Vive l'Anarchie - Semaine 19, 2024

Sommaire

Guingamp (Côtes-d’Armor) : Des tags contre les flics et les Jeunes agriculteurs

Publié le 2024-05-06 08:35:28

Ouest-France / dimanche 5 mai 2024

C’est un gendarme qui a fait la découverte au matin, dimanche 5 mai 2024. Trois tags ont été inscrits, dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 mai 2024, sur un des murs de la gendarmerie de Guingamp (Côtes-d’Armor), située rue de la Trinité.

Tous portent la même inscription, un message anti-police. Une inscription qui a été aussi été retrouvée sur un panneau de Guingamp-Paimpol agglomération, dont le siège se situe à proximité.

Cette même nuit, un autre tag, qui vise les jeunes agriculteurs, a été inscrit sur un bâtiment à l’abandon boulevard du Maréchal-Foch, à côté d’inscriptions plus anciennes contre la FNSEA et la Coordination rurale. […]

Concert de soutien le vendredi 10 Mai

Publié le 2024-05-06 08:40:06

En soutien à Sylvie, en taule pour 2 ans et demi après avoir résisté à son expulsion locative, face aux flics et huissiers.



Avec :
Allume toi (Méta Hip-hop)
Hors-sujet (Post punk bancal déviantEs)

Vendredi 10 mai, de 19h à 22h
à l’Impasse
(1 impasse Lapujade, Bonnefoy, Toulouse)

Infokiosque anarka-queer

Prix libre ou rien !

Prison de Nauplie (Grèce) : Une liberté avec date d’expiration

Publié le 2024-05-06 08:45:08

Dark Nights / jeudi 2 mai 2024

En quittant le portail de la prison, chaque détenu promet solennellement de ne jamais revenir. Presque tous font ce vœu…

En revenant, le sentiment écrasant est que la prison attendait ton retour inévitable. En entrant dans les cellules de Nauplie, j’ai rencontré de nombreux visages familiers, connus à Grevena, à Korydallos, lors des transferts, dans des centres de détention. Maintenant, ils se fondent sans difficultés dans le décor désolant de la prison. Leurs histoires m’étaient familières. Ils avaient purgé leurs peines et « réglé » leurs dettes avec la société. Le capital et aussi les intérêts. Aucun sursis ne leur a été accordé, pas un seul jour ne leur a été épargné. Je me suis demandé pourquoi ils étaient restés en prison.

« Des permissions révoquées, des libertés conditionnelles suspendues, d’anciennes sentences oubliées… »

Des âmes oubliées habitent le système pénitentiaire. Ils sont les habitants permanents, avec quelques brefs répits, de l’enfermement.

Les chiens des médias, avec leurs costumes et leurs lourds maquillages, grognent pour qu’il y ait des peines plus sévères. L’écume à la bouche, ils dénoncent l’insuffisance des peines. Ils braillent « Prison à vie signifie toute la vie ».

Ils sont indifférents à la prédominance des condamnations à l’emprisonnement à perpétuité, en Grèce, imparties avec une facilité alarmante par le système judiciaire. Ils ne tiennent pas compte de l’absurdité de condamner des individus à 70, 80, 100 ans – un condamné nécessiterait deux vies pour purger des telles charges, qui se prolongent même au-delà de la mort !

Pourtant, ils se vantent de leur adhésion aux droits de l’être humain et aux valeurs européennes. Au moins, ici il n’y a pas de peine de mort. Pourtant, il y a bien…

Même s’ils ne soumettent pas le criminel aux flammes de la chaise électrique, leurs longues peines le corrodent avec l’acide du temps, abandonné dans des oubliettes en béton. Les aspirations permanentes du condamné, après le calvaire du procès, sont la sortie et la tant convoitée libération conditionnelle.

À chaque audience de demande de conditionnelle, ayant rempli toutes les conditions requises, il récupère son dossier, enfile ses habits les plus « élégants » et, avec une bonne dose d’espoir, rencontre ses juges.

« Refusé… Il ne fera pas un bon usage d’une libération conditionnelle. Refusé… Sa bonne conduite en prison est simplement une façade. »

Le condamné a accompli sa tâche et maintenant le verdict des juges prédira son destin. Souvent, ils ne rencontrent même pas le condamné, lors de ses appels. Son casier judiciaire suffit, alors qu’ils proclament ne pas juger son passé. Après tout, il a expié ses actions passées.

Les prisonniers ne sont pas sans faute, mais si le « remède » n’est rien d’autre qu’une incarcération prolongée, il faut se rappeler qu’une surdose de médicaments empoisonne qui la reçoit. Pour s’attaquer efficacement à ce problème, il faut identifier ses origines. Personne n’est criminel par essence. La prison reflète l’image de la société. Quand le condamné voit que l’éthique de l’État comprend la corruption, la fraude, les scandales, il imite ces traits.

En même temps, des décisions de justice ambiguës et les peines plus sévères dictées par la reforme du code pénal engendrent chez le prisonnier du ressentiment et de la ruse, pour sa survie. Marginalisé par la société et marqué par les stigmates de l’emprisonnement, il est contraint de perpétuer sa personnalité maligne. La prophétie des juges d’une « transformation simulée » se métamorphose en une prédiction auto-réalisatrice.

Sa liberté est soumise à une date d’expiration.

À l’extérieur de l’édifice de la prison, se profile la grande prison intangible… Par la crainte d’un emprisonnement authentique, la société s’enferme par elle-même. La peur, le défaitisme, l’apathie constituent ses barreaux… La conviction que le changement est inconcevable. Les individus persistent à flâner dans leurs espaces clos, à faire la navette entre chez eux et leur lieu de travail, à apaiser leur incarcération avec des délices illusoires et des marchandises convoitées. La misère croissante, matérielle et spirituelle, les oblige à baisser encore plus leur regard.

Pour leur libération, ils sont un arbitre plus sévère que le jury d’un tribunal. Leur essence même. Nous seuls devons choisir notre manière de vivre. Adopter les conditions d’un prisonnier satisfait ou opter pour les nécessités d’une libération véritable et de la dignité…

En vous souhaitant bonne chance…

Christos Tsakalos
prison de Nauplie

Aux côtés des inculpé.es du 1er mai. Compte-rendu des comparutions immédiates

Publié le 2024-05-06 08:50:06
L’ENS de Lyon est par­te­naire de plu­sieurs uni­ver­si­tés israé­lien­nes com­pli­ces du géno­ci­de : Urgence Palestine Lyon, l’asso­cia­tion NIDAL et plu­sieurs syn­di­cats et col­lec­tifs étudiants de l’ENS lan­cent une action en jus­tice.

APD HIRING EVENT TOILETS CLOGGED WITH CEMENT, SHRIMP ON THE SIDE! – New York, NY

Publié le 2024-05-06 08:55:05

In honor of Tort: 3 omny readers and 3 mta machines smashed in Brooklyn, NY

Publié le 2024-05-06 09:00:05

we celebrated tort's birthday by smashing all the omny readers and metrocard machines at a subway station in brooklyn. it was a fun and simple way to make this city pay for upping its efforts to police homeless people, black people and palestine solidarity protestors. in addition to gathering data on subway riders, omny's parent company cubic sells hundreds of millions of dollars in surveillance tech to the "us" military and other militaries around the world. from nyc to gaza our enemies are the same. we know tort would agree.
Viva Tortuguita!

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Un aperçu du Premier Mai

Publié le 2024-05-06 09:05:06

extraits du Parisien / mercredi 1er mai 2024

Un total de 121 000 personnes ont manifesté en France pour le 1er-Mai, dont 18.000 à Paris, ont indiqué le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police, les syndicats comptabilisant eux « plus de 200 000″ manifestants en France. […]

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Toulouse : De la casse et trois flics bien amochés

extraits de La Dépêche du midi / mercredi 1er mai 2024

[…] Trois policiers de la compagnie d’intervention de Haute-Garonne ont été grièvement blessés ce mercredi, en marge de la manifestation du 1er mai, organisée à Toulouse. Ils sont actuellement à l’hôpital pour être auscultés par un médecin légiste.  » Ils ont des contusions à la tête et sur tout le corps », précise une source policière. […]
Tout s’est déroulé vers 12 heures.  » Trois policiers de la Compagnie d’Intervention ont tenté d’appréhender un individu auteur de dégradations sur des caméras. Momentanément isolés, ils se sont retrouvés encerclés par de nombreux Black Blocs. […]

extraits de France Info / mercredi 1er mai 2024

La manifestation avait commencé dans le calme. Dans le cortège le long de la rue Alsace Lorraine, 3000 à 8000 personnes. Des salariés, des retraités et des familles, venus demander une meilleure vie et des augmentations de salaires.

Mais tout bascule un peu avant midi. Des individus cagoulés infiltrent le cortège et prennent la tête du défilé. Du mobilier urbain est cassé, des façades de banque taguées. Les forces de l’ordre tentent en vain d’interpeller les « casseurs ». Ils chargent le début du cortège. […]

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Nantes : De la casse et « Les syndicats ont joué le jeu »… de la Préfecture

Ouest-France / mercredi 1er mai 2024

[…] De nombreuses vitrines ont été ciblées tout au long du parcours. C’est probablement l’enseigne Bershka, rue de Feltre, qui a le plus souffert. Après le bris de la vitrine, des personnes sont rentrées, ont saccagé du mobilier et jeté des vêtements à l’extérieur.
L’attaque de ce magasin a entraîné une première intervention des CRS qui ont dévié le parcours de la manifestation initialement prévu. Le cortège, qui devait monter en direction de la place Graslin, a finalement raccourci son parcours en direction du cours des 50-Otages. « Les syndicats ont joué le jeu en étirant le cortège le plus possible » pour permettre aux forces de l’ordre d’intervenir en direction des casseurs, indique une source policière.
D’autres enseignes ont été ciblées, comme le magasin Carrefour à Feydeau qui a vu sa porte vitrée défoncée, Promocash, ou encore des banques. Du mobilier urbain a été dégradé, incendié et tagué. Manifestants radicaux et CRS se sont affrontés à plusieurs reprises. Les premiers usant notamment de mortiers d’artifice et de divers projectiles, les seconds répliquant avec des grenades lacrymogènes. « Quelques policiers ont été victimes d’acouphènes à cause des mortiers d’artifice » , indique une source policière.

Les forces de l’ordre ont interpellé cinq personnes lors de la manifestation. Deux ont été rapidement libérés après une vérification d’identité. Trois ont été placés en garde à vue : un mineur pour des jets de projectile sur les forces de l’ordre, un homme pour rébellion, et un jeune homme pour port d’arme de catégorie D. Ce dernier était situé dans un logement, au-dessus du Comptoir National de l’Or, cours Franklin-Roosevelt. Alors que les manifestants étaient situés sous la fenêtre, une altercation a eu lieu avec des jets de projectiles. L’homme est sorti, visiblement pour en découdre, avant d’être interpellé. […]

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Paris : Manifestation plutôt calme, malgré les appels…

extraits du Parisien / mercredi 1er mai 2024

[…] La préfecture de police a communiqué un nouveau bilan à 17h55. Douze policiers et gendarmes ont été blessés et transportés en urgence relative à l’hôpital.

[…] À 18h45, 45 personnes ont été interpellées au total, selon la préfecture de police de Paris.

BFMTV / mercredi 1er mai 2024

[…] Sept membres des forces de l’ordre ont été transportés à l’hôpital en urgence relative après avoir été la cible d’un engin explosif artisanal, a appris BFMTV auprès de la préfecture de police de Paris.
Les faits se sont déroulés à 16 heures en marge du cortège parisien.[…]

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Nancy : Sans oublier les fachos

extrait de France Bleu / samedi 4 mai 2024

En marge de la manifestation du 1er mai à Nancy, qui s’est déroulée calmement, plusieurs vitrines et façades du centre-ville ont été dégradées en fin de matinée. Sur plusieurs banques, des inscriptions comme « voleurs » « rendez l’argent » ou encore « antifa » ont été taguées sur les devantures. Un établissement bancaire a également été vandalisé après effraction.

La Banque de France, déjà prise pour cible le mois dernier, a été une nouvelle fois visé par les auteurs de ces dégradations. Ils ont inscrit sur la façade « Klein quand viendra la Révolution ? » et « Social Traître ». Les caméras de vidéo-surveillance ont également été arrachées.

La police indique en fin d’après-midi que quatre personnes ont été interpellées suite aux dégradations. […]

extrait de France Info / mercredi 1er mai 2024

[…] Le cortège officiel s’était élancé à 10h30 de la place Dombasle, pour rallier la place Stanislas vers midi. Alors que la manifestation officielle commence à se disperser, environ cinquante personnes décident de continuer de manifester sans autorisation, en scandant les slogans antifascistes. Elles prennent la direction de la place Saint Epvre, avant de tourner vers la Grande Rue, direction la librairie Les deux cités.

« Nancy, Nancy, antifa », martèlent certains, sous le nez des badauds attablés en terrasse dans la rue piétonne. L’espace de quelques secondes, quelques individus cagoulés s’avancent vers la façade de la librairie fermée en ce jour férié, brisent la vitrine et taguent les graffitis « Mort aux fafs » (France aux Français), « Nancy antifa » et un symbole anarchiste.

La librairie Les deux cités est installée depuis 2020 en vieille ville à Nancy, à deux pas de la place Stanislas. Elle invite fréquemment des personnalités controversées, telles que le polémiste d’extrême droite Éric Zemmour. Présentée par ses fondateurs comme une librairie indépendante proposant une littérature « conservatrice » et « enracinée », elle est régulièrement prise pour cible par les militants d’extrême-gauche et antifascistes et qualifiée de « lieu identitaire » ou de « local pour l’extrême droite » par ses opposants.
Quelques minutes après ces débordements, deux personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre.

extraits de l’Est Républicain / samedi 4 mai 2024

[…] outre les tags, la vitrine et la porte d’entrée ont été vandalisées et portent traces de 17 impacts. « Il faudra tout changer », se résigne le gérant, qui a déposé plainte contre X ce vendredi 3 mai. La librairie était fermée au moment des faits. La caméra de l’enseigne n’a rien pu filmer car cassée à de multiples reprises, le commerçant ne la répare plus. […]

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Lyon : Affrontements

extraits de Lyonmag / mercredi 1er mai 2024

La tension était vive sur le cours Gambetta puis aux abords de la place Bellecour, avec des affrontements avec les forces de l’ordre. Des morceaux de la trémie du quai de Rhône ont été arrachés pour servir de projectiles.
Ce sont 22 individus qui ont été interpellés. Il s’agit de black blocs qui ont jeté des projectiles, qui s’équipaient avant la manifestation ou qui ont été contrôlés avec des bombes de peinture ou des bâtons. L’un des interpellés tentait d’arracher le drapeau français de l’office du tourisme pour le remplacer par le palestinien. Deux policiers ont été blessés.
La préfecture du Rhône annonce avoir comptabilisé 6500 manifestants à Lyon, tandis que la CGT évoque 13 000 personnes.

 

Selon un compté-rendu paru sur Rebellyon : Vingt-deux manifestants.e.s interpellé.e.s le 1er mai. Une dizaine ressortie sans poursuite, après plus de 24h de garde-à-vue. Et huit jugé.e.s en comparution immédiate. [Sept ont demandé un report et ont été placé.es sous contrôle judiciaire strict, une a accepté d’être jugée de suite, s’est couchée et a écope de 105 heures de TIG et de 150 euros à payer au flic visé par sa cannette ; NdAtt.]

Nancy (Lorraine) : la librairie des fachos à coups de masse pour le 1er mai

Publié le 2024-05-06 09:10:06

Librairie « Les deux cités » vandalisée le 1er mai : l’enquête
se poursuit
France3/Est Républicain, 1/4 mai 2024

Le cortège officiel du 1er mai s’était élancé à 10h30 de la place Dombasle, pour rallier la place Stanislas vers midi. Alors que la manifestation officielle commence à se disperser, environ cinquante personnes décident de continuer de manifester sans autorisation [derrière la banderole maison, « Eteignons leurs flammes »].

Elles prennent la direction de la place Saint Epvre, avant de tourner vers la Grande Rue, direction la très conservatrice librairie Les deux cités, qualifiée de « local pour l’extrême droite » par certains [elle a notamment invité Zemmour en 2023]. L’espace de quelques secondes, quelques individus cagoulés s’avancent vers la façade de la librairie fermée en ce jour férié, brisent la vitrine et taguent les graffitis « Mort aux fafs », « Nancy antifa » et un symbole anarchiste.

Depuis son ouverture en octobre 2020, le commerce sis au n°6 Grande rue , à une centaine de mètres de la place Stanislas, est régulièrement pris pour cible. Ce 1er mai, outre les tags, la vitrine et la porte d’entrée ont été vandalisées et portent trace de 17 impacts. « Il faudra tout changer », se résigne le gérant, qui a déposé plainte contre X ce vendredi 3 mai. La librairie était fermée au moment des faits. La caméra de l’enseigne n’a rien pu filmer car cassée à de multiples reprises, le commerçant ne la répare plus.

À une dizaine de mètres de là, la vidéosurveillance d’une caméra de la Ville apportera peut-être des éléments aux enquêteurs. Peu après les faits, deux suspects ont été interpellés et placés en garde à vue. Avant d’être remis en liberté pour poursuite de l’enquête en préliminaire.

Puylaurens (Tarn) : un nouvel engin de l’A69 en fumée

Publié le 2024-05-06 09:15:06

Autoroute A 69 Toulouse-Castres : un nouvel engin de
chantier incendié

France3, 5 mai 2024

Une enquête est ouverte après la découverte ce dimanche 5 mai 2024 d’un engin de chantier brûlé  à Puylaurens, dans le sud du Tarn, qui servait aux travaux de la future A 69. Celui-ci était situé sur un terrain longeant la RN 126  et appartiendrait à l’entreprise E.H.T.P, entreprise filiale du groupe NGE.

Les techniciens de la cellule d’identification criminelle se seraient déplacés sur les lieux pour procéder aux constatations et débuté les investigations. L’incendie n’a pas été revendiqué pour l’instant.

D’autres engins avaient été incendiés mi-avril sur ce chantier de la future autoroute Castres-Toulouse. Leur dégradation et destruction par les flammes avaient eux été revendiquées par un gang, baptisé Gang d’Insolent.e.s éclatant le Capital.

FIRE ALARM AND 300 CRICKETS DISRUPT BROOKLYN MARRIOTT WHERE APD HOLDS RECRUITING EVENT

Publié le 2024-05-06 09:25:04

On Friday 4/26, we left the APD pigs a gift to remember in the Brooklyn Marriott where they were trying to recruit more pigs. How dare you show your face in our city!

Multiple state troopers, NYPD, and hotel security could not stop us from sending guests out the door with a fire alarm and releasing 300 crickets into the hotel. We are everywhere. We are the horde of locusts that will destroy you.

APD out of NYC! All cops are bastards! No cop city anywhere!

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Berne (Suisse) : Berne dans la nuit du 4 mai

Publié le 2024-05-06 19:45:08

Barrikade / dimanche 5 mai 2024

Dans la nuit du 4 au 5 mai, la rage collective contre le pouvoir de l’État a éclaté autour de la Reitschule*. Sur place, il y a eu beaucoup d’approbation pour les actions offensives. Mais, étant donné que la police a tiré au hasard sur des personnes qui n’étaient pas impliquées et a mis en compte la possibilité des provoquer des nombreux.ses blessé.s, l’action a pris fin, de manière autodéterminée. Les slogans contre le pouvoir étatique ont retenti encore longtemps après les dernières pierres. Nous saluons toutes les personnes blessées. En tant que groupe de référence, nous avons pris partie à cette soirée et nous présentons ici notre point de vue.

Nous avons délibérément choisi le moment et l’intensité de cet affrontement nocturne. Notre action est la conséquence de notre critique de ce système et de ses alliés. Cette soirée n’a cependant été qu’une expression parmi de nombreuses autres attaques récentes contre le système, qui se sont manifestées ces derniers mois. Le militantisme ne s’exprime pas seulement dans la confrontation directe. Il se montre là où de nouveaux mouvements contre la crise croissante du logement se forment. Il se montre là où des migrant.es luttent contre le système d’asile meurtrier dirigé par le social-démocrate Beat Jans**. Il se montre là où on s’oppose avec détermination aux nazis, dans la rue. Il se montre là où les mouvements queer-feministes secouent les fondements du patriarcat. En résumé, dans chaque pensée, dans chaque action et dans chaque geste qui remet en question l’ordre établi.

Les années actuelles de crise capitaliste montrent dès tout de suite ce dont le système est capable pour assurer sa propre domination, son pouvoir et sa richesse. Un autoritarisme croissant fait rage à l’échelle mondiale et s’allie à un fascisme renforcé pour contrer toute forme de résistance sociale. Les résultats en sont l’augmentation et la formation du validisme, de l’antisémitisme, de toutes les formes de racisme, des revendications patriarcales et d’autres formes de violence meurtrière de la part de personnes assoiffées de pouvoir. Au cours des 20 dernières années, l’État s’est préparé de manière intensive à cette phase de la crise. Le pouvoir étatique a proclamé l’état d’urgence permanent. C’est à nous de trouver les failles et de briser la domination.

Quelques mots à ceux/celles qui pensent que le militantisme a disparu de Berne. Nous ne sommes jamais parti.es ! Mais nous aussi, nous apprenons de nos erreurs, discutons et développons davantage nos stratégies. Il s’est avéré que nous choisissons nos moments de confrontation en fonction de considérations stratégiques et non en fonction de journées désormais vides de sens ou de manifestations pacifiées. Notre voie est un antagonisme fondamental contre toute forme de domination et, par conséquent, nous nous opposons également aux « nouvelles » idées d’autorité, de libération nationale et de politique bourgeoise qui circulent au sein du mouvement. Ce soir, nous avons été la rage des migrant.es, des queers, des personnes juives, des parents et des enfants, de la « classe inférieure de la société », des personnes expulsées par le développement urbain, des antifas et de bien d’autres.

Nous saluons nos ami.es :
Les antifas en cavale et en prison.
Daniela Klette et tou.tes ses ami.es en clandestinité.
Tou.tes les militant.es qui continuent à bouger dans le brouillard de la froideur sociale.

« Groupe de référence Sebastian Lotzer*** »

 

Notes d’Attaque :
* ancien squat des années 80, occupé de façon ponctuelle par la suite, ce bâtiment est maintenant un centre culturel « alternatif ». La nuit en question, des barricades enflammées ont été dressées et la police a été accueillie avec des jets de pierres, de bouteilles et des feux d’artifices, ainsi qu’à l’aide de lasers. Onze flics ont été blessés, dont trois ont dû être amenés à l’hôpital. La police a riposté avec des tirs de balles en caoutchouc, des gaz et l’intervention d’un canon à eau.
** Conseiller fédéral suisse, à la tête du Département fédéral de justice et police. On peut comparer sa charge à celles des ministres français de l’Intérieur et de la Justice.
*** Pelletier et réformateur religieux allemand, il a été l’un des meneurs des insurgés pendant la guerre des Paysans allemands (1524-1525) et l’auteur présumé des XII Articles de la paysannerie.

Paris : Kermesse anti-JO dimanche 19 mai

Publié le 2024-05-06T13:50:19+02:00

Salut! On t’invite à une kermesse contre les JO !

Viens manger des beignets, chambouler Tony Estanguet, t’entraîner à éteindre la flamme olympique avec de supers pistolets à eau, et rencontrer d’autres personnes VNR contre les JO et toute la merde qui va avec.

On a toustes une raison de détester les JO. De Paris à Rio, d’Athènes à Tokyo, il y a déjà bien trop de flics dans nos quartiers, de caméras à nos coins de rues, de QRcodes et de portails sécurisés.

Nous, on a pas besoin de caméras algoritmiques pour jouer, ni de construire des stades en béton, ni de milliards d’euros pour faire la fête. Pas besoin de 20 000 militaires dans nos rues ni de milliers de keufs. Pas besoin non plus de drapeaux, d’équipes nationales ni de compétition. D’ailleurs on aime rien de tout ça ! Pas besoin de « place nette XXL » pour s’amuser, de déplacer les personnes à la rue hors de Paris, ni d’expulser les squats (on pense à nos camarades de l’île-St-Denis, et aux squats de Montreuil et de Vitry expulsés récemment).

On a besoin d’espace pour se rencontrer et de la rue pour lutter, zbeuler, chiller.    
Et on a besoin de toi sur la place pas nette de Place des fête dimanche 19 mai à 16h pour la super kermesse AntiJO!

PS: si tu veux rammener de la nourriture à partager hésites pas !

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Südheise (Allemagne) : attaque incendiaire contre le patron de l’industrie de guerre

Publié le 2024-05-07 09:20:06

[La nuit de dimanche à lundi 29 avril, vers 4h du matin, la cabane en bois de Armin Papperger a été incendiée dans sa résidence secondaire, à Südheide (Basse-Saxe). Ce type n’est pas n’importe qui, puisqu’il est le directeur du groupe d’armement Rheinmetall, un des plus grands conglomérats du complexe militaro-industriel allemand. Cette attaque incendiaire directement sur la propriété du sanglant patron, a été revendiquée quelques heures plus tard sur de.indymedia, dont on trouvera une traduction du communiqué ci-dessous.]


Incendie contre Armin Papperger – Switch Off Rheinmetall

« Avec le changement d’époque et la guerre en Europe, une nouvelle ère a également commencé pour Rheinmetall ».
(Armin Papperger lors de la présentation du rapport d’activité de l’entreprise pour 2023)

La nuit du 28 au 29 avril 2024, nous avons déposé un engin incendiaire contre l’abri de jardin de la propriété d’Armin Papperger à Hermannsburg [ancien nom de Südheide], au coin des rues Turnerstrasse et Immenhoop. Papperger est le dirigeant de Rheinmetall, l’un des grands acteurs de l’industrie de l’armement allemande.

Ici, à Südheide, Papperger se sent à l’aise. Il est entouré de terrains d’entraînement militaire et n’est pas loin du centre d’entraînement au combat GÜZ-Altmark [le plus vaste camp militaire d’Europe pour les techniques contre-insurrectionnelles en milieu urbain des pays de l’OTAN]. L’usine Rheinmetall d’Unterlüß n’est elle aussi qu’à un saut de puce. C’est là que des milliers de travailleurs et de travailleuses forcés ont perdu la vie au service de l’économie de guerre allemande dans l’usine de Rheinmetall-Borsig. C’est dans cette région que de nombreux nazis ont trouvé refuge après la guerre, parmi lesquels Adolf Eichmann ou l’assassin des fosses ardéatines [en mars 1944, près de Rome], Herbert Kappler. C’est la région où, dans les années 1980 et 1990, les néo-nazis organisaient régulièrement leurs entraînements aux sports de combat. Non loin de la maison de Papperger se trouve également Munster, l’un des plus grands stades de l’armée allemande. Dans cet environnement, il se sent en sécurité et bien entouré, y compris par les ami.es avec lesquel.les ce chasseur amateur part de temps en temps à l’affût. Mais la nuit dernière lui a sans doute fait comprendre qu’il n’avait pas que des amis, et que son lieu de retraite n’était pas sûr.

Rheinmetall est l’un des grands bénéficiaires de ce prétendu changement d’époque. Quelques chiffres le montrent bien : depuis 2022, le cours de l’action de Rheinmetall a été multiplié par cinq ; Papperger lui-même a complété plusieurs fois son portefeuille personnel d’actions avec celles de Rheinmetall. En 2023, le groupe, qui est entré dans l’indice boursier DAX, a augmenté son chiffre d’affaires à 7,2 milliards d’euros, et vise 10 milliards d’euros pour 2024. Avant février 2022, la production d’obus d’artillerie était de 70 000 pièces par an, de 350 000 en 2023, et elle devrait atteindre 700 000 en 2024. Après le rachat de la société espagnole de munitions Expal, Rheinmetall se considère comme le plus grand fabricant mondial de munitions d’artillerie. Le chancelier allemand Olaf Scholz, l’ambassadeur ukrainien et le ministre de la Défense Boris Pistorius (« L’Allemagne doit devenir prête à la guerre ») ont assisté en personne au premier coup de pioche de la nouvelle usine à Unterlüß. Cette nouvelle usine devrait cracher 200.000 grenades par an.

Papperger est l’un des responsables de l’armement dont la présence dans les médias est particulièrement importante. L’époque où l’industrie de l’armement souffrait d’une image sulfureuse est révolue. En mars 2024, le vice-chancelier Robert Habeck a assuré lors d’une réunion des 20 principaux producteurs d’armement allemands : « Nous avons besoin de cette industrie ! » Les machines à tuer peuvent désormais être présentées et promues avec assurance et de manière offensive. Et Rheinmetall a bien sûr d’autres choses à proposer en plus des munitions, notamment des chars : les chars Lynx et Puma, le char Boxer ou le char antiaérien Skyranger. Quant au char Leopard [fleuron de l’industrie d’armement allemande], Rheinmetall en produit le canon. En outre, Rheinmetall stocke divers anciens types de chars qui ont pu être vendus à l’Ukraine avec leurs munitions, en en tirant un bénéfice substantiel. L’entreprise propose également des pièces pour l’avion de combat américain F35.

Rheinmetall ne planifie, ne produit et n’assassine pas que dans le cadre national. Dans le monde entier, le groupe emploie plus de 30.000 travailleurs dans 28 pays. Une nouvelle usine de production de munitions est prévue en Ukraine et une usine de maintenance de chars devrait également y démarrer à l’été 2024. La production de chars de combat et de chars d’assaut est également prévue. Une usine d’artillerie est également prévue dans les pays baltes, et Rheinmetall développe un tout nouveau type de char de combat avec la Hongrie. Aux États-Unis, Rheinmetall participe aux appels d’offres de l’armée américaine, et est sur le point de décrocher un contrat de 45 milliards de dollars pour le successeur du véhicule blindé de combat d’infanterie Bradley. La conquête du marché russe n’est plus d’actualité. Mais en 2011, Rheinmetall avait conclu un contrat avec le gouvernement russe pour la livraison d’un centre de formation pour l’armée russe, et s’était vu attribuer le rôle de pionnier et d’ouvreur de portes.

Le soi-disant changement d’époque ne signifie pas seulement un armement gigantesque et de nouveaux bénéfices records pour l’industrie de l’armement. Il signifie également un alignement de toute la société sur l’armée et la guerre. Les politicien.nes de presque tous les partis rivalisent de propositions. Rétablissement du service militaire obligatoire, cours d’instruction militaire à l’école, liens entre la recherche et l’armée,…
Il est évident que les armées et l’industrie de l’armement sont les plus grandes destructrices de l’environnement, qu’elles engloutissent des quantités gigantesques de ressources et qu’elles sont bien sûr aussi les plus grandes productrices de gaz à effet de serre.

La lutte contre la destruction du climat est aussi la lutte contre la guerre, l’armée et l’industrie de l’armement !
La guerre commence ici, arrêtons-la ici !
Éteignons le système de destruction !
Liberté pour Daniela* !
Force et bonne chance à tous les individus de la gauche radicale en clandestinité, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui s’auto-organisent pour attaquer les structures de la domination !

* NdT : il s’agit probablement de Daniela Klette (65 ans), ancienne membre de la RAF arrêtée le 27 février dernier à Berlin-Kreuzberg, et qui se trouvait en clandestinité depuis plus de 30 ans.

Saint-Basile-le-Grand (Canada) : double attaque contre la future usine de batteries

Publié le 2024-05-07 09:50:07

[Pour rappel, dans la région de Montégérie (Canada), la multinationale suédoise Northvolt est en train de préparer le site (en détruisant 100 hectares de milieux naturels, dont 14 000 arbres rasés) où elle veut bâtir une giga-usine de batteries lithium-ion destinées à l’industrie automobile nord-américaine. Elle a déjà subi plusieurs sabotages, notamment contre la coupe des arbres en janvier 2024, ou en posant des tapis en clous planqués dans la neige contre les engins de chantier en février 2024.]


Projet de giga-usine de batteries en Montérégie : Northvolt et un sous-traitant ciblés par des vandales
La Presse (Canada), 7 mai 2024 (extrait)

Deux objets incendiaires ont été découverts sous les pneus d’un ou de plusieurs engins de chantier, lundi matin, conduisant à l’interruption des travaux pour la journée sur le site chevauchant Saint-Basile-le-Grand et McMasterville où Northvolt a entrepris la construction d’une giga-usine de batteries. Les deux objets, présentés initialement comme des « bombes artisanales » dans un communiqué de la multinationale, auraient été placés durant la fin de semaine.

Il s’agissait de bouteilles remplies d’un liquide inflammable « rattachées à des mécanismes assez rudimentaires de mise à feu qui, fort heureusement, Dieu merci, n’ont pas fonctionné », a déclaré le président-directeur général (PDG) de Northvolt Amérique du Nord, Paolo Cerruti, lors d’un point de presse sur le site. Le fait que le système de sécurité en place ait pu être déjoué par une ou plusieurs personnes n’étonne guère le PDG, qui souligne que le périmètre du site fait près de cinq kilomètres. Cette tentative de vandalisme a été qualifiée d’inacceptable par le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec, Pierre Fitzgibbon, et par le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie du Canada, François-Philippe Champagne.

Des vandales s’en sont aussi pris au Centre de valorisation du bois urbain (CVBU), une entreprise d’économie locale à but non lucratif dont Northvolt a retenu les services pour procéder aux coupes d’arbres sur son terrain. Les locaux de la petite entreprise, située à Saint-Bruno-de-Montarville, ont été aspergés de peinture brune, vendredi soir, probablement avec un fusil à eau, a indiqué son directeur général, Maxime Bourdeau.

« Ils ont aspergé tout, absolument tout », à partir d’une vitre préalablement fracassée, a-t-il raconté, photos à l’appui : bureaux, chaises, ordinateurs, murs, plafonds, plancher, documents. « On ne pourra pas juste peinturer par-dessus », s’est désolé M. Bourdeau, disant ignorer pour l’instant si les assurances de son entreprise couvrent les actes de vandalisme.

Assemblée Générale de lutte contre toutes les expulsions

Publié le 2024-05-07 10:05:06

Chaque semaine, l’assemblée générale de lutte contre toutes les expulsions se réunit dans un squat (différent selon les semaines).



L’Assemblée Générale est créée le 17 juin 2013 en réaction aux expulsions des centres d’hébergement d’urgence (115) qui font suite à la décision du Préfet du Calvados de limiter l’accueil des étranger-e-s (demandeur/euse-s d’asile ou débouté-e-s du droit d’asile).

Plus de 10 ans plus tard, nous déplorons l’accentuation des politiques racistes et néolibérales.

Alors qu’à Caen et son agglomération, près de 10 000 logements sont vides, des familles, avec ou sans enfants, des femmes et des hommes seul-e-s sont laissé-e-s à la rue. Parce que cette situation est inacceptable, l’AG occupe certains logements vides que les autorités refusent de réquisitionner. Depuis 2013, l’AG a occupé, à Caen, une cinquantaine de locaux vacants (https://agcontrelesexpulsions.files.wordpress.com/2023/05/brochure-10-ans-pdf.cleaned.pdf) et sans destination depuis au moins un an. Ces lieux sont ensuite habités, même s’ils restent précaires et provisoires.

Puisque la Justice privilégie le droit de propriété au droit au logement, elle ordonne toujours l’expulsion des lieux occupés. L’AG dépose des recours juridiques pour s’opposer à l’expulsion immédiate du squat et obtenir un délai à défaut du relogement, par les autorités publiques, des occupant-e-s concerné-e-s.

L’AG est un outil d’organisation au service d’un collectif ouvert à toute personne s’inscrivant dans une perspective antiraciste, antifasciste, antisexiste, anticapitaliste, anti-impérialiste. Nous sommes attaché-e-s à un fonctionnement égalitaire et anti-autoritaire et c’est sur ces bases que nous luttons !

L’AG est autonome de toute organisation, qu’elle soit partisane, syndicale ou associative. Elle est décisionnaire et fonctionne selon les principes de la démocratie directe. Les décisions sont prises collectivement, après discussion. Si le consensus n’est pas atteint elles sont alors votées sur la base d’une personne égale une voix. Les commissions et les personnes mandatées (trésorerie, par exemple) rendent compte de leurs activités à l’AG. La rotation des mandats est souhaitée pour éviter toute spécialisation et prises de pouvoir. Les lieux occupés sont autogérés.

Personne n’est illégal !

L’AG se prononce pour la libre circulation et la libre installation de toutes et tous. Elle dénonce les politiques xénophobes et le racisme d’État : à bas les frontières ! A bas les C.R.A.(Centre de Rétention Administrative) !

Contact : ag-contre-expulsions chez riseup.net.net

Si vous souhaitez être tenu-e-s informé-e-s, envoyez-nous un mail pour être ajouté-e-s à la liste de diffusion.

Informations : agcontrelesexpulsions.wordpress.com

Compte-rendu d’une convocation obligatoire à une information collective dans le cadre du dispositif RSA.

Publié le 2024-05-07 10:10:06

Comment la politique du département va faire baisser le nombre de RSASTES...



Ce vendredi 3 mai, nous étions une cinquantaine de personnes convoquées à la salle des fêtes de Pleyben, à une après-midi d’information collective obligatoire. Notre point commun était d’avoir un statut d’entreprise individuelle (travailleur indépendant, artiste, cotisant solidaire…) et de bénéficier du RSA.
Trois coachs internes du conseil départemental nous ont présenté brièvement la réforme du RSA et la signature du contrat d’engagement réciproque. Depuis le premier mai, la métropole brestoise est une zone test pour l’application des quinze heures hebdomadaires d’activité pour les bénéficiaires du RSA, et ce dispositif doit s’étendre à l’ensemble du pays le 1 janvier 2025. Les coachs nous ont détaillé le dispositif d’engagement réciproque : à l’issue de l’après-midi, chaque personne devait signer ce contrat. La signature de celui-ci nous engage à avoir un rendez-vous mensuel personnalisé pendant trois mois avec des objectifs réévalués et à accomplir pour le rendez-vous suivant. Toutes ces mesures sont présentées comme obligatoires, la non-signature de ce contrat entraînant la radiation du dispositif RSA. Ne pas se présenter à ces rendez-vous fixés doit entraîner une réduction du RSA et si les absences venaient à se répéter, elles entraîneraient une radiation du dispositif RSA. L’objectif affiché de ce coaching est notre sortie du dispositif RSA, soit par une augmentation de notre activité (mais « ne vous inquiétez pas, vous aurez d’autres formes d’aides comme la prime d’activité ») ou par un changement de voie professionnelle. Très peu d’informations ont été données sur les quinze heures d’activités, ni sur France Travail, même si les coachs nous ont dit que nous allions automatiquement être inscrits dans cette institution. Cette présentation a été très brève, une quinzaine de minutes, puis les coachs nous ont distribué les contrats d’engagement à pré-remplir. Ces nouvelles mesures rentrent dans le cadre du plan RSA, lancé par De Calan, ce plan « d’action renforcée » a pour objectif de supprimer 1000 allocataires du RSA d’ici la fin de l’année.

Puis a commencé la situation humiliante de faire la queue pour passer individuellement devant un coach. Chaque personne devait répondre, entendue par tout le monde, aux questions de celui-ci, et définir des objectifs pour le premier rendez-vous individuel pour le mois prochain. Il s’agissait d’une situation infantilisante où les coachs nous dictaient quasiment ce que nous devions mettre sur nos papiers. Plutôt stressés pour la plupart, nous avons subi « l’excitation » des coachs, très enthousiastes d’être département test et de « pouvoir prendre de l’avance ». Personne ne semblait convaincu de ce qu’il y avait de bon pour nous dans cette situation, nous avons surtout entendu le côté obligatoire des choses, et que tout était fait pour que nous sortions du dispositif.

Nous sommes certains à avoir été abattus par cette réunion et à avoir craqué, et nous avons été contents de pouvoir échanger quelques mots sur le parking de la salle des fêtes à l’issue de la réunion. Alors, avant que chacun ne doive affronter seul, comme à l’habitude, ces rendez-vous, il semblait important à quelques personnes, de poser quelques questions.

Nous sommes des travailleurs individuels, et ceci fabrique une forme d’isolement : comment se soutenir collectivement dans ces situations ?
Le fait de prendre ces statuts est une dynamique nationale promue par le gouvernement Macron, où chaque personne devrait être auto-entrepreneur de lui-même, mais quand parler des aspects négatifs de ces statuts plutôt merdiques pour la plupart ?
Certains d’entre-nous ont été poussés à prendre des statuts individuels, notamment à Pôle Emploi, mais comment le contexte de crise économique, joue-t-il sur nos activités où certaines personnes peinent déjà à payer leur factures et à s’acheter à manger ?
Comment faire face cette situation étrange « d’être patron » et en fait d’être un précaire qui galère à payer les fins de mois ?
Bref, comment ne pas rester seul et arrêter de subir ?

Assemblée ouverte de « Kalimero » le jeudi 9 mai à 19h

Publié le 2024-05-07 13:35:06

Kaliméro est une caisse et une assemblée solidaire des prisonni-ères de la guerre sociale. En mars, elle aura lieu le jeudi 9 mai à 19h et se tiendra à la bibliothèque anarchiste Libertad, 19 rue Burnouf, à Paris



La prison est un des rouages de ce système basé sur l’exploitation et la domination que nous voulons raser au sol, c’est pourquoi nous envoyons des mandats à celles et ceux accusé·e·s d’actes de révolte dont on est solidaires.

Une caisse de solidarité a besoin de continuité. Nous n’avons ni sponsor, ni mécène, aussi avons-nous convenu d’un rendez-vous par mois pour collecter des sous pour alimenter la caisse. Ces rencontres sont également l’occasion d’échanger sur nos pratiques face à la répression, d’assurer le suivi des différentes histoires et de discuter des situations qui se présentent. Elle est également un moment de discussion autour des possibles moyens d’esquive, de résistance et d’auto-organisation offensive contre la machine judiciaire et carcérale.

Dans un souci de régularité, ces rencards ont été fixés le 2e jeudi de chaque mois à 19h. La prochaine réunion de Kaliméro aura lieu le 9 mai à la bibliothèque anarchiste Libertad au 19 rue Burnouf, à Paris.

Pour envoyer de l’argent, pour demander des informations, ou pour être tenu·e·s au courant des prochains rendez-vous de la caisse et être inscrit·e·s sur la mailing-list de Kaliméro, écrivez à kalimeroparis(at)riseup.net

Berlin (Allemagne) : Attaque contre des machines de forage de l’entreprise Bauer

Publié le 2024-05-09 05:50:09

Kontrapolis / lundi 6 mai 2024

Attaque contre des machines de forage de l’entreprise Bauer et contre l’infrastructure extractiviste ! Solidarité avec le combat anticolonial des Wet’suwet’en !

Dans le monde entier, d’innombrables communautés autochtones luttent contre des projets et des infrastructures extractivistes comme les projets miniers, la fracturation hydraulique, la déforestation ou les pipelines. Dans le territoire occupé par l’État canadien, par exemple, un énorme projet de gazoduc est en cours de construction : le gazoduc Coastal GasLink, qui doit transporter du gaz extrait par fracturation hydraulique. Non seulement ce projet détruit des régions entières, mais il menace aussi le mode de vie autochtone des Wet’suwet’en. Le pipeline doit être construit sur leur territoire tribal et doit traverser la rivière Wedzin Kwa, qui est essentielle au mode de vie des Wet’suwet’en, car source d’eau et de poisson. C’est pourquoi depuis longtemps les Wet’suwet s’opposent à ce projet avec une résistance acharnée et défendent leur pays. Leur résistance se heurte à une forte répression, mais elle bénéficie également de beaucoup de solidarité.

Nous voulons montrer que la lutte contre la colonisation et donc l’industrialisation et l’extractivisme destructeur ne connaît pas de frontières. C’est pourquoi nous avons attaqué une entreprise qui est en première ligne dans la destruction des territoires des peuples autochtones et qui en profite : la société Bauer fournit les machines de forage nécessaires au gazoduc Coastal GasLink. C’est pourquoi, le 6 mai, nous avons attaqué par le feu deux de ses énormes machines de forage, sur un chantier à Berlin. Pour ce faire, nous avons mis des engins incendiaires, de l’essence et un pneu sur les câbles.

Le pipeline Coastal GasLink n’est qu’un des nombreux projets extractivistes sur des terres des peuples autochtones volées, au Canada et dans le monde. Qu’il s’agisse de pétrole, de gaz, de charbon, d’or, de lithium ou d’hydroélectricité et d’énergie éolienne (celles-ci devraient désormais servir aussi pour produire de l’hydrogène « vert » au Canada, ce qui intéresse beaucoup l’Allemagne), tous ces projets industriels font partie d’un système colonial qui détruit la planète et élimine les modes de vie autochtones.

Nous sommes solidaires des luttes des Wet’suwet’en contre le projet colonial du gazoduc Coastal GasLink.
Que ce soit au Canada, au Chili, au Pérou, dans la forêt de Hambach ou dans le nord du Portugal : luttons contre les projets extractivistes destructeurs et relions nos luttes !
Switch off the system of destruction and colonisation!

Création d’un Local de Rétention Administrative (LRA) au commissariat de Caen

Publié le 2024-05-09 05:55:06

Depuis le mois de janvier 2024, un Local de Rétention Administrative est en fonction au commissariat central de Caen. Il dispose de 4 places d’enfermement. Le LRA, c’est l’équivalent d’un petit Centre de Rétention Administrative, mais pour une durée et des droits limités.



Le 16 janvier dernier, la Préfecture du Calvados a publié un arrêté « portant création d’un local de rétention administrative » au commissariat de Caen du 10 rue du Docteur Thibout de la Fresnaye. Il est géré par la police nationale et compte 4 places d’enfermement.

L’arrêté préfectoral en question.

Un LRA, c’est comme un petit CRA, souvent situé en centre-ville, dans un commissariat, une gendarmerie, un bâtiment administraif, etc. Il en existe plus d’une trentaine sur le territoire français. Une personne peut y être enfermée 2 jours avant un placement en CRA ou une expulsion du territoire (mais parfois ça va jusqu’à 5 jours). Contrairement au Centre de Rétention Administrative, il n’y a au LRA ni visites, ni téléphone pour contacter l’extérieur, ni association, ni espace de promenade. Ce sont donc des lieux particulièrement opaques. (Plus d’infos ici : Les LRA, l’enfermement invisible au coeur des villes)

La création de ce LRA arrive dans un contexte toujours plus tendu de persécution des personnes exilées qui n’ont pas « les bons papiers ». La Police aux Frontières multiplient les rafles (comme le 11 mars dernier à Caen où pas moins de 5 véhicules et une trentaine de flics sont mobilisés dans la gare et dans le quartier pour faire des contrôles d’identité ciblés) tandis que la préf distribue les OQTF.

A Oissel et à Rennes, les CRA sont pleins, et des expulsions sont organisées.

Le 29 février 2024, un avion Boeing en provenance de Géorgie, affrété par FRONTEX, fait escale à Metz, puis à Rennes, pour déporter des personnes vers la Géorgie. Des personnes solidaires se mobilisent à Rennes pour tenter d’empêcher l’expulsion mais un important dispositif policier les en empêche. Plusieurs familles doivent monter dans l’avion ; l’une d’entre elles a été arrêtée devant les Restos du Coeur à Lorient, une semaine plus tôt. Les téléphones des retenu-es ont été coupés à partir de 9 heures du matin. Une quinzaine de camionnettes de police sont mobilisées pour l’opération.

Les expulsions sont aussi organisées avec le soutien d’une entreprise d’aviation locale, Chalair aviation, basée à l’aéroport de Caen-Carpiquet. Celle-ci a signé un important contrat avec l’Etat pour l’utilisation de ses avions dans le cadre des expulsions, ce qui lui a valu une visite hostile en janvier dernier.

Face à l’accentuation de la politique raciste des expulsions et de l’enfermement, ya quand même quelques révoltes qui font plaisir, par exemple dans la nuit du 8 au 9 avril, dix prisonniers du CRA de Oissel ont tenté une évasion. « Ils sont passés par la cour de promenade du centre puis ont utilisé des draps tendus entre les grilles des fenêtres afin de pouvoir escalader les murs. Ils ont ensuite crevé le filet de protection et pris la fuite ». Trois d’entre eux sont arrêtés peu de temps après dans l’enceinte de l’école de police, l’un d’eux condamné à 8 huit mois fermes avec maintien en détention. Les deux autres ont vu leur procès reporté car ils ont du être hospitalisés, blessés dans l’évasion. Les 7 autres prisonniers eux ont réussi à s’enfuir pour de bon !

Pour le mois de mai, un appel à actions contre les boîtes qui collaborent avec le système des CRA et des expulsions circule. D’ailleurs, en région parisienne, quelques architectes impliqués dans la construction de CRA ont reçu des visites récemment.

LRA, CRA, PAF, frontières… pour que tout ça disparaisse, pas le choix, agissons.

Kermesse anti-JO dimanche 19 mai

Publié le 2024-05-09 06:00:09

Salut ! On t’invite à une kermesse contre les JO !



Viens manger des beignets, chambouler Tony Estanguet, t’entraîner à éteindre la flamme olympique avec de supers pistolets à eau, et rencontrer d’autres personnes VNR contre les JO et toute la merde qui va avec.

On a toustes une raison de détester les JO. De Paris à Rio, d’Athènes à Tokyo, il y a déjà bien trop de flics dans nos quartiers, de caméras à nos coins de rues, de QRcodes et de portails sécurisés.

Nous, on a pas besoin de caméras algorithmiques pour jouer, ni de construire des stades en béton, ni de milliards d’euros pour faire la fête. Pas besoin de 20 000 militaires dans nos rues ni de milliers de keufs. Pas besoin non plus de drapeaux, d’équipes nationales ni de compétition. D’ailleurs on aime rien de tout ça ! Pas besoin de « place nette XXL » pour s’amuser, de déplacer les personnes à la rue hors de Paris, ni d’expulser les squats (on pense à nos camarades de l’île-St-Denis, et aux squats de Montreuil et de Vitry expulsés récemment).

On a besoin d’espace pour se rencontrer et de la rue pour lutter, zbeuler, chiller. Et on a besoin de toi sur la place pas nette de Place des fête dimanche 19 mai à 16h pour la super kermesse AntiJO !

PS : si tu veux rammener de la nourriture à partager hésites pas !

Philadelphie (USA) : Un compte-rendu du Premier mai

Publié le 2024-05-09 06:05:04

Philly Anti-Capitalist / vendredi 3 mai 2024

Les manifs-actions pour le Premier mai* sont de retour à Philadelphie, baby !!!!

Ce Premier mai, des anarchistes de Philadelphie sont sorti.es pour faire ce que nous faisons le mieux… des actions contre la gentrification et contre la prison ! La soirée a commencé par une manifestation devant le centre de détention pour mineur.es, dans le secteur ouest de Philadelphie. Environs vingt de nous sont allé.es du point de rassemblement jusqu’au parking derrière l’établissement, à partir d’où les manifestant.es peuvent être entendu.es des dortoirs des jeunes. Il y a eu un bouquet de feux d’artifices bruyants, des fusées et des slogans anti-flic, alors que les jeunes enfermé.es tapaient sur leurs fenêtres en réponse. Malheureusement, cela n’a duré que deux minutes, étant donné qu’apparemment les temps de réponse des flics face à ce type de manifestation se sont dramatiquement améliorés. Des voitures de police se sont immédiatement arrêtées et ont bloqué les deux sorties que nous avions prévu d’utiliser et une voiture de flics a essayé de renverser une couple de nos ami.es qui s’en allaient. Heureusement, à notre connaissance, il n’y a pas eu d’arrestations et à la fin tout le monde s’en est bien sorti.e, même si un peu secoué.e **.

Une douzaine de nous environs s’est retrouvée quelques heures plus tard, pour attaquer un nouveau immeuble d’appartement, très moche, au carrefour entre Spruce Street et la 49ème. C’est un autre classique de l’anarchie à Philadelphie – terroriser les gentrifieurs en se rassemblant pour attaquer un nouveau bâtiment, alors que ses résident.es y vivent déjà. Au moins dix de ses grandes fenêtres sont parties en miettes et une bombe de peinture ou deux y ont été lancées.

Attaquer n’est pas toujours facile, la plupart du temps il faut beaucoup de courage juste pour se pointer et beaucoup de planification pour s’assurer que tout le monde puisse s’en sortir en sécurité. Nous apprécions le soin avec lequel ces deux actions ont été organisées et tout.tes ceux/celles qui se sont présenté.es. Continuons à être courageux.ses et à nous soutenir les un.es les autres et peut-être qu’un jour nous pourrons abattre l’Amerikkke 😉

Solidarité aux compas qui luttent dans et autour la prison de Rockview***, vous n’êtes pas seul.es ! Vive l’anarchie ! <3

 

Notes d’Attaque :
* nous rappelons qu’aux États-Unis le 1er mai n’est pas un jour férié, qu’il n’y a pas de célébrations ou défilés officiels, plus ou moins folkloristes, mais que des groupes anarchistes ou de gauche essayent parfois d’en faire un jour de lutte.
** Un autre compte-rendu de ce rassemblement dit que ces deux personnes ont été brièvement interpellées, avant d’être relâchées sans suites.
*** Prison de l’État de Pennsylvanie, où les détenu.es subissent des traitements particulièrement durs.

Pic Nic la taule 18 mai RDV a midi

Publié le 2024-05-09 20:40:29

Organisons nous contre la construction des nouvelles prisons ! Ni a Muret ni ailleurs !



Dans les champs de Muret certains rêvent de voir plus de béton et de barreaux. En effet l’Etat prévoit la construction d’une nouvelle maison d’arrêt de 615 places près de la route de Labastidette. Tout ça s’inscrit dans un plan qui prévoit la construction de 18000 nouvelles places de prison dans les années à venir. Youhou !

Mais de prison nous n’en voulons ni a Muret ni ailleurs, car la taule est une torture qui ne résout aucun problème. Depuis plusieurs années, ce projet rencontre de l’opposition de la part de différents collectifs.

Les premiers travaux d’aménagement ayant commencé récemment, il est important pour nous de continuer la mobilisation pour empêcher ce triste projet. Rendons-nous sur place pour voir les travaux effectués, rendons visible la contestation, rencontrons-nous entre opposant-e-s au projet, et imaginons les possibilités qui s’offrent à nous.

C’est pourquoi nous vous invitons le samedi 18 mai à midi à une auberge espagnole sur le terrain de la future taule suivie d’une discussion sur nos envies pour la suite.

Des gens qui n’aiment pas les prisons.

Le samedi 18 mai à 12h
RDV à l’arrêt de bus Muret Guyenne
et possibilité de se garer rue de Champagne

Un pic nic a déjà eu lieu le mois dernier au même endroit , permettant de se rencontrer avec des gens de Muret, Toulouse et d’ailleurs dans la région. Ca nous a donné envie de poursuivre ces rencontres et commencer à s’organiser. A noter la présence de flics à environ 20 mètres du lieu du pic , mais qui ne sont pas venus sur le terrain privé, pas de contrôle à déplorer mais plus du fichage.

Retour de flamme 2024 : Journées de sport et de discussions contre les JOP

Publié le 2024-05-09 20:45:21

Vu sur Paris Luttes Info

On se retrouve du 8 au 12 mai pour un RETOUR DE FLAMME contre les JOP et leur monde de gentrification, de bétonisation, et de surveillance. Vous pourrez participer aux ateliers d’initiation et/ou aux combats, vous informer et discuter sur les Jeux Olympiques et Paralympiques, ou encore lire à l’infokiosque et aux tables de revues.


Parce qu’on pense que c’est possible de faire du sport sans enrichir des millionnaires et en évitant au max les dynamiques compétitives, genrées, racistes et validistes, on vous invite à plusieurs journées joyeuses et déter’ de réflexions et de sports de combat à Montreuil, Vitry-sur-Seine, et Aubervilliers.

Il y aura des discussions et des ateliers sur les jeux olympiques et tout ce qui ne nous va pas dedans, des ateliers de sports de combat divers et variés, ouverts à tous·tes.

Pendant le week-end à la Parole Errante, il y aura également un infokiosque, des tables de vente de livres, de revues et autres surprises.

Programme

Mercredi 8 mai

19h : Présentation publique du collectif Saccage – Réflexions sur la lutte anti olympique de Paris et d’ailleurs (lieu à confirmer)

Jeudi 9 mai

Aubervilliers : 19h-21h, Lancement de la revue Z à Saint-Denis avec discussions entre collectifs locaux autour de l’impact des Jeux 2024 en Seine Saint Denis (Batyscaphe, 9-13 rue de la Nouvelle France, Aubervilliers)

Vitry-sur-Seine : 21h : Projection du film La lutte est une fin, suivie de discussions (à la Kunda, 51 Boulevard de Stalingrad à Vitry-sur-Seine – Salle de cinéma)

Vendredi 10 mai

Parole Errante :
9 rue François Debergue, Montreuil
18h-20h30 : Lancement de la revue Z et discussion autour de la thématique des “Corps Hors Jeux” avec le collectif féministe anti-validiste Les Dévalideuses (Parole Errante – Grande salle)

21h : Concerts organisés par l’AIM (Parole Errante – Grande salle)

Samedi 11 mai

9h à la Parole Errante : accueil
9 rue François Debergue, Montreuil

10h-12h : ateliers sportifs à la Parole errante (Grande salle & Dojo)

10h-12h : atelier sportif à l’AERI
57 rue Etienne Marcel, Montreuil

10h-12h : au parc des Guilands, sur la pelouse du haut :

14h-16h à la Parole Errante :
9 rue François Debergue, Montreuil
Pourquoi et comment lutter contre les Jeux ? Partage d’expériences passées, présentes, et à venir pour enrayer la machine olympique – avec des collectifs en lutte contre les JOP de Tokyo 2020, Paris 2024, Milan 2026, et la candidature pour les JOP d’hiver 2030 dans les Alpes (Parole Errante – Grande salle)

14h-16h à l’AERI :
57 rue Etienne Marcel, Montreuil

Le samedi à partir de 17H à la Parole Errante : soirée de gala !
Performance de pole dance puis grande soirée de combats : venez soutenir les combattant.es venu.es pour le week-end de plusieurs villes, pays et clubs de sport autogéré, qui monteront sur le ring tout au long de la soirée pour des combats amicaux et autres spectacles (Parole Errante – Grande salle)

Dimanche 12 mai

10h-12h à la Parole Errante : (Grande salle & Dojo)
9 rue François Debergue, Montreuil

14h : possibilité de rejoindre la déambulation pour le passage de la Flemme Olympique, départ Croix de Chavaux.

16h : Rangement

Quelques infos complémentaires :

Tout ça ne garantit pas du tout qu’il n’y aura pas de violences, simplement qu’on essayera au maximum d’y réagir de manière responsable et suffisante. Aussi et surtout, on sera toustes garant.es de l’ambiance, c’est en étant vigilant.es et bienveillant.es collectivement que ça se passera au mieux !

Trop hâte de vous y voir !!

Accessibilité

AERI
57 rue Etienne Marcel, Montreuil
L’espace AERI est accessible PMR. L’entrée se fait par une cour pavée, puis l’accès au bâtiment par une rampe en ciment. Le reste des espaces utilisés pour le week-end sont de plain-pied.

Parole Errante :
9 rue François Debergue, Montreuil
La grande salle est accessible PMR. L’entrée se fait par une rampe d’accès amovible qui sera installée en amont du week-end. Le dojo en revanche est situé au 1er étage, en haut d’un escalier sans ascenseur.

Kunda
51 Boulevard de Stalingrad à Vitry-sur-Seine
La salle de cinéma est accessible PMR (entrée par le 46 rue Jules Lagaisse). Le reste du bâtiment est peu praticable, les toilettes sont éloignées de la salle de cinéma.

Pour plus d’informations, des questions précises, etc., nous contacter à : weekendsportanti-jo[at]riseup.net

Nuremberg (Allemagne) : Encore une arrestation dans l’affaire des « antifas de Budapest »

Publié le 2024-05-09 20:55:06

Budapest Antifascist Solidarity Committee / mercredi 8 mai 2024

Le lundi 6 mai, à partir de 8 heures, dans le quartier de Gostenhof, à Nuremberg, il y a eu une perquisition domiciliaire, dirigée par la LKA [la police judiciaire ; NdAtt.] du Land de Saxe, avec le soutien de l’USK [l’anti-émeute ; NdAtt.] bavaroise. La raison est que le Parquet fédéral accuse l’antifasciste Hanna de participation à une association de malfaiteurs, qui aurait mené des attaques contre des néonazis à Budapest. En plus de cette participation, elle est accusée d’avoir pris partie à deux des attaques de Budapest.

Peu de temps après le début de la perquisition, des camarades et des voisin.es se sont rassemblé.es pour manifester leur solidarité avec l’antifasciste concernée. La perquisition a duré en tout plus de sept heure. La police a bloqué plusieurs rues et ne laissait plus passer les passant.es et les riverain.es.

Déjà au mois d’octobre, des perquisitions domiciliaires avaient eu lieu à Nuremberg, aux dépenses de plusieurs jeunes antifascistes. Là aussi, l’accusation était la constitution d’une association de malfaiteurs, dont l’objet du délit n’auraient été que des tags, que le Parquet de Munich qualifie de « glorification de l’Antifa ».
Étant donné que c’est le Parquet fédéral qui enquête sur cette affaire, après la longue perquisition de son appartement, Hanna a été emmenée à Karlsruhe, où le juge d’instruction a ordonné son placement en détention préventive. Cette décision a été motivée, entre autres, par le risque de fuite, par la grande solidarité, en Allemagne, envers les clandestin.es et par l’importance de la peine encourue. Depuis le 6 mai, Hanna se trouve dans la maison d’arrêt de Nuremberg. Tout comme Maja, Hanna aussi risque d’être extradée vers la Hongrie.

Montrez votre solidarité avec Hanna, Maja et tou.tes les autres anti-fascistes emprisonné.es et recherché.es ! Mobilisez l’opinion publique contre leur extradition vers la Hongrie – Liberté pour tou.tes les antifas !

Madrid (Espagne) : Un bref compte-rendu des dégâts, vers le 30 avril

Publié le 2024-05-09 21:00:03

imc_barcelona / jeudi 9 mai 2024

Vers la la nuit du 30 avril, nous, quelques anarchistes, avons décidé d’apporter un peu de bruit et de feu à la paix sociale régnante. Les vitres d’une banque Caixabank et d’une agence de la mutuelle Fremap ont été attaquées à coup de marteau et des serrures de différentes entreprises de travail intérimaire ont été scellées. Et une voiture de livraison d’Amazon et une autre de Seur [entreprise de livraison, filiale de la française Geopost, à son tour filiale du groupe La Poste ; NdAtt.] ont été calcinées à l’aide d’un briquet et d’essence.

Parce que nous ne renoncerons jamais à l’attaque. Parce qu’il y a toujours mille raisons d’attaquer les engrenages de l’exploitation salariale.

Force et solidarité aux compas inculpé.es à Barcelone pour les faits du 1er mai 2022 et 2023 et à tou.tes les anarchistes et les révolutionnaires frappé.es par l’État partout dans la planète.

Anarchistes sympathisant.es du sabotage

Sentenza d’appello dell’operazione “Scintilla”

Publié le 2024-05-11 09:30:04

Sentenza d’appello dell’operazione “Scintilla”

th (41)

Riceviamo e diffondiamo:

Il 19 aprile 2024 si è concluso il processo d’appello dell’operazione “Scintilla” che nel febbraio 2019 portò allo sgombero dell’Asilo Occupato, all’arresto di 7 compagni/e a Torino, all’imputazione con l’articolo 270 per altri 11.

Il secondo grado ha confermato la caduta del reato associativo e le assoluzioni per l’attacco a due bancomat delle poste italiane.
A differenza del primo grado di giudizio anche le condanne per istigazione a delinquere sono venute meno tra prescrizioni e assoluzioni.
Sono purtroppo rimaste invariate la condanna a 4 anni e 2 mesi ai danni di un compagno per un ordigno indirizzato all’allora ditta fornitrice dei pasti del CPR di Torino, collegato in videoconferenza durante l’udienza dal carcere di Catania, e la condanna a 3 anni per una compagna accusata di concorso per l’incendio innescatosi durante una rivolta nel marzo 2016 all’interno del CPR torinese.

In attesa delle motivazioni della sentenza per qualche considerazione più approfondita, ribadiamo l’importanza della solidarietà con chiunque si rivolti e resista, non solo nei meandri della detenzione amministrativa ma in tutte le patrie galere.
L’idea che questi bagliori di libertà siano sollecitati dall’esterno è semplicemente grottesca. Da quando questi luoghi sono stati istituiti, e a qualsiasi latitudine, al loro interno si sono succeduti episodi di distruzione continui.
La solidarietà tra dentro e fuori, che polizia e apparato giudiziario interpretano come istigazione, è ben altra cosa, indispensabile per chiunque abbia una tensione alla libertà e alla dignità degli individui. Ed è proprio questa tensione che l’ultimo pacchetto sicurezza del governo Meloni tende a colpire, con l’inasprimento dei reati contro chi cerca di rompere l’isolamento di questi luoghi.
Il mondo attuale necessita sempre maggiormente di uomini e donne chiusi/e in gabbia e la preoccupazione dei governanti sembra concentrarsi sull’innalzamento di muri fisici e giuridici, utili a gestire coloro che sono ritenuti eccedenza umana, e a colpire chiunque non accetti questa oscena organizzazione sociale.
Non ci sembra casuale infatti che la condanna per la compagna in contatto telefonico con i reclusi al momento della rivolta nel CPR, sia la stessa di chi al tempo era stato identificato come diretto responsabile dell’incendio delle gabbie in cui si trovava rinchiuso.
Una sentenza che segna un nuovo solco della giurisprudenza italiana creando, attraverso il concorso, un nesso causale tra rivolte, azioni di protesta e insubordinazioni all’interno di strutture detentive e chi con esse solidarizza all’esterno.
Sull’equipollenza della pena comminata, in questo caso e su quelli che le nuove normative potrebbero interessare, ci riserviamo di poter aprire a stretto giro una più puntuale riflessione.
Come per tutti i cambiamenti giurisprudenziali, l’attenzione dovrebbe essere riposta non tanto al peggioramento dello status di diritto, quanto piuttosto alle istanze cui tentano di far fronte in termini di governo della società, specie in un momento come questo di recrudescenza politica di fronte alla guerra.

Nella stessa direzione, del resto, ci sembra si iscrivano le ultime misure cautelari disposte dalle procure di Torino e Bologna per la campagna dello scorso anno al fianco di Alfredo Cospito e contro il 41 bis e l’ergastolo ostativo, atte a recidere ancora una volta i legami di solidarietà tra dentro e fuori, riesumando oltretutto la carta del concorso in devastazione e saccheggio per quasi 50 compagni/e.

Non possiamo che esprimere la nostra più totale complicità a loro,
all’imputato e all’imputata condannati in questo processo,
a tutti i rivoltosi che nelle carceri e nei CPR scardinano le regole della prigionia continuando a lottare a testa alta,
a chi qui a Torino è sottoposto a misure cautelari per aver tentato di bloccare la deportazione di un recluso,
a tutti i compagni e le compagne prigioniere dello Stato.

Alcuni imputati/e e compagni/e di Torino

Indymedia Lille

Publié le 2024-05-11 09:35:05

assemblage non-exhaustif d’actions contre la voiture électrique


Indymedia Lille

Publié le 2024-05-11 10:30:10

Le 1er mai à Paris, entre République et Bastille, un papier a été distribué dans le bloc pour un rendez-vous le soir aux Halles.
Un peu plus tôt à 19h, à Saint-Paul, c’était plein de flics : un appel avait circulé sur internet.
À 20h30 aux Halles, les flics n’étaient pas sur place, mais on n’est finalement pas partis en sauvage. La prochaine fois, on essaiera à nouveau de se donner rendez-vous dans la rue pour y mettre du bordel.


Prison de Dresde (Allemagne) : Maja agressé.e en prison. La maison d’arrêt lui refuse les activités

Publié le 2024-05-12 08:25:06

Budapest Antifascist Solidarity Committee / samedi 11 mai 2024

Agression queerophobe de Maja

Rassemblement solidaire à la prison de Dresde, 26 janvier 2024

Maja, qui est incarcéré.e depuis décembre 2023 à la Maison d’arrêt de Dresde, a été agressé.e fin avril par un codétenu. Le codétenu a attendu Maja dans un couloir sombre après la cour et l’a frappée.e d’un poing au visage.

Plus tard, un [autre] codétenu a informé Maja que la raison de cette agression est qu’il/elle prend ses douches nu.es et qu’elle/il est queer, ce qui ne correspond pas à la morale religieuse-conservatrice et à l’image de la masculinité propres à l’agresseur.

L’administration de la prison a réagi à cette agression et envoie maintenant Maja se doucher seul.e, pendant que les autres sont enfermés.

Cet incident montre que les prisons pour hommes ne sont pas un endroit sûr pour les personnes queers, d’autant plus dans un État autoritaire avec une politique gouvernementale queerophobe comme la Hongrie, où Maja risque d’être extradé.e. Maja doit donc être libéré.e et ne doit en aucun cas être extradé.e vers la Hongrie.

Maja s’est vu.e refuser les activités récréatives, le sport et le travail

Lors du dernière parloir à la maison d’arrêt de Dresde, le 8 mai 2024, Maja nous a informé.es que, bien que la Cour fédérale soit d’accord pour que Maja puisse accéder aux activités récréatives et sportives et qu’il/elle aille travailler, la prison de Dresde lui a refusé ces droits, apparemment « avec l’accord du service compétent » (au Ministère). La raison est qu’elle/il doit être escorté.e en permanence par des surveillants, chose qui a été ordonnée depuis quatre mois à titre de mesure de sécurité et qui n’est pas faisable lors des activités récréatives, des séances de sport et du travail.

Nous voyons une fois de plus que les droits de Maja, en tant que prisonnier.e, sont nettement restreints et nous demandons qu’elle/il ait la possibilité d’accéder à des activités récréatives et au sport, ainsi que de travailler !

Présentation et discussion sur la brochure Sur l’idée de Nature

Publié le 2024-05-12 09:15:06

Le texte principal parle de l’idée de nature et sa portée idéologique et culturelle, puis il évoque l’origine étasunienne et puritaine de la pensée écologiste, liée à la colonisation de l’Amérique. Il passe aussi par la période nazie et l’écologisme du Troisième Reich, pour ensuite parler de groupes écologistes plus contemporains et tout autant problématiques. Il conclut par une critique sur des publications anarchistes qui développent l’idée que les raisons d’agir face aux questions environnementales sont secondaires par rapport au fait même d’agir ; le texte faisant ici le parallèle avec la pensée fasciste qui considère que seule l’action compte.

Le but de la brochure n’est pas de rejeter en bloc l’écologisme, mais de remettre en question le concept de nature, y compris de nature humaine, qui s’avère être un terrain glissant vers une vision réactionnaire ; et de montrer qu’il n’y a pas, dernièrement, une "fascisation de l’écologisme", étant donné que c’est un domaine fortement lié dès son origine à une vision très conservatrice du monde.

Pour donner un cadre minimal à la discussion, la brochure part d’une vision anarchiste. Faire une discussion sur ce sujet a comme but de développer une pensée anarchiste sur les questions environnementales, et non pas de donner une place à des pensées écologistes mainstream qui ont déjà de nombreux espaces où exister.

Si le sujet t’intéresse viens en discuter
Dimanche 19 Mai, à 14h
Au Local Autogéré

PS : y aura du goûter

Bordeaux (Gironde) : le bâtiment des flics sociaux sent le roussi

Publié le 2024-05-12 17:15:09

Bordeaux : la porte d’un bâtiment du conseil départemental incendiée dans la nuit
Sud Ouest/France Bleu, 11 mai 2024

Bâtiment officiel visé ? Pure coïncidence ? Poubelle incendiée et poussée contre l’entrée ? Bouteille remplie d’un liquide inflammable et jetée contre la façade ? L’enquête, confiée aux policiers devrait permettre de mieux cerner les circonstances de l’incendie qui a touché l’entrée de la Maison Départementale des Solidarités (MDS) du secteur de Saint-Jean, rue Belle-Étoile à Bordeaux.

Vers 5 h 30, dans la nuit du vendredi 10 mai au samedi 11 mai, les pompiers ont été appelés par des témoins de flammes naissantes. Les soldats du feu ont pu éviter la propagation de l’incendie. Il subsistait une forte odeur de fumée ce samedi matin. À l’étage, les fenêtres du bâtiment étaient grandes ouvertes pour une meilleure ventilation. Si le service espère une réouverture dès le début de semaine prochaine, ce ne sera probablement pas dès ce lundi 14 mai.

Berlin (Allemagne) : des machines de forage flambées en solidarité

Publié le 2024-05-12 22:05:04

[Au Canada, une lutte est en cours depuis plusieurs années sur le territoire des Wet’suwet’en contre le projet de gazoduc Coastal GasLink, en étant ponctuée de nombreux sabotages, occupations et attaques incendiaires. Lors d’une incursion à Calgary sur le site de l’entreprise chargée de forer sous la rivière Wedzin Kwa, des anarchistes ont pu rendre public en juin 2022 le nom des deux fabricants allemands des énormes machines de forage utilisées sur place (Herrenkencht et Bauer). Le 3 août 2022, des engins de chantier de l’entreprise Bauer, dont une coûteuse foreuse, partaient volontairement en fumée dans la région de Bavière. Et, la nuit du dimanche 5 au lundi 6 mai dernier, rebelote sur un chantier de Berlin, dans le quartier de Wedding… avec deux autres machines de forage de la société Bauer qui viennent d’être incendiées en solidarité avec les luttes des Wet’suwet’en, et plus largement contre les projets extractivistes. On trouvera ci-dessous une traduction de l’allemand du communiqué sorti le jour même sur indymedia.de.]


Attaque contre les foreuses de l’entreprise Bauer et les infrastructures extractivistes ! Solidarité avec la lutte anti-coloniale des Wet’suwet’en !

A travers le monde, d’innombrables communautés indigènes luttent contre des projets et des infrastructures extractivistes, comme des projets miniers, la fracturation hydraulique, la déforestation ou des pipelines. Dans le territoire occupé par l’État canadien, un énorme projet est par exemple en cours de construction : le Coastal GasLink Pipeline, qui doit transporter du gaz extrait par fracturation hydraulique. Ce projet ne détruit pas seulement des régions entières, mais menace également le mode de vie autochtone des Wet’suwet’en. Le gazoduc doit être construit sur leur territoire en traversant la rivière Wedzin Kwa, qui est essentielle à leur mode de vie en tant que source d’eau et de poissons. C’est pourquoi les Wet’suwet’en s’opposent depuis longtemps à ce projet avec une résistance acharnée en défendant ces terres. Leur résistance se heurte à une forte répression, mais bénéficie également d’une grande solidarité.


Nous voulons montrer que la lutte contre la colonisation, et donc contre l’industrialisation et l’extractivisme destructeur, ne connaît pas de frontières. C’est pourquoi nous avons attaqué une entreprise qui participe et s’enrichit directement sur la destruction des territoires indigènes : l’entreprise Bauer fournit les engins de forage nécessaires au gazoduc Coastal GasLink. Le 6 mai, nous avons donc attaqué par le feu deux de leurs énormes machines de forage sur un chantier de Berlin. Pour cela, nous avons placé sur leurs câbles des engins incendiaires, de l’essence et un pneu.

Le gazoduc Coastal-Gaslink n’est qu’un des nombreux projets extractivistes sur des terres indigènes volées au Canada et dans le monde. Qu’il s’agisse de pétrole, de gaz, de charbon, d’or, de lithium ou d’hydroélectricité et d’énergie éolienne (celles-ci devraient désormais produire de l’hydrogène « vert » au Canada, ce qui intéresse beaucoup l’Allemagne), tous ces projets industriels font partie d’un système colonial qui détruit la terre et élimine les modes de vie indigènes.

Nous sommes solidaires des luttes des Wet’suwet’en contre le projet colonial de gazoduc Coastal-Gaslink.

Que ce soit au Canada, au Chili, au Pérou, dans la forêt de Hambach ou au nord du Portugal, luttons contre les projets extractivistes destructeurs et mettons nos luttes en lien !

Switch off the system of destruction and colonisation !

Nos doutes et les leurs

Publié le 2024-05-12 22:25:03

L’hiver dernier, j’ai passé une quinzaine d’heures à écouter un podcast radfem. Une vingtaine d’émissions, chacune présentant une radfem, pourquoi elle est devenue radfem, ce qui l’anime dans ces positions, ce qui l’indigne ailleurs … Je me croyais capable d’écouter ça sans en être affecté. Comme un journaliste qui prétendrai ne pas être touché par ce qu’il observe. Raté. J’ai fais l’éponge. Et j’ai déprimé sévère. Dans la foulé j’ai écrit un texte, puis je l’ai mis en attente de relecture.

Quand six mois plus tard j’ai ouvert ce texte, j’ai complètement halluciné. J’avais régurgité le discours entendu dans le podcast. J’avais trouvé quelques arguments intéressants, et je les avais tourné à ma sauce. Six mois plus tard j’en étais revenu, mais je n’avais pas réalisé à quel point ce podcast m’avait retourné le cerveau. J’avais cru pouvoir être imperméable à un discours qui tourne en boucle pendant des heures. J’avais cru pouvoir ne pas m’identifier à ces meufs qui racontent leurs vies. C’était présomptueux.

Mon problème c’est pas de m’être laissé influencer par elles. Mon problème c’est que là où j’avais des doutes, j’ai mis leurs certitudes. Heureusement, ces doutes ont petit à petit repris leur place.

Est-ce que je fuis la féminité parce que c’est hyper chiant d’être une femme dans une société patriarcale ? Peut-être.

Est-ce que je succombe à un effet de groupe ? Peut-être.

Est-ce que je m’invente une oppression pour gagner en légitimité dans les luttes? Peut-être.

Ces doutes-là, je peux vivre avec, je crois. Mais les certitudes qui allaient de paire me mettaient trop mal. Une menace transgenre pèserait sur les jeunes femmes, et sur la société toute entière. Les femmes trans seraient des agents patriarcaux infiltrées pour pourrir les milieux féministes et convertir les lesbiennes à l’hétérosexualité. Le lobby trans serait un cheval de Troie masculiniste. Il faudrait faire de la lutte contre ce lobby la lutte féministe principale. Ce serait la menace centrale qui pèserait sur les femmes.

Je n’étais pas du tout dans le délire. Mais insidieusement, le doute s’était installé en moi. Pas le mien de doute, le leur. Et si les radfem étaient les victimes dans l’histoire ? … Et si la bien-pensance LGBT était vraiment incritiquable, au risque de se faire bannir des milieux progressistes ?… Et si, dans le fond, on était d’accord elles et moi ? … Un gros délire, je vous dis.

Je n’ai pas abandonné l’idée d’étudier de plus près les motivations des radfem. Mais laissez-moi le temps de m’en remettre. J’avais envie d’aborder aujourd’hui une leçon que j’ai acquise par cette expérience étrange de symbiose avec des idées radfem. Une idée qui depuis s’est affermi pour moi. Il nous faudrait:

Distinguer les doutes des autres et les nôtres

au lieu de

Chasser les doutes des autres et les nôtres

(ou d’embrasser les doutes des autres et les nôtres)

Je n’aime pas trop parler de « nous » comme ça, dans le vide. Alors je vais continuer à un peu parler de moi.

Ce qu’il y a de pas évident dans mes doutes, c’est que je n’arrive pas à les exprimer à voix haute. Je m’autocensure, tu vois. Parce que je ne connais pas beaucoup de personne à qui je puisse en parler sans craindre un retour de bâton. J’ai peur qu’on me dise que ce n’est pas assez déconstruit, pas assez radical, pas assez féministe de penser ce que je pense. De douter comme je doute. Il faudrait que je sois capable de défendre fermement mes doutes, d’argumenter en étant convaincant. Ou mais voilà, ce sont des doutes. Et je ne suis pas du tout certain qu’ils soient justes, correctement formulés ou pertinents. J’aurais du mal à les défendre. Et les rares fois où je les énonce à haute voix, je n’ai rien à dire après. Juste que « ça me questionne ».

Dans les milieux queers que je fréquente, les gens ont tendance à être sur la défensive. Je vois se lever les boucliers quand pop une idée qui contrevient à la doxa. Ça me tape sur les nerfs. Je sais que les attaques extérieures sont constantes et qu’il faut s’en prémunir. Je sais que quand on sort de chez nous on s’attend à se faire mal regarder ou mépriser pour ce qu’on est. Si je le sais, c’est parce que j’en suis. Et j’aimerais bien que ça soit considéré deux seconde. Je ne suis pas là pour faire exploser le milieu. Je ne suis pas là pour tout retourner. Je suis là. C’est tout. Et j’ai des idées, et j’ai des doutes. C’est à prendre ou à laisser.

On balaie trop vite nos doutes propres, en les assimilants à ceux de réacs finis. Est-ce qu’on a pas raison de douter, de se demander si on est sûr-e de prendre les voies qu’on prend? Douter du sens politique qu’on donne à nos vies. Du poids que le patriarcat a sur nos vies.

Perso j’arrêterai sûrement jamais de douter. Comme une sorte de transition à vie. Et j’ai envie d’apprendre à vivre avec ces doutes, à les réfléchir, sans que ça me mette dans des positions instables, intenables.

Aujourd’hui, je ne doute pas tant de ma démarche personnelle que des dynamiques de groupes qui amènent mes potes (et moi) à transitionner les uns après les autres. Il y a là un phénomène que j’aimerais bien comprendre. Et je refuse l’idée que questionner cela fasse de moi un crétin pétri de haine de soi.

J’évolue dans un milieu féministe queer radical, qui est fréquenté par de moins en moins de meufs cis fem. Je suis moi-même un déserteur de la féminité. Et sans m’autoflagéler dans les règles de l’art (d’avoir trahi ma classe ou je ne sais quoi) ça m’interpelle. Est-ce que les personnes assignées meufs refusent la féminité pour la laisser à des personnes assignées mecs ? Pourquoi ce rejet ? Pourquoi cette attraction ? Pas à l’échelle individuelle (j’ai pas besoin de savoir pourquoi on transitionnne), mais collectivement, pourquoi on choisi de déserter ?

J’évolue dans un milieu féministe queer radical, et je vois de plus en plus de personnes revendiquer leur radicalité politique par leur identité de genre. Ça m’interpelle. Je me demande ce qu’on a fait du concept de « déconstruction ». Est-ce qu’être radical c’est être déconstruit ? Est-ce qu’être déconstruit c’est déserter les rôles sociaux qui nous sont attribués ? Puis je me demande de ce qu’on a fait du concept de « genre ». Est-ce que les conditions matérielles dans lesquelles on vit comptent plus que les identités qu’on revendique ?

J’évolue dans un milieu féministe queer radical qui a poussé loin le retournement du stigmate. On accorde plus de crédit social à des mecs trans qu’à des meufs cis. A des butch qu’à des fem. A des meufs trans qu’à des mecs cis. Schématiquement. Les rôles de genre qu’on prétend combattre, on a tendance à les inverser. Ça n’implique ni domination, ni exploitation structurelle : la misandrie, l’hétérophobie n’ont jamais tué personne. Est-ce que pour autant, ils sont particulièrement pertinents, je ne crois pas. Créditer ou discréditer quelqu’une en fonction de son identité présumé, moi ça me fait vraiment pas kiffer. L’humour misandre m’a bien fait rire à une époque, aujourd’hui il me fait plutôt bader.

T’auras noté que je ne me place pas en dehors. Je participe allègrement à cette dynamique, hier plus qu’aujourd’hui mais tout de même: Je ne me démarque pas fondamentalement de mon milieu. Si je dis « on » c’est juste parce que je ne sais plus trop dire « nous ».

Ce qui m’interpelle, c’est qu’à force de contrer le discours transphobes terfisant ou ouvertement réacs, et bien on en vient à être incapables de poser une discussion selon nos propres termes. Ce genre de discussion, quant elle a lieu, est un théâtre d’étripage en règle, où deux camps se forment pour ne laisser la place à rien d’autre qu’à une baston.

Je pense que le transféminisme matérialiste a un rôle à jouer ici. Pour proposer des analyses qui prennent en compte nos vies et les rapportent aux oppressions que l’on subie. Pour ne pas voir dans nos prises de position anti-patriarcales individuelles une fin en soi politiquement (sans nier qu’individuellement cela peut être très enrichissant). Pour observer que la structure patriarcale se porte très bien, et à se demander comment on veut lui nuire concrètement.

Prendre le contre-pied des normes patriarcales nous amène, je pense, à balayer d’un revers de main des questionnements qui auraient toute leur place. On en vient à proposer des modèles de normes inversées, qui rendent désirables les positions sociales les moins enviables matériellement.

Un exemple? Transitionner signifie (particulièrement pour les meufs trans), voir sa situation économique chuter. Mais ça n’est pas vraiment un sujet. La tendance actuelle à balayer l’oppression structurelle de classe va de paire avec

  1. la réduction de la lutte politique à une suite de choix individuels radicaux,
  2. une absence de considération pour les situations économiques matérielles des unes et des autres.

Le soutien économique des une et des autres, via des mutuelles ou d’autres solidarités financières, est une exception dans nos milieux. Que chacune gère ses galère, elles ne concerneraient pas le collectif (le même collectif qui idéalise leur transition de genre, mais passons)!

Pourquoi rend-on politiquement désirable des situations sociales si difficiles? Je ne me l’explique pas vraiment. Je nous vois prendre des chemins empruntés avant nous par des potes, qui nous donnent envie de les suivre. Sorte de mimétisme. De la tenue vestimentaire, à la coupe de cheveux, en passant par la sexualité ou l’identité de genre on a tendance à tout changer au fur et à mesure que nos idées se radicalisent. Alors même que nous nous habillons toustes pareil, portons les mêmes coupes de cheveux, partageons des amitiés sexuelles et transitionnons en même temps, nous avons tendance à revendiquer nos existences comme autant de positions radicales. Et « ça me questionne ».

Quand je dis ça, je ne vois pas de péril trans, je ne vois pas de menace sanitaire … et je ne dis pas qu’on va regretter en masse d’avoir transitionner (on va bien, merci!). Je me demande juste ce qu’implique ce changement collectif et social concrètement dans notre rapport au monde. Qui est-ce qu’on laisse sur le carreau (comme dégats collatéraux), et comment ça influence nos perspectives de changements politiques radicaux (nos perspectives révolutionnaires si tu veux)?

Ça fait plus d’un an que j’écris et réécris ce texte. Certaines diront que ce n’est pas bienvenu de le publier maintenant, au milieu d’un shitstorm politico-médiatique anti-trans. Mais peut-être que justement, la temporalité s’y prête.

Quand Moutot et Stern publient un torchon complotiste qui fait du lobby trans une menace pour les femmes « biologiques », je dégobille et j’enrage tout autant que mes adelphes. Et tout de suite après je déteste voir ce genre d’épisode nous amener à rigidifier nos positions, à rejeter toute critique, évacuer tous nos doutes. Je ne défends pas le « circulez y’a rien à voir » que porte les tribunes médiatiques mainstream. C’est un discours publique défensif. J’aimerais qu’il ne nous empêche pas d’en avoir d’autres, plus fins (pas nécessairement à voix basse). Parce que balayer le débat interne à nos milieux d’un revers de main ne me paraît pas une si judicieuse idée. Sauf si l’on tient à sombrer dans un dogmatisme rance, et à entretenir l’idée qu’on est seuls, en lutte contre tous.

Oui, il y a une droitisation alarmante du débat public. Oui, nous sommes attaqués de toutes parts par des fachos à gueule d’ange. Mais faire front en n’opposant qu’un seul discours, qu’une seule réponse: qu’il n’y aurait rien à questionner chez nous et tout à défendre; bah à mon sens c’est une stratégie assez puante.

Je prends le parti de dire que nos contradictions, nos oppositions, nos expérimentations et nos incertitudes, ne sont pas à mettre sous le tapis. Ni aujourd’hui, ni demain.

Je prends le parti de dire que nos contradictions, nos oppositions, nos expérimentations et nos incertitudes ne constituent pas nécessairement des ruptures. Et que dealer avec elles nous renforcerait plus que de les taire.

Je prends le parti de dire que nos contradictions, nos oppositions, nos expérimentations et nos incertitudes existent déjà. Et que c’est sûrement ce qui fait la vitalité de nos mouvements féministes radicaux.

J’ai des doutes, tu as des doutes, nous avons des doutes. Et nous gagnerions à  pouvoir en parlons sans crainte. Parce que se méfier constamment du backlash qui vient des facho est déjà une lourde charge, nous gagnerions à cesser de considérer nos propres errances comme des menaces à l’intégrité de nos communautés.

Le dogmatisme n’est pas une réponse désirable aux attaques que nous essuyons, de ça au moins, je suis certain.

PS:

1- Voici trois vidéos (pas franchement radicales) analysant l’offensive réactionnaire anti-trans:

2- Voici deux textes qui (à mon sens) répondent au shit-storm politico-médiatique anti-trans sans sombrer dans le front unitaire dogmatique: