Vive l'Anarchie - Semaine 19, 2025

Sommaire

St Yrieix la Perche – Nouvelle manifestation contre les mines d’or

Publié le 2025-05-12 00:00:00

[pompé sur stopmines87]

Samedi 19 avril 2025, plus de 350 personnes se sont rassemblées à St Yrieix La Perche, au sud de la Haute-Vienne pour dire non aux mines d’or, ni ici, ni ailleurs. Pour elles, les mines, c’est de la pollution de l’eau et de l’air, des nuisances sonores. Le profil pour quelque uns et la « merde » pour les riverains, comme l’a très bien exprimé Patrick Blondy, pomiculteur à Coussac-Bonneval.
Ce cortège bigarré, hétéroclite se voulait totalement apolitique. Des agriculteurs et agricultrices de la Confédération paysanne et de la FNSEA, la députée LFI Manon Meunier, le maire de Chateau Chervix Jean-Paul Lachaud (sans étiquette), , des professionnels du tourisme… Des personnes de tout âge, de toute sensibilité… car la question des mines d’or concerne tout le monde.

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L'infokiosk Trognon #2 : la brochure des brochures

Publié le 2025-05-12 13:09:06

Après le Guide de présentation du site internet trognon.info, et La brochure des brochures #1 voici la suite du répertoire des brochures à imprimer disponibles sur le site. Un moyen de pouvoir trouver quelles brochures mettre sur son infokiosque ou à cocher pour se l’imprimer lors d’une prochaine visite sur le site.



Après le Guide de présentation du site internet trognon.info, et La brochure des brochures #1 voici la suite du répertoire des brochures à imprimer disponibles sur le site. Un moyen de pouvoir trouver quelles brochures mettre sur son infokiosque ou à cocher pour se l’imprimer lors d’une prochaine visite sur le site.

N’hésitez pas à diffuser cette brochure par vos propres moyens, à en déposer dans les lieux collectifs, à la transmettre à vos camarades, ami-es, amours, collègues, complices...

La brochure des brochures #2
(juin 2024 - janvier 2025)

La brochure :

La brochure en livret :

Bordeaux Sud : Les ouvrier-es du chantier AFSB ( LGV) incendient des raccords électriques avec une clope !

Publié le 2025-05-12 14:18:50

On les avait pourtant prévenues, c’est pas sérieux de fumer près d’une zone aussi inflammable que celle du chantier LGV Bordeaux Toulouse. Mais ielles n’ont rien voulu entendre.



C’est vrai que depuis l’arrêt du chantier A69 par le tribunal administratif de Toulouse, ielles ont de quoi être nerveux-ses. Ça sent le chômage technique à plein nez autour de la LGV… Et puis, cela ne doit pas être facile de participer à un projet qui a reçu plus de 90 % d’avis négatifs lors de l’enquête public. On doit pas se sentir au top ! Comme une impression de trahir les siens et d’engraisser ceux-là même qui exploitent toujours plus les travailleurs et travailleuses. Enfin, faudra pas se plaindre quand il n’y aura plus d’argent pour les services publics. D’ailleurs, comme le dit si bien JP Farandou , Protecteur Du Gang SNCF : « le tgv n’est pas un service public »… Pourtant, c’est bien l’argent de nos impôts qui va payer cette LGV. C’est à n’y rien comprendre… En tous cas voilà le résultat de leurs imprudences :

La SNCF déplore des retards et des annulations suite à cet événement. Habituellement, elles les encouragent grâce à ses choix stratégiques, en laissant les lignes existantes à l’abandon, se dégrader toujours plus. Mais là non ! Elle les déplore... Si jamais, on rappelle au personnel des entreprises intervenantes sur ces chantiers qu’il existe un « droit de retrait » permettant de récupérer un peu d’honneur perdu sous les ballasts.

La Ligue des Gardes-Voies

Carapatage 88 : War on drugs / La guerre à la drogue aux états-unis

Publié le 2025-05-13 00:00:00

Écouter l’émission

Télécharger l’émission (en cours)

Salut, avec les nouvelles lois sur le lois sur le narcotrafic et tout, on a eu envie de faire une émission sur la War on drugs, ses origines et comment cette politique raciste a contribué à faire grossir les prisons aux états-unis. Bonne écoute <3

SOMMAIRE

PLAYLIST

RESSOURCES

Chambly (Oise) : « Encore nous » contre les fachos !

Publié le 2025-05-13 00:00:00

actuOise / lundi 12 mai 2025

[…] Le député Rassemblement national de l’Oise Alexandre Sabatou a vu sa permanence parlementaire située à Chambly (Oise), à l’angle de la rue de l’Hospice et de la rue Barbusse, taguée pour la troisième fois en moins d’un an.
Un message volontairement provocateur a été inscrit à la bombe sur la façade de sa permanence, indique-t-il ce lundi 12 mai.

« Pour la troisième fois en moins d’un an, ma permanence parlementaire à Chambly a été vandalisée. Quelques jours seulement après sa remise en peinture, elle a de nouveau été taguée en rouge d’un message provocateur : « Encore nous« . » Alexandre Sabatou Député de la 3e circonscription de l’Oise (Creil Sud, Méru, Montataire)
Ce « Encore nous » laisse penser qu’il s’agit bien des mêmes auteurs que ceux qui avaient déjà souillé cette façade d’inscriptions telles que « Fuck le RN » ou « ACAB » pour All Cops Are Bastards («Tous les flics sont des salauds » en Français, Ndlr) le 27 décembre dernier. […]

[France] Incendie devant un comico municipal

Publié le 2025-05-13 07:27:21

Volé dans la presse, le 10/05/2025.

Un acte symbolique et criminel s’est déroulé dans la nuit du 9 au 10 mai 2025 à Montélimar, dans la Drôme.
À 2h29 du matin, un individu non identifié a mis le feu au trottoir situé devant le poste de police municipale, à l’aide d’un liquide inflammable de type essence à Zippo, avant de prendre la fuite.
Si les flammes se sont éteintes d’elles-mêmes sans faire de blessés, elles ont néanmoins noirci la façade du bâtiment.
Une enquête a été confiée à la police judiciaire de Montélimar, qui exploite actuellement les images de vidéoprotection pour identifier le ou les auteurs.
Le maire Julien Cornillet voit dans cette action une tentative d’intimidation : « Si notre police municipale a été visée, c’est que nous faisons le travail. » L’élu assure que la lutte contre la délinquance se poursuivra « encore plus fort ».

[France] un gendarme blessé par des tirs de kalachnikov

Publié le 2025-05-13 07:28:15

Volé dans la presse, le 10/05/2025.

Un gendarme a été grièvement blessé par balles dans la nuit de vendredi à samedi à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), alors qu’il rentrait chez lui. Une enquête a été ouverte pour tentative de meurtre en bande organisée.

Cette tentative de meurtre s’est déroulée vers 1 heure du matin. Le militaire en civil rentrait chez lui lorsqu’il a été la cible de nombreux tirs. Il a notamment été touché aux jambes et présentait neuf plaies au moment de sa prise en charge par les secours.

Ces dernières semaines, les agressions de militaires en civil se multiplient partout dans l’Hexagone. Mi-avril, l’un d’entre eux, âgé d’une trentaine d’années, avait été victime d’un coup de couteau à la gorge dans le centre-ville d’Angers (Maine-et-Loire). Une enquête pour tentative de meurtre avait été ouverte. Quelques jours plus tôt, dans le Bas-Rhin, trois militaires hors service avaient également été agressés à la sortie d’une discothèque.

Pluies colorées sur le chantier de la LGV à Saint-Jory (Nord-Toulouse)

Publié le 2025-05-13 07:51:16

Venu-es pour découvrir la zad de la Guinguette Vaillante ( détruite quelque jours auparavant par les sbires du préfet), nous n’y avons trouvé personne. Pour autant, un spectacle inattendu nous a ravis. Nouvelle mésaventure pour le chantier LGV, des pluies colorées ont repeint les machines NGE ( Cazal Carcassonne/Salles-sur-l’Hers ....) sous nos regards enjoués. Le ciel a décidé de donner un peu de lumière à ces machines vectrices de mort.

Soutenus par l’état et certain-es élu-es habillé-es de médiocres intentions, les géants du BTP vont encore se gaver d’argent public ( LGV Dax-Bordeaux-Toulouse = minimum 14 Milliards ) pour assouvir leur débilitante soif de bénéfice et d’éternelle croissance économique. Exploitation des travailleur-euses, pillage des ressources naturelles, destruction de la biodiversité, expropriations… Toutes ces malversations permises par un jeu faussement démocratique (à grands coups d’enquêtes publiques bidonnées, de dérogations en tous genres et d’autorisations environnementales garantissant un droit de détruire l’environnement :/ ) font de l’industrie BTP un ennemi de l’intérêt général. Toutes les entreprises profitant des projets imposés (comme celui de la LGV) pour s’enrichir avec nos deniers seront tôt ou tard marquées du sceau de la honte.

Suite aux pluies colorées, les entreprises concernées se sont empressées de déplacer les engins et leur cabane de chantier du centre de Saint Jory. Plus elles cherchent à invisibiliser la contestation, plus nous prenons plaisir à voir leurs méfaits exposés aux yeux de tous-tes.

CAZAL, MANGE TON SEUM !

A bas l'état et sa répression – Repas de soutien à Tom , Marina et aux prisonniè.re.s et inculpé.e.s

Publié le 2025-05-13 11:42:14

RDV lundi 19 mai à la chapelle pour partager un repas dont les sous reviendront aux camarades prisonnièr.e.s et inculpé.e.s. 🔥 👊 🍅 🍴🍳 🥗

Tom et Marina sont en prison depuis presque un an, poursuivis initialement pour avoir lutté contre des fachos et chargés en supplément pour possession de drogue.



A travers cette soirée, nous entendons afficher notre soutien inconditionnel à nos camarades car nous considérons que les actions de Tom et Marina nous servent à tous.tes. En mettant en difficulté les fafs et en les empêchant de s’organiser et de vomir leurs discours, on mène des actions qui bénéficient à tous.tes.

Car les fachos s’en prennent à tout le monde et nous arrosent de discours nauséabonds du type "travail, famille, patrie" et "chacun chez soi". Ils veulent qu’on la ferme et qu’on continue de se faire exploiter au quotidien pendant que les frontières continuent de tuer des milliers de personnes. Pendant ce temps, le système se porte bien.

Les fachos pointent les "étrangers" comme bouc-émissaires pour détourner les gens du problème : les bourgeois, exploiteurs et autres rentiers qui nous font crever au taf pour payer le crédit, le loyer ou acheter de la bouffe trop chère. Même le patriarcat qu’on subit est mis sur le dos des gens « pas d’ici » pour ne surtout pas voir que c’est le fruit d’un système, dans les familles, les institutions, la religion, le bourrage de crâne à l’école, sur les réseaux et à la télé…

Et cet ordre bourgeois, les fafs – tout comme l’état – sont déterminés à le faire respecter, mais on est plein à continuer de refuser de s’y plier !

Il n’y a pas que Tom et Marina qui subissent les foudres de la répression de l’état : la lutte et le refus des normes sociales sont réprimés vener, en plus des "atteintes à la propriété" qui enferment un maximum de prolétaires. C’est contre cette justice de classe foncièrement raciste que nous nous levons, dans un but clairement anti-carcéral. C’est pourquoi nous soutenons tous.tes les camarades prisonniers, qu’ils soient politiques ou de droit commun.

Les prisons ne servent qu’à nous faire peur ; mises au ban de la société, elles sont des outils de tortures pour toutes personnes qui refusent de rentrer dans le rang ou qui luttent simplement pour survivre. Les seules personnes qui en sont exemptées sont celles qui ont le bon casier, la bonne origine, la bonne place et surtout le bon compte en banque. Et rappelons que la prison ne sert qu’à broyer les individus qui s’y trouvent ; sortons du mythe de la "réhabilitation" qui ne sert qu’à masquer une volonté de gestion des populations les plus démunies et de destruction pure et simple de l’individu. Rappelons aussi que la punition est un véritable business, les entreprises privée qui s’y implantent (Sodexo, GDF-Suez, Bouygues...) s’en mettent plein les poches en y vendant leurs services à prix d’or.

Lundi ce ne sera pas qu’un repas mais surtout un moment de partage, pour montrer qu’on n’est pas tout seul, que la solidarité existe encore et que nous sommes déterminés à la construire, autant que nous le sommes à détruire les prisons et le capitalisme !!

🌊🌊🌊 Tsunami Toulouse

Traces d'agitation contre la guerre à Toulouse (2022-2024)

Publié le 2025-05-13 12:06:58

Les pdf de 2 brochures qui compilent des traces des luttes de ces dernières années à Toulouse, contre la guerre et l’industrie de l’armement.



Traces d’agitation contre la guerre (Toulouse 2022-2024)
Extrait de l’intro :
Cette compilation reprend une sélection choisie et non-exhaustive de quelques unes des traces d’agitation contre la guerre qui ont eu lieu à Toulouse entre début 2022 et fin 2024. Certaines initiatives nous ont sûrement échappé, et leur absence ici n’est pas forcément liée à un choix de notre part.

Cette brochure regroupe des textes d’analyses, des affiches, des tracts, des invitations à des évenements publics, des communiqués d’actions directes.

Ces éléments compilés ici ne représentent pas une voix commune et portent parfois des perspectives différentes que nous ne partageons pas entièrement.

Nous avons fait le choix de les compiler parcequ’elles rendent compte de tentatives diverses de luttes contre la guerre qui ont eu lieu dans le contexte de Toulouse. Une ville sous perfusion économique de l’industrie de l’armement, notamment par l’omniprésence de l’industrie aéronautique.

L’idée de cette compilation est de nourrir les réflexions et les débats pour les luttes présentes et à venir autour de ces questions, ici comme ailleurs. Parceque nous les trouvons plus que jamais nécessaires dans l’ambiance guerrière et nationaliste qui s’intensifie toujours plus.
 :
Bonne lecture !

PDF - 56.5 Mo

Le pdf (en format livret- pour imprimer en recto verso) 84 pages :

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...............................................................
Toulouse mortepole - Capitale de l’armement
Actions directes contre la fabrication d’armement "made in toulouse"

Extrait de l’intro :
Cette compilation reprend une sélection d’actions directes qui ont eu lieu à Toulouse entre juillet 2022 et début 2025. C’est une version allégée de la brochure "Traces d’agitation contre la guerre", cette fois centrée sur la fabrication d’armement locale.

Toulouse est une ville sous perfusion économique de l’industrie de l’armement, notamment par l’omniprésence de l’industrie aéronautique. Les acteurs du complexe militaro-industriel pullulent, que ce soit des starts-ups, des sous traitants, des grosses boîtes, mais aussi des universités, des écoles d’ingénieurs,... qui toutes participent, à différents niveaux, à fabriquer la guerre ici.

Avec l’accélération de l’ambiance guerrière, une idée s’est répandue : "Puisque la guerre se fabrique ici, nous pouvons agir ici !". Et la france, 2ème exportateur d’armes dans le monde, ne manque pas de cibles auxquelles s’attaquer.

Les éléments compilés ici ne représentent pas une voix commune et portent parfois des perspectives différentes que nous ne partageons pas entièrement. Par ailleurs, certaines initiatives nous ont sûrement échappé, ou n’ont pas été relayées publiquement.

Cette brochure regroupe des affiches, des tracts, et des communiqués d’actions directes. Nous avons fait le choix de les compiler parcequ’elles rendent compte de tentatives diverses de critique en actes qui ont eu lieu dans le contexte de Toulouse.
L’idée de cette compilation est de nourrir les réflexions et les débats pour les luttes présentes et à venir autour de ces questions, ici comme ailleurs. Parceque nous les trouvons plus que jamais nécessaires dans l’ambiance guerrière et nationaliste qui s’intensifie toujours plus.

Bonne lecture !

Le pdf de "Toulouse mortepole capitale de l’armement" (format livret à imprimer en recto verso) 40 pages

PDF - 24.8 Mo

Chaline – mai 2025

Publié le 2025-05-13T18:51:31+02:00

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La paix véritable n’est pas l’absence de guerre mais la négation de tout ce qui la produit. C’est le refus des nationalismes et des frontières, des valeurs guerrières et de toutes les hiérarchies sociales. La véritable paix ne peut exister que dans une société débarassées de toutes les dominations.

Assemblée contre la guerre !

Publié le 2025-05-14 10:57:00

Viens discuter de perspectives d’actions futures contre l’industrie de l’armement, et la millitarisation des corps et des esprits ambiante, ici et ailleurs. Assemblée le 28 mai a 18h a l’Impasse.



Après les deux week-end d’avril organisés à Toulouse contre la guerre, une assemblée entre les deux, et une autre le dimanche 11/05 ne relachons pas la pression !

Pour info à Toulouse en avril, c’est pas un mais deux week-end contre la guerre qui ont été organisés !

+ d’infos sur le 1er week-end ici : https://iaata.info/Week-end-contre-la-guerre-…

+ d’infos sur le 2nd week-end ici : https://iaata.info/Rencontre-Toulouse-capital…

A bas la guerre !

Koné (Nouvelle-Calédonie) : quintuple évasion de la maison d’arrêt

Publié le 2025-05-14 18:20:00

Cinq détenus évadés de la prison de Koné dans la nuit
Nouvelle-Calédonie la1ere, 14 mai 2025 (extrait)

La découverte d’une tache de sang apparente à l’extérieur de la maison d’arrêt, sur le chemin de ronde. Voilà ce qui a déclenché l’alerte, dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 mai, au centre de détention de Koné, d’où cinq hommes se sont évadés, en deux temps. Au moins l’un d’eux s’est blessé, en franchissant le double grillage de l’enceinte, selon l’hypothèse des gendarmes.

D’importants moyens ont été déployés pour localiser les fugitifs : la brigade cynophile de Koné, les personnels de la brigade territoriale, renforcés par des mobiles, un hélicoptère de la gendarmerie et des techniciens en investigation criminelle arrivés de Nouméa. Dans la matinée, les deux premiers évadés ont été retrouvés, à Koné côté Pouembout. Dans l’après-midi, les recherches se poursuivaient activement pour les trois autres, originaires de Koné et de Canala.

La question sera ensuite de comprendre comment cinq personnes ont-elles pu sortir de leur cellule et escalader une enceinte de presque cinq mètres de haut, sans être vus, le tout en pleine nuit. Contactée, la direction n’a pas souhaité communiquer.

Lorient (Morbihan) : « Bretagne, terre libre et solidaire »

Publié le 2025-05-15 00:00:00

Ouest-France / dimanche 11 mai 2025

« Lorient Antifa », « Acab » (slogan anti-police), « Afa » (anti-fasciste), « je déteste la police », « nik la prison », « Lorient féministe » (souligné de trois points symbolisant « mort aux vaches »), « Éduque ton pote et toi aussi », « Vos OQTF de merde » (Obligation de quitter le territoire français), « Bretagne, terre libre et solidaire »…

Une bonne quinzaine de tags « antifas », anarchistes et anti-police ont été peints en rouge, et en gros, dans la nuit de vendredi 9 au samedi 10 mai 2025, à Lorient, [article payant, mais l’essentiel est là ; NdAtt.].

Berlin (Allemagne) : Paralyser les beaux quartiers. Que mille volcans fassent pleuvoir des gravats et de la cendre

Publié le 2025-05-15 00:00:00

Kontrapolis / mercredi 30 avril 2025

Nous ne pouvons plus nous permettre ces riches.
Paralyser les beaux quartiers. Que mille volcans fassent pleuvoir des gravats et de la cendre.

Follow the money, pour trouver la piste des crimes et des criminels. D’abord une petite promenade militante nocturne, dans le quartier de Grunewald, et ensuite un incendie :

C’est une chose bien connue, par beaucoup de monde, que nous ne pouvons plus nous permettre les riches, qui, souvent, sont aussi les puissants.
C’est aussi une chose connue qu’ils nous laisseront, à nous et à nos enfants, une terre ravagée.
Qu’ils montrent chaque jour qu’ils s’en fichent, par exemple lorsqu’ils émettent plus de 16 milliards de tonnes de CO2 par an, rien qu’avec leurs jets privés.
C’est aussi une chose bien connue que les riches aiment monter les un.es contre les autres les dépossédé.es de ce monde.
Ils attisent la population avec passeport allemand contre les ainsi-dit.es migrant.es (avec ou sans passeport allemand). Ils attisent la haine contre les personnes réfugiées, comme si leurs raisons de fuir étaient banales. Les raisons de leur fuite, et donc la fuite elle-même, sont considérées comme un crime et les gens comme des criminels, surtout si la couleur de leur peau n’est pas le « blanc ». Ce n’est pas le mode de vie impérial qui est considéré comme un problème, qui conduit directement ou par un enchaînement de différentes circonstances aux raisons de ces fuites, mais les personnes qui fuient.

Ces gens vivent aussi dans le quartier auquel aujourd’hui nous avons coupé le jus. Car on ne peut pas en venir à bout avec des appels, un travail de persuasion ou des simples informations.

Nous faisons nôtres les mots et les analyses des groupes Volcan [Vulkangruppen] précédents : cette forme de vie impériale, organisée au détriment d’autres personnes, est la base d’une consommation aberrante, d’une croissance économique constante avec des taux de profit en hausse et des raisons de fuir les régions exploitées. Sans la destruction des bases de vie dans d’autres pays, cette folie de la consommation des ressources ne serait pas possible.
La cupidité et la recherche de plus de pouvoir, de profit, d’argent et de biens caractérisent la mentalité des riches. Et des millions de personnes, y compris beaucoup de dépossédé.es, courent derrière ce « veau d’or ». Seulement pour obtenir, peut-être, un petit morceau du gâteau. Le pillage de la nature, les guerres, la destruction du climat et les génocides – tout est inclus dans le coût de la course pour encore plus de richesse. Alors que les puissants transforment (veulent transformer) chaque pas, chaque seconde de notre temps, chaque pensée, chaque sentiment et chaque clic de notre vie en marchandise, pour avoir encore plus d’accès à chaque individu et pouvoir nous contrôler, ils jouent avec la vie de milliards de personnes.
Une raison suffisante pour faire cracher du feu à un petit volcan, dans une « zone résidentielle exclusive » à Grunewald et Schmargendorf [deux quartiers limitrophes, très huppés, de l’ouest de Berlin ; NdAtt.].

Aujourd’hui, nous avons grillé un transformateur électrique qui alimente le secteur des rues Clayallee et Pücklerstraße. Et nous avons livré aux flammes une antenne relais utilisée par différents opérateurs de téléphonie mobile (comme Vodafone, entre autres) et par la police, sur la Clayallee.

En fait, nous voulions juste faire un petit tour dans Grunewald. Mais alors, voilà, nous nous sommes rendu.es compte que nous nous trouvions soudainement au cœur de l’actualité mondiale et nous avons vu à quel point tout est interconnecté. La dimension internationale a besoin de quelques mots et de quelques liens, pour rendre justice à cet endroit.
C’est justement pour cette considération qu’il n’est pas possible d’être concis.es à propos de cette exploration du secteur. Nous voulons mettre en lumière autant que possible ce que nous pouvons voir d’un premier coup d’œil dans le rayon de l’éclat de notre feu. Étonné.es par le nombre de protagonistes du potentiel de destruction et par le nombre de responsables des raisons de fuite décrites ci-dessus, qui se sont retranchés sur une si petite surface, notre explication de l’éruption volcanique est un peu plus longue.

Nous ne sommes que les précurseur.euses d’une génération d’enragé.es. Qui laisse mourir de faim d’autres personnes, tout en faisant des bonnes affaires avec, et se retranche dans des quartiers de villas, ne doit pas s’étonner si un jour il finit « grillé.e » sur une assiette de soupe populaire, à Wedding [quartier pauvre du centre-nord de Berlin ; NdAtt.] ou ailleurs, sous le slogan Eat the rich.
Si nous devions donc simplement « mettre tous les riches dans un sac et leur taper dessus » pour nous débarrasser de leur domination, nous ne serions en aucun cas au mauvais endroit, à Grunewald. Néanmoins, la réintroduction de la guillotine a déjà été suffisamment testée et, comme on le sait, elle a été rejetée dans la pratique révolutionnaire ultérieur. Elle est seulement devenue un nouveau moyen aux mains des structures de pouvoir et de terreur. Une nouvelle tête pousse à l’Hydre dès que l’ancienne roule. De cette manière, nous ne nous débarrassons pas des riches et de leur mode de vie destructeur.
Jusqu’à présent, de nouveaux maîtres ont rapidement émergé – seules les drapeaux et les uniformes ont changé et les méthodes pour réprimer les révoltes ont été réajustées. Les bourses, l’argent, la police, les prisons, l’armée, l’injustice et l’oppression sont restés.

Nous préférons nous en prendre à leurs ressources, les déranger dans leurs lieux de reproduction, nous occuper d’eux de manière privée et personnelle et les chasser de leurs villas. Georg Büchner a raison de manière intemporelle : « Paix aux chaumières – guerre aux palais ».

Nous pouvons et nous devrions leur livrer le Premier mai à domicile, devant leurs portes, et, par le biais du sabotage, rendre plus inconfortables leurs lieux de reproduction. Nous pouvons, sans devoir faire un pas sur leurs terrains, nous introduire dans leurs espaces de vie, où ils comptent en pensée leurs dollars, euros, roubles, bitcoins ou leurs onces d’or. Nous pouvons au moins leur gâcher un peu le plaisir de ce qu’ils possèdent.

Les propriétés, clôturées et sécurisées par des caméras, ont été construites grâce à du travail volé. Leur luxe a toujours été lié à un grand tribut de sang et il l’est encore aujourd’hui.
Le mode de vie impérial ne sera amené que brièvement à quelques frisson, par notre intervention militante d’aujourd’hui. Mais chaque goutte creuse la pierre.

Et nous pouvons disparaître, non vu.es, dans l’obscurité de la nuit, dans la forêt, avec les sangliers, en trébuchant parfois sur un sans-abri dans sa tente.

Ils se sentent à l’abri de la « foule », qui, depuis le soulèvement anarchiste pour les droits des travailleur.euses, le 1er mai 1886, sur la place Haymarket, à Chicago, a toujours provoqué des révoltes, des soulèvements et des luttes militantes. Que l’orateur de Haymarket, rédacteur en chef et éditeur d’un grand journal ouvrier anarchiste, August Spies, soit cité ici pour souligner son actualité : « Le temps viendra où notre silence sera plus fort que les voix que vous étranglez aujourd’hui ». Ce furent les derniers mots qu’il prononça, avant d’être pendu suite à des fausses accusations. Impressionné par la brutalité de la police lors des manifestations et des grèves, par les fraudes électorales et leur légitimation par des juges corrompus, August Spies s’était, auparavant, de plus en plus détourné de la voie légale des sociaux-démocrates, pour se tourner vers des développements révolutionnaires anarchistes. Il est devenu le porte-parole de l’aile social-révolutionnaire du mouvement ouvrier aux États-Unis et, à la fin, à la suite des combats autour du Premier mai, il a été exécuté par pendaison, en novembre 1887, aux cotés des anarchistes George Engel, Albert Parsons et Adolph Fischer. De ces luttes anarchistes est issu le Premier mai en tant que journée de lutte des travailleur.euses. Nous ne sommes pas du tout satisfait.es du fait que le Premier mai ne soit plus, aujourd’hui, une journée de lutte des dépossédé.es, mais qu’il ait été « incorporé » en tant que jour férié, dans les « démocraties », par ces piliers de l’État qui sont les syndicats. De même, beaucoup de groupes communistes autoritaires, avec une vision sélective de l’histoire, ne font que guetter la prochaine occasion de créer un État qui contraindrait les dépossédé.es dans les prochaines usines « rouges ».
Un jour, l’intervention militante des dépossédé.es et d’une foule en colère libérera les possédants du fardeau de leur possessions et ils/elles ne se laisseront impressionner ni par les soi-disant démocrates ni par les forces dictatoriales. Car, en fin de compte, il est évident qu’on ne peut pas « posséder » la terre, ni tous les êtres vivants qui l’habitent et donc les êtres humains non plus. Même si les riches ne veulent pas reconnaître cette simple vérité.
Aujourd’hui, ils ont quand-même dû regarder dans les yeux la vérité, c’est-à-dire qu’ils sont vulnérables. Parce que l’antenne-relais brûlée ne diffuse plus, du moins aujourd’hui, les informations boursières depuis les États-Unis, ni les derniers rapports du front russe, ni les derniers rapports de guerre venant du monde entier, avec les conséquentes, magnifiques opportunités de voir monter les indices DAX [indice boursier allemand, équivalent au CAC 40 français ; NdAtt.] des entreprises d’armements, dans lesquelles on a bien placé son fric, ni les dernières nouveautés du monde de la mode et de la richesse, ni non plus les aboiements continuels de X et Cie. Les voix des, et pour les, possédants ont été momentanément réduites au silence. Le silence des dépossédé.es deviendra de plus en plus fort. Et, aujourd’hui, ce silence bruyant doit aussi rappeler August et les anarchistes assassinés avec lui, ainsi que l’origine du Premier mai.

Nous nous tournons maintenant vers la promenade dans le « quartier des animaux sauvages » [un secteur du quartier Schmargendorf, limitrophe de la forêt urbaine de Grunewald, où les rues portent les noms d’animaux sauvages ; NdAtt.] en elle-même et vers la question de savoir quels bipèdes ont été effrayés à cette occasion. Dans le quartier des villas et des ambassades, les rues sont nommées en souvenir d’animaux dont les images sont plus faciles à trouver sur un smartphone que celles des habitants actuels, derrière leurs clôtures avec surveillance smart. Celle qui suit est une liste de quelques riches et de quelques ambassades, comme dans un roman policier où tout est lié. Les noms sont interchangeables, comme les pays.

Momentanément déconnectés, sans électricité ni réseau, derrière les clôtures se retranchent, par exemple, des oligarques russes, comme l’ami de Poutine Arkady Rotenberg (ça s’écrit aussi Arkadi ou Arkadij). Sa fortune est estimée à environ 2,5 milliards de dollars américains. Personne ne croit qu’il ait acquis sa fortune à la sueur de son front. On parle, comme pour tous les autres, d’une fortune volée au travail des autres. Étant un ami de Poutine, l’une de ses entreprises a fourni des tuyaux pour construire le gazoduc Nord Stream 2. Pour le gaz que son ami Poutine fournissait à l’Allemagne et que l’économie allemande achetait volontiers et pour pas cher, pour avoir ainsi un avantage dans la compétition internationale. Alors que Poutine a su utiliser ces revenus pour son agression contre l’Ukraine. Une situation gagnant-gagnant pour toutes les parties, jusqu’à il y a trois ans. Aujourd’hui, l’Allemagne se procure son énergie chez d’autres dictatures.
Pour la construction, par Rotenberg, d’un pont de 19 kilomètres vers la péninsule ukrainienne de Crimée, son ami Poutine lui a plus tard personnellement décerné la distinction « Héros du travail ». Certes, Rotenberg est soumis à des sanctions et en principe il ne devrait pas avoir de droit de céder ses biens immobiliers situés en Allemagne, mais il a dissimulé ses propriétés par le biais de sociétés à Chypre. Qui s’en soucie ? Il a donc fait certifier l’accord de vente par un notaire du Kurfürstendamm [les « Champs-Élysées allemands » ; NdAtt.], auquel il a graissé la patte et qui l’a aidé à contourner les sanctions.

Jurij Bukin, un manager de longue date de l’empire économique des Rotenberg, a lui aussi une villa dans ce quartier. Le député de la Douma Boris Paikin, qui est touché par les sanctions de l’UE et qui a autrefois travaillé dans une filiale de Gazprom, possède également, selon les médias, une villa et des appartements dans ce quartier. Et dans le Wildentensteig [« montée des canards sauvages »] se trouve également la villa d’Irina Wirganskaja (la fille de Gorbatchev). En 2020, elle a fait l’acquisition d’un terrain pour 4,8 millions d’euros.

Une autre villa dans le quartier des animaux de la forêt, depuis laquelle l’ancien ambassadeur russe Vladimir Kotenjow, futur chef de la filiale allemande de Gazprom, a tiré ses ficelles et où il a organisé des fêtes exclusives, appartient, selon les médias, à un homme d’affaires de Saint-Pétersbourg. Dans cette propriété, située sur le Goldfinkweg [« chemin du chardonneret jaune »], à Berlin, où Kotenjow aurait vécu en tant que locataire, des appartements sont actuellement proposés à la location pour des loyers allant jusqu’à 13 000 euros par mois. Ainsi, nous pouvons bavarder éternellement sur les imbrications existantes dans le quartier des animaux de la forêt et nous demander qui, au sein de la politique et de l’administration allemandes, couvre ces relations. En fait, c’est très simple : le marché immobilier de Berlin est un marécage pour l’argent sale, qui peut y être « lavé » efficacement. À Berlin, les loyers augmentent plus que dans toute autre grande ville allemande. Et cela est dans l’intérêt des propriétaires, qu’il s’agisse d’acquisitions légales ou illégales de biens immobiliers. Prenons l’exemple du « quartier des animaux sauvages ». La société L&B Immobiliya, par exemple, situé sur la Frankfurter Allee, y a volontiers installé des magasins pour riches, entre autres d’Europe de l’Est, tels que ceux mentionnés ci-dessus. Plus de 30 000 clients ont ainsi blanchi leur argent et l’ont placé de façon rentable. On achète, on vend et on achète à nouveau, sur le marché des maisons et des appartements, au détriment des pauvres. Le rendement augmente et chaque vente met dans les poches des riches de l’argent qui est pris à des personnes déjà pauvres, par des hausses des loyers. Heureusement, il y aura bientôt d’autres réductions des allocations pour les chômeur.euses, du coup encore plus d’appartements seront libres ; seulement, sous les ponts et dans la forêt de Grunewald, ça sera encore plus bondé. Selon les rapports des médias, des riches Russes auraient par le passé investi approximativement entre 20 et 50 milliards d’euros en Allemagne – au moyen d’entreprises nébuleuses et des sociétés écrans dans des paradis fiscaux.
Une personne qui a autant d’argent n’a aucun intérêt à ce que l’on sache ce qui lui appartient précisément et où elle habite. Ce n’est pas un hasard si le marché immobilier est géré de manière opaque en ce qui concerne les véritables propriétaires de maisons, d’immeubles d’habitations et de rues entières. On peut, par des moyens simples, déclarer comme propriétaires, dans le registre foncier, des entreprises, ce qui rend invisible le propriétaire derrière. Pas étonnant que, dans le « quartier des animaux sauvages », une maison sur deux n’ait pas de de sonnette : les administrateurs d’entreprises, exploiteurs et destructeurs, veulent agir de manière anonyme. Nous ne devons pas les trouver. Ils ont tellement peur – même de nous.
D’ailleurs : pas loin de là où se trouvent les oligarques russes, il y a aussi les oligarques ukrainiens. Pendant que les intérêts de deux États et de leurs puissants sont réglés sur le champ de bataille, et que le sang coule, Juri Rodin peut tranquillement se frotter les mains, avec sa participation aux affaires immobilières sur le Luchsweg [« chemin du lynx »]. Le rendement, pour l’actionnaire principal de la RI-Bank est bon, comme prévu. En 2021, une entreprise lettone, dans laquelle Rodin avait des participations, a vendu des terrains sur le Luchsweg pour plus de 26 millions d’euros. Quatre ans plus tôt, cette entreprise avait acheté ces terrains pour 7,5 millions. Avec quelques variantes, de telles transactions sont effectuées avec des bâtiments situés dans tous les quartiers de Berlin. De plus en plus d’appartements en propriété – de moins en moins de possibilités de location, des rénovations et des modernisations à prix élevé, donc toute la litanie bien connue qui correspond aux intérêts du capital, frappent de plus en plus durement la partie la plus démunie de la population. Le tissu social de la ville est détruit par l’expulsion, généralement silencieuse, des dépossédé.es. Et aucun sénat [le gouvernement de la ville-État de Berlin ; NdAtt.] n’y changera rien à l’avenir. Soit dit en passant : cela montre aussi l’utilité des élections. Sans expropriations révolutionnaires par la « foule », ainsi qu’une redistribution équitable, rien ne changera non plus. Pillage des chaînes de supermarchés, destruction des villas – that’s it.
Ce mépris structurel pour l’être humain a trouvé aujourd’hui une faible réponse, en dérangeant aussi les connexions internet des différentes sociétés immobilières allemandes et internationales qui, dans le voisinage, poursuivent discrètement, et pas qu’un peu, leur travail destructeur, en tout cas celles que nous avons pu identifier.
Le propriétaire le plus récent, d’ailleurs un « promoteur immobilier » de Berlin, veut maintenant construire des « appartements haut de gamme » sur le Luchsweg. Une bonne affaire à 17 000 euros le mètre carré. Avec le prix de ce seul mètre carré, de nombreuses personnes pourraient vivre toute une année.
Mais nous ne voulons pas vous ennuyer avec d’autres détails, que vous connaissez déjà, sous une forme ou une autre, car nous ne sommes pas encore à la fin de notre visite militante du secteur.
Parlons donc des ambassades à Schmargendorf.
Les accords sur les migrations avec les pays de l’UE ou même seulement avec l’Allemagne ont une grande importance, dans le but de cimenter encore plus la forteresse-UE. Les partis veulent expulser toujours plus et toujours plus vite. Pour cela, le gouvernement concerné dépend également de la coopération des pays d’origine et de transit. Aussi des dictatures.
Dans le Fohlenweg, à portée de vue de nos deux incendies, nous rencontrons l’ambassade irakienne. Depuis 2023, il existe avec l’Irak un ainsi-dit « accord sur les migrations », pour pouvoir expulser plus de demandeur.euses d’asile. Pourtant, les services de l’État y sont « toujours responsables de nombreuses violations des droits humains », dit même un rapport confidentiel du ministère des Affaires étrangères. Les droits et libertés fondamentales inscrits dans la Constitution ne seraient par ailleurs « pas pleinement garantis ». Selon ce rapport, la torture pour obtenir des aveux, les arrestations arbitraires et les enlèvements par les forces de sécurité irakiennes sont répandus. De plus, les milices armées représentent une menace pour la population. De même, « des nombreux enfants et adolescent.es sont gravement touché.es par des actes de violence contre eux/elles-mêmes ou contre des membres de leurs familles ». Les minorités religieuses, comme les Yézidis, souffrent, selon le rapport, d’une « discrimination de fait considérable ». Le gouvernement irakien ne peut donc « pas assurer la protection des minorités ».
Néanmoins : les deux parties veulent pouvoir échanger des données biométriques, si l’identité [d’un.e migrant.e] n’est pas claire. Des employé.es de l’ambassade irakienne ont eu des entretiens avec des ressortissant.es potentiel.les de leur pays, afin d’en déterminer l’identité. Raison suffisante pour éteindre la lumière à l’ambassadeur irakien et à ses fonctionnaires.
L’ambassadeur marocain habite lui aussi dans une résidence à Schmargendorf. C’est chose bien connue qu’il ne vit pas, comme beaucoup de personnes réfugiées des pays d’Afrique, dans des baraques, des tentes ou sous des bâches en plastique, dans des verges en Espagne, où ils/elles sont maintenu.es comme des esclaves. Il ne vit pas non plus dans un foyer, dans la rue, ni ne travaille dans des conditions misérables pour augmenter le capital de ses maîtres, généralement blancs. Il ne sera pas non plus traqué par des nazis ou arrêté par les flics des stups. Pendant que, chez lui, c’est seulement la réfrigération de ses boissons qui est tombée en panne, des réfugié.es qui souhaitent simplement venir à la frontière de l’UE et la traverser meurent de soif dans le Sahara. Beaucoup de monde échoue dans cette traversée à cause de l’ainsi-dit « accord sur les migrations » avec le Maroc. À Melilla, comme dernier obstacle, une forteresse barbare sépare l’Afrique de l’Europe.
Le ministère de l’Intérieur du [précédent] gouvernement fédéral allemand a déjà exploré avec succès les « possibilités et intérêts d’un partenariat approfondi dans le domaine des migrations » avec le Maroc. En plus, la coopération policière déjà existante a été étendue à des enquêtes dans des « procédures complexes contre des passeurs ». Les fonds pour le développement, les dispositifs techniques de lutte contre les migrant.es et les flatteries diplomatiques servent, dans le cas du Maroc, pour régler les migrations. Les facilitations à l’obtention de visas pour la force de travail qualifiée sont la seule et unique porte qui doit rester ouverte – si « le marché » en a besoin. La police fédérale collabore étroitement, chaque jour, avec la police des frontières marocaine, pour empêcher l’accès à l’UE aux personnes africaines fuyant la pauvreté, non désirées, pendant qu’à Berlin l’eau goutte du frigo de l’ambassadeur. On ajoute, pour plus d’exhaustivité, que le Sahara occidental a été annexé par le Maroc et que ses habitant.es mènent une lutte anticoloniale contre le Maroc. Naturellement, l’Allemagne se tait à ce propos, en échange de l’accord sur les migrations. Au cours des dix dernières années, l’Allemagne a aussi fourni au Maroc des équipements militaires d’une valeur de plus de 200 millions d’euros : des radars au sol, des drones, des pièces de munitions pour canons et des systèmes de communication. La défense de la forteresse-UE contre les réfugié.es, l’occupation du Sahara occidental et la répression militaire de ses habitant.es ne sont pas des thèmes sans rapport. Et, dans le Sahara occidental occupé, les intérêts allemands sont défendus ; par exemple le vol avec violence des matières premières et la production d’énergie. Ainsi, une main lave l’autre.
Dans la Pücklerstrasse, nous rencontrons une autre résidence. Le drapeau suédois flotte fièrement devant l’entrée. Le drapeau de ce pays de l’UE, dont les riches achètent ici des nombreux appartements, en tant qu’investissement, ce qui aggrave la pénurie de logements. L’État et des entreprises comme Northvolt n’ont aucun problème à réclamer des terres qui ne leur ont jamais appartenu et à détruire les moyens de subsistance des autochtones Samis. La ligne de Botnie septentrionale, une ligne ferroviaire à grande vitesse qui doit transporter essentiellement des matières premières, coupera, selon les projets actuels, des terres sur lesquelles les Samis ont leurs pâturages pour les rennes. La Suède et le capital veulent se connecter plus rapidement au marché mondial et approvisionner en lithium et en fer trois gigafactories de batteries. Des projets futurs d’exploitation minière et forestière devraient également bénéficier de ce gigantesque projet d’infrastructure. La manière de vivre impériale se tourne aussi vers l’intérieur de l’UE, non seulement vers l’accès à des pays lointains et à leurs ressources. Les objections des quinze communautés de village samis ont de l’importance pour nous. C’est pourquoi nous avons aussi éteint brièvement la lumière et la connexion au réseau de l’ambassade de Suède. Hands off Sápmi! – sinon, cela peut très vite devenir très cher.
Nous vous épargnons ici un traité sur l’ambassade éthiopienne, sur le Goldfinkweg, sur l’ambassade libanaise, sur la Spechtstraße [« rue du pic »], sur l’ambassade du Qatar ou sur l’ambassade d’Oman sur la Clayallee – l’une pire que l’autre !
Nous vous épargnons aussi un traité sur la villa de fonction du Président fédéral.
Toutes les institutions dont nous avons parlé et celles mentionnés se trouvent dans un rayon de 300 mètres des lieux des incendies et l’ambassade d’Israël est située à moins de deux kilomètres. Nous voulons encore dire quelques mots à son sujet. L’ambassadeur d’Israël, au nom du gouvernement israélien d’extrême droite, a récemment exercé des pressions sur la commémoration de la libération de Buchenwald et de Dora-Mittelbau, pour en exclure le philosophe germano-israélien Omri Boehm. Parce que celui-ci prend explicitement position pour l’égalité des droits entre Juif.ves et Arabes. Son approche, « comprendre l’histoire – apprendre pour l’avenir », est une épine dans le pied pour les Juifs d’extrême droite. L’État allemand, ou plutôt sa classe politique, n’a rien « compris de l’histoire », quand il livre des armes qui constituent les munitions d’un génocide, en justifiant cela aussi avec la raison d’État allemande. Avec ces armes, l’armée israélienne mène actuellement des exécutions extra-légales, en toute impunité, à Gaza. On souligne la phrase suivante, du discours censuré d’Omri Boehm : « « Plus jamais ça » n’est valable que dans sa forme universelle et c’est seulement alors qu’il peut rendre justice à sa formulation particulière ». Il s’agit d’une justice qui concerne et inclut tous les êtres humains. Nous espérons vraiment que aussi l’ambassade d’Israël ait pu tirer quelque chose de notre petite note de protestation.
Et nous nous souvenons, dans ce contexte, du secouriste Rifaat Radwan, torturé et exécuté par l’armée israélienne, le 23 mars, et ensuite enterré, avec quatorze autres secouristes et pompiers exécutés, par des excavatrices de l’armée israélienne, pour dissimuler ce crime contre le droit international. Les enregistrements du portable de Rifaat Radwan et l’autopsie des victimes ne laissent aucun doute quant à la torture et à l’exécution délibérées.
Et nous nous souvenons du militant Odai Al-Rubai, qui, avec un millier d’autres personnes, avait manifesté contre le Hamas, le 25 mars, et qui a été torturé et exécuté par le Hamas, à Gaza. Il a été torturé pendant six heures avant d’être assassiné.
Ces deux crimes ont eu lieu à deux jours de distance. Nous méprisons leurs lâches assassins. Nous admirons le courage de Rifaat Radwan et d’Odai Al-Rubai, qui ont risqué leurs vies pour sauver des vies. Ne le oublions pas. « « Plus jamais ça » n’est valable que dans sa forme universelle ».

Nous terminons notre promenade par une « approche » de l’ambassade des États-Unis, sur la Finkenstraße [« rue des pinsons »]. La résidence de l’ambassadeur des États-Unis, située de l’autre côté de la rue par rapport au quartier des animaux sauvages, à seulement 200 mètres de l’antenne-relais en feu, a probablement été largement épargnée par notre panne de courant, mais le réseau ! La connexion avec Donald « Dump [déchetterie, en anglais ; NdAtt.] » a dû être ralentie ou complètement interrompue.
Avec d’autres hommes et femmes pro-fascistes, ils travaillent à la transformation du système en une oligarchie autocratique. Il y aurait assez de raisons pour rendre la vie difficile aux représentant.es des États-Unis et à leurs diplomates. Des personnes sont expulsées vers la mort et la torture.
Une Green card ne protège pas non plus, si la personne concernée s’engage par exemple pour les droits des Palestinien.nes. Celui/celle qui espère que les élections, dans quatre ans, apportent un changement aux États-Unis, n’a pas compris le coup d’État administratif actuel. Il n’y aura plus d’élections libres, dignes de ce nom et non manipulées : les États-Unis sont sur la voie de la (techno-)autocratie.
Nous pourrions peut-être décider de frapper directement dans ses biens aussi cette nouvelle forme de dictature, avec ses accords mortels et ses PDG qui deviennent des décideurs, en remplaçant la forme d’État que les USA ont eu jusqu’ici. La coupure de la connexion de l’ambassadeur avec ses donneurs d’ordres aux États-Unis n’est pas d’une importance digne de ce nom, même si nous nous en réjouissons.
Précisément : Follow the money. « Elend [misérable] » Musk a injecté plus de 250 millions de dollars dans la campagne électorale du président « Dump ». Il détruit un État que lui est ses semblables réclament pour eux-mêmes. Ils détruisent l’ancien système et volent en même temps les données des différentes administrations états-uniennes, pour porter les gens sous leur contrôle et faire avancer de manière rentable leur domination numérique.
À l’exemple de Tesla ; ici en Allemagne, il ne s’agit plus seulement de l’eau volée dans la région de Grünheide et dans le Brandebourg. Et il ne s’agit plus seulement des conditions de travail chez Tesla, qui équivalent, pour les travailleur.euses, à une privations de leurs droits. Il ne s’agit plus seulement de destruction du climat et de surexploitation, pour arracher des « trésors » des sols de nombreux pays. Il ne s’agit plus d’arrêter des projets particuliers. Il s’agit de la somme de tous ces crimes. Et, en plus, de saboter l’« agression technologique », le projet de numérisation totale, qui prend des contours toujours plus clairs dans sa brutalité.
Tesla est terminée. Actuellement, Tesla est attaquée pratiquement tous les jours, au niveau international. #TeslaTakeDown et les attaques militantes entraînent des pertes de bénéfices de plus de 70%. (Si vous êtes propriétaire d’une Tesla et que vous lisez ceci, vendez-la, tant qu’elle peut vous rapporter encore un peu d’argent et qu’elle n’a pas brûlé. Ou bien, incendiez-la vous-mêmes et encaissez le montant de l’assurance. En ce faisant, ne vous laissez pas filmer par votre propre voiture.)
L’action du Vulkangruppe Tesla [ab]schalten [« groupe Volcan – éteindre Tesla », qui a incendié un pylône électrique près de la gigafactory de Grünheide, le 5 mars 2024, la mettant à l’arrêt pendant plusieurs jours ; NdAtt.] nous a mis devant les yeux la vulnérabilité de l’économie. Leur pouvoir sera brisé par la destruction des grands groupes économiques. L’usine de Grünheide doit disparaître et elle disparaîtra. Le poison patriarcal du type « Elend » Musk est vulnérable, le dommages financiers sont tangibles pour eux. Nous ne devrions pas nous égarer dans des actions contre l’État. Il n’est qu’un instrument de l’économie. Les chaînes d’approvisionnement doivent être détruites. Nous pouvons atteindre directement l’économie.
L’antifascisme militant peut élargir son champ d’attaque et brûler le capital qui soutient et finance l’AfD. Le coup d’État mondial de la droite (Poutine, Trump, Erdogan, Orban, Milei, Bukele, Nétanyahou, etc.) va de pair avec la destruction des concessions gagnées avec les luttes passées, dont les anarchistes morts suite aux faits de Haymarket square sont un exemple emblématique. Si autrefois c’était la journée de dix heures et des conditions de travail brutales qui prenaient possession des corps, aujourd’hui ce sont les grands entreprises du secteur de la technologie, qui veulent nous faire courir toujours plus vite, prisonnier.es sur le tapis roulant de l’économie. Nous sommes optimisé.es pour rester enchaîné.es à nos smartphones et au glissement vers le numérique d’activités auparavant analogiques. Nous allons ainsi, sciemment, vers une nouvelle forme d’exploitation du travail, qui nous transfère dans une nouvelle forme de possession de l’être humain, entre les mains des entreprises. L’« agression technologique », qui nous enlève l’air, modifie chaque relation humaine, chaque travail, chaque comportement social et les technicise. La vie et même la mort nous échappent des mains. Si autrefois les patrons de l’industrie lourde ont construit Hitler pour leurs intérêts, aujourd’hui ce sont les géants du secteur de la technologie qui ouvrent la voie au « techno-fascisme » et qui soutiennent quelqu’un comme Donald « Dump ». Des nom ? Les hommes les plus riches du monde : « Elend » Musk, plus de 300 milliards, Jeff Bezos, 193 milliards, Mark Zuckerberg, 180 milliards, Larry Ellison, 163 milliards, ainsi que d’autres ardents fascistes comme Peter Thiel. Des hommes unis dans la lutte contre tou.tes celles/ceux qui ne sont pas comme eux.

Les grandes entreprises du secteur de la technologie, qui veulent remplacer l’État américain par une administration pilotée par l’IA et marquer ainsi le début d’une nouvelle ère de domination, peuvent être attaquées ici aussi. La domination des êtres humains par la technologie marque le début d’une nouvelle totalité, qui ne reculera devant rien. La collecte des données, le contrôle et la manipulation sont les conditions préalables à la normalisation, à la sélection et à l’élimination, comme l’a souligné le Vulkangruppe « NetzHerrschaft zerreißen » [« groupe Volcan – déchirer la domination du réseau », qui a incendié, en mars 2018, des câbles électriques alimentant différentes institutions étatiques, dont l’armée, ainsi que l’aéroport de Tegel ; NdAtt.]. https://de.indymedia.org/node/19680

Notre modeste action ne peut déployer son potentiel qu’au sein de la somme de nombreuses interventions mondiales ayant pour but d’arrêter et d’inverser cette évolution. La liste des lieux que nous avons identifiés montre clairement une chose : la réponse à toutes ces injustices incommensurables, derrière lesquelles se cachent des acteurs dont nous n’avons mis en lumière qu’une petite partie, découverte par hasard, doit entraîner une pratique qui agit à la racine. Au niveau local et international.
Des salutations aux gens de la promenade dans Grunewald ! Nous pourrions encore amener quelques personnes pour leur missile pour Mars. Eat the rich!

Des salutations solidaires aussi à Hambourg, à la manifestation anarchiste du Premier mai « Conquérir des utopies, défendre la vie ». Et à celle « Super-riches ? Supermerde ! »

Liberté pour Maja, Clara, Hanna, Johann, Lina, Luca, Moritz, Nanuk, Nele, Paul, Paula, Tobi, Zaid, Gino, Gabri, Ilaria et tou.tes les autres antifas et anarchistes.

Exproprier les riches – Abolir la propriété
Switch-Off the system of destruction – Pour la vie
Le sabotage en tant que grève
Saboter le mode de vie impérial – Interrompre les chaînes d’approvisionnement.
Ouvrir les frontières – Pour la liberté de mouvement

Vulkangruppe Friede den Hütten…
[Groupe Volcan « Paix aux chaumières… »]

[Kanaky] 5 évasions à la prison de Koné

Publié le 2025-05-15 09:08:52

Volé dans la presse, le 13/05/2025.

Cinq détenus se sont évadés du centre pénitentiaire de Koné en Nouvelle-Calédonie dans la nuit de lundi à mardi. Deux d’entre eux ont été interpellés mardi matin, mais les trois autres demeurent introuvables.

[Belgique] 6 évasions à la prison de Saint-Hubert

Publié le 2025-05-15 09:09:56

Volé dans la presse, le 14/05/2025.

Il était aux alentours de 16h30 mercredi quand six détenus se sont évadés de la prison semi-ouverte de Saint-Hubert. Trois d’entre eux ont été rapidement récupérés par la police après s’être blessés à la jambe en sautant par-dessus la clôture haute de 6 mètres qui entoure le site.

A l’heure actuelle, cinq des six évadés ont malheureusement été rattrapés par la police, mais un dernier est toujours en cavale.

Ce n’est pas la première fois que la prison de Saint-Hubert est le théâtre d’une évasion collective. En avril 2023, dix détenus s’étaient évadés en ouvrant une brèche dans la clôture à l’aide d’une disqueuse. Quelques années auparavant, en 2012, trois détenus s’étaient évadés en cassant la vitre de leur cellule puis en se laissant glisser le long de leurs draps de lit depuis le premier étage.

Le 26 avril, deux détenus de la prison de Marneffe se sont également évadés.

Numéro 14 – Mai 2025

Publié le 2025-05-15 11:12:00

Comme le 1er mai c’est la fête du non-travail, on a pris ça au pied de la lettre et on a pris une bonne pause de 15 jours.

Dans ce numéro de mai on parle d’IA (parait que c’est à la mode), du 1er mai, de la mairie, d’une grève, de lycées, et enfin un texte critique du journal que nous avons reçu par mail.

Le pdf :

Allemagne/Autriche : à propos des perquisitions, convocations et arrestations à Munich et Salzbourg en février 2025

Publié le 2025-05-15 17:42:20

(Traduit de l’allemand de de.indymedia, 17 avril 2025

Que s’est-il passé ?

Le 26 février 2025 à Munich, dans ses alentours et dans la région de Salzbourg, quatre domiciles, lieux de réunion et d’entreposage ont été perquisitionnés par les flics sur ordre du Parquet général de Munich. Les jours suivants, il y a encore eu des perquisitions supplémentaires. D’après ce que nous savons à présent, ces opérations visaient quatre inculpé-e-s ainsi que des personnes sous statut de témoins dans trois instructions différentes pour encouragement/approbation de délits, pour constitution d’une organisation criminelle et pour un début de suspicion de participation à des attaques incendiaires (Voir : A propos de la dernière vague répressive, solidarité avec N. et M., 8 mars 2025*). Au cours des perquisitions, divers ordinateurs, imprimantes, médias de stockage, téléphones et des revues ont été saisies. Deux des quatre inculpé-e-s ont été placé-e-s en prison préventive sous prétexte d’absence d’adresse de résidence. Selon la presse, les accusations ne seraient pas suffisantes pour des mandats d’arrêt contre les deux autres accusés. De plus, des personnes définies comme témoins ont été convoquées par le parquet général de Munich. Il ne nous est pas encore possible d’évaluer quelles procédures d’instructions concernent ces convocations, quels croisements font les flics entre quelles procédures et s’ils disposent d’éléments importants,

Les personnes concernées et leurs soutiens doivent à présent faire face à l’incarcération, se préparer aux interrogatoires à venir, et aux procès qui vont probablement suivre, ainsi qu’organiser le soutien pour les personnes en prison. Nous leur envoyons des salutations solidaires et de la force pour les prochains temps.

Sur quoi se basent les procédures d’instruction ?

Les procédures sont construites de manière plutôt compliquée. Nous voulons essayer ici de les décrire brièvement, même si nous ne pouvons pour l’heure le faire que sur la base des posts sur indymedia et des articles de journaux. Pour mieux comprendre, il est peut-être aidant de résumer d’abord ce qui a précédé ces opérations: depuis plusieurs années et avec une belle régularité, des véhicules des engins de chantiers, des trains, du matériel de construction, des bâtiments, des puits de câbles ou des antennes de communication brûlent à Munich et alentours. Tout cela a donné lieu à des dégâts matériels s’élevant désormais à une coquette somme de dizaines de millions. La plupart de ces actions n’ont pas été accompagnées de communiqué de revendication, certaines autres oui. Aux dires de la presse locale, les flics n’ont pu trouver de trace exploitable pour identifier les auteurs pour aucune des actions. Ils présument seulement que les incendies ne relèvent pas d’une hasardeuse auto-combustion et ont quelque part quelque chose à voir avec des « infrastructures critiques » au sens large du terme. Enfin, en janvier 2025, 23 fourgons de la brigade de police canine munichoise ont cramé sur un parking non surveillé. Rien que là, le montant des dégâts s’est élevé à plus de deux millions d’euros. Voilà pour la description de la situation. Depuis quelques années, le groupe d’enquêteurs „Ermittlungsgruppe Raute“ des keufs cherche en vain à élucider ces affaires. D’après ce que nous en comprenons, il y a en plus du « début de suscription de participation à six attaques incendiaires » une autre instruction pour «  encouragement/approbation de délits« . Cela se base sur une brochure intitulée « feuille incendiaire contre le parc éolien qui aurait été mise en circulation fin 2024 en lien avec le projet d’installation de douzaines d’éoliennes pour le consortium chimique „Wacker“. Les flics l’attribuent à quatre inculpée-e-s. Deux d’entre elleux sont en outre accusé-e-s, outre de participation à cette brochure, de faire partie d’une organisation criminelle. On peut lire dans la presse locale munichoise que cela ferait allusion à une autre procédure d’instruction quelque peut poussiéreuse, datant de 2022 contre le journal « Zündlumpen« . Celui-ci a paru de manière très régulière entre 2019 et 2021 à Munich et commentait dans une perspective anarchiste ce qui se passait dans la ville et le pays. La procédure à l’encontre de Zündlumpen est pour le moins curieuse et mériterait en elle-même d’être examinée attentivement, mais cela dépasse notre cadre ici (Voir : Gendarmes et voleurs ?, 25 mars 2025). A notre avis, en plus de criminaliser le journal en tant que tel, cette procédure a surtout servi à attaquer des structures anarchistes à Munich, amenant à de vastes saisies ainsi qu’à la fermeture de la bibliothèque anarchiste « Frevel« . Ressortir maintenant cette procédure de sa caisse a possiblement pour objectif de faire apparaître la brochure contre les éoliennes dans un contexte plus large et pour cela aussi plus menaçant, ainsi que d’habiller un peu la demande de placement en détention préventive. En effet, les flics n’ont aucune preuve d’une participation concrète de certain-e-s des accusé-e-s à quelque attaque incendiaire que ce soit. Dans un article du Welt am Sonntag de la mi-mars 2025, il est question d’une cinquantaine d’attaques incendiaires, en même temps que l’article tente d’établir un lien entre les investigations à Munich et d’autres procédures d’instruction au niveau national. Concrètement sont mentionnés d’une part les attaques des dits groupes Volcan, parmi lesquelles est aussi comptabilisé le pylône électrique incendié près de l’usine brandebourgeoise en 2024. D’autre part, un lien possible est fait avec la « Campagne Switch-off« . Dans ce même article évoque aussi qu’il pourrait y avoir des liens de contenu et structurels entre des actions offensives à Munich et Berlin et qu’apparemment des instructions seraient en cours à ce propos. Il n’est pas par qui ces instructions seraient menées. On peut néanmoins supposer que là c’est le BKA qui mène la danse.

Comment interprétons-nous cette opération?

1ère interprétation : les flics devaient réagir à la pression croissante des récits dans la presse et voulaient se venger pour les bagnoles de keufs cramées. C’est surtout le moment des perquisitions qui plaide pour cette interprétation. Au cours des derniers mois les médias locaux ont clairement fait monter la pression sur les enquêteurs à propos des attaques incendiaires à Munich. Si ce que prétendent les différents articles de journaux locaux est vrai, jusqu’à présent les keufs n’ont quasiment aucune trace exploitable et pas le moindre début d’indice. Cela se reflète aussi dans spéculations délirantes de la presse, sur qui pourrait bien détruire, et pour quelles raisons, des engins forestiers, des antennes de télécommunication, et des câbles de fibre optique. Dans tous les articles, les flics apparaissent littéralement comme des idiots: incapables d’empêcher les incendies, incapable de dire qui fait tout ça et pourquoi, si ce sont toujours les mêmes personnes ou même si les actions ont quelque chose à voir entre elles. Il n’est pas difficile d’imaginer dans quelle ambiance les bilans de situation se sont déroulés dans le commissariat central de Munich ou au ministère de l’Intérieur après l’attaque contre les 23 bagnoles de flics non surveillées juste avant la conférence sur la sécurité de l’OTAN. Que ce soit par vengeance ou « PR-Arbeit », en tout cas le lien temporel entre les perquisitions et les bagnoles de flics incendiées est plus qu’évident. Les flics voulaient envoyer le message: nous avons tout sous contrôle, nous avons enquêté, nous avons des inculpé-e-s, nous avons réalisé des perquisitions et des arrestations, blablabla. Et la presse reprend toutes ces conneries et les imprime. Le résultat c’est que la réalité apparaît maintenant cul par dessus tête. Les gros titres donnent l’impression que l’attaque contre les bagnoles de keufs aurait été élucidé à peine trois semaines plus tard, que de nombreux éléments de preuves auraient été saisis lors des perquisitions, et que les prétendu-e-s auteurices, qui seraient en plus responsables pour beaucoup d’autres attaques de la « mystérieuse série incendiaire », auraient été arrêté-e-s.

2ème interprétation : les flics veulent avant tout rassembler des connaissances sur les manières de fonctionner et des indications sur la participation concrète à certaines actions, mettre en insécurité et intimider. Bien sûr, c’est toujours le cas. Ce qui est plutôt intéressant ici, c’est la manière dont les perquisitions ont été faites.Pour aller dans le sens de l’intimidation, il est notable qu’au moins l’une des perquisitions a été effectuée avec un gigantesque dispositif d’environ 70 flics en cagoules et armes automatiques en main. Plusieurs objets ont été fracturés et fouaillés en absence des personnes concernées. Des chiens renifleurs, des détecteurs de métaux et des projecteurs ont été employés. La presse parle en tout d’au moins 140 flics ayant participé à l’ensemble des perquisitions. Les critères pour décréter qui serait sous statut de témoin et la manière dont les flics ont procédé avec ces personnes nous indiquent qu’il pourrait s’agir pour le moment avant tout d’enquêter sur les structures. Aucune différence n’a été faite entre inculpé-e-s et témoins pour les perquis’ et les saisies. Les convocations pour interrogatoires émanent directement du Parquet, ce qui signifie qu’à ne pas s’y rendre, on risque des mandats d’amener, et que refuser de répondre aux questions peut entraîner des amendes ou des détentions administratives (Beugehaft). Il n’est pas à exclure que, dans la foulée d’autres investigations, des témoins se fassent inculper. Mais nous partons du principe que les flics vont maintenant observer très précisément qui rencontre qui, comment les personnes concernées affrontent la situation et qui se solidarise encore. Avant les perquisitions et également dans le cadre des enquêtes en cours depuis déjà plus longtemps sur les attaques incendiaires, il y a eu de nombreuses et surveillances et des écoutes réitérées. Nous partons du principe que ces mesures sont encore en vigueur et sont probablement même encore plus étendues. Il faut donc envisager que des personnes pour l’instant pas concernées par les instructions, puissent y être inclues.

3ème interprétation : les perquisitions et les instructions pourraient faire partie d’une offensive plus vaste contre les actions et les structures subversives bien au-delà de Munich. Cette interprétation repose sur l’article déjà mentionné du Welt am Sonntag, qui fait allusion à de possibles liens supra-régionaux. Nous ne savons pas si cet article émane seulement de l’imagination galopante des auteurs, ou s’il a été alimenté par des discussions en off avec le BKA et/ou des services de renseignements. Mais il est frappant que dernièrement le Welt am Sonntag se soit livré aussi à des « investigations » dans d’autres contextes. Au cours de l’année passée il s’est intéressé tant à de prétendus arrières-plans structurels de la « campagne Switch-off » qu’à fournir une « analyse » des actions et de supposées structures organisationnelles des dits groupes Volcan au niveau national, suite à l’attaque contre Tesla de mars 2024. Il est à notre avis improbable que ces articles aient été écrits et publiés sans des indications volontaires provenant des autorités en charge des investigations (« Dans la ligne de mire des éco-extrémistes », Die Welt, 27 mai 2024). De plus, à la même période, une « analyse des risques » est parue dans le Frankfurter Allgemeinen Zeitung, décrivant surtout une prétendue disposition croissante à employer la violence dans la gauche radicale, reprenant de manière réchauffée le narratif d’une RAF du climat, tout en le mélangeant avec la procédure contre des antifascistes radicaux (« A quel point les extrémistes de gauche allemands sont-ils dangereux ? », FAZ 14 mars 2024). Là le spectre est donc encore élargi et dans ce cas comme dans le précédent, nous partons du principe que la publication des articles a pu avoir lieu dans l’intérêt politique et avec l’aval des structures répressives fédérales. Depuis des décennies, les deux journaux servent de porte-voix du Parquet Fédéral et de l’Office de Protection de la Constitution (Verfassungsschutzbericht).

Conclusion : l’offensive des flics est une réaction tant au nombre conséquent d’attaques incendiaires non élucidées au cours des dernières années à Munich, qu’à des publications telles que Zündlumpen et la brochure contre le parc éolien. Nous comprenons aussi les procédures d’instruction comme une attaque contre des structures anarchistes, réfractaires, antagonistes et subversives en général. Il faut attendre pour connaître les constructions juridiques pénales qui vont être utilisées contre les inculpé-e-s. Nous allons maintenant voir comment les keufs vont procéder: comment les convocations des témoins et les examens de demandes de remise en liberté vont se passer, si des perquisitions complémentaires ou une extension du cercle des personnes concernées vont avoir lieu, si cela va aboutir à des renvois en procès et pour quels motifs parmi les nombreuses accusations. Tout cela n’est pas dans nos mains. Pour le moment, ce qui est important pour nous c’est de repousser collectivement la tentative des flics de menacer et d’intimider certain-e-s. Ça serait bien que nous parvenions à répondre politiquement et pratiquement à cette attaque de sorte à ce que les keufs en restent encore plus de rond de flanc qu’après l’attaque contre leurs sales bagnoles.

Comment pouvons-nous répondre à cette attaque ?

Pour l’instant, il s’agit d’abord de soutenir directement les personnes incarcérées. Elle se réjouiront probablement du courrier, des actions de solidarité, de feux d’artifices et les autres inculpé-e-s et témoins peuvent certainement aussi avoir besoin de soutien. Les procès à venir coûteront beaucoup d’argent et nécessiteront beaucoup de temps. Vous trouverez plus bas des infos pratiques sur les manières dont vous pouvez apporter du soutien. Nous aimerions aussi ajouter deux points que nous trouvons importants : d’une part nous devrions réfléchir à comment nous pouvons nous protéger et organiser contre une (potentielle autre) répression de la part du Parquet et des flics. D’autre part, et en considérant que cette offensive ne vise pas seulement les personnes actuellement inculpées mais aussi fondamentalement des pratiques et des manières de s’organiser antagonistes, nous aimerions partager avec vous nos réflexions sur une praxis subversive dans la situation politique actuelle. Vous aurez peut-être des désaccords ou vous y verrez peut-être aussi des similitudes. Avec ce que vous pensez.

Sur les manières d’affronter une nouvelle répression

Nous partons du principe que les autorités répressives espèrent obtenir des indices à propos des attaques incendiaires non élucidées, mais que pour l’instant elles cherchent surtout à comprendre les liens et les manières de fonctionner de contextes activistes et offensifs. Cela veut dire que les perquisitions ayant déjà eu lieu ne vont potentiellement pas leur suffire. Nous devons anticiper qu’il peut y avoir d’autres mesures de surveillance, filatures, perquis’ et arrestations, y compris dans d’autres villes et régions. Alors faites bien le ménage chez vous, dans votre matos de stockage, caves et garages, utilisez tails et TOR quand vous surfez ou vous communiquez sur internet, laissez quelquefois vos téléphones à la maison, et discutez avec vos ami-e-s de comment vous pouvez vous protéger basiquement de al surveillance. Et ne spéculez surtout pas sur ce que que des personnes pourraient avoir fait ou pas. Les keufs utiliseront tout ce qu’ils auront pu obtenir là-dessus pour se faire une image plus précise et vous menacer, vous et d’autres, ou vous traîner devant un tribunal. Les flics espèrent sûrement que les perquis’ et les enquêtes leur permettront d’intimider non seulement les personnes concernées, mais aussi nous toustes. Ces dernières années, les flics et les parquets ont fort généreusement distribué les accusations d’organisation criminelle (§129). A Munich, cela ne vise pas seulement des journaux tels que le Zündlumpen. A l’heure actuelle, le parquet général de Munich mène par exemple aussi une procédure sous l’article 129 contre le groupe « Dernière Génération », même si avec ses actions celui-ci ne lutte pas pour abolir le capitalisme mais pour l’introduction de limitations de vitesse sur l’autoroute. Par conséquent : discutez avec vos ami-e-s comment affronter les peurs et les insécurités. Ne laissez jamais aucune perquisition, convocation pour témoigner, ou arrestation vous amener à faire quelque déclaration que ce soit, et ne signez rien. Réfléchissez à comment vous pouvez vous soutenir mutuellement si les keufs choppent certain-e-s d’entre vous.

Sur notre rapport aux pratiques offensives et au sabotage

Nous considérons les attaques incendiaires, avec ou sans revendications, comme des exemples d’autodéfense offensive contre le système de violence et de destruction capitaliste. Apparemment les flics et le parquet voient ça de la même manière, même s’ils l’appellent autrement. Par pratiques subversives, nous entendons plus que des attaques incendiaires contre des infrastructures, des attaques contre des nazis et leurs structures. Pour nous, pratique subversive veut dire tout ce qui attaque les rapports sociaux indépendamment des limitations du code pénal et dans le but de les transformer dans un sens émancipateur. En font partie aussi bien les manifs sauvages, les flashmobs, les journaux, les tracts ou les tags, que les émeutes, blocages ou occupations. Cela peut aussi être des actions comme le adbusting [détournement de pubs] ou des dégradations ciblées. La pratique subversive peut être plutôt symbolique ou causer de gros dommages matériels. Elle peut être revendiquée politiquement par des communiqués publics ou se refuser à fournir des explications. La solidarité pratique avec des personnes en butte à la répression étatique est aussi une composante indispensable de la pratique subversive. A notre avis, c’est la manière dont nous évaluons la situation sociale dans son ensemble qui donne sa »légitimité » à une pratique offensive. Il y aurait beaucoup à dire là-dessus, mais nous voulons ici en rester à quelques lignes directrices ne prétendant pas à une large analyse politique:

Mobilisation pour la guerre, militarisation et nouvel impérialisme

La première chose sur laquelle la CDU et le SPD se sont entendus, en tant que probable nouveau gouvernement de coalition avec le soutien des Verts, c’est sur une gigantesque opération de réarmement . Le réarmement de l’armée fédérale va de pair avec des débats sur la réintroduction d’un service militaire et des réflexions sur le développement de nouvelles armes atomiques européennes. L’expansion impérialiste et le contrôle de son « propre » territoire et de ses zones d’influence par la force militaire et la guerre ne sont pas le privilège exclusif de l’impérialisme russe. Elle est actuellement menée à la fois par les gouvernements turc, iranien ou israélien au Rojava et en Syrie, au Yémen et en Irak, sur le mont du Golan, dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Le gouvernement étasunien menace d’annexer le Groenland et le canal de Panama, tandis que le gouvernement chinois menace d’annexer Taïwan. Les alliances politiques et militaires traditionnelles sont en plein bouleversement. Et il est aussi naïf qu’absurde d’espérer que le réarmement massif de toutes parts va maintenant empêcher des guerres. Nulle part n’est perceptible une plus forte résistance politique contre la politique guerrière, elle n’en est néanmoins que plus nécessaire. La guerre a besoin d’infrastructures, d’armement et de livraisons d’armes. Il est toujours juste d’attaquer et de détruire tout cela.

La destruction du climat et de la nature

Nous pouvons là aussi commencer par le programme du prochain gouvernement CDU/SPD [qui est entré en fonction le 6 mai dernier]. De gigantesques investissements dans les « infrastructures » sont destinés à augmenter la capacité guerrière et la croissance économique. Une lutte conséquente contre les dévastations climatiques et environnementales signifierait au préalable rompre avec le principe de la croissance et du profit de la production capitaliste. C’est bien entendu trop demander, même pour les Verts. Pour le moment, un mouvement pour le climat de la « société civile » n’est pas capable d’imposer un « changement de système » dans cette question non plus. En revanche, le sabotage des chaînes d’approvisionnement de la surproduction peuvent au moins mettre des grains de sable dans les rouages de la destruction de la nature, et au moins quelque peu ralentir le tempo des dévastations globales généralisées.

Fuite, migration

Faut-il vraiment argumenter pourquoi le sabotage du régime allemand et européen des frontières, meurtrier et qui ne cesse de s’aggraver est nécessaire et justifié ? Peut-être que dans pas très longtemps les gouvernements européens feront passer leurs meurtres aux frontières sous couvert de protéger les droits humains. En tout cas, on peut déjà prévoir que dans un avenir proche, ce ne sont pas seulement des attaques incendiaires contre des bagnoles de keufs qui seront considérées comme des attaques contre l’État et poursuivies en conséquence, mais aussi le sauvetage civil en mer ou la résistance contre les cartes prépayées.

Mobilisations autoritaires, patriarcales, racistes, fascistes et djihadistes

L’adhésion à l’AfD [parti d’extrême-droite] ne cesse de s’accroître en Allemagne, il en va de même pour la violence de rue contre des personnes identifiées comme « étrangères ». Les partis bourgeois font tomber les masques et pactisent avec des fascistes dans la lutte pour le pouvoir administratif d’imposer leurs projets de dévastation. L’antifascisme pratique est massivement criminalisé. Les fascistes se pressent aux portes du Pouvoir partout en Europe. Aux États-Unis et en Russie, les fascistes sont au gouvernement et contrôlent l’armée, la police et les services secrets. Le délire d’une dystopie sociale dans le monde entier est de plus alimenté par le modèle chinois d’État de surveillance autoritaire et raciste et de divers califats de soldats de Dieu autoritaires djihadistes, quelle que soit leur confession. Ils suscitent et instrumentalisent tous la haine contre d’autres personnes à l’aide constructions telles que la religion, la nation, la culture, le mode de vie ou l’espace vital. Partout, la terreur d’extrême-droite et des fascistes va de pair avec un retour en force des discours patriarcaux et une violence massive contre des femmes, des personnes queer et des enfants qui se font quotidiennement humilier, pourchasser, violer et assassiner. La résistance contre cela est quant à elle taxée de „woke Cancel-Culture gauchiste“. On pourrait énumérer cette liste à l’infini et chacun de ces aspects suffirait déjà en tant que tel pour réagir par l’autodéfense et le sabotage. Il n’y a aucune raison d’attendre que tout cela empire. Il ne semble pas que de grands mouvements de masse émancipateurs et capables de renverser les rapports de violence établis soient sur le point de se développer en Allemagne, en Europe ou ailleurs dans le monde. Dans cette situation, et tant que tout cela n’aura pas radicalement changé, l’offensive n’est pas pour nous seulement une possibilité d’agir parmi de nombreuses autres, mais relève aussi d’une question d’amour propre. Les pratiques subversives sont bien plus qu’une soupape pour notre haine contre un système social reposant sur la soumission, le mépris et la destruction généralisée des fondements de l’existence. Et il arrive souvent, qu’à côté de leur valeur symbolique et des dommages matériels à proprement parler, des actions offensives aient aussi des conséquences pratiques très directes. Lors d’une des nombreuses attaques à Munich, une antenne 5G a été incendiée et la réception est perturbée jusqu’à aujourd’hui dans cette zone. Une autre attaque a touché une usine de graviers, conduisant au retrait de l’entreprise d’un nouveau projet de gravière. L’attaque contre le pylône électrique à côté de l’usine Tesla dans le Brandebourg a causé une perte de production durant des semaines, tout en donnant un énorme élan à la mobilisation contre Tesla. Les occupations de forêts, les blocages de centrales électriques et la lutte autour de Lützerath ont coûté des efforts et des thunes aux flics et aux grandes entreprises. Beaucoup de personnes se sont mobilisées et tous les débuts d’auto-organisation restent aussi des pas et des expériences nécessaires sur le chemin vers un monde sans domination, sans exploitation et sans oppression. Quoi qu’il en soit, il y a toujours bien assez de bonnes raisons et de points de départ conceptuels et pratiques pour une praxis subversive, il suffit de chercher ce qui intéresse le plus ou fait le plus plaisir. Organisez-vous, restez imprévisibles – et qui sait, peut-être que vous inspirerez d’autres…

Amour et force à toustes les subversifs/ves, à l’intérieur comme à l’extérieur des murs !

Groupe autonome „Flaute für Raute“

Infos pour la solidarité pratique Si vous voulez écrire aux deux compagnon-ne-s en prison, contactez solidaritaet-mit-n-und-m@riseup.net et vous recevrez leur adresse.

Autres infos et liens (suivent ici différents articles de la presse locale). Pages pour fureter et pour l’inspiration : https://switchoff.noblogs.org / https://chronik.blackblogs.org/


* NdT : nous avons renvoyé les liens originaux du texte vers leur traduction en français quand elle existait

Cincinnati police killed someone. The next day, his father killed a sheriff's deputy, authorities say – Cincinnati, OH

Publié le 2025-05-15 23:24:02

A Cincinnati sheriff's deputy was fatally struck by a car driven by the father of someone who was shot and killed by police a day earlier, authorities say.

The driver "in a way that was calculated and premeditated lined up his car, deliberately accelerated his car and purposely caused the death of an on-duty deputy sheriff," prosecuting attorney Ryan Nelson said Saturday morning at the father's arraignment.

"It appeared from everybody who was on the scene that he deliberately struck the deputy in an attempt to kill him," Nelson said.

Prosecutors are seeking an indictment for aggravated murder, Nelson said.

From Mainstream News

Pillages, guerres, génocides... Soudan et RD Congo, deux conflits ignorés… À qui profite l'indifférence ?

Publié le 2025-05-16 00:00:00
Deux conflits sanglants en Afrique

Deux situations différentes
Au Soudan, une guerre par procuration et une guerre contre-révolutionnaire menée contre le peuple soudanais par deux cliques militaires ; en RD Congo une nouvelle agression militaire menée par le Rwanda et ses milices



Deux conflits sanglants en Afrique

Deux situations différentes
Au Soudan, une guerre par procuration et une guerre contre-révolutionnaire menée contre le peuple soudanais par deux cliques militaires ; en RD Congo une nouvelle agression militaire menée par le Rwanda et ses milices

Lecture-discussion de la brochure « Femme à maintenir séparée - la prison, le genre et la violence de l'inclusion »

Publié le 2025-05-16 00:00:00

Cette brochure est le témoignage d’une meuf trans anarchiste qui a fait de la prison sur le territoire appelé Canada, autant dans des prisons dites pour hommes que pour femmes. Elle apporte des réflexions autour de l’inclusion et des identités tels que l’État canadien les conçoit.



Cette brochure est le témoignage d’une meuf trans anarchiste qui a fait de la prison sur le territoire appelé Canada, autant dans des prisons dites pour hommes que pour femmes. Elle apporte des réflexions autour de l’inclusion et des identités tels que l’État canadien les conçoit.

APACHE en exil et prochaine assemblée

Publié le 2025-05-16 05:10:10

prochaine assemblée APACHE SAMEDI 14 JUIN A 15H AU SQUAT DE LA CHIFFO (7 route de Trouville, CAEN).



APACHE est désormais en exil.

Notre proprio, le bailleur social Caen la Mer Habitat cherche à nous foutre dehors depuis un moment. Nous avons refusé de leur remettre les clés et occupions le local du 35 bvd Poincaré depuis le 7 janvier. Nous y avons maintenu quelques activités. Mais nous avons ensuite eu une fuite d’eau venant des apparts du dessus qui a occasionné pas mal de dégâts - CLMH a mis environ un mois à intervenir -, et de toute façon nous avons reçu un courrier d’un huissier il y a quelques jours qui précisait l’expulsion prochaine. Du coup, ça n’avait plus beaucoup de sens de mettre de l’énergie à défendre un local vide (on a mis à l’abri le matos) et dégradé. On a donc remis les clés au proprio le 13 mai.

Mais l’aventure n’est pas finie. Notre prochaine assemblée aura lieu SAMEDI 14 JUIN A 15H AU SQUAT DE LA CHIFFO. Elle est ouverte à celles et ceux susceptibles d’être intéressé-es et il sera question des suites, et notamment de l’éventuelle ouverture d’un nouveau local anarchiste/antiautoritaire et autonome à Caen.

Bienvenue !

woman arrested after she tried to drive vehicle through federal building, attempted arson – New Bedford, Massachusetts

Publié le 2025-05-17 17:49:02

May 12, 2025

26-year-old [name] faces multiple charges, including assault by means of a dangerous weapon, destruction of property, and attempted arson.

Around 11:15 a.m., officers responded to the Hastings Keith Federal Building for reports of a woman who attempted to drive through the front doors.

Upon arrival, police discovered [name] had allegedly attempted to enter the federal building with an American flag and container of gasoline. Police allege [name] had poured the gasoline on the flag and attempted to light it on fire, but was stopped by security officers.

New Bedford police said [name] then got inside her vehicle and allegedly tried to drive it through the front entrance of the federal building, hitting one security officer.

Officials said the security officer was not injured, and the building sustained minor damage.

Found on Mainstream News

Crécy-sur-Serre (Aisne) : Peinture et pneus crevés pour la voiture du sénateur

Publié le 2025-05-18 00:00:00

extrait de l’Union / vendredi 16 mai 2025

[…] Ce vendredi 16 mai 2025, aux aurores, Pierre-Jean Verzelen, sénateur [LR ; NdAtt.] de l’Aisne, était averti par des habitants de la commune de Crécy-sur-Serre, voisins du siège de sa permanence rue du Grand-Four, que de la peinture blanche avait été déversée sur sa voiture.
« Et quand je suis arrivé pour vérifier, j’ai vu que mes pneus étaient aussi crevés », raconte-t-il. Précédemment, la porte de sa permanence avait été forcée et sa voiture rayée. Des faits, qu’il n’avait pas souhaité rendre public à l’époque. […]

Dáfni (Grèce) : Sur les attaques de l’avenue Vouliagmenis

Publié le 2025-05-18 00:00:00

Act for freedom now! / dimanche 18 mai 2025

Quelques petits actes de vengeance, pour les personnes de notre classe assassinées.
Les riches ne voyagent pas en train.

Deux ans après le crime étatique-capitaliste de Tempé*, deux jours après le soulèvement du 28 février, nous avons choisi d’attaquer quelques représentants éminents de la dictature du capital.

Les succursales d’Elpedison et de NRG, fournisseurs « alternatifs » d’électricité et complices dans le vol aux dépenses des classes inférieures, par le biais des prix d’électricité excessivement chers, ont vu leurs vitrines se briser.

La Banque nationale, acteur fondamental du capital bancaire, qui (parmi beaucoup d’autres) vole les maisons des familles du peuple, après avoir épuisées financièrement celles-ci avec des taux bancaires de rapine, a vu ses distributeurs de billets cassés.

RÉTABLIR LA LIGNE DE FRONT
DES ATTAQUES DANS CHAQUE QUARTIER
CONFLIT AVEC L’ÉTAT ET LE CAPITAL

 

* Note d’Attaque : le 28 février 2023, à Tempé, près de Larissa, une collision entre un train de voyageur.euses et un train de marchandise a provoqué la mort de 57 personne et des dizaines de blessé.es. Le 28 février dernier, à Athènes, la manifestation de deuil et de dénonciation de la politique du gouvernement, qui vise à dissimuler ses responsabilités dans cette affaire, a pris des proportions inédites depuis longtemps, avec des durs affrontements entre manifestant.es et flics.

Saint-Lô : « Tartinage artistique »

Publié le 2025-05-18 00:00:00

reçu par mail / vendredi 16 mai 2025

« Tartinage artistique. »

Artiste inconnu (des services de police)
Saint-Lô, 2025
Acétone sur Plexi

Switzerland/Germany : Sabotaging capitalist normality – Attack on the railway infrastructure (Border zone between Switzerland and Germany)

Publié le 2025-05-18 05:39:59

Sabotaging capitalist normality – Attack on the rail infrastructure

During the night of 9th April, we set fire to railway signal and electric cables with a number of incendiary devices in various places near Basel.

The cops and the media have kept quiet about our action up until now.

Situated on the borders between three countries with maritime links going as far as the North sea, a highly developed rail and motorway network as well as an airport, the town of Basel is a central logistic node for the flux of goods that keep capitalist normality functioning. Given that we have a very low opinion of this state of affairs, we attacked its infrastructure to put a stop to it, at least for a moment.

Our attack was specifically aimed at the transboundary rail transport of goods and people and the rail link to the port of Kleinhüningen. One of the most important north-south links in Europe passes by Basel. The line between Rotterdam and Genoa belongs to the program Trans-European Transport Network and is constantly under expansion. The three Rhine ports of Basel carry out 10% of Switzerland’s foreign trade. About a third of its imports of petroleum products is loaded on to trains and lorries here. One container in four going to Switzerland passes through the ports of Basel. Loaded with merchandise made starting from raw materials plundered from all over the world or construction material with which more and more motorways, banks and jails are being built, the ground is sealed and everything living is buried under a thick layer of concrete.

Pharmaceutical and chemical industries based in Basel also import machinery and materials that they need for the fabrication of products which will then be exported using the same route. Whether it is carcinogenic chemical products of Syngenta or the anticancer drugs of Novartis or Roche, they are two sides of the same coin. Instead of seriously devoting themselves to globally healing illnesses caused in large part by the techno-industrial complex (and even less to attacking their causes), people are linked to a health system orientated above all towards profits of the pharmaceutical groups as well as keeping us fit to be used for work, day after day.

For the smooth functioning of this life-destroying system, the goods transport railways are of major importance. With their logistic, SBB Cargo and DB Cargo [the two operators of rail freight belonging to the Swiss (the SBB/CFF/FSS) and German (the Deutsche Bahn) rail companies respectively; translator’s note] profit from neocolonialism and war. They belong to the military infrastructure.

The Deutsche Bahn transports the military material of the German army and armies of NATO. The deadly freight of the weapons industry needed for forced displacements, devastation of land, genocide and maintenance of the dominant social relations is transported throughout the entire world. Industrialisation and therefore the deepening of the relations of power and the structures of exploitation would certainly not be possible without the intervention of the railways. Still today this technology serves to colonize territories that are not yet developed and render them accessible to capitalist exploitation (for example, the participation of DB in the project Tren Maya in Mexico and the rail link with a new deep water port, in the east of the Brazilian Amazon).
Now, the question could be asked as to why we are attacking precisely rail transport when it is considered to be more respectful of the climate than road transport for example. First and foremost: we have found that the motorways are also shit. We consider nevertheless that the «process of green transformation» is a lying narrative through which there is an attempt to sell us off hope in an ecological future of the system.

The locomotive of progress, being green, will save us from climate catastrophe with technological solutions, we are told, and is CO 2 neutral!

All the same, it is precisely this progress that is the catastrophe. Moreover the fact that it is not less, but more and more CO 2 which is released into the atmosphere, in the name of green energy and climate-friendly mobility, the lithium, the cobalt and the rare earths are being extracted in increasingly large quantities, thereby destroying ecosystems and biotopes. Extractivism is ravaging more and more vast surfaces of Earth and belongs to the same megamachine that offers to the great majority of human beings nothing but an existence in social misery. It is time to put on the emergency brake.

A few more words on the interruption of passenger transport: right next to the railway line stands the prison of Bässlergut, where people are imprisoned in administrative detention with a view to their expulsion, because they break the rules of the world colonial order and are not integrated into the production chain where they were born. Some of them have been on hunger strike various times over the last few months, struggling for freedom.

These structures of control and submission operate here, at the German-Swiss border, even outside the walls of the jail, in the form of real manhunts. Here, in the area of free circulation of people, the federal German cops patrol en masse, to avoid this being misinterpreted as free movement of people. Because, of course, this doesn’t apply to everybody. The workers and the tourists must be transported here. But those who don’t have the good papers, or don’t have any at all, see themselves refused the right to a train journey from Basel to Germany.

We also see our action as part of the struggle against the murderous regime of immigration and borders. We are in solidarity with all those who cross borders in defiance of the murderous politics of Europe.

In the world in which we are living they tell us that everything we have mentioned above is indispensable. If it’s up to us to make the most of our own lives, we will never be able – left to ourselves – to lead a life as good and sure as the one imposed on us. But there are also other tales. Stories of a life outside the logic of utilisation, stories of intergenerational struggles of communities all over the world against oppression, exploitation and the destruction of nature Stories of resistance, mutual aid and solicitude.

These tales are not just ideas, but also possibilities. We believe in these stories and we want to continue to write them. We want to attack the existent to make room for the possible.

Let’s sabotage capitalist normality!

No borders, no nations!

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via: attaque.
Translated by Act for freedom now!