Vive l'Anarchie - Semaine 21, 2025

Sommaire

Repeat internet outages caused by vandalism — Kent, WA

Publié le 2025-05-26 03:35:40

Internet service in Kent has been repeatedly disrupted due to vandalism, affecting thousands of residents.

As of May 5, more than 20 incidents have been reported this year, with 35 in the past six months, according to a spokesperson for Xfinity Comcast, the city's main internet provider.

"Initially I think people think, 'I can't stream a movie, or my kids can't play a game,' but really it's much more serious than that," Mayor Dana Ralph said. "We had an outage where Valley Com was impacted — so 911 call centers were affected."

Ralph said vandals are cutting fiber-optic cables, likely mistaking them for traditional copper telephone wires, which can be sold for scrap.

The most recent incident happened early Monday morning near Southeast 192nd Street and 124th Avenue Southeast. Xfinity said service was restored by 4 p.m. that day.

Just days earlier, another outage over the weekend affected about 4,000 people, according to Ralph.

"It used to be when it was just copper wire theft, we were able to work with the recyclers and catch people when they went to sell it," she said. "Now what's happening is they're cutting the wire and not getting anything, so there's no way to track the people who are cutting it, short of catching them in the act."

In a statement to [news source], Xfinity said in part, "The scale and impact of these thefts are comparable to the damage typically caused by natural disasters like hurricanes, tornadoes and wildfires."

Found on Mainstream News

Halle (Allemagne) : Une caméra de surveillance démasquée

Publié le 2025-05-27 00:00:00

de.indymedia.org / lundi 26 mai 2025

Lundi 26 mai 2025, à Halle (dans le Land Saxe-Anhalt), des camarades engagé.es ont démasqué une unité mobile de surveillance des autorités répressives, ils/elles y ont collé quelque chose dessus et l’ont envoyée faire changer ses pneus.

La caméra se trouve dans un Mercedes Vito (voir photo) couleur gris mat avec des vitres fortement teintées (aussi entre la cabine et l’arrière). La voiture est un modèle ancien, mais repeinte à neuf.
Le véhicule de surveillance était stationné dans le parking du zoo de Halle. Il était stationné à l’étage, avec l’arrière près du mur extérieur, dirigé vers le carrefour (voir photo). De là, on a une vue d’ensemble sur le croisement des rues Reilstraße et Paracelsusstraße. Les plaques d’immatriculation ont changé, entre HAL HS 921 et SK AD 105. Sur la vignette écologique, l’indication de la plaque d’immatriculation est restée vide.

L’unité d’observation se trouvait là depuis au moins le début d’avril, toujours sur la même place de stationnement, près du mur extérieur. Pas de manière continue, mais à plusieurs reprises pendant quelques jours.
Les fenêtres latérales étaient recouvertes de l’intérieur. À travers la vitre arrière, teintée, on pouvait reconnaître une installation de support de caméra complexe, moderne et non camouflée, d’une dimension considérable. Elle est composée d’un cylindre monté verticalement (qui contient probablement la caméra et l’objectif), d’un diamètre d’environ 20 cm, sut lequel est fixée une articulation de miroir rotatif (voir photo). Cela était solidement fixés dans toute la surface intérieure, avec des entretoises. Il s’agit apparemment d’un système modulaire conçu pour différentes composantes et le véhicule a été spécialement modifié à cet effet.
On constate donc une nette différence avec les systèmes de caméras découverts ces dernières années. Ils étaient plus petits, donc plus mobiles.
C’est vraisemblablement les flics des renseignements qui sont derrière cet espionnage éhonté.

L’objet de cette surveillance éhontée, vraisemblablement mise n place par les renseignements, était apparemment le centre culturel « Reil78 », situé juste à côté. La caméra était dirigée dans cette direction, mais naturellement le carrefour, les habitations à côté et la friche devant le « Reil78 » devaient être concernées aussi. Ce ne sont donc pas seulement tou.tes celles/ceux qui participent à faire vivre ce projet culturel de gauche, qui sont concerné.es, mais aussi les personnes qui assistent aux concerts, qui ont lieu de manière régulière, ainsi que les riverain.es et les passant.es occasionnel.les.

À l’heure actuelle, le véhicule est encore sur place – probablement parce qu’il ne peut pas rouler – mais l’objectif de la caméra est recouvert avec un carton.

De telles mesures de surveillance indiquent naturellement que des enquêtes sont en cours. Soyez attentif.ves, gardez vos lieux propres et le numéro d’un avocat à portée de main !
Pas de ragots !

ACAB










Une histoire de répression pour squat à Toulouse

Publié le 2025-05-27 16:02:52

Le 14 avril 2025 dernier, on est 8 à avoir été arrêté.es par la BAC (Brigade Anti Criminalité) à l’intérieur d’une maison abandonnée depuis au moins 5 ans par son proprio, dans le centre de Toulouse.
Quelques jours plus tard, on était tou.tes condamné.es à une peine de 1000 euros d’amende avec sursis pour : refus de se soumettre aux relevés de signalétiques (empreintes et photos) + introduction dans un local à usage d’habitation à l’aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou de contraintes (article 315-1 du code pénal, loi Kasbarian).



Aujourd’hui, on décide d’écrire ce texte pour raconter ce qui s’est passé, de notre point de vue (et de pas laisser la justice, les médias et les fachos raconter leur seule version). On a envie que les infos circulent, dans ce contexte répressif qui n’est pas nouveau mais qui s’accélère, histoire que tout le monde puisse mieux se préparer. Et aussi pour remercier toutes les personnes qui de près ou de loin nous ont apporté leur soutien et leur solidarité !

L’arrestation et la gardav’
L’alarme a sonné, la BAC est arrivée en 6-7 minutes. Ils nous ont demandé de sortir, on a refusé dans un premier temps, et on a vite changé d’avis. On était à l’étage et on a préféré descendre pour éviter de se les taper dans les escaliers, puis on a tenté de sortir. On s’est rendu.es compte qu’ils nous bloquaient à l’intérieur. Quand ils sont entrés, comme trop souvent, ils ont tasé et tapé certain.es d’entre nous, nous ont aligné.es, insulté.es, humilié.es, puis embarqué.es.
On a été placé.es en GAV pour violation de domicile et dégradations volontaires en réunion. La suite logique, photos et vidéos prises de nous dans le couloir (qui ne sont pas toutes exploitables), demande de décliner nos identités et de prendre nos empreintes (on refuse tout.e.s), fouille et mise en cellules individuelles. On était sept dans une partie des geôles et la huitième personne isolée de l’autre côté. Les auditions tournent court sans réponses aux questions posées.
Là, ce qu’on retient c’est qu’il faut pas hésiter à insister pour voir la médecin dans un bureau (et pas dans le couloir), à lui demander des anxio et antidouleurs et aussi des kits d’hygiène aux keufs.

La prolongation et la prise forcée d’empreintes
Après 24h de garde à vue, on est prolongé.es pour 24h de plus. On est emmené.es chacun.e notre tour pour un nouvel entretien avocat, durant lequel on est prévénu.es que nos empreintes vont être prises de force à moins que l’on décline notre identité.
À ce moment là, une personne a décidé de donner son identité, qui a été vérifiée. Les keufs ont quand même essayé de prendre ses empreintes + photo de force, son avocate s’est interposée et ça n’a pas été pris.
Pour les autres, les keufs viennent nous chercher à la sortie du rendez-vous pour nous emmener à la prise d’empreintes forcée (article 55-1 du code de procédure pénale, un texte de 2023, pour quand les faits reprochés font encourir plus de 3 ans d’emprisonnement)
Ils essaient de nous empêcher de nous prévenir entre nous : on est séparé.es et mains sur la bouche quand on tente de crier. Mais on réussit à se passer l’info, par exemple une avocate sort de la salle d’entretien devant l’un.e de nous pour qu’iel ait le temps de crier l’info avant d’être chopé.e par les keufs. Comme pour un interrogatoire, on peut demander la présence d’un.e avocat.e pour la prise d’empreinte forcée. Iel a 2h pour arriver, sinon ça se fait sans elle/lui.
Les réquis’ du proc’ prévoyaient : prise d’empreintes digitales OU palmaires (paume de main !) OU photos. Les keufs ont essayé de tout prendre. Pour les empreintes, ils mettaient nos doigts et paumes sur une plaque d’encre puis sur une feuille blanche. Plusieurs d’entre nous ont physiquement résisté, ce qui fait que pour certain.es les keufs ont pas pris toute la signalétique, voir rien d’exploitable. Un truc qui a marché c’est de se laisser plus ou moins faire, mais au moment de poser le doigts sur la feuille blanche, le faire légèrement glisser. Une personne qui avait capté ce qu’il se passait a eu le temps de frotter ses doigts sur le sol de sa cellule (jusqu’à faire des cloques). Pour les photos, plusieurs personnes ont fait des grimaces. Les keufs en ont aussi profité pour faire des photos de certains tatouages qui étaient visibles. Dans tous les cas, leur machine fonctionnait pas ce jour-là, impossible pour eux de comparer les empreintes prises dans leur base de données...
On va pas se mentir, c’était plutôt impressionnant, par exemple une d’entre nous a été menacée de se faire tabasser si elle continuait de refuser et une autre a été plaquée au sol par au moins 6 keufs. Au final, personne n’a été frappé.

Déferrement au parquet et JLD

Pour info c’était toujours X1 qui passait en premier pour tous les entretiens et cie, qui donnait le ton pour les autres. C’est d’ailleurs elle qui nous annonce le déferrement.
Un peu avant la fin des 48h on a été déférré.es. Transport dans les paniers à salade et arrivée au tribunal (bonheur de voir les ami.es dehors et d’échanger quelques cris solidaires !). Les geôles, c’est encore un autre mode que les cellules de GAV, plus sale, parfois pas de chiottes, pas de robinet, pas (ou peu) de bouffe. Les personnes assignées du même genre sont ensemble (dans 2 cellules). Enquête sociale dans les geôles, on refuse. On voit les avocat.es. Puis la procureure à qui on donne nos identités mais qui demande quand même notre placement en détention provisoire en attendant la comparution immédiate 2 jours plus tard. Puis on voit la JLD (Juge des libertés et de la détention). Ils avaient déjà décidé qu’on partait à Seysses (les camions étaient prêts), mais la JLD pose quand même des questions sur nos situations personnelles et nos garanties de représentations qui ont été amenées par les avocat.es. Elle dit notamment qu’elle nous met en détention pour éviter qu’on se concerte avant la compa et qu’on récidive. La personne qui avait donné son identité au moment de la prise d’empreintes est sortie avec un contrôle judiciaire (interdiction d’entrer en contact avec les 7 autres ... enfermé.es à Seysses lol).

Seysses
Et c’est reparti pour le panier à salade.
Re-passage devant les gens dehors, ça donne le smile ! Merci d’avoir bien voulu rater top chef pour qu’on puisse voir vos tronches et d’avoir accueilli la pote sortie en CJ !!
Et c’est un des rares moments où on peut se parler avec la pote qu’est seule le reste du temps.
Arrivée à Seysses, un autre délire. On sait pas à quoi s’en tenir, faut bien dire que ça déstabilise et que ça change les manières de résister à certains trucs, de comment on se sent de répondre ou pas à la panoplie de questions qu’on nous pose. Le gars qui fait les admissions a beau être solo derrière sa ptite vitre, t’as pas envie de le chatouiller. C’est lui qui ouvre le bal : on te fait un dossier pour l’AP (administration pénitentiaire). Mais pas de panique hein, ça reste en interne qu’ils nous disent ! Prise d’empreinte de l’index gauche (idem, à l’encre, ça ripe sur le papier...), photo biométrique du gabarit de la main droite, taille, photo de notre gueule (on apprendra plus tard que c’était pour notre carte de détenu.e !), on te pose des questions sur ta situation perso, ton niveau d’études, on fait ton "profil".
Puis c’est la fouille. On te demande de te mettre à poil et de lever les pieds pour voir dessous ou encore de t’accroupir, lever les jambes, tousser. Si t’as tes règles, on te fait changer de serviette hygiénique.
On récupère quelques trucs de notre fouille, qui nous suit depuis la GAV dans toutes nos étapes. Notamment montres, lacets et les lunettes, au bon vouloir des maton.es.
Si pour des raisons médicales on a besoin de trucs en particuliers, faut l’ordonnance.
Direction les cellules. On est 6 personnes à partir côté MAF (maison d’arrêts pour femmes) et une côté MAH (maison d’arrêt pour hommes).
À la MAF, pas de quartier arrivant.es, on est avec tout le monde. La personne côté MAH sera seule en cellule, celles côté MAF 3 par 3 (avec un matelas au sol, les cellules sont prévues pour 2). Comme on arrive, on sera tchéké.es plusieurs fois dans la nuit, les maton.nes allument la lumière et regardent par l’oeillton.
On va pas nier qu’après 3jours en GAV ou dans les geôles du trib, les cellules de seysses semblent "grand luxe". Douche, frigo (à la MAF), télé (quand on trouve la prise ;p), une fenêtre qu’on peut ouvrir (avec 8 couches de grillages et barbelés pour voir le mur d’enceinte), des fringues propres (on te fournit un complet jogging !), de la bouffe. On a même eu le droit à un superbe feux d’artifice et des échanges de cris des 2 côtés du mur ! La personne seule au quartier arrivant de la MAH entend les personnes de la MAF crier et ça fait chaud au cœur de se sentir pas si loin.
Bon côté MAF, on apprendra plus tard que nos cris ont fait paniquer les autres prévenu.es/détenu.es qui ont crues à un contrôle des cellules. Côté MAH, y aura pas de conséquences aux cris de la nuit.
On se rendra vite compte aussi que rien ne nous est expliqué sur le fonctionnement, pourtant très cadré, de la prison. Qu’on nous infantilise et qu’on se fout bien de notre gueule quand on pose des questions.
Des questions on nous en posera, à nous, le lendemain matin. On passe devant tout un tas de gens qui se répètent : le chef des matonnes ou d’établissement, la médecin, l’infirmière psy (voir le psy), le SPIP (assistante sociale). Globalement tout le monde pose les mêmes questions : on te redemande ton blaze, on te pose des questions sur ta vie, ton niveau d’étude, ta santé, ta famille et surtout on te demande ce que t’as à dire sur les faits qui te sont reprochés ! Rien n’oblige de répondre.
Aux médecins on peut demander des nicorettes, patch, anxio, somnifères, crème grasse etc.
On aura aussi droit aux promenades, une heure le matin, une heure l’aprem, avec les autres prévenues. Faut être ponctuelle si tu veux pas la rater, on te prévient au micro de quand elle sera. "Prévenus, 1er tour !".

La comparution immédiate
Vendredi midi, direction le trib, on repart dans un bus de l’AP, version cage à poules. On est les 7, on peut se parler. On reconnaît des têtes en arrivant devant le trib, ça fait toujours autant plaisir !
La compa est à 13h45, sachant qu’on a quitté la taule vers 12h30/13h, autant dire que ça nous laisse très peu de temps pour nous préparer avec nos avocat.es. On tente de demander un rdv collectif mais sans succès.
Pour nous il est communément admis qu’on n’accepte pas une comparution immédiate, notamment car c’est plus probable d’y être condamné.es. Pour tout un tas de raisons différentes, et après avoir pesé le pour et le contre, on a pris le risque de l’accepter malgré le fait de ne pas pouvoir parler les huit ensemble, le peu de temps pour se préparer, le peu de temps avec les avocat.es (dont des commis d’offices).
On a aussi choisi d’avoir une défense commune, de ne rien dire, si ce n’est de donner notre identité et de ne pas reconnaître les faits qui nous étaient reprochés. On a quand même reconnu notre refus de signalétique, en disant qu’on ne veut pas participer au fichage généralisé auquel elle sert.
On s’est retrouvé.es les 7 dans le box pour les prévenu.es, et la pote en CJ seule à la barre. La salle est pleine de potes (d’autres encore n’ont pas pu rentrer) et ça nous donne plein de force pour ce moment !
Après un plaidoyer de la part de nos avocat.es contre la prise d’empreintes et de photos forcée pour demander à ce qu’elles ne soit pas exploitable (échec), le procès commence.
Tour de présentation de tout le monde en commençant par la personne qui comparaissait libre (identité et situation perso) et ça passe la parole à la proc. Et comme la justice est "bien faite", une fois qu’on a accepté la compa, la proc’ a demandé la requalification de l’infraction de violation de domicile (elle-même a admis que ça ne tenait pas la route) en introduction dans un local à usage d’habitation, la fameuse loi kasbarian. Requalification acceptée.
Blabla de la proc’, questions de la juge, elles profitent bien évidemment que la pote en CJ soit seule de son côté pour tenter de la cuisiner.
On reste sur ce qu’on a dit, on ne répond pas aux questions, on ne fait pas une défense sur notre "profil". Évidemment les avocat.es en disent plus que prévu, en argumentant par exemple que les images de vidéo-surveillance auraient pu être exploitées et que nous étions non-violent.es et bien inserré.es.
On refuse aussi les TIG, qui ne peuvent être donnés que si on les accepte, en argumentant qu’on fait déjà bien assez de taff gratuit !
Et on demande pour l’une d’entre nous (pour une question de taff) que si condamnation il y a, ça ne soit pas inscrit au B2, au casier judiciaire. Demande acceptée.
Retour aux geôles en attendant le délibéré qui se fait dans la foulée, et on remonte.
On sera condamné.es tous.tes les 8 à 1000€ d’amende avec sursis pour refus de signalétique et introduction dans un local à usage d’habitation. On est relaxé.es pour les dégradations. On doit payer 254€ chacun.e de frais de justice, mais tkt t’as 20% de remise si tu les payes dans le mois ! Business is business...
Plus tard, on choisira de ne pas faire appel.
Retour à Seysses pour récup nos affaires. On peut partir avec tout, même le PQ !
C’est aussi le moment de récupérer nos fouilles. Elles sont mélangées et il manque pas mal de trucs, notamment frontales, cache-cou, boucles d’oreilles...
Les potes nous attendent plus loin sur un parking, bonheur !! Pour eux, contrôle d’identité et relevé des plaques d’immat ! La première personne relâchée aura elle aussi droit à un contrôle des gendarmes direct à la porte de la taule, comme accueil dans le monde "libre".
Ptit bonus, le lendemain on a la bonne surprise de découvrir plusieurs articles dans des médias genre "valeurs actuelles" et le JDD (repris par d’autres sites de la fachosphère) mais aussi france3 et d’autres. Il y avait un journaliste à l’audience, Nicolas Boutin, qui a filmé et publié la fin de l’audience.

Pour conclure
On trouvait important de partager cette histoire car ça raconte des choses sur le contexte répressif à Toulouse aujourd’hui, et qu’on pense intéressant de se nourrir des expériences pour réfléchir à nos pratiques et continuer les luttes. Cette fois, on a l’impression qu’ils avaient envie de faire de nous un exemple et peut être démotiver les prochain.es de rester sous X, car cette habitude prise ces dernières années à Toulouse les emmerde. Ça veut pas dire que ça se passera comme ça à chaque fois !
De notre côté, même si on a eu besoin d’un peu de repos après ces aventures, on garde la pêche, et c’est aussi grâce aux potes qui se sont mobilisé.es toute la semaine pour faire le lien avec les avocat.es et les proches, gérer la paperasse et s’embrouiller avec l’imprimeur, passer leur vie devant le trib, et même nous envoyer un colis à Seysses ! Merciiii ! <3
On sait que c’est une chance qui n’est pas donnée à tout le monde !

Dans notre milieu (plutôt blanc et bourgeois) c’est un peu une dinguerie tout ça par rapport à ce qu’on a eu l’habitude de voir pour ce genre de situations à Toulouse. Mais notre histoire n’a rien d’exceptionnel, pour tout un tas de gens, notamment des personnes non blanches ou pauvres, c’est le lot quotidien. Elle est une goutte d’eau dans un océan de merde. La répression s’intensifie pour tout.es celles et ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas rentrer dans leurs cases. Des milliers de personnes subissent quotidiennement la violence et le racisme des keufs, de la justice et se retrouvent derrière les barreaux. Et ça a pas l’air parti pour s’arranger !

Tant qu’il y aura des maisons vides il y aura des gens pour les occuper, squat partout, crève la propriété privée !!!!!
Crève la taule et le monde qui en a besoin !

le pdf du texte mis en page :

PDF - 4 Mo

présentation | lecture | discut' autour de présentation | lecture | discut' autour de Voltairine de Cleyre

Publié le 2025-05-28 00:00:00

On a envie de parler d’elle, 
peut-être parce qu’elle 
était une femme. 
Peut-être parce que 
son extrême sensibilité 
tranche avec l’image de guerrier‧es dévoué‧es à la « Cause » que portent de
 trop nombreux‧ses 
révolté‧es. Peut-être 
parce qu’elle est loin 
d’être la plus lue 
des anarchistes... 
Se définissant « anarchiste sans adjectifs », elle a laissé de nombreux écrits, traitant de divers sujets, de la lutte contre le patriarcat à la littérature, en passant par l’anti-carcéral. On propose d’évoquer la vie de Voltairine et de se pencher sur quelques uns de ses textes.

[Nigeria] sept évasions dans la prison d’Ilesa

Publié le 2025-05-28 08:23:13

Volé dans la presse, le 21/05/2025.

Le mardi 20 mai au matin, sept personnes incarcérées dans la prison à sécurité moyenne d’Ilesa (état d’Osun) se sont enfuies. L’évasion s’est produite vers 2 heures du matin, lorsqu’une forte pluie a fait tomber la clôture de l’installation. Pour l’instant, une seule des personnes évadées a été retrouvée par les autorités.

Récemment en mars 2024, 12 détenus s’étaient évadés tôt le matin du centre correctionnel fédéral de Kotonkarfe, dans l’État de Kogi. Le commissaire à l’information de l’État, Kingsley Fanwo, avait alors qualifié l’incident de « malheureux ».

[Allemagne] Révolte de prisonniers dans un hopital psy

Publié le 2025-05-28 09:23:41

Volé dans la presse, le 11/05/2025.

Une révolte de prisonniers a eu lieu le 10 mai dans l’hopital psychiatrique de Bedburg-Hau, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

Tout a apparemment commencé lorsqu’un patient de 27 ans s’est barricadé le samedi matin. Suite à cela, d’autres prisonniers (au moins 5 d’après les flics) l’ont rejoint en solidarité et ont commencé une émeute. Ils ont érigé des barricades et ont incendié du mobilier. La situation était confuse : les employés de la clinique auraient en partie fui à l’extérieur. Les détenus non impliqués dans la révolte ont été évacués du bâtiment.

Les forces spéciales ont été déployées pendant plusieurs heures, avec camion blindé et hélicoptère. Les pompiers ont rapidement été appelés pour éteindre les feux avant de devoir se replier.
L’émeute s’est terminée vers 13h40, lorsque les émeutiers se sont rendus.

Lorient (Morbihan) : « Airbnb dégage, j’ai besoin d’un appart »

Publié le 2025-05-29 00:00:00

Ouest-France / mercredi 28 mai 2025

Sur la façade d’un immeuble de l’avenue Jean-Jaurès à Lorient (Morbihan), cette phrase peinte en rouge :  « Airbnb dégage, j’ai besoin d’un appart. »

Le problème des locations de courte durée à Lorient, s’il est récent, a déjà été à l’ordre du jour des élus locaux. En février dernier, l’adjoint à l’urbanisme Michel Toulminet avait chiffré à « environ 800 le nombre d’annonces Airbnb dans la ville » . […]

Morsang-sur-Orge (Essonne) : « Non au flicage »

Publié le 2025-05-29 00:00:00

Le Parisien / mercredi 28 mai 2025

Les dégradations ont été commises quelques heures avant l’inauguration du nouveau poste de police municipale. Le nouvel édifice doit abriter dix agents, une brigade canine et un centre de supervision des caméras de vidéosurveillance.

Sur les murs extérieurs du nouveau poste de police municipale de Morsang-sur-Orge (Essonne), la peinture est encore fraîche. Les derniers coups de pinceau ont été portés à la hâte tôt ce mercredi matin pour masquer les cinq tags inscrits dans la nuit par un individu encore non identifié.

« Non au flicage des Morsaintois », « Non à la milice armée de Duranton », pouvait-on lire sur la façade du 62, avenue René-Cassin, quelques heures avant l’inauguration du bâtiment. [article payant ; NdAtt.]

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Mise à jour du 30 mai : une interpellation

Le Parisien / vendredi 30 mai 2025

[…] L’homme soupçonné d’avoir tagué, avec des messages injurieux, le nouveau poste de police municipal de Morsang-sur-Orge, mercredi, a été arrêté dès le lendemain des faits. Il avait laissé des preuves accablantes à son domicile et a fini par reconnaître les faits.

La journée du 29 mai avait commencé par une mauvaise surprise à Morsang : la découverte de plusieurs tags à la bombe de peinture sur les murs du flambant neuf bureau de police municipal. « Non au flicage des Morsaintois », « Non à la milice armée de Duranton (la maire, NDLR) », ou encore « Morsang veut la paix », pouvait-on lire. Des dégradations qui n’ont pas empêché la tenue de l’inauguration de ce poste municipal prévue plus tard dans la journée.

Alors que les élus coupaient le ruban, les policiers du commissariat de Juvisy se mettaient sur les traces de l’auteur des tags… qui n’est pas resté inconnu très longtemps. Filmé par les caméras de vidéosurveillance, le suspect a pu être formellement identifié dès mercredi. Jeudi matin, les enquêteurs l’ont interpellé à son domicile de Morsang. Il s’agit d’un homme de 67 ans, opposant municipal, mais non élu, de la maire (UDI) Marianne Duranton. « Ça me surprend de lui, je pensais qu’il était plus sensé », a réagi l’élue.

Le retraité, placé en garde à vue, a rapidement reconnu sa responsabilité. S’il est allé taguer, à 4 heures du matin, les murs de la police municipale, c’est par « conviction personnelle », a-t-il affirmé selon une source policière. En parallèle, la perquisition de son domicile a permis de retrouver la panoplie du parfait graffeur : des bombes de peinture et même les vêtements tachés utilisés la veille.

Le tagueur sexagénaire a finalement été conduit au tribunal judiciaire d’Évry-Courcouronnes, où il devait faire l’objet d’une CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité), vendredi, soit une proposition de peine par le parquet. Peine qui devrait correspondre au remboursement des dégâts causés. Le préjudice exact – qui pourrait atteindre jusqu’à 10 000 euros – n’étant pas fixé, l’homme devrait connaître la décision de la justice dans les prochains jours. Le mis en cause restait injoignable ce vendredi.

Industrie de l'armement locale / conséquences globales : Causerie du lundi 2 juin 2025 à 19h

Publié le 2025-05-29 04:00:00

Retrouvons nous le lundi 2 juin 2025 à 19h aux Clameurs pour s’informer et agir sur l’industrie de l’armement locale et ses conséquences globales, dans le cadre des Causeries aux Clameurs.



Une causerie afin de s’interroger toustes ensemble sur les causes structurelles qui sont à l’origine des crises successives que vivent nos sociétés et d’élaborer des perspectives de résistance pour y faire face.

Il y a quelques mois encore, les industriels de l’armement et leurs affidés, notamment parlementaires, se plaignaient du manque de financement. Mais depuis quelques semaines un déluge d’argent s’abat en faveur d’un réarmement massif.

Depuis 2023 l’Observatoire des armements cordonne un réseau de surveillance des entreprises d’armement, dans le prolongement de l’étude et des actions sur « La guerre se fabrique près de chez nous ».

Rejoignez-nous, venez partager la parole et bénéficier de ce moment pour vous informer.

No mine's land 2025 / Rencontres anti-extractivistes dans l'Allier

Publié le 2025-05-29 04:30:00

Du 25 au 27 juillet auront lieu près d’Echassières (03) et du projet de mine de la multinationale Imerys 3 jours de rencontres, débats et actions autour des luttes anti-extractivistes.



Il sera bien sûr question de la lutte contre le projet EMILI d’extraction de lithium dont il a déjà été question iciou sur les réseaux mutu. Mais l’enjeu sera également de faire des liens ou renforcer ceux déjà existants entre les luttes qui s’opposent au renouveau de l’industrie minière, au tant en France qu’à l’international. Seront ainsi abordé les questions liées au développement de la société numérique, à la dite « transition » énergétique, au réarmement européen et à la guerre au Congo, mais aussi aux pollutions et à la protection de nos lieux de vie, ici comme ailleurs.

Dimanche 27 juillet, une manifestation sera également organisée pour clamée notre opposition aux projets mortifères de l’industrie minière. Ni ici ni ailleurs, en solidarité avec les luttes au Portugal, au Niger, en Mongolie, en Argentine, en Serbie, au Congo, en Allemagne et partout où la terre tremble pour nourrir l’appétit des tenants de l’exploitation indéfinie des ressources naturelles et des populations qui en dépendent.

Programmation définitive à venir, on vous tient au courant ! Un groupe signal sera également mis en place quelques semaines avant l’évènement. Nous aurons également besoin de coups de main sur différentes tâches tout au long de ces 3 jours, alors on compte sur vous :).

Toutes les infos sont d’ores et déjà réunies sur ce site et seront actualisées au fur et à mesure :
https://nominesland2025.wordpress.com

PS : On vous demande de vous inscrire !

Nous avons besoin d’avoir une idée de combien de personnes seront présentes lors de ce week-end afin d’assurer le meilleur accueil pour tous.tes et aussi pour faciliter le travail de la cantine. Nous vous invitons donc fortement à vous inscrire (un blaze suffit, on est pas des flics) et a en profiter pour nous indiquer si vous avez des besoins particuliers que nous pourrions prévoir : régimes alimentaires, besoins spécifiques, matériel médical, accessibilité…

Sur place, en plus du programme des journées :

=> Accueil dès le jeudi soir avec AG de bienvenue à 20h30
=> Parking / Camping (avec un espace en non-mixité sans mecs cisgenre) / Possibilité d’hébergement en dur pour les personnes qui en auraient besoin (n’hésitez pas a vous inscrire pour qu’on puisse vous accueillir dans les meilleurs conditions)
=> Cantine vegan assurée par l’équipe des Schmruts
=> Bar / concerts (merci les Megamims <3) / projections / surpriiiises
=> Stands + librairie « la petite agitée » + camion-bibli queer feministe
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Si vous avez des questions ou des remarques, vous pouvez aussi les envoyer par mail à cette adresse :
rencontresantiextractivistes03 chez riseup.net

(Thessaloniki,Greece) Attack against ATM ,dedicate the action to comrade Kyriakos Xymitiris by anarchists

Publié le 2025-05-29 05:35:32

In a situation where state repression is intensifying at all levels,
cops are everywhere checking compliance with the doctrine of “law and order”; cameras are popping up left and right in the context of both social control and the defense of property; public space is shrinking more and more; and the condition of general sterilization of our lives is established, it is our duty to attack with all our means, causing cracks in the sovereignty of the state.

As anarchists, we have not stopped pursuing – step by step – the fundamental destruction of the existent, through a multifaceted struggle. A struggle that starts from the smallest and ends in the largest, with Anarchy as its goal. A struggle, on the path of which, comrades have gone through torture and prison, while others have perished with its flame within them.

Thus, on 29/4 and 4/5 we proceeded to break ATMs on Eptapyrgiou Street and Eleftherias Street respectively. We dedicate the action to comrade Kyriakos Xymitiris, who fell by choosing to attack sovereignty until the end. Kyriakos will be there in every struggle, at every roadblock, at every attack, and will always remind us that nothing is over.

At the same time, this action was carried out as a minimal sign of
solidarity with comrades Marianna M. and Dimitra Z. and comrades
Dimitris and Nikos R., who are imprisoned for the Ampelokipi case.

Attack was, is and will be the only solution.
Attack is a matter for all of us.
Attack until the end.

STRENGTH TO IMPRISONED COMRADES MARIANNA, DIMITRA, DIMITRIS AND NIKOS
STRENGTH TO ANY INCARCERATED PERSON
KYRIAKOS XYMITIRIS PRESENT

IDEA-ORGANIZATION-ATTACK

Anarchists

———

via: https://athens.indymedia.org/post/1635447/
translated by Act for freedom now!

(Thessaloniki,Greece) TAKING RESPONSIBILITY FOR INCENDIARY ATTACK AT A COP’S HOUSE

Publié le 2025-05-29 06:05:07

TAKING RESPONSIBILITY FOR INCENDIARY ATTACK AT A COP’S HOUSE

The landscape is constantly changing. Global and domestic developments constantly bring us before the lens of war, filling us with fear and uncertainty. Redistribution of wealth, “neighboring” wars, inflation and so many other words that constantly pound our minds in daily news headlines. Nothing can remind us of the golden decades of yesterday while the future looks bleak. Greece, through its strategic geopolitical position, is not absent from the sphere of global developments. As a member country of N.A.T.O it serves its part for the great powers, while at the same time, trying to combat “domestic enemies”, it tightens its repressive measures.

In recent years, we have observed an extreme form of escalation of the arrogant violence of the state and its institutions. One political
scandal follows another, while the state-parastate connection is more evident than ever. The cost of political responsibility is an illusory dream of the past, as everything is unfolding before our eyes. Trafficking circuits, pedophile circuits, illicit construction deals,
natural disasters that reveal corruption in infrastructure projects,
privatization of state wealth, photographic laws for the persecution of activists and so much more that weave the web of a deep state, which is intertwined in all its individual parts and creates a mafia state.

The biggest and most blatant example of the above is the Tempi case. A case that demonstrated the privatizations to foreign capitalists, the connection of the state with organized crime, the recruitment of their people in key positions, placing on Greek society the responsibility for its long silence regarding the death of 57 people.

All of the above could not be carried out without the existence of the
Greek police. A master key to open all doors. Everywhere there is a cop willing to serve the free flow between state and parastate, with his compensation of course. While the state provides them with absolute safety. Even in blatant cases (executions of Roma, shipwreck of Pilos, femicides outside police stations), the cops’ hands are washed clean of blood overnight, giving them the right to roam undisturbed. They plow our cities like sheriffs, militarize our neighborhoods, trying to take back the breaths of freedom we won through the big mobilizations, they attack anyone who struggles and does not express their submissive model.

They are always the ones who will suppress popular anger and protect their bosses by exhausting all the violence they are allowed to use on us. They are the armed human fence that protects our enemies, therefore the first to be targeted and the first to be passed over. And this is because our hatred is a boiling cauldron and is ready to spill everywhere like lava that will burn everything in its path, starting from the boots that block our way to the total destruction of the state apparatus.

For our part, fighting in the social and class war, which is being waged outside the screens of televisions and mobile phones, we must more than ever take up positions of battle with all means, against the state and its institutions. As long as the repressive mechanism shows us its teeth, we know that behind it lies fear, since they know that at any moment the doctrine of law and order can collapse and their social “peace” can be broken. Following the path carved by our comrades who perished by choosing the way of fire, let us also create small cracks in their fragile system, opening paths for our anger to pour out, returning to them a piece of the violence we receive daily.

Fear, then, changes camp. In the early hours of 15/04, we placed an
incendiary device at the entrance of the apartment building at 15 Kanari Street in Sykies, where the uniformed scoundrel Konstantinos Gantatsios lives, who serves in the YAT team (at a platoon of the riot police). If you have the illusion that you are invulnerable, remember that the city
is small.

We dedicate this attack to the anarchist comrade Kyriakos Xymitiris, but also to all the comrades who chose the difficult path and fell fighting all that we hate. We must not forget that they continue to live through our actions, since the continuation of their struggle is the greatest weapon against oblivion.

KYRIAKOS XYMITIRIS ALWAYS PRESENT
STRENGTH AND SOLIDARITY TO ALL POLITICAL PRISONERS
SOLIDARITY TO EVICTED STEKI OF PHYSICS

Fast Ignition Group (Ομάδα Γρήγορης Ανάφλεξης)

———

via: https://athens.indymedia.org/post/1635287/

Translated by Act for freedom now!

[Etats-Unis] Cibler la police d’état – Monroe County, IN

Publié le 2025-05-29 07:34:23

Initialement publié sur unravel, le 22/05/2025.

Le 25 avril, pour l’anniversaire du campement des étudiants de l’IU contre le génocide du peuple palestinien par l’État d’Israël, je suis allé rendre visite à la police de l’Indiana. Un an après qu’ils aient fait une première descente sur le campement, j’ai étalé des clous à l’extérieur des casernes du comté de Monroe, pour crever les pneus des véhicules de police.

Nous ne pouvons pas atténuer les effets négatifs des services de police en améliorant la formation et les lois. C’est ce qui permet à la police de menacer et d’exercer sa violence. Nous ne voulons pas qu’ils fassent leur travail de façon « plus juste », « plus efficace » ou « plus convenablement ». Rejoignez la lutte contre tous les états.

Il convient de rappeler que les agents des forces de l’ordre, y compris les chefs de police, ainsi que les responsables de la sécurité intérieure, de la patrouille frontalière et de l’ICE, s’entraînent souvent avec les fonctionnaires de la police, de l’armée et de la sécurité israéliennes. Ils ont le même programme. Il est aussi techniquement impossible pour l’État et la capitale de surveiller tout le terrain social. Cherchez les failles.

[Italie] Révolte dans une prison pour mineurs : « Battons-les, brûlons-les vivants »

Publié le 2025-05-29 07:38:57

Trouvé dans la presse.

« On les prend, on les frappe et on leur coupe la tête. ils ne doivent pas sortir vivants. Maintenant vous verrez ce que nous ferons, vous n’avez encore rien vu ».

Ce sont les menaces avec lesquelles, le 9 mars dernier, neuf détenus de l’IPM «Fornelli» de Bari, sept mineurs et deux adultes, se seraient adressés aux matons dans une « très violente tentative d’évasion »,

Fils de téléphone arrachés, caméras cassés, ainsi que les tablettes, la télévision de la prison et un émetteur-récepteur…

Le groupe aurait aussi attaqué des matons à coup de pied, de coups de poings, et en aurait même mordu deux d’entre eux. Certains auraient jeté de l’alcool sur un maton en menaçant de lui mettre le feu.

«Si vous ne nous ouvrez pas l’entrée dans 5 minutes, nous le brûlerons vivants»

Une comparution immédiate a été demandé pour les sept mineurs, qui commencera le 24 juin prochain devant le tribunal pour enfants de Bari. Six des sept détenus, tous âgés de 16 à 17 ans au moment des faits, ont été transférés dans d’autres établissements.

La tentative d’évasion a malheureusement échoué après quelques heures. Les matons ont rapportés des blessures nécessitant 7 à 10 jours d’ITT.

STOP RENVOIS : action contre les acteurs des politiques migratoires en Suisse

Publié le 2025-05-29 13:44:36

Durant la nuit du 28 mai, des acteurs complices de la construction et de la future gestion du centre fédéral d’asile (CFA) du Grand-Saconnex, un centre de renvoi, ont été aspergés de peinture et recouvert de slogans. Ce geste visait à visibiliser et dénoncer leur rôle dans ces politiques d’asile xénophobes, racistes et inhumaines.

En visibilisant les acteurs prenant part à la mise en place de ce centre de renvoi, ce sont tous les CFA et ce qu’ils représentent qui sont visés.



Les centres fédéraux d’asile (CFA)
Depuis la réforme de la loi sur l’asile entrée en vigueur en 2019, les CFA occupent une place centrale dans le dispositif suisse d’asile. Durant les 140 jours suivant le dépôt de leur demande d’asile, les personnes sont logées, passent leurs auditions, ont leurs premières visites médicales et rencontrent leurs juristes dans ces CFA surpeuplés. Ce, dans l’objectif avoué par les autorités suisses de pouvoir déterminer au plus vite qui parmi les demandeurs et demandeuses d’asile pourront être renvoyés. Les CFA permettent ainsi au SEM (Secrétrariat d’État aux migrations) de garder sous contrôle les personnes et de les isoler de la société civile, en attendant de savoir si iels pourront prétendre à un statut de séjour ou non. Concentrer les premières étapes du processus d’asile au même endroit altère la mobilité des personnes demandant l’asile et les rend disponibles à l’administration en tout temps.

Au Grand-Saconnex, c’est l’ouverture d’un complexe comprenant un CFA de 250 places, mais aussi une prison de détention administrative de 50 places, ainsi qu’un service de police et des douanes, qui est prévue. Collé au tarmac de l’aéroport de Genève et explicitement destiné à favoriser “l’interaction avec les acteurs du renvoi” : la visée répressive du centre est claire.

De plus, les conditions de vie dans le centre sont assimilables à de la semi-détention : nécessité de demander une autorisation pour chaque sortie (possible uniquement entre 9h et 17h), interdiction de recevoir des visites de ses proches, prise d’empreintes digitales, fouilles au corps, sanctions internes arbitraires, interdiction de conserver ses appareils électroniques ainsi que ses denrées alimentaires, travaux d’intérêt général payés 3.75 CHF de l’heure, etc.

Les acteurs ciblés par ces actions simultanées sont

Majoritairement basés en-dehors de Genève, nous n’oublions cependant pas les acteurs suivants et leur rôle majeur dans ce "projet" :

Le système des Centres fédéraux :

Nous nous opposons à l’ouverture du centre de renvoi du Grand-Saconnex et nous appelons à continuer les actions contre ce centre et contre tous les acteurs qui participent à appliquer ces politiques inhumaines.

Le CFA du Grand-Saconnex est un projet profondément violent : les personnes qui y seront détenues seront privées de toute agentivité. Elles viveront dans des conditions semi-carcérales dans une zone fortement polluée. Les enfants seront scolarisé·e·x·s à l’intérieur du centre et seront ainsi privé·e·x·s de leur droit fondamental à une éducation sans discrimination. Le centre de renvoi du Grand-Saconnex est une atteinte à la dignité humaine ! Personne n’est illégal ! Détruisons toutes les frontières !

Ce centre devrait ouvrir le 16 juin : il n’est jamais trop tard pour renoncer à un projet inutile, inhumain, xénophobe et raciste !
NON au CFA du Grand-Saconnex !
STOP RENVOIS



Rassemblement vendredi 13 juin 18h devant le CFA

Publié le 2025-05-29 13:46:22

Rendez-vous vendredi 13 juin à 18h devant le centre de renvoi du Grand-Saconnex (chemin du Bois-Brûlé 7) pour manifester contre son ouverture officielle le lundi 16 juin !



Après l’intervention d’un groupe de personnes pour perturber le bouquet de fin de chantier du CFA ,les autorités ont décidé d’annuler les portes ouvertes publiques du bâtiment qui devaient avoir lieu mi-juin.
Il était nauséabond d’oser se vanter d’un tel lieu lors de portes ouvertes, de se féliciter en toute impunité en niant la réalité de ce centre et de le faire visiter comme un lieu d’accueil et d’ouverture, et c’est une victoire qu’elles aient été annulées. Cependant, cela témoigne encore une fois de la volonté des autorités d’imposer ce CFA dans la plus grande discrétion et sans vouloir se confronter à aucune critique qui dénoncerait les politiques migratoires et d’enfermement, et le rôle que jouent les centres fédéraux d’asile dans leur mise en oeuvre.
C’est donc pour ces raisons que nous invitons à un rassemblement devant le bâtiment du CFA, parce que nous refusons que cela se fasse dans l’ombre et qu’il est nécessaire de rappeler ce que représente cet endroit. Et parce que ce n’est que le début de la lutte contre ces politiques criminalisantes et xénophobes !

C’EST QUOI LE CFA DU GRAND-SACONNEX ?

Au Grand-Saconnex, c’est l’ouverture d’un complexe comprenant un CFA de 250 places, mais aussi une prison de détention administrative de 50 places, ainsi qu’un service de police et des douanes, qui est prévue. Collé au tarmac de l’aéroport de Genève, le centre est explicitement destiné à favoriser “l’interaction avec les acteurs du renvoi” : la visée répressive du centre est claire.

Depuis la réforme de la loi sur l’asile de 2019, les centres fédéraux d’asile (CFA) occupent une place centrale dans le dispositif suisse d’asile. Les personnes y sont logées, passent leurs auditions et restent dans ces espaces jusqu’à que le SEM (Secrétariat d’Etat aux Migrations) leur délivre un statut de séjour ou décide de les renvoyer. Tout concentrer au même endroit altère la mobilité des personnes demandant l’asile et les rend disponibles à l’administration en tout temps.

Des conditions de vie scandaleuses

Dans ces CFA destinés à « héberger » jusqu’à 140 jours les personnes demandant l’asile, les conditions de vie s’apparentent à de la semi-détention : nécessité de demander une autorisation pour chaque sortie (possible uniquement entre 9h et 17h), interdiction de recevoir des visites de ses proches, prise d’empreintes digitales, fouilles au corps, sanctions internes arbitraires, interdiction de conserver ses appareils électroniques ainsi que ses denrées alimentaires, travaux d’intérêts généraux payés 3.75 CHF de l’heure, sans mentionner les multiples violences psychiques et physiques dénoncées.

La scolarisation des enfants aura lieu au sein même du centre, ce qui est catastrophique pour les enfants : pollution de l’air et sonore (due à la proximité avec l’aéroport et l’autoroute), confinement dans un même lieu et cercle social, infrastructures insuffisantes, etc. La remise de la pétition NON à l’école-prison aura d’ailleurs lieu le mardi 3 juin à 18h aux canons devant l’hôtel de ville, avec une conférence de presse.

Le système des Centres fédéraux s’inscrit dans des politiques xénophobes qui précarisent et criminalisent les requérant·es d’asile à travers l’isolement, l’enfermement ou le renvoi. Il génère inévitablement des violences contre les requérant·es d’asile et est le reflet de lois racistes et excluantes envers les personnes en exil et plus largement envers les personnes étrangères.

FEU AUX CFA
STOP RENVOI

PS : amène des chaînes et des cadenas !
PS2 : le rassemblement n’est pas autorisé



Honneur à la mémoire combative de Snizana Paraskevaidou

Publié le 2025-05-30 00:00:00

Dark Nights / mercredi 28 mai 2025

Le 3 mai 2025, à 5 heures du matin, Snizana Paraskevaidou a perdu la vie à cause de la détonation prématurée d’un engin explosif qu’elle était en train de placer devant une agence de la Banque nationale de Grèce, à Thessalonique. La mort tragique de cette compagnonne a mené à une frénésie médiatique généralisée sur le terrorisme et, jusqu’à maintenant, à deux arrestations et à la perquisition de la cellule du compagnon anarchiste emprisonné Fotis Tziotzis. Nous reconnaissons et nous rappelons Snizana comme combattante et une héroïne morte au combat, dont le nom et la vie ne seront pas oubliés.

Dans les bas-fonds de Thessalonique, la vie est une lutte brutale. Cela a été le cas pour Snizana, d’origine géorgienne et issue des quartiers populaires de la ville, d’où émane la guerre quotidienne à laquelle nous faisons tou.tes face, là-bas, pour sortir de la pauvreté des rues. Elle a eu le courage de faire en sorte que la peur change de camp, contre l’État, contre les flics et les riches.

Nos souvenirs d’elle sont ceux d’une compagnonne forte, que nous avons rencontrée quand elle soutenait les compas dans les tribunaux et les prisons ou dans des moments sur les barricades, quand elle nous a tou.tes encouragé.es. Elle était là, pendant les émeutes à Exárcheia, jusqu’à ce que nous tombions de fatigue, dans d’innombrables batailles au cours d’une décennie. Un moment dont nous nous souviendrons toujours est celui où elle était à nos côtés, armée jusqu’aux dents, sur le toit de l’université de Thessalonique, pour un autre 6 décembre.

Nous n’avons pas été surpris.es quand elle a été emprisonnée pour la possession d’un Kalachnikov. Elle savait comment faire l’essentiel, comment prendre la brutalité de la vie et la transformer en arme. Elle avait la capacité de voir avec des yeux ouverts et elle avait toujours du temps pour les autres, elle se souciait toujours de ses compas. Snizana était toujours à l’affût du prochain moment d’attaque, qui était dirigée par sa rage contre le système existant. Une rage insurmontable, qui ne fait jamais de compromis, qui ne dénonce jamais, qui affronte l’autorité face à face, avec un poignard entre les dents. Même si elle est tombée au combat, elle vivra en nous.

Nous ne l’avions pas vue depuis quelques années. Nous nous sommes séparé.es sur ces rues où nous nous sommes rencontré.es, mais nous ne laisserons jamais qu’elle soit oubliée, parce que l’insurrection continue. Elle nous a inspiré sa même rage, pour la continuer.

Pour l’attaque immédiate contre le capitalisme, l’État et toutes les formes de domination.

Des Individualistes et des Nihilistes

[Nancy] Exposition et lancement du site internet d'archives anarchistes de Nancy

Publié le 2025-05-30 14:00:00

En 2020, suite à la fermeture d’un local à Nancy, nous avons découvert un stock de documents d’archives anarchistes oubliés dans l’humidité d’une cave. Nous nous sommes donc lancé·es dans le projet de les cataloguer et de les rendre disponibles via un site internet : le collectif le temps d’un Sillon voyait alors le jour.



Après 5 ans de travail acharné et plus de 700 pièces scannées et uploadées, nous vous invitons pour le lancement de notre site internet d’archives anarchistes, anti-autoritaires et autogestionnaires de Nancy et alentours :
Le vendredi 20 juin, de 18h à 22h, au Geyser-Quartier Libre-LEM / 11 grande rue à Nancy.

Exposition d’affiches, vidéo, jeu, consultation du site, grignotage vegan (by "les Gargouilles"), buvette...

« Celles et ceux qui oublient le passé sont condamné·es à le répéter. »

Article initialement paru sur Manif-Est

Sainte-Croix-de-Beaumont (Dordogne) : Un piège à sangliers mis hors d’état de nuire

Publié le 2025-05-31 00:00:00

Sud-Ouest / vendredi 30 mai 2025

Un piège à sangliers, installé par un agriculteur de Sainte-Croix-de-Beaumont, « a été volontairement dégradé par un ou plusieurs individus non encore identifiés », a annoncé la préfecture de la Dordogne, vendredi 30 mai, dans un communiqué. L’agriculteur a porté plainte et l’enquête suit son cours, précisent les services de l’État, rappelant que le dispositif était « dûment autorisé par arrêté préfectoral ».

Jugé responsable de nombreux dégâts aux cultures, le sanglier a été classé parmi les « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (Esod), fin 2024 dans le département, rendant possible son piégeage par des personnes habilitées, en complément de la chasse.

La préfète « condamne avec force cet acte malveillant », rappelant qu’en raison de « la prolifération des sangliers dans le département […], l’équilibre agro-sylvo-cynégétique […] n’est à ce jour pas atteint ». Si nécessaire, des tirs de nuit, par des louvetiers, pourraient être autorisés dans le secteur, pour remplacer le piège.

Russie : Résistance radicale (mai 2025)

Publié le 2025-05-31 00:00:00

A2day / jeudi 29 mai 2025

Belgorod

Le 23 mai, les Partisans du kraï de Severskaïa (KUNR), en collaboration avec Atesh [un mouvement de guérilla criméen ; NdAtt.], ont mené une attaque incendiaire contre une voiture appartenant à un opérateur de drones des Forces armées de la fédération de Russie. Information issue des chaînes Telegram severia_gov et atesh_ua.

 

Oblast de Belgorod

Le 26 mai, des personnes non identifiées ont placé au moins sept engins explosifs artisanaux, d’une capacité de 2 kg de TNT chacun, sur une voie ferrée du district de Novooskolsky, dans la région de Belgorod.

L’un d’entre eux a explosé, vraisemblablement pendant qu’un train passait sur le tronçon miné. Un wagon du train de marchandises a été endommagé.

Depuis le début de l’année 2022, les Chemins de fer russes utilisent la ligne de la région de Belgorod au service du ministère russe de la Défense, y compris pour le transfert rapide de cargaisons militaires entre les districts militaires.

 

Oblast de Léningrad

Le 24 mai, vers 22 heures, il y a eu un incendie dans l’entrepôt de produits militaires de l’organisation « de bénévolat » appelée « Nous sommes ensemble », dans le bâtiment de l’ancienne gare routière de la ville de Podporojié, dans l’oblast [région administrative] de Léningrad. Les dégâts causés par l’incendie s’élèvent à au moins 400 000 roubles [environ 4 500 euros, au change d’aujourd’hui ; NdAtt.].

L’identité de l’incendiaire a été établie par les caméras de vidéosurveillance externes, à proximité de l’installation.

Tijuana, Mexico: Anarchist Propaganda in Solidarity with Prisoners and in Memory of comrades Mauricio Morales and Belén Navarrete

Publié le 2025-05-31 06:11:49

via: es-contrainfo translated by Act for freedom now!

13/05/2025

For an anarchist black may.
Days of agitation in different spaces, always pushing towards anti-authoritarian black anarchy.

Pamphlets fly through the air in solidarity with anarchist and subversive prisoner comrades in the chilean state and in memory with Mauricio Morales and Belén Navarrete.

Complicit and insurrectional solidarity with Marcelo, Mónica, Panda, Ru, Aldo, Lucas, Francisco and Joaquín!

War on the state and the narco!
Sobriety and attack on their chemical drug war!
To multiply anarchist and anti-authoritarian attack.

(Chile) Claim for Explosive Attack on Abbot-Recalcine Laboratories, Black May 2025

Publié le 2025-05-31 06:20:46

May 20, 2025 / informativoanarquistaTranslated by Act for freedom now!


Claim for Explosive Attack on Abbot-Recalcine Laboratories, Black May 2025

“The poor moan,
no one hears them.
Using arms,
now they hear them”

Women form gangs! This action isn’t an act of protest, much less of clemency; it is deliberately an act of vengeance. A few years ago the distribution of defective contraceptive pills by Abbott-Recalcine laboratories caused hundreds of unwanted pregnancies. Given this situation, the companies responsible proposed a compensation of $38,900 pesos, not even close to half of what it took us to make this explosive device. Although many disagree with the method of action, let’s at least agree that the sum offered is yet another mockery on the part of the democratic dictatorship.

The Andrómaco, Silesia and Abbott laboratories continue to make these practices company policy: they keep distributing defective contraceptives. Nothing new at all. Forseeably, both the business groups and the state run by Boric’s feminist pluri-police government and the rapist Monsalve remain silent. They are only interested in reproducing the cycle of poverty because, in essence, capitalism manages life and death for the systematic generation of wealth regardless of the damage it may cause.

United by affinity and common interest for action, we organize our wills in the practical terrain of informality, far from all victimism and pacifying discourses that position insurrectional action outside the possibilities of anarchic struggle. It’s necessary to take part in the anti-authoritarian offensive with the necessary tools that enhance our project of liberation.

Our bombs have been composed and transported even when the storm is strong and the sky is dark. The attacks flash on the horizon and then, suddenly, the mask of society falls… who among you can pass judgment on sabotage? The values of the anarchist offensive and revolutionary action confront capitalist alienation, and those who cover their faces with the veil of misery, with conviction and firmness.

With this attack we remember our comrade Mauricio Morales who, 16 years after his death, continues to be present in the advance of the anarchist urban guerrilla. This Black May, memory and action are intertwined so that neither time nor distance gives way to accommodation and denial of the combat history of our dead.

Marianna, may the sweet smell of dynamite cross the walls. We’re with you to the end!

Honor, memory and action for anarchist comrade Kyriakos Xymitiris.

In solidarity with anarchist and antispeciesist prisoners- May the prison walls burst!

For the creation of 1, 10, 100 cells of action, we continue writing our history of combat in act!

For attack in all directions, we wager our strength in the creation of an international project!

“You can destroy people’s lives, but you won’t extinguish anti-authoritarian thought and practices. You won’t break the revolutionary tension, you won’t snuff out anarchy.” -Anna Beniamino

Belén Navarrete Revolutionary Cells – New Subversion

Re-Opening of Meuterei – in memory of Kyriakos Xymitiris (Berlin,Germany)

Publié le 2025-05-31 06:27:43

By reopening Meuterei one more time we want to bring to the present those collective momentsthat brought closer the idea that other worlds are possible. Also we choose Meuterei becauseKyriakos was part of this collective. One of our spaces that got evicted 4 years ago. A placethat was not only a bar, it was a place of collective meeting and sharing; a place where social and political events where organized; a place to celebrate our friendship and comradeship.

With this action we want to commemorate that for a long time Kyriakos walked together with us in the struggles of Berlin. Together we defended our selforganized spaces and we fought against the process of gentrification that consum this city and changes it social geography benefiting some, while expelling the poor and marginalized people. Through Interkiezionale we confronted this process fighting together with other collectives against evictions. We stood against the establishment of, so called, danger zones that only pretend to secure while oppress those who don’t fit in the standards of a hipster- and touristified city We fought in the streets to reclaim our subversive and political ideas through the defence of Liebig34, Syndikat, Potse, Meuterei, Kopi Wagenplatz and Rigaer 94. We remember those times with nostalgia, but also with the powerful thoughts that if one time we were able to confront the State and his mercenaries with fierceness, we can and we will do it again.

And what would better moment then the Wagenplatz days, We Wheel Survive II? TheWagenplatz, as a way of living opposite to the predominant culture of property, are facingthreats of eviction. We want to unite our struggles one more time to tell to the city of the rich that we are still here and we are still resisting. We continue connecting struggles, sharing ideas, building communities and defending alternatives ways of living. While most of the city own and continuously sold to landlords and housing companies we come together to confront it. We stay side by side with those who defend the last places and fight for a future which doesn’t belong to money, competition and self isolation – as Kyriakos did.

He was and will be forever one of us: in our sadness and also our happiness, in every openassembly or discussion, in every action against the State and Capital, in every stone againstcops, in every barricade, in the streets of fire. He inspires the steps of our fight for total liberation. As anarchist, he choose the path of a guerilla fighter. And we stand next to him in his decision to fight by all the means, because in front of a system full of misery and dead, anger in all it’s forms will be our answer.

Freedom for our comrades Marianna Manoura, Dimitra Z, Dimitris and Nikos Romanos!

—-

Meuterei reopening – Kyriakos always in our hearts

On May 29 at 4:40 pm the mutiny was opened for the public (de.indymedia.org/node/513628). Many people took over the rooms and the street in solidarity. This was in memory of our beloved friend Kyriakos, who died in an explosion in Athens on Oct. 31. Kyriakos was a friend, a companion and a fighting soul who always stood by our side. We have many wonderful memories together in the Meuterei and on the streets – side by side for a better world.Our thoughts are also with our imprisoned friends and companions Marianna Manoura, Dimitra Z., Dimitris and Nikos Romanos. Until we can stand together again in freedom.

For over 5 hours, hundreds of people in solidarity stood up together in, around and in front of the Meuterei. Loudly, militantly and with burning hearts. Some people were detained on site and five people were driven away by the cops. Watch out for updates and show solidarity!

The Meuterei was a place where we could make plans together, stand by each other and forget the time on one or two evenings.

The rooms are now to be used as a studio. Philipp thinks that his urge to self-express needs the space here in Kreuzberg (de.indymedia.org/node/498211). We say, nobody needs you and your shit here! We’ll show you creativity on the street!

Let’s keep fighting, take back the city and be there for each other!

Forever in our hearts Kyriakos Xymitiris.

Freedom for Marianna Manoura, Dimitra Z., Dimitris and Nikos Romanos!

-Meuterei-Kollektiv-

Riposte pour les autonomies corporelles

Publié le 2025-05-31 12:53:00
Mai 312025
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Ce jeudi matin à Montréal, nous avons déployé une grande bannière qui, si on la traduit, se lit comme suit: « Être anti-choix n’est pas être pro-vie; c’est exercer un sexiste et violent contrôle sur celle-ci ».
Cette action s’inscrit en amont d’un événement prévu à Québec ce samedi. Depuis trop longtemps, des groupes natalistes à travers le Canada organisent un rassemblement annuel devant le Parlement d’Ottawa afin d’attaquer le droit à l’avortement. Depuis l’an passé, on a droit aux rejetons quebs, de la CQV notamment, qui organisent un événement du même type devant l’Assemblée Nationale. Vous savez, les taouins à Berri qui chillent proche d’une clinique avec des pancartes anti-avortement et une croix… eux.

Alors comme d’habitude, nous serons dans leurs pattes. Nous riposteront tant qu’il le faudra. Pour vous tenir au jus des activités PRO-CHOIX de samedi, faites un tour sur la page de nos camarades de Qc Antifasciste ou du regroupement des femmes du qc. Ou faites votre propre plan.

Soyez bruyantEs et visibles
NOS CORPS NOS CHOIX ET BASTA

Appel à cartographie des caméras de vidéosurveillance

Publié le 2025-05-31 13:29:04

Présentation du site Surveillance under Surveillance, un outil permettant de répertorier et cartographier les caméras partout dans le monde.



Les caméras de surveillance sont un des outil du contrôle social et de la répression. Elles sont toujours utilisées à charges contre les minorités / les opposants. Il n’y a aucune corrélation entre le nombre de caméra dans une ville et la soit disant « sécurité » promise. Elles permettent de démultiplier l’action des policiers sans augmenter leur effectif. Leurs capacités atteignent alors celles qu’auraient bien plus de policiers et on se rapproche du ratio police/population typiques des Etats policiers.

Cartographier et documenter les caméras est un moyen de contre-surveillance essentiel !

Le site « SURveillance UNDer Surveillance » répertorie les caméras de vidéosurveillance de partout dans le monde : leur géolocalisation, leur type, leur angle de vue, etc.

La manière la plus sécurisé de consulter le site est d’utiliser Tor (ou Orbot sur Android ?)
http://sunders.ahcbagldgzdpa74g2mh74fvk5zjzpfjbvgqin6g3mfuu66tynv2gkiid.onion/

SUNDERS utilise les données cartographiques d’OpenStreetMap, et son fonctionnement est participatif : n’importe qui peut contribuer en ajoutant des informations

Si la cartographie semble relativement à jour dans les grandes villes, il manque de nombreuses informations sur le positionnement des caméras dans les zones rurales.

Du coup, c’est toujours bienvenu si vous avez envie de checker si les caméras dans les petites villes et villages près de chez vous (ou non) y sont répertoriées, et si c’est pas le cas de les ajouter à la cartographie !

Comment contribuer (de manière anonyme) ?

Depuis Tor visualiser sur Sunders les caméras déjà référencées de la zone de votre balade

Sortir avec un calepin et un stylo

Pour chaque nouvelle caméra non-référencée, noter leur adresse précise, leur type, la hauteur et la direction pointée (en degré par rapport au nord)

Depuis Tor se connecter à MapComplete avec le compte collectif et ajouter les caméras :

https://mapcomplete.org/surveillance.html?z=13&lat=44.902862309021174&lon=6.646870182698422#

Par simplicité, voici un compte à usage collectif à disposition :
Nom d’utilisateur : cartographie-surveillance
Mot de passe : crametacamera

Pour infos, les types de caméras sont les suivantes :
https://wiki.openstreetmap.org/wiki/Key:camera:type

On recommande pour approfondir le sujet la super brochure pas vu.e pas pris.e
https://infokiosques.net/spip.php?article2019

� Force Nantaise � Maires, Ministres, Parlementaires : LA LISTE NOIRE DES PORCS DE LA RÉPUBLIQUE DU VIOL ���

Publié le 2025-05-31T18:24:20+02:00

Putain de journée qui s’annonçait bien. Ce matin, le soleil avait l’air de vouloir nous faire oublier qu’on crève dans un monde de merde. Une lumière éblouissante, presque à te faire croire que tout n’est pas complètement foutu. J’allais presque me dire que la vie pouvait être douce, tu vois le genre ? Et là, BIM. Je tombe sur un papier de Mediapart. Un de ces articles qui te vrille les tripes, qui te fout la nausée et te donne envie de tout cramer. Encore une histoire de ces salauds en col blanc, de ces serviteurs de l’État à la gueule propre et au cul puant, qui se torchent avec la dignité des femmes et qui, en plus, voudraient qu’on ferme nos gueules et qu’on paie pour leurs petites saloperies.

L’article parlait d’un de ces « anonymes« , un de ces maires ou notables planqués derrière le secret de l’instruction, accusé de viol, mais qui se fait tranquillement défendre avec NOTRE pognon grâce à leur putain de « protection fonctionnelle ». ANONYME ! Comme si ne pas mettre un nom sur une ordure la rendait moins immonde ! Et pendant que cette pourriture se trame dans les hautes sphères, on nous rebat les oreilles avec « l’insécurité » dans nos rues – regardez ce qui vient encore de se passer à Nantes, quartier Malakoff ! Une jeune femme de 19 ans lardée de coups de couteau par son ex, alors qu’elle avait eu le courage de porter plainte contre lui quelques jours avant pour menaces et extorsion ! Une plainte qui n’a servi à RIEN, sinon à confirmer que la police et la justice sont des putains de passoires quand il s’agit de protéger les femmes. Bien sûr que cette violence visible est révoltante ! Mais qui gueule avec la même rage contre la violence feutrée, celle des puissants, celle que l’État couve en son sein comme une saloperie purulente, comme le révèle ce papier de Mediapart ?

Alors ouais, ma belle matinée, elle est partie en fumée, direct. Remplacée par cette rage froide, cette envie de hurler contre cet « État malsain » qui institutionnalise la culture du viol, qui protège ses violeurs et qui crache à la gueule des victimes. Ce n’est plus de la faillite, c’est de la complicité active, organisée, systémique ! Et aujourd’hui, c’est décidé, je vais dégueuler ma haine, on va étaler leur merde au grand jour. Accrochez-vous, ça va secouer.

LA PARADE DES PORCS : QUELQUES « ÉLITES » DE LA RÉPUBLIQUE DU VIOL 💥🐷

Alors comme ça, on parle d’insécurité ? On geint sur la « racaille » ? Ouvrez grand vos sales mirettes, et contemplez la véritable pourriture, celle qui se pavane en costard-cravate, celle qui légifère, qui administre, qui nous gouverne soi-disant. Voici quelques spécimens de cette faune d’en haut, fraîchement sortis des chroniques judiciaires ou des poubelles de l’actualité. Accrochez-vous, la liste est longue et l’odeur est pestilentielle :

Et ce n’est que la partie visible de l’iceberg puant ! Combien d’autres affaires sont étouffées dans les ministères, les ambassades (coucou le Quai d’Orsay et ses diplomates aux mains baladeuses !), les préfectures, les casernes ? Le pouvoir est un aimant à prédateurs, et l’État leur offre trop souvent le gîte et le couvert. Notre boulot ? Leur arracher ce confort, un par un, jusqu’à ce que la peur change de camp !

La Réponse : À L’ATTAQUE ! Solidarité enragée, Auto-Défense Populaire et Anarcho-Féminisme qui Déchire ! ✊♀️🏴

Alors, on fait quoi face à ce tas de fumier institutionnel ? On pleure ? On attend que ces messieurs daignent nous accorder quelques miettes de justice ? Mon cul, ouais ! Leur système est pourri jusqu’à l’os, il ne se réformera jamais. Il faut le DÉTRUIRE et construire autre chose sur ses ruines encore chaudes !

Notre réponse, c’est la SOLIDARITÉ SANS FAILLE entre toutes les victimes, toutes les exploité.e.s, toutes celles et ceux qui refusent de courber l’échine. Solidarité avec la jeune femme agressée à Nantes, solidarité avec toutes les victimes des porcs en col blanc, solidarité avec les migrant.e.s que l’État et les fachos veulent transformer en chair à matraque ! Fini de nous laisser diviser !

Ma réponse, c’est l’AUTO-DÉFENSE POPULAIRE ET FÉMINISTE ! Puisque les flics et la justice sont aux abonnés absents ou du côté des bourreaux, apprenons à nous défendre nous-mêmes, physiquement, verbalement, collectivement ! Formons des groupes de vigilance dans nos quartiers, soutenons les collectifs qui organisent des stages d’autodéfense. Que la peur change ENFIN de camp et vienne leur coller aux basques !

Ma réponse, c’est l’ANARCHO-FÉMINISME en actes ! Créons nos propres espaces de sécurité, nos réseaux d’entraide, nos alternatives concrètes à leur monde de merde. Occupons les lieux abandonnés pour en faire des centres d’accueil et de lutte, organisons des cantines populaires, des ateliers de réparation, des assemblées où la parole de chacun.e compte vraiment. L’autogestion, voilà la clé !

Il est temps de leur cracher notre rage à la gueule, de saboter leur machine à broyer, et de construire, brique par brique, une société où plus personne n’aura à subir leur violence, leur mépris, leur exploitation. La Révolution ne sera pas un dîner de gala, ce sera une putain de fête où l’on dansera sur les cendres du patriarcat, du capitalisme et de l’État ! Préparez vos cocktails ! 🍹🔥

BULLETIN MÉTÉO-MILITANTE SPÉCIAL – SEMAINE DU 2 AU 8 JUIN 2025

Situation Générale : Un courant d’optimisme modéré mais persistant s’installe sur la région nantaise et au-delà cette semaine, favorisant les initiatives locales et la consolidation des réseaux de solidarité. Les pressions antisociales venues des hautes sphères restent notables mais devraient rencontrer une résistance accrue au niveau du sol.

Début de semaine (Lundi 2 – Mercredi 4 Juin) : Pic de Chaleur et Premiers Grondements
Les températures idéologiques grimperont rapidement pour atteindre des sommets, notamment sur les fronts sociaux et anti-répression. Attendez-vous à une chaleur humaine et combative de 25 à 28 degrés Celsius dans les assemblées et les actions. Cette chaleur pourrait rapidement devenir étouffante pour les tenants de l’ordre établi. Dès mardi après-midi, des orages de colère localement violents sont prévus, débutant par le sud-ouest et remontant vers le centre-est. Ces perturbations, bien que potentiellement intenses, sont nécessaires pour nettoyer l’atmosphère des relents autoritaires et fertiliser le terrain des luttes.

Milieu et Fin de semaine (Jeudi 5 – Dimanche 8 Juin) : Tendance Chaude et Éclaircies au Nord-Ouest
Une tendance chaude mais plus stable devrait s’installer. Le flux de sud-ouest maintiendra des températures élevées de la critique sociale. Sur la moitié nord, et plus particulièrement dans le nord-ouest (région nantaise incluse), de belles journées estivales pour la contestation sont attendues, avec un temps propice à la consolidation des alternatives et à la floraison des initiatives (températures maximales autour de 2426 degrés). Ailleurs, les orages de résistance continueront de circuler, en particulier du sud-ouest au centre-est, pouvant encore présenter un caractère virulent. Vigilance requise face aux fake news et aux provocations policières qui pourraient tenter de gâcher ces belles perspectives.

L’HOROSCOPE DE COMBAT DE MADAME IRMA : LES ASTRES TE DISENT DE FOUTRE LE FEU 🔮⛎🖕🔥

BÉLIER (18 Avril – 12 Mai) : C’est reparti, tu sors de ta réserve, et c’est tant mieux ! L’amour et les grands sentiments t’attendent…
…surtout ceux pour la lutte collective et pour foutre une branlée mémorable à l’injustice !

TAUREAU (13 Mai – 20 Juin) : Tu vas enfin donner des preuves de ton engagement, ce qui t’apportera de belles satisfactions…
…surtout celle de voir la gueule des dominants quand tu défends bec et ongles tes idéaux !

GÉMEAUX (21 Juin – 19 Juillet) : Ce sera plus agréable que ces derniers jours, avec des joies liées au voyage sous toutes ses formes…
…surtout si ce « voyage » consiste à aller semer la zizanie dans les plans des oppresseurs !

CANCER (20 Juillet – 9 Août) : Et si tu faisais un point au sujet de ton argent ? Tu auras envie d’acquérir une belle chose…
…comme une caisse de grève bien pleine, des graines pour ton jardin subversif ou les outils pour exproprier les riches !

LION (10 Août – 15 Septembre) : Tu gagnes en sérénité, te voilà fin prêt.e pour assurer le spectacle et les fêtes…
…celles de la désobéissance où tu rugiras à la gueule de l’autorité ! Fais-les flipper !

VIERGE (16 Septembre – 29 Octobre) : On te témoigne des marques de tendresse, et cette fois, tu acceptes de les recevoir…
…surtout si c’est la tendresse solidaire des camarades, ciment de nos victoires et de l’amour révolutionnaire !

BALANCE (30 Octobre – 22 Novembre) : As-tu prévu une réception ou es-tu invité.e à une fête ? Ce week-end sera divertissant…
…à condition que la « fête » soit celle où l’on prépare le grand soir ! Danse sur les ruines de leur monde pourri !

SCORPION (23 Novembre – 28 Novembre) : Même si tu ne bosses pas, tu seras occupé.e, voire préoccupé.e, mais tu t’en sortiras…
…en t’occupant de déterrer leurs sales combines et en leur mettant des putains de bâtons dans les roues !

SERPENTAIRE (29 Novembre – 17 Décembre) : Toi, l’éternel.le paria du zodiaque, celui/celle qui fout la merde dans leur bel ordre !
Porte tes serpents de la subversion et fais-les mordre les culs des puissants jusqu’à ce qu’ils crèvent de leur propre venin !

SAGITTAIRE (18 Décembre – 19 Janvier) : Il est question de divertissement, d’évasion. Tu t’éloignes de chez toi, ou bien tu vois un super film…
…un « super film » où le peuple gagne à la fin, ou une « évasion » vers des actions qui secouent vraiment leur confort !

CAPRICORNE (20 Janvier – 15 Février) : Un week-end exquis pour te retrouver avec ton essentiel, il n’y aura pas de superflu…
…l’essentiel étant la lutte acharnée et la construction d’alternatives. Le superflu ? C’est tout leur système de merde !

VERSEAU (16 Février – 10 Mars) : C’est un week-end de rencontres, ou de retrouvailles avec ton élu.e de cœur…
…l’élu.e de ton cœur étant la Révolution Anarchiste, et tes « rencontres », des alliances solides pour tout faire péter !

POISSONS (11 Mars – 17 Avril) : Ton quotidien sera chargé, mais passionnant ! Bon, ne te fatigue pas trop…
…sauf si c’est pour te fatiguer à saper les fondations de leur monde ! Ta passion doit être ton arme, et leur cauchemar !

Signé : Madame Irma – Si ton horoscope te plaît pas, c’est qu’il commence à faire effet. Va lutter, feignasse !

Marignane (Bouches-du-Rhône) : « Pas de quartier pour les fachos, pas de facho dans nos quartiers »

Publié le 2025-06-01 00:00:00

extrait de France Bleu / dimanche 1er juin 2025

C’est pour lui une dégradation faite « par des ennemis de la démocratie et de la France ». Avec un post, publié sur les réseaux sociaux, Franck Allisio dénonce des tags inscrits sur sa permanence parlementaire [au 30, avenue Jean Jaurès, à Marignane ; NdAtt.] dans la nuit de ce samedi à dimanche. Parmi les inscriptions, on peut lire cette phrase, peinte sur le rideau métallique de sa permanence : « pas de quartier pour les fachos, pas de facho dans nos quartiers« . […]


Le 11 juin 2025 : La transformation du paysage

Publié le 2025-06-01 00:00:00

June 11th / mercredi 14 mai 2025

Le printemps s’épanouit, et le moment est de nouveau venu de regarder vers le 11 juin, la Journée internationale de solidarité avec Marius Mason et les prisonniers anarchistes de longues peines. Si notre célébration de cette journée vise à attirer l’attention sur Marius et d’autres prisonniers anarchistes menacés d’être oubliés en raison de leurs longues peines, nous réfléchissons aussi constamment à la manière de souligner à quel point les prisonniers, et la lutte anticarcérale dans son ensemble, sont essentiels sur notre chemin vers la liberté. Le lieu de la prison a longtemps porté un potentiel rebelle et révolutionnaire. La prison est un espace où les rebelles se rencontrent, apprennent ensemble et s’organisent entre eux. L’héritage historique de la révolte à l’intérieur fait que la prison d’aujourd’hui est encore mieux équipée pour gérer, isoler et réprimer toute rupture.

Pourtant, la prison, comme tout le reste, n’est pas toute-puissante dans sa capacité à contrôler ou à étouffer. Malgré la répression, malgré les effets étouffants de choses comme la drogue et la violence institutionnelle, les prisonniers continuent d’innover et de s’adapter, et celles et ceux d’entre nous à l’extérieur peuvent continuer à faire de même, dans nos relations de solidarité et dans nos avancées vers un monde sans prisons. Cette année, nous sommes frappés par l’image d’une graine qui germe après le feu. Elle attend la chaleur et la fumée pour indiquer que l’environnement est dégagé et propice, afin de saisir sa chance de vivre. Dans un monde hyper-civilisé qui a tenté d’éliminer le feu dans sa quête de domination, nous devons mettre le feu à l’ancien et appeler à la naissance d’une vie nouvelle. Alors que la terreur de cet ordre dominant atteint de nouveaux sommets, ou du moins des sommets auparavant dissimulés, nous réfléchissons à la manière d’encourager de nouveaux chemins et de nouvelles relations, tout en continuant à investir des terrains porteurs de potentiel et d’esprit de révolte depuis leur origine.

Alors que la terreur de cet ordre dominant atteint de nouveaux sommets, ou du moins des sommets auparavant dissimulés, nous réfléchissons à la manière d’encourager de nouveaux chemins et de nouvelles relations, tout en continuant à investir des terrains porteurs de potentiel et d’esprit de révolte depuis leur origine. Nos parcours continueront d’exiger expérimentation, adaptabilité et ingéniosité. Puissions-nous être galvanisés par l’agonie des anciennes forces et vivifiés par notre volonté et notre capacité à emprunter de nouvelles voies de vie!

Il existe une histoire fière d’anarchistes et d’autres radicaux qui se rencontrent en prison, et une tradition de mentorat et de transmission de savoirs. Les luttes pour la libération noire et les mouvements adjacents aux États-Unis ont créé, à l’intérieur des prisons, des foyers de radicalisation qui, en cas de capture, ont mené à des moments historiques tels que le soulèvement d’Attica en 1971. Les transferts de prisonniers de longue peine et irréductibles ont permis des rencontres d’esprits, comme lorsque Sundiata Acoli, Joe Joe Bowen, Hanif Shabazz Bey et Ray Luc Levasseur se sont retrouvés à Marion, dans l’Illinois. Joe Joe, par exemple, a continué à enseigner des stratégies de guérilla bien après. Les prisonniers anarchistes de longue peine ont participé à des grèves de la faim et du travail dans des prisons du monde entier, notamment de nombreux camarades grecs, comme Nikos Maziotis. Les prisonniers chiliens anarchistes, subversifs et mapuche rédigent collectivement des déclarations pour de nombreuses journées d’action, à commencer par Mónica Caballero, qui reste connectée aux luttes au-delà des murs. Ils et elles inspirent également la défiance à l’extérieur, comme on le voit dans de nombreuses actions revendiquées en solidarité avec les camarades mentionnés, et, plus récemment, la grève de la faim de 180 jours d’Alfredo Cospito qui, avant de s’achever l’an dernier, a suscité de nombreuses actions incendiaires. Il y a aussi eu des cas où des aînés ou des prisonniers à perpétuité ont pris la responsabilité d’actions collectives afin de tenter de protéger d’autres personnes de peines supplémentaires et de conséquences accrues.

L’État utilise les prisons pour limiter et contenir les individus rebelles, les projets révolutionnaires et l’organisation à l’extérieur. Cela peut parfois se retourner contre lui, transformant la prison en un foyer de révolte et de radicalisation. Pour s’adapter au potentiel révolutionnaire de l’organisation des prisonniers, les prisons modernes recourent à plusieurs outils pour contrôler la circulation des personnes, des idées et des compétences, dans le but d’étouffer toute révolte potentielle. Ces outils incluent la surveillance – de plus en plus technologique – des individus, des déplacements et des relations, ainsi que l’attisement des divisions entre différentes catégories de prisonniers, les dressant les uns contre les autres. La violence physique directe et l’isolement sont utilisés de façon encore plus systématique contre les fauteurs de troubles, les militants et les éducateurs. En plus de placer quelqu’un à l’isolement, parfois pendant des décennies, le système transfère aussi les personnes loin de leur quartier, de ceux en qui elles ont confiance et avec qui elles s’organisaient, voire à l’autre bout du pays, loin de leur famille et de leurs soutiens. L’expansion continue des systèmes et infrastructures carcérales est nécessaire pour pouvoir nous séparer et nous éloigner les uns des autres. Chaque fois que des prisonniers se soulèvent, l’État renforce et adapte ces mesures, et en invente de nouvelles, pour empêcher que cela ne se reproduise. Tous les obstacles auxquels nous faisons face aujourd’hui pour rester connectés et puissants sont la preuve de tout ce que les surveillants et les gestionnaires ont à craindre.

Comment, alors, nous adapter à notre tour à l’innovation des outils et techniques de contrôle ? D’abord, nous devons chercher à les comprendre. Souvent, ce sont les prisonniers de longue peine qui sont les mieux placés pour observer, tester et décrire le comportement de l’État, car ils l’ont vu évoluer au fil du temps. C’est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles nous devons activement faciliter leur participation dans les espaces anarchistes. Ainsi, pour nous, développer des moyens redondants et décentralisés de rester en communication malgré la surveillance et la censure est essentiel. Cela est nécessaire pour construire une organisation et des collaborations entre l’intérieur et l’extérieur, entre les emprisonnés et les plus libres. La correspondance sert aussi à rappeler aux captifs qu’ils ne sont pas oubliés, et à leurs geôliers que nous les surveillons. Le soutien matériel est également indispensable. L’argent pour les prisonniers anarchistes ne les aide pas seulement à obtenir ce dont ils ont besoin à la cantine, il peut aussi bénéficier à d’autres qui ont moins de soutien social. Au-delà de la cantine, les fonds peuvent aussi être utilisés dans l’économie carcérale pour acheter ou créer des outils permettant de maintenir la communication, ou pour se protéger de la violence des gardiens ou d’autres prisonniers. Nous devons aussi renforcer notre capacité à agir en solidarité et à répondre à ce que nous apprenons des camarades à l’intérieur, que ce soit sous la forme de manifestations devant les prisons, d’actions téléphoniques, d’actes de sabotage ou d’autres formes d’action que peu d’entre nous ont encore imaginées.

Lorsqu’un anarchiste est incarcéré, ils peuvent servir de point de connexion entre les personnes à l’intérieur et à l’extérieur. Notre engagement et notre manière de soutenir les prisonniers permettent à ce lien de porter ses fruits, non seulement pour les individus, mais aussi, dans les meilleurs cas, pour défier le pouvoir de l’État là où il est le plus concentré. Ce rôle de prisonnier anarchiste et politisé peut prendre de nombreuses formes. Ils peuvent utiliser leur position, leur voix et capacité à se faire entendre pour aborder des questions plus larges. Cela informe les camarades à l’extérieur sur les luttes des personnes captives. Aux États-Unis, cela s’est particulièrement illustré dans les luttes pour la libération noire et le croisement entre les activités du Black Panther Party, de la Black Liberation Army à l’extérieur, et les soulèvements dans les prisons à travers le pays. Plus récemment, nous avons vu Eric King plaider pour des amis rencontrés en détention qui l’ont soutenu dans ses moments les plus difficiles. Nous avons également vu plusieurs personnes incarcérées dans les prisons d’Atlanta pour leur implication dans Stop Cop City, et en Pennsylvanie pour leur participation présumée à la libération animale, utiliser leurs connexions médiatiques pour décrire les conditions de détention et raconter les histoires de personnes rencontrées à l’intérieur. La plupart des personnes en prison n’ont personne pour diffuser leurs paroles, que ce soit par un blog, un fanzine ou des graffitis. Les espaces anarchistes peuvent et savent le faire. Michael Kimble en est un excellent exemple, agissant comme un relais entre le soutien extérieur et une population queer captive qui pratique l’entraide selon ses propres termes. Bien qu’il soit encore très précaire et sous attaque, Marius Mason a pu influencer de manière significative le traitement et l’accès des personnes trans dans le système pénitentiaire fédéral. En 2020, Jeremy Hammond a enregistré une vidéo de lui-même et d’autres captifs exprimant leur solidarité avec les manifestations Black Lives Matter dans les rues. Malik Muhammad tient une chronique sur son blog, racontant les histoires et réalisant des interviews de personnes rencontrées en isolement. Grâce à ses liens avec d’autres anarchistes, Michael Kimble partage l’histoire noire radicale dans son quartier pendant le Black History Month et Black August. De cette manière, les prisonniers anarchistes relient la lutte et la radicalisation à l’intérieur aux mouvements plus larges à l’extérieur.

L’inverse est également vrai. Par la nature de leur position, les prisonniers anarchistes renforcent le mouvement plus large en informant son analyse, ses méthodes et ses priorités. Leur inclusion dans les espaces anarchistes démystifie l’incarcération et permet de partager les meilleures pratiques et techniques de survie. Cela, à son tour, donne à d’autres la force de prendre les risques nécessaires, sachant qu’ils ne sont pas seuls. Notre engagement à soutenir nos prisonniers nous oblige à rester fidèles à notre valeur de confrontation du pouvoir d’État, même là où il est le plus fort. Maintenir des relations et faciliter la participation de personnes physiquement arrachées à nos rangs offre aux anarchistes un front de lutte « derrière les lignes ennemies ». Le pouvoir d’incarcérer, de faire disparaître, de réduire au silence, d’arracher des camarades, des familles et des amis doit être contesté. Et cette contestation ne peut se faire qu’avec d’autres prisonniers politisés et révolutionnaires. Se rencontrer et lutter ensemble en prison renforce les liens entre les personnes criminalisées et les classes populaires : une rencontre informelle et irrégulière des ennemis de l’État.

Nouvelles des prisonniers :

Marius Mason est maintenant à moins de deux ans de sa libération ! Malgré les progrès qu’il a accomplis pour lui-même et pour d’autres prisonniers transgenres, et en raison des politiques anti-trans du gouvernement fédéral américain, il a été transféré en mars dans une prison pour femmes à Danbury, dans le Connecticut. L’État exige désormais que nous utilisions le deadname de Marius dans notre correspondance. Michael Kimble a également été récemment transféré dans un autre établissement en Alabama. Il travaille toujours sur sa re-sentencing et continue de participer à des publications anarchistes. Après avoir entamé une grève de la faim suite à la confiscation de ses biens et à d’autres formes de harcèlement, Malik Muhammad a été transféré dans un autre établissement en Oregon. Dans cette prison aussi, il a été ciblé et placé à l’isolement, faussement accusé d’avoir tenté d’organiser une grève générale. Sean Swain poursuit sa collaboration avec la radio Final Straw. Le camarade Z a également travaillé avec Final Straw et écrit des articles pour le Texas Observer Magazine. Xinachtli a lancé une nouvelle campagne de collecte de fonds.

Au niveau international, nous nous réjouissons de la libération de Claudio Lavazza l’an dernier, après une vie entière de lutte anarchiste. Nous saluons aussi le combat continu d’Alfredo Cospito et maintenant de Francisco Solar (en Italie et au Chili, respectivement), contre leurs conditions de détention particulièrement cruelles. Mónica Caballero continue de s’organiser et de prendre la parole depuis l’intérieur des prisons chiliennes, et nous avons récemment vu des appels à soutien financier. Une nouvelle vague de répression a également commencé en Grèce, après une explosion prématurée à Athènes qui a tué un camarade et blessé une autre, nommée Marianna. Nous soutenons tous les camarades inculpés après l’explosion. Par ailleurs, la demande de libération conditionnelle de Nikos Maziotis a été rejetée par les tribunaux grecs, car il a déclaré une vérité évidente : « les révolutionnaires ne sont pas ‘corrigés’ ni ‘améliorés moralement’ », il devrait donc purger l’intégralité de sa peine. Enfin, nous avons ajouté deux autres anarchistes à notre liste de prisonniers de longue peine, alors que l’État chilien s’apprête à poursuivre Aldo et Lucas Hernandez – chacun risquant des décennies de prison, détenus en détention provisoire depuis décembre 2022. À chaque nouvelle tentative des États du monde d’imposer l’obéissance à leurs programmes oppressifs, nous ressentons aussi un désir urgent de leur destruction.

Chaque année, le 11 juin est une journée où nous nous souvenons de nos camarades anarchistes emprisonnés depuis le plus longtemps, à travers des mots, des actions et un soutien matériel continu.

 

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