Vive l'Anarchie - Semaine 21, 2023

Sommaire

Arrestation franco italienne de Greg

Publié le 2023-05-26 05:35:04

Greg est en prison suite à un mandat d’arret européen



Mardi 23 mai 2023, notre ami et compagnon Greg, sous le coup d’un Mandat d’Arret Européen émis par l’Italie, a été interpelé en Haute-Vienne suite à contrôle de gendarmerie et placé rétention.
Il a été présenté aujourd’hui à des magistrats qui ont réclamé et obtenu son incarcération à la Maison d’Arrêt de Limoges, en attendant de statuer sur son extradition.
On fait notre maximum, d’abord pour lui, ensuite pour rendre publiques les infos qui doivent l’être. On revient vite avec ses mots et son numéro d’écrou.
On va la garder la rage.
Bisou bisou

Super glue contre super connards !

Publié le 2023-05-26 05:40:02

Dans la nuit du 4 au 5 mai à Toulouse, des dizaines d’exploiteurs du quotidien ont vu leurs serrures se remplir de colle et de tout ce qui nous est passé sous la main pour les boucher, histoire de rendre un peu la pareille à ceux qui nous pourrissent la vie tous les jours !

Agences d’interim qui nous forcent à taffer pour des salaires de misère en se remplissant bien les poches au passage, agences immobilières qui se gavent sur les toits qu’elles nous mettent sur la tête, huissiers qui nous foutent à la rue sans scrupules, parcmètre qui nous ponctionnent pour un bout de bitume, et banques… que l’on a plus besoin de présenter !Tous ceux là, si proches de chez nous, font tourner le capitalisme et son monde de misère basé sur le fric, l’écrasement des gens, la guerre et la domination.

Bon, mais l’avantage c’est que vu qu’ils sont partout, on peut les attaquer et avec peu de moyen !

Super glue contre super connards, ça s’inscrit dans le cadre de la semaine d’action autour du 1er mai pour se solidariser des blessé.es du mouvement et de sainte-soline, toustes victimes de la répression de l’État et de ses keufs. La répression a pour but de nous isoler et de casser les dynamiques de lutte. Contre ça, la meilleure réponse, c’est l’offensive. Intensifions nos combats pour que le bouillonnement actuel continue dans la rue, comme dans les champs, de jour comme de nuit, à peu ou à des milliers.

Continuons d’être le caillou dans la chaussure ou la colle dans la serrure ! Force à S, aux blessé.es de ces derniers mois, et à toutes celleux qui subissent les foudres de l’État !

Des colleurs et colleuses en colère

Dimanche 28 mai 15h30 : appel public à manifester devant le CRA de Vincennes

Publié le 2023-05-28 05:05:06

Au CRA de Vincennes, la police tue, la police assassine
Vendredi 26 mai, un retenu du Centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes a été retrouvé mort au petit matin par son compagnon de cellule.



CRA de Vincennes, la police tue, la police assassine

Vendredi 26 mai, un retenu du Centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, a été retrouvé mort au petit matin par son compagnon de cellule. Il s’était fait tabasser la veille et l’avant veille par les flics.

« Cela faisait une semaine qu’il était malade, qu’il demandait à aller à l’hôpital. L’infirmerie refusait et lui disait juste de prendre des dolipranes. Ici c’est comme ça. T’es jamais bien soigné. Pour voir un médecin, t’es obligé de gueuler, de te mettre en grève de la faim », explique un retenu.

« Les keufs l’ont tapé, tapé. Ils l’ont mis à l’isolement et là tu sais comment ça se passe. Il n’y a pas de caméra et les flics te frappent, te frappent… », poursuit-il.

Les flics l’ont ensuite ramené dans sa chambre jeudi. « Le soir, il avait du mal à respirer. Il me disait qu’il allait mourir. Il avait du mal à manger car ils lui ont cassé des dents. J’ai été à l’infirmerie pour lui, mais ils ne se sont pas déplacés, ils n’ont pas voulu venir le voir. Cela faisait un mois que je le connaissais, on s’entendait bien », raconte un autre retenu du CRA.

Les pompiers, dont l’accès au centre est régulièrement empêché par les flics, n’ont pas réussi à le réanimer. Les flics ont pris ses affaires, son téléphone et commencé à dire qu’il était mort d’une overdose. « Ils vont tout faire pour faire croire que c’est pas à cause d’eux. Mais nous on sait ce qui s’est passé », explique un autre retenu.
Dans ce qui est l’un des plus grands centres de rétention de métropole, l’impunité des keufs est telle qu’ils ont ensuite continué à provoquer les retenus : « Ce matin, nous on pleurait et la police rigolait ».

Quant à l’Assfam (Association service social familial migrants), l’association payée par l’État pour assurer un semblant d’accès au droit et justifier ses pratiques d’enfermement, elle nous a d’abord caché le décès en n’étant comme d’hab’« au courant de rien ». Même rengaine du côté de l’infirmerie du CRA, à qui nous avons régulièrement affaire pour de nombreux refus d’accès aux soins et de violences médicales.

La nouvelle de cette mort s’est rapidement propagée dans tout le CRA. Après ceux du bâtiment 1, ce sont les retenus des bâtiments 2A et 2B qui se sont immédiatement mis en grève de la faim. En fin d’après midi, des affrontements ont eu lieu entre les retenus du 2B et la police. Plusieurs personnes ont été blessées par les keufs, quatre ont été emmenées à l’isolement et deux ont décidé de se mutiler.

Un premier rassemblement de soutien a eu lieu vendredi en fin de journée. Environ 70 personnes ont gueulé contre les CRA, la PAF (police aux frontières) et les keufs en défilant le long des bâtiments afin de donner de la force aux personnes enfermées. De l’autre côté des murs et des barbelés, ça criait aussi.
Puis dans la nuit des tags « Vengeance pour M, tué par les flics au CRA de Vincennes », « CRA Assassin », « Vincennes – Plaisir, CRA en feu, keufs au milieu » ont fleuri sur les murs autour du CRA de Plaisir.

Ce n’est pas le premier mort en CRA, et il y en aura d’autres tant que les CRA existeront.

Tous les jours les retenu·es en CRA subissent la violence de l’enfermement et le stress d’une probable expulsion. Tous les jours, ils et elles subissent le racisme et les violences psychologiques, physiques et sexuelles des flics. Tous les jours ils et elles sont maltraité·es par l’équipe médicale.

Que brûlent les CRA, les frontières et la PAF avec !

rdv à 15h30 dimanche 28 mai devant le rer de Joinville-le-Pont pour soutenir la révolte

Réunion publique de l’Assemblée contre les CRA d’île-de-france, le mercredi 31 mai à 19h, place de la réunion à Paris.

Déjà paru sur AbaslesCRA

La mairie de Montreuil est fière d’avoir expulsé tou.te.s les « habitant.e.s sans contrat » du foyer Bara…

Publié le 2023-05-28 05:10:05

Le 3 juin le nouveau foyer Bara va être inauguré en grandes pompes par la mairie de Montreuil. Depuis quelques semaines cette dernière fait sa pub dans les rues de la ville sur de grandes affiches disant comment elle fière d’« accueillir dignement les travailleurs migrants ». C’est très énervant quand on sait que cette rénovation fut aussi synonyme d’expulsion des « habitant.e.s sans titres », de suppression de la cantine et d’augmentation du contrôle des résident.e.s. Alors, à quelque-un.e.s, on est allé.e.s recouvrir leur propagande avec le texte ci-dessous et quelques affiches qui rappellent entre autres comment ces pourritures profitent des pauvres pour faire campagne.



Si aujourd’hui la mairie de Montreuil se vante d’avoir rénové le foyer Bara et d’y reloger des travailleur.euses migrant.e.s, c’est évidemment sans préciser que cette opération s’est accompagnée d’une expulsion des résident.e.s qualifié.e.s de « surnuméraires » dans le langage officiel, c’est à dire les personnes qui vivaient au foyer de manière informelle, sans contrat nominal avec le gérant Coallia.

C’est également sans préciser que la restructuration du foyer en « résidence sociale » signifie la suppression de la cuisine collective où une cantine quotidienne permettait à de nombreu.ses.x habitant.e.s du quartier d’avoir un repas pour environ 2 euros. C’est sans préciser non plus que les habitant.e.s de cette « résidence sociale » ne sont pas libres d’héberger des proches comme ils le souhaitent, alors qu’ils payent un loyer mensuel de 400 euros...

Faisons un petit retour en arrière… Au foyer Bara plein de gens en galère, sans titres de séjour, se débrouillaient pour s’y loger sans passer par Coallia, dans les parties communes ou en partageant des chambres. C’est plusieurs centaines de personnes qui y vivaient comme ça, en plus des 250 habitant.e.s officiels que la mairie a compté au moment de la fermeture du foyer en novembre 2018. Deux mois plus tôt le maire Patrice Bessac avait réquisitionné les anciens locaux de l’AFPA pour loger ces 250 résident.e.s pendant les travaux et, en bon politicard, faire son coup de com’ sur les réseaux...

Le lendemain de la fermeture du foyer, environ 300 personnes attendent devant l’AFPA pour pouvoir entrer. Au bout de 3 jours et 3 nuits, quasiment tout le monde parvient à rentrer grâce, entre autres, à une grosse mobilisation de soutien. Sauf que, par la suite, des cartes de résident AFPA sont distribuées aux anciens habitants légaux du foyer et la mairie met des vigiles pour contrôler toutes les allées et venues 24h/24. Au début, certaines personnes passent ainsi de longs mois renfermées à l’intérieur de l’AFPA car elles n’ont pas le fameux sésame et si elles sortent les vigiles ne les laissent pas rentrer de nouveau.

En octobre 2019, après un an d’occupation des locaux de l’AFPA, la préfecture reloge les 250 habitant.e.s « avec contrats » dans des préfabriqués dans le haut-Montreuil puis expulse tous les autres du bâtiment. I.e.ls sont foutu.e.s dehors notamment car les autorités prévoient d’aménager les nouveaux locaux de la cour nationale du droit d’asile, cette sale institution qui chaque jour trie les « bons migrant.e.s » des « mauvais migrant.e.s » pour finalement envoyer ces derniers en CRA et les expulser… Ce projet, de toute évidence, la mairie de Montreuil en avait connaissance au moment de la réquisition, mais tout ce qui compte pour le maire et ses acolytes c’est la com’, peu importe si, un an plus tard, des gens finissent dans des préfabriqués et d’autres se font expulser, ordures…

Dans les jours qui suivent, les expulsé.e.s de l’AFPA, qui dorment sur le trottoir sous la flotte, décident de mettre la pression sur la mairie pour qu’elle leur trouve un nouveau logement. Peu de temps après un squat est ouvert dans un hangar avec quelques bureaux appartenant à l’EPFIF au 138 rue de Stalingrad. La coïncidence laisse peu de doute au fait que la mairie a provoqué cette ouverture. D’ailleurs c’est une stratégie qu’elle expérimente régulièrement. Pour se sortir de l’embarras d’une situation de conflit qui commence à faire un peu trop de bruit, elle pousse à l’ouverture de bâtiments dont elle n’est pas propriétaire et qui présentent peu d’intérêt urbanistique dans l’immédiat, quitte à proposer à des gens de vivre dans des hangars pourris, sans toilettes ni douches. Et puis, dans les lieux vides dont elle est propriétaire, la mairie préfère signer des conventions d’occupation avec des collectifs d’artistes ou des associations qui se fondent bien mieux dans le paysage montreuillois embourgeoisé, assurant dans le même temps le gardiennage des bâtiments.

Au 138, c’est mieux qu’à la rue mais ce n’est pas la joie, loin de là : la mairie fait livrer des lits superposés, ouvre trois pauvres fenêtres sur un côté du hangar et fait poser quelques douches et WC à l’arrache, mais ça reste indigne et surpeuplé par rapport à la surface du lieu. Pour les environ 300 personnes qui habitent le 138, les conditions de vie sont les mêmes qu’à Bara, voire pire, notamment parcequ’il n’y a pas de cuisine. Pourtant, Bessac et son équipe ont tout de même cherché à profiter de la situation en vue des élections municipales de 2020. Comme des charognards, toujours à l’affût d’une occasion de faire parler d’eux, ils sont allés distribuer aux habitants leurs badges de campagnes...
Aujourd’hui, après toutes ces galères vécues pendant cinq ans par les anciens résident.e.s du foyer, et pendant qu’une partie d’entre eux sont toujours dans un hangar miteux en voie d’expulsion, la mairie, elle, n’a toujours qu’un seul objectif en tête : faire sa pub sur le dos de la misère. Peu importe les « détails », tout est bon pour faire de la com’ !

Et puis, dans le fond, est-ce tant souhaitable que les gestionnaires de ce monde construisent des foyers ? Si beaucoup de gens en tirent des avantages certains quand ils viennent en France, cela reste, pour les autorités, des structures de contrôle et de gestion des étrangers. Les foyers sont un rouage d’un monde de frontières, basé sur le tri infâme entre qui a le droit d’être là et qui doit disparaître.
Pour un monde sans mairies ni frontières, à bas tous les pouvoirs !

Assemblée générale d'EUFORIE du 1er juin : Suite au procès, organisons-nous contre l'expulsion

Publié le 2023-05-28 17:13:36

Jeudi 1er juin à 18h, une semaine après le procès d’Euforie, quel temps on a et comment on veut s’organiser contre l’expulsion ? Toutes les personnes se sentant concernées par la vie de ce squat d’activité auto-organisé sont invitées à venir pour décider des suites du lieu !



Comme plusieurs autres squats ou logements, pour garantir une ville propre et en ordre, disponible aux promoteurs, on vire celleux qui ne veulent pas rentrer dans le rang. Euforie n’a pas vocation à se pérenniser infiniment, on sait très bien que les squats disparaissent (et réaparaissent <3) avec les saisons, mais on laissera pas pour autant les clés sur la porte ! Que ce soit pour la mairie qui gentrifie, la préf et ses cops, et ces autres promoteurs d’enfer urbain, on continuera à faire des trous dans la ville, pour avoir des epaces politiques ou on s’organise ensemble contre leur capital.

Que tu ne sois jamais venu-e ou que tu y sois fourré-e plusieurs fois par semaine, si tu te sens concerné-e par la vie d’Euforie, viens le jeudi 1er juin a 18h !
Euforie c’est quoi ? [1] Comment on s’organise ? [2]

Cette assemblée sera l’occasion de :

- Faire le retour du procès d’Euforie du 22 mai.

- Adopter des stratégies collectives à la hauteur des énergies (ou de leurs absences) en cas d’expulsion rapide, ou de menaces d’expulsion sur plusieurs semaines/mois.

- Ne pas parler que de défense, mais aussi de contre-attaque ?

- Voir les suites et les présences pour l’été.

En espérant vous y voir pour être plein, fort-es, et inventif-ves, pour ce lieu et pour d’autres, SqUaT Ta ViLLe !

Tu peux imprimer et diffuser ce texte mis en page pour inviter tes potes à venir :)



Notes

Des nouvelles de Greg

Publié le 2023-05-28 17:15:12

 

 

Dans l’attente de l’audience concernant le mandat d’arrêt européen (MAE) qui se tiendra la semaine prochaine, Greg a eu ce matin (vendredi) un parloir avec son avocate.

Elle l’a trouvé lucide et en forme. Il nous a aussi donné son accord pour rendre public son numéro d’écrou.

N’hésitez pas à lui envoyer courage,complicité & solidarité.

Grégoire Poupin
#24587
17B Pl Winston Churchill
87000 Limoges
France

Feu aux prison