Vive l'Anarchie - Semaine 19, 2023

Sommaire

Discussion autour de l’isolement carcéral et Projection de “QHS et Rébellion”

Publié le 2023-05-08 05:40:06

Si la prison est une atrocité, l’isolement carcéral pousse l’horreur à son comble. C’est une véritable torture, d’ailleurs pensée et imaginée comme telle.



C’est un régime utilisé par l’AP pour mettre à l’écart les personnes qu’elle considère comme problématiques, meneuses ou dangereuses et celles qui représentent un risque d’évasion. Il est basé sur la privation sensorielle pour briser les prisonniers qui ne respecteraient pas l’autorité de l’administration pénitentiaire (AP), ou qui seraient tenté de le faire. En France cela peut durer jusqu’à deux ans et même plus si il y a une dérogation.

L’idée c’est d’isoler le prisonnier du reste de la détention, et de le priver du peu de relations sociales et d’éléments matériels qui existent. Ainsi, bien souvent les contacts humains sont limités aux matons et aux visites, les promenades effectuées seul dans des cours toutes petites et grillagées, les cellules sont des boites hermétiques où le son et la lumière ne passent pas ou peu, et où tout est scellé au sol.

Aussi le peu d’activités qu’il peut y avoir en prison n’existe pas à l’isolement, et les prisonniers restent enfermés 23 heures sur 24 dans leurs mornes cellules. La sécurité y est particulièrement renforcée, tout déplacement devant être encadré par de nombreux matons. Les fouilles à nu et les perquisitions sont banalisées, et font perdre le peu de sentiment d’intimité qu’il existe dans ces endroits.

Il s’agit d’une véritable forme de torture légalisée et d’une mort lente pour celles et ceux qui sont forcés d’y vivre, qui a été introduite en France dans les années 70 avec la création des QHS. Si ils ont fait l’objet d’une forte contestation à leur mise en place et dans les années qui suivirent, les quartiers d’isolement se sont malheureusement pérennisés, et s’appellent désormais les Quartiers d’Isolement Total.

On les retrouve aussi partout ailleurs en Europe et dans le monde, comme par exemple en Italie avec le régime 41bis. Ces derniers mois la grève de la faim d’alfredo cospito qui le subit et la solidarité qui lui a été démontrée a permis de mettre en lumière l’horreur que cet isolement représente.

On se propose donc de se retrouver pour discuter de l’usage de l’isolement en prion, de ses objectifs, des conséquences qu’il a sur les corps et les esprits mais aussi et surtout sur les différentes manières de résister à son emprise quand on y est confronté.

On enchainera avec la projection de « QHS et Rébellion ». C’est un petit docu sur la création des Quartiers de Haute Sécurité dans les prisons belges suite à des vagues de mutinerie. Il évoque l’isolement comme réponse pour mater les révoltes des prisonniers, les traitements inhumains que l’enfermement implique, mais aussi les rebellions à l’intérieur comme à l’extérieur des taules contre les autorités.

Rdv le mercredi 24 Mai à partir de 18h à l’euforie (36 rue du canon d’arcoles) pour cette soirée.

Contre l’isolement, et contre toutes prisons !

Visite dans un centre de finances publics

Publié le 2023-05-08 19:36:05

Dans la nuit du 6 au 7 mai et malgré un peu de pluie, du ciment a prise rapide et un peu de soudure a froid ont bloqué les grilles d’accès au public du centre des finances publiques de Toulouse si seul et isolé dans sa périphérie vers Rangueuil.. Les murs entourant le bâtiment on reçu également quelques messages colorants et subversifs. En ce week-end ou nous fêtons également l’action de la résistance face au nazisme, nous aimons rappeler à ce gouvernement, que Lucie et Raymond Aubrac, que les FTP auraient également été des cassseur.euses d’ultra gauche pour lui.

Cette action s’inscrit dans la campagne d’action révolutionnaire pour le S. et toute les victimes d’une police terroriste..

Force a Serge et ses camarades,

Liberté pour tou.tes, Autonomie Partout comme on peut§

Violent Anarcho Nihiliste Defiant l’Autoritarisme Libéral (VANDAL)

1er Mai / Boucherie au TGI de Paris

Publié le 2023-05-08 19:40:06

Ce jeudi 5 mai 2023, comparaissaient au TGI les derniers déférés des manifestations du 1er mai. Les flics et le Parquet ont eu à nouveau les yeux plus grands que le ventre et peinent à écluser leurs engeôlés à force de vouloir à la fois prolonger les GAV et utiliser la comparution immédiate pour faire du chantage aux empreintes.



« Bourgeois prenez garde aux pauvres et aux fous, à la haine que vous fermez sous les verrous,
Bourgeois, keufs, juges tremblez ! »

Ce jeudi 5 mai 2023, comparaissaient au TGI les derniers déférés des manifestations du 1er mai. Les flics et le Parquet ont eu à nouveau les yeux plus grands que le ventre et peinent à écluser leurs engeôlés à force de vouloir à la fois prolonger les GAV et utiliser la comparution immédiate pour faire du chantage aux empreintes. Par manque de temps pour faire passer tout le monde en comparution immédiate, le parquet a renvoyé les audiences au mardi 9 mai. Restait donc à savoir si, en attente de la comparution, ils seraient libres, sous contrôle judiciaire ou en détention.
Les inculpés sont passés à huis-clos, devant le JDL (juge des détentions et de la liberté) qui statuait sur le sort qui serait le leur d’ici l’audience de mardi. Un juge particulièrement aux ordres du Parquet d’après les avocats, qui en a aussitôt fait la démonstration en envoyant, comme c’est souvent le cas dans ces procédures dégueulasses dites de « comparution préalables », en détention provisoire 5 des 6 prévenus qui lui sont tombés sous la main, le sixième étant sorti avec un contrôle judiciaire. Une sale manière de prolonger des GAV en faisant passer gratos le temps d’enfermement de 48h à une semaine (3 jours ouvrés maximum à partir du JLD sinon ils sont libérés, mais week-end prolongé aidant, cette fois on arrive à 4 jours de détention supplémentaire).

La veille, l’écrasante majorité des affaires liées aux manifestations de lundi n’avait rien donné. Les manifestants sont sortis libres avec peu de contrôles judiciaires. Et ce malgré un chantage aux empreintes, renouvelé du comico jusqu’au dépôt. Par ailleurs certains sont sortis dès l’étape de la garde à vue, apparemment par manque de temps et de place en comparution immédiate. Le lendemain le parquet s’est donc vengé, en nous sortant le pire JLD qu’il a pu trouver, capable d’envoyer sans trembler cinq personnes en détention, sur la base de dossiers tous plus vides les uns que les autres. Au nom du même motif donc (le manque de place et de temps au tribunal pour gérer les arrestations massives du 1er mai), le mercredi les gens sortaient libres et le jeudi ils partaient en détention.
Le même jour une petite dizaine de manifestants sortaient libres du dépôt, après un passage devant le procureur.

La justice utilise les cartes qu’elle a en main en situation de crise. Elle montre ainsi, en serrant la vis, à la fois son pouvoir et sa fragilité. Les cellules des commissariats, les camions de transferts, les emplois du temps de ces sales juges, à tous les niveaux les services sont saturés pour répondre et mater le mouvement social qui se développe au fil des semaines. Ne laissons pas celles et ceux qui subissent les coups d’éclats de la répression et du fichages seuls, car ensemble et dans l’intensification de la lutte nous avons des chances de déjouer, d’empêcher, et de briser les rouages de la Justice.

Liberté pour nos camarades, pour nos compagnons, pour nos enfants, et pour tous les autres.
Solidarité avec les enfermés, les blessés, les pauvres et les fous :
FEU AUX PRISONS !

Berne – Generali repeint en solidarité

Publié le 2023-05-08 20:20:03

Berne, 24 avril 2023.

Dans la soirée du mercredi 24 avril, en solidarité avec Alfredo, nous avons décoré de peinture la façade de la compagnie d’assurance Generali. Bien qu’Alfredo ait abandonné sa grève de la faim, nous avons décidé d’attaquer parce qu’il est toujours en prison et que le 41bis existe toujours.

Generali est une compagnie italienne et l’une des pierres angulaires de l’Europe. C’était le 180ème jour de la grève de la faim d’Alfredo, qu’il avait entamée le 20/12/20 pour lutter contre le 41bis. Bien qu’Alfredo ait arrêté sa grève de la faim, nous avons décidé d’attaquer parce qu’il est toujours en prison et que le 41bis existe toujours. Le 41bis est un régime carcéral auquel sont soumis 728 autres prisonniers. Dans le régime 41bis, tout contact physique est interdit, les prisonniers sont surveillés 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 par des caméras et des microphones, ils n’ont pas le droit de choisir des livres et des magazines à lire par eux-mêmes et bien d’autres choses encore. Alfredo a utilisé son corps comme ultime moyen de pression, luttant non seulement pour lui-même, mais aussi contre l’ensemble du régime 41 bis. Sa lutte a déclenché des vagues de mobilisation internationale et mis en lumière le régime 41 bis.

La liberté pour Alfredo

Abolition du 41 bis

Solidarité avec ceux qui se révoltent dans les rues de France

Solidarité avec Monica Caballero et Francisco Solar, qui seront jugés à partir du 19 mai.

Traduit via lucharcontrael41bis de barrikade

[USA] Arrestation de manifestants dans le métro de New-York

Publié le 2023-05-09 07:15:07

Au moins sept personnes ont été arrêtées à Manhattan samedi après avoir provoqué l’arrêt de la circulation du métro et affronté les policiers du NYPD alors qu’elles protestaient contre l’assassinat d’un sans-abri par un Marines dans le métro.



C’est par dizaines qu’ils ont sauté sur les voies du métro à Lexington Avenue et East 63rd Street vers 18h15, forçant un train venant en sens inverse à freiner d’urgence. Cela a provoqué une coupure temporaire du courant dans la station de Lenox Hill. La police a réussi à faire sortir les manifestants des voies, permettant au train de rouler dans la station mais les manifestants, qui scandaient « Pas de justice pas de paix ! », étaient déterminés à continuer de bloquer le service de transport.



Assemblée ouverte de la caisse « Kalimero » jeudi 11 mai

Publié le 2023-05-10 06:40:06

Kaliméro est une caisse et une assemblée solidaire des prisonni-eres de la guerre sociale. En mai, elle aura lieu le jeudi 11 à 19h, elle se tiendra à la bibliothèque anarchiste Libertad, 19 rue Burnouf, à Paris.



La prison est un des rouages de ce système basé sur l’exploitation et la domination que nous voulons raser au sol, c’est pourquoi nous envoyons des mandats à celles et ceux accusé·e·s d’actes de révolte dont on est solidaires.

Une caisse de solidarité a besoin de continuité. Nous n’avons ni sponsor, ni mécène, aussi avons-nous convenu d’un rendez-vous par mois pour collecter des sous pour alimenter la caisse. Ces rencontres sont également l’occasion d’échanger sur nos pratiques face à la répression, d’assurer le suivi des différentes histoires et de discuter des situations qui se présentent. Elle est également un moment de discussion autour des possibles moyens d’esquive, de résistance et d’auto-organisation offensive contre la machine judiciaire et carcérale.

Dans un souci de régularité, ces rencarts ont été fixés le 2e jeudi de chaque mois à 19h. Ce mois-ci, la prochaine réunion de Kaliméro aura donc lieu le 11 mai à la bibliothèque anarchiste Libertad au 19 rue Burnouf, à Paris.

Pour envoyer de l’argent, pour demander des informations, ou pour être tenu·e·s au courant des prochains rendez-vous de la caisse et être inscrit·e·s sur la mailing-list de Kaliméro, écrivez à kalimeroparis(at)riseup.net

Un fauteuil de compet’ pour Boris !

Publié le 2023-05-10 06:45:06

Soirée de soutien pour Boris, anarchiste bisontin, qui revendique l’incendie des deux antennes du Mont Poupet en avril 2020. Incarcéré, il est malheureusement blessé en août 2021 dans l’incendie qui ravage la cellule où il est enfermé. Boris, désormais tétraplégique, n’a pas cessé de se battre avec les moyens dont il disposait, tout en continuant de défendre ses idées anarchistes. Soirée de soutien le 13 mai à la mi-hantée.



Pendant le confinement, tout le monde n’est pas resté sage… Accusé sur la base d’une trace ADN, Boris, un anarchiste bisontin, revendique l’incendie des deux antennes du Mont Poupet en avril 2020. Il défend son acte par sa volonté de s’opposer à travers l’action directe à la numérisation croissante de nos vies, avec tout le contrôle, les ravages environnementaux et sociaux qu’elle implique.

En août 2021, il est malheureusement blessé dans l’incendie qui ravage la cellule où il est enfermé. Au cours de toutes ces épreuves, Boris, désormais tétraplégique, n’a pas cessé de se battre avec les moyens dont il disposait, tout en continuant de défendre ses idées anarchistes.

Après 11 mois de taule, 18 mois de lourde hospitalisation et encore quelques procédures judiciaires sur le dos, un premier bout du tunnel se profile enfin : le compagnon peut concrètement commencer à envisager un retour vers la rue et le soleil. Le besoin immédiat, qui a été discuté avec lui et avec l’équipe médicale du centre de réadaptation, est l’achat d’un fauteuil roulant électrique verticalisateur, fabriqué sur mesure et adapté à sa condition.

L’argent récolté est tout d’abord destiné à l’achat de ce fauteuil et, selon les besoins, à tout ce qui pourrait lui permettre de gagner en autonomie.

Soirée le 13 mai à la Mi-hantée - 88 rue d’Alger (près du métro Baille)

16h30 : Discut’ sur la mise en cage technologique : qu’est-ce qu’on entend par là ? Quelles conséquences ? Comment lutter contre, individuellement et collectivement, dans une perspective émancipatrice ?

19h : Cantine (vegan et sans glut’) + infokiosque

20h30 : Concert de RÉSILLE (queer punk) en accoustique

suivi d’un super KARAOKÉ !!

Bar soft sans alcool, ramènes ta conso

Infos sur l’accessibilité :

Il s’agit d’un hangar au rez-de-chaussée, accessible depuis la rue sans marche

  • A l’intérieur le sol est en béton plat
  • Il y a des wc de plein pied avec une marche de 2,5 cm, porte de 50 cm
    de large, mais ce ne sont pas des toilettes pmr (impossible d’y entrer
    en fauteuil). Il n’y a pas de barre d’accroche à coté des toilettes.
    Mais il y a quand même de l’espace pour bouger une fois dedans.
  • Y’aura une pièce dédiée aux consommations à moindre risque, elle aussi
    au rez de chaussée avec une marche de 4 cm et une largeur de porte de 75
    cm.
  • Il y aura un espace chill, calme et sans consommation
  • Dans le hangar l’espace est divisé en deux : l’espace concert avec des
    gens debout, et l’espace avec des canapés, possiblement la zone fumeurs
    car proche fenêtres.

Les places de stationnement handi les plus proches sont :
4 places en face du 67 rue d’Alger
1 place en face du 71 (elles sont juste à coté du lieu, à environ 130
mètres)
Si elles sont toutes prises, il y en a un peu plus loin, sur le bd
Baille, au niveau des numéros 77, 58 et 43.
Si y a des questions n’hésites pas à écrire à « karaoke13mai@riseup.net »

Eugene (Oregon, USA) : Un peu de pédagogie

Publié le 2023-05-10 08:00:07

Scenes from Atlanta Forest / dimanche 30 avril 2023

Aujourd’hui, en l’honneur de Tort et en solidarité avec les défenseu.se.r.s de la forêt à « Atlanta » et partout ailleurs, nous avons fait savoir aux courtiers locaux qui travaillent avec Nationwide Insurance à « Eugene, Oregon » qu’ils doivent s’informer sur Cop City et Tortuguita. Et qu’ils doivent prendre des mesures pour convaincre Nationwide de cesser d’assurer Cop City et que les assureurs doivent cesser d’envoyer des affaires à Nationwide.
Nous avons adopté diverses tactiques, en utilisant aujourd’hui des dépliants éducatifs et des œuvres d’art collés sur leurs portes d’entrée, et une brique a été offerte à chaque bureau pour leur faire savoir qu’on leur a donné une chance de faire ce qu’il fallait. Un grand merci à Nationwide pour avoir publié les noms et adresses de tous les courtiers associés dans ce pays.

Nique Nationwide. Nique les assurances. Nique ces constructions sociales capitalistes à la con. Nique tous les flics. Jusqu’au dernier. De « Eugene » à « Atlanta » avec amour et rage. ¡Tortuguita presente !

Montauban (Tarn-et-Garonne) : barbecue de voitures de keufs

Publié le 2023-05-10 08:15:05

Montauban. Trois voitures de police incendiées
actu Toulouse, 9 mai 2023

Lundi 8 mai 2023, peu après 23 heures, trois véhicules de police ont été aspergés par des mains inconnues à l’aide d’un produit inflammable.

Les voitures, siglées « POLICE », étaient stationnées devant le commissariat de la préfecture du Tarn-et-Garonne. Grâce à l’intervention des pompiers, le feu a pu être maîtrisé. Le commissariat n’a pas été touché, mais les véhicules sont détruits.

Un syndicat policier indique que l’auteur a pris la fuite. Il n’est, pour le moment, pas identifié. Une enquête a été ouverte.

Orvault (Loire-Atlantique) : mutinerie ravageuse dans la prison pour mineurs [MàJ]

Publié le 2023-05-10 08:20:05

Des dégradations à la prison pour mineurs d’Orvault
après une « mutinerie »
France Bleu, 9 mai 2023

Les syndicats parlent d’une « mutinerie ». Ce lundi 8 mai, trois jeunes détenus de l’établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) d’Orvault ont refusé de regagner leur cellule après la promenade. Après de longues minutes de négociations, les trois mineurs ont dégradé le mobilier de la cour : bancs et tables de ping-pong en béton. Ils ont ensuite pris pour cible le bureau des surveillants et le matériel informatique.

C’est l’Équipe régionale d’intervention et de sécurité (ERIS) de l’administration pénitentiaire qui a pu maîtriser les mineurs. Aucun agent n’a été blessé et deux des trois mineurs ont été transférés dans un autre établissement.

Ce mardi, la situation était encore décrite comme « tendue » au sein de l’établissement pénitentiaire pour mineurs d’Orvault.


Mutinerie à Orvault : un an ferme pour le jeune majeur
Ouest France, 31 mai 2023

Mutinerie au sein de l’établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) d’Orvault, près de Nantes, suite et fin. Le 8 mai, une des sept unités d’hébergement de l’établissement avait subi les foudres de trois jeunes garçons, qui avaient tout cassé sur leur passage. Cette brutale explosion de violence n’avait fait aucun blessé mais 25 000 € de dégâts. Ramenés à la raison par une équipe régionale d’intervention et de sécurité, les trois jeunes avaient été placés à l’isolement.

Si les deux mineurs seront jugés devant leur juridiction d’origine, à savoir Caen et Niort, le troisième, devenu majeur depuis les faits, a reconnu sa responsabilité et a été jugé selon la procédure du plaider-coupable. Ce jeune homme, déjà condamné à cinq reprises dans le passé, a accepté la peine proposée : un an de prison ferme.

Vengeance pour S – bordelisaion de la FNSEA à Toulouse

Publié le 2023-05-10 15:00:07

Vengeance pour S et tous les bléssés : à Toulouse, bordelisation des locaux de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs!

 

 

Ce jeudi 4 mai, lors de la semaine d’appel à actions en solidarité avec le S et tous les bléssés, les locaux de ces chiens de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, situés au sein de la chambre d’agriculture de Haute-Garonne, ont été joyeusement bordelisés. Au son de du slogan crié avec rage et passion « Pour Serge, pour Serge, et tous les camarades, on a la rage, on va pas rester sages », le sas du bâtiment a été bloqué par divers détritus et nombre de poubelles renversées tandis qu’un affichage de slogans tels que « FNSEA et JA : méga-ordures », « Pour S et tous les bléssés on a la rage », « Révolution! Que crèvent le capitalisme, l’Etat et l’exploitation », se faisait sur la baie vitrée de la façade. Des oeufs pourris bien puant ainsi que quelques tags ont accompagné le tout!

 

Voilà ce que méritent ces chiens de la FNSEA incarnant si bien la bourgeoisie agricole qui écrase la paysannerie pauvre, qui s’approprie les ressources tout en promouvant un productivisme agricole mortifèr et aussi bien pour le prolétariat que pour la planète. C’est pour défendre ses intêrets de classe que la FNSEA défend l’ordre établi et soutient l’Etat dans la répression de ce qui attaque ce système. Les JA en sont une succursale et se sont illustrés par des communiqués infects cautionnant et remerciant la répression particulièrement brutale qui s’est exercée à Sainte-Soline. Ils ne sont bien sûr pas les seuls à constituer le ciment du capitalisme mais ils ont particulièrement brillé par leur ignominie crasse ces derniers temps.

Force à Serge et à tous les bléssés! Une pensée particulière aux bléssés des manifs du premier mai! Vive la révolution! Gare à la revanche, les mauvais jours finiront!

Des gens en lutte qui ont la rage!

Retour de Sainte Soline : éviter la confrontation directe

Publié le 2023-05-10 15:05:05

La mobilisation contre les bassines du 25 Mars s’est soldée par un échec cuisant. D’abord parce que nous n’avons pas réussi à atteindre la bassine, ce qui semblait être l’objectif principal, et surtout parce que de nombreux∙ses camarades ont été blessé∙e∙s, certain∙e∙s avec des conséquences irrémédiables. Il s’agit d’une défaite collective, dû notamment à la stratégie de confrontation directe contre un dispositif policier dans des conditions défavorables. Nous voulions apporter quelques pistes de réflexion pour éviter ce genre de situation à l’avenir.



Pourquoi la stratégie de la confrontation

Une des nombreuses réactions a été de dire « l’État est prêt à tuer pour défendre un trou vide, un symbole » (bien sûr, il y avait une stratégie au niveau de l’État, qui consiste à l’extension de la logique militaire dans la répression des contestations internes, et à cibler le mouvement écolo avec la rhétorique du terrorisme). Cependant, notre action a impliquée que nous étions prêt à mourir pour un trou vide, un symbole, et/ou un impact médiatique. Ce n’était pas forcément un acte délibéré, peut-être que la majorité des gens sur place n’en avaient pas conscience.
Évidemment, la faute revient à l’État et aux forces de l’ordre, mais qui peut être vraiment surpris ? La police tue, ce n’est pas nouveau, et les personnes qui étaient présentes notamment au rassemblement du 29 octobre avaient déjà pu voir le niveau de violence que les gendarmes étaient prêts à déployer (des grenades GM2L avaient été tirées). C’était déjà un miracle qu’il n’y ait pas eu davantage de blessé∙e∙s ce jour-là. Nous savions donc les risques qui nous attendaient si nous retournions sur ce chantier.

Les SDT devaient aussi avoir conscience du carnage qu’il se passerait si nous tentions de retourner sur ce chantier. Plusieurs textes ont été écrits pour critiquer la stratégie des SDT, avec lesquels nous sommes globalement d’accord ; ils auraient dû prendre en compte ce danger, être plus clair sur la communication (surtout en amont). En cherchant à radicaliser le mouvement et en mettant une place une stratégie de confrontation, nous ne pouvons pas croire qu’une telle issue leur paraissait inenvisageable.

Cependant, le but de ce texte est de se questionner sur notre responsabilité collective, en tant que groupes ou individus autonomes.

Nous ne pouvons pas parler au nom des autres groupes, qui peut-être ont eu des réflexions sur ces sujets, et étaient près à mourir pour se rendre sur le chantier. Ce n’était pas le cas de notre groupe, et peut-être que d’autres groupes / personne se reconnaîtrons. Avec le recul, il est surprenant qu’il y ait eu si peu de réflexion sur cette action, sur les risques que nous encourions, et surtout sur les enjeux. La question de l’engagement est pourtant primordiale, quels risques sommes-nous prêts à prendre, et pour quelle potentielle victoire ?

Dans le cas de Sainte-Soline, la seule victoire possible était de rentrer dans un chantier vide, sans engins, sans possibilité de sabotage. Dès lors, en voyant le dispositif policier en place, en connaissant les armes qu’ils allaient utiliser, pourquoi n’avons-nous pas décidé de ne pas rentrer en confrontation directe ? Les points suivants semblent donner des pistes d’explication :

Nous ne cherchons pas à dépolitiser les raisons de l’action en énumérant des causes principalement individuelles et psychologiques. Nous pensons toutefois qu’une fois sur place, au cœur de l’action, il devient compliqué d’agir de façon "rationnelle" et coordonnée, et qu’il est important d’en avoir conscience. Nous devons essayer de ne pas laisser ces émotions dicter seules nos actions. Nous devons être capable de discernement, d’intelligence collective, d’une certaine rationalité.

Le ratio risque/enjeux, envisager la retraite

Le but du propos ici n’est pas de prôner un arrêt de toute action risquée, mais d’évaluer le risque par rapport aux enjeux. Cramer des camions de gendarme fait toujours plaisir, mais ça ne doit pas se faire au prix de vies humaines (de notre côté).
Bien évidemment, et pour les raisons évoquées ci-dessus, il est compliqué de prendre une décision sur le moment. C’est pourquoi il semble important, avant chaque action, de comprendre quels sont les enjeux, les risques, d’établir des scénarios, notamment des scénarios de retraites, et de décider collectivement des conditions d’une retraite / abandon de l’action. Dans le cas de l’action de Sainte-Soline, nous aurions dû nous mettre d’accord sur le fait qu’à partir du moment où on se prenait des grenades, on reculait, ou bien qu’à partir du moment où on avait des blessé∙e∙s sérieus∙e∙s, on arrêtait. Ce sont d’ailleurs les médics qui ont dû convaincre les manifestant∙e∙s de ne pas tenter une deuxième confrontation avec le dispositif policier, car iels n’avaient plus les moyens de prendre en charge d’autres blessé∙e∙s.
Si une stratégie de retraite avait été mise en place, de nombreux∙ses blessé∙e∙s auraient pu être évité∙e∙s.
À l’échelle de notre groupe nous avions eu des discussions et un accord collectif sur le niveau de violence que nous étions prêts à employer pendant l’action, mais nous n’avons pas discuté du niveau de violence que nous étions prêts à recevoir.

Cela reste compliqué à faire pour des actions spontanées qui peuvent avoir lieu, par exemple en manif, mais si nous nous exerçons suffisamment à ce genre de réflexion, nous serons capables de prendre de meilleures décisions sur le moment, de manière individuelle et collective.

Éviter la confrontation directe, se préserver et se renouveler

Il semble clair que dans le cas de confrontation dans la même configuration que celle de Sainte-Soline avec les forces de l’ordre, nous serons toujours perdants. Nous ne prônons pas non plus un arrêt de toutes confrontations ; certaines configurations, lors de manifestations, sur des terrains urbains, dans des forêts (comme à NDDL)... permettent d’être offensif et de rentrer en confrontation avec les FDO avec des "risques acceptables". Mais la configuration des bassines, où le terrain n’offrait aucune protection, avec des gendarmes en hauteur, ne permettait pas une confrontation sans "risques acceptables".
Si nous décidons de mieux nous équiper, il en résultera une augmentation symétrique de la violence policière, qui pourrait atteindre des stades dramatiques.

Ne tombons pas dans un fatalisme morbide, qui serait de dire « dans tous les cas, il y aura des blessés et des morts dans la lutte ». Cette vision fait horriblement penser à l’expression « on ne fait pas d’omelettes sans casser les œufs », C’est une vision militaire, autoritaire, qui efface complètement l’individu, à l’opposé des valeurs anarchistes. Comment pouvons-nous lutter pour la vie, si nous ne sommes pas capables de prendre soin de celle des nôtres ?

Nous devons nous renouveler, ne pas rester figé dans les mêmes stratégies militantes, faire preuve d’inventivité. Les premières actions des soulèvements de la Terre ont fonctionné car l’État ne nous connaissait pas, ne savait pas comment nous gérer. Lors du 2e acte contre les bassines en novembre 2021, il était également question de se rendre sur un chantier. Sauf que les policiers étaient présents, avec en prime des agriculteurs de la FNSEA. Il avait été décidé de se rendre sur une bassine dans un département limitrophe (nous étions proche de la frontière), qui a été débâchée, et dont la pompe a été démontée. Les gendarmes ne s’attendaient pas à ce mouvement, et ont été complètement dépassés. D’autres facteurs peuvent expliquer cela, notamment le fait qu’ils ne nous connaissaient pas, un certain laissé-faire pour tenter de comprendre notre stratégie, ou bien même pour pouvoir légitimer par la suite une forte répression.

L’efficacité

Si nous avions décidé de ne pas rentrer en confrontation avec le dispositif de gendarmerie, mais de marcher tranquillement, quel aurait été l’impact ? La lutte s’en serait-elle moins bien portée ? L’impact médiatique aurait-il été moins important ? Dans ce cas, sommes-nous prêts à avoir des morts uniquement pour un impact médiatique ?
Sans vouloir tomber dans une vision utilitariste de la lutte, il faut néanmoins se poser la question de l’efficacité, surtout quand on voit les risques. Avoir des blessés pour une action symbolique (rentrer dans un trou vide était purement symbolique) semble beaucoup moins défendable que pour une action qui va réellement avoir un impact.
À moins que nous nous laissions guider par nos émotions, notamment sur l’émeute/confrontation. Doit-elle viser un but stratégique, ou cherchons-nous l’émeute/confrontation pour le plaisir de l’émeute/confrontation ? Quand il y a un tel danger physique, l’émeute doit rester une stratégie, il n’y a aucun plaisir à prendre dans une confrontation où des camarades sont gravement blessé∙e∙s par des grenades.
Le sabotage permet de mettre à l’arrêt les machines mortifères des industries, sans pour autant prendre de risque énorme. Les exemples sont nombreux : plusieurs bassines ont été démantelés l’année dernière [1], un site de Lafarge a été mis à l’arrêt près de Marseille en Décembre [2], plus récemment des centrales à béton ont été sabotés en région parisienne [3]...

Nous appelons donc à une réflexion sur nos actions, sur le niveau de risque que nous sommes prêts à assumer collectivement. Nous devons prendre soins les un∙e∙s des autres, et privilégier des actions impactantes avec le moindre de risque possible. Faisons en sorte de nous renouveler, de changer constamment de forme, pour que l’État n’arrive pas à nous contrôler.
Soutien à tou∙te∙s les blessé∙e∙s de Sainte Soline et aux victimes de la répression Étatique !



Notes

Atlanta (USA) : de la glue dans les distributeurs de la Bank of America

Publié le 2023-05-11 06:45:04

Scenes from Atlanta Forest / jeudi 27 avril 2023

Dans la nuit du 25 avril, j’ai collé les distributeurs de billets de la Bank of America à East Atlanta Village avec de la glue.

J’ai fait ça parce que la Bank of America soutient la Fondation de la Police d’Atlanta.

Chaque jour qui passe, demande-toi comment tu peux attaquer la Fondation de la Police d’Atlanta, leurs donnateurs ou leurs membres.

Ne sois pas patient.e. Ne rate pas les opportunités.
Ne te satisfait pas, pas même un seul instant, avec le prix de consolation.

Fini de se plaindre. C’est l’heure d’attaquer.

Oh le joli mois de mai !

Publié le 2023-05-12 00:55:06

Incendie d’un véhicule de la mairie à Toulouse



Dans le quartier de Bourrassol à Toulouse, la nuit du 8 au 9 mai, dans l’ enceinte de l’atelier technique de la mairie une fourgonnette s’est embrasée clamant ainsi haut et fort toute sa solidarité avec le mouvement contre la réforme des retraites et bien au-delà. Probablement pour rendre hommage aux attaques répétées contre les représentants du pouvoir, des mairies aux casserolades chassant élus et porte-paroles gouvernementaux.
Les manifs ont permis de s’attaquer aux mairies, préfectures et autres lieux où le pouvoir des élus s’exerce. Après l’usage du 49.3, c’est peut être moins la démocratie bafouée que le mépris continuel d’un gouvernement néo-libéral, qui a fait largement bouger et dépasser l’appropriation de la rue. Le refus de laisser passer sous silence toute tentative de freiner le bon cours de la société marchande et individualiste.
Saluons ce geste et faisons en sorte qu’il ne soit pas vain !

Bash Back ! Is Back

Publié le 2023-05-12 01:00:09

Faire revivre un Réseau Queer Insurrectionnel : Entretien



En 2007, durant les préparatifs d’actions contre la Convention Nationale Républicaine de 2008, un réseau insurrectionnel d’anarchistes queers s’est formé sous le nom de Bash Back ! Au cours des trois années qui ont suivi, ce réseau a participé à une série de confrontations, d’efforts d’organisation et de publications, qui ont élargi et intensifié la lutte contre la normativité de sexe et de genre. Aujourd’hui, alors que les fascistes et autres fanatiques réitèrent leurs assauts contre les personnes queer et trans et que les anarchistes ripostent, il est urgent de renouveler la coordination et l’innovation. Dans ce contexte, les participants du réseau originel Bash Back ! ont appelé à une nouvelle convergence Bash Back ! en septembre 2023.

Dans leurs propres termes,

Les années qui viennent de s’écouler ont été marquées par l’intensification – de la crise, de l’aliénation, de la défaite et de la lutte. La droite ne se réfugie plus derrière des euphémismes : elle veut exterminer les personnes queer et trans. Face à cela, la gauche n’offre que de fausses solutions : voter, faire des dons, s’assimiler. Une décennie de représentation, de victoires juridiques symboliques, d’activisme sur les médias sociaux et de saturation du marché de masse ont aggravé notre situation à tous points de vue. Nos amis des beaux jours ne nous sauveront pas des conséquences de leur stratégie de visibilité vide. La conclusion inéluctable est que nous devons nous réunir pour nous protéger nous-mêmes.

L’histoire nous montre que l’héritage queer consiste à créer des liens dans un monde qui nous hait, qu’il est un héritage de joie émeutière, un héritage de riposte. Les attaques se poursuivront contre nos clubs, nos parcs, nos lectures drag de contes et nos frères et nos sœurs. Pour résister, nous avons besoin d’espaces – souterrains si nécessaire – pour nous retrouver, des espaces pour nous ressouvenir, pour construire, pour partager et pour conspirer.

Pour approfondir l’héritage de Bash Back ! et ses possibilités actuelles, nous avons réalisé l’entretien suivant avec d’ancien.ne.s membres de Bash Back ! qui prennent part à l’organisation de la prochaine convergence.

Parlez-nous de l’assemblée de septembre. Que peut-on faire pour y participer ou y contribuer ?

La convergence 2023 Bash Back ! aura lieu à Chicago du 8 au 11 septembre. Nous invitons tous nos camarades queers pour un week-end de construction d’un réseau, d’apprentissage mutuel et d’élaboration de nouvelles stratégies et tactiques pour lutter contre l’ordre social. Nous organisons cet événement parce qu’il y a eu tant d’exemples stimulants de personnes queer qui ont riposté contre les fanatiques – par exemple, les réactionnaires qui essaient de faire fermer les spectacles de drags. Toutefois, nous avons besoin de plus de cohésion et de plus de stratégie, en raison notamment de l’escalade des agressions à l’encontre des personnes queer et trans dans tout le pays et dans le monde entier. Bien entendu, ces violences s’inscrivent dans le contexte d’une crise du capital profondément enracinée et qui ne cesse de s’aggraver, et d’une crise climatique qui s’intensifie de jour en jour.

Plus spécifiquement, il y a un besoin manifeste de construire une tendance queer militante qui soit anticapitaliste, anti-étatiste et anti-assimilationniste. Les libéraux et les sociaux-démocrates ont promu l’assimilation afin que les personnes queer et trans puissent être utilisées comme des pions politiques, à sacrifier lorsque cela leur est opportun électoralement. Toute avancée dans la guerre culturelle n’a conduit qu’à la subsomption du queer à la logique du capital et à la fausse liberté agitée par la politique de consommation.

Pour ce qui est de la participation ou de la contribution, l’essentiel pour l’instant est que nous recherchons des gens pour prendre part au programme de la convergence. Nous acceptons les propositions [1] jusqu’au 20 juin. En dehors de la programmation, la tâche la plus importante que les gens puissent entreprendre est celle de renforcer les relations et les affinités avec les membres de leurs communautés. Cela a toujours été l’essence de Bash Back ! qui n’a jamais été une organisation centralisée mais plutôt un réseau de partage d’idées et de camaraderie.
Lire la suite de l’article sur CrimethInc.



[1bashback2023@riseup.net

Athènes (Grèce): revendication d’attaques contre des Airbnb, des hôtels et des caméras à Exarcheia

Publié le 2023-05-12 01:05:03

Athènes (Grèce): revendication d’attaques contre des Airbnb, des hôtels et des caméras à Exarcheia

Une forêt vierge, une montagne sauvage, une mer calme et propre, un joli quartier : le capitaliste y voit des morceaux de choix, un nouveau champ d’investissement et de profit. Dans le monde où nous vivons, dans le monde du pouvoir étatique et de l’organisation capitaliste de l’économie, il n’y a rien qui n’ait une certaine valeur d’échange, qui ne puisse pas être converti en argent. Telle est la nature du capital, mené par la perpétuelle croissance comme condition de sa survie et de sa reproduction. Tout, dans la nature et dans la société, est une cible et un champ d’exploitation. Dans une version miniature de ce processus, le quartier d’Exarcheia a été récemment le sujet de l’une des plus rudes attaques de ces dernières années par l’Etat et le capital. Comme beaucoup d’autres quartiers dans le centre d’Athènes, Exarcheia est encore un champ « inexploité » pour différents types de gros investisseurs. Un quartier au centre de la ville, au milieu de sa façade, qui a été « laissé en plan » en termes d’infrastructure, de gros investissements et de source de profits pour la machine capitaliste.

Mais c’est aussi un quartier spécial. Il est différent des autres – de beaucoup d’autres – quartiers du centre ville qui sont encore « sous développés », non développés et pour lesquels le même avenir de « développement » est prévu. C’est le quartier des mouvements, des luttes, d’une jeunesse politisée, de la radicalité, des anarchistes. L’Etat a toutes les raisons d’alouer beaucoup de ses forces à soumettre, polir, nettoyer, normaliser Exarcheia et à l’offrir, sous son auspice, comme un pion aux investisseurs. L’Etat sait que, traditionnellement, Exarcheia est le point de référence de mouvements radicaux, le « QG » de l’ennemi.e intérieur.e. Ces dernières années et avec une intensité particulière sous le gouvernement de Nea Dimokratia [« Nouvelle Démocratie », le parti d’extrême-droite actuellement au pouvoir en Grèce, ndlt], l’Etat a continuellement essayé de mener bataille dans ce qu’il envisage comme la dernière lutte du quartier.

Bien sûr, ce n’est pas un choix détaché du plan global du maintien de l’ordre de l’Etat. Au vu de ces dernières années, l’Etat semble avoir considéré – et, qui plus est, proclamé – que ce serait le moment approprié, historiquement et socialement, de mettre un terme à la très ancrée tradition révolutionnaire du pays, à la radicalité politique, aux anarchistes, aux mouvements, à ce que les managers de droite appèlent « l’hégémonie idéologique de la gauche ». Dans cette ère de crise économique, de haute inflation et de récession à venir, de guerre et de bouleversements géopolitiques, l’Etat grec est protégé par le visage d’un futur instable.

C’était aisément prévisible et il est rapidement devenu évident pour des parties de plus en plus larges de la société que la gentrification et l’embourgeoisement signifient le déplacement des classes les plus pauvres à coup de loyers qui crèvent le plafond et du non-renouvellement des baux quand les maisons sont transformées en Airbnb. A côté de cela il y a les ventes aux enchères de la première maison et la voie libre pour la marche du capital immobilier aux dépens des exploité.es. Nous voyons changer le quartier : les habitant.es sont forcé.es de quitter leurs maisons et à leur place, il y a les touristes – les clients des hôtels et des Airbnb qui germent partout comme des champignons et qui appartiennent souvent à des fonds d’inverstissement multinationaux et des entreprises. Dans leur sillage apparaissent les magasins pour riches (touristes ou non) avec leurs prix prohibitifs et un style alternatif, puisque c’est ce qui se « vend » maintenant à Exarcheia.

L’autre côté du développement et de la gentrification est, comme d’habitude, la répression et la surveillance. Des détritus en uniforme décorent les palissades métaliques autour du chantier du métro sur la place [d’Exarcheia, ndlt] et empêchent les habitant.es d’aller sur la colline Strefi [colline dans le quartier d’Exarcheia, ndlt] qui est détruite à petit feu, les espaces du mouvement et les squats sont supprimés et fermés pendant que les magasins pour hipsters s’épanouissent, des caméras sont placées dans de plus en plus d’endroits autour des nouvelles boutiques. Ces caméras sont aussi utilisées par l’Etat dans le but de réprimer les luttes et les choix confrontatifs des personnes actives dans le quartier. Un exemple récent et typique sont les caméras dans les rues autour du monument à l’anarchiste A. Grigoropoulos, qui ont été utilisées par l’Etat lors des dernières mobilisations en décembre [A. Grigoropoulos a été tué par la police le 6 décembre 2008. Depuis, cette date est l’occasion d’émeutes en sa mémoire tous les ans, ndlt].

L’Etat est le capital sont en train de mener une avancé coordonnée et stratégique dans le quartier, en essayant d’altérer son caractère politique, de supprimer les projets auto-organisés et de détruire, dans les mémoires et dans les lieux, l’histoire de lutte d’Exarcheia, en essayant de la transformer en divertissements stériles et en lieu de vacances.

En ce qui nous concerne, en tant que personnes qui considérons le quartier d’Exarcheia comme étant d’une importance clé pour la perspective de la lutte, qui voulons qu’Exarcheia reste un lieu de fermentation, de politisation et de résistance, nous choisissons de répondre à la violence multiforme que le pouvoir déchaîne de manière coordonnée contre nous, contre nos structures et nos quartiers. Nous appelons le monde des quartiers, le monde des luttes radicales auto-organisées à choisir de confronter l’Etat et le capital, partout où ils apparaissent, en envahissant Exarcheia et au-delà. A attaquer en pratique et par tous les moyens disponibles les investissements/les pillages qui essaient de nous effacer. Peut-être qu’une attaque qui s’inscrive dans la durée, « une guerre à l’épuisement » de notre côté, même dans des termes matériels, serait capable, avec toutes les autres luttes centrées sur Exarcheia qui ont été et sont menées sur le long terme, de tenir comme une vraie barrière contre les plans de domination.

Dans ce contexte, nous revendiquons les dégradations de caméras au 20 rue Kolettis, 75 rue Methoni et au Eurodiagnostics du 4 rue Patousa, ainsi que la peinture, les slogans et les dégradations mineures aux sonnettes des appartements Airbnb aux 32 rue Tsamadou, 23 rue Solomou, 72 rue Methoni, 28 rue Arachovis et 61 rue Charilaou Trikoupis. Enfin, nous revendiquons les attaques suivantes au moyen de destruction des entrées, façades, fenêtres et caméras des hôtels et Airbnb suivants:

Zoia House – The Hill (Kosmas Melodou 30)
Kosmos Melomel (Komos Melomos – Komos Melomos Melios, 8 Kleisovis Street)
PAME Paradiso (Kleisovis 7)
Exarcheia Housing Project (Sp. Trikoupis 28)
The Diplomat’s ABR (Char. Trikoupis 95)
Asclepius 102
Komninon 8
Solomou 32

Des anarchistes

[Traduction de l’anglais d’un article publié le vendredi 28 avril 2023 sur Dark Nights. Publié en français le 6 mai 2023 sur Attaque.]

Cognin (Savoie) : « S’attaquer à la mairie, c’est s’attaquer à l’État »

Publié le 2023-05-12 08:10:06

Savoie : la mairie de Cognin caillassée dans la nuit de samedi
à dimanche
ActuSavoie/France Bleu, 9 mai 2023

La façade de la mairie de Cognin, dans l’agglomération du Grand Chambéry (Savoie), a été la cible de dégradations ce week-end. Dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 mai, vers 2h du matin, des individus ont caillassé de pierres l’entrée principale du bâtiment municipal de la commune. En tout, 11 vitres ont été endommagées.

« Je souhaite qu’on retrouve les auteurs de ces dégradations », explique le maire Franck Morat en observant ses agents mettre des panneaux plexiglass sur les impacts, et qui va déposer plainte. « Quand on s’attaque à une mairie, on s’attaque à un symbole. S’attaquer à la mairie, c’est s’attaquer à l’État et aux élus qui œuvrent pour la commune. Le fait d’avoir dégradé la mairie, ça me touche et ça me blesse parce que je suis quelqu’un de très engagé et également un enfant de la commune », poursuit le maire.

Saint-Sernin-du-Plain (Saône-et-Loire) : cramer les laisses technologiques

Publié le 2023-05-12 08:15:07

L’antenne relais du Mont-Rome victime d’un incendie
la nuit dernière
Le Bien Public/Le Journal de Saône-et-Loire, 11 mai 2023

Un incendie, qui pourrait être d’origine criminel, s’est déclaré dans la soirée du mercredi 10 mai, sur l’antenne relais du Mont-Rome, à Saint-Sernin-du-Plain, en Saône-et-Loire, à la frontière avec la Côte-d’Or. Près d’une vingtaine de pompiers sont intervenus sur les lieux, venant des centres de secours de Couches, du Creusot, de Chalon, de Montceau et même de Côte-d’Or.

Les ondes hertziennes sont coupées, et les habitants des environs ne reçoivent donc plus la télévision ni la radio, et les communications mobiles sont très difficiles. Les dégâts sont importants, et nécessiteront des travaux qui pourraient être longs. « Il n’y a plus de couverture télé pour 100 % des personnes dont les antennes sont orientées sur le Mont-Rome », confirme le maire de Saint-Sernin-du-Plain. « Pour les communications mobiles, d’autres antennes peuvent prendre le relais mais il y a d’immenses difficultés. » Pour l’heure, aucune date ni heure de remise en service n’est prévue, à la vue de l’importance des travaux nécessaires.


Bourgogne. Dégâts, réseau perturbé, grillage d’accès forcé… Ce que l’on sait sur l’incendie de l’antenne relais du mont Rome
Le Bien Public, 11 mai 2023 (extrait)

Pour l’heure, aucune date ni heure de remise en service n’est prévue, au vu de l’importance des travaux nécessaires. « On peut être pessimistes, il faudra plus d’un an pour remettre en état l’antenne, estime le maire. Il existe tout de même des solutions de repli pour la télé avec un possible mât provisoire. » Les communes environnantes, situées sur la zone d’émission, sont donc touchées, allant du Couchois jusqu’au sud de la Côte-d’Or.

Une enquête de gendarmerie est en cours, avec la venue notamment de la brigade d’identification criminelle de Mâcon pour, entre autres, effectuer des prélèvements ADN et déterminer les causes de l’incendie. La gendarmerie ne fait « aucun commentaire sur une enquête en cours, qui plus est sur un sujet sensible ». Selon nos informations, à ce stade, la piste criminelle serait privilégiée, un grillage d’accès à l’antenne relais ayant été forcé.


Un relais téléphonique visé par un incendie à Saint-Sernin-du-Plain (71)
Code-Rouge, 11 mai 2023
(« association française de presse spécialisée s’intéressant aux acteurs de la Sécurité Civile et de la Défense »)

Plusieurs appels retentissent au CTA CODIS du SDIS 71 ce mercredi soir aux alentours de 20h45 pour un important feu de broussailles virulent et qui toucherait un relais téléphonique sur la commune de Saint-Sernin-du-Plain.

De nombreux engins de lutte contre l’incendie hors route et un drone sont en transit avec le renfort des Sapeurs-Pompiers de Nolay en Côte-d’Or. Après reconnaissante du chef de groupe, les moyens sont annulé puisqu’il s’agit d’un incendie qui touche seulement le relais. Trois départs de feu sont observé sur place par les gendarmes qui effectueront des prélèvements ADN avant que les soldats du feu maîtrisent les flammes à l’aide d’extincteurs.

Une enquête de gendarmerie a été ouverte.



Laragne-Montéglin (Hautes-Alpes) : le distributeur de thunes n’a pas passé la nuit

Publié le 2023-05-12 08:20:05

Le distributeur de billets de La Poste de Laragne incendié pendant la nuit
Le Dauphiné/La Provence, 10 mai 2023

Une enquête de gendarmerie a été ouverte par le parquet de Gap et confiée la gendarmerie après l’incendie visiblement volontaire du Distributeur automatique de billets (DAB) de la Poste sur la commune de Laragne-Montéglin (Hautes-Alpes). Selon les premiers éléments, il s’agirait d’un incendie volontaire, dans la nuit de mardi à mercredi vers 1 h 30 du matin. Les premières constatations ne montrent pas de tentative d’arrachage du DAB.

Le distributeur automatique de billets a été entièrement détruit par les flammes. « Il y a de gros dégâts, les fumées issues de l’incendie ont aussi endommagé l’agence postale », précise Jean-Marc Duprat, maire de Laragne-Montéglin. L’établissement a été fermé au public mercredi 10 mai toute la journée.

Canal du Midi : le mystère des écluses vandalisées

Publié le 2023-05-12 08:25:06

Canal du Midi : le mystère des écluses vandalisées
L’Indépendant/La Dépêche, 10 mai 2023

Depuis la mi-avril, des écluses du canal du Midi dans l’Ouest audois ont été le théâtre d’actes de malveillance altérant leur fonctionnement.

En août 2022, au plus fort de l’été, trois écluses avaient été vandalisées. Voici que de nouveaux actes de malveillance viennent d’avoir lieu sur plusieurs ouvrages du canal du Midi, dans son linéaire de l’Ouest audois, entre Pexiora et Naurouze mais également sur la partie haut-garonnaise, à Avignonet-Lauragais. Huit écluses ont été visées et l’une d’elles l’a même été à plusieurs reprises.

Une longue série

« Nous avons d’abord eu des blocages par la FDSEA de l’Aude les 20 et 21 mars. Là, les écluses n’ont pas été endommagées mais la circulation des bateaux sur le canal a été bloquée, ce qui a donné lieu à un préjudice pour les usagers navigants », relève Jean Niquet, chef du service infrastructure, eau, exploitation, environnement à VNF. Il poursuit avec les huit écluses qui ont subi, en suivant, des « interventions extérieures » .

Le 14 avril, ce sont deux poteaux en béton qui ont été placés en travers de l’écluse de Laurens sur la commune de Mas-Saintes-Puelles. « Elle n’a pas été endommagée mais la navigation a été, là encore, bloquée. Le 21 avril, ce sont des câbles électriques qui ont été sectionnés sur une autre écluse, celle, voisine, du Roc sur la même commune. Le 22 avril, des radars qui détectent les bateaux ont été débranchés à la Planque, à Castelnaudary. Le 29 avril, des pièces métalliques ont été jetées dans le sas de l’écluse Saint-Roch, toujours à Castelnaudary, qui empêchaient le fonctionnement normal des portes de l’ouvrage. Il a donc fallu enlever ces pièces assez importantes. Celle de la Méditerrannée, à côté, a également fait l’objet de dégradations. Pendant le week-end du 1er mai, nous avons eu à nouveau des câbles électriques sectionnés sur deux écluses et à nouveau ce samedi 6 mai, à Tréboul sur la commune de Pexiora », énumère M. Niquet. « C’est une dégradation de bien public. Les écluses sont propriété de l’Etat, gérées par VNF. C’est le bien commun ». Il explique qu’à chaque fois, ce sont les agents de VNF qui ont donné l’alerte.

Un préjudice estimé à plusieurs milliers d’euros

« La navigation se fait de 9 heures à 19 heures. Des équipes d’exploitations sont au démarrage du système pour la navigation. C’est au stade la préparation donc que les problèmes ont été détectés ». Quant au montant du préjudice, VNF l’estime à plusieurs milliers d’euros, tempérés toutefois « par les équipes techniques compétentes » du gestionnaire du Canal du midi « qui savent identifier rapidement les problèmes et les réparer elles-mêmes, à ce stade « .

L’an dernier, le gestionnaire du Canal avait dû toutefois faire appel à un grutier. Pas cette année où, le 14 avril, VNF a utilisé un de ses propres camions-grues pour déloger les poteaux qui empêchaient le bon fonctionnement de l’écluse. Si certaines interventions ont dû bloquer la navigation, ce n’est pas le cas de toutes. À la Méditerranée et Saint-Roch, les pièces ont pu être assez rapidement enlevées. Idem à Encassan, côté Haute-Garonne, à Avignonet-Lauragais. Mais celle de Laurens elle, en revanche, n’a pu être remise en service qu’au bout de 24 heures. « Il y a eu un jour d’interruption de navigation ce qui a affecté un bateau promenade, Le Surcouf, qui a dû évacuer ses passagers et leur faire terminer, en bus, leur sortie  » , poursuit M. Niquet.

Ecluse de la Méditerranée à Mas-Saintes-Puelles (Aude), 7 août 2022. La porte sabotée avec le tag « Eau pour tous ».

Pas de revendications

Pas de revendications pour ces différents actes contrairement à l’an dernier où, à la bombe à peinture, des marquages clamaient « L’eau pour tous ». Pas de piste quant au ou aux auteurs de ces actes.

En revanche, difficile pour VNF de prévenir les actes de malveillance. « Ils n’ont pas lieu en pleine journée », relève M. Niquet, précisant que les écluses vandalisées sont situées sur une portion d’une bonne vingtaine de kilomètres qui ne compte pas moins de 17 écluses. VNF condamnant « de tels actes de vandalisme qui endommagent les infrastructures publiques et de fait, peuvent porter préjudice à l’ensemble des usagers du Canal du Midi, fleuron classé de notre patrimoine », a déposé plainte à chaque constat.


Canal du Midi : les actes de vandalisme sur les écluses
se multiplient

France3 Occitanie, 9 mai 2023

Depuis mi-avril, plusieurs écluses du Canal du midi, entre Toulouse et Castelnaudary, ont été endommagées par des actes de malveillance.

Durant le week-end du 1er mai, ce sont quatre écluses à Laurens sur la commune de Mas-Saintes-Puelles, dans l’Aude et à Encassan à Avignonet-Lauragais en Haute-Garonne qui ont fait l’objet de dégradations. VNF a découvert des câbles électriques sectionnés et des entraves à l’ouverture des portes. VNF a saisi la justice et déposé à chaque fois des plaintes auprès de la gendarmerie nationale.

Le Lauragais, terre à céréales, est coutumier des actions des agriculteurs contre le canal. Mais à chaque fois, les opérations sont revendiquées, notamment par des manifestations, et les tags et autres graffitis ne laissent pas place au doute quant à l’identité des auteurs. Ils rappellent la « lutte pour la bataille des usages de l’eau » en période de restrictions à cause de la sécheresse.

Là, lors des dernières dégradations, pas de revendications et pas d’inscriptions retrouvées sur place. Le monde agricole a-t-il changé de doctrine ou est-ce le fait d’autres acteurs ? Les enquêtes de gendarmerie ouvertes après toutes les plaintes devraient permettre de résoudre ce mystère.


10 écluses du Canal du Midi ont été le théâtre d’actes de malveillance altérant leur fonctionnement :

  • Ecluse de Tréboul – 6 mai
  • Ecluses d’Encassan et de Laurens – 30 avril
  • Ecluses de la Méditerranée et de Saint Roch – le 29 avril
  • Ecluse de la Planque – le 22 avril
  • Ecluse du Roc – le 21 avril
  • Ecluse de Laurens – le 14 avril

Düsseldorf (Allemagne) : série de sabotages contre le chemin de fer

Publié le 2023-05-12 08:30:03

Traduit de l’allemand de de.indymedia, 8 mai 2023

Au cours des 4 derniers mois, nous avons mené 5 attaques incendiaires contre les câbles de signalisation du chemin de fer dans la région de Düsseldorf. Lors de l’un d’entre eux, nous avons laissé l’inscription « Stop Tren Maya » (1) bien visible. L’objectif premier était d’entraver le trafic de marchandises. Cela a rendu plusieurs voies partiellement inutilisables pendant toute la journée. Pour renforcer leur effet, nous nous sommes efforcés de synchroniser les attaques incendiaires avec des grèves ou d’autres actions de sabotage contre les chemins de fer.

La société dans laquelle nous vivons est sur le point d’engloutir la planète entière. La transformation massive des écosystèmes naturels en produits morts n’est pas la conséquence d’un manque d’information ou de technologies immatures, mais un mécanisme central du système. Il entraîne avec lui un tourbillon de guerres, de maladies et d’exploitation.
Associé à l’obligation absolue de croissance, ce mécanisme est à terme incompatible avec la pérennité de la vie.

Aucune des fausses solutions proposées n’est en mesure de changer quoi que ce soit à cette problématique. Ni les énergies dites renouvelables, ni le communisme, ni la consommation dite verte, ni aucune « transformation » spirituelle.

La seule solution est le démantèlement complet du système technologique et industriel. Nous considérons que les attaques contre les infrastructures de transport, de communication et d’énergie, ainsi que d’autres formes de résistance, sont indispensables dans cette lutte.
Notre loyauté ne doit plus être achetée avec des joujoux bon marché et des divertissements à l’eau de rose, ni être forcée par une violence grossière.

Chaque grain de sable dans les rouages contribue à bloquer l’expansion de la machine.

Bonne chance à tous !

Commando Angry Birds

NdT
1. Le Tren Maya est un projet dévastateur de réseau de chemin de fer touristique lancé en 2018 au Mexique, qui traversera la Péninsule du Yucatán, et auquel participe notamment la Deutsche Bahn allemande.

Du punk pour le fauteuil de Boris [soirée déplacée en dernière minute à Toulouse]

Publié le 2023-05-12 12:30:05

Dans la nuit du 10 avril 2020, pendant le 1er confinement, deux antennes relais flambent sur le Mont Poupet, dans le Jura. Un anarchiste, est identifié à partir de traces d’ADN retrouvés sur place. En septembre 2020, il est incarcéré à Nancy. Soirée de soutien a la MDP ce samedi 13 mai a partir de 18h30 !



Neuf mois plus tard, Boris écrit une lettre publique dans laquelle il revendique son acte. En avril 2021, il sera condamné à 4 ans de prison, dont deux ferme. En Août, alors qu’il attend la date de son procès en appel, sa cellule prend feu. Les matons -et leur réactivité légendaire- vont le laisser cramer et suffoquer de longues minutes, des particules de plastique iront se loger dans ses bronches... L’administration pénitentiaire s’empressera de se laver les mains dans la presse, avant même de prévenir sa famille. Un mec qui brûle enfermé dans sa cage, ça la fout mal et ça ne se met pas facilement sous le tapis, contrairement à bien d’autres drames que subissent les prisonnièr.e.s et leur proches.

Boris sera plongé dans le coma pour être soigné dans le service des grands brûlés de Metz. Il partira ensuite en réanimation et terminera son errance hospitalière aux soins palliatif du CHU de Besançon.

Mais Boris n’est pas mort, il a passé un an et demi en lutte.
En lutte pour vivre, recevoir des visites de compagnon.e.s, obtenir son dossier médicale, faire sauter une demande de mise sous curatelle et enfin, sortir du système malade des services hospitaliers.

L’enquête sur l’incendie de sa cellule est toujours ouverte et Boris est aujourd’hui en centre de réadaptation pour tétraplégie neurologique. Des perspectives d’avenir se dessinent…

Il bénéficie de soins adaptés, notamment en prenant des douches, ce qui ne lui était pas arrivé depuis un an et demi. Une ergothérapeute est en train de réfléchir avec lui pour qu’il puisse obtenir un fauteuil roulant électrique qu’il pourra conduire seul. Ce genre de matos sur-mesure coûte une blinde, dans ce cas-ci, il s’agit de 30000 euros. Entre 5000 et 10000 euros vont être pris en charge et pour le reste un appel à soutien pour l’achat du fauteuil a été lancé par des compagnon.e.s.

Si tu es riche et que tu ne sais pas comment dépenser ton argent, tu peux envoyer un chèque avec un chiffre suivi de quatre zéros (ou moins, si t’es moins riche) à Bibliothèque Libertad – 19 rue Burnouf – 75019 Paris, ou bien alors à la Librairie Autodidacte – 5 rue Marulaz – 25000 Besançon

Pour les virements ça se passe via ce mail : retourausoleil@riseup.net

Sinon y a cette soirée de soutien à la Maison du Peuple, 62 boulevard Pierre Semard, le samedi 13 mai

18h30 : discut’ sur l’histoire de Boris

20h30 concert :
Anarres
Nuit bleue
Autophage

Venez nombreux !

[1er Mai] Un manifestant retourne en prison

Publié le 2023-05-13 00:25:06

Suites de la répression du 1er mai : après 5 jours de prolongation de GAV en taule, quatre inculpés sont libérés sous CJ ; un manifestant retourne en prison.



Argelliers (Hérault) : trio d’antennes flambées

Publié le 2023-05-14 15:10:07

Téléphonie mobile: réseau coupé sur Argelliers et Viols-le-Fort après la destruction volontaire de trois antennes
Midi Libre, 12 mai 2023 (extrait)

Les pompiers sont intervenus dans la nuit du 30 avril au 1er mai pour un incendie d’antennes relais sur la commune d’Argelliers, à Pratx. L’incendie a provoqué d’importants dégâts sur des installations d’Orange et de Free. Au total trois antennes, avec câbles et armoires électriques, ont été dégradées. Une enquête judiciaire est en cours. Les faits ont fait l’objet d’un dépôt de plainte de la part de Free mobile, propriétaire de l’antenne.

Les antennes se situent entre le hameau de Cantagrils, situé sur la commune d’Argelliers, et Viols-le-Fort. Les dégâts causés par l’incendie sont importants nécessitant une intervention qui prendra du temps, sans qu’une date précise pour l’instant puisse être donnée aux deux municipalités concernées.

« Les abonnés de Cantagrils et de Viols-le-Fort sont sans réseau mobile depuis cette date« , précise la mairie d’Argelliers. « Les antennes ont été vandalisées avec la volonté évidente de nuire« , confirme la maire de Viols-le-Fort, Anne Durand, qui ne cache pas sa colère devant la gêne occasionnée par la situation. « Les personnes âgées sont contrariées car beaucoup avaient supprimé leur téléphone fixe » et se retrouvent sans moyen de communication. En plus la mairie est bien souvent le réceptacle de la colère des usagers. « Ça se retourne contre nous. Mais il faut plutôt s’en prendre à ceux qui ont provoqué tous ces dégâts« , souligne l’élue. Qui, selon les sources, a une date de remise en état entre la fin juin et la fin juillet. Rien qui ne pourra calmer la colère de certains usagers.

Grenoble, Lyon : quels liens entretiennent l’université et l’armée ?

Publié le 2023-05-14 15:15:05

Le « Triangle de fer » grenoblois

Depuis plus d’un siècle, la prospérité de Grenoble et de ses patrons repose sur les liens étroits tissés entre la recherche universitaire (Université, CEA, écoles d’ingénieurs, CNRS) et les industriels dans les technologies de pointe.

Mais le formidable développement du "modèle grenoblois" s’appuie sur un acteur aussi discret qu’influent : l’armée avec la DGA (Direction Générale de l’Armement), le Commissariat à l’Énergie Atomique - Direction des Applications Militaires...
Ce "triangle de fer" favorise la création par les chercheurs de sociétés privées qui fabriquent et rentabilisent les technologies de mort mises au point à l’université.
Ainsi, SOITEC et son alter-ego STMicroelectronics (puces électroniques) ou Lynred (caméras thermiques) utilisent des technologies militaires mises au point par le LETI du Commissariat à l’Énergie Atomique.



Le « Triangle de fer » grenoblois

Depuis plus d’un siècle, la prospérité de Grenoble et de ses patrons repose sur les liens étroits tissés entre la recherche universitaire (Université, CEA, écoles d’ingénieurs, CNRS) et les industriels dans les technologies de pointe.

Mais le formidable développement du "modèle grenoblois" s’appuie sur un acteur aussi discret qu’influent : l’armée avec la DGA (Direction Générale de l’Armement), le Commissariat à l’Énergie Atomique - Direction des Applications Militaires...
Ce "triangle de fer" favorise la création par les chercheurs de sociétés privées qui fabriquent et rentabilisent les technologies de mort mises au point à l’université.
Ainsi, SOITEC et son alter-ego STMicroelectronics (puces électroniques) ou Lynred (caméras thermiques) utilisent des technologies militaires mises au point par le LETI du Commissariat à l’Énergie Atomique.

Hambourg (Allemagne) : la flotte de véhicules DHL brûle à Hambourg

Publié le 2023-05-14 15:20:07

[Le 11 mai vers 1h du matin à Hambourg , trois véhicules de l’entreprise de logistique DHL (transporteur notoire de matériel de guerre) ont été volontairement incendiés sur leur parking dans le quartier d’Altona. L’intervention des pompiers a duré près de six heures, notamment parce deux d’entre eux étant électriques, ils n’ont réussi à les éteindre que très graduellement. Voici une traduction du communiqué de cette attaque.]

Vous êtes la crise ! La flotte de véhicules DHL brûle à Hambourg
(traduit de l’allemand de de.indymedia.org, 12 mai 2023)

Dans ce monde, le visage du système d’exploitation n’est parfois visible que si l’on regarde derrière les nombreux logos d’entreprises qui vont et viennent chaque jour sous nos yeux, nous crachent dessus depuis des panneaux publicitaires lumineux ou nous harcèlent de manière insistante sur Internet.

Les entreprises qui se cachent derrière des noms comme Amazon, Tesla, Vattenfall, Deutsche Bahn, Thyssen-Krupp, Telekom, DHL, etc. laissent des traces bien plus visibles dans d’autres régions du monde. La destruction de la nature et la guerre ont transformé cette terre en un champ de bataille, et les hommes et les animaux qui y vivent en des êtres psychologiquement et physiquement malades.

Les analyses qui tentent de saisir ce qui a conduit à la misère actuelle depuis le début de l’ère industrielle ne sont ni abstraites ni farfelues. Elles désignent clairement les acteurs capitalistes comme la cause et le système patriarcal auquel ils s’accrochent comme la racine. Seuls les imbéciles croient encore que la politique réformiste et le capitalisme vert peuvent être des voies acceptables pour sortir de la crise.

Pour nous, il ne suffira jamais de mettre notre petite croix sur un bulletin lors des prochaines élections, ni de consommer ou de s’abstenir d’une manière ou d’une autre. Un autre monde ne peut être possible qu’avec une variété de moyens. C’est pourquoi nous avons attaqué une flotte de l’entreprise DHL par le feu dans la nuit du 11 mai. Plusieurs camionnettes et fourgons ont ainsi été livrés aux flammes.

Avec une armada de camions, de camionnettes et une grande escadrille d’avions, DHL est un énorme pollueur générateur de CO2 qui illustre le mode de vie destructeur du système industriel. Même la campagne d’écoblanchiment menée par cette entreprise ne peut tromper que les plus naïfs. Détruisons tout ce que nous pouvons pour freiner la destruction de la planète.

La Deutsche Handels Logistik (DHL) se vante de gérer la logistique du matériel militaire. Le transport d’armes, de munitions, de chars et d’autres équipements militaires reste une activité florissante, surtout à une époque où tant de personnes doivent quitter leur domicile à cause de cette machine à tuer. Après une campagne radicale réussie il y a quelques années, le groupe a certes retiré sa candidature pour un gros contrat avec la Bundeswehr [armée allemande], mais est toujours impliqué dans la logistique militaire dans le monde entier. DHL gagne beaucoup d’argent grâce à la misère, mais ils sont évidemment aussi bien intentionnés idéologiquement envers les assassins en uniforme. La gestion de la « Feldpost » [courrier des soldats allemands] n’est certainement pas l’activité la plus lucrative, mais elle est volontiers prise en charge par DHL et Deutsche Post depuis un certain temps. Le partenariat entre DHL et la Bundeswehr, qui doit permettre aux soldats de poursuivre une carrière civile après leur service, en dit également long sur l’orientation de ce groupe.

L’énorme machine de DHL ne fonctionne évidemment pas sans exploitation. Des milliers de travailleurs et travailleuses de diverses entreprises de sous-traitance, qui se précipitent chaque jour dans les cages d’escalier des accros de la commande, font tourner la boutique – toujours avec la menace de licenciement dans le cou. Dans le turbo-capitalisme, pousser les gens jusqu’au burn-out et exploiter leur détresse est un modèle économique. Ceux qui n’ont pas le libre choix de leur travail en raison de stigmates racistes, sexistes ou sociaux sont contraints d’accepter des emplois de merde. Ceux qui ne se laissent pas enfermer dans des emplois de merde se retrouvent dans le système répugnant des agences d’interim. Celui qui ne participe pas non plus à ce système, son assiette reste vide. Des entreprises comme DHL profitent de cette injustice.

Vous êtes la crise ! Nous nous réjouissons des attaques en cours contre les responsables et les profiteurs de la « crise » permanente.
Une pensée pour tous les frustrés et les enragés. Pour tous les exploités et les opprimés.
Ce feu de la solidarité s’adresse également aux rebelles en lutte derrière les barreaux – nous nous réjouissons de la victoire d’étape du compagnon Alfredo Cospito et lui souhaitons beaucoup de courage pour la suite.
En outre : venez à la manifestation du jour X dans le cadre du procès Antifa-Ost à Leipzig !

Hambourg au printemps