Vive l'Anarchie - Semaine 21, 2022

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Contre la construction d’une extension du cra au mesnil amelot, organisons-nous !

Publié le 2022-05-24 07:54:49

24 mai 2022
Par Actualités Sur Les CRA (source)
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L’État prévoit l’ouverture d’un nouveau Centre de Rétention Administratif (CRA) de 64 places au Mesnil-Amelot. La première réunion publique entre collectifs et personnes opposés à ce nouveau projet et à
l’enfermement des étranger.es, qui a eu lieu en mars dernier, a lancé une dynamique de mobilisation qu’il faut maintenant intensifier: ce sont des milliers de personnes en plus qui passeront en CRA tous les ans si ce projet est mené à bien. Nous appelons ainsi à une deuxième AG publique entre collectifs et personnes en lutte contre ce projet d’extension. Nous appelons à nous réunir le 2 juin à 18h30, dans la salle « petit congrès » à l’annexe Varlin de la Bourse du Travail de Paris, au 85 rue charlot.

Les centres de rétention administrative (CRA) servent à enfermer des personnes qui n’ont pas les bons papiers, dans l’attente de leur expulsion. Les motifs d’enfermement sont divers : déboutés de l’asile ou ayant eu des refus de titres de séjour, personnes interpellées à la frontière, dans la rue ou au travail, sortant.e.s de prison … Toutes ces personnes partagent le fait de ne pas avoir eu les bons papiers au moment de croiser les services de la Préfecture. Ces centres de rétention se situent au croisement des logiques de privation de liberté et d’expulsion. En effet, ils sont pensés comme l’anti-chambre de l’expulsion mais sont avant tout des espaces d’enfermement et de tri, des personnes avec les bons ou les mauvais papiers.

Depuis la Loi Asile et Immigration de 2018, la durée maximale de rétention a été doublée, à 90 jours, soit 3 mois, dans des conditions particulièrement horribles, afin que les préfectures aient plus de temps pour tenter d’expulser les personnes détenues en CRA. L’État enferme donc plus et plus longtemps.

Pour mener à bien cette politique raciste, le gouvernement a besoin de nouveaux lieux d’enfermement. Alors il construit toujours plus de CRA.
Deux nouveaux Centres de Rétention sont actuellement en construction : à Bordeaux et à Olivet (près d’Orléans), et deux extensions vont être réalisée à Coquelles (près de Calais) et Lesquin (près de Lille). A
Lyon, un nouveau CRA vient d’ouvrir en Janvier 2022. Sous Macron, le nombre de places dans les CRA de métropole est ainsi passé de 1 490 en 2017 à 1 946 fin juin 2021. Soit une hausse de 30 % en cinq ans. Et
l’objectif du gouvernement est d’atteindre 2 200 places d’ici décembre 2025.

Le CRA du Mesnil-Amelot, au nord de Paris, proche de l’aéroport de Roissy, est le plus grand CRA de France : les préfectures peuvent y enfermer au maximum 240 personnes. En 2020, près de 2000 personnes y ont
été détenues et parmi elles, 40 % ont été expulsées. Il s’agit aussi du seul CRA où se trouve un bâtiment pour femmes et familles, et régulièrement des enfants en très bas âge y sont enfermés avec leurs parents.

Au Mesnil-Amelot, ce sont soixante-quatre nouvelles places qui seront créées sur un autre site, à quelques minutes en voiture du CRA existant, juste en face des pistes de l’aéroport.

Le contexte politique ambiant ne laisse présager qu’une dégradation de la situation, particulièrement pour les personnes sans titre de séjour et leur proches. La mobilisation contre l’extension du CRA de Menil-Amelot est aussi une mobilisation qui s’inscrit dans une histoire de luttes contre les frontières, et contre les centres de rétention légalisés en 1991. Elle est donc une lutte concrète qui permet de s’organiser collectivement contre la monté du fascisme, pour les droits des personnes sans papiers et contre la perte de nos libertés individuelles.

Cet appel s’inscrit dans la continuité d’une mobilisation initiée au printemps dernier par plusieurs collectifs luttant contre les lieux d’enfermement et pour la liberté de circulation et de séjour. Une manifestation a été organisée le 19 juin 2021 jusqu’au Mesnil-Amelot pour visibiliser le projet d’agrandissement et démontrer notre solidarité avec toutes les personnes retenues.

Nous sommes déjà plusieurs collectifs, associations et individus à réfléchir à cette mobilisation depuis quelques mois et nous souhaitons qu’elle puisse être la plus large possible. Cette assemblée est donc pensée comme un lieu de rencontre afin de nous coordonner, de partager nos idées et nos initiatives. Il ne s’agira pas d’être en accord sur tout, ni nécessairement d’organiser une action unitaire, mais plutôt de créer un espace de mobilisation au sein duquel plusieurs formes de lutte peuvent coexister et se coordonner.

Contre les frontières et les centres de rétention, mobilions-nous!

Des collectifs et des personnes en lutte




Source: Abaslescra.noblogs.org

Cet article a 3 ans. Le contenu et les informations peuvent être obsolètes. Dans le cadre de notre mission d'archivage, nous ne supprimons jamais les anciens articles pour documenter l'histoire du mouvement anarchiste au fil du temps.

À propos des arrestations suite à l’occupation de l’ENS

Publié le 2022-05-24 07:54:53

Dans la nuit du 13 au 14 mai 2022, l’amphi Dussane de l’Ecole Normale Supérieure a été occupé.



Si nous avons occupé Normale Sup dans la suite de ce mouvement d’occupations initié dans l’entre deux tours, c’est parce que cette institution est un des nombreux lieux où se produit et se reproduit une bourgeoisie étudiante et dont la mission est de sélectionner et de former l’élite des futurs serviteurs de l’État (la plupart des énarques sont d’abord passés par Normale Sup). C’est un des maillons qui construit cet élitisme qui empêche le brassage des histoires, des opinions, des représentations du monde, et qui devient de fait le meilleur terreau de la répression dans les facs, favorisant des lois spécifiquement répressives de gestion préventive des mouvements, comme celle que le gouvernement grec tente d’imposer depuis des mois, à savoir des casernes de police au sein même des universités.

Dès 6h du matin, pour éviter toute possibilité que l’occupation se pérennise et s’amplifie et empêcher la tenue de l’AG prévue à midi, les flics sont rentrés dans la salle occupée en défonçant la porte barricadée donnant sur les couloirs du bâtiment. Nous nous sommes donc regroupés dans la rotonde en nous accrochant les uns aux autres pour ne laisser personne seul à la merci des flics. L’un d’entre eux avait lâché un coup de gazeuse pour leur faciliter l’accès à la rotonde, ce qui lui a valu de se faire détester par ses collègues toussotants et pleurants.

Ils nous ont tous fait nous allonger, brandissant leurs matraques pour bien nous faire comprendre les conséquences d’un potentiel refus de nous plier à leurs ordres, et nous ont alors sorti un par un dans le couloir le plus proche pour procéder à la prise de nos identités et nous fouiller.

Parmi nous se trouvait une personne trans qu’ils ont particulièrement brutalisée parce qu’il ne correspondait pas au schéma normatif de ces abrutis, le faisant tomber au sol, le frappant et le faisant fouiller par une fliquette malgré ses protestations énoncées clairement sur le fait qu’il n’était pas une fille. Ce « traitement spécial » a duré jusqu’à la garde à vue où il a été placé dans une cellule de meufs et où il s’est pris multiples insultes – « Eh madame ! », « Ta gueule, t’es pas opéré » – et plusieurs coups. Et tout ça dans un comico tapissé d’affiches incitant à « dire NON aux violences faites aux LGBTQI+ » : quelles que soient les déclaration d’intention abstraites, la réalité de la répression obéit toujours aux mêmes logiques dégueulasses.

Les 22 personnes présentes ont toutes été interpellées et placées en garde à vue, et pour cela, ils ont eu besoin de déployer toute une armée de flics, de bacqueux, et même la brigade canine (pourquoi faire, à part l’exercice d’une menace et le besoin d’impressionner ?). On peut résumer cela ainsi : il y avait un chien policier, mais tous les autres étaient des porcs. Malgré ce déséquilibre numérique certain, nous étions quand même assez nombreux pour les emmerder : ils n’avaient d’autre choix que de nous dispatcher dans trois commissariats différents (Ve, XIIIe et XVe) et d’en relâcher la majeure partie le soir même – pour être précis, ils en ont gardé 4, relâchés 24h plus tard – pour faire de la place dans leurs geôles. Alors soyons toujours plus nombreux !

Quasiment tout le monde a gardé le silence durant les auditions, sous le regard blasé des OPJ – « vous aussi vous faite parti de la team rien à déclarer ? ». Les basses tentatives de mettre des noms sur les actes ont été a priori empêchées par le silence maintenu du début à la fin de l’interrogatoire. Les flics raconteront n’importe quoi pour faire craquer les gens, du mensonge pur et simple à l’énonciation des peines maximales encourues pour le délit duquel on se retrouve accusé, peines qui ne sont évidemment jamais appliquées. De toutes manières, quoi qu’ils en disent, la décision de ce qui nous arrive ne leur appartient pas.
N’oublions jamais que se taire face au flics protège tout le monde, alors ne cédons pas à leurs chantages.

Une grande partie d’entre nous a refusé la prise d’empreinte et d’ADN. Malgré cela, et pour cause, la nouvelle loi permettant de prendre les empreintes et des photos par la force si l’on encoure plus de trois ans d’emprisonnement (https://paris-luttes.info/quand-les-flics-prennent-tes-15982#nb1), certains se les sont faites prendre pas la force. Les niveaux de contraintes ont été divers selon les cas : l’un d’entre nous s’est fait frapper et Taser, 4 se sont fait menacer par des flics qui étaient visiblement dans des dispositions d’esprit de tortionnaires, leur pressant le Taser contre le flanc et prêts à leur écraser la tête sur le sol tout en les frappant. Il est à noter que certains sont néanmoins sortis sans les avoir données. Contrairement à l’histoire de Vincennes dont l’article est relayé plus haut, dans notre cas, aucun ADN n’a été pris de force. Cette pratique de refus est relativement large et diffuse, on a pu voir que d’autres gardés à vue refuser également de manière virulente la prise d’empreintes, y compris face aux menaces, coups et Tasers.

Malgré cette nouvelle loi, refuser la signalétique peut fonctionner, d’autant plus si tout le monde le fait, et résister à cela peut aussi permettre de leur faire perdre espoir pour prendre les photos et l’ADN, d’autant plus que la loi en question est censé ne concerner que la signalétique – empreintes digitales et palmaire et photos. D’autre part cette loi implique la menace de la coercition systématique mais n’implique pas nécessairement qu’ils aillent jusqu’au bout, ni que la contrainte soit d’une brutalité extrême, même si elle peut l’être dans certains cas. Elle implique à coup sûr de passer un mauvais moment, mais, comme ça a été le cas pour certains d’entre nous dont celui sur lequel ils se sont acharnés à coup de Taser, si nous restons déterminés à refuser, il se peut qu’ils n’arrivent à les prendre que très partiellement, ce qui n’est pas rien. Il nous paraît donc essentiel d’appeler tout un chacun à continuer de refuser ce fichage.

Le soir suivant les arrestations, un rassemblement a eu lieu devant le commissariat du Ve, ce qui a permis de recouper toutes les informations sur les personnes arrêtées et de ne laisser personne seul, isolé, dont on ignorerait la situation. Une fois de plus, l’individualisation et les tentatives d’isolement se sont trouvées enrayées par la prise en charge collective des première étapes de la défense.

Tout le monde est sorti sans convocation, mais restons sur nos gardes puisque l’enquête préliminaire pour « dégradation de bien classé en réunion » a été maintenue ouverte, des convocations pourrait être envoyées par courrier. Restons solidaires et n’allons pas aux convocations si elles nous invitent à nous faire auditionner par les flics, ils ne feront que chercher des éléments incriminants contre nous. Une convocation reçue par lettre postale, si elle n’est pas recommandée, ne constitue pas une obligation, ne pas nous y rendre ne constitue pas un délit.

La lutte continue !

Les gavés de l’ENS

Contre la construction d'une extension du CRA au Mesnil-Amelot, organisons-nous !

Publié le 2022-05-26 07:04:09

L’État prévoit l’ouverture d’un nouveau Centre de Rétention Administratif (CRA) de 64 places au Mesnil-Amelot. La première réunion publique entre collectifs et personnes opposés à ce nouveau projet et à l’enfermement des étranger.es, qui a eu lieu en mars dernier, a lancé une dynamique de mobilisation qu’il faut maintenant intensifier : ce sont des milliers de personnes en plus qui passeront en CRA tous les ans si ce projet est mené à bien. Nous appelons ainsi à une deuxième AG publique entre collectifs et personnes en lutte contre ce projet d’extension.



L’État prévoit l’ouverture d’un nouveau Centre de Rétention Administratif (CRA) de 64 places au Mesnil-Amelot. La première réunion publique entre collectifs et personnes opposés à ce nouveau projet et à l’enfermement des étranger.es, qui a eu lieu en mars dernier, a lancé une dynamique de mobilisation qu’il faut maintenant intensifier : ce sont des milliers de personnes en plus qui passeront en CRA tous les ans si ce projet est mené à bien. Nous appelons ainsi à une deuxième AG publique entre collectifs et personnes en lutte contre ce projet d’extension.
Nous appelons à nous réunir le 2 juin à 18h30, dans la salle « petit congrès » à l’annexe Varlin de la Bourse du Travail de Paris, au 85 rue charlot.

Les centres de rétention administrative (CRA) servent à enfermer des personnes qui n’ont pas les bons papiers, dans l’attente de leur expulsion. Les motifs d’enfermement sont divers : déboutés de l’asile ou ayant eu des refus de titres de séjour, personnes interpellées à la frontière, dans la rue ou au travail, sortant.e.s de prison … Toutes ces personnes partagent le fait de ne pas avoir eu les bons papiers au moment de croiser les services de la Préfecture. Ces centres de rétention se situent au croisement des logiques de privation de liberté et d’expulsion. En effet, ils sont pensés comme l’anti-chambre de l’expulsion mais sont avant tout des espaces d’enfermement et de tri, des personnes avec les bons ou les mauvais papiers.

Depuis la Loi Asile et Immigration de 2018, la durée maximale de rétention a été doublée, à 90 jours, soit 3 mois, dans des conditions particulièrement horribles, afin que les préfectures aient plus de temps pour tenter d’expulser les personnes détenues en CRA. L’État enferme donc plus et plus longtemps.

Pour mener à bien cette politique raciste, le gouvernement a besoin de nouveaux lieux d’enfermement. Alors il construit toujours plus de CRA.
Deux nouveaux Centres de Rétention sont actuellement en construction : à Bordeaux et à Olivet (près d’Orléans), et deux extensions vont être réalisée à Coquelles (près de Calais) et Lesquin (près de Lille). A Lyon, un nouveau CRA vient d’ouvrir en Janvier 2022. Sous Macron, le nombre de places dans les CRA de métropole est ainsi passé de 1 490 en 2017 à 1 946 fin juin 2021. Soit une hausse de 30 % en cinq ans. Et l’objectif du gouvernement est d’atteindre 2 200 places d’ici décembre 2025.

Le CRA du Mesnil-Amelot, au nord de Paris, proche de l’aéroport de Roissy, est le plus grand CRA de France : les préfectures peuvent y enfermer au maximum 240 personnes. En 2020, près de 2000 personnes y ont été détenues et parmi elles, 40 % ont été expulsées. Il s’agit aussi du seul CRA où se trouve un bâtiment pour femmes et familles, et régulièrement des enfants en très bas âge y sont enfermés avec leurs parents.

Au Mesnil-Amelot, ce sont soixante-quatre nouvelles places qui seront créées sur un autre site, à quelques minutes en voiture du CRA existant, juste en face des pistes de l’aéroport.

Le contexte politique ambiant ne laisse présager qu’une dégradation de la situation, particulièrement pour les personnes sans titre de séjour et leur proches. La mobilisation contre l’extension du CRA de Menil-Amelot est aussi une mobilisation qui s’inscrit dans une histoire de luttes contre les frontières, et contre les centres de rétention légalisés en 1991. Elle est donc une lutte concrète qui permet de s’organiser collectivement contre la monté du fascisme, pour les droits des personnes sans papiers et contre la perte de nos libertés individuelles.

Cet appel s’inscrit dans la continuité d’une mobilisation initiée au printemps dernier par plusieurs collectifs luttant contre les lieux d’enfermement et pour la liberté de circulation et de séjour. Une manifestation a été organisée le 19 juin 2021 jusqu’au Mesnil-Amelot pour visibiliser le projet d’agrandissement et démontrer notre solidarité avec toutes les personnes retenues.

Nous sommes déjà plusieurs collectifs, associations et individus à réfléchir à cette mobilisation depuis quelques mois et nous souhaitons qu’elle puisse être la plus large possible. Cette assemblée est donc pensée comme un lieu de rencontre afin de nous coordonner, de partager nos idées et nos initiatives. Il ne s’agira pas d’être en accord sur tout, ni nécessairement d’organiser une action unitaire, mais plutôt de créer un espace de mobilisation au sein duquel plusieurs formes de lutte peuvent coexister et se coordonner.

Contre les frontières et les centres de rétention, mobilions-nous !

Des collectifs et des personnes en lutte

Dawsonville (USA) : Une maison en lien avec Dodd Drilling vandalisée

Publié le 2022-05-26 07:04:10

24 mai 2022
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Scenes from the Atlanta Forest / lundi 16 mai 2022

Au premières heures de lundi, une maison en lien avec l’entreprise Dodd Drilling a été taguées avec des slogans comme « Dodd Drilling, dehors», « Stop Cop City » et « Laissez tomber l’Atlanta Police Department ».

Aux connards de Dodd Drilling : lundi dernier, un bulldozer avec votre logo a forcé son chemin dans la forêt de Weelaunee et il a laissé derrière lui une traînée de destruction long d’une trentaine de mètres. Les défenseur.euse.s de la forêt on répondu rapidement, avec des pierres et de la rage, mais les dégâts étaient déjà faits.
Malgré l’absence de permis, vous avez laissé que la police d’Atlanta utilise votre matériel pour intimider et blesser la forêt et ses habitant.e.s. Aujourd’hui, vous savez ce que c’est d’avoir son propre espace envahi. Vous êtes venu chez nous, du coup nous sommes venu.e.s chez vous. Toutes les forêts sont connectées – votre propriété privée n’est pas si privée que vous le pensez. Nous exigeons que vous restez en dehors de la forêt de Weelaunee et que vous arrêtez de travailler avec la police d’Atlanta et les entreprises qui ont des contrats pour construire le centre d’entraînement policier « Cop City ».
A tous les autres qui pourraient soutenir la Cop City : cela pourrait coûter plus cher que ce que vous pensez, d’un point de vue financier ou autre. De nombreuses créatures tiennent profondément à cette forêt et sont prêtes à la défendre. Chaque partenaire de la police d’Atlanta ou chaque entrepreneur qui a des contrats pour le centre d’entraînement « Cop City » est notre ennemi et notre cible potentielle.
Aux autres parties intéressées : l’adresse principale de l’entreprise Dodd Drilling est une maison dans un lotissement, dans un cul de sac, au 64 Timber Walk, Dawsonville (en Géorgie). Le jardin arrière comprend une belle forêt, facile à visiter.
La forêt de Weelaunee n’est pas en train de mourir ; elle est en train de se faire tuer et ceux qui sont en train de la tuer ont des noms et des adresses. On peut trouver une liste des méchants d’Atlanta sur le site stopreevesyoung.com

Quelques fées* (sexy) des forêts

* Note d’Attaque : le mot fairy, littéralement « fée », est aussi utilisé comme insulte à l’encontre des homosexuels, genre « tapette ».




Source: Attaque.noblogs.org

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Mont-de-Marsan : La décision sur la libération de Claudio reportée au 21 juin

Publié le 2022-05-26 07:04:11

24 mai 2022
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Claudio Askatu / lundi 23 mai 2022

Lors de l’audience qui a eu lieu à la Cour d’appel de Mont de Marsan, concernant l’appel contre la décision du tribunal de retarder de 5 ans supplémentaires la libération de Claudio Lavazza, le tribunal a décidé de fixer la date du rendu de sa décision au 21 juin prochain.

Face à cette décision, la campagne de solidarité avec le compagnon reste d’actualité !
On veut que Claudio rentre à la maison !




Source: Attaque.noblogs.org

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Comté de Lane (USA) : Des véhicules de construction vandalisés

Publié le 2022-05-26 07:04:11

24 mai 2022
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Scenes from the Atlanta Forest / jeudi 19 mai 2022

Des véhicules de construction vandalisés dans le comté de Lane, en solidarité avec les défenseur.euse.s de la forêt, à Atlanta

Au cours, environs, du dernier mois, de nombreux véhicules de construction (on a perdu le compte) ont eu leurs vitres brisées, dans d’ainsi-dit comté de Lane [comté de l’État de l’Oregon, dont le chef-lieu est Eugene ; NdAtt.]. Des nombreux autres seront brisées dans le futur. Ces actions sont menées en solidarité avec les défenseur.euse.s de la forêt, dans l’ainsi-dite ville d’Atlanta, Géorgie.

Ce n’est pas seulement la Cop City [le futur centre d’entraînement de la police, qui devrait être construit comme une ville factice, à la place de la forêt qui côtoie Atlanta ; NdAtt.] qui doit être arrêtée, mais tous les chantiers de construction, partout. Les projets de construction, où qu’ils soient, sont une menace pour les êtres vivants, partout. Nous ne nous arrêterons pas, tant qu’il n’y aura plus de vitres à briser ou des pelleteuses en état de fonctionner. Défendons la forêt !




Source: Attaque.noblogs.org

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Olympia (USA) : Quatre églises anti-avortement attaquées

Publié le 2022-05-26 07:04:12

24 mai 2022
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Puget Sound Anarchists / dimanche 22 mai 2022

La nuit dernière, nous avons vandalisé quatre églises anti-avortement, à Olympia. Toutes ces églises ont des liens avec des « centres d’aide à la grossesse », des cenres anti-avortement, de fausses cliniques, religieuses, qui manipulent des personnes, pour la plupart pauvres, pour qu’elle aient et gardent des enfants dont elles ne veulent pas ou pour lesquels elles ne sont pas prêtes, pour qu’elles épousent la personne qui les a mises enceinte, peu importe que cette relation soit saine ou non. Les centres d’aide à la grossesse relèvent de l’exploitation et leur but est de soutenir la famille patriarcale, un lieu important de violence contre les femmes, les queers et les enfants.

Aux premières heures de dimanche matin, une église mormone, l’église du Calvaire, l’église de Harbor et l’église catholique St. Michael ont toutes reçu un lifting. Nous avons jeté de la peinture rouge sur les entrées et laissé des messages comme « Si les avortements ne sont pas sûrs, alors vous ne l’êtes pas non plus », « Avortons l’église » et « Dieu aime l’avortement ».

Même s’il est probable que l’avortement reste légal dans l’ouest de l’État de Washington, même après l’annulation de l’arrêt Roe vs. Wade*, il y a toujours des ennemis locaux qui font tout ce qui est en leur pouvoir pour le rendre aussi difficile et inaccessible que possible. Ces églises sont terrifiées par le fait que des gens exercent une autonomie sur leurs corps – qu’il s’agisse d’avorter lors de grossesses non désirées, de prendre des hormones/de subir une intervention chirurgicale pour affirmer son genre ou encore de baiser avec qui on veut – car elles ont besoin de la hiérarchie rigide de la famille, en tant qu’unité de contrôle fondamentale. Ce n’est pas être conspis de dire que l’église mormone, l’église catholique et toutes les autres qui punissent l’avortement et récompensent le mariage sont des cultes patriarcaux d’abus sexuel. Depuis le début, l’église a cherché à contrôler et à détruire toute impulsion vers le plaisir et l’autodétermination.

Même si un petit tag n’est qu’un geste minimal dans la guerre contre le contrôle religieux patriarcal, nous voulons souligner le fait qu’il est facile et amusant d’attaquer. Nos ennemis sont vulnérables et faciles à trouver. En agissant, nous apprenons à agir, en attendant, nous apprenons seulement à attendre. Le secret est de commencer par de vrai. A Olympia, au 135 Lilly Road NE, il existe une fausse clinique anti-avortement, appelée Options Pregnancy Clinic. Son site internet contient la liste des personnes qui l’ont financée, y compris Guild Mortgage, Molina Healthcare, Howard’s Cleaners, Shocking Difference Electrical Contractor, Interstate Batteries, Tumwater Automotive, Timberland Bank, Nichol’s Trucking, Olympia Federal Savings Bank et Kiley Juergens Wealth Management. Chacune de ces sociétés devrait être considérée comme responsable de la violence des accouchements forcés.

Nous faisons écho aux mots de certaines putes folles d’il y a plus de dix ans, quand nous disons que nous ne demandons pas le droit de choisir, mais que nous prenons dans nos mains la possibilité d’interrompre une grossesse. Que nous ne demandons pas que les publicités ou les médias cèdent aux caprices des personnes transgenres, mais que nous arrachons au contrôle des médecins les outils permettant de modifier notre corps. Que nous ne faisons pas appel au pouvoir de l’État pour mettre fin à la violence patriarcale, mais que nous menaçons : « Si les avortements ne sont pas sûrs, alors vous ne l’êtes pas non plus ».

Pour la joie, le plaisir et l’autodétermination,

Jane’s Revenge
Cellule en mémoire de Bo Brown**

Notes d’Attaque :
* Arrêt de la Cour suprême, de janvier 1973, qui légalisait de facto l’avortement dans tous les États-Unis (plus précisément, l’arrêt déclarait que les lois anti-avortements alors en vigueur dans la plupart des États étaient en contradiction avec le 14me amendement de la constitution américaine). La Cour suprême serait sur le point de l’annuler, ce qui laisserait à chacun des cinquante États le choix de légaliser (et comment) l’avortement ou (plus probablement, dans des nombreux cas) de l’interdire.
** Bo (né Rita D.) Brown, lesbienne « butch », révolutionnaire et membre de la George Jackson Brigade. Elle a passé huit ans en prison pour sa participation à la GJB, notamment pour des braquages de banques (elle était connue par le public comme « the gentleman bank robber »).




Source: Attaque.noblogs.org

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Ñuñoa (Chili) : Une attaque contre l’entreprise Fullclean Security

Publié le 2022-05-26 07:04:13

24 mai 2022
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Noticias de la guerra social / dimanche 22 mai 2022

Une attaque contre la société Fullclean Securityn, dirigée par l’ex-policier mutilateur Claudio Crespo

Nous avons attaqué avec de l’explosif l’entreprise de sécurité privée de Claudio Crespo Guzmán, ex-flic, mutilateur, cocaïnomane et membre des groupes de choc du fascisme au Chili !

La nuit du vendredi 20 de ce Mai Noir, nous nous sommes allés à la Fullclean Security, dans la calle Roman Diaz n° 2161, à Ñuñoa [ville huppée de la banlieue est de Santiago ; NdAtt.], pour harceler ce mercenaire qui, impossibilité de continuer à réprimer en uniforme, a créé une entreprise privée, de façon à avoir une manière de substitution d’exercer le pouvoir et le contrôle.

Dans ce lieu, on peut voir que les agences de maintient de l’ordre, qu’elles soient étatiques ou privées, entretiennent une relation nécessaire à la perpétuation de leurs privilèges et de leur autorité. Les activités répressives sont une partie essentielle de son mécanisme d’approbation, de ce fait, il n’existe pas et jamais n’existera un État qui n’emprisonne pas, ne mutile pas ou n’assassine pas celles/ceux qui s’interposent sur son chemin de dévastation et de violence permanente. Ces actes correspondent à la continuité d’une politique étatique qui transcende les gouvernements en place, qu’ils soient de droite, de gauche, plurinationaux ou conventionnels. Il n’y a pas besoin de faire de différences entre les dirigeants de la mafia : toute autorité est également mauvaise.

Face à cette réalité répressive, nous nous solidarisons, de manière combative, avec le prisonnier subversif Marcelo Villarroel, qui se trouve encore en prison seulement à cause des condamnations émises par la justice militaire, héritage du dictateur Pinochet et perpétuées par les gouvernements et les gestionnaires intellectuels de la démocratie, y compris ce qui reste du gouvernement Boric. Nous appelons à l’agitation, du 23 au 30 mai, pour la liberté de notre compagnon.

Parce qu’un feu puissant n’est que la continuation d’une petite étincelle, cette action va à la mémoire de notre frère et compagnon Mauricio Morales, dont les idées et les pratiques de liberté continuent à être une bombe contagieuse.

Nous saluons les compas qui, dans les lycées et les rues, gardent en vie le combat pour la liberté, en méprisant, par le feu et la désobéissance, l’espoir dans les institutions.

Une accolade fraternelle et révolutionnaire à Pato Gallardo, combattant infatigable qui est décédé ces jours-ci, en laissant une histoire engagée de lutte, pendant la dictature et la démocratie.

Salutations et liberté pour nos prisonnier.e.s.

Nous sommes en colère et nous sommes à bout de patience ; ne dites pas que nous sommes peux, dites que nous sommes.

Nous envoyons des salutations et de la force aux groupes La Negra Venganza, Grupo Autónomo Revolucionario del Maule, Grupo de Respuesta Animal, Fracción Autonómica Cristián Valdebenito, Células Revolucionarias Nicolás Neira, Célula Anticapitalista Simón Radowitzky, ainsi qu’à ceux/celles qui persistent dans l’attaque partout dans le monde.

Nouvelle Subversion
La liberté ou la mort

Cellules révolutionnaires Mauricio Morales

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Note de Noticias de la guerra social :

La nuit du 20 mai 2022, une forte explosion a réveillé les habitants de la commune de Ñuñoa. Le bruit provenait de l’entreprise Fullclean Security, dans la calle Román Díaz n° 2161.

Cette innocente entreprise est la propriété de Claudio Crespo, un policier bien connu qui a participé à une série de mutilations des yeux, pendant la révolte de 2019, dont la cécité complète causée à Gustavo Gatica.

L’appareil n’a pas causé de dommages structurels ni de blessés et du personnel de l’OS-9 et de Labocar est rapidement arrivé sur les lieux, où il a trouvé des morceaux de câbles, des minuteries et une batterie. Le Parquet Sud [le parquet en charge du sud de la métropole de Santiago, spécialisé aussi dans l’antiterrorisme ; NdAtt.] a pris en charge l’enquête, et jusqu’à présent il n’y a eu aucune arrestation.

Peu après, les Cellules révolutionnaires Mauricio Morales ont revendiqué l’attaque, par un e-mail.




Source: Attaque.noblogs.org

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Saint-Nazaire (Gard) : La cabane des chasseurs vandalisée

Publié le 2022-05-27 07:26:14

25 mai 2022
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Midi-Libre / mercredi 25 mai 2022

Samedi matin, les chasseurs de la société de chasse de Saint-Nazaire se sont réunis au cabanon des chasseurs pour constater les dégâts subis quelques jours auparavant. La toiture a été cassée, les vitres brisées, des chaises ont été brulées.

Ce n’est pas la première fois que le cabanon subit de telles violences, les chasseurs se sont réunis pour panser les plaies mais ils se sentent un peu désabusés par un tel manque de civisme de la part de quelques individus non respectueux.
La société de chasse a déposé plainte auprès de la gendarmerie […].




Source: Attaque.noblogs.org

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Saint-Étienne : Vitrine brisée à la permanence du député macroniste

Publié le 2022-05-27 07:26:15

25 mai 2022
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Le Progrès / mercredi 25 mai 2022

Jean-Michel Mis (Ensemble ! majorité présidentielle) a découvert ce mercredi matin les vitres de sa permanence brisées.


Ce n’est pas la première fois que Jean-Michel Mis fait l’objet d’attaques. Mais jusque-là, les auteurs s’en étaient tenus aux mots, avec plusieurs épisodes de menaces de mort. Ce mercredi matin, ce sont des actes de vandalisme qui ont atteint la permanence de campagne du député Renaissance, candidat à sa succession sur la deuxième circonscription de la Loire.

La vitre du local, situé 15 avenue de la Libération à Saint-Étienne, a été « totalement brisée, sans qu’on sache pour le moment si cela s’est produit sous l’effet d’une pierre ou d’un autre projectile ou si ce sont des coups violents qui ont été portés », précise le député de la majorité présidentielle par téléphone, alors que la police technique et scientifique est sur les lieux pour réaliser ses relevés.

« Nous sommes partis du local mardi à 19 heures et avons découvert les faits ce mercredi à 9 heures, cela s’est donc produit dans la nuit. » Le député de la Loire compte porter plainte […].




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Prison de Parc (UK) : Une contribution du compagnon Toby Shone pour une initiative anticarcérale

Publié le 2022-05-27 07:26:16

25 mai 2022
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Dark Nights / samedi 21 mai 2022

Une contribution du compagnon anarchiste Toby Shone pour une initiative anticarcérale, reportée, dans le cadre de la Campagne contre la répression, de Bristol

Cette déclaration de Toby Shone sur l’abolition des prisons a été enregistrée et puis transcrite depuis la prison de Parc, Bridgend, dans le Pays de Galles. Il s’agit de sa contribution à un débat sur l’abolition des prisons, organisé par la Campagne contre la répression, de Bristol, qui devait se tenir le 8 mai 2022, mais qui a été reporté à une date ultérieure, à définir.

Bonjour à tou.te.s.
C’est Toby Shone. Je suis un anarchiste emprisonné à la prion de Parc, gérée par la société G4S. Il s’agit d’un camp d’esclavage qui enferme 1 800 hommes, dans le sud du Pays de Galles, géré par cette multinationale de la sécurité, dans le cadre d’un contrat avec le gouvernement pour fournir une main-d’œuvre bon marché à des entreprises privées.

J’ai été capturé par la police anti-terroriste lors de l’opération Adream, en novembre 2020. Je tiens tout d’abord à vous remercier de votre écoute et de l’opportunité qui m’est offerte par la Bristol Anti-Repression Coalition. Des moments comme celui-ci brisent l’isolement que nous ressentons, en tant que prisonnier.e.s, et ils nous donnent également une chance de participer et de nous exprimer. Il y a de nombreuses raisons de s’opposer aux prisons et au système judiciaire actuel et, en tant qu’anarchiste, je ne peux pas séparer la lutte anticarcérale de la lutte contre l’État et la civilisation ; je vais y revenir après. Mais maintenant, je vais faire un bref compte-rendu de certaines des luttes collectives à l’intérieur des prisons.

En étant ici, je n’ai jamais essayé de cacher mes idées et à cause de cela j’ai été l’objet de beaucoup d’intimidations et d’une surveillance accrue de la part de l’État, mais je n’ai jamais reculé. Les prisons, au Royaume-Uni, sont pour la plupart sales et surpeuplées, elles manquent de ressources fondamentales, elles sont dégradantes et en ruines.

A Londres, j’ai été détenu dans une prison dans la prison, aux côtés de djihadistes, de mafieux russes, italiens et ukrainiens, de membres de bandes de quartier en guerre entre elles, de blanchisseurs d’argent de haut niveau, etc. En général, nous nous entendions tous bien, malgré des niveaux élevés de violence et une moyenne d’un décès ou un suicide par mois. Là-bas, on avait une buanderie où on pouvait se rencontrer, jouer aux cartes et discuter. Nous échangions des livres et des idées, ainsi que nos espoirs et nos peurs. Et à cause de cet espace social, l’administration de la prison a décidé de fermer notre buanderie et de la déplacer en dehors de notre aile. Du coup, nous avons mené une petite lutte pour la garder ouverte, ce qui a crée une certaine unité entre tous les groupes, on a recueilli 200 signatures pour notre pétition, et en plus presque tous les hommes du quartier H l’ont signée. Cela peut sembler une lutte mineure, mais en prison tout, même ce qui est petit, prend une importance énorme, parce qu’on n’a presque rien d’autre que sa dignité et on est les seul.e.s à pouvoir la laisser tomber. Et il est important pour notre décence d’avoir des vêtements, des draps de lit, des taies d’oreiller, etc., propres. Et si la buanderie allait être déplacée hors de l’aile, cela ne pouvait plus être garanti et personne ne voulait se faire voler ou abîmer ses vêtements, car il est presque impossible d’en avoir d’autres. Et cela aurait signifié aussi que nous aurions dû faire face à l’impossibilité de laver nos vêtements plus d’une fois par semaine et ce, même si le système fonctionnait correctement. En pratique, en prison, rien ne fonctionne comme il devrait et c’est prévu comme-ça, pour rendre la vie le plus difficile possible. Il suffit de dire que notre pétition a été complètement ignorée par les autorités et que le détenu responsable de la buanderie a perdu son boulot et a été transféré de prison, comme une sorte de punition parce qu’on lui reprochait de semer le trouble. Dans les prisons, les administrations ont très peur de tout ce qui peut remettre en cause leur pouvoir, même un petit peu. Nous devons considérer positivement ces luttes intermédiaires, mais nous ne devons jamais abandonner nos positions.

Quand j’ai été transféré à Bristol, nous avons pu mettre en place un comité informel de prisonniers de l’aile G, en dehors de toute structure officielle de médiation, étant donné qu’en prison il y a des rôles désignés pour les représentants, qui alimentent le système. Dans notre groupe informel, on parlait et on jouait aux cartes. On a réussi à obtenir une table pour nous asseoir – même de petites choses comme celle-ci sont vues comme subversives. Nous avons contribué à améliorer la situation dans l’aile la plus violente de la prison, en essayant d’empêcher les agressions et de décourager le flux de drogue synthétique. L’une des premières choses que l’on remarque en prison, c’est le niveau élevé de drogues et de médicaments, qui aident le système à maintenir les prisonniers dociles. Pendant la pandémie, il était clair que la seule façon pour les drogues de se frayer un chemin jusqu’aux couloirs, c’est par le biais du personnel lui-même. Du coup, nous avons changé l’atmosphère de l’aile G, en favorisant une cohésion entre les différents groupes de prisonniers et nous l’avons fait simplement grâce à nos amitiés.

Mais la façon principale est de favoriser la conscience de classe, l’entraide et la solidarité et cela doit être fait sans aucune forme d’arrogance ni signe de faiblesse. Les anarchistes emprisonné.e.s ont la responsabilité d’agir avec cohérence, sinon personne ne les prendra au sérieux et sur le long terme ils/elles nuiront à notre mouvement. Dans notre comité informel, nous nous sommes exprimés contre le racisme, et parmi les prisonniers de l’aile et parmi le personnel de la prison. Nous avons demandé de l’eau chaude et du chauffage, car nous n’avions ni l’une ni l’autre, pendant les mois les plus froids, de janvier à mars, et nous avons partagé des livres au sein de notre groupe. J’ai pu parler du Rojava, de la guerre civile espagnole et du mouvement anarchiste contemporain, faire des comparaisons, des critiques et lancer des discussions sur l’insurrection anarchiste et les luttes sociales en général. Au final, nous avons rédigé un texte qui dénonçait le racisme du personnel de la prison de Bristol, bien illustré par le Senior officer des matons de notre aile et par sa manière de traiter les Asiatiques du deuxième couloir. A cette époque, je recevais déjà des menaces de mort de la part d’un autre Senior officer, cela en raison de mes opinions révolutionnaires et du fait que je ne me repente pas. Cette situation a attiré le regard des médias locaux et, comme forme de vengeance, j’ai été transféré à la prison de Parc (toujours gérée par G4S).

La dispersion est un outil utilisé pour isoler les radicaux.ales emprisonné.e.s. Notre dernier texte a montré l’évolution et la pensée de notre comité, dans un laps de temps très court. C’est un appel à une réunion nationale sur les prisons et sur la nécessité de s’opposer au nouveau plan de construction de prisons. En prison il y a tout le temps des protestations individuelles et de petits groupes, à propos des conditions de vie et des problèmes des détenus et ici il faut être solide pour survivre, sinon on ne s’en sort pas. On souffre, et c’est pourquoi nos communautés de résistance doivent se préparer à la prison, pour ne pas être intimidé.e.s ou accablé.e.s ou encore, dans le pire des cas, se retourner les un.e.s contre les autres. Déjà, nous devons choisir nos compas et nos affinités en fonction de nos propres choix et parcours. La rébellion doit devenir notre réalité quotidienne, à l’intérieur et à l’extérieur, dans la mesure de nos propres capacités. Mais nous ne devons pas commettre l’erreur de chercher un nouveau sujet révolutionnaire à l’intérieur des murs des prisons. Tout comme à l’extérieur, de nombreux prisonnier.e.s coopèrent volontiers avec l’ennemi, se rabaissent eux/elles-mêmes et font partie d’une hiérarchie insidieuse, imposée par des coups de pression, par la délation, l’intimidation et la violence.

Notre rôle ici est de garder notre critique, sans commettre le même genre d’erreurs que les libéraux ou les socialistes. L’intérieur d’une prison est un microcosme de la communauté dehors. Des luttes intermédiaires sont nécessaires pour obtenir des avancées, mais nous ne pouvons pas en rester là, nous devons continuer à combattre. Nous devons dépasser les pièges réformistes et les luttes pour un but unique, qui ne mènent nulle part et qui sont tous trop faciles à récupérer par l’État, qui cherche toujours à résoudre les contradictions qu’il génère lui-même. Il ne suffit pas de viser l’abolition des prisons. Notre monde tout entier ressemble de plus en plus à une immense prison, où nous sommes tou.te.s enfermé.e/s. Emprisonné.e.s et aliéné.e.s dans nos maisons, dans nos emplois, dans nos relations et nos familles. Nous sommes asservi.e.s par des appareils électroniques, par nos habitudes de consommation, par des désirs fabriqués de toutes pièces et de faux choix dictés par des applis de style de vie et une vie dématérialisée. Nous vivons dans une société-prison. Du coup, je pense que nous devons aller plus loin et détruire la société, qui est la racine de la maladie. Cette civilisation est en tension entre la sur-socialisation et l’atomisation solitaire. Nous devons créer une insurrection sociale vers la révolution permanente – pour les gens, les animaux et la terre.

En conclusion, je reconnais que ce que vous entendez là n’est pas nouveau, mais cela reste essentiel à transmettre et je vous remercie pour votre temps et votre attention.

Enfin, je tiens à exprimer mes remerciements à tou.te.s celles/ceux qui ont participé au rassemblement devant le tribunal de Bristol, pour mon audience pour l’Ordonnance de prévention du crime, le 6 mai, et à tou.te.s ceux/celles qui sont venu.e.s dans la salle d’audience. Ça a été vraiment bien de vous voir tou.te.s. Et je veux aussi remercier toutes les personnes qui ont participé aux rassemblements avec feux d’artifice devant la prison de Bristol. Je veux vous remercier – vous tou.te.s – et je sais que la meilleure solidarité est la continuation de la lutte. Le fait de voir le fourgon de police en feu et le poste de police détruit, pendant les émeutes de Bristol, l’année dernière, nous a provoqué une joie indicible, à moi et aux autres prisonniers des cachots de la prison londonienne de Wandsworth !




Source: Attaque.noblogs.org

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Italie : Des nouvelles du procès Scripta Manent et transfert d’Alfredo

Publié le 2022-05-27 07:26:17

26 mai 2022
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Il Rovescio / jeudi 26 mai 2022

Aujourd’hui, 25 mai, a eu lieu l’audience en Cassation du procès Scripta Manent. Le procureur général a annoncé le rejet de toutes les requêtes (celles de l’accusation et de la défense), exception faite pour le crime de massacre indiscriminé, pour lequel il a demandé un renvoi à la Cour d’appel, afin qu’il soit requalifié en « massacre indiscriminé politique » (et pas «  massacre indiscriminé commun »). L’audience a été renvoyé au 27 juin, pour les plaidoyers de la défense et la sentence définitive.

Entre-temps, aujourd’hui est arrivée la nouvelle du transfert d’Alfredo dans la prison de Bancali-Sassari. Comme on le sait, Alfredo a été soumis au régime pénitentiaire 41 bis.

La nouvelle adresse pour lui écrire est :
Alfredo Cospito
Casa Circondariale di Sassari “Giovanni Bachiddu”
Strada provinciale 56, n. 4
Località Bancali
07100 – Sassari (Italie)




Source: Attaque.noblogs.org

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Séville: CSOA la Leona expulsé illégalement par la force et sans décision de justice

Publié le 2022-05-28 07:28:43

Séville: CSOA la Leona expulsé illégalement par la force et sans décision de justice

Après plusieurs mois de travail collectif et quelques semaines très intenses de préparation de l’espace, le jeudi 19 mai, il était enfin temps de le rendre public et d’ouvrir l’espace à toustes celleux qui voulaient s’approcher et s’impliquer. De nombreuses personnes sont venues manifester leur soutien et leur joie. Il y avait enfin un centre social autogéré et squatté à Séville, après tant d’années.

Nous n’avons pas perdu notre sang-froid lorsque la police s’est approchée, car nous étions prêtes à faire face à la situation, avec une centaine de personnes à proximité, avec l’assemblée bien organisée et unie, incluant une médiatrice et une avocate. Nous avons dit à la police que nous occupions le bâtiment depuis des semaines et qu’il leur faudrait une ordonnance du tribunal pour nous expulser, ce qu’ils n’avaient évidemment pas.

Après avoir passé des heures devant les portes, vers 22 heures, un officier a demandé à parler aux camarades à l’intérieur. C’est alors que la déception est devenue évidente : les policiers ont mis leurs casques, ont pris une posture agressive et se sont dirigés vers la porte. Ils nous ont repoussés sans ménagement, jusqu’à ce que nous soyons dans une position où il était impossible de voir ce qu’ils faisaient aux camarades à l’intérieur. Alors, devant tout le monde sur le trottoir, et devant les nombreuses caméras de téléphones portables qui enregistraient et filmaient tout ce qui se passait, ils ont ouvert la porte de force, avec une grande violence. Lorsqu’ils sont entrés, en les menaçant avec des tasers, ils ont forcé des camarades à s’allonger sur le sol pour les identifier plus tard et les forcer à sortir.

Cerise sur le gâteau de la série de règles qu’ils enfreignaient, la moitié des flics ne portaient pas de badges d’identification, parce que « s’il y a un feu, ça brûle » ou parce que « je l’ai fait tomber », entre autres excuses regrettables. Ils ont refusé de s’identifier, et ont dit à l’avocate que nous devions attendre de recevoir le rapport de police officiel (qui ne nous a jamais été remis).

Ils ont donc mis fin à l’espace qui venait de naître, dans un bâtiment abandonné depuis neuf ans et auquel nous allions donner une nouvelle vie, comme vous pouvez le lire dans notre manifeste d’ouverture. Mais, comme nous l’avons dit à l’époque : Ils peuvent détruire les espaces, mais jamais les idées.

Si la colère et la frustration que nous ressentons face à cette situation sont énormes, nous ne sommes pas non plus surpris-es. Il est déjà courant dans notre ville que les puissants, et les agents répressifs qui les protègent, ignorent leurs propres lois. De nombreux espaces ont déjà été illégalement expulsés, dans le feu de l’action, sans ordre et de manière intimidante et violente. Nous savons déjà que la propriété privée est défendue au-dessus de tout et de toustes.

Tout cela ne fait que nous renforcer dans ce que nous faisons, ce que nous pensons et ce que nous sommes. Nous n’oublierons jamais le moment du déploiement de la banderole et de la lecture du manifeste, ni les nombreuses heures que des dizaines et des dizaines de personnes ont passées à défendre notre espace, leur espace. Continuons à squatter et à résister.

NOUS SOMMES DE RETOUR.

UN SQUAT PERDU, UNE AUTRE OUVERTURE !

J’AURAIS HONTE D’ÊTRE UN POLICIER !

DANS TA MAISON ET DANS TON QUARTIER, FÉMINISME LIBERTAIRE !

MORT À L’ÉTAT ET VIVE L’ANARCHIE !

CSOA La Leona
Calle Muñoz León 5, Séville, État espagnol
csoa_laleona [at] riseup [point] net
https://squ.at/r/8s0u
https://csoalaleona.wordpress.com/


Des squats dans la péninsule Ibérique:
État espagnol: https://radar.squat.net/fr/groups/country/ES/squated/squat
Catalogne: https://radar.squat.net/fr/groups/country/XC/squated/squat
Pays Basque: https://radar.squat.net/fr/groups/country/XE/squated/squat

Des groupes (centres sociaux, collectifs, squats) dans la péninsule Ibérique:
État espagnol: https://radar.squat.net/fr/groups/country/ES
Catalogne: https://radar.squat.net/fr/groups/country/XC
Pays Basque: https://radar.squat.net/fr/groups/country/XE

Des événements dans la péninsule Ibérique:
État espagnol: https://radar.squat.net/fr/events/country/ES
Catalogne: https://radar.squat.net/fr/events/country/XC
Pays Basque: https://radar.squat.net/fr/events/country/XE


CSOA la Leona, le 20 mai 2022 https://csoalaleona.wordpress.com/2022/05/20/desalojo-ilegal-de-csoa-la-leona-sin-orden-judicial-y-mediante-la-fuerza/
Freedom News, le 27 mai 2022 https://freedomnews.org.uk/2022/05/27/spain-cops-raid-and-evict-lion-social-centre/