Vive l'Anarchie - Semaine 21, 2019

Sommaire

Cuges-les-Pins (Bouches-du-Rhône) : Mon bulletin de vote est un extincteur

Publié le 2019-05-27 12:15:04

La Provence / samedi 25 mai 2019

Les salles de classe sont saccagées, les bureaux retournés, les dessins et travaux des enfants arrachés, le sol est mouillé. Ce matin, les gendarmes de la brigade de recherche et la brigade territoriale d’Aubagne ont été appelés par le maire Bernard Destrost. « Depuis plusieurs week-end, on fait face à ces exactions« , déplore-t-il. « On en est à la 7e plainte. » En compagnie du député Bernard Deflesselles, ils ont fait l’état des lieux pendant que les gendarmes procédaient aux prélèvements.
L’urgence est de remettre en état les classes et surtout celle qui doit accueillir demain matin le vote pour les européennes. » Là aussi, les vandales ont sévi. Ils ont utilisé l’extincteur pour dégrader le matériel de vote. […]

Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) : Mon bulletin de vote est un briquet

Publié le 2019-05-27 12:15:05

Sud-Ouest / vendredi 24 mai 2019

Dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 00 h 30, la permanence du député Olivier Damaisin [déjà ami de José Bové, il est maintenant à LREM; NdAtt.], située en centre-ville de Villeneuve-sur-Lot, a été victime d’un acte de vandalisme. Un ou des individus ont déposé une poche poubelle devant la porte en bois et y ont mis le feu, la détériorant en partie.
Une plainte a été déposée au commissariat de Villeneuve. Les enquêteurs vont maintenant exploiter les images de vidéosurveillance pour découvrir les auteurs de cet acte commis à deux jours du scrutin européen.

Modène (Italie) : Communiqué à propos de l’opération Prometeo

Publié le 2019-05-27 12:16:04

Round Robin / vendredi 25 mai 2019

Le matin du 21 mai, les ROS [la brigade des Carabinieri qui « s’occupe » de criminalité organisée et de terrorisme ; NdAtt.] ont déclenché l’opération Prometeo, qui a permis au Procureur Piero Basilone et au Proc’ de l’antiterrorisme Alberto Nobili d’interpeller deux compagnons et une compagnonne anarchistes. Robert a été arrêté à Modène, Beppe à Ferrare, Natascia à Bordeaux. Les accusations pour tous les trois sont d’« attentat avec finalité de terrorisme », pour l’envoi de trois colis piégés à Roberto Maria Sparagna et Antonio Rinaudo, procureurs de Turin qui se ont engagés depuis des années dans la répression des anarchistes, et à Santi Consolo, ancien directeur de l’Administration pénitentiaire, responsable de la transformation des prisons italiennes en des vrais lieus de torture.

Ce qui disent journaux et télés, en relayant les mots de flics et bourreaux, ne nous intéresse pas. Nous savons bien que l’État appelle « force » l’énorme violence qu’il exerce chaque jour sur des gens et qu’il appelle « terrorisme » la détermination de ces quelques individus qui ont le courage de ne pas rester à regarder.
La « force » de l’État c’est faire mourir des hommes, des femmes et des enfants au beau milieu de la Mer Méditerranée, la « force » de l’État c’est bâtir des camps de concentration pour ceux qui n’ont pas de papiers, la « force » de l’État c’est matraquer ceux qui demandent liberté et dignité, la « force » de l’État c’est expulser les maisons des pauvres, la « force » de l’État c’est remplir les prisons de pauvres et de rebelles, la « force » de l’État c’est défendre avec son armée les intérêts des riches patrons du pétrole, en Lybie et en Nigeria…
Deviennent des « terroristes » ceux qui veulent un monde sans frontières et sans réfugiés, deviennent des « terroristes » ceux qui détestent le racisme, deviennent des « terroristes » ceux qui ne veulent plus être exploités par des patrons, des capitalistes et des banques, deviennent des « terroristes » ceux qui pensent que les maisons appartiennent à ceux qui y habitent, deviennent des « terroristes » ceux qui ne veulent plus voir leur proches derrière les barreaux d’une prison, deviennent des « terroristes » ceux qui n’en veulent plus de guerre et exploitation et se lancent à corps perdu contre les exactions du pouvoir…
Face à ce monde à l’inverse, notre choix est évident : Robert, Beppe, Natascia libres, tout de suite !
Robert, nous savons bien qui il est. Il est un courageux compagnon à nous.
Si, dans cette histoire, il y a des terroristes, il s’agit des juges et de leurs flics !
Nous voulons renouveler notre appel solidaire aux compagnons arrêtés cette dernière semaine : Manu, Juan et Boba. Nous voulons envoyer une accolade, par delà les barreaux, aux compagnons emprisonnés lors des opérations répressives Scripta Manent, Scintilla et Renata, et répéter que ceux qui luttent ne seront jamais laissés seuls.

Anarchistes de Modène

Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne ) : Quand on dit voter avec ses pieds…

Publié le 2019-05-27 15:14:06

La Dépêche du Midi / dimanche 26 mai 2019

Ce détenu d’une quarantaine d’années avait obtenu de l’administration pénitentiaire la possibilité de sortir de sa cellule et du centre de détention d’Eysses, dans le Lot-et-Garonne, pour aller voter. Vérification faite, il a bien voté à Villeneuve-sur-Lot vers 9 heures. Il a donc effectué son devoir de citoyen. En revanche, vers 12 heures, le personnel de l’établissement a constaté qu’il n’était pas revenu.

Il fait actuellement l’objet de recherches. Il ne bénéficiait pas d’un régime de semi-liberté. Son geste est considéré comme une évasion. […]

Brescia (Italie) : Des nouvelles des dernières arrestations et un tract en solidarité

Publié le 2019-05-27 15:14:20

Des nouvelles des dernières arrestations

Round Robin / samedi 25 mai 2019

Des nouvelles depuis la prison de Canton Mombello (Brescia), le 24 mai 2019.
Aujourd’hui le compagnon interpellé [lors de l’arrestation de Juan, qui était en cavale ; NdAtt.] a été transféré à la prison de Canton Mombello et placé à l’isolement, où se trouve aussi Juan. Le compagnon est accusé de « complicité d’évasion ».
L’avocat a pu s’entretenir avec les deux compagnons et les a trouvé forts et déterminés.
On attend la décision du JLD, qui devrait arriver demain, et de voir les compagnons en liberté.

Tou.te.s libres, tout de suite !

Plus d’infos à venir.

*****

La liberté et la solidarité font peur

Round Robin / samedi 25 mai 2019

Un modèle de société de plus en plus impitoyable, inhumain, esclavagiste et classiste est en train de s’imposer en Europe, notamment en Italie.
En feignant des dangers et des urgences inexistants, on s’en prend, à coup d’ordonnances, aux dernières expressions de dignité et de résistance face au capitalisme le plus fasciste. On essaye de construire une humanité de plus en plus précarisée, divisée, impuissante, désespérée et donc sujette à exploitation et à manipulation. Une vraie guerre aux pauvres est en cours, à côté d’une guerre entre pauvres alimentée par la propagande raciste et terroriste des gouvernements. Des guerres coloniales à l’étranger pour s’approprier des ressources naturelles.
Des frontières blindées, avec des armes et des barbelés et un climat de guerre qui plane à l’intérieur des États nationaux : des camps de concentration pour les migrants et des obstacles de tout genre pour obtenir des permis de séjour, même pour des raisons humanitaires ; la nationalité accordée comme de la charité ; des contrats de travail et des vies en CDD ; soins et instruction de moins en moins accessibles et plus précaires ; surveillance spéciale pour les internationalistes [les camarades italiens qui étaient partis combattre avec le YPG au Rojava ; NdAtt.], interdictions de manif’ et interdictions de territoire pour ceux qui expriment leur opposition et luttent pour améliorer les conditions de vie, la prison pour ceux – italiens ou immigrés – qui défient l’autorité et la misère. La tentative de sauver des vies humaines autrement destinées à la mort, les secours en mer, longtemps obligés, le fait d’offrir un repas ou des soins deviennent des délits, au nom d’ordonnances ouvertement néo-nazis.
A Côme, à Rome et dans d’autres villes le fait d’offrir un repas ou ce n’est que du lait chaud l’hiver, à des italiens ou pas, a été réprimé : amendes et expulsions de rassemblements solidaires. A Udine, 7 volontaires d’une ONG ont été accusés de complicité parce qu’ils avaient aidé des migrants à se soigner. Les délits de solidarité et d’amitiés s’enchaînent. Ce qui est criminalisé c’est la tentative de résister à ce destin de torture et d’exploitation.

L’anarchiste Juan Sorroche Fernandez a été arrêté le 22 mai, dans le département de Brescia, à cause d’une série de peines à purger et de l’accusation de s’y être soustrait. Le même jour, un autre compagnon est arrêté, accusé de complicité. Pour trouver une quelque motivation à sa mise en examen, sa maison a été fouillée, tout comme celle de ses parents ou celle des ses beaux-parents et même la maison d’une amie et de sa famille. Cela effectué par des policiers en cagoule sans montrer aucun mandat.
Pour frapper, isoler et brûler la terre où l’on marche, des personnes « communes » sont prises pour cible, comme dans les moments les plus sombres du siècle dernier, dans l’intention de briser des relations, l’amour et les possibles complicités.
Toute personne qui essaye d’exister, en résistant à des impositions capitaliste et fasciste, toute personne qui montre de la solidarité et de l’amitié à l’encontre de qui est actuellement dans la ligne de mire est un criminel et un terroriste, dans ce monde à l’inverse.

Contre la vie de merde à laquelle vous nous destinez, on résiste, vivants, libres et sauvages. Humaines.
Toujours en marche sur le chemin de la liberté.

Anarchistes

Amiens, France : Vive le saccage ! A bas leur fête commerciale et pétainiste – 25 mai 2019 [Mise-à-jour: 28.05]

Publié le 2019-05-27 19:01:06

Ce samedi 25 mai à Amiens, les « gilets jaunes » appelaient « à prendre la ville à Macron ». Les autorités étaient sur le-qui-vive: des centaines de flics quadrillaient les accès au centre-ville dès l’aube, des arrêts de bus étaient protégés de plaques en bois, etc.. Pourtant, ça n’a pas empêché certains groupes de réduire en miettes pas moins de six agences bancaires (dont une du Crédit Mutuel) et d’assurances (Axa et Maaf), aisi qu’une agence immobilière rue Jules Barni et chaussée Jules Ferry, à l’est de la ville. Une auto-école et un restaurant ‘La Clef des Champs’) ont aussi été vandalisés. Comme pour Reims la semaine précédente, les autorités et les commerçants n’avaient jamais comptabilisé autant de dégâts lors d’une manif dans leurs villes respectives. A défaut de prendre la ville à Macron, certains enragés l’ont en partie détruite.

« Un appel régional à manifester était lancé à Amiens, samedi 25 mai, pour l’acte 28 des gilets jaunes. Après une matinée plutôt calme, la situation s’est tendue dans l’après-midi. C’est la plus grosse mobilisation à Amiens depuis le début du mouvement en novembre. Près de 1500 personnes ont manifesté dans les rues d’Amiens, dont 100 « black blocks » et « 600 personnes au comportement hostile ». On compte 132 interpellations et 11 gardes à vue. Sur le trajet du cortège, rue Jules Barni, de nombreuses banques et assurances ont eu les vitres brisées par des jets de projectiles. Un abribus a également volé en éclat et des poubelles ont été incendiées. […]

En cette veille de fête des mères, c’est traditionnellement une journée faste pour les commerçants du centre-ville. Mais samedi, les rues se sont vidées à partir de midi. Beaucoup de commerçants ont fermé plus tôt que prévu face au manque d’affluence. « La veille de la fête des mères est une très grosse journée. Après noël, ça fait partie de notre plus gros chiffre, et voilà cette année c’est foutu », déplore Corinne, dans sa boutique de bijoux rue des 3 Cailloux. (Source: France Bleu Picardie, 25.05.2019)

Avant et après la manif

« Les fourgons de police ont barré chaque rue du centre-ville d’Amiens très tôt le matin, ce samedi 25 mai. […] Les contrôles de police, à la gare et autour du centre-ville, ont mené à 18 interpellations. Seize personnes ont été relâchées, mais deux ont été placées en garde à vue pour « détention de matériels offensifs« , toujours selon la préfecture. […] (Source: France 3 Picardie, 25.05.2019)

Actualisation, 28.05.2019:
Sur les 132 personnes interpellées sur l’ensemble de la journée, cinq ont été jugées en comparution immédiate ce lundi au tribunal d’Amiens (pour l’heure, on n’a pas les verdicts). Les gardes à vue de deux autres individus ont été levées, dont un mineur de 15 ans qui fait l’objet de poursuites pour dégradations et sera convoqué par un juge pour enfant en vue d’une mise en examen. Six autres manifestants sont convoqués au tribunal pour leur audience le 22 octobre prochain. Deux d’entre eux ont été interpellés avant leur arrivée dans le cortège, possesseurs d’un couteau et d’une bombe lacrymogène. (source: france bleu picardie, 26.05.2019)

Le distributeur du Crédit Mutuel

Le restaurant a perdu une vitre

Les escaliers du resto qui ont servi de projectiles contre les flics….

[Repris de la presse locale, 25.05.2019]

The wire, Tarentaize sur écoute

Publié le 2019-05-27 21:39:13

Le Numéro zéro de Saint-Étienne publie un article sur le projet orwellien d’installer des micros pour surveiller les rues.

« Design et numérique sont les mots préférés de nos puissant(e)s pour défendre n’importe lequel de leur projet stéphanois. Les armes fabriquées par Verney-Carron sont design, les micros qui seront installés par sa filiale Serenicity le seront sûrement aussi. »



Discrétion, intelligence et connexion

La municipalité Perdriesque [1] se veut à la pointe de la Smart City : design, ultraconnectée et surveillée. Les start-ups de la cité du design sont donc mises à l’honneur avec ce nouveau projet digne de Georges Orwell. Son petit nom c’est SOFT pour Saint-Étienne observatoire des fréquences du territoire. On croirait presque à un dispositif de défense de nos droits, type Observatoire international des prisons. Rien à voir.
Pour la première fois en France, une vingtaine de capteurs sont installés dans l’espace public, dissimulés dans des lampadaires ou des panneaux de signalisation. Ils n’enregistreront pas les voix (pour l’instant), mais détecteront les bruits « suspects » et donneront l’alerte. L’objectif affiché est de prévenir les keufs en cas de cris ou de coups de feu. Une fois de plus, la lutte contre le terrorisme sert de prétexte à une plus grande surveillance de nos vies. Un agent sera dédié à l’écoute des alertes pour confirmer à l’oreille si les bruits décelés sont bien suspects. On redoute la confirmation par vidéosurveillance qui risque de pousser encore plus loin la réduction de nos libertés privées. L’expérimentation de six mois risque d’aller plus loin par la suite et déployée sur toute la ville.
SereniCity parle d’un module « discret, intelligent et connecté » pour évoquer les capteurs du leadeur international Analog Devices. La CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) – sur laquelle on ne comptait pas vraiment – a validé le projet. « Nous n’enregistrons rien […] nous détectons seulement la signature acoustique » rassure Fabrice Koszyk, l’un des directeurs de la filiale et responsable de plusieurs entreprises spécialisées dans le business-conseil ou dans l’accompagnement de PME dans leurs « transactions digitales » [1]. Un mec qui pèse quoi.

Les nouveaux nouveaux riches

Parlons-en justement de ceux qui font l’entreprise. SereniCity fait partie des start-up chéries par la municipalité et installées à la Cité du design. Elle a été créée en juin 2018 et est dirigée par six associés. Guillaume Verney-Carron l’héritier fabriquant d’armes la préside. Un joli combo : start-up, armement, municipalité, État. En creusant un peu, on se rend compte que l’un des associés, Éric Pétrotto est bien connu du quartier Manufacture-Plaine Achille sur lequel est implantée la Cité du design. Il est l’ancien directeur du Fil, de la Fabuleuse Cantine et de 1DTouch.
Il est aussi le directeur de DOOD pour Digital Orchestra Of Data, une entreprise fondée en 2017 qui a pour but « la création, cocréation, la propulsion, la transformation de start-ups du ‘nouVeau nouveau’ monde ». « Dood » c’est aussi en anglais argotique un ami proche, quelqu’un qui te rend fou… On peut dire tellement proche qu’il nous rend fous c’est sûr. Loin d’être une simple entreprise d’informatique telle qu’annoncée sur leur page Facebook, DOOD est référencé sur « societe.com » comme une société spécialisée dans le secteur d’activité de la gestion de fonds. En clair, nous avons à faire ici à la société type d’un « business angel » qui investit dans la nouvelle économie, le nouvel écosystème numérique d’aujourd’hui. Avec Pétrotto, tout passe à la sauce digitalisation : la musique (1DLab/1Dtouch), l’alimentation (FABuleuse cantine), la santé (Allobobo),… et la sécurité (Serenicity) !

Lire la suite sur le Numéro zéro


Notes

[1Par rapport au nom du maire, Gaël Perdriau

Allemagne : Chronique d’attaques contre ce monde – Du 19 au 26 mai 2019 (4)

Publié le 2019-05-27 22:00:07

Brême, 26 mai 2019 : Du foot de rue à l’émeute.
Vers 23h45 samedi, près de 300 personnes se sont retrouvées
au carrefour de Sielwall pour une partie de football. Un appel avait circulé peu de temps avant sur internet. Les affrontements commencent au moment où les flics interviennent vers 00h30 pour rétablir le trafic: les larbins de l’Etat ne s’attendaient certainement pas à une réaction aussi hostile. Sacs de peinture, bouteilles et feux d’artifice ont immédiatement volé en leur direction, en en blessant quatre légèrement. Les postes de police de divers quartiers (du centre-ville (Wall), de Gröpelingen et de Woltmershausen) sont attaqués à coups de pierres, de marteaux et de peinture. Cinq véhicules de patrouille sont endommagés au total.

Plusieurs vitrines de magasins du centre-ville ont volé en éclats. La mairie a aussi perdu une vitre. Preuve que les flics locaux ont été totalement pris au dépourvu, des renforts ont du être appelés de Basse-Saxe, augmentant le nombre de flics anti-émeutes mobilisés à 100 agents. Ce n’est que vers 1h45 que les flics ont pu rétablir l’ordre. Une personne aurait été interpellée. Cf le communiqué de revendication signé « des groupes autonomes »


Erfurt, 24 mai 2019 : tôt vendredi matin, une camionnette du parti fasciste « Troisième Voie » (« Der Dritte Weg ») est réduite en cendres sur la Stielerstraße. Le bureau du parti qui se trouve juste à côté a aussi été endommagé. Après avoir pété une vitre, les vandales ont propulsé de la peinture à l’intérieur du bâtiment. Les flics évaluent les dégâts à plus de 10.000 euros et sont sur la piste d’un « acte à caractère politique ».


Hannovre, 24 mai 2019 : attaques simultanées contre des sociétés immobilières.
« Vonovia : acide butyrique dans le système de ventilation d’une camionnette, slogans sur le capot et peinture sur les vitres. Agence de ‘Weiden Immobilien’ : bitume sur la façade et les vitres (cf photo ci-contre). Agence ‘Gerlach’ : vitres de l’entrée brisées » [les dégâts pour cette agence immobilière de la Rafaelstr. s’élèvent à 4000 euros selon la presse]. Un communiqué publié sur internet revendique ces actions directes coordonnées en l’espace d’une nuit : « nos attaques se dirigent de manière générale contre le principe visant à s’enrichir en vendant et en gérant des logements » La suite ici.


Hambourg, 23 mai 2019 : nouvelle attaque contre les partis politiques. Au cours de la nuit de mercredi à jeudi, deux bureaux de partis politiques sont pris pour cible à Eimsbüttel. Les vitres de deux partis de gauche comme de droite sont brisées: celles de la permanence parlementaire du parti libéral du FDP de la Schopstraße, ainsi que celle du bureau du parti des Verts de la Methfesselstraße. Ces deux attaques interviennent quelques jours seulement avant les élections européennes.

Lübeck, 20 mai 2019 : la voiture du député au Landtag de l’AfD, Claus Schaffer, est détruite par les flammes dans la nuit de dimanche à lundi. Les dégâts s’élèvent à plus de 10.000 euros. Un membre du groupe de l’AfD au Landtag de Kiel a repris la version policière (celle d’un commissaire du service « incendie criminel »), à savoir que des inconnus auraient allumé un des pneus du véhicule à l’aide d’un produit inflammable.


Bielefeld, 20 mai 2019 : au cours de la nuit, des pavés sont jetés sur les vitrines du siège du parti libéral du FDP situé dans la August-Bebel-Straße. L’attaque se serait produite lundi entre 2 et 3h du matin, d’après les flics. C’est un citoyen du secteur, réveillé par le bruit, qui a immédiatement prévenu les autorités. D’après une porte-parole de la police, les dégâts se chiffreraient à près de 8000 euros.


Dresde, 19 mai 2019 : au cours de la nuit, plusieurs voitures de la société immobilière VONOVIA sont détruites par le feu. Peu après 2h, l’une a complètement flambé, deux autres ont brûlé à l’avant au niveau du moteur et une quatrième a souffert de la chaleur des flammes. Et bonne nouvelle, les flics n’ont aucune trace des pyromanes inspirés. Aucun témoin ne s’est signalé auprès de leur service pour cette nuit enflammée. Vonovia est l’un des principaux acteurs de la gentrification et de la guerre aux pauvres en Allemagne, ce qui explique en partie pourquoi elle est régulièrement prise pour cible.

[Brèves traduites à partir de la presse allemande via Chronik]

Berlin (Allemagne) : Pour un Mai noir – attaque contre Securitas

Publié le 2019-05-28 13:47:03

Mpalothia / jeudi 23 mai 2019

« Feu à toutes les prisons, avec ou sans murs ! » L’appel pour un mai subversif , élargissement de la proposition pour un 1er mai anarchiste à Berlin, on l’a compris comme un appel à étendre l’attaque à différents niveaux. Nous sommes d’accord avec l’idée de ne pas se limiter à des journées précises, mais à attaquer constamment et de manière imprévisible le fonctionnement de cette société et prouver ainsi que sa sécurité est une illusion.

L’appareil du pouvoir comprend non seulement les assassins de l’État, mais aussi les mercenaires des sociétés de sécurité privées. Les véhicules de Securitas étaient naguère stationnés tranquilles dans le lotissement GESOBAG, où ils travaillent comme agents de sécurité, pour éviter l’intervention des flics en cas de conflits avec les locataires ou de tensions avec la direction de l’immeuble. Securitas est également engagé dans des activités de surveillance dans des prisons et des espaces publics du monde entier.

« Reconnaître la métamorphose dégénérative du feu « sujet révolutionnaire », dilué aujourd’hui dans cette masse imprécise de consommateurs/citoyens, est le point de départ inévitable pour consolider une communauté qui est en guerre de manière consciente, qui contribue vigoureusement à étendre l’attaque contre le système de domination dans notre siècle. Si nous ne sommes pas capables de remarquer le sentiment de participation dans lequel la « masse » sombre joyeusement, c’est-à-dire si nous ne percevons pas l’intégration accélérée de ces nombreux « opprimés » aliénés et autres « exclus », nous ne serons pas capables de développer une conflictualité anarchiste, de nos jours. Pour cette raison, il est urgent de renouveler notre bateau, de remplacer un bois pourri par l’érosion du temps et cela ne sera possible qu’à partir d’un équilibre précaire » – d’un entretien avec Alfredo Cospito.

L’appareil du pouvoir comprend également ceux qui étaient autrefois exclus de la participation à la société et qui sont maintenant, dans la société techno-industrielle, systématiquement intégrés dans les mécanismes de la domination, contribuant ainsi à leur propre oppression par le contrôle. L’isolement social provoqué par la technologie reste inaperçu pour ceux qui y ont succombé. Faute d’une prise de conscience commune du conflit de classe, la rage suscitée par l’absence de perspectives n’est pas dirigée contre l’État et ses laquais, mais contre nos voisins. Des développements tels que ceux que nous voyons en France, où au cours des 6 derniers mois, des milliers de personnes ont continuellement converti leurs émotions en confrontation directe avec les flics et en destruction des symboles du capitalisme, ne sont pas visibles ici sur le territoire contrôlé par l’État allemand. Lorsqu’il s’agit de questions sociales, la confiance dans les institutions démocratiques, les organisations de gauche, les syndicats et les partis politiques (ou les manifestations de racisme et de chauvinisme nationaliste) sont trop fortes.
Ce que nous devons faire, en tant qu’anarchistes, c’est attaquer ces institutions démocratiques pour exposer leur nature autoritaire avec la propagande par le fait. Il ne suffit pas de se limiter à expliquer à ceux, même anarchistes, qui croient fermement au réformisme prudent, que la destruction de l’existant signifie aussi la destruction de l’illusion de la sécurité.

Dans la nuit du 13 au 14 mai, nous nous avons rejoint le réseau informel de cellules dispersées dans le monde entier, afin de localiser et attaquer les agents de la répression et du contrôle social et étatique. A cette occasion, nous avons choisi une attaque incendiaire, une autre fois il pourrait s’agir d’un texte, d’une affiche ou d’une manifestation qui se déroule au-delà des chemins connus. Notre attitude subversive se manifeste par la poursuite de nos idées.

« Nous ne nous attendons pas à ce que l’État agisse différemment de comme il le fait. Nous ne sommes victimes de rien. Nous ne demandons ni n’attendons justice » – de l’appel à la solidarité avec Anahi.

La destruction de deux véhicules Securitas à Berlin-Wedding [quartier populaire du nord de Berlin ; NdAtt.] est notre appel à la solidarité avec Anahi Salcedo et les anarchistes détenu.e.s par l’État argentin. Anahi a été arrêtée le 14 novembre 2018, après avoir été blessée en posant une bombe sur la tombe du flic et tortionnaire Ramón Falcón, tué il y a 109 ans par l’anarchiste Simón Radowitzky. Nous ne savons pas grand-chose de sa situation actuelle, mais nous avons appris par des textes récents que Anahi et un autre camarade, ainsi que 12 autres anarchistes arrêté.e.s suite à une descente de police, sont accusé.e.s d’actes subversives. Force et colère, solidarité et complicité !

« Je chercherai, au péril de ma vie, le meilleur, l’authentique liberté… » Mauricio Morales.

« L’appel est à reprendre ce qui n’a jamais été abandonné, donnant vie dans le cadre d’aujourd’hui à une continuité de la praxis, contribuant au fait que nos morts continuent à être dangereux pour les puissants, qu’il est impossible pour les « citoyens progressistes » de les récupérer, qu’on rejette toute expression victimiste qui essaye d’imposer une image déformée du compagnon. » de l’appel pour un Mai noir.

Lorsque nous agissons, en utilisant des nombreuses tactiques différentes, nous pouvons aussi perdre notre vie. Par conséquent, notre attaque est aussi en souvenir de Mauricio Morales, qui a été tué par l’explosion de sa propre bombe il y a 10 ans, le 22 mai 2009, sur la route vers un centre d’entraînement de la gendarmerie, à Santiago, et une réponse à l’appel pour un Mai noir.

Nous suivons les actions et les textes des quatre coins du monde, pour découvrir une affinité avec des amis inconnus, pour aiguiser nos idées, pour développer des lignes stratégiques communes et pour comparer notre propre histoire avec le pseudo-réalisme du système. Cela comprend la mémoire de nos mort.e.s et la participation de compas nos prisonnier.e.s, à travers des textes et des références aux luttes actuelles. Parce que, lorsque nous sortons la nuit, nos pensées et nos cœurs qui luttent sont avec les prisonnier.e.s et les personnes qui ne sont plus avec nous. Et évidemment, nous ne sommes pas seuls non plus. Pendant le Mai subversif, il y a eu quelques attaques. L’une des attaques que nous voulons rejoindre, avec ses mots bien choisis, est celle qui a écrit un message de solidarité à Dimitris Koufontinas et a visé un véhicule de Kötter Security. Tiens bon, Dimitris !

En prenant conscience du risque de mort et d’emprisonnement, en travaillant sur des peurs qui font froid dans le dos rien qu’à y penser, nous pouvons nous débarrasser du sentiment de regret, qui peut nous vaincre à tout moment. Quand on se met en jeu, il y a toujours le danger de perdre la liberté et la santé. Une détermination inébranlable est l’une des conditions préalables pour faire face aux atrocités provoquées par la guerre que l’ennemi nous mène. Parvenir à cette détermination est un processus qui ne peut se réaliser que par un engagement constant, individuel et collectif, avec nos émotions et nos idées, une conscience des hauts et des bas, et la conscience qu’il n’y a aucune certitude qu’il sera réalisé.

Chaque jour, nous ravivons notre hostilité envers l’État et le Capital et ceux qui s’en font des administrateurs volontaires, s’assurant richesse et paix par la guerre.

“Renards libres” FAI-FRI

Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), France : Contre l’éducation et ses gestionnaires – 27 mai 2019

Publié le 2019-05-28 13:47:10

Dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 mai 2019, deux établissements scolaires de Pointe-à-Pitre ont été visés par des incendies volontaires. Dans ces deux bahuts, un collège et une école primaire, ce sont les services administratifs qui ont été principalement visés par les incendiaires.

« L’incendie au collège de Kermadec de Pointe-à-Pitre s’est déclaré aux alentours de minuit. Un feu couvant avec énormément de fumée qui a nécessité l’intervention de 20 sapeurs-pompiers. Les dégâts sont importants ». C’est Jacques Anselme, le 1er vice-président du conseil départemental qui, dépité dans une vidéo sur le site Francetvinfo la 1ere, nous en fait la liste. Plusieurs locaux administratifs du collège ont été entièrement ravagés par les flammes: le CDI, la salle de la gestionnaire ainsi que la salle des réseaux (téléphone, internet). Des salles de cours sont elles aussi hors-d’usage.

« 20 minutes après de Kermadec, un autre incendie éclate cette fois à l’école primaire Amédée Fengarol. Le ou les incendiaires ont fracturé la porte de la salle des professeurs avant d’y mettre le feu (« là où il y avait tout le matériel, photocopieuse, documents des élèves… », d’après Peguy Nanette, directeur du centre de loisirs de l’école) ; Dans un tweet, Mostafa Fourar, le recteur d’académie fait part de sa « désolation ». La proximité des deux incendies, le mode opératoire quasi similaire et le choix de cibler des locaux administratifs laissent supposer une même équipe d’incendiaires. L’enquête a été confiée au commissariat de Pointe-à-Pitre. Les deux établissements resteront fermés jusqu’au 3 juin prochain. »

[Repris et complété de Francetvinfo la 1ere, 27.05.2019]

Alpes de Haute-Provence, France : la voiture du maire de Pierrerue part en fumée – 27 mai 2019

Publié le 2019-05-28 13:48:04

La voiture du maire de Pierrerue a été incendiée dans la nuit du 26 au 27 mai 2019. L’acte est clairement d’origine volontaire.

Les sapeurs-pompiers de Forcalquier ont rapidement été dépêchés sur place. C’est la voiture de l’épouse de Didier Derupty qui a été prise pour cible. Une enquête est actuellement en cours.

[Source : La Provence via journal local dici.fr, 28.05.2019]

Grenoble : Rebelote (en moins fort, quand-même) pour la fac de langue !

Publié le 2019-05-28 16:46:05

France3 / lundi 27 mai 2019

Le Bâtiment Centre des Langues situé au 77 rue des Universités sur le Campus Universitaire vient de subir de nombreuses dégradations. Il était en rénovation pour une ouverture prévue à la rentrée prochaine.
Le bâtiment est composé de salles de cours et d’amphithéâtres. Un ou plusieurs individus ont pénétré dans l’enceinte cette nuit. A 6h30 ce lundi matin, la Police Nationale a constaté de nombreuses dégradations : Bris de vitres, matériel dégradé, jets de peinture sur les murs.

En avril 2018, le bâtiment avait été occupé durant plusieurs semaines par des opposants à la loi Vidal. Il avait été saccagé et les dégâts s’élevaient à plus d’un million d’euros. La ministre Frédérique Vidal s’était rendue sur place en juin 2019.
Le préjudice et les dégradations sont à évalués [sic ! NdAtt.]. L’alarme sur place ne s’est pas déclenchée. A l’arrivée de la police, le gardien et le garde du Campus était sur place. Aucune révendication n’est inscrite.
Le bâtiment du centre des langues de l’Université Grenoble-Alpes était en rénovation et devait ouvrir ses portes aux étudiants en septembre 2019, pour la rentrée prochaine.

Il y a ceux & celles…

Publié le 2019-05-29 11:02:05

Résultat de recherche d'images pour "oiseau mort"Il y a ceux qui défendent leur identité de boutique, refusant de voir plus loin que le bout du nez de leur organisation stérile.

Il y a ceux qui dénigrent telle ou telle action qui serait « ridicule » car pas assez spectaculaire, alors que la force d’une attaque n’a à voir ni avec la légalité, ni avec la considération de l’Etat et des keufs.

Il y a ceux qui menacent de coups lorsque l’on parle, qui jouent les susceptibles pleins de muscles pour cacher qu’ils n’ont rien à rétorquer à ce qu’on leur avance.

Il y a ceux qui jouent les flics, cherchant à savoir qui fait quoi, en livrant le menu de leurs enquêtes minables un peu partout, qui réduisent des envies et des rages diffuses à des noms de groupes, journaux ou individus, fidèles serviteurs du fichage.

Il y a ceux qui cherchent tant une sorte d’état de pureté qu’ils en viennent à s’enfermer dans leur bulle de missionnaires, crachant sur ceux qui ne suivent pas absolument leur ligne, rejetant les indécis, ceux qui sont pas au courant, ceux qui n’ont pas la force… ceux qui ne sont tout simplement pas d’accord.

Il y a ceux qui veulent être reconnus, qui s’efforcent de connaître « tout le monde » et de le faire savoir, qui maintiennent des relations hypocrites et dénuées d’affinité pour être vus comme ceci ou cela… qui ont raté leur carrière dans le show biz et tentent de s’incruster dans le Voici militant.

Il y a ceux au contraire, qui veulent « en être », au point d’oublier ce qu’ils sont et ce qu’ils désirent, eux, qui veulent qu’on les reconnaisse en tant que membres d’une étiquette collective et anesthésiante.

Il y a ceux qui font dans la stratégie, réservant un discours pour les uns et un différent pour les autres, méprisant tout le monde au final, démocrates un jour, insurrectionnalistes le lendemain, on ne sait trop quoi au final.

Il y a ceux qui font de leur corps un argumentaire, du tour de leurs biceps à la force de leurs pectoraux, qui lâchent l’affaire pour le crew plus fort quelques années après, pour devenir fafs, « apolitiques » ou bikers…

Il y a ceux qui trainent autour des luttes pour vendre des bières et des t-shirts, tels des vendeurs de merguez du 1er mai, mais avec le crâne rasé de rigueur.

Il y a ceux dont le principal argument politique est : « et toi tu fais quoi ? », ou encore « c’est bien beau de chanter ça mais après ils font quoi ? », reprenant les questions de la police sans y toucher.

Il y a ceux qui font, de fait, n’importe quoi, dealent avec des gens infâmes, sortent des communiqués abominables, et qui se sentent une légitimité incroyable du fait qu’ils ont le bon tampon de leur organisation.

Il y a ceux qui sont collés au cul de la gauche, qui pensent comme elle, qui reprennent les blagues et concepts minables des sociaux démocrates (de Carla Bruni au président « monarchique »), qui ont choisi l’anarchisme comme ils embrasseraient autre chose.

Ils ont fait leur choix sur l’étal des idées, et maintenant, en bons consommateurs, ils exigent une marchandise acceptable.

Il y a ceux qui se plaisent à relayer les affrontements au quatre coins du monde, d’Algérie en Grèce, en passant par l’Iran, et qui poussent des cries d’orfraies dès que les mêmes genres d’évènements se déroulent dans leur propre pays d’Europe de l’Ouest.

Il y a ceux qui aiment dès que c’est « militant » et qui jonglent entre anarchisme, indépendantisme machintruc, soutien à tous les réprimés mais jamais aux faits qui leur sont reprochés…

Il y a ceux qui glandent dans les « milieux » et qui sont principalement là pour vendre leur beuh, il y a aussi ceux qui pensent que se droguer et/ou vendre de la drogue est une activité subversive, et c’est insupportable.

Il y a tout ceux là et d’autres, qui sont tellement tristes, et enlaidissent tout, alors qu’il y a des milliers d’espoirs à saisir quand la nuit tombe et qu’on a au cœur un rêve pas prêt de s’envoler.

 

Extrait du journal Même pas peur °1

Janvier 2010

Un bref retour sur la manif' contre les CRA et les frontières du 18 mai dernier

Publié le 2019-05-29 11:06:06

Samedi 18 mai, une manifestation contre les frontières était annoncée à Marseille.



A partir de 15h, plusieurs dizaines de personnes commencent à se rassembler autour de la fontaine des Réformés.

Deux banderoles sont déployées (« Ni prisons Ni frontières, Liberté pour toutes et tous » et « Ni de leurs guerres, ni de leur paix, révolte contre tous les pouvoirs »), tandis que quelques conseils en cas de garde-à-vue et d’arrestation sont diffusés, ainsi qu’un texte contre l’enfermement, la militarisation et la machine à expulser.

Le départ se trouve compliqué par la présence massive des flics dont on comprendra - plus tard - qu’ils sont là pour la manif des gilets jaunes, qui passe juste à côté en créant un « appel d’air ».
Après quelques hésitations, le cortège s’élance sur les allées Gambetta, aux cris de « Pierre par pierre, mur par mur, nous détruirons toutes les prisons/les centres de rétention », « Liberté pour toutes, avec ou sans papiers ! », « A bas l’État, à bas les flics, feu aux prisons, aux centres de rétention », « De l’air ! de l’air !, brûlons les frontières », « A bas les taules, la PAF et les frontières ! ».

Une cinquantaine de personnes essaye de se frayer un chemin à travers les rues de Belsunce, coupant les défilés des camions de keufs, continuant à porter leurs contenus dans une situation joyeusement bordélique mais très -trop- confuse, jusqu’à se trouver mêlée à la manif des gilets jaunes.
À ce moment-là, la présence de drapeaux français pousse quelques-un-e-s des participant-e-s à réagir contre le nationalisme sous toutes ses couleurs (« A bas la France ! », « Crame ton drapeau ! »), et d’autres à quitter le cortège.

Après avoir raté plusieurs occasions de prendre la tangente, nous nous retrouvons éparpillé-es dans le cortège des gilets jaunes sur la Canebière, et plusieurs personnes manifestent l’envie de se joindre à celui-ci, ce qui non seulement ne fait pas consensus, mais surtout n’était pas le but de cette manifestation pensée comme autonome.

Après un temps d’arrêt pour un hommage rendu à Zineb Redouane, et une dernière tentative de reformer un cortège pour repartir vers la porte d’Aix, le mot tourne d’en finir là, avec pas mal d’amertume et l’impression de ne pas avoir saisi l’espace laissé par la flicaille.

S’il ressort que la communication et les manières de s’accorder ont manqué tout du long, nous préférons retenir l’énergie partagée sur ce -trop- court parcours, et l’envie de porter dans la rue un refus clair et net de la machine à enfermer et à expulser, en échos aux nombreuses révoltes et évasions dans les CRA ces derniers temps.

Refus qui peut prendre de nombreuses formes, des manifs annoncées comme celle qui a été tentée ici, aux balades « sauvages », en passant par des attaques et sabotages contre les responsables et les rouages du contrôle social, de la mise en camps et des expulsions.

D’autres initiatives peuvent fleurir, toujours dans une démarche d’autonomie, et avec la même perspective : la liberté.

À la revoyure !

Des manifestant.e.s

Op. Prometeo : Adresse et numéro d’écrou pour écrire à Nat

Publié le 2019-05-29 20:58:04

Nat se trouve à la prison de Bordeaux. On ne sait pas encore quand elle sera transférée en Italie. L’adresse pour lui écrire est :

Natascia Savio – ECROU 93106
Centre Pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan
36 Rue du Bourdillat
33170 Gradignan
France

Depuis roundrobin.info

Italie : Opération « Prometeo »

 


MAJ. Les adresses des deux autres compagnons incarcérés dans le cadre de l’opération Prometeo :

Robert Firozpoor Casa di Reclusione di Opera via Camporgnago 40, 20090 Milano

Giuseppe Bruna Casa di Reclusione. di Opera via Camporgnago 40, 20090 Milano

Strasbourg, France : Action contre l’arrêté anti-mendicité – 28 mai 2019

Publié le 2019-05-29 23:57:08

Dans la matinée du mardi 28 mai, des tags ont été découverts sur l’immeuble du commerce de thé et chocolat Lathéral, dans la Grand’Rue, qui appartient à Gwenn Bauer, président des Vitrines. Il s’agit d’une association de commerçants qui est à l’origine d’une nouvelle mesure anti-pauvres de la mairie PS, appelée « arrêté anti-mendicité agressive ».

Les slogans bombés à la peinture sous forme de pochoirs disaient entre autres : « Vitrines assassines » ou encore « Contre l’arrêté anti-pauvre ».

Dans les Dernières Nouvelles d’Alsace du jour-même, il est précisé que le commerçant et directeur des Vitrines dénonce « les insultes » qui tombent depuis que l’association des commerçants a affiché son soutien à l’arrêté anti-mendicité, signé par le maire Roland Ries. « C’est une demande que nous avions faite au maire depuis un moment et nous sommes la seule association, avec la CCI, à soutenir cet arrêté », a-t-il ajouté.

Les arrêtés anti-mendicité ne passent pas tout le temps sans réaction. L’été dernier à Besançon, la réponse à l’arrêté anti-pauvres de la mairie LREM et les sit-ins médiatiques, politiciens et citoyens n’avait pas tardé: banques et mairie avaient reçu de la visite.

Montreal, Québec : Retour sur la manif saccageuse du 1er mai contre leurs frontières et leurs prisons

Publié le 2019-05-30 21:00:05

Le 1er mai a été une réussite cette année à Montréal. Plusieurs centaines de personnes ont répondu présentes à l’appel à un 1er mai « sans frontières », dans le contexte de lutte spécifique contre la nouvelle prison pour sans-papiers de Laval et plus généralement la lutte contre la machine à trier et à enfermer les humains.

Lors de cette manif qui, contrairement aux 1er mai  précédents, a su se défaire du dispositif policier, les bureaux de Lemay, qui dessine les plans de cette future prison pour migrants, ont été joyeusement attaqués.

Nous publions ci-dessous un récit sur cette déambulation incontrôlable, publié sur Montreal Contre-Information.

« Le premier mai 2019 à Montréal, il y a eu 4 manifestations à des moments et endroits différents dans la ville. La CLAC (Convergence des Luttes Anti-Capitalistes) a appelé à sa manifestation anticapitaliste annuelle sous le thème “Sans frontières”. Ce thème s’inscrit dans le cadre de la montée de l’extrême droite au Québec et plus précisément du projet de nouvelle prison pour migrant.es à Laval.

Peu après le départ, des centaines de manifestant.es se dirigeant sur Atwater vers St-Henri, un black bloc se forma à l’arrière de la manif, protégé par une bannière sur laquelle était écrit “All Bosses are Bastards”. Des clôtures de construction, des pylones et d’autres matériaux de construction ont été mis dans la rue, permettant de créer une distance entre la manif et les flics qui suivaient. Des tracts avaient d’ailleurs été passés au point de rassemblement, encourageant les gens à prendre les deux côté de la rue et le trottoir afin d’empêcher les flics d’encercler la manif à partir du trottoir. Pis ça a super bien fonctionné, y’a aucun cops qui ont réussi à se positionner.

La manif a tourné vers l’ouest sur Notre-Dame et ensuite vers le nord sur Greene, se dirigeant vers les bureaux de Lemay, une compagnie d’architecture produisant les plans pour la prison pour migrants. Alors que la manif s’approchait du bâtiment, une poubelle a été mise en feu et poussée vers les flics en vélo qui suivaient, permettant de créer une distance qui a permis de poser les gestes à venir. Des gens ont attaqué l’édifice de Lemay, brisant les grandes vitres de devant et du côté du batiment avec des pierres, des balles de billard et des bêliers improvisés. Des graffitis ont aussi recouverts deux facades du bâtiment. Des tracts ont ete distribués pour expliquer le rôle de Lemay dans la construction de la prison pour migrant.es.

Les flics anti-émeute se sont deployés, trop tard, devant les bureaux de Lemay, où ils ont été acceuillis avec des jets de pierres. Ils ont répondu à l’escalade de la tension avec des tirs de lacrymos, faisant dévier la manifestation de la rue Saint-Jacques vers le nord. Même si le cortège a été divisé et quelques personnes isolées a cause des gaz, deux grands groupes se sont retrouvés quelques instants plus tard sur Saint-Antoine, une artère majeure qui mène a l’autoroute : échec de la tentative de dispersion! Le groupe motivé, qui se freyait une chemin contre le traffic a trainé les poubelles et bacs de recyclage dans la rue, en en allumant quelques uns. Même si le groupe était de moins en moins grand, un nombre considérable a continué vers l’est sur Notre-Dame, laissant quelques graffitis sur son chemin et se défendant en tirant des feux d’artifice dans la face des flics, permettant de donner l’espace suffisant à ce que la manif continue.

Ce premier mai à donc marqué une grande amélioration par rapport à l’année dernière, où la confrontation entre les polices marchant sur le trottoir et le black bloc à la tête de la manifestation avait éclaté après seulement deux minutes, isolant le bloc du reste de la manifestation. Depuis cette confrontation, les flics ont constamment gardé leur distance dans les grandes manifestations, témoignant du succès d’une culture de manif combative. Ceci étant, ils s’ajustent maintenant en réagissant de manière très offensive dès les premières attaques. Il nous faudra continuer de répondre à ce changement de stratégie.

Cette année, la répartition de différent groupes anonymes et des bandes avec une volonté de confrontation dispersées au travers de la manif a permis de prévenir l’isolation du bloc du reste de la manifestation. Ça a aussi aider à nuire aux tentatives des disperstions. Avoir, à divers endroits dans la manif, différents groupes de personnes prêtes à rester ensemble malgré les gaz et les charges signifie que beaucoup d’autres peuvent gagner la confiance nécessaire à la reproduction de ces gestes. L’expérience de cette année, avec les regroupements par la suite et la continuation de la manif même après avoir attaqué Lemay en est une preuve excellente!

***Nous avons aussi remarqué cette année que beaucoup de monde dans la manif avaient des caméras ou filmaient avec leur cellulaire. Filmer et prendre des photos met les gens en danger, que ça soit fait par des médias de masse ou pas. Même si vous ne voulez pas donner vos images aux flics, ou que vous avez l’intention de brouiller les visages du monde avant de partager les photos, il demeure le risque que vous soyez arrêté et que votre stock incrimine des gens. Pour simple rappel : ne filmez pas les visages dans les manifs, et ne soyez pas surpris si vous vous faites tasser des manifs parce que vous le faites.

Le succès de l’attaque contre Lemay est un développement excitant dans le cadre de la lutte contre la prison pour migrant.es. Lemay avait déjà été attaqué plusieurs fois dans les dernières années : ses projets de condos ont été défoncés, des criquets ont été mis dans leur siège social pis leurs serrures ont aussi été brisées. Mais ces attaques n’ont pas été aussi publique que pendant cette manif. Et on imagine qu’elles impliquaient un nombre plus petit de personnes. On a vraiment été touché par la force et la solidité des centaines de personnes qui se sont tenues et sont restées ensemble pendant que cette firme d’architecture dégeulasse se faisait démolir en pleine journée. C’est le genre de force collective et de détermination qui sera à notre avis nécessaire dans la suite de la lutte contre la prison pour migrants qui continuera de se dérouler dans les prochains mois.

Longue vie aux manifs incontrôlables ! Longue vie à la lutte contre les prisons pour migrant.es !
Détruisons les prisons, débordons les frontières !

 

L’affiche au format pdf

 

Bruxelles, Belgique : Rendu du procès contre 12 anarchistes – 28 mai 2019

Publié le 2019-05-31 08:31:06

Ce mardi 28 mai a été rendu le verdict dans le cadre du procès contre 12 anarchistes à Bruxelles.

Pour rappel, illes étaient poursuivi-es pour « association de malfaiteurs » et une série d’autres « délits » ayant eu lieu dans le cadre de luttes menées sur des bases anarchistes. Lors du procès le mois dernier, le procureur avait réclamé pour les différent-es inculpé-es des peines de travail ou différentes peines de prison. La défense avait quant à elle plaidé l’irrecevabilité des poursuites et l’acquittement.

Le tribunal a finalement retenu l’irrecevabilité des poursuites, ce qui signifie qu’illes sont donc acquitté-e-s !
Seule une personne qui n’était pas inclue dans la supposée association de mafaiteurs a été reconnue coupable de coups et blessures envers un flic, mais sans qu’il n’y ait de peine prononcée pour ces faits.

Le procureur a cependant 40 jours pour faire appel de ce jugement. Affaire à suivre donc.

Malgré tout, on n’oublie pas les compagnons et compagnon.ne.s qui sont poursuivies pour avoir lutté contre la construction de la maxi-prison à Haren. Qui ont eux aussi été sous le coup d’une enquête « anti-terroriste » et pour lesquels la chambre du conseil décidera des éventuelles inculpations à retenir ce mardi 4 juin 2019.
On n’oublie pas non plus les personnes qui à travers le monde relèvent la tête face à ces vies qu’on nous impose.

Pour un monde sans exploitation ni frontières.
Contre toute autorité,
Il est toujours temps de se battre.

 

[Publié sur indymedia nantes, 29.05.219]

France : Quelques brèves de la guerre sociale (et de la vengeance d’Etat dans ses tribunaux) – Du 16 au 30 mai 2019

Publié le 2019-06-01 11:04:05

Cannes (Alpes-Maritimes), 30 mai 2019 : quelques minutes de plus et le supermarché fermait ?

Dans la nuit de mercredi à jeudi, aux alentours de 1h30 du matin, un incendie a endommagé la façade du supermarché Leader Price de la rue Georges-Clemenceau Le feu est parti de cartons compactés entreposés devant l’enseigne.

Même si les flammes ont été éteintes très rapidement par les pompiers, elles ont quand même eu le temps de faire exploser une partie des vitres du commerce. Et de dégager un peu de fumée dans le magasin, cependant sans conséquences. (source : Nice Matin, 30.05.2019)


L’Aigle (Orne), 30 mai 2019 : moyen simple et efficace pour mettre les DAB hors-service

Au cours de la nuit de mercredi à jeudi, plusieurs distributeurs de billets de cette petite ville ont été recouverts de peinture jaune. «  Acte gratuit, vengeance personnelle d’une personne ne pouvant pas retirer d’argent ou démarche militante pour on ne sait quelle cause ? » s’interroge le journal local La Perche. Avant de conclure : « Ces quelques coups de bombes vont inévitablement avoir une incidence sur l’activité économique locale ».


Grenoble, 27 mai 2019 : nouveau saccage du centre de langues à la fac

Dans la nuit de dimanche à lundi, le Bâtiment Centre des Langues (situé au 77 rue des Universités sur le Campus Universitaire) a reçu une nouvelle visite saccageuse, alors qu’il est actuelllement en rénovation à la suite du saccage à 1 million d’euros durant la dernière lutte contre la loi Vidal en avril 2018. « Un ou plusieurs individus ont pénétré dans l’enceinte cette nuit. A 6h30 ce lundi matin, la Police Nationale a constaté de nombreuses dégradations : Bris de vitres, matériel dégradé, jets de peinture sur les murs. L’alarme sur place ne s’est pas déclenchée. A l’arrivée de la police, le gardien et le garde du Campus était sur place. » Le bâtiment est censé rouvrir ses portes à la rentrée prochaine (2019). (Source: France3, 27.05.2019)


Brétigny-sur-Orge (Essonne), 16 et 19 mai 2019 : sabotage de caméras

Dans la nuit de samedi à dimanche, la caméra de vidéosurveillance qui se trouve au carrefour de l’avenue Salvador-Allende et de la rue du Château-de la-Fontaine, dans le quartier de la Fontaine, est sabotée : son boîtier électrique, après avoir été forcé, est incendié. Des câbles sont brûlés et quelques traces noires sont visibles sur le sol. Quelques nuits auparavant, une autre caméra du quartier avait été attaquée à coups de pistolet automatique. Des tirs de calibre 9 mm l’avaient transpercée à plusieurs endroits.

Ces équipements de la technologie de surveillance, qui permettent aux larbins de l’Etat d’épier les moindres faits et gestes de la population autour du centre commercial du quartier, étaient tout neufs, puisqu’ils avaient été installés en février dernier. Au moment de leur installation, ils avaient déjà été pris pour cible.
(Source : Le Parisien, 20.05.2019)


Toulouse, 18 mai 2019 : « Des tags anti-religieux ont été découverts sur la porte de l’église Notre-Dame de la Dalbade, dans le centre-ville de Toulouse, ont constaté plusieurs témoins. Des inscriptions en anglais « no god » (pas de Dieu) ont été faites à la peinture blanche sur les deux battants des portes de cette église datant de la fin du XVème siècle ». (source : francetvinfo, 18.05.2019)


Brèves des tribunaux (vengeance d’Etat contre les révolté.e.s du mouvement des ‘Gilets jaunes’)

Paris, 29 mai 2019. Lors de l’acte 8 parisien, le 5 janvier 2019, la porte d’entrée en bois du ministère de Benjamin Griveaux, alors porte-parole du gouvernement, avait été détruite au chariot-élévateur. Le 12 février 2019, six personnes avaient été arrêtées et placées en GAV pour cette attaque.
On apprend que sur les six inculpées initialement, quatre « gilets jaunes » (trois hommes âgés de 22 à 35 ans et une femme de 47 ans) devaient comparaître au tribunal ce mercredi 29 mai. Mais le procès a été annulé en raison d’un défaut de procédure. « Les avocats de la défense contestaient la régularité de la procédure car ils n’avaient pas pu s’entretenir avec leurs clients au sortir de leur garde à vue. Après l’annulation de l’audience, le parquet a indiqué avoir l’intention de réclamer un nouveau procès. Devant le tribunal, les avocats des quatre manifestants ont également dénoncé « une volonté de rendre une justice spectacle », reprochant au parquet d’avoir demandé à juger ce dossier « de plus de mille pages » en comparution immédiate plutôt que de prendre le temps de confier l’enquête à un juge d’instruction. Ce procès avait déjà été renvoyé deux fois. L’annulation du procès « ne change rien à l’enquête et au dossier », a averti mercredi le procureur Pascal Besnier. Le parquet de Paris compte prendre des réquisitions pour réclamer un nouveau procès, a-t-il annoncé ». (Source: 20Minutes, 29.05.2019)


Privas (Ardèche), 29 mai 2019 :  comparution de dix « gilets jaunes » pour des tags sur des bâtiments de l’Etat

Dans la nuit du 20 au 21 décembre 2018, des tags avaient été réalisés sur les murs de la sous-préfecture de Tournon et les centres des finances publiques de Tournon et Saint-Vallier, avec des slogans tels que  »Macron, on vient te chercher chez toi ». Dix personnes étaient appelées à comparaître pour cette action nocturne.
Le proc’, Pierre-Yves Michau, rappelle à quel point l’Etat c’est sacré et qu’on ne touche pas à ses sanctuaires. Il réfute le fait que l’on puisse parler d’action « symbolique » lorsqu’il s’agit d’un pareil blasphème.
« C’est parce que ce sont des bâtiments publics que c’est grave, car ils incarnent l’État français. Ces dégradations sont l’expression de la volonté de s’en prendre à ce qui représente l’autorité de l’État, et c’est pour cela que vous êtes devant un tribunal correctionnel. » Il requiérera 15 jours de prison avec sursis et 350 euros d’amende pour chacun des prévenus. Le tribunal les condamnera à 600 euros d’amendes chacun.  (Le Dauphiné, 29.05.2019)

 

Nantes : Origine inconnue, mais conséquences bien visibles

Publié le 2019-06-01 11:04:08

20 minutes / mercredi 29 mai 2019

La coupure a duré plus deux heures pour les plus «chanceux». A 10h30 ce mercredi matin, environ 10.000 foyers nantais, à l’ouest et au nord de Nantes, jusqu’à Saint-Herblain, ont été touchés par une panne d’électricité. Selon Enedis, ce gros désagrément est dû à l’incendie d’un « poste source », situé quartier Chantenay le long de la Loire, qui s’est déclaré dans un bâtiment. L’origine du feu, qui touche cet ouvrage électrique qui permet de transformer haute tension en moyenne tension, n’est pas encore connue.

« Nos équipes sont mobilisées afin de raccorder les clients sur des schémas de secours », assure-t-on chez Enedis. Grâce à des manœuvres, qui peuvent être effectuées à distance, il ne restait que 1.500 foyers encore concernés par cette coupure, à 14h. Sur les réseaux sociaux, des habitants des quartiers Canclaux, Zola, ou Procé font part de leur impatience.

«Le temps que la situation soit complètement stabilisée et revienne à la normale dans les prochains jours, nous invitons les habitants de Nantes et Saint-Herblain à limiter temporairement leur consommation d’électricité», indique Enedis. A 17h, tous les foyers concernés avaient été réalimentés. «Une douzaine de groupes électrogènes va être acheminée sur Nantes pour sécuriser l’alimentation électrique des foyers. Nos équipes restent mobilisées en cette période de weekend prolongé».

 

Une jolie série d’évasions (MAJ du 3/06)

Publié le 2019-06-01 11:04:20

France Info / jeudi 30 mai 2019

Une loi des séries inexpliquée. Six détenus ont réussi à s’évader, lors des dix derniers jours. Mais il s’agit d’évènements très différents les uns des autres, survenus dans des régions distinctes.
Trois de ces détenus étaient en fait non pas incarcérés dans une cellule de prison mais hospitalisés en établissements psychiatriques, sans surveillance pénitentiaire, avec seulement une surveillance hospitalière. Ils ont fugué de leurs services psychiatriques. Deux autres ont, eux, profité de leur extraction médicale (de leur prison vers l’hôpital) pour prendre la fuite. Cela s’est passé à Béthune dans le Pas-de-Calais et à Saint-Quentin Fallavier en Isère. Le sixième a profité d’une extraction judiciaire. Il était transporté de la prison de Villeneuve les Maguelonne dans l’Hérault vers le tribunal d’Alès dans le Gard. L’homme s’est fait la belle lors d’une pause « pipi » sur le trajet.

Dans aucun de ces cas, il ne s’agit de « bris de prison », c’est-à-dire de réelle évasion « à la Rédoine Faïd ». Les six détenus en question, toujours portés disparus, sont tous des détenus de droit commun : condamnés ou en attente de condamnation, impliqués dans des affaires de vols, de trafic de stupéfiants ou de violences conjugales.

Difficile de tirer de réelles conclusions de ces données. En 2018, en comptant les évasions lors d’extractions, les fugues d’établissements médicaux, les non-retours de permission et les réelles évasions avec « bris de prison », on parvenait à 15 personnes ayant réussi à s’échapper. Cette année, on en compte 10, dont la plupart se sont donc produites ces 10 derniers jours, sans que la Chancellerie ni la Direction de l’administration pénitentiaire ne puisse livrer d’explication particulière. Selon les syndicats de surveillants pénitentiaires, c’est la conséquence du manque de moyens sécuritaires de leurs équipes pour permettre les transferts de détenus.

*****

Mise à jour du lundi 3 juin : Malheureusement rattrapé…

20 Minutes / lundi 3 juin 2019

Un détenu, qui s’était évadé d’un hôpital psychiatrique de Montpellier (Hérault), a été retrouvé et interpellé par les policiers, samedi, à Nîmes (Gard). En détention provisoire à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone pour des soupçons de vols aggravés, l’homme avait réussi à s’échapper de l’unité de soins psychiatriques de la Colombière, le 28 avril dernier, où il était de passage.

L’homme a été placé en garde à vue, avant d’être à nouveau admis dans un hôpital, confirme ce lundi à 20 Minutes Eric Maurel, le procureur de la République de Nîmes.

Une belle manière de passer la soirée

Publié le 2019-06-01 14:03:05
Mai 302019
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Il y a quelques nuits, nous sommes tombées sur un véhicule de la compagnie Englobe. Englobe est une compagnie d’ingénierie de l’environnement qui a reçu le contrat pour effectuer l’évaluation du site de la future prison pour migrants de Laval. Nous avons détruit son pare-brise, lacéré chacun de ses pneus et taggé sur son flanc “No Migrant Prison”. C’était une manière spontanée et plutôt facile d’exprimer notre colère contre ceux et celles qui sont impliqué-es dans la construction de cette prison. Nous espérons que ça aura empêché au moins un-e travailleur-euse à se rendre au travail le lendemain.

C’était peut-être un petit geste, mais il était facile à faire. Les voitures de ces compagnies sont partout. Fuck toutes les prisons et tous-tes ceux et celles impliqué-es dans leur construction.

Montbéliard (Doubs) : Les sorcières brûleront l’État

Publié le 2019-06-01 14:03:11

L’Est Républicain / jeudi 30 mai 2019

Dans la nuit de samedi à dimanche derniers, des tags féministes ont fleuri sur les murs, des panneaux électoraux ou encore une sucette publicitaire de plusieurs rues du centre ville de Montbéliard [et non de Belfort, comme on avait erronément titré avant; NdAtt.].

Strasbourg : Contre les riches, leurs lois et leurs vitrines

Publié le 2019-06-01 14:03:11

Dernières Nouvelles d’Alsace / mardi 28 mai 2019

« Vitrines assassines », « A quand un arrêté anti-riches ?« , « Contre l’arrêté anti-pauvre »Trois messages rouges bombés au pochoirs ont été découverts sur l’immeuble du commerce de thé et chocolat Lathéral, dans la Grand’Rue, qui appartient à Gwenn Bauer, président des Vitrines, qui est en déplacement professionnel.
Ces tags ont choqué le directeur de l’association des commerçants de Strasbourg, Pierre Bardet : « C’est un scandale, ça dépasse l’entendement ! »

« J’ai découvert avec stupéfaction les tags contre le Président des Vitrines de Strasbourg, liés à son expression en faveur de l’arrêté anti-mendicité agressive [sic ! NdAtt.]. Je témoigne bien entendu de tout mon soutien à Gwenn Bauer. Il est normal qu’il y ait des divergences d’opinion, et chacun a le droit de les exprimer, sous réserve toutefois de rester dans le respect de l’autre. C’est pourquoi je condamne fermement ces méthodes haineuses et anonymes, qui n’ont rien à voir avec le juste débat qui doit animer la cité », explique Roland Ries, maire de Strasbourg
Les Vitrines vont déposer plainte la semaine prochaine », s’insurge le directeur des Vitrines – qui dénonce « les insultes » qui tombent depuis que l’association des commerçants a affiché son soutien à l’arrêté anti-mendicité, signé par le maire Roland Ries.
« C’est une demande que nous avions faite au maire depuis un moment et nous sommes la seule association, avec la CCI, à soutenir cet arrêté, qui est bien spécifié anti-mendicité agressive ! « , précise Pierre Bardet, en colère. Qui ajoute : « Mais ce qui se passe là, c’est grave !  » […]

 

Brétigny-sur-Orge (Essonne) : Quand la caméra est trop en haut, on s’attaque à son boîtier

Publié le 2019-06-01 23:06:06

Le Parisien / lundi 20 mai 2019

Des câbles brûlés et quelques traces noires sur le sol. La caméra de vidéosurveillance qui se trouve au carrefour de l’avenue Salvador-Allende et de la rue du Château-de la-Fontaine, dans le quartier de la Fontaine à Brétigny-sur-Orge, a été à nouveau vandalisée dans la nuit de samedi à dimanche. Son boîtier électrique a été ouvert et incendié.

Une dégradation qui intervient à peine quelques jours après la mise hors-service de l’autre caméra du quartier. Dans la nuit de mercredi à jeudi, elle avait été attaquée à coups de pistolet automatique. Des tirs de calibre 9 mm l’avaient transpercée à plusieurs endroits.

Et ce n’est pas une première pour ces équipements, situés tous deux à quelques mètres du petit centre commercial du quartier. À peine quelques jours après leur installation en février dernier, ils avaient été vandalisés. Une fois pour la caméra située sur le carrefour, à deux reprises pour l’autre dôme. La mairie les avait remplacées lundi dernier. […]

La semaine dernière, Nicolas Méary, le maire (UDI) de la ville, indiquait dans nos colonnes, que le remplacement de la caméra vandalisée aurait un coût de 5 000 €. Une somme qui devrait donc être multipliée par deux, à cause de cette nouvelle dégradation. Contacté ce lundi, l’élu n’était pas joignable. Une vingtaine de caméras ont été installées dans sa commune depuis février. Dix autres devraient être implantées prochainement. Le tout pour un montant total de 1 M€.

Poitiers (Vienne) – Montbéliard (Doubs) : Floraison de tags du mois de mai

Publié le 2019-06-01 23:06:08

Poitiers (Vienne), 30 mai 2019 : « La gentrification tue les pauvres »

Au cours de la nuit, l’œuvre de Jean-Marie Appriou (installée en début de semaine sur la place Charles-VII) a été vandalisée à la peinture violette (les journaflics y ont vu rouge apparemment). Appelée « Grand’eau », cette sculpture en fonte d’aluminium de 900 kg incluant un crocodile et deux figures de sirènes a été souillée directement : un œil larmoyant et une somme (190.000 €, prix total d’installation de la création et des trois « Rings », anneaux métalliques servant de bancs des frères Bouroullec). Au sol, deux inscriptions : « C’est moche » et « la gentrification tue les pauvres ». (Source: La Nouvelle République, 31.05.2019)


Montbéliard (Doubs), 25-26 mai 2019 : « Les sorcières brûleront l’Etat »

Dans un article de l‘est républicain du 30.05.2019, on apprend que de nombreux tags ont été inscrits dans les rues de Montbéliard au cours du week-end précédent (25 et 26.05.2019). Les passant.e.s ont pu remarquer les nombreux slogans tracés à la peinture rose et rouge un peu partout dans le centre-ville. Sur un panneau publicitaire et la façade d’une banque, on pouvait lire: « Les sorcières brûleront l’Etat ». Ailleurs, « Levons-nous femmes esclaves » ou bien « Moins de vigipirates plus de vagins-pirates »…


Poitiers (Vienne), 18-19 mai 2019 : « Nous sommes les filles des sorcières que vous n’avez pas brulées »

Durant le week-end, les murs des rues Saint-Germain et Benjamin-Franklin ont été recouverts de tags, des slogans pour la plupart accompagnées de symboles anarcha-féministes: « Nous sommes les filles, des sorcières que vous n’avez pas brulées », « Stop au harcelement de rue », « Ceder n’est pas conscentir », « s’armer jusqu’aux lèvres ». (Source: Centre-Presse, 20.05.2019)

Dans la rue Benjamin Franklin

 

 

 

Vouvray (Indre-et-Loire) : Mauvaise surprise pour le business du tourisme

Publié le 2019-06-01 23:06:13

France3 / vendredi 31 mai 2019

Après un mois de mai calamiteux pour les activités de plein-air, la base de loisirs nautiques Tours&Canoë, de Vouvray, s’apprêter à réalisé une grosse activité ce vendredi 31 mai et tout le week-end. L’entreprise privée propose à la location des canoës pour descendre la Loire dés que les beaux jours sont là. La société qui a repris l’exploitation du site et de l’activité l’an dernier, avait à cœur de bien démarrer sa saison.
À l’ouverture de la base ce vendredi matin, les employés ont découvert les minibus destinés aux transports des passagers et des bateaux avec les pneus tous crevés et de nombreuses vitres brisées.

Tous nos camions ont eu les roues crevés, avec en plus des vitres cassées, ils ne se sont pas attaqué aux bâtiments qui sont sous alarmes » se désespère Sébastien Trouchon, le gérant de l’entreprise. […] Si la moitié de la journée a été perdue, la réparation rapide de tous les pneus a sauvé l’activité de l’aprés-midi tant bien que mal. « Tout a été désorganisé, heureusement, on a des réparateurs qui sont venus intervenir en urgence, ils nous changent toutes les roues et on roule avec les vitres ouvertes… » « Je ne sais pas quel est le motif. Est-ce une vengeance, est-ce qu’on dérange quelqu’un? Ce qui est assez étrange, c’est que de tous les véhicules, seuls ceux de Tours&Canoë ont été touché, c’est vraiment pour nous nuire »
Une plainte a été déposé auprès de la gendarmerie et le préjudice matériel avoisine les 2000 euros sans compter la perte de chiffre d’affaires d’une belle journée.

Paris : Signaux de fumée

Publié le 2019-06-01 23:06:14

reçu par mail / vendredi 31 mai 2019

Quand on s’en prend à un des aspects de ce monde c’est avant tout pour nous-mêmes. Pour arracher un petit peu de cette vie qui nous est volée chaque jour.
Mais pas seulement. De notre côté on voudrait aussi faire passer un message de solidarité aux anarchistes qui font face à la répression à cause d’actes similaires (ou pas que, d’ailleurs). Leur dire qu’on les portes dans nos cœurs, qu’on les oublie pas, que leur combat n’est pas vain. De même pour ceux qui sont morts, qui ne sont pas des héros à célébrer mais des compagnon.ne.s. Et cela suffit.
Pour Mikhail, pour Alexis, pour Mauricio, donc.
Pour tout.te.s les compagnon.ne.s frappé.e.s par la répression en Italie : celleux condamné.e.s dans le procès Scripta Manent, celleux sous le coup des opérations Panico, Prometeo, Renata, Scintila, Juan et Manu, Boba, Leo et beaucoup d’autres.

Comme petite contribution à l’appel pour un mai subversif, à la guerre permanente contre cette société, la nuit du 28 mai on a incendié six camionnettes de la Poste à Paris, rue Bourseul (15ème).

Feu et flammes contre ce monde !

[in italiano][in english][Auf Deutsch]

Italie : Boba transféré

Publié le 2019-06-01 23:06:14

Round Robin / vendredi 31 mai 2019

Boba a été transféré à la prison de Saluzzo.

La nouvelle adresse pour lui écrire est donc :

Marco Bolognino
Casa di reclusione Rodolfo Morandi
Regione Bronda n. 19/B
12037 Saluzzo (Italie)

Italie : Grève de la faim dans les prisons

Publié le 2019-06-02 02:05:07

Aujourd’hui mercredi 29 mai commence une grève de la faim contre les conditions de détention en général et plus particulièrement en solidarité aux détenu.es qui subissent des restrictions supplémentaires comme le 41 bis (régime spécial crée contre les chefs mafieux en 1986 puis élargi au « terrorisme ». Il implique l’isolement 23h par jour,  une seule heure par semaine de parloir avec les proches, 4 livres maximum, lettres censurées…) ou le mitard.

Depuis plusieurs années, diverses opérations répressives sont menées par l’État italien contre celles et ceux qui luttent contre toute forme d’autorité avec les motifs de subversion et/ou terrorisme. Ces derniers mois, la répression ne frappe pas aux portes, elle les défonce.

Actuellement, de nombreux compas anarchistes se trouvent au mitard en prison ou sous contrôle judiciaire suite à ces opérations, accusé.es d’avoir commis des attaques contre des tribunaux, des centres d’identification et d’expulsion (équivalent des CRA en France, prisons pour sans papiers), des lignes ferroviaires, des écoles de police, etc.

C’est de là que viennent les dernières nouvelles sur les conditions de détention actuelles et les restrictions auxquelles sont soumises les détenues, en particulier dans la taule de l’Aquila. Les prisonnières elles-mêmes la décrivent comme une tombe.

Les compagnonnes se retrouvent en effet au mitard, dans les vieilles cellules utilisées pour le 41 bis féminin. Réveil à 7h du matin, contrôle au détecteur de métaux à chaque sortie de cellule, fouilles quotidiennes, aucune possibilité d’avoir accès à l’heure, lettres régulièrement bloquées et toujours censurées…  Les communications avec l’extérieur, fondamentales pour briser les chaines de l’isolement, sont entravées tout comme les relations sociales entre les détenues.

L’isolement n’est que le reflet le plus laid de la prison ainsi que l’est la prison pour la société.

Quand on décide de ne plus courir derrière la carotte (avec l’insolence supplémentaire de tenter en plus de la voler ou de la détruire jusqu’à ses racines) , c’est le bâton qui se fait sentir de plein fouet.

Alors que l’État criminalise jusqu’à la réalisation d’une banderole ou l’écriture d’un tract, il ne peut y avoir comme réponse au contrôle généralisé qu’un refus de plus. Les attaques, au même titre que les révoltes, contre les personnes et les structures du pouvoir sont autant de possibilités de créer ses propres chemins vers un monde sans domination.

Dans le même temps, au Chili, environ 5000 détenu.es répondent en actes à l’appel lancé mi-mai par une poignée d’autres. Le décret-loi 321, sur les conditions d’accès à la liberté conditionnelle, a été modifié en janvier. Désormais, celle-ci n’est plus un « droit » mais une « récompense », une carotte de plus pour pacifier les cages de l’Etat. Dans différentes prisons, des sections entières font une grève de la faim, perturbent le cours normal de l’incarcération en refusant les visites, les ateliers, le travail, etc.

Les prisons en feu, les matons au milieu …

Quelques infos sur la répression visant les anarchistes en Italie

Alors que 5 compas ont été condamné.es à des peines de prison allant de 5 à 20 dans le cadre de l’opération Scripta Manent (accusés d’attaques incendiaires dans les années 2000 ainsi que de la création et de la participation à une organisation terroriste : la FAI/FRI), 3 compagnons sont toujours en détention provisoire depuis 2017 dans le cadre de l’Opération Panico (accusés notamment d’attaques incendiaires à Florence).

En février, ce sont ouvertes des enquêtes pour « association subversive contre l’ordre démocratique » et terrorisme (le dernier des deux chefs d’inculpation est depuis tombé). Expulsion de l’Asilo Occupato et 6 arrestations à Turin (opération Scintilla), plus d’une quarantaine de perquisitions et 7 arrestations à Trento (opération Renata). Après plusieurs mois de préventive, la plupart des compas sont sortis sous contrôle judiciaire à l’exception de 2 d’entre eux toujours incarcéré.es.

La semaine dernière, dans le cadre de l’opération Prometeo, 3 compas ont été arrêté.es, accusé.es d’attentats avec finalité terroriste contre des personnes, en l’occurrence de l’envoi de colis piégés à deux procureurs de Turin et au chef du département de l’administration pénitentiaire de Rome. Une compagnonne a été arrêtée sur le territoire contrôlé par l’État français et se trouve actuellement détenue à Bordeaux-Gradignan en attente d’une éventuelle extradition.

Quelques jours plus tard, c’est un compagnon en cavale depuis 3 ans qui est arrêté à Brescia pour purger une peine de 6 années. Il est par ailleurs sous le coup d’une enquête pour une attaque explosive contre le siège de la Lega Nord (le parti de Salvini) à Trévise.

1 autre compa a été arrêté avec comme motif d’avoir favorisé sa cavale : « complicité de soustraction à l’exécution d’une peine ».

Aquila-medium

Depuis nantes.indymedia.org

La Roë (Mayenne) : Comme ça l’Ascension sera plus facile, non ?

Publié le 2019-06-02 02:05:10

France Bleu / vendredi 31 mai 2019

[…] Plusieurs vitraux de l’Abbaye de La Roë ont été détruits par des jets de pierre, à la veille de l’Ascension, peut-être dans la nuit de mercredi à jeudi.

Plutôt qu’un acte christianophobe, l’élu mayennais estime que cet incident relève davantage du comportement de personnes désœuvrées. Une enquête de gendarmerie est en cours et pour l’instant aucune plainte n’a été déposée.
L’Abbaye de La Roë est un établissement religieux de chanoines réguliers, édifiée en 1098 par l’ermite Robert d’Arbrissel. L’église abbatiale a conservé une belle façade romane du XIIe siècle, une nef voûtée en berceau ainsi qu’une voûte angevine, à la croisée des transepts.

Villefranche-sur-Saône (Rhône) : Si les grillages externes de la taule te gênent…

Publié le 2019-06-02 02:05:11

Le Progrès / mardi 28 mai 2019

Dimanche 26 mai, la police a interpellé à 15 heures aux abords de la maison d’arrêt de Villefranche-sur-Saône 4 individus qui venaient de découper le grillage d’enceinte de la maison d’arrêt pour effectuer des projections de colis aux détenus. Une disqueuse était retrouvée dans leur véhicule ainsi qu’un colis contenant 3 téléphones portables.

Le premier, un habitant d’Irigny âgé de 16 ans a été interpellé dans l’enceinte : il a reconnu les faits et sera présenté au Parquet de Lyon ce mardi. Les trois autres âgés de 18, 25 et 31 ans demeurent à Villeurbanne et Vaulx-en-Velin ont nié les faits. Ils seront présentés au Parquet de Villefranche.

Florence (Italie) : Ghespe aussi est en grève de la faim

Publié le 2019-06-02 02:05:12

Insuscettibile di ravvedimento / vendredi 31 mai 2019

Le compagnon anarchiste Salvatore Vespertino (appelé Ghespe) est en grève de la faim depuis le 30 mai, en solidarité avec les compagnonnes Anna Beniamino et Silvia Ruggeri, enfermée dans la prison de L’Aquila (le 29 mai, Anna et Silvia on annoncé le début de leur grève de la faim, contre les restrictions et les conditions qui leur sont imposées dans la sections AS2 de la prison où elles se trouvent).

Ghespe a été arrêté le 3 août 2017, lors de l’opération répressive qui a mené à l’interpellation de huit compagnons et l’expulsion du squat anarchiste La Riottosa, à Florence. Il est accusé, avec deux autres anarchistes, eux aussi prisonniers (Giovanni et Paska), de l’attaque explosive contre la librairie fasciste Il Bargello à Florence, le 1er janvier 2017, lors de laquelle un démineur de la police a été gravement blessé. Ils sont tous inculpés dans le procès pour l’affaire Panico, qui comprend aussi les délits qui leur sont imputés (tentative d’homicide, transport d’explosif, association de malfaiteurs, etc.), dont la sentence est prévue pour juillet 2019.

Solidarité révolutionnaire avec Anna, Silvia et Ghespe !

*****

Note d’Attaque – pour écrire à Ghespe, Paska et Giovanni :

Salvatore Vespertino
Giovanni Ghezzi
Casa Circondariale Sollicciano
Via Girolamo Minervini, 2/R
50142 – Firenze (Italie)

Pierloreto Fallanca
Casa Circondariale Mammagialla
Strada Santissimo Salvatore, 14/B
01100 – Viterbo (Italie)

Italie : Des nouvelles depuis Brescia

Publié le 2019-06-02 02:05:12

Round Robin / vendredi 31 mai 2019

Lundi 27 mai, les flics sont allés chercher chez ses parents la femme du compagnon emprisonné puisque accusé de complicité dans la cavale de Juan et l’ont amenée pour une deuxième perquisition chez elle; toutes les habitations déjà perquisitionnées le 22 mai ont été fouillées à nouveau.

Encore une fois, c’était une vingtaine d’agents de la DIGOS [la police politique italienne; NdAtt.] encagoulés, accompagnés par la police scientifique : ils cherchaient une veste et un ordinateur qu’ils n’ont pas trouvé lors de la première vague de perquises. Nous soulignons le fait que le 25 mai, encagoulés et armes à la mains, les flics ont perquisitionné aussi quatre autres maison, où vivent des proches du compagnon emprisonné.

Dans l’attente de son passage devant le JLD, le compagnon reste en taule, pour éviter les contacts avec les compagnon.ne.s solidaires et parce que le Parquet pense qu’il ne respectera pas les arrestations domiciliaires.

 

Note d’Attaque – en attentant de savoir si le compagnon sortira ou pas, on peut commencer par écrire à Juan :

Juan Antonio Sorroche Fernandez
c.c. Canton Mombello
Via Spalto S. Marco, 20
25100 – Brescia (Italie)

Marseille : Présentation et discussion autour des expériences de lutte d’anarchistes à Bruxelles

Publié le 2019-06-02 17:11:05


Vendredi 7 Juin 2019, à partir de 16h à l’imprimerie anarchiste L’Impatience :



Retour sur des expériences de lutte d’anarchistes et d’anti-autoritaires à Bruxelles

À l’occasion du récent procès à l’encontre de compagnons et compagnonnes de Bruxelles, on propose de revenir sur quelques années un peu particulières (disons à partir de 2007) qui ont marqué l’émergence d’une présence anarchiste et anti-autoritaire, d’un foisonnement d’initiatives et d’agitations divers et variées, d’une myriade d’attaques et d’actions directes. De la solidarité avec les nombreuses mutineries dans les prisons et les centres fermés aux émeutes dans les quartiers de la capitale belge, de l’intervention dans des conflits sociaux débordant quelque peu les cadres établis à la lutte spécifique contre la construction d’un nouveau centre de rétention, de la publication de revues, la diffusion de journaux d’agitation, l’approfondissement d’un anarchisme autonome et informel, l’ouverture d’une bibliothèque anarchiste : un vent énergique de rock n roll soufflait sur les cercles subversifs à Bruxelles (et ailleurs).

16h : Exposition avec journaux, coupures de presse, matériel d’archive des ces années-là

18h : Présentation et discussion

Après, Apero et repas de soutien à L’imprimerie Anarchiste L’Impatience

45 Boulevard Pardigon
13004 Marseille