demandent du renfort et nous embarquent un.e à un.e. Direction les gendarmeries de Muret et pour ma part de Seysses.

Une fois arrivé sur place, on est dispatché.e dans des bureaux différents, avec chacun.e.s un OPJ pour s’occuper de nous. Le major convoque ses troupes, iels se mettent d’accord sur l’heure du contrôle et sur la marche à suivre si on continue notre refus. Surprise, nous aussi on a le droit de s’entretenir. Du coup on se tchèque, on se rassure et on se met une dernière fois d’accord pour tenir le désormais classique « je n’ai rien a déclaré », même pas une identité. Iels en profitent pour nous demander notre signalétique (empruntes et photos), je refuse.

Du coup je suis placé en garde à vue (GAV), tout comme une deuxième personne qui sera emmenée à Rieumes. Les autres seront libérées sans suite, c’est déjà une bonne nouvelle ! Bref, après beaucoup de paperasse et une petite virée aux urgences (les médecins dans les petites villes ne courant pas les rues), je suis accompagné à ma cellule par les fanfaronnades des keufs de garde « T’as Mr X ou Mr Y toi ? », « ah ba moi j’ai X ahah ».

C’est beaucoup moins marrant au réveil. Le keuf ouvre ma porte en me saluant par mon blaze. Game Over. Iels ont retrouvé ma voiture, m’y emmènent, ouvrent ma portière avec les clés trouvées dans la fouille et trouvent mes papiers dans la boite à gant. Regame over. Bon au moins l’autre pote était pas venu avec une voiture à son nom du coup il avait une chance de pouvoir tenir. Quant à moi, ba j’étais kéblo et j’ai confirmé mon identité.

On me notifie la fin de ma garde à vue et on me défère au tribunal. Arrivé la-bas, je retrouve mon comparse dans les geôles. On est content se se retrouver, on se raconte nos GAV. J’apprends que les flics n’ont pas son identité, tout du moins pas encore, Good news. On m’emmène voir le proc (ureur de la République). Après un bref entretien avec un commis d’office qui a passé plus de temps à discuter avec le flic qui était sensé me garder qu’avec moi, j’entre dans le bureau du proc.
Il me dit tout le mal qu’il pense de moi, et par conséquent requiert un contrôle judiciaire (CJ) jusqu’au procès qui serait en octobre. Je lui répond en lui disant tout le mal que je pense de lui, de sa fonction, et de son satané CJ. L’interaction s’arrête la. Je redescends en attendant mon passage devant la Juge des Libertés (Ahah) et Détention (JLD). Mon comparse redescend lui aussi, Bad news. Iels ont retrouvé sont identité. Un nébuleux fichier au commissariat central de Toulouse dans lequel seraient inscrit des personnes susceptibles de mettre le zbeul, combiné au fichier des permis aurait suffit aux keufs pour retrouver son blaze.

La porte se rouvre, on m’emmène voir la JLD. Elle est guère plus avenante que le proc, mais dans un soupçon de bonté, allège le CJ qu’il voulait me mettre. Pointage au comico tous les 15 jours au lieu de toutes les semaines. Par contre elle confirme l’interdiction de manif à Toulouse et à Paris, et l’interdiction de Seysses. Je prends ma fouille et je sors retrouver les copain.es qui attendent devant le tribunal, après 25 heures de bons et loyaux services. Mon comparse sors lui aussi, mais avec un pointage toutes les semaines. La juge n’ayant pas du aimer se faire rentrer dedans une deuxième fois de suite.

Bilan des courses, des keufs qui veulent toujours nous empêcher de nous rassembler à la prison même quand le point de rassemblement n’est pas devant. Un proc qui leur donne systématiquement des réquisitions. Un fichier au central. Deux procès (qui en suivent un autre qui aura lieu en Septembre parce qu’une personne qui était sur le FPR s’est faite contrôlée au dernier rassemblement pour une histoire d’ADN). Et deux contrôles judiciaires jusqu’à la.

Bon dis comme ça, ça a l’air un peu négatif ! Mais il est nécessaire malgré tous leurs moyens mis en place de continuer à montrer notre solidarité avec les prisonnier.e.s. En s’y rassemblant, en y faisant du bruit et de la lumière, en y diffant des tracts, des journaux, et en diffusant des messages par les ondes. En soutenant financièrement, juridiquement et politiquement les personnes qui sont en taule. En s’opposant à la construction de leurs nouvelles prisons, comme en favorisant la destruction de celles qui sont déjà construites (et de celleux qui en profitent).

Et pierre par pierre, et mur par mur, nous détruirons toutes les prisons !

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Madrid, Espagne : Revendications d’attaques contre la mascarade électorale de la démocratie – Fin avril 2019

Publié le 2019-05-13 11:49:06

[Les élections législatives ont eu lieu le 28 avril 2019 en Espagne. Elles ont été remportées par le PSOE (Parti Socialiste). Ces deux communiqués de revendications s’inscrivent dans un contexte d’agitation anarchiste pour l’abstention active, avec par exemple cette affiche collée dans les rues madrilènes]

Ils veulent le pouvoir, nous voulons le détruire ! Sièges de partis politiques vandalisés à Tetuán

Dans la nuit du 24 avril, nous nous sommes promenés à travers le quartier madrilène de Tetuán, équipés de boîtes et d’extincteurs remplis de peinture. Le siège « d’Izquierda unida » [« Gauche Unie »] a été entièrement recouvert de peinture, couvrant ainsi leur propagande et dégradant façade et fenêtres ; le PSOE n’a pas échappé non plus à notre visite, en en laissant sur sa façade de deux étages, avec ses banderoles, portes et fenêtres recouvertes de haut en bas… Sur les deux façades, on pouvait lire les tags « Choisir le moindre mal n’est pas la liberté » et « Démocratie = Mascarade », accompagnés à chaque fois du symbole anarchiste.

La démocratie nous offre le choix entre différentes possibilités, entre le mauvais et le pire, toutes fondées sur le fait de donner aux autres le pouvoir de décider de notre vie. N’importe quelle option en dehors de celles-ci est invisible, marginalisée, éliminée de notre imaginaire.

La démocratie utilise le tour de magie qui consiste à la fois à se montrer et à se dissimuler à parts égales, en définissant une réalité adaptée à ses intérêts comme seule possibilité. Au sein du spectre électoral, la gauche est sans aucun doute composée de spécialistes en matière de récupération et d’exclusion, en menant une répression qui peut se passer de l’aspect le plus agressif du pouvoir, en se revêtant de fausses libertés.
Les élections arrivent, où on nous offre quelques miettes de participation politique qui réduit toute notre capacité d’action à la simple délégation de nos volontés. S’ils nous refusent notre capacité à agir et à résoudre nos vies, à les gérer nous-mêmes ; s’ils rendent invisible toute gestion possible de la vie en dehors de leur système, nous nous approprions notre possibilité d’action sans intermédiaires et si une autre fois cela peut servir à satisfaire des besoins collectifs ou à faire face à des conflits, aujourd’hui elle répond à leur farce « d’élections libres ». Nous choisissons de rejeter toutes les options que nous offre la démocratie et de le montrer par l’ attaque. Nous n’avons pas de bulletins de vote pour leurs urnes, seulement de la rage et le désir de répondre avec nos propres armes.

Mort à l’État et vive l’Anarchie.

[Traduit de l’espagnol de Contramadriz, 09.05.2019]


Attaque du siège du Partido Popular à la veille des élections

Nous n’avons pas oublié la réforme du travail, qui a normalisé et répandu la précarité la plus violente pour la plupart d’entre nous, mais nous ne vous avons pas attaqués pour cela. Ni à cause de tout l’argent que vous volez aux gens pour financer votre parti et garder votre vie corrompue et luxueuse, mais ce n’est pas pour cela que nous avons vandalisé votre siège. Nous savons que vous avez utilisé le discours au sujet des squats pour votre propagande électorale, présentant une image manipulée de notre réalité – celle de tous les gens et collectifs qui occupent des immeubles – et en menant une attaque sans précédent. Cependant, ce n’est pas pour cette raison que nous avons détruit vos fenêtres.

Nous vous attaquons avant tout à cause de la campagne en cours, par laquelle vous vous opposez entre vous afin d’exercer le pouvoir sur la population. Nous méprisons votre parti, tout comme nous méprisons n’importe quel autre parti politique. Nous vous attaquons parce que cela est notre campagne électorale à nous et qu’elle s’écrit par des actions et non avec de fausses promesses.
Vous promettez de résoudre nos problèmes. Nous pensons que le problème c’est vous, et voilà notre façon de le résoudre. Et le vote auquel nous appelons est celui de l’action.

Nous avons pris un marteau, cherché un siège politique et brisé les vitres pendant la nuit. C’est un acte simple à la portée de tous.Voilà ce que signifie abstention active. Nous ne votons pas, mais pas par apathie, ni par inertie, ni par passivité. Nous ne votons pas parce que nous parions sur d’autres moyens pour régler les problèmes. Le sabotage des partis politiques n’est que l’un d’entre eux. Occuper une maison quand t’as pas de toit en est un autre.

Pour l’action directe et pour l’anarchie – Sabotage de la démocratie !

[Traduit de l’espagnol de Contramadriz, 09.05.2019]

Loches (Indre-et-Loire) : S’il y avait pas eu le bon citoyen, qui sait…

Publié le 2019-05-13 13:32:07

La Nouvelle République / lundi 13 mai 2019

La porte principale de l’hôtel de ville de Loches a été incendiée en partie dimanche matin. Selon les premiers éléments de l’enquête, le départ de feu a été provoqué par un cocktail Molotov déposé devant la mairie. Il a été rapidement éteint grâce à l’intervention d’un propriétaire de chambres d’hôtes d’une rue voisine, vers 8 h. Il se rendait en ville pour acheter des viennoiseries pour ses clients. En prenant de l’eau dans une petite fontaine publique en face de la mairie, il a commencé à éteindre les flammes tout en alertant les pompiers.

Seul le bas de la porte en bois a brûlé. Le feu n’a pas eu le temps de se propager à l’intérieur du bâtiment historique et d’en atteindre la façade. L’hôtel de ville est un monument classé datant de la Renaissance.
Sur le perron, on découvrait des bris de verre, provenant vraisemblablement d’une bouteille. « C’est un cocktail Molotov, pas puissant. On a retrouvé une mèche et une bouteille qui devait contenir un combustible. Tout cela s’est consumé doucement », constatait le maire, Marc Angenault, qui s’est rendu sur place. Tentative volontaire d’incendie, acte de vandalisme inconsidéré… Pour le maire, « cela crée un climat désagréable », faisant allusion à des feux de poubelles récents qui auraient pu être tragiques, rue Quintefol, en centre-ville. « On ne connaît pas la raison, poursuit le maire. Un mécontentement à l’accueil ? Je n’en ai pas entendu parler. Il y a eu un petit coup de filet chez des jeunes. Est-ce une petite vengeance ou simplement un abruti ? »  Dimanche, « quand les employés de la Ville sont passés pour le nettoyage à 7 h, il n’y avait rien », précise le maire.
Les enquêteurs pourront s’appuyer sur les images des caméras de vidéosurveillance installées dans le quartier historique. Il reste à savoir qui est l’auteur de cette tentative d’incendie et les raisons d’un tel acte perpétré de jour, entre 7 h et 8 heures.

« Gilets jaunes », France : Les vitrines de ce monde de travail et d’exploitation volent en éclats à Nantes… et du dawa à Lyon – 11 mai 2019

Publié le 2019-05-13 14:48:10

Ce samedi 11 mai à Nantes, plusieurs milliers de personnes sont descendues dans les rues quadrillées par les forces de l’ordre lourdement équipées pour ce 26ème samedi des « gilets jaunes », avec canon à eau, hélico… Selon un décompte de la préfecture vers 19h, 26 personnes ont été interpellées. 

Vers 15h30, des enragés crament un panneau publicitaire d’un arrêt de bus sur le cours des Cinquante-Otages pour se (ré)chauffer, alors que la ville est déjà noyée sous les gaz lacrymo.

Puis vers 17h, certains émeutiers prennent l’initiative d’aller frapper la domination, en regardant au-delà des lignes des flics. Plusieurs attaques se concentrent alors sur plusieurs enseignes de cette société de travail et d’exploitation installées tout le long du quai de la Fosse: les agences du travail interimaire « Triangle, dlg profils, Wooman, Derichebourg », mais aussi de l’agence de communication ‘Kelcom’, de l’agence de voyage ‘Croisières Europe’ et des locaux de la ‘Jeune chambre économique’, qui réunit de jeunes patrons âgés de 18 à 40 ans.

Quelques minutes avant, sur ce même quai de la Fosse, un automobiliste a bien failli rouler sur les gendarmes mobile qui tentaient de repousser les manifestants vers la Chambre de commerce. C’était sans compter sur les jaunes pacifistes qui sont intervenus pour calmer le chauffard aux saines intentions gendarmicides…

La Jeune Chambre Economique à l’air libre


Lyon : Entre caillassages et destruction contre les transports

« Ils étaient environ 2500 cet après-midi à manifester dans les rues de Lyon pour cet acte XXVI des Gilets jaunes marqué par un rassemblement national dans la capitale des Gaules. Si le début du mouvement s’est déroulé dans le calme, la tension est montée d’un cran deux heures après le départ au niveau de la piscine du Rhône, quai Claude Bernard. Les premiers jets de bouteilles et parpaings ont appelé ceux de grenades lacrymogènes, tandis que des groupes de casseurs s’en sont pris à l’arrêt de tram situé sur le quai, complètement détruit. Selon la préfecture, plusieurs individus « très violents et apparentés à l’ultra gauche » ont affronté les forces de l’ordre, et ont fait 10 blessés dans leurs rangs. » (Lyon Capitale)

Pise (Italie) : Feux solidaires contre une antenne-relais

Publié le 2019-05-13 16:05:03

Le 10 mai, à Pise, un panneau et les câbles éléctriques d’une antenne-relais des Télécoms ont pris feu tôt dans la matinée. Les pompiers sont intervenus pour éteindre les flammes.


Pise : Antenne-relais en flammes

Contre la répression. Contre les régimes spéciaux. Contre la prison.
Solidarité aux compagnons et aux compagnonnes en prison.

Depuis roundrobin.info

Rennes, France : Rappel aux matons sur les murs de la prison pour femmes – 13 mai 2019

Publié le 2019-05-14 08:47:10

Un maton (présumé) qui prenait son service lundi 13 mai au matin, est tombé sur une inscription sur les murs de la prison pour femmes de Rennes qui lui a rappelé le sale boulot qu’il accomplit chaque jour. Celui d’humilier chaque jour des personnes privées de leur liberté. De maintenir un monde de barreaux et de prisons. Il s’en est immédiatement indigné sur un réseau social en immortalisant cette agression anti-bourreaux. Du coup, nous nous faisons un plaisir de la publier. 

Malfaiteurs associons nous ! Appel à soutien pour R. en détention provisoire à Toulouse

Publié le 2019-05-14 08:50:05

Le 2 février, jour de l’acte XII, R. se fait contrôler prés du lieu de manifestation à Toulouse : peu importe l’intention d’y aller ou non, l’arrêté préfectoral autorise contrôles et fouilles dans le périmètre. R. finit en garde à vue puis en prison pour “association de malfaiteurs”. Il est depuis maintenu en détention provisoire depuis bientôt quatre mois.
Appel à soutien.



Depuis plus de six mois, les manifestation des gilets jaunes commencent bien avant l’heure de rendez-vous : contrôles d’identité, arrestation préventive, communication anxiogène et arrêtés municipaux préparent leurs terrains répressifs.

C’est d’ailleurs le cas le 2 février, le jour de l’acte XII, R. se fait contrôler prés du lieu de manifestation à Toulouse : peu importe l’intention d’y aller ou non, l’arrêté préfectoral autorise contrôles et fouilles dans le périmètre. R. finit en garde à vue puis en prison pour “association de malfaiteurs”. Il est depuis maintenu en détention provisoire depuis bientôt quatre mois.
Ici la justice ne s’embarrasse pas de faits ou d’associés : les éléments à charge sont quelques clés en sa possession : allen, ptt et torx ainsi qu’une appartenance supposée à la mouvance anarchiste et/ou “ultragauche”. On comprend alors que c’est grossièrement l’ensemble des évènements des derniers mois qu’ils essaient de lui imputer : flics, procs et juges ont ici un bouc-émissaire idéal.
D’autant plus que le délit d’“association de malfaiteurs” permet d’étendre les moyens de surveillance et d’enquête dont disposent les pandores. A Toulouse, c’est d’ailleurs dans ce cadre que plusieurs enquêtes sont ouvertes concernant le mouvement gilet jaune.

Alors que l’Etat chancelle, dont la légitimité ne reposera bientôt plus que sur la violence de la répression, il s’attaque à ses opposants. Nombre de qualificatifs sur le mouvement sortent petit à petit dans les médias. Selon les semaines, c’est soit un mouvement dirigé par l’“ultradroite”, soit un élan noyauté par l’ultragauche ou encore un repère de casseurs professionnels, parfois tout ça en même temps. Le but de cette manœuvre ? Décrédibiliser la portée révolutionnaire d’un mouvement large, multiple, divers et solidaire. Décrédibiliser en insinuant que les gilets jaunes sont manipulés, trop idiots pour savoir quand, pourquoi et comment lutter. En utilisant des mots-valises, le pouvoir tente de nommer quelque chose qui lui échappe afin de diviser les gens qui ne se reconnaissent pas dans ces catégories vides de sens.

En effet, cette force qui se lève depuis maintenant presque six mois, ne peut exister pour le pouvoir que comme une pratique ultra, comme une manipulation politique. Il ne peut admettre qu’une part grandissante de la population souhaite sa chute, rêve de révolution, bien déterminé à la faire advenir. Les foules présentes sur les Champs Élysées le samedi 16 mars en sont un exemple éloquent. Il n’y a pas de casseurs ou d’ultragauche, il y a une foule déterminée à faire tomber le régime.
Et il faut bien l’avouer, si rêver d’une vie libérée des contraintes du capitalisme et de l’état fait de nous des malfaiteurs, des criminels ou des bandits, alors nous en sommes ; si ce qu’on nous reproche ce sont des ententes, des complicités ou des associations alors nous les revendiquons fièrement.

si rêver d’une vie libérée des contraintes du capitalisme et de l’état fait de nous des malfaiteurs, des criminels ou des bandits, alors nous en sommes

Nous vivons ensemble, tissons des liens et des amitiés, nous organisons pour, à la hauteur de nos moyens, contrer le désastre vers lequel court le monde actuel. Nous lisons, écrivons et distribuons, des livres, des journaux, des tracts et des brochures, en écrivons, en distribuons, participons aux luttes sociales, réfléchissons ensemble à l’état du monde qui nous entoure et à la manière de hâter sa chute. Nous rencontrons d’autres révoltées, construisons nos propres outils de communication et d’organisation, bâtissons des solidarités loin des quotidiens aliénés auxquels nous assignent les démocraties libérales.
Et c’est bien ce qui nous est reproché.

Depuis le début de ce mouvement plusieurs domiciles, lieux de vie, de passage et d’accueil auront donc été la cible de perquisitions, parfois menées sous cette inculpation d’association de malfaiteurs.
On ne s’étalera pas ici sur la violence d’un brusque réveil aux aurores, braqué par des policiers encagoulés, ou sur les pertes matérielles qu’il induit ; ni sur les heures d’audition en Garde à Vue, les pressions psychologiques, les questions insidieuses qu’ils peuvent poser.
Cambriolage et prise d’otage sont les armes que déploie le pouvoir pour museler, intimider, briser les dynamiques.
Ces opérations sont loin de concerner seulement les personnes qui en font directement les frais.

Ces voix et ces corps qui ne se tairont plus, qui ne se terreront plus.

La stratégie est bien connue, en frapper un pour en effrayer cent. C’est tout un mouvement qui, derrière ces grotesques manœuvres, est en fait attaqué. Les mouvements antagonistes, le mouvement des gilets jaunes, ceux qui luttent, prenant rues et ronds points chaque semaine. Ces voix et ces corps qui n’en peuvent plus de courber l’échine face aux brimades, au mépris, à l’exploitation quotidienne, à l’ennui, aux violences, au désastre en cours. Ces voix et ces corps qui ne se tairont plus, qui ne se terreront plus.

Pour R. et ses amies, comme pour tous les autres, la peine, elle, court déjà.
Chaque jour, chaque semaine, chaque mois qui passe, voit se multiplier le nombre d’otages que l’état fait parmi ceux qui lui résiste. Rien qu’à Toulouse plusieurs dizaines de Gilets Jaunes ont connus les hauts murs de Seysses. Les prisons sont pleines à craquer, on planifie donc d’en construire de nouvelles.
Distribuant les peines à l’appel, la justice dévoile ainsi sa véritable nature : elle n’est qu’un instrument de plus entre les mains des puissants, dont la fonction est claire, tout faire pour que rien ne change, garantir l’ordre établi et ses privilégiés.
La violence que déploie aujourd’hui le pouvoir pour se défendre vient dévoiler la brutalité que nous subissons au quotidien : mépris, exploitation, boulots de merde, loyers démesurés, crédit à vie et vice-versa.
Ce sont ces conditions d’existence face auxquelles nous sommes des dizaines de milliers à crier nos rages.

Et pour ceux qui nous exploitent, pas question de lâcher, ils ont un monde de privilèges à défendre, ils font leur beurre sur notre dos et ont des armes policières et juridiques pour continuer à le faire. Nous avons nos liens et nos rencontres, nos désirs de liberté, nos corps et nos voix.
Nous ne céderons pas à la terreur ; quoi qu’en veulent Macron et ceux qu’il défend, quoi qu’en disent ceux qui le défendent. Ils interdisent les manifestations, menacent d’envoyer la troupe troupe, blessent, tabassent, enferment à tour de bras, mais nous ne plierons pas ; malgré les intimidations, ces mesures ne font qu’accroître la colère.
L’offensive est de taille et nous ne pouvons les laisser faire. C’est désormais la possibilité même de manifester qui est attaquée. Face à cette banalisation et à ce durcissement de la répression, dans la rue comme aux tribunaux, amplifions les luttes, multiplions les solidarités.

Le 17 mai aura lieu l’audience de renouvellement de la détention de R. Ne le laissons pas seul.

Nous appelons donc toutes les personnes et groupes touchées par la situation à soutenir R. et tous les enfermé.e.s, à relayer cet appel, à faire vivre la solidarité, avec les pratiques qui sont les leurs.

La justice ne fait que son sale travail, nous comptons bien la combattre et non la réformer.

Liberté pour tous.tes,

Des proches de R.



Madrid, Espagne : Nouvelle opération antiterroriste contre les anarchistes – 13 mai 2019

Publié le 2019-05-14 08:51:04

Dans la matinée du 13 mai, une nouvelle opération antiterroriste a frappé l’anarchisme à Tetuán (Madrid).

L’Espace Anarchiste ‘La Emboscada’ et une autre maison squattée ont été perquisitionnés par des agents de la ‘brigada de información’ et des flics anti-émeute. L’opération s’est soldée par l’arrestation de deux personnes.

Nous avons en tête les opérations Pandora, Piñata, Ice et celle qui maintient toujours Lisa derrière les barreaux. Et plus récemment, les opérations de police coordonnées à l’échelle européenne en réponse à la révolte à Hambourg contre le G20, les arrestations du 29 octobre dernier à Madrid…

En bref : les coups de l’État contre la lutte. Face à cela, l’affection, la solidarité, les réseaux d’affinité et le désir de ne jamais abandonner sont des armes contre la peur et la répression.

Restez attentifs et attentives pour plus d’informations.

Ni innocent.e.s ni coupables !

[Reçu par mail, 13.05.2019]

Pour connaître les dates et lieux de rassemblement de solidarité, aller sur contramadriz.espivblogs.net

Italie : Chroniques de voyage et atterrissage dans le royaume de l’aigle

Publié le 2019-05-14 08:59:03

Anarhija.info / samedi 4 mai 2019

Réveil tôt le matin, ce samedi 6 avril : transfert à trois depuis l’AS2 [cf. note 1] de Rome Rebibbia, destination L’Aquila [ville des Abruzzes, dans l’Italie centrale – son nom signifie “l’aigle” ; NdAtt.]. Concrètement, la section AS2 de Rebibbia a été fermée dans les jours qui ont immédiatement suivi notre transfert ; on peut imaginer qu’elle sera transformé en AS3, étant donné le surpopulation imposée aux détenues qui sont accusées ou condamnées pour l’article 416 du Code pénal (quelque chose de semblable était arrivé en mars 2017, quand toute la section AS2 de la prison de Latina – des communistes et des anarchistes – avait été déplacée à Rebibbia, suite à quoi celle de Latina avait été transformée en AS3). Nous nous trouvons maintenant dans l’AS2 des Abruzzes, qui détient désormais le triste record d’être la seule section de Haute Sécurité pour femmes, classée AS2, en Italie.

Il s’agit d’une section minuscule, de quatre cellules individuelles, appelée « section jaune » : c’est un espace conçu, et utilisé par le passé, pour le régime 41bis [cf. note 2] pour femmes et qui maintenant héberge, en plus de nous, « les nouvelles » (qu’on me passe ces excès de langue de placard, mais c‘est comme ça), aussi une prisonnière de religion musulmane, classée elle aussi en AS2 ; celle-ci, après la libération, en février, des deux autres détenues de cette section, a passé plus de 20 jours isolée – on peur donc supposer que notre arrivée a servi à couvrir l’Administration Pénitentiaire pour cette condition qui lui a été imposée. Depuis le début, on peut voir une gestion militaire et démentielle de la part les GOM [Gruppo Operativo Mobile, comme les ERIS français; NdAtt.] (ce sont eux, ici à L’Aquila, qui gèrent la section), qui voudraient y appliquer la rigueur et le contrôle typiques du 41bis. Par ailleurs, la taule de L’Aquila héberge des sections 41bis pour hommes et pour femmes (où est enterrée vivante depuis des années la seule prisonnière communiste classifiée selon ce régime [cf. note 3]), une REMS [Residenza per l’esecuzione delle misure di sicurezza : section des prisons destinée aux “malades mentaux” qui purgent des peines; NdAtt.], des sections AS3, la notre de AS2 et une section de « prisonniers communs » : une vingtaine de prisonniers qui s’occupent des tâches de la prison, puisque les autres détenus sont verrouillés. Le premier coup de la direction de la prison a été la tentative de nous appliquer de façon fantaisiste l’article 18 du règlement pénitentiaire, concernant la censure du courrier et des journaux ; cela nous a été expliquée par une gradée des GOM et justifiée par le fait que l’AS2 prévoit automatiquement la censure (même si cette décision ne revient pas à la direction de la prison, mais au Parquet dont chacune de nous dépend), en arrivant jusqu’à l’absurdité d’une éventuelle application du 41bis pour quelques unes de nous. Les motivations fournies sont le symptômes d’une (pathologique) manie de toute-puissance, de désir de pouvoir, qui affecte toute la hiérarchie, depuis la directrice jusqu’à la dernière matonne.

Après une semaine de bloc du courrier, en entrée et en sortie, agrémentée par des nombreuses discussions avec les uniformes, on a découvert que la direction de la prison de L’Aquila, plu royaliste que le roi, a demandé cette censure des quotidiens aux différents tribunaux dont dépendent nos affaires respectives « afin d’éviter des contacts avec la région d’origine criminelle », ainsi que la censure du courrier, à cause de la demande « de la part les bureaux centraux de l’AP, d’effectuer un contrôle plus fort et une surveillance du courrier de la dite détenue, surtout dans ce moment historique, qui voit l’entière Europe frappée par des attentats terroristes » : bref, ils peuvent nous censurer et la presse locale de nos régions d’origine (sic!) et tout écrit venant de n’importe où dans le globe. Après notre demande d’explications, ce chef d’œuvre de logique a été dévoilé : il s’agissait d’un simple formulaire pré-rempli. Dommage que les critères d’application de la censure soient ceux du régime 41bis, selon lequel est prévu, entre autre, que certains articles des journaux soient découpés, les épurant des nouvelles dangereuses.

Les jours suivants, on a découvert d’autres coutumes typiques du 41bis, dont la perpétuelle contestation nous a valu des poignées de rapports disciplinaires, autre tradition locale très en vogue : on en a reçu 9 dans la première semaine, 6 dans la deuxième, à cause de motifs triviaux et d’interprétations arbitraires ou inventées. Parmi ces coutumes, l’utilisation maniaque du détecteur de métaux, toutes les fois qu’on entre ou on sort de la cellule, de la cour, de la salle de socialité, sans oublier la douche – on a eu entre 12 et 16 passages de détecteur de métaux par jour ; l’impossibilité d’avoir des CD et un lecteur pour écouter de la musique (on peut les utiliser seulement pour des mystérieuses et non spécifiées « nécessités d’étude ») ; le nombre de livres autorisés en cellule, seulement 4, auxquels on peut ajouter le Coran ou un autre livre de religion, ainsi que le Code pénal (face à notre demande de remplacer livres de prières et de justice avec quelque chose de plus adapté, les GOM ont démontré leur manque d’humour…) ; le nombre maximal d’habits qu’on peut garder en cellule, ainsi que celui des denrée de consommation : ces quelques autres choses qu’on peut avoir sont gardées dans une armoire externe auquel on peur avoir accès sous la surveillance visuelle des gardes et un comptage de leur part des objets (enregistrés dans une liste personnelle); l’interdiction de ramener papier et stylo à la promenade ; l’ordre, le contrôle, le comptage de la part des GOM, qui comptent tout avec minutie et gardent à jour leurs listes de trucs qu’on garde dans nos cellules et dans l’armoire, le tout vérifié lors des deux perquisitions hebdomadaires. La promenade est petite (8 x 10 mètres) et la prétendue « salle de socialité » est une blague de mauvais goût qui devrait servir, dans la même pièce vide (une ancienne salle de parloir) et aux mêmes horaires, les fonctions de socialité (il n’y a qu’une table avec quatre chaises), de salle de gym (il n’y a qu’un vélo d’appartement) et lieu de prière. Le morcellement de la journée (7h : ouverture de la porte blindée, 7h15 : distribution du courrier, 7h30 : passage du chariot avec le petit déjeuner, 8h : les matons contrôlent les barreaux des cellules, 9h-11h : promenade, 11h30 : distribution du déjeuner, 12h-13h repas ensemble, 13h-15h : socialité, 15h, contrôle des barreaux, 15h30 – 17h30 : promenade, 17h30 : distribution du dîner) et le contrôle visuel presque ininterrompu, étant donné que la porte blindée reste ouverte jusqu’à 20h (sauf après le déjeuner, quand on peut le fermer pendant une heure et demie) sont typiques d’une prison-caserne. Bref, si la section AS2 n’a pas un règlement à proprement parler, on y impose de fait, bien entendu sans l’appeler comme-ça, le régime du 41bis et les pressions qui y sont associées (le règlement interne de la cage de L’Aquila remonte à 2002, par ailleurs à cette époque le régime d’AS2 n’avait pas encore été institué), dont on change seulement quelques aspects, comme le droit de garder le camping-gaz dans sa cellule aussi après 20h ou le fait de pouvoir déjeuner ensemble.

Pour ce qui est de la vie en commun, après quelques jours la prisonnière musulmane a trouvé que le « blasphème » (plus précisément l’athéisme anarchiste) et la religion étaient peu compatibles et elle a demandé son transfert pour « incompatibilité » ; pour l’instant la direction de la prison a résolu la question avec une interdiction de rencontre particulièrement difficile à vivre, étant donné la taille exiguë de la section, et qu’on essaye de contrer puisque ça donne pratiquement de l’isolement. L’expérience carcérale menée par l’AP paraît aller vers une faillite, étant donné ses difficultés de gestion, que les matonnes locales avouent elles-mêmes.

Une dernière touche de couleur locale : puisqu’elle n’arrive pas à imposer la censure à celles d’entre nous qui ne l’avaient pas avant, la direction de la prison a quand-même ordonné de ne pas laisser passer le livre, apparemment très dangereux, « Cuisiner en Haute Sécurité ». On pourrait se demander quelle sera à ce propos la décision de la Justice.

Rien d’étonnant, quand-même, dans la stupidité brutale de l’institution totale, surtout quand elle se manifeste de manière évidente, dans toute sa sottise.
Cependant, on a pu voir de nos yeux que c’est toujours utile de lui répondre.

Depuis la section AS2 de L’Aquila, 26 avril 2019

 

Notes d’Attaque :

1. Le régime pénitencier de Alta Sicurezza (Haute Sécurité), institué par le règlement interne à l’Administration Pénitentiaire italienne, se divise en trois circuits : AS1 pour les maffieux qui ne sont pas ou plus soumis au régime de 41bis ; AS2 pour les détenu.e.s accusé.e.s de terrorisme ; AS3 pour les détenus accusés d’avoir eu des rôles importants dans d’autres formes de criminalité organisée ayant pour but le trafic de drogue.

2. L’article 41bis de la normative pénitentiaire italienne, appelé aussi « carcere duro » prévoit une condition de détention qui isole les détenu.e.s de l’extérieur et entre eux et vise à les briser psychologiquement, en digne héritier du « circuito dei camosci » conçu  entre fin des années 70 et début des années 80 pour briser les révolutionnaires prisonnier.e.s. Crée à la moitié des années 80 pour contrer les révoltes dans les prisons, l’article 41bis est appliqué aux détenus supposés liés aux organisations mafieuses à partir du début des années 90. Dix ans après, son application est élargie aux prisonnier.e.s accusé.e.s de terrorisme, puis à ceux accusés de pédopornographie, de traite d’êtres humains, etc. 

3. Nadia Desdemona Lioce, militante des Brigate Rosse per la costruzione del Partito Comunista Combattente, arrêtée en 2003 et condamnée à perpétuité pour la mort des deux juristes Massimo D’Antona et Marco Biagi, en 1999 et 2002, et d’un flic, lors de son interpellation (fusillade pendant laquelle est mort aussi le brigadiste Mario Galesi).

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Pour écrire aux compagnonnes :

Anna Beniamino
Silvia Ruggeri

Casa Circondariale de l’Aquila
Via Amiternina, 3
località Costarelle di Preturo
67100 – L’Aquila (Italie)

(Agnese, arrêtée le 19 février lors de l’opération Renata et envoyée à Rebibbia puis à L’Aquila, avec Silvia et Anna, est sortie il y quelques jours.)

Saint-Jean-Bonnefonds (Loire), France : Le parking d’Eurovia part en fumée – 14 mai 2019

Publié le 2019-05-14 17:07:09

Dans la nuit de lundi 13 à mardi 14 mai, une attaque incendiaire a frappé l’entreprise de BTP Eurovia à Saint-Jean-Bonnefonds (Loire), dans l’agglomération de Saint-Etienne. Le préjudice est chiffré à un million d’euros.

Vers 2 h 45, les incendiaires ont pénétré sur le parking d’Eurovia, troisième filiale du groupe Vinci, situé chemin des Littes et ont mis le feu à plusieurs véhicules: quatre poids-lourds, deux pelles mécaniques et plusieurs utilitaires sont partis en fumée selon Le Progrès. D’après France Bleu, huit véhicules ont été détruits par les flammes (2 camions bennes, 1 pelle à pneu, 1 camion plateau et plusieurs fourgons).

Les pompiers sont très vite intervenus sur ce parking qui surplombe l’autoroute A72 pour éviter la propagation des flammes au bâtiment administratif. Pour la police en charge de l’enquête, l’origine volontaire ne fait aucun doute car trois départs de feu distinct ont été identifiés.

Du chômage technique est à prévoir, tout comme du retard sur des travaux en cours sur le site.

 

Italie : Sur la sentence du procès Scripta Manent (et des nouvelles de Marco)

Publié le 2019-05-14 17:11:09

Insuscettibile di ravvedimento / mardi 14 mai 2019

Sur la sentence “Scripta Manent”

Le 24 avril, la Cour d’Assise de Turin a émis la sentence en première instance pour le procès Scripta Manent (suite à l’opération répressive lors de laquelle cinq compas avaient été arrêtés, le 6 septembre 2016, et deux autres avaient reçu la notification de détention préventive en étant déjà en prison, pour l’attaque contre Roberto Adinolfi du 7 mai 2012).

Alfredo a été condamné à 20 ans, car considéré comme coupable de possession et transport d’explosif, à cause de la bombe déposée au siège des RIS (Reparto Investigazioni Scientifiche, la « police scientifique » des Carabinieri) au Parco Ducale de Parme, le 24 octobre 2005 (il a été acquitté pour le délit d’attentat avec la motivation « délit impossible » : l’interrupteur de l’engin n’était pas déclenché), responsable du colis piégé envoyé le 24 octobre 2005 au maire de Bologna de l’époque, Sergio Cofferati (il a été condamné pour l’attentat et pour possession et transport d’explosif), des attaques avec doubles engins à l’école pour officiers des Carabinieri de Fossano, le 2 juin 2006 et dans le quartier Crocetta de Turin, le 7 mars 2007 (délit de « massacre », avec l’aggravant que la cible auraient été les forces de l’ordre, tandis que l’aggravant de la motivation politique est tombée), de l’envoi des colis piégés au maire de Turin de l’époque (Sergio Chiamparino), au directeur du journal Torino Cronaca (Giuseppe Fossati), ainsi qu’à l’entreprise de construction COEMA (qui participait à la rénovation des CRA), en juillet 2006. De plus, il est presenté comme promoteur de la FAI (Fédération Anarchiste Informelle), considérée comme « association subversive avec finalité de terrorisme ». L’aggravant de son caractère transnational est tombée.

Anna a été condamnée à 17 ans pour les bombes de Fossano et de la Crocetta (2006 et 2007) ainsi que pour les colis piégés de juillet 2006 (les trois pour lesquels Alfredo aussi a été condamné) ainsi que pour « association subversive avec finalité de terrorisme », en tant que promotrice de la FAI.

Nicola a été condamné à 9 ans pour « association subversive avec finalité de terrorisme ».

Marco et Sandro ont été condamnés à 5 ans pour participation à une « association subversive avec finalité de terrorisme ».

Tous les autres inculpés ont été acquittés (pour tous les 23 inculpés, le chef d’inculpation était « association subversive avec finalité de terrorisme et subversion de l’ordre démocratique » et, pour quelques uns, aussi « provocation aux crimes et délits » et « attentat terroriste »).
Les compas condamnés restent donc en taule, Danilo sort de prison et Valentina peut sortir des arrestations domiciliaires (où elle a été transférée en décembre 2017, après avoir été emprisonnée dans la prison romaine de Rebibbia).

La Cour a 90 jours, à compter du 24 avril, pour écrire les raisons de la sentence.

*****

Le compagnon anarchiste Marco Bisesti en isolement depuis le 6 mai

On apprend par ses lettres que Marco Bisesti est en isolement, depuis le 6 mai, pour une durée de 10 jours. Cela a cause d’une prise de bec avec un maton, à la mi-février. Ce maton avait utilisé un tuyau relié à une bouché d’incendie pour arroser un prisonnier qui se trouvait à l’isolement à l’étage juste au dessous de la cellule où Marco est enfermé.

Liberté pour tous et toutes !

Manif déambulation « Bellevil'montant en luttes » Quartiers solidaires dans la galère !

Publié le 2019-05-15 15:28:05

On va déambuler pour découvrir les lieux de lutte de notre quartier. Solidarité, antiracisme, lutte contre la gentrification, violences interquartiers, droit au logement, dignité des immigrés, violences policières, défense des services publics, et plus !



Manif déambulation « Bellevil’montant en luttes »
Quartiers solidaires dans la galère !

https://paris.demosphere.net/rv/69656

Dimanche 19 mai à 16h Départ de Gambetta vers Amandiers, Ménilmontant, Couronnes, Belleville, parc de Belleville, Jourdain, Place des Fêtes.

Fédérer les luttes locales pour des quartiers justes et solidaires.

Plus d’une dizaine des collectifs sont coorganisateurs et une autre douzaine qui très probablement nous rejoindra aussi (voir carte ) et tou·te·s les habitant·e·s sont bienvenues a nous rejoindre.

Départ de la manifestation / déambulation à 16h de Gambetta pour une arrivée prévue vers 19h30/20h à Place des Fêtes. (Banquet festif, apportez vos contributions).

On s’arrêtera en divers lieux du parcours pour qu’à tour de rôle chaque mobilisation se présente et indique quels seraient les solidarités et moyens d’action collectifs avec les autres mobilisations du quartier. Ensemble on y arrivera !

On va déambuler pour découvrir les lieux de lutte de notre quartier. Solidarité, antiracisme, lutte contre la gentrification, violences interquartiers, droit au logement, dignité des immigrés, violences policières, défense des services publics, et plus !

#BellevillemontantEnLuttes

Appel des collectifs :

Gilets jaunes de Belleville
La Cabane Gilet jaune Place des Fêtes Paris 19
Droit à la Belle Ville
Collectif Place des Fêtes
La Maison de l’air aux habitant·e·s
Collectif Carton Rouge, Non au Carrefour au Rectorat
Collectif Paris 20e Solidaire avec tous les migrants
CSP 20 (« Collectif des Sans-papiers du 20e »)
United Migrants
Les mères combattantes
La cantine des Pyrénées
Assemblée Populaire Belleville Menilmontant Debout
Convergence Belleville
CRI en villes
Assemblée Gilets jaunes 20e sud

Providencia (Chili) : Revendication des engins explosifs au Service des Impôts

Publié le 2019-05-15 18:44:07

reçu par mail / mercredi 15 mai 2019

Mercredi 8 mai noir.
On a placé deux engins explosifs dans le bâtiment du Service des Impôts (SII), au 281, calle General del Canto, à Providencia [ville huppée de la banlieue est de Santiago; NdAtt.].

Face au progrès et au développement, qui se concrétisent aujourd’hui dans des projets comme le TPP-11 [« Accord de partenariat transpacifique », qui veut promouvoir le libre échange des marchandise entre les pays américains et asiatiques qui donnent sur l’océan Pacifique; NdAtt.] et le sommet de l’APEC [« Coopération économique pour l’Asie-Pacifique », forum économique des pays qui donnent sur l’océan Pacifique; NdAtt.], nous reconnaissons la nécessité de proposer des formes d’organisation différentes, de parier sur la prolifération de liens, d’espaces et de réseaux qui convergent dans l’attaque et la résistance.

Nous rappelons par l’action les anarchistes Mauricio Morales et Zoé Aveilla, qui ont tout mis en jeu pour un monde libre de la domination.

Souvenir, honneur et lutte !
Vive l’anarchie !

Allemagne : Chronique d’actions directes contre la domination – Du 1er au 13 mai 2019 (1)

Publié le 2019-05-15 18:45:05

[Ci-dessous une liste des attaques destructrices qui sont venues secouer la tranquilité de la domination depuis le 1er mai en Allemagne. Cette liste sera mise à jour au fur-et-à-mesure pour l’ensemble du mois de mai, mais dans d’autres articles pour des questions de lisibilité.]

13 mai 2019, Berlin : dans la nuit, deux véhicules d’entreprises de ce monde de merde crament à une demi-heure d’intervalle dans deux quartiers différents. Une camionnette de GL3 NET¹ est brûlée dans la Joseph-Jung-Strasse à Lichtenberg. Cette boîte est spécialisée entre autres dans le raccordement de câbles en fibre optique. Un communiqué qui revendique l’attaque dit : « nous voyons cet incendie comme faisant partie de la lutte contre « l’intelligence artificielle » et la domination technologique à Berlin et ailleurs. Quelques minutes plus tard, une camionnette de VONOVIA a pris feu à Prenzlauer Berg ». Cette société immobilière est régulièrement prise pour cible partout en Allemagne pour sa responsabilité dans le processus de gentrification.
« Contre la ville des riches. Contre toute domination. Pour un mois de mai subversif et après. Vive l’anarchie ». (Source: de.indymedia.org)

NdT:
¹Le communiqué parle de l’incendie d’une camionnette ‘GLS’, société spécialisée dans la mise en réseau par fibre optique et dans les télécommunications. Or, d’après un commentaire en bas de l’article, il s’avère qu’il s’agit d’une autre entreprise, « GL3 Net », elle aussi spécialisée dans les télé-communications et la fibre optique. 

13 mai 2019, Leipzig : durant la nuit à Connewitz, une voiture de la société SPIE se fait crever les pneus, péter ses vitres et taguer d’un « Profiteur des prisons ». Le communiqué rappelle le rôle que cette entreprise joue dans l’enfermement: « SPIE tire profit en construisant des prisons et en leur installant des équipements pur maintenir ce système de domination et d’oppression […] Pour un mois de mai subversif ».
(Source: de.indymedia.org)


13 mai 2019, Wuppertal/Haan : Les locaux de la Croix-Rouge et du parti de la CDU (droite) sont attaqués « à l’occasion des journées d’action contre les expulsions et les centres de rétention qui ont lieu durant le week-end partout dans le pays ». Vitres brisées et peinture. Si le rôle de la Croix-Rouge comme rouage de la machine à expulser n’est plus à démontrer en France comme en Espagne, en Suisse ou en Italie, la CDU vient d’adopter une nouvelle loi dégueulasse sur les réfugiés : la « loi sur le retour ordonné aggrave encore davantage la situation des réfugiés qui doivent être expulsés, par des exigences plus strictes concernant les déclarations, le blocage des permis de travail, l’allongement de la durée de rétention en vue de l’expulsion (cf « Loi Asile et Immigration » en France). (source: https://chronik.blackblogs.org/?p=10077)

Le bureau de la CDU à Haan

10 mai 2019, Berlin : Au cours de la nuit, dans le quartier de Lichtenberg, une voiture de l’entreprise de sécurité WISAG est incendiée dans la Rathausstraße. Un communiqué affirme que cet incendie est « une contribution à la campagne des actions directes contre les acteurs de la gentrification et de l‘éviction. L‘agence de sécurité WISAG contribue à la chasse des SDF de la Rummelsburger Bucht au profit des investissements de Padovicz là-bas  ». (Source: https://chronik.blackblogs.org/?p=10036 et Indy Nantes)

7 mai 2019, Berlin : un véhicule de patrouille des flics reçoit plusieurs pavés à l’angle de la Rigaer Straße et de la Zellestraße, dans le quartier de Friedrichshain, classé en « zone de sécurité » depuis plusieurs années en raison d’une hostilité ancrée envers les larbins de l’État. Le pare-brise est brisée et un flic est légèrement blessé au visage par des éclats de verre. (Source: https://chronik.blackblogs.org/?p=10070)

7 mai 2019 Böblingen : dans la nuit, plusieurs véhicules de l’entreprise Boels sont sabotés en solidarité avec la lutte contre la mine à Hambach. Manettes et portes sont collés à la mousse isolante. Un communiqué revendique l’action et dit entre autres : « Boels est une entreprise qui loue des engins de chantier… L’an dernier déjà, elle avait mis des projecteurs à disposition des flics lors de l’expulsion de l’expulsion de la forêt de Hambach. […] Attaquons celles et ceux qui coopèrent avec les flics ! Jusqu’à ce que chaque cage soit vide ! » (Source: https://chronik.blackblogs.org/?p=10082)

3 mai 2019, Wuppertal : au cours de la nuit, les vitres de plusieurs agences bancaires (Deutsche Bank, Sparkasse et Volksbank) sont fracassées, ainsi que celles du poste de police du quartier de Cronenberg. La Deutsche Bank reçoit en rab’ de la peinture sur sa façade. Le communiqué rappelle que « les arrestations du 1er mai de l’an dernier ne sont pas oubliées ! Solidarité avec les personnes victimes de la répression, qui passent prochainement devant le tribunal à Wuppertal ».
(Source: https://chronik.blackblogs.org/?p=10025)

1er mai 2019, Hambourg : sur le parking de la douane à Tonndorf, trois véhicules de fonction crament dans la nuit. Les pompiers ne parviennent pas à sauver deux voitures Polo-Volkswagen, qui sont entièrement carbonisées. Un troisième, un Caddy-VW, est fortement endommagé par la chaleur des flammes, tout comme une partie du bâtiment. Les flics affirment « qu’à l’heure actuelle, il n’y a aucune preuve sur le fait qu’il s’agirait d’un défaut technique, si bien que les enquêteurs s’orientent vers un incendie d’origine volontaire ». (Source: https://chronik.blackblogs.org/?p=9977)

1er mai 2019, Brême: deux agences immobilières perdent leurs vitres et quelques tags sont laissés sur leurs façades. Le communiqué précise: „Hausse des loyers, évictions et expulsions sont les conséquences pour beaucoup de gens. […] Pour un 1er mai combatif! Pour une lutte au quotidien!“ (Source: https://chronik.blackblogs.org/?p=10034)

Samedi 18 mai – Journée défense collective annulée

Publié le 2019-05-15 19:23:06

Le 1er mai 2019 à Paris et ses lendemains nous ont trimballé d’un rouage à l’autre des différentes chaînes de la répression : des commicos aux tribunaux, derrière les murs et sous les caméras.

Les peines tombent en comparution immédiate, ou fermentent dans la tête des juges dans l’attente des procès à venir les 21, 23 et 28 mai et les 3,4, 6 et 14 juin.
Plusieurs compagnons sont en détention provisoire.

Dans un monde où keufs et magistrats s’échangent les vies comme les riches les marchandises, il est nécessaire de sortir des temporalités imposées par l’état. Parce que la répression du 1er mai, mais aussi des précédents mois de mobilisation, est bien plus féroce lorsqu’elle isole les personnes et individualise les actes, une défense offensive peut se penser et se développer de manière collective.

S’en prendre à la cour, c’est aussi lutter contre tout ce que produit la justice au quotidien : détruire des relations et des vies. Des vols aux outrages, la loi fait toujours de la liberté un délit. Leur légalité n’a de sens que si l’on croit qu’un oiseau peut voler en cage.

PROGRAMME (à partir de 12h)
◊ BOUFFE VEGAN
◊ RENCONTRES
◊ DISCUSSIONS
◊ DISTRO
◊ PROJECTION

CONCERTS (à partir de 20h)
LPDB – Les Producteurs de Beurre
Effello & Les Extraterrestres
Les Prouters

LE FENDER – 8 RUE FOUILLOUX – IVRY-SUR-SEINE
(METRO 7 MAIRIE D’IVRY)

Affiche en pdf:

Hacking antifasciste : les sites En Marche et Fdesouche par terre

Publié le 2019-05-15 21:43:04

Un groupe de hackers antifasciste, nommé ZullSec, a revendiqué hier une attaque (par DDoS) sur les sites internet d’En Marche et Fdesouche, les rendant inaccessibles pendant plusieurs heures.



Ce groupe s’attaque régulièrement à des sites fascistes bien connus, de partis ou d’institutions, en France comme dans le monde.

https://twitter.com/ZullSec/status/1128409244007575554
https://twitter.com/ZullSec/status/1128410852821032960

Travaille, consomme et ferme ta gueule

Publié le 2019-05-16 14:22:06

Accuser les gilets jaunes de la faillite d’une palanquée de commerces toulousains c’est occulter les effets d’une crise qui ne date pas du mois de novembre mais de quelques années en arrière. En 2018, rien que dans ma rue, au moins une demi-douzaine de boutiques avaient mis la clef sous la porte en raison d’une augmentation des loyers qui empechait tout ce beau monde de faire perdurer leur activité.



Evidemment, c’est plus simple et plus efficace d’accuser le mouvement de tous les maux que de le rejoindre. Surtout que, même voué aux gémonies, il aura quand même permis aux commerçants de faire enfin valider leurs vieilles revendications poujadistes – les fameuses exonérations de charges – auprès d’un Moudenc qui n’en demandait pas tant, bien aidé en cela par un gouvernement plus enclin à semer la division qu’à porter assistance aux prolos [1].

Pour Moudenc, une ville qui vit est une ville qui consomme. Rien d’étonnant donc à ce que surgisse l’inquiétude chez les édiles dès que les gens ne s’arrêtent plus devant les vitrines pour les regarder mais s’en servent pour y écrire des messages à leur intention. Quand on a le nez dans le guidon, on n’y fait pas spécialement attention mais le vocabulaire employé en dit long de l’abîme dans lequel on est tombé. La marchandisation n’est pas un phénomène nouveau, elle fait partie de la société dans laquelle on évolue (volontairement ou involontairement) mais quand on réfléchit deux minutes sur les termes que l’on a l’habitude d’entendre, difficile de ne pas voir que quelque chose a réellement mal tourné.

Révélateur de cette marchandisation, le « manque à gagner » que s’évertuent à balancer à tout bout de champ les vieilles chouettes ultralibérales. L’expression résonne comme une évidence, une inéluctabilité stigmatisant encore plus les mouvements empêchant de consommer en rond, démontrant que la bonne santé du commerce ne doit plus être dépendante de la conjoncture et du contexte. C’est devenu une activité naturelle ayant lieu à jour et heure fixe, où femmes et hommes se retrouvent à occuper le rôle de producteur.e, acteur.e et consommateur.e au sein d’un cercle vertueux où chacun.e est responsable de l’autre, tout reposant sur l’adhésion à cette disposition et sur la culpabilité si l’un ou l’autre en sort. Mais les événements du mois de novembre 2018 ont rebattu certaines cartes que peu avaient dans leur jeu. Le mouvement des gilets jaunes a renvoyé l’activité à sa légitimité, les gens ayant retrouvé – contraints et forcés – une lucidité les incitant à s’interroger sur la réelle utilité de claquer wattmille % du salaire dans des merdouilles qui viendront encombrer les tiroirs de la maison sans qu’on sache trop pourquoi.

Symbole de cette lucidité, « Travaille, consomme et ferme ta gueule », slogan résonnant depuis quelques mois dans les manifs n’a jamais aussi bien illustré le cadre dans lequel les gouvernants voudraient nous voir évoluer à tout prix et démontre aussi que de moins en moins de personnes ne sont dupes. Peut-être faut-il voir dans cette apparente décélération économique – apparente parce que certaines études démontrent que c’est loin d’être le cas – un phénomène porté par les événements ou bien le début d’une réelle prise de conscience des dégâts vers lesquels nous entraîne cette consommation (écologiques, sociales notamment). Dans tous les cas, que ce soit une simple pause ou bien le début de quelque chose de plus durable, on ne peut qu’être gagnant.



Notes

[1Apparemment d’après Actu.fr, les commerçants auraient même demandé à la Préfecture de Haute-Garonne d’interdire le centre-ville de Toulouse à toute manifestation pour la quinzaine commerciale de juin.

Journée défense collective samedi 18 mai

Publié le 2019-05-16 14:23:16

 

Le 1er mai 2019 à Paris et ses lendemains nous ont trimballé d’un rouage à l’autre des différentes chaînes de la répression: des commicos aux tribunaux, derrière les murs et sous les caméras.

 

Les peines tombent en comparution immédiate, ou fermentent dans la tête des juges dans l’attente des procès à venir les 21, 23  et 28 mai et les 3,4 6 et 14 juin. Plusieurs compagnons sont en détention provisoire.

 

Dans un monde où keufs et les magistrats s’échangent les vies comme les riches les marchandises, il est nécessaire de sortir des temporalités imposées par l’état. Parce que la répression du 1er mai, mais aussi des précédents mois de mobilisation, est bien plus féroce lorsqu’elle isole les personnes et individualise les actes, une défense offensive peut se penser et se développer de manière collective.

 

S’en prendre à la cour, c’est aussi lutter contre tout ce que produit la justice au quotidien: détruire des relations et des vies. Des vols aux outrages, la loi fait toujours de la liberté un délit. Leur légalité n’a de sens que si l’on croit qu’un oiseau peut voler en cage.

 

PROGRAMME (à partir de 12h)

Bouffe Vegan

Rencontres

Discussions

Distro

Projection

 

CONCERTS (à partir de 20h)

LPDB – Les producteurs de Beurre

Effello & Les Extraterrestres

Les Prouters

 

Affiche jointe.

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Chili : « Libération conditionnelle » refusée pour la compagnonne Tamara Sol

Publié le 2019-05-16 14:23:16

Publicacion Refractario / mardi 14 mai 2019

La compagnonne Tamara Sol a déjà purgé environ 5 ans et demi de prison depuis son arrestation, le 21 janvier 2014, quand elle a tiré sur un vigile [dans une banque, comme acte de vengeance pour l’assassinat du compagnon Sebasien Oversluij de la part d’un vigile, lors d’un tentative de braquage, en décembre 2013; NdAtt.]. Sol a été condamnée à 7 ans et 61 jours de taule.

Après avoir été emprisonnée dans différentes prisons à travers le pays, la compagnonne Sol est maintenant à la taule de Valdivia, d’où elle a demandé l’accès à la « liberté conditionnelle », mesure qui lui a été systématiquement refusée au cours du mois dernier, même si elle a déjà purgé plus de la moitié de sa peine.

La compagnonne est l’une des personnes touchées par le décret-loi n° 321, promulgué récemment, qui durcit les conditions d’accès à la liberté conditionnelle et s’applique de manière rétroactive aussi aux prisonnier.e.s qui étaient déjà sur le point de pouvoir la demander, comme c’est le cas de Tamara Sol.

Pour l’abolition complète du décret-loi 321 !
Pour la libération de nos compagnon.ne.s !

Kaisariani (Grèce) : Un poste de police attaqué

Publié le 2019-05-16 14:24:04

AMWEnglish / mardi 14 mai 2019

Au petit matin de mardi, à Kaisarini [ville de la banlieue est d’Athènes; NdAtt.], la voiture de Mina Karamitrou (chef d’édition pour la chronique judiciaire à la chaîne télé OPEN) a été incendiée et un poste de police a été attaqué aux cocktails Molotov.
La voiture a été incendiée quelques heures avant que le poste de police soit la cible des cocktails Molotov. Les attaquants ont quitté les lieux sans problèmes.

Bois-Normand-près-Lyre (Eure) : Anti-France vaincra !

Publié le 2019-05-16 17:22:07

Le Réveil Normand / lundi 13 mai 2019

Le président du Groupe territorial UNC de Rugles (Eure) Richard Chojeski pousse un coup de gueule suite à l’acte de vandalisme commis sur le drapeau tricolore.
Richard Chojeski, président du Groupe territorial UNC de Rugles se dit profondément choqué devant un tel outrage au drapeau tricolore. […] D’autres dégradations ont aussi été commises sur les panneaux qui viennent d’être posés à deux pas de la mairie et du monument aux Morts en vue des Européennes du 26 mai prochain. Les affiches des candidats ont été soit taguées, soit arrachées. Le drapeau lui a été enlevé de son mat et une plainte a été déposée pour ce double méfait.

Mardid (Espagne) : Les deux compagnonnes arrêtées lundi sont sorties ! (MAJ du 17/05)

Publié le 2019-05-16 17:22:08

La rebellión de las palabras / mercredi 15 mai 2019

[…] les deux compagnonnes arrêtées à Madrid lundi dernier, le 13 mai, dans le cadre d’une nouvelle opération « antiterroriste » menée par les flics de la Brigada de Información et du UIP [unités de police qui correspondent à peu près aux RG et aux CRS français ; NdAtt.] dans un squat d’habitation e dans l’espace anarchiste Emboscada, tous les deux situés dans le quartier de Tetuán, ont été libérées. Inculpées, elle restent dans l’attente de leur procès.

Pour l’instant, il n’y a pas d’autres informations sur la situation des compagnonnes, mais on leur envoye toute notre force et courage.

Solidarité avec tous les combattants frappés par l’État !

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Mise à jour du 17 mai : Rassemblement et manifestation en solidarité

Cracher dans la soupe / jeudi 16 mai 2019

Environ 40 personnes solidaires ont manifesté leur soutien devant le bâtiment du tribunal national de Madrid dans l’attente de nouvelles sur la situation des compagnonnes et pour montrer leur soutien après le dernier coup répressif.

Après être resté sur place pendant quelques heures et, après que la plupart d’entre nous ait été identifiés, nous avons poursuivi sur place avec une banderole en criant différents slogans.

Les compagnonnes ont été relâchées vers 15h30 et le rassemblement s’est dispersé sans incident.

Dans la soirée, à 21 heures, un rassemblement sur la Plaza de Tirso de Molina, avait été organisé alors que les compagnonnes étaient libres et que d’autres appels à la solidarité à Barcelone, Murcie et Hernani avaient lieu.

Dès 21 heures, les gens ont commencé à arriver de manière dispersée et une paire de vaches [les flics] qui gardaient les lieux se sont approchées pour tenter d’identifier les premières personnes qui sont venues. Après qu’il aient terminé leur opération dantesque, le reste des compagnon.nes ont déployé une banderole et un groupe plus important s’est formé, auquel se sont jointes les personnes qui ont répondues à l’appel .

La manifestation s’est avancée sur la Plaza de las Vistillas et, le long du parcours, des vitres de banques et agences immobilières ont été brisées. En arrivant à la Plaza de las Vistillas, nous sommes entrés dans le lieu où les festivités de San Isidro (1) étaient célébrées par un concert. Les personnes solidaires sont entrées dans la partie où était le public avec les banderoles et sont restés un moment à faire tourner des slogans.

Finalement, tous les participants sont partis et se sont dispersés sans incident ni autres identifications.

C’est toujours positif que ce type d’action se manifeste lorsque des compagnonnes sont attaquées par l’État. Il est toujours nécessaire qu’il y ait des signes de soutien et de solidarité quand ils touchent l’une d’entre nous. Et nous continuerons toujours miser sur la solidarité qui est l’une de nos meilleures armes. La solidarité se trouve dans la reproduction de la lutte et le conflit avec l’État son meilleur allié. Au-delà de ses lois, de ses appareils judiciaires, de ses sbires policiers et journalistiques, au-delà de concepts tels que « innocence » ou « culpabilité », il y a la matérialisation de la lutte et du conflit contre l’ordre social qui nous soumet et nous exploite.

Aiguisons les griffes : main ouverte aux compagnon.nes, poing serré contre l’ennemi.

Pour les compagnonnes arrêtés dans cette dernière opération anti-terroriste.

Pour toutes les personnes qui ont été impliquées et jugées précédemment dans les différentes opérations : Coumna, Pandora, Piñata, Pandora 2, Ice, [les personnes ayant subi] les représailles pour le G20, les compas arrêtés le 29 octobre dernier (2), pour Lisa, pour les compagnon.nes attaqué.e.s en Italie, Grèce, France, Chili, Argentine, Indonésie, Ukraine, Russie …

À tous les compagnon.nes et anonymes qui sont en prison pour avoir lutté à travers le monde.

Pour l’anarchie.

 Depuis contramadriz.espivblogs.net

Des mauvais moments pour les bleus (mi-mai 2019)

Publié le 2019-05-16 17:23:11

Goussainville (Val-d’Oise) : C’était bouillant pour les flics !

Le Parisien / mardi 14 mai 209

Un piège tendu par une bande d’une vingtaine de personnes visage masqué et porteur de capuches. Voilà ce qui attendait les policiers rue Malcom-X, à Goussainville, dans la nuit de lundi à mardi, vers 2 heures du matin. Les fonctionnaires de police patrouillaient dans cette rue lorsqu’ils ont été bloqués par une Mini stationnée au milieu de la voie. Aussitôt, les occupants du véhicule s’enfuient en direction de la place Danielle-Casanova. À peine sortis de leur fourgon, les policiers sont pris à partie par une vingtaine d’individus, tous vêtus de sombre, de capuche, le visage masqué. La bande leur jette des pierres puis, rapidement, trois cocktails Molotov sont lancés, deux sur le fourgon de police, un dans l’habitacle de la Mini qui s’embrase aussitôt. Acculés, les policiers regagnent leur fourgon sous une pluie de pierres, et redémarrent. Plusieurs des fonctionnaires ont été atteints par des projectiles au niveau du dos. « Ils n’ont pas été blessés grâce à leur gilet pare-balles qui a amorti les impacts, ils ont eu beaucoup de chance », indique un fonctionnaire.

Une fois à l’intérieur, ils n’ont eu d’autres choix que de pousser avec leur véhicule la Mini en flamme, toujours sous une pluie de projectiles. Ils ont pu quitter les lieux par la rue Henri-Dunant pour se mettre à l’abri, éteindre un début d’incendie qui menaçait leur fourgon et appeler des renforts.
Lors de ce guet-apens, cinq véhicules en stationnement ont aussi été dégradés. Peu après, renforts et pompiers sont intervenus sur les lieux où ne restait plus que la Mini, entièrement détruite par le feu. Les assaillants avaient pris la fuite. Les policiers ont porté plainte. La qualification de tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique a été retenue.

[in english]

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Montpellier : Les flics font la guerre aux pauvres… mais parfois les pauvres ripostent !

Métropolitain / jeudi 9 mai 2019

Un policier du commissariat central du groupe de sécurité et de proximité -GSP- a été tabassé et sérieusement blessé vers 17h30, dans la rue du Général René, entre le cours Gambetta et le boulevard du Jeu de Paume, à Montpellier. Il se trouvait avec deux collègues pour procéder à des contrôles de vendeurs à la sauvette installés cours Gambetta, au Plan Cabanes, quand l’un d’eux s’est enfui à pied. Un des gardiens de la paix a alors engagé une poursuite. Dans la rue du Général René, à 200 mètres du lieu du contrôle, il s’est retrouvé dans un piège tendu par au moins trois individus, avec le vendeur à la sauvette qui venait d’être rejoint. Le policier a été jeté à terre et roué de coups. Sérieusement blessé, il vient d’être transporté aux urgences du CHU Lapeyronie. Les agresseurs ont disparu. Des recherches sont en cours pour les localiser.
Le quartier du Plan Cabanes est placé sous haute surveillance e  raison de la présence récurrente de vendeurs à la sauvette qui font une concurrence déloyale aux commerçants, notamment sur le cours Gambetta. Plusieurs fois par jour, policiers nationaux et municipaux effectuent des contrôles.

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Nice : Qu’est ce que ça fait, un coffre-fort qui tombe du 5e étage ?

Nice-Matin / lundi 6 mai 2019

Une interpellation d’un dealer et d’un client a dégénéré. Un troisième individu a pris la fuite et s’est réfugié dans l’appartement d’une « nourrice », personne rémunérée pour garder un stock de cannabis. Les trois personnes qui se trouvaient dans le logement ont commencé à se débarrasser de la drogue en la jetant par la fenêtre alors que la police montait dans les étages. Ils ont également balancé du cinquième étage un coffre-fort d’une vingtaine de kilos qui a failli finir sur la tête d’un policier resté en bas en surveillance.
Si l’acheteur de cannabis a été laissé libre, quatre suspects sont actuellement en garde à vue à la caserne Auvare, interrogés à la fois sur le trafic de stupéfiants et sur les actes de malveillance qui ont visé des policiers..

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Blagnac et Toulouse : Ils caillassent les flics, même au comico

20 Minutes / mercredi 15 mai 2019

Poussée de fièvre à Blagnac, mardi soir vers 22 heures. Le commissariat de la ville de la banlieue nord-ouest de Toulouse a été visé par des projectiles lancés par une dizaine de jeunes hommes. Selon nos informations, le groupe s’est ensuite dispersé, les uns à pied dans un parc à proximité, les autres en scooter. Après un refus d’obtempérer, le passager d’un deux-roues aurait lancé une barrière sur un policier, légèrement blessé à un genou. Celui-ci, ainsi que le conducteur, âgés d’une vingtaine d’années, ont été rapidement interpellés. Des conteneurs poubelles ont par ailleurs été incendiés.
Un peu plus tôt, avant 19 h, c’est dans le quartier du Mirail, à Toulouse, que des violences urbaines avaient éclaté. Alors que des policiers s’apprêtaient à quitter la rue de Kiev, ils ont été caillassés par « plusieurs dizaines d’individus hostiles », selon le syndicat Unité SGP Police – Force ouvrière. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour se dégager. Aucune interpellation n’a eu lieu.

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Nice : Les municipaux à l’hosto

Nice-Matin / samedi 11 mai 2019

Plusieurs jeunes ont agressé des policiers municipaux ce samedi 11 mai, sur le cours Saleya, à Nice.
Selon Cynthia Foucault, déléguée syndicale Force ouvrière police municipale, une patrouille de police cycliste a été verbalement prise à partie, vers 8h30 ce samedi matin.
« Les agents étaient trois, ils patrouillaient sur le cours. Une bande de huit jeunes femmes et hommes de 20 à 25 ans les a apostrophés à leur passage, avec des insultes et des gestes. » Les municipaux se sont alors arrêtés. C’est à ce moment, selon la syndicaliste FO, que des jeunes ont sauté sur les policiers municipaux. « L’un des agents a réussi à en interpeller un au sol. Mais d’autres en ont profité pour lui envoyer des coups de pied et de poing, notamment à la tête. »
Selon Cynthia Foucault, le policier municipal –un agent expérimenté de 35 ans pratiquant les arts martiaux- aurait brièvement perdu connaissance.
Des renforts -dont des policiers nationaux- ont permis d’interpeller quatre individus, qui étaient ce samedi à midi en garde à vue à la caserne Auvare, confirme le procureur de la République, Jean-Michel Prêtre, contacté par Nice-Matin. […]
Le bilan oscille, selon les sources, entre deux et trois policiers municipaux blessés, dont un plus sérieusement. « Notre collègue a été transporté aux urgences de l’hôpital Pasteur. Il souffre des cervicales, il est extrêmement choqué », commente Cynthia Foucault.

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Troyes : C’était quoi déjà, qui donne des ailes ?

L’Est éclair / dimanche 12 mai 2019

C’est une scène très violente qui s’est déroulée au bas de la rue Général-de-Gaulle dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 mai.
Au départ, deux groupes de jeunes se cherchent mutuellement querelle. Avertie, une patrouille de la police municipale de Troyes se rend sur les lieux. Mais à son arrivée, les antagonistes se dispersent… à l’exception de trois individus.
Contre toute attente, l’un d’eux, âgé de 24 ans et inconnu de la police, qui avouera plus tard avoir consommé de l’alcool et de la cocaïne, bondit soudain vers le véhicule des fonctionnaires. Hors de lui, en proie à un « pétage de plomb », il ouvre une portière et assène un coup de poing à un policier, qui est touché au visage. Ses copains tentent bien de le calmer, mais rien n’y fait. L’homme se jette sur sa victime au sol et continue de lui pilonner la figure. Avec bien des difficultés – « il semblait ne pas sentir la douleur » – il est finalement maîtrisé.
Dans la foulée, les trois individus ont été placés en garde à vue au commissariat. Dimanche 12 mai, l’auteur principal a été présenté au parquet. Placé sous contrôle judiciaire, il est convoqué pour une audience du tribunal correctionnel en octobre. Âgés de 24 et 29 ans, les deux autres ont été remis en liberté avec un rappel à la loi (pour rébellion).
Quant au policier municipal, lequel, outre les coups à la face, a eu une épaule déboîtée (avec peut-être une opération à la clé), il s’est vu prescrire une ITT de 45 jours.

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Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire)

Quand le vigile est trop zélé…

extrait de La Nouvelle République / jeudi 9 mai 2019

à la piscine

Il était 19 h 30, mardi, quand un groupe constitué d’une cinquantaine de personnes, – des jeunes – s’est posté devant l’entrée principale de la piscine Bulle d’O. Il s’agissait, semble-t-il, d’en découdre avec l’un des vigiles de la structure.
D’après nos informations, dimanche dernier, à la fermeture, un homme âgé d’une trentaine d’années, se serait fait exclure définitivement de la piscine par le vigile présent, issu d’une entreprise de sécurité privée. Des coups auraient été échangés. Le trentenaire aurait alors menacé de revenir, accompagné.
Mardi soir, le groupe s’en est pris au vigile sur place. Il a été blessé à la tête. Pris en charge par les secours et transporté à l’hôpital, il devait y passer la nuit. L’alerte donnée, les jeunes s’en sont pris aux policiers dépêchés sur place. Les jets de projectiles ont été nombreux en direction des forces de police, sans faire de blessé cependant. La rixe s’est déplacée vers le centre commercial de La Rabière.
Le groupe s’est, au final, volatilisé. La police est restée de longues heures dans le quartier afin de le sécuriser. Le maire Frédéric Augis indiquait hier qu’une plainte sera déposée.
Peu avant 22 h, une voiture a été volontairement incendiée rue Pierre-Lescot, toujours dans le quartier, sans que l’on sache s’il y a un lien avec la rixe. Le feu s’est propagé à un autre véhicule. […]

Comme à Gaza

extrait de La Nouvelle République / mardi 14 mai 2019

[…] Quelques jours seulement après les heurts autour de la piscine Bulle d’O, la nuit de samedi à dimanche, avec ses tirs de gaz lacrymogènes, ses jets de projectiles en tous genres et sa dizaine de voitures brûlées, semble, en tout cas, partie pour s’inscrire dans la mémoire collective comme l’une des plus dures de l’histoire récente du quartier.
L’action de la mairie dans le viseur « On se serait cru à Gaza, c’était incroyable, c’était enfumé de partout », témoigne un habitant qui se trouvait au café du centre commercial du quartier, samedi soir, au moment où ont débuté les heurts. « C’est la première fois que je vois ça, surtout en plein mois de ramadan. »
La municipalité elle-même l’a reconnu à plusieurs reprises : avec plus de 70 voitures brûlées entre le 31 octobre et le 1er janvier 2019, 2018 a été « une année noire » en termes de sécurité. La dizaine de véhicules incendiés en quelques heures samedi soir n’est pas de nature à éclaircir les perspectives. D’autant qu’elle vient s’ajouter aux actes d’incivilité qui ont touché au cours des mois écoulés diverses structures, notamment des clubs sportifs (football, handball, athlétisme). […]

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Saint-Astier (Dordogne) : Avis aux gendarmes : lui, faut plus l’embêter !

Sud-Ouest / samedi 4 mai 2019

C’est un véritable rodéo qui s’est déroulé vendredi 3 mai entre 22 h et 22 h 45 en Dordogne, entre Saint-Astier et Saint-Germain-du-Salembre. D’après de nombreux témoignages, un homme pris de folie suite à un différend familial, mais aussi fortement alcoolisé, a dérobé une chargeuse de l’usine de chaux de Saint-Astier, dont il est salarié.
Aux commandes de cet engin de plus de 15 tonnes, il a percuté une première fois un des véhicules de gendarmerie envoyés sur place. Les militaires qui se trouvaient à bord sont descendus rapidement, mais il s’est acharné sur la voiture avant de se lancer à toute vitesse sur la route de Saint-Germain.

Il a aussitôt été pris en chasse par les forces de l’ordre. L’homme a eu le temps de provoquer de gros dégâts, renversant des véhicules sur les bas-côtés, raclant de gros tas de terre en zigzaguant. En arrivant à Saint-Germain, il a une nouvelle fois foncé vers les forces de l’ordre, en l’occurrence un militaire du Psig qui arrivait à pied. Réfugié dans une ruelle, après plusieurs sommations, le gendarme a tiré dans sa direction. Touché par ricochet, le forcené a toutefois réussi à reprendre la route, avant de percuter un mur.
La course-poursuite s’est finalement terminée 500 mètres plus loin, à la sortie du village, en direction de Ribérac, l’engin de chantier allant s’encastrer définitivement dans un abri de voitures, juste en face de l’ancien garage Estival.


Blessé, le conducteur a été conduit à l’hôpital de Périgueux. Deux militaires ont également été légèrement blessés lors de cette soirée.
Un important déploiement des forces de gendarmerie, sous la direction du colonel Lionel Nicot, commandant du groupement de la Dordogne, a donc investi ce bourg, d’habitude tranquille. De nombreux véhicules du centre de secours de Saint-Astier étaient également présents, ainsi que des agents Enedis, un poteau électrique ayant été détruit au stop du bourg de Saint-Germain. Enfin, les services de l’Équipement de Neuvic et Saint-Astier ont eu fort à faire pour dégager la route départementale des monticules de terre déplacés par l’engin de chantier.

*****

Il y en a pour les pompiers aussi

A Toulouse : Vous avez dit hostilité ?

La Dépêche du Midi / dimanche 12 mai 2019

Appelés sur une intervention, rue Louise Michel, quartier de la Reynerie, à Toulouse, vendredi vers 17h30, les sapeurs-pompiers ont découvert la présence d’une bouteille de gaz attachée à un scooter en train de brûler. Les pompiers venaient d’être sollicités pour éteindre un feu de poubelle dans ce secteur lorsqu’ils ont découvert, à côté du container en feu, la bouteille de gaz. Par ailleurs, des engins pyrotechniques ont été lancés en leur direction au moment de leur intervention. Face à ce climat d’hostilité, les pompiers de la caserne Vion, à Toulouse, ont été choqués et certains évoquent clairement un «guet-apens» volontairement tendu.

A Avignon : Guet-apens pour les soldats du feu

Le Dauphiné Libéré / dimanche 12 mai 2019

Dans la nuit de vendredi à samedi, alors qu’ils intervenaient pour un feu de poubelle, avenue du Roi soleil, dans le quartier de la Barbière, les sapeurs-pompiers ont été victimes d’un guet-apens. Sur les lieux d’intervention, ils ont reçu des tirs de projectiles. L’un des pompiers a été blessé à l’œil. Trois jours d’arrêts de travail lui ont été prescrit.

A Valence, l’escorte policière ne suffit pas

extrait de France Bleu / samedi 11 mai 2019

Ils ont bien failli tomber dans un véritable guet-apens. Vendredi soir vers 23 heures, les pompiers ont été appelés pour un feu de poubelles rue Verdi, quartier Fontbarlettes à Valence, dans la Drôme. Comme c’est toujours le cas depuis mars 2018, ils étaient accompagnés par des policiers. Mais en arrivant à l’entrée du quartier, entre 30 et 40 personnes les attendaient. Capuches sur la tête, certains ont jeté des pierres, d’autres des bouteilles en verre en direction des policiers et des pompiers. Aucun véhicule n’a été touché et il n’y a pas de blessés. Une enquête de la police de Valence est en cours pour essayer d’identifier les auteurs de ce caillassage. […]

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Et pour finir en beauté, un tag apparu sur un mur de la prison pour femmes de Rennes (source : Actupenit.com)

Des nouvelles de la répression de la manif du 11 mai

Publié le 2019-05-17 10:34:04

Plusieurs interpellations ont eu lieu pendant la manif du 11 mai, quelques nouvelles des poursuites judiciaires



4 interpellations ont eu lieu entre 16h et 17h30 (3 à Belsunce et 1 à la plaine). Les 4 personnes sont passées au tribunal lundi :

  • une personne a refusé la comparution immédiate (outrage rébellion, violence sans ITT). Elle comparaîtra le 7 juin, et est en contrôle judiciaire jusqu’à son procès, avec interdiction de Marseille.
  • une personne a accepté la comparution immédiate (outrage, accusée d’avoir craché sur les flics, et d’avoir un caillou dans la poche). peine prononcée : 2 mois de sursis et 500 euros pour le flic (200 euros pour "préjudice moral" et 300 euros de frais de dossier).
  • une personne a accepté la comparution immédiate (violence). Peine prononcée : 8 mois sans mandat de dépôt.
  • une personne a accepté la comparution immédiate (outrage et rébellion). Peine prononcée : 10 mois de sursis avec mise à l’épreuve, obligation de soin, obligation de formation, obligation d’indemniser les flics (2400 euros).

ATTENTION : les personnes présentes au tribunal en soutien aux inculpé.e.s ont noté qu’un avocat commis d’office était de connivence avec l’avocat des flics. Il a négocié pour que le prévenu accepte la comparution immédiate, après avoir discuté avec l’avocate des flics.

Les audiences en comparution immédiate qui font suite aux manifs du samedi ont lieu le lundi à 14h au tribunal. Si des personnes peuvent s’y rendre, c’est intéressant de faire une compte rendu d’audience (il y a des conseils pour faire un compte rendu d’audience sur le site rebellyon)

Les permanences de la legal team ont lieu tous les mercredis à 18h, à Manifesten, 59 rue Thiers, 13001.

Lecce (Italie) : La bibliothèque anarchiste occupée « Disordine » a été expulsée

Publié le 2019-05-17 16:16:06

Ce matin, la police, des vigiles, le propriétaire et l’entrepreneur en charge ont défoncé la porte et changé la serrure de la bibliothèque anarchiste Disordine. Dans les prochains jours, nous devrions réussir à récupérer tout ce qui se trouvait à l’intérieur malgré la demande du propriétaire à la même entreprise d’accumuler tout le matériel, de le livrer à un entrepôt et de murer l’appartement. Dans le même temps, ils ont tenté d’éxpulser le seul occupant de l’immeuble voisin en créant une brèche dans le mur et en pénétrant dans la maison, bien qu’il y habite depuis presque trente ans.

Le projet de bibliothèque anarchiste est né il y a exactement trois ans. Le monstre de la gentrification était depuis longtemps une menace. Les livres et l’espace anarchiste seront probablement remplacés par des jacuzzi, résidences de luxe, des suites, et plus encore, et cela nous provoque pas qu’un peu de rage. Et l’un des derniers quartiers de Lecce sera entre les mains du délire de toute-puissance d’une promotrice immobilier haut-plaçée avec divers administrateurs municipaux et qui va le transformer complètement.
Mais voilà. Nous avons pris le risque et nous sommes prêts à recommencer. Le projet continue…
La programmation des films prévus pour ces prochaines semaines est maintenue  place de la Giravolte et dont nous joignons le programme.

Des anarchistes de Disordine, Lecce 15/5/2019

Depuis insuscettibilediravvedimento.noblogs.org

Saint-Julien-Molin-Molette (Loire), France : Attaque incendiaire contre la carrière – 16 mai 2019 [Ses activités à l’arrêt, Mis-à-Jour 17.05]

Publié le 2019-05-17 16:16:11

Mise-à-jour, 17.05.2019: on apprend par le même torchon local que la carrière est désormais à l’arrêt pour une durée indéterminée. Le patron a déclaré au surlendemain de l’incendie: « C’est un acte intolérable mené par des personnes qui ont délibérément incendié différents équipements pour bloquer notre activité (automates qui pilotent l’ensemble des installations de production, deux gros engins…) et intimider nos collaborateurs en incendiant leur local ».

Du côté de la municipalité, on ne comprend toujours pas que des individus aient opté pour l’action directe plutôt que d’user des instruments juridiques bidons de la démocratie: « Les adjoints et moi-même sommes scandalisés », a réagi vendredi le maire de Saint-Julien-Molin-Molette, Jean-Louis Bariot, qui estime que « cet acte de vandalisme » est « intolérable et stupide malgré nos différents et la procédure en cours concernant l’extension de la carrière »


Dans la nuit de mercredi 15 au jeudi 16 mai, la carrière Delmonico située à Saint-Julien-Molette (Loire) a été visée par une attaque incendiaire. Il est prévu que cette carrière s’étende et intensifie ses activités d’extraction dans les années à venir. Ce projet est vivement contesté depuis plusieurs années…

Deux tractopelles ont été détruits par les flammes ainsi que trois bâtiments Algeco servant aux ouvriers. De plus, l’installation de distribution d’eau a été entièrement détruite [cf photo ci-contre]. Les dégâts sont estimés à plus de 500 000 euros. Les enquêteurs affirment que la piste criminelle ne fait guère de doute, puisque cinq départs de feu ont été constatés.

Le réfectoire des ouvriers

D’après le Progrès, « la carrière est au centre de l’attention depuis des années à Saint-Julien-Molin-Molette, notamment en raison d’un projet d’extension. La société Delmonico-Dorel avait repris l’ancienne carrière des Gottes en 1973. Alors que l’exploitation devrait prendre fin en 2020, le carrier avait demandé en 2014 une extension portant sur trente ans et une augmentation du tonnage de 500 000 tonnes par an. Dans la foulée, un collectif d’habitants et de riverains était créé pour s’opposer à l’extension. Il mène régulièrement des actions comme en juin 2018 en bloquant la route de Colombier. De leurs côtés les autorités se sont aussi prononcées. La préfecture a déclaré le projet d’intérêt général ».

 

Volvic (Puy-de-Dôme), France : Saccager le bahut pour prolonger le week-end – 13 mai 2019

Publié le 2019-05-17 16:16:11

L’’école-collège Sainte-Agnès de Volvic (Puy-de-Dôme) a été saccagé au cours de la nuit du dimanche 12 au lundi 13 mai. Une bonne partie des locaux a été retrouvée sens-dessus-dessous : du restaurant aux salles d’étude et d’activités comme les salles d’informatique et le laboratoire. De la peinture sur les sols et les murs, des portes et des cloisons enfoncées, du matériel informatique hors d’usage. Pour l’heure, il est impossible de chiffrer les dégâts, mais ils semblent élevés.

« On espère pouvoir faire revenir les élèves dès jeudi matin après un gros travail de nettoyage mais les enfants n’ont rien vu, ils ont été accueillis dans un local à l’écart avant de rentrer chez eux » dit dépité Emmanuel CIA, le chef d’établissement. Des faits commis par un ou plusieurs individus, selon la gendarmerie. L’enquête est conduite par la brigade de Volvic et la cellule d’enquête de Riom, renforcée par les techniciens en investigation criminelle de Clermont-Ferrand qui ont procédé à des prélévements.

L’école-collège Sainte-Agnès de Volvic accueille 240 enfants de la maternelle à la classe de troisième.

[Repris de France 3 Auvergne, 13.05.2019]

Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) : Incendie chez les petits auxiliaires des flics

Publié le 2019-05-17 16:16:14

Le Parisien / vendredi 17 mai 2019

Un incendie manifestement d’origine criminelle a ravagé une partie de la fourrière implantée à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), cette nuit de jeudi à vendredi. C’est vers 1h30 du matin que le gardien du site, situé 90 rue du Général-Roguet, a signalé un départ de feu aux pompiers. Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait été provoqué par le jet d’un engin incendiaire. Un véhicule atteint prend feu, et les flammes se propagent rapidement. Au total, 60 véhicules sont détruits, voitures et deux-roues, plus une dépanneuse, et une dizaine endommagés.

[…] Sous la chaleur, une partie du mur d’enceinte s’est écroulée, côté route du pont de Gennevilliers. Cette voie est toujours fermée, dans le sens Clichy Gennevilliers.

Suisse : La détention préventive du compagnon de Zurich prolongée (MAJ 9/09)

Publié le 2019-05-17 16:16:18

N.B. – Mise à jour du 9 septembre 2019 : on pourra trouver un communiqué sur les choix de cette personne ici.

Aus dem Herzen der Festung / jeudi 16 mai 2019

Début mai, la détention préventive du compagnon arrêté le 29 janvier 2019 a été prolongée d’autres 3 mois. Pour le reste, sa situation n’a pas beaucoup changé. Il est toujours à la prison du district de Zurich et sa préventive est toujours justifiée par le risque d’évasion et de collusion, du moment que l’enquête n’est pas encore terminée.

Comme avant, on peut envoyer du courrier au compagnon par le biais de la bibliothèque anarchiste Fermento. Dans une lettre publique, le compagnon a écrit, entre autre, ce qui l’intéresse : “Je suis vraiment heureux de recevoir des nouvelles et des analyses sur l’actualité dans le monde, des publications anarchistes (avec des enveloppes appropriées), ainsi que bien évidemment des lettres d’amis et de compagnons. Je comprends l’allemand, le français, l’italien, l’anglais, et un peu l’espagnol et le turc. Bien entendu, le Parquet participe lui aussi à la lecture de ce qu’on m’envoie.

Anarchistische Bibliothek Fermento
Zweierstrasse 42
8004 Zürich
Suisse

(s’il vous plaît, écrivez explicitement ce qu’il faut lui transmettre ou pas)

Nouvelle attaque contre mcdonald’s à fribourg-en-brisgau, en allemagne

Publié le 2019-05-17 19:15:05

 

 

Dans la nuit du 13 mai, deux points de vente de McDonald’s ont de nouveau été visés à Fribourg: des gens ont décoré les succursales de KaJo au cœur du centre-ville consumériste et de la Basler Straße avec des bombes de peinture de couleurs vives et les ont magnifiquement démolies.

Depuis 13 jours, la marque de burgers dégueulasses se vante de vendre ces premiers burgers vegans en Allemagne. Mais ce n’est pas tout!

Sous le slogan „Que tu y crois ou non, il n’y a pas que les gens qui améliorent le monde qui le trouve bon!“McDonald’s promeut ce produit aux côtés de Nestlé par une vidéo montrant une occupation d’un arbre afin d’empêcher son abattage.

La mise-en-scène: une jeune femme, sûre d’elle, se nourrissant de produits vegans, une occupante d’arbre en collère contre le bûcheron, mince, barbuqui représente l’ennemi boufeur de viande.

La fin: les deux personnes sont assises sur l’arbre et mangent le nouveau burger vegan, accompagnée d’une musique pleine de pathos.

Le groupe de personnes ciblées : les jeunes, les esprits simples qui sont végétariens et vegans, qui jusqu’à présent évitaient McDonald‘s pour des raisons éthiques.

Le message: sauver le monde maintenant en consommant ton burger vegan qui est dispo dans le restau de la firme à côté de chez toi. Alors n’hésitez plus: oubliez vos problèmes liés à ce monde un instant et croquez ce burger succulent (c’est certainement grâce à tous ces exhausteurs de goût). Car même les militant.es qui critiquent le système et luttent pour un monde meilleur fléchissent devant les produits de McDonald’s.

Le clip-vidéo regorge uniquement de la symbolique autour de la résistance dans la forêt de Hambach, où se poursuit la lutte contre l’extraction de charbon et pour la sauvegarde de la forêt.

Ce que les magnats publicitaires ont omis dans leurs lofts luxueux, c’est qu’occuper la forêt de Hambach n’a jamais été qu’une question de sauvegarde de cette forêt, mais qu’il s’agit d’une résistance en actes contre un système qui exploitent, opprime et empoisonne systématiquement l’humain, les animaux et la nature ! Un système dont fait partie McDonald’s ! Un système qui est promu par des entreprises comme McDonald’s  et qui chaque jour trouvent de nouveaux mécanismes d’oppression.

Une semaine après l’attaque d’un autre restaurant de la multinationale avec des graffitis et des bris de vitres [1] a montré que l’occupation de la forêt de Hambach ne se laissera pas instrumentaliser, nous espérons cette nuit-là avoir fait comprendre qu’avec une vidéo pareille, cette entreprise d’exploitation restera la cible de nos attaques, même si elle se rétracte.

Mais McDonald’s tente pourtant bien de changer?! Non! Cet hamburger et sa stratégie marketing ne marquent pas le point de départ du géant de la restauration rapide visant à changer pour un monde plus juste, comme peut le faire circuler la „communuauté“ des médias sociaux. Ce premier hamburger vegan de McDonald’s fait partie d’une gigantesque campagne en cours de Greenwashing, déjà lancée depuis des années, par une multinationale au sein de laquelle chacun.e sait à quel point les conditions de travail, de production et de traîtement des animaux sont hallucinantes et terribles, et qui pourtant mange avec délice cette viande produite à moindre coût et dans la souffrance.

Nous refusons d’oublier les millions de vies massacrées au nom de McDonald’s et les millions de vies que cette société inhumaine a toujours l’intention de tuer. Nous ne sommes pas trompé.e.s sur ce changement d’image qui se veut écolo ; en ce qui concerne cette multinationale et tous les autres acteurs mondiaux : ceux du capital, du pouvoir, quel qu’en soit le prix !

Enfin, encore un appel à toutes les personnes expertes en gastronomie de Youtube et du monde extérieur : peu importe que tu le crois ou non : derrière ce goût se cache une industrie qui tue ! Le véganisme n’est pas seulement de refuser de manger des produits issus de l’exploitation animale, mais de tenter de se nourrir selon une éthique qui s’oppsent à la souffrance animale. C’est pourquoi manger chez McDonald’s ne sera jamais vegan.

Tenter de commercialiser des luttes anticapitalistes qui s’impliquent dans la défense de l’environnement et du bie-être des animaux signifie devenir soi-même une cible!

Cela ne vaut pas seulement pour Fribourg mais pour partout ailleurs! C’est pour cette raison que nous vous appelons à réaliser des actions contre cette multinationale chez vous.

Ecrivons partout sur les murs:
„Bas les pattes de nos luttes. Casse et fumée contre les contre les tentatives de récupérations capitalistes. Hambi reste anticapitaliste“.

[Traduit depuis de.indymedia.org, 13.05.2019]

NdT:
[1] Une autre attaque contre un McDonald’s a eu lieu dans la même ville, dans la nuit du 6 mai 2019: les murs du restaurant de la Tullastraße a été tagué d’un « Les alternatifs* ne mangent pas à McDonald. Hambach reste anticapitaliste » et les vitres d’un panneau publicitaire ont été brisées. Le communiqué a été traduit en intégralité à cette adresse: https://bureburebure.info/allemagne-attaque-du-mc-donald-de-fribourg-en-brisgau-pas-de-greenwashing-avec-nos-luttes/

Procès suite à la tentative de déambulation « Du son contre toutes les prisons »

Publié le 2019-05-17 19:15:12

Le 21 juin 2018, une cinquantaine de personnes répondaient à l’appel d’un rassemblement-déambulation « Du son contre toutes les prisons », dix ans après l’incendie de la plus grande prison pour « sans-papiers » de France, le centre de rétention de Vincennes.



Après un rassemblement avec des prises de parole, sur la place des Fêtes, les flics pourchassent dès le début la déambulation, qui devra se disperser à quelques dizaines de mètres de son point de départ, et arrêtent huit personnes dans une certaine confusion. Les gardes à vue sont mouvementées, et si six personnes ont pu sortir sans donner de nom, deux n’ont pas cette chance et sont convoquées pour un procès le 21 mai 2019, à 9h au TGI de Paris, porte de Clichy (24e chambre correctionnelle, section 1), pour outrage, rébellion et refus d’empreintes digitales et photos.

Alors que l’État développe sa politique répressive, incarcérant révolté·e·s et indésirables, construisant toujours plus de places de prison tout en poussant à l’expansion de solutions de contrôle hors les murs, les raisons d’exprimer notre rage sont toujours présentes et nombreuses.

Le même jour, des personnes incarcérées/inculpées suite au premier mai passent en procès à 13h30, l’occaz’ d’une journée au tribunal !

La justice isole et punit celles et ceux qui luttent. Soyons nombreux·ses à exprimer notre solidarité, dans et hors des tribunaux !

Lannilis (Finistère), France : Onze cars en moins pour la société en charge du ramassage scolaire – 16 mai 2019 [Mise-à-jour : Trois interpellations]

Publié le 2019-05-17 19:15:12

Mise-à-jour, 16.05: « Dès la fin de matinée, trois personnes, deux hommes et une amie sont interpellés à Lannillis. « Des interpellations express permises grâce au visionnage des bandes de vidéosurveillance de l’entreprise de transport ainsi que la bonne connaissance des individus défavorablement connus des services de gendarmerie dans la circonscription » indique le colonel Duvinage, commandant le groupement départementale du Finistère. (France 3)


Onze cars de la société de transports des Abers ont été incendiés dans la nuit du mercredi 15 au jeudi 16 mai à Lannilis, petite ville située à 25 km au nord de Brest. Cette société d’autocars est chargée d’assurer le ramassage scolaire dans toute le département.

Onze véhicules ont été détruits par les flammes aux alentours de 3h30. À environ 200.000€ l’unité, le préjudice avoisinerait les 2 millions d’euros pour la société de transports. Ces cars servaient au ramassage scolaire dans le cadre du réseau Penn ar Bed, géré par le Département du Finistère.

L’origine volontaire ne fait aucun doute pour les enquêteurs: « Un incendie de cette ampleur, ça ne démarre pas comme ça… », confie Fabien Milliasseau, commandant de la compagnie de gendarmerie de Brest, qui ajoute que cette affaire est prise « très au sérieux par la gendarmerie ». La brigade de recherches et la brigade de Plabennec sont chargées de l’enquête.

En ce qui concerne les conséquences de cet incendie dévastateur, le transport des enfants a été très perturbé dans la matinée. Deux lignes ont été supprimées : « Landeda-Aber Wrac’h/Lannilis » et « Landeda Plage-Lannilis ». La majorité des lignes régulières a pu être maintenue, en faisant venir des bus de l’autre dépôt de l’entreprise, à Lesneven, et en réquisitionnant les bus réservés pour le tourisme. La priorité des autorités a été de prioriser les lignes Lannilis-Brest, qui sont très empruntées.

[Repris de France Bleu et Ouest-France, 16.05.2019]

Limoges : Début difficile pour l’écoquartier…

Publié le 2019-05-17 19:15:18

La Populaire du Centre / jeudi 16 mai 2019

Le chantier de déconstruction des immeubles des Portes-Ferrées n’a débuté que depuis lundi. Mais il va sûrement prendre du retard. Dans la nuit de mercredi à jeudi, un incendie s’est déclaré aux alentours de 1 h 40 du matin, entre les numéros 15 et 31 de la rue des Portes-Ferrées.
Une remorque contenant du matériel et deux cabanes servant de lieu de stockage et de réfectoire pour les ouvriers ont pris feu. Les pompiers ont même dû évacuer une bouteille de gaz de propane dans une des cabanes pour éviter tout risque d’explosion. Selon nos informations, il n’y aurait pas eu de blessé.

L’origine de l’incendie reste officiellement indéterminée, mais la piste volontaire plane autour de ce feu de chantier, la remorque étant éloignée d’une quinzaine de mètres des deux cabanes. En plus de ces deux foyers distincts, les ouvriers auraient, selon le chef de chantier, fait face à des actes d’incivilité et de dégradations depuis leur arrivée sur les lieux. Certains panneaux de chantier ont été tordus à certains endroits. En début de semaine, les ouvriers ont également découvert 28 panneaux couchés. […]

NdAtt. : Le même torchon, dans son édition numérique du 28 novembre 2018 nous expliquait les visées de municipalité et Limoges Habitat : rénover le quartier, c’est à dire en éloigner les pauvres :  » […] L’ambition municipale « est aussi que ce quartier sorte du statut de “quartier prioritaire de la ville” est qu’il soit un quartier comme un autre » a souligné l’adjointe au maire Catherine Mauguin-Sicard. Le choix est d’introduire plus de mixité sociale, ainsi « 205 logements sociaux seront déconstruits et la moitié reconstruit, mais ailleurs », a précisé Bruno Genest, président de Limoges Habitat. Place alors à des petites maisons et des appartements groupés, dans un espace faisant une large place à la verdure, avec un parc central. […]
La Capeb, un syndicat professionnel des artisans du bâtiment, a prévu de s’installer dans l’ancien Lidl. Le projet commercial pour la galerie existante est en cours d’étude par Limoges Métropole, mais l’idée est de pouvoir conserver les commerces encore restants comme le bar et le dépôt de pain.
Le projet est chiffré à 45 millions €, dont 7 déjà accordés par l’État. À souligner que l’argent public ne sera pas le seul à être mobilisé : la centaine de logements reconstruits, dans des maisons individuelles ou du petit habitat collectif, seront portés par des promoteurs privés. »

« 

Rome (Italie) : Attaque contre des voitures d’ENI Enjoy

Publié le 2019-05-17 19:15:20

Round Robin / jeudi 16 mai 2019

Une nuit de fin mars, on a placé des matières inflammable et des amorçages, pour incendier 5 voitures du carsharing Enjoy, d’ENI [Enjoy est un service de carsharing, présent avec ses voitures rouges dans six grandes villes italiennes – il appartient au géant des hydrocarbures et de l’énergie ENI, dont la majorité des actions est détenue par l’État italien; NdAtt.].

Attaquer sans délai l’État et ses intérêts néocoloniales.
Solidarité et proximité avec les arrêté.e.s et les inculpé.e.s des opérations Scintilla et Renata.
Un salut rouge comme le feu pour les prisonnier.e.s des opérations Scripta Manent et Panico.
A tou.te.s les anarchistes enfermé.e.s ou en cavale, partout dans le monde : courage !

Checknews : Un groupe anarchiste a-t-il appelé à un concours de sabotage de panneaux électoraux pendant les européennes ?

Publié le 2019-05-18 10:41:03

Plusieurs lecteurs nous ont posé la question. Le Checknews de Paris Luttes Info décrypte l’info de la vie politique du mouvement social et se trouve en mesure de le dire : selon toute vraisemblance, il y aura des dégradations de panneaux électoraux pendant cette période damnée des élections.



Bonjour, nous nous sommes penchés sur la question après une question de l’un de nos plus fidèles lecteurs :

J’ai entendu dire sur le web 2.0 que la dégradation des panneaux électoraux reviendrait pour les élections européennes qui ont lieu ce printemps. Je voulais savoir ce qu’il en était, cette démarche me semble pleine de dynamisme et ouvre une faille dans cette pourriture capitaliste que sont les élections. Pouvez-vous m’en dire plus ?
Raoul V.

Notre enquête nous a amenés à fouiller également sur le web. Nous y trouvons d’abord un communiqué, dans le pur style de l’ultragauche arnarcho-autonome / ultra jaune / black bloc / séditieux de gauche / ennemis de la démocratie (rayez la mention inutile). Il appelle à recouvrir de peinture, de tags subversifs, de goudron, voire briser les supports des affiches électorales. Cet appel sans concessions a été envoyé au site Paris Luttes Info :

« Nous appelons toutes personnes un peu censées, dégoûtées par le cirque électoral, à réagir. Les élections vont à tous les coups être un outil porteur pour les fascistes en tout genre et en premier lieu le Front national, à qui Macron prépare le terrain depuis des années en détruisant la totalité des services publics, en montant sans cesse le niveau de répression, en menant une politique antisociale digne des pires rêves des penseurs libéraux. Dans cette offensive généralisée des bourges réacs, il nous faut réagir et ne pas céder aux sirènes des élections, qui ne servent à rien du tout et qui ne peuvent nous apporter que des saloperies. Nous proposons donc de dire aux politiciens en tout genre tout ce que nous pensons d’eux à travers tous les moyens nécessaires sur les panneaux électoraux et les affiches qui fleurissent, collées par on ne sait qui.

Plus une affiche électorale dans nos villes ! »

Qu’en est-il dans les faits ?

Pour l’instant, cet appel a été assez peu suivi. On peut noter le lancement d’un concours intitulé #PanneauGame dans l’agglomération dijonnaise

Les auteurs de ces faits n’ont néanmoins pas précisé le barème de ce concours ni la récompense, ce qui n’est guère vendeur.

Que risquent les auteurs ?

Le fait d’arracher une affiche électorale est en soi un délit dans le droit français. On peut ainsi écoper de 450 euros d’amende. Que voulez vous, à l’heure où les européennes ouvrent la porte à deux listes de nazis [1], il semble plus important pour l’État français de sauvegarder la démocratie en interdisant ce joyeux enfantillage qu’est le déchirage d’affiches. Gageons d’ailleurs que le Front national et ses avatars vont beaucoup se faire déchirer.
Pour ce qui est des dégradations par tag ou autres objets sont évidemment réprimées :

Le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sans autorisation préalable, sur les façades, les véhicules, les voies publiques ou le mobilier urbain est puni de 3 750 euros d’amende et d’une peine de travail d’intérêt général lorsqu’il n’en est résulté qu’un dommage léger.

Un autre de nos fidèles lecteurs, visiblement préoccupé par l’efficacité des arracheurs d’affiches a semble-t-il lui aussi des questionnements.

Bonjour, moi et quelques amis sommes fort inquiets. En effet, l’une de nos principales activités est de coller des affiches n’importe où, partout, et tout le temps. Ce hobby me vient d’une passion pour le forçage et le découvrement. Je voulais savoir s’il y aurait des remboursements des affiches arrachées parce que ça me coûte très très cher.

François, militant en lutte contre le mondialisme et pour un frexit qui va régler tous les problèmes

Non, clairement les frais de campagne seront remboursés comme dans toutes les campagnes si vous atteignez les 3 % des suffrages. Ça ne sera probablement pas le cas pour vous, et ce malgré votre passion névrotique pour le collage et le forçage sur Facebook. Désolé.

Ce sujet déchaine donc les passions puisqu’un autre lecteur nous a posé une épineuse question :

Je suis assez scandalisé par ces démarches. Ce que je trouve le plus scandaleux c’est que les auteurs de ces attaques ne fassent aucun distinguo. Ils attaquent même les vraies listes de gauches qui ont comme projet politique vraiment très intéressant de remettre à l’ordre du jour le protectionnisme économique et de ne pas laisser ratifier les traités européens parce que quand même le capitalisme des années 1930 c’était mieux au moins on était souverain.

Corbièredu78

Visiblement, les auteurs de ce communiqué ne semblent pas vouloir faire de distinguo entre les différents candidats. Il ne semble tout simplement pas que ces personnes se sentent concernées ni représentées par les différentes listes, considérant la participation à ces élections comme une mascarade.

En résumé : Il risque bien d’y avoir de nombreuses dégradations nocturnes de ces panneaux sans intérêt qui défigurent le paysage.



Notes

[1Renaud Camus, théoricien du grand remplacement et Vincent Vauclin, membre du groupuscule néo nazi « La dissidence française » lancent chacun une liste.

Madrid, Espagne : Manif sauvage en solidarité avec les compagnon.ne.s arrêté.e.s lors du dernier coup répressif – 14 mai 2019

Publié le 2019-05-18 10:42:08

Environ 40 personnes solidaires ont manifesté leur soutien devant le bâtiment du tribunal national de Madrid dans l’attente de nouvelles sur la situation des compagnonnes et pour montrer leur soutien après le dernier coup répressif.

Après être resté sur place pendant quelques heures et, après que la plupart d’entre nous ait été identifiés, nous avons poursuivi sur place avec une banderole en criant différents slogans.

Les compagnonnes ont été relâchées vers 15h30 et le rassemblement s’est dispersé sans incident.

Dans la soirée, à 21 heures, un rassemblement sur la Plaza de Tirso de Molina, avait été organisé alors que les compagnonnes étaient libres et que d’autres appels à la solidarité à Barcelone, Murcie et Hernani avaient lieu.

Dès 21 heures, les gens ont commencé à arriver de manière dispersée et une paire de vaches [les flics] qui gardaient les lieux se sont approchées pour tenter d’identifier les premières personnes qui sont venues. Après qu’il aient terminé leur opération dantesque, le reste des compagnon.nes ont déployé une banderole et un groupe plus important s’est formé, auquel se sont jointes les personnes qui ont répondues à l’appel .

La manifestation s’est avancée sur la Plaza de las Vistillas et, le long du parcours, des vitres de banques et agences immobilières ont été brisées. En arrivant à la Plaza de las Vistillas, nous sommes entrés dans le lieu où les festivités de San Isidro (1) étaient célébrées par un concert. Les personnes solidaires sont entrées dans la partie où se trouvait le public avec les banderoles et sont restés un moment à faire tourner  des slogans.

Finalement, tous les participants sont partis et se sont dispersés sans incident ni autres identifications.

C’est toujours positif que ce type d’action se manifeste lorsque des compagnonnes sont attaquées par l’État. Il est toujours nécessaire qu’il y ait des signes de soutien et de solidarité quand ils touchent l’une d’entre nous. Et nous continuerons toujours à miser sur la solidarité qui est l’une de nos meilleures armes. La solidarité se trouve dans la reproduction de la lutte et le conflit avec l’État son meilleur allié. Au-delà de ses lois, de ses appareils judiciaires, de ses sbires policiers et journalistiques, au-delà de concepts tels que « l’innocence » ou « la culpabilité », il y a la matérialisation de la lutte et du conflit contre l’ordre social qui nous soumet et nous exploite.

Aiguisons les griffes : main ouverte aux compagnon.nes, poing serré contre l’ennemi.

Pour les compagnonnes arrêtés dans cette dernière opération anti-terroriste.

Pour toutes les personnes qui ont été impliquées et jugées précédemment dans les différentes opérations : Coumna, Pandora, Piñata, Pandora 2, Ice, [les personnes ayant subi] les représailles pour le G20, les compas arrêtés le 29 octobre dernier, pour Lisa, pour les compagnon.nes attaqué.e.s en Italie, Grèce, France, Chili, Argentine, Indonésie, Ukraine, Russie …

À tous les compagnon.nes et anonymes qui sont en prison pour avoir lutté à travers le monde.

Pour l’anarchie.

 [Traduit de l’espagnol de contramadriz.espivblogs.net par Cracher dans la soupe]

NdT:
* Dans la matinée du 13 mai, l’espace Anarchiste L’Embuscade et une autre maison squattée ont été perquisitionnés dans le quartier de Tetuán. L’opération a donné lieu à deux arrestations.
(1) Fête religieuse, de nombreuses activités sont organisées dans toute la ville en « l’honneur » de Saint Isidore dans sa ville natale à Madrid.

Allemagne : Feu et flammes à la domination – Chronique d’actions directes du 12 au 14 mai 2019 (2)

Publié le 2019-05-18 13:41:07

14 mai 2019, Berlin : Incendie de deux véhicules de Securitas [Mise-à-jour 22.05]

Actualisation: Un communiqué précise que les deux voitures appartenaient à la société de vigiles ‘Securitas’. Elles ont été incendiées dans le quartier de Wedding dans la nuit du 13 au 14 mai.

Deux véhicules d’une entreprise de sécurité partent en fumée au cours de la nuit. Pour la police, c’est clairement intentionnel. Vers 3h, un habitant prévient les pompiers après avoir remarqué la lueur des flammes et la fumée qui s’en dégage. Vers 00h45, un autre véhicule est en feu à Reinickendorf et atteint une voiture garée juste à côté. En rab’, un répartiteur électrique et un lampadaire sont endommagés par l’incendie. Il semblerait donc qu’aucun citoyen ne se baladait dans le secteur à cette heure de la nuit.
(Sources : journal en ligne ‘www.n-tv.de’ et site de brèves des flics)


13 mai 2019, Ravensburg (Baden-Württemberg) : les réseaux de téléphonie ne répondent plus.

« Après l’incendie d’une antenne de téléphonie mobile sur un toit de gratte-ciel, beaucoup de gens ne peuvent plus passer d’appel avec leurs portables. Sont particulièrement affectés le réseau ‘Vodafone’ et le réseau O2 de ‘Telefónica Germany’. Dans l’agglomération de Ravensbourg, mais aussi la zone de Bad Waldsee, de Biberach ou d’Illmensee, presque plus rien ne passe. Plus personne ne peut téléphoner ou surfer sur internet. On ignore combien de temps durera la panne de réseaux ». C’est par ces mots que la SWR relate ce sabotage dans un article mis en ligne le 14 mai à 9h31. Au moment d’écrire ces lignes, le journal précise que « les enquêteurs travaillent toujours sur le toit de la tour. « La réparation ne pourra commencer seulement lorsque l’endroit sera libéré », confie un porte-parole de ‘Telefónica’. Comme l’a annoncé l’opérateur de téléphonie mobile ‘Telefónica’, il faut notamment remplacer le revêtement du toit de la tour [cramé] avant de changer les antennes et les câbles détruits. Selon la police, des inconnus ont forcé l’accès à la tour de 13 étages dans la nuit de dimanche à lundi et mis le feu aux installations du réseau mobile dressées sur le toit. Selon la police, le feu a provoqué des dégâts à six chiffres [ça donne une idée quand même]. Des saboteurs il n’y a jusqu’à présent aucune trace ».
(Via https://chronik.blackblogs.org/?p=10133)


12 mai 2019, Bamberg/Strullendorf (Bavière) : attaque incendiaire contre un profiteur de la société carcérale

Dans la nuit de samedi à dimanche, plusieurs individus ont pénétré sur le parking de la société « MassakLogistikGmbH », situé sur le zone industrielle de Strullendorf dans l’arrondissement de Bamberg. Quatre camions et une camionnette ont été réduits en cendres.

Cette entreprise s’engraisse chaque jour comme prestataire de service dans les prisons. L’attaque incendiaire a été revendiqué par « Limes et gâteaux » entre autres en solidarité avec le compagnon de la bibliothèque anarchiste Fermento arrêté le 29 janvier à Zurich et Loïc, incarcéré à Hambourg pour les émeutes du G20 de l’été 2017. Les incendiaires ajoutent également « participer au mai subversif en solidarité avec les compagnon.ne.s incarcéré.e.s en Italie [1] ».

« Selon ses propres affirmations, l’entreprise „MassakLogistikGmbH“ est leader lorsqu’il s’agit de tirer profit des besoins des gens.
Werner Massak, qui se met en scène dans des interviews en tant qu’expert pour ces besoins justement, a fondé l’entreprise en 1993. Une entreprise qui ne se cache pas d’être spécialiste en matière de rendement des courses des prisonniers.

MassakLogistik fournit des biens uniformisés d’articles de première nécessité à des prix exorbitants derrière les murs des prisons. Puisqu’il n’existe aucune concurrence en prison pour de tels sous-traitants, l’entreprise Massak peut concrétiser son despotisme dans ce système.
Leurs clients, les prisonniers, sont ainsi privés de la possibilité de choisir eux-mêmes quels biens ils veulent acheter et à quels prix.

L’enfermement systématique des gens, ici sous forme de prisons, est une des formes les plus évidentes de la domination et de l’oppression quotidiennes. En coordonnant entre autres la pauvreté, l’humiliation et la marginalisation, l’Etat décide qui il faudrait enfermer. Celui qui est ensuite enfermé peut être encore plus exploité en prison qu’en dehors des murs. A partir de là, le secteur de « l’industrie pénitentiaire » s’est développé comme une nouvelle forme d’esclavage. Elle n’est nulle part aussi perfide qu’aux États-Unis. […]

Cela nous paralyse parfois et fait nous sentir impuissant.e.s à mesure que nous prenons conscience de l’existant et de ses évolutions. Mais nous continuons à réfléchir à nos idéaux de liberté, de communauté et de solidarité et nous parvenons à ressentir les pulsations de nos cœurs. L’impuissance se transforme en rage.

Pour exprimer notre rage contre ce système de manière pratique, nous sommes sorti.e.s dans la nuit du 12 mai. Avec plusieurs engins incendiaires, nous avons enflammé quatre camions et une camionnette de la société MassakLogistikGmbH. […]

Pour un monde sans prisons ni oppression » !
Contre toute forme « d’esclavage moderne » ! […]
Liberté pour TOU.TE.S les prisonnier.e.s !

(Source : de.indymedia.org)

NdT:
[1] Une traduction existe également en français sur Attaque

En prison depuis quatre mois. Son crime ? Être anarchiste

Publié le 2019-05-18 17:00:06

Depuis quatre mois, un jeune homme est enfermé à Toulouse. Aucun délit réel ne lui est reproché. Mais ses opinions anarchistes l’ont fait mettre en examen pour « association de malfaiteurs »... à lui tout seul. Il comparaît ce vendredi devant le juge.



En prison pour un jeu de clés. C’est ainsi que l’on pourrait résumer l’affaire de « R. », un jeune homme de 26 ans mis en examen pour « association de malfaiteurs » et détenu depuis près de quatre mois à la maison d’arrêt de Seysses (Haute-Garonne).

Le 2 février dernier, R. garde la fille d’une amie au domicile de cette dernière. Nous sommes un samedi, jour de manifestation des Gilets jaunes et voyant des policiers contrôler des manifestants, R. descend dans la rue pour observer la scène. Il est lui aussi interpellé par les forces de l’ordre, et refuse de donner son identité.

Face aux policiers, le jeune homme, de nationalité suisse, affirme s’appeler « Jérôme Schmidt », un nom imaginaire. Dans un premier temps, il est emmené au poste de police pour vérification d’identité, puis placé en garde à vue après avoir refusé le prélèvement de son ADN et de ses empreintes. En droit français, ce refus constitue une infraction. R. est par ailleurs en possession d’un trousseau de clés qui attire l’attention des policiers. Parmi elles, une clé Allen, du type de celles servant à la réparation d’un vélo et un passe PTT permettant l’ouverture de halls d’immeubles et de boîtes aux lettres. Dès lors, les enquêteurs se convainquent qu’il s’agit de preuves matérielles prouvant l’appartenance de R. à la mouvance de l’ultragauche. Dans leur procès-verbal, ils affirment que ces clés sont « caractéristiques du fonctionnement des activistes d’ultragauche pilotant le mouvement des Gilets jaunes et leurs manifestations, en tout cas sur la ville de Toulouse  ».

Le 4 février, R. est présenté à Élodie Billot, juge d’instruction du tribunal de grande instance de Toulouse [1]. Elle le met alors en examen et le place en détention provisoire. Que lui reproche-t-on ? Outre le refus de se soumettre à un test ADN, de donner ses empreintes, et l’usurpation du nom d’un tiers, R. est mis en examen pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de destruction et de dégradations graves  », un crime punissable de dix ans d’emprisonnement.

Dans cette affaire, les policiers s’appuient également sur des procès-verbaux «  de contexte ». Ces documents qui retracent minute par minute le déroulé des manifestions hebdomadaires des Gilets jaunes sont ajoutés au dossier de R. Une aberration pour Me Claire Dujardin, l’une de ses avocates : « On lui reproche tout et rien, d’être un black bloc, d’avoir commis des infractions lors de manifestations des Gilets jaunes alors qu’il n’y a pas un procès-verbal de contexte où le nom de mon client ressort. Une fois que l’on a connaissance du dossier, on découvre qu’il est vide. L’avocat général a reconnu l’absence de coauteurs mais estime qu’il va en trouver. Admettons que la version policière soit exacte, qu’il y ait des coauteurs, des personnes ayant caché des objets dans des immeubles en vue des manifestations du samedi. Où sont ces personnes ? Où sont les affaires qu’elles auraient déposé dans ces immeubles ? Dans cette affaire, il n’y a aucun fait précis, seulement des suppositions sur la base d’un jeu de clés. En comparution immédiate, ce dossier ne tient pas. »

Les « preuves » ? Des brochures sur les Gilets jaunes et des livres politiques

Aucune photo ou preuve matérielle ne figure dans le dossier mais des éléments trouvés au domicile de R. tendent à le rattacher au milieu anarchiste toulousain. Deux jours après sa mise en examen, deux perquisitions ont lieu en début de soirée. L’une au domicile de l’amie dont R. gardait la fille, l’autre chez lui. Une quarantaine de policiers et deux membres de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) passent au peigne fin le domicile de R. durant trois heures. Ils y saisissent ordinateurs, téléphones, tracts, banderoles, mais aussi des brochures sur les Gilets jaunes ainsi que des livres évoquant la violence d’État. «  Il y a un décalage entre la réalité, c’est-à-dire le fait qu’il milite avec des amis, et le récit du procureur qui en fait un méchant anarchiste, dénonce l’un des colocataires de R. L’idée est de faire croire que des militants manipulent le mouvement des Gilets jaunes comme si les gens qui manifestent étaient incapables de réfléchir par eux-mêmes.  »

Le mouvement social des Gilets jaunes manipulé par des mouvements d’ultragauche ? C’est ce que pensent les enquêteurs. Il y a quelques mois, cette hypothèse a pourtant été contredite… par Nicolas Lerner, patron de la DGSI. Lors d’une interview accordée en février dernier au quotidien Le Parisien, ce dernier estimait «  qu’à aucun moment les groupes ultras n’ont réussi à prendre le leadership sur ce mouvement, même s’ils voient en lui une occasion de s’en prendre aux symboles de la République, qui sont leurs cibles habituelles  ».

Ce qui en revanche est étayé de faits, c’est la criminalisation des manifestants, dénonce Me Philippe de Veulle, avocat au barreau de Paris et cofondateur du collectif Robes noires et Gilets jaunes. Pour cet avocat parisien, l’affaire de R. constitue un exemple du glissement autoritaire du gouvernement dans le mouvement social : « Cette histoire confirme mes dénonciations sur la nature de ce régime. Avec ce mouvement social, on est confronté à une justice d’exception qui fera date dans l’histoire. Si ce jeune homme est soupçonné, la police a des moyens pour le mettre sur écoute ou le filer. Il n’y a pas de faisceau d’indices assez forts pour le priver de liberté mais dès qu’il s’agit de Gilets jaunes, tous les moyens sont bons pour exercer une justice hors du commun. »

Une question : pourquoi R. est-il toujours détenu ?

À Toulouse, comme sur tout le territoire, plusieurs dossiers judiciaires concernant les Gilets jaunes on été ouverts pour le délit d’association de malfaiteurs. Un délit qui permet depuis la loi du 3 juin 2016 — promulguée dans le cadre de la lutte contre le terrorisme — d’utiliser des techniques d’enquête réservées jusque-là aux services de renseignements.

Une partie de la requête déposée le 11 avril par les avocates de R. pour nullité de procédure concernant son interpellation et sa mise en examen a abouti : le refus de donner son ADN et ses empreintes ne lui est plus reproché. Reste à ce jour l’usurpation du nom d’un tiers, l’association de malfaiteurs et une question : pourquoi R. est-il toujours détenu ?

« L’avocat général évoque une “détention de confort” pour les besoins de l’enquête mais cela n’existe pas en droit. Cette affaire n’est pas une procédure judiciaire mais un dossier des renseignements généraux (RG) qu’on judiciarise. Les notes des RG ne sont pas versées au dossier, il n’y a pas d’égalité des armes pour défendre mon client. Le fait qu’un juge d’instruction valide une telle procédure est choquant », fulmine Me Cécile Brandely, la seconde avocate de R. Ce vendredi, elle plaidera devant le juge des libertés et de la détention pour tenter d’obtenir la libération de R., le 4 juin prochain.

Vanessa Vertus



Notes :

Madrid (Espagne) : MERCI, COMPAS

Publié le 2019-05-19 13:54:07

À propos des arrestations du 13 mai

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La matinée du du 13 mai, font urruption dans notre maison et dans l’espace anarchiste La Amboscada – trois semaines après son inauguration – une unité de la police anti-émeute ainsi que le groupe 21 de la Brigade provinciale d’information de Madrid, dédié exclusivement à l’espionnage et à la chasse des anarchistes.
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On nous informe qu’ils disposent d’un mandat de perquisition et d’arrestation contre deux d’entre nous pour terrorisme.
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Au cours de la perquisition, qui a duré environ 6 heures, des compagnon.nes de tout Madrid sont venus manifester leur soutien.
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Pendant ce temps, la police semblait particulièrement intéressée à emporter des vêtements : des écharpes de couleurs bien précise, foulards, bandanas à fleurs, chaussures spécifiques ; elle s’intéressait aussi aux agendas, calendriers, quelques cahiers, quelques annotations, notes entre les pages des livres, ordinateurs, disques durs, cartes mémoire, usb, téléphones portables, caméras photo et vidéo, CD et DVD, outils et surtout, marteaux ; ainsi qu’aux étiquettes, patches et T-shirts de la marque M.A.L.P.* ; affiches et propagande en relation avec le contre-sommet du G20 2017.

Durant de l’enquête, en cours depuis mars 2017, ont été intercepté des mails, des courriers, des téléphones portables, tablets, whatsapp, icloud, dropbox et des communications en général. Pour l’instant, nous n’avons pas plus d’informations, car l’enquête se poursuit dans le secret de l’instruction.
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Nous avons été détenues pendant 32 heures et, bien qu’il y ait eu des moments où la situation était confuse et ne semblait pas favorable, toute tristesse ou crainte est devenue insignifiante lorsque nous sommes sorties et avons vu le soutien et la solidarité que nous avons reçus de nos compas et ami.e.s.
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Car si l’Etat vient pour nous, les idées et les pratiques qu’il poursuit sont incontrôlables et se multiplient dans chaque geste de solidarité. Et bien que nous ne sachions pas de quoi nous sommes accusées, nous sommes très claires sur ce que nous sommes et pourquoi il nous poursuit : et nous ne regrettons pas et nous ne nous regretterons jamais d’être anarchistes.
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La répression a toujours été à l’affût de ceux qui se battent, mais tout au long de notre vie, cela nous a donné de la force et nous a encouragé de savoir qu’il y avait des anarchistes partout dans le monde et des gens qui partageaient nos affinités et, vivre cela à la première personne et rencontrer tant de gens, a été très agréable et significatif pour nous.
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Aucun.e anarchiste ne sera seul.e tant qu’il y aura des compas qui continueront à lutter.
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Une accolade à Embers, qui a été arrêtée le 1er mai à Paris et qui est toujours en prison avec beaucoup d’autres. Et à tous les autres prisonnièr.es anarchistes et prisonnièr.es en lutte, que nous n’oublions pas.
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Depuis barcelona.indymedia.org
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* M.A.L.P pour Muerte A La Policia

Lyon : Sciences Po forme des collabos

Publié le 2019-05-19 18:02:09

extrait du Progrès / mardi 14 mai 2019

[…] la façade de Sciences Po Lyon est depuis ce mardi 14 mai matin recouverte d’un message injurieux visant à nuire la réputation de l’école. »Ce n’est pas la première fois », témoignent Thomas et Guillaume, deux étudiants de Sciences Po Lyon. Les deux jeunes hommes évoquent notamment un précédent lors de la venue de Jean Lassalle dans les locaux. Sur le tag on peut lire : « Le métier de Scienspo, former des collabo » (sic). [l’article continue avec un parallèle stupide avec des tags antisémites qui ont été tracés début avril, dans le but évident de décrédibiliser toute critique à cette école; NdAtt.]