Vive l'Anarchie - Semaine 20, 2019

Sommaire

Ambert (Puy-de-Dôme) : Silence obstiné et contrôle acharné (et inversement)

Publié le 2019-05-21 10:11:07

Indymedia Nantes / lundi 20 mai 2019

Cela fait maintenant un an que deux personnes sont inculpées et placées sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une instruction criminelle, accusées d’avoir tenté de brûler un véhicule d’Enedis à Ambert en juin 2017. Ce CJ les empêche notamment de rentrer en contact l’un avec l’autre ainsi qu’avec 5 autres personnes, les contraint à ne pas quitter le département et à pointer deux fois par semaine.

Sortir de prison, ne pas attendre le jour du procès en détention provisoire est réjouissant. Mais assez logiquement, en tant qu’alternative à la prison, le contrôle judiciaire est loin d’être une partie de plaisir, surtout lorsqu’il s’accompagne d’effets insidieux : la pression des flics lors du pointage ou la surveillance dans la rue… mais aussi la stigmatisation de l’entourage, le rejet ou la fuite de celleux qui ont peur d’avoir leur blaze dans le dossier d’instruction, l’injonction à avoir une vie rangée… Autant d’éléments qui vont du désagréable à l’insupportable suivant les jours et qui participent de cet outil mis en place par la justice pour tenir en laisse et isoler, le tout à ciel ouvert.

Récemment, les deux compagnons ont demandé la levée de leur contrôle judiciaire. La juge d’instruction vient de leur refuser, avec des motifs assez significatifs. Elle leur reproche le silence au moment de l’enquête sociale, le peu de garantie de représentation qu’ils offrent, des comportements suspects (éviter d’être tracé, utiliser des alias), le fait de ne pas travailler, et pour finir, leur refus de collaborer aussi bien avec elle qu’avec les enquêteurs-rices.

Il est évident que la justice s’accommode mal du silence et de la résistance des personnes qu’elle cherche à mater. En avril 2018, alors que les deux compagnons assistaient à l’audience pour l’appel de leur mise en détention, le procureur avait déjà mentionné dans son réquisitoire qu’ils resteraient en prison jusqu’à qu’ils choisissent de parler (un des OPJ disait que les juges cherchent à « attendrir la viande »). Heureusement, la suite lui prouva que non.

S’il n’est pas question ici de se plaindre d’un traitement injuste, il nous semblait important de rappeler quelles peuvent être les conséquences de l’absence de collaboration. De récents exemples de longues détentions préventives, de contrôles judiciaires stricts et de refus de demandes de mise en liberté suite à des choix de ne pas discuter avec les flics et la justice sont parlant (eux). Ce choix du silence sur le long terme, bien que probablement dur à assumer au vu de ses conséquences, est une belle épine dans l’œil de la répression. Bien sur il permet de donner le moins de billes possible à ces ordures, qui arrivent déjà suffisamment à nous mettre dans la merde grâce aux outils et aux quelques informations dont elles disposent. Et si parfois la tentation d’ouvrir la bouche se fait sentir – parce qu’on nous fait comprendre que ça peut être dans notre intérêt ou qu’on bouillonne devant l’absurdité de la situation – gardons à l’esprit qu’en face de nous se tient un.e ennemi.e dont le seul objectif est de nous faire rentrer dans le rang, la tête basse et le regard éteint.

Il ne s’agit pas de se plaindre donc, mais juste de transmettre des éléments sur une pratique (parmi d’autres) dont on s’imagine bien que les baveux.ses elleux-mêmes ne font pas trop la promotion. Pour que le choix du silence se fasse en connaissance de cause et qu’il s’assume ainsi avec fermeté et détermination.

Que crève la justice !
On ne bavarde qu’avec nos potes !
Liberté pour tou.te.s !

Miaouss oui la guerre !

Poitiers : Nous sommes les filles des sorcières que vous n’avez pas brûlées

Publié le 2019-05-21 10:13:07

La Nouvelle République / lundi 20 mai 2019

Durant le week-end, les riverains des rues Saint-Germain et Benjamin-Franklin à Poitiers ainsi que les automobilistes, qui ont emprunté ces voies de circulation, ont eu [l’agréable] surprise de découvrir des tags en lettres majuscules parfois sans accent et avec des fautes d’orthographe [au fait, il y en a marre des profs de français : nique l’orthographe et la grammaire :-) NdAtt.] sur quelques façades de maisons : « Nous sommes les filles, des sorcières que vous n’avez pas brulées », « Stop au harcelement de rue », « Ceder n’est pas conscentir », « s’armer jusqu’aux lèvres ».

Tous accompagnés d’un sigle appartenant à la mouvance anarcho-féministe [attention, les journaleaux : cette phrase n’a pas de verbe. C’est une faute de grammaire ! NdAtt.]. Une dernière inscription, relevée impasse Saint-Germain, « Lutter, résister, organisez vous » était signée, elle, de l’acronyme ACAB [].

Cambrai (Nord) : Nouvelle visite au dépôt des bus

Publié le 2019-05-21 10:13:08

La Voix du Nord / samedi 18 mai 2019

Les murs des bureaux de Vectalia étant ignifugés, les dégâts du feu, survenu dans la nuit de vendredi à samedi, ont été limités. D’origine volontaire, il n’en subsiste ce samedi matin qu’une empreinte noircie au sol et sur une façade, ainsi que des détritus brûlés de plastique et carton. C’est Pascal Ciappina, gestionnaire transport pour la société Vectalia, qui a donné l’alerte. Arrivé vers 6 h, il a aperçu « un feu presque éteint, mais avec encore quelques flammes » derrière le bungalow de Vectalia, à quelques pas des stationnements des bus TUC (Transports urbains du Cambrésis).

L’homme fonce vers l’armoire électrique pour éteindre le courant, et s’empare d’un extincteur. Les sapeurs-pompiers de Cambrai le devanceront assez rapidement pour circonscrire le sinistre au moyen d’une lance à eau. Cette même matinée, un bus est parti en réparation : « en forçant les portes, [Il] a cassé les verrous à l’intérieur ».« Il » serait visiblement « âgé entre quinze et vingt ans » au visage masqué par une capuche, ont révélé les caméras de vidéosurveillance. Dans la nuit, l’auteur du méfait serait venu du parking, aurait fait le tour des bus, puis longé les bureaux avant de s’aventurer vers ceux de la société Eiffage, situés à proximité, et revenir. On ignore à quel moment il aurait forcé le bus. Mais il a allumé le feu, apparemment avec un briquet, aux environs de 1 h 45 à 2 h.

Si aucune incidence n’est à déplorer sur le trafic habituel des bus, le méfait survient moins de deux mois après le saccage de six véhicules de la société (et un autre appartenant à Finand-Parmentier). Au matin du dimanche 24 mars, un chauffeur les découvrait vandalisés sur ce même site, œuvre de plusieurs personnes. L’ensemble des transports avaient été immobilisés le lendemain, le temps de la remise en état. De la poudre d’extincteur avait été projetée sur de nombreux circuits électriques. Depuis, « des bus s’arrêtent, et des anomalies apparaissent sur des tableaux de bord », annonçant de nouvelles réparations. Et donc, des coûts supplémentaires, car l’inquiétude subsiste sur l’indemnisation par les assurances. Une nouvelle plainte va être déposée lundi matin.

Rennes : Condamnations suite à la révolte au centre de rétention

Publié le 2019-05-21 10:21:05

La nuit du 10 mai,  au centre de rétention administrative de Saint-Jacques-de-la-Lande près de Rennes, une révolte avait explosé lors de l’expulsion d’une personne que les flics étaient venus chercher vers 3h du matin.

Certains détenus étaient parvenus à monter sur le toit d’un des bâtiments. Deux bâtiments ont été rendus inutilisables suite aux incendies de matelas et vêtements ; et la capacité d’enfermement du lieu quasiment réduite de moitié.

Une personne a été condamné à un an de prison ferme, deux autres à deux ans ferme. Un mandat de dépôt a été délivré pour les trois.

Reformulé depuis la presse

Le Grand-Quevilly (Seine-Maritime) : La grande évasion du cirque

Publié le 2019-05-21 13:12:08

extraits de France Bleu / vendredi 17 mai 2019

[…] Dans la nuit de jeudi à vendredi vers 3h45, les policiers sont appelés car des habitants de Grand Quevilly, dans la métropole rouennaise, aperçoivent trois chameaux en liberté en pleine rue. […] Et en patrouillant, les policiers et les responsables du cirque trouvent dans une prairie, sept buffles, trois poneys, deux ânes, deux chèvres et deux lamas. « Ils ont réussi à les ramener calmement au cirque, aucun animal n’a été blessé. Et c’est un soulagement car la Sud 3 n’était pas loin », poursuit cette source. En fait, les animaux ont pu s’échapper car la clôture électrifiée de l’enclos du cirque a été sectionnée. […]

Et ça ne s’arrête pas là

extraits de France Bleu / dimanche 19 mai 2019

[…] Le cirque Seneca, installé depuis quelques jours au Grand-Quevilly, dans la métropole rouennaise, a de nouveau été ciblé cette nuit de samedi à dimanche 19 mai 2019. Deux individus, avec un masque blanc sur le visage, ont été aperçus près de la cage des fauves. Repérés par les membres du cirque, ils se sont enfuis. La veille, la police municipale du Grand-Quevilly est passée prévenir le cirque. Les forces de l’ordre ont en effet reçu des menaces par téléphone. Des anonymes ont menacé de venir à nouveau, pour lâcher les animaux dans la nuit. Le directeur du cirque et les salariés ont dû rentrer certains animaux par précaution, et monter la garde toutes la nuit. […]

Volvic (Puy-de-Dôme) : L’école catholique sens dessus dessous

Publié le 2019-05-21 14:19:12

extrait de La Montagne / lundi 13 mai 2019

Le groupe scolaire privé Sainte-Agnès, à Volvic (Puy-de-Dôme) qui accueille 236 élèves de la petite section de maternelle à la troisième a été saccagé. L’établissement est fermé jusqu’à mercredi inclus. […]

Dans la cour, les fleurs ont été arrachées des jardinières, dans l’entrée dans l’escalier un matelas, des papiers éparpillés sur toutes les marches, des serviettes hygiéniques, des tampons, des traces de peintures… Le groupe scolaire privé Sainte-Agnès, à Volvic, a été saccagé. Les salles de classe et la maternelle n’ont pas été touchées, mais les pièces communes sont sens dessus dessous. Les ordinateurs ont été peints, le piano renversé, la verrerie de chimie cassée, des choses ont été jetées contre les murs…
Ce lundi matin, peu avant 7 heures, la personne qui apporte les repas a constaté les dégâts. Les 236 élèves ont été accueillis en bas de l’établissement afin qu’ils ne voient pas les dégradations. Ils sont tous rentrés chez eux. Le groupe scolaire est fermé au moins jusqu’à mercredi. […]

Italie : Opération « Prometeo »

Publié le 2019-05-21 23:50:11

Trois personnes ont été arrêtées ce matin à Ferrare, Modène, et en France, suite à une enquête menée par les Ros [unité anti-terroriste des carabiniers] dans le cadre d’une opération appelée « Prometeo » coordonnée par le chef du service antiterroriste milanais Alberto Nobili, et par le substitut du procureur de Milan, Piero Basilione. 

Ils/Elles sont accusés d’avoir envoyé des colis piégés en juin 2017 aux procureurs de Turin Roberto Sparagna [proc en charge de l’opération Scripta Manent] et Antonio Rinaudo. L’enquête aurait démarré suite à l’envoi d’un colis piégé au directeur du Département de l’administration pénitentiaire à Rome, Santi Consolo.

Les trois personnes auraient été identifiés par le biais d’une caméra de vidéo surveillance d’une église située près du magasin où les enveloppes ont été achetées dans la ville de Gênes, de recherches au cyber concernant les adresses des destinataires (à Gênes également), des écoutes téléphoniques et filatures.

L’enquête est toujours en cours et des perquisitions auraient eu lieu aujourd’hui en Italie et à l’étranger.

Reformulé depuis leur presse

Voir aussi :

Italie : Opération Prometeo – Trois compas arrêté.e.s

Les masculinistes te parlent de l'émeute

Publié le 2019-05-21 23:54:18

Il s’agit de répondre à la question posée dans un entretien mis en ligne le 29 avril dernier : « qu’attendre du “Black Block” pendant la manifestation du 1er mai ? »



Car une crainte est énoncée, celle d’un « carnage ». En effet, « ce 1er mai, il y aura plein de GJ dont ce sera le premier 1er mai et rien ni personne pour coordonner, pour penser tactiquement ce qui va se passer. » Alors, une réponse au moins est claire : il s’agit de ne pas répéter le 1er mai 2018 : « on n’est pas passé loin de la catastrophe. » Donc, l’histoire du 1er mai précédent est revisitée : « l’année dernière, au niveau du pont d’Austerlitz, nous ne sommes vraiment pas passés loin. » Et donc, c’était quoi, l’année précédente ?

« Éjaculateur précoce » est celui qui ne sait pas faire bon usage de sa bite. Normalement, il en souffre, ou en tous cas, il s’en plaint et cherche à en guérir. Sauf à faire l’hypothèse d’un sadisme, d’une jouissance que l’« éjaculateur précoce » aurait à frustrer sa partenaire ou son partenaire. Est-ce que cela se produit par « défaut de réflexion », par « absence de tactique » ? On ne sait pas bien si un symptôme a une seule et même signification chez tous les individus qui l’auraient en partage. A priori, non. Bref.

En tous cas, avec la question de son bon usage, ou de son mauvais usage, la bite est un signifiant majeur opérant pour les trois émeutiers qui se confient à lundimatin. « Le black bloqueur [...] pressé de vite faire usage de son burin pour s’en débarrasser dans la Seine ». Oui, parce qu’il aurait fallu durer un peu plus longtemps, lors du précédent 1er mai, afin que l’émeute soit plus intense, plus forte. Si on n’avait pas joui si tôt, en cassant le MacDo, alors on aurait pu attaquer, plus loin sur le parcours, un « bâtiment de la police » : « l’un des objectifs les plus symboliques du parcours », un symbolisme qu’avaient en tête les trois émeutiers, sans doute pour « coordonner » et « penser tactiquement ce qui va se passer ».

Est-on surpris de constater que le masculinisme trouve dans ce magazine, sans aucun encombre, une voie d’expression parfaitement assumée ?

Ce sont les mêmes émeutiers qui pensent l’émeute avec leur bite et qui te disent quelle position tu dois adopter, par exemple, un 1er mai 2019 dans la rue : la position qu’ils ont choisie pour toi est celle qui leur convient le mieux. Leur bon plaisir de coordonner et penser tactiquement ce qui va se passer. Ils te disent : laisse-toi guider, on sait faire. Tu vas voir, on est très bons. Non.

Kaisariani (Grèce) : Revendication de l’attaque au commissariat

Publié le 2019-05-22 13:22:12

Mpalothia / mardi 21 mai 2019

Orchestrer des mélodies de destruction

La nuit du 14 mai n’a pas été comme les autres, pour les flics du commissariat de Kaisariani [ville de la banlieue est d’Athènes; NdAtt.]. Peu avant 4h, pendant que la ville dormait dans l’obscurité et les flics dormaient dans leurs paresse, nous les avons réveillés avec la mélodie assourdissante du feu, qui accompagnait parfaitement leurs cris stridents. Le spectacle était complété par les bruits des explosions et et les cris de quelques flics malchanceux qui ont pris feu et sont finis à l’hôpital.
Le guérillero urbain non repenti, prisonnier politique, Dimitris Koufontinas [membre de l’Organisation révolutionnaire 17 Novembre, groupe de guérilla urbaine communiste actif entre 1975 et 2002 – il est en prison depuis le démantèlement du groupe par la police grecque, en 2002 ; NdAtt.] est à nouveau en grève de la faim, demandant l’attribution des permissions de sortie de taule auxquelles il a droit. Les autorités pénitentiaires et certains membres du Parquet, de même que le parti au pouvoir SYRIZA, agissent en novateurs exerçant des pressions politiques et physiques en prenant pour cible le camarade, lui refusant ses permissions de sortie et lui imposant le chantage : « soit tu renonces à tes valeurs, soit on t’enlève tes permissions ». Pour notre part, nous ne gaspillons pas notre temps. Notre haine grandit chaque minute que sa demande n’est pas satisfaite et nous préparons de nouvelles actions, plus fortes. Si Dimitris Koufontinas subit quoi que ce soit, les conséquences seront ingérables. Nous vous brûlerons vifs.

Un signal incendiaire en réponse à l’appel pour un Mai noir

Dix ans sont passées depuis que l’anarchiste révolutionnaire Mauricio Morales a été tué lors de l’explosion de l’engin explosif qu’il transportait. Pendant ces dix années, son souvenir ne s’est nullement effacée. Certains ont l’habitude de dire que le temps est le meilleur des médecins, puisque il atténue les blessures causées par la douleur et la tristesse. Nous ne sommes pas d’accord. Chaque fois que nous nous remettons de la perte d’un.e compagnon.ne, nous sommes encore plus convaincu.e.s et nous menons nos actions de façon plus déterminée. Nous honorons sa mémoire par nos actions et nos attaques rageuses. Nous pensons que pour l’instant il est inapproprié de fournir une analyse. On laisse le langage du feu parler pour nous.

P.S. Notre action a eu lieu quelques heures avant le 34ème anniversaire de l’assassinat du guérillero urbain anarchiste Christos Tsoutsouvis, lors d’une fusillade avec les flics à Gyzi [quartier du centre d’Athènes; NdAtt.]. Il s’apprêtait à mettre fin à la misérable vie de trois policiers. CHAQUE JOUR VOUS AVEZ UN PRIX A PAYER POUR CHRISTOS TSOUTSOUVIS.

Groupe “Symphonie chaotique”

Hyères (Var), France : Saisir l’occasion de la patrouille en intervention – 20 mai 2019

Publié le 2019-05-22 15:29:04

Habitué à se lamenter régulièrement dans les pages de leurs amis journalistes, le syndicat de flics « Alliance » nous apprend la bonne nouvelle du lundi. Ce 20 mai 2019, un véhicule d’une patrouille de police a été vandalisé à Hyères. Les faits se sont produits ce lundi vers 19 heures dans le quartier HLM des Bosquets.

« Les collègues avaient mis pied à terre pour procéder à une mission de lutte contre la délinquance, ils se sont éloignés de leur véhicule…« , indiquent les keufs syndiqués. A leur retour, les fonctionnaires ont retrouvé leur voiture sérigraphiée avec le pare-brise défoncé.

[Repris de Var-Matin, 20.05.2019]

Incendie de matériels et réflexions contre celleux qui s’en servent

Publié le 2019-05-22 16:21:04

Indymedia Nantes / mardi 21 mai 2019

On se souvient encore avoir écumé les assemblées, les rues furieuses, les blocages, les places occupées. On se souvient s’être plongé.e.s dans les affiches, les tracts et les journaux. Nous étions candides, de mots et de rencontres, avides et impatientes d’en découdre avec ce monde qui nous a vus naître et qui nous fait crever chaque jour un peu plus. Biberonné.e.s par la moral de classe, on avait approché travailleurs et travailleuses. N’étaient-iels pas antologiquement nos alli.é.e.s ? On rêvait Haymarket alors que pour la plupart c’étaient pouvoir d’achat et bonne retraite. On voulait foutre le feu, iels voulaient trimer mieux. On était trop rétives au travail pour ne pas déchanter au contact des exploité.e.s. Ce texte est l’écho lointain des incendies nocturnes du 14 et du 16 mai. Ce sont des attaques contre le travail, bien sûr, mais aussi contre celleux qui contribuent à ce que tout ça perdure.

St Étienne, 2h du mat’. A pas feutrés, on s’approche du site de ce monstre des travaux public. Le portail est ouvert. On hésite, on a peur mais bientôt l’appétit d’action dissipe nos appréhensions. On entre puis ce sépare. Chaque membres du raid sait ce qu’iel doit faire. Subtil mélange d’anticipation et d’improvisation. Chacune prépare des véhicules, d’entreprise ou de particuliers, on ne fait pas de distinction. Quelqu’une lance le signal. Soudain aux lumières des spots s’ajoutent celles des flammes. On s’ameute et s’enfonce dans la nuit.

Ce qu’on a détruit là s’assimile aux moyens de productions. La moral de classe dit que la classe laborieuse, et elle seule, peut saboter lesdits moyens dans une logique de rapport de force avec la classe exploiteuse. Exceptions faites de quelques épisodes luddites, le sabotage n’a jamais atteint de véritables intentions et intensités destructrices. La même moral insiste par ailleurs pour que la classe laborieuse se réapproprie les moyens de productions. On va pas bavarder d’exemples historiques parce-qu’on s’en fout. Les aéroports, les taules ou les autoroutes du peuple on les déteste de toute façon. Les moyens de productions qui les rendent possibles ne doivent connaître qu’annihilation. Et on va pas attendre que les exploité.e.s aient une révélation pour armer nos résolutions. La lutte des classe est une arnaque, toutes se réalisent par le travail. Profits et pouvoirs pour les un.e.s, salaires pour les autres. Communauté d’intérêts imprescriptibles. Cogestions. Et tu voudrais qu’on marche le 1er mai au milieu de cette foule qui daube et qui rampe ! Non, nous on enrage contre le travail car ses nuisances défoncent nos existences.

Une belle lune amorce sa descente au dessus de Saint Julien Molin Molette. En plus de ces bonbons, ce village du Pilat tire son renom d’un projet d’extensions de carrière et de son opposition local. Peut être cela explique-t-il l’importante présence de caméras et de spots sur le site. Du piémont au sommet, des ordures font saigner la montagne. En pénétrant sur les lieux, on frissonne devant cette plaie ouverte, verticale.Faute de pouvoir soigner cette déchirure minéral, on vient infliger aux engins et algecos un préjudice maximal.

C’est délicat d’écrire sur la responsabilité, plus encore quand elle devient individuelle. Pour notre part, on essaye de naviguer entre les rives doctrinaires du libre arbitre et du déterminisme absolu. Celleux malheureusement échoué.e.s sur l’une ou l’autre berge constituent de bonne balises pour orienter notre esquif. Nous admettons que dans des proportions fort variables, l’individu.e est toujours responsable de sa conduite. Au-delà du rôle qu’elle joue pour sa classe, la « force de travail » conserve sa subjectivité et son pouvoir d’agir dans toute situation. Et là où vit sa puissance, réside aussi sa responsabilité. Qui se reconnaît dans ces prémices peut commencer à détourner les yeux de l’État et du capital et percevoir les innombrables responsables ordinaires. Qui verrouille des portes. Qui fouille des corps. Qui attribue des notes. Qui expérimente en laboratoire. Qui roule dans tous le pays pour vendre du soda. Qui prescrit automatiquement des médocs, qui dort avec son uniforme de soldat, qui traîne son caddie, qui conduit un 32 tonnes, qui part au ski, qui installe des digicodes. Qui prend le métro, glisse dans la rue, rampe au bureau, rentre de l’usine, s’imbibe de bière, esclavagise sa femme, bouffe au resto, suis la mode, consomme les infos, s’endort pour une petite mort. Avant d’avaler 3 cafés et de tout recommencer. 8H par jour, 250 jours par an, 40 ans de la vie. Pour un salaire, les responsables ordinaires aggravant l’état de tous alentours, assassinant leurs beautés jusqu’à en faire pleurer la terre. Hélas, les grégaires du travail ne saccagent ni leur site ni leurs moyens de productions. On va donc continuer à le faire. Pas parce que c’est nécessaire.

Dans 2 jours de nouveaux véhicules de Vinci dormiront sur l’asphalte. Dans une semaine la carrière remettra en branle sa machine à extraire. Nos actes sont aussi inutiles que leurs conséquences éphémères. Et qu’importent les émules puisqu’il n’y aura pas de chaos. Nous n’attaquons que pour nous même. Pour faire et refaire l’expérience intime de notre refus du monde. Nos vie prennent sens et consistance qu’en ces poignées de secondes.

Des rapaces du Rajas

[in italiano][in english]

Reims, France : Un désordre inattendu et « jamais vu » – 18 mai 2019

Publié le 2019-05-22 18:28:08

Ce samedi 18 mai, entre 1000 et 2000 personnes (dont 80 à 100 black blocs selon la préfecture) ont manifesté à Reims à l’appel national des « gilets jaunes ». La manif, qui n’était pas déclarée en préfecture, a très vite été débordée par des enragés. Des dizaines de vitrines de banques, d’agences immobilières, de magasins et même de repaires de journaflics ont volé en éclats.

L’AFP a décompté 2000 manifestants. La police a interpellé 12 personnes et comptabilise deux blessés.

Un kiosque en bois a été incendié au niveau d’un chantier et du mobilier urbain dégradé. Des vitrines ont également été brisées et plusieurs commerces ont dû baisser le rideau. « Du jamais-vu à Reims », selon un responsable de streetmedics 51.

Le cortège a défilé dans un premier temps « dans le calme depuis le marché du Boulingrin à partir de 13 heures. La manifestation s’est ensuite tendue à partir de 15 heures, au niveau de la rue Voltaire. Les manifestants ont d’abord lancé des projectiles, notamment des bouteilles de verre sur les forces de l’ordre, qui ont répondu par des tirs de grenades lacrymogènes. Les affrontements se sont ensuite déplacés, les manifestants étant repoussés par les forces de l’ordre. Les casseurs ont ensuite brisé de nombreuses vitrines, sur les rues piétonnes, notamment un magasin Adidas dans la rue Talleyrand. Partout, dans le centre-ville, les banques, les assurances ont souffert de vitres brisées. Toujours repoussé par les forces de l’ordre, cortège s’est ensuite placé sur la place d’Erlon, puis vers le marché du Boulingrin, avant d’arriver sur l’avenue de Laon. Toujours repoussés par les forces de l’ordre, ils sont allés vers la gare, et ont dégradé les locaux de France Bleu Champagne-Ardenne. La manifestation s’est ensuite dispersée vers 19h […] Le préfet de la Marne, Denis Conus parle de 12 interpellations. La Préfecture précise qu’il s’agit de trois interpellations pour possession d’engins pyrotechniques, sept pour destruction à coups de marteaux, et pour violences contre une personne dépositaire de l’autorité (caillassage de pompiers et de policiers). […] La Préfecture précise que quelques gilets jaunes ont légèrement blessés, notamment une femme de 50 ans, touchée à la tête, « en courant pour échapper à un mouvement de foule » [aux porcs en uniforme, bien évidemment. Les gens ne courent jamais sans raison].

La Préfecture précise également que deux policiers ont été blessés au tibia après avoir reçu des projectiles. Sur le plan matériel, Xavier Albertini l’adjoint à la sécurité de la Ville de Reims, a expliqué, samedi soir, ne pas pouvoir estimer le nombre de commerces touchés par les vitrines brisées. « Il est clair qu’aujourd’hui qu’on est à plus de 20, 25, 30, 40.. Le recensement sera fait ». Les agents de la mairie travaillaient encore samedi soir, pour évacuer le verre brisé des rues. » (source : France Bleu Police, une des victimes du jour). Mais les dégâts s’annoncent très élevés, et devraient atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros.

Boucherie au tribunal

Ce lundi 20 mai, sur les sept déférées devant le parquet, quatre personnes ont été condamnées par le tribunal correctionnel de Reims. Jugées en comparution immédiates, deux d’entre elles écopent de 18 mois de prison ferme avec mandat de dépôt, les deux autres de quatre mois de prison avec des peines aménagées.
Selon le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette, les personnes interpellées – tous originaires de la région – présentent des profils très divers : « Certaines sont totalement inconnues des services de police et de justice. D’autres ont des casiers qui sont déjà fournis, avec huit, dix ou douze mentions au casier judiciaire. Certains étant suivis judiciairement », indique-t-il. (Source : France 3 Grand Est, 20.05.2019)

Locaux de France Bleu Police

idem

Toc-toc chez les journaflics

Barricade en feu devant l’hôtel IBIS

Berne (Suisse): expulsion de squat = émeute

Publié le 2019-05-23 09:46:03

Berne (Suisse): expulsion de squat = émeute

Après l’expulsion de la maison occupée «Fabrikool» mardi 14 mai à Berne, des dizaines d’individus ont rendu les coups à l’État et ses structures dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 mai.

Entre minuit et quatre heures du matin, des barricades en feu ont été érigées autour du centre social de la Reitschule, des véhicules incendiés (trois voitures et deux vélos), la mairie recouverte de peinture et les flics dépêchés sur place ont été attaqués à coups de pierre et de pétards et visés au laser.

Dix larbins de l’État ont été blessés. En ce qui concerne les dégâts matériels, trois véhicules ont été entièrement cramés sur un parking proche de la compagnie ferroviaire suisse des CFF. Que ce soit dans la presse ou dans les textes de solidarité avec les émeutier.e.s, il n’est toutefois pas précisé si ces deux voitures et cette camionnette appartenaient à la société ferroviaire suisse. Les vitres de plusieurs voitures et d’un train ont été brisées. Les dommages matériels sont estimés à plusieurs dizaines de milliers de francs. Onze personnes ont été interpellées par les flics et placées en garde à vue (neuf Suisses, un Sénégalais un Sri-lankais) selon la Berner Zeitung.

La Reitschule, main dans la main avec les flics pour rétablir l’ordre

Les émeutes se sont donc déroulées un samedi soir, à deux pas de la Reitschule, lieu alternatif légalisé où se tenaient comme d’habitude des concerts et des beuveries. Elle s’est immédiatement dissociée de la révolte qui a embrasé le quartier. En bons pompiers de service et collabos des flics, les responsables du lieu lançaient des appels sur les réseaux sociaux en exhortant les gens venus festoyer par milliers (entre 1 000 et 2 000 personnes) à se mettre en sécurité dans la grande salle alors même que les émeutes faisaient rage dehors et à se comporter de façon à désamorcer le conflit. Ils se sont félicités dans un tweet d’avoir participé à calmer les esprits, tout en qualifiant des individus qui ne comptaient pas quitter la rue de «badauds curieux près des barricades». Dimanche après-midi, elle s’est fendu d’un communiqué où elle se vante même d’avoir été en contact avec la police cantonale peu avant 2h du matin, qui l’a informée de l’évolution de la situation. «La discussion s’est terminé avec la constatation des flics que nous faisions tout ce qui était en notre pouvoir [pour rétablir l’ordre], tout comme la police». Dans cette lettre du groupe de presse de la Reitschule, il est stipulé que «la Reitschule désapprouve catégoriquement tout acte de violence commis cette nuit-là» (source: Berner Zeitung, 19 mai 2019).

Dans un texte publié sur le portail de contre-infos Barrikade.info, il est écrit :

«Notre attaque est pour tou.te.s celles et ceux qui en ont assez du harcèlement quotidien exercé par les autorités. Des contrôles sur les parvis qui ont lieu chaque jour, de l’arbitraire systématique, du racisme institutionnalisé des autorités, des attaques contre nos libertés. De plus, l’État et les flics tentent d’étouffer dans l’œuf tout ce qui remet en question l’ordre dominant et qui oppose de nouvelles idées à la dépression omniprésente.
Et notre attaque se dirige contre tou.te.s celles et ceux qui se mettent en travers notre chemin. […]
Nous sommes toujours en rage !
Rien n’est fini !»

[Publié le 22 mai 2019 sur Sans Attendre Demain.]

Brochure à destination des proches de personnes emprisonnées à la maison d’arrêt de Toulouse – Seysses

Publié le 2019-05-23 16:18:06

Que faire quand une personne proche est incarcérée ? Comment obtenir son numéro d’écrou ? Écrire ? Envoyer de l’argent ? Demander un parloir ? Déposer du linge ?

Ce guide pratique est une brochure à destination des proches de personnes emprisonnées à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses, réalisé au début de l’année 2019. Actuellement disponible en langues française, anglaise et espagnole, il devrait prochainement l’être en langue arabe également.



Sortie du journal anarchiste apériodique Sans Détour N.2

Publié le 2019-05-23 16:19:08

Le troisième numéro du journal anarchiste apériodique Sans Détour vient de sortir. Les personnes intéressées peuvent nous écrire pour nous demander des exemplaires de ce numéro, ainsi que du N.0 (mai 2018) et du N.1 (novembre 2018).

« J’aime le feu, mon cher seigneur. Non par la raison triviale que le feu réchauffe nos pieds ou cuit notre soupe, mais parce qu’il a des étincelles. Quelquefois je passe des heures à regarder les étincelles. Je découvre mille choses dans ces étoiles qui saupoudrent le fond noir de l’âtre. Ces étoiles-là aussi sont des mondes »

C’est ainsi que s’exprimait Gringoire, poète sans-le-sou, protagoniste du roman Notre-Dame de Paris, dans le chapitre intitulé « Vive la joie ». Ironie du sort, a-t-on pensé lorsque l’on a vu Notre-Dame de Paris brûler d’un feu lent et dévastateur. Quelle joie en effet de contempler la destruction d’un des édifices (qui plus est hautement symbolique) du cancer religieux qui a étendu ses métastases aux quatre coins du globe, générant partout oppression et souffrance, prônant l’obéissance et la crainte de Dieu dans l’attente d’un bonheur extraterrestre!

La destruction de tout symbole d’autorité est belle et nécessaire. Mais Notre-Dame, c’était probablement un accident, pas comme ces dizaines d’incendies qui ont consumé les structures du pouvoir et qui ont allumé les jours et les nuits de ces derniers mois. Le résultat est peut être le même, toutefois, comme nous le suggère Gringoire, la beauté du feu réside dans les mondes qu’incarnent chacune de ces étincelles. Car chaque individu qui se rebelle, agissant contre une condition d’oppression qu’il subit, brisant les chaînes de la société et faisant tomber le masque qu’on l’oblige à porter, est à lui seul, aussi, une étincelle. Et si la rébellion individuelle naît de sentiments et de passions, nous pensons que c’est aux idées et aux rêves de la nourrir. En restant dans la métaphore de Gringoire, on pourrait donc dire que les rêves et les idées constituent l’oxygène empêchant aux étincelles de s’étouffer et permettant de porter toujours plus loin le feu qui brûle.

Voilà à quoi on espère contribuer avec ce journal, à alimenter les mondes de chaque individu en lutte contre l’autorité, avec ces questions dans la tête : comment alimenter un feu qui détruise cette église du bas des cryptes jusqu’en haut des combles, la réduisant à néant, et empêcher qu’une autre ne soit bâtie à sa place ?

Sommaire :

– Des chemins dans le brouillard

– Inactualités sur le Premier mai

– Quelques trous dans la toile : réflexions hors-réseaux

– L’inimitié envers la politique

– Parlons peur mais parlons bien

– Fous, rancuniers ou anarchistes?

– Hécatombe dém-ogratique

– Lectures intempestives

Email de contact: sansdetour_AT_riseup.net

Depuis nantes.indymedia.org

Rome (Italie) : Pour un Mai subversif

Publié le 2019-05-24 10:07:07

Anarhja.info / mardi 21 mai 2019

Même si ce qui nous pousse à l’action est principalement le fait de satisfaire notre besoin de dépasser la frustration et le sentiment d’impuissance dans lesquels ce système d’oppression voudrait nous cantonner, cette fois-ci on a quelques raisonnements qui nous travaillent l’esprit et qu’ on voudrait exprimer.

On s’est rendu compte que le fait de se balader la nuit, pour l’éclairer avec des incendies ciblés, c’est une pratique qui est en train de se diffuser. Des cibles choisies, comme des véhicules appartenant à des entreprises engagées dans des projets de la domination (comme la guerre, la construction de structures de détention, les expulsions, etc.), des structures du réseau technologique (comme des laboratoires, des antennes relais, des armoires de fibre optique ou des entreprises qui les gèrent ou y collaborent) sont attaquées de plus en plus fréquemment et avec des moyens simples et faciles à se procurer. Cela, avec leur diffusion dans les territoires et dans les métropoles, aide la reproductibilité des actions qui les prennent pour cible. On a vu augmenter en particulier les attaques contre des véhicules d’autopartage Enjoy, société qui appartient à ENI [voir par exemple , ou ; NdAtt.], une multinationale italienne qui, depuis des années, saccage des territoires et pille des ressources avec l’appui de l’État italien.

Du coup, pour renforcer ce front de la guerre sociale en cours, la nuit su 7 mai on a laissé du matériel inflammable et des dispositifs d’amorçage sous 6 voitures, on les a incendiées et on s’est cassés.

Les attaques et les sabotages perpétrés par des anarchistes sont en effet peu plus que des étincelles dans le noir, mais quand ils convergent vers le même objectif ou bien ils se concentrent dans une même période ou lieu spécifique, le spectacle peut être passionnant, en plus de causer quelques ennuis encore aux défenseurs et à ceux qui investissent dans ce système. Comme cela a été le cas lors de la récente campagne contre Poste Italiane, qui collaborait aux expulsions des personnes non désirées par les riches européens, avec sa filiale Mistral Air. Les attaques incessantes, sous des formes différentes, ont obligé Poste Italiane à arrêter sa collaboration avec l’État et à diffuser par la suite un communiqué officiel dans lequel ils confirmaient qu’ils n’allaient plus effectuer des vols d’expulsion. Une preuve de plus que l’action directe, si elle est bien ciblée et se situe dans un contexte, est efficace. Voilà donc notre invitation à se souvenir plus souvent de cela et à ne pas se limiter à des éclairs dans l’obscurité, occasionnels même si spectaculaires; écoutons ce qui se passe et les propositions de campagnes d’attaque spécifiques, incendions constamment, ainsi que lors de nuits précises, ce « meilleur des mondes », faisons en sorte que la guerre sociale en cours soit visible, même si le pouvoir essaye de la cacher à tout prix, pour qu’elle ne vive pas seulement dans les têtes des subversifs et sur leurs sites internet.

Nous répondons à l’appel pour un Mai subversif international, en solidarité avec les compas frappé.e.s par la répression en Italie.
Que de nombreux feux s’allument, se suivant l’un l’autre, jusqu’à quand, enfin, la prairie s’enflamme !
Solidarité avec les compagnon.ne.s qui ont reçu des condamnations très dures lors de la première instance du procès Scripta manent… vengeance !!!
Solidarité aux prisonnier.e.s et aux inculpé.e.s pour les opérations Panico, Renata, Scintilla, avec les compagnonnes arrêtées à Madrid, avec Stefano et Marco arrêtés à Paris.
Pour finir, une pensée pour le compagnon Mauricio Morales, dix ans après sa mort.

Pour l’Anarchie

Nantes : Ballade anti-cra

Publié le 2019-05-24 10:08:07

Indymedia Nantes / mercredi 22 mai 2019

Petite ballade contre les taules.

Étant donnée que ce monde nous fait gerber , et suite aux révoltes dans les CRA de Vincennes et de Rennes. On s’est balladé pour tagger contre les CRA, les abus de la police et les prisonsen général.
Sur le chemin nous avons croisé une voiture SPIE-BATIGNOLES (qui construit des prisons un peu partout en france). Parce-que nous sommes contre les prisons et les capitalistes qui profitent de l’enfermement , alors on à pas pu s’empécher de leurs passer le message.

Qu’il ne s’en plaignent pas parce-qu’en vrai on aurait pu / du la cramer.

En attendant que crêve la taule , attaquons déja celles et ceux qui en fonts un marché et en profitent d’une quelconque maniêre.

un commentaire au même article :

Juste pour infos: c’est pas des véhicules de SPIE-Batignolles mais de SPIE, une entreprise tout aussi -voire plus- nocive puisqu’elle est active dans les telecommunications, l’installation de vidéo-surveillance, intervient dans les CRA et les taules, le nucléaire et tout un tas de nuisances utiles à ce monde.
Spie-Batignolles a construit diverses prisons comme celle de Valence, dans la Drôme.

Mise à jour de lundi 27 mai : un autre commentaire précise que ça s’est passé à Nantes.

NdAtt. : pour plus d’infos sur SPIE, voir par exemple ici.

 

[Auf Deutsch]

Rome, Italie : Les véhicules d’auto-partage « Enjoy’ d’ENI partent en fumée – 7 mai et fin mars 2019

Publié le 2019-05-24 12:06:08

Rome : Pour un mai subversif – 7 mai 2019

On s’est rendu compte que se balader la nuit en l’illuminant d’incendies ciblés est une pratique qui est en train de se diffuser.

Des objectifs ciblés comme les voitures d’entreprises impliquées dans des projets de domination (la guerre, la construction de structures d’enfermement, les déportations etc.), les infrastructures du réseau technologique (laboratoires, antennes-relais, fibres optiques et les entreprises qui les gèrent ou qui collaborent avec) sont attaqués plus régulièrement et avec des moyens simples et facilement disponibles. Tout cela, allié à la propagation de ces structures au sein des territoires et dans les métropoles, aide la reproductibilité des actions contre ces dernières. On a vu en particulier augmenter les attaques de véhicules de location Enjoy, propriété d’ENI, multinationale italienne qui depuis des décennies dévaste les territoires et saccage les ressources avec le support de l’État italien.

Ainsi, pour donner de la force à ce front de la guerre sociale en cours, la nuit du 7 mai nous avons laissé du matériel inflammable et des détonateurs sur 6 voitures, nous leur avons mis feu et sommes partis. Les attaques et les sabotages anarchistes ne sont en fait pas plus que des étincelles dans le brouillard, mais quand ils convergent sur un même objectif ou se concentrent en une période ou un lieu spécifique, le spectacle peut être excitant et l’on cause ainsi quelques casse-têtes de plus aux défenseurs de ce système. Comme dans le cas de la récente campagne contre la Poste italienne qui collaborait à la déportation des indésirables (pour les riches européens) à travers sa compagnie Mistral Air.

Les attaques incessantes sous diverses formes ont contraint la Poste italienne à cesser sa collaboration avec l’État et consécutivement à cela à émettre un communiqué officiel dans lequel elle affirmait noir sur blanc ne plus réaliser d’expulsions. Une preuve de plus que l’action directe, si elle est bien ciblée et contextualisée, a une efficacité.

Ceci est notre invitation à s’en rappeler plus souvent et à ne pas se limiter à des attaques sporadiques (« des lampes dans l’obscurité ») aussi spectaculaires soient elles ; prêtons l’oreille à la direction du vent et aux propositions de campagnes spécifiques d’attaques, incendions avec constance et détermination les nuits du « meilleur des mondes », rendons visible la guerre sociale en cours que le pouvoir cherche à invisibiliser à tout prix, qui autrement ne vivrait que dans la tête des subversifs et sur leurs sites internet.

Nous nous unissons au lancement d’un mai subversif international en solidarité avec les compagnons touchés par la répression en Italie.

Que tant de feux s’allument, se poursuivant les uns après les autres, pour que finalement s’embrase la prairie !

Solidarité avec les compagnon/nes qui ont subi de dures condamnations en première instance pour le procès « Scripta Manent » _Vendetta !!!

Solidarité avec les détenu/es et les personnes sous enquête pour les opérations « Panico, Renata, Scintilla », avec les compagnonnes arrêtées à Madrid, à Stefano et Marco arrêtés à Paris.

Une pensée enfin au compagnon Mauricio Morales dix ans après sa mort.
Pour l’anarchie.

[Traduction de l’italien de Roundrobin.info publiée sur Indymedia Nantes, jeudi 23 mai 2019]


Rome : Des voitures ‘Enjoy’ d’ENI incendiées – Fin mars 2019

Une nuit de fin mars, nous avons placé des matières inflammables et des détonateurs pour incendier 5 voitures du carsharing Enjoy, d’ENI [1].

Attaquer sans délai l’État et ses intérêts néocoloniales.
Solidarité et proximité avec les arrêté.e.s et les inculpé.e.s des opérations Scintilla et Renata.
Un salut rouge comme le feu pour les prisonnier.e.s des opérations Scripta Manent et Panico.
A tou.te.s les anarchistes enfermé.e.s ou en cavale, partout dans le monde : courage !

[Traduit de roundrobin.info par attaque.noblogs.org, 16.05.2019]

NdT:
[1] Enjoy est un service de carsharing, présent dans six grandes villes italiennes, appartenant au géant des hydrocarbures et de l’énergie ENI, dont la majorité des actions est détenue par l’État italien.

Allemagne : Chronique d’actions directes enflammées – Du 14 au 22 mai 2019 (3)

Publié le 2019-05-24 12:14:07

22 mai 2019, Berlin : un véhicule de la police fédérale, garé dans la Schöneberger Str. à Kreuzberg, est réduit en cendres vers 04h20. Les flammes ont entièrement détruit le fourgon de type ‘Mercedes Sprinter’, ainsi que deux autres voitures garées à côté : il s’agissait d’une BMW et d’une Volkswagen. (Source : Berliner Polizeimeldungen, 22.05.2019)

20 mai 2019, Berlin : les flics et des journaux locaux nous informent que « des individus ont mis le feu à un véhicule d’entreprise garé dans la Friedenstr. à Friedrichshain peu avant 3h ». Il s’agissait en réalité d’un véhicule utilitaire de l’entreprise Vinci: « Un peu partout, cette entreprise construit non seulement des autoroutes, des aéroports…, mais aussi des prisons et des centres de rétention. Feu à toutes les prisons ! Liberté pour tou.te.s ! » (Source: de.indymedia.org, 22.05.2019)

20 mai 2019, Berlin : à Friedrichshain, quartier classé en « zone de sécurité » depuis quatre ans, il n’est pas rare que les flics qui occupent la rue reçoivent quelques actes d »hostilité. Vers 22h20, lundi 20 mai, un fourgon qui stationnait sur la Dorfplatz, au croisement de la Rigaerstr. et de la Liebigstr., s’est mangé plusieurs sacs remplis de peinture. D’après les flics, ces projectiles colorés ont été jetés depuis le haut d’un immeuble de la Liebigstr. Ca aurait pu s’arrêter là, mais non. Lorsque les agents en vert sont sortis pour prendre en photo les traces de peinture sur leur véhicule, d’autres sacs volants leur sont tombées dessus. Ces deux averses de peinture leur ont une nouvelle fois signifiées qu’ils n’étaient pas la bienvenue dans ce quartier encore populaire, où les habitant.e.s tentent toujours d’occuper la rue pour boire un coup et discuter, tandis que des immeubles et commerces à hypsters poussent comme des champignons à l’autre bout de la Rigaerstr.

19 mai 2019, Leipzig : deux pelleteuses d’un chantier sont incendiées à l’ouest de la ville « contre la rénovation urbaine et la ville des riches ». Le communiqué explique les raisons de cet incendie. Leipzig est en transformation permanente, et ce déjà depuis des années. Les loyers augmentent, les pauvres sont forcés de quitter leurs logements, les murs et les façades de la ville sont aseptisés par un nettoyage régulier et l’enlèvement systématique des tags et des affiches. De nouveaux immeubles de copropriétés et ensembles d’appartements de luxe sont mis à disposition des riches pendant que dans le même temps, les autorités expulsent les espaces libres. (Source : Indymedia Deutschland, 21. 05.2019)


17 mai 2019, Berlin : vers 3h du mat’ à Pankow, une voiture de sécurité privée est incendiée sur un parking de la Neumannstrasse. Une photo publiée dans un journal du coin montre que le véhicule enflammé appartenait à la société ‘Kötter-Security’.
Un peu plus tôt, peu après minuit, une BMW d’une société de voitures d’autopartage part en fumée dans la Wildenbruchstraße, à Neukölnn. Cinq minutes plus tard et à 250 mètres de là, une bagnole de bourges (Mercedes) est cramée dans la Laubestraße. Dans la presse, on apprend que les pompiers ont eu toutes les peines du monde à éteindre une des voitures qui était électrique. La chaleur de la batterie peut atteindre jusqu’à 1000 degrés.


14 mai 2019, Berlin : dans les précédentes brèves (2), nous évoquions l‘incendie de deux voitures de sécurité, sans connaître précisément le nom de l’entreprise visée (puisque repris des flics et de la presse). Le 22 mai, la cellule « Renards libres » de la « FAI/FRI » a revendiqué l’incendie de deux voitures de Securitas à Wedding « pour un mois de mai noir ». Le texte cite notamment: « feu à toutes les prisons, avec ou sans murs », extrait de l’appel à un mois de mai subversif en vue d’élargir la proposition à un 1er mai anarchiste à Berlin. (Source: de.indymedia.org, 22.05.2019 – cliquer sur le lien pour lire le long communiqué en allemand)

Berne: Quelques mots sur les événements du 18 mai

Publié le 2019-05-24 12:15:06

Berne: Quelques mots sur les événements du 18 mai

Communiqué expliquant les motifs de la nuit d’affrontements avec la police, samedi dernier à Berne.

Nous sommes des personnes solidaires contre l’expulsion de Fabrikool. Nous aimerions rappeller que le maintien de l’occupation du batiment de Fabrikool avait pu être obtenu en mars 2016 après plusieurs nuits d’émeutes consécutives à l’évacuation d’un autre squat : Effy29. Face à la crainte d’un nouveau conflit les autorités avaient alors renoncé à l’évacuation de Fabrikool. Les actions d’aujourd’hui doivent rappeler l’époque autour de l’évacuation d’Effy29. Chaque évacuation a son prix!

Nous situons l’expulsion de Fabrikool dans le contexte du renforcement répressif en cours depuis plusieurs mois. Ainsi, plusieurs rafles ont eu lieu autour de la Reitschule, des personnes furent menacées et persécutées par la police, tout comme des graffeurs/euses politiques et d’autres participant·e·s de la Reitschule qui sont sans cesse harcelé.e.s par des flics en civil.

L’État tente également de frapper sur le plan juridique, nottament avec les amendes envoyées à des dizaines de participant·e·s de la manifestation pour Afrin l’année passée. Et maintenant avec la nouvelle loi sur la police justice et de la police qui vient de passer, l’arsenal répressif de la police et de la justice est encore renforcé.

Quand l’État tente désespérément de nous réprimer et de nous détruire, nous manifestons notre résistance à la répression de différentes manières. Samedi, ce fut à coups de pierres et de barricades en feu, depuis des mois ce sont des fleurs sur la Waisenhausplatz en la mémoire de l’assassinat de K. et bientôt, ce pourrait être de nouvelles occupations.

La force, l’énergie que nous avons ressenti en ce samedi nous les porterons dans nos luttes futures. De telles altercations sont cependant aussi l’occasion de donner lieu à une réflexion et critique. Nous ne pouvons pas nous battre pour un monde libéré de la domination tant que, lors de telles soirées, quelques-uns font preuve de paroles et d’attitudes sexistes, et que la volonté d’auto-promotion est considérée comme le motif central pour de telles actions.

Nous saluons les personnes arrêtées en Indonésie
Nous saluons toutes les personnes qui sont actuellement concernées par la répression de la manifestation pour Afrin.
Nous saluons toutes les personnes avec lesquelles nous nous montrons bien trop peu souvent solidaires.

« Groupe affinitaire Rhabarber »


Des squats en Suisse: https://radar.squat.net/fr/groups/country/CH/squated/squat
Des groupes (centres sociaux, collectifs, squats) en Suisse: https://radar.squat.net/fr/groups/country/CH
Des événements en Suisse: https://radar.squat.net/fr/events/country/CH


[Publié le 22 mai par Renversé]

Spini di Gardolo (Trentin, Italie) : La voiture d’un maton incendiée

Publié le 2019-05-24 12:16:08

On apprend par la presse locale que la nuit du 12 au 13 mai à Spini di Gardolo, des inconnus ont incendié la voiture d’un agent de la police pénitentiaire dans le parking sous-terrain du « complexe domanial de la maison d’arrêt ». Au cours de l’incendie, que les pompiers assurent d’être d’origine volontaire, ont également brûlé une minimoto et des roues de secours. On notera la perspicacité des syndicats de matons, selon lesquels il s’agit d’une attaque contre la police pénitentiaire [soit les gardiens de prison].

ndt : pour mémoire, le 22 décembre 2018 avait éclaté une mutinerie dans la prison de Spini di Gardolo après le « suicide » d’un jeune Tunisien, au cours de laquelle 300 prisonniers avaient détruit 60% des cellules et des espaces collectifs (matelas enflammés, caméras de surveillance et portes détruites, etc.). Les installations électriques et hydrauliques de la prison avaient également été ravagées suite à l’inondation de la prison par les mutinés. L’ensemble des dégâts ont officiellement été évalués à plusieurs centaines de milliers d’euros.

Depuis roundrobin.info

[trad. reçue par mail]

Rome (Italie) : Sabotage incendiaire de câbles électriques contre l’enfermement

Publié le 2019-05-24 12:17:06

Image associéeIl était une fois un train qui transportait vers l’aéroport beaucoup de personnes, qui partaient en vacances ou au travail.

Le train passait à côté d’un camp où étaient incarcérées des personnes dépourvues des papiers en règle. Ces personnes étaient souvent transportées de force vers ce même aéroport pour y être déportées.

C’est ainsi qu’une nuit humide de printemps, une étoile décida de filer* près de ces voies pour rappeler à quelques humainxs que le lieu où le train emmenait chaque jour les désirs des plus riches était aussi celui du cauchemar de ceux qui étaient nés du mauvais côté du monde.

Il se dit que ceux qui ont vu cette étoile filante ont exprimé le voeu d’un monde sans prisons et sans frontières, où n’existent ni capitalisme, racisme et patriarcat ni aucune forme de pouvoir, et où on vit de liberté.

Solidarité avec ceux qui luttent à l’extérieur et à l’intérieur des prisons de toute sorte.

* ndt : en italien, « étoile filante » se dit « étoile tombante » (stella cadente). « Tomber » est donc devenu ici « filer ».

Depuis roundrobin.info

[trad. reçue par mail]

Lorient (Bretagne) : Ne filmons pas !

Publié le 2019-05-24 12:17:13

Filmer, photographier c’est faire le boulot des  flics…

Résultat de recherche d'images pour "appareil photo cassé"Pendant tu filmes la police contre d’éventuelles « bavures policières » tu te planque derrière ton objectif, pendant que d’autres agissent ou filent la main, pour aider les compagnon.nes… Pendant que tu filmes les exploits des autres, sans prendre en compte leurs éventuelles conséquences, que tu participes au flicage et au fichage, les flics se frottent les mains…


21.05.2019

Deux jeunes gilets jaunes pourtant bien masqués qui avaient participé le 9 février à Lorient à l’émeute (« jets de pavés et de bouteilles » sur les flics) ont été interpellés plus de trois mois plus tard.

Selon les journaflics, ils ont reconnu les faits et passeront au tribunal correctionnel de Lorient le 24 octobre pour des faits de violence aggravée sur des forces de l’ordre. La mairie a également porté plainte pour dégradations.

« L’enquête de police s’est néanmoins poursuivie, avec le concours du renseignement territorial, qui, au fil de ses investigations, a identifié les deux hommes, à renfort, notamment, de photographies et de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/lorient-interpelles-pour-violences-et-degradations-6365147

[reçu par mail]

Cherbourg-en-Cotentin (Manche) : Des bâtons dans les rues du formatage scolaire

Publié le 2019-05-24 12:18:09

La Presse de la Manche / jeudi 23 mai 2019

L’entreprise Collas Voyages a déposé plainte le 22 mai 2019 suite à des dégradations dont ont été la cible plusieurs cars du dépôt de Tourlaville, situé rue des Chênes.
Une douzaine de vitres sur huit bus ont été brisées au cours de la nuit de mardi à mercredi. Ce sont les salariés, vers 6 heures, qui ont découvert ces actes de vandalisme, les premiers sur le site tourlavillais.

Les transports scolaires ont été sensiblement perturbés en journée, la société ayant été obligée de faire appel à des véhicules de substitution pour assurer le service. Certains circuits n’ont toutefois pu être assurés.

Turin (Italie) – Incendie à la prison : Boba arrêté

Publié le 2019-05-24 12:19:04

Macerie / jeudi 23 mai 2019

Le soir du 22 mai, après 23h, la police a frappé à la porte de chez Boba, Mitzi et Victor, avec l’excuse d’une notification à donner à la camarade. Cependant, une fois à l’intérieur, en plus des papiers pour elle, les flics ont sorti aussi un mandat d’arrestation pour Boba.

Il est inculpé suite à un épisode qui remonte aux premières initiatives menées après l’opération Scintilla, c’est à dire le rassemblement dans le pré devant la prison des Vallette, après la manifestation antifasciste contre la célébration annuelle des foibe [le 11 février, « Jour du souvenir », l’État et les fascistes célèbrent les italiens tués, et parfois enterrés dans les foibe, des grottes en forme de trou vertical, entre 1943 et 1943 par la Résistance, dans les secteurs disputés entre Italie et Yougoslavie; le souvenir des « massacres » des foibe est un élement très important dans la construction identitaire néofasciste; NdAtt.]. A ce moment-là, le laboratoire de pâtisserie de la prison était parti en fumé. L’accusation pour Boba est donc incendie (art. 423 du Code pénal), avec une peine possible qui est comprise entre trois et sept ans, avec la circonstance aggravante que le fait a été commis sur « un bâtiment publique (…) utilisé comme habitation, (…) sur du matériel qui peur s’enflammer ou exploser ». Il est aussi accusé d’avoir allumé des feux dangereux, (art. 703), parce qu’il aurait utilisé un fusée de détresse (cependant ce délit est sanctionné par une amende ou l’emprisonnement pour un an maximum).

Pendant son arrestation, les flics ont perquisitionné la maison et saisi tous les ordinateurs. Pour éviter la présence de trouble-fêtes, trois patrouilles de PS étaient dans la rue pour bloquer les amis arrivés en premiers.

En attendant d’autres informations, pour lui écrire :

Marco Bolognino
C.c. Lo Russo e Cutugno
Via M. A. Aglietta 35
10151 Torino (Italie)

Parution d’un nouveau numéro de ‘Sans Détour’ – Mai 2019

Publié le 2019-05-24 15:05:09

Le troisième numéro du journal anarchiste apériodique Sans Détour vient de sortir.
Les personnes intéressées peuvent nous écrire pour nous demander des
exemplaires de ce numéro, ainsi que du N.0 (mai 2018) et du N.1 (novembre 2018).

« J’aime le feu, mon cher seigneur. Non par la raison triviale que le feu réchauffe nos pieds ou cuit notre soupe, mais parce qu’il a des étincelles. Quelquefois je passe des heures à regarder les étincelles. Je découvre mille choses dans ces étoiles qui saupoudrent le fond noir de l’âtre. Ces étoiles-là aussi sont des mondes »

C’est ainsi que s’exprimait Gringoire, poète sans-le-sou, protagoniste du roman Notre-Dame de Paris, dans le chapitre intitulé « Vive la joie ». Ironie du sort, a-t-on pensé lorsque l’on a vu Notre-Dame de Paris brûler d’un feu lent et dévastateur. Quelle joie en effet de contempler la destruction d’un des édifices (qui plus est hautement symbolique) du cancer religieux qui a étendu ses métastases aux quatre coins du globe, générant partout oppression et souffrance, prônant l’obéissance et la crainte de Dieu dans l’attente d’un bonheur extraterrestre!

La destruction de tout symbole d’autorité est belle et nécessaire. Mais Notre-Dame, c’était probablement un accident, pas comme ces dizaines d’incendies qui ont consumé les structures du pouvoir et qui ont allumé les jours et les nuits de ces derniers mois. Le résultat est peut être le même, toutefois, comme nous le suggère Gringoire, la beauté du feu réside dans les mondes qu’incarnent chacune de ces étincelles. Car chaque individu qui se rebelle, agissant contre une condition d’oppression qu’il subit, brisant les chaînes de la société et faisant tomber le masque qu’on l’oblige à porter, est à lui seul, aussi, une étincelle. Et si la rébellion individuelle naît de sentiments et de passions, nous pensons que c’est aux idées et aux rêves de la nourrir. En restant dans la métaphore de Gringoire, on pourrait donc dire que les rêves et les idées constituent l’oxygène empêchant aux étincelles de s’étouffer et permettant de porter toujours plus loin le feu qui brûle.

Voilà à quoi on espère contribuer avec ce journal, à alimenter les mondes de chaque individu en lutte contre l’autorité, avec ces questions dans la tête : comment alimenter un feu qui détruise cette église du bas des cryptes jusqu’en haut des combles, la réduisant à néant, et empêcher qu’une autre ne soit bâtie à sa place ?

Sommaire :

– Des chemins dans le brouillard
– Inactualités sur le Premier mai
– Quelques trous dans la toile : réflexions hors-réseaux
– L’inimitié envers la politique
– Parlons peur mais parlons bien
– Fous, rancuniers ou anarchistes?
– Lectures intempestives

Pour leur écrire : sansdetour_AT_riseup.net

[Reçu par mail]

Brescia (Italie) : Juan arrêté

Publié le 2019-05-24 15:14:05

Hier, 22 mai, le compagnon Juan, « oiseau des bois » [en cavale, ndt] depuis quelque temps, a été arrêté.
Deux maisons dans la province de Brescia et deux maisons des parents d’un compagnon et d’une compagnonne dans l’arrière-pays de Brescia ont été perquisitionnées.
On attend la confirmatin de l’arrestation pour l’une des personnes interpellée, accusée de complicité personnelle (cp art 378).
Le modalité [d’intervention, ndt] dans les deux premières maisons est le mode habituel des temps récents : cagoule etc.

Des mises à jour suivront.

Pour écrire à Juan :

Juan Antonio Sorroche Fernandez, c.c. Canton Mombello via Spalto S. Marco 20, 25100 (BS)

Rassemblement en solidarité Samedi 25 mai à 16h30 Prison du Canton de Mombello

Solidarité et soutien à tous les compagnons encore en prison

Liber* tutt*

Depuis roundrobin.info


Ci-dessous, une lettre de Juan, depuis la clandestinité, datant de Juin 2017 : 

Communiqué du compagnon anarchiste Juan, depuis la liberté…

Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) : Triple évasion au centre de rétention

Publié le 2019-05-24 15:16:11

Cela s’est passé la nuit du 17 au 18 mai, deux ont été péchos plus tard dans un bus, le troisième court toujours !

Le Parisien, en fidèle relais des flics (quand ils veulent et comme ils veulent), nous en donne de plus amples détails :

Résultat de recherche d'images pour "évasion"« Au vu des images enregistrées par les caméras de vidéosurveillance, les premiers signes d’une agitation inhabituelle sont visibles aux alentours de quatre heures du matin. D’abord, les évadés ont réussi à enlever la poignée métallique de la porte d’une chambre. Puis ils se sont rendus dans une autre chambre, qui donne cette fois sur une cour, laquelle n’est pas accessible directement aux policiers chargés de la sécurité du CRA.

Munis de la poignée, les trois fuyards ont franchi une première étape en cassant une vitre de la chambre en question, se retrouvant donc dans la cour. Au préalable, ils avaient préparé une corde faite de draps noués, d’une longueur de près de 12 m. Ils y ont attaché une bouteille d’eau afin de faire contrepoids, jetée par-dessus le mur d’enceinte du CRA, haut de près de sept mètres, qu’ils ont réussi à escalader. Ils ont alors pu accéder à un toit, puis à celui d’une école voisine, pour enfin se faufiler à l’extérieur. »

http://www.leparisien.fr/faits-divers/rocambolesque-evasion-au-centre-de-retention-d-hendaye-23-05-2019-8078061.php

[reçu par mail]

Des Pyrénées-Atlantiques au Gard : Evasion !

Publié le 2019-05-24 15:17:08

Gard : Cours, mec, cours toujours !

France Bleu / jeudi 23 mai 2019

Un détenu de la prison de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault) s’est évadé lors de son transfert vers le tribunal d’Alès ce jeudi matin. Il est actuellement activement recherché. L’évasion s’est produite sans violence vers 10 heures, dans le secteur de Quissac, sur la nationale 110 qui relie Montpellier à Alès. Le prisonnier a prétexté une envie pressante pour échapper à la surveillance des trois agents pénitentiaires. Lorsque les portes du véhicule se sont ouvertes dans le village de Saint-Théodorit, le détenu s’est alors mis à courir et est parvenu à s’enfuir dans la campagne.
L’homme, âgé d’une trentaine d’années devait être jugé devant le tribunal correctionnel d’Alès pour une affaire de cambriolages en série. Le fugitif se serait enfui menotté.

Selon la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP), ce prisonnier était incarcéré depuis le 1er février pour des faits de vol. Il ne s’agissait pas de sa première incarcération, mais ce n’est pas un détenu particulièrement dangereux, précise la DAP. Il n’a utilisé aucune arme pour son évasion et agressé personne. Quelque 120 gendarmes, dont des équipes cynophiles, et un hélicoptère ont été déployés sur place pour le retrouver.

Les gendarmes lancent un appel à témoins sur Facebook [ça c’est de la cohérence entre les fins souhaités et les moyens utilisés ! NdAtt.]

*****

Hendaye : Une évasion bien préparée… et les flics restent comme des cons

Le Parisien / jeudi 23 mai 2019

C’est une évasion à la planification millimétrée, qui n’en finit pas de provoquer des remous au sein de la police aux frontières (PAF) des Pyrénées-Atlantiques. Selon nos informations, trois migrants – des « retenus » dans le jargon administratif [des personnes privées de leur liberté, on appelle ça des « prisonniers »; NdAtt.], sont parvenus à s’échapper du centre de rétention administratif (CRA) d’Hendaye, dans la nuit de vendredi à samedi dernier.

Au vu des images enregistrées par les caméras de vidéosurveillance, les premiers signes d’une agitation inhabituelle sont visibles aux alentours de quatre heures du matin. D’abord, les évadés ont réussi à enlever la poignée métallique de la porte d’une chambre. Puis ils se sont rendus dans une autre chambre, qui donne cette fois sur une cour, laquelle n’est pas accessible directement aux policiers chargés de la sécurité du CRA.
Munis de la poignée, les trois fuyards ont franchi une première étape en cassant une vitre de la chambre en question, se retrouvant donc dans la cour. Au préalable, ils avaient préparé une corde faite de draps noués, d’une longueur de près de 12 m. Ils y ont attaché une bouteille d’eau afin de faire contrepoids, jetée par-dessus le mur d’enceinte du CRA, haut de près de sept mètres, qu’ils ont réussi à escalader. Ils ont alors pu accéder à un toit, puis à celui d’une école voisine, pour enfin se faufiler à l’extérieur.

C’est peu avant 6 heures, samedi matin, que l’alarme évasion du toit s’est déclenchée. À ce moment-là, trois fonctionnaires de police ont déjà pris la relève de leurs collègues de nuit. Pour rattraper les retenus en fuite, ils doivent au préalable déverrouiller une échelle leur permettant d’accéder à leur tour au toit. Ce qu’ils n’ont pu faire qu’au terme de plusieurs minutes d’attente, après s’être rendu compte que dans la précipitation, ils s’étaient munis… de la mauvaise clé. L’erreur réparée, le premier, un adjoint de sécurité s’y est engagé, hésitant à se jeter sur le dernier des fuyards, par peur que l’un ou l’autre ne chute de cette hauteur. « En théorie, ce toit devrait être sécurisé pour prévenir tout accident, appuie un de ses collègues. Mais ça n’a jamais été le cas. »

Deux des trois évadés ont finalement été repris dans le week-end, alors qu’ils se trouvaient à bord d’un bus. Mais cela n’a pas suffi à éteindre l’incendie qui couve depuis des semaines au centre, ainsi que sur l’ensemble des forces de l’ordre en poste à la frontière basque, cette nouvelle route migratoire ayant ces derniers mois en partie supplanté la traditionnelle « route italienne ».

C’est ainsi dans ce même CRA qu’à l’automne, le tout nouveau secrétaire d’Etat à la sécurité, Laurent Nunez, avait effectué sa première visite sur le terrain. Ce lundi, c’est une partie de la hiérarchie policière locale qui s’y est rendue. Dans la foulée, saisis par le parquet, les hommes de la brigade mobile de recherche (BMR) y ont effectué une perquisition afin de comprendre les modalités de l’évasion.

Selon les premiers éléments recueillis, aucune ronde n’avait eu lieu pendant la nuit. « Le problème, c’est qu’on est en période de ramadan, et qu’au vu des effectifs policiers, nos collègues préfèrent ne pas rentrer dans le centre au milieu de la nuit pour éviter toute tension », justifie un connaisseur des lieux. À l’intérieur, c’est l’un des migrants qui aurait conçu ce plan audacieux. L’intéressé était au fait de la configuration des locaux pour y avoir été retenu il y a six mois environ. Il aurait monnayé l’information auprès de ses camarades.

Une fouille complète de l’établissement a par ailleurs été diligentée, qui a notamment permis de découvrir, sous un matelas, un couvercle de boîte de conserve taillé artisanalement. Les policiers habitués du centre sont les premiers à déplorer des lacunes dans sa sécurité. À commencer par l’absence d’alarme dans la cour franchie par les évadés, qui avait déjà été utilisée pour plusieurs évasions précédentes. De la même manière, les fenêtres ne sont pas équipées d’alarmes, comme peuvent l’être celles d’autres CRA, par exemple Vincennes. Le mur n’est pas non plus surmonté de grillages, réclamés de longue date par les policiers locaux. « On nous dit depuis assez longtemps déjà que rien ne se fera avant le sommet du G7 de Biarritz au mois d’août », regrette un policier. À cette date, il est en effet prévu des travaux au niveau du CRA, lequel sera momentanément dédié aux renforts de police judiciaire prévus à l’occasion du sommet international. […]

À bas les frontières, à bas les prisons : Nouvelle affiche de communiqué

Publié le 2019-05-25 10:21:14
Mai 242019
 

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La révolte se poursuit… jusqu’à la libération totale !

Publié le 2019-05-26 13:56:07

Nous combattons pour la libération de l’individu.
Pour conquérir la vie.
Pour le Triomphe de nos idées.
Pour la réalisation de nos rêves.
Et si nos idées sont dangereuses, c’est parce que nous sommes de ceux qui aiment vivre dangereusement.
Et si nos rêves sont insensés, c’est parce que nous sommes fous.
Mais la folie est notre suprême sagesse. [1]

Elle était de nouveau là, la jeunesse avide, détruisant tout, érigeant des barricades, affrontant la police, rien ne pouvait l’arrêter…. Dans leurs cœurs, il y a du feu et de la passion, de l’amour et de la haine enfouis en eux, du courage et de la détermination. La beauté du chaos est revenue embellir les rues. Il n’y a pas seulement le feu qui orne l’asphalte, il y a également l’énergie de la jeunesse, l’abolition des sexes, tout le monde dans la lutte… Cette lutte portera-t-elle ses fruits ? Vouloir étudier juste pour être quelqu’un dans la vie ? L’individu qui part à la recherche du vrai bonheur, ne s’arrête pas en si bon chemin, il sait qu’il peut s’instruire par lui-même, et bien que ce chemin soit plus long, cela ne le rend pas moins intéressant, puisque tout le reste est interminable…

Raser l’école est possible aujourd’hui, comme ce fut le cas au Colegio Guillermo Cruz d’Estación Central, au Colegio Gabriel González Videla qui a mis à l’abri les élèves du Liceo Insuco 2 du tremblement de terre, et à l’école polytechnique d’Arica ; ces lieux enflammés intentionnellement par ces beaux pajarillas qui comprennent que cette destruction est un grand pas vers la conquête de la vie…

Le voyage est intense et difficile, il l’a toujours été, lorsque des individus lassés par leurs conditions misérables s’organisent et attaquent. On ne peut pas avoir peur de celleux qui s’organisent uniquement dans un but précis même si c’est seulement pour détruire, car nous savons maintenant que pour construire, nous devons détruire… Et toutes les prétendues réflexions que ces petits politiciens ont quand ils parlent du problème de l’éducation, ne changent rien pour personne, parce que le mécontentement augmente et progresse, même si les bureaucrates et les hommes d’affaires finissent presque toujours par gagner. Et ils croient que réprimer la passion est simple, qu’avec un peu de gaz lacrymogène et un peu d’eau ils l’éteindront, comme n’importe quelle autre flamme, il faut donc rappeler à ces idiots qu’ils ont tort, encore et encore. La nuit illumine toujours nos pas, tout comme l’amour libre nous permet un bonheur illimité. Nous retrouver avec le silence magnifique de l’obscurité, ou au pied des premières lueurs du soleil levant ; (lueurs qui ne caressent pas ces tristes travailleurs bavant aux vitres des bus et des métros), rencontrer la chaleur d’une barricade, c’est magique, comme quelque chose de suprême, à moins que Dieu seul puisse être suprême ? Nous brûlons les églises avec leurs prêtres pédophiles à l’intérieur, nous regardons ces lâches agresseurs en face pour leur cracher à la gueule… Un autre jour vient, mais il est parmi les plus beaux, car nous mêlerons le soleil qui nous caresse de sa chaleur avec un feu émancipateur plein de joie et d’espoir…

Voici encore les barricades, avec ces formes sensuelles, nous sommes attirés par le feu, qui un jour a atteint un entrepôt La Polar rempli de sales marchandises. Mais les gentils sont venus, les pompiers, ces êtres les plus méprisables, ces infâmes voyeurs, qui se plaignent d’avoir été caillassés lorsqu’ils éteignaient le feu. Cependant nous nous rappelons de la fois où ils ont donné leurs échelles à la police pour expulser les gens d’Andha Chile qui occupaient un pont du Mapocho pour une vie décente ; ce sont des lâches toujours au service de l’autorité.

L’individu qui tend vers le plus grand bonheur possible ne trébuchera jamais, son parcours est unique et sans égal, rien ne peut l’arrêter, ni les flics en rouge qui le frappent avec leurs bâtons, ni la moralité qui impose ses limites, ni les infiltrés de la police qui salissent son parcours, ni le vacarme de leurs sirènes pour le faire taire…

« Chassons complètement les mauvaises habitudes, comme des hommes méchants qui nous ont fait beaucoup de mal pendant longtemps » [2], qui ont imposé leurs normes, leur morale, leur discipline, leurs dieux et leurs doctrines stupides, nous oublions sans cesse la société et sa domination, et nous lançons nus dans une rencontre avec nos êtres intérieurs.

Il est aujourd’hui temps de tuer les flics qui sont dans nos têtes, et ceci est, pour sûr, une lutte difficile. Il est beaucoup plus facile de jeter une pierre sur un camion blindé et croire que, par cet acte, la liberté suit de près. Il est bien plus facile de passer des heures et des heures à parler de révolution et d’organisation. Il est bien plus facile de croire que fréquenter une université gratuite changera le monde. Étudiants, ne vous leurrez pas, rappelez-vous que ceux qui contrôlent le monde sont également allés à l’université, et à leur grand déshonneur, certains ont étudié gratuitement. Et que sont-ils devenus ? Des êtres impitoyables capables de torture dans leurs prisons et de meurtre pour quelques centimes, et que dites-vous désormais ? Que vous serez différents ? Cela reste à voir…

La liberté est une force vitale et absolue, elle doit être ce qui nous unit, quelles que soient les autres exigences qui s’estompent avec le temps, mais si nous parvenons à comprendre la vitalité de la conquête de la vie de l’individu, aucune loi ne pourra l’arrêter, aucune peur ne la paralysera, aucune chaîne ne la bridera, aucun dieu ne la punira alors qu’elle progresse résolument vers l’émancipation totale ! Il y a ceux qui croient encore en la révolution, et à ceux-là, nous disons que la nôtre a commencé il y a longtemps, à ce moment-là nous avons décidé de cesser d’être des moutons et nous sommes devenus des anarchistes individualistes et nihilistes.

Nous n’avons donc pas peur de leur dire qu’aujourd’hui, la révolution sociale est impossible, parce que cette société est dans son essence même pourrie, en conséquence de quoi l’individu a été progressivement doté de valeurs et d’un moralisme qui l’anéantit complètement… Comment ? Un peu de fouet et de sa punition, d’éducation militarisée, d’opus dei du catholicisme surnuméraire, et de tradition démocratique chrétienne bourgeoise, etc… En gros, du système. Et le pire, c’est que ces gens sont fiers d’être des humains et non des animaux, et comme si cela ne suffisait pas, ils asservissent et exploitent indifféremment les animaux pour prolonger leur misérable vie. Ainsi, nous méprisons l’humanité, simplement parce que leurs comportements soumis et aliénés qui font d’eux des esclaves modernes, ne sont pas en nous.

Dans ce monde malade, « se sentir vivre, c’est vibrer, tressaillir, frissonner aux parfums des fleurs, aux chants des oiseaux, aux bruits des vagues, aux hurlements du vent, au silence de la solitude » [3], se sentir vivre, c’est trembler à la chaleur du feu, à la caresse du chaos, aux nuits de révolte…

Nous solitaires, ne sommes pas les chantres du sein où gisent les morts, mais auditeurs, auditeurs de ces voix qui hurlent sous la terre [4], de ceux qui sont morts avec les armes à la main et d’immenses étoiles dorées dans les yeux, de ceux qui sont immortels comme El Punky Mauri, comme Claudia Lopez, qui une nuit ont fait si gracieusement face à la mort. Oui, car ceux d’entre nous qui choisissent de vivre une intense et dangereuse vie, la mort les reçoit les bras ouverts, les caresse et les embrasse… Pourquoi ne craignons-nous pas la mort ? Car nous pensons que « La mort n’est rien pour nous, puisqu’il n’y a de bien et de mal que dans la sensation et la mort est absence de sensation. […] la mort, n’est rien pour nous, puisque lorsque nous existons la mort n’est pas là et lorsque la mort est là nous n’existons pas. » [5]

« Le sage, au contraire, ne fait pas fi de la vie et il n’a pas peur non plus de ne plus vivre : car la vie ne lui est pas à charge, et il n’estime pas non plus qu’il y ait le moindre mal à ne plus vivre ». [6] C’est vrai, nous voulons tout, nous rêvons d’immenses banquets et évitons d’être au pain sec et à l’eau, nous voulons de grandes orgies et rejetons la monogamie. Nous croyons à l’amour libre car nous savons que « la jalousie, l’accaparement corporel, l’exclusivisme amoureux, la fidélité conjugale » éliminent une partie de soi, appauvrissent la personnalité sentimentale, resserrent entre autre les horizons analytiques (?). De plus « en amour, comme dans tous les autres domaines, c’est l’abondance qui annihile la jalousie et l’envie ». [7] Nous voulons courir avec les animaux dans les champs et les forêts, nous voulons nous baigner nus à la plage, dans les rivières et les lacs et ne pas finir au commissariat pour outrage public à la pudeur. « Revendiquer la faculté de vivre nu, de se mettre nu, de déambuler nu, de s’associer entre nudistes, sans avoir d’autre souci, en découvrant son corps, que celui des possibilités de résistance à la température, c’est affirmer son droit à l’entière disposition de son individualité corporelle… ». [8]

S’il y en a qui dénigrent notre belle solitude, nous leur proposons la libre-association, au lieu d’une société (société = association forcée). Nous sommes égoïstes, mais notre égoïsme est généreux. Qu’est ce que cela signifie ? Que nous pouvons donner à, et nous préoccupons de, quelqu’un que nous considérons comme notre ami, seulement parce que c’est une émotion choisie, ce qui n’est pas le cas avec les camarades, parce que la plupart du temps tu ne les choisis pas, tu ne fais que les rencontrer dans certains conflits globaux ou particuliers et de ce fait, tu ne peux rien attendre d’eux.

La société chilienne est prise de convulsions, elle sait qu’il y a un conflit et elle ne sait pas comment il finira, il y a des étudiants blessés, deux morts et quelques uns sont en prison, d’autres font la grève de la faim. La tension monte, elle est visible dans les rues à chaque fois qu’il y a une journée d’action et de manifestation. Les confrontations entre les pacifistes et les manifestants violents ne cessent d’augmenter, à tel point qu’ils ont frappé et arraché les masques de certains encagoulés. Attention, citoyens, la guerre civile ne nous fait pas peur… La violence libératrice est le seul moyen de mettre fin aux souffrances quotidiennes de l’individu et aux tragédies cruelles qui frappent les humains et les animaux de cette terre.

La violence n’est justifiable que lorsqu’il est nécessaire de se défendre soi, ou si tu veux, les autres, de la violence. Les opprimés et les pauvres étant constamment en état de légitime défense, leur violence contre leurs exploiteurs et oppresseurs est alors toujours justifiée. De plus, pour que les deux vivent en paix, ils doivent tous les deux le désirer ; si l’un persiste à vouloir forcer l’autre (par la faim) à travailler, étudier, ou à suivre ses lois, les opprimés, s’ils veulent préserver leur dignité en tant qu’individus et ne pas être réduits à l’esclavage le plus abject – malgré tout l’amour qu’ils ont pour la paix et l’harmonie – n’auront d’autres choix que de résister par la force avec des moyens adaptés aux circonstances…

Tout réel changement sera nécessairement violent, même si la violence en elle-même peut être nocive. Il doit être violent car il serait absurde d’espérer que les privilégiés reconnaissent la souffrance et l’injustice qu’ils causent et décident d’y renoncer volontairement. Il doit être violent car la violence révolutionnaire temporaire est le seul moyen de mettre fin à la plus grande et perpétuelle violence qui ait asservi l’immense majorité des humains et des animaux…

Nous voulons aujourd’hui exposer le point de vue anarchiste individualiste et nihiliste de ce conflit, ainsi que réanimer les idées capturées sur papier que certaines personnes ont rendues marginales. Notre intention ne sera jamais de parler en tant qu’autorités ou de diriger un troupeau.

Nous sommes la négation de la négation, nous sommes le cauchemar de ceux qui aspirent à l’hégémonie sur l’anarchisme ou qui perpétuent le vieux concept pourri de guerre des classes. Nous sommes clairs sur ce que nous désirons et croyons, nous nous fichons de faire bonne impression aux gens, pour nous la guerre des classes est morte. Les pauvres volent aux pauvres. Dans les rues, c’est le prolétariat qui réprime le prolétaire insurgé, ce sont les esclaves modernes qui chaque jour ajoutent un maillon à leurs chaînes, qui se soumettent au consumérisme.

Que feraient les gens si nous fermions tous leurs fast food ?
Que feraient les gens si nous foutions le feu à tous leurs magasins ?
Que feraient les étudiants si nous détruisions leurs écoles et universités ?
Que ferait la société s’ils détruisaient leurs bien-aimés antennes-relais ?
Pour résumer, que feraient les prolétaires si nous leurs rendions leur vie ? Nous pensons qu’ils partiraient à notre recherche jusqu’à ce qu’ils nous trouvent et nous tuent, mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que nous sommes déjà morts, et malheureusement, les morts ne peuvent être tués.

La révolte est là, nous devons participer davantage, notre généreux égoïsme doit contribuer, pour l’instant, à la lutte, pour nous réunir et nous organiser pour des buts spécifiques tels que la destruction, la joie, la camaraderie amoureuse, les confrontations au chaos, avançant vers l’aube (ou l’éveil) du néant créateur, puis retournant dans nos planques, pour se réjouir et danser avec les oiseaux, se nourrir de l’énergie des arbres, sentir la brise océane, entendre la charmante mélodie du vent…

Nous l’avons déjà dit, et nous le répéterons : Notre révolution a déjà commencé, nous la faisons au jour-le-jour, en pratiquant l’amour libre, en nous déclarant contre tout dieu et religion, en déconstruisant le langage dominant qui nous est imposé, en nous opposant ouvertement à toute société, nous la faisons lorsque nous cessons d’être des hommes et des femmes et devenons des êtres humains uniques.

Ils se plaignent, à raison, que les anarchistes individualistes et nihilistes n’ont pas de programme ou n’offrent de projet pseudo-révolutionnaire, ni ne sont intéressés à s’intégrer dans quelque société que ce soit. Pour le dire autrement : parmi la myriade de passe-temps, les nôtres sont la recherche d’une satisfaction totale, la joie infinie, le plaisir, le bonheur éternel, la révolution individuelle ici et maintenant. Après tout, nous leur dirons : seul le temps dira qui atteindra ses buts…

C’est l’heure de la tragédie sociale !
Nous détruirons en riant.
Nous incendierons en riant.
Nous tuerons en riant.
Nous exproprierons en riant.
Et la société s’écroulera.
La patrie s’écroulera.
La famille s’écroulera
Tout s’écroulera, parce que l’Homme libre est né.
[…]
Il est arrivé le temps de noyer l’ennemi dans le sang…
Pour une Union Internationale des Égoïstes. A l’aube, la nuit s’écroulera ! [9]

Bibliographie :

[1] et [9]. Renzo Novatore. Vers le néant créateur.

[2], [5], et [6]. Epicure. Divers textes.

[3] E. Armand. Se sentir vivre

[4] NdT: Le texte original renvoie à Vers le néant créateur de Renzo Novatore, mais aucune phrase dans le texte en anglais ne correspond à cette citation. Les guillemets ont donc été enlevés.

[7] E. Armand. Amour libre et liberté sexuelle

[8] E. Armand. Le nudisme révolutionnaire

Note : Si nous avons décidé d’utiliser certaines citations littéralement et d’autres seulement partiellement, c’est uniquement pour évoquer des individus qui ont donné leur vie en pensée et en acte à un idéal : La liberté individuelle !
Note 2 : Une énorme accolade à la Conspiration de Cellule de feu, et en particulier à leurs membres emprisonnés, pour leur énorme contribution à la lutte individualiste-nihiliste.
Note 3 : Salutations à toutes celles et ceux de la Fédération Anarchiste Informelle.
Note 4 : Notre amour à tous les prisonniers.
Notre 5 : A notre frère défunt Luciano : nous ne te rendrons hommage qu’à travers l’action directe violente, nos mains sont maintenant aussi les tiennes, et elles sont très fortes.

[Repris de Writerror | Traduit de l’anglais | Ce texte comporte sûrement des erreurs de traduction, toute personne peut donc proposer des améliorations en contactant (adnihilo[at]riseup.net), cette version est donc en permanence susceptible d’être modifiée.]

Mais les anarchistes ne votent pas ?

Publié le 2019-05-26 14:00:03

Mais parfois l’anarchisme est une étiquette inconfortable. Il peut te mettre des questions dans la tête, auxquelles il n’est pas facile de répondre. Il peut te faire remarquer les étranges contradictions de ta vie : le travail, le rôle que la société t’a imposé, le statut auquel toi-même tu participes, la carrière à laquelle tu n’arrives pas à renoncer, la famille, les amis, les enfants, la fin du mois et la paye, la voiture et la maison dont tu es propriétaire. Hélas, fixer une distance entre ces attributs et ses idées fondamentales, entre ce que nous sommes et l’être anarchiste, ressemble beaucoup à cette lutte entre l’être et le devoir-être qui faisait sourire Hegel : le devoir-fini toujours par succomber.

Ainsi, nous sommes anarchistes parce que nous lisons les journaux anarchistes, parce que nous considérons la pensée et l’histoire anarchiste comme notre pensée et notre histoire. Nous sommes anarchistes parce que nous nous abritons dans le mouvement, à l’abri des intempéries de la vie, parce que nous le considérons comme notre maison rassurante, parce que nous aimons voir les visages des compagnons, écouter leurs petites histoires domestiques et leur raconter nos petites histoires domestiques, le tout à répéter à l’infini – et ainsi de suite.

Si quelqu’un pose des problèmes, pas tellement avec sa langue plus ou moins acérée, mais avec les choses qu’il fait, en mettant en danger cette position rassurante, cette sensation de protection, de se sentir comme chez soi, alors nous le rappelons à l’ordre, en lui listant au grand complet les principes de l’anarchisme, auxquels nous restons fidèles. Et, parmi ceux-ci, il y a celui de ne pas aller voter. Les anarchistes ne votent pas, sinon quels genre d’anarchistes seraient-ils !

Pas une grimace. Et pourtant, notamment ces derniers temps, des objections ont été avancées , des perplexités.

Quelle sens y-a-t-il dans le fait de ne pas aller voter ? Il y a un sens, ont-ils répondu en chœur, spécialement parmi les plus anciens. Parce que voter c’est déléguer et les anarchistes sont pour la lutte directe. Joli, dirais-je, très joli.

Mais quand cette lutte consiste seulement dans le fait de témoigner de ses principes (donc également son abstentionnisme), et rien de plus, voir même quand cela consiste dans le fait de se retirer en étant mal à l’aise quand quelques compagnons décident d’attaquer les hommes et les réalisations du pouvoir, ou bien consiste dans le fait de rester silencieux face aux actions des autres, quand c’est cela la lutte, eh bien, alors autant aller voter.

Pour qui considère l’anarchisme comme la tranquille gymnastique de ses propres opinions et de ceux des autres sur un monde qui n’existe pas – et n’existera jamais – tandis que pour eux les jours se suivent l’un après l’autre dans la grisaille monotone des matins tous identiques, des gestes tous identiques, des travaux, affects, hobbies et vacances tous identiques, pour ces derniers, quel sens y-a-t-il à s’abstenir, si ce n’est de réaffirmer, à peu de frais et suffisamment de clarté, leur identité anarchiste ? Cependant, à bien y regarder, si son anarchisme est seulement cette enseigne poussiéreuse et ridicule, dans un terrain de certitudes monotones et escomptées, il vaut mieux se décider à aller voter. Leur abstention ne signifie rien.

Il pourra sans problème voter aux présidentielles, et aussi aux élections locales. À bien y réfléchir, il pourra ainsi choisir de défendre une moindre démocratie qui, à bien y regarder, est toujours mieux qu’une dictature qui remplirait les stades et les camps de concentration, dans l’attente de dresser des listes de proscription. Les tanks dans les rues (signal mythique du pouvoir zélé qui se propage de façon indiscriminée, quand tu finis à l’échafaud pour un simple mot, pour un symbole mal compris de la part d’obtus exécuteurs d’ordre en uniforme) sont des histoires dangereuses, mieux vaut les discussions pathétiques, et au fond remises en question, de n’importe quel clown en veste démocratique. On ne rigole pas avec certaines choses, mieux vaut courir voter, spécialement dans une période dans laquelle des millions de personnes ne semblent pas comprendre la valeur des élections. L’abstention à des millions n’a plus de sens anarchiste, on risque d’être confondu avec la masse inculte qui n’est même pas capable de tracer une croix sur du papier ou qui s’amuse à peu de frais en gribouillant des phrases obscènes sur le bulletin.

Après, il y a les compagnons qui soutiennent des positions proches du municipalisme libertaire et du syndicalisme révolutionnaire de base. Ceux-ci, selon moi, toujours, ne devraient pas courir derrière les fantaisies de l’abstentionnisme. Leur objectif devrait être, au moins, la participation massive et significative aux élections locales, de manière à donner à leurs représentants les instruments adaptés pour gouverner la chose publique en périphérie. Peut-être que les anarchosyndicalistes (mais y en a-il encore ?) pourraient même aller voter aux présidentielles, mais cela devrait être une décision prise mûrement réfléchie, même si, personnellement, je la considère comme un choix tout à fait cohérent avec leurs idées de lutte syndicale.

Il reste de nombreux autres anarchistes. Il reste ceux pour lesquels leur anarchisme est un choix de vie, pas une conception à opposer, dans un tragique et insoluble oxymore, aux mille problèmes d’apparence que la société codifie et impose.

Pour ces compagnons, l’abstention est seulement une des nombreuses occasions de dire « non ». Leur action anarchiste se réalise dans bien d’autres faits et ce sont justement ces faits qui donnent une lumière et une signification différente à cette façon de dire « non ».

A. B. Bonanno

 

Depuis Canenero, hebdomadaire anarchiste n°29, juin 1995

Liberté pour Abdallah et tous les enfermé·e·s des CRA !

Publié le 2019-05-26 14:01:04

Libération immédiate d’Abdallah et de tous les étranger·e·s détenu·e·s dans les centres de rétention !

Rdv dimanche 26 mai à 16h à la sortie du RER Joinville-le-Pont.



Abdallah fait partie d’un collectif de jeunes Tchadiens résistant au régime d’Idriss Deby, soutenu totalement par la France depuis presque 30 ans. Il participe à toutes les manifestations contre l’état tchadien et la présence de la France en Afrique. Il a entre autres participé le 26 mars dernier à l’occupation de l’ambassade pour le départ d’Idriss Deby et le départ des bases de l’armée française du sol tchadien. Comme vous le savez, l’État français n’est pas un État accueillant avec les migrant·e·s. Ceux·elles qui lui disent la vérité en face, ne sont particulièrement pas les bienvenu·e·s.
Comme beaucoup d’autres, il est enfermé depuis prêt de 30 jours dans une prison pour étranger·e·s en attente d’expulsion.

Nous demandons la libération immédiate d’Abdallah et de tous les étranger·e·s détenu·e·s dans les centres de rétention. Nous exigeons également la fermeture des CRA.
À bas les CRA, vive la liberté pour toutes et tous !
Rdv dimanche 26 mai à 16h à la sortie du RER Joinville-le-Pont, pour aller devant le CRA de Vincennes crier notre solidarité avec tous les enfermé·e·s.
Soyons nombreuses et nombreux.

Des camarades tchadiens

Nantes, France : Tags contre les prisons et centres de rétention – 22 mai 2019

Publié le 2019-05-26 14:02:03

Petite ballade contre les taules.

Étant donnée que ce monde nous fait gerber, et suite aux révoltes dans les CRA de Vincennes et de Rennes. On s’est balladé [1] pour tagger contre les CRA, les abus de la police et les prisonsen général.

Sur le chemin nous avons croisé une voiture SPIE-BATIGNOLES (qui construit des prisons un peu partout en france) [2]. Parce-que nous sommes contre les prisons et les capitalistes qui profitent de l’enfermement , alors on à pas pu s’empécher de leurs passer le message.

Qu’il ne s’en plaignent pas parce-qu’en vrai on aurait pu / du la cramer.

En attendant que crêve la taule , attaquons déja celles et ceux qui en fonts un marché et en profitent d’une quelconque maniêre.

[Publié sur indymedia Nantes, mercredi 22 mai 2019]

NdSaD:
[1] Dans un premier temps, rien ne précisait où avait eu lieu cette balade. Le 24 mai, un commentaire sur le site précise que l’action s’est passée à Nantes.
[2]
Précisions (commentaire, jeudi 23 mai 2019): « Juste pour infos: c’est pas des véhicules de SPIE-Batignolles mais de SPIE, une entreprise tout aussi -voire plus- nocive puisqu’elle est active dans les telecommunications, l’installation de vidéo-surveillance, intervient dans les CRA et les taules, le nucléaire et tout un tas de nuisances utiles à ce monde.
Spie-Batignolles a construit diverses prisons comme celle de Valence, dans la Drôme. »

Brescia (Italie) : Mise à jour sur les arrestations

Publié le 2019-05-26 17:00:07

Aujourd’hui, le compagnon arrêté [en même temps que Juan, ndt]  a été transféré à [la prison de] Canton Mombello [à Brescia] et placé à l’isolement comme Juan.
Le compagnon est accusé de la circonstance aggravante de « complicité de soustraction à l’exécution d’une peine ».
L’avocat a pu rencontrer les compagnons et les a trouvés forts et déterminés.
Nous attendons le jugement du juge qui devrait arriver demain et de voir bientôt les compagnons libres.
Liber* tutt* – Liber* tout de suite

Des mises à jours suivrons

Depuis roundrobin.info

Brescia (Italie) : Juan arrêté

Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), France : ça sent le cramé à la permanence du député – 24 mai 2019

Publié le 2019-05-26 17:01:11

Les locaux de la permanence du député LREM de la circonscription de Villeneuve-sur-Lot, Olivier Damaisin ont été vandalisés dans la nuit du jeudi 23 au vendredi 24 mai, « des individus ont tenté de mettre le feu à la porte d’entrée »

[Repris du journal Le Républicain, 24.05.219]

Cuges-les-Pins (Bouches-du-Rhône), France : De l’école aux urnes… Contre toute domestication – 25 mai 2019

Publié le 2019-05-26 18:30:05

On apprend par un article de France 3 que dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 mai à Cuges-les-Pins, près d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, la salle de classe de l’école primaire Paul et Suzanne Chouquet, qui devait accueillir un bureau de vote pour les élections européennes de dimanche, a été saccagée. Tout comme la salle des fêtes.

Les actes de vandales se sont multipliés ces dernières semaines dans la petite commune de Cuges-les-Pins, près d’Aubagne. « Ça fait le 4e week-end d’affilée qu’on subit des dégradations sur les écoles et les salles communales, a indiqué le maire Bernard Destrost. Aujourd’hui c’est le comble, on nous a saccagé le bureau de vote qu’on avait prévu pour le vote de demain. Les services municipaux vont venir pour tout nettoyer et remettre en état pour que les votes puissent se réaliser dans les meilleures conditions et pour que lundi matin les classes puissent fonctionner normalement ». 

« Des bulletins de vote ont été abîmés mais on a des reliquats et les votes se dérouleront normalement » précise le maire.

[Repris de la presse locale, 25.05.2019]

Grèce : Répression de la manifestation depuis le camp de Somos

Publié le 2019-05-26 18:31:05

Hier matin, samedi 25 mai, une centaine de migrants du hotspot se sont dirigés vers la ville de Samos pour protester contre les conditions insupportables qu’ils endurent depuis des années, mises en oeuvre par les politiques racistes de la Grèce et l’Union européenne.

Vers 7 h 30, le cortège avait atteint le cinéma Olympia dans le centre-ville et a été confronté à la répression violente de quelque 70 policiers, qui ont tiré des coups de feu en l’air en guise d’avertissement, et des gaz lacrymogènes, puis ont poursuivi et sauvagement matraqué les personnes dans les rues de la ville. […]

[…] Les flics ont détruit les téléphones et leur ont coupé les tongs pour que les manifestants ne puissent pas entrer dans la ville.

Parmi les migrants, il y a eu plusieurs blessés et 5 arrestations, et finalement les manifestants ont été repoussés jusqu’à l’entrée du hotspot, où les patrouilles de la police anti-émeute ont continué à contrôler la foule qui protestait. Il s’agissait du cinquième rassemblement de protestation depuis le début de l’année à Samos. Dans le camp de concentration appelé hotspot, qui peut accueillir 650 personnes, et dans le village de tentes qui l’entoure, environ 4 000 personnes sont actuellement isolés.

Ces personnes luttent pour briser l’isolement, là où les partis de droite et de gauche  partagent les mêmes politiques répressives contre eux.

Depuis hurriya.noblogs.org

Berlin, Allemagne : Flics attaqués et DAB cramés – 24 mai 2019

Publié le 2019-05-26 21:29:08

24 mai 2019, Berlin : On apprend par la presse que deux distributeurs de billets ont brûlé dans le quartier de Kreuzberg, tôt vendredi matin: d’après les flics, un inconnu aurait incendié aux alentours de 3h un DAB sur la Mariannenstraße. Quelques minutes plus tard, sur la Dieffenbachstraße, toujours dans ce même quartier, un autre DAB est parti en fumée.

Feu le DAB de la Mariannenstrasse

24 mai 2019, Berlin : dès le début de soirée, les flics étaient déployés en masse aux alentours de la Dorfplatz, au croisement de la Rigaerstr. et de la Liebigstr., dans le quartier de Friedrichshain (180 agents sur l’ensemble de la soirée). La police a tenté vainement de mettre un terme à un rassemblement non-autorisé d’environ 70 personnes. Vers 21h, une patrouille qui stationnait sur la place a été attaquée avec des sacs remplis de peinture. Un de leurs camions a été dégradé et un flic « blessé » (sic).

Les hostilités ont repris vers 01h40, lorsque des citoyens ont alerté les flics pour un feu sur ce même croisement. Une barricade avait été en effet érigée puis incendiée sur le carrefour, derrière laquelle une vingtaine de personnes en partie cagoulées attendaient les flics.  Quand ils ont débarqué dans le quartier en nombre, il n’y avait plus personne, mais une pluie de bouteilles, de pierres et de sacs de peinture s’est abattue sur eux depuis le haut des immeubles de la Liebigstr. Six policiers ont été touchés et leurs uniformes souillés. Personne n’a été interpellé. Vers 2h30, les pompiers avaient éteint les derniers restes fumants de la barricade.

Le vendredi précédent, les flics avaient violemment attaqué un rassemblement identique sur cette même place, où devait se tenir une bouffe populaire. Une personne avait été tabassée et placée en garde à vue.